Mémoire de fin d’études sous le thème

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Audit des immobilisations corporelles dans le contexte marocain et retraitements selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS

Janvier - Mars 2008 Réalisé par :
Mr. BENGHAZALA Mostafa 4ème année G1 FC1 Option « Finance et Comptabilité »

Encadré par :
Mr. BIADE Abdelmounim Enseignant à l’ISCAE

BENGHAZALA Mostafa E E U N I V E R S I T A1 R E : 2 0 0 7 / 2 0 0 8 Mémoire de fin d’études ANN I

Pages Remerciements………………………..…………………………………………….………….…………………………..…………05

Avant propos………………………………………..…………………………….………………………………………..…………06 Introduction…………………………………………………………………………………….…………..………….………………07
PREMIERE PARTIE : Approche générale de l’audit financier :
Chapitre 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise………………….……………10

Section 1 : Activités et fonctions au sein de l’entreprise…………………………………..…………………11 Section 2 : Personnel responsable des activités opérationnelles et fonctionnelles………..…13 Section 3 : Structure et régime juridique…………………………….……………………………………….…………14 Section 4 : Evolution historique de l’entreprise ……………………………………………………….….………..14 Section 5 : Evaluation préalable des risques …………………………………………………….……….…..………15
Chapitre II : Evaluation du système de contrôle interne……….….…………………….………17

Section 1 : Définition, objectifs et principes de base du contrôle interne……….….………………17 Section 2 : Moyens et techniques d’évaluation du contrôle interne ……….…………….…………..…18
Chapitre III : Le contrôle des comptes……………………………………………………………….…………….21

Section 1 : L’examen analytique ………………………………………………………….……………………….…………….22 Section 2 : L’examen des documents et des comptes………………………….……………………….……….…25 Section 3 : Les contrôles par recoupements………………………….…………….………………………………..…26 Section 4 : Les contrôles physiques…………………………………………….………………………..…………..………27 Section 5 : le contrôle des évaluations……………………………….…………….………………………..………………30 Section 6 : les contrôles par sondage et le contrôle intégral………………………………………………..…31 Section 7 : l’examen des comptes annuels……………….…………………………………………………….…...………32
Chapitre IV : L’émission du rapport de l’auditeur………………………………………………………35

Section 1 : Structure du rapport…………………………………………………………………………………..……………37 Section 2 : Expression de l'opinion………………………………………………………..…………………………………..38 Section 3 : Particularités à introduire dans le rapport……………………………….………………………..……38

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DEUXIEME PARTIE : Audit des immobilisations corporelles au Maroc :
Chapitre 1 : généralités et principe de base sur l’audit des immobilisations corporelles au Maroc…………….……………………………………….…………………………………………………….…40

Section 1 : Les immobilisations : notions et classifications : ………………………..…………….…………40 Section 2 : Gestion des immobilisations……………………………………………………………..……………………44 Section 3 : Cadre comptable des immobilisations corporelles……………………………..………………56 Section 4 : Cadre fiscal des immobilisations………………………………………………………….……..…………66
Chapitre 2 : Cas pratique d’audit des immobilisations corporelles :…………..……75

Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise BETA……………………………..……75 Section 2 : Extrait de la stratégie d’audit relatif aux immobilisations corporelles : ……..….…76 Section 3 : Evaluation du système de contrôle interne…………………………..………………..……………78 Section 4 : Programme de travail de la section Immobilisations corporelles : ……………...………86 Section 5 : Contrôle des comptes : …………………………………………………………………..………………...……87 Section 6: Emission du rapport d’audit………………………………………..……………………..……………………95

Troisième Partie 3 : Audit des immobilisations corporelles selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS : retraitements et divergences par rapport aux normes marocaines ?
Introduction de la troisième partie : ………….………………………………………………………………………97 Chapitre 1 : Retraitements des immobilisations corporelles en normes US GAAP………………………………………………………………………………………………………………………………………………100

Section 1 : généralités sur les normes US GAAP : …………………………..………………….…………..100 Section 2 : Retraitements US GAAP des immobilisations corporelles :………………….…..…105
Chapitre 2 : Retraitements des immobilisations corporelles en normes IFRS..112

Section 1 : le passage aux normes IAS/ IFRS : une conception nouvelle de l’information financière………………………………………………..………………………………………………………………………………..……112 Section 2 : Dispositions des normes comptables IAS/IFRS relatives aux immobilisations corporelles (IAS 16)………………………………………………………………………………………………...….……………120 Section 3 : Normes marocaines et normes internationales : principaux points de divergence:… ;…………………………………………………………………………………………………………………………………126

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……………………140 Conclusion de la troisième partie : ………….Chapitre 3 : divergence US GAAP / IFRS : ………………………..……139 Section 2 : Différences clés entre IFRS / US GAAP…………………………….……………………………………………………………………………..………………145 Bibliographie & Wébograhie..……………………………………………139 Sectionv1 : Des approches de normalisation opposées……………………….………147 BENGHAZALA Mostafa 4 Mémoire de fin d’études ..………………………………………………………………………144 Conclusion………………………………………..………………………………………………………………………..………………………. ……...

mes deux frères et mes amis en témoignage de ma reconnaissance pour leur soutien infaillible et leur amour inconditionnel. une expérience fructueuse grâce au soutien de gens chevronnés prêt à tout moment de me fournir l’explication susceptible d’apaiser ma curiosité attisée. qui a contribué de près ou de loin. pour son intérêt et son assistance. BENGHAZALA Mostafa 5 Mémoire de fin d’études . enseignant à l’ISCAE. sans leur collaboration. leur contribution et leur assistance. Mes plus sincères remerciements vont pour ainsi dire à mon encadrant. Mr. Mes remerciements s’adressent particulièrement au corps professoral et administratif de l’ISCAE pour leurs efforts considérables et leur forte implication et contribution visant à rendre mon cursus aussi instructif et enrichissant qu’inoubliable. la réalisation de ce mémoire n’aurait été possible. la politesse et la courtoisie voudraient que je remercie tous ceux qui.Avant de jeter l’œil sur ce mémoire. je dédie ce travail à mes parents. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à toute l’équipe DELOITTE & TOUCHE. à faire de mon stage de fin d’études. Et bien sûr le grand merci revient à Dieu Tout Puissant de m’avoir donné toujours la volonté de donner le meilleur de moi-même malgré les difficultés. Aussi. BIADE.

les recherches portant sur des sujets d’entreprise s’avèrent d’une importance primordiale. sommes tenus d’effectuer un stage de 2 mois en vue de rédiger un mémoire de fin d’études. C’est la raison pour laquelle l’Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprises. le cabinet DELOITTE & TOUCHE est présent dans tous les secteurs de l’économie et l’un des leaders de l’audit et du commissariat aux comptes dans le monde et notamment au Maroc. Vérifier notre appropriation des outils et techniques de gestion dispensés lors de notre formation et en rapport avec notre spécialité. l’expérience du cabinet à l’échelle nationale et internationale. ayant la volonté de dispenser un enseignement des plus complets. Cette épreuve est obligatoire pour l’obtention du diplôme et a pour but de: Évaluer notre capacité à maîtriser un sujet . j’ai choisi d’effectuer mon stage de fin d’études au sein du département Audit du cabinet afin de parfaire ma formation et de mettre en pratique toutes les notions théoriques acquises tout au long de mon cursus et ce par la participation à des missions dans lesquelles j’ai été encadré par une équipe d’experts hautement qualifiés. Attiré par la renommée. nous étudiants de l’ISCAE. Il est reconnu comme une organisation multinationale. sa flexibilité et son indéniable expertise. Dans le cadre de la dernière année du cycle normal. sa rigueur. Dans le cadre de l’accélération de l’internationalisation de l’économie mondiale. BENGHAZALA Mostafa 6 Mémoire de fin d’études . ayant pour objectif stratégique l’accompagnement de ses clients dans leur intégration dans le paysage économique mondial en offrant un service de haute qualité et une parfaite compréhension de leurs spécificités socioéconomiques et culturelles. a inclus dans son cursus de formation des stages en entreprise à effectuer lors de chaque année d’études.Dans le cursus universitaire de chaque étudiant.

Ainsi. En plus.Dans un environnement en perpétuel changement. cohérent de moyens de contrôle permettant la sauvegarde des actifs et dans le respect des principes fondamentaux qui conduisent à l'image fidèle. BENGHAZALA Mostafa 7 Mémoire de fin d’études . L’information financière publiée par les différentes entreprises a pris une grande importance surtout avec le développement des marchés financiers et l’expansion de l’épargne collective. leurs vérification est primordiale puisqu'elles traduisent le patrimoine qui reste le plus longtemps dans l'entreprise. à savoir : Les normes comptables américaines plus généralement connues sous le terme US GAAP tendent à se généraliser en dehors des Etats-Unis . et face à une concurrence de plus en plus accrue. les investisseurs exigent une information financière comparable entre les différentes places boursières pour pouvoir effectuer les arbitrages nécessaires. Les normes IAS/IFRS auxquelles la communauté internationale attache de plus en plus de crédibilité. A l'instar des autres comptes. il est nécessaire d’avoir une idée sur le contenu de ces normes et des divergences qu’elles présentent en comparaison aux normes marocaines. avec la mondialisation. les comptes d'immobilisation doivent donner une image fidèle du patrimoine de l'entreprise et cela ne peut être possible sans la mise en place d'un ensemble. les entreprises se doivent de perfectionner leur management de façon à prendre les décisions qui s'imposent en temps voulu. deux grands organismes d’harmonisation publient des normes qui s’imposent dans l’optique de constituer des véritables standards internationaux. D’où la nécessité d’un audit comptable financier visant à exprimer une opinion sur la qualité des informations fournies par les différentes organisations. Au niveau international. Les immobilisations étant une composante importante de l'actif des entreprises.

je présenterai en premier lieu la démarche à suivre pour valider l’exactitude et la sincérité du compte des immobilisations corporelles. Dans une deuxième partie. décrire la démarche générale de l’audit financier d’un point de vue théorique. qui peut être déclinée en deux questions : Comment mener à bien une démarche générale d’audit en tenant compte des spécificités liées à l’audit des immobilisations corporelles ? En d’autres termes comment procéder pour valider la régularité. j’ai choisi de traiter de «L’Audit des immobilisations corporelles dans le contexte marocain et leurs retraitements Audit selon IAS/IFRS». il faut d’abord connaître les grands enjeux liés aux immobilisations avant de dégager la problématique du thème. aspects économiques. distinction immobilisation/charge. je vais dans une première partie.Le thème de mon mémoire s’inscrit dans ce contexte. je donnerai un aperçu sur les principaux retraitements et divergences des normes américaines US GAAP et des normes IAS/IFRS par rapport aux normes marocaines en ce qui concerne les immobilisations corporelles. qui se veut générale. L’aspect comptable et fiscalité liés aux immobilisations Problématique : De là se pose la problématique suivante. Dans une troisième et dernière partie. qui à première vue paraît banal. tout en espérant qu’il répondra à vos attentes. Je vous présente ainsi ce mémoire. Enjeux liés aux immobilisations : La notion d'immobilisation : aspects juridiques. Ainsi. BENGHAZALA Mostafa 8 Mémoire de fin d’études . la sincérité et l’image fidèle du compte des immobilisations corporelles ? Et quelles sont les principaux retraitements et divergences des normes US GAAP et des normes IAS/IFRS par rapport aux normes marocaines concernant l’audit des immobilisations corporelles ? Pour répondre aux questions précédemment posées. et en seconde partie une illustration à travers un cas pratique. fruit de mon stage. Il s’agit d’une mission de commissariat aux comptes au sein de la société BETA à laquelle j’ai participé. Les enjeux de la gestion des immobilisations. selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS En effet pour appréhender la pertinence de ce thème.

PREMIERE PARTIE Approche générale de l’audit financier BENGHAZALA Mostafa 9 Mémoire de fin d’études .

Cette phase de la démarche d’audit n’apporte pas de preuves. Elle permet de connaître le contexte dans lequel évolue l’entreprise : contexte juridique. social… L’appartenance à un groupe de sociétés. BENGHAZALA Mostafa 10 Mémoire de fin d’études . mais donne des indices concernant le degré d’indépendance de l’entreprise et le recoupement de l’information comptable et permet d’appréhender les risques généraux liés à l’entreprise: Du fait de son activité ou du secteur dans lequel elle opère. l’adhésion à une convention collective ou l’assujettissement à un régime fiscal spécifique sont autant d’éléments auxquels il sera indispensable de se référer pour pouvoir porter une appréciation sur les informations que l’on est à même de recueillir dans le cadre des missions qui sont confiées à l’auditeur. En effet. Du fait de son organisation et de sa structure. Du fait de son organisation administrative et comptable. puisqu’elle conditionne leur bonne exécution. Donc. Elle doit permettre d’éviter d’avoir une vue parcellaire des faits et situations et doit donc contribuer à une meilleure synthèse. fiscal. Du fait de sa politique générale. Celles-ci peuvent être classées en plusieurs catégories : informations juridiques et générales sur l’entreprise. sur ses spécificités…. cette prise de décision doit être formalisée car les décisions d’orientation d’une mission se basent là dessus et en particulier l’approche par les risques. économique. Ainsi. sur son environnement externe. la prise de connaissance générale de l’entreprise permet la familiarisation avec les normes spécifiques à la société auditée et donc déceler plus facilement les anomalies.Chapitre I : Prise de connaissance générale de l’entreprise La prise de connaissance est une phase préliminaire à tous les travaux. Cette prise de connaissance lui permet de faire le lien entre les données comptables et la réalité qu’elles traduisent. Du fait de ses perspectives de développement. à une branche professionnelle déterminée. la compréhension de l’entreprise ne peut être faite qu’en collectant un nombre important d’informations.

description du système de suivi des quantités .politique commerciale .principe de provisions pour clients douteux -… Achats .Section 1 : Activités et fonctions au sein de l’entreprise L’auditeur cherche à bien cerner l’ensemble des activités de l’entreprise.listes des principaux clients en volume de CA .valeur relative des principaux types de charges .périodicité et organisation des inventaires physiques .nombre de comptes fournisseurs . il ne lui suffit pas de faire une hypothèse à leur égard.mode de règlement utilisé Politique financière .description du système de valorisation Ventes-clientèles .répartition des types de produits .politique de financement BENGHAZALA Mostafa 11 Mémoire de fin d’études .politique de facturation . La documentation décrivant les activités de l’entreprise peut revêtir plusieurs formes notamment sur les différentes fonctions au sein de la société : Fonction production .politique de choix des fournisseurs .fournisseurs .politique de contrôle de qualité .répartition géographique .ventilation du CA par produits ou catégories de produits .identification des principaux types de contrôle .schéma général du cycle de production .nombre des comptes clients .

Politique générale d’investissement Immobilisation corporelles (politique de distinction charges /immobilisations. listes des journaux comptables. organisations de l’archivage.règlement intérieur . plan comptable. système de suivi des immobilisations.périodicité et formats des rapprochements de banque -… Paie et personnel . Il est rare que l’auditeur puisse prétendre être un expert technique dans plusieurs secteurs d’activité économique. comptes annuels des trois derniers exercices.mode de rémunération .accords de participation des salariés . copie des situations intermédiaires. activité.montant et nature des charges sociales . système de production.Immobilisations financières (listes des filiales et participations.nature des avantages sociaux accordés Informations comptables Système comptable. politique d’amortissement. modes de financement.nombre de salariés . . entretien des immobilisations…).Immobilisations incorporelles (nature. localisation.possibilité de découverts et d’escompte ..liste des comptes bancaires . certains cabinets d’expertise comptable et d’audit ont développé un portefeuille de clients portant plutôt sur un secteur qu’un BENGHAZALA Mostafa 12 Mémoire de fin d’études .conventions collectives . structure du capital…). utilisation (propre à l’E/se ou licence accordée). nombres de comptes individuels… Immobilisations . Toutefois. statistiques relatives aux opérations comptables. manuel de procédures. principales catégories.contrats d’emprunts . .

bien sûr. tel problème ou encore pour obtenir tel document. sinon la déontologie professionnelle exige qu’il refuse la mission.autre (assurance. Néanmoins les contacts aux niveaux hiérarchiques les plus élevés ne trouvent leur assise et leur justification qu’à travers les entretiens. Néanmoins. les études et les contrôles effectués par l’auditeur au niveau opérationnel ou fonctionnel inférieur. pour comprendre ce qui se passe réellement dans une entreprise. il incombe à l’auditeur de minimiser le gène que sa présence cause habituellement dans un service et donc il lui faut obtenir et enregistrer les noms des personnes qu’il a besoin de contacter dans le service et il doit aussi respecter la confidentialité des informations qui lui sont fournies. Enfin. une certaine perception globale. secteur public …). ni avec certitude ce qui se passe dans une fonction ou dans un système de l’entreprise. ou tout autre organisme. il lui faut en avoir une maîtrise suffisante pour pouvoir diriger sa mission avec pertinence. BENGHAZALA Mostafa 13 Mémoire de fin d’études . Bien que la nature du travail de l’auditeur devrait normalement susciter un intérêt réel de la part de toute l’équipe de direction d’une entreprise. ils ne peuvent généralement pas décrire. Il travaille sur le terrain avec le personnel de l’entreprise auditée. ni avec précision. on ne peut pas se fier exclusivement aux déclarations des dirigeants : ils ont. Section 2 : Personnel responsable des activités opérationnelles et fonctionnelles L’auditeur est un homme de contact et d’écoute: il n’est pas un savant aux recettes miraculeuses qui démonte les mécanismes comptables et structurels loin du chantier. tel formulaire ou tel état financier. mais. En fait. même si l’auditeur n’est pas susceptible de comprendre parfaitement toutes les particularités d’un secteur déterminé. L’auditeur n’est pas non plus une personne qui parle exclusivement aux directeurs généraux et aux présidents. Il est nécessaire que l’auditeur sache avec qui parler au sujet de tel circuit.

en dehors de toute question de législation sur les sociétés commerciales ou des obligations du code de commerce. L’évolution du chiffres d ‘affaires et la progression de sa répartition par branche d’activité expliquent partiellement la façon dont l’entreprise a pu atteindre son niveau présent. On y voit la naissance de nouvelles activités et la chute des anciennes . mais il sait également que cette information comptable devient révélatrice quand elle est examinée par rapport aux influences qui BENGHAZALA Mostafa 14 Mémoire de fin d’études . donc l’auditeur doit se renseigner sur le particularisme juridique qui s’exerce sur la structure de l’entité car l’ignorer ne pourrait avoir que des résultats néfastes sur la validité de l’étude poursuivie par l’auditeur.Section 3 : Structure et régime juridique Il importe de savoir à quelles contraintes et obligations juridiques et légales l’entreprise doit se plier. aucune mission d’audit dans une entreprise ne peut être menée à bien si elle ne tient pas compte de la situation juridique de l’entreprise. par ailleurs. Dans un premier temps l’information essentielle concerne la structure de l’entité économique qu’est l’entreprise et la manière dont ces fonds propres sont alimentés. Les législations fiscales et sociales ont parfois un impact considérable sur la structure de la société et ses méthodes et procédures. Par ailleurs. Il est important pour l’auditeur d’utiliser cette information historique dans un objectif précis. Son but est d’essayer de comprendre la qualité de la prise de décision dans l’entreprise : est ce qu’elle a pu devenir à travers les années suffisamment sensible à ses forces et ses faiblesses? A-t-elle appris à prendre ses décisions en tenant compte de l’évidence inéluctable des chiffres comptables ? L’auditeur reconnaît que la comptabilité ne contient que l’information qui résulte des décisions opérationnelles antérieures. chaque entreprise se trouve soumise à un environnement juridique dont la présence se fait sentir dans divers domaines de façon variable. Section 4 : Evolution historique de l’entreprise L’histoire du développement de l’entreprise révèle une richesse d’informations qui aide à la compréhension de sa situation actuelle. En effet. l’étude des marges commerciales et des bénéfices pour chaque couple produit/marché aide à l’identification de la qualité des décisions de gestion.

