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traitement comptable TVA

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HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie

Les principes comptables : Etude Comparative

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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES AUTOROUTES DU MAROC Séminaire de

COMPTABILITE APPROFONDIE
Animé par HASSAINATE Mohammed Enseignant chercheur et consultant d’entreprise

Fiche n° IV

Traitementcomptable de laT.V.A
       Caractéristiques et concepts de base de la TVA Les opérations imposables Les opérations exonérées et le régime suspensif Les règles de l’assiette Le droit à la déduction Comptabilisation de la déclaration de la Les obligations des assujettis

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La taxe sur la valeur ajoutée a été instituée par la loi n° 30-85 promulguée par le Dahir n° 1-85-347 du 20-12-1985 et entrée en vigueur le 01/01/1986. elle a remplacée la taxe sur les produits et la taxe sur les services introduits au Maroc en 1961 en remplacement de la taxe sur les transactions qui, à son tour, a été instituée en 1948. La TVA de naissance très récente a connu une extension foudroyante. Elle est adoptée par plus de cinquante pays sur tous les continents à l’exception de l’Australie et de l’Amérique du Nord. La TVA adoptée au Maroc ne touche pas tous les secteurs de l’économie nationale : la plupart des produits provenant de l’agriculture sont placés hors champ d’application de la TVA. De même que le commerce de détail n’est pas soumis à la taxe. En outre, la loi a prévu de larges exonérations tant pour des considérations d’ordre économique que social ou pour tenir compte de la concurrence internationale.

CHAPITRE PRELIMINAIRE :
A- CARACTERISTIQUES DE LA T.V.A.
L’institution de cette taxe, tant pour l’Etat que pour l’entreprise est essentiellement due à ses caractéristiques. a) C’est un impôt sur la consommation, proportionnel au prix des biens et services, de telle sorte que la T.V.A. payée par le dernier consommateur, et calculée sur le dernier prix de vente, correspond au total de la T.V.A. collectée par le Trésor public sous forme de versements fractionnés dans le processus de production et de distribution, antérieures à la consommation finale. b) C’est un impôt indirect puisque le consommateur final ne paye pas directement la taxe à l’Etat. En effet, cette taxe est versée à l’administration fiscale, proportionnellement à la valeur ajoutée entre le prix d’achat et le prix de vente, et tout au long de son acheminement de la production à la consommation finale.

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c) C’est un impôt réel, dû en fonction de la nature des opérations réalisées sans être lié, en principe, à la personnalité de leurs auteurs. d) C’est un impôt basé sur le mécanisme des déductions : chaque assujetti calcule la T.V.A. sur le prix des biens vendus ou des services rendus, dont il déduit la T.V.A. qui a grevé le coût des éléments constitutifs de ce prix. e) C’est un impôt neutre, de telle sorte qu’il est appliqué indépendamment de la concurrence (des opérations données, réalisées dans les mêmes conditions, sont égales devant la T.V.A.). f) C’est une taxe unique à paiement fractionné « Son montant est égal à celui d’une taxe unique, mais elle est acquittée à chacun des stades du circuit économique. Cette apparente contradiction est résolue par le mécanisme suivant : la taxe est calculée sur le prix de vente du produit mais le redevable peut déduire la taxe facturée par la personne qui l’a précédé dans le circuit. Il convient de distinguer le montant de la taxe facturée et le montant de la taxe acquittée au Trésor ». g) C’est un impôt inflationniste, car il frappe la consommation finale de telle sorte que le total de la taxe perçu par l’Etat, et collecté par les redevables légaux : Producteurs, commerçants, prestataires de services etc…, est proportionnel au dernier prix payé par les redevables réels, qui ne sont autres que les consommateurs finals.

B) LES CONCEPTS DE BASE DE LA T.V.A. 1- LE CONCEPT DE La TERRITORIALITE DE LA T.V.A. Le respect de la souveraineté et l’indépendance de chaque Etat est le fondement de la coexistence pacifique entre les pays. Ceci leur impose le respect stricte des frontières reconnues sur le plan international, à l’intérieur desquelles chaque pays est libre d’instaurer ses textes juridiques qui, par leurs applications obligatoires et contraignantes, constituent les normes et les règles de conduite pour chaque citoyen. Comme les autres composantes du droit, le droit fiscal respecte scrupuleusement cette règle sacro-sainte de souveraineté jalousement défendue par le droit international. Comme partout ailleurs, au Maroc le droit fiscal ne fait pas défaut à ce principe. De ce fait « tous les résidents, d’une manière permanente ou temporaire sur le territoire

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V.A. et à part certaines exclusions (régimes douaniers suspensifs. existant à l’étranger. et quel que soit le lieu de livraison. aux collectivités locales. Le non-respect de ce principe est dû aux caractéristiques spécifiques de l’administration marocaine.A. Il ressort clairement de cela que le principe de rétro-affectation1 des recettes n’a pas été appliqué. a institué l’affectation de 30 % du produit de la T. entre deux ou plusieurs pays. il est nécessaire de tenir compte des dispositions régissant le régime du commerce extérieur en matière de T. sont soumis à la T. parce que les règles d’affectation ne sont pas clairement définies. et ne peut convoiter cette collectée par les communes avoisinantes. . dont la réforme de la fiscalité locale. à l’importation. une exception persiste. il y a une exonération totale et expresse de la T. En vertu de ce principe. une collectivité locale ne peut percevoir qu’un pourcentage de la T. La loi cadre du 23 Avril 1984 ayant instauré la réforme fiscale au Maroc. Toutefois. 1 Retro-affectation : ce principe insiste sur le retour à la commune du produit de la taxe ayant grevé toutes les opérations réalisées sur son territoire. malgré la nouvelle réorganisation administrative à vocation décentralisante. De même que le patrimoine. les opérations effectuées entièrement à l’étranger par les résidents Marocains. Cependant. prévue par des textes particuliers . se trouvent hors du champ d’application de la T.V. dans le cadre des réciprocités des lois. sa répartition s’effectue par décision conjointe du Ministre des Finances et du Ministre de l’Intérieur. En général.V. dans le cadre de la réciprocité des lois. s’applique aux biens importés et est perçue pendant le dédouanement. Tandis qu’à l’exportation. en fonction des opérations à but lucratif qu’ils réalisent. collectée sur son territoire communal.V. Le droit fiscal règle les actes d’autorité publique. c’est pourquoi il ne peut être appliqué sur un territoire autre que celui qui le concerne.V.. sous la condition de livraison ou le lieu d’exploitation qui doivent être au Maroc ».V. d’un assujetti Marocain ne peut être ni saisi ni contesté à la suite d’un contentieux fiscal l’opposant à l’administration Marocaine à l’exception de l’existence d’une convention contraire conclue.A.A. 4 .A. trouve également son application dans la politique de régionalisation appliquée au Maroc.A. Ainsi.A. Ce principe de territorialité.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 4 Marocain. dans le cas marocain. la T.V. qui demeure relativement centralisée. tels que l’importation temporaire ou le régime du transit). Quand à la part rendu à chaque commune.

4°) Quel que soit le résultat de l’opération .V.A.V. Enfin. Cette définition met l’accent sur un certain nombre de caractéristiques : 1°) La réalisation des opérations de livraison de biens ou de services qui entrent dans le champ d’application de la T. commercial.A.V. il est à noter qu’en matière de T. telle qu’elle est complétée et modifiée par les lois de cette finances. (exemple : indemnités versées à l’entrepreneur à la suite d’une réalisation d’un contrat d’entreprise par le maître d’œuvre. effectuant des opérations de livraison de biens ou de services. En tout état de cause. 2°) Que les activités soient habituelles ou occasionnelles . ainsi que les indemnités quelconques versées à la suite d’un préjudice.A. 5°) Que ces opération ne soient pas exonérées par des textes particuliers . 3°) Que les opérations soient réalisées dans le cadre d’indépendance et non de subordination (exemple : contrat de travail) . toutes personnes physiques ou morales.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 5 Cette particularité engendre une exception au concept de territorialité de telle sorte que l’Etat Marocain peut poursuivre un assujetti ayant failli à son devoir et saisir ses biens là où ils se trouvent sur le territoire marocain. car il n’existe dans aucune autre composante du droit qu’il soit civil. ne doivent pas être soumis à la T.V. autre que l’Etat non-entrepreneur qui effectuent des opérations entrant dans le champs d’application de l’impôt et quels que soient : 5 . seuls les assujettis sont soumis aux obligations fiscales. la généralisation de son utilisation est faite de manière abusive. d’aucune exclusion prévue par un texte particulier .A. « Sont considérées comme assujetties à la T. social ou fiscal etc… Dans les faits. habituellement ou occasionnellement et en dehors d’une relation de subordination ou du résultat de l’opération.V. 2-CONCEPT « D’ASSUJETTISSEMENT » : Est assujetti toute personne physique ou morale.. qui ne doivent être entachées. aux termes des articles 3 à 9 de la loi 30-85. Les dommages et les intérêts. la souveraineté publique dicte à l’Etat de veiller à l’application de la loi sous peine de contrainte par corps de tous ceux qui tentent d’enfreindre cette loi. Il est utile de préciser que l’administration fiscale donne une définition très large à l’assujetti.) Il ressort également de ce qui a précédé que le concept d’assujetti est spécifique à la T.A. .

