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Archives Marocaines Vol.15

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ARCHIVES MAROCAINES

VOLUME

XV

ARCHIVES 'MAROCAINES
PUBLICATION
OF: LA

MISSION SCIENTIFIQUE DU

~fAHOC

VOLU1IŒ

XV

PARIS
ERNEST LEBOUX, 'ÉDITEUH
28,
RUE nONAPAIlTE, YI"

UlO9

KRAUS REPRINT Nendeln/Liechtenstein 1974

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Réimpression avec accord des Prelles Universitaires de France 108, ~oulevard Saint-Germain, Paris Vie KRAUS REPRINT A Division of KRAUS-rnOMSON ORGANIZAnON LlMITED NendelnILlechtensteln
1974

1-

LE RÉGIME DE IJA PROTECTION AU MAROC

Le droit de Protection est le prh'ilège d'une Puissance étrangère représentée dans un pays de soustraire ses propres nationaux, ceux de Puissances non représentées et même certains indigènes de ce pays à l'autorité de son som"erain ct de substituer vis-à-vis d'eux sa juridiction il la sienne. .\u point de vue du droit international, la protection est l'exercice,par les Agents diplomatiques ct consulaires d'un droit de som'craineté restrictif de la souveraineté territoriale du gouvernement du pays auprès duquel ccs agents sont accrédités. C'est ainsi que l'on a qualifié d'état d'exterritorialité l'état des sujets étrangers établis dans lcs pays où ils continuent il \,j\Te sous la juridiction de leurs pays d'origine. Cet état de choses est spécial aux pays non chrétiens ct particulièrement aux pays musulmans, vis-à-vis de'squels la situation des chrétiens étrangers qui y habitent a été réglée par les capitulations qui sont au nombre de douzf!, dont la première date de 1535 et la dernière de 1740. La protection, en principe réservéc aux sujets étrangers, a Jini par s'étendre à leurs sl'r\"iteurs ct à leurs courtiers pour les mettre li l'abri dcs \'cxations ct de l'arbitraire des auturités musulmanes. Les abus iné\"Ïtables de cettc institution ont été tempéré..; par l'l.Ird( ln nance française de 17H 1 ct pa,' le règlement de 1 Hfi3 concerté entre la Porte et les Puissan~es. Le nou\'cl état de choscs qui "ient d'être établi en Turquie plI\'rira sans doute une ère nOll\el1c au régime de la
.\1..-11. ~1.~1l0':. 1 •

1

ARCHIVES MAROCAINES

Protection et il est certain que si des garanties suffisantes sont données à l'Europe par le nouveau Gouvernement turc, le maintien des Çapitulations ne tardera pas à ne plus êtr~ nécessaire. " Le régime des Capitulations est appliqué également au Maroc, quoiqu'il ne semble pas que l'exterritorialité y ait été complètement admise pour les étrangers avant 1844. Dans un traité passé en 1767 entre Louis XV et Sidi Mohammed ben Abdallah, l'article XII stipule que: « S'il survient un différend entre un musulman et un Français, l'affaire sera portée devant le Sultan - que Dieu le rende victorieux 1- ou devant son Représentant, Gouverneur de la ville, et le QAdi ne sera pas appelé à juger le différend qui les sépare. » • Le même principe est clairement énoncé dans l'article XIII: « Si un Français a battu un musulman, il ne sera pas jugé sans la présence du CqnsuJ, qui répondra à l'accusation et défendra l'accusé; après cela la sanction sera exécutée conformément au Chr4a et si le Français s'échappe, le Consul ne sera pas rendu responsable. De même si un musulman frappe un Français, et qu'a s'échappe, sa com" parution ne pourra pas être exigée 1. » On retrouve encore cette idée dans l'article XIII du traité de 1816, confirmé par celui de 1826:
1. Nous ,donnons les deux anlc:les· cl-desius luivant la traduction que noui AYonl faite du texte arabe. La traduction officielle dilftre lensiblement; elle donne même de l'article XIII une Interprétation contraire 1 . "Idle exprimée par le texte arabe. AllY. XII. - S'il arrive un différend entre un Maure· et un Françall, l'Empereur en décidera, ou bien celui qui représente lia personne dans la ville 011 l'accident sera arrivé lans que le Qldi ou le juse ordinaire puisle en prendre connaissance, et il en lera usé de même en France l'II arrive un accident entre un Français et un Maure. AIT. XIII. - Si un Français frappe un Maure, il ne sera jugé qu'en la présence du Consul qui défendra sa cause et elle sera décidée avec justice et imp.~tialité, et en cas que le Françail vint l l'échapper, le Consul .n'e!, sera pOint responlable ; et si, par contre, un Maure frappe un Français, JI sera jugé lulvant la justice et l'exigence du Qldl.

LE RÉGUlE ,:OE LA PROTECTION AU MAROC

,A rticle, XI!I:. -. S,i un Français frappe un musulman, on ne le jugera qu'après que le Consul aura comparu pour plaider sa cause et le disculper, et si après que la sentence juridique en aura décidé, le chrétien qui est l'agresseur vient à s'enfuir on ne le redemandera pas au Consul, car il n'en est pas responsable, et vice versa si un musulman frappe un Français et qu'il vienne à s'enfuir, on n'exigera pas qu'on le retrouve, » D'après ces traités, la juridiction des Consuls était limitée aux différends entre leurs nationaux; dans le cas où 1 :.10 d'eux était poursuivi par un indigène, ils n'avaient que le .droit d'intervention, et non celui de juridiction, quoique le Chevalier de Razilly e~t conclu avec les Salétins un traité qui autorisait (Art. VII) l'établissement d'un Consul Français à Salé « lequel Consul jouyra des liberte, et prééminences desquelles ont accoutumé de jouyr les autres Consuls Français» t (Histoire de Barbarie et de ses Cor. saires, R. P. F. Dan, 1639)' Il ne semble pas en effet que les liberte{ et prééminences dont il est parlé puissent être considérées comme l'équivalent de « tous les privilèges attachés aux Consulats des Échelles de Barbarie et du Levant» ainsi que le comprend Thomassy. Les deux traités conclus en 1631 entre Louis XIII et le Sultan Saadien Moulay El Oualid admettént le droit d'exterritorialité pour les Français au Maroc en ce qui concerne leurs différends entre Français. L'article IX du traité du 17 septembre 1631 signé à Maroc est ainsi conçu: « Que tous les différends ql,li arriveront entre les Chrestiens François, soit en matière de justice, ou d'autre chose, puissentestrevuidez par l'Ambassadeur qui résidera en nos dits Royaumes, si ce n'est que les pa'r1. La ville de Salé, l cette époque, était une république constituée sous la ~uzeraineté du Sultan du Maroc Abou Merouan Ab!! El Malek.

AReIllVt:S MAROCAINES

ties veuillent venir par devant nous pour quelque dom' mage reçu. » Le traité du 24 septembre de la même année, signé en rade de Safi, non seulementadmet cette exterritorialité, pour les Français habitant le Maroc, mais il la comprend égaIement pour les Marocains établis en France. En effet, l'article IX de ce traité dit: « Que s'il arrÏ\'ait quelque différend entre les marchands maures qui sel'ont en France, l'Ambassadeur de l'Empereur du Maroc y résidant les terminera! et que le mesme se fera par l'Ambassadeur ou Consul de France en Afrique. » Il semble même résulter de la rédaction de cet article que l'exterritorialité accordée aux Français au Maroc ne s~ra que la conséquence de celle accordée aux Marocains en France. Il peut être curieux à ce propos de rappeler qu'en 1617 la France dut recourir à l'influence du Sultan de Constantinople pour faire remettre en liberté des français emprisonnés par le Sultan du Maroc Moulay Zidan ben Mançour, de la dynastie saadienne, qui voulait les rendre responsables d'un yol de livres dont il avait été victime de la part d'u,n Sieur de Castellane, qui s'était établi à Fez <:omme Consul de France 1. Quant à la protection des indigènes, c'est-à-dire J'existence d'une catégorie d'exception. placée en dehors des abus des autorités du pays, on ne peut pas dire qu'elle soit au Maroc le résultat de la présence des Européens. L'anar~hie et l'arbitraire qui règnent dans ce pays à J'état chronique poussaient les sujets à se défendre contre l'autorité et le meilleur moyen d'échapper au Makhzen était d'obtenir l'appui de personnages influents assez forts eux-mêmes pour se soustraire aux exactions dont les petites gens étaient Jes victimes.
1. "1110:11.\55".

le .\f~H·OC el scs cara,.lnt6, ISolS. p.

118.

LE nÉGUIE nE LA PROTECTIO~ AU ~t\ROC

"

C'cst ainsi que l'on vit, dans les différentes tribus, se grouper autour de certains Chorfa une quantité de protégés qui ne manquaient pas d'analogie avec les cliellt5 de l'ancienne Rome, le Chérif étant lepa/roll. La perception de l'impôt a toujours été la principale préoccupation des soU\'erains du ~taroc, Les contributions régulières fournies par les tribus lIIa"'l,en étaient généralement insuffisantes et le Sultan Sl: troU\'ait presque toujours dans rnbligation de faire appel à des ressourœs extraordinaires. Il se heurtait alors à la résistance des tribus, ct s'il ne rOll\'ait les imposer par la force, il était obligé de recourir à une politique dt.! concessions qui sc manifcstait surtout par les prÎ\'ilèges accordés à certains Chorfa ou personnages importants, L'octroi de cette faHur se faisait par un dhahcl' ou ordonnance du ,Souverain, Dès les 'térinides, les Chorra intluents reçurent d~s dhahe,' les exemptant dïmpôts, de même que leurs zaouïa et leurs azib '. Bien plus, partout où les grands personnages de la Cour se troU\'aient avoir des intérêts agricoles, leurs domestiques, employés, fermiers, etc... échappaient à t'autorité du Gouvernement dont ils auraient dû dépendre.
1. t:n azib ùt un \-iIIage ou une partie de '-ill"RC dont h~5 habitants 60tlt de père en IiIs concédés par le Sultan à un Chérif et à 5/1 descendance. pour préle\-er sur eux l'aumône h!g:tle et toules les rp.dc\'nnccs de sOIl\"er,..inelti, En UI1 mOl, le Chérif est substitué au Sultan ,-is-ù-\'is des indi\-idus qui Ini sont ainsi concédés. c Les Chorra prl!tendent qu'ils datent de ~'oulny Idris. qui a\'lli~ une nombreuse famille et "oulait di\'lser entre tous les siens le territoire marocair•• Mais c'est probablement sous les premiers Sudiens. lors Je l'orsaniMUon de la caste chériftenne. On '-oit les Sultans distribuer des 8Zib l ceux dont Ils "'eulent a"olr l'appui. e Les COutumes locales relatives • l'azlb sont en dl!saccord manifeste av.ec le droit public musulman. 10 C'est ainsi que la r~gle e qu'il n'est pns perml~ de concéder une partie du territoire musulman à perpétuité à un homme et à ses cnfnnts » se trouve ,'Iolée par le principe de l'hérédité de l'azib. e L'organisation des Chorfa et de leurs azib constitue donc à proprement parler des états dans l'ttat, et la locution «Empire des Chorra ,. pour désigner le ~'aroc est certainement la plus exacte. » cr. Archil'e, },fartH:allle" t. V, P.72 •

ARCIIlVES al.\llOCAINES

Quelque grave que soit l'atteinte portée à l'autorité du Souverain par un dhaher de 'concession d'azib, les Sultans ·en ont accordé un nombre considérable, poussés par la ;nécessité de s'attacher les grandes familles de Chorfa dont a'appui leur était indispensable. La maison d'Ouezzan est un exemple de l'appui que les Chorfa peuvent donner au Sultan. Les faits ont malheureusement montré que la protection accordée à cette famille lui a été plus utile qu'à nous. Il est intéressant de constater que le Sultan, en droit, ne peut concéder un azib, car il ne lui appartient pas de dispenser certains de ses sujets d'un impÔt qui constitue une des conditions de l'état de musulman : Et Zakat et El A chour. C'est en appliquant d'une manière détournée le principe d'après lequel les descendants du Prophète ont droit au cinquième du Bit El Mal que l'on est arrivé à admettre que cette part de l'aumône légale pourra être remise directement aux Chorfa par un certain nombre de musulmans. Un grand nombre de Chorfa de moindre importance se firent donner par certains fonctionnaires complaisants du Makhzen des dhaher d'exemption d'impÔts pour eux et leurs gens; ces dhaher les protégeaient aussi contre l'arbitraire du gouverneur de province, dont ils relevaient. Quelquefois des familles d'une origine chérifienne douteuse, ou même n'ayant aucun titre, prenaient prétexte d'une similitude de nom et s'arrangeaient, moyenndnt finance, avec la vraie famille chérifienne, pour obtenir une concession d'azib. Les immunités et prérogatives'ainsi octroyées pouvaient être considérables. Outre l'exemption de toutes les c~arges, les porteurs du dhaher 1 pouvaient avoir le privi1. Extrait d'un dhaher accordé par le Sultan Abou'IAbbas El Mançour, Sultan saadien, accordant certains privilèges aUI Chorla Qantra: _ Il sera affranchi Ile Chérif Ali ben QAsem El Qantry) obligatoirement, luI et les enfants qui sont issUi de lui, et sera libéré par ·Ies Souyerains, par notre

I.E RÉGUlE DE LA PROTECTION AU alAROC

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lège de n'être jugés, en dehors des affaires relevant du QAdi, que par le Sultan lui-même, ou par un des Chorfa de sa famille, appelé naqib, choisi par le Sultan et non par les qaids. L'importance de tels avantages, les revenus assez considérables que la vente des dhaher assurait à quelques fonctionnaires du Makhzen et la nécessité où était le Sultan de ménager certains de ses sujets expliquent la quantité considérable de ces documents que l'on retrouve dans toutes les familles chérifiennes, même les plus modestes. Les tholba délivrent, au Maroc, moyennant finance, tous les documents qu'on désire; la fabrication des fausses généalogies est trop facile! Au commencement de son règne, Moulay Ismail chercha à remédièr à cet état de choses et ordonna le recensement des Chorfa ; mais cette mesure n'eut que peu de résultats ; elle présentait de grandes difficultés et, aussitôt après, les titres se multiplièrent comme avant 1. C'est dans les concessions du Sultan qu'est l'origine de
Maitre (le Sultan) que Dieu euhe la mention de son nom 1 et par les dhaher élevés qu'il a entre les mains, des obligations coutumières qui lui seraient imposées. Il sera dispensé d'une façon générale perpétuellement de ce que pourraient réclamer de lui les grands personnages, comme les gens du peuple... On ne réclamera de lui aucun des impÔts ordinaires, des droits de marché et autres corvées ou tues d'usage qu'on réclamera des autre•• » Archl"e. marocaille., t. Il, p. 341. Eztrait d'un dhaher des Ciblra. • Les porteurs de cet Acte ont une oriHine chérifienne, conformément à la Loi religieuse, sans que personne puisse la leur contes1er. Leur descendance est authentique et Ils ont droit aux honneurs dds aux Chorfa. Ils sont exempts des obligations imposées aux autres personnes. It Ce diplôme est signé par Moulay Ismail en IIOS de l'Hégire (16g3, J •..c.,. Archille. Marocalll", t. VII, p. 441. t. Ce fut Ibn Rahmoun, Chérif 'Alamy, qui fut chargé par Moula)· Ismail de composer un ripenolre de tous les Chorfa du MAroc•• Ibn Rahmoun réunit ainsi une collection d'arbres généalogiques, auzquels Il joignit quelques notes ramassées dans Ibn Khaldoun, dans le Qartls et dans quelques autres ouvrages historiqu~s; Il Intitula le tout: Choudour adh Dhahab JI KlIarr ail Na.ab (Les ttlncelles d'or, sur celui qui est d'une origine ellcel· hnte) et le data de 1I0S de l'Hégire (16g3, J•..c.), ArchiJle, marocaillef, yol. 111, n- s, p. 167.

AIlCfIIVES

MAIl(lCA1~ES

l'idée de protection: elle n'a d~)I1c pas été importée par les Européens; elle est née au Maroc de l'arbitraire des fonctionnaires marocains et est aussi ancienne que les abus de ,cet arbitrairc. Le Gouyernèment marocain s'en est ser\"Ï pour battrc monnaie sûr ses propres sujets au détriment de ses proprc!'. gouyerneurs.cn délinant moycnnant finance à ceux qui les demandaient, des dlzalzer les mettant à l'abri de ces gouycrneurs. Dans cet état anarchique. au milieu d'unc populathlll ,", ..stilc, les commerçants étrangers, plus encore que les sujct" marocains, souffraient des injustices et des exactil.llls des Hutoritl's; la nécessité d'un accord s'imposait puur flH.:ltre Ull terme à de .telles pratiques et sall\ egarder leurs droits. C'est dans le traité de paix conclu les 2i{ mai 17t"~­ c:1tre Louis XV ct Sidi .:\\ohummeJ bell l\bdallah, que le principe de la prutectil'n européenne, encore informe il est \Tai. apparait pour la première fuis. :'\ous donnons la tr,lduction de l'articlc XI '-lui. scul, a un rapport direct a'"ec la protcction .

.Irtide Xl du Traité de 1767.
(, Le despote français pourra nommer des Consuls duns le pays de notre Seigncur - que Oietlll:i donne la \"ict(lirc: -; dans les ,illes qu'il lui cOI1\-iendra, pour représelllcr les Français dans les ports de notre Seigneur - que Dieu le protège: - pour donner son .:oncuurs aux négociants, aux capitaines marins ct aux marins pour tout ce qui ptlllrra kur ètrc néccssaire, pour entendre leurs réclamations. décider l'ntre eux dans leurs ditTérends, et aucune de!> au!,,· rités des yilles ne pourra s'y opposer. Ce droit Icu'" [!Prartient ü eux seuls. Les Consuls sus-dits auront le droit d"a\oir dans leur maisoR un endroit résen"é à leurs prièp~~ et à

I.E RÉGll'tIE DE LA PROTECTION AU IIIAROC

1)

leurs lecture" religieuses; ils ne seront pas empêchés en cela et ceux qui voudront, parmi les chrétiens quels qu'ils soient, se rendre à la maison du Consul"pour les prières et pour les lectures, j>ersonne ne devra les gêner ni les empêcher. De même, ll's sujets de notre Seigneur - que Dieu le pmtège 1- s'ils sont dans le pays des Français, pCi"sonne ne les empêchera d'établir une mosquée pour leurs prières et pour leurs lectures reiigieuses, dans quelque ville que ce soit. « Ceux qui seront au service des dits Consuls, comme sec/'étai/'es, interprètes, censaux (courtiers) et les autres, ne se/'ont l'as emp~c"és dans leurs fonctiolls. sous quelque p,'étexte que ce soit; ils tle seront imposés d'aucun imprît, ni d,ms leurs personnes ni dans lew's maisons et ils Ile seront empêchés en aucune façon de faire ce qui sera 11écessai/'e pour le service des consuls et des négociants, dans quelque end"oit qu'ils se trouvent, « Les Consuls ne paieront ni « Melzouma », ni « Ouadira ) pour ce qu'ils achèteront pour eux-mêmes comme nourriture, boissons, vêtements, et il ne sera pas perçu d'Achour sur ce qui leur viendra de leur pays, tels que tes effets servant à leur habillement ni pour ce qui doit sen'ir à leur nourriture et à leur boisson, de quelque nature que ce soit. « Les Cl)Osuls Français auront la préséance et le pas sur tous les autres Consuls des autres nations, et ils auront également la liberté de se rendre oli bon leur semblera dans l'Empire de notre Seigneur - que Dieu le protège! - sur terre et sur mer, sans qu'aucun empêchement puisse leur être fait à ce sujet; de même Hs pourront se rendre à bord des bâtiments de leur nation, si cela leur plait, sans que personne puisse s'y opposer. « Leurs maisons seront respectées et on ne pourra }' exercer de violences contre personne. » Ce traité a été renouvelé dans les mêmes termes en 1816 cntre Louis XVIII et Moulay Sliman et en 1825 entre

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ARCIIIVE8 MAROCAINES

Charles X et Moulay Sliman. Il fut signé avec Sidi ;\'I(,r~i.m­ med par le comte de Breugnon, et il est à remarquer que celui-ci le négocia au nom de l'Emperell1' de Fran",:!, quoique ce titre et celui de Sultan ne fût roint reconnu 1 Louis XV par le souverain du Maroc 1. Il ne s'agit nullement dans ce traité de la reconnaiss[lnce par Sidi Mohammed aux Européens du droit de protection: celui-ci n'entend pas renoncer à une partie de son droit de souveraineté: il accorde simplement une mesure gracieuse permettant aux négociants de faire librement du commerce et d'augmenter leurs aŒaires; le Sultan avait en elfct tout intérêt à ce que le nombre des échanges commerciaux fùt le plus considérable possible, à cause des droits de douane que payaient les marchandises à leur entrée. En ce qui concerne l'exemption d'impôts accordée aux courtiers par le souverain, elle semble surtout avoir pour but de fermer la porte à toute tentative de main mise par les gouverneurs, sous prétexte d'impôts à payer, sur les sommes remises aux censaux pour les achats de laines, grains, peaux, etc., par les négociants européens. Il importe de préciser l'étendue des droits que la protection confère à la suite d~ ce traité: ils consistaient strictement en ceci, que les censaux (qui à celte époque faisnient tous du commerce) avaient la faculté de traliquer librement
1. R. TIIO)IASSY (I.e Maroc et sel caraVllnes, 1845, p. 267) commente ainsi ce titre qui figure dans le texte nrabe pour désigner le Roi de France: «Qu'on se rappelle en ellet ce que nous avons dit de la façon dont • Louis XIV traitait Il! rachat des esclaves et l'on verra quel abimc incommensur:lble séparnit sa politique de celle de SO~I faible et coupable successeur. Celle dill't!rence apparaît encore mieux dans la rédaction du traité qui nous occupe, conclu entre la "rance et le Maroc, le 28 mai 1767 ; car notre nouvel nllié s'y nomme « le pieux Sidi Moulay Mohammed, IiIs de Sidi Moulay ISll1ail, de glorieuse mémoire, empereur de Maroc, Fez, Méquinez, Suz, Talilelt et /lutres lieux,. tandis qu'il donne à Louis XV un titre équivoque, qui est bien loin d'êlre synonyme d'Empereur et signifte plutôt tyran Il.IIrp,lItur, cllef d'Ilne Ilecte impie, d'une faction rebelle au souverain Ugitime; titres que les pieux Kalifes du Maroc donnaient alors, comme nous l'avons dit, aux Princes chrétiens, mais qu'ils n'nvaient jamais encore eu l'insolence de donner aux Mo!,arques .Français. ,.

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dans Lout l'empire marocain et jouissaient d'une exemption d'impôts (:omplète. Or le Sultan Sidi Mohammed n'eut pas l'intention d'autoriser une atteinte aussi grave à son droit de souveraineté, à savoir, que certains de ses sujets pourraient être arrachés à sa juridiction par les représentants des f-'uissances pour les faire passer sous la leur. Comment donc en vint-on, peu après, à considérer lescensaux comme justiciables du pays dont ils étaient protégés? Par suite d'un abus évident, d'une extension de privilèges que Ips termes du traité ne justifient à aucun titre. Cependant, les conventions qui suivirent montrent clairement que c'est bien ainsi qu'on interpréta, en fait, l'article Xl du traité de 1767, On verra en effet que ces accords ultérieurs n'curent pour but que de tracer des limites à la protection; qu'ils la diminuèrent même, de sorte que nous aurions le droit de dire que la protection n'a pas été établie positive. ment au l\laroc, mais qu'elle fut créée en quelque sorte négativement et par restriction. Les premiers courtiers, ou censaux, om été des Juifs. Le censul jouissait d'avantages considé~ablcs, puisque la protection européenne avait pour effet de le soustraire à la juridktion des autorités marocaines, Cependant, les musulmans refusèrent longtemps d'accepter cette protection si commode; ils considéraient comme contraire à leur religion de se mettre à l'abri derrière un infidèle et préféraient subir les abus dont ils étaient les victimes, Il va de soi que ces idées étaient soigneusement entretenues par les autorités marocaines qui voyaient avec déplaisir l'immixtion de l'Européen dans les affaires intérieures du pays. Chaque t:ensal était une victime de moins. Le régime de la protection restreignait forcément les abus lucratifs de l'administration et risquait, en s'étendant, de tarir une importante source de revenus. Quelques exceptions finirent cependant par se produire devant les avantages évidents de la protection. C(~lIe·ci ne

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Ar..CflIVES

~IAROr;AINES

s'étendait d'ailleurs que dans les ports et ne pénétrait pas encore dans l'intériéur du pays 1. La convention du 10 septembre 1844 entre la France ct le Maroc n'édicte aucun règlement nouveau relativement à ,la protectior:; l'article VII dit simplement: « En attendant. les anciens traités seront scrupuleusement respectés ct observés dans toutes leurs clauses, et la France jouira en toute chose et en toute occasion du traitement de la nation la plus fa :orisée. » Le 9 décembre 1856 une Convention de Commerce ct de Navigation fut signée entre l'Angleterre et le Sultan du .Maroc. Cette convention renouvelle dans des termes différents les clauses du traité de '787 entre la France et le Maroc. A J'/icle 4: « Les sujets de S. 1\1. Britannique dans les domaines de S. M. le Sultan, seront libres de diriger euxmêmes leurs affaires ou de les confier à'la direction des personnes qu'ils désigneront comme leurs commissionnaires, courtiers, ou agents; les dits sujets britanniques ne seront pas gênés dans leurs choix des personnes qu'ils nommeront comme tels, ils ne seront invités à payer aucun salaire ou rémunération à aucune personne qu'ils n'auraient pas choisie eux-mêmes; mais ces person nes qui seront ainsi employées et qui sont sujets du Sultan du Maroc, seront traitées et respectées comme les autres sujets des domaines marocains. Il sera donné une liberté absolue dans tous les cas à l'acheteur ct au vendeur de traiter ensemble et il n'y sera permis aucune intervention de la par: des employés 'du Sultan. » L'extension de la protection ne se produisit sérieusement qu'après la guerre de Tétouan (1859-1860). C'est alors que
1. La protection ne fut tolérée dans l'intérieur que bien plus tard. En 1863, on trouve encore l'exemple d'un négociant de Casablanca qui, ayant lin censal à la campagne, fut obligé, sur l'ordre de son ministre, d'abandonner la protection de cet indigène ou de le faire résider en ville, ce qu'il ftt.

LE RÉGllIlE DE LA PROTECTION AU lIIAROC

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commencèrent les abus inévitables. Le traité hispanomarocain de 1860 passe cependant la question sous silence, mais, Je 20 novembre 1861, un autre traité fut signé à Madrid et la matière qui nous occupe réglementée avec plus de détail 1. Cependant l'immigration des étrangers devenait de jour en jour plus considérable. Le principe de la protection est consacré par le texte du traité précédent, mais il était peu fait pour meUre un terme aux abus innombrables qui se produisirent. Les gouverneurs eux-mêmes en prirent prétexte pour ne pas envoyer d'argent au Sultan, alléguant l'impossibilité où ils étaient de lever des impôts sur des contribuables protégés. Il est certain que la protection s'étendait outre mesure; l'autorité locale ne pouvant s'at-, taquer à un protégé, s'en prenait aux membres de sa famille ou à ses serviteurs; celui-ci s'efforçait alors, souvent avec succès, d'étendre aux siens la protection dont il jouissait. Devant les difficultés sans cesse renaissantes engendrées par ces abus, et les plaintes du Makhzen qui \'oyait la protection, primitivement limitée aux ports, s'étendre à la campagne, M. Béc1ard, Ministre Résident, rédigea ct signa avec le sultan Sidi l\lohammed le règlement qui porte son nom. Nous le donnons ici in extenso, à cause de son importance.
1. Traité de paix et d'amitié entre les Empires Espagnol et .\Iarocain ct les sujets des deux nations. APT, 7, - Les sujets espnf;nols sont autorisés à faire leurs :J11.1ircs COIllIllerciales et autres, selon leur gré, par mer ou par terre, S:1I15 pou\'oir en être empêchés. Si un négociant espagnol veut aller il bord d'lin M.timent dans un des ports du SUIt:lO, même si ce bâtiment est sur le point de partir. il a ln f:lculté de le fnire avec quelqu'un il son service, sans avoir ri<'n il payer pour cela, ni lui ni ses !\er\'iteurs. ART. 8. - Tout sujet ou protéRé espagnol ne peut pas être tenll de ce qui est dll par un autre de son pays à moins qu'il ne se soit porté J;:trant par lin document ou par sa signature. Il en sera de même pou'r ce qui sera da par un sujet marocain habitant l'Espagne, Au. 47. - Les négociants espagnols habItant l'Empire du Maroc peuvent faire eux-mêmes leurs allaires et ils peuvent désigner qui bon leur semble comme des censaux ou des représentants et perSonne ne pourra leur créer

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ARCHJV~S; M~OCAJlllES"

:« RÈGLEMENT relatif il la protection à Tanger, arr~té d'un commun accord ent.re la Légation de France et le Gouvernement marocain, Jelg aoOu863. La protection e,st individu~lle et temporaire. Erie ne s'applique pas en général aux parents' de l'indi., . vidu prot~gé.. Elle ne peut s'appliquer qu'à sa famille, c'est-à-dire à la femme et aux enfants demeurant sous le même toit; Elle est tout au plus viagère, jamais héréditaire, sauf la seule exception admise en faveur de la famille Benchimol qui, de père en Ais, a fourni et fournit ;des censaux interprètes au port de Tanger. . , Les protégés se divisent en deux catégories.. . La premièré catégori~ comprend les indigènes employés, par la Ugation et par les différentes autorités consulaires. La seconde catégorie se compose des facteurs, courtiers, ou agents indigènes employés par les négociants français,. pour les affaires du commerce. . Il n'est pas inutile de rappeler ici que la qualité de négociant n'est reconnue qu'à cetui qui fait en gros le commerce· d'importation et d'exportation, soit en son propre nom, soit comme commissionnaire. Le nombre des courtiers indigènes jouissant de ,la protection française est limité à deux par maison de commerce. Par exception, les maisons de commerce qui ont de.s comptoirs dans différents ports pourront avoir des courtiers attades difficultés ni s'opposer au choix qu'Us auront fait des Rens pouvant leur être utiles; et il ne leur sera rien Imposé relativement lieur travail. Et s'i1s ont choisi un employé parmi les sujets du Sultan du Maroc, il sera respecté el il ne sera fait aucune distinction entre lui et les autres. sujets du Sultan. Les commerçants auront toute liberté dans leurs relations commerciales. et les fonctionnair,.s n'auront rien l voir dans ce qui concerne leurs a!Taires et si leur Qaïd ou un autre fonctionnaire met des obstacles au commerce des Espagnols avec les sujets du Sultan. ou les empêche de faire le commerce permis ou autorisé dans l'Empire du Sultan d.. Maroc . pour l'importation ou pour l'cllportation ou autrement, le GouYernement Chérifien punira ledit Qaïd ou tout autre, pour ses agissements, d'une punition exemplaire.

chés à chacun. de ces comptoirs et jouissant à·ee titre de la: protection française~ . La protection' française ne s'applique pas aux indigènes employés par des Français Ades exploitations rurales. Néanmoins, en égard A l'état de. choses existant, et d'accord avec l'autorité marocaine, le bénéfice de la protee;. tion accordée jusqu'ici aux individus compris dans le para-graphe précédent subsistera pendant deux mois Adater du 1er septembre prochain. Il est entendu d'ailleurs que les cultivateurs, gardiens de troupeaux, ou autres paysans indigènes au service de Français ne pourront être l'objet de poursuites judiciaires sans que l'autorité consulaire compétente en soit immédiatement informée, afin que celle-ci puisse sauvegarder l'intérêt de ses nationaux. La liste des protégés sera remise par le Consulat respectif à l'autorité du lieu, qui recevra également avis des modifications apportées par la suite au contenu de cette liste. Chaque protégé sera muni d'une carte nominative de protection en français et en arabe, indiquant la nature des services qui lui assurent ce privilège. Toutes ces cartes seront délivrées par la Légation de France à Tanger.• La Belgique, la Sardaigne, les États-Unis, la GrandeBretagne et la Suède adhérèrent à ce règlement. Il est la base de la fameuse convention signée AMadrid en 1880, et il convient de, l'examiner en détail. Tout d'abord, il est restrictif de la protection. Il n'y a plus en effet que deux' catégories de protégés; pour obtenir cette faveur, il faut être employé par une Légation ou un Consulat, ou être censal. On appelle censaux les facteurs, courtiers ou agents indigènes employés par les négociants français pour leurs affaires de commerce. Quelques conditions sont nécessaires et quelques formalités requises pour obtenir un censal. Aux.

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termes du règlement, la qualité de négociant en gros est indispensable. Pratiquement, cette qualité est reconnue à un commerçant lorsque les autorités marocaines constatent, par les entrées et sorties en douane, que son commerce se fait sur le pied d'au moins cinq mille francs par an. Il doit alors faire une déclaration au Président du Tribunal de Commerce du lieu où il est fixé en France. La protection accordée aux censaux est la même que celle accordée aux autres protégés; c'est-à-dire qu'ils ne sont pas justiciables des autorités marocaines, mais seulement de l'autorité consulaire dont ils relèvent. La protection française ne s'applique pas aux indigènes employés par des Français à des exploitations rurales; néanmoins « les cultivateurs, gardiens de troupeaux, ou autres paysans indigènes au service des Français, ne pourraient être l'objet de poursuites judiciaires sans que l'autorité consulaire compétente en soit immédiatement informée afin que celle-ci puisse sauvegarder les intérêts de ses nationaux ». Il résulte des termes de l'arrangement que ni les personnes, ni la famille des asrociés agricoles (les indigènes employés par des Français à des exploitations rurales) ne sont protégés, mais que les biens cénfiés à ces associés par nos nationaux sont sauvegardés de toute atteinte soit, de la part de J'État, soit de la part des particuliers marocains. L'indigène doit p~sser un contrat régulier, par devant adoul, avec l'un de nos nationaux qui doit faire transcrire ce contrat dans la chancellerie de nos postes consulaires. Dans la pratique, une corruption du titre d'associé agricole a été consacrée :par l'usage: il s'agit de 1'« associé commercial », du commercial agent des Anglais. Il est soumis aux mêmes règles que l'associé agricole, mais gère des intérêts commerciaux dans les villes. II est une sorte de commissionnaire, de dépositaire.de marchandises, qu'il est c:18rgé de placer,au Maroc. Tel est du moins, en principe,

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le rôle de l'agent commercial; mais nous devons reconnaître que, en fait, c'est bien souvent qu'on lui décerne un titre que ses fonctions véritables ne justifient en aucune façon. Nous verrons en étudiant la Convention de Madrid, que l'associé agricole peut facilement se transformer en associé commercial. L'arrangement de 1863 fit faire à la question qui nous occupe un pas important dans le domaine restrictif. On réussit assel aisément à tourner les termes du Ri'glement, soit en prenant prétexte des avantages accordés pour se livrer à un trafic éhonté de la protection, soit en usant de ccs pridlèges au delà des limites permises. Les indigènes, longtemps réfractaircs à cette institution, cn voyaient cnlin trop clairement les bénéfices pour ne pas abandonner leurs préjugés. « Les Arabes désirent si vivement obtenir des immunités contre les abus de leurs propres autorités que som'cnt, au lieu d'un négociant payant une commission à un protégé indigène pour son travail, c'est le protégé qui paie pour une situation lui procurant, en vertu des traités, la protection contre une injustice 1•. » Il va sans dire que de tels abus indisposaient vivement le Sultan et le Makhzen, hostiles à une protection qui portaient de si grosses atteintes au droit de souveraineté, mais impuis~ants à la supprimer. D'autre part, les contestations et les difficultés croissaient de jour en jour dans les Légations et les Consulats étrangers. Les Puissances reconnu, rent la nécessité d'établir sur des bases fixes et uniformes l'exercice du droit de protection au Maroc ct de régler certaines questions qui s'y rattachent. C'est ainsi qu'on arriva, sur l'initiative du Sultan Moulay El Hassan, pour protester contre les abus de la protection et de la naturalisation, qu'il espérait supprimer, à la Convention de Madrid du 3 juillet 1880. Elle fut signée par la France, l'Allemagne, l'Autriche,
1. BUDGETT MEAKIN,

The },Ioors, p. 167.
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ARen. Iounoc.

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la Belgique, l'Espagne, les États-Unis~ le Portugal, la Suède, la Norvège' et le Maroc. C'est elle qui réglemente définitivement le droit de protection encore en vigueur. L'article XV a trait à la naturalisation et n'est pas en dehors de notre sujet. Bien des Marocains ne se sont fait naturaliser à l'étranger que pour échapper plus complètement à l'arbitraire des autorités chérifiennes. C'est un moyen très recherché par certains sujets du Sultan, qui restent hors du Maroc le temps strictement nécessaire pour obtenir la naturalisation et se hâtent de revenir dans leur pays jouir des avantages qu'elle confère. Voici le texte de cette convention: ARTICLE PREMIER. - Les conditions dans lesquelles la protection peut être accordée sont celles qui sont stipu,lées dans le traité britannique et espagnol avec le Gouvernement marocain et dans la Convention survenue entre ce Gouvernement et la France et d'autres Puissances en 1863, sauf les modifications qui y sont apportées par la présente Convention. ART. 2. - Les Représentants étrangers, chefs de Mission, pourront choisir leurs interprètes et employés parmi les sujets marocains et autres. Ces protégés ne seront soumis à aucun droit, impÔt ou taxe quelconque, en dehors de ce qui est stipulé aux articles 1.2 et 13. ART. 3. - Les Consuls, Vice-Consuls ou Agents Consulaires, Chefs de postes, qui résident dans les États du Sultan du Maroc, ne pourront choisir qu'un interprète, un soldat et deux domestiques parmi les sujets du Sultan, à moins qu'ils n'aient besoin d'un secrétaire indigène. Ces protégés ne seront soumis non plus à aucun droit impÔt ou taxe quelconque en dehors de ce qui est stipulé aux articles 12 et 13. ART. 4. - Si un Représentant nomme un sujet du Sultan

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à un poste ' d'Agent consulaire dans une ville' de la CÔte, cet Agent sera respecté et honoré, ainsi que sa famille habitant sous le même toit, laquelle, comme lui-même, ne sera soumise à aucun droit, impôt ou taxe quelconque, en dehors de ce qui est stipulé aux articles 12 et 13, mais il n'aura pas le droit de protéger d'autres sujets du Sultan, en dehors de sa famille. Il pourra toutefois, pour l'exercice de ses fonctions, avoir un soldat protégé. Les gérants des vice-consulats, sujets du Sultan, jouiront pendant l'exercice de leurs fonctions des mêmes droits que les agents consulaires sujetsdu Sultan. ART. 5. - Le Gouvernement marocain reconnaît aux Ministres Chargés d'affaires et autres Représentants le droit qui leur est accordé par les traités de choisir les personnes qu'ils emploient, soit à leur servicc personnel, soit à celui de leurs Gouvernements, à moins toutefois que ce ne soient des cheikhs ou autres employés du Gouvernement marocain, tels que le~ soldats de ligne ou de cavaleric, en dehors des mokhaznis préposés à leur garde. De même ils ne pourront employer aucun sujet marocain sous le coup de poursuites. Il reste entendu que les procès civils engagés ayant la protection se termineront devant lcs tribunaux qui en auront entamé la procédure. L'exécution de la sentence ne rencontrera pas d'empêchement. Toutefois, l'autorité locale marocaine aura soin de communiquer immédiatement la sentence rendue à la Légation, Consulat ou Agence Consulaire dont relèvc le protégé. Quant aux ex-protégés qui auraient un procès commencé avant que la protection cOt cessé pour eux, leur affaire sera jugée par le tribunal qui en était saisi. Le droit de protection ne pourra être exercé à l'égard des personnes poursuivies pour un délit OU un crime avant

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qu'elles n aient été jugées par les autorités du pays et qu'elles n'aient, s'il }' a lieu, accompli leur peine. ART. 6. - La protection s'étend sur la famille du protégé, sa demeure est respectée. Il est entendu que la famille ne se compose que de la femme, des enfants et des parents mineurs qui habitent sous le même toit, La protection n'est pas héréditaire. Une seule exception, déjà établie par la Convention de 1863, et qui ne saurait créer un précédent, est maintenue en faveur de la famille de BenchimoI. Cependant si le Sultan du Maroc accordait une autre exception, chacune des Puissances contractantes aurait le droit. de réclamer une concession scmblable. ART, 7. - Les Représentants étrangers informeront par écrit le Ministre des Affaires étrangères du choix qu'ils auront fait des employés. Ils communiqueront chaque année au dit Ministre une liste nominative des personnés qu'ils protègent ou qui sont protégées par leurs Agents dans les États du Sultan du Maroc. Cette liste sera transmise aux autorités locales, qui ne considéreront comme protégés que ceux qui y sont inscrits. ART. 8. - Les Agents consulaires remettront chaque année à l'autorité du pays qu'ils habitent une liste, revêtue de Icur sceau, des personnes qu'ils protègent. Cette autorité la transmettra au Ministre des Affaires étrangères, afin que, si elle n'cst pas conforme aux réglements, les Représentants à Tanger en soient informés. L'Officier consulaire sera tenu d'annoncer immédiate· ment les changements survenus dans le personnel protégé de son Consulat. ART. ~l. - Les domestiques, fermiers et autres employés illdi~ènes Ile J(~uissent pas de la· protection. Il en est de

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même pour les employés ou domestiques marocains des sujets étrangers. Toutefois les autorités locales ne pourront arrêter un employé ou un domestique d'un fonctionnaire indigène au service d'une Légation ou d'un Consulat, ou d'un sujet ou d'un protégé étranger, sans en avoir pré,·enu l'autorité dont il dépend. Si un sujet marocain au servicc j'un sujet étrangcr ,·enait à tuer quelqu'un, à le blesser ou à doler son domicile, il serait immédiatement arrêté. mais l'autorité diplom~\ti4ue ou consulaire sous laquelle il est placé serait aYCrtic sans retard. ART. 10. -II n'est rien changé à la situation des censaux, telle qu'elle a été établie ·par les traités et par la Convention de 1863, sauf ce qui est stipulé rclati,·ement aux impôts,. dans l'article suivant: ART. Il. - Le droit de propriété au ~laroc est rcconnu pour tous les étrangers. ' L'achat de propriété de''fa être effectué m"ec le~sen t~­ ment préalable du GOll\·crnement, et les titres de ces propriétés seront soumis aux formes prescrites par les Inis du pays. Toute question qui pourrait surgir sur ce droit sera décidée d'après les mêmes lois, avec rappel au ~linistrc des Affaires étrangères, stipulé dans le traité. ART. 12. - Les étrangers et les protégés propriétaires nu locataires dc terrains cultivés. ainsi que Ics censaux admis à l'agriculture, payeront l'impôt agricole. Ils rernettront chaque. année à leur Consul la note exacte de ce qu'ils possèdent en acquittant entre ses mains le montant de l'impôt. Celui qui fera une fausse déclaration paiera, il titre d'amende, le double de l'impôt qu'il aurait dû régulièrement verser polir les biens non déclarés. En cas de ré..:idi\t~ cette amende sera doublée.

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La nature, le mode et la quotité de cet impÔt seront l'objet d'un règlement spécial entre les Représentants des Puissances et le Ministre des Affaires étrangères de Sa Majesté Chérifienne. ART. 13. - Les étrangers, l~s protégés et les censaux propriétaires de bêtes de somme paieront la taxe dite des « portes ». La quotité et le mode de perception de cette taxe, commune aux étrangers et aux indigènes, seront également l'objet d'un règlement spécial entre les Représentants des Puissances et le Ministre des Affaires étrangères de Sa Majesté Chérifienne. La dite taxe ne peut être augmentée sans un nouvel accord avec les Représentants des Puissances. ART. 14. - La médiation des interprètes, secrétaires, indigènes, ou soldats, des différentes légations ou consulats, lorsqu'il s'agira de personnes non placées sous la protection de la Légation ou du Consulat ne sera admise qu'autant qu'ils seront porteurs d'un document signé par le chef de la mission ou par l'autorité consulaire. ART. 15, - Tout sujet marocain naturalisé à l'étranger, qui reviendra au Maroc, devra, après un temps de séjour égal à celui qui aura été régulièrement nécessaire pour obtenir 'la naturalisation, opter entre sa soumission entière aux lois de l'Empire ou l'obligation de quitter le Maroc, à moins qu'il ne soit constaté que la naturalisation étrangère a été obtenue avec l'assentiment du Gouvernement marocain . . La naturalisation étrangère acquise jusqu'à ce jour par des sujets marocains, suivant les règles établies par les lois de chaque pays, leur est maintenue pour tous ses effets. sans restriction aucune. ART. 16. - Aucune protection irrégulière ou officieuse ne pourra être accordée A l'avenir. Les autorités marocaines ne reconnattront jamais d'autres protections! quelle que soit leur nature, que celles

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qui sont expressément arrêtées dans cette Convention. Cependant l'exercice du droit consuétudinaire de protection sera réservé aux seuls cas où il s'agirait de récompenser des services signâlés rendus par un Marocain à une Puissance étrangère, ou pour d'autres motifs tout à fait exceptionnels. La nature des services et l'intention de les récompenser par la protection seront préalablement notifiés au Ministre des Affaires étrangères à Tanger, afin qu'il puisse au besoin présenter ses observations; la résolution définitive restera néanmoins réservée au Gouvernementauquelle service a été rendu. Le nombre de ces protéRés ne pourra dépasser celui de douze par Puissance, qui reste fixé comme maximum, à moins d'obtenir l'assentiment du Sultan. " La situation des protégés qui ont obtenu la protection en vertu de la coutume désormais réglée par la présente disposition sera, sans limitation du nombre, pour les protégés actuels de cette catégorie identique, p~ur eux et pour leur famille, à celle qui' est établie pour les autres protégés. ART. 17. - Le droit au traitement de la nation la plus favorisée est reconnu par le Maroc à toutes les Puissances représentées à la conférence de Madrid. ART. 18. - La présente Convention sera r~tifiée. Les ratifications seront échangées à Tanger dans le plus bref délai possible. Par le consentement exceptionnel des hautes Parties contractantes, les dispositions de la présente Convention entreront en vigueur à partir du jour de la signature à Madrid. En foi de quoi, les Plénipotentiaires respectifs ont siRné la présente Convention et y ont apposé le sceau de leurs armes. Fait à Madrid en treize exemplaires, le 3 juillet 1880.

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ARCIIlVES

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Règlement du 30 mal'S 1881 relatif à l'exécution des al'tic/es 1.2 et 13 de la Convention ·de Madrid,
« 1" Les étrangers et les protégés propriétaires ou loca-

taires de terrains cultivés, ainsi que les terrains adonnés à l'agr-iculture, paieront l'impÔt agricole, l'impôt sur les animaux destinés à l'agriculture et le droit des «portes» perçu sur les bêtes de somme employées au transport des marchandises et des produits. « 2" Ces impôts seront les mêmes que ceux pa~'és par les sujets du Sultan, » Les autres articles du règlement établissent la quotité de l'impôt agricole payé par les protégés, par l'intermédiaire ct sous le contrôle d~s autorités consulaires de chaque pays, Ainsi, le droit consuétudinaire de protection, reconnu à la France par l'article I l du traité de 1767 et réglé par l'arrangement de 1863 a été encore restreint par la com'enlion de 1 HRo. Dorénavant, les Consuls, \ïce-Consuls, ..\gents consulaires ou Chefs de postc ne pourront accorder la protcction qu'au nombre de personnes très limité énuméré dans l'article 3. En ce qui concerne les censaux, l'article 10 déclare qu'il ne sera rien changé à lellr situation. Mais comment interpréter l'article 9 qui stipule que: « les domestiques, fermiers et autres employés indigènes des secrétaires ou interprètes indigènes ne jouissent pas de la protection? 1\ en est de même pour les employés ou domestiques marocains des sujets étrangers. Toutefois, les autorités 'locales ne pourront arrêter un employé ou un domestique d'un fonctionnaire indigène au servive d'une Légation ou d',,!n Consulat, ou d'un sujet, ou d'un protégé étranger sa1lS en avoir prévenu fautol'ité dont il dépend. Si un sujet marocain au sen'ice d'un sujet étranger ,enait à tuer quelqu·un,.à le blesser ou à violer son domicile, il

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serait immédiatement arrêté, mais l'autorité diplomatique ou consulaire sous laquelle il est placé serait avertie sans retard ». Cet article crée une situation nouvelle et les termes en sont quelq",e peu ambigus. La première phrase énonce que les domestiques, fermiers, etc., ne jouissent pas de la protection, mais les mots « autorité dont il dépend », semblent bien indiquer que ces personnes sopt en puissance étrangère et non pas en puissance chérifienne. Dès lors, il nous paratt que l'autorité marocaine a seulement le droit d'avertir l'autorité étrangère dont dépend le prévenu, ravis prédominant appartenant à cette dernière qui, seule, a qualité pour autoriser l'arrestation définitive. De même la dernière phrase de l'article 9 paraît seulement reconnaître aux autorités marocaines le droit d'arrêter préventivement un sujet marocain au service d'un sujet étranger; la décision à prendre au sujet de la suite à donner à l'affaire, c'est-à-dire la sanction, étant réservée à l'autorité diplomatique ou consulaire sous laquelle il est placé. La convention de 1880 a aussi formulé un principe nou· veau en cc qui concerne les taxes à payer par les étrangers, protégés et censaux. Nous a\"ons vu que ces diverses catégories de personnes étaient, antérieurement, exemptes de tout impÔt ou charges quelconques. Les articles 12 et 13 de la convention de Madrid et le règlement de 1881 stipulent que les étrangers, les protégés et les censaux, propriétaires ou locataires de terrains cultivés, paieront l'impÔt agricole, l'impÔt sur tes animaux destinés à l'agriculture et la taxe dite des « portes ». Ainsi les Puissances étrangères accordaient plusieurs avantages au Gouvernement Chéri· fien, sans aucune compensation. Bien mieux, si l'on va au fond des choses, 011 s'aperçoit que le droit canonique musulman a été quelque peu violé par ce règlement, le Bit El Mal ne pouvant recevoir l'argent des infidèles donné sous cette forme, car l'impôt agricole dont parle le règlement

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du 30' mars 1881, n'est pas autre chose que l'aumône légale (Ez Zekat et El Achour), quelque peu dénaturée 1. Le règlement de 1903 va plus loin encore: Il supprime "impÔt religieux sans le remplacer et bouleverse les traditions des musulmans. Aussi son application n'a pu encore être faite. Le 17 mai 1880, M. de Freycinet envoyait à l'amiral Jaurès, Ambassadeur à Madrid; la dépêche sui vante: «Nous admettons d'ailleurs que les censaux, comme les autres protégés, soient, en tant que propriétaires, soumis au paiement des taxes agricoles; mais en retour de notre consentement à ces impositions, nous demandons au Maroc la reconnaissance formelle du droit de posséder pour les étrangers. Il y a une corrélation évidente entre ces deux idées, et si notre réclamation devait être repoussée, nous nous verrions obligés de nous en tenir aux termes de la cpnvention de 1863, en ce qui concerne l'exemption de toute taxe pour nos protégés. » ~. Il semble, en effet, que l'on eOl dO faire du secoJ\d principe la condition sine qua non du premier. Au contraire, « en échange de toutes ces concessions, le Gouvernement marocain reconnatt aux étrangers le droit, de propriété, avec son' autorisation préalable, c'est-à-dire qu'en réalité il n'accordait rien du tout, etc. 2. Il est superflu d'ajouter que les autorités chérifiennes ont toujours refusé, sous des prétextes divers, d'accorder l'autorisation dont il s'agit. . Dans les tentatives de vèntcs que les indigènes ont faites, ils ont toujours pris soin, auparavant, de s'assurer la protection de l'acquéreur éventuel, pour ne pas donner prise aux rancunes du Makhzen. En ce qui concerne le règlement du 30 mars 1881, il ne
•• Archl"e, Marocaine" les Imp6ts Marocains, p. '17. Archi"e, Marocaine" leslmp6ts Marocainl, p•• ~

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tarda pas à tomber en désuétude. Son application soulevait d'interminables conflits avec les nationaux et les protégés étran·gers, et l'on s'aperçut bien vite que ses résultats ne compensaient pas les difficultés provoquées par la perception de la taxe. « La plupart des étrangers musulmans et des protégés indigènes à leur aise s'arrangeaient avec les percepteurs et, moyennant quelques douros, se faisaient rayer des listes de perception. Restaient les pauvres, pour lesquels on était impitoyable. Les gouverneurs voulaient bien se servir des autorités consulaires pour obliger leurs ressortissants à payer l'impOt, mais n'admettaient pas leur contrOle 1. » Ce règlement est donc resté lettre morte. Certaines stipulations de l'arrangement de 1863 et de la convention de Madrid ne sont guère plus appliquées. Nous avons dit que le Gouvernement marocain refusait systématiquement aux Européens l'autorisation d'avoir des exploitations agricoles, redoutant en cela, sans doute, la pénétration qu'il a la volonté obstinée d'empêcher par tous les moyens. L'association avec un indigène est donc la seule façon pour un étranger de faire de l'agriculture. En principe, cette association ne lui permet pas de protéger l'indigène, mais, en fait, il peut avoir un protégé agricole. Le censal, en effet, qui est un agent commercial, peut être admis à l'agriculture. Il est évident qu'il sera alors protégé comme agent commercial, et non comme agent agricole 2. Le censal aurait donc une protection de dro~t, et l'associé agricole une protection de fait. Inversem~nt, on peut dans bien des cas remplacer le censal par l'associé commerèial. Ce procédé peul avoir des avantages. Il ne soustrait aucun Marocain à l'autorité chérifienne et évite d'intervenir dans les affaires de toute une
Arehiv,. Maroeai"", les Imp6ts Marocains, p. 29. VlmlR·POLl.&T, ;Bull,till du ComUI d, r Afriqll' frallçai'., juin '906.
1.
li.

cr. E.

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famille marocaine, ce qui se produit lorsque l'on a à protéger des censaux; en outre, il garantit suffisamment le capital marchandise ou argent confié par un étranger à un indigène. D'après les termes de l'arrangement de 1863, nos nationaux seuls ont le droit d'avoir des associés agricoles ou commerciaux. Ce privilège a été cependant étendu à quelques-uns de nos protégés, mais abusivement. Ce système de protection tel que nous l'avons décrit, basé sur l'arrangement de 1863 ct la convention de l\ladrid de 1888 en vigueur à l'heure actuelle, a donné lieu à bien des discussions et justifié bien des attaques. Des abus de toutes sortes ont été et sont encore commis, soit de la part des indigènes, soit des étrangers. Il en est pour qui le trafic de la protection est l'unique moyen d'existence. Lorsqu'un protégé fait quelques bénéfices dans son commerce, si sa prospérité devient apparente, il excite naturellement la convoitise de l'autorité locale qui cherche aussitôt à s'emparer de sa personne et de ses biens. Lorsque le protégé réussit à échapper au gouverneur, il ne reste plus à ce dernier que la ressource de traiter avec le protecteur, qui abandonne son associé moyennant un prix supérieur aux intérêts qu'il a en dépôt chez lui. Il arrive que l'Européen ne remet rien à l'indigène. Ils passent ùn contrat en règle, mais l'objet de l'association n'existe que sur le papier. Cc dernier consent néanmoins à partager les bénéfices de l'association en échange de la seule protection qui lui est accordée. Un indigène peut aussi reconnahre à un étranger la propriété d'une quantité de bien déterminée qui n'existe pas en réalité. Mais ce dernier garde l'acte par devers lui pour ne pas s'exposer à une réclamation injustifiée de la part de l'étranger. Le titre ne sert qu'en cas de mainmise par le Makhzen sur les biens ,de l'associé fictif. Le protecteur, alors en possession de ce document, le présente aux. auto-

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rilés, réclame son avoir, et partage avec la victime qui sauve ainsi quelque chose du naufrage, ou même gagne à l'opération. L'Européen peut encore vendre purement et simplement la carte de protection. Il arrive enfin que des gens sans aveu se font remettre des documents de propriété qu'ils s'empressent de vendre aux autorités. Celles-ci s'emparent alors de l'imprudent et font main-basse sur ses biens. De tels ~xemples montrent que le système de la prot~c­ tian existal'\t actuellement est fort défectueux; mais il ne faut pas se baser sur ses abus, très difficiles à réprimer, c'est vrai, pour le condamn"cr sans appel. L'examen de la situation prouve son utilité; c'est un mauvais instrument, mais un instrument indispensable, sans lequel les étrangers ne pourraient rien faire au Maroc l,
1. Cette question a été traitée dans dilTérents numéros du Time, of Mo· rocco de 1 R88. Nous en extrayons cet article: cc Un gouvernement a pour objet de défendre, autant qu'il est possible, la vie et la propriété de ses sujets contre les injustices, et de réparer celles qui ont été subies en dépit de ces précautions. Cela, le Oouvernement marocain ne le fait pas, et jusqu'A ce qu'il en arrÏ\'e lA, si tes étrangers veulent rester en relation avec le pays, les Puissances doivent exercer une protection quelconque sur les intérêts de leurs sujets. Cependant, on doit dorer la pilule, mais il faut la faire avaler. On a abusé du s}'stème actuel de protection; qui a commis ces abus i' Nous et nos protégés. Toutefois, nous devons faire notre lessive chez nous. Si le Sultan demande la suppression de la protection, dites·lui que lui seul peut la rendre inutile par un règlement approprié; elle mourra alors tout naturellement, « Ceux qui demandent J'abolition du système de la protection ne savent ce qu'ils font. Ils ne pourront jamais arriver 11. leurs fins, et c'est folie de l'essayer. « Lorsque je vins la première fois dans ce pays, je fus frappé des abus de la protection à un tel point que je pensais qu'elle devrait être abolie; mais l l'heure actuelle, je vols combien elle est nécessaire. SI quelqu'un se plaint des abus commis par tel ou tel ministre ou tel marchand, je penserai maintenant que le dénonciateur a commis plus d'abus qu'un autre, On sait à quel point le Sultan pre~s!:lre ses Qaids et combien ceux-cI pressurent les sujets placés sous leur au,torité: les intérêts des étrangers' qui 1I0nt entre les mains des indigènes en 'souffrent au plus haut point, Dans, ces conditions, je maintiens que la protection est absolument nécessaire dans l'état actuel des choses. Seulement, ce qui s'Impose 11. chaque nation, c'e~st de réprimer d'une m3in de fer les abus commis par ses sujets, lt

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Il ne faut pas en effet perdre de vue que la situation faite dans ce pays aux étrangers est exceptionnellè et exige des garanties spéciales. Dans le Gouvernement actuel, la corruption règne du haut en bas de l'échelle et la sécurité n'existe pour personne. Le Makhzen n'a vraiment pas le droit de se montrer jaloux de la perte du droit de juridiction sur un certain nombre de ses sujets. Leremède serait dans le changement complet du mode d'administration employé depuis des siècles. Les agents du Makhzen devraient recevoir un traitement qui leur permettrait d'agir avec droiture et d'administrer loyalement la justice du pays. En résumé, les abus mêmes'de la protection, c'est-à-dire du régime qui permet aux sujets marocains d'échapper à l'arbitraire de leur gouvernement, sont une preuve évidente de cet arbitraire et' du sentiment qui tend de plus en plus à se répandre chez les indigènes de toutes· les classes, de rechercher des conditions d'existence offrant des garanties. Chorfa, agriculteurs, hommes politiques, fonctionnaires, négociants, tous demandent à se mettre à l'abri derrière une protection européenne. Souvent, les candidats à la protection y cherchent l'impunité. pour des rapines antérieures, souvent aussi ceux qui l'ont obtenue en profitent pour pressurer à leur tour leurs coreligionnaires et abuser de leur situation privilégiée pour tourner à leur profit la vénalité et l'arbitraire des fonctionnaires marocains. D'autre part, si les indigènes recherchent leur intérêt, les Européens recherchent également le leur èt il en résulte ferument des accords politiq\1es ou commerciaux qui ne sont pas toujours impeccables. Ces intérêts divers, couverts par des pavillons différents, ne laissent pas que de créerdes conflits souvent irritants et de soulever des questions d'amour-propre peu faciles à solutionner entre les Ugations intéressées, dont le prestige se trouve ainsi parfois engagé pour des causes insignifiantes, si l'on revient à leur point de départ. .

LE RÉGIME bE LA PROTEL'TION AU MAROC

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Cela provient de ce que si les conventions qui règlent la protection l'ont réglée assez imparfaitement en ce qui concerne les relations des légations avec le Gouvernement marocain, elles ne l'ont pas réglée du tout en ce qui concerne les relations entre elles à ce sujet, de ces légations et des autorités consulaires des différentes Puissances. Il semble que l'on n'ait pas osé reconnaitre que le droit de protéger li'n certain nombre de sujets d'un pays souverain, d'opposer un veto, comme c'est le cas pour les associés agricoles, à l'arrestation de certains autres de ces sujets, constitue, comme nous l'avons dit en commençant, l'exercice d'un droit de souveraineté, restrictif de la souveraineté de ce pays, c'est-à-dire une participation à cette souveraineté pour une part équivalente à la restriction exercée. Cette souveraineté, partielle, exercée par des éléments différentS, doit forcément créer des conflits entre ces éléments et en attendant que le Gouvernement marocain, par une sage administration, annule la protection en en rendant la recherche inutile, il serait indispensable, pour ne pas augmenter l'anarchie marocaine, que d'une part les autorités consulaires, au lieu de couvrir purement et simplement les protégés qu'elles supposent àccusés à tort, ou d'abandonner ceux qu'elles croient coupables, les considérant comme indignes de la protection, se donnassent la peine de les administrer, c'est-à-dire d'instruire les affaires, d'ordonner les enquêtes nécessaires et d'appliquer la sanc· tion méritée. D'autre part, pour les contestations entre deux protégés de nations différentes, dans le cas où les autorités consulaires des deux intéressés ne pourraient pas se mettre d'accord sur ta solution A intervenir, on pourrait soumettre la question à un arbitrage, ce qui aurait IOavantage de mé· nager touS les amours-propres. Cette procédure serait surtout applicable aux associés agricoles, qui ne sont . pa. p"otdgés et qui cependant, comme le dit l'article 9 de la

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ARCIIIVES ftlAROCAINES

Convention de Madrid, relèvent des autorités consulaires. Les protégés en effet, en leur qualité de justiciables des nations qui les protègent, devraient soumettre leurs différends à la justice des tribunaux consulaires, conformément à la législation qui règle le fonctionnement de ces tribunaux. « Les protégés relèvent des Consuls au même titre que tous les sujets français et ils sont soumis à la juridiction consulaire, tant civile que criminelle. » Ce qui paraît urgent, c'est que, sans diminuer en rien le prestige de la protection vis-à-vis des autorités marocaines, son exercice soit réglé entre les Puissances intéressées par une procédure déterminée. On évitera ainsi de faire tom· ber en discrédit une institution qui, avec tous ses défauts, a été celle qui a permis le plus de contacts européens avec le Maroc et r a insensiblement créé un courant d'idées bien faible encore, mais avec lequel le Makhzen commence à compter sans s·en douter lui-même. L. MARTIN.

HISTORIQUE DES DOUANES AU MAROC

Le mol « domlllc Il n'élnH pas autrefois enlendu, d'une façon générale, dans le sens où nous avons l'habitude de l'entendre ar.l,ucllement. La douane désignait un {'(lificc (lue les commel'çauts de ëerloines villes faisaient éIenr pour y entasser les marchnndises il leUl' arrivée des pays lointnin!'l d'où elles vcnaient; là, elles étaient examinées ct cc n'est qu'aprè~ avoir payé certains droits que Icms propriétaires poU\"oienlles m~Ure en vente, Crrloines douone:-l furent porlic.llHèrement somptueuses : celle de Dologne, construite au milieu du seizièml" siècle par Domenico Tibaldi, passait pour 10 plus belle de l'Europe, Les douones de Gênes, de Bat'celone, de Home, - ln dOlHHle de Ripa Gl'Onde - consh'uile vers la nn dn dix-septième siècle, .furent des monuments considérables,
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Au I\Im'oc, lorsquc les l'cio lions ('ommcl'ciolcs commencèrenl il devenir suÏ\'ies avec les pa~'s cmopécns, les Sultans accorde'rent oux marchamls ehrNiells le droit de posséder, dans It's villes dc la c()le, et mème dons cel'laines villcl:J dc l'intéricur, dcs moisons, des elllrcpMs, dl' vastes « rondouq », oit ils pUI'eut, accumnlcl' tous les Ill'olluils <lui lenr arrivaient. snns qu'ils enssent il craindre le pilluge, ou le rnnnlisnu' Ile :\11I8ulmons trop zi~lés, Les mnr('!Jnntls chrétiens curent le soin de groupel' tous letll's magasin:" el
An~",

MAnoc.

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ARCHIVES .IAROCAINES

ils finirent par former un vériLable quartier dans la ville musulmane, le quartier de la douane. Ils habitèrent euxmêmes ce quartier, qui, en général, était complètement isolé et même entouré de murs, et purent "ivre ainsi très tranquillement entre eux. En retour de la protection qui leur élait accordée par le Sultan, les marchands payèrent un tribut. Marmol, oCflcier de l'empereur Charles-Quint, qui vivait vers le milieu du seizième siècle, ct qui fit paraltre cn 1573 il Grenade sa Description de l'Afrique, parle des douanes de Fez et de T~roudant. Il fait remonler aux Romains l'institution de la douane. En parlant du quartier où elle se trouvait à Fez, il nous dit: CI Au resle, celle place a pris son nom de Caiçar, qui CI veut dire César en langue africaine, pa'rce que les Histocc riens disent que quand les Romains étaient maUres de te l'Afrique, ils avaient en chaque ville une maison de la cc douane, où l'on resserraitle~ marchandises et antres CI choses qui leur apparlenaient. Et parce qu'il arrivait soucc vent que dans les émeutes on saccageait cetle maison, l'un « des Césars ordonna que dans chaque ,'iIle il y aurait un cc lieu fermé de murailles où l'on resserrerait les marchandi:ic ses qui appartiendraient à l'empereur, avec celles des mar.; « chands, afin que les habitants, y ayant intérêt, eussent plus te de soin d'empêcher le pillage, )) Un peu plus loin, il nous cc apprend que la douane des Chrétiens cc avait été transer porlée au delà du nouveau Fez. t) Marmol parle aussi de la • dOU:lDe de Tàroudant: cc Les marchands chrétiens ont une ce douane, qui fut la première maison que les Chérifs firent ce bAtir pour se loger: il y '8 de très bonnes chambres et de CC' très honne eau qui passe au travers. Tous les soirs un cc portier maure la fcrme etl'ouvre tous les matins. Ajoutez. cc à cela qu'elle n des boucheries où l'on vend de la veuaice son et de la viande, des poissons de mer et de rivière. »

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HISTORIQUE 'DES DOUANBS AU MAROC

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Les Sultans n'accordaient pns seulement il des Chrétiens le monopole des douanes : ils le donnèrent souvent à des. Juifs, qui durent leur pa)"er un certain tribut. Vers 1650. sous Moulay Ismall, les ,Juifs étaient fermiers des douanes sur presque toute la côte du Maroc" Ils donnaient chaque ann~e au Sultan une selle de chev~l dont le bois était couvert de plaques en or; les boucles, les étriers et la garniture de la bride étaient du même mélal : ces objets réunis pouvaient valoir de 25 h 30 mille livres. Le corps des JuiFs, très nombreux alors, payait pour sa redevance une' poule et douze poussins d'or, artistement travaillés à lames à jour. Le Sultan, en plus du revenu que lui rapporlait ln permission qu'il donnait à des Chrétiens ou à des Juifs de faire le commerce, touchAit les droits qu'il faisait peree-. voir à l'entrée des marchandises nu Maroc. Les douanes, là comme autre parl, étaient des droits établis sur les marchandises étrangères. L'établissement des douanes est très ancien : à Athènes, les douanes constituaient une des principales branches du revenu public : successivement, on perçut le vingtième et le cinquantième de la valeur des marchandises. Rome avRit des' taxes de dourines : les cc portoria Il; et en Ganle, Jules César établit un droit de douanes dont la quotité fut fixée ou quarantième du prix des objets taxés. Au Maroc, le droit II percevoir sur les. marchandises h l'entrée fut fixé Il 10 p. 100. Dans un traité de septembre 1531', il est nellement stipulé cc que les marchands franc< çais qui viennent aux ports du Royaume du Maroc cc pourront mettre leurs marchandises la terre 8Rns payer « aucun droit qUé la dtme Il. C'est ln première fois que

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ARCHIVES MAROCAINES

figure une clause semblable dans un traité enlre la France et le Maroc. Le droit à percevoir ful fixé preRque toujours à 10 p. 100 par analogie au dixième prélevé par' le Sultan sur les prises des pirales. Des oumana existaienl probablement dans tous les ports el exerçaient une surveillance au profil du Sultan, mais nulle parl on ne trouve mentionnée leur présence.
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Les commerçants qui, les premiers, vinrent tronquer dans les ports du Maroc, furent Génois, Pisans, Vénitien~, ou Espagnols. En 1161, le consul génois Otlobone vint il Marrakech en mission auprès du Sullail Abd-EI:\Ioumin. Celui-ci accorda aux Génois un traité qui leur donna le monopole du commerce au Maghreb avec fixalion d'un droit d'entrée de 8 p. 100 sur les marchandises. En 13.58, Pise signa un nouveau traité avec Abou Etnane, ftouverain mérinide, pour ses relations avec le Maghreb. Au commencement du seizième siècle, les marchands génois avaient des agences importantes danslolllie Maroc, malgré la décadence des relations commerciales des Étals européens avec ce pays. Les Pisans obtinrenl au douzième siècle, d'Abou Yaqoub Yousoulben Abd-EI-Moumin, des privilèges qui déjà leur avaient été octroyés dans le passé, notamment le droit de fondouq, monopole qu'ils exercèrent it Zou'flla, faubourg d'EI-Mehdia, pour le magllsinuge de toules les marchandises d'importation. Le 1R novembre 1186, EI-Mansour signa avec eux un traité qui fixa le droit de perception du gouvernement almohade sur toutes les ventes par les trafiqnants de Pise aux sujets musulmans à 10 p. 100; les transactions entre Chrétiens étaient libres. Le commerce de PisecessR d'être actif au commencement ~u quatorzième siècle et dès lors ils ne se

IIISTORIQUE DES DOUANES AU MAROC

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rendirent plus régulièrementllu Maroc ct furent rcmplacés par lcs Florenlins, Au lrcizipme siècle, les trailés qui avaicnt été conscnlis uux Génois ct, aux Pisans fUl'ent renouvelés à des conditions a!lulogues : le d.'oil de douane (Huit fixé à 10 p, 100 el les villes pourmes d'un bureau des douanes où les transactions pouvaient avoir lieu, élaient mentionnées. L'liistoricn italien CafTm'o dit que la paix de 116, conclue entre l'empereUl' almobade et lcs Génois ful conclue pour lfuinze années: dans le traité qui fut signé, il élait cnlemlu que les négociant.s génois pourruienl commercer avcc Salé ellcs autrcs vilJes du HUoral en payuntle th'oit de 10 p, 100 sur toutes les marchandises impol'lées; il ne men lionne pas que le droit fut de 8 p, 100, ce qui est dit daus «rauh'es auteurs,

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Les Sultans, jusqu'au milieu du dix-huitième siècle, ne furent pas 10ujoUl's le8 llîaltres de tous les ports qui appartiellnent aujourd'hui au Gouvernement marocain, et, de cc fait, les ressources qu'ils avaient en percevant les .droits de douane furenl, pendant de longues périodes, considérablement Ullloindrics. Un rapide coup d'œil sur l'histoire des POI'ts permeUra de s'en rendre compte. Les Portugais, les Espagnols, et aussi les Anglais, possédèrent, dnns le courant des quatorzième, quinzième et seizième siècles, cel'tllines villes de la côte. La puissance pOl'lugaiso surlout fut au Maroc considérable : elle eut son apogée sOU,s Emmanuelle Fort.uné vers l'an 1500, Melilla fut prise en 149() par le duc de Medina Sidollia et depuis cetle. époque elle est restée entre les mains des Espagnols. Au mo)'en age, Ceuta fut un port très commerçant, fréquemment visité par les Pissns ct les Génois, En 1415, ln ville fut prise par les Portugais; elle devint,

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ARCHIVES )IAROCAINES'

espagnole en 1586. De 1640 il 1668, les Portugais la réoccupèrent, et à partir de cette époque elle a toujours été entre les mains des Espagnols. Ksar es-Seghir, port qui n'existe plus el qui se trouvc ,sur la côte de l'Andjera entre Ceula et Tanger, fut occupé par les Portugais de 1460 à 1553, puis abandonné ~ causc du peu de profit qu'ils en tiraient. Au moyen Agc, l'impol'tance commerciale de Tanger était moins gl'ande que celle de Ceuta : tous les marchands chrétiens n'y étaient pas admis et les Vénitiens avaient le privilège du trafic. En 1471, Tanger fut prise par les Portugais, qui l'occupèrent jusqu'en J58o; à celte époque-là, elle passa aux Espagnols, mais redevint portugaise en 1643. Tanger fut en 1662 donnée en dot à Catherine d~ Portugal il l'occasion de son mariage avec Charles II, roi d'Angleterre. La ville devinl anglaise, mais ce ne fut pas pour longtemps, car, en 1684, les Anglais la quittèrent à cause des nombreuses difficultés qu'ils avaienl à la conserver. Depuis, Tanger est loujours restée marocaine. En 1728, le commerce était tellement tombé ù Tanger qu'un marchand chrétien ne pouvait· pas y gagner sa vif'!, Les droits de douane, qui avaient été jusqu'alors de JO p. JOO, n'étaient plus que de 8 p. 100; les droits de' sortie variaient suivant les marchandises. Aux treizième et quatorzième siècles, les marchands vénitiens, pisans et génois visitaient Arzila et commerçaient avec elle. Le commerce Je plus important élait celui du blé et de t'orge, lorsque toutefois l'exportation en était permise. La ville fut prise en 1471 par les soldats d'Alphonse V de Portugal j elle fut rendue aux Maures en 15.~. Momentanément, de 1577 il 1588, Anita redevint portugaise. Larache commerça au moyen Age avec les Génois et les Vénitiens. Elle ne fut .occupée que peu d'années par les t.roupes espagnoles, de 1610 Il 168g. . Mamora, ou Mehedia, Il l'embouchure du Sébou, ville

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HISTORIQUE DES DOUANES AU MAROC

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complètement déchue, où n'existe plus guère qu'une qaçba, fnt occupée en 1515 par les Portugais, mais repl'ise presque aussitôt par les Marocains. De 161ft Ù 1681, elle appartint aux Espagnols. Rabat, fondée il Ja fin du douzième sièc1e, et Salé ne furent jamais occupées par les ChréLiens. Salé, au moyen âge, était considérée comme le premier de tous les ports du royaume et élait fréquentée par les Génois, les Pisans, les Vénitiens et les Espagnols. A la suite de leur expulsion d'Espagne en 1610, beaucoup de familles andnlouses vinrent à Salé. Les hommes se firent pirates et pOI'coururent les mers pour s'emparer des bâtiments espagnols et ruiner ainsi le commerce des sujets d'un roi qui leUl' avait fait abandonner un pays auquel ils étaient très aUac!lIis. II fut convenu entre les SaléLins Andalous et le roi de Fez que le dixième de toules les prises faites sur les Chrétiens appartiendrait au Sullan, qui pourrail également choisir parmi les prisonniers ceux qui lui plairaient le plus jusqu'à concurrence d'un cerlain nombre, Dans la suite, les Andalous devim'enl indépendants et formèrent un État dislinct avec les gens de Rabat, qu'ils poursuivaient d'ailleurs de ieur rivalité. La République de Salé dura environ 130 ans; en 1755, le Sultan Sidi Mohammed put s'empnrer des deux ,"ilIes rebelles, à la suite de plus graves dissensions qui avaient éclaté entre elles. Malgré la piraterie des Salétins, les marchands européens 'venaient commel'cer et trafiquer à Salé, il l'exclusion toulefois des Espagnols et des Porlugais.. Les Anglais et les Hollandais étaient ceux qui étaient admis ·avec Je plus de faveur. La conla'chaude des armes se faisait ouvertement dans celte ville et en échange les marchands pouvaient obtenir des marchandises dont l'exportation était en principe interdite. Cl Les • commerçants d'aujourd'hui, dit une relation du temps, ne « pensent qu'à.faire fortune et tous les moyens leUl' sont « hons pour en acquérir, pourvu que lorsqu'ils amassent

AnClIIVES ~IAROeA1N"S

ils ne paraissent pas moins honnêtes gens dans le monde. Il Fedala, il quel<lucs kilomètres au nord de Casnblanca, ful visitée pal" les marchands clll'éliens de la l\lédilerranéc nU ql1olorzième el quinzième siècles; c'est aujourd'hui un port fermé, commc Azemmour el Agadir. A "l'a, connue aujourd'hui sous le nom (le Casablallca (001' el.:.Boïdn), ful prise et délruite par les Portugais au quin7.ièmc siècle. Casublunca ful consl1'uilc slll'Ics J'lIincs d'Anra en J770 par le SlIllan Sidi ~lohnlllll1etl ben ~\lJdal­ lah, ~Iouloy Sliman fCl'ma celle place ou commerce cn 1 jU~); le~ nég-ocianls chréliens qui I"hnbi Inient sc h'ansl'0dt'rent il Bohal; dans la prcmii~I'e moilil~ 1.lu (Iuoforzièmc siècle, Ic port de Cosoblanca fui il nouveau ouvert SUl' le~ ordl'cs de Moulay Abd-Er-Rahmoll • .A :('mmOllr fut prise en J3J3 cl ahalldonn(:e en J;)!ti), Cesl en J:>06 (lue les Porlugais t'ondèrenl la vill(~ dc Jfa:agan, appelée olOl's Caslillo Henl. .\u dix-llllilièmc siècle, celle yille élaillomhée en complèh' (U-cadence ; elle ful l'vacuée en Jj6g, après avoÏt' soutenu (1<: nomlm.'ux sièges, ~Iazngan fuI. le dCl'Jlicl' rempnt't de lu puissance porlugaise lIU )Ioroc. LesPol'lugais s'emparèrenl de Salft en 1;)07. Cçllc ville éloilolors olTrancbie du pouvoir des ~Iérinides et appal'tenail l" 10 flImille des Deni Forban. En J5:3tt. clic ful é\"acué(~ par les troupes chrétiennes. J/oyador fut une ville loujoUJ's musulmune; clle fut fOlltlée en 1764-J76i)·el construite sur les pions ù'un OI'chiteelc français, Cornut, sur les OJ'dres du Sultan Sidi ~Io­ hammCd qui décida; pour allirer les négocinnts, que le porl serail franc. YCI'S 1500, Agadir (Sanla Cruz) fut fondée par un gentilhomme portugais et achevée grêcc aux soins d'Emmanuci le Fortuné; c'étail le pOl'l de Tlll'oudant. Le port d'Agadir fut fermé au moment de la fondation de l\IOgUdOl·.
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IUSTORIQUE DES DOUANES AU M.\ROC

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Les porls luarocains, pendanl longlemps, app:lI'tinrcnl donc en grand nombre à des Chl'éliens, Nous ne nous oceuperons pas du commerce de ces ports pendant. les onn(;es qu'ils restèrenl hors de l'Islam, el nous ne parlerons dons cc qui va suivre que des relalions de leurs math'cs, lcs Sultans du ~taroc, avec teEl Élats européens, Dès le douzième siècle, en dehors des Pisons cl dcs Génois, les Vénitiens, lcs Florentins, Ics Call1ious, les Mayorquins. 1eR Aragonais, les habitants du Houssillon el du comté de l\Iontpellicl' avaicnt dcs relalions l'('gulières cn Afrique, Au Maroc, tous les n~gocianls chréli~ns qui étaient admis il trafiquer élaient obligés, comme dans les autres Élals musulmans dc l'Afrique,d'ailJeurs, de se soumeUre il de nombreuses vexalions el de subirlropsouvenlles mauvais lraitements des indigènes, et il faut croil'c qne les bénéfices qu'ils retiraient de leur commerce o\'ec les hnbitanlR du pays étaient considérables, cnr Il ln douanE.', dit « un auteur de celte époque, exigeait des droils h'ès Corls cc pour l'imporlation des produils européens Il, Les mor. chands po)'oient la cc décime )1, comme il Tripoli, à Tunis el il Bougie; ils devaient en outre acquiller une aulre con· tribution appelée cc mangona Il qui élait la seizième pal,tie en argent de la valeur de l'objet imporlé ; enfin lorsqu'ils avaienl vendu leurs marchandises, ils élaient tellus de ver· sel' ('Iltl'e les main~ des offi"icl's d" l'rmpp.rcur 1 p. 100 du prix de chaque article; ce dl'oil s'appelait inlnlaco Il. cc Après avoir payé la décime et ln mangolln, dit le Il Florentin Balducci PegoloUi, les négociants curopéens 'if pouvaient foire le commerce dans toute l'étendue de l'em« pire et vendre ou acheter toute espèce de marchandise; cc mais il ne leur était pos permis d'aller il Fez, il Rabat. il CI Mckinez et à Maroc. » Ceux qui voulaient obtenir l'enlrée
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des cc bonnes villes impériales » étaient obligés de payer une seconde fois la décime. CatTaro, qui vécut avant PegoloUi, ne parle pas de ces droits ct il est probable que de son temps, au onzième siècle, ils n'existaient pas ene~ore. Au dix-huitième siècle, Chénier prétend qu'une fois les droits de douane payés à l'entrée, on pouvait transpol'ler les marchandises dans toutes les parties de l'empire sans être assujeUi à payer de nouveaux droits.

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Avant les Français et presque en même temps que les Pisans et les Génois, les Cat.nlans et les Aragonais vinrenE au "Maroc où ils eurent des relations suivies avec les souverains. Les Vénitiens n'eurent jamais uvec. eux des rupports très ac.tifs et leur véritable importance commerciale dale sculement du seizième siècle. La IU'enüère ambassade française envoyée au ,Mal'oc fut l'ambassade du colonel Pierre de Piton, envoyé il Fez par le roi François I·r. En 1577, le Marseillais Guillaume Bérard fut nomme; Consul de France par Henri III; les Français à celte époque avaient d'ailleurs déjà un commerce régulier avec le Maroc, sauf dans les ports occupés, par les Espagnols et les Portugais, qui pouvaient être considérés commc perdus pour le trafic. Mocquet, qui vivait ,au commencement du dix.septième siècle, dit qu'à ce moment-W le gros . des Chrétiens, trafiquants et autres, demeurait h la douane. En 1630, le chevalier Isaac de Razilly signa une convention avec les Salétins, et en 1631 un important traité avec l'empereur de Barbarie, Moulay EI-Ouali. cc Tous les maret chands français, y est-il dit dans l'article IV, qui viendront (( aux ports de nos royaumes pourront ~eUre en terre leurs cc marchandises, vendre et açheter librement sans payer « aucun droi~ que la Dixme et le Tavalit reconnu; comme

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aussi de même seront obligés en France les mnrchrmds nos sujets. )) Plusieurs Consuls français furent nommés à la suite de celle convention, mais ils n'étaient pas payés par leur gouvernement, et percevaient comme trailement, un dl'oit de 2 p. 100 sur les marchandises qu'on exportait de leur échelle ou qu'on y importait. Les corsaires de Salé ne respedèrent pas le traité de 1631, pas davanlage qu'un autre qui fut signé en 1635; néanmoins, les Français eurent toujours des Consuls au !\faroc e~cherchè~ent m~me, malgré les circollstances défavorables, à multipliel' leurs comptoir:; et leurs entreprises commerciales. A la On du ,dix-septième .~iècle, le traOc continun sans interruption avec le Maroc, malgré qtie les deux pays fussent officiellement en guerre; d'ailleurs, le comlllerce avait pour protecteur intéressé le Souverain du Moroc qui tirait l'un de ses principaux revenus du droit de 10 p. 100 quïl prélevait sur les marchandises dans ses ports, à l'entrée et à Ja sortie; ce droit était de 25 p. 100 pour la cire, objet du négoce Je plus considérable, Le Consul Estelle, dans une leUre de 1696, rapporte une conversa lion qu'il eut avec Moulay Ismall: « Je lui dis, écrit-il, que l( depuis cinq mois par exemple il avait abordé il Salé « douze bâtiments français qui lui avaient rendu plus de «( 2.000 écus du droit de 10 p. 100, )) Or il ceUe époque, Moulay Ismal1 et Louis XIV étaient en vive mésintelligence et le prince d'Orange jouissait d'un grand crédit, si bien que le commerce des Anglais et des ~ollandnis était plus florissant. Le port de Tétou,an était alors presque aussi commerçant que le port de Salé; Tanger, Sarn et Sainte-Croix venaient en seconde ligne. Parmi Jes Français, les Ponantais (Saint-Malo, le Havre) faisaient un grand commerce avec le Maroc. Mais les Marseillais en faisaient enCore davantage. Les marchands élablis sur place étaient lous juifs ou chrétiens, et les Juifs, malgré les vexations qu'ils eurent à subir, prirent à plul(

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sieurs reprises les douanes à ferme. Ainsi en 1772, Sidi ~ohammcd inlerdit aux étrangers le commerce de Sam et de Sanla Cruz pour le réserver à des Juifs. En 1751, le monopole du t,ralic dans ces deux villes avait été accordé aux Danois. Au dix-huitième siècle, les relalions commerciales entre la France et le ~broc furent moins imporlantes: l'Anglelcl'I'e jouissait de toute la faveur du Sultan. Moulay 1smaïl et Georg-es 1'" en 17:!1 signèrenl un lI'ailé. Il y éLuit slipulé que l\1oula~' Isma'il accordait aux Anglais la permission ff d'acheter au prix courant, dans tous les ports de la li domination de l'Empereul· de Fez et de Maroc, toules fI pro\'il'ions, de {Juelque e~pèce qu'clles pussent êlre, Il pour les noUes de Sa :\Iujesté Britannique et la ville de li Gibro.llar, avec pleine liberlé de les cmbarquer sans Il payer de droits de douane li. Après la mort de Moulay Isma'il cn 1728, le traité fut confil'mé el renouvelé; les Anglais d'ailleurs lenaient énormément à la paix il cause du ravitaillement de la gat"nison (le Gibraltar. Yers le milieu du dix-huitième siècle, quelques Frnnçais, malgré le manque de sécurilé de plus cn plus gl'llnd, étaient encore étnblis dans les ports du :\laroc. L ne IcUre du Consul de France il Cadix nous apprend combien le commCl'ce de nolre pays était tombé à celle époque: Cl Les Anglais et les Hollandais, dit-il, font presque tout le COIllmerce de Sainle-Croix et une bonne partip, de celui de Sarrl el de Salé, qui sont les trois échelIes du )Iaroe, nmis les Français n'y font que peu de commel'ce.• Guys écrivait. dans un mémoire de 17;');): cc Les Anglais et les I10llnndllis font aux lI·ois échelIes le commerce d'entrée le plus considérable par le débit des draps, des loil~s el « dcs épiceries. Le prix d'entrée sur ces draps est de 25,30 « et 40 p. 100 ». Dans un ouvrage anglais paru en 1757, on lit: (C Les :\Iaures ne font aucun commerce direct , avec les nnlions étrangèréN ct, n'ayant à eux aucun vllisf(

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seau marchand, ils sont obligl':s de se servir des bâtimenls européens. Les Juifs sont les principaux facleurs Il et négociants du pays et se dédommagent par des proOts « immenses des taxes exhorbitantes dont on les a<.;cable, « Voici quelques droits imposés sur les marchandises Il exportées: Cire (25 onces par quintal); vieux cuivre Il (t2 onces) ; peaux de maroquin rouge (1/2 douz, p, 100); Il peaux d'autres couleurs (2 blanquilles par cent); cuirs tannés ou non tannés (même droit) ; laines, dalles, mn:mdes, « gommes, savon (3 onces par quintal); suif (6 onces); Il mlltes (une balle sur cent) : peaux de chèvre (6 par balI( lot). Il En 1767, l'ambassade de Bl'eugnon arriva au Maroc et la paix fut conclue entre Louis XV et Sidi Mohammed. Le trait.s qui fut signé était très avantageux pour le commerce français, car l'article V garantissait aux Français, f\our les droits de douane. le traitement de la nation la plus favo"isée, Les signataires avaient inséré dans ce traité le tnrif des droits que toutes les nations européennes pay"ienl à l'enlrée et à la sortie des marchandises dans les Ittats de l'empereur du Maroc, Les droits d'enlrée élnicnl flxés à 10 p. 100 payables eil nalure et non cn argent, cl CCliX de sortie étnient variables: ils devaient êlre acquittés en piastres elTectives et lorsqu'on n'en avail pas, on devait payer à raison de 9 onces pour chaque piastre elTective, Ln piastre d:Espagne avait un eours suivi dons le commCl'ce et cn Kénéral son cours était fixe; il pOllvail cependant varier suivant les convenances du Sultan et l'illttil'èf qu'il pouvnit avoir de rendre les piastres plus rares ou de Ics faire abonder, D'après le traité lIe li67, certaines mm'chandises étaient exemptes de droils, comme les dalles, les raisins secs, les provisions pour les vaisseaux, etc, Mogador élnit favorisée et les marchandises 0 t'entrt.':e Ile devaient payer ~Iue 8 p, 100, Sidi Mohammed avait ,"oulu rl~llnir il Mogador tous les négocianls européens, cl il celle épo(Jue
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c'était le seul port de la côte qui, malgré son éloignement, avait des relations suivies de commerce avec l'Europe. Mogador élait devenue la plus grosse place de commerce du Maroc, .et c'était le siège des principaux établissements européens. Les autres ports étaient déchus et seuls FëdalA et Laroche avaient encore quelque imporlance. Il faut croire que ce régime de faveur ne dura pas longtemps, CAr Lemprière écrit: cc Les taxes sont si énormes et si multi· If' pliées à Mogador, sous toutes Rortes de formcs, qu'il ne cc me parait pas pOAsible de dire avec certitude ce qu'on « paie dans ce port pour 'chaque article. » Malgré les promesses contenues dan~ le traité de 1767, le commerce fut vite soumis à nombre d'entraves; Sidi Mohammed cependant était pénétré de son importance, car le négoce alimentait ses douanes et lui' procurait de gros bénéfices. Mais bientôt i1y eut trop de marchands et le Sultan eut des idées exagérées des bénéfices qu'il pouvait retirer. Les droits de douane furent sans cesse modi· fiés, si bien que les commerçants perdirent toute sécurité et tout profit. « Les douanes qui, sous Moulay Abdallah, « ne passaient pas 5 p. 100, lit-on dans un mémoire tC de 1777, sont li présent de 15 p. 100 et les douanes de cc sortie n'ont rien de déterminé. Il n'y a aucune certitude cc dans les opération~ et souvent les rois du Maroc augcc mentent de 25 li 30 p. 100 la douane de tel genre de comcc merce. " La douane d'entrée généralement variait entre 8 et 15 p. 100; le fer toutefois payait le quart ou le tiers dé sa valeur. La douane de sorlie était entièrement arbitraire et c~ertains objets payaient autant de douane que de premier acbat. A l'entrée, )es commerçants payaient )es droits cn nature: )e SulLan en effet y trouvait des avantages, car il revendait avec des bénéfices le produit de l'impôt. Après 1767, les progrès du commerce français furent fort peu sensibles, et ce n'est guère que vers la moitié du

HISTORIQUE DES DOUANES AU "AROC

dix-neuvième siècle que nos marchandises recommencèrent à affluer danM les ports marocains. Le commerc~ des denrées et particulièrement des blés fut interdit au Maroc beaucoup plus rigoureusement que dans les autres pays barbaresques. Néanmoins certains Sultans levèrent l'interdit et Sidi Mohammed notamment accorda en 1777 la permission du trafic des blés, qui lui rapporta plus de six millions de livres. Un des seuls documents que nous ayons Rur le commerce au commencement du siècle dernier est le rapport du capitaine d'état-major Poince! qui, en 1845, fut chargé d'une mission au Maroc; il écrivait en pa~IQnt du commerce de Tétouan: « L'empereur s'est réscrvé le Il monopole du commerce du Cel', du tan et des sangsues, « dont il se fait des exportations considérables en Europe, « principalement il Marseille. Le fermage annuel du tan et cc des sangsues produitReul plus de 60.000 francs au·trésor Il impérial. »

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Dans le courant du dix-huitième siècle, beaucoup de nations européennes signèrent des traités avec lc Sultan . du Moroc, afin que leurs vaisseaux pussent trafiquer sans crainte: la sOreté de la navigation était le seul fruit qu'elles pouvaient retirer de la paix. f:ertaines s'engageaient à payer de véritables redevances et plusieurs payèrent un tribut au Moroc jusqu'à la paix de Tanger conclue il la suite de la bataille de l'Isly en 1844 (10 seplembre). L'Angleterre passa des Conventions en 1760 et 1']65. Ln République de Hollande fit un premier trailé, en 17:i2, avec Moulay Abdallah. La Cour de Danemark èntama des négocialions avec Sidi Mohammed, en J755. C'est à celte époque que fut concédé l'établissement d'une Compagnie royale d'Afrique qui, moyennant une redevance annuelle de 50.000 piastres fortes, obtenait de l'empereur du Maroc le

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ARCHIVES MAROCAINES

commerce exclusif de la cote pour le terme de dix ans, par les ports de Salé et de Saffi, où elle formait deux établissements. Cette compagnie n'eut que peu de succès, en grande partie il cause de la. faveur des ports de Mogador et de Larache, où, par une diminution sur les droits, l'empereur avait aUiré les productions de son empire que chargeaif\nt l.e8 bal,eaux il leur retour en Europe. La Compagnie danoise fut supprimée en 1767; il partir de cette époque, l~ Danemark paya une redevance annuelle de 25.000 piastres forles. La Cour de Suède fit la paix avec l'empereur du Maroc en 1763; elle lui fit des présenls (canons, mAtures, etc.), et se soumit il un présent annuel de 20.000 piastres forles qu'elle entendait payer en effets de son crO; mais l'empereur les exigea en argent comptant jusqu'en 1771 : Gustave III se refusa il ce moment il toute 'redevance ; néanmoins les conventions passées eurent leur plein effet. La République de Venise passa un traité, en 1765, et se soumit à une redevance annuelle d'environ 100.000 livres; il y eut une interruption dans les bonnes relations qui reprirent d'ailleurs peu après. L'Espagne fit la paix en 1767, mais les relotions ne furent que fort peu cordiales; la paix fut renouvelée en 1780. Le Portugal passa un traité en 1778•

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Au.milieu du dix-neuvième siècle, c'était l'Anglelerl'e qui aVRit le commerce le plus suivi avec le Maroc. Le 9 dé~elllbre 1856, un accord fut con~lu entre l'Angleterre et l'empereur Abd-Er-Rahman: la liberté du commerce était reconnue cnlre les deux pays; un traitement de faveur était accordé aux Anglais. Les droits d'entrée pour les marchandises imporlées par les sujets anglais ne pouvaient excéder 10 p. 100 au port de débarquement, et ce droit une fois pa~'é, les marchandises pouvaient être transportées par mer d'un port il l'autre sans avoir il payer da nouveaux droits.

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HISTORIQUE DES DOUANES AU MAROC

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« A la suite de la paix de Tanger, avec les FranCllis, en 1845, dit un auteur arabe, Ahmed ben Khuled EnNaciri, dans son fCilab El-Isliqça, les tribuLs que les nntions étrangères payaient furent supprimés. Les voyageurs et les commerçants européens devinrent plus nombreux dans les ports du Maghreb el leurs poinls de cont.net. avec les indigènes augmenlèrent. Ils se livrèrent surtout. au commel·ce des mOI·chandises dont ils n'avaient pas eu jusqu'alol"8 le droit de s'occuper, el ainsi se trouva ouverlc pour eux une porte qui leur était fermée aupal'8vanl. Il

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De nos jours, les droils de sortie sont variables, et il existe une liste sur laquelle se trouve noté ce que chaque marchandise paiera. Les droits d'cntrée sont de 10 p. 100 ad IJalorem. Une lettre chérifienne du 14 octobre 1892 dit que les marchandises seront évaluées Il sur le pied de la valeur marchande au comptant, en gros, dans le port de débarqucment ". Les oumana apprécient il vue d'œil la valeur dc la marchandise; en cas de contcstation, le commerçant peut .produire ln facture d'origine, mais les oumana .peuvent majorer de tous les frets et de la plus-value approximative en pays de destination, le prix indiqué. Si la contestation se prolonge et que les marchandises peuvent se diviser, l'importateur peut abandonncr 5 p. 100 ou 10 p. 100 de sa marchandise en nature, mais les oumana agréent difficilcment ce moyen. Dans chaque port ils doivent être au moins trois; ils sont assistés de deux adouls, dont la présence donne une certaine authenticité à leurs comptes. Jadis, les oUlllana ne descendaient à la douane que lorsque des bâtiments .étaient annoncés; les bureaux d'exportation et. d'importation étaient 'alors presque confondus et ils n'étaient ouverts que très irréguIiè,remcnl. Actuellement les oumana se tiennent en. permanence il la douane quatre
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heures par jour: de 10 heures Il midi et de l'après-midi.

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il

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En vertu de l'accord franco-marocain de JS92 (Loi du 6 lévrier 1898), le droit ad valorem n'est que de 5 p. 100 sur les produits suivants: tissus de soie pure ou mélangée, bijoux d'or et d'argent, pierres précieuses et Causses, rubis, galons d'or, vins et liqueurs, pAtes alimentaires. Certains articles sont prohibés il l'importation: les armes, cartouches, munitions de guerre ou de chasse, poudre, salpêtre, soufre. A la suite de l'emprunt de 62 millions' et demi contracté en 1904 par le Gouvernement marocain en France, des conlrôleurs des douanes sont installés dans tous les ports du Maroc et prélèvent 60 p. JOO du revenu des douanes. Les fonds, après ce prélèvement fait par les représentants du syndicat des porteurs de titres, sont mis Il la disposition du Sullan. La moyenne annuèlle des droits de douane encaissés pendant ces quatre dernières années, d'après le Ministre des finances marocain, s'e~t élevé Il 12 millions de pesetas, et elle tend plutot il augmenter; si elle devenait inférieure il ce chiffre, il pourrait êlre entendu que le prélèvement de 60 p. 100 baisserait dans la proportion où diminueraient les recelLes des douanes, quitte il revenir au même chiffre dans le cas d'une hausse nouvelle. .Une mesure analogue avait déjà été prise il la suite de la guerre de Tétouan (J86o). La moitié des revenus des douanes de l'empire fut attribuée Il l'indemnité de guerre de 20 millions de douros que dut payer le Maroc Il l'Espagne. La moitié de celte somme fut payée au bout d'un an par le Sultan; l'autre moitié ne fut acquittée que beaucoup plus lar~. Des « recaudadores JI espagnols furent établis dans loutes les douanes pour toucher la moitié des recettes jus-

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IIISTORIQUE DES DOUANES AU MAnOC

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qu'au complet paiement de l'indemnité de gucn'c ; ils reslèrent vingt ans en fondions,
If If

A la conférence .d'AIgéciras, les déléKués lllnrocains· demandèrent que les impôts fussenl améliorés nu ~Iaroc; ils proposèrent certaines l'Mormes dans les dounnes, Ils désiraient que toutes les marchandises fussentrrappécs d'lm droit d'enttée de 20 p, 100, excepté le sucre, le thé et le café, qui devaient l'être d'un droit de 40 p, 100 ; (lue les boissons autres que les boissons minérales fussent faxées à 100 p, 100, de même quél'opium, Ces mesllI'cs ne furent pas adoptées, Par contre, à la séance du3 fén'ier 1906, les plénipotentiaires, s'occupant des droits de douane, admirent en principe la création d'une caisse spécialc, alimentée par les douanes, et destinée à l'amélioration des ports; et uussi la surélévnlion deslaxes, dans cel'taines conditions, nu moyen de centimes additionnels, d'un quart SUI' les droits de dou8ne existants, Actuellement, les marchandises d'origine éfl'Ongère . (Article 8 de la Convention d'Algécira~) sont r.'appées. à titre temporaire, d'une surtaxe de 20 ct demi p, 100 ad valorem, et les fonds provenant de celle surtnxe sont afTeclés à l'exécution de travaux publics intéressant la navigation et le commerce.
If •

Il n'existe de douanes que dans les ports de mer, et il n'y en a pas d'installées sur les frontières qui séparent le Maroc de l'Algérie et des régions plus confuses du SUII. Cependant les marchandises qui viennent de Melilla et pnssent en territoire marocain doivent acquitter ce.rtains dl'oits; les

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revenus ainsi perçus sonl verséR, non enlre les mains du Sulla n, mais enlre celles de Bou-Hamara. A Fez, il Y a une institulion particulière: le Fondaq EnNedjdjar·in. L' « achar)J de ce fondaq est perçu sur les mar. chandises de toule provenance el quelle que soilleur destination. Ce droil fut établi en 1845 par Moulay Abd-Er. Hahmnn sur les marchandises qui devaienl être envoyées en Algérie, si bien que les marchandises em'opéennes qui avaient pa~'é un droit de 10 p. 106 pour entrer nu Maroc devaienl payer le mème droil pour sodir de Fez. Les Européens et les pr'otégés ne sont pas soumis à celte taxe. . Cet aper'çu historique des douanes au Maroc montre leur formation successive ct lenle jusqu'au momenlou, depuis la reprise par' ~"oulay Ismail de tous les ports encore occupés par les Chrétiens, el les traités de commerce passés par ses successeurs, elles sont devenues un des principaux organes financiers de l'Empire. Les fonctions d'oumana, administrotcllI's des douanes, devenues très lucratives pour leurs titulaires,par l'augmentation des transactions et par le manquc absolu de contrôle sérieux, ne lardèrent pns il se vendre à des prix assez élevés. Ces fonctions sont généralement vendues il des négociants notables de Fez, de Tétouan et de Rahat. Par la venle de ces cbarges, le Makhzen balance à peu près les pertes causées par les rapines des administrateurs et économise ainsi les frais d'un contrôle qui ne serail pas ,très efficace. Moulay El-Hasan savait très bien qu'il était volé par les administrateurs dn ses douanes et ne s'en fâchait pAS. cc Avec l'argent qu'ils me volent, disait-il, ils u font batir de belles maisons dans mes villes et augmentent « I.e chiR're de leurs aR'aires et par conséquent les entrées cc des douanes elles-mêmes. S'il n'était pas établi qu'ils cc volent, je ne pourrais pas leur vendre leurs charges et ct ils me vole,raient quand même; c'est donc moi qui y perCI draie. Il

IIlSTORIQtlE DES DOUANES AU

~lAnoc

l\lolgré les nombreuses mnlversations, les revenus des douRnes étaient encore relalivement considérables; ils étaient de toutes façons les seuls établis sur une base apparente et capables pal' consl~quent d'ètre donnés en garantie, le cas échéant. Comme on rR Mjh vu, le fait s'es' produit pOUl' l'indemnité de guerre pa~'ée il l'Espagne nprès la cnmpngne de Tétouan en 18flo, et pour garantir l'cmprunt de 62 millions ctdemi contracté Cil 1904,

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En 1906, l'acte d'Algécirns réglementa 1('5 Jommes par 28 nrticlcs, de I"arlicle 77 à l'article 104, Les fonetions des agents de remprunt marocain ne leur' permcllaient d'abord que d'encaisser le 60 p. 100 des receUes qui leur était remis pal' Ics oumana, sans leur donner le moyen de contrôler les pel'ceptions, En 1907, le :\Iakhzen rClldille contrôle elTflctif, Les contr61eurs qui en sont chargés dans chaque douane visent ovec les oumana les déclarations des négociouts et les reçus des droits acquittés: ils assistent à l'évaluation des marchandises et ont voix consultativc. On était cn droit d'espérer que dans ces condilions le~ mal. versations des oumana étaient devenue& impossiblcs, Elles ont diminué sans doute, puisque les recettes des douanes ont, depuis une aimée, augmenté d'une façon noloire, 0101gré la crise que lra\'erse le pays; elles n'ont pns do disparaUre complètement, puisque les charges d'oumona sont toujours il vendre et qu'elles trouvent cneore des acquéreurs. Moulay Abd EI-HoOd vend 8.000 douros les charges d'ollmana dans les grands ports, 5,000 .dans les petits, et on annonce comme prochain un l'cnouvellement général de tous les oumana des douanes, Quels moyens ont (Jonc les oumana de tromper la surveillance des contrôleurs? Il serait peut-être intéressant à ce sujet d'étudier les raisons pour lesquelles, conformément

ARCHIVES MAROCAINES

à un ancien usage, les oumana tiennent les comples deB douanes en mit.qals et en onces, cl non en douros" et en pesetas, ce qui rendrait le conlrOle plus facile, Les droits d'importation sont perçus en monnaie hassania (douros, .demi-dom'oM, 1/4 de douros, pièces de deux réaux et d'un réal: 0,2:> de peseta hassania), tandis que les droits d'exportation sont perçus en mitqRls et en ouquio (le mitqal vaut JO ouquin). Pour compliquer encore les choses, les oumana donnent au douro deux valeurs différentes en milqals. Tantôt le douro est compté li quatre mitqals, c'est cc qu'on appelle cc Rial EI-Makhzen» (le douro du Makhzell); tantôt il 14 milqals, ce que l'on appelle «Rial Et-Tidjari Il (le douro du commerce). Pour la perception, les comptes sont fails en cc Rial Tidjari )) et l'inscription des rccelles est f~ite en c( Rial EI-Makhzen ». Les différentes valeurs Cil milqals données au douro ont toujours été un des moyens de fraude les plus usités par les agents du fisc marocain, et toutes les tentatives de réformes financières risquCl'ont d'échoucr devant les difOcultés d'un contrOle, tant que Ic douro clin pesela ne seront pas universellement adoptés nu Maroc en matière de conlrihutiontf et pour toutcs les J'cceLles et toules les dépenses de l'Étllt.
XAVIER LECUREUL,

DU MARIAGE ENTRE MUSULMANS

ET NON-MUSULMANS

On sait qli'i1 y a une assez grande affinilé enlre les lrois religions diles révélées : le judaïsme; le chrislianisme el l'islamisme ;. et comme la religion musulmane dérive sans conlesle des deux aulres, il n'est pas superflu, semblet-i1, de menlionner grosso modo les principales dispositions régissanlle mariage des Juifs avec des non-Juifs et des Chréliens avec des non-Chrétiens, avant d'exposer celles qui concernenlle mariage des Musulmans avec des non-Musulmans. I. - D'après l'Ancien Testament, il est défendu aux Israélites d'épouser des non-Israélitos : - cc Tu ne t'allieras point par mariage avec elles (les Hélhéens, les Guirgasiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les .lébusiens); tu ne donneras point tes fUies à leurs fUs, el lu ne prendras point leurs filles pour les fUs ; car elles détourneraient tes enfants de mon ohéissance, et ils serviraient d'autres dieux et la colère de l'Éternel s'allumerait conlre vous, et il t'exlerminerait pl'Omplément. Il (Deutéronome, VII, 1-3.) cc Garde-toi de traiter alliance avec les habitanls des pays (énumérés ci-dessus), de peur... que tu ne prennes de ses Olles pour tes fUs; et que ses filles. se prosti~uant à leurs dieux. ne rassent aussi prostituer les fUs à leurs dieux. » (Exode, XXXIV. I5-J6.) « Abraham dit à son serviteur : Je te ferai jurer par

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ARCHIVES ltlAROCAINES

l'Éternel, le Dieu des Cieux cl le Dieu de la terre, que tu ne prendras point. de femme pour mon fils, d'en1re les filles des Cananéens parmi lesquels j'habile. Mais tu iras dans mon pays el vers ma parenté el tu y prendras une femme pour mon fils, pOUl' Isaac. " (Genèse, XXIV, 2-4.) Cl Le peuple d'lsral:l, le" sacrificateurs elles Lévites ne se sonl poinl sépm','ls dcs peuples de ce pays, quanl il leurs abominations: des Cananéens, des Héthéens, des Phérézicns, des Jébuzieris, des. Ammoniles, des Moahites, des Égyptiens el des Amoréens, Car ils onl pris de leurs filles pour eux et pour leUl's fils; el la race saint.e s'est mêlée llvec les peuples de ces pays, et la mnin des chefs ct des mngislrals a été la l)/'emière il commeUre ce péché, " (Esdras, IX, 1-2.) « Alors Chécania, /ils de Jéhiel, des enfants d'Elam, prit ln parole, et dit il Esdras : Nous avons pêché contre notre Dieu, en prenant des femmes étrangères d'enll'e ~s peuples de ce pays. Mais maintenant, il est encore il cet égUl'd qu'clque espérance pour Israël. Engageons-nous mnintcnanl par alliance avec notre Dieu, il renvoyer toutes ces femmes ct tout ce qui est né d'elles, selon le conseil de mon Seigneur et de ceux qui tremblent au commandcment de notre Dieu; et que l'on fasse selon la loi, etc. ) (Esdms,

X, 1-44.)
tt En ces jours-là aussi je vis des Juifs qui avaicnl pris des femmcs asdodicnncs, ammonites, moabites. Quant 1I leurs enfnnts, la moitié parlait l'asdodien et ne savnit point 'parler la langue des Juifs, mois bien la langue de tcl ou tel peuple, Je les réprimandai el je les maudis; j'cn frappai plusieurs, je leur arrachai les cheveux et je les fis jurer par le nom de Dieu en disant: Vous ne donnerez point vos Ulles à leurs Ols, et vous ne prendrez point de leurs filles pour vos fils, ni pour vous. N'est-ce pas en cela que pécha Salomon, roi d'Israêl 1 Parmi la multitude des nations il n'y avait point de roi comme lui; il était aimé de

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son Dieu et Dieu l'nvait fait roi de tout Israël; toutefois les femmes étrangères le firent pécher. Et vous permettrions-nous de faire tout ce grand mal, de conllnl~llre ce crime contre notre Dieu,deprendre des femmes étrangères?» (Nôhémie, XIII, 23-27,) If Juda agit perfidement cl une abomination est commise en Israi~l et il Jérusalem; cnr Juda profane ce qui est consacré à l'Éternel, ce qu'il aime, el il épouse la OUe d'un dieu étranger, L 'I~ternel rcll'l1nchern des tentes de Jacob l'llOmme qui faiL cela, etc. » (~Ialnchie, Il,1 J-J2,) On voit par ces citations qui peuvent encOl'e (~h'r. mulLiplic:es et qui se parent encore de commentnires, que, d'après la loi, les Israélites ne SAuraient cn aucun cas épousel' des non-lsl'aéliles, et que les mariages mixtes (Esaü éponse une HélhéeJine [Genèse, XXVI, 34J, Salomon épouse la fille de Pharaon, roi d'Égypte [1 Hois, III, 1; IX, ~~!t]), aHil'cnt des malheurs sur tout Israël. Il, - Chez les Chrétiens catholiques, on sail que, d'après la législalion canonique, il~' a des conditions qui empêchent le mariage d'être valide et d'autt'es qui empêchent seulement qu'il soit permis; les premiers sont appelés empêchements dirimants, les seconds, empêchements Iw'ohihitiCs. Au nombre des premiers, on trouve la différence de reli.gion (c'est-à-dire quand l'un (les époux appartient il une autre religion que la religion chrétienne), et la profession religieuse, Parmi les empêchements dirimants, les uns sont de droit nalm'el, les autres ont été établis par les lois ecclësinsti(ttJes et l'Église ne peut dispenser et ne dispense que d'es seconds. Le mariage des Infidèles, même consommé, si l'un des conjoints se convertit à la religion chrétienne et si l'autre refuse de cohabiter pacifiquement, peut être dissous par le conjoint converti. Ce principe de droit canonique s'appuie sur le passage de la 1" ÉpUre de l'Apôtre saint Pnul aux Corinlhiens, VII, 12 et sqq. :

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ARCHIVES MAROCAINES

Il " . Ce n'est pas le Seigneur, mais c'est moi qui dis: Si quelque frère a une femme qui ne soit pas du nombre des fidèles et qu'elle consente il demeurer avec lui, qu'il ne la quitLe (ou renvoie) point. Et si quel(lue femme a un mari qui ne soit pas du nombre des fidèle8 et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne le rel~voie point; car le mari infidèle est sanctifié par la femme fidèle, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari fidèle; autrement vos enfnnts seraient impUl's, au lieu qu'ils sont saints, Qu.e si l'infidèle se sépare, qu'il se sépare, car le frère et la sœur (le Chrétien et la Chrétienne) ne sont plus assujettis en ce cas; mais Dieu nous a appelés il la paix: Il Car que sais-tu, " femme, si tu' ne sauveras point ton mari? ou que sais-tu, " mari, si tu ne sauveras point ta femme? Il Mois, d'après l'Église, on doit Caire les remarqtû~s suivantes: 1° Ce n'est là qu'un privilège, appelé privilège paulin, et le conjoint n'est pas tenu d'en. user; 2° Pour que le conjoint converti plJi~se user de ce privi. lège, il doit d'ab~rd demander au conjoint infidèle par deux fois s'il veut se conver'lir, ou du moins consentir il cohabiter pacifiquemenl. En cas d'impossibilité ou de très grande d'ifficulté, on peut solliciter du souverain pontife un indult en vertu duquel le converti peut contracter un nouveau mariage validement, sans la formalité de la double demnnde ou Il interpellation" adressée au conjoint infidèle, 3° D'après le pape Innocent Ill, voici ce que les Cano'nistes entendent par refuser de cohabiter pacifiquement : a) si l'infidèle refuse la cohabitation avec le conjoint converti; b) si le conjoint infidèle consent il cohabiter. mais non « sans blasphème du nom divin », non sine blasphemia diuini nominis; l~) si le conjoint infidèle veut entralner le conjoint fidèle au péché mortel. Quand le mariage a été dissous, en vertu du· prioiUge paulin, les enC~nts sont remis au conjoint converti.

