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JANVIER 2012 - N° 43

l’Observatoire

de la Petite Entreprise

Fédération des Centres de Gestion Agréés Banque Populaire

Étude réalisée auprès des petites entreprises adhérentes des Centres de Gestion Agréés, membres de la FCGA

3 ème Trimestre 2011

Tendances

 
  • 1,4 %

3 ème trimestre 2011/

3 ème trimestre 2010

  • oct. 2010 - sept. 2011/ oct. 2009 - sept. 2010

1,2 %

C’est la rechute ! Après avoir retrouvé des cou- leurs au trimestre précédent (+ 2,2 %), l’indice d’activité des TPE replonge dans le rouge au troi- sième trimestre 2011. Une mauvaise performance qui intervient pourtant dans un contexte relative- ment favorable avec un PIB en hausse (+ 0,3 % après – 0,1 %) et un pouvoir d’achat des ménages stable (+ 0,0 % après + 0,6 %). En valeur, la consommation des ménages rebondit (+ 0,6 % après – 0,4 %) et croît plus rapidement que le revenu nominal. Par conséquent, le taux d’épargne recule légèrement (de 17,3 % à 17,1 %), après avoir atteint au printemps le niveau le plus élevé depuis 1983. Les petites entreprises, confron- tées à une réduction importante de leurs carnets de commandes, ne bénéficient pas de cette vitalité de la demande intérieure.

Indices sectoriels

3 ème T 2011/3 ème T 2010

12 derniers mois

COMMERCE ET SERVICES

 
 
  • - 0,5%

1,5%

ALIMENTAIRE

 
 

1,6%

1,1%

SERVICES

 
 

1,0%

2,5%

BÂTIMENT

 
 
  • - 3,7%

1,1%

EQUIPEMENT DE LA MAISON ET DE LA PERSONNE

 
 

0,1%

0,6%

ZOOM

La crise dope les jeux !

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 5,2 % au troisième trimestre 2011, les buralistes (tabac, jeux, presse) réalisent l’une des plus belles perfor- mances toutes activités confondues. Chaque jour, 10 millions de clients se rendent dans les quelque 28 000 points de vente présents dans toute la France. Ouverts environ 13 heures par jour, 6 voire 7 jours sur 7, les buralistes cumulent deux statuts : ils sont à la fois commerçants indépendants et préposés de l’administration. C’est l’Etat qui délègue la vente du tabac à la profession, dans le cadre d’un monopole (chaque buraliste signant un traité de gérance avec Les Douanes). C’est cette particularité qui explique que la profession commercialise aussi des produits réglementés comme les timbres fiscaux, les jeux de la Française des Jeux et du PMU, ou encore des

produits de la Poste.

2011 aura été une année record pour les ventes de jeux. Grilles de loto et tickets de grattage ignorent la

crise et ne cessent de séduire de

nouveaux joueurs ! L’année dernière,

les mises enregistrées par la Française des Jeux ont atteint 11,4 milliards d’euros. Soit une hausse de 8,5 %. 27 millions de Français ont tenté leur chance dans l’un des 35 000 points

de vente FDJ. Ils ont misé en moyenne

8 par semaine. Grand favori des parieurs, le Loto arrive en tête des

jeux préférés des consommateurs.

© Nasser NEGROUCHE
© Nasser NEGROUCHE

Sur les 11,4 milliards de mises géné- rées, 7,4 ont été redistribués aux gagnants à travers 800 millions de lots. L’état, propriétaire à 72 % de la Française des Jeux a pour sa part empoché 2,7 milliards d’euros de prélèvements sur ces mises. De leur côté, les 19 jeux de grattage propo- sés aux joueurs ont réalisé un bond spectaculaire de 17 % en 2011. Ils ont totalisé 5 millions d’euros de ventes, soit 44 %. Autre record, celui réalisé par le Pari Mutuel Urbain (PMU) en 2011. Pour la première fois, ses ventes du PMU ont franchi la barre des 10 milliards d’euros, avec un mois de décembre "historique" et un millier de nouveaux points de vente ouverts en 2011 (le réseau en compte 11200). Quant au chiffre d’affaires des jeux en ligne (paris hippiques et sportifs, poker), il a crû de 45 % à 1,346 milliard d’euros avec 500 000 clients actifs.