la mission de révision comptable comporte des risques dont l’importance relève de l’organisation et de l’esprit existant dans l’entreprise. mais aussi et surtout des moyens mis en œuvre par le réviseur pour assurer la réalisation complète de la mission. l’évolution de la concurrence le développement de nouveaux produits et méthodes. Le risque d’audit peut être analysé en trois composantes : Le risque « inhérent » : défini comme étant le risque qu’un compte ou qu’une catégorie d’opérations comporte des anomalies significatives isolées ou cumulées avec des anomalies dans d’autres soldes ou catégories d’opérations nonobstant les contrôles internes existants par exemple : les risques liés au secteur d’activité.ont joué à chaque période. soit donc. à la réglementation… Le risque de « contrôle » : c’est le risque de non détection d’une anomalie dans un compte ou une catégorie d’opérations malgré les systèmes comptables et de contrôle interne mis en place dans l’entité. la modification des lois portant sur la concurrence. La responsabilité de l’auditeur. la structure de l’équipe de direction. BENGHAZALA Mostafa 15 Mémoire de fin d’études . Ce risque. du fait propre des systèmes de l’entité elle même. l’auditeur se trouve face à plusieurs contraintes : le caractère limité du budget de temps du réviseur les diligences précisées sous forme de recommandations formulées d’un coté par l’OECCA et la Compagnie des Commissaires aux Comptes. de part ses objectifs et ses contraintes. On peut dire donc que. la sécurité du personnel et la protection de l’environnement par exemple. Section 5 : Evaluation préalable des risques En vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité de l’image donnée par les documents financiers. les prix. appelé risque d’audit par l’IAPC correspond pour le réviseur de formuler une opinion inappropriée eu égard aux circonstances.

du personnel…ils recouvrent tous les aspects du contrôle interne. l’aspect fiscal et juridique… Risques liés au « système d’information » c à d le système comptable. l’organisation. c’est à dire les risques liés à l’importance et aux variations des postes des comptes annuels. le système informatique. en prenant en considération le risque du réviseur qui s’exprime de la façon suivante : Le niveau de confiance Le seuil de signification Une autre façon d’approcher ce risque est celle inhérente à l’entreprise : Risques liés à « l’activité » tel que le secteur professionnel. la structure du capital. donc c’est propre à la démarche d’audit. Ce risque peut être appréhendé d’une autre manière.Le risque de « non détection » : risque que les contrôles substantifs mis en œuvre par l’auditeur ne parviennent pas à détecter les erreurs dans un compte ou une catégorie d’opérations. Risques liés aux « éléments financiers ». le marché. la taille de l’entreprise. BENGHAZALA Mostafa 16 Mémoire de fin d’études . le système de gestion commerciale de production. les produits de l’entreprise. les approvisionnements.

contrôles physiques sur les actifs. à s’assurer de l’exactitude et de l’exhaustivité des enregistrements comptables. Les différentes définitions institutionnelles données au contrôle interne peuvent être résumées par les caractéristiques suivantes : ensemble de méthodes et procédures visant à organiser les activités des entreprises. l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances. il a pour but d’assurer la protection. BENGHAZALA Mostafa 17 Mémoire de fin d’études . de la situation financière et du patrimoine de l’entreprise. visant à sauvegarder le patrimoine de l’entreprise. les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci ». prévenir et détecter les irrégularités et inexactitudes. Il se manifeste par l’organisation. objectifs et principes de base du contrôle interne « Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Les actifs de l’entreprise sont sauvegardés (séparation des taches. assurance…) les performances de l’entreprise s’améliorent (utilisation économique et efficace des ressources. dans le respect des instructions de direction et la recherche de l’amélioration des performances. service d’audit interne. d’une part et de l’autre. prévention et détection des fraudes et des erreurs).Chapitre II : Evaluation du système de contrôle interne Section 1 : Définition. la sauvegarde du patrimoine et la qualité d’information. Le contrôle interne ainsi défini doit permettre d’obtenir l’assurance raisonnable que : Les opérations sont exécutées conformément aux décisions de la direction (système d’autorisation et d’approbation) les opérations sont enregistrées de telle façon que les états de synthèse qui en découlent sont réguliers et sincères et donnent un image fidèle du résultat de l’exercice.

la conversation BENGHAZALA Mostafa 18 Mémoire de fin d’études .Dans une vision plus évolutive du contrôle interne. Les définitions les plus modernes lui assignent l’objectif de respect de l’efficacité et de l’efficience de l’entreprise. L’efficacité et l’efficience de l’organisation nécessitent l’implantation d’un processus de communication bien défini entre les divers niveaux hiérarchiques dans l’organisation. procédures et méthodes de l’entreprise. Ça peut être des documents internes à l’entreprise ou externes : organigrammes. diagrammes. L’efficience est la qualité de l’organisation qui permet d’être efficace au moindre coût. on peut intégrer un objectif plus ambitieux que les précédents. le comportement de ses dirigeants et collaborateurs parmi lesquelles on peut citer : • La prise de connaissance des documents existants : Cette prise de connaissance consiste à recenser tout ce qui peut aider le réviseur à apprécier les systèmes. description des postes. son degré d’organisation. Section 2 : Moyens et techniques d’évaluation du contrôle interne Plusieurs techniques sont mises en œuvre en vue d’assimiler au mieux les principales caractéristiques de l’entreprise. procédures de sécurité et de contrôle : séparation des fonctions. Le processus concerne les informations qualitatives et quantitatives et mène à la mise en place des procédures et des systèmes opérationnels et administratifs. existence de délégations. au cours d’un ou plusieurs entretiens. manuels de procédures. contrôles des opérations. demander de décrire les systèmes mis en place. compétence et intégrité du personnel. restriction d’accès. circuits de documents. L’efficacité concerne la capacité d’une organisation à atteindre le but qu’elle s’est fixé. Mais au delà d’un certain seuil. protection physique. Le contrôle interne présente donc un champ d’investigation très large : principes généraux d’organisation : existence d’une organisation claire et reconnue. rapports des auditeurs internes… • La conversation d’approche : Il s’agit là d’une technique informelle : le professionnel va.

grâce à un grand nombre d’interrogations précises. • Les grilles d’analyse de contrôle interne : faisant ressortir les fonctions assumées par les postes de travail. Les diligences conduites à l'appui de la prise de connaissance sont de deux ordres: BENGHAZALA Mostafa 19 Mémoire de fin d’études . Ils se présentent en deux formes en général. . Pour ce qui est de la démarche de l’examen et d’appréciation du contrôle interne elle se présente ainsi : . • L’analyse des circuits par diagrammes : permet de donner un enregistrement des procédures et systèmes de l’entreprise et mettre en relief les aspects importants du contrôle interne. Ils sont aussi une base pour les tests de conformité qui servent à vérifier que les procédures sont bien appliquées.Exploitation de l’évaluation du contrôle interne : par la réalisation d’une connexion entre l’évaluation du contrôle interne et le programme de contrôle des comptes qui viennent compléter la mesure du risque. les questionnaires garantissent qu’aucun point fondamental à examiner n’est oublié. • Les questionnaires et les guides opératoires :les questionnaires permettent au réviseur. Ce sont des tableaux à double entrée déterminant l’inventaire des différentes opérations réalisées et permettant en particulier de repérer les cumuls de fonctions. Faciles d’emploi. examen des manuels de procédures et des documents associés aux procédures.Evaluation du contrôle interne : identification des points forts et des points faibles dans l’enjeu du risque d’audit (les points forts sur lesquels on peut s’appuyer font l’objet de tests de permanence visant à s’assurer que leur caractère est maintenu). le nouveau guide d’audit a présenté un exemple de questionnaire de contrôle interne qui est assez exhaustif permettant de se renseigner au mieux sur le fonctionnement de la société sur ses procédures ainsi que ses spécificités organisationnelles. schématisation du système (narration et / ou diagramme) et tests de procédures visant à apprécier la mise en œuvre des procédures (validation de la compréhension et de la conformité) . de déceler les forces et faiblesses du contrôle interne.Prise de connaissance des procédures : entretiens. détection des possibilités de fraudes et erreurs . qui entraîne nécessairement des observations détaillées (question ouverte).devient une démarche un peu empirique qui doit être délaissée au profit de techniques plus élaborées. l’une simplifiée qui ne motive pas d’autre réponse que le « oui » ou le « non » (question fermée) et l’autre plus complète. .

l’auditeur approfondira son contrôle sur les points délicats. Selon les faiblesses détectées. dans l’absolu. L’auditeur devra adapter le programme de vérification matérielle pour satisfaire l’objectif de la mission. Tout au long des travaux qu’il réalisera dans le cadre de l’appréciation du contrôle interne. l’étendue et le calendrier de se travaux.Tests de conformité : visant à s'assurer que la réalité est conforme à la description qui en a été faite. Il pourra par la suite formuler des recommandations à l’entreprise en vue de l’amélioration du contrôle interne. Tests de procédures : visant à s'assurer que l'application des procédures apporte bien les résultats escomptés en terme de sécurité. le réviseur ne devra pas perdre de vue cet aspect décisionnel. le système de contrôle interne peut avoir des limites ne permettant pas un degré d’assurance de cent pour cent ainsi. Ainsi. BENGHAZALA Mostafa 20 Mémoire de fin d’études . la référence au contrôle interne est restreinte lorsque la mission de l’auditeur s’exerce dans une petite structure où le nombre d’intervenants et d’opérations est réduit et où les principes fondamentaux sont contournés. le contrôle interne ne peut conduire à une assurance totale de sécurité. Toutefois. on peut dire que l’objectif poursuivi par l’auditeur en appréciant le contrôle interne est de déterminer dans quel mesure il pourra s’appuyer sur ce contrôle pour définir la nature. Enfin.

Ce contrôle externe s’effectuera en deux temps : dans un premier temps. relevés bancaires. en fonction des conclusions qu’il aura tirées de l’appréciation finale du contrôle interne. Donc. annexe) en vue de s’assurer si les principes comptables fondamentaux ont été respectés. bons de commande ou de livraison.Chapitre III : Le contrôle des comptes Le contrôle direct des comptes consiste à comparer les chiffres des comptes annuels avec divers justificatifs qui vont servir de preuves : actes notariés. Il pourra ensuite de manière conjointe. aux investigations directes lui permettant de fonder son jugement sur l’ensemble des informations comptables synthétisées dans les comptes annuels. Le contrôle direct des comptes revient toujours à justifier un chiffre par une pièce comptable ou par tout autre élément probant (the auditor should obtain sufficient appropriate audit evidence to be able to draw reasonnable conclusions on which to base the audit opinion . lorsqu’il estime qu’il peut s’appuyer sur des procédures de contrôle interne satisfaisantes sinon il procède à des contrôles étendus. c’est à dire à des contrôles en nombre réduit. et avant de signifier son opinion. L’auditeur procède à des contrôles allégés. En premier lieu. le réviseur effectuera un examen analytique qu’il pourra reprendre en cours de la révision ou à l’examen final des comptes annuels. l’auditeur est seul juge en la matière. le réviseur procédera sur la base d’un programme de contrôle qu’il aura établi. Le contrôle externe s’effectuera selon diverses procédures.IFAC 1996). factures d’achat ou de ventes. Il doit orienter ses contrôles de manière à étudier le plus complètement possible les postes et les opérations dont l’importance est significative et qui sont a priori les plus porteurs de risques. Il n’existe pas de norme d’audit indiquant quelle quantité de contrôles directs (tests) doit être menée en fonction de la bonne ou de la mauvaise qualité des procédures de contrôle interne ou en fonction du seuil de signification . le réviseur réalisera un dernier examen des comptes annuels (bilan. fiches de paie. compte de résultat. il sera effectué un contrôle des comptes permettant d’établir les documents de synthèse dans un deuxième temps. effectuer les contrôles suivants : BENGHAZALA Mostafa 21 Mémoire de fin d’études .

BENGHAZALA Mostafa 22 Mémoire de fin d’études .examen de la validité des documents et des comptes contrôles des recoupements (internes et externes) contrôles physiques contrôle des évaluations L’ensemble de ces contrôles pourra porter soit sur des opérations de l’exercice. faire des comparaisons entre les états de synthèse de l'entité et des données d'entreprises similaires. soit sur des positions en cours ou en fin d’exercice. ou en phase finale de la mission comme mode de revue globale. Section 1 : L’examen analytique Cet outil constitue aussi bien un outil de contrôle substantif qu’un outil contribuant : à l'orientation de la mission et à l'approche par les risques. Vérifier la régularité et la sincérité de certains éléments constitutifs des comptes. Vérifier la cohérence de l'ensemble des états de synthèse . en raison de leur apparition ou évolution . Définition et objectifs de l'examen analytique Il est défini comme un ensemble de techniques visant à : faire des comparaisons entre les données figurant dans les états de synthèse et des données antérieures et prévisionnelles de l'entreprise. analyser les fluctuations et tendances étudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons L’examen analytique reste l’outil déterminant pour : Identifier les éléments significatifs de l'entreprise en raison de leur poids relatif ou de leur nature. Ces contrôles pourront être réalisés de manière intégrale ou par sondage.

Elle est néanmoins limitée dans le sens où elle ne peut. . En tout état de cause. comptes au sein d'une rubrique des états financiers) mise en parallèle des données concernées sur 2 ou 3 exercices identification de leur poids relatif dans les états financiers identification des variations significatives identification des principales composantes identification des postes incohérents (par rapport à la connaissance acquise sur leur fonctionnement). toute observation inhabituelle doit faire l'objet d'approfondissement par l'auditeur : .par recours à des outils complémentaires de contrôle. à elle seule prouver qu’un compte ou un document ne contient pas d’anomalies. Elle est relativement facile à mettre en œuvre à l’ensemble des documents financiers tels que les balances ou journaux comptables.Démarche d'examen analytique Dans le cas de l'examen analytique portant sur les états financiers mise en parallèle de 2 ou 3 exercices de données financières identification des valeurs significatives des données de l'exercice identification des variations significatives de données identification des données atypiques et / ou exceptionnelles détermination des ratios significatifs (comparés aux années précédentes et aux normes professionnelles s'il en existe) Dans le cas de l'examen analytique portant sur des données partielles (comptes d'un cycle. Les principales techniques de la procédure d’examen analytique Il existe de nombreux outils pour la mise en œuvre de la procédure d’examen analytique parmi lesquels on trouve : La revue de vraisemblance : celle-ci consiste à procéder à un examen critique des composantes d’un solde pour identifier celles qui sont à priori anormales. La comparaison de données absolues : cette technique consiste à faire des analyses de données de l’exercice par rapport : BENGHAZALA Mostafa 23 Mémoire de fin d’études .par entretien avec les responsables et dirigeants de l'entreprise.

Par ailleurs. ratios de rotation) d’où la nécessité qu’il existe une relation directe entre une donnée et un élément de référence et que cette relation reste fixe. ces comparaisons ne sont significatives que si : il existe une logique dans l’évolution d’un compte d’une période sur l’autre les composantes n’ont pas été volontairement modifiées pour respecter les prévisions. Limites de l'examen analytique L’examen analytique n’en demeure pas moins un outil insuffisant en lui-même. sinon pour en connaître les motifs aux mêmes données dans des entreprises comparables pour identifier les particularités de l’entreprise Elle suppose que les données soient considérées en tant que telles et non comme un système de référence. Cette technique se révèle plus précise que la précédente.à celles des périodes antérieures pour déterminer si l’évolution est cohérente à celles issues d’un budget pour savoir si les objectifs fixés ont été atteints. cet examen consiste à procéder à l’analyse des différents résultats issus de la comparaison de données absolues ou relatives. Les entreprises similaires établissent leurs comptes sur la base des mêmes principes comptables. en essayant d’en tirer des règles plus précises sur les relations qui existent entre les données utilisées. Cette analyse peut être faite de façon empirique ou par l’application de techniques statistiques. L’analyse des tendances : A ce stade. notamment dans les situations suivantes : Capacité à déceler les variations inhabituelles : la fiabilité de cet outil repose sur la comparabilité et l'homogénéité des données analysées : BENGHAZALA Mostafa 24 Mémoire de fin d’études . ratios de structure de bilan. dans la mesure où elle fait référence à plusieurs données obtenues de façon indépendante. La comparaison des données relatives : il s’agit principalement de déterminer et d’analyser des ratios significatifs (ratios d’exploitation.

L’interprétation qui en est faite requiert d’être étayée par d'autres outils de contrôle ou d'autres informations . les bons de commandes reçus des clients. la correspondance reçue des tiers. en cas de changement de gamme de production. Objectif de la procédure : cet outil est plus utilisé pour la recherche des termes significatifs que pour démontrer la fiabilité d'une information à lui seul . Degré de fiabilité du contrôle interne : la mise en œuvre de cet outil dans un environnement dont le contrôle interne n'est pas sécurisé ne permet pas d'apporter un taux de crédibilité satisfaisant à l'analyse . il convient d'y veiller également lors de la comparaison avec des données d'autres entreprises du même secteur d'activité. BENGHAZALA Mostafa 25 Mémoire de fin d’études .il convient d'y être attentif en cas de changement de méthode. l'interprétation dépend du degré de détail des données de synthèse examinées . Les pièces justificatives indispensables ont des origines diverses : les pièces créées à l’extérieur de l’entreprise et conservées par elle : les factures fournisseurs. les relevés de banque… La force probante de ces documents est bonne si l’entreprise n’y a pas apporté de modifications. Section 2 : L’examen des documents et des comptes Examen de la force probante des documents de base Tout enregistrement comptable précise l’origine. Nature des éléments analysés : cet outil peut s'avérer insuffisant lorsqu'il porte sur des postes sujets par nature à des variations intrinsèques importantes amenées à se compenser (ainsi par exemple dans les rubriques de stocks) . le contenu et l’imputation de chaque donnée ainsi que les références de la pièce justificative qui l’appuie.

Section 3 : Les contrôles par recoupements Plus il y aura de sources d’informations différentes. En effet. BENGHAZALA Mostafa 26 Mémoire de fin d’études . le double des bordereaux de livraison émargés par les clients… les pièces créées par l’entreprise et adressés à des tiers : les factures clients. la correspondance adressée à des tiers.. l’origine. les bons de commande adressés aux fournisseurs… les pièces créées et retenues par l’entreprise : ordres de fabrication. pour des raisons comme : la création de pièces sur ordre de la direction pour justifier des opérations imaginaires.. meilleure sera la véracité d’un élément. d’un livre d’inventaire. l’auditeur pourra être satisfait lorsque l’authenticité d’une opération sera confirmée grâce au rapprochement de chiffres ou de faits provenant de sources différentes.les pièces créées par l’entreprise et portant la marque d’une circulation extérieure : les effets à recevoir. bons de sortie matières… C‘est cette catégorie de pièces qui a la valeur probante la plus faible et ce. Appréciation de la force probante des comptes Cette appréciation se fait en vérifiant le respect des règles juridiques et des différents articles de la tenue de la comptabilité par l’entreprise. On distingue deux types de contrôles par recoupements interne et externe : Les contrôles par recoupements internes : Se font d’informations internes provenant de différentes origines : par rapprochement Rapprochement entre amortissements et provisions au bilan et dotations et reprises au compte de résultat. ces documents seront d’autant plus importants que le contrôle interne sera important. les bordereaux de remises de chèques visés par la banque. ou encore la création de pièces fictives pour dissimuler des fraudes perpétrées par le personnel… Enfin. la tenue d’un grand livre. tel que l’établissement du manuel de procédures. l’enregistrement des différents mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise opération par opération en précisant le contenu.