DU )IARIAGE ENTRE MUSULMANS ET NON-MUSULMANS

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EnOn il faut remarquer qu'on entend par inOdèles les Juifs, les Musulmans, les paiens, et non les hérétiques: protestants, nestoriens, ni les schismatiques: grecs nooréunis, "ieux catholiques. Celle doctrine est, slins ~tre de (oi, considérée comme certaine et elle est de pratique constante dans les pays de mission. III. A. - Quant aux Musulmans, le marin~e est absolument probibé entre croyants et inOdèles non soumis aux MusulmanR (KAOr I).arby). Les femmes appartenant à la catégorie des inOdèles soumis aux autorités musulmanes, c'est-à-dire les Juives. les Chrétiennes et 1eR Sabéennes (il y Il divers genres d'opinions "au Rujet de ces dernières) peuvent étre épousées par les Musulmans. Il est, au contraire, absolument interdit aux femmes musulmanes d'épouser des JuUs, del;l Chrétiens, ou Sabéens. Ces dispositions s'appuient sur les passages suivants du Coran: cc N'épous"z point les femmes polythéistes (infidèles ou idolftlres) tD~t qu'elles n'auront pas cru. Une esclave croyante vaut mieux qu'une femme libre idolAtre quand bien même celle-ci "ous plairait davantage. Ne donnez point vos mIes aux idolAtres tant qu'ils n'auront pas cru. Un esclave croyant vaut mieux qu'un incrédule libre, quand bien même il vous plairait davanta'ge. Les infidèles vous appellent au fe\l, et Dieu vous invite au paradis et au pardon s'il le veut; il explique ses enseignements aux hommes, aOn qu'ils les méditent. )) (II, 220-221.) . cc .,. Il vous est permis d'épouser les mIes ou femmes honnêtes (el mo(&çandl) des croyants et de ceux qui ont reçu les Écritures avant vous, pourvu que vous leur donniez leur récompense. Vivez chastement avéc elles, en vous gardant de la débauche ct sans prendre de concubines. Celui qui trahira. S8 foi prendra le fruit de ses bonnes œuvres, et sera dans l'autre monde au nombre des malheureux. )) (V, 7.)

AIICIII .... ES lIlAROCAINES

On enlend par ceux qui ont reçu les Écritures, Ics Juifs, les Chréliens el, d'après cerlains auteurs, les Sabéens. D'après les commentaires d'El AloOsy, El QanoOd,b-, Zamaldlchar~', El Kht\zin, 'Abd Er Ral}mân ELh Tlta ';lliby d'AIgel", voici dans quelles circonstances le premiel' passage cornniquc a élé révélé: El \Val,lidy et d'autres tradiliomiistes rapportent d'après Ibn 'Abbt\s le récil suivanl : Le J>rophNe qui Hait il Médine envoya h la Mekke llarthad ben Abl l\larlhad Ka nni\z hen El ~Ioçayn ben YarboO' El Ghanawy "!, allié des BanOl) Hi\chim, pour ramener' Il ~fédine les prisonniers musulmans détenus il la l\Iekke. Arrivé il celle dernière ville où il avail cu ault'efois une maltresse, du nom de 'AnAq, qu'il abandonna qunnd il se fut cOIlYerli il l'Isl1\m, Hia reneonlra dans un jardin de la banlieue pendnllt une Iluit éclairée par la lune. Heconnu par cl1e, clic cria : l( M3I·thad ! l\Ial'lhnd, répondit.;.il. - Sois le bif'llycnu, viens passer la nuit chez nous. - 0 'Antlq, Dieu a dëJ'clldu la fOl'llication; mais si tu veux je t'épouserai. - Oui. - Quand je rclournerai auprès du Prophète,,ie lui rfemanderai la permission de t'épousCl·.- Est-ce que je t'inspil'e du dégoùl?" Puis elle cria: Il 0 vous ql'li êtes ici dans la tenle, voici celui qui emmène les pl'isonniers li Médine. A ces mols, il se sauva poursuivi par huit hommes el parvint è se cacher clans une caverne où il ne fut pas vu. D'après une autre version, il aurait été soufl1eté et chas!ilé. En tout cos, il entra . Il la )Iekke, sauva les prisonniers qu'il était venu chercher el retourna h Médine aupr~s du Prophète, Il qui, après lui
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J. El ..\ LOUSY. R0I1{1 el ma'dny, l, tin Il., Il, "2 8., Bo"'''''1 1801; MohammedCiddll1 I;lasnn KMn Bablldour El Qnnot'ldJy, I1n8n el Ollll'a bimd lhobala min /laIlOlllé' lIah (yI. ni'lC'a, p. 9 eL Il., ConRtontinople 1801; Zamakheharv, El Kachchdf, l, 1105 eL Il., CaIre J808; El Klu\zln, Lobtlh e/-la'wll, l, 1~8 eL s. -182 eh., Caire 1819; 'Abd Er RabmAn Eth Tha'AUby, DJawdhir El Ni,dn, l, 170; .1-11), Alger 1828, Ba.}'dMndy, Anoudr et Tan:iI l, lM, 825 cL 8., Constantinople JM. 2. cr. sur ce personnage: Ibn Sa'c1, III, 1, p. III, Lelde IlJO.1; Ibn 'Abd El Barr en-~amar)', EI-/'lI'db, l, 274, HaldarAMd, 1319.

DU MARIAGE ENTRE MUSULMAN!> ET NON-MUSUUIANS

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avoir fait un rapport de sa mission, il raconla ce qui lui élait arrivé avec 'Anâq. « 0 Prophète, ajoula-l-il ensuite, esl-illicile que je l'épouse, car elle me plaU ? » Ce serail là la cause de la révélat.ion de ce versel; mais, d'après Ibn 'Abd El Barr En-Namary el Soyotlly, ce récit aurail causé la révélalion du versel XXIV, 3 : « Un homme adullère ne doil épouser qu'une femme adultère ou une idol:\lre, el une femme adultère ne doit épouser qu'un homme odu\li~l'c 0" idolOlrc. Ces olliances sonl interdiles aux croyonls. Il D'aulre parl, Es Saddy rapporte d'apr~s Ibn 'AbbAs que ce dernier verset a élé révélé à la suile du récil suivanl: 'Abd Allnh ben1Rawftha 'se fAcho conlre une esclave noire qu'il avail, el 10 soufflela. ~Prjs de frayeur, il se rendit auprès du PI'ophèle à qui il raconta J'acle qu'iI-venail de corn· meUre. « Qu'esl-elle, lui demanda leProphèle? - Elle jeOne, répondil-i1, fail bien ses ablutions, prie et déclare qu'il n'y a de Dieu que Dieu et que tu es son Apôlre. -- 0 'Abd Allah, elle esl croyanle. - Je jure par celui qui ra envoyé comme prophèle avec mission de propager la vérité, de l'affranchir et de J'épollserensuite. tt Et c'est ce qu'il fit. Plusieurs Musulmans se moquèrent de lui en disanl qu'il n'avail épousé qu'une esclave, car ils voulaient épouser les filles .des idolAlres et donner leurs filles aux idolâlres, dans le bul d'hériter. de leur noblesse. C'esl alors que fut révélé « N'épousez point les femmes idoMlres. 'fi Plusieurs savants appliquenl l'adjectif « idoMlrel » aux non-Juives et aux non-Chréliennes j car, d'après eux, il est permis aux Musulmans d'épouser celles-ci, puisque dans les versels {II, 99): « Ceux qui possèdent les Écrilures ET ceux qui sont idolâtreR ne veulent pas qu'une faveur, ele. J); _ (XCVIII, 1): cc Les infid~les, parmi ceux qui ont reçu les Écrilures ET parmi les idolAtres, etc. », la parUcule adjonelive ET implique une diRérenee entre les termes unis par elle. Ibn lJomld dit, d'après Oalêda, qu'il s'agit ici des femmes idolâtres arabes qui n'ont pas reçu de L-ivre.
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ARCHIVES MA.ROCAINES

I;Iammâd, ayant interrogé IbrAhim au sujet du mariage des Musulmans avec des .Juives et des Chrétiennes, et dans lequel celui-ci ne voyait aucun inconvénient, Jui dit: « Estree que Dieu ne dit pas: N'épousez point les femmes idolâtres? - Cela s'applique, répondit-il, aux femmes ma~es et à celles qui adorent des idoles. ~' D'aulres savants prétendent que ce verset compl'end également les Juives et les Chrétiennes, car celui qui nie la mission lIu Prophète, nie ses miracles et ne les aUribue pas il Dieu, est bien idolâtre. L'idolâtrie est ici opposée à la foi. De plus, Dieu applique l'idolâtrie aux gens d'Écritures dans le versel (IX, 30-31): Il Les Juifs disenl: 'Ozalr est. fils de Dieu. Les Chréliens disent: Le Mes~ie est fils de Dieu... loin de sa gloire les divinités qu'ils lui associent! » El Bokhâry el En Nal}.l}.ils rapportent tous deux d'oprès Nafi' qu'Ibn 'Omar, interrogé au sujet de celui qui épouse une Juive ou une Chrétienne, a dit: Il Dieu a défendu aux Musulmans d'épouser les Juives et les Chrétiennes, et je ne connais pas d'idolâtrie plus grande quand une femme dit que Jésu esl son Dieu, Jésu esl un homme mortel. » C'est cet le dernière interprétation qui a prévalu chez les ImAmiles et chez quelques Qaydites qui prétendent que le verset (V, 7): Il Il vous est permis d'épouser les [filles] honnêtes des croyants el de ceux qui ont reçu les Écritures avant vous )), a été abrogé par les versets 30, 31 du chapilre IX. . Mais l'opinion admise par les 4oct.eurs est que les ver· sels 30, 31 du chapitre IX ont été abrogés par le verset 7 du chapitre V; car AboQ DâwoQd rapporte dans Kon ouvrage intilulé En Ndsikh qu'Ibn 'AbbAs a dit que le versel Il,220 a été abrogé dans ce sens: Il est permis aux Musulmans d'épouser les femmes des gens des Ecritures cl il est déCendu aux Musulmanes d'épouser .des Juifs ou des Chrétiens. La même opinion est rapportée également par

DU ftlARlAGE ENTRE IIIUSULftIANS ET NON-)IUSUL\lIANS

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El l,Iasan et Modjahid, opinion admise par les ~IanéOtel:! et non par les Châféiles. Ol~ dit également que le sens de ce verset est le suivant: Dieu a défendu il lout Musulman d'épouser une mochrika polylhéisle, idolâtre, quel que soille genre du polythéisme: idoltHrcs, mages, cbéLiennes, juives, ou autres; et a ensuite exceplé celles qui ont reçu les Écritures dans le verset V, 7. Les auteurs qui pensent que ce versel concerne les femmes idolâtres arabes en parliculier, disent qu'aucune partie n'en a été abrogée ni exceptée, etque le sens en est il la fois général et particulier. Le mol chirk, polylhéisme, s'applique, d'après certains savants, il ceux qui adorent des idoles seulement, et d'après eux, ce verset est mOQkam, raffermi (c'esl-ù-<.Iire non abl'ogé); mais comme la plupart des doctcurR l'appliquent aux .Juifs, aux Chréliens, aux idoltHres et aulres, le verset est raffermi quant il ce qui a trait aux idolâlrcs et abrogé en cc qui concerne les .Juives et les Chrétiennes. Dieu a défendu aux Musulmans de donner ulle Musulmane en mariage à un non-Musulman, qu'il soil Juif, Chrélien, .Mage, idoldtre ou aulre, il cause de l'abaissement . qui y l'ésulle pour la religion musulmane, d'après l'opinion commune des docleurs (el idjmd·). Quant nu second passage cOI'anique, les savants ne sont pas d'accord 'sur le sens qu'il faut donner au mot mo!,çandt, traduit plus haut par honnites. El l,Iasan, Ech Chi'by, Ibrllhlm expliquent le mol par chasles (el'afdif) tandis que Modjtlhid l,ui donne le sens de nobles (el hardi,.), libres, opinion od~ise par Abotl 'Aly, car le mariage des esclaves musulmanes dans les conditions exigées esl valide d'un commun accord, qu'elles soient chastes ('a{dJf) ou non. Quant aux esclaves juives ou chrétiennes, elles sont COllsidérées par Abotl l.IanHa comme les esclaves musulmanes.

6.

ARCHIVES aIAROC.\INE5

Malgl'é l'avis contraire, Ibn 'AbbAs défend aux Musulmans d'épouser les Juives et les Chrétiennes non soumises aux autorités musulmanes, prétendant que· le ver· set (Y, 7) se rapporte particulièrement aux Juives et aux Chrétiennes soumises aux autorités musulmanes, en s'appuyant sur le verset LVIII, 22 : cc Vous ne verrez aucun de ceux qui croient en Dieu et au jour dernier aimer l'infidèle qui est rebelle à Dieu et au Prophète, fOl-ce un père, un ms, un frère, un allié, etc, n Le mariage exige l'amitié entre les conjoints. car Dieu a dit: cc Il vous a donné des épouses créées de vous-mêmes pour que vous habitiez avec elles, Il a établi entre vous l'amour et la tendresse. JI (XXX, 20.) Mais El Djaççêç objecte que ceux-ci nous indiquent . seulement le caractère blAmable de ces sorteR de mariage, et qu'un plus grand blême est encouru par ceux qui épousent les Juives et les Chrétiennes qui ne sont pas soumises aux autorités musulmanes. Les Imftmites disent qu'un contrat de mariage perpétuel avec des Juives ou des Chrétiennes est permis en s'appuyant sur le verset Il, 220 et sur te verset LX, 10 ainsi conçu : cc Ne gardez point les femmes infidèles, etc. il, en prétendant que les honn~tel femmes parmi celles qui ont reçu les Écritures se rapportent il celles d'entre elles qui se seraient converties il l'IslAm; et le sens complet du verset serait donc: les honnêtes parmi les croyantes qui étaient à l'origine croyante (sic) ; car plusieurs Musulmans évitaient le péché de se marier avec celles qui venaient de se conver. tir. Dieu leur montra alors qu'il n'y avait là aucun péché. C'est il cette dernière interprétation que s'est arrêté Ibn ·Omar, quoiqu'elle soil contraire au Kens littéral du verset et quoique l'ordonnance du Coran s'y refusAt. C'est pour celte raison que plusieurs savanls penchent vers l'interprétation lillérale en restreignant le caractère licite du mariage il terme et du mariage des femmes esclaves possédées il prix, d'argent. Les Chiites permettent dans les

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deux cas de cohabiter avec elles, et ceci esl bien pis. Pour -celle raison d'ailleurs, certains savants prétendent que ce verset a été abl'ogé par les deux précédents, en tirant argument ,du ~lUdilh rapporté par El DjAroOd, d'après Abotl Djo 'far; mais d'après les !;unniles cela n'est pas admissible, Néanmoins, I1m Djnrlr rapporte d'après Ibn 'Abbas que le Pl'ophëte a dérendu [d'épouser] toutes les femmes possédnnt une religion aull'e que l'Islam, à l'exception des Cl'oyontcs émigrées. 'Abd Er RazzAq et Ibn El Mondhir rapport.ent que Dj:lbil' ben 'Abd Allah, interrogé au sujet du :\luslllmlln qui épouse une .Juive ou une ,Chrétienne, a dit: « Nous les avons épousées au temps de la conquête de III ~lekl\e (El fal~t), c'est-il-dire au moment où il nous était, t.rès difficile de trouver sutnsarnment de Musulmanes; mais de l'etour d'expédition, nous les avons répudiées. )) Ibn Dj8l'ir rapporte également qu'El ~Iasan, interrogé sur ce sujet, répondit: « Qu'a-t-on à faire avec celles qui ont reçn les Écritures, puisque Dieu a muHiplié les )Iusulmnnes; loutefois, si l'on.v est conlt'aint, (Iu'on en prenne une chaste, non débouchée. - Mais qu'est-ce qu'une débauchée? lui dcmonda-t-on. - C'est ceJJe qui, répartit-il, 10rsqu'IlII homme jelle un regard sur elle, le suit, ) POlll' (IUelques autres les honn~les (el mo?tçanâl) Mfo;igne celles qui vivent dans ln chasteté et dans la contil}(~nce, celles qui ~ont libres et bien nées, qu'cUes soient soumises ou non aux autorités musulmones; mais Ibn 'Ahbas exclut celles qui ne sont pal; soumisès aux autorités musulmanes; et par suite d'oprès l\fl\lik Ech Chllf~y et d'autres savants, il est défendu d'épouser les escloVt's jui"es ou chrétiennes, car il. y a deux vices chez elles: lïncrédulité et l'esclavage, D'apl'ès EIl;lasan et Abot) !Jonlfa, il est permis d'l~pOUl'lr.r une femme juive où chrétienne à cause du sens gl~Dl~rlll d du verset,
ARCII, )IAROC.

li

5

*

ARCHIVES MAItOCAINES

D'autre part la majorité des jurisconsultes permet d'épouser les Juives etles Chrétiennes sujettes des Musulmans seulement j et l'on rapporte que 'OhlmAn ben 'AffAn, troisième Khalife légitime, 8 épousé NAtia benl El FarAOça qui était Chrétienne; Talha ben 'Obayd Allah a épousé une Juive. . Néanmoins, et d'après Ibn 'AbbAs également, le Prophète a défendu d'épouser toules remmes non-musulmanes en disant: « Les femmes ne te sont plus permises à moins que tu ne les changes contre des épouses! même si leur beauté le charmait beaucoup, li l'exception toutefois de celles que tu possèdes (esclaves), car Dieu t'a permis d'épouser des jeunes Musulmanes; et t'a défendu toute femme qui a une religion autre que l'IslAm. J) Puis il a ajouté: cc Celui qui trahira sa foi perdra ses bonnes œuvres et sera dans l'autre monde au nombre des malheureu1. \) . (V, 7.) cc 0 Prophète! il t'est permis d'épouser les femmes que lu aurais dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les Olles de tes oncles et de tes tantes paternels et maternels qui ont pris la f.uite avant loi, et toute f6mme fidèle qui aura donné -(elle-même) son Ame au Prophète, si le Prophète veut l'épouser C'est une prérogative que nous t'accordons sur leI:' autres croyants. J) (XXXUI, 49') Il ne t'est pas permis de prendre d'autres femmes dorénavant, ni de les échanger contre d'autres, quand même leur beauté te charmerait, à l'exception del' esclaves que tu peux acquérir,» (XXXIII, 52.) , EnOn 80yo(\ty dans son l'qdn (Caire, 1306, II, ~), dit que le verset II,220 a été octroyé, ~it-on, ou plutôt son sens général a été restreint par le verset V, 7 (D). - MAlik ben Anas, fondateur de l'école mAlékite, consacre, dans son Mowalld (Tunis, BISO, p.lIOS), un petit chapitre à la prohibition faite aux Musulmans d'épouser des escla"es juives ou chrétiennes. cc Il est défendu, dit-il, d'épouser une esclave juive ou chrétienne, car Dieu a dit (V, 7) :

DU MARIAGE ENTRE MUSUl.MANS ET NON'"aru8uuIANS81

Il

Il VOUS est permis d'épouser les [mies ou femmes] hon· nites des croyants et de ceux qui ont reçu les Écritures Il avant vous, » Les honniles sont ici celles qui parmi les JuiveK et les Chrétiennes sont libres; puisque Dieu a dit (IV, 29): I( Celui qui ne sera pas assez riche pour épouscr des femmes libres et croyantes prendra de~ esclaves croyantes, » Donc il s'agit ici ~es esclaves musulmanes et, à mon avis) Dieu a autorisé seulement le mariage avec ces dcrnières et non avec les esclaves juives ou chrétiennes. D'autre port, il est permis aux Musulmans de posséder plusieurs esclaves juives ou chrétiennes, à l'cxception de celles qui sauf. mages ou idohUres, et d'avoir des relations avec elles. Dans la ftlodawmana (Caire, 1323, IV, 26, 147» qui est. un recueil de réponses faites par Mdlik ben Anas à des questions juridiques posées par ses disciples et qui est le premier et le principal ouvrage de droit mAlékite, il est dit qu'il est défendu au Chrétien de contracter mariage au nom d'une Musulmane, même si celle-ci était sa propre Olle et devait épouser un Musulman. Un JuH ou un Chrétien qui a acheté une Musulmane et. cohabité 8Vt'C elle, est traité avec sévérité) et doit être puni et même frllppé pour sa témérité. Mais Ibn El QAsim est. d'avi~ qu'on ne saurait lui infliger une punition s'il prouve son ignorance de la loi. 'Omar ben El KhanAb) second khaltfe légitime, a dit: cc Le Musulman peut épouser uneChrélienne ct le Chrétien n'épouse jamais une Musulmane, » 'Aly ben AboQ Talib, gendre et cousin du Prophète et quatrième khalife légitime, a dit: « Ni Juif, ni Chrétien ne peut épouser une Musulmane. » Rabr'n a dit: « II n'est pas permis au Chrétien d'épouscr une l\f usulmane libre. JI Interrogé s'il est convenable qu'une Musulm,ane épouse un Chrétien, -Abd Allah ben Aby Salma répondit négaliIl

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ARCIIIVES MAROCAINES

vement, et El QalJirn heu Mo1}ammed ajoute qu'il en est de même d'un Juif; et si le fait survient, la séparation de corps a lieu par ordre du SuUan, d'après Solayman hen YosAr et AboQ Sai ma hen 'Abd Er Ra1}mAn, Interrogé au sujet d'un Chréhen qui avait épousé une Musulmane en déclarant il ses parents qu'il s'élait déjà converli il l'Islam, puis, de peur que ces derniers ne parvinssent à connaltre la réalité, s'était, converti effectivement et le maria~e fut consommé, Rahl'a a dit : lIOn doit les séparer, même si les parents acceptent le fnil accompli, car le mariage dans ce cas n'est pas licite, et la femme a droit Il la dol. S'il retourne au christianisme après s'être converti Il l'IslAm, on lui tranche la tête. » Si le mari se convertil Il l'Islam avant la femme alors que tous deux sont Mages, il y a lieu de procéder Il la séparation de corps après qu'on aura invité l'épouse il se convertir Il l'IslAm et après que celle-ci aura refusé de se convertir. Mais si le délai accordé il la femme pour se prononcer est par trop long, elle ne saurait êlre considérée comme son épouse, même si elle venait Il se convertir, et par suite le contrat est annulé. On n'est pas d'accord sur ce. délai. Ibn El QAsim pense qu'il ne saurait être de moins de deux mois. La femme d'un Mage, celle d'un Juif et celle d'un Chrétien' qui se convertiraient Il l'IslAm avant leurs maris, sont traitées identiquement par MAlik, car le mari conservera sa femme s'il se convertit alors qu'elle se trouverait dans sa retraite légale, mais la retraite légale passée, il n'a plus recours contre, même s'il se convertit ensuite Il l'IslAm. La conversion Il l'IslAm de l'un des conjoints n'entralne pas de répudiation, mais une annulation du mariage sans divorce. Si un Chrétien qui aurait une épouse mage se converlit Il l'IslAm, on doit inviter celle-ci Il 8e convertir également avant que l'affaire ne tralne en longueur. Quoiqu'il ne soit

DU MARIAGE ENTRE MUSULMANS ET NON-MUSULMANS

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pas permis il un Musulman d'épouser une Mage, on doit dans ce cas p,'océder par analogie; il e~t défendu nu Juif ou au Chrétien d'épouser une Musulmane, et lorsque la Chrélienne qui, épouse d'un Chr~lien, se converlil, son mari a toujours recourl:l contre elle tant qu'elle est dans sa re· traite légale, s'il vient à se convertir; bien plus, le mariage d'un Chrétien avec une Musulmane est nul, conformément au versel. LX, 10: Il Ne gardez pas les femmes infidè· les, etc. ». MAlik hlnme les Musulmans qui épousent des Juives ou des Chréliennes il cause des enfants pour lesquels il craint qu'ils ne suivent la religion de leurs mères, et hll\me davantage ceux qui les épousent en dehors des pa~'s soumis aux l\1usulmanR;.cor, dit-il, ces époux en renll'Ilnt dans les pays musulman~ abandonnent leurs enfants qui se convertissent d'eux-mêmes ou bien sont obligés de se convertir an ~hl'Ïs­ lianisme ou au judalsme. :\tdlik se borne li b1Amer les Musulmans qui épousent en pays d'IslAm des Juives ou des Chrétiennes, car, dilil, la Chrétienne, par exemple, manRe du porc, hois du vin, et le mari couche avec elle el l'embrasse sur la bouche; si elle vient il avoir des enfants, ceux-ci sont élevés dans sa religion il elle, nourris avec des alimenls illicites et abreuvés de vin. Il n'est pas permis il un Musulman, libre ou esclave, d'épouser une esclave juive ou chrétienne en possession d'un Musulman ou d'u~ Chrétien, en s'appu~'ant sur le9 versels V, 7 et IV, 29; mais il lui est permis d'avoir des relalions avec celles qui seraient en 80 possession. D'outre pnrl, il lui est déCendu d'avoir des relolions avec celles qui, quoiqu'en sa possession, ne seraient pas Juives ou Chrétiennes. Le mari musulman ne saurait défendre Il une épouse chrétienne de manger du porc, de boire du vin et d'aller il l'église.

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ARCIIIVES 1IIAROC"'NES

D'après Ibn Chihâb, tout mariage contraclé entre un ~Iusulman et une infidèle, excepté la Juive et la Chl'élienne, est défendu: et il en est de même entre une Musulmane et un infidèle, ,Juif, Chrétien ou non. Ibn Abon Zayd El Qayrawân)', dans sa Risdla (Caire, 1323, p. 41), s'exprime ainsi: « Dieu n défendu aux Musul· manR d'avoir des relalions ovet' des femmes infidèles qui n'ont pos reçu les Écritures soit par possession (esclaves), soit. pal' mariage. Il est permis d'avoir des relations avec les Juives et les Chréliennes par possession et- avec celles qui pal'mi elles sont libres par mariage. Il est défendu à un Musulman, libre ou esclave, d'avoir des relations par mariage avec des esclaves juives ou chrétiennes. _ _. Un commentateur anonyme de la Risdla, dont je possède un manuscrit, dit qu'on entend par femmes qui n'ont pas reçu les f:critures, les Mages, les Sabéennes, les idolâLJ'es et leurs analogues conformément au verset Il,
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A propos des mots « il est permis d'avoir des relations avec les Juives elles Chrétiennes par possession ", ilajoule que c'est en vertu du verset (IV, 3) : Il ou ce tlue vos mains droites ont acquis II (c'esl-à-dire Ip.s esclaves achelées à 'prix d'argent ou les captives prises à la guerre). En règle générale, ceux m'ec les femmes esclaves desquels il nous est permis d'avoir des relations p8l' possession, il vous est pel'mis d'en avoir avec leurs femmes libres par mariage, même dans le cas où une Juiv~ se convertirait au christianisme et vice versa. Il en est de même d'uneremme mage qui deviendrait Juive ou Chrétienne. Dans le verset Il, 220, on entend par inOdèles celles qui ne sont ni Juives ni Chrétiennes. En employant les mots il est permis, Ibn Abotl Zayd laisse croire apparemment qu'il n'y a en les épousant aucun blâme à encourir, d'aprèsl'opinioD d'Ibn El Qllsim; mais il esl p~ssible qu'il oppose ici le caractère licite au

DU IIIARIAGE ENTRE MUSULlIIANS ET NON-MUSULMAN9

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caraclère illicHe de ce mariage et pm' suHe le caractère blamâble n'est pas exclu. Ce caraclère blâmable résulte de ce que l'époux musulman ne saurait défendre à son épouse juive ou chréHenne de manger du porc, de boire du vin, de se rendre à l'église; et rout cela concourt à ce qu'elle élève ses en· fanls dans sa religion il elle. Bien plus, si elle vcnait à mourir alors qu'elle serait enceinle, elle est en t,errée dans un cimelière inOdèle, et le fœtus, qui esl considéré comme Musulman, est enterré dans un cimetière non-musul~an.

Ibn El I)ndjib dans son Mokhtaçar, chapitre du mm-iuge, dil: L'~galilé de condiLid'ns de l'époux vis-à-vis de sa femme et de ses parents est exigée dans le contrnL dn ma· riage. Si celte condition est abandonnée par les con tracLants, le mariage est valide, sauC dans le cas oil il s'agirait de la religion musulmane. Celle égalilé de condilion comprend: l'examen de la religion, de la liberté, de l'origine, du rang, de ..étal du corps et de la Cortune. Il y n divCl·· gence 8U sujel de loules ces conditions, sauf pour la religion musulmane. D'après MAlik et Zayd ben 'Aly cclte égalité de condition ne c~mprendl'ait qlle la religion, cor Dieu a dit (XL, 13) : cc Le plus digne devant Dieu est celui d'cnlt-e vous qui le craint le plus li; autrement, le Prophète a dit: Cl Tous les hommes sont Ols d'Adam et Adam est ms de ln terre.» Le mariage 'd'un inOdèle avec une Musulmane est annulé, même dans le cas où il se conver~irait à l'IslAm après le contrat du mariage; bien plus, ccl époux reçoit un châtiment corporel, à moins qu'il ne fournisse des preuvcs Il l'èppui de son ignoranc·c. Il est permis d'après Sidi Khalll, dans son commentaire de ce Mokhlaçar, au Musulman, lors même qu'il serait esclave, d'épouser une Chrétienne libre ou une Juive libre, mais non une esclave juive ou une esclave chrétienne; et par suite il peutlui défendre de manger du porc, de boire

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ARCIIIVES ldAROCAINES

du vin et d'aller à l'église; et c'est pour celle raison <lue MAlik blâme ces sortes d'union. Les mariages mixles impliflucnt nn plus gl'and blâmc· quand ils onl lieu dan!'! les pa~'s non soumis aux Musulmans, Le mariage admcl l'amilié tmtre les conjoinlH et celle-ci ne sflnroit existel' conformément nu verset LVIII, 22, cHé plus hnut. Il est défendu au Musulman d'épouser une esclave juive ou chrélicnne lors mèmc (Iuïl craindrait de commeUI'c un adultère 'ou qu'il scr~it incapable de fournit' unc dût il une femme libre, pat'ce qu'il n'est permis 1'1 celui tlui ne peut foumir dc dot il une fcmme libre et flui craint pOUl' sa 1'('I'SOl1nC flucI<lue trouMe qu'une esclavemusulmnne. Cal' l'enfant né d'une csclave est esclavc, et le :\Insulman <lui épouse une esclave verrait llécessairementsou cnfant esclave d'une infidillc : renfant suit sa mèl'c dans l'esclnvngc ct dans ln liberté, et son pèl'e dans la l'cligion et dans la g-énénlogie ,(parenté), Si un Musulman épouse une femme quïllle lui esl l'ns permis d'épouSCI', une esclave juive ou chrétienne on bien OIlCOI'C lIlIe ~Iage libre pal' exemple, le llloriuge n'est pas valide 10l's même que celle femme oUl'oil eu des enfants de cf'lle union ou qu'elle se serait cOll\'crlie il l'Ishllll. D'nprès le jUl'isconsulte )IolJallllned i le )Iusulmnll qui épouserait de propos délibéré une Mage mème libre, est lapidé; l'infidèle, Mage ou non, qui épouserait lIne 1\1 uBulmane même en connaissance de caURe, n'~st lUIS châlié (colltt'airement il ce qui a été dit .plus haut), De même qu'on ne saurait châtier un Musulman qui épouserait une esclave qu'il lui est défendu d'épouser, car il l'exception de la Mage, il est permis en général d'ovoir des relntions ayec une esclave. D'après Sidi Khalll dans son Mokhtaçar (Paris, 1683, p. 83 et R5), l'égalité de condilioll des conjoints est la religion, c'est-à-dire que les conjoints doivent apportenît' à la même religion, et par conséquent une }Immlmnne ne

nu

aIA~IAGE

ENTRE MUSl:Ll\IANS ET

NO~-l\IUSULlIIANS

;3

pourrait aucunement épouser un infidèle; el El Khirchy ajoute qu'un mariage n'est valide que si l'époux est Musul· man. n est. défendu au Musulman d'épousel' une infidèle, à l'exceplion de la Juive IiIJ1'e et de la Chrétienne libre, dans les pa)'s lIe J1slâm, ct il l'exception des esclaves juives ou chrétiennes d'après l'opinion reçue, quoique ces unions mixtes encourent un blthne, d'après MI\lil(. C. - Parmi les jUl'isconsulles de l'école hanéfite, 'Abdallah ben Al}med ben Mal.lmoûd En Nasllry, dans SOIl Kan:: ed daqdïq, et son commentateur l\Io~tafl\ ben Mol.Ulmmed Et Tùïy (Caire, )306, p. 55), disent qu'il est défendu au }lu8ulman d'épouser .. : une femme mage ou idolâtre. Ibn Nodjaim, dans son BarI) el' l'ûïq, ujoute qu'il cn esl ainsi parce que le Prophète a dil: Qua~)t à la Mage, assimilez les ~lages à ceux qui ont reçu les Écritures excepté dans le cas où il s'agit d'épouser leurs femmes ou de manger' le~ animaux égorgés pa.:- eux; quant àla femme idolâtre, c~est conformément au versel Il, 220. Et Till)' expliflue la Mage par celle qui n'appartient pus il une religion ré"élée et par conséquent ne possède pas de Li\Te divin. Il est permis au Musulman d'épouser une Juive, une . Chrétienne ou une Sabéenne, c'est-i,·dire celle qui adore les Anges, quoique Mol)ammed et AboQ YOllsor, deux disciples d'Abot} l;Ianira, n'autorisent pas de mal'ia~e avec cette dernière. Ibn Nodjaim entend par Mllges les adorateurs du feu, el 1'00 l'apporte d'après 'Aly ben Aby TAlib qu'il est licite d'épouser une Mage. On assimile aux Mages, les adorateurs du soleil, des étoiles et des idoles, les adeplcs de la secte qui o~e les attributs divins (mo'allila), les' Manichéens, les dua1Jstes, les athées, les allégoristes (bdtinipya), les libres penseurs (el ibd(tigya) et même les Mo'tazélites. cc Il est permis d'épouser celles qui ont reçu les Écrilures et le!'; Sabéennes », dit En Nasafy, que paraphrase en

74

ARCHIVES .IAROCAINE8

ces lermes Ibn Nodjaim: Il est licite d'épouser les Juives el les Chrétiennes en vertu du verset V, 7 quoiqu'Ibn 'Omal' dise qu'il ne s'agit que des Juives et des Chrétiennes qui se convertissent à l'Islâm en tirant argument du versct IX, 30-31, malgré que, d'après l'opinion générale des savants, les gcns d'Écritures n'appartiennent pas il la catégorie des pol~·théh~tes (Mochrikot1n). L'outeur du Ranz ed daqûiq, dnns un aulre ouvrage intitulé El /ltoslaç(û, exigc que ln Chr(ilienne ne croie pas que ,Jésus est Dieu ct que la Juive ne croie pas non plus que 'Ozoir est Dieu, autrement il est cléFenrJu au Musulmun de les épouser. Le commentateur njoute également qu'on entend par Juives et Chrétiennes les femmes libres et esclaves. Les quatre écolcs orthodoxes sOl1t d'accord au sujet de la Ccmmc libre seulement, et non de l'esclave. Il est préférable, dit-il enCOI'e, qu'un Musulman s'abstienne d'épouser une Juive ou une Chl'étienne, et de manger les Animaux égorgés par les JuiFs et les Chrétiens, à moins de cas de fOl'cc majeure, L'aulcur d'El Mo!)î! dit qu'il est blâmable d'épouser une Juive ou une Chréticnne daIls les pays non soumis aux :\Iusulmans, car les enCants qui viendraient il y nallre ne manqucraient pas de prendre les habitudes des inOdèles non soumis aux Musulmans, pour lesquellf}s habiludcs le père se trouverait dans l'impossibilité de les leur l'oil'c abandonner. Si l'épouse juive ou chrétienne d'un llusulman se con. , vcrtit il la religion des Mages, le mariage esl annulé, mais non dans le cas Oil la juive deviendrait chrétienne ou vice versa, D'après l'Esbldjâby, le Musulman peut défendre à son épouse juive ou chrétienne dans les pays soumis aux Musulmans de se rendre à la synagogue et il l'église, mais il ne peut l'obliger à procéder aux ablutions rituelles après les menstrues et la souillUre majeure (Djandba).

DU llARIAGE ENTRE MUSUUIANSET NON-MUSULMANS

76

Suivanl l'ouvrage intitulé El J(hdmiyya, le Musulman ne saurait empêcher sa Cemme, juive ou chrétienne, de boire du vin, mais peut l'empêcher d'en avoir à la maison. El Karaky objecle dans son El Faydh, un peu avant le chapitre du Tayammom, que le Musulman peut défend"e à son épouse, Juive ou Chrétienne, de boire du vin tout aussi bien qu'il a le droit d'empêcher son épouse musulmane de manger de l'ail ou de l'oignon s'il n'en aime pasTorieur, Au sujet de la Sabéenne, Ibn Nodjaim dit que, dans la Hiddya, on exige d'elle qu'elle suive une religion l'ch'élée, et que si, au conh'oire, elle adore les étoiles ct ne possède pas de Livre divin, il est défendu au Musulman de l'épouser. Mohammed ben 'Abd Allah El Ghazy dans son Tanwîr el Abçdr dit: Il esl défendu au llusulman d'épOUSe!' une idolâtre; quant au mariage d'une Juive ou d'une Chrétienne croyanl en la . mifolsion d'un prophète et reconnaissant un Livre divin, il est valable, N'est pas valide non plus, et sous toules ses formes, le mariage d'une femme qui adore les astres el qui n'a pns reçu de Livre divin, il en est de même de la Mage et de l'idolâtre. Le commentaleur El Haçkafy, dans son livre Ed Dorr .el Mokhldr (Caire, 13~n, II, 297), dit que le mariage d'une idolâtre esl défendu d'un commun accord, le mm'iage d'une Juive ou d'une Chrétienne est blâmable par continence (Tanzthan). Pour ces deux dernières, il faut qu'elles croient en la mission d'un prophète et reconnaissenl un Livre révélé lors m~me qu'elles croiraient que Jésus est un Dieu [et.que 'Ozalr est un Dieu], et par suite il estlicite de mangel' les animaux égorgés par elle, D'après l'ou,vrage intitulé En Nahr, il nous est pf~rmis d'épouser les femmes mo'lazélites, car nous n'accusons d'illndélité aUCUD de ceux qui se tournent vers la Qibla. Le glossateur Ibn 'Abidln dans son Radd el Mo!&ldr entend par idolAtres ceux qui adorent des idoles ou des

1fl

AIICIIIVES )IAnOCAI:"lES

images, ceux qui nienl les aUributs divins, les .Manichéens, les dualistes, les alhées, les allégoristes, les libres p~nseurs, les Druzes, les ~osaïrites et le Ti!J(imina, ~follll l\hosroll, dans son DOI'arel [lOkkdm (y char[t Ghol'al' el a[lI,dm (Caire, 1305, l, 3=h), dil: « Esl valide le '"!10riagc d'un Musulman avec une Cemme qui a reçu les Ecritures "croyant en 10 mission d'un prophète; cl il esl inutile de mentionner' la. Sabéenne si elle a reçu des Écrillll'f's cl si elle troil en la mission d'un pl'ophële, Est valide f'g'3Iement le mariage d'un Musuhmm avec une esclll\'c même pm'mi celles qui ont reçu les I~crilures, mais non 11\'ec une Cemme mage, ou idolatre, ou Sabéenne odorant un nslr'e cl ne possédant plus de Livre révélé. " On n'est pas d'accOl'd sur la Suhéenne; )101}8mmed et Abo" YOI)SOC la considèr'enl comme une idolitlJ'e puisqu'clic mlore les f~toiles, tandis flu·.Ab:>O l,Ianîfa dit flue les Sabéens ne sonl pas idoli\lres; mr is «(u'ils véUt'rcnt les étoiles comme les Musulmans Ylinèrcllt la Ka 'ba·, et alors le mariage d'un Musulman avec une Sabéenne esl \'alido d'un commun nccord, Ibrâhhn El I;Illb~', dans son J/ollaqd l'Ab[wf' W 33'·0 de mon manuscril), dit: « Esl valide le mariage d'un ~Iusul­ man avec une Juh-c, une Chrélienne et une Rahéenne croyant en la mission d'un prophète et reconnaissant un Livre révélé, mais non cene qni adore les aslres, D, - Il résulte donc de tous les lextes cilés ci-dessus qu'il est permis il un Musulman d'épouser une Juive ou une Chrétienne, même esclave d'après l'école hanéfite, et qu'il est défendu Il une Musulmane, même esclave, de se mal'Îer avec un Juif, un Chrétien ou unpalen. On voit égalemenlque la religion musulmane est plus libérale que le judalsme et le christianisme puisqu'elle ne prohibe que le mariage entre Musulmane et un non-Musulman, alors qu"ils défendent Louta union mixte entre Israélites et non-Israelites, et entre Chrétiens et non-Chrétiens,
)J

DU MARIAGE ENTitE

:l1U~UDIA~S

ET NON-l\IUSUJ.:IIA:\S

77

Au point de vue purement algéricn, on doit considérer commc une dérogalio~l il la loi islami(Jue les mariages enh'e Musulmanes el Europécns, ceux-ei élant considérés commc Clmmens. ~Inis d'apr{'s la loi fl'allçaise, un mariagc enlre un indigènc musulman et une Fr'unçaise nc peul êlre conll'3clé lluC dcvant l'orociel' de l'éloi dvil français, sauf aux parties, si cllc~ le jugenteonvclHlble, ù fairc consacrcr ensuite lem' union suivanllc rile dc Imlr rcligion, Et, dans c'e eus, le mariage ne pOUl'I'a ~Ir'c cc'~lélll'é, suivant la loi musulmanc, sans ln procludion d'un adc attcstant cJue le nHu'ingc eivil a eu licu ù"\"lmlun muil'c français. - En oulrc, l'orrieier de l'{-Iul ch·ilne doit procéder flUX mtlr'iagcs de cellc nature que l'i lïncligi~ne musulman n'l'st pus cngng'~ dans Ics liens d'lin pl'c"cédent nHu'iage C'flllh'f1dé suinlllt la loi musulmHlu', - Si, cn l'n'ct, lïlHIig-i'nc mllsulman, dc~c1nré Fran~:ais l'nI' le sc'~nntus-colIsllllc du ""juillet 186:>, conSCI'\'C son statut personnf'l, il Ile faut pas (IUC l'applieation de la loi musulmllllc puisse compromcUre l'ol'llrc pu"lic, (Ch'cul. du GouverneUl' Gc~nc~rnl [rappclflllt un avis clll ~Iinistre dc lu J Ilslicc], 3 scpletn br'c 1 Hi l ,dt.:~ par' Esloublon ct Leféburc, Code de l'Al!JéI'ie annoté, Algel', lHHfi. p, :308, noie j,) 011 voit donc quc la loi française, par SlIitC C!I'S nombl'l'lIseR conclilions 'Iu'elle impoRe aux conjoinls 10/'8 dc la coru.:lnsion du contl'lll dc IlHllingc l'fil' dc\'anl 1'0 rIi ci el' de r.:lal ci\'iI, et pOl' suitc de Iïgnol'allce (IU'CII onl les indig(~nf~S musulmuns, eslloin dc faciliter les ullions C1I1I'c indigènes Illusulmans el Fr'unçaiscs rJIlÏ\'es ou Chl'clicnncs, ; cl les lllUl'inges "IlI,I'C ~Immlmnns cL Frflnçaisr.s \'lIla"11'8 l'II poinl tic ,'ue llc ln Ini musulmane, mais non nu )loilll dc VUI~ de ln loi rl'[fnt,;uise, sOllll'lleore lrès nombreux, et IcUl' chiITl'c di'p[ls~'~I'aitl'cul-èh'c' cl'Iui lie la slfllildiquc ol'fieiell,' clollJJ('~C ci-('Olllt'f~; COI', cn dl'Uillllusuiman, la (ormnliU' ('unsislc~ l'II cc 'Ill(' l'(''pnux el la femme ou son repl,,"sclIlanl lIlullir(·~­
&

78

ARClJIVES MAROCAINE!!

tent leur consentement, chacun au moyen d'une ol1re et d'une acceptation, en préscnce d'au moins deux témoins males et majeurs ou, d'après Aboo I}anlfa, en présence d'un homme el de deux femmes; et la rédaction d'un acte par écrit n'est pas nécessaire pour constater le mariage. Le mariage par devant le maire entralne l'ucceptation de la juridiction française etrejette la loi musulmane, en ce qui a lrnit au mariage. C'est <!et abandon de la religion ct de la loi qui forment un tout indissoluble qui chcz le Musulman lui fait renoncer, à moins d'y être obJig~, à épouser une Européenne. EnOn. il est peut-être encore une derBière considération qui s'oppose au mariage d'un Musulman ayecune Française: c'est que les flUes qui nai~sent de ces uni(;ms mixtes trouvent difficilement à se marier.
MARIAGES ENTRE

Années

Européens et Musulmanes

Musulmans et Européennes

1867 68 .

»

1
)1

69,
72 73

4
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1870 • 71 •

3 »
1

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1
2

75 76
77

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78 79 .

5

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1

4
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6

4
5 6

9

1880 •

5

4

9

DU

~IARIA.OB

ENTRB MUSULMANS B1' NON-MUSULlIIANS

79

Années

Européens et MUsulmanes

Musulmans et Européennes

1881 82

J2

6
5
)1

3 14
9 9 12

83
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7

85 86 87 RB 89 189° . 91 . 92 .

4
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19°0 .

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02 . 03 04 05 1906 40 ons

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176

153
MOHAMMED BEN CHENEO, Professeur à la Médersa d'Alger.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN
(suile)

Il, -

LES INDUSTHIES TEXTILES ET CELLES DU· VÊTEMENT

1
LES FILEUSES DE LAINE

(R'azzalale

1)

Le filage de la laine se fait dans les famill('s. pal' les soins ,(les femmes, et par des moyens très primitifs, Acheh'~e SUI' les mal'clté!'! du mercredi, dll ycndl'f'(1i ou du dimanche, SUl' 1<> F('ddanè, il la toison ou ail poids ou encore SUI' peau 2, la laine est d'ahord lavée et hlanchie, S'il s'agit de laine sm' peau, on verse SUl' celle-ci, du cùté de la toison, de l'eau chaude dans laquelle on a jeté et fait macérer les feuilles, éCl'asëes au mortiel',' de la planto appelée tir'ir'il 3 (doit ~tl'e une ,'faponaire ou une silène); la laine est, avec cette eau, soigneusement lavée ainsi (l'le la peau qui la porte, puis hattue avf'C lin h:\ton~,
l.

.:.8!;ë..
.:;..;w,;, ..

Filer,

J"j.,

r·eze/.

2. Re/ana ~~ est le nom donné Il la dépouille d'un mouloll ,nee sa

laine. En Algél'ie on appelle Tirirechl ~, des Silénee~, la Si· lene inflala presque tOlljours.
8.
-1. Ce bAton s'appelle makhhal

.

~.

L'INDUSTRIE ,\ TÉTOUAN

81

séchée ensuite et soumise à un second la\·age. On verse pour cela sur la peau, mais toujours du côté (le la laine. un Ill('lange d'eau fl'oide, de chaux et de cemh'c, (fU 'on laisse agil' pendant vingt-quatre heures t; apl'ès (Iuoi, la laine s'annche facilement pal' poignées; on la rince il l'eau c1nil'e et on la blanchit en l'exposant, sur une sOl'te de cage dCllli-cylindl'ique, en lalles minces ou en roseaux, aux nlpeltl's du soufre jeté sur des chat'hons ardents 2, On rince encore et l'on sèche au soleil. La laine en toisons provenant de la tonte est lavée d'llhol'd il l'eau chaude:J dans la(fuelle on a fait mllcérer le lit"i,.'i!, comme il est dit ci-dessus; puis laYée fi gl'Rnde eRU, soit dans un bassin \~ soit à domicile, dans un tle ces gl'an(ls plats en terre cuite (lui senent aussi à pétrir le pain". et finalement rincée dans une eau courante, après avoir été placée dans une corbeille en rosenu 6, Souvent aussi, pour faciliter le blanchissage ultél'ieur, on bal la laine, au moment où on la lave, avec la baie écrasée d'un solanum exolique qui s'est naturalisé dans le paJs el pullule dans la plaine cIe Tétouan 7.
1. Ce mélange s'appelle qlala ü.~, cr. ar. ol'ient. qlala.l:Ji "ider 'un résel'voh', le nelloyer, l'acier la boue, etc. li. Cette espèce d~ cage s'appelle kebrala .\;~ Blanchir la laine en

l'expo!<ont 8US vapeurs de sourre se dit bakhkhar e"ollf ~"..J\~ 8. Les vases ail l'on rait cboulfer l'eau et oil l'on plonge 10 laine lIODU. laça ~u. en culvre,ou la qa:dira i,;..,),j en fer ballu ou en rer-blaDC, 4. On lave notammenl.tinns un peUt bassin enclos d'une murelle II cAti de Sidi Ellebl, au bal de, la ville; Il y a toujours III quelques Juives el. quelques'llu8ulmanes ocCupées A laver la laine. 5. Appelé maa}ena ~. .

Appel6 .oulla 7. SoIt le Solanum feroz, soit le S. lodomeum. Cel plantes Hnl. 'mlRrées de l'Amérique du Sud, dont les relaUon" sont si fréquenteR avee les celtes du détrolt,et naturallsée.dan.-Ie Nord dtrMoroc comme dans le
AnC:;lI. N."'oc. 8

e,

a...

6 ..

81

ARCHIVES MAROCAINES

La laine, une fois blanchie et séchée, est ouverte avec les doigts t i puis elle est cardée au moyen de deux planchettes de bois garnies de c1ous 2 • Le filage se fait généralement au rouet; c'est l'appareil dont un dessin et une description ont été donnés dans les Archive, marocaine" dans l'étude sur 81q,ar Elkebir. Mais ce rouet ne porte pas ici le nom de mor'zel, comme à Elqsari on rappelle naoura et le mor'zel n'en est qu'une partie, celle qui sert de bobine 3. Cependant, quelques femmes se servent encore d'une sorte de quenouille, composée d'un roseau de 0 m. 50 de Jong environ, fendu dans le haut, et d'un fuseau '. La laine, une fois filée, est enroulée en bobines sur un court morceau de bois et mise en vente au marché rt •
Sud de l'Andalousie. Ime. rorment des peuplemenls immenses dans la baise plaine de Tétouan et se rencontrent aussi très abondantes autour de TanRer et de CAdlz. A Tétouan, on donne' la baie le ~ de Had') ~......., qui, ordinairement, p.rtout ailleurs, lipIDe en arabe. coloquinte •. 1. Celte opération est le 'enfleh
dit neffech ~.

d' .~';. Ouvrir la laine avec les doigtl le
• Tétouan "nAel

1. Appeléel qarehel

Jt:.).• Carder la laine. le dit

euou(

,-!.,..Jt J,:.).

a. i J yD. Ce nom elt donn6 • beaucoup de machines au Maroc et slpi" , Oe proprement maclalne en ell'et. La laine fIIéo s'enroule sur la bobine ~ppelée mo,..,,1 JjM; le bobine,., en parlant de la laiDe, S8 dit euou(ldou,.
'al,1 mo,..,,1

Je. J ~ ,-!"..n. f. La quenouille s'appelle roIrIta 0';..);
mItIeJJa ~"""

J~'

le ruseau mo"'ul .,..". JjM

• J:!W'.•• Appe16

L'INDUSTRIE II. TtTOUAN

83

Les femmes de Tétouan ne filent que du fil grossier, épais, appelé r'ezel', et employé par les montagnards seuls pour faire le vétement, lui-méme grossier, appelé jellaba 2. Quant aux tisserands de Tétouan, des mains desquels sortent des vêtements analogues mais plus fins, ils se servent de fils plus minces appelés qiyam 3 et 10 'ama ~, qui viennent de Chechaoun, de Fès, de Mogador ou d'EICJsar Elkebir. La plupart des fileuses de laine de Tétouan sont rifaines ou d'origine rifaine. Le rendement du travail varie beaucoup; il est presque triple, en été, dans les grands jours, de ce qu'il est en hiver. On compte que, en moyenne, une femme peut filer environ une demi·livre de laine par jour s'il s'agit de r'eze/; en hiver, elle mettra trois ou quatre jours pour le même travail; et elle en mettra de quatre à six s'il s'agit de filer de la lotama ou du qigam.

II
LBS PASSEMENTIERS ET LES DÉVIDEURS DE SOIE

(Harrarine &)

La passementerie et le dévidage de la soie, exercés chacun par des ouvriers différents, sont des métiers peu
1.J~.
2. ~~. Il''8 bien des Jellabos lI'ès Ones, très belles, en laine blanche; mals elles 8e font à Fès, dans lel'l "enl Arous, etc. ; les plus belles que "on fasse il Tétouan leur sont enCOl'e bien inrél'ieures.

8'fl}·
4. t.U. On dit. d'un t.tssu (IU'II est mtlaam est. épaisse. &. Singoi. harra,. -,'",.

rJu quand la trame en

e:t.-",.,...

81

ARCHIVES

IIIAROCAINE~

actifs. Il n'en était pas de même autt'cfois, alors fille, pillS l'iches, les Tétouanais dépensaient dayantage pOUl' leur toilette; plus de tt'ente ou fJual'ante bouti({ues étaient occupées par les passementiers et les déyideurs de soie, il l'endroit mème où cluelques ateliers subsistent encore, il côté des l'lIl1'es 1H'l'sque tous fet'més. Les déyideurs de soie sont donc aujolll'd'hui pCII nombreux; l'IIll clos )ll'illcipaux est Algérien cl'ol'igine (lla.sen dit Eddzi,.;); en elfet, le métier était très en vogue autrefois il .\lger, - il Y surdt encore, mais Sans aucune importance, - el nomJJl'e de dévideurs de soie ou de passemen· tiers Yiment, apl'ès la pl'Ïse de leur yille en 1830, s'établir il Tétouan, Les pass~mentiel's sont également en petit nombre; la plupart sont juifs, deux aull'es, Ben Zakir et Ben Ciam', sont Algérois d'ol'igine et de naissance. Des Jui\-es, et aussi qu:ehJues femmes musulmanes, font encore chez dies des passementeries de soie et or ou soie et argent. Les passemcntier's et dévideurs de soie sont établis à Elouçaa ou ft SOllq Ebrezel, ou aux alentours immédiats, ou enfin au l1/ellah, s'ils sont juifs; ailleul's sans doute on pourrait en lI'ouver quelques-uns, mais très peu nom· breux, très disséminés; il )' en avait quelques-uns, dont deux juifs, aux Ceggarïne, en 1905, Les houtiques des passementiers et des dévideurs de soie sont dans le genre de celles des cordonniers fabri· cants de bolr'as; elles sont un peu surélevées par rapport ft la rue, et se ferment au moyen de deux hattants en bois, (lui tournent sur des axes horizontaux fixés en haut et en has de l'ou,'erture donnant accès à ln boutiqué el occupant loute sa largeur. De manière que le battant supérieur, n'étant qu'il demi relevé, peut seryÏ1' d'auvent, et rinfé·

1.'INDl:STRIE A TÉTOUAN

.-ielll', laissé ('n place, jouer le l'ùle cl'un 1!('lIIi-IHlI'avent (lui protège du f,'oid les ounicrs. Chaque ntclicr compl'cnd an plus (Ieux ou t1'ois ouyriel's 011 appl'entis: bien sou\'ent mème le patron travaille seul Olt a\"ec l'ai dl' d'un uni(lue allprenti. Le métier est peu lucratif; le tJ':lvail manque SOU\"f~nt. et jamais il n'est réguliel'; la plupal't du temps il ne (Ionne (lue tl'Ois ou quatre jours par semaine, tandis (lue ,l'mlll'es fois, il l'approche des fètes pal' exemple, heaucoup ,le )Iusulmalls se font habiller de neuf, il y a presse. Il n'y a pas (le concurrence europé(·nnC'. L'Europe fournil en effet seulement les matières premières, la soi" et le coton 1. La soie arri\'f~ écrue, d'orclinnil'e, et est teinte ;'t Tétouan; l'Espagne roumit les fils de cuhTe dOl":' (l'Ii ser\~ent Il la fnbrication de certains articles"!: les d'or ou d'argent sont plutôt fahl'iqués sur place (voir aux industries du métal). Le coton vient d'Eul'ope en gros échel'eaux teints, presque toujours; les passementiers !'(' sel" vent souvent d'une très heHe qual~té, tl'ès hrillante, et (lue certains d'entre eux font passer pOUl' de la soi", :H1X yeux des nnrfs montagnards.

0'"

m8

L'outillage des passementiers et des dévideurs de soie l'ev,\t le même caractère primitif (lue celui de toutl'S les aull'es illdush'ies marocaines. Le roseau)' joue Ull grand l'ole, Les dévideurs,3 se senent; surtout de deux instruments
J. Ln !'!oie écrue vaut : l" 'IUIllllé, environ 8 bas. ISO l'once fIc 80 gr. :o"qtya~. .. _ S • .. J bns. 25 1 1 bas. 150 Le coton, de Si 8 bas, Je relal allary (1lOO gr.). !. Vendus J blJ~. III III coudée {qala•• 8. I>é"ider la 80leee dit, ft T'lollan, hall el hart,. {ou\'rlr la laine)

.f...rJ' J> et non haoaouel J.". comme en Algérie,

86

ARCHIVES MA.ROCAINES

appelés bribra 1 et serijiyate 2, dont le premier est un)ambour à dévider et le second un tambour à envider. La bribra se compose d'un roseau fendu en quatre, mais pas tout à fait jusqu'au bout, dont on écarte les branches

Détails de la bribra.

qui servent de côtés aux tambours. L'écartement des branches est maintenu par deux autres morceaux de roseau, (armant un croisillon de base. Une ligaLn bribrn. ture placée un peu au-dessous du sommet empéche les branches de se séparer, et, dans ce sommet, pénètre un autre morceau de roseau plus petit, qui sert de manchon à un axe vertical en fer. Celuici passe, d'autre part, par le milieu des croisillons de base. Un, deux ou plusieurs. dévidoirs étant coiffés d'écheveaux, on enroule le bout de fil de ceux·ci sur un envidoir unique, manié à la main. De la sorte, on peut, suivant le nombre des dé\'idoirs, ou bien mettre en ordre le fil d'un écheveau, ou bien en méme temps le doubler, le tripler, etc. 3.
1. i..r.:.,j,. Le même Instrument est encore en usage parmi les fileurs de la province de Valence (E8pogne). Il ~sl rait de façon Identique.

t. ':"~.r' S. C'est le boblnage des technlelens français.

L'INDUSTRIE A T~-rOUAN

81

L'envidoir (serijigale) se compose de deux croisillons distants de 30 à 35 centimètres, portés sur un axe qui passe par leurs centres. Des baguettes de bois parallèles à l'axe réunissent leurs extrémités, formant les arêtes d'un prisme droit quadrangulaire. L'ouvrier, saisissant d'une main le prolongement de l'axe qui sert de manche, et guidant de l'autre le fil qui se dévide et s'envide, imprime à l'instrument un rapide mouvement de rotation sur son axe, en même temps qu'il lui fait décrire un. c<\ne dans l'espace.. Pour les très gros. écheveaux, on se sert d'un tambour appelé sifiga 1 ou bien du rouet dont nous avons parlé ci-avant aux « fileuses de laine J)
(nàouro) "

Le gros tambour à dévider (sifiga) est toujours construit en bouts de roseaux dessinant les arêtes d'un décaèdre ayant pour bases deux SeriJiJate. losanges équilatéraux à plans parallèles, mais inégaux (celui du sommetest beaucoup plus petit) et placés . Maoœuwe d e te Ile sorte que 1es sommets de l'un de la serlJlya&e. ~oient tous compris dans les plans perpendiculaires aux côtés de l'autre en leur milieu. Un axe
1. t..-. Cet instrument e.t encore en usage parmi les meurs de la .'. . province de Valence (Espagne). Il est fait de façon absolument Identique.
1. ".).J"".

..

.

.

'

88

ARCHIVES MAROCAINES

yel'lieal appelé l'ejel', passant par' (les cI'oisillons (lui coïncident avec 1('15 hissech'ices des hases, serI. de manche il l'instrument. Celui-ci esl animé d'un. mOl"-CnH'nt de rotation sur lui-même soit par la corde d'une manivellc comme celle du l'ouet, soit, plus souyenl encOI'e, pal' dc légers coups frappés il la main sur les côtés. Nous ne décl'Ïl'ons pas il nouveau Ic rouel, ici ap(wlé naoura,. indiquons sensiblement ce llu'à Tétouan on appelle mor'zel"2, C'cst la bobillc(fol'mée d'un

BiOyn.

Attache du mor'zel de la naoura deI r'eJel.

Ibra.

roseau qui sert d'Ame) sur la(luelle s'en,-itie le coton ou la soie; eHecst maintenue contre deux petits montants verticaux par deux houclettes en cuir appelées oudinèle 3• Les instruments des passementiers sont: ln n8,-ette
l'~J.

I.J,;:....
1. ~~.;l ou

-:"~';J t

'.'I:"OUSTRIE ,\ TÉTOU,\="

appt'lér' ibra l, et le métier, <li 1meremma"!, comme t'l'lui des tissel"ands, {Iuoique d'un modèle ahsolunwnt difl'él'ent; plus {IUelCJues ault'es accessoires d'un usage moins
g~néral.

La nflvelle est un simple morceau de roseau f,'ndu, ('chancré aux deux bouts, long d'une dizaine de centimètres. Le métier se compose d'un bdti, formé d'une planchette horizontale, longue de 0 m,50 il 0 m. GO, SUI' lall"('II('

:\Iélicr delJ p8SlJementiers,

s'ajustent il angle droit, "erticalemenl, deux autre~ planchettes de 0 m, 25 il 0 m, 30 ,de longueur, fOl'mant les tètes. C'est de l'une il l'autre de ces têtes (lue l'on tend les fils de la chaine; ln bobine (lui les porte est encore un simple morceau de rosenu sel'vant d'âme il la bohine, placé extérieurement contre l'une des têtes et s'y appli{luant fortement grâce à ln tension des fils j deux clous 011 deux fiches de fer passant pal' deux trous de la tète et pal' deux autres trous corl'esponcla~ts de l'lhne de ln bobine, empêchent celle-ci de rouler et de se dévidel',

1. ; J,. .,\.

2.

i.."..

plur,

r.-~,

90

ARClIIVES MAROCAINES

A l'autre extrémité du métier, la chaine, ou mieux la portion déjà faite du ruban, est prise entre deux tringles de fer qui la serrent for· tement, étant ellesmémes pressées l'une contre l'autre par une vis ou bien par la boucle de deux cordonnets qui les rattachent à deux crochets fixés dans la seconde téte. Dans le cas où les tringles sont pour· Position de la bobine contre une des t.êtes vues d'une vis, elles sont du métier des passementiers. reliées à la seconde téte par des tirants en fer. Lorsqu'une portion suffisante de ruban se trouve faite,l'artisan desserre les tringles, rend libre la bobine en serrantles

Attache du ruban dans le métier des passementiers.

fiches qui la fixent sur elle-même, dévide un peu de la trame, tire à lui le cordon en le pelotonnant, resserre les tringles et fixe à nouveau la bobine, puis recommence à travailler. L'écartement régulier des fils de la trame s'obtient au moyen d'un peigne appelé machla 1 (M) qui joue le même
1.~

L'INDUSTRIE A TtTOUAN

91

rôle que la menechcha du métier de tisserand que nous verrons plus loin. Le peigne se place entre la bobine et des plaquettes que nous allons voir. Des cordonnets qui s'attachent.~ des clous fixés dans les côtes du bâtis et dans ceux du pèi~ne empêchent celui-ci de sursauter et contribuent à maintenir fixes les fils de la chaIne. Ceux-ci passent pàr les trous d'un certain nombre de petiles plaques de peau rigide appelées aouraq t ; chaque

--------

Les fiches, aeuraq, du

~élier

des passementiers.

plaque, ou ouarqa, percée de quatre trous, est disposée parallèlement aux fils de la trame, et chaque fil passe dans 'deux de ces trous; on dispose les plaquettes' de façon différente, suivant le dessin que l'on veut obtenir. Supposons en effet la chaine ouverte, et les plaquettes disposées de telle sorte que l'un des fils aa, passant par les trous d'une plaquette A, soit au-dessus d'urt fil bb, passant par les deux autres trous de la même plaquette. L'ouvrier lance sa navette entre aq et bb, et un fil de la
• 1. Au

sing~ller ~atlrq4 nJJ, plur.

J'J ,t'

92

ARCIIIVES alAROCAINES

trame se t1'ouvc pI'is au-dcssous cie aa de la chaine, audessus de bb, Faisant (lécrirc à la pla«(ueUe A une J'é,·olution de 00 0 sm elle-même, on disposera les fils de tl'Ile SOl·te (pie ce soit maintenant bb (lui se lroU\-(' au-dessus de aa, et aussi d'un fil de la trame qu'on lancera à ce moment, On concoit Cfu'on obtiendra des e.rets dil'el's selon qu'on lancera ainsi un fil de ln tl'allle au·dessus de lous les fils bb, au·dessous de tous les fils aa, ou au conlt'ail'e au-dessus de tous les fils tels (lue bb, ct audessous de ceux tels Cfue aa, ou ellcore au-dessus d'uD(' par'tic des fils aa eldes fils bb et Du·dessous des aull'cs, pte" etc., en llU mot ('n ,"al'iant suil'ant des lois plus ou moins ('Ompli(I'H'CS la disposilion de la chaine. Toull' l'habileft' de l'artisan consiste donc à san/il' manieI' il pl'OpOS .Sps liches ou plaquettes 1. Il )' a, en général, 26 pla(luetles ou fiches, divisées en 2 groupes inégaux, 15 d'une PIII't, H de l'autre. Pour selTel' les mailles après le passage de la navette, l'ouvrier se sert d'un couteau en bois, à peu près de la taille et de la COI'me d'un M(lr'zel, gl'OS couteau de cuisine, à dos très massif, à tranchant assez prononcé, dit se!dâlle !!, Le cOl'donnet dit tersane 3 se fabri(lue simplement en tordant ensemble sur eux-mêmes plusienrs IU'ius, au
l, Celle façon ,le\'LlI'il'I'le .lesilin des lI~~uil ,fils rar"nné~ en mOlliOont l'armure, ou diilpoililion de,. Ols de la chaine, étall suh'duis facilitl'e en Eurolle par le 1II~lier à la lire ,anM"ieul' à JaC(IUal'll 'lui n'n pas )lénétré

au Maroc. Les Q"jcnlaux nhtinrl'Ilt aull'cCnl...11''1 ti~ .. u", fnç'IRn.l", rcmLlrqual/les. Il. Sekklne ~C, nom donné presque louJours aux couteaux, quels qu'IIs lolenl, danlf la région. s. .;\.....).. La racine m'est Inconnue, Touterol~. on peut se demAnder Il ce n'est pas une simple déformation d'un mol europl1en, trcsfle (rr.) ou lrenza (e8p.~, ele. .

L'INDUSTRIE A Tlhol~AN

93

moyen d'un fuseau assez IOUl,d (mor'zel') qui 'pend au hout des fils et amluel on imprime un rapide mouvement de rotation SUl' son axe dans l'espace, On enroule slIr le fuseau les parties déjà tordues avrmt d'ent.repl'ench'e la torsion de nouvelles 10ngueUl's des nIs que l'on dévidera pour ce fa il'l~. de l'ellvidoir sur lequel ces fils sontclisposés 2. Les ,haucil'ier's, les cOl'delières,lcs handoulièt,cs sont simplement ohteIlUH eu tressant il la main, de façon plus 011 moins cap"icieuse et phu; 011 moinscomplilluée, un cel:_tain nom))I'l' de fils. L'ou\Tier, assis en tailleUl" attache ses fils à un montant de bois fixé dans un lourd disque de piert'c, (lui t'essclllhie à UlW meule de moulin arahe. L'instrument s'appelle, en chelha, Aqchout ozalaq. aqclwui azalaq 3. Nous n'avons pu savoir son nom en arabe parce qu'un seul ouvrier de ce genre existait à Tétouan, et que c'était un Berbère de l'. :\tlas de )Ierrakech', . La fabrication comporte une certaine spécialisation. Il
l.

Jy....

nah'e lel!l élages ~upérleur8 des maisons, de rll\:on à puuvoir. cie la gnlerle de ln cour Intérieure, laisser le fuseau Ilescendre jnsqu'au sol de celle coUt', tII\"ldllnt et Inmllllnnt oinsi d'un coup une grande longueur de 01, 3. dllj\ .1.".tit Peigne cl "rtlltr, On rapprochera le second mot du

2, .\ .\II(Cl', les possementlel's qui ~e \l''renl à ce t1'ovoil habitent rI'ordl-

mol nraho :allaq dl; qui se dU t\ Télouan en parlant de la sole, et sI· J.tnlllc l'a/r'e un cordonnel. En Algérie, on dU dnns le méme lenA barrant

r.Y.,
.. , I.e" benux produltlJ dont U s'agit Ici "'Iennent, en effel, pour la pluIlal'l, dt' la rt~glon de .'errakech.

7

If

ARCHIVES MAROCAINES

y a des artisans qui fabriquent seulement des boutons et certaines espèces, de ga'nses, pour les tailleurs; d'autres, d'autres espèces de ganses ou encore des baudriers, des cordelières, etc. Les articles qui sortent des mains des passementiers de Tétouan sont: t o Les boulons (aqad 1) qui se vendent, ceux recouverts en soie, 0 bas. 25 la douzaine, et seulement 0 bas. 25 les deux douzaines si l'acheteur fournit la soie; ceux recouverts en coton 0 bas. 35 les deux douzaines. Les boutons recouverts en soie et fil métallique sont naturellement beaucoup plus chers; ils sont fabriqués par les juives surtout et servent exclusivement aux vêtements de femmes: Tous ces boutons se composent, non point, comme ceux d'Algérie, d'une âme en bois creux, mais d'un simple nœud de corde ou de chiffon, recouvert de soie, de coton, de fil de cuivre doré, de fil d'or ou d'argent, d~où leur nom (aqad, c'est-à-dire nœuds). 2° Les ganses ou l,.elSe, de différents genres, savoir: Terchoune 2, cordonnet plat, mince, étroit, que l'on dispose en soutaches formant des séries de boucles consécutives sur le drap d'un vêtement 3 • Tersane fo , cordonnet de soie vendu tressé, à section quadrangulaire, 0 b. 25 les 2 mètres. Le cordonnet fabriqué dans les maisons, par les femmes, vaut seulement

Il. ~".:.,.,J.. cr. l'esp. lor.o, torse, d'o'" le mot arabe pourrait bien venir. 8. En Algérie on appellerait qllane mekharraç «.JI' ~ un eordonnet ainsi dlspos6. 4. Voy. note 12, page précédente. C'est le me/doul J~ ou mechdoul

.;Ua:i

JJ.u.. d'Algérie.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

911

o b. 10, mais il est de moins bonne qualité. On trouve
aussi à ce prix du cordonnet de coton, fabriqué par les Juifs et par quelques Musulmans, moins cher encore naturellement. Ch,.ile f, tresse plate, souvent faite par les tailleurs euxmémes. Sfifa 2, treRse plate et large (appelée en Algérie ,enta) qui vaut, en soie, 2 b. 60 ou 3 basitas les 3 mètres environ; et, en coton, 0 b. 60 ou 0 b. 76. C'est cette tresse qui est susceptihle de présenter des dessins variés, souvent . agréables. 3" Les co,.deli~,.e' de différent genre, savoir: l'ekka 3, petites cordelières plates, en coton ou en soie, qui, passées dans la coulisse du pantalon arabe et serl'ées autour des hanches, servent à maintenir ledit vêtement. Faites dans les maisons, par les femmes surtout, elles sont vendues au prix de 0 b. 25 la pièce, pour celles en coton, et de 10 à 16 basitas ou plus, celles en soie. Ces der· nières se terminent généralement par de gros nœuds plus ou moins entremêlés de fils d'or ou d'argent, d'un très bel effet. Alejdoul', grosses cordelières en fils tressés analogues
1. ~ J~ • Même nom en Algérie. 2.

~ pour ~ probablement,

et probabl. de

';CFF V'-!'-!c.1'

c'est-à-dlre petlle bandelelle. - Senla,

ë.... de l'espagnol clnla.

3. ~. Le mot est le même partout en .pays arabe et appartient au vocabulaire de l'arabe "'guller. A Alger. beaucoup de femmes pauvres ront chez elles des lekka plus ou moins riches, qu'elles vendent aUl[ boutl· quiers. ou, plus rarement, des vieilles les vendent directement aux: amatours, dans les ruos. 4. JJ~. On a vu (note 4, pa~e précédente). qu'en Algérie le même mot désigne un genre de eorllelière dllTérent. L'objet dont \1 l'j'aglt lei n'est plus en usage en Algérie, et nous Ignorons quelle a pu êlre anciennement, - s'\I y a existé, - la dénomination .qu'on lui appll«(uolt,

96

ARctllVES ~IAROCAINES

contlne forme au tersane, mais bien plus grosses, et de couleur rouge, verte, blanche, jaune, etc., «(ui servent à suspendre les sacoches, les poignards ou les sahres. Les plus helles, (lui sont en soie, et valent de 10 à f 5 basitas l'une, viennent de Fès et surtout de Merrakech. Celles en coton, de qualité hien inférieure, usitées SUl'tout par les Djehala, valent 0 h. 50 à 1 basita l'une. Des cOl'delières en coton, analogues mais plus minces, sont fahriquées pal' les femmes dans les maisons; elles se vendent de 12 b. 50 à 15 hasitas le cent et quand elles sont en soie, elles valent jusqu'à 2 basitas ; on trouve des (Iualités intermédiaires. Certains Tétouanais appellent ces cordelières kheit 1 au lieu de mejdoul. Hamamel ou hammalèle 2, sortes de baudriers plats, en laine ou en coton, formés de faisceaux de petits cordonnets de couleur, minces, réunis de loin en loin par des anneaux de fils transvel'saux et, aux extrémités, par des olives en bois ou en chi(fon, recouvertes de fils de coton. Ce sont les femmes qui les font dans les maisons. Elles les vendent de 12 à 15 hasitas le cent. . On troO\'e encore à Tétouan, chez les passementiers, des galons en fils de soie et cuivre doré ou argenté, importés d'Espagne et vendus 3 hasitas la qala 3 (coudée, environ 30 centimètres). Ces galons servent à orner les vêtements de femmes.
1.

...b.:>, plur. khgoul ~~.

2. J,.lI- ou ,:.,''':/lI-. Le singulier est hammala a,... La même dénomlnalion étaU appliquée en Algérie au même objet et au pr~cêdent; ni l'un ni l'autre n',· sont IIlus en usage, mals le mot Il subsisté dans quelques expressions, notamment en poésie• •. ~li. Esl-ce de l'esllagnol cala flUI slgnlne .ondage (ail dan. un mur pour en connaflr:t r~paj"eur~

L'llIiDUSTIHE A TÉTOUAN

97

Les produits de l'industrie des passementiers s ecoulent surtout dans les trihus voisines, où ils SCI'vent aux hesoins des tailleurs campagnards. Presque lous les p3)'sans un peu aisés du Nord du )[al'oc, en ell'et, du moins entre Tanger et Tétouan, font usage de costume:'! de drap, coutume qui commence seulement à se répalllll'c dans les tribus d'Algérie en dehors des villes. Les taillcUl's campagnards sont très nombreux, en particulier,dit-on, dans le Diebe1 Arous l •

III
LES TISSERANDS

(Derrazine 2)

Les tisserands, tous musulmans, sont dispersés en "ille un peu partout, au lieu de se trom'er gl'oupës plus ou moins étroitement comme les artisans des imtres corps de métiers. En 1905-1906 on comptait, à Tétouan, les ateliers suivants: 2 à ES8ouiqa: 14 métiers, la patrons, II ouvriers, ft apprentis.
1. Il Y a ainsi chez les populations du maqsif montagneux du Nord du ftlaroc une industrie assez répnndue, que nous nurons l'oecll~lon de Ill· Irnnler plus d'une fois. Rien de semblable n'existe ni n'n exlslé dans le Tell algél'ien, en dcllOl'S des villes, si l'on fnit exception de ln raill'iration de produlls très spéciaux, d'origine et d'usage pOl'ement Inlligencs. Le Nord du Maroc dolt-II celle particularité à "a proximité de l'Euro!,1l ou an fait qu'II a reçu de nombreux érnigl'és d'.\IlIJalousie nu seizii'me et au dix-septième siècle? En Algérie, on peut cllcr Constantine ('omllle un des polnl!' où ln pa..ementerie est demeul'éc assez oeth'e; ratai,; elle y cst cnUère, ment aux mains des Juifs. 2, ~j' .;,). Singulier tkrra: j'.;,). AtelIer dl' IIsserand, drad'.;,). On

nc dit Jamais ne'.aJ ~Li, pour tissernnd, comml' en Algérie. - Cf. ou-

lad derra ij.;,)

,)'YJ'

taIlleurs, J)rc:j.;,), pirlucr, coudre, ar. d'Or,
1

ARCII. MAROC,

?

'*

'8

ARCHIVES MAROCAINES

2 d Elmeçdaa: t métier dans l'un, 2 dans l'autre; 3 patrons, 3 ouvriers, 3 apprentis. S aua: Elhaççarine: 6 métiers, 6 patrons, 6 ouvriers, 8 apprentis. 2 à Hammam Damq,hli : 6 Diétiers, 6 patrons, 6 ouvriers, 1 apprentis. t grand atelier d un premier Itage d Elouçaca: 12 métiers, t2 patrons, 1.2 ouvriers, t2 apprentis.· t petit atelier dFondouq Elouça'a : 1 patron, i apprenti. S atelier. d Ellerbiga : 2 de 2 métiers chacun, t de t métier; 7 patrons, 1) ouvriers, 6 apprentis. 2 atelier. à Souq Elr'ezel et d Elr'ar.a : (3 métiers par atelier), 6 patrons. 2 atelier, aua: Çabbar'ine: i métier dan~ l'un, 2 dans l'autre; 3 patrons. t atelier. d cdld de Elcontra (Régie des poudres, kif,'etc.): S métiers dans l'un, 2 dans l'autre; 6 patrons, 5 ouvriers, ou apprentis. 2 tJielier. à cdtl de JIma' Elqaçha: de 2 métiers chacun; Apatrons, 8 ouvriers, la apprentis. 8 atelier. d E fagoune : groupés 3 en un endroit, 8 en un autre, 2 en dernier, à 150 mètres environ de Bab Ennouadeur; 7 patrons, 6 à 6 ouvriers ou apprentis d,ns le premier groupe; 6 métiers, 6 patrons, A ouvriers et ft apprentis dans les deux derniers. Comme on le voit par l'énuméntion précédente, presque toujours les ateliers comprennent plusieurs mé- . tiers appartenant à des patrons différents, un certain nOlilbre d'ouvrier. et des apprentis. C'est que éhaque propriétaire de métier- est patron pour son compte, et bien . rarement un individu arrive à posséder plusieurs métiers. Quelques patrons travaillent seul8 ; mais la plupart se font aider par un ouvrier ou tout au moins par un apprenti, si ce n'est par l'un et l'autre. . La location des ateliers, presque toujours répartie éga-

L'INDUSTRIll: A TrroUAN

lement, comme on le conçoit, entre plusieurs patrons, varie de 3 b. 50 à 5 ou 6. Voici d'aîlleurs le détail des prix payés en 1905·1906 : Les ateliers de Euouiqa payent chacun 7 basitas par mois. Les ateliers de' Elmeçdaa payent ensemble 10 basitas par mois. Les ateliers de Elhaççarine payent ensemble 13 b. 50 par mois. Les ateliers de Hammam Damahli payent ensemble 19 b. 50 par mois. Les ateliers do Elouça a payent ensemble t4 b. 50 par mois. . Les ateliers de Ellerbiga payent chacun 5 basitas par mois. Les ateliers de Souq Elr'ezel payent ensemble 9 b. 50 par mois. Les ateliers de Çabbar'ine payent chacun 5 hasitas par mois. Les ateliers de Contra payent chacun 6 basitas par mois. Les ateliers de Jéma' Elqaçba payent chacun 5 basitas par mois. Les ateliers de El'agoune payent chacun 4 b. 50 et 5 basitas par mois. Nous nous rappelons la pénible impression que nous ressenthnes en visitant l'atelier d'un tisserand de nos amis, le chérif Yaqoudi. Un escalier petit, raide, obscur, conduisait directement à une pièce d'un premier étage, au plafond bas, longue de 3 mètres environ, large de 2 m. 50 à peine, mal éclairée par une toute petite lucarne. Le sol, de simple terre battue, était blanchi à la chaux, comme les murs; c'est là que travaillait le malheureux, le dos à la lucarne, dans un air confiné, insuffisamment renouvelé,

\ARCHIVES MAROCAINES

gagnant à peine sn vie par un dur labeur. Sa figure émaciée, ses traits tirés et la pâleur de son teint disaient lIssez les dures privations qu'il devait s'imposer, et laissaient trop bien comprendre qu'il ne tirait pas toujours de son labeur le suffisant pour lui et sa famille. Le métier est aléatoire e!l effet; le travail peu régulier, peu actif i les matières premières, lainë, coton, ont beaucoup enchéri en ces dernières années, en même temps que la vente des produits fabriqués se faisait plus difficile; les troubles qui ont marqué ces derniers temps au )[aroc ont porté à l'industrie un coup fatal. Les ouvriers touchent t/s ou 1/4 des bénéfices nets de la vente; c'est là leur salaire. Les apprentis reçoivent seulement de menues gratifications. On compte flue, en un jour, un tisserand peut faire l'étoffe d'une jellaba. La plupart des tisserands sont nés à Tétouan ; mais beaucoup sont originaires du Rif, de Chechaoun ou de Djebala, où l'industrie serait assez répandue t, L'outillage est resté primitif: c'est toujours l'ancien métier, du genre du métier à marches 2, qui est en usage. Quoique la description en ait été dQnnée déjà dans l'étude sur Elqsar Elkebir, comme cette description est un peu sommaire, et comme nombre de noms des parties du métier changent à Tétouan, nous croyons utile de dire quel. ques mots à ce sujet.
1. Voy, .upra. En Algérie, on peut citer Médéa, Blida et Tlemcen comme deux des villes ai! l'industrie des Ussus a toujours eu et a encore conservé une importance relative. Je parle de J'industrie qui est aux mains des hommes et qui emploie des métiers comme celui 'lue nous verrons plus loIn; et non de l'industrie du tissage fait par les femmet4 dans leurs intérieurs (industrie des burnous, notamment), ' 2. Et en aucune façon le métier t\ la Jacquard, qui, en Europe, est d'Invention relativement récente (commencement du dix-neuvième siècle) et qui n'a Jamais pénétré nu Maroc. Le millier d marche., au contraire, doat on' i~nOl'e l'origine, y est en usage depuis un temps immémorial BUllsi bien qu'en Europe.

L'rNDUSTIlIE A TÉTOUAN

lOI

Le métier s'appelle meremma', comme par'tout, il llotr'e connaiss:mce, dans l'Af"ique du Nord. Il se compose essentiellement de pièces de bois formant bâti, et disposées suivant les arêtes verticales et longitudinales supérieures d'un prisme J'cctangulaire couché dans le sens de sa lon-

'---tfll-----,..--!--....,.----

Le métier des tisserands.
mm, meneeheba;

n, louaTab; k, khedlm;

qq, qalnlyale.

gueur; quatre pièces, formant, à 0 m. 80 environ du sol, un rectangle horizontal, relient ensemble les pieds du bâti, ou arêtes vertieales du prisme. Les parties du métier reçoivent les dénominations suivantes :'
1.

~.r,

plur. mtrarm

~'.r.

101

ARCHIVES MARQCAINES

t. 0 Les pieds sont appelés rejoul t ; ce sont les ft montants fichés en terre qui dessinent Jes arêtes verticales du prisme. Ils sont hauts de S mètres environ ou 3 m. 60 (AG, BH, CE, OF). 2° Les pièces reliant, aux deux extrémités du métier, le sommet de ces pieds et dessinant les arêtes horizontales supérieures des deux bouts du prisme s'appellent chekalaie 2 (AB, CD). S· Les pièces reliant à leur sommet les montants et dessinant les arêtes horizontales supérieures des grands côtés du prisme s'appellent qobbale (Be, AD)3. Leur longueur est de 2 m. 50 environ. ft° . Celles qui relient à 0 m. 80 du sol les arêtes d'un même grand côté du prisme, c'est-à-dire celles qui sont disposées suivant la longueur du métier, s'appellent chkandirale(lJ, KL)~. Leur longueur est de t. m. 80 à 2 mètres. Elles portent à chacune de leurs extrémités un sabot de bois, dit frikha& (pluriel frikhale)(M, N, 0, Pl, traversé par les montants verticaux, et'destiné à assurer la solidité de l'assemblage, en n;aême temps qu'à porter d'autres pièces que nous allons voir. 6° Ces pièces sont les tambours ou en,ouple, (Q et R) sur lesquels s'enroulent la chaine et l'étoffe. Leur extré. mité vient se loger dans une auge semi-circulaire creusée dans la paroi interne du sabot. Le sabot qui porte l'ensouple à l'étoffe n'a qu'une auge, parce que son tambour, quoique pouvant tourner sur lui-même, n'a pas besoin
1.

J~.J, au 81nguller reJe' ~.J.

1.
8.

:/i~, 8lng. ehekala ~ -1CJïRt'
~~, slng. qo6lHz

V J~~,.

attacher,lIer-.

t!.
.. ..1..

C .::", .;..~~, 8lng. ehkandlra ~~~. Le nom ne parait pa8 ar8be. •
&. ~..I.,

...

plu!.'::"

\;.,.

L'INDUSTRIB A TÉTOUAN

103

d'être déplacé; le sabot de l'ensouple à la chaîne, au contraire, porte deux auges voisines, car il faut pouvoir, sui.,. vant les cas, avancer ou reculer le tambour d'une petite quantité, afin d'allonger ou de raccourcir le métier sui-

~
...

-=-~:::::::=­

_
.

:,

Chambre des ensouples dans les frikhale.

vant les commodités de l'ouvrier et les exigences du tra·

vail. Les ensouples sont appelés melaou; (meloua au singulier) 1. Ceiui qui porte l'étoffe est le meloua çadr;2; l'autre est le meloua d'r'ezli 3. Les tambours ayant tendance à tourner sur eux-mêmes, sous la tension des fils de la chaIne, on a recours, pour les fixer et en même temps pouvoir graduer à volonté la tension des fils, à la disposition suivante. Les tambotU's portent sur chacune de leurs extrémités des trous dans lesquels on' enfonce l'extrémité d'une chevillette de bois souple, longue de 30 centimètres environ, appelée meflel', dont l'extrémité libre est attachée par une cordelette à un clou fixé dans un des pieds du métier. Cha·
1.

~"J..., plur. ~Ju... o/T' Ou 1 ~Jj,

vi

rouler, enrouler.

. J~,) ~."Ju,parce qu'II porte le . eetle chaine est en r'ezel.
'ft'ler.
1.

J. lS..J.J.- ~"J.a.., parce qu'il rait race' la poitrine çdar.)04- de l'our'ael J,p.ou 01 de la chaine, quand

4.

J+. V ';PTr., lourller, (alN lourlltr lur lul-mAme. J-:.-!

104

ARCHIVE!' ftlAIlOCAINES

quc mdtel agit donc il la manière d'lm ressort suHisalllment fort PolU' maintenir la tcnsion tie la chainc, et RuHisalllillent souple l'OUI' lui pel'meUre dc varier dflns de faihies limites, de manière il évitel' lcs accidents (lui pounaient se produire au COUI'S du b'avail, si la limite d'élasticité des fils était 1Iépassée, La cordelette de la chevillette dn tamhour il la trame, plus lon~ue que celle de l'autre tamhoUt·,· Le merlel ou déclic. est'rormée d'unc chailleUe de lainc, appelée sellollm l, dont une houcle quelconque peut senir il la fixer, de manière il faire "arier très facilement la tension (le la che"ilIette qui s\ l'attache et, par suite, celle d.e la chaine 2, . 6° La chainc (sedda :l) est disposée sur l'ensouple de la façon suivante. Les fils forment une nappe douhlée sur elle-

if--===--::::J!I!:I~';--::=;,-c:::::::::,,-==~~
. JI

Dillposltion de la chaIne dans les

en&OUpI6~.

même: ses extrémités libres, situées il un même hout du métier, s'attachent à de petits roseaux appelés brel/ale',
1. r.,l-. C'est-il-dire ~chclle, à cause des boucles superposéeA. 1. Les Marocains onl ainsi remplacé, par un dispositif rrimitir, moi!! ingénieux, el ou moren d'élémen18 toujours il leur pOlotée, le d~('ltc du vieux méller il marches européen. .
8. i ,A,....

t.

~'JJ'.'

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

105

Br, Bl', Jllacés côte à côte sur l'ensouple il la trame, suiyant une de ses génératrices, et maintenus en place contre lui pal' de petits morceaux de cuir ou de ficelle el pal' des cheyilles cn bois à tête canée, enfoncées dans le tambour, Ces chcyillcs, peu saillantes, espacées les unes des autres de 1) il 6 centimètres, s'appellent desitraie ou desaleul' f. A l'endl'oit où clle se douhle, la nappe passe sur UJl(' hagUf~tte fixée de la même façon (IUC les brellale, mais sur l'ensouple à l'étoffe; elle s'enroule sur celui-ci, lorsque l'on lui donne un mouvement de l'évolution, De la mPllle manie'J'e elle s'em'oule à l'autre bonl SUI' l'autre tamhoUl'; au coUI'S du h'uyail, l'étoffe ya s'en~'oulant de plus en l'Jus, la trame se déroulant dans les mêmes PI'opol'tions. Les deux nappes de fa chaine sont séparées l'une de l'autre, pOUl' éviter l'enchcyôtrement des fils, par deux 1'0seaux appelés l'un qanchef'1, l'autre disa 3, placés dc telle sorte qu'ils ohligent les Happes il se croiser, de façon il permeUre en tout état de cause d'atteindre facilement un fil quelcom(ue de l'ùne quelconque des fnces infél'icUl'c ou supél'icul'cde la nappe, si la nécessité de le faire vient à se produire',
l,
J,

.:,,!J::.-,) ouJl-,), .Ing. d.ilra i*,).
J,t.:;,

8,~,).
C, L'ourdi..age

('''dlga~.A-i ~sur

V cS~~,

ourdir, ou disposer les

Ols de la chaine sur les 6rellale) et le montage de la chaine ourdée sur les ensouples, sc font' la muln. C'e"t une 'opération longue, Mllcate, pmu' laquelle le besoin. d'un aide se font sentir au tisserand, Aucune. des machines plus ou moins compliquées qui avalent Dnl par étre en usage cu Europe au dix-huitième siècle, n'a pénétré au Maroc. Le parage. ou eollage de la chaine au m01en du paron ou parement .Icolle animale pour la laine, de récules pour le lin ou le coton) n'est pas non plus en usage à Tétouan. Mals Il a pa l'être ailleurs dans le monde musulman, car c~r­ talnes expressions de quelques commentateurs font allullion • la quanUtê de paron qu'II esi licite de laisser Bur les tissu,. avanl de les meUrt" en vente.

106

A.RCHIVE8 MAROCAINES

jO Elqa'ada t (Il du dessin du métier) est le banc du tisserand, qui fait face au tambour à l'étoffe. Le tisserand ne s'y asseoit jamais complètement; il s'y appuie plutôt, laissant un pied à terre pour y prendre de la force, l'autre manœuvrant sans cesse les pédales. On comprend ce que cette position a de fatigant. On appelle rela'a 2 (5) la pièce de bois qui relie les pieds du banc et contribue à leur donner de la solidité; les pieds sont appelés rejoui (T, T). . 8° Le ballanl, ou menechcha 3, est une pièce destinée à serrer les mailles de l'étoffe après le passage de la navette et à assurer les fils en leur place. Il comprend essen· . .1 tiellementunesortedegrille ___ . _ dite deff", formée de deux pièces de bois longues de la largeur du métieI:, assez L. den. lourdes, réunies l'une à l'autre par des brins de jonc très rapprochés; l'ensemble forme comme une espèce de grille, ou, si l'on veut, de peine à deux dos; entre chaque brin de jonc passe un des fils de la chaine. Cette pièce s'appelle cherra s. Le deff, dont elle fait partie, est attaché par deux simples ficelles à deux roseaux verticaux, appelés

~.
l, i.WJ\.

2. tü . En ar. vulgo corde fixée au sol Ases deux extrémités, qui aUaJ che plusieurs bêtes par le8 pied8.

I.U;,..
• • -R. Le battAnt du • métier A marches • européen était du même

1.

genre. La cherra s'appelait ro.; le montant du haut polgn~e; celui du bas, qui était creux, et dans lequel glissait la naveUe (ce qui n'a pas lieu dans le m.t1e~ de Tétouan), s'Rppelalt cha..e.

L'INDUSTRIE A. TÉTOUA.N

107

di!al (au singulier disa t), qui sont les rayons de l'arc de cercle déCl~.it par le battant dans son mouvement. Ces roseaux s'attachent eux-mêmes, par de simples ficelles, toujours à deux autres roseaux horizontaux, placés dans le sens de la longueur du métier, sous les qobbale, et appelés qoceub eççif2. Ceux-ci enfin s'articulent chacun sur une

La menechcha du métier des tisserands.
dd. dlsa ; et, qoeeub eççlr; (f. mahmaz.

des chekillale par l'intermédiaire de deux autres petits bouts de roseaux attachés à ses extrémités, placés verticalement pour rejoindre les qobbate, et appelés mahmaz 3. Le tout étant toujours attaché par de simples (icelles, le deff jouit d'une mobilité suffisante pour accomplir son travail avecle moelleux voulu.
1. t.,..s, piur. :"L,.s.

.

.

1.~'.,...4. 8.,jL...c-e, slng. mahmez;"+-. Ce mot veut dire, dans le lang8gé courant, algullJon Apiquer les bœuf••

108

ARCHIVES MAROCAINES

9° Les menasej t sont des pièces destinées à ouvrir la trame pOUl' perinettre le passage de la navette, Il J en a deux par méliCI' ; chaque mense'; se eompose de deux roseaux placl~s en lrnvprs du métier, aussi longs (lue 1 1 celui·ci est lal'ge, espacés l'un de 1 l'autre dc 35 il 65 centimètres au ---< .).,J ~{ >-< plus; tic dlaeull partent des hOllc\('S cie laine qll i s'cnchevêtI'ent, 11110 il une, tians les houcles issucs (lu 1 ..._roseau opposé, Ccs houclcs s'apNira des mtna~r.i. pellent "ira '!. Dans les houdes du roseau supël'ieur de l'un des mensej passent les fils d'('volutioll paire (pal' exemple soit les fils n) de la chaine; dans lel'dJOlIelC's supèriC'lIl'cs de l'aulre

l

_

Mnnœuvre de8

ml par Il's mtna.tj,

mensej passcnt les fils d'évolution impaire (soit ICf! fils n i). De sOl'te que si le pl'cmicr mensej s'élè\-e, il (~Iève en même temps les fils n, et la na,eUe., jetée par le lisse·

+

1. ~l:.., au ling, menu) ~, Ce lont lesliut. de j'ancien métier à marrhci!.
J.

i~.

L'INDUSTRIE ft. TÉTOUAN

109

rand, passant au-dessous de ces 61s et au-dessus des fils t, laisse un fil de la trame pris entre les uns et les n autres. Lorsque le deuxième mensej s'élèvera à son tour, 1 qui se trouveront auce sont, au contraire, les 61s n dessus du fil de la chaîne laissé par la navette. Voyons maintenant comment se produit le mouvement de chaque mensej. Un mensej quelconque est attaché à chacune de ses extrémités à l'ex-trémité correspondante cie l'autre mensej p~r un fil passant sur une poulie C. U est clair, par suite, que si l'un des menasej monte, l'autre descend. La poulie C est montée sur une pièce de bois longue de 16 à 20 centimètres, appelée bokkara t , elle-même suspendue par un fil à une pièce de bois appelée khedim'l; celle-ci est enfin fixée transversa- Alcment sur les qobbale. Ce mode de suspension des menaseJ 1 . . eur des mena.eJ. Suspension laisse une très grande mobililé. A,B, menase); Enfin , deu~ longues boucles , ap- pension' sus· a,a, fils de C pelées qalnigale 3, partent en-des- poulie.' , BoUara. SOUS des menasej etles relientà deux pédales appelées Louaiah 4 qui impriment aux mennsej leur mouvement alternatif de va-et-vient dans le sens vertical.

+

+

..

J.
1.

;.J~.
r.-~'

8. ':"~. 8lng. qalnlya 6:Y. Il semble qu'on puisse '1 voir ·l'esp. eadenllla, chalnette, dlm. de eadena.

sing. loulha ~"J, diminutif de loaha ~"J. planche. Ce Ront les marche. qui avalent donné son nom au vieux métier des tisserands, antêrleur Acelui de Jacquard. 8

•. c:-'"J,

110

ARCHiva MAROCAINES

lO° L'écartement des lisières de l'étoffe, ou duife (terme technique), qui aurait tendance à diminuer sous la tension des fils dè la chaine, est maintenu fixe au moyen d'un fendeur appelé medid t , et placé au-dessus de la partie du tissu que l'ouvrier vient d'achever, à quatre ou cinq travel'S de doigts seulement en arrière du bord libre de cette étoffe, c'est-à-dire du bord en travail, en accroissement.

Medid

ou tendeur.

Le tendeur se compose de cinq pièces; deux bouts de roseaux de longueur très inégale, s'articulant l'un SUl· l'autre par un bec de flûte, tandis qu'une virole, égaIement en roseau, assure au besoin le démanchement du tout ou bien au contraire la rigidité de l'assemblage. Chaque morceau du tendeur porte, à son extrémité tournée vers l'extérieur du métier, un petit peign~ à corps de bois muni d'un collet, d'une part; de l'autre de petites dents formées par de petits clous. Le 'collet du peigne s'enfonce dans le bout des roseaux; les dents des peignes dan's le bord du tissu. Ho La navette dont se servent les tisserands est plus longue, plus fine, plus élancée que celle qui est en usage il Elqsar E1kebir; elle mesure environ 20 centimètres de long
1.

~"'"

-

~

V,),) r, t.endre. C'est.

la crdmalllirc de l'ancien

métier" march.es.

L'INDUSTRIE A TtTOUAN

111

et se compose d'un roseau, comme celle des passementiers '. Les bobines à coton, appelées jaCabate', sont de petits roseaux encore. Celles qui portent la laine, toujours en roseaux, mais beaucoup plus fortes, s'appellent qanouP. Les objets fabriqués par les tisserands sont: t o Les foulas', serviettes en coton à raies multicolores plus ou moins riches. Mais aujourd'hui les tisserands en font peu. . La plupart de celles que l'on trouve dans le commerce sortent des mains des femmes.du Haoug, des Djebala ou du R.it, ou encore de celles des femmes de ville (voir ciaprès). En tous cas, bien rarement les tisserands de Tétouan font autre chose aujourd'hui que ces serviettes communes, blanches, avec quelques raies rouges ou gros bleu, Le prix de ces serviettes, très solides, d'un excellent usage, varie de 2 hasitas à 2 bas. 50 suivant la qualité et la saison. Les helles pièces sont beaucoup plus chères. Les foulas servent aux femmes dela campagne de fichu, de voile, ou de jupe et de tahlier à la fois. Beaucoup portent' simplement un tissu de ce genre serré autour des reins p~r-dessus la chemise, et un autre jeté sur la téte et les épaules par-dessus un gilet de drap de couleur vive. C'est là to~tleur costume, avec une paire de guêtres qui
t,:

l, Elle est. donc beaucoup plus simple que l'ancienne naveUe à bobine des anciens tls!:lerands européens.
2.

,:,,~, Ilng. Jaaba~.

a.

.1":;. Il semble qu'II faille

y voir l'espagnol canulo, chalumeau (Cf.

le mot. fr, cannelle donnê ilIa bobine des anciens tisserands franc;als, qui 8eralt. dérivé de canne comme l'e8p. canuto de callo, probablement. paree qU'à l'origine let boblne8 fUI'ent., en Europe aussi, faites de bout.lI de cannes, de joncl ou de r08eaux. Cr. ausII le mot. canll ou canul, tls8eur de 80le de Lyon).
f.

.ij.~, plur. (ouol

J..,-

111

t:.ARCHIVE!!l MAROCAlNÉ8

. cachent les mollets et une grande ceinture en laine ou en coton, de couleur rouge. Certaines savent porter avec grâce ces primitifs éléments de parure et d'habillement. Les foulas de Tétouan étaient autrefois réputées parmi les Européens pour la solidité de leur tissu et celle de leur teinture. Beaucoup s'en servaient comme de tentures d'intérieur. Mais l'introduction des teintures d'aniline semble avoir porté un coup fatal à cette industrie. 2° Les ballanigate f, épaisses couvertures de laine à fond blanc, avec quelques raies rouges sur les bords, longues de 3 mètres à 3 m. 60 sur 2 m. 60 environ de large. Prix : i2 b. 60 à 15 basitas. 3° Les tchamgra 2 , sorte de surtouts en laine, ou mieux l'étoffe dont les tailleurs se servent pour les confectionner. Prix: 6 à 6 basitas l'une. AO Les jellabas 3, en laine blanche, qui valent de 15 à i7 b. 60; les jellabas en laine brune ou noire, qui valent de 20.à 26 pesetas. 6° Les haïks 4 blancs, en laine, qui valent de 20 à 30 douros suivant la qualité. Ce sont de grandes pièces rectangulaires que l'on emploie à bien des usages, soit comme couvertures, soit pour se draper, etc. D'autres halks, en laine et coton, plus grands, plus lourds que les précédents valent de 36 à 55 ou 60 basitas. 6° Les culerons (en ar. lefer) Il .pour les harnachements des mulets, épais, à gros point, sorte. de sangle de laine
1. ~Ua: ballaniga Blng., et ballanigale ':'':i~ plur.
1.

;~Lt;, plur. ,:,'~Lt;.

8. ~~. C'est le v~tement classique du Maroc, comme le burnouB celui de l'Algérie.

1·4\..·
. a. ~ ou ~. Régullèrement. IAerer Ji.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

113

blanche clue l'on place juste sous la naissance de la queue des animaux, où elle passe en se plissant. 7° Les reculoirs (appelés aussi tefer), formés d'une sangle analogue en laine rouge, hleu foncé ou gris, qui porte sul' la partie postérieure de la cuisse de la hèle, un peu plus haut qu'à mi-chemin entre le jarret et la pointe de la fesse; le reculoir est soutenu par deux hranches tombant du haut de la croupe, sur.ses côtés, aUachéesà l'arrière de la selle ou du bât '.

IV
LES TISSEURS DE FOUTAS, DE CEINTURES, DE MOUCHOIRS BT DE FONDS DE TAMIS

A côté de l'industrie pl'oprement dite des tisserands, dont nous venons de parler, il convient de signaler quelques industries annexes. 1.0 LesfÇ)ulas. - Le tissage des fOlllas se fait, à titre de spéeialité,~ par les femmes, dans l'intérieur des maisons, sur des métiers analogues à ceux des tisserands précédents, mais plus petits, qui ne peuvent servir pour autre chose, et que l'Oll appelle moqla' 2. 2° Les ceintures et les mouchoirs. - 'Les tisseurs de
1. Comme on le volt par l'énumération précédente. on ne fait à Télouan que les tissus dlls à corp' plein. 2. ~. Un de8 cenlres où l'on fabl'ique le plus de foulas au Maroc est la ville de Rabat. Mols celles qui en proviennent sont très dtlTérenle~ des foulas de Télouan; en colon !!louple. peu épais, il correoux ocre jaune et bleu ardoisé, elleR rappellent déjà vaguement les lI~sus de culon du Soudnn. L'induslrie des foutas de sole n'exillie pOil ou Morllc, je crois, Olt sont au moins dans le Nord du Maroc. Elle fut,au c()nlrolr~. une des gloires d'Alger et de Tunis.
ARCH.IIAROC.

8

a ."

lit

ARCJIIVES MAROCAINES

ceintures ont été autrefois très nombreux. à Tétouan, qui a compté jusqu'à 500 métiers exclusivement affectés à ces art.isans; les produits de la fabrication s'exportaient jusqu'en Andalousie, où les ceintures de laine du Maroc et particulièrement de Tétouan jouissaient d'une grande réputation. Aujourd'hui, l'importance de celle industrie a hien diminué. On comptait seulement une quinzaine de métiers en 1905--1906. En voici l'énumération:
t. tisserand (en coton). 1 (l'un a deux métiers 2 pour ceintures en laine, 2 pour celles de coton. L'autre ne travaille quela laine). (en laine). Près 8idi Ali Berrisoul, 1 Aux Trankale, 1 (en laine et coton). Au Meçda'a, 2 A Elouçaca, 2 (en laine). A Elhafir, 1. Aux Ceggar'ine, 1 (en coton) (2 patronsl A El'agoune, 2 2 apprentis). (en coton). 1 A 8idi ES8aidi, L'un s'appelle ElhaA Darb EççaRar, A di Elleqellg f, originaire de Fès. C'est lui qui aurait introduit l'industrie des ceintures en coton il Tétouan, où l'on ne faisait autrefois que des ceintures de laine.

A ES8ouiqa,

A Bab Eloqla, A Hammam Damahli,

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

lJlI

A Zanqal EççaHar,

2 tisserands dans le même atelier, travaillent le coton.

Les tisseurs de ceintures de laine sont presque tous originaires de Tétouan, où, nous venons de le voir, l'industrie est ancienne; les autres comptent fJuelques individus originaires de Fès, de Chechaoun, des n'omara. Le loyer payé par ces artisans est d'environ 2 hasitas par mois. Leurs métiers sont analogues à ceux des autres tisserands, à cela près q\t'ils sont beaucoup plus étroits et qu'ils comptent toujours 2 jeux de menasej, ainsi que ft pédales au lieu de 2. Il faut en effet, par un jeu des fils de la chaine analogue à celui dont usent les passementiers, pouvoir produire dans le tissu des dessins variés. Le hanc, plus confortable, permet à l'ouvrier de s'asseoir complètement de façon à être absolument maître de ses pieds et du mouvement. des pédales, qui ne nécessite pas autant de force que celui des marches du grand métier des tisserands. Les tisseurs de ceintures travaillent généralement aidés d'un apprenti. Les ceintures de laine (kourziga, pluriel krazi et kOllrzigale) 1 sont livrées par les fabricants aux teintUl'iers; en cet état, les petites, qui servent aux femmes des Djebala, valent environ 8 basitas; une fois teintes, elles sont revendues 12 à 13 basitas par les teinturiers. Celles qüi servent aux hommes, plus grandes, valent de tf) it 20 basitas après teinture. Il entre dans la confection d'une ceinture de laine pour

116

ARCIIIVES MAROCAINES

femme 7 onces de chaîne (qiyam) t et 7 autres de trame (to'ama) ~. Les fabricants de ceintures de coton (même nom que celles de laine) ti'a"aillent surtout le coton déjà teint. Ils font aussi des mouchoirs de coton (hendiya) 3, à l'usage des femmes des Djebala. Ces mouchoirs, qui servent de fichus,de coiffure, yalent la à 6 belioun le jeu de !l (la bia'a)'; les ceintlu'es de !l à 6 basitas le même jeu de 4, Les ceintures de laine ou de coton sont le plus souvent de couleur cramoisie; cependant, on en fait aussi de noires, qui servent aux Juifs. Les mouchoirs sont rouges pour l'ordinaire b. Dans les maisons, les femmes de Tétouan fabriquent aussi des mouchoirs de qualité plus fine, en coton blanc, qu'elles hrodent légèrement sur les bords, à l'aiguille, avec de la soie ou du coton de couleur bleue ou ocre jaune. Ces mouchoirs, appelés sebniga (plur. sebani) 8,
J.

rY.

2. ~t.1.

3. "!.~, plur, hendiyale .:,,~~ et hanadl ~,)~.
4. ~L, .

D, 1) est ft peine uUle de raire remarquer que cet usage des ceintures au l'taroc et dans tous les pays arabes du Nord de J'Afrique, et aussi en Espogne, indique que, dans ce demler pays, c'est une trace de la clvlliIlation orabe; et la similitude des objets fabriqués montre clairement quc la rabrlcalion des ceintures dut être autrefois dans la péninsule Ibérltlue une industrie Importante au temps des Maures. Il serait intéressant de J'ccheJ'cher si sa technique actuelle n'a pas conservé qu~lque \J'oce de dénominalions arabes, de même que celle des Marocains a, én tant de cas, retenu des mots d'origine espagnole. Parmi les villes du Nord de l'Afrique où l'on fabrique encore beaucoup de ceintures de laine appréciées, nous citerons Tlemcen.
6,

..

~~, pl~r. • e6ani ci~'

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

117

valent de 6 b, 50 à 7 basitas la hiata, c'est-à-dire le jeu de 12. Peu d'hommes en font 1. Nous signalerons encore, pour mémoire SUl'tout, la fabrication des mouchoirs et des ceintures de soie. Autrefois lrès florissante à Alger, où elle suhsiste encore, maiR bien déchue, cette industrie fut importée il Tétouan, vers 1830, par les réfugiés algérois; elle ft presque complètement disparu avec eux; il ne reste plus qu'un seul fahricant, installé il Elouçata. - Ses procédés, son outillage, ne diffèrent pas de ceux des autres tisseurs de ceintures ou de mouchoirs 2. 3° Les tisseurs de fonds de tamis. - Entre le quartier des fo"rgerons et El'ayoune, on trouve les ateliers de trois tisseurs de.fonds de tamis en soie (ces fonds sont appelés cherbiya d;.el r'orbèl) 3. Il )' avait autrefois ciJl(1 métiers. Les artisans se servent de procédés et d'appareils analogues à ceux des tisserands, mais beaucoup plus petits. Un morceau de toile de soie de la grandeur qui convient pour garnir un fond de tamis vaut environ 1 basita.
1. nellucoup de négresses se livrent à ce Lravall eL l'on peuL se demander si, dans les mours d'ornementation géométrique simple (carrés, recLangles), il n'y a pas un souvenir vague de l'industrie soudanaise, (IUelle que solL d'ailleurs l'oriline première de celle-cl. 2, L'indu\llt.rle de la soie (mouchoirs, èelntures, fouLas) qnl fut autrefois si Rorist1onte à Alger et qui fournlssalL del'l produits plus beaux eL meilleurs encore, dit-on, que ceux de Tunis, où l'Industrie de la sole Rorl... salt aussi, pourrait être un reReL de la civilisation des Maures d'Espagne, En elTet Alger eL Tunis reçurent dans leul' sein beaucoup de Musulmans chassés d'Andalousie, et, d'autre part, jusqu'à la On du siècle dernier, lell soieries d'Espagne lurent pal'ml les plus belles du monde. Les soieries de Valence étalent justement réputées j elles cédèrenL la plaee l celles de Lyon, au commencement du dix-neuvième siècle, non qu'elle. lussent inférieures de qualité, - ou contraire, - mais parce (lue le mêUer Jacquard assurait aux ouvriers I)'onnais une fabrication bien plus économique. 8.

