COMPTABILITE GENERALE Frédéric TRAORE Enseignant d’Economie, de Gestion et de Management Institut International d’Ingénierie de l’eau et de l’Environnement (2iE) E-mail

: frederic.traore@2ie-edu.org

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OBJECTIFS DU COURS A l’issue de ce cours, les apprenants : auront acquis la logique comptable et une connaissance précise des principes comptables, auront acquis une connaissance pratique du cadre comptable OHADA/SYSCOA, sauront passer les écritures comptables courantes et les écritures de fin d’exercice, seront capables d’élaborer les états comptables de synthèse d’une entreprise : bilan et compte de résultat

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MOTS CLES Entreprise, gestion, actions, parts sociales, actionnaires, associés, compte, comptabilité, flux, stocks, actif, passif, ressources, emplois, actif immobilisé, valeurs d’exploitation, valeurs réalisables, compte de trésorerie, capitaux propres, ressources durables, actif circulant, passif circulant, débit, crédit, solde, journal, grand-livre, balance, dettes à long et moyen terme, dettes à court terme, bilan, charges, produits, recettes, compte de résultat, soldes intermédiaires de gestion, résultat, dépenses, perte, bénéfice, profit, dette à long et moyen terme, dettes à court terme, trésorerie

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Les livres comptables 2. Définition de la comptabilité 1. Pièces justificatives 2.1.1. Principes relatifs à la fiabilité des documents Comptables II – La normalisation comptable 2.3.2. Comptabilité des flux 3.4.TABLE DES MATIERES CHAPITRE 1 – DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE.2. Définition 1.1. Flux réels et flux monétaires III – Comptabilité en termes de flux et de stocks 3.8. Comptabilité et informatique CHAPITRE 3 – LE COMPTE I – Notion de compte 1.7.2. Notions de flux 2.4.1. Formes et tenue des livres comptables 2. Rappels historiques 2.1. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. Objet et utilité de la comptabilité II – Deux notions essentielles : flux et stocks 2.1.3.2. Schéma du travail comptable CHAPITRE 2 – PRINCIPES ET NORMALISATIONS COMPTABLES 9 9 10 10 10 10 12 12 14 9 10 12 I – Les principes fondamentaux de la comptabilité 1.2.3. Le Système Comptable Ouest Africain 2.5. Présentation du compte 15 15 16 18 18 19 19 23 23 32 32 32 15 33 33 33 33 4 .2. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA 2.NOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS 9 I – Définition et utilité de la comptabilité 1.6. Comptabilité des stocks 3. Principes relatifs à la stabilité des procédures 1. Notions de stocks 2. Exemples de stocks et de flux 2.

Arrêt d’un compte 2.2. Le contenu de l’actif du bilan 1.3. Réouverture d’un compte III – Méthode d’inscription dans un compte 3.4. Le Résultat d’Exploitation 3.1. La méthode en partie double 3. Présentation du compte de résultat III – Les soldes intermédiaires de gestion 3. Définition du bilan 1. La Marge Brute 3.4. Le Résultat Hors Activités Ordinaires 3. Compléments à la règle CHAPITRE 4 – LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1. Le rôle du TAFIRE 35 36 38 38 39 40 35 37 42 42 42 42 43 54 55 67 68 68 68 69 69 69 69 70 70 70 71 72 73 42 54 60 70 73 5 .6.5.2. Le Résultat des Activités Ordinaires 3.8.1. Règle de débit et de crédit d’un compte 34.2. Le Résultat Net de l’Exercice IV – Analyse différentielle 4.2.II – Calcul du solde – Fermeture et réouverture d’un compte 2. Calcul du seuil de rentabilité 4.1.2.3.1.2. Le Résultat Financier 3. Le contenu du passif du bilan 1. L’Excédent Brut d’Exploitation 3.1. Formation et modifications du bilan II – Le compte de résultat 2. Le seuil de rentabilité 4. La méthode en partie simple 3. Calcul du « Point mort » V – Le tableau Financier des Ressources et Emplois 5.3.1. le tableau différentiel 4. La Valeur Ajoutée 3.4. Objectif de l’analyse différentielle 4.1. Elaboration du compte de résultat 2.3.7.5.

Opérations d’achats de marchandises 2. Le contenu d’une facture 1. Conception du TAFIRE 5. Comptabilisation des retenues 74 74 75 78 78 79 80 82 82 85 92 92 92 92 93 96 96 96 97 97 101 101 108 109 105 110 112 6 . Inventaire permanent et inventaire intermittent II – Illustration des systèmes d’inventaire 2.2.4.3. Justification du TAFIRE 5. Présentation du TAFIRE CHAPITRE 5 – ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES I . Mécanisme de la TVA 2.1. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) 1. Calcul de la TVA 1. Calculs sur la TVA II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2.Enregistrement des achats et des ventes 1.5.1. Composition des retenues 2.2.3. Opérations de ventes de marchandises CHAPITRE 6 – LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1. Les charges de personnel 1.1.Les charges relatives au personnel 1.1.1.2. Impôts et taxes sur la rémunération II – Les retenues sur les rémunérations 2.2.2.2.2.4. La Valeur Ajoutée 1.1. Comptabilisation de la TVA CHAPITRE 7 – LES CHARGES DE PERSONNEL I . Règle du décalage de la TVA 2.3.

2. Enregistrement en inventaire intermittent III – Constatation de la production en cours 3.Achat des matières et fournitures 1.2. La contrepassation totale 1. Les comptes à utiliser 3. Ventes de produits intermédiaires et résiduels 5. Détermination de la marge brute en inventaire permanent 6.1.2.1. Déterminant de la marge brute en inventaire Intermittent 108 108 108 109 109 110 110 112 111 111 111 112 116 116 116 117 117 117 119 119 119 120 120 120 121 122 122 122 7 . Enregistrement en inventaire permanent 1.2.1. Immobilisation des produits finis V – Utilisation des produits intermédiaires et résiduels 5. Enregistrement de la vente en inventaire permanent 4. Le complément à zéro 3.2.2. Les comptes utilisés 1.Détermination de la marge brute sur matières 6.3. L’enregistrement comptable II – Utilisation des matières et fournitures 1.1.2. L’opposé du nombre CHAPITRE 9 – ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION I .1.2.1. Utilisation pour des productions ultérieures VI .La contrepassation 1. Enregistrement de la vente en inventaire Intermittent 4.1.1.CHAPITRE 8 – CORRECTION DES ERREURS EN COMPTABILITE I . l’enregistrement comptable IV – Utilisation de la production 4. La contrepassation totale II – L’ajustement III – La méthode algébrique 3.

4. Eléments amortissables et éléments non Amortissables 1.3. Place des amortissements et des provisions dans le bilan Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice Bibliographie 122 122 122 122 123 125 131 131 131 131 131 132 133 134 135 137 8 .2. Champ couvert par les amortissements 1.4.2. Définition de l’amortissement 2. Taux d’amortissement 1. Les types d’amortissement 1.5. Définition de l’amortissement 1. Comptabilisation des amortissements II – Les provisions 2.3. Comptabilisation des provisions 2. Notion de provision 2.1.CHAPITRE 10 – TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS I – Les amortissements 1. Notion d’amortissement 1.7.6.1.

Enfin. b) Pour les tiers en relation avec l’entreprise. la détermination de la situation et des résultats de l’entreprise pour chaque exercice. Objet de la comptabilité L’objet de la comptabilité est l’enregistrement.2. 1. 1. c) Pour l’administration fiscale.Un précieux élément de preuve en cas de contestation .CHAPITRE 1 DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITENOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS I .DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE 1.2.2.2. la comptabilité constitue : . Unité de la comptabilité a) Pour les dirigeants de l’entreprise (chef d’entreprise). les fournisseurs. Définition de la comptabilité La comptabilité est une science qui a pour objet l’enregistrement au jour le jour dans les livres dits livres comptables. il faut souligner que la comptabilité est une obligation légale pour toute personne physique ou normale ayant la qualité de commerçant. la comptabilité est un important outil de renseignement et de contrôle pour une gestion sérieuse. c'est-à-dire d’établir son bilan.1. les clients . des différentes opérations d’une entreprise dans le but de déterminer périodiquement les résultats secrétés par l’activité et de dresser la situation chiffrée de ses ressources et de ses dettes. 9 .1.Une source d’information et une protection pour les prêteurs d’argent (banques. Objet et utilité de la comptabilité 1. actionnaires). elle est une garantie de régularité des transactions et de probité commerciale. la comptabilité est l’instrument qui sert de base de calcul pour les impôts auxquels l’entreprise sera assujettie. de ses biens et de ses créances.

ce montant en banque constitue un stock.II . la valeur des terrains. la valeur des immeubles. Exemples de stocks et de flux dans l’entreprise Les stocks dans l’entreprise (exemples) : A la date du 31 décembre. cette quantité d’eau est un stock Exemple 2 L’entreprise MBAYE possède au 1er janvier la somme de 800 000 F dans son compte en banque . cette fois-ci). La notion de stock Exemple 1 A une date donnée.3. elle reçoit un virement bancaire d’un client pour 35 000F. Ces deux mouvements de fonds (entrée en banque et sortie de banque) sont des flux. la valeur des stocks de marchandises. l’entreprise MBAYE règle une facture par chèque bancaire pour 65 000 F et le 3 janvier. La notion de flux Exemple 3 Un réservoir distribue 80 m3 d’eau par jour à des ménages. Le réservoir dont il est question ci-dessus est alimenté par diverses sources dont le débit est de 100 m3 par jour. un réservoir contient 1 000 m3 d’eau . On appelle flux. le mouvement d’une valeur durant une période donnée 2.1. Exemple 4 Le 2 janvier. On appelle stock. le niveau d’une valeur à un instant donné 2. 10 .DEUX NOTIONS ESSENTIELLES EN COMPTABILITE : LES STOCKS ET LES FLUX 2. Cette distribution d’eau constitue un flux sortant. Il s’agit là aussi d’un flux (entrant.2.

le montant du capital. Les flux dans l’entreprise (exemples) : Durant le mois de janvier. les ventes réalisées.4. les dépenses en transport. en banque. en caisse. Les flux réels traduisent les mouvements de biens et prestations de service fournis par les agents économiques. on dit que le stock est une « rétention » de flux. Flux réel de marchandise Fournisseur Entreprise Flux financier immédiat ou décalé 11 . les mouvements de fonds en banque. traduisent la contrepartie financière des flux réels. Les flux monétaires. Exemple L’entreprise achète une marchandise auprès d’un fournisseur.la somme en caisse. 2. les achats de matières premières opérés. les acquisitions d’équipements. travail…etc. etc. fournitures. quant à eux. Le transfert de la marchandise du fournisseur à l’entreprise constitue un flux réel qui donne lieu à un flux monétaire immédiat (paiement au comptant) ou décalé (paiement à crédit). Flux réels et flux monétaires Les flux économiques se subdivisent en flux réels et en flux monétaires. la fabrication de biens à partir de matières. Les flux antérieurs déterminent et expliquent le niveau des stocks à une date donnée . le montant des dettes dues par l’entreprise à plus d’un an. Un stock dépend essentiellement des flux antérieurs (mouvements) qui ont affecté la valeur décrite par le stock en question.

3. La mesure des flux conduit nécessairement à une connaissance des stocks .1. En effet. La comptabilité de l’entreprise. fournit donc. par exemple. par contre. Elle ne mesure pas les stocks car. il est. Cette comparaison donne une description de l’exploitation de l’entreprise et permet d’évaluer son résultat. Sur une année. d’autres flux surviennent en cours d’exercice qui viennent modifier les valeurs initiales de sorte que les stocks à 12 . La comptabilité des flux La comptabilité opère une distinction fondamentale entre flux réels et flux financiers. doit enregistrer tous les flux qui la concernent. services consommés). de connaître la valeur des biens détenus par les ménages ou par l’Etat à une date donnée. 3. A partir des flux initiaux (à l’ouverture de l’exercice). les seconds étant les contreparties des premiers. parce qu’elle enregistre tous les flux relatifs à cette entité depuis sa création. très difficile. Comptabilité des stocks Une comptabilité en termes de stocks ne peut être qu’une comptabilité en termes de flux. de ce fait.2. pour traduire l’activité économique d’une entité. énergie. Flux réels de sortie – flux réels d’entrée = Résultat de la période La comptabilité nationale est une comptabilité de flux uniquement. elle mesure pour une période donnée. les stocks de ladite entité. l’ensemble des flux qui ont caractérisé l’activité des différents agents économiques. travail. La mesure des flux réels permet d’évaluer l’exploitation de l’entreprise pendant une période donnée. La comptabilité d’entreprise est donc une comptabilité de « flux et stocks ».III . car un stock est une rétention de flux. si l’on peut déterminer la valeur des biens et services créés au cours d’une année. il suffit que le niveau de ceux-ci en début d’exercice soit déjà connu. par exemple. l’ensemble des flux réels de sortie (ventes) est comparé à l’ensemble des flux réels d’entrée (achats.COMPTABILITE EN TERMES DE FLUX ET EN TERMES DE STOCKS La comptabilité.

13 . La comptabilité d’entreprise est donc bien une comptabilité de « flux et stocks ».une date donnée sont les flux initiaux augmentés ou diminués des flux ayant eu lieu en cours d’exercice.

3. SCHEMA DU TRAVAIL COMPTABLE EN DEBUT D’EXERCICE Bilan d’ouverture Livre d’inventaire EN COURS D’EXERCICE Pièces comptables de base Livre Journal Grand-livre Balances périodiques EN FIN D’EXERCICE Régularisations Clôture des comptes Balance générale Livre d’inventaire Bilan de clôture Compte de Résultats Résultat 14 .3.

par exemple). . de langage commun aux partenaires économiques et sociaux de l’entreprise sur le plan international. généralement admis par tous.CHAPITRE 2 LES PRINCIPES COMPTABLES ET LA NORMALISATION COMPTABLE I . Principes 2 : Principe d’indépendance (ou de spécialisation) des exercices L’activité de l’entreprise (entité économique) est découpée en tranches annuelles appelées « exercices ». Le résultat de chaque exercice doit inclure tous les éléments générateurs de charges et de produits concernant ledit exercice. qui confèrent aux états financiers et aux comptes leur assise conceptuelle et leur force en tant que moyens de communication. seulement ces éléments.1. Nous en donnerons ici une présentation succincte 1. Principes relatifs à la stabilité des procédures Principe 1 : Le principe de l’entité comptable et de la comptabilité d’engagement Ce principe comprend deux volets : . Les écritures comptables sont donc passés dès que ces opérations et ces faits se produisent et non lorsqu’ils donnent lieu à des flux de liquidités.La notion de l’entité comptable. mais. Ce volet signifie que la comptabilité est tenue pour une entité économique qui peut être une personne juridique (une société. Cette règle signifie que l’enregistrement comptable a lieu à la naissance juridique (exemple d’un contrat de vente) ou à la naissance économique (exemple d’une consommation d’énergie) des faits et des opérations qui concernent l’entreprise. 15 . une « fraction » de personne juridique (entreprise individuelle) ou un ensemble de personnes juridiques (groupe de sociétés).La notion de comptabilité d’engagement.Les principes fondamentaux de la comptabilité Ce sont ces principes.

dans les méthodes d’évaluation d’une année à l’autre.de justifier les raisons du changement . . Principes relatifs à la fiabilité des documents comptables Principe 7 : Principe de la transparence (ou principe de la bonne information. principe de la clarté) 16 . Cette valeur n’est modifiée dans les états financiers de l’entité quelques soient les évènements ultérieurs pouvant influencer cette valeur (inflation ou déflation. Au cas où une dérogation à ces deux règles est adoptée. sous-évaluation des passifs). surévaluation des actifs. obligation est faite à l’entreprise. de ce fait.Principe 3 : Principe de continuité d’exploitation Les états financiers sont élaborés pour une entité sensée évoluer en continuité d’exploitation et non dans une perspective de cessation prochaine d’activité ou de réduction sensible de celle-ci.dans les méthodes de présentation des états financiers . 1. donc certains.Les profits ne sont. Principe 5 : Principe de la prudence Ce principe tend à éviter que les états financiers ne donnent une image faussement favorable de la réalité économique de l’entreprise (surévaluation du résultat. variation spécifique de prix). Principe 6 : Principe de la permanence des méthodes Pour que les états financiers conservent leur finalité d’information et leur fonction de langage. Ce principe. quant à eux enregistrés que lorsqu’ils sont réalisés.d’indiquer les incidences des changements sur les états financiers.Les pertes sont enregistrées dès lors qu’elles sont probables . introduit une dissymétrie volontaire et systématique dans la comptabilité : . Principe 4 : Principe du coût historique Le coût historique d’un bien est le coût de ce bien constaté dans l’entité (l’entreprise).2. une constance s’avère nécessaire : .

Comme corollaire à ce principe.Règle de non compensation (entre certaines pertes et certains profits. peuvent. ou entre certains actifs et certains passifs . Par exemple. économique ou financière. Remarque : L’application de ce dernier volet du principe s’avère souvent délicate Principe 9 : Principe de la correspondance Bilan d’ouverture / Bilan de clôture Selon ce principe. 17 . si des produits n’ont pas été enregistrés alors qu’ils se révèlent importants par rapport au résultat des activités ordinaires (supposons que leur montant soit suffisant à lui seul à changer le signe du résultat). Principe 8 : Principe d’importance significative En vertu de ce principe. En revanche. il est interdit d’omettre la moindre information susceptible d’avoir une influence sur le jugement qu’un lecteur peut porter sur les états financiers c'est-à-dire sur la situation financière et les résultats de l’entité. le bilan de clôture doit correspondre au bilan d’ouverture. ce principe permet de regrouper voire de négliger des éléments de faible importance. au sens que leur donne l’IASC. d’informations de nature comptable. Le SYSCOA a prévu des dispositions en la matière. Ainsi. bien entendu. si elles existent.L’information contenue dans les états financiers doit être compréhensible. notamment que l’on ne peut modifier les capitaux propres du bilan d’ouverture en leur imputant les incidences de changements de méthodes ou de produits et de charges sur exercices antérieurs. Ceci signifie. par exemple. De même sont imputés aux capitaux propres d’ouverture les incidences liées aux changements de règlementation comptable ou d’une norme comptable. il faut préciser les deux règles suivantes : . par exemple). cette erreur est jugée fondamentale et elle doit être imputée aux capitaux propres d’ouverture. conforme aux conventions en vigueur (SYSCOA.Règle d’exhaustivité : Prohibition de toute omission d’information d’importance significative. suffisante. Il s’agit. les « erreurs fondamentales ». être imputées aux capitaux propres du bilan d’ouverture. claire (mais pas inutilement abondante) et neutre.

du principe du coût historique (principe 4). en raison de sa forme codificatrice. de la situation financière et du résultat de l’entreprise » (Claude PEROCHON. il était davantage un liste de comptes qu’un exposé de principes et de méthodes. L’application correcte de ces principes permet donc d’obtenir dans les états financiers. II . Elle est l’œuvre de l’international Accounting Commitee (IASC). N’GUESSAN). sont reconnus dans toutes les comptabilités du monde malgré les différences dans le modèle de ces comptabilités. pour partie. 2. Cette normalisation a connu plusieurs phases en France et dans les pays francophones d’Afrique. GOUSSOU. à l’exception du principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (principe 10) et. leur forme juridique. B. leur « réalité ».1. Rappels historiques 2. E.G) à laquelle il consacrait les comptes de la classe 1 à la classe 8.Principe 10 : Principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence Ce principe stipule que les opérations et les évènements qui concernent l’entité doivent être comptabilisés en fonction de leur nature.La normalisation comptable L’édition des normes internationales en matière de comptabilité est d’origine professionnelle . 18 .1. et la Comptabilité Analytique d’Exploitation (C. Plan Comptable 1957 Ce second plan était une retouche du premier. leur substance économique et financière et non pas seulement selon leur appellation. La normalisation comptable. Il opérait la séparation entre la Comptabilité Générale (C.1.1. s’est souvent identifiée au « Plan Comptable Général » même si elle ne se résume pas à une liste de comptes. Les quelques modifications qu’il contenait concernaient la Comptabilité Analytique d’Exportation et touchaient surtout au mode de calcul des coûts et à la comptabilité prévisionnelle (coût pré-établis ou budgétés). 2.E) à laquelle il réservait les comptes de la classe 9.2.A. Plan Comptable 1947 Le premier plan comptable français a été publié en 1947. « Tous les principes comptables ci-dessus énoncés. une image fidèle du patrimoine.