JANVIER 2012 - N° 43 l’O bservatoire de la Petite Entreprise Fédération des Centres de Gestion
JANVIER 2012 - N° 43 l’O bservatoire de la Petite Entreprise Fédération des Centres de Gestion
JANVIER 2012 - N° 43 l’O bservatoire de la Petite Entreprise Fédération des Centres de Gestion

Tendances

Taux d’accroissement du chiffre d’affaires

3 ème trimestre 2011 / 3 ème trimestre 2010

AGRICULTURE SYLVICULTURE OSTREICULTURE :

Parcs et jardins

+ 7,6 %

 

+ 7,6 %

AUTOMOBILE - MOTO :

Carrosserie automobile Auto, vente et réparation Moto vente et réparation

- 5,0 % - 1,5 % - 10,5 %

-

1,8 %

CAFÉ - HÔTELLERIE - RESTAURATION :

 

Hôtel-Restaurant

- 0,5 %

 

+ 1,9 %

Restauration

+ 1,0 %

 

Café

+ 0,5 %

BÂTIMENT :

Couverture

- 14,1

%

-

3,7 %

Maçonnerie

+ 0,5 %

Electricité

- 2,5

%

Plomberie-Chauffage-Sanitaire Plâtrerie-Staff-Décoration

- 3,7 % + 1,3 %

 

Menuiserie

- 0,4 %

Carrelage-faïence

+ 6,0

%

Peinture bâtiment

- 12,2

%

Terrassements-Travaux publics

- 10,6

%

BEAUTÉ - ESTHÉTIQUE :

Parfumerie

- 0,7 %

 

+ 0,8 %

Coiffure

+ 0,5 %

Esthétique

+ 1,4 %

 

COMMERCE DE DÉTAIL ALIMENTAIRE :

 

Charcuterie Boulangerie-Pâtisserie Pâtisserie Alimentation générale Fruits et Légumes Boucherie-Charcuterie Poissonnerie-Primeurs Crémerie

+ 1,6 % + 1,3 % + 2,5 % + 1,9 % - 2,5 % + 1,5 % + 6,0 % + 3,8 %

 

+ 1,6 %

3 ème trimestre 2011 / 3 ème trimestre 2010

CULTURE & LOISIRS :

Librairie-papeterie-presse

+ 5,3 %

+ 2,5 %

Articles sport, pêche et chasse

+

5,1 %

Tabac-journaux-jeux Studio photographique

+ 5,2 % - 6,9 %

 

Commerce-réparation cycles scooters

- 10,2

%

ÉQUIPEMENT DE LA MAISON :

Electroménager - TV - HIFI

- 13,0

%

-

4,7 %

Magasins de bricolage

- 8,7 %

 

Fleuriste

- 2,2 %

Bimbeloterie-cadeaux-souvenirs

- 2,4 %

ÉQUIPEMENT DE LA PERSONNE :

Mercerie-Lingerie-Laine Vêtements enfants Prêt-à-porter Chaussures Horlogerie-Bijouterie

- 9,0 % - 9,9 % - 11,0 % - 12,8 % - 0,1 %

-

9,1 %

SANTÉ :

Pharmacie

- 0,5 %

+ 0,1 %

Optique-lunetterie

- 5,1 %

Prothésiste dentaire

+ 0,8 %

SERVICES :

Laverie pressing Entreprise de nettoyage Agences immobilières

+ 3,6 % - 13,7 % + 4,3 %

-

5,6 %

TRANSPORTS :

Taxis-Ambulances Transport de marchandises

+ 0,2 % + 4,0 %

+ 6,7 %

Tendances Taux d’accroissement du chiffre d’affaires 3 trimestre 2011 / 3 trimestre 2010 AGRICULTURE SYLVICULTURE OSTREICULTURE

L’alimentation de proximité résiste toujours !

Tendances Taux d’accroissement du chiffre d’affaires 3 trimestre 2011 / 3 trimestre 2010 AGRICULTURE SYLVICULTURE OSTREICULTURE

mance des crémiers-fromagers (+ 3,8 %). Selon la Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD), le secteur compte 310 000 entreprises générant un chiffre d'affaires de plus de 95 milliards d'euros chaque année et employant plus de 1,1 million d'actifs dans 18 métiers.

