COMPTABILITE GENERALE Frédéric TRAORE Enseignant d’Economie, de Gestion et de Management Institut International d’Ingénierie de l’eau et de l’Environnement (2iE) E-mail

: frederic.traore@2ie-edu.org

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OBJECTIFS DU COURS A l’issue de ce cours, les apprenants : auront acquis la logique comptable et une connaissance précise des principes comptables, auront acquis une connaissance pratique du cadre comptable OHADA/SYSCOA, sauront passer les écritures comptables courantes et les écritures de fin d’exercice, seront capables d’élaborer les états comptables de synthèse d’une entreprise : bilan et compte de résultat

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MOTS CLES Entreprise, gestion, actions, parts sociales, actionnaires, associés, compte, comptabilité, flux, stocks, actif, passif, ressources, emplois, actif immobilisé, valeurs d’exploitation, valeurs réalisables, compte de trésorerie, capitaux propres, ressources durables, actif circulant, passif circulant, débit, crédit, solde, journal, grand-livre, balance, dettes à long et moyen terme, dettes à court terme, bilan, charges, produits, recettes, compte de résultat, soldes intermédiaires de gestion, résultat, dépenses, perte, bénéfice, profit, dette à long et moyen terme, dettes à court terme, trésorerie

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4.2.4.1. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA 2. Objet et utilité de la comptabilité II – Deux notions essentielles : flux et stocks 2. Notions de flux 2.1. Schéma du travail comptable CHAPITRE 2 – PRINCIPES ET NORMALISATIONS COMPTABLES 9 9 10 10 10 10 12 12 14 9 10 12 I – Les principes fondamentaux de la comptabilité 1. Principes relatifs à la stabilité des procédures 1. Définition 1.1.6. Comptabilité et informatique CHAPITRE 3 – LE COMPTE I – Notion de compte 1.2.2. Les livres comptables 2.3. Comptabilité des stocks 3.3. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. Présentation du compte 15 15 16 18 18 19 19 23 23 32 32 32 15 33 33 33 33 4 .1.2.2. Principes relatifs à la fiabilité des documents Comptables II – La normalisation comptable 2.1.3. Pièces justificatives 2. Rappels historiques 2. Comptabilité des flux 3. Formes et tenue des livres comptables 2. Flux réels et flux monétaires III – Comptabilité en termes de flux et de stocks 3. Le Système Comptable Ouest Africain 2.7.NOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS 9 I – Définition et utilité de la comptabilité 1. Exemples de stocks et de flux 2.8.TABLE DES MATIERES CHAPITRE 1 – DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE.2. Définition de la comptabilité 1.5. Notions de stocks 2.1.

2. Calcul du « Point mort » V – Le tableau Financier des Ressources et Emplois 5. Le Résultat Financier 3.5. La Valeur Ajoutée 3.2.II – Calcul du solde – Fermeture et réouverture d’un compte 2.1. La méthode en partie simple 3.3. L’Excédent Brut d’Exploitation 3. La Marge Brute 3.1. Définition du bilan 1.4.4. Elaboration du compte de résultat 2.5. La méthode en partie double 3. Le Résultat des Activités Ordinaires 3. Le Résultat Net de l’Exercice IV – Analyse différentielle 4.1. Le rôle du TAFIRE 35 36 38 38 39 40 35 37 42 42 42 42 43 54 55 67 68 68 68 69 69 69 69 70 70 70 71 72 73 42 54 60 70 73 5 .7.6.2. Le contenu de l’actif du bilan 1.3.2. Le Résultat Hors Activités Ordinaires 3. Le contenu du passif du bilan 1. Règle de débit et de crédit d’un compte 34.1.4.8. Compléments à la règle CHAPITRE 4 – LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1. Arrêt d’un compte 2. Présentation du compte de résultat III – Les soldes intermédiaires de gestion 3. Le seuil de rentabilité 4.1.3. Formation et modifications du bilan II – Le compte de résultat 2.3. Réouverture d’un compte III – Méthode d’inscription dans un compte 3. Calcul du seuil de rentabilité 4. le tableau différentiel 4.2.1. Le Résultat d’Exploitation 3. Objectif de l’analyse différentielle 4.1.2.

3.1.1.5. Justification du TAFIRE 5.2. La Valeur Ajoutée 1. Impôts et taxes sur la rémunération II – Les retenues sur les rémunérations 2. Conception du TAFIRE 5. Le contenu d’une facture 1. Opérations de ventes de marchandises CHAPITRE 6 – LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1.Enregistrement des achats et des ventes 1. Comptabilisation de la TVA CHAPITRE 7 – LES CHARGES DE PERSONNEL I .3. Composition des retenues 2.1.Les charges relatives au personnel 1.2. Comptabilisation des retenues 74 74 75 78 78 79 80 82 82 85 92 92 92 92 93 96 96 96 97 97 101 101 108 109 105 110 112 6 .1. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) 1.1. Calculs sur la TVA II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2.2. Règle du décalage de la TVA 2. Inventaire permanent et inventaire intermittent II – Illustration des systèmes d’inventaire 2. Opérations d’achats de marchandises 2. Calcul de la TVA 1.2.2.3.2. Les charges de personnel 1.1. Présentation du TAFIRE CHAPITRE 5 – ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES I .2.4. Mécanisme de la TVA 2.4.

2.CHAPITRE 8 – CORRECTION DES ERREURS EN COMPTABILITE I . L’enregistrement comptable II – Utilisation des matières et fournitures 1. Enregistrement de la vente en inventaire Intermittent 4.2.1. L’opposé du nombre CHAPITRE 9 – ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION I . Enregistrement en inventaire permanent 1. Ventes de produits intermédiaires et résiduels 5.2. Détermination de la marge brute en inventaire permanent 6.2. Les comptes utilisés 1.Détermination de la marge brute sur matières 6.1. La contrepassation totale 1. Immobilisation des produits finis V – Utilisation des produits intermédiaires et résiduels 5. Utilisation pour des productions ultérieures VI .1.2. l’enregistrement comptable IV – Utilisation de la production 4.3. Déterminant de la marge brute en inventaire Intermittent 108 108 108 109 109 110 110 112 111 111 111 112 116 116 116 117 117 117 119 119 119 120 120 120 121 122 122 122 7 .2.2. Enregistrement de la vente en inventaire permanent 4.1.La contrepassation 1. La contrepassation totale II – L’ajustement III – La méthode algébrique 3. Enregistrement en inventaire intermittent III – Constatation de la production en cours 3. Les comptes à utiliser 3.1. Le complément à zéro 3.1.1.2.Achat des matières et fournitures 1.1.

3. Place des amortissements et des provisions dans le bilan Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice Bibliographie 122 122 122 122 123 125 131 131 131 131 131 132 133 134 135 137 8 . Comptabilisation des amortissements II – Les provisions 2.2.1. Taux d’amortissement 1.6. Les types d’amortissement 1.3.1. Notion d’amortissement 1. Champ couvert par les amortissements 1. Définition de l’amortissement 1.2.4. Eléments amortissables et éléments non Amortissables 1. Comptabilisation des provisions 2.4. Notion de provision 2.CHAPITRE 10 – TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS I – Les amortissements 1.7. Définition de l’amortissement 2.5.

la détermination de la situation et des résultats de l’entreprise pour chaque exercice. 9 .2.2. Objet de la comptabilité L’objet de la comptabilité est l’enregistrement. la comptabilité est l’instrument qui sert de base de calcul pour les impôts auxquels l’entreprise sera assujettie.Une source d’information et une protection pour les prêteurs d’argent (banques. Unité de la comptabilité a) Pour les dirigeants de l’entreprise (chef d’entreprise). les fournisseurs. des différentes opérations d’une entreprise dans le but de déterminer périodiquement les résultats secrétés par l’activité et de dresser la situation chiffrée de ses ressources et de ses dettes. c) Pour l’administration fiscale. b) Pour les tiers en relation avec l’entreprise. les clients .2. de ses biens et de ses créances. actionnaires). Objet et utilité de la comptabilité 1.Un précieux élément de preuve en cas de contestation . 1. il faut souligner que la comptabilité est une obligation légale pour toute personne physique ou normale ayant la qualité de commerçant.1.CHAPITRE 1 DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITENOTIONS DE FLUX ET DE STOCKS I . 1. la comptabilité constitue : . la comptabilité est un important outil de renseignement et de contrôle pour une gestion sérieuse. Enfin. elle est une garantie de régularité des transactions et de probité commerciale. Définition de la comptabilité La comptabilité est une science qui a pour objet l’enregistrement au jour le jour dans les livres dits livres comptables.DEFINITION ET UTILITE DE LA COMPTABILITE 1.2. c'est-à-dire d’établir son bilan.1.

la valeur des immeubles. La notion de stock Exemple 1 A une date donnée. la valeur des stocks de marchandises. un réservoir contient 1 000 m3 d’eau . cette fois-ci). l’entreprise MBAYE règle une facture par chèque bancaire pour 65 000 F et le 3 janvier.DEUX NOTIONS ESSENTIELLES EN COMPTABILITE : LES STOCKS ET LES FLUX 2. le mouvement d’une valeur durant une période donnée 2. Exemple 4 Le 2 janvier.3. 10 . le niveau d’une valeur à un instant donné 2. On appelle flux. La notion de flux Exemple 3 Un réservoir distribue 80 m3 d’eau par jour à des ménages. Il s’agit là aussi d’un flux (entrant. cette quantité d’eau est un stock Exemple 2 L’entreprise MBAYE possède au 1er janvier la somme de 800 000 F dans son compte en banque .II . la valeur des terrains. ce montant en banque constitue un stock. Cette distribution d’eau constitue un flux sortant. Le réservoir dont il est question ci-dessus est alimenté par diverses sources dont le débit est de 100 m3 par jour.2.1. Exemples de stocks et de flux dans l’entreprise Les stocks dans l’entreprise (exemples) : A la date du 31 décembre. On appelle stock. elle reçoit un virement bancaire d’un client pour 35 000F. Ces deux mouvements de fonds (entrée en banque et sortie de banque) sont des flux.

en caisse. les mouvements de fonds en banque. Flux réels et flux monétaires Les flux économiques se subdivisent en flux réels et en flux monétaires. Les flux dans l’entreprise (exemples) : Durant le mois de janvier. le montant du capital. quant à eux. on dit que le stock est une « rétention » de flux. en banque. la fabrication de biens à partir de matières. Le transfert de la marchandise du fournisseur à l’entreprise constitue un flux réel qui donne lieu à un flux monétaire immédiat (paiement au comptant) ou décalé (paiement à crédit). travail…etc. Exemple L’entreprise achète une marchandise auprès d’un fournisseur. traduisent la contrepartie financière des flux réels. les achats de matières premières opérés. Les flux monétaires. Les flux antérieurs déterminent et expliquent le niveau des stocks à une date donnée .la somme en caisse. le montant des dettes dues par l’entreprise à plus d’un an. Les flux réels traduisent les mouvements de biens et prestations de service fournis par les agents économiques. fournitures. etc. les acquisitions d’équipements. Un stock dépend essentiellement des flux antérieurs (mouvements) qui ont affecté la valeur décrite par le stock en question. les dépenses en transport. Flux réel de marchandise Fournisseur Entreprise Flux financier immédiat ou décalé 11 . les ventes réalisées.4. 2.

1. l’ensemble des flux réels de sortie (ventes) est comparé à l’ensemble des flux réels d’entrée (achats.2. 3.III . La comptabilité de l’entreprise. car un stock est une rétention de flux. Sur une année. si l’on peut déterminer la valeur des biens et services créés au cours d’une année. pour traduire l’activité économique d’une entité. A partir des flux initiaux (à l’ouverture de l’exercice). La comptabilité d’entreprise est donc une comptabilité de « flux et stocks ». Elle ne mesure pas les stocks car. par exemple. les stocks de ladite entité. par exemple. parce qu’elle enregistre tous les flux relatifs à cette entité depuis sa création. La mesure des flux réels permet d’évaluer l’exploitation de l’entreprise pendant une période donnée.COMPTABILITE EN TERMES DE FLUX ET EN TERMES DE STOCKS La comptabilité. très difficile. énergie. 3. de ce fait. d’autres flux surviennent en cours d’exercice qui viennent modifier les valeurs initiales de sorte que les stocks à 12 . services consommés). il est. l’ensemble des flux qui ont caractérisé l’activité des différents agents économiques. Flux réels de sortie – flux réels d’entrée = Résultat de la période La comptabilité nationale est une comptabilité de flux uniquement. de connaître la valeur des biens détenus par les ménages ou par l’Etat à une date donnée. il suffit que le niveau de ceux-ci en début d’exercice soit déjà connu. fournit donc. elle mesure pour une période donnée. doit enregistrer tous les flux qui la concernent. La mesure des flux conduit nécessairement à une connaissance des stocks . La comptabilité des flux La comptabilité opère une distinction fondamentale entre flux réels et flux financiers. En effet. travail. Cette comparaison donne une description de l’exploitation de l’entreprise et permet d’évaluer son résultat. les seconds étant les contreparties des premiers. Comptabilité des stocks Une comptabilité en termes de stocks ne peut être qu’une comptabilité en termes de flux. par contre.

13 . La comptabilité d’entreprise est donc bien une comptabilité de « flux et stocks ».une date donnée sont les flux initiaux augmentés ou diminués des flux ayant eu lieu en cours d’exercice.

SCHEMA DU TRAVAIL COMPTABLE EN DEBUT D’EXERCICE Bilan d’ouverture Livre d’inventaire EN COURS D’EXERCICE Pièces comptables de base Livre Journal Grand-livre Balances périodiques EN FIN D’EXERCICE Régularisations Clôture des comptes Balance générale Livre d’inventaire Bilan de clôture Compte de Résultats Résultat 14 .3.3.

Cette règle signifie que l’enregistrement comptable a lieu à la naissance juridique (exemple d’un contrat de vente) ou à la naissance économique (exemple d’une consommation d’énergie) des faits et des opérations qui concernent l’entreprise. qui confèrent aux états financiers et aux comptes leur assise conceptuelle et leur force en tant que moyens de communication.1. Les écritures comptables sont donc passés dès que ces opérations et ces faits se produisent et non lorsqu’ils donnent lieu à des flux de liquidités.CHAPITRE 2 LES PRINCIPES COMPTABLES ET LA NORMALISATION COMPTABLE I .La notion de l’entité comptable. Nous en donnerons ici une présentation succincte 1. par exemple).Les principes fondamentaux de la comptabilité Ce sont ces principes. seulement ces éléments. Ce volet signifie que la comptabilité est tenue pour une entité économique qui peut être une personne juridique (une société.La notion de comptabilité d’engagement. Principes relatifs à la stabilité des procédures Principe 1 : Le principe de l’entité comptable et de la comptabilité d’engagement Ce principe comprend deux volets : . mais. de langage commun aux partenaires économiques et sociaux de l’entreprise sur le plan international. 15 . . Le résultat de chaque exercice doit inclure tous les éléments générateurs de charges et de produits concernant ledit exercice. généralement admis par tous. Principes 2 : Principe d’indépendance (ou de spécialisation) des exercices L’activité de l’entreprise (entité économique) est découpée en tranches annuelles appelées « exercices ». une « fraction » de personne juridique (entreprise individuelle) ou un ensemble de personnes juridiques (groupe de sociétés).

Principes relatifs à la fiabilité des documents comptables Principe 7 : Principe de la transparence (ou principe de la bonne information. surévaluation des actifs. de ce fait.Les profits ne sont. une constance s’avère nécessaire : . donc certains. introduit une dissymétrie volontaire et systématique dans la comptabilité : . variation spécifique de prix). Au cas où une dérogation à ces deux règles est adoptée.de justifier les raisons du changement . Principe 6 : Principe de la permanence des méthodes Pour que les états financiers conservent leur finalité d’information et leur fonction de langage.2.dans les méthodes de présentation des états financiers . Ce principe.Les pertes sont enregistrées dès lors qu’elles sont probables . quant à eux enregistrés que lorsqu’ils sont réalisés. Principe 5 : Principe de la prudence Ce principe tend à éviter que les états financiers ne donnent une image faussement favorable de la réalité économique de l’entreprise (surévaluation du résultat.d’indiquer les incidences des changements sur les états financiers. sous-évaluation des passifs). 1. principe de la clarté) 16 . . obligation est faite à l’entreprise. Cette valeur n’est modifiée dans les états financiers de l’entité quelques soient les évènements ultérieurs pouvant influencer cette valeur (inflation ou déflation. Principe 4 : Principe du coût historique Le coût historique d’un bien est le coût de ce bien constaté dans l’entité (l’entreprise).Principe 3 : Principe de continuité d’exploitation Les états financiers sont élaborés pour une entité sensée évoluer en continuité d’exploitation et non dans une perspective de cessation prochaine d’activité ou de réduction sensible de celle-ci.dans les méthodes d’évaluation d’une année à l’autre.

si elles existent. au sens que leur donne l’IASC.L’information contenue dans les états financiers doit être compréhensible. Ceci signifie.Règle d’exhaustivité : Prohibition de toute omission d’information d’importance significative. Ainsi. suffisante. il est interdit d’omettre la moindre information susceptible d’avoir une influence sur le jugement qu’un lecteur peut porter sur les états financiers c'est-à-dire sur la situation financière et les résultats de l’entité. Remarque : L’application de ce dernier volet du principe s’avère souvent délicate Principe 9 : Principe de la correspondance Bilan d’ouverture / Bilan de clôture Selon ce principe. 17 . être imputées aux capitaux propres du bilan d’ouverture. Comme corollaire à ce principe. Le SYSCOA a prévu des dispositions en la matière. peuvent. ce principe permet de regrouper voire de négliger des éléments de faible importance. d’informations de nature comptable. il faut préciser les deux règles suivantes : . conforme aux conventions en vigueur (SYSCOA. En revanche. économique ou financière. par exemple). bien entendu. les « erreurs fondamentales ». Par exemple. Il s’agit. si des produits n’ont pas été enregistrés alors qu’ils se révèlent importants par rapport au résultat des activités ordinaires (supposons que leur montant soit suffisant à lui seul à changer le signe du résultat). notamment que l’on ne peut modifier les capitaux propres du bilan d’ouverture en leur imputant les incidences de changements de méthodes ou de produits et de charges sur exercices antérieurs. le bilan de clôture doit correspondre au bilan d’ouverture. cette erreur est jugée fondamentale et elle doit être imputée aux capitaux propres d’ouverture. Principe 8 : Principe d’importance significative En vertu de ce principe. De même sont imputés aux capitaux propres d’ouverture les incidences liées aux changements de règlementation comptable ou d’une norme comptable.Règle de non compensation (entre certaines pertes et certains profits. par exemple. claire (mais pas inutilement abondante) et neutre. ou entre certains actifs et certains passifs .