sans que cela constitue « un prolongement normal de son activité agricole » (circulaire 305 du 24 Mars 1986). dans l’exercice de leurs activités commerciales. Par ailleurs. Ainsi.A. les actes civils sont en principe exclus du champ d’application de la T. etc…) est assujetti à la T.A. Alors que le droit civil réglemente les rapports privés entre les citoyens (commerçants ou non).V. code de commerce maritimes. Le caractère permanent ou occasionnel des opérations effectuées ….V. notamment en raison des interférences qui existent entre le droit civil et le droit commercial. devient prestataire de services pour le compte de tiers. ne s’intéressent qu’aux opérations commerciales . la distinction entre les actes civils et les actes de commerce reste difficile à établir avec exactitude. Mais au-delà des subtilités juridiques que nous pourrions relever à ce sujet. une différence fondamentale existe entre le droit commercial et le droit civil. 6 . et vise à sauvegarder les intérêts des parties. les activités agricoles ont été exclues du champ d’application de la T. et pour des considérations de politique économique et de promotion sociale. Il convient. de remarquer que tout agriculteur tombe sous la coupe de la taxe sur la valeur ajoutée à partir du moment où il transforme des produits. A savoir que le droit commercial (Dahir portant lois sur le code des obligations et contrats. usages professionnels etc…).A. soit parce qu’il : achète les produits nécessaires à ladite transformation . jurisprudence. 3 -Le concept d’ « opération imposable » : Le droit fiscal. utilise des procédés industriels . code de commerce. Les résultats atteints… ». par nature.A.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 6 - Le statut juridique et la nationalité des personnes qui réalisent les opérations imposables…. colorants. et en particulier la loi 30-85 relative à la T. - Cette définition donne à l’Etat non-entrepreneur la qualité d’assujetti et intègre également les associations sous certaines conditions.V. Exemple : l’agriculteur qui fabrique des bonbons en y incorporant d’autres produits que le miel de son rucher (arômes. toutefois. La forme ou la nature de l’intervention de l’assujetti .V. par la forme ou par accessoire. n’est applicable qu’aux commerçants. Cependant .

le législateur soumet à la T. PARAGRAPHE I : NOTION D’OPERATIONS OBLIGATOIREMENT IMPOSABLES Les opérations obligatoirement imposables à la T. commerciale. ou non industriel et les activités à caractère civil. réalisées par les commerçants importateurs (article 4-2°). 1-Les entreprises de travaux immobiliers : 2. artisanale ou relevant de l’exercice d’une profession libérale expressément visée par le texte de loi.V. La démarcation entre acte de nature commerciale et acte civil est souvent difficile à établir du fait de l’abondance de ces actes et des interférences qui peuvent exister entre eux .Les opérations d’échange et les cessions de marchandises corrélatives à une vente de fonds de commerce. réalisées par les commerçants importateurs (article 4-2°) (cf article 5-2°) 4.Les opérations de lotissement : cf article 5-3° 7 .HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 7 CHAPITRE I LES OPERATIONS IMPOSABLES Il s’agit de toute opération de nature industrielle. et du fait aussi que le droit ne définit pas de manière rigoureuse l’acte de commerce .Les ventes et les livraisons en l’état de produits importés.A. peuvent être classées en 4 catégories.V. des opérations de lotissements et de viabilisations des terrains à bâtir et des opérations de promotion immobilière.Les ventes et les livraisons en l’état de produits importés.V. et sous réserve des exonérations prévues par la loi. Hormis donc l’agriculture et les activités à caractère non commercial. A – LES OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS MEUBLES : 1. la quasi-généralité des opérations économiques.A.A. effectuées par les assujetties (article 5°)La taxation des opérations de l’espèces répond au souci de neutralités inhérent à la T. 3. Par contre les ventes par l’importateur de produits importés et qui sont exonérés ou hors champ ne doivent pas être soumises à la taxe. en vertu des dispositions de l’article 4 de la loi relative à la T.OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS IMMEUBLES : (article 4-6°) Il s’agit des opérations de travaux immobiliers. B.A.Notion d’entrepreneur de manufacture (article 4-1°) : Cf article 5-1° 2.V.

D. distingue entre les opérations de livraison à soi-même portant sur les biens meubles (article 4-4°) et celles portant sur les biens immeubles (Article 4-7°) a) Des livraisons faites à eux-mêmes par les entrepreneurs de manufactures. 10° 11° et 12°) La notion de prestations de services est très large et recouvre en général les opérations autres que les livraisons de biens meubles et immeubles corporels.V.LES OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES (Article 4-8°. de réparation ou de façon (Article 4-9°).A. ou pour ceux de leur entreprise. de produits qu’ils fabriquent ou de marchandises dont ils font le commerce pour leurs propres besoins. 9°. effectuées occasionnellement par des personnes physiques pour leurs besoins privés (sous réserve de l’exonération des habitations personnelles ) ou par des entreprises pour les besoins de leur exploitation. 8 . Toutefois. les livraison à soimême portant sur des matières ou produits consommables (matières premières. Le texte de loi les énumère dans l’ordre suivant : 1°) Les opérations d’hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place (article 4-8°). Le texte de loi régissant la T.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 8 3-Les opérations de promotion immobilière : cf article 5-4° C-LES OPERATIONS DE LIVRAISON A SOI-MEME (artcile 4-4°-7°) L’imposabilité de l’opération de livraison à soi-même vise à rétablir au niveau de la consommation l’égalité de taxation entre ceux qui s’approvisionnent auprès de commerçants ou de fabricants et ceux qui fabriquent eux-mêmes des produits ou utilisent pour leurs propres besoins des marchandises taxables prélevées sur des marchandises destinées à la vente. 2°) Les opérations d’installation ou de pose. aux termes des dispositions de l’article 4-4° de la loi.Les livraisons à soi-même portant sur les biens immeubles. ne sont pas passibles de la taxe au niveau de la consommation intermédiaire. les commerçants importateurs et les commerçants grossistes. agents de fabrication…) ouvrant droit à déduction et utilisés dans une opération taxable ou exonérée avec bénéfice des déductions (il s’agit des opérations bénéficiant de la détaxation énumérées à l’article 8) b.

le lait (y compris le beurre). le riz.V. le sucre. soit situées en dehors du champ d’application de la T. les datte conditionnées fabriquées au Maroc. PARAGRAPHE 2. le sel de cuisine.A. les bougies et paraffines.NOTION D’OPERATIONS IMPOSABLE PAR OPTION Aux termes de l’article 6 l’option pour l’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée est ouverte limitativement à certaines personnes exerçant des activités. Il s’agit : 1°) des commerçants qui exportent directement les produits. soit exonérées par une disposition expresse de la loi. sont effectuées par des personnes qui fournissent leur travail autrement qu’en qualité de salariés et qui appliquent leur industrie à des objets ou articles dont ils ne sont pas propriétaires. les objets ou marchandises pour leur chiffre d’affaires à l’exportation : 2°) Des petits producteurs et les petits prestataires bénéficiant de l’exonération en vertu de l’article 7 de la loi c’est à dire ceux dont le chiffe d’affaires ne dépasse pas le seuil de 180 000 dirhams par an et qui exercent leur activités dans les conditions définies au paragraphe III de l’article 7 susvisé . les raisins secs et figues sèches. l’alcool à brûler (article 7-1) CHAPITRE II : LES OPERATIONS EXONEREES (voir articles 8 et 8 bis) CHAPITRE III – LE REGIME SUSPENSIF( voir article 9 et 9 bis ) 9 . 3°) des revendeurs en l’état (autres que les grossistes et les importateurs) de produits et denrées autres que le pain. le savon de ménage.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 9 Les opérations de l’espèce qui peuvent porter aussi bien sur des biens meubles que sur des biens immeubles.

