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COMPTABILITE_GENERALE_Ter

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COMPTABILITE GENERALE Frédéric TRAORE Enseignant d’Economie, de Gestion et de Management Institut International d’Ingénierie de l’eau et de l’Environnement (2iE) E-mail

: frederic.traore@2ie-edu.org

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OBJECTIFS DU COURS A l’issue de ce cours, les apprenants : auront acquis la logique comptable et une connaissance précise des principes comptables, auront acquis une connaissance pratique du cadre comptable OHADA/SYSCOA, sauront passer les écritures comptables courantes et les écritures de fin d’exercice, seront capables d’élaborer les états comptables de synthèse d’une entreprise : bilan et compte de résultat

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MOTS CLES Entreprise, gestion, actions, parts sociales, actionnaires, associés, compte, comptabilité, flux, stocks, actif, passif, ressources, emplois, actif immobilisé, valeurs d’exploitation, valeurs réalisables, compte de trésorerie, capitaux propres, ressources durables, actif circulant, passif circulant, débit, crédit, solde, journal, grand-livre, balance, dettes à long et moyen terme, dettes à court terme, bilan, charges, produits, recettes, compte de résultat, soldes intermédiaires de gestion, résultat, dépenses, perte, bénéfice, profit, dette à long et moyen terme, dettes à court terme, trésorerie

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Définition 1.7.3. Rappels historiques 2.1.1.2.1. Notions de stocks 2. Schéma du travail comptable CHAPITRE 2 – PRINCIPES ET NORMALISATIONS COMPTABLES 9 9 10 10 10 10 12 12 14 9 10 12 I – Les principes fondamentaux de la comptabilité 1.3. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA 2.4. Comptabilité des stocks 3.1.6. Notions de flux 2.2. Comptabilité et informatique CHAPITRE 3 – LE COMPTE I – Notion de compte 1. Pièces justificatives 2. Formes et tenue des livres comptables 2. Définition de la comptabilité 1.8.1.4.2.1. Principes relatifs à la stabilité des procédures 1. Exemples de stocks et de flux 2.NOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS 9 I – Définition et utilité de la comptabilité 1. Principes relatifs à la fiabilité des documents Comptables II – La normalisation comptable 2. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. Le Système Comptable Ouest Africain 2.5.TABLE DES MATIERES CHAPITRE 1 – DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE. Comptabilité des flux 3. Présentation du compte 15 15 16 18 18 19 19 23 23 32 32 32 15 33 33 33 33 4 . Objet et utilité de la comptabilité II – Deux notions essentielles : flux et stocks 2. Flux réels et flux monétaires III – Comptabilité en termes de flux et de stocks 3.2.3.2. Les livres comptables 2.2.

2. Calcul du seuil de rentabilité 4.6. Présentation du compte de résultat III – Les soldes intermédiaires de gestion 3. Formation et modifications du bilan II – Le compte de résultat 2.2. Le contenu de l’actif du bilan 1. Le contenu du passif du bilan 1. Le Résultat Net de l’Exercice IV – Analyse différentielle 4.5. L’Excédent Brut d’Exploitation 3. La méthode en partie double 3.1. Le Résultat des Activités Ordinaires 3.3. La méthode en partie simple 3. Compléments à la règle CHAPITRE 4 – LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1.1. Elaboration du compte de résultat 2. Le seuil de rentabilité 4.1.3.7. Définition du bilan 1.1.II – Calcul du solde – Fermeture et réouverture d’un compte 2.3.4.3. le tableau différentiel 4. Le Résultat d’Exploitation 3. Règle de débit et de crédit d’un compte 34. Arrêt d’un compte 2.8. Calcul du « Point mort » V – Le tableau Financier des Ressources et Emplois 5.4. Réouverture d’un compte III – Méthode d’inscription dans un compte 3.2.1.5. Le Résultat Hors Activités Ordinaires 3.1.2. Le rôle du TAFIRE 35 36 38 38 39 40 35 37 42 42 42 42 43 54 55 67 68 68 68 69 69 69 69 70 70 70 71 72 73 42 54 60 70 73 5 .2. La Valeur Ajoutée 3. Le Résultat Financier 3. La Marge Brute 3.1.4. Objectif de l’analyse différentielle 4.2.

Mécanisme de la TVA 2. Les charges de personnel 1.5.4. La Valeur Ajoutée 1. Règle du décalage de la TVA 2.2.2.2.2. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) 1.1. Opérations de ventes de marchandises CHAPITRE 6 – LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1.3.Enregistrement des achats et des ventes 1. Présentation du TAFIRE CHAPITRE 5 – ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES I . Calcul de la TVA 1. Composition des retenues 2. Comptabilisation des retenues 74 74 75 78 78 79 80 82 82 85 92 92 92 92 93 96 96 96 97 97 101 101 108 109 105 110 112 6 .2.1. Conception du TAFIRE 5.1. Impôts et taxes sur la rémunération II – Les retenues sur les rémunérations 2. Justification du TAFIRE 5. Comptabilisation de la TVA CHAPITRE 7 – LES CHARGES DE PERSONNEL I .1. Le contenu d’une facture 1.2. Opérations d’achats de marchandises 2.3.4. Calculs sur la TVA II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2.1.Les charges relatives au personnel 1.1.2.3. Inventaire permanent et inventaire intermittent II – Illustration des systèmes d’inventaire 2.

2.Détermination de la marge brute sur matières 6. L’enregistrement comptable II – Utilisation des matières et fournitures 1.2. Le complément à zéro 3. Immobilisation des produits finis V – Utilisation des produits intermédiaires et résiduels 5. Enregistrement de la vente en inventaire Intermittent 4. Détermination de la marge brute en inventaire permanent 6. Les comptes utilisés 1.2.1.1.CHAPITRE 8 – CORRECTION DES ERREURS EN COMPTABILITE I .La contrepassation 1.1.1. Enregistrement en inventaire permanent 1.1. Les comptes à utiliser 3. La contrepassation totale II – L’ajustement III – La méthode algébrique 3.1. Déterminant de la marge brute en inventaire Intermittent 108 108 108 109 109 110 110 112 111 111 111 112 116 116 116 117 117 117 119 119 119 120 120 120 121 122 122 122 7 . l’enregistrement comptable IV – Utilisation de la production 4.2.2. Ventes de produits intermédiaires et résiduels 5. La contrepassation totale 1. Enregistrement en inventaire intermittent III – Constatation de la production en cours 3.1. Utilisation pour des productions ultérieures VI .2.1. L’opposé du nombre CHAPITRE 9 – ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION I .2.Achat des matières et fournitures 1.3.2. Enregistrement de la vente en inventaire permanent 4.

3. Définition de l’amortissement 1.CHAPITRE 10 – TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS I – Les amortissements 1. Comptabilisation des provisions 2.7.4. Taux d’amortissement 1. Comptabilisation des amortissements II – Les provisions 2.5.1.2. Notion de provision 2. Définition de l’amortissement 2. Place des amortissements et des provisions dans le bilan Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice Bibliographie 122 122 122 122 123 125 131 131 131 131 131 132 133 134 135 137 8 .2. Les types d’amortissement 1. Champ couvert par les amortissements 1.4.1.3.6. Eléments amortissables et éléments non Amortissables 1. Notion d’amortissement 1.

il faut souligner que la comptabilité est une obligation légale pour toute personne physique ou normale ayant la qualité de commerçant.2. Unité de la comptabilité a) Pour les dirigeants de l’entreprise (chef d’entreprise). la comptabilité est l’instrument qui sert de base de calcul pour les impôts auxquels l’entreprise sera assujettie. la comptabilité est un important outil de renseignement et de contrôle pour une gestion sérieuse. Objet de la comptabilité L’objet de la comptabilité est l’enregistrement. de ses biens et de ses créances. 1. les clients . c'est-à-dire d’établir son bilan.2.CHAPITRE 1 DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITENOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS I . b) Pour les tiers en relation avec l’entreprise.Une source d’information et une protection pour les prêteurs d’argent (banques. 1. actionnaires). Objet et utilité de la comptabilité 1. la comptabilité constitue : . la détermination de la situation et des résultats de l’entreprise pour chaque exercice. 9 . les fournisseurs.2.1.DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE 1. elle est une garantie de régularité des transactions et de probité commerciale.Un précieux élément de preuve en cas de contestation . Définition de la comptabilité La comptabilité est une science qui a pour objet l’enregistrement au jour le jour dans les livres dits livres comptables. Enfin. des différentes opérations d’une entreprise dans le but de déterminer périodiquement les résultats secrétés par l’activité et de dresser la situation chiffrée de ses ressources et de ses dettes.2.1. c) Pour l’administration fiscale.

DEUX NOTIONS ESSENTIELLES EN COMPTABILITE : LES STOCKS ET LES FLUX 2. La notion de stock Exemple 1 A une date donnée. cette fois-ci). ce montant en banque constitue un stock. 10 . la valeur des immeubles. le niveau d’une valeur à un instant donné 2.3. Cette distribution d’eau constitue un flux sortant. elle reçoit un virement bancaire d’un client pour 35 000F. Ces deux mouvements de fonds (entrée en banque et sortie de banque) sont des flux.1. Il s’agit là aussi d’un flux (entrant. un réservoir contient 1 000 m3 d’eau . La notion de flux Exemple 3 Un réservoir distribue 80 m3 d’eau par jour à des ménages. le mouvement d’une valeur durant une période donnée 2. Exemples de stocks et de flux dans l’entreprise Les stocks dans l’entreprise (exemples) : A la date du 31 décembre. Le réservoir dont il est question ci-dessus est alimenté par diverses sources dont le débit est de 100 m3 par jour. On appelle stock. l’entreprise MBAYE règle une facture par chèque bancaire pour 65 000 F et le 3 janvier. Exemple 4 Le 2 janvier. la valeur des terrains. On appelle flux. cette quantité d’eau est un stock Exemple 2 L’entreprise MBAYE possède au 1er janvier la somme de 800 000 F dans son compte en banque . la valeur des stocks de marchandises.2.II .

Les flux monétaires. traduisent la contrepartie financière des flux réels. travail…etc. la fabrication de biens à partir de matières.4.la somme en caisse. les ventes réalisées. Flux réels et flux monétaires Les flux économiques se subdivisent en flux réels et en flux monétaires. 2. les dépenses en transport. quant à eux. Les flux antérieurs déterminent et expliquent le niveau des stocks à une date donnée . en banque. les achats de matières premières opérés. le montant des dettes dues par l’entreprise à plus d’un an. etc. Les flux dans l’entreprise (exemples) : Durant le mois de janvier. Les flux réels traduisent les mouvements de biens et prestations de service fournis par les agents économiques. Un stock dépend essentiellement des flux antérieurs (mouvements) qui ont affecté la valeur décrite par le stock en question. les mouvements de fonds en banque. Exemple L’entreprise achète une marchandise auprès d’un fournisseur. Flux réel de marchandise Fournisseur Entreprise Flux financier immédiat ou décalé 11 . fournitures. le montant du capital. les acquisitions d’équipements. en caisse. on dit que le stock est une « rétention » de flux. Le transfert de la marchandise du fournisseur à l’entreprise constitue un flux réel qui donne lieu à un flux monétaire immédiat (paiement au comptant) ou décalé (paiement à crédit).

Comptabilité des stocks Une comptabilité en termes de stocks ne peut être qu’une comptabilité en termes de flux. Flux réels de sortie – flux réels d’entrée = Résultat de la période La comptabilité nationale est une comptabilité de flux uniquement. Elle ne mesure pas les stocks car. très difficile. énergie. parce qu’elle enregistre tous les flux relatifs à cette entité depuis sa création. l’ensemble des flux réels de sortie (ventes) est comparé à l’ensemble des flux réels d’entrée (achats. les seconds étant les contreparties des premiers. de ce fait.COMPTABILITE EN TERMES DE FLUX ET EN TERMES DE STOCKS La comptabilité.III . travail. 3. fournit donc. par exemple. pour traduire l’activité économique d’une entité. La comptabilité des flux La comptabilité opère une distinction fondamentale entre flux réels et flux financiers. les stocks de ladite entité. d’autres flux surviennent en cours d’exercice qui viennent modifier les valeurs initiales de sorte que les stocks à 12 .2. doit enregistrer tous les flux qui la concernent. de connaître la valeur des biens détenus par les ménages ou par l’Etat à une date donnée. services consommés). La mesure des flux réels permet d’évaluer l’exploitation de l’entreprise pendant une période donnée. La mesure des flux conduit nécessairement à une connaissance des stocks . l’ensemble des flux qui ont caractérisé l’activité des différents agents économiques. elle mesure pour une période donnée. par exemple. 3. Cette comparaison donne une description de l’exploitation de l’entreprise et permet d’évaluer son résultat. car un stock est une rétention de flux. Sur une année. il suffit que le niveau de ceux-ci en début d’exercice soit déjà connu. La comptabilité d’entreprise est donc une comptabilité de « flux et stocks ». si l’on peut déterminer la valeur des biens et services créés au cours d’une année. il est. En effet. La comptabilité de l’entreprise.1. par contre. A partir des flux initiaux (à l’ouverture de l’exercice).

une date donnée sont les flux initiaux augmentés ou diminués des flux ayant eu lieu en cours d’exercice. La comptabilité d’entreprise est donc bien une comptabilité de « flux et stocks ». 13 .

3.3. SCHEMA DU TRAVAIL COMPTABLE EN DEBUT D’EXERCICE Bilan d’ouverture Livre d’inventaire EN COURS D’EXERCICE Pièces comptables de base Livre Journal Grand-livre Balances périodiques EN FIN D’EXERCICE Régularisations Clôture des comptes Balance générale Livre d’inventaire Bilan de clôture Compte de Résultats Résultat 14 .

Ce volet signifie que la comptabilité est tenue pour une entité économique qui peut être une personne juridique (une société. Principes relatifs à la stabilité des procédures Principe 1 : Le principe de l’entité comptable et de la comptabilité d’engagement Ce principe comprend deux volets : . Le résultat de chaque exercice doit inclure tous les éléments générateurs de charges et de produits concernant ledit exercice.La notion de l’entité comptable.1. 15 . une « fraction » de personne juridique (entreprise individuelle) ou un ensemble de personnes juridiques (groupe de sociétés). Les écritures comptables sont donc passés dès que ces opérations et ces faits se produisent et non lorsqu’ils donnent lieu à des flux de liquidités. généralement admis par tous. mais. Principes 2 : Principe d’indépendance (ou de spécialisation) des exercices L’activité de l’entreprise (entité économique) est découpée en tranches annuelles appelées « exercices ».La notion de comptabilité d’engagement. seulement ces éléments. Nous en donnerons ici une présentation succincte 1. qui confèrent aux états financiers et aux comptes leur assise conceptuelle et leur force en tant que moyens de communication. par exemple). de langage commun aux partenaires économiques et sociaux de l’entreprise sur le plan international. Cette règle signifie que l’enregistrement comptable a lieu à la naissance juridique (exemple d’un contrat de vente) ou à la naissance économique (exemple d’une consommation d’énergie) des faits et des opérations qui concernent l’entreprise.CHAPITRE 2 LES PRINCIPES COMPTABLES ET LA NORMALISATION COMPTABLE I . .Les principes fondamentaux de la comptabilité Ce sont ces principes.

une constance s’avère nécessaire : .dans les méthodes d’évaluation d’une année à l’autre. variation spécifique de prix).2. principe de la clarté) 16 . Principe 4 : Principe du coût historique Le coût historique d’un bien est le coût de ce bien constaté dans l’entité (l’entreprise). surévaluation des actifs. quant à eux enregistrés que lorsqu’ils sont réalisés. Cette valeur n’est modifiée dans les états financiers de l’entité quelques soient les évènements ultérieurs pouvant influencer cette valeur (inflation ou déflation. .d’indiquer les incidences des changements sur les états financiers. Principe 6 : Principe de la permanence des méthodes Pour que les états financiers conservent leur finalité d’information et leur fonction de langage.de justifier les raisons du changement . de ce fait. obligation est faite à l’entreprise.Principe 3 : Principe de continuité d’exploitation Les états financiers sont élaborés pour une entité sensée évoluer en continuité d’exploitation et non dans une perspective de cessation prochaine d’activité ou de réduction sensible de celle-ci. Principes relatifs à la fiabilité des documents comptables Principe 7 : Principe de la transparence (ou principe de la bonne information. Principe 5 : Principe de la prudence Ce principe tend à éviter que les états financiers ne donnent une image faussement favorable de la réalité économique de l’entreprise (surévaluation du résultat.Les profits ne sont. Au cas où une dérogation à ces deux règles est adoptée.Les pertes sont enregistrées dès lors qu’elles sont probables . sous-évaluation des passifs).dans les méthodes de présentation des états financiers . introduit une dissymétrie volontaire et systématique dans la comptabilité : . donc certains. Ce principe. 1.

suffisante.Règle de non compensation (entre certaines pertes et certains profits. 17 . ce principe permet de regrouper voire de négliger des éléments de faible importance. peuvent. Remarque : L’application de ce dernier volet du principe s’avère souvent délicate Principe 9 : Principe de la correspondance Bilan d’ouverture / Bilan de clôture Selon ce principe. les « erreurs fondamentales ». par exemple. d’informations de nature comptable. conforme aux conventions en vigueur (SYSCOA. Ainsi. économique ou financière. ou entre certains actifs et certains passifs . Ceci signifie. il est interdit d’omettre la moindre information susceptible d’avoir une influence sur le jugement qu’un lecteur peut porter sur les états financiers c'est-à-dire sur la situation financière et les résultats de l’entité. notamment que l’on ne peut modifier les capitaux propres du bilan d’ouverture en leur imputant les incidences de changements de méthodes ou de produits et de charges sur exercices antérieurs. Il s’agit. claire (mais pas inutilement abondante) et neutre. si elles existent. Par exemple.L’information contenue dans les états financiers doit être compréhensible.Règle d’exhaustivité : Prohibition de toute omission d’information d’importance significative. cette erreur est jugée fondamentale et elle doit être imputée aux capitaux propres d’ouverture. Le SYSCOA a prévu des dispositions en la matière. il faut préciser les deux règles suivantes : . bien entendu. De même sont imputés aux capitaux propres d’ouverture les incidences liées aux changements de règlementation comptable ou d’une norme comptable. si des produits n’ont pas été enregistrés alors qu’ils se révèlent importants par rapport au résultat des activités ordinaires (supposons que leur montant soit suffisant à lui seul à changer le signe du résultat). Comme corollaire à ce principe. Principe 8 : Principe d’importance significative En vertu de ce principe. En revanche. être imputées aux capitaux propres du bilan d’ouverture. le bilan de clôture doit correspondre au bilan d’ouverture. par exemple). au sens que leur donne l’IASC.

