COURS DE FISCALITE

Abdoul Fataf SAVADOGO

Introduction générale à la fiscalité
La fiscalité est une discipline qui recourt à d’autres disciplines telles que la comptabilité, le droit et poursuit des objectifs économiques et sociaux dont l’arbitrage provoque la multiplication des règles fiscales. L’étude de la fiscalité consiste à étudier comment les différents impôts sont établis et recouvrés par les pouvoirs publics. .

Introduction générale à la fiscalité suite L’essentiel du système fiscal Burkinabé repose sur les entreprises (entreprises individuelles, SARL, SA, SE, SEM etc.). La fiscalité des entreprises est l’ensemble des impôts dus sur les résultats de cette entreprise ou collectés par elle à l’occasion de son activité. Le système d’imposition des revenus au Burkina est un système cédulaire.

loyer etc. salaire. Cédule : catégorie de revenus imposables.Introduction générale à la fiscalité suite Chaque catégorie de revenu est imposée différemment. dividende. . Exemples : Bénéfice.

l’Entreprise moderne doit intégrer la fiscalité dans ses calculs économiques et financiers. la fiscalité s’analyse de prime abord comme une contrainte pour les unités économiques. parviennent à en tirer profit. C’est pourquoi. La connaissance des mécanismes fiscaux est nécessaire pour remplir les nombreuses obligations mises à la charge des entreprises .Introduction générale à la fiscalité suite Pour l’entreprise et le monde des affaires. Mais celles-ci. en la maîtrisant. sa stratégie et son management.

. il faut d’abord connaître l’impôt : son fondement et les différentes règles qui s’y appliquent. la typologie fiscale ou encore les modalités de détermination de l’impôt.Introduction générale à la fiscalité suite Pour ce faire. L’étude de la fiscalité revêt nécessairement un aspect théorique qui se traduit par la définition de l’impôt.

c’est que chacun puisse déterminer l’impôt dû dans les différentes situations. elle doit revêtir un aspect pratique.Introduction générale à la fiscalité suite Mais. . car l’objet ultime.

à la classification fiscale des différents impôts et taxes. .Introduction générale à la fiscalité suite Nous allons nous limiter dans cette introduction à quelques considérations relatives à l’appréciation du concept d’impôt. aux sources du droit fiscal et à l’organisation de l’administration fiscale.

l’impôt moderne est défini par . Néanmoins. car une définition à souvent tendance à renfermer un concept dans des limites qui à l’analyse se révèlent arbitraires.1) Définition de l’impôt IL n’est pas très réaliste de chercher à donner une définition précise de l’impôts.

Définition de l’impôt suite Lucien MEHL et Pierre BELTRAME comme « une prestation pécuniaire requise des personnes physiques ou morales de droit privé .

.Définition de l’impôt suite voir de droit public d’après leur faculté contributive par voie d’autorité à titre définitif et sans contrepartie déterminée en vue de la couverture des charges publiques ou à des fins d’intervention de la puissance publique ».

Définition de l’impôt suite Cette définition permet de cerner la réalité du concept en analysant les critères retenus par la définition à savoir: .

Ce qui exclut les paiements en nature (mil. . nombre de jours de travail etc.Définition de l’impôt suite L’impôt est une prestation pécuniaire: C’est à dire que l’impôt est acquitté en somme d’argent. sel.) comme par le passé.

* .Définition de l’impôt L’impôt est une prestation suite requise des personnes physiques et morales: Aussi bien les particuliers que les sociétés privées (SA. SARL.) et publiques (EPIC.) payent l’impôt. Entreprises individuelles etc. SE. SEM etc.

Définition de l’impôt suite L’impôt est déterminé en fonction de la capacité contributive: Il est tenu compte de l’état de la fortune de chacun. Plus son revenu est élevé plus on paye l’impôt. . à l’opposé moins il est élevé moins on en paye.

à l’opposé moins il est élevé moins on en paye.Définition de l’impôt suite * L’impôt est déterminé en fonction de la capacité contributive: Il est tenu compte de l’état de la fortune de chacun. Plus son revenu est élevé plus on paye l’impôt. .

utilisée pour la perception de l’impôt.Définition de l’impôt suite * L’impôt est requis par voie d’autorité : aucun consentement individuel à l’impôt n’est pas nécessaire. La force publique peut être. . au besoin.

. On ne peut exiger de l’État telle ou telle prestation parce qu’on a payé ses impôts.Définition de l’impôt suite * L’impôt est une prestation définitive et sans contrepartie : Cela veut dire que le payement de l’impôt ne donne pas droit à une contrepartie ou à un avantage direct.

Définition de l’impôt suite * L’impôt sert à la couverture des charges publiques : Il s’agit de la fonction première de l’impôt. . Celuici est collecté en vue de doter l’État ou les collectivités publiques décentralisées de ressources financières qui puissent leur permettre de faire face aux dépenses publiques.

L’impôt est utilisé pour agir dans un sens donné ou sur un secteur donné de l’économie. l’Etat stimule les investissements qui à leur tour. par l’octroi de faveurs fiscales multiformes (dégrèvements fiscaux. modification du tarif douanier etc.).Définition de l’impôt suite *L’impôt est aussi un instrument d’intervention de l’Etat dans le domaine économique : En effet. influent sur le développement économique. On dit alors qu’il est un véritable instrument de politique économique. .

Le rôle financier est le rôle premier de l’impôt. . Par exemple pour le budget de l’Etat 2005.2. un rôle économique et un rôle social. l’impôt joue un rôle financier. les produits et revenus du budget de l’Etat sont évalués à 700 244 785 000 f dont 386 900 000 000 f de recettes fiscales. L’impôt fourni une part essentielle de la recette du budget de l’Etat et des collectivités publiques.Rôle de l’impôt Au total.

(Provisoires) .2. les recettes fiscales étaient de 178.822 milliards. les recettes fiscales étaient de 186.Rôle de l’impôt suite N.2211 milliards En 2006.B : en 2005.

Des exonérations partielles sont accordées aux investissements directs utilisant une main d’œuvre locale etc. de l’alcool ou encore des produits de luxe . les produits de grande consommation sont moins taxés ou détaxés.2. Le rôle de l’impôt peut être direct (détaxation. La sur taxation de la cigarette. sur taxation) ou indirect (utilisation des dépenses publiques).Rôle de l’impôt suite Le rôle économique : on est passé du neutralisme fiscal à l’interventionnisme fiscal. .

Rôle de l’impôt suite Le rôle social : l’impôt est de manière générale établi de façon à créer une égalité et une justice fiscale lesquelles contribuent à la justice sociale. une même contribution est demandée aux personnes ayant la même capacité contributive (justice horizontale) et en revanche les gens de capacités différentes sont traités de manière discriminatoire (justice verticale). . Pour cela.

de aux de des .Rôle de l’impôt suite La justice fiscale implique l’universalité l’impôt. la proportionnalité de celui-ci facultés contributives et l’absence comportements discriminatoires de la part autorités fiscales.

) . aides aux personnes en difficultés etc). dispensaires.2.Rôle de l’impôt suite L’impôt contribue par le biais des dépenses publiques à la réalisation de la justice sociale ainsi qu’il suit : D’abord en prenant plus aux uns et moins aux autres voire rien du tout . . routes etc. Enfin par des aides multiformes (bourses d’études. Ensuite en permettant la réalisation d’investissements sociaux gratuits ou accessibles à tous (écoles. hôpitaux.

. Notion de revenu imposable 3.1 Définition Aucun législateur ne donne une définition suffisamment précise et globale du Revenu Fiscal.3. Cela révèle sans doute de la difficulté d’appréhender le concept de revenu fiscal mais traduit dans le fond le souci du législateur de s’aménager la possibilité de jouer sur la notion de revenu dans le but d’étendre le champ d’application de certains impôts soit par souci de justice soit par simple besoin de rendement.

il intègre à la fois les produits provenant de source durable. De ce fait. le revenu s’assimile tout simplement à l’enrichissement d’un agent économique au cours d’une période donnée. les gains résultant d’une activité habituelle ou de la gestion courante d’un patrimoine. dans la pratique. Notion de revenu imposable suite Ainsi donc.3. les profits exceptionnels et les gains exceptionnels (plus value de cession .

dividendes etc . Etc . Notion de revenu imposable suite Cette notion permet de distinguer plusieurs catégories de revenus : * Le revenus dérivant du capital: loyers.. honoraires etc ..3. * Les profits: c’est à dire les excédents dégagés sur les coûts. * Les revenus mixtes: BIC. intérêts. traitements. BNC etc . ..... fermages... * Le revenus provenant d’une activité: salaire.

2 Les caractères généraux des revenus imposables * Le revenu imposable est un revenu au sens large.3. réguliers et exceptionnel et même des revenus non expressément spécifiés par la loi. . Il s’agit de toutes les catégories de revenu. Il s’agit aussi bien des revenus en argent que d’avantages en nature et même d’autoconsommation.

2 Les caractères généraux des revenus imposables suite * Le revenu imposable est un revenu net: cela signifie que pour l’imposition en principe. .3. le revenu réalisé doit être atténué des frais d’acquisition et de conservation.

3.2 Les caractères généraux des revenus imposables suite
* Le revenu imposable est un revenu réalisé; voire disponible. Il convient de distinguer ici le cas des bénéfices industriels et commerciaux des autres catégories de revenus. Lorsqu’il s’agit de BIC, le revenu imposable est un revenu réalisé c’est à dire acquis dans le principe sans qu’il soit nécessaire que ce revenu soit mis à la disposition effective du contribuable. Aussi la détermination de ce revenu est fondée sur les créances acquises et les dettes certaines.

3.3. Les modes d’imposition des revenus La plupart des législations modernes imposent les revenus différemment selon que le contribuable est une personne physique ou une personne morale.

3.3. Les modes d’imposition des revenus
suite

En réalité jusqu’au 19è siècle, on constatait que l’impôt devait être un sacrifice consenti par les citoyens. Les personnes morales n’étant pas des citoyens elles ne payaient donc pas d’impôt. Cette conception a été totalement abandonnée aujourd’hui grâce aux techniques fiscales nouvelles et au rôle croissant de l’état.

On considère qu’une société est transparente lorsqu’elle laisse apparaître la personnalité des ses associés. Mode d’imposition des personnes morales L’imposition des personnes morales peut se faire suivant deux (2) modes selon que la personne morale soit réputée présenter une transparence fiscale ou non.1.3. .3.

3. Mode d’imposition des personnes morales suite Il en est ainsi lorsque les revenus de la société ne peuvent être distingués de ceux se ses membres.1. C’est le cas des sociétés de personnes et des associations en participation. .3.

1. Chaque associé subissant l’impôt sur sa part de bénéfice. Mode d’imposition des personnes morales suite Les personnes morales transparentes sont imposées selon le régime des personnes physiques.3.3. .

3. En outre. Ils perçoivent des dividendes qui rémunèrent leurs placements. Mode d’imposition des personnes morales suite Quant aux sociétés de capitaux. leur capital social leur est propre et ne se confond pas avec le patrimoine des actionnaires. .3.1. les actionnaires ne participent pas directement à la gestion de la société qui est assurée par une Direction. Il apparaît donc que les sociétés de capitaux peuvent être considérées distinctement de leurs actionnaires.

