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CHIMIE - résumé 1

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RÉSUMÉ DE CHIMIE

Introduction origine des éléments chimiques
L’univers contient les mêmes 92 éléments.

Notion d’éléments
présent sous 3 formes : liquide, gazeux ou solide ; mélanges : homogènes ; hétérogènes ; corps purs : composés ; simples ; atomes élémentaires ou éléments chimiques ; atome = électrons + noyau (= protons + neutrons) ;

Le Big-Bang (théorie de LEMAIRE)
il y a 15 milliards d’année = début expansion de l’univers ; masse univers : H 72%, He 25%, reste 2% ;

Naissance des étoiles
expansion continue refroidissement zone + dense gravitation compression chaleur naissance d’une étoile Une étoile est un « soufflé » d’équilibre entre compression due à la gravité.

Apparition des éléments lourds
fin des fusions : effondrement du cœur, dilatation de l’enveloppe crée une géante rouge, la densité et la température augmentent fortement. Quand tout le He est consommé, il y a refroidissement et effondrement ; Lorsque tout le combustible est épuisé, il y a formation d’une supernova : neutrons rapides (chauds) sont captés poussière météorite.

1. Perspective historique
1. Chimie dans l’antiquité
Les connaissances viennent des pays arabes, on remarque un développement dans les applications pratiques, or argent et cuivre étaient connus de même que le fer…

2. L’alchimie
Au XVI siècle, il y a une lente accumulation des connaissances expérimentales : o Aspect pratiques (métaux, savons, vins… déjà dès l’antiquité) ; o Mais pas de tentative de compréhensions car alchimie = sacré, production est féodalisée ; o 2 grands rêves : - élixir de jouvence ; - pierre philosophale ; transformer n’importe quel métal en or (ex : lors de la fonte du Pb on peut observer de l’Ag dans le creuset = expérience de la coupellation); o Réforme technologique dans la première moitié du XVI siècle : balances, pinces, cornes en verre, imprimeries… rigueur de l’expérimentation reproductibilité. - PARASCELE créé la chimie médicale, il fonde la première chaire d’alchimie ; - AGRICOLA s’intéresse à la métallurgie, traité « De re metallica » ; o Au début du XVII siècle, on croit toujours à la pierre philosophale ; o Lors de la renaissance, les salons littéraires deviennent célèbres, les académies jouent un rôle de précision et de clarté car toute publication devra être présentée pour qu’on puisse la reproduire ; o VAN HELMONT montre qu’il existe plusieurs sorte de gaz ; o BOYLE et MARIOTTE découvrent la loi de la compression des gaz ; o LEMERY met de l’ordre dans les idées, il décrit la préparation et les réactions de chaque corps connus ; o STAHL propose en 1700 la théorie du phlogistique : Phlogistique = feu contenu dans les matériaux Métal Chaux + phlogistique o Au XVIII siècle, fin de l’alchimie : on fait des expériences pour comprendre et non pour réaliser o Développement de la grande industrie ; WATT (machine à vapeur) o REAUMUR découvre la différence entre la fonte et l’acier (teneur en carbone) o Premières vitrioleries, usines de carbonate de sodium.

3. La chimie
o LAVOISIER (1850-1936) jette les bases de la chimie en tant que science exacte avec la loi de la conservation des masses : «La somme des masses au cours d’une transformation chimique ne change jamais» = «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», il réfute la théorie sur le phlogistique. o PROUST et BERTHOLET découvrent la loi des proportions définies : «Deux corps simples se combinent pour former une espèce chimique constante» ; o DALTON (1766-1844) découvre la loi des proportions multiples : «Quand deux corps simples forment plusieurs combinaisons, les rapports des poids de l’un quelconque des deux à un poids donne de l’autre, sont entre eux comme des nombres entiers» ; o Théorie atomique de DALTON : 1.1.1. La matière se compose de particules indivisibles appelées atomes ; 1.1.2. Tous les atomes d’un même élément ont les mêmes propriétés qui diffèrent des propriétés de tous les autres éléments ; 1.1.3. Une réaction chimique se limite à réorganiser l’ordre dans lequel les atomes sont liés entre eux. Un ensemble d’atomes liés forme une molécule. Il apporte la notion masse atomique en fixant 1/12 du poids atomique de l’isotope 12C comme unité de référence et en regardant les rapports pondéraux à l’intérieur des molécules. L’unité de masse atomique (uma) est un rapport de masse. o BERZELIUS (1779-1848) introduit la notion symbolique des éléments par les lettres initiales de leur nom latin et détermine la masse atomique des 40 éléments connus à l’époque ; o GAY-LUSSAC (1778-1850) trouve la loi des gaz : Le volume est proportionnel au nombre de molécule. (Gay-Lussac n’avait pas compris l’existence de molécule diatomique) o AVOGADRO (1776-1856) fait la synthèse de la loi pondérale de Dalton et celle de Gay-Lussac table correcte des masses atomiques mais pas encore universellement admis. «Dans des conditions identiques, un même volume de n’importe quel gaz renferme le même nombre de molécules » ; o CANNIZARO (1826-1910) fait admettre l’hypothèse d’Avogadro 50 ans après qu’il l’eut émise. o MENDELEIEV (1834-1907) propose une classification basée sur les masses atomiques ainsi que sur les valences et les propriétés chimiques.

proportionnelle à molécule . dès le moment où l’on.2.65% - 3.manipulable . 2. O 64 / 98 × 100 = 65. Ex : 98g de H2SO4 1. 4. 5. % quantité théorique . La mole Pourquoi le chimiste utilise-t-il la mole ? Masse atomique Masse relative (masse moléculaire en gramme =mole) N entités = 6 × 1023 molécules/mole Avantages : . connaît les masses atomiques d’un atome. Formules de structures (ISOMERE) Enchaînement des atomes différents Propriétés des atomes différentes même formule brute Des molécules différents par l’agencement des atomes sont des isomères. .04% 2. Bilan de réaction Les réactions ne se produisent pas toujours dans des proportions parfaites. S 32 / 98 ×100 = 32. H 2 / 98 × 100 = 2. on sait calculer sa composition centésimale. Analyse élémentaire Formule brute ex : C24 H32 O6.3% 3. la somme des masses atomiques donne la masse moléculaire . Il arrive que certains composés soient en excès (il peut rester après la réaction des réactifs non-utilisés) quantité obtenue Rendement = × 100 = …. Equations chimiques réactifs produits On écrit les équations avec les plus petits coefficients entiers. Stœchiométrie 1.