1. Rappels historiques 2.2.1. leur forme juridique. L’application correcte de ces principes permet donc d’obtenir dans les états financiers. et la Comptabilité Analytique d’Exploitation (C. 2. du principe du coût historique (principe 4). Elle est l’œuvre de l’international Accounting Commitee (IASC). Plan Comptable 1947 Le premier plan comptable français a été publié en 1947. de la situation financière et du résultat de l’entreprise » (Claude PEROCHON. s’est souvent identifiée au « Plan Comptable Général » même si elle ne se résume pas à une liste de comptes.G) à laquelle il consacrait les comptes de la classe 1 à la classe 8. « Tous les principes comptables ci-dessus énoncés.E) à laquelle il réservait les comptes de la classe 9. leur « réalité ». une image fidèle du patrimoine. II . Il opérait la séparation entre la Comptabilité Générale (C. 18 .1. GOUSSOU. B.1. Les quelques modifications qu’il contenait concernaient la Comptabilité Analytique d’Exportation et touchaient surtout au mode de calcul des coûts et à la comptabilité prévisionnelle (coût pré-établis ou budgétés). sont reconnus dans toutes les comptabilités du monde malgré les différences dans le modèle de ces comptabilités. E.La normalisation comptable L’édition des normes internationales en matière de comptabilité est d’origine professionnelle .A. La normalisation comptable.Principe 10 : Principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence Ce principe stipule que les opérations et les évènements qui concernent l’entité doivent être comptabilisés en fonction de leur nature. pour partie. en raison de sa forme codificatrice. N’GUESSAN). leur substance économique et financière et non pas seulement selon leur appellation. à l’exception du principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (principe 10) et. Plan Comptable 1957 Ce second plan était une retouche du premier. il était davantage un liste de comptes qu’un exposé de principes et de méthodes. Cette normalisation a connu plusieurs phases en France et dans les pays francophones d’Afrique. 2.

Plan Comptable OCAM 1970 Le plan Comptable OCAM a été adopté en début d’année 1970 par les Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Organisation Commune Africaine et Mauricienne (OCAM). 2. le SYSCOA fait l’objet du règlement communautaire N° 04/CM de l’UEMOA du 20 décembre 1996 et est applicable dans les Etats membres à partir du 1er janvier 1998. résultat avant impôt.1. Ces innovations consistent essentiellement en l’élaboration de soldes intermédiaires de gestion ou soldes caractéristiques de gestion : Marge brute. résultat sur cession d’éléments d’actif immobilisé. Il tient compte d’une harmonisation internationale. Le Plan Comptable OCAM contenait des innovations majeures dont la France s’est inspirée pour la réalisation de son plan comptable 1982.3. de concepts économiques tels que la valeur ajoutée.2.3.3. introduit des innovations conceptuelles et techniques. 2. valeur ajoutée. impôt sur le résultat. Des Etats ont adopté des versions nationales de ce plan : Plan Comptable Ivoirien (PCI en 1973). sous l’influence des normes internationales. et plus spécifiquement. Plan Comptable Sénégalais (PCS en 1975).1. Plan Comptable français de 1982 Il consiste en un remaniement profond du plan comptable 1957. d’une évolution dans l’analyse de la gestion. des professionnels de la comptabilité et des utilisateurs. 19 . résultat d’exploitation et hors exploitation. Aspects généraux Le SYSCOA. Le SYSCOA a été élaboré sur la base du modèle comptable retenu dans le projet d’acte uniforme de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) adopté en 1995. Caractéristiques générales du SYSCOA 2. 2. Ainsi. et financiers tels que le tableau de financement.2. évolution que le Plan Comptable OCAM avait prise en compte.4. Il est le fait des pouvoirs publics. résultat net. Le Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) Le SYSCOA a été élaboré sous de la BCEAO pour le compte de la Commission de l’UEMOA.1.

La séparation entre Comptabilité Générale (CG) et Comptabilité Analytique d’Exportation (CAE).Retient huit (8) des principes comptables fondamentaux . Principes comptables et méthodes d’évaluation Le SYSCOA .Contient un exposé clair des méthodes d’évaluation à utiliser aussi bien à l’entrée des biens dans l’entreprise qu’à la limite du bilan . séparation ignorée par les modèles anglo-saxons. commenter l’information donnée par les 3 états précédents.3. qui soit utile à une large gamme d’utilisateurs lorsqu’ils prennent leurs décisions économiques ».3.3. d) Une annexe composée de notes et de tableaux supplémentaires destinés à compléter. L’IASC a retenu quatre (4) états financiers : a) Le bilan qui donne un éclairage sur la situation financière de l’entreprise b) Le compte de résultat qui informe sur la performance de l’entreprise c) Le tableau de financement (ou tableau de flux) qui donne une représentation de l’évolution de la situation financière.- Il présente un cadre conceptuel Expose des principes comptables et des méthodes d’évaluation Affirme la finalité d’image fidèle de l’information publiée Module les états financiers en trois « systèmes » Le SYSCOA conserve cependant : . Modulation des états financiers L’IASC (International Accounting Standard Commitee) indique : « L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. la performance et l’évolution de la situation financière de l’entreprise.2. expliquer. 2.La normalisation entendue dans le sens de « codification » sous forme de « plan de compte » .Affirme la finalité d’image fidèle des états financiers 2. 20 .

c’est le système de « droit commun » .3.4. La bonne compréhension de l’un d’entre eux nécessite souvent que l’on recoure aux informations contenues dans l’un des autres. un plan de comptes à suivre.Le système normal.3.Le système minimal qui s’adresse aux petites entreprises ne dépassant pas un certain seuil de chiffre d’affaires 2. Ils sont complémentaires. Cette normalisation obligatoire est une caractéristique de l’approche « continentale » européenne de la comptabilité. elle 21 .Le système allégé réservé aux petites et moyennes entreprises (selon les critères du chiffre d’affaires et de l’effectif du personnel salarié) . prévu pour une entreprise quelle que soit sa dimension. celle des pays que la France et l’Allemagne auxquels il faut associer les pays d’Afrique francophone . Plan des comptes : Codification Le SYSCOA a défini et codifié pour toutes les entreprises un système de comptes à utiliser.5. Le SYSCOA prévoit trois (03) systèmes ou modèles de présentation des états financiers destinés à donner une certaine souplesse à l’application du SYSCOA : .Ces 4 états financiers sont indissociables . Etats financiers préconisés par le SYSCOA Le SYSCOA a retenu des états financiers obligatoires pour chaque système Pour le système normal : o le bilan o le compte de résultat o le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE) o l’état annexé o l’état supplémentaire Pour le système allégé : o le bilan o le compte de résultat o l’état annexé Pour le système minimal : o le compte de résultat o la situation ou bilan de fin d’exercice o la variation de l’avoir net au cours de l’exercice 2.

COMPTES DE TRESORERIE (débiteurs ou créditeurs) Classe 6 – COMPTES DE CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 7.COMPTES DES AUTRES CHARGES ET DES AUTRES PRODUITS Classe 9. laissant aux entreprises le libre choix de leur plan de comptes. le plan des comptes.COMPTE D’ACTIFS IMMOBILISE (débiteurs) Classe 3 .A. le SYSCOA a aménagé un « cadre comptable » qui classe les comptes en huit (08) groupes ou classes numérotées 1 à 8 (voir tableau ci-après).COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES (créditeurs) Classe 8.s’oppose à la conception anglo-saxonne (Royaume-Uni. en ce qui concerne la Comptabilité Analytique.G) et la Comptabilité Analytique de Gestion (C.COMPTES DES ENGAGEMENTS HORS BILAN .COMPTE DE TIERS (débiteurs Ou créditeurs) Classe 5 . Etats-Unis. dépend de l’organigramme spécifique de chaque entreprise. Il faut cependant souligner que cette unification des plans de comptes n’est rendue possible que par la séparation entre la Comptabilité Général (C. En effet.COMPTES DE RESSOURCES DURABLES (créditeurs) Classe 2 . la codification normalisée ne s’applique qu’à la première . En ce qui concerne la Comptabilité Générale. COMPARAISON CADRE COMPTABLE SYSCOA ET CADRE COMPTABLE OCAM SYSCOA Classe 1.COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE DE GESTION OCAM Classe 1 (et 01) COMPTES DE CAPITAUX A LONG ET MOYEN TERME Classe 2 (et 02) COMPTES DE VALEURS IMMOBILISEES Classe 3 (et 3) COMPTES DE SCTOKS Classe 4 (et 04) COMPTES DE TIERS ET DE REGULARISATION Classe 5 (et 05) COMPTES FINANCIERS Comptes de bilan Comptes de Gestion (soldes de Gestion) Comptabilité analytique Classe 6 (et 06) COMPTS DE CHARGES (6) ET DE PERTES (6) PAR NATURE Classe 7 (et 07) COMPTES DE PRODUITS (7) ET DE PROFITS (07) PAR NATURE Classe 8 (et 08) SOLDES CARACTERISTIQUES DE GESTION Classe 9 : COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE D’EXPLOITATION 22 .COMTES DE STOCKS (débiteur) Classe 4 .G). Japon…) qui ne normalise s=que les états financiers.

le chèque bancaire la lettre de change etc.5.journal Le grand.1. 2. aux coopératives. . Le journal est le premier des documents dont la tenue est obligatoire. Présentation du journal Le journal est un document (un livre) comptable dont le tracé se présente comme suit : 23 .1.5. Les livres comptables obligatoires Il s’agit des livres suivants : Le livre. mais aussi aux entreprises publiques.livre (des comptes) La balance générale des comptes Le livre d’inventaire - 2.Journal.Procéder à l’enregistrement chronologique de leurs opérations.4.2.Etablir des états financiers annuels 2. le bon de livraison. les bulletins de paye.1. Ces enregistrements se font dans le strict respect des règles comptables. La tenue de la comptabilité selon le SYSCOA Le SYSCOA fait obligation à toutes les entreprises soumises aux dispositions du droit commercial. la facture.5. - Sur la base de ces pièces comptables. aux associations de : . La comptabilité se tient sur la base de pièces comptables qui sont : le bon de commande. chaque opération effectuée par l’entreprise est enregistrée dans le livre. par inventaire. l’existence et la valeur des éléments d’actif et de passif .Contrôler au moins une fois par an. Le livre –journal La comptabilité exige le respect de règles très strictes pour sa tenue.

2.1 2 3 4 5 6 A Reporter Colonne 1 : Numéro d’ordre de l’opération Colonne 2 : Numéro du compte débité Colonne 3 : Numéro du compte crédité Colonne 4 : Date de l’opération Nom du compte à débiter Nom de compte à créditer Le libellé : Explication succincte de l’opération . Les écritures sont séparées les unes des autres par un trait horizontal brisé en son milieu.5. là où l’on inscrit la date de l’opération suivante.000 F 3 Mars : Elle vend 400 000 F de marchandises réglés par chèque bancaire 4 Mars : Elle prélève à la caisse pour alimenter la banque : 250 000 F 4 Mars : Elle paye par chèque un achat de marchandises : 125 000 F 24 . Enregistrement des opérations au journal Exemple 1er Mars : L’entreprise NOUATIN achète 600 000 F de marchandises à crédit chez le fournisseur BALDE 2 Mars : Elle achète divers produits d’entretien qu’elle règle en espèces : 80.2.1. référence de la pièce comptable Colonne 5 : Somme portée au débit du compte Colonne 6 : Somme portée au crédit du compte Les sommes portées aux colonels 5 et 6 sont égales.

03 80 000 80 000 52 701 3 52 57 4 Banque Ventes de marchandises Vente au comptant 04 . 25 .03 Banque Caisse Prélèvement pour banque 04 -03 Achat de marchandises Banque Achat au comptant 400 000 400 000 250.2. Définition Le grand livre est le livre dans lequel sont ouverts tous les comptes de l’entreprise.000 601 5 52 125.000 250. Le grand livre 2.5.03 600 000 600 000 6043 2 57 Achat de produits d’entretien Caisse Achat au comptant 03 .1.5.000 125 000 2.2.01 .03 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseur Facture N° 02 .registre cousu : chaque page de ce registre correspond à un compte de l’entreprise . Il peut se présenter dans les trois formes suivantes : .

dans le bilan pour les comptes de bilan (comptes de classes1. Détermination du résultat En fin d’exercice.1. Liaison Grand-livre . chaque écriture doit faire l’objet de report dans les comptes du Grandlivre.Journal L’enregistrement au journal traduit parfaitement les flux qui ont lieu tout au long de l’année .du total des sommes portées au débit du compte.2.du montant du solde et son sens : une colonne pour les soldes débiteurs et une colonne pour les soldes créditeurs. .3. 2. 4 et 5) . doit être tenu au quotidien. 7 et 8) Ceci permet la détermination du résultat aussi bien à partir du bilan qu’à partir du compte de résultat.3. tout comme le journal. . les soldes des comptes tenus dans le grand livre sont reportés : . . avec l’indication pour chacun d’eux : . Définition La définition de vérification est un tableau qui présente la liste de l’ensemble des comptes de l’entreprise classés par ordre de leur numéro du Plan Comptable.5.du total des sommes portées au crédit du compte. 26 .. 2. La balance des comptes 2. par contre. 2. 3.5. cet enregistrement ne fait pas apparaître les soldes des comptes de l’entreprise.2. après avoir été portée au journal. C’est pourquoi.dans le compte de résultat pour les comptes de gestion (comptes des classes 6.5.2. Ce livre comptable.feuillets mobiles sous reluire . 2.3.fiches dans un bac ou dans un classeur.5.

Tracé de la balance de vérification La balance à 4 colonnes Nos des Cptes Sommes Noms des comptes Débit (1) Crédit (2) Soldes Débiteur (3) Créditeur (4) T T S S 27 .

La balance à six colonnes N°s Cptes INTITULES DES COMPTES Soldes ouverture Mouvement Soldes clôture Débiteurs Créditeurs Débit Crédit Débiteurs Créditeurs TOTAUX GENERAUX T T T’ T S S 28 .

Fournir un document indiquant la situation débitrice ou créditrice des comptes à partir de laquelle sera déterminée la situation de l’entreprise.2. Utilité de la balance des comptes .3.La balance à huit colonnes N°s Cptes INTITULE DES COMPTES MOUVEMENTS Montants Variations SOLDES A l’ouverture la clôture D C D C A D C D C TOTAUX GENERAUX La balance vérifie trois égalités : Total des débits de la Balance = Total des crédits de la Balance Total de la Balance = Total du Journal Total Soldes débiteurs de la Balance = Total Soldes créditeurs de la Balance 2.5. c'est-à-dire de dresser son bilan.Etablir la concordance entre journal et le grand livre en fournissant un moyen de contrôle de l’exactitude des enregistrements comptables. et aussi expliciter son résultat Le contrôle par la balance est pourtant limité car certaines erreurs peuvent se compenser . 29 . . de plus une mauvaise imputation ne modifie pas les égalités de la balance.

3.3. 30 . notamment pour une bonne séparation des exercices. Néanmoins. elle est tenue en fin d’année d’élaborer une balance avant inventaire et une balance après inventaire. La balance après inventaire revêt un intérêt pratique très important. c’est à partir des soldes des comptes contenus dans la balance après inventaire que l’on inscrit les montants au bilan et au compte de résultat : les comptes à soldes débiteurs des classes 2. 2. l’entreprise peut dresser une balance de ses comptes afin de connaitre les soldes de ceux-ci. La balance avant inventaire synthétise dans les comptes toutes les opérations qui se sont déroulées en cours d’année à l’exception des opérations de fin d’exercice qui concernent les dotations aux amortissements et aux provisions. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits au Passif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes débiteurs des classes 6 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Charges » du Compte de résultat avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 7 et 8 (comptes de gestion) sont inscrits dans la partie « Produits » du Compte de résultat avec leurs soldes.5. Balance avant inventaire et balane après inventaire A des périodes choisies de l’année.2. la prise en compte des résultat de l’inventaire extracomptable La prise en compte des ces écritures de fin d’exercice permettent de passer de la balance avant inventaire à la balance après inventaire. En effet.3. les corrections rendues nécessaires par les rapprochements bancaires. les régularisations d’écritures. 4 et 5 (comptes de bilan) sont inscrits à l’Actif du Bilan avec leurs soldes les comptes à soldes créditeurs des classes 1.

BILAN ACTIF Soldes débiteurs Comptes des classes 2 3 4 5 PASSIF Soldes créditeurs Comptes des classes 1 2 4 5 COMPTE DE RESULTAT CHARGES Soldes débiteurs Comptes des classes 6 PRODUITS Soldes créditeurs Comptes des classes 7 8 8 31 .

. Il présente l’état des biens. le compte de résultat de chaque exercice ainsi que la synthèse de l’opération d’inventaire.Comptabilité et informatique L’utilisation de l’outil informatique étant largement répandue dans les entreprises.6. Les pièces justificatives Tout enregistrement comptable doit indiquer la nature et les références de la pièce justificative faute de quoi elle ne serait d’aucune valeur. des créances et des dettes de l’entreprise. Forme et tenue de ces livres Ces livres peuvent se présenter sous diverses formes : registres cousus. Il faut souligner aussi que la tenue d’un livre de paye est rendue obligatoire par le Code du Travail 2.8. Ces livres sont à conserver 10 ans sous leur forme originelle. Les corrections sont effectuées uniquement en négatif des éléments erronés. Le livre journal et le livre d’inventaire sont côtés. etc. Ces livres doivent être tenus « sans blanc ni altération d’aucune sorte ». Le livre d’inventaire C’est un livre dans lequel sont reportés le bilan. registres à feuilles mobiles.4.2.7. paraphés et numérotés de façon continue par l’autorité compétente (Greffe du tribunal…). etc. Les pièces justificatives (factures. reçus. 2. bordereaux. Leur délai de conservation est aussi de 10 ans. le SYSCOA s’y est intéressé en précisant les conditions de fiabilité des traitements comptables informatisés. 2. 32 . documents informatiques tirés sur papier. chèques.5.) sont indissociables des livres comptables et doivent être communiqués avec ceux-ci. Il doit normalement être tenu à feuillets cousus.

1. Il est ouvert dans les livres de l’entreprise au nom de cette personne ou au nom de cette valeur.CHAPITRE 3 I – LA NOTION DE COMPTE 1.1. Définition LE COMPTE Le compte est un tableau qui enregistre les opérations faites par une personne ou exécutées sur une valeur. Présentation du compte La présentation du compte revêt l’une des 3 formes suivantes : Première forme : Compte Caisse Dates Libellées Sommes débit Date libellées Sommes crédit 33 .2.

les comptes qui ont. 34 . c’est dans les comptes que sont enregistrées quotidiennement les opérations réalisées par l’entreprise. L’élaboration du bilan et du compte de résultat n’intervient que périodiquement.Deuxième forme Compte Caisse Dates Libellés Sommes Débit Crédit Troisième forme (forme en T) : forme schématique D Compte Caisse C A chaque poste du bilan. le compte tient-il à jour les différents postes qui comptent le bilan et le compte de résultat. Ainsi. Le compte constitue une pièce maîtresse dans le système comptable . du reste. C’est pour ces raisons que certains définissent la comptabilité comme étant « la science des comptes ». à chaque poste du compte de résultat correspond un compte qui enregistre au fur et à mesure qu’elles se déroulent toutes les opérations qui concernent ce poste. donné à la « comptabilité » son nom.