L’application correcte de ces principes permet donc d’obtenir dans les états financiers.1. 2.A.E) à laquelle il réservait les comptes de la classe 9.1. 18 .1. Les quelques modifications qu’il contenait concernaient la Comptabilité Analytique d’Exportation et touchaient surtout au mode de calcul des coûts et à la comptabilité prévisionnelle (coût pré-établis ou budgétés). il était davantage un liste de comptes qu’un exposé de principes et de méthodes. en raison de sa forme codificatrice.G) à laquelle il consacrait les comptes de la classe 1 à la classe 8.1. N’GUESSAN). B. Elle est l’œuvre de l’international Accounting Commitee (IASC). 2. GOUSSOU. Plan Comptable 1947 Le premier plan comptable français a été publié en 1947. à l’exception du principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (principe 10) et. Cette normalisation a connu plusieurs phases en France et dans les pays francophones d’Afrique. du principe du coût historique (principe 4). de la situation financière et du résultat de l’entreprise » (Claude PEROCHON. Il opérait la séparation entre la Comptabilité Générale (C. Plan Comptable 1957 Ce second plan était une retouche du premier. s’est souvent identifiée au « Plan Comptable Général » même si elle ne se résume pas à une liste de comptes. pour partie. une image fidèle du patrimoine. II .Principe 10 : Principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence Ce principe stipule que les opérations et les évènements qui concernent l’entité doivent être comptabilisés en fonction de leur nature. leur forme juridique. Rappels historiques 2. leur « réalité ». La normalisation comptable.La normalisation comptable L’édition des normes internationales en matière de comptabilité est d’origine professionnelle . « Tous les principes comptables ci-dessus énoncés. et la Comptabilité Analytique d’Exploitation (C. E. sont reconnus dans toutes les comptabilités du monde malgré les différences dans le modèle de ces comptabilités.2. leur substance économique et financière et non pas seulement selon leur appellation.

Le Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) Le SYSCOA a été élaboré sous de la BCEAO pour le compte de la Commission de l’UEMOA.2. 19 .3. 2.1. et plus spécifiquement. Il est le fait des pouvoirs publics.4. Ces innovations consistent essentiellement en l’élaboration de soldes intermédiaires de gestion ou soldes caractéristiques de gestion : Marge brute.3. résultat net. valeur ajoutée. Plan Comptable français de 1982 Il consiste en un remaniement profond du plan comptable 1957. 2.1. d’une évolution dans l’analyse de la gestion. résultat avant impôt.3. 2. des professionnels de la comptabilité et des utilisateurs.1. Des Etats ont adopté des versions nationales de ce plan : Plan Comptable Ivoirien (PCI en 1973). Le SYSCOA a été élaboré sur la base du modèle comptable retenu dans le projet d’acte uniforme de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) adopté en 1995. résultat sur cession d’éléments d’actif immobilisé. Le Plan Comptable OCAM contenait des innovations majeures dont la France s’est inspirée pour la réalisation de son plan comptable 1982. introduit des innovations conceptuelles et techniques. évolution que le Plan Comptable OCAM avait prise en compte. Il tient compte d’une harmonisation internationale. de concepts économiques tels que la valeur ajoutée. Plan Comptable Sénégalais (PCS en 1975). Plan Comptable OCAM 1970 Le plan Comptable OCAM a été adopté en début d’année 1970 par les Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Organisation Commune Africaine et Mauricienne (OCAM).2. le SYSCOA fait l’objet du règlement communautaire N° 04/CM de l’UEMOA du 20 décembre 1996 et est applicable dans les Etats membres à partir du 1er janvier 1998. résultat d’exploitation et hors exploitation. impôt sur le résultat. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. sous l’influence des normes internationales. Aspects généraux Le SYSCOA. et financiers tels que le tableau de financement. Ainsi.

Retient huit (8) des principes comptables fondamentaux .- Il présente un cadre conceptuel Expose des principes comptables et des méthodes d’évaluation Affirme la finalité d’image fidèle de l’information publiée Module les états financiers en trois « systèmes » Le SYSCOA conserve cependant : . Principes comptables et méthodes d’évaluation Le SYSCOA . 2. expliquer.3.3. Modulation des états financiers L’IASC (International Accounting Standard Commitee) indique : « L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. commenter l’information donnée par les 3 états précédents. 20 .3.Affirme la finalité d’image fidèle des états financiers 2. séparation ignorée par les modèles anglo-saxons.Contient un exposé clair des méthodes d’évaluation à utiliser aussi bien à l’entrée des biens dans l’entreprise qu’à la limite du bilan . d) Une annexe composée de notes et de tableaux supplémentaires destinés à compléter. la performance et l’évolution de la situation financière de l’entreprise. qui soit utile à une large gamme d’utilisateurs lorsqu’ils prennent leurs décisions économiques ».2.La séparation entre Comptabilité Générale (CG) et Comptabilité Analytique d’Exportation (CAE).La normalisation entendue dans le sens de « codification » sous forme de « plan de compte » . L’IASC a retenu quatre (4) états financiers : a) Le bilan qui donne un éclairage sur la situation financière de l’entreprise b) Le compte de résultat qui informe sur la performance de l’entreprise c) Le tableau de financement (ou tableau de flux) qui donne une représentation de l’évolution de la situation financière.

Etats financiers préconisés par le SYSCOA Le SYSCOA a retenu des états financiers obligatoires pour chaque système Pour le système normal : o le bilan o le compte de résultat o le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE) o l’état annexé o l’état supplémentaire Pour le système allégé : o le bilan o le compte de résultat o l’état annexé Pour le système minimal : o le compte de résultat o la situation ou bilan de fin d’exercice o la variation de l’avoir net au cours de l’exercice 2. La bonne compréhension de l’un d’entre eux nécessite souvent que l’on recoure aux informations contenues dans l’un des autres.3.Ces 4 états financiers sont indissociables . un plan de comptes à suivre. prévu pour une entreprise quelle que soit sa dimension.Le système minimal qui s’adresse aux petites entreprises ne dépassant pas un certain seuil de chiffre d’affaires 2.4.3. Le SYSCOA prévoit trois (03) systèmes ou modèles de présentation des états financiers destinés à donner une certaine souplesse à l’application du SYSCOA : .5. celle des pays que la France et l’Allemagne auxquels il faut associer les pays d’Afrique francophone . Cette normalisation obligatoire est une caractéristique de l’approche « continentale » européenne de la comptabilité.Le système allégé réservé aux petites et moyennes entreprises (selon les critères du chiffre d’affaires et de l’effectif du personnel salarié) . Ils sont complémentaires. c’est le système de « droit commun » . Plan des comptes : Codification Le SYSCOA a défini et codifié pour toutes les entreprises un système de comptes à utiliser.Le système normal. elle 21 .

COMPARAISON CADRE COMPTABLE SYSCOA ET CADRE COMPTABLE OCAM SYSCOA Classe 1. le plan des comptes.G) et la Comptabilité Analytique de Gestion (C. Etats-Unis.COMPTES DES AUTRES CHARGES ET DES AUTRES PRODUITS Classe 9.COMPTES DE RESSOURCES DURABLES (créditeurs) Classe 2 . le SYSCOA a aménagé un « cadre comptable » qui classe les comptes en huit (08) groupes ou classes numérotées 1 à 8 (voir tableau ci-après).COMTES DE STOCKS (débiteur) Classe 4 .COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE DE GESTION OCAM Classe 1 (et 01) COMPTES DE CAPITAUX A LONG ET MOYEN TERME Classe 2 (et 02) COMPTES DE VALEURS IMMOBILISEES Classe 3 (et 3) COMPTES DE SCTOKS Classe 4 (et 04) COMPTES DE TIERS ET DE REGULARISATION Classe 5 (et 05) COMPTES FINANCIERS Comptes de bilan Comptes de Gestion (soldes de Gestion) Comptabilité analytique Classe 6 (et 06) COMPTS DE CHARGES (6) ET DE PERTES (6) PAR NATURE Classe 7 (et 07) COMPTES DE PRODUITS (7) ET DE PROFITS (07) PAR NATURE Classe 8 (et 08) SOLDES CARACTERISTIQUES DE GESTION Classe 9 : COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE D’EXPLOITATION 22 . En ce qui concerne la Comptabilité Générale.COMPTES DE TRESORERIE (débiteurs ou créditeurs) Classe 6 – COMPTES DE CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 7.G).COMPTE D’ACTIFS IMMOBILISE (débiteurs) Classe 3 . en ce qui concerne la Comptabilité Analytique. la codification normalisée ne s’applique qu’à la première . En effet. Il faut cependant souligner que cette unification des plans de comptes n’est rendue possible que par la séparation entre la Comptabilité Général (C.A.COMPTE DE TIERS (débiteurs Ou créditeurs) Classe 5 .COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 8. laissant aux entreprises le libre choix de leur plan de comptes. dépend de l’organigramme spécifique de chaque entreprise.s’oppose à la conception anglo-saxonne (Royaume-Uni. Japon…) qui ne normalise s=que les états financiers.COMPTES DES ENGAGEMENTS HORS BILAN .

les bulletins de paye. Présentation du journal Le journal est un document (un livre) comptable dont le tracé se présente comme suit : 23 .Contrôler au moins une fois par an. Ces enregistrements se font dans le strict respect des règles comptables. . la facture.journal Le grand. aux coopératives.5. le bon de livraison. - Sur la base de ces pièces comptables.1. chaque opération effectuée par l’entreprise est enregistrée dans le livre. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA Le SYSCOA fait obligation à toutes les entreprises soumises aux dispositions du droit commercial.5.Etablir des états financiers annuels 2. La comptabilité se tient sur la base de pièces comptables qui sont : le bon de commande.1. aux associations de : . 2.1. l’existence et la valeur des éléments d’actif et de passif .Procéder à l’enregistrement chronologique de leurs opérations.livre (des comptes) La balance générale des comptes Le livre d’inventaire - 2. par inventaire. Le journal est le premier des documents dont la tenue est obligatoire. mais aussi aux entreprises publiques. le chèque bancaire la lettre de change etc.5.2.Journal.4. Le livre –journal La comptabilité exige le respect de règles très strictes pour sa tenue. Les livres comptables obligatoires Il s’agit des livres suivants : Le livre.

Les écritures sont séparées les unes des autres par un trait horizontal brisé en son milieu.1 2 3 4 5 6 A Reporter Colonne 1 : Numéro d’ordre de l’opération Colonne 2 : Numéro du compte débité Colonne 3 : Numéro du compte crédité Colonne 4 : Date de l’opération Nom du compte à débiter Nom de compte à créditer Le libellé : Explication succincte de l’opération .2. 2.1. référence de la pièce comptable Colonne 5 : Somme portée au débit du compte Colonne 6 : Somme portée au crédit du compte Les sommes portées aux colonels 5 et 6 sont égales.000 F 3 Mars : Elle vend 400 000 F de marchandises réglés par chèque bancaire 4 Mars : Elle prélève à la caisse pour alimenter la banque : 250 000 F 4 Mars : Elle paye par chèque un achat de marchandises : 125 000 F 24 . là où l’on inscrit la date de l’opération suivante. Enregistrement des opérations au journal Exemple 1er Mars : L’entreprise NOUATIN achète 600 000 F de marchandises à crédit chez le fournisseur BALDE 2 Mars : Elle achète divers produits d’entretien qu’elle règle en espèces : 80.5.

Il peut se présenter dans les trois formes suivantes : .2.2.03 80 000 80 000 52 701 3 52 57 4 Banque Ventes de marchandises Vente au comptant 04 .01 .5. Le grand livre 2.03 600 000 600 000 6043 2 57 Achat de produits d’entretien Caisse Achat au comptant 03 .03 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseur Facture N° 02 .1. 25 .000 601 5 52 125.000 250. Définition Le grand livre est le livre dans lequel sont ouverts tous les comptes de l’entreprise.000 125 000 2.registre cousu : chaque page de ce registre correspond à un compte de l’entreprise .03 Banque Caisse Prélèvement pour banque 04 -03 Achat de marchandises Banque Achat au comptant 400 000 400 000 250.5.

par contre. Liaison Grand-livre .5.1. après avoir été portée au journal. 2.Journal L’enregistrement au journal traduit parfaitement les flux qui ont lieu tout au long de l’année .du montant du solde et son sens : une colonne pour les soldes débiteurs et une colonne pour les soldes créditeurs. 4 et 5) . 2. Détermination du résultat En fin d’exercice.5. chaque écriture doit faire l’objet de report dans les comptes du Grandlivre.2.3.du total des sommes portées au crédit du compte. tout comme le journal. 2. . 2.dans le compte de résultat pour les comptes de gestion (comptes des classes 6.3. .2.5. avec l’indication pour chacun d’eux : .5. cet enregistrement ne fait pas apparaître les soldes des comptes de l’entreprise. doit être tenu au quotidien.2. 26 . 3. Définition La définition de vérification est un tableau qui présente la liste de l’ensemble des comptes de l’entreprise classés par ordre de leur numéro du Plan Comptable.3. . C’est pourquoi.dans le bilan pour les comptes de bilan (comptes de classes1. 7 et 8) Ceci permet la détermination du résultat aussi bien à partir du bilan qu’à partir du compte de résultat.feuillets mobiles sous reluire . Ce livre comptable. La balance des comptes 2.fiches dans un bac ou dans un classeur.. les soldes des comptes tenus dans le grand livre sont reportés : .du total des sommes portées au débit du compte.

Tracé de la balance de vérification La balance à 4 colonnes Nos des Cptes Sommes Noms des comptes Débit (1) Crédit (2) Soldes Débiteur (3) Créditeur (4) T T S S 27 .

La balance à six colonnes N°s Cptes INTITULES DES COMPTES Soldes ouverture Mouvement Soldes clôture Débiteurs Créditeurs Débit Crédit Débiteurs Créditeurs TOTAUX GENERAUX T T T’ T S S 28 .

de plus une mauvaise imputation ne modifie pas les égalités de la balance. 29 . . et aussi expliciter son résultat Le contrôle par la balance est pourtant limité car certaines erreurs peuvent se compenser . c'est-à-dire de dresser son bilan.5. Utilité de la balance des comptes .Etablir la concordance entre journal et le grand livre en fournissant un moyen de contrôle de l’exactitude des enregistrements comptables.La balance à huit colonnes N°s Cptes INTITULE DES COMPTES MOUVEMENTS Montants Variations SOLDES A l’ouverture la clôture D C D C A D C D C TOTAUX GENERAUX La balance vérifie trois égalités : Total des débits de la Balance = Total des crédits de la Balance Total de la Balance = Total du Journal Total Soldes débiteurs de la Balance = Total Soldes créditeurs de la Balance 2.Fournir un document indiquant la situation débitrice ou créditrice des comptes à partir de laquelle sera déterminée la situation de l’entreprise.3.2.

notamment pour une bonne séparation des exercices. 30 .3.3. Néanmoins. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits à l’Actif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 1. Balance avant inventaire et balane après inventaire A des périodes choisies de l’année. la prise en compte des résultat de l’inventaire extracomptable La prise en compte des ces écritures de fin d’exercice permettent de passer de la balance avant inventaire à la balance après inventaire. elle est tenue en fin d’année d’élaborer une balance avant inventaire et une balance après inventaire.5.2. c’est à partir des soldes des comptes contenus dans la balance après inventaire que l’on inscrit les montants au bilan et au compte de résultat : les comptes à soldes débiteurs des classes 2. l’entreprise peut dresser une balance de ses comptes afin de connaitre les soldes de ceux-ci. En effet. les régularisations d’écritures. 2. les corrections rendues nécessaires par les rapprochements bancaires. La balance après inventaire revêt un intérêt pratique très important. 3. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits au Passif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes débiteurs des classes 6 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Charges » du Compte de résultat avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 7 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Produits » du Compte de résultat avec leurs soldes. La balance avant inventaire synthétise dans les comptes toutes les opérations qui se sont déroulées en cours d’année à l’exception des opérations de fin d’exercice qui concernent les dotations aux amortissements et aux provisions.

BILAN ACTIF Soldes débiteurs Comptes des classes 2 3 4 5 PASSIF Soldes créditeurs Comptes des classes 1 2 4 5 COMPTE DE RESULTAT CHARGES Soldes débiteurs Comptes des classes 6 PRODUITS Soldes créditeurs Comptes des classes 7 8 8 31 .

le SYSCOA s’y est intéressé en précisant les conditions de fiabilité des traitements comptables informatisés. bordereaux. Les corrections sont effectuées uniquement en négatif des éléments erronés. des créances et des dettes de l’entreprise. Les pièces justificatives (factures.5. le compte de résultat de chaque exercice ainsi que la synthèse de l’opération d’inventaire. Le livre journal et le livre d’inventaire sont côtés. etc. Leur délai de conservation est aussi de 10 ans.) sont indissociables des livres comptables et doivent être communiqués avec ceux-ci. 2. documents informatiques tirés sur papier. Forme et tenue de ces livres Ces livres peuvent se présenter sous diverses formes : registres cousus.Comptabilité et informatique L’utilisation de l’outil informatique étant largement répandue dans les entreprises. Le livre d’inventaire C’est un livre dans lequel sont reportés le bilan. paraphés et numérotés de façon continue par l’autorité compétente (Greffe du tribunal…). reçus.4. Il faut souligner aussi que la tenue d’un livre de paye est rendue obligatoire par le Code du Travail 2.8. 2.6. chèques. .2. Il présente l’état des biens. Ces livres sont à conserver 10 ans sous leur forme originelle. registres à feuilles mobiles. Ces livres doivent être tenus « sans blanc ni altération d’aucune sorte ».7. Il doit normalement être tenu à feuillets cousus. etc. 32 . Les pièces justificatives Tout enregistrement comptable doit indiquer la nature et les références de la pièce justificative faute de quoi elle ne serait d’aucune valeur.

1. Il est ouvert dans les livres de l’entreprise au nom de cette personne ou au nom de cette valeur.CHAPITRE 3 I – LA NOTION DE COMPTE 1. Définition LE COMPTE Le compte est un tableau qui enregistre les opérations faites par une personne ou exécutées sur une valeur. Présentation du compte La présentation du compte revêt l’une des 3 formes suivantes : Première forme : Compte Caisse Dates Libellées Sommes débit Date libellées Sommes crédit 33 .2. 1.

le compte tient-il à jour les différents postes qui comptent le bilan et le compte de résultat.Deuxième forme Compte Caisse Dates Libellés Sommes Débit Crédit Troisième forme (forme en T) : forme schématique D Compte Caisse C A chaque poste du bilan. du reste. c’est dans les comptes que sont enregistrées quotidiennement les opérations réalisées par l’entreprise. les comptes qui ont. 34 . à chaque poste du compte de résultat correspond un compte qui enregistre au fur et à mesure qu’elles se déroulent toutes les opérations qui concernent ce poste. Ainsi. Le compte constitue une pièce maîtresse dans le système comptable . C’est pour ces raisons que certains définissent la comptabilité comme étant « la science des comptes ». L’élaboration du bilan et du compte de résultat n’intervient que périodiquement. donné à la « comptabilité » son nom.