o Aspect brillant : réflexion de la lumière . . 3.6 Corrélation dans un groupe Au sein d’un même groupe.6 × 10-19 cb 3. Dans la 6ème et 7ème période les actinides et les lanthanides font aussi exception.Sont moins réactifs . La masse d’un neutron est presque égale à celle d’un proton : 1.7 Métaux de transition . Ces particules sont appelées protons.2 Particules positives : les protons Si un gaz passe dans un tube à décharge. Facilité et type de réaction . 3. Structure de l’atome et propriétés physiques 3.5 Propriétés périodiques Chaque éléments a des propriétés propres cependant on peut classer les atomes par périodes comme dans le tableau de Mendeleïev.3 Noyau de l’atome Le noyau est constitué de proton et de neutron Le volume du noyau (10-13cm) est très petit comparé au volume de l’atome (10-8cm). . o Ductilités .64 × 1024 3.Point de fusion élevé . à faible pression. les éléments présentent divers points communs : Leur aspect .Forment des composés colorés Propriétés générales des métaux : o Conductivité électrique et thermique élevé . o Malléabilité.4 Les isotopes les isotopes sont des atomes ayant le même nombre de proton mais différents par le nombre de neutrons. 3. .67 × 10-24 g. Seuls les métaux semblent faire exception à la périodicité trouvée par Mendeleïev . 3.91 × 10-27 g Charge e : 1. Caractéristique physique .3. il y a apparition de particule positive se déplaçant dans le sens contraire des électrons.1 Particules négatives : électrons Expérience de Thomson qui détermine le rapport : masse d’un électron / charge d’un électron Millikan détermine la charge : Masse e : 0. leur masse est de 1.

5 se trouvent sous forme ionique : K. Na. Presque tous les autres sont obtenus à partir de minerais.9 Solubilité des composés ioniques . Cl2. Ne. Xe . 3. Mg. Ar.3.8 Origine naturelle des éléments 6 éléments se trouvent sous forme élémentaire dans l’atmosphère : N2. Kr. O2. Br2 .

HUND : Si à un même niveau correspondent plusieurs sous-niveaux d’énergie. Les électrons sont perçus comme étant des particules et des ondes Pour décrire les électrons.tourne dans l’autre sens).3. . c’est le saut d’un électron d’une orbite à une autre qui provoque les raies. on utilise quatre nombres : • Nombre quantique principal N : couche. on remarqua que si l’on fait passer de la lumière dans un prisme. M a les valeurs des nombres entiers compris entre +L et –L. l’e.tourne dans un sens) ou spin down (-1/2. • Nombre quantique S de spin : ce nombre est dû à la rotation de l’électron sur lui-même. nombre entier compris entre 0 et n-1. ceux-ci seront d’abord pourvu chacun d’un électron à spin parallèle avant d’introduire un électron avec un spin opposé . La mécanique quantique (Schrödinger) : Une orbitale est la probabilité de présence d’un électron à un endroit (sur une orbite). • Nombre quantique secondaire L : forme. En effet la fréquence est liée à l’énergie par la relation : E = hυ BOHR parle d’orbite sur lesquelles circulent des électrons.10 structure électronique des atomes Au siècle passé. on pourra avoir un maximum de 2n2 électrons ayant cette valeur n. spin up (+1/2. Un électron passe à une couche supérieure pendant un très court instant et ensuite il redescend au niveau d’énergie fondamental. on peut observer des raies discontinues . cela démontre un dégagement d’énergie discontinue quantifiée. Trois règles de la mécanique quantique : Les électrons occupent d’abord les niveaux d’énergie les plus bas. il ne peut exister deux électrons caractérisés par quatre même nombres. • Nombre quantique magnétique M : nombre de niveau de même énergie. PAULI : Dans un même atome. on observe une augmentation de niveau d’énergie. Lorsque un atome est excité (pendant un très court instant). l’e.

charge +4 excessive forment des liaisons covalentes avec d’autres éléments pour avoir la configuration « gaz rare » . 3. 5.1 Périodicité et énergie de première ionisation : Les propriétés sont déterminées par les électrons périphériques . Les électrons occupent d’abord les niveaux d’énergie la plus basse . CHALCOGENES (s2 p4) : s’ils reçoivent deux e-supplémentaires. 4. ils ont la configuration du gaz rare mais O2.périphériques. l’énergie de première ionisation est très basse tandis que celle d’un non-métal (à droite) est très haute. D’autres configuration correspondant à des couches remplies donnent une stabilité particulière. 3. la différence de propriété est atténuée (l’énergie qu’il faut pour un nouvel ion est moindre vu qu’il y a possibilité d’en avoir plus cfr p. +1 s2p6 .11 Propriétés chimiques et structure électronique Les éléments d’un même groupe ont des propriétés chimiques semblables et on constate qu’ils ont la même configuration électronique périphérique.est peu stable dans l’eau tandis que les suivants (du S au Po) sont stable et peuvent céder jusqu’à 6 e. +2 s2p6 .périphériques. 2. principalement s2 et surtout d10s2 ( « pseudo gaz rare ») . L’existence des éléments de transition est expliquée parce que les électrons supplémentaires se remplissent sur une couche internes (la 3d se remplit après 4s).dans des liaisons covalentes . N.qu’ils ont en excès par rapport au gaz rare qui les précède.B. 7. : Ga3+ a une configuration de « pseudo gaz rare ». 3. l’énergie d’ionisation est telle que les éléments ne perdent plus leurs e-. Si on a un métal (à gauche dans le tableau de Mendeleïev). Quand le nombre d’électron augmente. 3 e. CARBONIDES (s2 p2) : 4 e. en gagner 1 F-. p): métaux réactifs.périphériques. HALOGENES (s2 p5) : 7 e.périphériques. Cl-.à des éléments plus électronégatifs dans des liaisons covalents . métaux ALCALINO-TERREUX (s2): 2 e. Une couche à moitié remplie correspond à un gain de stabilité. Arrivé à la structure du gaz rare (couche remplies où demi-remplies mais alors moins stable). AZOTIDES (s2 p3) : peuvent recevoir 3 e. 75). Ces éléments diffèrent entre eux par les couches internes d’électrons. TERREUX (s2.3 Groupes principaux : Propriétés 1. +3 s2p6 .2 Ionisations successives : Les éléments perdent relativement facilement les e. La configuration la plus stable est s2p6 . mais aussi céder 7 e.3.d’un élément moins électronégatif ou en céder 5 à un élément plus électronégatif .11.périphériques.11.11. 3. 6. . métaux ALCALINS (s) : 1 e.

et Ar mais quelques curiosités de KrF2.11. Ne.4 Les orbitales de la mécanique quantique Les orbitales représentent des volumes où on a une grande probabilité de trouver des électrons (ex : l’orbitale de l’e-) s est une sphère) . GAZ RARES (s2 p6) : pas de compose de He. 3.8.