J~J"lb ~ f.

118

ARCHIVES MAROCAINES

v
LES FADRICANTS D'ACCESSOIRES POUR TISSERANDS (Neyyarine 1)

Il convient de mentionner ici une petite industrie, occupant seulement <Iuatre ou cinq artisans et autant d'apprentis, installés à Z anqal Enneyyarine, à laquelle ils donnent son nom. C'est l'industrie qui a pour objet la fahrication des delTs et des niras que nous avons mentionnés parmi les parties constitutives des métiers des tisserands.
E

'~-f I==================I~:::::::>

A

c

Le métier des NeYY8rine.

D

.La fahrication du deff ne présente aucune particularité intéressante; l'ouvrier se borne à passer des brins de joncs dans les trous (lui se font vis-à-vis des deux montants de bois de la cherra. (Voy. au métier.) Celle des niros demande quelque dextérité, ainsi qu'un
1. ~-.)':i, ~u sing.

.)':i. Du mot nira ; Ji.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

119

outillage, mais un outillage rudimentaire. Le métier se compose d'une règle glissière, horizontale, AB, portant deux pieds à coulisse, verticaux, C et D, sur lesquels on attache transversalement des roseaux E, F. L'ouvrier, assis en tailleur sur le sol, et saisissant dans l'étranglement du jarret replié sur le mollet les coulisses D et C pou,r les maintenir fixes, se sert comme d'un support du roseau supérieur E, pour y attacher, armé d'une nnette paréilltl à celle des tisserands (mesella i) et d'un

Dispositif pour la fabrication des nira•.

morceau de roseau, comme moule, une série de boucles à nœud de filet. Prenant ensuite une règle appelée noulchirale 2 , il la place le long du roseau F, sur son bord supérieur; et, toujours armé de sa navette, il entoure roseau et règle d'une série d'anneaux de fil de coton, de telle sorte que chaque anneau passe, pour s'enchevêtrer avec elle, dans la boucle vis-à-vis qui pend du roseau supérieur, et se noue sous le roseau inférieur F, par un nœud de filet (g, hl. Un apprenti l'aide dans son travail, en lui tendant, au moment opportun, une des boucles du roseau supérieur; une fois -toutes les boucles achevées, il ne reste plus qu'à
1.~.,
1. .:,,~•••;. Quelle est l'origine du me>! '! .

120

ARCHIVES alAROCAINES

retirer la règle on noulchirale,. les niras du mense} sont achevées. Les niras varient de dimension suivant l'usage auquel elles sont destinées. Les menase} des métiers de tisseurs de ceintures, pou nues de niras, ou boucles, longues de t cheber et demi (25 il 30 centimètres environ), "aIent il peu près 2 b. 50; d'autres plus grands, dit chrabi, qui ser"ent aux tisseurs de fonds de tamis, valent un peu plus cher: enfin celles des grand~ métiers se vendent 6 à 7 hasitas. Les de/f.'f ont à peu près les mêmes "aleurs, correspondant à leur taille et à leur destination. Les fabricants de deITs et de menase} sont appelés neggarine. Leur métier, peu lucratif, leur permet bien juste de vivre. Ils payent un loyer mensuel de la à 5 basitas.

VI
LES CORDIERS

(Cherraline t)

On fabrique à Tétouan trois espèces de cordes: celles en palmier nain; celles en chanvre; celles en poil de .chèvre ; et aussi de la ficelle de lin. t o Les cordes en palmier nain 2 (chril 3). - Ce sont uni·
1. ~'r, 8U lIing. charral du mot chril ~r' ft corde en palmier nain ., ce qui laisse lIupposer qu'à l'origine des cordiers l'employèrent surtout lt rnbrl{luer des cordes de palmier nain, contrairement • ce qui a lieu aujourd'hui. 1. Le palmier nain est appelé au Maroc are' '-!.r- et jamais doum

.1'r;

tJ,) comme en Algérie. {A"l:F
S• .M:.r, plur. chorlan
1 •

V'-!Jt., senll de bruIre (vent) (ar.IIll.),

peut-étre • cause du bl'ull si typique des palmes secouées par le vent (1),
• l' • vYt """. J

l,

L'INDUSTRIE A TéTOUAN

121

quement les Djebala qui les fabriquent, et presque toujours dans leur tribu, en dehors de la ville. Cependant quelques-uns travaillent aussi temporairement dans les fondouqs où ils descendent quand quelque affaire les appelle à Tétouan. Les feuilles de palmier nain sont recueillies en automne ; on les laisse sécher à l'air pendant dix à quinze jours; puis on les emmagasine. Au moment de les travailler, on les met à tremper pendant deux heures environ; les lanières des feuilles que l'on découpe sont ensuite tordues ou tressées à la main, et l'on en fail les cordelettes appelées c~rit, les nattes rondes ou ovales appelées en Algérie sejjada t et au l\Iaroc lebaq 2, les nattes à bord relevé sur lesquelles on amoncelle les céréales pour les préserver du contact du sol, etc., etc. Les cordes en palmier nain se vendent par paquets de 1.2 à 13 mètres de longueur (yedda 3) au prix de 0 b. 20. Les Djehala, hommes ou femmes, viennent fréquemment les porter sur les marchés, où se les procurent les revendeurs. Les cordes en palmier nain servent à de multiples usages, notamment à la confection des nattes en jonc (Voir ci-après).
2° Corde. en chanvre ou poil de chèvre, ficelle en lin. - Ces produits sortent tous des mémes mains. On compte deux ateliers à Elmeçalla et à Essouiqa, employant chacun deux à trois ouvriers et autant d'apprentis.
i,)~, de .eJJed ~, .e proalerner en prlanl, paree que ces nau.es lervenll 'alre la prière. t. J~ . En Algérie ce mol désigne des eorbellJes.
1.

1. ~. De ~

,d. main.

122

ARCHIVE15 MAROCAINES

Le chanvre (qanneb t) vient sous forme de filasse (cha'ar 2) en petits paquets, du Haouz de Tétouan, et en plus grande {Juantité des R'omar~ ou de Merrakech. Celui qui vient de cette dernière contrée est le plus apprécié. Les Djebala fournissent aussi aux cordiers de Tétouan du chanvre en brins déjà roulés, appelé mertoul3, enfin ils en vendent quelque peu sur les marchés mêmes. En brin (qanneb me{toul) le chanvre vaut environ t b. 50 la livre attari ; on le vend aussi en paquets (rezma 4). Sous forme d'étoupe, le chanvre vaut de 0 b. 76 à t hasita la livre attari. Le poil de chêne provient du pays même et se vend à Dar Eddebbar', au prix moyen de 0 b. 50. Celui fJui est de couleur noire a plus de prix, parce qu'il a plus de débouchés; on l'exporte en effet en petite quantité sur Oran. Le lin pro\'ient, en majeure pa'rtie, du Haouz de Tétouan. Qu'il s'agisse de chanvre, ou de lin, ou encore de poil de chèvre, les procédés de fabrication sont les mêmes. Seule la préparation diffère. Le chanvre ou le lin sont d'abord peignés sur de grandes dents de ,fer plantées sur une traverse de hois horizontale. Cet appareil est dit ridouch fi. On sépare ainsi 6 l'étoupe
1. ~,Ar. rég. ~ qinnab et ~ qOllnnab. En Algérie on dit qarneb

','

':1

'r'":} (ce qui
I.~.

est une dérormatlon du mot), sauf chez certaines tribus sa~
••

harlennes (Chamba et voisines, p. ex.) qui disent gnlb, C·est-a-dire.chelleux.

ou

~u.

I.~

•.

J~ .

•. ~jJ.
1. J-J.N..J. Quelle est l'origine du mot? 6. C'est le peignage des cordiers européens.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

12S

grossière, dite chloub f ; le restant est hattu de la façon suivante: L'ouvrier tient de sa main gauche, appuyé à terre et dans une position verticale, un bâton de 0 m. 80 à t mètre de longueur, dit 'ooud 2 , et en méme temps une poignée de lin ou de chanvre dont les fihres pendent au long du bâton j de la main droite il manœuvre une courte rame en· bois, de 0 m. 50 de long environ, dite had(a 3, avec laquelle il bat obliquement, mais dans un sens presque vertical, la poignée de fihres. On sépare ainsi le rehut (zebar~) des helles fihres dites chaara 5. Chacun de ces produits, étoupe, longues fibres' et rehut, travaillé séparément, mais par les mémes procédés, donnera des produits a.nalogues, mais de qualité différente 6. Le poil de chèvre est battu de la façon suivante: un certain nombre d'hommes ou d'enfants rangés côte à côte tiennent par leur extrémité libre un égal nombre de cordes, longues de 2 m. 50 à 3 mètres, attachées en face d'eux, à terre, à de gros clous. Sous ces cordes, qui, une fois tenues par les ouvriers, occupent une position oblique dans l'espace, est placé un tas de poils de chèvre; sautant
1. ":1~. Est-ce la rac. arabe Ch T' B ":1 1 ê laquelle appartiennent des mots voulant dire brindillu, brouSlaille., ete., ou une corruption tic l'espagnol e.topa, étoupe? Est-ce le mot européen qui vient du mot arabe, ou le contraire?
2.
,)~.

J-,

3.

~J.>. VIrIJ'P

.V~jr:..,

retrancher, mminer. La haMa marocaine

o.t la e.pade des cordiers europ6enR. Le ballage du chanvre avec cet instrument à Tétouan correspond à peu près au leillage et ê l'espada,e du lin en Europe.

C'.J~ j. v'ZiiR'

sens de cho.e nul.ible, malrai.anle, inullte, rebut (ar. régu!.).
Il. lsj'o"'. li. Les cordiers européens distinguent non pas trois, mals qIJalre' qua-

..

.

R,

ê laquelle appartiennent des mots ayant le

lités de fibres; la première est dite premier. brin., la dernière étoupe.

12-&

AR(;lIIVE~

MAROCAINES·

sur eux-mêmes, levant brusquement les bras et les rabaissant en donnant de grands coups de reins, se livrant à toutes sOl'tes de contorsions passablement comiques mais des plus fatigantes, les ouvriers impriment aux cordes de rapides mouvements ondulatoires dans des plans verticaux, et les corde~ viennent alternativement fouetter avec force le tas de poils, dont elles font voler les brins et la poussière, Au bout de quelque temps, le poil, hien battu, forme une sorte de bourre appelée meqallab t, (L'opération s'appelle aussi teqtib 2 et le verbe est qallab :1.) L'ensemble des cordes s'appelle mOlla'cn .~ (sing. ma'olln). Le filage du brin pr'imitif ou fil de caret s'appelle r'zil li et se fait de la façon suivante: Le cordier prend sous le bras gauche un paquet de fibres et, de la main droite, allongeant le bras, il en étire une portion dont il attache l'extrémité à l'anneau central d'une petite poupée de bois animée d'un rapide mouvement de rotation. Marchant à reculons et continuant à étirer de la
1,~,
l'

"

2.":,,,~.
S,

~.

Il 'aut évidemment voir dans .ces

mot~ une cOl'l'uption de

qaddab ~, leqdib ~, meqaddab ~, pal' la corruption, si

fréquente à Tétouan comme à Alger, du

vP en J., A la racine appar-

lient le mot qadlb ~, uerge, bagueUe, et le mot qaddab ~ veut dire battre auee une baguette, ce qui 'ait croire 'lue, à l'origine, les Tétouanais battaient le poli de chèvre avec des baguettes, comme les femmes arabes de la campagne, en Algérie, battent encore la laine pour la nettoyer et achever de l'ouvrir. 4.
l,

~".. sing" ~!t- plur.

Jr,;A.

L'INDUSTRIE A TéTOUAN

125

main droite les fibres du paquet qu'il tient sous le bras gauche, il allonge progressivement le brin primitivement formé, en même temps que ce brin est tordu sur lui-même par le mouvement que lui communique la poupée. La machine dont cette poupée fait partie s'appelle naoura d'el,.'ezil t. et se compose d'un volant plein, en bois, de 0 m. 50 à 0 m. 60 de diamètre, dit naoura 2,porté

Naoura d'elr'ezil ou rouet des cordiers.

par un bâti vertical à trois pieds dit rejet d'enna'oura :J• .Le volant est mis en mouvement par une manÏ\·elle ordinaire, dite skanioul 4, et maniée par un apprenti de 10 à 1ft ans: sur la gorge dont le volant est pourvu il sa périphérie passent deux cordes de transmission i l'une met en mouvement une poupée; l'autre, deux, trois, ou davan1. ~.;aJb

i J .,.;. C'eslle rouet des cordiers
VU

européens.

2. i J .,.;. Mol que nOUA avons questions Industrielles.
3.

bien des fois ~éjà en parlant des

iiJyJb ~J.

f. J~~. Quelle est l'orlglne de ce mol? Elle parall européenne. On peul en rapproeher l'espagnol clguflt1a, clgQflt1ela, mnnlvelle, clgufI/fal, vlreveau, etc.

9

128

ARCHIVES MAROCAINES

tage. Les poupées ou broches sont dites 'ariya, pluriel caouari t. La broche qui marche indépendamment des autres est destinée à corder les brins primitifs; les autres servent à corder ensemble deux, trois, ou plus encore, de brins déjà cordés. Les broches sont montées sur un chAssis rectangulaire dit ma'oun çr';r d'elr'ezel '. On passe ensuite au commellage ({til 3) qui a pour but de .réunir ensemble plusieurs fils. Arrivé au fond de l'atelier opposé à celui où s'élève la machine, c'est-à-dire à 20 ou 25 mètrès de celle-ci, et après avoir donné au fil primitif ou fil de carel, une longueur suffisante, l'ouvrier revient sur ses pas. en marchant de côté, tenant de la main gauche deux fils de caret, qu'il réunit ensemble, et qui sont, d'une part, attachés à deux des broches animées d'un mouvement connexe, de l'autre à un clou du mur, à celui qui porte l'un des deux fils primitifs en question. De la main droite, placée un peu en arrière de l'autre, l'ouvrier réunit encore, de la même façon, un nouveau fil de caret (attaché il' ses deux extrémités de même façon que les précédents) au m double ou bitord, qu'il vient de former.Arrivé auprès de la machine, l'ouvrier, décrochant les extrémités de ces trois brins, achève de les réunir et les attache à une nouvelle poupée, faisant partie d'une machine analogue à la précédente dite

1.

~Jk.,

plur.

~J~. JA'Imü

V'Jt. ' probablement
tS r

à laquelle

apparUennent 'oroua

i'r (litt.

et vulg. Bud. alg.), anu, cordon. qui
(litt. et vulg.), mellre

.crueral d allacher un .ac par le. coin.; 'arra
2.

d un .ac du an.e. tn corde pour rallacher, ete.

J,;;J'"~ ~,,-.

I.~.

L'INDUSTRIE A. TÉTOUA.N

127

ma'oun d'el(lil 1, mais tournant à gauche. Il s'agit de tordre et de coller le brin triple que l'on vient d'obtenir. Le collage s'appelle lesbik 2. - Coller les fils après le commettage se dit sebbek 3. Voici comment on opère : le nouveau brin, fixé d'une part il la broche, est attaché de l'autre à un bâtonnet en forme de V très ouvert, dit maqoud', lui-même attaché à un clou du mur par une boucle de corde. Pendant que la machine tourne, l'ouvrier s'en éloigne, comme il l'a fait quand il s'agissait d'ohtenir le brin primitif, mais en marchant de côté, de la main gauche il saisit la cordelette avec une sorte de paquet de poils de chèvre à demi putréfiés par un long séjour dans l'eau,.ditme(tah S,qui dépose sur la corde une matière gluante. De la main droite, un peu en arrière de la gauche, il frotte le brin avec un chiffon dit habbal 8 • Il est clair que, s'il s'agitde grosses cordes, après avoir doublé ou triplé les brins il faut encore en réunir un plus grand nombre. Cela se fait toujours de la même façon, mais au moyen d'une machine plus forte, dite ma'oun kebir d'etloualale 7 ; les broches en sont mises en mouvement par
l.~b ;".JAA.
1.

I.!.L-;. Sbek, ~, grai"e.

près 'l'émerillon des cordiers. On volt qu'II est fait de façon ApermeLtre aUll: cordes de se tordre, tout en évitant l'excès de torsion, car Il tourne, mals jamais en faisant autant de tours que la hroche.
Il.

8.1!L... 4. ,)jL.. C'est Apeu
c:.~

-.

.

Il. .1~. C'est l peu près III paumelle des cordiers européens.
7••

:.";J~b./;,,~.

128

ARCHIVES MAROCAINES

une simple corde sans fin, en laine, dite ch,.ila t, ou encore par deux cordes de ce genre, que manœuvrent un ou plu-

Ma'oan kebir d'efloualale.

sieurs apprentis en les tirant à grandes brassées 2. En même temps l'ouvrier, au lieu de réunir simplement les brins à la main, se sert d'une sorte de sabot de bois à plusieurs échan=., crures, dans lesquelles passent les différentes cordelettes que l'on veut réunir. Ce sabot s'apCoupe d'un kebch. pelle kebch 3. On appelle {lita' les petits crochets recourbés dont sont pourvues en leur centre les broches, et qui servent d'attache aux fils que l'on travaille. Lorsqu'il s'agit de tordre des cordes ou des cordelettes, les broches portent, au lieu de flita, un gros crochet dit 'maroua 5 solidement monté

===II==-='~

1. ~J"'"

:'1

..

2. Celle mAnœuvre esl des plus pénibles, on le conçoit.
8.

Jf'.

f.

ÇJ,. .'

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

1lI9

sur un triangle de bois ou de fer, qui lui-même s'auache par un petit axe libre à la broche. Les objet(qui sortent des ateliers des cordiers sont t : Les cord~s en poil de chèvre (loual,plur. loualale ou louai d'eclzcha'ar 2); Les cordes en chanvre (qanneb ou louai d'elqanneb 3) ; Les ficelles (kheit, plur. khiyout '); Les cordelières en laine brune (kheit f» dont se servent les Djehnla comme de turban. Le maroua des cordiers. Enfin, les cordiers tranillent aussi les cordeleues en palmier (chrit) que les Djebola ont apportées et "andues en ville. Ils les doublent, les triplent, etc., pour en faire de grosses cordes; ou hien ils en fabriquent des sangles, pour
1. Les femmes des Djebala font en chanvre des cheml,sea (mançourl,a

~,,-:.e) et deI lchamira ( i ~U;) et aUI81 des draps ou '·olle. (II."

.)1.;\).
1.

J~, plur. toualale .::"\'~.

On dit aUI81."..:J\,)

J~.

8. ~ comme le chanvre, par élision, cnr "uprea.lon complète e.t

louai tftlqanneb,

.,...:al'" J!"h.
J.,;..
9

c. ~.
a. Ja..;...

plur.

ARCII. MAil.

9 •

180

. ARCHIVES alAItOCAINES

animaux de hll.ts, analogues aux sangles en ficelle des selles européennes; ou bien des licols, des entraves dites kerra{ t ou l'hekel 2 ou qid 3, etc. ; ou, enfin, ils en font les filets ditsjeraï{", qui servent au transport, à dos de mulet, de la laine, de la paille, etc. Les cordes en poil de chèvre blanc ou gris sont vendues au prix moyen de 0 b. 25 les 6 coudées (qama); celles en poil noir valent t basita. La corde de chanvre vaut t hasita la livre attari. Les cordelières en laine, pour montagnards, de 3 à 5 hasitas l'une. La ficelle se vend par petits paquets ou rouleaux de 5 à 600 grammes, au prix moyen de 0 h. 05 t'un. Un ouvrier peut, en un jour, filer et corder une trentaine de kilogrammes de chanvre 5•

.1.~'f.·
2.

J~, plur.

chkalale.

::."'!J~.

8.~.
f.

~-'~ -

"DJRtV enlever, emporter (ar. rég.). ~.J~

5. On volt que J'outllloge deI cordle... de Tétouan est. plus prlmlt.ll encore que celui des cordiers européens. L'atelier est bien moins long, pullqu'II mesure rarement plus de 10 • 16 m6tres de longueur, d'où Il résult.e qu'on ne peut. lalre de grands flls d'une seule pièce; Il esUoujours établi • couvert, contrairement Ace qui a lieu en Europe 06 la plupart du t.emps Il est en plein olr, dans les t.erralns vagues ou les dunes olentour deI ports de mer ou bien encore dans les lossés des lort.lRealioDs des villes marit.lmel. Point de ces raleller. pour support.er les fils que l'on travaille, et empêcber qu'ils ne s'embrouillent, en attendant qu'on Ics enroule sur des touret., qui manquent également. ici: c'elt que le peu dé longueur des fils rend ces appareils Inutiles.

L)NDU5TRIE A. TÉTOUAN

181

VII
LES FABRICANTS DE NATTES OU NAT.TIERS

(Ilaççarine f)

Les joncs (appelés à Tétouan dis 2 et non smar 8 comme en Algérie) qui doivent servir à la fabrication des nattes, sont recueillis depuis la mi-mai jusque fin juin,; ils sont alors jeunes, souples (on ne prend que les pousses de l'année. d'un "ert tendre). On les fauche à la faucille (mehachcha .). Ce sont les Djebala qui s'en chargent; ils font leur récolte dansles maraisde la routede Tétouan à Ceuta, surtout à Bou Z ar'lai r., - car ce sont les meilleùrs, - à l'embouchure de l'oued !fJarline et aussi à Beurka 8 chez les Ouled Ben S/imane. Les joncs, une fois fauchés, sont liés par petites bottes (hazma, pl. hazem'T) pesant de 20 à 25 livres allari, et laissés en place, exposés au soleil et au serein de la nuit, pendant un mois. On les charge ensuite dans des filets ap· pelés jeraif 8, quicontienllent de 25 à 30 bottes, et, à dos
1. ~jl.a>, au slng. haççar Jl.a>.
2.

t)"'."'.'

..
5.

8.

.)'v-.
~.

J)\C.) ,y,. C·csfrà-dlre.l'endrolL 06 Il ya des

"'ard. (tar'iai J)\C.).

8.~. C'est-A-dire ~Iang•
7..... >, plur. j

.

rj>.

8.~~.·

ist

ARCHIVES MAROCAINES

de béte de somme, on les porte en ville, où ils demeurent encore exposés au soleil sur les terrasses pelldantle reste de l'été. Ils achèvent ainsi de blanchir et de sécher; on les emmagasine alors dans des pièces obscures, basses et inhnhit~bles, au rez-de-chaussée des maisons. l.iesfaucheurs de joncs sont à la .solde des fahricants de nalles, qui leur donnent par jour 2 b. 50 à 3 hasitas comme salaire. La récolte moyenne d'un faucheur est de 20 à 25 bolles par jour. Le transport il la ville se fait par les soins de muletiers ou d'âniers, qui reçoivent, les premiers de 2 h. 50 à 3 hasitas, et les seconds de 1. h. 50 à 2 basitas par voyage, au début de la saison; quand celleci s'avance, les prix augmentent, parce que la presse augmente aussi, et finalement les muletiers demandent jusqu'à ft et 5 hasitas par voyage. Comme il y a environ quatre heures de marche de Bou Zar'lal il Tétouan, les conducteurs de bétes ne peuvent faire qu'un voyage par jour. aller et retour, en y comprenant le temps du chargement. Le transport des joncs est donc très onéreux, Les fabricants de nattes trient les joncs en les classant suivant leur grosseur; avec les plus robustes ils feront les nattes vulgaires, à chaine de corde de palmier (chrit); avec les autres, ils feront les nattes fines, à chaIne en corde·de chanvre 1. La teinture des joncs se fait à chaud; les joncs sont simplement plongés, pendant quinze minutes environ, dans une solution chaude aqueuse de teinture d'aniline; le rouge, le vert et le noir sont à peu près les seules couleurs employées; poirit n'est besoin, pour teindre, d'un matériel complÏflué ; un vieux bidon à pétrole sert de cuve;
1. Natte
S8

dit haçlra ~ A Tétouan comme partout dons l'Afrique

du Nord. Le pluriel est icl,;"l-. haçatr.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

193

quelques hri(fueS, de fourneau. La teinture d'aniline ,"ient en poudre d'Europe, dans des boîtes cylindriques ou pl'ismaliques en fer-blanc, vendues par les juifs dul\fellah, par quelques Musulmans à Souq Ethout et par la famille lIassissen à Séqia EUouqi)'a, au détail, à 3 bel. les 30 grammes ou à t t bel. le relal aUari. Il n'est point besoin de mordant t • Après la teinture, les joncs sont il nouveau emmagasinés, une fois secs. Quand vient le moment de les travailler, on les humecte légèrement, pour leur rendre la souplesse nécessail'e; sans quoi ils seraient exposés il se briser. Le métier à tisser s'ap.pelle meremma, comme celui des tisserands. Il se compose de deux rouleaux de hois assez
1. Les teinturiers de la campagne usent encore de quelques teintures Têgêlales, qui jadis étalent seules en usage. Voici les nomB de quelquel drogues qu'ils emploient: Zekhlh ~.J; plante du RU, qui sert A. teindre en rouge.
Takaoulh ~J\f..;, du TaOlelt, qui sert A. teindre en rouge le cuir (c'est la Ralle du Tamarix arliculala)• osier, Baule, qui scrt A. teindre en jaune (11 .' De/em

r,),

Felah

c::~,

ciste laudantrère et aulres espèces, en refaln loun:alf

.:J\,j y (ar. alg. IOu%ala.o1jyI. La racine lert A. teindre les cuh.. en jaune ocreux ou en jaune brun. Rommane ~L..), écorce de grenade, qui sert A. teindre en jaune cUrin.
Le mordant est toujours l'alun (chebb ~). . La teinture des Jones le faisait autrefois, à Této:Jan, seulement en rouge et en noir. . Le noir l'obtenait au mo)'en de là couperose de fer ou ùJ ~ J. On lalslalt dissoudre lentement une faible quantité de couperoRe dans de l'eou pendant trois ou quatre jours; puis on y laissait les joncs macérer autant de. temps; légèrement bruns quand on les en relirait, Ils noircissaient A. l'air en s'oxydant. Le rouge s'oblenalt avec de la cocbenllle, du kermès, de la garance, du 'citron et de l'alun, dissous A. cbaud ; on '1 plongeait les joncs et Ils demeuraient environ douze beures dans ceUe teinture, entretenue cbaude constamment. ..

IS-I
forts~

ARCHIVES MAROCAINES'

séparés, suivant la longueur de la natte que l'on veut faire, par une distance de ft à t2 mètres. Ces rouleaux, qui f<>t'ment les houts du métier, s'appellent palo, pluriel palouale t. Ils sont supportés par de petits tasseaux, et maintenus en place par des amarres dites loualale 2 qui, de chacun d'eux, partent pour s'attacher à des piquets (melazem 3) solidement fixés en terre. Ces amarres peuvent étre tordues sur ellesmémes pour accentuer leur tension au moyen d'un petit bâton ~ dit garrilo '. De l'un à l'autre palo vont les cordelettes de la chatne, appelées sedaoua li j elles sont dispo~ sées par groupes de 2 à 3, eux.~ mémes disposés en groupes secondaires, qui laissent de l'un ~ ~ à l'autre des intervalles plus ou

l'

l..A, plur• .:,,!A.
riel

C'est J'esp. palo,

bâton. A Alger on dit qoulen ~; (plu-

~Lti).

J. .:"

\'!"J..
rjl..

8. rj~, si~g. melzem
f.

A). C'est l'espagnol garrole.

s.ij'~.

L'INDUSTRIE A. TÉTOUAN

185

moins grands. Elles forment une nappe sans fin qUi se double autour des rouleaux de tête. Le travail des ouvriers consiste à passer les brins de jonc un à un, en les entrelaçant avec les cordelettes de la chaIne, de façon à ce que tant6t ils apparaissent au-dessus, tant6t ils

1

Groupemen~

Irrégulier des Ols de la chaine d'une noUe.

passent au-dessous, ou encore sous d'autres joncs, de façon à produire de,s dessins variés. Pour travailler plus commodément, les ouvriers s'asseoient ou s'accroupissent sur la partie de natte déjà faite, et, afin d'éviter de l'enfoncer sous leur poids, ils placent au-dessous une planche dite tabla',
1. ~u., C'e.~ "espqnolla6la, pluche.

136

ARCIIIVES MAROCAINES

qui s'interpose entre les deux nappes de la chaîne et qui se lI'ouve maintenue à hauteur voulue pal' deux tasseaux dits moqdar t. Les oUHiers sont au nombre de trois, en général: deux, côte il côte, meLtent en place les brins de jonc; un autre, qui l(,ul' fait face, assis à tcrl'C cntre les fils dc la chaine, prend les joncs un à un à des tas de couleurs diverses, placés denière lui, et les passe à ses call1al'ades, Le plus habile des deux ouvriers, qui conduit le tl'avRil, donne de temps en temps, fréquemment, un coup sec d'une grosse barre de bois à section carrét.~, l'IRcée parallèlement RUX

Le qaleb d., métier

d(18

naUiers.

rouleaux de tête, et percée de trous par lesquels passent les cordeleues de la chaine: ceUe barre joue le même rôle (lue le deff des tisserands ou le sekkine des passementiers; elle est destinée à serrer les mailles; on l'appelle qaleb 2. En même temps, l'autre ouvrier noue les joncs 8ur le bord de la natte, en les repliant sur eux-mêmes autour de la chaIne qui forme lisière. L'atelier, étant donné le primitif du métier et du travail, est, on le conçoit, des plus simples aussi. C'est une pièce basse; le sol est de terre battue, afin que l'on puisse y enfoncer les piquets.
1. J\.li.e.

cr. qaddar J.AÎ. rationner, proportlonner. J. ~, t'e.&-l·dlre moule. A. AI,.r on dit ouo,1 J.....J.

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

187.

La lal'geur du métier varie suivant ceJle que l'on "eut donner à la natte. Les naUes une fois achevées, on coupc suivant sa largeur la nappe double et sans fin (lue chacune d'elles constitue; on les emmagasine, en attendant la vente, sur de grandes pcrches qui, dans les magasins, vont d'un mur à l'aull·e. Les rcvendeurs, eux, les conservent dans leurs boutiques roulées et placées debout. Les dessiJ~s des nattes se composent simplement, aujourd'hui, de carreaux ou de rectangles rouges, verts et noirs, alternant avec d'autres, dans lesquels le jonc a consel'vé sa couleur primitive. Le fond est toujours aussi de jonc non teint, et l'ensemble, tout en étant propre et convenable, n'a rien d'artistique, rien qui rappeJle les beaux spécimens de nattes à dessins multicolores et compliqués que l'on fabri(lue dans certaines régions du Nord de l'AfJ'Ïque t. Les dimensions et les prix varient beaucoup. Les nalles les plus fines, celles à chaine de chanvre, qui servent surtout pour les mosquées, ont jUS(IU'à 10 ou t2 ou t5 mètres de long Bur 2 m. 50 ou 3 mètres de largeur. Leur prix, à dimensions égales, est à peu près le double de . celles à chaIne de palmier nain; elles sont aussi plus souples, plus belles, d·'un meilleur usage. Les nattes se vendent à la coudée (qala 2) et on les mesure au moyen d'un bâton appelé bara 3. Les prix étaient en i 905-1906 : Nattes à chaine de cham'l'e, 3 bel. à lt bel. la coudée; Nattes à chaIne de palmiel', i bèl. et demi à 2 bel.
l, Comme par esemple chu les Deni 5nOUS8 de Tlemcen, dans le8 r6glons du Bou Taleb,de Bou Sa'ada, les bordA du Hodna en général (naUes . en laine et Ilalra) i d. encore les bell.,s Dattes en halfa teinte de l'Andalouale, notamment de la Ngion de Grenade, I,~,
8. iJ~, C'est la
1161'4

espagnole.

138

ARCHIVES MAROCAINES·

On peut demander à un fabricant telle longueur "de natte que l'on désire; il la prendra dans une natte, <fu'il coupera au point voulu, et, nouant ensuite les bouts de la chaine il l'endroit de la section, il laissera les deux morceaux aussi solides qu'auparavant l'était la naUe entière. On fait aussi à Tétouan, mais seulement sur commande, et rarement, maintenant, des nattes d'une dimension fixée d'avance, il chatne presque aussi serrée, relativement, que celle d'un tissu de laine ou de coton. Très solides, très belles, ces nattes coûtent assez cher. Les fabricants de nattes sont, à Tétouan, au nombre d'une douzaine: 2 au Meçda'a; 2 à Elhaççarine (où il y en avait autrefois un grand nombre et où tous étaient fixés, comme le nom l'indique); . 1) à Séqia Fouqiya ; i à Bab Elmeqabeur ; 2 à Essayyar'ine; Les plus importants sont les Hassissen l, dont l'atelier est à Séqia Fouqiya. Le .!'Ïlétier passe pour rémunérateur et la main-d'œuvre est peu payée; un hon ouvrier gagne seulement t h. 25 il 1 h. 50 par jour; un ouvrier moyen de 0 b. 50 il 0 h. 76. Les apprentis travaillent pendant t ou 2 ans sans recevoir aucun salaire; mais on leur donne de temps il autre des gratifications de t h. 50 à 2 hasitas par mois. Les fabricants en emploient le plus possible, par une mesure d'économie, et aussi à cause de leur légèreté,· (lui leur pct'metde s'asseoir sur les nattes, dans la partie déjà faite, sans les défoncer ni les déformer. Lé travail commence au jour et se termine à la ou 6 heur~s du soir; il est intel'rompu de
1. ~,dimlnulir de ha.un ~.

L'INDUSTRIE A. TÉTOUA.N

189'

midi à t heure, pour permettre aux ouvriers de déjeuner et de faire ]a prière du dohor. Une natte de 1.0 à 1.2 mètres de long, large de 2 mètres, à trois couleurs, peut se faire en un jour, en été, trois ouvriers ou appr.entis s'y employant. Les nattes sont vendues surtout sur place., ou encore à Tanger; on en fait grand usage; les frères et le père Has';"en en expédient aussi bon nombre à Alger ou à Oran, où ils envoient aussi des joncs teints, destinés à la confection des naUes par les soins d'ouvriers locaux. Les Hassissen ont d'ailleurs à Alger un atelier et une maison de vente dirigés par l'un des membres de la famille qui va fréquemment de Tétouan à Tanger, à Oran et à Alger. Le père lui-même a passé à Alger une partie de sa jeunesse et ce serait lui qui y aurait introduit l'industrie en question t. Si les nattes de Tétouan s'écoulent en partie à l'exté1. Ancienne indultrie deI natlell à Atger. SI le père Hossissen n'a pos, A proprement parler. Introduit Il Alger l'Industrie des noUes, 111'0 du moins sensiblement modifiée. Avant lui, Il ya une cinquantaine d'années, on faisait Il Alger seulement des nattes en jonc non teint, ou tout nu ptus en jonc blanc et rouge. très épaisses, très solides, mals très chères. La chaIne était en halra, que l'on avait, avant de la travailler, laissé posser une nuit dans un four, p,uls baUue ou maillet. - Cette chaine s'oppelait kheùm Les joncs venaient de l'Issel', du Bou Douaou, de lIaouch Essammar, dans la ~mldja (gué de Constantine), de Maison-Carrée, ete., par barques entières. L'Industrie était alors Oorlssante, en enet ; on comptait une trentaine d'ateliers, alore qu'II en reste aujourd'hui I!leulement deux ou troIs; Il n'était pos rare de voir des Individus acheter d'un coup deux' trois cents nattes; on s'en servait sur les quais comme tapis, pour 1 amoneeler les grains; comme hAches pour protéger les morchandises de l'humidité; on en faisait le pluslJrand uBllge danl!! les Intérieurs, d'où les usages européens. pénétrant de plus en plus, les ont peu Il peu chassées preslJue complètement. AUjourd'bul les personnes qui donnent des réunions, fêles, noces, ete., vont souvent louer chez le marcband de nattes celles dont elles ont besoin pour quelques heuree. . A Constantine, on trouve dans les boutiques de8 m8rchands Indlg6nes des noUes anat~gueA A celles de Tétouan. Elles. ,'Iennent de Ujerba, ou de Nabeul, en Tunisie. .

r'.;>.

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ARCIIIVES IIIAROCAINES

rieur, en revanche en ville mt~JI1e on cn vend un assez hon nombre qu')' apportent les. Djehala, Comme celles de Tétouan, elles sont à chalnc de cbanne ou de palmier nain, mais sc vendent meillcur marché; les premières valent de 16 h. et demi Il 2 hasitas la coudée; les autres de Ob. 20 à 0 h, 25, L'origine de l'industrie des nallcs en jonc serait espagnole, disent les fltbricants de Tétouan; et c'est ce (lue paraissent confirmer les noms, d'origine espagnole pour beaucoup, qu'ils donnent aux parties du mélier (palo,

garrito, tabla)

t.

VIII
LA VANNERIE, SPARTERIE. DES CIIAPEAUX LA FABRICATION

Il Y a quelques vanniers 2 à Tétouan, peu nombreux, fi à 6 seulement, établis, en dehors de Bab Elloul, près des remparts. Ils font, avec des roseaux cueillis Bur le bord de l'oued Tétouan, et tendu's dans leur longueur, des corbeilles hautes, étroites, sortes de bourriches dites
1. On salt, d'ailleurs, l'importance qu'a consenée la naUe dans les usages domeF.!t1ques des pa)'sans efllpngnolR et même un (leu chez les citadins, notamment en Andalousie. La l1atte R'appelle t.lera, mot dans lequel Il est facile de retrouv~r ia racine arabe STR.)~"", Id~e de proleclion, Id~e de mise d rabrl dts inlempé"ies, ele. Les naUCR espagnoles' dessins blanra, rouges et verts, sont d'oilJeul'l'l lrès ogréables à l'œil, A propos de la nomenclature de l'Industrie des natteR, qui est en parUe d'origine espagnole, il con\"lent de signaler aussi celle des ch~chio., à Tunis, qui l'est • peu près complètement.

t. Voni.f' se dit .oullol J~, ptur• • oulloline~.

L'INDUSTmE A TÉTOUAN

lU

soulal t; ces corbeilles servent surtout aux marchands d'œufs pour leurs expéditions à Gibraltar. Elles valent environ 1 b. 2510 pièce. Elles ne payent pas de droit d'entrée en ville. Rien de particulier à signaler quant aux procédés de fabrication. La sparterie est moins en honneur encore il Tétouan que la vannel'Ïe. Les a"tidos en haIra sont très rarement vendus en ville et presfIue toujoUl'S remplacés par des produits similaÏJ'cs cn palmiel' nain, sOl,tis des mains des Djebala, mais faits que\llllefois en ville pal' ces derniers dans les fondouqs. On vùil fl'é1luemmellt des mulntiel's dc la montagne qni tl'essent fjuelque objet, tout en mal'chant et en conduisant leurs hètes. Les principaux articles vendus il Tétouan sont: Chouart 2 , paniers douhles pour hêtes de sommes vendus de 2 hasitas il 2 b. 00. Ces paniers ne sont points ronds, comme ceux (lue l'on voit en Algérie, mais pointus du bllS, comme ceux qui sont en usnge dans une bonne partie de l'Andalousie. Fréquemment on pose une trnverse en roseau d'une pointe à l'autre, sous le ventre de III béte, pou l'éviter le f"oUement des poches du panier sur les Oancs de celleci et pour l'empêcher de se blesser. Paniers vendus de 6 b. 30 il 0 b. 35 (qaRa, plur. qo(or). Grandes corbeilles (tebaq~) de i m. 50 il 2. mètres de diamètre, à fond plat, à bords relevés à angle droit, hauts de 0 m. to à 0 m. {5, avec anses i ces corbeilles, qui
1. J)t.... sing• • oalia (sing,).
2.

n.... En Algérie. on prononce .'l'lplur.) et .elfa

~.)~.

8. ~, plur. ~, d'oil l'algérien cOll/fn,
i.

Jl:b.

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ln

ARCHIVES MAROCAINE8

ressemblent presque autant à des naUes rondes, sont fai tes en bande_s étroites de lanières de feuilles de palmier nain tressées et cousues l'une à l'autre-; elles servent surtout à amonceler les grains dans les boutiquf3s ou sur les marchés, pOUl' les préserver de l'humidité du sol. Couvercles coniques (r'ela, r'elaouale t) que l'on pose sur les plats pour les préserver de la poussière, surtout quand on doit les porter au loin, à travers les rues ou les jardins, comme dans les banquets qui suivent les fêtes religieuses, ou souvent la cuisine n'est pas faite sur place. Coussins dits koursi (krasa 2 au pluriel) en palmier nain tressé remplis de paille hachée ou quelquefois de coton, et servant de siège dans les .boutiques aux commerçants, aux portes des villes aux soldats du Makh~en, etc. Autrefois fails dans les prisons,· quand les prisonniers avaient à gagner leur subsistance par leur travail, ils valaient alors de 2b. 60 à 3 basitas l'un; aujourd'hui que les prisonniers, nourris par le gouvernement, n'ont plus autant d'intérêt à gagner quelque argent, ils renchérissent. Balais (chellaba 3) faits d'un manche en roseau, cueilli sur les bords de l'oued Tétouan, et de quelques feuilles . de palmier nain mises en bouquet. Ces balais se vendent
1. l1.i., plur• .:,,~l1.i.; appelés milof Sud Oranals.

Jo':-- dans

certaines parUes du

..,...'.}. On ne donne Jamais, au Maroc, aux chaises ~uropéennes, le nom de kour.l, comme en Algérie; on le8 appelle ehllla, plur. chouali, ~, plur. cJ~, qui n'est autre que l'espagnol .iIla. Le mot hourd est arabe; mais bien probablement les anciens Arabes d'Arabie ont dé, d'ahord, 1'8Jipliquer Il quelque objet analogue A celui dont se servent les Marocains; et c'est plus tard seulement, chez les Arabes de civilisation citadine de Syrie ou d'ailleurs, qu'il put servir l désigner des chaises• •• ~~, plur. ~~ chel~eb. Balaye,., challab :~, paree qu'~vide. ment l 1'!Jrigine les balala lurent laits ea brous"illes, ehlob ~.

t.

~.f, plur.

L~INDUSTRIE A TÉTOUAN

ifS

à Elr'al'sa ou sont colpol'tés dans les rues; ils valent environ 0 h. 25 pièce. D'autres halais analogues, mais sans manche, qui servent à hlanchir les murs, tenus à la main, pour les parties hasses, attachés à de longues perches, pour les parties hautes, ou encore, eux aussi, à halayer le sol, valent de 0 h. 05 l'un à 0 h. 05 les deux.

La plupart des grands chapeaux de paille tronconiques, hauts, à larges ailes, que portent presque toutes les femmes des Djehala f, viennent du Rif. Cependant, cinq à six Rifains installés dans la ville, dans une petite chamhre hasse de Darh Elhafa, près de Essouiqa, travaillaient en '1.905-1906 à la confection de ces chapeaux. U~e femme les aidait dans leur travail. Tous, assis par terre, tressaient avec le~ doigts les minces lanières ~e, palmier nain hien sèches et hlanchies par une longue exeosition à l'air, sur les fll\ncs des montagnes. Les char'eaux portent le nom de chemrirou l ; il y en a de deux sortes: les uns en paille toute hlanchej les autres en paille hlanche et noire. Ces chapeaux sont vendus à des marchands juifs, plus rarement musulmans, qui les conflent à des ouvriers spéciaux (1. ou 2 ateliers de 2 à 3 ouvriers chaque, aux Tarrafrne) qui leur ajoutent quelques g~rnitures, quelques pompons de laine de couleur, des cordons, etc. Le prix d'un « chemrirou » varie de A à 6 ou 6 hasitas suivant sa qualité, la façon de ses ornements, etc.
1. Elles se croiraient déshonorées de D'en point porter. 1. JJ..~. plur. c'lrmriroual. ~J" ~~. C'est l'espagnol .ombrrro.

ARClIIVES MAROCAINES

IX
LA BRODERIE SUR CUIR ET SUR ÉTOFFE

La broderie sur cuir est surtout aux mains des femmes juives ou musulmanes, qui ornent en entrelacs, en rinceaux de soie de couleur, et plus rarement de fil d'or ou d'argent ou de fil de cuivre doré ou argenté, l'empeigne . des pantoufles de femmes dites chrabel t. Les cordonniers leur livrent l'empeigne taillée, mais non cousue, portant le dessin des broderies marqué (merchaum 2) au crayon; ils les reprennent une fois brodées et donnent aux travailleurs un salaire d'environ t belioune 3 par paire de pantoufles. Ils fournissent aussi la soie ou le fil métallique. On compte que, dans les grands jours d'été, une femme peut broder une paire de pantoufles en un jour; en hiver il lui faut deux jours. Il y a à Tétouan une maltresse (ma'allema ') qui apprend aux jeunes filles à broder, gratuitement; mais qui 'perçoit des patrons le salaire correspondant au travail qui leur est livré par ses élèves. Ces pantoufles, au fond de couleur claire, blanc, crème, bleu pMe ou vert tendre, avec des dessins formés de rosaces, de branches qui se recourbent, sont d'un bel effet.
1.

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1. 8. 0 baslta Iii.

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L'INDUSTRIE A TtTOUA'.'l

Mais il est mal vu pour une femme de les porter hors de chez elle, et celles qui les portent dans la rue sont immêdiatement classées. Une paire de bolr'as de ce genre vaut, au détail, de ft à 6 hasitas. Les marchands les achètent en gros aux cordonniers à 2 b. 50 ou 3 basitas l'une. Beaucoup sont expédiées à Tanger. Pour hroder le cuir, les femmes se servent de l'alène et de l'aiguille; elles placent le cuir dans une sorte de pinceétau en hois, du genre de celle dont se servent les bourreliers européens, mais montée sur pied, et appelée tabla '. Un seul artisan La table des brodeuses sur cuir. homme brode le cuir en or ou en argent à la mode algérienne. C'est d'ailleurs un Algérien d'origine, Si Mohammed ben Elfadel 2• Son atelier, qu'il loue 6 basitas par mois, est à Sooq Elr'ezel. Il confectionne: . Des porte-monnaies (qza:dim 3) brodés en or, qui valent dans les 20 hasitas; brodés en soie, qui valent de ft· à 5 hasitas ;
1.

~. C'est l'espagnolla6la, planche. alt'r'..

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En Alg~rie, lezdam, Izadln.

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AIlCH. MAROC.

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ARCHIVE" MAROCAINES

Des ceinlures de cuir pour femmes (dites medamma ') ·brodées en or, qui valent de 35 à 50 basitas; en fil de cuivre doré, de 10 à 15 basitas ; Des éluis à Coran (dalil'l) qui valent to basitas environ. fi brode encore des coussins en velours dits slrombiya d'elqadifa 3, dont le prix varie suivant la richesse de l'ornementation. Il ne fait point de ces sacoches en cuir, en forme de sabretache, appelées jebiras' en Algérie, où elles sont si communes, tandis qu'elles sont inusitées au Maroc. La broderie de soie sur étoffe est une industrie domestique. Bien qu'un assez grand nombre ~e femmes musulmanes s'y liv~ent à Tétouan (on compte qu'il yen a un millier environ, sur une population d'environ 25.000 Musulmans), cependant la broder.ie est bien loin d'y acquérir la même importance qu'à Fès. Le tracé (rechem S) est exécuté au crayon sur l'étoffe, par des professionnelles, dites matallemate 8, qui se servent pour cela de patrons tout faits, dont elles ont une collection. Les femmes brodent ensuite à l'aiguille, au point diagonale, en se senant comme support d'un coussin . qu'elles posent sur leurs genoux, plié en deux. .
1. t...:..., plur. medalm Racine damm (vulg. el litt.), ,.approche,., Nunl,.. J. J:}~. Le mol slgnlOe proprement l'Indlca'e",.~ et s'applique au Coran, qui est l'indicateur du bien et du mal, de ce. qui est permis el de ce qui ne l'esl pas. . 1. ~..üJbt...;... -.

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L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

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La broderie tétouanaise est toute du genre méplale, c'est-à-dire à teinte plate. L'ornementation se compose presque uniquement de fleurons formant des rosaces où 's'entrelacent sommairement quelques branches. Elle est d'un bel effet. Les teintes qui dominent sont le vert pré pâle, le vert émeraude vif, le rouge cramoisi, un violet très foncé, presque noir, qui se rapproche du viole!,. de Olafs, et l'outremer foncé. CertainsTétduanais riches emploient en guise de rideaux ou de tentures des étoffes de velours ou de soie brodées d'or ou d'argent et les f~mmes juives portent beaucoup de vêtements de velours hrodés de la même façon, du plus riche effet. La broderie d'un grandriaeau (ajar ') revient environ à 35 hasitas à celui qui fournit les matières premières tout, en payant à la hrodeuse son salaire; celui qui ne fournit pas les matières premières ne peut guère se procurer un rideau de ce genre à moins de 100 basitas. Une femme met de quarante-cinq à soixante jours à le faire, ce qui à 23. ou 2& hasitas par représente un salaire de mois.

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LES TAILLEURS

On compte à Tétouan t.2 à t3 musulmans (Tétouanais pour la plupart) et 1) à 6 Juifs qui confectionnent le ~ête­ ment indigène. Voici le détail à peu près complet des ateliers:
I • .J~.

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AftCIIIVES MAROCAINES

3 musulmans à Zanqal Elmoqaddem, de Tétouan; l'un paye 2 hasitas de loyer aux Bahous, les deux autres 7 hasitas chacun. 2 musulmans à Souq El(ouqg, payant un loyer de 6 hasitas. L'un est de Tétouan, l'autre du Djehala. t musulman entre Souq Elhaik et Souq Elr'ezel, qui paye un lo)'er de 6 hasitas. 1 musulman il Elr'arsa, qui paye un loyer de 7 h. 50. t musulman aux Ceggar'ine, qui paye 3 hasitas. 2 musulmans d'origine algéroise, mais nés à Tétouan, Si Hammoud et Si Hasloun à Souq Elr'ezel t, payant 2 hasitas par mois aux Hahous; au même endroit: t Tétouanais et 3 juifs (loyer de la à 5 hasitas). 1. tailleur juif à la porte du Mellah, payant un loyer de tO hasitas par mois. i juif et 2·musulmans entre Souq Elr'arla et Souq El· r'ezel (loyer de .\ hasitas). 1 tailleur juif à l'intérieur du Me.llah, paJant environ 10 halilitas de loyer comme celui qui est à la porte du même quartier. Les huit tailleurs de Souq El(ouqg, de Zanqat Qdima, de Souq Elr'ezel, d'Elr'arla et des Ceggar'ine font sur commande les vêtements suivants, en laine ou en drap: Selhaml 2 noirs en laine; Se/haml en drap; Se/haml hlancs en laine ou en coton; Jellaba 3 en drap, laine ou coton;
1. ~".-.

<r et ~".... cr"

2. r~' C'est le burnou. algérien. 8. ~~. Èn alg. qachchaba (Constantine, est) ~l:.i, et qachchabilla (ouest) ~W.

I.'INDUSTRIE A TéTOUAN

149

Tchamira t en laine blanche. Celui de Souq Elr'ezel et ceux dont l'énumération vient ensuite font en plus: Qaflan 2 en drap (pour les Juifs) ; Djoukha 3 en drap (pour les Juifs) ; !"l'dUa ·1 en drap (sorte de veste courte); Qe(ali ou bedal"5 (gilets en drap) ; Sel'oua/ 6 en drap (pantalon arabe). La profession de tailleur est si peu lucl'ative que beaucoup d'artisans sont en même temps maitres d'écoles coranÏtlues. Les ouvriers reçoivent un salaire de t b. 50 par jour. Les apprentis travaillent 6 et 6 ans, quelquefois plus, sans recevoir autre chose que quelque vêtement ou portion de vêlement une ou deux fois pàr an, à 1"Ai'd Ser'ir ou à l"Ai'd /(ebir. Le travail est intermittent, trop actif à l'approche des gr'andes fêtes, presque nulle reste du temps. La profession est peu saine aussi; les ouvriers travaillent assis à terre, dans des boutiques exiguês, dont le 801 est au m~me niveau que la rue, humide par conséquent; ils sont à peine abrités des intempéries, et beaucoup y gagnent des rhumatismes. Un syndic (amine ') nommé par le p"évdt des marchand,
1.
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8.

i ..r.--U;, sorte de tunique,
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de surtout.

~~. cr. or. orient. t~ dJoukh, drap.
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IS.
8.

J4i ou ~,~. En Algérie, ~I~.

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)IAROCAI:SE~

(mohlaseb 1), dont les fonctions sont gratuites, règle à l'amiable les contestations entre ouvriers et patrons ou entre clients et patrons. Les tailleurs font aussi toutes les réparations. Les clients fournissent l'étoffe, les tailleu,rs les garnitures (douhlures, accessoires, etc.), à moins de stipulation contraire expresse. Les tarifs de confection sont sensiblement: t o l'~/emenls de laille: Jellaba cousue a,-ec du gros fil de la laine dit r'eze/, 2 hasitas. Jellaba cousue avec de la soie, 3 b, 60 à ls basitas. Se/ham cousu avec du r'ezel, 3 hasitas. Se/ham cousu avec de la- soie, 7 il 8 basitas. Tchamira cousue avec du r'ezel, i b. 60 à i b. 75 (on ne fait pas de tchamira de laine cousue avec de la soie). 2° l'ilemenls de drap: Jellaba cousue avec de la soie, 2 douros. Selham, 12 à 13 basitas. Qaf/an, ls douros. Djoukha, 8 hasitas. Qefali (gilet), i2 hasitas. R'elila·(veste), 5 douros. Seroual (pantalon), 7 à 8 hasitas. Tous les vêtements de drap sont cousus nec de la soie. Pour confectionner une jellahn ordinaire en laine, un tailleur met de t ~ 3 jours 8uh'ant la fa~on des ornements. Ilia "end de lt à 6 douros, s'il l'a faite pour -son propre comple 2• Quelques femmes travaillent il fa~on chez elles pour les taillem's qui leur fournissent les vêtements taillés; tandis
1,~,

1. L'étoR'e lui ayant cotUé 20 à 15 basltas ehez lell tisserands, il gaRDe done en,-iron 1 douro (a ha8l1as),

L'INDUSTRIE A TÉTOUAN

lat

qu'elles-mên~es prennent il leur compte fil et aiguilles. Elles ardvent, en travaillant heaucoup, à gagner ft à 5 sous par jour. D'autres;font il leur comple, pour les revendre, des vêtements de toile ou de coton (ou hien encore elles les font pour l'usage dé la maison). Comme elles ne peuvent les vendre elles~mémes, clles se servent, comme intermédi&ire, d'une vieille qui se lient au Feddané ou il Eltarrafille ou à Elr'arsa, ou hien elles les mettent en dépôt chez un marchand de vêtements. Ces intermédiaires prélèvent une commission de 0 h~ 50 par douro (:10 p. 100). Voici les prix de quelques ohjets ainsi confectionnés: Chemise de femme, 3 h. 50. Chemise d'homme, 2 h. 50 il 3 hasitas. Tchamira, A hasitas à A h. 50. . Pantalolls, 2 h. 26 il 2 h. 50.
La mode s'introduisant de plus en plus parmi les Juifs de porter des vêtements européens, un certain nomhre de tailleurs juifs, installés au Mellah, se sont mis à confectionner des vêtements de ce genre; un commis vo)'ageur vient aussi d'Espagne. deux fois par an, prendre les commandes et expédie ensuite les livraisons. Vers ·le mois ~'8vril1905 un tailleur espagnol était venu s'installer il la Meçalla. Enfin, quelques tailleurs juifs font encore de petits sachets de drap servant d'étuis il clefs ou des étuis il fusil également en drap. Les gens des Djebala ont une singulière façon d'utiliser les derniers; ils les enroul~nt autour de leur tête en guise de turban. Les' prix sont: . Sachet à clef, environ 0 h. 50. Élui à fusil, environ 2 b. 50 il 8 hasitas. A. JOL'-,

APPENDICE

Brodl!ril!l d'unI! pantoufle marocainl! dl! Tétouan.

Soie verle el III d'or. Dans les pat'lies métalliques le relief esl augmenté par une hllne de fort papier placé enlre le cuir el le III d'or. Ln soie suffit à donner le rellef dans les parties où elle constilue l'ornemenl. Le matir de l'ornementatlon suggère les mèmes observations que celui de l''ajar. ' Le cuir est couleur crème et sa teinte s'hat'monlse d'une façon des plus heureuses avec celles de la broderie.

Broderll!' d'une pantoufle marocaine de Ca.abtanea. Légende. Nous dODn~)ns A titre do comparaisons une pantoune hrodée de Casablanca. On remarquera la lourdeur de la forme et celle du dessin des ornements à côté de la pantoune télouanalse. Mals la couleur resle jolie; les compartiments violets sont en drap. L'or deI; ornemenls J,' ellt en relief rehaussé par la présence d'une feuille de papIer fort entre le5 flle et le cuir. Le violet esl à deux lons, J'un chaud, l'aulre froId. Le cuir est jauDe citrin.

Ornement. d'une pormr. de Tétouan dll. rajar .)~ • Lég.nde:

.

Le fond est une éloffe légère et deml-transparenle. Le champ est semé de grandes et de petites rosaees alternant les unes avec les autres. légé-

FIG. 1.

F'G. J.

tM

ARCHIVES MAROCAINES

j'ement en relier sur le rond. Les couleurs sont : outremer, rouge eramol!!i, violet foneé froid, vert tendre clair, vert foncé, blanc. Ces eouleurs s'Intervertissent d'une rosace l\ une autre, de sorte que le blanc, par exemple, viendra remplacer le bleu, le violet le eramoisl. le cramoisi le blanc, le vert foncé le vert pré, le vert pré le vert foncé, le bleu le violet. etc., au gré du eaprlce de la brodeuRe. Il en sera de même dans les moUf~ de III bordure marginale et dan!!

Fio.8.

letl rnngéeR de neurons Intérieurs qui rorment,' alentour du champ, comme une sorte de seconde bordure. Il est assez malaisé de déterminer l'orillne de l'ornementation. Touterois, il ne semble guère ~u'on pui.se y v.oir une innuence purement arabe et probablement rauton admettre que c'est un souvenir, une copie plu. ou mqlns maurltanlBée de qUelques motlrs d'ornementation euro'Nnne du dix-septième ou du di,x-hultlème ilècle.

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:o'JO. f. -

Mollis de la bordure de l'aja,..

tlG.

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lIollCs des rangée. de neuronsfalsanl aulour du champ de l'oJa,. . comme une seeonde bordure Intérieure.

FrG. 6.

FrG.1.

TRADUCTION DE LA FETOUA DU FAQÎH SÎDI 'ALI ET TSOULI (1)
(Suite.)

Réponse à la deuxième question.

Cette réponse contient deux chapitres. Le chapitre premier est relatif à la punition que méri· tent, de Celui qui est le plus aimé et le plus puissant, ceux qui restent en arrière lorsque la guerre sainte est proclamée. On sait par ce qui précède que la pl'oclamaLion de la guerre sainte est annoncée pal' l'Imam au moyen du crieur public, et ceux qui sont ainsi avertis sont convo«(I'és à la . guerre sainte. Ceux qui n'obéissent pas Cont résistance il Dieu et au Prophète et ils méritent d'être punis, ainsi que cela a été dit dans le chapitre VI. La proclamation de la guerre sainte ne peut être faite que par l'Imam, qui seul doit en ètre le premier prédicat~JJr. C'est il lui qu'il appal'· tient d'indiquer ceux qui doivent partir et la guerre sainte est une obligation absolue pour la partie de la population ou de l'al'mée qui est désignée par l'Imam, conformément il la parole de Dieu dans le Qoran: Il Il ne faut pas que tous les Croyants marchent il la fois il la guerre. Il vaut mieux qu'un certain nombre seulement de chaque tl'ibu
1. Voit' Archive. Marocaine., vol. XI, 0"1, p. 116-128, el III, p.
S9j-~5~.

1 1

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ARCHIVES JIAROCAINES

parte, etc. ' », et plus loin: (c Combattez les idolâtres dans tous les mois de même qu'ils nous combattent dans tous les temps,' et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent 2. Il Il ajoute: cc 0 Croyants! combattez les infidèles qui 110US avoisinent; qu'ils trou\'ent toujours chez vous un rude accueil! Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent 3. )1 Et il dit encore: c( Tuez-les partout où vous les trouverez et chassez-les d'où ils vous auront chassés, etc. 4 », et plus loin: cc 0 Prophète! fais la guerre aux infidèles et aux hypocrites, etc. 6. )) C'est-à-dire qu'il faut les combattre (les infidèles) toujours, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de tentation, et le sens réel est que la lutte contre les infidèles ne pourra cesser que lorsque l'idée de l'association dans la divinité aura disparu et que la seule religion sera celle de Dieu. Il est dit dans le Qoran : « 0 Prophète ! excite les combattant, au combat 8, etc. » Et le Qoran s'exprime de la même manière dans un grand nombre de versets; cette idée se retroU\"e dans les Hadith du 'Prophète, qui disent: « Combattez dans la voie de Dieu, car la guerre dans la voie de Dieu est une porte parmi ies portes du Paradis.)) L'Imam A hmed Et Tabarani et El Hakim ont entendu ces paroles et .Agad ben Çamilh, que Dieu l'agrée!. les a confirméeB. Abderrezzaq a entendu dire il Amama, que Dieu l'agrée! que l'envoyé de Dieu, salut et bénédiction sur lui! a dit: « Combattez dans la voie de Dieu, car la guerre dans la voie de Dieu est une porte parmi les portes du Paradis, et elle sert il Dieu il écarter la tristesse et l'affliction. » Ce qui est relatif il la guerre sainte daneles versets du
1. Qor.n••ourale IX, • El Ber.t • (L'Immunité), venel 118. Tr.d. K081mlnkl, p. 1110. . t. Qor.n, sourale IX, ver.et 88. Tr.d. K••., p. IISO. 8. Qor.n. sour.le IX, venel lU. Tr.d. K••.• p. 1/10• •. Qoran, .ourale Il, - La V.che ., venell87. Tr.d. K.... p. lIB•. 1. Qor.n••ouraLe LXVI, - La DcUen.e ., versel ». Tr.d. Kas., p. 468. •• Oor.n, "our.Le VIII, - Le Butin ., ver.etll8. Tr.d. Ka••, p. U4.

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Qoran et dans les Hadith des Prophètes ne se peut compter et il est dit que la guerre sainte doit procéder des Imams les premiers, avant de se répandre dans le peuple. En effet, il incombe avaDt tout à l'Imam de désigner une fraction de chaque tribu. Lorsque cette fraction est désignée, la guerre sainte est pour elle une obligation absolue, comme on l'a vu. Si l'Imam néglige cette désignation et l'ordre de faire la guerre sainte, il sera' sous le coup de la punition divine, comme le seront également ceux qu'il aurait désignés pour la guerre sainte et qui refuseraient de lui obéir. Dieu a dit: « Si vos pères et vos enfants, vos frères et vos femmes, vos parents et les biens que vous avez acquis et le commerce dont vous craignez la ruine et les habitations dans lesquelles vous vous complaisez vous sont plus chers que Dieu, son apotre et Ja guerre sainte, attendezvous à voir Dieu venir accomplir lui-même son œuvre f, c'est-à-dire qu'il infligera une punition dans ce monde ou dans l'autre. J) Il est dit dans le Kechchaf: « Ce verset est d'une grande énergie; il n'yen a pas de plus énergique, car il indique aux gens combien ils sont relâchés dans leur religion et combien leur conviction est peu profonde, Cette punition est celle qui sera encourue par l'Imam s'il ne désigne personne et qui sera encourue par le peuple s'il n'obéit pas à t:Imam. Il Dieu dit dans le Qoran: « 0 Croyants 1 qu'avez-vous donc, lorsqu'au moment où l'on vous a dit: Allez c0lll-battre dans le sentier de Dieu, vous ,'ous êtes montrés lourds et comme attachés à la terre? Vous avez préféré la vie de ce monde à la vie future; les jouissances d'icihas sont hien peu de chose comparées à la vie future. Si vous ne marchez pas au combat,Dieu vous châtiera d'un chA·
1. Qoran, sourate IX, • El Bera' • (L'Immunité). verse' 24. Trad.
Kas., p. US"

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timent douloureux t. » Les commentateurs disent: « C'est là une redoutnble malédiction pour ceux qUi se montrent lourds, et Dieu leur promet absolument un châtiment douloureux où sont comprises des punitions dans ce monde, et dans· l'autre. Quant à la punition dans ce monde elle consistera dans le fait d'être pris par l'ennemi; et quant à la punition dans l'autre monde, elle consistera dans le feu de l'enfer. Dieu les malh'aitera et les remplacera par d'autres, parce qu'ils n'ont pas obéi à sa parole. Cet engagement de Dieu il punir atteint l'Imam s'il n'a pas désigné les combattants et ceux-ci s'ils ont été désignés et s'ils n'ont pas obéi. La parole de Dieu: « 0 Croyants! qu'avez-vous donc, lorsqu'au moment où l'on vous a dit: Allez combattre dans le sentier de Dieu, etc..n signifie que Dieu s'adresse sans intermédiaire aux Imams qui servent d'intermédiaires entre lui et le peuple, et que tous sont compris dans l'engagement de punition dont il a été parlé parce que tous ont enr.'eint la parole de Dieu. El Qortobi dans SOil interprétation du Qoran dit: « Se montrer lourds, c'est-à-dire témoigner d'un manque de zèle pour la guerre sainté, est un j)éché » ; il ajoute que si l'Imam a désigné certaines geDs et les a excités à la guerre sainte, il ne leur convient pas de se récuser lorsqu'ils sont désignés et que la désignation de l'Imam devient une obligation pour tous ceux qui sont désignés. Dieu a dit: « Dirigez votre ami dans la voie de Dieu et ne vous précipitez pas de vos propres mains dans l'abfme, etc. 2. )) Il est possible que le sens de l'abtme soit de ne pas faire la guerre sainte et de ne pas y employer son bien. En effet, ne pas faire la guerre sainte permet à l'ennemi d'augmenter en nombre, de s'imposer à vousetde corrompre votre religion et votre existence. L'lmamet le peuple
1; Qoran, 'sourate IX, versets 88 et 89. Trad. Kas., p. lin. 2. Qoran, sourate Il, • La Vllche ". verset 191. Trad. Kas., p. 19:

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sont compris dans le même engagement divin de punir. Dieu a dit: c( Ceux (lui l'estèrent dans leurs fo,ycrs à l'époque de l'expédition de Tabouk étaient enchantés de rester en arrière du Prophète; il leur répugnait de combattre dans le scntier de Dieu avec lems biens et leurs personnes. Ils disaient les uns aux autres: N'allez pas à la guerre pendant ces chaleurs. Dis-lem: La chaleur tlu feu de la géhenne est plus brùlante encol'e. 1\ h ! s'ils le comprenaient 1 ! » Ihn En Nahhas dit: Quand nH~me il s'agirait de gens considérables, ce vel'set leur serait applicable s'ils refusaient de faire la gucrr"e sainte, et conformément it ce verset, je les préviens (IU'ils sont dans ce cas sous le coup d'une punition sévère. Et Tabal'ani a dit, d'après Abou Dekr Es Sadek, que Dieu l'agrée! qui rapporte ces paroles du Prophète, salut et bénédiction sur lui! cc Si certaines gens suppriment la guerl'e sainte, que Dieu leur inflige un châ· timent exemplaire! l) Il faut comprendre (lue ce châtiment sera dans ce monde et dans l'nutre, comme cela a été dit, et l'eng:.gemcnt divin de la punition s'applique à l'Imam et au peuple; les Hadith relatifs il cette (Iuestion ne peuvent se compter. On peut se l'endre compte par tout ce qui précède que Dieu confirme son engagement de punir tous ceux qui ne font pas la guerre sainte et (lui cédent il la cr,ainte d'abandonner leurs femmes et leurs enfants et qu'il leur promet une punition terrible. Ce que dit le Qoran il ce sujet est suffisant pour celui qui entend et qui obéit, et il témoigne contre lui (s'il désobéit). Ceci est la réponse probante à votre question, que Dieu vous soit en aide! Ceux J,ui se refusent à la guerre sainte doivent-ils ou non èll'e punis, etc.
1. Qoran, sourate IX,. El Berat. (L'Immunité), verset 82. Trad, Ku.,
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Il ne saurait y avoir de doute sur la punition dans ce monde et dans l'autre, méritée par ceux qui sont désignés et qui ne partent pas, comme on ra vu. Ceux qui laissent voir un penchant en faveur de l'ennemi infidèle doivent être tués comme cet ennemi lui-même. L'Imam Sidi Ahmed ben Zekry, interrogé sur ce que Dieu ordonnait relativement à la vie et aux biens de certaines tribus arabes qui s'étaient alliées llvec les Chrétiens· et avaient pour eux une grande amitié, à tel point que lorsque les Musulmans voulaient attaquer ces Chrétiens t elles les prévenaient pour qu'ils fussent prêts; d'autre part, les Musulmans ne. pouvaient faire la guerre sainte qu'en traversant le territoire de ces trilius et il est même probable que les Musulmans qui habitaient ce territoire aidaient les Chrétiens; et interrogé également· s'il fallait les chasser de leur pays, et les massacrer s'ils refusaient de partir, l'Imam, que Dieu lui' pardonne! a répondu: « D'après ce que vous dites de la conduite de ces populations, elles méritent la mort au même titre que les infidèles, parce qu'elles se sont alliées à eux, et celui qui s'est allié aux infidèles est devenu infidèle lui-même. Dieu a dit: 0 Croyants! ne prenez point pour amis les Juifs et les Chrétiens! ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler et Dieu ne sera point le guide des pervers t! J) Ceux qui n'ont point de penchant pour les infidèles, qui ne s'appuient pas sur eux, qui ne les informent pas de ce que font les Musulmans et qui ne manifestent rien de semblable, s'ils refusent de faire la guerre sainte, seront également massacrés; ce point sera traité dans le dernier chapitre de cette consultation.
1. Qoran, sourate V, ft La Table ., verset H. Trad. Ka!!., p. 82.

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CHAPITRE II

RBLATIF A CB QU'IL FAUT FAIRE AVANT LA GUlmRE SAINTE ET COMMENT IL FAUT PRÉPARER LA GUERRE, ET QUELLES SONT LES RUSES QUE l'EUT EMPLOYER L'IMAM POUR REMPORTER LA VICTOIRE.

Sachez qq'il est obligatoire pour l'Imam, avant de proclamer la guerre sainte, d'ordonner aux populations de s'y préparer par des bonnes œuvres, comme des aumônes, le jeûne, le pardon réciproque des injures, les visites aux parents, ainsi que l'ordonnait Sidna Omar, que Dieu l'agrée! qui disait aux fidèles: cc Ce sont vos actions qui combattent et sachez que Dieu considère comme égales la victoire et la patience. » Dieu a dit: «0 Prophète! excite les Cl'oyants au combat!· Vingt hommes fermes d'entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles ne comprennent rien t. Il Il dit également: « Mais si vous avez de la patience et la crainte de Dieu, leurs artifices ne pourront vous nuire 2. Il Et plus loin:« 0 Croyants l 'quand vous êtes en face d'une troupe armée, soyez inébranlables et ré· pétez sans cesse le nom du Seigneur. Vous serez bénis 3 ! Il Et il clit encore: « 0 vous qui avez cru! cherchez le secours dans la patience et dans la prière. Dieu est avec les patients '. Il
1. Qoran. sourate Vin, • Le Butin ", verset 88. Trad. Kas., p.IU. 1. Qoran, sourate ln,. La Famille d'Imran ". verset 116. Trad. Kas., p.66. . 8. Qoran, sourate VIII•• Le Butin .., verset. n. Trad. Kas., p. 148. f. Qoran, sourale Il, • La Vache .., verset 148. Trad. Kas., p. 23.

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El Mahouali a dit: Celui qui ne peut pas avoir de patience, qui est la première condition de la guerre sainte, est en proie à de nombreuses préoccupations, et discute la parole de Dieu: « Nous vous éprouverons par la terreur et par la faim, par les pertes dans vos biens et dans \'os 'hommes, dans vos récoltes. Mais loi, d Mohammed! annonce d'heureuses nouvelles à ceux (lui souffrent avec patience, il ceux qui, lorsqu'un malheur les atteint, s'écrient: Nous sommes à Dieu et nous l'eloUl'nons à lui t. » La faim signifie l'état dans lequel se trouve le corps lorsqu'il manque de ce qui lui donne de la force, de même l'esprit lorsqu'il lui manque la sécurité qui est sa force j il en résulte la terreur j c'est-à-dire que la terreur est à l'esprit ce que la faim est au corps. Pourquoi n'avoir pas de patience pour la guerre sainte, alors que la patience est plus aisée que la terreur et que la faim? La terreur est le point de départ de tous les maux, car ceux qui l'éprouvent craignent l'ennemi pour leur vie et cet ennemi pénètre dans leur territoire. C'est comme si, un malade n'ayant pas voulu aller chez le médecin pour se faire soigner, le médecin vienne chez lui augmenter son mal. Il y a une grande différence entre celui qui éprouve de la crainte dans le combat et celui qui ne va pas combattre j de même une grande différence entre les bénéfices et les profits de celui qui combat pour la foi dans la voie de Dieu et entre l'état lamentable de celui qui s'est refusé à prendl'e part nu combat. Le premier est en sécurité dans l'armée et a son profit dans sa marche j il prélève sa part de tribut sur l'ennemi j tandis que celui qui ne prend pas part à la guerre sainte tremble pour les siens, il est victime de la faim, lui et sa famille, et ses biens dimi,nuent. Tel est l'engagement divin pris vis·à-vis de l'Imam et du peuple. L'Imam mérite la punition pour sa négligence à exciter
J. Qoro.n, ROUro.te Il,
ft

La Vàehe., versels 160 elUH.

T~ad.

Kas., p. 28.

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les gens il la guerre sainte et à les obliger il s'y préparer; le peuple la mérite s'il n'ohéit pas aux ordl'es de l'Imam. S'il est établi que la victoire n'est remportée (lue pal' la patience et pal' la fel'meté, il est ohligatoire pOUl' l'Imam de ne désigner que des gens pourvus de patience et il ne doit app.cler que des gens courageux et braves, parce qu'cux sellfs auront la pat.ience nécessaire pour la hataille. L'Imam les désignera pour la guerre avec d'autres, et devra désigner ces autres en grand nombre sans inconvénient. JI les rapprocher'a de lui (les premiers) en leur donnant des places considél'ables, et les désignera comme chefs de l'armée. Les docteurs ont dit: « JI est préférable qu'un lion guide mille renards, qu'un renard mille lions. » L'Imam Et Tartouchi a dit: « JI ne faut pas que commande l'armée ou porte l'étendard, un autre qu'ltIl homme d'un grand courage, au cœur ferme, ainsi qu'il est dit dans les vers suivants: IC Mille hommes sont comme un seul. Cl Un' seul en vaut mille dans les grandes circonstances. lt Si un seul en vaut mille, lorsque l'Imam voit qu'i1 y a dans son peuple et dans son armée un grand nomln'e d'hommes de ce genre (il fait l,a guerre sainte); sinon, qu'il renh'6 les moutons dans la hel'gerie. C'est pour celn qu'il est prescrit à l'Imam de réfléchir sur ce qui concerne la guer're sainte et d'ordonner à cha(lue trihu de s'instruire dans l'art de la guerre et de s'exercer; à moins qu'il ne se rende compte qu'il est préférable de désigner dans chaque tribu cent hommes ou danntage pour apprendre les mallœuvr.es, de façon à ce qu'ils soient préts à exécuter les ordres de l'Émir, et que ces cent ~oient eomposés de gens qui ne reculent pas. Tous les cinq mois, il ordonnera à ces gens de faire des exercices entre eux et ceux qui seront les plus habiles, il deVl'a les récompenser et les rapprocher de lui. Il fera ainsi afin de cOlloa1tre les

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guerriel's de chaque tribu pour pouvoir les désigner en cas de besoin pour la guerre sainte, chacun personnellement. Les tribus qui ne tiendront pas compte de ses ordres relativement à l'instruction militaire devront étre traitées en conséquence par l'Imam, ainsi que leurs gouverneurs, et il les blâmera de n'avoir pas tenu compte de ses ordres. L'Émir devra se rendre compte par lui-même des progrès des tribus. De cettefacon, les précautions seront bien prises. Si l'Émir a besoin de lever une troupe de guerriers, pour tomber à l'improviste sur l'ennemi, elle sera préte immédiatement, parce que les guerriers de chaque tribu sont inscrits sur un registre; il ne sera pas nécessaire de mettre en mouvement d'autres gens des tribus, parce que si on veut faire une semblable levée, il ne viendra que des gens sans valeur qui reculeront devant l'ennemi, compromettront l'entreprise et causeront du désordre dans l'empire. D'autre part, les gouverneurs ne feraient peut·étre pas les levées nécessaires, avant que l'ennemi n'ait profité de l'occasion offerte par leur retard, pour pénétrer sur le territoire. Lorsque quelques Émirs de l'Andalousie se rencontrèrent aIVec le tyran Ben Rodmir, celui-ci demanda à un homme en qui il avait confiance et qui avait l'-habitude de la guerre de lui indiquer, parmi les plus courageux des guerriers musulmans connus de lui comme il l'était d'eux, ceux (lui étaient présents et ceux qui étaient absents. Cet homme alla et revint et dit: « Il y a un tel et un tel, » jusqu'à ce qu'il ait indiqué sept personnes. Le tyran l'envoya ensuite voir dans ses propres troupes quels étaient parmi les plus connus pour leur bravoure ceux qui étaient pré- . sents et ceux qui étaient absents. Il en compta huit, pas plus. Le tyran se mit à rire et se réjouit en disant: te Voilà un Jour béni! Puis les deux armées se rencontrèrent et combattirent san's que personne reculAt ni d'un côté ni de

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l'autre jusqu'à ce que la plus grande partie des troupes elÎt été tuée. Personne ne prit la fuite, et à l'heure de l'Acer (entre 3 et la heures de l'après-midi) les Chrétiens mirent les Musulmans en fuite. Les docteurs doivent méditer sur ce fait que le tJ'ran avait annoncé sa propre victoire parce qu'il avait un brne de plus dans son armée. Ce fait est raconté par Et Tartouchi. Quelques historiens disent que, parmi les Émirs de l'Andalousie qui y gouvernèrent après sa conquête, il y en avait un qui un jour de combat envoya contre l'ennemi 80n fils et une fraction de son armée; la défaite commença du côté d~, son fils. L'Émir vint à son fils avec son sabre dégouttnn\_ de sang pour le tuer, en lui disant: « Tu ne peux donc pas patienter jusqu'à ce que tu meures ou que. tu sois victorieux, plutôt que de me revenir avec la honte de la défaite? )) L'entourage de l'Émir l'empêcha à gt·tmd peine de tuer son fils. Lorsque les gouverneurs virent ce que l'Émir avait fait à son fils, ils se dirent entre eux: (Il Voyez ce qu'il a fait avec son fils;" à plus forte raison avec nous!» Depuis ce moment, aucun des gouverneurs de cet Émir ne prit la fuite. Intimider les gouverneurs "en les menaçant de les faire- tuer s'ils s'enfuient est une des ruses de la guerre. El Mouaq, que Dieu lui pardonne! a dit que Sidna Othman, que Dieu l'agrée! avait nommé Ibn Abi Serah Émir pour la conquête de l'Ifriqya, dont le tyran était Djoredjir (Grégoire), dont les États s'étendaient de Tripoli à Tanger. -Le tyran fut pris de crainte lors de l'arrivée des Arabes et employa une ruse: il revêtit S8 fille, qui était très belle, de ses plus beaux vêtements et dit à son entourage: « Connaissez-vous cette jeune fille? )) Ils répondirent: • Nous la connaissons, c'est notre mat. tresse et la fille de notre maUre. )) Le roi Djoredjir ajouta: « Par le Messie et la religion des Chrétiens, celui qui tuera Ibn Abi Serah, roi des Arabes, je lui donnerai ma fille et avec elle toutes les perles et les bijoux qu'elle

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porle, et j'en njouterai davantage », et par ce mOJen il excita le courage des Chrétiells. Ihn Ahi Semh eut con naissance de celn et en informa les :\Jusulmans (lui étaient . avec lui ct leUl' dit: II Par Dieu! à celui qui tuera Djoredjir, je donnerai sn fille avec tous ses hijoux et tous ses ornements!» Puis il choisit {Iuelques guel'l'iers, parmi les{Iuels Abdallah ben ZoubeïJ', {lue Dieu l'ngl'ée! qui avait vingt ct <lucl<lues années. Ils s'élancèl'ent, rompirent les rangs des ennemis, s'emparèl'ent de Djoredjir et le tuèrent; les infidèles furent mis ell déroute. Les ~Iusulmans se disputèrent enh'o eux, prétendant chacun avoir tué Djoredjil'. Ln fille déclam (Iu'elle connaissait celui qui avait tué son pôre. Hm Ahi Serah fit (J('filer l'armée de\'ant elle afin qu'elle pM reconnaître celui <J'li avait tué son père. Quand Zoubeït' passa, la jeune fille s'écI,ia : C'est lui et le Messie qui ont tué mon père, ') Ihn Abi Serah demanda il Ihn Zouherr pourquoi il ne s'élait pas déclaré. (1 Dieu, répondit celui-ci, sait que je n'ai tué Djol'edjir (Ille pour lui ct non pour cc que lu m'as promis. - Pal' Dieu! lui dit Ihn Ahi Serah, je tiendrai ma promesse et je te la donnerai. li Et il la lui donna avec tout ce {IU'elle possédait. VOJez ! que Dieu nous soit en aide! (Iuel était l'ordre (lui régnait chez les :\Iusulmans, qui leur permettait de choisir les guerriers pOUl' une action d'éclat et d'exécuter les promesses qui leur avaient été faites, El Mouaq a dit, en citant l'auteur des, Source, de, nouvelle, « Aïoun El Akhbar », (lue :\Ieselmat assiégeait une des citadelles des infidèles et auit donné l'ordre il ses gens de pénétrel' par une brèche. Personne n'avait osé tenter l'entreprise, lorsqu'un soldat de l'armée y réussit et Dieu ouvrit la citadelle aux ~Iusulmans par l'intermédiaire de ce soldat, ~Iesellllat fit rechercher ce soldat par le crieur public. Personne Ile se présènta. Ille fit rechercher encore en insistant sur le désir qu'il auit de le voir. Un homme se présenta en disant que celui qui était entré
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par la brèche demandait trois choses: en pl'emiet' lieu de n'ètre pas inscrit sur le registre du khalifa, en second lieu de ne recevoir aucune récompense, et enfin (le ne pas lui demander (lui il ~tait. Meselmat lui accorda ces trois conditions; l'homme dit alors: (1 C'est moi. » En faisant ses prières, Meselmat ajoutait toujours: « 0 Dieu! mettez-moi sur le même rang CIue l'homme il la ln'èche ! » L'Imam Et Tartouchi rapporte que les anciens ont dit: « Le grand nombre inspire la terreur; le petit nombre remporte la victoire. Le grand nombre produit l'orgueil et l'orgueil amène la défaite. » Il est dit dans les Hadith que les meilleurs serviteurs ne sont jamais plus de quatre, les meilleurs éclaireurs ne sont pas plus de quatre cents, et que la pleilleure armée ne dépasse pas quatre mille hommes. L'armée 'qui dépasse douze mille hommes ne remporte pas la victoire et les grandes masses ne servent qu'à frapper l'esprit des populations. Dieu a dit: « Dieu vous a secouru dans maintes occasions, à la journée de Honeln où vous vous êtes complu dans votre grand nombre qui ne vous servit de rien, etc '. » Quelques docteurs ont dit que Dieu a réuni pour nous tous les principes de la guerre dans les versets suivants: « 0 Croyants! <Iuand vous êtes en face d'une troupe armée, soyez inébranlables et répétez sans cesse le nom du Seigneur. Vous serez bénis. Obéissez à Dieu et au Prophète; ne soulevez point de disputes, car elles abattraient "otre courage et vous enlèveraient le succès. SOJ'ez persistants, car Dieu est avec les persistants. »Ce verset béni montre que la victoire accompagne toujours la patience. Il a dit: « J'en ai plus d'un parmi des milliers, au moment du combat qui ne voulaient pas crier : Dieu est le plus grand, et qui prétendaient qu'ils le disaient dans son cœur. » Athaba Ibn Retea a dit, à la journée de Bedr, à ses com1. Qoran, sourale iX,. El Berat. (L'immunilé), verseUII. Trad. Kas., p. UI. '

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pagnons: « Ne voyez-vous pas les gens de Mohammed tombés sur leurs genoux comme s'ils étaient sourds et rampant comme des serpents? » Il ajoute que El Mançour . Ibn Abi Amar, pendant une de ses campagnes, arriva à un endroit élevé d'où il vit l'armée des Musulmans devant lui, et derrière lui, à droite et à gauche, elle remplissait la plaine et la montagne; il se retourna vers le chef des troupes, nommé Ibn El Mouçhafi, et lui dit: « Que pensez-vous de ces soldats, vizir? » Ibn El Mouçhafi lui répondit: « Je vois une réunion considérable et une immense armée. - N'y a-t-il pas là mille combattants?» demanda El Mançour. Ibn El Mouçhafi ne répondit pas. «Pourquoi vous taisez-vous? demanda El Ml!-nçour. N'y a-t-il pas dans cette armée mille combattants courageux? » El Mançour parut étonné et continua: cc N'y a-t-il pas dans cette armée cinq cents braves?- Non! répondit Ibn El Mouçhafi. - N'y en a-t-il pas cinquante? - Non!» répondit.il encore. El Mançour s'emporta, puis se prit à rire et renvoya son vizir. Celui-ci s'éloigna humilié. Lorsqu'ils pénétrèrent sur le territoire des idolâtres, les Chrétiens se réunirent et ils se rencontrèrent face à face. Un Chrétien sortit du rang des siens, s'avançant et reculant, criant: cc Y a-t-il quelqu'un pour me 'combattre? )) Un Musulman vint à sa rencontre; ils combattirent un certain temps et le Chrétien tua le Musulman. Les idolâtres se réjouirent en poussant des cris. Les Musulmans au contraire furent très affligés. Le Chrétien se porta de nouveau entre les rangs en criant : « Y en a-t-il deux pour se battre contre un seul? » Un Musulman s'avança de nouveau, et après un court combat le Chrétien le tua. Le Chrétien recommença ses appels en demandant trois guerriers pour combattre un seul. Un autre Musulman vint le combattre et fut tué à son tour. Les idolltres se réjouirent bruyamment; les Musulmans furent très humiliés et faillirent se mettre en déroute, et dirent à El Man'çour : « Ibn El Mouçhafi seul peut com..,

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battre cet étranger. » El Mançour le fit appeler et lui dit: (( Ne vois-tu pas ce que fait ce Chrétien? - Je vois, lui répondit-il, tout ce qui s'est passé. -Eh hien! qu'y a-t-il à faire? - Que veux-tu ?lui dit Ibn El Mouçhafi.- Je veux que tu débarrasses les Musulmans de cet étranger. - C'est bien, » répondit Ibn El Mouçhafi; puis il alla auprès de quelques personnes qu'il connaissait et rencontra un des guerriers de la frontière, monté sur un cheval si maigre que ses os étaient saillants, portant une outre pleine d'eau. Le cavalier avait lui-même l'air d'un homme avisé, et ne voulant pas parattre.~ « Ne vois·tu pas, lui dit El Mouçhafi, ce que fait cet étranger? - Je l'ai vu, répondit l'autre. - Qu'en penses-tu? demanda El Mouçhafi. - Faut· il lui couper la tête de suite? demanda l'homme. -Oui,» lui répondit le vizir. Là-dessus, le cavalier, sans vêtements de combat, s'avança il la rencontre du Chrétien. Ils combattirent un certain temps et les spectateurs ne virent que le Musulman venir il eux en courant, sans savoir ce qui se passait, et il portait la tête du Chrétien, qu'il déposa devant El Mançour. El Mouçhafi lui dit alors: « C'est il des hommes comme celui-ci que je faisais allusion en vous disant qu'il n'yen avait dans votre armée ni mille, ni cinq cents, ni dix. » El Mançour réintégra El Mouçhafi dans ses fonc~ions et le récompensa, ainsi que celui qui avait tué l'étranger. Athaba c::ontinue en disant qu'une aventure de ce genre est arrivé~~ un homme appelé Ibn Fethoun, renommé par sa vaillance' chez les Arabes et les Persans. Les Chrétiens connaissaient sa bravoure et El Moustaln Ibn El .Mouqtadir Billah l'honorait à cause de cela, et lui donnait 000 dinars par jour. Les vizirs étaient jaloux de ce don considérable et finirent par le meUre en défaveur. Lorsque El Moustafn dévasta le pays des Chrétiens, l'un deux sortit entre les deux armées en criant: (( Y a· t-il quelqu'un pour 8e rencontrer avec moi? tt Il se pré-

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Allcmn:s MAUOGAINES

senta un homme, et le Chrétien le tua; puis un deuxième, qui eut le même sort, ainsi Cfu 'un troisième. Les l\Iusulmans poussèrent des cris et s'indignèrent; mais aucun d'eux n'osa plus se rencontrer avec le Chrétien; ils furent très embarrassés. Eilloustaïn déclara <lue seul Ibn Fethoun pouyait en yenir à bout. Il le fit appeler et lui dit: « Ne vois-tu pas ce que fait cet étranger? - Je le vois, réponditil. -Eh hien! que faut-il faire? - Que veux-tu? demanda Ibn Fethoun. - Qüe tu débarrasses les ~Iusulmans de cet homme.» Ibn Fethounreyêtitunechemise àlarges manches, monta à cheval sans armes, et prit dans sa main une longue cOl'de uu hout de laquelle était un nœud. Il alla ainsi au devant du Chrétien qui parut étonné. Ils comhattirent: Je Chrétien fl'appa Ibn Fethoun, le manCfua, et atteignit la selle. Ibn Fethoun se suspendit à l'encolure de son cheval, toucha terre et se remit en selle; il s'avança ensuite vers le Chrétien et lui jeta sa corde autour du cou. Ibn Felhol1Il enleva le Chrétien etl'appOl·ta devant El Mous· tarn Cfui se rendit compte <lue le Chrétien avait manqué son coup. Il récompensa Ibn Fethoun, lui rendit sa situation et augmenta la somme qu'illui~donnaitautrefois. Relativement aux ruses dont parlent Ibn Nahhas et d'autres, ils disent que ce que peut faire de mieux le chef de l'al'lllée avant d'engager le combat, c'est d'envoyer des espions ycrs l'ennemi pour savoir ce qu'il fait, connaître leur nombre et leur armement, et pour se renseigner sur les noms de ses chefs et de ses guerriers les plus braves. Cet espion devra se mélanger à eux et' les circonvenir par des Jllo)"ens qui soient d'accord avec leur propre caractère, et il chel'chera par des promesses d'argent à les engager à trahir leurs chefs ou à l'abandonner au moment du corn'" bat. Le chef devra également écrire des nouvelles fausses, qui seront d'accord avec celles <lue rapporteront les espions et faire jeter ces lettres dans le camp ennemi, et elles devront êtres éèrites de façon à se rapporter aux événe-

FETOUA DU FAQIII 51<>1

'ALI EN TSOULI

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ments du jour; il ne faudra pas reculer devant la dépense; en effet, la victoire la compen"era largement, tandis qu'en cas de défaite ce qui aura été économisé ne sera pas un profit. Ces mêmes auteurs disent que les gens de El l\l'haleb l'avaient abando~né, lui disant: « Nous ne pouvons résister aux glaives empoisonnés dont nous frappent les jnfidèl~8, fabriqués par un nommé Abzi. » Il leur dit: « Je vous'fengerai de cet homme », et lui écrivit une lettre dans laquelle il lui disait: « De la part de El ~l'haleb à Abzi », et ensuite: I( Votre cadeau m'est parvenu; j'en ai été très touché et par cette lettre je vous donne '1.000 dirhems; prenez-les et ne cessez pas de m'envoyer des cadeaux semblables et des lettres. Si vous avez besoin de quoi Clue ce soit, comptez sur moi. )) El l\f'haleb dit à un courrier d'aller au-devant de l'armée des Chrétiens; ils prendront cette lettre et la remettront à leur chef Qotri. Le cout'rier exécuta cet ordre, et lorsque la lettre fut entre les mains de Qotri, il fit venir Abd et leftt mettre à mort sur-le-champ, avant qu'il ne Slat ce dont il s'agissait. I( Que ferai-je, dit Qotri, de celui qui envoie des cadeaux il Ell\l'haleb?)) Et à cause de cela, les infidèles se sépal'èrent et la division se mit entre eux, El M'haleb dit à ses gens : « Laissez-les se battre entre eux, car s'ils sont divisés maintenant, jamais plus ils ne se réuniront, » C'est ce qui arriva. On raconte que Chosroês avait envoyé Açbfhend contre l!"s Romains avec une armée considérable j il l'emporta une victoire telle que jamais personne avant lui n'en avait remporté. Chosroès craignit que cette victoire ne portât Açbfbend il se soulever contre lui et à s'enorgueillir. Il lui envoya un homme pour le tuer; celui qu'il envoya était un homme de sens, et lorsqu'il vit l'habileté et l'intelligence de Açbfhend, il se dit: Cet homme ne mél'ite pns la mort, il n'a rien fait pour être tué j et Hie prévint de ce qu'il était chargé de faire. Açbthend écrivit au César, lui
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ARCHIVES MAROCAINES

disant qu'il voulait se rencontrer avec lui. Le César y consentit et ils se rencontrèrent, et Açbthend lui dit : (( Ce mauvais homme veut me tuer et m'a envoyé un homme qu'il avait chargé de m'assassiner, et je veux le traiter comme il voulait me traiter moi·même ; le coupable est celui qui a commencé. Engagez-vous vis-à-vis de moi, puisque j'ai confiance en vous et je vous donnerai ses trésors. » Le César s'engagea avec lui jusqu'à lui donner confiance et marcha contre Chosroès avec quarante mille hommes. Celui-ci comprit ce qui était arrivé et usa de ruse. n fit venir un prêtre et lui dit: (( Je vais envoyer par vous une lettre agréable, que vous porterez à Açb'hend et vous n'en direz rien à personne ., et il lui donna t.ooo dinars. Chosroès savait que le prêtre porterait cette lettre au César, parce qu'il savait qu'il ne voulait pas de mal aux Romains. La lettre disait à Açblhend : « Je vous écris et César approche de moi; que Dieu nou$ rende victorieux de lui, grAce à votre habileté; vous avez très bien agi et j'attends jusqu'à ce qu'il soit près des villes et alors je fondrai sur lui tel jour. Préparez de votre côté ceux qui sont avec vous pour que nous en finissions d'un seule fois! » Le prêtre partit avec la lettre et la remit au César, qui dit: (( Voici la vérité; il ne veut que nous perdre ., et il retourna en arrière. Chosroès le fit poursuivre par Ais ben Kobeiça Et TaI. Celui-ci tua un grand nombre des gens de César, qui revint avec peu de monde. Chosroès était un homme d'ur grand sens et on dit que les astrologues l';li ayant prédit qu'il mourrait assassiné, il dit·: « Je tuerai celui qui me tuera )) ; il se procura un poison qu'il mélangea avec un remède et écrivit dessus: « Ceci est un remède expéri-. menté, qui augmente la puissance sexuelle i celui qui en prendra telle dpse forniquera tant de fois. • Lorsque son fils Chiroulè le tua, il chercha dans les trésors de son père, il trouva ,le remède et dit:« C'est grAce à cela qu'il augmentait sa puissance dans ses relations avec les

FETOUA. DU FAQln SIDI 'ALI ET TSOULl

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femmes », et il en absorba, et ainsi Chosroès le tua, après sa propre mort. On dit que c'est un devoir pour le chef d'une armée de répandre, comme venant de la part du chef de l'armée ennemié, de fausses nouvelles et de les faire connaltre aux soldats pour augmenter le courage et que ces nouvelles se répandent de l'un à l'autre et prennent des proportions considérables. Ces bruits parviennent fbrcément au chef de l'ennemi, qui en est mal disposé pour les chefs de son armée et pour ses soldats eux-mêmes, et craint qu'il n'y ait quelque chose de vrai ; quand même il se rendrait compte que ces bruits sont faux, il en resterait toujours quelque chose dans son cœur. On dit également qu'il doit faire lire dans son conseil de nombreuses anecdotes sur les vertus de la guerre sainte, des histoires de batailles, des récits, des combats des Arabes, et ce qui se passa à leur époque: les conquêtes des Musulmans, les luttes des guerriers fameux, la grande patience et les victoires contre un nombreux ennemi. Il devra désigner des tolba p<]ur fail'e de semblables lectures dans les différents bataillons, parce que cela fortifie le cœur des Musulmans et cela arrache la crainte du cœur des timides. Lorsque Tarik, sur les ordres d'Ibn Noceir, traversa la mer pour conquérir l'Andalousie, et descendit avec ses troupes à El Djezirat El Khadra, il avait avec lui douze mille hommes; les Chrétiens cherchèrent à les repousser et ils se battirent pendant trois jours. Un des chefs de l'armée chrétienne nommé Théodomir écrivit à son souverain nommé Roderic pour lui annoncer qu'il était venu des gens et qu'il ne savait pas s'ils descendaient du ciel ou s'ils sortaient de la terre; je les ai rencontrés, disait-il, mais maintenant venez vous-même. Roderic arriva avec quatre vingt-dix-mille combattants; la lutte dura terrible pendant trois jours et Tarik put se rendre compte de la vaillance de ses troupes: il les encouragea à la patience et à renouveler la profes-

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sion de foi musulmane, et il leur dit: « Où voulez-vous fuir? La mer est derrière vous, l'ennemi devant vous; vous ne pouvez que faire preuve de patience. Dieu vous rendra .victorieux. Faites comme moi. Par Dieu! je ne chercherai que le tyran de l'ennemi, ou bien je le tuerai lui-méme ou un autre. Il Tarik mit en pratique sa parole et rechercha l'étendard et la tente de Roderic. Il fondit sur lui avec ses compagnons avec impétuosité et Roderic fut tué. Dieu protégea les Musulmans et les Chrétiens furent vaincus. Le souverain turc Alp Arslan vainquit par une ruse semblable un 'souverain chrétien, quoique celui-ci réunit toutes ses armées, dont le nombre s'élevait à six cent mille combattants. Il avait préparé la cavalerie et les armes, et tout ce qui est nécessaire pour conquérir les villes et les campagnes, en si grande quantité que l'on ne pouvait l'énumérer. Alp Arslan vint. à sa rencontre avec douze mille hommes et excita ses troupes comme autrefois Tarik avait excité les siennes. Il attaqua le souverain chrétien jusqu'à l'atteindre et le tua avec ceux qui étaient avec lui et •dispersa son armée. De la même façon Ibn Tachfin vainquit Alphonse, roi des Chrétiens. Ibn Tachfin ordonna à ses qatds et ses guerriers l~s plus valeureux d'attaquer Alphonse et de ne rechercher que lui. Ainsi firent-ils jusqu'à ce qu'ils l'atteignirent et ils le blessèrent, mais il put s'enfuir avec peu de monde. Ils dispersèrent ses compagnons et son armée fit partie du butin. Considérez, que Dieu nous soit en aide! que dans ces circonstances, la victoire a été obtenue par la patience et que le petit nombre l'a emporté sur la masse et que l'avantage est resté à ceux qui n'avaient qu'un seul cœur. La guerre peut-elle être préparée par ceux qui n'en connaissent pas les règles? C'e'st pour cela que l'Imam doit instruire ses troupes et les exercer comme il a été dit. Un souverain d'Andalousie s'étant mis en campagne pour combattre'les Chrétiens et se voyant vaincu s'adressa

FETOVA DU FAQln siOl 'ALI ET TSOVLI

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à un )Iusulman qui n'avait pas son pareil dans la science

de la guerre, et lui dit: « Que vous semble-t-il de cette journée? - C'est un jour noir, répondit-il, mais il nous reste encore une autre ruse )) ; puis il revêtit le costume des Chrétiens; il savait leur langue, parce qu'il était leur voisin et il se mêla aux soldats des infidèles; il rechercha le tyran et attendit une occasion favOl'able; il le trouva complètement garanti par son armure; ses yeux seuls étaient visibles; il arriva cependant à trouver un moment propice et le frappa à l'œil. Le tyran tomba étourdi; celui qui l'avait frappé se mit à crier dans le langage des Chrétiens: « Le roi est tué! ) et le bruit de sa mort se J'épandit parmi les soldats et ce fut la cause de leur défaite. Il est dit dans la Sounna: que si un souverain veut cornbaure une tribu, il doit manifester l'intention d'en aUaquer une autre, de fa~.on à ce (lue personne ne puisse rien soupçonner, et il ne doit faire part .le ses projets à pel'· sonne, pas même à ceux de son entourage le plus proche, à moins que cela ne soit indispensabl~, C'est ainsi (lu'a agi le Propht-te, salut et bénédiction sur lui! lors de la bataille de Tabouk, En résumé, le souverain doit, autant (lue possihle, .'ésigner des contrées proches ou éloignées de celleR qu'il veut réellement envahir et ne jamais dévoiler ses véritables intentions, tant q.u'il lui est possible de les cachel', Dans lés Çahihe;'n, il est dit que le Prophète, SRI ut et bénédiction sur lui! lorsqu'il voulait entrer en campagne, n'indiquait jamais le pays qu'il voulait réellement attaquer, mais en indiquait toujours un autre. Ibn Nahhas dit: « Sachez que l'émissaire qui porte une lettre révèle l'état de celui qui l'envoie, sa nillance, sa bravoure, son intelligence; et il y a des émissaires qui diminuent ellez l'ennemi le prestige de celui qui les a envo)'és par ce qu'ils disent de sa négligence, de son injustice et (le sa lâcheté, et d'autres, au contl'air'c, (lui
ARcn. MAROC.

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inspirent à l'ennemi la terreur par leurs paroles, leur aspect et leur fermeté. C'est une des causes de la défaite de l'ennemi. Il ajoute qu'il est nécessaire de choisir des émissaires fidèles, qui comprennent ce que dit l'ennemi et leur manière de faire; et il ne faut pas envoyer plusieurs fois le même courrier, car cet émissaire peut se créer des relations et des amitiés chez l'ennemi; en effet, par les bons procédés, les cœurs sont attirés, et il en résulte une ten'dance à avoir des égards qui empêcheraient cet émissaire. .de dire à l'ennemi des choses quilui soient pénibles, et le feraient s'exprimer avec trop de courtoisie, et cette courtoisie exagérée est mauvaise, car elle ca.userait forcément des erreurs. La politesse attache la langue, et il est possible que cela cause une confiance préjudiciable de telle nature que cet émissaire ait également la confiance de l'ennemi et celle de celui qui l'a envoyé et qu'il fasse du tort à ce dernier sans s'en douter. Combien de nations ont été conduites à le~r perte par les émissaires qu'elles avaient envoyés, et qui les trompaient au bénéfice de l'ennemi, comme on l'a vu. . ' Si les émissaires sont souvent changés, ce que veut obtenir le souverain est recherché avec plus de fermeté. Il faut que l'émissaire soit un homme fidèJt, et sur lequel il n'y ait aucun soupçon, et s'il est envoyé à plusieurs reprises, par le seul lait qu'il se présente souvent devant luj.~ celui à qui il est envoyé cherchera à rendre leurs relations agréables. Une des principales ruses de guerre, comme ont dit Et Tartouchi, Ibn Nahhas et d'autres, consiste à établir de nombreux retranchements; si on peut en établir trois ou davantage, il faut le faire, quand même il n'y'aurait pas beaucoup de monde dans chacun, car la vue de ces retranchements met la frayeur dans les cœurs et la faiblesse dans les membres, trouble la raison et arrête la' marche. Les

FETOUA. DU F.\Qln Riot •ALI ET TSOULI

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combattants ne peuvent pas attaquer l'ennemi à moins d'être assurés de n'être pas attaqués par derrière; leur rais~m se perd et ils ne savent plus s'ils doivent se défendre ou attaquer et ils n'ont plus la force de combattre. Beaucoup.de soldats ont été trompés par ces retranchements qui ont été la cause de leur perte, soit chez les )J usulmans, soit chez les idolAtres. Ibn Nahhas dit qu'un général doit s'efforcer à placer ses troupes de façon à ce que le soleil donne dans les yeux de l'ennemi et que le vent lui souffle dans le visage. Si l'ennemi a déjà pris la bonile position, et qu'il ne puisse pas la lui faire quitter, il le chassera de l'ombre avec ses soldats; il déploiera ses étendards et il rangera lui-même ses guerriers.1es plus courageux et ne se fiera pour cela à personne, et il mettra des guerriers choisis pal'mi les soldats, car aussitôt que les deux ailes sont mises en déroute, l'attention est attirée sur le centre et si les étendards du centre flottent au vent et que ses tambours battent, il est comme une citadelle où se réfugient les ailes, Si, au -contraire, le centre est repoussé, les ailes se dispersent, à moins, qu~ ce ne soit une tactique du chef de l'armée de mettre dQS hommes braves aux deux ailes et des troupes médiocres au centre, de sorte que si l'ennemi enfonce le centre, l~s deux ailes se replient sur luj et l'enveloppent. Le général doit faire un choix des soldats dont le courage est éprouvé, afin que si l'ennemi a le dessus à un certain point, il puisse les envoyer pour appuyer ce point ;. il doit également donner tous ses soins à la première attaque, et s'il peut suggérer à l'ennemi qu'il y a une embuscade à un certain endroit, il peut ordonner à ses troupes de (Iuitter cet endroit pour un "autre et ceci uniquement pour tromperl'en· nemi. Les ruses sont sans nombre et celui qui est présent se rend compte de choses que celui qui est absent ignore. Le Prophète a dit: (( La guerre.est composée de ruses, Jt c'est·à-dire que la guerre se termine" par une seule ruse.

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On dit qu'Amr Ibn Abdoud, lorsqu'il combattit Ali, que Dieu l'agrée! et s'approcha de lui, Ali lui dit: l( Je ne suis pas venu pour combattre deux hommes.» Amr tourna la tête et Ali le· frappa. « Tu m'as trahi, lui dit Amr. - La g'uerre est une ruse ", lui répondit Ali.. El Hadi, l'Emir des Ct'oyants, a agi de même lorsqu'il fut attaqué par l'Héréti(lue; il n'avait personne avec lui et n'avait pas d'armes; il ne hougea pas de sa place jusqu'à ce (lu'i1 approcha de lui, et cria: « Coupe-lui la têt~ comme s'il donnait un ordre à quelqu'un qui se serait trouvé derrière l'Hérétique. Celui-ci se retourna pour voir celui à (lui l'ordre était donné. El Hadi bondit sur lui, lui arracha son sahre et lui en coupa la tête. Sachez, que Dieu vous soit en aide! que celui qui méprise son ennemi et a confiance en lui en temps de trêve ou autrement, et se repose, se trompe, et celui qui se trompe sera vaincu par son ennemi. Surveillez vos ennemis! que Dieu vous soit en aide ! et vous ne serez pas trompés, armez vos cœurs au moment . du combat,car c'est là ce qui donne la victoire. Souvenezvous de vos haines et de celles de vos ancêtres! Soyez soumis il Dieu, car la soumission à Dieu est la véritable citadelle pour le combat, et la patience donne la victoire. Plusieurs auteurs ont dit que répéter trop souvent: Dieu est le plus grand! au commencement du· combat, affaiblit i il faut baisser la voix, rester ferme à sa place et prendre patience; telles sont les conditions du succès et de la victoire. C'est ce qu'a dit Et Tartouchi.
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Réponse à la troisième question.
Cette réponse ne comprend qu'un seul chapitre. Sachez que celui qui refuse de payer la Zaka, s'il est

"'ETOUA DU FAQtn sim

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établi qu'il possède quelque chose, comme YOUS rayeZ dit, celui-là devra payer la Zaka de toutes les années en retard jU!'lqu'à l'année précédente, et cela par la fOl'CC en cas de besoin. Si, au contraire, il n'est pas établi ({u'il possède quelque chose, soit par des témoins, soit pal' son n"CII, car la pl'euve de la possession des biens n'est pas admise autrement, cela ne serait qu'un soupçon. On dit dans En NaOlladi,. <lue si quelqu'un est absent pendant quelques années, puis revient et qu'il dit <{u'il a mille moutons et celn seulement depuis un an ou deux, il sera cru sans serment et il en paiera la Zaka, conformé· ment à celle déclaration. El Hattab dit qu'il en est de même pour les gl'ains ~t· pour l'argent. Si quelqu'un assure qu'il a moins de grains ou moins d'argent que ce qu'on dit, il sera cru sur parole et sans serment, s'il ne refuse pas en principe de payer. Mais si antérieurement il a refusé de paJer, comme par exemple s'il s'est enfui avec ses troupeaux pendant des années pour ne pas pa)'er la Zaka, et ({u'il refuse également pendant des années de payer la Zaka du labour et de l'ar. gent et (l'le lorsque l'Imam veut l'obliger à pa)'er, il prétende que son bétail a diminué dès la première année qu'il s'est enfui, et qu'il n'est revenu à son nombl'e primi. tif que l'année présente, et qu'il allègue des arguments semblables pour ses récoltes ou il dise que l'argent qu'il a provient d'une commandite, ou de marchandises, ou qu'il est endetté, il sera cru relativement au bétail avec lequel il s'est enfui et on ne refusel'n pas de le croire, à moins qu'il n'y ait des témoins contre lui. Il devra llayer ln Zaka pour toutes les années écoulées, Il y a deux points de vue à ce sujet: sur ce qui a rapport à l'argent monnayé, il sera cru sans serment, quand même il J'aurait des soupçons; le dire de l'intéressé ne peut être récusé en doute que s'il y a des témoignages contre lui. Un troisième côté de la question est que celui contre

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lequel il n'y a pas de soupçons est toujours cru, tandis que celui qui est soupçonné, ne sera cru que sous serment. Il en est de même pour la Zaka des grains. Quant à faire paJer une quantité fixée sans aveu de l'in· téressé et sans témoignages contre lui, et sans coercition, personne n'en parle, à ma connaissance, et je ne crois pas que l'on puisse trouver un cas pareil dans les années écoulées. Quant à notre époque, il n'y a pas de doute, car le bétail sera compté et on touchera ce qui devra être payé. Si quelqu'un est convaincu d'en avoir dissimulé ou caché une partie, il prêtera serment, car il ne pourra se trouver des témoins établissant cette soustraction. Les dattes et les raisins seront inventoriés, de même que le blé. Ibn Rochd dit dans ses Adjouïba : « Le blé d'un homme de bonne foi ne doit pas être inventorié; mais il peut s'agir d'un homme qui ne soit pas de bonne foi. Cela' fait deux points de vue. Ce qui est évident, c'est que cette opinion est acceptée lorsqu'il s'agit d'un homme de bonne foi, si toutefois il en rencontre un qui sache l'apprécier. La majeure partie des tribus de notre époque ne sont pas dignes de foi et sont soupçonnées. Il est indispensable de faire l'inventaire de leurs biens, car tout le monde est aujourd'hui soupçonné à bon droit et personne ne mérite confiance. ,« Ceux qui vivaient avant nous ont dit que le serment pour soupçon était généralement admis, sauf dans les affaires où un dommage est causé, comme celles de vol. Pour ces genres d'affaires il n'y a pas de serment, quand même l'accusé ferait partie d'une réunion de gens de bien. Le serment n'est admissible~ d'une façon générale, que pour les questions d'argent, cc Et Dieu est le plus savant! »

Pour traduction :
ED.
MICRAUX-BBLi.AIRE.