Il tient compte d’une harmonisation internationale. Plan Comptable français de 1982 Il consiste en un remaniement profond du plan comptable 1957. et plus spécifiquement. évolution que le Plan Comptable OCAM avait prise en compte.3.3. Plan Comptable Sénégalais (PCS en 1975). Le Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) Le SYSCOA a été élaboré sous de la BCEAO pour le compte de la Commission de l’UEMOA.2. et financiers tels que le tableau de financement. Des Etats ont adopté des versions nationales de ce plan : Plan Comptable Ivoirien (PCI en 1973). Le Plan Comptable OCAM contenait des innovations majeures dont la France s’est inspirée pour la réalisation de son plan comptable 1982. résultat net.1. Le SYSCOA a été élaboré sur la base du modèle comptable retenu dans le projet d’acte uniforme de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) adopté en 1995. 2. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. valeur ajoutée. sous l’influence des normes internationales. résultat d’exploitation et hors exploitation.1. Il est le fait des pouvoirs publics. Ces innovations consistent essentiellement en l’élaboration de soldes intermédiaires de gestion ou soldes caractéristiques de gestion : Marge brute. impôt sur le résultat. le SYSCOA fait l’objet du règlement communautaire N° 04/CM de l’UEMOA du 20 décembre 1996 et est applicable dans les Etats membres à partir du 1er janvier 1998. résultat avant impôt. de concepts économiques tels que la valeur ajoutée. résultat sur cession d’éléments d’actif immobilisé. d’une évolution dans l’analyse de la gestion. des professionnels de la comptabilité et des utilisateurs. 2. Plan Comptable OCAM 1970 Le plan Comptable OCAM a été adopté en début d’année 1970 par les Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Organisation Commune Africaine et Mauricienne (OCAM). Aspects généraux Le SYSCOA.3. Ainsi. 2.2.4. introduit des innovations conceptuelles et techniques.1. 19 .

2. d) Une annexe composée de notes et de tableaux supplémentaires destinés à compléter. Principes comptables et méthodes d’évaluation Le SYSCOA . 2. la performance et l’évolution de la situation financière de l’entreprise.La séparation entre Comptabilité Générale (CG) et Comptabilité Analytique d’Exportation (CAE).Contient un exposé clair des méthodes d’évaluation à utiliser aussi bien à l’entrée des biens dans l’entreprise qu’à la limite du bilan .3.Retient huit (8) des principes comptables fondamentaux . Modulation des états financiers L’IASC (International Accounting Standard Commitee) indique : « L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. séparation ignorée par les modèles anglo-saxons. commenter l’information donnée par les 3 états précédents. expliquer. qui soit utile à une large gamme d’utilisateurs lorsqu’ils prennent leurs décisions économiques ».3.La normalisation entendue dans le sens de « codification » sous forme de « plan de compte » .Affirme la finalité d’image fidèle des états financiers 2.3. 20 . L’IASC a retenu quatre (4) états financiers : a) Le bilan qui donne un éclairage sur la situation financière de l’entreprise b) Le compte de résultat qui informe sur la performance de l’entreprise c) Le tableau de financement (ou tableau de flux) qui donne une représentation de l’évolution de la situation financière.- Il présente un cadre conceptuel Expose des principes comptables et des méthodes d’évaluation Affirme la finalité d’image fidèle de l’information publiée Module les états financiers en trois « systèmes » Le SYSCOA conserve cependant : .

un plan de comptes à suivre.4.Le système allégé réservé aux petites et moyennes entreprises (selon les critères du chiffre d’affaires et de l’effectif du personnel salarié) . La bonne compréhension de l’un d’entre eux nécessite souvent que l’on recoure aux informations contenues dans l’un des autres. Cette normalisation obligatoire est une caractéristique de l’approche « continentale » européenne de la comptabilité.Le système minimal qui s’adresse aux petites entreprises ne dépassant pas un certain seuil de chiffre d’affaires 2.5. Plan des comptes : Codification Le SYSCOA a défini et codifié pour toutes les entreprises un système de comptes à utiliser. Ils sont complémentaires. celle des pays que la France et l’Allemagne auxquels il faut associer les pays d’Afrique francophone . elle 21 .Ces 4 états financiers sont indissociables . prévu pour une entreprise quelle que soit sa dimension. c’est le système de « droit commun » .Le système normal. Le SYSCOA prévoit trois (03) systèmes ou modèles de présentation des états financiers destinés à donner une certaine souplesse à l’application du SYSCOA : . Etats financiers préconisés par le SYSCOA Le SYSCOA a retenu des états financiers obligatoires pour chaque système Pour le système normal : o le bilan o le compte de résultat o le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE) o l’état annexé o l’état supplémentaire Pour le système allégé : o le bilan o le compte de résultat o l’état annexé Pour le système minimal : o le compte de résultat o la situation ou bilan de fin d’exercice o la variation de l’avoir net au cours de l’exercice 2.3.3.

COMPTE DE TIERS (débiteurs Ou créditeurs) Classe 5 . le SYSCOA a aménagé un « cadre comptable » qui classe les comptes en huit (08) groupes ou classes numérotées 1 à 8 (voir tableau ci-après).COMPTES DE TRESORERIE (débiteurs ou créditeurs) Classe 6 – COMPTES DE CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 7. laissant aux entreprises le libre choix de leur plan de comptes. COMPARAISON CADRE COMPTABLE SYSCOA ET CADRE COMPTABLE OCAM SYSCOA Classe 1. le plan des comptes.COMPTES DE RESSOURCES DURABLES (créditeurs) Classe 2 . la codification normalisée ne s’applique qu’à la première . en ce qui concerne la Comptabilité Analytique.A.COMPTES DES AUTRES CHARGES ET DES AUTRES PRODUITS Classe 9.COMPTES DES ENGAGEMENTS HORS BILAN .G).G) et la Comptabilité Analytique de Gestion (C.COMTES DE STOCKS (débiteur) Classe 4 . Il faut cependant souligner que cette unification des plans de comptes n’est rendue possible que par la séparation entre la Comptabilité Général (C.COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE DE GESTION OCAM Classe 1 (et 01) COMPTES DE CAPITAUX A LONG ET MOYEN TERME Classe 2 (et 02) COMPTES DE VALEURS IMMOBILISEES Classe 3 (et 3) COMPTES DE SCTOKS Classe 4 (et 04) COMPTES DE TIERS ET DE REGULARISATION Classe 5 (et 05) COMPTES FINANCIERS Comptes de bilan Comptes de Gestion (soldes de Gestion) Comptabilité analytique Classe 6 (et 06) COMPTS DE CHARGES (6) ET DE PERTES (6) PAR NATURE Classe 7 (et 07) COMPTES DE PRODUITS (7) ET DE PROFITS (07) PAR NATURE Classe 8 (et 08) SOLDES CARACTERISTIQUES DE GESTION Classe 9 : COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE D’EXPLOITATION 22 . Japon…) qui ne normalise s=que les états financiers.s’oppose à la conception anglo-saxonne (Royaume-Uni. En ce qui concerne la Comptabilité Générale.COMPTE D’ACTIFS IMMOBILISE (débiteurs) Classe 3 . En effet. Etats-Unis. dépend de l’organigramme spécifique de chaque entreprise.COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 8.

5. Les livres comptables obligatoires Il s’agit des livres suivants : Le livre. aux coopératives.5. . Présentation du journal Le journal est un document (un livre) comptable dont le tracé se présente comme suit : 23 . Le journal est le premier des documents dont la tenue est obligatoire. 2.4. le chèque bancaire la lettre de change etc.2.Procéder à l’enregistrement chronologique de leurs opérations.1. aux associations de : .livre (des comptes) La balance générale des comptes Le livre d’inventaire - 2. - Sur la base de ces pièces comptables. le bon de livraison. Le livre –journal La comptabilité exige le respect de règles très strictes pour sa tenue.5.1. La comptabilité se tient sur la base de pièces comptables qui sont : le bon de commande. la facture. Ces enregistrements se font dans le strict respect des règles comptables. les bulletins de paye.Etablir des états financiers annuels 2. mais aussi aux entreprises publiques.journal Le grand.Contrôler au moins une fois par an. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA Le SYSCOA fait obligation à toutes les entreprises soumises aux dispositions du droit commercial. par inventaire. chaque opération effectuée par l’entreprise est enregistrée dans le livre.1. l’existence et la valeur des éléments d’actif et de passif .Journal.

2.1 2 3 4 5 6 A Reporter Colonne 1 : Numéro d’ordre de l’opération Colonne 2 : Numéro du compte débité Colonne 3 : Numéro du compte crédité Colonne 4 : Date de l’opération Nom du compte à débiter Nom de compte à créditer Le libellé : Explication succincte de l’opération .000 F 3 Mars : Elle vend 400 000 F de marchandises réglés par chèque bancaire 4 Mars : Elle prélève à la caisse pour alimenter la banque : 250 000 F 4 Mars : Elle paye par chèque un achat de marchandises : 125 000 F 24 . Les écritures sont séparées les unes des autres par un trait horizontal brisé en son milieu. référence de la pièce comptable Colonne 5 : Somme portée au débit du compte Colonne 6 : Somme portée au crédit du compte Les sommes portées aux colonels 5 et 6 sont égales.2.5.1. là où l’on inscrit la date de l’opération suivante. Enregistrement des opérations au journal Exemple 1er Mars : L’entreprise NOUATIN achète 600 000 F de marchandises à crédit chez le fournisseur BALDE 2 Mars : Elle achète divers produits d’entretien qu’elle règle en espèces : 80.

000 250.000 125 000 2. Le grand livre 2.5.01 .registre cousu : chaque page de ce registre correspond à un compte de l’entreprise . Il peut se présenter dans les trois formes suivantes : .03 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseur Facture N° 02 .000 601 5 52 125.03 Banque Caisse Prélèvement pour banque 04 -03 Achat de marchandises Banque Achat au comptant 400 000 400 000 250.2.03 600 000 600 000 6043 2 57 Achat de produits d’entretien Caisse Achat au comptant 03 .03 80 000 80 000 52 701 3 52 57 4 Banque Ventes de marchandises Vente au comptant 04 .1. Définition Le grand livre est le livre dans lequel sont ouverts tous les comptes de l’entreprise.5. 25 .2.

3. La balance des comptes 2.du montant du solde et son sens : une colonne pour les soldes débiteurs et une colonne pour les soldes créditeurs. 26 .5. Ce livre comptable.5. Définition La définition de vérification est un tableau qui présente la liste de l’ensemble des comptes de l’entreprise classés par ordre de leur numéro du Plan Comptable. 2. par contre. Détermination du résultat En fin d’exercice. 7 et 8) Ceci permet la détermination du résultat aussi bien à partir du bilan qu’à partir du compte de résultat. les soldes des comptes tenus dans le grand livre sont reportés : .2. chaque écriture doit faire l’objet de report dans les comptes du Grandlivre. 2. .2. après avoir été portée au journal. Liaison Grand-livre . . cet enregistrement ne fait pas apparaître les soldes des comptes de l’entreprise. C’est pourquoi.du total des sommes portées au débit du compte. doit être tenu au quotidien. 4 et 5) .feuillets mobiles sous reluire .. 2.2.1. tout comme le journal.5.Journal L’enregistrement au journal traduit parfaitement les flux qui ont lieu tout au long de l’année . .dans le compte de résultat pour les comptes de gestion (comptes des classes 6. 3.fiches dans un bac ou dans un classeur.3.5.du total des sommes portées au crédit du compte. avec l’indication pour chacun d’eux : .dans le bilan pour les comptes de bilan (comptes de classes1. 2.3.

Tracé de la balance de vérification La balance à 4 colonnes Nos des Cptes Sommes Noms des comptes Débit (1) Crédit (2) Soldes Débiteur (3) Créditeur (4) T T S S 27 .

La balance à six colonnes N°s Cptes INTITULES DES COMPTES Soldes ouverture Mouvement Soldes clôture Débiteurs Créditeurs Débit Crédit Débiteurs Créditeurs TOTAUX GENERAUX T T T’ T S S 28 .

de plus une mauvaise imputation ne modifie pas les égalités de la balance. 29 .Etablir la concordance entre journal et le grand livre en fournissant un moyen de contrôle de l’exactitude des enregistrements comptables.La balance à huit colonnes N°s Cptes INTITULE DES COMPTES MOUVEMENTS Montants Variations SOLDES A l’ouverture la clôture D C D C A D C D C TOTAUX GENERAUX La balance vérifie trois égalités : Total des débits de la Balance = Total des crédits de la Balance Total de la Balance = Total du Journal Total Soldes débiteurs de la Balance = Total Soldes créditeurs de la Balance 2. Utilité de la balance des comptes .5.Fournir un document indiquant la situation débitrice ou créditrice des comptes à partir de laquelle sera déterminée la situation de l’entreprise.2. et aussi expliciter son résultat Le contrôle par la balance est pourtant limité car certaines erreurs peuvent se compenser . . c'est-à-dire de dresser son bilan.3.

elle est tenue en fin d’année d’élaborer une balance avant inventaire et une balance après inventaire. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits au Passif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes débiteurs des classes 6 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Charges » du Compte de résultat avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 7 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Produits » du Compte de résultat avec leurs soldes. La balance avant inventaire synthétise dans les comptes toutes les opérations qui se sont déroulées en cours d’année à l’exception des opérations de fin d’exercice qui concernent les dotations aux amortissements et aux provisions.5. 2. la prise en compte des résultat de l’inventaire extracomptable La prise en compte des ces écritures de fin d’exercice permettent de passer de la balance avant inventaire à la balance après inventaire. En effet. notamment pour une bonne séparation des exercices. 30 .3. Balance avant inventaire et balane après inventaire A des périodes choisies de l’année.2. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits à l’Actif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 1. les corrections rendues nécessaires par les rapprochements bancaires. les régularisations d’écritures. c’est à partir des soldes des comptes contenus dans la balance après inventaire que l’on inscrit les montants au bilan et au compte de résultat : les comptes à soldes débiteurs des classes 2. Néanmoins. La balance après inventaire revêt un intérêt pratique très important.3. l’entreprise peut dresser une balance de ses comptes afin de connaitre les soldes de ceux-ci. 3.

BILAN ACTIF Soldes débiteurs Comptes des classes 2 3 4 5 PASSIF Soldes créditeurs Comptes des classes 1 2 4 5 COMPTE DE RESULTAT CHARGES Soldes débiteurs Comptes des classes 6 PRODUITS Soldes créditeurs Comptes des classes 7 8 8 31 .

Les corrections sont effectuées uniquement en négatif des éléments erronés. Les pièces justificatives (factures.) sont indissociables des livres comptables et doivent être communiqués avec ceux-ci. Le livre journal et le livre d’inventaire sont côtés. etc. 2. bordereaux. Ces livres sont à conserver 10 ans sous leur forme originelle. des créances et des dettes de l’entreprise.Comptabilité et informatique L’utilisation de l’outil informatique étant largement répandue dans les entreprises. 32 . reçus. Forme et tenue de ces livres Ces livres peuvent se présenter sous diverses formes : registres cousus. le compte de résultat de chaque exercice ainsi que la synthèse de l’opération d’inventaire. Leur délai de conservation est aussi de 10 ans. paraphés et numérotés de façon continue par l’autorité compétente (Greffe du tribunal…). registres à feuilles mobiles. Il présente l’état des biens.4. 2. Il faut souligner aussi que la tenue d’un livre de paye est rendue obligatoire par le Code du Travail 2. Il doit normalement être tenu à feuillets cousus. Les pièces justificatives Tout enregistrement comptable doit indiquer la nature et les références de la pièce justificative faute de quoi elle ne serait d’aucune valeur. . Ces livres doivent être tenus « sans blanc ni altération d’aucune sorte ».8.7. etc.2. le SYSCOA s’y est intéressé en précisant les conditions de fiabilité des traitements comptables informatisés. chèques. Le livre d’inventaire C’est un livre dans lequel sont reportés le bilan.6. documents informatiques tirés sur papier.5.

2. Définition LE COMPTE Le compte est un tableau qui enregistre les opérations faites par une personne ou exécutées sur une valeur.1. 1. Il est ouvert dans les livres de l’entreprise au nom de cette personne ou au nom de cette valeur.CHAPITRE 3 I – LA NOTION DE COMPTE 1. Présentation du compte La présentation du compte revêt l’une des 3 formes suivantes : Première forme : Compte Caisse Dates Libellées Sommes débit Date libellées Sommes crédit 33 .

du reste.Deuxième forme Compte Caisse Dates Libellés Sommes Débit Crédit Troisième forme (forme en T) : forme schématique D Compte Caisse C A chaque poste du bilan. L’élaboration du bilan et du compte de résultat n’intervient que périodiquement. c’est dans les comptes que sont enregistrées quotidiennement les opérations réalisées par l’entreprise. Ainsi. le compte tient-il à jour les différents postes qui comptent le bilan et le compte de résultat. C’est pour ces raisons que certains définissent la comptabilité comme étant « la science des comptes ». 34 . Le compte constitue une pièce maîtresse dans le système comptable . donné à la « comptabilité » son nom. les comptes qui ont. à chaque poste du compte de résultat correspond un compte qui enregistre au fur et à mesure qu’elles se déroulent toutes les opérations qui concernent ce poste.

