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ÉCRIVEZ NOUS ENVOYEZ VOS INFOS Pour le mois de Janvier 2012 par e-mail : levantard2@gmail.com
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ATTENTION :

Prochain bouclage autour du 22 décembre

Mouffe Maube Montagne

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.
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Numéro financé par la générosité collective et la participation toujours active du Couscoussier 3 rue de la collégiale, merci 1000 fois Marie-France et Richard, sans oublier Sirius.

1000 fois Marie-France et Richard, sans oublier Sirius. N° 21 Décembre 2011 Édition Mouffetardienne du

N° 21

Décembre 2011

Édition Mouffetardienne du "Vantard du Faubourg " Tiré à 1000 exemplaires

du "Vantard du Faubourg " Tiré à 1000 exemplaires LA GALOCHE DU MOIS Jean-Marie le serial
LA GALOCHE DU MOIS Jean-Marie le serial kisser a de nou- veau frappé. Une belle
LA GALOCHE DU MOIS
Jean-Marie le serial kisser a de nou-
veau frappé. Une belle et innocente
touriste a encore fait les frais de son
DSKtisme avancé. Je crois qu'elle est
avocate
Il
est très mal barré.
SPECTACLES et CONCERTS
AU PIANO VACHE, 8 rue Laplace,
Richard refait le monde à coups d'éponge
Tous les lundis de décembre
5,12,19,26
RODOLPHE RAFFALLI nous la fait
jazz Manouche, à l'envers et à l'en-
droit, réchauffé de temps en temps
par le soleil de Sète, lorsque Brassens
s'invite au programme
Tous les mercredis soirée gothique
avec DJ LIONEL aux manettes.
Inspirés par le cinéma expression-
niste allemand, le fantastique et le
roman gothique, de sombres jeunes
gens, amoureux du théâtre de la nuit,
jouent à se faire peur, avant de som-
brer dans les bras les uns des autres.
SOIRÉE MANIC DEPRESSION
Tous les jeudis soirs New Wave
DJ NASH nous offre l’autre côté de
la New Wave (musique des années
80, les Lexomil ne sont pas fournis).
AUX PIPOS
2 rue de l'Ecole Polytechnique 75005,
chez Alain Gangneux pour les amou-
reux du vin authentique. Ce mois-ci,
il vous attend de bouteille ferme pour
fêter la fin de l'année
Tous les vendredis soirs
JOSÉ interprète des chansons fran-
çaises et sud-américaines avec
humour et humeur, ce Latin Lover
emballera la foule par son charme
inépuisable. Soyez aimables avec lui.
DANNY BONNY, tous les samedis
soirs, rend hommage à la chanson
française et nous fait voyager dans
le temps, celui où les paroles des
chansons avaient encore du sens et
flirtaient avec la poésie.
JACQUES SAMMY, rue Descartes
tous les vendredis et les same-
dis soirs, refait vivre le temps des
cabarets.
Jacques Sammy passe au " Doux Rai-
sin " , à la " Brouette Chandelle " ,
au " Cracovie " . Il chante aussi ses
propres chansons empreintes de mé-
lancolie et d'humour. Bonne année.
EXPO PHOTO À LA MAIRIE
MÉMOIRE DES RUES
21
Place du Panthéon

C'EST BIENTÔT NOËL, HAPPY NEW YEAR, SALUT FRED ET FUCK LA PEUR !

C'est la fin de l'année, une année rebondissante, de scandale en scandale, de frissons en effrois, de crises en austérité, mais aussi de joie en bonheur, à voir qu'il subsiste des oasis d'humanité dans ce monde chaotique.