dans les cas d' opérations taxables où n' intervient pas une contrepartie monétaire. en règlement du prix des marchandises. générateurs de la taxe sur la valeur ajoutée. par la remise d' espèces au vendeur.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 10 Chapitre IV Les règles de l’assiette I .).Régime de droit commun : Le fait générateur est constitué par l' encaissement partiel ou total du prix des marchandises des services ou des travaux. retenues de garantie. le fait générateur se situe au moment de la livraison des marchandises ou de l' exécution des services ou de l' achèvement des travaux.Ventes en numéraires : par encaissements taxables il faut entendre toutes les sommes perçues à quelque titre que ce soit (prix de la marchandise. a. lorsqu'il s'agit d' échange. pour la taxe sur la valeur ajoutée. de numéraires. Autrement dit c'est le moment d'exigibilité de cet impôt . le fait générateur est défini pour l'intérieur à l' article 10 de la loi relative à la taxe sur la valeur ajoutée et pour l' importation à l' article 61 de la même loi. les redevables qui le désirent peuvent opter pour le régime dit des débits. des services ou des travaux. 1°. b.Les avances. arrhes règlement pour solde. Des dispositions susvisées il résulte que le régime de droit commun en matière de fait générateur est l'encaissement.Notion de fait générateur article 10 Le fait générateur d'un impôt est l'événement qui donne naissance à la dette du redevable envers le Trésor. acomptes et arrhes : lorsqu'ils sont reçus par le vendeur.. dans la mesure où ils constituent des sommes représentant une fraction du prix que l' acquéreur remet au revendeur dès la conclusion du contrat. ils sont au même titre que l' encaissement total. de compensation ou de livraison à soimême. avances.. acomptes. Cependant. 10 . en particulier. Toutefois.L' encaissement du prix : Il est constitué pour les opérations au comptant. pour des raisons de commodité de gestion. A .

A défaut. l' avance ou l' acompte constituent un versement à valoir sur le prix et qui au point de vue juridique.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 11 Il ne faut cependant pas perdre de vue que ces termes s' appliquent à des actes de nature juridique distincte. les arrhes perdent leur caractère imposable pour revêtir celui de dommage-intérêts non taxables.Echanges et règlements par compensation : Dans le cas de règlement par compensation ou par voie d' échange le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la livraison des marchandises ou l' exécution des services ou travaux et l' exigibilité de la taxe sur la valeur ajoutée se situe au moment des dites livraisons ou exécutions. Au contraire. En définitive. acomptes. En cas de règlement par mandat administratif et s'il y a contestation sur la date de l' encaissement. par l' assujetti. les arrhes ne sont qu' un moyen pour accréditer l' engagement des protagonistes et sont donc par essence abandonnés en cas de rupture unilatérale du contrat. En cas de règlement par chèque ou par effet. Ainsi en cas d' abandon. 11 . l' examen du relevé bancaire ou du compte courant postal du redevable en cause doit permettre de vérifier la date exacte dudit encaissement.Travaux immobiliers : Pour la détermination du fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée pour les opérations de travaux immobiliers. règlements pour soldes) et quelle que soit leur destination (achats de matières premières ou paiements des sous traitants par exemple). toutes les sommes perçues au titre d'un marché de travaux à quelque titre que ce soit (avance. 4°. marque la conclusion définitive du contrat et n'autorise aucune des parties à se désister. 2°.paiement par chèque ou par effet de commerce. les opérations réalisées en compte courant. il appartient au service de rechercher la date exacte du paiement auprès des services locaux de la trésorerie générale. il faut entendre par encaissements taxables. doivent être analysées comme des règlements par compensation dont le fait générateur se situe à la date d' inscription de la dette au débit de ce compte.Opérations réalisées en compte courant : L' inscription de la dette au débit du compte client constitue en principe le débit. le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la date de l' encaissement effectif du chèque ou de l' effet. 3°. c. En effet.

en son 2ème alinéa. Pour les immeubles à usage d' habitation. afin de sauvegarder le principe de la neutralité concurrentielle de la taxe sur la valeur ajoutée. le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la date d' achèvement des travaux au plus tard. lors de la délivrance du permis d' habiter ou du certificat de conformité. donne la possibilité aux redevables d' opter pour le régime des débits. taxables.Livraisons à soi-même : Chaque fois qu' un assujetti utilise pour son propre usage un produit qu'il a fabriqué. b) Livraisons à soi-même de biens immeubles : lorsqu'il s'agit de biens d'équipement (unité industrielle. construction de hangar etc.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 12 5° .Déclaration : les redevables qui désirent opter pour le régime des débits sont tenus d' en faire la déclaration écrite avant le 1er janvier ou. pour les nouveaux redevables dans les 30 jours qui suivent la date de leur début d' activité.) le fait générateur se situe au moment de l'achèvement des travaux c' est-à-dire au moment de la réunion des conditions d' utilisation du bien ou encore de son inscription à un compte d' immobilisation. 12 . quand il s'agit d'une consommation intermédiaire ou de services s' inscrivant dans le prolongement de l' activité taxable du redevable il n'y aura pas lieu d' insister sur l' imposabilité de telles livraisons. Fait générateur pour livraison à soi-même taxables : Celles-ci peuvent donc concerner soit des biens meubles soit des biens immeubles. 1°. l' article 10 de la loi. de biens meubles. Une telle opération devra être soumise à taxation. a) Livraisons à soi-même de biens meubles : pour les livraisons à soi-même. B . le fait générateur se situe à la date de ladite livraison. on dira qu'il effectue une livraison à soi-même.Modalités de l' option : a. laquelle ne saurait être postérieure à celle de l'utilisation desdits biens. Toutefois.Régime de l' option : Bien que le régime de l' encaissement soit le droit commun.

Compte d'attente : Un encaissement non identifié inscrit à un compte d' attente (autre qu' un compte collectif ou individuel des clients) ne peut être considéré ni comme un débit ni comme un encaissement surtout s'il n'est pas établi de facture ou note de débit. que cette date puisse être postérieure à celle de la facturation ou de l' encaissement (cas des avances perçues par les entrepreneurs).Créances irrécouvrables : La comptabilité étant le mode de preuve de droit commun des commerçants il y a lieu d' admettre que les créances sont irrécouvrables lorsqu'elles sont passées pièces à l' appui au débit du compte pertes et profits. 3° .Changement de régimes : Deux cas sont à envisager : 1°. 4° . sans toutefois. C. 2°.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 13 b.L' assujetti placé sous le régime de droit commun opte pour le régime des débits : Il y a lieu de régulariser la situation de l' assujetti dans la mesure où n'ont été déclarées que les sommes effectivement encaissées au 31 décembre de l' année précédant le changement 13 . C' est ainsi que pour ces redevables le fait générateur de la taxe est constitué par l' inscription de la somme en comptabilité au débit du compte client.Effet de l' option : Les assujettis ayant opté peuvent acquitter la taxe sur la valeur ajoutée d'après les débits lesquels coïncident en principe avec la facturation. Cette dernière obligation a pour effet d' éviter que les débits établis antérieurement à la date d' option n' échappent à taxation.Liste des clients débiteurs : les assujettis qui veulent être placés sous le régime des débits sont tenus également de joindre à la déclaration d' option la liste de leurs clients débiteurs et d' acquitter la taxe sur la valeur ajoutée y afférente dans les 30 jours qui suivent la date d' envoi de ladite déclaration au service d' assiette local. Ils doivent néanmoins être informés que les encaissements antérieurs aux débits sont générateurs d' impôts.

des travaux ou des services et les recettes accessoires ainsi que les frais et droits y afférents à l' exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même. Aussi pour ne pas imposer deux fois une même opération . qui n'avaient pas été encore encaissées à cette date échapperaient à taxation. des travaux ou des services : . le redevable aura déclaré jusqu'au 31 décembre de l' année précédant son retour au régime des encaissements. les facturations antérieures au 1er janvier de l' année de changement de régime. Détermination de la base imposable I -Eléments constitutifs de la base imposable (cas général): L' assiette de la taxe sur la valeur ajoutée ou base imposable comprend en vertu du premier alinéa de l' article 11 de la loi.les frais relatifs aux ventes.L' assujetti ayant opté pour "les débits" revient au régime de droit commun "des encaissements" : Dans ce cas la situation est inversée.Le prix des marchandises. l' ensemble de ses facturations sans s' être soucié de leurs encaissements ou non. Aussi pour déterminer la base imposable il y a lieu d'une part. la première fois lors de la facturation et la seconde au moment de l' encaissement intervenu après le retour au droit commun. alors que ne seront déclarées que les facturations établies à partir du 1er janvier suivant. et à ne pas déclarer.les recettes accessoires . qui constituent une charge d' exploitation pour le vendeur et qui sont demandés aux clients en sus du prix même si ceux-ci sont facturés séparément . Aussi en l' absence de régularisation. 14 . . lors de leur encaissement les sommes correspondantes. d' ajouter à la valeur nue de la marchandise. 2°. le redevable concerné devra être invité à fournir un état de ses clients débiteurs. C' est la raison pour laquelle le législateur a prévu l' obligation d' établir la liste des clients débiteurs et de payer la taxe correspondante en cas d' option pour le régime des débits. II. La base imposable est donc constituée par tout ce que l' assujetti encaisse ou reçoit en contrepartie de l' opération imposable.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 14 de régime.