20.000 F Règlement de notre client SAMBA………….Clôture le compte : tirer un trait d’un même niveau sous les 2 colonnes de chiffres.. 10.Caractériser ce solde : solde débiteur ou créditeur .1. 35 . 12.Calculer le solde du compte .. à époques fixées.500 F Encaissement d’une créance d’un de nos clients… 10.Exercice Porter dans le Compte Banque les opérations ci-dessous indiquées et réglées par chèque bancaire en respectant la disposition en deux colonnes : Ventes de marchandises…………….000 F Retrait de la banque pour alimenter la caisse de l’entreprise.000 F Paiement de frais ………………. Puis ils sont ré-ouverts pour des enregistrements d’opérations ultérieures.000 Ainsi.Arrêt d’un compte Pour arrêter (fermer) un compte : .000 F Achats de marchandises……………. il n’y a jamais de nombre négatif. II – Calcul de solde : fermeture et réouverture d’un compte Dans certaines entreprises.000 Vente de marchandises………… 8. 8.500 Paiement à BOUDARE ……… 12.. 1. 2. 5. 18.000 F Débit Banque Crédit Achat de marchandises…………. tous les comptes sont « arrêtés » afin de déterminer leur situation exacte. 80.000 Paiement fournisseur…………….000 Encaissement………………… 8.Faire le total au crédit et au débit (au crayon ou hors compte) . dans un compte.000 F Paiement d’une facture de notre fournisseur BOUDARE .000 F Paiement fait à un fournisseur………………… 5.000 Retrait……………………………20.000 Encaissement………………….18..000 Paiement de frais………………… 1.Porter le solde du côté le plus faible .

000 65.000 50.06 Paiement marchandises (Facture n° 04265) 8. on écrit le solde déterminé précédemment dans la colonne « DEBIT » si le solde est débiteur.000 F Caisse Date Libellés s 2-06 Encaissement facture FAKOKE n° 128 3.000 F 5 juin : paiement d’une livraison de marchandises en espèces (facture n°04265) : 275.000 F 8 juin : ventes au comptant de diverses petites marchandises (fiche n°A6) : 65.000 .2 – Réouverture d’un compte Pour rouvrir le compte.06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°24) 15.000 513. dans la colonne « CREDIT » s’il est créditeur.000 2.06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A5) 5. Pour le calcul du solde prochain seul le solde à nouveau précédent et les écritures suivantes seront pris en compte 36 Sommes Débit Crédit 325.000 450.000 275.- Faire les totaux devenus égaux et les souligner 2 traits. Exercice : Déterminer le solde et fermer le compte Caisse après y avoir enregistré les opérations suivantes : 2 juin : le client FATOKE règle sa facture n°128 en espèces : 325.000 F 10 juin : paiement de frais de livraison en espèces (Récépissé n°24) : 2.06 Vente de marchandises (Fiche A6) 10.000 840.000 F 15 juin : paiement en espèces d’une facture d’un fournisseur (facture F 3462) : 50. on porte la mention : Solde à nouveau Les opérations ultérieures seront inscrites à la suite du solde à nouveau.000 F 3 juin : ventes de marchandises au comptant en espèces (fiche de caisse n°A5) : 450. Dans la colonne Libellés.000 840.06 Paiement facture fournisseur n°3462 Solde débiteur TOTAL 2.

000 III – Méthode d’inscription dans les comptes L’enregistrement des opérations dans les comptes peut se faire selon deux méthodes différentes : .000 450.000 840.000 513.000 1 645.000 145 000 245 000 725 000 TOTAL 1 645. Caisse Date Libellés s 16-06 Solde à nouveau 18-06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A6) 20-06 Paiement marchandises (Facture n° 04266) 25-06 Vente de marchandises (Fiche A8) 28-06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°25) 29-06 Vente de marchandises (Fiche A9) 30-06 Paiement facture de réparations Solde débiteur Sommes Débit Crédit 513 000 300 000 275 000 700 000 205.000 Débit Caisse 275.000 Crédit 325.Exemple : Réouverture à la date du 16 juin du compte Caisse précédemment clôturé.000 50.La méthode de la partie simple 37 .000 2.000 65.000 SD 840.

-

La méthode en partie double.

3.1. La méthode en partie simple Cette méthode ne présente plus qu’un intérêt historique. Selon cette méthode, chaque opération donne lieu à une inscription unique dans un seul compte. Sur un registre, le journal, on enregistre de façon chronologique, seulement les opérations dont les règlements sont différés, c'està-dire celles qui donnent lieu à la création d’une créance sur des tiers ou d’une dette vis-à-vis d’eux. Ainsi, un achat de marchandises réglé comptant par caisse ou par banque n’apparaît pas dans la comptabilité. Une telle méthode ne constitue que le suivi de la situation active et passive de l’entreprise vis-à-vis des tiers. Elle ne permet pas à l’entreprise de connaître sa situation patrimoniale : elle ne lui permet pas non plus de surveiller ses résultats. C’est pourquoi la méthode utilisée de nos jours est la méthode à partie double. Elle est rendue obligatoire par le plan Comptable. 3.2. La méthode en partie double Dans cette méthode, chaque opération fait l’objet d’une inscription dans deux comptes : - au débit d’un compte, - au crédit d’un autre compte Ainsi, toute opération passée au débit d’un compte figure également au crédit d’un autre compte. Une opération inscrite au débit d’un ou de plusieurs comptes par répartition de son montant est aussi portée au crédit d’un ou de plusieurs comptes. Le total des sommes portées au débit étant égal au total des sommes inscrites au crédit. Conséquences : le total des soldes débiteurs est égal au total des soldes créditeurs de tous les comptes de l’entreprise ; si on dresse un tableau récapitulant tous les comptes de l’entreprise, comprenant d’une part les sommes des débits et des crédits de chacun d’eux, et d’autre part, les soldes débiteurs et créditeurs, on obtient une double égalité.
38

Ce tableau s’appelle « Balance de Vérification » Tel est le principe général de la comptabilité en partie double. Cette méthode limite les erreurs d’enregistrement et, s’il s’en produit, permet que l’on se rende compte au moins de leur existence. 1.3. Règle de débit et de crédit d’un compte Inscription des augmentations et des diminutions de valeur selon la nature du compte : a) Les comptes de bilan : Classes 1, 2, 3,4 et 5 Règle : Les comptes de bilan sont : débités lorsqu’ils reçoivent crédités lorsqu’ils donnent

Exemples : Paiement en espèces de 1 000 F à un fournisseur Caisse
1 000 Donne

Fournisseur
1 000 Reçoit

Achat d’une machine 200.000 F par chèque bancaire Machine
200.000

Banque
200.000

Reçoit

Donne

3.4 – Complément à la règle 3.4.1. – Les comptes de bilan Classes 1 à 5
39

Les comptes du bilan se répartissent en comptes de l’actif et en comptes du passif. Règle : Les comptes du bilan augmentent du côté où ils apparaissent dans le bilan et diminuent de l’autre côté. 3.2.2 – Les comptes de gestion Classes 6, 7 et 8 Règle : Les comptes de gestion sont débités lorsqu’ils enregistrent des dépenses, des frais, des pertes ou des charges. Ils sont crédités lorsqu’ils enregistrent des recettes, des gains ou des produits. Exemples 1 Paiement par chèque de frais de personnel : 60.000 F Frais de personnel
60.000 Dépense

Banque
60.000

Exemples 2 La banque nous paie : 8.000 F d’intérêt Banque
8.000

Intérêt
8.000

(Notre cpte Banque reçoit

Produit

40

soit : .les baisses d’actif .les augmentations de passif Recettes ou produits Tableau de concordance entre le bilan et les comptes Actif Débit Doit Recettes Entrées Emplois Charges Perte Passif Crédit Avoirs Dépenses Sorties Ressources Produits Profits 41 .Tableau récapitulatif des mécanismes de débit et de crédit des comptes Comptes de bilan Comptes de gestion A débit du compte Valeurs que le compte a reçues.les baisses de passif Dépenses ou charges Au crédit du compte Valeurs que le compte a données. soit : .les augmentations d’actifs .

C’est la situation chiffrée à un moment donné des capitaux dont se sert l’entreprise et des emplois qui sont financés par ces capitaux. On y trouve donc : .les biens : terrains constructions. 1.Définition du bilan Le bilan apparaît comme l’aboutissement du travail comptable. . 42 .les capitaux propres : le capital et les réserves .. On y trouve donc : . . classées selon leur origine. stocks de marchandises…. .les pertes éventuelles.2 – Le contenu du passif du bilan Le passif du bilan indique l’origine des fonds dont dispose l’entreprise. 1. c'est-à-dire au PASSIF.1.les dettes accordées par les fournisseurs et autres agents économiques . Dans la partie gauche ou ACTIF. sont regroupées les ressources dont dispose l’entreprise.les créances sur les clients et débiteurs divers.les dettes à long et moyen terme. on regroupe les emplois dans lesquels sont investies les ressources de l’entreprise.l’argent liquide qui appartient à l’entreprise et qui se retrouve à la banque ou dans la caisse. véhicules. Le bilan est un tableau qui comprend deux parties : une partie droite appelée « PASSIF » et une partie gauche appelée « ACTIF » Dans la partie droite.CHAPITRE 4 LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1.le bénéfice éventuel. .3 – Le contenu de l’actif du bilan L’Actif du bilan indique les emplois dans lesquels sont utilisées les ressources recensées au passif.

Formation et modification du bilan 1. Bilan d’ouverture : Bilan au 1er/01/1999 ACTIF Caisse 1.000 800. Apport fait par les actionnaires.000 1. T.000 1.Exemple Bilan de l’entreprise AKAPO du 31/12/1998 ACTIF Constructions Matériel Marchandises Clients Titres de placement Banque Caisse Total 1.000 F versés en espèces dans la caisse.000 6.1.000.000 1.000.200.000 200.800.).000.000 1.4. H.500.000 350.000.000. Opérations sans influence sur le résultat a) L’entreprise DIOP Thiès Hydraulique (D.000 1.000.000 5.000.000 Capital 1.000 43 .000 PASSIF 1.000 300.900.600.000 Capital Emprunt UTB Fournisseurs Charges à payer Bénéfice de l’exercice Total PASSIF 3. est fondée le 1er Janvier 1999 par apport de 1.4.000 100 000 6.000 400.000 450.200.

000 F. 44 .000 Banque 300.000 F payés en partie en espèces pour 50.000. (L’entreprise utilise la méthode de l’inventaire permanent).000.000.000 Banque 150.000 c) L’entreprise pour assurer son fonctionnement achète matériel et outillage à 600.000 1. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000. la somme de 100.000. Bilan au 10/01/1999 ACTIF Banque Caisse 900.000 Caisse 100 000 1.000 F et le reste par chèque bancaire.000 d) Le 20 janvier DTH achète des marchandises pour 200.000 F prélevés sur la banque le 15 janvier 1999. ouverture d’un compte banque.000 Caisse 50 000 1.000.000 F prélevés sur la caisse.000 1.000 1.000 1.000.000 Marchandises 200.000 PASSIF 1. Dépôt de 900.000.b) Le 10-1-99.000 e) L’entreprise emprunte le 30 janvier à un tiers. somme versée en banque.000 Capital PASSIF 1.000. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000 Capital 100.000 Capital PASSIF 1.

100. Le fournisseur lui accorde un crédit de 60 jours.000 Capital 1.000 Marchandises 380.000 Fournisseurs 180.000.000 Emprunt 100.200. l’entreprise DTH achète de nouvelles marchandises à 180.280.000 f) Le 20 février.000 Marchandises 380.100.000 100.000 Emprunt 100. Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/ 99 ACTIF PASSIF Matér.280.000 1.000 PASSIF Capital 1.000 Caisse 50 000 1.000 Banque 250.000 50 000 1.000 F.000 1.000. Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/99 ACTIF Matériel et outillage 600.Bilan au 30 janvier 1999 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600.200.000 45 . Il ne le règle pas aussitôt.000 1. décide de régler par chèque le fournisseur par anticipation pour 80. et outillage 600.000 Banque 170.000 f) Le 5 février.000 F et lui demande un délai de 40 jours pour le solde. l’entreprise qui a une bonne trésorerie.000 250.000.000 Capital Emprunt PASSIF 1.000 Fournisseurs 100.000 200.000 Caisse 50 000 1.

Elles n’entraînent pour la patrimoine ni appauvrissement.4. Elles sont ni génératrices de perte.000 F. ni enrichissement. Les marchandises prélevées s’élèvent à 50. Opérations affectant le résultat a) Le 25 février l’Entreprise DTH vend pour 80.2. ni génératrices de profit pour l’entreprise.COMMENTAIRES Dans ces exemples. 46 . 1.000 F des marchandises réglées au comptant en espèces.. c'est-à-dire n’influencent pas le résultat né de l’activité de l’entreprise. les variations entraînées par chaque opération s’équilibrent Une augmentation d’un poste des emplois est compensée par une diminution d’un autre poste des emplois Montant du bilan ne varie pas Modification de la composition des emplois Une augmentation des emplois entraînant un accroissement des ressources Montant du bilan croît Une diminution des emplois et une baisse des ressources du même montant Montant du bilan diminue Un accroissement des ressources compensé par une baisse des ressources Modification de la composition des ressources Le montant du bilan ne change pas CONCLUSION 1) Ces opérations modifient le montant ou la composition du bilan de l’entreprise 2) Elles ne modifient pas l’équilibre entre l’actif et le passif.

000 Emprunt 100.000 Fournisseurs 100.000 330.000 F.000 F.000 1.) 20.000 1.000 Fournisseurs 100.000 Capital 1.000 1.000 Marchandises 330.000.000 160.000 c) Le 28 Février l’entreprise DTH vend en solde des marchandises détériorées pour 20.230.000 Banque 170.200.215.000 Emprunt 100.000 1. (bénéf.000 1.220.000.000 Capital 1.200.230.000 30. Bilan de l’entreprise DTH au 28/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse PASSIF 600.000 1 200 000 Résultat (bénéf.000 47 .000 Résult.000 160.000 1.000 Fournisseurs 100.Bilan de l’entreprise DTH au 25/02/99 ACTIF PASSIF Matériel et outillage 600.) 15.000 Résultat b) L’entreprise règle par chèque divers frais de fonctionnement pour un montant de 10.000 150.215.000 Caisse 130 000 1. Les marchandises prélevées s’élevaient à 25.000 Emprunt 100.000 305. Bilan de l’entreprise DTH au 26/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600.000 F encaissés.000.220. le 26 février.000 1.000 130 000 PASSIF Capital 1.

 source d’erreurs.000 Résultat (bénéf. d).Les emplois ont connu 2 variations : les marchandises diminuent de 25. on enregistre au jour le jour toutes les opérations dans des comptes.000 F.000 F.000 F. Bilan au 1er /03/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Client Banque Caisse 600. L’établissement du bilan n’est plus réalisé qu’à intervalles réguliers (chaque année. par exemple) par le regroupement des soldes de tous les comptes qui 48 . dans la pratique. Le 1er mars. Les 2 séries d’exemples étudiés montrent que le bilan est le document qui fait le point à une période donnée de la ET PRATIQUE et patrimoniale et indique DU BILAN III – THEORIE situation financière D’ELABORATION le résultat dégagé Dans la théorie. C’est pourquoi.000 285.000 F Au total.000 Cette seconde série est constituée d’opérations qui modifient l’actif ou le passif ou les 2 à la fois mais pour des montants différents Ces opérations sont donc génératrices de résultat Le résultat varie pour assurer une constante égalité entre l’Actif et le Passif. Le règlement n’est pas fait au comptant mais s’effectuera dans 60 jours.000 35.000 1. Les marchandises prélevées s’élèvent à 20.  Possibilité d’enregistrer chaque opération au bilan.000 Fournisseurs 100.000. Dans la réalité cela est impossible :  trop long à réaliser.) 30. l’entreprise vend des marchandises pour 35.000 1.230. les emplois baissent de 5.230.000 F la Caisse augmente de 20.000 Emprunt 100.000 1.000 160.200.000 150 000 PASSIF Capital 1. appropriés.

000 F par chèque.000 150 000 5. 8. Achat de nouveau matériel pour un montant de 700.000 Au cours du mois de février : 1. Règlement d’un fournisseur : 15.000 F 6. Exemple Une entreprise présente le bilan suivant : Bilan de l’entreprise KEMTA au 1er /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 2 500.000 250. Ventes de marchandises 40. Règlement comptant par chèque bancaire. Achat de 70.000 F 4.000 F règlement comptant par chèque bancaire.000 500. 3. Achat de 82. Sortie de stocks : 50 000 F.000. Règlement de divers frais : 2000 F en espèces et 9.000 800. Montant de la sortie de stocks : 30.000.000 Capital Emprunt Fournisseurs Résultat 3.000. 5. 49 .000 700.000 F par chèque bancaire.000 1. L’entreprise pratique la méthode de l’inventaire permanent.900. règlement à 90j. Enregistrer dans les comptes appropriés les huit opérations précédentes et dresser le bilan arrêté à la 8e opération à la date 20-02-1999.000 F de marchandises .000 F.000 F : Règlement à 60 jours.000 F de marchandises : Règlement au comptant par chèque bancaire 2. 7. Encaissement à la banque d’une créance possédée sur un client 28.interviennent dans le bilan et qui ont servi à enregistrer quotidiennement toutes les opérations réalisées. Ventes de marchandises 65.000 200 000 5.

000 50.000.000 30.000 D Matériel C 2.000 .000 D Banque 1.Corrigé 1) Eclatement du bilan initial en comptes D Matériel 2.000 250.000 D Marchandises C 800.000 Capital D C 3.000 D Clients C C D Capital C 3.000 (3) (1) 82.000 D Emprunt C 700.000 (4) (2) 70.900.000 D Client C D Capital C 3.000 70.500.000 28.000 C D Résultat C 500.900.000 D Fournisseurs C 250.900.000 2) Présentation des comptes après imputation des 8 opérations 150.000 (5) (4) 65.000 D Caisse C 200.500.000 Marchandises D C 800.000 (2) 50 500.000 D Fournisseurs C (8) 15.000 (7) 700.

000 (6) Matériel D 2.000 82.000 (6) (5) 28.000 50.000 (3) 15.000 700.000 3.000 (4) 150.000 70.000 C D Capital C SC 3.000 C 700.000 3.000 (4) Caisse D 200.000 (1) (3) 40.000 700.000 3.000 SD 952.000 952.000 9.000 (7) 15.500.000 C 1.000 30.000 Emprunt D SC 700.000 51 .000 10.000 700.000 80.D Banque C (6) D Résultat 11.900.000 700.900.000 Marchandises D C 800.000.000 872.200.000 C 2.200.000 82.000 SD 3 900 000 3 900 000 3.200.

000 40.000.000 565.000 320.000 D Banque C D Résultat C 1.000 250.000 10.000 175.000 537.000 150.000 806.D Client 500.000 15.000 65.000 SC 164.000 175.000 70.000 9.000 198.000 D Caisse C 200.000 2.000 SD 11.000 SC 305.000 15.000 28.000 565.000 SD D Fournisseurs C 15.000 200.000 C 28.000 700.000 262.000 320.000 52 .000 82.000 SD 200.