LA POLITIQUE DE LA PEUR EST DE RETOUR POUR LES ÉLECTIONS 2012

Une année où l’on va entrer en campagne électorale, une année où l’on va décliner le thème de la PEUR sur tous les tons. Après Fukushima, la terreur du nucléaire, peut-on continuer comme cela, et faire comme si les dangers étaient mineurs ? La société du risque zéro n’existe pas certes, mais sommes-nous prêts et volontaires pour accepter ce type de menace, nous a-t-on jamais demandé notre avis ? Le cauchemar du chômage qui n’a en fait rien d’un cauchemar. Pour grand nombre de nos concitoyens, il est bien réel et ronge la société comme un cancer en fabricant des exclus à la chaîne. Là aussi les avis divergent, les solutions sont nombreuses : on parle de rapatrier les emplois en France en ré-industrialisant, on parle de créer de nouvelles filières greentech (développement durable et

technologies "propres"). On diagnostique, on préconise, on glose, on dégoise, mais inconsciemment, on sait pertinemment que ce système est fondé sur cette peur, la peur de perdre son emploi, la peur de se désocialiser rapidement, la peur de tout perdre pour soi et les siens. Ce levier de la peur fait partie intégrante du logiciel mental de ceux qui nous gouvernent : "si vous n’êtes pas contents, il y en a plein derrière vous qui attendent votre boulot, vous de- vriez vous estimer heureux d’avoir encore un emploi en 2012 ! " La peur de l'insécurité, cette ruse a bien fonctionné lors de l'élec- tion précédente. Selon cette logique, les faits divers sont toujours suivis de lois, comme s'ils étaient l'expression d'un inconscient col- lectif et qu'ils correspondaient à une demande sociale. La peur du voisin, l'étranger, le rastaquouère, le bruyant, le diffé- rent, l'inassimilable, la cinquième colonne, le voyou, le terroriste potentiel, le débauché, Bref, on va vous vendre le catalogue des peurs, de toutes les peurs, vivement une marche contre la peur !.

PHILIPPE DI FOLCO

par Prince Roro

"IL VOULAIT PLONGER DANS LA FONTAINE WALLACE"

Lorsque Philippe entre au Verre-à-Pied, l'un de ses "spots" dans le quartier, il se dirige tout droit au bar pour se caféiner. Il n'est pas là pour bavarder, il a mille choses à faire, comme le lapin d'Alice au Pays des Merveilles, "Oh ! Mon Dieu, mon Dieu ! Je vais être en retard !" Pendant qu'il avait la tête ailleurs, sans doute dans un livre de Bataille ou de Blanchot, j'ai interviewé son masque et son maillot de bain : ils sont restés muets comme des carpes, sur ses visions et sur son anatomie. Cela fait plus de 20 ans que Philippe vit dans le quartier, 20 ans qu'il l'arpente avec ses longues échasses. Ce qu'il cherche avant tout ce sont des lieux particuliers, des lieux "canaille". "Il n'y a plus trop d'endroits où l'on se croirait en province, comme Le Trumilou, quai de l'Hôtel-de-Ville. Le cinquième c'est devenu un quartier de couche-tôt allergiques au bruit, dit-il, un quartier de figurants qui participent à la disney- landisation du lieu. Heureusement, il nous reste quelques philosophes, des intellos farfelus et une bande d'énergumènes de comptoir qui tiennent des propos qui parfois t'enluminent la journée ou t'assombrissent la semaine". Philippe est un lève-tôt. Il a publié 30 ouvrages en 10 ans, ses idées de livres naissent au Verre-à-Pied, romans, essais, dictionnaires. Dès le matin, pas tout à fait au point du jour, il croise le pompier, le chirurgien, les peintres, les actrices. Il a même calculé le temps d'ensoleillement des terrasses à l'année, et c'est Fernando qui remporte la palme haut la main. FAY CE QUE VOULDRA Philippe a ses itinéraires, ses lieux cachés, il veut bien en partager certains, mais pas tous. Il nous laisse en cadeau la Contrescarpe, royal au bar ! Il préfère la nouvelle animation du côté de la place Censier-Daubenton où les étudiant(e)s viennent se détendre entre deux partiels ou entre deux ma- chines de linge. Le croissant qu'il a longtemps cherché existe, c'est celui d'Alexis Anton le boulanger du 25 de la rue