* Conditions de la vente départ : pour que la vente soit réputée faite départ il est nécessaire que le vendeur apporte la preuve que le marché a été conclu pour un prix correspondant à la livraison départ et que le transfert de propriété et de délivrance de la marchandise ont été effectués avant le transport. ne peuvent être soustraits du chiffre d' affaires imposable lorsque le transport reste à la charge du vendeur. A. . Deux conditions sont ainsi nécessaires pour que les frais de transport ne soient pas inclus dans la base imposable.les droits et taxes à l' exclusion de la T.A.V. les frais de transport. .vente départ : Si la vente est réellement conclue aux conditions départ et si le transport constitue une opération distincte dont l' acheteur assume la charge. livraison à domicile.la vente doit être conclue aux conditions départ .le transport doit être à la charge de l' acquéreur.Frais relatifs aux ventes 1°. .HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 15 . La situation des frais de transport doit donc être examinée en fonction des conditions générales de la réalisation de la vente opération principale à laquelle ces frais se rattachent. retrancher du montant ainsi obtenu les éventuelles réductions de prix.Frais de transport : En vertu de l' article 11 susvisé il est stipulé au 1° paragraphe : En cas de vente. même facturés séparément. . Aussi doit-on considérer que deux sortes de ventes peuvent intervenir selon le lieu où s' effectue le transfert de propriété de la marchandise. et de l' autre.les compléments de prix . . les frais de transport peuvent être laissés en dehors du prix de vente. 15 .les produits financiers. a.

Dans une telle hypothèse la réalisation des conditions visées à l' alinéa ci-dessus ne suffit plus pour justifier l' existence d'une véritable vente départ.Vente " Franco" de marchandises exonérées : 16 . à ce titre sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée dans les mêmes conditions que la marchandise vendue. Mais il arrive fréquemment que l' acheteur demande au vendeur de faire effectuer le transport pour son compte. il doit apporter la preuve qu' en faisant effectuer le transport par un tiers il agit d' ordre et pour le compte de l' acheteur. C' est donc au dit vendeur qu' incombe le soin d' amener les marchandises au point de livraison convenu en faisant son affaire des moyens et des frais qu' occasionne le transport. Il faut encore que soient réunies les éléments destinés à établir que la vente et le transport n'ont pas fait l' objet d'un marché global. soit le mentionner séparément sur ses factures. les frais de transport à la charge du vendeur constituent un élément de son prix de vente et. Le vendeur facture alors à son client en sus du prix des marchandises les frais afférents au transport. Forfait Si le vendeur assure le transport au moyen des véhicules lui appartenant il doit être identifié au service en tant que transporteur également. Aucune difficulté ne se présente si l' acheteur effectue lui-même le transport ou le fait effectuer par un transporteur qu'il rémunère directement. b.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 16 * Conditions de facturation : lorsque la vente est conclue "départ" le transport incombe à l' acheteur et celui-ci doit en supporter intégralement les frais. Débours Si le vendeur confie le transport à un tiers.Vente " Franco" : Dans les ventes de l' espèce les parties conviennent que le prix des marchandises sur lequel elles se sont mises d' accord s' entend marchandises "vendues chez l' acheteur". Le prix du transport est donc à la charge personnelle du vendeur qui peut soit l' inclure dans le coût des marchandises . A cet effet il doit pouvoir démontrer que le prix facturé distinctement à son client pour le transport est identique à celui qui lui a été facturé par le transporteur. et le prix qu'il réclame pour le transport doit constituer la rémunération d'un service que les parties au contrat ont entendu sincèrement rémunérer de manière distincte. mais qu'au contraire le transport constitue une opération distincte dont les frais sont à la charge de l' acheteur. Mais quel que soit le mode de facturation utilisé. c.

que leur valeur soit incorporée dans le prix de vente ou située en dehors de celui-ci.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 17 Bien entendu lorsque les marchandises vendues " Franco " sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée l' exemption de cette taxe profite à la totalité du prix de vente. il doivent s' analyser comme des ventes emballage perdu et sont rattachés à l' opération de vente initiale et suivent le régime de ces ventes.). restituable. Lorsque les emballages consignés ne sont pas restitués. fûts. étui en carton etc. soit par la tenue d'un compte d' emballages consignés. pour des raisons de commodité. boite en fer blanc. ces emballages non récupérables suivent le sort des marchandises ou produits. la valeur des emballages consignés. n'est pas perdu avec le produit qu'il contient.Frais d'emballages : une marchandise peut être vendue : .soit emballage consigné. dans la mesure où ils continuent à appartenir au vendeur à condition toutefois que la taxe sur la valeur ajoutée y afférente ne soit pas facturée et que ces emballages soient rendus à l' expiration des délais en usage dans la profession.soit emballage perdu c' est à dire non récupérable. soit par leur comptabilité. il doit être restitué (bouteille de gaz. La valeur de ces emballages consignés ne doit pas être en principe comprise dans le chiffre d' affaires imposable. à inclure dans le prix des ventes taxables.Vente. y compris la part de ce prix qui représente le montant des frais de transport à la charge du vendeur. containers etc. les intéressés doivent pouvoir justifier.). . b. Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée. ###### Certains redevables peuvent avoir intérêt. des atténuations de chiffre d' affaires qu'ils pratiquent lorsque lesdits emballages sont rendus et font l' objet d'un avoir ou d'une déduction sur facture. La valeur de ces emballages constitue un élément du prix de vente de la marchandise. ##### 17 . emballage consigné : L' emballage consigné à l' inverse du précédent. Dans ce cas. 2°. a.Vente emballage perdu : Dans ce cas l' emballage est vendu avec le produit qu'il contient (bouteille plastique.

B. . lorsque l' une des deux conditions exigée n'est pas remplie lesdits frais même facturés séparément doivent être inclus dans la base imposable.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 18 3°. qui est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée bien que le sucre soit exonéré ) . 2°. .Existence d'un contrat stipulant un prix comptant. lorsque les conditions suivantes seront remplies : .Ventes d'emballages reçus perdus : 18 . si le produit final est situé hors du champ d' application de taxe ou exonéré.Autres frais : frais de négociation des effets de commerce : La somme versée à un vendeur par son client pour le couvrir des frais de négociation d'une traite ne constituera pas un élément du prix de vente. lesquels restent soumis à la taxe sur la valeur ajoutée quelque soit le sort du produit principal.Recettes accessoires 1°. REMARQUE : Il y a lieu cependant de faire la distinction entre déchets de fabrication et sous produits tels la mélasse. les déchets d' industrie bénéficient de la même exemption.Négociation effective de la traite à la date convenue.Ventes de déchets neufs d'industrie : Les déchets d' industrie suivent le sort des produits dont ils sont issus..les ventes au Maroc de déchets (c' est à dire lorsqu'ils sont mis à la consommation interne) provenant des matières premières admises sous les régimes suspensifs en douane sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée. c' est à dire que si le produit final est lui même imposé. les grignons etc.Nonobstant cette stipulation. paiement par traite d'un montant égal au prix stipulé. les déchets d' industrie sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. Il en est ainsi par exemple de la mélasse (sous produit obtenu lors de la fabrication du sucre . . accompagné d'un chèque représentant les frais d' escompte.. Une exception est toutefois expressément prévue par la loi .

le fait que l' emballag e considéré a été soumis à la T. peut éventuellement constituer pour un autre assujetti. 4°. on peut considérer que le remboursement soit par une compagnie d' assurances soit par des tiers. en contrepartie de la marchandise qui leur est vendue ou du service qui leur est fourni. 19 . et de l' autre parce que l' emballage reçu perdu.Intérêts de crédit (vente à terme) La taxe sur la valeur ajoutée est assise sur la somme totale déboursée par les clients des assujettis. ou pour soutenir le prix d'un produit ou d'un service. 3°.A. au même titre que le produit emballé et que cette taxe a été déduite. Par contre lorsqu'il s'agit de subventions de fonctionnement qui sont octroyées dans le but par exemple d' éponger un déficit dans la gestion. elles doivent être incluses dans le chiffre d' affaires imposable.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 19 La revente par un assujetti après déballage de l' emballage reçu perdu constitue une recette accessoire qui doit être soumise à la taxe sur la valeur ajoutée.Subventions : (subvention d'équipement exonérée #subv de fonctionnement taxable) A titre général. c' est à dire quand elles sont accordées sans contrepartie. Ceci s' explique par. il y a lieu de considérer que les subventions reçues par un assujetti ne sont pas imposables à la taxe sur la valeur ajoutée quand elles présentent le caractère d'une libéralité. des frais de réparation constitue un acte civil qui n'est pas passible de la taxe sur la valeur ajoutée. vendu. C.V. une matière première (cas des achats d' emballage en plastique destinés à être utilisés dans la fabrication de sandales). d'une part. Tel est le cas des primes d' équipement accordées par exemple par l' Etat à certains investisseurs dans le cadre des codes.. D' une manière générale les indemnités qui revêtent le caractère de dommages-intérêts ne doivent pas être considérées comme la contrepartie d'une affaire et à ce titre ne sont pas à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée.Produits financiers : 1°.Indemnités d'assurances : Sans qu'il y ait lieu de rechercher l' origine des dégâts causés à un matériel ou à des installations.