1.3. Mode d’imposition des personnes physiques.2.3. L’imposition des personnes physiques peut se faire de trois (3) manière: . 2. Mode d’imposition des personnes morales suite Aussi les modes d’imposition utilisés à leur égard consistent à imposer la société sur les bénéfices réalisés et les actionnaires sur les dividendes perçues.3.

3. Ainsi par exemple.2. les revenus difficiles à appréhender comme les bénéfices agricoles seront imposés forfaitairement tandis que les revenus plus contrôlables devront être soumis à la déclaration. * l’imposition cédulaire: elle consiste à soumettre chaque catégorie de revenu appelée cédule à un impôt particulier et suivant des modalités propres à la catégorie. Elle présente l’avantage d’ajuster les modalités de l’imposition aux particularités ou à la nature de revenu.3. Mode d’imposition des personnes physiques. .

3. Mode d’imposition des personnes physiques suite. Elle consiste à soumettre au même barème d’imposition l’ensemble des revenus d’un contribuable et voire l’ensemble des revenus de bon foyer sans que soient opérés des distinctions selon les catégories de revenus. l’imposition cédulaire permet l’application de taux différents par catégorie de revenus en considération de leur origine ou de l’exactitude de leur estimation. Mais ce mode de recouvrement ne permet pas de cerner toutes les facultés contributives. * L’imposition unitaire. .2. En outre.3.

3. Elle consiste en la juxtaposition des deux (2) modes précédents en vue de concilier leurs avantages.3. Mode d’imposition des personnes physiques suite. * L’imposition mixte. Toutefois les modalités d’évaluation des revenus restent propres à chaque catégorie de revenu. .2. Ce mode d’imposition se rapproche plus de l’idée de justice fiscale.

4. En effet. certains prélèvements obligatoires ne sont pas considérés comme des impôts. Différence entre impôt. . taxe parafiscale et redevance Il convient de signaler que le caractère obligatoire d’un prélèvement n’en fait pas forcement un impôt.

taxe parafiscale et redevance suite. Il en est ainsi des taxes parafiscales (TDT).4. des redevances et des cotisations sociales. . Différence entre impôt.

Les taxes parafiscales sont instituées dans un but d’ordre économique. professionnel ou social au profit de personnes morales de droit public ou privé autres que l’Etat et ses démembrement. Différence entre impôt. Elles sont le plus souvent établies au profit d’organismes professionnels. taxe parafiscale et redevance suite.4. .

. Différence entre impôt. Les redevances sont également des prélèvements obligatoires mais elles ne constituent pas à proprement parler des impôts.4. Elles représentent généralement la rémunération de l’utilisation de services publics. dès lors qu’elles donnent droit à une contrepartie . taxe parafiscale et redevance suite.

en dépit de leur caractère obligatoire. la protection sociale.4. Différence entre impôt. . Le versement de prestations en constitue la contrepartie. taxe parafiscale et redevance suite. Enfin. les cotisations sociales ne sont pas des impôts dans la mesure où elles sont perçues dans un but déterminé.

L’approche administrative qui distingue les impôts directs et les impôts indirects. EX: BIC et TVA . A ce titre.5) Les classifications fiscales Plusieurs approches peuvent être retenues pour classer les différents impôts qui composent le dispositif fiscal burkinabé. quatre approches sont souvent utilisées: .

EX: patente. CSI et BIC L’approche économie qui fait la part entre l’ impôt sur le revenu. .5) Les classifications fiscales suite - L’approche budgétaire qui fait la distinction entre les impôts locaux et les impôts nationaux. l’ impôt sur la dépense et l’impôt sur le capital. .

Ex: BIC personne morale. BIC personne physique. L’approche technique qui distingue la fiscalité des sociétés et celle des individus. TVA. Droits d’enregistrement sur création d’une société ou augmentation du capital.5) Les classifications fiscales suite -EX :IRVM. .

5) Les classifications fiscales suite Dans le cadre de ce cours. nous allons considérer la classification administrative et celle budgétaire dans lesquelles nous étudierons au moins un impôt pour chaque catégorie. .

Leurs perceptions ne doivent dépendre que de la seule volonté des contribuables . pour être imposable.5) Les classifications fiscales suite Quant aux autres catégories de revenus. ils doivent au moins être disponibles.

5) Les classifications fiscales suite L’impôt direct est assis sur des données constantes par exemple le revenu. une fois par an en principe. . ce qui permet sa perception à intervalle régulier.

5) Les classifications fiscales suite L’impôt indirect porte au contraire sur des faits intermittents et sa perception se poursuit tout au long de l’année. Les impôts indirects sont généralement assis sur la consommation et ne frappent. . par conséquent le revenu qu’au moment où il est dépensé. Par exemple la TVA.

5) Les classifications fiscales suite Les impôts nationaux sont des impôts qui alimentent le budget national tandis que les impôts locaux sont institués pour renflouer les caisses des collectivités locales (mairies et régions). .

les différentes lois régissant la fiscalité intérieure sont regroupées dans le Code des impôts et celui de l’enregistrement du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières. le taux et les modalités de recouvrement des impôts sont du domaine de la loi. . Au Burkina Faso.6) Les sources du droit fiscal: les textes légaux et réglementaires. Les règles concernant l’assiette.

Pour l’application pratique des dispositions fiscales . .des décrets et arrêté sont souvent pris.6) Les sources du droit fiscal: les textes légaux et réglementaires suite. ils doivent être conformes aux textes de lois dont ils assurent la mise en œuvre.

notes ou lettres émanant des autorités administratives apportent souvent des précisions de détail.6. donnent des directives sur la façon dot il convient d’interpréter et d’appliquer les textes fiscaux. circulaires. .1 La Doctrine Des instruction.

1 La Doctrine suite Il est souvent indispensable de s’y référer pour les développements et précisions qu’elles peuvent contenir et qu’il serait difficile d’exposer dans une loi ou un acte réglementaire.6. .

6.1 La Doctrine suite Cette doctrine ne constitue pas en réalité une source du droit fiscal mais elle aide à mieux le comprendre. l’acte administratif devient illégal. . A défaut. L’administration fiscale doit se limiter à l’interprétation et au commentaire des dispositions législatives.

1 La Doctrine suite Dans cette situation. Cependant. l’administration ne peut opposer l’irrégularité d’une circulaire. . d’une instruction ou tout autre acte administratif à un contribuable qui l’a Appliqué. l’acte irrégulier n’est pas opposable aux contribuables.6.

6. l’administration ne peut effectuer aucun redressement en soutenant une interprétation différente .1 La Doctrine suite Ainsi lorsqu’un contribuable a appliqué un texte fiscal selon l’interprétation que l’administration a fait connaître par un document publié et qu’elle n’avait par rapporté à la date des opérations en cause .

Il arrive ainsi qu’une décision de justice se révèle être une véritable construction juridique. Elle renseigne sur les la façon dont ces derniers interprètent les textes fiscaux. Organigramme de l’administration fiscale burkinabé (à compléter en annexe si nécessaire) .7 La jurisprudence La jurisprudence est constituée par l’ensemble des décisions rendues par les cours et tribunaux en matière fiscale.

ce qui permet de déterminer l’impôt correspondant à sa charge.8) Le mode de déclaration des impôts IL faut retenir que la fiscalité burkinabé repose sur un système dit « déclaratif » à savoir que c’est le contribuable auteur des activités qui produit une déclaration indiquant la nature et le total des activités qu’il amené. .

nous allons dans le cadre de ce cours voir essentiellement les impôts auxquels les entreprises sont soumises couramment dans l’exercice de leurs activités.En fin La fiscalité burkinabé étant constituée de Plusieurs cédules d’impôt à l’instar de celles des pays de la sous région. IL s’agit des impôts énoncés dans le plan ciaprès: .

Les régimes d’imposition et la liquidation IV. Les prélèvements et les retenues .PLAN DU COURS PREMIERE PARTIE : LES IMPÔTS DIRECTS CHAP : I. Les obligations et les sanctions V. L’IMFPIC VI. L’IMPÔT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX (BIC) I. Le champ d’application II. La détermination du bénéfice imposable III.

PLAN DU COURS suite CHAP : II. L’IMPÔT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX (BNC) I Le champ d’application II La base imposable III La liquidation IV Les Obligations et les sanctions .

PLAN DU COURS suite CHAP : III. L’IMPÔT UNIQUE SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES (IUTS) I Le champ d’application II La territorialité de l’impôt III Le fait générateur VI La base imposable V La liquidation VI Les obligations et les sanctions .

PLAN DU COURS suite CHAP : IV. LA TAXE PATRONALE ET D’APPRENTISSAGE I Le champ d’application II La base imposable et la liquidation III Les obligations et les sanctions .

DEPOTS ET CAUTIONNEMENTS (IRC) I Le champ d’application II La base imposable et la liquidation III Les obligations et les sanctions . L’IMPÔT SUR LE REVENU DES CREANCES.PLAN DU COURS suite DEUXIEME PARTIE : AUTRES IMPÔTS SUR LE REVENU CHAP : I.

L’IMPÔT SUR LE REVENU DES VALEURS MOBILERES I Le champ d’application II La base imposable et la liquidation III Les obligations et les sanctions .PLAN DU COURS suite CHAP : II.

L’IMPÔT SUR LES REVENUS FONCIERS (IRF) I Le champ d’application II La base imposable et la liquidation III Les obligations et les sanctions .PLAN DU COURS suite CHAP : III.

PLAN DU COURS suite TROISIEME INDIRECTS PARTIE : LES IMPÔTS CHAP : I. LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE I Le champ d’application .

PLAN DU COURS suite II Le Fait générateur et exigibilité III Le taux de la TVA IV La TVA collectée ( Facturée) V La TVA déductible .

PLAN DU COURS suite VII Les régimes d’imposition VIII Les obligations et les sanctions .

PLAN DU COURS suite CHAP : II. DROITS . LES D’ENREGISTREMENT I Le droit proportionnel II Le droit progressif III Le droit fixe.

QUATRIEME PARTIE : LES IMPÔTS LOCAUX CHAP : VIII. LA CONTRIBUTION DES PATENTES I Le champ d’application II Les exonérations III Les dispositions spéciales IV La détermination de l’impôt V Les obligations et les sanctions .

industrielle . .PREMIERE PARTIE: IMPÔTS DIRECTS / IMPÔTS SUR LE REVENU CHAP I: L’IMPÔTS SUR LES BENEFICES INDUSTRIELLES ET COMMERCIAUX (BIC) I : Champ d’application 1. les bénéfices réalisés par les personnes physiques et morales et provenant de l’exercice d’une profession commerciale. artisanale des exploitations forestières et des entreprises minières.Activités imposables Sont soumis au BIC.

les opérations destinées à fournir des distractions ou des loisirs (salles de spectacles. d’immeuble. de fonds de commerce. les opérations de transport etc. les opérations de banque et d’assurance.1.Activités imposables (suite) Une profession commerciale s’entend de l’accomplissement à titre habituel et dans un but lucratif les opérations telle que l’achat en vue de la revente.). hôtels. restaurants etc. . les locations de meuble.