les e. 4. L’énergie échangée lors de l’addition d’un e. La liaison chimique 4.5 Valence ionique et système périodique des éléments La valence est dictée par la règle de l’octet et la stabilité des gaz rares. il devient un ion positif ou cation. Na + énergie Na+ + eLes énergies d’ionisation sont en relation avec les propriétés chimiques des éléments. Pour représenter la couche externe. on utilise les symboles de Lewis. 4.sont portés à des niveaux énergétiques supérieurs et l’atome passe à un état excité.2. Règle de l’octet (ou de Lewis 1916) : Une configuration électronique dont la couche externe renferme un octet d’électrons est particulièrement stable.à un atome. les chalcogènes des X2-. plus le volume de l’atome est grand.1 Les ions Si un atome absorbe de l’énergie. • La charge (+) est proportionnellement plus forte que la charge () donc les e. il devient un ion négatif ou anion. Atome + eion négatif + énergie (-EA) Les éléments situés dans le tableau avant les gaz rares ont tendance à capter un e-.en moins. 4. le volume sera inférieur . il faut que la réaction dégage de l’énergie : A + B AB + énergie La liaison chimique ne fait donc intervenir que les électrons de couches extérieures appelés e. L’énergie d’ionisation augmente de gauche à droite et de bas en haut dans le tableau en partant du césium. l’atome peut se séparer de l’e.4.4 Volumes atomiques et ioniques Plus on monte dans le orbitales.2.et obtenir une charge positive.2 Formation des cations Si l’énergie est suffisamment élevée.3 Formation des anions Si l’atome gagne un e-.à l’atome). (et inversement si on ajoute un e. 4.2.de valence.2. .2. Pour qu’une réaction se forme entre deux atomes. le volume va diminuer pour 2 raisons : • Avec un e. 4.2 Liaison ionique 4. (gaz rares ont nrj d’ionisation très élevés car propriétés d’inertie chimique). Si on enlève un e. les halogènes des X-.sont donc attirés vers le noyau. Les métaux alcalins forment facilement des ions positifs de charge unitaire Les alcalino-terreux forment des ions deux fois positifs. -EA correspond è une énergie dégagée).à un atome s’appelle l’électroaffinité (EA. La valence est le nombre de liaison q’un atome peut former avec un autre atome.1 Introduction Les atomes ont tendance à s’associer en formant des liaisons.

3. 4. Il ne peut pas y avoir plus de 3 liaisons covalentes entre 2 atomes. La liaison ionique n’existe qu’à l’état solide !!! 4. La cohésion de cet ensemble est due à l’interaction électrostatique entre charges (+) et (-). 4. ce qui donne à chaque atome la configuration de gaz rare. malléable.1 L’électronégativité selon Pauling (1932) Pauling attribue à chaque atome une valeur numérique appelée électronégativité dont la différence permet d’estimer le caractère de la liaison. L’un devient A+ et l’autre B.5 Transition entre les différents types de liaisons 4.1 Liaison covalente simple C’est la mise en commun d’e-.06 : EH-Cl = ½(EH-H + ECl-Cl) + 23. N2 demande 3 paires en commun : liaison covalente triple. N2.mobile.4. il en ressort que la molécule est plus stable que les atomes séparés.06(∆X)2 .qui se déplacent facilement dans le réseau cristallin. fort conducteur. 4. chaque atome est entouré d’un grand nombre de voisins.2.…) car il n’y a aucune différence d’énergie. le Carbone n’est donc pas diatomique. O2 demande deux paires en commun : liaison covalente double . Chez les métaux. On dit que c’est quand un atome apporte tout les e-. Il introduit en plus un facteur de proportionnalité égal au coefficient de conversion en électrons-volts en calories : 23.4 La liaison métallique 4. un cristal métallique peut être vu comme constitué d’ions positifs et d’une « mer » d’e.6 La liaison ionique A A+ + e5. déformable.3 La liaison covalente Il n’y a pas de liaisons ioniques entre atomes de même nature (H2.. Comme la formation de la liaison dégage de l’énergie. En effet un élément forme avec les autres éléments des liaisons d’autant plus stables qu’elles sont polaires.06(XH – XCl)2 Ce qui fait: ∆HCl = 23.58 eV + A + B (A B ) -6.3. par la force de Coulomb les deux ions s’attirent.d’un atome à l’autre.5. La conductivité des métaux est due aux e. ceux-ci sont liés par covalence.10 eV On assiste à un transfert total de l’e. Pauling pose qu’on mesurera l’énergie de liaison par le carré de la différence entre deux nombres liés à chacun des atomes.16 eV = -4.13 eV B + eB-3. Mais un atome peut former plus de 3 liaisons covalentes avec plusieurs autres atomes (ex : C dans le diamant).2 Liaison covalente dative La distinction entre covalentes stricte et dative résulte avant tout d’une comptabilisation d’e-. C’est ce type de liaison qui explique les propriétés particulières des métaux : ductile.

elle présentera généralement un certain caractère ionique. ou N).6 La liaison hydrogène et les interactions faibles 4. Pour préciser l’importance de la séparation de charge résultant de la polarisation de liaison. Une .28 A°. ce qui donne en unité électrostatique cgs 1. HF.6.15 DEBYE On peut calculer le % ionique si on a la valeur mesurée. et de NH3.1 formation de la liaison hydrogène C’est une liaison formé d’une atome de H et d’un autre atome (F.8.6.8. On calcule pour la molécule supposée purement ionique : µion = (4.1 à 4 . c’est parce qu’elles sont soumisses à des interactions intermoléculaires qui s’expriment via des forces intermoléculaires.5.10-10. o Non métaux : 2.28. métalloïdes et non-métaux : o métaux forts : 0. o métalloïdes : 1. la charge de l’e.10-8) = 6. +q -q -q +q B Les forces dipôles / dipôles induits de Debye proviennent de l’interaction électrostatique stabilisante résultante. Les valeurs de l’électronégativité permettent une nouvelle classification entre métaux. On doit produire plus d’énergie pour briser les ponts hydrogènes (qui mènent souvent à des réseaux de molécules).6. 4.6.vaut 1. Ces liaisons intermoléculaires expliquent les valeurs élevées des points de fusion de H2O.Electronégativité et transition entre liaisons covalentes et ioniques Une liaison est rarement strictement covalente.10-19 × 3.7 à 1. 4. Ex : la molécule HCl n’est pas tout à fait covalent (H-Cl) ni tout à fait ionique (H+ Cl-).10-19 coulombs.15.10-10) × (1.109 = 4.10-18 ues.2 force de van der Waals ou interactions faibles Si des molécules identiques existent dans des états physiques différents. mais se présente sous forme d’un dipôle représenté : H – Cl δ+ δCette molécule a un moment dipolaire (vecteur qui résulte de la séparation de deux charges) mesurable expérimentalement. O. Différentes distinction s’opèrent… A Les forces dipôles / dipôles de Keesom résultent de l’interaction électrostatique stabilisante obtenue par orientation des dipôles.2 .5 à 2 . Pauling donne la relation : µ exp ×100 % ionique = µion La distance mesurée entre H et Cl est de 1.2 4.cm = 6.