dans différentes entreprises de gérer et d' exploiter un portefeuille de valeurs mobilières. 3°. sous le nom de "Holding" des sociétés qui s' occupent indistinctement de tous genres d' opérations ou qui ont pour objet de prendre des participations. c' est à dire échus avant l' arrivée du terme fixé pour le paiement font partie intégrante du prix de vente imposable.Produits encaissés par une société " Holding" On désigne généralement. Les intérêts qu'ils produisent doivent être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée car ils constituent un élément du chiffre d' affaires imposable. constitue également un mode de gestion de son actif commercial il s' ensuit que les intérêts produits doivent être considérés comme un élément de son chiffre d' affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. sous une forme quelconque. les intérêts que l' acheteur paie au vendeur en raison des nouveaux délais que celui-ci lui consent pour se libérer. de services ou de marchés de travaux immobiliers.Intérêts des dépôts en compte bloqué : Le fait pour un assujetti de déposer ses disponibilités en compte bloqué. Une société Holding peut faciliter la trésorerie de ses filiales en leur ouvrant des opérations de crédits ou en leur faisant des prêts .HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 20 En particulier dans le cas d'une vente à terme les intérêts inclus dans le prix de cette vente. 4°. de même que la rémunération perçue en contrepartie des services rendus constituent des éléments à inclure dans la base imposable.Révision de prix : Certain contrats de livraison de fournitures.Complément de prix : 1°. 2°. alors même qu'ils font l' objet d'une stipulation spéciale. Doivent de même être regardés comme un des éléments du prix d'une marchandise vendue à terme.Intérêts perçus par un assujetti au titre de prêts consentis par lui Les prêts consentis par un assujetti avec des fonds commerciaux constituent un mode de gestion de l' actif commercial. D. prévoient une clause de révision de prix selon des formules appropriées qui 20 . les intérêts perçues à ce titre.

HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 21 tiennent compte des variations susceptibles d' intervenir dans les prix des fournitures et matériaux. taxe spéciale et taxes intérieures de consommation : 21 .Montants compensatoires débiteurs : A l' inverse lorsque le produit est vendu à un prix supérieur à son prix normal la caisse de compensation reçoit des fabricants du dit produit la différence entre le prix de vente et le prix normal. les sommes encaissées par les assujettis au titre de cette compensation à la taxe sur la valeur ajoutée.Droits de douane. le sucre. de salaires ou dans le tarif de l' impôt. De tels prélèvements sont faits notamment sur les ventes d' essence ordinaire et super. Dans ce cas les sommes versées à la caisse de compensation par les assujettis ne doivent en aucun cas être défalquées du montant de leur chiffre d' affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. les huiles et les gaz de pétroles liquéfiés (G.Montants compensatoires : La caisse de compensation a pour rôle essentiel d' intervenir dans la détermination de la structure des prix à la consommation de certains produits de base (produits pétroliers. sucre. Sont ainsi compensés. la farine. étant donné qu'elles constituent un élément du prix demandé au consommateur. E. farines. En règle générale toute somme perçue en application de la théorie de l' imprévision doit être considérée comme un élément de la base imposable. Les sommes encaissées au titre desdites révisions s' analysent en un complément de prix à inclure dans l' assiette de la taxe sur la valeur ajoutée. engrais). la caisse de compensation verse au fabricant la différence entre le prix normal et celui de vente. 2°.L. 1°.Droits et taxes. Cette intervention peut revêtir deux formes : a.).P. b. les engrais. Par mesure de tempérament il a été décidé de ne pas soumettre. huiles.Montants compensatoires créditeurs : Lorsque le produit est vendu à un prix inférieur à son prix normal (coût de revient augmenté de la marge bénéficiaire du fabricant).

3°. la taxe spéciale et éventuellement les taxes intérieures de consommation. 22 . Les intérêts des acomptes ou des arrhes correspondant en définitive à une remise sur le prix consentie par le fournisseur peuvent être déduits de l' assiette de la taxe sur la valeur ajoutée.Réductions de prix.Taxe de premier établissement : Pour les travaux de lotissement la municipalité perçoit une taxe dite de premier établissement (ou encore de voirie) lors de l' approbation du plan présenté par le lotisseur. Cependant si la taxe sur la valeur ajoutée a été mentionnée sur les factures de vente. rabais. 2°. la déduction n'est autorisée que si les notes d' avoir se rapportant aux ristournes mentionnent de manière identique le montant de la taxe sur la valeur ajoutée correspondante.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 22 A l' importation en plus de la valeur coût et frêt la base à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée doit également comprendre les droits de douane. consentis habituellement par les vendeurs à leur clients constituent des réductions du prix des ventes et peuvent être déduites de la base imposable à la taxe sur la valeur ajoutée.Taxe hôtelière : La taxe hôtelière perçue en sus du prix de l' hébergement demandé par un hôtelier à son client constitue un élément du chiffre d' affaires imposable et doit suivre le sort du prix du service journée. les réductions de bases taxables opérées par le vendeur doivent être annulées et la taxe sur la valeur ajoutée y afférente rappelée dans les conditions de droit commun. comme le prévoient les dispositions légales. ristournes etc. Les escomptes de caisse. Cette taxe doit être incluse dans la base à soumettre à l' impôt.. A défaut.. remises. F.

la généralisation des déductions constitue l’un des traits les plus originaux de la T. § 1. Ainsi l’analyse du régime des déductions porte sur l’examen des question relatives : .V.V.A.aux conditions et modalités d’exercice de ce droit par les assujettis aux limites du droit à déduction (exclusions et régularisation) enfin. Ce principe déjà en usage sous l’empire de la taxe sur le chiffre d’affaire pour les assujettis à la taxe sur les produits est formulé par l’article 17 du dahir qui stipule que « la taxe sur la valeur ajouté qui a grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération ». des impôts « à cascade ».A. connu sous le nom de « système de paiements fractionnés » a pour but essentiel d’éviter la superposition de taxe.aux principes généraux régissant le droit à déduction . A. La déduction peut être remise en cause et par conséquent faire l’objet d’une régularisation.La déduction globale 23 . doit frapper uniquement la valeur ajoutée par chaque redevable au produit fabriqué au service rendu.V. . il paraît plus commode de taxer la valeur globale de chaque opération et d’accorder au redevable le droit de déduire de la taxe dont il est débiteur les taxes ayant grève les éléments du prix du bien ou service. Mais comme il est difficile de déterminer avec précision la valeur créée par chaque assujetti.V.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 23 CHAPITRE V LE DROIT A DEDUCTION Basée sur le principe de paiements fractionnés. la T. La déduction a un caractère globale. Si la déduction doit s’opérer par voie d’importation sur la T.A. C’est ce qui différencie essentiellement la T. cette importation n’est possible que sous certaines conditions et selon des modalités particulières. dont l’assujetti est débiteur. elle s’opère différemment selon la nature des biens et services qui y ouvrent droit.Les principes généraux régissant le droit à déduction Si sur le plan de la technique fiscale. il n’en demeure pas moins que le système des déductions repose sur des mécanismes fondamentaux difficiles à manipuler par les non-spécialistes.A. un quatrième point traitera des remboursements . Cette règle.