1. Les profits accessoires de nature non commerciale réalisés par les entreprises industrielles ou commerciales rentrent également dans le champ d’application du B. .C. d’exploitation minière etc. Les professions artisanales comprennent toutes les activités manuelles exercées par les contribuables pour leur propre compte à titre de source de revenu principal.I.Activités imposables (suite) Une profession industrielle s’entend les opérations de transformation.

SARL . les sociétés en commandite par action. Les personnes imposables Le BIC est établi au nom de la personne physique ou morale pour l’ensemble de ses activités imposables. Dans l’entreprise individuelle c’est au nom de l’exploitant. .2 . Dans les SA. l’impôt est établi au nom de la société.

Les personnes imposables suite Dans les sociétés en nom collectif par contre.2 . . chacun des associés est personnellement imposé pour la part des bénéfices correspondant à ses droits sociaux.

3 La territorialité L’impôt est dû en raison des bénéfices réalisés par les personnes physiques ou morales qui disposent au burkina d’un établissement stable. . qui est difficile à appréhender s’entend comme une installation fixe d’affaires ou une entreprise exerce tout ou partie de son activité. L’établissement stable.

on peut citer: les sociétés coopératives de consommation. .4 Les exemptions et les exonérations Au titre des exemptions. les offices d’habitation économique. les sociétés coopératives agricoles. les caisses de crédit agricole (mutuelle).

pendant 5 ans.I. Ainsi. les bénéfices provenant exclusivement de l’exploitation d’une usine nouvelle ou de l’exploitation d’un gisement de substance minérale sont exonérés de B.4 Les exemptions et les exonérations suite Les exonérations sont en général temporaires en vue de faciliter le démarrage de certaines activités. .C.

(article 06 du CI). . » II : Détermination du bénéfice imposable Définition : Le bénéfice imposable est constitué de la différence entre l’actif net à la fin et au début de l’exercice diminué des suppléments d’apport et augmenté des prélèvements effectués par l’exploitant ou par les associés.Dans la pratique. les plus values et les profits divers et d’autre part les charges de l’entreprise. agriculteurs et éleveurs. Le bénéfice imposable est égal en fait à la différence entre d’une part les profits bruts c’est à dire le bénéfice d’exploitation. Car ils ne sont pas imposés même si l’article du CI dispose qu’il est établi au titre de l’IBICA « un même impôt sur les bénéfices de l’exploitation agricole aux bénéfices réalisés par les planteurs. les bénéfices agricoles bénéficient d’une exonération de fait. Le souci du législateur est d’imposer tous les produits y compris les profits occasionnels ou circonstanciels.

Ces plus values peuvent cependant échapper à l’imposition si le contribuable s’engage à réinvestir dans un délai de trois (3) ans une somme égale au montant de ces plus values augmentée du prix de revient des éléments cédés. Elles comprennent les frais généraux. les amortissements. les pertes et les moins values.1 Les produits bruts Il s’agit notamment des produits d’exploitation fournis par le tableau des soldes caractéristiques de gestion. 2 Les charges déductibles D’une manière générale. . il sera réintégré le tiers de ces dépenses au titre d’utilisation privative. Les dépenses mixtes se rattachant à la fois à l’exercice de la profession et au service de l’exploitant doivent faire l’objet d’une ventilation suivant leur destination. elles correspondent au débit des soldes caractéristiques de gestion. des produits divers c’est à dire ceux réalisés par l’entreprise mais qui ne se rattachent pas directement à son objet principal ou qui proviennent de la mise en valeur de certains éléments d’actifs. * Les frais généraux doivent se traduire par une diminution de l’actif net et correspondre à une charge effective et être appuyés de justifications suffisantes. Dans le cas contraire.

des amortissements et des provisions.Certains frais généraux doivent obéir à certaines conditions de déductions. Lorsqu’une entreprise ne peut déduire de ses résultats les amortissements qu’elle a comptabilisés parce qu’elle est déficitaire.C. Pour les intérêts payés par l’entreprise l’administration a limité la déduction au taux d’avance de la BCEAO majoré de 2 points. ces amortissements pourront être déduits des premiers résultats bénéficiaires jusqu’à épuisement. Celui de son conjoint travaillant effectivement dans l’entreprise n’est déductible qu’à concurrence de cinquante mille (50 000) francs par mois et à condition que l’intéressé soit affilié à la CNSS. Par contre les amortissements qu’une entreprise est en droit de pratiquer et qu’elle s’est abstenue de comptabiliser sont définitivement perdus.T.5 % du chiffre d’affaires T.T. Les impôts et taxes à la charge de l’entreprise sont déductibles à l’exception des amendes et pénalités fiscales. éducatif.5 % du montant cumulé des frais généraux. C’est le cas notamment des frais de réception limités à 0. Les subventions ou dons faits au profit d’œuvres ou d’organismes d’intérêt général (sportif. * Les amortissements sont des sommes destinés à compenser la dépréciation due à l’usage et au temps des biens corporels faisant partie de l’actif de l’entreprise. Les cadeaux en valeur marchande ne pourront excéder 0.C. Le salaire de l’exploitant individuel n’est pas déductible. social. . scientifique) sont limités à 1 % du chiffre d’affaires T.

Les taux généralement appliqués sont: . . * Les provisions sont des déductions opérées sur les résultats d’un exercice en vue de faire face ultérieurement à une charge ou à une perte dont l’objet est nettement précisé et la réalisation probable compte tenu des événements survenus en cours d’exercice. Notons que la prescription ne concerne pas les provisions. Les amortissements doivent faire l’objet d’une déclaration spéciale sur un relevé des amortissements à joindre à la déclaration de résultats.Au Burkina.33 % pour le matériel roulant etc.4 % pour les bâtiments. .l’amortissement accéléré qui consiste à doubler la première annuité pour réduire la durée d’amortissement d’un an. . Comme les amortissements les provisions doivent figurer sur un relevé des provisions. définitives et proviennent de l’exploitation normale de l’entreprise ou résultent d’événements affectant les éléments d’actif.l’amortissement linéaire qui consiste à appliquer au prix de revient un taux constant déterminé en fonction de la durée normale d’utilisation du bien.33. différents modes d’amortissement sont autorisés: .20 % pour le matériel mobile.l’amortissement dégressif qui consiste à appliquer le taux d’amortissement à la valeur nette comptable et qui se traduit par une dotation décroissante d’une année. * Les pertes et moins values peuvent être retranchées du bénéfice lorsqu’elles sont effectives.10 % pour le matériel fixe et le mobilier. . . .

Le déficit d’un exercice constitue une perte déductible du bénéfice de l’exercice suivant.000 et plus : 35 % (loi n°027/99/AN portant loi de finance pour l’exécution du budget 2000). 601. l’excédent du déficit peut être reporté aux résultats suivants jusqu’à ceux du quatrième exercice qui suit l’exercice déficitaire. III : Liquidation de l’impôt Le tarif du BIC varie suivant qu’il s’agit de sociétés ou de personnes physiques. . Pour les sociétés de capitaux. il est fait application d’un barème progressif: 0 à 250. Pour les sociétés de personnes et les personnes physiques. il est fait application d’un taux proportionnel de 35 % sur la base arrondie au millier de francs inférieurs. 251.000 : 10 %.000 à 600. Dans le cas où ce dernier est insuffisant.000 : 20 %.

000 Francs. le tableau des résultats mis à la disposition.000. . les soldes caractéristiques de gestion. Les contribuables du RN doivent souscrire dans les 4 mois de la clôture de leur exercice une déclaration de résultats à laquelle est annexée la liasse fiscale qui comprend: le bilan. le tableau des plus ou moins values et les relevés détaillés des frais généraux. le tableau de passage au compte patrimoniaux. Ceux du RSI sont dispensés de la production de la liasse fiscale. le tableau des commissions et honoraires versés. ils sont soumis à la contribution du secteur informel qui est un forfait représentatif de l’ensemble des impositions d’un même contribuable.IV : Obligations et sanctions Les obligations des contribuables dépendent en grande partie de leur régime d’imposition. Sont soumis au régime du réel normal les personnes physiques réalisant un chiffre d’affaire annuel supérieur à 50.000. le compte de résultast. Les contribuables relevant du régime simplifié d’imposition sont ceux qui font de l’achat revente et réalisant un chiffre d’affaires compris entre 15 et 50. l’état des provisions. Il existe deux régimes d’imposition: le régime du réel normal et celui du réel simplifié d’imposition.000 Francs et les personnes morales quelque soit leur chiffre d’affaires. En dessous de ces limites. Les autres (généralement les entrepreneurs et les prestataires de services) sont soumis au RSI lorsqu’ils ont un CA annuel compris entre 5 et 50.000 Francs. l’état détaillé des immobilisations et des amortissements.000. ce sont des contribuables du secteur informel.

Il doit être déclaré et payé avant le 20 du mois suivant (RNI) et le 20 du trimestre suivant ( RSI).000 f (1/12 par mois) pour le RNI et 200.5 % du CA avec un minimum de 500.Le défaut de déclaration entraîne une taxation d’office majorée de pénalité allant de 25 à 50% avec un minimum de 250. L’impôt minimum forfaitaire sur les professions industrielles et commerciales L’IMFPIC est considéré comme un acompte et un minimum de perception. de la part des personnes imposables au BIC particulièrement celles qui déclarent des résultats chroniquement déficitaires une contribution minimale L’IMFPIC est dû mensuellement (RNI) et trimestriellement (RSI). Ainsi l’IMFPIC est intimement lié au BIC et vise à obtenir. Les retenues et les prélèvements à la source (mesures fiscales nouvelles de la loi de finance 2000) 1 Prélèvement à la source Depuis le 1er janvier 2000.000 f pour le RNI. VI. Il est de 0. Il vient en déduction du montant de la cotisation due au titre du BIC de la même année.000 f pour le RSI et 500. . V. il est institué au profit du budget de l’Etat un prélèvement à la source à titre d’acompte sur les BIC et BNC.000 f (1/4 par trimestre pour le RSI)..

les ONG et Projets. Les prélèvements supportés sont imputables sur l’IMFPIC. le sucre et la farine de froment. 2 Retenue à la source Il est institué au profit du budget de l’Etat. Le taux de la retenue est de 5% sauf pour les entrepreneurs de travaux immobiliers ou le taux est de 1% (loi de finance 2001). le BIC ou le BNC. Pour les contribuables de la CSI. à des personnes qui y résident. Pour les prestataires non établis au Burkina le taux de la retenue est fixé à 20%. les prélèvements supportés sont définitivement acquis au trésor public. les contribuables du RNI) au Burkina Faso. Ils sont reportables et non restituables.Ce prélèvement s’applique d’une part. Exonération : Elles sont limitativement énumérées par l’article 84 bis du code des impôts. qui sont passibles du BIC. en rémunération des prestations de toute nature ( il s’agit de de toute opération lucrative autre qu’une vente de biens ou une location d’immeubles dont le montant est supérieur ou égal à 500 000 f) fournies ou utilisées sur le territoire national. Les retenues sont déductibles sans limitation de durée sur les BIC.2% pour les hydrocarbures. 0. sur les achats de biens en régime intérieur. une retenue à la source sur les sommes versées par des débiteurs établis (L’Etat et ses démembrements. Le taux de droit commun est 2%. BNC ou IMFPIC. BNC ou de la CSI. sur toutes les importations de biens et d’autre part. . 1% : le ciment hydraulique.