dipôle avec l’eau. Ex : H « dur » car nuage elect. leur réaction avec l’eau donne encore un acide. Cela explique par exemple la polarisabilité de F-F. petit. Ex : Cl2O. o Les métaux alcalins donnent des hydrures très instables. les bases et les sels. On peut quantifier les ions en solution. 4. ils réagissent très vivement avec l’eau pour donner de l’hydrogène et l’hydroxyde correspondant. o H2S se dissocie facilement dans l’eau . il ne donnera pas de liaison H ni d’interaction dipôle .2 Les oxydes. X « mou » nuage elect. La dissolution peut être totale (comme NaCl) ou partielle (comme HF).8 Nomenclature et propriétés de quelques composés 4. 4. L’eau est amphotère. attention car la règle de l’octet ne marche pas pour H2SO4.7 Comportement en solution aqueuse Si un composé ionique est mis en solution dans l’eau. o Les azotides forment avec H des composés de formules brutes XH3.8. 0 0 +δq -q -δq +q C les forces de dispersions de London sont des forces dipôles induits / dipôles induits. L’ammoniac (NH3) réagit faiblement avec H2O pour donner une réaction faiblement basique. grand. Les réactifs sont donc dans le voisinage des produits. oxacides et bases hydroxylées o Certains oxydes sont des anhydrides d’acides. plus la masse atomique va être élevée. L’eau a un point d’ébullition élevé à cause des liaisons hydrogènes. la concentration est exprimée en mole / litre ou molaire (M). S a 6 « liaisons » . 4. Ces forces sont d’autant plus grandes que la polarisabilité du nuage électronique est grande. CH4 forme une liaison faiblement polaire avec H.molécule apolaire peut-être polarisable et sous l’influence d’un dipôle se polariser. ils cèdent un proton à l’eau . ce sont donc des acides.8. des molécules polarisables peuvent interagir via des dipôles instantanés. C’est donc un très bon solvant pour les acides. à la fois acide et base. . en se dissociant dans l’eau.1 Composés contenant un élément associé à l’hydrogène H forme des liaisons polaires avec les halogènes. il se dissocie en ions et la solution devient conductrice. (Plus c’est lourd. Cl2O3… o Le souffre réagit avec l’eau : SO2 + H2O H3O+ + H2SO4-. o Les carbonides forment avec H des composés de formules brutes XH4. plus le point d’ébullition est élevé). Les atomes de H2O ne sont pas colinéaires et ses liaisons sont polaires ce qui lui confère un grand moment dipolaire.

oxydes des éléments terreux (formule X2O3) parmi eux Al2O3 est un oxyde amphotère 4. oxydes du carbone.et pour montrer comment s’applique la règle de l’octet. Terminaison du nom de l’acide et modification pour le sel : 4. L’oxygène est privilégié pour les liaisons datives (il faut que l’atome « accepteur » d’une paire d’e.soit plus électronégatif que le « donneur » et que Lewis soit respecté). ces liaisons sont fortement polaires. o Phosphore.3 Les sels Ils sont issus de la neutralisation d’une base. ils sont formés d’un métal et d’un non-métal souvent associé à H. .o Dérivé de l’azote : acide nitreux HNO2 (acide faible) et HNO3 (acide fort) .9 Remarques finales concernant les liaisons Il n’y a pas de différence fondamentale entre les liaisons datives et covalentes mais on met des flèches pour marquer les liaisons datives pour rappeler l’origine de l’e.8.

1.1. n n A = fraction molaire en A (nombre de moles de A sur nombre T 6.6. Bilan d’une réaction à l’équilibre aA + bB ↔ cC + dD n init. Les réactions chimiques en solution aqueuse 6.4. 1 1 n équi. les réactifs sont favorisés. n fin. Pression partielle Kp = p DD × p C C p AA × p BB Les pressions partielles sont utilisées pour les réactions en phase gazeuse. 6.5.1.1. aA + bB ↔ cC + dD 1 1 0 0 c1 d1 . Bilan d’une réaction complète n init.3. Réaction à l’équilibre La réaction d’un acide fort ou d’une base forte provoque une dissociation complète : NaOH Na+ + OHLa réaction d’un acide faible ou d’une base faible provoque une dissociation partielle : 2SO2(g) + O2(g) ↔ 2SO3(g) (à l’équilibre !!) 6. PT = somme des pressions partielles = PA + PB + PC + PD PA = XA × PT XA = de mole total) α = c’est le taux de transformation = n transformées / n engagées.2. Ces définitions permettent de passer de la constante K à la position d’équilibre α. si Kc est petit. 1-ax 1-bx cx dx 6. La constante d’équilibre Dans la réaction : aA + bB ↔ cC + dD On a comme constante : [C ]C [D ]D Kc = [A]A [B ]B Le Kc.1. les produits sont favorisés .1. Si Kc est grand. Kc est constant si la température est constante (autrement il n’a pas de sens).1. c’est le produit des concentrations des produits sur celui des réactifs. L’équilibre chimique 6.

o L’augmentation de la température facilite la réaction endothermique.7.1.) . Un acide (ou une base) est fort si la dissociation est complète. penser à ∆n. Autoprotolyse de l’eau [ ][ ] On trouve Kw = [H3O+] [OH-] = 10-14 M (=Kc × (55.5)2) On a donc à l’équilibre : [H3O+] = [OH-] = 10-7 M Attention : ceci n’est valable qu’à une température de 25°C Si on augmente la concentration en H3O+. Réactions acide base et notion de pH L’acide donne un proton. NH4+/NH3 … 2H2O ↔ H3O+ + OHL’eau est très faiblement conductrice d’électricité. cette propriété résulte de la réaction de dissociation. Un acide (ou une base) est faible si la dissociation est partielle. o On introduit les « formules » avec les X dans l’expression de K . o On calcule P à l’équilibre .5moles 6. l’équilibre tend à se déplacer dans le sens qui minimise l’effet de cette contrainte » o L’ajout de réactif entraîne un déplacement de l’équilibre vers les produits (et inversement) ( Kp=Constant) . En essayant de calculer le Kc : H 3O + OH − Kc = [H 2O] a 55. Passage de Kc à α o On écrit l’équation . On calcule x et α. Acide conj. o On fait le bilan (n init. À tout acide correspond une base conjugué. 6.2. la diminution de la température facilite la réaction exothermique ( Kp varie). on a un couple acide / base.2. et n equi.1. o L’augmentation de pression entraîne un déplacement de l’équilibre vers le côté il y a moins de mole de gaz. (et inversement pour la diminution) ( Kp=Constant) .6.+ H3O+ Acide Base Base Conj. La base capte un proton.2. Acides et bases conjugués CH3COOH + H2O ↔ CH3COO. 6.2. Le principe de Le Chatelier «Si on applique une contrainte à un système en équilibre dynamique.6. Ex : H2O/OH-. 6.1. l’équilibre se déplace pour respecter la constante : si [H3O+] augmente => [OH-] diminue . o On calcule le X à l’équilibre .