000 Emprunt 700.000 198 000 5.000 537.069. chèques postaux.069. avances reçues Fournisseurs Autres dettes ECARTS DE CONVERSION ACTIF Pertes probables de change ECART DE CONVERSION – PASSIF Gain probable de change TOTAL PASSIF ACTIF CIRCULANT Stock Créances TRESORERIE-ACTIF Titres de placement et valeurs à encaisser Banques.000 872. TOTAL ACTIF 53 . caisse.200.000 262.900.000 Fournisseurs 305.000 Résultat 164.000 Capital 3.000 BILAN (SYSCOA) Schéma d’ensemble simplifié BILAN AU…… ACTIF ACTIF IMMOBILISE Charges immobilisées Immobilisations Incorporelles Immobilisations corporelles Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières PASSIF CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES Capital Primes d’apport d’émission de fusion Ecart de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice Provisions réglementées Subventions d’investissement DETTES FINANCIERES Emprunts et dettes financières Provisions financières pour risques et charges TRESORERIE –PASSIF Banques Concours bancaires PASSIF – CIRCULANT Clients.000 5.Bilan de l’entreprise KEMTA au 20 /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 3.

les produits exceptionnels. les produits financiers. toutes les charges d’exploitation et hors exploitation du même exercice.210. 2.000 Produits financiers 120.000. Le solde de ce compte donne le résultat de l’exercice.000 Produits exceptionnels 840.Le compte de résultat Le résultat d’un exercice comptable est déterminé par l’équation suivante : Résultat = Produits . il convient de recenser dans un compte d’un côté tous les produits dégagés par l’exploitation et les produits exceptionnels apparus au cours de l’exercice. et de l’autre côté.210. Exemple Compte de Résultat Charges Charges d’exploitation Charges financières Charges exceptionnelles Résultat (bénéfice) 3.000 90.000 Produits 4.000 4.1.000 Produits d’exploitation 50.000 4.Charges Pour parvenir à cette opération.II . Un tel compte est appelé compte de Résultat.000 54 . les charges exceptionnelles au crédit : les produits d’exploitation.Elaboration du Compte de Résultat Le compte de Résultat est un compte où l’on distingue au débit : les charges d’exploitation.200.000 120. les charges financières.

Le compte de résultat opère une comparaison entre les flux d’entrée et les flux de sortie. Résultat (perte) TOTAL x 55 .Présentation du compte de résultat De façon plus détaillée.2.. le contenu du compte de Résultat est le suivant : Compte de Résultat (présentation générale) CHARGES PRODUITS Coût des marchandises vendues Matières et fournitures consommées Transports consommés Autres services consommés Charges et pertes divers Frais de personnel Impôts et Taxes Intérêts financiers Dotations aux amortissements Dotations aux provisions Résultat (Bénéfice) TOTAL x Chiffres d’affaires Ventes de marchandises Production vendue Autres produits ……. Si Flux d’entrée > (Bénéfice) (Produit d’exploitation + Produits financiers + Produits hors exploitation) Si Flux d’entrée < Flux de sortie Résultat positif (Charges d’exploitation + Charges financières + Charges exceptionnelles) Flux de sortie Résultat négatif (perte) 2.

et produits liés Variation des stocks de Mat. Prem. Charges HAO Dotations aux Amortissements HAO TOTAL CHARGES HAO Participation des travailleurs Impôts sur résultat TOTAL PARTICIPATION ET IMPOTS TOTAL GENERAL DES CHARGES PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Ventes de marchandises Ventes de produits fabriqués Travaux et services vendus Production stockée ou déstockage (+ou-) CHIFFRES D’AFFAIRES Subvention d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transferts de charges TOTAL PRODUITS D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Revenus financiers Gain de change Reprises de provisions financières TOTAL PRODUITS FINANCIERS TOTAL PRODUITS ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Produits des cessions d’immobilisations Produits HAO Reprises HAO Reprises HAO TOTAL PRODUITS HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS Résultat net (+ ou -) 56 . D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Perte de change Dotations. aux Amortissements et aux Provisions financières TOTAL CHARGES FINANCIERES TOTAL CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Valeurs comptable des cessions d’immobilisations. COMPTE DE RESULTAT (SYSCOA) CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Variation de stocks de marchandises Achats de Mat. les impôts et taxes dues nationalement à l’exception de l’impôt sur le bénéfice. La dotation aux amortissements est la constatation comptable d’une dépréciation irréversible d’éléments d’actif immobilisé. aux Amortissements et aux Provisions TOTAL CHARGES. Transports consommés Charges de personnel Dotations.Stock final (fin période) Impôts et taxes : ce poste comprend les frais de douane.Le coût d’achat des marchandises vendues = Achat de la période + Stock initial (début période) . Prem.

83 et 85 PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS Compte 87 IMPOT SUR LE BENEFICE Compte 89 RESULTAT FINANCIER RESULTAT HAO RESULTAT NET 57 .SCHEMA DU COMPTE DE RESULTAT CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION Comptes 60 A 66 681 et 691 PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITATION Comptes 70 A 75 781. 84. 86 et 88 RESULTATS PARTIELS RESULTAT D’EXPLOITATION CHARGES FINANCIERES Comptes 67.787 et 798 PRODUITS FINANCIERS Comptes 77.787 ET 797 PRODUITS HAO Comptes 82.687 et 697 CHARGES HAO Comptes 81.

Compte de résultat (volet charges) Réf RA RB RC RD RE RH RI RJ RK RL RP RS RW SA SC SD SF SH CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises .Variation de stocks (+ ou -) Autres achats Variation de stocks Transports Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Pertes de change Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges financières Total des charges des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations SL Charges HAO SM Dotations HAO SO Total des charges HAO Dans la pratique.Variation de stocks (. lorsqu’une entreprise présente son bilan pour une SQ Participation des travailleurs SR Impôts sur le résultat Total participation et impôts SS ST TOTAL GENERAL DES CHARGES 58 .a.ou +) Achats de matières et fournitures liés .

Compte de résultat volet produits) Réf TA TB TC TD TE TF TH TI TK TL TS TT TW UA UC UD UF UH PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Vente de produits fabriqués Travaux.b. services vendus Production stockée (ou déstockages) Production immobilisée Produits accessoires CHIFFRE D’AFFAIRES Subventions d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transfert de charges Total des produits d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE revenus financiers Gains de change Reprise des provisions Total des produits financiers Total des produits et des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) UK UL UM UO UT UZ Produits des cessions d’immobilisations produits HAO Reprises HAO Total des produits HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS RESULTAT NET (BENEFICE (+) . PERTE (-) 59 .

Comme on le constate. le Résultat Net d’un exercice comptable provient de deux sources principales : a) – Les activités ordinaires Les activités ordinaires se subdivisent en : Activités d’exploitation Activités financières b) – Les activités hors activités ordinaires 60 .

logiciels Fonds commercial Immobilisations corporelles Terrains Bâtiments Installation et agencements Matériel Matériel de transport Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières Titres de participation Autres immobilisations financières TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I) Amort. avances versés Clients Autres créances TOTAL ACTIF CIRCULANT (II) TRESORERIE .ACTIF Titres de placement Banques. / Prov. chèques postaux. caisse TOTAL TRESORERIE ACTIF (IV) Ecart de conversion Actif (IV) (Perte probable de change) BZ TOTAL GENERAL (I + II + III + IV) 61 .BILAN AU 31 DECEMBRE N-SYSTEME NORMAL Exercice N Réf ACTIF Brut ACTIF IMMOBILSE Charges immobilisées Frais d’établissement Primes de remboursement des obligations Immobilisations incorporelles Frais de recherche et de développement Brevets. Net Exercice N-1 Net AB AC AD AE AF AG AI AJ AK AL AM AN AP AQ AR AS Z ACTIF CIRCULANT Stocks BC BD BE BF BG BH BI BJ BK BQ BS T Marchandises Matières premières et autres approvisionnements En cours Produits fabriqués Créances et emplois assimilés Fournisseurs. licences.

PASSIF (Avant répartition) CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES EXERCICE N EXERCICE N -1 CA CB CC CD CE CF CG CH CI CK CL CM CP Capital Actionnaires. crédits de trésorerie TOTAL TRESORERIE PASSIF (IV) ECART DE CONVERSION – PASSIF (V) DV DZ (Gain probable de change) TOTAL GENERAL (I + II + III + IV + V) 62 .PASSIF DR DT Banques.BILAN Réf. capital non appelé Primes et réserves Primes d’apport. d’émission. de fusion Ecarts de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice (bénéfice + perte -) Autres capitaux propres Subventions d’investissement Provisions réglementées et fonds assimilés TOTAL CAPITAUX PROPRES (1) DETTES FINANCIERES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DA DC DD DF DG Emprunts Dettes financières diverses Provisions financières pour risques et charges TOTAL DETTES FINANCIERES (II) TOTAL RESSOURCES STABLES (I + II) DETTES CIRCULANTES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DH DI DJ DK DL DM DP Emprunts circulants et ressources assimilées HAO Clients. avances reçues Fournisseurs d’exploitation Dettes fiscales Dettes sociales Autres dettes TOTAL PASSIF CIRCULANT (III) TRESORERIE .

Exercice Déterminer si les opérations suivantes doivent apparaître au bilan ou au compte de résultat (Inventaire permanent) : 5 Mai : Achat de marchandises . Les amortissements cumulés pour chaque poste d’actif amortissable sont déduits des valeurs brutes pour donner les valeurs nettes.Règlement facture eau 35 000 F (Compte de résultat) . l’Actif du bilan est présenté en valeurs brutes.Achat d’une voiture de tourisme .Achat d’une machine à calculer .Achat d’emballages commerciaux 250 000 F (Compte de résultat) .Achat d’une machine à calculer 80 000 F (Bilan) .Achat d’emballages commerciaux .Achat de gasoil pour appartement privé 7 Mai : Achat d’un classeur .Règlement facture eau . Les provisions pour dépréciation concernent essentiellement les valeurs d’exploitation (comptes de stocks) et les valeurs réalisables (comptes clients.achat d’emballages commerciaux .Pour l’exercice courant.Achat d’une voiture de tourisme 200 000 F (Bilan) .Règle note de restaurant (Réception pour un important client) Corrigé 5 Mai : Achat de marchandises 400 000 F (Compte de résultat) . notamment).Achat de gasoil pour appartement privé 60 000 F (Bilan) 7 Mai : Achat d’un classeur 8 000 F (Bilan) 63 400 000 F 80 000 F 120 000 F 650 000 F 1 000 000 F 5 200 000 F 250 000 F 35 000 F 60 000 F 8000 F 5 000 F .Achat au comptant 650 000 F (Compte de résultat) 6 Mai : Vente à crédit 1 000 000 F (Compte de résultat) . amortissements/provisions et valeurs nettes.Achat au comptant 6 Mai : Vente à crédit .achat d’emballages commerciaux 120 000 F (Compte de résultat) .

Reçu facture de l’électricien pour réparations : 9000 F .Encaissement d’un loyer en espèces : 80 000 F (Immeuble rattaché à l’entreprise) .Vente de marchandises au comptant en espèces au client BERTE : 300 000 F.Règle note de restaurant : Réception pour un important client 75 000 F (Compte de résultat) Exercice Présenter le compte de résultat (Inventaire permanent) : .Enregistrement des salaires du mois : 600 000 F ..Achat de timbre-poste en espèces : 1 200 F .Achat à crédit de marchandises SGGG : 200 000F .Payé en espèce à la livraison pour frais de transport de marchandises achetées : 25 000 F .Achat au comptant de marchandises chez Kouadjo contre chèque BICICI : 120 000F .Reçu avis du percepteur pour taxe professionnelle : 15 000 F .Vente de marchandises à crédit au client BALDE : 1 500 000 F Coût des marchandises vendues : 1 100 000 F . Coût des marchandises vendues : 225 000 F. Corrigé Compte de Résultat Charges d’exploitation Achat de marchandises (200 000 + 120 000) Coût des marchandises vendues Transports consommés Autres services consommés Frais de personnel Impôts et taxes Produits d’exploitation 1 800 000 80 000 1 880 000 415 200 320 000 Ventes de marchandises (1 500 000 + 300 000) Loyer 1 325 000 25 000 10 200 600 000 Perte 15 000 2 295 200 2 295 200 64 .

Le stock final est évalué à 350 000 F Travail à faire : Présenter le compte de résultat Méthode d’inventaire utilisé : Inventaire intermittent.Règlement des salaires 700 000 F .Vente de marchandises 6 600 000 F .Paiement de frais de réparation 90 000 F . 65 .Achat d’emballages 105 000 F .Frais de mission 45 000 F .Charges sociales 150 000 F .Règlement de frais de transport 60 000 F .Achat à crédit de marchandises 4 360 000 F .Exercice Au cours d’un exercice une entreprise commerciale a effectué les opérations suivantes : .Le stock initial de marchandises figure pour 580 000 F .Versement d’intérêts à la banque (intérêt d’emprunt) 75 000 F .Encaissement de commissions 12 000 F .Frais de téléphone 18 000 F .

Corrigé Compte de Résultat CHARGES PRODUITS Achats consommés 4 695 000 Ventes 6 600 000 Achat de marchandises 4 360 000 Achat d’emballages 105 000 Commissions 12 000 Stock initial 580 000 Stock final – 350 000 Charges externes Frais de transport Frais de réparation Frais de téléphone 18 000 Frais de mission 45 000 Frais de personnel Salaires Charges sociales Charges financières Intérêt sur emprunt Résultat 213 000 60 000 90 000 850 000 700 000 150 000 75 000 75 000 7000 6 612 000 6 612 000 III – Les soldes intermédiaires de gestion A différentes étapes de la formation du résultat net de l’entreprise. différents résultats intermédiaires peuvent calculés : ce sont les soldes significatifs de gestion. Les soldes significatifs de gestion sont donc des grandeurs calculées à différents niveaux des produits et des charges d’un exercice comptable. Ils présentent un intérêt pour la gestion car ils constituent une analyse du compte de résultat. 66 .

Le SYSCOA retient les soldes suivants : .Résultat Net d’Exploitation 3.(Achats de marchandises – variation des stocks) Marge Brute sur Matières = Ventes produits fabriqués + Travaux et services vendus + Production immobilisée + Variation des stocks de produits et services . Marge Brute sur Marchandises = Ventes de marchandises .1. La Marge Brute(MB) On distingue la marge brute sur marchandises et la marge brute sur matières.Valeur Ajoutée . La seconde mesure la performance de l’entreprise industrielle dans la fabrication de produits par la transformation de matières et fournitures. La première intéresse particulièrement les entreprises commerciales dont l’objectif est la vente sans transformation de biens achetés.Excédent Brut d’Exploitation .Résultat Financier .(Achats de matières et fournitures – variations des stocks) Marge Brute Globale ou Marge Brute = Marge brute sur marchandises + Marge brute sur matières 67 .Résultat d’Exploitation .Marge brute .Résultat Hors Activités ordinaires .Résultat des Activités ordinaires .

Dotations aux amortissements de l’exploitation 68 .(Autres achats – variations des stocks) .E) C’est le résultat brut après déduction des charges de personnel. Résultat d’Exploitation = Produits d’exploitation . L’Excédent Brut d’Exploitation (E.Autres charges 3. La Valeur Ajoutée (VA) Elle mesure la richesse créée par l’entreprise. .Charges de personnel 3.E) Ce solde représente la ressource tirée de l’activité d’exploitation avant les éléments financiers et les éléments hors activité ordinaire (HAO) .Transports .Impôts et taxes . Excédent Brut d’Exploitation = Valeur ajoutée .2.3. Le Résultat d’Exploitation (R.Charges d’exploitation Ou = Excédent brut d’exploitation + reprises de provisions d’exploitation + Transferts de charges d’exploitation . il contribue à rémunérer les facteurs de production autres que le facteur travail (capitaux propres et emprunts) et à assurer le paiement de l’impôt et de la participation.Services extérieurs . Valeur ajoutée = Marge Brute + Produits accessoires + Subventions d’exploitation + Autres produits .B. l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers de par ses activités professionnelles courantes.3.4.

A.E) Résultat net = Résultat des Activités Ordinaires + Résultat Hors Activités Ordinaires – Impôt sur le résultat C’est le résultat de la période dont l’affectation est réalisée au cours de la période suivante. 69 .8.O) Il est obtenu sur les opérations non récurrentes et est utilisé pour analyser les changements de structure ou des stratégies de l’entreprise.Charges hors activités ordinaires 3.O) Ce solde est utilisé dans l’analyse des performances de l’entreprise.5.A. Le Résultat Financier (R.Dotations aux provisions de l’exploitation 3. Résultat des Activités Ordinaires = Produits (ordinaires) . Le Résultat des Activités Ordinaires (R.Charges financières 3. Résultat Financier = Produits financiers . Résultat Hors Activités Ordinaires = Produits hors activités ordinaires .6.H.F) Ce solde renseigne sur la politique de financement de l’entreprise.7..Charges (ordinaires) Ou = RE + RF 3.N. Le Résultat Hors Activités Ordinaires (R. Le Résultat Net de l’Entreprise (R.

pour les entreprises commerciales. – (Charges Variables + Charges Fixes) Résultat = C.2. 4.sr Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque marge/coût variable = charges fixes De façon pratique. production vendue pour les entreprises industrielles).IV – Analyse différentielle et seuil de rentabilité 4.A.A. Les charges variables dépendent des quantités de biens et services produits et vendus par l’entreprise.1. L’objectif de l’analyse différentielle L’analyse différentielle vise à analyser le rapport existant entre le chiffre d’affaires (C.3 – Le compte de résultat différentiel Le compte de résultat différentiel est une analyse du résultat faisant apparaître les marges en sommes et en pourcentages du chiffre d’affaires net (ventes de marchandises.A. Le seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte ou encore le chiffre d’affaires pour lequel le résultant est nul. Les charges fixes sont par définition constantes tant que l’entreprise n’a pas atteint sa pleine capacité de production et que sa structure reste stable. 70 . Partons de la formule de calcul du résultat : Résultat = C.) et les différentes charges supportées par l’entreprise et à déterminer le seuil de rentabilité. On le note : C.A. – CHARGES Résultat = C. – Charges variables – Charges Fixes Résultat = Marges sur Coût Variable – Charges Fixes. 4.A. le calcul du seuil de rentabilité passe par la présentation au préalable du compte de résultat différentiel.

A Taux de Marge sur Coût Variable M/CV x 100 C. Calcul du seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est atteint lorsque le résultat est nul Résultat = M/CV – CF Si R=O alors M/CV = CF Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque la marge sur coût variable couvre les charges fixes. on peut calculer le taux de marge sur coût variable comme cela est fait dans le compte d’exploitation différentiel Taux de marge sur coût variable Donc M/CV = t% x CA Au seuil de rentabilité on a : (t% x CA) – CF=0 D’où M/CV = t% x CA = CF (t% x CASR) – CF=0 Donc : CASR = CASR = Ou encore : D’où CASR = 71 .A % 100 4. A partir de la marge sur coût variable (M/CV).4.COMPTE DE RESULTAT DIFFERENTIEL CHIFFRE D’AFFAIRES COUT D’ACHAT DES MARCHANDISES VENDUES = MARGE BRUTE (ou Marge sur Coût d’Achat) C HARGES VARIABLES (CV) = MARGE SUR COÛT VARIABLE CHARGES FIXES (CF) = RESULTAT COURANT MONTANT A -B =C -D =E -F =g Taux de Marge Brute MB x 100 C.