huissiers etc. de toutes sources de profits non imposés dans une autre catégorie de revenu (marabouts.). il n’existe pas d’exonération en matière de BNC. comptables etc. medecins.) En principe.CHAP II: L’IMPÔT SUR LES BENEFICES NONCOMMERCIAUX I Champ d’application Le code des impôts ne définit pas les professions non commerciaux mais se borne à citer les professions qui doivent être assujetties au BNC 1 Revenus imposables (article 41 du CI) Ce sont les bénéfices provenant des professions libérales (avocats. prostituées etc. . les sociétés bien qu’exerçant une activité non commerciale restent soumises au BIC. 2 personne imposable L’impôt est établi au nom des bénéficiaires des revenus imposables ci – dessus au lieu d’exercice de la profession ou du principal établissement.) ou offices (notaires. Seules les personnes physiques sont soumises au BNC. écrivain.

la ventilation peut se faire suivant les règles du BIC. . Cependant en cas de cessation d’activité. Il est fait exception à la règle de l’annulation dans le cas des productions littéraires. Les dépenses susceptibles d’être retranchées des recettes sont celles qui sont nécessitées par l’exercice de la profession et qui ont été effectivement payées. Dans le cas des usages mixtes.II Base taxable Le bénéfice imposable est constitué par l’excédent des recettes sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession. le bénéfice imposable comprend aussi bien les recettes encaissées que les recettes acquises. Les provisions sont donc exclues de même que les dépenses personnelles. Les recettes à considérer sont celles encaissées au cours de l’année même si elles correspondent à des opérations effectuées au cours d’une année antérieure ou des avances sur prestation à fournir. Le bénéfice à retenir est celui qui est réalisé au cours de l’année civile même si le contribuable tient une comptabilité qui ne coïncide pas avec l’année civile. artistiques et de cessation d’activité.

les droits correspondant à l’insuffisance sont majorés de 25%. En cas d’inexactitude. le détail des dépenses et le bénéfice ou la perte. Le défaut de déclaration dans le délai entraîne la mise en œuvre de la taxation d’office assortie d’une majoration de 25%. En cas de mauvaises foi.000 F pour les cabinets privés de soins infirmiers. 000 francs pour les cliniques d’accouchements dûment autorisés 500.1 Liquidation Le montant de l’impôt est obtenu en appliquant à la base imposable arrondie au millier de francs inférieur le même barème qu’en BIC personne physique.000 F pour toutes les autres professions libérales. En tout état de cause. 2 Obligations et sanctions Ils doivent produire dans les deux (2) premiers mois de chaque année leur déclaration de résultat indiquant le montant des recettes brutes. 200. . le montant de l’impôt ne peut même en cas de déficit. être inférieur à: 50. l’amende est doublée.

Il s’applique sur tous les traitements. Ainsi par exemple. .Champ d’application 1 Revenus imposables L’IUTS frappe tous les salariés résidant au Burkina. d’un architecte. mais dès lors que l’activité est exercée sous la subordination d’un employeur. salaires. Peu importe la dénomination du revenu. c’est le lien de subordination dans l’exercice de l’activité qui constitue le critère principal. de l’impôt forfaitaire sur le revenu et de la taxe de voirie. de l’impôt progressif sur le revenu. il s’agit de toute rémunération versée à une personne à l’occasion ou en contrepartie d’une activité qu’elle exerce en vertu d’un contrat écrit ou tacite qui la place en état de subordination vis à vis d’un employeur.CHAP III :L’ IMPÔT UNIQUE SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES L’IUTS est un impôt unique qui a été institué par l’ordonnance 70/043 du 17-09-1970 en remplacement de l’impôt cédulaire sur les traitements et salaires. d’un avocat sont en principe des revenus non commerciaux imposables en BNC. Au terme de l’article 55 du CI. ils entrent dans le champ d’application de l’IUTS. indemnités et émoluments servis par le secteur public ou privé. les honoraires d’un médecin. En règle générale. . I.

consommation d’électricité. associés-gérants de sociétés à l’exception des gérants majoritaires des SARL (cf IA n° 001/96/BIC du 23/05/96).Le contrat de travail est défini comme étant une convention par laquelle une personne (salariée) s’engage à exercer son activité professionnelle au profit et sous la direction d’une autre personne (employeur) moyennant une rémunération. le transport à l’exception des transports en commun…) etc. logement y compris les matériels et mobiliers. cuisiniers. bilan…). gardiens. jardiniers. les treizième mois. les primes d’ancienneté. les primes de rendement (panier. Les revenus imposables sont constitués par le total des rémunérations brutes versées en espèces y compris les avantages en nature à l’exception de ceux supportés par l’Etat. C’est ainsi que certaines activités ont été assimilées à des activités salariales : journalistes professionnels. Cependant. Au total. les primes de technicité. consommation d’eau. les heures supplémentaires. les collectivités locales et les établissements publics n’ayant pas un caractère industriel ou commercial (loi n°51/94/ADP du 13/12/94 et l’IA n° 01/95 IUTS du 24/02/65).). les avantages en nature (frais de congés payés. le sursalaire. les revenus imposables sont constitués par le salaire indiciaire ou salaire de base. . la notion de subordination a été assouplie dans certains cas. garde …. les indemnités de départ à la retraite. transport. les pourboires. les indemnités diverses (logement. fonction. . caisse. les indemnités de préavis ou de congés payés. Par ailleurs les rémunérations versées à la main d’œuvre occasionnelle et souvent comptabilisées comme frais de location de main d’œuvre constituent également des revenus imposables à l’IUTS. consommation de téléphone.

Les pensions alimentaires. L’exonération n’est définitivement acquise que s’il peut être prouvé que la mission a été effectivement exécuté dans un but professionnel par la production du titre de transport et de l’ordre de mission . Les traitements attachés à la distinction honorifique à caractère civil ou militaire.2 Revenus exonérés Sont affranchis de l’impôt: Les avantages en nature servis par l’Etat. les allocations familiales. Les indemnités de licenciement à l’exclusion des sommes versées au titre de l’indemnité de préavis ou de congés payés . allocation d’assistance à la famille .. Les pensions de retraite . Les pensions d’invalidité . Les appointements des consuls pour l’exercice de leur fonction consulaire dans la mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux consuls et aux agents consulaires du Burkina Faso. Les frais de mission et de déplacement sont exonérés à condition de ne pas être exagérées. les collectivités locales et les Etablissements Publiques de l’Etat Les allocations ou majorations de solde attribuées au salarié en raison de sa situation de famille . L’appréciation de l’exagération doit se faire à la fois au regard de l’importance et de l’objet de l’entreprise et au regard de la qualité de la personne qui exécute la mission.

Aux termes de la loi n° 032/2002/AN du 12 Novembre 2002 et des l’IA n° 01-2003 IUTS du 13 Février 2003 et 02- 2003 IUTS du 15 Septembre 2003, les indemnités ci dessous qui sont destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction où à l’emploi ne sont que partiellement exonérées. - Indemnité de logement : 20% du salaire brut, sans excéder 50.000 francs par mois pour l’indemnité de logement ou l’avantage en nature en tenant lieu ; - Indemnité de fonction : 5% du salaire brut, sans excéder 30.000 francs par mois pour l’indemnité de fonction ou l’avantage en nature en tenant lieu; - Indemnité de transport : 5% du salaire brut, sans excéder 30.000 francs par mois pour l’indemnité de transport ou l’avantage en nature en tenant lieu ; En cas de cumul d’indemnités et d’avantages en nature, les limites ci – dessus seront appliquées à la somme globale des avantages accordés dans la rubrique concernée. Le salaire brut est obtenu en déduisant du montant brut des sommes payées et de la valeur des avantages en nature accordés les retenues obligatoires opérées par l’employeur en vue de la constitution de pensions ou de retraites dans la limite de 8% du salaire de base (IA n° 02-2003 IUTS du 15/09/2003). Le décret n°2003-52/PRES/PM/MTEJ du 20 Mai 2003 a modifié le taux d’appel de cotisation sociale. Ce taux est désormais de 5,5% à la charge de l’employeur. L’arrêté n° 2003-12/MTEJ/SG/DGTSS/DT du 20 juin 2003 a relevé le plafond des salaires soumis à cotisation à 600 000 F au lieu de 200 000 F.

Le salaire de base est égal au salaire catégoriel tel qu’il résulte du contrat de travail, exclusion faite des indemnités de quelque nature que ce soit.(IA n° 01-2003 IUTS du 13/02/2003). Il s’agit du salaire stricto-sensu alloué au travailleur en vertu de son contrat de travail individuel et le cas échéant de la législation sociale. Le salaire de base ne comprend donc pas les indemnités, primes, gratifications et autres formes de supplément de salaire. Toutefois l’administration admet comme faisant partie du salaire de base les primes dites « d’ancienneté » qui sont calculées à partir du salaire de base et la fraction de la rémunération principale qualifiée de « sursalaire » lorsqu’elle a pour but exclusif de compléter le salaire minimum légal garanti et que cela s’applique à tous les salariés. II. : territorialité de l’impôt et personnes imposables Au terme de l’article 57 du code des impôts, l’IUTS est dû : d’une part par tous les salariés du Burkina Faso bénéficiaires de revenus imposable quelque soit leur statut ou leur nationalité sous réserve des conventions internationales. et d’autre part, par : • Les salariés domiciliés ou ayant leur résidence habituelle au Burkina Faso alors même que l’activité rémunérée s’exerce hors du Burkina ou que l’employeur est domicilié ou établi hors du Burkina ;

• Les salariés domiciliés ou résidant hors du Burkina à la double condition que l’activité rétribuée s’exerce dans cet Etat et que l’employeur y soit domicilié ; • Les personnes se trouvant en congé hors du Burkina et qui sont visées par l’article 74 du CI • Les fonctionnaires ou agents Burkinabè de l’Etat et des collectivités publiques servant dans les pays étrangers où ils sont exemptés d’impôt sur le revenu ou d’un impôt similaire en vertu des dispositions internationales. Comme on peut le remarquer, ces dispositions tendent à faire imposer au Burkina tout salaire servi sur le territoire Burkinabè ou servi à des Burkinabè. III. Fait générateur et exigibilité Le fait générateur est constitué par le versement direct ou au moment de l’inscription au crédit d’un compte sur lequel le bénéficiaire peut effectuer des prélèvements. Cette position n’est pas explicitement affirmée par un texte législatif mais résulte du principe général selon lequel le revenu imposable autre que le BIC est un revenu disponible. Dans le cas des indemnités de caisse conservées entre les mains de l’employeur pour faire face à d’éventuelles pertes, l’IUTS ne sera précompté que le jour où le caissier touchera ses indemnités ou le jour où elles seront utilisées par l’employeur pour compenser les pertes. L’IUTS est payable au plus tard le 10 du mois qui suit le mois au cours duquel le salaire a été versé.

