P. 1
Lecture Analytique - L'Etranger

Lecture Analytique - L'Etranger

|Views: 881|Likes:
Publié parNicolas Ichinose

More info:

Published by: Nicolas Ichinose on Feb 25, 2012
Droits d'auteur :Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as DOCX, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

04/04/2014

pdf

text

original

Lecture analytique - L'étranger Excipit - "Lui parti...

" jusqu'à la fin
L'étranger est un roman d'Albert Camus, écrivain du XIXème siècle qui développa une théorie philosophique toute personnelle appelée philosophie de l'absurde suite à une longue et douloureuse expérience de vie. Il fut en effet né en Algérie en 1913, dans un milieu modeste, ravagé par la pauvreté et la guerre, et était attaché fortement à sa mère suite à la perte de son père dans sa tendre enfance. Dans cet excipit de L'Etranger, le narrateur, Meursault a été condamné à mort suite au meurtre d'un Arabe, et attend dans sa cellule la jour de l'exécution. Un prêtre vient le voir, aussi bien pour le confesser que pour comprendre l'esprit de cet homme, mais ne fait que s'attirer la colère et la fureur de Meursault. Cet extrait final, narratif et écrit sur un ton neutre, montre les dernières pensées d'un homme qui sait qu'il va mourir et est ainsi l'aboutissement de cet exemple de la philosophie de l'absurde de Camus. La scène commence alors que le prêtre vient tout juste de partir. On a, avec la toute première phrase du texte, une expression d'un caractère étrange et spécial de Meursault : ainsi, il a "retrouvé le calme" (l.1) une fois que le prêtre est parti, alors que la foi devrait au contraire calmer les fureurs et permettre à l'âme d'être apaisée. La fatigue du narrateur après la colère est telle qu'il se jette "sur la couchette", cela crée donc une impression de mouvement, il tombe comme une pierre. Une erreur spatiale, "des étoiles sur le visage" (l.2), montre un début d'envolement pour un monde différent. Il semble séparé du monde quand on parle des "bruits" qui "montaient" (l.3) jusqu'à lui, il est donc situé en hauteur, aussi bien physiquement que psychiquement et moralement, et ceci pour la raison qui suit peu après. Tout d'abord, il est rafraichi par des odeurs aussi diverses que variées, "de nuit, de terre et de sel" (l.3) qui lui aèrent et rafraichissent les "tempes" (l.4), c'est à dire les parties qui étaient chauffées également lors de la mort de sa mère et le jour où il a tué l'Arabe, montrant une évolution de leur état, atteignant un certain calme. Puis une comparaison avec la "marée" (l.5) montre, l'une des rares fois du livre, un sentiment tout court, et même un sentiment de gaité du narrateur qui devient subjectif et commence à livrer ses impressions à l'aide d'adjectif mélioratifs comme "merveilleuse paix" (l.4) et une personnification de l'été, "endormi" (l.4). De rares indices temporels apparaissent, "à ce moment" (l.5), "maintenant" (l.6) montrant encore une fois l'abstraction totale et le monde différent, étrange, "à la limite de la nuit" (l.5) de Meursault. Le détachement et le rapprochement de l'irréel est renforcé quand, après les déchirement du "calme" (l.1), on apprend que le monde des vivants est fini et qu'il n'existe plus pour Meursault, à l'aide de deux adjectifs temporels qui fixent son destin et pensée "maintenant" et "jamais" (l.6). C'est à ce moment que le narrateur a des souvenirs qui remontent à lui, qui sont enfin analysés et expliqués, montrant la réalité du fond de son âme, non pas simple et inhumaine, mais profonde et différente : "première fois", "bien longtemps" (l.7) montrent un retour et un renouveau, car le narrateur pense "à maman" (l.7). Le modalisateur "semblé" (l.7) permet d'expliquer, par le regard de l'étranger, les sentiments de sa mère et montrer qu'il est bien un homme "autre". La répétition de structures de parallélisme avec "pourquoi" (l.8) démontre la raison du comportement enfantin de sa mère "joué" (l.9).

You're Reading a Free Preview

Télécharger
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->