Rapprochement entre les charges comptabilisées dans le poste « charges de personnel » avec les éléments de la déclaration annuelle des données sociales. Rapprochement entre les déclarations de taxes sur le CA, les montants comptabilisés dans le compte « état » et les montants comptabilisés dans les différents postes de charges et de produits.

Les contrôles par recoupements externes ou circularisation : Appelé par l’OECCA et par la CNCC « procédure de confirmation directe ». Elle peut être définie comme « une procédure de révision habituelle qui consiste à demander à des tiers ayant des liens d’affaires avec l’entreprise vérifiée de confirmer directement au commissaire aux comptes des informations concernant l’existence : d’opérations de soldes ou tout autre enregistrement ». Les principaux cas de confirmation sont les suivants : Immobilisations : conservation des hypothèques et cadastre pour les terrains et immeubles, ces informations donnent une information sur la propriété des biens et sur l’existence de garanties éventuelles. Créances et dettes : confirmation des clients et fournisseurs, des emprunts, des prêts auprès des tiers concernés. Outre le solde, d’autres informations peuvent être obtenues par exemple: échéances, intérêts, garanties pour les emprunts, et prêts pour confirmer les éléments des contrats. Valeurs d’exploitation : stocks appartenant à des tiers et en dépôt dans l’entreprise et inversement. Banques : confirmation des soldes et opérations réalisées par la banque pour l’entreprise, cautions, garanties, titres en dépôts, personnes autorisées à signer. Personnel : prêts et avances. Engagements hors bilan et passif éventuels : assurances, avocats, experts fiscaux, greffe du tribunal de commerce…

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Section 4 : Les contrôles physiques
Le moyen le plus sur de vérifier la véracité et l’existence de certains éléments est de se les faire présenter. L’observation physique d’un élément est un moyen au service de l’auditeur. Cette observation physique a pour objet de confirmer l’existence d’un élément d‘actif. Cette technique ne saurait permettre cependant de confirmer la valeur d’un bien ou la propriété. Néanmoins, elle permet de collecter des informations qui seront une aide pour le contrôle de la valeur et de la propriété. L’observation physique porte essentiellement sur les stocks, les immobilisations corporelles, les effets ou les espèces en caisse. En général deux critères sont retenus : l’importance relative : c’est l’appréciation du montant du poste par rapport au total de l’actif ou à l’incidence sur le résultat annuel. la relativité du risque : s’apprécie selon la nature même du poste d’actif ou selon l’appréciation que porte le réviseur sur le poste considéré. On peut citer comme exemple : les stocks et les immobilisations corporelles Les stocks : Dans beaucoup d’entreprises, les stocks constituent une partie importante de l’actif et chacun sait que l’incidence du montant des stocks sur la détermination des résultats est particulièrement sensible. Aussi, le réviseur doit s’assurer que conformément aux exigences légales, un inventaire des stocks et des travaux en cours est adressé, et que cet inventaire soit justifié par des documents qui attestent qu’un récolement des existants en quantité et en qualité ait été effectué. L’auditeur doit prendre connaissance des méthodes employées et des instructions données pour dresser l’inventaire physique des stocks et travaux en cours. Il appréciera les procédures utilisées et s’assurera de leur application effective. La meilleure manière de faire consistera, le plus souvent, pour l’auditeur à assister à tout ou partie des opérations d’inventaire. Lorsqu’il n’y a pas assisté, il le mentionne dans son rapport. Parmi les contrôles possibles, on peut citer : s’assurer que tous les fiches de stocks (inventaire permanent) comportent bien tous les mouvements.

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vérifier les entrées et sorties avec les bons correspondants et vice versa. Comparer les quantités figurant à l’inventaire et celles des fiches de stocks et vice versa. Opérer des sondages dans les magasins et vérifier que les quantités correspondantes existent bien parmi les récolements d’inventaire ou les fiches de stocks. Procéder au comptage matériel de certaines matières prises au hasard. A la fin du contrôle physique, faire une inspection des magasins en compagnie d’un employé responsable pour s ‘assurer que tous les stocks ont été inventoriés.

Les immobilisations corporelles L’objectif est de comparer les fichiers d’immobilisations aux existants. Pour un certain nombre de postes d’immobilisations, ce contrôle présente peu d’intérêt. Pour les terrains, il existe un meilleur outil de contrôle qu’est la confirmation par la conservation des hypothèques ou du cadastre. L’application de cette observation ne pourra que difficilement être pratiquée sur les agencements qui, par définition, constituent des immeubles par destination et sont difficilement individualisables. C’est surtout à la catégorie des biens meubles que pourra être appliquée cette technique. Les contrôles possibles à ce niveau sont les suivants : vérifier l’inventaire physique des immobilisations : est-il signé par un responsable, précise t-il les éléments hors usage ? les divers inventaires sont-ils établis sur les lieux même où se trouvent les matériels sans omettre les éléments en cours de transport à la date de clôture de l’exercice ? Font-ils ensuite l’objet d’un récolement permettant d’effectuer un rapprochement avec la comptabilité ? Rapprocher les fichiers des immobilisations et les comptes d’immobilisations

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on peut citer : . « La plus value constatée entre la valeur d’inventaire d’un bien et sa valeur d’entrée n’est pas comptabilisée » (principe de prudence). mais la méthode de base retenue conformément à la BENGHAZALA Mostafa 30 Mémoire de fin d’études . cette dernière est ramenée à la valeur d’inventaire à la clôture de l’exercice. le contrôle de l’existence se double d’une appréciation des évaluations. par contre. Pour ce qui est des méthodes d’évaluation utilisée. « Pour les éléments d’actif immobilisé. il suffira au réviseur d’en vérifier l’existence. les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d’acquisition. de ce fait. Parmi les règles et principes concernant les évaluations. que la dépréciation soit définitive ou non ».L’article 12 du code de commerce (modifié en 1983) précise que : «A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise. aucune distorsion. intentionnelle ou non. sans que leur expression en unités monétaires ne soulève de problème . « Les biens fongibles sont évalués soit à leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de production. les biens acquis à titre gratuit à leur valeur vénale et les biens produits à leur coût de production ». même légère. coût historique indexé et valeur actuelle. les valeurs retenues dans l’inventaire doivent s’il y a lieu tenir compte des plans d’amortissement. soit en considérant que le premier bien sorti est le premier bien entré ». des méthodes d’évaluation n’est intervenue et que. Si la valeur d’un élément de l’actif devient inférieure à sa valeur nette comptable.Il en est ainsi par exemple des sommes disponibles auprès de la banque ou des dettes vis à vis des fournisseurs. il y a le coût historique. Le réviseur aura à s’assurer qu’aucune variation. ne vienne nuire à la comparabilité des comptes annuels successifs de l’entreprise.Rapprocher l’inventaire des immobilisations et les comptes d’immobilisations Vérifier que les immobilisations inscrites à l’actif sont bien la propriété de la société Sonder le fichier pour vérifier l’existant Effectuer une visite de l’entreprise Identifier physiquement les existants et vérifier leur inscription au fichier Section Section 5 : le contrôle des évaluations Pour certains postes des comptes annuels. En ce qui concerne d’autres postes.

La nature du poste implique des difficultés de comptabilisation.les contrôles et vérifications auxquels ils ont procédé et les différents sondages auxquels ils se sont livrés » Toutefois. et pour assurer une plus grande sécurité à la mission de contrôle. la pratique de la révision nécessite un contrôle intégral. Elle est fondée sur le coût d’acquisition et le coût de production de ces éléments. une fois le contrôle des quantités effectué. en particulier dans les deux cas suivants : Le contrôle par sondage n’est pas applicable soit pour des raisons de rentabilité.loi par le plan comptable général pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques. des risques de fraudes .Il s’agit notamment : des prêts des titres de participations et valeurs mobilières de placement BENGHAZALA Mostafa 31 Mémoire de fin d’études . est celui des stocks pour lequel. il lui faudra donc se limiter à des sondages. lorsque : La population n’est pas homogène et la stratification s’avère difficile à réaliser La population est peu nombreuse et la fiabilité du sondage peut être remise en cause Les critères de sondage (niveau et intervalle de confiance) sont top exigeants. dans certains cas. d’erreur fréquente quant au contenu. L’élément le plus important au niveau du contrôle des évaluations. il convient d’apprécier tant les principes d’évaluation retenus par l’entreprise que leur application pratique. Section 6 : les contrôles par sondage et le contrôle intégral Il est impossible au réviseur d’étudier toutes les pièces qui entrent dans le champ d’action de son contrôle. « Les commissaires aux comptes portent à la connaissance du conseil d’administration ou du directoire et du conseil de surveillance selon les cas : . soit pour des raisons de risques.

et sur son rapport : qui corroborent des faits existant à la clôture de l'exercice. ont été pris en compte. BENGHAZALA Mostafa 32 Mémoire de fin d’études . le bilan et le compte de résultat. Il faut préciser que le commissaire aux comptes doit prendre en compte les évènements postérieurs à la clôture de l’exercice et de leur incidence sur les comptes. mais qui ne sont connus qu’entre la date de clôture du bilan et la date à laquelle il a été établi. des clients créditeurs des autres débiteurs et autres créanciers des autres produits et autres charges des produits exceptionnels et charges exceptionnelles. Vérifier les chiffres de l’exercice précédent avec les comptes annuels précédents. qui fournissent des indications sur des faits survenus après la fin de l'exercice. Vérifier la cohérence entre les notes de l’annexe. Les contrôles à réaliser relatifs aux comptes annuels sont les suivants : Le rapprochement des postes du bilan et du compte du résultat définitif avec le dossier de contrôle. S’assurer qu’aucun poste n’a été omis Si cela n’a pas été fait au niveau de chaque poste. vérifier que les comptes annuels concordent avec les données de la comptabilité (pointage de la balance finale). ou si des redressements ont été apportés. Section 7 : l’examen des comptes annuels L’auditeur effectuera certains contrôles particuliers puis il s’assurera que les faits économiques affectant la vie de l’entreprise qui ont pris naissance au cours de l’exercice.des fournisseurs débiteurs.

examen des procès verbaux des organes délibérants ou consultatifs de l'entité. examen des données comptables intermédiaires. Faits découverts jusqu’à la date du rapport de l’auditeur Ces démarches doivent être mises en œuvre jusqu'à une date la plus proche du rapport . l'auditeur n'est pas tenu à des démarches particulières. elles peuvent consister en : examen des procédures de la direction pour répertorier ces situations. s'il est informé d'un événement significatif remettant en cause l'information d'ensemble donnée par les états financiers. Au cas où l'entité refuserait de modifier ses comptes. Faits découverts après la date du rapport de l’auditeur mais avant la publication des états financiers L'auditeur n'est pas tenu d'appliquer ces mêmes démarches après émission de son rapport. il sera fondé à demander la correction de ceux-ci (l'auditeur rédigeant alors un nouveau rapport). l'auditeur en tire les conséquences pour les termes de son rapport. chaque fait identifié faisant l'objet d'un entretien avec les interlocuteurs compétents pour apprécier la bonne prise en compte des impacts éventuels. Ces démarches requièrent d'être élargies dans des entreprises appartenant à un groupe. Faits découverts après la publication des états financiers Après publication des comptes. Si des faits de nature à modifier notablement les états financiers sont BENGHAZALA Mostafa 33 Mémoire de fin d’études . En revanche. examen des données prévisionnelles et rapports internes de la direction. il met en œuvre des procédures visant à obtenir des éléments probants suffisants et adéquats sur les événements justifiant des ajustements ou des informations dans l'ETIC.Pour cela.

portés à sa connaissance, l'auditeur doit examiner avec la direction le bien fondé d'une correction de ceux-ci et le processus à mener pour l'information des tiers (la direction devant prendre des mesures pour transmettre les états financiers modifiés aux tiers auprès de qui la diffusion avait été assurée). Le rapport établi par l'auditeur à la suite d'une correction intervenant dans ces circonstances doit comporter un paragraphe d'observation expliquant les raisons des modifications. Selon l’ordre des experts comptables et comptables agréés, les évènements suivants peuvent avoir une incidence sur les comptes : • immobilisations : détermination définitive du prix d’achat d’un bien réceptionné avant la clôture. expertises, évaluations, cessions amenant à dégager une valeur inférieure constatée en comptabilité. • Titres : éléments d’évaluation, tels que perspectives de réalisation ou de rentabilité récentes, modifications de conjoncture… • Stocks : Prix de vente de produits en stocks à la clôture Information conduisant à déprécier ou modifier la dépréciation des travaux en cours. • Clients : révélation de la situation compromise d’un débiteur rendant la créance correspondante douteuse Retours de marchandises livrées avant la clôture. • Débiteurs divers : Indemnités obtenues au terme de négociations ou de dossiers en cours à la clôture. • Achats : - Ristournes • Divers : - Jugement intervenu L’auditeur doit se tenir informé auprès des dirigeants de tous les événements postérieurs à la clôture susceptibles d’avoir une incidence sur les comptes de l’exercice clos et sur leur appréciation et s’assurer que l’information adéquate est fournie aux actionnaires.

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Chapitre IV : L’émission du rapport de l’auditeur
En pratique, la synthèse des travaux menés par l'auditeur est une phase majeure de la fin de mission ; elle vise à s'assurer que le plan de mission (et ses adaptations) a été mené à terme. Elle est, à ce titre, de la seule compétence du signataire. Il est d'usage de matérialiser ainsi la conduite de finalisation de la mission : revue et visa par le chef de mission des travaux effectués et des conclusions intermédiaires émises, examen des points soulevés et des solutions apportées, synthèse des redressements et reclassements suggérés (acceptés ou non), examen des points en suspens s'il en reste et de leur impact sur l'opinion, éventuellement, formalisation sur la base d'un questionnaire d'aide à la revue des remarques suggérées par le déroulement de la mission.

La revue ainsi effectuée permet à l'auditeur d'apprécier l'ensemble de l'information fournie par les états financiers : bilan, compte de résultat et ETIC, par un nouvel examen analytique final (après prise en compte des corrections suggérées) et lecture attentive de l'ETIC. L'ETIC est en particulier, un document important en ce qu'il doit éclairer le lecteur des comptes sur les principes et méthodes appliqués et apporter des informations sur les faits majeurs de la période et le contenu de certains postes, voire communiquer des informations sur des termes non comptabilisés (ainsi des engagements hors bilan). Il faut signaler que le guide d’audit édité par l’ordre des experts comptables récemment a introduit une nouvelle pratique qui est utile à la fin de la mission. C’est la note de synthèse qui est le pendant de la note d'orientation et de planification de la mission d'audit.

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Elle récapitule la démarche d'audit et les termes justifiant l'opinion émise. On retrouve généralement dans ce document, les paragraphes suivants : rappel des données caractéristiques de l'entité, de son activité, rappel des données caractéristiques de l'exercice et notamment les faits et chiffres marquants, rappel de la stratégie d'audit (dont les risques identifiés) et des seuils de signification retenus, rappel des contrôles menés, résumé des reclassements et redressements sollicités (acceptés ou non par l'entité), mention des incertitudes éventuelles, des changements de méthodes, des événements postérieurs à la clôture significatifs, état des communications faites ou à faire, teneur de l'opinion.

Donc, on peut dire que l’appréciation par le réviseur de la régularité ,de la sincérité et de l’image fidèle des informations qu’il doit certifier ,ne peut être acquise qu’après les investigations nombreuses et raisonnées déjà présentées où il mettra en œuvre le meilleur de sa compétence et de son esprit critique. En fin de contrôle, le réviseur doit faire la synthèse des constatations qu’il a été amené à faire et à la lumière desquelles il rédige son rapport. Il doit tenir compte des constatations significatives, c’est à dire de celles qui, portant sur une erreur, une omission, une mauvaise présentation ou une différence d’appréciation, sont de nature à mettre en cause la régularité et la sincérité des états financiers. Ainsi le rapport constitue l’aboutissement des travaux du réviseur. Il doit exprimer son opinion sur les états financiers pris dans leur ensemble sur la base des conclusions tirées des éléments probants collectés au cours de la mission.

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et sa signature. l'appréciation des estimations significatives retenues par la direction. faciles à comprendre. l'appréciation de la présentation d'ensemble). un paragraphe d'opinion rappelant le référentiel comptable utilisé pour l'établissement des comptes et exprimant l'opinion de l'auditeur sur l'image fidèle (ou la présentation sincère) des comptes. On distingue généralement le rapport court et le rapport long. un paragraphe décrivant la mission avec référence aux normes applicables et les diligences mises en œuvre (référence à l'examen par sondage des éléments justifiant les données contenues dans les états financiers. Section 1 : Structure du rapport Le rapport comporte : un intitulé. la date du rapport.les rapports trop longs découragent l’attention. un paragraphe de présentation ou d'introduction identifiant les états financiers et rappelant les responsabilités respectives de la direction de l'entité et de l'auditeur. l'appréciation des principes comptables suivis. pour des raisons de commodité. Il est préférable cependant que le rapport soit concis. toujours présenté par écrit. le nom et l'adresse de l'auditeur. il est.Bien qu’en théorie rien ne s’oppose à ce que le rapport soit oral. pour ainsi dire. un destinataire. BENGHAZALA Mostafa 37 Mémoire de fin d’études . les faits dignes d’intérêt disparaissent dans la dilution d’un texte riche en détails d’importance relativement minime. il s’adresse la plupart du temps à des personnes que de multiples occupations obligent à agir rapidement . dans la pratique.

rapport corrigé : lorsque l'auditeur est amené à corriger son rapport. s'agissant de la continuité d'exploitation. le nouveau rapport rédigé doit faire référence aux circonstances ayant conduit à cette refonte . de restrictions à l'étendue des travaux ou d'incertitudes multiples). la mention sous forme d'observation est obligatoire . les commissaires aux comptes doivent préciser les motifs de leurs réserves ou de leur refus. existence d'une réserve ou d'un refus de certifier au titre de l'exercice précédent: la présentation de données comparatives conduit à rappeler ce fait dans le rapport de l'exercice en cours. d'un refus de certifier (pour raison de désaccord important. BENGHAZALA Mostafa 38 Mémoire de fin d’études .Section 2 : Expression de l'opinion L'opinion s'exprime sous la forme : d'une certification pure et simple. Dans les deux derniers cas. Section 3 : Particularités à introduire dans le rapport existence d'observation : la vocation de l'observation est de souligner un point important et d'attirer l'attention du lecteur en le renvoyant à des parties précises des états financiers (en particulier de l'ETIC) . d'une certification avec réserve (pour raison de désaccord ou de limitation).

Deuxième PARTIE Audit des immobilisations corporelles au Maroc BENGHAZALA Mostafa 39 Mémoire de fin d’études .

