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k M c<- tx (y GRAMMA1IU- MALGACHE-HOVA, par L Ê V ^ L A U
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GRAMMA1IU-
MALGACHE-HOVA,
par
L Ê
V ^
L A U R E N T
ÀILLOUD^
de
la
C ie
de
Jésus.
A
M
G
TANANARIV E
[MADAGASCAR).
IMPRIMERIE
MISSION
CATHOLIQUE.
1872.
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PRÉFACE . Voici une nouvelle grammaire malgache. Elle a 11? tprt, si c«eu est un,
PRÉFACE .
Voici une nouvelle grammaire malgache. Elle a 11?
tprt, si c«eu est un, de se présenter sous un volume
de pages relativement considérable.
Quelle excuse fera-t-elle valoir auprès du bienveil-
lant lecteur ? une seule, le désir d être plus utile en
£fca nt plus complète que celles qui Tont précédée.
Quand nous avons entrepris d'étudier la langue
malgache, nous avons eu , pour guider nos premiers
pas , la grammaire du père J. Webber. Plus tard,
après avoir franchi les difficultés élémentaires, nous
désirions trouver un autre guide pour pénétrer dans
les règles de la construction des
phrases , et jusques
dans les secrets de* idiotismes. Ce guide n'existait
point. Dès lors nous avons essayé d'extraire ces règles
qui se] trouvaient encore enfouies dans le langage,
com-
me le sont les pierres de construction dans une riche
carrière , et nous ' nous sommes proposé d'en faire
on
versations presque incessantes avec les malgaches,
datas de nombreuses correspondances épistolaires ,
dans quelques récits ou contes manuscrits , dans la
bible malgache, A mesure qu'elles se découvraient,
nous les avons pla< ces d'après Tordre de classification
généralement suivi dans les grammaires grecques ou
latines.
recueil.
.Nous les avons cherchées dans nos con-
Cette grammaire est divisée eu trois parties, les
éléuieuts, la syutaxe et la méthode. La Impartie
d.iaue les notions élémentaires sur les dix sortes de
mots, qu'on aptielle les DIX PARTIES DU DISCOURS. C'est
M r B.'tkcr, anglais,
qui le premier, dit-on, a analysé
et mis eu ordre les éléments de cette langue. Son es-
saime grammaire malgache ^ NJ ^ UTLISE
) a été imprimé
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-II- à Maurice eu 1845. Dix ans plus tard, en 1855 , le P- J.
-II-
à
Maurice eu 1845. Dix ans plus tard, en 1855 , le P-
J.
"Webber, l'infatigable missionnaire catholique, lit im -
primer une grammaire élémentaire , à rétablissement
malgache de la Ressource, île de la Réunion. On y voit
qu'il a eu connaissance de l'ouvrage v de W Baker; on y
voit aussi que, s'il s'eu est servi, ce h'est pas en plagia
aire, mais en ouvrier habile qui a su donner à son travail
un ordre , une physionomie qui n'existaiént point en -
core. C'est dans cette seconde grammàtie qu'ont été pris
la plupart des matériaux pour composer la ,première
partie, et même certains passages ont été copiés mot
pour mot.
On trouve à la fin d é c r i é partie
deux
appendices.
L
un présente un exercice
raisonné
pour
t rouver
les
racines. L'autre a pour Lut de régulariser l'orthogra -
phe malgache. Les anglais qui ont dirigé l'enseigne-
ment sous Radama
P' 1 , ont commencé à assujettir r é -
criture à des règles d'orthographe; leurs successeurs
d'aujourd'hui y ont ajouté cuelques. modifications. Les
missionnaires catholiques ont profité, du travail des
premiers; il out adopté la plupart de. leurs règles , et
en ont suivi d'autres sur quelques points particuliers.
Toutefois il paraît que ni
lès uns. ni les autres ne sont
cneoie arrives à ce dt gre de perfection qu'çn pourrait
désirer; en outre, leç Variantes quelquefois contradic-
toires qu'on trouve dans un mime auteur sont une
pieuve que l'orthographe tic certaines classes de mots
es» loin d'etre fixée. Or nous avons pense qu'en fai -
sant,un choix parmi lés diverses règles généralement
admises, 011 arrives ait à un résultat satisfaisant. C'est
ce que nous avons essajé de réaliser. Par conséquent,
les exemples que lions d-nuons, se trouvent écrits
dans-cette grammaire selon les îègles d'orthographe
désigneVs par l'appendice.
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La seconde partie contient la SYNTAXE, et la troisiè- me la MÉTHODE. On remarquera que
La seconde partie contient la SYNTAXE, et la troisiè-
me la MÉTHODE. On remarquera que les exemples sont
nombreux, trop nombreux peut-être. Si nous en avons
eité un si grand ncfftibre, c'est que nous les croyons
tion?seulement utiles pour aider a graver dans la mé-
moire des expressions ou des tournures malgaches, et
pour faire comprendre l'application des règles , mais
encore ftór.essaires pour leur douuer de l'autorité. Ce
sont en général des règles qui paraissent au jour pour
la première fois;'rl fallait'donc constater leur homogénéi-
lé avec le ^énie de l^\langue. Or comment la consta-
ter, si ce n'est pajr.jdps.exemples nombreux et tirés de
diverses sources :
Puisse cet ouvrage^ tout imparfait qu'il est, et qu'on
pourrait aussi bien appeler Etudes sur la langue
Malgache, pmsse-t4l ftí|3òndrc à notre désir d'être uti-
le! C'est surtout poar-; nos missionnaires catholiques
que nous l'avons eiitrppris. Puisse-t-il seconder les
impatiences de leur zèl^.en les aidant plus prompte-
meut et plus efficacement à étondre de vive voix et
par écrit le règne dfc.Î-C. N. S. ! Nous l'avons mis
spécialement*, sous les "«uspices de l'Immaculée Mère de
Dieu.-Tr-CieskiJ^ 8 Déc^pj^ré 1863 que nous en avons
écrit les premières ,et c'est aujourd'hui, féte
<le I Annonciation,
qu e
nous l e torniinous par la
ré -
daction
île
céllo. p r é f a c e ' ; w
ct^ . )
( *
î*. *\tu'
Tana'narivev-âfrMars
[872.
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ABRÉVIATIONS. Les litres île la bible sont indiqués par les premiè- res lettres du mot
ABRÉVIATIONS.
Les litres île la bible sont indiqués par les premiè-
res
lettres du mot latin.
*
Gen.
V.
12. signifié
Genesis, caput
V. vers.
I Ì .
2 Iteg.
^ IV.
.
.
.
Libri secnndi
Regum cap.
IV.
Mt
Evang. S 1 Matthœi.
Mr
Ev.
S 1
Marci.
L.
.
.
.
.
Ev.
S 1
Jo
Ev.
S 1
Joanuis.
Act.
.
.
.
.
. Actus
apostolorum.
W. 40.
.
,
.
Grammaire du P.
Webber,
numéro
40.
W
Cil a t ion
ex t rai te des I rad no-
tions du P.
Webber,
(m.
m.)
.
.
.
Mpiv,
30.
.
Manuscrit' malgache
Mpivahitty, ancienne editicii,
page
30.
{ r.
afiiia )
.
.
racine
afina.
(
IV,
d e afin a
.
)
.
forme
relath e
de afina*
( i-12)
.
.
Depuis le N°
4 de la
grammai-
re
jusqu'au M 0 12 inclusivement.
(4,12)
.
.
.
_
Les numéros 4 et
12.
(S.44)
,
.
.
Syntaxe
N" 41.
«M 22Ì
.
.
.
Melhode ;V 22.
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GRAMMAIRE MÂLGACHE-HOVA. PREMIÈRE PARTIE. ÉLÉMENTS DE LA GRAMMAIRE MALGACHE. CHAPITRE I. NOTIONS
GRAMMAIRE
MÂLGACHE-HOVA.
PREMIÈRE PARTIE.
ÉLÉMENTS
DE
LA
GRAMMAIRE
MALGACHE.
CHAPITRE
I.
NOTIONS
PRÉLIMINAIRES.
ARTICLE 1.
DES
LETTRES
,
DF
LA
PRONONCIATION
,
DE
LA
PONCTUATION
ET
DES
8IGNES
ORTHOGRAPHIQUES.
I.
Des lettres et de
leur
prononciation.
1. L'alphabet malgache n'a que vingt et une lettres.
Nos lettres G, Q, U, X, sont inusitées. I et Y se subs-
tituent l'an à l'autre, selon leur position; I se place au
commencement, ou au milieu des mots, ou seul, et Y
se met
à
la
fin.
Mijerv , regarder, ^ í l a b i b v i z y , c'est Rabiby.
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i Les lelttres de prononcées ainsi : l'alphabet malgache devraient être a b d e
i
Les lelttres de
prononcées ainsi :
l'alphabet malgache
devraient
être
a
b
d
e
f
g
h
i
j
k
l
m
n
a,
ba, da,
e,
fa, ga, ha,
i,
dza, ka,
la,
ma,
ha,
j
oprstvy
z
ou,
pa,
ra, sa,
ta,
va,
i,
za.
Telle était primitivement, nous a-t-on dit, la prononciaton de
ces lettres et elle nous paraît plus conforme que toute autre à la
nature de la langue malgache. Les Anglais et les Français y ool
substitu é chacun leu r prononciatio n propre . Le s un s e t les au-
tres feraient mieux d'enseigner aux Malgaches celle qu'ils
avaient adoptée naturellement.
2. La lettre H est généralement aspirée, et l'aspi-
ration est sensible, comme dans le mot anglais, bou-
se. — Il est cependant certaines expressions où l'H
n'est pas aspirée: aoka hiany, assez comme ça ; aoka
hua h a vetivety a ho, attends, laisse-moi regarder un
instant j on les prononce comme s'il n'y avait pas d'H:
•aok'iauy
aok'izaha
G et S sont toujours durs,
comme dans les mots français galop, sur. Le son de
l'S, dans la bouche des Malgaches, est mélé d'une
fort légère consonnance de ch, tch , principalement,
quand il est précédé d'un i.
A se prononce généralement comme en fran-
çais. Dans les mots terminés par le crément AN A
( 33 ), précédé d'un I long, ce premier A du crémenl
se prononce presque comme un E ouvert et bref : fa-
makiana se prcnonce presque famakièna .
A peut se prononcer aussi presque comme E quand 1
est suivi
d'une syllabe en E: Maherv, mahefa, raliela,
ou
Mehery,
inehefa,
rehefa.
i
4.
mots;
E est ordinairement fermé dans le corps d(|
à la fin des mois, il est un peu ouvert: Lehiba
grand $ inauome , donner, se prononcent presque!
Lchibc , manoinè.
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V
i
U
D
^
I
C
3 5. La prononciation de l'I ou Y , ne diffère pas 1 de celle
3
5. La prononciation de l'I ou Y , ne diffère pas 1
de celle du français; si ce n'est dans les finales en AH Y,
où Y est comme absorbé par l'aspiration et devieut
à peine sensible: Fanáhy, esprit; àby, à moi.
Après les lettres G, H, K , NG, NK, quand elles
sont précédées d'un I , il est d'usage de
faire
enten-
dre quelque
chose du son de
l'I,
mais non pas tout
le
son de
l'I.
Isika ,
nous , se prononce presque
.
isikia.
Haingo,
parure,
.
.
haingio.
Aniho,
grimpez,
.
.
anihio.
Si un étranger ne saisit pas la délicate prononciation de cet
I.euphonique, et le prononce cortime un I plein, nous lui con-
seillons de ne pas le prononcer du tout, principalement dans
les syllabes KA , KO. Cett e abstentio n choqu e moin s qo e l'excè s
contraire. — Remarquons aussi que cet I euphonique n'appar-
tient pas essentiellement aux mots ; il n'est là qne comme ac-
cessoire ; par conséquent on ne devrait pas l'écrire. Dans la
première partie de cette grammaire, comme elle doit être un
guide pour les commençants, nous indiquerons par un I itali-
que , les I euphoniques qui ne seraient pas a&sez connus.
6. O se prononce généralement OU. Mais il se pronon-
ce comme beau, o! eu français, dans les pronoms: Izaho,
aho, moi, Ireo, izareo , eux, Hianareo , anareo , ;
dans la diphtongue AO ; dans l'interjection O ; dans
aho, finale de quelques impératifs: Apetráho,
placez.
7. Les syllabes DRA, TRA , DRO , DRE,
DRI.
n
se prononcent chez la plupart des Hovas, avec une déli-
catesse particulière qui semble provenir d'une légère
élévation du bout de la langue vers le palais. Un é -
tranger n'arrive pas facilement à reproduire cette pro-
nonciation. Dans les syllabes AN-, EN-, IN-, ON-, AM-,
EM-, IM-, OM-, suivis d'une consonne, les lettres N et
; M n ont pas seulement un son nasal,niais elles
sonnent
tomme en latin, in terra, et comme les Italiens les
font sonner dans gentes, ambulare.
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'
4 8. La langue Malgache n'admet que les rapproche- ments île consonnes suivants : DR
4
8.
La langue Malgache n'admet que les
rapproche-
ments île consonnes suivants :
DR , TR,
TS ,
ND,
NT,
ND& f NTR,
NTS ,
NG ,
NJ
,
NRA ,
MPA.
-
Nos désinences
ien,
on,
in,
sonnes , pp,
j f ,
&.,
et
les
éU, la répétition de con-
rapprochements de con-
sonnes, en y ph,
gr
,
rl,
ps,
rp,
bl,
br,
ne sont
point usités.
9. De l'accent tonique.— Chaque mot a son accent
tonique, comme en latin. La voyelle sur laquelle tom-
be cet accent doit être prononcée plus fortement
que les autres. Cette prononciation accentuée est es-
sentiellement dans le génie de la tangue, comme elle
l'est dans les langues latine et italienne. — Quel-
quefois négliger ou transporter l'accent, c'est changer
le sens du mot. — Nous marquerons d'un acceut
aigu les voyelles tangues sur lesquelles tombe l'accent
tonique, dans les mois qui présenteraient quelque
difficulté.
í Másina, saint ;
Masiua,
sois
saint.
Tánana, main, Tanána, ville.
II.
Des
diphtongues.
r 10. Les diphtongues sònt au nombre de sept: AI ou
AY ,
AO ,
OA
,
OE
,
OI,
OY ,
El
ou
EY.
Dans le cours de cette première partie de la grammai-
re, nous désignerons les diphtongues par deux lettres italiques:
srt/na, ra&ott; misÁòna, être
en
deuil.
AI ou AY se prononce en faisant entendre légèrement
le son de l'E comme dans eleison,
rayon.
Ray,
père;
izalmj,
nous.
Moa, se prononce presque comme
MOI
en
français
Toa,
TOI
.
.
.
Toy,
.
ENFOUI
.
.
.
.
Koa, tokoa
coi
.
.
.
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'
5 La prononciation de KOA, TOKOA n'est pas uniforme par- mi les Malgaches, Dans rme
5
La prononciation
de KOA, TOKOA
n'est pas uniforme par-
mi les Malgaches,
Dans rme conversation
un
peu animée,
on en
fait une di-
phtongue, koû, tokoa; c'est ainsi qu'on les prononce dans les
kabary: izány toltoa, tokoa; dans la lecture, dans une cause-
rie modérée, on les prononre avec l'accent kóa , tokóa. Il nous
parait qu'il faut s'en tenir à cette dernière prononciation.
La diphtongue AO , coipme dans les mots yao izao,
manoo, etc. , se prononce par une seule émission de
voix où TA est à peine sensible. De même dans les
autres diphtongues, la première voyelle est peu sen-
sible.
M.
Des
muettes.
11. Le son muet se rend par
A ou
par Y. Il
y a trois
finales muettes KA , TRA, NA , qui se changent quel-
quefois en
KY, TRY, NY, (12) .
Si la muette
ne suit
que médiatement la syllabe longue, ell e sonne
peu ou
pas du tout; on peut l'appeler muette absolue.
Vórotia, oiseau ;
réraka,
lassé.
Si la muette suit immédiatement la syllabe longue,
elle se fait entendre un peu plus que dans le cas
précèdent; on l'appelle demi-muette.
Ritra,
desséché ;
fi h iralia,
cantique.
La voyelle muette se prononce presque toujours ,
quand elle est suivie d'un A, parce qu'alors il y a
aspiration, à moins que l'usage n'autorise le contrac-
tion (15).
ou
Manapaka hazo, )
par contraction :
) couper du
bois.
Manapa-kazoj )
12. Y est muet, lorsqu'il remplace l'A muet dans
les finales KA, TRA, ISA; or il remplace TA, quand ces
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l
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6 finales sont suivies d'un génitif ou d'un ablatif ; alors elles deviennent KY, TRY,
6
finales sont suivies d'un génitif ou d'un ablatif ; alors
elles deviennent KY, TRY, NY.
Zánaky ny mpanjáka, enfant du roi.
Sáfotry ny rano izy, il est submergé par Veau.
Ny raviny ny hazo, la feuille de i arbre.
Mais quand les mots en KA, TRA, NA, ne sont suivis
ni d'un génitif ni d'un ablatif, nous pensons qu'il 11e
faut pas changer
la finale , afin de ne pas prêter à
un sens équivoque (19):
Ho vonóina ny jiolahy, le brigand sera tué
Naratra ny tava ko, ma figure a reçu une blessure.
Si l'on écrivait VONOINY, NARATRY, on pourrait dou-
ter, si NY
l'ablatif.
JIOLAHY et NY TAVA sont au nominatif ou a
IV.
De
h
ponctuation
et
des
signes
orthographiques.
13. Les livres malgaches imprimés par les Anglais et
les Français ont adopté la ponctuation qui est en usa-
ge dans nos langues d'Europe. Nous n'avons qu'à sui-
vre cette même marche.