Acides et bases faibles On a établit une échelle des forces pour comparer les acides (bases) entre eux.1 (on ne peut faire cette hypothèse que si : (x / Ci) × 100 ≤ 5%. ce qu’on pourra aisément vérifier à la fin de l’exercice) x2 = 10-4.log Ka Ka = [CH 3COOH ] pKa +pKb = 14 Ka × Kb = 10-14 On peut aussi remarquer que plus un acide est faible.4.2.1-x x x On remplace les concentrations dans l’expression du Ka : x2 Ka = = 10 −3. de même pour une base forte. Acides et Bases fortes Les acides forts et les bases fortes réagissent complètement dans l’eau. car tout acide plus fort se transforme en H3O+ au contact de l’eau.2. après on écrit le bilan : HCOOH + H2O ↔ H3O+ + HCOOCi 0. « Au plus » Ka est grand (et pKa est petit). Echelle de pH On définit le pH comme étant : -log [H3O+] On définit le pOH comme étant : -log [OH-] pOH + pH = 14 6. 75 0. Suite à cela on a établit une constante propre à chaque acide le Ka ou (Kb pour les bases).1 0. pour cela on a fait réagir les acides (bases) avec le même réactif : H2O.7. plus sa base conjuguée est forte .75 pKa = . [ ][ ] 6.6.5. c’est pareil pour les bases et OH-. Le rôle particulier de l’eau Il n’y a pas dans l’eau d’acide plus fort que H3O+ . pH d’une solution d’acides faibles ou de bases faibles .75 x = 10-2. 6.2. ils ne tiennent donc pas compte de l’autoprotolyse de l’eau car elle est trop faible pour jouer un rôle dans la réaction. « au plus » l’acide est fort . Tous les acides forts se comportent comme H3O+. NB : comment savoir si on a affaire à un acide (ou base) faible ou fort lors des exercices ? Si on n’a pas de Ka ou de Kb c’est un acide (ou base) fort parce que nous n’avons pas un équilibre mais une réaction complète. La première chose à faire est écrire l’équation.3. CH3COOH + H2O ↔ H3O+ + CH3COO[H2O] = constante = 55. de même plus une base est faible plus son acide conjugué est fort. elle aura un Kb élevé.6.375 6.5M H 3O + CH 3COO − = 10 – 4.1 [] 0.1 – x ≈ 0.1 − x On peut faire l’hypothèse que x est très petit par rapport à 0.2.2.

CH3COOH + H2O ↔ H3O+ + CH3COOCi1 – x x x CH3COO.09 Pour pouvoir parler de mélange tampon.2. le pH > 7 .11 0.66 pHf = 4. leurs sels sont acides (NH4Cl. C’est une solution contenant un acide faible et sa base conjuguée. ce sont des ampholytes (NH4CN). Les solutions tampons On appelle solution tampon une solution dont le pH est peu sensible à l’adition d’une petite quantité de base ou d’acide étranger.+ Na+ CH3COONa Ci2 Ci2 Lorsqu’on remet les concentrations dans les équations avec les Ka.+ HCl CH3COOH + ClCi 0.75 = 4. leurs sels sont basiques (NaF. leurs sels ne réagissent pas avec l’eau (KCl. NaCl). Acide faible / base Forte.1 Cf 0. leur pH = 7 . F. on obtient : Pour une base faible.2.pH = -log x = 2. CH3COO. Acide faible / base faible. NH4+ réagit avec l’eau) . Acide Fort / base faible. Le pH = (pKa1 + pKa2) / 2 6.réagit avec H2O). on peu§t trouver le pH de telle sorte que : Ci pH = pKa − log 1 avec x négligeable Ci2 Le pH dépend donc du rapport des concentrations et ne change pas si l’on ajoute du solvant (H2O) Si Cacide = Csel alors pH = pKa Ce type de solution ne réagit que très faiblement à l’addition d’acide ou de base. il faut que le rapport entre l’acide et sa base conjugué soit de 1/10 ou 10/1. on obtient : Ka × Ci = H 3O Kb × Ci = OH − [ [ + ] ] 6.01 0.375 Pour un acide faible.1 0. Exemple : acide acétique et acétate de sodium.09 0 0. Hydrolyse des sels • • • • Acide Fort / base Forte.75 – log 0. le pH < 7 .11 pHi = 4.9.8. .

3. On peut aussi remarquer que le point d’équivalence est atteint à un point supérieur à pH=7.3. on peut le détecter à l’aide d’indicateur coloré (qui change de couleur avec le pH=7) Connaissant le titre e la solution de NaOH et le volume ajouté. on peut calculer facilement la concentration Ca initiale. Titrage d’un acide fort par une base forte Au départ la solution est acide et possède une concentration Ca d’acide.2. 6.3. . Titrage d’un acide faible par une base Forte Le procédé est identique mais les observations son différentes : tout d’abord on remarque que le pH ne varie que très peu au début (il tourne aux alentours du pKa) car la solution basique n’est pas assez forte pour l’influencer dès le début. Ce moment s’appelle le point d’équivalence. lorsqu’on ajoute une solution de NaOH de concentration connue. 6. [H3O+] = [OH-] la solution acide aura totalement réagi avec NaOH.se combinent et la concentration en acide (Ca) diminue. Titrages et courbes de neutralisation Titrer revient à déterminer la concentration d’une solution de concentration inconnue en y ajoutant une solution de concentration connue.6.1. Si on ajoute suffisamment de NaOH. les H3O+ et les OH.

partagé est attribué au plus électronégatif.73 × 10-3 moles . le produit des concentrations en ions (de cet électrolyte) affectés en exposant du coefficient stoechiométriques de la réaction de dissociation est un constante = produit de solubilité. Pour les électrolytes. 6. → Molécules poly atomiques : e. combien peut-on dissoudre de sulfate de soude. les oxydants acceptent des e. x est la concentration recherchée de Na2SO4. Exemple : Dans un litre de solution de nitrate d’argent AgNO3 0. Na2SO4. C’est utile lorsqu’on vaut savoir la quantité maximale de soluté que l’on peut verser dans un solvant. il y aura précipitation.1 M.cédé ou capté.1)2 × x = 2.73 × 10-5 M3 x = 2. on introduit la notion d’étage d’oxydation : → H : 1 (sauf hydrures) . sans avoir de précipitation ? AgNO3 ↔ Ag+ + NO3Na2SO4 ↔ 2 Na+ + SO4— CAg+ = 0. l-1 de Na2SO4 Donc si l’on met plus de Na2SO4.4. Les équations rédox sont formées par la « somme » de deux demi équations. → O : . → Elément (Fe) : 0 . → Molécule diatomique (Cl2) : 0 . Les réactions d’oxydoréduction (rédox) Certaines réactions impliquent des échanges d’électrons entre réactifs. • Electrolytes faibles : dissociation partielle. soit l’équation du produit de solubilité de Ag2SO4 : Ps = [Ag+]2 [SO4] = (0. Solubilité : quantité maximale de soluté que l’on peut dissoudre dans une quantité de solvant (c’est donc une concentration). la notion de solubilité doit être précisée. → Elément chargé (Na+) : signe de la charge (+1) . la somme des étages d’oxydation est la charge. .2 (sauf peroxyde) . en effet dans une solution saturée d’un électrolyte. Les e. Le produit de solubilité est une constante qui ne peut s’utiliser que dans une réaction équilibrée.et les réducteurs cèdent des e-. on appelle électrolytes les substances possédant la propriété de se dissocier en ions. On distingue deux sortes : • Electrolytes forts : dissociation complète .sont en nombre égal chez les réactifs et chez les produits (ce qui fait qu’on ne les voit pas dans l’équation chimique globale).Précipitation et produit de solubilité Solvant : solution dans laquelle on « verse » une autre Soluté : substance qui est « versée » dans une solution.1 M. On se trouve face à des réactions de dissociations . Pour déterminer le nombre d’e.