En principe. celle de la valeur seuil. cette règle reste à la discrétion des entreprises de l’appliquer ou pas car aucune disposition légale ne l’exige. Cependant. appartenant à l’entreprise et destinés à être conservés durablement par celle-ci ». hors ceux d’exploitation. C’est l’aspect économique qui est privilégié.Notion d’immobilisation A.Chapitre 1 : généralités et principe de base sur l’audit des immobilisations corporelles au Maroc Section 1 : Les immobilisations : notions et classification : 1. c’est pourquoi l’IAS 16 prescrit de constater en actif les immobilisations financées par crédit bail. les biens acquis avec une clause de réserve de propriété et les biens concédés par un service public sont eux portés à l’actif. 1. Certaines entreprises associent à cette notion de durabilité une autre notion. l’expression « durablement » signifie une durée supérieure à 12mois. En IFRS le droit de propriété n’est pas une condition sine qua non pour comptabiliser un bien dans son actif. Biens dont l’entreprise doit faire figurer dans son actif On distingue les biens suivants : Biens dont l’entreprise est propriétaire En effet. BENGHAZALA Mostafa 40 Mémoire de fin d’études . Les biens qu’elle utilise mais qui ne sont pas sa propriété ne doivent pas figurer dans ses comptes. En revanche. Définition Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations comme étant « des éléments de l’actif. les immobilisations portées à l’actif du bilan sont uniquement les biens ou les droits réels dont l’entreprise est propriétaire.

2. Classification Les actifs immobilisés peuvent être classés selon plusieurs critères dont notamment : Critères économiques : Ainsi. Le maintien au niveau exigé par le service public. BENGHAZALA Mostafa 41 Mémoire de fin d’études . Dans la mesure où la valeur utile d’une installation peut être conservée par un entretien convenable.Biens concédés par un service public Les biens mis dans la concession par le concédant et le concessionnaire sont inscrits à l’actif du bilan du concessionnaire. du potentiel productif des installations concédées. Biens soumis à la clause de réserve de propriété Les immobilisations objet de cette clause doivent figurer au bilan de l’acquéreur dès la date de leur remise matérielle . celui des provisions adéquates (notamment la provision pour renouvellement). les immobilisations traduisent le patrimoine qui reste longtemps dans l’entreprise.bien que le transfert de propriété en soit suspendu jusqu’au paiement du prix – et leur éventuelle dépréciation constatée par lui dès cette date. A ce titre. éventuellement. révélatrices de la physionomie générale d’une entreprise En général. les immobilisations . les immobilisations peuvent être classées : Soit par rapport au lien avec l’exploitation : immobilisations affectées à l’exploitation et d’autres non affectées à l’exploitation . de dotations aux amortissements pour dépréciation. elles peuvent être révélatrices de la physionomie générale d’une entreprise tel que par exemple : Son secteur d’activité : Sa politique de développement B. ladite installation ne fait pas l’objet au niveau des charges d’exploitation du concessionnaire. doit être recherché par le jeu des amortissements ou.

on rencontrera les fonctions bobinage. à la fonction commerciale…etc. dans une entreprise de filature. matériel et outillage. Critères juridiques Les immobilisations peuvent. mises à disposition/affectées. Soit par rapport à l’origine du financement : immobilisations acquises par autofinancement ou par financement externe. Critères comptables Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) classe les immobilisations en: Immobilisations incorporelles . par exemple. BENGHAZALA Mostafa 42 Mémoire de fin d’études .… Critères techniques Les immobilisations peuvent être répertoriées : Soit par famille technique : mobilier. techniques et juridiques cités précédemment. constructions. Critères financiers Les actifs immobilisés peuvent alors être regroupés : Soit par rapport au mode d’acquisition : immobilisations acquises à titre onéreux ou à titre gratuit .… . Immobilisations corporelles .Soit par rapport aux fonctions économiques de l’entreprise : immobilisations affectées à la fonction approvisionnements. la notion d’immobilisation recouvre une réalité comptable qui intègre plusieurs critères économiques. à la production. Immobilisations financières. retordage. être catégorisées : Soit par rapport à leur régime juridique : les immobilisations régies par le droit privé et celles régies par le droit public . Soit par rapport au régime de propriété (détaillé ci-dessus) : les immobilisations propriété de l’entreprise et les immobilisations louées. Soit par fonction technique dans le processus de fabrication : ainsi par exemple. Telle que définie par le CGNC. filature.

si la dépense a pour objet de maintenir l’immobilisation dans un état normal d’exploitation jusqu’à la fin de la durée probable de vie de l’immobilisation. les dépenses qui ont pour résultat l’entrée d’un nouvel élément destiné à rester durablement dans le patrimoine. agencements. Création d’espaces verts : Compte 2327 Agencements et aménagements Constructions En revanche. Classés selon une certaine typologie technique. changement de pneumatiques…) : Compte 6133 entretien et réparation Remplacement des pièces usagées d’une machine : compte 612 Achats consommés. Il s’agit essentiellement des cas suivants : Entretien courant d’un véhicule (vidange. On cite à titre d’exemple les cas suivants : Echange standard d’un moteur : Compte 234 matériels de transport Aménagement d’un véhicule pour les besoins du commerce : Compte 234 Matériel de transport. Acquisitions rattachées à des éléments existants Si la dépense a pour objet d’augmenter ou de prolonger la durée de vie probable de l’immobilisation. Qui sont la propriété de l’entreprise ou sur lesquels cette dernière a des droits réels. installations.Distinction entre charges et immobilisations Sont considérées comme immobilisations. outillage. elle est comptabilisée en charges. Remplacement d’une pièce de rechange de valeur importante sur un véhicule : Compte 234 Matériel de transport. BENGHAZALA Mostafa 43 Mémoire de fin d’études . les immobilisations de l’entreprise comprennent les biens et valeurs : Qu’elles soient ou non affectées à l’exploitation . quel que soit son montant. elle sera immédiatement comptabilisée dans le compte d’immobilisation concerné. ouvrages d’infrastructures… etc. Rénovation des locaux de l’entreprise : Compte 2327 Agencements et aménagements constructions. Qu’elles soient acquises à titre gratuit ou onéreux . Ainsi. par exemple les immobilisations corporelles sont distinguées en matériel. révision. .En effet. 2.

c'est-à-dire lorsqu’elles n’augmentent pas sa valeur ou sa durée de vie. le cas échéant. à la fin de celui-ci ». Les plus courants sont les suivants : BENGHAZALA Mostafa 44 Mémoire de fin d’études . Si la dépense de réparation est supérieure à la valeur résiduelle. En revanche. de maintenance. elles constituent des charges d’exploitation. aussi lourde soit-elle. de rationalisation de l’utilisation des biens. de gestion économique des infrastructures. dans la pratique. de suivi des coûts. ne prolonge pas la durée de vie normale du bien. Section 2 : Gestion des immobilisations La gestion des immobilisations apporte à l’entreprise. Cependant. une fois maîtrisée. la distinction entre charges et immobilisations doit faire l’objet d’une analyse particulière au regard des règles fiscales. l’administration fiscale aura tendance à vouloir l’immobiliser. Néanmoins dans ce cas. la loi 9-88 relative aux obligations des commerçants précise dans son article 5 : « La valeur des éléments actifs et passifs de l’entreprise doit faire l’objet d’un inventaire au moins une fois par exercice.Dépenses de réparation Lorsque les dépenses ont pour effet de maintenir ou de remettre en état normal d’utilisation de l’immobilisation. Cette obligation confirmée par le CGNC couvre l’ensemble du patrimoine de l’entreprise. Rares sont les entreprises qui tiennent à jour leur fichier de biens. un ensemble de valeur ajoutée en termes d’optimisation fiscale. On peut s’appuyer pour cela sur les usages de la profession ou sur les documents du constructeur. Les normes comptables imposent des inventaires physiques périodiques des immobilisations. de suivi en valeur d’assurance… Une gestion efficace et efficiente des immobilisations passe d’abord par la tenue régulière d’un inventaire physique. sur l’usage particulier (intensif ou non) que votre entreprise fait de cette immobilisation. ces règles sont rarement appliquées. Vous devez être en mesure de justifier que cette réparation. certaines ont adopté des systèmes de gestion et de suivi de leurs immobilisations selon multiples façons. mais aussi. En effet.

Domaine longtemps laissé pour compte. Services d’inventaires externalisés (one-shot) : Certaines sociétés sous-traitent leur inventaire physique des immobilisations. une équipe ad-hoc met à jour manuellement et de façon plus ou moins périodique la liste d’inventaire des immobilisations. les immobilisations bénéficient aujourd’hui de la mise en place de nouveaux logiciels informatiques de suivi et de la mise en place d’une étiquette code-barres. Depuis fort longtemps. Offre complète de gestion dynamique des biens Cette offre. Les entreprises qui mettent en place ce type de système optent généralement pour la sous-traitance de l’inventaire et l’étiquetage initial. Un terminal portable lit l’étiquette et met à jour automatiquement les fichiers d’inventaires. Enfin. Au Maroc. la gestion des immobilisations évolue depuis peu d’années. Ces sociétés de services sont généralement utilisées ponctuellement. BENGHAZALA Mostafa 45 Mémoire de fin d’études . les entreprises anglo-saxonnes portent une attention particulière au « tracking » des matériels. pour permettre une exploitation optimale. Pour les plus grandes et plus performantes entreprises à travers le monde. de ses immobilisations.Système manuel : Traditionnellement. Les services comptables et services techniques jugent souvent que ces fichiers manquent de fiabilité. est une offre complète de services et de conseil qui vise à fournir à l’entreprise un système de gestion personnalisé et clés en main. proposée par des cabinets conseils. la méthodologie standard d’inventaire de larges parcs de matériels consiste à placer une étiquette code à barres (CAB) sur chaque immobilisation que l’on souhaite suivre. l’impact de la fiscalité a incité de nombreuses entreprises à abandonner une gestion approximative de leurs actifs et à utiliser les services et les outils professionnels disponibles sur le marché. Les objectifs et les apports d’une gestion des immobilisations Les immobilisations corporelles ou équipements durables constituent l’autre ressource des entreprises et des collectivités. L’expérience prouve que le fichier des immobilisations reflète de façon imparfaite la réalité sur site.

Mettre en place un inventaire permanent . Etablir une cohérence permanente entre découpage comptable et découpage technique. analytique.1 Objectifs Parmi les principaux objectifs visés par la mise en place d’une gestion des immobilisations c’est de : Garantir la vision comptable fidèle du patrimoine . équipements . Formaliser les principes nécessaires à la mise en place d’un suivi des mouvements et des réformes . BENGHAZALA Mostafa 46 Mémoire de fin d’études . technique. Optimiser les outils de travail et moderniser le système de gestion du patrimoine. fiscal. Diminuer les disparitions inexpliquées des biens . ♣ Assurer le suivi et la régularisation des désinvestissements.2 Apports Les apports d’un suivi physique des immobilisations sont multiples notamment d’ordre comptable. Difficulté dans l’imputation analytique et les cessions partielles… 1. il s’agit essentiellement de la : Surimposition possible à la patente . 1. Ses conséquences sont importantes.Les causes de cette discordance ont bien souvent pour origine les difficultés de communication entre les services opérationnels et les services comptables. Connaissance imparfaite du parc matériel. Les apports d’ordre comptable L’inventaire physique des immobilisations permet de : ♣ Confirmer la vérité et la sincérité des comptes . en particulier au niveau des agencements et installations . ♣ Observer le respect de l’obligation d’inventaire annuel . ♣ Vérifier le respect des procédures internes . budgétaire mais aussi purement de gestion. Affiner les règles standard de découpage et de regroupement des immobilisations . Surévaluation de l’actif immobilisé .

Les apports d’ordre budgétaire A ce niveau. BENGHAZALA Mostafa 47 Mémoire de fin d’études . pour lesquelles l’équipe du projet doit accorder une attention particulière. L’élaboration du projet d’inventaire L’élaboration du projet d’inventaire est capitale. permettent : ♣ La mise en concordance du fichier comptable avec la gestion physique des biens . ♣ Le découpage et regroupement des immobilisations selon des principes techniques. ♣ L’édition des bases de déclaration de la patente. Le projet peut se décliner en cinq étapes importantes. ♣ La distinction entre dépenses à passer en charges ou à immobiliser . ♣ La préparation à la mise en place d’une gestion de parc . donc du patrimoine. le suivi physique des immobilisations constitue un observatoire permettant d’identifier. ♣ L’abonnement des amortissements et des taxes . de prévoir et d’anticiper le renouvellement de matériels par constat de son état. ♣ L’amélioration de la connaissance des coûts de gestion. ♣ De répondre aux exigences de la normalisation ISO. Les apports d’ordre technique Sur le plan technique. les apports d’une bonne gestion des immobilisations. ♣ L’harmonisation du suivi des biens avec d’autres applicatifs . Les apports d’ordre analytique La maîtrise du parc des immobilisations permet : ♣ La répartition des charges d’amortissement selon des centres de coût . Elle a pour objectif d’assurer et de garantir le succès de l’opération. les inventaires annuels des immobilisations permettent d’aboutir à : ♣ L’optimisation de la patente et de la taxe urbaine .Les apports d’ordre fiscal Au niveau fiscal.

2 Définir l’équipement – les outils L’inventaire physique des immobilisations ainsi que le rapprochement Comptable – Physique est généralement une opération fastidieuse compte tenu de la masse importante des biens à inventorier et de la taille des fichiers à manipuler.3 Choix d’un mode d’immatriculation Il est recommandé de procéder à l’immatriculation de toutes les localisations et tous les biens au moyen d’étiquette (papier. Les étiquettes code à barres collées sur les locaux et matériels sont non significatives. Elles ont pour but : ♣ De repérer de façon pérenne les biens . Des étiquettes Codes à Barres pour repérer physiquement et durablement les matériels et les locaux . Car l’expérience montre que beaucoup de personnes l’assimilent uniquement à une opération d’immatriculation sans percevoir tout son intérêt en termes d’apports de gestion et de suivi. Dans cet esprit.1 informer les salariés de l’objectif de l’inventaire L’opération peut susciter des rumeurs (de rachat. de l’importance que revêt cet inventaire. BENGHAZALA Mostafa 48 Mémoire de fin d’études . L’un des modes d’immatriculation le mieux approprié est le CAB. par notes de services ou autres moyens appropriés. ♣ D’automatiser la lecture lors de l’inventaire de contrôle qui a eu lieu périodiquement . Il s’avère donc nécessaire d’informer et de sensibiliser tout le personnel. il convient de mettre en place : Des logiciels dédiés et adaptables aux besoins identifiés . polyster. de suppression de services.2. métal…) avec des qualités techniques de résistance adéquates. Un matériel de comptage automatisé : terminal portable équipé d’un lecteur optique qui faciliterait la prise d’inventaire . d’analyse et de traitement des fichiers (Access. Excel…) ♣ ♣ ♣ ♣ 2.…) et donc entraîner une certaine méfiance des services face aux équipes d’inventaire et générer par conséquent une absence de collaboration indispensable dans ce type d’opération. 2. Des outils de reprise.

De suivre le parc de matériel technique ou informatique. BENGHAZALA Mostafa 49 Mémoire de fin d’études . Cette nomenclature des familles permettra : Pour les nouveaux investissements : D’assurer l’homogénéité du découpage physique . ♣ D’exclure les biens hors périmètre . analytiques et des familles techniques (structurées en classes. ♣ ♣ ♣ ♣ Pour l’inventaire et le rapprochement : ♣ D’assurer la réalisation du rapprochement . famille. ♣ Une organisation du fichier des immobilisations . De faciliter l’établissement des bases de l’impôt. ♣ Définition du périmètre d’inventaire .♣ D’être associées à un ou plusieurs biens comptables lors de l’opération de réconciliation. bâtiments. ou familles). localisation…).5.4 Définir le système cible – Elaboration des normes : ♣ Analyse préalable du contexte (visite des différents sites) . emplacements…).1 Objectifs A ce stade.5 Définir le système cible – les procédures 2. 2. localisations. 2. ♣ Un descriptif détaillé des informations contenues dans le fichier des immobilisations . ♣ De disposer d’un critère commun entre le fichier d’inventaire et le fichier comptable. De faciliter le suivi des investissements . des patentes et de la Taxe Urbaine. catégories. une réflexion organisationnelle doit être menée afin de concevoir le mode de gestion cible des immobilisations incluant notamment : ♣ La gestion des biens : Principes et notions de bases (bien. ♣ Définition des structures et codifications des nomenclatures géographiques (articulées en sites.

retrait (cession. rebut et modification d’un découpage géographique. analytique… . ♣ Les critères de distinction entre immobilisations et stocks . enregistrement comptable.♣ Les produits d’entrée des immobilisations : Réception et marquage. il est nécessaire d’élaborer les procédures permanentes et d’y apporter le cas échéant d’éventuelles modifications ou adaptations. Cette démarche de test permettra d’ajuster l’organisation avec les groupes de travail et d’intégrer les modifications ou compléments nécessaires. création de la fiche Bien… . l’immatriculation. afin d’assurer une parfaite cohésion d’ensemble d’un inventaire à un autre : ♣ Définition des règles de gestion et des codifications applicables aux nouveaux investissements dès le début de l’inventaire. la réception et le suivi des biens pendant l’inventaire. • Procédures permanentes En parallèle avec les travaux d’inventaire.5. Ces procédures couvriront l’enregistrement. 2. les procédures de suivi nécessaires à l’inventaire et de tester ainsi le modèle d’organisation proposé avant de le généraliser et de le diffuser. ♣ Les procédures de suivi et de mouvements : transferts inter-sites. ♣ Une procédure d’inventaire physique de contrôle applicable de manière pérenne. BENGHAZALA Mostafa 50 Mémoire de fin d’études . ♣ Démarrage des nouvelles procédures d’enregistrement de réception d’immatriculation avant le début de l’inventaire. de suivi et d’immatriculation des biens selon des procédures précises. Elles seront rédigées selon les conséquences chronologiques suivantes. • Procédures d’inventaire Il est opportun de rédiger en premier lieu.2 Méthodologie • Définition des procédures La fiabilité de l’inventaire et du rapprochement repose sur la définition et la mise en place de procédures d’enregistrement. avant de démarrer les travaux tels que prévus à l’étape ci-après.

sur quel support ? ♣ Quels sont les liens avec les achats. • Mise au point des procédures d’enregistrement des biens nouveaux Il s’agit de définir le mode d’enregistrement des biens nouveaux ou de mouvements pendant la durée de l’inventaire et au-delà : ♣ Qui procède à l’immatriculation des biens nouveaux. comment gérer les en-cours ? ♣ Qui gère le référentiel des familles ? ♣ Qui procède aux inventaires de contrôle et comment ? ♣ Qui gère les créations de nouvelles localisations. et transmet l’information ? 3. Les procédures ainsi décrites pourront être implantées dans chaque unité opérationnelle en précisant les fonctions qui remplissent les rôles types. transfert) intervenant pendant l’inventaire. les déménagements. à quel moment ? ♣ Comment les biens sont découpés comptablement ? ♣ Quelles informations sont saisies. qui n’est pas forcément exhaustif et peut se dérouler sur plusieurs mois avec du personnel interne à BENGHAZALA Mostafa 51 Mémoire de fin d’études . bon de réception…) liés : A l’enregistrement des biens comptables et de biens physiques A la réception et à l’immatriculation aux mouvements (sortie. sous quelle forme. ♣ L’élaboration de procédures d’immatriculation et de suivi des mouvements.1 Inventaire de contrôle tournant L’inventaire tournant a pour objet de valider l’inventaire théorique d’un lieu ou d’une zone par une prise d’inventaire par Codes à Barres (CAB). Ces travaux doivent aboutir à : ♣ Une proposition de documents supports (fiche de mouvement. ♣ Rédaction des procédures définitives. Pérennisation des inventaires physiques 3. Il n’y a pas de périodicité particulière pour ce type d’inventaire.♣ Rédaction des procédures transitoires destinées à gérer les mouvements pendant l’inventaire.