Berthollet, mais chut

Carole du Fournil-de-Mouffetard pourrait nous entendre, elle

123 de la rue Mouffetard, la belle

Au

J'IRAI JUSQU'AU BOUT

Phil le plongeur songeur
Phil le plongeur songeur

qui nous prodigue ses bienfaits quotidiens et nous gratifie de son pain aux graines. Mmmmh ! Philippe est amoureux de Rabelais, de l'Abbaye de Thélème et des Chinons, comme s'il voulait transformer son quartier en utopie giboyeuse, où tout le monde pourrait boire, lire, jouer de la musique, chanter, aimer et écrire. Philippe sait déjà conjuguer l'art de la terrasse érotisante et la littérature pulsion- nelle. Les excès l'intéressent, cette part maudite obsessionnelle qui s'insinue dans la psychopathologie du quotidien, tout ce qui "lui déverrouille la main" pour écrire de la fiction.

déverrouille la main" pour écrire de la fiction. SPECTACLES et CONCERTS (suite ) CAFÉ LE VERRE

SPECTACLES et CONCERTS (suite

)

CAFÉ LE VERRE À PIED, 118 bis rue Mouffetard 75005. 01 43 31 15 72

CAFÉ LITTÉRAIRE Un samedi du mois de décembre à 18h, surveillez la date et le thème, ce sera affiché sur le VAP

EXPOSITION Jeudi 1 er décembre René Olivares expose les dessins qu'il a faits sur les
EXPOSITION
Jeudi 1 er décembre
René Olivares expose les dessins
qu'il a faits sur les nappes du res-
taurant, Prince Roro signe son bou-
quin de photos et prend les com-
mandes, Clara chante et Alexandre
Zekke joue du violoncelle s'il se
réveille.
René Olivares
René Olivares

Expo photo dans le 11 ème frisson extramuros

Expo photo dans le 11 è m e frisson extramuros L'ami Gaston dans ses œuvres. Compagnon

L'ami Gaston dans ses œuvres. Compagnon de route du Vantard du Faubourg et de la Mouffe, on ne pouvait que lui rendre hommage dans ces colonnes. Gloire à lui, cet homme frappé par la divinité au 12 rue de la Forge Royale à partir du 13 décembre.

CADEAU DE NOËL

la Forge Royale à partir du 13 décembre. CADEAU DE NOËL LA VIEILLE NOUS DÉCLARE vantard

LA VIEILLE NOUS DÉCLARE

Royale à partir du 13 décembre. CADEAU DE NOËL LA VIEILLE NOUS DÉCLARE vantard 21 Décembre

vantard 21 Décembre 11.indd

1

28/11/11

00:00

GENS DE MOUFFETARD CHRISTOPHE LE DESPOTE LE PRÉ VERRE 8 rue Thénard 75005 Après 3

GENS DE MOUFFETARD

CHRISTOPHE LE DESPOTE LE PRÉ VERRE 8 rue Thénard 75005

Après 3 mois d'absence pour raison de trahi- son de genou, il est de retour au boulot. Planquez-vous les gars, il a l'air en forme !

Christophe
Christophe

ÇA Y EST ! Notre Christophe est rentré au bercail, nous allons entendre sa douce voix commander ses troupes. Avec son genou tout neuf, il va pou- voir parader, interpeller, se pavaner, plastronner, suggérer, recommander, crâner, faire goûter, plaisanter, et sur- tout sourire comme un enfant quand il vient de réussir une mayonnaise pour la première fois.

ANTOINE LE CHANTEUR INDIGNÉ

Antoine est étudiant en magnétisme, il travaille et chante parfois au Verre-à- Pied avec ses amis. Il connaît plein de jolies filles alors, soyez sympas avec lui

Antoine
Antoine

Antoine est un garçon discret. Il ne raconte pas beaucoup sa vie, il parle plu- sieurs langues et surtout l'espagnol, il doit avoir quelques atomes crochus avec los indignados. Il compose de jolies chansons qu'il faut lui demander avec insistance.