10. 18.Clôture le compte : tirer un trait d’un même niveau sous les 2 colonnes de chiffres.Calculer le solde du compte .000 Encaissement………………… 8.Exercice Porter dans le Compte Banque les opérations ci-dessous indiquées et réglées par chèque bancaire en respectant la disposition en deux colonnes : Ventes de marchandises…………….000 F Débit Banque Crédit Achat de marchandises………….000 Vente de marchandises………… 8. II – Calcul de solde : fermeture et réouverture d’un compte Dans certaines entreprises. tous les comptes sont « arrêtés » afin de déterminer leur situation exacte. 12.. 20.000 Encaissement………………….. Puis ils sont ré-ouverts pour des enregistrements d’opérations ultérieures.Arrêt d’un compte Pour arrêter (fermer) un compte : . il n’y a jamais de nombre négatif. 8. 80.1.000 Paiement de frais………………… 1. 5. 1.Caractériser ce solde : solde débiteur ou créditeur .Porter le solde du côté le plus faible .000 Retrait……………………………20.18.500 F Encaissement d’une créance d’un de nos clients… 10.000 Ainsi.000 Paiement fournisseur…………….500 Paiement à BOUDARE ……… 12. 2.000 F Règlement de notre client SAMBA………….000 F Paiement fait à un fournisseur………………… 5. à époques fixées. dans un compte.000 F Achats de marchandises…………….000 F Paiement de frais ………………..Faire le total au crédit et au débit (au crayon ou hors compte) . 35 ..000 F Retrait de la banque pour alimenter la caisse de l’entreprise.000 F Paiement d’une facture de notre fournisseur BOUDARE .

000 F 10 juin : paiement de frais de livraison en espèces (Récépissé n°24) : 2. on écrit le solde déterminé précédemment dans la colonne « DEBIT » si le solde est débiteur.- Faire les totaux devenus égaux et les souligner 2 traits.000 50.000 F 5 juin : paiement d’une livraison de marchandises en espèces (facture n°04265) : 275. Exercice : Déterminer le solde et fermer le compte Caisse après y avoir enregistré les opérations suivantes : 2 juin : le client FATOKE règle sa facture n°128 en espèces : 325. Dans la colonne Libellés.000 65. on porte la mention : Solde à nouveau Les opérations ultérieures seront inscrites à la suite du solde à nouveau.000 F Caisse Date Libellés s 2-06 Encaissement facture FAKOKE n° 128 3.000 F 8 juin : ventes au comptant de diverses petites marchandises (fiche n°A6) : 65.000 513. Pour le calcul du solde prochain seul le solde à nouveau précédent et les écritures suivantes seront pris en compte 36 Sommes Débit Crédit 325.000 840.000 275.000 840.000 F 3 juin : ventes de marchandises au comptant en espèces (fiche de caisse n°A5) : 450.000 .06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A5) 5.06 Vente de marchandises (Fiche A6) 10. dans la colonne « CREDIT » s’il est créditeur.000 F 15 juin : paiement en espèces d’une facture d’un fournisseur (facture F 3462) : 50.06 Paiement facture fournisseur n°3462 Solde débiteur TOTAL 2.06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°24) 15.000 450.000 2.2 – Réouverture d’un compte Pour rouvrir le compte.06 Paiement marchandises (Facture n° 04265) 8.

Exemple : Réouverture à la date du 16 juin du compte Caisse précédemment clôturé.000 SD 840. Caisse Date Libellés s 16-06 Solde à nouveau 18-06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A6) 20-06 Paiement marchandises (Facture n° 04266) 25-06 Vente de marchandises (Fiche A8) 28-06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°25) 29-06 Vente de marchandises (Fiche A9) 30-06 Paiement facture de réparations Solde débiteur Sommes Débit Crédit 513 000 300 000 275 000 700 000 205.000 2.000 145 000 245 000 725 000 TOTAL 1 645.000 840.000 1 645.000 513.000 III – Méthode d’inscription dans les comptes L’enregistrement des opérations dans les comptes peut se faire selon deux méthodes différentes : .La méthode de la partie simple 37 .000 Crédit 325.000 50.000 65.000 450.000 Débit Caisse 275.

-

La méthode en partie double.

3.1. La méthode en partie simple Cette méthode ne présente plus qu’un intérêt historique. Selon cette méthode, chaque opération donne lieu à une inscription unique dans un seul compte. Sur un registre, le journal, on enregistre de façon chronologique, seulement les opérations dont les règlements sont différés, c'està-dire celles qui donnent lieu à la création d’une créance sur des tiers ou d’une dette vis-à-vis d’eux. Ainsi, un achat de marchandises réglé comptant par caisse ou par banque n’apparaît pas dans la comptabilité. Une telle méthode ne constitue que le suivi de la situation active et passive de l’entreprise vis-à-vis des tiers. Elle ne permet pas à l’entreprise de connaître sa situation patrimoniale : elle ne lui permet pas non plus de surveiller ses résultats. C’est pourquoi la méthode utilisée de nos jours est la méthode à partie double. Elle est rendue obligatoire par le plan Comptable. 3.2. La méthode en partie double Dans cette méthode, chaque opération fait l’objet d’une inscription dans deux comptes : - au débit d’un compte, - au crédit d’un autre compte Ainsi, toute opération passée au débit d’un compte figure également au crédit d’un autre compte. Une opération inscrite au débit d’un ou de plusieurs comptes par répartition de son montant est aussi portée au crédit d’un ou de plusieurs comptes. Le total des sommes portées au débit étant égal au total des sommes inscrites au crédit. Conséquences : le total des soldes débiteurs est égal au total des soldes créditeurs de tous les comptes de l’entreprise ; si on dresse un tableau récapitulant tous les comptes de l’entreprise, comprenant d’une part les sommes des débits et des crédits de chacun d’eux, et d’autre part, les soldes débiteurs et créditeurs, on obtient une double égalité.
38

Ce tableau s’appelle « Balance de Vérification » Tel est le principe général de la comptabilité en partie double. Cette méthode limite les erreurs d’enregistrement et, s’il s’en produit, permet que l’on se rende compte au moins de leur existence. 1.3. Règle de débit et de crédit d’un compte Inscription des augmentations et des diminutions de valeur selon la nature du compte : a) Les comptes de bilan : Classes 1, 2, 3,4 et 5 Règle : Les comptes de bilan sont : débités lorsqu’ils reçoivent crédités lorsqu’ils donnent

Exemples : Paiement en espèces de 1 000 F à un fournisseur Caisse
1 000 Donne

Fournisseur
1 000 Reçoit

Achat d’une machine 200.000 F par chèque bancaire Machine
200.000

Banque
200.000

Reçoit

Donne

3.4 – Complément à la règle 3.4.1. – Les comptes de bilan Classes 1 à 5
39

Les comptes du bilan se répartissent en comptes de l’actif et en comptes du passif. Règle : Les comptes du bilan augmentent du côté où ils apparaissent dans le bilan et diminuent de l’autre côté. 3.2.2 – Les comptes de gestion Classes 6, 7 et 8 Règle : Les comptes de gestion sont débités lorsqu’ils enregistrent des dépenses, des frais, des pertes ou des charges. Ils sont crédités lorsqu’ils enregistrent des recettes, des gains ou des produits. Exemples 1 Paiement par chèque de frais de personnel : 60.000 F Frais de personnel
60.000 Dépense

Banque
60.000

Exemples 2 La banque nous paie : 8.000 F d’intérêt Banque
8.000

Intérêt
8.000

(Notre cpte Banque reçoit

Produit

40

soit : .Tableau récapitulatif des mécanismes de débit et de crédit des comptes Comptes de bilan Comptes de gestion A débit du compte Valeurs que le compte a reçues.les augmentations d’actifs . soit : .les augmentations de passif Recettes ou produits Tableau de concordance entre le bilan et les comptes Actif Débit Doit Recettes Entrées Emplois Charges Perte Passif Crédit Avoirs Dépenses Sorties Ressources Produits Profits 41 .les baisses de passif Dépenses ou charges Au crédit du compte Valeurs que le compte a données.les baisses d’actif .

l’argent liquide qui appartient à l’entreprise et qui se retrouve à la banque ou dans la caisse. .CHAPITRE 4 LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1. . Dans la partie gauche ou ACTIF. 1.les dettes à long et moyen terme. 1. C’est la situation chiffrée à un moment donné des capitaux dont se sert l’entreprise et des emplois qui sont financés par ces capitaux. sont regroupées les ressources dont dispose l’entreprise.Définition du bilan Le bilan apparaît comme l’aboutissement du travail comptable. ..les biens : terrains constructions. On y trouve donc : . Le bilan est un tableau qui comprend deux parties : une partie droite appelée « PASSIF » et une partie gauche appelée « ACTIF » Dans la partie droite.3 – Le contenu de l’actif du bilan L’Actif du bilan indique les emplois dans lesquels sont utilisées les ressources recensées au passif. On y trouve donc : .les créances sur les clients et débiteurs divers. stocks de marchandises….les capitaux propres : le capital et les réserves . 42 . classées selon leur origine.les dettes accordées par les fournisseurs et autres agents économiques . .les pertes éventuelles. véhicules.2 – Le contenu du passif du bilan Le passif du bilan indique l’origine des fonds dont dispose l’entreprise.1. on regroupe les emplois dans lesquels sont investies les ressources de l’entreprise. c'est-à-dire au PASSIF.le bénéfice éventuel.

000 100 000 6. Opérations sans influence sur le résultat a) L’entreprise DIOP Thiès Hydraulique (D.000.200.).000 1. T.000 43 .900.800.000 5.000 800.1. est fondée le 1er Janvier 1999 par apport de 1.000 PASSIF 1. Bilan d’ouverture : Bilan au 1er/01/1999 ACTIF Caisse 1.000.000 6.000.Exemple Bilan de l’entreprise AKAPO du 31/12/1998 ACTIF Constructions Matériel Marchandises Clients Titres de placement Banque Caisse Total 1.000 Capital 1.000.000 450.200.000 F versés en espèces dans la caisse.000 300.000.000 200.4.4. H.000 Capital Emprunt UTB Fournisseurs Charges à payer Bénéfice de l’exercice Total PASSIF 3.500.Formation et modification du bilan 1.000 1.000 350.000 400. Apport fait par les actionnaires.000 1.600.000.000 1.000 1.000.

000 F et le reste par chèque bancaire. la somme de 100.000 1.000 Capital PASSIF 1.000 c) L’entreprise pour assurer son fonctionnement achète matériel et outillage à 600. 44 .b) Le 10-1-99.000.000 Caisse 50 000 1. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000. (L’entreprise utilise la méthode de l’inventaire permanent).000 1.000.000 F prélevés sur la caisse.000.000.000 F.000 Banque 150.000 F payés en partie en espèces pour 50.000 Caisse 100 000 1. Bilan au 10/01/1999 ACTIF Banque Caisse 900.000 Capital PASSIF 1.000 1.000 e) L’entreprise emprunte le 30 janvier à un tiers.000 PASSIF 1.000.000 F prélevés sur la banque le 15 janvier 1999.000 1. ouverture d’un compte banque.000 Capital 100. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000 d) Le 20 janvier DTH achète des marchandises pour 200.000.000 Marchandises 200. Dépôt de 900. somme versée en banque.000.000 Banque 300.000.

décide de régler par chèque le fournisseur par anticipation pour 80.000 Fournisseurs 180.000 1.000 Capital Emprunt PASSIF 1.000 50 000 1.200.000 100.000 Capital 1.000 1.000 45 . Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/99 ACTIF Matériel et outillage 600.Bilan au 30 janvier 1999 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600. l’entreprise DTH achète de nouvelles marchandises à 180.000 f) Le 5 février.000 1.000 250. et outillage 600.000 Caisse 50 000 1.000 200. Le fournisseur lui accorde un crédit de 60 jours. l’entreprise qui a une bonne trésorerie.000.000.000 Emprunt 100. Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/ 99 ACTIF PASSIF Matér.280. Il ne le règle pas aussitôt.000 PASSIF Capital 1.000 F et lui demande un délai de 40 jours pour le solde.000 Fournisseurs 100.100.000 Emprunt 100.000.000 Banque 250.000 F.200.100.000 Caisse 50 000 1.000 f) Le 20 février.000 Marchandises 380.280.000 Banque 170.000 Marchandises 380.

COMMENTAIRES Dans ces exemples.. Elles sont ni génératrices de perte. c'est-à-dire n’influencent pas le résultat né de l’activité de l’entreprise. Les marchandises prélevées s’élèvent à 50. ni génératrices de profit pour l’entreprise.000 F.4.000 F des marchandises réglées au comptant en espèces.2. 46 . les variations entraînées par chaque opération s’équilibrent Une augmentation d’un poste des emplois est compensée par une diminution d’un autre poste des emplois Montant du bilan ne varie pas Modification de la composition des emplois Une augmentation des emplois entraînant un accroissement des ressources Montant du bilan croît Une diminution des emplois et une baisse des ressources du même montant Montant du bilan diminue Un accroissement des ressources compensé par une baisse des ressources Modification de la composition des ressources Le montant du bilan ne change pas CONCLUSION 1) Ces opérations modifient le montant ou la composition du bilan de l’entreprise 2) Elles ne modifient pas l’équilibre entre l’actif et le passif. ni enrichissement. 1. Opérations affectant le résultat a) Le 25 février l’Entreprise DTH vend pour 80. Elles n’entraînent pour la patrimoine ni appauvrissement.

) 15.000 1.000. le 26 février.000 1.000 305.000 1 200 000 Résultat (bénéf.220. Les marchandises prélevées s’élevaient à 25.000 160.220. Bilan de l’entreprise DTH au 28/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse PASSIF 600.000 Emprunt 100.000 30.000 130 000 PASSIF Capital 1.000 Emprunt 100.000 Emprunt 100.000 F. (bénéf.000 Fournisseurs 100.Bilan de l’entreprise DTH au 25/02/99 ACTIF PASSIF Matériel et outillage 600.000 Fournisseurs 100.000 Marchandises 330.000 Résult.000 150.000 47 .000 Fournisseurs 100.000 1.000 F.230.200.000 Capital 1.000 Caisse 130 000 1.215.000 330.000 Capital 1.000 F encaissés.215.000 Résultat b) L’entreprise règle par chèque divers frais de fonctionnement pour un montant de 10.000 c) Le 28 Février l’entreprise DTH vend en solde des marchandises détériorées pour 20.000.000 1.000 1.200.000 Banque 170.000.230.000 1.000 1.) 20. Bilan de l’entreprise DTH au 26/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600.000 160.

000 1. L’établissement du bilan n’est plus réalisé qu’à intervalles réguliers (chaque année. Bilan au 1er /03/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Client Banque Caisse 600. appropriés.000 1. l’entreprise vend des marchandises pour 35.000 F la Caisse augmente de 20.000.  Possibilité d’enregistrer chaque opération au bilan.) 30. Le 1er mars.000 Résultat (bénéf.Les emplois ont connu 2 variations : les marchandises diminuent de 25.000 F.  source d’erreurs. Dans la réalité cela est impossible :  trop long à réaliser. d). Les marchandises prélevées s’élèvent à 20.000 Fournisseurs 100.000 1.000 Emprunt 100.000 F Au total.000 Cette seconde série est constituée d’opérations qui modifient l’actif ou le passif ou les 2 à la fois mais pour des montants différents Ces opérations sont donc génératrices de résultat Le résultat varie pour assurer une constante égalité entre l’Actif et le Passif.000 F. dans la pratique.000 150 000 PASSIF Capital 1.230.000 285. Les 2 séries d’exemples étudiés montrent que le bilan est le document qui fait le point à une période donnée de la ET PRATIQUE et patrimoniale et indique DU BILAN III – THEORIE situation financière D’ELABORATION le résultat dégagé Dans la théorie. Le règlement n’est pas fait au comptant mais s’effectuera dans 60 jours. C’est pourquoi. les emplois baissent de 5.000 160.200.000 F.000 35.230. on enregistre au jour le jour toutes les opérations dans des comptes. par exemple) par le regroupement des soldes de tous les comptes qui 48 .

000 F par chèque bancaire. 5. Exemple Une entreprise présente le bilan suivant : Bilan de l’entreprise KEMTA au 1er /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 2 500. 8.000 F règlement comptant par chèque bancaire. 3.000 F : Règlement à 60 jours.000 Au cours du mois de février : 1. Enregistrer dans les comptes appropriés les huit opérations précédentes et dresser le bilan arrêté à la 8e opération à la date 20-02-1999.000 250. Montant de la sortie de stocks : 30.000 800. Encaissement à la banque d’une créance possédée sur un client 28.000 F de marchandises . Achat de 82.000 150 000 5. Règlement de divers frais : 2000 F en espèces et 9.000 F 4.interviennent dans le bilan et qui ont servi à enregistrer quotidiennement toutes les opérations réalisées. Ventes de marchandises 40. 49 .000 200 000 5.000 F. Achat de 70.000 700. Sortie de stocks : 50 000 F. Ventes de marchandises 65.000.000. Règlement d’un fournisseur : 15. règlement à 90j.000 500.000 F par chèque.000 F de marchandises : Règlement au comptant par chèque bancaire 2.000 F 6.900. Règlement comptant par chèque bancaire.000 Capital Emprunt Fournisseurs Résultat 3. L’entreprise pratique la méthode de l’inventaire permanent.000 1. Achat de nouveau matériel pour un montant de 700. 7.000.

000 D Emprunt C 700.000 D Clients C C D Capital C 3.000 (7) 700.000 (3) (1) 82.500.000 (5) (4) 65.000 D Fournisseurs C (8) 15.000 D Banque 1.000 .000 D Fournisseurs C 250.000 30.000 D Matériel C 2.500.900.900.000 D Client C D Capital C 3.000 28.000 C D Résultat C 500.Corrigé 1) Eclatement du bilan initial en comptes D Matériel 2.900.000 D Caisse C 200.000 (2) 50 500.000 D Marchandises C 800.000.000 70.000 2) Présentation des comptes après imputation des 8 opérations 150.000 Marchandises D C 800.000 250.000 50.000 Capital D C 3.000 (4) (2) 70.

000 700.000 82.000 3.000 C D Capital C SC 3.000 10.000 952.000 (4) Caisse D 200.000 872.000 (7) 15.000 SD 952.900.000 70.000 700.200.000 700.200.000 C 700.000 51 .000 9.000 (3) 15.000 (1) (3) 40.000 C 2.000 Marchandises D C 800.000 (6) Matériel D 2.000 Emprunt D SC 700.000 700.200.000 30.D Banque C (6) D Résultat 11.000 50.000 3.000.000 82.000 80.500.900.000 (6) (5) 28.000 (4) 150.000 C 1.000 SD 3 900 000 3 900 000 3.000 3.

000 175.000 SD 11.000 D Caisse C 200.000 565.000 15.000 150.000 15.000 565.000 10.000 70.000 C 28.000 28.000 806.000 537.000 SD 200.000 320.000 700.000 82.000 200.000 52 .000 SC 164.000 SD D Fournisseurs C 15.000 SC 305.000 9.D Client 500.000 D Banque C D Résultat C 1.000 65.000 2.000 320.000 198.000.000 262.000 175.000 250.000 40.