l’entreprise. cette procédure est fiable si l’ensemble des biens est immatriculé. Il permet de valider aussi le taux d’application des procédures d’enregistrement des biens nouveaux (biens non étiquetés…) ou des mouvements. néanmoins ce contrôle. 3.2 Inventaire ponctuel Ces inventaires correspondant à des événements particuliers tels les déménagements d’un service. n’est pas obligatoire.A. des immatriculations sont à prévoir et une saisie descriptive complète devra être effectuée (voir inventaire initial). Il peur s’envisager par domaine d’inventaire. le réaménagement d’un secteur avec réutilisation d’une partie du matériel… Lors d’un déménagement par exemple. ♣ Avoir été mouvementés dans un autre lieu ou zone. Il prépare de ce fait l’inventaire de contrôle général.B. Il ne peut donc pas faire office d’inventaire général de contrôle. 4. n’étant pas forcément exhaustif et se déroulant sur une période longue. La prise d’inventaire physique Tous les sites doivent faire l’objet d’un recensement exhaustif des biens appartenant aux familles incluses dans la nomenclature et selon la nature des immobilisations à inventorier : biens inventoriables à immatriculer ou à dénombrer et biens analysables à valider. Il est plus simple. avec l’outil de gestion des immobilisations. il n’est pas nécessaire de compléter des fiches de suivi pour l’ensemble des biens déplacés. BENGHAZALA Mostafa 52 Mémoire de fin d’études . Cependant. plus rapide et plus fiable de procéder à un inventaire à posteriori dans le nouveau local avec l’outil de relevé des C. Dans le cas contraire. correspondant au périmètre d’un responsable géographique (site…). En revanche. cet inventaire ne permet pas de statuer comptablement et analytiquement sur les biens « non retrouvés » qui peuvent soit : ♣ Avoir été mis au rebut ou vendus .

dans le même lieu géographique . ♣ Remise des listes comptables enrichies aux services techniques pour mise en évidence des biens absents.1 Définition: L’enrichissement consiste à remettre le fichier historique en phase avec les nouvelles normes comptables.1 Biens inventoriables Deux catégories de biens vont être recensées : • Biens ou articles uniques immatriculés à l’aide d’étiquettes ‘Codes à Barres » (exemple : bureaux. stores. Le recensement sera réalisé soit par comptage au sein d’une famille pour les biens non immatriculés et gérés en lot. leur « inventaire » se fera comme suit : ♣ Validation du fichier sur le terrain . soit par description et immatriculation individuelle pour les autres biens. hors service ou disponibles. ♣ Classement par ensemble ou corps de métier. année d’acquisition. L’enrichissement 5. 5. BENGHAZALA Mostafa 53 Mémoire de fin d’études .2 Biens analysables Ce sont les matériels complexes et les agencements qui les constituent .2 Enrichissement de l’existant comptable Il se déroulera en deux phases principales : Une phase d’éclatement de certains biens visant à un découpage correspondant à la réalité physique .4. Les informations recueillies doivent être suffisamment pertinentes pour permettre la réconciliation avec les données comptables. et validation de l’existant. imprimantes…) . analytiques et physiques d’enregistrement. 4. 5. • Biens ou articles dénombrables en quantité égale ou supérieure à un et non immatriculés (exemple : tapis. fiscales. petit outillage…).

pour chaque immobilisation mise en correspondance avec un bien physique de : BENGHAZALA Mostafa 54 Mémoire de fin d’études .1 Définition Le rapprochement consiste à établir une relation entre le fichier des biens physiques inventoriés et le fichier des immobilisations remis à niveau et entretenu par des procédures. La partie du fichier comptable contenant des immobilisations immatriculables ou dénombrables en fonction de leur famille. ♣ Affectation des natures de bien avec la notion d’immatriculation (présence d’un CAB) . ♣ Mise en conformité du fichier avec les paramètres fiscaux. 6. ♣ Actualisation des sections analytiques et des codes localisation . ♣ Eclatement des lots comptables en biens unitaires ou en groupe de biens homogènes à partir des lignes comptables ou des pièces comptables .Une phase d’ajout d’information aboutissant à compléter chaque enregistrement des informations indispensables au rapprochement (telles que la famille. la synthèse et le rapport de l’opération 6. Le rapprochement. la notion de biens immatriculables ou non) ainsi que les paramètres fiscaux facilitant l’obtention des bases brutes de la patente. 6.2 Principe de rapprochement Le rapprochement entre les fichiers comptables et physiques peut être réalisé grâce aux principes de rapprochement suivants : Le fichier d’inventaire contenant des articles uniques immatriculés avec un code à barres et des articles dénombrables en quantité égale ou supérieure à un et non immatriculés . L’enrichissement permettra notamment de procéder aux modifications suivantes : ♣ Uniformisation des codifications antérieures (Géographique. ♣ Affectation des familles techniques . Le résultat de rapprochement permettra. analytique…) .

Le rapprochement entre le fichier des biens physiques inventoriés et le fichier des biens comptables mettra en évidence deux catégories d’écarts : • Biens comptables non rapprochés : Ces biens représentent ceux étant de nature inventoriable mais dont la quantité présente en comptabilité excède celle relevée sur le terrain. la localisation et d’affecter un code à barres lieu et un code à barres bien (pour les biens immatriculables). • Biens physiques non rapprochés : Cet écart est constitué par les biens inventoriés dont la quantité relevée sur le terrain excède celle présente en comptabilité et peut être causée par plusieurs événements : ♣ Non enregistrement en immobilisation d’investissements passés en charge ♣ Indication lors des relevés d’inventaire d’un mode erroné de détention (propriété au lieu de location) ♣ Non respect du marquage imposé par la procédure transitoire ♣ Biens indûment sortis ♣ Biens reçus à titre gracieux ♣ Biens appartenant à d’autres entités. Cet écart peut être causé par plusieurs événements : ♣ Mise au rebut non signalées au service gestionnaire ♣ Utilisation dans des locaux externes… ♣ Transfert sur d’autres sites. faisant partie à l’origine d’un ensemble comptable. prêtés à l’entreprise ♣ Biens identifiés à l’unité. ♣ Confirmer la présence et réaffecter la localisation (pour les biens non immatriculables). biens physiques sans correspondance comptable) seront proposés au service comptable pour qu’une solution définitive soit retenue à leur égard (désinvestissement. Les écarts mis en évidence par la phase de rapprochement (biens comptables inventoriables non « retrouvés » sur le terrain.♣ Confirmer la présence. suppression du fichier des biens physiques). BENGHAZALA Mostafa 55 Mémoire de fin d’études .

BENGHAZALA Mostafa 56 Mémoire de fin d’études . Terrains bâtis : il s’agit de terrains bâtis supportant une ou plusieurs constructions . • du coût de production du bien. • du coût d’acquisition . relatifs aux immobilisations corporelles. Terrains aménagés : il s’agit de terrains aménagés ou viabilisés . la valeur d’entrée des éléments sortis et les amortissements correspondants sont retirés des comptes où ils sont inscrits. Suivant leur nature. Terrains : Les comptes de terrains enregistrent le montant des terrains dont l’entreprise est propriétaire. Lors des cessions ou des retraits. Les comptes des fonctionnements immobilisations corporelles et leurs Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations corporelles comme étant des immobilisations portant sur des biens physiques.Section 3 : Cadre comptable des immobilisations corporelles Cette partie se propose de revenir sur les principes comptables. Simultanément. tels qu’énoncés par la loi comptable 9-88 et le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC). Terrains de gisement : il s’agit de terrains de gisement tels que les carrières. les terrains sont enregistrés aux comptes suivants : Terrains nus : il s’agit de terrains nus sans constructions . Le montant net en résultant est porté au débit du compte “Valeurs nettes d’amortissements des immobilisations corporelles cédées”. Les comptes d’immobilisations corporelles sont débités à la date d’entrée des biens dans le patrimoine de l’entreprise soit : • de la valeur d’apport . le compte “Produits des cessions des immobilisations corporelles ” est crédité par le débit du compte “Créances sur cessions d’immobilisations ” ou d’un compte de trésorerie.

les murs. mouvements de terre etc.. Matériel et outillage : Ce compte comprend le matériel constitué par l’ensemble des équipements et machines utilisés soit pour l’extraction. en raison de leur nature et de leur importance. matériels ou pièces qui. sous terre. Installations techniques. Agencements et aménagements de terrains : il s’agit de dépenses faites en vue de l’aménagement des terrains (clôtures. matériel et outillage Installations techniques : Ce compte enregistre les unités fixes d’usage spécialisé. pouvant comprendre constructions. Les agencements et aménagements de constructions : sont les travaux destinés à mettre en état d’utilisation les constructions de l’entreprise. par fer et par eau ainsi que les barrages pour la retenue des eaux et les pistes d’aérodrome. le conditionnement des matières ou fournitures soit pour les prestations de services à l’exclusion du matériel de transport et du matériel de bureau .. Autres terrains Constructions Les constructions comportent essentiellement les comptes suivants : Les bâtiments : comprennent les fondations et leurs appuis. sont techniquement liés pour leur fonctionnement et que cette incorporation de caractère irréversible rend passibles du même rythme d’amortissement . la transformation.Cette catégorie de terrains est amortissable dans les conditions définies au compte « Amortissements des terrains ». le façonnage. Les ouvrages d’infrastructure : sont destinés à assurer les communications sur terre. à l’exclusion de ceux qui peuvent être facilement détachés et de ceux qui. les planchers. le compte « matériel et outillage » enregistre également l’outillage BENGHAZALA Mostafa 57 Mémoire de fin d’études .). sont affectées à un usage spécifique et dont l’importance justifie une gestion comptable distincte. même séparables par nature. Les constructions sur terrains d’autrui : comprennent les constructions édifiées sur le sol d’autrui . ainsi que les installations qui. Il est à noter que ses dépenses pourraient être amorties. les toitures ainsi que les aménagements faisant corps avec eux. dans une profession. justifient une inscription distincte.

du personnel. par fer. par eau ou par air. Autres installations techniques. matériel de bureau et aménagements divers • • • BENGHAZALA Mostafa 58 Mémoire de fin d’études . spécialise ce matériel dans un emploi déterminé. des marchandises. Matériel informatique : Ce compte est réservé au matériel informatique tel qu’ordinateurs. Agencements installations et aménagements divers : Ce compte est utilisé lorsque l’entreprise n’est pas propriétaire des agencements..comprenant les instruments tels qu’outils et machines dont l’utilisation. Matériel de bureau : Ce compte enregistre le matériel de bureau qui comprend les machines et instruments tels que machines à écrire. Mobilier matériel de bureau. terminaux etc. et aménagements divers • • Mobilier de bureau : Ce compte comprend les meubles et objets tels que tables. matériel et outillage Matériel de transport Le matériel de transport comprend tous les véhicules et appareils servant au transport par terre. c’est à dire quant ils sont incorporés dans les immobilisations dont elle n’est pas propriétaire ou sur lesquelles elle ne dispose d’aucun droit réel (cas des immobilisations en location ou en crédit-bail). et bureaux utilisés dans l’entreprise. Autres mobiliers. matières et produits. chaises. Emballages récupérables identifiables : Ce compte enregistre les emballages identifiables susceptibles d’être provisoirement conservés par les tiers et que l’entreprise s’engage à reprendre dans des conditions déterminées. concurremment avec un matériel. classeurs. machine à calculer. installations et aménagements effectués.. utilisés par les différents services.

. par des procédés statistiques. Autres immobilisations corporelles en cours Les avances et acomptes versés sur des commandes d’immobilisations corporelles sont les sommes versées avant tout commencement d’exécution de commandes ou en dépassement de la valeur des fournitures déjà faites ou des travaux déjà exécutés. Immobilisations en cours des installations techniques. (Exemple: cheptel. Immobilisations en cours de mobilier.. soit à défaut.) Immobilisations corporelles en cours Les immobilisations corporelles en cours comprennent les immobilisations non terminées à la clôture de l’exercice qui sont imputées selon le cas aux comptes aux comptes suivants : Immobilisations en cours des terrains et constructions . Immobilisations en cours de matériel de transport . matériel de bureau et aménagements divers . Par ailleurs les acomptes sont les sommes versées sur justification d’exécution partielle des commandes. Le coût des immobilisations créées par l’entreprise est calculé soit dans les comptes analytiques. matériel et outillage. Avances et acomptes versés sur commandes d’immobilisations corporelles. Les immobilisations corporelles en cours peuvent avoir pour origine : ♣ soit une production par les moyens propres de l’entreprise . Le coût de ces immobilisations est porté au débit des comptes d’immobilisations en cours concernés par le crédit du compte “ Immobilisations corporelles produites par l’entreprise pour elle-même.Autres immobilisations corporelles Ce compte est utilisé lorsque les spécificités des immobilisations corporelles ne permettent pas leur inscription dans les autres comptes d’immobilisations. ♣ soit une acquisition auprès des tiers. BENGHAZALA Mostafa 59 Mémoire de fin d’études .

Les frais d'actes. Valeur d’entrée: Cas général Les immobilisations corporelles et incorporelles sont inscrites à : ♣ leur coût d'acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux ♣ leur coût de production pour celles qui sont produites par l’entreprise pour ellemême. en état d'utilisation à l’exclusion des frais d'essais et de mise au point qui sont à classer dans les charges de l’exercice ou. susceptibles d'être répartis sur plusieurs exercices. Le coût d'acquisition Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est formé : ♣ du prix d'achat augmenté des droits de douane et autres impôts et taxes non récupérables et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes légalement récupérables . ♣ des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien. Ces frais sont à inscrire en " charges à répartir sur plusieurs exercices ". Les honoraires et les commissions . BENGHAZALA Mostafa 60 Mémoire de fin d’études . ♣ des charges accessoires d'achat y afférentes.Les méthodes d’évaluation des immobilisations 1. Sont cependant à exclure des charges accessoires d'achat des immobilisations les frais d'acquisition d'immobilisations qui consistent en : Les droits de mutation (enregistrement) . le cas échéant. et amortir sur cinq exercices au maximum. tels que : Les frais de transport Les frais de transit À l’exclusion des taxes légalement récupérables. a. Il est à noter que les frais généraux et les charges financières engagés pour l’acquisition d'immobilisations sont exclus du coût d'acquisition de ces immobilisations.

est retenue comme valeur d'entrée la valeur actuelle dont l’estimation est la plus sûre. " valeur estimée " à la date de l’entrée en fonction du marché et de l’utilité économique du bien pour l’entreprise. Les frais de recherche et développement . Les frais de stockage . Valeur d’entrée: Cas particuliers ♣ Immobilisations acquises par voie d'échange Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé. ♣ Immobilisations acquises à titre d'apport La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l’acte d'apport. dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur à un an. présumée égale à celle du bien acquis.Toutefois. les amortissements . ce coût de production réel et complet ne comprend pas. Le coût de production Le coût de production des immobilisations corporelles est formé de la somme : ♣ du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de l’élément. Toutefois. • BENGHAZALA Mostafa 61 Mémoire de fin d’études . Toutefois lorsque l’une de ces deux valeurs actuelles est difficilement déterminable (exemple : valeur actuelle d'une " servitude " foncière). ♣ des charges directes de production tels les charges de personnel. Immobilisations acquises à titre gratuit La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle. avec mention expresse dans l'ETIC. b. les services extérieurs. les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût d'acquisition de ces immobilisations . 2. ♣ des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement rattachées à la production de l’immobilisation. sauf conditions spécifiques de l’activité à justifier dans l’ETIC : Les frais d'administration générale de l’entreprise . Les charges financières.

♣ Immobilisations acquises au moyen de subventions d'investissement Ces Immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à leur coût de production. Définition des immobilisations amortissables Ce sont celles dont le potentiel de services attendu s'amoindrit normalement avec le temps en raison : ♣ de phénomène d'usure ou de désuétude . ♣ d'inadaptation aux conditions changeantes de la technique ou de l’économie (obsolescence) . Valeur nette d’amortissement (VNA) a. En cas de levée de cette option. fondée sur le prix convenu. La valeur d'entrée de la construction. sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan dans la rubrique " capitaux propres assimilés "). BENGHAZALA Mostafa 62 Mémoire de fin d’études . proportionnellement à la valeur relative qui peut être attachée à chacune de ces immobilisations dès qu'elles peuvent être individualisées. le bien est inscrit en " immobilisations " pour le prix résiduel fixé dans le contrat. ♣ Ensembles immobiliers La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier. ♣ Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir de leur coût global d'achat ou de production. doit être ventilés entre ses deux éléments constitutifs : La valeur d'entrée du terrain . ♣ Immobilisations obtenues en " crédit-bail " Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l’entreprise ne peuvent figurer à l’actif de son bilan aussi longtemps que n'est pas levée " l’option d'achat ". ♣ de toute autre cause. 3. est indépendante des modalités futures de règlement en cas de paiement différé. tel un terrain construit ou un immeuble acheté. ♣ Paiement à terme La valeur d'entrée des biens.

. la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement importante .) qui la conditionnent. Définition de l’amortissement des immobilisations L’amortissement est la répartition de la différence entre la valeur d'entrée et la valeur résiduelle.. Plan d'amortissement La répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la durée d'utilisation du bien constitue le " plan d'amortissement " de l’immobilisation. et choisie en fonction de sa politique ou de sa stratégie (renouvellement systématique au bout de n années .Ces amoindrissements de potentiel.) Dans cette hypothèse.. c.. Ce plan prend la forme d'un tableau préétabli faisant apparaître le montant des amortissements successifs.. (ou montant " amortissable " sur la durée d'utilisation de l’immobilisation. à la fin de la durée d'utilisation de l’immobilisation. de caractère prévisible et définitif ont pour conséquence la constatation d'une réduction progressive de la valeur de l’immobilisation. inférieure à la durée de vie.. BENGHAZALA Mostafa 63 Mémoire de fin d’études . marché . laquelle est appréciée en fonction de facteurs physiques (usure .). Cette durée d'utilisation prévisionnelle peut être : ♣ soit la " durée de vie " probable de l’immobilisation.. ramené le plus souvent à un pourcentage de cette valeur d'entrée . tout au long de son utilisation. leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la " valeur nette d'amortissements " en résultant. elle doit faire l’objet d'une estimation raisonnable en fonction du prix de cession probable exprimé en dirhams de la date d'entrée. ou d'autres facteurs (exemple : limites juridiques légales ou contractuelles d'utilisation .) ou économiques (obsolescence.. jusqu'à une " valeur résiduelle " souvent très faible. voire nulle. le montant amortissable est alors égal à la différence entre la valeur d'entrée et cette valeur résiduelle. ♣ soit une " durée d'utilisation " propre à l’entreprise. b.