ANGÉLIQUE PAPILLON

• Etudiante en environ- nement, fait ses classes le week-end aux Papillons pour entrevoir les dysfonc- tionnements de la nature humaine.

entrevoir les dysfonc- tionnements de la nature humaine. Angélique De grands yeux ouverts, un sourire dé-

Angélique

De grands yeux ouverts, un sourire dé- sarmant, une présence chaleureuse, que demander de plus ? Ah non ! Elle s'en va 8 mois en Amérique du Sud, juste au moment où on va commencer à s'attacher. La vie est trop injuste

CONNOLLY'S CORNER 12 rue Mirbel Avec Ian et Neal au bar Dimanche 4 décembre JOHN G. MATTHEWS 19 h. Guitare, violon, chant, Blues, Folk, Blue Grass, country.

Dimanche 11 décembre :

FAOLAN, Irish Music Une musique envoûtante, des arran- gements à couper le souffle, une voix venue du ciel, des petits Français qui décidément possèdent beaucoup de talent. BÉNÉDICTE LECROART au chant. CÉLINE RIVAUD au violon. PHILIPPE HUNSINGER bouzoukiste souriant (a-t-il gagné au loto ?) BAPTISTE RIVAUD à la flûte. Que du bonheur sur ta Guiness.

Dimanche 18 décembre, OLD TIME BLUEGRASS avec VINCENT BLAIN Guitare, violon, chant, Blues, Folk, Blue Grass, Country. Dimanche 25 décembre 19 h. EMMANUEL DELAHAYE (irish bouzouki et mandoline), et MICHEL SKIOTAKIS (flute et Uillean pipes) le duo élastique auquel se joignent régulièrement plusieurs comparses aussi talentueux

ĢA C’EST LE CINQUIÈME

Paulo, l'homme de toutes les situations
Paulo,
l'homme de toutes les situations

vantard 21 Décembre 11.indd

2

de toutes les situations vantard 21 Décembre 11.indd 2 MON QUARTIER 2, LE PLI DU MONDE

MON QUARTIER 2,

LE PLI DU MONDE par le Professeur Larue.

 

18.

Loi du silence

20.

Devenir décor

24.

Bowling

 

Dans mon quartier, tout le monde bavarde et délire à propos de tout et de rien, surtout de rien, piaille pour un oui pour un non, colporte des "Il paraît que… ", répand le doute sur la sincérité de…, véhicule de tragiques nouvelles érotico-fa- nées, communique la "vérité vraie", diffuse de fausses nou- velles pour le fun, prêche pour les cons, souffle le mauvais vent de la rumeur, se fait l’écho de jeux de miroirs, sème le trouble… en vain. Tout le monde est au courant, il ne faut rien croire de ce qui se dit dans ce putain de quartier.

Dans mon quartier, on se souvient des silhouettes plantées au même endroit et qui finissent par dis- paraître un beau jour, sans prévenir. On a tellement l’habitude de les voir qu’elles sont devenues décor, comme ces boutiques à vendre. Elles ne voulaient pas jouer avec les autres. Elles sont entrées dans l’image. Changement de propriété.

Dans mon quartier, chacun possède sa boisson favorite, celle où il ex- celle. L’haltérophile de la bière, le marathonien du pinard, l’alpiniste du pastis, la décathlonienne du jet 27, la championne du contre la montre de la Guinness, tous ceux et celles qui croient mépriser la situation. Chaque fois qu’un con s’exclame : "un dernier pour la route!", Serge, le philosophe des Pipos lui répond : "le dernier c’est quand t’es mort, ça c’est ton avant- dernier." Tous les soirs, il y a match, et quand c’est l’alcool qui gagne on compte les "cadavres" : bouteilles et clients effondrés. L’alcool joue aux quilles.

 

21.

Ivrognes et poètes

Dans mon quartier, la pluie est enfermée dans les

19.