Les principaux signes orthographiques que nous em-
ploierons dans cette grammaire sont l'accent aigu pour
iudiqucr l'accent tonique de la voyelle sur laquelle
doit appuyer le son de la voix (9); /e trait d'union pour
iudiquer la plupart des mots composés ; l'apostrophe
pour indiquer la suppression d'une ou plusieurs let-
tres; la parenthèse pour indiquer les citations, les ra-
cines de certains mots, les lettres supprimées on chan-
gées dans la composition de quelques mots, comme:
Ny ráza'nao (rázana), tes ancctres.
Ho tapáhin-doha izy (tapahina loha , r. tápaka), on
lui
coupera la
tctc.
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'
7 Dans la première partie nous indiquerons souvent de cett c manière les racines ou
7
Dans la première
partie nous
indiquerons
souvent
de cett c
manière les racines ou les lettre s supprimées; dans les autres par-
ties, nous ne
le ferons que pour certains mots
plus difficiles.
V.
Des diverses
classes
de
mots.
14. Les dix classes de mots, qu'on appelle les par-
ties du discours, dont se compose la laugue française,
se trouvent aussi dans la laugue malgache, ce sont :
le VerLe , le Participe , l'Article , le Pronom , le
Nom , l'Adjectif , l'Adverbe , la Préposition , la
Con -
jonction et rinteijection. Mais en outre, il y a dans
la langue malgache une sorte de mots ou expression
combinée qui a été qualifiée de forme. seconde de
verbe , ou forme relative , ou forme instrumentale.
Cette sorte de mots tient du verbe , du participe ,
du substantif et de l'adjectif , et elle est tout à fait
étrangère
aux
langùes
grecque ,
latine , française ,
anglaise, italienne, et peut-être aussi à toutes nos lan-
gues européennes. Il en est qui concluent del à qu'il
faudrait ranger cette sorte de mots dans une classe à
part sous une dénomination telle que , corrélatif,
comparticipe, ou autre; et alors nous dirions que la lan-
gue malgach e se compos e d e onze classe s d e mots .
Cette opinion a de la justesse assurément, et nous
avons pas de difficulté à l'admettre. Cependant, com-
me la nature et le rôle de cetle sorte de mots nous
paraissent être principaument la nature et le rôle du
verbe, c'est: dans le chapitre qui traite du verbe que
nous en parlerons , ainsi que du participe.
ARTICLE
11.
DES
CHANGEMENTS
OU
SUPPRESSIONS
DE
IETTRE S
DANS
LA
COMPOSITION
DES
MOTS.
Souvent, dans la composition ou la liaison des mots,
'euphonie tait retrancher ou changer des syllabes, des
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8 lettres. Ces changements sont ou ëxigés par l'usage, ou laissés à l'arbitraire, et on
8
lettres.
Ces changements sont ou ëxigés par l'usage,
ou laissés à l'arbitraire, et on ne les fait pas quand]
ils donnent lieu à l'équivoque. Voici les diverses ma-!
nières
de les
faire.
15. Si le premier mot finit par la muette KA ou TRA,
ft
que l'initiale du second soit une des consonnes
F, H,
t»,
V,
Z, R,
S, on retranche KA ouTRA et l'on chan-
ge l'initiale
du
second mot, ainsi qu'il suit :
F
en P: Mifiaka fary, oumifia-pary, sucer une cantie.
Závatra fóana, zava-póana,
chose vaine.
H
en K:
Vovoka hazo,
vóvo-kázo, poussière de bois.
Manátitra hánina , manati-kánina , porter à
manger.
h
en D:
Mitárika lálana ,
mitari-dálana, conduire.
,
Mampiditra loza, mampidi-doza, attirer mal-
heur.
V
en
fi:
Lávaka
vato, láva-bato,
creux dans le
roc.
\
Matióngotra voly, mauougo-bôly, arracher les
plants.
Z
en J:
Mangátaka závatra,
mangata-jávatra, deman-
der
une chose.
Efatra zato,
éfa-jato, quatre cents.
R
en DR: Manáraka rano, manara-dráno,.»//vr£ Veau.
Hevitra rávina, hévi-dravina, pensée
volage.
S
en TS : Manápaka saliona, manapa-tsabona, gouver-
ner des
grenouilles.
Siibatra sávoka, saba-tsávoka,
sabre de
cire.
On
voit par là
que
si le
.second
mot commence par une des
roiisoimes autres que les s*'pt ci-dessus désignées, on
n'a qu'à
retrancher K A ou TRA du premier.
Tout cet article, ainsi que le tableau (-26—1ai et celui descré-
menis (85—10*2) devraient être bien gravés dans la mémoire,
si l'on 11e veut p«s être arrêté à chaque pas dans la recherche
des racines.
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9 16. Si le premier mot finit par la muette NA, et que le second
9
16. Si le premier mot finit par la muette NA, et que
le second commence par Tune des mêmes consonnes F,
H, L, V, Z, R, S, on retranche l'A seulement, et l'on
Tait les mêmes changements que ci-dessus; mais l'N de-
vient M devant B, P.
Hánina fy, hánim-py, mets délicat.
Hómana hena, hóman-kéna, manger de la viande.
Manaiigana lay, manangan-day, dresser une tente.
Mánana vola, mánam-bóla, avoir de l'argent.
Manákona zavatra ,manákon-já \atra,couvrir unechqse.
Mauàudraua ro, manándran-dró , goûter du jus.
Mánana siziua ; manan-tsaina,
avoir du jugement.
Si le second mot commence par une consonne autre que
cel-
les ci-dessus désignée s e t qu e M , N (18) , ou retranch e simplemen t
l'A final d u premier , en observant le changement de IN" en M
devant B,
P.
17. On suit cette même règle, après avoir retranché
Y final, 1° avec les prépositions ANY, INV (235) se com-
binant ay.ec le mot qui les suit.
Any vatománga , pa r contr . Am-batomang a , a la
pierre
bleue.
Iny folo , par cont r .Im-oo!o , dix fois.
Any hetsika ,
par
contr .
an-ketsika , avec
mou-
vement.
2° avec l'article personnel A!NY (142) avec l'arti-
cle défini NY (138) , e t avec l'article indéfin i N' (140 .
Any Rakoto, o u pa r contr . An-dllakoto .
Plusieurs écrivent and-Rakoto; cela est moins conforme à la
rïgle ci-dessus où Ton écrit uiauandran-dro et non pas manan-
drand-ro.
Ny
trano ny ray nao, ou par contr. Ny trano-ndray
Mo; «t no n pa s tranon-dRay ,
tranond-Ray .
Il nous p irait plus naturel d'unir l'article au mot qui le
et auquel il se rapporte plutôt qu'au mot précédent.
suit
Hoa toko n'volana ,
par contr.
roa
toko-mbolana,
deux tiers
de
mois ,
e t no n pa s tokom-hólan a
( 14G
.
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'
10 Tany n'vary, par contr. tani-mbary , champ de riz ci non pas tanim-bary. Ì
10
Tany n'vary,
par contr.
tani-mbary , champ de
riz
ci non pas tanim-bary.
Ì
18. Si le second mot commence par M, N, on retran-
che généralement KA, TRA, NA, du premier mot,
quand l'accent tombe sur
l'antépénultième.
Tóraka maso, par contr. tora-maso, coup d'oeil.
Várotra maty, varo-maty, marché conclu.
Vorona manidina, voro-manidiua, oiseau qui vole.
Mikitroka nify , mikitro- nify , grincer des dents.
Hómana nofo-ukena, hóma-nofo-nkena, manger de
la viande
de
bœuf.
Mifona nify, mifo-nify izy , les dents de lait lui
tombent.
Très-rarement on retranche KA, TRA, NA, du pre-
mier mot devant M, quand c'est uu dissyllabe, ou que
l'accent tombe sur la pénultième.
Ma/kia mandeha, pressé de marcher.
Naratra mafy, fortement blesse.
Tanána maláza, ville célèbre.
19. Nous avons dit ( 12 ), que les (innies KA,TRA,
NA, quand elles sont suivies d'un géuiiif ou d'un a-
blatif, se changent en KY, TllY, -NY. Celle règle ne
paraît pas souffrir d'exceptions.
Dans quelques cas assez restreints, ces trois finales
KA, TRA, NA, quoique non suivies d'un génitif ou
d'un ablatif, se changent, par euphonie, en KY, TRY,
NY, lorsqu'elles sont suivies d'une syllabe en I
ou Y 7 .
Mandritry ny andro, consumer le temps, pour man-
dritra.
Tahaky ny azy, comme le sien, pour tahaka.
Cette dernière règle d'euphonie n'est appliquée, dans
l'ancienne bible malgache, qu'à un petit nombre de
cas. Nous croyons que , dans les écrits, il ne faut
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25 pas remploye r avec les verbes, surtout quand ils sont fcu participe. On écrira
25
pas
remploye r
avec les verbes, surtout
quand ils sont
fcu participe. On écrira donc:
Sasána ny tána'ko , il faut laver ma main.
Rendrika ny sambo, le navire est sombre.
Róvitra ity lamba ity , ce lamba est déchiré.
Réraka izy, il est abattu. Jâtigue
Mais si ces participes sont suivis d'un
ablatif, on devra écrire :
génitif ou d'un
No sasány ny tana'ko izany,
cela lave par
ma main.
Voa fìtaky ny zoky ny izy, il a été trompe'par son ainé.
Nous pensons donc que cette règle d'euphonie ne
devrait être appliquée qu'à certaines prépositions ou
adverbes, comme tahaka, toraka, ohatra , etc. , parce
que dans ces sortes de mots, le changement en Y ne
donne pas lieu à l'équivoque.
20. Si le second mot commence par une voyelle,
on retranche l'A final du premier. On remplace cet
jA par une apostrophe, si les deux mots sont unis ac-
cidentellement pour former un mot composé ; et on
Iles unit l'un à l'autre sans apostrophe, s'ils forment
lin mot composé reçu comme
tel
par
l'usage.
Lávaka , trou ; lavak'orona, narines.
Lela langue ; lelafo, flamme.
Cette règle doit s'appliquer
aussi
à
l'article
indé-
jfmi N' ( 145 ) placé devant une voyelle :
Vody n'akanga, croupion de pintade.
Fe n akoho , cuisse de poule.
21. Y final se change
en
I ,
dans la
composition
ou liaison des mots
( 1 ).
Maty , mort ; mati-maso, être sans postérité:
Bory , rond , bori-loha, qui a la tête rasée.
Biby , animal, bibi-dia , animal sauvage.
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12 Remarquons anssi d'autres variantes comme de! transposions de syllabes que l'usage permet ou impo
12
Remarquons anssi d'autres variantes comme de!
transposions de syllabes que l'usage permet ou impo
se dans quelques mots.
Ahazoana ou azaboana (fr. de azo).
Ahandróana ou handraboana , plus usité, (fr. d<
Tezérana ou terèzana, (r. tezitra). b&ndro).
Yoa haotra, gratte ; batraorina, quon gratte.
ARTICLE
U I .
DES
RACINES.
22, Les racines sont des mots simples, invariables
de leur nature, avec les quels 011 forme les verbes el
un grand nombre de substantifs et d'adjectifs. Cette
formation des verbes, des substautifs et des adjeclifs
est soumise à des règles précises, et offre par conséquent
une grande facilité pour l'étude de la langue.
1° La racine est quelquefois un monosyllabe :
Be ; beaucoup ; ro, jus;
la,
reniement.
Plus généralement,
trissyllabe.
elle
est
un dissyllabe
on
un
Tánv terre ; tóngotra,
pied.
2° La racine peut être
Un substantif, reny, mere\ rano, eau.
Un adjectif, soa, bon; foliy , court.
Un participe, liita, vu\ tonga, arrivé.
Ou le nom d'un état d'être, Pétraka, position,
état
d une chose placée.
La
préfix e
détermin e
généralemen t
si
le
sen s esl
actif ou
passif.
ARTICLE
IV.
DES
DERIVAS
DES
RACINES.
23 . On appell e
dérivés
le s
mots qui naissen t dei
mots racines. Ce sont les verbes, grand nombre d<
fcuLslantifs, d'adjectifs et quelques adverbes.
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13 K Les dérivés se forment soitpardes PRÉFIXES , soit » r des CRÉMENTS, soit
13
K Les dérivés se forment
soitpardes PRÉFIXES , soit
» r des CRÉMENTS, soit par des PRÉFIXES et des
ÏRÉMENTS réunis, soit par la FORME DUPLICATIVE.
I.
Des Préfixes.
24. Les PRÉFIXES sont des syllabes ou particules pré-
posées à la racine pour eu déterminer ou modifier le
sens; ainsi eu français il est des particules, com - dis -
re, que l'on prépose à certains mots: comparaître, dis-
paraître,
reparaître.
Les PRÉFIXES sont 1°
MAN—, MAHA—, MI—, et
leurs dérivés mampan-, mampaha-, mampi- etc. Le
traité de toutes les préfixes est renvoyé ( 108-1 i 7).
VOA, TAFA,! EFA,
affectés
à former des par-
ticipes : nous en parlons (71, 72,
73).
3° On pourrait appeler PRÉFIXES EXPRESSIVES,
certaines syllabes initiales de plusieurs mots, dont quel-
ques-unes font corps avec ces mots, et en sont in-
séparables. Elles ajoutent bien aux mots soit un
sens uu
peu différent de celui de la racine, soit quelque chose de
plus expressif; mais nous ne saurions dire d'une ma-
nière précise quel est le sens qu'elles ajoutent.Voici les
principales: BA-, BO-, DA-, DO-, FA-, FO-, GO-,
HI-, KA-, KO-, Kl-, SA-, SI-, SO-, SOM- TSA-,
TSI-, TSO-, TSIM-, TA-, TAN-, &.
Bosésika, gonflé. ^ ^ i^&r Sahirana, tracassé.
Dabóboka, paresseux. Taredrétra, lambin.
Goróbaka, qui s'enfonce. Tsiroaroa, deux à deux.
Kabary, assemblée pour. Tsimbádika , enjambée.
affaires
Kofehy, lien. Tambólina , se tourner.
Si Ton
fait passer ces mots à la forme
duplicative
(41),
on n'en répété pas les préfixes:
Kiboriborv ; Sahirankirana;
Tsimbadibadika.
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lî 25. Afin de ne pas ralentir la marche progressif vers l'étude spéciale des Verbes,
25. Afin de
ne
pas ralentir la
marche progressif
vers l'étude spéciale des Verbes, nous ne parlerons j
que de la préfixe MAN-. Elle seule est
comme la
c l
des difficultés que présente par fois la formation dj
verbes ou l'extraction des
racines ; et en outre, son n
le étant bien compris on connaîtra par là même cJ
lui des autres préfixes.
MAN- placé
à la tête d'un mot racine forme oi
liai remeut u n verbe actif. Si nous préposons MAN- auj
mots racines áloka , abri, dona , bruit résultant d'il
coup\, nous aurons les verbes actifs, manáloka abri
ter; mandóna, frapper.
Cette préfixe MAN- ainsi que ses
dérivés
terminé
en AN-, fait souvent changer ou disparaître la conson
ne initiale du mot auquel elle est préposée et quelque
fois elle subit elle-même une modification. :
TABLEAU
de
ces divers changements.
2(5. MAN- devan t la lettr e initial e B, devien t MAM
(16)
et
B
disparaît
ou reste,
selon que l'usage
en
décidé.
Babo, butin;
Bata, porte' à mains;
mamábo,
captiver.
mambáta,
porter
27.
MAN- devant l'initiale H,
fait disparaître
cet
te lettre dans la plupart des cas, et dans d'autres J
la fait changer en G.
Hétsika,
remuement; manétsika,
remuer.
Hálatra, larcin;
mangálatra,
voler.
28. MAN- devant l'initiale K fait
disparaître
cett
initiale dans plusieurs cas; dans d'autres cette
initia
le reste,
et MAN- devient MANA-.
Kékitra, morsure; manékitra, mordre.
Kélv, petit; manakély,
rapetisser.
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15 j 29. MAX- devant L, fait changer cette initiale en D. , Láhatra, ordre;
15
j 29. MAX- devant L, fait changer cette initiale en D.
, Láhatra,
ordre;
mandáhatra,
ranger.
Lóaka,
trou;
mandóaka
trouer.
30. MAN- devant F,P,V, devient MAM-,et fait dispa-
raître ces lettres-
Fólaka, dompté;
mamólaka,
dompter.
Pétaka, application; mamétaka, appliquer.
Verina,
retour,
mainérina faire
revenir.
V se change en B dans quelques cas, et alors MAN-
Jevient MAM- (16 ).
Voly, plantation;
mamboly, planter.
Voatra, préparation; mamboatrâ, préparer.
Vela, laissé^ niameta, ow mambéla, laisser.
31 .
MAN devant
S ,
T, TS,
N, les fait
disparaître
Sása, Za^; manása lamba, /av^r /mgi.
Tohana, soutien; manohana, soutenir.
Tséntsina,bouchon; manentsina, boucher.
Nénina, repentir; manénina, repentir.
32. MAN- devant
R ,
Z, les fait précéder d'un
D
uphonique;
et alors DZ devient
J.
Resy, vaincu;
7.ai ira, couture;
mandrésy,
vaincre.
manjaitra,
coudre.
II. Des
créments.
33.
Le CRÉMENT est rallongement d'un mot par sa
uale,
avec ou
sans modification
de cette finale. En
tin et en français, les créments sont nombreux et peu
guliers: soror, rex; sororum, regibus; aimer, voir;
aimerions,
VOI/Î
verrez.
En malgache, les créments sont plus réguliers,
se
1° Le crément INA , qui distingue la plupart des
irticipcs.
réduisent à
trois:
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'
16 2° Le Crément AN A, qui distingue la forme ver baie que nous appellerons
16
2° Le Crément AN A, qui distingue la forme ver
baie que nous appellerons jorme relative , quelque
participes, et beaucoup de substantifs.
