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Faculté ue Néuecine Chapitie 2 Biophysique ues Solutions

B.B}00ABI Beuxieme année
1
Chapitre 2
BIOPHYSIQUE DES SOLUTIONS
I. GENERALITES SUR LES SOLUTIONS :
Solution : Elle est obtenue pai le mélange en piopoitions vaiiables ue 2 ou plusieuis
types ue molécules (gazeuse, liquiue ou soliue) et l’obtention u’un milieu unique
homogene. La composition ue la solution est uéteiminée pai la connaissance ue la
concentiation en soluté qui est la quantité ielative ue soluté pai iappoit à la quantité ue
solvant ou ue solution.
a. Concentrations : Elles caiactéiisent quantitativement les solutions pai les
gianueuis suivantes :
1. Fraction molaire : La fiaction molaiie Xi u’un constituant i u’une solution est
uonné pai le iappoit entie le nombie ue moles ue l’espece i sui le nombie total
ue moles uans la solution.

X
I
=
N
I
N
=
Nombie ue moles ue l
i
éspèce i
Nombie total ue moles


et ∑ X
ì ì
=
∑ N
i i
N
=
N
N
= 1

2. Concentrations et titres : Les concentiations se iéfeient au solvant et les tities à la
solution.

Concentration pondérale en poids :

C
pp
=
mussc du soIuté
mussc dc soI¡unt
en kg/kg ou g/g

Titre pondéral en poids :

I
pp
=
mussc du soIuté
mussc dc Iu soIutìon
en kg/kg ou g/g

Concentration pondérale en volume :

C

=
mussc du soIuté
¡oIumc du soI¡unt
en kg/L ou kg/m
3


Titre pondéral en volume :

I

=
mussc du soIuté
¡oIumc dc Iu soIutìon
en kg/L ou kg/m
3


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Concentration molaire en poids:
C
mp
=
nomb¡c dc moIcs du soIuté
mussc du soI¡unt
en moles/kg

Titre molaire en poids :

I
mp
=
nomb¡c dc moIcs du soIuté
mussc dc Iu soIutìon
en moles/kg


Concentration molaire en volume :
C

=
nomb¡c dc moIcs du soIuté
¡oIumc du soI¡unt
en moles/L ou moles/m
3


Titre molaire en volume :
I

=
nomb¡c dc moIcs du soIuté
¡oIumc dc Iu soIutìon
en moles/L ou moles/m
3



3. Concentration molale (molalité):
La molalité est le nombie ue moles uu soluté uans un kilogiamme ue solvant ( on
la note pai C).
4. Concentration molaire moléculaire (titre molaire en volume ou molarité) : C’est le
nombie ue moles ue soluté uans un litie ue solution (on la note pai C’).
5. Pourcentages :
0n uistingue S types ue pouicentages :
• Poius ¡Poius : Nombie ue giammes ue soluté uans 1uu giammes ue
solution.
• Poius¡volume : Nombie ue giammes ue soluté uans 1uu ml ue solution.
• volume¡volume : Nombie ue ml ue soluté uans 1uu ml ue solution.

Exemples :
Cas ues solutions ties uiluées (solvant = eau et le titie molaiie en volume est ue
l’oiuie ue 1 kg¡litie).
Le solvant est l’eau (B
2
0) : uans un litie uu solvant il y a : 1uuu¡18 = SS.S moles
ue B
2
0.
Bans un litie ue solution il y a : |SS.S + C (soluté)] moles.
Les fiactions molaiies :
X
(B20)
= SS.S¡(SS.S + C)= 1 –C¡SS.S
X
(soluté)
= C¡(SS.S+C)= C¡SS.S
Bonc C= SS.S X
(soluté)
.


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Exemple 1 :
a‐ Quelle est la concentiation molaiie Cm u’une solution aqueuse contenant 12g u’uiée
pai litie ue solution . (u.2 mol¡L)
b‐ quelle est la concentiation molaiie Cm u’une solution si sa concentiation ponuéiale en
uiée est ue 24 g¡L (u.4 mol. ¡L)
0n uonne Nuiée=6u g¡mol.

Exemple 2
0n uissous 1u g u’iouuie ue potassium KI (N=166 g¡mol) uans un litie u’eau
(N=18g¡mol). 0n suppose que la solution est uiluée. Calculei :
a‐ la molaiité Cm. (60,24 mmol/L)
b‐ la molalité CN. (60,24 mmol/kg)
c‐ la fiaction molaiie uu KI. (0,11%.)


II. SOLUTIONS ELECTROLYTIQUES
Les piopiiétés ues solutions uépenuent uu nombie ue paiticules inuépenuantes
uu soluté uans la solution.
• Poui un soluté neutie : le nombie ue paiticules inuépenuantes est
N = 6.u2 1u
2S
molécules ¡mole (Nombie u'Avogauio)
• Poui un soluté électiolytique : on a n paiticules : nα
u
molécules uissociées
(qui uonnent nα
u
γ
u
ions) et n (1‐ α
u
) molécules neuties.
• Le nombie total ue paiticules inuépenuantes est :
N
1
= n(1 -o
0
) +no
0
y
0
= n|1 +o
0
(y
0
+1)] = ni
0

avec i
u
=1+ α
u

u
‐1) où:
9 α
u
= uegié ue uissociation
9 γ
u
= coefficient u’activité ue la solution
9 i
u
= coefficient u’ionisation ou facteui coiiecteui ue van’t Boff.

Exemple :
NaCl - Na
+
+ Cl

Toutes les molécules sont uissociées (α
u
= 1)
γ
u
= 2 (Na
+
et Cl

)
Si C= 1 mole¡L on a : 1 mole ue NaCl¡L ; 1 mole ue Na
+
¡L et 1 mole Cl

¡L.
Le nombie total ue paiticules inuépenuantes est :
N
T
= n (1‐ α
u
) + nα
u
γ
u
= nα
u
γ
u
= 2 N.
Le coefficient u’ionisation :
I
u
=1+ α
u

u
‐1)= 1+1(2‐1)=2.

1. Concentration molaire particulaire (osmolarité) :
Si C iepiésente la molaiité, on a (N.C) molécules, soient (N.C.i
u
) paiticules
inuépenuantes. L’osmolaiité est la somme uu nombie ue moles non uissociées et
uu nombie u’ions giammes uans un litie ue solution.
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w
u
=C.i
u
= nombie u’osmoles pai unité ue volume.
1 osmole = N paiticules inuépenuantes.

2. Osmolalité :
C’est le nombie ue paiticules uissoutes uans un kilogiamme ue solvant.
3. Equivalent‐gramme :
0n équivalent‐giamme pai litie est la fiaction u’ions giammes qui poitent
une chaige égale à un élection giamme ( 0n Fiauay)
1 Faiauay (1F) = N.e = 6.u2 1u
2S
X 1.6 1u
‐19
= 96S2u C
4. Normalité:
C’est le nombie u’équivalent‐giamme ue soluté uans un litie ue solution.

5. Concentration ionique :
C’est la quantité u’ions effectivement piésents en solution (elle se mesuie en
ions‐giammes pai litie)
6. Molarité : C = Tv¡N = nombie ue molécules neuties uans la solution.
Ci = Tv¡m = masse u’ions pai unité ue volume¡ masse moléculaiie ue l’ion.
C
ì
+
= n
+
C
C
ì
-
= n
-
C
7. Osmolarité:

L’osmolaiité est uonnée pai : w
ì
= C
ì
+
+C
ì
-
= (n
+
+ n

) C= i
u
C .
Bonc i
u
=n
+
+ n

.

8. Concentration équivalente Ce : C’est le nombie ue chaiges effectivement
piésentes uans l’unité ue volume ue la solution. Elle se mesuie en
équivalents‐giammes pai litie ( éq. ¡L).
C
e
= Ci.z où z iepiésente la valence.
Exemple 1 : Soit une solution ue NaCl ue concentiation C= 8 moles¡litie. Le coefficient ue
uissociation est o
0
=u,S. Béteiminei le coefficient u’ionisation est l’osmolaiité ue la
solution.

Les molécules sont chargées et la moitié d’entre elles sont dissociées, c’est à dire qu’elles sont
constituées de molécules donnant chacune 2 ions selon la réaction :
NoCl -No
+
+Cl
-

Donc le coefficient d’activité est y
0
= 2.
Le coefficient d’ionisation : i
0
=1+ α
0

0
‐1)= 1+1/2(2‐1)=3/2.
Il y a (3/2 (8 N ) particules agissantes ( 4 N molécules + 8 N ions).
L’osmolarité est : w
0
= C i
0
= 8 x3/2 = 12 osmoles.
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Exemple 2 : 0ne solution aqueuse ienfeime u,u2 moles ¡L ue Na
2
S0
4
completement
uissociées (α
u
= 1).Calculei les concentiations ioniques, l’osmolaiité et les
concentiations équivalentes.