069.000 Capital 3. caisse.900.000 BILAN (SYSCOA) Schéma d’ensemble simplifié BILAN AU…… ACTIF ACTIF IMMOBILISE Charges immobilisées Immobilisations Incorporelles Immobilisations corporelles Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières PASSIF CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES Capital Primes d’apport d’émission de fusion Ecart de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice Provisions réglementées Subventions d’investissement DETTES FINANCIERES Emprunts et dettes financières Provisions financières pour risques et charges TRESORERIE –PASSIF Banques Concours bancaires PASSIF – CIRCULANT Clients.Bilan de l’entreprise KEMTA au 20 /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 3. avances reçues Fournisseurs Autres dettes ECARTS DE CONVERSION ACTIF Pertes probables de change ECART DE CONVERSION – PASSIF Gain probable de change TOTAL PASSIF ACTIF CIRCULANT Stock Créances TRESORERIE-ACTIF Titres de placement et valeurs à encaisser Banques.000 Fournisseurs 305.000 Emprunt 700.000 198 000 5. TOTAL ACTIF 53 .069.000 5. chèques postaux.000 Résultat 164.000 872.200.000 537.000 262.

toutes les charges d’exploitation et hors exploitation du même exercice.000 Produits exceptionnels 840.000 4.000 90.000 4. Le solde de ce compte donne le résultat de l’exercice. Un tel compte est appelé compte de Résultat.200.000 Produits 4. les produits exceptionnels.Le compte de résultat Le résultat d’un exercice comptable est déterminé par l’équation suivante : Résultat = Produits . Exemple Compte de Résultat Charges Charges d’exploitation Charges financières Charges exceptionnelles Résultat (bénéfice) 3. les charges financières.000 Produits financiers 120. 2.000 54 . et de l’autre côté. les charges exceptionnelles au crédit : les produits d’exploitation. il convient de recenser dans un compte d’un côté tous les produits dégagés par l’exploitation et les produits exceptionnels apparus au cours de l’exercice. les produits financiers.II .000 120.000.210.Charges Pour parvenir à cette opération.000 Produits d’exploitation 50.1.210.Elaboration du Compte de Résultat Le compte de Résultat est un compte où l’on distingue au débit : les charges d’exploitation.

Si Flux d’entrée > (Bénéfice) (Produit d’exploitation + Produits financiers + Produits hors exploitation) Si Flux d’entrée < Flux de sortie Résultat positif (Charges d’exploitation + Charges financières + Charges exceptionnelles) Flux de sortie Résultat négatif (perte) 2. le contenu du compte de Résultat est le suivant : Compte de Résultat (présentation générale) CHARGES PRODUITS Coût des marchandises vendues Matières et fournitures consommées Transports consommés Autres services consommés Charges et pertes divers Frais de personnel Impôts et Taxes Intérêts financiers Dotations aux amortissements Dotations aux provisions Résultat (Bénéfice) TOTAL x Chiffres d’affaires Ventes de marchandises Production vendue Autres produits ……..Le compte de résultat opère une comparaison entre les flux d’entrée et les flux de sortie.2.Présentation du compte de résultat De façon plus détaillée. Résultat (perte) TOTAL x 55 .

Transports consommés Charges de personnel Dotations. Prem. Prem. COMPTE DE RESULTAT (SYSCOA) CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Variation de stocks de marchandises Achats de Mat. La dotation aux amortissements est la constatation comptable d’une dépréciation irréversible d’éléments d’actif immobilisé. et produits liés Variation des stocks de Mat.Stock final (fin période) Impôts et taxes : ce poste comprend les frais de douane. D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Perte de change Dotations. les impôts et taxes dues nationalement à l’exception de l’impôt sur le bénéfice. aux Amortissements et aux Provisions financières TOTAL CHARGES FINANCIERES TOTAL CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Valeurs comptable des cessions d’immobilisations.Le coût d’achat des marchandises vendues = Achat de la période + Stock initial (début période) . aux Amortissements et aux Provisions TOTAL CHARGES. Charges HAO Dotations aux Amortissements HAO TOTAL CHARGES HAO Participation des travailleurs Impôts sur résultat TOTAL PARTICIPATION ET IMPOTS TOTAL GENERAL DES CHARGES PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Ventes de marchandises Ventes de produits fabriqués Travaux et services vendus Production stockée ou déstockage (+ou-) CHIFFRES D’AFFAIRES Subvention d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transferts de charges TOTAL PRODUITS D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Revenus financiers Gain de change Reprises de provisions financières TOTAL PRODUITS FINANCIERS TOTAL PRODUITS ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Produits des cessions d’immobilisations Produits HAO Reprises HAO Reprises HAO TOTAL PRODUITS HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS Résultat net (+ ou -) 56 .

787 ET 797 PRODUITS HAO Comptes 82.687 et 697 CHARGES HAO Comptes 81.787 et 798 PRODUITS FINANCIERS Comptes 77. 84.83 et 85 PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS Compte 87 IMPOT SUR LE BENEFICE Compte 89 RESULTAT FINANCIER RESULTAT HAO RESULTAT NET 57 . 86 et 88 RESULTATS PARTIELS RESULTAT D’EXPLOITATION CHARGES FINANCIERES Comptes 67.SCHEMA DU COMPTE DE RESULTAT CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION Comptes 60 A 66 681 et 691 PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITATION Comptes 70 A 75 781.

Compte de résultat (volet charges) Réf RA RB RC RD RE RH RI RJ RK RL RP RS RW SA SC SD SF SH CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises .Variation de stocks (.ou +) Achats de matières et fournitures liés . lorsqu’une entreprise présente son bilan pour une SQ Participation des travailleurs SR Impôts sur le résultat Total participation et impôts SS ST TOTAL GENERAL DES CHARGES 58 .Variation de stocks (+ ou -) Autres achats Variation de stocks Transports Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Pertes de change Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges financières Total des charges des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations SL Charges HAO SM Dotations HAO SO Total des charges HAO Dans la pratique.a.

services vendus Production stockée (ou déstockages) Production immobilisée Produits accessoires CHIFFRE D’AFFAIRES Subventions d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transfert de charges Total des produits d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE revenus financiers Gains de change Reprise des provisions Total des produits financiers Total des produits et des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) UK UL UM UO UT UZ Produits des cessions d’immobilisations produits HAO Reprises HAO Total des produits HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS RESULTAT NET (BENEFICE (+) . Compte de résultat volet produits) Réf TA TB TC TD TE TF TH TI TK TL TS TT TW UA UC UD UF UH PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Vente de produits fabriqués Travaux.b. PERTE (-) 59 .

le Résultat Net d’un exercice comptable provient de deux sources principales : a) – Les activités ordinaires Les activités ordinaires se subdivisent en : Activités d’exploitation Activités financières b) – Les activités hors activités ordinaires 60 .Comme on le constate.

/ Prov. chèques postaux. caisse TOTAL TRESORERIE ACTIF (IV) Ecart de conversion Actif (IV) (Perte probable de change) BZ TOTAL GENERAL (I + II + III + IV) 61 . licences. logiciels Fonds commercial Immobilisations corporelles Terrains Bâtiments Installation et agencements Matériel Matériel de transport Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières Titres de participation Autres immobilisations financières TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I) Amort.ACTIF Titres de placement Banques. Net Exercice N-1 Net AB AC AD AE AF AG AI AJ AK AL AM AN AP AQ AR AS Z ACTIF CIRCULANT Stocks BC BD BE BF BG BH BI BJ BK BQ BS T Marchandises Matières premières et autres approvisionnements En cours Produits fabriqués Créances et emplois assimilés Fournisseurs.BILAN AU 31 DECEMBRE N-SYSTEME NORMAL Exercice N Réf ACTIF Brut ACTIF IMMOBILSE Charges immobilisées Frais d’établissement Primes de remboursement des obligations Immobilisations incorporelles Frais de recherche et de développement Brevets. avances versés Clients Autres créances TOTAL ACTIF CIRCULANT (II) TRESORERIE .

PASSIF DR DT Banques. avances reçues Fournisseurs d’exploitation Dettes fiscales Dettes sociales Autres dettes TOTAL PASSIF CIRCULANT (III) TRESORERIE . d’émission. de fusion Ecarts de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice (bénéfice + perte -) Autres capitaux propres Subventions d’investissement Provisions réglementées et fonds assimilés TOTAL CAPITAUX PROPRES (1) DETTES FINANCIERES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DA DC DD DF DG Emprunts Dettes financières diverses Provisions financières pour risques et charges TOTAL DETTES FINANCIERES (II) TOTAL RESSOURCES STABLES (I + II) DETTES CIRCULANTES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DH DI DJ DK DL DM DP Emprunts circulants et ressources assimilées HAO Clients. capital non appelé Primes et réserves Primes d’apport. crédits de trésorerie TOTAL TRESORERIE PASSIF (IV) ECART DE CONVERSION – PASSIF (V) DV DZ (Gain probable de change) TOTAL GENERAL (I + II + III + IV + V) 62 . PASSIF (Avant répartition) CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES EXERCICE N EXERCICE N -1 CA CB CC CD CE CF CG CH CI CK CL CM CP Capital Actionnaires.BILAN Réf.

Les provisions pour dépréciation concernent essentiellement les valeurs d’exploitation (comptes de stocks) et les valeurs réalisables (comptes clients. Exercice Déterminer si les opérations suivantes doivent apparaître au bilan ou au compte de résultat (Inventaire permanent) : 5 Mai : Achat de marchandises .Achat d’une machine à calculer 80 000 F (Bilan) .achat d’emballages commerciaux .achat d’emballages commerciaux 120 000 F (Compte de résultat) . l’Actif du bilan est présenté en valeurs brutes.Règle note de restaurant (Réception pour un important client) Corrigé 5 Mai : Achat de marchandises 400 000 F (Compte de résultat) .Achat d’une voiture de tourisme 200 000 F (Bilan) . Les amortissements cumulés pour chaque poste d’actif amortissable sont déduits des valeurs brutes pour donner les valeurs nettes.Achat d’une machine à calculer .Achat au comptant 6 Mai : Vente à crédit .Règlement facture eau . notamment).Achat de gasoil pour appartement privé 60 000 F (Bilan) 7 Mai : Achat d’un classeur 8 000 F (Bilan) 63 400 000 F 80 000 F 120 000 F 650 000 F 1 000 000 F 5 200 000 F 250 000 F 35 000 F 60 000 F 8000 F 5 000 F .Règlement facture eau 35 000 F (Compte de résultat) .Achat de gasoil pour appartement privé 7 Mai : Achat d’un classeur . amortissements/provisions et valeurs nettes.Achat d’une voiture de tourisme .Pour l’exercice courant.Achat d’emballages commerciaux 250 000 F (Compte de résultat) .Achat d’emballages commerciaux .Achat au comptant 650 000 F (Compte de résultat) 6 Mai : Vente à crédit 1 000 000 F (Compte de résultat) .

Payé en espèce à la livraison pour frais de transport de marchandises achetées : 25 000 F .Reçu avis du percepteur pour taxe professionnelle : 15 000 F .Reçu facture de l’électricien pour réparations : 9000 F .Encaissement d’un loyer en espèces : 80 000 F (Immeuble rattaché à l’entreprise) .Enregistrement des salaires du mois : 600 000 F .Achat à crédit de marchandises SGGG : 200 000F .Vente de marchandises à crédit au client BALDE : 1 500 000 F Coût des marchandises vendues : 1 100 000 F . Corrigé Compte de Résultat Charges d’exploitation Achat de marchandises (200 000 + 120 000) Coût des marchandises vendues Transports consommés Autres services consommés Frais de personnel Impôts et taxes Produits d’exploitation 1 800 000 80 000 1 880 000 415 200 320 000 Ventes de marchandises (1 500 000 + 300 000) Loyer 1 325 000 25 000 10 200 600 000 Perte 15 000 2 295 200 2 295 200 64 .Règle note de restaurant : Réception pour un important client 75 000 F (Compte de résultat) Exercice Présenter le compte de résultat (Inventaire permanent) : ..Achat de timbre-poste en espèces : 1 200 F . Coût des marchandises vendues : 225 000 F.Achat au comptant de marchandises chez Kouadjo contre chèque BICICI : 120 000F .Vente de marchandises au comptant en espèces au client BERTE : 300 000 F.

Exercice Au cours d’un exercice une entreprise commerciale a effectué les opérations suivantes : .Règlement des salaires 700 000 F .Règlement de frais de transport 60 000 F .Le stock initial de marchandises figure pour 580 000 F .Achat à crédit de marchandises 4 360 000 F .Paiement de frais de réparation 90 000 F .Encaissement de commissions 12 000 F .Frais de téléphone 18 000 F .Vente de marchandises 6 600 000 F . 65 .Frais de mission 45 000 F .Le stock final est évalué à 350 000 F Travail à faire : Présenter le compte de résultat Méthode d’inventaire utilisé : Inventaire intermittent.Achat d’emballages 105 000 F .Versement d’intérêts à la banque (intérêt d’emprunt) 75 000 F .Charges sociales 150 000 F .

différents résultats intermédiaires peuvent calculés : ce sont les soldes significatifs de gestion. Ils présentent un intérêt pour la gestion car ils constituent une analyse du compte de résultat. Les soldes significatifs de gestion sont donc des grandeurs calculées à différents niveaux des produits et des charges d’un exercice comptable. 66 .Corrigé Compte de Résultat CHARGES PRODUITS Achats consommés 4 695 000 Ventes 6 600 000 Achat de marchandises 4 360 000 Achat d’emballages 105 000 Commissions 12 000 Stock initial 580 000 Stock final – 350 000 Charges externes Frais de transport Frais de réparation Frais de téléphone 18 000 Frais de mission 45 000 Frais de personnel Salaires Charges sociales Charges financières Intérêt sur emprunt Résultat 213 000 60 000 90 000 850 000 700 000 150 000 75 000 75 000 7000 6 612 000 6 612 000 III – Les soldes intermédiaires de gestion A différentes étapes de la formation du résultat net de l’entreprise.

Résultat Net d’Exploitation 3. La première intéresse particulièrement les entreprises commerciales dont l’objectif est la vente sans transformation de biens achetés.Marge brute .Valeur Ajoutée .(Achats de marchandises – variation des stocks) Marge Brute sur Matières = Ventes produits fabriqués + Travaux et services vendus + Production immobilisée + Variation des stocks de produits et services .1.Le SYSCOA retient les soldes suivants : .Résultat d’Exploitation . La seconde mesure la performance de l’entreprise industrielle dans la fabrication de produits par la transformation de matières et fournitures.Résultat Financier .Résultat Hors Activités ordinaires .Résultat des Activités ordinaires .Excédent Brut d’Exploitation .(Achats de matières et fournitures – variations des stocks) Marge Brute Globale ou Marge Brute = Marge brute sur marchandises + Marge brute sur matières 67 . Marge Brute sur Marchandises = Ventes de marchandises . La Marge Brute(MB) On distingue la marge brute sur marchandises et la marge brute sur matières.

Charges de personnel 3. Excédent Brut d’Exploitation = Valeur ajoutée .Services extérieurs . il contribue à rémunérer les facteurs de production autres que le facteur travail (capitaux propres et emprunts) et à assurer le paiement de l’impôt et de la participation.2.3. La Valeur Ajoutée (VA) Elle mesure la richesse créée par l’entreprise. Le Résultat d’Exploitation (R. l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers de par ses activités professionnelles courantes.Dotations aux amortissements de l’exploitation 68 .Transports .B. Résultat d’Exploitation = Produits d’exploitation .3.E) Ce solde représente la ressource tirée de l’activité d’exploitation avant les éléments financiers et les éléments hors activité ordinaire (HAO) . L’Excédent Brut d’Exploitation (E.(Autres achats – variations des stocks) .Autres charges 3.E) C’est le résultat brut après déduction des charges de personnel.Charges d’exploitation Ou = Excédent brut d’exploitation + reprises de provisions d’exploitation + Transferts de charges d’exploitation . .Impôts et taxes . Valeur ajoutée = Marge Brute + Produits accessoires + Subventions d’exploitation + Autres produits .4.

Résultat Hors Activités Ordinaires = Produits hors activités ordinaires .N.Charges financières 3.Charges hors activités ordinaires 3.8.A.O) Il est obtenu sur les opérations non récurrentes et est utilisé pour analyser les changements de structure ou des stratégies de l’entreprise.H.O) Ce solde est utilisé dans l’analyse des performances de l’entreprise.Dotations aux provisions de l’exploitation 3.. Le Résultat des Activités Ordinaires (R. 69 .6.7.Charges (ordinaires) Ou = RE + RF 3.F) Ce solde renseigne sur la politique de financement de l’entreprise. Résultat Financier = Produits financiers . Le Résultat Hors Activités Ordinaires (R. Résultat des Activités Ordinaires = Produits (ordinaires) .5. Le Résultat Net de l’Entreprise (R. Le Résultat Financier (R.E) Résultat net = Résultat des Activités Ordinaires + Résultat Hors Activités Ordinaires – Impôt sur le résultat C’est le résultat de la période dont l’affectation est réalisée au cours de la période suivante.A.

Le seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte ou encore le chiffre d’affaires pour lequel le résultant est nul. 4. 4. production vendue pour les entreprises industrielles). Partons de la formule de calcul du résultat : Résultat = C.A. – (Charges Variables + Charges Fixes) Résultat = C.sr Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque marge/coût variable = charges fixes De façon pratique.A. 70 .IV – Analyse différentielle et seuil de rentabilité 4.A. pour les entreprises commerciales.2.1.3 – Le compte de résultat différentiel Le compte de résultat différentiel est une analyse du résultat faisant apparaître les marges en sommes et en pourcentages du chiffre d’affaires net (ventes de marchandises. – Charges variables – Charges Fixes Résultat = Marges sur Coût Variable – Charges Fixes. L’objectif de l’analyse différentielle L’analyse différentielle vise à analyser le rapport existant entre le chiffre d’affaires (C. – CHARGES Résultat = C.) et les différentes charges supportées par l’entreprise et à déterminer le seuil de rentabilité. Les charges fixes sont par définition constantes tant que l’entreprise n’a pas atteint sa pleine capacité de production et que sa structure reste stable.A. le calcul du seuil de rentabilité passe par la présentation au préalable du compte de résultat différentiel. On le note : C.A. Les charges variables dépendent des quantités de biens et services produits et vendus par l’entreprise.