Début et fin du calcul de l’amortissement Le calcul de l’amortissement est opéré dans les conditions suivantes : ♣ Début du calcul : l’amortissement est calculé à compter de la date de réception de l’immobilisation acquise ou de la livraison à soi-même de l’immobilisation produite. L’entreprise peut différer le calcul de l’amortissement jusqu'à la date effective de mise en service lorsque l’immobilisation ne se déprécie pas notablement dans l’intervalle. Amortissements dérogatoires Devant être justifié exclusivement par des considérations d'ordre économique. e. En cas de sortie de l’immobilisation en cours d'exercice. le calcul est arrêté. dégressifs ou plus exceptionnellement progressifs. enregistré dans les écritures comptables (et non simplement déduit de façon extra comptable). pour déterminer la valeur nette d'amortissements de l’immobilisation à cette date. et le bien figure au bilan pour une valeur nette d'amortissements nulle et y reste inscrit aussi longtemps qu'il n'est pas cédé ou retiré du patrimoine. Lorsque l’amortissement fiscal. ♣ Fin de calcul : l’amortissement est calculé jusqu'à la date de sortie du patrimoine de l’immobilisation dans la limite de la valeur d'entrée .Le mode de répartition de l’amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements annuels constants (méthode de l’amortissement linéaire). il y a lieu de comptabiliser l’amortissement couru depuis le début de l’exercice jusqu'à la date de sortie du bilan. il y a lieu de porter dans les " BENGHAZALA Mostafa 64 Mémoire de fin d’études . supérieur à l’amortissement comptable. la différence faisant l’objet d'une " réintégration " fiscale extra comptable . doit être. Lorsque le cumul des amortissements est égal à la valeur d'entrée. l’amortissement comptable ne coïncide pas nécessairement avec l’amortissement fiscalement ou réglementairement autorisé : Lorsque l’amortissement fiscal est inférieur à l’amortissement comptable. en vertu des textes législatifs ou réglementaires. ce dernier est maintenu en écritures. d.

mêmes droits). En revanche. la valeur actuelle doit tenir compte de la perspective plus ou moins proche de cession voire de liquidation de l’entreprise ou de la branche d'entreprise concernée. Valeur actuelle des immobilisations corporelles Conformément aux méthodes dévaluation. ces coûts sont corrigés en baisse en fonction de l’usure ou de l’âge de l’immobilisation. Cette règle n'est toutefois à appliquer que si le montant des amortissements dérogatoires est significatif dans les états de synthèse. Ainsi. ou le coût actuel de production pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même et n'ayant pas d'équivalent sur le marché . ou de celle de la cession de l’immobilisation . 4. Les plus-values ne sont pas comptabilisées . en l’absence de continuité d'exploitation. BENGHAZALA Mostafa 65 Mémoire de fin d’études ..). 5. transport . en conséquence. La référence du marché est normalement le prix actuel d'achat de l’immobilisation (à la date de l’inventaire). la valeur actuelle de l’immobilisation peut être considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de l’entreprise dans l’état et le lieu où elle se trouve. sous forme de provisions pour dépréciation. Valeur au bilan La comparaison de la valeur d'entrée et de la valeur actuelle fait apparaître des plus-values ou des moins-values par catégories homogènes de titres (même nature. être confondue avec son prix actuel de revente éventuelle.. les moins-values doivent l'être.provisions réglementées " l’excédent de l’amortissement fiscal sur l’amortissement comptable dénommé " amortissement dérogatoire ". majoré des charges accessoires d'achat et d'installation. la référence de marché devient alors le prix probable de cession sous déduction des frais relatifs à cette cession (tels que démontage. eu égard à l’objectif d'obtention d'une " image fidèle ". La valeur actuelle de l’immobilisation ne doit pas. la valeur actuelle d'une immobilisation incorporelle ou corporelle est déterminée à partir du marché et de l’utilité du bien pour l’entreprise.

toutefois. L’imposition des plus values de cessions des immobilisations (art 163 livre d’assiette et de recouvrement) Les plus-values réalisées ou constatées par les entreprises en cours ou en fin d’exploitation. et selon l’article 14 de la loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants. pratiquée entre plus-values et moinsvalues. Soit d’abattements appliqués sur la plus-value nette globale résultant des retraits ou des cessions. bénéficient. La réévaluation des immobilisations Par dérogation au principe du coût historique. seule la réévaluation libre des immobilisations est autorisée au Maroc. ♣ Le taux d’abattement est égal à : BENGHAZALA Mostafa 66 Mémoire de fin d’études . les sociétés marocaines peuvent procéder à la réévaluation libre de l’ensemble de leurs immobilisations corporelles et financières. sous la responsabilité de ses dirigeants.Aucune compensation n'est. 4: Section 4: Cadre fiscal des immobilisations Traitements relatifs à l’IS: 1. sous réserve que cette réévaluation n’ait pas d’indication immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal. compenser les moins-values résultant d'une baisse des cours paraissant anormale et momentanée. obtenue après imputation des moins-values résultant des retraits ou des cessions. en principe. sur option : a. par les plus-values constatées sur d'autres titres et dans la limite de ces plus-values. suite à la cession ou au retrait d'éléments incorporels ou corporels de l'actif immobilisé. l'entreprise peut. Il est à noter que les autres articles traitant de la réévaluation ont été abrogés essentiellement à cause du non parution des coefficients de réévaluation. s'agissant des titres immobilisés cotés autres que les titres de participation. De ce fait.

BENGHAZALA Mostafa 67 Mémoire de fin d’études . dans le délai maximum de trois (3) années suivant la date de clôture dudit exercice. l’échange avec ou sans soulte d’éléments corporels ou incorporels . b. la cessation totale et définitive des activités des établissements des entreprises non résidentes au Maroc. si ce délai est supérieur à quatre (4) ans. la scission de sociétés .25 %. l’expropriation totale ou partielle . la fusion de sociétés . ou la création d’une personne morale nouvelle . selon le cas. ♣ Les plus-values réalisées ou constatées en fin d’exploitation s’entendent de celles résultant de : la dissolution et la liquidation de l’entreprise . l’apport total ou partiel d’éléments corporels ou incorporels en société. en biens d'équipement ou en constructions réservés à la propre exploitation professionnelle de l’entreprise. si le délai écoulé entre la date d'acquisition de chaque élément retiré de l'actif ou cédé et celle de son retrait ou de sa cession est supérieur à deux (2) ans et inférieur ou égal à quatre (4) ans . notamment de : la cession totale ou partielle d’entreprise . soit de l'exonération totale si l’entreprise intéressée s'engage par écrit à : ♣ Réinvestir le produit global des cessions effectuées au cours d'un même exercice. 50 %. la transformation de la forme juridique de l’entreprise entraînant son exclusion. Cet abattement ne s’applique pas aux plus-values résultant de la cession ou du retrait des terrains nus quelle que soit leur destination. le retrait d’éléments corporels ou incorporels . le transfert du siège de l’entreprise à l’étranger . ♣ et conserver lesdits biens et constructions dans son actif pendant un délai de cinq (5) ans qui court à compter de la date de leur acquisition. de l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu. ♣ Les plus-values réalisées ou constatées en cours d’exploitation s’entendent de celles résultant. la cession d’éléments corporels ou incorporels . la donation d’éléments corporels ou incorporels .

hors taxe sur la valeur ajoutée déductible. sous réserve des abattements prévus ci-dessus. la société peut différer leur amortissement jusqu'au premier jour du mois de leur utilisation effective. La déduction des dotations aux amortissements est effectuée dans les limites des taux admis d'après les usages de chaque profession. industrie ou branche d'activité. telle qu'elle est inscrite à l'actif immobilisé. L'amortissement se calcule sur la valeur d'origine. Cette réintégration est rapportée à l'exercice au cours duquel la cession a eu lieu. En cas d'absence ou d'insuffisance de réinvestissement dans le délai prévu cidessus. ou si les biens et constructions acquis ne sont pas conservés dans son actif pendant cinq ans. sans préjudice de l'application de l’amende et des majorations prévues aux articles 186 et 210. au titre de l'exercice de la réalisation desdits investissements. BENGHAZALA Mostafa 68 Mémoire de fin d’études . l'abattement ne peut s'appliquer sur le profit comptable correspondant à l'annulation d'une provision pour dépréciation. lorsqu'il s'agit de biens meubles qui ne sont pas utilisés immédiatement. En aucun cas. 2. Pour les immobilisations acquises à un prix libellé en devises. la plus-value nette globale de cession est imposée au prorata des montants non réinvestis ou du prix d'acquisition des biens et constructions non conservés. la base de calcul des amortissements est constituée par la contre valeur en dirhams à la date de l'établissement de la facture. les dotations aux amortissements des immobilisations corporelles : Les dotations aux amortissements sont déductibles à partir du premier jour du mois d'acquisition des biens. Toutefois. est transféré à un compte de réserve obligatoirement affecté à l'amortissement exceptionnel des investissements réalisés. Elle est subordonnée à la condition que les biens en cause soient inscrits à un compte de l'actif immobilisé et que leur amortissement soit régulièrement constaté en comptabilité. Les amortissements annuels normaux sont calculés sur la valeur résiduelle de ces investissements. Le montant des plus-values réalisées et exonérées qui excède celui des abattements visés ci-dessus.Toutefois. cette option d’exonération n’est valable qu’en cas de plus-values constatées ou réalisées par l’entreprise en cours d’exploitation.

autres que ceux visés ci-dessous. taxe sur la valeur ajoutée comprise. La provision pour investissement doit être inscrite au passif du bilan. BENGHAZALA Mostafa 69 Mémoire de fin d’études . faisant ressortir par exercice le montant de chaque dotation. peuvent pratiquer. sous une rubrique spéciale. répartie sur cinq (5) ans à parts égales. et dans la limite de 30% dudit investissement. Les sociétés qui ont reçu une subvention d'investissement qui a été rapportée intégralement à l'exercice au cours duquel elle a été perçue. au titre de l'exercice ou de l'année d'acquisition des équipements en cause. Les dotations aux provisions pour investissement Les provisions pour investissements sont constituées dans la limite de 20% du bénéfice fiscal après report déficitaire et avant impôt. le taux d'amortissement du coût d'acquisition des véhicules de transport de personnes. et que cette erreur est relevée soit par l'administration. des constructions autres qu'à usage professionnel et des véhicules de tourisme. un amortissement exceptionnel d'un montant égal à celui de la subvention. ne peut être inférieur à 20% par an et la valeur totale fiscalement déductible. soit par la société elle-même. La société qui n'inscrit pas en comptabilité la dotation aux amortissements se rapportant à un exercice comptable déterminé perd le droit de déduire ladite dotation du résultat dudit exercice et des exercices suivants.000) dirhams par véhicule. Toutefois. 3. ne peut être supérieure à trois cent mille (300. pour leur restructuration ainsi qu'à des fins de recherche et de développement pour l'amélioration de leur productivité et leur rentabilité économique. Lorsque le prix d'acquisition des biens amortissables a été compris par erreur dans les charges d'un exercice non prescrit. à l'exclusion des terrains. matériel et outillages. la situation de la société est régularisée et les amortissements normaux sont pratiqués à partir de l'exercice qui suit la date de la régularisation.Toutefois. en vue de la réalisation d'investissement en biens d'équipement. les entreprises peuvent affecter tout ou partie du montant de la provision pour investissement précitée.

Cependant les biens d’investissement importés.La TVA et les flux des immobilisations 1. inscrits dans un compte d’immobilisation et ouvrant droit à déduction sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation. l’écart de réévaluation n'est pas imposé et les dotations supplémentaires d'amortissement résultant de la BENGHAZALA Mostafa 70 Mémoire de fin d’études . diminuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date d'acquisition de ces biens. Il est à signaler que pour le calcul du montant à reverser à l’Administration fiscale l'année d'acquisition ou de cession d'un bien est comptée comme une année entière. A défaut de conservation du bien déductible pendant le délai précité. Cession des immobilisations Les biens susceptibles d'amortissement éligibles au droit à déduction. seule la réévaluation libre des immobilisations est autorisée sous réserve que cette réévaluation n’ait pas d’incidence immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal. Acquisition des immobilisations L’acquisition des immobilisations au Maroc est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée. la déduction initialement opérée donne lieu à régularisation. Les conséquences fiscales de la réévaluation des immobilisations Comme précisé ci-dessus. doivent être inscrits dans un compte d'immobilisation et être conservés pendant une période de cinq années suivant leur date d'acquisition. Cette exonération est subordonnée à la production par l'importateur d'un engagement. cette régularisation s'effectue comme suit: Le bénéficiaire de la déduction est tenu de reverser au Trésor une somme égale au montant de la déduction initialement opérée au titre desdits biens. En d’autres termes. 2. Selon la loi 30-85. Ce reversement doit intervenir dans des délais bien précis. Par lequel l'intéressé s'engage à inscrire dans un compte d'immobilisation les biens d'investissement importés susceptibles d'ouvrir droit à déduction. établi sur un imprimé fourni par l'administration et comportant le numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée. au Maroc.

22. Pour les éléments non totalement amortis à la date de la réévaluation. 2. Toutefois. 1. Après les écritures de la réévaluation. demeure exonérée à condition d'être maintenue dans la société. Pour les éléments réévaluables totalement amortis à la date de la réévaluation. l'amortissement est calculé sur la nouvelle valeur nette comptable qui apparaît à l'actif du bilan réévalué. en cas de cession ultérieure des éléments réévalués. l'amortissement de la nouvelle valeur comptable est réparti sur une durée minimale de 4 ans. dans la possibilité de calculer la plus-value imposable par rapport à la nouvelle valeur nette comptable des dits éléments. il est tenu compte des valeurs historiques. Calcul des profits de cession et plus-values en cas de cession ou de retrait des éléments réévalués. je vais présenter dans cette partie les conséquences fiscales de la réévaluation des immobilisations corporelles avant l’abrogation des articles 21. BENGHAZALA Mostafa 71 Mémoire de fin d’études . ♣ Le sort fiscal de la réserve spéciale de réévaluation. L'intérêt de la réévaluation réside d'une part dans l'ouverture d'une nouvelle marge d'amortissement et d'autre part.réévaluation ne sont pas déductibles. En cas de cession des éléments réévalués. Calcul des amortissements consécutifs à la réévaluation. la nouvelle valeur nette comptable est amortie sur quatre ans. Toutefois si ce reliquat est inférieur à quatre ans. 23. En cas de cession ou de retrait d'éléments réévalués (en cours ou en fin d'exploitation) le profit est calculé d'après la nouvelle valeur nette comptable à la date de la cession ou du retrait. l'amortissement de la nouvelle valeur nette comptable est réparti sur le reliquat de la durée d'amortissement. Je présenterai successivement: ♣ Le calcul des amortissements consécutifs à la réévaluation. 24 et 25 de la loi sur l’Impôt sur les Sociétés (IS). ♣ Le calcul des plus-values en cas de cession ultérieure des éléments réévalués. En outre. la plus-value globale de réévaluation portée à la réserve spéciale en franchise d'impôt.

La plus-value est portée à la réserve spéciale de réévaluation en franchise d'impôt sous réserve de certaines décisions. Lorsqu'elle est affectée à la compensation de pertes comptables.3. qui exerce au Maroc une profession. L’impôt des patentes: Sont soumis à l’impôt des patentes « toute personne ou société. ♣ Cas d'imposition de la réserve spéciale de réévaluation La réserve spéciale de réévaluation est comprise dans la base imposable avec un abattement de 25 % si la réserve n'a pas été affectée à la compensation de pertes comptables ou à l'incorporation au capital dans les conditions définies dessus. Sort fiscal de la réserve spéciale de réévaluation. la partie du déficit fiscal correspondant à cette perte est annulée. en totalité si la société qui a bénéficie de l'exonération se refuse au contrôle de l'administration portant sur l'affectation de la réserve spéciale de réévaluation ou l'utilisation des éléments qui ont été réévalués. une industrie ou un commerce non compris dans les exceptions déterminées par dahir…) L’impôt des patentes comprend : BENGHAZALA Mostafa 72 Mémoire de fin d’études . L'incorporation ne doit pas avoir été précédée dans un délai de quatre ans d'une réduction du capital social et ne doit pas être suivie dans un délai de même durée d'une réduction du capital social ou de la cessation d'activité de la société. de nationalité marocaine ou étrangère. notamment lorsqu'elle est distribuée. Dans ce cas. Affectation de la réserve en franchise d'impôt ♣ Affectation autorisée La réserve spéciale de réévaluation est exonérée de l'impôt: Lorsqu'elle est incorporée en totalité ou en partie au capital sous conditions que: L'incorporation soit précédée de celle de la totalité des autres réserves dont disposerait éventuellement la société.

dans les stations estivales. désignés par voie réglementaire . les établissements industriels et les prestations de services. Cependant . hivernales et thermales dont le périmètre de taxation est délimité par voie réglementaire ♣ Biens soumis à la taxe urbaine : BENGHAZALA Mostafa 73 Mémoire de fin d’études . hangars. chantiers. au titre des terrains. remises. bâtiments et leurs agencements.♣ la taxe proportionnelle Etablie sur la valeur locative brute normale des magasins. Ce montant nous donne en dirhams.O. La taxe urbaine: ♣ La taxe s’applique : à l’intérieur des périmètres des communes urbaines . ateliers. boutiques. dans les zones périphériques desdites communes telles que ces zones sont définies par les dispositions du dahir du 30 juillet 1952 relatif à l’urbanisme . -soit par comparaison avec d’autres activités . le montant de la taxe variable pour chaque profession en fonction du volume d’activité. lieux de dépôts et tous autres locaux et emplacement servant à l’exercice des professions imposables. La valeur locative des usines et établissements industriels englobe également tous les moyens matériels de production. ♣ la taxe variable : Le taux ou le montant de la taxe variable est donnée pour chaque profession ou activité dans le tableau B annexé au dahir du 16 novembre 1963 B.N °2670 du 27 décembre 1963 qui modifie le dahir de 1961. matériel et outillage. la valeur locative servant de base de calcul à la taxe proportionnelle due par les usines . agencements et matériels et outillage. dans les centres délimités. En aucun cas la valeur locative ne pourra être inferieure à 3% du prix de revient des terrains. usines. est limitée à la partie de leur prix de revient égale ou inferieure à cinquante millions de dirhams. -soit par appréciation directe. La valeur locative qui sert de base de calcul est déterminée : -soit par le contrat de bail ou actes de location . constructions.