3° Le Crément impératif A, ou Y, ou O,
qui n*esi
qn'une abréviation des deux
premiers.
34 .
Ce s crément s s'ajouten t a u
mo t racine , e t Tac
cent de
celui-ci doit être
avancé d'une
syllabe
ver
sa finale,
Iláro, mélange;
Sólo, remplaçant;
haróina, que Von mêle.
soloana,
que
Von
remplace.
A l'impératif ces
Haróy, sois mêlé.
deux
participes font,
Solóy, sois
remplacé.
Le s modification s qu e ce s crément s subissen t e n certain s ca^
sont exposées plus bas
85-JOI.
III.
De
la
forme
duplicative.
35 LA FORME DUPLICATIVE est un mot composé
de deux fois
le même mot.
Elle
est d'un
fréquent
usage dans la bouche des malgaches,
Kely, petit;
kelikely, un peu petit.
lâche.
J
Osa,
lâche;
osaosa,
un peu
1° De la formation
de
cette
forme.
Elle se forme, ainsi que nous venons de le dire, d^
deu x foi s l e mêm e mot ; mai s cett e règl e général e s e mo*
difie presque toujours, d'après les règles des change*
ments ou suppressions de lettres dans la composition
des mots (15-20). Voici ces règles particulières:
36. 1° Règle. Si le mot à redoubler finit par l'une de*
muettes KA, TRA, et commence par l'une des çon^
sonnes F, L,
V,
Z, R,
S, on
suit la régie
15.
Lávitra , loin ; lavidavitra, un peu
loin.
37. 2°Règle. Si le mot terminé en KA, TRA, corn-;
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17 teiice par H 011 retranche TA final du pren.ier, et on retranche. TU du
17
teiice par
H 011 retranche
TA final du pren.ier,
et
on retranche. TU du
second .
Hetsika, agitation : hetsiketsika agitation fréquente.
Hevitra, pensée ; hevitrevitra, réflexion.
38.
3 e Règle.
Si le mot terminé en KA', TRA , coni-
ence
par une consonne autre que celles qui sont
dé-
guées (36), on retranche KA
TRA du premier.
Tánika,
distillé
;
tanitanika ,
distillé
plus finement.
Diuitra;
sueur;
diuidinitra ,
moiteur.
Si le mot commence par une voyelle, on retranche
A final du premier, çt on les unit sans apostrophe (20;.
Tattca
surpris ;
Uft&z/tpa, un peu surpris.
o^sJx^fsJ^
39. 4 e Règle. Si le mot finit e n NA* e t commence
ar
égle ( 1 6 ) ,
l'une des lettres, F, H, L, Y, Z, R, S, on suit la
"
Hintsana,stfco«£îe,- hitsankintsana, secousse redoublée.
Lálina, profond; làlindálina, un peu profond.
ESGEPT.- Dans un petit nombre de cette classe de mots
n NA, l'H initial est changé en G ; dans quelques uns l'H
e change indifféremment en G ou en K, ou ne se change
.
as.
Hózona secousse forte ; hozongozana, secousse répétée ;
Hárana, corail ; mangarangárana
langarankárana, blanc, propre comme le
, et aussi,
corail.
Mihen^i ^ diminuer, se répète de deux manières, et
hacune a uiï séns particulier : mihenahena, s'entêter;
tiheukéna , diminuer de volume.
40. 5 e
règle.
Si le mot terminé en NA
commence
ar une voyellë ou par l'une des lettres D,
G,
J,
K,
ifon retranche T A du premier (16).
I
Dona ;
à plusieurs
repri-
sés.
Giua >
-
manjrujina. ctré silencieux.
ìììaiìàxn\donsí ì frapper
>.•: •
^
_
18 Ta koila caché; takontakorn; un psu caché. Alina; nuit ; alinalina, un peu sombre.
18
Ta koila caché; takontakorn; un psu
caché.
Alina;
nuit ;
alinalina,
un peu
sombre.
Si le mot non-dissyllabe terminé par NA , commence
par B ou P , on retranche TA du premier et l'iV se
change en M (16).
Pábina ; pahimpahina , qui a la vue troublée.
Mibanjina; mibanjimbajina, considêrér attentivement
S'il commence par M, N, on suit la règle (18).
41. *6' règle.
La racine seule se redouble, et non pas
les préfixes, ni les créments dont elle est revêtue ;
et c'est l'accent du second mot qui est sensible:
Haroina , quon mêle ; haroharóina
quon mêle et
remêle.
Tóhana soutien, manohantóhana , soutenir cons-
tamment.
Matétika, souvent; matetitétika, très-souvent. \
Sahirana tracassé ; sahiranktrana, tracassé souvent.
42. EXCEPT. — 1° Daus quelques verbes ou adjectif
(166) ayant la préfixe MA-, ou M- abréviation de MA-,
ou MI-, la préfixe se répète, comme si elle faisait parJ
tie de la racine.
Maizina ; maizimaizina, un péu obscur.
Menatra; menamenatra, un peu honteux.
Meloka ; meloméloka , un peu coupable.
Midina ; midimidina , descendre et redescendre. I
2° Il v a quelques autres mots irréguliers, comme j
Mandoandoa, vomira plusieurs reprises. J
Mandehandeha,
aller
et venir
ça
et
là.
Loa, vomi, étant la racine du premier, et leha,a//e
relie du second, la forme dnpiicative régulière devrl
être mandoalóa, mandehaléha; mais mandoaloa est pi
usité; l'autre ne l'est pas du tout. Manavinavy, avû
de fréptenls retours de fièvre • s» Avr en est h n
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ci ne, il faut admettre que cet N intercalle est eupho- nique, comme dans le
ci ne, il faut admettre
que cet N intercalle est eupho-
nique, comme dans le duplicatif de inanota, mancky :
Manotanota , faire souvent de legères fautes.
Tsv manekineky, faire souvent de petites désobéissances.
Maneso, (r. eso) mauesoeso ou manesoneso.
Tamby , d'où manambitamby,
et
le participe tani-
batambázana, plus usité que le participe régulier tam-
bitambázana, que Von caresse.
2. De
la signification de la forme
duplicative.
Cette forme modifie de plusieurs manières le sens
des mots simples qui sont répétés. Elle donne aux uns
un sens de répétition d'actes , aux autres un
sens de
diminution, à d'autres un sens d'augmentation. Le sens
de la phrase, la prononciation plus ou moins accentuée,
et surtout l'usage fout connaitre la vraie signification
des mots mis à la forme duplicative. Voici quelques
exemples de ces diverses significations .
43. 1°
Répétition
d'actes.
Miverimberina, r. veriua, aller et venir.
Mitoditodika, r. todika, tourner et retourner la téte.
Afatráfatra, r. afatra, cris perçants redoublés.
Tsindrontsindrónina, r. tsindrona , quon aiguillonne
sou-vent.
Maneritéry,
r.
tery, presser,
harceler.
44. 2.
Diminution.
C'est le plus souvent ce sens de
diminutif
que donne aux mots la
forme duplicative.
Laingia, mensonge ; laingialaing/a, petit mensonge.
• v^ooQle
20 * Adala> fouj âdaladala, moins que Jou, ignorant 45. TSI-, et quelquefois Kf, mis
20
* Adala>
fouj
âdaladala,
moins que
Jou,
ignorant
45. TSI-, et quelquefois Kf, mis devant un mot re-
doublé signifie une imitation en petit de cet objet, ou
cet,
objet en petit. Cette règle ne s'applique cju'a un
petit nombre de mots consacrés par l'usage.
Tsi-tranotrano , ki-tratïotrano , une maisonnette, jeu
d'enfant.
Tsi-laioga 1aingza , une espèce de petit mensonge.
( Tsi-ombiomby, une imitation du bœuf, jeu d'enfant.
Tsi-kelikeLy , peu à la fois.
TSI- dévant un nom de nombre redoublé
équivaut
à notre A. entre ui^nom de nombre répété, et a la mê-
me signification (178):
Tsi-roaroa , ou tsirôrqâ, tsi-efatrefatra , deux à
qilcètre à- quatre.
deux y
Il y en à qui retranchent
rect de le mettre.
TSI-, mais c'est plus cor-
TSI- et
Kl- ,
pouvant
être
"rangés
au nombre des préfixes
expressives
fa4) nous les écrirons désormais sans trait
d'union.
Tsitélotelo ,
trois a trois.
46. 3° Augmentation, ou comparatif de supériorité.
Quand un mot rédoublé doit, avoir ce sens, on lui
ajoute ordinairement un adverbe comme kokoa , ou
autre. On le voit plus au long au traité des com-
paratifs (284,285) . Ity tsara, io tsaratsara kokoa,
celui-ci
est
bon, cehti^là est
meilleur.
Indray, une fois;
indraindray,
quelquefois.
.—
ii i* ig
m
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21 47. Nous allons traiter successivement des onze clas- ses de mots dont se compose
21
47. Nous allons traiter successivement des onze clas-
ses de mots dont se compose la langue Malgache. Nous sui-
vrons cet ordre: l°du verbe,de la forme relative, du par-
ticipe; 2 a deràrticle;.3° du substantif; 4° de l'adjectif; 5°
du pirònòm ; 6° de l'adverl e ; 7° de la préposition ,
8° de la conjonction,- 9° de l'interjection.
On pouvait nous drmander pourquoi, contrairement à la marche
généralement adoptée par les diverses grammaires, nous trai-
tons du verbe avant d'avoir parlé d'aucune autre classe de mots,
^ons répondons à cela qtie'la connaissance du verbe est nécessaire
pour arriver à la connaissance complète des noms, des adjectifs.
On le comprendra quand on verra au chapitre IV, V, qute certains
noms et adjectifs se forment,comme les verbes, à l'aide de préfixes
<>u de créments. Quant aux pronoms, il en est dont les diverses et
nombreuses nuances ne peuvent être bien saisies que pár des
exemptes ou phrases complètes qui ne seraient guère compri-
s<s, s'il n'y avait eu préalablement une étude des verbes.
CHAPITRE H
. DU
VERBE.
ARTICXE
1.
NOTIONS
PRÉLIMINAIMESI
48. Formes. — Il faut distinguer deux sortes . de
formes dans les verbes malgaches. L'une qui lui est
<0111 mu 11e avec nos verbes, en ce
sens qu'elle
reste
dans les limites de la nature du verbe ain>si conçue : le
verbe est unmot qui exprime Vétat ou l'action d'un être,
comme, maráry
abo,je suis malade?{fana aho, je suib ai-
mé. Cette forme première nous l'appellerons forme abso-
lue, parce qu'elle a par elïé-méifie un sens et, une rai-
1 sou d'être . Ell e compren d le s verbe s actifs , passif s e t
! neutres. — L'autre, nous l'appellerons fçrme relative,
parcequ'elle n'a de sens et déraison d^étre qû^autant
qu'elle, a quelque relation ôu liaison avec un sujet qui la
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Q
l
e
L Jii^.
22 iMtnive, qui lui est une occasion d'être. On verra des explications spéciales sur cette
22
iMtnive, qui
lui est une occasion d'être. On verra des
explications spéciales sur cette forme relàtive. (64-66.
S. 368-380).
Chaque verbe régulier a sa forme absolue et sa for-
me
relative.
49. Modes. — Les verbes malgaches ont quatre
modes ; l'indicatif, l'impératif, l'infinitif, le participe.
Mais le participe a toujours un seus passif; par consé-
quen t ni le s verbes actifs, ni les verbes neutres ou ré-
iléchis n'ont dans leurs conjugaisons de participes pro-
prement dits, comme: aimant, ayant aime, devant aimer,
ils se confondent avec l'infinitif. — Les participes raci-
nes (67) font une classe à part; nous ne les compre-
non s pa s dan s la conjugaiso n d e ce s verbes . — Les di-
verses manières d'exprimer en malgache nos partici-
pes actifs ou neutres, ainsi que nos modes subjonctif',
optatif, conditionnel, sont exposées (S. 343-346, 361,
366); — En outre les verbes passifs n'ont pas d'infi-
niti f à part , comme : ître aime, avoir été aimé. Cet in-
finitif passif est renfermé dans le participe passif (367 .
50. Temps,—11
n'y a, dans les verbes
malgaches,
que trois temps formellement distincts: le présent, le
passé, le futur.
nos langues,
Les temps secondaires
comme le futur passé,
en usage dans
l'imparfait ,
n'existent point.
( S.343-346 ).
C'est la lettre
Ils s'expriment de diverses manières
I
initiale de la préfixe qui, eu général J
distingue ces trois temps entr'eux. M désigne le pnH
seut de l'indicatifet l'infinitif. Au passé, cette lettre inii
tiale M se change en N, et au futur elle se changées
tir— Aux verbes irréguliers ( 136, on trouvera qqelqueJ
exceptions à cette règle.
Mauaraka aho,
Manáraka (r. araka),
je
suis.
suivre,
suivant.
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'
23 Nanáraka aho, fai suivi. Hauàraka aho, je suivrai. 51 . Aux participes commençant par
23
Nanáraka aho, fai suivi.
Hauàraka aho, je suivrai.
51 . Aux participes commençant par une consonue,
ou par un H, on prépose NO pour le passé, et HO pour
le futur.
*.Vonóina v
No vonóina,
Ho voiioina
Hajtf/na
No haj*zma r
Ho hajà/na
(/utt Von
tue.
qui
a été' tué.
qui sera
tué.
que Von honore.
qui
a été honoré.
qui sera
honoré\
Si
le
participe commence par une
pose seulement
N pour le passé,
et
voyelle, on pré-
H pour le futur.
Cette règle s'applique aussi à la forme relative.
Aiatotra, lam* )
Nafátotra,
Hafitotra,
quon lie.
<
qui
a été
lié.
qui sera
lié.
On
peut mettre aussi HO, quand on craint que le fu-
tur ne soit pas assez compris.
Ho afaka izy,
il sera
délivré1
Les participes racines font exception à ces deux
rè-
gles du
N° 51.
Des pronoms
personnels.
La connaissance
de ces pronoms
étant indispensable pour
conjuguer les verbes, nous en parlerons ici brièvement, ren-
voyant en son lieu ce qui concerne les pronoms en général.
52. Ces pronoms personnels, ont trois nuances que
nous pouvons assimiler aux cas des déclinaisons latines»
Nous appelons cas obliques ceux qui correspondent au
génitif, datif, ablatif*
Pronoms
de la première
personne.
• Nominatif.
Izaho, 'zaho,
aho, je,
moi.
Izaha£, isikia
JWi î ** r '3
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Accusatif : ì\ Ahy, moi T me. Anay, antsik/a , nous. Cas obliques. Ko, par
Accusatif
: ì\
Ahy, moi T me.
Anay, antsik/a , nous.
Cas obliques.
Ko, par contr, o, de moi, par
moi.
Nay, par contr. ay,
Ntsikia, par c. tsikia,
de nous, par
de nous, par
nous.
nous.
53. IZAHO, ZAHO, se mettent avant le verbe. A.HO
se met généralement après. Izaho manoratra; manóratra
aho, ( t. soratra ), j'écris. ( S. 402 ), 1ZAHAY exclu t
les perso mes auxquelles on parle; ISIK/A les c o m -
prend. Dn étranger parlant à des Malgaches dira: f s y
mitafv lamba izahay, nous Européens nous ne porton s
pds te'lamba: tJii malgache parlant à des compatriotes,
dira : mîtafy lamba i$ika. En sorte qu'à l'impératif, il
( faut toujours employer isika: ma.torïa isikà, donnons.
Pronoms
de
Ici. 2 e
personne.
Nom.VoC.
fïianao ,
tu,,
toi.
líianareo, vous.
Ace.
Anao,
foi; rte*
Anareo,
vous.
Cas obi.
Nao par contr. ao„ de toi, par
toi:
*
Nareo, par c. areo,
de vous, par
personne.
vous.
Pronoms
de
la
3 e
Nom.
Ace.
ïzy, lui, Me.
ízy, izy ireo, izaféo, eux, elles.
Âzy, lui, elle*
Azv, azy ireo, an'izareo, an-jareo, eux, elles.
Cas obi.
Nv, de lui, par
lui ; d'elle,
par
elle. s
Nv, ireo, izy ireo, irarro, ndrizareov*Í££/.r,
par eux, d'*elLei, .par
elles.
Izareo, an-jareo, an'izaren, ndrîzareo, quoique appartenant
au langage des Betsimisaraka, sont néanmoins qûelqt^t peu usi-
tés chez le s Hoy a s.
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Nous conserverons à ces pronoms personnels la dé- loniination donné e par le pèr e
Nous conserverons à ces pronoms personnels la dé-
loniination donné e par le pèr e Webber , <le pronoms
premiers etde pronoms seconds, Les pronoms premiers
ont ceux que nous avous désignés aux cas de nominatif,
ocatif, accusatif; ils ne s'emploient que dans ces trois
as.^Les pronoms seconds, sont ceux que nous avons
lésignés aux cas obliques; ils sont exclusivement âfiec-
ës à ces trois cas.
54. Les pronoms seconds se placent après le mot au*
[uel ils se rapportent.
Ny tratio ko,
Maty nay,
ma
maison.
tue par
nous.
55. Si le mot se termine par KA ou TRA, cet A final
'élide , et les pronoms seconds se contractent KO en
), NAO e n
ÀO . NAY en AY, NTSIK/A en TSIK/A ,
SAHEO en AREO. Mais devant TSfK/A et NY IVu-
>honië fait retrancher KA, TRA :
Ny zauak'o, mon enfant, mes enfants.
Ny zanak'ay, notre enfant, nos enfants.
Ny zana'tsikrâ, notre enfant, nos enfants.
Ny zanak'ao , ton enfant, tes enfants.
Ny zanak'arco, votre enfant, vos enfants.
Ny zaïuTny , son enfant, ses enfants.