A partir de la marge sur coût variable (M/CV).COMPTE DE RESULTAT DIFFERENTIEL CHIFFRE D’AFFAIRES COUT D’ACHAT DES MARCHANDISES VENDUES = MARGE BRUTE (ou Marge sur Coût d’Achat) C HARGES VARIABLES (CV) = MARGE SUR COÛT VARIABLE CHARGES FIXES (CF) = RESULTAT COURANT MONTANT A -B =C -D =E -F =g Taux de Marge Brute MB x 100 C. on peut calculer le taux de marge sur coût variable comme cela est fait dans le compte d’exploitation différentiel Taux de marge sur coût variable Donc M/CV = t% x CA Au seuil de rentabilité on a : (t% x CA) – CF=0 D’où M/CV = t% x CA = CF (t% x CASR) – CF=0 Donc : CASR = CASR = Ou encore : D’où CASR = 71 .A % 100 4. Calcul du seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est atteint lorsque le résultat est nul Résultat = M/CV – CF Si R=O alors M/CV = CF Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque la marge sur coût variable couvre les charges fixes.A Taux de Marge sur Coût Variable M/CV x 100 C.4.

le seuil de rentabilité et le point mort Chiffres d’affaires 140 000 KFCFA Stock initial de M/ses 6 800 KFCFA Stock final de M/ses 10 000 KFCFA Achat de M/ses 85 000 KFCFA Frais accessoires sur achats de M/ses 8 000 KFCFA Charges variables 16 000 KFCFA Charges fixes 21 500 KFCFA CORRIGE Marge brute = C. .4.Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial + Frais accessoires S/Achats de M/ses = 140 000 – 85 000 + 10 000 – 6 800 – 8 000 72 .A.A – Coût d’achat des M/ses vendues = C.A.5. . le nombre de jours pour atteindre le seuil de rentabilité à partir du début de l’exercice : CA CASR D’où : 360 x CASR n jours = CA Le point mort est la date qui correspond à n jours après le début de l’exercice 360 jours n jours EXERCICE A partir des données suivantes de l’entreprise BELOUMA calculer le résultat.[(Achats de M/ses – Variation des stocks) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C. Calcul du « Point mort » Le « point mort » est la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint Chiffre d’affaires annuel : CA 360 jours Soit n. .A.[(Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C.

1.b 0 CASR x B Total des charges fixes V .4% Résultat = Marge sur coût variable – Charge fixes = 34 200 – 21 500 = 12 700 KFCFA Représentation graphique du seuil de rentabilité Sur un repère (orthonormé.9% Marge sur coût variable= marge brute – charge variables = 50 200 – 16 000 = 34 200 KFCFA Taux de marge sur coût variable = = 24.LE TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS (TAFIRE) 5.Rôle du TAFIRE Le tableau financier prévu par le SYSCOA a pour rôle de permettre : 73 . par exemple) on trace la droite d’équation y = ax – b Avec a = t% (taux de marge sur coût variable) x = CA (Chiffre d’affaires) b = CF (Charges fixes) y = Résultat y y = ax .= 150 000 – 99 800 = 50 200 Marge brute = 50 200 K F CFA Taux de marge brute = = 35.

actif immobilisé.Conception du TAFIRE Le TAFIRE procède à une analyse dynamique des masses du bilan en se fondant sur l’équation bilancielle fondamentale : FR – BFR = T BFR : Besoins en Fonds de Roulement Ou encore. des opérations d’exploitation dont une synthèse est donnée par la capacité d’Autofinancement (CAF) ou l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE). Le TAFIRE permet d’éclairer cette réalité complexe déterminant la trésorerie de l’entreprise. la trésorerie résulte : . dettes à long ou moyen terme.Justification du TAFIRE La confection du TAFIRE se justifie par la nécessité d’aller au-delà d’une simple analyse statique du bilan qui aboutit à juger de l’équilibre du bilan à partir de l’équation fondamentale de trésorerie suivante : FR – BF = T FR : Fonds de Roulement T : Trésorerie BF : Besoin de Financement Cette équation fondamentale de trésorerie n’est pas suffisamment explicite quant aux facteurs générateurs du niveau de la trésorerie de l’entreprise en fin d’exercice. en termes de variations : ΔFR – ΔBFR = ΔT Dans le TAFIRE. En effet.2.certes. . par exemple.ainsi que des investissements/financements.3. actif circulant) d’un exercice à l’autre ou même sur plusieurs exercices. 5. le suivi de l’évolution de l’équilibre des masses du bilan (capitaux propres.mais aussi des opérations financières .des opérations Hors Activités Ordinaires (HAO) . dettes à court terme.- le calcul (au moins approximatif) du niveau normal du besoin de Financement (BF) résultant du niveau d’activité normal ou prévisionnel de l’entreprise. - 5. le Besoin de Financement appelé Besoin de Financement Global (BFG) est éclaté en ses deux composantes que sont : 74 .

4 .- Besoin de Fonds lié à l’Exploitation (BFE) Le Besoin de Fonds correspondant à l’activité hors exploitation BF HOA Ceci donne l’équation suivante qui est l’équation du tableau financier du SYSCOA ΔFR = ΔBFE +ΔBF HAO + ΔT 5.Présentation du TAFIRE 1ère Partie : Détermination des soldes financiers de l’exercice N a) Calcul de la Capacité d’Autofinancement Globale (CAFG) CAFG = Excédent Brut d’Exploitation (EBE) . Variation du Besoin de Financement d’Exploitation (BFE) Variation BFE = Variation stocks + variation créances +variation dettes circulantes 75 .Charges décaissables restantes à l’exclusion des sessions + Produits encaissables restants d’actifs immobilisés b) Calcul de l’Autofinancement (AF) AF = CAFG – Distribution de dividendes c) Calcul de l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) ETE = EBE – Variation BFE – Production immobilisée.

VIII : Différences « bilancielles » 76 . R+) INVESTISSEMENT TOTAL II.EMPLOIS ECONOMIQUES B. HAO) IV. VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION (cf. BF.EMPLOIS TOTAUX A FINANCER Nota : I. VII : en termes de flux .FINANCIER (FF + FG) III.. III.2ème Partie : TABLEAU PROPREMENT DIT Exercice N Emplois I. II. INVESTISSEMENTS ET DESINVESTISSEMENT Charges immobilisées (augmentations dans l’exercice) Croissance interne acquisitions/ Cessions d’immobilisations incorporelles acquisitions/Cessions d’immobilisations corporelles Croissance externe Acquisitions/Cessions D’immobilisations financières Ressources Exercice N-1 (E. VI. supra : Var BFE) A. EMLOIS/RESSOURCES (Var. IV. EMPLOIS FINACIERS CONTRAINTS (1) Remboursement (selon échéancier) des emprunts et dettes financières B.

R+) C-RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT D-EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE RESSOURCES DE FINANCEMENT (C-B) VII.Exercice N Emplois V. FINANCEMENT INTERNE Dividendes (emplois)/CAFEG (ressources) VI.. FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX EMPRUNTS Emprunts (2) Autres dettes financières (2) Ressources Exercice N-1 (E. FINANCEMENTS PAR LES CAPITAUX PROPRES Augmentations de capital par apports nouveaux Subventions d’investissement Prélèvements durs le Capital (y compris retraits de l’exploitant) VII. VARIATION DE LA TRESORERIE Trésorerie nette à la clôture de l’exercice – 35 à l’ouverture de l’exercice -140 Variation Trésorerie : + 175 (+ si emplois . -si Ressources) Contrôle : D = VIII avec signe opposé 77 .

des opérations qui traduisent les relations entre l’entreprise de l’Etat . (C’est le cas des entreprises de ventes à la consommation) ou des clients bien identifiés (cas d’entreprise vendent à d’autres entreprise. ses services quelquefois des éléments de son patrimoine immobilier. ce sont les opérations de fiscalité . Auprès de ses fournisseurs.des opérations qui naissent des relations de l’entreprise avec ses fournisseurs et ses clients . il s’agit des opérations d’achat et de vente . La pièce justificative.des opérations de trésorerie . services libéraux. A ces clients l’entreprise vend ses marchandises.CHAPITRE 5 ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES L’entreprise. Ces relations donnent lieu à des évènements économiques qui sont constatés dans les livres de l’entreprise par des écritures comptables. . des matières premières. les assurances. . dans son fonctionnement quotidien met en œuvre de nombreuses relations avec des agents économiques qui l’entourent. l’entreprise achète des marchandises. des fournitures diverses ou encore des prestations de services marchands telles que les transports. le document de base permettent l’enregistrement d’un achat ou d’une vente est la facture établie par le vendeur au comptant ou à crédit 78 . . les locations.des opérations d’investissement et de financement I – ENREGISTREMENT DES ACHATS ET DES VENTES Les opérations externes de l’entreprise sont le plus souvent celles qui la mettent en relation avec ses fournisseurs et ses clients. . Les opérations usuelles de l’entreprise sont : . . . Les clients d’une entreprise peuvent être des clients anonymes.des opérations sur emballages commerciaux .des opérations sur effets de commerce .des opérations liées à la rémunération du personnel .

fournisseur de produits maraîchers Doit : Entreprise AYONA Facture N°38 Le 15/09/2001 200 kg d’oignons (200 x 1000) 120 kg de tomates (120 x 800) 100 kg de pommes de terre (100 x 1200) Montant brut Remise 3% Premier net commercial Remise 5% NET COMMERCIAL Transport NET HORS TAXE TVA 15% Emballages consignés NET A PAYER En votre aimable règlement sous 30 jours. la facture indique le mode de calcul permettant d’aboutir au « Net à Payer » en passant par le « Net Commercial ».avec ou sans réduction . 200 000 96 000 120 000 416 000 12 480 403 520 20 176 383 344 8 000 391 344 58 702 3 000 453 046 79 .avec ou sans majoration L’opération d’achat / vente lie deux agents économiques : l’acheteur (client) et le vendeur (fournissent).1 – Le contenu d’une facture La facture est un document rédigé par un fournisseur qui détaille à son client la vente effectuée (vente de biens ou de services) et la somme à payer. Il crée deux flux opposés : un flux réel et un flux financier.Un achat ou une vente peut se faire : . A partir du « Montant Brut » de la vente. E Acheteur (Client) Schéma Flux réel (marchandise) R Vendeur (Fournisseur) R Flux financier (espèces ou dette) E 1. EXEMPLE DE FACTURE Entreprise BESSALA.

l’enregistrement comptable des différents éléments contenus dans une facture sera fait par étapes.2.Pour les besoins de l’analyse.000 57 Caisse 50. l’enregistrement des achats et des ventes de marchandises.2 – Inventaire permanent et inventaire intermittent Il existe deux méthodes pour l’enregistrement des achats. de matières premières ou de produits finis se fait dans les comptes de stocks correspondants : 31 Marchandises. par deux écritures. 1. En inventaire permanent. Exemple 1 : Achat au comptant par espèces de marchandises pour 50 000 F a) Constatation de l’achat 601 Achat de marchandises 50. les sorties étant évaluées sur la base de la valeur des stocks. Les mouvements des comptes permettent de connaître à tout moment (de façon permanente) la valeur des stocks. 32 Matières premières 36 Produits finis. des ventes et le suivi des mouvements des stocks .000 b) Constatation de l’entrée en stock 31 Marchandises 50 000 6031 Variation des stocks de Marchandises 50 000 80 . 1. tout achat et toute vente de marchandises sont constatées. il s’agit de la méthode de l’inventaire permanent et celle de l’inventaire intermittent. chacune.1 – L’inventaire permanent Selon cette méthode.

000 b) Constatation de la consommation de marchandises et de la diminution du stock.Enregistrement de la vente. 52 Banque 80.000 701 Ventes de marchandises 80.000 32 Matières Premières 6032 Variation de Stocks de Matières Premières 125 000 125 000 Exemple 3 : Vente contre chèque bancaire pour 80 000 F de marchandises ayant coûté 60 000 F 1.000 31 Marchandises 60. 6031 Variation des stocks de Marchandises 60.000 81 .Exemple 2 : Achat au comptant par chèque bancaire de matières premières pour 125 000 F 602 Achat de Matières Premières 52 Banque 125.000 125.

1. En cours d’exercice.2. les entrées et les sorties de marchandises sont enregistrées dans les comptes 601 Achat de marchandises et 701 Vente de marchandises En fin d’exercice. remises. Le coût d’achat des marchandises vendues s’obtient par le calcul : Sorties = Stock Initial + Achats – Stock Final Ou Sorties (S) = Stock Initial (SI) + Achats – Stock Final (SF) CAMV = Achats – (SF – SI) Coût d’Achat des Marchandises Vendues = Achats – Variation des Stocks II – ILLUSTRATION DES DEUX SYSTEMES 2.1 – Opérations d’achats de marchandises Exercice Enregistrement dans le livre – Journal les opérations suivantes de l’Entreprise AJAVON (inventaire intermittent) 1°) Achat de marchandises à crédit Achat à crédit le 01/07/2001 de marchandises pour 850 000 F CFA (facture AF 25) 2°) Achat de marchandises avec rabais. le stock final est déterminé par un inventaire extracomptable (inventaire physique valorisé). – L’inventaire intermittent C’est la méthode préconisée par le SYSCOA. ristournes sur facture reçue 82 .2.

rabais 5% escompte 2%. Montant brut 560 000 F CFA. rabais 5% Montant du rabais : 450 000 x 5% = 22 500 Montant net de la facture : 450 000 – 22 500 = 427 500 3°) Achat de marchandises avec rabais. port 45 000 F CFA Facture D 28 Montant brut……………………… 560 000 F CFA Port ……………………………… 45 000 F CFA NET A PAYER …………………. remise 8%. ristournes hors facture Le 10/07/2001. reçue facture d’achat de marchandises à crédit pour 8 000 000 F CFA chez le Fournisseur SGGG Le 25/07/2001. Brut : 450 000 C CFA. 605 000 F CFA 6°) Achat de marchandises avec paiement au comptant de frais de transport Le 25/08/2001 Achat à crédit de marchandises pour 230 000 F CFA. Paiement en espèces de frais de transport : 40 000 F CFA 83 . remises. Montant brut Remise 8% Rabais 5% Net commercial Escompte 2% Net financier 300 0000 24 000 13 800 262 200 5 244 256 956 5°) Achat à crédit de marchandises avec frais de transport Le 15/08/2001 reçu d’un fournisseur la facture D 28 pour notre achat de marchandises.Le 05/07/2001 reçu la facture A14 du fournisseur KASSA pour achat de marchandises. reçue facture d’avoir : 8 000 000 x 7% = 560 000 4°) Achat de marchandises avec escompte commercial Le 30/07/2001 : Achat de marchandises au comptant avec paiement en espèce. Montant brut : 300 000 F CFA.

000 000 8.09 230.244 5 6 560.08 601 7 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°….000 45.000 262.CORRIGE 01 .000 4 Facture AVN°… 30 .07 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture F25 05 . 26 .956 5.000 84 .07 850.000 850.000.500 427.000 601 2 3 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture A4 10 .08 Achat de marchandises 601 Transport sur achat 611 Fournisseurs 401 Facture D 28 25 .07 601 Achat de marchandises 57 Caisse 773 Escompte obtenu Facture B 42 15 .000 560.000 560.200 256.500 8.07 401 Fournisseur 601 Achat de marchandises 427.000 605.07 Achat de marchandises 601 Fournisseurs 401 Facture SG GG N°… 27 .000 230.

Opérations de ventes de marchandises Exercice Au cours du mois d’octobre 2001 l’entreprise BANGOURA a effectué les opérations suivantes de vente de marchandises. remise 7% (facture F19).000 2. 196 000 Net commercial………………………………2.2 . Règlement par chèque bancaire. vente à crédit de marchandises Montant brut de la facture (facture V11) : 1. remises. ristournes sur facture Le 05/10/2001. 2°) Vente avec rabais. Schéma de la facture Montant brut………………………………… 800 000 Remise……………………………………….000 F CFA. remises. Montant brut 2. vente de marchandises réglée par chèque.604. Enregistrer ces opérations dans le livre journal de cette entreprise.000 40.000 85 .800. ristournes accordés hors facture Le 08/10/2001 envoi a client SILGA de la facture N° B12 d’un montant de 3 700 000 F CFA Le 16/10/2001.000 000 C CFA remise 10% Net commercial : 1 000 000 x (100-10) % = 900 00.8 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°……… 40. 1°) Vente au comptant de marchandises Le 02/10/2001 : vente de marchandises à 700 000 F. 3°) Vente avec rabais. émission d’un avoir AV06 portant rabais de 5% sur la facture du 08/10/2001 Montant de l’avoir : 3 700 000 x 5% = 185 000 F CFA 4°) Vente avec escompte (réduction à caractère financier) Le 20/10/2001.

6°) Vente avec port à la charge du fournisseur (ventes rendues) Le 28/10/201.604.10 Ventes de Marchandises 700.10 52 701 411 701 Banque Facture Clients 05 .000 45.473.000 Facture V 11 08 . 02 .10 185. facturation de la vente de marchandises expédiées le 22/0/2001 (Facture montant brut 800 000 F CFA..473.000 Ventes de Marchandises 700.800 (net à payer) 5°) Vente avec port à la charge du client (ventes départ) La 22/10/2001 expédition de marchandises Les frais de transport facturés par le transporteur s’élèvent à 45 000 F Le 25/10/2001.000 900.10 3.000 52 673 2.10 411 701 Clients Ventes de Marchandises Facture B12 Clients 411 701 Avoir AV 06 Banque Escomptes accordés Ventes de Marchandises 701 Facture F 19 20 . port facturé en sus 50.800 130.10 16 .000 F CFA.000 Ventes de marchandises 900.0000 612 Transport sur ventes Fournisseurs 45. la facture N°09 est adressée au client SIDATI relative à l’expédition du 28/10/2001.000 86 .000 185. remise 10%.000 Ventes de Marchandises 20 .700. 130 200 Net financier………………………………… 2. Montant 35 000F CFA Le 30/10/2001. Montant de la facture 160 000 F CFA.700 000 3. escompte 3%.Escompte 5% ………………………………. l’entreprise reçoit la facture M 15 du transporteur pour expédition de marchandises au client SIDATI.200 2.

.000 F CFA Stocks final de matières premières…………………………. Clients Escomptes 25 .000 30 .10 160. 2. 612 Transports sur ventes 401 411 Facture M 15 Clients 35.10 748.10 .000 Fournisseurs 35.000 Ventes de Marchandises Produits accessoires 720.000 50.000 000 F CFA Travail à faire : Présenter le compte de résultat de l’entreprise BOLEMBISSA au 31 – 12 – 1998.000 701 707 Facture… 28 .400 21.000 160. 600.300. 310 000 F CFA Dotations aux amortissements……………………………… 300 000 F CFA Ventes de produits finis…………………………………… 5 500 000 F CFA Produits financiers…………………………………………… 200 000 F CFA Services extérieurs………………………………………… 230 000 F CFA Stock initial de matières premières………………………… 1.000 Ventes de Marchandises 701 Facture 09 EXERCICE La comptabilité de l’entreprise BOLEMBISSA fournit pour l’exercice 1998 les informations suivantes : Achat de matières premières………………………………….401 411 673 Facture…. 87 .000 F CFA Variations des stocks de produits finis…………………… .800 000 F CFA Charges de personnel……………………………………… 1 300 000 F CFA Frais de Transport………………………………………… 200 000 F CFA Charges diverses…………………………………………… 280 000 F CFA Impôts et taxes……………………………………………….

finis 800.000 F CFA 3.000 F CFA 1.000 F CFA 12.000.000 230.320.500.000 1.000.900.000 F CFA 950.000 300.400.000 F CFA 80.000 F CFA 88 .050.000 Produits financiers 200.500.000 F CFA 1.000.CORRIGE Calcule de la variation des stocks de matières premières : Variation des stocks= SF – SI = 600.000 5.500.300.000 F CFA 3.000 F CFA 800.000 F CFA 280.000 TOTAL DES PRODUITS 4.000 – 1 000 000 = 400 000 COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE BOLEMBISSA AU 3112-1998 CHARGES Achat de matières premières .500.000 Variat.000 310. des stocks de prod.000 Vente de produits finis 5.000 Exercice La balance des comptes de l’entreprise GUEDERBAYE fournit les informations suivantes au 31-12-2000 : Achats de marchandises Achats de marchandises Charges de personnel Intérêts versés Subvention d’exploitation Variation des stocks de produits fabriqués Entes de produits fabriqués Escomptes obtenus Services extérieurs Impôts et taxes Impôts sur le résultat Reprises sur provisions d’exploitation Indemnités d’assurance (HAO) Vente de marchandises Stock initial de marchandises Stock final de marchandises 7.000 F CFA 1.500.000 400.000 F CFA 1.Variation de stocks de matières Transport Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements TOTAL DES CHARGES PRODUITS 2.000 280.300.000 200.000 F CFA 100.000 Résultat net (perte) 420.000 F CFA 1.000 F CFA 75.600.000 F CFA 2.