000 F Débit Banque Crédit Achat de marchandises…………. Puis ils sont ré-ouverts pour des enregistrements d’opérations ultérieures.Exercice Porter dans le Compte Banque les opérations ci-dessous indiquées et réglées par chèque bancaire en respectant la disposition en deux colonnes : Ventes de marchandises……………. II – Calcul de solde : fermeture et réouverture d’un compte Dans certaines entreprises.Faire le total au crédit et au débit (au crayon ou hors compte) .Caractériser ce solde : solde débiteur ou créditeur ..Calculer le solde du compte .. 5.000 Ainsi. il n’y a jamais de nombre négatif. 12. 20.500 F Encaissement d’une créance d’un de nos clients… 10.. 80. 1.000 F Paiement d’une facture de notre fournisseur BOUDARE .000 Paiement de frais………………… 1.1.000 Encaissement………………… 8.000 F Achats de marchandises…………….Clôture le compte : tirer un trait d’un même niveau sous les 2 colonnes de chiffres.000 Vente de marchandises………… 8. 35 .000 Encaissement………………….18.. dans un compte. à époques fixées.000 Retrait……………………………20.000 Paiement fournisseur…………….000 F Paiement fait à un fournisseur………………… 5.Arrêt d’un compte Pour arrêter (fermer) un compte : .500 Paiement à BOUDARE ……… 12. 2. 8.000 F Règlement de notre client SAMBA………….000 F Retrait de la banque pour alimenter la caisse de l’entreprise. 18. tous les comptes sont « arrêtés » afin de déterminer leur situation exacte.000 F Paiement de frais ……………….Porter le solde du côté le plus faible . 10.

000 840.2 – Réouverture d’un compte Pour rouvrir le compte. Dans la colonne Libellés.000 F 3 juin : ventes de marchandises au comptant en espèces (fiche de caisse n°A5) : 450.06 Paiement facture fournisseur n°3462 Solde débiteur TOTAL 2. Pour le calcul du solde prochain seul le solde à nouveau précédent et les écritures suivantes seront pris en compte 36 Sommes Débit Crédit 325.000 275.000 2.000 F 15 juin : paiement en espèces d’une facture d’un fournisseur (facture F 3462) : 50.000 F 5 juin : paiement d’une livraison de marchandises en espèces (facture n°04265) : 275.000 .000 F Caisse Date Libellés s 2-06 Encaissement facture FAKOKE n° 128 3.000 F 8 juin : ventes au comptant de diverses petites marchandises (fiche n°A6) : 65. Exercice : Déterminer le solde et fermer le compte Caisse après y avoir enregistré les opérations suivantes : 2 juin : le client FATOKE règle sa facture n°128 en espèces : 325.06 Paiement marchandises (Facture n° 04265) 8.06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°24) 15.000 840. dans la colonne « CREDIT » s’il est créditeur.- Faire les totaux devenus égaux et les souligner 2 traits.000 50.000 450.06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A5) 5. on porte la mention : Solde à nouveau Les opérations ultérieures seront inscrites à la suite du solde à nouveau.000 F 10 juin : paiement de frais de livraison en espèces (Récépissé n°24) : 2.000 513.000 65. on écrit le solde déterminé précédemment dans la colonne « DEBIT » si le solde est débiteur.06 Vente de marchandises (Fiche A6) 10.

000 513.000 1 645.000 Crédit 325.Exemple : Réouverture à la date du 16 juin du compte Caisse précédemment clôturé.000 2.000 III – Méthode d’inscription dans les comptes L’enregistrement des opérations dans les comptes peut se faire selon deux méthodes différentes : .000 840.000 450.La méthode de la partie simple 37 .000 145 000 245 000 725 000 TOTAL 1 645.000 SD 840.000 50. Caisse Date Libellés s 16-06 Solde à nouveau 18-06 Vente au comptant (Fiche de caisse n°A6) 20-06 Paiement marchandises (Facture n° 04266) 25-06 Vente de marchandises (Fiche A8) 28-06 Paiement frais de livraison (Récépissé n°25) 29-06 Vente de marchandises (Fiche A9) 30-06 Paiement facture de réparations Solde débiteur Sommes Débit Crédit 513 000 300 000 275 000 700 000 205.000 Débit Caisse 275.000 65.

-

La méthode en partie double.

3.1. La méthode en partie simple Cette méthode ne présente plus qu’un intérêt historique. Selon cette méthode, chaque opération donne lieu à une inscription unique dans un seul compte. Sur un registre, le journal, on enregistre de façon chronologique, seulement les opérations dont les règlements sont différés, c'està-dire celles qui donnent lieu à la création d’une créance sur des tiers ou d’une dette vis-à-vis d’eux. Ainsi, un achat de marchandises réglé comptant par caisse ou par banque n’apparaît pas dans la comptabilité. Une telle méthode ne constitue que le suivi de la situation active et passive de l’entreprise vis-à-vis des tiers. Elle ne permet pas à l’entreprise de connaître sa situation patrimoniale : elle ne lui permet pas non plus de surveiller ses résultats. C’est pourquoi la méthode utilisée de nos jours est la méthode à partie double. Elle est rendue obligatoire par le plan Comptable. 3.2. La méthode en partie double Dans cette méthode, chaque opération fait l’objet d’une inscription dans deux comptes : - au débit d’un compte, - au crédit d’un autre compte Ainsi, toute opération passée au débit d’un compte figure également au crédit d’un autre compte. Une opération inscrite au débit d’un ou de plusieurs comptes par répartition de son montant est aussi portée au crédit d’un ou de plusieurs comptes. Le total des sommes portées au débit étant égal au total des sommes inscrites au crédit. Conséquences : le total des soldes débiteurs est égal au total des soldes créditeurs de tous les comptes de l’entreprise ; si on dresse un tableau récapitulant tous les comptes de l’entreprise, comprenant d’une part les sommes des débits et des crédits de chacun d’eux, et d’autre part, les soldes débiteurs et créditeurs, on obtient une double égalité.
38

Ce tableau s’appelle « Balance de Vérification » Tel est le principe général de la comptabilité en partie double. Cette méthode limite les erreurs d’enregistrement et, s’il s’en produit, permet que l’on se rende compte au moins de leur existence. 1.3. Règle de débit et de crédit d’un compte Inscription des augmentations et des diminutions de valeur selon la nature du compte : a) Les comptes de bilan : Classes 1, 2, 3,4 et 5 Règle : Les comptes de bilan sont : débités lorsqu’ils reçoivent crédités lorsqu’ils donnent

Exemples : Paiement en espèces de 1 000 F à un fournisseur Caisse
1 000 Donne

Fournisseur
1 000 Reçoit

Achat d’une machine 200.000 F par chèque bancaire Machine
200.000

Banque
200.000

Reçoit

Donne

3.4 – Complément à la règle 3.4.1. – Les comptes de bilan Classes 1 à 5
39

Les comptes du bilan se répartissent en comptes de l’actif et en comptes du passif. Règle : Les comptes du bilan augmentent du côté où ils apparaissent dans le bilan et diminuent de l’autre côté. 3.2.2 – Les comptes de gestion Classes 6, 7 et 8 Règle : Les comptes de gestion sont débités lorsqu’ils enregistrent des dépenses, des frais, des pertes ou des charges. Ils sont crédités lorsqu’ils enregistrent des recettes, des gains ou des produits. Exemples 1 Paiement par chèque de frais de personnel : 60.000 F Frais de personnel
60.000 Dépense

Banque
60.000

Exemples 2 La banque nous paie : 8.000 F d’intérêt Banque
8.000

Intérêt
8.000

(Notre cpte Banque reçoit

Produit

40

les baisses d’actif .les baisses de passif Dépenses ou charges Au crédit du compte Valeurs que le compte a données.Tableau récapitulatif des mécanismes de débit et de crédit des comptes Comptes de bilan Comptes de gestion A débit du compte Valeurs que le compte a reçues. soit : .les augmentations de passif Recettes ou produits Tableau de concordance entre le bilan et les comptes Actif Débit Doit Recettes Entrées Emplois Charges Perte Passif Crédit Avoirs Dépenses Sorties Ressources Produits Profits 41 . soit : .les augmentations d’actifs .

2 – Le contenu du passif du bilan Le passif du bilan indique l’origine des fonds dont dispose l’entreprise. . 1. 42 .l’argent liquide qui appartient à l’entreprise et qui se retrouve à la banque ou dans la caisse.3 – Le contenu de l’actif du bilan L’Actif du bilan indique les emplois dans lesquels sont utilisées les ressources recensées au passif.les créances sur les clients et débiteurs divers. stocks de marchandises….Définition du bilan Le bilan apparaît comme l’aboutissement du travail comptable. c'est-à-dire au PASSIF.1.les biens : terrains constructions. sont regroupées les ressources dont dispose l’entreprise.. . On y trouve donc : . .les dettes accordées par les fournisseurs et autres agents économiques . on regroupe les emplois dans lesquels sont investies les ressources de l’entreprise. classées selon leur origine.les dettes à long et moyen terme. Le bilan est un tableau qui comprend deux parties : une partie droite appelée « PASSIF » et une partie gauche appelée « ACTIF » Dans la partie droite.CHAPITRE 4 LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT I – Le bilan 1.les capitaux propres : le capital et les réserves . véhicules. C’est la situation chiffrée à un moment donné des capitaux dont se sert l’entreprise et des emplois qui sont financés par ces capitaux. Dans la partie gauche ou ACTIF. .les pertes éventuelles. 1.le bénéfice éventuel. On y trouve donc : .

000 43 .4. Bilan d’ouverture : Bilan au 1er/01/1999 ACTIF Caisse 1.000 1.000 200. est fondée le 1er Janvier 1999 par apport de 1.000 1. H.000 Capital 1.000 100 000 6.000 300.000.200.200.500.000 400. Opérations sans influence sur le résultat a) L’entreprise DIOP Thiès Hydraulique (D.600.Formation et modification du bilan 1.000 350.000 1.000 1.).000. T.000 5. Apport fait par les actionnaires.000 450.000 PASSIF 1.000.000 1.900.000.000 800.000.000.000 F versés en espèces dans la caisse.800.4.1.000 6.000.000 Capital Emprunt UTB Fournisseurs Charges à payer Bénéfice de l’exercice Total PASSIF 3.Exemple Bilan de l’entreprise AKAPO du 31/12/1998 ACTIF Constructions Matériel Marchandises Clients Titres de placement Banque Caisse Total 1.

000. somme versée en banque.000 Marchandises 200. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000 F prélevés sur la banque le 15 janvier 1999.000. Dépôt de 900. la somme de 100. Bilan au 15/01/1999 ACTIF Matériel et outillage 600.000.000 F payés en partie en espèces pour 50.000 Banque 150.000 F.000 e) L’entreprise emprunte le 30 janvier à un tiers.000 c) L’entreprise pour assurer son fonctionnement achète matériel et outillage à 600. (L’entreprise utilise la méthode de l’inventaire permanent).000.000.000 Banque 300.000 PASSIF 1.000 1. Bilan au 10/01/1999 ACTIF Banque Caisse 900.000 Capital PASSIF 1.000 Caisse 100 000 1.000 Caisse 50 000 1.000 d) Le 20 janvier DTH achète des marchandises pour 200.000 Capital PASSIF 1.000.000 1.000 1.b) Le 10-1-99.000 Capital 100.000. ouverture d’un compte banque. 44 .000 1.000 F prélevés sur la caisse.000.000 F et le reste par chèque bancaire.000.

000 1.000 1. Il ne le règle pas aussitôt.000 250.000 1.200. décide de régler par chèque le fournisseur par anticipation pour 80.000 Fournisseurs 100.000 F et lui demande un délai de 40 jours pour le solde. l’entreprise DTH achète de nouvelles marchandises à 180.000 f) Le 20 février. et outillage 600.Bilan au 30 janvier 1999 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600.000 PASSIF Capital 1.000.000 Caisse 50 000 1.000 50 000 1.000 200.280.280.000 Fournisseurs 180.000 Banque 250.000 Capital 1.000 F.000 100.000.100. Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/ 99 ACTIF PASSIF Matér.100.000 Emprunt 100.000 Emprunt 100.000 f) Le 5 février.000 Marchandises 380.000 Banque 170.000 45 .000.000 Caisse 50 000 1. Bilan de l’entreprise DTH au 02/02/99 ACTIF Matériel et outillage 600.200. l’entreprise qui a une bonne trésorerie.000 Marchandises 380. Le fournisseur lui accorde un crédit de 60 jours.000 Capital Emprunt PASSIF 1.

ni génératrices de profit pour l’entreprise. Les marchandises prélevées s’élèvent à 50.000 F des marchandises réglées au comptant en espèces.4..COMMENTAIRES Dans ces exemples. 46 . ni enrichissement. Elles n’entraînent pour la patrimoine ni appauvrissement.2. Opérations affectant le résultat a) Le 25 février l’Entreprise DTH vend pour 80. les variations entraînées par chaque opération s’équilibrent Une augmentation d’un poste des emplois est compensée par une diminution d’un autre poste des emplois Montant du bilan ne varie pas Modification de la composition des emplois Une augmentation des emplois entraînant un accroissement des ressources Montant du bilan croît Une diminution des emplois et une baisse des ressources du même montant Montant du bilan diminue Un accroissement des ressources compensé par une baisse des ressources Modification de la composition des ressources Le montant du bilan ne change pas CONCLUSION 1) Ces opérations modifient le montant ou la composition du bilan de l’entreprise 2) Elles ne modifient pas l’équilibre entre l’actif et le passif. c'est-à-dire n’influencent pas le résultat né de l’activité de l’entreprise. Elles sont ni génératrices de perte. 1.000 F.

000 1.000 Capital 1.200.000.000 1.230.000.000 1.000 1.000 Résult.000 330.215.000 30.000 Emprunt 100.000 Banque 170. le 26 février.000 130 000 PASSIF Capital 1.000 Fournisseurs 100.000 47 .000 F.000 1.000 F. Bilan de l’entreprise DTH au 26/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse 600.000 Caisse 130 000 1. Bilan de l’entreprise DTH au 28/02/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Banque Caisse PASSIF 600.000 Marchandises 330.000 Fournisseurs 100.220.000 Emprunt 100.Bilan de l’entreprise DTH au 25/02/99 ACTIF PASSIF Matériel et outillage 600.000 Fournisseurs 100.000 160.000 Capital 1. (bénéf.000 150.000 F encaissés.215. Les marchandises prélevées s’élevaient à 25.220.000 Emprunt 100.000 1.200.000 1.000 1 200 000 Résultat (bénéf.) 20.000 Résultat b) L’entreprise règle par chèque divers frais de fonctionnement pour un montant de 10.000 305.000.000 160.230.) 15.000 c) Le 28 Février l’entreprise DTH vend en solde des marchandises détériorées pour 20.

Les marchandises prélevées s’élèvent à 20.230.000 1. Les 2 séries d’exemples étudiés montrent que le bilan est le document qui fait le point à une période donnée de la ET PRATIQUE et patrimoniale et indique DU BILAN III – THEORIE situation financière D’ELABORATION le résultat dégagé Dans la théorie.000 F.000 F Au total. dans la pratique. Dans la réalité cela est impossible :  trop long à réaliser.000.000 F la Caisse augmente de 20.000 160.000 F.  Possibilité d’enregistrer chaque opération au bilan.200. Bilan au 1er /03/99 ACTIF Matériel et outillage Marchandises Client Banque Caisse 600.000 Emprunt 100.230.000 285.000 150 000 PASSIF Capital 1.  source d’erreurs.000 F.000 1. par exemple) par le regroupement des soldes de tous les comptes qui 48 .000 Cette seconde série est constituée d’opérations qui modifient l’actif ou le passif ou les 2 à la fois mais pour des montants différents Ces opérations sont donc génératrices de résultat Le résultat varie pour assurer une constante égalité entre l’Actif et le Passif.Les emplois ont connu 2 variations : les marchandises diminuent de 25. C’est pourquoi. L’établissement du bilan n’est plus réalisé qu’à intervalles réguliers (chaque année. on enregistre au jour le jour toutes les opérations dans des comptes.000 Résultat (bénéf. Le règlement n’est pas fait au comptant mais s’effectuera dans 60 jours. appropriés.) 30. les emplois baissent de 5.000 1. Le 1er mars.000 35. d).000 Fournisseurs 100. l’entreprise vend des marchandises pour 35.

000 500. Encaissement à la banque d’une créance possédée sur un client 28. 49 .000 200 000 5.000.000 F 6. Règlement d’un fournisseur : 15.000 Au cours du mois de février : 1. Règlement de divers frais : 2000 F en espèces et 9. Achat de 82. 7.000 Capital Emprunt Fournisseurs Résultat 3. Sortie de stocks : 50 000 F.900.interviennent dans le bilan et qui ont servi à enregistrer quotidiennement toutes les opérations réalisées. 3. 5.000 1.000 250.000 700. Exemple Une entreprise présente le bilan suivant : Bilan de l’entreprise KEMTA au 1er /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 2 500. L’entreprise pratique la méthode de l’inventaire permanent. 8.000. Règlement comptant par chèque bancaire. Ventes de marchandises 65. Montant de la sortie de stocks : 30.000 F 4.000 F par chèque bancaire. Achat de 70.000 F : Règlement à 60 jours.000 F par chèque. Achat de nouveau matériel pour un montant de 700.000 F règlement comptant par chèque bancaire.000.000 800.000 F de marchandises . Enregistrer dans les comptes appropriés les huit opérations précédentes et dresser le bilan arrêté à la 8e opération à la date 20-02-1999. règlement à 90j.000 150 000 5. Ventes de marchandises 40.000 F de marchandises : Règlement au comptant par chèque bancaire 2.000 F.

000 (5) (4) 65.000 (3) (1) 82.000 D Fournisseurs C (8) 15.000 D Clients C C D Capital C 3.000 C D Résultat C 500.000 28.000 D Marchandises C 800.000 D Matériel C 2.000.000 70.000 D Emprunt C 700.900.000 Capital D C 3.000 Marchandises D C 800.000 D Fournisseurs C 250.000 (2) 50 500.000 D Caisse C 200.000 30.000 (4) (2) 70.Corrigé 1) Eclatement du bilan initial en comptes D Matériel 2.000 (7) 700.000 2) Présentation des comptes après imputation des 8 opérations 150.500.000 .000 250.500.900.000 D Client C D Capital C 3.000 50.900.000 D Banque 1.

000 (1) (3) 40.000 700.000 9.000 Marchandises D C 800.900.500.000 (6) (5) 28.000 700.000 82.000 872.000 80.D Banque C (6) D Résultat 11.200.000 50.000 C 700.000 82.000 C 2.000 (3) 15.000 3.000 3.000 SD 3 900 000 3 900 000 3.000 Emprunt D SC 700.200.000 70.000 10.000 (4) Caisse D 200.900.200.000 30.000 SD 952.000 3.000 (4) 150.000 700.000 51 .000 952.000 C 1.000 (7) 15.000 700.000 (6) Matériel D 2.000.000 C D Capital C SC 3.

000 250.000 700.000 52 .000 65.000 262.000 198.000 320.000 SD 11.000 40.000 82.000 175.000 320.000 565.000 15.000 SD 200.000 28.000 200.000 D Caisse C 200.000 10.000 806.000 2.000 SC 305.000 565.000.000 9.000 SD D Fournisseurs C 15.000 70.000 D Banque C D Résultat C 1.D Client 500.000 537.000 C 28.000 15.000 SC 164.000 150.000 175.