Ny zana'ny, zanaky ireo, zanaky izy ireo, zanaky
izareo, zana-drizareo,
leur
ou leurs
enfants.
Fantatr'o,
compris par
moi.
On dit
quelquefois fauta'ko
;
mais
les autres
inots en
TRA
t'admettent
ce pronom
KO.
Fantatr'ay , compris par nous.
Fan ta'tsik/a, cùjiipris par nous.
. Fantutr ao,
compris ' par toi.
: .* Fautatr'areo, compris par vous.
Fauia'ny, compris .par lui, par elle.
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2.0 Kanta'ny , fantatry eux. ireo, fautatry izareo, cou?^ par Fautatry izy ireo, fauta-drizareo, compris
2.0
Kanta'ny , fantatry
eux.
ireo, fautatry izareo,
cou?^
par
Fautatry izy ireo, fauta-drizareo, compris par eux
56 .
Si le
mot se termine par NA, on retranch e cet
t e syllab e dan s tous le s cas , except é devan t
ireo, &
ireo , izj
Sotroi'ko (r.
sotro),
bu par
moi.
Sotroi'nao,
bu par
toi.
Sotroi'nareo,
bu par
vous.
Sotrofny.
bu par
lui, par
elle.
Sotroi'ny,
sotroiny ireo, sotroiny izy ireo,
sotroi
ny izareo, soiroi-ndrizareo, bu par eux, par
elles.
Nous écrivons sanaky
izy ireo
fantatry izareo
sotroiny il
ireo , quoiqu'on prononce zanak'izy ireo, fjuitatr'izareo , fti
Cette orthographe est conforme à celle de la Bible: ny fahl
diovaný izy mianaka (L. II. -îi), et autres exemples ( i 59).
Rarement ou retranche les finales KA, TRA, NA d u
mot dissylabe, devant uu pronom second; il e n est
même pour les mots non-dissyllabes terminés eu ~
quand l'accent tombe sur la pénultième, pourvu
ce ne soit pas la finale d'un crément contracté Í?
AN A (87, 92). C'est une extension d'une partie de
règle (18).
Ny tanána ntsika,
Ny taona nao,(Hebr. I.
Ny saka nao,
Ny tratra ko,
notre
ville.
12.), tes
anneés.
ton
chat.
ma
poitrine.
Mais avec le participe tratra, ou dit également, ti
ko, ou tratra
ko,
atteint
par
moi.
Raha tratrao izy (Gen. XLIV. 4.), situ Vattei*
5 7 .
Il
nou* parait
que la clarté et la Tegularité
exigent c
ce s
p r o n o m s
seconds
soient,
dan*
tous les cas, écrit s ftéparéfl*
^'ádO. Yowio*.
Iïtj te. al^t/u ( f ovthoyx<niU*
hu
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27 l a mo t au quel ils se rapportent, et npn pas un ;
27
l
a mo t
au
quel ils se rapportent, et
npn pas un ; s à lui comme
le
faisant qu'un seul mot; et qtiand dans le mot
qui précède
e
pronom second, il y a suppression de lettre,
l'apostrophe.
il
faut y
mét-
Ren y
nao
et non
pas
reninao
I*aza nareo .
.
.
.
lazanareo
Satrok'o
.
.
.
.
satroko
Vonoi'ny
.
.
.
.
vonoîny
Vonoi'nareo.
.
.
.
vonoi nareo
A m y
A m y
nao
.
.
.
.
aminao
nay
.
.
.
.
aminay
.
Du reste, en traçant cett* règle, nous ne faisons que rap-
peler celle qu'on a suivie dans l'ancienne édition de la bille
'Anaty ko
.
.
.
anatikô
protestante. Il serait à désirer que tous voulussent y revenir.
Outre les motifs de clarté et de régularité qui le demandent,
Il
y aurait aussi celui «rapprendre aux Malgaches a ne pas
faire des amalgames
de mots.
ARTICLE, H .
FOU ME
ABSOLUE
DES
VERBES .
I. VERBE ACTIF.
58.
L e
mo t racine háro
signifie mélange. Si on lui prépose la
préfixe MAN- , il deviendra un verbe actif, manhaio. Mais
nous avons vu (27) que la lettre H disparaît, ou se change en
0 ; nous aurons donc MANÁ&O, OU MA^OARO; c'est ce dernier qui
é&t usité .
INDICATIF.
PRÉSENT.
Maiigáro
aho,
hianao,
izy,
isika,
îzanav, . '
hianareo,
izy, ireo ,
izy ireo,
i/areo,
je
ntèle.
tu mêles
il
ou elle
mêle.
J \nous )
melons. \i
vous mêlez.
)
) ils
ou
elles
mêlent.
)
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o
g
l
e
'
28 PASSK. Nangjáro ahe, jai mêlé. liianao, tu as mêlé. izv, il ou eZ/tf a
28
PASSK.
Nangjáro
ahe,
jai
mêlé.
liianao,
tu as mêlé.
izv,
il
ou eZ/tf a mêlé.
isika,
nous avons
mêlé.
iz^hav,
hianareo,
vous avez
mile.
izy, ireo,
)
izy ireo,
) ils
ou elles
ont mêlé.
izareo,
)
FUTUR;
Ilaiigaro
alio,
je
mêlerai
hianao,
izy,
tu meleras.
il ou elle mêlera*
isika,
) nous mêlerons.
izahav,
hianareo,
vous melerez.
izy, ireo,
)
izv ireo,
izareo
! ils ou et les mêleront.
)
!foPÁR,iTIt\
Mangaróa izany hianao, mêle cela,
toi.
isika,
mêlons cela,
nous.
hianareo, mêlez cela, vous.
î>9- INFINITIF
F,T
PARTICIPE.
INF.
ET
PART.
PRESENT.
Mangaro,
mêler,
mêlant.
INF.
ET
PART.
PASSÉ.
Nangaro,
avoir
mêle\
fuyant
mêle/.
INF.
ET
P A R T .
FUTUR ,
Haugaro, devoir
mêler,
devant
mêler.
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'
29 Nous avons dit (49) que les verbes actifs ou neutres n'ont pas, li»ns leurs
29
Nous avons dit (49) que les verbes actifs ou neutres n'ont pas,
li»ns leurs conjugaisons , de participe proprement dit. Si nous
es indiquons cependant ici et daus les conjugaisons suivantes,
'est pour faire voir comment on les extrait de l'infinitif dans
pqucl ils sont éminemment renfermés. Cette remarque s'appli-
|ie aussi à l'infinitif passif (6a).
n .
VERBR
PASSIF.
60. Le verbe passif se forme, comme eu français, du
)articipe passif de son corrélatif actif. Nous prendrons
K)ur modèle de coiyugaison SAFOINA participe passif
lu verbe actif MJSAFO, palper, épier. Nous 11e lui as-
ignerons ici qu'une partie de sa signification, parce-
[ue nous traiterons plus loin ^74,77) du sens complet
les participes.
JJNDICJTJF.
PRÉSENT.
Safohta
aho,
je suis
palpé.
.
hianao,
tu es .*.
.
.
izy,
il
ou
elle *est
.
.
.
izahay,
1
u s
s o m m e s
isïka
j
.
p a lp es r
;
.
hianareo, vous êtes.
'
.
.
izy,ireo,
izy i reo,
; izareo,
.
)
) ils ou elles sont
)
PASSÉ.
safoina
aho,
j'ai été
palpé
.
hiàiiao,
tu
as
ete
.
izy,
il
a
été
*
'
*
[nous } - avons été
palpés.
r
r
.
izahav,
, s
.
.
hianareo, vous, avez
été
v
.
.
.
izy, ireo,
'
-"-'V
.
izy ireo,
)ils ou elles
ont
été
.
izareo, )
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^
o
o
Q
l
e
3.0 FUTUR. Ho safoina aho, je serai palpe'. . . . hianao, tu seras .
3.0
FUTUR.
Ho safoina aho,
je
serai palpe'.
.
.
. hianao, tu
seras
.
.
. izy,
il
sera
.
izahay, )
,
«
y* ous
isika
wons
palpes.
.
hianareo, vous serez
.
izy, ireo,)
.
izy ireo, ) ils ou elles seront
.
izareo, )
IMPERATIF.
*
61. L'impératif passif est la traduction exacte dt
l'impérati f actif , par un e tournur e passive . Pa r con
séquent le sujet de l'impératif actif devient régim
indirect de l'impératif passif ; et le régime direct d
l'actif devient sujet du passif.
Safóy nao izany,
soit
palpé
par
toi
cela.
Safoy
ntsika izany,
soit
.
.
.
.
par
nous cela.
Safoy nareo izany,
soit
.
.
.
.
par
vous cela.
REM.—1 ° L'impératif
troisième personne, soit
passif
représente
donc un
1 <t
et il lui faut un sujet exprimé ou sous-entendu.
palpé cela, que cela soit phJpt
*
2° Cet impératif estuu commandement qui s'adrest
toujours à une seconde personne, et par conséquent il
toujours pour régime indirect un pronom de la secoi
de personne exprimé ou sous-entendu : nao, nareo; tó
voîis\ ntsika signifie \ous et moi, vous et nous; nay signi
fie nous excluant toi, vous ; c'est pourquoi il ne peu t éti
employé à l'impératif ( 54 ).
3° Nos impératifs français sois palpé,
soyez palpéi
soyons palpés, n'existent pas (S. 347). Ces mots: vonjt
izahay, vonjeo nao izahay* nous les traduisons par
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o
Q
l
e
45 iuve-noii$, soyons sauvés par toi; mais en réalité il» gïiifient: soit sauvé par toi
45
iuve-noii$, soyons sauvés par toi; mais en réalité il»
gïiifient: soit sauvé par toi nous.
Les impératifs des participes
augmenta
et
des
articipes
créments sont des impératifs
passifs.
INFINITIF
ET
PARTICIPE.
• Nous ayons vu ( 4Q ) que l'infinitif passif se confond
vec le participe passif Nous les unissons ici, pour faire voir
ommcnt l'infinitif s'extrait du participe ( 59 ).
INF.
PRES,
ET
PARTIC.
PRES.
iafóina , être
palpé,
étant palpé
présentement.
INF. PARF.
ET
PART.
PASSÉ
PASSIF.
io
safóina,
avoir
été palpé,
ayant
été palpé,
ayant
du
être
palpé.
INF.
FUTUR.
ET
PART.
FUT.
ïo
s a f ó i n a ,
devoir
être palpé
;
devant être palpé dans
m temps
futur.
Voye z d e plus amples détails ( 76, 77* 7#)«
III.
VERBE
NEUTRE.
63. L a
préfixe
MI-
avec ses dérivés,
sert généralement
à
nrmer le* verbes
neutres
on réfléchis. Nous disons
généra-
ettêcnt, car plusieurs verbes en "MI- sont actifs, et
réciproque-
nent
plusieurs verbes en MAN-
sont
neutres.
L a
conjugaison du verbe neutre est en
tout semblable à cel-
e d u verbe
actif.
INDICATIF.
PRÉSENT.
Miharo aho,
je
me
mêle.
hianao,
tu
te
meles.
.
.
.
.
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Q
l
e
:\1 , PASSÉ, Niharo aho, jenie « : hianao, suis mêlé. t'es mêle. ''* M.
:\1
,
PASSÉ,
Niharo
aho, jenie
«
: hianao,
suis mêlé.
t'es mêle. ''*
M.
,
.
.
T
FUTUR.
T
Hiharo
aho, je me
mêlerai.
hianao,
tu
te
mêleras.
k.
.
.
.
.•
'
-
IMPERATIF.
»
Mihorea
hianao,
mêle-toi.
isika ,
mêlons-nous.
hianareo, mêlez-vous.
) NF/NT/VF
ET
PARTICIPE.
Miharo se mêler, se mêlant.
Niharo s'être mêlé, s'étant mêlé.
Hiharo devoir se mêler, devant se mêler
ARTICLE
III.
FORME
RELATIVE
DES
TERRES.
64. Cette forme s*obtient en retranchant M de la pré-
fixe, en avançant d'une syllabe l'accent de la raciiw
vers la finale, et en ajoutant le crement ANA (33).
Telle est la règle générale. Nous en verrons de nou-
veau l'application, ainsi que les exceptions (85-102]
Forme absolue
( 48 ).
Mangáro;
Manangana élever.
miharo.
mitsangana, se tenir debout
Forme
relative.
Angaróana,
iharóana.
Ànangánàna,
y Google
33 la cmllèr* je le Ny sotro arigaroa'ko azy, mêle. lavée* laquelle Nature de la
33
la
cmllèr*
je
le
Ny sotro arigaroa'ko azy,
mêle.
lavée* laquelle
Nature de la forme relative.
65 . Cette formé est tout à fait étrangère à nos lan-
gues d'Europe. Elle exprime tout à la fois J'actiou du
verbe .et les relations ou liaisons ou circonstances rtv
latives avec un autre mot exprimé ou sous-entendu.
Cet autre mot, nous l'appelons sujet ou aboutissant de
la relation ; nous l'appellerons aussi sujet du verbe,
parcequ'il représente toV^ours un nominatif. Ces diver-
ses relations ou circonstances nous les exprimons or-
dinairement en français par dés prépositions , conjonc-
tions ou adverbes' comme : dans lequel, oit, -par qui,
pour qui, afin que, pour que, à cavsr dt} etc. Or ces
relations ou mots relatifs ne s'expriment ordinairement
pas, qûand on se sert de la forme relative, parcequ'elle
les contient en elle-même. C'estr pourquoi on peut
l'appelerforme relative, 011 circonstantielle. ou instru-
mentale. Donc un verbe mis à cette forme renferme tou-
jours quelque relation ou liaison avec quelqu'autTe
mot exprimé ou sous-entendu. Le mot ANCAAOANA
teul et isolé , et même les mots, AKGAJIQA'KO AZY
a'otit pas de sens, ni de raison d'être; il leur faut un
luje t o u aboutissan t d'un e relatio n contenu e dai*s AN-
SAROANA . Cette idée de relation s'applique ^ au$si ,
par extension , à ces substantifs qui contiennent la for-
me relative (153).
Voici deux phrases par lesquelles nous expliquerons
cette théorie,
1* La
cuillère avec
laquelle je
le
mêle.
3? Le
motif
pour
lequel
je
me
tiens
debout.
Ces
iB&t* ta
cuillcre,
le motij,
sont les
sujets ou aboutis-
y Google
sants de la relation ,* avec laquelle, pour lequel, soutj les relations qui lient les
sants de la relation ,* avec laquelle, pour lequel, soutj
les relations qui lient les verbes aux sujets des relations^
Or la relation est renfermée dans la forme relative ; pai
conséquent on dira
Ny sotro angarôa'ko azy ; ny antony itsangána' ko
Mais comment expliquer ces deux régimes du ver
be, KO régime indirect, et AZY régime direct? <—Oi
peut en saisir quelque raison -, eu décomposant ce
deux phrases malgaches par un mot à mot, de deui
manières, conformément à deux opinions tin peu ^
Première opinion. La cuillère avec laquelle le mêlei
de moi lui.— Le motij pour lequel le maintien de nw
debout. D'après cette opinion, le régime indirect K(
serait équivalent à un génitif régi par un substantif
et alors cette forme relative serait considérée commi
substantif agent
Seconde opinion. La cuillère avec laquelle fait par mo
le mêler lui.—Le motif pour lequelfait par moi le me te
nif debout. D'après cette opinion, le régime" indirect R(
serait équivalent à un ablatif régi par un verbe passive
alorscette forme relative,dans le premier exemple, serai
considérée comme passive et active tout à la fois, et dan
le second exemple comme passive et neutre. Ainsi, 1
forme relative conserverait sa nature principale qu
nous parait être essentiellement celle du verbe. C
n'est que par extension qu'elle participe de la na
ture du substantif. Cette seconde opinion trouve encc
re un appui dans la théorie du participe augmen
(75. S. 372.) où l'on voit qu'il participe de la natur
de la forme relative, au point qu'il peut la rempla
cer quelquefois , et vice versa.
fifî. I.n nature de la forme relative peut se résume
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35 *en ce s mois . 1° Elle est passive et active tout à la
35
*en ce s mois . 1° Elle est passive et active tout à la fois, si
le verbe a un sens actif, et alors elle veut après elle uu
ablatif et un accusatif; elle est passive et neutre si le
verbe est pris dans uu sens neutre.— 2° Elle renferme
en elle-même, comme à l'état latent et indéterminé, les
relatious diverses que nous exprimons par ces mots :
où, dans qui. dans quoi, par qui. etc. etc, C'est
le fsu-
jet clairement connu dam ses relations ou circonstances
qui détermine et fait extraire la relation qui convient
^â la
pensée.
Ny sotro angaróa'ko azy.
Ny tratio nangaroa'ko azy.
Hianao no hangaróa'io azy.
Ce
KO
est
une particule
que nous
traduisons ici par
c W
(S. 393).
> Chacune de ces trois phrases doit avoir la relation
qui Ç^esl exigée par le sujet ; et ces diverses relations
seront extraites du seul mot ANGAROANA.
La cuillère avec laquelle je le mêle.
La maison où je l'ai mêlé.
C'est a cause de toi que je le mêlerai.
Nous avons dit plus haut que la relation ne s'expri-
me ordinairement pas en malgache. Cependant il est
des cas où elle peut et même doit être exprimée; c'est
quand
la clarté de la phrase le demande (S. 369-371).
i
.
ll_n'est pas nécessaire que le lecteur comprenne déjà
ce que nous venons de dire (65,66) sur la nature delà for-
me relative. Il le comprendra plus facilement à l'aide
i
des
explications plus amples données dans la syntaxe.
;
Ici il suffit qu'il saisisse la formation ou le mécanisme de
celte forme, indiqué dans le 64. Qu'il s'exerce à
I
tffruver la forme relative de quelques mots, comme:
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o
Q
l
e
36 Forme absolue. Forme relative. Mino, c r o i r e inóàna . Mahándro,
36
Forme absolue.