UNK OPINION SUR MOULAY BOU SEIJHAM

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Un an avant sa mort, au mois d'août t905, Georges Salmon, le regretté chef de la Mission scientifique, faisait paraitre dans les Archives Marocaines t la traduction des Mandqib, que. nous avions trouvés manuscrits à El Qçar et qui contenaient toute la légende de cet énigmatique personnage connu sous le nom de Chaikh l\Ioûlay Doû Selhâm. Son tombeau, qui se trouve au sud de Al 'Arâich entre la Merdja Az Zerqa (la lagune bleue) et l'Océan, est un des endroits de pèlerinage les plus fréquentés èt les plus réputés du Gharb et de toute la région, entre Tanger et Rabat. D'après les Mandqib, ce personnage s'appellerait de son vrai nom Aboû Sa 'Id Al l\Iaçry (l'Égyptien). En terminant sa traduction, Salmon ajoutait: « Un rapprochement s'impose entre les cc Ridjâl Ach cc Chams » de Chemmich 2 et les cc Ridjâl Ach Charq Il cc de la Qal'at Al Gorfetya ; Ibn Rahmoûn nous a montré et les seconds comme des descendants d'Idris, qui, ruyant. « l'usurpateur ibn AbU 'Afya, s'étaient installes en pionce niers dans une forêt vierge des Deni Gorfet. Ils en cc avaient chassé les fêtes fauves et y avaient construit des cc habitations, puis étaient morts frappés de la peste. cc A travers ses allusions mystiques et ses réminis« cences de l'antiquité fabuleuse, le petit roman de cc Moûlay Boû Selhâm nous laisse enirevoir l'existence
1. Arell1l1t. Maroealnea, IV, p. fl2 à' 421. J. ct. ArchilJt. Marocaine., III, p.219.

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AJlClIIV ES 1I1AIlOCAINES

de tout un cycle de légendp-s historiques, véritahle èpopée chérifiennc des Idrisitcs qui, persécutés et déchus Il du POllVOÏt' temporel, S'Ont devcnus les apôt.,cs des .IC régions sauvages du Nord f. )) Quelques mois plus tal'd, en janvier 1906, nous publions en collaboration, Salmon et moi, dans Il Les Tribus arabes dc la vallée du Lekkolls )) 2, une descl'iption de Moùlay Doù Selhàm et de son pèlet'innge : IC Ol'iginaire d'I~gypte, disions-nous, d'!>ù son SUl'nom Il Al l\Iaçl'Y, l'j~gyptien, AbolÎ Sn'id se sel'ait signnlé très Il jeune pnr des miracles et aurait <Iuitté son pl1Js natal Il à la suite d'une aventure fâcheuse -avec le Sultan de Il son époque. Parti dans la direction du couchant avec IC l'idée fixe d'atteindre la Il Petite' Porte Bâb eç Cer'fr, Il cl'mitngc où était enterré Joseph, fils d'Aristote, et <lui Il lui était indi<lué comme le rendez-vous des Snges, il Il am'ait mené une vie errante ct misél'able à tt'fl\'crs Il l'Af"ique du Nord, s'al'rêtant d'ahord à Tunis, puis Il repartant avec son compngnon 'Abd AI Djalil At Tan-dr Il qu'il devait laisser malade en :\Iaçmouda jusclu'il ce Il qu'il elÎt atteint les ruines de Tchemmich, « temple Il du soleil )1, Al 'Arâich où il aurait rencontré le Chaikh Il Al Azraq Il aux Jeux bleus)), puis At TaYJitr lui-III(\l11e, cc en train de pêcher dans la mer. Il aurait été enseveli, Il avec ses deux compagnons, sur le bord de la :\Ierdja CI Az Zerqa. CI Il est bien difficile de discerner ce <luïl Y a cIe uai ce dans cette légende: peut-être est-elle sortie tout entière ce de l'imagination populail'e, si l'on en croit SMy )IouhamIl mad ben Dja'far AI Kittâni AI Fâsy dans son ouvrage Il intitulé Sa/oual Al An(as sur les tombeaux des saints Il de Fês.
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1. Archluu MaroOiline., IV, p.

2. ArdlUII Marocaine., \1, p. 8il8.

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OPINIO:-l SUR MOULAY BOU SELILUI

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« D'après cet auteur, toutes les légendes conservées par les traditions populaires sur :\(olÎlay Boti Selhâm ne sel'aient (lue des contes sans aucun fondement et lE'! vrai nom du saint aurait été Ahmed ben 'Abdallah ben Solafmân, chérif hassany. Il est à remar(luer flue nos Mandqib le donnent aussi comme chérif hassany et appellent son père 'Abdallâh hen 'Ali AI 'Acy. Il

AI Hadjdjùdj ben YolÎsouf ben Yahya At Tadlr, dit Ibn Az Zayrât dans un ounage sur le T~ssâouf, dit que :MOlilar DOli Selhâm s'allpelait de son \'rai nom 'Ab,dallâh ben Ahmed ben Nàcir ben SolaÎmân et flu'i1 était chérif hassan~-. Dans l'Isliqçrf, As Siaouy An Nâciry nous dit qu'à celte époque, 3U de l'hégire, vivait le Chaikh AbolÎ Sa'fd AI l\façl'~', très connu sous le nom d',Aboli Selhàm. Dans sa Alirdt Al A!al,dsin, Aboû 'Ahdallâh Mouhammad 1\1 'Arhy AI Fâs~' nous appt'end que sur son tombeau se trouyait une planche dorée portant celte inscription : cc Voici les trois tombeaux parmi lesquels le Dieu TrèsHaut a caché celui d'Aboli Sa'id dit AbOli Selhâm, dont le décès eut lieu un peu après l'année 340 ", et il ajoute: cc Ensuite les Chrétiens descendil'ent là une fois i ils enlevèrent la pianche et l'emportèl'ent. " Il dit encore: cc Le surplus de l'année 340 était indiqué sur la planche, mais je l'ai oublié. Dans tous les cas, c'était un chiffre qui ne dépassait pas le nombre sept. Il Il semble donc établi que Molilay Boû Selhâm mourut vers l'an 360 de l'hégire. Nous a,-ions cherché souvent, Salmon et moi, à déchiffrer l'énigme de ce singulier personnage, convaincus tous les deux que les cro)'ances populaires répandues lt son sujet et ses Afandqib n'étaient que des légendes sans fondement sérieux, mais rien dans les renseignements que nous pouvions recueillir dans le pays, ne nous mettait

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ARCIIIVES MAROCAINES

sur la voie de l'origine probable de l\foûlay Boû Selhâm. et nous ne pouvions que constater l'importance considérable dont il jouit encore dans la région du Gharb et le véritable culte dont il est l'objet. En continuant seul ces recherches. je puis donc me faire l'illusion que je continue avec Salmon une collaboralion qui était charmante et que je poursuis son œuvre dans la mesure de mes forces. Il y a peu de temps, en revenant de Tanger, je passais la nuit aux OulM l\[oûsa, dans le Tltq en face des Bent Gorfet.et comme j'interrogeais mon hôte,-un Musulman d·Algérie, vivant depuis longtemps aux Oulâd Moûsa, sur un bouquet d'oliviers qui couronne le sommet d·un petit pic des Beni Gorfet: Il C'est, me dit-il, Ddr Modlag Bod Selhdm, la maison de Mmîlay Boû Selhâm Il. et il m·expliqua qu'il y avait sous ces oliviers les ruines d·une maison, (lui aurait été, d'aprè's la tradition locale. l'habitation de MOlilay Boû Selhâm. et que c'était un lieu de pèlerinage vénéré. La présence d'une ruine portant le nom de l( DAI' MOlllay BOli Selhâm » dans la tribu des Bent Gorfet, non loin .le la ÇaIthat An Naçr Al GOl'fetya, me rappela l'opinion de Salmon. que le petit roman de MOlilay Boû Selhâm laisse entrevoir l'existence de tout un cycle de légendes historiques, véritable épopée chérifienne des Idrisites. C'est en 3t7 de l'hégire. que les Idrisites s'enfuirent de Fès devant les persécutions de MOlisa ibn AbH'Afya et vinrent s'établir à Hadjrat An Naçr, en Bent Gorf~t. Le personnage connu sous le nom de « MOlilay Boû Selhâm », et qui est mort entre 3ltO et 347, peut très bien être un chértf idrisite, ayant quitté le refuge de Hadjrat An Naçr, pour chercher peut-être à réunir des partisans ou pour tout autre raison, et qui, pour échapper aux persécutions dont les Idrisites étaient l'objet, aura déguisé

UNE OPINION SUR MOÛUY

1l0~

SF.LUÂM

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son origine et son nom, sous la forme du personnage annoncé par le ?tadtth du Prophète : « Il viendra après moi un homme tirant son surnom de son vêtement (Aboû Selht\m) t, il sera originaire de l\laçr, et son tombeau sera au Maghrib.» Les Mandqib traduits par Salmon font passer Aboû Selhttm par le SAhel d'Acîla (Arzila), puis, de là, aux Saints (RidjAl) de la maison du soleil, endroit connu actuellement SOU8 le nom de Il Ridjâl Ach Chomeis t) (Tchemmich) et enfin par Al ArMch. Or, le SAhel d'Acfla est exactement en face, au" sud-ouest de Il Dâr Motilay Boû Selht\m Il, et la route suivie par le saint serait celle qu'il faudrait suivre, pour aller de cette partie des Beni Gorfet à Larache, en évitant la plaine qui devait être occupée par les partisans de AbU 'Afya. Peut·être également, Aboû Selhâm n'était-il pas parti seul des Beni Gorfet, et les tombeaux des Ridjâl Ach Chams, ou Ach Chomeis, ne sont-ils que les sépultures d'autres ChorrA, ses compagnons, qui auraient été tués dans une rencontre, d'où il aurait pu échapper, seul, ou il peu près. Ce qui rend cette opinion admissible, c'est que non loin de Tchemmich, an . bord du Lekk0l1s, rive droite, en territoire SAhel, se trouve le tombeau de Sfdy Embârek ben 'Amrân, dont j'ai retrouvé les descendants il Fès. Ce sont les ChorfA !I Embarkyin ", possesseurs de dahirs, les reconnaissant comme chOl'fd idrisites, en tant que descendants de Stdy Embârek ben 'Amrân, qui est, disions-nous dans LeR Tribas arabe, de ln vallée da Lekkotls : après Motîlay BotÎ Selht\m, Il le saint le plus vénéré de tout le Khlot, le Tltq et le Sdhel )). En arrivant à découvrir la date de la mort de Sidy Embârek, on décounirait peut-être une corrélation entre l'époque de sa vie et celle de BOl1 Selhl\m, ce qui ferait
1. SelhAm, sorte de manteau il capuchon, Bans Manches, ce que l'on appelle en Algérie : burnous.

188

ARCIIlVES MAROCAINES

supposer qu'il était un des « Hidjtîl Ach Chams ", le seul dont le nom ait été conservé, et auquel la piété populaire a élevé un monument, Comme auprès du tombeau de )IOlÎlay Boù Selhâm, il y a, auprès de la Qoubba de Sidy Embârek, une grotte où les pèlerins vont cn dévotion, . En résumé, la découverte, dans la tribu des Beni Gorlet, de Dc1r MoMuy Borl Sel/ulm, permit, comme le (H'eSSentait Salmon, d'établir un rapprochement entre les « Hidjâl Ach Chams Il de Tchemmich et les « Ridjâl Ach Charq Il de la Qal'at GorCetp, et peut être un pelit point lumi· neux, dans l'obscurité des légendes historiques, (lui sont nées des persécutions des Idrisites.
ED. MICHAUX-BELLAIRB.

DESCRIPTION DE MARRÂKECII .PAR EL HASAN BEN MOHAMMED EL R'ASSAL . .

Le ter cha'ban de l'année 1318 de l'hégire, je fis mon entrée dans la ville de Marr:.\kech. Cette ville, qui occnpe une superficie très étendue, possède de tt-ès importants marchés et de nombreux et riches fondaq; des industt-ies de tout genre s'y sont développées. L'auteur du Nef!} El Tib ~\ ~, AbolÎl 'Ahbâs El Mor'l'i appelle MarrAkech la Bagdad de l'Occident. Les mosquées y sont au nomb.·e de 21 j en voici les noms: Ibn Câlab, Hailana, Beni Cor'ra, niâ~ Ez ZeilOlAm El Qad'm, HiM Ez Zeitoûn El Djadid, El Qannlll'Ïa, Brima, El Qacbo, El Kettaby'n, El MouAssy'n, Doukkllla, Sldi AbOli 'Omar, Sidi 'Abd El 'Azfz Et Tabbâ', Sidi ben Slimân El Djazoûl)\ Bel 'AbbAs Es Sebty, R'ânem, Ben Yoûsef, ~Iart Eç Cour, S'di IsbAq, S'di Qabehy, S'di Ya'qolih. La ville d~ ltiarrAkech possède huit portes, dont une, donnant accès à la Qoçba, porte le nom de Bdb El Qaçba. Voici les noms des sept autres: Bdb fiai/ana, célèbre parce qu'elle se trou\'c dans le voisinage des tombeaux des qâ~' S'di cAZZOllZ et Sidi •Ali. Bdb Ed Debbdr' j en deçà de cette porte se trouvent les tombeaux de S'di Ibrâh'm Eç CefTAb, dé Sidi Mobammed El Maa'ly, et de Sidi Ibrâhbn El Khaloûfy; au delà, on ren1 3

190

ARCHIVES MAROCAINt:S

contre les marabouts de Sfdi Ya 'qoûb, de Sîdi Mas 'oûd El IJadj Ould 'Azzoûnna, et de Sîdi Boû l;Iarba. Bdb El Khamts; en deçà de laquelle se trouvent les qoubba du cheikh célèbre Stdi Bel 'Abbâs Es Sehty, de Sidi Mobammed ben SlfmAn El Djazoûly, de Sîdi Aboûl cAbbas El Djebbâb, de Sfdi R'ânem, et de Sfdi Ahoû Zeid Ell;lazmiry; au delà, on rencontre les qoubba de S'di El Barbolichy et de Sfdi A1).med Ez Zouaia. Bdb Doukkdla; en deçà de laquelle on trouve le marabout de S'di Ahoû En Noû.. ; au delà on rencontre ceux de S'di Aboli 'Omar, de Sfdi ReqqAq, de S'di Abmed hen 'Ali, de Sfdi Mobammed ihn El ArAd, de S'di Ibn Aboli BerdjAn, connu sous le nom de Aboû RidjAl~ de. Sfdi Isbâq, et de Stdi 'Abd El 'Azfz Et Tabbâ'. Bdb ErRoub; en deçà: tombeau de Stdi 'Abd Er Rabmln Es Sehily; au delà: tombeaux de Stdi Maimoûn Es Sehfly, du sultan Yoûsef ibn Tachfent, fils de Jahra ibn 'AIou El Kouchy. Bdb El Qaçbia; en deçà: tombeau de Sfdi Mançoûr; 8U delà : les tombeaux de Stdi Ould RabbAI El Kouchy et de S'di 'AmAra El Majdoûb. Bdb R'amdl; en deçà: tombeaux de S'di Yoûsef ben 'Ali et de Sfdi Ibn El BennA; au delà: tombeaux de Stdi Eyyoûb, de Sfdi Mobammed ibn CalAh et de Sfdi Aboûl 'IbAdAt. Il existe encore bien d'autres marabouts à MarrAkech, niais en si grand nombre que la parole humaine ne suffirait point à les énumérer tous. C'est ce qui fait d'ailleurs la célébrité de cette ville. ' Le vizir Ibn El Khaltb, dans sa description de la ville de MarrAkech', a bien dit: « MarrAkech est le sol du Mattre' et le siège du premier gouvernement. » Quant au pèlerinage des sept marabouts, voici la façon dont on doit l'ac~omplir suivant le savant Aboû 'Ali Sfdi El ijasan ibn Mas'oûd 'El Yoûsy-: le mardi on visitera le

DESCRIPTION DE MARRÂKECH

191

marabout de Yoûsef ibn 'Ali, le mercredi celui de Sidi El Qâc1i 'Ayâc1, le jeudi celui de Sidi Aboû El 'Abbâ~ Es Sebty, le vendredi celui de Sidi Mol}.ammed ibn SHmân El Djazoûly, le samedi celui de Sidi 'Abd El 'Aziz Et Tabbâ" le dimanche celui de Sidi 'Abd AllAh El R'azouâny, et le lundi celui de l'imâm Es SehHy. Tel est ce que Dieu nous a permis de dire sur les marabouts de MarrAkech après un séjour de quatre mois à la zâouia de Sidi 'Abd El 'Azfz Et T.,I,hA"

Pour traduction:
ED.
MICHAUX-DELLAIRE.

GÉNÉALOGIE DES CHORFA D'OUEZZAN

Dans son numéro de mai t90S (pages 23-89), la Reuue du Monde musulman publiait une longue et importnnte étude de M.· Ed. Michaux-Bellaire sur La ,Maison d'Ouezzan. Nous donnons ici l'arbre généalogique, dressé par ~1. Ed. Michaux-Bellaire lui-même. et primitivement destiné à accompagner son étude sur cette famille célèbre qui, bien que déchue, exerce cependant encore au Maroc et en Algérie une inOuence considérable, et, après avoir contribué pour une large part aux progrès de la dynastie Filala, dut chercher. contre cette dynastie un appui dans la protection française, appui qui, toutefois, ne l'a pas empêchée, dans ces derniers temps, de favoriser les ennemis de notre politique.

2320. - Tours. Impr. E. AnnAuLT et Cie.

DESCENDANCE DE )JOULAy ET TAHA~II nEN llnHAlnlED BEN ABDALLAH CHÉRIF
flllll.l.e ~idn El llnchmin fille de l'illh.\1t1l1l'111}(,1I.\hdallah

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mort à Fès Idris le 8 redjeb 1804 H.

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Mohammed 1lI01'! ù Fè.. en 12i;6 H.

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Et Tuhel' morl il Fl'tI 106 allrUI' J3Ul Il.

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COLIJECTION DE MANUSCRITS MUSULMANS

Une collection de 158 manuscrits arabes, persans et turcs a été donnée à la Biblioth:èque Nationale, au mois de janvier 1908, par M. Qecourdemanche, qui déjà, à trois reprises différentes, s'est montré parti\:ulièrement généreux envers cet établissement, Ces manuscrits n'enthousiasmeront pas les arabisants, qui jugent que les ouvrages historiques courants étant les plus aisés à comprendre de tous ceux qui ont été écrits en langue arabe, sont les seuls qui offrent quelque intérêt, tandis que le reste de la littérature musulmane se compose de billevesées et de sottises indignes d'attirer l'attention d'un homme en possession de la saine méthode et qu'il faut avoir les esprits animaux quelque peu dérangés pour lui consacrer ses loisirs. Si l'histoire musulmane est une branche fort importante des littératures orientales, celles des autres sciences, la juris.prudence et la grammaire, qui sont amplement représentées dans la cO,lIection de M. Decourdemanche, offrent un intérêt non moins grand et peut-être supérieur, car ce sont les seules qui permettent de se faire une idée à peu près juste de l'intellectualité ou, si l'on veut, de la façon de penser, de )a tourn'ure d'esprit, de l'état d'âine, des hommes qui ont professé la foi islamique durant les treize siècles qui nous séparent de l'hégire du Prophète. Sans doute, les préoccupations politiques qui, depuis
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ARCHIVES MAROCAINES

plusieurs années et surtout depuis le jour de la bataille' de Moukden, sont venues bouleverser la pensée de l'Islam, tendront de plus en plus à distraire ses sectateurs de ces études austères dans lesquelles leurs ancêtres se sont plongés au point de s'y noyer, et dans lesquelles ils.ont peut-être cherché un refuge inconscient contre la désespérance de leur présent; on ne saurait arrêter la terre sur son axe et il est certain qu'au point de vue strict de la raison pratique, les ingénieurs qui ont posé dans le désert d'Arabie les rails. du chemin de fer de Damas à Médine ont fait une œuvre plus immédiatement utile que Zamakhshari et tous' les glossateurs de la Kafiya de Ibn el-Hadjib. Seulement, les idées nouvelles risqueqt fort d'entrainer l'Islamisme dans des voies toutes différentes de celles qu'il a suivies jusqu'au commencement du quatorzième siècle de l'h.gire, et il se peut fort bien que, dans i 50 ans et même mntHS, la société musulmane, j'entends la société pensante, leS' honnêtes gens, comme l'on disait au grand siècle, soit -aussi différente de la société qui vécut sou~ le sceptre d'Abd el-Hamid Khan Ghazi ou de Nasir ed-Din Shah Kadjar, que nous différons des Français du temps de Louis XV, et peutêtre même plus. Les Musulmans qui, jusqu'à l'extrême fin du moyen Age, et même dans la Transoxiane sous le règne des descendants de Timour le boiteux, s'étaient faits les héritiers de la civilisation hellénique et qui avaient porté les sciences exactes à un degré prodigieux de perfection, perdirent tout à coup l'avance qu'ils avaient prise sur l'Occident et abandonnèrent, on peut dire complètement, le patrimoine de leurs ancêtres pour se cantonner strictement dans J'étude de la jurisprudence et de la grammaire arabe. J'exposerai à une autre occasion les causes très profondes de cet arrêt subit ou, en empruntant la terminologie de l'Analyse, les origines de ce point de rebroussement, car ce n'est pas le lieu de le faire ici, mais il est bien certain que c'est là qu'il faut cher-

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COLLECTION DI': MANUSCRITS IIIUSUDIASS

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cher la cause première et efficiente de la décadence dans laquelle sont tombées les nations musulmanes, bridées de tous les cÔtés par des races puissammentarmées qui escomp~ tent leur agonie et qui font tout pour la précipiter. Quelles que soient les routes dans lesquelles s'engagera l'Islamisme scientifique et constitutionnel, il est certain qu'il sera complètement différent de l'Islamisme des anciens régimes, et qu'on ne pourra connattre l'esprit du monde musulman avant l~ commencement du vingtième siècle, qu'en lisant les livres qui ont servi à l'instruction des générations disparues, et dans lesquels on retrouve le reflet de la pensée et de la méthode des hommes qui ont vécu au temps de la théocratie du Khalifat, ou de rautocratie des sultans qui substituèrent leur autorité à celle du pontife de Bagdad. C'est ainsi que ces ouvrages, qui témoignent tous de la parfaite érudition de leurs auteurs et du soin extrême qu'ils ont apporté à leur composi tion, valent moins par la doctrine qui y est enseignée et par la méthode qui y est exposée que comme témoins du développement intellectuel d·une civilisation qui fut jadis l'arbitre des destinées du monde. Et ces livres conserveront indéfiniment cette valeur, même quand l'évolution scientifique de l'Islamisme les aura fait reléguer dans le campo santo de la scolastique pour les remplacer par des ouvrages conçus sur d'autres plans, avec des méthodes différentes, et surtout quand les études de philologie et de théologie pures auront cédé la place à des études plus immédiatement pratiques. Il est indiscutable que le cursus des études dans le mC?ntie de rIslam présente de sinRulières similitudes avec celui des . humanités de notre ancien régime, et que ceux qui l'ont suivi jusqu·à ses extrêmes limites, s'ils connaissent jusque dans leurs moindres détails les subtilités et les pièges de la grammaire arabe et s~ils savent à men-eille se retourner dans le maquis de la jurisprudence sunnite ou shiïte, peU\"ent ne
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ARCHIVES 1I1AROCAINES

rien connaitre des exigences de la vie pratique et du monde peu que les savants juristes qui écrivirent les Sommes dont Boileau s'est assez lourdement moqué dans le Lutrin. Les livres de grammaire arabe, qui sont des ouvrages d'une merveilleuse facture et d'une science parfaite, auxquels il faudra toujours recourir quand on voudra savoir autre chose que les éléments stricts de la langue arabe, ou du sabir, et comprendre le génie de l'ar8;be, ce qui est très différent, présentent assez d'analogies avec les livres qui étaient en usage dans les écoles avant la réforme de PortRoyal; il est possible que l'on renonce dans le monde de l'Islam à un plan traditionnel qui, pour certains d'entre eux, l'A /fi yya ou l'Adjouroummiyya par exemple, exige de la part des élèves un effort de mémoire considérable, .pour adopter un plan différent, identique ou analogue à celui des livres dans lesquels on étudie le latin et les autres langues; il se peut même, qu'à un bref délai, l'étude des humanités arabes soit reléguée, par l'acquisition de connaissances plus directement utiles, à des plans de plus en plus lointains, comme cela s'est passé en Occident depuis une cinquantaine d'années. D'ailleurs, cette étude, ainsi que celle de la jurisprudence, qui ont été presque exclusivement celles de l'ancien régime, deviendront suspectes aux partisans du nouvel état de choses et, au moins en Perse et en Turquie, les sciences koraniques et la philologie, qui étaient l'apanage des juristes et des théologiens, risquent fort d'être considérées comme des sciences de réaction, cultivées par des hommes qui étaient en somme, au moins par intérêt, les plus fidèles soutiens du trÔne des sultans autocrates. Quoi qu'il en soit, que cette réforme soit heureuse ou que, saturés de notions nouvelles, les étudiants musulmans ignorent tout de la culture de leur passé sans pouvoir assimiler le fatras qu'on leur imposera, ce n'est pas dans des livres rédigés sous l'inspiration des méthodes européennes et
~xtérieur, aussi

1::",,: COLLECTION DB

IIIANU~CIlITS

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des programmes occidentaux que l'on pourra aller chercher l'esprit de l'Islamisme, pas plus que l'on ne saurait trouver celui du Japon de l'ancien régime dans les traductions de livres anglais ou français qui servent aux sujets du Mikado à franchir les portes des écoles militaires de l'empire du Soleil Levant. L'étude de la civilisation musulmane ancienne ne pourra jamais se faire a"ec d'autres documents que ces livres de' théologie, de jurisprudence et de grammaire que les orientalistes négligent volontiers parce quïls appartiennent à un stade de l'esprit humain qui n'est plus le nÔtre depuis longtemps et qui reporte, sans aucune transition et sans aucune préparation, ce qui est plus graye, en plein moyen âge, alors que l'évolution des études qui s'est produite en Occident depuis la Renaissance rend à peu près incompréhensibles, sans un long travail, les IhTes écrits en latin par les maitres de la scolastique. On trouvera dans la collection de M, Decourdemanche plusieurs manuscrits anciens et forl intéressants d·ouvrages classique~ et célèbres en Orient, tels un fragment de Koran probabletnent copié par le célèbre calligraphe Yakout elMostaasémi (arabe 630g); un fragment du Keslzshaj de Zamakhshari: du commencement du quatorzième siècle (arabe 6315); un fragment d'un commentaire du commentaire du Koran de Berdhawi du commencement du quatorzième siècle (arabe 6313); un traité de traditions datant du treizième siècle (arabe 6325); un recueil d~ gloses sur le traité de jurisprudence d'Aboul-Ridja, de la fin du quatorzième siècle (arabe 6337); un 'fort ancien exemplaire des Makamat de Hariri (arabe 6382) ; un recueil de traités sur la lecture du Koran (supp. persan 1673); un recueil de Rau{is (supp. persan 1677); un commentaire en persan de la Kajiya d'Ibn el-Hadjib (supp. persan 1707). Mais l'importance de cette collection, qui provient presque entièrement de Samarkand, consiste surtout dans ce fait

1!)~

ARCHIVES MAROCAINES

qu'elle représente à peu près toute la science juridique et philosophique des Sartes et des Tadjiks de Boukhara, de Samarkand, de Kashghar, en somme des Musulmans du Turkestan russe et du Turkestan 'chinois, et qu'elle permet de se faire une idée très précise de la culture des gens qui vivaient dans ces contrées au dix-neuvième siècle, car une grande partie des volumes qui la composent ont été copiés à cette époque, Cela ne manque pas d'intérêt, et iI est probable que si l'on voulait se livrer dans le pays même à une enquête sur ce sujet, on se heurterait à plus d'une difficulté et que, tout au moins, on y mettrait un temps considérable sans être bien sOr de pouvoir obtenir tous les renseignements que l'on solliciterait, Cette étude n'est d'ailleurs pas à la gloire de ceux qui en fournissent les éléments, car l'on ne trouve guère dans cette' collection que les ouvrages essentiels pour une communauté musulmane lettrée à un minimum et les copies modernes des ouvrages de théologie et de grammaire montrent que la connaissance de la langue arabe, la base des études musulmanes, est en pleine décadence dans le Turkestan, En réalité, cette décadence remonte fort loin et elle ne date pas d'hier, car, déjà à l'époque des Timourides, on trouve, tant dans les livres que dans les textes épigraphiques, des fautes grossières, d'affreux barbarismes, qui montrent que, déjà à cette époque relativement lointaine, la connaissance de la langue arabe était très inférieure à ce qu'ell~ est aujourd'hui en Perse, où les étudiants en théologie, sans parler . des moudjtéhids, surtout ceux de Nédjef et de Kerbéla, sont • passés maitres dans les secrets des sciences du sar! et du nahv. Ces copies sont d'ailleurs, en général, exécutées par des gens sans soin, qui ne prennent aucun goOt à leur travaiI, qui n'indiquent presque jamais les titres des ouvrages, vraisemblablement parce qu'ils ne les connaissent plus, et qui sont ignares au point d'avoir oublié la division traditionnelle des livres les plus courants, tels que la Kaji)"a'

UNE COLLJ;CTION

D1~ ~IANt:SCRITS MUSUL~IANS

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d'Ibn el-Hadjib. En l'absence de tous autres indices, cette malfaçon et cette ignorance crasse et révoltante suffiraient à montrer l'irrémédiable décadence du peuple qui habite ces contrées,qtii furent jadis un foyer de science et de culture littéraire. :.
• ..

Le cursus des études classiques, des humanités, chez les Shiites de Perse, comprend l'étude des ouvrages suivants, dans leur ordre: 1° Les études de grammaire arabe : l'~';'''''';' de Zamakhshari, puis l' ~'..r.--\ de Mohammed el-Sanhadji, qui sont deux ouvrages élémentaires, la t! \(JI d'Ibn el-Hadjib, qui est un traité équivalent à l' ~'YI d'Ibn Malik; au-dessus de ces deux ouvrages, et plus complet qu'eux, se trouve le '.>.:JI";';, qui est un excellent traité de grammaire arabe, mais qui n'est pas classique en Perse; au-dessus, est le célèbre traité intitulé ~I d'Ibn Hisham et enfin, en dernier lieu, on étudie le com;R1entaire de la Kajiya d'Ibn el-Hadjib par Radi. La grammaire de Sibawaiyyih n'est point classique en Pe'rse et ses manuscrits en ont toujours été fort rares; c'est un ouvrage infiniment supérieur au Moghni et sur lequel repose, en somme, la connaissance parfaite de la langue arabe; c'est ce livre qu'il faudrait, en Orient, prendre comme base d'une renaissance des études philologiques; 2° Les études de logique, qui comprennent l'acquisitio~ de trois traités: les Glose, par MoUa Abd Allah Yezdi sur le ~, ~-4ï de Taftazani, le commentaire de la Shem.iy)"a par Kotb ed-Din Razi, l'auteur des ~~, puis le commentaire du .J!y 'YI ~Ua.. de Siradj .ed-Din el-Armavi;

200

ARCIIl\'ES

~IAROC'\I~ES

3° Les études de théologie, dont le programme est le suivant : le r)tOI ~~ de Nasir ed-Din Tousi avec ses trois commentaires, l'un par- Ali Koushtchi, l'autre par AlIamè Yousouf ibn el-Motahher e1-Helli qui vivait à l'époque d'Houlagou, le troisième par Abd er-Rezzak. el-Lahidjani, J'auteur du ,)L,.. ..;l'>j; 4" Les études de philosophie, qui comprennent le COIllmentaire des :))~\ d'Avicenne par Nasir ed-Din Tousi ou par Fakhr ed-Din Razi, le.~ d'Avicenne, les JU-l de Molla Sadra, et le commentaire par l'auteur lui-même de la t.~, qui a été écrite par Hadji Molla Hadi Sebzévari. L'étude de la jurisprudence comprend les études parallèles des sources de la jurisprudence ...wl J~\ et de la jurisprudence elle-même '.d. Les oUHages dans lesquels on étudie les sources de la jurisprudence sont, dans l'ordre de la difficulté de leur texte: les par le neveu de Zern

rl...

ed-Din ibn Mek.k.i; le J~\'l~!"i de Mirza Aboul-Kasem Koummi, le J.~l-J\ ,":",\:S'de Mourtéza el·Ansari, Ceux dans lesquels on étudie la jurisprudence proprement dite sont le r~\'\ d'el-l\tohak.k.ak el-Avval, qui a été fort bien

c;!r

traduit en français, le ~.A.n Wl ..... dont le texte est ,de Shahid el-Avval et le commentaire de Shahid elThani, les Persans le considèrent comme le meilleur line de droit qui existe; le ~L:!l ~ ~\ C..rJI, le texte étant de Mohakkak el-Avval et le commentaire de Bahr eloloum. Il "a sans dire que tous ces livres sont écrits en arabe.

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201

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Les fondements de la loi religieuse ~..u\ JY"'\ ousoul ed-di71 sont au nombre de cinq: l'unité de la Dh'inité .A.;;>y, la justice J~, la prophétie i~, l'imamat ~l.\ et la vie future ,)I.u; les ousoul ed-din forment, en somme, la philosophie spéciale à l'Islamisme, la philosophie scolastique qui, dans la terminologie arabe, est nommée r~ le meilleur ouvrage qui en traite est le commentaire par le célèbre Ali KOllshtchi du r~\ ~~ du non moins illustre astronome Nasir ed-Din Tousi. Tout ce qui est en dehors de la philosophie scolastique r~ porte chez les Musulmans le nom de ~Ç., philos~phie rationaliste, telle celle qui se trouve exposée dans les livres d'Avicenne et d'Averrhoès. Les auteurs arabes disent : ~~ r~l\

rW\

r)L.\,1 cJjli ~ Je. 'r..r-:J\ ~UJ\.;.Ai Je. '~\'I « La philosophie scolastique est la science par laquelle on connait Jes réalités des choses, autant que Je permet la capacité humaine, en suivant la voie de la loi de l'Islam» et ~~II

~ Je. cJ'{ i~ ~A'\ ~LU\ J..\i Je. ,~\,\ JJ~ twAJ~ 'Y r\ r)L.\'1 cJjli « La philosophie rationaliste est la science
par laquelle on connait les réalités des choses, autant que le permet la capacité humaine, soit en suivant la voie de la loi de l'Islam, soit en ne la suiyant pas. » La science qui traite des quatre fondements de Ja jurisprudence ~ est celle des ~\ JY"'\ alUaul el-jikh; pour les Schirtes, Jes quatre fondements de la jurisprudence sont: le Li\"fe ",:,,1.:0\, autrement dit le Koran, la Tradition UI qui comprend l'en·

rWi

ARCHIVES MAROCAINES

semble des traditions musulmanes ~,)l>'Y\, l'unanimité des docteurs

t 4 'YI

et la raison

JAJ\;

c'est en ce sens

qu'ils disent : t4'Y~ ~~ ":'~\ &- ~\ ~.rJ\ r~'Y\ ....liJ~ « Les préceptes de la loi religieuse sont dérivés du Koran, de la Sounna, de l'unanimité des docteurs et de la raison ». Pour les Sunnites; ces quatre fondements sont le Koran, la Tradition, l'unanimité des docteurs et l'ana- . logie If':il'. Cette seule différence suffii à elle seule à montrer la divergence absolue de l'esprit arabe qui entendait .résoudre les problèmes les plus difficiles par des analogies souvent contestables. car les choses de la vie ne s'encharnent guère d'après les règles de la logique, et de l'esprit iranien, qui entendait les traiter par la raison et le raisonnement. Tout le SchiTsme est en germe dans cette différence d'un mot, si légère et si inappréciable en apparence. Les préceptes de la loi religieuse se divisent en deux catégories. bien distinctes, les ~bW' ou pratiques du culte qui exigent une intention ~ de se rapprocher de Dieu. 'telles la prière, le jeOne. le pèlerinage, et les ~)l.l..l' qui forment plus spé. cialemen~ la partie juridique, la seconde, des traités de jurisprudence et qui règlent les relations des hommes entre eux, tels la vente, le louage, le divorce, etc. Les pratiques du culte sont toujours étudiées au commencement des livres de jurisprudence et elles en forment la première partie; elles manquent très souvent et la plupart de ces traités ne contiennent que Ja seconde. partie, celle des relations des hommes vivant en société.

Arabe 6309. Fragment d'un Koran. Cet exemplaire, qui est d'une très belle écriture neskhi, est probablement de la main du célèbre calli~raphe Yakout el-Mostaasêmi, qui a écrit des Korans de ce style et de cette dimensioft. XIII· siècle. 39 Ceuillets. '9 sur. 5 centimètres. Reliure en demi-chaflrin. Arabe 63.0.
Plusieurs sourates du Koran. Grosse écriture neskhi copiéë dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 98 Ceuillets. 20 sur .3 centimètres. Reliure en demi-parchemin. Arabe 63rr. Plusieurs sourates du Koran. Grosse écriture neskhi copiée dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX· siècle. 31 Ceuillets. 23 sur 15 centimètres. Reliure bouIthare en papier vert. Arabe 63.2. Plusieurs sourates du Koran. Grosse écriture neskhi de' la Transoxiane copiée au 89 Ceuillets.• 3 sur 21 centimètres. Reliure boukhare.
XIX·

siècle.

Arabe 6313.
Fragment du commentaire du Koran de Zamakhshari, slins titre ni nom d'auteur. La première sourate complète est la sourate Ya-sin. Ce volume porte le cachet du vakC de lia bibliothèque de Khadjè Mohammed Parsa, voir Arabe 6349' Très bon neskhi en partie vocalisé du commencement du XIV" siècle. '41 Ceuillets. 17 sur 15 centimètres. Reliure en demi-maroquin.

Arabe 6314.

~, i~

c:..r J ~~ 4.;n. Commentaire sur la elle~ns

K.asida el.Shatibiyya, traité en vers sur les 7

du Koran, par

AIlCIIIYES IIIAROCAI!'Œ!'\

Aboul-Kasem Mohammed ibn Ferro el-Shatibi (i- 590 de l'hég.), par Kasim ibn Ibrahim el-Kazwini qui, dans sa préface, déclare noir sui,·i les cours des meilleurs docteurs ès science de la lecture du Koran en Perse, dans le Hedjaz, dans le Yémen, en Syrie et dans d'autres pa}s musulmans et a"oir obtenu d'eux un diplôme lui conférant l'autorité nécessaire pour enseigner cette science; ce commentaire de la j..;>

~~\ ~'J ~L.)'\ n'est point cité par Hadji-Khalifa,
(1465 de J.-C.) et copiées en Perse. 26l; feuillets.

Assez bonnes écritures neskhi et nestalik datéo!s de BïO de l'hégire 21 sur I.J. centimètres, Reliure en demi-chagrin,
Arabe 6315.

,"olume dépareillé, peut-être le second, d'un oUHage ~estiné à l'explication des passages difficiles du commentaire sur le Koran de Beïdhawi. Cet ouvrage ne porte aucune indication de titre ni de nom d'allteur qui permette de l'identifier; il paralt plus ancien que ceux dont parle Hadji-Khalifa (t. l, p. 474); étant donnée la date à laquelle fut copié ce manuscrit, il est même impossible qu'il contienne les gloses de Shems ed-Din Mohammed ibn Yousouf el-Kermani (t 786). f:criture neskhi cursive, vraisemblablement de la première moitié du XIVe siècle. 94 feuillets. 25 sur 19 centimètres. Cartonnage.

Premier ,·olume d'un exemplaire, qui devait en comprendre trois, du commentaire sur le Koran de Beïdhawi, suiYi d'une poésie en persan sur la· lecture du texte koranique, intitulée dans la souscription ~

~l"AJ1 par un certain Mohammed Zahid, du nom des sept lecteurs,d'un
opuscule phonétique d'une page, d'une kasida en arabe, par Mohammed i~n el-Djézéri el-Shaféï, sur la phonétique arabe et sur la lecture du Koran a"ec des gloses marginales et intérlinéaires, Neskhi médiocre copié dans la Transoxiane '\'Crs le milieu du XIXe siècle. 95 feuillets. 13 sur 19 centimètres. Reliure boukhare en papier vert signée par un certain Molla 'roldash Sahhaf.

Arabe 6317,
Manuscrit sans titre, incomplet du commencement qui contient le

t:NE COLLECTION D'~ ~IANUflCnrTS ~IUSUL"A~S

205

recueil des gloses de Shi hab ed-Din Ahmed ibn Mohammed el-Khafadji e1·Misri It 1069) sur le commentaire du Koran de Beïdhawi. Bonne écriture égyptienne datée de 1036 de rhéRire (16z6 de J.-C.). 220 feuillets. 2'" sur ,6 centimètres. Reliure boukhare en papier rouge. Arabe 6318.

~\

~U;J' Recueil de prières arabes que les Musulmans

doivent réciter dans toutes les circonstances de la vie; il est précédé d'une tâble des matières qui rehvoie en partie à la pagination orientale du manuscrit, qui porte le cachet d'un kadi indien nommé Ismai! ibn Mohammed ibn Isman avec la date de '19'. Bonne écriture indienne du commencement du XVIIIe siècle. 166 feuil· lets. 24 sur 17 centimètres. Reliure boukharc recouverte de papier vert.

Recueil de prières et de litanies en arabe. Bonne écriture neskhi osmanlie copiée en 1119 de l'hégire (1707 de .1.-C.).94 feuillets. 17 sur 12 centimètres. Reliure turque en peau noire. Arabe 6320. Recueil de prières arabes traduites dans les interlignes en langue pero sane; l'auteur de ce recueil, qui était évidemment un Soufi, cite dans sa prérace Emir Seyyid Ali Hamadhani. Le "olume se termine par des prières en arabe d'une main très moderne. 80n neskhi persan. écrit à l'encre noire pour l'arabe, à l'encre rouge pour le persan, du XVIe siècle. 12i feuillets. 17 sur 10 centimètres. Reliure en demi.parchemin. Arabe 63:u.

~\ ~.JJ\

Je. c:..rJ'- Commentaire en arabe, sans nom

d'auteur,

sur une prjère. Le titre n'est Indiqué que dans la souscription et cette prière est vraisemblablement un ,,;rd de quelque confririe sunnite. Le commentateur invoque l'autorité de Houdjdjet el·Islam Mohammed el-Ghazali, de Mohyi ed-Din Abd el-Kader él-Djilani, du célèbre m}"stique Shébli, etc. Le commentaire est très développé. Bon neskhi arabe de la seconde moitié du XVIIIe siècle. 103 feuillets. 23 sur '4 centimètres. Demi-reliure.

, 4

200

ARCHIVE" MAROCAINES

Arabe 6322.

t:::,:!WI i~.

Edition annotée et amplifiée par Véli ed-Din Abou

Abd Allah Mohammed ibn Abd Allah el-Khatib, qui la termina en 742 de l'hégire, du ~I ~l..u qui contient toutes les traditions certaines et probables qui se trouvent dans les grandes collections et qui avait été rédigé par le docteur shafelte HoseTn ibn Masoud el-Ferra el-Baghavi (t 516 de l'hég.). Un exemplaire incomplet de cet ouvrage existe dans le fonds arabe sous le no 720. On trouve dans Hadji-Khalifa la liste des commentateurs du Mi.,Uat el·m~!abi" (t. V, p. 565); le présent exemplaire porte de npmbreuses gloses marginales. Bon neskhi indien cursif copié au XVlll e siècle par Djémal ibn Kémal, disciple de Mir Mousa. 2j6 feuillets. 26 sur 17 centimètres. Reliure en demi-parchemin. Arabe 6323. Le même ouvrage, précédé d'une table des matières. Assez bon nestalik indien vraisemblablement du nille siècle. 239feuillets. 29 sur 18 centimètres. Reliure .boulthare. Arabe 6324.

~j;JI ~I ~~ &- ~I L~I. Dictionnaire des traditions
musulmanes, par Djélal ed·Din Abd er·Rahman ibn Abi Beltr el·Soyouti. Exemplaire Incomplet de quelques feuillets du commencement. Bon neskhi copié en 1231 de l'hégire (181S de J.-C.) par Mohammed el-Djaaféri el-Shafél ibn Seyyid Mohanlmed. 448 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Reliure en demi-parchemin. Arabe 6325 • • Traité de traditions prophétiques sans titre ni nom d'auteur. Le premier chapitre complet (folio 46 verso) intitulé ~~I

&- ~~

r=:+" ~ J-i. ' on trouve avant ce' chapitre des traditions concernant la

~W\ commence par .Y-\ \;\ ~\ ~ ~ ~ ~.h .Y- 1l;~\
venue du Mahdi. Le manusC'rit se termine par des attestations d'oulémas qui ont lu ce recueil d'un bout l l'autre, le copiste ayant reproduit servilement les

VSI·: COLU:CTION DI,

~IA:-;V8CntT8 ~IC8VL"A:-;i'

:!II;

formes qui se trouvaient dans l'original, la plus ancienne est datée de 422 de l'hégire, la plus récente du 14 Safer 537 à Samarkand; ce manuscrit a été copié sur l'autographe. Très bel exemplaire en bon neskhi écrit presque sans points diacritiques, vraisemblablement du commencement du VII O siècle de l'hégire (Xlll o siècle). Le "olume porte en plusieurs endroits un cachet ainsi rédigé
\ " 0 0

L..'~

.M.:o.:A

~!J> ~j\ -dJ «

"akf des livres de Khadjè

Mohammed Parsa, 1255 •. Cf. Arabe 6349 et 638:1. 167 feuillets. 21 sur 17 centimètres. Demi-reliure en chagrin.

Arabe 6326.
Commentaire sans titre, par Saad ed-Din Masoud ibn Omar el-Tafta· zani sur le texte des A Aald de Nedjm ed-Din Abou Hafs Omar ibn M'lhammed el-Nésé6

<t 537 de l'hég.), intitulée ~~\J WI ~\ ~

(arabe 1285, folio 7S recto). Hadji·Khalifa (t. IV, p. 219) cite ce commentaire qui, dans le présent exemplaire, ne porte ni titre ni nom d'auteur. Bonne écriture copiée dans une ,'iIIe de la Transoxiane par un certain Ahmed Haïder (il) fils de..... Berdi el-Khaftari il dans la seconde moitié du XVIIe siè~le. 153 feuillets. 24 sur 1~ centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier vert signée Mirek Khadjè Sahhaf avec la date de 1094: Arabe 6327. Commentaire de Saad ed-Din Masoud el-Taftazani sur les .4kaïd Jl: el· Néséfi. Maunis nestalik cursif copié dans la Transoxiane, aux em'irons de la moitié du XIX' siècle. 273 feuillets. 19 sur Il centimètres. Reliure boukhare. Arabe 6328.
1"

Commentaire sur les AAaid ~li.J~ ~\ ~\ de ~edjm

ed-Din Omar el-Néséfi par Saad ed-Din Masoud ibn Omar el-Taftazani: voir les deux numéros précédents. Cet exemplaire, qui ne porte ni titre ni nom d'auteur, • été copié, avec un nombre d'intermédiaire5 inconnus, sur le manuscrit original de Saad ed-Din el-Taftazani, car il est dit dans la souscription que le présent commentaire de5 .Ik.lï.t d'c1Néséll • été terminé le jeudi 29 Sh.aban 768 de l'hégire. La copie e5t datée de 1254 de l'hégire (1838 de J.·C.).

ARCIII'·ES M.\ROCAINE8
2· Gloses, sans aucune indication de titre ni de nom d'auteur, sur le commentaire de Saad ed-Din Masoud ibn Omar el-Taftazani sur les AAaid de Nedjm ed-Din Omar el-Néséfi (voir arabe 6330). Assez bon nestalik copié dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX· siècle. 153 feuillets. 26 sur 16 centimètres. Reliure boukhare signée par Mohammed Emin Sahhaf.

1° Commentaire, sans aucune indication de titre ni de nom d'auteur, par Saad cd-Din Masoud ibn Omar el·Taftazani sur les AAaïd de Nedjm ed-Din Abou Hafs Omar ibn Mohammed el-Néséfi h'oir arabe 6326). 2° Gloses sur ce même commentaire, sans aucune indication, et dif. férentes de celtes qui se trouvent dans le nO 6330. Nestalik passable copié dans la Transoxiane au commencement du XIX O siècle. 152 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boukhare couverte de J)apier vert.
Arabe 6330.

Gloses, sans aucune indication, sur un traité d'AAaid qui est certainement le commentaire des ~liJ' de Nedjm ed-Din Abou Hafs Omar ibn Mohammed el-Néséfi par Masoud ibn Omar el-Taftazani. L'ouvrage glosé commence par

~~\ ~l&.., Jw:J ~I,; J~ ~ ~I

Je- ~

r~"Y~ c:~\ ;ce commentaire, d'après le catalogue d'A Iger (p. 147),
commence par ~I,; J~ ..A.>~\ ~. ~I, ce qui correspond au

0li ~J ~I ~).. ~6.-~

..JT Je-J ~I Je- ii~~

.commenœment du texte glosé dans le présent volume (voir nO 6326); un autre exemplaire de ces gloses se trouve dans le n° 6331, d'après la souscription de cet exemplaire, ces gloses porteraient le titre de

~liJ\

Je- -,-""Y\ Je-.

Le commentaire de Taftazani sur les AAard a très souvent été glosé. Nestatik passable copié dans la Transoxiane, vraisemblablement dans la première moitié du XIX· siècle, par un certain Baki Mohammed ibn Mohammed Kasem Boustani. 77 feuillets. '9 sur 12 centim~tres. Reliure en cuir.

U~E COLLECTION DE" MANUSCRITS MUSULllJ,\~S

200

Arabe 6331.
ID Gloses sans aucune indication sur le comn:'entalre des Akald de Nedjm ed·Din Abou Hafs Omar ibn Mohammed el-N'éséfi, par Masoud ibn Omar el-Taftazani, :e même ouvrage que ceiui qui est décrit sous le nO 6330. 2· Gloses par Mohammed Ismet Allah ibn el-Boukhari sur la seconde

partie

(",,:1.:1\ ji..J\

dit la souso.:ription,

c.r

..,>\ j\dans l'introduc-

tion) d'un commentaire sur les Akaïd, qui n'est pas autrement désigné, et qui est le commentaire de Saad ed-Din Masoud ibn Omar el-Taftazani sur les Akald d'Omar el-Néséfi; ces gloses commencent avec les chAtiments d'après la tombe et l'interro~atoire des deux anges Mounkir et Nékir (Arabe 1234, folio 60 verso). Cette division du commentaire de Taftazani est tout artificielle; d'après la souscription, le titre de ces gloses est: ~\AJ'

J' ~, ~\ (sic).
,)~\~\.
'Si feuillets.

Nestalik copié dans 'a Transoxiane par un certain rar Mohammed ibn Bédel Mohammed Aksakhal (la barbe blanche) de la tribu de Kounghourat f
21

il.,G."..\, de

la ville d'Astérabad ?

sur 14 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier vert.

A,-abe 6332.
Gloses sur un commentaire des Akaïd d'el-Néséfi ~I ~lG.J' krit par "auteur persan nommé Abd el-Hakim ibn Shems ed-Din ct vers 1062), et rédigées par un auteur qui n'est pas nommé; ces gloses paraissent avoir été recueillies par Abd el-Hakim lui-même, qui porte dans la littérature musulmane les surnoms d'el-Sallkoutiet d'el-Hindi. L'ouvrage est dédièà l'empereur timourlde de l'Indoustan, ShAh-Djlhan. Des traités krits par Abd el-Hakim sont décrits dans le cataloRue des manuscrits arabes de Berlin (n'" 23#,5264, (901), dans le catalogue de Paris (n"" 1046 et (242) et Arabe 6375. Bon nestalile indien de la fin du xml D siècle; 191 feuillets: 19 sur 1 1 centimètres. Reliure boukhare.

.trabe 6333.
Conlmentaire sur les ~~\ ~lQ,J\ du Ieadi Adhod cd-Din Abd erRahman ibn Ahmed el·ld;i
ARcn. ".\ROC. xv. Il.

ct ;56 de

l'hégire) par Djélal ed-Din MoIl

1 4 •

210

ARCIIIVES IIIAROCAINES

hammed ibn Asaad el-Siddiki el-Davani. Hadji-Khalifa (t. IV, p. 217, et Keshf eI-{ounoun, Il, 117) fait un grand éloge des el-dard-el4dhodiyya que leur auteur termina seulement douze jours avant sa mort. Djélal ed-Din Mohammed ibn Asaad el-Davani mourut en 907 de l'hégire et ce commentaire fut également la dernière de ses œuvres. Il fut composé dans la petite ville de Djiroun près de Damas. Le commentaire d'el-Davani (ut glosé par Molla Yousouf ibn Mohammed-Khan el-Karabaghi el-Mohammed-Shahi, qui mourut postérieurement A l'année 1033; Karabaghi composa ces gloses vers l'ann~e
1000; quand il vit les annotations marginales ~ d'el-Khalkhali et

qu'il les eut lues, il trouva que, dans ce travail, el-Khalkhali était d'une opinion conforme A ce qu'il avait écrit; il recommença alors son livre et il introduisit ses gloses par

J.,ï\ (éd. J.,ï), et, dans le

courant de réfuta les

son texte, il désigna les annotations d'el-Khalkhali par vrage

J.ij ; il

objections que cet auteur avait (aites et il nomma ce nouvel ou-

c.r~\ ~)j\

J

c.r~1 t..:;- ; il (ut terminé

A Boukhara en

l'année 1033. 1° Les gloses de HoseYn el-Khalkhali el-HoseYni avaient été termInées en 1014 de l'hégire, - Il existe encore sur le cam mentaire d'el-Davani des gloses qui ont été écrites par Molla Ahmed ibn Mohammed, le petit-fils du dlèbre Taftazani (t 9061, on y trouve des citations de Mir Sadr el-Shirazi et de Molla Hakim Shah Mohammed ibn el-Moubarek el·Kazwini (t 902). Les Alafd d'el-Idji ont été commentées par d'autres auteurs dont les noms sont donnés par Hadji-Khalifa. Neskhi copié dans la Transoxiane par un certain Khadj~ Mohammed, connu sous le nom de Baba Ibn Molla Sabri Ali. 2° Les premi~res gloses, écrites vers l'année 1000, par Molla Yousouf Ibn Mohammed-Khan el-Karabaghi el·Mohammed·Shahi <t vers 1033), sur le commentaire de Djélal ed-Din Mohammed el·Siddiki el-Davanl iur les~..w.J1~laJ\. Neskhl médiocre copié dans la Transoxiane dans la première moitié du SIXO sikle. 158 feuillets. 20 sur 13 centimttres. Reliure en cuir brun. Arabe 6334. Fragment d'un.cahier contenant des gloses sur un traité de théologie. Neskbi médiocre copié dans la Transoxiane au milieu du J:VU" sikle. 106 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

UNE COU.F.CTION

DJ~ ~'.\NVSCllITS )1Vf't:L)'AN~

Sil

..lrabe 6335.
Traité, sans titre ni nom d'auteur, ni indication quelc'Jnque, qui est un recueil de gloses d'un commentaire d'un traité de théologie. Nestalik cursif de la Transoxiane du milieu du XIX· siècle. 89 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Demi-reliure.

,lrabe 6336.
Second volume, comprenant les

.::,,:>t.\..tl

de la ~I-43\, commen-

taire du précis de droit hanéfite ~.x41 ~ I~ de Borhan ed-Din Aboul

.

Hasan Ali ibn Abl Bekr ibn Abd el-Djélil ibn el·Khalii el-Marghinani, par l'auteur lui-mème (t 593-de l'hégire). Exemplaire incomplet du commencement et de la fin. Assez bon neskhi copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 303 feuillets. 26 sur 19 centimètres. Reliure en demi-par.chemin. Arabe 6337. 1" Recueil de demandes sur des. questions de droit

-.

\:L:...,\

avec les

réponses en persan et la signature des docteurs qui les ont formulées.

y

~1,i gloses sur le ~I ~ ~I

y,

traité de jurispru-

dence han~6te composé par Aboul-Ridja Nedjm ed-Din Moukhtar ibn Mahmoud ef-Zahidi el-Hanéfi (t 658); quoique ce line ait joui d·une assez gr1nde vogue dans l'Islam, plusieurs savants le tiennent en suspicion parce que son auteur était affilié à la secte des Motazellitell et parce qu'il rapportait les traditions d'une façon défectueuse. La principale source du Kouniet el-mounyet li-tetmilll el-ghouniet est le ~I ~ qui avait été composé par le maltre de l'auteur, Bédi ibn Abi Mansour el-Iraki. Ce livre a été abrégé par Djémal ed-Din Mahmoud ibn Ahmed, connu sous le nom d'Ibn el-Serradj el-Kounévi, puis el-Dimeshki, elHanéfi, mort en 770 (Hadji-Khalifa, t. IV, p. 572). Les présentes gloses sont anonymes et le copiste déclare qu'il a copié tout ce qui se trouvait dans le manuscrit quil a,-ait sous les yeux, sans garantir qu'il était complet ; le manuscrit porte au dernier feuillet une note d'un lecteur datée de 919 de l'hégire. Assez bon neskhi cursif copié sans points diacritiques, vraisemblablement de la fin du XIve siècle. 155 feuillets. 18 sur '4 centimètres. Reliure boukhare en cuir.

212

ARCIIIVES

.'AROCAI~ES

.l,.abe fi338.

~~.rJ1 J~. Commentaire sur la ~~I"""I ~l:L. j ~~)I ~\jJI traité
de jurisprudence hanéfite de Borhan el-Shéria Mahmoud par Obeïd Allah ibn Masoud. Exemplaire incomplet de la première page(cf. Arabe 908-913). Bon neskhi persan du X\"II' siècle. 340 feuillets. 24 sur 17 centimètres. Demi-reliure.
Le même ouvrage.

Assez bon neskhi copié dans la Transoxiane en 1245 (1829 de J.-C.); 241 feuillets. 29 sur 21 centimètres. Reliure en papier "ert de la Transoxiane.

~1-4!1

J:L. j ~~~)I ~\jJ~.

Abrégé du commentaire du

précis de jurisprudence hanéfite de Borhan ed-Din el-Marghinani (Arabe 843) par l'imam Borhan el-Ouléma (Oorhan el-Shéria Mahmoud ibn Sadr el-Shéria), écrit par son petit-fils, Obeïd Allah ibn Masoud ibn Tadj el-Shéria. Obeid Allah fait, dans la courte préface de cet abrégé, un grand éloge de l'œuvre de son aleul, et déclare qu'il a eu le dessein d'en écrire un abrégé que les étudiants en théologie pussent facilement apprendre par cœur. Obeid Allah a également écrit, sous le titre de ~.rJI..)~, un commentaire sur les passages difficiles de la.

Fika;et el-r;'·a;et; voir Arabe 6338. ~ Bonne écriture neskhi copiée dans' la Transoxiane probablement à la tin du xvm' sil!c1e. 207 feuillets. '9 sur .3 centimètres. Reliure b(lukhare reco""'~r~e de papier roug~ sign~~ Abd el-Ghani Mohammed Alim
çhS,,"h~r,

. .

.,

A"abe 634" te même ouvrage. Gros neskhi copié dans la Transoxiane "ers le mitieu du 'l,x· siècle. 210 feuillets. 25 sur 15 centimètres. Reliure boul.:hare en cuir rou((c.
A ,.abe 63..2. Le même ouvrage. Assez bon neskhi copié dans la Transoxiane' en 1211 de l'hégire (1796 de L-C.). 244 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demiparchemin,

liNJo: COLLECTIO:'l'

lm

)I.-\:-W~C"IT~

:\Il'!'l'UIAN!'

:11:1

Le même ouvrage; copie contenant de nombreuses gloses. Assez bon neskhi copié dans la Transoxiane dans la première moitié du XIXO siècle. 204 (euillets. 26 sur 20 centimètres. Reliure en cuir brun. A,.abe 6344.

Traité arabe par Keidani sur les 5 ahkam L..;,JI r~'YI qui

sont les .:..~

1" =

~.',), les ~ :::.: ,,:,~, les .:..l.~, les
auxquels l'auteur a ajouté les

.:..u..J";::', les ':"b.~

.:..1...\-4.. « choses

qui annulent» comme par exemple le rire dans la prière. Cet opuscule, qui est divisé en 8 chapitres correspondant A chacune de ces subdivisions, est rédigé ~ous une (orme très abrégée à l'usage des étudiants pour qu'ils puissent l'apprendre par cœur; le nom de l'auteur n'est cité que tout à la fin, dans .un distique persan; Keidani est cité par Hadji.Khali(a sans date ni autre indication (t. IV, p. 368); cf. Arabe 6392. Il se nom· mait en réalité Lout( Allah el-Néséfi, surnommé el·Fadil el·Keidani. Un commentaire de ce traité existe sous le n° 6393.
28

Abrégé de la ~li "II. traité de droit écrit par Borhan el-Shéria wed·

Din Mahmoud ibn Sadr el-Shéria, par Obeld Allah ibn Masoud Ibn Tadj el·Shéria, petit-fils de l'auleur. ~est8lik passable copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 120 feuillets. 26 sur 15 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier '·ert.
A"ab~

6345.

~I c,;...~ ""b.

J

~.,,:JI. Commentaire par ObeYd Allah

(t 747 = 1346 de J.-C.) du célèbre traité des
hanéfite qu'il avait écrit sous le titre de

ibn Masoud ibn Tadj t:1-Shéria el-Mahboubi el-Boulchari cl-Hanéfi sources de la jurisprudence

J.,....'YI

~ (Hadji-Khali(a,

Diet. bibl., t. Il, p. 443 et ssq.). Par suite de sa grande importance, le e/-taudhih, quoiqu'étant un commentaire, (ut considéré par les Juristes musulmans comme un texte original et (ut souvent commenté; le meilleur de ces commentaires est celui qui (ut écrit par Saad ed-Din Pttasoud ibn Omar el·Tartazani (t 792= 1389 de J.-C.); il est connu SOU5

letitrede~I J:.\».

-uS"J

~.".L:II et T~ftazani Je

termina en

21-1

ARCIII\'ES &IAROCAINES

l'année 758 (= 1357) dans la Transoxiane. Le nombre des glossateurs. du Ta/pih fi-kash! hakaik el-tenkih fut considérable, Hadji-Khalifa cite les gloses de Molla Hasan ibn Mohammed Shah Fénari (t 886 1481 de J.-C.) qu: furent dédiées à Ba~'ézid Khan, fils de Mohammed Khan elFatih, alors qu'il était prince héritier, ce qui (Acha le sultan, de Ali ibn 1413 de J.-C.), de Mohyi Mohammed el-Djourdjani el-Hanéfi (t 816 ed-Din Mohammed ibn Hasan el-Samsouni (t 9'9 1513 de J.-C.) et d'autres. Écritures nestalilc passables de deux mains copiées dans la Transoxiane vers le milieu du XIX· siècle. :f37 feuillets. 25 sur ,6 centimètres. Reliure boukhare en papier "ert.

=

=

=

Le même ou\'rage. Exemplaire incomplet du commencement. Nestalik médiocre copié dans la Transoxiane en 1213 de l'hégire (1798 de J.-C.), par Mohammed Kobad. 315 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Demi-reliure. Arabe 634i. en arabe par Mohammed el-Djézéri el·ShaféT (t 833) sur les pratiques religieu~es Je l'Islamisme .:."b~ : il est rédigé presque entièrement à l'aide de traditions musulmanes ~,)l:.-' empruntées à des ouvrages qui sont indi"" qués dans la prHace et que l'auteur désigne dans son texte par des sigles, le Sahih d'el·Boukhari, le traité de Mouslim, les Sounou" d'Abou Daoud, le traité de traditions de Termidhi, de Nésayi ~L:.JI, d'Ibn Madja el-Kaz,,"ini, le Sahih d'Ibn Habban, le Sahih el-moustadrak par • el-Hakim, un traité d'Abou 'Anna, d'Ibn KhozaTma, le MOIIPatta, les Sounoun d'el-Darakotni, un traité d'Ibn Abi ShaTba, le Mousnad de l'imam Ahmed, un traité d'el-Bezzaz, d'Abou Ya 'Ii el-Mausili, d'elDarimi, le el·Mo'djem el-kébir', le el.Mo'djem el-ausath et le elMo'djem el-Naghir' de Tabérani, une prière composée par ce même a uteur, un ou"rage d'Ibn Mardouvayyih (Ibn Merdouyah en persan), un de el-Beïhaki. les SOUIIOlm d'el-Kabirluh, le Amal el-yom wel·tellet par Ibn el-Sounni. Ce traité contient les traditions qui ont trait à l'excellence .i! la prière et de la récitation de la formule « Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah., aux règles de leur récitation, à la (açon dont

~,rl! ~ f~~ 0~' ~1. Trait~ sunnite

.

UNI'; COLLECTION DE ~IA1'CUSCRI1'S )n:SUUIANS

215

les prière!; sont euucées, aux noms d'Allah, à la longueur de la vie .et de nombreuses formules de prières. Le el-Housn el-hasin fut termine par son auteur au mois de Zilhidjdja 791 dans son médrésè qu'il avait fait construire à Damas, au lieu dit Raas 'Altabat el·Kittan. Cet exemplaire est incomplet du commencement et le début de la préface a disparu avec le titre et le nom de l'auteur; un exemplaire com. plet existe dans le fonds arabe sous le numéro 1169. Neskhi passable copié en g60 de l'hégire (1552 de J.-C.) par Shah Mohammed el-Marghinani qui a marqué dans sa souscription une passion contre nature pour un personnage de son sexe. 93 feuillets. 20 sur .3 centimètres. Reliure boukhare en peau rouge. Arabe 6348. Commentaire sur un tenant les
trait~

de droit sunnite. Le premier volume, conXVII'

.:"b':-", est perdu.
siècle. 177 feuillets. 27 sur
20

Bonne écriture neskhi du mètres. Demi-reliure.

centi-

Arabe 6349.

\.....)~ ~...r,:-A;

Je. .:,,)t,,.J\:JI L,r· Fragment de commentaire sur
.

les Interprétations des passages d'un sens particulièrement douteux que· l'on rencontre dans le commentaire d'un traité de droit ~ composé
'.

par le célèbre docteur souli Mohammed Parsa; ce volume est le septième de l'ouvrage complet. l'auteur est souvent nommé Mohammed ibn Mohammed ibn Mahmoud el-Sheikh el-Boukhari (Arabe 4253, 2); ce personnage, qui vivait dans la seconde moitié du IX' siècle de l'hégire, composa et commenta une dida sur les croyances des Musulmans. avec le titre ~I ~ ~lI.lI ~.,), ~~, dont un manuscrit existe l AIRer (Fagnan, CatalOlfllt, page 155). Très bel exemplaire en bon neskhi cursifdu milieu du xv' siècle contemporain de l'auteur, portant plusieurs fois répété un cachet de "dl, ainsi

J'

& c.,r

rédigé \,. •• \.....)~ ~ ~!r'~ ~J c Valtf provenant des livres de Khadjè Mohammed Parsa, (année) 1255,. cf. n" 6325 et 6382. 195 feuillets. 20 sur 16 centimètres. Reliure boukhare en cuir estamp~ portant la signature de Abd el-Ghanl ibn Mohammed Alim Sahhaf.

j'

2lfl

Anr.III\"ES :\/"nOCA/:'\E!'I

Arabe 6350.

Traité sunnite sur les sources de la jurisprudence, sans titre ni nom d'auteur, ni aucun r~nseigncment, commençant par (sic) J~I

.JI;

~b o.:Jl:.\Ji d: ~l.
Manuscrit copié dans la Transoxiane dans un neskhi assez cursif et inélégant, vers la moitié du ~IX· siêcle. 103 feuillets. 21 sur 15centimètres. Reliure en toile grise.
A,·abe6351.

c..~' o.:J\::S':" Traité de grammaire arabe composé par Nasir ibn Abd
el-Seyyid el-Motarrizi ("\- 610) pour l'usage de son fils et divisé en 5 parties dont le détail est donné pu Hadji-Khalifa(t. V, p. 582) et par t'auteur au commencement de tous les exemplaires. Le Misbah est composé d'après les travaux du célèbre grammairien Abou Bekr Abd el-Kahir ibn Abd er-Rahman el-Djordjani et les travaux similaires; il a été souvent commenté. Le présent exemplaire contient de nombreuses gloses. Bonne écriture copiée vraisemblablement dans le Turkestan chinois en 1084 de l'hégire (16i3 de J.-C.), par un certain Daoud, ftls de Sheikh Mohammed Sadik Thaniséri. 102 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Reliure en cuir rouge.
A"abe 6352.

Recueil de fragments de recueils de gloses sur des commentaires de la Kafiya d'Ibn el-Hadjib; le premier de ces fragments commence avec les mots qui se déclinent et se conjuguent avec la l'oyelle 0/1 sur la ~ernière radicale, il appartient à un recueil des gloses de Seyyid Shérif . Ali ibn Mohammed el-Djordjani sur le commentaire de la Kafiya par le sheikh Radi ed-Din Mohammed Ibn el·Hasan el-Astétabadi qui fut terminé, d'après Hadji-Khallra (t. IV, p. 71, en 683 de l'hégire, et dont le cé· lèbre Soyouti a fait un très grand éloge. L'immense quantité des commentaires de la Kafi)"a, qui s'élève jusqu'au nombre de 400, à ce que l'on prétend, et la multiplicité de leurs gloses en rendent l'Identification impossible. Écriture nestalit médiocre de plusieurs mains copiée dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· si~c1e. 148 feuillets. 14 sur 21 centimètres. Reliure boukhare en papier vert.

mm

COLLECTION DE

~IANVSCRITS

)1t:SVL)t.\ .... S

:!Ii

.·\I·abe 6353.

4\(3\ .::..~ ~ 4b ~~i.

Traité écrit pour expliquer les dif-

ficultés qui se trouvent dans le texte du traité de grammaire d'Ibn elHadjib intitulé el-Kafi)"a, par Abd er-Rahman ibn Ahmed el-Djami, également intitulé ~~\ ~~', du nom du père de l'auteur, Zi~'a ed-Din Yousouf. Cet exemplaire a été copié sur l'autographe d'Abd erRahman el· Djami qui fut terminé en 897 de l'hégire. Bien que ce commentaire soit classique, c'est un ouvrage de jeunesse dans lequel les inexactitudes ne manquent pas. I!:crilure neskhi médiocre de plusieurs mains copiée dans la Transoxiane en 1247 (.831 de J .-C.). 2:1~ feuillets. 18 sur .2 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

Le même ouvrage, incomplet de la fin. Neskhi et nestalik passables copiés dans la Transoxiane dans la première moitié du' XIX· siècle. 140 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

Arabe 6355.
Le même ouvrage, avec des gloses. Assez bon nestalik copié dans la Transoxiane au commencement du x.x· siècle: 255 feuillets. 23 sur 14. centimètres. Reliure boukhare.

Le même oUl"fage, avec des gloses et des indications de certains cha· pitres introduits par le bismlllah comme s'il s'àgissait d'ouvrages indépendants; la copie n'est pas terminée. Nestalik passable copié dans la Transoxiane "ers le milieu du XIX· siécle. 212 feuillets. 26 sur 16 centimètres. Reliure boukhare•

..t,·abe 6357.
Le même ouvrage, exemplaire incomplet de la fin. Assez bon neskhi copié dans la Transoxiane, probabl~ment dans la première moitié du XIXO siècle. ''J7 feuillets. 23 sur .5 centimètres. Reliure en peau noire.

:!1I1

ARCIIIVI':S )IAnOC.\lNES

.4rabe 6358. Le même ounage. Mauvaise écriture neskhi copiée probablement dans l'Azerbeidjan dans la seconde J:TIoitié du XIX· siècle. 128 feuillets. 20 sur 15 centimètres. Demi-reliure. "lrabe 6359. Closes par Abd el-Ghatrour el-Lari, disciple de Djami (t 9121, sur le commentaire intitulé : ~\(jl .:.,,}lt:... ~ ~~ ~I; par Djami, sur la Kajiya d'Ibn el-Hadjib: le nom du glossateur n'est indiqué que dans la souscription du volume. C'est de cet ounage que parle Ha<Jji·Khalifa (t. V, p. Il): il dit a"ec raison que ces gloses ne s'étendent que jusqu'à la moitié em'iron du commentaire de Djami: elles s'arrêtent ,exactement au milieu du "erso du folio H du man. arabe 4044. Ces gloses sont toujours imprimées dans les marges du commentaire de Djami. Parmi les travaux dorit le commentaire de Djami a été l'objet, HadjiKhalifa (t. V, p. 10 et ssq.) cite des annotations au commencement de ce commentaire par Hasan el-Bahri, des annotations par Molla Ali ibn Amr Allah qui furent composées pour être dédiées à Sultan Sélim, fils de Soleiman Khan, une dissertation par Abd Allah el-Azhari avec le titre de """~ ~ J un traité de Rloses par Molla el·'AIIAmek Mohammed ibn Mousa el-Bosnévi, dans lequel l'auteur s'attache à rétorquer les objections de Ibrahim ibn Mohammed Arabshah, et qû'i1 termina en 1035. Molla Ismet Allah ibn Mahmoud el-Boukhari écrivit sur ce commentaire des gloses qui. comme celles d'Abd el-Ohatrour el-Lari, s'étendent à peu près jusqu'à la moitié, Molla Abd Allah ibn Doursoun, plus connu sous le nom de Feïzi ct 1019\' jusqu'aux noms qui portent la voyelle 011 sur la derni~re consonne. Moslih ed Din el·Lari (t 979), qui combat les opinions des commentateurs tels qu'Ibrahim ibn Mohammed Arabshah et Abd el·Ghalrour et qui réunit un grand nombre de notes très utiles, Shah Mohammed ibn • Ahmed el-Samarkandi, et Ghars ed-Din Ahmed ibn Ibrahim el-Halébi (t 97 1), q~i va jusqu'à la fin des mots vocalisés en ou, écrivirent aussi des gloses sur ce commentaire. Assez bon neskhi copié à Boukhara i.;> lAJl i~l dans le coll~ge de l'Imam Se~'yidMohammed Shérifel·Boukhari en 1288 (1871 de J••q·par Molla Abd er-Rezzak ibn Khal-Mohammed Fani, du village ~e Ourmiten

r}t)Je. """Ln ."AlI,

~.JJl dans la juridiction de Pendjket, 255 feuillets. 21 sur 14 centimètres. Reliure boukhare signée du Molla Abd el-Ghanim Sahhaf.

UXF: COLU:CTrON m: \IA!'\UI:CRIT!':

"U~UL~IAN~

21!.

Arabe 6360.
Gloses par Ibrahim ibn Mohammed Arabshah el-Isféraïni Isam edDin sur le com~entaire de la 4~ intitulé ~~I ,A,J~\ par Djami. Hadji-Khalifa (t. V, p. ro) parle de ces gloses dans son Dictionnai"e bibliographique et dit que leur auteur, qui n'était p:lS toujours de l'avis de Djami, est mort en 943 (1536). Isam ed·Din était également d'un nis diamétralement opposé à celui de l'iBula Abd el-Ghaffour qui est l'auteur d'un gros commentaire sur la Kaji)·a. Les gloses de (sam ed·Din ont été glosées par le Molla Mohammed qui est plus connu sous le nom de Menla-Zadé el-Kourdi, et qui, d'après le biblioRraphe ottoman, est mort à une date postérieure à l'année 1070. Des ~nnotations ~ au commencement du commentaire de Djami ont été écrites par Hasan el-Bahri, par Ali ibn Amr Allah qui les dédia à Sultan Sélim, fils de Sultan Solelman Khan. Manuscrit de plusieurs mains. nestalil.; et neskhi, dont la plus ancienne est vraisemblablement de l'extrême fin du XVIe siècle.• 65 feuillets. r8 sor r3 centimètres. Reliure boukhare en papier vert.

Le même ouvrage. Assez bonne écriture boukhare du milieu du XIX siècle. 126 feuillets. 26 sur 16 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier noir et signée par le Molla Baba Khan Sahhaf.
Arabe 6362.
Recueil de traités de grammaire arabe. rO La ~t:JI, traité de grammaire arabe par Ibn el-Hadjib. 2· Opuscule en arabe, sans titre ni nom d'auteur, sur les lettres qui servent à la flexion de la langue arabe. 3° Le traité des cent régissants par Abd el-Kahir ibn Abd el-Rahman el-Djordjani. 4· Traité en arabe, sans titre ni nom d'auteur. sur la conjugaison et la déclinaison arabes, 5· Opuscule en arabe, sans titre ni nom d'auteur, sur la conjugaison, divisé en quatre chapitres. 6° Traité de grammaire arabe, en langue persane, sans titre ni nom d'auteur.

220

ARCHI\'ES

~IAROCAI;'lIES

.\~sez bonne écriture nestalik copiée dans la Transoxiane dans la pre· mière moitié du XIX e siècle. 69 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boul;hare.

Arabe 6363.
Fra~ment

d'un dictionnaire arabe rangé d'après l'initiale des radnes.

Le chapitre du J(l commence ainsi : "üJ

,)1."aJ' ":,,,l..u ,)J".Le ""~.)

15,)liJ .ci
Très beau nesl;hi copié Haisemblablement en Syrie au xv· siècle. 239 feuillets, 30 sur 19 centimètres. Reliure en demi-chagrin. Arabe 6364. Recueil de traités de grammaire arabe. 10 Traité d' .:.,.b~ en arabe, sans titre ni nom d'auteur. 20 La ~\(JI d'Ibn el-Hadjib dont le copiste a fait plusieurs traités, dont il fait commencer le second à ,:",~';.).I (man. 402;, folio 7 \'ersol et le troisièm-e à .:.,.~~I (man.402;,folio 12 recto). 3° Traité sur la déclinaison ":,,,'f)l' .:.,.l(..".. sans titre ni nom d'auteur. 4° Traité sur la conjugaison ~, j ~~,.,....:a:!', sans titre ni nom d'auteur, incomplet de la fln. 5° Le m~me oUHage, également incomplet. 6° La ~\(J' d'Ibn el-Hadjib.

1" .......lAJl (sic) ~ J,.;.lAJ' fl.)I' (sic) ~ ~,

l. J'. ~, j J..~'

"';~.;.> ~)I ~e.:t.', les cent régissants d'Abd el-Kahir ibn Abd
er·Rahman el-Djordjani. 8° Traité de grammaire arabe en persan, 9" Fragment d'un opuscule arabe sur les mutations des lettres ëlif, ",al1, ya, lne Opuscule en arabe sur la conjuRaison, divisé en quatre sections. 11° Traité de grammaire arabe en persan, le m~me que le nO S. 12° Fragment d'un traité de grammaire arabe en arabe, Neskhl médiocre copié dans la Transoxiane au XIX· siècle. 175 feuil· lets. 20 sur 13 centimèlres, Reliure boukhare.

UNE COLU:CTION DE :\1.\Nl:SCRlTR

~IUSUf.:\'.\N!'

221

"trabe 6365.
Recueil de traités de grammaire arabe, en arabe. La el-Ka(iya, traité de grammaire par Ibn e1-Hadjib.

,0

Traité sur les voyelles de la déclinaison

":",,1,,r\'1 .:.,,(~,

sans

titre ni nom d·auteur. 3° Traité sur la flexion du verbe ~Ij~~\, sans titre. ni nom d'auteur. tcritures nestalik passables écrites dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX" siècle. 65 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

A"obe 6366.
Hccueil de traités de grammaire arabe.
1-

La

4 \(JI, traité de grammaire arabe par Ibn el-Hadjih.
":""I,,r\'\ ,:",(~, en arabe. régissants p l j J,.lyJ\ de Ab~ el-Kahir ibn Abd
er-

2U

Traité sur la déclinaison arabe

3" Les cent Rahman el-Djordjani. 4· Traité sur la flexion de la conjugaison, ~I

j

~~l, en arabe.

5° Traité en persan, sans titre ni nom d'auteur, sur la conjugaison arabe. 6° Précis de la grammaire arabe, en persan. Grosse écriture nestalik copiée dllns la Transoxiane en 12ÙO de l'hégire (1844 de J.-C.). 76 feuillets. 20 sur '2 centimètres. Reliure boukhare.

Arabe 6367.

'"' p l

r.lt. J ~ ,)UJ\'1. Précis sur la morphologie arabe en
a..J c.r
j ~li~\ ~\,.b..

arabe, sans nom d'auteur, divisé en une préface et trois sections qui correspondent au "erbe, au nom et à la particule; ce précis est suivi d'un opuscule de trois pa8es sur la lecture du Koran. par l'Imam Abou Mansour el-Matoridi.
2"

~\.&,Jl ~~

Commentaire par

Saad ed-Din sur le traité de morphologie arabe communément nommé
~,)"....:' de Djar Allah Aboul·Kasem Mahmoud ibn Omar el-Zamakh1

5

ARCHIVES MAROCAINE"

shari (t 538); le commentaire le plus répandu de l'Enmou,edj est celui -de' Djémal ed-Din Mohammed ibn Abd el-Ghani el-Ardébili. 3° Commentaire sur une préface du ~\

J t.l:.A.., et sur le texte de
le\

<et ouvrage, qui est un traité de grammaire arabe, par Nasir ibn Abd . -4!1-Seyyid el·Motarrizi (t 610), divisé en 5 chapitres (Hadji-Khalifa, t. V, p.582)jCette préface,qui commencepar~~,) --:J\j'':J J\JJ\~~

,n'est pas celle de Taftazani dont il ,est parlé dans Hadji Khalifa (t. V, p. 585); d'après une note dont l'authenticité n'est pas certaine, et ainsi rédigée,
4° --:J'j'':J' ~,;

c.l:.il' ~'j

~J..,i-

c:r c.~',

rJl J ),) \j JI:: ~, ce
par Khalld ibn

commentaire serait l'œuvre de Seyyid Ali Zadè.

J\ --:J)UJ\ J..."... Commentaire,

Abd Allah el-Azhari, sur le traité de grammaire arabe intitulé : ~,;

"':"'j'':J' dont le vrai titre est --:J'j'':J' ~,; c:r --:J'j'':J' et que l'auteur, Djémal ed-Din Ibn-Hisham, dit etre --:J'j'':J\ .~,; J ~ ~,;;
Un exemplaire de ce commentaire existe dans le fonds arabe SOUII le numéro 4146. D'aprés la souscription, ce volume a été copié sur l'autosraphe. ASlez bonnes écritures neskhi et nestalik du XVIIIO siéele.261 feuillets. 20 sur 15 centimètres. Cartonnage•

.A rabe 6368.
Traités de grammaire et de logique. 1°

i.e traité de grammaire

arabe intitulé U

"-l1, par Djémal.ed.Din

.

Abou Amr Osman ibn Omar Ibn el-Hadjib.

so~' ~'.".aJI c:r~' ~L..)1. Traité de logique, sans nom d'auteur, divisé en Une introduction, trois di.cours et une conclusion i cet ouvrage, qui existe dans le (onds arabe sous le n° i:W4, a pour auteut Nedjm ed·Din Omar el-Kuwini el·K.atibi. 30 Règles de la permutation des lettres Ili/, H", ya, en arabe, sans . titre ni nom d'auteur. 4° Paradigmes des formes de la conjusaison arabe, sans nom d'auteur.
S· J~' ~,;

°

.j':! J ~L..)I. Règles des changements que subissent

U:SE COLLECTION DE )IANUSCRITS )IUSUUIAl'\S

22:-1

le pa" et le ya dans la conjugaison des verbes défectueux, sans nom d'auteur. Gros neskhi copié dans la Transoxiane, écrit au commencement du lUX· siècle. 99 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boukhare. Arabe 636g. Recueil de traités sur la grammaire arabe. 1° Résumé sur la grammaire arabe, sans titre ni nom d"l\uteur,en arabe. 2° ":,,,\.r 'YI .::" nom d'auteur.

l(~. Tr~ité

sur la flexion des noms, en arabe, sans

3° 0~ )\ ~ ~

.;A\AJ\ ~ ~\ I.Â!\ 1..

Je.

~\

J J..\".J\

~~ J!'"' Les cent réRissants d'Abd el-Kahir ibn Abd er-Rahman el-

Djordjani tef. arabe 4021, fol. 97 verso). 4° Petit traité, sans titre ni nom d'auteur, sur la flexion du verbe arabe, ·en arabe, dont les dernières lignes se trouvent après le n° 5. 5° Traité en persan, sans titre ni nom d'auteur, sur le lam·llif. 6° Traité sans titre ni nom d'auteur,en arabe, sur la conjugaison, de trois pages. 7° Opuscule en persan sur la grammaire arabe, sans titre ni nom ·d'auteur. Bon nestalit copi~ dans la Transoxiane au XIX· siècle, sauf le· nO S, .qui est d'une maunise main. 6g feuillets. 20 sur 14 centimètres. Rediure boukhare. Arabe 63jo.

U;I.".ll c.r

.Commentaire sur le traité de philosophie seolastique du

kadi Adhod ed-Din Abd er-Rahman el-Idji, par Ali Ibn Mohammed elDjordjani. Un exemplaire de ce commentaire existe dans le fonds arabe sous le no 2393. Le présent volume commence avec la seconde station qui traite des universaux et se termine avec le commencement de la .cinquième station, La copie du commentaire des MI"alr.if est suivie de gloses, attribuées par un titre très grossièrement écrit )l.~t..

.)y-

à un certain Molla Sooud, sur un traité de philosophie scolas-

tique. Bon neskhi cursif du un' sièr'e 149 Ceuillets. 24 sur 16 centimètres. Demi-reliure.

ARCHl\'ES lIAROCAINES

Arabe 6371.

~I ~L..)I C~ j ~\ ..u:.\.,Al\ J'....rD. Commentaire par
Kotb cd-Din Mohammed er-Razi sur le traité de logique de Nedjm cd·Din Omar el-Kazwini el-Katibi; un exemplaire de ce commentaire existe dans le fonds arabe sous le nO 237', folio .3 verso; le présent "olume ne porte aucune indication de titre ni de nom d'auteur. Manuscrit composé de parties de différentes époques dont les plus anciennes sont d'une bonne écriture neskhi du XVIe siècle; la dernière partie a été copiée par un certain Yousouf Abou Bekr ibn Abbas elDiarbékri el-Nah,·i. 155 feuillets. :::2 sur 16 centimètres. Reliure en demiparchemin.

~\ ~L..)\

cr j~\ ..u:.\.,Al\
t..AA.. Jc.~JJ,

J'....rD.Commenlaire par

Kotb ed·Din Mohammed el-Razi sur la S"em8;YY~ d'el-Katibi; cet exemplaire ne commence qu'à toute la préface ayant été omise, mais son identification est certaine. Cet ouvrage ne porte aucune indication de titre. ni de nom d'auteur. 2" Gloses sur un commentaire de la Shems;yy~, sans aucune indi· cation de titre ni de nom d'auteur, qui se retrouvent dans le manuscrit arabe 2373 sans plus d'indications, au folio 83 versoi d'après le catalo8ue du fonds arabe, l'ouvrage contenu dans ce volume serait un commentaire du Tahr;,' el-Kapaïd par el-SeYJid el·Shérif Ali ibn Mohammed el-Djordjani, mais ce que dit Hadji-Khalifa dans son dictionnaire et la présence dans le fonds arabe, sous le nO 2381, de gloses attribuées à ce célèbre docteur ne semblent pas confirmer cette attribution. Nestalik très cursif copié dans la Transoxiane, le premier ouvrage par Mir Hadji Ibn Dervish Mohammed el-Boukhari en 97i de l'hégire (156g deJ.-C.I,le second par Hadji Mohammed en 979 (1571 de J.C.), probablement le même personnage. 176 fei,Jillets. 18 sur 13 centimètres. Belle reliure boukhare signée Hadji Mohammed Sahhaf, dont il ne reste qu'un séul plat. Arabe 6373.
1° Le commentaire de Kotb ed-Din Mohammed el-Razi sur la Shems('J'i) d'el-Katibi, sans aucune indication. 2· Les gloses décrites sous le n° 6372, 2°, sans. aucune indication. Il est vraisemblable que ce manuscrit a été copié sur le n° 6372.

l:NE COLLECTION DE :\IANUSCIlI'rS :\IUSt!I.:\IA:"S

22iS

Nestalikcursif cop:é i Boukhara en 1218 de l'hégire (1803 de J.-C.).

'94 feuillets. 20 sur 12 centimètres. Reliure boukhare.
Arabe 6374.
Gloses par Isam ed·Din sur le traité de logique intitulé la ~L..)\

~\ ~\."AJ\

J

~', qui a été écrit par Nedjm ed-Din Omar el-

Kazwini el-Katibi (Arabe 13g6 et 63681. Les gloses commencent au second chapitre (Arabe 1264, folio 97 ,·erso). Nestalik persan cursif et écrit presque sans points, vraisemblablement au XVII- siècle. 95 feuillets. 19 sur 13 centimètres. Reliure en demiparchemin.

AI'abe 6375.
Gloses par Abd el, Hakim ibn Shems ed-Din el-Salikouti sur un commentaire écrit sur le célèbre traité de logique intitulé : ~\ ~L..)\

~\ ~\."AJ\ J par un auteur qui est qualifié de rU

\J ~\.).".w'

~l.sans que son nom soit donné. Ce traité, qui ne porte pas de
titre, fut 'rédigé A la demande du fils de l'auteur, Abd Allah el-Ubib. qui avait relicontré beaucoup de difficultés dans l'étude de la el-ri$al~ el-shelllgiyx~, de son commentaire et des gloses qui avaient été écrites sur elle; il 'est dédié à l'empereur timouride de l'indoustan, Aboul Mouzaffer Shihab ed.Din Shah-Djihan Padishah Ghazi t"oir nos 6332 et 6393). La Shem$iy)'~ est un ouvrage classique en Orient, qlÜ a pour auteur (Hadjl-Khalifa, t. IV, p. 76) Nedjm ed-Din Omar ibn Ali el-Kszwini el-Katibi, disciple du célèbre Nuir ed·,Din el-Tousi ct 693). Les commentaires en furent très nombreux, tels celui de K()tb edDin Mahmoud ibn Mohammed el-Razi ct 766i, qui le composa pour le "izir Ghiyas ed-Din Mohammed, d~ célèbre vizir Rashi·j ed-Din, ministre d'Oltchaltou Khorbanda; ce commentaire, dont Iladji-Khalifa vante le mérite, fut glosé par le célèbre Seyyid Shérif Ali ibn Mohammed el-Djordjani (t R(6), et ces gloses sont connues dans la littérature

fils

arabe sous le titre de

~

f

y~. Ces gloses ont été

sou\'ent S~810'

sées; parmi leurs auteurs, le Katlb-i Tchélébi indique ~\aula Kara Daoud qui était le disciple dt Taftuani et que certains historiens de la Jittériturc arabe confondent avec Daoud ibn Kémal el-Ghnutchévl; Sen'id Ali el·Adjémi (t 860); 5hems ed-Din Mohammed ibn Ilamza cl·Fénari ARCII. JUhOC. xv. Il. 15
1 5 "

ARCHIVES

MAROCAI~E8

(t 83.4);

Djélal ed-Din ibn Asad ed-Davani. D'autres savants ont glosé le commentaire de Kotb ed-Din el-Razi, tels le sheikh Mohammed Badakhshi (t 922), le molla Mohammed ibn Hamza el·Fénari, le molla Kheir ed-Din Khidr ibn Omar el-Atoufi qui composa ses gloses en 930 pour Sultan Soleiman Khan; Molla el-Samarkandi qui était l'un des savants les plus éminents de la cour du sultan timouride-Kémal ed-Din Sultan Hosein ibn Sultan Mansour ibn Baikara; Molla Isam ed-Din Ibrahim ibn Arabshah el-lsféraTni, etc. . Un autre commentaire de la Shem8i)y~ est celui du célèbre Saad ed-Din' Masoud ibn Omar el-Taftazani (t 791); un autre, celui de Molla Ala ed-Din Ali ibn Mohammed, surnommé el-Mousennefek c le petit auteur _, qui écrivit en persan <t 87.); un autre, celui de Djélal ed·Din Mohammed ibn Ahmed el-Mahalli (t 864); un autre, celui de Abou Mohammed ZeTn ed-Din Abd er-Rahman ibn Abou Bekr ibn el-ATni (t 893). Nestalik médiocre écrit dans la Transoxiane, vraisemblablement dans la première moitié du XIX· siècle. 243 feuillets. 25 sur 1 S centimètres. Reliure boukhare.

Arabe 6376•

•• t.~\ ",:"l:S:"Traité de jurisprudence, par Iftikhared-Din Rokn el·
Islam Thaher Ibn Ahmed ibn Abd er·Reshid el-Boukhari. Avant la com· position de ce livre, ce personnage avait écrit deux autres traités de jurisprudence,l,e

~\.iI}I~!;>- et le ",:"WI",:,,\:.S7 il entreprit la rédaction

du présent volume à l'instigation d'un de ses amis qui désirait posséder un traité court et que l'ort puisse apprendre par cœur. Le présent esemplaire ne comprend que ie chapitre de la pureté légale. 2" Abrégé par Obeid Allah ibn Masoud ibn Tadj el-Shéria de la

~1-41\ ~L..

J

~\JJ\ ~ti.J de Borhan el-Shéria Mahmoud ibn

Tad; el-Shéria, voir n· 6340; il n'y a dans cet exemplaire qu'une faible partie de l'ouvrage. '3. Traité de grammaire arabe, en pèrsan, sans titre ni nom d'auteur• •• Opuscule en persan, sans titre ni nom d'auteur, sur la théologie élémentaire et sur l'instruction religieuse; Il commence par l'explication de ce qu'est le commencement et la fin de la science; la copie n'en est pas terminée et elle est suivie de la premi~re page d'un commentaire en . persan du traité de logique intitulé ~I. 5· Opuscule en arabe, sans titre ni nom d'auteur, lur le rOle grammadcal des lettres de l'alphabet.

UNE COLLEL'TtON DE MANUSCRITS MUSULMANS

227

6· Opuscule en arabe, ~galement sans titre ni nom d'auteur, sur la arabe. 7· Les cent régissants d'Abd el-Kahir ibn Abd er-Rahman el-Djordiani. 8" Traité en arabe, sans titre ni nom d'auteur, sur la conjugaison arabe. g. Traité en arabe compilé d'après les lines de grammaire par un auteur qui ne se nomme pas, sur la conjugaison, divis~ en quatre chapitres. Cet opuscule ne porte pas de titre. 10· Commentaire, sans titre ni nom d'auteur, sur l'tsagoge d'Athir ed-Din el-Abhari. Ce commentaire a pour auteur Hosam ed-Din Hasan el-Kali (t 760); d'après Hadji-Khalifa (t. l, p. 503), ce commentaire a été glosé par berda'i, dont les gloses ont été surglosées par Yah)"a ibn Nasouh ibn tsrall. Parmi les autres gleses du commentaire de Hosam ed-Din, sont celles de Mohyi ed·Din el-Talishi,de Shirvani, de Molla Karatcha Ahmed (t 854), d'Abiverdi; sur le chapitre de l';'rdb du commentaire de Hosain
d~c1inaison

ed·Din, il existe un livre intitulé ;~, t~ par Mohammed Ali ibn elMalatl qui le composa pour Khidr Beg ibn Isfendiar. Parmi les autre~ commentaires de l'Isagoge sont ceux de Shems ed-Din Mohammed Ibn Hamn el·Fénari (t 834), qui l'écrivit en un seul jour, de Khelr ed-Din el-Bitlisi, du sheilth Shihab ed-Din Ahmed ibn Mohammed el-Aldini, de Notlr ed·Din Ali ibn Ibrahim el-Shirazi qui fut le disciple du dlê"re Djordjarii et qui mourut l Médine en 862 ; de Moslih ed-Din Moustafll Ibn Shaaban el~Servéri (t g69); du sheilth Zakaria ibn Mohammed elAnsat:i el-.~hifi (t 9ro) qui porta le titre de ~; d'Abd el-LatifelAdjémi qui Je composa pour le sultan seldjoukide du pays de Roum Ala ed- Dio' Kai-Kobad; d'Aboul Abbas Ahmed ibn Mohammed elAmidi, etc. rr· Fragment du recueil de gloses écrites sur le commentaire de DJami Intitu" ~l(J,.:,,~~ ~'"n~'"aJ' sur la Kajiya d'Ibn el-Hadlib, par Abd el-Ghaffour el-Lari; un exemplaire complet de ces gloses existe sous le n· 6359. . 12· Commencement d'un traité de jurisprudence en persan. Nestalilt médiocre de plusieurs mains copié dans la Transolrlane vers la moitié du XIX· siècle. 180 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi-parchemin. .

228

ARCHIVF.8 MAROCAINE.'J

Arabe 6377,
Traités de logique. 1° Commentaire par Hibet Allah el·Hoseini, connu sous le nom de .ShAhmlr ~~, du précis de logique et de scolastique de Saad edDin Masoud el-Tafiazani intitulé

r)tXf~

J.l.a4\ ':-"!.~; l'auteur com·

posa ce commentaire à la demande d'un de ses amis après avoir écrit des gloses sur ce même traité. La copie n'est pas terminée.

20Jl:J~ JbJ1J)t:>.\ J~)I\ ~ J)\~ ~ ~r"l\ YbJ\ J\,r)l\ J,.,.,.,.. ~.;t~. Gloses par Djélal ed·Din el-Davani sur

.:r

c:

le précis de logique de Taftazani glosées par un certain Abd er·Rahman ibn Hosein ibn Kasim ibn Hosetn ibn Abbas au temps 0(1 Mohammed Pacha gouvernait

\S.",xn et Sélim Beg la ville de Solelmaniyyè, en 1218.

3° ~\ .,..J\ J~ ':-"!.-4=J\ y~ ~ w~ J~\ ~ y~. Gloses par Hosein el-Khalkhali sur les gloses du précis de Taftazanl par Djélal el-Davani. La copie est incomplète. Bonne écriture neskhi du XVIIIe siècle. 106 feuillets. 21 sur 15 centimètres. Reliure en cuir rouge.
Arabe 6378.
le

~\ ~). J ~\ ~

il-l' ~l...)1.-Petit traité didactique en

langue arabe par l'imam Borhan ed-Din el.Zerbaudji sur la science et les moyens de l'acquérir, divisé en 13 chapitres dont le détail est donné par Hadji-Khalifa (t. Il, p. 325). Ce treiié, qui e été composé pour l'usage des étudiants, a étêcommenlé .,ar Ibn Ismail sous le régne de Sultan Mourad Khan III pour un officier du sérail du Grand Seigneur; d'autres personnes attribuent ce commentaire, non à Ibn Ismall, mais à Nevii; il fut terminé en 996 de l'hégire. Le Taalim el-moutlallim a été traduit en turc par Shelkh Abd el-Médjid Ibn Nasouh Ibn IIrall sous le titre de ~U.J\

.,)U .,1\

~\

rJ- J; voir no 6388.

0 2 ~.Y.. ~)I ~)I\ rle)l\ ~J

Conseils testamentaires religieux

donnés .,ar Abou Yousouf à un de ses disciples; d'après une note mar-

lINF. (;OLLECTION lm "MANt"l'CRITS Tltl-SUUfANS

229

ginale écrite en marge du dernier feuillet, ce traité a été composé, d'une façon absolument certaine. par el-Sighi ibn el·Hanéfi en 999. Très bon neskhi indien copié à Lahore au XVIII" siècle. 49 feuillets. 25 sur f 5 centimètres. Cartonnage.
A"abe 6379.

Gloses qui paraissent se rapporter à un commentaire de la troisième partie du ~."wl

c.l:A.. de Siradi ed-Din Abou Yakoub Yousouf ibn Abi

Bekr el-Sakkaki. Manuscrit composé de deux parties écrites en neskhi cursif et négligé dont le dernier est daté de 95S"de l'hégire (1548de J.-C.) et a été copié par un certain Sultan Kouli. f 12 feuillets. 18 sur f 2 centimètres. Reliure en demi-parchemin.
Arabe 6380.

1° Commencement sans aucune indication du

J~\, commentaire
c.\:4.l,\ ~

par Saad ed-Din Masoud ibn Omar el-Taftazani sur le de Djélal ed·Din Mohammed el-Kazwini. 2" Commentaire sur la

t...ÇJ\ ~\-Ub,

traité général de philosophie de

Athir ed-Din ibn Mofaddal ibn Omar el-Abhari, écrit par el-Hoseïn ibn Moin ed-Din el·Moubidi il Bon neskhi copié en 1021 (1612) en Perse. 108 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boukhare.
Arabe 6381.

Fragment d'un recueil de gloses sur le MOlltappal de Tanuani, suivi de la fin d'un traité en vers persans sur les ibaddt et du commencement d'un catéchisme en prose persane sans titre ni nom d'auteur. E:critures nestalik et neskhi cursives copiées dans la Transoxiane au XVIII" et au XIX" siècles. 100 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi-parchemin.
Arabe 6382.

Les Séances de Hariri. Exemplaire portant le cachet du vakf de Khadjè Mohammed Parsa (voir n" 63:a5.et 6349). Très bonne écriture neskhi, datée de 6... de l'hégire (XIII" siècle) ria date

ARcnlVES MAROCAINES

des centaines est :.eule sOre]. 217 feuillets. 18 sur 14 centimètres. Reliure en demi-mamquin.
Arabe 6383.

Le commentaire du Gulistan de Saadi par Mouslafa ibn Shaaban Sorouri (t 969' = 1561), en langue arabe; ce commentaire, suivant Hadji-Khalifa (V, p. 230), a ité composi pour le sultan osmanli Moustafa ibn SolcTman Khan. Un autre commentaire arabe du Gulistan a été composé par Yakoub ibn Seyyid Ali en 931 (1524). Assez bon neskhi du XVIII· si~cle. 282 feuillets. 16 sur 22 centimètres. Demi-reliure.
Arabe 6384.

Commentaire sur le ~,

J ~', précis d'astronomie écrit en arabe

par Mahmoud ibn Omar el-Tchaghmini ~', par Mousa ibn Mahmoud Kazi Zadè-i Roumi; Tchaghmin était, comme nous l'apprend le commentateur, au folio 3 verso, une boursade du Khvarizm. Un exemplaire de ce commentaire qui a été terminé en 815, sur les ordres du prince timouride Mlrza Ouloug Beg Keurguen, existe dans le fonds arabe sous le n" 4386. folio 427. Bonne écriture neskhi copiée dtns la Transoxiane au XVIII" siècle. 100 feuillets. 20 sur 15 centimètres. Demi·reliure.
Arabe 6385.

Recueil de Rloses écrites par el·Birdjendi ~~~, pour expliquer les passages d'une interpritation difficile du commentaire du traité d'as· tronomie d·el·Tchaghmini qui fut compos6 par Kàzi Zad6-i Roumi. Bonne écriture ncskhi arabe vraisemblablement de la premi~re moitié du XIX· siècle. 113 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Demi-reliure.
Arabe 6386.

La ~"',. Traité de gramm.lre arabe, en arabe, par Ibn el-Hadjib,

d'une mauvaise écriture nestallk copiée dans la. Transoxiane au XIX· siécle.
2· Traité qu'un

faussaire a vo~lu faire passer pour le

J."..'Y\

Sadr el-Shiria Obeid Allah ibn rdasoud ibn Tadj el-S~éri.

~ de (cf. Arabe

UN": COLUX:-rrON DE

)IA~USCRIT8

)IUSULMANS

231

796) et qui est un fragment d'un traité de théologie sans commencement ni fin, d'une assez bonne écriture égyptienne ou s)"rienne du XVI· siècle. 3· Fragment d'un traité d'~1

J "...,1,

neskhi cursif de la Trans·

oxiane daté de 1235 (1819 de J.-C.). 4° Fragment;d'un commentaire en arabe, avec quelques interprétations en persan deia Borda du sheikh Bousiri. Bon nestalik du XIX· siècle. 2U feuiIlets. 17 sur 14 centimètres. Demi-reliure.
Arabe 6387.

1· Traditions de Kaab el-Ahbar, mauvaise écriture de la Transoxiane du lUX· si~c1e. 2" Petit traité de jurisprudence en arabe sur les héritages, sans titre ni nom d'auteur, dont les premières pages ont été recopiéès à une époque moderne. Très bon nestalik persan copié en 1015 de l'hégire (l606de J.-C.) par Khadjè Ismail ibn Abd Allah Khadjè Shokr Allah. 3· ~ ~ Questions sur les partages, en persan. 40 Questions en persan sur les

.:.,t)lf; ces deux

derniers opuscules

d'une mauvaise écriture de la Transoxiane du XIX· siècle. 81 feuillets. 19 sur 12centim~tres. Demi-reliure.
Arabe 6388.

Recueil de traiûs arabes. 10 ~ote en arabe extraite d'un commentaire sur les dida. 2" r-l.:l\ ~.).J ~

rU\. Traité en arabe sur la science, les moyens

de l'acquérir et les conditions auxquelles on peut l'atteindre, par Borhan ed-Din el-ZerbaudJi dont le nom a disparu avec la première PISe; ce traité est divisé en douze chapitres dont le sommaire assez détail" est donné dans la préface; il s'agit, dans cet opuscule, dont il n'y a dans ce manuscrit qu'un fragment, de la science théologique e~ de la science juridique (voir no 6378). 30 Opuscule en arabe, sans titre ni nom d'auteur, dans lequel se trou· .,ent exposées sans ordre des traditions de Mahomet, la première étant la célèbre: c Ma nation se divisera en 13 sectes... ». des explications sur la science, l'homme qui connalt tout ce qui tombe sous sa connais-

2:12

sanée ayant un pouvoir absolu sur toutes les contingences et sur toutes les entités, sur le

,)la.., etc.

4° Un opuscule en arabe, également sans titre, ni nom d'auteur, sur

le

monde nouménal ~)'\ ,",,~lA. et sa connaissance par la science

qui a pour instruments les cinq sens.

5° La ~l ~\"Al\

J

~\ ~L)1. Traiti' sur les principes de la

logique dédié à Shems cd-Din par Nedjm cd-Din Omar ibn Ali elKatibi el-Kazwini. disciple du célèbre Nasir ed-Din Tousi, divisé en une introduction, trois discours et une conclusion. Le présent exemplJlire commenCl' immédiatement après le bismillah, sans titre ni nom d'auteur, par ces mots :« et je l'ai dh'isé en une introduction, trois discours et une conclusion ,.. 6° Le traité de grammaire arabe intitulé ~\(j\, par Ibn el-Hadjib.
,XIX'

Bon nestalik copié dans la Transoxiane, dans la première moitié du siècle, 79 feuillets. 19 sur 12 centimètres. Reliure boukhare.