Par exemple le fer peut exister aux étages +2 et +3. ensuite il faut faire respecter les charges en ajoutant soit OH.2 Titrage rédox On peut utiliser des rédox pour des substances susceptibles de s’oxyder ou se réduire . Lorsqu’on additionne les deux demi équations.5.à gauche et à droite dans l’équation globale. on peut doser sélectivement Fe2+ en l’oxydant en Fe3+ : Fe2+ ↔ Fe3+ + eMnO4.dans les deux demi équations. En mettant les deux demi équations ensemble : 5Fe2+ + MnO4.↔ Cu Il faut aussi compléter les atomes d’oxygène en ajoutant H2O du côté où l’atome de O fait défaut.ou soit H+ selon qu’on se trouve en milieu basique ou acide. .échangés : Zn ↔ Zn2+ + 2eCu2+ + 2e.6. Fe2+ et Fe3+.+ 8H+ ↔ Mn2+ + 4H2O + 5Fe3+ On voit qu’une mole de permanganate oxyde cinq moles de fer ferreux. il faut que l’on ait le même nombre d’e. Si une solution contient un mélange des deux.+ 8H+ ↔ Mn2+ + 4H2O La solution est incolore à la base mais elle va se décolorer quand Fe2+ aura complètement disparu (violet) .1 L’équation d’oxydoréduction Oxydation : étage d’oxydation augmente (réducteur) Réduction : étage d’oxydation diminue (oxydant) OXYDANT + REDUCTEUR ↔ REDUCTEUR + OXYDANT Zn + Cu2+ ↔ Zn2+ + Cu Toute réaction rédox peut être écrite sous la forme de deux demi équations chimiques faisant apparaître les e. 6. sinon on multiplie l’une ou l’autre par un naturel de manière à obtenir le même nombre d’e.5.

une transformation dans un sens tel que. V varie . Deux grandeurs se dégagent : • l’énergie (cause de travail W) l’entropie (cause de l’évolution G) • Une réaction chimique peut être complète. Grandeur intensive : une grandeur fixe. Système isochore : volume (V) reste constant et pression ou autre… varie Système isobare : pression (P) reste constant. Pour les réactions équilibrées. Le système réversible est celui auquel on a aboutit en multipliant à l’infini le nombre des étapes (penser à l’exemple avec les pistons) . Système isotherme : échange de la chaleur avec son environnement de telle sorte que la température reste constante . .On augmente la pression la réaction évolue dans le sens où elle provoquerait une diminution de pression (dans le sens où le nombre de mole de gaz est le plus petit) 7. Système adiabatique : système qui n’échange pas de chaleur (Q) avec son environnement (Q = 0 donc T° pas constante).On augmente la température la réaction évolue dans le sens où elle provoquerait une diminution de la chaleur. les transformations de la matière ainsi que leur conversions mutuelles. Thermodynamique chimique La thermodynamique concerne les échanges d’énergie. Système fermé : il n’y a pas d’échange de matière avec son environnement . la thermo s’intéresse aux facteurs qui déterminent si une réaction se fait ou pas (et à la constante d’équilibre).1 Définitions Système : portion de l’espace délimité ou non par une limite matérielle . du fait de la variation d’un seul des facteurs de l’équilibre. elle ne varie pas avec les variations du système . Grandeur extensive : une grandeur qui varie avec le système. Système isolé : il n’échange pas d’énergie avec son environnement . Autrement dit : tout système évolue dans le sens où il échappe à la contrainte qu’on lui impose. équilibrée ou impossible . Système ouvert : il y a échange de matière avec l’environnement . Ex : . elle amènerait une variation de signe contraire du facteur considéré ». Environnement : ce qui est extérieur au système .7. si elle se produisait seule. Transformation (ou système) réversible : est telle qu’à tout moment le système est pratiquement à son état d’équilibre Un système réversible libère plus de travail (w) qu’un système irréversible (système dans lequel il y a toujours des pertes). toute variation du système fait donc partie de cette grandeur . Le Chatelier (1850-1936) dit : « Tout système en équilibre éprouve.

18 Joules Tableau récapitulatif des abréviations en thermo : Calorie Capacité calorifique Chaleur Chaleur dans un système réversible Chaleur molaire Chaleur spécifique Energie interne Enthalpie Entropie Joules Kelvin Phase Pression Température Travail Variance Volume cal C Q Qrev Cv ou Cp Qspec E H G J K Φ P T w Va V . Variance (Va) d’un système : le nombre de variables que l’on peut modifier indépendamment : loi des phases de Gibbs Va = C (nombre de constituants) – Φ (nombre de phase) + 2 Capacité calorifique (C) : d’un corps est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré K la température de l’entièreté de ce corps.Fonction d’état : fonction dont la grandeur peut être précisée en connaissant uniquement l’état initial et l’état final d’un système (le travail n’est pas une fonction d’état). Qp Q C v = v (à volume constant) C p = (à pression constante) n∆T n∆T Chaleur sensible : quand le transfert de chaleur dans un corps entraîne une augmentation de température . 1 calorie = 4. Chaleur latente : le transfert de chaleur est à température constante (ex : fusion de la glace). Q Qspec = m∆T Chaleur molaire (Cv et Cp) : d’un corps est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré k la température d’une mole de ce corps. Q C= ∆T Chaleur spécifique (Qspec) : d’un corps est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré K la température d’un gramme de ce corps.