A. l’entreprise GAMA a acheté au comptant des marchandises pour 360 000 (dont T. la déduction devrait être effectuée opération par opération de manière à distinguer la contribution chacune à la taxe due. on peut constater d’après la formule ci-dessus que pour la détermination de la taxe à payer au cours d’une période d’imposition donnée. La différence entre les deux masses donne soit une taxe à payer su (C A T i * t) est supérieure à (T D i) ou un crédit de taxe dans le cas contraire. la déduction de taxe ne s’opère pas d’une manière aussi différenciée.V. 200 000 aux taux de 7 %).A. non comprise) de 1 100 000 DH (900. le législateur a autorisé les assujettis à opérer pour chaque période d’imposition (mois ou trimestre) la déduction globale des taxe dont le fait générateur intervient au cours de la période concernée. Ainsi pour des raisons de simplification. il est nécessaire de distinguer entre deux masse de taxes d’une part.A. La taxe nette est obtenue à partir de la formule suivante : TNI T TDi TNi = (CAT ixt) – TD i ou = taux légal d’imposition = masse des taxes déductibles au titre de la période i = taxe nette ou taxe à payer au titre de la période C A T i = chiffre d’affaires hors taxe réalisé au titre de la période i Ainsi.A.000 imposable au taux de 20 %. EXEMPLE / L’entreprise « GAMA » a réalisé en Mai. 24 . Mais. (T. la masse des taxe exigibles au titre des opérations imposables durant une période donnée (C A T i. t) dont l’assujetti est débiteur envers le Trésor.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 24 A prendre à la lettre l’article 17 de la loi. Il est à signaler que la notion de base imposable n’intervient que par la détermination de la taxe brute et non pas la taxe déductible. 60 000 DH) et réglé diverses charges d’un montant de 12 000 DH (dont T. un C. Durant le mois d’avril. 2 000 DH). en réalité. V. la masse des taxe ayant grevé les éléments du prix de revient de l’opération taxable au cours d’une période donnée T D i et qui constitue un crédit de taxe du redevable vis-à-vis du trésor. dans la pratique.V. car il en résulterait des complications comptables et techniques considérables. D’autre part.

V.A. due……………………………….) = 1. 200 000 X 7 %…………………………………………… Total T.V.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 25 En Mai la société a acquis un camion pour 600 000 DH au taux normal (T.T.V.A. et les éléments dont la valeur s’incorpore au produit fin au fur et à mesure de leur utilisation par l’intermédiaire des amortissements (les immobilisations). (T.A.V. facturée…………………………………….A. déductible donne un solde négatif. 1°) / T. récupérable………………………. récupérable et la T.A.1000. Travail demandé : calcul de la T. à payer au titre du Mois de Mai. reportable sur la T. T. Les biens ne constituant pas des immobilisations et les services. + = 194 000 172 000 ----------32 000 = = = 60 000 2 000 ----------162 000 = 100 000 = = = = 180 000 14 000 ----------194 000 1 294.V.A. B-Distinction entre les biens et services ouvrant droit à déduction : L’ensemble des assujettis ne s’intègrent pas d’une manière identique au produit créé. T.000 Le montant de la TVA due (32 000 DH) sera versé au plus tard à la fin du mois de juin. Remarque : Si la différence entre la T.A.V.V. D’où C.000 + 194 000…………… 2°)/ T.A.VA.A.V. incluse 600 000 X 20/120……………… Achat de biens et charges d’Avril T. 3°)/ T.A.A. comprise).V..V.A.V. due au tiitre du mois de Mai T. facturée…………………………………. du mois suivant Dans certains cas le crédit de taxe peut donner lieu à un remboursement.C. récupérable……………………………. Ainsi le législateur a introduit la distinction entre les éléments qui entrent directement ou physiquement dans le produit tels que les matières premières et les agents de fabrication..V.A.A.A.A. celui-ci constitue un crédit de T.V. récupérable sur :   Achats d’immobilisations de Mai T. incluse (charges)……………………….A. T. Il s’agit essentiellement des éléments figurant au compte d’exploitation général à 25 . incluse (marchandises)………………… T.V. S/ventes du mois de Mais 900 000 X 20 %………………………………………….V.V.

 De la taxe ayant grevé les livraisons à soi-même portant sur les biens éligibles au droit à déduction… » 26 . Les biens constituant des immobilisations . la déduction des taxes ayant grevé les éléments du prix des opérations taxables s’opère par voie d’imputation sur la taxe exigible du chef des opérations taxables : les règles régissant le droit à déduction ou modalités d’exercice du droit à déduction. les frais d’assurances. comme instrument de § 2.L’exercice du droit à déduction : Le droit à déduction s’exerce chaque fois que le redevable acquiert des biens ou des services en vue de réaliser une opération taxable ou exonérée avec droit à déduction (remboursement). utilisation d’une manière durable. permettant au redevable de justifier le montant des taxes déductibles.  La notion d’immobilisation recouvre les biens de toute nature (meubles ou immeubles corporels ou incorporels) acquis ou crées par l’entreprise en vue de leur travail. Les conditions d’exercices du droit à déduction : Elles sont de 2 sortes : Les conditions de forme. A. Il doit être exercé dans un délai déterminé : c’est ce qu’on appelle les conditions d’exercice du droit à déduction.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 26 l’exception de certains postes tels que les salaires. La distinction ainsi faite est déterminante étant donné que la déduction s’exerce selon des modalités particulières propres à chaque catégorie.Les conditions de forme : Il résulte des dispositions de l’article 20 de la loi qui stipule que la déduction est admise jusqu’à concurrence . D’autre part. les honoraires. Les conditions de temps fixant la date à laquelle la déduction doit s’opérer 1.  « de la taxe dont le paiement à l’importation peut être justifié pour les importations directes  de la taxe acquittée figurant sur les factures d’achat ou mémoires pour travaux et les services effectués à l’intérieur auprès des assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée.

Cependant le fait de posséder une facture ne constitue pas une condition nécessaire et suffisante pour justifier ce droit. Enfin pour être valable. sans pour autant créer ce droit. ou raison sociale de l’acheteur et son adresse . a-Date de la déduction des taxes ayant grevé les biens ne constituant pas des immobilisations et les services.A.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 27 a. La facture est l’instrument le plus utilisé pour la transmission du droit à déduction au redevable.la taxe figurant sur les factures ou mémoires . les modalités de paiement (chèque. La déduction n’est admise que si le fournisseur est assujetti à la T. La date à laquelle doit être opérée la déduction est différente selon qu’il s’agissent des taxes ayant grevé les biens immobilisables ou les autres biens et services. le nom. Les opérations sans factures. et autorisé à la faire figurer sur les factures qu’il établit.. b. l’absence de facture fait obstacle au droit à déduction. les factures sans taxe apparente ou non conformes aux indications sus-visées. En effet.V. Les taxes facturées à des taux erronés.A. les bons de livraison. Cette écriture doit être faite même si le dépôt de la déclaration n’est pas suivi de paiement en raison de l’insuffisance de la taxe due par le redevable. 27 . figurant sur des factures du produits ou services exonérés ou non livrés ou facturées par des personnes non assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée. opérer une déduction c’est mentionner celle-ci sur la déclaration déposée pour le paiement de la T. le document douanier délivré au redevable destinataire réel du bien importé ouvrant droit à déduction. c-la taxe acquittée par le redevable lui-même : Dans ce cas. espèce traite …etc). justifie le paiement de la taxe au Trésor Public. la taxe figure sur une facture interne établie par le redevable à l’occasion d’une livraison à soi-même et déclarée au service des impôts 2-Les conditions de temps Dans la terminologie officielle. sont rejetées par l’administration fiscale.La taxe payée à l’importation : Dans cette hypothèse. prénom. le numéro d’identification du fournisseur au service local des impôts. il faut signaler qu’un redevable ne peut en aucun cas mentionner lui même ces indications.V. la facture doit être délivrée au redevable par son fournisseur et comporter outre les indications d’ordre commercial. n’ouvrent aucun droit à déduction.

Pour les biens et services acquis localement. avril et mai sont déductibles des taxes collectées en avril. le redevable de la T. si le redevable est soumis au régime des débits. doit observer la règle dite de « décalage d’un mois » prévue à l’article 17. prévoit que la déduction doit s’opérer à l’expiration du mois qui suit celui du paiement des factures ou mémoires.3° de la loi. Cette règle qui soulève d’ailleurs des critiques de la part des redevables en raison de l’avance de trésorerie qu’elle les contraint à faire au Trésor . Toutefois. la date de paiement est réputée être celle de l’acceptation de l’effet . quatre cas peuvent se présenter :  règlement en espèce : la date de paiement est celle du versement des espèces  règlement par chèque : la date de paiement est celle de l’encaissement effectif du chèque par le fournisseur  règlement par effet de comme (traite ou lettre d’échange) : la date de paiement est celle de l’échéance de l’effet. De même si un redevable est imposé suivant le régime de la déclaration trimestrielle.A. les taxes payées durant la période mars. -Le paiement de la taxe.V. mai et juin (déclaration du 2 ème trimestre à déposer entre le premier et le 31 Juillet.  règlement part compensation : la date de l’inscription de l’opération de compensation sur les registres comptables de l’entreprise  le décalage de un mois Le principe : Une fois la condition de règlement requise.3° de la loi « le droit à déduction prend naissance à l’expiration du mois qui suit celui de l’établissement des quittances de douane ou le paiement partiel ou intégral que le droit à déduction est subordonné au condition de paiement et de décalage de un mois. Dans ce cas l’assujetti est autorisé à pratiquer la déduction des taxes payées (sans observer la 28 .) Les exceptions : La règle de décalage de un mois ne s’applique pas dans deux cas : A la suite d’une cession ou cessation d’activité de l’entreprise. Pour un redevable soumis au régime de la déclaration mensuelle.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 28 Conformément aux dispositions de l’article 17. les taxes payées au cours du mois de janvier sont déductibles des taxes collectées au cours du mois de février et figurant sur la déclaration déposer entre le premier et le 31 Mars de l’année.