000 F CFA Variation de stocks de matières premières SF – SI = 1.000 F CFA 70.Financières .Hors activités ordinaires Travail à faire 1°) Présenter le compte de résultat 2°) Calculer les soldes significatifs de gestion 1.Stock initial de matières premières Stock final de matières premières Dotation aux amortissements et aux provisions : .500.000 = 1.Exploitation .000 F CFA 36.500.200.700.000 F CFA 89 .000.700.000 F CFA 29.200.000 = + 500.000 F CFA CORRIGE 1°) – Compte de résultat a) Calculs préalables Variation des stocks de marchandises SF – SI = 2.000 – 1.000 – 3.000 F CFA 1.

000 PRODUITS FINANCIERS 1.000 .500.000 Ventes de produits fabriqués + Variation de stocks prod.000 800.Variation de stocks .000 Impôts sur le résultat TOTAL DES CHARGES 2°) .000 Subvention d’exploitation .000.600.000 3.000 75.000 + 280.Impôts et taxes .765. (HAO) AUTRES CHARGES 29.500.Achat de matières premières .500.Variation de stocks .000 Indemnités d’assurance 36.440.000 + 1.500.000 18.500 TOTAL DES PRODUITS Dot aux am.205.500.000 1.500.b) COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE GUENDERBAYE AU 31-12-2000 CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITAION Achats de marchandises .000 Escomptes obtenus 70.000 1.000 PRODUITS HAO 12.780.400.000.000 .000 280.500.000 Ventes de marchandises + 1.000 Résultat Net + 3.500.000 = 2.000 * Marge brute sur matières = 3.Dotation aux amort et prov CHARGES FINANCIERES 7.000.000) = 3.000. et prov.000 .8.5.Services extérieurs .(7.400.050.000 .Calcul des soldes significatifs de gestion a) Marge brute (MB) Marge brute = vente – coût d’achat des stocks vendus (Coût d’achat des stocks vendus = Achat – variation des stocks) * Marge brute sur marchandises = 12.900.500.000 14.000.000 100.(1.000 = 4.500.000 90 . CHARGES (HAO) 80.000 Intérêts versés Dot aux am.000 Reprise de provisions 1.000 . et prov.000 950.880.Charges de personnel . 1.000) = 12.

000) = 834. + Reprises sur provisions – Dotation aux Amortissements.000 a) Valeur ajoutée (VA) = Marge brute + Subvention d’exploitation = Services extérieurs .000 – 1.000 g) Résultat net d’exploitation RNE = RAO + RHAO – Impôt sur le résultat = 4.000 = 7.000 = 4.000 = 46.000) = 950.050..130.000. Financières) RF = 950.000 91 .000 – (80.000 – 29.130.680.B.000 = 4.880.000 6 36.000 f) Résultat hors activités ordinaires (RHAO) RHAO = Indemnités d’assurances – Dotation aux amortissements et provisions HAO = 75.000.000 d) Résultat financier (RF) RF = Escomptes obtenus – (intérêt versés + Dotation aux Amortissements et prov.880.000 + 834.440.000 c) Résultat d’exploitation (RE) R.000 – 70.180.Impôts et taxes = 6.000 = 6.E.000 – 2.000 – 1.000 + 100.500.000 + 2.(achat matières – variations des stocks de matières) * Marge brute = 4.Charges de personnel 5.MB / Matières= Ventes produits fabriqués + variations des stocks de produits fabriqués . = 4.180.000 = 5.000 – (116.000 = 4.000 – 1.880.500.000 = 3.000 + 46.000 e) Résultat des activités ordinaires (RAO) RAO = RE + RF = 4.E = E.000 + 800.994.994.160.160.000 b) Excédent brut d’exploitation (EBE) EBE = VA.000 – 1.600.

A titre indicatif.1 – La Valeur Ajoutée La Valeur Ajoutée est la différence entre la Production et les Consommations intermédiaires ou Consommations en provenance de tiers (matières premières. prestations de services…) La valeur ajoutée est. Lors de ses achats. dernier pays membre. produits intermédiaires. L’entreprise n’est donc pas l’agent économique qui paye la TVA. ajoute à l’économie.CHAPITRE 6 LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1. On dit que l’entreprise est transparente pour la TVA. 1. BENIN Taux unique 18% 92 . produits en cours. énergies. de par son activité. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs et lors de ses ventes. dans le temps et selon la nature et l’objet des opérations d’achats et de ventes. C’est pourquoi on dit qu’elle est un impôt indolore pour le consommateur final qui est la personne qui la paye. C’est la différence entre la TVA qu’elle a collectée chez ses clients et celle qu’elle a payée à ses fournisseurs que l’entreprise reverse à l’Etat. comme son nom l’indique. elle facture une TVA à ses clients. LES DIFFERENTS TAUX APPLIQUES DANS L’UEMOA Les taux TVA varient selon les pays.2 – La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) La TVA est un impôt indirect appliqué sur la consommation des biens et services. la valeur supplémentaire que l’entreprise. La taxation de la TVA s’effectue à chaque stade de la production. les taux suivants sont ceux appliqués dans les pays membres de l’UEMOA en 1996 à l’exception de la GUINEE BISSAU. La TVA est incorporée dans le prix de vente de chaque produit.

L’exemple illustratif ci-dessous permet de répondre à cette question.légal .d’usage MALI Taux normal Taux réduit NIGER Taux normal Taux réduit Taux majoré SENEGAL Taux normal Taux réduit TOGO Taux normal Taux réduit 18% 16. la TVA est calculée en appliquant le taux de TVA au prix de vente ou au prix d’achat hors taxes de la marchandise ou du service HT = Prix Hors Taxes Le client paye le prix toutes taxes comprises : TTC = HT + TVA TTC = Prix Toutes Taxes Comprises Le taux de TVA étant appliqué au prix hors taxe sans calcul de la Valeur Ajouté. 93 .BURKINA FASO Taux unique: COTE D’IVOIRE Taux normal .d’usage Taux réduit . on peut se demander en quoi la TVA est une taxe sur la valeur ajoutée.11% 15% 10% 17% 10% 24% 20% 10% 18% 7% 1.légal . Calcul de la TVA Au cours des opérations d’achats et de ventes.3.67% 20% 10% 11.

Tout au long du processus le taux de TVA appliqué est de 18%. 94 . L’ébénisterie fabrique des meubles et les revend en gros pour 800 000 FCFA à un magasin vendeur de meubles. producteur individuel coupe du bois brut et le vend pour 100 000 FCFA à une scierie. Le vendeur de meubles vend ses meubles à des clients pour une valeur de 1 500 000 FCFA.Exemple illustratif Un forestier. La scierie. après avoir œuvré le bois vend ce bois travaillé à une ébénisterie à 300 000 FCFA.

TABLEAU ILLUSTRATIF DE LA TVA TVA TVA TVA ENCAISSEE PAYEE REVERSEE A LA A A L’ETAT VENTE L’ACHAT 18 000 (100 000 x 18%) 54 000 (300 000 x 18%) 144 000 (800 000 x 18%) 18 000 18 000 AGENTS ECONOMIQUES FORESTIER Bois brut 100 000 SCIERIE Bois travaillé 300 000 EBENISTERIE Meubles en gros 800 000 VENDEUR DE MEUBLES Meubles 1 500 000 VALEUR AJOUTEE 100 000 200 000 36 000 500 000 54 000 90 000 700 000 270 000 (1 500 000 x 18%) 144 000 126 000 CLIENT 270 000 TOTAL 1 500 000 1 500 000 x 18% = 270 000 Cet exemple montre que : La TVA reversée à l’Etat est bien égale à 18% x 1 500 000 F . c'est-à-dire : (Taux de TVA) x (Total TVA produite) C’est bien le client qui paye cette TVA (270 000 F) 95 .

C’est la TVA sur Ventes ou TVA Facturée ou TVA Brute (compte 443 Etat.4 – Calculs sur la TVA TVA = TTC – HT HT = TVA x HT = TTC = HT + TVA TTC = t= t= II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2.1. l’entreprise collecte auprès de ses clients une TVA. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs. C’est la TVA récupérable (compte 4451 TVA récupérable sur immobilisations et Compte 4452 TVA récupérable sur achats) 96 . TVA facturée ou crédit de TVA) Lorsqu’elle achète des biens et services.1. Mécanisme de la TVA A l’occasion de ses ventes.

l’entreprise fait la différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable. en tenant compte du décalage éventuel de la TVA récupérable sur achats de biens et services.2 . elle vend des marchandises au comptant 4 800 000 FCFA HT.TVA récupérable sur Immobilisations (Mois N) – TVA récupérable sur Achat (Mois N-1). Lorsque la TVA facturée d’un mois donné est inférieure au total de TVA récupérable imputable à ce mois. alors l’excédent de TVA récupérable sur la TVA facturée est un crédit de TVA et sera déduite de la TVA facturée du mois suivant. TVA due (Mois N) = TVA facturée (Mois N) .3 – Comptabilisation de la TVA Plan de comptes : 443 Etat. Lorsque la TVA facturée excède le total de T VA récupérable (sur immobilisations et sur achats de biens et services). 2. La TVA due du Mois N est payable au plus tard à la fin du Mois N+1 NB Cette règle qui en vigueur selon le SYSCOA n’est plus respectée par tous les pays.Règle du décalage de la TVA La règle est celle du décalage de la TVA sur Achats. TVA due ou crédit de TVA). Ainsi. 2. la différence positive est la TVA due . c’est elle qui est reversée au Trésor.A la fin de chaque mois. l’entreprise BALMA achète des marchandises à crédit 3 000 000 FCFA HT. Le 12 mai 2009. Cette différence est la TVA due ou le crédit de TVA (compte 444 Etat. réglés par chèque bancaire 97 . TVA facturée 444 Etat. TVA due ou crédit de TVA 4451 TVA récupérable sur immobilisations 4452 TVA récupérable sur achats Exemple Le 5 mai 2009.

sachant que l’entreprise pratique le système de l’inventaire intermittent. elle vend des marchandises à crédit à 2 500 000 FCFA HT Le 28 mai 2009. l’entreprise paye par chèque la TVA due du mois. l’entreprise paye par chèque bancaire les honoraires d’un consultant : 1 500 000 FCFA HT Le 23 mai 2009. 5 664 000 864 000 4 800 000 . Travail à faire Passer au Livre-journal les écritures de ce mois de mai 2009. TVA facturée Ventes de marchand. elle achète un photocopieur au comptant 2 000 000 FCFA HT réglés par chèque Le 31 mai.Le 18 mai 2009. Taux de TVA : 18%. le décalage de la TVA et que la TVA récupérable sur achat de biens et services du mois d’avril s’élevait 85 500 FCFA. Ecritures au Journal N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 05/05/09 4452 601 401 (Facture A…) 12/05/09 52 443 701 (Facture V…) 18/05/09 98 DEBIT CREDIT débités crédités TVA récupérable sur achats Achat de marchandises Fournisseurs 540 000 3 000 000 3 540 000 Banques Etat.

TVA due Banques (Règlement TVA du mois) 868 500 868 500 99 . TVA due TVA récup. Banques (Achat ordinateur Facture N° …) 31/05/09 2 000 000 360 000 2 360 000 443 444 4451 4452 Etat. (Client …Facture …) 28/05/09 2 950 000 450 000 2 950 000 2442 4451 52 Matériel informatique TVA récup. Honoraires Banque (Facture honoraires N°…) 23/05/09 270 000 1 500 000 1 770 000 411 443 701 Clients Etat. sur ach.4454 6324 52 TVA récupérable sur services extér. sur imm TVA récup. TVA facturée Ventes de marchand. (Déclaration TVA du mois) 31/05/09 1 314 000 868 500 360 000 85 500 444 52 Etat. sur imm. TVA facturée Etat.

TVA due (Mai) : 1 314 000 – 360 000 – 85 500 = 868 500 F 100 .TVA facturée : 864 000 F + 450 000 F = 1 314 000 F TVA récupérable sur immobilisations (Mai) : 360 000 F TVA récupérable sur biens et services (Avril) : 85 500 F Donc.

1. Composition des charges de personnel Les charges de personnel regroupent La rémunération brute La rémunération brute est le revenu brut auquel un individu à droit en tant qu’employé d’une entreprise. la rémunération de employés exerçant dans les bureaux et qui sont payés forfaitairement par mois est désignée sous le terme d’appointements.1. Les charges de personnel 1.1. charges supportées au profit des organismes de sécurité sociale. les impôts et taxes sur rémunérations. indirectement au profit du salarié dans le cadre de la sécurité sociale de celui-ci. malgré l’absence de contrat de travail en ce qui concerne ce type de personnel. de l’Etat et. le terme « personnel » désigne : Les dirigeants Les employés Les ouvriers de ladite entreprise Le SYSCOA. La rémunération brute. 101 .CHAPITRE 7 LES CHARGES DE PERSONNEL Dans une entreprise. Les cotisations patronales Ce sont des charges que supporte l’entreprise en tant qu’employeur. I – LES CHARGES RELATIVES AU PERSONNEL Les charges relatives au personnel sont de deux catégories : les charges de personnel. le terme salaire désigne la rémunération des ouvriers qui travaillent sur les chantiers ou dans les ateliers . considère que le personnel intérimaire fait partie du personnel de l’entreprise. Stricto sensu. en vertu du principe de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique. en réalité.1.

Exemples : Primes d’ancienneté Primes de fin d’année Primes de productivité Primes de travail de nuit Etc. le taux horaire est majoré successivement par tranches supplémentaires d’heures accomplies. il s’obtient en multipliant le salaire horaire par le nombre d’heures œuvrées par le salarié pendant la période. Le salaire de base peut être mensualisé en multipliant en multipliant le taux horaire par le nombre moyen d’heures de travail effectuées pendant le mois.  Les indemnités Les indemnités sont des majorations de revenus qui sont versées aux travailleurs afin de leur permettre de mener efficacement leurs activités.Rémunération brute = Rémunération de base + Heures supplémentaires + Primes et gratifications + Indemnités + Avantages en nature  La rémunération de base Elle équivaut soit à un salaire soit à des appointements Le salaire payé à un ouvrier est déterminé sur la base d’un salaire horaire. Pour un mois. Pour le calcul de la somme due au titre des heures supplémentaires.  Les heures supplémentaires Toute heure de travail effectuée par un travailleur au-delà du nombre hebdomadaire d’heures de travail fixé par le droit du travail est une heure supplémentaire.  Les primes Les primes sont des rémunérations dont bénéficient les travailleurs mais qui ne dépendent pas directement de leurs activités . les primes dépendent de conventions collectives ou d’accords. Exemple : Indemnité de logement Indemnité de sujétion 102 .

1. œuvres sociales internes 425 Représentants du personnel 427 Personnel-Dépôts 43 Organismes sociaux 431 Sécurité sociale 432 Caisse de retraite complémentaire 433 Autres organismes sociaux 44 Etat et Collectivités publiques 103 . certaines catégories de personnel bénéficient de biens et services appelés avantages en nature. celles-ci les charges de personnel correspondantes sont équivalentes à la valeur locative de ces immobilisations mises à disposition. 1.1. Exemple : Logement Moyen de transport Nourriture Lorsque les travailleurs bénéficient d’immobilisations.2.1. saisies-arrêts 424 Personnel. rémunérations dues 423 Personnel. Leur évaluation est souvent forfaitaire. Les comptes et sous-comptes utilisés 66 Charges de Personnel 661 Rémunérations directes versées au personnel national 662 Rémunérations directes versées au personnel non national 663 Indemnités forfaitaires versées au personnel 664 Charges sociales 666 Rémunérations et charges sociales de l’exploitant individuel 667 Rémunérations transférées du personnel extérieur 668 Autres charges sociales 42 Personnel 421 Personnel. Comptabilisation des charges de personnel 1.2. avances et acomptes 422 Personnel. oppositions.Indemnité de déplacement Indemnité de fonction Indemnité de caisse  Les avantages en nature Dans certaines entreprises.

Comptabilisation Le compte 64 Impôts et Taxes est débité Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant desdits impôts et taxes Exemple Déclarations sociales de notre entreprise pour le mois d’août 2009 : Cotisation-retraite 1 750 000 Accident de travail 310 000 Taxe d’apprentissage 200 000 Taxe professionnelle 250 000 Règlement par chèque 104 .1. Ces impôts sur rémunérations ne sont pas directement comptabilisés comme des charges de personnel.1. 1. Définition Cette catégorie de charges est supportée par l’entreprise.3. Impôts retenus à la source 1.2. Les impôts et taxes sur la rémunération 1.1. 1.2.2. Autres Impôts et Taxes 447 Etat.2.442 Etat. en tant qu’employeur. Ecritures au Journal Le compte 66 Charges de personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 422 Personnel – Rémunérations dues est crédité Ces comptes sont respectivement débités et crédités du montant des rémunérations brutes 1. Comptabilisation des charges patronales Le compte 66 Charges de Personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 423 représentants du personnel Ou est crédité Le compte 43 Organismes sociaux Ces comptes sont respectivement débités ou crédités du montant des cotisations patronales.2. au profit de l’Etat ou des collectivités publiques.2.

105 .1.1. à des prestations dans le domaine de la santé.Les écritures à passer au Journal sont les suivantes : 66 43 Charges de personnel Organismes sociaux (Constatation des cotisations retraite et accident du travail) 2 060 000 2 060 000 64 44 Impôts et Taxes Etat et Collectivités Publiques (Constatation de la taxe patronale et de la taxe professionnelle) 450 000 450 000 43 44 52 Organismes sociaux Etat et Collectivités Publiques Banques (Règlement cotisations sociales et impôts et taxes mois d’août) 2 060 000 450 000 2 510 000 II – LES RETENUES SUR REMUNERATIONS 2. les retenues qui peuvent être opérées sur la rémunération du personnel sont de quatre types essentiels.1. Composition des retenues Obligatoires ou conventionnelles. dans l’immédiat ou à terme. 2. du chômage etc. Elles sont opérées par l’employeur qui les reverse directement à un organisme de sécurité sociale. Les cotisations sociales Les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires sur les rémunérations brutes du personnel. de la famille. Les cotisations sociales donnent droit au travailleur.