.5 Troisième principe de la thermodynamique A la température de 0°K. un cristal parfait a une entropie nulle. . mais ne donne pas d’indication sur le sens de la transformation.E1 = q . D’un point de vue macroscopique : le désordre augmente car les états désordonnés sont plus nombreux donc plus probables. on constate une variation d’énergie interne de : E2 .apporter ou soustraire de la matière (syst. Donc à 0°K. .effectuer un travail sur le syst.2 Energie interne d’un système On appelle énergie interne d’un système l’énergie totale contenue dans ce système (sans tenir compte de l’énergie cinétique et potentielle du système par rapport aux forces extérieures).4 Seconde loi de la thermodynamique « Tout système en évolution spontané se fait nécessairement avec un accroissement du désordre du monde (du système et de son environnement) » Le désordre se mesure par la variable d’entropie (S) : Q ∆S = rev T . Ou inversement (ex : on pousse sur un piston…) 7. les atomes d’un cristal parfait sont immobiles.P (V2 – V1) => (E2 + PV2) – (E1 + PV1) = q On désigne alors la fonction d’état (E + PV) par la notion d’enthalpie : H = E + PV La variation d’enthalpie à pression constante s’écrit : ∆H = ∆E + P∆V Et de la on tire (à pression constante) ∆H = qp En effet dans une réaction chimique à pression constante qui n’échange pas d’énergie autre que la chaleur et le travail.Si ∆ > 0 : réaction spontanée . ouvert) . 7. la variation d’enthalpie est égale à la chaleur échangée.7.3 Première loi de la thermodynamique C’est la loi de la conservation de l’énergie : « tout changement de l’énergie interne d’un système ne peut résulter que du bilan des formes d’énergie échangées. . Il y a 3 façons de modifier E : . 7.Si ∆ > 0 : réaction pas spontanée. ∆E = Q + w (w = P×V) Ce premier principe lie les quantités d’énergie échangées. Ouvert ou fermé) . » ∆E = Q + w (w = P×V) 7.6 L’enthalpie Face à une réaction à pression constante avec une augmentation du volume gazeux.chauffer ou refroidir (syst.

Enthalpie et chaleur échangée : EXOTHERMIQUE ∆H<0 et ∆qp<0 Chaleur qp produite par la réaction quitte le système ∆T=0 Chaleur qp produite par la réaction reste dans le système ∆T>0 ENDOTHERMIQUE ∆H>0 et ∆qp>0 Chaleur qp consommée par la réaction entre dans le système ∆T=0 Chaleur qp consommée par la réaction provient du système ∆T<0 Réaction ISOBARE et ISOTHERME Réaction ISOBARE et ADIABATIQUE 7. (Il faudra un apport d’énergie autre que la chaleur pour que la réaction soit spontanée).1. ∆H°f (enthalpie de formation) et ∆H°r (enthalpie de réaction) Les paramètres standard (« ° ») sont ceux qui correspondent à 25°C (298K) et 1 atm. Selon le principe qu’une fonction d’état ne dépend pas du chemin parcouru. On obtient alors le cycle de HESS : ∆H°R = Σ∆H°fp .9. ∆H et P∆V sont des fonctions d’état à pression constante.7 Enthalpie libre de GIBBS Pour prévoir si une réaction se fera spontanément à P et T constants. on peut donc utiliser plusieurs méthodes pour déterminer la variation totale d’enthalpie. On pose que l’enthalpie de formation d’un élément est nulle à l’état standard (ex : ∆H°f C = 0) L’enthalpie de formation d’un composé est égale à la chaleur dégagée (à pression constante).8 Paramètre thermodynamique et cycle de HESS ∆S. il suffit de déterminer le ∆Gr correspondant : ∆Gr = -T∆SM = ∆Hr . . ∆G. 7.Σ∆H°fr On obtient donc ∆H°R en faisant la différence entre l’enthalpie de formation des produits et celles des réactifs. Si ∆Gr = 0 : le système est à l’état d’équilibre (pas de réaction) . Si ∆Gr > 0 : la réaction est « non » spontanée (endergonique) . 7.T∆SR Si ∆Gr < 0 : la réaction est spontanée (exergonique) .

∆H est en Joules et R en Joules moles-1 K-1 Il y a aussi l’équation de KIRCHOFF : ∆ H T = ∆ H ° + ∆C p ⋅ ∆ T ∆Cp : différence de chaleur spécifique entre réactifs et produits .2. S et R en J/K. 7. Ce qui veut dire que l’enthalpie. Determination des paramètres thermodynamiques C’est l’équation de VAN’T HOFF qui permet d’accéder à la détermination non calorimétrique des enthalpies de réactions. c’est l’enthalpie standard de formation plus la chaleur nécessaire pour faire passer le composé de la température standard à celle donnée.mole Attention à ne pas confondre KJ et J.1.J/mole. K p1 ∆H °  1 1   −  =− ln K p2 R  T1 T2    Attention : Kp est sans unité. ∆G°f et S°f se rapportent à la formation d’une mole de la substance concernée. à une température quelconque.9. il y a quand même un facteur 1000 ! Les grandeurs ∆H°f.9.9 Relation entre ∆G et les pressions Si ∆G = 0 (donc si la réaction est à l’équilibre) : ∆G°R = -RT ln Kp Kp = e -∆Gr RT 7.7. ∆HT : ∆H à une température différente de la température standard. Définition de K et unités G et H s’expriment en K. ½ N2 + O2 NO2 L’enthalpie et l’entropie de NO2 se calculent à partir de cette équation qui aboutit à la formation d’une mole de NO2. .

+ 2 Cu ++ Cupur (cathode) Cubrut Cupur Parmi les impuretés. Cubrut Cu++ + 2 e.2. Pt) forment la « boue anodique » et restent au fond de la cellule électrolytique. Ni. . les métaux les moins nobles (Fe. Raffinage électrolytique du cuivre La majeure partie du cuivre est raffinée par voie électrolytique. Zn) passent également en solution à l’anode mais ne se déposent pas à la cathode. le cuivre passe en solution à l’anode tandis que le cuivre pur se dépose à la cathode. Les métaux les plus nobles (Au. L’anode et la cathode baignent dans le bain électrolytique. Pendant l’électrolyse. Ag.8.3. Industrie des métaux obtenus par oxydoréduction 8. Ces boues seront traitées pour récupérer les métaux nobles. Le cuivre brut forme l’anode et la cathode est constituée de cuivre pur. Co.(anode) 2 e.

le nombre de mole de cuivre déposé est égal aux nombres de moles de zinc dissout. Les réactions sont : Zn ↔ Zn++ + 2eCu++ + 2e. il y a réduction : Cu++ + 2eCu 0 C’est le plus réducteur (quand E est le plus grand des deux) qui va s’oxyder et le plus oxydant qui va se réduire (quand E0 est le plus petit des deux). De plus conformément à la stoechiométrie des réactions. il y a oxydation : Zn Zn++ + 2eA la cathode. tandis que du zinc se dissout dans l’autre récipient. A l’anode. Electrochimie On se trouve face à des réactions d’oxydoréductions. F = N×e 1 Joule = 1 Coulomb × 1 Volt 1Coulomb et 1 Watt = 1 ampère × 1 Volt 1 Ampère = 1sec onde . Il faut que les deux récipients soient connectés par une jonction liquide (constitué d’une solution ionique) pour permettre le passage d’un récipient à l’autre des ions et assure ainsi l’électroneutralité des deux solutions. la concentration en ions de Cu++ diminuera tandis que la concentration en ions Zn++ augmentera.↔ Cu Cu++ + Zn ↔ Zn++ + Cu Au cours de la réaction.487 coulombs = un Faraday. réactions qu’il est possible de réaliser de telles sortes que les électrons échangés passent par un circuit extérieur sous forme d’un courant électrique.9. Simultanément du cuivre se dépose sur la barre de cuivre. Une mole d’e.correspond à 96.