Les taxes payées sur les achats de biens immobilisations sont déductibles au titre de la période d’imposition au cours de laquelle sont intervenus ces achats. B. la règle de décalage de un mois ne s’applique pas aux biens constitués des immobilisations.Les modalités d’exercice du droit à déduction : L’article 17 de la loi fixe les modalités de l’exercice du droit à déduction et pose deux notions essentielles à savoir l’imputation globale et celle du report du crédit.Le principe de l’imputation globale. l’excédent ou le reliquat est reporté sur la période suivante jusqu’à l’épuisement total. 3-Le transfert du droit à déduction Par dérogation au principe selon lequel la taxe ne peut être déduite que par la personne qui l’a lui même payée. soit la taxe à verse au Trésor Public soit un crédit de taxe. En cas de paiement partiel des factures. les taxes déductibles dont le fait générateur intervient au cours d’une période d’imposition donnée (mois ou trimestre ) sont soustraites des taxes exigibles au titre de la même période. Pour les opérations occasionnelles (cas de livraison à soi même de construction). La différence entre les deux masses représente. b-Date de la déduction des taxes ayant grève les immobilisations : Pour favoriser le développement des investissements et l’amélioration de l’appareil productif. Le paragraphe premier de l’article 17 stipule que : « les assujettis opèrent globalement l’imputation de la taxe sur la valeur ajoutée… » Ainsi. l’assujetti peut opérer la déduction à concurrence de la taxe acquittée. 2-La règle du report du crédit Dans le cas d’impossibilité d’imputation intégrale des taxes déductibles en raison de l’insuffisance des taxes exigibles. 1. L’article 19 de la loi prévoit des situations ou l’excédent des taxes déductibles peut faire l’objet d’un remboursement. L’assujetti est autorisé à déduire les taxes auxquelles il a droit sur la déclaration trimestrielle à souscrire avant l’expiration du mois qui suit le trimestre au cours duquel est intervenu l’achèvement des travaux. Enfin si les frais de transport du bien sont facturés séparément. la loi prévoit des situations où le droit à déduction 29 .HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 29 régle de décalage) dans le mois qui suit la date de la cession ou la cessation. les taxes ayant grevé le service de transport sont déductibles en respectant la règle de décalage énoncée précédemment.

une déduction opérée régulièrement peut être remise en cause et ce pour tenir compte d’événement postérieurs (disparition des marchandises. § 3. Par ailleurs.A.L’étendue du droit à déduction Généralement. le droit à déduction n’est ouvert qu’aux bien et services nécessaire à l’exploitation de l’entreprise. A-Le montant de la taxe déductible ou prorata. les limitations sont prévues à l’égard de certains biens et services. lorsqu’une entreprise contracte un marché de travaux « clés en mains » et que le maître de l’ouvrage importe en son nom une partie des fournitures destinées a être intégrées à l’ouvrage. sur l’ensemble de leur chiffre d’affaires ne pose pas de problème. Dans le cas de fusion. La taxe déductible est affectée d’un prorata dont les modalités de calcul sont fixées par les articles 15 et 16 du décret 2-86-99 du 14 Mars 1986. L’ensemble des ajustements connu sous le terme de régularisation peut se solder par un reversement de tout ou partie de la taxe déduite. -Transfert du droit à déduction d’une personne non assujettie à une personne assujettie.V. 30 .HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 30 peut être transféré d’une personne non assujettie à la T. en vertu des dispositions de l’article 21. d’apport en société ou de transformation dans la forme juridique de l’entreprise. affectation du bien ayant bénéficié de la déduction… etc) ou des possibilités de déduction du redevable. C’est le cas des entreprises de construction liées par les contrats pour la réalisation des marchés « clés en mains ».V. De ce fait.V.. celle des assujettis partiels mérite une analyse particulière.A. qui a grevé un matériel immobilisé cédé avant l’expiration de la troisième année de son acquisition peut être transférée à l’acquéreur de matériel. Ce dernier peut opérer la déduction de ladite taxe suivant ses prorata de déduction. la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les valeurs d’exploitations peut être transférée à la nouvelle entité qui en opère la déduction. Si en matière des déductions la situation des assujettis à la T. à une personne assujettie ou d’une personne assujettie à une autre. -Transfert du droit de déclaration d’un assujetti à un autre. de scission. -Transfert de la taxe ayant grevé une immobilisation La valeur versée au Trésor Public suite à la régularisation de la déduction de la T. la taxe réglée en douane par l’importateur peut être déduite par l’entreprise qui a réalisé le marché. En effet.1° de la loi.A.

Pour les assujettis effectuant concurremment des ventes de produits taxables et des ventes de produits exonérée (article 7. était taxable) et. il se calcule à partir des éléments de l’année précédente en faisant le rapport entre.A.le total du numérateur. d’autre part : au dénominateur : . d’une part : (formule suivante) Au numérateur : .A.le C.  Pour les personnes déjà assujetties. où 31 . lorsqu’il n’est pas possible de déterminer l’affectation exacte des biens immobilisés. réalisé avec déduction ou régime suspensif sous le bénéfice des exonérations.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 31 Il comprend : au numérateur le chiffre d’affaires taxable ou exonérées en vertu des dispositions de l’article 8 de la loi.A. situé jours champs d’application. taxable le C. Au dénominateur le montant suvisé augmenté du chiffre d’affaires situé hors champ d’application de la taxe ou exonéré sans droit à déduction selon la formule suivante . 9. .A. prévues aux articles 8.le C. CT+CE+TFCE PD = CT+CE+CHC+CES+TFCE PD = prorata de déduction CT = chiffre d’affaires taxable toute taxe comprise CE = Chiffre d’affaires exonéré (article 8) CHC = Chiffre d’affaires hors champs d’application de la taxe CES = Chiffre d’affaire exonéré (article 7) TFCE = Taxe fictive sur chiffre d’affaires exonéré (article 8)  Le pourcentage de déduction ou « prorata » Seuls les assujettis qui réalisent exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction peuvent déduire l’intégralité de la taxe ayant grevé leurs acquisitions de biens . Il comprend au numérateur le chiffre d’affaires taxable ou exonéré avec droit à déduction. exonéré en vertu de l’article 7° sans déduction Le C. 9 et 9 bis) ou hors champ d’application. la déduction est opérée selon la règle du « prorata » et ce. 8. et 9 bis auquel est ajouté la taxe fictive correspondante (c’est à dire celle qui aurait due être payée si ce C.A. marchandises et services.

On trouve ainsi :  Les produits pétroliers utilisés comme carburants ou lubrifiants (essence. les tracteurs. et en général tous les engins utilisés pour le transport des matériaux de construction ainsi que les véhicules spéciaux tels que les bulldozers. l’exclusion ne touche pas les éléments suivants : les camions.) Les frais de mission. aux dépenses relatives à l’achat de vêtements de protection attribués gratuitement au personnel. et en général toutes les taxes sur les dépenses exposés pour l’acquisition des biens et services utilisés par les tiers. Au contraire la loi admet en déduction les taxes afférentes aux dépenses engagées pour assurer le logement du personnel de sécurité ou de surveillance sur les chantiers de travail. 2-Les exclusions particulières Cette catégorie d’exclusions concerne les biens et les services qui sont exclus du droit à déduction bien qu’ils soient acquis pour le besoin de l’exploitation de l’entreprise. betonnièrer.  Les taxes ayant grevé les bâtiments non liés à l’exploitation de l’entreprise (bâtiments à usage d’habitation…. par les dirigeants et le personnel de l’entreprise pour leurs besoins propres.  Les taxes sur les frais de mission. de réception et de restauration des dirigeants . Les honoraires versés à certaines membres des professions libérales (il s’agit des rémunérations versées aux avocats. notaires …etc. les camionnettes. compresseur…etc) . de réception et représentation 32 . les dumpers auto chargeuses. gasoil). On peut citer à titre d’exemple :  Les taxes facturées à l’occasion des dépenses pour assurer le logement ou l’hébergement des dirigeants de l’entreprises . Toutefois. bulldozer. Sont exclus du droit à déduction les véhicules de toute nature conçus pour le transport de personnes. Par contre le droit à déduction est accordé aux produits pétroliers utilisés comme matière ou agent de fabrication (fuel et gasoil utilisés pour faire fonctionner les engin de travaux en place sur le chantier.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 32 1-Exclusion d’ordre global Ces exclusions concernent toutes les taxes ayant grevé les dépenses engagées par l’entreprise et qui ne sont pas directement liées à son exploitation.  Les véhicules ou engins de transport de personnes.etc).