Forme
relative.
Mino,
c
r
o
i
r
e
inóàna
.
Mahándro,
jnire
cuire;
ahàndróaítà.
Mamaly,
ariiaiïaiia.
Manaratsy,
(r. Valy) répondre;
dire du mal de;
anaraftsiana.
Manároria, (r.
sáronaì voiler $
anarónàna .
.
Qu'ensuite
il passe aux mots plus difficiles qui
exi-
gent quelque changement de lettres, comme ceux qui
sont indiqués dans le tableau (87-102).
INDICATIF.
PRÉSENT.
Ny sotro angaróa'ko azy, la cuillère avec laquelle je le mêle.
.
angaróa'nao azy, .
tu le mêles.
.
angaróa'ny azy, .
.
il le mêle.
.
angaróa'nay,, )
nous le
mêlôns.
.
angaróa'ntsika ázy, )
.
angarpa'nareo azy, .
vous
le
mêlez
.
angaróa'ny azy,
ils
le
mêlent.
PASSÉ.
Ny sótro naiïgàroa'ko azy, la cuillère
l'ai mêlé.
avec
laquelle
je
.
tu
f as
nangaroa nao azy,
mêlé.
FUTUR.
Ny
sotro ftátigaróa'ko azy la cuillère
melerai.
avec laquelle
jd
le
hangaróa'nao azy,
mêleras.
.
.
.
ta
le
k.
&L.
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e
37 IMPERATIF. Angaróy iiaojazy aho, mMe- le pour moi, à cause de moi. Augartiy ntsika
37
IMPERATIF.
Angaróy iiaojazy aho, mMe- le pour moi, à cause de moi.
Augartiy ntsika azy izy, melops-le pour lui.
knaovy ( fr. de manao } nahandro aho, fais cuire du
moi.
manger
pour
REMARQUA sur cet impératif. — AHO, moi, IZY, lui, sont les su-
jets de la relation y pour est la relation extraite de ANOAROY.
Si la pensée en réclamait une autre telle que
h cause de,
in l'extrairait aussi du verbe, sans changer la tournure. Un
malgache qui lirait ces deux premières phrases , ainsi iso-
lées de toute autre proposition, hésiterait a en deviner le sens
que nons lçur donnons, parce que il n'y a pas de contexte qui
lui indique Uespèce de relation a extraire, et que d'àilleUrS cette
expression ANCAROY n'est pas d'un fréquent usage; c'est pourquoi
il inclinerait d'abord à condamner les deux premières phra-
ses, quoiqu'elles soient grammaticalemeut correctes. Quant a la
troisième phrase, il n'hésitera nullement à l'admettre, parceque
Tusage fréquent attribue à cette phrase la relation pour. NAO,
KTSIAA sont ordinairement laisses
à l'état de sous-entendus, com-
me NAO est sous-entendu après ANAOVY.
INFINITIF.
Ny sotro angaróana azy, la cuillère
le mele, ou il faut le mêler.
Ny sotro hangaroana azy,
avec laquelle
on
.
.
.
on
le mêlera, ou il faudra
le
mêler.
Ny sotro nangaróana azy, .
.
.
on
l a mêlé, il a fallu
le
mêler.
ARTICLE
IV
DES
PARTICIPES.
S.
I.
DIF ERSES
SORTES
DE
PARTICIPES.
67. Certains mots racines sont par eux-mêmes des
participes, ou le deviennent à l'aide de quelqu'une des
Jώfixes VOA, TAFA, EFA, ( 69, 71, 72,
73 ) i et de
íes piots racines naissent un ou deux et même j|rois
y Google
38 participes différents. Donc il y a quatre sortes de ticipes. par- * 1° Le
38
participes différents. Donc il y a quatre sortes de
ticipes.
par-
*
1° Le mot racine LANY, épuisé, est un participe* Le
mot racine HARO, mélange, devient participe à l'aide de
la préfixe VOA. Nous les appellerons l'un et l'autre
PARTICIPES
RACINES.
V Eu préposaut à certaius mots raciues, comme
HARO , la lettre A, que nous pouvons appeler augment
syllabique T par analogie avec celui des grecs, nous a-
vonscet autre participe AHARO. Nous l v ap|>ellerons PAR-
TICIPE AUGMENT. L'accent ne se transporte pas.
3° En ajoutant à la
racine le crément
INA (
3 3
},
et transportant l'accent. de la racine sur la syllabe
suivante , nou s avon s encor e ce t autr e particip e HA-
ROINA. Nous l'appellerons participe crémenl-I.
4° En ajoutant à la racine le crément ANA, et trans-
portant l'accent delà raciue sur la s\l abe suivante,
nous aurons eufin un quatrième participe, IIARÓANA. Ce
sera le partici|ie crément-A.
DIVISION
DES
VERRES
par rapport au nombre de leurs
participes.
08. Les verbes malgaches n'ont pas tous le même nom-
bre de participes . Nous pouvons les diviser en trois
'catégories.— l re CAT. Les verbes dont les participes raci-
nes ou simplement les mots racines ne produisent
qu'un seul participe, soit le participe augment, soit le
participe crement - I, soit le participe crément - A. Cet-
te première catégorie est la
plus nombreuse. — 2 e CAT.
- Les verbes dont les participes ou mots racines produisent
deux participes, savoir: le participe augment et Tua
ou l'autre des deux participes crément. On compte en-
viron 00 verbes dans cette seconde catégorie. — 3* CAT ,
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'
53 Les verbe s don t le s participe s ou jnot s racine s
53
Les verbe s don t le s participe s ou jnot s racine s produi -
sent trois participes, savoir: le participe augment, et les
Jeux participes créments distincts chacun par leur si-
gnification et leur emploi. Nous ne connaissons aue
trois verbes de cette nature : haro , tafy , tampoka> J {
On verra Jplus loin ( 80,
8-2,83, ) d?s remarques relativement
à ces trois
catégories.
s
question du SF.XS OU
H-
DES
PARTICIPES.
Cette
de lasicsirtcjLTio x des participes nous
î
parait être une desplus difficiles. C'est pourquoi nous la traiterons
de manière à faire pénétrer dans 1rs raisons intrinsèques.Il va sans
i.ireque tout ne sera pas facilement compris par Us lecteurs enco-
re novices dans l'étude de la langue , et pour cette raisonrla nous
mrions incliné à renvoyer plus loin ces explications abstraites.Nous
notis décidons néanmoins à les insérer ici.Le lecteur qui nf les sai-
sirait pas pourrait consulter ceux qui sont plus avancés dans la
connaissance de la langue, et nous croyons qu'il lui serait très
utile d'en posséder l'intelligence. Si quelqu'un trouve que ces
explications rai son nées entra veut sa marche vers
l'étude des cho -
*es élémentaires , i l se borner a à n e lir e pou r le présent qu e le s
N
&J» 7». T À i 73, 74 , 77i 79* *«•
I.
Du
sens des participes racines.
v
09. On
peut les diviser en
trois
classes.
1° Celle des roots racines qui de leur nature et sans
le secours d'aucune préiixe, ont le sens d'un partici-
pe passe passif tel que aimé, ayant été aimé ; amatus;
1-e plu s gran d nombr e de s participe s racine s s e rap-* *
porte à cette
première classe.
Iraka, envoyé.
Sávika, saisi
de force.
Rava,
ravagé.
Afaka,
délivré.
2° La classe des mots racines qui, de leur nature,
n'ont pas de sens déterminé, ou n'ont que le sens de
atibstantif, ou même n'ont qu'un sens neutre, et qui
à l'aide de la préfixe \ Ò \ deviennent des participes
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'
40 dont le sens correspond aussi à un participe passé passif. Hrfottâ; voa luzotra, gratté.
40
dont le sens correspond aussi à un participe passé passif.
Hrfottâ;
voa luzotra,
gratté.
Dera,
louange;
voa dera,
loué.
Ifaòtia;
'
'
voa luzoïia,
réuni.
3° La classe des mots racines qui ont un sens neu-
tre, soit de leur nature, soit à l'aide de la préfixe TAFA.
Ceux qui sont précédés b de cette préfixe, représentent un
participe passé neutre comme, s'étant réunis. — Ceux
qui ne la prennent pas représentent le participe pré-
sent ou le participe passé d'un verbe neutre, comme,
souffrant, ayant été souffrant; en d'autres termes, iW
se confondent avec l'adjectif, et comme lui ils expri-l
ment l'état du sujet soit dans un temps passé soit
1
dans un temps présent.
j
Ory, souffrant,
ou ayant
souffert.
j
Tezitra, étant, ou ayant
été en colère.
Les participes de cette
troisième classe ne
reçoivent
pas, en. général, la préfixe VOA; et.
si
quelques
uns
îa prennent pai 4 fois, alors ils rentrent dans la seconde
classe.
7 0 . R E M . — 1 0 Ces ti*ois classes de participes racines,
ne prennent presque jamais le sigue du passé NO, N.
Quand on veut bien spécifier le passé, et que le con-
texte ou le seus mime du participe ne l'iudique pas
suffisamment, on remplace NO ordinairement par EFA,
KFA VOA, EFA TAFA, ou simplement par VOA , TA-
FA, selon que l'usage le permet.
Efa voa
savika izy, il
a
été
saisi.
Efa maty
izy, il est
mort.
Mais o n
ne
cïiriiit
pas: n o
savika ,
n o
m a t y ,
110
te-
zitra,
k.
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o
Q
l
e
41 2 e Le signe du futur HO, Iï, est généralement admis levant les participes
41
2 e
Le signe du futur HO, Iï, est généralement admis
levant
les participes
racines,
H o
lany izy, il sera
épuisé.
H o voa hàcrtra, il sera
gratté.
T s y
je
ho tafa vérifia aho,y*/ie serai pas
revenu,
pour
ne reviendrai
pas.
De la préfixe VOA.
7 1 . VOA est un participe racine qui signifie atteint
ar. Employé comme préfixe, il signifie que l'acte dé-
igné par la racine a été accompli, terminé, et forme
•ar 'conséquent un participe passé
passif.
L'usage l'admet comme préfixe pléonasme, devant
m grand nombre des participes racines de la pre-
nière classe, et
ne l'admet
pas pour quelques
uns.
lava , ou Voa rava;
Savika, ou
vóa
savika.
Mais
on
ne
dira pas: Voa hita ; voa tapitra; voa
ri ta,
etc.
Si l'usage n'est pas la seule raison de cette diversité, on
courrait la trouver peiit-être clans la signification même de
derniers mots^qui expriment par eux-mêmes un acte par-
uitement complet.
La préfixe VOA ne change pas le sens des partici-
>cs, mais seulement elle complète ou déclare l'idée de
el état créé
par
une action qui est
déterminée.
S'il y a quelque différence entre la racine simple et
a racine précédée de VÓA, ou pourrait l'assimiler à
:elle qui
existerait entre les mots: lave\ et cest lave.
De
la
préfixe
TAFA.
72. TAFA est une particule
qui n'a pas
de sens par
elle nié-me. « Elle forme, dit le dictionnaire W,uii par-
ticipe qui signifie qu'on se trouve par soi-même, par s.i
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^
o
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Q
l
e
42 propre action dans l'état marqué par la racine; tandii que VOA désigne qu'on s'y
42
propre action dans
l'état marqué par la racine; tandii
que VOA désigne qu'on s'y trouve par l'action d'u i
autre,
qu'on a été atteint par cette action.»
Olona tafa haona,
personnes
qui se
sont
réunies.
Zàvatra voa haoua, objets
quon
a
réunis.
Olona tafa tsaugana, personne qui s'est levée,
Zavatra voa tsangana,
ou natsangana,
objet
dresse'
Olona tafa látsaka, personne étant tombée. ,
Zavatra voa latsaka, ou nalalsaka, chose quon a
tomber.
Olona tafakatra, personne qui est montée.
Zavatra vòa ákàtra, chose quon a montée.
i
fait\
j
RRM.— On dit néanmoins en parlant de choses inanimées tafa-
tsangana, taf.i/f&tsak». Nous pensons que c'est par simple ex-.
ten\ion, ou par défaut de régularité, qu'on a appliqué aussi
aux être» inanimés ta préfixe TAFA qui s'applique SPÉCIALEMENT
aux êtres ayant une volonté f ou du moins un instinct. •
De la préfixe EFA.
}i
73. EFA
fini,
achevé\ est participe racine
(12ff
q»*ou(emploie quelquefois comme préfixe,
et
souveu)
comme préfixe pléouasme
ou de surabondance.
Voa voatra,
Efa voa voatra,
c } est arrangé $
c'est fini d'être arrangé
*
Tafa haona, ilssont réunis
Efa tafa haona,
enfin ils sont réunis.
II. Sens du
participe
augment.
74. Ce participe a toujours un sens passif. Il signi*»
fie 1° que l'action se fait, ou qu'elle a été fait e ou.
qu'elle se fera; 2° qu'il faut faire cette action, qu'il a
fallu
la faire, qu'il faudra
la
faire.
Le sens précis d'un
participe
augment
quelconque
donnera le sens précis detousjes participes augments,
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'
43 jiussi des participes créments. Prenons pour modèle \ 0 participe augment formé de TAO.
43
jiussi des participes créments. Prenons pour modèle
\ 0 participe augment formé de TAO.
ÍAO, étant fait
présentement,
que I on
fait ;
devant
être fait, qui est à faire, quil fâut faire présen-
j tement ou du moins abstraction faite de temps
présent ou futur. Cela correspond à un participe
présent passif.
ATAO, ayant été'fait,
quia
été fait;
ayant
du
être
fait,
qiCil a fallu
faire.
Cela correspond
à
un
participe passé passif.
ATAO, devant être fait, qui sera fait; quil faudra
faire, dans un temps futur. Cela correspond à
un
partipe futur passif.
RKM.-~ Quan d ATA O o u tou t autr e particip e augmen t es t ^m-
loyé au participe présent passif avec la signification de falloir,
fvoir, lVsprit fait abstraction du t^mps présent ou futur; il ne
onsidère que l'idée de devoir, d'obligation, bien que la cliose
* puisse quelquefois se faire que dans un temps futur mais
prt prochain. Un maître dit à son serviteur: arindrina ny
Vtavarana, il faut fermer In porte. Le serviteur à qui l'or-
re »»t adressé la fermera dans un temps plus ou moins rup-
rnclié. Néanmoins, le temps où il la foinera, quoique futui ,
st considéré comme présent par rapport au temp-» où l'Ordre
été donné. Mai* on dir a av* c I* futur : hatind i ina n y yara -
arana rehefa, il faudra fermer la pot te cette aprè\-midi ,
areeque Ici le futur est clairement désigné.
Nature du participe
augment.
5. Deux particularités distinguent le participe aug-
leiit d'avec les autres participes, l'. Il prend toujours
*>ur sujet soit l'objet dont ou se sert pour agir sur un
égime exprime ou sous entendu, soit l'objet que l'on
net simplemen t dan s te l état . 2 Î S i l a racin e donn e
Élverbe actif, son participe augment est tout à la fois
âssip ET ACTIF, c'est-à-dire qu'il veut son régime in-
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Q
l
e
44 direct à l'ablatif, et son régime direct ordinairement l'accusatif ; sija racmç donne uu
44
direct à l'ablatif, et son régime direct ordinairement
l'accusatif ; sija racmç donne uu verbe neutre, l e paf
ticipe augment çst PASSIF ET NEUTRE. Par là o n
va
déjà qu'il a une analogie remarquable ayec la f o r a
relative, au point que quelquefois il la remplace , *
vice versa
(S.
372).
Dans cette phrase, je le remplace par le serviteur
le SERVITEUR est l'objet dont je me
sers
pour rempl a
cer LUI; donc si je traduis cette phrase par un parti
cipe augment, je dirai : Ny ankizy asolo ko azy, le ser
viteur Jait par moi remplaçant lui. La phrase es t pas
sive et acth'e.
Dans cette autre phrase, f ai dressé le. bois, l e BOI
est l'objet que j'ai vouju mettre dans l'état debout, dres*
se \ donc je dirai : Ny hazo natsauga'ko, le bois dressi
par moi. La phrase est passive et
neutre.
76.
Quelle
est la raison
intrinsèque
de
ces
cïeui
particularités?
Nous croyons la voir dans un mot que le P. Webbei
a jeté,
comme en passant, dans sa grammaire N° 1 ÎOJ
L'augment syllabique A pourraitêtre l'abréviation du
participe ATAO, fait, employé pour. D'après cette sup-
position vraisemblable, substituons ATAO à Taug^meni
A devant tous les participes auginents et nous auront
là le mot
de
l'énigme.
Ny ankizy nasoloko (natao ko' solo) azy , le serviteui
fait
par
moi remplacer
lui.
Ny lamba halaty nao (hatao nao tafyi anav les lam*
bas qui seront employés par toi vêlements à nous-
Ny vary afafy ntsika (atao ntsika fafý) ny tany ou,
amy ny tany, le riz fait par nous semé sur la terrei
Ny hazo îiatsanga'ko (natao ko tsànganá), le bois fait
par moi être debout.
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l
e
hSi le participe est neutre , c est-à-dire n'exerçant is une action sur un régime
hSi le participe est neutre , c est-à-dire n'exerçant
is une action sur un régime direct, et qu'il ait deux
finies indirects, l'ufn Se mettra à l'ablatif, ce sera \
ikii qui serait régime indirect de ATAO, et Tautrê
gîme sera régi par quelque préposition.
Ny* lamb a
nahàntc/k o (natao ko hàntoná ) tanî y
n y
;
titsika, le lamba
placé par moi suspendu à un clou ,
te f ai suspendu à .
-
* a.
^ M .
. ) -Vom?