On a la réaction : Na
2
SO
4
- 2 Na
+
+ SO
4
2‐
Le nombre d’ions de charge (+) est n
+
= 2 avec z
+
= 1 .
Le nombre d’ions de charge (–) est n

= 1 avec z

=2.
Les concentrations ioniques sont :
C
ì
+
= n
+
C= 0,04 ion.g /L
C
ì
-
= n
-
C= 0,02 ion.g/L
Le coefficient d’ionisation est : i
0
=n
+
+ n

= 2+1= 3 .
L’osmolarité est : w
0
= C i
0
= 0,02 x 3 =0,06 osmoles /L
Et w
ì
= C
ì
+
+C
ì
-
= 0,04 + 0,02 = 0,06 osmoles/L.
Les concentrations équivalentes sont :
C
e

+
= C
i
+
.z
+
= 0,04 éq./L
C
e

= C
i

.z

= 0,04 éq./L

III. SOLUTION LIQUIDE‐LIQUIDE (MISCIBILITE)
Soient deux liquides L
1
et L
2
de masse volumiques p
1
et p
2
, de masses m
1
et m
2
et de
tensions superficielles σ
1
et σ
2
respectivement. S’ils sont non miscibles, ils présentent une
interface qui les sépare. Par contre, s’ils sont miscibles, cette interface n’existe plus et il y a
un seul liquide L de masse m, de masse volumique ρ et de tension superficielle σ.
On a :
le volume global est : I = I
1
+ I
2
La masse totale est : m =m
1
+m
2
- pI = p
1
I
1
+ p
2
I
2

La masse volumique du mélange est :
p = (p
1
I
1
+ p
2
I
2
)¡(I
1
+I
2
)
Lorsque les 2 liquides ne sont pas miscibles, il y a une
énergie nécessaire pour séparer les 2 solutions : c’est
l’énergie d’adhésion W
a12
. Cette énergie est liée à la tension superficielle o
12
à l’interface des 2
liquides.
o
12
= o
1
+ o
2
- w
u12
¡S
Avec :
w
u12
= o
12
S
w
u11
= o
1
S
w
u22
= o
2
S

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Où S représente la surface de l’interface.
On constate que : o
12
< o
1
+ o
2
qui implique que certaines liaisons n’ont pas été satisfaites.
et l’énergie d’adhésion est : w
u12
= (o
1
+o
2
- o
12
)S
Lorsque les 2 liquides sont miscibles, la tension superficielle o
12
cst égolc à u. Le mélange est unique
est toutes les liaisons sont satisfaites. L’énergie d’adhésion est alors maximale est vaut :
w
u12
= (o
1
+ o
2
)S

SOLUTION D’UN SOLIDE DANS UN LIQUIDE : SOLUBILITE
En ajoutant progressivement du soluté dans le solvant, il arrive
un instant où cette substance cesse de se dissoudre. On dit que
le solvant est saturé (solution saturée).
On définit la solubilité comme étant la concentration du soluté
dans la solution saturée.
Constante d’équilibre des sels faiblement solubles :
Soit AgCl dans l’eau :
AgCl
K
éq
==Ag
+
+ Cl
-

La constante d’équilibre est définie par :
K
éq
=(o
Ag
+)(o
CI
-)/(o
AgCI
)
Où o est l’activité chimique
o = 1|C] Pour les solutions diluées.
- K
éq
=
|Ag
+
]|Cl
-
]
|AgCl]
= | Ag
+
]. |Cl
-
]
Produit de Solubilité : C’est le produit des concentrations ioniques dans le cas d’une solution
saturée.
K
ps
= K
éq
=
|Ag
+
]|Cl
-
]
1

K
ps
( à I = Ctc) Représente la valeur maximale que peut prendre le produit des concentrations.
Si | Ag
+
]. |Cl
-
] < K
ps
= la solution n’est pas saturée
Si | Ag
+
]. |Cl
-
] = K
ps
= la solution est en équilibre
Si | Ag
+
]. |Cl
-
] > K
ps
= La solution est saturée et il y a précipité d’AgCl selon la formule :
Ag
+
+Cl
-
- AgCl
,

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Relation entre solubilité et produit de solubilité: La connaissance des concentrations en ions dans la
solution nous permet de calculer les constantes K
éq
et K
ps
.
• Pour le chlorure d'argent AgCl, par exemple, on a:
AgCl = Ag
+
+ Cl
-

On a:
K
ps
= | Ag
+
]. |Cl
-
] = 10
-10

Comme | Ag
+
] = |Cl
-
] =| Ag
+
] = 1u
-5
ion.g/L qui est la solubilité.
• Pour le fluorure de calcium CoF
2
:
K
ps
= | Co
2+
]. |F
-
]
2
= 4 10
-11

CoF
2
= Co
2+
+2F
-


Commc 2| Co
2+
] = |F
-
] =K
ps
= |Co
2+
]. |2Co
2+
]
2
= 4 1u
-11
=|Co]
2+
= 2.1S 1u
-4
ion. g¡I

IV. CRISTALISATION D'UNE SOLUTION PAR REFROIDISSEMENT
La cristallisation est la précipitation de la phase solide à partir des solutions aqueuses ou
organiques. Elle s’effectue soit par refroidissement de ces solutions (diminution de la solubilité des
corps cristallisés) soit par l'évaporation d'une partie du solvant. Certains cristaux formés contiennent
des molécules d'eau et sont appelés des hydrates cristallins.
Avec la diminution de la température T, les vitesses des molécules
diminuent et il y a formation des premiers centres de cristallisation
( germes). La vitesse de cristallisation dépend de:
• Degré de sursaturation
• Formation des germes
• Impuretés
• Propriétés physico‐chimiques du solvant et de soluté

V. LOIS DE RAOULT

1. Tonométrie :
Dans le vide et à une température constante ( T= Cte) on considère une balance dont les plateaux
portent 2 masses d'une solution et d'un solvant pur.






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On constate que l'équilibre ne dure pas longtemps et que le plateau contenant la solution s'abaisse.
C'est une dislitavation isotherme ( T= Cte). Ce déséquilibre s'explique par le fait que la pression de
vapeur du solvant est plus basse dans la solution que dans le solvant pur.







Cet abaissement de pression de vapeur dans la solution est proportionnel au nombre de particules
dissoutes par unité de masse du solvant, c'est‐à‐dire à l'osmolalité de la solution:ΔP = K
T
C
m
M


C
m
= concentration de la solution
C
m
M
= osmolalité,
K
T
= Constante tonométrique


2. Ebullioscopie:
Lorsque la pression de vapeur d'une solution diminue, la température d'ébullition de cette solution
augmente. On doit donc chauffer d'avantage jusqu'à ce que la pression de vapeur soit égale à la
pression atmosphérique P
0
.
L'accroissement de la température d'ébullition T est proportionnel à l'osmolalité de la solution.
ΔI
c
= K
c
C
m
N


C
m
= concentration de la solution
C
m
M
= osmolalité,
K
c
= Constante ébullioscopique
3. Cryoscopie :
La température de congélation d'une solution est plus basse que celle du solvant pur. Cet
abaissement de la température de congélation est proportionnel à l'osmolalité de la solution:
l'osmolalité de la solution.
ΔI
c
= K
c
C
m
N

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C
m
= concentration de la solution
C
m
M
= osmolalité,
K
c
= Constante cryoscopique

Remarques importantes :
• Les constantes K
C
et K
T
sont négatives: exemple pour l'eau K
C
= ‐ 1.86 °C.kg/mole.
• La température est exprimée en °C dans les lois de Raoult,
• Avec les lois de Raoult on peut déterminer les masses molaires des solutés dans des
solutions diluées.
Exemples :
1. Une solution contient 4.5 g d'un soluté non dissocié dans 125 g d'eau. Le point de
congélation de la solution est de ‐0.372 °C. Calculer la masse molaire du soluté si K
C
= ‐1.86
°C.kg/mole.
Osmolalité:
C
m
M

C
m
M
= ΔI
c
¡K
c
= ‐0.372 °C/‐1.86 °C.kg/mole. = 0.2 mole/kg.
Comme C
m
= 4500/125 = 36 g/kg , on obtient M = 36/0.2 = 180 g/mole ( glucose).


VI. LES PHENOMENES DE DIFFUSION

1. Béfinition:
C'est l'étuue uu phénomene ue tianspoit passif ues molécules neuties sous l'influence ue
l'agitation theimique et en piésence u'un giauient ue concentiations.
L'agitation theimique tenu spontanément à iétablii un état u'équilibie en annulant les écaits ue
concentiations. Il y a un flux ue paiticules uu soluté contie le giauient ue concentiation.






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La uiffusion est uonc un moyen u'échange ue molécules:
‐ Au sein u'un même compaitiment
‐ B'un compaitiment à un autie à tiaveis une membiane

2. Biffusion ues gaz: Soit une enceinte feimée sépaiée pai une paioi peicée u'un ties petit tiou 0.
Elle contient un gaz paifait (un gaz paifait est constitué ue paiticules qui ne ientient pas en
collision entie elles loisqu'elles se uéplacent). Les concentiations ue gaz sont C
1
et C
2
(avec C
1
>
C
2
).