♣ Détermination de la valeur locative : Biens affectés par les propriétaires à leur activité professionnelle ou à toute forme d’exploitation : dans ces cas la valeur locative est obtenue en appliquant au prix de revient justifié par le contribuable ou. par leurs propriétaires. il est 13. pour leurs propriétaires. les terrains affectés à une exploitation de quelque nature qu’elle soit ♣ Assiette de la taxe urbaine La taxe urbaine est assise sur la valeur locative des immeubles. y compris les locaux mis gratuitement à la disposition de leur personnel. Dans ces cas il est appliqué à la valeur locative annuelle un taux unique de 13. y compris le sol sur lequel sont édifiés lesdits immeubles et constructions et les terrains y attenant. BENGHAZALA Mostafa 74 Mémoire de fin d’études . S’il s’agit d’établissement de production de biens ou de services. tels que cours. les machines et appareils. à une activité professionnelle ou à toute forme d’exploitation. machines et appareils.les immeubles bâtis et constructions de toute nature occupés en totalité ou en partie.50%. En ce qui concerne les établissements de production de biens et de services. jardins lorsqu’ils en constituent des dépendances immédiates les immeubles bâtis affectés. constructions et leurs agencements. par leurs propriétaires. ou à toute forme d’exploitation. ascendants. la taxe s’applique aux machines et appareils faisant partie intégrante de ces établissements . y compris les locaux mis gratuitement à la disposition de leur personnel. La taxe s’applique aux machines et appareils faisant partie intégrante des établissements de production de biens ou de services. à une activité professionnelle. les constructions et leurs agencements. passages. à titre d’habitation principale ou secondaire ou mis bénévolement. est limitée à la partie de leur prix de revient égale ou inferieure à cinquante millions de dirhams ♣ Taux de la taxe urbaine pour les immeubles bâtis affectés. Pour les terrains affectés à une exploitation de quelque nature qu’elle soit .50%. par les lesdits propriétaires. à la disposition de leurs conjoints. à défaut estimé par l’administration par voie de comparaison. à titre d’habitation. la valeur locative des terrains. le taux de 3% pour les terrains.

au sein duquel j’ai effectué mon stage. La mission à laquelle j’ai participé.Chapitre 2 : Cas pratique immobilisations corporelles : d’audit des Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise BETA La société « BETA » est une société anonyme dont l’activité est la fabrication d’emballages de boîtes de sardines et produits similaires. on peut dire qu’il existe une bonne adéquation de la structure et sa capacité à assurer les flux d’informations nécessaires à la gestion. Cette participation française dans le capital oblige la société à établir ses comptes sociaux. mais qui est détenu actuellement à raison de 60% par une multinationale française. Enfin. La société BETA était en premier lieu une société 100% familiale. et aussi à effectuer des retraitements afin de se conformer aux normes IAS/IFRS. est une mission de commissariat aux comptes qui rentre dans le cadre du contrat d’audit légal. Contrat d’audit contractuel ayant pour objet le contrôle des retraitements IAS/IFRS effectués par ladite société. BENGHAZALA Mostafa 75 Mémoire de fin d’études . tout d’abord en se référant au Code Général de la Normalisation Comptable. selon deux contrats : Contrat d’audit légal « Commissariat aux comptes ». les postes de direction sont occupés par des personnes compétentes et en nombre suffisant eu égard à la taille de la société. les règles et procédures de fonctionnement de l’entreprise ne sont pas formalisées au niveau d’un manuel des procédures. La société « BETA » est auditée par le cabinet DELOITTE & TOUCHE. Quelques points clés de la société BETA : Ω Evaluation de l’efficacité de l’organisation : Pour ce qui est de l’efficacité de l’organisation. Cependant.

c’est la préparation de la stratégie d’audit contenant pour chaque composante significative : ♣ les facteurs de risque ♣ le niveau de confiance ♣ le programme de travail BENGHAZALA Mostafa 76 Mémoire de fin d’études . la qualité des prévisions établis par le département financier est satisfaisante en comparaison avec les résultats obtenus. Section 2 : Extrait de la stratégie d’audit relatif aux immobilisations corporelles : Une des principales étapes préalables au commencement de la mission.Ω Evaluation de la politique et des procédures en matière de ressources humaines : j’ai pu constater qu’il existe une bonne compréhension des objectifs. Ω Evaluation de la qualité des prévisions de la direction et du contrôle budgétaire : malgré le fait que la société est dépendante des dates de commandes de ses clients qu’elle ne contrôle pas. Ω Evaluation du processus de gestion des risques par la direction : La taille et le volume de l’activité de BETA ne nécessitent pas la rédaction d’un plan stratégique. elle ne dispose pas d’un comité d’audit ni d’un service d’audit interne. L’esprit de recherche du responsable financier lui permet d’être à l’écoute de la réglementation en vigueur. Enfin. Ω Evaluation du rôle du comité d’audit : pour la société BETA. une rotation du personnel assez faible et un recours assez rare aux heures supplémentaires. la société n’a pas connu de violation de la réglementation tout au long de son histoire. Ω Evaluation du respect de la réglementation : la société est très attentive à la réglementation qui lui est applicable. Toutefois le DG dispose d’une vision claire pour le développement et la gestion des risques de la société.

Concernant les immobilisations corporelles de la société BETA, les grandes lignes de la stratégie d’audit se présentent comme suit : Les facteurs de risque : Inexactitude des soldes de fin de période Inexistence physique de certaines immobilisations Inexactitudes de justificatifs des comptes Erreurs de distinction charges/immobilisations Inexactitude dans le calcul des dotations aux amortissements Inexactitude dans le calcul de la valeur d’entrée des immobilisations.

Pour ce qui est du programme de travail, il se présente comme suit : préparation du tableau des mouvements des immobilisations corporelles passant de l’exercice précédent pour arriver aux soldes de l’exercice. Revue analytique expliquant les principales variations qui se sont produites par rapport à l’exercice précédent. Rapprochement du fichier des immobilisations au tableau des mouvements Rapprochement de l’inventaire physique au tableau des mouvements Vérification de la distinction charges/immobilisations Test des acquisitions Test des cessions Validation des amortissements Ce programme de travail peut être modifié avec l’avancement des travaux si c’est nécessaire en vue de l’adapter aux spécificités de la société auditée.

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Section 3 : Evaluation du système de contrôle interne
Puisqu’on s’intéresse essentiellement aux immobilisations corporelles, il serait judicieux de bien préciser certaines spécificités du contrôle interne liées à celles-ci. Ainsi le système de contrôle interne des immobilisations doit permettre de s’assurer que : Toutes les immobilisations sont correctement comptabilisées ; Toutes les immobilisations sont correctement évaluées ; La protection des actifs est assurée ; Les engagements hors correctement saisis. Il faut aussi s’assurer que : Les acquisitions de l’exercice sont effectivement capitalisables représentent des actifs installés ou construits ; et bilan concernant les immobilisations sont

Les immobilisations cédées, détruites ou mises en rebut ont fait l’objet d’un retrait des fichiers comptables d’immobilisations et que les pertes et gains relatifs ont été enregistrés; Les dotations aux amortissements de la période ne sont pas excessives et ont été calculées conformément aux méthodes de l’exercice précédent.

1- Risques d’audit liés aux immobilisations
Les risques d’audit liés aux immobilisations peuvent être analysés selon les qualités essentielles auxquelles doivent répondre les comptes d’immobilisations à l’instar des autres comptes à savoir : les risques liés à la réalité les risques liés à l’exhaustivité les risques liés à la valorisation les risques liés à la fiscalité

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a- risques liés à la réalité des immobilisations Les risques qui peuvent entacher la réalité des immobilisations se concrétisent par : La comptabilisation d’actifs fictifs La sortie ou la perte non comptabilisées d’actifs Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve surestimée par rapport à leur réalité « physique » en particulier pour les immobilisations corporelles. Basée sur la notion du patrimoine, la réalité « physique »d’une immobilisation est liée à une réalité juridique. Quelque soit l’activité, la structure et la politique de l’entreprise, le dispositif de contrôle interne doit prévenir et détecter les risques par : Une organisation basée sur la séparation des tâches d’engagement, de réception, de conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations. Des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec les existants physique. Le suivi du budget réalisations/prévisions d’investissement et le contrôle régulier des

La confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des tiers…

b- risques liés à l’exhaustivité des immobilisations Les risques liés à l’exhaustivité des immobilisations se matérialisent par : Entrées d’actifs non comptabilisées Entrées d’actifs comptabilisées à tort en charges Sorties ou pertes fictives comptabilisées La non-exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des immobilisations par rapport à leur réalité physique et juridique.

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charges engagées par l’entreprise…). c. Ceci se matérialise souvent par les failles suivantes : ♣ Absence de procédures permettant le respect de la séparation des exercices ♣ Absence de règles claires et préalablement définies de distinction entre charges et immobilisations. de réparation et leur diversité.Les sources de ces risques sont engendrées par l’incapacité des procédures de contrôle de détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité à cause de : Implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de production. Composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières. méthodes et règles de présentation comptable.risques liés à l’évaluation des immobilisations Les risques liés à l’évaluation des immobilisations sont appréhendés een tenant compte du respect des principes. Importance et fréquence des dépenses d’entretien. Ils se traduisent par des mouvements ou situations d’immobilisations : Mal évalués Comptabilisés dans la mauvaise période Comptabilisés dans le mauvais compte Mal totalisés ou centralisés Les sources de risque sont variées et peuvent être distinguées comme suit : Equipements acquis à l’étranger Complexité de certains coûts d’immobilisations Abandon d’activité ou de branches d’activités Système comptable à prédominance manuelle Les sources de risques liés à l’évaluation des immobilisations découlent aussi souvent des situations suivantes : BENGHAZALA Mostafa 80 Mémoire de fin d’études .

2.Compréhension des procédures de traitement des données et des contrôles mis en place Grâce aux entretiens conduits avec les principaux intervenants. les activités clés du cycle immobilisations. En principe. ainsi que les indicateurs clés produits par le système. Risques liés à la détermination de la TVA : ils résident dans la bonne détermination de la TVA des immobilisations (surtout des immobilisations en cours). Ce projet est approuvé par la direction générale de la société ainsi que la direction de la maison mère en France. il est possible d’identifier maintenant. BENGHAZALA Mostafa 81 Mémoire de fin d’études .Risques liés à la fiscalité On répertorie deux sortes de risques liés à la fiscalité : Risques liés à la bonne comptabilisation de l’IS : ces risques touchent spécialement la bonne comptabilisation des amortissements et provisions des immobilisations. la direction élabore un projet de budget annuel d’investissement et de désinvestissement compte tenu des études réalisées sur l’état de fonctionnement des machines ainsi que leur rendement. et lors de la cession d’un bien. pour les immobilisations. d. Ils concernent aussi le respect des engagements et conventions concernant les investissements donnant droit aux abattements prévus dans l’art 19 de la loi 45-38. le risque de TVA est lié aux années de détention du bien. ils peuvent néanmoins être considérablement réduits en maîtrisant les sources de ces risques.Absence de règles précises en matière de composition et de suivi des coûts d’immobilisations acquises ou produites Inadéquation de la politique d’amortissement par rapport aux durées de vie économiques et aux taux d’usage dans le secteur d’activité Mauvaise application des règles comptables… Il est à noter que si ces risques ne peuvent être complètement éliminés. mais aussi de détecter les contrôles sur les applications à la fois manuels et informatiques.

Pour la société BETA. Réception du matériel au niveau de l’usine de la société signature et transmission du bon de livraison au siège par le responsable de l’usine BENGHAZALA Mostafa 82 Mémoire de fin d’études . équipements ou matériels divers.000 DH l’accord de la maison mère en France est exigé préparation de la demande d’achat et consultation des fournisseurs nationaux ou étranger en fonction de la nature du bien étude des offres reçues et sélection du fournisseur établissement d’un bon de commande en 4 exemplaires signés par le directeur de production : deux exemplaires (rouge et blanc) sont envoyés au fournisseur: le blanc sert d’accusé de réception et le rouge doit être retourné avec la facture. les procédures relatives aux mouvements des immobilisations se présentent ainsi : Mouvements d’entrée des immobilisations : Les acquisitions effectuées par la société au titre d’un exercice concernent essentiellement : du matériel : machines.… du mobilier de bureau du matériel de transport du matériel bureautique et informatique d’autres outillages. pour les achats supérieurs à 100. le bleu est à classer chronologiquement avec la demande d’achat en l’attente de la réception de la facture. Les étapes d’acquisition et de mise en exploitation de matériel obéissent aux règles suivantes : établissement d’une demande d’investissement par la Directeur de production vérification des prévisions contenues dans le plan d’investissement obtention de l’accord de la direction de la maison mère pour toute décision d’investissement. et enfin la souche jaune est conservée par le service production pour assurer le suivi et la relance éventuelle du fournisseur.

BC et la demande d’achat à la facture Effectuer les contrôles nécessaires avant de signer le Bon à payer Elabore une fiche d’entrée de l’immobilisation qu’il transmet au DAF. Codifie le matériel acquis et met à jour les informations contenus dans le logiciel Le directeur Administratif et Financier : Met à jour le fichier des immobilisations sur la base des fiches d’entrée Rapproche trimestriellement comptabilité Analyse les écarts éventuels Comptabilise la facture et constate le règlement le fichier des immobilisations à la Mouvement de sorties des immobilisations Les motifs de sorties des immobilisations sont multiples : ♣ Réforme de matériel ou sa mise hors d’usage ♣ Cessions ♣ Autres motifs Les étapes de sortie obéissent aux règles suivantes : La direction «Production» obtient l’assurance que le matériel à céder est budgétisé conclusion des acheteurs potentiels BENGHAZALA Mostafa 83 Mémoire de fin d’études .codification du matériel acquis par la direction production inclusion de l’acquisition au niveau du logiciel informatique d’Alpha réception de la facture Durant cette phase les traitements opérés par les responsables sont : Le directeur Production: Joint le BL.

un état de suivi de la marche du parc des machines est systématiquement mis à jour par le comptable du de l’usine sur la base BENGHAZALA Mostafa 84 Mémoire de fin d’études . Pour le suivi des heures de marches : Pour les besoins de détermination du prix de cession et le suivi de l’exploitation du matériel mis à la disposition des responsables.étude des offres reçues et prise de décision établissement d’une facture de cession signature de la facture par le DG consultation de la sortie et du règlement Elaboration d’une fiche de sortie et sa transmission au DAF pour mise à jour du fichier des immobilisations . Mise à jour du logiciel informatique Suivi des heures de marche et des consommations Les documents préparés au niveau de l’usine et visés contradictoirement par le responsable de l’usine et le directeur Production sur place sont : un état mensuel des heures de marches des machines un rapport mensuel remis par les responsables (chauffeurs des voitures et camions) concernant les véhicules. Les objectifs recherchés par l’émission de l’ensemble de ces documents sont les suivants : Situer les responsabilités des intervenants fiabiliser d’avantage les informations transmises par la systématisation des recoupements contradictoires la détermination et la maîtrise des coûts à affecter aux centres concernés sur le plan analytique le suivi des consommations et l’analyse des variations inhabituelles la justification et la validation des dépenses engagées l’enrichissement de la base des données pour une éventuelle exploitation dans le cadre de diagnostic. de prise de décision de renouvellement.

permettent d’atteindre les objectifs de contrôle suivants : Exhaustivité de la saisie (Eh) Exactitude de la saisie (Ea) Autorisation (Au) Sécurité d’accès aux actifs et aux enregistrements (S) Ainsi. combinés avec les contrôles d’application clés. les heures d’arrêts de panne et d’intempéries et sont signés contradictoirement par les ingénieurs qui dépendent de la direction de production et par le comptable de l’usine qui dépend quant à lui de la Direction Administrative et Financière. les heures de panne. Ils ne visent pas nécessairement ou directement les objectifs de contrôle. ils sont plutôt détectifs que préventifs. les procédures mises en œuvre pour assurer la fiabilité des enregistrements. et afin de déceler les erreurs potentielles et/ou les fraudes.des informations communiquées par les ingénieurs. je me limiterai à citer quelques contrôles : BENGHAZALA Mostafa 85 Mémoire de fin d’études . eux. pour la société BETA. Un compte de charge intermédiaire est débité lors de l’affectation du produit de la cession interne en faveur de l’axe analytique relatif à la Direction Production et crédité lors de l’affectation de ces charges aux axes analytiques concernés par cette charge qui sont en général les usines. En pratique c’est à partir des informations recueillies durant la planification qu’on sélectionne les contrôles de pilotage clés qui. En fin de période. Ces états appelés «MAPI» sont transmis au siège d’une manière hebdomadaire permettant de ressortir les heures de marche du matériel. les heures d’arrêts. Cet état fait ressortir les éléments suivants : Les heures de marche des machines. ainsi. les heures d’intempéries. Les contrôles d’application sont. un recoupement entre l’inventaire permanent et l’inventaire physique est effectué pour détecter les écarts éventuels et les expliquer.Identification des contrôles de pilotage et des contrôles d’application Les contrôles de pilotage sont des moyens que le management utilise en vue de mieux piloter le business et en contrôler les risques. 3. mais fournissent une assurance indirecte sur la réalisation ces objectifs.

Ces états permettent aussi au DAF de mieux évaluer les besoins de chaque usine. les heures d’arrêts. Ces états sont signés contradictoirement par les ingénieurs qui dépendent de la Direction de Production et par le comptable de l’usine. de pannes et d’intempéries. il peut être appliqué à tout type de société : Revoir les principes comptables Rapprochement des mouvements des immobilisations Effectuer une revue analytique BENGHAZALA Mostafa 86 Mémoire de fin d’études . En analysant ces états et d’après un entretien avec le Directeur Production. et pour s’assurer de leur application effective. Ensuite. … Section 4 : Programme de travail de la section Immobilisations corporelles : Le programme de travail est généralement fixé par le manager de la mission. ces contrôles sont testés. A partir de l’examen d’un échantillon des états « MAPI ».la réception par la direction Production et d’une manière hebdomadaire. on a demandé ceux de plusieurs semaines relatives à une usine déterminée. on s’est aussi assuré de leur signature par les ingénieurs et par le comptable de l’usine. ……. on s’est assuré de leur traitement. des états appelés «MAPI » qui font ressortir les heures de marche du matériel. ainsi: Pour s’assurer de l’établissement régulier des états « MAPI ». Celui que je vais détailler ci-après est général . Ces données permettent au Directeur Production de vérifier l’optimisation de l’utilisation des machines par rapport aux besoins des usines et de distinguer entre les marques des machines en terme de qualité en vue de décider des prochaines acquisitions.