Donc, d'après cette théorie qui
s'applique
.toùs^
s participes augments, ou voit 1° que le sujet de
$ participes ïie peut être que. l'objet dont on se sert,
qui ATA O est fait, employé y soit pour agir sur un
Igime, soit pour être posé dans tel état.— 2°que quel- ;
les uns de ces verbes que nous traduisons par
des i
irbés qui prennent un régime indirect, veulent ce-
endant leur régifae à l'accusatif, ou du moins tolè-
ïnt qu'il soi t rég i pa r quelqu e préposition , comm e
ms cette phráse:
Ny voro-damba (r. vóroka lamba ) afèhv ko ny ranjo
f, ou amy ny ranjo
ny ,
le morceau de linge
lié par
oia sa jambe.
(JW/û^
3.J.L
qvH|,) a«C ; T
Cet accusati f N Y RANJ O e t autre s semblable s pourraien t f
re regardés aussi comme provenant de ATAO rem-
lacé par l'augment A ; car on peut donner à ce par-
eipe un régime direct : ny soa natao ko azy ou támy
y, le
bien que je lui ai
fait.
Cette opinion du P. Webbeivpeut bien être contestée ; car on '
demande d'où vient
cet A du participe ATAO , et'L'on ne saurait
» assigner d'autre origine que l'usage. Quoiqu'il en soit, nous
piquons volontiers a Cette opinion l'adage italien: se non è
fro, èben' trovato. Car nous savons par expérience qu'elle est
f*s-propre à bien diriger dans l'emploi des participes.
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III. Du sens des participes Créments. 77. Les participes créments correspondent,pour | sens ou la
III.
Du sens
des participes
Créments.
77. Les participes créments correspondent,pour |
sens ou la signification, de même que le participe ai
gment, à un participe présent passif, à un participe pa
té passif, à un participe futur passif. Mais afin qi
cette assertion générale, soit mieux comprise, ,apj)
quons-la à chacune des trois catégories (68).
CATEG.— Quand te mat où participe racine )
produit qu'un seul participe, soit le participe augmei
soit l'un ou l'autre des participes créments, ce paffl
cipe, quel qu'il soit, offre le sens ci dessus exptt
pour le participe augment (74), et correspond
à
UI1
PARTICIPE PRESENT PASSIF.
Hazo atsangana, bois étant dressé présentement , qu
ton dresse; devant être dressé, qui est à dressel
quil faut dresser présentement ou du moin s abi
traction faite de présent ou de futur.
Firaka empoina ; plomb étant fondu présentement, qu
Von fond; devant être fondu, qui est à fondre, |
Trano doróana, maison étant brûlée présentement, q*
Von brûle; devant étreb.
à U11
PARTICIPE
PASSÉ
PASSIF.
Hazo natsangana, bois ayant été dressé, quon
a
dressé
ayant du être dressé,
quil
a fallu
dresser.
Firaka nempoina^ plomb ayant été fondu,
quon
a fond«
ayant du
être &.
Trano no doroana, maison ayant été brûlée, qu'on a br
lée\
ayant du être &.
à u n
PARTICIPE
FUTUR
PASSIF.
Hazo hatsángana, bois devant etre dressé dans un temj]
futur, qni sera
dresséqk'il
faudra dresser, q^
sera à être dressé.
'
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v
^
o
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Q
l
e
firaka hempoinn^plomb devant être fondn^dans un temps futur, qui sera fondu; quil faudra à. train)
firaka hempoinn^plomb devant être fondn^dans un temps
futur, qui sera fondu;
quil
faudra
à.
train) ho doroana, maison devant
1 brûlée; quil Jaudra
être brûlée,
qui
sera
^H. R*JK — Le s participe s augment s e t créments,mi s a u passé ,
tablent se confondre tout-à-fait pour le sent» avec les participes
•ciats. Les uns et les autres correspondent à un participe pas-
lé passif (69): Vo a doro , brûlé, ccnn bus tuqui a été brûlé; 110
Í iroana, qui a été brîilé, quon a brûlé. Il çxiste néanmoins
elque légère différence enir'eux. Le participe racine désigne
aplement que l'action est fiuie, et que l'objet a été laissé
nstel état: Vo a doro, c'est brûlé. Les participes augments et
péments mis au passé, outre qu'ils désignent aussi aue faction
»t terminée, renferment l'idée des personnes et de
l action qui
lot conduit l'œuvr e à sa fin, à te l état : N o doroana, o n fa brûlé %
79. V CATÉG.— quand le mot ou participe racine
produit deux participes, savoir, le participé augment
et l'un ou l'autre des participes créments, ces deux
jiarticipes signifient, ainsi que nous l'avons dit ( 74, 77),
1° que l'action se fait , ou qu'elle a été faite, ou qu'elle
Nfera; 2° qu'il faut, qu'il a fallu, qu'il faudra faire
bette action. Ainsi leur correspondance ou similitude
tac nos participes français est la même pour tous les
ieux. — Prenons pour exemple le mot racine HÓSOTRA,
d ou vient le participe racine voa hosotra, oint. Il a le
participe augment AHÓSOTR A et le participe crément-A,
toSOBANA.
^hosotra, ce avec quoi la chose étant ointe ,
ce
avec
quoi Von oint;
ce avec quoi il faut
oindre.
hosorana,
ce qui étant oint, ce que
Von oint ; ce qu'il
faut
oindre.
Douc la différence qui existe entre un participe
É
entet un participe crément,nous ne la trouvons pas
leur signification correspondant à nos participes
^ais, mais bien dan s
les deux
particularités
(75 x . qui
Google
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48 caractérisent le participe augment. 1° Le participe aug ment prend pour sujet l'objet dont
48
caractérisent le participe augment. 1° Le participe aug
ment prend pour sujet
l'objet dont on se sert,et qu i ATJ
est fait,
employé, soit pour agir sur un autre objet, S4
pour être
mis dans tel état. Le participe crémei
prend pour su^et le mot sur le quel agit l'objet dont o
se sert.
2° Le participe
augment
est
passif e t
acl
tout à la fois, ou passif et neutre; le
participe crémei
n'est que passif.
j
Ménaka ahosotïa (atao hosotra) azy, graisse
avec
U
quelle
on oint lui,
ou il faut
Vqu
dte.
Izy hosorana ménaka, lui que Von oint dè graissé
ou quil faut oindre de graisse.j
Le mot racine kásika, a aussi le participe augmg
AKASIKA, ce ayee quoi on touche,
ou effleure, et Je pa
ticipe crément - 1, KASÎHINA , ce que i on effleure.
*>î
i
Ny volom-bórona (r. yolo n'vorona)
akasik'o
azy ,
plume
d'oie
avec laquelle
je
l'effleure.
\ z y kasihi'ko
avec uiie plume
ny volom-borona ,
d'oie.
lui
que
feffleué
Le sens au fonds est identique dans la phrase à paf
ticipe augment, et dans celle à participe crémeql
Mais, dans celle du participe augment, il parait qn
l'objet sur
lequel l'esprit porte principalement so n al
tention c'est MENAKA, VOLOM-BORONA, comme objets doi
on se sert pour agir sur un régime; dans
participe
crément, l'objet principal c'est
la phrase j
IZY e n ta;
que oint,
effleuré. Mais c'est surtout daiïs la. constru
tion des phrases qu'on voit l'utilité et quelquefois
nécessité
de ces deux participes (S. 355 ).
1
RRM. - -
Il ue faut pas ranger dans cette
seconde
catégon j
quelques
verbes, en petit nombre, qui sont susceptibles de f i r a i
die
et le
participe augment et l'un ou l'autre des deux
p a r t & l
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^
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Q
l
e
í!» tes créments , mais sans aucune différenc e pou r le sens ni p«iur
í!»
tes créments , mais sans aucune différenc e pou r le sens ni p«iur
I? sujet. Ces verbes doivent être rapportés à ceux de la pre-
mière catégorie, iww . / r fo^ f
Alióntsana , liontsánina, étant secoué; qu'il Jnut secouer.
Aétry , etréna, étant humilié; qu'il faut humilier.
l Aély, elézina ? étant répandu; qu'il faut répandre.
, A/atoira, fatorana, étant lié; qu'il joui lier.
81. 3 e
CATÉG.—Quand
le
mot ou
participe
racine (
Eroduit trois participes, le participe augnient conser-
e sa nature telle que nous l'avons désignée par deux
^rticularités ( 75). Les deux participes créments ont
:hacun leur sens déterminé par l'usage plutôt que par
Mie règl e constante ; mai s tou s le s troi s corresponden t
également, malgré la diversité de leurs sujets ou sens,
f un participe présent passif, à un participe passé pas-
sif, à un participe futur passif.
La raeitìe TAFY produit le participe augment ATAFV,
le participe crément-f TAFÎNA, et le participe crément-A
rAFfANA. Or ces trois participes correspondent à un
participe présent passif.
A tafy,
ce avec quoi lui étant revêtu,
on le
revêt; ce
avec quoi il faut
revêtir.
j Tafîna. ce dont lui se révêtant,
il se
revêt ;
ce dont il
faut quil
se revête.
| Tafi'àna, lui étant revêtu, que Von revêt;
fevêtir.
lui qu'il jaut
j
Si l'on
met ces verbes au passé et au futur, on au-
ra
leur
correspondance au participe passé passif, et au
participe futur passif.
r 82.
Nous ne connaissons du reste
que trois
verbes
iqui, outre le participe
racine,
aient ces trois partici-
pes distincts chacun par le sens et la manière de les
employer.
| 1 *
TAFY , vêtement;
Ny lamba
voa tafy,
vetu.
atafv ko azy,
le lamba
employé
y Google
par moi pour le vêtir. Ny lamba talï'ko, le lamba dont je me T vêts.
par
moi pour
le
vêtir.
Ny lamba talï'ko, le lamba dont je
me T
vêts.
Tafia'ko lamba izy,
lamba.
lui vêtu
par
moi Sm
Izv , lui, devien t sujet , dan s ce dernie r exemple , parc e art
est l'objet sur lequel agit le lamba qui, A T A O T I F Y , est empw
pour le couvrir.
2 e Haro; voa haro, mêlé.
Ny rano aharo ko ny divay, ou amy ny dh
vay, Veau mêlée par
moi au
vin.
Ny rano haroi'ko amy ny divay,
Veau <jn
je mêle au
vin
en la remuant.
'
Ny divay haroa'ko rano, le vin auquel je m
le de Veau.
3° Tampoka; voa tampoka. saisi
subitement.
Ny zavatra atámpoka azy, la chose dm
on se sert pour le saisir, comme pour refroi
dir de l'eau bouillante.
lailie.
Tampóhiny ny arctina, surpris par la
^
Tampóhan-drano ny) tavoahangy, il M
achever t d#*remplir d'eau la bouteille• ^ 1
RRM. - -
Il ne faut pas ranger
dans cette 3t**catégorie qttf
ques verbes qui, outre le participe augment, ont les deux pl
ticipes créments en usage, mais sans aucune différence pour
sens ou pour la manière de les employer. Les uns leur donne
le participe crémeiit-I, les autres te participe crénient-À. C^
vient du manque de fixité dans le langage. Ces verbes doive
être rapportés à la catégorie.
Adónaka, ce avec quoi on excite la fumée.
-i)oftálmttt> donábana, donafana, ce que Con fait fumer.
Aévoka, ce avec quoi on fait transpirer.
tivòtiina, evóhana, celui qu'on Jait transpirer.
•sr. ss.
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Á
83, Sur quoi est fondé l'mage qui a établi celle diver- sité dans les verbes
83, Sur quoi est fondé l'mage qui a établi celle diver-
sité dans
les verbes , relativement an nombre de
eurs participes?
Le père Webber, dans sa grammaire ( 1^7, i/|8, 149 ) 0,1
(onno quelque* raUmis tirées de la signification même des mots
•cines. Les voici. « L a s racines verbales qui expriment une
ption simple qui ne requiert le secours d'aucun objet, n'ont
rdinairement qu'un seul de ecs trois participes, celui quo lui
lonne l'usage ; et le sujet de ce participe, est Tobjet quise-
lit le régime du verbe actif:
Mizara ny vary,
partager le
riz.
Ny vary zaraina, le riz
qu'on
partage.
Si on étudie la langue à fond, ou remarquera premièrement^
fae les
verbe s qu i signifien t mettr e simplement dan s tell e o u
elle position l'objet qu'on a en main, ont assez souvent leur
jarticipe augment; »t que leur participe passé en Voa—, est
«a usité, et qu'on le remplace préférablement par le passé
la participe augment.
Salázana
atsangana, mat qu'on
dresse.
Et au lieu de Voa tsangana on dit mieux:
natsangana,
dressé.
,0n remarquera
secondement, que les verbes transitifs q ii si-
pilient f.iire une action qui atteint ou qui va frapper un ob-
rthors de nous, ont souvent le participe crément I, et q ie la
Inpart ont le participe passé en Voa.
#4 Les verbes qui désignent une action qui requiert le secoure
l'un obje t qa'o n appliqua , comme HANAROXA , voiler, qu i re -
fuert un voile,
qui
ATAO estJait,
employé pour
% Ces ver-
ts, dis-je, ont deux participes, d'abord le participe augment,
pat le sujet est l'objet dont on sert^ et ensuite l'un ou l'antre
p
participes créments dont le sujet est le régime du verbe
ctif. »
Après avoir essayé d* faire l'application de ces règles aux ver-
c* malgaches,
il nous paraît que celte dernière (H/|), est géné-
raient
exacte,
et que les précédentes le sont moins.
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52 §. III FORMÂT 101$ DES PARTICIPES. Nous avons' vu [ 67 (tu formation des
52
§.
III
FORMÂT
101$ DES
PARTICIPES.
Nous avons' vu [ 67 (tu formation des participes ra-
cines.
Nous avons dit aussi ( 67 ) que le
participe augmeri
se forme en préposant A à la racine, et que l'accent d
la
racine ne se transporte pas.
La formation des participes créments n'est pas auss
facile. La difficulté principale consiste à savoir formel
les créments.
Des participes créments,
et des créments de la forme
relative.
8 5 . RÈGL E GÉNÉRALE. — Les participes créments se for-
ment, ainsi que nous l'avons dit (67), en avançànt CTUBI
syllabe l'accent de la racine vers la finale , et ajoutai
à la racine l'un des créments INA , ANA, qui est dé
terminéy'usage.— La forme relative fait de même avan-
cer l'accent vers la syllabe suivante, et prend le cré
ment ANA.
• Cette
règle générale est soumise a de
nombreuses exception
.<oit p o u r
l e
TRANSPORT.DE L'ACCENT,
soit p o u r
de s
MODIFICATION
QUI AFFECTIÎNT LES CRÈMEXTS. Nous allon s indique r d'abor d
exceptions pour l'accent, puis dans le tableau ci-dessous notf
indiquerons les modifications des créments.Ces exceptions et nw
difîcations sont communes aux participes et à la forme» relati*
et s'appliquent aussi aux impératifs (104-107.)
EXCEPTIONS
à la règle du transport de l'accent.
un
néralement ne se transporte
86.
1° Si la racine est
monosyllabe, l'accent
pas.
Fy, exquis; Fizina,
Lo, pourriture;
Là, reniement;
d'où ankafizina, que
Von 'savourt
Loviua,
la vin a.
qui se
pourrit.
que
Von
renie.
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Les monosyllabes be , beaucoup; tó , vérité, rentrent lans la règle générale du transport
Les monosyllabes be ,
beaucoup; tó , vérité,
rentrent
lans la règle générale du transport
de l'accent.
87.
p
transporte presque jamais.
2° Si [l'accent tombe sur une diphtjongue, il ne
'
i Fay, puni; fc/zana, quon punit.
Vay, furoncle;
vûznana, qui a des
clous.
! Vao, nouveau; bavtfozina qnou renouvelle,
( Za/tra, couture; za/rina, que Von coud.
Et de même
pour
les mots:
bay, su; laina, refus\
Iûo, abandon; mai'ka, presse; raoka, enlèvement, sao-
ia, deuil; s^otra remerciement; stf/na, raison. tao, oc-
if,- tartina,
plainte;
tsaoka,
déboîtement;
taitra,
fraj^ &v.
; Suivent la règle générale du transport de l'accent les
pots ttf/za, mit<z;za; élever ; saka/za, ami, d'où fita/zá-
pa, éducation; fìsakazzána, amitié; &
88. 3° ^|uis les mots racines où l'accent se trouve
SUR uue TOJelle simple suivie immédiatement de TRÁ,
NÀ, l'accent généralement ne se transporte pas. Mais
parmi cette sorte de mots qui sout terminés en KA,
|uel(|ues uns ne laissent pas transporter l'aeeent, le
plusgrand)( nombre suit la règle générale.
Ritra; ritina, quon dessèche.
1
Fóka; fotuna, qu'on aspire.
Táua ; tánana que Von tient.
Mahatratra, atteindre; (for. rel. ) ahatrarana,
Mitsótra, demander pardon;
Mibatra, atteindre a ;
itsórana.
ihárana.
Et de même pour les mots: dona, bruit, coup; ditra,
fbitination; Fatra, mamatra, mesure; inilona, supplier;
fïit&i $ilence\ léna, mouillé \ miróna pencher; tamaua,
ptfft* Vitra,. accoutumé^ zotríi, mizótra, aller droit son
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HEM.— Suivent la règle générale du transport de l'accent, 1° les*mots tratr*, poitrine, mafana, chaud,
HEM.— Suivent la règle générale du transport de
l'accent, 1° les*mots tratr*, poitrine, mafana, chaud,
et peut-être quelqu'autre; 2° plusieurs de ces mots oi
l'accent'se trouve sur une
voyelle simple suivie d e KA.
l)oka,
mandóka, flatter ; fandokáfana,
flatterie;
Boka, lépreux;
habokana, lèpre; Manambàka,
tromper
bikia,
bonne mine; loka gageure.
&.