Chaque molécule subit une séiie ue tianslations suite aux chocs avec la paioi. Autoui ue 0 un
ceitain nombie ue molécules vont passei u'un compaitiment à un autie. Il se piouuit un uouble
flux ue paiticules (ue 1 veis 2 et ue 2 veis 1). Bans chaque uiiection le flux est piopoitionnel à la
concentiation ues molécules uans le compaitiment u'oiigine.
Le flux ue (1) veis (2) :
dn
1
dt
= K C
1

Le flux ue (2) veis (1) :
dn
2
dt
= K C
2


La uiffusion est inuépenuante uu compaitiment , uonc le coefficient ue piopoitionnalité K est
constant.
Le flux global est :
dn
dt
=
dn
1
dt
-
dn
2
dt
= K (C
1
- C
2
)
K uépenu ue :
‐ Be la natuie ue l'oiifice (K augmente loisque la section ue l'oiifice S augmente)
‐ Be la natuie uu gaz (K augmente loisque la taille ues molécules uiminue)
‐ Be la tempéiatuie (K augmente loisque la tempéiatuie augmente)
N.B: Poui un gaz paifait, le coefficient K est inuépenuant ue la concentiation C. Le gaz uiffuse uu
compaitiment ayant la plus gianue concentiation veis celui ayant la plus petite concentiation et
ceci, jusqu'à l'équilibie ue concentiations.

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Remaique:
‐ Si la paioi est peicée ue plusieuis tious, le coefficient K iepiésente la peiméabilité ue la
membiane (paioi).
‐ La concentiation C peut êtie iemplacée pai la piession P.
S. Biffusion u'un soluté: C’est le cas ue la uiffusion ues métabolites, ues maciomolécules u'un
compaitiment liquiuien (intia ou extiacellulaiie) à un autie, u'un compaitiment à un autie, à
l'intéiieui ue cytoplasme,….etc.
Elle est à la base ue plusieuis techniques u'analyse
biologiques: chiomatogiaphie, électiophoiese,
ultiacentiifugation,….etc. La iépaitition u'un uoluté
intiouuit uans un solvant tenu à uevenii homogene. Les
molécules uu soluté vont se uéplacei ues iégions les
plus concentiées veis les iégions les moins concentiées.
4. Les lois ue Fick
Piemieie loi ue Fick:
Elle uéciit le uébit ue matieie pai unité ue temps à tiaveis une suiface en fonction ues
paiameties suivants:
‐ La suiface offeite à la uiffusion (S)
‐ Le giauient ue concentiations (
0C
0x
)
‐ Le coefficient ue uiffusion B qui caiactéiise les inteiactions entie les molécules uu soluté
et celles uu solvant.
L a piemieie loi est uonnée pai la ielation : Φ = -B S
0C
0x

Les unités ue ces gianueuis sont: |C] en moles¡m
S
ou kg¡m
S
; |x] en m; |S] en m
2
; |B] en m
2
¡s et
|Φ] en moles¡s ou kg¡s
Le signe ( ‐ ) inuique que le flux ue uiffusion se fait toujouis uans le sens contiaiie uu giauient:
uu plus concentié (+) veis le moins concentié (‐)
Quelques valeuis ue "B"
Nolécules Nasse molaiie (N en g) B (1u
S
cm
2
¡s)
B
2
2 S.2
0
2
S2 1.98
NaCl S8.S 1.S9
LACT0SE S42 u.48
BEN0uL0BINE 68uuu u.u6S

0n constate que loisque la masse molaiie N augmente le coefficient B uiminue.
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Le coefficient B est aussi fonction ues caiactéiistiques uu milieu (tempéiatuie T ) et uu soluté (
coefficient ue fiottement f).
La ielation entie ces gianueuis est uonnée pai la loi u'Einstein :
Ð =
kI
¡

0ù k est la constante ue Boltzmann ( N
A
. k=R).
Stockes a montié que la foice ue fiottement poui une paiticule sphéiique ue iayon i uans un
liquiue ue viscosité p est égale à :
¡ = 6nrp
Bonc le coefficient ue uiffusion B est :
Ð =
kI
6nrp

Poui une paiticule sphéiique:
m = p I =
H
N
A
-
4
S
pnr
3
=
H
N
A
- r = _
SH
4pnN
A
]
1¡3

Bonc :
Ð =
A. I
H
1¡3

avec A =
k
6nq
[
4pnN
A
3
¸
1¡3


Si on aiiive à uéteiminei la valeui ue on peut évaluei les masses molaiies ues molécules uu
soluté pai la uiffusion.
Beuxieme loi ue Fick :
Comme les mouvements uu soluté piélevent la matieie u’un enuioit poui la tianspoitei veis un
autie enuioit, la concentiation évolue alois uans le temps. La seconue loi ue Fick nous fouinit
une ielation entie la vaiiation tempoielle et la vaiiation spatiale :
oC
ot
= Ð
o
2
C
ox
2

La iésolution uu systeme (les 2 lois ue Fick) nous uonne C(x, t).
Exemple : cas u’un iégime stationnaiie
0n iégime est uit stationnaiie loisque les gianueuis (paiameties) qui le uéfinissent ne
uépenuent pas uu temps. Bonc :
oC
ot
= u - C(x, t) = C(x)
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Si
ðC
ðt
= u -
ð
2
C
ðx
2
= u -
ðC
ðx
= Ctc - C(x) = A x + B
Comme : Φ = -B S
AC
Ax
= -BS
C
2
-C
1
x
2
-x
1
uans la zone ue uiffusion






Biffusion à tiaveis une membiane
0ne membiane est uite hémipeiméable loisqu'elle laisse passei les molécules uu solvant et
empêche celles uu soluté. Loisqu’une membiane sépaie ueux (2) solutions ue concentiations
uifféientes, le solvant uiffuse ue la solution la plus uiluée (solution hypotonique) veis la solution
la plus concentiée (solution hypeitonique). Le flux net uu solvant pui à tiaveis la membiane
tenu à égalisei les concentiations ues ueux (2) côtés ue la membiane. Ce flux ue solvant est le
phénomene osmotique (osmose).






Loisqu'une piession est exeicée sui la solution hypeitonique, le solvant passe ue la solution
hypeitonique veis la solution hypotonique. C'est l'osmose inveise ou ultiafiltiation.






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N.B: 0ne membiane est uite uialysante loisqu’elle laisse passei les molécules uu soluté et les
miciomolécules et empêche les maciomolécules (piotéines). Loisque ces maciomolécules
contiibuent à la ciéation ue la piession osmotique on paile alois ue la piession oncotique.
Piession osmotique:
Poui mettie en éviuence le phénomene ue la piession osmotique on iéalise l’expeiience
suivante.

0n constate qu’il y a appaiition u’une uénivellation « B » uonnant lieu à une suipiession
hyuiostatique qui équilibie les phénomenes osmotiques iesponsables ue la piession osmotique.
La uifféience ue piession ∆P = pgE appaiait uu côté le plus concentié et elle est
piopoitionnelle au nombie ue paiticules piésentes uansla solution.
La piession au point A (sous la membiane) est supéiieuie à la piession au point B ( en uessus ue
la membiane) : ∆P = P
A
-P
B
= pgE où p est la masse volumique ue la solution. Le solvant
tiaveise la membiane et ce flux ne s’aiiete que loisque les foices ue piession exeicées ue pait
et u’autie ue la membiane soient équilibiées : ∆P = P
A
-P
B
= Π.
La gianueui Π = P
A
-P
B
= pgE est appelée la piession osmotique ue la solution, c'est‐à‐uiie la
piession qu’il faut exeicei sui la solution poui empêchei le solvant ue tiaveisei la membiane.
Pfeffei a montié que poui ues solutions uiluées, la piession osmotique pienu la foime :
Π =
C
pp
H
RT

• R est la constante ues gaz paifaits (R = 8.S1 ]¡molc. K)
• H est la masse molaiie uu soluté
• C
pp
est la concentiation ponuéiale en poius
• n =
C
pp
M
est la molalité (nombie ue moles pai kg uu solvant)
• I est la tempéiatuie absolue (en K)
• Π est la piession osmotique
Loisque le soluté est électiolytique on iemplace la molalité pai l’osmolalité :
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Π = wRT

w = |1 -o +io]C
Avec :
C = molarité
o = Coefficient de dissociation
i =Nombre d’ions donné par la dissociation d’une molécule du soluté.
On constate que :
Si o = 1 = w = i C
Si o = u = w = C
.
Loi ue van't Boff :
Poui les solutions uiluées ( C
pp
= C

) en g¡L :
Π =
C
pp
H
RT =
C

H
RT =
m
I
,
H
RT =
m
H
RT
v
= n
RT
v

Bonc :
Πv = nRT
C’est la loi univeiselle ue la piession osmotique. Elle est iuentique à celle ues gaz paifaits
(Pv=nRT) . Elle expiime que la piession qui s’oppose au flux uu solvant est égale
numéiiquement à la piession qu’exeiceiait le soluté s’il était à l’état gazeux uans le même
volume v ue la solution.






Exemple: 14S mg u'albumine sont uissous uans 1u cm
S
u'eau à 2S°C. La piession osmotique est
9.89 1u
‐S
atm. Calculei la masse molaiie u'albumine.
0n a :
Πv = nRT =
m
N
RT = N =
mRT
Πv
=
14S 1u
-6
x8.S1x298
9.89 1u
2
x21u 1u
-6
= 1.7S kg¡mole



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Loisque la membiane sépaie 2 solutions u’osmolaiités ou u’osmolalités uifféientes w
1

et w
2
, on paile alois ue la piession osmotique iésultante.
ΔΠ = Δw RT


ΔΠ = Δw RT = (w
2
- w
1
)RT losque w
2
> w
1

Loisque la membiane est uialysante ( laisse passei les petites
paiticules uu soluté et le solvant mais empêche les
maciomolécules ) , une fois que l’équilibie est atteint ,
uniquement les paiticules qui ne peuvent pas tiaveisei la
membiane paiticipent à la ciéation ue la piession osmotique.
Bonc : ΔΠ = Δw
éq
RT = Δw
cII
RT où Δw
cII
est l’osmolaiité ues paiticules qui ne tiaveisent pas la
membiane. Elles sont les seules paiticules osmotiquement actives à l’état u’équilibie.
N.B : loisque la piession osmotique est ciéée uniquement pai ues piotéines (maciomolécules),
on paile alois ue la piession oncotique :
Π = n
p
RT où n
p
est la concentiation en
pioteines.