IV. La base imposable La base imposable est obtenue en déduisant des revenus bruts imposables les retenues effectuées par l’employeur en vue de constituer les pensions ou retraites dans la limite de 8% du salaire brut, les indemnités affranchies de l’impôt et l’abattement forfaitaire de 15% sur le salaire de base. La base IUTS est déterminé en appliquant les règles et principes suivant les étapes cidessous :
1 Détermination de l’ensemble des rémunérations ou revenu

Il s’agit des rémunérations imposables versées au cour d’un même mois. Ces rémunérations sont cumulées et non imposées séparément Revenu = salaire de base + indemnités à l’exclusion des allocations familiales + avantages en nature (préalablement valorisé s’il y a lieu). 2 Retenue pour pension Il s’agit des cotisations obligatoires effectuées au titre des pensions et des retraites. En sont donc exclues les retenues opérées pour bénéficier de certaines opérations même qu’elles sont effectuées par l’employeur. Le taux de cotisation pour pensions et retraites est de 5,5% de l’ensemble des rémunérations bruts mais dans la limite de 8% du salaire de base avec un plafond de 33 000 . Ce taux est de 8% pour les agents du secteur public. Base de calcul de la pension = salaire de base + indemnités en espèces (uniquement)

3 Le salaire brut Le salaire brut = Revenu – retenue pour pension. 4 Contrôle des limites des indemnités et avantages (en espèces et en nature) S’il y a lieu déterminer les montants des indemnités de logement, de transport et de fonction affranchis de l’impôt puis indiquer le total des indemnités exonérés d’IUTS. 5 Détermination de l’abattement forfaitaire pour frais et charge Abattement forfaitaire = salaire de base x 15% S’il y a lieu ajouter les primes d’ancienneté et le sursalaire pour l’application de l’abattement. 5 Détermination de la base imposable Base imposable = Revenu – Cotisation CNSS – Indemnités affranchies de l’impôt – Abattement forfaitaire de 15%. V:La liquidation Pour le calcul de l’IUTS, il est fait application à la base imposable, le barème suivant : 0 à 10. 000 : 2% 10. 000 à 20. 000 : 5% 20. 100 à 30. 000 : 10% 30. 100 à 50. 000 : 17% 50. 100 à 80. 000 : 19% 80. 100 à 120. 000 : 21% 120. 100 à 170. 000 : 24% 170. 100 à 250. 000 : 27% Plus de 250. 000 : 30%

1 charge 2 charges 3 charges 4 charges 5 charges 6 charges 7 charges : 8% : 10% : 12% : 14% : 16% : 18% : 20% Sont considérés comme charge à condition de ne pas avoir des revenus distincts. . le conjoint non salarié. les orphelins recueillis et dont l’entretien est entièrement assuré par le salarié . les enfants mineurs ou infirmes ou âgés de moins de 25 ans lorsqu’ils poursuivent leurs études .Abattement : l’impôt est obtenu par l’application d’une déduction pour charges de famille dans la limite de sept (7) charges dont six(6) enfants et le conjoint sans revenu distinct.

Il en est de même pour les retenues insuffisantes. Lorsque les retenues mensuelles n’excèdent pas 2. la pénalité est de 100%. Obligations et sanctions Tout employeur est tenu de retenir l’IUTS sur les salaires de ses employés et de le reverser avant le 10 du mois suivant celui au cours duquel le salaire a été payé faute de quoi. L’employeur qui a effectué les retenues et qui ne les a pas reversé dans les délais est passible d’une pénalité de 25% du montant des IUTS par mois ou fraction de mois. Tous les employeurs ont l’obligation de tenir à jour : Un livre. . il est passible d’une amende égale au montant des retenues non effectuées. les reversements peuvent intervenir dans les 10 premiers jours de Janvier et Juillet (reversement semestriel). La pénalité est de 200% en cas de mauvaise foi. fichier out tout autre document sur lequel sont enregistrés les dates.500f/mois. si le versement intervient plus de 60 jours après le délai légal.VI. Par exemple l’IUTS du mois de Janvier 2004 doit être payé au plus tard le 10 Février 2004. les natures et les montants des rémunérations payées à chaque travailleur ainsi que les différentes retenues opérées .

la date d’embauche. Un livre de paie côté et paraphé sur lequel s’effectue le traitement des salaires . la qualité ou la profession. la nationalité. la catégorie. la situation matrimoniale et le salaire de base initial . Les doubles des bulletins de paie .Un registre de personnel qui contient notamment les noms et prénoms.

Entrée en vigueur le 1er janvier 1971. la TPA vise à favoriser la formation professionnelle. II : La base imposable et liquidation Elle est constituée par le montant brut des rémunérations majorées des frais de voyage. Sont également imposables les frais de voyage. émoluments et indemnités. En réalité la TPA est un impôt d’Etat I : Champ d’application Les rémunérations imposables. La taxe est à la charge de toute personne physique ou morale qui paie des rémunérations à l’exception de l’Etat. Sont exonérés temporairement les entreprises agricoles.CHAPIV : LA TAXE PATRONALE ET D’APPRENTISSAGE La TPA a été instituée en 1970 par l’ordonnance 043-70-pres du 17 septembre 1970. la SCFB. . pécule. les établissements d’enseignements. traitement. de congé du personnel et des avantages en nature évalués comme en matière d’IUTS. des collectivités secondaires. au terme de l’article 120 du CI la TPA s’applique à la totalité des rémunérations payées en argent au titre des salaires. des ouvriers et des artisans. de congé du personnel payés par l’employeur ainsi que les avantages en nature accordées par l’employeur aux employées appréciés comme en matière d’IUTS.

Au total la base imposable est le montant brut des charges de personnel. L’impôt est liquidé aux taux de 4% pour les rémunérations versées aux burkinabé et 8% pour celles versées aux étrangers. des salaires de techniciens chargés exclusivement de la formation des apprentis (dans la limite d’un technicien pour 5 apprentis au moins) . L’atténuation consiste en un crédit d’impôt imputable à la TPA du mois à venir. Il s’agit : des frais de cours professionnel. Dans l’optique d’inciter la formation professionnelle. Le montant est déterminé en fonction de la double limitation de 150 000 FCFA par apprenti et 50% des sommes réellement affectées à la formation professionnelle. . que cette formation se passe dans l’entreprise elle-même ou dans un organisme spécialisé au profit des employés ou des personnes étrangères de l’entreprise. l’article 123 prévoit des atténuations de TPA au profit des entreprises qui œuvrent pour la formation professionnelle. Pour éviter les abus. des indemnités journalières payées aux apprentis . des frais des œuvres complémentaires de l’enseignement technique et de l’apprentissage . les dépenses entrant dans le calcul d’atténuation ont été limitativement énumérées.

L’atténuation est obtenue sur simple demande motivée adressée au Ministère chargé des finances dans un délai prescrit pour le dépôt des bilans (30 avril au plus tard). Les obligation et les sanctions sont les mêmes qu’en matière d’IUTS. III : obligations et sanctions. Du reste la déclaration est faite sur la même déclaration . Avant la décision du Ministre la demande est transmise à la Direction de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) pour avis.

Les intérêts servis par la CNE et les opérations de la BCEAO en sont exemptés. Août. Novembre et Février. il est de 12. des comptes courants. III : Obligations et santions Les banquiers ou les sociétés de crédit doivent tenir un registre spécial à cet effet. d’une caisse de crédit agricole ou du Trésor. Toutefois. un bordereau certifié faisant ressortir le total des sommes à raison desquelles l’impôt est dû. privilégiés ou chirographaires. Le taux est de 25%.5% pour les produits des comptes de dépôts et des comptes courants ouverts dans les écritures d’une banque. arrérages et tous autres produits des créances hypothécaires. des cautionnements en numéraires. Ils sont tenus de déposer dans les mois de Mai. des dépôts de sommes d’argent. II : La base imposable et la liquidation La base d’imposition est constituée du montant brut des revenus taxables. les banques et les établissements financiers. . L’IRC s’applique aux intérêts.DEUXIEME PARTIE : AUTRES IMPÔTS SUR LE REVENU CHAPI:L”IMPÔT SUR LE REVENU DES CREANCES. DEPOTS ET CAUTIONNEMENTS (IRC) I : Champ d’application Sont imposables à cette catégorie d’impôt.

.Les autres sociétés sont tenues de déposer une déclaration dans les trois (3) mois qui suit la clôture de l’exercice accompagnée de deux (2) états. Tout retard ou omission dans le paiement est sanctionné d’une pénalité égale à 200%. l’un faisant ressortir le montant des revenus taxables. l’autre dressant la liste des créanciers non assujettis.

des obligations et emprunts et des parts de fondateurs des sociétés.Aux dividendes.Aux tantièmes. arrérages et autres produits des ob Ligationsémises au Burkina Faso . arrérages. Le taux de l’impôt est fixé à : . revenus et tous autres produits des actions de toute nature. II: La base d’imposition et la liquidation La base est constituée par le total des dividendes et autres rémunérations payées ou distribuées dans l’année.CHAPII : L’IMPÔT SUR LES REVENUS DES VALEURS MOBILIERES (IRVM) I: Le Champ d’application C’est un impôt qui frappe toutes les sociétés civiles ou commerciales quel qu’en soit leur forme. Il s’applique: . .6%pour les intérêts. aux intérêts. lots et primes de remboursement payés aux créanciers et porteurs d’obligations. jetons de présence.

les quatre (4) termes égaux sont déterminés provisoirement d’après le résultat du dernier exercice sur les 4/5 du revenu s’il est distribué. Pour les revenus variables. Octobre et Janvier. parts d’intérêts et commandites en ce qui concere les sociétés nouvellement constituées pour les distributions au titre des trois (3) premières exercices sans pouvoir excéder la durée de 42 mois. 000 francs. comme les dividendes. Obligations et sanctions Les sociétés sont tenues au principe du paiement des acomptes provisionnels en quatre (4) termes égaux dans les 20 premiers jours des mois d’Avril. . Ce taux est réduit de moitié sur les produits des actions. Les acomptes ne sont pas dus par les sociétés nouvelles si le montant annuel est inférieur à 20. les quatre (4) termes égaux sont basés sur 5% du capital appelé. Pour les revenus fixes.. Les inexactitudes ou omissions sont sanctionnées d’une pénalité égale à 100% des droits éludés avec un minimum de 5.15% pour tous les autres produits. La liquidation définitive intervient dans les 30 jours qui suivent la distribution des dividendes. Le retard dans le paiement de l’impôt est sanctionné d’un intérêt moratoire de 1% par mois ou fraction de mois de retard. Juillet. les acomptes sont en quatre (4) termes égaux d’après les produits annuels. 000 francs. Pour les sociétés nouvelles.