Tableau reprenant les notions importantes d’électrochimie (et d’électricité) A e F J kWh N n s Volt W ∆E ∆E0 Ampère A = Cb / s Charge de ee=N/F 1.échangés.059 ∆E = ∆E0 log anode n C cathode De manière générale pour la réaction : aA + bB = cC + dD [C ]c [D]d nF∆E = NF∆E 0 − RT ln [A]a [B]b Attention. Ces différences sont appelées respectivement force électromotrice (∆E) et force électromotrice standard (∆E0). n étant le nombre d’e. le signe attribué à E0 pour . pole positif d’une pile. J×Volt×Cb => nF ∆E° joules nF ∆E° = . la constante de proportionnalité vaut 0.T ∆S° Notation : (Anode) Zn / Zn++ // KCl (solutions ionique) //Cu++/ Cu (cathode) - 9. Par convention également. fournit les e-. C 0.059/n Volts. On désignera ∆E par la différence de potentiel.500 Cb Joule J = 1Cb×1Volt Kilo Watt heure 1 kWh = 1000V × (Cb/sec) × 3600sec = 3. ∆E est liée aux logarithmes des concentrations des espèces en solutions participant à la réaction d’oxydation . Par convention.∆G° = ∆H° . c’est analogue à : 0 = ∆G° + RT lnK Mais ∆E° est en volts et ∆G° est en Joules . CATHODE : Réduction des oxydants. capte les e-.2. ∆E° est la différence de potentiel mesurée dans les conditions standard et lorsque toutes les concentrations sont unitaires. Equation de NERNST ∆E indépendant de l’extension des électrodes .6×106 J Nombre d’Avogadro 6×1023 Nombre d’eseconde Volt Volt = J / Cb Watt W = A×Volt Différence de potentiel Différence de potentiel dans les conditions standard 9. . à l’équilibre ∆E = 0 donc la pile est complètement « plate ». Demi piles et potentiels redox ANODE : Oxydation du réducteur.1. on attribue un potentiel E0 nul à l’électrode à hydrogène dans les conditions standard et avec des concentrations à pression unitaires.608×10-19 Cb Faraday F = N×e 96. pole négatif d’une pile .A température fixe.

à circuler en sens inverse et on obtient une réaction inverse de la réaction spontanée et donc de celle prévue en thermodynamique. et négatif dans le cas contraire. 9.42Volt or E0 de Fe = -0. Si eau distillée : 2H2O + 2eH2 + 2OH(E0 = -0.8Volt Ce qui est beaucoup plus grand que E0 du fer (-0.3.44Volt donc il ne se passera rien. provoquera la réaction inverse. E0red = 0. c’est beaucoup plus oxydant : O2 + 4H+ + 4e2H2O (E0 = 1. Si eau et air (O2). L’électrolyse L’application dans le circuit extérieur d’une différence de potentiel plus grande que celle de la pile. on recouvre le fer avec élément plus réducteur que lui comme le zinc (=galvanisation) ou le chrome. et de signe opposé.23Volt) Si le pH est de 4.83Volt) Si le pH est de 7.l’autre électrode sera positif si l’hydrogène est oxydé. . E0 = -0. On force les e.44Volt) Pour éviter la corrosion.4. Corrosion C’est un phénomène d’oxydation néfaste dont le responsable principal est l’eau (à cause des ions qu’elle contient). 9.

Lors de la charge. c’est la réaction inverse qui se produit : A la cathode(+) : PbO2 + Pb + 2H2SO4 ↔ 2PbSO4 + 2H2O A l’anode (-): Pb + SO42. 0) se forme : PbSO4 + 2e. En appliquant une différence de potentiel d’une source extérieure. Cellules ou piles à combustible Une pile à combustible est un système ouvert.5.3.5. l’oxydation à l’anode (pôle positif) conduit à la formation de PbO2 (Etage d’Oxydation +IV) : 2PbSO4 + 2H2O ↔ PbO2 + Pb + 2H2SO42A la cathode (pole négatif).2NH3 (↓solide) 9. On peut combiner plusieurs cathodes et plusieurs anodes pour avoir un voltage plus important (12Volt au lieu de 3Volt).5.4 Volt A l’anode: H2 + 2OH.2.23 Volt N. du plomb métallique (EO. : C’est actuellement le système de production d’électricité le moins polluant mais il y a encore de gros problème à résoudre avant sa mise en application… ex : le seul catalyseur efficace pour réaliser la réaction est le platine (cher est très rare).B. c'est-à-dire qu’elle doit être alimentée en continu.↔ 4OHE0 = 0. on peut les recharger en inversant les réactions d’oxydoréduction. Piles. ils donnent lieu à une transformation réversible. l’hydrogène doit être .↔ PbSO4 + 2eRéaction globale (qui fournit du courant) : PbO2 + Pb + 2H2SO4 ↔ 2PbSO4 + 2H2O La concentration en H2SO4 augmente quand on charge la batterie et diminue à la décharge. accumulateurs et cellules à combustibles 9.9.83 Volt Réaction globale: 2H2O + O2 ↔ 2H2O E0 = 1. c’est de l’électricité à partir des produits enfermés Pile LECLANCHE Anode (-) Zn ↔ Zn++ + 2eCathode (+) MnO2 + 4H+ + 2e.↔ Pb + SO42Réaction globale (si on fournit du courant): 2PbSO4 + 2H2O ↔ PbO2 + Pb + 2H2SO4 Lors de la décharge. Pile Une pile. L’exemple actuel est la pile à Hydrogène A la cathode: 2H2O + O2 + 4e.1.↔ Mn++ + 2H2O Mais il faut éviter Zn + 2H+ ↔ Zn++ + H2 car cela libère du gaz qui pourrait faire exploser le boîtier ! C’est l’ion ammonium qui va régler le problème : Zn++ + 2Cl.+ 2NH3 ↔ ZnCl2. 9.5.↔ 2H2O + 2eE0 = -0. Accumulateur au plomb Contrairement aux piles .

comprimé pour pouvoir être transporté dans un volume acceptable mais alors la bonbonne pèse fort lourd… Le chapitre 5 est résumé dans les transparents du professeur donnés au laboratoire. .

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