50 % la taxe figurant sur des factures dont le montant est égal ou supérieur à 10 000 DH et payées en espèce. Le montant de la déduction supplémentaire ou du reversement de taxe est égal au tiers de la différence entre le montant de la déduction calculée d’après le prorata réel et celui déterminé en fonction du prorata initial. lorsque le prorata réel fait apparaître une hausse de plus de 5 points par rapport au pourcentage initial ou sous forme d’un reversement d’une fraction de la taxe déduite.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 33 - Les commissions des courtiers d’assurance. 1. Cette opération communément appelée régularisation s’effectue différemment selon qu’il s’agisse des bien constituant des immobilisations ou autres biens et services (valeurs d’exploitation et services) A-La régularisation des biens constituant des immobilisations Cette régularisation peut avoir quatre origines :  La variation du pourcentage de déduction  La cession ou le transfert du bien immobilisé  La cessation d’activité  Le retour au fournisseur du bien acheté.Régularisation des déductions Comme il a été signalé précédemment. lorsque le prorata de déduction accuse une basse de plus de 5 points par rapport au prorata initial . Ceci résulte du principe que tous services afférents aux biens exclus du droit à déduction sont également exclus du droit à déduction (exemple la réparation de voiture personnelle du chef de l’entreprise. Les services afférents aux biens exclus du droit à déduction quelques soient leur nature et leur importance.La régularisation à la suite d’une variation du pourcentage de déduction Cette régularisation s’opère sous forme d’une déduction supplémentaire. une déduction régulièrement opérée peut être remise en cause. transfert du bien immobilisé ou de cessation d’activité. La régularisation intervient au cours de la première période d’imposition de l’exercice comptable 2-La régularisation à la suite de cession. - § 4. Chaque fois que le bien immobilisé ayant donné lieu à déduction cesse de concourir à la réalisation d’opérations taxables ou exonérées en vertu des dispositions de 33 .

B. s’enregistre dans le compte 4456 « Etat – TVA due ».V. Le crédit du compte 34552 « Etat – TVA récupérable sur charges » . 3-Régularisation : à la suite de l’établissement d’une note d’avoir de la part du fournisseur.A « doivent procéder à une régularisation dans les cas de disparition de marchandises ou lorsque l’opération n’est pas effectivement soumise à la taxe ».HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 34 l’article 8 de la loi avant l’expiration d’un délai de 5 ans une régularisation est prévue en application des dispositions de l’article 18 de la loi. CHAPITRE VI : COMPTABILISATION DE LA DECLARATION DE LA TVA DUE § 1. s’il y a lieu. le compte 4456 « Etat – TVA due » est :  Débité par : Le crédit du compte 34551 « Etat – TVA récupérable sur immobilisations » . du compte 3456 « Etat – Crédits de TVA ». Pour obtenir la TVA due.  Crédité par le débit du compte 4455 « Etat – TVA facturée » Cas particulier : existence d’un crédit de TVA 34 . Si le bien immobilisable est rendu au fournisseur sans être utilisé. Il est à signaler que la première catégorie de régularisation est indépendante de la 2°. Cette opération consiste en un reversement au Trésor Public d’une fraction de la taxe initialement déduite égale au montant de la déduction atténué d’une cinquième par année ou fraction d’année écoulée depuis la date où le droit à déduction a pris naissance. aux termes de cet article les assujettis de la T.Les biens ne constituant pas d’immobilisations La régularisation des taxes ayant grevé les biens ne constituant pas d’immobilisations résulte des dispositions de l’article 17 de la loi. qui est la différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable. Ces deux régularisations peuvent intervenir en même temps. Le crédit. En effet. la taxe déduite est à reverse en totalité au Trésor. La régularisation s’effectue spontanément et se traduit par un reversement de la totalité de la taxe déduite initialement.Constatation de la TVA due : La TVA due.

B. taxable réalisé au cours de l’année écoulée atteint ou dépasse 1. Il lui es t’attribué à ce titre un N° de compte T. Ne sont pas comprises dans le chiffre d’affaires taxable les opérations exonérées visées au article 7. lorsque le solde de celui-ci est débiteur. il correspond. Remarque : Le paiement de la TVA due doit se faire au plus tard à la fin du moins qui suit le mois de la déclaration mensuelle ou trimestrielle de TVA CHAPITRE VII . Sont également obligatoirement soumises à ce régime.A. à prendre en considération est celui réalisé au titre des opérations taxables. exigible -Déclaration mensuelle -Assujettis obligatoirement soumis à ce régime il s’agit des assujettis dont le C.T. doivent remplir les obligation suivants : A.V.000.Constatation du paiement de la TVA due : .A. et il doit être viré au débit du compte 3456 « Etat – Crédits de TVA ».HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 35 La compte 4456 « Etat – TVA due » a en principe un solde créditeur.V.A. 8. Mais s’il présente un solde débiteur. Autrement dit.) Le C.V.A.On crédite un compte de trésorerie du même montant. .Déclaration périodique du chiffre d’affaire Selon le régime d’imposition auquel il est soumis l’assujetti doit déposer chaque mois ou chaque trimestre une déclaration de chiffre d’affaires et verser en même temps la T.A. les sociétés installées hors du Maroc 35 . 9 et 9 bis et celle situées hors champs d’application de la T. dans ce cas à un crédit de TVA. le compte 3456 « Etat – Crédits de TVA » reçoit à son débit le montant du crédit éventuel de TVA en créditant le compte 4456 « Etat – TVA due ». et ce quelque soit le chiffre d’affaires réalisé. § 2.A.déclaration d’existence Tout assujetti est tenu de faire une déclaration d’existence dans le 30 Jours suivant les début de son activité taxable.V.000 de dirhams (H.OBLIGATION DES ASSUJETTIS Les assujettis à la T.On débite le compte 4456 « Etat – TVA due » .

Déclaration de prorata Les assujettis sont tenus de déposer avant le 1 er avril de chaque année une déclaration faisant ressortir les éléments de calcul du prorata ainsi que les factures d’achat des biens d’équipement acquis au cours de l’année précédente. devant permettre non seulement de déterminer le chiffre d’affaires réalisé mais également de dégager le montant de la taxe sur la valeur ajoutée dont opèrent la déduction 36 .000 de dirhams. F.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 36  Redevables soumis par option Les personnes soumises au régime de la déclaration trimestrielle peuvent opter pour celui de la déclaration mensuelle. E. D. des factures d’achat et de vente.Droit de contrôle de l’Administration La loi permet à l’administration fiscale de vérifier la sincérité des déclarations et d’y apporter les rectifications qui s’imposent Pour ce faire. dout en aviser le service local dont il dépend dans les trente jours suivant la date de cession ou de cessation par souscription d’une déclaration de cessation.Tenue dune comptabilité régulière Les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée sont tenue de remplir des obligations d’ordre comptable telles que la tenu d’une comptabilité régulière. C – Déclaration de cessation Tout assujetti qui cesse sont activité taxable ou qui cède son entreprise. avant le 31 janvier de l’année en cours déclaration trimestrielle y sont soumis : Les assujettis dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année écoulée est inférieur à 1. il en est de même des pièces justificatives et en particulier.000. les documents et livres comptables doivent être conservés pendant un délai de dix ans à compter de la date de la dernière opération qui y est inscrite . elle est habilitée à exercer :  Le droit de procéder à des impositions d’office  Le droit de communication  Le droit de vérification A titre .

il est fait obligation aux assujettis de livrer à leurs acheteurs des factures pré-numérotées et tirées d’une série continue mentionnant outre les indications habituelles d’ordre commerciale  Le numéro d’identification attribué par le service des impôts ainsi que le numéro d’article à l’impôt des patentes et celui de l’IGR ou l’IS. Pour les opérations visées aux articles 7. auprès du service local d’assiette dont ils relèvent (copie du bilan. les factures doivent porter l’indication de l’exonération ou du régime suspensif sous lequel ces opérations sont réalisées. selon le cas . quantité et nature des marchandises vendues ou des services rendus . du compte d’exploitation générale.  tous renseignements utiles quant aux prix. 37 .  d’une manière distincte. dans un délai de trois mois suivant la date de clôture de l’exercice comptable. 9 et 9 bis. le montant de la taxe réclamée en sus du prix ou comprise dans le prix ainsi que les modalité et références de paiement se rapportant à ces factures ou mémoires. 8.HASSAINATE Mohammed : Comptabilité approfondie Les principes comptables : Etude Comparative 37 Les assujettis soumis au régime du Résultat Net Réel ou de Résultat Net Simplifié sont tenus de déposer leur bila ainsi que les pièces annexes. du compte de pertes et profits et du tableau d’amortissement. De même.  les noms et prénom ou raison sociale et adresse des acheteurs ou clients .

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