Jeu d’échecs

nuages comme les mots dans la bouche des ivrognes

Mon quartier est un échiquier géant dont on ne connaît ni les règles ni les joueurs. En revanche, les pièces sont familières, un jeu de rôles grandeur nature où les contes et légendes s’écrivent et s’effacent. Princesses, chevaliers, tours, dra- gons, rois, reines et fous se confrontent chaque jour pour une quête sans cesse renouvelée : entrer dans l’histoire de la terrasse de tel ou tel café. Histoire d’amour ou d’argent, d’amitié ou de trahison, de singularité ou de compromission, de dépression ou de passion, de caprice ou d’engagement, toutes les histoires ont leur place sur ces terrasses. Elles sont dans les livres des lecteurs assidus, elles ont beau se matérialiser sous leurs yeux, juste aux tables d’à côté, mais ils restent indifférents, leur imaginaire a besoin de guide spirituel, pas de ce quotidien misérable.

et

des poètes. Les jours d’orage, ça sort.

 

22.

Visions

Dans mon quartier, il y a beaucoup de concurrence entre les photographes, les miroirs et les peintres :

chacun voit midi à sa porte et le réveille-matin vaut bien l’endort-soir.

23.

Enterrements des problèmes de robinets

Dans mon quartier, chaque année, au sommet de la montagne Ste Geneviève, on fête deux enterre- ments : celui du beaujolais et celui des emmerdes. Chaque année, ce pauvre beaujolais disparaît en grandes pompes et chaque année les emmerdes refleurissent. Plus on boit, plus les emmerdes pros- pèrent et vice versa.

25.

Mélomanes

 

Dans mon quartier, les alcooliques

et les drogués sont des mélomanes qui se dessaisissent de leur corps pour l’offrir à la "symphonie du monde parallèle". Elle se joue dans un opéra aveuglant. Ils habillent leurs yeux, les embrument pour supporter cette lumière intense qui surgit des ténèbres de l’exis- tence. Ils ont tous aperçu, entrevu ce qu’il ne faut pas voir : ce dont nous sommes faits. Alors ils boi- vent pour parler d’autre chose et s’arrêtent juste à la fenêtre, celle qui donne sur le jardin de l’autre monde…

ROSE DE NOEL DOUCEREUSE SÉDUCTRICE

 

L'AMOUR DU VIN Par Marc Delacourcelle le Pré Verre 8 rue Thénard

De Claude Bureaux dit Ludovicien l’Egalité Maître jardinier

Depuis des années déjà, en cette saison, je rends visite à ce petit jardin caché
Depuis des années déjà, en cette saison, je rends visite à ce petit jardin caché

Depuis des années déjà, en cette saison, je rends visite à ce petit jardin caché de la rue Pierre- et-Marie-Curie, afin de m'émerveiller devant une magnifique touffe d'hellébores, que je dé- couvre de plus en plus im- posante chaque année. L'hellébore est une des rares fleurs à couper qui s'épanouit en exposition ombragée en plein hiver. Cette plante, que l'on nomme également la rose de Noël est une séductrice de talent. Elle symbolise l'incertitude amoureuse. Un bouquet de cette belle hi- vernale signifie dans le langage des fleurs : "Dissipe mon angoisse, ne me laisse pas dans l'anxiété." C'est la recherche d'une confirmation et d'une approbation. Ces adorables fleurs aux multiples coloris peuvent varier du blanc pur au vert anis en passant par le rose, le saumoné ou le brun rougeâtre, presque noir. Toutes cherchent à séduire et demandent une réponse. Autre- fois, l'hellébore était aussi appelée l'herbe-aux-fous, on a cru pendant des siècles qu'elle était capable de guérir la folie ou les possessions sataniques. Dans une relation amoureuse un peu émoussée, un bouquet de roses de Noël rose tendre ou couleur chair est un message plutôt coquin, une invitation à renouveler les plaisirs. Mais attention : sous ses dehors enchanteurs et innocents, elle cache dans ses racines un poison violent.