Recueil de traités de grammaire et de logique. 1° La Kajiya, traité de grammaire arabe d'Ibn el-Hadjib, avec, dans l'intérieur du texte, de fausses divisions, sans titre ni nom d'auteur, 2° Traité de logique, sans titre ni nom d'auteur, en arabe, commençant par li)t>

~ ~

rW'" '.ll~ ~)', J:.lÂ> ~\ JAl Jlj

~~~4 Ua-;
o

.,...u.
J ~I ~L..)1. Traité sur les
principes de la

3° ~, ~'"Al\

logique par Nedjm ed-Din Omar ibn Ali el-Katibi el-Kazwini, disciple de Naslr ed-Din el-Tousi; cet ouvrage ne porte ni titre ni nom d'auteur et on y trouve pour toute indication la dédicace au sahib ed-di"a,r 5hems ed-Din.

f!;\ ,:-",....$J

r~O~ J14\ J....PÜ J f)tlJ\ ~~ ~~
d' Traité de logique par un anonyme.

r)l..)'1 ..\o.~ y...$

Écritures nestalik très médiocres copiées dans la Transoxiane, dans la t>remière moitié du XIXO siècle. 78 feuillets. 22 sur 14 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

Ul'ΠCOLl.ECnO:-i DE MA:-iVSCRI1'S ~IUSU(.~IANS

28.'J

Arabe 6390.

Recueil de traités de logique et de théologie arabes. 1° Traité de logique, en arabe, sans titre ni nom d'auteur, incomplet de la fin, le même que le n° 2 du 63~9' 2° ~\

.Aco\."AI\ j

~\ ~l-

JI. Traité

SUT

les principes de la

logique plU Nedjm ed-Din Omar ibn Ali el·Katibi el-Kazwini, disciple de Nasir ed-Din Tousi, sans titre ni nom d'auteur. 3· Opuscule, sans titre ni nom d'auteur, commençant par cette tradition de Mahomet qu'il existe 73 confessions qui toutes, sauf une seule, sont vouées ;\.i.l feu de l'enfer, traitant de l'existence de Dieu et de ses attributs, et dê ditfé~ents points du dogme religieux de J"Isl11misme, le tout sans aucune importance, suivi d'un opuscule d'une page du même genre,

4~ J'..~ r~\ ~,;J~ r~CJ!J ~\J".ra? j r~CJ\ ,,="","-4=J\ ~\i.

r)L..\'\ ~}$'

(sic). Traité de logique par un auteur anonyme; "oir

6389,4°. 5" Traité de logique anon}'me et sans titre. 6° Gloses anonymes et sans titre sur un traité de théologie dans les· quelles l'auteur invoque J'autorité du Keshshaf de Zamakhshari, du commentaire des Makasid, probablement de Taftazani. 7° Gloses, sans nom d'auteur ni titre, sur un traité de théologie, dans lesquelles on trouve cités un commentaire des el·Akaid el-Adhodi)')'a d'el-Idji et le commentaire des Makasid. S" Gloses anonymes et sans titre sur un traité de logique. Écritures neskhi et nestalik passables copiées dans la Transoxiane vraisemblablement dans la seconde moitié du XIX" siècle. 170 feuillets. 18 sur 12 centimètres. Maunis cartonnage bcukhare.

Recueil de traités arabes et persans. 1° Kasida, en persan, sur la phonétique de la langue arabe, sans titre n! nom d'auteur.
20

Kasida, en persan, sur les leçons du Koran

'.J ~,;, sans titre ni

nom d'auteur. 3° Traité en arabe par Keldani, dont le nom n'est pas cité ('Voir nO 63 44), sur les 5 aUa"., divisé en 8 chapitres; èe traité, qui n'a que

AnCIIIVF.s M.\nOCAINES

quelques pages, est suivi d'une prière à réciter aux funérailles, d'un fragment sur les huit sources de la loi religieuse ~,)

J."....', sur les

six ~,) t...l( et sur les cinq fondements de l'Islamisme, en langue persane. 4· G1oses,en arabe, par Isam ed-Din ibn Mohammed, surun trailé de rhétorique qui, d'après le titre qui se lit dans la ·souscription de cet opuscule c.~' j' t::.,...L' r~J\ ~ c.~'Y\, semble être le Misbah de Bedr ed-Din Mohammed ibn Djémal ed-Din Mohammed (Arabe 43j5).
Se

Trait~ de logique .j\.J:-' sans nom d'auteur, intitulé

r"w' rl-;

ce traité est incomplet de la fin. 6· Gloses anonymes et sans titre sur un traité de théologie et de philosophie. Neslalik copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 292 feuillets. 26 sur 16 centimètres. Reliure boulthare en papier vert.
. Arabe 6392.

r~'Jb j\ r~'Y' ~

r

",:"l:S Traité de sounol". appliqu~es

particulièrement aux ibdddt, en arabe, par le shelkh el-Islam Rokn el-Millet wed-Din Aboul·Fadall Mohammed ibn Abi Bekr surnommé Imamzadè. D'après la souscription de cet ouvrage, Rokn el·Din. n~ à Boukhara en 49', fut mufti dans cette ville oi! il mourut en 573, d'après Hadji-Khalifa(t.IV, p. 42) etoi! l'on voit encore son tombeau.HadJi-Khalifa fait un grand éloge de cet ouvrage qui a été commenté par le molla Yakoub ibn Sidi Csic) Ali, par le sheïkh Yahya ibn Yalthshi (~, lire Bakhshi?) ibn Yalthshi ibn Ibrahim el·Roumi, dont le commentaire est moins considérable que le précédent, par le 5heikh Moham· . med ibn Omar, plus connu sous le 'nom de Kourd Efendi ct 996 de l'hégire), dont le commentaire comprend deux tomes et est le plus considél'llble de ceux qui ont été compos~s sur le Slairat el·islam. Le commentaire de Yakoub ibn Seyyid (sic) Ali est décrit par Rieu dans son
~

Suppllment, n· 178, sous le titre de.j~\ ~l....J .j~\ t-:*~'
Les SOUlloun dence Rieu.
~

sont la base presque exclusive de la jurisj)r.utrailé de théologie comme l'indique

...u, et ce livre n'est pas un

UN!; COLLECTION DE MA:"USCRITS

~t.:SUL\lA~S

23ü

Cet ouvrage a été copié par Abd el-Hakim ibn Khodaï Nuar Mikankani ~\(;~ en 1273 (1856 de J.-C.). 2° J~YI~,) ~~\.) J~p ~I.-: ... J~YI i~ Traité de soufisme, en persan et en arabe, par un auteur qui n'est pas nommé, qui cite parmi ses sources l'auteur de la ViAaya, et Mohammed Mourad el-Boukhari el-Nakshibendi. La copie n'en est pas terminée et elle est suivie d'un fragment de divan en turk oriental.

J-!.i

3· Commentaire sur le r)tClI J f Y I

~I, traité de théologie sco-

lastique par Abou Hanifa No'man ibn Thabit el-Koufi H 150), composé par un auteur qui se nomme Aboul-Mountéha, mais auquel Hadji·KhaIifa (t. IV, p. 458) donne le n0lT! de Molla Ahmed ibn Mohammed elMaghnisévi; ce commentaire fut terminé en 939 de l'hégire. Le traité d'Abou Hanifa a sou\"ent été commenté, par Mohyi ed-Din Mohammed ibn Béha ed-Din qui mourut en 953,et dont le livre, très bien fait d'ailleurs,contient une synthèse de la théologie scolastique et du soufisme; par le moila Elias ibn Ibrahim Sinoubi. Un autre commentaire du el-jikh el·eAber est le

~~I ~~I, que son auteur, un certain

Ishak, abrégea lui-même. Ce livre a été mis en vers par Aboul-Baka el· Ahmédi en 918 et son auteur lui donna le titre de';; ~,.".~I ~ fYI

~I; une autre récension en vers a été écrite par Ibrahim ibn

Hosam el-Kermiyani, qui est plus connu sous le nom de Shérifi et qui . mourut en 1016. Un autre commentaire en prose a été écrit en un gros . volume par Ali el-Kari, qui lui a donné le titre de,.".jY\

eJl. Un

nemplaire du commentaire d'Aboul-Mountéha existe dans le fonds arabe sous le no 1229. • 0Commentaireparunauteur qui nese nomme pas, mais qui est Shems ed-Dio Mohammed el-K.ouhistani (t vers 950), qui travaillait dans le Ma-vara-nnahar, sur la i ,.,.t..JI ~~, traité sur la prière composé par Loutf Allah el-Néséfi, plus connu sous le nom d'el-Fadil el·Keldani qui était également versé dans la science des sources de la jurisprudence wJ\ J"...,\ et dans la juri~prudenceeile-méme, c'est-l-dire la science des fetwas, par opposition aUJ:

~\::SJi. ~\, t~YI, (,,)"l:A'1.

Ce com-

mentaire ne comprend que le livre sur la purification iI~1. Hadji-K.haIifa cite (t. VI, p. 83) cet ouvrage de Loutf Allah el-Néséfi dont le texte

AReIllV"S

MAIlOCA1~ES

après une courte doxologie commence par

c:,,1 ~ ~~\ c:,,~

rl'-'

~'cf'- ct son commentaire; parmi les autres commentateurs de cet
opuscule sur la prière est Ibrahim ibn Mardrus el-Boukhari qui l'attribue également à Loutf Allah el-:'léséli, tandis que d"autres l'attribuent au contraire à Shems ed-Din Mohammed ibn lIamza el-Hnari (HadjiKhalifa, t. VI, p. 83), tels Molla Ahmed Tashkeupruzadé. Ce livre a été également commenté par el-Ilasan el-Kali el-Ak-hlsari It 1025) et Djémal cd·Din Abou Shodja Mankoubers ibn Abd Allah el-Mostanséri el-Hanéfi (.:. ti'l). On trouve à la lin du commentaire la date de l'année 947. Cet ouvrage est signé par le copiste du n° 1.
50

~_~I~..,1

":,,l:S',,:,,~1.

Traité de théologie et d'adabs, en

arabe. Le titre est donné sous cette forme incorrecte dans la souscription de l'ouvrage avec l'indication qu'il a été terminé en l'année 1109 de l'hégire c:!J

ii_le J

~I.l\lalgré cette date qui est peut-être fausse,c'est

trés probablement, comme on le ,"oit par la similitude des tables des matières et par ce que dit l'auteur dans sa préface, "abrégé par Molla Mohammed Tirévi, surnommé el-Aïshi, et mort en 1016 (Hadji-Khalifa, t. IV, p.
160),

du ~~I ~)aJ\ du célèbre moliaMohammed ibn Pir

"et

Ali, plus connu sous le nom d'el-Birguili (t 981) dont Hadji-Khalifa (ibid.) fait un grand éloge. «J'ai tiré cet abrél(é du livre intitulé el-tariel-Moha1l/I1IMI.'Tè, dit l'auteur annnpne, et j'ai recueilli ces perles du chàpitre de la vic Ahmédienne (el-siret el-.1h",Mi.\T~) pour que les personnes qui se livrent à l'étude de la science puissent facilement en acquérir la possession, le retenir par cœur, et que les adeptes du soufisme aient loute facilité pour les acquérir. ("ic)~ \..u ,:".bDI

~I ":"~ .:r JJ"u1 w .:Jd:J~ ~~\ ~,)J\ ":,,l:S";r .~U\~*",~..s:;~ ~J ~\YI ~ ~ ~ <S- ~~\'I.
Cet opuscule est divisé en trois chapitres et l'original se troU\'e dans le fonds arabe sous le nO 1321. Le livre de Molla Birguili a été commenté par le sheïkh Mohammed ibn i\1i ibn Mohammed Allan el-Sadiki elBekti el-Me!.:ki sous le titre de ~~\ ~).J\ ~~, ~~', par el-Maula RcJjeb ibn Ahmed, sous le titre ~:.).u~ ~..u--'YI ~.;J'

~~\ ~_,)J\ J~..y.;-J\ ; par Mohammed ibn Molla Abou Bekr ibn
Molla Mohammed ibn Molla Soleiman cl-Kourdi el-Sehrani el-A lem-

ex ..: eOJ.u;cTlo:x

\)1;

:\IA:XUSCIUTS :\IUSUDIA:XS

23j

vafi dont "ouvrage a été traduit en langue turque par Maulana Mohammed el-Isméti, neveu de l'auteur ct 1065), et par bien d'autres auteurs. Cet opuscule a été copié en 1274 (IR57 de J.-C.) par le copiste du n° 1. 6° Opuscule en langue persane, sans titre ni nom d'auteur, sur l'existence nécessaire de Dieu et sur ses attributs, suivi de fragments, Nestalik cursif et négligé daté de 1274 de l'hégire (1857 de J.·C.). 201 feuillets. 27 sur 16 centimètres. Reliure boukhare en carton recou'"ert de papier Hrt et signée Mirza Mahmoud Sahhaf. A ,'abe 6393. Recueil de traités en arabe: l" G1os.es par Abd el·Hakim "ibn Shems ed-Din c1-Salikouti sur un

commentair~ du traité de logique intitulé ~\; voir nO 6375; exemplaire incomplet. 2° Commentaire en arabe, sans titre, sans nom d'auteur, ni aucune indication, sut le traité sur les 5 aUam ~I f~')'1 écrit par Keïdani; voir nO 6344. D'après une note qui se lit à la fin de cet opuscule, il a été composé en 1188. 3· Traité sanS titre dans lequel un auteur anonyme a réuni les sen· tenees qu'Allah a dites aux prophètes d'après les livres révélés. 4° Petit traité en arabe, sans titre ni nom d'auteur, avec l'indication

"p~,J:;.. J1,- ~~.J~ j, dans lequel il est raconté ce qui arrive au mort après qu'il a été déposé dans son tombeau; il est suivi d'une note indiquant les six conditions exigibles pour que la prière soit valable. 5° Traité sur la prière et sur les ibdddt qui doivent l'accompagner, sans titre; cet ouvrage est la

i)t..,J1 j

~.û.. d'Aboul-LeïsNasr ibn

Mohammed el-Samarkandi el·Hanéfi (Hadji-Khalifa, t. V, p. 11 et Arabe 1121) qui a été commentée par plusieurs auteurs, en particùlier par Dzoul-Noun ibn Ahmed el-Sormari (t 677); par Moslih ed-Din Moustafa ibn Zakaria ibn Abl Toghmagh el-Karamani (t 8091, êtc. Aboul-LeïsNasr ibn Mohammed el-Samarkandi el-Hanéfi (t 370) est l'auteur de plusieurs ouvrages: un livre de soufisme, intitulé :

~,}~' ~~ (Hadji-Khalifa, Il,51), un Ih"re sur les fourau eI-Ji1th
intitulé .j"U&:J\ ~ \; que d'autres attribuent à Abou Djaafer Ahmed

1

&

AIlClllVR~

MAIIOCAI~ES

ibn Abd Allah ibn Aboul-Kasem el-BaJl,hi (ibid., p. 170); un excellent commentaire sur le Koran (ibid., p. 352) ; un célèbre traité parénétique intitulé ~Wl ~; un commentaire sur la..;:a-l' L~' et la ..r-:~n.

L~"

sur lesjomu e/-tikh, de Mohammed ibn el·Hasan el·

Sheïbani el-Hanéfi

(t

.8il (ibiJ., pp. 556 et 51)5); un précis de droit

intitulé ~, ~1J.> (t. Ill, p. 135); un traité ,de droit intitulé :

J._L1,'

j J":!"

en collaboration avec A boul-Kasem Abd Allah. ibn

AhJllcd r(·Balkhi (t. IV, p. 292); un recueil de ft't\'as (ibid., p. 353);

un traité de droit intitulé .1.~\ (t. V, p. 3(2); un commentaire sur
rabré~é

de droit d'e1-Kodouri (ibid., p. 458), etc. La ,MoliaddimC'1 ji-el-

sa/a/ est sui\'ie cl'e\traits sur la prière.

6 0 Commentaire en arabe, SAns aucune indication, sur le traité sur les 5 ahliam écrit par Kéïdani ; ce commentaire est ditférent de celui
qui se trouve décrit dans le présent volume sous le n° 2 et mieux fait, La souscription indique une année (H7, qui est probablement celle de la composition de cet opuscule et la copie en est datée de 1244 hég. (IM28 de J,~C.). i-:critures médiocres copiées dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX· siècle. 147 feuillets. 21 sur 14 centimètres. r~eliure boukhare signée Mohammed Hosein ibn Molla Riza el-Sahhaf.

Arabe
10

6394.
Commentaire sur un

~\

.1.

J r cr

j.:..)'" W\ .:..~.

traité sur les conditions de valabilité de la prière par un auteur qui ne se nomme pas et qui ne donne pas le titre du traité qu'il commente; il~e borne à dire dans sa préface qu'ayant vu que ce traité, qui était très en vogue chez les aspirants auX grades du sOUfisme~, n'avait jamais été commenté d'une façon satisfaisante, il se décida à en écrire un' commentaire. Cet ouvrage, qui n'est point cité par lJadji·Khalifa ct qui se trouve à Alger avec le titre de .:..\'~\ ~ (Cat. Fagnan, 715,3) sans' plus d'indications, parait rare et n'a d'ailleurs qu'un intérêt assez secon· daire. 1.etraité corn menté offre des analogies avec le ~\ j,J.r ":"~ (Arabe 1141-1144), mais il en est différent; un ouvrage qui offre beau-

UNE COLLECTION DE MANUSCRITS MUS\JUIANS

2:~!1

coup de ressemblances avec ce commentaire, quoique plus dheloppé, et qui est basé sur le même traité des conditions de la prièrer se trouve dans le fonds arabe sous le nO 1146 avec le titre L.r~'Y~,n ~~

i",u\ ..1.J le présent commentaire y est cité au folio 10 recto. :l" Jl.V\ ~1. Kasida en arabe rimant en lam et accompagnée
d'un commentaire également en arabe; cette poésie, qui commence par

-r ;

J\..:JI J ~I ~"'.J ~
J~ ~ ,,~l. ~J
et qui contient 70 vers

traite de l'unité transcendantale (tauhid) et des questions de métaphysique que les Soutis ont coutume d'y rattacher. 3° Le trait6 intitulé ...\J."J' ~I du célèbre Houdjdjet el-Islam Abou Hamid Mohammed ibn Mohammed el-Ghazali, sur les adabs de la "ie religieuse. 40 Commentaire sans titre, auquel on a ajouté le titre inexact de

f' ~ ~\:S par .\azz ibn Aboul-Mountéha sur le,.?'Y\ ~1 ~l:f"
de l'imam Abou Hanifa (arabe 978, fol. 12 verso). L'auteur cite dans sa préface un certain Fakhr el-Islam Ali ibn Mohammed ibn el-Hosein ibn Abd el-Kérim el-Néséfi el-Pezhdévi tSJ,)

..;:J', ainsi

nommé

du nom de la forteresse de Pezhdé, près de Nésef, qui mourut en 482 et qui, suivant la théorie musulmane, dit que la science a deux aspects. la sdence de l'unité de Dieu et de ses attributs, soit la théodicée, et la science de la loi matérielle. 5" .)~'YI

iJ'.l:J.)~'Yl ~L.;. Traité encyclopédique sur les C~)Q·
Ali' ibn

ditions de la vie musulmane rédi8é par un auteur qui ne se nomme

.)~'YI."G:J, co'mposé par ~iradj ed-Din Abou Mohamm~d

pas d'après le.)~'Yl.)J~J.)\:'YI.).),); un traité intitulé .)~'Y'..Jl..; Osman ibn Mohammed el-Oushi d'après le .)~)lI .).),) J .)~YI.)J.,.,è-

2~O

AIll:IIlVES )IAnOCAINJ::S

est cité par Hadji-Khalifa, VI, 345; peut-être cet ouvrage est-il le même que celui qui se trouve dans le présent manuscrit. Neskhi passable copié par un certain Iskender ibn Abd el-Sélam sur du papier de couleur dans la première moitié du JIX· siècle; 122 feuilJets. 22 sur 18 centimètres. Reliur~ en cuir moderne. Arabe 63g5.

~\-4-!\ J.~L.j ~!,,)\ ~IiJ~' Abrégé du commentaire de
la Vikaya par Obeid Allah ibn Masoud ibn Tadi el·Shéria; \'Oir nO. 6340-6343. Bon neskhi copié en 850 de l'hégire (144/i de J.-C.) par Djélal ibn Nizam el·Ankari. III feuillets. 27 sur 17 centimètres. Reliure boukhare. Supplément persan 1671. Un volume isolé d'un commentaire sur le Koran, en langue persane. Ce manuscrit porte en plusieurs endroits le cachet du paAl des livres de Khadjè Mohammed Parsa, cf. nO 6325. Écritures de plusieurs mains cur~ives du xv· siècle. 189 feuillets. 18 sur 15 centimètres. Reliure boukhare en cuir portant la signature de Molla Hakim ibn Molla Mohammed Rahim. Supplément persan 1672. Commentaire sur la sourate el-Fatiha et les sourates de la sourate el·Moulle jusqu'à la fin du Koran, par Yakoub ibn Osman ibn Mahmoud el-Ghaznévi, puis el-Tcharkhi, puis el-Shirazi, el-Nakshibendi; l'auteur déclare dans sa courte préface qu'il a entrepris ce travail en persan pour répondre au désir de plusieurs de SeS amis, d'après le

', "

~\,

el- Teisir, le Kesllsllaj de Zamakhshari et el·Kévashi

~~,

·c'est-à-dire le.,r.-A:J'

j

i~, commentaire du Koran par Mouaffik

ed..Din About-Abbas Ahmed ibn Yousouf el-Kévashi el-Mausiti

{t 680).
Cet ouvrage est mentionné par Hadji-Khalifa (t. Il, p. 374) sous le titre de ~

liJ' ..r.:-ii sans plus de renseignements ; d'après le même

auteur (ibid., p. 383), Yakoubibn Osman aurait également composé

t'NE COI.U;CTlON IH-:

)IA~U~CIUT~

1I1U!'UUIA~~

2H

un commentaire complet sur le Koran, le '":"'~ ~, mais comme il est évident que le bibliographe ottoman n'a vu ni l'un ni l'autre de ces ouvrages, il est difficile de savoir jusqu'à quel point ils sont indépendants : il écrivit éRalement, sous le titre de ~)'I ~L....). un traité de soufisme en persan, d'après les enseignements du célèbre Béha ed-Dio Nakshibend 1728-7911. Le ..r--:=JI, dont il est parlé dans la préface. peut être le ~I le..;:-L:ll

r1" J....r.:-i qui

est une ol"djoll,a en 3200 vers sur

l'exégèse du Koranpar Abd el-Aziz ibn Ahmed el-Dirini It 694),

J...r:;-i de Nedjm ed-Din Abou Hafs Omar ibn Mohammed el-Néséfi. qui mourut à Sam~rkande en 53 7 ; le..;:-L:l\ J...r:;-i du
célèbre Aboul-Kasem Abd el-Kérim ibn Havazin el-Koshéïri el-Shafeï

(t 465 ), qui est l'un des meilleurs commentaires qui aient jamais existé; le L;'J\ .::,,\\..,Al\ J....r.:-i sur les sept leçons du Koran par
Abou Amrou Osman ibn Saïd ibn Osman el-Dani ('1' 4441 ; Il,

.::,,\1;1\ J~
ibn Ammar

traitant du même sujet, par Aboul Abbas Ahm<:d el-Mehdévi qui mourut après l'année 430. Un commentaire de la Fatiha

,":",\::Xfi ~"ij ~ ,j.t '":"'~)'\ ~li..r.:-f
Firouzabadi

a été écrit par Medjd ed-Din Abou Tahir Mohammed ibn Yakoub cl·

It

81 7) et un..;:-L:lI

r1" J.r.:-:~ par

Moh~'i ed-Din ibn

Soleïman Kafidji (t 856). Écriture nestalik médiocre, copiée dans la Transoxiane en 12..J'.1 de l'hégire (1826 de J.-C.). 58 feuillets. 23 sur 15 centimètres. Reliure boukharc.
Supplémellt
pel"Sall

1673.

Recueil de traités sur la récitation du Koran.
10

IS.;\Al\~j ~ J"AJ'":"'~. Traité en persan sur les fautes que l'on

est exposé à commettre en lisant le Koran et que l'auteur ranfle sous six chefs principaux. Ce petit traité est une simple traduction de celui qui a été rédigé soUS ce même titre, en arabe, par l'iedjm ed-Din Omar ibn Mohammed ibn As'ad Abou Hafs el-Néséfi (Arabe 5\l~. folio 1511 \'erso) ; d'après Hadji-Khalifa, des ouvrages intitulés ziIlci cl·h.u-; on't été composés par Shihab cd-Din Ahmcd ibri Mansour el·Zahid el·
ARCH, MAI\OC. X\'. Il. hi

1 i

242

ARCHIVES lIAROCAI:-iES

Hakim, surnommé el.Haddadi, et par Mohammed ibn Mohammed elRamH. D'après une note qui se trouve tout à la fin de cet opuscule, le traducteur serait Yadigar ibn Mohammed qui l'aurait exécuté en 945; le Zillet el-kar; est suivi de deux feuillets d'un ouvrage persan analogue dans lequel son autorité est invoquée, et d'extraits divers .
. 2°

.:,I.,;JI ~';. Traité en

persan sur la lecture du Koran par Yar

Mohammed ibn Khodaïdad Samarkandi; l'auteur dit dans sa préface qu'après avoir suivi les cours des maltres de la leeiure koranique, ses amis lui demandèrent de composer un livre sur ces matières destiné surtout aux étudiants et qu'il rédigea, pour leur donner satisfaction, le Fé»ald cl-Koran qui est divisé en /2 chapitres. Ce traité s'arrête avec les premières lignes du huitième chapitre. 3" Fragment du même ouvrage commençant avec la fin du second chapitre et se terminant avec les premiers mots du dixième. 4° Fragment du même ouvrage commençant dans le neuvième chapitre. 5° Détails biographiques sur les sept lecteurs !luivis de notes et d'extraits divers, parmi lesquels deux kasid.s persanes sur les points du gosier où s'émettent les consonnes arabes, et sur les pauses, en général de fragments qui traitent de la lecture du Koran. 6° Traité en persan sur ta lecture du Koran, sans titre, par un nommé lIafiz Mohammed Sadik; ce traité est rédigé sous forme d'un commentaire ou plutôt de gloses

y

l. qui

furent écrites par Hafiz Moham-

med Sadik, d'après l'enseignement qu'il avait reçu de ses maitres, pour édairer les passages difficiles d'un traité de lecture du Koran en vers persans qui avait pour auteur Mohammed Hafiz, qui était plus connu sous le nom de Hafiz Izz ed-Din, et qui présentait de nombreuses dif·ficultés pour les commençants; ce traité est suivi du nom de lecteurs avec des sigles et d'un fragment d'Une page sur les « traditions de sainteté. qui sont les choses que Mahomet a entendues de la bouche d'Allah durant la nuit du Miradj, etc. 70 Traité en persan, sans titre ni nom d'auteur, sur la pause dans la lecture koranique. 8" Précis en persan, sans titre ni nom d'auteur, lur la récitation du Koran, suivi de notes, d'extraits et de traditions, de sourates du Koran avec une notation. 9" ~~,

rk J ~1. Traité sur la récitation du texte koranique

par el·Hasan ibn Shodja ibn el-Hasan el-Touni, en arabe; la copie de ce traité qui est incomplet est suivie du commencement d'une kasida en persan très mal écrite sur la phonétique des consonnes arabes.

U:'\E COI.LEeTION DE MANUSCRITS unmUIANS 10"

248

(?) ~l e.5~,).

Je. ~t

Le commencement du traité sur les

leçons du Koran par Médjid ? Ahmed ibn Nasir ibn Mohammed elMouallim el-Shirazi; ce traité, dont le titre est écrit sans points diacritiques, fut composé sous la direction du maltre dé l'auteur qui est nommé le sheikh el·Islam Tadj el-Millet wel-Shériya wel·Takva weIDin pour résumer la théorie de la lecture du Koran qui est exposée dans la Shdtibiyya et dans le Tabir..r.-:=JI; la Shdtibin-a est un arrangement, en vers, du Taï.,ir qui traite des leçons du Koran, composé p:tr Ibn Ferro el.Shatibi, qui mourut au Caire en l'année 590, sui. vant les indi(;ations données par Hadji-Khanfa. Il existe dans la littérature arabe deux ouvrages portant le titre de Taïsir et traitant de la lecture du Koran, le premier- fut écrit par l'imam Abou Amrou Osman ibn Said ibn Osman el-Dani qui mourut en 444 de l'Mgire et qui. #té souvent commenté ; l'autre, qui avait deux récensions, l'une abrégét: et l'autre développée, fut écrit par Aboul Abbas Ahmed ibn Ammar el-Mehdévi qui mourut vers 430. La divisiol' de ce traité est indiquée dans la préface.
II·

~.;iJl ~I

c.r J

~..rll

c..J.J.

La fin d'un commentaire en

arabe sur une kasida rimant en lam-élif sur la lecture du texte koranique. le dernier vers est

~ ~ .n.JJ),l

$J

r)(,···J\.J i;-JI~cS,)"'I~

La fin de ce commentaire, qui porte la date de 964, qui indique probablement la date à laquelle l'original a été copié, est suivie de fràgments sur la lecture du Koran et, en particulier, d'un fragment qui est la fin du traité de Médjid Ahmed, qui. d'après la souscription, a été copié en cfi7 par Mohammed ibn Ismet. Allah, d'une notice sur lei onze lecteurs du Koran, d'un traité de la lecture du textekoranique incomplet du commencement et débutant par un exposé de ~ phonétique arabe, intitulé dans la souscription

~~l ",:"tS':" et c()pié

par

un certain Hafiz Nazir Mohammed. 12· Kasida persane dans laquelle un certain Emir Izz ed·Din ibn Mohammed ibn Béha ed·Din el-DjauJ:i a réuni tous les enseiSnetrient. qui sont nécessaires aux lecteurs du Koran. 13· ~~l t..~. Précis en pers.n sur la lecture du Koran par un anonyme. 14- Traité en persan sur la lecture du Koran, sans titre ni .nom d'auteur, divisé en 14 chapitres, dont le premier traite de la phonétique

2....

AIlCIIIVES I\IAIIOCA)",t:l"

arabe; la copie porte la date de 95j de l'hégire, date qui indique celle à laquelle fut copié l'original du présent manuscrit. 15° Traité sur la lecture du Koran ; l'auteur de ce traité dit dans sa préface que les lecteurs du Koran se fiaient principalement à l'autorité de la Shdtibi)")-a d'Ibn Ferro dont l'intelligence exigeait la connaissance de la langue arabe, et qu'il a rédigé un traité de la lecture du Koran d'après l'enseignement qui se trouve exposé dans cette poésie. Cet opuscule est divisé en trente chapitres et tl commence par une liste des sigles qui reprêsentent les noms des lecteurs du Koran. ,6" Traité sur la lecture du Koran sans titre par un certain Mohammed ibn Ahmed ibn Khalifa, en arabe, divisé en une préface, dix-huit chapitres et une conclusion: il n'y a que le premier feuillet de ce traité qui est suivi par un fragment en persan sur les pauses et d'un fragment de grammaire arabe en langue persane. Ecritures nestalik médiocres et cursives copiées dans la Transoxiane au XVIII~ siècle. 204 feuillets. 19 sur 13 centimètres. Reliure en parchemin. Supplbn~ntp~rsan 1674.

\~, ~j;.

Histoire en persan du Prophète et de sa famille par

Mohammed Hoseïn Ibn Baki el-Boukhari; ce traité est dÏ\-isé en dix sections nommées medjlil dont la liste détaillêe est donnée dans la préface. Nestalik médiocre copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX O siècle. 231 feuillets. 25 sur ,6 centimètres. -Reliure en demiparchemin. Supplément pe"san 1675. Fragment d'une histoire de Mahomet en persan dont le premier chapitre complet (le 5·) traite du miradj et de l'hégire, suÏ\'i d'un recueil d'histoires également sans titre ni nom d'auteur. L'histoire de Mahomet est une compilation faite surtout avec des extraits des commen taires arabes du Koran, Assez bonnes écritures nestalilc persanes, la première du XIV· siècle, la seconde du xv,,· siècle. 188 feuillets. u sur '4 centimètres. Reliure en cuir rouge de la Transoxiane. Supplément per$tm 16j6. Il'';''''..r.'\

,...;, Roman de
Catalogu~~

Hamza, attribué à Shah Nasir ed-Din Mop. 760).

hammed (Rieu,

l'NI': COI.I.fo:Cno," m:

~IA:"V~CmTS ~n;St;UIA."S

:lU

Ce roman, dont l'auteur n'est pas connu d'une façon précise, contient le récit des aventures de Hamza, fils d'Abd el-Mouualib, et oncle de Mahomet, à la cour du roi sassanide Noushirvan,ses expéditions contre le roi de Ceylan, l'empereur byzantin et le souverain de "Éf:}"pte; il en existe plusieurs récensions. Bon neskhi indien copié en 1092 de l'hégire (1681 de J.-C.). '90 feuillets. 22 sur 15 centimètres. Reliure en demi-parchemin.
SlIpplémelJt persan 1677.

Recueil de ~Jj ou allocutions prononcées en commémoration de l'imam Hoseln, fils d'Ali. Ces allocutions qui se font toute l'année, mais surtout le jeudi et le vendredi des mois de Moharrem et de Safer, et principalement les dix premiers jours de Moharrem et les dix derniers de Safer, consistent en la récitation de traditions que le .:,,~ ~"'j rattache d'une façon plus ou moins artificielle A l'un des événements de la vie du martyr de Kerbéla. Les livres- qui traitent de l'hisioire d'Hoseln et de son assassinat portent dans la littérature persane le nom de J;:A.., le premier de ces ",dtal est celui qu'Hos'!l~ Vaiz el-Kashifi écrivit s~us le titre de \~\ t;,Jj qui, par abréviati~n, ~J.), est de"enu le nom générique de ces sortes de compositions. Assez bonne écriture nestalilc persane de la fin du :<VII" siècle. 238 feuillets. 22 sur 15 centimètres. Reliure en demi.parchemin.
Supplément persan 1678.

Fragments de traités de soufisme et d'histoire des prophètes, dont l'un, d'après un titre douteux, serait le t:J.,,)'\,.,I,r\,qul n'est point mentionné par Hadjl-Khalifa, tcritures Indiennes passables de la seconde partie du xv"," siècle. 257 feuillets. 20 sur 12 centimètres. Reliure bouthare en papier signée de Molla.Mohammed Emin Sahhaf,
S"pplëmeIJt persan 1679.

Mélanges sur
1-

~lahomet.

.::,,~, ~r t.l;.)f' Traité sans nom d'auteur,le titre n'étant

246

ARCIIIVES

MAnOCAI~ES

donné que tout à la fin du nO 3 et dans l'intérieur du volume, sur la création de la lumière mohammédienne et sur la création d'Adam ,d'après les traditions courantes d~ l'Islamisme. L'auteur prétend au commencement de cet opuscule que sa lecture est obligatoire pour tous les Musulmans et qu'elle procure lous les anntages de celle de la Bible (Tô"4tl, des Évangiles (/ndjll-i Isa) , des Psaumes de David (Z~boltr) et du Koran (Fourkan-i Mohammed); il dit que ('imam Mohammed Ghazali qui possédait dans sa bibliothèque 999 manuscrits, étant venu à lire le NOIÎr-'ldmt, le trouva si admirable qu'il donna l'ordre qu'on le portAt au sultan Mahmoud.

2·~t Jo_ W. T~aité sur les perfections de Mahomet, probablement
par le même auteur, et dont la lecturedc:fit également assurer des avantages incomparables.

3° J,or .::... ..... t.t ~J Testament du prophète Mohammed. Nestalik passable copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 48 feuillets. 19 sur 12 centimètres. Reliure boukhare en papier rouge estampé.
Sllpp/~ment pel'san

Y'

1680.

Mahomet et de sa famille, sails titre ni nom d'auteur. Contes et histoires diverses, la plupart de très peu d'étendue et ayant trait à l'histoire religieuse, sans aucun titre, ni aucune autre indication. 3· Traité de théologie et d'histoire religieuse également sans titre ni nom d'auteur. 4° Traditions de Kaab el-Ahbar; récit d'un événement dans lequel paraft le sultail timouride du Khorasan, Hoseln Mirza• . S· Recueil, sans titre ni nom d'auteur, d'histoires de tout genre. 6° Idem.

io Histoire de

rJ~\"

t::.~ J J\ J! Y\

[.\ or· Traité

de morale et d'adab, rédigé

d'après les traditions, les paroles des Soufts, le Tenbih el-6hajm'I ~\;J\

...; (sic).

Le 5iradj el-Ibra'~ est divisé en 19 sections.

8" Récits sur le Prophète.
(1812

Bon neskhi copié dans le Turkestan chinois en 1227 de l'Mgire de J.-C.). 432 feuillets. 10 sur 12 centimètres. Reliure boukh.re.

UNF. COLLECTIOl\l DE MANUSCRITS MUSULMANS

2U

Supplément persan 1681.

J

c,;.~.). Trait~ encyclopédique en persan, compos~ par elo:Djami Mohammed ibn Mohammed ibn Shelkh Mohammed el-Djami, aux environs de l'année 835 sous le régne de Shah Rokh 8éhadour d'aprés 444 (sic) des livres les plus ~putés sur les ousoul ed-din, les fourou ed-din, sur les ousoul el-Jikh, les fourou el-JiU, sur lee; alcida, sur les traditions musulmanes, sur la m~decine, la philosophie, les livres de soufisme, les te~Ur~s en prose et en vers. Cet opuscule, qui n'a aucun intérêt scientifique, mais qui est assez bien fait, n'est pas cité par Hadji-Khalifa. . Assez bon nestalik copié dans la Transoxiane vers la moitié du XIX· siècle. 107 feuillets. 18 sur Il centimètres. Reliure boukhare en papier vert. Supplémenl persan 1682.
Recueil de traités persans. l ' Trait~ en vers persans sur les ibdddt et les aUdm, généralement anonyme et sans titre; le titre de ~

. ~l:n

a.....) est donnésous le nO 16gI,

et il est possible que cet opusculé ait pour auteur Molla Mohammed Emin, fils d'Oustad Mohammed Kérim. 2° Catécbisme en prose persane ~crit pour les novices, divisé en 4 chapitres sur les

c.f....ü1 J."...'

et le ... ; ce trai~ est inéomplet de la fin.

3° Traité en vers mesnbis, sur les ad.bs ; l'auteur en est indiqo~ au

nO 16g1, 4; Il est anonyme et sans titre dans toutel! les autres copies;
le présent exemplaire est incomplet du commencement. 4° Frll8ment d'une histoire des prophètes en vers persans. SO Frasment du divan de Djami.
60 Le.•r.J.J\ ~ de Ftrid ed-Din Auar.

teritures de dlveries mains, toutes boukbares, le 'dernier num~ro esi un bon nestalit daté de 1115 de l'hésire ( 1800 de J .-C.). 153 feuillets. IJ sur 14 centimètres. Reliure en parchemin.

Suppliment per,an 1683.
Recueil de traités de théologie, en persan. •• Le même trai~ que 1682, 1. JO Le meme trai~ que 1682, J. 3' Ca~chisme pour les commençants, sans titre, ni nom d'auteur,

2111

AIlCHIVES

)t\nOC,\(~ES

rédigé sur le méme plan que le nO 1682, 2, traitant des~.A.l' Jy-='\ et du
~, commençant par cette tradition de Mahomet que la recherche de la

science est une obligation légale et que la science ~ a quatre aspects: la science de l'unité de Dieu, la science de la prière, la science du ieOne, etcelle des choses qui sont particuliéres aux femmes ~U; J ~ ~. 4° Le même traité que 1682, 3; la fin de ce traité se trouve après le numl!ro suivant. 5° Fragment d'un traité analogue aux nO' 2 et 3, rédigé sous forme de réponses à des demandes. Nestalik passable copié dans la Transoxiane vers la moitié du XIX" siècle. 133 feuillets. 19 sur 12 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier vert..

Supplément pel'san 1684•
•0

r~'.YI~. Traité en persan rédigé d'après les sources arabes

par Shems-i Omar Daulétabadi sur la théologie et les prescriptions religieuses de l'Islamisme, dédié à un grand officier indien, nommé Ashraf· Khan.

~l. iy...~. Traité sur la prière musulmane rMigé en persan par Fadl Allah ibn Mohammed ibn Ayyoub ibn Abit Hasan, surnommé Matchin, d'après des sources indiquées dans la préface: le MoUtéser d'el-Koudouri, la Hida)'a, le . Khi,anet el-fouAaha, le Zad c/-fou"aha, le Tohfet el-fou"aha, les Fétavi-i Zahiri, Saghiri, Kabiri, Nasiri, Khani, llosami, etc. . 3° Fragment, incomplet du commencement et de la fin, 'd'un traité

arabe d',:"b':':- dans lequel il est parlé de la prière. Les premières pages de ce volùme sont couvertes de notes. Bon neskhi indien copié pour les deux premiers numéros dans la sixième année du régne de Ferroukh Siyer (1718 de J.·C.). 62 feuillets. 23 sur 18 centimètres. Reliure ~ maroquin rouge.

Supplément perlan 1685.
10 Fragment d'un recueil de gloses sur un traité de logique dans lequel on trouve cité comme autorité le commentaire du Mifta" eloltloum, ce fragment est suivi de la fin d'un catéchisme. 2· Le même traité que 1683, 3.

t:~F.

COLl.F.cTIO:'l DE :\I.\;SUSCRITS

~In~ul.~"\:-;S

2411

3· Commencement du traité conservé sous le nn 1682, 3. Écritures nestalit passables. copiées dans la Transoxiane, celle du premier fragme'nt au XVIIIe siècle, celle des deux autres opuscules vers la moitié du XIX· siècle. 100 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en -temi-parchemin.

Supplément persan 1686.
Le même traité que 1682, 1. Le même traité que 1682, 2, la fin se trouve après les premières pages du nO 3. 3° Le même traité que 1682. 3. Écritures nestalile passables copiées dans la Transoxiane vers le milieu . du XIXO siècle. 85 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi.parchemin. Supplément persan 1687.

J. Fragment d'un traité en vers sur les prescriptions religieuses de "Islamisme. ,. Le même traité que 1682, :l, Incomplet du commencement. 3· Le même traité que 1682, 3. Nestalile médiocre copié dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX· siècle. 127 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demiparchemin. Supplément persan 1688.

,,0 Le même traité que 1682,

Recueil de traités de théologie, en persan.
1.

Le même traité que 1682, 2. 3° Le même' traité que 1682, 3. Nestalilc médiocre copié dans la Transoxiane en 1277 (1860 de J,-C.). 1oS feuillet.~. 20 sur t 3 <:entlmètres. Reliure en demi-parchemin.

SIIpplhnent per'4n 168g.
2, Incomplet du commencement. 3. Êcritureneltaiit passablecopl6e dans la Transoxiane vers la mo;tié du X.lxe siècle. 58 feuillets. 25 sur 1 S centimètres. Reliureendemi.par· chemin. Supplément per.an ,690' 1°

Le même triité que 1682,
1682.

2· Le même traité que

, ,. Tralt6 sur lei conditions de 1" prière, écrit en persan par Ull. c"tain Mobammtd ibn Ahmed Ibn Zahid. '

2

°~\ .:..~"... Traitê sur les .:..b~ en persa~ par un auteur qui

ne se nomme pas, r~digé sous forme de rêponses à des questions; incomplet de la fin. 3° Fragment en persan d'une histoire des prophètes. Écritures nestalik médiocres copiées dans la Transoxiane dans la pre· mière moitié du XIX· siècle. 115 feuillets. 18 sur 12 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

S"pplt",e,,' persa" 1691.
1° ~ ~L.); le même trait~ que 1682,1. 2° Le même traité que 1682,2 ; la copie en a êté terminée en 1299. 3° Le même ouvrage que 1683,3; la copie en a été êgalement terminée en 1299. 4° Le même traité que 1682,3; il a été composé en 1298, dans une

ville de la Transoxiane, par un certain Molla Anoub Khadjè dans le médrésè de Bedr ed-Din i' ; la copie est datée de 1299. Nestalik médiocre de la Transoxiane copié en 1299 de l'hégire (1881 de J.-C.). 64 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boukhare.

SuppUmellt persan 1692.
Recueil de traités persans. 1° Le même traité que 1682,1. 2· Le même traité que 1682, li. 3° Le même traité que 1683, 3. Ce traité, qui est également anonyme et sans titre, commence par la tradition suivant laquelle la recherche de la scienèe est d'observance stricte pour tous les Musulmans. 4° Le même traité que 1682, 3. 5° Le roman de Yousouf et Zouleikhaen "ers mesnhis par Nazim. Nestalik cursif écrit dans la Transoxiane aux em'irons du milieu du XIX· siècle. 132 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure bouthare en carton.
Supplément pel'stln 11>93 •

•• La fin d'un traitê. en prose et en vers persans, de théologie et de jurisprudence élémentaires. 2° Le même traité que 1683,3. La copie est datée de 1243 de l'hésire. 3° Le même traité que 16811, 3. 4° Le même traité que .6h,2, interrompu par le cinquième chapitre d'un traité d'aUo", en persan, traitant des causes qui annulent la. valeur des actes rituels.

L:\E cOLU:CnON DE I\tANliSCIltTS ~'l"Sl.'LMANS

2r.J

Nestalile cursif copié dans la Transoxiane en 1243 de l'hégire (1827 de J.-C.). 184 feuillets. 25 sur 14 centimètres. Reliure bouL:hare recou\"erte de papier vert.

Supplémellt persan 11594.
Recueil de traités en persan et en lurL: oriental. ,. Histoire en turL: oriental du célèbre saint souli Ahmcd Yêsaoul, en vers. 2· Fragment d'un commentaire en persan, sans aucune indication, sur un traité de jurisprudence. 3° Le même traité que ,682,1. 40 Le même traité que 1682, 2. 5° Traité en "ers persans, san.s titre et anonyme, sur les cinq temps auxquels il convient de faire la prière. 6° Le même traité que 1683,3. 7° Le même traité que 1682,3. S· Traité en vers, en turL: oriental, sur les aktdât, rédigé d'après tes ouvrages persans. 9· Les invocations du prophète Moise, en turL: oriental. 10· Histoire dù prophète Joseph, en turle oriental, en vers et en prose. Mauvaises écritures nestaliL: cursives, copiées dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX e siècle. ,60 feuillets. 25 sur 16 centi· mètres. Reliure boulehare couverte de papier noir.

Supplément pel'san 1695.
Recueil d'ouvrages persans. 1· Le même traité que 1682, 1. 2" Le même traité que 1682,2. 3° Le même traité que 1683, 3. 4· Opuscule en prose persane, également sans titre ni nom d'âuteur, sur les obligations religieuses de l'Islamisme. 5" Le même traité que 1682, 3; la place de toutes les rubriques. été laissée en blanc par le copiste. 6" Extrait du divan de Hafiz, incomplet de la fin. Assez bonne écriture nestaliL: copiée dans la Transoxiane dans 1. première moitié du XIX· siècle. 95 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure boukhare signée Molla Ismail Sahhaf.

SlIppllmelll jJers4n 1696•

...t: .:;,.;.l!.Traité d'eschatologie Musulmane; le commencement du

.\Helll''!:,.

\IAHOC:AI~ES

volume a disparu avec le titre et le nom de l'auteur; le titre ne se trouve plus indiqué que dans les marges; ce traité commence par les i5 noms différents que porte dans la terminologie arabe le jour de la résurrection; il continue par la mention d'Isralil. qui souffle de la trompette. d·lblis. de range de la mort, etc., de leur rôle et du sort réservé aux âmes après la mort. Bonne écriture neskhi copiée dans la Transoxiane en 1222 ·de l'hégire (1807 de J.-C.I. 75 feuillets. 27 sur 20 centimétres. Reliure en demiparchemin.
Supplém ellt pCI"s<1Il 1 (j97.

Recueil de traités persans. 1° Le mème traité que 16l:l2, 1; on lit tout à fllit à la fin la mention que œ livre a été terminé par .1\1 011a .\lohammed Emin. fils d'Oustad 'lohammed Kérim. sans qu'il soit fadle de déterminer si ce personnage est l'auteur de l'ou nage, ou simplement le copiste de l'exemplaire. ~o Le même traité que 16lh,2. 3° Le mème traité que 1683,3. 4° Traité analogue comportant des réponses à des questions de théologie et de jurisprudence. et comprenant l'histoire de i\lahomet et des premiers khalifes. sn Le méme traité que 1682, 3. ~:critures ncstalik copiées dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 94 feuillets, 26 sur l'j centimètres. Reliure boukhare.
Supplémellt persall

1698.

Hecueil de traités en persan sur la théologie musulmane. 1° Le même traité que t682, 1. 2° Le m~me traité que 1682,2. 3" Le m~me traité que 1683, 3. 4° Le même traité que 1682,3. Gros nestalik médiocre copié dans la Transoxiane vers la moitié du XIX· siècle. 108 feuillets. 25 sur q centimètres: Reliure boukhare en papier rouge.
Supplémellt pC/'sall 1699.

Traité de théologie et de pratiques religieuses de l'Islamisme en vers persans, sans titre ni nom d'auteur. Cet ouvrage, dont la poésie est plus que médiocre, commence par les louanges de Mahomet et de ses successeurs immédiats; on trouve à 1.

l'NI': COLl.EI:TIO:X DE

~1.\:XUSCRIT8 ~1U8UUIA:X";

:!:;:;

fin des indications sur les moments où \'on doit laver et couper les \'êtements. gon talik copié dans une ville de la Transoxiane en 1244 de l'hégire (1828 de J.-C.) par Mir Moaththar, fils de Molla Mazhar. 92 feuillets. 25 sur 16 centimètres. Mau"aise reliure boukhare.

Supplémcllt pcrsall lioo.
Recueil de traités sur la théologie musulmane. 1° l'ragment. incnmplet du commencement, d'un traité en vers persans sur les pratiques rituelles du culte (ibâddt). 2° Fragment du traité déait sous le n° 161b, 2, 3° Le mème ounage que 1683,3. 4" Le même traité que 1682,3; toutes les rubriques en ont été omises; ce traité est suÏ\'i par des extraits de poésies en persan et en turk oriental. 5°

J~\'1 ~ ~~ lo!J? _--! ~

cJ':! J::J ~L... J' Traité

en

prose persane. sans titre ni nom d'auteur. traitant de l'excellence dll tombeau du célèbre traditionniste Kaab el-Ahbar. Nestalik cursif copié dans la Transoxiane d:ms la seconde moitié du XIX· siècle. 75 feuillets, 19 sur 12 centimètres. Reliure boukhare en carton.

Supplémcllt perlall 1iO 1.
Fragment d'un catéchisme en persan par demandes et réponses sur toutes sortes de sujets intéressant la foi musulmane. sui\i d'un traité en vers persans sur les adabs, sans titre ni nom d'auteur, incomplet de la fin. Gros nestalik copié dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 23 sur 14 centimètr~s. 62 feuillets. Reliure en demi-parchemin.

Supplémellt persan 170'.
Recueil de traités en langue persane sur la religion musulmanè. 1· Le même trait~ que 1682, 1. ,. Le même traité que 1682. 2 nec quelques différences de rédaction. 3· Le même traité que 1682, 3. Nestalik passable copié dans la Transoxiane dans la seconde rt10itiJ du XIX· siècle. 192 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure boukhal'c. 1 7

ARCIIlVES MAROCAI:IlES

Supplément persan

1703.

Traité de soufisme sUr l'amour divin dédié au sultan Aboul-Mansour Abd el-Aziz Béhadour Khan (folio l ' recto) ou Aboul-Mouzaffer (folio 13 recto), par un auteur qui ne se nomme pas dans la longue . préface par laquelle débute l'ouvrage, mais qui indique, au folio 13 recto, les raisons qui l'ont conduit l en entreprendre la rédaction. Ce précis (folio 15 recto) est divisé en 8 chapitres dont le sommaire est donné au folio 16 recto. D'après une souscriptir, qui a été refaite
l

une époque postérieure, ce traité a pour titre

JLtJI t.J,J.

On

trouve l la fin de ce volume des prières en arabe, des carrés magiques, etc. Nestalik passable copié dans la Transoxiane au xvm e siècle: 82 feuillets. 19 sur 12 centimètres. Demi-reliure.

Supplément persan 1704.

~I J~1. Traité d'éthique par Hosern ibn Ali el-VaTz elKashifi. Nestalik passable copié dans la Transoxiane, vraisemblablement l la fin du XVI1l' siècle. 131 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

Supplément persan 1705.

Le même ouvrage. Exemplaire incomplet du commencement. Assez bon nestalilt indien vraisemblablement de la seconde moitié du xvm e siècle. La fin est en un nestalik boukhare médiocre daté de 1327 (sic) (1909 de J.-C.). 136 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Reliure en demiparchemin.
Supplément persan 1706•
. Traité en persan sur la fabrication des médicaments. Exemplaire incomplet du commencement et de la fin. Mauvaise écriture copiée dans le Turkestan chinois au XIX' siècle; 134 feuillets; 20 sur 14 centimètres. Reliure en papier doré.

SuppUment persan 1707.
Commentaire en persan sur la Kajiya d'Ibn el-Hadjib. Ce commentaire est très étendu et très bien fait, et le texte arabe de la Kqftya a été reporté au XVIIIe siècle dans les marges du manuscrit;

liN":

COLLECTIO~

ilE

~I.\XlJSCRITS m:!'l"L"A"'~

2:;"

lJadji-l\.halifa (t. V, pp. 7 et 12) cite comme commentaires persans de la Kafiya, celui de Seyyid Shérif Ali ibn Mohammed el-Ojordjani que Fluegel attribue à tort à Djami, Djami n'étant jamais nommé el-Sen'id, et pour cause, de .'toïn ed·Din Mohammed Emin el-Hérhi, et de Ala ed-Din Ali ibn Mohammed e1-Koushi. Un exemplaire du commentaire de Djordjani se trouve à la Bodléienne (Ethé 2434), Le présent exemplaire est incomplet des feuiliets du commencement et n'a ni titre ni nom d'auteur. Bon neskhi persan, vraisemblablement du x," siècle. 182 feuillets. t8 5ur 13 centimètres. Reliure boul.:hare.
Suppl~l/Iellt

persan 1708.

Traités de grammaire et de'logique :

~\(j\ .:..~ ~ ~1J""'_~. Commentaire sur la

Kajiya d'lbn

el-Hadjib, par Abd er-Rahman ibn Ahmed d-Djami, exemplaire incomplet, voir arabe 6353.

.j\». "'=-~.

Commencement d'un traité de soufisme, en

persan. 3° Commencement d'un commentaire en persan, par Abd Allah ibn

Akaml.:han~~\, sur un traité de grammaire arabe.
4° Le mê!1?e commencement, d'une autre écriture. 5° Traité en persan sur la conjugaison arabe.
6° Traité de logique, en persan, composé par ,'auteur de la.JL..)\

~\ ~!JAI~ ~\ voir arabe 6368.
7° Questions diverses en persan sur divers points'de théol0KÎe. Écritures médiocres de la Transoxiane copiées au XIX· siècle. 97 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure boukhare. Supplément persan 1709. Le..;:l:J\

,

Jl.;..,

le premier mesnévi de la Siuè de Férid ecI-Oin

Attar. Nestalil.: très médiocre copié dans la Transoxiane dans la première moitié du XIX· siècle. 87 feuillets. t9 sur 12 centimètres. I\etiure boukhare.

ARCHIVES 1IIAROCAI:'iES

Supplément persan 1710.

Le même ouvrage. Mauvaise écriture nestalik sans les rubriques, copiée dans la Transoxiane vers le milieu du XIX· siècle. 174 feuillets. 26 sur 16 centimètres. Reliure boukhare en papier vert.
Supplément pel"Sall 171 1.

Divan du sheïkh Saadi de Shiraz. Assez bonne écriture neskhi copiée dans la Transoxiane au commencement du XIX· siècle. 289 feuillets. 24 sur 16 centimètres. Reliure boukhare. Supplé.menl pel'SQII 1712.

~l> ~ ~1)J,)' Poème par Emir Khosrev Dehlhi sur les aven• tures amoureuses de Khizr-khan, fils du sultan Ala ed·Din, avec Daval Rani, fille du Raïkarn du Goudjarate. Ce poème fut écrit sur la demande de Khizr-Khan, d'après un récit de ses aventures qu'il avait rédigé lui·même et il fut dédié au sultan Ala ed-Din. Le présent manuscrit est faussement indiqué comme étant le roman de Khosrev et Shirin, que Khosrev Dehlévi écrivit à l'imitation de celui qui avait été composé par Nizami. Assez bon nestaliL: indien copié par Nedjm ed-Din Ahmed vers le milieu du XVIIIe siècle. 114 feuillets. 25 sur 1 S centimètres. Reliure en demi-parchemin. Supplément peI-sali 1713. Divan de Hafiz-i Shirazi. Assez bon talik persan l"faisemblablement du XVII· siècle. 167 feuillets. 18 sur II centimètres. Reliure boukhare en papier carton vert.
Supplément persan 1714. Le même ouvraRe. Assez bon nestaliL: du nw siècle a\"ec des parties ajoutées dans la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 81 feuillets. 18 sur ~"2 centimètres. Reliure en demi-parchemin. Supplément pel'SQII 1715. Le même ouvrage. Écriture nestalik passable copiée dans la Transoxiane vers le milieu du XIX· siècle. 110 feuillets. 24 sur '4 centimètres. Reliure boukhare.

l:~E

COLLEC'flO:" DE :\IANt"SCIllTS

'II"SI"L"A~8

2;;;

Supplément persan 1716.

Le mème ouvrage. f:criture nestalik passable copiée dans la Transoxiane '"erS le milieu du XIX· siècle. 115 feuillets. 23 sur 13 centimètres. Reliure boukhare.
Supplëmellt per.fan '717.

Le divan de Ilafiz-suivi du commencement du 0~J~ de Batifi, le tout sans titre ni nom d'auteur, ni rubriques. Ëcritures-nestalik médiocres copiées dans -la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· ~iècle. 115 feuillets. 25 sur 15 centimètres. Reliure bouk,hare en papier jaune.
Supplément persan 1718.

~0~.). Divan du poète persan Kélim.
Kélim, dont le véritable nom était Abou Talib Hamadhani, quitta la Perse pour se rendre dans l'indoustan après avoir (ait ses études à Shiraz: il devint te poète lauréat de la cour de l'empereur Shah-Djihan et mourut en 1062 de l'hégire. Le présent exemplaire est incomplet du commencement et de la lin ct ne porte aucune indication de titre ou de nom d'auteur. Ècritures de diverses mains, nestalik et shikestè-amiz de la fin du X\l"· siècle. 155 feuillets. 21 sur I l centimétres. Cartonnage.
Supplément per,a" 1719.

Divan de Fighani. te "olume, qui est incomplet du commencement et de Ja lin, ne porte aucun titre. Mauvais nestalit copié dans la Transoxiane dans la seconde moitit du XIX" siècle. 79 (euillets. 22 sur "2 centimètres. Reliure bl>ukhare en papier vert.
SIIpplément per,an 1720.

Le roman de Yousouf ct Zoulelkha, en "ers mcsné"is, par Molla Na.\lU:II. )JAnne. xv. Il. 17

7 •

21i1l

AIICIII\'F.S MAROCAIJI'ES

zim, fils de Shah Riza Sebzévari (voir Rieu, Il,692', sans titre ni nom d·auteur. Nestalik médiocre copié dans la Transoxiane à la fin du XVIII' siècle par Mohammed Fadil ibn Ibrahim Bai. 213 feuillets. 19 sur 12 centimètres. Reliure en demi-parchemin. .

Supplément perlan 1721 .
Le même ouvrafle. également sans titre ni nom d·auteur. Nestalik médiocre copié dans la Transoxiane '·ers le milieu du XIX' siècle. 209 feuillets. 19 sur 13 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier vert.

Supplément perlan 1722.
Fragment, sans commencement ni fin, du dinn du poète persan 8a1b. Écriture nestalik médiocre vraisemblablement copiée dans la Transoxiane au milieu du XIX' siècle. 115 feuillets. 17 sur 10 centimètres. Reliure en peau brune.

Supplément perlan 1723.
Divan du poète soufi Imla (xu' siècle de l'hégire; ; sur ce personnage. voir le Catalogue of perlian manulcriptl de Rieu, page 714. . Nestalik médiocre copié dans la Transoxiane, vraisemblablement dans la seconde moitié du XIX' siècle. 144 feuillets. 26 sur 15 centimètres. Reliure boukhare.

Supplément perlan lï24.
Le même ouvrage. Exemplaire incomplet du commencement et de la .fin. Nestalik passable copié dans la Transoxiane, vraisemblablement vers la moitié du XIX' siècle. 132 feuillets. 18 sur 12 centimètres. Reliure boukhare.

UNE COLLECTION DB MANUSCRITS MUSUUI.\NS

159

Suppllment persan 1725.
Le m~me ouvrage. Nestalik très médiocre copié dans la seconde moitié du XIX· siècle. 129 feuillets. 26 sur 15 centimètres. Reliure boukhare.

Suppllment persan 1726.
Le m~me ouvrage, incomplet du commencement.. Nestalik pass.ble copié d.ns 1. Transoxiane en 1274 de l'hégire (1857 de J.-C.). II~ feuillets. 27 sur IS centimètres. Reliure en demip.rchemin.

Suppllment perlan 1727.
Le divan de Mirza Abd el-K.ader Bidil, le plus grand poète indien du siècle. Exempl.ire incomplet s'arrêtant .u cours du mini. Nestaliltindien médiocre du commencement du XIX· siècle. 240 feuil· lets. 22;sur 14 centimètres. Reliure orientale en cuir brun.

XVIII·

Fr.gment des poésies de Mirza Bidil, suivi d'Un exemplaire, incom. plet du commencement, du Youloul u Zoul.U:ha de Noured-Din Abd er-Rahman Djami. Écritures médiocres, 1. premi~re shilcestè, la seconde nestaliit copiée à Boukhara en 1258 de l'hêS.(18S 1 de J.-C.) par Molla Abd el-H.klm •... Djouibari. 160 feuillets. 2S sur 14 centimètres. Reliure boulthare recouverte de papier vert.

Suppliment pet'sall 1729.
~

\; ei. Récit en vers pers.ns de 1. guerre qui fut soutenue par les

Afghans Abdalis d'Abmed Shah contre les empereurs monsols de

260

.\RCIIIVES MAROCAINES

l'Indoustan. Ce livre dont l'auteur ne se nomme pas, et qui semble très rare, a été composé en l'année 1161 de l'hégire. Bon nestalik indien de la seconde moitié du XVIII· siècle. 53 feuillets. 22 sur 14 centimètres. Reliure en demi.parchemin.

Supplément persall 1730.

j.*J

J:l. 1\lesnévi sur les amours de Leila et Medjnoun, sans titre
~ t ~ rl; ~l; ~*,

'ni nom d'auteur. D'après ce qui est dit tout à fait à la fin du poème:

r0A.:.-~d~j~ ~4 f':":-\':":-\
~e

/*~~,jt..j\ I~ ~~.J

LcUa u MedjllOllll fut terminé en l'année 1253 de l'hégire. Nestalik cursif copié dans une ville de la Transoxiane dans la seconde moitié du XIX· siècle. 65 feuillets. :& J sur 14 centimètres. Reliure boukhare recouverte de papier vert et rouge. SlIpplémellt persall 1731.
Fragment de la rédaction en prose du Livre des Rois de Firdousi écrite au commencement du XVII· siècle par Tévekkoul-Beg, fils de Tulek-Beg, à la demande de Mohammed Héyat, surnommé Shemshir Khan Tarin qui entra au service de l'empereur Shah-Djihan la première année de son avènement. Cet ouvrage est nommé ~l:A~ ~ ou
~

'\>~~.). .. ... li

Le présent exemplaire est incomplet du commencement et de la tin, Shikestè indien médiocre du XVIIIe siècle. 172 feuillets. 20 sur 12 centimètres. Reliure en cuir brun.

Supplément persan 1732.
Traité en vers persans sur "ascension du Prophète au ciel par 'Ami Isfahani précédé d'une Aa,ida traitant du même sujet. Nestalik cursif copié par un certain Sevvid Djaafer Khonsari en 1282

UNE C:OLLECTION DE )IANUSCRITlil ~It'SUUI.\NS

261

de l'hégire (1865 de J.·C.). en peau souple.

62

feuillets.

16

sur 9 centimètres. Reliure

Supplément pe"sall 1733.

Divan d'un poète nommé Ali, qui est probablement indien. mais qui n'est certainement pas persan. TaliL: indien cursif tendant au shikestè. R7 feuillets. 18 sur I l centimètres. ~eliure en demi.parchemin.
Supplément persan 1734,

Album comprenant un fragment, sans commencement ni fin, d'un recueil de vers. mystiques en persan et en turc; des conseils sur les adilbs donnés par un Soufi à son fils, un traité de mysticisme en vers persans, copiés en diagonale dans les pages, suÏ\'i de fragments mystiques en persan. Assez bon· nestalit persan du XVIIIe siècle. 55 feuillets. 27 sur 16 centimètres. Reliure :en demi.parchemin.
Suppllment persan 1735.

Album contenant des extraits des poésies de Mirza Bidil, Nazim, Shevltet, Nbai, Djami, Nishati, les conditions de validit~ de la prière. Bon nestalik~persan du XVIIIe siècle. 40 feuillets. 21 sur 6 centimètres. Demi·reliure.
Suppllment persan 1736.

Recueil d'opuscules et de fragments de plusieurs traités, le.:Jt...,..
~, sut les points essentiels de la doctrine musulmane en persan;

des fragments en vers mesné\"is, krits en turk oriental, dont l'un provient d'un Miradj.nam'; un frasment sur la grammaire arabe en turt oriental; un traité en persan sans titre ni nom d'auteur sur la création du monde et des existences qui le peuplent et sur différentes questions théologiques; un mesn6vi persan sur les points essentiels de l'Islamisme; un traité persan sans titre ni nom d'auteur sur toutes sortes de points de théologie et de jurisprudence constitué par des

21;2

..\ RCHIVES )IAROCAINES

réponses à des questions supposées; un mesnévi persan sans titre ni nom d'auteur sur les qualités que doit réunir celui qui veut embrasser la vie mystique. Nestalik du XVII· et pour la plus grande partie du XIX· siècle, copiés dans la Transoxiane. 202 feuillets. 23 sur 14 centimètres. Reliure boukhare.
Supplémellt persall '737'

Recueil de fragments de traités persans. Un feuillet du ;';~J ~ ~j ~li":,,l::.5' par Shems ed-Din Mohammed ibn Ahmed ibn Hamza ibn Mohammed ibn Ali elShaféi. 2° Le commencement du divan de Mir Ali Shir Névai, sans titre, ni nom d'auteur.

c.r

J;,;YI

3° (?)J~ ~ ;,;\>.J,)~ ~~,)~ ~~. Histoire en prose persane d'un ancien souverain du K.horasan, nommé Adil-Khan, qui était renommé pour sa justice; cette histoire est incomplète de la fin, elle est suivie de fragments divers, en particulier d'un fragment en turk oriental dans lequel se trouve raconté un épisode de la vie de Mahomet. 4° Commencement d'un traité de mysticisme en langue persane, sa ilS titre ni nom d'auteur, dans lequel se trouve citée l'autorité de Khadjè Mohammed Parsa. S· Fragment du divan de Hafiz et autres fragments. 60 Traité' de pronostics et de prédictions en mesnévis persans rangés en séries qui sont chacune sous la domination d'un des prophètes ou des saints de l'Islamisme, incomplet de la préface et de la fin. 7° Un fragment des i~1 de Nour ed-Din Abd er Rahman el-

.AA!r

Djami. 8° Fragment d'un commentaire en arabe sur la Kajiya d'Ibn elHadjib, suivi d'un feuillet d'un mesnévi en turk oriental et d'un fragment d'une lettre en persan de Nizam ed-Din Mohammed et d'extraits de poésies. 9" Traité en vers persans sur les ibdddt, incomplet de la fin. Ecritures nestalik, médiocres pour la plupart, copiées dans la Transoxiane au lUX· siècle. 134 feuillets. 25 sur IS centimètres. Reliure boukhare en carton vert,

UNE COLLECTION nE MANUSCRITS

~IUSUUI.\~S

Supplément turc 1263.
1° Petit traité en turc osmanli sur les .:"b~ sam; titre ni nom d'auteur rém8é sous forme de demandes et de réponses; il a été composé sous le rè8ne de Sultan SoleJman, fils de Sultan Sélim, d'après des sources dont l'énumération est donnée dans la préface. Cet opuscule se termine par des prières en arabe.

Petit traité é8alement en turc osmanli sur les .:"b~ sans titre ni

nom d'auteur; la copie est datée de 1131 (1718 de J.-C.). 3°

~\l-',,:,t:S':"

Explication des 99 noms d'Allah, en turc os22

manli, sans titre ni nom d'auteur. Bonne écriture turque de 1131 (1718 de J.-C.). 33 feuillets. 14 centimètres. Reliure en demi-parchemin.
Supplément t,,'re 1264.

sur

Divan de Fouzouli. Exemplaire incomplet d'un ou deux feuillets de la fin. Nestalik médiocre copié dans .Ia TransoJ:lane dans la seconde moitié .cfu XIX· siècle. 102 (euillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure en demIparchemin,
Supplément turc
1265.

~.r ~t

",;".. ,,:,\:S:" Traité en vers turc-osmanlis en l'honneur

.cfu prophète Mahomet, plus connu dans l'empire ottoman sous le titre de ~ ",;".., par SoleTman Tchélébl de Brousse, suivi d'extraits diven parmi lesquels une prière en arabe, le commencement d'une autre récension du Mel1lofttl n4ma, des prières en turc et en arabe. Solelman Tchélébl, oriBinair. de la ville de Brousse, fut imAm du divan de Sultan Bayézid K.han.- et, après la mort de ce sultan, il remplit lèS memes fonctions l Brousse. Assez bonne écriture turque datée d. 1228 de l'hélire (1813 de J.-C.) et adtres écritures de mains médiocres et plus modernes. 70 feulllets. 23 sur '7 centimètres. Reliure en cuir brun estampé.

2fi-l

ARCHIVES \IIAROC.\I:-ES

Supplémellt turc 1266.

Recueil de traités en arabe, en lurl: oriental et en persan; 16 Traité en arabe par Keïdani sur les cinq ahkalll, sans titre ni nom d'auteur, "oir Arabe 6344. 2" Commentaire en persan, sans titre ni nom d'auteur, ni indication d'aucun genre, sur ce même traité arabe de Keïdani; la copie porte la date de 1255 de l'hégire. 3° Traité élémentaire en turl: oriental, sur les ibdd,Ît, sans titre ni nom d'auteur. 4" Opu~cule en 1'.lrk oriental, sans titre ni nom d'auteur, sur les conditions de ,"alabilité du mariage. qui sont au nombre de dix, et sur d'autres questions concernant la jurisprudence du mariage. 5" Traité par un ccrtain Naurouz sur le mariage et sUr d'autres questions d'ibddât également en turk oriental.
ti"

~\ ~ ",:",l:.f:'" Traité en

turl: oriental traduit du persan par un

auteur anonyme sur des questions de théologie et de jurisprudence. Une partie de ce traité est rédigée sous forme de réponses à des questions; daprès l'introduction, le traité persan sur lequel ce traité a été traduit a lui-même été traduit de l'arabe; ce traité est sui vi d'un opuscule en turl: oriental sur plusieurs questions analogues, en particulier la pureté de l'eau, la chronologie antéislamique. Nestalik médiocre et cursif copié dans la Transo.xiane en 1255 de l'hégire (1839 de J .-C.). 162 feuillets. 20 sur 13 centimètres. Reliure en demi-parchemin.

APPENDICE

Les quelques manuscrits dont la description est contenue dans les suivantes ont été acquis en féHier '909; la plupart d'entre eux faisaient primiti\-ement rartie de la collection précédente qui fut apportée de Samarkand et de Boukhara en 1904 et qui fut acquise par M. Decourdemanche en 1908, bien après que plusieurs des volumes qui la composaient en eurent été ,-endus par la personne pour le compte de laquelle elle a"ait été formée. Trois de ces IiHCS furent acquis par la Bibliothèque Nationale en avril '905. d'eux d'entre eux étaient des recueils de poésies en turk-oriental très modernes et fort médiocrement écrits, le troisième, un très bel exemplaire, trè!' ancien de la Mokq,ddi· met el-adab de Zamakhshari. dans lequel sc trou\"ent des gloses en turk-oriental, extramement importantes à cause de leur antiquité.,9n trouvera la description de ce livre dans le second "olume du Catalogue des manuscrits persans de la .Bibliothèque Nationale, qui, suivant toutes les ,-raisemblances, paraItra dans le courant de l'année prochaine.. Les autres manuscrits qui ne font pas partie de cette collection formée à Samarkand, proviennent de Baghdad, probablement d'un fonds de biblio thèque de quelque médrésè.
pa~es

A,-abe 6403.
Le deuxième volume d'un exemplaire du commental':C du Koran intitulé ~Jl:JlJ\ ,J""\J ~..;::lIJ~\. par le kadi Nasir ed-Din Omar el-8eidbavi el-5hirazi; les marses -de cet exemplaire sont couvertes de gloses et une table .des matières s'y troU\'e préfixée. Bon neskhi, probablement du X\"I" siècle. 273 feuillets. 2Ù sur t8centimètres. Reliure bouthare en cuir siRnée Mohammed Alim ibnMolla Mohammed Tati. . .

Arabt 6404.

~~\ ~ J e-:'~\ ":"~ Commentaire par Mouzahhar cd-Din
el-Hosein ibn Mahmolfd ibn el-Hasan el-Zeidani sur le grand recueil de traditions musulmanes écrit en arabe par Hosein ibn Masoud ibn

21il;

ARCIIIVES )l.\ROCAINES

Ferra el-Baghavi el-Shaféï sous le titre de

Ut

~La.. (t 5.6 de

l'hégire); ce commentaire est cité par Hadji-Khalifa (tome V, page 566) au milieu d'un graRd nombre d'autres: de Shi hab ed-Din Fadl Allah ibn Hoseïn el-Torapoushti (t 658); Nasir ed·Din el-Beïdhavi (t 685): Shems ed-Din Mohammed ibn Mozatrer el-Khalkhali (t 745): Shems ed-Din Mohammed ibn Mohammed el-Djézéri (t 833); Kara Yakoub ibn Idris el-Roumi (t 833); Mohammed ibn Mohammed el-Wasiti elBaghdadi (t 797); Ala ed -Din Ali ibn Mohammed, surnommé Mousannifek (t 875); Kotb ed-Din ~Iohammed el-Izniki (t 884); Shems edDin Ahmed ibn Soleïman, surnommé Ibn Kémal-Pacha it 940). Exemplaire incomplet. Beau neskhi du commencement du ne siècle. 28,5 sur 22 centi· mètres. Reliure en demi-ehagrin.

Arabe 6405.
Deuxiëme partie, comprenant les .:,,~t....., d'un traité de jurisprudence arabe qui est indiqué comme étant la

~~ commentaire

de la

tJ~\

J ~,~t du shelkh el-Islam

Borhan ed-Oin Ali ibn .-\bi Bekr

el-Marghinani el-Hanéfi (-1' 593). D'après Hadji-Khalifa (tome VI, page 483), l'auteur de la Kifayd est \Iahmoud ibn Obeid Allah ibn Mahmoud Tadj el-Shéria, "auteur de la Vikayef el·rivaiet. Neskhi très cursif et presque sans points diacritiques vraisemblablement de la On du X\le siècle, 246 feuillets. 25,5 sur '9 centimètres. Reliure boukhare en cuir brun, signée Khadjè Aboul-Hasan.

..trabe 6400.

~~\ J~. Commentaire par Obeid Allah ibn l\lasoud ibn Tadj
el-Shéria sur les passages difficiles de la ~,~

J,: Le J ~\, J' ~\iJ

traité de jurisprudence hanéOte par le grand-père de l'auteur, Bothan el·Shéria Mahmoud ibn Sadr el-Shéria. Bon neskhi copié dans la Transoxiane en 910 de l'hégire (.562 de J.-C.). 292 feuillets. 23 sur 14 centimètres, Reliure boukhare si8n~e de ~Iolla Mohammed Ohaibi.

UNE COLLECTION DB MANUSCRITS )lUSULM.\NS

167

;:. Il
~!

r:--=' tSJ\:.i.l!

~ L. ~ ~J~ J

"'r01.J S' J .:.,.\.JI}!

J.~L..

tSJI.>

,jA",! ':"~jJ. Traité de jurisprudence hanéfite

par Abour-Ridja Mokhtar ibn Mahmoud Nedjm ed-Din el·Zahidi (658 de l'hégire), comprenant les questions qui se trouvent dans les Vdi'ai, le Mouniet, et des additions destinées à combler les lacunes du Kounid qui était un complément du Ghouniet. Ce titre est rapporté par Hadji-Khalifa d'une façon aussi inexacte que possible, ce dont l'éditeur ne s'est point aperçu. Le ~ dont il est ici question est le traité de droit intitulé

l+üJ! t.:.. par Fakhr ed-Din IWdi ibn
~.

Abou Mansour el.

Arabi (Hadji-Khalifa, VI, 226 et IV, 572, el-Iraki) et dont Abour-Ridja parle en termes très él08Îeux dans sa préfaée. (cf. Hadji-Khalifa, VI, page 2261; cet ouvrage est extrêmement considérable et son auteur y a fait figurer des choses qu'on ne trouve pas ailleurs; Abour-Ridja Molthtar ibn Mahmoud Nedjm ed-Din el-Zahidi, qui fut le disciple de Fakhr ~d-Din ~di, en tir. le ~ (Hadji-Khalifa, VI,
226

et IV, 572)

dont le v~ritable.: titre est ~ ~. L'auteur a donné dans sa préface la liste des sigles par lesquelles il désigne les divers ouuages auxquels il a emprunté ses renseignements. Assez bon n~khi copié en 1 J 18 de l'hégire (1706 de J.-C.). 312 feuillets. 21 s'ur' '. centimétres. Cartonnage. Arabe 6408. J!.li ...\.I1..rr:-,Trllité de jurisprudence hanéfite par Aboul IWrêltat Abd Allah ibn Mahmoud el-Néséli. La copie de ce trait' dont les lignes sont extrêmement espades est accompagn6e de nombreusek gloses, tant en arabe qu'en persan, dont quelques-unes ont 'té rédigées par un auteur parfaitement ignare. tel celui qui a écrit

r:--=' SI

~ ~~~

r-' ~ "f'.A',j'='i.)~

~

~"JJrU~' r)LJ1 ~ ~."AI' "f'...A' ~~. On y trouve cités
le,;-.) et le

~.

commentaires du

J!.li""".r(I·c:.~"le~..w.

le c:.~'~, Tatar-Khan. Blrdjendi.

AnCIIJ\-ES )1.\nOCAIXES

Bon neskhi copié dans la Transoxiane en "14 de l'héRire ,1702 de J.-C.) par un certain Tébib-i Kashani. 279 feuillets. 22 sur 16 centimètres. Reliure en peau noire.

A"abe 6409.

~liJJ1'p~f

J

Jo.lA>.JljA.). Commentaire par Bedr ed-Din

Mahn~oud Mohammed ibn .\hmed el-.\ini li" 855 de l'héE(ire: d~F
~liJJ1, traité de jurisprudence hanéfite par Aboul-Bérékat Abd Allah
ibn Ahmed el-Néséli. Le présent exemplaire, qui ne porte aucune indication de titre ni de nom d'auteur, ne comprend que le commencement du second "olume dans lequel il est question des ~

).l.l.....

L'auteur du Ken, el-dé"aïk.

qui est généralement connu sous le nom de Hafiz ed-Din el·Néséfi, est mort en ilO; cc traité de droit a été l'objet de nombreux commentaires: celui de Fakhr ed-Din Abou Mohammed Osman ibn Ali el-Zeïla'i
(i' 743) qui porle le titre de Jo.li..Jl

~ p l ~ W ~1kJ1 0=!

et

qui fut abrègé par un certain Ahmed ibn Mahmoud; celui de Moh\"i

ed- Din Ahmed el-Kharizmi, qui lui laissa le nom de J:.li JJI..rr;d·autr~s

commentaires furent écrits par el-Khanab Ibn Abil-Kasem el-Karahi· sari (t 730, par I\.i\-am ed-Din Aboul-Foutouh ibn Ibrahim el-Kirmani (t au Caire en 748), par Izz ed-Din Yousouf ibn Mahmoud el-Razi elTehrani (en 773\, par Radi ed-Din Abou Hamid ... el-l\Iekld (t 858), par Zeïn ed-Din Abd er-Rahim ibn Mahmoud el-Alni ('l' 864), par un certain Shoh·Allah sur lequel Hadji-Khalifa ne donne aucun détail, par Moïn ed-Din el.Hérévi, surnommé Meskin. par le kadi Abd el8err ibn Mohammed, plus connu sous le nom d'Ibn el-Shihna el· I-Ialébi It 921\, par Kotb ed·Din Abou Abd Allah Mohammed ibn Mohammed ibn Omar el-Salihi el-Dimeshki (t 950). par Zeln el-Abidin ibn :'\oudjeïm el-l\lisri (.;. 9i O), le d:liJJ \

j:,)Cf J ~1)1...rs:J\.

qui resta inal.:he,·é, par Ali ibn Mohammed el·Mokaddési, surnommé Ibn el·Ghancm ()' 10(4), qui critique assez vcrtement Ibn :'\oudjelm ct qui ne termina pas son commentaire, par Moustafa ibn Bali. plus connu sous le surnom persan de Balizadèh. il le composa quand il était professeur dans l'un des collèges dc· Constantinople et le termina en 1036 à ~..r 'Orfa sous le titre de ~1."AJ\.hl: LJ\ ~6..

J

~1..".iJ1, qui est

U:"E COt.LECTION DE l\t.\NUSCRlTS )1l'St'L)I.\N5

21;9

moins connu que celui de ~l;...)Lr., qui lui est généralemement appliqué. Neskhi passable du
XVIIIe

siècle. 33 sur 23 centimètres. Cartonnage.
.-h·obe 6410.

~1,",,;._lA> ~JI~r'

Commentaire par Saad ed-Din

.\lasoud ibn Omar el-Taftazani sur le J.".... "YI ~,traité des principes de la jurisprudence hanéfite, écrit par le kadi Sadr el-Shéria Obeïd Allah ibn Masoud el-~lahboubi el-Hanéfl (i- 747 de l'hégire.. Un des élè\'es de Sadr el-Shéria eut l'audace de publier le Tenlâh d-ol/solll de son maltre sur son brouillon avant qu'il n')' ait mis la derniére main, de telle sorte que cette édition contenait des fautes et des imperfections. aussi Sadr el-Shéria en publia un commentaire excellent auquel il donna le titre de ~\ ~ ~ J> J ~

.,,:JI,

mais

ce commentaire, pou\'ant, par sa valeur, être considéré comme un ouvrage original, de\int lui-même l'objet de nouveaux commentaires dont le premier et le plus important est celui qui fut écrit parSaad ed-Din Masoud ibn Omar el-Taftazani el-Shafeï (t 792:1, qui est un commentaire par Jj, sous le titre de Tal",ih i[a lteshf haltaik el·tenAih. Les bibliographes musulmans nomment [, J J-

c.f

un commen-

taire dans lequel le texte ori~inal surligné est compris dans un nouveau texte qui l'éclaire, mais qui nc s'en distingue pas d'une façon absolue, la pensée de l'auteur étant continuée et développée par celle du commentateur i les commentaires

[,JJ-...r.f- sont ceux dans lesquels le

texte original est introduit par JIi et le commentaire par Jjl.ou bien dans lesquels le texte original est Indiqué par ~j sans que le com· mentaire en soit formellement distingué; ce genre de commentaire se rapproche de celui des gloses ~~. Ècriture usez médiocre ressemblant l une sorte detalil: 'a\'ec des formes de shikestê du XVIIl' siècle. 204 feuillets. 27 sur 16 em. 5. Reliure bouthare. Arabe 6411.
~ "Y'~. Précis de jurisprudence hanéfite par Ibrahim ibn

Mohammed Ibn Ibrahim 1 8

el~Halébi

(.;- 956 de rhéBire).

270

ARCIIIVES M.\ROC.\INES

L'auteur raconte, dans sa très courte préface et dans l'appendice du Moultéka eI-abhor qu'il entreprit la rédaction de ce précis de jurisprudence l la demande d'un de ses élèves qui désirait posséder un livre dans lequel se trouverait résumée rt'ssence des traités les plus autorisés tels que le Moktéser de Kodouri, le el-Mokhtar, le eI-Kell{, la elt'ikaya.1I )' ajouta toute une série de questions extraites du Medjma el-bahrein et aussi de la Hidaya. Ce travail, qui est un manuel sans originalité, fut terminé en 923 de l'hégire; il e!lt très répandu et célèbre chez les Hanéfites; il a été souventcommenté, parel-Hadjdj Ali el-Halébi, élève de l'auteur, et peut-être celui l la demande duquel fut composé le Moultéka el-abhor <t 9(7), par un sheikh de Damas, Mohammed ibn Mohammed el-Behnési (t987); par le sheikh Nour ed·Din Ali el-Bakani el.Kadiri, qui fut le disciple de Mohammed el-Behnési (t 987), qui le composa de990à995,etquiluidonnaletitrede ~Je-AYltS~
~ YI

; par le sheikh Ala ed-Din

ibn Nasir ed-Din, qui fut imam de

la grande mosquée des Omeyyades de Damas et dont Hadji-K.halifa ignorait la date de la mort, ce commentaire était intitulé

Je-AYI ~

~\'I~ ~ 1.), et son auteur le termina en 990 de l'hégire; par Maula Mohammed el·Tirhi, connu sous le nom de 'Aïshi (t 101~); par (smail Efendi el-Sivasi (t 1048), en 4 tomes; par Shah Mohammed ibn Ahmed ibn Abous-Sooud el-Siddiki el-Hanéfi el·Monastéri sous le
titre de ~YI~ Asker ~ J

c.r J A\'I ~ en 105a, par le Roumlli·Kazi·
Abd er-Rahman ibn Mohammed commentaire fut terminé en

JI...rLJ~ iUl ~\i

ibn Solelman, surnommé Shellthizadè, en 1078, sous le titre de

~ YI ~

c.rJ AYI~, ce

1077, etc. Bon neskhi copié en 1040 de l'hégire (1630 de J.-C.). 209 feuillets. "18 sur la centimètres. Reliure en cuir rou~e. Arabe 64)2. Commentaire par Ojélal ed·Din Mohammed ibn As'ad el-Siddild el-Davani sur les~. ~\ ~liJ\ d'Adhod ed-Din Abd er·Rahman ibn Ahmed el-Idji (t 756 de l'hégire). D'après une note qui !le trouve tout l fait l la fin de la copie, le commentaire de Onani aurait été terminé en 555 de l'hégire; dans le

UNE COLLECTION DE IIANUSCRITS MUSULlII.\NS

!il

Keshf ef-ZOllnOlln, tome IV, page 217, Hadji-Khalifa indique la date de 905. Adhod ed-Din el-Idji est mort en 756 de l'hégire. Bon neskhi copié dans la Transoxiane probablement dans la pre. mière moitié du XIX· siècle par un certain Daulet Mohammed ibn Khadjè Gueulmirzai Goulahi. 2g6 feuillets. 24 sur 14 centimètres. Reliure boukhare en cuir rouge signée Molla Mohammed Hakim.

Arabe 6413.
Le même oU\·rage. Ron nestalile copié dans la Transoxiane vers la moitié du ISI' feuillets. 25 sur 15 centimètres. Reliure boulthare•
XIX-

siècle.

. Arabe 6+14'

~'.J""~I.i'

J ~'..,.,.Jl t..::i.

Gloses par Molla

Yousouf ibn

Moham med Khan el-Karabaghi el-Mohammed-Shahi (t vers 1030de l'hélt. d'après H. Khalifa) sur le cC?mmentaire par Djélal ed·Din Mohammed ibn As'ad el-Siddiki el·Davani des ~ ~1~liJl d'Adhod ed-Din Abder-Rahman ibn Ahmed el·ldji (voir plus haut). D'après Hadji-Khalifa (tome IV, p'~ge 217). Molla Yousouf el-Karabaghi est mort l une date postérieure à 1030 de l'hégire, mais il faut corriger en 1033, et d'arrès la préface du 71tÎmmd el-halla.hi, il faut même certainement corriger 1030 en 1034. 80n n'eskhi copié dans la Transoxiane, vraisemblablement dans la seconde moitié du XVIII- siècle. 23 sur .3 centimètres. Reliure boukhare recou,-ertede papier ,·ert.

AI'abe 6415.

J-J'

~

::.r ":"~ Commentaire par Ibrahim ibn Mohammed
J-Jl
~, traité sur la

ibn Ibrahim eI-Halébi du ~~ ~.J

prière par Sédid ed·Dln el-Kashsharl. Ibrahim Ibn Mohammed Ihn Ibrahim el-Halébi-(t 956) dit dans sa préface qu~iI nait composé un commentaire fort étendu du MOlln;tl .
ef-lIIou,alli, intitulé

J-.=-Jl

~ (\·oirn·suh-ant;etqu'i1I'abré,eaen-

suite pour qu'il soit d'une lecture plusaisée pour les débutants (HadJi"'Khalifa. Dict. bibl., tome VI, p. u8). tin commentaire plus étendu comprenant deux gros t'olumes a\"B1t été compoSé à une date antérieure

272

.\ftCIIIVES )1.\ROCAI:"fES

par Mohammed ibn Mohammed ibn Mohammed, connu sous le nom de IbnÉmirHadjdj Halébi{t8i9)sousletitrede ~~I ~ J.

~~I ~ J J-JI ~~ j (Arabe 1147- 11 48 et HadjiKhalifa, ibid., p.227). L'auteur du Kesllf el-:;oIIllOItIl indique deux autres commentaires du MOI/;ziet el-mau.Mili, un moins considérable que ce dernier et qui fut composé en 1075 par Omar ibn Soleïman et . un autre qui a pour auteur Kara Yahya Saroukhani. Assez bon neskhi copié en Djoumada premier 1117 de l'hégire (1;05 de J.-C.) par le fakih Mohammed Hoseïn el-Djidni. 129 feuillets. 20 sur 14 centimètres. Reliure orientale en cuir.
.I1rabe ri4,6.

c..r

-'

b-J\ ü> u. _

J---JI ~

c.r

j U.

Commentaire sans nom d'auteur sur le

~~I ~ J ~I ~, traité sur la prière par Sédid ed-Din el·
Kashghari. Ce commentaire, dont le titre complet est... j~1 ~, comme on le voit par Hadji.Khalifa (Dict. bibl., tome VI, p. 228) et par la préface du nO 64'5, est l'œUvre d'Ibrahim ibn Mohammed ibn Ibrahim el·Halébi (t 956) qui en a fait ensuite uit abrégé plus facile A étudier. Le titre de ~I ~ est préférable à celui de ~\ ~ qui a été adopté par le rédacteur du Catalogll! des manllscrit' arabtts, n'" 1149 et ssq. Cet exemplaire est précédé d'une table des matières renvoyant A la pagination orientale du manuscrit. Neskhi passable copié dans le Turkestan, vraisemblablement l la fin du XVIIIe siècle. 511 feuillets. 23,5 sur 17 centimètres. Reliure boukhare en cuir. . Arabe 6417.

~. 1· Traité par Mohammed Huan ibn elSheïkh Bakir sur la pureté et la prière, rédigé, suivant ce que dit l'auteur dans son introduction, A la demande de plusieurs personnes qui désiraient posséder un livre élémentaire sur ces questions de jurisprudence. 2° Traité sans titre sur les conditions du je6ne par le même Mohammed Hasan ibn el-Sheïkh Bakir; cet opuscule, d'après ce qui est dit dans son introduction, a été composé pour répondre au désir de plu·
sieurs soufis j~\ amis de l'auteur.

,)\-1\ r.Y-. j ,)l:-'\

UNE COLLECTION Dg MANUSCRITS MUSUUI.\NS

17S

Bon nestalik cursif; le second traité est daté de l'année 12 57 de l'hégire (1841 de J.-C,}; la copie du premier, qui n'est point datée, est signée Ali ibn Mohammed el-Mérizi (?) et ces deux traités semblent de la même main, 86 feuillets. 21,5 sur 14 centimètres. Reliure en cuir noir souple.
A"abe 6418.

~\

c.iJw. Traité de grammaire arabe, dans le présent exemplaire,

sans titre, ni nom d'auteur, par le sheikh Djémal ed-Din Abou Mohammed Abd Allah Ibn Yousouf. plus généralement connu sous le nom d'Ibn Hisham (t '}62 de l'hégirel. L'auteur de ce dlèbre traité de grammaire, d'une composition et d'une science parfaites, rapporte dans sa préface qu'il composa à la Mecque, en l'année 749, un Ih're sur l'irdb qui se perdit ainsi ~ue d'autres de ses compositioris lorsqu'i1 s'en revint en Égypte. Il retourna à la Mecque en l'année 756 et. encouragé par la faveur que le public avait témoignée" à un de ses opuscules intitulé ~\,;

;.r ~\.r')'\

~\ f

')'1, il se remit

à l'œuvre: le résultat de ce travail fut le Mog"ni

el-Iébib (cf. Hadji-Khalifa, Diel. bibl" tome V, p. 655) ; le Moghni est dhoisé en 8 chapitres dont le détail est donné dans la préface et d'une façon plus abrégée dans le Ke,h/ ei-toulloull. L'auteur, abllndonnant la dh"ision traditionnelle des grammaires

antérieures, et même celle du

tdl .).i, introduisit dans

l'étude de la

grammaire des distinctions qui sont réelles, mais auxquelles ses prédécesseur~ o~.avalent pas prêté d'attention spéciale, et il étudia surtout les particularitê~ de la langue arabe. C'est un livre qu'on ne peut étudier sans une. préparation spéciale qui consiste dans la lecture des grammaires plus simples, telle la Kafi)'a, et de leurs corrimentaires, car elles sont écri~es dans un style si concis qu'elles en sont très difficile, ment compréhensibles, LeoMOlf""; jouit dans tout l'Islamisme d'une réputation bien nMritée, il né le cède"guère, au point de ,"ue scientifique, qll'à la grammaire de Sibawanih, et il a été l'objet d'un grand nombre de commentaires. Ibn Hisham lui-même composa deux commentaires, un grand et un petit, sur les Ters qui y sont citis comme exemples ~\~. Un comtneotaire de l'ouvra. complet fUI publié par le shellth Taki ed·Dln Aboul Abbas Ahmedibn Mohammed el·Shéméni (t 872 de l'hég.) sous le titre de
1 8 •

ru... 0!\ c.iJw Je. r)tCn,:r
x,o.
Il.

i ..· .1\ ; cet auteur
18

"IICII •. )1.\110«:. -

ARCHIVES MAROCAINES

cite dans sa préface un traité de Shems ed-Din Mohammed ibn etSaigh el-Hanéfi intitulé .~I ~r' ;r ~~.;.:; dans lequel il était question du .Molihni,les annotations ~ d'un auteur'égyptien, Bedr ed·Din Mohammed ibn Abi-Bekr el·Démamini et son commentaire qu'il publia plus tard aux Indes sous le titre de

JI

~.,.,al' ~

~'~. Taki ed-Din avait répondu dans ses cours aux objections et aux difficultés qui étaient soulevées, assez à tort, à ce qu'il semble, par Bedr ed·Din, et un de ses amis lui demanda de les rédiger et de donner en même temps un commentaire des exemples qui sont invoqués par Ibn Hisham; le résultat de ce travail fut le el~Mon'if. Le sheikh Mohammed ibn Abi-Bekr el-Démamini, dont il vient d'être question, mourut en 828, et il écrivit deux commentaires sur le Moghni, le premier en Ëgypte, d'une étendue restreinte, par J."ï' Jti,
dans lequel l'auteur du el-Mon,if, voit des annotations ~ plutOt qu'un vrai commentaire, le second, aux Indes, en 818, plus étendu, également par

J}' Jti. qui. est

mentionn~ par te bdl el':'Barizi,

inspecteur de l'Office du Protocole ~V, ~!Y..,) au Caire. Postérieurement à cette date, el~Oémamini écrivit un troisième commentaire « mêl~ ,. qu'il ne termina malheureusement pas, sans quoi, au dire dé Hadji-Khalifa, il eàt été de. beaucoup le meilleur de tous ceUx qui existent. Abou Bashir Shems ed-Din Mohammed Ibn Imad el-Malaki

(t 844) composa du Moghni, sous le titre de ~ JI(,' un commentaireen trois tomes. Le célèbre polygraphe Ojélal ed-Oin Abd erRahman ibn Abi Bekr el-Soyouti (t 911) a écri) un commentaire des exemples du Moghn; avec des notices biographiques sur les ~tes ,auxquels ils ont été empruntés et dont il existe un exemplaire malheureusement incomplet dans le fonds arabe, sous le n· 4158. 5oyouti, en plus de cet important ouvrage, a composé d'autres commentaires sur le texte du Moghni, le le ~\ ~ ~~

~I ~ Je. r)\Û\

J ":""_~. ~,

J

~..".ïJ\ ~\ qui est des gloses surie

texte du Moghni, le ~ ~ ~ ~ ~. Parmi les ou· vrages dont le Moghni a été l'objet, Hadji-Khalifa cite une rédaction en vers d'Aboul Nédja ibn Khèlef el-Misri, qui vécut dans la seconde

UNE COLLECT,ON DE MANUSCRITS MI'SI11.1IAN8

2ia

moitié du Ixesiècle. Mohammed ibn Abdel-Médjid el-Samouli el-Shaféi el-Sooudi a rédigé en 961 sous le titre de ~

j

~Ù'\ ~~.)

~, .~ un .abrégé du M06/mi; un autre abrégé du M06hni par
Un auteur qui n'est point connu porte le titre d~ j~'

t..'.J

~.) \f\ .J~'

crk· .

Le présent exemplaire est précédé d'une table analytique d'une main contemporaine. Bon neslthi copié par un certain Mohammed ibn 'Aoudh en Zilkaada 1058 (1648 de J.-C.). 245 feuillets. 20 sur '4 centimétres. Reliure en cuir brun.
~

Arabe 6'P9.

Isféralni sur les ~\(J, ~~ J~ ~~.. d'Abd erRahman el-Djami. Assez bon nestalit écrit presque sans points et d'une façon assez médiocre probablement dans la Transoxiane. 188 feuillets; 19,5 sur 13 centimètres. Reliure boulthare recouverte de papier jaune et rouge signée Mohammed Shérif, fils de Hosetn, avec la date de 1t74 de l'hEgire (1857 de J.•C.).

Gloses par l'sam èd-Dln Ibrahim Ibn Mohammed ibn Arabshab el-

f 4.'.".al'

Fragment, sans commencement ni fin, d'un commentaire sur les Koulliat ou premier tome du Canon d'Avicenne, commençant avec la deuxième djoumla 'du. second laalim du second lem~ du premier livre. Les commentaires des Koulliyyat du Canon d'Avicenne sont très nOJl1breux et les plus anciens sont ceux de Falehr ed-Din Mohammed ibn Omar el-Rul (t 606) qui fut réfuté par Mouamle ed-Din; de Kotb ed-Dln Ibrahim ibn Ali el-Misrl ct ChS), de Yatoub ibn GhanaTm, sur· nommé Mouamk ed-Din el·Samirl (t 681), qui combina les doctrines de Fakhr ed-Din el·l\ui avec celles de Kotb el-Misri, d'Emin ed~Daulèh Aboul Féredj Yatoub e1-Nasrani el-Karalti (t 685), d'Ibn el-NiOs Ala ed-Din Ali ibn AbU Hum el-Sharei ct 687). de Kotb ed·DinMahmoud ibn Masoud el-Shirm et 710), écrit en 674, de Yakoub ibn Abou Isha.k don~ Hadjl-Khalifa 18nore la date exacte de la mort, mals qùt présenta 50n livre au sultan mamloukel-Mélik e1-NaSer (et non el'Mélit el~
•. 1 . .

2jfl

"RCfJI,"E~

M.\ROC.\I:'IES

Mansour. ce qui est le titre de Kalaounl Mohammed ibn Kalaoun. Cet auteur déclare qu'il prit pour modèle le commentaire de Fakhr ed-Din el-Razl. et qu'il suivit ce que dit dans son commentaire Afdal cd·Din el-Khoundji et ses rêfutatlons d'el-Razi, il y joignit les objections du médecin Ncdjm ed-Din ibn el·Minfath et les réponses qu'elles corn· portaient; Sédid ed-Din el-Kizérouni publia un commentaire des KOll/-

liyyat, sou~ le titre de

0ylill ~~ y, en

745; Ali ibn Abd Allah.

plus connu sous le surnom de Zeïn el·Arab el-Misrl, un autre en 751. Bonne écriture neskhi cursive écrite presque entièrement sans points diacritiques l"raisemblablement au ni siècle. 22,5 sur 16,5 centimètres. Reliure en demi-parchemin. .·lrabe 6421. Les Séances de Hariri. Cet exemplaire est précédé d'une table des chapitres d'une main du XVIIIe siècle. Bon neskhi \'ocalisé copié à Alep sur un manuscrit appartenant à un personnage nommé Hos3m ed-Din Ibn Koutlough

J.l1ai par

You-

souf ibn Ibrahim ibn Mohammed ibn Zakaria el-Kourdi el-Hakkari à une date qui n'est pas indiquée, mais qui se place vraisemblablement siècle de J .-C. 122 feuillets. :i 1 sur 16 cendans la première moitié du timètres. Heliure en cuir brun estampé.

l'''-·

Arabe 6422. Le même ouvrage. Bon neskhi turc de la seconde moitié du XIX" siècle. 249 feuillets. ~3 sur 13 centimètres. Reliure orientale en cuir rouge.

JjJa.J\.

Commentaire par Saa~ ed-Din Masoud ibn Omar. el·

Taftazani sur le c..W1 ~ de Djélal ed·Din Mohammed el. Kazwini • . . Exemplaire incomplet de la fin écrit dans un assez bon neskhi du XVIe siècle. lï4 feuillets. 24 sur 17 centimètres. Reli c:: reen cuir brun.

U.'lE COLT.ECTION DE )1\.'ll"f;CRITS

~IVSUL:\rANS

171

Arabe O.J24.

Gloses par le molla Hoseïn Tchélébi, sur le AfotalJlJal de Saad edDin Masoud ibn Omar el-Taftazani; l'auteur était contemporain du molla l\Iousannifek, autrement dit Ala ed-Din Ali ibn Mohammed el-Shahroudi el-Bistami <t 875). L'histoire que raconte Hadji-Khalifa (t. Il, p. 406), d'après le el-SlJékaik ei-llo 'maniyyè, n'empêche pas Hosein Tchl:lébi d'avoir écrit des gloses sur le MotalJlJal. Bon neskhi cursif du XVII· siècle. Demi-reliure.
Arabe 6425.

Commentaire par Hose'n illn Mo'in ed-Din el·Melboudi sur la ~ \..\fJI, ou

~, ~1.u, traité de

philosophie par Athir ed-Din Mofaddal ibn

Omar el-Abhari (t vers 660 de l'hég.) Un exemplaire de cet ouvrage se trouve dans le fonds arabe sous le n· 2363. Ce traité, dont la rédaction est excellente, est divisé en trois sections, traitant la première, de la logique, la seconde de la physique, ia troisième de la théodicée. Bon neslthi copié vers la fin du xvrrre siècle. I2S feuillets. r 9 sur 14 centimètres. Reliure en cuir souple.
,

"

Arabe 6.J26.

~'~l,..,)' ~, ~!,AJ' J..~. Commentaire par Kotb el-Din el-RaZI sur la Sltem,(vy' de Nedjm ed-Din Omar el· Kuwini el-Katibi. Les premiéres pages de ce commentaire sont ,couvertes de gloses qui, suivant une indication écrite sur l'un des feuillets
de garde, sont l'œuvre du ~..rJ' ~,c'est-A-dired'Ali ibn Mohammed el-Djordjani. Gros nestalit bouthare copié vers le milieu du XIX· siècle. 266 feuillets. 27 sur rS centimètres. Reliure boukhare sigDée Molla Mohammed Yousouf.
Arabe 6427.

Cr J

Commentaire par le Sey)'id Shêrifel-Ojordjani sur le ~\."anJ..""--' commentaire par

Ko~b ed-Din

el-Razi sur ia ~!,AJI

J ~ a..)\

2iS

ARCHIVES 1I1.\IÏOC.\INE5

~~II, traité de logique par Nedjm ed-Din Omar el-Kazwini. Ce
commentaire commence par I..t. ~VlA.. ~)l:" ~ ~

..::..:J J

~.,,;

~I i.J~ ~J.
Bon neskhi daté du mois de Safar 1075 de l'hégire (1664 de J.-C.). 185 feuillets. 21 sur 14 centimètres. Reliure en cuir brun estampé.

Arabe 6428.
Gloses par Kara Daoud el·Khvafi, disciple de Saad ed-Din Omar elTaftazani, sur les gloses que le Shérif Seyyid Ali ibn Mohammed elDjordjani composa sur le commentaire par Kotb ed-Din Mahmoud ibn Mohammed el-Razi sur le traité de logique intitulé

J

~\

a....)\

~I ~~I; d'autres autorités attribuent ces gloses à un certain
Daoud ibn Kémalel-Koutchévl. Bon neskhi copié par Khalid ibn Hosein en 1207 de l'hégire (1791 de J.-C.). 128 feuillets. 21 sur 15 centimètre9. Reliure en cuir rouge.

Suppldmtmt persan 1744.

lA.l;.J~ ~.".w~

liV1

~

J u..n ~ JJ.

Histoire générale du'

monde par Mirkhond; premier "olume, comprenant l'histoire des prophètes et celle de la Perse jusqu'à Yezdégerd. Bon nestalik copié par Abbas-Kouli, 615 de Yol-Kouli Beg en 1068 de l'hégire (1657 de J.·C.). 370 feuillets. 29 sur 30 centimètres. Reliure· orientale.

Sltppldment persan 1745.

""".ûl1

~\.;Â> ~ ~VI ~6d;. Biographies des m~'stiques cé-

lèbres par Nour ed·Din Abd el-Rahman el-Djami. Cet exemplaire est précédé d'une table des noms qui J' figurent; avec renvoi à la pagination orientale du manuscrit. Bon nestalilc boulchare daté de 1079 de l'hégire (1668 de J.-C.I. 383 feuillets. 22,5 sur 13 centimètres. Reiiure bouthare recou"erte de papiet vert.

U~E COLLECTION DE )IANUSCIlITS !II{;SULIIIANS

lIIi9

SuppUment persan 1746.

T ~

ifX. Histoire des poètes par Dauletshah.
SuppUment persan 1747.

Bon nestalik persan du nue siècle. 26 sur 16 centimètres. Reliure en cuir brun estampé.

Recueil de recettes pharmaceutiques en persan, incomplet du commencement et de la fin, qu'une note contemporaine prétend être le

~., ~..JI ~~ d;JsmaTl

ibn eJ..Hasan ibn el-Hosein el-Djordjani; ce

recueil, malgré cette indicado"n, n'a rien de commun avec le dernier livre du Zakhirl-; KhPar;~ml"ahi qui est un recueil de recettes pharmaceutiques. Il est suivi du KhouJf-; Ala)'; qui est un abrégé par Ismatl ibn el-Hasan ibr:a el·Hosein el-Djordjani de son immense traité intitulé Zakh;r~-; KhNr;~m"'ah; et qu'il écrivit pour l'usage du Khvarizmshah Aboul Mouzaffer Atsiz. Bon nestalilt persan du ltVlll e siécle. 262 feuillets. 15,5 sur 10,5 centimètres. Reliure en cuir brun.
Suppl~ment persan

1748.

Traité de médecine en persan qui, suivant une indication écrite sur un des feuillets de garde, est le ~ ~j par Ismatl el-Djordjani J manuscrit incomplet du commencement et de la fin. Assez bon nestalilt persan du XVIIIe siècle. ISo feuillets. 18,5 sur Il centimètres. Reliure en peau noire.
Suppl~ment persan

'749•

.l..-t,.J1 ~ 'J'~u...J\

~J' Traité de lexicographie persane

l·I'usage des enfants turcs, par el-Khatib Roustem el-Maullvi, divisé en trois chapitres et suivi d'un ~ par Molla Ahmed. Écriture turque passable copiée par Riz,,"an ibn Abd Allah enlogS de l'hégire (1683 de J.•C.). 94 feuillets. 21 sur 15 centimètres, Cartonnage turc.

280

SI/pl'Ument persall 1750.
1 ° Traité de la èonjugaison arabe en persan, S8ns titre, ni nom d·auteur. 2° Traité sur la déclinaison et la conjugaison de la langue arabe, sans titre, ni nom d'auteur, divisé en cinq chapitres dont chacun est réparti en cinq sections. 3° Traité sans titre, ni nom d'auteur, sur la conjugaison des verbes arabes.

4° ~ ~ verbe arabe. SO
ll~j.

~. Traité en vers persans sur la conjugaison du

Traité en prose persane par Zahir ad-Din 110hammed ibn

~Iasoud el-Alévi sur la flexion des noms et des "erbes dans lesquels entre une des trois lettres, élif, ,'av, ya.

6° ~~. Abrégé sans nom d'auteur sur la grammaire arabe. 7° ~l.~ ~L. ~. Traitéen vers persans, sans nom d'auteur,dédié
;i

un prince nommé Mo'in ed-Din Hoseïn

~ ~

...u, ~ ~jli J~ c..A.e ~
..:.I-La.A

,~ ~U;

Jl:ï'

~.,) <.rt-.

d'après le célèbre traité d'Abd el-Kahir Djordjani. Belles écritures talik indiennes copiées en 1238 et en 1239 de rhégire (18:12-18:13 de J.-C.), par Ikbal ed-Daulèh Bourhan el-Moulk Mohsen Ali Khan Béhadour ~asret Djeng qui a imprimé plusieurs fois son cachet sur cet exemplaire; 78 feuillets. 24 sur 1 S cm. S. Reliure en cuir brun.
SI/pplément persall 1 7S 1.

Jo-' yJl1

~\ ,y,.,). Recueil des poésies de Talib Amoli,qui mourut
,.-

en 103S de l'hégire après avoir été le poète lauréat de Djihanguir. Exemplaire s'arrêtant dans le courant de III lettre mim. Bon nestalik persan de la fin du X \"li 1- siècle. 94 feuillets. 20 sur 14 centimètres. Reliure en toile noire. •

UNE t:OLLECTIO:S liE

:\l.\~l'!'lCRITS

Mt'Sl'Ul,\NS

2111

SlIpp/élllt'lIt tllre 126R.
~\; ..r.:-' ~.). ~.).Supplément, par:\"ezmizadé-i Baghdadi Mourtida Efendi, fils de Senid Ali Efendi Nezmi el-Baghdadi, au supplément écrit par Yousouf el·l\.atib, surnommé Nabi el-Rohavi (t '1241, au ~I..,..JI ~l... i..r.:-'

J

~l:JI i.;,), histoire de Mahomet par

le !.:adi Oveis ibn Mohammed, plus connu sous le nom de Younis el· U!\lmbi (t '037 de l'hé~ire); le supplément de Nabi el·Rohui e~t également connu sous le nom de c,$\; ~,;. ~ezmiz.dè

If 1133 de

l'hégire, suh'Ant Rieu et 1,30 suivant Hadji-I\.halifa, IV, '91) a laissl un Oh'an (Hadji·Khalifa VI, 5741: il est l'auteur de notices biographiques sur les saints personDa~s qui sont enterrés à Baghdad ou dans sesen\'irons, intitulées y,y\

~..i; CRieu, Catalo!/Ilc of

tllrkish manuseripts,

p. 74), d'une traduction de l'histoire de Timour, par Ibn Arabshah

(ibid., 43), d'un traité sur la chasse intitulé

"t j~

et traduit de

l'arabe (ibid.• p. 1271, d'une traduction du Kabolls-IIamè de Keï·Kaous ibn Iskender (ibid., p. 117', d'une histoire de Baghdad, comprenant celle des deux dynasties des Khalifes abbassides sous le titre de

là.bJI

~(ib;d" p. 41). D'après Badji-Khalifà'(Diet. bibl" VI, 5441,

f\ezmizadè traduisit également l'histoire d'Ibn Arabshah en persan sous le titre de

l..-\ ~\ ~ ...i;

le lexique de la chronique de

Vassaf el-Hazret (ibid., 5561; il a aussi commenté les vers cités comme exemples (~\~, par opposition à ~\, exemples en prose) dans le traité de grammaire intitulé Moghni el-lébib de Ibn Hisham (ibid.• p, (06), Le lexique de la chronique de Vassaf el-Bazret est très "'raisemblablement un des ouvrages qui ont été les sources de l'auteur du dictionnaire turk.-oriental persan connu sous le nom de SellgilaAh dont deux abrégés existent dans la littérature persane sous les titres de Kitab·; Aden

;';.J.I:, o.J\:5'et de Khilasè-Î Abbas.tÎ. ,
X\'1U'

Ronne llcriture turque du tres. Cartonnage turc.

siècle, 9' feuillets. 24 sur 13 centimè·

Supplémellt

',,,.C 1269 •
Dictionr.aire arabe expliqué en turc

.:JL..1Q\

.;t.j\" .:,,"""\ .;\,fl.

osmanll. sans nom d'auteur.

ARCHIVES

)IAROCAI~E8

Assez bonne écriture ncskhi turque copiée en 1018 de l'hégire {I609 de J.-C.). 238 feuillets. '9,5 sur 14 centimètres. Cartonnage turc.
Sltpplémellt titre
12;0.

Recueil des poésies de Baki ~~ en turc osmanli, incomplet de la lin.
17

Bon nestalik turk du commencement du ;'[\'1118 siècle. sur 10 centimètres. Reliure en maroquin brun doré.
Sltpplémellt tltrc 1271.

116

feuillets.

~\

J J:+-i. Abrégé d'un traité de médecine en ture osmanll

par Hadji Pacha Aïdini, divisé en trois sections, baUd, traitant, la première de la médecine théorique et pratique, la seconde des drogues, le troisième des causes des maladies et de leurs symptÔmes. Bon neskhi turc du XVIIIe siècle. 63 feuillets. 20 sur 14 centimètres. Reliure orientale en cuir estampé.

E. BLocHET.

CATALOGUE DU MUSEE DE LA MISSION SCIENTIFIQUE DU MAROC

J. Plene avec Inl!criptlon mortuaire d'un soldat anglais (168!). Époque de "occupation anglaise de Tanger. (AcheUe par M. G. Salmon, ~h~' Je 1er .Vi.,ion.) . 2. Astrolabe donné A la grande mosquée par ie Sultan Sidi Mobommmedf ben Abdallah en UN de "hégire (dlx-septl~me Iliècle ap. J.-C). (AtheU pttr JI. O. Salmon, che' de 10 Ml.don.)

3. Inscription arabe sor marbre. de la moitié du huitième siècle de l'M,ire (9uinzi~ine siècle ap. J.-C). Cette inscription eit relative • la eonslltulion en habou8 d'un hammam (bain) en (a"eur de la Medersa de .. grande mo8quée d'EI Q1:ar El Keblr par le Sultan Abou lnan El Merini. (Don de JI. Micho__Bellai,.,.) . ... Estampap d'une in8criptlon latine se trouvant A t=1 Qçar El Kebh' dan8 tbttJrlèur de la grande mosquée nr le ndnaret, au-tle88uR • de la porte du .....rel. A S mè&r88 de bauleur. C'est une pierre tombale pluée de champ. de telle sorte que l'Inscription 88t placée "erUcalement. Le minaret de la grande m08quée d'El Qçar est entièremeDt construit avec de8 pierres tombales antique8 de grandes dimension8. (Don de M. J1ichflu-Be"oire.) 6. Morceau de marbre nec de. arabesque!!. provenant du Dar el Makhzen • Ffl8. (RapporU pIIr MM. Salmoll er Miclllluz·Bellllire ,n 1• .:'

Fouille. de Bou K"acltkltaclt•
•. Tombe D·l. 1 pot de lerre. 'Don Baehtr.) 7. Tombe n- 1 ",•• Stèle de pierre a"ec Inscription
III fl«1Ir1 .-WIIIre a. Jlal'Ot'.)
CO@coniu~.

(Don Ile

2KI

ARC\IIVES )IAROCAI:SES

8. Môme tom"e. Fresque cd mau"ai~ état \t homme clltrH l! chevaux). (Ilon <I~ 1" !'iariilt' immobilirrr.l !I. Tom"e Il'' 2. Face ",ucl·est du lombeau avec fresque (oiseau ('tgnir· lande,. ~f'n/lill~. de I,l .lIi~ .•ion.)
10. l\Iême tombe. FAce nord·est, guirllmde en rinceaux et l'OS8CI",; (fresqne), (f'ooil1~. <le Itl .m.•~ion,1

II. Tomlle Il'' :;, Ol'llée Ile ,'csUges de peintures (neurs); 1 lom))1" l'litière (terre cuite) ; 1 Iliece de monnaie; f.'ugments de potlll'je....
\Hl/liI1~ .•

de 11/

,m••illll,)

12, Tomhe en cnisse formée de tniletl, "an... ornement. Tomlle n" 10 : t ":Ise lacl'~·m8t(lire enlier: 1 vase terre j'ouge élll'éché ; :1 fra/l-

ment... de l~olliel' en pAte de vcrrt' (noir et blanc) ; 1 fragment d., colliel' l'ond j 1 pendanl pAte de vene (,'ert pl\le) ell forme d.· gl'appe: 1 pl!lile idole en l'Ale; fragments dh'ers, (f'ol/ille. <1,. ,,'
,1fi~xi(tn.)

18. Tamile n· 12, A n'c fl','sque, un pnon, un léopard, un olsellll.lFm,ilk<

de 11I.,1[i~.i,,".; U. Tomlle n° 13: 1 Lampe lerre cuite, IJI'isée. avcl' une vic!lIir'" ailée: 1 pièce de lI1onnail~; morceaux dl' vases de lel'l'e ; cendres. (f·ouill.·.• de ln ;lIix.';,,".) 1:;. Tomlll'Ilu n· l!1: Frngments de IllcI'ymatoires ; 2 cloll!': 1 I.ièce,
(1-/JI.iII.·. d,. ", -'Ii.••ioll.)

lfl. Tomllellu n· 23 : 1 Pot terre, cossé, ("·'J/lille. dt la .lIi"ioll,)

li. Tom",!",
18.

I!I.
21.

22, 23.
2••

2;i,

II·' 2", 2,~ et 28, fragments de lacrymatoires, de nI!'e:' de terl'e cl de 11lI1IPC", (Fouill... d.la .Ilix.ion.) Tamile n· 26 : 1 pil'ce de monnaie. (f'ouilltll .It 1.1 .m••illll.) Monumenl n" 28, tomhe n" 1 : 1 Imnpe cassée; 1 hec de "/t"" "1 l'huile: frugment... d·ot'. (Fouille. de la ,Vi.don,) l'Ionumenl, 11° 28, tomhe Il'' 2 : Fragmente de lacr~'matolr<'s: 1 (1Iè(:rde monnaie. WIII/ille. de III .mlls/on.) Même IIIlJlIUment. Tuile... du tombeau. (Fouillt••/e Id Mi."loII.' l\Iême I1IOIIUlllen1. Cendl'e,., (l-"ouillt. de Id .l/i..xion.:' Monument n" 28. nl'j'Iues en qual'I de cercle el fragmelll ... de "/1dlull, (I-'ouill.." dei" Ili,,";on.j 1 Pol elllier cOlllen/mt de", fragmellt~ de valles Incr)·malolre". (l"'"
./e 1" SOcil:'" illllll(/bill~"e au .1111I'0";)

2(1. 1

Petit (lot r-nlier: fragments de lampes; deux clou,.. U",,, de I,l
SorléM immobili"re dll .11,,,'or.)

2;·28. l'olt! cassés. (Doll de la ~iéU immobilirrt.) 29, 1 l'elit pot. (IJon de Itl SoriiU immobilllr'e.) 30. Une grnnde inllcrlption Incomplète. en quat.re morcenux :mllrbre:.
(IHm de I,l So<'iété ilIImobillhe au Ma rOi', )

C.\TAl.ÛGn: Ill' 1'lll"8ÉE ilE L.\ MISSION SCIENTIFIQI"E Ill' l\1.\1I0H

211l;

al. Une in~cl'iption cnmplHe ~ur marhre. (Doll ,le III Slldélé ;m'rtobi1i~rr ail
~Iaroc.)

a:!. Une in8ct'iplion complète en quatre mOl'ceaux (marbre).
SociéU immnbilirre.'

(Doll d.. la

as.

Une inscription incomplète en deux morceaux
SocWé ;mm"biliiore.)
c~tél&).

(lI1l1rbl·e~. (Dt)II de III

3;;. Fragments d'une insrriJltion sur marbre. (Inscription des deux
(Drm de M. Larel.j
(Doll de ln SOf"itW ;mmnl.iIi~'·r lin

a6. Fragments de \'M!e lacrymatoire.
.1II1rot',)

ai.
M.

1 L/lmpe: li peUls plats profonds; glace oxydée; 1 pii'ce de mon· nale; fragments de pott'rle (Tomheau n 1 Anr le boule'·ord).
(Foaille~

de

"1 M;~_;"n.)

Tomheau n :.1 "III' le boule\'ltrd : Fra~ments de l:tn11Ie!'l: monnnle: Ilot ébréché; fragments de poterie et de marhre. (,.."..lIIe~ de "1
"'i8R;0/l. )

ml-..O-U....2·..a.

Jarres en partie brisée!;. (llt",
BIl~htl.)

d.. ll1 SM;,,,,, ;mmo/Jilièt'e du .VnrOf".)

·14. Une jal're hrisée. (Don

..:•. Demi-jarre contenant des ossements ct des fragments de poterie,...
(Do" de ln Sf.r;~U immobi1i~re.)

46. Fragments de marbre, provenant du boulevord. (noll de III Sodrlé ;mmobi1irrt. \

47. Fragments d'Inscription sur marbre. (Df,,, de la Snciélé ;,rtmfJbll;;'re.)

.' Don
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BfI(·h~l .
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»:!.
ii8.

.....
i

Fragmenl de colonnette de marhre, provenant des t;lIhles derrière la maison Ilenschhousen. . Petit autel, en pierre calcaire schisteuse' cupule, provenant du même' cndroll. Un plat, terre rouge, brlsr, avec marque. (Pro\'enanceprobable :. ~~ . Un l'litt. tert-e rouge, brillé, avec marque. (Pro\'enanee probable: CoUa.) . Fragment d'bt"cril)L1on sur marbre provenant des ~IAadl. Moulnge d'ulle In~crlpLlon provenant des MAndi (le marhre apllltr· LIent t't aime f;olaçu.; . 1olouloge d'une inscription portugaille sur calœfrc dtlr grill titi 1)0,.". a~'ant environ dis cellllmètres d'épafssl'ur. qui se lruttvoll .btn..

9

286

.\llCIIIVES MAROCAINES

la muraille, entre le phare et la douane, et qui était recouverte A marée haute. Cette inscription est aujourd'hui entre les mainfl de Mme Colaço. GG. Moulage d'une inscription portugaise qui se trouvait dans une chambre de J'ancienne Légation de Portugal il Tanger, et qui aurait été trouvée autrerols dans la grande mosquée. ealealre grl" jaunâtre cristallisé; pierre irrégulière, usée par le rrottement, mesurant : 0 m. 40 x 0 m. SO x 0 m. 00. Cette Inscription appartient il Mme Colaço. 56-/)7-58. Tulles avec marques,provenant des MAadJ. "9. Brique provenant d'El Qçar Eç Çaghir (Andjera). 60. Moutage d'une Inscription hébralque du cimetière de Tétouan. 61. Moulage d'une Inscription latine qui se trouve A ia villa de France. 62. Morceau de plomb provenant sans doute d'un cercuflil byzantin (propriété PeOa, entre la rue de la Plage et Bou Khachkhach.) 68. Objets trouvés prb de la plage A Ed Djebila près des grottes d'Hercule. 64. Objets trouvés en creusant les rondations de la maison Rensch· hausen. ms. Objets p"ovenant de Ros Acbakar. (Cap Spartel). fJ6. Fragments de poterie vernissée provenant dl! Cbarr El Aqab. fl7. Un silex et deux balles de rronde. (Origine Inconnue.) 118. 10 Pièces de monnaie trouvées ATanger ou dans les environs. 69. Silex lallléll de la deuxième maison indigène de l'époque romaine (entre la première maison et la (Joudaat El Mal.) 611. Les deux seuls rragments de rer de la deuxième maison. T~I" pièces antiques trouvées dans les décombes de la première maison. 70. 1 Piêce trouvée dans les sables près des rouilles de Bou Khachkhacb. il. 1 Plêces trouvées sur la plage en race de la maison Renschhausen. i2. 1 Pièce dé monnaie trouvée A Ras Achabr. i8. 10 Deniers de Judba provenant de Colonla Aelia Banasa. (Sidi Ali Bou DJenoun). (Don de.M. Dlfpr4.) 74. 1 Denier de Juba (même provenance). (Don de M. Mie/lllla-Belldlre.) ilS. 1 Pièce de monnaie (provenance inconnue). (Don de M. JlichGus &1Idire).