Les avances et acomptes Afin de permettre à des personnes. à la prochaine paye.1. 2.4.1. 2. membres de son personnel de faire face à des difficultés financières. sont calculées sur une fraction seulement de la rémunération . elles sont dites « plafonnées ». En comptabilité. l’entreprise peut être amenée à leur verser des sommes d’argent avant la prochaine paye : les sommes ainsi adoptées sont appelées « avances » ou « acomptes ». Ces avances et acomptes sont retenus.Rémunérations dues est débité Le compte 43 Organismes sociaux est crédité du montant des cotisations sociales Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant de l’impôt dû par le personnel Le compte 421 Personnel Avances et acomptes est crédité du montant des avances et acomptes Le compte 423 Personnel Oppositions Saisies Arrêts est crédité Exemple Du livre de paye de la Société VIALUX on obtient les informations suivantes : Salaires bruts 12 800 000 Retenues : Sécurité sociale. l’octroi d’avances et d’acompte se traduit par l’écriture suivante : Un sous-compte de 421 Personnel – Avances et acomptes est débité du montant des sommes accordées contre le crédit d’un compte de trésorerie 2. Les oppositions L’opposition fait généralement suite à un jugement par saisie-arrêt. D’autres. par contre. Sa base de calcul est le revenu brut imposable.3. L’Impôt sur le revenu Cet impôt constitue une contribution obligatoire du salarié aux dépenses publiques. pour cette raison.2.1. 2.2. sur le salaire des employés qui en ont bénéficié.Certaines cotisations sociales sont calculées sur le total de la rémunération : elles sont dites « déplafonnées ». Comptabilisation des retenues Le compte 422 Personnel . La somme correspondante est retenue sur le salaire du travailleur et reversée à ses créanciers. maladie 700 000 Chômage 500 000 Impôt sur le revenu 780 000 106 .

Impôts retenus à la source 12 800 000 12 800 000 422 2 680 000 300 000 400 000 1 200 000 780 000 107 .Oppositions Avances et acomptes 400 000 300 000 Il vous est demandé de présenter les écritures relatives aux salaires et retenues Ecritures au Journal 66 Charges de personnel 422 Personnel – Rémunérations dues (Comptabilisation des salaires bruts) Personnel – Rémunérations dues 421 Personnel-Avances et 423 Acomptes 43 Personnel-Oppositions 447 Organismes sociaux Etat.

1 . ensuite à passer la bonne écriture. Elles peuvent provenir d’erreurs de calcul au niveau de documents extra-comptables. trois catégories de techniques sont utilisées : Le procédé de la contre-passation qui comprend :  la contre-passation totale  la contre-passation partielle Le procédé de l’ajustement La méthode algébrique qui se présente sous deux formes :  la méthode du complément à zéro  la méthode de l’opposé du nombre I . les enregistrements doubles ou les omissions d’écritures n’ont pas d’incidence arithmétique apparente. TVA 18%.La contre-passation totale Elle consiste à annuler l’écriture erronée en passant l’écriture inverse. et en vérifiant si cette différence correspond ou non à une opération mal enregistrée. au niveau de la balance ou d’un mauvais report dans le Grand-Livre Erreurs de compte lorsqu’un compte est mouvementé à la place d’un autre Les erreurs de montant au niveau du Grand-Livre ou de la balance ont une incidence arithmétique apparente (ces cas sont les plus fréquents). non enregistrée ou à un mauvais calcul. Par contre. Exemple Achat d’une machine de bureau au comptant 2 960 000 F payés par chèque. Elles peuvent être décelées en faisant la différence entre les deux totaux des montants (débits et crédits) d’une part et les deux totaux des soldes (débiteurs et créditeurs) d’autres part.CHAPITRE 8 CORRECTIONS DES ERREURS EN COMPTABILITE Les erreurs possibles en comptabilité sont de diverses natures : Erreurs de montant. Pour effectuer des corrections en comptabilité. inégalités entre les soldes des relevés bancaires ou CCP et les soldes des comptes « Banques » et « CCP » dans la comptabilité de l’entreprise. Ce type d’erreurs est généralement révélé grâce à des informations extra-comptables (réclamations de clients ou de fournisseurs.La Contre-passation 1. Le comptable a passé l’écriture suivante : 2441 4451 521 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Achat matériel au comptant 2 690 000 484 200 3 174 200 108 .

Avances et Acomptes » Ecriture de correction par contre-passation partielle 421 661 Personnel. Le Compte « 661 Rémunération directe au personnel » ne doit donc pas être utilisé ici mais plutôt le Compte « 421 Personnel.Ecritures de correction 521 2441 4451 Banque Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Annulation de l’écriture erronée 2441 4451 52 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Rectification de l’écriture 2 960 000 532 800 3 492 800 3 174 200 2 690 000 484 200 1. Il consiste à corriger l’écriture erronée en ajoutant dans les comptes les sommes manquantes ou en retranchant des comptes les sommes excessives Exemple 1 Une facture d’électricité qui s’élève à 15 900 FCFA a été réglée en espèces.2 – La contre-passation partielle Elle consiste à annuler et rectifier en un seul article l’écriture erronée Exemple Pour une avance faite au personnel de 500 000 FCFA. le comptable a passé l’écriture suivante 661 521 Rémunération directe au personnel Banque Avance au personnel 500 000 500 000 L’erreur est la suivante : les avances faites au personnel ne sont pas éléments de rémunération. Avances et acomptes 500 000 Rémunération directe du personnel Annulation et modification de l’écriture erronée 500 000 II – L’ajustement L’ajustement est utilisé pour la correction d’erreurs de montants. Le comptable a passé l’écriture suivante : 109 .

1 – Le complément à zéro Le complément à zéro d’un nombre est le nombre qu’il faut lui ajouter pour obtenir Zéro.605 57 Autres achats Caisse 15 600 15 600 Il y a une insuffisance de 300 FCFA à ajouter 605 57 Autres achats Caisse Rectification de l’écriture erronée 300 300 Exemple 2 Pour une facture d’eau de 10 629 FCFA payés en espèces.retranchant ses autres chiffres de 9 . le comptable a passé l’écriture suivante : 605 57 Autres achats Caisse 10 926 10 926 Le montant comptabilisé par excès est 10 926 – 10 629 = 297 FCFA qu’il faut donc retrancher 57 605 Caisse Autres achats Rectification de l’écriture erronée 297 297 III . C’est l’expression comptable de l’opposé d’un nombre On obtient le complément à zéro d’un nombre en : .faisant précéder le nombre ainsi obtenu de 1 Exemple 110 .retranchant son dernier chiffre significatif à droite de 10 .La méthode algébrique 3.

Complément à zéro 983 500 9 9 9 10 . le comptable a passé l’écriture suivante : 25/01 57 411 Règlement client Caisse Client 835 000 853 000 Il y a ici deux erreurs : Le compte Caisse ne devait pas être utilisé mais plutôt le compte Banque Le montant de 853 000 est erroné Complément à zéro de 835 000 9 9 10 8 3 5 0 0 0 1 6 5 0 0 0 ī Le complément à zéro de 835 000 est 1 165 000 Complément à zéro de 853 000 9 9 10 . on obtient 0 983 500 + 1 016 500 = 0 000 000 Exemple Pour un règlement par chèque de 835 000 FCFA fait par un client.9 8 3 5 0 0 ī 0 1 6 5 0 0 En additionnant le nombre 983 500 et son complément à zéro.8 5 3 0 0 0 1 1 4 7 0 0 0 Le complément à zéro de 853 000 est 1 147 000 25/01 57 411 Caisse Client Annulation de l’écriture erronée 02/02 1 165 000 1 147 000 111 .

52 411 Banque Client Correction de l’écriture erronée 835 000 835 000 3. l’enregistrement exact est ensuite opéré » Ecriture erronée 605 401 Autres achats Fournisseurs 2 000 000 2 000 000 Annulation 605 401 Autres achats Fournisseurs (Annulation de l’écriture erronée) -2 000 000 -2 000 000 Passation de l’écriture correcte 24 401 Matériel Fournisseurs (Achat mobilier Facture N°…) 2 000 000 2 000 000 112 .2 – L’opposé d’un nombre L’article 20 du SYSCOA stipule : « Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés .

) et d’autres approvisionnements qui contribuent à la transformation des matières et fournitures liées en produits finis. Dans la catégorie des entreprises de production.CHAPITRE 9 ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION L’activité des entreprises de production consiste en la transformation des matières et fournitures pour produire des biens et services destinés à la vente. 1. l’entreprise artisanale. des achats non stockables (eau. l’exploitation agricole. autres énergies. Le processus de production connaît plusieurs étapes allant de l’achat des moyens de production à l’achèvement des produits. électricité. fournitures d’entretien etc. à la location ou à être fournis. I .1 – Les comptes utilisés 60 Achats et variation des stocks 602 Achats de matières premières et fournitures liées 603 Variations des stocks de biens achetés 6032 Variations des stocks de matières premières et fournitures liées 6033 Variations de stocks d’approvisionnements.L’ACHAT DES MATIERES ET FOURNITURES La production fait intervenir : les matières premières et fournitures liées qui sont destinées à être incorporées dans les produits. on compte l’entreprise industrielle. L’enregistrement des opérations d’achats de matières et fournitures obéit aux mêmes règles que celui des opérations d’achat de marchandises. l’entreprise de prestation de services. 604 Achats stockés de matières et fournitures consommables 605 Autres achats 113 .

.....................1 – Enregistrement en inventaire permanent Pour les matières et fournitures stockables en particulier............................... port 25 000 FCFA (Facture A 503) Le 15/06/2009 : Règlement de la facture d’électricité 30 000 FCFA en espèce (quittance N° 4365) Le 22/06/09 : Retour de la moitié des marchandises des matières premières du 12/06/2009 pour raison de non-conformité ....2..... 235 000 Escompte 2% ................................................. Exemple Le 12/06/2009 : Achat de matières premières contre chèque bancaire............. 470 000 Escompte 2% .................42 Brut : ..................... 460 600 Port .. 10 000 AVOIR NET ...........................................2 – L’enregistrement comptable 1................ 4 700 Net financier ............................. 25 000 NET A PAYER .........................................................................................1........ 250 000 Remise 6% ................ les comptes d’achat et variations des stocks et les comptes de stocks concernés seront mouvementés en constatant les achats ou les retours sur achats d’une part et respectivement les entrées ou sorites de stocks d’autre part. 240 300 Ecritures au journal 114 .................... 30 000 Net commercial ........ 230 300 Port ....................... transport réglé en espèces : 10 000 FCFA Le 27/06/09 : Réception de la facture d’avoir N°42 portant retour du 22/06/09 Détail des factures Facture A.503 Brut : ... escompte 2%................................. remise 6%.................. 9 400 Net financier ............................................................................. 15 000 Net commercial ................. brut 500 000 FCFA......................... 500 000 Remise 6% .................. 485 600 Facture AV...................

42) d° Variation de stock de matières Matières premièr.2 . les entrées et les sorties de sttocks ne sont pas enregistrées en cours d’année.Enregistrement en inventaire intermittent En inventaire intermittent.N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 12/06/09 Achats de matières premières Transport sur achats Banques Escomptes obtenus (Facture A. et fourn.503) d° Matières premières et fournitures liées Variation de stocks de matières (Constatation de l’entrée en stock) 15/06/09 Autres achats Caisse (Electricité. Pièce de caisse N°) 22/06/09 Transport pour le compte de tiers Caisse (Pièce de caisse N°…) 27/06/09 Fournisseurs Escompte obtenus Achat de matières premières Transport pour compte de tiers (Facture AV. liées (Sortie de stock) DEBIT CREDIT débités crédités 602 611 52 773 470 000 25 000 485 600 9 400 32 6032 470 000 470 000 605 57 30 000 30 000 6113 57 10 000 10 000 401 773 602 6113 240 300 4 700 235 000 10 000 6032 32 235 000 235 0 1. Les écritures à passer sont donc identiques à celles de l’inventaire permanent à l’exception des écritures qui mouvementent les comptes de stocks 115 .2.

1 – Enregistrement en inventaire permanent En cours d’année. aucune écriture n’est à passer. Exemple Le 30/06/09 : Sortie de 345 000 FCFA de matières premières pour utilisation dans les ateliers.2 – En inventaire intermittent En cours de période. liées (Bon de sortie N°…) 345 000 2.UTILISATION DES MATIERES ET FOURNITURES 2. donc. on n’enregistre pas les sorties de stock en inventaire intermittent . 116 . II . N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 6032 32 30/06/09 Variation de stocks de matières 345 000 Matières premières et fourn.et les comptes de variation de stocks (2ème et 6ème articles de l’exercice cidessus). les sorties de stock pour utilisation dans les ateliers est constatée en débitant le compte 6032 Variations de stocks de matières créditant le compte 32 matières premières et fournitures liées.

En inventaire permanent.2. C’est en fin d’année que ce constat revêt toute sa signification. matières de récupération) 3. les comptes correspondant ne fonctionnent donc pas en cours d’exercice. C’est donc à la clôture de l’exercice comptable que ces produits en cours et services en cours sont évalués et comptabilisés. en cours d’année.2 . les comptes 117 .CONSTATION DE LA PRODUCTION EN COURS DE PERIODE 3.1 – Les comptes à utiliser Les comptes à utiliser pour constater les étapes de la production sont les comptes de production 34 Produits en cours Il s’agit des produits en voie de formation ou de transformation à la clôture de l’exercice 341 Produits en cours 342 Travaux en cours 343 Produits intermédiaires en cours 344 Produits résiduels en cours 35 Services en cours Il s’agit des études et prestations en cours d’exercice dont la remise n’est pas intervenue.1 – Enregistrement en inventaire permanent Des produits ou des services sont qualifiés de « produits en cours » ou de « services en cours » si à la date considérée. Comme par dérogation à la règle de l’inventaire permanent.III . les produits finis et les produits intermédiaires et résiduels sont évalués à leurs coûts de production par le biais de la comptabilité analytique ou à l’aide de calculs extra-comptables. Par contre. rebuts. 351 Etudes en cours 352 Prestations de services en cours 36 Produits finis 37 Produits intermédiaires et résiduels 371 Produits intermédiaires 372 Produits résiduels (déchets.L’enregistrement comptable 3. ils n’ont pas encore atteint le stade de produits finis ou de services finis.

118 .2 – En inventaire intermittent Aucune écriture n’est à passer en cours d’exercice car la régularisation intervient en fin d’exercice. ou un de ses sous-comptes. du coût de production des produits entrés en stock.36 Produits finis et 37 Produits intermédiaires et résiduels sont débités en cours d’exercice. 73 Variation des stocks de biens et services produits 734 variations des stocks de produits en cours 735 Variations des stocks des en-cours de services 736 Variations des stocks de produits finis 737 Variations des stocks de produits intermédiaires et résiduels 7371 Variations des stocks de produits intermédiaires 7371 Variations stocks de produits résiduels. et. la société MONDAKO a achevé la production de produits finis d’un coût global de 3 125 000 FCFA N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 36 736 Produits finis Variation des stocks de produits finis (Entrée en stock) 3 125 000 3 125 000 3. le compte 73 Variation des stocks des biens et services produits est crédité.2. en contrepartie. Exemple Le 14/07/2009.

1. on crédite le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte par le débit du compte d’immobilisation correspondant. il convient la constater la sortie en inventaire permanent.UTILISATION DE LA PRODUCTION Selon leurs natures. immobilisés ou réintégrés dans le processus de production. Remarque : Lorsque la production à immobiliser a été préalablement enregistrée en stock. La constatation de la vente un compte de tiers ou de trésorerie sera débité par la crédit du compte 706 Ventes de produits finis.2. 119 . 4. Cependant au lieu de constater une vente à proprement parler. les produits peuvent être généralement vendus.IV .3 – Immobilisation des produits finis Les immobilisations et les services produits par l’entreprise pour elle-même son enregistrés dans le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte. La sortie de stock 736 Variation des stocks de produits finis (débité) 36 Produits finis (crédité) au coût de production des produits finis sortis. 4. Vente de produits finis : enregistrement en inventaire permanent Deux écritures doivent être passées : la sortie de stock et la constatation de la vente. du coût de production des travaux faits par l’entreprise pour elle-même. En inventaire permanent ou en inventaire intermittent. l’enregistrement se fait selon les mêmes principes que l’enregistrement d’une vente. Enregistrement de la vente en inventaire intermittent Seule la vente sera constatée en cours de période comme en inventaire permanent. 4. Il en est de même pour les prélèvements de biens sur les stocks produits par l’entreprise pour ses besoins propres ou ceux de son personnel.

V - UTILISATION DES PRODUITS INTERMEDIAIRES ET RESIDUELS 5.1 - Vente de produits intermédiaires et résiduels La vente s’enregistre en inventaire permanent et en inventaire intermittent de la même manière que celle des produits finis.

5.2 – L’utilisation pour des productions ultérieures 5.2.1 - En inventaire permanent L’enregistrement des sorties pour l’utilisation se fait en : créditant le compte 37 Produits intermédiaires et résiduels du coût de production et en débitant compte 73 Variation des stocks de biens et services produits. 5.2.2 - En inventaire intermittent La régularisation des sorties s’effectue en fin d’année par virement des soldes initiaux et constatation des stocks finals.

VI - DETERMINATION DE LA MARGE BRUTE SUR MATIERES La marge brute sur matières produites par l’entreprise se calcule en fin de période en faisant la différence entre le montant des ventes de produits et le coût de production de ces produits Le compte utilisé est le compte 1322 Marge brute sur matières qui est un sous-compte du compte 13 RESULTAT DE L’EXERCICE 6.1 – Détermination de la marge brute en inventaire permanent Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES

est débité contre le crédit des comptes 602 Achats de matières premières et fournitures
120

6032 Variations de stocks de matières premières et fournitures liées (cas d’un solde débiteur) Ces comptes sont ainsi soldés Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES est ensuite crédité contre le débit des comptes

702 Vente de produits finis 703 Vente de produits intermédiaires 704 Ventes de produits résiduels 705 Vente de travaux facturés 706 Services vendus 72 Production immobilisée 73 Variation des stocks de biens et services produits (cas d’un solde créditeur)

Remarque Au cas où les soldes des comptes 73 et 6032 sont respectivement débiteur et créditeur, ces comptes sont respectivement crédité et débité, le compte 1322 jouant en contrepartie. 6.2 - Détermination de la marge brute en inventaire intermittent On procède dans un premier temps à la reconstitution des comptes de variations des stocks de matières premières et fournitures liées et de variations des stocks de produits en annulant les stocks initiaux et en constatant les stocks finals. La détermination de la marge brute sur matières s’opère alors comme en inventaire permanent.

121

CHAPITRE 10

TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS

I - LES AMORTISSEMENTS 1.1. La notion d’amortissement Pour réaliser son activité, l’entreprise dispose de divers éléments d’actif : des constructions, du matériel et outillage, du matériel de transport, du mobilier de bureau Etc. Ces biens présentent les caractéristiques suivantes : ils ont pour vocation de demeurer longtemps dans l’entreprise ; c’est pourquoi on les appelle « actifs immobilisés » ; ils s’usent par l’usage, le temps ou l’obsolescence.