Avec un chiffre d’affaires en progression de 1,6 % au troisième trimestre 2011, le commerce de détail alimentaire résiste toujours à la mauvaise conjoncture économique. Depuis trois années, les professionnels du secteur semblent même tirer profit de la crise et retrouver les faveurs des consommateurs. A noter : la formi- dable percée des poissonniers (+ 6 %) et l’excellente perfor-

Tendances Taux d’accroissement du chiffre d’affaires 3 trimestre 2011 / 3 trimestre 2010 AGRICULTURE SYLVICULTURE OSTREICULTURE

Chute record dans l’équipement de la personne

Tendances Taux d’accroissement du chiffre d’affaires 3 trimestre 2011 / 3 trimestre 2010 AGRICULTURE SYLVICULTURE OSTREICULTURE

en net repli : - 9 % (mercerie-linge-laine) à - 11 % (prêt-à-porter). Selon une note de conjoncture de l’Institut français de la mode (IFM), " La consommation finale d’articles de mode et textiles a accusé un recul de 2,4 % en valeur au cours de la période janvier-octobre 2011 par rapport à la même période de l’année précédente ".

Après un très bon deuxième trimestre (+ 6 %), le secteur affiche le plus fort recul d’activité au troisième trimestre 2011 : - 9,1%. Les magasins de chaussures, avec un chiffre d’affaires en repli de 12,8%, sont les plus touchés par cette tendance négative. Hormis l’horlogerie-bijouterie, relativement préservée (- 0,1 %), toutes les autres professions de l’équipement de la personne sont

Le contrôle des déclarations de TVA par les CGA

La concordance, la cohérence et la vraisemblance des déclarations de TVA sont désormais contrôlées par les centres de gestion agréés. Repères chiffrés.

  • Modes de transmission des déclarations Plus d’une déclaration de TVA sur deux (54 %) est télétrans- mise via les cabinets comptables. Une sur quatre (26 %) est toujours envoyée par courrier tandis qu’une sur cinq est directement transmise à distance par les adhérents. En mode EFI (échange de formulaires informatisé), l'adhérent effectue directement sa déclaration via Internet sur le site www.impots.gouv.fr. En mode EDI (échange de données informatisé), la déclaration est transmise à l'administration fiscale par le cabinet comptable.

  • Périodicité des déclarations

CA12 annuelle CA3 trimestrielle

  • 20,0%

    • 25,0%

CA3 mensuelle

Le contrôle des déclarations de TVA par les CGA La concordance, la cohérence et la vraisemblance

50,0%

PÉRIODICITÉ DES DÉCLARATIONS DE TVA

Déclarations papier

  • 26,0%

Déclarations EFI-EDI par les cabinets comptables

Le contrôle des déclarations de TVA par les CGA La concordance, la cohérence et la vraisemblance

54,0%

Déclarations en EFI par les Adhérents

  • 20,0%

DÉCLARATIONS DE TVA

Un adhérent de centre de gestion agréé sur deux déclare chaque mois sa TVA. Les entreprises soumises au régime réel normal déposent une déclaration CA3 sur laquelle est cal- culée la TVA devenue exigible au cours du mois précédent. Lorsque le montant de la TVA est inférieur à 4 000 par an, la déclaration CA3 peut être transmise chaque trimestre. C'est le cas d'un adhérent sur quatre. Dans le cas du régime réel simplifié d'imposition, il est possible de payer 4 acomptes en avril, juillet, octobre et décembre de chaque année. Et de déposer une déclaration annuelle CA12 récapitulant l'ensemble des opérations imposables de l'année civile pré- cédente. La TVA correspondante est due sous déduction des acomptes déjà versés.

  • Une majorité d'adhérents sous le seuil

Dépôt TVA “Papier”

  • 25,6%

Télé-déclaration par Expert Comptable

  • 24,8%

Télé-déclaration par Adhérent

  • 5,4%

56 % DES ADHÉRENTS INTERROGÉS SONT EN DESSOUS DU SEUIL

Depuis le 1 er octobre 2011, les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 230 000 HT ont l'obligation de télé-déclarer et de télé-régler leur TVA. Dans plus d'un cas sur deux, l'activité des adhérents des centres de gestion agréés est inférieure à ce seuil. Ils ne sont pas concernés par cette obligation. Plus d'un quart d'entre eux envoient leur déclaration de TVA par courrier. Une proportion comparable transmet le formulaire à distance via leur cabinet comptable. Les adhérents dont le chiffre d'affaires excède le seuil légal doivent également recourir aux télé-procédures pour trans- mettre leurs demandes de remboursement de crédit de TVA.