CATAJ.OGCE DU )IUSÉE DE LA JUSSION SCIBNTlFIQUE DU M.\ROC 287

76. :1<; pièces provenant de la plage devant le petit. phare. (Don RitIw"g~I1.)

Tombeau de M' )l'GhoUlTa Eç. Çaghira (se compo~nt de deux chambres mort.uaires construites en pierres calcaires et. en pierres lOeuli~res d'Achakar. Voir plans n" lOS et photographies). 77. 1 Vase de terre rouge (grand). (1)t)n nu..h~I.) 78. 1 Vase de terre rouge (moyen,. (1)t)n "url,t!.\ 711. 1 Vase de terre rouge (petit): (1)t)/1 BII.. h~I.) 80. "'ragments de poterie. (1)t)11 nuch~I.) 81-82·".... Stèlet\ arabes anciennes en pierre d''\chakar pro\'enant de Qaçba nou Amar" entre AIn Dalla et. la mer. (Don d~ .11. JllrhllfUl-Bclla/~., M. Fragments de frefllque de 'a tombe D 1 (et reconstitution de ces fresquea). (""oRill,,, dd" .1Ii".lnn.) sa. Fragments de frellque de 'a tombe 8 2 (et. reconstitution de c:es fresques). (1'oa111•• d. '" Jllllllon.) 86. FrRlfmenlll de fresques de 'a tombe Ji 8 (et reconstitution de ces fresques). (FouiR•• d. la .U/.,lon.; (Ces trois tombes se trouvaient. sur'e boulevard.) 87. Tombeau n" Il (80u Kbachkhach). Fragments de poteries et de vaseslacrymatolres; cendre. (Fouliit. d.la JlI".loII.) 88. Tombe n 1. Sur le boulevard; nombreux fragments de polerles et, de vases de nrre brisés; 1 pièce de monnaie. ("ouille, d. lu MM.Ion.)

89-90.0Ilsemenlll provenant d'un sClueleLle trouvé à neur de terre en dehors du mur n" 18 du plan r.ontre ce mur (Bou I\hachkhach).
(,.o"IIIt, d. lu 1I1../on,)

III.

~Iorecau

d'un grand vase de \'erre (provenance Inconnue,. (Don Ba-

chtl.)

91. Provenance de la fosse A Inclm\ratlon n" 17 ,Boil Khachkhach).
(""'uill•• d. lu Il'-Ion.)

!l8. Pro\·enllnt. de la foue n" .( du monument n" 28 de Bou Khachkhach.
:""'ull1•• d. IfI J/iulon.)
!l'.

9S.

98. 97, 98, 911.

Restes de freaflues et fragment.. de marbre du tombeau 8 " (sur Ir. boule\'ard) détruit. par le.. ouvl·len. (Foa1lltld,,,. Mllllllon.) Objets trouvé. dans le tomheau 8 4. ("'ou1ll•• d.llf .1I1",'on.) Fragment" divers provenant de la tombe n" J5 de Dou Khllchkhaeh. (Fouill•• d. JI""on.) • Fragments de poleries (provenances Inconnuee). (Don BUl'h.'.) I:ragmenlll de polerles (provenant de Col ta). (Doll Bachrl.j "'ragmenbf de fretJques eL de poterie" provenant de 'a route de ItEst de. rouilles danlJ la tlirecUon de la ,mer (Uou Khachkhllch).

'd

WeniliH d. Id lll..lolI.'

,\RCIIIYES

M.\ROCAINES

100. Pllm des fouilles de Bou Khachkhach par MM. H. Duchet et Ed. MidUlUx-Bellaire. lOt. 5 Frllgments de moulins préhi,;tOl'ique, (1) prO\'enant du Souiyu,. .(route de Tétouan). (1)on RI/chel.) 102. Fragments de jlll'I'C pro\'enant de Charf El Aqnh. (DlllIllll(·hd.) 103, Plan en qml!l'e feuilles du monument fun?I'ah'e de ~I'Gchourll El. ÇaRhiJ'u.

~ao

-

Tt)ur~,

Imprimerie E.

Allh.\ULT ET

C;'.

OUVRAGES ENTRÉS A LA BIBLIOTHÈQUE

SEPTE~IBRE

1907.

34117. R. An:-OAuD. l'réd.. d" pnlilirlUI' lIIu;.&ulmnn". t. 1. J>n~'''' mnllr~ de la riv(' droile du Sénéglll. A/gtr. 191111, in-S. (Don de AI. Arnaod) 3408. A:-OONYMF.. \'Ie du I!adj Abdl'lqndp.I· hen Mahi Eddin. in-II\, (f),J/1 du l'adj Ali Boo T'''eb.) 3l09. Bulletin de ln Société III' géoICI'nllhie de MIlI'>Ip.iIIr. t. XXX. n· 2. 3. ". 2·.3· et ... h·ime"lI·l'. Il)111;' Mar,tilfe. 1907, in-t!. (Don de la So«-i~14 de ybJgraphir de M"ruille.) SUU. Bulletin du Comilé dlll'Afri'ille française ct du C:omité du ~Iaroc, n· 9. oIelJil'mbre 19117. (IJon du Comil~ du Maroc.) . lIUI. ALI DJEBLY. SerI' l'ebnnni " 1'1111 el ~lizlln. en double exemplaire manu>!rrit. (Arqol.ilion.) M12. r.lannqib de 8idi Ahmed ben Yousef El ~liliani. C:opie IJJ'Anu~cl'lte. (Aeqol.illon.) SUS. ALI BEKER EL GIIAZT. Recueil : 1· Fin d'un ouvl'age "'ur l'nlchimie (incomplel). (Arqoilition). se "el'hef El Annr (I~omple'). /Ar'ilIisltion.) l'lU. MOH.UIMEn BEN AL' DEN TOUMEnT. Commelll~eml'nt d'un Irallé de médf'cine populaÎl·e. (Arqoisilloll.) 341!). S, MOHAMIIED DEL IIOU8KEr1'l EL HAïK. PI'éd", de nm"'''lue nrabe.
(Copie.)

M18. Bulll'Iln ,Il' ln Aoclélé dl' géogrnphie de ~In""'eille.... Irime.,;tre 1907. In-S. . MJ7. Journal n""Ilillue. t. X. Juillpl-noatllH I7. in-8. 1I·IlB. Bulletin lrilllt'>llriei de la Société de géogràl)hlll el d'(U'chéologle d·Oran. JulllP.t 1907. . SU9. Nouvellel! arehlvelf de~ Mis@ions lJcienlill(IUeS et Iltléralrelt, t. XV, fa8c. 1, in..... .MIO. Journal alliàt1llùe, t. X. Septembre et décembre 1007, in-B. 8UI. Revue du )Ionde musulman. Aoat et ..elilembre 1907, 10-8. 3412-23. BulleUn du ('.omit' de l'Afrl'Iue frai/tni"e el du Comité dn MarCK'. Odohre 111117. Mil-Iii. Re.ut' du ~Iond(' ~Iu..ulman. OI~titb'l1111f17. In-B. 3126. Nou;'ell4.'14 archlt'H de.. MI~lon .. KClt'ntïRquet§ eL Ilttéralr..... i. XIX.

Slt7. B,dletin du Com\t6 de l'Amllue frnntai"p, ..1 du C:nmilé du ~'nrof'. N')vembre 190'1. 3428•••• V""N,n. Rapporl. "ur le.. f)pl·rnllnn.. dC'tl l'tlll'iétl\" indi""nC'.. de pnvoyanr..., in-9. (GOlll'rl'lIf!1IU1tI !I~II~r,,' Ik I·A~t4rw.l
Anl:lI. MARIN:. -

fa~.I.

.

n".

Il.

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t , •

ARCHIVES MAROCAINES

3429-30. Archives marocaines, vol. XI, n° 11, in-S. M3l. Documents diplomatiques. Al1'ail'es du Marot·, III, 1906-1907. (Le
Chalelier.)

3432. Nouvelles archives d~ Missions >lcientiflques ellillél'aires, t. XX, fase. 1, in-S. (/II'I/'uefion publique et Beaux-Aria.) lU33. NouvellM archives des Mi..."ions scientifiques clliLtél'lIires, t. XIV, fasc. 3, in-S. Choix de rappol'l.ll et Insll'uctions. (/n'tractlon
pu6lique el Returr-Arl•.)

8434. Nouvelles al'chives dl'';; Mislolions 8cientiflque~ el IittéraÏJ'es. Choix de rapports el Instruction,"" t. XIV, fasc. 4, in-8. (l".truellon
publique et Beau%·Art,,)

8435. Nouvelles At'chive8 deR MiH"ions scientifiques el Iiltéraires. Choix de rapport", et Inslruction;;, t. XV, fasc. 3, in-S. (In,tradio"
I,ubllque et Beau%-Ar/ll.)

3436. Journal asiatique, 9" série, t. X. (Joar"al ar/alique.) 3437. Bulletin de l'Institut égyptien, 5' série, t, l, ln-P. (11I'llIat fronça"
da Caire.,

3438-.'19. Archives Marocaines, vol. XI, n° 3, In-8. 3440-41. Revue du Monde Musulman, vol. III, no' XI et XII, in-S. 3442-43. Revue du Monde Musulman, vol. IV, n° l, ln-S. 34"-45. Revue du Monde MUl1ulman, vol. IV, n° 2, in-S. 3446-47-48. Comité de l'Afrique française, Do' 1, 2, 8, in-!. 3Ut. A. MERLIN. Notes el documents publiés par la dlrectaon des Antiquités et Arts. Le temple d'Apollon à Bulla Regla, 1n-4.
(llll,traction pabllque el lJeaIl%-Arl'.)

8450-61. Bulletin trimestriel de la Société de géographie et d'archéologie d'Oran, aoo année, t. XXVII. Octobre 1907, ln-S. 8462-53-44. A. COUR. Catalogue des manuscrits al..bes conservés daDs les prlDclpales bibliothèques algériennes, iD-!. (Gouwr"ement gini-. rai de l'AIgirie.) MM. L. BOUVAT. Sur quelque", manulfcl'its de la Société asiatique relatifs à l'Espagne. Extrait de la Revue hlspaDlque, t. XV, in-8. (Do" de raa/,ur.) M56. Bulletin de géographie historique et descriptive, année 1907, t. 1.
(ln"racllo" pabliqlll el 8eall%-Art,.)

8461. Bulletin archéologique du (-:Omlté des Travaux historiques et sclentiRques. (lnlllraclion publlqae el Bellu-Arl'.) Ma8. L'Acte général de la conférence d'Algésiras. (Ugatlon ri, Franc..
Tanger.)

M59. Dr. SANNÉ BEY. La France au Maroc. Étude en trois articles. (Do" de l'aul'ar.) 8'60. Au n° 3508 Inclu1.4. La Revue du 16 décembre 1904 au 15 décembre 1901, In-8. (LeChaleli,r.) 8&09. ASIIOclatlon française pour "avancement des Sciences, 85° section. Lyon 1906, In-8. (L. Cltclell.r.) 8110. Dr. OICAR LEl"z. Marokko Geleblehte, Land und Leute. In-I.
(Le Chal.II.r.)

8511. HARDER. Arablsche Conversations Grammatlk. (Don il, l'aal,....) 8612. Société de géographie d'Alger et de l'Afrique du Nord. (SoeUII ri,
giographie.)

3013. Cultura EspaftoJa, n° VI, 1907, In-8. (Don d, ici Relllll.) 8514. Cullura Espanola, n° V, 1907, in-8. (Idem.)

OUVRAGES BNTIlÊs A LA BI BLlOTJIiQUg

351&. Cullura Esp"ftola, n" VII, 1907, 10-8. (Don de la Revue.) 3516. G. LOTH, P. AURÈS, Petite bi",toire de France et de l'Afrique du Nord, in-8. (Le Chalelier.) 3517 il 3&20. Bulletin de la Société d'encouragement pour l'Indusb'le nationalf!. 19(16, In·f. (Le Chale/;et'.) . 3521. F. W. TAYLOR. Études Rur l'organisatlon du travail dans les usines, in-4. (Le Chalelier.) 1522-46. Revue de Métallurgie de novembre 1900 à décembre 1907, in-4,
(LeChalelier.)

BU7, H, DRAPER. Mémoires publiés par la Société d'encouragement. pOllr l'Industrie nationale. Construction d'un télescope Amiroir al'genté et. son emploi en photographie céleste, In-4. (Le Chelelier.)

SM8-49, Mémoires publiés par la Société d'encouragement pour l'industrie nlltionale, In-·&' (Le Chat.,ler.) 85a0-70, Bulletin de la Société d'encouragement. pour l'Industrie naUon.le d'aol\t ll1œ A novembre 1907, in-4, (Le Chatelier.) 3571. MORAliED BBN . MOUSTAU. El Loubab Il Ahkaml Ez ZinaU ou El Llbasl ou Ellhtidjab par Mohamed ben )loust8fa, Alger, ia-8.
(Gou.,.,./le_t ,~n~ral de r Alglrie.)

8672-8626. Revue génl§rale des scienCefl pures et appliquées, du 11 nGvemhre ll1œ au BQ décembre 1907, 1& et 30 janvier 1901 au 80 mars 1901. (Le Chatelier.) . 8617. E. HARDER. Sr.hIOssel zur Arablschen Conversations Grammatik. 86J8 A S63i. A. DE LAIIARTINB. Librairie du Constitutionnel. Histoire de la Turquie, 8 vol. in-8. 868a. LoRIN. La Franee puiflunce coloniale, in-8. S6S8. L. DBBACItER. L'Archipel Indien. Origines. Langues. Droit publie et. privé des peuples, in-8. 8687. G. LouG. Geography of Great Brit.ain. Geography of England and Waled, In-8. 8688. VOSGIEN. Dictionnaire géographique, In-8. 86S8. Congrès Intemalional des Sciencesgéographiques. Pari" 1876, in-t. 8640. RarcLUtI. Géographie, In-8. 8641. V.~ ... BBRG. Le Uadhramout., In-t. 8642. FIl'fDLA Y. Brookes Gazet.t.eer, in-8. 11MB-oU. DB CLEIIO et DB VALUT. Guide l'raUque des Con"ulats, n" l, In-8. (Le Cltat.II.,..) lIMa. MOl'fI'lET. Manuel diplomatique et Conllulalre, 10-8. (l.t Cil.",,,,..) 8646 à 8651. Annuaire dlplon.aUque, 111&8; 1_; 187i; 1888,111-8; 1891, 10-8; 18111, 111-8. 8852-158, BERTHELOT el JUl'IOFLBlIICR. Traité élémentaire de chimie orpnique, vol. 1, ia-8. 86M. B,:cllPolID. The Hiatory of tbe Callph Vath.k, In-l8. 8811 l H86. ALGtllla. PubUeaUoas du GoUYeraement rinérel de l'Alférie, (Budget, coneel1l1J'Jptrieur, d6ItpUODII, alatr.tlques, etc.) ........ 1811-11-11, In-f. 8687. Actes du XIV" Conps Inte.....Uonai drac orientaliste... Alger. 1101. 3G8lI. AUlltiUE. La parure arabe! Texte arabe, In-8. . 8689...\LotRIE. L'UnlveN A Par'" en 1900. Teste arabe, in-8. 36110. Manllel 1JI~f)lr8pblque. Telle arabe.

"RCIIIVE8 MAROCAINES

3691-3727.

3732. 3733. 3734-3.;. 3136. 3131. 3138. 3139. 3140. 3141. 3142-48. 3144.

:mu.

:mm.

3728. 3729.

flr Indin. Vol. VII. IIA·IV 'A.VIA. VIII A. IX A. XIA. XIIA. XIIIA. XVA. XVIA. XVIIA. XVIII. A XIXA. XXA. XXIA. XXIIIA. XXIVA. XXVA. XXVIA. 6B. 8B. 9B. 12B. 15B- 16B-18B19B- 220- :HB- 250- 26B- 12C- IfC- et 1981. Cenl;'us of India MOI'lolily, 1901. The Stnle..man·", Year Book, 1908, in-S. ~(AUN()IR ET DUVEYIIIER. L'Année géogl'aphique, in-8. (Le Chtltetier.) Cultul'n Esp3l1111n. ll'"1, in·S. Journal a,.inlique. Seplembre à ortobl'e 19111, in-8. No\'embre à d~cembre 19117, in-S. V. NIl:OLAS. Livre d'or de l'Infanlel·je de !\Iorine, vol. 1 ct Il.
Ct'n~u~

(Le Chlltetie,·.)

FERRARI. Dictionnaire italien français et français italien. G. AI.LEN. The lIternry Yenr Book, in-16. LAVALLÉE. Géographie, ln-S. FAVRE. Ln lIlillhode rlans leA sciences expérimentales, In·S. GODCIfOT. Le>l nt'utres. Stntilltique,; coloninles, 1889. D.:RRÉCAGAIX. La gucrl'e morlel'ne, 1800, 1891. FA\'RE. Ol'gani,.alion de la Science. SHi). DE LANESSAN. La Marioe française. 8746. Revue françaiMe de J'Étranger et des Colonietl, t. VII. (Le Chatelier.)

Bulletin dt' la Hociélé de géographie, 10-8. Urigines de la Méditerranée, io-8. Guide médical de J'officier, In-8. Association frlloc;aiAe pour J'avancement des tlciencetl. Reim',ID07, in-8. 8151. Les attachéA commerdaux et leM consulats, In-8. 3152-55. Le journal deA Chambres de Commerce, 1882-83-84-80-811, In-t. 3106. eH. NICOLAS. Le,; budgets de la France, In-4. . 3151. Association ioternationale des méthodes d'e888is. 3758-81'. Revue de métallurgie. De janvier 1901 t\ octobre 1906, in-'. 8784-85. Recut'i1 des historiens des Croisodes. Hisloriens grect', t. 1 et Il, in-fol. (Mini.Ure de rIn./ruclion publique). 378ll-93. Recueil del'! historiens. des Croisades. IIistoriens occidentaux, t, l, 1 bi" Il, III, IV, V, V bi., V 1er, in-fol. 819'-99. Recueil des historiens des CroitNldes. Historiens orienl.8ux, t. l, Il, Il bi., III, IV, V. 8800. Recueil des historleos des Croisades. Documents arméniens. 8801-09. Revue du Moode Musulman, vol, IV, n. III. Mars 1908, io-8. 88OS-0B bi,. Arehlves maroeaines. La pierre de touche des Fétouas de Ahmed El Ouancharisi, t.• l, 1908. . 3804-05-06. Dulletin de la Société de géographie de MarsellJe, 8" trimestre, Il105. 3807-08. Revue du Monde Musulman, vol. IV, no' 8 et ... in-8. 'J809 lt ail 1... DulleUn de la Société de géographie d"Alger et de l'Afrique du Nord, 190R, 1\107, 1908. (SocUII de glographie "'Alger.) 3811S. TH. HOUTSMA. Eneyclopédie de l'Islam 1·· Iinaisoo. 3816-17. Il Rinnovamento. 2 fascicules. ' . 8818. Bulletin de la Société de géographie et d'archéologie d'Oran, t. XXVIII, rn"t~. 114.,1·' trimestre. (SociéU de lIéOf/"II/,lrie d'Oran.)

3741. 3748. 3149. 315(1.

OUVRAGE.':; RI' TRt:S .\ LA BIRUOTIIÊQUE

ltllJ!I. LIlC.ASI. La Djnouhnr~. (T"aité Ile Ihéolo~ie .l'lImlllÎlIl Laqani. Tradul'lion rrnnC;ai"'l' de Lucinni.) (r;OIl1orrnem~'" !/rnrral dr ,.AIgéri~.)

38i!(}. Journnl al;iatique. 1& !,pril', t. XI. n· 1. ISorirlé ,,_i"/iqu~.) lI@21. DE MOTYLINIlKY. Grammnirl', dialogues et diclionnaire touareg. Atger, 1908. 2 exemplairl',o (H88). «(;ouuer"~'nenl grnértll J~ r.tlgé,;~). 3822. ~lIuvl'lIe" arrhivl'll rie", ~Ji>ll!lon .. sell'nfil1(lne" l't IIttérnires, t. XV, rRAI·.... fJJini.Mr~ de "/n..lrur/ion publique.l 38211. 8nlleUn nrch~ologÎllul' dll Comité ri".. /ra\'8I:X hil,/ori'IUl'!! el ,.rif'nfiRllue>o. Annre 1!N17. li· Iivrai,.;on. (.tJinùllhY d~ I"In_I,.dio"
I,,,bliq~.)

382... Bullelin de la ~oclé"" dl' géo~rnl'hie dl' llnr>'l'I/Ie, t. XXXI, n" 2
e/ 3. ;Jlinl.l~rl! J~ n""I"ur/ion pll"liqll~.) 31.12.;. Bulletin de géographie hi,.torique 1'/ dl',ocriptlve. An 1907, n' li. (Minl.llore d~ nulrurlion publi'I"I!.)

1I826-27. Revue du ~onde ~fu;:uhllan, vol. V, n' j'j, in-8; vol. Y, n· Il, In-8. 8828. Archivl'll marorninei!. Ill.,.•. 8829. Archlvl's marocaine... \'01. S. n' S, mal 1!K~'1, 88/JO. Revue dll Monde Mmmlmnn. Sfl81. MERLU. F.T POUIS80T. Notes el documl'nt.. publiés pnr ln direction des AnUqulUls Ilt Arls. (Gou''I!rn~m~'" IUllilli~".) SS32-S.1. Nouvelles archives des missions scienUfiqueA et lI11éralres, , t. XVI, rase. 1 (149"). (.lI;n;..'i-r~ dl! 1·/".',ndionp"bliqae.) 38U. Bulllltln de l'Institut ~'plien, 5e série, t. 1 (1-100). (/n_liIul (rail'
du Coi'•. ) 38IJ5-86. RICAR~ RUIZ. La
rau/~u'.l

f,'i.

Kab"la de Andjra, Madrid, 1908 (1497).

(Don d~

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A, liE LArrAnE~T,Leçon~de géogl'Ilphie Ilh~·r,;iclUf'. P. ~l;H:'lELL. L'Al1al'l mal'Ocain. :\1. J. L.-\GRAl'lGF.. La Crèle andenne, E. PEnRIEn. Traité de zoologÎl~. CIIA)JnEYRON. ~otionll "'h~'(h~gl'8l}hi(!, p, IhC:JlER. l"iollvelle Illlatomie ol'ti"'IÎlllIc, P. ,PAGANINI. Fologl'ammelt'ia. GAUTIER. Ln rl'prp..enllltioll Illiisti(Int~ de~ allilUHux. COaIRE, L'aulo-inloxication inleslinale. DE hIlARTF. n ~,\\"ARRO. Topngl'Illlll, folofll'ollca. ,\. f;AUTIF.R, L'lIlilllenlnlinn "1 le'" 1'("JCÏlII"S. f'. FnunEAu, RllpJlOl'1 "'III' 11111 mi,.:",lolI lUI Sllhlll'U 1"1 "hez 1..... TfllIlII·P.JI' Aldjel'. A. LAU~!IF.DAT. HI~c1Il'I·r.he'" "'lit' l,'", ill"'''·''IU('III.... h'", lIu"lhmll'''' "t, le IIC>;SUl lop('gl'aphlque,.:, Maollel .1.. )'echl'rdll'''' Ilréhit'llIf'i(IUf''''' X, MAR:IIJEn. L,'l\I'c'" ~1It· I1 ... Inn,lt! el po';"'il'''', n. nOUHDII~. I.e,; ,journ.'('''' Ile 1:1l,.Il11llllll'lt, . e. "LAllY. 1.11 l'hol.ogl·aphic pOl'lrllili>.:If'. A, DELA)IAnHF.:. Ln photngl':'l'hit! IlllnorllmÏlllle. fi. LE no~. LI'''' 11'\'rr'" l'hntngral'hillnl''' rt III l,hul"~I'lll,hÏl' p.n vo)'nge. V. LF.GRo"'. lIe.....'·il'tion "1 lJ":'!l'~ ,1',," "l'p:..... i1 "'1,"111,'111 "h·.. ,l,' 1,lIntIl!l1·lllllllllltri,'. J. IIF.'\II"'". 1101'1'''' 1,1 111'''1'1,',.: ,1., ln 1"1'1"'.

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4056. 40117. 4068.

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4OM. 4006. 40117 4068. 406!1. 4070.
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40i5. -IUill. 40i7. 4m8. 40ill. 4080. 40t11. 4œ2.

4083.
-t084.

I\cchel'chl'8 ,..Ut· 1..,.. in;;h'umcnl ... Il,,,, m#olllllll..", ..1 le de""in IOI'ogl'aphÎllut', t. Il. E. GUYAU. Le.. p1'obli'''ll's .It, '1Ilt\'iglllion el ln cm'Ie mOI'im', B, WIEOERSIlEI)I. !\Ianuel ,l'anatomie "ompal'ée d.'", '·I,,'tt"bl·ét'. E. BEIITllA:-iD. Traité de tnplllf,·allhie. VAN BE:-iEDE:ol. Hi",toÎl'e lIaturelle d.'" célacl'''' des mel'iJ cI'Eul'Olle. J. FERrlUSSON. Lei! monullll'nl", méglllithlrlUel'l Ill' lou'" pa~·"'. Ref:hel'I'he~ "e." llnliquité'" "an'" lE' Xord "e l'MI'lrl''I'. P. TOPINARD. L·Antlll'flpulllgie. . In~tru""lon" ..ommnlre'" pour les pa~'s dlllu"",. J. DtclIF.LETTE. Arl'hPologie préhistorique. A. RLA:'ICHET. GuidE' pratique de I.·antiquairf'. Il. ~CHUF.NANl'f. lIio8~viIJ(' et Pli)'''' ...... Tro~·f'n... E. LITTRt. Dlt:llonnaÎl'l' fIe médPI'ine. DR ~F.GONZAC. ltinél'&irt''''. UE SlmO:-iZAc. VO~·8ge .. AU MlIroc (11l9II-IIIOI). LITTRÉ ET REU'JFoAN, Uktionnah-e ln ""n!l'lJI' 1"'1111\:/11",'. A. ~IOULlÉllA8. Le MarOI' Im:onnu. . D. I\ALTBRUNNF.R. ~lllIllIel du '·n~·aflt!ur. J. RICH.'RD. L'of·ranlll'raphiE'. J. r.A:-iAL. Géographie !fénérale Ilu :\181'0", A. Il'ARBADIE, néodP,..l(' ll'Elhiople. CH. ilE FOt:eAl'LD. Rel'onnllisi!8n'~('>' nu lI8I'OI·. :\tllI", Cil. DE "·OUCAULO. nél~onnai"8nnce" au:\laroe. Texll'. llJl'ltructlo.,.. nauUrlue....ur le :\Inroe, 1':\I[lrrll' et ln Tnnl,..le. S. )IULLItR. L'Europe préhl..torique. L. B. FRAI'ICŒun. Géodé,..h' ou Irnll# ,le ln lIflUl'" "r.' III Il'1''''''. J. OUFAILLY, Alg~br('. E. BOURY, In..tnldlon.. élèmenlnlrp,l "ur ln topo'l·nl,hlt,. 8~TTA!fDIER et TRABU1'. t'..\ lg,\rir. nE I.Al':'IAY. (iéolofrle prAIiIIU". A. GRAIWER.•:tlrl..nh\ri.... A.

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OUVRAGES ENTRi~CI A L.\ RIBLIOTUf:QUE

18

H26. V. RUVA. ~Ou\·eau .liclionnaire français espagnol et espagnol

françaiR.

U27. V. HERZEN. Guide form ulalre de thérapeuthlque. (Do" Bachet.)

-1128. L8 Sainte Bible. 4129. H. VALLOT. Instrucllons pratiqueR pour l'ex#cutlon des triangulations complementaires en haute nJontafllle. 41SO. GO numéroR dépareillés du Bulletin de la Sociél.é entomologique de France, de 1903, 190f t lDM, 1908. ·1181. 17 numéroR déparellJés du Bulletin de la So~iété de géographie commerciale de PariA. '.J132. 81 numéros dépareillés dl" la Revue générale deR Rciencell. ·U33. 16 numéros dépareillés dll Bulletin de la Soeiété de géographie d·Alger. 1901, HlM, 19Ofl, 1907. -lllH. 19 mémoires dépnreillé!! du Bulletin de la Sociéltl centrale d'agriculture et de pêche. 4135. 27 numéros déparenté!! de la Feuille des jeuneR naturallsteR, des années 1002 il 1908. 4136. U numéros dépareillé" du Bulletin mensuel de l'Association française. 4137. 3 reum#ros du Bulletin archéologique. 4138. 20 numéros du 8ulletln de la Société zoologique de France, de
1!JO.1 il 1908.

"la9. G. BUCHET. Misllion Bucbp.t. Rapport sommaire d'ensemble 1110O. nlo. G. BUCHRT. Interpr#tntion analomique d'un croquis de machIne volanle de Léonard de Vinci. .....1. FLAMAND et LAQUIF.R. Nouvelles recherches sur le préhlslorique dans le Sahara et dan" le haut pays Oranals. -11-12. DE GtRIN-RICARD. De la monnaie-parure et de la parure l'ur la monnaie. "143. G. 'BUCHET. ConRldération8 sur lel4 conditions favorables au dosage du Plnnkton de surface en haute mer. -1 ...-1. A. PETIT. Aperçu analomlque sur l'appareil visuel. -1 If/). DE FLOTTE-ROQuavAIRE. Essai d'une carte hypsométrique du Maroc. 4146. DE FLOTTE-ROQUEVAIRE. Carte du Maroc l l'ér.helle 1.000.000. Notice et Index bibliographique. , 4"'7. Plnnt~R médicinales, eSfleneeR et parfums de I·Algérle. n18. 1 numéroR déparefllé" de la Revue d'ethnographie. ·11-19. L. SIIŒT. Ln nn de l'p,poque néolltblque en E~paf{lle. 4160. Bulletin mensuel de l'ornee des rensel!nementB Bll'rleolllM, Mal
11108, flil. R. DUSSAUD. QuesUon.. mre'nienbetl. Revue de l'blstolre des

reIlRlon". 4182. A. L. OELATTRE. Le" tombeaux puniques de Cartbage. Lankropole de Saint-Loul". . 416.'1. L. SIRF.T. I}Espagne pNhlstorlqae. 41N. f:. FOODRIfJNIBR. Les fou lUes de Su.e et le préhistorique. -IIM. P. Kulio:of. L·Iebtyopbap. el. la ptebe ,"blstorlqlle. -Ilttll. f;, FOURDRIOIfIER. Céramograpbl. pNblstorique. . 4I1i7. GERY et GU••HARD. l'Iur le.. eneeln," pr'blstoriques de" préalpt't4 mariUm.... 41&8. 6 numéros de la Revue 8rchêoloslque.

20

4169. CHANTRE et BomlDEAux. Les Coréens. Esquisse anthropologique.

4160.

1)

numéros dépareillés de rArc-en-Ciel. Afrique occidentale.
1905.

. . .

4161.' 6 numéros .des Annales de géographie, 1908. . 4162. E. RECLUS. 2 livraisons de la nouvelle géog-raphle universelle.
4113. 21 numéros du Bulletin de la Société de géograpble. Années 19Oi·
41tl4. Fragments d'ouvrages d'architecture.

4165. G. BUCIIET. Note préliminaire sur quelques sépultures anciennes

du Nord-Ouest du Maroc.
4166. Numéros '1 et 9 du Bulletin de la Société d'hlstolre naturelle de

Loir-et-Cher.
U67. M. TISSOT. Recherches sur la géographie comparée de la g60-

.

graphie Tingilane.

4168. Atlas Incomplet de la guerre de Tétouan. 4169. 4 cartes du Maroc. 4170. G. BUCHET. Album de pbotosraphles de la caverne des Idoles. 4170 6i•• A. PETIT. Recueil des principales œuvres de Ch. H. G. Pou-

chet.

n71-72•• Marruf'cos ", 16 avril-mal 11109. (Don de 'oJUdlJerion.)

4178. BulleUn du Comité. L'Afrique française. Avril 11109. 4174. BulleUn de l'Institut égyptien. 4175. Bulletin trimestriel de la Société de Géographie et d'Archéologie d'Oran. Mars 1909. 411e. Société de Géographie de l'Es&, 4· trimestre, 1908. 4177. Bulletin de Géographie historique et descriptive, n" 1.', année
1908. 4178. BulleUn arcbéologlque du Comllé des Travaus historiques et scientlOques, 1908.

4179. Special Karte von Heidelberg. 4180. Notes et documents.

DON DB Il. ROT

Secri'ail'e gdnll'al da Goawrnemenl lani.ien.
4181. -.redJmouat mountakhabat, an 1899.
4182. Er Raid et tounlsl, an 1898.

an 1897. an 1898. an 1901. use. an 1904. 4187. an 1908. nu. an 1892• . 4189, an 11102. 4190. El Medjmouat es sabla Il mountakbabat er raid et tounlsl. 4191. El Medjmouat e8 ..dlsa ft mountakhabat er raid et tounisi.
UM. UIII.

4188.

OUVRAGES ENTRÉS A LA BIBLlOTB#:QUE

15

4192. El Medjmouat et "<Janla ft mountakhabat er raid et tounlsl. 4193. El Medjmouat et tsalftRa aehara lin mountakhabat er raid e tounisi. U94. El Medjmouat et taRia Il mountakhabat er raId et tounisl. 4195. El Medjmouat el aèhira Il mountakhabat er raid et 10uni~l. fiN. Annuaire tunlt'lien pour l'année ]828 de l'hégire. U97. ]Ul de l'hégire. UlIS. ISJO de l'bégire. fl99. El Medjmoua et tsanla amara. 4300. SUL&lII.ur CRUKRI HASAI'f HL MAORLI. Slabat el Koubra. 4201. SULEIIIAI'f CRUIUII HABAN EL MAORLI. En nouma el Kbelrla ft'et taouarlkb el balla. 4302. SUUIIIAI'f CHUKRI HABAI'f HL MAGHLI. En nouzha el Khelrla n'et taouarlkh el halla. 4203-12. SULEINAI'f CRUKRI HABAN EL MAGRLI. En nouzhâ el Klielrla n'et taouarikh el halla. 4']8. Mountakbabat. er raid et tounsl. 4214. Idara el mal el amma. 42U5. Es saila et t.sall"'a fi moutakhabat er raid et tounlsl. 4218. InauguraUon du port de Tunis. 4217. Amr taarlfa oudjour el oudout 42t8. Amr ail fi lert.ib el madarls. 4219. MOULIl'. Djamla malaka el anab el laroumla fin el men laka et touDsla. 4220. Idara el mal el amma. 4221. Idara 'el mal el amma, deux exemplaires. UI8. Irehadat amma Il el oummal. 4Ut. Amr Ali fi terUb es soukak el hadldla. ms. El Mouttemlra el Bahia el ablia. 4• . El marad el flabt el Am. 4U7. Irchadat amma Il '1 oummal. . U28. ABOU MEDrA. Et Tbab el arabl bl amalat el djeuir. 4229. El Marad ez zlrai et tounsi. t280. Irchadat amma Il 1 oummal. 423]. LazaghlII. Calendrier pour l'ann6e 1C0taire et lunaire. 4232. Société de secourir mutuels d'Alger. 4233. LAZAGRIU. En Nozha el Kheiria fi tarlkh el balla. t284. EL KHADIR BE" EL HOBBII'f. Es sadi el athma. 4235. EL BEKRI AL ÇADDIQI. Marthla. 4138. Oaclda dakhlr el mard. 4287. Sr Risall oua 1 Kitaba. 4J88. Medjmouat. . 4189. Ed Dourr el Menthoum ft naçaib eloumoum. 4240. EL BEKRI Aç ÇADDIQI. El Moustaqballl '1 b"am. un. El BE_RI Aç ÇADDIQI. Kltab Beit. es sadat el Ouafaia. 42-11. EL BEKRI Aç ÇADDIQI. Kltab Cabarldj el Loulou. 4213. MedJml'uat el mountakhab et. lounsla, etc. 42U. EL BURI'Aç ÇADDIQI. Kltab et. lallm oua' Irchad. Uf5. EL BEKRI Aç ÇADDIQI. Kltab Ben eç Çaddlq. fUI. Hallat. eladzhan. . . . DU•. A....D EL MARURI. Azur er rlaclb ft akhhar el .qacUti..nadla. 1248. KHOUDJA. Bd dull. . .

111

ARClllvES MAnnC41I'lt;.c;;

42t9. 4260. 4251. 4252. 42118. 4254. 42»11. 42l1l1.

ED DEDDAGII. Kitab mnalim el imon, 4 volumes. Annall''' mÉ'dicales de 111Ôpilal d'enranla Harnidié. Annales m'édlcales de l'hôpilal d'enranla llamidié. Calendl'ier turc. Ed daoua lia el moutamar rI l~lnmi el amm. AHMF.D SAHID. Tllrikh SouHan Mourad Khan. AIIMP.D SAli ID. Itnhnamai inkilab. MOIIAIIII:D CEDRI. Valandachlarml,za. 42ü7. MOIlAMED HAM"'. Berri "c bahr!. 4258. AIUlED SAIIIB. V~hi ~ouJthan Abd cl Aziz.

. 4269. /10 numi'r,,!'! du journal Arafat!'. 42110. Annuaire du Mal·m·. (Don de .Il. .IIEr/laux-Bel/lI;,·e.1 4261. EL AZIIARI. Khalid hen Abdallah el Azhari. IDoII Abdelqadtr Mn Abd el LIII/f.) 4262. J-:T TAALIBI. Riadh el Ounsi.(DoIIAbdelqader bell Abde/Lali(.) 4268. Dix paquets de rragmen~ d'ouvrageB et de documentB écritR en arabe et en hébreu concernant le droit, la magie, etc., provenant des Chaouia. (Don du glllira/ d'Amadf',) 4264. McdJmoual. mountakhabot er rald er resmla, an 1900. (Doll Roy) 4261l. MedJmouat mountakhabat el raid (el Khami88). (Doll Roy.) 4266. E. OOUTTt, Alogie et religion danB l'Afrique du Nord. 1D0n ROY.I 4267. Archivell marocalneB, vol. XIV, deux exemplalreB. (Don ROll.) 4268. Arcblves marocalneR. vol. XV, deux exemplalrell. (Doll Roy.l 4269. AHJlED DEN DnlAF, El Aqd cl aollel men kllob Uhar ebel ez zeman' bl akhbar moulouk TouneB oua ahd el aman, (IJan Ro,.) 4270. Règlement deB douaneB du gOllvernement marocain (Don de l'Em4271. El louboh n abkam ez zina ou el IibaB ou el ihtidjab JI Mobammed ben MouBtafa. 4272. Kilab macbahir lIchbour el IBlam. (Don ROll,) 4278. 4274. 4275. 4274 hl,. M.'XIMO Au. l\fapa de MorruecoB rotuladn en arabe. (Doll de l'auteur.) 4275 bl,-4276 • • MarruecoB ., marB-RvrlJ 1909. 4277. DE FLOTTE ROQUEVAIRE. (:Orte du Maroc au 1/1.000.000 (1897).
(Don Burhet.)
prllllt MarocaEII.)

DOfll DE

III. ROY

Strré/airt

g~n~rai

du GOUlJerneml'n1 lunilien.

4278. ADlIl"ISTR.\TIO!'l TU!'IIBIENNF.. E(~hange des immeubles babouR. U79. ADIII!'IISTRATION TUNISIEN"F.. n~glement de J'adminlBtralion dl's

voies publique!'.

OUVRAUES BNTRtS A. LA BIBLlOTRtQUI

11

"290.

4:180. ADMINISTRATIO~ TUNIRIENNE. Cahier des chargo. sur l'En zab de. immeubles babou!!. "2111. ADMINISTRATION TUNI8IEN~F.. Adminislration dès habous. Cabiér des l·hal'ge8. US2. ADMINISTRATION TUNISIEN~IE. Claulfe'l et conditions des enzal dans les Haboua. "283• .\IUIINISTB.\Tlml TUNISIE:oI:'IIE. Clau8e" el conditions des enzal dan~ lel1 lia bous (llvec ll'aducllon rrançallle). U"'-I. ADMIIlIST/lATION TUNISIENNE. Re(~ueil Ile lIaditll". .JfM. ADNIl'lISTIIATION TUNhllEXNII:. Slowts d'une so,~iété commer·dole. use. ADNI:'II~TRATIO:'l TU~ISIEl'lNII:. Règlement de l'échange deI> immeubles habous. US7. ADlIIiNISTRATION TUNI8IENl'lE. Or'donnance relallvc A l'enzal des hlibonB. Ull8. AmiINII1TnATIO:-l TUNISIE:-ll'lE. Statut réel. -&289. ADa"~lsTRATION Tl}l'IISIENNE. Recueil de Folooul sur dirr~renteB 'iueRtions. AD~mllsTRATION TUNII!IE~NE. f:ode des ('ontrals el oblifl'allon8. -I29t. Cil. RE:'IÉ LECLEIIC. Fez. ~otic.e ér:onomiriue. conseils aux 1:001mel·c:an1tl. (IJon Leclerc.)

nON

BUCHET

429:1. MINII!ri::IlF. Dt: LA MAnlNE. enrle de la r:ole occidentale d'Afrique defll Iles Canarie" A Sierr'a Leone. 18711. Edit. t1'a,'rit 1890. 4293. MINISTiRE DB LA MARIIIE. Dale d'Argulu, 18l!8. -129... ~h:'ll18TtRB DB LA MAIIINE. Côte nord du Maroc,IM7. Edit de st'ptembre 1893, "2!lIi. ~h:ol18TÈRII: DB LA M,\n1NE. Baie du Lévrier, 1869-70. Edit. de juillet 1887. MIMSTÈRB DB LA MARINE. Tanger et 1le8 atterrages, 18M-lia-17. Edit. de Janvit'r 1888. . -1297. MI:"lISTÈRE DI! L.\ MARISE, Côte nord du Maroc (Melilla), 18/11-&7. Edit. de septembre 1818, -1:198, Mll'naTtas DS LA MARll'IB. Moullle.es de la côte d'Afrique, IllN-I8. 4299. Mll'laTiRs DS LA MARII'IE. D~trolt de Gibraltar. Côtes d'Espallle,

"296.

4300. RF.ol'lA!tr H LAI;~OY DB Bla,y. Afrique. C6te occidentale SeinlLouis, 18t18. -IliOI. R.:Ol'lAl'T DR LAUNOY DE DISSY. ArrfqUl!. Ceno occidentale Ranta Cru;! de T~nérill'e, 1• . flW2. REtl:otAUT bE LAUl'UY Di BIIlSy. Afrique: lA'tte orddenlnle Fez.
-I:ma. MIl'C1STÈRE DF. LA MARINE. f'..nrtto ~Iell 11011 du f'.al' \'«'rI 181n. Edil. ", del88D:"'·· . • 4l104. MINISTÈRB OF. LA YARISB. Carte de T{oni!rlrre, 1ICII. t:llil.llt-l. . . 43OJ). ~bl"8TËRE PB LA MARIn. Carte ,les' lieR l.an7J1rute eL Fuerle Ventura, IlJ:to'.

18M-II-ae.

1889. Edit. 11192.

2 0 • ,

18
~306.

AhchtYBS

~kOCAJNKS

MINISTÈRE DE LA MARINE. Carte des Iles Salvages, ISU-51. Edit. de IS7~. 4801. TIS80T PLANCHE III. Esquisse topographique de la Région comprise entre le cap Spartel et Arzila au 1-83,3333,2 exemplaires. ~S08. M. BUCIIET. Agrandissement de l'Esquisse topographique de la . Région comprise entre le cap Spartel et Arzila au 1-250/000, 1 exemplaire.

Bulletin de la Société de géographie d'Alger. 1906-1907-1008. fS12 •• Marruecos ., 16 mai 1909. (Do.. de la rMaclion.) ~313-U. Revue du Monde musulman, vol. VII, n· IV. Avril 1909.

~309-IO-l1.

t-9-œ. - Tours, Imprimerie E.

ARRAULT

el Cio.

TOUlIFAT AIrQOUVUÂT BI BA 'n IA8A'IL AR-iOUAT
PRÉFACE
Il nomr n I;M impossible de trollver m'('lln renseignement bio.tl,'aphiqlle sllr .-1 (1mad ben J/oll{1"mmrul al- Yu,/odby 01lIlaiony. .Cependnnt nOlis allons JJU "etrouver l'époqlle ,i l"'/Ilelle i/nivait, ur,ke fi une ph"a,~e de ,~on ouvrage l, où il dit: Il l'lollS 'woits interrogé notre Chaykh Abot! 'Abdnllah S!lrlg ~lfgll{1.(Jmmad at-Taolldy ben Souda, etc.» De pins dan. f"rtide biuy,'aphùlue de c'e Chfl!lkh, dans la Salouat 01An(as, t. l, p. 113, on ft'ouve dan! l'énllmération de ses élève!J: Il et le c'haykh A bail 'l-Abbas A {1mad al-MalOllY Il. J\'()t"e arllellr a donc été l'élève de lVou{utmmad 01- Taolldg ben 801"1,,, qlli vivait Ofl dOllzième !Jiècle de l'Mgi"e _ Sm". le rè!Jne de Sgdy .!JJoll{1.ammad bm 'A bdallah al· Pildly, el 'Illi esl mort au commencement du Ireizième siècle, en 1100 SOIIS le règne de .l/oulag Sliman, dont il mmit rédigé la be'ïd (proclamation) en -1206. . C'eRt donc' ,i la fin du di:J:-huitième .~i~cle et au commen('ement tin di:J:-nellvihne 'I"e vivait l'allten,. (le la Tmf/;&(al al-Qolldddt. Ses den:J: ,'Cm'noms t'lhniqlles, tle Al-YdfJot!by 011 Al·llou· YdqOllby et df' .-Il-JlalollY, indiquent 'I"'il étailoriginflir'e fie la r,."ctirm des Ou/ad Bou Yaqodb de 1" .llaloaga, flan8 la /t'ilm cles Oulad al-Hadj, 011. il eRl sans doute tnte,.",s, Son nom ne se trollve pal en effel parmi f'ewc des Olllam" ente"ré, à F,IR. Oll/t'e la "r,mljffli al-Qouf/.r.ldt, ...../muul al~ r"'1fJ1l1'f/, "
1. ra~ 40 de ln ll..d",'lIon.
AnCII. JUllOf:. x \'. 'II •

.

••

2!JO

PRI~FACE

écrit également: At·Tahrtrbi lIfasd'il at-tat;yir; - li/h. ft Fè,r;, 1323. NOlls n'almns pas connaissance qu'il ait laissé d'(illireit oUl".age,~ . La t,'adfl('tùm qlW nOlis donnons de la TOlllllal fll-{JOIlr/f/dI, a été (aite sur deux lexies, l'un manllse"il, dt~ Fd,~, Sflnlt dale el qlli (ait pat'lie d'lln recueil comprenant égrt/t·menl : AI-It,tifâq fi masâ'il min al-istil,qâq ; el : Daml\n aç-çounnâ' pfll' Ibn RaMlal. pal' Abdat'rahman ben Abalqadir al.lIfadjdcg; Al Outha'll{ al-GharnatJa par Ibrahim al-Ghar"'U!/; Talif al-Mâallim Mouhammad al-Banna Ibn al'-Rl\m\". . , L'allt,'e lithographié à Fds, sans date égalemenl. Now~ avons suit,i le plus souvenl pOllr la t,'adlldion la version du texle lillwgraphié, et nous avon,lf indiqllé l'n noies les diffé,'ences enb'e I('s deux texles, La Tou1Jfal al-Qour/4ât, comme le dit l'alltew' au commencement de son /ivre, est lin recueil des questions rel,,ti"l'S aux bergers, el d('s décisions pris('8 sm' ('('s qllt'Rlions pal' lin gl'Ond nombre de jllrisconsulles. Tous les ouvrages de droit musulman all Mat,O(, n(' soni guère que des commenlaires de Khalil el de Ibn 'A('im 011 des plagiais plus ou moins déguisés des commentateurs dl' ces deux Jurisconsulles, el des commentafellrs des ('011l11l('ntateurs. Al-Yaqoûbg n'est pas lln commentateur; il se ('onl('ntt' de cite,' les opinions parlois opposées des jlll'iscomm/lt'H! relaliv(!s ail sujet qll'il éludie. Souvent, et c'est ('ertainement- là lin des côlés l(',~ plll8 intéressants de la Toubfat nl-Qou44ât, l'autem' ('ite deR ras 011 les jllrisconsultes ,'envoient lt la cOlltllme en Ill; lai,lfsant le soin de trancht'" llne question dOlltells(,. On t"OIwe,'a par ('xemple, page 26, l'opinion d'Ibn l'hfdjg : li L'auto,';sation basée sllr la cOlllllme l'allt ('elle

PRÉFACE

291

qui se fOl~de sw' llll lexie ", el plus loin; puge 3i, cel/e du Chaykh A!tmad at'h-Chadddd!l: « En effel loul f'e qui a rappm'I au salail'e relèlle de l'usage el de la ('oulume. Ibn al-'Arabg l'ap/lOl'le que ftldlik el Ach-Cha(ig, que Ditll soil satisfail .d'ellx, onl élabli qlle loul ce qui com'er/le It! Ralaire l'elève de la coulume. )' . Cela ne signifie pas que la Tou!Jfal al-QOlI~Z,/AI soil 1111 ""vrage de d,'oil coulumier. Un semblable oum'age n'exisl.' pas. Les cOlllumes mal'ocaines, failes pal' les siè('/es, d(' l'ensemble des coulume~ apporUes au Jlaroc par les nombreuses illl'asùms dt' peuples de l'aces diDértnles. n'onl jamais été réllni<'s en un code. D'ai/l<,urs, l'Il pays musllIman, la s('1l1(' loi qui puisse III'e é('I'ile esl ce/le basée SUI' 1<' Qoran.: de plus les coulumes (lat'ienl s<'lon les ft'iblls el loul ce que peul faire llll alllem' esl de ren(log(,I' allx coulumes de la région, qui tl)une pari ne doivenl pas fair(' fobjel d'un lexie éCl'il par('e que ce ne sonl que des COIllllmes el non des lois, el qllt' d'alll,'e pari cel aulelll' I('s igllOI'e le pluR s(lllvenl. L<' droil (~o"lumiel' esl ROlwenl appliqué au Alaroc pOlll' dps queslions qui ne sonl pas Iranchées par la loi, dll momenloù il nJesl pas en opposition avec les princip<'s fondamenlaux de la loi musulmane. Cela al'rive f"éq"emmenl l'om' les queslion. agricoles qui onl au Mat'oc une :ci grande imporlance. Le, que.lions ,péciales allZ différenl. cm'P' de mt'lit'I's, "rganisés l'Il corpol'alions, ijànta pl. ijanl\ti, sonl égalt'menl réglées pal' la coulume,. If Al-'Orr» el lorsque dt'" . affait'es, nécelSilanllJapplicalion dll droil coulumiel', ,oni appol'Iées pal' le. pat'lieR, sail devanl lt' qd(Ti (autm'it(J jlldiciaire) soil devant le qaTd (aulorilé. adminisll'alive), elles sonl l'env.ogée. par eu:x: aux ff matll'es de la pat'lie ,. orbAb at-toUl'qu, Ceuz-ci après avoir examiné faITail'C' ('1 r('ndll le"r déci.ion, la tl'ansmellenl au qd{li 011 '/"Tt1 'lUI se ('onlenle de ,"r,'eil/l',/: :con "pplil'ation.

fil'

292

PRÉFACE

/',:n nutliërc agrù~ole, les arbâh aHonrqa, s'appellenl Cha.,-kh al-fallal,la !~'il s'agil de labour's, de p/r.l1llalions ou de l'écolles,. ChaJkh ai-kassaba stl s'ngil d'animaux uu de lroupeaux. Dans les curporalions ollVl'ières, C 'l'si le chef de la CUl'por"lùm, 'lue l'on appelle vulgairement le lamin l 'l"i e.III charrIé du maintien des coulmues de la ('OI'POI'ation. Po",' ln. bouchers au lietl de s'appeler Iamin, le l'he( de la ('01'pUl'ation n le nom de AI-'"\rif, De (nit, les corporations sont mt.jOl,rd'lllli placée.'J .'JOIIS /',mlorilé du Jlo~I"tasib, Les (onclions de ce magistrat, 'I"i ('onsislaient en p"incipe fi surveiller les échanges, à ('onlrdler les poids el les mesures, el li mainlen;,' les rues ('n bon élal pour la circulation, étaient basées sur la loi ,'eli!Iieww et le Jrolll,ttasih était m~me nommé pa,- le qdr/i dont il relevait exclusivement, Plus lard, le Moubtasih est devenu un véritable (onclio;11laire du ftlakhun,. il est aujourd'hui nommé direclem('nl plll' le sullan, il est complètement indépendant du '1t1~/i, el ses (onctions sont devenues il peu près celles d',m préNJI des marchands. D'lIls la prali'lue c'esl li lui piuMI qu'au qd'.li 011 qU"1ll 'Illïti que' les ouvrier,~ des dinérentes co'porafions app01'lenl les dinh'ends spéciaux il ces corporations et c'est lni 'lui les (ail juge,' par les arht\h R~-toUl'qa, conformément ,i la cOlllume. C'est le Jloul,llasih qlli nomme les Iamin des cU"/wmtions et les arifs des bouchers. D('puis p!tlsielll's années, devant l'arbitraire el le,~ beBoin,~ tl'aryenl sans cesse grandissant., du gouvernemenl marocain, les institutions relatives aux coutllmes tendent â diHparaI/l'l', dans les territoi,-es makhzen, Nous avons recherché dan, "n grand nombre d'ouvrages
1. COI'rupiion de .1I-·,lmln et pour distinguer le cher d'une ('orporIlUon de l '''min du ::luUan, charsé de la percepllon des ~Ieks.

PRÉFACE

de d"oil musulman les passages se rapporlanl aux différenies qlleslions Irailées par tailleur de la Tou~(al alQou{lfjdl, el no"s les avons cilés dans des noleR, de (açon, d'Ilne pat'l, li indiquer dans ta mesure du possible 101lies les sources auxquelles a puisé noire aulew' el d'auIre pari li (aire connaflre les opinions des différents jurisconsulles sw' le,~ m~mes qlleslions.
ED. l\1r<:r1.\ux·BELL.\IRE.
Voici cc qu'écrit S)'d,\" I\loul.lammad al-Mabd~' al-'Ommny al-Ottaz~'âny dans ses notes marginales des commentaires de III Tou 1.1 fa de Ibn 'Adm de l'Imam S)'d~' Moul.lammnd al-TAoudy ben S0l1dll al-Mour!')', t. III, p, 87. - Lllh. li FAs 1310: ft De même l'AIIAma AI-l\lalou~' dnRsla Toul.lfat al-Qou(,ll,ll\t a émiR ce principE': Si le hE'rgerrefuse de tf'rminerl'année llour laquelle Il est engagé pour paUre les troupeaux, Il sera conltalnl dl" la terminer..... etc.• (Page 211 du texte, 66 de la traduction, Ilaragmllhe IX'. Sydy Moul.larnmad al-Malul)'al- 'Oml'any al-Oullzztm~' cile encore d·aulres. pal.'sages de la Toul.lfnt nl-Qou""ât.

TOn,lFAT AL-QOUPP.'\T
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TOUijFAT AL·QOlJlJ~lT BI BrD IASA'IL AH-ROUAT

1I0)UIAGE AUX 2ADlS SUR DI\'ERSES Ql:ESTIONS RBLAnVES AUX BERGEnS

.\u num cie Dieu, le Clément, le :\lisél'Ïcordieux ! (}ne Hieu glorifie notre Seigneur et notre :\(allre Moul.tammad, sa famille et ses compagnons, et qu'il lui accorde le salut f Louange à Dieu, le Maitre des mondes! Ln \'iefuture est à ceux qui craignent Dieu; que la bénédiction de Dieu et le salut soient sur notre Seigneur Moul.lanimacl, le Prophète illettré, sur sa famille et sur tous ses compagnons I! Et ensuite, l'esclave qui n'est rien sans l'aide du TrèsHaut, .\bmad ben Moubammad al-Boû YAqoÎlby 2, connu sous le nom de AI·Malouy, que Dieu, qu'il soit exalté! le melte aunoDlbre de ceux qui se réfugient auprès de lui et il n'au~a pas d'autre refuge" a dit: Ceci est ,un ensemble de questions relatives aux bergers; après' les avoir rassemblées, j'ai craint de les voir se perdre et je les ai réunies en un seul ouvrage afin de les conserver et d'en facilitel,la lecture à ceux qui désirent les connaltre 3. Je rai nommé : " Toul.tfat al-Qom.t4At bi i ba '4 masa'rl li ar-rouAt Il, Je les ai divisées en sept chapitres, plus un recueil ta.. i~ tant divel'ses questions, . '

AlU':lllvt:S MAROCAINES

CHAI'ITR"; PIŒMIER. - S~r la validité el la lIon-nlliclit,', du contrat de louage du hel'gel'. CHAPITllJo: II. - hltel'diction au hel'gel' dl' fail'e paitl'e pOUl' le compte d'un autt'e que celui qui l'a engagl'. CC' chapitl'e traite égalemenrdu pâturage des ag"eaux, CIIAI'ITltE III. - Sur le fait pour le bergel' d'estropil'I' Olt d'égorger (un mouton ou un bœuf), CHAI>ITIŒ IV, - SUI' le fait du bel'ger de' se fail'e l'emplacel' pal' un autre et SUI' la garde des troupeaux il tOUI' de l'ole. ellAl'lTRE V. - Sur le sommeil du hergel'. CHAPI1'IlE VI. - Helatif à des questions (lui n'ollt pas ellCOl'C été traitées et (lui entralnent la respollsabilitl; llu bel'gel'. CIIAPITIlE VII. - SUI' le bergel' commun. Hecueil ' tt'aitant de la tt'ans8ction et cie fluelflues questions relatives aux dispositions qui la régissent, Je demande à Dieu (l'agréel' ce tra"ail et de l'accueillit, avec bienveillance et générosité,

CII.\PITRE 1

SCR LA VALIDITÉ ET LA NON-VALIDITÉ DU CONTR.\T DE LOUAGE DU BERGEn

Ce chapitre se dh'ise en plusieUl's paragraphes:
PaI'flU"aphe IJ,·emier. - Sachez que l'engagement du berge)' peut se présenter sous trois formes: dans la pl'emière forme, le berger est engagé pour paUre une quantité déterminée de moutons. Cette forme n'est niable que s'il est indiqué dans le contrat que les animaux qui "iendraient il mOUl~r ou qui disparaltraient pour toute autre . cause seraient remplacés par le propriétaire. G'est l'opinion la plus accréditée 1. Sabnoûn, Ibn al-~fAdjichoûn et Açbagh disent que cette convention est valable, même si l'obligation de remplacement n'est I)as spécifiée, car il est obligatoire en droit. C'est l'opinion préférée par Ibn ~abtb et approuvée par Ibn Yminous. Dans la deuxième forme, le berger est e~gagé pour paUre la quantité de moutons que l'on sait composer habituellement un troupeau, sans qu'elle soit déterminée. cent, par exemple!. Ibn al-Qtlsim dit que ce contrat est valable, même si cette clause n'est pas' spécifiée. Il est alors ordonné par justice au p~opriétaire delt

... nCIlIVES ;\IAnOc.:AIl'ŒS

moulons (le l'emphlcel' ceux «(ui sont morts ou (lui sonl perdus, La même opinion se tt'ouve dans le Jloukhtaçu. Ce qui apparait clail'ement, (,'est liue la clause de rem placenH'nl est valable parce (Iu'clle est conforme au droit. lJ'apl'ès Ibn Salmoùn, la clause de remplacement n'est pM valable; si elle est, indiquée le ('ontrat est nul 1.

1l('11I""'1"C'. - Ibn Nlhljy ft extrait du commentaire de la Hisllla trois opinions relativement il la nullité du conh'at cie commandite plll' lïnsel,tion de clauses contraires à la loi. Lu lI'oisième fOl'me tlu contl'at consiste en ce <lue le Pl'olH'iéluil'e engage lIlI bel'ger l'OUI' paltre ses moutons sans Ini l'II inciicluel' le nombl'(' et sans les lui montrer. Celle convention est valahle; I~ (ll'Opl'iétail'e met sa conliaJl(~e en ce hel'ger et lui donne la <Iuanlité de moutons (Iu'il peut. faire paill'e, .\l.Lakhm~· ajoute: ceci 100's(lue le I"'ol'riétaire connalt la mesure des services <I"C peut l'elllh'e un bel'gel' COlllme celui «II 'il loue. Sous ce l'égime, le Pl'Opl'iétail'e J)(~néncie de tout le travail du berger; il mel t'U lui sa conliance sans conciitions; s'il le tt'aite bi('n et (Iu"il lui donne une nourt'iture suflisante, cela est \'alable, comme il est dit dans la )IaUti)-a :!.
Pnl'(I!lI'apllf' li. - Il n'est pns n.lable, tle la pal't du 1"'Olu'iétail'e des moutons, de stipuler la responsabilité du hel'ger pOlir ce (lui a été perdu autrement que par lu néKligence de sa part. t'ne telle clause l'omptle contmt d(~ louage et le bergel' est rétl'Ïbué en l'ropol,tion du temps pemlant le'luel il a fait paUre, cOlllme il est dit dans la ~Ioutlaouuna:l, JI n) a pas à tenh' compte dp ladite stipulation et il n'~' a pas Il exiger du hergel' un l'emboursement pOUl' cc (lui a été p~rdu sans négligence de sa part ". C(' cas sc présenle souvent à lIoll'c épo<luC pOUl' le pâturage il tOlU' de 'rôle (les bœufs.

Les propriétaires de bœufs s'entendent polU' les fail'e Ilaltre il tour de rôle et ils stipulent que si une béte du troupeau est perdue, celui qui était chargé du pâturage il ce moment en est responsable l, Il n'y a pas à tenir conlple . (I~ la clause susdite,

Pal'(lgl'aphe III, - Il arrive souvent qu'un dtadin ('onrte ses moutons à un homme de ln campagne, en spécifiant qu'il devl'o lui apporter un signe pour prouver ses assertions au sujet de la mort tics moutons, tel que la peau avec une oreille' adhérente, Cette clause n'a aucune valeur; le berger n'a aucune responsabilité, (Jlt'il apporte celte preuve ou qu'il ne l'apporte pas, ainsi (IU'H est dit (Ians la Moudaouana et dans le Moukhtaçar; le contrat de louage est rompu pal' une telle clause, et le berger Il droit il lin salaire proportionnel (au temps l'endant IClluel il a h'a\'aillé), comme le dit la ~Ioudaouana. Quant il ce que dit AI-Lakhmy : que le bel'gl'r n'est pa~ l'esponsahle, même si sa responsabilité a été l'Ipécifiée, 011 pellt le;C()mpl'endre 2 : soit d'une manière absolue, soit en disant qlJ~ le berger est responsahle s'il n'apporte 1>81'1 IIne IH'eu\re de la· mort dl~ ranimal:J, Il l'a dit et lb.. alQI\sim l'a dit également: ce qui est le plus fl'équent, c'est (lue le bergel' doit apporter la preu"e «le la mort), sinon on lui doit un salaire proportionnel et c'est là sans doule la naie solution que ce salail'e soit élevé ou faihle; en elret, ceUe convention est aléatoire et il y a à ce sujet UII autre texte du ~Ioukhtacari d'après lequel le l·embourse· ment est lidte, si le bergel' n'appc)l'te pas la In'euve~de la mort de l'animal) parce qti'il peut le faire, etc•. Ibn Fal'l.lotÎn a résumé dans sa Tnbèira les pal'oles (le Lakhmr.
Consultl'z-IE':'.

Paragl'aphe IV, - Uonsla campagne, il al'l'Ï\-e tlouvcut que l'on convient R\'eC le bea'ger (lue s'il s'cn "a sans riti2 1

300

ARCIIIVES

~IAROCAIl'\ES

son valable anntl'expiration du contl'at, il ue lui est rien (hi et que si c'est le propriétaire de~ moutons qui le renyoie, il doit lui donner un salaire en entier. On appelle ce genre de contrat un engagement qui lie pour un jour comme pour un an, pour un an comme pour un jour 1. Aboli 'Abdallah SJd~' .l\lol.lammad Ibu al-I.lasan Denlllhl~" a été consulté sur cetlequestion. Il ft répondu: qu'un tel contrat est nul et que le salaire proportionnel est ohligatoire dans ce cas; lorsqu'il se présente, le contrat est annulé. Il tire argument de ce que dit Ibn Houchd dans son BaJân relath"ement à celui qui a chal'gé à forfait quelqu'un de lui ramener deux esclaves en fuite; s'il nf' lui en ramène qu'un, il n'a droità rien, parce que les conditions du forfait ne sont pas remplies. Nous avons con· sulté à ce sujet notre Maitre AboÎl 'Abdallah SydJ Moul.lammad at·TAouelJ ben Sotida; il nous a répondu qu'une convention de ce genre est nulle et il s'est rappelé ce que dit le Moukhtaçar que : sauf pOUl' le cas d'une yente de' marchandises, par exemple, celui avec qui on lI'aite à forfait ne touchera rien si ce n'est pour le tout et c'est ce que disent les docteurs, à sa\:oir que le forfait n'est vlllable que si l'intéressé n'a aucun avantage dans le cas où la forfaiture se retire nant d'oyoir rempli les conditions du forfait.

Pat'llgraphe V. - Dans les réponses de S)"dy 'Abd alQAdir al-FàsJ il cst dit qu'il n'est pas valable cie donner il quelqu'un une vache à faire paUre en lui abandonnant la moitié du beurre (Ju'elle produira; il ajoute : mais le Maoullq et le )fi'ylll', d'après Ibn Sit·t\dj. autorisent ceUf.' manière de faire, eu égard à la nécessité; en effet, le )"itt' malékite prend «.'n considération l'utilité des choses lorsqu'elle est générale et qu'elle répond à un besoin. Si le8 deux parties conviennent que le berger sera responsable de la production clu heurre, Ad-DAoudJ;! déclare que dans

TOUl]FAT AL-QOU~,!ÀT

301

ce cas nul ne conteste la validité du contrat, Et Dieu est le plu~ savAnt, Dans l'ouvrage intitulé Ad-Dourar f al-~laknOlÎna fi Naouâzil )razoùna, il est dit, d'apl'ès .\I-llouchaddâly, que ce que le herger prend de beurre, selon la coutume', pour la gartle du tt'oupeau, annule le contrat de louage et la loi lui adjuge le salail'e propol,tionneI. En effet, il ne s'est pas engagé mo)"enllant un poids de beurl'e déterminé, mais il la condition qu'il recevra tous les moifl, par exemple, le produit (l'un battage de beurre, Un arrangf>ment du même ge'nre est souvent pris à la cnmpag~e av(~c le maftre d'~cole, On interrogea il ce sujet Aboti'l-A41 al'Ouqbdll)T, comme il ast rapporté dans le Dourr an-Nath'r et on lui dit: Ces gens imposelllle produit d'un battage à tous ces notables du village, il ceux qui ont des enfants et à ceux qui n'en ont pas; ils appellent cela le Jeudi du Taleb, U:répondit : Si cette condition qui leur est imposée est la base même du contrat, l'engagement est nul, parce flue l'on ignore ce qu'on lui' donnera exactement en ~change de son travail et Clue l'on ne connalt pas la quantité de beurre qu'il y aura le jeudi; il convient de défaire .cet arrangement nul 2 et d'en revenir au salaire proportionnel pour le temps flu'a duré l'enseignement. En Dieu est l'assistance.

Complémenl. - Si le contrat est annulé pour son illégalité et que, comme nous l'avons dit, le salarié reroive un salaire proportionnel au temps écoulé, ce salaire lui sera versé sur-le-champ, comme cela se comprend et comme cela a été expliqué dans le Dourar. Quant au contrat de salaire valable, s'il se produit pendant son cours telle chose qui en empêche l'achèvement et si ce salaire ne doit étl'c payé qu'à une écht!ance fixée, i1.sera dli RU salarié sur le salaire convenu tille somme proportionf'C'IIe au tenws de son travail; mais il sera ajourné pour lu pnielnent à

ARClJlYF.S IIIAROCAINES

l'échéance fixée d'abol'd et celle suspension des en'etl'; du contrat jusqu'à son terme est compréhensible, à moin~ (lu'i1 n'apparaisse comme certain que ceux (lui l'ont engagé sont disposés à ayancer au salarié, au moment de la rupture du contrat, le salaire qui lui est dtÎ.

CIIAPITIlE Il

OE L.\ DhENSE .'AITF. AU nERGER OE FAIRE l'AtTRE l'OUR,1 J,.E COMI'TE D'l'X AUTRE QUE CELUI QUI ':A ENGAGI~: • •

. Ce dH'pill'(' eontient plusicurs par'ogr'aphes,
1

Pa1'a!JI'aphe pt·('lIlier. - LorS(lue It' l'''olwiétaire d'un troupeHu a engagé UII sel',-item' pour palh'e des moutons san~ lui en indicluer le nombre et sans les lui compte'r, mais lui a donné la quantité de moutons (IU'iI peul paitre, cc berger' ne peut paUre If's moutons d'un autre l, quand hien méme cela ne caus'erait aucun tort aux premiers, parce que ce pl'opriétaire dispose du tl'a"ail enlier' du bCl'o ger 2 ; c'est ce c,uc dit '.Iablb, AI.l'faUtya dit et une opinion analogue' se trouye duns 'Ia l'obeir'nt aloLakhm~', (flle: Si le berger fait paltre a"ct'les moutons flui lui ~nt confiés d'autreR moutons, la rétribu o tion al'partiendl'a il celui qui· ru loué" (en pr'emier) et cela (Iuand bièn même il n'aurait paR été con"enu il\'('c le bergel' qu'il ne pnftrait pas d'auta'es moutons. Quant Rtl cas oit il aUl'ait loué ses services l,our une (Iunntité donné.de mouton~, ('ent, 1'81' excml'"'' qu'ils aient été comptéR ou non, !'l'il (,'!'4t stiJ)ulé qu'il n'en paltr'a pas d'autl'cs, ii n'a l'as le droit (le le faire, conformélllt'nt à ln com'cntion
2 1 *

AnCIlIVES llAROCAINES

susmentionnée, quand bien même il f('I',~it appel nu concours d'un autre bergel', ainsi que l'ont exposé clairement les commentateurs du Moukhtaçar, Si cette intel'diction n'est pas stipulée à son égard et si les premiel's moutons ne sont pns nombreux, il lui est pel'miF'l de paître d'autres moutons', même en grand nombre, du moment que cela ne le gêne en rien pour paltre les premiers, ~Iais si les premiers moutons sont nombreux au point qu'il ne puisse en l'nitre davantage 2, il ne lui est pas permis d'en paltre d'autres à moins qu'il ne se fasse nider par un autre herger:!,

Observation. - Ibn Nâdjy a dit: Notre Maitre, c'est-àdil'e ~ AI-Bourzouli, établit d'après cela clue Je maître d'école ou 5 quiconque lui est assimilé, ainsi que le maltre ouvrier, ne doit pas se charger de plus que ce qu'il peut faire 6, Paragraphe II, - Si avec les premiers moutons, le berger en fait paltre d'autres, après qu'il a été stipulé qu'il ne le ferait pas, son salaire pour les seconds, d'après les enseignements d'Ibn al-Qâsim, revient à celui qni l'a engagé le premier, Celui-ci peut à son gl'é le prendre ou l'abandonner au berger et il lui retranchera du premier salaire ce qui compensera (la violation du contrat), Le moyen d'estimer cette compensation consiste à demander au herger quel est son salaire pour paUre le premier troupeau seul; s'il répond dix, par exemple, on lui demande à combien il estime son salaire pour les faire paltre en même temps que d'autres; s'il répond huit, il aura diminué son salaire d'un cinquième et le patron'aufa le choix ou bien de diminuer le, salaire fixé ou bien de s'approprier le salaire pour lequel le berger s'est engagé lui-même 7 (avec le propriétaire du second troupeau). C'est ce qu'a dit 'Abd al-J.Iaqq; AbolÎ J.Iasan l'a admis et AI· ~IaHâh l'a commenté 8 en l'approuvant ll •

30;;

S'il n'est pas stipulé vis-à-vis du herger (IU'il ne paltra pas d'autres moutons a,-ec 1eR premiel's, le principe de l'engagement eRt que le propriétaire a loué ses servicl's pour paltre un nomhre de moutons déterminé, cent pal' exemple, que ('~ nombre ait été vérifié ou non et il h'y n pas désaccord entre Ibn al-Qâsim et les autres docteurs pOUl' déclarrr (lue le salaire reviendra au herger comme il est dit dans la MaUfiya, dans les séances d'AI-Mikmls)', da us les notes marginales d'Ibn 'Achir et dans les réponses d'Ibn HilAI. ~ Deux remarques : -t" Ibn YOlinous a noté ces parole~ d'Ibn al-Qâsim, à savoir : que le salaire appartient au patron lorsque les conditions du deuxième engagement du berger 1 peuvent se confondre avec le premier, c'eslà·dire lorsqu'il cesse de faire paltre les moutons qui lui étaient l~onfiés et qu'il s'engage pour en paUre d'autres, CE't auteur a dit : si le propriétaire loue un berger ou prix d'un diuJll' pur mois et si le berger s'engage pour la moisson ou pour un travail pouvant dOJl~er des crainteB~ moyennant un dinar par jour, ft dans ce cas et dans un cas semblable (dit-il au propriétaire) tu n'auras droit de retl'ancher que la ,'aleur du salaÏl'c correspondante nu temps de travail dont il t'a privé' '), 2" Si le hel'ger travaille gl'atis pOUl' autrui par exemfJle. s'il faililaitre sans salaire pour lin autre qlle celui qui 1'1' IOllé, ce dernier peut lui retrancher de son salaire une pal't pro-portionnelle il son travail, c'est-à-dire à la quantité de tr.!lvail retranché de celle pour laquelle on lui avait fixli le salaire :1,

jJ",'ugraphe Ill, -- AhOl~ ~Ioul}amlllad Ci\li~l, que Dieu lui faRsl~ mislil'icOI'de! a dit: Si le berger trouve des l'heilleR 011 des mufs de pOl'llrix 011 des chosesam,lol{tU's (IU(' l'on ()eut trom'cr it la chasse, cela -lui np.pnrtient ~, Il... lIillil dit: « J(' dis, ceci est eXItl't, Imrce qu'il oblil'Ill
Anr.n. "Anm:. - XV.III, lItl

301i

.,nCIIlVES MAROCAINES

ces choscs sans grand travail et qu'il np. diminue pas dè ce fail le travail qu'il doit à celui (l'Ii l'emploie pour ce <Juoi il l'a loué. » Il en est ainsi <Iuand hien mc\me Il' patron f\lII'ait la propriété de tout le travail du berger.

Paragraphe IV. - Si le patron a pOBé l'omme condition de paître les agneaux, cela est valahle et ohlige le hergel'. Ibn Salmoùn dit <l'l'il est préférable <Ille celte condition soit stipulée dans le contrat..\I-MaUfJ a dit: 011 a prétendu {lue cela n'était pas valahle parce {lue l'ohjet d'une telle condition est ignoré et il n'y a pas là matière à un jugement après une obligation 1 comme celle qui a été stipulée dans le contrat. . AI-I,IaHl\h confirme ce qui précède, car il a rapporté des paroles du Moukhlaçar relatives à des bl'ebis qui n'auraient pas été dénombrées qui s'appli<luent au cas précédemment cité. D'après lui, on a dit: Il en est ainsi parce que le profit est inconnu et que le nomb.·e des agneaux à naitre est connu; il semblerait que cette quantit'" n'est pas connue, cha<lue brebis pouvant mettre bas un agneau 2 ou plus. AI-Matity dit ensuite: On dit qu'il n'y Il pas de doutes si le contrat avec le berger stipule qu'il y aura un nomhre d'agneaux égal à celui des J1lères en indi{IUant que le pl\turage durera le temps qui s'écoule depuis la naissance jusqu'au sevrage. Lorsque le pAturage des agneaux n'est pas stipulé vis-à-vis du berger, si la coutume veut que le berger qui fait paUre les moutons fasse paltre les agneaux:!, il est obligatoire pour lui de les faire paill'e. Si la coutume ne l'y oblige pas, il n'a pas à le faire, comme il est dit dans le Moukhtat:ar et il n'y a aucune diffél'ence {lue les brebis aient été dénoml)l'ées ou non, Ibn ~laghith dit qUE.' les p.'incipes de la l\Ioudaouana exigent que le berger soit tenu de su l'Veille l' les agneaux, d~ même {lue celui qui loue il une femme un mo,ren de transport doit égalemcnl, si celle femme accouche ('n l'oute, t1'ansl'0I'ter SOli ('nfanl

:111;

{,,-ec elle. Si nUlis l'ldmclLons, ('ollfol'mé III E' Il 1. il l'lIsaKe Iwhihll'I, cflw Je bel'g'tW n'est l'as IE'IIII tle fairt' paiLt'e Ic's ag'neallx, Ibn al-LabMcl dit (lue dans cc cas Il' pl'opriélail'(' doit l'I'('ndl'C:~ un auLt'e bel'g('l' cl'li raitlC'ra pOlll' évitel' la sc'pal'atiulJ " .\bmi '1.I,Iasan compl'end cl'Ia comllle uuc' défense de séparer de leur mère les petils (I"i sont incal'abl~s (le se conduire, comme il est dit (Ians le Sam;\ 'Iso. Ihn 'Al'afa a dit: If' SCIIS d('s pnt'oles d'Ilm al-Lahbad est cl'Ie cf'LLe ac'pal'alion cause aux nnimaux une vive 80"ffl'ance qui e8t visée I)ar la défense d.. les fairf' soulTrir. D'llutrc~s pensent qu'on peut intel'lU'élf'r dnns ce Rell~ (I"f' si la sél)aration sUl'venait, dl.. fnligucmÎt le h(·t'ger, El Dieu est le plus savant 2,
1(

CII.\PITHE IfI

SUR I.E FAIT POUR I.E "EllroER D' ESTROPIER Ot:
(l"N )IOUTON OU eN DOEI"FI

Il 'j.;(;OIlGEIt

(Snl.lIlolÎlI) dnns la :\Iolltlaonana (Iii: lonl Cl' <flll' fail Il' hergel' qu'il n'a pas 1(' (lJ'oit dt> fai,'c ct C1ni ('tHlS(' 1111 dOIllmage 1 aux mouloll~;, il ('11 l'st responsahle, fi n'a allcnll(' ,"(!spollsabilité rp.lnlin·nll'Ilt aux ades fln'il cst ('Il (ll'oit (h· fail'e '!, AI-Lald,m~" dil. : ('anlNlr cnlend pal' ('es mots « ('.. (lu'Hu'a l'as 1 (h'oil d(' fail'" ", le fllit (le fl'app('I' la h"('his .., l'Ile-même et il y n (li"I"'gene(' (l'opiniuns dans le cas 01, le hCI'gel' jette son h;iton devant la bl'chis (lU il cùt,- f",,'lh' l'out' la fail'e rcyenil' il sa place et l'atteillt, (';U' il a llIala(It'oilement fail cc C1"'ill-lait anlol'isé il faire, el s'il alh'illl la brebis (lIU' l'i(~oc''ct, illl...·st pas l'espollsahl,'::' Ihll '.Ialti" a dit: Si 1 heJ'~('J' lam'.. son hMolI comUle le follt les ... hergcl's ct flu'iI atleigllc pa,' mallllll'esl'le IIl1l' 1)J'C'his SllllS Clue celle-ci se l'loit 1'00'h-c nn-denl/lt du ('ouI', il f~St "cspOllsnble, Dieu Il alllOI,is(! i les mal,il'l i, hlllll'c le","s {"'UlUleS si elles sont Hcal'iIU,'cs, Illnis s'ils lui fonl III1C' fi'actlll'l' ils olll il l'li l'(;pont.!,·e, Ilu\mc si c'est pal' ~'Il"a. (h'('l'lse, Al-Lakhlll,'" dil : Le fait dn IIllui (Ini l'Hit pOlit' l'l01l ('olllpte n'est l'as aSl'illlilahle il c..lni (lu hc"gC'l' c'I la fc~lllllll' est (:()ntl'ailll(~ il la SOlllllissillll: lc' ))l',;gf'r l'st IIlandatail'"

C'u PI'OPI'iél:lil'e du troUIll'lHl et il doit agir au mieux comme h~ lel'ait le pl'opl'iétait'e lui-mênw, d'après ce clue l'appOI'te Ibn '~\I'ara..\hon1-Ba(I:\' Bihl'Am dans son grand c.'ommenlnil'c a dit ce qui suit et on peut )' l'llpl)orter ce (l'Ii sC' lI'om'(' dans le chapib'c' des locations de la Mou('aonanlt : Tout ce (llH' lait le berger sans (~n a\'oit'It~ droit et lilli canse nit dommage au tl'oupeau, il ('n est l'esponsnhl,' ; mais s'il agit conrormément il ce qu'il a le (It'oit dl' rail''', si pm' exemple il Il'appe les moutons comme les hCl'gel's le lont communément et qu'il en résulte pOUl' ceux-ci un dommage, il Il'enCoul't de cn fait aucune responsabilité', Ibn l;Iabih a dit: Si le hel'ger frappe une hrehis ou IIne vache et lui l"'t,ve un œil ou lui brise un ml~llIhre, il est respon~ahlr> de sa diminution de valeur; s'Hia met hors de service, H est responsahlc de toutl>.sa valeur, qu'il l'ail Init nec intention ou non 2, De mème lorsque le berger frappe comme Ics bergel's ont l'hahitude de fl':tpper les moulons, s'il en résulte lIne chose dont il n'o\'ait pns l'intention, il ('st responsable, Ibn YolÎnous a dit: Cela {'st en contradiction avec ~fi\lik. Ihn Nl\djy a décidé, dans le chapitre des témoignng('s du commentaire de la Risllla llue le herger, s'il a frappé une hrebis d'un coup semhlable et qu'elle m(~U1'p., il n'6st pas responsable, Il attribue cette opinion il certains de, ses maill'es ('t il se réfère hahituellement à Ibn 'Arafa. Az· ZCHu'cll\ny juge de mème (l'apl'ès les pal'olel'J du Moukhta!,.'ar : « Il est responsable si le berger désohéit à ln clause fixant )'(',\«Itoit du plHurage ,,; il a dit, en {'Ifet, c"est ('omme s'il trappe une hrebis d'un COUI) dont les bel·ge.,s Il'ont pas l'habitude «le frapper et que cc:>Ue brebis en l'este eslt'opiée; mais s'il la frappe com,ne le8 berger" fraPI)ent habituellement les m~:mtons et {Iu'elle en Roit l'.stroltiée, il n'est pas )'esJlonsable, comme dit le ('omlIJentateur:J, Mais sile berger la frappe avec unepierro, et ctu'elle en reste estl'Ol)iée, il en est responsable sans

(Iu'il .r ail a dislinglll'I' si l'C coup a éll" frappl' confol'mément ou nOIl il l'llsag-e des hergers, Cal' ulle pierl'o hlesse hahituelleml'nl. Ildél'ez-vous il IJaHâh (1(,I'mine J\Z·ZOIll'. (I:'ny). l;:H1If'l\I' cih~ fait allusion à ce (1"(' .\I-J.laW'h a l'l'produit (los fioles IIHu'gillalcs de divel's auteurs, ellll'I' autres: le hel'gel' n'l'st pas rcsponsahle des fl'udlll'es (ln'il occasionne allx montons en les ramcnant aycc son h:Hon t: «nallt aux r"ltl'tures qn'i1 occasionne en jetanl «les "iel'rcs, il en l'('sponsahle parcl> (l'le cela l'si en dehors dc (~e (l'li lui (~sl peI'mis, Ih" Salmoùn exprimc nne idée analogue d'apl'ès plusielll's (Ju\Tage~, Il est dit lInns le \li'yùt, (IUt' l'lin intl'l'I'ogca 'hn Loubâha SUI' le (~as «l'un hCl'gel' «ui fl'app .. une yacho lin une bl'I'his In'('C IID gralHI b:itoll 011 lane\.·, SIlI' elll's 1111 /,clil b:Hon el les lue on hien «ui lem' lance des piel'I'l'S, 'hn LouMhn répondit: Ce hel'ge)' estl'cs/,onsithle qnand hien même il am'ait jcl«" SOli h:HIIII ou une pielTI' il côté (les moulons ct IHJI'nit tu .. 1111 animal par l'icol'hcl; mail" si nne hrehis ou une ,-ache clTl'a~'l'(' tomh(' dans une fon<!l'ière et se hrise un memhre lin se Ine, iln'esl pas responsable. Iim Il:\1'01111 dans son nhl'ég«' de la :\Inli!iyn s'en est tenu il ~es IUlI'ol('s : si un h(,I'W'" frappe IIne hrchis comme le font les hergel's et lui cri,,,,, un œil 011 llli hl'ise un memhre, il estl'esponsahl(' /,1'0/,01" tionnellenH'nl il la diminution dl' yalellr cansél' pal' la bl<'ssUI'e'!; s'ill't'glll'C, il cn esl resl'0nsnhle, (l'l'il S'l'JI ~lIil t(>nll ou lion il ('(' (IU'il est cn droit de fairf', Une opinioJl nnaloglll' 8t· tl'Oll\'(' dans ('es pnrolcs (1'11111 •Abel lll'-Ilafï dans le ?\'OU'JIl al-l.Ioukkâm : Si Il' lu·rger frappe tIIll' hrehi8 colIIme on le fait hnhituellement et lni ('l'è\'e un œil ou lui hrise IID nwmlll'e, il ('st l'csp"Jlsa1JI(', C'(·st-il-d.il'(· (le la dilninlllibn dl' "alelllr con sée pal' la hlessul'c, Ccs deux autel"'!" semblent s'cn t'trCl t('nIlS iJ Cl' (l"'ont (lit Ihn J.lahih l'llhl! SalmolÎn, Pm' consl'(l'\('nt si 1(' hCl'gel' fl'appe une Im'his l'llui Iwist· UJI nlC'lllhl'(' (II' lui cr(',-e Ull (l,il, il c'n (~sl l'('sponsable,

TOI'IIFAT AL-QOt;~D1T

811

On 1'('II'OllH~ (Inns ce,'tains Otl\'I'ages : Les f,·:tctuI"CS causécs pal' le hâton fluand le bel'ger s'cn sert pour diriger 1<' troupeau, ('tc", "oir ce qui elit rapporté pl'écédemmf'nr en notes marginales, LeUl's auteurs disent ensuite: Tout ce que fait le berger en debol'S d<' la manière d'ngir (lui • lui est permis'e et qui cause un dommage aux lIIouton8, il en f"st responsable; mais s'il fait ce qu'il a le droit de fai,'e, il n'est pas responsable,

P.' RAGR.\rlIES

Paragraphe premier, - Ibn I.fahih a dit : Le hergel' n'est pas responsahle de ce qui surYient après qu'il a jeb~ son hAton, comme par exemple si une hrebis est efl't'a)"é(' par cet acte ou s'écarte du troupellu et tomhe dans Utl fossé ou se brise un memhre ou se noie dans une rÎ\'ière, ou se brise la tête contre un arbre: ceci dans le cas où il a fl'appé à la manière des »ergers, mais s'il a lancé son Mton sans néce~sité il est responsahle d'une manièrE' absolue, comme quelqu'un qui ne serait pasherger. Ce qui "ient tl l'appui de cette responsabilité pour leH conséquences de cet acte, c'est flue s'il a jeté son bâton en chassant et qu'il ait atteint une brebis, il sCl'a rl'spon-, snble', .\ç-Ça1all~' n dit: Ln différence qu'il )' aentl'e le fait de frapper du gibier et de fral>per les moutons, c'est que le herger ne peut bien paltre les moutons (lue par ce Diol'en, cal' sans cela il n'arriyerait pas à ramener chl(IUe mouton qui s'écarte du troupeau et d'après Ja (~outulDe, il peut agh' ainsi, tandil; que la chasse n'est pas utile à ce (lu'i1 n il fnire, Ce qui atténue la distinction en ~us Jes dommages causés par le coup et les conséquences de célui-ci, c'est que ces deux choses sont mises sur UB même

312

AhCIIIVES

1II.\ROCAI~ES

pied dans le cas d'un pèlerin qui fl'appcl'ait du gibier IOI'squ'il est en élat d' I( Il,m\ru 1 li, C'est til'é d'Ibn '.\rafa et Ibn Salmoùn ~ l'a indiclué en tlisant: Plusieurs doctelll's distinguent encore le c«s où la lu'chis s'écarte pal' l'effet tlu coup et tombe dan:'! un puits ou dans (IUelque chose d'analogue; cela n'engage pas sa responsabilité, IIm ~ YOI'mous juge celte distinction de peu d'importance et dit qu'clic est en opposition avec III ~Ioudaouaun, L'Rutem' de la ~JalitiJ3 a résumé celte opinion comme il suit: Si la brebis sc sauve par l'ell'et d'un l'OUp:1 el tombe (Ians un trou, il n'y Il rien 1\ lui l'epl'Ochel' \ du mOlllent où il n'a pas agi intentionnellement, c'cst dans ce cas seulelIIent clu'i1 est J'esponsahle, On troU\'e llans le ~Iou 'yn alI.l0uk!;;;\m une décision analogue, L'auteur de cet ouvragc a ,'ésumé les pllroles d'Ibn l;fablh, mais il n'a pas cité les l'ccherches d'Ibn YOIinous.

Paragraphe Il. - Il est dit duns III )Iatlli,"a
Si, en cher('hant à atteindre le gihiel', le heI'ge,' f,'api)c nn mouton, il est responsahle. Une oi)inion analogue se trouve dans le ~Iou'yn al-IJoukkl\m et cela a été exposé dans les doctrincs d'Ibn f.lablb, Ibn Loubdba dit dans les notes mal'Kinales cie l'ou\'l'age intitulé: (l Ta,:djamat Istidjl\r nA 'i nl-Ghanam Il : Si le berger a déjà blessé des moutons unc Olt deux fois et que II:' maltre du tl'OUpell1l ne l'ait pas l'{'ndu responsable ct qu'il.nit toléré ct'Ia snns It' l'epro dlel' et l'ait admis, il ne peut plus le ,'elulre responsable tians l'avcnÎl', .\I-J;faltdb Il repl'oduit ('e jugement et ra admis.

Pararl,'"phe Ill. -

Par"graphe IV, - Ibn Zar), a dit: Le bl'rger est

l'éputt~

TOqfF.\T AL-QOlJ!l~ÂT

31:1

coupahle jusqu'à preuve du ('onll'(lil'e. Tel est le sens tic tlue dit la }Ioudaouana, Ihn 'Arafa déclare au contraire que le principe postopar Ihn Zm'), se trouve précisément réfuté par ce flui est dit tians la ~Iondaouana, il savoir (lue les bergel's ne sont pas l'cspollsables, il moi~ls qu'ils n'aient commis un maDflucment il leurs devoirs et à moins qu'il ne se soient montl'és négligents' ct il faut préférer la règle à l'ex('cption,
Cl'

Paragraphe· V. - Si le berger est un' enfant et cause la perte des moutons, il n'est pas responsable, quand bien mèllle. il l'aurait fait avec intention, ainsi que l'a 2 établi 1bn '.\rafa, réfutant les paroles suivantes d'Ihn FoutOlil.. : si quelqu'un confie des moulons il un enfant et flue cet enfant désobéisse aux instt'uctions qui lui flont données, de telle sorte que les moulons dépérissent, il n'est pas responsable, à moins (IU'il ne les maltraite beaucoup, auquel cas il est responsable, Ibn ~Arafa a basé cette opinion, it ln suite d'autres outeulos, sur ces paroles du Moukhta<:ar: Et il est respoo,:" sable de ce dont il a causé la perte s'il 9'agit de ('hoses qu'il n'a plttf )'eçues en dépôt et il n'est pas douteux que le propriétaire des moutons n'ait donné ceux-ci. en dtofK\t à cet enfant :llorsqu'il l'a engagé; les bergers ell elTet sont au nomhre des gens de confiance qui reroivent des dép~ts, Et Dieu est le plus savant, Il n'~' n I)ftS i. distingue)' si la chose a été faite ou non n"ec l'autol'isotion deR parents de l'enfant; c'est ce qui IJeut être déduit de ces paroles du ~Ioukhtaçnr: si quelqu'un remet un dépôt i. un enfant, lui préle ou lui vend quelrfue chose et flue l'objet soit perdu, cet enfant n'est pas responsable, quand même il aurait agi avec l'autorisation de ses parents s, Il est dit dans les te Dj.m\ahir » si quelqu'ttn reinet un objet en dépôt à un enfant, que ce soit nec l'autorisation de sa . famille ou non, et que cet enfant le perde, il n'est

ras

::It

.\ltCII IVE~ 1I1.\ROCAINF..8

l'esponsable, De llJ~me pour un incapable, On voit d'apl'ès c'ela que le "erg-er incapable doit t\tre traité comme le bergel' enfanL. C'est-il·di,'e qu'il n'est pas responsahle de~ "rehis clont il cnnse la pe"tC' involontai,'emcnt, quand hien même il aurait élé engagé du consentemcnt de ses parl'nl!~, Au cas où i1IHlI'ait vendu une b,'C'bis, pn.l'alll'ail c;gol'gèl' pOUl'ia mange", ou sïll'a consenée pOUl'lui, il e~t ,'csponsabl.. pOtll' ce (Pl "il a consel'vé "

Paragraphe l'l, - Il est cl it dans les Répollses'! c1"J "n Sal,lllo"'n : ,JI' l'ai interrogé au sujet d'llll bel'gel' dont une l)J'cbis aurail fni et qui aurait dit il quelclu'un : (( Cette IlI'cbis ('st chez toi, Celui-ci aJant voulu la lui rendl'c el nI' pouvant y arri,-e,', si le herge,' lui dit H F,'appc~.la ", et 'lue cpt homme la f,'appe et (Iu'il la tue::, et j(~ lui ai clemanclè s'il Illi scmhlail que la responsabilité incomhait ail 1II"'g'c',', Il li 1·('POll(tu : )[;\lik a dil, (lue Dieu lui fassl' mis';"icorcle, la ,'('sponsabilité incomhe au hergcl', (pd a donn(~ ('(lI'd,'c ", ',\I.KI al-',\zl1. a clit : La l'CSpO Il sa bili tc', incomhe il celui (1l1i l'a frappée, D'ault'es que ces cieux autcllI's ont clit : Si te bm'ger:' a une autorité slIr celui il (l',i il a clOIllH~ l'onlre de frappel' au même titre (I"C le mailre sm' SOli csdaye, le Sultan SIIl' les gens de l'la suite, et le père su,' son ('nfllllt, la responsabilité ineomhe il celui qui a donné l'ol'clrc; sinon, la responsahilité inco!nhe il c'elui (lui a l'eçu l'ordre, Ceci a élé rapporlé d'ap"ès Ihll 1I1'Qilsim, Ce qui est appa,'enl, c'est que l'on dil 10l'sqlle le coup qui est l'ohjet de l'ordl'e est licite el l'ent,·e dnn~ la 1II1l11ière (lc' f,'apper des hel'gel's, IIi l'lln ni l'aulre n'est l'esponsahle, jlal'ce (lue c'est une dc~légation donnéf' pUll!' lin aC'le licite.. S'il s'agit d'un mauvais coup donné uvee' intention, celui qui a fl'appé est responsahle, il moins (l','il lU' s'agisse d'un père commaùclant il son lits ou cI'lm pah'on il ,m enfant ellcore jeune, nu d'un malb'e il un escla,·e, cl'Ull(' manièl'c ahsolue, Si celui (lui a dOI1lH.: l'OI'ch'e est le
)1

TOV!IFAT .\L-QO.VfI~;\T

propl'iélaire " ('('Ini qui frappe et qui lui est f'h'anger lù'sl pas rl'sponsaJJle, 1I~ même si un homme disait il LIU anll'e : " Bl'liIe mes n'toments )1. En conséqut'nee, si le Pl'oill'iélaire donne l'ordl'c an "el'gel' de frappel' ses moutons a"ec hl'utalité, ce' cas J'elltl'e dans ('e que dit l'aut~ur dl' l'istighn;\ clans le pn~­ sage oil il plU'le du déposant ('IJÎ dit au dépositaire: Il BI'I',It' ce dépùt "; si cdui-cf le fait, il est respoll8ahl(', au dire de certains autt'urs, à cause d(' la prohibition de détrnir(' nne valeur, ,\I-l)nllll1. a dit: cetle question mérite la r~nexion ; en efl'et, si celui (l'ri donne l'or(h,c n'est ni le propl'iétaire '! ili le hergel', la responsnbilité de celui (l'Ii n donné le (~OUp pl'é\'aut, C'est ainsi (l'le les chosl's doi\'ent étr'e, il mon avis, d'après les p"incipcs du droit. El Dien esl le pins sn\'ant,

Pa1'aUl'aphe VII. - Sïl est étahli (,ue le herg(>l' Il dépassé la mesure de ce qù'il doit fah'e et qu'une hrehis ait été estropiée, si le Yi ce n'('st pns rédhihitoire:J il ne sern responsahle (f1I'en proportion du dommage causé et ln brehis restera en la possession de son propriétaire hieJl (lU'elle soit h1ess~e. S'il s'agit d'une blessure telle qm! la brehis ne puisse plus donner le profit que l'on espéJ'ait en tirer, le propriétaire ponrra il son gré ou hiell l'endrI' le hergp.r rel'lponsahle de la nie",' de ln brehis, ou pr('ndl'(> ('elle·ci a\'ec l'é(luÎ\'alent dn dommage cnllsé, C'est ainsi que les docteurs se sout exprimés nu sujet des infractions t'ertnines, C'est aussi ln décision dn )foukhtn~:ar el c'est elle qui esl ln l'Jus répnndne. Parao,'opluJ VJll.· - Il arl,hoe souvent (IU(' le hel'ger Inaltraite une brebis et la blesse el que le 11I'ol.riétRire, cl'aignant (Iu'clle ne' moure, régorg~ ct qu'il "ouille ohtigel' le herger il l'indcmniser du préjudic.~e ('Rusé. J~t' )Ioukhtuçal' a l'ésumé le principe (·t· il l'st clit dnl'ls It,
2 2

ARCIII\'ES 1I1.\ROCAINES

Samâ 'lsA 1 J'interrogeai Ihn al-Q.isim au sujet de quel. qu'un qui aurait cassé la jambe d'nne "aebe ou d'une hrebis appal'tenant à une aull'c personne; si le propl'Ïétaire de ceUe vache ou de ceUp, hrebis l'a égOl'gé(' de peur (l'l'elle ne JlU'UI'e, comment convient·iI de traiter celui qui Il causé le dommage? Ihn al-Qt\sim répondit: Si ln frncltll'e esL telle qu'die puisse entraine,' la morl, celui qui l'a causée doit rembourser la totalité de la "aleur, Jlais si le prop"iétaire l'égorge, il consent i, la garder en sa possession, et il ne semhle pas <Iu'il Y. ait lieu d'imposer à celui qui a causé la fracture une réparation pécuniaire, grande ou peLite. Si la hlessure n'est pas telle qu'elle puisse entrafner la mort, celui qui l'a causée doit remhourse,' seulement la diminution .de "aleur produite par la blessure, soit que le propl'iélail'e égorge l'animal, soit qu'il en fasse l'abandon. Ihn Houchd dit dans le passage du Bayân relatif à ces paroles d'Ibn al-Qâsim 'lue, d'ap"ès l'opinion la plus répandue, il n'est pas constant, dans le cas de dommage considérable, <lue le propriétaire puisse à son gré se faire indemniser de la valeur de la bl'ebis ou conser\'er celle-ci en se faisant rembourser le montant du préjudice. CeUe opinion n'est forlllulée que l'nI' Achhab, On \'oit nussi ,Ians Ibn al-Qâsim que le propriétaire de la hète endommngée n'a droit, dans le cas où le dommnge est considél'able, qu'au remboursement de la valeur de l'animal, ou sinon qu'il le consen'e tel quel 2 sans compensation, D'après les paroles les plus accréditées d'Ibn nl-Qtlsim, le p"opriétaire reçoit l'é<l',ivalent du dommage causé, (Iuand ),ien même il aurait lui·même égorgé l'nnimal, si la blessure est incurahle.
Prll'agraplze IX. - Si le 'berger apporte IIne brebis égorgée en disant: J'ai eu peur qu'elle ne meure; on doit le croire:l. Il semble, d'après la ~Ioudaouana, et le )Ioukhlaçar, qu'il n'y ait pas lieu d'e~iger de lui le serment.

TOVI~F.\T AL-QOU!l,?.\T

317

IJ'llprès les paroles d'Ibn ',\rafa, on peut exigel' de lui le sel'ment si l'on a des soupconsJ. AI.MaUt·y a dit: PlusieurK docteurs ont dit (lue si l'usage est que le berger mange les uhatis des Inebis. il v a lieu d'examint'r la cho!lle:!. Ibn '.\rara a dit, et cela p~I'ait basé l;ur les paroles d',\ILnkhm)', (lue si le r.el'ger a égorgé une brehis malade. on doit. le croire, même au cas où il am'/lit égorgé une hrehis hien portant(·, car il n'a aucun Rvantage à agit' ainsi, il moins qu'une inimitié n'existe entre lui et le proI...iétaire du troupeau";', et cela quand bien même la couhune locale relativement aux animaux qui tombent et qlli sont égorgés youdl'ait que le herger pl'it pour lui les ar.lltis des animaux, Il reste diHicile d'établir si le bergel' a tué la hrebis il tort ou il raison. S'il dit: J'ai craint (I"e (~elte brebis nemeUt'e, c'est pourquoi je l'ai égorgée et j(' l'ni mangée. on ne 1., cI'oira pas '. Le Cha)'kh AI.Kharch~· Il dit: Il doit en t'trl' ain!oli à moins que le pl'opriétaire du troupeau n'ait donné au bel'ger le droit de manger les 1II0utonsqui meurent:·. Si le berger dit: Je l'ai égorgée et ou me l'a volée, l'a,"is le plus répandu est de le croire li. ()nant au tiers, ·au 10catRil'('. il l'emprunteur, au gagiste. au dépositaire, et il l'assncié, aucun d'eux n'est cru su.' "arole lorsqu'il p.'étentl n'oyoia' égorgé T un animal que puce (IU'H craignait le ,"oir mourir. Hm ltoucbd daDs l'ouvrage intitulé Tu'U! ~)amdn al'JUoubq,i' Jfa 'h dit qu'il (." est ainsi parce (lu'i1 est 'autif <'t qne l'animal np. serait peut-t\tre pas mOl't H'iI ne l'a''ait pas égorgé. JI est 'dans le cos d'un hOlllme (Ju'i1 uurait égorgé un chameau appal·tenant il un autre et qui dirait : Je l'ai ·h·oll\'é mourant", (I"'il soit Itrouvé ou non (IU'iI craignait ell'('eth-ement la mOI·t dl' cet nnÎlnnl, ct (IU'il l'nit égorgé il cause de cela. Sn re81tonsabililé ('st ,tlus é"idente dans II' l'as oit il n~a pns (le preuv('s !I•. (Tcl est le résulUt> fie (:e (IUC dit Ibn Itouchd.) Si quelqu'un troll\'e IInlaurl';nl mort donR ln Olontngo(' et, l'econnaissnnt qu'il nppl\t'til'llt

ARCIIIVES IIIAROCAINES

à l'un de ses "oisins, l'écorche 1 et rapporte la peau il son propl'iétaire, dans le cas mi celui-ci lui dirait: C'est toi

(lui l'as tué. D'après Hm al-Qi\sim, cekti qui rapporte la peau n'est pas responsahle à la condition de jUJ'el' «(u'il n'a pliS tué l'animal, et il n'a rien à se reprocher.

Remarque. - Si le berE{er veut égorger une hrehis et ne l'égorge pas d'une façon licite, ce qui apparatt comme le plus prohable, c'est qu'il est responsable s'il a commis une négligence, conformément il ce (lue (lit Ihn '.\rafa, CJlle le houcher est re8ponsable s'il a mal pratiqué l'égorgement par négligence. Paragraphe X . ._- Ihn 'Arafa a dit que, conformément aux paroles d'Ihn al.Qâsim et d'autres, il n'est pas responsahle s'il rapporte une brebis morte; s'il a été dans l'impossibilité 2 de l'égorger, il est évident qu'il n'est pas responsahle; mais s'il est établi que c'est par négligence Clue le berger ne l'a pas égorgée, il est responsable :1. Quant à la question de savoir s'il doit porter avec lui un couteau pour égorger les animaux qu'il craint de voir mourir, elle doit étre résolue par la coutume locale. Si cette coutume n'existe pas, il semble qu'il n'a pas à en porter, Certains docteurs disent Clue si la mOl'talité est grande parmi les moutons, il doit en porter.

CHAPITHE IV

Rtm I.E .·AIT DU BERGER DE SE FAIRE REMPLACEIt P.\R UN ,\UTRE

ET DE I.A GAnUE UU TItOl·PE.\U A Ton, DE n~i.E

Ce chapitre contient plusieurs paragraphes.
Pal'ayraphe premier. - Ibn Foutoùb Il dit: Si le bergel' prend pour le troupeau quelqu'un qui ne le vaut pas, il est responsable 1; si son remplaçant le vaut, il y a au sujet de la rèsponsabil~té deux opinions: l'une, celle de Aboli Moubammad C'lih, et l'autre d'Ibn Loubâba. Ibn 'Arala a dit: J'ai dit, ce qu'a dit AI-MaUJy, d'après Ibn lJablb, est -conlorme à ce qu'a dit Abou Cllib. Il est dit dans le texte de la MaUtiya relatil au résumé d1bn IIAroûn, que le berger n'a pas le droit de faire paltre le troupeau par un autre que lui·, et Ibn ril-Q4aim dit. qu'il en est ainsi à mo.ins d'une autorisation de IOn propriétaire. Il .a dit dans un passage que te berger .~e peut pas se laire remplacer~ 1D(~me ave-c l'autorisation du propriétaire', etc'est ce qu'il dit de pl~s important à ce propos; tel est l'àvis de Sabnoun. Si le berger confie, sans autorisation, le troupeau à «(uelqu'un qui le vaille,. et qu'une.. partie df.' . t'e troûpeon vienne à périr,lbnI..oubAba conclut à son irre8pODsa~Uitl; et Ihn.f}a"'b à sa responsabilité. Uno Oltinion analoglle
22 •

B2ft Sl'

ARelU VES MAROCAINF..s

trouve dans le J[ou'yn al-I.loukkâm (lui dit (IU'il est intel'dit au hm'gerde se faire remplacer quand hien ITIt'me son mattre l')' aurait autorisé, parce que c'est l'extinction d'une obligation pal' transfert '. C'est ce qu'ont dit Ihn Yoùnou~ et Aboù 'Omar; quant à ce que disent Ihn I;lahlh el Aholl Çalib, à savoir que le herger est responsable (luand hien même son remplaçant lé yaudrait 2 , c'est ('onfOl'me aux pal'oles du Moukhtaçar : et en le déposant, eh'. :'. Remar'luel. - Il est dit dans les NUOliazil al-Idj;tl'a c:l'.\l.80urzOlily, sur le salaire, au sujet de quel(lu'un qui est engagé pour garder des oliviers et d'autres arhres fruitiers, ou des récolt~s et qui s'absente en laissant (luelqu'un à sa place, qu'il convient qu'il soit responsable, à moins qu'il ne se soit fait remplacer par nécessité, Ceci va il l'encontre des paroles suivantes d'Ibn .\bi Zayd: il n'est pas responsable s'il s'est fait remarquf'r pal' quelqu'un qui est en état de faire office de gardien ~. Deua: remarques. - 10 Ibn NAdjy a rappelé 1'0pini()1! d'après laquelle il est responsable dans le cas où la coutume des hahitants du pays D'admet pas que le berger se fasse remplacer par quelqu'un qui le vaille, même étant contraint par la nécessité; si au contraire c'est ]"usage. l'opinion unanime est qu'il n'est pas responsable ". Il a ajouté : il en est ainsi si la coutume lui permet de se faire l'emplacer et cela est évideni, car l'autorisation basée sur la cou'tume vaut celle 'lui se (onde sur un lea:te 7, llappelez. YOUS les paroles du )Ioukhtaçar IlU chapitre des dép6ts : elles agissaient couramment ainsi 8 : Il est dit dans le Mi 'yâr que l'on interrogea un docteur au sujet des habitants d'un "illage qui réunissaient leurs ta'oupeaux pour les faire pattre. à tour de rôle; l'un des habitants loua quelqu'un pour le remplacer dans son tour de pAturage et une brebis du troupeau vint il disparaltre.

nI

Çe docteur répondit: si la coutume établie lui permet de louer qui bon lui semble parmi les gens du village et que ceci soit bien connu, che~ eux, dans ce cas celui qui s'est fait remplacer n'est pas responsable, car c'est la coutume seulement qui dirige les gens danJ la pratique de leurs propres affaires. Il n'en est pas de même pour le berger engagé pour paUre lui-même des troupeaux et qui les confie à un autre. En effet, il est responsable s'il se fait remplacer. Ce qui résulte de cela, c'est que le berger pris à gages est responsable s'il se fait remplacer, même . si la coutume le .Iui permet. On a vu d'autre part, d'après ce que rapporte Ibn HAdjy, qu'il y a accord pour déclarer que le berger n'esl pas responsable. Le berger est responsable lorsq~'il se fait remplacer pour la garde des moutons à m~ins qu'il ne lui soit arrivé quelque accident qui le mette dans l'impossibilité de les .ramener à son propriétaire. C'est ce qu'expriment les paroles du Moukhtaçar : « à moins qu'il n'ait été dans l'impossibilité de ramener le troupeau». . On trouve dans le Dourr an-Nathlr: Il fut interrogé - que Dieu soit satisfait de lui r- sur le cas d'un berger qui, après avoir fait paftre son troupeau" le ramenait le soir à l'endroit où il devait passer la nuit; un J!louton qui boitait resta en. arrière sans que le berger s'en aperçôt, Jusqu'à ce qu'on vint lui dire: ce Un de tes moutons eshesw en arrière D. Il conOa alors Bon troupeau à d'autres bergers qui étaient avec lui; et'Ie8 moutons étaient en ....nd nombre. JI revint vers le mouton et le ramena; iltroun alors son troupeau 'au milieu d'un~ plaine plantée d'atbres nombreux t. il commença à les en faire sortir, ••I. il lut surpris par la nuit et s'aperçut qu'une partie des .~ou· tons lui manquait. ~st-il responsable ou non? Il "pondit: Le berger n'est Pl8 responsable, attendu que lorsqu'itest retourné vers le mouton il a conOé Ion troupeau aux ber"neR.
~uaoc::.

- sv. In.

fI

3<12

ARCIIIVES MAROCAINES

gers qui en ont pris la charge. Ce cas est analogue à celui de quelqu'un qui ayant reçu un dépôt et ayant des craintes à son sujet l'aurait confié à un tiers, si ce dépôt vient il se perdl'e.

sun

LE P~Tt;RAGE A TOt.:R DE

nôu:

Paraf/1'aphe Il, - Les règles qui régissent le pâturage
à tour de rôle sont les mêmes que celles qui l'égissent le

bel'ger salarié; dans l'espèce, celui qui remplace un hergel' à tour de rôle est un salarié parce" qu'il a ,"endu son tra\'ail à un autre et il est indiqué dans plusieurs passages du Mi'yAr que les règles qui régissent le bèrger salarié 1 et qu'il n'est pas responsable à moins qu'il ne maltraite lcs animaux ou qu'il ne se montre négligent. Les textes sont nombreux à. ce sujet, entre autres ce qui se trouve dans plusieurs passages du Mi'JAr, qui conclut que le herger du troupeau commun d'un village n'est responsable ni des pertes ni des autres dommages qui peuvent lui arriver, Tel est le résumé du )fi'yâr.

Remarque, - Si le berger à tour de rôle des hœufs se fait remplacer pu un autre, les mémes différences qui se remarquent dans le régime des bergers salariés se trouyent dans le régime qui régit" ce remplaçant, à moins que la coutume courante ne soit que ce berger à tour de rôle se fasse remplacer, comme on l'a vu précédemment; de méme si le pa)'s est troublé, cela autorise le propriétaire des bœufs à les faire paUre par un tiers t comme l'a dit il ce sujet AbOlÎ 'I-IJasan. En effet, en citant les différents cas relatifs à la responsabilité du berger lorsqu'il se fait remplacer par un 1\\ltr0 3 • AbOli Mobammad CAlib a dit:

TOU~tPAT AL-QOU~p.\T

3!S

Quelle est la règle qui régit la question du pâturage ft tour de rôle entre ceux qui font paUre les troupeaux, s'ils sont égaux dans leur façon de soigner les animaux et dans la confiance que l'on peut avoir en eux, à moins que l'on ne sache d'une façon certàine que l'un d'eux ne peut pas faire paftre lui·même et que l'on ait admis celui qui le remplace, son esclave par exemple ou son fils.

Paragr;aphe Ill. - Il est dit dans le Dourr an-Nathir : Interrogé, que Dieu l'agrée', sur le cas où les habitants d'un village se sont entendu s pour le pâturage de leurs bœufs à tour de rôle et qu'ils ont convenu que les enfants ne feront pas paftre et que .l'un d'eux ayant envoyé un enfant pour le remplacer, une vache a été volée, il répondit: Si les gens de l'endroit ont vu l'enfant 10rsqu'i1 faisait paftre et qu'ils l'ont accepté, celui qui l'a envoyé n'a aucune· responsabilité; mais s'ils ne l'ont pas vu, il est responsable, mais non vis-à·vis de ceux qui l'ont vu'. Ensuite Ibn Hi.'l a dit ce qu'il faut retenir, à savoir qu'il ne saurait y avoir de doute sur la non~responsabilité visà-vis de celui qui a vu l'enfant, si nous admettons que le silence équivaut au consentement. Il a dit également : Il faut examiner si la responsabilité existe' au cas où le silence n'équivaut pas à l'autorisation formelle de faire pattre le troupeau par un enfant, ou non; c'est dans ce cas que la coutume indique si le silence est un consentement. Et Dieu est le plus savant.

CHAPITRE V

SUR LE SOMMEIL DU BERGER

Ibn 'Arafa a dit: Ibn ijahfb a dit: Le herger n'est pas l'csponsable des moutons qui se perdent pendant son sommeil, alors même qu'il dormirait en pIcin jour, mais pendant la saison où le sommeil est permis (l'été) à moins (lu'i1 ne résulte de son sommeil un dommage que le berger pourrait craindre, ou qu'il se trouve dans un endroit l'éputé dangereux, dans ce cas, il est responsable f. AILakhmy dit que s'il dort un temps plus long que celui fixé par I,'usage, il est responsable, Si, soit en été, soit en hiver, il dort au commencement du jour ou à la fin, il est responsable; il ne l'est pas s'il dOl't dans le milieu du jour, à moins qu'il ne prolonge son sommeil outre me· sure, La méme opinion se trouve dans le Dourr an-Nathtr, Dans le chapitre « AI-Ghaçb 1 J) parmi les exemples l'ares, il est dit que si vous dites à quelqu'un: Gardez llIes vêtements, ou ma nourriture, ou ma béte 3 jusqu'à ce {lue je revienne ou pendant que je dormirai, qu'il y consente, et qu'il soit vaincu par le sommeil et qu'on le vole, il n'est pas responsable. Il ajoute qu'il est responsable pendant le sommeil du jour, mais qu'il n'a aucune responsabilité pendant le sommeil habituel de ln nuit que
'

.

l'on ne peut éviter, et cela, qu"il reçoive un salaire ou non. S'il dit que le sommeil l'a vaincu et qu'il ne s"es~ aperçu de rien, il sera cru et il prêtera serment. D'après ,la Matftiya le berger doit rembourser le dommage causé par son sommeil s'il provient de sa négligence ou s'il s'est endormi dans un endroit qui ne convenait pas au sommeil Olt hors de la saison ou de l'heure où le sommeil est pel·mis. D'apr.ès AI-MasA'il AI-MalqOlÎta il n'est pas responsable s'il' a élé nincu par le sommeil à l'heure du sommeil à,moins qu'il n'en résulte un dommage qu'il pouvait crai,ndre. Dans les notes d'Aboû'I-f.lasan açÇagh'r "sur la Moudaouana, on trouve ce qui suit: Le faqih a dit~; Quant au Maghrib, il ne s) trouve pas un endroit pour dormir, car on y craint le vol à tout instant et le berger·.,stresponsable lorsqu'il dort. Cest-à-dire que lorsque Dieu,.qu'iI soit exalté, ordonnera que dans un certain ·avenir on n'.it plus à craindre le vol dans une des contrées du Maghrib, le berger n'y sera plus responsable d'une, façon absolue. L'usage est d'agir conformément à ce que nous avons dit auparavant. Et Dieu, qu'il soit glorifié, est le plus ,~vant.

CIIJ\ PITRE VI
RELATIF A DE~ CAS QUI N'ONT PAS ENCORE ÉTÉ TRAITÉS ET QUI ENTRAfNENT LA RESPONSABILITÉ (DU BERGER)

Ce chapitre contient plusieurs paragraphes.

Paragraphe premier. - Ibn 'Arala dit que le berger n'est pas responsable dans le cas où des animaux s'enfuient ou sont volés, à moins qu'il ne soit établi par des témoignages qu'il a. été négligent ou qu'il a maltraité le troupeau 1. C'est-à-dire que Je berger est considéré comme n'ayant pas été négligent jusqu'à ce que sa négligence soit (hÎment établie. Ce qui a été dit à ce sujet dans la Tabçira d'Ibn FarbolÎn et d'autres auteurs ne saurait s'énumérer. Et Dieu est le plus savant. Il est dit aussi dans Ibn 'Arala, et cela est rapporté par Ibn Ouahb, que le berger esclne n'a pas la même responsabilité que celui qui est libre. Paragl'aphe JI. - On posa à Sabnoûn la question sui. vante .: Si un .berger fait paftre les moutons.des bouchers 2 , cehii-ci appartenant à l'un, celui-ci à l'autre, qu'un mouton se sauve, et que le berger le cherche quelque peu et qu'il revienne en disant: J'ai craint pour les moutons. Est-ce de la négligeDce ou non? Il répondit : Cela ne

TOqlFAT AL-QOV~,!.\T

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constitue pas nne négligence et cela Il'cntl'aine :HIl~lIne responsaJ>;fité, On trouve dans la Tahc;ira et dans d'autreR auteul's, et Ibn 'Arafa a expliqué d'après les paroles d~ Aç-Çaqally empruntées il Sabnoûn, que si un 10011 ton • s'est échappé du troupeau et que le herger l'a cherché quelque peu puis est revenu au troulleau en disant: J'ai craint (lue le troupeau ne se perde, clans ce cas, il n'est pas responsable et son acte ne saurnit être considél'é comme une négligen~e, Nous sommes de cet uis dans le cas où le troupeau serait dans un endl'oit peu slir et que le mouton enfui serait. éloigné du. berger. Le Dourr an.. Nathfr cite ensuite le cas d'un bel'ger qui, un mouton s'étant attardé, confie, pour le reC'hercher, son troupeau à d'autres hergers; quelle clena être la décision? La voici: Si le berger revient sans confier son trollpèall à pel'sonne et' qu'il manque des moutons, alors que le berger sayait que l'endroit était dangereux, et qu'il re\'ienne vers la quantité moindre en abandonnant la quantité la plus considérable, lorsqu'il est chargé de la garde de la plus grande quantité', même si un mouton vient n s'en échapper; on lui dira que, de même si un petit nombre de bœufs s'était échappé, son devoir était de .restel' avec le plus grand nombre.
Paragraplte Ill. - Ibn LoubAba dit: Si deux: bergers sont loués et que l'un d'eux aille acheter de la nourriture ou autre chOie DéoesAire et qu'uDe partie des moutons soit perdue ou que le lion en mange quelques-uns,. il.•'est pas .'esponsable, car il est nécessaire que l'un·d'e,,x cherche ce dont.ila besoin. Cet exemple est empru.nt~nll Dour.' an-Nath'" et se trouve également clanlS If' ~fi'YJlr.
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Paragl'aplts IV ..,- Le D(n~rr I!n-Nath... n. dit,("1.9.~ch­ Choliby cite d'aprèsAI,.Makouy le cns, de quelq'Î'''.Cl'lti loue un berger qui fnitpaltre les moutons 2p"'''r,p.-

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ARCIIlVES MAROCAINES

vient il la ville; il retourne ensuite à ses moutons vers le soir et trouyc qu'ils ont diminué de nombre; il ne snit pas si cette diminution s'est produite pendant son absence ou non. Il dit (AI-Makouy) que dans ce cas le berger n'est certainement pas responsable à moins que le propriétaire du troupeau n'établisse pal· des témoignages que les moutons ont disparu pendant l'absence du berger. Cela se trouve dans deux passages des Naouâzil al-Idjâra d'AIMi'yar qui expose ensuite le cas suivant: Un pâtl·e de bœufs remet à un autre ses bœufs il faire paitre, sans l'ordre de lem' propriétaire et à la fin du jour il revient et eq reprenant ses bœufs s'aperçoit qu'il en manque un. Le berger prétend que ce bœuf a été perdu après qu'il les a rendus à leur propriétaire qui lui dit: « Le bœuf s'est perdu pendant (lue le troupeau était entre les mains de ton remplaçant et c'est toi qui est fautif. )) Voici la réponse: Si le propriétairo du troupeau a des témoignages établissant que le bœuf a disparu pendant que le troupeau était gardé par le remplaçant, le premier berger est responsable ;mais dans le cas où celui-ci jure par Dieu que ce bœuf a disparu pendant qu'il gardait lui-~lême le troupeau, et qu'il n'est coupable d'aucune négligence, il ne lui incombe aucune responsabilité après ce serment. Rappelez-,vous les paroles du Moukhtaçar t. Il sera cru lorsqu'il dira l'avoir ramené (l'animal) en bon état, s'il avoue les fautes qu'ira commises. Le Chaykh Ibn Ral~bt\l résume ces paroles dans les notes marginales de la Toubfa et dit: S'il est fautif, il est responsable: il n'y a aucun doute à ce sujet; mais s'il reste douteux, que la' brebis se soit enfuie 2 au moment où le berger était en faute ou à un autre moment, il n'est pas responsable. Le but poursuivi est en effet d'empêcher le berger de se mettre en faute; à ce sujet, il faut consulter le commentaire (de la Toubfa). L'auteur du Mi'yAr a résumé en deux endroits les dires d'Ibn al-Makouy et il rapporte

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dans un autre passage une consultation d'Abou'I-Hasan qui conclut à la responsabilité obligatoire; il dit en effet dans plusieurs de ses réponses: le berger est responsable sans aucun doute si la vache est sortie (avec le troupeau) et qu'elle se soit perdue au moment où le berger faisait preuve de négligen~e, et nous donnerons plus loin, s'il plall à Dieu qu'il soit exact, le texte de cette consultation. Certains passages des NaouAzil al-Idjêra des Dourar sont d'accord avec la conclusion d'AbOli '1-lJasan: on y trou"e en effet ce qui suit: On interrogea Ibn Mab80ûd sur la responsabilité légale qui incombait à un berger qui s'était fait remplacer et dont une partie du troupeau avait disparu; il répondit que le berger était responsable de ce qui était perdu. Si le berger ne sait pas le moment où est parti ce qui manque du troupeau et que le propriétaire . prétend que c'est pendant ce même jour (où le berger s'est fait remplacer) il prête serment à J'appui de sa déclaration et le berger paie la valeur de ce qui a été perdu. Si l'un ni l'autre ne savent le moment où les animaux se sont perdus, le berger jure qu'il n'a pas connaissance que les animaux se soient· perdus pendant'cette journée et il n'est pas responsable. Il l'ésulte des conclusions d'Ibn al-Makouy résumées dans le Dourr an-Nathlr et également en deux endroits par J'aute'ur du Mi"y.r elt, d'après ce que dit le Chaykh I))n Rabbil, elAui est conforme au rite, que le berger n'ut pas respon.-hle s'il est prouvé qu'il a maltraité 1 ani,:" .. maux à un certain moment, par exemple, et que le p~ri" taire du troupeau aUègue que les animaux se soniperd... au moment où le berger était fautif ou' négligent. Ibn Mahsoûd conclut' la responçilité du berger et e'est ce qui résulte de la consultation d'Ahoû 'I-IJasan• . Paragraphe v. -. JI est dit dans le Mi'y.r :On ÏJI. terrogea Abol\ 'I-IJasan aç~aghir sur le cal suivant:

ARCIIIVES

!\IAROCAINE~

LorS(lue l'on a sorti au pâtre du h'oupeau commun les animaux pour les faire paUrc, il ne les a pas suivis immé(]iatcmeilt et son retard peut être considéré comme une nt'gligence. Il est sorti ensuite, a fait paUre les animaux le resle de la journée el les a l'amenés vers le soir: une vache a élé perd ne ; le berger est responsable et il n',Y a aucun (Ioute que la vache était sortie et s'est pel'due pendant Clue le bel'ger négligeait le tI'oupeau. Son devoil' en cfret était, au moment de la sorlip. des animaux, de vérifier cc qu'il avait devant lui afin de se rendre compte de leUl' nombl'e et il est d'autant plus responsahle s'il connait exactement chaque animal en pal,ticulier ; dans ce cas, s'il lui en IIHlIl(lue, il doil S'('DCluéril' it son sujet au moment où le h'oupeau Ini est remis; s'il ne le fail pas, il fait preuve de uégligelu'e, L'usage cOlll'ant est (lue le propriétaire du troupeau ne compte les animaux ni au commell, cement du joUI' ni à la fin, même il la campagne, Dans les villes, ce soin incombe au beI'gel'; s'il ne le fait pas, il l'st l't'sponsahle,
Rl'mlll'lJlU!. • \bo'" lsl,llhl IIm\hhll al-Qi\ry comhat la l'épollse d'Abot'! 'l-~Iasall ,:clue Dieu lui pal'dollne) COnl'('I'nant la responsabilité du hergel' dans le l'as où il nie que la vache dispal'ue soit !'Iol,tie avec lui et il conclut que l'on !Ioit s'ton rapporlel' à l'affirmation du pl\trc {lue la vadlc n'cst pal'4 sorlie; son opinion a été l'eproduite pal' le :\Ii'~'l\r après Ic jugement (L\boû l-~lasnl\; voici le lexte: « Sydy IIH'1\him al-Qt\ry a répondu que l'on doit ujouter foi au dit'e du herger en ce (lui concerne ,1('8 periés 10l'sq u'il n'y a pas eu l'emise elfective, s'il n'y a' pas de témoignage établissant qu'il a ('ecu (l'animal pel'<1ü), Il n'y a, sou~ Cl- "81'P0l't, alIcune différence entre le bergel' de la "ille el celui de la campagne », Quant à la consultalion d'Aboli Isht\Cf Ibl'Ah'nl al-Qdry, nous l'avons vue appliquée "ers l'an H80 dans ln ville de Tâzà, la bien gardée, dans des juge-

TOUI,IFAT AL, QOU,?I).\T

s:n

ments l'endus pal'Ie Ql\dy cie cette époque, 5ydy ~Ioul.tam­ mad al·Arby al·Qsuntiny; plusieurs auteurs ont aussi écrit, et je rai vu moi-m~l11e, que le Chay!dl S~'dy AI,mad ach-Chaddtldy a établi le principe suivant: cc (Question) Louange il Dien! Salut et bénédiction il l'envoyé de D1en ! Sidi, que Dieu soit satisfait de vous et qu'il vous agt'éc! (~uelle est yotrc opinion sur. le cas suivant: Un homme fait paUl'e les bœufs d'une ville; une vache se perd et son bel'gel' nie l'avoir l'ceue ce jour-là du propritaire; mnis l'usage des gens de la vilJe n'est pas de faire au bergt>r ln remise des animaux, si ce n'est à certains jours peu 'l'tiquents, le mal'di, par exemple, et l'habitude s'est établie, à la longue, de ne plus le faire du tout. Le bergcl' doit·i1, ounon, examiner son troupeau jusqu'à ce qu'ill'econnaisst, choclue animal et, au cas échéant, est·ce une obligation pOUl' lui d'avertit· le propriétaire? S'il ne le fait pas et se tait, cela doit-il être considéré c'ommc une né~Jjgence dl' sa pal't;1 )) Réponse: Louange il Dieu! Salut et hénédiction sur l'envoyé de Dieu! Il est obligatoire pour le bet'gerde se rendl'e compte tous les jours (lesanimauxclu'il fait paltre; s'il ne le fait pas et s'il en perd quelques-uns il en est responsable, ayant commis une .négligence par manque d'attention. On ne peut admeUI'e unf> dénégation du bcrgel' (lue la bête dont il s'agit Moit sortie avec lui, et son affirmation qu'elle n'est pas sortie le joUl'OÙ elle s'cst pel" due. Aucune remise des animaux n'est obligatoÎl'c, il moins qu'elle ne sQit établie. par .l'usageet dans ce cas soulel119nt; En efl'et,. tobt ce qui al'uppdl·t au salaÎl'e relève cl(, l'usage el de.11i coutume. Ibn ol";'Araby rapporte (lue ~IAlik et Ach~Chl\fI')·. que Dieu soit satiélait· d'eux, ont établi <lue tout cequi concel'ne le sulaÏt'e l'eIMe·d<' la coutume. S~'d)' ~(oubaJ1lmad ben Ab. ZU)'d et le Qad~"Ahd nl-Ouuhht\b Ollt jugé également que si le berger a passé en l'e\'ucle
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troupeau et ne l'a pas trouvé au compl~t, il doit en informer le propriétaire et que, s'il ne le fait pas, il est responsable. Le Chaykh Aboû'l-l,lasan parle du berger auquel le troupeau est remis lorsqu'il sort, ainsi qu'on l'a vu dans la consultation précitée, et il ajoute: C'est ce qu'a écrit •Abd-Allah Yolisouf ben Moul}ammad al- Fasy, avec l'assistance de Dieu. Sydy Moul}ammad al-Ouarzl\zya résumé celte consultation dans ses Adjouiba et l'a citée comme exemple en disant: On nous a interrogé sur le cas suivant : Si un animal d'un troupeau commun se perd et que le berger de ce troupeau prétende que cet animal n'était pas sorti avec le troupeau, ce berger est-il ou non responsable de l'animal perdu? Nous avons répondu: L'Imam Aboû'I-l;Iasan a dit que si le berger commun ne suit pas immédiatement le troupeau, qu'un animal se perde et qu'il prétende que cet animal n'était pas sorti avec le troupeau, il est responsable à cause de sa négligence. Et Dieu est le plus savant. AI-OuarzAzy aurait dû dire au berger : Le fait que tu n'as pas prévenu le propriétaire du troupeau au commencement du jdur que l'animal n'était pas sorti avec toi, fait croire à un mensonge de ta part lorsque tu prétends que cet animal n'est pas sorti ou que tu n'as pas con\l'ôlé, ce qui constitue une négligence. Réfléchissez à cela.