[(Achats de M/ses – Variation des stocks) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C.A. le seuil de rentabilité et le point mort Chiffres d’affaires 140 000 KFCFA Stock initial de M/ses 6 800 KFCFA Stock final de M/ses 10 000 KFCFA Achat de M/ses 85 000 KFCFA Frais accessoires sur achats de M/ses 8 000 KFCFA Charges variables 16 000 KFCFA Charges fixes 21 500 KFCFA CORRIGE Marge brute = C.A. le nombre de jours pour atteindre le seuil de rentabilité à partir du début de l’exercice : CA CASR D’où : 360 x CASR n jours = CA Le point mort est la date qui correspond à n jours après le début de l’exercice 360 jours n jours EXERCICE A partir des données suivantes de l’entreprise BELOUMA calculer le résultat.A. . .5.A – Coût d’achat des M/ses vendues = C.Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial + Frais accessoires S/Achats de M/ses = 140 000 – 85 000 + 10 000 – 6 800 – 8 000 72 . Calcul du « Point mort » Le « point mort » est la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint Chiffre d’affaires annuel : CA 360 jours Soit n.4.[(Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C. .

= 150 000 – 99 800 = 50 200 Marge brute = 50 200 K F CFA Taux de marge brute = = 35. par exemple) on trace la droite d’équation y = ax – b Avec a = t% (taux de marge sur coût variable) x = CA (Chiffre d’affaires) b = CF (Charges fixes) y = Résultat y y = ax .4% Résultat = Marge sur coût variable – Charge fixes = 34 200 – 21 500 = 12 700 KFCFA Représentation graphique du seuil de rentabilité Sur un repère (orthonormé.9% Marge sur coût variable= marge brute – charge variables = 50 200 – 16 000 = 34 200 KFCFA Taux de marge sur coût variable = = 24.b 0 CASR x B Total des charges fixes V .1.LE TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS (TAFIRE) 5.Rôle du TAFIRE Le tableau financier prévu par le SYSCOA a pour rôle de permettre : 73 .

- 5. le Besoin de Financement appelé Besoin de Financement Global (BFG) est éclaté en ses deux composantes que sont : 74 . .3. le suivi de l’évolution de l’équilibre des masses du bilan (capitaux propres. En effet. par exemple. Le TAFIRE permet d’éclairer cette réalité complexe déterminant la trésorerie de l’entreprise. actif immobilisé. en termes de variations : ΔFR – ΔBFR = ΔT Dans le TAFIRE. actif circulant) d’un exercice à l’autre ou même sur plusieurs exercices. dettes à court terme. 5.certes. des opérations d’exploitation dont une synthèse est donnée par la capacité d’Autofinancement (CAF) ou l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE).2.Conception du TAFIRE Le TAFIRE procède à une analyse dynamique des masses du bilan en se fondant sur l’équation bilancielle fondamentale : FR – BFR = T BFR : Besoins en Fonds de Roulement Ou encore. la trésorerie résulte : .ainsi que des investissements/financements.Justification du TAFIRE La confection du TAFIRE se justifie par la nécessité d’aller au-delà d’une simple analyse statique du bilan qui aboutit à juger de l’équilibre du bilan à partir de l’équation fondamentale de trésorerie suivante : FR – BF = T FR : Fonds de Roulement T : Trésorerie BF : Besoin de Financement Cette équation fondamentale de trésorerie n’est pas suffisamment explicite quant aux facteurs générateurs du niveau de la trésorerie de l’entreprise en fin d’exercice.mais aussi des opérations financières .- le calcul (au moins approximatif) du niveau normal du besoin de Financement (BF) résultant du niveau d’activité normal ou prévisionnel de l’entreprise.des opérations Hors Activités Ordinaires (HAO) . dettes à long ou moyen terme.

Charges décaissables restantes à l’exclusion des sessions + Produits encaissables restants d’actifs immobilisés b) Calcul de l’Autofinancement (AF) AF = CAFG – Distribution de dividendes c) Calcul de l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) ETE = EBE – Variation BFE – Production immobilisée.- Besoin de Fonds lié à l’Exploitation (BFE) Le Besoin de Fonds correspondant à l’activité hors exploitation BF HOA Ceci donne l’équation suivante qui est l’équation du tableau financier du SYSCOA ΔFR = ΔBFE +ΔBF HAO + ΔT 5.4 .Présentation du TAFIRE 1ère Partie : Détermination des soldes financiers de l’exercice N a) Calcul de la Capacité d’Autofinancement Globale (CAFG) CAFG = Excédent Brut d’Exploitation (EBE) . Variation du Besoin de Financement d’Exploitation (BFE) Variation BFE = Variation stocks + variation créances +variation dettes circulantes 75 .

III. VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION (cf. VI. VIII : Différences « bilancielles » 76 . HAO) IV. supra : Var BFE) A. EMPLOIS FINACIERS CONTRAINTS (1) Remboursement (selon échéancier) des emprunts et dettes financières B. EMLOIS/RESSOURCES (Var. VII : en termes de flux . R+) INVESTISSEMENT TOTAL II.. II.2ème Partie : TABLEAU PROPREMENT DIT Exercice N Emplois I.FINANCIER (FF + FG) III. INVESTISSEMENTS ET DESINVESTISSEMENT Charges immobilisées (augmentations dans l’exercice) Croissance interne acquisitions/ Cessions d’immobilisations incorporelles acquisitions/Cessions d’immobilisations corporelles Croissance externe Acquisitions/Cessions D’immobilisations financières Ressources Exercice N-1 (E.EMPLOIS TOTAUX A FINANCER Nota : I. BF.EMPLOIS ECONOMIQUES B. IV.

.Exercice N Emplois V. FINANCEMENTS PAR LES CAPITAUX PROPRES Augmentations de capital par apports nouveaux Subventions d’investissement Prélèvements durs le Capital (y compris retraits de l’exploitant) VII. VARIATION DE LA TRESORERIE Trésorerie nette à la clôture de l’exercice – 35 à l’ouverture de l’exercice -140 Variation Trésorerie : + 175 (+ si emplois . R+) C-RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT D-EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE RESSOURCES DE FINANCEMENT (C-B) VII. FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX EMPRUNTS Emprunts (2) Autres dettes financières (2) Ressources Exercice N-1 (E. FINANCEMENT INTERNE Dividendes (emplois)/CAFEG (ressources) VI. -si Ressources) Contrôle : D = VIII avec signe opposé 77 .

des opérations d’investissement et de financement I – ENREGISTREMENT DES ACHATS ET DES VENTES Les opérations externes de l’entreprise sont le plus souvent celles qui la mettent en relation avec ses fournisseurs et ses clients. .des opérations de trésorerie . .CHAPITRE 5 ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES L’entreprise.des opérations sur emballages commerciaux . des fournitures diverses ou encore des prestations de services marchands telles que les transports. des matières premières. les assurances. les locations.des opérations qui naissent des relations de l’entreprise avec ses fournisseurs et ses clients . A ces clients l’entreprise vend ses marchandises.des opérations liées à la rémunération du personnel . dans son fonctionnement quotidien met en œuvre de nombreuses relations avec des agents économiques qui l’entourent. (C’est le cas des entreprises de ventes à la consommation) ou des clients bien identifiés (cas d’entreprise vendent à d’autres entreprise. La pièce justificative. le document de base permettent l’enregistrement d’un achat ou d’une vente est la facture établie par le vendeur au comptant ou à crédit 78 . l’entreprise achète des marchandises. . Ces relations donnent lieu à des évènements économiques qui sont constatés dans les livres de l’entreprise par des écritures comptables. Auprès de ses fournisseurs. . ce sont les opérations de fiscalité .des opérations qui traduisent les relations entre l’entreprise de l’Etat . .des opérations sur effets de commerce . services libéraux. . ses services quelquefois des éléments de son patrimoine immobilier. Les opérations usuelles de l’entreprise sont : . Les clients d’une entreprise peuvent être des clients anonymes. il s’agit des opérations d’achat et de vente .

la facture indique le mode de calcul permettant d’aboutir au « Net à Payer » en passant par le « Net Commercial ». 200 000 96 000 120 000 416 000 12 480 403 520 20 176 383 344 8 000 391 344 58 702 3 000 453 046 79 .1 – Le contenu d’une facture La facture est un document rédigé par un fournisseur qui détaille à son client la vente effectuée (vente de biens ou de services) et la somme à payer. EXEMPLE DE FACTURE Entreprise BESSALA. A partir du « Montant Brut » de la vente. Il crée deux flux opposés : un flux réel et un flux financier.avec ou sans majoration L’opération d’achat / vente lie deux agents économiques : l’acheteur (client) et le vendeur (fournissent). E Acheteur (Client) Schéma Flux réel (marchandise) R Vendeur (Fournisseur) R Flux financier (espèces ou dette) E 1.avec ou sans réduction .Un achat ou une vente peut se faire : . fournisseur de produits maraîchers Doit : Entreprise AYONA Facture N°38 Le 15/09/2001 200 kg d’oignons (200 x 1000) 120 kg de tomates (120 x 800) 100 kg de pommes de terre (100 x 1200) Montant brut Remise 3% Premier net commercial Remise 5% NET COMMERCIAL Transport NET HORS TAXE TVA 15% Emballages consignés NET A PAYER En votre aimable règlement sous 30 jours.

il s’agit de la méthode de l’inventaire permanent et celle de l’inventaire intermittent. Exemple 1 : Achat au comptant par espèces de marchandises pour 50 000 F a) Constatation de l’achat 601 Achat de marchandises 50. l’enregistrement des achats et des ventes de marchandises. les sorties étant évaluées sur la base de la valeur des stocks. Les mouvements des comptes permettent de connaître à tout moment (de façon permanente) la valeur des stocks. 1. En inventaire permanent.Pour les besoins de l’analyse.2 – Inventaire permanent et inventaire intermittent Il existe deux méthodes pour l’enregistrement des achats. des ventes et le suivi des mouvements des stocks . 32 Matières premières 36 Produits finis. de matières premières ou de produits finis se fait dans les comptes de stocks correspondants : 31 Marchandises. 1. par deux écritures. chacune.2.000 b) Constatation de l’entrée en stock 31 Marchandises 50 000 6031 Variation des stocks de Marchandises 50 000 80 .1 – L’inventaire permanent Selon cette méthode.000 57 Caisse 50. tout achat et toute vente de marchandises sont constatées. l’enregistrement comptable des différents éléments contenus dans une facture sera fait par étapes.

6031 Variation des stocks de Marchandises 60.000 701 Ventes de marchandises 80.Exemple 2 : Achat au comptant par chèque bancaire de matières premières pour 125 000 F 602 Achat de Matières Premières 52 Banque 125.000 31 Marchandises 60.000 b) Constatation de la consommation de marchandises et de la diminution du stock.000 32 Matières Premières 6032 Variation de Stocks de Matières Premières 125 000 125 000 Exemple 3 : Vente contre chèque bancaire pour 80 000 F de marchandises ayant coûté 60 000 F 1.Enregistrement de la vente.000 125.000 81 . 52 Banque 80.

2.1. les entrées et les sorties de marchandises sont enregistrées dans les comptes 601 Achat de marchandises et 701 Vente de marchandises En fin d’exercice. En cours d’exercice. le stock final est déterminé par un inventaire extracomptable (inventaire physique valorisé). remises.1 – Opérations d’achats de marchandises Exercice Enregistrement dans le livre – Journal les opérations suivantes de l’Entreprise AJAVON (inventaire intermittent) 1°) Achat de marchandises à crédit Achat à crédit le 01/07/2001 de marchandises pour 850 000 F CFA (facture AF 25) 2°) Achat de marchandises avec rabais.2. Le coût d’achat des marchandises vendues s’obtient par le calcul : Sorties = Stock Initial + Achats – Stock Final Ou Sorties (S) = Stock Initial (SI) + Achats – Stock Final (SF) CAMV = Achats – (SF – SI) Coût d’Achat des Marchandises Vendues = Achats – Variation des Stocks II – ILLUSTRATION DES DEUX SYSTEMES 2. – L’inventaire intermittent C’est la méthode préconisée par le SYSCOA. ristournes sur facture reçue 82 .

Brut : 450 000 C CFA. Montant brut 560 000 F CFA. Paiement en espèces de frais de transport : 40 000 F CFA 83 . Montant brut Remise 8% Rabais 5% Net commercial Escompte 2% Net financier 300 0000 24 000 13 800 262 200 5 244 256 956 5°) Achat à crédit de marchandises avec frais de transport Le 15/08/2001 reçu d’un fournisseur la facture D 28 pour notre achat de marchandises. 605 000 F CFA 6°) Achat de marchandises avec paiement au comptant de frais de transport Le 25/08/2001 Achat à crédit de marchandises pour 230 000 F CFA. port 45 000 F CFA Facture D 28 Montant brut……………………… 560 000 F CFA Port ……………………………… 45 000 F CFA NET A PAYER ………………….Le 05/07/2001 reçu la facture A14 du fournisseur KASSA pour achat de marchandises. Montant brut : 300 000 F CFA. reçue facture d’achat de marchandises à crédit pour 8 000 000 F CFA chez le Fournisseur SGGG Le 25/07/2001. reçue facture d’avoir : 8 000 000 x 7% = 560 000 4°) Achat de marchandises avec escompte commercial Le 30/07/2001 : Achat de marchandises au comptant avec paiement en espèce. rabais 5% Montant du rabais : 450 000 x 5% = 22 500 Montant net de la facture : 450 000 – 22 500 = 427 500 3°) Achat de marchandises avec rabais. ristournes hors facture Le 10/07/2001. rabais 5% escompte 2%. remise 8%. remises.

000 45.000.000 262.000 000 8.000 230.956 5.08 Achat de marchandises 601 Transport sur achat 611 Fournisseurs 401 Facture D 28 25 .000 850.09 230.CORRIGE 01 .08 601 7 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°….500 8.000 560.200 256.07 601 Achat de marchandises 57 Caisse 773 Escompte obtenu Facture B 42 15 .07 401 Fournisseur 601 Achat de marchandises 427.000 84 . 26 .07 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture F25 05 .07 Achat de marchandises 601 Fournisseurs 401 Facture SG GG N°… 27 .500 427.000 4 Facture AVN°… 30 .000 560.244 5 6 560.07 850.000 605.000 601 2 3 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture A4 10 .

vente de marchandises réglée par chèque.8 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°……… 40. Enregistrer ces opérations dans le livre journal de cette entreprise. Schéma de la facture Montant brut………………………………… 800 000 Remise……………………………………….000 2.000 000 C CFA remise 10% Net commercial : 1 000 000 x (100-10) % = 900 00. remise 7% (facture F19). Montant brut 2.800. ristournes accordés hors facture Le 08/10/2001 envoi a client SILGA de la facture N° B12 d’un montant de 3 700 000 F CFA Le 16/10/2001.000 85 .000 40. remises. 1°) Vente au comptant de marchandises Le 02/10/2001 : vente de marchandises à 700 000 F. remises.Opérations de ventes de marchandises Exercice Au cours du mois d’octobre 2001 l’entreprise BANGOURA a effectué les opérations suivantes de vente de marchandises.000 F CFA. vente à crédit de marchandises Montant brut de la facture (facture V11) : 1.2 .604. émission d’un avoir AV06 portant rabais de 5% sur la facture du 08/10/2001 Montant de l’avoir : 3 700 000 x 5% = 185 000 F CFA 4°) Vente avec escompte (réduction à caractère financier) Le 20/10/2001. 196 000 Net commercial………………………………2. 3°) Vente avec rabais. 2°) Vente avec rabais. ristournes sur facture Le 05/10/2001. Règlement par chèque bancaire.

800 (net à payer) 5°) Vente avec port à la charge du client (ventes départ) La 22/10/2001 expédition de marchandises Les frais de transport facturés par le transporteur s’élèvent à 45 000 F Le 25/10/2001.700.000 900.604. facturation de la vente de marchandises expédiées le 22/0/2001 (Facture montant brut 800 000 F CFA.700 000 3. Montant 35 000F CFA Le 30/10/2001.Escompte 5% ………………………………. port facturé en sus 50. 130 200 Net financier………………………………… 2.000 Facture V 11 08 .10 3. l’entreprise reçoit la facture M 15 du transporteur pour expédition de marchandises au client SIDATI.10 16 .800 130.000 185.0000 612 Transport sur ventes Fournisseurs 45.10 411 701 Clients Ventes de Marchandises Facture B12 Clients 411 701 Avoir AV 06 Banque Escomptes accordés Ventes de Marchandises 701 Facture F 19 20 .10 52 701 411 701 Banque Facture Clients 05 . la facture N°09 est adressée au client SIDATI relative à l’expédition du 28/10/2001.000 F CFA.10 Ventes de Marchandises 700. Montant de la facture 160 000 F CFA.473. remise 10%. escompte 3%. 6°) Vente avec port à la charge du fournisseur (ventes rendues) Le 28/10/201..473.200 2.000 Ventes de Marchandises 20 .000 Ventes de marchandises 900. 02 .000 45.000 52 673 2.000 86 .000 Ventes de Marchandises 700.10 185.

000 701 707 Facture… 28 . 2.000 Ventes de Marchandises Produits accessoires 720.401 411 673 Facture….10 .10 748.000 30 .000 Fournisseurs 35.400 21.10 160. 600.000 000 F CFA Travail à faire : Présenter le compte de résultat de l’entreprise BOLEMBISSA au 31 – 12 – 1998.000 F CFA Stocks final de matières premières…………………………..000 160. Clients Escomptes 25 . 310 000 F CFA Dotations aux amortissements……………………………… 300 000 F CFA Ventes de produits finis…………………………………… 5 500 000 F CFA Produits financiers…………………………………………… 200 000 F CFA Services extérieurs………………………………………… 230 000 F CFA Stock initial de matières premières………………………… 1.000 Ventes de Marchandises 701 Facture 09 EXERCICE La comptabilité de l’entreprise BOLEMBISSA fournit pour l’exercice 1998 les informations suivantes : Achat de matières premières…………………………………. 87 .800 000 F CFA Charges de personnel……………………………………… 1 300 000 F CFA Frais de Transport………………………………………… 200 000 F CFA Charges diverses…………………………………………… 280 000 F CFA Impôts et taxes………………………………………………. 612 Transports sur ventes 401 411 Facture M 15 Clients 35.300.000 F CFA Variations des stocks de produits finis…………………… .000 50.