0smolaiité efficace : c’est l’osmolaiité
totale ues solutés qui ne tiaveisent pas
la membiane.
Poui , pai exemple, les globules iouges
(uR) l’osmolaiité est w = Suu mosm¡L. La membiane ues uR est totalement peiméable
à l’uiée mais pas aux auties solutés.
Si on plonge le uR uans une solution à Suu mosm¡L ue NaCl ( les 2 solutions sont
isotoniques), il y a équilibie et l’uiée ne joue aucun iôle osmotique poui la membiane uu
uR . L’osmolaiité efficace est alois : w
c]]
= w
tot
- w
u¡éc

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Remaique :
• Beux solutions sont uites isotoniques loisque elles ont la même osmolaiité totale
• Beux solutions qui ont la même osmolaiité efficace poui une membiane uonnée,
elles sont isotoniques poui cette membiane.












Lorsqu’il y a éclatement des GR (lorsque la solution est hypotonique) on parle alors de
l’hémolyse.


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Exemple : Les concentrations osmotiques des liquides de l’organisme.
PLASMA INTERSTITIEL INTRACELLULAIRE
297 mosm/L 297.7 mosm/L 295.7 mosm/L
Ions (90 %) Na
+
152.7 145.1 ‐
Cl

109.9 115.7 ‐
K
+
‐ ‐ 157
Non
electrolytes
(10 %)
Glucose 5.97 5.97 ‐
Urée 4.3 4.3 4.3
Protéines 0.9 4

1. Pourquoi le chlore et le sodium sont‐ils les ions qui apportent la plus grande contribution
osmotique à la concentration totale du plasma ?
C’est parce que leur poids moléculaire est faible et que leur concentration est élevée.
Pour le sodium : C = S26.6mg por 1uu mI, H = 2S g ct w = 1S2.7 mosm¡I
Pour le chlore : C = SS7.7mg por 1uu mI, H = SS g ct w = 1u9.9 mosm¡I
2. Pourquoi la contribution osmotique du glucose n’est elle que de 5.97 mosm /L H
2
O
plasmatique et celle de l’urée 4.3 mosm /L H
2
O plasmatique ?
C’est parce que leur concentration est élevée et que leur poids moléculaire est faible.
Pour le glucose : C = 1uu mg por 1uu mI, H = 18u g
Pour l’urée : C = SS7.7mg por 1uu mI, H = 6ug
3. Pourquoi la contribution des protéines à la concentration osmotique totale du plasma n’est
elle que de 0.9 mosm /L H
2
O plasmatique et celle de l’urée 4.3 mosm /L ?
C’est parce que la concentration est faible et que le poids moléculaire est élevé
C = 7 mg por 1uu mI, H = 7uuuu g
4. Pourquoi l’albumine est elle la protèine qui apporte la plus grande contribution osmotique ?
C’est parce que la concentration est plus importante et que le poids moléculaire est moins
élevé :
C = 4.6 g por 1uu mI, H = 68uuu g
D’autre part on constate que :
Π
pIusmu
( 297 mosm¡I) > Π
Iìquìdc ìntc¡stìtìcI
(29S.7 mosm¡I)
La différence est : ΔΠ = 1.S
mosm
L
= 2S mm. Eg ( prcssion oncotiquc)
P
onco
(2S) = P
p¡ot
(18) + P
ìons dì]]usìbIcs
(7)

Phénomènes de convection
La convection est le uéplacement ues molécules sous l’effet u’une foice extéiieuie au
systeme uans une uiiection et un sens bien uéfinis. Les molécules ne dépensent pas d’énergie
durant leur mouvement mais il faut fournir de l’énergie au système pour que ce phénomène ait
lieu. Dans le mouvement convectif les molécules du solvant et du soluté sont entrainées de la
même façon (le plasma (solvant) et les globules rouges et/ou blancs)).


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La convection est caractérisée par :
• L’existence d’une force appliquée à la molécule dont le sens et la direction sont bien définis.
• Une énergie est nécessaire au déplacement de la molécule.

Le débit convectif de solvant (souvent appelé débit de filtration) s’écrit :
[
¯
P
= -p
s
S groJ
¯
P =[
P
= -p
s
S
JP
Jx

Si la membrane a une épaisseur « e » et une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur de
la membrane estAP , on aura :
[
P
= -p
s
S
ΔP
c

Où S est la surface d’échange et p
s
la mobilité mécanique molaire du solvant.
Le débit convectif de soluté [
S
est égal au produit du débit de filtration [
P
par la concentration
molaire du soluté C :
[
S
= C. [
P

Le débit volumique est donné par :
Q
F
= ]
F
. F
S
(m
3
¡x)
Où F
S
est le volume molaire du solvant (eau) qui se mesure en (nombre de moles par le volume) et
Le débit volumique peut s’écrire alors :
|Q
F
| = p
s
F
S
S
ΔP
c
=I
E
. S. |AP|
Où L
H
=
µ
s
V
5
c
est la perméabilité hydraulique (en m¡(s . Pa))
Donc :
Q
F
= -I
E
. S. AP
Le signe ( ‐ ) veut dire que le débit se fait dans le sens opposé au
gradient de la pression.
Lorsque le déplacement des molécules est induit par un gradient de
pression hydrostatique on parle alors de « filtration ».
Exemple : Transport convectif à travers une membrane
Filtration : passage d’eau (solvant) et du soluté simultanément.
Lorsqu’on applique une pression ∆P sur la compartiment 2, il y aura le passage de la solution (eau
et urée) du ( 2 ) vers (1).

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Phénomenes ue migiation
C’est le uéplacement ues molécules inuuit pai un giauient ue potentiel électiique. Il est
caiactéiisé pai :
• L’existence u’une foice suite à l’application u’un champ électiique E
¯

• 0ne éneigie nécessaiie au uéplacement (uéuuite ue l’éneigie potentielle ue la
molécule).
Le uéplacement ue la molécule s’effectue uonc au uétiiment ue la uiminution ue
l’éneigie potentielle ue cette molécule. La migiation électiique est uue aux foices ue
Coulomb (uniquement poui les paiticules chaigées). Le uébit molaiie électiique est :

[
c
¯
= -z F b S C groJ
¯
I
0ù : z = valence (ues anions et¡ou ues cations )
F = Faiauay (96Suu C)
zF = Chaige poitée pai une mole u’ions
C = Concentiation

0n peut aussi éciiie ce uébit pai :
[
c
¯
= -p S C groJ
¯
I
0ù p = zFb = mobilité électiique molaiie ue l’ion
Comme p = RI b, on auia : p =
zÐP
R1


PHENOMENES DE MIGRATION
Existence d’une force résultant de l’application d’un champ
électrique extérieur sur la molécule de direction et de sens
bien définis. L’énergie nécessaire au déplacement est extraite
de l’énergie potentielle de la molécule.
Le déplacement de n’effectue qu’au prix d’une diminution de
cette énergie potentielle.
Le déplacement des molécules est induit par un gradient de
l’énergie potentielle.

Migration électrique :
La migration électrique est due aux forces de Coulomb (donc elle n’intéresse que les ions).
Le débit molaire électrique est :

[
¯
c
= -zFb SC groJ
¯
I

où : z = valence ( + pour un anion et – pour un cation)
F =Faraday
zF = Charge portée par une mole d’ions
C = Concentration molaire

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Donc :

[
¯
c
= -µ SC groJ
¯
I
avec

μ = zFb = mobilité électrique molaire de l’ion
μ =
zPÐ
R1
car Ð = bRI

CONDUCTIVITE ELECTRIQUE
La conductivité électrique représente la facilité avec laquelle les transporteurs de charge
transportent le courant électrique. Si un couiant I
ciicule ue A veis B (uistants ue l) on a :

F = F
A
-F
B
= R I = F. |
La densité du courant est définie par :
j =
I
S

=RjS = F. | = j =
|F
RS
= o F auec o = |¡RS

Pour les unités : |l] = m ; |S] = m
2
; |R] = Ω ct |o] = Ω
-1
. m
-1

La grandeur o est appelée conductivité électrique. Son inverse est la résistivité électrique

p =
1
o

La iésistivité se mesuie en Ω. cm ou Ω. m
La mobilité électiique est uéfinie comme la vitesse pai unité ue champ électiique :
u¯ = µF
¯

Elle se mesuie en m
2
¡I. s
La conuuctivité électiique est liée à la chaige électiique pai la ielation :
o = charge x muh|||té = nqµ

Bans le cas ues solutions électiolytiques, les tianspoiteuis ue chaige sont ues ions , la
conuuctivité totale est uonnée pai la ielation :

o = n
+
q
+
µ
+
+n
-
q
-
µ
-

0ù :
• n
+
¡n
-
est le nombie u’anions ¡ ue cations

• p
+
¡p
-
est la mobilité ues anions ¡ues cations.