000 Emprunt 700.000 Résultat 164. TOTAL ACTIF 53 .Bilan de l’entreprise KEMTA au 20 /02/99 ACTIF PASSIF Matériel Marchandises Client Banque Caisse 3.000 BILAN (SYSCOA) Schéma d’ensemble simplifié BILAN AU…… ACTIF ACTIF IMMOBILISE Charges immobilisées Immobilisations Incorporelles Immobilisations corporelles Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières PASSIF CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES Capital Primes d’apport d’émission de fusion Ecart de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice Provisions réglementées Subventions d’investissement DETTES FINANCIERES Emprunts et dettes financières Provisions financières pour risques et charges TRESORERIE –PASSIF Banques Concours bancaires PASSIF – CIRCULANT Clients.000 262.000 198 000 5.000 872. caisse.900.000 5. avances reçues Fournisseurs Autres dettes ECARTS DE CONVERSION ACTIF Pertes probables de change ECART DE CONVERSION – PASSIF Gain probable de change TOTAL PASSIF ACTIF CIRCULANT Stock Créances TRESORERIE-ACTIF Titres de placement et valeurs à encaisser Banques. chèques postaux.000 537.069.000 Capital 3.200.069.000 Fournisseurs 305.

210.000 4.000 Produits d’exploitation 50.210.000 90.200.000 Produits financiers 120.Charges Pour parvenir à cette opération. les charges exceptionnelles au crédit : les produits d’exploitation. 2. Un tel compte est appelé compte de Résultat. les produits exceptionnels.000.000 54 . et de l’autre côté. les charges financières.000 120.1. les produits financiers. Exemple Compte de Résultat Charges Charges d’exploitation Charges financières Charges exceptionnelles Résultat (bénéfice) 3.II . Le solde de ce compte donne le résultat de l’exercice.000 Produits 4. toutes les charges d’exploitation et hors exploitation du même exercice. il convient de recenser dans un compte d’un côté tous les produits dégagés par l’exploitation et les produits exceptionnels apparus au cours de l’exercice.000 4.000 Produits exceptionnels 840.Le compte de résultat Le résultat d’un exercice comptable est déterminé par l’équation suivante : Résultat = Produits .Elaboration du Compte de Résultat Le compte de Résultat est un compte où l’on distingue au débit : les charges d’exploitation.

Le compte de résultat opère une comparaison entre les flux d’entrée et les flux de sortie. le contenu du compte de Résultat est le suivant : Compte de Résultat (présentation générale) CHARGES PRODUITS Coût des marchandises vendues Matières et fournitures consommées Transports consommés Autres services consommés Charges et pertes divers Frais de personnel Impôts et Taxes Intérêts financiers Dotations aux amortissements Dotations aux provisions Résultat (Bénéfice) TOTAL x Chiffres d’affaires Ventes de marchandises Production vendue Autres produits ……. Si Flux d’entrée > (Bénéfice) (Produit d’exploitation + Produits financiers + Produits hors exploitation) Si Flux d’entrée < Flux de sortie Résultat positif (Charges d’exploitation + Charges financières + Charges exceptionnelles) Flux de sortie Résultat négatif (perte) 2.2. Résultat (perte) TOTAL x 55 .Présentation du compte de résultat De façon plus détaillée..

aux Amortissements et aux Provisions TOTAL CHARGES. et produits liés Variation des stocks de Mat. D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Perte de change Dotations. Prem. Charges HAO Dotations aux Amortissements HAO TOTAL CHARGES HAO Participation des travailleurs Impôts sur résultat TOTAL PARTICIPATION ET IMPOTS TOTAL GENERAL DES CHARGES PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Ventes de marchandises Ventes de produits fabriqués Travaux et services vendus Production stockée ou déstockage (+ou-) CHIFFRES D’AFFAIRES Subvention d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transferts de charges TOTAL PRODUITS D’EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Revenus financiers Gain de change Reprises de provisions financières TOTAL PRODUITS FINANCIERS TOTAL PRODUITS ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Produits des cessions d’immobilisations Produits HAO Reprises HAO Reprises HAO TOTAL PRODUITS HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS Résultat net (+ ou -) 56 . Prem. COMPTE DE RESULTAT (SYSCOA) CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Variation de stocks de marchandises Achats de Mat. aux Amortissements et aux Provisions financières TOTAL CHARGES FINANCIERES TOTAL CHARGES ACTIVITES ORDINAIRES HORS ACTIVITE ORDINAIRE (HAO) Valeurs comptable des cessions d’immobilisations. les impôts et taxes dues nationalement à l’exception de l’impôt sur le bénéfice. Transports consommés Charges de personnel Dotations.Le coût d’achat des marchandises vendues = Achat de la période + Stock initial (début période) .Stock final (fin période) Impôts et taxes : ce poste comprend les frais de douane. La dotation aux amortissements est la constatation comptable d’une dépréciation irréversible d’éléments d’actif immobilisé.

86 et 88 RESULTATS PARTIELS RESULTAT D’EXPLOITATION CHARGES FINANCIERES Comptes 67. 84.787 ET 797 PRODUITS HAO Comptes 82.83 et 85 PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS Compte 87 IMPOT SUR LE BENEFICE Compte 89 RESULTAT FINANCIER RESULTAT HAO RESULTAT NET 57 .687 et 697 CHARGES HAO Comptes 81.SCHEMA DU COMPTE DE RESULTAT CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION Comptes 60 A 66 681 et 691 PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITATION Comptes 70 A 75 781.787 et 798 PRODUITS FINANCIERS Comptes 77.

lorsqu’une entreprise présente son bilan pour une SQ Participation des travailleurs SR Impôts sur le résultat Total participation et impôts SS ST TOTAL GENERAL DES CHARGES 58 .ou +) Achats de matières et fournitures liés . Compte de résultat (volet charges) Réf RA RB RC RD RE RH RI RJ RK RL RP RS RW SA SC SD SF SH CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises .Variation de stocks (.Variation de stocks (+ ou -) Autres achats Variation de stocks Transports Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE Frais financiers Pertes de change Dotations aux amortissements et aux provisions Total des charges financières Total des charges des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations SL Charges HAO SM Dotations HAO SO Total des charges HAO Dans la pratique.a.

services vendus Production stockée (ou déstockages) Production immobilisée Produits accessoires CHIFFRE D’AFFAIRES Subventions d’exploitation Autres produits Reprises de provisions Transfert de charges Total des produits d’exploitation ACTIVITE FINANCIERE revenus financiers Gains de change Reprise des provisions Total des produits financiers Total des produits et des activités ordinaires HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) UK UL UM UO UT UZ Produits des cessions d’immobilisations produits HAO Reprises HAO Total des produits HAO TOTAL GENERAL DES PRODUITS RESULTAT NET (BENEFICE (+) . Compte de résultat volet produits) Réf TA TB TC TD TE TF TH TI TK TL TS TT TW UA UC UD UF UH PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises Vente de produits fabriqués Travaux. PERTE (-) 59 .b.

Comme on le constate. le Résultat Net d’un exercice comptable provient de deux sources principales : a) – Les activités ordinaires Les activités ordinaires se subdivisent en : Activités d’exploitation Activités financières b) – Les activités hors activités ordinaires 60 .

licences. logiciels Fonds commercial Immobilisations corporelles Terrains Bâtiments Installation et agencements Matériel Matériel de transport Avances et acomptes versés sur immobilisations Immobilisations financières Titres de participation Autres immobilisations financières TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I) Amort. caisse TOTAL TRESORERIE ACTIF (IV) Ecart de conversion Actif (IV) (Perte probable de change) BZ TOTAL GENERAL (I + II + III + IV) 61 .BILAN AU 31 DECEMBRE N-SYSTEME NORMAL Exercice N Réf ACTIF Brut ACTIF IMMOBILSE Charges immobilisées Frais d’établissement Primes de remboursement des obligations Immobilisations incorporelles Frais de recherche et de développement Brevets. / Prov. chèques postaux. Net Exercice N-1 Net AB AC AD AE AF AG AI AJ AK AL AM AN AP AQ AR AS Z ACTIF CIRCULANT Stocks BC BD BE BF BG BH BI BJ BK BQ BS T Marchandises Matières premières et autres approvisionnements En cours Produits fabriqués Créances et emplois assimilés Fournisseurs.ACTIF Titres de placement Banques. avances versés Clients Autres créances TOTAL ACTIF CIRCULANT (II) TRESORERIE .

d’émission. capital non appelé Primes et réserves Primes d’apport.BILAN Réf.PASSIF DR DT Banques. crédits de trésorerie TOTAL TRESORERIE PASSIF (IV) ECART DE CONVERSION – PASSIF (V) DV DZ (Gain probable de change) TOTAL GENERAL (I + II + III + IV + V) 62 . de fusion Ecarts de réévaluation Réserves libres Report à nouveau Résultat net de l’exercice (bénéfice + perte -) Autres capitaux propres Subventions d’investissement Provisions réglementées et fonds assimilés TOTAL CAPITAUX PROPRES (1) DETTES FINANCIERES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DA DC DD DF DG Emprunts Dettes financières diverses Provisions financières pour risques et charges TOTAL DETTES FINANCIERES (II) TOTAL RESSOURCES STABLES (I + II) DETTES CIRCULANTES ET RESSOURCES ASSIMILEES (1) DH DI DJ DK DL DM DP Emprunts circulants et ressources assimilées HAO Clients. PASSIF (Avant répartition) CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES EXERCICE N EXERCICE N -1 CA CB CC CD CE CF CG CH CI CK CL CM CP Capital Actionnaires. avances reçues Fournisseurs d’exploitation Dettes fiscales Dettes sociales Autres dettes TOTAL PASSIF CIRCULANT (III) TRESORERIE .

Achat de gasoil pour appartement privé 60 000 F (Bilan) 7 Mai : Achat d’un classeur 8 000 F (Bilan) 63 400 000 F 80 000 F 120 000 F 650 000 F 1 000 000 F 5 200 000 F 250 000 F 35 000 F 60 000 F 8000 F 5 000 F .Achat d’une machine à calculer . Les amortissements cumulés pour chaque poste d’actif amortissable sont déduits des valeurs brutes pour donner les valeurs nettes. Les provisions pour dépréciation concernent essentiellement les valeurs d’exploitation (comptes de stocks) et les valeurs réalisables (comptes clients.Achat au comptant 6 Mai : Vente à crédit .achat d’emballages commerciaux 120 000 F (Compte de résultat) .Achat d’une machine à calculer 80 000 F (Bilan) .Pour l’exercice courant.Règlement facture eau 35 000 F (Compte de résultat) .Règle note de restaurant (Réception pour un important client) Corrigé 5 Mai : Achat de marchandises 400 000 F (Compte de résultat) .Achat au comptant 650 000 F (Compte de résultat) 6 Mai : Vente à crédit 1 000 000 F (Compte de résultat) . notamment).achat d’emballages commerciaux .Achat d’une voiture de tourisme 200 000 F (Bilan) .Achat d’emballages commerciaux .Achat de gasoil pour appartement privé 7 Mai : Achat d’un classeur .Règlement facture eau . amortissements/provisions et valeurs nettes. l’Actif du bilan est présenté en valeurs brutes. Exercice Déterminer si les opérations suivantes doivent apparaître au bilan ou au compte de résultat (Inventaire permanent) : 5 Mai : Achat de marchandises .Achat d’emballages commerciaux 250 000 F (Compte de résultat) .Achat d’une voiture de tourisme .

Reçu avis du percepteur pour taxe professionnelle : 15 000 F .Vente de marchandises au comptant en espèces au client BERTE : 300 000 F.Achat à crédit de marchandises SGGG : 200 000F .Achat de timbre-poste en espèces : 1 200 F .Enregistrement des salaires du mois : 600 000 F .Payé en espèce à la livraison pour frais de transport de marchandises achetées : 25 000 F .Achat au comptant de marchandises chez Kouadjo contre chèque BICICI : 120 000F .. Coût des marchandises vendues : 225 000 F.Vente de marchandises à crédit au client BALDE : 1 500 000 F Coût des marchandises vendues : 1 100 000 F . Corrigé Compte de Résultat Charges d’exploitation Achat de marchandises (200 000 + 120 000) Coût des marchandises vendues Transports consommés Autres services consommés Frais de personnel Impôts et taxes Produits d’exploitation 1 800 000 80 000 1 880 000 415 200 320 000 Ventes de marchandises (1 500 000 + 300 000) Loyer 1 325 000 25 000 10 200 600 000 Perte 15 000 2 295 200 2 295 200 64 .Encaissement d’un loyer en espèces : 80 000 F (Immeuble rattaché à l’entreprise) .Reçu facture de l’électricien pour réparations : 9000 F .Règle note de restaurant : Réception pour un important client 75 000 F (Compte de résultat) Exercice Présenter le compte de résultat (Inventaire permanent) : .

Encaissement de commissions 12 000 F .Règlement de frais de transport 60 000 F . 65 .Exercice Au cours d’un exercice une entreprise commerciale a effectué les opérations suivantes : .Règlement des salaires 700 000 F .Le stock initial de marchandises figure pour 580 000 F .Frais de téléphone 18 000 F .Achat à crédit de marchandises 4 360 000 F .Paiement de frais de réparation 90 000 F .Frais de mission 45 000 F .Vente de marchandises 6 600 000 F .Le stock final est évalué à 350 000 F Travail à faire : Présenter le compte de résultat Méthode d’inventaire utilisé : Inventaire intermittent.Charges sociales 150 000 F .Versement d’intérêts à la banque (intérêt d’emprunt) 75 000 F .Achat d’emballages 105 000 F .

Ils présentent un intérêt pour la gestion car ils constituent une analyse du compte de résultat. différents résultats intermédiaires peuvent calculés : ce sont les soldes significatifs de gestion.Corrigé Compte de Résultat CHARGES PRODUITS Achats consommés 4 695 000 Ventes 6 600 000 Achat de marchandises 4 360 000 Achat d’emballages 105 000 Commissions 12 000 Stock initial 580 000 Stock final – 350 000 Charges externes Frais de transport Frais de réparation Frais de téléphone 18 000 Frais de mission 45 000 Frais de personnel Salaires Charges sociales Charges financières Intérêt sur emprunt Résultat 213 000 60 000 90 000 850 000 700 000 150 000 75 000 75 000 7000 6 612 000 6 612 000 III – Les soldes intermédiaires de gestion A différentes étapes de la formation du résultat net de l’entreprise. 66 . Les soldes significatifs de gestion sont donc des grandeurs calculées à différents niveaux des produits et des charges d’un exercice comptable.

Marge Brute sur Marchandises = Ventes de marchandises .Résultat des Activités ordinaires .(Achats de matières et fournitures – variations des stocks) Marge Brute Globale ou Marge Brute = Marge brute sur marchandises + Marge brute sur matières 67 .Le SYSCOA retient les soldes suivants : .Résultat Hors Activités ordinaires . La première intéresse particulièrement les entreprises commerciales dont l’objectif est la vente sans transformation de biens achetés.Marge brute . La seconde mesure la performance de l’entreprise industrielle dans la fabrication de produits par la transformation de matières et fournitures.(Achats de marchandises – variation des stocks) Marge Brute sur Matières = Ventes produits fabriqués + Travaux et services vendus + Production immobilisée + Variation des stocks de produits et services .Résultat Net d’Exploitation 3.1.Excédent Brut d’Exploitation . La Marge Brute(MB) On distingue la marge brute sur marchandises et la marge brute sur matières.Valeur Ajoutée .Résultat Financier .Résultat d’Exploitation .

2.Transports . Valeur ajoutée = Marge Brute + Produits accessoires + Subventions d’exploitation + Autres produits . Le Résultat d’Exploitation (R. .3.4.Dotations aux amortissements de l’exploitation 68 . Résultat d’Exploitation = Produits d’exploitation . l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers de par ses activités professionnelles courantes.E) Ce solde représente la ressource tirée de l’activité d’exploitation avant les éléments financiers et les éléments hors activité ordinaire (HAO) .Services extérieurs .Charges de personnel 3.Charges d’exploitation Ou = Excédent brut d’exploitation + reprises de provisions d’exploitation + Transferts de charges d’exploitation .Impôts et taxes .Autres charges 3. il contribue à rémunérer les facteurs de production autres que le facteur travail (capitaux propres et emprunts) et à assurer le paiement de l’impôt et de la participation. L’Excédent Brut d’Exploitation (E.(Autres achats – variations des stocks) .3.B. La Valeur Ajoutée (VA) Elle mesure la richesse créée par l’entreprise. Excédent Brut d’Exploitation = Valeur ajoutée .E) C’est le résultat brut après déduction des charges de personnel.

7.6.N.A. Le Résultat Financier (R. Le Résultat des Activités Ordinaires (R. Résultat Financier = Produits financiers .Dotations aux provisions de l’exploitation 3.O) Il est obtenu sur les opérations non récurrentes et est utilisé pour analyser les changements de structure ou des stratégies de l’entreprise.Charges (ordinaires) Ou = RE + RF 3.H. 69 . Résultat Hors Activités Ordinaires = Produits hors activités ordinaires .8.O) Ce solde est utilisé dans l’analyse des performances de l’entreprise.Charges hors activités ordinaires 3.5.E) Résultat net = Résultat des Activités Ordinaires + Résultat Hors Activités Ordinaires – Impôt sur le résultat C’est le résultat de la période dont l’affectation est réalisée au cours de la période suivante.F) Ce solde renseigne sur la politique de financement de l’entreprise.A. Le Résultat Hors Activités Ordinaires (R.. Le Résultat Net de l’Entreprise (R.Charges financières 3. Résultat des Activités Ordinaires = Produits (ordinaires) .

4. – Charges variables – Charges Fixes Résultat = Marges sur Coût Variable – Charges Fixes.IV – Analyse différentielle et seuil de rentabilité 4. – CHARGES Résultat = C. Les charges fixes sont par définition constantes tant que l’entreprise n’a pas atteint sa pleine capacité de production et que sa structure reste stable. production vendue pour les entreprises industrielles). Le seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte ou encore le chiffre d’affaires pour lequel le résultant est nul. 4.1. le calcul du seuil de rentabilité passe par la présentation au préalable du compte de résultat différentiel.2.3 – Le compte de résultat différentiel Le compte de résultat différentiel est une analyse du résultat faisant apparaître les marges en sommes et en pourcentages du chiffre d’affaires net (ventes de marchandises. pour les entreprises commerciales.) et les différentes charges supportées par l’entreprise et à déterminer le seuil de rentabilité. 70 .A. – (Charges Variables + Charges Fixes) Résultat = C.A. On le note : C. Partons de la formule de calcul du résultat : Résultat = C.A.sr Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque marge/coût variable = charges fixes De façon pratique. Les charges variables dépendent des quantités de biens et services produits et vendus par l’entreprise.A. L’objectif de l’analyse différentielle L’analyse différentielle vise à analyser le rapport existant entre le chiffre d’affaires (C.A.

COMPTE DE RESULTAT DIFFERENTIEL CHIFFRE D’AFFAIRES COUT D’ACHAT DES MARCHANDISES VENDUES = MARGE BRUTE (ou Marge sur Coût d’Achat) C HARGES VARIABLES (CV) = MARGE SUR COÛT VARIABLE CHARGES FIXES (CF) = RESULTAT COURANT MONTANT A -B =C -D =E -F =g Taux de Marge Brute MB x 100 C.4. A partir de la marge sur coût variable (M/CV).A % 100 4. on peut calculer le taux de marge sur coût variable comme cela est fait dans le compte d’exploitation différentiel Taux de marge sur coût variable Donc M/CV = t% x CA Au seuil de rentabilité on a : (t% x CA) – CF=0 D’où M/CV = t% x CA = CF (t% x CASR) – CF=0 Donc : CASR = CASR = Ou encore : D’où CASR = 71 .A Taux de Marge sur Coût Variable M/CV x 100 C. Calcul du seuil de rentabilité Le seuil de rentabilité est atteint lorsque le résultat est nul Résultat = M/CV – CF Si R=O alors M/CV = CF Le seuil de rentabilité est donc atteint lorsque la marge sur coût variable couvre les charges fixes.

Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial + Frais accessoires S/Achats de M/ses = 140 000 – 85 000 + 10 000 – 6 800 – 8 000 72 .A.4. . le seuil de rentabilité et le point mort Chiffres d’affaires 140 000 KFCFA Stock initial de M/ses 6 800 KFCFA Stock final de M/ses 10 000 KFCFA Achat de M/ses 85 000 KFCFA Frais accessoires sur achats de M/ses 8 000 KFCFA Charges variables 16 000 KFCFA Charges fixes 21 500 KFCFA CORRIGE Marge brute = C. Calcul du « Point mort » Le « point mort » est la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint Chiffre d’affaires annuel : CA 360 jours Soit n.A.A. le nombre de jours pour atteindre le seuil de rentabilité à partir du début de l’exercice : CA CASR D’où : 360 x CASR n jours = CA Le point mort est la date qui correspond à n jours après le début de l’exercice 360 jours n jours EXERCICE A partir des données suivantes de l’entreprise BELOUMA calculer le résultat. .5.[(Achats de M/ses – Stock final + Stock Initial) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C.[(Achats de M/ses – Variation des stocks) + Frais accessoires S/Achats de M/ses] = C.A – Coût d’achat des M/ses vendues = C. .

4% Résultat = Marge sur coût variable – Charge fixes = 34 200 – 21 500 = 12 700 KFCFA Représentation graphique du seuil de rentabilité Sur un repère (orthonormé.b 0 CASR x B Total des charges fixes V .Rôle du TAFIRE Le tableau financier prévu par le SYSCOA a pour rôle de permettre : 73 . par exemple) on trace la droite d’équation y = ax – b Avec a = t% (taux de marge sur coût variable) x = CA (Chiffre d’affaires) b = CF (Charges fixes) y = Résultat y y = ax .1.LE TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS (TAFIRE) 5.= 150 000 – 99 800 = 50 200 Marge brute = 50 200 K F CFA Taux de marge brute = = 35.9% Marge sur coût variable= marge brute – charge variables = 50 200 – 16 000 = 34 200 KFCFA Taux de marge sur coût variable = = 24.

des opérations d’exploitation dont une synthèse est donnée par la capacité d’Autofinancement (CAF) ou l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE). le Besoin de Financement appelé Besoin de Financement Global (BFG) est éclaté en ses deux composantes que sont : 74 .Justification du TAFIRE La confection du TAFIRE se justifie par la nécessité d’aller au-delà d’une simple analyse statique du bilan qui aboutit à juger de l’équilibre du bilan à partir de l’équation fondamentale de trésorerie suivante : FR – BF = T FR : Fonds de Roulement T : Trésorerie BF : Besoin de Financement Cette équation fondamentale de trésorerie n’est pas suffisamment explicite quant aux facteurs générateurs du niveau de la trésorerie de l’entreprise en fin d’exercice. actif immobilisé.certes. actif circulant) d’un exercice à l’autre ou même sur plusieurs exercices. dettes à court terme. par exemple.2. - 5.Conception du TAFIRE Le TAFIRE procède à une analyse dynamique des masses du bilan en se fondant sur l’équation bilancielle fondamentale : FR – BFR = T BFR : Besoins en Fonds de Roulement Ou encore.mais aussi des opérations financières . . En effet. dettes à long ou moyen terme. 5. en termes de variations : ΔFR – ΔBFR = ΔT Dans le TAFIRE. Le TAFIRE permet d’éclairer cette réalité complexe déterminant la trésorerie de l’entreprise.des opérations Hors Activités Ordinaires (HAO) .3. la trésorerie résulte : . le suivi de l’évolution de l’équilibre des masses du bilan (capitaux propres.- le calcul (au moins approximatif) du niveau normal du besoin de Financement (BF) résultant du niveau d’activité normal ou prévisionnel de l’entreprise.ainsi que des investissements/financements.

4 .Charges décaissables restantes à l’exclusion des sessions + Produits encaissables restants d’actifs immobilisés b) Calcul de l’Autofinancement (AF) AF = CAFG – Distribution de dividendes c) Calcul de l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) ETE = EBE – Variation BFE – Production immobilisée. Variation du Besoin de Financement d’Exploitation (BFE) Variation BFE = Variation stocks + variation créances +variation dettes circulantes 75 .- Besoin de Fonds lié à l’Exploitation (BFE) Le Besoin de Fonds correspondant à l’activité hors exploitation BF HOA Ceci donne l’équation suivante qui est l’équation du tableau financier du SYSCOA ΔFR = ΔBFE +ΔBF HAO + ΔT 5.Présentation du TAFIRE 1ère Partie : Détermination des soldes financiers de l’exercice N a) Calcul de la Capacité d’Autofinancement Globale (CAFG) CAFG = Excédent Brut d’Exploitation (EBE) .

VI. R+) INVESTISSEMENT TOTAL II. EMPLOIS FINACIERS CONTRAINTS (1) Remboursement (selon échéancier) des emprunts et dettes financières B. HAO) IV.2ème Partie : TABLEAU PROPREMENT DIT Exercice N Emplois I. BF. VIII : Différences « bilancielles » 76 . supra : Var BFE) A.EMPLOIS ECONOMIQUES B. II. III. VII : en termes de flux ..EMPLOIS TOTAUX A FINANCER Nota : I. INVESTISSEMENTS ET DESINVESTISSEMENT Charges immobilisées (augmentations dans l’exercice) Croissance interne acquisitions/ Cessions d’immobilisations incorporelles acquisitions/Cessions d’immobilisations corporelles Croissance externe Acquisitions/Cessions D’immobilisations financières Ressources Exercice N-1 (E. EMLOIS/RESSOURCES (Var. IV. VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION (cf.FINANCIER (FF + FG) III.

VARIATION DE LA TRESORERIE Trésorerie nette à la clôture de l’exercice – 35 à l’ouverture de l’exercice -140 Variation Trésorerie : + 175 (+ si emplois . -si Ressources) Contrôle : D = VIII avec signe opposé 77 .. R+) C-RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT D-EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE RESSOURCES DE FINANCEMENT (C-B) VII.Exercice N Emplois V. FINANCEMENT INTERNE Dividendes (emplois)/CAFEG (ressources) VI. FINANCEMENTS PAR LES CAPITAUX PROPRES Augmentations de capital par apports nouveaux Subventions d’investissement Prélèvements durs le Capital (y compris retraits de l’exploitant) VII. FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX EMPRUNTS Emprunts (2) Autres dettes financières (2) Ressources Exercice N-1 (E.

Auprès de ses fournisseurs. l’entreprise achète des marchandises. . des fournitures diverses ou encore des prestations de services marchands telles que les transports. . des matières premières. La pièce justificative.CHAPITRE 5 ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES L’entreprise. dans son fonctionnement quotidien met en œuvre de nombreuses relations avec des agents économiques qui l’entourent. Ces relations donnent lieu à des évènements économiques qui sont constatés dans les livres de l’entreprise par des écritures comptables. ses services quelquefois des éléments de son patrimoine immobilier. il s’agit des opérations d’achat et de vente .des opérations de trésorerie . . Les opérations usuelles de l’entreprise sont : .des opérations sur emballages commerciaux . A ces clients l’entreprise vend ses marchandises.des opérations sur effets de commerce . .des opérations liées à la rémunération du personnel . ce sont les opérations de fiscalité . services libéraux. Les clients d’une entreprise peuvent être des clients anonymes. . (C’est le cas des entreprises de ventes à la consommation) ou des clients bien identifiés (cas d’entreprise vendent à d’autres entreprise. . le document de base permettent l’enregistrement d’un achat ou d’une vente est la facture établie par le vendeur au comptant ou à crédit 78 .des opérations qui naissent des relations de l’entreprise avec ses fournisseurs et ses clients . les locations. les assurances.des opérations d’investissement et de financement I – ENREGISTREMENT DES ACHATS ET DES VENTES Les opérations externes de l’entreprise sont le plus souvent celles qui la mettent en relation avec ses fournisseurs et ses clients.des opérations qui traduisent les relations entre l’entreprise de l’Etat .

A partir du « Montant Brut » de la vente. EXEMPLE DE FACTURE Entreprise BESSALA. E Acheteur (Client) Schéma Flux réel (marchandise) R Vendeur (Fournisseur) R Flux financier (espèces ou dette) E 1. la facture indique le mode de calcul permettant d’aboutir au « Net à Payer » en passant par le « Net Commercial ». 200 000 96 000 120 000 416 000 12 480 403 520 20 176 383 344 8 000 391 344 58 702 3 000 453 046 79 . Il crée deux flux opposés : un flux réel et un flux financier.Un achat ou une vente peut se faire : .1 – Le contenu d’une facture La facture est un document rédigé par un fournisseur qui détaille à son client la vente effectuée (vente de biens ou de services) et la somme à payer. fournisseur de produits maraîchers Doit : Entreprise AYONA Facture N°38 Le 15/09/2001 200 kg d’oignons (200 x 1000) 120 kg de tomates (120 x 800) 100 kg de pommes de terre (100 x 1200) Montant brut Remise 3% Premier net commercial Remise 5% NET COMMERCIAL Transport NET HORS TAXE TVA 15% Emballages consignés NET A PAYER En votre aimable règlement sous 30 jours.avec ou sans réduction .avec ou sans majoration L’opération d’achat / vente lie deux agents économiques : l’acheteur (client) et le vendeur (fournissent).

1. tout achat et toute vente de marchandises sont constatées.000 57 Caisse 50. il s’agit de la méthode de l’inventaire permanent et celle de l’inventaire intermittent.2 – Inventaire permanent et inventaire intermittent Il existe deux méthodes pour l’enregistrement des achats. En inventaire permanent. les sorties étant évaluées sur la base de la valeur des stocks.Pour les besoins de l’analyse. de matières premières ou de produits finis se fait dans les comptes de stocks correspondants : 31 Marchandises. l’enregistrement comptable des différents éléments contenus dans une facture sera fait par étapes.1 – L’inventaire permanent Selon cette méthode. l’enregistrement des achats et des ventes de marchandises.2. par deux écritures. Exemple 1 : Achat au comptant par espèces de marchandises pour 50 000 F a) Constatation de l’achat 601 Achat de marchandises 50. Les mouvements des comptes permettent de connaître à tout moment (de façon permanente) la valeur des stocks. des ventes et le suivi des mouvements des stocks . chacune. 32 Matières premières 36 Produits finis. 1.000 b) Constatation de l’entrée en stock 31 Marchandises 50 000 6031 Variation des stocks de Marchandises 50 000 80 .

000 701 Ventes de marchandises 80.000 31 Marchandises 60.000 125.000 b) Constatation de la consommation de marchandises et de la diminution du stock.000 32 Matières Premières 6032 Variation de Stocks de Matières Premières 125 000 125 000 Exemple 3 : Vente contre chèque bancaire pour 80 000 F de marchandises ayant coûté 60 000 F 1. 52 Banque 80. 6031 Variation des stocks de Marchandises 60.Exemple 2 : Achat au comptant par chèque bancaire de matières premières pour 125 000 F 602 Achat de Matières Premières 52 Banque 125.Enregistrement de la vente.000 81 .

remises.1 – Opérations d’achats de marchandises Exercice Enregistrement dans le livre – Journal les opérations suivantes de l’Entreprise AJAVON (inventaire intermittent) 1°) Achat de marchandises à crédit Achat à crédit le 01/07/2001 de marchandises pour 850 000 F CFA (facture AF 25) 2°) Achat de marchandises avec rabais. ristournes sur facture reçue 82 . Le coût d’achat des marchandises vendues s’obtient par le calcul : Sorties = Stock Initial + Achats – Stock Final Ou Sorties (S) = Stock Initial (SI) + Achats – Stock Final (SF) CAMV = Achats – (SF – SI) Coût d’Achat des Marchandises Vendues = Achats – Variation des Stocks II – ILLUSTRATION DES DEUX SYSTEMES 2.2. En cours d’exercice.2. les entrées et les sorties de marchandises sont enregistrées dans les comptes 601 Achat de marchandises et 701 Vente de marchandises En fin d’exercice. – L’inventaire intermittent C’est la méthode préconisée par le SYSCOA.1. le stock final est déterminé par un inventaire extracomptable (inventaire physique valorisé).

Montant brut Remise 8% Rabais 5% Net commercial Escompte 2% Net financier 300 0000 24 000 13 800 262 200 5 244 256 956 5°) Achat à crédit de marchandises avec frais de transport Le 15/08/2001 reçu d’un fournisseur la facture D 28 pour notre achat de marchandises. reçue facture d’avoir : 8 000 000 x 7% = 560 000 4°) Achat de marchandises avec escompte commercial Le 30/07/2001 : Achat de marchandises au comptant avec paiement en espèce. port 45 000 F CFA Facture D 28 Montant brut……………………… 560 000 F CFA Port ……………………………… 45 000 F CFA NET A PAYER …………………. ristournes hors facture Le 10/07/2001. rabais 5% escompte 2%. remises. reçue facture d’achat de marchandises à crédit pour 8 000 000 F CFA chez le Fournisseur SGGG Le 25/07/2001. Montant brut 560 000 F CFA. Paiement en espèces de frais de transport : 40 000 F CFA 83 . remise 8%. rabais 5% Montant du rabais : 450 000 x 5% = 22 500 Montant net de la facture : 450 000 – 22 500 = 427 500 3°) Achat de marchandises avec rabais. Montant brut : 300 000 F CFA. 605 000 F CFA 6°) Achat de marchandises avec paiement au comptant de frais de transport Le 25/08/2001 Achat à crédit de marchandises pour 230 000 F CFA.Le 05/07/2001 reçu la facture A14 du fournisseur KASSA pour achat de marchandises. Brut : 450 000 C CFA.

244 5 6 560.000 4 Facture AVN°… 30 .07 Achat de marchandises 601 Fournisseurs 401 Facture SG GG N°… 27 .000 84 .07 401 Fournisseur 601 Achat de marchandises 427.000 262.000 850.09 230.000 230.CORRIGE 01 .07 850.500 8.200 256.000 45.000 560.956 5.000 000 8.07 1 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture F25 05 .000 605.500 427. 26 .000 560.08 601 7 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°….08 Achat de marchandises 601 Transport sur achat 611 Fournisseurs 401 Facture D 28 25 .000 601 2 3 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture A4 10 .07 601 Achat de marchandises 57 Caisse 773 Escompte obtenu Facture B 42 15 .000.

196 000 Net commercial………………………………2. remises. ristournes accordés hors facture Le 08/10/2001 envoi a client SILGA de la facture N° B12 d’un montant de 3 700 000 F CFA Le 16/10/2001.800.2 .000 40. émission d’un avoir AV06 portant rabais de 5% sur la facture du 08/10/2001 Montant de l’avoir : 3 700 000 x 5% = 185 000 F CFA 4°) Vente avec escompte (réduction à caractère financier) Le 20/10/2001. remises. 3°) Vente avec rabais.000 F CFA. vente à crédit de marchandises Montant brut de la facture (facture V11) : 1. Enregistrer ces opérations dans le livre journal de cette entreprise.000 85 .604. Montant brut 2.Opérations de ventes de marchandises Exercice Au cours du mois d’octobre 2001 l’entreprise BANGOURA a effectué les opérations suivantes de vente de marchandises. 1°) Vente au comptant de marchandises Le 02/10/2001 : vente de marchandises à 700 000 F.8 601 Achat de marchandises 401 Fournisseurs Facture N°……… 40. vente de marchandises réglée par chèque. Règlement par chèque bancaire.000 000 C CFA remise 10% Net commercial : 1 000 000 x (100-10) % = 900 00. 2°) Vente avec rabais. remise 7% (facture F19). ristournes sur facture Le 05/10/2001. Schéma de la facture Montant brut………………………………… 800 000 Remise……………………………………….000 2.

. escompte 3%.000 F CFA. remise 10%.000 45.0000 612 Transport sur ventes Fournisseurs 45.604.000 Ventes de marchandises 900.10 52 701 411 701 Banque Facture Clients 05 .000 52 673 2.000 Ventes de Marchandises 700.Escompte 5% ……………………………….700. Montant de la facture 160 000 F CFA.000 86 .10 Ventes de Marchandises 700. 6°) Vente avec port à la charge du fournisseur (ventes rendues) Le 28/10/201.473. facturation de la vente de marchandises expédiées le 22/0/2001 (Facture montant brut 800 000 F CFA. 130 200 Net financier………………………………… 2.800 (net à payer) 5°) Vente avec port à la charge du client (ventes départ) La 22/10/2001 expédition de marchandises Les frais de transport facturés par le transporteur s’élèvent à 45 000 F Le 25/10/2001.10 185.000 185.10 3.700 000 3. l’entreprise reçoit la facture M 15 du transporteur pour expédition de marchandises au client SIDATI.000 Ventes de Marchandises 20 . 02 .000 Facture V 11 08 .10 16 . Montant 35 000F CFA Le 30/10/2001.000 900. la facture N°09 est adressée au client SIDATI relative à l’expédition du 28/10/2001.473.200 2.800 130.10 411 701 Clients Ventes de Marchandises Facture B12 Clients 411 701 Avoir AV 06 Banque Escomptes accordés Ventes de Marchandises 701 Facture F 19 20 . port facturé en sus 50.

000 F CFA Stocks final de matières premières………………………….401 411 673 Facture….000 Ventes de Marchandises 701 Facture 09 EXERCICE La comptabilité de l’entreprise BOLEMBISSA fournit pour l’exercice 1998 les informations suivantes : Achat de matières premières…………………………………. 600.800 000 F CFA Charges de personnel……………………………………… 1 300 000 F CFA Frais de Transport………………………………………… 200 000 F CFA Charges diverses…………………………………………… 280 000 F CFA Impôts et taxes……………………………………………….400 21. 87 .000 Fournisseurs 35.10 748.000 30 ..000 701 707 Facture… 28 .000 F CFA Variations des stocks de produits finis…………………… .300.000 000 F CFA Travail à faire : Présenter le compte de résultat de l’entreprise BOLEMBISSA au 31 – 12 – 1998. Clients Escomptes 25 . 310 000 F CFA Dotations aux amortissements……………………………… 300 000 F CFA Ventes de produits finis…………………………………… 5 500 000 F CFA Produits financiers…………………………………………… 200 000 F CFA Services extérieurs………………………………………… 230 000 F CFA Stock initial de matières premières………………………… 1.000 50.10 160.000 Ventes de Marchandises Produits accessoires 720.10 .000 160. 2. 612 Transports sur ventes 401 411 Facture M 15 Clients 35.