Paragraphe VI. - Le berger doit être cru lorsqu'il dit que la brebis (perdue) a été ramenée par lui avec le troupeau. Dans les NaouAzil al-IdjAra du Mi'yAr, on rapporte qu'Aboû Moul}ammad ÇAlih fut interrogé sur le cas d'un berger Il qui l'on demandait où était une brebis de son troupeau et qui répondit qu'elle était revenue avec les moutons et qu'elle était entrée dans la maison; on la chercha eton ne la trouva pas et cela se passait au moment où les mou-

TOUI,FAT

AL-QOU"~.\T

3."'"

tons venaient de rentrer de la montagne. Dans ce cas, le berger est-il responsable ou non? Ahoû Moul}.ammad Çd.lil}. répondit: Le berger doit jurer par Dieu qu'il est certain que la brebis est r~ntrée dans la maison, qu'il n'a pas perdu celle brebis, qu'il n'y a de sa part aucune tromperie, qu'il ne l'a pas mangée, et qu'il n'a pas été négligent. On ne peut exiger autre chose de lui. Une opinion analogue se trouve dans les notes marginales du Chaykh Ibn RabbAJ; il dit en effet : Consultez 1; en effet les corn· mentaire~<admellent que .le berger doit être cru lorsqu'il dit qu'une'brebis (perdue) est rentrée avec le troupeau et qu'elle ne ~e retrouve pas dans la maison etcela au moment où ce troupeau a été ramené de la montagne.

Remarque. - I l faut examiner si ce qui précède peut s'appliquer à un autre berger qu'au berger commun; quant à celui-ci, ses dires ne peuvent être acceptés, aUend~ qu'il a pris possession du troupeau à la condition acceptée par lui en toute connaissance d'être responsable. Il a été établi que les prétentions de quelqu'un qui affirme avoir rendu une chose dont il est responsable ne soient admises que moyennant une beïna (témoignage de douze témoins). Or le berger commun est responsable, quand même on voudrait comparer sa responsabilité à celle de l'ouvrier; mais le berger commun est responsable du trou· peau et l'ouvrier n'est responsable que des objets qui peuvent disparaUre. On ne peut pas dire que le berger commun doit être cru lorsqu'il dit avoir ramené l'animal, en se basant sur les textes qui établissent qUé l'ouniea' doit être cru lorsqu'il dit avoir rendu un objet qui ne peut pas disparaftre. En effet, on doit le croire, parce qu'il n'est pas engagé â la condition qu'il serait responsable, et la responsabilité du berger commun est considérée comme analogue à celle de l'ouvrier relativemènt à un objet SU8ceptible de disparaltre. Il résulte de cela <pIe 10 berger

AIlCIlIVES MAROCAINES
Ile doit. pas ètl'e Cl'U lorsqu'il dit avoir ramené l'animal ou qu'il n'y a pas lieu de prendre à cc sujet une décision légale, d'autant plus que la (~outtlme établie est que tout cela se pa::;se !';ans témoins. Et Dieu est le plus sa,·anl.

Pal'nUI'nphe l'Il. - Il a été dit précédemment, dans le pal'agl'aphc Y, que le fait de la part du berger de ne pas SI' rcn<h'e compte du nombre des animaux du troupeau constitue IIne négligence. Az-Zourqâny, dans le chapitre cc AI-'.\rya Il a dit (lue c'est une obligation pOUl', ceux (lui reçoivent un dépôt de se reluire compte de ce (lui est remis entre leUt's mains ct qu'à défaut de cette précaution, ils doivent rembourser ce dépôt (s'il vient à se peJ·dre). Il est courant chez les tolba de la campagne, que si le propriétait'e du troupeau s'aperçoit du mamlue de de (Iuelques 'animaux avant que le bergel' ne s'en soit rendu compte et qu'il lui deman,le ce qu'ils sont devenu!'; et <lue le berger réponde qu'il n'en sait rien, cela constitue une négligence d~ la part de ce dernier, et l'obligation de rembourser lèjJlDimauxperdus, On dit<lue tel est l'avis de Ar·na"ny et (Iuelques-uns prétendent (lue c'est celui de .\botî 'hm'dn al-Filsy, Nou!'; avons rencontré dans quelque~ notes marginales cette opinion exprimée pal' AI,·na"ny et par AbOli 'lmran à ce sujet. NouR l\vons intel'l'ogé SUI' cette question notre Choykh AbOli'Abdallah S)'dy )Ioul.tammad at-Tl\oud)' ben Sol'l(la; il nous a répondu que cette manièl'c de voit' n'était pas conforme aux prescriptions du rite et que ce qui était confOl'me à ces prescriptions était <{ue 1", berger jure qu'il n'a pas été négligent et que dans ce cas il n'est pas responsable et n'a rien il. r('mbourser t. Nous avons également interrogé un autre docteur de son temps el' il a été de la mèm(' opinion. Nous l\\'ons ,'u une consullation du la(IHI distingué, le chérif S~'dy :\lou-

TOUl!FAT _\L-Q~UQI~Â'f

lay Ali ben Moul,lammad as-Sidjilmâssy, établissant la non responsabilité du berger dont il s'agit en se basant sur le texte du Moukhtaçal' relatif au dépôt: « s'il dit je ne sais pas (Iuand (ce dépôt) a dispnt'Il li, Ad-Dolll'r nnNathtr a dit clu'iln'y a pas de diffél'cnce relativement'à la responsabilité entre le berger et ce1l1i qui a reçu un dépùt. Telle est la règle généralement établie, ct il est constant Cfue 1,. fnit de recevoir un salaire pOUl' consel'Ver un dépùl ne lIIutlifie pas cette règle, Et Dieu est le plus savant. La lloll-l'esponsabiliLp (~lu bel'ger) peut être établie pal' la réponse d'Abot'! )foul,lamnuHl Çâlil,l Clue nous avons citée si, comme HIe diL, le berger jUl'e qu'il a la conviction qll(' l'animal (p('rclu) ('st entré dans lu maisoll, etc., el que d'aull'c part le pl'opl"Ïétaire n dénombré le troupeau ramené pal' le hC'l'gel',
Pa1'aY1'aphe l'/lI, On Il vu pl't;cédemnH'nt dans la confolultntion d'AbOli '1-I,Iasan (lue si le bergel' SI' rend C?omptc qu'il manque une bête du troupl'uU il doit s'in_ former de suite de ce qu'elle est devenue, sous peine de faÏl'e acte de négligence, On a vu. également CIne Ihn Ah' Zayd et '.'\bdal-Ouahhâh clisent qu'il devaiL ('n informel' FIon maftl'e el (IOC' s'il ne le faisait pas, il fuisait acle dc~ négligence. Il uppora't craprès cela Clue le propriétaire du tl'oupeou, si Ic' be'rge'l' ne' le prpvient pas es't en droit dl' lui clire: Si tu m'a"ais pl'évenu, j'aurais pu rechc~rch(~r mon bit'n aussitôt al>rèFl sa perle' et peut.être l'a~ll'n.is-je rch'oll"éet a'ppris où n, était" Et Dieu est le plus so\'nl,l. ' t)'nùtt'û pnl'l, le hergl'l' peut lui répondre: J'ai fal'cM. ,"OIIS l'I'l;n'uir pal'ce 'ruc' j" l'c'chc'l'chniR,llloi·même l'aui.nul l'l'rclll c't CIIW feRllérnis le l'eh'ouyer; cela t'st confol'me n Ct' (Iuc' clit le :\Ionkhtnçnr, il snyoÎt' : « il moins (lu'i1 nc' di!'\C': 10. chose .<lst perdue' «('llUis plusiC'lII'!'\ nnllt;l'S c'I jl' continunis il espèrl'r (In retroun'r) C't celn ('st IIcllllis mêlllC' si 1(' ')l'(lpl'iûtah'c~ dc' l'objet est l'l'l'Ment (Rn lIlomC'ut
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ARCHIVES IIUnOCAINES

de sa perte) '. Cette manière de comprendre « Je continuais à espérer ») est en opposition avec son sens véritable comme le dit à ce sujet Az-ZourqAn)', conformément à Ibn Foudjalla lorsqu'il dit: Si le propriétaire dit: « Si tu m'avais averti, j'aurais fait des recherches )). Le sens de « plusieurs années» reste douteux, mais il semble que ce qui doit être retenu c'est « je continuais à espérer)); s'il (le berger) ne le dit pas, et que l'on suppose qu'après longtemps le berger aurait pu informer le propriétaire et qu'il ne le fasse pas, et qu'il dise ensuite «1 je me suis tu parce que je continuais à espérer) on peut admettre cette manière de faire ou ne pas l'admettre 2 • En résumé, ce qui est conforme à la loi c'est que l'ayertissement donné par le berger le soit pendant la période où il doit être donné et s'il dit alors « je cherchais et je continuais à espérer)) il n'est pas responsable 3. S'il ne dit pas cela il est responsable, si du fait qu'il a tardé à le prévenir, le propriétaire de l'animal perdu ne peut plus le rechercher utilement. Ce qui peut excuser le berger de n'avoir pas prévenu, c'est l'impossibilité où il pouvait être de trouver quelqu'un pour garder le troupeau pendant qu'il s'éloignait pour prévenir, car la garde de ln plus grande quantité d'animaux est son principal devoir. Et Dieu est le plus savant.

Paragraphe L\. - Il est dit dans la IHoudaouana : Si l'on a prescrit à un berger de faire pattre le troupeau dans un endroit déterminé et qu'il le fasse paftre dans un autre, il est responsable le jour où il a enfreint les ordres qui lui avaient été donnés " et le contrat passé avec lui est rompu à partir de ce jour i c'est ce que dit le Moukhtacar : « s'il change le pâturage convenu n. Sachez que dans ce cas, si un dommage est causé au troupeau du fait redouté par le propriétaire, le berger est responsable sans auclln doute i si nu contraire ce dommage est causé par une

TOUl~FAT AL-oouq~AT

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autre cause, par exemple si le propriétaire craignait les ltoleurs et que le dommage provienne d'autre chose, par exemple d'avoir mangé des herbes dont meurent les animaux, ou une autre chose du même genre (le berger) dans ce cas n'est pas responsable. En effet, nous avons entendu dire par notre Chaykh Aboli Abdallah 8ydy MouI}.ammad at·TAoudy ben 80ûda dans son cours, qu'Ibn 'Arala avait emprunté à Ibn Foutoûl;t que dans ce cas le berger n'était pas responsable. Al.Djazoûly prétend qu'il est responsable. L'opinion la plus répandue est que le berger n'est pas responsable si le dommage n'est pas causé par la non-observation des ordres donnés ; par exemple, si un animal vient à mourir de mort naturelle. AI-IJatttb a dit, d'après le texte du Moukhtaçar, dans le chapitre du QirAd' cc il est responsable s'il commet une infraction 2 ». Il apparaft, d'après la Moudaouana, que si un commanditaire interdit à son commandité de voyager sur mer ou pendant la nuit et qu'ayant enfreint cette défense il ne lui arrive aucun dommage et qu'ensuite il rachète d'autres marchandises et éprouve des pertes (dans un nouveau voyage) il n'est pas responsable 3. Le Moukhtaçar dit dans le chapitre de l'IdjAra (c c'est analogue à la location d'un animal à quelqu'un semblable à soi 4. Il D'après Al.Lakhmy, si quelqu'un a loué un animal et le loue à son tour à un autre pour le monter, cela n'est pas régulier parce que, dit-il, il reste douteux, dans le CRS d'une tare causée à 'l'animal par une autre cause que le fait de la monter, s'il est responsable ou non: il ne nous paraft pas que le premier soit responsable à moins que la raison qui a caus~ une tare à l'animal ne soit établie. Le Taoudtl;t, d'après AI.Lakhmy, dit que si le dépositah'c n'aver~it pas le déposant d'un accident survenu à son domicile, il n'est pas responsable si le dépot a été perdu ln...· uhc autre cause que celle que craignait le déposant. AzZourqllny cite le texte du Moukhta~~ar relllti\"emcnt aux
ARCH, MAROC. -

sv. III.

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dépôts, qui dit: avec défense de mettre un cadenas 1. Le dépositaire n'est responsable que dans le cas de vol et, dit Ibn al.Qâsim, il n'est pas responsable à moins que la perte du dépôt provienne d'une cause que l'on pouvait redouter; si le dépôt est perdu autrement que par le vol, le dépositaire n'est pas responsable, contrairement aux commentaires; c'est ce qui ressort de ce qui précède, basé sur ce que dit Ibn Foutoûh, relativement au berger, sur le Taoudtl}. et sur ce que cite AI·Hattâb d'après AI-l\Ioukhtaçar à propos de Qirâd : « C'est comme semer ou cultiver un jardin dans un endroit dangereux )). AI.Lakhmy a dit, en efTet : Si nous rendons responsable de son imprudence et du risque qu'il court en connaissance de cause celui qui cultive dans un endroit sans sécurité, nous ne devons pas faire de différence entre la perte causée par le fait de conduire un troupeau dans un endroit dangereux et celle causée en semant du hlé dans un endroit analogue, car dans les deux cas il s'agit en principe de courir un risque. C'estce qui ressort de ce qui précède, basé sur ce que dit AI-Djazoûly relativement au berger.

Paragraphe X. - Nous avons trouvé noté le texte suivant et celui qui l'a noté l'attribue aux l\Ias'4il al-Hamiil, attribuées à Aboû'Imrân al-Fâsy, Voici les! différents actes du berger qui établissent sa négligence: se faire remplacer par un autre 2; abandonner les moutons au pâturage; désobéir aux ordres du mallre du troupeau; égarer un agneau; aband~nner une partie du troupeau ;' si on lui demande où est une brebis, répondre qu'elle est avec les moutons et qu'on ne l'y trouve pas; de conduire le troupeau par un chemin où le bétail ne peut pas passer; de l'echercher une brebis et de renvoyer le troupeau par un tiers; si une brebis s'enfuit et que le her-ger, après quelques l'echerches revient au troupeau:l, il n'est pas responsable. S'il s'arrête i dans un endroit dangereux (ou

SSlI

s'il s'cndort) il est l'esponsable, ('Oll1l11e cela est universellement établi, Relativemcnt au premier cas : il se fnit remplacer par un antre, on n vu pl'écédcmment le!'! discussions ct les cont,'on'rses auxquelles ce cas a donné lieu, Le deuxième cns : s'il abandonne les moutons au l'MuJ'lige, c'est·à-dh'e si pnr exemple il "ctolU'ne à la ville en abandonnant les moutons lin pt\tUl'agf~ ct qu'il se perde un mouton pendant son absence, Ce qui étnblit dans ce cas su négligence, est évident et ce qui pt'ut lui être applicllble Il déjà été dit par Ach-ChOliby, d'UPI'(:!8 Ibn al-1\Iakouy, Le troisième cas: s'il dé~obéit UIlX OI'dreH du mnil,'e du tl'ollpeau 1 est jngé pnl' ces put'oles dn ~Ioukhta..'at': Il s'il viole le contl'ut fuit o\'ec lui l'clali\'ement au pAlul'age )), Le quutt'ièmo cas: s'il égm'e nn IIgneuu, Abo'" 'ImrAn uUl'ait dl" dire que le plus souvent si un agneau est séparé de sa mel'e, celle-ci pousse des bêlemenls dès (lue son petit lu «(uille, tels que pour ne pas s'en apercevoil' il faudrait que le berger fit p,'ou\'e d'une négligence extl'ool'dinaire; et s'il l'avait entendu il serait retourné en nrl'ière humé· dintement et aUl'8it l'apporté l'ugneau. NOIlK no saurions affirmer que dans ce cas le bel'ger doit èh'e l'esponsable 2 , Le cilHluième cns : s'il abandonne une IlUl,tie du troupeau, Il paraIt é\'ident que de ne pus s'f1percevoit' de la disparition d'une partie du t1'oupellll slll'tont si cette p8l'tie est considél'uble, constitue lin CRS de négligence majelll'e. Le sixième cas: Si on lui dellumdc 01'" est nno bt'ebis, (IU'il réponde (Iu'elle est dans le t,'oupcau et (lu'On ne l'y retl'Ou\'e pus, Ce cas Q été précédemment exuminé, . Le scptième cas: s'il conduit le tt'onpeRu pUI' un chemin oit le hétail ne peut passel', Il n')' R ntlcun doute que

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ARCHIVES MAROCAINES

clans ce cas le bergel' doit rembourser les pel'tes qu'il a causées. Le buitième cas: s'il recherche une brebis et l'en\"Oie le tl'oupeau par un tiers, c'est-à-dire que le bel'gel' l'envoie le troupeau il son maltre par ce tiers et va à la recherche de la brebis perdue. On a déjà vu précédemment que, d'après le Dourl' an-Nathlr, dans ce cas le bergel' n'était pas l'esponsable; c'est ce qui l'essol't de ce que dit AIMoukhtaçar Il sauf dans le cas de force majeure )) à moins (tu'il ne l'envoie le troupeau par quelqu'un connu par sa négligence et ne méritant pas la confiance, . Le neuvième cas: si une brebis s'enfuit et que le bel'gel' après quelques recherches revient au troupeau t ; cela veut dire qu'une brebis s'est enfuie, qu'il l'a recherchée pendant peu de temps 2 puisqu'il revient en disant: Il J'ai craint pour le tl'oupeau )). On a vu d'apI'ès Sa1}.nolin que dans ce cas le bergel' n'est pas responsable, et il a été dit également que Ibn 'Arafa avait jugé de même, si le troupeau ne se lI'ouve pas dans un endroit stir, (Je dixième cas: s'il s'endort 3 (ou s'il s'arJ'ête) dans lin endroit dangereux; il est juste dans ce cns qu'il soit responsable et ce cas ft déjà été examiné pl'écédemment. Dans les NaouAzil d'Ibn Sal,nolîn, il rappot'te qu'on lui li demandé quelles étnient les négligences commises pal' !e bOl'gel' et causant du tort au tl'oupeau dont il était charge, qui entralnaient pour lui l'obligation de l'embOlll'scr, Il a répondu: toute occupation autre Clue celle de laÏl'o paître le troupeau quelle qu'elle soit; comme de s'occupe,' il causer avec quelqu'un de ~elle sorte que les voleurs p,'ennent les brebis ou (lue les loups leg mangent; de dOl'· mir cn dehors des heUl'es habituelles ou dans un endl'oit (lui ne le comporte pas; de rester assis jusqu'à ce que I(~ troupeau soit hors de sa vue; de passer son temps à s'amuser ~ ; de mêler un auh'e troupeau nu sien sans l'ord.'e de son maUre, elc,

TOU~FAT AL-QOU~!,ÂT

Slt

Il est dit dans le Dourr an-Nathtr qu'Ibn Qâsim interrogé sur ce qui engageait la responsabilité du salarié a répondu : Il n'est responsable que s'il perd, néglige ou abuse : que par sa négligence il abandonne ce qui lui a été confié et qu'il aille s'occuper d'autre chose et que ce dont il a été chargé se perde et dans des cas analogues. S'il est vaincu par le sommeil ou qu'il soit surpris, le dommage t qui en provient ne saurait lui être attribué. De plus. le berger n'est pas responsable s'il s'endort pendant la grande chaleur 2 "à moins qu'il ne dorme trop longtemps ou qu'il ne s'endorme dans un endroit réput(; dangereux à cause du grand nombre de hêtes sauvageK qui s'y trouvent; il est responsable également s'il rentre chez lui en abandonnant le troupeau. Ce qui est relatif au fait de la part du berger de rentrer chez lui en abandonnant le troupeau se trom'e dans la Tabcira de Lakhmy et dans l'IrtifAq 3. Quant au salarié qui est chargé de garder quelque chose et dont ce n'est pas le métier, il est notoire, d'après le Madhhab qu'il n'est pas responsable s'il s'endort ou s'il est surpris et qu'il n'est responsable . que s'il sort des attributions de ce dont on l'a chargé. Il est dit' dans les MasA'tl al-Malqoûta que le berger n'est pas responsable de ce qui s'est perdu ou qui a disparu; il doit jurer, s'U est soupçonné. qu'il n'a pas été négligent, qu'il n'a pas été fautif, qu'il n'a pas commis de supercherie et s'il a été négligent il est responsable. Ce qui paraft raisonnable, c'est que tout ce que fait le berger el qui est conforme à l'usage n'engage pas sa responsabilité, et s'il s'écarte de ce qui est conforme à l'usage, il est responsable. C'est ce qui apparatt' des dêdarationR d'AI-Bourzoûly dans les Mas,'rl AI.QirA<;I, cités dans le SiyAq Adjourba de Ibn al.DAbit, un des élèves de Lakhmy, lorsqu'il dit: Ce que .doit avant tout rec"ercher celui qui a charge d'examiner une atraire, c'est d'abord d'examiner les actes du commandité; si ce commandité R

,\IICHIVES

I\I"noc'\l~ms

agi confOl'mélllent it la loi, ou selon la coutume, et s'il n'a fait pl'euY<~ ni de dl;sordl'e ni de négligence, on peut dédder (lU 'il n'est pa~ l'e~ponsahle; clans le cas contraire, il est responsable, Al-:\lâzil'Y dit dans les Naoul\zil alIdji\ru : cc Si quelqu'un loue une bête de somme, se Illet en l'onte avec elle, puis lni enlù"e sa' chal'ge en attendant celui (lui doit le rem'oyOI', c'est·à-dil'c le guide; (lue la hète lui échappe, 83nfol qu'il y ait de foIa faute 1 celle personne u'est pas responsable, à la condition dl' prNer sel'ment. (lue les cho8e~ se sont IHHlsf.;es ('OlllJllf' on vient de le dil'n, Il Ach-Châhâny dit, dans ses Naonâzil al-l;Iadjar, flue si 1(' tuteUl' tl'anspOl'te le bien de l'Ol'phelin dans un en(II'oit qui lui semble slir ct (l','il soit volé, il n'est pas responsable, mais s'il tl'anspol'le ce bien dans un endroit olt il est notoit'e (Iu'il peut ('lI'(' volé, mais qu'il pense le pa!1;scl' Ilf'Ul'cusement et qu'il soit volé, il est. responsable 2. Le berger:l , le commandité, le salarié ('t le tuteur, sont tous des dépositaires, Et Dieu, qu'il soit exalté! est le plus savant.
PUI'oUI'aphe J'l. - 011 dit dans AI-~Iatitiya : le bel'gel' est responsahl(' s'il fait paître le lroupellu dans un end t'oit dangoereux. Cela est évident, Il est dit dans le MOli')-n alJ1oukkâm: Le berger n'est pas re8ponsalJfe à moins (lue 'son Dl('nsonge ne soit établi pal' des lll'euve!'l; cela résume' tout et cela est également évident, Et Dieu, qu'il soil f'xalté! est Il' plus savant! Paragraphe .fT!, - Ad·Dourat' ul·:Makno"ma a dit qi.te le Siyâq As'ila d'::\I-Ouaghlisy l'ite le cas d'un herger commun (Illi l'st parti une nuit pour assistel' à une noce et ,dont le tt'OUP(,RU est allé paître le lendemain tout selll; le lion a mangé une \'Bche de ce troupeau; le propl'iétah'c p"étend n'a,'oh' pas t'li! pré\'~mu de l'absence tlu hergf:'I',

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tandis que le herger soutient l'avoir avertî. Le berger doit·i1 rembourser la vache ou non? Yoid la réponse: C'est le propriétaire de la ,'ache qui doit l'\trc Cl'U et le berger est responsable. Et Dieu est le plus 8a\"l1Ot.
Pal'flgrap!re XIII, - La )Ioudaouana 1 dit: Si le berger fait couvrit, les brebis sans l'ordre de leur propr'iétaire, il est responsable (du dommage qui peut en résuller' pOUl' elles). Achhab a dit qu'il n'est pas resflonsable. Ibn 'Arafa a dit: Je dis que si la coutume se prononce dans un sens ou dans l'aull'e, il ne saurait y avoir de doute (ç'est-à.dire qu'il faut se conformer' il la coutume), Si la coutume est muette il ce sujet, les opinions sont partagées, Illais il esf. universellement admis que si le mâle n'appartient pas au propriétaire des femelles, le bel'ger est responsable, Et Ohm, qu'il soit exalté! est le plus savant.

CH APITRE VII
SUR LE BERGER COMMUN

Sachez 1 que ce qui est relatif au berger commun fait l'objet de longs discours, à tel point que l'on a écrit à ce sujet des ouvrages spéciaux et l'opinion la plus généralement établie est que le berger commun est soumis aux mêmes règles que le berger particulier et qu'il n'est pas responsable à moins qu'il ne soit coupable de négligence ou qu'il ne se meUe en défaut'!. D'après Makl}OIil, Ibn AI-Masyb et AI-J,Iasan, la responsabilité du berger commun est la même que celle de l'ouvrier commun; c'est également l'avis exprimé par Ibn J,Iabth, un de nos amis, et la jurisprudence (qui règle la question) est basée sur cette manière de voir 3 • AI-LAmiya "exprime ce principe dans le vers suivant: (c C'est ainsi qu'est établie la responsabilité des bergers Il. AbOli Zayd al-FAsy suit la même opinion dans ses AmalyAt lorsqu'il dit: « Le berger est responsable des moutons d'autrui qu'il fait paUre et il rembourse au même titre que l'quvrier. » Le Chnykh Ibn RabbAI dans AI-IrtirAq a dit: « Le berger commun est celui qui fait paltre pour tout le monde, comme celui de Dar ar-Ra'; à FAs 4 que Dieu, qu'il soit exalté, la garde 1 et celui de la Doula (troupeau commun de chevaux, mules et bœufs) de la même ville.

TOt: '.1 FAT AL-Q01j~,?ÂT

Sfli

Paragraphe premier. - Le, berger particulier d'une communauté, comme d'un douar l ou d'un dchar 2 0u d'une réunion délimitée de personnes d'une ville 3, dix par exemple qui donnent leur bétail à un berger qui ne fait paltre que pour elles seules, est régi par les mêmes règles que celles qui régissent le berger au service d'une seule personne. Le Chaykh Ibn RabbAI dans les notes marginales de la Toul)la a émis le principe suivant: Ce qui caractérise le berger commun, c'est qu'il fait pailre les animaux de quiconque lui en amène; s'il fait pa'tre uniquement le bétail d'une réunion déterminée d'individus, il ne doit pas être comme .berger commun. Cette opinion est indiquée par ce que dit 'lyA<.1 dans Aç-Çdni'li-Djama'a (traité relatif à l'ouvrier d'un groupe limité de personnes) que cet ouvrier Ii'est pas responsable, parce qu'il est ouvrier particulier. Ibn 'Arata a reproduit cette manière de voir. En résumé, le· berger commun doit être cru sous serment. Le texte d'Ibn 'Arala dit: Relativement à la responsabilité de l'ouvrier qui s'est consacré à un travail pour lequel il , s'est mis il la disposition de tout le monde, il y a deux opinions : celle de SamA 'Isa, qui est d'accord avec quelques Chaykhs de Caqally et celle d"lyAd et d'Ibn Rouchd. Ibn Bach'r l dans 'l'IrtifAq tranche la question dans le même sens que 'Iyad et AI-Kharchy il lui applique ce (lue dit AI-Moukhtaçar: « S'il s'est consa,cré, c'est-à-dire s'il s'est consacré il un travail au service de tout le monde, et non pas particulièrement il celui d'un groupe déterminé.» Paragraphe Il. - La conformité de situ~tiori du berger commun et de l'ouvrier entralne pour lui l'obligation de rembourser. même s'il spécifie le non-remboursement Il, dit AI-Moukhtaçar en parlant de l'ouvrier. Ibn Rouchd a dit: Mais cela dans le cas où il reçoit un salaire proportionnel il son travail, En effet, l'ouvrier n'accepte un sa-

ARCIIIVES )t\ROC,\I:"lES

lai,'c fix(' (IU'à la condition <J'ètre déchargé dl' tout(' r('~­ ponsahilité '. AI,Kha,·chy:.! estime (lm' le contrat (lui "upprime la 1'('~­ pnnsahilitp d(· l'ouvrier e"t vicieux; le Chn)'kh Ahmad I)(>n Foudjalla 1'('jeUc celte mnnièré d<' ·voir. Et Di<'ll, qu'il !-Ioit <'xailc', (,Rt le plus f;avanl. PUl'flgraphe Ill. - La confol'mité d<' f;itualion du h('I'W'I' ('t de 1'0uvl'i<'r' 1'(,~SOI't de ce que 1(' salaire du hl'I'W'" comlllUll l'st payé tI<' la 111(\me fa~~on que' celui d<' l'ounil'1', Et Dieu <'st II' phl~ savant. Sachez (1'1(', d'aJlI'(>~ la :\Ioudaollana. le salarie' de l'ou''ri<'r n'<'st pas l'('sponsnhlc pOUl' lui. .\chhab, ('n par'iant du hlanchiss<'ur, dit (IU(' ~'i1 a:1 des l'ff<'ts il Ia"cr, lJu'il f'ngag<' un ti<'I'S 4 et 1'('llvnil' à la l'i\"Ïèl'<' aH'C une pm'lie d<' c<'s cO'<'ts pour les Ja,'el' et que' CI' ti<'t·~ prélpnd(' ravoir' 1)('I'du, il dena Ic remhours<'l' r.; la :\[ou:\ziya" donnp des argument!'! contrairc8. Ibn My"nr a commf'nté CI' caR comm<' il ('st commenté dans At-Tnou(.Iii.., Ihn Oouchd, Ahoùl-J:lasan el l'auteut' du Taou(.lfl.. "éclat'('nt (lue Ct' que dit Achhub n'e"lt pas en opposition avec la )[oudaouana; c'est ce (lui ressol't des dirt's de AILakhmy, Ihn CMs, Ibn YOlinous, IIm Al-H:\d,iih, Ihn 'Alldassalnm, Ihn '"\t'afa et de plusieurs llutrps, cal' 1<' salarié, du moment qu'il esL nllé pOUt' h"'I'I' II' linge l't s'est ,éloigné en l'cmpot'tant a pris la placc du maitl'c ouvricl', Aboù'l-J.Iasan a (lit: Le propl'i(~taire des effets doit POlll'RUÎVI't' If' "aladé de l'om'I'icl' (du malll't' om ... i<. t') pm'ce (Illl' ce saladé est l'csponsable vis-à-vis d<' lui (lu propriélnil" des em,·ts). C'est-à-dir'c qu'il faut jugel' ('onfOl'ménH'nt i C~ qUG .dit la l\{oltçlao~ann :....~i l'emn1oyé'est HYllC 1(' maill" oU\'l'ier, mais Ri ct't eniplo)'é s'éloignt' (l(, ('('lui (fui l'emploi(', il dcvicnt responsable.comme le ma Il 1'(' 01l\TÎt'I', Ibn :\Iysnl' dit qu'il en est ainsi si It" maître OllVI'Îl'l' a engagé 1(' salarié pOUl' laver les effets moyennant un pI'ix établi tnnt pOUl' (~hattue ohjet: mais s'il l'Il engagé il la

3fT

journée ou au mois en lui donnant une partie des efTl't!'t pOUl' les laver che~ lui, cet employé n'est pas responsable, quoiqu'il se soit éloigné (de celui qui l'emploie) 1. Cc qui est dit dans At.Taouc,ltI} expose clairement que l'opinion de Ibn Mysar confirme celle d'Achhab et si nous nous basons sur ce que dit ce même Ibn Mysar, celui qui est employé par le berger commun n'est pas responsable, car ce berger est employé 2 ou salarié à la journée ou au mois et comme on l'a vu dans l'opinion d'Ibn Mysar: dans ce cas l'employé de l'ouvrier n'est, pas responsablf'. Tout cela dans le cas où l'employé du berger S'éloigne du gros du troupeau et va seul faire paUre une partie du trou. peau; mais si le premier berger l'accompagne pour faire paUre, il ~'y Il pas de divergences d'opinions sur la nonresponsabilité de l'employé du berger et que la responsabilité est toute sur le premier berger dans tous les cas. H reste à examiner s'il est conforme il la coutume et d'un usage constant <lue, si le berger commun engage des salariés qui s'éloignent du gros du troupeau, la responsa. hilité de ce berger est annulée ou non. Sachez que Al-AdjOli l'y a dit: Si l'ouvrier pose comme condition au propriétaire de .l'objet du tra\'ail q,u'il p"endra un salarié pour ce travail, ou que telle soit la coutume, ce salarié sera substitué ft l'ounier et il deviendra rc:>sponsable, conformément il la règle qui établit la responsabilité de l'ouvrier, que le tra"ail ait été remis entre les mains de l'ouvrier ou non; mais si 1'09v~ier n'a pas pose' cette condition et que telle ne soit pas la coutume, si 1(' tra\'ail a été remis il l'ouvrier,' et quJil ait engagé <Iuel,;. qu'un pour le faire, c'est Ini qui ~st responsable, (Iuand même la responsabilité de cet ouvrier n'aurait éJé établi(' ' par aucune conl'ention, comll'i'\' c'est ..le cas pour. It> h<'l'gel'; si l'ouvrier n'a pas reçu le travail lui-même et (luïl engage quelqu'un pour le faire, il en est responsabl(!,
2 ,.

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ARCHIVES MAROCAINES

<:onformément à la règle qui établit la responsabilité 1 de l'ouvrier et son employé n'est pas responsable. Il convient donc, comme on vient de le voir, de distinguer trois cas dans'la responsabilité de l'ouvrier. Aboû 'Abdallah, SydJ Moubammad Bennany a dit dans des notes marginales de Zourqâny : Ce que dit AI-AdjOliry semble en contradiction avec les do<~teurs du rite (malékite); on dira que le salarié du berger commun n'est pas responsable quand même la coutume donnerait au berger le droit de se faire remplacer. Ce qui vient d'être dit n'est pas applicable au berger particulier., quand même la coutume établirait d'une façon générale que le berger n'est pas responsable des fautes de son remplaçant. En effet, le berger particulier ne fail pas paftre les troupeaux sous SR responsabilité, et ce qui le rend responsable. c'est de commettre une irrégularité en se faisant remplacer pour le faire paUre. Si le propriétaire du troupeau autorise le berger particulier à se faire remplacer par un autre, conformément il la loi ou à la coutume, il n'est pas fautif et n'est pas responsable, contrairement à l'~uvrier et au berger communs, car ceux-ci ont pris le travail à la condition d'être responsables et ils ne sont pas dégagés de celle responsabilité du fait d'avoir reçu l'autorisation de se fairé remplacer. En effet l'autorisation dit: Je l'ai autorisé à se faire remplacer, mais je n'ai pas supprimé la responsabilité de l'ouvrier pour le dommage causé par le salarié qu'il emploie; à plus forte raison il est évident que l'ouvrier ne saurait bén~ficier d'une clause le débarrassant de la responsabilité, conformément au texte du « Moukhtaçar » quand même il aurait spécifié sa suppression (de la responsabilité). Et Dieu est le plus savant.

TOUl~FAT
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AL-QOu~)J.lIT

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RECUEil. TRAITANT DB LA TRANSACTION AVEC LE BERGER ET DE QUELQUES QUESTIONS RELATIVES AUX DISPOSITIONS QUI LA RÉGISSENT,

Sachez que si le berger a tué une vache, par exemple, ou si elle s'est perdue par négligence et que l'on ait ('herché une transaction, si cette transaction se fait aussitOt après que le prix de l'animal mort ou perdu est connu, clle est valable, que la somme fixée par cet arrangement soit égale au prix établi ou qu'elle lui soit inférieure ou !-Iupérieure t, Si la transaction est faite longtemps apl'ès que la valeur (le l'animal mOl't ou pel'du a été fixée, elle est valable il la condition d'êtr'e faite moyennant une somme égale ou . infél'ieure il la valeur; si la somme est supérieure, clle est nulle 2, _ Si la transaction est faite longtemps après, non moyennant une somme d'argent, mais en vertu d'un échange par exemple, il est absolument nul:l, Si elle est faite avant (Ille l'on connaisse le prix de l'animal disparu ct qu'il soif. . fait mo)'ennant une chose d'un autre genre que celle dont le prix a été fixé, comme par exemple si le berger a tué une vache et fait une tl'ansaction moyennant des étoffes, avant de savoir le prix de celte vache, celte transaction est nulle sans discussion, Si la trnnsaction est faite moyennant un animal du même ~enre <lue celui qui a disparu, par exemple si le berger a tué une vache et que, IOI'squ'on l'intel'pelle il ce sujet, il réponde: Voici ma vache, prenez-la 6; et que tle propriétaire) la pl'enne avant que le' prix de la- ~nche disparue nit été fixé, il ya deux opinions il ce sujet sur ln validité on ln non-validité de cette transaction, d'après ce que dit

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ARCIIlVES MAROCAINES

Ibn Marzoùq, conformément au Dourar. Il apparaît, d'après ce que dit Ibn Mal'zoùq \, que cetLe tt'ansaction est nulle, la nullité à ce sujet est encore plus sensible dans ce (lui suit, ct il est exposé clairement dans Aboù 'I-IJasan (lue la connaissance de la valeur fixée cst une condition indispensahle' de la valeur de la tmnsaction. Si la tl'ansaction est faite moyennant de l'argent comptant ou à terme, il Caut se rendre compte si la somme versée avant l'estimation de l'animal disparu n'cst pas supérieure à la valeur de cet animal. Aboù 'I-I)asan a dit que cette transaction est valable et le Chaykh Moustafà a résumé ses paroles; Sydy l\loul,lammad Bennany a émis la même opinion dans ses notes marginales de Zourqany; et ce qui se trouve dans les Naouazil ac.Çoul!}i du M'i)'âr est d'accord avec ce que dit Aboù 'l-~Iasan et, se rappelle de ce que dit Ibn Qâsim dans la Mouaziya; il est dit dans Ibn Bachlr que le but poursuivi est de supprimer les difficultés et les procès et non l'établissement du pl'ix 2 (de l'animal d!sparu). D'après AI-Lakhmy, le but poursuivi est d'obtenir une tl'ansaction moyennant un pri~ inférieur à la valeur établie; la limite de la concessioa..est l'abandon complet, et l'abandon d'une valeur inconnue est licite. Il a dit ce qui précède après avoir établi là principe. Nous disons: le principe adopté par les principaux Chaykhs, tels que Ibn YoLÎnous, AI·Lakhmy, Ibn Mal,raz et d'autres Chaykhs de Qaraouyin c'est que la con~aissance de la valeur (de l'animal dispal'u) doit être exigée, c'est-à-dire que cette valeur soit représentée par un animal du même genre ou par autre chose, et tel est d'après eux le sens de la Mou~ daouana. L~ Chaykh Aboù't-Tâhar Ibn Bachh' que Dieu lui pardonne - a c1ail'ement expliqué dans son ouvrage SUl' les ventes illégales, dans des observations, la notoriété de cette manière de voir. Il a dit avant cela ce qui suit:

TOUJ}FAT AL-Q~U'?I?ÂT

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Je dis que ces consultations des docteurs les plus illustres qui ont été citées approuvent toutes (la nécessité de l'estimation), c'est-à·dit'e que la transaction ait eu lieu moyennant paiement de dinars (monnaie d'or) ou de dirhams (monnaie d'argent) ou moyennant échange, il est nécessnire pour qu'elle soit "alable de connaftre la valeur de l'estimation. Açbagh a déc,:laré (lue quelclues savants ont admis la transaction avant que la valeur de l'estimation ne soit connue. La )IoùaziJa admet celle manièl'e de voir, si la transaction est faite moyennant paiement dc dirhams, et si on ne connait pas la valeUl' de l'estimation ni la valeur du dinnl', il est préférable de faire l'arrangement en dirhams '. AI-Qoulchâny, dans les commentail'es de la Risâla sur les tl'ansactions pour un animal estropié, dit une chose: La )Ioudaouana dit: si un esclave cause un dommage et fait avec vous une transaction et vous verse au comptant des dinars ou des dirhams, en un mot vous remet quelque objet (en échange du dommage) cela est valable il la condition (lue "ous connaissiez' tous les deux la valeur du dommage (causé par l'esclave). Il semble que cela n'est pas vnlable avant' clu'ils connaissent tous les deux ln valeur du dommage. Lorsclu'un dommage a été causé, le prix de l'estimation de ce dommage doit être payé pal' celui qui l'a causé, mais l'importance de ce paiement, (lui est obligatoire pour l'auteur du dommage, est encore ignol'ép a,-ant l'estimation' et il n'est pas permis de le J'ecl'wiJ', comme il n'est .pas permis de vendre une chose ,dont 1" valeur n'est pas connue:!. , Ibn ',\toafa a basé cinci lu'opositions 8Ul' l'obligation et' la non.:.ohligation de connaltl'e la valeur du dommage. La . pl'emière or.~lollne cette.connaissance, et c\·,:;t la plus l'C' , pandue. La deuxième est en opposition avec Cl' (lue dil~. Al-:\lotiaziya. Ln troisième établit une diffél'CIlCC enh'o h~ paiement en dinal's (]u'elle admet elles aull'es paieml'Illl'l
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l, •

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ARCHIVES MAROCAINES

qu'elle repousse. AI-MAziry attribue cette oplmon à la Moûaziya. La quatrième opinion dit que s'il n'y a aucun doute que si l'arrangement est fait moyennant le paiement d'une somme qui n'est ni supérieure ni inférieure à l'estimation il est valable; dans le cas contraire il est nul, c'est ce que dit Ibn Mal.lraz.La cinquième opinion établit une différence entre ce qui se produit avant le paiement et qui est valable, et ce qui survient ensuite, et qui est nul; c'est ce que dit Açbagh. Cela est attesté par l'auteur du Mi'yAr. Il est établi par ce qui précède que la transaction faite par le berger lorsqu'il est établi qu'il a tué un animal ou qu'il a été négligent n'est valable qu'après connaissance de l'estimation du dommage, soit par un accord, soit que le prix en soit universellement connu: en efJet, la transaction cODstitue la vente au comptant de l'estimation (c'eslà-dire de ln chose estimée) et la valeur de cette estimation est inconnue avant que l'estimation n'ait été faite f; or la vente d'une chose dont la valeur est inconnue est interdite. Il apparaft que l'on est d'avis d'admettre comme valable une transaction faite moyennant le remplacement d'un animal par un autre semblable, parce que cela ne constitue pns une vente Il proprement parler, mais simplement la prise de possession de ce qui était dti, surtout si la transaction est faite moyennant un prix inférieur à ln valeur réelle comme cela arrive le plus souvent; c'est alors la prise de possession d'une partie de ce qui est dti et l'abandon (lu rel3te. C'est ce qu'a considéré Aboû '1l;Iasan et il insiste sur ce point; mais il faut faire ramar(Iuer (lue cela est contraire à la façon de faire habituelle.
Deum remarques. - t o Si le berger a tué une vache, l'arrangement qu'il fait en donnant une autre vache n'est valable qu'après qu'il a vendu la viande de la première 2. Il est dit dans la Moudaouana: Si on ,·ous tue un cha-

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~leau, il n'est pas valable que vous fassiez um' lI'ansaction moyennant un chameau semhlahle en (Ionnnnt un (Iélai. AhOli'l-I.lasan a dit: Prêtez aUention à ces mots: l( n\'ec un délai Il cela signifie que si l'arrangement est paJ'é comptnnt, il est ynlahle. Si la viande n'est pas encOl'e vendue, de telle fa~:on que le propriétaire de l'animal (tué) puisse choisir (entre prendre la viande ou la laisser) l'arl'l1ngement n'est pas valable, parce que cela é(l'livaut à vendre de la viande en -'échange d'un animal vivant t (ce (lui est interdit). Si la viande est vendue, l'arrangement est valable après (lue la valeur de l'animnl à rembourser a été établie. 2" Les ouléma disent (lue si un ouvrier, ou (Iuelqu'un (Jui a loué (un animal) ou celui qui a dérohé et celui (lui Il volé de force, s'ils ont remhoursé le prix de ln chose (Iu'on leur réclame, et (flle cette chose se retrouve, elle appartient à celui qui l'a payée 2, à moins qu'on ne l'et l'ouve l'objet en sa possession et qu'ils l'aient cachée, nuquei cas cette choFle est à son propriétaire. S'ils ont menti on peut exercer contre eux une reprise pour le bénéfice. De même si on accuse cluelqu'un d'avoir volé un esclave a et qu'aprèR une transacLion la llersonne soupçonnée ayant continué à nier, cet esclave se retl'oU\'e, il (Ievient la propriété de cette personne comme cela est dit dans AI-·Outbiya. Ce qui vient d'être dit peut être applique; nu ber'ger : s'il remboursc le prix fixé pour l'(,Rtimntion d'un animal ou qu'une transaction intervienne et (l'l'ensuite l'animal se retrouve, il parait évident Clue cet animal lui appartient. Si dans la transaction il est étnbli quc Tanimal, s'il était retrouvé, reviendra à son Ill'opriétoire, il :'olemble que cette transaction est entachée de nullité.

•\IU:II. 3fAIlOC. -

xv.

nI.

.\IlCIIIYES M.\nOCAINBS

l'AR.\GRAPIIES

Parrr,'}''flplle 1. - 1lin '.\ l'afa a dit ce (lui a été établi pal' Ihn'i\t d'apl'èl'l A(-~fouchâouïr et d'autres: Si dans un village It'~ propI'iétail'es du bétail n'en ont pas chacun une (Iuantilé l'luffisantc POIU' ayoir un hergel' qui fas~lf> paitl'(' cc (lui appartient il chacun, et s'i1!'1l ont choisi un hergel' pOUl' faire paître leurs troupeaux réttnis, à rexception dt' d(~ux d'cntl'e eux, qui refusent de pal'ticiper à cet arl'angement, ceux-ci sont libres de l~ faire, comme le berger n'est pas obligé de faire pa'lt'e les troupeaux de ceux (IU'i( lW lui conyient pas de faire paître. C'est ce qut' dit également Ibn SalmolÎn.

Paragraphe Il. - Si un berger fait paftre (t'i'; hœufs ou les Illoutonl> de quelqu'un présent ou absent, sans son ordre', «(lte les animaux aient été ahandonnés à eux-mêmf's ou pOUl' une autrc (~8USC, on lui doit un salaire et le propr'iétair'c ne peut paf! lui dire: Pourctuoi n'as-tu pas chasstS ce troupeau loin de toi? et si (~e troupeau était li\Tt~ il lui-même et qu'il se perde, le hel'gel' n'encourt aucune rcsponsahilité, comme le dit Ibn Salmoùn.
Pal'ag~'aphe /lI. - Il est dit dnns Al-lstighnft : Si «(uchlu'un prétend que ses moutons se sont mêlés à ceux d'un hergel', que le bet'ger le reconna't ('l (lue le propl'it~­ taire du troupeau le Cl'oie, son dit'e est nccepté sans sel'ment (·t la dëclul'alion du berger est sans valeur.

Paragraphe IV. - Si un- hel'ger fail (laftre pOUl' le compte d'une communauté et (IIÙm conflit Re produise il pl'OpOS de ln pl'opriété d'un mouton ([lIe chacun prélend

lui appartenir, si le ),('rgf'I' affirme (fue le mouton appartient il un tel d'entl'e eux, et (lue ce berger soit un homme véridi(lue (adel) celui (lui est désigné par le herger comme le propriétaire prête serment avec le hel'ger et prend possesRion du mouton. Si le herger n'est pas connu comme un homme véridi(lue et que la question ne puisse être tl'anchée par des h;lIloignages, les diffél'cuts intéressés prêtent serment et se partagent le mouton. C'est ce qui ressort des direR de :\ldIik. Quaut à la marque (c'est-à-dire si le mouton ~st mar<lué) celn n'a aucune importance et on ne la IlI'enli pas en considération, ('omme le dit Ibn SalmOtÎn.

Paragraphe V. - Si un her~er prétend que <luelCfue~­ uns des moutons lui appuI,tiennent et que le propriétaire des moutons refuse de Il' croire, le bel'ger ne Kera pas Cl'U à moins qu'il n'établis~e son dire sur des preuves; il prêtera serment à l'appui de ses preuves et cela, que le herger hahite dans sa propre maison ou dans la maison de son maftre. C'est ainsi <lu'a décidé Ihn nouchd. Si ce n'est pas pour son propre compte que le herger fait la re"..ndication, mais pour celui d'un étranger présent ou ahsent, il est considéré (~omme témoin de cet é~ranger ot son témoignage est admis s'il est connu pour un homm(' yéridique.

DEl:X REMAnQUEl'l

to Il est dit dans le Dourar <lue la question suivante

Il

été posée à AI-Ouaghlis)' : Si des moutons se sont mélangél à d'autrel moutons dans unc maison et (Iu'un de" propriétaires prenne des moutons appartenant il l'autrc'

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ARCIIIVE@ MAROCAINES

en prétendant (fu'i1s lui appartiennent, sans avoir de preuves, jugera-t-on <lue ces moutons appal,tiennent au troupeau où ils se tl'ouvent ou il celui qui en revenelique la propriété? Il a répondu : Louange à Dieu unique! C'est le propriétaire du t1'oupeau auquel se sont mélangés les autres <lui doit être CJ;'U sous serment j à moins <fue des témoins dignes de foi ne puissent désigner à <lui appal,tiennent les moutons, Et Dieu est le plus savant. 2° Dans les NaOlÎazil d'Al·Bourzotily, d'après At-Tourar d'lJm Louhâba, si <Iuelqu'un réclame à un herger ses moutons mélangés à ceux de ce berger, que ce dernier nie les avoil' et <fu'on en retrouve ensuite <luelques-uns dans le troupeau, si le berger prétend que les autres se sont égal'és dans le village ou dans la montagne, il est cru, sous sel'ment, à moins qu'il n'arrive à les réunir et elu'ils se perdent 1 j dans ce cas il 'est responsable; s'ils ne se pel'dent pas après qu'il les a réunis, il n'est pas responsable et il doit êtt'e cru en tout 2 ceci à moins qu'il n'y ait des témoignages contre lui; s'il n'a pas réuni les moutons au premier abord, qu'il ne les ait pas cherchés et qu'ils se perdent, il n'est pas responsable, AbotÎ MouI)ummad Çâlib dit qu'il est responsable s'il a prétendu avoir perdu les moutons nu village ou dans ln montagne, parce <Iu'il a commencé par mentir,

Paragraphe VI, - Le contrat de bel'ger est rompu J)nl' la 1I100't du berger; il ne l'est pns pal' la mort ou pnr ln vente de tout ou partie du troupeau et c'est au PI'opl'iétaire des moutons il les remplacer par d'autres pour les faire pattre par le bergel', si cela lui convient, S'il ne Je fait pas, il doit payer au berger ses gages en entiel'. De méme que pour la mort des moutons, si des voJeurs les ont pris, le contrat, comme le dit AI-OuaghHsy, n'est pas rompu et il est tt'ès clait' à ce sujet, Et Dieu est le plus snYant,

TOU(~FAT AL-QOU~J!ÂT

Paragraphe VIl. - Il est dit dans la Mazoliniya d'après Aboli 'I-Fac;ll Al·'Ouqbâny que des gens avaient pris un martre pour leurs enfants et que celui·ci avait stipulé que s'ils se séparaient avant l'expiration du temps fixé il devrait toucher son salaire entier. Des discuss,ions s'étant élevées entre eux, ils se séparèrent avant l'expiration de ce délai. Il n'est rien (hi au mattre pour le temps pendant lequel ses élèves ont été éloignés de lui malgré eux; il ne lui est dlÎ quelque chose que pour la partie de l'année pendant laquelle il a donné son instruction et il n'y a pas lieu de tenir compte du contrat, à moins (Jue les élèves ne se soient séparés de leur propre gré. Aboli 'Othmân a décidé également que si les élèyes se sont séparés pour une cause plausible, le mattre n'avait pas droit à son salaire entier. Ibn Hillli établit la droit du maltre à toucher tout son salaire dans le cas où ses élèvesle qui ttent f. Le cas du départ des enfants a été comparé avec celui du départ des parents d'un enfant en nourrice, qui est indiqué dans le Moukhtaçar an ces termes: Le mari (de la nourrice) qui a consenti (à laisser SR femme nourrir un enfant) est affranchi (de cette obligation) du fait d'avoir des r.pports avec sa femme (ce qui lui fait perdre ,on lait) et du voyage 2, c'est-à-dire du voyage du père de l'enfant,8 ou de son propre voyage à lui-méme, comme le dit la Moudaouana. On peut· comparer le cas du propriétaire des moutons avec celui des parents de l'enfant. Et Dieu est le plus sa· vant. Paragraphe V/JI'. - Il est dit dans les Naoûa7.Îl alIdjAra du Mi'yAr que Ibn LoubAba a été interrogé sur la décision à prendre dans le cas d'un salarié engagé par le8; hnbitants d'u,n village pour garder leurs moutons pendant trois mois; l'un d'eux a retiré ses moutons avant l'expl-

.\nCIIJVES :\1.\1l0C.\I:"ES

l'ation du terme. Il a répondu: Ce dernier devra payer au berger son salaire en entier. De mème si le maltre des enfanls est engagé 1 pour une année, et clue les parents d'un de ces enfants le retirent avanll'expiration de l'année, ils doivent acquittel' le salaire cIe l'année entière. Il faut rapprocher ce clui vient d'êlre dit avant le para~p'uplw suivant.

Paragraphe IX. - Si le berge l' t'eruse de lel'Juincr l'année pour laquelle il est engagé pOUl' paHre les troupeaux, il sem conlraint à la tel'Dliner si le conh'at de louage esl bien établi, el il ne lui sera pas permis cie s'en uller avant l'expiration du tel'me fixé, cm' le contrat cie louage est de ceux clui sont obligatoires par le fait du consentement réciproclue. S'il part sans le consentement clu propriétait'e du tJ'oupenu, que ln question n'ait pas été réglée sur-le-champ et qu'il revienne après l'expit'ation de l'année pour dema ncIer son salail'e, il ne dena être payé que pour le temps pendant lequel il a tl'availlé, ainsi que cela est univel'sellcment établi. A la question posée'! clans les NaOl'lllzil d'Ibn Hilnl si le maUre des enfants, le berger et le lahoureur:l rdusent cIe te l'miner le temps pour lecluel ils sont engagés,ont.ils cIroit il cluelclue chose ou non, s'ils , n'ont pas terminé le temps de tra"lIil indiclué? Voici textuellement· ce (IU'il a l'épondu : Louange à Dieu! Il est généralement admis que le Ralal'ié, s'il ne termine pas le temps pOUl' lecluol il a été engagé, a cIroit il être payé en lu'oportion du temps pemlant lequel il li travaillë; et (lue ,celui des salariés (lui refuse de termiDl'I'le temps indiqué y l!sl contraint; ·et i!.n'y' a pas tle tliffél'cnce en celn entre le maUre des ~nfan~s c;t les auh'es salariés. Et Dieu est le plus savant. Tel est le sens général cIe la Toul,lfn, (lui dit: L'ounier a (h'oit au salaire entier. - S'il achè,·c sa h\chl', sillon à

:1;;9

somme proporLionnelle à ce (IU'iI a faiLI. Elle fiC fait pns de différence entl'e le fait de n'avoit, pas L('I'mine~ le Il'avail pour uue raison de force maje'lIre ou pOUl' une autre l'aison. Dans la Mazotiniya, il est dit: Si le Ill'I'ger a ahandonné le pâturage avant l'expiration du tel'me fixé snns nvoit' éLé victime tl'aucun accident, la qut>slion esL l'o),jt't de deux opinions de la pal't ~les ChaJkhs. La plu:i l'onuue est celle d'après laquelle il doit être pa)'é pOUl' I(~ Lemps (IU'il a fait paftre. AbOli '1-l,Iasan et ses Chaykhs sontd'nvis (IU'il n'a aucun droit à cela; et (luel(flleS-uns disent (lue SJdy AbdarrallmAIi al-Fâsy et Sydy .:\I.tmad al-)la(I((llry ont tous les deux jugé que si le hm'ge.. est parti avant l'expiration de sem contrat, il ne peut prétendre à rien et pet'd toute espèce lie (h·oits. Ils <1i~ent '.! : Dans le (,M oit il est spécifié dans le contrat que, s'il veut pm'Iit' (IUlll1d hon lui semble, ce droit lui est acquis. AI-Qoulclu\ny, <}'ltpl'ès Ibn\ 'Al'afa, juge relativement aux salairés, aux laboureurs et aux bergers, que si un salarié abail<lonne son travail pendant un certain nombre de mois bipn établis et l't'vient uprès l'expiration de 8011 contrat demander ce qui lui e!'lt (hi, cela lui sera payé après évaluation de son travail!J. De même dal1s la Mazol'tniya 1 il est dit que le salarié doit èll'e pa)'é en proportion de son travail. C'est ce qû'ls4 a emprunté à Ibn al.QAsim dans son ouvrage sur les salail'es, (lui fait padie de l"Outbiya. On ne trouve entre ceR différents auteurs aucune divergence à ce sujet. On tl'ouve dans les ouvrages d'Ibn Itouchd un indice de la conformité de son point de vue avec celui des autres, mais Cet indice n'exprime pns suffisamment l'accord et d'après lui, le salarié doit être puni pour son départ 100'S(lu'On le retrouve et la punition qui doit lui être infligée par Je Qady sera, selon qu'il le jugera, l'emprisonnement ou lei coups, etc. Ibn Salmolin, relativement au cos dudépnrt du salarié avant la fin de son contrat, <lit que la jUl·ispru.
ulle

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AftCIIIVES

)I.\IIOC.\I~ES

dence géuéralemf'nt approuvèc décide qu'il doit étre payé pOUl' le tl'avail qu'il Il accompli. négulièrement, il fil' lui est rien (hi, attendu qu'il a perdu tout droit en 1'0111pant Ic contrat avant son expil'ation. Tel est l'avis de Aboù Mymoùna, Faqih de Fils 1 et d'autrcs. Le mêmc principe Il été admis, ouà peu près, pour le patron (lui l'envoie le Ralarié avant l'expiration du contrat (c'est·à.dire qu'il doit lui donner son salaire entier).

Observa/ion générale'!. - Si le herger revient après l'achln'cment de l'année:1 et (lue le maître du trou(Jeau lui demande de compléter le temps olt il n'a pas ll'availlé SUl' l'année suivante, si le berger refuse, il ne peut y être obligé et de même si c'est le berger qui veut compléter le temps pendant lecluel il a été abscnt et que le maHre du tI'oupeau ne le veuille pas ; s'ils se meltent d'accord ct qu'ils veuillent tous les deux, cela peut se faire régulièrement si les gages n'ont pas encore été payés; s'ils l'ont (;ll}, cet arrangement n'est pas recevahle, étant donné ce clu'i1 comporterait pour des convenances appal'entes (le conll'aÏl'c à la ruphu'(l de l'engagement. Paragraphe final. - Si le berger vient avant l'expiration de l'année, il doit terminel' ce qui est en l'este \, Qn trouve dans la ~Ioudaouann (lue si (IUelclu'un Il loué un esclave ct Clue cet esclave se réfugie en pa~'s ennemi ou s'enfuie, le contrnt clui les lie se t1'ouve rompu, à moins que l'esclave ne revienne avant l'expiration de ce contl'at : dans ce cas, il est obligé de le terminer, D'autl'es disent: il moins que le contrat ait été interl'ompu entre eux ou . rompu; dUlls ce cas, il n'est pas obligé de le terminer et le berger n"est pas une exception dans l'ensemble cie tous les salariés, .ct il apparatt que le maltre doit êtrc soumis aux mêmes obligations; il Y a lieu d'examiner s'il a loué un autre berger pour ses moutons.

TOV'~F.\r AL-QOUfl,?ÂT

Sil1

Paragraphe X. - Le contl'3t n'est pas rompu par la maladie du herger. S'il se rétablit pendant ln dUl'ée du contrat, il est. obligé de le terminer et il sern pa~·é pOUl' le temps oit il nura travaillé. Dans le cas de désaccOI'd entre le berger et le maUre des moutons SUl' la durée de la maladie, le maitre est cru si le berger habite avec lui; dans le cas contraire, les dires du berger sont admis, (IU'il ait été payé ou non. C'est ce que dit Ihn al-Qâsim dans le 1\Ioutla(1 al-Adjfr ct les Cha)'khs ont basé leur jugement sur cette manière de voir et Ihn l,Iabtb a dit: Il n'y aura aucun doute· que le salarié devra être cru s'il est un· homme libre. S'il y a désaccOl,d sur le commencement de ln cessation de traYail et que le salarié prétende a"oir travaillé toute l'année et (lue le patron pl'étende qu'il a interrompu son travail pendant un certain temps, c'est le salarié qui sera cru et il touchera son salaire en entier: c'est ainsi que le juge Ibn al-Qâsim, Pal'agl'aphe XI. - S'il )' a désaccord entre le bel'ger, et le propriétaire des moutons sur le non paiement du salaire et que cela se produise au moment de .l'expiration du contrat ou peu après le berger sera cru, d'une façon absolue dans sa déclaration sous serment. t (Iu'it n'a reçu son salaire. Si ce désaccord se produit au hout d'un temps assez long, la Moudaouana décide que l'ouvrier qui réclame dans ces conditions en prétendant n'avoir pas touché son salaire ne sera pas cru et que la partie adverse sera crue sous serment.
.. ,

Paragraphe XII. - Si le terme est expil'é et que le salarié réclame son salaire et que le patron lui demande du temps et' qu'un délai lui soit accordé comme pour une autre dette, Ibn lJabfb dit à ce pro·pos que le salaire ne doit pas être assimilé aux autres créances, qu'il doit être pa)'é immédiatement, conformément à ce que dit le

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AnCIIlVES

"_\ROC.\'NE~

Prophète que le salut goit SUi' lui! Donnez au galll,'ié son salaire avant <lue sa SUCUl' ne soit Il géchée Il il moins (l',e le salarié ne se soit loué illl patron pOUl' un certain prix ct pOUl' un certain temps et qu'il ne lui demlllHle ce salaire qu'après l'expiration de son contrat: dans ce cas, ce salair'e peut f~tre considéré comme une dette quelcoll<JUI', Quant à celui qui Il loué son l'selaye et qui vient réclamer son snlaÏl'c aprè8 l'achèvement du tl'avail, 1'1' salai,'(' renll'e (lans la cat(5gOl'ie des tj.ettes relativement nu délai pour son pai('IIH~nt, C'est ce que dit Hm FOlltoùh et AI-I)nttâh ra cité au commencement de son oUVl'age sur' les snlaires,

Para,graphe XIII. - SUI' hel'gel' est convaincu (le vol, le maill'e aura le choix de romp"c ou non le contrnt et s'il le rompt, il devra pnyer au luwgcr le temps pendnnt IC<luel il a trnvaillé, Paragraphe XIV, - Ibn 'Arafa dit: Ün tl'ouve à ce propos dans MAlik: Il ne mc plait pas qu'un berger' donne il IIne personne du lait des moutons qu'il fait paitre, AI-Lakhmy pense que, s'il cst généralement reconnu <lue c'est licite, cela doit èll'e considér'é comme lIne faute sans être absolument un péché il'répal'able, parc(' <lue c'est généralement considér'é comme une chose per'mise et si on défend la l'hose rm'me le plus générnlement, ceUe intel'diction n'est pas yalable ct 8i on l'autol'ise et <Iu'cm ne le défende pas, ce n'est pas une faute, .\boù ~InhJ 'Is(\ al-Ghahrtny a dit que cela n'est pas comparahle il celui qui traver'se le jardin de qllel<lu'un où sc tl'ouvent c1es fr'uits, <lue cc ne soit pas l,a coutume <Ïe dcmand<'r la permission de manger' (des frnits) car le lait est produit cha<lue jour et <lue (le fait d'l'ri hoir'e) est de peu d'importance, Sachez <tue le fuit pour Ull passant de manger' (les fruits pl'ésente trois Cas différ'ents : La défense: L>jllzOIil)'

o

TOU'.'FAT AL-QOUJ,lQh

dit (fue c'est le cas le plus général. L'mllor;sol;oll : elle est contraire aux prescriptions du l'ite, et il y Il une diffé"ence entre manger les fruits d'un ami: dalls ce cas, c'est permis; dans le cas contraire, c'est défendu, Ihn Rouchd a dit: c'est ce (lue l'on peut dire de mieux, el c'est la l'l'aie justice. Et dans le cas précité où la chose est (Iéfenduc, Ibn Houchd dit ëgalement qu'elle n'est pas même permise si c'est le gardien qui offre des fruits, pas plus (IU'iI ne serait permis il quelqu'un qui aurait absolument besoin d'un mouton de l'acheter à un berger. AI-Dja7.0"'ly a IHt que les opinions diffèrent relativement il celle défense. Si le salarié, le berger ou l'associé disent que leur maitt-e l'st consentant vis-à-vis de celui qui mangera quelque chose de ces pl'oduits, fnut-il le croire et en manger ou non? Il Y a dans le rite deux opinions il cet égard. Sachez (lue, quant aux fruits, si leur maltre en a été (HoiK"é pal' des troubles survenus dans le pays, s'il est connu, lui et ses héritiers, Hu'est absolument pas pennis de s'empal'(!I' de la récolte et ceux qui la prennent sont passibles (les mêmes peines (lue ceux qui volent de force. Si le propriétaire est ,ilÎconnu, mais susceptible d't'Ire retrouvé par lies recheJlches et (les emluêtes, ceux (lui s'cllIpal'ent (1.. sa récolte sont passibles de la même peine (IU~ ceux qui s'opproprient une tl'ouvaille et le jugement est le même si un long temps s'est écoulé sans (IU'OII l'ait relt'ou,·ë et (lue son souvenir mèl1lt' Sl' soit p('I'du. C'est C(~ (lue (HI Ibn Houchd.
R(!f1lol'que . ..;.. VUIIS ,l'II'" ,)(Ijouibflt, Syd~ ~\IJtlallplllil al-FI\s)" a dit (IU'iI clillicilc il l'ul1 d('H deux ul;sucit'S 1'''IlI'

le lahour ou autre chose, de dOlll1el' en DUIllÙIH' UIIl' pelite l'DI-lie 1 de lu J'écolte; c'cslen ('fret (Ievenu UJlI' coutume et il est COlll'Dmment établi que rault'(, Il S:-lOCh; Ile doil pns (Hre trop regal'clant il C(l sujet.
, !i

AIlCIfI\"ES l\1.\ROCAINES

Paragraphe XV. - Il est dit dans Ad·DoUl'ar al-l\faknOlma que quel<lues personnes ont posé une <Iuestion relativement au cas de trois (bergers) qui avaient dit il leUl'- ami: Il Gardez ces moutons; nous allons chasser; nous partagerons ensuite le produit de notre chasse. Celui-ci y a consenti et les autres ont pris du gibier; leur convention est-elle valable? La réponse est: Le produit de la chasse appartient au chasseUl' et celui qui a gardé les moutons ne peut que leur réclamer le prix de sa peine, et, s'il arrive quelque chose aux moutons, il n'a aucune responsabilité. Paragraphe XVJ. - Il est dit également dans _AdDourar t que dans l'ouvrage <1.' AI-Ghabriny 2 intitulé Siyâq As'Ua on pose la <Iuestion de savoir si ce qui incombe au propriétaire d'animaux pour les frais à tour de rôle du pasteur des bœufs et des montons doit être calculé suivant le nombre des propriétaires ou suivant le nombre des animaux à pattre : La réponse est que le nombre de nuits qu'il couchera chez chacun sera calculé proportionnellement au nombre des animaux, si les propriétaires discutent pour si peu. En effet, le salaire sera proportionnel au nombre d'animaux, car le travail est proportionné à ce nombre et le coucher sera calculé de la même Jaçon, car il fait partie du salaire et doit être également proportionné au nombre des animaux 3, à moins que les propriétaires ne prennent d'autres arrangements il leur convenance. Il en est de même, et Dieu est le plus savant, pour la nourriture ~ du mattre d'école et du pasteur de bœufs il tour de rôle, c'est-à-dire <lue les frais doivent être étahlis proportionnellement il celui des propriétaires, à moins que ceux·ci n'aient pris un autre arrangement à leur convenance. Paragraphe .l'l'lI. - La Zakdl al-Fatr du berger est à

sa charge et non il celle du propriétail'e du troupeau et il n'est pas obligé dans le eontrat relatir il la nourriture du berger cie lui fournir cette zakât.

Paragraphe XVIII. - Si. des troupeaux détruisent un champ de blé, le remboursement incomhe-t-il au pl·oprié. tail'e ou au berger'1 Voici le règlement il ce sujt'! : Cette question est résolue dan~ le ~Ioukhtaçar, flui dit: Si les tl'oupeaux ont causé un dQmmage pendant la nuit, la l'esponsabÜité en incombe il leur propriétaire, (l'land même l'estimation serait supérieure à la valeur du troupeau en donnant il cette estimation une nleur mOJenne enh'e une perte totale et la possibilité flue le blé repousse. Il ne faut pas (l'le ce soit pendant le jour à moins que le berger ne soit pas avec le troupean et que ce troupeau ait pâturé loin des champs ensemencés; s'il en est autrement, c'est le berger (lui est responsable 1 et il n'y a pas de différence du fait flue les champs soient ou non clôturés, On ne peut pas invoquer contre les pTopriétaires du blé (IU'Hs devaient gal'der ou clore leurs champs; on juge au contraire (l'le c'est au propriétaire des troupeaux de les garlIer, comme c'est évident. C'est ainsi llu'a jugé le Masnaouy. Et, Dieu est le plus savant. Paragraphe XIX. - Si les troupeaux ont mangé du blé et qlie' le heI'ger ou le propl'iétaire des troupeaux l'ait l'emboursé, eu égard à l'estimation 1ll0~'enne dont il a été parlé, et (Iu'ensuite ce blé repousse, ce blé doit revenit' à celui qui en n payé l'estimation, ainsi Clue l'ont jugé Al:\fatlty, AI-Qoulch4ny et le Mou 'Jn al-IJoukkl\m; d'autres, contrairement à leur dire, prétendent qu'il faut rendre l'argent,. et c'est dans ce sens (Iu'a d'abord décidé Ibn Salmoùn; il a dit ensuite le conlt'aire. Paragraphe XX. - Il est dit dans le
:\Ii'~·t\l' (lue 'Amit·

31ill

.\RClln-ES 1I1.\ROC.\lNI·:S

hen ~fou'âouiJa itlterrogé SUl' le cas d'un heI'ger endot'mi (·t dont les troupeaux ont détérioré un champ de hlé a .répondu : Le herger est responsable de ce Clue le troupeau a détruit. L'avis de plusieur!'l {ollqahd est que le berger doit payer ce Clue les tt'oupeaux ont détruit si cela s'esl fait par sa faute ou par sa négligence; mais s'il n'a pas P" {~ontenir le troupeau, dans ce cas les dégâts doivent être pa)-és par le propriétaire (du troupeau).

Paragraphe XXI. - AI-Bourzoùly est d'avis que si le' propriétaire du troupeau sait ou suppose (lue son troupeau cause un préjudice au blé d'autrui, le berger n'encourt aucune responsabilité parce qu'il trouve en entrant en service des animaux habitué's à faire tort au prochain. Mais s'il ne trouve pas cette situation établie et si elle n'est pas de notoriété publique, il est éCluitable Clue la reRponsabilité lui incombe parce que c'est lui qui s'occupe deR animaux, contrairement à ce que dit As-SiyotÎry dans ses consultations sur la responsabilité du maitre des anilllDux. Paragraphe XXII. - A la fin des NaouAzil, de Ihn Bilâl, il est dit que 'IyAd 1 fut interrogé sur le cas de certaines personnes qui avaient engagé moyennant la nourriture un imam pour faire la prière; ils réunirent ce qu'iis denient donner et, seuls refusèrent d'y contribuer n"ec leurs voisins cluatre hommes qui gardaient les bœufs et les moutons du village, qui y rentraient chaque nuit et clni Ycouchaient. Ils y rentraient au coucher du soleil et ils en sortaient avant le jour. Ils refusèrent de donner quoi (lue ce soit avec leurs voisins pour contribuer à ce salaire. Il répondit (lue s'ils se sont engagés avec les voisins il lem' incomhe les mêmes obligations qu'à leurs voisins relativement à ce salDire 2. Il a ajouté après autre chose : En résumé Ibn AI-I.It\dj a dit Clue le paiement du salaire

TO[;'~FAT ,\f.-QOUl:)J~~T

le paiement de la communauté en dehors de la prière du vendredin'incomhe qu'à ceux qui se sont engagés il le payer, à moins (IU'il n'y ait dans le village une coutume contraire à ce sujet., D'après 'Iyâd cette obligation est ahliolue et d'après Ihn Houchd ce salail'e n'est obligatoire llu'à ceux qui R'Y sont engagés, IlH'me pour la prière du vendredi, Et Dieu est le plu s savant.
1'0111'

Paragraphe XX/Il, - .\I-Bour1.oùly dans les Naoul\1.il ad-IMouJ' et les notes mal'ginales SlU' Yabya ben 'Omar disent relativement à un homme «(ui se trouve avec ses moutons fintre des champs de blé et q'ui craint de laisser passer "'heure de la prièl'c, «(u'il doit faÏl'e la pl'ière et reluboul'lier la valeur du hlé si les moutons l'ont détérioré 1 (penllant <tu 'il faisait sa prière), Nous disons : c'est un cas analogue, d'apl'ès nous, à celui de (luel(lu'un qui cl'aindrait à l'OulH(fa au mont '.\rafa, la nuit, de laisser passel' l'hem'e de la prière de 1"J"\chd'; commencerait-il pal' la prièl'e de l'OUR(lfa ou pal' celle de l":\chd' '? se basant sur robserYation de l'heure de la prière de l"Aclu1' pr~­ fél'era-t-il l'ohser\'Oncc de l'heUl'e de ln prièl'e ou la gurlle du troupeau? C'elSt encore comme celui qui, malgré la difl'érence (IU'il ~' a 2, fait ses ablutions avec du sahle parce (IU'il ne peut se procurer de l'eau (IU'à un prix très élevé, ou bien comme quel<lu'un <lui 0 des chaussons:! et à (lui on demande un prix très élevé pour des Scandales, Tel est le l't(t4umt' de la (Iuflstion, Et Dieu est le l'lus 8aVllnl,

IIm Ab' 7.o\'d 0 dit : Il est Iicilf' à un ho IIIIIU' de vClIlh'c la moitié dt:' ses mouto1l8 \ pour un prix établi, au
2
~

..

,
3fi8

ARCIIIVES MAROCAINES

comptant ou pour un terme fixé, ceci à condition que l'acheteur se chargera de l'autre moitié du troupenu nppartenant au vendeur jusqu'au terme fixé (pour le paiement) et on ne manquera pas de spécifier qu'il (le vendeur) devra remplacel' les animaux qu'il fait périr conformément aux prescl'iptions d'Ibn al-Qâsim. Quant aux autres docteurs, ils disent qu'il faut un jugement pour l')' obliger. AI-Dourzoùly a dit: En convenant ce (pli précède, les parties admettent également que le vendeur peut, 101'Squ'il lui plalt, compter le troupeau; si les pal·ties ont convenu que le prix de la moitié vendue ne serait paJé que sur les produits du troupeau, ou bien que le vendeur devait paUre le troupeau tant qu'il ne serait pas partngé, cela n'est pas licite. Si l'acte de vente ne contient aucune condition il peut être résilié, d'après Hm al-Qâsim, et couramment, en se basant sur ce que dit Ibn Hahib, les oppositions qui peuvent se rencontrer dans un acte qui contient des clauses valables et des clauses vicieuses, n'entralnent pas la résiliation de cet acte. Si le contrat est rompu à cause des irrégularités qu'il contient, et que le marché des moutons ait subi une baisse, et que l'acheteur en ait déjà pris possession, il devra payer comptant la , moitié de la valeur du troupeau au jour où il devra en avoir pris possession, et d'autre part, le vendeur devra lui payel' le pdx estimé pour le temps pendant lequel il a fait paître les moutons; il en est de même pour les autres animaux. C'est ce qui résulte des paroles de Bourzoûly dans ses NaouAzii relatifs à l'association et à.la conciliation, Dans ses Naoubil relatifs à l'association, dans le Dournr al)faknotina, AbOli Ahdallah al-ZaouAouy dit que l'asso~ia­ tion pour les animaux se divise en phIsieurs catégories. 1° Si une personne dit à une autre: Prends mes animaux pour les faire paître pendant un temps déterminé. Celte catégorie se divise également en trois autres: 2" Si celte personne dit à l'autre: Prends cette part im-

869

médiatement et. uses-en comme tu voudras. Cela est licite si l'on a spécifié que le preneur devra rembourser (les animaux qui peuvent se perdre). Si celte condition n'est pas spécifiée, la convention est nulle et il n'y a pas de controverse à ce sujet; en effet, la coutume est opposée au remboursement '. 3° Si la personne ne peut user de celte part d'après l'expiration du délai. Ce contrat est nul par le fait de l'empéchement de pouvoir se servir d'une chose (lui lui appartient. AO Si le propriétaire dit au preneur: Tu n'auras aucune part avant l'expiration du délai. Ce procédé est illégal également, et s'il est constaté 2 le contrat est annulé si le marché n'a pas suhi une baisse et si les animaux n'ont pas diminué de valeur (par leur état). Si cela se produit, il est obligatoire de faire l'estimation des bétes le jour où le délai est échu et le preneur peut exiger du propriétaire un salaire proportionnel (pour le paiement de son travail pendant la durée du contrat) et si cela est constaté aVRnt l'expiration du délai le preneur doit rendre les animaux à leur propriétaire.

Deuxième divilion de8 divi,iQn8 principale,.

Si le propriétaire vend à quelqu'un une partie de ses animaux à la condition que le preneur fasse paftre le reste:l. Cela est licite à certaines conditions: La première, que le temps soit fixé. La deuxième, que le remplacement soit spécifié. La troisième, que l'acheteur ait la' jouissance de ce qu'il a acheté sans que personne puisRç s'y oppose.·. La quatrirme, que cette jouissance ne s'exerce que
l". "

AIlCH. 3IAIIOC. -

xv.

1/1.

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L

ARCIIIVES IIIAROCAIi"ES

(Ians des ench'oils et à des heures connus 1 (c'est-à-dire aux endroits et aux heures où il est habituel de faire pllitre les animaux. La cinquième, (IU'il ne sera pas stipulé parmi les conditions que l'acheteur devra s'occuper des agneaux'!. Si une de. ces clauses est supprimée, le contrat est irr'égulier et cela entraine sa nullité, et l'acheteur est en droit de demander au vendeur un salail'e. Si les it'régularités ne sont constatées «(u'après que le contrat a déjà reçu un commencement d'exécution, il y a lieu d'estimer il comhien s'élevait le prix de la moitié vendue le jour où l'acheteur est en droit de se faire payer par le propriétaire des ani· maux un salaire proportionnel (au temps pendant lequel il a fait paitre les animaux) 3.

Troisième division des divisions principales.

Yente d'une certaine quantité de \"aches ou de hrebis il lu condition (lue l'acheteur remettra au vendeur' une quantité fixe de heurre frais ou beurre salé, que cet acheteur ne seru pas exempt de cette obligation, qu'il ait pris l'('ngugement de fournir cette quantité sous sa propre responsabilité, ou hien (lU'elle provienne du beurre fourni par les vaches ou pal' les hrebis vendues, qu'il n'en soit pas exempté non plus, que la cluantité produite par ces ani· maux soit déterminée par l'usage ou non. Dans le deuxième cas envisagé, il n'est pas contesté (lue cette manière de faire est interdite; s'il s'agit du prpmier cas, cela peut être également autorisé ou défendu, de même que si le vendeur remet à l'acheteur une vache qu'il dena fnire paUre et dont il pourra prendre le lait, à la condition de lui remettre (au vendeur) une quantité déterminée (le

TOl".IFAT AL-Q()t;I"!~ÂT

)WUl'l'C f.'ais ou snlé, Et Dieu, qu'il soil C'xallé! est 1(' plus savant.

Paragraphe (final). - Dans les NaouAzil al-~[oUl\OU')lit du Mi')"llr, on cite le cas de <Iuelqu'un 'lui a vendu ln moitié de sa jument il un autre; celte jument cst l'cst,:c longtemps entre les mains de l'acheteur (lui s'en est s"ni pour faire un voyage pénible; elle est reveuue fourbue '. Le vendeur réclame le remboursement d., sa moitié de la jument il l'acheteur (lui lui dit: Donne-moi ('e qui me rcvient pour les soins (flle j'ni donnés il ta moitié de la jument. La l'éponse est: L'acheteur (de la moitié) doit J'embourser la part de son associé à moins 'Iu'il n'ait fait avec la jument le vo)"age dont il s'agit avec l'autOl'isation de son associé, où (lue ce soit une habitude établie enlre eux (lue l'acheteur fasse avec cette jument des vOJagf'~ semblables. Dans ces deux cas, l'acheteur n'c.~st pas l'''Sponsable. Quant au snlaire pour les soins donnés il III moitié de l'animal, appartenant il son associ~, si l'acheteur est de ceux qui ne se font pas payer un semblable ll'avnil, eu égard il leur importance pel'sonnelle et il leur origin(~, on estimera (lue cette demande n'est pas digne de lui et aucull salaire ne lui sera dù pOUl' les soins donnés fllH'llli; dnnl:llc cas contraire, le salah'e lui est dli.

Nous avons terminé, par la grllce de Dil'U, Qu'il soit exalté! grâce n son aide bienfaisant".
POUl'

traduction :

El>.
~D(.

1\IICHA.l1X-HELI.AlnE,

.-t l.'ec la collaiJor"lioll dt'
L.
~lAnTl:~

et P.

PAQl'IGNOX.

LISTE DES OUVRAGES
QUI ONT SERVI A ÉTABLIR LES NOTES DE J.A TRADUCTION DE L.\ Tou~fal

al-QOll{lfjal.

).,b.J ...uJ~II
~.".WJ iiL4iJI ~ L ~I.,.JI .Wall ~ yr» ~ ~
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- •.1. .;._~1I .. IL ..r. ~ c:- ~ l...b.:...J\ r- \AllI' ~ c-:-" ~'1 J.-II . "'" ~
.,b.IJ~ U!JO.
"EN Anl'L-

L"Amal AI-JlIolll/aq du Chaykh l\IOURAP,IMAD QÂSIM AL-FILÂI.y AS-SIDJLAMÂSSY. Tunis; 1290.
i883.

~ ~,)~ cf ~CJWI Jl-I ~J:.l>

Khalil ben /s?/.dq AI-.~{dli"·iJ. l~dilion de l'Imprimerie nationale, 1883.
t301.

~~

cf • .I~I J:.l>~~\ j&- ~..rJI ~
Commentaire de Khalil, cin(1

MOU~IAMMAD AL-KIIARCHY,

volumes. Le Caire, 1307.
i301.

~~

cf

.J~IJj..tJ\~..rJI~~J-'alI~l>
einq

CIU1)'kh 'Au AL-'ADOUY, Commenla;"e du /Oral'('h!/, volumes. Le Caire, 130ï.
U19.

~~

cf ( .I~I J:.l> ~.f.. ,),)~I .:,,~..r.l' ~I Cr
vo-

AI:UIAD AD·D.\RDtn, CommenlaÏt'e de /Oraltl, quatre lumes. Le Caire, 1319.

LISTE ilES OUVRAGES

J

ï j~I .f.. .,.)..ul J.&- ~ y..ul ~ ..r~l ~ ..ul ~ ~~
f3t9.

~ f

CHAMS AD-DvN CIIAVKH 'ARAFA AD-DASOlÎQV, Commenlaire marginal de Dardtr, quatre volumes. Le Caire,
1319.

~~ ~I~ r--~~' J.&-Jr-=J'J.&- ~~~, c:..rJ ~I

un.

:\t-BoUIfDJA, Commenla;"e de la TOll~ra de Ibn ':\.cim par Sydy .• Ali At·TasolÎly, deux volumes. Le Caire, Ut i.
U9!. ~ ~~

c:f'i A..I~I J:b- J.&-Jl;.)}1 ~ J.". JI ~b.

MOUIIAMMAD DEN .\.\IMAD AR-RAIfOÛNV, Commenlaire du Commenlaire de Klzaltl, par Az-Zourqt\ny. Huit volumes Iith. à Fès, 1292.
t3!n.

~~c.+~1,?,#-~~'
deux volumes. Le Caire,

Chaykh
1320.

MOU~AMMAD '.\deJ-l,

t3!O.

~ ~ c.+ ~I .. ~ ~.J>' .;? ~I ~. -.;

Tabcira de Ibn FarbolÎn, deux volumes. Le Caire, 1320.

-b-IJ ~ ~I Jp. J:1> ~ JI,)"..JI ~I ~~ ~)W1
BABA AHMAD AS-SOUDÂNY, Commenlaire de Klzaltl, un volume manuscrit.

~ ~I ~ Jb..) ~ ~I~.J..::- ~~, (tUI ~W.)
AL-HASAN BEN RA\II1ÂL, Damdn ar-Çounnd', un ,"olume manuscrit. ~I..J.;. ~~,.) ,)lâJI.J.f ~ ~.~ JI.A.f'

Abdarralzmdn ben 'Abdalqddir Al-Madjdjdcg, un volume manu·scrit.

AIlCIIIVES

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1007.

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1:~15.

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t.... II

~lnU~'AMl\IAD M'YÂRA, COI1lIIU'llia;l'e de Iim " {('Ïln, deux YolullH's. Le Cair'e, 13tij.

NOTES
Parr 295; noie t. - Celte invocation ne se trom·e pas dans le tèxte manuscri~, qui commence à ~ J « Et ensuite Il. Page 2Qfi, noie 2.-.-Le texte manuscrit dit: AI-Yn'qOlihy. Page 29;;, noie 3.- Le texte manuscrit dit ..,,-Ull AI-Qacir, li celui qui possède peu de science Il. Page 295, noie 4.- Le texte manuscrit dit: lS. Il hi Il. Page 295, noie 5. - Le texte manuscrit dit : ~L.... «Jnaslt'th, ce qui n'a aucun sens. Page 296, noie 1.-Nous traduisons ainsi le mot c; ~dont la traduction littérale ne rendrait pas exactement le caractère du chapitre qu'il désigne. Page 297, noie t. - 'A mal al-.'loullaq de J[ou!uzmmad ben Abt' l-Qdsim-ben 'Abd al-Djaltl al-Fildly as-Sidjlamdssy, page 330. Édition de Tunis, 1290.

r,A,ÜIl,;..l.~ ~ ... ~~I.).:..~l:..'~'J..rb Il Si vous engagez un herger pour pallre vos moutons, donnez-lui une quantité de moutons déterminée et ,spécifiez que vous devez remplacer ceux qui viendront à manquer. Il L'auteur ajoute, d'après Ibn al-QAsim, que le contrat d'engagement du berger qui reçoit une quantité de moutons déterminée, n'est valable que si l'obligation de remplacer ceux qui viendront à manquer est spécifiée dans ce contrat; sans cette clause le contrat est annulé et le

376

ARCIIIVES l'1 . \ROCAIN1':S

berger a droit à un salaire proportionnel au temps pendant lequel il a fait paUre, Telle est la jurisprudence, Abod 'Abdallah MOll!wmmad Al-Khal'chy. Comme1l[ail'es de f(halll. I~dition du Caire, 1308, t. V, p. 15.

i.n- 1,~1.' _.l....:-.:.~ !.TJ.. ~ ~ \:....._v ~ .)~_.;1 '1 .~. '~
~ 1~ ~,1 ~I.:r ~ ~ ~ ~1..üJl.1 A ~1.kA ~

y,...

Il Il est pel'mis d'engagcr pour une année un herger pour paltre une quantité déterminée de moutons, moyennant un prix indiqué, à la condition clu'il sera spécifié dans le contrat qun les moutons qui mourront ou se perdront seront remplacés par le propriétaire; sinon le contrat est nul. n Khaltl, - Édition de l'Imprimcrie nationale. Paris, 1888; hég. '1300. . .

ll~I~~I~)I~~ts
De même que pour des moutons dont lc nombre est déterminé, le l'cm placement incombe à celui qui a engagé le salarié. Il Dasodqy. - (Chams ad-Dyn Chaykh 'Arafa). Notes mut'ginales aux commentaires de Khalll, de Dat'dil' (A1)med). Edition du Caire, 1319, t. IV, p, U.
I(

~~W~I.J..r~I~~~~.)~.)~)I'j~
Il Le contrat de louage du berger engagé pour palb'e . Hne quantité détCl'minée de moutons est yalable à la condition ((u'il soit spécifié que ceux qui viendront il se perdre seront remplacés (par le pl'opriétaire), )) Page 207, note 2,- 'Amal al-Moullaq (ouv. cité), p. 330.

~l.~~.kA.r'~~j~~~ ;U~~~~.)~~'"JJ
.l.:dI~ ~ ~~l. ~ ~,'rSi quel(lu'un a engagé un b~rger pour faire paUre une centaine de moutons, sans Clue ces moutons aienl. été comptés, cela est valable, cluand même le remplacement de ceux qui mOUl'ront n'aura pas été spécifié dans
I(

NOTES

Si7

. le contrat, et ce remplacement sera ordonné par justice. » Page 298, noie 1.- Une note marginale du texte manuscrit dit :

J..W1 i~ \'1 ~~) u.bJ'~~.)

&' cJ~

« Si le maltre des moutons refuse de remplacel' ceux (lui meurent ou qui sont perdus, il doit au bel'ger son salaire cn entier. » AI-J(hm'chg, ouv. cité~, t. V, p. t5, dit: h.~J r~ ~31 ~I,)I J:.i ~, ~ yWI-:J.) ~I cJ~

i~\'1~ fi Si le propriétaire du troupeau se refuse. au remplacemerit et dit au berger de s'en aller, celui-ci a droit à son salaire en e~tier. » Page 29~, noie 2. - Celte phrase depuis ~ J jusqu'à Malttiga ne se trouve pas dans le texte manuscrit. ·Page 298, noie 3.- ~J.lJ'1:-lJ"""I( Comme il est dit dans la .Voudaolldna» ne se trouve pas dans le texte manuscrit. Page 298; noie a.- Texte lithographié : ...r.f~~l.~. ~.;t: Texte manuscrit : j,~ ~cJl. Page 299, noie t. - Texte lithographié : ~

en est responsable». TAxte manuRcrit:~~« doit le l'embourser JI.
Il

Page 299, noie 2. - Le texte lithographié dit: J. Le texte

manuscrit: Jt Nous avons adopté celle deuxième version qui parait plus conforme au sens général. Page 299, noie 8. - Le texte manuscrit ajoute: ,;5\'I ~ Il c'est ce (lue dit le plus grand nombre Il. Page 299, noie A.- « Al-Moukhtacar », ne se lrouve pas dans le texte manuscrit.

;-liR

An<:IlI\'I~S

:\IAIlOC.\I:'IiES

Page 209, notea.- Voici le texte amluel renvoie l'auteul':

':".r-GI~ l:-J\ Jlil,;\ lS'w~ ':"~~0\~J.f..~j,.rJ\0\J";

r ,;\ ..1J1.. ~J ~\ J\; ' ~JJ:.Jlii.)4-IJI~\0"P\'\~~0~J.b~ j,.rJ~ teL;,
0tç\,~ .:,,1..1.. ~ ci ~0' ~I)' ~.1,
~.:,,\,.JJ ~,

. .. -r

..

AI·Lakhmy a dit, d'après ~Iâlik : lorsqu'il a été stipulé à l'égal'd du berger clu'il devra apporter la pl'euve matél'ielle de la mort (d'un mouton) fautl' de quoi il sera responsable, celte clause es*-nulle; mais s'il apporte celle pl'CUye, il a dl'oit il une plus gl'andc pal'lie du salaire fixé ou au !'lalairc proportionnel. D'après 'une aub'e opinion, celle clausI' est yalahle el Il' hel'gel' est responsable s'il n'appOl'te pas la preuve (de la mort). De même si un salarié prétend cln'tm vase (qu'on lui nait confié) s'est hrisé et qu'ilu'en rapporte pas I{'s morceaux. » (Tabclrat al-Houkkâm de Hm Fal'l}oùn AI-~lâliki, publiée en marge du Fall) al· 'aly fl'l-fatom\ 'ald )Iadhhab AIImâm l\IdIik, de Moul}ammad 'AIJch, t, Il, p. 292, édition du Caire, 1320,) Page 300, noie 1 - C" c'st·à·dire clue le contrat fait pOUl' .• un an, s'il est rompu au bout d'un jour par le berger, celui·ci n'a droit à rien; tandis Clue sïl est rompu dans les mêmes conditions par le maltre, celui-ci doi 1 nu bel'ger le salaire de l'annéc.' c'ntière, Paye 300, noie 2.- Le texte nH11I1I~CI'it llit : \.S,),\::J\ ce .\tTl\oudy JI, Page 301, noie 1.- Le texJf' IIIi1I1U~CI'it tlit :..: .AI' .. Addour.. JI. Page 301, noie 2,- ii,)~ ne se Il'oun' pns dans Il' texte . munul\crit. Page 30 l, noie 3, - C( )Ial » i"'-4J1 ne Se tl'ott\'e pas dans le texte manuscl'il,
IC

XOTHS

Pa.'le aO;J, lIole 1.- KhaU/,

cit.é, P" li!'), ligue 'Ii. , ~~I~.)tl)~J.J Page 303, noie 2.- Texte lithogr'aphié : l+l( "::,,ob. &.,; \'.
OUY.

Texte manuscrit : ~..::.. ob. ,jJ ~I.,; \'. (( Le berger ne peut paUI'c pour un autre. » AI-Klzarchy,ouv. cité, t. V, p. 25. 1Il.d- 4--e ~.J.. ~I ,j ~ Il Il ne peut (le berger) faire paitre avec eux (1eR moutons pour lesquels il est ellgaw;), d'autl'cs moutons. li J)ardir, ouv. cité, t. IV, p. 2'1.

~J>-Ir~.)r~.)~~rle))~,
Il Le berger ne peut pas s'f'ngag-cr l'our paUre d'autres moutons. » fJafle 303, noie 3. ,- Klzaltl, ou\'. cité, p. ii8. « Ou hien le salaire sera pour celui qui l'emploie. » .~ \:.....J·~~\'b Al-Kharchg, ouv. cité, t.V, p. 21.

JJ \,Ir=-JI "'I)~ ".Gii~\'1 ~~.1..rJ1 ~ ~.d- ~.)~~
« Si le herger fait paltre d'ault'es moutons, après convention contraire, le salail'c nppartiendra au propriétaire des premiers moutons. Dard;", ouv. cité, t. YI, p. 17.
1)

&- ~.) W ~ Ü ~~ 4--e ~.)J ~.JW ~~ ~J>-I ~.),j~ J!J")II r . .lOI U ~ . ~::.II to.J) ~~'J'!'
Il n'est pas permis (au herger) de faire paltre d'autl'es moutons: s'il enlreint cette défense et lait paltre d'autreH moutons avec ceux dont il 'était chargé, son salaire pOUl' le pAtUl'age do ces autres moutons appartient à celui qui l'avait engagé (en premier). Sot1ddng (BAba Abmad). ~fllnuscrit sans pagination. JJ ")II ~t..J i ,)~.,;l lii~~ ,)I)J ~..k ")1 ~\ ~.1..r 0~ cc S'il a été convenu avec le berger <lu'H n'ajouterait rien
26

r

380

AllCIIIYES )fAROCAINES

aux moutons à lui 'confiés, le salaire pOUl' le pâturage des moutons qu'il ajouterait appartient au propriétaire des premiers. )) Da8odqg, ouv. cité, t. IV, p. 21: UJ~,)W .~~ 4- t"..d-.r')J 1$.J...ü .J~ I$,? \~,) ~~~

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cc Il ne lui est pas permis (au berger) de faire paUre d'autres moutons; s'il enfreint cette défense et en fait paltre d'aub'es avec ceux dont il est chargé, le salaire du pâturage de ceux qu'il a ajoutés, appartient à celui qui ra engagé, qui est le propriétaire des premiers moutons. Page 30ft, noie'" - Al-Kharchy, ouv. cit, t. V, p. 2ft. t"..J!- ~ .rJ'...J \ '.1p i ~ ..:.t I(.J~ cc Si les moutons sont peu nombreux, il peut en faire , paUre d'autres avec eux. )) Khalil, ouv. cité, p. 178. ~ J\. « S'ils sont en petit nombre. )) Dardir, ouv. cité, t. III, p. 17. -:Ji .J\ ~\ ~ ~J I$,?\~,)~ cc Il a le droit d'en faire pallre d'autres, c'est-à-dire, s'il en a un petit nombre, » Soddâng, ouv. cité (manuscrit sans pagination). ~';~...:Ji .J~ yW \Ja; .J\\I\ « A moins que les moutons ne soient en petit nombre; dans ce cas il peut en faire pattre d'autres avec eux. » Da,odqg, ouv. cité, t. IV, p. 21. 1$';" \I\.r,) ",\&. I$.JÂ'- ~ .;J \1\ 1$';' \1\ .r.),Jj.Y:"!cc Il est permis au berger da faire pallre d'autres moutons avec les premiers, à la condition qu'il puisse matériellement le faire. » Page 306, note 2.
1)

c:

ne se trouve pas dans le texte m8nuscrit~

~ i.)~y\ ~I$-,",,_ \1

NOTES

381

Page 30fa, noie 3.

~ i,)~jl cP \S ~ ~l. i,.;..CJ~ ,) \.rJ~
« Il faut entendre le grand nombre dans le sens de la quantité en plus à laquelle le berger ne saurait suffire. Il

Cette phrase ne se trouve pas dans le texte lithographié. , Pag~ 304, noie fa.- Texte lithographié: c.i-... Texte manuscrit : ~..J!..
Page 30fa, noie 5. - Texte manuscrit:

\SI, ne se trouyo

pas dans le texte lithographié. Page SOft, noie 6.- Al-CAdoug, t. V,p.2fa. 'Alyal-'Adou)',

oU\Tage marginal des commentaires de Khaltl d'AI· Kharchy. p\..\o.J'. ~ ~r'--' c)A~.LrJ \SI~,) .,.J\~\l J.-~~ rl;I
~l-

L'auteur de la Toubfa a copié littéralement la phrase . d'AI· CAdouy. Page30fa, noie 7. - Al-'Adouy, ou\'. cité, t. V, p.2ft. 11? J:i l';~\Lb- J t.~..J!. ~\",~ ~~\ le J~JI ~,;~ ..J"A~). J

u--i-i~.y.; WJ:iÜ~u.~~u.~.) ~I~~~ Il.J~)C..
~Il. ..b.I·~ J ~I,:r ~I,-~ ~I~ ~ \:...:.~ ~I
• C'est tex~u~llement la phrase de la Toubfat al-Qouc;lc;lAt qui se trouve également dans le commentaire de DOSOl'qy,
:
~~

.

t. IV, p. 21Page 30fa, noie 8. -

mo.t: 11 ..... .

Cl

ra

Le texte manuscrit ne porte pas le commenté ».
,

Page SOft, note 9.

~~ J ~ ta::J1 JIi ~Ji
CI Appendicè. Al-l\Iiknby dit dans ses séances. » Cette phrase ne se trouve pRS dans le texte lithographié. . .

.\RCJII\·ES M.\ROC.\INF:S

Page 305, Ilole 1. - Le texte manuscrit dit: tr')'~' l.
~

Le mot ~ ne se trouve pas dans le texte lithographié. Page 305, Ilole 2. - Al· 'Adouy, ouv. cité, t. V, p. 26.

J;'I; ,I.;l:... ~.l. Y. ~r.;Alj ~.)~.H.;~~ I..:~ ~l:-\\';ll.!J· ~ ~~l:...1 urll i..K-}l1 0".k.L.~ ~ ~..ri ~ ,) i ~ ~ j ~ C! ~ ...LJ-;-ii ...u Si quelqu'un a engagé un bel'gel' pOUl' un dinar pal' mois,et que ce berger s'engage lui-même pour un travail (Iangereux, moyennant un dinar par jour, ou (IU'il aille se battre et qu'il lui revienne pour sa part de butin dix dinars, on ne lui enlèvera de ses gages que la ,'aleur correspondante au temps pendant lequel il aura été absent (en calculant proportionnellement à la somme pour laquelle il est engagé par mois). Page 305, nule 3. - Dardlr, ouv. cité, t. III, p. 17.
I(

~1.~.;~'~.'.Jd~~~~~~}~1
Si (le berger) travaille (pour un autreHpour rien, on lui retranchera de ses gages ce que vaut le travail qu'U n accompli (en dehors du travail pour lequel il est engagé). )) Al-'Adouy, ouv. cité, t. V, p. 2f•.
I(

~l.J~~I~ ~l.J~ ,'.".cJ\d~'; ~ t ~~~~
~\c:r
« Si le berger travaille pour rien, on lui retranchera de ses gages proportionnellement au travail qu'il a fait pour un autre, c'est-à-dire une somme proportionnelle à ce que <:e travail représente relativement au salaire pour lequel il est engagé. J) A r-Rahodny (Moubammad ben Abmad ben Moul}ammad ben Yoûsouf), Commentaire des commentaires de Khalll du Zourq4ny.

l''OTES

383

Lithographié à Fès, 1294 h., t. YII, p. 2'•.

~\J tJ--~ ~~ ~ ~fi" \:-J\J:"l ~~\ Si (le berger} travaille pour un autre «lIC celui qui l'a engagé, cela sera retranché de ses gages. » Page 305, noie â. - Le texte lithographié dit :
Il

~~i,)~\tJ-- ~

rJ

Le texte manuscrit dit:

'

.~ ~\ t.l..~..;\~ l1iJ '-' I!1lll~ \J'_ L... tJ-- ~..rf- J,J ~ ~ (:;!: fi"l:-\ .:.r(rJ ":k fi"":-\ t- ~ ~~ ~hr J ~

r

r'

, JijJ.;Ih'~J~ (( Il est clair qu'il en est de même s'il apporte du hois ()u autre chose semblable, si cela ne diminue en rien le temps de son travail et si le patron ne l'a pas loué pour la totalité du produit de son tra'"ail. C'est le sens de ce (lue dit Az-Zourqllny ». Ce membre de phrase ne se trouve pas dans le texte lithographié. Page 306, noie t.- Le texte lithographié dit: rJjlI\~: Il Après une obligation. Il Le texte manuscrit dit: J,".rJ \~. Il Après la mise bas. Il La phrase serait alors: Il et il n'y a pas là matière à un iuge~entrostérieurà la mise bas prévue par le contrat Il. Page 300, noie 2. - Le texte manuscriL dit: J\. Ce mot nt! sé trouve pas dans le texte lithographié. Nou!'! avons adopté' la version du texte manuscrit. Page 306, noie 3.,,:- f{~alll, ollv.cité, p. liS. . ~..;,.J\'\..\I}\ ,",J"'~ \'J ' Il Ge n',est pUHune obligation (le faire paltrf~ les aJ(nt!Rux • , à moins <lue cela ne soit la coutume. Il . Al-Kharehy, ouv. cité, t. V, p. 2,~. '

P\

~';rfP.r~~~\\" ~I~..\IJ~ ~J'..~' ~~ cr')1
2 6 •

\'

·\RCIIIVES l\IAROCAINES
ff Le berger ne saurait être obligé de faire paître les produits des brebis, à moins que cela ne soit la coutume. Il Dardtr, ouv. cité, t. III, p. i7. '-!.;JYI ~I~..u; 1$ JJI..\lyI ~.l~I)I r.A '1J «Le berger n'est pas obligé de faire pattre les petits des brebis, à moins que ce ne soit la coutume. Il Sot1ddny, ouv. cité, manuscrit, sans pagination• ....A'~ i ,)~cJ\(I.il '11~,)'1 ,'II l.~ .:,,~'11 ~.JYI ....A~ « Le berger n'est tenu de faire paltre que les mères, non les petits, à moins que cela ne soit la coutume; dans ce cas il y est tenu. Il Page 307, note 1. - Le texte manuscrit ajoute : lA..\lJJ rYI~. « Entre la' mère et les petits. J) Page 307, note 2. - C'est-O.-dire que le berger se fatiguerait il maintenir réunies les brebis qui chercheraient il rejoindre leurs petits. » Al-Kharchy,ouv. cité, t. V, p. 26.

~ ~I J~Y

lA,) '1,1 ..:.i.J~ l.il.:,,~ YI ~ 1.l ~~

« Afin que le berger des mères ne se fatigue pas, par le fait de la séparation des mères et de leurs petits. » Page 308, note 1. - Texte lithographié: ",:,t...~. Texte

manuscrit: ....,l.J . '. Page 308, note 2. - Tabcira de Ibn Far(tot1n, ouv. cité, t. Il, p. 292. « Tout ce "que fait le berger, des actes qui lui sont défendus et qui cause un dommage aux moutons, il en est responsable, et s'il fait un acte de ce~x qui lui sont permis, il n'est pas responsable. » Page 308, note 3. - 'Fabcira de Ibn Farhol1n, ouv. cité. t. Il, p. 292. . '

~ ~~c:.r~I",:,t...~~~j~ '1l-~1)I~~~JSJ
L./'

~cJW,~~cJI~j~l.&cJ~ &,w,

NOTES

,,~ \..ü <TJ'~' ~J~ iW\<T.j,.~'".,jj ~_ 'J,j~~.j,.

~.,:.; \(YJ,j ~,) ,~ LI..> ~ 'J ~ .:..J ~ ~ .,.. J' C!"jJ ~~ ~r~.:..J~~)\~\;J',-:".;A:'~'
Il Il (.\t-Thaf,l.lb) entend dire par ces paroles: Il il ne lui est pas permis» <lu'i1 ne lui est pas permis de frappel' la brebis elle-même, et il fnit une difl'érence si le herger frappe devant la brebis ou à côté d'elle pour la faire revenir à sa place et qu'elle soit atteinte pal' le coup, c'est un accident dans un acte <Iuïl a le droit de faire, et si c'est la brebis qui s'est portée du côté du coup et qu'elle soit blessée, le hel'gel' n'eRt pas responsahle ... Page 30R, noie la. - Qoran, trad. Kasimirski, sourate IV, (1 Les femmes )1, yerset 38, p' 60. Il Les hommes sont supérieurs aux femmes, il cause des qualités par lescluelles Dieu ft éleyé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter leurs femmes. Les fellune,s vertueuses sont obéissantes et soumises: elles conservent soigneusement pendant l'absence de leur mari ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous aurez il craindre la désobéissance; vous lës l'cléguel't'7. dans des lits à part, vous les ballrer:; mais dès qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle, Dieu est élevé et grand. Il Page 309, noie t. - Tabdra de Ibn Fa,.!wi1n, ou\'. cité, t. Il, p. 292. ~ ~ ~~, ~l..~~..Jj ~ 'J l- ~,), ~.~ ~J

~ ~l.,.;, ~ ~~, ,j j ~ le t:' ~'J ~t.;,>~
Cette phrase citée dans ta « Toubfat al-QOlu.lf,l.t\t Il est exactement la m~me clans AboIÎ't.BacIA' Bil'hi\1Il clfln~ la Moudaouana et dans la Tabcira delhn Fal'I.IOttn. Page 300, noie 2.- 7'"brira de Ibn Fm'lmlln, OUL c.:itl\. t. Il, It. 2D2.
.\hl:lI. II.\ROC. ln'. III.

:Ill

386

,\I1CUln;!ol ]\l''"OI.:.\I:'I)O;S

~~ ~ l"'~JI ~ ~raJl ~I) 1~.f..W-iiW ,fJI,;l .M.a:. r' JI..>..-; <JW ~l1: l'J 4-:.
La phl'ase de Ibn ijllbfla, citée dans la TOliMa, est la méme (lue celle de la Tllbcirn de Ibn Farl.lOlÎn: sallf (lue ce (terniel' pe parle pas du coup qui pourrait être porté à une vache, Page 301J, not(! il. - Le texte manuscrit dit: ::\.r~.J1 les commentatent's. » l'fige 310, note l, - Le texte manuscrit dit : ~ LA J~. cc Les dirige au moyen de lui (de son Mlon). " Le texte lithographié dit : ~.., LA,) ...;~. Il Leur mnftre les a ramenés. » Ce qui n'a aucun sens. Le J d(~ ~J est é"idemmenlune

.

faute de copie et il faut lire : ~ la,).T. « il les ramène au moyen de lui (de son bâton), » Pa!/e 310 note 2, - Texte lithographié : ~. Le texle manuscrit ne pOl'te pas ce mot, Tabcil'a de Ibn Fal'!lOdn, ouv, cité, t. Il, p, 21J2.

~ ~ <JW l.. ';s.,I~, ~ ~I ",,1)llf.f.. tS""iW lfJ1,;\
~ Si (Je berger) a lancé sur une brebis(son hâlon) comme il est d'usage que le fassent les bergers, et lui a creYé un œil ou lui a brisé un membre; il est responsahle de sa (liminution de valeur. J) Page 311, note 1. - Tabril'a de ibn FUI'!IOt1n, t. Il, p, ~W:!. i~ ~ l.. ~ '.A:-lf J cJ' ~J Ct Il (le bergel') est responsable, s'il lance son bAton pOlir chasser et (lu'i1 atteigne une brebis, " P"ye 312, not" L - Il.m\m. L'état d'l1}l'(\m est c<'lui dans
Ct

NOTE~

IlllJlWI se ll'oll\'enl les pèlel'ins IOI'S(ItI'ils onllfuiU(' IClII's y(\tpmmtls ol'(Iinaires pOUl' revêtit' ltlg vètemcnls spéciaux aV!'e Il'squels ils aecolllplissl'nt tous les l'iles tlu pèlcl'illnge. Ces "(~ll'Illents ne cloi"ent pas êlt'e cousus, Les pi>let'ins l'cn\tnieht autrefois le n\tement (l'n.u·dm t'II al'I'i,'ant il Ilnhngh, entre Ynmbo pt Djeddn, .\ujour(l'hui 'lue le vopge se fnit pal' III l't', ils l'evêtent l'1I.m\1ll (IUlllld lt' hntl'nu Ifui l(~s tl'nnspOl'te pnsse il hnutcl1\' de lIahll~h, Pafl" lU:!, noie 2, - Le texh' manusel'it (lil : tJ..\.J\~)b..,;1 JliJ IJ)-....\.... ~\~J Il Hm Sallllotin indique cette distinction el la eOllsidl:H'1' comme en opposition aVt'C la )IOlulaouana. "
Ptlfle a12, noie a. i .

LI' texte mantlsel'it dit: li fi::": ~ .jl"

Le texte lithogl'aphip : ':,lJ'. '::"'.A: .JI,. Pa!Î(' 311, noie ~. - Talll';,'a dt' /lm Fm'(lUtltl, ouv. cité, t. Il, p. 2')2. ~ ~:~ ..::"1.,,..... J.;..J >? ~)I ~tA ~ j> ~.J .:r':':~ .J'J Il Si une brehis se sauve par l~rninte tlu coup el, ll'lIIhl' (I:ms lin tl·ou, le hel'gel' n'est pliS l'eapon sahle, P"fl(' ani, noie 1.. - Alych, ou\", cité, t. Il, p. 18!1~
)1

Y I."J...I. JI ~ IJ ~ ~ )II ..::"l&.)1 j-&. ~t-;. 'i

LI' herger n'est responsable <fue pOUl' ce <fui est ellusé pnl' SR faute on pal' sa négligence .•, }Ja!le 313, noie 2. -Ibn CA dm ,.A bOll Bnk,. :1fml!ltImm"d lJen MOII!lflmm(ld .11-.4 ndnlollsi ..H ·Gh""llflIiL TUllM;tl ,tI1(

~{ollklùlm.

" Aucune resf)Onsabilité n'est encourne il ce lll'Ollos l'al' l'incapable ou l'impubère, en cas (le pel'te de la chOSE" (m~me si ln perte pro\'ient de lem' fnit). » TI'ntl. l'outtns pt ~IArtef. Alger, t882, p, 00:1. Page 313, nok3. - Nous ayons suivi ln \"erF.lion du texle manuscl'it (lui dit: ôl.,l';. Le texte lithogrnfJhip dit :..:1)\
~Je.~,

PaUl! 3U, lIule
II

ft, -

l.. e texte manuscl,it ajout(' : ~ J\

OU il un incapable Il. Dasotlqy, OUY. cité, 't. Ill, p. 2aU,

",lAI .j';~ ~IJ ~_

rl4+\i' ~ ~.J IJI ~ Jll::- t.)J I~J

Il un impubèrc ou un incapable n'est pas responsahle cie cc 'lui lui a été confié ou pl'êté, même SUl' l'autol'isation de Sl'S pal'cnts, l' SuuririllY, IHl\". cit,;, IIlllDUSCl,it sans pagination,

JWI --:J.) 0V "-l<1o!JJ,; ~t-4 ~ ~rl"-l< 1o!JJ,; ~\ VI ~I ~~

.1" ..ü ". Si lïllll'u1>èl'c oulïncal'able penl tout cela (ce qui lui a été confié ou pl'èté), il n'est responsable de l'ien cie tout dl' t'l'la, t'a" C'l'St. le PI'OIH'i,;tail'c dl.' ces ohjets qui est en fautc'. Il A'fwlt'l,OII\-,cil<~, 1'.1H~. ligncHJ.
Il

"'lAI.J';4 01J ~_~~~""l:JI ~.JIJI~Jll::-t:J I~J
Ct C<'lui (pd fait un dépùt chez un impubère on chez un iUt'apahh'. ou lui fait llll l'l'èt ou une renle, n'a aucune ~I.H'alltil" 1l11\1I11' si c'est an'c l'aulol'isation de ses pal'enls. 1) .11- J'riow/y (.\bo'" Ahdallah ~lo·ul,uullmad).I::dit.du Caire 1:llS - t. Il, p, 2i,;) (ou nage mal'g-illnl des Commelltait'es (le 1!l1I •• \cilll. dl.' ~\t-TasOlîIYI'

~ 4L ..ü~.)0V ,-!~~~'I I~.,' J4~ 0l..-;,V
Ils ne sonl l'ns l'es(lonsnhles, (Iuand même ils aUl'aient l'l','clu (l'ohj<,l\ an'c intention, cal' c\'st le prop"iél.aÎl'e elo ('e~t (Ibje·t (lui IpUJ' n donné le POU\'oÎl' d'en usm' il 1(,\11' gl'(" (eu le Icur conflullt\. li ."-!,fuII'c'''y, un\". cité, l. IY. p,3:l:),
Il

..r"}l. ~ ..w..... li Si l'iml'uhC:'I'o ou ['incupahle l'cçoit un elc.:'pùt Olt un l't'èt, 011 Rehl'Il' d('~ mlll'dtnn(liscs (·t (Ill(' 1(· lout ou ulle

4..\( dl,; ~~ ~L..I.S?' JI \,.;.,l)

JI ....~~J 1>\ I,;I~I J\~\~I I.SlJlr":>t...~ \' ,-!,.l."'1 ~ ,,-:1.&. ~I......;, ).,;~ ~ JI

','

NOTF.~

partie soil perdu, il n'est pas responsahln de ce qui s'eRt perdu, car 'c'est JeUl' propriétaire (lui a exposé ses olliets à être pel'dus, » Page 31~, nolei. - AI·Kharchy, OIlV, cité, t. "', p, :la;). ~\l1 J ..IL. ~ ~".....~ 1,)1 « S'il ne consel'Ve rien pour lui, sinon (c'est-Ï\-dil'e s'il consene quoique choso)ïl est l'esponsllhle (de ('(' tlu'il n consel'vé), 1) J)flIw/lf/!J, ouv. cité, t. III, p, 259,

..JL.~ ~ ~~ L. IC S'il ne conserve rien pour lui. Il SOIldflny, ouv. cité, manuscl'it sans pagination,
~";~..J L. ~ ~\..., ~IL.IJ
« S'il conserve quelque chose pour lui, il est l'('sponsable. " Dm'dt,·, ouv. cité, manuscrit sans pagination .

..JL.~ ~r'!. ~I \II ~ ~ Il n'est pas responsable il moins qu'il n'ert ait conservé quelque chose, " Page 3U, noie 2. - Il est dit en mal'ge du t<>xt(' lithogl'aphié : . ft En ce (lui concerne les l'éponses d'Ibn Snhno"'n, plusieurs nuteurs tels que Al-FA8~' et AI-IliIl\I~', ont t'crit· qu'elles n'avaient pas lie valeul' et qu'elles ne peu\'ent pal' senir de texte pour une fetouA, !' Page 314, noie 3, - Texte lithogl'nphié: ~ ~ ~,
Il

Texte manuscrit : ~ lt..ra? cc La frappe comme les' bergel'R ont l'hnhitudt' (le frapper. » Page 3 U, note 6. - Texte litho~I'allhip : .r\ll crI)\. Le texte manuscrit ne (iii pas ,-",IJI,

:J!llI

.\HeIllVE.':

)I,\110(:,\ISI·:;;

!'f{!le:H ',. /lo/e

r,.

~ Le texte niamlscI'it dit: r\'\ llll lieu
«

dt' ~\)'. C·l'sl-:,.·di,'e : HlltOI'ill'. el,'..,
!Jf{!I!!

Si eelui 'lui doune

1'01,,11'1'

a lIne

:H;'. "fi/l' L Il

Ll' lexll' lIIanuset'i~ dit:

15:1. " Sou-

"l'l'al Il ,

P'{!lf' 31t). /lO/(':!, -

LI' l.~xlc manul'lcl'iL dit:
~l.JlAJ.>~_

J' ~,..:AJI"':""';:'J.0\ 0:! d.lL..J\..r.> ~ .)"..u.J\ ~ 'i ~ Ij\(0~

Si le \'ice lI'el'lt pas l'I'dhi"itoil'c. Il' I,,'olu'iétaire pOlll'l'a il SOli gl'" ou "ieu se fail'l.~ payel' la valeul' elllii>I'(' fic l'animal ou "iell Il' l'el'I'pu,In' I~n st> rahmot paY('I' If' flOIllllIagl' "'1"'011 \'é. Cf;' melllh"f' dl' phl'lIse Ill> 8(' I.I'OIl\·(~ pliS dans l,' texLe lilhllg'l'al'hié. /t'Ilftlll. ou\', ciLé, p. Ifji. liglle li,
II
)1

~J\ 4..:.i:J ~ ob.\~

" " (le pl'Opl'i('lail'(~ peut lIC ,'epl'I'odre rl,nilllalll\"t'i~ le l'rix (Ill domllHlgt~ ('aIlSl'. 011 sa nlleul' enti,\,'(' l'n ahalldonlllllll l'anilllal\. " .H-Khm'f'''!I. Oll\'. dlé. 1. 1\', JI. al)a,

"" l:,• ..i..>~,

J' .s~l r >.. ~.1>. ~.J' 0:!~'; ~ ~ ~.) .~~

\,,-..:.i.' l.J " LI.' pl'n'"'il"lail'l' a le choix enh'c Lollt Cf' qlli SlIil : flU "ieu df' se rail'(> doutH'" le pl'Ïx ,le l'animal\ ail jOlll' fic l'lIedfll'lIl. 011 dl' l'I'I"'eudl'e l'animnlllH'(' h' llI'ix d" ,IfllIlIItag f ' ('llll::i l ·'. " Ih{.~'!{lfl!l, flll\'. ~·ilc" t. ,1 Il. l" ',1)'" • . .... . L>..!" ,C'L.J':"': J..",\'1 L ~ob.l ... ....-:" ob. \~.).,.. .

.1.--:

"le dIHi .. ;,' ('1111'(' ~" , 1.' l' "011111')' ln \'all'III' tll' 1'1l1lilllal, (lit d., ''''l'III'''(~ ('el. 1I11illHll', :1 \"('f, la \'all'lIl' flll t1ollllllng(' 'plÎ llti li f"lt· ('nltR('" Il
It

Il l'sL :H'('OI'flt. llU

1u·f11H~I'tili"f'

~on:"

:WI

AI'-U,t/zotln!/,

011\'.

cité, t. VII, p. 13.

~~ ~ ~ le ......rl:. L..; IJ ,)IJ~ 1~ ~; ......rl:. " Il est obligé (l'auteur du dommage) il l'lHnhoUJ'~(-'I' la '"aleui' entiùl'e, ou la valeul' du dommoge Cflll~f', " 8011,(r111!/, OU\·. cité, manuscrit sans pagination . ..:.. ~..} .A> IJI ~ le ~~ ..ï.>. k . lJWl?
Il Le pl'opriétaire a le dl'oit de l'e'H"endre ce (lui lui apl'al,tient avec la \"RIeUl' du dommage causé ou le l'l'Îx en ·entiel' de ce (lui lui appal'tient (en ahandonnant l'ohjet ou l'animal), )1 Pagt} :l'lfl, note 1. - Le textt' nU\Iluscl'it dit: SlIUla Yal}Jâ.

Page :llO, nole.2. -

Lt' texte manuscl'Ît

Of'

dit

pOH :

~

,JoJ\ 0.P,·
Il Tel.(IIÎ'è (estropié) sans compl'Ilsation. li Page ~IO: noie 3. - Khalil, ouv. cité,.p. 179, ligne O.
<

~~

" . . ....;

Jo> ~ ,)1 01J..w J

« 1I(le herger) est cru s'il dit avoir égorgé la lu'ehis duns la crainte de la "oir mourir. Il Page 316, nol,. 3. - Al-Khal'chy, OU\'. cité, t. V. p. 29.

~ ~~
(1

u, J~J~r' ~ ~ ii~ ~

Jo-A""; L>I31

cr- W ~1

~ Jo:..t.. Si le herger craint ("j'une brehis ne meure et (IU'il l'~gorge, il n'est pas responsahle, et il est cru s'HIa rapporte égorgée. Il . Tabcira de Ibn Far(lOtJn, ouv. cité, t. II, p. 291.

J"AJ 10\ ~ ~ ,.:""....u..::.ai J ~\ ~ Y..J ~>)~ ..t.. iiW ~ ci ~ ",1)1
~;~.\.'.;J
« Le berger re"ient avec une bl'ebis égol'gée et prétend «u'elle allait mourrir l't (,u'il l'a égorg~e, il doit êtrE' cru .dans son affirmation. ),

392

ARCHIVES

MAROCAINE~

nordir, ouv. cité, t. IV, p. 26. ~Y J ">1.5'.)\ ~I i ~ ~,; JI \J:"!~;~.) J.w J Il Le berger est cru qui a égorgé un chameau ou une brebis et qui dit qu'il a craint de voir cet animal mourir. II, Amal al-Mollllaq, ouv. cité, p.330. ~,y....l. ~ _~ 1,;\ J~J « Il est cru (le berger) s'il revient en la (la 1)I'ehis) l'apportant égorgée. » Ar-Rahodny, ouv. cité, t. VII, p. 3i.. Mème phrase (fue l'Amal al-Moutlaq. Page 317, noie L - Al-Kharchy, ouv. cité, t. \', p. 20.

4:-~t(~\~~.r~Ir>tS"t.Syc?J
C'est le sens de ce que dit Ihn 'Arafn, il préte serment s'il est soupçonné. ) Page 317, note 2. - Ar-Rahodng, t. VII, p. 32. . . ctt; ~ ,1".. .\>l:~1 )1 ~I e ,; J ~ r.,; ~ i,) WI~t
cc

w

.w....

)tG...
cc

4.:!..r ")'1 ~ t(~.)~

Si, chez certaines gens,· l'usage est que le berger prenne pOUl' lui les ab~tis des animaux qui tombent ou qui sont égorgés, cet. usage est la cause des complications. )) Amal al-J/oullaq, ouv. cité. p. 331.

~..ü.,;'"s'~

4; Ir