TABLEAU
ces
modifications cjUe subit
la règle générale
(35) pat;
le changement ou 1 addition ou la suppression de certai-
nes lettres.
89. Quand dans une racine terminée en A, (autre
que ka, tra, lia), l'accent tombe sur la pénultième, le
participe se forme le plus souvent en ajoutant le cré-
ment 1NA; alors TA final de ía raciue. et l'I initial de
ce crément se réunissent en une diphto^ue.
Haja, respect; haja/na, quon respecte.
il est quelques uns de ces mots racines à qui l'usa-
ge donùele crément ANA; aljrs TA final de la raciuc
se contracte avec l'A initial du crément, et c'est cet
A contracté qui prend l'accent:
Kara, prohibé;
rarána , quon
defend.
Quarft à la forme relative de cette sorte de mois
racines , elle ne varie point,quelqu e soit le participe ti*
re de sa racine; elle se forme comme ce dernier par*
ticipe crément- A, après avoir retranché I' M initial
du mot dérivé de la racine.
Nous mettons de ce coté et de ce coté là forme absolue du
la racine, et
au dessous
sou
verbe tirée de la racine, et au du*
participe,
s'il existe.
soiW
sa forme telative.
Ampanga,
accusation ;
miampanga, accuser
ampai»£77mn qu'on accusé; ianipangána.
y Google
àó Laza\ renommée\ milaza, dire; lazaina, que l'on dit; ilazána, Zara, part ; rnizara, partager.
àó
Laza\ renommée\
milaza,
dire;
lazaina,
que l'on dit;
ilazána,
Zara,
part ;
rnizara,
partager.
za raina, quon partage,;
izarána.
V a h a*, dénouement;
mamáha,
délier.
vahana,
que Von deìie;
amahaua.
Fafa* balayage;
faiana, que Von balaye;
mamáfa,
balayer.
90.
Entre la finale de
amafâua.
la racine et le crément, ou
«troduit souvent uue consonne par euphonie; cette
onsoiiue intermédiaire est ordinairement S, Z, ou V,
t quelquefois N, ou indifféremment S ou Z; dans quel-
ques mots, ces consoun&'s intermédiaires reçoivent un A
levant elles.
Andévo, esclave;
manandevo,
asservir;
audevôzina, quon asservit ; anandevozana.
Jl'ify , état de ce qui est mince; manify,
amincir ;
Uflifisàiia, q)^on amincit;
anifisana.
La,
(86),
reniement;
manda,
renier ;
lavina,
quon
renie;
andávana.
mivalo,
se repentir ;
V r alo,
repentir;
ivalózaiia.
mainpandéha, faire partir ;
Leha allée;
ampandehánina, que Von
r ait partir.
ampaVleháiiar.a
\
Tao,
(86),
acte;
m anao,
faire.
atao,
fait.
anàovana ou
anávana,
Tfeiiijo*, vu;
mitsinjo
regarder.
tsiujôvina, que Von regarde;
itsinjovana.
Br,
(86), grand;
ny
ankakeázana t ou
mieux
ny
ankabiázana,
la
multitude.
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56 Tó, vrai- mankató, rendre vrai, à. se confor- mer toávina, que Von rend vrai;
56
Tó,
vrai-
mankató, rendre vrai,
à.
se confor-
mer
toávina, que Von rend vrai;
ankatoávana.
91. Quand la racine finit par les muettes KA, TRA,
NA, cet A fiual disparaît, et les lettres K, TR, N,
subissent les modifications suivantes
1° K se change généralement
en H, et quelquefois
en F,
ou,
en T.
Iraka,
envoyé
maniraka,
envoyer;
'
ira bina,
quon envoie;
aniráhana.
1
Tarika* tiré
mitarika,
tirer;
tarihina, ou taritina quon
tire;
itarihana.
Hóhoka* prosterné; mihóhoka, se prosterner; ,
hohófana, sur quoi on se prosterne; ihuhôfatuu
Tapaka, coupé; mauapaka, couper,
tapáhina, quon coupe; anapahaua.
Rtfoka 1 {87), enlèvement; mandraoka, enlever;
raofina, qKon enlève; andraófana.
92. 2° TR perd
généralement une lettré, celle que
lui ôte l'usage; quelquefois TR se change en
F.
Avotra, rachat; mauavotra racheter;
avótana, qu'on rachète; anavótana.
Sókatra* ouverture; manókatra, ouvrir;
sokáfana, quon ouvre; anokálana.
Soratra* écriture; manóratra, écrire;
sorataua, qu'on écrit; anorátana.
Triatra, déchiré; mandriatra, déchirer;
trinriua, quon déchire; andriâtaua*
Z<f/ìra (87 ), couture; nianjaitra, coudre;
zrt/riiia, que Von coud; anjairana.
93. 3° N reMc assez généralement;
quelquefois il se
4'liaii"'c on AL
y Google
Ádina, examen; manádina, examiner. adiuina, quon scrute; attadûiana. ^ftdrana, goût; manandraua, goûter.
Ádina,
examen;
manádina,
examiner.
adiuina,
quon
scrute;
attadûiana.
^ftdrana, goût;
manandraua,
goûter.
afcdramana, que l'oifgoûte; anandrámana.
Lena (88), mouilU;
niandena,
mouiller;
léitiana, quon mouille^ andemana.
Sftiana,*
guérir;
mahasitrana
pouvoir
sitrknina,
qu'on guérit-
ahasitranaua.
[guérir;
94. Çi la finale de la raciue est Y, et que cet Y doive
recevoir l'accent pour la formation du participe, alors ce
même Y final subit quatre sortes de modifications :
1° Quelquefois cet Y final se contracte avec H du cré-
ment INa, et c'est cet l contracté qui prend i'accent.
Àby,
' sollicitude;
manahy,
s'inquiéter ;
ahina, ^ dont
on se préoccupe;
anahiana.
Iry,
eonvoitise;
maniry,
desirer;
irina,
qu'on désire;
aniriana.
Tahy*
aide;
mitaby,
aider;
ta bina,
)^uon aide;
itahiana.
Si la racihe prend le participe crément A, il se for-
me d'après la règle gcuérale (85), en ajoutant sim-
plement AN^ à la racine.
Arv,
ariana,
qfy'onjette;
oMre;
qvç Von ordonne;
manary , jeter.
anariaiia.
^ Yvt IXV> .
Didj, 1
mandidy,
ordonner.
dicbana,
andidiana.
95. 2° Assci souvent cet I final se change en A,
et preud mie dj^s consonnes intermédiaires S, Z, (90).
Endv, roti;
'
manendy, rôtir;
endázitia ou e4d&»ina, que l'on anendásana ,
rôtit;
ou anendazaiia.
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^
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Q
l
e
5H Dimby * successeur ; mandimby, succéder à; dimbazana , à qui on succède andimbazana.
5H
Dimby * successeur ;
mandimby, succéder à;
dimbazana , à qui on succède andimbazana.
Fafi-rano, aspersion; m o mafi- rano, asperger]
fui'azan-drano quonasperge; amaf'azau-drano.
Tanibyî loyer;
mananby,
louer;
tambázana, à loyer; anambâzaua.
Tsipy* jet;
tsipazana, qu'on lance;
manipv,
latwçr;
anijjázana.
96. 3° Le plus souvent cet I final se change, en E,
et
l'usage
décidé s'il
doit être
intermédiaire,
ou non.
Fehv, x lien;
suivi d une consonne
"
mamehy, //Vr,-
iehczina, quon lie; amchézana* f v
Refy* mesure d'une brasse;
refesina, que Von mesure;
Tety, 1 parcours;
tetezana, que l'on parcourt;
mandrefy , mesurer a la
andrefésaua. (brasse.
mitety,
parcourir;
itetezana.
REM.— Ce changement de I filial en E%étcjud aus-
si
à des
I non finals dans
le corps de
q u e l l e s
mots.
Àmbina, garde; miambina, garder;
anibénana, quon garde; iambenanft/
Atrika, en face; manatrika, (enir.en face;
atréhiua, que l'on regarde; anatréliana.
Tándrina V tffta//f/ow; initandrjnù , observer;
tandrémana ,que Von observe; itandréjitfma.
97. 4° Si l'I final se change en E sans prendre la con-
sonne intermédiaire, cet E annule la vo Vetlft initiale des
deux créments,
et donne un
seul crêpant
Angóly tromperie;
manatigoly,
EN A .
tromper;
angolena, quon trompe; anangoléna.
Báby* port; m ibaby, porter sur le dos;
hahcna, qu'on porte
sur le <lo&;
ibffhéna.
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59 Téry, pression; terena, yw'oa presse; Voiijv* secours; manery, presser ; anert\»a. mamonjy, secourir,
59
Téry, pression;
terena, yw'oa presse;
Voiijv* secours;
manery,
presser ;
anert\»a.
mamonjy,
secourir,
vonjena,
que l'on secourt;
amoiij> lia.
98. Les verbes actifs formés par les préfixes MANKA
111) , MAMPAN-, M A M P I - ( 1 1 4 ) , ont toujours leur par-
icipe en INA, et conservent la préfixé dont on re-
rauche M initial. Il faut exclure de celte catégorie cer-
ains participes à forme relative ( S. 37G .
Héry, force (july* ^
ankaheréziua, qu onfortifie;
mankahérv, fortifier;
ankaherézaua,
Táhotra, craindre; m a ni pa tá botra
anipatahóriv:a,
ou mampitáhotra,
effrayer,
ou Àinpitahórina, quon ampalahoraua,
o n
e (f ra *jl e \
Anatra,
«mpitahorana.
avis;
mampanánatra,/rf/n?
avertir;
ampananarina, quon jait avertir ; ampanauarana.
Vávaka,
prière;
inampivâvaka, faire
prier;
ampivaváhina,, quon
fait
prier;
ampivaváliana.
Ces verbes actifs conservent leurs participes crément-I
ors même que le participe crément tiré de la racine se-
rait
A L N A .
Sálroka* coiffure; ma m p is á l roka, yîlire se couvrir,
satróhana, quon coiffe;
ampisatróhiiia, quon fait se coiffer; ampisatróhana.
99. Quelques verbes actifs en MAN- conservent aussi
retie préfixe dont on retranche M initial.
Halattfo,
î voL;
mangálatra,
voler;
angalari/ia,
quomvole; angalarana.
Hata'va,
demande;
mangátaka,
demander;
an^ataiiiua,
que Ìon demande;
angatahaua.
Google
y
m w nt Voa Ira, arrange!; mamboatra ou manamboatra amboárina quon arrangé; anambcarana. [arranger^ Qu'on
m
w nt
Voa Ira,
arrange!;
mamboatra ou manamboatra
amboárina quon
arrangé;
anambcarana. [arranger^
Qu'on
remarque en
outre les participes des quatre
verbes suivants.
Anavarátina,
de
mianaváratra
(r.
aváratra), aller
vwrs le
Nord.
Anatsimónina, ou anatsinómina,
de
mianatsimo ( t*
,
atsimo), aller vers
le Sud.
Alsinanatiina, de mianatsinánana (r. atsinánana), al-
ler vers
V Est.
Ankandrefánina, de miankandréfaua
(r. andréfana),
aller
vers VOuest
100. 11 est aussi quelques verbes actifs, principale-i
ment de ceux en M AN A-, ou MAHA-, dont le participe
crément prend la préfixe HA-.
' lléloka,
faute;
hamelobina, quon condamne;
manaméîoka, condamner;
anamelohana.
Kely,
petit;
manakely,
rapetisser;
bakeleléziua, quon
rapetisse;
anakelézana.
Lavitra,
loin;
manalávitra,
éloigner,
balavirina,
quon éloigne;
Mainty,
noir;
bamaintisiiia,
qnon
noircit;
Maizina,
obscur;
analavirana.
mauamainty, obscurcir;
anamaintisana.
manamaizina, obscurcir;
hamaizinina,
que Von obscurcit ; nanamaizinana.
Masi 11a,
saint;
manàmàfcina, sanctifier;
bamasûiina,
que Von sanctifie;
anamasinana.
Mávo,
gris;
manàmávo,
diffamer
hamavóina,quon diffame;
Ratsy,
mal;
anamavóana.
manartttoy, dire du niflh
Haratsína,
de qui mi dit
du mal;
ánai atsi'ana.
Google
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<>t Sárotra, difficile; mabasárotra, difficile. Hasarotrua, qu on rend difficile; V<w> ( 87 ),
<>t
Sárotra,
difficile;
mabasárotra,
difficile.
Hasarotrua, qu on rend
difficile;
V<w> ( 87 ), nouveau;
Hav^ozina* <77/0« renouvelle;
anasarótana.
manavao, renouvelerý
anavaozana.
101. PARTICIPES
R E N V E R S É . — Il est un petit nombre
de mots à qui l'usage donne, outre leurs participes cré-
ments, un autre participe qui est comme le renverse-
ment du participe crément-I; il n'en diffère pas pour
le sens; mais il ne s'emploie guère que pour le passé,
et l'on peut par conséquent omettre NO.
Il consiste à placer les deux
lettres IN du crément
ÏNA entre la ou les premières consonnes et la première
voyelle
de la racine, et l'accent ne se transporte pas.
Le s racine s qu i commencen t pa r À ,
H ,
M,
IV,
s e
prêtent
peu
à cette sorte de
participes.
Racines.
part,
crement.
part, renverses,
Fitaka,
no fítáhina,
finítaka,
Gádra,
no gadrána,
gi nádra,
Jéry,
no jeréna,
Jinéry,
Kékitra,
110 kekerina,
kiuékitra,
trompé.
mis aux fers.
regardé.
mordu.
Sasa,
no sasána,
sinása,
lave.
sinambotra,
SámbotraV
no sambórina,
sinótro,
Sótro,
sotróina,"
tinápaka
pris.
bu.
coupe. ì
Tápaka,
no tapáhina,
tsinéntsina, bourre
Tséntsina^i m
isentsénina,
vináky,
casse.
,
Váky,
j,
vakína,
vinidy,
rethetè.
1
Vídv,
no vidína,
no vadina,
vinady,
marié.
Vády,
102. Créments redoublés.
— Dans un petit nombre
jde mots, l'usage, ^ n s rejeter le crément régulier, en
permet un pjus
long.
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^
o
o
Q
l
e
0*2 forme relative, Mifidy, choisir; ifidiana ou ifidiánana. Mifadv, se priver; ifadiana ifadiánana. Mividv
0*2
forme relative,
Mifidy,
choisir;
ifidiana
ou ifidiánana.
Mifadv,
se
priver;
ifadiana
ifadiánana.
Mividv
acheter;
ividíana
ividiánana.
ARTICLE
V.
DES
IMPERATIFS.
103. Distinguons
quatre sortes d'impératifs: les IM^
PÉRATIFS-PRÉFIXES , ceux qui se forment du présent di
l'indicatif, et en conservent Ja préfixe , si elle existe
les IMPÉRATIFS-PARTICIPES , ceux des participes créments
et des partici;, es augments; les IMPÉRATIFS DE FORMI
,
racines, de quelques adjectifs et de quelques adverbes
RELATIVE ;
les IMPÉRATIFS-RACINES
ceux
des participes
104 .
R È G L E .
L'impératif-préfixe se forme du présent]
de l'indicatif, en avançant l'accent, et ajoutaut le cré-
ment impératif A ( 33 ).
Miharo,
se
mêler ;
miharóa.
Mifidy ,
choisir ;
mifìdía.
Mamály,
répondre;
mamalía.
Hómana
manger ;
homána.
Tia,
aimer;
tiávji
(136).
Cette règle est soumise aux mêmes exceptions què
la règle géuérale de la formation des participes ( 85
soi t pou r l e transpor t d e l'accent , soi t pou r le s mo^
di Gcations apportées aux créments. Par conséquent oa
formera de la manière suivante les impératifs des mot»
cités aux n° 86,
Mankafy,
savourer;
mankafiza.
Manda,
renier;
manda va.
Manafav,
punir;
manafW/za.
Mauan,
faire;
maiirtoYa.
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03 Mifóna, demander pardon; et non pas Mangina, se taire; mifóna, mifouâ. mangûia et non
03
Mifóna, demander pardon;
et non pas
Mangina, se taire;
mifóna,
mifouâ.
mangûia
et non pas mauginà.
^
Misaona , être en deuil;
et non pas
misomia,
misooná.
Et
ceux des mots cités
au N°
89.
Miampánga, accuser;
miampanga.
A.
final
de miampánga se contracte
avec
le crément
impéra-
tifA(89).
Miláza, dire;
milazá.
Mizára, partager;
mizará»
&
&
&
Et ceux
des
Maniraka, envoyer;
Mitárika, tirer;
mots cités au IV 0 9Í.
maniráha.
mitaríha.
&.
REM.—Relativement aux impératifs de ces mots dont l'accent
lie sè transporte pas ( 87, 88 les malgaches ne sont pas tous
iTaecord. Quelques uns diraient: mifoná, tamaná; d'autres uc
teulent pas le transport de 'l'accent. Après avoir beaucoup con-
sulté, nous disons: 1. Le plus grand nombre laissent l'accent où
»1 se trouve dans
fbna., etc . Et cela
la racine; ils disent, inifona, et non pas mi-
est plus conforme à l'usag e généra l qu i 11e
transporte l'accent dans l'impératIf, qu'autant qu'il se transpor-
te dans les participes. », Il y a pourtant une légère différence dans
la prononciation au même mot n l'indicatif eta l'impératif. Dans
mifóna, mangìàa, à l'impératif, l'A final est plus sensible qu'à
l-indicatif. On dirait que quelque chose de l'accent passe surcet
A final.
105. RÈGLE. Les impératifs-participes et les impéra-
tifs de la forme relative se forment en substituant le
E meu t O (3 3 )aux créments INA, ANA.