500.500.000 5.000 F CFA 1.000 – 1 000 000 = 400 000 COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE BOLEMBISSA AU 3112-1998 CHARGES Achat de matières premières .500.000 F CFA 80.000 F CFA 1.400.900.050.000 F CFA 800.Variation de stocks de matières Transport Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements TOTAL DES CHARGES PRODUITS 2.000 F CFA 1.000 Résultat net (perte) 420. des stocks de prod.000 300.300.000 200.CORRIGE Calcule de la variation des stocks de matières premières : Variation des stocks= SF – SI = 600.300.000 F CFA 1.000 F CFA 1.500.000 Variat.000 Exercice La balance des comptes de l’entreprise GUEDERBAYE fournit les informations suivantes au 31-12-2000 : Achats de marchandises Achats de marchandises Charges de personnel Intérêts versés Subvention d’exploitation Variation des stocks de produits fabriqués Entes de produits fabriqués Escomptes obtenus Services extérieurs Impôts et taxes Impôts sur le résultat Reprises sur provisions d’exploitation Indemnités d’assurance (HAO) Vente de marchandises Stock initial de marchandises Stock final de marchandises 7.500.000 F CFA 3.000 F CFA 280.000 310.000 1. finis 800.000.000 TOTAL DES PRODUITS 4.320.000.000 400.000 F CFA 3.000 F CFA 12.000 Produits financiers 200.000 280.000 F CFA 75.000 F CFA 2.000 230.000 F CFA 950.000 F CFA 100.600.000 F CFA 88 .000 Vente de produits finis 5.000.

000 F CFA CORRIGE 1°) – Compte de résultat a) Calculs préalables Variation des stocks de marchandises SF – SI = 2.000 F CFA 29.Financières .200.500.000 F CFA Variation de stocks de matières premières SF – SI = 1.000 = 1.000 – 1.Stock initial de matières premières Stock final de matières premières Dotation aux amortissements et aux provisions : .000 F CFA 36.700.000 F CFA 70.700.500.Hors activités ordinaires Travail à faire 1°) Présenter le compte de résultat 2°) Calculer les soldes significatifs de gestion 1.Exploitation .000.000 = + 500.000 – 3.000 F CFA 1.200.000 F CFA 89 .

Variation de stocks .000 PRODUITS FINANCIERS 1.765.000 = 2.000 + 280.000 90 .400.600.500.5.500.000 800.000 1.000 Indemnités d’assurance 36.000 .000 + 1.000 75.500 TOTAL DES PRODUITS Dot aux am.Calcul des soldes significatifs de gestion a) Marge brute (MB) Marge brute = vente – coût d’achat des stocks vendus (Coût d’achat des stocks vendus = Achat – variation des stocks) * Marge brute sur marchandises = 12.000) = 12.500.900.000 .000 Ventes de produits fabriqués + Variation de stocks prod.000 .Achat de matières premières .(1.000 280.Dotation aux amort et prov CHARGES FINANCIERES 7.000 3.Impôts et taxes . 1.000 Ventes de marchandises + 1.050.000.(7.000) = 3.205.000.400.000 1.500. et prov.8.000.Services extérieurs .Variation de stocks .500. CHARGES (HAO) 80.000 18.780.000 Subvention d’exploitation .500.000.000 Escomptes obtenus 70.500.000 Intérêts versés Dot aux am.000 * Marge brute sur matières = 3.440.000 Impôts sur le résultat TOTAL DES CHARGES 2°) .b) COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE GUENDERBAYE AU 31-12-2000 CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITAION Achats de marchandises .000 950.880.Charges de personnel .500.500.000 .000 100.000 14. et prov.000 Reprise de provisions 1. (HAO) AUTRES CHARGES 29.000 .500.000 PRODUITS HAO 12.000.000 Résultat Net + 3.000 = 4.

000.000 c) Résultat d’exploitation (RE) R.E..000 – (116.130.180.000 91 .180.000 = 4.000 f) Résultat hors activités ordinaires (RHAO) RHAO = Indemnités d’assurances – Dotation aux amortissements et provisions HAO = 75.000 – 1.E = E.000 – 1.000) = 834.000.000 + 834.000 – 1.MB / Matières= Ventes produits fabriqués + variations des stocks de produits fabriqués .Charges de personnel 5.130.000 – 29.160.994.880.680.000 = 46.000 6 36.050.000 – (80.000 = 6.000 g) Résultat net d’exploitation RNE = RAO + RHAO – Impôt sur le résultat = 4.000 = 7.880.000 + 100.880.000 + 800. Financières) RF = 950.000 + 46.000 – 70.000 = 4.000) = 950.000 – 2.000 d) Résultat financier (RF) RF = Escomptes obtenus – (intérêt versés + Dotation aux Amortissements et prov.B. = 4.000 + 2.Impôts et taxes = 6.000 b) Excédent brut d’exploitation (EBE) EBE = VA.600.000 = 5.000 – 1.994.440. + Reprises sur provisions – Dotation aux Amortissements.000 e) Résultat des activités ordinaires (RAO) RAO = RE + RF = 4.160.500.000 = 4.000 a) Valeur ajoutée (VA) = Marge brute + Subvention d’exploitation = Services extérieurs .000 = 3.(achat matières – variations des stocks de matières) * Marge brute = 4.500.

1. énergies. A titre indicatif. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs et lors de ses ventes. ajoute à l’économie. produits intermédiaires. de par son activité. Lors de ses achats. comme son nom l’indique. prestations de services…) La valeur ajoutée est. dernier pays membre. La taxation de la TVA s’effectue à chaque stade de la production. la valeur supplémentaire que l’entreprise. BENIN Taux unique 18% 92 . LES DIFFERENTS TAUX APPLIQUES DANS L’UEMOA Les taux TVA varient selon les pays. C’est la différence entre la TVA qu’elle a collectée chez ses clients et celle qu’elle a payée à ses fournisseurs que l’entreprise reverse à l’Etat. C’est pourquoi on dit qu’elle est un impôt indolore pour le consommateur final qui est la personne qui la paye. dans le temps et selon la nature et l’objet des opérations d’achats et de ventes.1 – La Valeur Ajoutée La Valeur Ajoutée est la différence entre la Production et les Consommations intermédiaires ou Consommations en provenance de tiers (matières premières. elle facture une TVA à ses clients. L’entreprise n’est donc pas l’agent économique qui paye la TVA.CHAPITRE 6 LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1. produits en cours.2 – La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) La TVA est un impôt indirect appliqué sur la consommation des biens et services. On dit que l’entreprise est transparente pour la TVA. les taux suivants sont ceux appliqués dans les pays membres de l’UEMOA en 1996 à l’exception de la GUINEE BISSAU. La TVA est incorporée dans le prix de vente de chaque produit.

d’usage MALI Taux normal Taux réduit NIGER Taux normal Taux réduit Taux majoré SENEGAL Taux normal Taux réduit TOGO Taux normal Taux réduit 18% 16. on peut se demander en quoi la TVA est une taxe sur la valeur ajoutée.11% 15% 10% 17% 10% 24% 20% 10% 18% 7% 1.légal . Calcul de la TVA Au cours des opérations d’achats et de ventes. L’exemple illustratif ci-dessous permet de répondre à cette question.légal .3.BURKINA FASO Taux unique: COTE D’IVOIRE Taux normal . la TVA est calculée en appliquant le taux de TVA au prix de vente ou au prix d’achat hors taxes de la marchandise ou du service HT = Prix Hors Taxes Le client paye le prix toutes taxes comprises : TTC = HT + TVA TTC = Prix Toutes Taxes Comprises Le taux de TVA étant appliqué au prix hors taxe sans calcul de la Valeur Ajouté.d’usage Taux réduit . 93 .67% 20% 10% 11.

La scierie. L’ébénisterie fabrique des meubles et les revend en gros pour 800 000 FCFA à un magasin vendeur de meubles.Exemple illustratif Un forestier. producteur individuel coupe du bois brut et le vend pour 100 000 FCFA à une scierie. 94 . Le vendeur de meubles vend ses meubles à des clients pour une valeur de 1 500 000 FCFA. Tout au long du processus le taux de TVA appliqué est de 18%. après avoir œuvré le bois vend ce bois travaillé à une ébénisterie à 300 000 FCFA.

c'est-à-dire : (Taux de TVA) x (Total TVA produite) C’est bien le client qui paye cette TVA (270 000 F) 95 .TABLEAU ILLUSTRATIF DE LA TVA TVA TVA TVA ENCAISSEE PAYEE REVERSEE A LA A A L’ETAT VENTE L’ACHAT 18 000 (100 000 x 18%) 54 000 (300 000 x 18%) 144 000 (800 000 x 18%) 18 000 18 000 AGENTS ECONOMIQUES FORESTIER Bois brut 100 000 SCIERIE Bois travaillé 300 000 EBENISTERIE Meubles en gros 800 000 VENDEUR DE MEUBLES Meubles 1 500 000 VALEUR AJOUTEE 100 000 200 000 36 000 500 000 54 000 90 000 700 000 270 000 (1 500 000 x 18%) 144 000 126 000 CLIENT 270 000 TOTAL 1 500 000 1 500 000 x 18% = 270 000 Cet exemple montre que : La TVA reversée à l’Etat est bien égale à 18% x 1 500 000 F .

C’est la TVA sur Ventes ou TVA Facturée ou TVA Brute (compte 443 Etat. TVA facturée ou crédit de TVA) Lorsqu’elle achète des biens et services.1. C’est la TVA récupérable (compte 4451 TVA récupérable sur immobilisations et Compte 4452 TVA récupérable sur achats) 96 .1. l’entreprise collecte auprès de ses clients une TVA. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs.4 – Calculs sur la TVA TVA = TTC – HT HT = TVA x HT = TTC = HT + TVA TTC = t= t= II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2. Mécanisme de la TVA A l’occasion de ses ventes.

TVA due ou crédit de TVA 4451 TVA récupérable sur immobilisations 4452 TVA récupérable sur achats Exemple Le 5 mai 2009. l’entreprise fait la différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable. 2. réglés par chèque bancaire 97 . l’entreprise BALMA achète des marchandises à crédit 3 000 000 FCFA HT. La TVA due du Mois N est payable au plus tard à la fin du Mois N+1 NB Cette règle qui en vigueur selon le SYSCOA n’est plus respectée par tous les pays. Lorsque la TVA facturée excède le total de T VA récupérable (sur immobilisations et sur achats de biens et services).2 .Règle du décalage de la TVA La règle est celle du décalage de la TVA sur Achats.TVA récupérable sur Immobilisations (Mois N) – TVA récupérable sur Achat (Mois N-1). 2. c’est elle qui est reversée au Trésor. Le 12 mai 2009. alors l’excédent de TVA récupérable sur la TVA facturée est un crédit de TVA et sera déduite de la TVA facturée du mois suivant. la différence positive est la TVA due . TVA due ou crédit de TVA). Lorsque la TVA facturée d’un mois donné est inférieure au total de TVA récupérable imputable à ce mois. Cette différence est la TVA due ou le crédit de TVA (compte 444 Etat. TVA facturée 444 Etat. Ainsi.A la fin de chaque mois. TVA due (Mois N) = TVA facturée (Mois N) .3 – Comptabilisation de la TVA Plan de comptes : 443 Etat. elle vend des marchandises au comptant 4 800 000 FCFA HT. en tenant compte du décalage éventuel de la TVA récupérable sur achats de biens et services.

Ecritures au Journal N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 05/05/09 4452 601 401 (Facture A…) 12/05/09 52 443 701 (Facture V…) 18/05/09 98 DEBIT CREDIT débités crédités TVA récupérable sur achats Achat de marchandises Fournisseurs 540 000 3 000 000 3 540 000 Banques Etat. 5 664 000 864 000 4 800 000 . elle achète un photocopieur au comptant 2 000 000 FCFA HT réglés par chèque Le 31 mai. Travail à faire Passer au Livre-journal les écritures de ce mois de mai 2009. elle vend des marchandises à crédit à 2 500 000 FCFA HT Le 28 mai 2009. l’entreprise paye par chèque la TVA due du mois. l’entreprise paye par chèque bancaire les honoraires d’un consultant : 1 500 000 FCFA HT Le 23 mai 2009. TVA facturée Ventes de marchand. le décalage de la TVA et que la TVA récupérable sur achat de biens et services du mois d’avril s’élevait 85 500 FCFA.Le 18 mai 2009. Taux de TVA : 18%. sachant que l’entreprise pratique le système de l’inventaire intermittent.

sur imm. (Client …Facture …) 28/05/09 2 950 000 450 000 2 950 000 2442 4451 52 Matériel informatique TVA récup. Banques (Achat ordinateur Facture N° …) 31/05/09 2 000 000 360 000 2 360 000 443 444 4451 4452 Etat. TVA due TVA récup. TVA facturée Etat. TVA facturée Ventes de marchand. Honoraires Banque (Facture honoraires N°…) 23/05/09 270 000 1 500 000 1 770 000 411 443 701 Clients Etat. sur ach. (Déclaration TVA du mois) 31/05/09 1 314 000 868 500 360 000 85 500 444 52 Etat. TVA due Banques (Règlement TVA du mois) 868 500 868 500 99 .4454 6324 52 TVA récupérable sur services extér. sur imm TVA récup.

TVA facturée : 864 000 F + 450 000 F = 1 314 000 F TVA récupérable sur immobilisations (Mai) : 360 000 F TVA récupérable sur biens et services (Avril) : 85 500 F Donc. TVA due (Mai) : 1 314 000 – 360 000 – 85 500 = 868 500 F 100 .

Composition des charges de personnel Les charges de personnel regroupent La rémunération brute La rémunération brute est le revenu brut auquel un individu à droit en tant qu’employé d’une entreprise. I – LES CHARGES RELATIVES AU PERSONNEL Les charges relatives au personnel sont de deux catégories : les charges de personnel. le terme « personnel » désigne : Les dirigeants Les employés Les ouvriers de ladite entreprise Le SYSCOA. malgré l’absence de contrat de travail en ce qui concerne ce type de personnel.1.1. considère que le personnel intérimaire fait partie du personnel de l’entreprise. La rémunération brute. la rémunération de employés exerçant dans les bureaux et qui sont payés forfaitairement par mois est désignée sous le terme d’appointements. 101 . de l’Etat et. les impôts et taxes sur rémunérations.1. Stricto sensu. Les cotisations patronales Ce sont des charges que supporte l’entreprise en tant qu’employeur. indirectement au profit du salarié dans le cadre de la sécurité sociale de celui-ci. en vertu du principe de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique. charges supportées au profit des organismes de sécurité sociale. 1.CHAPITRE 7 LES CHARGES DE PERSONNEL Dans une entreprise. en réalité. Les charges de personnel 1. le terme salaire désigne la rémunération des ouvriers qui travaillent sur les chantiers ou dans les ateliers .

Le salaire de base peut être mensualisé en multipliant en multipliant le taux horaire par le nombre moyen d’heures de travail effectuées pendant le mois.Rémunération brute = Rémunération de base + Heures supplémentaires + Primes et gratifications + Indemnités + Avantages en nature  La rémunération de base Elle équivaut soit à un salaire soit à des appointements Le salaire payé à un ouvrier est déterminé sur la base d’un salaire horaire. Exemple : Indemnité de logement Indemnité de sujétion 102 . Pour un mois.  Les heures supplémentaires Toute heure de travail effectuée par un travailleur au-delà du nombre hebdomadaire d’heures de travail fixé par le droit du travail est une heure supplémentaire.  Les primes Les primes sont des rémunérations dont bénéficient les travailleurs mais qui ne dépendent pas directement de leurs activités .  Les indemnités Les indemnités sont des majorations de revenus qui sont versées aux travailleurs afin de leur permettre de mener efficacement leurs activités. le taux horaire est majoré successivement par tranches supplémentaires d’heures accomplies. Exemples : Primes d’ancienneté Primes de fin d’année Primes de productivité Primes de travail de nuit Etc. Pour le calcul de la somme due au titre des heures supplémentaires. il s’obtient en multipliant le salaire horaire par le nombre d’heures œuvrées par le salarié pendant la période. les primes dépendent de conventions collectives ou d’accords.

œuvres sociales internes 425 Représentants du personnel 427 Personnel-Dépôts 43 Organismes sociaux 431 Sécurité sociale 432 Caisse de retraite complémentaire 433 Autres organismes sociaux 44 Etat et Collectivités publiques 103 . Comptabilisation des charges de personnel 1.2. saisies-arrêts 424 Personnel.Indemnité de déplacement Indemnité de fonction Indemnité de caisse  Les avantages en nature Dans certaines entreprises.1. avances et acomptes 422 Personnel. oppositions. Exemple : Logement Moyen de transport Nourriture Lorsque les travailleurs bénéficient d’immobilisations. celles-ci les charges de personnel correspondantes sont équivalentes à la valeur locative de ces immobilisations mises à disposition.1.2. 1. rémunérations dues 423 Personnel. Leur évaluation est souvent forfaitaire. Les comptes et sous-comptes utilisés 66 Charges de Personnel 661 Rémunérations directes versées au personnel national 662 Rémunérations directes versées au personnel non national 663 Indemnités forfaitaires versées au personnel 664 Charges sociales 666 Rémunérations et charges sociales de l’exploitant individuel 667 Rémunérations transférées du personnel extérieur 668 Autres charges sociales 42 Personnel 421 Personnel.1. certaines catégories de personnel bénéficient de biens et services appelés avantages en nature.

1.1.442 Etat. en tant qu’employeur. Ecritures au Journal Le compte 66 Charges de personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 422 Personnel – Rémunérations dues est crédité Ces comptes sont respectivement débités et crédités du montant des rémunérations brutes 1.2. Autres Impôts et Taxes 447 Etat.2. Les impôts et taxes sur la rémunération 1.2. Définition Cette catégorie de charges est supportée par l’entreprise. Comptabilisation Le compte 64 Impôts et Taxes est débité Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant desdits impôts et taxes Exemple Déclarations sociales de notre entreprise pour le mois d’août 2009 : Cotisation-retraite 1 750 000 Accident de travail 310 000 Taxe d’apprentissage 200 000 Taxe professionnelle 250 000 Règlement par chèque 104 .1. Impôts retenus à la source 1. au profit de l’Etat ou des collectivités publiques. Ces impôts sur rémunérations ne sont pas directement comptabilisés comme des charges de personnel.3. Comptabilisation des charges patronales Le compte 66 Charges de Personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 423 représentants du personnel Ou est crédité Le compte 43 Organismes sociaux Ces comptes sont respectivement débités ou crédités du montant des cotisations patronales.2. 1.1.2.2.

Les cotisations sociales donnent droit au travailleur.1. Les cotisations sociales Les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires sur les rémunérations brutes du personnel. Elles sont opérées par l’employeur qui les reverse directement à un organisme de sécurité sociale. Composition des retenues Obligatoires ou conventionnelles.Les écritures à passer au Journal sont les suivantes : 66 43 Charges de personnel Organismes sociaux (Constatation des cotisations retraite et accident du travail) 2 060 000 2 060 000 64 44 Impôts et Taxes Etat et Collectivités Publiques (Constatation de la taxe patronale et de la taxe professionnelle) 450 000 450 000 43 44 52 Organismes sociaux Etat et Collectivités Publiques Banques (Règlement cotisations sociales et impôts et taxes mois d’août) 2 060 000 450 000 2 510 000 II – LES RETENUES SUR REMUNERATIONS 2. dans l’immédiat ou à terme. 105 . de la famille.1. du chômage etc. 2.1. les retenues qui peuvent être opérées sur la rémunération du personnel sont de quatre types essentiels. à des prestations dans le domaine de la santé.