300.000 F CFA 950.000 Résultat net (perte) 420.000 F CFA 1.600.000 F CFA 280.000 Produits financiers 200.000 F CFA 1.500.Variation de stocks de matières Transport Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges Charges de personnel Dotations aux amortissements TOTAL DES CHARGES PRODUITS 2.000 TOTAL DES PRODUITS 4.000 F CFA 75.000 – 1 000 000 = 400 000 COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE BOLEMBISSA AU 3112-1998 CHARGES Achat de matières premières .000 Variat.000 F CFA 3.500.000 200.900. finis 800.000 F CFA 100.000 Vente de produits finis 5.000 F CFA 1.000 F CFA 1.000 400.000.000 310.000 F CFA 88 .000 230.000 F CFA 800.320.000 F CFA 3.000 1.000 5.500.000 300.500.000.000 F CFA 2.050.000.000 F CFA 80.000 F CFA 12.000 280.300.000 Exercice La balance des comptes de l’entreprise GUEDERBAYE fournit les informations suivantes au 31-12-2000 : Achats de marchandises Achats de marchandises Charges de personnel Intérêts versés Subvention d’exploitation Variation des stocks de produits fabriqués Entes de produits fabriqués Escomptes obtenus Services extérieurs Impôts et taxes Impôts sur le résultat Reprises sur provisions d’exploitation Indemnités d’assurance (HAO) Vente de marchandises Stock initial de marchandises Stock final de marchandises 7. des stocks de prod.500.400.000 F CFA 1.CORRIGE Calcule de la variation des stocks de matières premières : Variation des stocks= SF – SI = 600.

Exploitation .500.200.000 F CFA Variation de stocks de matières premières SF – SI = 1.000 – 3.700.Stock initial de matières premières Stock final de matières premières Dotation aux amortissements et aux provisions : .000 F CFA 70.Financières .000 F CFA 1.000 F CFA 89 .000 F CFA 29.000 = 1.000 F CFA 36.Hors activités ordinaires Travail à faire 1°) Présenter le compte de résultat 2°) Calculer les soldes significatifs de gestion 1.500.000 – 1.000.200.700.000 F CFA CORRIGE 1°) – Compte de résultat a) Calculs préalables Variation des stocks de marchandises SF – SI = 2.000 = + 500.

b) COMPTE DE RESULTAT DE L’ENTREPRISE GUENDERBAYE AU 31-12-2000 CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION PRODUITS PRODUITS D’EXPLOITAION Achats de marchandises .000 Escomptes obtenus 70.Dotation aux amort et prov CHARGES FINANCIERES 7.000 Ventes de marchandises + 1.000 Impôts sur le résultat TOTAL DES CHARGES 2°) .000 14.000 100.000 Reprise de provisions 1.500.000 1.000 18.000 . et prov.205.500. et prov.000 PRODUITS FINANCIERS 1.000 .000 * Marge brute sur matières = 3.000 800.000 3.000 .000 + 280.000) = 12.000 Résultat Net + 3.Impôts et taxes .765.8.500.780.(1.000.000 = 4.400.000 1.500.000 Indemnités d’assurance 36.400.Variation de stocks .500.000.000 950.500.000 .050.Charges de personnel .000 Ventes de produits fabriqués + Variation de stocks prod.000 + 1.500.600.000 .500.000 Intérêts versés Dot aux am.880.000 = 2.000.000 Subvention d’exploitation .Calcul des soldes significatifs de gestion a) Marge brute (MB) Marge brute = vente – coût d’achat des stocks vendus (Coût d’achat des stocks vendus = Achat – variation des stocks) * Marge brute sur marchandises = 12.000) = 3.Variation de stocks .Services extérieurs .900. CHARGES (HAO) 80.500.000 75.000 280.500 TOTAL DES PRODUITS Dot aux am.000.000 PRODUITS HAO 12.000. 1. (HAO) AUTRES CHARGES 29.(7.500.440.000 90 .5.Achat de matières premières .

880.000 – 1. = 4.000 g) Résultat net d’exploitation RNE = RAO + RHAO – Impôt sur le résultat = 4.000 = 46.000 – 1.000 = 5.000 – (116.E.000 + 46.000 – (80.000 – 70.Impôts et taxes = 6.000 = 4..B.680.000) = 950.000 + 100.000 – 1.000 – 29.000 a) Valeur ajoutée (VA) = Marge brute + Subvention d’exploitation = Services extérieurs .130.000 = 3.000.000 + 800.160.994.000 6 36.880.500.MB / Matières= Ventes produits fabriqués + variations des stocks de produits fabriqués .Charges de personnel 5.000 + 834.000 91 .000 – 2.500.000 c) Résultat d’exploitation (RE) R.440.000 f) Résultat hors activités ordinaires (RHAO) RHAO = Indemnités d’assurances – Dotation aux amortissements et provisions HAO = 75.160.000 d) Résultat financier (RF) RF = Escomptes obtenus – (intérêt versés + Dotation aux Amortissements et prov.(achat matières – variations des stocks de matières) * Marge brute = 4.050. Financières) RF = 950.000) = 834.000 e) Résultat des activités ordinaires (RAO) RAO = RE + RF = 4. + Reprises sur provisions – Dotation aux Amortissements.880.000 = 6.000 b) Excédent brut d’exploitation (EBE) EBE = VA.000 = 4.000 = 4.E = E.000.000 + 2.130.180.600.000 = 7.180.994.000 – 1.

On dit que l’entreprise est transparente pour la TVA.CHAPITRE 6 LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I – Aspects économiques 1. produits intermédiaires. L’entreprise n’est donc pas l’agent économique qui paye la TVA. ajoute à l’économie. la valeur supplémentaire que l’entreprise. énergies. LES DIFFERENTS TAUX APPLIQUES DANS L’UEMOA Les taux TVA varient selon les pays. de par son activité. Lors de ses achats. A titre indicatif. C’est la différence entre la TVA qu’elle a collectée chez ses clients et celle qu’elle a payée à ses fournisseurs que l’entreprise reverse à l’Etat.1 – La Valeur Ajoutée La Valeur Ajoutée est la différence entre la Production et les Consommations intermédiaires ou Consommations en provenance de tiers (matières premières. elle facture une TVA à ses clients. La TVA est incorporée dans le prix de vente de chaque produit. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs et lors de ses ventes. comme son nom l’indique. dans le temps et selon la nature et l’objet des opérations d’achats et de ventes. dernier pays membre. produits en cours.2 – La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) La TVA est un impôt indirect appliqué sur la consommation des biens et services. BENIN Taux unique 18% 92 . prestations de services…) La valeur ajoutée est. les taux suivants sont ceux appliqués dans les pays membres de l’UEMOA en 1996 à l’exception de la GUINEE BISSAU. C’est pourquoi on dit qu’elle est un impôt indolore pour le consommateur final qui est la personne qui la paye. La taxation de la TVA s’effectue à chaque stade de la production. 1.

L’exemple illustratif ci-dessous permet de répondre à cette question.11% 15% 10% 17% 10% 24% 20% 10% 18% 7% 1. on peut se demander en quoi la TVA est une taxe sur la valeur ajoutée.67% 20% 10% 11.légal .d’usage Taux réduit . la TVA est calculée en appliquant le taux de TVA au prix de vente ou au prix d’achat hors taxes de la marchandise ou du service HT = Prix Hors Taxes Le client paye le prix toutes taxes comprises : TTC = HT + TVA TTC = Prix Toutes Taxes Comprises Le taux de TVA étant appliqué au prix hors taxe sans calcul de la Valeur Ajouté.BURKINA FASO Taux unique: COTE D’IVOIRE Taux normal .d’usage MALI Taux normal Taux réduit NIGER Taux normal Taux réduit Taux majoré SENEGAL Taux normal Taux réduit TOGO Taux normal Taux réduit 18% 16.légal . 93 . Calcul de la TVA Au cours des opérations d’achats et de ventes.3.

Tout au long du processus le taux de TVA appliqué est de 18%. L’ébénisterie fabrique des meubles et les revend en gros pour 800 000 FCFA à un magasin vendeur de meubles. Le vendeur de meubles vend ses meubles à des clients pour une valeur de 1 500 000 FCFA. producteur individuel coupe du bois brut et le vend pour 100 000 FCFA à une scierie. après avoir œuvré le bois vend ce bois travaillé à une ébénisterie à 300 000 FCFA. 94 .Exemple illustratif Un forestier. La scierie.

TABLEAU ILLUSTRATIF DE LA TVA TVA TVA TVA ENCAISSEE PAYEE REVERSEE A LA A A L’ETAT VENTE L’ACHAT 18 000 (100 000 x 18%) 54 000 (300 000 x 18%) 144 000 (800 000 x 18%) 18 000 18 000 AGENTS ECONOMIQUES FORESTIER Bois brut 100 000 SCIERIE Bois travaillé 300 000 EBENISTERIE Meubles en gros 800 000 VENDEUR DE MEUBLES Meubles 1 500 000 VALEUR AJOUTEE 100 000 200 000 36 000 500 000 54 000 90 000 700 000 270 000 (1 500 000 x 18%) 144 000 126 000 CLIENT 270 000 TOTAL 1 500 000 1 500 000 x 18% = 270 000 Cet exemple montre que : La TVA reversée à l’Etat est bien égale à 18% x 1 500 000 F . c'est-à-dire : (Taux de TVA) x (Total TVA produite) C’est bien le client qui paye cette TVA (270 000 F) 95 .

TVA facturée ou crédit de TVA) Lorsqu’elle achète des biens et services. Mécanisme de la TVA A l’occasion de ses ventes.1.4 – Calculs sur la TVA TVA = TTC – HT HT = TVA x HT = TTC = HT + TVA TTC = t= t= II – Mécanisme et comptabilisation de la TVA 2. C’est la TVA sur Ventes ou TVA Facturée ou TVA Brute (compte 443 Etat. l’entreprise paye une TVA à ses fournisseurs.1. C’est la TVA récupérable (compte 4451 TVA récupérable sur immobilisations et Compte 4452 TVA récupérable sur achats) 96 . l’entreprise collecte auprès de ses clients une TVA.

TVA facturée 444 Etat.2 . Lorsque la TVA facturée d’un mois donné est inférieure au total de TVA récupérable imputable à ce mois. réglés par chèque bancaire 97 .A la fin de chaque mois. alors l’excédent de TVA récupérable sur la TVA facturée est un crédit de TVA et sera déduite de la TVA facturée du mois suivant.Règle du décalage de la TVA La règle est celle du décalage de la TVA sur Achats. Ainsi. l’entreprise BALMA achète des marchandises à crédit 3 000 000 FCFA HT. c’est elle qui est reversée au Trésor.TVA récupérable sur Immobilisations (Mois N) – TVA récupérable sur Achat (Mois N-1). TVA due (Mois N) = TVA facturée (Mois N) . 2. l’entreprise fait la différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable. Cette différence est la TVA due ou le crédit de TVA (compte 444 Etat. La TVA due du Mois N est payable au plus tard à la fin du Mois N+1 NB Cette règle qui en vigueur selon le SYSCOA n’est plus respectée par tous les pays. elle vend des marchandises au comptant 4 800 000 FCFA HT. Le 12 mai 2009. en tenant compte du décalage éventuel de la TVA récupérable sur achats de biens et services. 2. TVA due ou crédit de TVA 4451 TVA récupérable sur immobilisations 4452 TVA récupérable sur achats Exemple Le 5 mai 2009. Lorsque la TVA facturée excède le total de T VA récupérable (sur immobilisations et sur achats de biens et services). TVA due ou crédit de TVA).3 – Comptabilisation de la TVA Plan de comptes : 443 Etat. la différence positive est la TVA due .

l’entreprise paye par chèque bancaire les honoraires d’un consultant : 1 500 000 FCFA HT Le 23 mai 2009. 5 664 000 864 000 4 800 000 . elle vend des marchandises à crédit à 2 500 000 FCFA HT Le 28 mai 2009. le décalage de la TVA et que la TVA récupérable sur achat de biens et services du mois d’avril s’élevait 85 500 FCFA.Le 18 mai 2009. sachant que l’entreprise pratique le système de l’inventaire intermittent. Taux de TVA : 18%. Ecritures au Journal N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 05/05/09 4452 601 401 (Facture A…) 12/05/09 52 443 701 (Facture V…) 18/05/09 98 DEBIT CREDIT débités crédités TVA récupérable sur achats Achat de marchandises Fournisseurs 540 000 3 000 000 3 540 000 Banques Etat. TVA facturée Ventes de marchand. elle achète un photocopieur au comptant 2 000 000 FCFA HT réglés par chèque Le 31 mai. l’entreprise paye par chèque la TVA due du mois. Travail à faire Passer au Livre-journal les écritures de ce mois de mai 2009.

TVA facturée Etat. TVA due TVA récup. sur imm. sur ach. TVA facturée Ventes de marchand. (Déclaration TVA du mois) 31/05/09 1 314 000 868 500 360 000 85 500 444 52 Etat. Honoraires Banque (Facture honoraires N°…) 23/05/09 270 000 1 500 000 1 770 000 411 443 701 Clients Etat.4454 6324 52 TVA récupérable sur services extér. TVA due Banques (Règlement TVA du mois) 868 500 868 500 99 . (Client …Facture …) 28/05/09 2 950 000 450 000 2 950 000 2442 4451 52 Matériel informatique TVA récup. sur imm TVA récup. Banques (Achat ordinateur Facture N° …) 31/05/09 2 000 000 360 000 2 360 000 443 444 4451 4452 Etat.

TVA due (Mai) : 1 314 000 – 360 000 – 85 500 = 868 500 F 100 .TVA facturée : 864 000 F + 450 000 F = 1 314 000 F TVA récupérable sur immobilisations (Mai) : 360 000 F TVA récupérable sur biens et services (Avril) : 85 500 F Donc.

malgré l’absence de contrat de travail en ce qui concerne ce type de personnel. I – LES CHARGES RELATIVES AU PERSONNEL Les charges relatives au personnel sont de deux catégories : les charges de personnel. Les charges de personnel 1. le terme « personnel » désigne : Les dirigeants Les employés Les ouvriers de ladite entreprise Le SYSCOA. de l’Etat et. Composition des charges de personnel Les charges de personnel regroupent La rémunération brute La rémunération brute est le revenu brut auquel un individu à droit en tant qu’employé d’une entreprise. considère que le personnel intérimaire fait partie du personnel de l’entreprise.1.1. Les cotisations patronales Ce sont des charges que supporte l’entreprise en tant qu’employeur. charges supportées au profit des organismes de sécurité sociale. 1. la rémunération de employés exerçant dans les bureaux et qui sont payés forfaitairement par mois est désignée sous le terme d’appointements. en réalité. les impôts et taxes sur rémunérations.CHAPITRE 7 LES CHARGES DE PERSONNEL Dans une entreprise. en vertu du principe de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique.1. le terme salaire désigne la rémunération des ouvriers qui travaillent sur les chantiers ou dans les ateliers . indirectement au profit du salarié dans le cadre de la sécurité sociale de celui-ci. La rémunération brute. 101 . Stricto sensu.

 Les indemnités Les indemnités sont des majorations de revenus qui sont versées aux travailleurs afin de leur permettre de mener efficacement leurs activités. Pour un mois. il s’obtient en multipliant le salaire horaire par le nombre d’heures œuvrées par le salarié pendant la période.  Les heures supplémentaires Toute heure de travail effectuée par un travailleur au-delà du nombre hebdomadaire d’heures de travail fixé par le droit du travail est une heure supplémentaire. les primes dépendent de conventions collectives ou d’accords. le taux horaire est majoré successivement par tranches supplémentaires d’heures accomplies. Exemple : Indemnité de logement Indemnité de sujétion 102 . Exemples : Primes d’ancienneté Primes de fin d’année Primes de productivité Primes de travail de nuit Etc.  Les primes Les primes sont des rémunérations dont bénéficient les travailleurs mais qui ne dépendent pas directement de leurs activités .Rémunération brute = Rémunération de base + Heures supplémentaires + Primes et gratifications + Indemnités + Avantages en nature  La rémunération de base Elle équivaut soit à un salaire soit à des appointements Le salaire payé à un ouvrier est déterminé sur la base d’un salaire horaire. Le salaire de base peut être mensualisé en multipliant en multipliant le taux horaire par le nombre moyen d’heures de travail effectuées pendant le mois. Pour le calcul de la somme due au titre des heures supplémentaires.

1. Leur évaluation est souvent forfaitaire. Exemple : Logement Moyen de transport Nourriture Lorsque les travailleurs bénéficient d’immobilisations.2.Indemnité de déplacement Indemnité de fonction Indemnité de caisse  Les avantages en nature Dans certaines entreprises.1. oppositions. celles-ci les charges de personnel correspondantes sont équivalentes à la valeur locative de ces immobilisations mises à disposition. rémunérations dues 423 Personnel. avances et acomptes 422 Personnel. certaines catégories de personnel bénéficient de biens et services appelés avantages en nature.1. Comptabilisation des charges de personnel 1. Les comptes et sous-comptes utilisés 66 Charges de Personnel 661 Rémunérations directes versées au personnel national 662 Rémunérations directes versées au personnel non national 663 Indemnités forfaitaires versées au personnel 664 Charges sociales 666 Rémunérations et charges sociales de l’exploitant individuel 667 Rémunérations transférées du personnel extérieur 668 Autres charges sociales 42 Personnel 421 Personnel.1. saisies-arrêts 424 Personnel. œuvres sociales internes 425 Représentants du personnel 427 Personnel-Dépôts 43 Organismes sociaux 431 Sécurité sociale 432 Caisse de retraite complémentaire 433 Autres organismes sociaux 44 Etat et Collectivités publiques 103 .2.

2.3.1. Les impôts et taxes sur la rémunération 1. au profit de l’Etat ou des collectivités publiques.442 Etat.2. Définition Cette catégorie de charges est supportée par l’entreprise. Autres Impôts et Taxes 447 Etat. Comptabilisation des charges patronales Le compte 66 Charges de Personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 423 représentants du personnel Ou est crédité Le compte 43 Organismes sociaux Ces comptes sont respectivement débités ou crédités du montant des cotisations patronales.2. Ces impôts sur rémunérations ne sont pas directement comptabilisés comme des charges de personnel. en tant qu’employeur.2.1. Impôts retenus à la source 1.2. Ecritures au Journal Le compte 66 Charges de personnel (ou un de ses sous-comptes) est débité Le compte 422 Personnel – Rémunérations dues est crédité Ces comptes sont respectivement débités et crédités du montant des rémunérations brutes 1.1. Comptabilisation Le compte 64 Impôts et Taxes est débité Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant desdits impôts et taxes Exemple Déclarations sociales de notre entreprise pour le mois d’août 2009 : Cotisation-retraite 1 750 000 Accident de travail 310 000 Taxe d’apprentissage 200 000 Taxe professionnelle 250 000 Règlement par chèque 104 . 1. 1.2.

1.1. Les cotisations sociales Les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires sur les rémunérations brutes du personnel. les retenues qui peuvent être opérées sur la rémunération du personnel sont de quatre types essentiels. à des prestations dans le domaine de la santé.1. de la famille. Composition des retenues Obligatoires ou conventionnelles. dans l’immédiat ou à terme. 105 . Elles sont opérées par l’employeur qui les reverse directement à un organisme de sécurité sociale. du chômage etc. Les cotisations sociales donnent droit au travailleur. 2.Les écritures à passer au Journal sont les suivantes : 66 43 Charges de personnel Organismes sociaux (Constatation des cotisations retraite et accident du travail) 2 060 000 2 060 000 64 44 Impôts et Taxes Etat et Collectivités Publiques (Constatation de la taxe patronale et de la taxe professionnelle) 450 000 450 000 43 44 52 Organismes sociaux Etat et Collectivités Publiques Banques (Règlement cotisations sociales et impôts et taxes mois d’août) 2 060 000 450 000 2 510 000 II – LES RETENUES SUR REMUNERATIONS 2.