 
L'art de buller Il y en a qui bullent leur univers Il y en a

L'art de buller Il y en a qui bullent leur univers Il y en a qui bullent, là, las, cool D' autre qui bullent- dozer Certainsquibullent dansl eau, Pour le plaisir des enfants Bulles de savon pour les émerveiller

Il y a des gars de bandes qui bullent Pour de noirs dessins

il y a Cédric, qui bulle en divin.

Et

Il

aime buller, à fond.

Un vrai pro de la bulle.

HUMEURS

Un vrai pro de la bulle. HUMEURS
Un vrai pro de la bulle. HUMEURS
Un vrai pro de la bulle. HUMEURS

Dans ses vignes, au pied de cep, Avec la nature Bulle de savoir La tête dans les cieux Bulle d' espoir.

 

ROUSCAILLONS BIGORNE

Leçon

n°11

:

Un

greffier.

À

Paris, au temps jadis, le gref-

 

Il

n aime rien de mieux que ses bulles de fermentation,

fier n’était point seulement l’in- fâme scribouillard qui, lors d’un procès, recopie mot pour mot les plaidoiries et garde jalousement les scellés – comme un premier de classe boit les sermons du pro- fesseur affable, en éloignant avec soin sa dictée des regards indis- crets de ses petits camarades.

et

celles qu il enferme dans ses bouteilles .

Et

là, patience .

Il

les mire, les admire

De haut en bas, de bas en haut En dessus, en dessous.

 

C

est long, mais ce sera bon.

Ces bulles qui chassentles levures Pour faire place au vin.

Les bullessont muselées,capsulées,habillées. Elles sontprêtes.

C

est la fête!!!!.

Selon l’usage de la langue verte, un greffier, c'est surtout un chat.

À l’instar d’autres grandes capitales, Paris entretient un rapport hau- tement symbolique avec sa gente félidée. Incarnation de la nuit et

FRANÇOIS, nouvelle, "Conte de Noël"

 

Quelplaisir pourCédric Que de faire péter ses bulles en bonne compagnie.

par Jean Yves Lemesle (deuxième partie)

 

Un coup de champ' Allez, on en profite . Un bon coup de Roses de Jeanne pour passer le calendrier de l'Avent ou jusqu'au nouvel an.

Et

après .

du mystère, muse taciturne des poètes maudits, le chat cristallise l’âme de Paris. C’est elle qui trans- pire sous sa fourrure lorsqu’au

C'est dégueulasse. Ils m'appelaient l'idiot. Ils aimaient plus leur chien que les hommes. Moi, je faisais rien. J'avais mon portefeuille. J'étais un gentil clochard. J'étais un clochard des années 50. Tout propre, mais à genoux. C'était en 1981. Le passage à l'euro, c'était rigolo au début. Mais le mec qui était président C'était un voisin. Quand je vais au spectacle - j'aime bien ça - c'est pas toujours des trucs compliqués. Les gens sont gentils. Ils font semblant. Un peu comme moi, vous voyez. Même si parfois, je suis très très triste. Mais quand on vous a tout pris. Et que c'est vos amis, c'est dégueulasse. C'est archi-dégueulasse, pu-

 

Et

la bulle se libère du fond du verre dans une danse

Qui fait pétiller les yeux de plaisir d'une lumière de bonheur. Ah que c'est bon, ces bulles qui courent au fond du gosier et qui désaltèrent. Allez, je vous laisse car il y a une bulle qui nous attend. Trynch. PS: Dommage pour lui, Roro n est pas là pour le goûter ( bien

clair de lune, il erre sur la tôle des toits ou dans les ruelles endormies.

Paris, les touristes imbéciles

croient que tous les chats sont noirs. La faute à une célèbre affiche de Steinlen, "La tournée du Chat Noir", qu'ils s'arrachent avidement sans rien connaître de Bruant, sans rien savoir de Salis. Mon chat à moi est roux, et il leur pisse à la raie.