Il est donc nécessaire : de répartir sur plusieurs exercices (sur leur durée de vie), la charge que représente leur achat de penser à leur remplacement. Le mécanisme de l’amortissement permet de répondre à ce double souci. 1.2. Définition de l’amortissement 1.2.1. Définition générale L’amortissement est la « réduction irréversible, répartie sur une période déterminée, d’un montant porté à certains postes du bilan »

122

Cette définition concerne aussi bien l’amortissement des immobilisations que l’amortissement – remplacement d’un emprunt. 1.2.2. Définition plus stricte de l’amortissement pour dépréciation L’amortissement pour dépréciation est la « constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, du changement de technique et de toute autre cause ». 1.2.3. Définition de l’amortissement selon le SYSCOA Le plan Comptable Général SYSCOA définit l’amortissement comme suit : « L’amortissement est la constatation comptable obligatoire d’une dépréciation certaine et irréversible des immobilisations » Ou encore : L’amortissement est « l’amoindrissement de la valeur d’une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage ou en raison du changement de techniques, de l’évolution des marchés ou de tout autre cause » 1.3. Champ couvert par les amortissements L’amortissement concerne aussi les charges activées telles que les charges immobilisées, les frais de recherche développement Dans l’ensemble, les éléments d’actif immobilisé concernés par l’amortissement appartiennent à la classe 2: 20 Charges immobilisées 201 Frais d’établissement 202 Charges à répartir sur plusieurs exercices 206 Primes de remboursement des obligations 21 Immobilisations incorporelles 211 Frais de recherche développement 212 Brevets, licences, concessions et droits similaires 213 Logiciels 214 Marques 217 Investissements de création 218 Autres droits et valeurs incorporels 219 Immobilisations incorporelles en cours
123

206 Primes de remboursement des immobilisations 124 . charges à étaler.211 Frais de recherche et de développement de charges immobilisées : .201 Frais d’établissement (frais de constitution. frais d’acquisition des immobilisations…) . installations techniques et agencements 231 Bâtiments industriels.202 Charges à répartir sur plusieurs exercices (charges différées. administratifs et commerciaux sur sol propre 232 Bâtiments industriels.22 Terrains 221 Terrains agricoles et forestiers 224 travaux de mise en valeur des terrains 225 Terrains de gisements 229 Terrains en cours 23 Bâtiments. agricoles. d’augmentation de capital…) . il s’agit : d’immobilisations incorporelles : . administratifs et commerciaux sur sol d’autrui 233 Ouvrages d’infrastructure 234 Installations techniques 235 Aménagement des bureaux 237 Bâtiments industriels. agricoles et commerciaux mis en commerciaux 238 Autres installations et agencements 239 Bâtiments et installations en cours 24 Matériel 241 Matériel et outillage industriel et commercial 242 Matériel et outillage agricole 243 Matériel d’emballage récupérable et identifiable 244 Matériel et mobilier 245 Matériel de transport 246 Immobilisations animales et agricoles 247 Agencements et aménagements du matériel 248 Autres matériels en cours 249 Matériel en cours 25 Avances et acomptes versées sur commandes d’immobilisations Le SYSCOA distingue deux types de charges activées . agricoles. de publicité et de lancement.

Taux d’amortissement Eléments non amortissables Fonds de commerce Terrains non exploités Autres immobilisations corporelles en cours Taux usuels d’amortissement Bâtiments commerciaux Bâtiments industriels Maisons d’habitation Bureaux Aménagements et installations Matériel et outillage fixe Moteurs Automobiles Camions Mobilier de bureau Matériel de bureau Brevets 1.6. licences Autres immobilisations corporelles Immeubles Autres constructions Matériel Matériel de transport Mobilier et Matériel de bureau Terrains exploités (gisements) 1. Eléments amortissables et éléments non amortissables Eléments amortissables Frais d’établissement Brevets.5. Les types d’amortissement Les deux types d’amortissement les plus connus sont : .l’amortissement linéaire . 125 2 à 5% 5% 2% 4% 10% 10% 20% 20% 25% 10% 10 à 20% 20% .l’amortissement dégressif.1.4.

1. Amortissement linéaire L’amortissement se fait à partir de la date de mise en service du bien à amortir L’annuité d’amortissement est constante Le taux d’amortissement linéaire est : exprimée en années ou où d = durée de vie du bien si d est exprimé en mois En cas d’acquisition de l’immobilisation en cours d’année.6. VNCN = Valeur d’entrée .000 FCFA 126 . la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de jours (on compte l’année pour 360 et chaque mois pour 30 jours) La Valeur Nette Comptable (VNC) de l’immobilisation à la fin d’une Année N est la valeur d’entrée de ladite immobilisation diminuée de la somme des amortissements pratiqués jusqu’à la fin de cette Année N.∑(Dotations aux amortissements de l’Année 1 à l’Année N) Exemple 1 Immobilisation de 1.1.000 FCFA Durée de vie : 5 ans Taux d’amortissement t = 20% (Taux d’amortissement linéaire fixe) Annuité d’amortissement fixe : A= = 200.000.

000 200. le 5 février 2009 a été mise en service le 10 avril 2009.000 1.000 1.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 1ère 2ème 3ème 4ème 5ème 1.000 400.000 1.000 200.000.000 TOTAL Exemple 2 Un photocopieur acheté à 3 000 000 FCFA.000.000 200.000 0 Annuité constante : 3 000 000 x 25% = 750 000 FCFA Annuité de la première année (2009) 3 000 000 x 25% x = 543 750 FCFA 127 .000.000 1.000.000 200.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 800.000 200. Elle a une durée de vie de 4 ans et est amortissable linéairement Dresser son tableau d’amortissement Taux linéaire : = 25% Annuité d’amortissement 200.000 600.000.

Amortissent dégressif L’amortissement se fait à partir de la date d’acquisition du bien Le taux d’amortissement dégressif s’obtient en multipliant le taux d’amortissement linéaire par un coefficient qui dépend de la durée de vie du bien L’annuité d’amortissement n’est pas constante et ne doit pas être inférieure à l’annuité d’amortissement linéaire calculée sur la durée de vie restante. 1.000 750. L’amortissement dégressif n’est applicable que pour les immobilisations intervenant directement dans la production (bâtiments abritant les ateliers.000.000.000 3.000. la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de mois.000.000 206 250 3 000 000 Valeur Nette Comptable 2 456 250 1 706 250 956 250 206 250 0 Remarque En amortissement linéaire.000.000 TOTAL Annuité d’amortissement 543 750 750 000 750.000 3.6. machines de production. matériel de transport des marchandises 128 . il est nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire en Année n+1 pour un montant égal à la différence entre l’annuité entière et l’annuité partielle de la première année.2.000 3.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 2009 (261 j) 2010 2011 2012 2013(5e année) 3. engins.000 3. En cas d’acquisition au cours de l’année.

000 216.000 0 Année 1ère 2è 3è 4è 5è Taux 40% 40% 40% 50% 50% Remarque A partir de la 4è année l’application du taux dégressif (40%) donnerait une annuité inférieure à celle obtenue en appliquant le taux linéaire sur 2 ans (50%) 129 .000.000 240.5 5 – 6 ans 2 > 6 ans 2.000 360.000 TOTAL Annuité d’amortissement 400. Les voitures de tourisme des services administratifs de l’entreprise sont exclues de l’amortissement dégressif L’amortissement dégressif vise à encourager l’investissement dans les entreprises en leur permettent d’amortir plus rapidement les biens acquis.000 216. Les coefficients utilisés sont : Durée de vie Coefficient 3 – 4 ans 1.000 360.pour la distribution.000 108.000 144.5 Exemple 1 Immobilisation de 1.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 600.000 108.…).000 F Durée de vie : 5 ans Taux linéaire t1 = 20% Taux dégressif td = 2 x 20% = 40% Tableau d’amortissement Valeur Base de calcul 1.000. c'est-à-dire de bénéficier d’importants d’avantages fiscaux.000 216.000 108.000 600.

Exemple 2 Une machine achetée le 18 avril 2008 à 60 000 000 FCFA est amortissable selon le système de l’amortissement dégressif.70% x FCFA (9 mois). à partir de la 4è année on applique le taux d’amortissement linéaire. L’amortissement s’achève exactement à l’année correspondant à fin de la durée de vie de l’immobilisation. Pour cette raison. VALEUR NETTE COMPTABLE 46 635 000 32 784 405 23 047 437 16 202 348 11 390 251 7 593 880 3 797 509 0 130 .70% 23 047 437 29.33% 11 390 251 33.864.000 1. il n’est pas nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire.70% Annuité de la première année (2008) : 60 000 000 x 29.33% ANNUITE 13 365 000 13 850 595 9 736 968 6 845 089 4 812 097 3 796 371 3 796 371 3 797 509 60 000 000 Remarque En amortissement dégressif.33% 11 390 251 33.70% 32 784 405 29. Dresser tableau d’amortissement de ladite machine.88 x 2. Taux linéaire : t1 = = 11.080 000. = 13 365 000 Tableau d’amortissement ANS 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 VALEUR BASE TAUX DE CALCUL D’AMORT.5 = 29.70% 46 635 000 29.70% 11 390 251 33.70% 16 202 348 29. Sa durée de vie est de 8 ans 5 mois.88% Taux dégressif : td = 11. 60 000 000 29.

Immo.1.1. intitulé des comptes et libellés 31/12 Dotation aux amortissements Amortissement du matériel de transport Débit Crédit 6813 2844 108 000 108 000 Dotation de l’exercice II. 108 000 2844 Amort. 131 . quant à elle. de Bureau 108 000 Au Journal N° N° Cptes Cptes débités crédités Date.LES PROVISIONS 2.7.La notion de provision Si l’amortissement fait le constat d’une dépréciation à caractère irréversible. Corp. permet d’appréhender des phénomènes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles. Comptabilisation des amortissements (SYSCOA) Le compte de charge 68 Dotation aux Amortissements est débité contre le crédit du compte d’immobilisation correspondant à l’élément d’actif amorti. aux Amort. Au Grand-livre 6813 Dotat. du Mat. la notion de provision.

Sur les titres SNH.2.000 F.10 actions S. l’unité . Sur les actions S. cours à l’inventaire: 5 800 F 15 actions REFLEX achetées au prix unitaire de 6. cours à l’inventaire : 6. Sur les actions REFLEX. On distingue plusieurs types de provision : Provisions pour dépréciation des Immobilisations incorporelles (6913) Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles (6914) Provisions pour dépréciation des immobilisations financières (6972) Provisions pour dépréciation hors activités ordinaires (853) Charges provisionnées d’exploitation sur stocks (6593) Charges provisionnées sur créances (6594) Charges provisionnées financières sur titres de placement (6795) Exemples a) .N. 20 obligations de la Société Nationale des Huiles achetées 8 000 F.Définition générale La provision est la constatation comptable d’un amoindrissement probable de la valeur du patrimoine résultant de causes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles.500 F .500 F.2. 132 .Provision pour dépréciation des valeurs mobilières Le portefeuille de titres de placement d’une entreprise est composé de la façon suivante : . la dépréciation s’élève à : 20 x 100 F = 2 000 F . cours à l’inventaire : 7. il y a une plus-value latente.900 F.N.I achetées à 5 000 F .I. la dépréciation s’élève à : 15 x 500 F = 7.

Nous sommes en litige avec lui et nous risquons de perdre 50% de la somme due. c’est un bon client .000 F.000 F.000 F x 50% =  Provision sur Client Luc :  Provision sur Client Moussa : 12. le recouvrement ne fait pas de doute.  Le client Pierre nous doit 15. Ils sont dans le compte clients et doivent y demeurer.000 F. Ensuite. il n’y a pas de risque. il faut constituer les provisions nécessaires :  Provision sur Client Jean : 10.000 F x 30% Total = 5.000 F.600 F 28.Provision pour dépréciation du compte client  Le client Paul nous doit 5 000 F . Paul et Moussa ne sont plus des clients sûrs.6000 F 2.  Le client Jean nous doit 10. Pour les clients Paul et Pierre.  Le client Luc nous doit 20.b) .000 F 20. Il convient de prévoir une provision de 30% sur cette créance. de les sortir du compte 411 Clients pour les mettre dans le compte 416 Créances Clients Litigieuses ou douteuses. Client définitivement insolvable. Luc.  Le client Moussa nous doit 12. Le recouvrement de cette somme ne fait pas de doute.000 F 3. Comptabilisation des provisions a) – Création de la provision 69/85 Dotation aux provisions Compte de provision (29 ou 15 et 19) 133 . Les clients Jean. Il convient donc dans un premier temps.3.

000.Autres immobilisations corporelles en cours Autres valeurs Immobilisées .500.000 19.Valeurs incorporelles Immobilisations corporelles .020.000 400.800. .Autres immobil.000.Prêts à LMT .000 8.800.000 1.000 2.000 1.600.000 700.000 4.000 600.000 400.600.000 700.000 1.000 4. Corp.000 3.000 134 .b) – Annulation ou réduction Compte de provision (29 ou 15 ou 19) 79 / 86 Reprise de Provision 2.4 .Titres PASSIF 9.900.000 80.600.Frais immobilisés .880.000 520.500.Terrains .000 26.Place des amortissements et des provisions dans le bilan Bilan de l’entreprise DIOP au 31 décembre Montant Brut Amortissements et provisions pour dépréciation Montant Net ACTIF Frais et Valeurs Incorporelle Immobilisées .Avances et acomptes .500.000 8.500.000 4.000 7.

000.000 800.000 600. .000 2.000.000 230.000 400.000 300.100.000 Valeurs réalisables à CT et disponibles .000 830.430.000 100.de régularisations des charges et des produits qui peuvent être à compléter (charges à payer.000 700.810.000.000.000 350.000 3.000 3.de régularisations rendues nécessaires suite à l’inventaire extra-comptable de tous les éléments du patrimoine .000 500.000.Matières et fournitures .Clients .Clients douteux .Produits semi.800.Marchandises .000 100.Autres débiteurs Comptes de régularisation – Actif Banques et CP Caisse 450.Produits en cours 7.000 3.000 450.000 470.400.000 14.100.Produits finis .000 1.000 7. produits à recevoir) ou à imputer (charges et produits constatés d’avance) 135 .130.000 8.000 230.000 400.000 2.000 30.000 35 620 000 Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice En plus de la constatation des amortissements et des provisions.570.000 800.000 3.Emballages .œuvrés .000 1.000 300.Valeurs d’exploitation .030. Il s’agit : .000 44.000 600. d’autres régularisations sont indispensables en application stricte du principe de la spécialisation des exercices.000 13.000 350.Fournitures : avances et acomptes versés .

Cependant. n’expriment que le montant des stocks initiaux au début de l’exercice et doivent donc intégrer les résultats de l’inventaire extracomptable pour exprimer les montants réels des stocks à la fin de l’exercice.à la mise à jour des stocks qui. Contenu de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable comprend deux volets : . D’où l’utilité de l’inventaire extracomptable. Cette qualité des comptes s’apprécie à la fois d’un point de vue arithmétique et du point de vue de la traduction fidèle de la réalité économique. créances. On procède ainsi : . il ne peut se réaliser qu’au moment de l’inventaire en raison de l’énorme travail qu’il comporte (cas des comptes de stocks).Au sein de ces régularisations de charges et de produits. . il convient de souligner le cas particulier des régularisations des créances et des dettes en monnaie étrangère. si un tel rapprochement peut être opéré très fréquemment pour certains comptes (rapprochement quotidien pour la caisse).Un contrôle d’évaluation dont l’objet est la détermination de la valeur de ces éléments de la situation réelle à ladite date Une fois l’inventaire extracomptable réalisé.aux redressements nécessaires (rectifications) pour les comptes présentant des erreurs entre leur solde et la situation réelle. Afin que les comptes de situation qui interviennent dans la confection du bilan possèdent la qualité requise. il faut ensuite mettre la comptabilité en harmonie avec les résultats de cet inventaire extracomptable. pour d’autres. dettes…) . . en raison d’erreurs ou d’omissions. il est indispensable qu’ils fassent l’objet de rapprochements périodiques avec les éléments réels qu’ils sont censés traduire. 136 . en application de la pratique de l’inventaire intermittent.Un contrôle physique qui vise à déterminer les éléments constitutifs de la situation réelle de l’entreprise à la date du bilan (biens. L’inventaire extracomptable Justification de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable s’inscrit dans la recherche de l’image fidèle que doit donner le bilan et qui tient directement de la qualité des comptes eux-mêmes.

) Ces états constituent les pièces justificatives des rectifications ou des régularisations qui seront portées dans les comptes . Pour chaque catégorie de compte de situation. etc. ils doivent être conservés dans l’entreprise pendant dix ans en annexe du livre d’inventaire.état du matériel . Les états d’inventaire et le livre d’inventaire Dans la pratique. 137 . mise en rébus.la nature des éléments constitutifs et éventuellement les quantités (exemple : stocks de marchandises) .état des stocks . à ce titre.des observations diverses (dépréciations.la valeur actuelle et la valeur comptable de ces éléments à la date d’inventaire . Les différentes écritures de reclassement de comptes consécutives à l’inventaire extracomptable permettent d’aboutir au résultat et au bilan. les constatations et les rapprochements d’inventaire s’effectuent à l’aide d’états d’inventaire : .état des dettes .etc.état du matériel .état des créances . les états indiquent : .- à diverses autres régularisations pour corriger le montant des charges et des produits.

BIBLIOGRAPHIE AUTEURS BAZIE M. Paris. Paris.Economie générale 2 – Piloter – Economie d’entreprise Dictionnaire de Finance Comptabilité Générale selon le SYSCOA Gestion comptable 1 – Enregistrer : initiation comptable 2 – Synthétiser : bilan et résultat 3 – Analyser : coûts et budgets EDITEUR Editions Sidwaya. Paris. Paris. GOUSSOU B. Togo Editions ESTEM. et PRETET M. RATTY V. Rosny s/Bois. 2005 Vuibert..Aspects financiers. COLLEN Paul COLLINS Lionel et VALIN Gérard FREITAS Mensah Christophe GOUADAIN Daniel et WADE El Bachir LEJET G. Lomé. PEYRARD Josette PEROCHON C. 2003 Dalloz. 2005 VETEAU E. et DIALLO Y. opérationnels et stratégiques Comptabilité Générale selon le SYSCOA Comptabilité Générale Système comptable OHADA Comptabilité agricole Gestion économique 1 – Modéliser . Ouagadou Bréal. Paris. Paris Foucher. et N’GUESSAN E. 2000 138 . BOUËC C. et ARNOLD P. 2002 Lavoisier. Paris. France Vuibert. TITRE DE L’OUVRAGE Comptabilité Générale SYSCOA Techniques quantitatives de gestion Tome 1 et Tome 2 Economie et gestion de l’entreprise Comptabilité générale et spécificités agricoles Audit et contrôle interne . MOUILLESEAUX C. 1992 Editions Mémo.. 1998 Foucher. BUSSENAULT C. 2003 Lavoisier. Paris. Paris. et SEGUY P. Foucher.

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