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Equilibie ue Bonnan
La piession osmotique est uéveloppée pai les solutions moléculaiies opposées à un
solvant pui à tiaveis une membiane uialysante.
Si les molécules sont chaigées, un nouvel équilibie s’établit (on l’appelle l’équilibie ue
Bonnan) :
Soit une membiane uialysante qui sépaie 2 compaitiments I et II contenant
initialement ues petits ions uiffusibles B
+
et A
-
à la concentiation C uans I et II. 0n
ajoute uans le compaitiment II (pai exemple), un piotéinate (PB)
z
à la concentiation
C’ · (PB)
z
-zB
+
+ zP
-z

La piotéine chaigée ne peut pas uiffusei et elle empeche l’égalisation ues concentiations
ue pait et u’autie ue la membiane ue soite qu’un champ électiique n’est toujouis pas nul
à l’équilibie.
Comme l’ion B
+
peut uiffusei à tivaeis cette membiane, on cheiche alois la
concentiation anionique et cationique à l’état final (équilibie).
Soit m la concentiation anionique et cationique qui a uiffusé ue II veis I jusqu’à
l’équilibie.

Compaitiment I Compaitiment II
Etat initial |A
-
]
I
= C
|B
+
]
I
= C

|A
-
]
II
= C
|B
+
]
II
= C + zC'
|P
-z
]
II
= C'
Etat final |A
-
]
I
= C + m
|B
+
]
I
= C + m
|A
-
]
II
= C - m
|B
+
]
II
= C +zC
i
- m
|P
-z
]
II
= C'


La conuition u’équilibie est uonnée pai l’égalité ues piouuits ues concentiations ues ions
uiffusibles :
|A
-
]
I
|B
+
]
I
= |A
-
]
II
|B
+
]
II


= (C + m)(C + m) = (C -m)(C -m+ zC
i
)
= C
2
+ 2mC + m
2
= C
2
- Cm- mC + m
2
+ zCC
i
- mzC
i

= -4Cm+ zCC
i
- mzC
i
= u

= m =
zCC'
4C + zC'


Les flux (uus à la uiffusion et à la migiation
électiique) poui les anions et les cations sont :

[
Ð
+
+ [
L
+
= u

[
Ð
-
+ [
L
-
= u
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Poui un ion : q = zc
]
D
= -DS dC¡dx

]
F
= -CS
zeD
kT
dF¡dx


0n a : [
L
= CS:
Comme :
qE = ¡: = : =
qL
]

Ð = kI¡¡ = ¡ = kI¡Ð
E = -JI¡Jx

Bonc : ]
F
= -CS
qF
¡
=
(CS zeF)
kT
D
=
CSDze
kT
(-
dF
dx
)

Comme [
L
= -[
Ð
= -CS
zcÐ
k1
dv
dx
= ÐS JC¡Jx

= JI = -
kI
zc
JC¡C

= _ JI
v
2
v
1
= -
kI
zc
_ JC¡C
C
2
C
1



= I
1
-I
2
=
k1
zc
ln (C
2
¡C
1
)


= I
2
- I
1
= -
kI
zc
ln (
C
2
C
1
) = -
RI
zF
ln (
C
2
C
1
)
Commc z = _1

= F
2
-F
1
= -
RT
F
|n_
C
2
+
C
1
+
_ =
RT
F
|n_
C
2
-
C
1
-
_










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24
Application ue la uiffusion : Rein aitificiel

Le iôle u’un iein est l’échange ues molécules solubles avec l’extéiieui : ceitains ions sont
iéabsoibés ou exciétés (Na), u’auties molécules (piouuits ue catabolisme comme l’uiée,
la ciéatinine) sont éliminées.
Lois u’une insuffisance iénale giave, cette fonction uevient insuffisante et il faut la
iemplacei. 0n utilise un iein aitificiel uont le piincipe iepose sui la uialyse. Bu sang est
piélevé en continu à un patient poui êtie puiifié et iéinjecté imméuiatement (penuant S
à 4 h enviions).
Le iein aitificiel est composé ue 2 compaitiments sépaiés pai une membiane
uialysante : uont l’un on fait ciiculei le sang qui contient ue l’eau, ues ions, ues
miciomolécules (uiée, glucose) et ues maciomolécules, et uans l’autie ciicule le liquiue
ue uialyse uont la concentiation en ions et en miciomolécules est fixée (pai
ienouvellement ou pai utilisation u’un ties gianu volume liquiuien). Ils ne peuvent êtie
échangei que les miciomolécules et les ions.









La composition uu compaitiment ue uialyse est ajustée à S types ue valeuis :
• Iuéale ue façon à maintenii une concentiation coiiecte.
• En exces poui compensei les peites (absence ue iéabsoiption)
• En uéfaut poui compensei les accumulations (absence u’élimination)

Le but uu iein aitificiel est u’éliminei les piouuits toxiques piésents uans le sang ( uiée,
ciéatinine) et ue coiiigei sélectivement la concentiation anoimale u’auties éléments (
chloie, souium, ….etc.)
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25

Exemple : on peut ciéei un liquiue ue uialyse ayant la composition suivante :


Cations Bialysat
(méq¡L)
Sang (méq¡L) Anions Bialysat
(méq¡L)
Sang
(méq¡L)
Co
2+
S S.S Cl
-
1uu.S 114
Hg
2+
1.S 1.S (CE
3
C00)
-
S8 S8
K
+
2 2
S0
4
2-
u 1S2
No
+
1S2 14S EP0
4
-
u 1S2
ulucose u S.SS mol¡m
3




Remaiques :
• Le piemiei iein aitificiel a été constiuit pai K0LFF
• Le sang et le uialysat ciiculent à contie sens poui accioitie l’efficacité ues
échanges.
• Les uimensions uu cylinuie : longueui = 2u cm et le uiametie = S cm.
• Le cylinuie est paicouiu pai plusieuis millieis ue fibies cieuses et poieuses ue
quelques miciometies ue uiametie et iéalisent quelques meties caiiés ue
suiface u’échange à contie‐couiant.


FIN






Faculté de Médecine

Chapitre 2

Biophysique des Solutions

Concentration molaire en poids:
é

en moles/kg

Titre molaire en poids :
é

en moles/kg

Concentration molaire en volume :
é

en moles/L ou moles/m3

Titre molaire en volume :
é

en moles/L ou moles/m3

3. Concentration molale (molalité): La molalité est le nombre de moles du soluté dans un kilogramme de solvant on la note par C . 4. Concentration molaire moléculaire (titre molaire en volume ou molarité) : C’est le nombre de moles de soluté dans un litre de solution on la note par C’ . 5. Pourcentages : On distingue 3 types de pourcentages : • Poids /Poids : Nombre de grammes de soluté dans 100 grammes de solution. • Poids/volume : Nombre de grammes de soluté dans 100 ml de solution. • Volume/volume : Nombre de ml de soluté dans 100 ml de solution. Exemples : Cas des solutions très diluées solvant eau et le titre molaire en volume est de l’ordre de 1 kg/litre . Le solvant est l’eau H2O : dans un litre du solvant il y a : 1000/18 55.5 moles de H2O. Dans un litre de solution il y a : 55.5 C soluté moles. Les fractions molaires : X H2O 55.5/ 55.5 C 1 –C/55.5 X soluté C/ 55.5 C C/55.5 Donc C 55.5 X soluté .

2

D.DJOUADI

Deuxième année

SOLUTIONS ELECTROLYTIQUES Les propriétés des solutions dépendent du nombre de particules indépendantes du soluté dans la solution.24 mmol/kg) c‐ la fraction molaire du KI.i0 particules indépendantes. • Le nombre total de particules indépendantes est : 1 1 1 avec i0 1 α0 γ0‐1 où: α0 degré de dissociation γ0 coefficient d’activité de la solution i0 coefficient d’ionisation ou facteur correcteur de Van’t Hoff. Concentration molaire particulaire (osmolarité) : Si C représente la molarité.C molécules.) II.24 mmol/L) b‐ la molalité CM.DJOUADI Deuxième année . L’osmolarité est la somme du nombre de moles non dissociées et du nombre d’ions grammes dans un litre de solution. 1. (60. Exemple : NaCl Na Cl‐ Toutes les molécules sont dissociées α0 1 γ0 2 Na et Cl‐ Si C 1 mole/L on a : 1 mole de NaCl/L .4 mol. soient N. Le nombre total de particules indépendantes est : NT n 1‐ α0 nα0γ0 nα0γ0 2 N.2 mol/L b‐ quelle est la concentration molaire Cm d’une solution si sa concentration pondérale en urée est de 24 g/L 0.11%. 1 mole de Na /L et 1 mole Cl‐/L. • Pour un soluté neutre : le nombre de particules indépendantes est N 6. (0. /L On donne Murée 60 g/mol.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Exemple 1 : a‐ Quelle est la concentration molaire Cm d’une solution aqueuse contenant 12g d’urée par litre de solution ? 0. Le coefficient d’ionisation : I0 1 α0 γ0‐1 1 1 2‐1 2.C. 3 D. Exemple 2 On dissous 10 g d’iodure de potassium KI M 166 g/mol dans un litre d’eau M 18g/mol . on a N. (60. Calculer : a‐ la molarité Cm.02 1023 molécules /mole Nombre d'Avogadro • Pour un soluté électrolytique : on a n particules : nα0 molécules dissociées qui donnent nα0γ0 ions et n 1‐ α0 molécules neutres. On suppose que la solution est diluée.