Toutefois en cas de paiement d’avance. L’impôt est exigible sur les loyers acquis au titre du mois écoulé sans qu’il soit nécessaire de tenir compte des échéances stipulées au contrat. quelque soit leur usage. L’imposition du bailleur résulte de la mise de l’immeuble à la disposition du locataire. aux collectivités locales et aux établissement publics n’ayant pas un caractère industriel ou commercial . l’impôt est dû sur la totalité des sommes encaissées. les loyers des chambres d’hôtels et établissements assimilés . . y compris les revenus accessoires. Il s’agit des revenus des immeubles situés au Burkina faso ou des revenus des immeubles situés à l’étranger lorsque le bailleur réside au Burkina faso ou y exerce se activités. les entreprises ayant pour objet principal la promotion de l’habitat social peuvent bénéficier de l’exonération par décret. Sont affranchis de l’impôt : les loyers de la location d’immeubles appartenant à l’Etat.CHAPIII: L’IMPÔT SUR LES REVENUS FONCIERS I: Champ d’application l’IRF est appliqué aux produits de la location ou de la sous location des immeubles bâtis ou non bâtis.

bénéficient d’un abattement supplémentaire de 30% pendant cinq (5) ans pour compter de la date d’achèvement des travaux.après au revenu net global imposable. 0 à 20.500 f. 000 : 10% 50. Les propriétaires des constructions nouvelles. 100 à 100. acquis par le bailleur au cours du mois considéré et au titre de chaque location.II. base imposable et liquidation Le revenu net imposable est égal au loyer brut TVA non comprise. 000 : 5% 20. Si l’IRF mensuel ne vaut pas 2. sous déduction d’un abattement forfaitaire de 10% pour frais et charges. le montant de l’IRF est obtenu par l’application des taux progressifs par tranches ci. 000 : 15% 100. 100 à 50. les reversements peuvent être faits trimestriellement . 100 et plus : 25% III : Obligations et sanctions Toute personne bénéficiaire de revenus imposables est tenue d’en effectuer la déclaration auprès du service des impôts de la situation de l’immeuble au plus tard le 10 du mois suivant.

pour les paiements tardifs : une pénalité de 10% des droits dus par mois ou fraction de mois de retard. IV: Retenue à la source IRF L’obligation de la retenue à la source instituée par l’article 13 de la loi n°050/98/AN du 20/09/98 et modifiée par l’article 17 de loi 042/2000/AN du 20/12/2000 elle-même modifiée par l’article 16 de la loi n°046-2005/AN du …………. Par débiteur établi. on désigne : . le bailleur est tenu d’en effectuer la notification au service des impôts dans les 10 jours qui suivent l’événement. Il est tenu de reverser les sommes dues dans les mêmes délais.pour les déclarations tardives : une pénalité égale à 25% des droits dus . Le non respect de ces obligations entraîne à l’encontre des bailleurs concernés: .En cas de résiliation du contrat de bail.. est applicable aux loyers des immeubles bâtis et non bâtis pris à bail par un débiteur établi au Burkina Faso. Chacune de ces pénalités est doublée en cas de taxation d’office.

. . S’il n’a effectué aucun reversement pendant 03 mois. les Projets . S’il a opéré les retenues et n’effectue pas le reversement dans le délai légal. Le montant de la retenue est égal au montant de l’impôt sur les revenus fonciers dû sur le loyer. il sera tenu au versement des retenues non versées majorées d’une pénalité de 200%. .l’Etat. le versement doit être effectué au plus tard le 10 du mois suivant la période écoulée. . Lorsque la périodicité dépasse un mois. Les retenues d’un mois donné doivent être versées au service des impôts au plus tard le 10 du mois suivant. il sera frappé d’une pénalité de 15% par mois ou fraction de mois de retard.les contribuables relevant du régime du réel normal d’imposition. Tout locataire qui n’a pas opéré la retenue sera tenu personnellement redevable des retenues non opérées. les collectivités publiques.les représentations diplomatiques et consulaires ainsi que les organismes internationaux et assimilés. les établissements publics ..les ONG.

des producteurs . Elle frappe les importations. les livraisons à soi même et d’une manière générale. ad valorem et à paiement fractionné. qualificatifs considérés par les fiscalistes comme étant de qualité. Il s’agit notamment : des importateurs . en principe à titre onéreux. qu’elle soit habituelle ou occasionnelle et quelque soit le but recherché et les résultats obtenus.TROISIEME PARTIE : LES IMPOTS INDIRECTS CHAP I : LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE La TVA est une taxe générale sur la dépense. les prestations de service. Elle a été instituée au Burkina en 1993 (loi n°04/92/ADP du 03/12/92) en remplacement de la TCA. la TVA est un impôt général prélevé à chaque stade du circuit économique et venant en définitive atteindre le consommateur final de produits et de services sur l’ensemble de ses dépenses. I : Champ d’application 1. 2. les travaux immobiliers. En effet avec son mécanisme de paiement fractionné et de déduction. les transformations de produits agricoles et piscicoles. toute activité lucrative autre que les emplois salariés. Les opérations taxables Le champ d’application de la TVA est très large. . les ventes. Les personnes assujetties Sont assujetties à la TVA toutes les personnes physiques ou morales exerçant une activité économique.

Territorialité de l’impôt Les affaires passibles de la TVA ne sont imposables que si elles sont réalisées au Burkina Faso. .- - des entrepreneurs de travaux immobiliers. des travaux immobiliers. 3. le droit concédé. des personnes exerçant les professions libérales etc. Les ventes effectuées par les agriculteurs. lorsque la vente ou l’opération est réalisée aux conditions de livraison au BF . Sont exonérés de la TVA : sous réserve de l’option prévue aux articles 323 et 371 ter du CI les opérations de production effectuées par les personnes les contribuables du secteur informel . des prestataires de services . 4. Les exonérations L’étendue du champ d’application de la TVA est limitée par l’existence de secteurs non taxés expressément prévus par la loi. lorsque le service rendu. les éleveurs et les pêcheurs des produits non transformés de leur culture. Une affaire es réputée faite au Burkina Faso s’il s’agit : d’une vente ou de toute opération ayant pour effet de tranférer à un tiers la propriété des biens. les opérateurs des entreprises de leasing ou de crédit bail . de toute autre opération. lorsque ces travaux sont effectués au BF . l’objet ou le matériel loué sont utilisés ou exploités au Burkina Faso. de leur élevage ou de leur pêche .

de réparation. de transformation. . Les transports aériens internationaux . Les entrées en entrepôt à la suite d’un régime douanier suspensif sous réserve d’exportation effective des biens concernés . intérêts. L’avitaillement des aéronefs à destination de l’étranger . et d’entretien destinées aux compagnies de navigation aérienne dont les services à destination de l’étranger représentent au moins 50% de l’ensemble des lignes qu’elles exploitent . arrérages. Les affaires de vente. Les dividendes. revenus et tous autres produits des actions de toute nature et des parts de fondateurs de sociétés etc. Les produits bénéficiant de la franchise des droits et taxes de douane (article 160 du code des douanes) . les collectivités territoriales et les établissements publics à caractère administratif . Les locations effectuées par les sociétés de crédit bail pour les biens exonérés. cessions ou prestations réalisées par l’Etat. Les transports terrestres pour la partie réalisée à l’étranger lorsque les prestations sont fournies du BF vers l’étranger . Les ventes des biens d’occasion à l’exclusion des ventes des biens amortissables ayant donné droit à déduction effectuées par les assujettis et celles effectuées par les négociants en biens d’occasion .Les ventes. Les biens et services répertoriés au tableau 1 de l’article 331 septiès du CI. Les exportations directs de biens . .

. marchés. par le prix de vente réclamé au client ou par toutes les sommes. services ou travaux. biens ou services reçus. ou à recevoir en contrepartie . par le montant des mémoires. par le prix des services ou par toutes les sommes. pour les prestations de services. pour les livraisons de produits extraits ou fabriqués au BF et autres échanges de biens. pour les travaux immobiliers. Cette base imposable est constituée : pour les importations par la valeur des marchandises telle que définie à l’article 22 du code des douanes majorés des droits et taxes perçus par le service des douanes à l’exclusion des taxes spécifiques de consommation . valeurs. par le prix de revient des biens. frais d’emballage. valeurs.II: Base d’imposition La TVA est assise sur le chiffre d’affaire HTVA. biens ou services reçus ou à recevoir en contrepartie . intérêts. de transport si la vente n’est pas conclue aux conditions départ et si le transport n’est pas à la charge de l’acquéreur et rémunéré distinctement). pour les livraisons à soi-même. Sont également à inclure dans la base d’imposition les frais accessoires aux livraisons (commissions. factures ou acomptes y compris les travaux confiés à des sous-traitants .

ristournes. Pour les prestations de service et les travaux immobiliers. de la livraison des biens ou de la réalisation des services à l’exception de celle des redevables soumis au BNC pour laquelle l’exigibilité n’intervient qu’à l’encaissement du prix des services. Toutefois s’il s’agit de fournitures ou de livraison à l’Etat. aux collectivités territoriales. rabais. aux établissements publics à caractère administratif. les débours dûment justifiés les primes et subventions d’équipement affectés au financement d’un bien d’investissement et les aides à caractère financier entre entreprises etc. le fait générateur est réputé intervenir lors de la période auxquelles ces décomptes se rapportent. le versement d’avance ou d’acompte rend la taxe exigible sur le montant dudit versement même si l’opération n’est pas matériellement réalisée. etc.327 bis du CI). les indemnités ayant le caractère de dommages et intérêts . le fait générateur est constitué par la première utilisation du bien . Il faut noter que pour les travaux immobiliers donnant lieu à l’établissement de décompte. remises. A contrario lorsque les travaux sont exécutées et la prestation fournie le fait générateur est constitué même si le paiement n’a pas eu lieu.Sont exclus de la base : les escomptes. la dette fiscale prend naissance lors du dédouanement. III. Fait générateur et exigibilité En règle générale. Pour les LASM. un sursis à paiement pourra être accordé par l’Administration (art.