Les oppositions L’opposition fait généralement suite à un jugement par saisie-arrêt.Rémunérations dues est débité Le compte 43 Organismes sociaux est crédité du montant des cotisations sociales Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant de l’impôt dû par le personnel Le compte 421 Personnel Avances et acomptes est crédité du montant des avances et acomptes Le compte 423 Personnel Oppositions Saisies Arrêts est crédité Exemple Du livre de paye de la Société VIALUX on obtient les informations suivantes : Salaires bruts 12 800 000 Retenues : Sécurité sociale. Comptabilisation des retenues Le compte 422 Personnel . l’octroi d’avances et d’acompte se traduit par l’écriture suivante : Un sous-compte de 421 Personnel – Avances et acomptes est débité du montant des sommes accordées contre le crédit d’un compte de trésorerie 2. En comptabilité.3. sont calculées sur une fraction seulement de la rémunération .Certaines cotisations sociales sont calculées sur le total de la rémunération : elles sont dites « déplafonnées ».2. pour cette raison. l’entreprise peut être amenée à leur verser des sommes d’argent avant la prochaine paye : les sommes ainsi adoptées sont appelées « avances » ou « acomptes ».1. Ces avances et acomptes sont retenus. L’Impôt sur le revenu Cet impôt constitue une contribution obligatoire du salarié aux dépenses publiques. membres de son personnel de faire face à des difficultés financières. Sa base de calcul est le revenu brut imposable. 2. D’autres. Les avances et acomptes Afin de permettre à des personnes. elles sont dites « plafonnées ». par contre.4.2.1. sur le salaire des employés qui en ont bénéficié. à la prochaine paye. 2. La somme correspondante est retenue sur le salaire du travailleur et reversée à ses créanciers.1. 2. maladie 700 000 Chômage 500 000 Impôt sur le revenu 780 000 106 .

Impôts retenus à la source 12 800 000 12 800 000 422 2 680 000 300 000 400 000 1 200 000 780 000 107 .Oppositions Avances et acomptes 400 000 300 000 Il vous est demandé de présenter les écritures relatives aux salaires et retenues Ecritures au Journal 66 Charges de personnel 422 Personnel – Rémunérations dues (Comptabilisation des salaires bruts) Personnel – Rémunérations dues 421 Personnel-Avances et 423 Acomptes 43 Personnel-Oppositions 447 Organismes sociaux Etat.

Pour effectuer des corrections en comptabilité.CHAPITRE 8 CORRECTIONS DES ERREURS EN COMPTABILITE Les erreurs possibles en comptabilité sont de diverses natures : Erreurs de montant. et en vérifiant si cette différence correspond ou non à une opération mal enregistrée. Exemple Achat d’une machine de bureau au comptant 2 960 000 F payés par chèque. TVA 18%. non enregistrée ou à un mauvais calcul. les enregistrements doubles ou les omissions d’écritures n’ont pas d’incidence arithmétique apparente.La contre-passation totale Elle consiste à annuler l’écriture erronée en passant l’écriture inverse. inégalités entre les soldes des relevés bancaires ou CCP et les soldes des comptes « Banques » et « CCP » dans la comptabilité de l’entreprise. Par contre. au niveau de la balance ou d’un mauvais report dans le Grand-Livre Erreurs de compte lorsqu’un compte est mouvementé à la place d’un autre Les erreurs de montant au niveau du Grand-Livre ou de la balance ont une incidence arithmétique apparente (ces cas sont les plus fréquents). Elles peuvent provenir d’erreurs de calcul au niveau de documents extra-comptables. Elles peuvent être décelées en faisant la différence entre les deux totaux des montants (débits et crédits) d’une part et les deux totaux des soldes (débiteurs et créditeurs) d’autres part. ensuite à passer la bonne écriture.1 .La Contre-passation 1. Le comptable a passé l’écriture suivante : 2441 4451 521 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Achat matériel au comptant 2 690 000 484 200 3 174 200 108 . Ce type d’erreurs est généralement révélé grâce à des informations extra-comptables (réclamations de clients ou de fournisseurs. trois catégories de techniques sont utilisées : Le procédé de la contre-passation qui comprend :  la contre-passation totale  la contre-passation partielle Le procédé de l’ajustement La méthode algébrique qui se présente sous deux formes :  la méthode du complément à zéro  la méthode de l’opposé du nombre I .

Avances et Acomptes » Ecriture de correction par contre-passation partielle 421 661 Personnel.Ecritures de correction 521 2441 4451 Banque Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Annulation de l’écriture erronée 2441 4451 52 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Rectification de l’écriture 2 960 000 532 800 3 492 800 3 174 200 2 690 000 484 200 1. le comptable a passé l’écriture suivante 661 521 Rémunération directe au personnel Banque Avance au personnel 500 000 500 000 L’erreur est la suivante : les avances faites au personnel ne sont pas éléments de rémunération.2 – La contre-passation partielle Elle consiste à annuler et rectifier en un seul article l’écriture erronée Exemple Pour une avance faite au personnel de 500 000 FCFA. Avances et acomptes 500 000 Rémunération directe du personnel Annulation et modification de l’écriture erronée 500 000 II – L’ajustement L’ajustement est utilisé pour la correction d’erreurs de montants. Le comptable a passé l’écriture suivante : 109 . Le Compte « 661 Rémunération directe au personnel » ne doit donc pas être utilisé ici mais plutôt le Compte « 421 Personnel. Il consiste à corriger l’écriture erronée en ajoutant dans les comptes les sommes manquantes ou en retranchant des comptes les sommes excessives Exemple 1 Une facture d’électricité qui s’élève à 15 900 FCFA a été réglée en espèces.

retranchant ses autres chiffres de 9 . le comptable a passé l’écriture suivante : 605 57 Autres achats Caisse 10 926 10 926 Le montant comptabilisé par excès est 10 926 – 10 629 = 297 FCFA qu’il faut donc retrancher 57 605 Caisse Autres achats Rectification de l’écriture erronée 297 297 III .1 – Le complément à zéro Le complément à zéro d’un nombre est le nombre qu’il faut lui ajouter pour obtenir Zéro. C’est l’expression comptable de l’opposé d’un nombre On obtient le complément à zéro d’un nombre en : .605 57 Autres achats Caisse 15 600 15 600 Il y a une insuffisance de 300 FCFA à ajouter 605 57 Autres achats Caisse Rectification de l’écriture erronée 300 300 Exemple 2 Pour une facture d’eau de 10 629 FCFA payés en espèces.La méthode algébrique 3.faisant précéder le nombre ainsi obtenu de 1 Exemple 110 .retranchant son dernier chiffre significatif à droite de 10 .

on obtient 0 983 500 + 1 016 500 = 0 000 000 Exemple Pour un règlement par chèque de 835 000 FCFA fait par un client.Complément à zéro 983 500 9 9 9 10 .9 8 3 5 0 0 ī 0 1 6 5 0 0 En additionnant le nombre 983 500 et son complément à zéro. le comptable a passé l’écriture suivante : 25/01 57 411 Règlement client Caisse Client 835 000 853 000 Il y a ici deux erreurs : Le compte Caisse ne devait pas être utilisé mais plutôt le compte Banque Le montant de 853 000 est erroné Complément à zéro de 835 000 9 9 10 8 3 5 0 0 0 1 6 5 0 0 0 ī Le complément à zéro de 835 000 est 1 165 000 Complément à zéro de 853 000 9 9 10 .8 5 3 0 0 0 1 1 4 7 0 0 0 Le complément à zéro de 853 000 est 1 147 000 25/01 57 411 Caisse Client Annulation de l’écriture erronée 02/02 1 165 000 1 147 000 111 .

l’enregistrement exact est ensuite opéré » Ecriture erronée 605 401 Autres achats Fournisseurs 2 000 000 2 000 000 Annulation 605 401 Autres achats Fournisseurs (Annulation de l’écriture erronée) -2 000 000 -2 000 000 Passation de l’écriture correcte 24 401 Matériel Fournisseurs (Achat mobilier Facture N°…) 2 000 000 2 000 000 112 .2 – L’opposé d’un nombre L’article 20 du SYSCOA stipule : « Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés .52 411 Banque Client Correction de l’écriture erronée 835 000 835 000 3.

électricité. 1. l’entreprise de prestation de services. l’exploitation agricole.L’ACHAT DES MATIERES ET FOURNITURES La production fait intervenir : les matières premières et fournitures liées qui sont destinées à être incorporées dans les produits. L’enregistrement des opérations d’achats de matières et fournitures obéit aux mêmes règles que celui des opérations d’achat de marchandises. des achats non stockables (eau. Dans la catégorie des entreprises de production.1 – Les comptes utilisés 60 Achats et variation des stocks 602 Achats de matières premières et fournitures liées 603 Variations des stocks de biens achetés 6032 Variations des stocks de matières premières et fournitures liées 6033 Variations de stocks d’approvisionnements. on compte l’entreprise industrielle. I . à la location ou à être fournis. l’entreprise artisanale. autres énergies. fournitures d’entretien etc.) et d’autres approvisionnements qui contribuent à la transformation des matières et fournitures liées en produits finis. Le processus de production connaît plusieurs étapes allant de l’achat des moyens de production à l’achèvement des produits.CHAPITRE 9 ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION L’activité des entreprises de production consiste en la transformation des matières et fournitures pour produire des biens et services destinés à la vente. 604 Achats stockés de matières et fournitures consommables 605 Autres achats 113 .

....1 – Enregistrement en inventaire permanent Pour les matières et fournitures stockables en particulier................1...................................................... 30 000 Net commercial .................................................................... transport réglé en espèces : 10 000 FCFA Le 27/06/09 : Réception de la facture d’avoir N°42 portant retour du 22/06/09 Détail des factures Facture A.42 Brut : ................................................. 250 000 Remise 6% ................................................................................................. Exemple Le 12/06/2009 : Achat de matières premières contre chèque bancaire................................... port 25 000 FCFA (Facture A 503) Le 15/06/2009 : Règlement de la facture d’électricité 30 000 FCFA en espèce (quittance N° 4365) Le 22/06/09 : Retour de la moitié des marchandises des matières premières du 12/06/2009 pour raison de non-conformité .... escompte 2%....2.. les comptes d’achat et variations des stocks et les comptes de stocks concernés seront mouvementés en constatant les achats ou les retours sur achats d’une part et respectivement les entrées ou sorites de stocks d’autre part....... 15 000 Net commercial ... 25 000 NET A PAYER ..2 – L’enregistrement comptable 1. 230 300 Port ... 10 000 AVOIR NET .............. 4 700 Net financier ................................................ 500 000 Remise 6% .............. brut 500 000 FCFA..... 460 600 Port ......................................................................... 485 600 Facture AV.............. 235 000 Escompte 2% ...................... 9 400 Net financier ...............................503 Brut : ............ 470 000 Escompte 2% ......... 240 300 Ecritures au journal 114 ............................ remise 6%.......

les entrées et les sorties de sttocks ne sont pas enregistrées en cours d’année.2 . 42) d° Variation de stock de matières Matières premièr. liées (Sortie de stock) DEBIT CREDIT débités crédités 602 611 52 773 470 000 25 000 485 600 9 400 32 6032 470 000 470 000 605 57 30 000 30 000 6113 57 10 000 10 000 401 773 602 6113 240 300 4 700 235 000 10 000 6032 32 235 000 235 0 1. Les écritures à passer sont donc identiques à celles de l’inventaire permanent à l’exception des écritures qui mouvementent les comptes de stocks 115 .503) d° Matières premières et fournitures liées Variation de stocks de matières (Constatation de l’entrée en stock) 15/06/09 Autres achats Caisse (Electricité. Pièce de caisse N°) 22/06/09 Transport pour le compte de tiers Caisse (Pièce de caisse N°…) 27/06/09 Fournisseurs Escompte obtenus Achat de matières premières Transport pour compte de tiers (Facture AV. et fourn.Enregistrement en inventaire intermittent En inventaire intermittent.2.N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 12/06/09 Achats de matières premières Transport sur achats Banques Escomptes obtenus (Facture A.

N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 6032 32 30/06/09 Variation de stocks de matières 345 000 Matières premières et fourn.2 – En inventaire intermittent En cours de période. on n’enregistre pas les sorties de stock en inventaire intermittent . II . donc.UTILISATION DES MATIERES ET FOURNITURES 2. 116 .et les comptes de variation de stocks (2ème et 6ème articles de l’exercice cidessus).1 – Enregistrement en inventaire permanent En cours d’année. les sorties de stock pour utilisation dans les ateliers est constatée en débitant le compte 6032 Variations de stocks de matières créditant le compte 32 matières premières et fournitures liées. Exemple Le 30/06/09 : Sortie de 345 000 FCFA de matières premières pour utilisation dans les ateliers. liées (Bon de sortie N°…) 345 000 2. aucune écriture n’est à passer.

rebuts. C’est en fin d’année que ce constat revêt toute sa signification. les comptes correspondant ne fonctionnent donc pas en cours d’exercice. Comme par dérogation à la règle de l’inventaire permanent.CONSTATION DE LA PRODUCTION EN COURS DE PERIODE 3.2 . matières de récupération) 3. Par contre. ils n’ont pas encore atteint le stade de produits finis ou de services finis.1 – Enregistrement en inventaire permanent Des produits ou des services sont qualifiés de « produits en cours » ou de « services en cours » si à la date considérée. C’est donc à la clôture de l’exercice comptable que ces produits en cours et services en cours sont évalués et comptabilisés. En inventaire permanent.2. les produits finis et les produits intermédiaires et résiduels sont évalués à leurs coûts de production par le biais de la comptabilité analytique ou à l’aide de calculs extra-comptables.III . les comptes 117 .L’enregistrement comptable 3. 351 Etudes en cours 352 Prestations de services en cours 36 Produits finis 37 Produits intermédiaires et résiduels 371 Produits intermédiaires 372 Produits résiduels (déchets. en cours d’année.1 – Les comptes à utiliser Les comptes à utiliser pour constater les étapes de la production sont les comptes de production 34 Produits en cours Il s’agit des produits en voie de formation ou de transformation à la clôture de l’exercice 341 Produits en cours 342 Travaux en cours 343 Produits intermédiaires en cours 344 Produits résiduels en cours 35 Services en cours Il s’agit des études et prestations en cours d’exercice dont la remise n’est pas intervenue.

36 Produits finis et 37 Produits intermédiaires et résiduels sont débités en cours d’exercice. en contrepartie. ou un de ses sous-comptes. la société MONDAKO a achevé la production de produits finis d’un coût global de 3 125 000 FCFA N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 36 736 Produits finis Variation des stocks de produits finis (Entrée en stock) 3 125 000 3 125 000 3. Exemple Le 14/07/2009. le compte 73 Variation des stocks des biens et services produits est crédité. et.2. 73 Variation des stocks de biens et services produits 734 variations des stocks de produits en cours 735 Variations des stocks des en-cours de services 736 Variations des stocks de produits finis 737 Variations des stocks de produits intermédiaires et résiduels 7371 Variations des stocks de produits intermédiaires 7371 Variations stocks de produits résiduels. du coût de production des produits entrés en stock.2 – En inventaire intermittent Aucune écriture n’est à passer en cours d’exercice car la régularisation intervient en fin d’exercice. 118 .

les produits peuvent être généralement vendus.IV . Il en est de même pour les prélèvements de biens sur les stocks produits par l’entreprise pour ses besoins propres ou ceux de son personnel.2. on crédite le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte par le débit du compte d’immobilisation correspondant. 119 . du coût de production des travaux faits par l’entreprise pour elle-même. 4.3 – Immobilisation des produits finis Les immobilisations et les services produits par l’entreprise pour elle-même son enregistrés dans le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte.UTILISATION DE LA PRODUCTION Selon leurs natures. Enregistrement de la vente en inventaire intermittent Seule la vente sera constatée en cours de période comme en inventaire permanent. La sortie de stock 736 Variation des stocks de produits finis (débité) 36 Produits finis (crédité) au coût de production des produits finis sortis. La constatation de la vente un compte de tiers ou de trésorerie sera débité par la crédit du compte 706 Ventes de produits finis. Remarque : Lorsque la production à immobiliser a été préalablement enregistrée en stock. Cependant au lieu de constater une vente à proprement parler. 4. En inventaire permanent ou en inventaire intermittent. 4. immobilisés ou réintégrés dans le processus de production.1. Vente de produits finis : enregistrement en inventaire permanent Deux écritures doivent être passées : la sortie de stock et la constatation de la vente. l’enregistrement se fait selon les mêmes principes que l’enregistrement d’une vente. il convient la constater la sortie en inventaire permanent.

V - UTILISATION DES PRODUITS INTERMEDIAIRES ET RESIDUELS 5.1 - Vente de produits intermédiaires et résiduels La vente s’enregistre en inventaire permanent et en inventaire intermittent de la même manière que celle des produits finis.

5.2 – L’utilisation pour des productions ultérieures 5.2.1 - En inventaire permanent L’enregistrement des sorties pour l’utilisation se fait en : créditant le compte 37 Produits intermédiaires et résiduels du coût de production et en débitant compte 73 Variation des stocks de biens et services produits. 5.2.2 - En inventaire intermittent La régularisation des sorties s’effectue en fin d’année par virement des soldes initiaux et constatation des stocks finals.

VI - DETERMINATION DE LA MARGE BRUTE SUR MATIERES La marge brute sur matières produites par l’entreprise se calcule en fin de période en faisant la différence entre le montant des ventes de produits et le coût de production de ces produits Le compte utilisé est le compte 1322 Marge brute sur matières qui est un sous-compte du compte 13 RESULTAT DE L’EXERCICE 6.1 – Détermination de la marge brute en inventaire permanent Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES

est débité contre le crédit des comptes 602 Achats de matières premières et fournitures
120

6032 Variations de stocks de matières premières et fournitures liées (cas d’un solde débiteur) Ces comptes sont ainsi soldés Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES est ensuite crédité contre le débit des comptes

702 Vente de produits finis 703 Vente de produits intermédiaires 704 Ventes de produits résiduels 705 Vente de travaux facturés 706 Services vendus 72 Production immobilisée 73 Variation des stocks de biens et services produits (cas d’un solde créditeur)

Remarque Au cas où les soldes des comptes 73 et 6032 sont respectivement débiteur et créditeur, ces comptes sont respectivement crédité et débité, le compte 1322 jouant en contrepartie. 6.2 - Détermination de la marge brute en inventaire intermittent On procède dans un premier temps à la reconstitution des comptes de variations des stocks de matières premières et fournitures liées et de variations des stocks de produits en annulant les stocks initiaux et en constatant les stocks finals. La détermination de la marge brute sur matières s’opère alors comme en inventaire permanent.

121

CHAPITRE 10

TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS

I - LES AMORTISSEMENTS 1.1. La notion d’amortissement Pour réaliser son activité, l’entreprise dispose de divers éléments d’actif : des constructions, du matériel et outillage, du matériel de transport, du mobilier de bureau Etc. Ces biens présentent les caractéristiques suivantes : ils ont pour vocation de demeurer longtemps dans l’entreprise ; c’est pourquoi on les appelle « actifs immobilisés » ; ils s’usent par l’usage, le temps ou l’obsolescence.