Sa base de calcul est le revenu brut imposable. 2.2. elles sont dites « plafonnées ».1.Rémunérations dues est débité Le compte 43 Organismes sociaux est crédité du montant des cotisations sociales Le compte 44 Etat et Collectivités Publiques est crédité du montant de l’impôt dû par le personnel Le compte 421 Personnel Avances et acomptes est crédité du montant des avances et acomptes Le compte 423 Personnel Oppositions Saisies Arrêts est crédité Exemple Du livre de paye de la Société VIALUX on obtient les informations suivantes : Salaires bruts 12 800 000 Retenues : Sécurité sociale. La somme correspondante est retenue sur le salaire du travailleur et reversée à ses créanciers. Les avances et acomptes Afin de permettre à des personnes.3. sur le salaire des employés qui en ont bénéficié. l’entreprise peut être amenée à leur verser des sommes d’argent avant la prochaine paye : les sommes ainsi adoptées sont appelées « avances » ou « acomptes ».2. l’octroi d’avances et d’acompte se traduit par l’écriture suivante : Un sous-compte de 421 Personnel – Avances et acomptes est débité du montant des sommes accordées contre le crédit d’un compte de trésorerie 2. 2. L’Impôt sur le revenu Cet impôt constitue une contribution obligatoire du salarié aux dépenses publiques. à la prochaine paye. par contre. D’autres. maladie 700 000 Chômage 500 000 Impôt sur le revenu 780 000 106 . En comptabilité. pour cette raison.4. sont calculées sur une fraction seulement de la rémunération . Les oppositions L’opposition fait généralement suite à un jugement par saisie-arrêt. Ces avances et acomptes sont retenus.Certaines cotisations sociales sont calculées sur le total de la rémunération : elles sont dites « déplafonnées ».1. Comptabilisation des retenues Le compte 422 Personnel . membres de son personnel de faire face à des difficultés financières. 2.1.

Oppositions Avances et acomptes 400 000 300 000 Il vous est demandé de présenter les écritures relatives aux salaires et retenues Ecritures au Journal 66 Charges de personnel 422 Personnel – Rémunérations dues (Comptabilisation des salaires bruts) Personnel – Rémunérations dues 421 Personnel-Avances et 423 Acomptes 43 Personnel-Oppositions 447 Organismes sociaux Etat. Impôts retenus à la source 12 800 000 12 800 000 422 2 680 000 300 000 400 000 1 200 000 780 000 107 .

Le comptable a passé l’écriture suivante : 2441 4451 521 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Achat matériel au comptant 2 690 000 484 200 3 174 200 108 . au niveau de la balance ou d’un mauvais report dans le Grand-Livre Erreurs de compte lorsqu’un compte est mouvementé à la place d’un autre Les erreurs de montant au niveau du Grand-Livre ou de la balance ont une incidence arithmétique apparente (ces cas sont les plus fréquents).La contre-passation totale Elle consiste à annuler l’écriture erronée en passant l’écriture inverse. Pour effectuer des corrections en comptabilité. Par contre. et en vérifiant si cette différence correspond ou non à une opération mal enregistrée. les enregistrements doubles ou les omissions d’écritures n’ont pas d’incidence arithmétique apparente.CHAPITRE 8 CORRECTIONS DES ERREURS EN COMPTABILITE Les erreurs possibles en comptabilité sont de diverses natures : Erreurs de montant. Elles peuvent provenir d’erreurs de calcul au niveau de documents extra-comptables. Exemple Achat d’une machine de bureau au comptant 2 960 000 F payés par chèque. non enregistrée ou à un mauvais calcul. inégalités entre les soldes des relevés bancaires ou CCP et les soldes des comptes « Banques » et « CCP » dans la comptabilité de l’entreprise.1 . TVA 18%. ensuite à passer la bonne écriture. Ce type d’erreurs est généralement révélé grâce à des informations extra-comptables (réclamations de clients ou de fournisseurs.La Contre-passation 1. trois catégories de techniques sont utilisées : Le procédé de la contre-passation qui comprend :  la contre-passation totale  la contre-passation partielle Le procédé de l’ajustement La méthode algébrique qui se présente sous deux formes :  la méthode du complément à zéro  la méthode de l’opposé du nombre I . Elles peuvent être décelées en faisant la différence entre les deux totaux des montants (débits et crédits) d’une part et les deux totaux des soldes (débiteurs et créditeurs) d’autres part.

Ecritures de correction 521 2441 4451 Banque Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Annulation de l’écriture erronée 2441 4451 52 Matériel de bureau TVA Récupérable sur immobilisations Banque Rectification de l’écriture 2 960 000 532 800 3 492 800 3 174 200 2 690 000 484 200 1.2 – La contre-passation partielle Elle consiste à annuler et rectifier en un seul article l’écriture erronée Exemple Pour une avance faite au personnel de 500 000 FCFA. Le comptable a passé l’écriture suivante : 109 . Le Compte « 661 Rémunération directe au personnel » ne doit donc pas être utilisé ici mais plutôt le Compte « 421 Personnel. Avances et acomptes 500 000 Rémunération directe du personnel Annulation et modification de l’écriture erronée 500 000 II – L’ajustement L’ajustement est utilisé pour la correction d’erreurs de montants. Il consiste à corriger l’écriture erronée en ajoutant dans les comptes les sommes manquantes ou en retranchant des comptes les sommes excessives Exemple 1 Une facture d’électricité qui s’élève à 15 900 FCFA a été réglée en espèces. le comptable a passé l’écriture suivante 661 521 Rémunération directe au personnel Banque Avance au personnel 500 000 500 000 L’erreur est la suivante : les avances faites au personnel ne sont pas éléments de rémunération. Avances et Acomptes » Ecriture de correction par contre-passation partielle 421 661 Personnel.

La méthode algébrique 3. le comptable a passé l’écriture suivante : 605 57 Autres achats Caisse 10 926 10 926 Le montant comptabilisé par excès est 10 926 – 10 629 = 297 FCFA qu’il faut donc retrancher 57 605 Caisse Autres achats Rectification de l’écriture erronée 297 297 III .605 57 Autres achats Caisse 15 600 15 600 Il y a une insuffisance de 300 FCFA à ajouter 605 57 Autres achats Caisse Rectification de l’écriture erronée 300 300 Exemple 2 Pour une facture d’eau de 10 629 FCFA payés en espèces.faisant précéder le nombre ainsi obtenu de 1 Exemple 110 .retranchant son dernier chiffre significatif à droite de 10 .retranchant ses autres chiffres de 9 . C’est l’expression comptable de l’opposé d’un nombre On obtient le complément à zéro d’un nombre en : .1 – Le complément à zéro Le complément à zéro d’un nombre est le nombre qu’il faut lui ajouter pour obtenir Zéro.

le comptable a passé l’écriture suivante : 25/01 57 411 Règlement client Caisse Client 835 000 853 000 Il y a ici deux erreurs : Le compte Caisse ne devait pas être utilisé mais plutôt le compte Banque Le montant de 853 000 est erroné Complément à zéro de 835 000 9 9 10 8 3 5 0 0 0 1 6 5 0 0 0 ī Le complément à zéro de 835 000 est 1 165 000 Complément à zéro de 853 000 9 9 10 .Complément à zéro 983 500 9 9 9 10 . on obtient 0 983 500 + 1 016 500 = 0 000 000 Exemple Pour un règlement par chèque de 835 000 FCFA fait par un client.9 8 3 5 0 0 ī 0 1 6 5 0 0 En additionnant le nombre 983 500 et son complément à zéro.8 5 3 0 0 0 1 1 4 7 0 0 0 Le complément à zéro de 853 000 est 1 147 000 25/01 57 411 Caisse Client Annulation de l’écriture erronée 02/02 1 165 000 1 147 000 111 .

52 411 Banque Client Correction de l’écriture erronée 835 000 835 000 3.2 – L’opposé d’un nombre L’article 20 du SYSCOA stipule : « Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés . l’enregistrement exact est ensuite opéré » Ecriture erronée 605 401 Autres achats Fournisseurs 2 000 000 2 000 000 Annulation 605 401 Autres achats Fournisseurs (Annulation de l’écriture erronée) -2 000 000 -2 000 000 Passation de l’écriture correcte 24 401 Matériel Fournisseurs (Achat mobilier Facture N°…) 2 000 000 2 000 000 112 .

on compte l’entreprise industrielle. l’exploitation agricole. des achats non stockables (eau. l’entreprise artisanale. fournitures d’entretien etc. 1. électricité. L’enregistrement des opérations d’achats de matières et fournitures obéit aux mêmes règles que celui des opérations d’achat de marchandises. l’entreprise de prestation de services. 604 Achats stockés de matières et fournitures consommables 605 Autres achats 113 . I .L’ACHAT DES MATIERES ET FOURNITURES La production fait intervenir : les matières premières et fournitures liées qui sont destinées à être incorporées dans les produits. Le processus de production connaît plusieurs étapes allant de l’achat des moyens de production à l’achèvement des produits. autres énergies.1 – Les comptes utilisés 60 Achats et variation des stocks 602 Achats de matières premières et fournitures liées 603 Variations des stocks de biens achetés 6032 Variations des stocks de matières premières et fournitures liées 6033 Variations de stocks d’approvisionnements.) et d’autres approvisionnements qui contribuent à la transformation des matières et fournitures liées en produits finis. à la location ou à être fournis.CHAPITRE 9 ELEMENTS DE COMPTABILITE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION L’activité des entreprises de production consiste en la transformation des matières et fournitures pour produire des biens et services destinés à la vente. Dans la catégorie des entreprises de production.

.... 235 000 Escompte 2% ........ 15 000 Net commercial ................. les comptes d’achat et variations des stocks et les comptes de stocks concernés seront mouvementés en constatant les achats ou les retours sur achats d’une part et respectivement les entrées ou sorites de stocks d’autre part.... 4 700 Net financier ....1 – Enregistrement en inventaire permanent Pour les matières et fournitures stockables en particulier.......503 Brut : .......... 470 000 Escompte 2% .2 – L’enregistrement comptable 1................42 Brut : .. brut 500 000 FCFA. 250 000 Remise 6% ........ 230 300 Port .................................................................. 25 000 NET A PAYER ................................. 240 300 Ecritures au journal 114 ........ Exemple Le 12/06/2009 : Achat de matières premières contre chèque bancaire.......... escompte 2%.................. port 25 000 FCFA (Facture A 503) Le 15/06/2009 : Règlement de la facture d’électricité 30 000 FCFA en espèce (quittance N° 4365) Le 22/06/09 : Retour de la moitié des marchandises des matières premières du 12/06/2009 pour raison de non-conformité .......... 500 000 Remise 6% .............................................. transport réglé en espèces : 10 000 FCFA Le 27/06/09 : Réception de la facture d’avoir N°42 portant retour du 22/06/09 Détail des factures Facture A......................................................................................................................................................2... remise 6%.... 460 600 Port ............................................ 9 400 Net financier ............................................. 485 600 Facture AV......................................... 10 000 AVOIR NET .......................................................1........... 30 000 Net commercial .

2 . liées (Sortie de stock) DEBIT CREDIT débités crédités 602 611 52 773 470 000 25 000 485 600 9 400 32 6032 470 000 470 000 605 57 30 000 30 000 6113 57 10 000 10 000 401 773 602 6113 240 300 4 700 235 000 10 000 6032 32 235 000 235 0 1.503) d° Matières premières et fournitures liées Variation de stocks de matières (Constatation de l’entrée en stock) 15/06/09 Autres achats Caisse (Electricité. 42) d° Variation de stock de matières Matières premièr. Les écritures à passer sont donc identiques à celles de l’inventaire permanent à l’exception des écritures qui mouvementent les comptes de stocks 115 . Pièce de caisse N°) 22/06/09 Transport pour le compte de tiers Caisse (Pièce de caisse N°…) 27/06/09 Fournisseurs Escompte obtenus Achat de matières premières Transport pour compte de tiers (Facture AV. les entrées et les sorties de sttocks ne sont pas enregistrées en cours d’année.Enregistrement en inventaire intermittent En inventaire intermittent.N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes 12/06/09 Achats de matières premières Transport sur achats Banques Escomptes obtenus (Facture A.2. et fourn.

N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 6032 32 30/06/09 Variation de stocks de matières 345 000 Matières premières et fourn. aucune écriture n’est à passer. II . on n’enregistre pas les sorties de stock en inventaire intermittent .1 – Enregistrement en inventaire permanent En cours d’année. liées (Bon de sortie N°…) 345 000 2. Exemple Le 30/06/09 : Sortie de 345 000 FCFA de matières premières pour utilisation dans les ateliers. donc.et les comptes de variation de stocks (2ème et 6ème articles de l’exercice cidessus).2 – En inventaire intermittent En cours de période. 116 . les sorties de stock pour utilisation dans les ateliers est constatée en débitant le compte 6032 Variations de stocks de matières créditant le compte 32 matières premières et fournitures liées.UTILISATION DES MATIERES ET FOURNITURES 2.

CONSTATION DE LA PRODUCTION EN COURS DE PERIODE 3. ils n’ont pas encore atteint le stade de produits finis ou de services finis. les produits finis et les produits intermédiaires et résiduels sont évalués à leurs coûts de production par le biais de la comptabilité analytique ou à l’aide de calculs extra-comptables. En inventaire permanent. les comptes 117 . Comme par dérogation à la règle de l’inventaire permanent. C’est en fin d’année que ce constat revêt toute sa signification. 351 Etudes en cours 352 Prestations de services en cours 36 Produits finis 37 Produits intermédiaires et résiduels 371 Produits intermédiaires 372 Produits résiduels (déchets.2.1 – Les comptes à utiliser Les comptes à utiliser pour constater les étapes de la production sont les comptes de production 34 Produits en cours Il s’agit des produits en voie de formation ou de transformation à la clôture de l’exercice 341 Produits en cours 342 Travaux en cours 343 Produits intermédiaires en cours 344 Produits résiduels en cours 35 Services en cours Il s’agit des études et prestations en cours d’exercice dont la remise n’est pas intervenue.III . C’est donc à la clôture de l’exercice comptable que ces produits en cours et services en cours sont évalués et comptabilisés. en cours d’année. les comptes correspondant ne fonctionnent donc pas en cours d’exercice. rebuts.1 – Enregistrement en inventaire permanent Des produits ou des services sont qualifiés de « produits en cours » ou de « services en cours » si à la date considérée.L’enregistrement comptable 3. Par contre. matières de récupération) 3.2 .

36 Produits finis et 37 Produits intermédiaires et résiduels sont débités en cours d’exercice.2 – En inventaire intermittent Aucune écriture n’est à passer en cours d’exercice car la régularisation intervient en fin d’exercice. et. 118 .2. la société MONDAKO a achevé la production de produits finis d’un coût global de 3 125 000 FCFA N°s Cptes N°s Cptes Dates – Libellés – Intitulés des comptes DEBIT CREDIT débités crédités 36 736 Produits finis Variation des stocks de produits finis (Entrée en stock) 3 125 000 3 125 000 3. le compte 73 Variation des stocks des biens et services produits est crédité. 73 Variation des stocks de biens et services produits 734 variations des stocks de produits en cours 735 Variations des stocks des en-cours de services 736 Variations des stocks de produits finis 737 Variations des stocks de produits intermédiaires et résiduels 7371 Variations des stocks de produits intermédiaires 7371 Variations stocks de produits résiduels. en contrepartie. Exemple Le 14/07/2009. du coût de production des produits entrés en stock. ou un de ses sous-comptes.

La constatation de la vente un compte de tiers ou de trésorerie sera débité par la crédit du compte 706 Ventes de produits finis. Vente de produits finis : enregistrement en inventaire permanent Deux écritures doivent être passées : la sortie de stock et la constatation de la vente. il convient la constater la sortie en inventaire permanent. En inventaire permanent ou en inventaire intermittent. les produits peuvent être généralement vendus. 4. du coût de production des travaux faits par l’entreprise pour elle-même. Enregistrement de la vente en inventaire intermittent Seule la vente sera constatée en cours de période comme en inventaire permanent. Cependant au lieu de constater une vente à proprement parler. l’enregistrement se fait selon les mêmes principes que l’enregistrement d’une vente. immobilisés ou réintégrés dans le processus de production. 4. 119 . Il en est de même pour les prélèvements de biens sur les stocks produits par l’entreprise pour ses besoins propres ou ceux de son personnel. La sortie de stock 736 Variation des stocks de produits finis (débité) 36 Produits finis (crédité) au coût de production des produits finis sortis. 4.1.2.UTILISATION DE LA PRODUCTION Selon leurs natures. on crédite le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte par le débit du compte d’immobilisation correspondant.IV . Remarque : Lorsque la production à immobiliser a été préalablement enregistrée en stock.3 – Immobilisation des produits finis Les immobilisations et les services produits par l’entreprise pour elle-même son enregistrés dans le compte 72 Production immobilisée ou son sous-compte.

V - UTILISATION DES PRODUITS INTERMEDIAIRES ET RESIDUELS 5.1 - Vente de produits intermédiaires et résiduels La vente s’enregistre en inventaire permanent et en inventaire intermittent de la même manière que celle des produits finis.

5.2 – L’utilisation pour des productions ultérieures 5.2.1 - En inventaire permanent L’enregistrement des sorties pour l’utilisation se fait en : créditant le compte 37 Produits intermédiaires et résiduels du coût de production et en débitant compte 73 Variation des stocks de biens et services produits. 5.2.2 - En inventaire intermittent La régularisation des sorties s’effectue en fin d’année par virement des soldes initiaux et constatation des stocks finals.

VI - DETERMINATION DE LA MARGE BRUTE SUR MATIERES La marge brute sur matières produites par l’entreprise se calcule en fin de période en faisant la différence entre le montant des ventes de produits et le coût de production de ces produits Le compte utilisé est le compte 1322 Marge brute sur matières qui est un sous-compte du compte 13 RESULTAT DE L’EXERCICE 6.1 – Détermination de la marge brute en inventaire permanent Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES

est débité contre le crédit des comptes 602 Achats de matières premières et fournitures
120

6032 Variations de stocks de matières premières et fournitures liées (cas d’un solde débiteur) Ces comptes sont ainsi soldés Le compte
1322 MARGE BRUTE SUR MATIERES est ensuite crédité contre le débit des comptes

702 Vente de produits finis 703 Vente de produits intermédiaires 704 Ventes de produits résiduels 705 Vente de travaux facturés 706 Services vendus 72 Production immobilisée 73 Variation des stocks de biens et services produits (cas d’un solde créditeur)

Remarque Au cas où les soldes des comptes 73 et 6032 sont respectivement débiteur et créditeur, ces comptes sont respectivement crédité et débité, le compte 1322 jouant en contrepartie. 6.2 - Détermination de la marge brute en inventaire intermittent On procède dans un premier temps à la reconstitution des comptes de variations des stocks de matières premières et fournitures liées et de variations des stocks de produits en annulant les stocks initiaux et en constatant les stocks finals. La détermination de la marge brute sur matières s’opère alors comme en inventaire permanent.

121

CHAPITRE 10

TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE : AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS

I - LES AMORTISSEMENTS 1.1. La notion d’amortissement Pour réaliser son activité, l’entreprise dispose de divers éléments d’actif : des constructions, du matériel et outillage, du matériel de transport, du mobilier de bureau Etc. Ces biens présentent les caractéristiques suivantes : ils ont pour vocation de demeurer longtemps dans l’entreprise ; c’est pourquoi on les appelle « actifs immobilisés » ; ils s’usent par l’usage, le temps ou l’obsolescence.