V. Le taux de la TVA Avec 2 taux (réduit de 10% et normal de 15%) à l’institution de la TVA en 1993. il existe depuis le 1er septembre 1996 un seul taux de 18% qui est applicable à la base HTVA. Pour passer d’une base TTC à une base HTVA. Ce coefficient s’obtient par application de la formule 100/100+18 = 0. les opérations d’exportation et assimilées visées à l’article 325 2è alinéa du CI. on applique un coefficient de conversion à la base TTC. . La TVA collectée ou facturée La TVA collectée est constituée par l’ensemble du chiffre d’affaires multiplié par le taux de 18% VI La TVA déductible/ Les déductions 1 principe Aux termes de l’article 329 du CI.847. la TVA ayant grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la TVA applicable à cette opération sous réserves des conditions et restrictions prévues dans le code.IV. . Ouvrent également droit à déduction dans les mêmes conditions que si elles étaient soumises à la TVA.

services ou travaux immobiliers dont l’acquisition ouvre droit à déduction . Elles sont également autorisées à déduire une fraction de la taxe qui a grevé le coût des investissements à la même date.Les nouveaux assujettis à la TVA sont autorisés à déduire la TVA qui a grevé le coût des marchandises existant en stock destinées à la réalisation d’opérations taxables. 2 modalités Le droit à déduction prend naissance au moment où intervient le fait générateur de la taxe applicable aux biens.

les dépenses de réception. En cas d’omission. l’excédent peut être imputé sur la ou les déclarations ultérieures (art. les dépenses consécutives à l’acquisition d’objet et de mobilier de décoration autres que ceux ayant le caractère de matériel et mobilier de bureau . elle peut être opérée au plus tard le 30 Avril de l’année suivante. à l’enseignement de la conduite. . Seules les entreprises exportatrices et celles ayant perdu la qualité d’assujettis à la TVA peuvent bénéficier d’un remboursement à condition qu’elles adressent une demande au directeur général des impôts. 331 bis). les dépenses ayant le caractère de libéralité (gratuit ou prix inférieur au prix de revient). de spectacle ou d’hébergement) . 3 Les exclusions Est exclue du droit à déduction la TVA sur les biens et services ci-après : les dépenses à caractère personnel (les véhicules de tourisme non affectés au transport public des personnes.La déduction de la taxe est opérée par imputation sur la taxe collectée par l’entreprise au titre du mois au cours duquel le droit à déduction a pris naissance. Si le montant de la déduction autorisée est supérieure au montant de l’impôt exigible (crédit TVA). de restauration.

exclue des déductions lorsqu’ils concourent à la réalisation des affaires non taxables. déductible partiellement lorsqu’ils concourent à la fois à des affaires taxables et non taxables . la fraction de la déductible est déterminée par le rapport existant entre d’une part les opérations taxables et les exportations. et d’autre part l’ensemble des opérations réalisées à l’exclusion des recettes exceptionnelles comme les cessions d’élément d’actif immobilisé. . Ex : un pharmacien qui vend des médicaments exonérés de TVA et des produits de beauté soumis à la TVA. Ces redevables réalisent à la fois des opérations taxables et des opérations non taxables . Pour les assujettis partiels. CA taxable + exportations Ce pourcentage = ………………………………………… CA global Il reste entendu que la fraction de la TVA non déductible constitue une charge déductible pour la détermination du bénéfice imposable. les débours. les dommages et intérêts. les indemnités d’assurance ne constituant pas la contrepartie d’opérations soumises à la TVA.4 Les limitations Elles concernent les assujettis partiels. les subventions d’équipement. La TVA ayant grevé l’acquisition de biens et services est : déductible en totalité lorsqu’ils concourent à la réalisation d’affaires imposables ou à des exportations .

industriels etc. Le RNI : Sont soumis au régime du réel normal d’imposition : .) lorsque leur CA annuel TTC est égale ou supérieure à 25 000 000 F Le RSI : Sont placés sous le régime du réel simplifié d’imposition : les contribuables qui effectuent des livraisons de biens. des ventes à consommer sur place. planteurs et éleveurs.) lorsque leur CA annuel TTC est égale ou supérieure à 15 000 000 F et inférieure à 25 000 000 F . des travaux immobiliers et travaux publics et des agriculteurs. TTC est égal ou supérieure à 30 000 000 F et inférieure à 50 000 000 F les contribuables qui effectuent des opérations autres que celles ci-dessus énumérées (prestataire de service. des ventes à consommer sur place. profession libérale. planteurs et éleveurs. Les régimes d’imposition Ils sont les mêmes qu’en matière d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. les contribuables qui effectuent des opérations autres que celles ci-dessus énumérées (prestataire de service.VII. lorsque leur chiffre d’affaire annuel. lorsque leur chiffre d’affaire annuel. des fournitures de logement. industriels etc. TTC est égal ou supérieure à 50 000 000 F.les contribuables qui effectuent des livraisons de biens. des travaux immobiliers et travaux publics et des agriculteurs. des fournitures de logement. profession libérale.

les imprimeurs. 15 000 000 F lorsqu’ils effectuent les autres opérations. • aux contribuables qui effectuent des locations d’immeubles . • aux contribuables relevant de la CSE . • aux importateurs . . les hôteliers. courtiers. des fournitures de logement. planificateurs industriels. commissionnaires en douane. . des ventes à consommer sur place.Les contribuables excluent de la contribution du secteur informel lorsqu’ils ne remplissent pas les conditions pour être admis au régime du réel normal d’imposition. commissionnaires en marchandises. • aux activités et professions suivantes : agences de voyage. loueurs de véhicules. Il faut noter que la CSI ne s’applique pas : • aux contribuables relevant de la CSB . La CSI : Sont assujettis à la CSI les contribuables dont le CA annuel est inférieure : 30 000 000 F lorsqu’ils effectuent des livraisons de biens. des travaux immobiliers et travaux publics . • aux contribuables soumis au BNC .

Obligations et sanctions 1 Les Obligations Les redevables de la TVA doivent satisfaire à certaines obligations : a) Les obligations déclaratives Toute personne physique ou morale assujettie à la TVA doit dans les 15 jours du commencement de ses activités ou de l’ouverture de son établissement souscrire une déclaration d’existence au service des impôts dont elle dépend sur un imprimé fourni par l’administration. documents douaniers pour les importations etc. marchés. Une déclaration est obligatoire dans les mêmes délais en cas de cession. La TVA pour être déductible doivent figurer sur un document justificatif (facture. Les redevables du RSI doivent souscrire une déclaration trimestrielle. Tout redevable au régime du réel normal d’imposition doit déposer avant le 20 de chaque mois une déclaration sur un imprimé fourni par l’administration auprès du service des impôts. .) distinctement.374 du CI). Les factures en plus de tous les autres mentions obligatoires doivent revêtir le numéro identifiant financier unique (IFU) du fournisseur ou du prestataire.VIII. Cette déclaration doit être suivie de paiement (art. cessation ou modification des activités. b) Les obligations de facturation Toute opération réalisée par un redevable doit faire l’objet d’une facture ou d’un document en tenant lieu (art. 373 du CI).

Cette pénalité est portée à 200% en cas de mauvaise foi (art. 380 bis et 384 entraîne pour son auteur et ses complices l’application d’une pénalité égale à 25% et majorée de 5% par mois ou fraction de mois de retard lorsque le service a procédé à une taxation d’office. L’absence de la mention du numéro d’identification fiscale entraîne l’interdiction de déduire la taxe facturée chez le client (art. 373 bis 3è). Le redevable qui déduit cette TVA est solidairement responsable du paiement de cette amende ( art. Le défaut de déclaration des affaires réalisées dans les délais prévus aux articles 374.c) Les obligations comptables Les redevables soumis au régime du réel doivent tenir une comptabilité régulière en français comme le prévoit le code du commerce (art. 373). . Toute TVA facturée est due. Le défaut d’établissement de factures. 373 bis 2è). La facturation illégale de la TVA est sanctionnée par une amende égale à 200% du montant indûment facturé. 372 ). 2 Les sanctions Le défaut de déclaration d’existence est sanctionné par une amende fiscale de 100 000 francs. l’omission de la facture séparée de la TVA et les irrégularités dans le libellé des factures sont passibles d’une amende égale au montant des droits dus.

374 et 384 place le redevable dans une situation de taxation d’office assortie de pénalités visées ci-dessus avec un minimum de 500 000 francs. au cas où ce retard excéderait 15 jours. Les redevables qui ne s’acquittent pas des droits dus dans les délais prévus aux articles 374 et 384 bis sont passibles d’une pénalité égale à 5% de l’impôt exigible . 375).Le non respect des art. inexactitude ou omission d’un ou plusieurs éléments de la déclaration de chiffre d’affaires fait l’objet d’une procédure de redressement assortie de pénalités égales à 50% majorées de 5% par mois ou fraction de mois de retard des droits non déclarés ou dont la perception a été compromise. Toute minoration. . le taux de pénalité est égal au taux de la BCEAO majoré de 02 points par mois ou fraction de mois de retard. Cette pénalité est portée à 200% en cas de manœuvres frauduleuses (art.

La formalité est accomplie auprès du service compétent. 2 Opérations juridiques non constatés par des actes .CHAP II : LES DROITS D’ENREGISTREMENT L’enregistrement est une formalité et un impôt. 1 Les actes Par acte il faut entendre. le montant des droits. selon des modalités variables mais présentant le caractère commun de comporter à leur base une analyse. L’impôt est dû parce qu’il y a un acte qui constate le partage et non pas parce qu’il y a eu partage. le numéro du bordereau et le folio. I : Champ d’application L’enregistrement s’applique soit à des actes soit à des opérations juridiques même non constatées par des actes. C’est un impôt qui est perçu à l’occasion de la formalité dont le taux est proportionnel. progressif ou fixe. en matière d’enregistrement tout écrit rédigé en vue de faire la preuve d’un fait juridique (écrit constatant un partage par exemple). L’Administration utilise un cachet et des mentions manuscrites prévoyant la date.

ni condamnation de somme et valeurs. ni partage de biens meubles ou immeubles.) . actes innomés . . Il s’agit alors le plus souvent d’une mutation c’est à dire de la transmission d’un droit d’une personne à une autre (vente. 1. (art 32 du CET). exploits d’huissiers . arrêts (sur appel d’ordonnance. si elle a été enregistré . succession etc. inventaire de meubles. Les Droits Fixes Le Droit fixe s’applique aux actes qui ne constatent ni transmission de propriété. ni apport en mariage. acceptation pure et simple de succession.).Il s’agit d’opérations obligatoirement assujetties à l’enregistrement par le simple fait de leurs réalisations même si elles n’ont pas donné lieu à la rédaction d’un acte. ni marché et. II : Les différents droits d’enregistrement Les Droits d’enregistrement sont soit fixes soit proportionnels soit progressifs. donation. location. ni apport en société. adjudication à la folle enchère lorsque le prix n’est pas supérieur à celui de la précédente adjudication. objets mobiliers. legs ou communauté . etc. d’une façon générale à tous autres actes même exempts de l’enregistrement. d’usufruit ou de jouissance de biens immeubles ou meubles. qui sont présentés volontairement à la formalité. titres et papiers. La formalité est dans ce cas accomplie au vue d’une déclaration souscrite par les intéressés. jugement en matière gracieuse etc .

partages. cession de fonds de commerce : 12% cession d’immeubles ou baux d’immeubles à vie ou à durée illimitée : 15% cession de meubles ou baux de meubles à vie ou à durée illimitée : 7% marchés administratifs : 3% jugements contenant condamnation à payer des sommes et valeurs. condamnation à payer des sommes. bail à durée limitée d’immeubles : 10% (usage commercial ou professionnel). contrat de mariages avec apport : 0. cessions d’intérêts : 1% . 6% (en nature) . 32 du CET). augmentation de capital : 5% . . apport en société (art .50% . Le Droit Proportionnel Il s’applique essentiellement aux mutations à titre onéreux. échange d’immeuble : 5% . 5% (usage d’habitation) . fusion de sociétés : 1. cessions d’actions : 3% cessions d’obligations négociables : 1% . droit d’apport : 3% (en numéraire).5% et 5% pour la partie excédentaire .2. sauf pensions alimentaires . etc.