Il est donc nécessaire : de répartir sur plusieurs exercices (sur leur durée de vie), la charge que représente leur achat de penser à leur remplacement. Le mécanisme de l’amortissement permet de répondre à ce double souci. 1.2. Définition de l’amortissement 1.2.1. Définition générale L’amortissement est la « réduction irréversible, répartie sur une période déterminée, d’un montant porté à certains postes du bilan »

122

Cette définition concerne aussi bien l’amortissement des immobilisations que l’amortissement – remplacement d’un emprunt. 1.2.2. Définition plus stricte de l’amortissement pour dépréciation L’amortissement pour dépréciation est la « constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, du changement de technique et de toute autre cause ». 1.2.3. Définition de l’amortissement selon le SYSCOA Le plan Comptable Général SYSCOA définit l’amortissement comme suit : « L’amortissement est la constatation comptable obligatoire d’une dépréciation certaine et irréversible des immobilisations » Ou encore : L’amortissement est « l’amoindrissement de la valeur d’une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage ou en raison du changement de techniques, de l’évolution des marchés ou de tout autre cause » 1.3. Champ couvert par les amortissements L’amortissement concerne aussi les charges activées telles que les charges immobilisées, les frais de recherche développement Dans l’ensemble, les éléments d’actif immobilisé concernés par l’amortissement appartiennent à la classe 2: 20 Charges immobilisées 201 Frais d’établissement 202 Charges à répartir sur plusieurs exercices 206 Primes de remboursement des obligations 21 Immobilisations incorporelles 211 Frais de recherche développement 212 Brevets, licences, concessions et droits similaires 213 Logiciels 214 Marques 217 Investissements de création 218 Autres droits et valeurs incorporels 219 Immobilisations incorporelles en cours
123

22 Terrains 221 Terrains agricoles et forestiers 224 travaux de mise en valeur des terrains 225 Terrains de gisements 229 Terrains en cours 23 Bâtiments. frais d’acquisition des immobilisations…) .202 Charges à répartir sur plusieurs exercices (charges différées. de publicité et de lancement.211 Frais de recherche et de développement de charges immobilisées : . agricoles et commerciaux mis en commerciaux 238 Autres installations et agencements 239 Bâtiments et installations en cours 24 Matériel 241 Matériel et outillage industriel et commercial 242 Matériel et outillage agricole 243 Matériel d’emballage récupérable et identifiable 244 Matériel et mobilier 245 Matériel de transport 246 Immobilisations animales et agricoles 247 Agencements et aménagements du matériel 248 Autres matériels en cours 249 Matériel en cours 25 Avances et acomptes versées sur commandes d’immobilisations Le SYSCOA distingue deux types de charges activées . installations techniques et agencements 231 Bâtiments industriels. agricoles. agricoles. charges à étaler. administratifs et commerciaux sur sol d’autrui 233 Ouvrages d’infrastructure 234 Installations techniques 235 Aménagement des bureaux 237 Bâtiments industriels. administratifs et commerciaux sur sol propre 232 Bâtiments industriels.201 Frais d’établissement (frais de constitution. d’augmentation de capital…) .206 Primes de remboursement des immobilisations 124 . il s’agit : d’immobilisations incorporelles : .

licences Autres immobilisations corporelles Immeubles Autres constructions Matériel Matériel de transport Mobilier et Matériel de bureau Terrains exploités (gisements) 1. 125 2 à 5% 5% 2% 4% 10% 10% 20% 20% 25% 10% 10 à 20% 20% .1.5. Taux d’amortissement Eléments non amortissables Fonds de commerce Terrains non exploités Autres immobilisations corporelles en cours Taux usuels d’amortissement Bâtiments commerciaux Bâtiments industriels Maisons d’habitation Bureaux Aménagements et installations Matériel et outillage fixe Moteurs Automobiles Camions Mobilier de bureau Matériel de bureau Brevets 1.l’amortissement linéaire . Les types d’amortissement Les deux types d’amortissement les plus connus sont : .4.l’amortissement dégressif. Eléments amortissables et éléments non amortissables Eléments amortissables Frais d’établissement Brevets.6.

000.000 FCFA 126 . la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de jours (on compte l’année pour 360 et chaque mois pour 30 jours) La Valeur Nette Comptable (VNC) de l’immobilisation à la fin d’une Année N est la valeur d’entrée de ladite immobilisation diminuée de la somme des amortissements pratiqués jusqu’à la fin de cette Année N. VNCN = Valeur d’entrée .∑(Dotations aux amortissements de l’Année 1 à l’Année N) Exemple 1 Immobilisation de 1.000 FCFA Durée de vie : 5 ans Taux d’amortissement t = 20% (Taux d’amortissement linéaire fixe) Annuité d’amortissement fixe : A= = 200.1. Amortissement linéaire L’amortissement se fait à partir de la date de mise en service du bien à amortir L’annuité d’amortissement est constante Le taux d’amortissement linéaire est : exprimée en années ou où d = durée de vie du bien si d est exprimé en mois En cas d’acquisition de l’immobilisation en cours d’année.1.6.

Elle a une durée de vie de 4 ans et est amortissable linéairement Dresser son tableau d’amortissement Taux linéaire : = 25% Annuité d’amortissement 200.000 0 Annuité constante : 3 000 000 x 25% = 750 000 FCFA Annuité de la première année (2009) 3 000 000 x 25% x = 543 750 FCFA 127 .000 200.000 200.000 1.000.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 1ère 2ème 3ème 4ème 5ème 1.000 1.000 400. le 5 février 2009 a été mise en service le 10 avril 2009.000.000 600.000 TOTAL Exemple 2 Un photocopieur acheté à 3 000 000 FCFA.000.000.000 1.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 800.000 200.000 1.000 200.000.000 200.

machines de production. la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de mois. L’amortissement dégressif n’est applicable que pour les immobilisations intervenant directement dans la production (bâtiments abritant les ateliers.000 TOTAL Annuité d’amortissement 543 750 750 000 750.000.000 3.000 3.2.000.000 3. il est nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire en Année n+1 pour un montant égal à la différence entre l’annuité entière et l’annuité partielle de la première année. engins. Amortissent dégressif L’amortissement se fait à partir de la date d’acquisition du bien Le taux d’amortissement dégressif s’obtient en multipliant le taux d’amortissement linéaire par un coefficient qui dépend de la durée de vie du bien L’annuité d’amortissement n’est pas constante et ne doit pas être inférieure à l’annuité d’amortissement linéaire calculée sur la durée de vie restante.000.000. 1. matériel de transport des marchandises 128 .000 750.000 206 250 3 000 000 Valeur Nette Comptable 2 456 250 1 706 250 956 250 206 250 0 Remarque En amortissement linéaire.6. En cas d’acquisition au cours de l’année.000 3.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 2009 (261 j) 2010 2011 2012 2013(5e année) 3.000.

pour la distribution.000 TOTAL Annuité d’amortissement 400. Les coefficients utilisés sont : Durée de vie Coefficient 3 – 4 ans 1.000 108.000 360. Les voitures de tourisme des services administratifs de l’entreprise sont exclues de l’amortissement dégressif L’amortissement dégressif vise à encourager l’investissement dans les entreprises en leur permettent d’amortir plus rapidement les biens acquis.000 600.000 216.000 108.000 216.000 F Durée de vie : 5 ans Taux linéaire t1 = 20% Taux dégressif td = 2 x 20% = 40% Tableau d’amortissement Valeur Base de calcul 1.000 108.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 600.000 240.000 144.000 0 Année 1ère 2è 3è 4è 5è Taux 40% 40% 40% 50% 50% Remarque A partir de la 4è année l’application du taux dégressif (40%) donnerait une annuité inférieure à celle obtenue en appliquant le taux linéaire sur 2 ans (50%) 129 .000 216.5 5 – 6 ans 2 > 6 ans 2.000.000. c'est-à-dire de bénéficier d’importants d’avantages fiscaux.…).000 360.5 Exemple 1 Immobilisation de 1.

33% 11 390 251 33.70% 11 390 251 33.70% 23 047 437 29. Sa durée de vie est de 8 ans 5 mois.864.88 x 2.70% x FCFA (9 mois). = 13 365 000 Tableau d’amortissement ANS 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 VALEUR BASE TAUX DE CALCUL D’AMORT.70% 16 202 348 29.70% Annuité de la première année (2008) : 60 000 000 x 29. Taux linéaire : t1 = = 11. Dresser tableau d’amortissement de ladite machine.5 = 29. il n’est pas nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire.33% ANNUITE 13 365 000 13 850 595 9 736 968 6 845 089 4 812 097 3 796 371 3 796 371 3 797 509 60 000 000 Remarque En amortissement dégressif. L’amortissement s’achève exactement à l’année correspondant à fin de la durée de vie de l’immobilisation. Pour cette raison.000 1.33% 11 390 251 33. VALEUR NETTE COMPTABLE 46 635 000 32 784 405 23 047 437 16 202 348 11 390 251 7 593 880 3 797 509 0 130 . à partir de la 4è année on applique le taux d’amortissement linéaire. Exemple 2 Une machine achetée le 18 avril 2008 à 60 000 000 FCFA est amortissable selon le système de l’amortissement dégressif.88% Taux dégressif : td = 11.080 000.70% 46 635 000 29.70% 32 784 405 29. 60 000 000 29.

1. de Bureau 108 000 Au Journal N° N° Cptes Cptes débités crédités Date.1. 108 000 2844 Amort. permet d’appréhender des phénomènes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles. aux Amort.Immo. quant à elle. Corp.LES PROVISIONS 2. Au Grand-livre 6813 Dotat.7. 131 . Comptabilisation des amortissements (SYSCOA) Le compte de charge 68 Dotation aux Amortissements est débité contre le crédit du compte d’immobilisation correspondant à l’élément d’actif amorti. intitulé des comptes et libellés 31/12 Dotation aux amortissements Amortissement du matériel de transport Débit Crédit 6813 2844 108 000 108 000 Dotation de l’exercice II. du Mat. la notion de provision.La notion de provision Si l’amortissement fait le constat d’une dépréciation à caractère irréversible.

2. 20 obligations de la Société Nationale des Huiles achetées 8 000 F.500 F. cours à l’inventaire : 7. Sur les titres SNH.500 F . Sur les actions REFLEX. l’unité .10 actions S. 132 . Sur les actions S.I achetées à 5 000 F .000 F. il y a une plus-value latente. la dépréciation s’élève à : 20 x 100 F = 2 000 F . cours à l’inventaire : 6.N. la dépréciation s’élève à : 15 x 500 F = 7. cours à l’inventaire: 5 800 F 15 actions REFLEX achetées au prix unitaire de 6.2.900 F.N.I.Définition générale La provision est la constatation comptable d’un amoindrissement probable de la valeur du patrimoine résultant de causes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles.Provision pour dépréciation des valeurs mobilières Le portefeuille de titres de placement d’une entreprise est composé de la façon suivante : . On distingue plusieurs types de provision : Provisions pour dépréciation des Immobilisations incorporelles (6913) Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles (6914) Provisions pour dépréciation des immobilisations financières (6972) Provisions pour dépréciation hors activités ordinaires (853) Charges provisionnées d’exploitation sur stocks (6593) Charges provisionnées sur créances (6594) Charges provisionnées financières sur titres de placement (6795) Exemples a) .

b) .000 F. il n’y a pas de risque.000 F. Les clients Jean. Luc.600 F 28.000 F. Il convient de prévoir une provision de 30% sur cette créance. Il convient donc dans un premier temps.3. Le recouvrement de cette somme ne fait pas de doute. le recouvrement ne fait pas de doute.  Le client Luc nous doit 20. c’est un bon client .  Le client Jean nous doit 10.6000 F 2. Client définitivement insolvable. Ensuite. Paul et Moussa ne sont plus des clients sûrs.000 F x 50% =  Provision sur Client Luc :  Provision sur Client Moussa : 12. de les sortir du compte 411 Clients pour les mettre dans le compte 416 Créances Clients Litigieuses ou douteuses.  Le client Moussa nous doit 12.  Le client Pierre nous doit 15.000 F.Provision pour dépréciation du compte client  Le client Paul nous doit 5 000 F .000 F 20. il faut constituer les provisions nécessaires :  Provision sur Client Jean : 10. Comptabilisation des provisions a) – Création de la provision 69/85 Dotation aux provisions Compte de provision (29 ou 15 et 19) 133 . Pour les clients Paul et Pierre. Nous sommes en litige avec lui et nous risquons de perdre 50% de la somme due.000 F 3.000 F x 30% Total = 5. Ils sont dans le compte clients et doivent y demeurer.

.Valeurs incorporelles Immobilisations corporelles .000 8.b) – Annulation ou réduction Compte de provision (29 ou 15 ou 19) 79 / 86 Reprise de Provision 2.000 4.Prêts à LMT .000 4.000 1.000 80.000 7.000.000 400.600.000 520.Terrains .900.500. Corp.000 400.Avances et acomptes .000 700.000.500.880.Autres immobil.Frais immobilisés .500.000 700.Titres PASSIF 9.000 8.Place des amortissements et des provisions dans le bilan Bilan de l’entreprise DIOP au 31 décembre Montant Brut Amortissements et provisions pour dépréciation Montant Net ACTIF Frais et Valeurs Incorporelle Immobilisées .020.800.000 600.Autres immobilisations corporelles en cours Autres valeurs Immobilisées .000 1.000 4.600.000 1.800.4 .000 3.000 19.500.000 2.000 26.600.000 134 .

000 100.000 350.000 14.000 600.000 30. .000 230.Produits en cours 7.Produits semi.000 400.000 3.Marchandises .100.000 800.000 300.570.130.000 35 620 000 Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice En plus de la constatation des amortissements et des provisions.Matières et fournitures .000 600.000.000.000 450.000 13.000 350.000 300.000 3.Emballages .430.000 3.000 1.000 500.000 1.000 7.œuvrés . d’autres régularisations sont indispensables en application stricte du principe de la spécialisation des exercices. produits à recevoir) ou à imputer (charges et produits constatés d’avance) 135 .000 470.Clients .Autres débiteurs Comptes de régularisation – Actif Banques et CP Caisse 450.000 100.000 2.000 Valeurs réalisables à CT et disponibles .400.de régularisations rendues nécessaires suite à l’inventaire extra-comptable de tous les éléments du patrimoine .000.000 800.000.100.000 700.810.800.000 2.000 830.Produits finis .Valeurs d’exploitation .Clients douteux .000 400.000.000 8.Fournitures : avances et acomptes versés .000 3.de régularisations des charges et des produits qui peuvent être à compléter (charges à payer.000 230.000 44. Il s’agit : .030.

dettes…) . pour d’autres. On procède ainsi : . si un tel rapprochement peut être opéré très fréquemment pour certains comptes (rapprochement quotidien pour la caisse). 136 . Contenu de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable comprend deux volets : . Cependant.à la mise à jour des stocks qui.Un contrôle physique qui vise à déterminer les éléments constitutifs de la situation réelle de l’entreprise à la date du bilan (biens. en application de la pratique de l’inventaire intermittent. en raison d’erreurs ou d’omissions.Au sein de ces régularisations de charges et de produits. n’expriment que le montant des stocks initiaux au début de l’exercice et doivent donc intégrer les résultats de l’inventaire extracomptable pour exprimer les montants réels des stocks à la fin de l’exercice. il faut ensuite mettre la comptabilité en harmonie avec les résultats de cet inventaire extracomptable. il est indispensable qu’ils fassent l’objet de rapprochements périodiques avec les éléments réels qu’ils sont censés traduire. il ne peut se réaliser qu’au moment de l’inventaire en raison de l’énorme travail qu’il comporte (cas des comptes de stocks). . il convient de souligner le cas particulier des régularisations des créances et des dettes en monnaie étrangère. créances.aux redressements nécessaires (rectifications) pour les comptes présentant des erreurs entre leur solde et la situation réelle. D’où l’utilité de l’inventaire extracomptable. Cette qualité des comptes s’apprécie à la fois d’un point de vue arithmétique et du point de vue de la traduction fidèle de la réalité économique.Un contrôle d’évaluation dont l’objet est la détermination de la valeur de ces éléments de la situation réelle à ladite date Une fois l’inventaire extracomptable réalisé. L’inventaire extracomptable Justification de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable s’inscrit dans la recherche de l’image fidèle que doit donner le bilan et qui tient directement de la qualité des comptes eux-mêmes. . Afin que les comptes de situation qui interviennent dans la confection du bilan possèdent la qualité requise.

état des dettes . les états indiquent : .la valeur actuelle et la valeur comptable de ces éléments à la date d’inventaire . les constatations et les rapprochements d’inventaire s’effectuent à l’aide d’états d’inventaire : .des observations diverses (dépréciations. 137 .état du matériel . Pour chaque catégorie de compte de situation. Les différentes écritures de reclassement de comptes consécutives à l’inventaire extracomptable permettent d’aboutir au résultat et au bilan.état du matériel . ils doivent être conservés dans l’entreprise pendant dix ans en annexe du livre d’inventaire.- à diverses autres régularisations pour corriger le montant des charges et des produits.la nature des éléments constitutifs et éventuellement les quantités (exemple : stocks de marchandises) .) Ces états constituent les pièces justificatives des rectifications ou des régularisations qui seront portées dans les comptes .état des stocks .etc. Les états d’inventaire et le livre d’inventaire Dans la pratique.état des créances . mise en rébus. à ce titre. etc.

opérationnels et stratégiques Comptabilité Générale selon le SYSCOA Comptabilité Générale Système comptable OHADA Comptabilité agricole Gestion économique 1 – Modéliser . 1998 Foucher. 2000 138 . Rosny s/Bois.Aspects financiers. Ouagadou Bréal. Paris Foucher. Paris. 2002 Lavoisier. 2003 Lavoisier. Paris.. Paris. TITRE DE L’OUVRAGE Comptabilité Générale SYSCOA Techniques quantitatives de gestion Tome 1 et Tome 2 Economie et gestion de l’entreprise Comptabilité générale et spécificités agricoles Audit et contrôle interne . et SEGUY P. Lomé.. MOUILLESEAUX C. Paris. 1992 Editions Mémo. 2003 Dalloz. 2005 VETEAU E. 2005 Vuibert. Paris. BOUËC C. Togo Editions ESTEM. Paris. et ARNOLD P. BUSSENAULT C. France Vuibert. et DIALLO Y. et PRETET M. Foucher. GOUSSOU B. Paris. et N’GUESSAN E. COLLEN Paul COLLINS Lionel et VALIN Gérard FREITAS Mensah Christophe GOUADAIN Daniel et WADE El Bachir LEJET G.Economie générale 2 – Piloter – Economie d’entreprise Dictionnaire de Finance Comptabilité Générale selon le SYSCOA Gestion comptable 1 – Enregistrer : initiation comptable 2 – Synthétiser : bilan et résultat 3 – Analyser : coûts et budgets EDITEUR Editions Sidwaya. RATTY V.BIBLIOGRAPHIE AUTEURS BAZIE M. PEYRARD Josette PEROCHON C. Paris.

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