Mais
si
O est précédé d'un autre O final de la racine, il se
mge généralement
en Y.
y Google
C/t Par conséquent ou formera delà manière suivaiii lus impératifs des participes et des formes
C/t
Par conséquent ou formera delà manière suivaiii
lus impératifs des participes et des formes relatives cl
tés aux N° 8G> etc. Quelques uns seulemeut servirojj
de modèle.
Ankafizina,
ankafizo.
Havtfozina,
havtfozy.
Tánana,
táno.
Atao,
ataovy,
ow'atâvy.
Lazaina,
llazâua,
Andevózina,
Aiiandevózana,
Tifisina,
Auifisana,
Tond raina,
Itondrana,
lazao.
ilazao.
audevozy.
aiiandevozy.
tifiso.
anifiso.
tondray ou tondrao.
itondray ou itôndrao.
Dans cette règle (105) est comprise la formation
de r impératif d'un participe augment. On peut le dé-
duire ou de son corrélatif l'impératif préfixe en chan*;
géant le crément A en O ou Y , et remplaçant la pré-
fixe par l'augment A; ou de son corrélatif le participa
crément, s'il existe, en lui ajoutant l'augurent A.
Misátroka,
misatróha, d'où
asatróhyi^
Satróhana, satróhy,
d'où
asatróhy.,.
On voit aussi d'après cette règle (105) que l'impéra-
tif des deux participes créments est le
même.
Haroina (82),
haróana,
Tafîna,
Ta fia na,
liaróy.
haróy.
tafío.
tafio.
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L
i
O
O
Q
l
e
G5 103. Les impératifs-racines sont, en général, les mè- nes que les impératifs des participes
G5
103. Les impératifs-racines sont, en général, les mè-
nes que les impératifs des participes augment ou cré-
aient qui naissent du mot racine. De la uous dédui-
rons les trois règles suivantes.
1° Si le participe racine produit Yun ou l'autre des
deux participes crements, son impératif est le même que
relui
leur
de ces participes.
Voa safo, palpé;
impératif; safóy.
safoina;
Voa sákana empèché\
leur impératif: sakáno.
sakánana ;
Si
le participe-racine ne produit que le
partici-
pe augment, il prend Timpératifde ce
participe.
Jauoua; ajánona, quon
leur impératif: ajanóny.
arrête;
leur
Findra; afindra, quon
impératif : afindroo.
transporté.
3° Si les mots racines ne produisent pas de partici-
pes , alors LES UNS n'ont pas
d'impératif; tels sont: va-
tra , b<zona, ory &. ,LES AUTRES rentrent dans la classe
des impératifs-préfixes. De ce uombre sont plusieurs
adjectifs et
adverbes.
Maty; inatesa bianao, meurs.
Matetika ; mateteha mankaty bianao, viens souvent ici.
Maro; maroa anaka (Gen. IX. 1.),
multipliez-vous.
Heniiry : heudréa, ou hendré bianao, sois sage.
Tsara; tsaeá hianao, soii bon.
107 .
Dans les
où le crément se contracte en
EN A
(97)
on
le remp'ace
par
EA
aux impératifs-
préfixes ou simplement par E. On tròtive l'un et Tau-
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G
o
o
g
l
e
Ç6 tre darts la bible malgache; mais on ie remplace pa| EO aux impératifs-participes et
Ç6
tre darts la bible malgache; mais on ie remplace pa|
EO aux impératifs-participes et à ceux dç la foriw
relative *
Maneky, obéir;
manekea, ou maneké,
obéis;
ckéna, a qui on obéit; ekeo,
soit
obéi;
,
unekéna,
anekéo.
Manangoly, duper; manangoléa, ou mauangolé, dupes
angoléna,
que Von dupe; angoléo, soit
anangoléo.
dupé;
anangoléna,
Mibaby, porter
sur le dos;
mibabea.
ou mibabé;
babéna, quon
porte
Ibabena,
sur le dos; babéo;
ibabéo.
Manekéa ny
loholona,
arv
dia
mifaneké
hianared
rehetra
manetréa
tena (Pelr.
V.
5. anc.
édit.).
Maneké ny loholona
tion).
.
.
.
manetré-tena
(nouv. édi-
Mandrescany
ratsv amy
ny
soa (Rom. XII.
21).
ARTICLE VI.
'
D E S
PRÉFIXES
VERBALES.
J
108. O s
préfixes dont nous allons parler,
non* les appelom
PHPF1XF.S VKRBALK«, afin île les distinguer des préfixes participa
et des préfixes expressives ('i^).IVous les appelons ainsi parce qu fi-
les sont destinées principalement
à
former Jes, verbes.
C'est à l'aide des préfixes préposées aux racines qui
se forment et se distinguent les diverse? sortes de ver-
bes, actifs, neutres, réciproques.
Les deux préfixes principales sont MAN- et MI, El
supposant que MAN- est rabréviatiou de RIANAO fairès
ét Ml- l'abréviation de MISY, il y 0, nous comprenons
que MAN- Forme des verbes actifs, et MI forme d«
verbes neutres. C'est donc par anomalie que MA!\- seë
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(
^
.
o
o
Q
l
e
r>? oe'queiois à former des verbes neutres, et MI- à former es verbes actifs. Chacune
r>?
oe'queiois à former des verbes neutres, et MI- à former
es verbes actifs.
Chacune de ces deux préfixes subit des modifications
ècessitées par l'euphonie, ou par le besoin de dou-
er à m i seul mot plusieurs significations. Elles
dou-
ent donc naissauce à une . série de préfixes dont les
^es conservent le cachet de leur origine, c'est-à-dire
ue le s préfixes nées de MAN- ont généralement un
eus actif, et relies qui sofit nées de MI- gar dent gé-
néralement un sens neutre; et les autres peuvent
irendre le sens actif ou neutre, selon qu'on les subst-
itue à MAN- ou à.MI-. Les modifications que su bis-
pnt ces deux préfixes sont nombreuses; or afin d'y
nettre de la clarté nous les diviserons en six classes.
1.
Préfixes
simples.
109. Si nous admettons que MAN- et MI- sout
'oinme les deux souches d'où sout sorties le$ autres
préfixes, MAN- représentérait l'actif, et Ml- 1" neu-
re. Voici le tableau de cette première classe de pré-
ixes, suivi des explications qui les concernent.
MAN-
Ml-
! MA-,
M-,
MITSI-,
M1TSIN-,
MÏTSAN-;
UANA-, MANKÂ-,
M1HA-,
MAIIA-, FAHA-, IlA- ,
Ml AN- , MIT AN-, .
,
MAN-,
lerbes
préfixe très-usitée,
actifs.
forme généralement
des
L.ttiANÎraka(r. ira (ta) ,
envoyer.
[110 . JNous avons vu (26-3*2) les changements que
u S -
fait
subir
aux
mots auxquels
il
est
prépose.
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^
o
o
Q
l
e
08 Nous indiquerons ici. comme supplément à quelqtrcscmi des régies (26r3"2), les changements que la
08
Nous indiquerons ici. comme supplément à quelqtrcscmi
des régies (26r3"2), les changements que la préfb
MAN-, ainsi que les autres terminées eu AN, subiî
seul quelquefois, quand elles se rencontrent devant cei
taines lettrés.
1° Nptts avons dit (2», 30) cjue MAN-devant L,1
fait cbangèr L en D, et fiif!l disparaître F . Ajoutou
icique, quelquefois Le t F restent, et "MAN- se chaii
g e
e n l'un e
de *
préfixe s
MA ,
MAN A , JflAlSKA-
MAliA-, celle qui est admise par F usage.
Laina,
Milaina,
refuser*
Xàvitra,
MANAlavitra»
éloigner-
Laza;
M&frKAlàza;
célébrer.
ou MANdàza,
Fisaka;
MANAfisaka,
aplatir.
MAN-devant
M
se change
eu
MA
MANA
MAltKA
ou
MAHA- ; l'usage à
cet égard n'est
p|
régnfíer.
Mosavy r sorcellerie:
MAinosavy',
ensorceller.
Mora, facile;
MANAfcnora,
faciliter.
Masina r saint; MAXKAmasina ou MANAmasina, 4
, MAHArtlasina.
Mahery, # /or*;%iANKÁliery, au
lieu de mankainaherj
3® MA-«EeVnut une voyelle
quelquéfofs ete M-, et H s'élide.
ou un
,11 se
contrad
Arina,
d'où
Marina, juste*
Hamo,
.
Mamo,
ivre.
ffantsina,
.
.
iwantsina,< pifaftf.
Hénatra,
.
.
mcnâfra,
honteux.
111. Nous avons dit attissi (31) que MAN-devajrtt j
TS, fait disparaître- ces lettres. Cette règle gcttrfn
est soumise aux exceptions qui
suivent^
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^
o
o
Q
l
e
1° MAIN- devant T, s MA- , et dans d'autres différemment ou non^ Tóky ,
MAIN-
devant
T,
s
MA- , et dans d'autres
différemment ou non^
Tóky ,
MAtóky;
Tory ,
MAióry;
Tánjaka; MANAtánjakà,
AiiAtaiijaka.
MAN- devant
TR
u \
lettres, ou
se chan
re par l'usage.
MATI-
tcanga
devient
]
paraître,
produire
au
M AN-trot ra ka
manotr
Dans d'autres mots, 1<
rès les règles 31, 32.
MAN-triatra
devient
m
E t ainsi , an-trano se*
rano, dans la maison. P
dit anatv rano plu
iiit
la• prépt sitiou
TR-
MAN-devant TS se
mots,
et
reste MA
iner TS dans l'un eJ
MAN-tsara devient
IVlAiv-tsatso
i
MAN-tsaka
reste
i
Maliatsara, mafcafeafèn sor
lodifié d'après la «iguificatk
H KM.-— I e
II y
a que
IANA- qui sont neutres,
Digitized byGoogle Á
70 • neutres parce que nous les traduisons en français pai des verbes neutres, mais
70
• neutres parce que nous les traduisons en français pai
des verbes neutres, mais qui sont actifs
en malgache.
IlÍANdeha
(r. leha),
aller.
MANgatsiaka
(r.
halsiakat,
jairefroid.
.
MANàtona azy
(K
hatona),
s'approcher de
lui.
MANAlavilra azy
(r.
lavitra),
s'éloigner
de
lui.
2 1
11 ne parait pas
que les préfixes
MA-,
MANA-
MANK.A- modifient
le sens que donnerait aux
mots
la préfixé
M AN-.
112.
MAHA- donne
au
verbe l'idée de
qui
a
la
propriété
de,
la capacité
de,
qui constitue.
Cette pré-
fixé est très-usitée; elle se place même devaut des
snbstantifs, des pronoms, des adverbes^ des locutions
adverbiales, et leur donne la forme verbale.
MANtmba (r. simba). </ftért'>7Y?r;MAII\$imba, qui peut,.
qui a la propriété
de
dvtêriorer.
MAHAtoizany azy ( r. maha-toy-izany ) qui peut h
rendre comme cela.
Ny MAHAmpaitjaka azy, ce qui le constitue
roi.
NAHAtafahaona ny tó sy uy famiudram-pô izv, il tf
fait
se rencontrer la vérité
et
la
miséricorde.
MAiiAkamo anao iaimv, cela
te rend
paresseux.
* Cependant
MAHA- est
souvent
employé
comme
simple syiiouime de M AN-.
Mandré, maharé, entendre
dire.
Devant la lettre H, maha- devient ma-. Devant uni
vo\el!e,
le dernier A de maha- s'elide.
M AIIAÍ I ÌII O (r. hadiiio), pouvoir oublier (ïs. XLIX. 15.
MAtiodina >. hodina;, pouvoir
** M\uempo (r. empo), pouvoir
faire tourner
Jac.ïll.^
fondre.
FAHA est pr. fixe et adverbe S. 135), cl sert comme
A
Dgi
dbyGOQQle
71 préfixe à former les nombres ordinaux, des substantifs abstraits (152), des adverbes.—HA préfixe, distinct
71
préfixe à former les nombres ordinaux, des substantifs
abstraits (152), des adverbes.—HA préfixe, distinct de
HA prépositiou (458), sert à former quelques participes
[100;, et des substantifs abstraits.
113. MI-sert généralement à former les verbes uon-
actifs, et quelquefois aussi a former des verbes actifs.
Satroka, chapeau; Mtsatrolia, se couvrir.
Vidy , prix;
iwividy azv,
l acheter.
MI-
devan t un e
voyell e o u u n H s e contract e
quel -
quefois, de
même
que Ma-, en
M, et
II
s'élide.
Miditra, pour mi- iditra, entrer.
îVlàuiua pour mi ou ma- hanina,
regretter.
MITSI-,
M1TSIN-, MITSAN- forment quelques
ver-
bes neutre s élégautsqu i semblen t marque r mouvement
rïpïté, et se prêtent volontiers à la forma duplicative.
Mrrswgerina (r. bérina) mitsingeringérina
tournoyer.
MrrsiNkafona
(r, bafoua), mitsinkafonkafona,
surnager.
MITSAMBIKIN A (r.v/kina), mitsanibikiinbikina, sautiller.
MIHA-, ou avec I euphonique (5) MIHIA-, donne
aux verbe s l e sen s d e devenir peu à peu graduellement.
MuiAkely, devenir petit peu a peu.
Miiurafesina, sSr ouilier
graduelllment.
]
MiiiAtsara, se bonifier peu à peu.
MIAN-, MIT AN- donnent aux verbes le sens de ten-
dre u, se laisser
aller vers l ctat marqué par la racine.
MiAKtoraka, $ élancer vers.
MiANavaratra, aller vers le nord.
MiAxala, aller vers la foret.
i\;iTAMboltua (r. vólma), se tourner en spirale.
MiTAMbotsotra (r. vótsotra\ tendre a tomber.
4
Google
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86 11. Préfixe causa tive . 114,— Si à M iuiliaj des préfixes simples on
86
11. Préfixe causa tive .
114,— Si à M iuiliaj des préfixes simples on
subs-'
titue la préfixe uuique MAMP-, on aura des préfixes
qui doimeut aux verbes uu sens actif-causatif, corres-
pondant à notre verbe faire suivi d'un infinitif, com-
me faire parler; c'est pourquoi nous l'appelons P R É F I X E -
CAUSATIVK.
MAIS ira ka devient MAMPANiraka, faire envoyer.
M^NAratsy
MANKAhala
MAiiAvaly
.MAMPANAratsy, jaire medire.
MAMPANKAbala, faire hair.
.MAMPAHAvaly faire capable de re-
,
pondre.
Misatroka
MAïupisatroka, faire secouvlrir la tôle
MiTsipelika
MAMPiTSipelLa, faire
se
dimentr.
MAMP- devant la lettre M devient quelquefois MAKPA*
MANiua; mampamanina, faire
regretter.
III.
Préfixes de
réciprocité.
115. Il n'y a, à proprement parler qu'une seule pré-
fixe de réciprocité, MIF-; mais comme elle ne s'appli-
que pas à tous les verbes,ou lui substitue quelquefois ses
dérivés MIFANR- MIFAMP-. Ces trois préfixes doiuieut
aux verbes l'idee d'uue action exercee par deux ou plu-
sieurs sujets l'un sur l'autre; c'est une action récipr^-i
que qu'on exprime en français par ces mots l un Vau-
tre
s'entre
mutuellement. Mais on verra (117) que;
M1FAMP- ajoute une idée de plus, dans les cas où el-
le est employce comme pit?fixe HKctPnoQt'E-CACSATivE.
M IF- remplace M initial de MAN- ou MAM-, MANK-,
MANA-, et quelquefois de MA-.
MANaloka <!e\ieui
MiFAMtlokt, s'abriter
Van
Vautre.
y Google
MiFAisfeahala se pliait muUtellem ent. MiFANAratsv, se dire du mal l'un le Vautre. REX. —
MiFAisfeahala se pliait muUtellem ent.
MiFANAratsv, se dire
du mal
l'un
le
Vautre.
REX. — Il est des verbes dont le sens lui-même
exclut. Tidée de réciprocité, à moins qu'on n'y ajoute
l'idée du verbe faire, être cause que, par le moyen
le la préfixe MAMP. Ainsi, N AN BOA, MANDEHA, ne
peuvent
pas s e transformer e n mifaiidoa , mifaudcba , par la
raison qu]on ne dit pas se vomir Vun Vautre, se marcher
l'un Vautre, Mais orfdira mifampandoa, mifampandeha, .
refaire vomir Vun Va^re, se faire transporter Vunliûtu\\^
Cette remarque s'applique aussi à plusieurs verbes en
MA, MAHA, etc.
MIFANK -
remplace M
initial
de
M-,
MA*
M A H A .
.
ttalabelo ; mifa\^ka!abelo, se regretter Vun
Vautre.
\ w-
HAtahotra; MiFANKAjahotra, se craindre Vun Vautre. »
MUoky , MIFANKAtolcy, se confier Vun à Vautre.
llAHA.lala; MiFANKAH>lala, se connaître Vun Vautre.
Plusieurs pronoucent MIFANKALALA. Ce doit êtr^ là
tm vice de prononciation. Ou trouve MIFAINKAIIALALA
(Mpiv. 140, 154;.
Cepeudant MA- étant uue abréviation de MAN-admet
quelquefois le changement de M en MIF-.
MAmosavy; wiFAmosavy, s'ensorceler
Vun Vautre.
MAditra;MfFANditr a
(de manditra non usité), s'obstiner
$vn contre
Vautre.
116. M1FÁMP remplace M initial
de
MI-,
MITSI-,
B1IHA-, MlAN-,
M1TAN-.
Mitahy devient MiFAMPitabv, s'aider réciproquement.
Miarahaba
roiFAMPiarahaba, se saluer Vun
Vautre.
i m IF AMPIva va ka, prier Vun pour Vautre.
Mivavaka
i MiUAratv\. , MiFAMPiiuratsy, se. rendre mauvais Vun
autre.
Digitized by G
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o