À

 

fait

). En plus , il râle parce que je suis en retard!!! Ah celui

!!!

tain! Alors oui, je chiale, mais ils m'ont pété la gueule. C'est le brun ou un amerloque. Ils se sont barré avec mon portefeuille, putain! Aide-moi. Putain, j'ai plus rien. Ils m'ont dépouillé. Ça, c'est souvent la nuit. Ou quand je suis pété. Souvent, ils m'agressent quand je suis pété aussi. Ils sont pas malin. Mais ils sont mé- chants. Vous devriez voir le regard du brun quand je reviens du palais des Congrès. Quand je m'installe,

ils me chassent. Il a un couteau. Un jour, il plantera quelqu'un en hiver. Juste pour rigoler. Il préférera égorger quelqu'un. Pour aller dormir en cabane. Il a

Nous en aurons plus

Champagne roses de Jeanne Cédric Bouchard

Chut

Mais revenons-en à nos greffiers. Le terme issu du grec grapheïn ("écrire") évoque bien sûr les griffes du félin. L'on pourrait même oser un parallèle entre le dactylo ta- potant les touches de sa machine à écrire d'une part, et de l'autre le minet qui "fait du pain" en la- cérant affectueusement la panse de son maître. Face à cette expli- cation strictement phonologique, d'aucuns défendent une généalogie bien plus alambiquée : le sobriquet serait inspiré par le plastron blanc qu'arborent maints matous sur leur auguste poitrail, tel l'immaculé ra- bat du magistrat pousse-crayon. Joseph Stokober

 

13

Rue Du Vivier

10110 Celles SurOurce

 

03

25 29 69 78

À NOËL, CARMEN À POIS PREND SON PIED

03 25 29 69 78 À NOËL, CARMEN À POIS PREND SON PIED des yeux! Il

des yeux!

Il en a rien à foutre en fait. Il a préféré

étrangler son chien un jour. Ils me chassent depuis

qu'il est sorti. Et quand je dors il m'agresse, Il me frappe. Il me prend mon portefeuille. Le président,

il

était comme moi quoi, pas comme les acteurs sauf

ceux des spectacles musicaux. Moi, j'étais avec ces

types de 1981. Mais

il y en a qui sont comme moi.

 

Bon eux, ils ont des trucs. On les agresse pas quand

OURS :

 

ils dorment. Mais, je veux dire

Ils sont là comme

LE VANTARD™ Édité par LES AMIS DU FAUBOURG, Association loi 1901 37 rue Faidherbe 75011 Paris ISSN 1953-5104 Directeur de la publication : Frédérick Rimbert. Comité de rédaction : Obscur et protéiforme, parfois invisible. Rédac’chef : Prince Roro. Rédac' chef adjoint : JiCé Ditroy l'indétrônable fondateur du Vantard. Rédacteurs : Claude Bureaux, Joseph Stokober, Marc Delacourcelle. Jean Yves Lemesle Dessins : Gérald Quinsat occupé par son expo. Photos : Prince Roro. Corrections : La fantastique Agnès Marty qui répond toujours présent quand on a besoin d'elle, même au dernier Programme : Laissez tomber, on préfère parler des gens. Panda du mois : continue ses errances dans les bars à la recherche de Miss Sunshine (voir galoche du mois) Maquette, mise en pages et reprisage du ti tout cuenti : Alix Nissen. Imprimé chez G.P.S. 16 rue Faidherbe 11 ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives, trop tardives

moi. Il y a des types que je vois tous les jours, comme l'autre gars qui est président. Bon, ces gars-là, ils dorment le soir comme tout le monde. Mais. Ils sont

comme moi quoi. C'est ce que je leur ai dit ce soir-là.

A

ces gars. Mais ils me prennent un peu pour un con,

je

crois. Parce qu'on m'a tout volé. Je leur ai dit. Alors

d'accord. Alors si lui, là, le gars il est président, et que c'est un gars comme moi, moi aussi, je suis président. Et après, on m'a tout pris, on m'a tabassé. Ils m'ont pété le nez et les dents. Et il y avait du monde. Rue

Soufflot. Et moi, je criais. Je criais. Et les gens, ils m'ont assis à une terrasse, ils m'ont réconforté.

28/11/11

00:00