~~~i)1 ~I~'; l.:? ~.)~ ~:._;t(.,..!J . J~\

cC Si c'est un usage (lue le berger prenne pour lui les abalis des animaux égorgés, cet usage est une complication pour établir la culpabilité du bel'gel" )) Page 317, note 3. - Ar-Hahodng, ou'v. cité, l. \"11, p. 31. lb. \J ~~ J.w ~..r .:.:~ ii ~ ~I)\ ~,; ~~ cc Si le berger égorge une brebis qui était malade, on est d'ac.'col'd pour clire qu'il doit être Cl·U. " Amal al-J/outlaq, ouv. cité, p. 331;

NOTES

\..l>\J "1 j J~ ~. .J.J\ l. IJ (c Si l'animal est malade il (le berger) doit êtl'e cru d'après ravis unanime. Il Paye 3t7, noie A. - Le texte maDllScl'it dit : ~I ~,~ c( entre lui et le troupeau» ce (tui n'a aucun sens. Amal al-Moullaq, ouv. cité, p. 331,

~~ ~J ~J ~

;"'.,,(;,.,\ "1\

.

cc A moins (IU'iI il'y ait une inimitié entre lui et 1(' pro· priétaire du troupeau. ". Ar-Rahotlny, ouv. cité, t. VII, p. 31.

l!..~ ~ ":'J ~J ~ IS-rr;"'.,,( ;,.,1"1\
c( A moins qu'il n'existe une inimitié enb'l' lui et le propriétaire du troupeau. » Page 317, noie n. - Da,otlqg, ouv. cité, t. IV, l'. 26.

J~r' ~ Jli J ~ Y'...J ~ ~\ )' \.al)"'.);,.,~
cc Si le berger a égorgé une brebis dans la cl'ainte qu'elle en meure et qu'il dise: « Je l'ai mangée ». il n'~E1t pas cru. » Amal al.Moutlaq, ouv. cité, JI. 330.

"-"\ ~;,.,\ ~;,.,I-;.I \ui' J ~• .J.A.J..r;j"1
« Lit condition pour que le berger soit cru et (,uïl soit déchargé de sa responsf\bilité, c'est qu'il ne 1" mlll1J(e pas (la brebis). » Ar-Rahotlny, ouV. cité, t. VII, ". 32.

...J~r'l+â<\JIiJ~\J'lalS1;,., ~
le berger a égorgé la brebis et dit qu'ill'u IlIRugp.e, '1 n ' est pas cru.» . 1 Al-Kharchg~ ouv.:cité, t. V, p.29. . ~)(p lt=l<lJ ~.rJ\J ~ ~ ~. JIi .:,\ l.'J . « S'il (le berger) dit avoir égorgé une brebis dUl1s la • crainte Itu'elle ne meurp, et qu'Hia mange, il n'eBt Ilas cru. "
cc Si

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ARCIII\'ES M.\ROCAII'ŒS

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eil,;, l" :l3t.

J..w.. y,.;~ 4-l('J ~ ,y..Â.o 4~':"~ ~ }
Sïl (le IWI'Kt'I') III' l'appol'tf' pa~ la 1)fI'his ég-org-ëf~ f't s'il l'a m31l~'·'f'. il n'l'sI pas l'l'II, » /J'tue !lli. "ole (L - Ll' Il'xtf' IIIllJlUSCl'it dit:

~.:"L. L. ~ ...4- ~I ":".) ~"c.. '11 IJ~ J ~~ 'IJt;
.. Il (:onvienl. dil Il .\I-Kh:II'Ch,'- '1U4~ le pl'opriélail'(' l)'ahalltlollllc l'as au J)(,I'g-CI' !es 1II01llOllS '1l1i lIIt'url'ul.), P"Ue :H ï. lIole ï, - .t ". n"hOfl"!I, 011 \". ci lé. l. \' Il, l'. :H.

J""- .:.iJ"" ~ ~ ,; JI; }

J

S'il (It! I)(~I'W;I') dil : « l'ni égOl'g(;f' 1'\ on 1lIf' l'a \'{)lé,'. il 4'St ('l'U, Il /)'lI'rilt'. 011 v. ci lé. l. l ", l'. :W.

.'1'

J~~J"" ~~ yJf>~';Jl;j~ S'il (le 1)(IIW'I') dit: « ,Je rai égOl'gé<:' (la 1)fI·his) pal' nailltl' (1'1',,111' n'~ IIlPUI'f' , ,·t on Ille ra volée. il (toit ,\tl'l' el'lI. )) .-11-/\"""'('11.'/. ou\". cit,;. 1. ", l'. tO, .)fr~··,J\ ~ J""- .:.iJ"" ~ ~ ,; Jli} J
Sïl (Il' tH'I'ger') dit: If .Jl' rai égol'gée, et 011 me l'a "011'1', (la lu'chis) ", l'avis h' plus l'épUlldu est dl' le croil'e, Tabci,.a dl' lb" F",.?wtlll. 011"- l'it,~, l. Il, l', :wn.

J_\':A' ~ ~ 'y-.L~.:.iJ""

rt.:".,.J"~ ~ W~,; Jli j'J

s'il dit (l,' hel'gel') !( ,JI' rai l'g-ol'gé(' dn hrf'his) lorsfl'l(> j'ni cl'aillt flu'dlt· ne llIe'IIl't', puis elll' fII'a tHé voh;e une (ois égorgé,' », il est ('1"" Paye :Hi. nolei. - D"sml'/!I. Oll\". dlé, Llr, p.ti.

J~ ~

4rJ'J t..) .".JIJ

,fli rJ'J J~' J fi'" \:-.\1 L.'J ~.l:J\ iiy-.) j \*:.. ..b-\J

L" locataire, l'eluprnllte1ll', le prt'teur sur gag'NI. In
d~posilnire

f'll'nssoei(>; allCII" d\'lIx n'('st Cl'U lor!'l(lu'i1A l)J'(itf'lI"~nt n,-oil' (;KOI'g'li (Ull animal).

AI-'Adoll!J. ou\". cité, t. V. p. :W.
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Jl4:, ~ J ~ij ~ ~~ ~I JI

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~ ~ l:-.11

~~)'I J tf'".rJI J
Celui (lui a loué Ull tanrNlU ou (lui l'a cllllwunlt', n'pst pas cru et de même le pr(\lI'lIr SUI' gages. le dépositail'e, l'associé ct l'étrangel' (ne sont pas CI'US IOl'S(IU'ils pl'(~­ tpnclcIII. ninsi égorgé 1111 anilllal), Page 3p. nole8.-A,.-Rahotlll!J, OUY, cité, t, Vll.p. 3it
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~ J Jij J J~J..r.:"'.,r ~~~ ~.~ II ~:, ~
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Parce qu'il est falllif l'l (Ille s'il ne l'an.it pas égorgé (l'anilllal) il ne st'l'ait pput-(\tre pas mOI't; c'est conllne (IUt'I(lu\m (lui égorge II:' ('hallll'au d'un aull'I' l't (l'li (lit: (( je l'ai trO\l\'é mourant Il. Pflfle 317. noleD. - A,.-R~hollng, (ltl\'. cité, t. \'11, l" 33.
)' JI llJ~ ~I..U ~IJ ~".JI ~

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~oit (fue l'esclaye ait des témoignages étahlissant (lu'i1 a craint (lUe la h~te ne me 111'(. et (lue c'est pour cela (IU'il l'a égorgée ou (IU'il n'ait pas (:eS t~moignages, il est responsahle s'il n'a pas de téllloignages et 'lue personn(> n'ait une connniRsance complète dt, III chos('.

Page :1'18, noie 1. - L(' tf'xte ne dit pas : ~ « ('écoI'che Il, Page :H8 , noie 2. - Nous suinlns ln n~I'8ion clu tt"xte
numuscl'it (lui dit : ~lÇ",; ~"-, r"!"" Pa!le Si8, nolea. - Ar-HahOllng, ou\'. dll·. t. "U, p. 3t.

.

j-W ~~\(.; J I.1a..AÏ ~ ~\J e-\~ ~ b.; ~~I r..\t. ~ ;;\(.J~ La phl'ast' est c.·xllctenH'nt ln "u\lIIe (lue crUE' cll~ la
Toub-fnl nl-QOluJ«J.i\t.
2 7

396

ARGmVES :\IAItOGAINES

Page 319, llo1e1. - Al-'Adouy, ouv, cité, t. V, p.15. ~1.)l1 j ~ 0\( }J (~I)I) j....4..J Il Il esl responsable (le herger) cJuand même il (son remplaçant) oll're les mêl/lI's garal/ties Cfue lui. Il Page 319, Ilole 2. - Al-'Adouy, ou\'. cité, t. Y, p. 15.

~\ ~ 1., ~t>:. '"'~ 01 ~\.)I ~
« Il n'est pas permis au JHwgel' de metlt'e un ault'e il sa plac'e. )) A 1- Tusol1[y, ouv. cité, t. Il, p. 168.

~ ~..;-... 01 ~!)I ~J
Il Il n'est pas per'mis au berger de se faire l'f:'mplacer pour le pâturage. Page 319, noie 3. - Al-'Adoug, ouv. cité, t. V, p. 15.
1)

~11 ~..) .l.;,.J. } J Il Même avec le consentement du J)J'opl'iétait'e des moutons. » Page 320, noie t. - Da"d,.", ou\". cité, t. III. p. rilt. c,f.:~JIJ ~..ù\ ~ ~)I cc Parce (lue c'est l'extinction cI'une ohligation par transfert. )) Al-Tasodly,ouv. cité, t. Il, p, 162.
~,)
Il

J eY.,)

~

Extinction d'une obligation par transfert. )) Page 320, noie 2. - Da"dt", ouv. cité, t. III, p. 371.

~ ~~ ~ ~.J j)l j:A1 ..l:&. lv-\~.~ ~J Il Il est responsable (le dépositaire) s'il dépose à son tour le dépôt entre les mains d'un autre, car le propriétaire du dépôt n'a pas mis sa confiance dans un autre. )) Al-Kha"chg, ouv. cité, t. 1\', p. 328. ,.r.âJ1 0\( jlJ lJ ~ -L:.s. lv-,)JII,;I ~,)}\ ~. t,).,.J1 0\ "::;l.~ )II 1. • ~I,;I L\ , ~.J~J!.i •

NOTI':~

397

Il Certes le dépositaire esl ,'esponsahle du dépôt même s'il le dépose entre l(·s mains d'un autre, quand nH~lHe ce del'niel' mériterait-il confiance, car le dèposaut n'a con· fiance crll'en sa seule garantie. II A1-'.-1 dOllY, 011", citfÔ. t. V. p, Hi.

~ J(}I 0\(}J ~
(1 Il (le dépositaire) repl'ésentant offrirait Paye 320, noie 3, p, ·tn:l, lignl' 20, Page 320, Ilole ~, le texte manuscrit. P"ge 320, noie 5, -

est ,'esponsahle, quand même son les mèllles garanties que lui. II fOralil, ouv, cité, ch, Il le Dépôt II

Lc' mot

~

ne se trollve pas dans

AI.Ta.r~Ollly, ou\" cit~, t, Il,

p, 1(\8,

~ .s"L..'J &t . t u.:....IJ ~~ rl....1JI ~J'I!. c.1'.Jt.J'

cJ'.rd'

~

U:1..

~•• 1\ 0~ 01 'JI ~L.-. Y' JIi t..,~,

c:,'

« Si le gardien qui garde une récolte s'absente et se fait l'emplncf'I' pal' quelqu'un (Jlli est incapahle de ga~der, il est responsahle. il moilla fflle 1<' remplaçant soit en état de gal-der, » Pflge 320, Ilole n, - AI-TmwtJ/y, ouv, cité, t, Il, p.iUS,

~J,.,...&J d.:. Y' ~ .:,,~ J~\ c:,~

""-Y' --?~'" ~

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\.;1

\ilA;'\ v . ',\......i.)tJ 'J\, .. •
cc Si ce n'est pas ln (:ontulllc du pa)'s ({Ile le berger se fasse remplacer pal' quelflu'un le "niant, en cas de nécessité, l'opinion unanimf' est flU'H est responsable. JI P"f/e 320, noie 7, - AI-TnsotJly, om', dl~. t. Il. p, '1O.~ ..

~~ .....".n
Il

c:, 'J

~~

..:y\ ~."JI c:,'( c:,' ~.\USj

rClUpIR(~el' pal' nll

Ue mème s'il est conforlllt' il lu coutume qu'il Me lusse aull'e, Il Page :l20, Ilole H. - Klralil, oU\', cité. p. Ina. 1i~1l1'2{), P'tfle 3:!1, noie 1. - L(' t('xte IlUlIlUSl'I'it (lit : c.S~, LI' t(~xte lithogl'uphiè ~Iit h' llH\IIlt' mua.. Ilrni~ il njoule

AIlCIIIVl':S )J.\'~OCA'NES

.en noie llu'il f:lut lil'll.l~ (illi
~I...rc-.

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III

JH(!DlI'

forme ll'le

Et (l'li sig'lIifif' 1111 end,'oit (~oll\"el't (l'aJ'in'es 110111 IH'('U X ; il renvoie au J/oukhldl' (Didiollllaire qui pOl'te ce nom). Pf1!1e 322: Ilole 1. - Le texte manu:o;cl'it saute III plu'llse depliis ~I J ~J jUS(III'À if~ inclusivement. Page 322, noie 2. - Le text(~ manIl8('I'it dit:

~..ri- .~..;...I

J..J

~,.;JI ",lAI ~.;I ~ ~,} ..:..et; ~I 1..lSJ

ce Et de I1H\lIle si le pays est lJ'oublé, les gel1~ du yillagl~ ont I(~ (h'oit cie fail'e paUre le troupeau par un· tiers, ))

Page 322, Ilole 3. -

~J:!-

If

par un llutr" », nt' se tl'OU\'C

pns dans le t.exte manuscrit. Page 323, noie 1. - Le nom de III personne intel'I'ogée n'est pas indiqué; peut-f\tre s'agit-il de Aho'" ~[oul}ll.mmad Çalib cité précédemment. .
Page 323, noie 2. -:-- Le texte Illunuscrit dit ."illJ../..
li.)".

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~~

If

mllis, s'ils ne l'ont pas vu, il doit rembourpliS

sel' ceux (lui ne l'ont pas VlI. -.lIJ~~0.J ne se lJ'ouve dilua le texte lithographié,
Page 323, noie 3, 2~H.

Le texte mnnuscl·it dit J ~I Je. PQge 326, noie 1. - Tabcira de Ibn Far!}ol1n, ouv. cité,
t. Il, p.

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If

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Le berger peut dormir pendant la journée à l'époque du sommeil (en été) il moins que ce sommeil puisse causer un dommage évident et prévu, dans ce cns il est l'esponsahle (s'il s'endort). )) . Page 32'., ilole 2. - If AI-(;hach )) chapitl'e du Moukhtaçar de Khalil: Bab ni-WIDal, on IIr-lstil,lqtl(l' p. 1(l~,

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Paye :l:Ui, lIole

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Il

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pas dans le texte manuscrit. P'lf/e 326, noie", - Tabe;r" de Ibn F'''I'(wlln. ou\'!'. cilë. t. 11, p, 292,

..J~~";> ~-+'\J c:. ._ "-I\..rf ~ ~J t$ .:,,~ JI ~~ ~\
r':'~ ~.;

Le hel'gel' ne peut ètl'f> accusti "'aYOil' causé un dommage au tl'oupenu et d'avoir été négligent (1'I'aVf>C df>s p~euves suffisantes. " jJflge :~:!6, noie 2. - l'"lu';r" de Ibn F",·(wlln. 01l\'!'. cité, t. Il, p, 292.
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~~ .:.:l....;, "Y J Jli ..b._~\ oU ~ Le berger (lui fait pll.trti' pOUl' les bouchers, dont l'un a un mouton et 1'8ull'e Ileu~, si un mouton s'enfuit. 'lue le hel'gel' le l'echel'che un peu et (IU'il l'eYienne ensuite RU tl'oupenu en disant: ff J'ai l'l'aint pOUl' les montons ", est. ce (le sa Plll't une ·négligence ~ Ln l'èponse est (Iu'il n'est pas l'esponsnble. " Page 327 t .nole 1. - (JuehIU(> peu ~ ne Be ll'o\l\"e 'UtS dnnK le texte mnnuscI'it, Page 3'li, noie 2. - .-lI- Tasollly, ou \'l'. cité, t. II. p. 102,

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Le berger du troupeau ducluel une brebis s'est attarlIée, et (lui \"0 à S8 rechel'che, BOUS laisser le tl'oupenu it ln gal'de dl' (,uelqu'un et (lue ce tI'oupcau se penle en totalité ou en partie, est l'e81'0080hl(', parce clu'H ft rait lU'euw cie ntigligellce, du moment où il s8\'nit il11~ l'c'n(h'oit Ol' il
2 ?
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ARCHIVES MAROCAINES

se trouvait était dangereux et qu'il était retourné à la recherche de la moindre partie en abandonnant le plus grand nombre; son rôle en effet est de garder le plus gl'and nombl'e. Il Paye 327,nole2.- Le textemanuscritajouteàcetendroit: Il Et les confie à un tiers Il ~..r.f. ~ Le sens de la phrase est ainsi plus complet et plus clair. Page 328, noie 1. - Littéralement: « Pendant qu'il était fautif Il sous-entend Il du fait d'être absent JI •. Page 328, noie 2. - Khaltl, ouvr. cité, p. 16ft, li~nE" 6. ~ .) iJ' wl... t..".) ~, ~ J"AJI (( Il sel'a cru lorsqu'il dira l'avoir ramené (l'animal en bon état, s'il déclare ce qui a pu lui arriver. » Al-Kharchy, ouvr. cité, l, IV, p. 330, commente ainsi cette phrase :

lI'J,.

.)1~1 ~ L .aJ; J."aJI~~ ~a.. ~ ~"J\ t?14J 6.J1 ~ ~ ~ ~I ~..1_1 '-~ ~~ .".t.-rl ~'''' ~.:r")" r1--")' ~ ':1 ~~ "J ~I ~.J.J""" ~.aJ; ~~ ~1.,.J1 ()t~~
(( C'est-à-dire, si le dépos!taire (dal avec un fatl;Ia) ici est monté sur l'animal et dit l'avoir ramené en bon état, dans l'état où il lui a été remis et qu'ensuite cet animal tombe , malade, il sera cru sous serment, s'il avoue la faute qu'il a commise, car cela ne peut se savoir que par lui, mais s'il n'avoue pas et qu'il soit convaincu par des témoignages, il est responsable. Il - Ce que dit l'auteur (Khaltl) est en contradiction avec ce qu'il a dit précédemment: « Sa responsabilité est dégagée s'il ramène (l'animal) ou s'il rend (l'objet). JI AI-' Adou)' qui commente AI-Kharchy, explique le mot ,",~I (( les agissements JI en disant qu'il est équivalent à .I~I (1 la faute Il. •

WL.. lc;"".) Jl;

r ~,..ül ~.) 'oi' JI..üI &

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t'".J\ cJ' ..;-..

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Page 328,lIole 2. - Texte lithoKr3phie :
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s'est en-

Texte manuscrit:

~ « Il

été ,"olpe )).

Page 333, noie f. -

Texte lithographié: ::...rJ'
(1

c../.

)à;l.

Texte manuscrit: c...rJI c../. ~I c...rJI ~ ja;1 Consultez les commentnires, en effet le~ commentaires, etc.) )). Page 33lt, noie L - Le texte lithogl'aphié dit:

~ (.~ 'YJ. 0~ 'YJ .1~ l. ~ ,,;1 Le texte manuscrit dit:
~ r.;i 'YJ 0l>. 'YJ.1~ l. ~ ,,;1 « Que te bergel' doit jurer qu'il n'a pas été négligenf, (IU'il ne s'est livré à aucune supercherie et que dans ce cas il n'a rien il rembourser. 1) Page 336, noie 1.. - Khaltl. OUY. cité, p. lO't, ligne 16.

~I-.r-- jJ t.~JI
.;..4.

.:.:SJ ~

L ~w. Jli 01'Y

Paye 336, noie 2. - Al-'Adouy, OUY. cité, t. IV, p. 334.

01J~ JI ~.; ~ r' 01 JI ~~."I dj"~ ~_ ~ ja;\ J ~~ JI d ~~ .:;,..Ç. ~I Jli 0~ ~ r'J r~ 'YI ~ ~c:~ iM
""~ 'YI J ...:.. ...l;i
Cette phrase est actuellement celle de la' Toubfl\t 81Qouf,lc;lt\t. Page 336, noie 3. - A l· Kharchy , ouv. cité, t.IV, p. au.

ri

~ 0W 'Y ,,;~ la~1 ~ ~IJ la~."I .::,;.j Jli ,,;\
« S'il (le bergCl') dit: je continuais à espérer el à cherchel', mais je ne l'ai pas l'etrouYée (la brebis), dans ce CliS il n'est pns responsable. li Page 33C, noie 6. - Al-/lharchg, OU\', dté, t. Y, p. 27.

~ ~ y ~~ 0~\ c3'".J1
(f

J tj'Y "J"A:.

~\ J:.

~~ r,y,. &,; 4....! ~~,; ~'Y ~W\ Par exemple si le propriétaire dit au bel'ger de ne pas
ARC". MAROC. XV. III.

26

402

AIlCIIIVES IIIAIIOCAINES

fail'e paill'e le troupeau il tel endroit, qu'il les J' fasse paitre et qu'une par·tie de ce lI'oupeau meure de ce fait; dans cas le ht'rgel' est responsahle de la valeur de ce flui est mort le jour de sa faute. ) I(ham, ouv. cité, p. 1ï9 .

.1r~..,.. ~l> ~I \1 Il Ici chan!4e le plHur'age convenu. » Dasot1qg, ouv. cité, t. III, p. 25.

'a..r.!-r,J ~.)J
«

~l~ ~)4J1 ~."...JI cS \II tJ\I ,j Jli.. ~'( . ~ -'a:.ll r.Y.. ~. Jl:, . ' ~ Il ,
\,,;;0

Comme si ce propl'iétaire dit au berger de ne faire paître qu'à tel endroit, qu'il lui .désobéisse et fasse paitJ'e autre part, et que ce troupeau se perde; dans ce cas le hergel' est responsable de ce qui est perdu le jour de sa faute. " Page 337, noie 1. - Le texte lithographié dit: ",:",l:S'" J
~I~I. ff Dans le chapitre du partage (des successions) ".

Le texte manuscrit dit : ~'.."AJ' ",:",l:S'"J. cc Dans le chapitre de la commandite». Nous avons adopté cette deuxième \'ersion, attendu (lue la phl'ase de KhaUI citée se trouve effectivement dans ce chapitre et non dans le chapitre. du pal'loge des successions. Page 337, noie 2. - Khaltl,ouv. cité, p. t7A, ligne 10:

~~'~J.
Page 337, note 3. - AI-Kharchg, ouv. cité, t. IV, p. 429.
~",'J J~

'i ..:\ J,.W\ j&- .J.~,:,' JW\ ",:",) j~. J~ J~ 'i ~\ ~ 4.!. W J:..U\ J JW~ ~ JI JI...l\ ~ rl.- J j,l> "J ~\ J ~\ J' e-LJI ~I ~

r

J'

,, ' ~ ~L...;. )\t ~,)

.

.

...\,u ,

NOTES

-l03

le JI est permis au commanditaire de spécifie.' au commandité de ne pas traverser nne ridère, de ne pas vo)'ager avec l'argent, pendant la nuit à cause du dangel', de IW pas voyager avec l'argent sur l'eau douce ou sur l'eau salée (sur mer ou sur un fleuve) s'il en court le risque une fois, sans CJu'i1lui arrive rien, et qu'ensuiLe il pet-de l'argent, il n'est pas responsable. " Page 337, noie 4. - Dardir, ouv. cité, t. IV, p. Hl.

~L.IJ ~ ..c.J t..~)':. ~\

...;,f)

~b ~l:....\ ~J ~Jç

le Il ne sera pas permis il quelqu'un (l'li a loué un animal pour le monter de le louer il son tour à un autre, fùt-il égal à lui par le poids et les garanties {IU'il offr('. Il AI-Kharchy, ouv. cité, t. V, p. t8. .

lc.Q ..c..

~

lt..;ç ~\ .,.,

~.;ç

~..,:Ç\ ~-:-P "::l.\ J ~ tS ..c.. ~'(' ~

'-:'J-0 ~b

« Celui qui, a loué un animal pour le monter, il ne lui est pas permis de le louer à son tour pour le monter à un autre, fLit-i1 son égal en poids et offrirait-il les n1(~mes garanties que lui. J) Page 3:18, note 1. - .H-Kharchy, ouv. cité, t. IV, p.327. cl" y.t' "J ~, ,., Jl;J ~ ~ ~,) J t,) J 1 .Je ~,

J'

.:.iJ"'"

",,4-'"

r l+:~ ",,4iJ

~,~ ~ ~.I~
~

",,4i: '1 J

~ J-A:-

J

~,.)

'.il J .)U' ~'i

J .)U\ J...l,... ,,; '1 ~, ,,;~ ~.i ~

t-~' J

, Si celui {lui a confié un dépôt à (luelqu'un et lui ft dit: «~Iettez-l.~ dans votre coin oudans votre cofTreet n')' mellez pas de cad,enas. que le dépositaire s'en aille en mettant un cadenas et qu'ensuite l'objet du dépôt soit volé, il eet responsable parce qu'il ft attirélp.s voleurs qui en vo)'ant le cadenas ont été excités à voler l'objet (c'est~à-dire que leur attention e,st attirée sur le coffre parce qu'il est. fermé

cJ.

AnClnvE~

lIIAROCAlNES

et qu'ils doiyent en conclure (Iuïl contient un objet de valeur). Page :J3S, Iloie 2. - AI·'Adou!!, ouv. cité, t. V, p. 15.
..,;.' ~\.)~ l(. ~ .)1 ~\.JI ~ (C Il n'est pas pel'Ulis au htH'gel' de meUre il sa place un autt'e bergel', Il AI-Tasollly, ouv. cité, t. Il, l" 168.

~ ~;;-._ .)\ ~1)1 ~J
Il n'est pas pet'mis nu herget' de se faü'e remplacer pal' un aull'e, Il Page 338, fiole 3, - Le texte manuscrit ne dit pas:
cc

~L. JIC-'~'
Puis ill'~\'ienl au reste (du troupeau). Il Page 338, noie ft. - Après avoir écrilr~' .)\ « sïl dOl,t n,
C(

le texte lithographié rectifie et (lit: r\i .)\ rête >1.

CI

s'il s'ar-

Le texte manuscrit dit également r\i .j\, mais plus loin dans l'explication des difTél'ents cas où le bergel' est considéré comme responsable, les deux textes disent r t .j\ « s'il dOl,t Il, Les deux mots et les deux idées s'applicluent égaiement au sens généml. Page 330, Ilole L - J(haUi, ou\'. cité, p,Iï6, ligne 10:
~l> .)\~.....;.".

Il l'embout'se s'il désobéit. Il .tl-/(harchy, OU". cité, t. V, p. 2ï.
f(

~ }4J\ ~,,-I\ J t.J 'J '-' J~. .j\ ~ ~,~ ~ ~ ~.; ~'J ~W\ ~ ~ ~ ~.J'..J ~~ . \S~\ r~ 1!11.; t...!
Il le "el'gel' estl'espollsable il ClllISe de lu raute commise pal' lui; pal' exemple si on lui dit de ne pns rail'e
«

NOTES

401l

paitre le troupeau à tel endroit, qu'il désobéisse et qu'il aille y faire paitre et qu'une partie du troupeau en souffre; à cause de cela il est responsable de la pel'te causée au troupeau le jour de sa faute. )) • Page 339, noie 2. - L'auteur semble consi<1él'er comme impossible que le berger n'entende pas lesbèlements de la brebis s'il est présent et parait ~tre d'avis que ce cas doit ren'trel' dans celui de l'abandon du troupeau pal' le berger. Page 3ltO, noie 1.. - Le texte manuscrit ne dit pas: . · , ~ l. J' C!"..) r'. « Il reyient au reste (du troupeau). " Page 360, noie 2. - Le texte manuscrit ne dit pas ~ ~ pendant peu de temps ». Page MO, noie 3. - Tabcira de Ibn Far1J,odn, ouv. cité, t. Il, p. 291,

.,,; \JJ UI J\ ~\ ~ J\ 4Aj J ~\ ~ \)4i rl:it!)\ ." . ç. . ..,,,,,..,. t:'y JI.». '"'\ \'\ ~ '"'Lw~ ~
« Si le berger s'endort pendant le Jour et que le trou-

.".J

peau subisse des pertes pendant son sommeil ou qu'il soil dév~ré par les lions ou pris par les voleu,rs. il n'est pas respopsable à moins qu'il se trouve dans un endroit connu p,our être dangereux. )1 Page 360, nol, A. - Le texte manuscrit dit : ~'J' JI ~ cc ou de s'occuper à chasser ou à s'amuser Il.
Page BU, noie 1. ~'J. Le texte manuscrit dit:
~I~, ce qui change complètement le sens de la phrase;

il faut lire alors : cc Cela n'est consid.Jré eomme laisantpartie de son métier n, c'est.à.;dire cc cela n'est pas pour lui une excuse va. lable. J)

AnCIJIVE~

llIAnOCAI1"ES

Page 3!.1, noie 2. 1. Il, p, 2flt.

Tal)(:ira de lbll Far(lolll1, OU\·. cité,

.Cy)! r~l ~ ~~ ryl h~)1 0~ J,). ~J Il esl lO~ljoUI'S pel'mis uu hel'gel' de dOl'mil' Jl{3ndant le jouI' il l'époflue du sommeil (en été). )) Page 3ld, 1I0ie 3. -Le text€' manuscI·it dit: ~\.!;../)'I (( Al Il'tichflf Il. Page MI, IIole '" - Le mot JI,; ne se lI'ouYe pas dans 10 texte manuscI'it. Page 3,,2. nole 1. - Le tt"xte manuscrit a ici deux li~ne!'l qui m:lllr"H~Ilf. d:1OS le tpxtP. Jithog-r:tphii-,
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~ \".Aa-~ 1..1 J~ ~_•
.k.:~

« C'est-à-dit'e s'il a fait ce flu'i1 est d'usage de fail'e en

déchargeant l'animal pendant qu'il le tenait et Cfu 'il ne l'a pas laissé échapper par négligence; 'lu'i1 s'est échappé qu'il ne sait pas où il est, mais qu'il n'r a pas eu de né· gligence de sa part. » Pa!1e !H2, nolf' 2. - Le tp.xte manusI...it llit : ~jJ...J; 1< ~U; Le ~ ~ I.~L. (..L-,. \.;, ~"JI ~,

J'

~ ~L....# 'Y-..! ,;-,k~ ~)lJI ~,; ~)l1 Si le tuteuI' tl'RllSp0l'le le hieu de l"ol'pliclill dalts uu endl'oit qui lui semble slir ou flui est génél'alemont connu comme tel, et qu'il soit volé, il n'est pas responsable, Il Page 3&2, noie 3, - «( Le hel'ger Il lYI)1 ne se trom'e pas dans le texte manuscI'it. Page 3~3, noie 1. - Klwlil. OU\·. cité, p. ii9, ligne 2 : «( Ou fnit cOll\Th' sans ordre ~';I ~ t$j ~. Il A I-Kha l'chy, ou\'. cité, t. Y, p. 28.
«(

~~ ~~'! ,,"'.ft~ ~';'.~-:~ ~ L..l\ ~ ~ jl 1.;\ ~~ \J...G ,
(,,:l'I'~t

l

..

NOTEf;

tOi

« De même il (le het'gm') pst responsahle, s'il fait couvrir les femelles sans l'autol'isation du maUre et (Iu'une femelle soit hlessée par le mllie. »

Page 3H, noie 1. - I( Sachez Il ~I, ne se lI'ouve pns dans le texte manusel'Ît. Page :l't~, noie 2. - Tabcira de lb" Fa,,(wlln, ou\". cité, t. fi, p. 291-

~~ ~I )II ~. ~L-::.~ ~~ ~J ~.~.~ l(

t

JJ,)

)II ~.)I I~ ~ ~I ~lIJ ~I ~

.>..::- l.IJ .b.fi'. JI
.b.fi:. JI ~..\a:'. ~I

( Tout hel'ger, qu'il soit commun ou non, n'est pas l'esponsable, il moins qu'il ne se mette en défaut, ou qu'il ne soit coupable de négligence; c'est ce qüe disent Sard Ibn AI.~lasJI~ et AI.l;lasan AI-Baçry. » Page 3·~~:, noie 3. ..:.- Le texte manuscrit dit: cJ)l1 « jusqu'à présent lI. Page au, noie li. - Dar ar-ra'y, textuellement: « la maison du b.ergel' •. On appelle ainsi dans certaines villes du Maroc, lin fonda(I' souvent situé auprès des boucheries, oit les bouchers réunissent les moutons qu'ils achètent. Ces moutons sont conduits au pAturage par un berger pa)'é par les . bouchers. D'autres. que les bouchers peuvent également, mOJennant un prix minime, six ou huit centimes flnr jOlll' et par mouton, faire paUre leurs moutons par le berger de Dar nr-raCy. Dans les 'grandes villes, à Fas, par exemple, on appelle Dar ar·ra 'y l'endroit connu dans les localités plus petites sous le nom de Doula, c'est-à-dire l'endroit où. se réunissent pour aller paltre les trottpeaux communs, de bœufs, de ehenux, de mules et de moutons. Page Ua, noie t . ...:... «( Douar )J, '-ilIage de plnine. PafJe 3M, noie 2. - « Dehar )J, "illage de montagne.

ARClI"-ES lIIAROCAlNES

Pnge 3hi>, noie 3.-ii~ ~l\ t.-u,1 J

Cl

d'une ville », ne se

ll'Ouve pas dans le texte manuscrit. Page 3!15, Ilole ~. - Le texte manuscrit ditA ~\ Ibn Bachfr. Le texte lithographié après avoÏl' dit Ibn llouchd, corl'ige et met Ibn Bachir en marge. Paye i"r5, Iloie;:;. - .-Il·Khal'chy, ouv. cité, t. Y, p. 28.

~w:ol;JI~\'1 (f- ~ j~~ ù"L:J\ ~\"J ~ ~ ~~

0\

~~~YJ\~~
S'il s'est consacré au tl'avail de tout le monde, il sera ()istingué du salnrié pa"ticulier à un individu ou il une )'éunion définie d'individus. Page 366, noie L - A l-Khal'chy, ouv. cité, t. V, p. 28.
0" .. l\~\'~~.)

1,..;1 '-.-;\' ~ 01......â.1\ ~
~

..c..

~\ ..JJ

0l...:J1 J"lA..,.\'

Il doit réunir un salaire proportionnel il cause de sa ,'esponsabilité, car il n'accepte un salaire fixe qu'à la condition d'étr'e exempt de ,'esponsahilité, Page 3'.6, Iloie 2. - Al-Kharchy, Oltv. cité, 1. ", p. :W.

.)..l"'.lJ1 J"rJ~ ..ûJ1 ~J
«

Le contI'nt est annulé par ladite clause.

1)

Page 3.'.6, noie 3. - Le texte lithographié dit: 0J'~ (( a
L,. lexte manuscrit dit :.r:-~
n.

Il,

(

ft

une grande quantité ".
(1

Page 366, Iloie li. autre

Texte lithogt'aphié :.,.>\

lin

Texte mnnusct'it : \~\, « un salarié ».

Paye U6, noie 5. - Al-l\hm'chy, ouv. cité, t. Y, p. 2i.
La phrase de Kharchy est la même que celle (le

ln

Tou1.Jfat al-Qouf).):U, depuis Aeh/lab. AI~Kharchy dit:";-(; comme le texte manuscrit et.,.>' comme le texte 1ithogl'aphië.

NOTES

Ifl\l
ff

Page 3hO, Ilole 6. - Le texte manuscrit dit: ~;J..wl.
~Ioudaouana ».

La

Page 3"7, noie L - La même phrase se troU\'e littéralement dans AI-Khlirchy, t. V, p. 27, qui cite également Ibn )I)"sar. Dans la phrase citée par AI-Kharchy, Hprès : ff mais s'il l'a engagé à la journée ou au mois ", il ajoute: t:- ,\ ff ou il l'année. Il Page 3lti, noie 2. - Le texte manuscrit·dit:~.J~'i «n'engage pas Il. Ce qui est contraire au sens général; en effet le salarié du bergel' commun, vient de dire l'auteul', n'est pas responsable; et il n'est pas responsable, parce <Iu'il est engagé mo)'eDllant un salaire fixe, à la journée ou au mois, sinon il serait pll)'é proportionnellement à son tl'avail et par conséquent serait responsable. Page 348, noie 1. - Le mot ~l....:. ne se trouve pas dans le texte manuscrit. Page 349, noie t. - AI-TasotUy, ouv. cité, t. Il, p. 203.

~ ~..r ~Lp ~"""';J J..:.~ ~~ ~ ~J ~ c.r\)\ ..;sî J\ JirJ\ ~'.)..ü ~ W\ ~.; j ~ ~•.• 1I ff L'arrangement à l'amiable pour le remboursement dli par le berger, à cause de sa négligence ou d'un acte semblable, peut être lait pour une somme supél'ieure ou inférieure au prix fixé pour le dommage causé, si ce prix est connu. Il Page 349, noie 2. - Al-Ta.odly, ouv. cité, t. Il, p. 203.

d

d-

~\J..û r-'J-'! ~\(~'~\j ~~, 4,~ -'-!.;.-~ d ~ ~'J .;)'~ j ~ 'i J Jil JI
Si l'arrangement est pris longtemps.après l'établh\se... ment de IR valeur du dommage, il est valable égalemen~ si l'arrangement est fait pourune somme égale ou inférieure
cC

"Ill

ARCHIVES

~I.\ROC'\I:"F:S

il ceUe n,lcUl' : il n'est pas yalable s'il est fait moyennant

tlne somme supél·ienre. " J>a.'le 3'J9, Ilole 3. - AI-Tasotily, OUL eité, t. l, p.203. Commentaire du c1wpill'e ,j~l..:,L., ~I....,~ Cl De la

..

"'-"'

..

tl'nnsaction et <le ce (lui s\ rapporte li. De Ihn '.\cim (fin de la premièl'c pal·tie du chapitl'e, dans une observation rclati\'e au bel·gel'). Pa!le 3!Jn, Ilole .H-Tasot1ly. l. 1, p. 203.

l.-t..~ ~I ,j j ~ ~ )-t:.. i.,;Â~ ~t; \,;1

'J. -

\.lG

Il De nll\nw si pnl' ex('mpl(~, il (h' pfllre) a tué une yache. il ne lui est pas permis de transiger en donnant une autre yache. 'l l'age 3;)0, Ilole 1. - Le texte manuscI'it tlit : Jl; « il dit".

Page 3;)0, noie 2. -

Le tf'xte manuscI'it dit: "":. ~ « lors

de l'établissement du JlI'ix Il. Page 351, noie 1. - « Il est lH'érérahle de rail'e l'anangement en dil'hams » r"IJ ,) ~\( ~I ~.;>I,. Ce memhl'e de phrase ne se h'ouYe pas dans le manusCI'il. Cela change le sens en génél'al d~ la phmse, qui tlevient alOl's : « La )Iouaziya admet ceUe manièl'e de voir, si la transaction est laite en dirhams C't (lue ni la yalcur de l'estimat.ion ni celle du dinar ne soient connues, » Puye 351, Ilole 2. - L'autelll' du dommage est ici considél'é comme l'acheteur, ~rJI, dl' ln valeur du dommage causé, dont le propl'iétaire de l'animal est considéré comme le vendeur; il ne l)eul recevoir le pI'ix de ce qu'il vend (lue lorsque la valem' de ce dommage, (lui est assimilé à une marchandise, est connue. A l-llou/ilu?,.y, Il Les h'adiliolls islamiqnes», h'adudion Houdas et )Iarçais, t. Il, p. 53, chap. C'll1. De la vente d'un eselan' contre un esc1a,'c, d'un animal cooh'e un ani· mal. I1Hl 'Omal' acheta un chameau de selle contre (I"all'e

NOTES

-tu

chameaux deMt (lue le ,'elHleUl' lui gHl'anlit de lui liHel' à Ratadza. Ibn 'Abhas a dit: Il Il al'I'ive <lu'un seul chameau vaille plus que deux autres chameaux, ») Râfé-ben.Khadfdj acheta un chameau moyenuant deux chameaux et le vendeur ne lui en Hua <Iu'ull (1) (immédiatement) en disant: « Je te livrel'ai l'autl'e demain, et il sel'a agile si Dieu le yeut! )) Ibn al.~losanb a dit: « (1 n'y a pas <J'uslll'e 100'~qll'il s'agit d'animaux, quand on donne il tel'me un chameau moyennant deux chameaux et un mouton moyennant deux moulons. )) Ibn Sirin a dit: Il n'y a aucun mal il liul'I' il terme un cham<'au contre denx chameaux, un dirhem contre un dirhem. " Paue 352, Ilole 1. -AI-TluoiUg, ou\'. cité, t. l, p. 203. ~ ~~ J.j WU ~ _l._II·~ ~ .,~ .~J . ~.C-'"'
« En elTet la transaclion est la venle de l'estimation (du dommage) et celte estimation est inconnue ayant <JIll' l'estimation n'ait été faite. )) Page 352, nolè ·2. - AI-Tasot1lg, ou\", cité, t. l, p. 203.

,,~. ~ ~ ii ~ J:j jl « S'il (le berger) a tué une vache, par exemple, il Il<' lui est pas permis de faire une transaction, mo)'ennant une autre vache, avant d'avoir vendu la viande de la pl'emière.l) Page 353, noie ,(. - Al· Tasot11g, om', cité, l. 1, p. 203.

4--J ~I~ ~ ")II ~ ~I ,J j

jl~!~ ~I Ci- 0" ~")I « Parce que c'est vendl'e de·la viande en échange d'un animal ,'innt. Il . AI-"Madjl\l~y CAbdarrabmAn ben 'Ahdalqftdir). Kih\b
(1) " rout Ih'e : eL il n'ell IInn qu'un nu Vl'llcJem' l'Il cJil!BIlI : • Je te livrai l'nutre demnln, et.·, "

28

412

ARCHIVES
OU

MAROCAINE~

AI-MoughArasa p.127.

At-Tacîr

OU

At-TaouHdj, manuscrit,

rll~ 01~1 Ci- ;r #' 0\~\Ci-;r~ t'-J~...u\~...u\J .,,-.J0\ ~\ ~ ~-;rJ
01(J~ ~\ ~ .J..;- L";\ ~I ~ ,)JJb ;rJ ~ ~ ,)~)\ ~ 1Jl; ~W\J iiW ~ ~ ~~\ J.e.\.r-.:-" 0-" 01~ J~ ii ~..r-J\ ~.JU ~.?\~.J ..:.:,1) ,:-,,:--J\ ~.Aa.J ~,) \~ $J,) ~)\ ~\ Jlj~'; cS.ë )4lAA lAI?\ 01(

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*

cS .
~,;

l\Iouountta Al-ImAm AI.Mahdy, Alger, 1905-190ï, p. 697. (Abrégé de la l\1ououatta de l'Imam l\It\lik.)

~ i';' r'6.:l\ .....k J:..) iiu ~,; J:...J;r r\Al\ ~ l "'~J ~,; ~II..J~ 'Y\ 0-" ~ J\ ~J\ ii~ .l> ~0\ ~ t...Jj~_ J.e. 0\~\ 0-" ~ .l> ~ 0\..Jj ~ 'Y J~ ~ r.l ~ ~ ~~..w\ iiL.tJ~
i~\ ~ ~ ,).)JW\\
« Défense de

..u ~ .J~\ Jlj ~ e~0\ j~_ 'Y ~..u\ 01~~ ~\ Ci- ;r #\ 0-"

vendre des animaux vivants moyennant de

la viande. II D'après Sa',d ben al-Macyb le prophète a défendu la vente des animaux vivants moyennant de la viande. )) Il Dâouoûd ben al-l;Iacln rapporte qu'il a entendu dire par Sa',d ben Macyb que la vente usitée par les Al'nhes idolâtres, qui consistait à vendre de la "iande moyennant une ou deux brebis faisait partie des jeux de hasard usités par ces Arabes (1). Abou ZinAd a dit: J'ai dit à
Il) Le jeu de hasard ne conAlstalt pas dans l'échange d'animauJ: vivants contre de la viande, mals dans l'usage des Arabes Idolfltres de partager

NOTES

413

Sa'rd ben Macyh: Il As-tu jamais vu un homme achetel' une vieille chamelle au prix de dix brebis. II Sa'rd ben~[acJb a répondu: Il Si cet homme a acheté celte chamelle dans ces conditions, pour regorger, il li eu tOl't de le faire. ') Abou Zinnd ajoute: Il Tous ceux que j'ai interrogés desapprouvpnt la "ente des animaux mo)'ennant de la viande; et il ajoute également que la même défense a été écrite dans 'O/lalld al- 'Omm,ll il l'époque de Aban ben 'Othmân et d'Hachim ben [SOla ',1. I( On a intelTogé Ibn al-Q:\silll sur lc cas rl'un homme qui avait égorgé une brebis appartenant à un autre et que le juge avait condamné il lui en payer la valeur. Est-il licite nu pl'opriétaire de la brebis de rccevoil' une autre brebis, ou une vache ou un jeune champ.au, sevl'é, ou (Iuelque chose d'analogue, alol's (lue la brebis est encore entière et. ()ue sa viande n'a pas été vendue? Il a répondu: Il n'est pas licite qu'il reçoive un animal vivant quelconque, qu'il n'est pas permis d'uchetel' en donnant en échange de la viande d'un animal semblable. " Ibn Rouchd a dit: « Cela parce ((lIe le prophète a défendu de vendre de la "iande en recevant comme paiement un animal vivant Puge 353, noie 2. - AI-Tasodly, ouv. cité, t II, p. 321.
1)

~) V.j 0.rÇ"..: ~ ~ ~J ~
Il

.;:.....}

r-~J~~ ~l..JIJc.rI)\\.u;

~W\ r. ~~I ~ l.il

Si l'objet volé a disparu et que le voleur ait remhoursé sa "aleul', (fu'ensuite on l'ait retrouvé, il appnr'tielldl'a
un chAmeau éRorgé en vingl-huilou en dix pllrlîl, el (le tirer ensuile
1111

sOl'l ces pnrts au m(l)'cn do n~(:hes j\ miseil dnm" un ilnc. Cl" Ulo'IlKe exisle encOI'e nuJourd'hul au Mllro(' "lll'Iout dons les cnmplllllles, 111I'..que plusieurs personnes Re (~ollsent Imul' achelel' un mou Ion ou un bn'uf ')u'elles égorgent et dont elles FIe pal'lagent III "jande : c'esl ('e 'Il"un Lell qUllI'lie~Fl de "llIlIlle ~lInl Jll'll"lllll'f4 "t'I)clle fllh'C • l'ouzli\n • ~) enlre Ir.t'I acheteurs ou mU~'ell de bl\lons de djlT~I'ellles tUllgueur", lIrl'l4

r'i

,.,JI.

ou

801'1.

H'
lIU

ARCHIVES

MAROCAINES

voleur et non il son propl'iélnil'e; il en esl de mème pOUl' le bCI'gel', l'ouvriel', l'associé et les autres, )) Page 353, noie 3, - Le lexte manuscrit ne dit pas ~ II un esclave Il el pHi'le d'une accusation de yol sans spécifier «(uel cn csl l'oll,jel.. Pa,ge 35fi; noie 1. - Il Et qu'ils se p'erdent Il ~ ne se lrolt\'(~ pas dans le lexte manuscrit. Page 356, noie 2, - (( Tout Il I""U- ne se lt'E)U\'e pas dllns le texte IIHUlUSCI·it. Page 35i, noie 1. Ce membre de phrase depuis (1 Ibn Hilâl )1 ne se lroU\'e pas dans le texte llIanuscl·it. Page 357, noie 2. - Al-Kharchy, ouv. cité,t. Y, p. U .

.~ W.rJIJI dJ.... 01YI..0yll>l4J ~ ..0y~ ~".Y- Yl k ~~ ii..,r.-- YI
Les pm'ents de l'enfant, s'ils voyagent, ne peuvent pas emmener l'enfant aV.ec eux ayant d'avoir donné à la nourrice son salaire en entier. Il . Page 357, noie 3. - Le texte lilhographié dit ~I ,,:,,1 Il le père de l'enfant Il. Le lexte manuscrit dit ~ yI Il le tuteur »•
Il

. Page 357, noie la. - Le texte lithographié dit Jl;.
Ce mot ne se trouve pas dans le texte manuscrit: Page 358, noie 1. - Texte lithographié :..,r.--\'". Texte mannscl'it : ..,r.--I.>:-

Page 3;'8, noie 2. Texte manuscl'it ,.,? l...f':"

Texte lilhographié

J LS'I",,~ \.J"

Page 358, note 3, - Texte manuscrit 1,;1. Page 359, noie t. - Il Tou1)fa de Ibn •..· \cim
das et )Iartel, p. 583. Page 359, noie 2. - Le texte man~scrit dit

Il.

Trad. (Jouau. singu-

Jl;

:\'OTES

.\11,

liel', le texle lithographié dit )IIi au dnel. Celle Vt'l'Slon parait Ill'éférable, étant <Ionné qu'il s'agoit dcs d(,ux allteul'S précédemment nOllimél'l, . Page 359, noie 3, - At-l'aMui/y, ouv, cil,;, t. Ir, p.WH.

.:r ii,.4\ - L.:a41\ ~ ~';>J)C. ~~\ ~J\ ~\)I t..,J ~~
J.J'f!"')I\

~ J~ ~~~01Jii.;~)ll ~l ~ ~)I J.)~.rf

t..J-J'- ~-*,)I ~.rJ\ _\~ ~ ~I)\ ~ ~ f

~\ ~l ~ L. ~~ '.l ~l ii.).\ ~ <i~ ~

Il En cas de <Iépart du he l'go" l' ou d('~ maÎtl'es d'é<.'ole nvant l'expil'ntion de lem' contl'at, sans motif sérieux, le contl'at est annulé, et ils sel'out paJés du lempg pendant le(luel ils auront tl'Rvaillé, C'est ainsi qu'a jugé Ihn '~\rafn relativement au berger et aux luboul'elll's (lui abandonnent leUl' tt'avait pendant un nombre de moi~ délel'miné et (lui "l'viennent apI'ès l'expil'ation du contmt; il déelal'e «u'i1 a (ft'oit au salaire pendant le temps (IU'il a tranlillé, Il Page 359, noie h. - Le texte manuscrit dil: ~j\r-!\ li la :\Iouâziya Il. Page 300, noie L - At-l'asotl/y, 011\'. cilé, t. Il, l" 1fi7,

.Y- \ '.lli ~J..y

L. rl:.t I!J f! '.l ~ 0\(L. I!J J ,.; )1 '.l.~ )1 01

~~ ~ ~\.)~l,.; ~ Il Que "ien ne lui est <hi, attendu qu'il a [>(,l'<lu tout droit en ne terminant pas le temps pal' lequel il était lou~; c'('st ce (lue dit AbolÎ )JymolÎna, faqfh de Fâs, Il Page 360, noie 2,-Texte lithogra(lhié~,Texte manURc.. it~.

-,

Page 360, note 3, -

Texte lithogl'aphié :

Il

après ) ""':,

Texte manuscrit: Il avant » ~. Page 300, noie h, - Cette phrase <Ionne l'aison à ln \'ersion du texte lithogl'al'hié du pnrngl'aphe pt'écédent, (lui dit ....a.:.
2 B •

411i

ARCHIVES MAROCAINES

l(

Si le her-ger revient après l'achèvement de l'année.

Il

Le cas de son retour avani JJ est en efTet traité maintenant. Page 361, noie 1. - Ibn 'Acim. Trad. Houdas et Mar-tel, chap, LXXV, du Salariat, p. 586 et 585 ;

~"~J,.W1J~~

.......l> v t J'!" -"'". . .\.\ AIl
Il

I.~ ~ 't'

r.J

Du moment qu'il y a désaccord au sujet du contrat, le travail terminé, on s'en rapporte au dire de l'ouvrier, s'il prête serment. {lf.liydrade Muulwmmadben Ahmad Al-Fdsy.} Commentaire de Ibn 'Âcim. j~dition du Caire, tiH5. - T, Il, p. HO.

~ ~)i:>l 01S"0 ~ ii.;~ \'\0~ J ,JJ".-JIJJ,.W\ u.t>\\.;'
~L,J'; J~~ ~ d J,.Wlê..A
S'il Ya désaccord entre l'employé et celui qui l'emploie, à propos du salait'e, si ce désaccord se produit après la fin du travail, l'emploJé sera cru sous serment. 1) Page 363, noie 1. - Khaltl, ouv. cité, p. 165, ligne 12.
Cl

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«

Il lui est permis de donner en aumône. Al·Kharchy, ouv. cité, t. IV, p. 259.

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« Il lui est permis, sans autorisation de son associé, de faire une aumône avec une petite partie du bien de l'asso· ciation. Page 364, noie 1. - Texte lithographié :.;.;.All. Texte ma-

nttscrit ~ ,-lJ1.

Page 364, noie 2. manuscl'it :

Texte lithographié:

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Paye 36%, noie 3. - Ibn Ra?l~dl aç-çounnâ', manuscrit, p. 66.

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III.

418

ARCIIIVES MAROCAI:"IES

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Si le troupeau a mangé une récolte pendaut la nuit et (lue cela sc passait alol's (lue le maître de ce troupeau n'avait pas attaché les animaux de façon il ce qu'ils ne puissent pas se détacher et qu'il ne les avait pas enfermés, ce propriétaire est l'esponsable de ce qui a été mangé pal' le troupeau jUS(IU'à la racine; s'il para't pouvoir renaftre, sinon il est l'esponsable de la valeur faite d'aprèA une estimation moyenne établie d'une part sur la possibilité que la récolte repoussera et de l'autre sur la crainte qu'elle ne repoussera pas; cela s'il n'y avait pas de berger avec le troupeau pendant la nuit; s'il y avait un berger, ce bergerdoit jurer qu'il n'a pas été négligent. Il Dans le cas où les animaux auraient été solidement attachés ou bien enfermés, et qu'ils se soient échappés, dans ce cas il n'y a pas de sanction, même s'ils a'"llient mRngé· la recolle pendant le jour. (c Si le troupeau a élé paUre dans un endroil éloigné des champs ensemencés, d'où il ne semble pas possible qu'il puisse y revenir, qu'il y soit revenu el qu'il ail mangé la. récoHe; dans ce cas également il n'y a pas de sanction,. qu'il y ail avec lui un pAlre ou qu'il n'~' en ait pas. Si on a: fait paUre le troupeau, près des champs ensemencés, soo pl'opriétaire est responsable, si le troupeau o'e~t pas accompagné (l'un pâtre ou que ce pâtre ait été dans l'impos~ sibilité d'empêcher le troupeau de maogp.r la récoltp.. Si le
Il

NOTES

troupeau est accompagné d'un pâtre suffisant, c'esl lui qui est responsable, au conlraire si Ics cfforts du p;\lr'c pour retenir le ll'oupeau Monl insuffisants, il n'~' a pas de sanction, Il Ibn SahnOlin a dit: Les dommages causés pendant la nuit par dcs troupeaux à des récoltes ou à des arbres sont remboursés par les propriétair'cs de ces troupcaux, qu'ils y aient été avec eux ou non, ainsi que J'a jugé Je Prophète il propos de la chamelle d'AI-Darrâ bcn ..Azih, Pendant le jour les propriétaires ne sont pas responsables de ce que les troupeaux peuvent détruit'e dans des endr'oits sans cultures, et dans des pâlUl'ages éloignés des champs ensemencés, qu'il y ait eu avec ces h'oupeaux des pâtres ou qu'il n'yen ait point, et c'est au propriétaire des champs (qui pourraient se trouver dans ces endroits) à Jes garder; c.e n'est pas au pâtre à le fah'e; ce n'esL clue 100'squ'avec intention il poutlse le troupeau (dans le champ placé au milieu des endr'oits r'éservés au pâtUl'age) que le pâtre doit être puni et qu'il esL responsable, « Ibn lloQchd a dit: La responsabilité n'exisle pas pour le hlé dçtruit pendant la journée, s'il se tl'ouve en dehors de l'ensemhle des champs ensemencés du village, au milieu des endroits réser"és au pAturage. Il Si le propriétaire IAche le troupeau et le laisse paltre avant qu'il n'ait dépassé la limite des champs ensemencés du village, sans pAtre qui l'éloigne de la récolle, il est responsable de la récolte perdue. Si le troupeau est accompagné des pâtres, ceux-ci sont responsables des dommages eausés. l( Les docteurs ont établi leur décision sur le jugement du ProphèLe, sur lui la bénédiction de Dieu et le salut, ordonnant que les propriétaires de champs ensemencés doivent les g.rder pendant le jour. Il Ibn al-HAdJ dans ses Ma,d'il, a dit: Nous 8\"ons parlé de responsabilité encourue pour les dommages causés
l(

-120

.\IlCIIJ\'ES :\'.\1l0CA'NES

pendant ln nuit; ('eUe responsahilité doit-elle t'l.'e supJlortée par le berger ou pal' le propriétRirc du troupeau :' Nous avons enlretenu Ibn Bouchd de la question; .illui a semhlé que la responsabilité de,'ait incombe,' au herge,', c( Il est <'gnlcllIent possible (lue la l'espollsnbililé .retomhe sur le p,'opriétaire; en efTelle berger esl un snInl'ié; s'il jure (IU'il n'a pas été négligent et qu'il n'a ('nusé nucun dommage, le propriétaire du troupeRu doit l'emhoursel', )) Al-R/ruI'chy.ouv, cité, t. V, p, ~5'I,

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« C'est-à-dire que les animaux qui peuvent étre gal'dés, et <lui ne 80nt pas connus comme nuisibles, «ue leur

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421:

viande puisse ou non ètl'e mangée (c'est-à-dil'e que ce soit des bœufs et des moutons, ou des chevaux ou desi\nes, pm' exemple) si ils détruisent des récoltes ou des haies, ou des vignes pendant la nuit, ce sont leul's propriétaires qui en sont responsables; mais ils sont l'esponsables de ce qui vient d'être dit, en enliel', que l'on puisse espél'er que ce qui a été détruit repousse ou: que ('on ne puisse pas l'espérer, et l'estimation de celteresponsabilité est faite d'après le sentiment d'eapoil' de voir repousser ce qui a été détruit et la cminte du con-tl'aire; cela sans tenir compOte si l'estimation de la chose détruite èst supérieure à la valeur des animaux causedu dommage, et que ce qui a été détruit fùt ou nolt clôturé. « Achhab adit :'« Quel est le prix auquel on aurait acheté· ce qui a été détruit _quand cela était en bon état et (luel est ce prix après que cela a été détruit en entier ou en partie?Si le jugement a été retardé jusqu'à ce que la récolte ait repoussé à pouveau, l'estimation est supprimée. Celui (Iuï a causé la destruction est puni, et il n'est pas permis au propriétaire du troupeau d'abandonner ce troupeau en échange de ce qu'il a détruit, contrairement à ce qui sepasse pour l'esclave coupable. C'est la différence (IU'il y a entre l'esclaye qui est raisonnable et qui par consé(luent peut être coupable, tandis que les animaux qui n'ont pas, de raison ne peuyent avoir de culpabilité. Quant à ce qui est détruit pendant le jour, le propriétaire des animaux ne peut pas être rendu responsable, à deux conditions : la première, qu'il n'y ait pas de berger avec le troupeau, la deuxième, que letroupeau soit conduit loin des champs ensemencés de façon qu'il soit éloigné des récoltes, Jus-qu'à un endroit d'oit on ne peut pas pensel' qu'il puisse revenir aux champs ensemencés. S'U y a un bergel' a"ec le troupeau et qu'il soit capable de le maintenir, il est responsable que le troupeau ait été conduit loin des champs.

ARCIIIVF.~

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('nsemencôs, ou 3111H'ès d'eux, Si le h'Olll'C3U a été conduit près des champs ensemencés et qu'il n'y ail l'as de bm'gel' a\'ec lui, la responsabilité de ce qui est détl'llit par ce trou l'pau ilH'Omhe il son pr'opr'iétaire; dans le ca!'! conll'aire c'est le herger qui est responsaLle. Si le Il'oupeau est accompllgllé d'lin hCl'ger, c'est ce del'llier qui est J'esponsahle qu<' le troupeau ait été conduit loin ou près des ('hamps ensemencés, C'est ce qui apparalt de ce qlle <lit Ihn Nddjy ,II Al-'Adouy, ou\'. cité, t. V, p, :J:i'i.

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I( Il dit (le )Ioukhtaçar'): Le propriétait'e des animau;r; est responsable de ce qu'ill détruisent pendant la nuit,

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c'est-à-dire s'il n'y a pas de berger avec ces animaux pendanlla nuil; 8'il Y a un berger' avec eux pendant la nuit, c' esllui qui est responsable dans le cas où il était dans ll~ possibilité d'empécher les animaux (de détruire).

NOTE!!

4:13

li Ce cru'il dit (le Moukhtaçar): Quand m~me la valeur de ce 'lui a été détruil dépasse celle du troupeau, est en réponse it Yal.Iya ben Yal,lJa (lui dit que le propriétaire du troupeau doit payer la moindl'e estimation de ce qui a été détruit, et une somme moindl'e «(ue la valeur du troupeau. Il dit aussi: Il il incombe au propriétaire, c'està-dire de rembourser une valeur moindre que celle du troupeau ou égale à cette valeur, et même supérieure si cela est nécessaire pour _ compenser la valeur d~ ce qui a été détruit; la compensation comprend l'estimation du dom· mage et son remplacement par une valeul' égale; il semble d'après cela qu'il en est ainsi, (lue les animaux aient été attachés ou non, tandis qu'ici il s'agit de responsabilité et -que le propriétaire est responsable si les animaux ne sont pas attachés et s'il les attache et les garde, il n'est pas responsable. En résumé, le propriétaire des animaux n'est pas responsable si ceux-ci ont été selon la coutume attachés ou enfermés solidement, qu'ils s'échappent habituellement ou non; mais si ces précautions n'ont paR été prises et que les animaux aient l'habitude de s'échapper de nuitou de jour, leur propriétaire en est responsable. Si ces animaux n'ont pas l'habitude de s'échapper, Jeur propriétaire est responsable des dommages (IU'ilscausent pendant la nuit et non pendant le jour. « Il dit (le Moukhtaçar): Le propriétaire ed responsable, c'est·à-dire, qu'il y ait un seul propriétaire ou plusieurs. AI-Aqfahasy demande si cette responsabilité est proportionnelle au nombre des propriétaires ou au nombre des animaux. Il semble que ce doit être au nombre des toimaux. '1 Dasol1qg, ouv. cité, t. IV, p. 318.

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AIICIIIVES )IAIIOC.\INES

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~yJIJ ~t;.-)I .J'_J..A; ~ 1"b.\J cc Le prop"idaire est regponsahle de ce Clue les animaux dont la viande peut être mangée et ceux dont la viande ne peut être mangée, ont détruit de récoltes et de clotures, même s'ils ne sont pas connus pour avoir l'habitude de s'échapper, s'ils n'ont été ni attachés ni enfermés de façon à ne pas pouvoir sortir pendant la nuit, quand même la valeur de ce qui a été détruit, récolte ou autre chose analogue, dépasserait la valeur des animaux, après que l'estimation de ce (fui a été détruit ait été faite entre espérance et crainte (c'est-il-dire en faisant une estimation moyenne basée d'une pal't sur l'espérance que la récolte repousscl'a, d'aull'e part sur la cl'ainte qu'elle ne repousse pas). \( On devra faire (Ieux estimations; l'une basée sur une destruction totale, l'autre sur une destruction partielle, et étahlir la valeur des dommages entre les deux, c'est-it-tlil'e (lue si l'estimation basée sur une destruction totale, donne dix et celle basée sllr lIne destruction partielle, cinq, il faut estimer la valeul' du dommage à sept et demi; en eJTet cinq et dix font quinze et la moitié est le chiffl'e indi(l'Jé (sept et demi). « Le meilleur Illo)'en est de ne faire qu'une seule estimation du dOlllmage en la basant entre l'espérance et la crainte. » Tabcira de Ibn Farl,tolln, ouv. cité, t. II, P 302.

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(( Le propriétaire du troupeau n'est pas responsable des dommages causés pendant le jour aux récoltes par les animaux, mais il est responsable des dommages causés pendant la nuit. Il est compréhensible que le propriétaire ne soit pas responsable des dégâts ~usés pendant le jour, parce qu'à ce moment le troupeau est accompagné du berger; mais si le propriétaire laisse le troupeau abandonné à lui-même, il est responsable. )) .

4211
Il

A!lCII"'ES MAROCAINES

Si la responsabilité est SUPIH'imée pour le 1)I'opriétail'e pendant la journée, elle incombe au herger ~ïl est négligent. D'npl'ès le :\Iou'yn al-l,Ioukkâm la responsnhili té <lu pl'opriétaire du troupeau, est su ppl'imée poul'les dégâts causés pal' ce troupeau pendant le jOIll', aux J'écoltes cl nux haies, à la condition que ce troupeau ail dé eonduit loin (les ('IHlroits où se t1'oU\'ent des l'écolles et dc!ol haies, par un conducteur; mais si le pl'opriét.'lire a ahanllonné le tl'Oupcau il lui-même, au milieu des récoltes cl des haies, sans bel'gel', ou avec un beJ'ger connu pOUl' sa négligence, et qui le laisse habituellement nllel: à sa guise, le 1)I'opriétaire est responsahle des dommages ClltlSl'S. Si les dOlllmages proviennent d'une négligence ol'casionnel1e du hcrger, c'esl lui qui est responsahle. Sachez que la responsahilité du propl'iétaire est suppl'imée relativement 1'\ ce que les animaux ont mangé pendant le jour, lorsqu'il s'agit d'endroits dont les propriétaires sont ahscnls; s'il s'agil d'un jal-din abandonné, où son propriétail'c ne va <Jl\'à l'épo(lue de l'émondage, le propriétaire du t\'oupellu esl responsable de ce qui est mangé pendant le jour: C'est c(~ <lue dit AbOli ~lonl,U1mmad, d'après \m ensemble de consultations.
Rt!mm'(Jlle, -

« Une

question. - Ibn Hâchid a di t: Nous aVOIlR interrogé

quelques savants l'elativement aux salariés d'un village <lui font paitre les bœufs en tl'outH:'au commun, pendant la nuit, chacun pendant une nuit; les bœufs sont entrés dans la récolte de qnelclu'un et l'ont détériorée. Qui doit la remboursel' j' Leur réponse a été que si le "erger a été négligent ou inattentif, c'est lui qui est responsable, mais s'il est établi (lue les bœufs l'ont devancé et qu'il a été incapable de les retenir, la responsabilité incombe il. leurs propriétaires.
Î(

Autre question. - Dans le Moukhtaçar al-Ouâdil)a Ibn

NOTE~

12i

~Iazian rapl'orte flU 'il a entendu parlel' (à ce sujet) Açhag-h et qu'il l'a interrogé SUI' le cas des r{!coltes qui se trounmt autour d'un village et tout près de ce village et (lui ne peuyent être à l'ahri des dommages causés par les troupeaux, si leurs propriétaires les font sortir' ct Jcs laissent paih'e sans bergers. Il a répondu: Leurs pl'opl'ÏétaiJ'(~s doivent ordonner que ces troupeaux SOl'tent ayc<: un ou plusieurs bergers pOUl' Jes garder et les empècher de causer aucun dommage, et qui les feront passer par un chemin qui leur permette de passer sans cnusel' de dommages aux l'écoltes. LorscJue les moutons sont sorlis de la région où se trouvent les récoltes, on petit ahnndonn('1' en cet endl'oit les troupeaux sans bergers. » Page 366, noie 1, - Texte lithogl'aphié : if~. Texte manuscl'it : l.4~. Page 366, noie t. - Al-Tasodly, ouv. cité, 1. Il, JI, 108, ~ Î Jk_ ~,; ~ij ~\,; 'il JI i ~ ~ ~\ ~~I ~ ~\ \,;\ J

~ r::.~1 ~I ~\ ~J ~J.w\ ~ <./.~ ~I ....ijllS,.-ûJI ,:r ~~
J~ ~I ~\ ~J ~ ~ ~..fil\ ~f \$:;:« Si l'Assemblée du village engage un Imam pour la prière ou pour l'appel à la prière, cet engagement oblige méme ceux qui n'ont pas assisté à la condusion du contrat, comme l'a établi Ibn Nâdh' d'après ln MouJnounna et Ibn al-HAdj a conclu dans le méme sens, attendu que telle est la coutume étahlie i Ibn Hilâl a également conclu dans ce sens. Il Page 367, noie t. - Texte lithographiée: i~ 'i1l."..,.;1\ ~\ l''*;\~' Texte manuscrit 1*; \~ i~ 'il lrj:J1 ~\, Ar-Rahollny, ouvr. cité, t, VIII, p, 120, ~'(' ~,) <./. ~ ~ ~J ~~ .::,,~ ~~ \,)..)1..,..>\ J Jij

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128

AIlCIIIVES 1I1AROC.\INI'S

l( Le principe suinmt est établi à la fin de l'ouvrage marginal de Ihn '1\t et dans Yabya hen 'Omal': Il Un homme se h'ouvait avec des moutons entre des champs ensemencés; il craignait de laisser passer l'heure de la pr·ière. Son devoir' est de faire sa prière et de remhol1l'ser l'estimation du dommage que les moutons pourt'.ont causel' (pendant qu'il fera Ra prièr·e). ») Page 36i, noie 2. - ~~n c.J ne se trouve pas dans le texte manuscr,i1. Page 36i.note 3. - «Chaussons n. - Le texte dit: ,Ji> « Khouf )1. On appelle ainsi au Maroc des chaussons has, en cuil' très mince, sans semelles, qui se portent dans les bahouches et avec lesquels on peut faire la prière. Page 367. Ilole 4. - At-Tasoûly, ouv, cité, 1. II, p. 1(j8.

~;"'iioMJl:JI~ t.~I~J~.JI~~ t.~~..J .;.;l(~"J ~ tl.. ii~ ~ Le ~A .J~ ~ .J~ t.~ 4.:J ~§J ~.; j~ tYJ'. .JI ~ J I.,l)dJJI ~ lI..;:>IJ ~ ~ JI,.,l;~,) 1..tÇ~lyJl ii.) Jo'..lJI ii..lJI lI.l. J.,k 4:.. ..u.. ~ <ll:ll ~-:JI t.l::.J1 ..J ~ ~.)l..- J ~.)J ~ .JI ~ ~ j ..lJI ~I ~ t.~1 ~i J ti-- L:~I ~ ~ <.i~ Jl:JI ~...LJ~ t. ~~I I~ ~..4 ..J..::~~.) t.~ JI ~ Le ~ L:~I j.~ J~.) JI W"b.1 u~,)1 1.;1 lAL..-=.ci~ ~IJ~ ~~I~..J,.)j..lJI.)~~1 iioM ~~.;y.

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Si celui qui a des moutons en vend la moitié itla condition que l'acheteur· fera pallre l'autre moitié, pendant un temps délerminé, cela est licite, et on rédige le contral comme suit: Un tel a acheté d'un tel la moitié de cent brehis égales entre elles, pour lant de dinars; il a pris livraison de ces brebis et s'est engagé vis-à·vis du vendeur pour tant de temps il faire pattre pour lui l'mllre moitié

NOTE8

429

(lui demeul'c sa. propriété, durant ce temps indiqué. L'ache" teur a pris possession de l'ensemble des moutons sus désignés après les avoir examinés et acceptés, il les fera paftre. La moitié lui appartient, en vertu de ceUe vente; l'autre moitié est encore la propriété du vendeur jusqu'j, ce qu'ils partagent le troupeau, si l'un..~re'JX-réclamc ce c:::: . partage, « Le remplacement de ce (IU'il tue ou ('(' (Ill'il vend de sa pal't incomhe au vendeur, pendant le cours de l'engagemeRt ci-dessus, et il "devl'3 se conformer aux règles des ~Iusulmansen matière de venle Jt de salaire. Ces conditions réciproques ont été consignées, etc. " Page 369, noie 1. - C'est-il-dire que le contrat étant nul, la question est jugée conFormément à la coutume, qui n'admet pas le remboursement, ct non conformément au Char'a, (lui ne juge (lue ce qui fait l'ohjet d'un contrat l'l'guI iCI'. Poge 36\), noie 2. - Sous-elitendu « au moment (le l'cxpil'ation du contrat Il. Pafle MO, noie 3. - Nous suivons le texte manuscrit qui dit: ~l:ll ~ r~ ~I j.. Le mot r~- nf'! se trouve pas dans le texte .lithographié.
Pafle 370, noie 1. - te .::,,\,;-,1 J ne se trouve pas dans le texte manuscrit. Page 370, noie 2. - Le texte manuscrit ajoute: r=a'\ ~Y.J\ ,.r.J j,\p\ c.J1. r.)J;J « On a déjà vu ce qui est relatif au partage des agneaux. Il Page 370, noie 3. - Il est sous-entendu que le contrat de vcnte avec obligation de gal'der l'autl'e moitié. est rompu. mais la vente est maintenue, et l'acheteur au lieu de payer le prix antérieurement com"enu, paye le prix que valaient les animaux le jour où il a pris possession et reçoit du ,-endeur un salaire proportionnel au temps pendant le(luel

y,...

430

ARClIIVES MAROCAINES

il a fait paître l'autre moitié du troupeau, c1emeurét' la· propriété du vendeur. Page 371, lIole 1. - Le texte lithographié dit: ~ « elle a été fourbue volée li.
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Le texte manuscrit dit :

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