  • Les adhérents au-delà du seuil optent pour l'EDI La télé-déclaration de la TVA. par l'intermédiaire des cabi- nets comptables (mode EDI) arrive largement en tête chez les adhérents dont le chiffre d'affaires excède le seuil légal des 230 000 HT (44 % de l'ensemble des entrepreneurs interrogés). Plus de 30 % d'entre eux optent pour ce mode de transmission de leur TVA. Deux fois moins de dirigeants de TPE (14,3 %) déclarent eux-mêmes leur TVA via le site www.impots.gouv.fr (mode EFI).

Télé-déclaration par Expert Comptable

Le contrôle des déclarations de TVA par les CGA La concordance, la cohérence et la vraisemblance

Télé-déclaration par Adhérent

  • 14,3%

30,3%

44 % DES ADHÉRENTS INTERROGÉS SONT EN DESSUS DU SEUIL

Parole à

© NASSER NEGROUCHE
© NASSER NEGROUCHE

Christiane Company

Présidente de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)

L’Observatoire de la Petite Entreprise (OPE) : Pouvez-vous d’abord nous dire comment se passe, sur le terrain, la mise en oeuvre des nouvelles missions dévolues aux CGA ?

Christiane COMPANY : Je tiens d’abord à saluer la formidable mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés par cette nouvelle donne : les responsables et collaborateurs des CGA, bien entendu ; mais aussi nos partenaires experts-comptables qui ont joué le jeu et les adhérents qui ont compris que nos centres avaient aussi besoin de leur précieuse collaboration pour relever ce défi des nouvelles missions. Je dis "défi" car, en très peu de temps, il nous a fallu absorber une importante charge de travail et nous adapter de manière à assumer ces nouvelles responsabilités. Aujourd’hui, après un démarrage difficile, les choses se normalisent et, globalement, se passent plutôt bien. Les centres de gestion agréés se sont familiarisés avec les comptes-rendus de mission et autres contrôles des déclarations de TVA. Et, grâce à la compré- hension de l’Administration, nous nous approprions progres- sivement l’ensemble de nos nouvelles missions.

OPE : Les adhérents, pour le moment, ne semblent cependant pas convaincus de l’utilité du contrôle de leurs déclarations de TVA …

Christiane COMPANY : Franchement, cette réaction n’est pas surprenante. Nous avons voulu, dans notre enquête, prendre une photographie de la manière dont les adhérents percevaient cette nouvelle mission au moment de son déploiement dans les CGA. Il n’est pas étonnant, au début de ce processus de changement, que les adhérents expriment un certain scepticisme.

Mais, chaque jour, les perceptions changent. Le contrôle des déclarations de TVA n’est pas une formalité supplé- mentaire pour l’adhérent. Il s’agit d’une mission importante qui vient renforcer le rôle de nos centres en matière de prévention des difficultés. Je suis, pour ma part, convaincue que les adhérents bénéficieront directement de ce nouvel examen en termes de sécurité fiscale et économique.

OPE : Selon vous, comment peut-on augmenter le taux de télé-déclarations de TVA pour optimiser leur traitement ?

Christiane COMPANY : Il faut d’abord se réjouir des bons résultats que nous pouvons constater dans notre étude : plus d’une déclaration de TVA sur deux est transmise par voie informatique via les cabinets comptables et une sur cinq est également directement télétransmise par l’adhérent. Il faut aussi savoir que le nombre de transmissions à distance ne cesse d’augmenter chaque année. C’est une tendance structurelle liée au développement continu de la dématé- rialisation des procédures. L’ensemble des partenaires des petites entreprises doit pour- suivre ses efforts pour convaincre, avec pédagogie, les diri- geants de TPE de faire le choix de la télétransmission. J’ai confiance dans nos adhérents qui ont toujours su s’adapter à la nouvelle donne et faire les bons choix pour donner les meilleures chances de réussite à leurs entreprises. Tout ce qui va dans le sens de l'efficacité professionnelle, qui fait gagner du temps et réduit les coûts de gestion est favorable au développement de l'activité des petites entreprises.

Méthodologie

Partenariat

Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 15 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. Pour toute demande d'information sur les indicateurs, contactez la FCGA :

01.42.67.80.62 - E-mail : info@fcga.fr

La FCGA et les Banques Populaires s’associent pour publier chaque trimestre l’évolution des chiffres d’affaires des principaux métiers de l’artisanat, du commerce et des services. Les chiffres publiés proviennent de l’exploitation, par la FCGA, de données communiquées volontairement par les adhérents des CGA répartis sur l’ensemble du territoire.