Il est donc nécessaire : de répartir sur plusieurs exercices (sur leur durée de vie), la charge que représente leur achat de penser à leur remplacement. Le mécanisme de l’amortissement permet de répondre à ce double souci. 1.2. Définition de l’amortissement 1.2.1. Définition générale L’amortissement est la « réduction irréversible, répartie sur une période déterminée, d’un montant porté à certains postes du bilan »

122

Cette définition concerne aussi bien l’amortissement des immobilisations que l’amortissement – remplacement d’un emprunt. 1.2.2. Définition plus stricte de l’amortissement pour dépréciation L’amortissement pour dépréciation est la « constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, du changement de technique et de toute autre cause ». 1.2.3. Définition de l’amortissement selon le SYSCOA Le plan Comptable Général SYSCOA définit l’amortissement comme suit : « L’amortissement est la constatation comptable obligatoire d’une dépréciation certaine et irréversible des immobilisations » Ou encore : L’amortissement est « l’amoindrissement de la valeur d’une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage ou en raison du changement de techniques, de l’évolution des marchés ou de tout autre cause » 1.3. Champ couvert par les amortissements L’amortissement concerne aussi les charges activées telles que les charges immobilisées, les frais de recherche développement Dans l’ensemble, les éléments d’actif immobilisé concernés par l’amortissement appartiennent à la classe 2: 20 Charges immobilisées 201 Frais d’établissement 202 Charges à répartir sur plusieurs exercices 206 Primes de remboursement des obligations 21 Immobilisations incorporelles 211 Frais de recherche développement 212 Brevets, licences, concessions et droits similaires 213 Logiciels 214 Marques 217 Investissements de création 218 Autres droits et valeurs incorporels 219 Immobilisations incorporelles en cours
123

211 Frais de recherche et de développement de charges immobilisées : .206 Primes de remboursement des immobilisations 124 .22 Terrains 221 Terrains agricoles et forestiers 224 travaux de mise en valeur des terrains 225 Terrains de gisements 229 Terrains en cours 23 Bâtiments. agricoles.201 Frais d’établissement (frais de constitution.202 Charges à répartir sur plusieurs exercices (charges différées. agricoles et commerciaux mis en commerciaux 238 Autres installations et agencements 239 Bâtiments et installations en cours 24 Matériel 241 Matériel et outillage industriel et commercial 242 Matériel et outillage agricole 243 Matériel d’emballage récupérable et identifiable 244 Matériel et mobilier 245 Matériel de transport 246 Immobilisations animales et agricoles 247 Agencements et aménagements du matériel 248 Autres matériels en cours 249 Matériel en cours 25 Avances et acomptes versées sur commandes d’immobilisations Le SYSCOA distingue deux types de charges activées . charges à étaler. d’augmentation de capital…) . de publicité et de lancement. administratifs et commerciaux sur sol propre 232 Bâtiments industriels. administratifs et commerciaux sur sol d’autrui 233 Ouvrages d’infrastructure 234 Installations techniques 235 Aménagement des bureaux 237 Bâtiments industriels. installations techniques et agencements 231 Bâtiments industriels. agricoles. frais d’acquisition des immobilisations…) . il s’agit : d’immobilisations incorporelles : .

Eléments amortissables et éléments non amortissables Eléments amortissables Frais d’établissement Brevets.l’amortissement linéaire .l’amortissement dégressif. licences Autres immobilisations corporelles Immeubles Autres constructions Matériel Matériel de transport Mobilier et Matériel de bureau Terrains exploités (gisements) 1. Les types d’amortissement Les deux types d’amortissement les plus connus sont : .1.6. 125 2 à 5% 5% 2% 4% 10% 10% 20% 20% 25% 10% 10 à 20% 20% .5.4. Taux d’amortissement Eléments non amortissables Fonds de commerce Terrains non exploités Autres immobilisations corporelles en cours Taux usuels d’amortissement Bâtiments commerciaux Bâtiments industriels Maisons d’habitation Bureaux Aménagements et installations Matériel et outillage fixe Moteurs Automobiles Camions Mobilier de bureau Matériel de bureau Brevets 1.

VNCN = Valeur d’entrée .1.000 FCFA 126 .6. la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de jours (on compte l’année pour 360 et chaque mois pour 30 jours) La Valeur Nette Comptable (VNC) de l’immobilisation à la fin d’une Année N est la valeur d’entrée de ladite immobilisation diminuée de la somme des amortissements pratiqués jusqu’à la fin de cette Année N. Amortissement linéaire L’amortissement se fait à partir de la date de mise en service du bien à amortir L’annuité d’amortissement est constante Le taux d’amortissement linéaire est : exprimée en années ou où d = durée de vie du bien si d est exprimé en mois En cas d’acquisition de l’immobilisation en cours d’année.000 FCFA Durée de vie : 5 ans Taux d’amortissement t = 20% (Taux d’amortissement linéaire fixe) Annuité d’amortissement fixe : A= = 200.000.1.∑(Dotations aux amortissements de l’Année 1 à l’Année N) Exemple 1 Immobilisation de 1.

000 1.000 1. le 5 février 2009 a été mise en service le 10 avril 2009.000 600.000.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 1ère 2ème 3ème 4ème 5ème 1.000.000 200.000 0 Annuité constante : 3 000 000 x 25% = 750 000 FCFA Annuité de la première année (2009) 3 000 000 x 25% x = 543 750 FCFA 127 .000 400.000.000 200.000 200.000 TOTAL Exemple 2 Un photocopieur acheté à 3 000 000 FCFA.000.000.000 200.000 200.000 1.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 800. Elle a une durée de vie de 4 ans et est amortissable linéairement Dresser son tableau d’amortissement Taux linéaire : = 25% Annuité d’amortissement 200.000 1.

000 TOTAL Annuité d’amortissement 543 750 750 000 750.000 3. En cas d’acquisition au cours de l’année.000 3. engins.000.000 206 250 3 000 000 Valeur Nette Comptable 2 456 250 1 706 250 956 250 206 250 0 Remarque En amortissement linéaire.000. matériel de transport des marchandises 128 .000.000 3.000.6. machines de production.2. Amortissent dégressif L’amortissement se fait à partir de la date d’acquisition du bien Le taux d’amortissement dégressif s’obtient en multipliant le taux d’amortissement linéaire par un coefficient qui dépend de la durée de vie du bien L’annuité d’amortissement n’est pas constante et ne doit pas être inférieure à l’annuité d’amortissement linéaire calculée sur la durée de vie restante.000 3.000. il est nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire en Année n+1 pour un montant égal à la différence entre l’annuité entière et l’annuité partielle de la première année. 1. L’amortissement dégressif n’est applicable que pour les immobilisations intervenant directement dans la production (bâtiments abritant les ateliers. la première annuité est calculée prorata temporis au nombre de mois.000 750.Tableau d’amortissement Valeur Année Base de calcul 2009 (261 j) 2010 2011 2012 2013(5e année) 3.

Les voitures de tourisme des services administratifs de l’entreprise sont exclues de l’amortissement dégressif L’amortissement dégressif vise à encourager l’investissement dans les entreprises en leur permettent d’amortir plus rapidement les biens acquis.000 360.000 360. c'est-à-dire de bénéficier d’importants d’avantages fiscaux.000 F Durée de vie : 5 ans Taux linéaire t1 = 20% Taux dégressif td = 2 x 20% = 40% Tableau d’amortissement Valeur Base de calcul 1.000 TOTAL Annuité d’amortissement 400.000 216.000 1 000 000 Valeur Nette Comptable 600.5 5 – 6 ans 2 > 6 ans 2.000 240.000 108.…).000 600.000 0 Année 1ère 2è 3è 4è 5è Taux 40% 40% 40% 50% 50% Remarque A partir de la 4è année l’application du taux dégressif (40%) donnerait une annuité inférieure à celle obtenue en appliquant le taux linéaire sur 2 ans (50%) 129 .000 108.000 216.pour la distribution.000 108.000.000.000 144.5 Exemple 1 Immobilisation de 1. Les coefficients utilisés sont : Durée de vie Coefficient 3 – 4 ans 1.000 216.

88 x 2.000 1. = 13 365 000 Tableau d’amortissement ANS 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 VALEUR BASE TAUX DE CALCUL D’AMORT. Dresser tableau d’amortissement de ladite machine.5 = 29.70% x FCFA (9 mois). Taux linéaire : t1 = = 11. L’amortissement s’achève exactement à l’année correspondant à fin de la durée de vie de l’immobilisation.88% Taux dégressif : td = 11.33% 11 390 251 33.70% 23 047 437 29. Sa durée de vie est de 8 ans 5 mois. Exemple 2 Une machine achetée le 18 avril 2008 à 60 000 000 FCFA est amortissable selon le système de l’amortissement dégressif.70% 16 202 348 29.70% 46 635 000 29.33% 11 390 251 33.70% 11 390 251 33. VALEUR NETTE COMPTABLE 46 635 000 32 784 405 23 047 437 16 202 348 11 390 251 7 593 880 3 797 509 0 130 . Pour cette raison.70% Annuité de la première année (2008) : 60 000 000 x 29.080 000. 60 000 000 29. il n’est pas nécessaire de pratiquer un amortissement complémentaire.70% 32 784 405 29.864. à partir de la 4è année on applique le taux d’amortissement linéaire.33% ANNUITE 13 365 000 13 850 595 9 736 968 6 845 089 4 812 097 3 796 371 3 796 371 3 797 509 60 000 000 Remarque En amortissement dégressif.

la notion de provision.Immo. Corp.LES PROVISIONS 2. quant à elle.1. permet d’appréhender des phénomènes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles. de Bureau 108 000 Au Journal N° N° Cptes Cptes débités crédités Date.La notion de provision Si l’amortissement fait le constat d’une dépréciation à caractère irréversible. aux Amort. Comptabilisation des amortissements (SYSCOA) Le compte de charge 68 Dotation aux Amortissements est débité contre le crédit du compte d’immobilisation correspondant à l’élément d’actif amorti.7. 108 000 2844 Amort.1. 131 . du Mat. intitulé des comptes et libellés 31/12 Dotation aux amortissements Amortissement du matériel de transport Débit Crédit 6813 2844 108 000 108 000 Dotation de l’exercice II. Au Grand-livre 6813 Dotat.

132 . cours à l’inventaire : 6.I. Sur les actions REFLEX.N.2. Sur les titres SNH.900 F.10 actions S. cours à l’inventaire: 5 800 F 15 actions REFLEX achetées au prix unitaire de 6.Provision pour dépréciation des valeurs mobilières Le portefeuille de titres de placement d’une entreprise est composé de la façon suivante : .I achetées à 5 000 F .500 F. la dépréciation s’élève à : 20 x 100 F = 2 000 F . l’unité .Définition générale La provision est la constatation comptable d’un amoindrissement probable de la valeur du patrimoine résultant de causes dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles.000 F.2. 20 obligations de la Société Nationale des Huiles achetées 8 000 F. Sur les actions S. il y a une plus-value latente.N. On distingue plusieurs types de provision : Provisions pour dépréciation des Immobilisations incorporelles (6913) Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles (6914) Provisions pour dépréciation des immobilisations financières (6972) Provisions pour dépréciation hors activités ordinaires (853) Charges provisionnées d’exploitation sur stocks (6593) Charges provisionnées sur créances (6594) Charges provisionnées financières sur titres de placement (6795) Exemples a) . cours à l’inventaire : 7.500 F . la dépréciation s’élève à : 15 x 500 F = 7.

3. de les sortir du compte 411 Clients pour les mettre dans le compte 416 Créances Clients Litigieuses ou douteuses.000 F x 30% Total = 5. Comptabilisation des provisions a) – Création de la provision 69/85 Dotation aux provisions Compte de provision (29 ou 15 et 19) 133 . il faut constituer les provisions nécessaires :  Provision sur Client Jean : 10.000 F.000 F.6000 F 2.  Le client Pierre nous doit 15. le recouvrement ne fait pas de doute. Il convient de prévoir une provision de 30% sur cette créance.b) . Client définitivement insolvable. Pour les clients Paul et Pierre.  Le client Moussa nous doit 12. Paul et Moussa ne sont plus des clients sûrs.  Le client Luc nous doit 20.000 F 20. Il convient donc dans un premier temps.Provision pour dépréciation du compte client  Le client Paul nous doit 5 000 F . Le recouvrement de cette somme ne fait pas de doute.000 F x 50% =  Provision sur Client Luc :  Provision sur Client Moussa : 12. Luc.  Le client Jean nous doit 10. c’est un bon client . Les clients Jean. Ensuite.000 F. il n’y a pas de risque.600 F 28.000 F 3. Nous sommes en litige avec lui et nous risquons de perdre 50% de la somme due.000 F. Ils sont dans le compte clients et doivent y demeurer.

000 600.Valeurs incorporelles Immobilisations corporelles .000 8.4 .500.020.000 19.Place des amortissements et des provisions dans le bilan Bilan de l’entreprise DIOP au 31 décembre Montant Brut Amortissements et provisions pour dépréciation Montant Net ACTIF Frais et Valeurs Incorporelle Immobilisées .Frais immobilisés .880.000 520.000 3.000 26.000 4.500.000 700.Terrains .800.000 700.800.000 4.600.000 2.Avances et acomptes .b) – Annulation ou réduction Compte de provision (29 ou 15 ou 19) 79 / 86 Reprise de Provision 2. .000 4.000 1.Autres immobilisations corporelles en cours Autres valeurs Immobilisées .000.600. Corp.000 80.000 8.Titres PASSIF 9.500.000 7.000 400.900.Prêts à LMT .000 1.000.000 1.500.000 134 .Autres immobil.600.000 400.

Valeurs d’exploitation .Fournitures : avances et acomptes versés .000 300.000.000 14.000 2.000 1.000 35 620 000 Appendice : Les autres travaux de fin d’exercice En plus de la constatation des amortissements et des provisions.000 600.000 7.000 500.Clients douteux .000 3. .130.100.000 30.000.Matières et fournitures .000 13.000 1.000 Valeurs réalisables à CT et disponibles .030.de régularisations des charges et des produits qui peuvent être à compléter (charges à payer.000.000 230. d’autres régularisations sont indispensables en application stricte du principe de la spécialisation des exercices.000 800.000 800.Produits finis .430.000 2.000.000 230.000 300.œuvrés .Clients .800.000 830.000 8.000 350.100.000 600.000 44.000 100. Il s’agit : .570.000 470.Marchandises .000 3.400.Produits semi.000 100.Produits en cours 7.810. produits à recevoir) ou à imputer (charges et produits constatés d’avance) 135 .000 400.Autres débiteurs Comptes de régularisation – Actif Banques et CP Caisse 450.000 350.000 3.000 450.000.000 700.000 400.000 3.de régularisations rendues nécessaires suite à l’inventaire extra-comptable de tous les éléments du patrimoine .Emballages .

il convient de souligner le cas particulier des régularisations des créances et des dettes en monnaie étrangère. . Contenu de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable comprend deux volets : .à la mise à jour des stocks qui. il faut ensuite mettre la comptabilité en harmonie avec les résultats de cet inventaire extracomptable. n’expriment que le montant des stocks initiaux au début de l’exercice et doivent donc intégrer les résultats de l’inventaire extracomptable pour exprimer les montants réels des stocks à la fin de l’exercice. en application de la pratique de l’inventaire intermittent. 136 . si un tel rapprochement peut être opéré très fréquemment pour certains comptes (rapprochement quotidien pour la caisse). il est indispensable qu’ils fassent l’objet de rapprochements périodiques avec les éléments réels qu’ils sont censés traduire. en raison d’erreurs ou d’omissions.Au sein de ces régularisations de charges et de produits. dettes…) .Un contrôle d’évaluation dont l’objet est la détermination de la valeur de ces éléments de la situation réelle à ladite date Une fois l’inventaire extracomptable réalisé. Afin que les comptes de situation qui interviennent dans la confection du bilan possèdent la qualité requise. Cette qualité des comptes s’apprécie à la fois d’un point de vue arithmétique et du point de vue de la traduction fidèle de la réalité économique.Un contrôle physique qui vise à déterminer les éléments constitutifs de la situation réelle de l’entreprise à la date du bilan (biens. créances. Cependant. . D’où l’utilité de l’inventaire extracomptable.aux redressements nécessaires (rectifications) pour les comptes présentant des erreurs entre leur solde et la situation réelle. pour d’autres. il ne peut se réaliser qu’au moment de l’inventaire en raison de l’énorme travail qu’il comporte (cas des comptes de stocks). On procède ainsi : . L’inventaire extracomptable Justification de l’inventaire extracomptable L’inventaire extracomptable s’inscrit dans la recherche de l’image fidèle que doit donner le bilan et qui tient directement de la qualité des comptes eux-mêmes.

Les différentes écritures de reclassement de comptes consécutives à l’inventaire extracomptable permettent d’aboutir au résultat et au bilan.) Ces états constituent les pièces justificatives des rectifications ou des régularisations qui seront portées dans les comptes . les constatations et les rapprochements d’inventaire s’effectuent à l’aide d’états d’inventaire : .état des stocks . mise en rébus. à ce titre. etc.état du matériel . 137 . ils doivent être conservés dans l’entreprise pendant dix ans en annexe du livre d’inventaire.la valeur actuelle et la valeur comptable de ces éléments à la date d’inventaire .état des créances . Pour chaque catégorie de compte de situation. Les états d’inventaire et le livre d’inventaire Dans la pratique. les états indiquent : .des observations diverses (dépréciations.la nature des éléments constitutifs et éventuellement les quantités (exemple : stocks de marchandises) .- à diverses autres régularisations pour corriger le montant des charges et des produits.etc.état des dettes .état du matériel .

Paris. 2005 Vuibert.Aspects financiers. Paris. 2003 Lavoisier. et SEGUY P. et PRETET M. BUSSENAULT C. 2002 Lavoisier. Togo Editions ESTEM. 2003 Dalloz. 2000 138 . France Vuibert. et N’GUESSAN E. Paris. Paris. Foucher. Paris Foucher. BOUËC C. PEYRARD Josette PEROCHON C. Lomé.Economie générale 2 – Piloter – Economie d’entreprise Dictionnaire de Finance Comptabilité Générale selon le SYSCOA Gestion comptable 1 – Enregistrer : initiation comptable 2 – Synthétiser : bilan et résultat 3 – Analyser : coûts et budgets EDITEUR Editions Sidwaya. RATTY V. et ARNOLD P. Paris. opérationnels et stratégiques Comptabilité Générale selon le SYSCOA Comptabilité Générale Système comptable OHADA Comptabilité agricole Gestion économique 1 – Modéliser . Paris. 2005 VETEAU E. COLLEN Paul COLLINS Lionel et VALIN Gérard FREITAS Mensah Christophe GOUADAIN Daniel et WADE El Bachir LEJET G.. Ouagadou Bréal. Paris. 1998 Foucher.BIBLIOGRAPHIE AUTEURS BAZIE M. et DIALLO Y. GOUSSOU B. 1992 Editions Mémo. MOUILLESEAUX C.. TITRE DE L’OUVRAGE Comptabilité Générale SYSCOA Techniques quantitatives de gestion Tome 1 et Tome 2 Economie et gestion de l’entreprise Comptabilité générale et spécificités agricoles Audit et contrôle interne . Rosny s/Bois. Paris.