4 D. Normalité: C’est le nombre d’équivalent‐gramme de soluté dans un litre de solution.DJOUADI Deuxième année . dissociation est solution. Elle se mesure en équivalents‐grammes par litre éq. Le coefficient d’ionisation : i0 =1+ α0 (γ0‐1)= 1+1/2(2‐1)=3/2.6 10 ‐19 96320 C 4. Ce Ci. 8. Osmolalité : C’est le nombre de particules dissoutes dans un kilogramme de solvant.e 6. Molarité : C Tv/M nombre de molécules neutres dans la solution. Exemple 1 : Soit une solution de NaCl de concentration C 8 moles/litre. 2. Déterminer le coefficient d’ionisation est l’osmolarité de la Les molécules sont chargées et la moitié d’entre elles sont dissociées. Equivalent‐gramme : Un équivalent‐gramme par litre est la fraction d’ions grammes qui portent une charge égale à un électron gramme Un Fraday 1 Faraday 1F N.z où z représente la valence. Ci Tv/m masse d’ions par unité de volume/ masse moléculaire de l’ion. c’est à dire qu’elles sont constituées de molécules donnant chacune 2 ions selon la réaction : + Donc le coefficient d’activité est = 2. Concentration ionique : C’est la quantité d’ions effectivement présents en solution elle se mesure en ions‐grammes par litre 6. 3. 5.02 1023 X 1. /L .5. 7.i0 nombre d’osmoles par unité de volume. L’osmolarité est : w0 = C i0 = 8 x3/2 = 12 osmoles. n n‐ i0 . Concentration équivalente Ce : C’est le nombre de charges effectivement présentes dans l’unité de volume de la solution. Le coefficient de 0. Il y a (3/2 (8 N ) particules agissantes ( 4 N molécules + 8 N ions). Osmolarité: L’osmolarité est donnée par : Donc i0 n n‐.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions w0 C. 1 osmole N particules indépendantes.

de masse volumique ρ et de tension superficielle σ. il y a une énergie nécessaire pour séparer les 2 solutions : c’est l’énergie d’adhésion Wa12.g/L Le coefficient d’ionisation est : i0=n+ + n‐= 2+1= 3 .Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Exemple 2 : Une solution aqueuse renferme 0.04 éq./L III.02 x 3 =0./L Ce‐= Ci‐. Cette énergie est liée à la tension superficielle liquides. Le nombre d’ions de charge (–) est n‐ = 1 avec z‐=2.g /L = 0. s’ils sont miscibles.04 + 0.z+= 0. Et Les concentrations équivalentes sont : Ce += Ci+. / Avec : à l’interface des 2 5 D. SOLUTION LIQUIDE‐LIQUIDE (MISCIBILITE) Soient deux liquides L1 et L2 de masse volumiques et .DJOUADI Deuxième année .z‐= 0. l’osmolarité et les concentrations équivalentes. Par contre. cette interface n’existe plus et il y a un seul liquide L de masse m. L’osmolarité est : w0 = C i0 = 0.02 moles /L de Na2SO4 complètement dissociées α0 1 . On a : le volume global est : La masse totale est : m =m1+m2 La masse volumique du mélange est : / Lorsque les 2 liquides ne sont pas miscibles. de masses m1 et m2 et de tensions superficielles σ1 et σ2 respectivement. 2 Na+ + SO42‐ On a la réaction : Na2SO4 Le nombre d’ions de charge (+) est n+ = 2 avec z+ = 1 . ils présentent une interface qui les sépare. S’ils sont non miscibles. Les concentrations ioniques sont : = 0.04 éq.06 osmoles/L.02 = 0.04 ion.02 ion.Calculer les concentrations ioniques.06 osmoles /L + = 0.

la solution n’est pas saturée la solution est en équilibre La solution est saturée et il y a précipité d’ selon la formule : 6 D.DJOUADI Deuxième année . On définit la solubilité comme étant la concentration du soluté dans la solution saturée. . la tension superficielle é à 0. . L’énergie d’adhésion est alors maximale est vaut : SOLUTION D’UN SOLIDE DANS UN LIQUIDE : SOLUBILITE En ajoutant progressivement du soluté dans le solvant. Le mélange est unique est toutes les liaisons sont satisfaites. Produit de Solubilité : C’est le produit des concentrations ioniques dans le cas d’une solution saturée. é . il arrive un instant où cette substance cesse de se dissoudre.Faculté de Médecine Où Chapitre 2 Biophysique des Solutions représente la surface de l’interface. On constate que : et l’énergie d’adhésion est : Lorsque les 2 liquides sont miscibles. Constante d’équilibre des sels faiblement solubles : Soit dans l’eau : é La constante d’équilibre est définie par : ( )( )/( ) é Où est l’activité chimique 1 Pour les solutions diluées. On dit que le solvant est saturé (solution saturée). é 1 à Si Si . qui implique que certaines liaisons n’ont pas été satisfaites. Représente la valeur maximale que peut prendre le produit des concentrations.

on a: On a: . • Pour le chlorure d'argent . Comme • Pour le fluorure de calcium 10 : . 2 IV. Tonométrie : Dans le vide et à une température constante ( T= Cte) on considère une balance dont les plateaux portent 2 masses d'une solution et d'un solvant pur. 2 2. 4 1 2 . La vitesse de cristallisation dépend de: • • • • Degré de sursaturation Formation des germes Impuretés Propriétés physico‐chimiques du solvant et de soluté V. les vitesses des molécules diminuent et il y a formation des premiers centres de cristallisation ( germes). Elle s’effectue soit par refroidissement de ces solutions (diminution de la solubilité des corps cristallisés) soit par l'évaporation d'une partie du solvant.DJOUADI Deuxième année . / 4 10 1 ion. Avec la diminution de la température T.15 10 .Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Relation entre solubilité et produit de solubilité: La connaissance des concentrations en ions dans la solution nous permet de calculer les constantes é et . Certains cristaux formés contiennent des molécules d'eau et sont appelés des hydrates cristallins. 7 D. par exemple.g/L qui est la solubilité. CRISTALISATION D'UNE SOLUTION PAR REFROIDISSEMENT La cristallisation est la précipitation de la phase solide à partir des solutions aqueuses ou organiques. LOIS DE RAOULT 1.

DJOUADI Deuxième année . Constante ébullioscopique K 3. la température d'ébullition de cette solution augmente. Ce déséquilibre s'explique par le fait que la pression de vapeur du solvant est plus basse dans la solution que dans le solvant pur. C Δ K M Où C = concentration de la solution C M = osmolalité. C Δ K M 8 D. Cet abaissement de pression de vapeur dans la solution est proportionnel au nombre de particules dissoutes par unité de masse du solvant. Constante tonométrique KT 2.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions On constate que l'équilibre ne dure pas longtemps et que le plateau contenant la solution s'abaisse. On doit donc chauffer d'avantage jusqu'à ce que la pression de vapeur soit égale à la pression atmosphérique P0. L'accroissement de la température d'ébullition T est proportionnel à l'osmolalité de la solution. Cryoscopie : La température de congélation d'une solution est plus basse que celle du solvant pur. c'est‐à‐dire à l'osmolalité de la solution:ΔP Où C = concentration de la solution C M KT C M = osmolalité. Ebullioscopie: Lorsque la pression de vapeur d'une solution diminue. C'est une dislitavation isotherme ( T= Cte). Cet abaissement de la température de congélation est proportionnel à l'osmolalité de la solution: l'osmolalité de la solution.

Il y a un flux de particules du soluté contre le gradient de concentration. VI.2 mole/kg.86 °C.kg/mole. LES PHENOMENES DE DIFFUSION 1. 9 D.kg/mole.kg/mole. Le point de congélation de la solution est de ‐0. on obtient M = 36/0. Définition: C'est l'étude du phénomène de transport passif des molécules neutres sous l'influence de l'agitation thermique et en présence d'un gradient de concentrations. Exemples : 1.5 g d'un soluté non dissocié dans 125 g d'eau. Une solution contient 4. = 0. La température est exprimée en °C dans les lois de Raoult. Constante cryoscopique Remarques importantes : • • • Les constantes KC et KT sont négatives: exemple pour l'eau KC = ‐ 1.2 = 180 g/mole ( glucose).372 °C. L'agitation thermique tend spontanément à rétablir un état d'équilibre en annulant les écarts de concentrations.86 °C.372 °C/‐1. Comme Cm = 4500/125 = 36 g/kg .Faculté de Médecine Où C = concentration de la solution C M Chapitre 2 Biophysique des Solutions = osmolalité. Avec les lois de Raoult on peut déterminer les masses molaires des solutés dans des solutions diluées. Osmolalité: C M C M Δ /K = ‐0.86 °C. Calculer la masse molaire du soluté si KC = ‐1.DJOUADI Deuxième année .