Le Droit Progressif C’est un droit qui a un caractère d’impôt sur le capital et dont la progressivité est réalisée par tranches. Il s’applique aux mutations à titre gratuit. par décès ou entre vifs (art. En ligne directe et entre époux . 300 du CET).3.

Fait générateur La créance du trésor résulte de la rédaction de l’acte ou de la mutation. Les huissiers et autres agents ayant pouvoir de faire des exploits ou procès verbaux sont tenus de faire enregistrer leurs actes soit au bureau de leur résidence. la valeur taxable figure dans l’acte ou la déclaration présentée à la formalité et résulte des conventions des parties (prix. Assiette En général. il est fait abstractions des sommes et valeurs inférieures à 1 000 Frs. . soit au bureau du lieu où ils les ont faits. Les sommes résultant des liquidations sont arrondies au franc le plus voisin. les contribuables sont tenus de fournir une déclaration estimative pour la perception de l’impôt.). le fait générateur se place à la date de la présentation volontaire de l’acte. Accomplissement de la Formalité. on retient 4 000 frs. Si le droit exigible est inférieur à 4 000 Frs. Les notaires doivent faire enregistrer leurs actes au bureau dans la circonscription duquel ils ont leur résidence légale. de bail…. Liquidation. Bureau compétent La formalité accomplie dans un bureau incompétent est en principe inopérante et le paiement des droits à ce bureau non libératoire.III : Fait Générateur. Assiette. Dans certains cas. Pour les actes non obligatoirement soumis à l’enregistrement. au cas de vente. Liquidation Pour la perception des droits. sauf pour les baux à usage d’habitation ou le minimum de perception est de 1 000 frs.

Les autres a. L’inobservation des délais entraîne en général une pénalité de 100 % .p sont présentés au bureau du domicile de l’une des parties contractantes et pour les actes de société au bureau du siège social. délai d’un mois prorogé à 3 lorsque les actes sont passés hors du Burkina ou dans une localité du pays ou il n y a pas de bureau d’enregistrement. Les actes sous seing privé qui portent transmission de propriété. les testaments : 3 mois à compter du décès du testateur . les successions : 6 mois à compter du décès.s.s. de fonds de commerce doivent être enregistrés au bureau de la situation des biens.Les greffiers. d’usufruit ou de jouissance d’immeuble. Délai En règle générale le délai est d’un mois sauf dans certains cas : les actes d’huissier : 15 jours . les secrétaires des administrations locales et municipales doivent faire enregistrer leurs actes au bureau dans le ressort duquel ils exercent leurs fonctions. Les actes non soumis obligatoirement à l’enregistrement et les actes passés à l’étranger peuvent être enregistrés dans n’importe quel bureau.

Il s’agit de : L’Etat et ses démembrements.) . des SE et SEM . La BCEAO . un commerce. La patente est un impôt professionnel et surtout commercial qui est perçue au profit des collectivités locales. Les exonérations à la patente sont définies à l’article 239 du CI. la patente est assise et liquidée dans la collectivité où est exercée l’activité concernée. Les cultivateurs et les éleveurs vivant de leur activité de subsistance . Les établissements publics et privés. une industrie ou une profession non expressément exemptée. les associations à caractère humanitaire reconnues d’utilité publique (croix rouge. Elle doit être exercée au Burkina Faso.QUATRIEME PARTIE : LES IMPOTS LOCAUX CHAP I : LA contribution des Patentes I : Champ d’application Suivant l’article 238 du CI. de manière répétitive et même non permanente . Pour être imposable. Les artistes amateurs et les groupes artistiques exerçant à titre occasionnel ou accessoire à une activité . Etant un impôt local. pour son propre compte .. la patente est due par toute personne physique ou morale exerçant à l’intérieur du territoire national. associations pur le développement . Elle doit être exercée à titre habituel. dans un but lucratif . Il ne s’agit pas des EPIC. l’activité doit répondre à 4 conditions : Elle doit être exercée à titre professionnel. Elle doit être exercée à titre non salarié.

La patente des artisans handicapés physiques est inversement proportionnelle au degré d’invalidité de l’intéressé.D). A. à condition qu’ils n’exercent pas d’autres activités soumises à la patente dans la même localité. celles d’éleveurs et des groupements villageois etc. établissements d’enseignement privés…) quelle que soit la forme juridique de l’entreprise. Le tableau C concerne les grossistes en boisson de fabrication locale et les gérants de station service. Le tableau D vise les transporteurs (marchandises et de personnes) à l’exclusion des loueurs de véhicules. B. II : La détermination de l’impôt La patente se compose d’un droit fixe et d’un droit proportionnel.Les coopératives agricoles. Les personnes physiques et morales non établies au Burkina Faso sont assujetties à la patente proportionnelle au taux de 2% sur le montant des marchés ou adjudications approuvées. huissiers. D. Le tableau B concerne les professions libérales (cabinets d’avocat. Toutes les activités sont regroupées dans quatre (4) tableaux A. Le droit fixe Le droit fixe est fonction du chiffre d’affaires hors taxe prévisionnel ou réalisé au cours de l’avant dernier exercice et/ou de la nature de l’activité. cabinets médicaux. Le tableau A concerne les activités non expressément visées dans les autres tableaux (B. C.C. .

hangars. Le Patentable qui dans la même localité dispose de plusieurs établissements distincts imposables. Si par contre les activités sont de nature différentes c’est à dire relevant de tableaux différents. magasins.). . la valeur locative des moyens de production est comprise dans la base de l’impôt. il sera soumis à un droit fixe par véhicule en sus de ceux dus pour les autres activités. dans le même local exerce plusieurs activités de même nature est soumis à un seul droit fixe. Le droit proportionnel est assis sur l’ensemble des valeurs locatives des locaux professionnels (bureaux. Pour les usines et établissements industriels. il payera autant de droit fixe qu’il exerce d’activités.Le patentable qui. est soumis à autant de droit fixe que d’établissement. boutiques. S’il exerce par ailleurs une activité de transport. usines. Le droit fixe est assis sur la somme des chiffres d’affaires réalisés par l’intéressé. chantiers etc. ateliers.

. un seul droit proportionnel sera exigible. Si on se réfère au prix de revient il doit être pratiqué un abattement. soit des prix de revient constatés par des factures. La valeur locative d’un établissement industriel est déterminée d’après la valeur réelle des bâtiments et de l’outillage. La valeur locative s’obtient en appliquant à la valeur vénale le taux d’intérêt. destiné à tenir compte de la dépréciation que subissent immédiatement les installations du fait que leur affectation à un usage industriel. Lorsque les locaux professionnels sont utilisés en commun par des patentables différents. 8% pour les matériels de production. Ce taux d’abattement est de 50% aussi bien pour les bâtiments que pour l’outillage. Les taux appliqués sont de : 5% pour les terrains et bâtiments . Le taux du droit proportionnel est de 8% mais son montant ne peut être inférieur au cinquième du droit fixe. L’application du taux d’abattement permet d’obtenir la valeur réelle ou valeur vénale des installations. Lorsqu’un même contribuable exerce plusieurs activités dans un même local pour son propre compte. soit des estimations consignées dans les polices d’assurances. soit par comparaison avec des locaux dont le loyer aurait été régulièrement constaté ou serait notoirement connu et à défaut par voie d’appréciation directe. La valeur locative est déterminée soit au moyen de baux authentiques ou sous seing privé. L’évaluation de cette valeur réelle peut être faite en partant des valeurs figurant au bilan ou à l’aide. ils sont imposables au droit proportionnel au nom de chacun des patentables à raison de la totalité des valeurs locatives..

III : Obligations et sanctions Toute personne qui entreprend une profession susceptible d’^être soumise à la patente doit dans les trente jours du commencement de ses activités souscrire une déclaration d’existence. le défaut de la déclaration de même que l’inexactitude des renseignements sont sanctionnés respectivement par une pénalité de 50%. 100% et 200%. Le retard. Les contribuables sont tenus de donner dans les délais prévus par les articles 16 et 47 du CI les bases de la patente. .

Les appelés du service national . Les habitants reconnus indigents par les autorités compétentes . Les infirmes ou invalides munis d’un titre justificatif délivré par l’autorité compétente et qui ne disposent pas d’autres revenus que d’une pension allouée en raison de leur incapacité . Les femmes mariées ne disposant pas de revenus professionnels qui ne vivent pas sous le même toit que leur mari .CHAP II : LA TAXE DE RESIDENCE I : Le champ d’application Est imposable à cette catégorie d’impôt. Les femmes mariées vivant sous le même toit que leur mari . . II: Les exonérations Les personnes âgées de plus de 60 ans . toute personne sans distinction de nationalité ou de sexe résidant au Burkina Faso et ayant à sa disposition une habitation à quelque titre que ce soit. Les élèves et étudiants effectivement inscrits dans les établissements d’enseignement et ne disposant pas de revenus professionnels .

Tenkodogo. • Zone B : Les 10 villes moyennes (Koudougou.Les agents diplomatiques ou consulaires de nationalité étrangère dans la localité de leur résidence officielle et pour cette résidence seulement. Fada N’gourma. Gaoua. la zone A comporte 03 zones. Pô. à la condition de n’exercer ni commerce. • Zone D : Autres localités Les zones géographiques sont découpées en zones d’habitation. la zone B 02 zones et les zones C et D 01 zone. Ouahigouya. Kaya. la zone d’habitation dans la localité et le niveau de confort du logement. Banfora. ménage. . ni industrie. grand confort. Dédougou. Dori) . Le territoire national est divisé en 4 zones : • Zone A : Ouagadougou et Bobo – Dioulasso . Ainsi. III : La tarification La taxe est calculée forfaitairement selon la zone de situation géographique de la localité. Les niveaux de confort du logement sont déterminés par les indicateurs ci-après : branchement au réseau d’eau . confort. tarif de souscription à l’électricité : social. et dans la mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages similaires à leurs homologues burkinabè. • Zone C : Autres communes et chefs lieux de province .

alimentation et électricité etc. ordonnateurs délégués ou sous ordonnateurs des budgets concernés. En cas de survenance d’évènements de nature à modifier l’imposition. . caractéristiques de l’habitation : matériaux de construction utilisés. le contribuable doit dans les trois mois qui suivent la survenance de l’événement informer le service des impôts compétents. adresse géographique de la résidence . . Les mêmes sanctions seront appliquées en cas de renseignements inexacts ou incomplets. adresse professionnelle.IV : Obligations et sanctions Chaque contribuable est tenu de se faire enregistrer auprès du service des impôts de son lieu de résidence par souscription d’une déclaration comportant les renseignements suivants : nom. Le non respect des obligations déclaratives est sanctionné par une taxation d’office majorée d’une pénalité de 25% avec un minimum de perception de 5000 F. S’il s’agit de salariés. emploi. prénoms. une amende forfaitaire de 100 000 frs sera infligée aux employeurs.

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