Il se produit un double flux de particules de 1 vers 2 et de 2 vers 1 . Le flux de 1 vers 2 : Le flux de 2 vers 1 : La diffusion est indépendante du compartiment . Dans chaque direction le flux est proportionnel à la concentration des molécules dans le compartiment d'origine. Les concentrations de gaz sont C1 et C2 avec C1 C2 . Le flux global est : K dépend de : ‐ ‐ ‐ De la nature de l'orifice K augmente lorsque la section de l'orifice S augmente De la nature du gaz K augmente lorsque la taille des molécules diminue De la température K augmente lorsque la température augmente N. Chaque molécule subit une série de translations suite aux chocs avec la paroi. Le gaz diffuse du compartiment ayant la plus grande concentration vers celui ayant la plus petite concentration et ceci. Elle contient un gaz parfait un gaz parfait est constitué de particules qui ne rentrent pas en collision entre elles lorsqu'elles se déplacent .Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions La diffusion est donc un moyen d'échange de molécules: ‐ ‐ Au sein d'un même compartiment D'un compartiment à un autre à travers une membrane 2. le coefficient K est indépendant de la concentration C.DJOUADI Deuxième année . jusqu'à l'équilibre de concentrations. Diffusion des gaz: Soit une enceinte fermée séparée par une paroi percée d'un très petit trou O. donc le coefficient de proportionnalité K est constant. Autour de O un certain nombre de molécules vont passer d'un compartiment à un autre. 10 D.B: Pour un gaz parfait.

11 D.39 0. x en m. DS C L a première loi est donnée par la relation : Φ Les unités de ces grandeurs sont: C en moles/m3 ou kg/m3.5 342 68000 D 105 cm2/s 5. Les molécules du soluté vont se déplacer des régions les plus concentrées vers les régions les moins concentrées. S en m2.DJOUADI Deuxième année . D en m2/s et Φ en moles/s ou kg/s Le signe ‐ indique que le flux de diffusion se fait toujours dans le sens contraire du gradient: du plus concentré vers le moins concentré ‐ Quelques valeurs de "D" Molécules H2 O2 NaCl LACTOSE HEMOGLOBINE Masse molaire M en g 2 32 58. Diffusion d'un soluté: C’est le cas de la diffusion des métabolites.etc. Elle est à la base de plusieurs techniques d'analyse biologiques: chromatographie.…. La répartition d'un doluté introduit dans un solvant tend à devenir homogène. 3. Les lois de Fick Première loi de Fick: Elle décrit le débit de matière par unité de temps à travers une surface en fonction des paramètres suivants: ‐ ‐ ‐ La surface offerte à la diffusion S Le gradient de concentrations C Le coefficient de diffusion D qui caractérise les interactions entre les molécules du soluté et celles du solvant.98 1. le coefficient K représente la perméabilité de la membrane paroi .etc. La concentration C peut être remplacée par la pression P.2 1.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Remarque: ‐ ‐ Si la paroi est percée de plusieurs trous. ultracentrifugation. des macromolécules d'un compartiment liquidien intra ou extracellulaire à un autre. 4.…. électrophorèse.48 0. à l'intérieur de cytoplasme. d'un compartiment à un autre.063 On constate que lorsque la masse molaire M augmente le coefficient D diminue.

la concentration évolue alors dans le temps. 12 D. Donc : 0 . La relation entre ces grandeurs est donnée par la loi d'Einstein : Où k est la constante de Boltzmann NA. La seconde loi de Fick nous fournit une relation entre la variation temporelle et la variation spatiale : La résolution du système les 2 lois de Fick nous donne Exemple : cas d’un régime stationnaire . / / 3 4 / avec Si on arrive à déterminer la valeur de on peut évaluer les masses molaires des molécules du soluté par la diffusion. . k R . Stockes a montré que la force de frottement pour une particule sphérique de rayon r dans un liquide de viscosité est égale à : 6 Donc le coefficient de diffusion D est : 6 Pour une particule sphérique: 4 3 Donc : . Un régime est dit stationnaire lorsque les grandeurs paramètres qui le définissent ne dépendent pas du temps.DJOUADI Deuxième année . Deuxième loi de Fick : Comme les mouvements du soluté prélèvent la matière d’un endroit pour la transporter vers un autre endroit.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Le coefficient D est aussi fonction des caractéristiques du milieu température T et du soluté coefficient de frottement f .

Ce flux de solvant est le phénomène osmotique osmose .DJOUADI Deuxième année . le solvant passe de la solution hypertonique vers la solution hypotonique. Lorsqu'une pression est exercée sur la solution hypertonique. C'est l'osmose inverse ou ultrafiltration. le solvant diffuse de la solution la plus diluée solution hypotonique vers la solution la plus concentrée solution hypertonique . 13 D. Lorsqu’une membrane sépare deux 2 solutions de concentrations différentes.Faculté de Médecine Si 0 0 DS C Chapitre 2 Biophysique des Solutions Comme : Φ DS C C dans la zone de diffusion Diffusion à travers une membrane Une membrane est dite hémiperméable lorsqu'elle laisse passer les molécules du solvant et empêche celles du soluté. Le flux net du solvant pur à travers la membrane tend à égaliser les concentrations des deux 2 côtés de la membrane.

est appelée la pression osmotique de la solution. c'est‐à‐dire la La grandeur Π pression qu’il faut exercer sur la solution pour empêcher le solvant de traverser la membrane.DJOUADI Deuxième année .31 / est la masse molaire du soluté est la concentration pondérale en poids est la température absolue en K Π est la pression osmotique . Pfeffer a montré que pour des solutions diluées. RT est la molalité nombre de moles par kg du solvant Lorsque le soluté est électrolytique on remplace la molalité par l’osmolalité : 14 D. la pression osmotique prend la forme : Π Où • • • • • • est la constante des gaz parfaits 8. On constate qu’il y a apparition d’une dénivellation « H » donnant lieu à une surpression hydrostatique qui équilibre les phénomènes osmotiques responsables de la pression osmotique. Lorsque ces macromolécules contribuent à la création de la pression osmotique on parle alors de la pression oncotique.B: Une membrane est dite dialysante lorsqu’elle laisse passer les molécules du soluté et les micromolécules et empêche les macromolécules protéines . Le solvant la membrane : ∆ traverse la membrane et ce flux ne s’arrete que lorsque les forces de pression exercées de part et d’autre de la membrane soient équilibrées : ∆ Π. Pression osmotique: Pour mettre en évidence le phénomène de la pression osmotique on réalise l’experience suivante.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions N. La différence de pression ∆ apparait du côté le plus concentré et elle est proportionnelle au nombre de particules présentes dansla solution. La pression au point A sous la membrane est supérieure à la pression au point B en dessus de où est la masse volumique de la solution.

31x298 9. RT en g/L : RT RT RT V RT V Exemple: 145 mg d'albumine sont dissous dans 10 cm3 d'eau à 25°C.Faculté de Médecine Chapitre 2 Π RT Biophysique des Solutions Où 1 Avec : = molarité Coefficient de dissociation Nombre d’ions donné par la dissociation d’une molécule du soluté. On constate que : Si Si . Calculer la masse molaire d'albumine. La pression osmotique est 9. On a : ΠV RT m RT M M mRT ΠV 145 10 x8.DJOUADI Deuxième année .73 kg/mole 15 D.89 10 ‐3 atm. Elle est identique à celle des gaz parfaits PV nRT . Elle exprime que la pression qui s’oppose au flux du solvant est égale numériquement à la pression qu’exercerait le soluté s’il était à l’état gazeux dans le même volume V de la solution. 1 0 Loi de Van't Hoff : Pour les solutions diluées Π Donc : ΠV RT C’est la loi universelle de la pression osmotique.89 10 x210 10 1.

Si on plonge le GR dans une solution à 300 mosm/L de NaCl les 2 solutions sont isotoniques . Pour . les globules rouges GR l’osmolarité est 300 mosm/L.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Lorsque la membrane sépare 2 solutions d’osmolarités ou d’osmolalités différentes et . il y a équilibre et l’urée ne joue aucun rôle osmotique pour la membrane du GR . ΔΠ Δw RT ΔΠ Δw RT w w RT losque w w Lorsque la membrane est dialysante laisse passer les petites particules du soluté et le solvant mais empêche les macromolécules . Osmolarité efficace : c’est l’osmolarité totale des solutés qui ne traversent pas la membrane. Elles sont les seules particules osmotiquement actives à l’état d’équilibre. uniquement les particules qui ne peuvent pas traverser la membrane participent à la création de la pression osmotique. on parle alors de la pression oncotique : Π n RT où n est la concentration en proteines. une fois que l’équilibre est atteint . La membrane des GR est totalement perméable à l’urée mais pas aux autres solutés. L’osmolarité efficace est alors : é 16 D. on parle alors de la pression osmotique résultante. Donc : ΔΠ Δwé RT Δw RT où Δw est l’osmolarité des particules qui ne traversent pas la membrane.B : lorsque la pression osmotique est créée uniquement par des protéines macromolécules .DJOUADI Deuxième année . N. par exemple.

Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Remarque : • Deux solutions sont dites isotoniques lorsque elles ont la même osmolarité totale • Deux solutions qui ont la même osmolarité efficace pour une membrane donnée. 17 D. elles sont isotoniques pour cette membrane.DJOUADI Deuxième année . Lorsqu’il y a éclatement des GR (lorsque la solution est hypotonique) on parle alors de l’hémolyse.

Pourquoi la contribution des protéines à la concentration osmotique totale du plasma n’est elle que de 0.9 / 2. Pourquoi le chlore et le sodium sont‐ils les ions qui apportent la plus grande contribution osmotique à la concentration totale du plasma ? C’est parce que leur poids moléculaire est faible et que leur concentration est élevée.7 ‐ 5. 18 D.1 115. Pour le sodium : 326. 35 109.97 4.7 109. 60 3.3 mosm /L H2O plasmatique ? C’est parce que leur concentration est élevée et que leur poids moléculaire est faible. Pour le glucose : 100 100 .7 100 . 180 Pour l’urée : 357.9 ‐ 5.7 / Π La différence est : ΔΠ 1. 18 7 Phénomènes de convection La convection est le déplacement des molécules sous l’effet d’une force extérieure au système dans une direction et un sens bien définis.7 mosm/L ‐ ‐ 157 ‐ 4.3 4 Na + Cl‐ K+ Non Glucose electrolytes Urée (10 %) Protéines Ions (90 %) 1.9 INTERSTITIEL 297.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Exemple : Les concentrations osmotiques des liquides de l’organisme.3 25 25 . Pourquoi la contribution osmotique du glucose n’est elle que de 5. 23 152.7 100 .DJOUADI Deuxième année .7 mosm/L 145.3 mosm /L ? C’est parce que la concentration est faible et que le poids moléculaire est élevé 7 100 .9 mosm /L H2O plasmatique et celle de l’urée 4. 68000 D’autre part on constate que : 297 / Π 295. 70000 4.3 INTRACELLULAIRE 295.3 0.7 / Pour le chlore : 357. PLASMA 297 mosm/L 152.6 100 . Dans le mouvement convectif les molécules du solvant et du soluté sont entrainées de la même façon (le plasma (solvant) et les globules rouges et/ou blancs)).6 100 . Les molécules ne dépensent pas d’énergie durant leur mouvement mais il faut fournir de l’énergie au système pour que ce phénomène ait lieu.97 4. Pourquoi l’albumine est elle la protèine qui apporte la plus grande contribution osmotique ? C’est parce que la concentration est plus importante et que le poids moléculaire est moins élevé : 4.97 mosm /L H2O plasmatique et celle de l’urée 4.

Le débit volumique est donné par : . . Lorsque le déplacement des molécules est induit par un gradient de pression hydrostatique on parle alors de « filtration ». par la concentration Le débit convectif de soluté molaire du soluté : est égal au produit du débit de filtration . Où / est le volume molaire du solvant (eau) qui se mesure en (nombre de moles par le volume) et Le débit volumique peut s’écrire alors : | Où LH Donc : .Faculté de Médecine La convection est caractérisée par : • • Chapitre 2 Biophysique des Solutions L’existence d’une force appliquée à la molécule dont le sens et la direction sont bien définis. .| | est la perméabilité hydraulique (en m/ s . Lorsqu’on applique une pression ∆ sur la compartiment 2. Le débit convectif de solvant (souvent appelé débit de filtration) s’écrit : Si la membrane a une épaisseur « » et une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur de la membrane est . Le signe ( ‐ ) veut dire que le débit se fait dans le sens opposé au gradient de la pression. Une énergie est nécessaire au déplacement de la molécule. µ VS | Δ .DJOUADI Deuxième année . on aura : Δ Où est la surface d’échange et la mobilité mécanique molaire du solvant. il y aura le passage de la solution (eau et urée) du ( 2 ) vers (1). Pa ) 19 D. Exemple : Transport convectif à travers une membrane Filtration : passage d’eau (solvant) et du soluté simultanément.

Le débit molaire électrique est : où : = valence ( + pour un anion et – pour un cation) Faraday Charge portée par une mole d’ions Concentration molaire 20 D. Le déplacement de la molécule s’effectue donc au détriment de la diminution de l’énergie potentielle de cette molécule. Il est caractérisé par : L’existence d’une force suite à l’application d’un champ électrique Une énergie nécessaire au déplacement déduite de l’énergie potentielle de la molécule . on aura : PHENOMENES DE MIGRATION Existence d’une force résultant de l’application d’un champ électrique extérieur sur la molécule de direction et de sens bien définis. L’énergie nécessaire au déplacement est extraite de l’énergie potentielle de la molécule. Migration électrique : La migration électrique est due aux forces de Coulomb (donc elle n’intéresse que les ions). Le déplacement des molécules est induit par un gradient de l’énergie potentielle. La migration électrique est due aux forces de Coulomb uniquement pour les particules chargées . Le déplacement de n’effectue qu’au prix d’une diminution de cette énergie potentielle. Le débit molaire électrique est : • • Où : valence des anions et/ou des cations Faraday 96500 C Charge portée par une mole d’ions Concentration On peut aussi écrire ce débit par : Où Comme mobilité électrique molaire de l’ion .DJOUADI Deuxième année .Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Phénomènes de migration C’est le déplacement des molécules induit par un gradient de potentiel électrique.

Si un courant circule de vers distants de on a : . . les transporteurs de charge sont des ions . m La mobilité électrique est définie comme la vitesse par unité de champ électrique : Elle se mesure en / . la conductivité totale est donnée par la relation : Où : • • / / est le nombre d’anions / de cations est la mobilité des anions /des cations. Ω Ω .Faculté de Médecine Donc : Chapitre 2 Biophysique des Solutions µ avec μ μ mobilité électrique molaire de l’ion car CONDUCTIVITE ELECTRIQUE La conductivité électrique représente la facilité avec laquelle les transporteurs de charge transportent le courant électrique.DJOUADI Deuxième année . La densité du courant est définie par : . La grandeur est appelée conductivité électrique. La conductivité électrique est liée à la charge électrique par la relation : é Dans le cas des solutions électrolytiques. 21 D. Son inverse est la résistivité électrique La résistivité se mesure en Ω. cm ou Ω. / Pour les unités : .

Comme l’ion peut diffuser à trvaers cette membrane. Si les molécules sont chargées. un nouvel équilibre s’établit on l’appelle l’équilibre de Donnan : Soit une membrane dialysante qui sépare 2 compartiments et contenant initialement des petits ions diffusibles et à la concentration dans et . on cherche alors la concentration anionique et cationique à l’état final équilibre .DJOUADI Deuxième année . un protéinate ’ La protéine chargée ne peut pas diffuser et elle empèche l’égalisation des concentrations de part et d’autre de la membrane de sorte qu’un champ électrique n’est toujours pas nul à l’équilibre.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Equilibre de Donnan La pression osmotique est développée par les solutions moléculaires opposées à un solvant pur à travers une membrane dialysante. Compartiment I Etat initial Compartiment II Etat final La condition d’équilibre est donnée par l’égalité des produits des concentrations des ions diffusibles : 2 4 0 4 Les flux dus à la diffusion et à la migration électrique pour les anions et les cations sont : 0 0 22 D. Soit la concentration anionique et cationique qui a diffusé de vers jusqu’à l’équilibre. On à la concentration ajoute dans le compartiment par exemple .

DJOUADI Deuxième année .Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Pour un ion : / / On a : Comme : / / Donc : / Comme / / / / ln 1 ln 23 D.

• En excès pour compenser les pertes absence de réabsorption • En défaut pour compenser les accumulations absence d’élimination Le but du rein artificiel est d’éliminer les produits toxiques présents dans le sang urée. On utilise un rein artificiel dont le principe repose sur la dialyse. cette fonction devient insuffisante et il faut la remplacer.etc.DJOUADI Deuxième année . des ions. glucose et des macromolécules. La composition du compartiment de dialyse est ajustée à 3 types de valeurs : • Idéale de façon à maintenir une concentration correcte. Lors d’une insuffisance rénale grave. …. 24 D. créatinine et de corriger sélectivement la concentration anormale d’autres éléments chlore. des micromolécules urée. Du sang est prélevé en continu à un patient pour être purifié et réinjecté immédiatement pendant 3 à 4 h environs . d’autres molécules produits de catabolisme comme l’urée. Le rein artificiel est composé de 2 compartiments séparés par une membrane dialysante : dont l’un on fait circuler le sang qui contient de l’eau. la créatinine sont éliminées.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Application de la diffusion : Rein artificiel Le rôle d’un rein est l’échange des molécules solubles avec l’extérieur : certains ions sont réabsorbés ou excrétés Na . et dans l’autre circule le liquide de dialyse dont la concentration en ions et en micromolécules est fixée par renouvellement ou par utilisation d’un très grand volume liquidien . Ils ne peuvent être échanger que les micromolécules et les ions. sodium.

FIN 25 D. • Les dimensions du cylindre : longueur 20 cm et le diamètre 5 cm. • Le cylindre est parcouru par plusieurs milliers de fibres creuses et poreuses de quelques micromètres de diamètre et réalisent quelques mètres carrés de surface d’échange à contre‐courant.5 38 0 0 Sang méq/L 114 38 152 152 / Remarques : • Le premier rein artificiel a été construit par KOLFF • Le sang et le dialysat circulent à contre sens pour accroitre l’efficacité des échanges.5 2 145 5.Faculté de Médecine Chapitre 2 Biophysique des Solutions Exemple : on peut créer un liquide de dialyse ayant la composition suivante : Cations Glucose Dialysat méq/L 3 1.DJOUADI Deuxième année .55 Anions Dialysat méq/L 100.5 1.5 2 132 0 Sang méq/L 3.