L’auditeur suit des programmes de travail standard qui permettent d’orienter les procédures de validation relatives aux comptes des immobilisations. Les contrôles de l’auditeur seront menés afin de s’assurer que : Les comptes d'immobilisations sont établis conformément aux principes comptables généralement admis. En fonction des risques identifiés lors de l’évaluation du contrôle interne. sur la base d’un programme de contrôle qu’il aura établi.Passer en revue le fichier des immobilisations Passer en revue le compte « entretien et réparation » Valider les acquisitions par des pièces justificatives Valider les sorties des immobilisations Valider le calcul des amortissements S’interroger sur la valeur des immobilisations Valider la valorisation des immobilisations produites par l’entreprise pour ellemême Section 5 : Contrôle des comptes : L’objectif de l’appréciation du contrôle interne était d’identifier les forces et les faiblesses du système examiné en précisant l’impact des faiblesses sur les états financiers et de déterminer dans quelle mesure l’auditeur pourra s’appuyer sur ce contrôle interne pour fixer la nature. Ainsi. notamment le principe du coût historique . Ces derniers doivent êtres modifiés et/ou complétés si l’équipe d’audit juge que les procédures de validation prévues ne permettent pas de couvrir les erreurs potentielles de manière adéquate ou si elles ne sont pas adaptées aux spécificités de la mission. Les acquisitions de l'année sont effectivement capitalisables et représentent des actifs installés ou construits . des procédures de validation adaptées seront insérées dans ces programmes de travail. l’auditeur procédera. BENGHAZALA Mostafa 87 Mémoire de fin d’études . aux investigations directes lui permettant de collecter des éléments probants et fonder son jugement sur l’ensemble des informations synthétisées dans les comptes annuels. en fonction des conclusions qu’il aura tirées de l’appréciation finale du contrôle interne. l’étendue et le calendrier de ses travaux de contrôle des comptes.

un tableau des mouvements détaillant. il faut: Vérifier l’exactitude arithmétique des soldes. par catégories d’immobilisations. les soldes d’ouverture et de clôture .La durée d'amortissement et la méthode sont en accord avec la durée de vie de l'immobilisation. Pour ce faire. détruites ou mises au rebut ont fait l'objet d'un retrait des fichiers d'immobilisations et que les gains et pertes relatifs ont été enregistrés. ce dernier peut faire appel à un ensemble d'outils de validation tels qu'ils sont décrits cidessous. l'objet de cette phase est de collecter les éléments probants pour permettre à l'auditeur de donner son opinion sur les états financiers. Pointer le solde des immobilisations corporelles à la clôture avec la balance générale de l’exercice clos et avec le fichier des immobilisations BENGHAZALA Mostafa 88 Mémoire de fin d’études . Les immobilisations cédées. Pointer le solde des immobilisations corporelles brutes à l’ouverture aux papiers de travail de l’exercice précédent. En définitive. cessions de l’exercice. Ensuite.les acquisitions. Pointer le solde des acquisitions et cessions de l’exercice avec les fichiers de la société. ainsi que les amortissements cumulés d’ouverture. de façon à vérifier la formule suivante: Immobilisations corporelles brutes à l’ouverture +Acquisitions de l’exercice – Cessions de l’exercice = Immobilisations corporelles brutes à la clôture. ** Etablir le tableau des mouvements des immobilisations corporelles En vue de valider les valeurs brutes des immobilisations corporelles à la clôture de l’exercice. de clôture et enfin les dotations et reprises relatives à l’exercice. La dotation aux amortissements de la période n'est pas excessive et a été calculée conformément aux méthodes de l'exercice précédent. La date d'acquisition ou de mise en service est cohérente avec la date de comptabilisation .

Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles de la société BETA se présente comme suit : BENGHAZALA Mostafa 89 Mémoire de fin d’études .

** Rapprocher le fichier des immobilisations avec le tableau des mouvements : Ce test a déjà été matérialisé dans le tableau des mouvements mais la présentation chiffrée ci-dessous vient pour justifier les conclusions du tableau : ** Effectuer une revue analytique des variations Cette phase consiste à passer en revue les mouvements par catégorie d’immobilisations corporelles durant l’exercice et évaluer leur caractère raisonnable compte tenu des données historiques et du contexte actuel de l’entreprise (amélioration de la productivité. BENGHAZALA Mostafa 90 Mémoire de fin d’études . plans d’investissements …).

774 Les acquisitions de l’exercice s’inscrivent dans le cadre du renouvellement ordinaire du parc d’immobilisations.393 + Acquisitions de l'exercice 3.Cessions de l'exercice (1. qu’il n’y a pas de charges immobilisées à tort. cette revue analytique se présente ainsi : Immobilisations brutes au 31.07 12.010) .valider les composantes du coût d’entrée de l’immobilisation. on essaye de vérifier.06 19.s’assurer de la correcte distinction entre charges et immobilisations.12.Pour la société BETA. BENGHAZALA Mostafa 91 Mémoire de fin d’études . Les cessions de l’exercice concernent essentiellement les machines ainsi que du matériel de transport. Les principales acquisitions concernent les machines (62%) ainsi que du matériel de transport et du matériel informatique. ensuite on procède à la sélection avec un scope qui dépend du niveau de risque lié à la section.Cumul des amortissements 2007 (9.711 . d’un échantillon d’acquisitions pour valider les assertions suivantes : s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des bons de commandes .s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des bons de réception internes ou des bons de livraison du fournisseur.320) Immobilisations nettes 31.s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des factures . ** Tester les acquisitions au moyen des pièces justificatives Après avoir récupérer le détail des acquisitions. On commence par rapprocher le détail des acquisitions de l’exercice au tableau des mouvements présenté précédemment. grâce à un test sur les acquisitions. .Vérifier le respect du principe de spécialisation des exercices. . .12.

ce test se présente ainsi : BENGHAZALA Mostafa 92 Mémoire de fin d’études .Pour la société BETA.

toujours avec un scope dépendant du niveau de risque. Ce test a pour objectif de déterminer de manière globale les dotations théoriques. sécurité…) s’assurer que les sorties sont appuyées par des factures s’assurer que les sorties d‘immobilisations acquises en moins de 5 ans ont fait l’objet de la régularisation de TVA Ce test se présente de la même façon que le test précédent (Conclusion satisfaisante dans le cas de la société BETA).** Tester les sorties d’immobilisations au moyen des pièces justificatives L’étape qui suit consiste à tester les sorties d’immobilisations.½ cessions de l’exercice) – Immobilisations complètement amorties Pour ce qui est de la dotation. un test de cohérence peut être établi spécialement dans le cas où le niveau de risque au niveau de la société est faible et l’auditeur n’intervient pas pour la première fois au sein de la société et donc il connait suffisamment ses méthodes d’amortissement et son organisation. ** Examen analytique de validation : La dernière partie du contrôle des comptes des immobilisations consiste à valider les amortissements. un échantillon de sorties pour valider les assertions suivantes : s’assurer que les sorties sont autorisées et approuvées (autorisation. en rapprochant d’abord le détail des sorties de l’exercice au tableau des mouvements et puis en sélectionnant. elle se calcule comme suit : Amortissement = base * taux correspondant (conforme aux normes d’usage) BENGHAZALA Mostafa 93 Mémoire de fin d’études . En vue de valider les amortissements. La base de calcul des dotations théoriques est calculée de cette façon : Base = valeur brute au 31/12/N-1 + (1/2 acquisitions de l’exercice . qui seront comparées aux dotations enregistrées au niveau de la comptabilité du client.

On détermine par la suite une tolérance d’écart. Ce test de cohérence se présente sous forme de tableau : BENGHAZALA Mostafa 94 Mémoire de fin d’études .La base est calculée pour chaque type d’immobilisation admettant des taux similaires. en deçà de laquelle le test est considéré comme valide : sinon il faudra expliquer les écarts.

Section 6: Emission du rapport d’audit Le rapport général constitue l’aboutissement des travaux menés par l’auditeur où il doit faire la synthèse des constatations qu’il a été amené à faire et à la lumière desquelles il rédige ce rapport. Il doit tenir compte des constatations significatives. une mauvaise présentation ou une différence d’appréciation. sont de nature à mettre en cause la régularité et la sincérité des états financiers. sous réserves de l’incidence de quelques situations concernant différents comptes notamment : la non assistance à l’inventaire physique des stocks de la société. portant sur une erreur. l’existence de comptes non analysés dont les montants sont assez élevés. Il doit exprimer son opinion sur les états financiers pris dans leur ensemble sur la base des conclusions tirées des éléments probants collectés au cours de la mission. c’est à dire de celles qui. ainsi que du résultat de ses opérations et de l’évolution de ses flux de trésorerie pour l’exercice clos conformément aux principes comptables admis au Maroc. Concernant la société BETA. donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de la société au 31/12/07. l’existence d’anciennes créances dont le risque de non recouvrement est élevé qui ne sont pas provisionnées BENGHAZALA Mostafa 95 Mémoire de fin d’études . ses états de synthèse. une omission. dans leurs aspects significatifs.

Troisème PARTIE Audit des immobilisations corporelles selon les normes US GAAP et les normes IFRS: Retraitements et divergences par rapport aux normes marocaines BENGHAZALA Mostafa 96 Mémoire de fin d’études .

nonobstant l’avancée considérable qui a suivi la promulgation de la loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants. contenus dans le Code Général de la Normalisation Comptable (CGNC). Les normes comptables américaines plus généralement connues sous le terme US GAAP tendent à se généraliser en dehors des Etats-Unis. Cet investisseur est dans le besoin de recevoir une information qui réponde à ces besoins internes tant de gestion que de reporting. La loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants a à cet effet rendu obligatoire d’utiliser les normes. Cette généralisation s’explique par la puissance économique des Etats-Unis et surtout par l’importance du marché financier américain qui représente la capitalisation boursière la plus importante de la planète. Au Maroc.Introduction de la troisième partie : L’entreprise marocaine et les personnes qui à titre interne ou externe contribuent soit à l’établissement soit au contrôle de l’information financière et des documents comptables se trouvent confrontées. et le Financial Accounting Standards Board (FASB) à travers les normes FAS d’autre part. Au niveau international. de manière permanente à un grand nombre de textes au travers desquels la nature des obligations qui leur incombent et leur étendue sont fréquemment difficiles à déterminer. la liaison comptabilitéfiscalité demeure ancrée dans notre système comptable. En effet. deux grands organismes d’harmonisation s’imposent dans l’optique de constituer de véritables standards internationaux : l’International Accounting Standards Committee (IASC) qui publie les normes IAS/IFRS d’une part. la mondialisation économique et le fait d’avoir des sociétés cotées dans différents places financières rendent nécessaires pour l’investisseur de disposer d’informations financières comparables. BENGHAZALA Mostafa 97 Mémoire de fin d’études . Le Maroc a en outre choisi la voie du libéralisme économique et continue d’encourager l’investissement extérieur. La loi n°17-95 relative à la Société Anonyme (SA) et la loi n°5-96 relative à la Société à Responsabilité Limitée (SARL) ont révolutionné le travail du commissaire aux comptes en lui attribuant une mission permanente de contrôle et de vérification de sincérité et de concordance de l’information financière. comptes et schémas comptables.

les économies se sont internationalisées. Près de deux ans après l’affaire Enron. et du contrôle de travail des Experts Comptables. La priorité est au retour de la confiance. les comportements des dirigeants et des conseils d’administration évoluent sur fond de réformes pour améliorer le fonctionnement des entreprises. de mise en place des normes. en l’absence de statistiques.Depuis le début des années 1970. Au Maroc. à qui ont été dévolus les fonctions d’inscritpion. Le besoin de systèmes d’information plus homogènes et plus comparables a été ressenti pour répondre notamment aux besoins des marchés financiers. Il introduit des mesures comme la certification sur l’honneur des comptes par les dirigeants et les directeurs financiers ou la répression accrue de la « criminalité en col blanc ». point de départ d’une série de scandales financiers aux Etats-Unis. Elle exerce ses pouvoirs sur les méthodes de présentation des documents financiers et les règles d’audit des sociétés inscrites auprès d’elle. Si la communauté internationale attache de plus en plus de crédibilité aux normes IAS devenues IFRS. Les grandes sociétés multinationales sont nées. ainsi qu’un volet comptable. Bush. BENGHAZALA Mostafa 98 Mémoire de fin d’études . l’influence internationale des normes américaines demeure néanmoins une réalité. il peut être constaté que de nombreuses filiales de multinationales utilisent pour leur besoin de reporting les normes US GAAP. La SEC (Securities ans Exchance Commission) équivalente du Conseil Déontologique aux Valeurs Mobilières (CDVM) a pour objectif de réglementer la mise sur le marché et la négociation de titres. Présenté comme le plus important bouleversement de la législation boursière depuis le krach de 1929. le Public Company Accounting Oversignt Board (PCAOB). Ils publient les GAAP et le code d’éthique professionnelle. ce texte modifie le gouvernement d’entreprise. Le point d’orgue de ce mouvement a été l’adoption aux Etats-Unis de la loi Sarbanes-Oxley promulguée fin juillet 2002 par le président américain George W. avec un resserrement du contrôle des commissaires aux comptes et la mise en place d’une instance de surveillance . Les groupes se sont multipliés et se sont constitués par des investissements et des prises de contrôle à travers le monde. L’ACIPA (American Institute of Certified Public Accountants) est l’équivalent des l’Ordre des Experts Comptables.

La SEC a imposé à cet égard des règles relatives à l’indépendance des auditeurs pour mettre en œuvre les dispositions de l’Acte de Sarbanes-Oxley de 2002. ces états financiers doivent en outre être audités conformément aux règles édictés par les organismes de régulation du marché. les EtatsUnis la Turquie et l’accord d’Agadir. Les nouvelles règles concernent entre autres : • L’interdiction d’effectuer des prestations autres que l’audit à des clients d’audit • L’obligation d’effectuer une rotation de l’équipe d’audit • L’approbation préalable des honoraires par un comité d’audit • L’interdiction de recruter des membres de l’équipe d’audit par l’entreprise auditée pendant un délai de trois ans. mais il doit également. Ces comptes feront l’objet d’un retraitement pour se conformer aux normes du groupe. Le Maroc a décidé d’adopter une voie libérale en ouvrant son économie et en favorisant l’investissement extérieur à travers l’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce. la signature d’accords de libre échange avec l’Union Européenne.Cette mise en place est une première mondiale. BENGHAZALA Mostafa 99 Mémoire de fin d’études . pouvoir publier des états financiers selon des référentiels compréhensibles par l’investisseur étranger . notamment celui côté sur les marchés étrangers des capitaux. L’investisseur étranger recherche certes une stabilité politique et des coûts moindres . Ces entreprises doivent cependant tenir leurs comptes sociaux conformément aux dispositions du CGNC. C’est en effet la première fois sur le plan mondial que la profession des auditeurs est régulée par un organisme où leurs pairs sont minoritaires.

le modèle comptable est conçu pour donner à l’investisseur l’information nécessaire à la prise de décision : il est d’abord un système d’information financière. d’où l’obligation d’annexer à toute donnée chiffrée une information en annexe ou en note dans le document financier. Aussi. et des séquelles de cette mentalité demeurent dans nos bilans. culturelles. L’approche est tout à fait différente dans les pays continentaux où l’habitude de voir la comptabilité comme un instrument au service de l’information financière sur la performance économique d’une entreprise n’est pas dans tous les esprits . Cette exigence de la justification du chiffre trouve son origine dans la crise financière de 1929. Elles ont pour effet d’affecter la crédibilité de l’information financière qu’ils véhiculent. économiques et juridiques entre les pays et l’idée que chaque Etat se fait des besoins des utilisateurs lors de la rédaction des obligations nationales. une liaison comptabilité-fiscalité est encore présente en France. La première directive du cadre conceptuel américain (conceptual frame work) y est consacrée.Chapitre 1 : Retraitements des corporelles selon normes US GAAP : immobilisations Section 1 : généralités sur les normes US GAAP : Il est évident que les diversités sociales. constituent le guide de la profession dans le choix des techniques comptables et dans la préparation des états financiers. Ils reposent sur l’adoption des conventions qui indiquent la BENGHAZALA Mostafa 100 Mémoire de fin d’études . Aux Etats Unis. fallait-il donner confiance aux investisseurs actuels et futurs en leur assurant par une information détaillée de plus grandes garanties sur la performance mais aussi sur les risques des entreprises. (Generally Accepted Accounting Principles – GAAP). contribuent à la construction de théories comptables différentes. le développement des marchés financiers encouragés par le libéralisme et le recours des entreprises pour le financement de leurs besoins de développement essentiellement aux épargnants. les principes et les pratiques acceptés par la profession. en raison de leur logique et de leur utilité. Dans les pays anglo-saxons. Les mécanismes du système comptable américain ressemblent beaucoup à ceux du système français.

Les pays anglo-saxons sont des pays de tradition. Aux Etats-Unis. La France est un pays de droit. rigide que les entreprises françaises sont tenues d’appliquer.La partie gauche enregistre les débits Contrairement au plan comptable marocain et français. selon ses besoins.La partie droite enregistre les crédits . Le fondement de la comptabilité reste le compte (account). Emplois = Ressources Actif du bilan = Capitaux Propres + Dettes Le principe de la partie double (double entry) y satisfait. Sa mission est de traduire l’évolution d’un élément ou d’un groupe d’éléments sous forme d’augmentation ou de diminution dont il donne le solde (balance) à la date d’arrêté du compte. juridique et financière de l’entreprise.Cadre théorique du droit comptable : La distinction entre les procédures comptables anglo-saxonnes et françaises réside dans l’absence d’un plan comptable précis. L’unicité des sources du droit comptable anglo-saxon n’est pas la seule BENGHAZALA Mostafa 101 Mémoire de fin d’études . En conséquence. traduction approchée : « True and Fair View » pour les Anglais. Elle a une place importante dans la protection des actionnaires et des épargnants. la liste des comptes connue sous le nom « chart of accounts ». Les règles de fonctionnement des comptes sont identiques aux règles françaises : . la précision des utilisateurs dans les pays anglo-saxons tend à restreindre l’étendue des sources jusqu’à devenir le privilège d’un seul organisme. Il s’agit du respect du célèbre principe d’image fidèle. La diversité des destinataires rend difficile l’adhésion à un modèle général. il n’existe pas de nomenclature des comptes. 1. Les sources du droit comptable sont étroitement liées aux objectifs assignés à l’information comptable. l’information comptable a un objectif précis : elle sert les intérêts des investisseurs qui doivent être informés et être en mesure de prendre des décisions rationnelles. En revanche. une très grande liberté est accordée au chef d’entreprise pour la présentation des documents sous réserve que les états financiers présentés donnent une image aussi fidèle que possible de la situation économique. Il appartient à l’entreprise de fixer. auquel le plan comptable français s’est rallié. Elle est le reflet des caractéristiques profondes de chacun de ces pays. Ils sont dominés par la règle d’équilibre.méthode de saisie des flux économiques de l’entreprise.

Le contexte économico-politique dans lequel s’élabore la théorie comptable infléchit la délégation du pouvoir de normalisation à un organisme privé ou public. Jusqu’à ce jour. ce processus consiste en la constitution de groupe d’experts chargé de l’élaboration des normes. La SEC exerce sur exu un pouvoir de surveillance qui n’altère pas les relations de partenariat existant entre la SEC et le FASB. dit droit coutumier.FASB Le pouvoir de normaliser aux Etats-Unis appartient au conseil des Standards Comptables (Financial Accounting Standards Board – FASB). Les anglo-saxons sont des pays de droit non-écrit. c'est-à-dire ceux qui sont censés être au cœur du sujet. les seuls interlocuteurs du gouvernement sont les organisations indépendantes des pouvoirs publics. La profession et le FASB ne sont pas totalement autonomes. il a rédigé un cadre conceptuel (conceptual frame work) qui constitue la base de référence dans sa tâche de BENGHAZALA Mostafa 102 Mémoire de fin d’études . Cette procédure est également retenue par l’IASB pour l’élaboration des normes internationales. Dans ce pays. Les Etats-Unis ont choisi cette voie pour l’élaboration de son droit comptable. La crise de 1929 et la pression des événements contraignent la profession à jouer un rôle important. il constitue avec la commission des opérations boursières (Securities and Exchange Commission – SEC). en la publication de projet ou exposé sondage (exposure draft) pour commentaires notamment près des utilisateurs potentiels. Son rôle remonte à la création de l’Institut Américain des Experts Comptables (American Institute of Certified Public Accountants – AICPA) en 1897. la seule source du droit comptable américain. il en a publié 142. où la normalisation comptable est confiée à des experts.Le Financial Accounting Standards Borad . avant leur publication. Crée en 1973. pseudo professionnelles à qui revient la responsabilité d’élaborer les principes comptables généralement admis dans le respect des textes destinés à protéger les partenaires de l’entreprise.caractéristique. de recherche et de discussion entre personnes compétentes. 2. La mission du FASB est de publier des normes nouvelles ou d’adapter les normes existantes (Statement of Financial Accounting Standards – SFAS) identifiées FASx. L’élaboration des règles se fait au terme d’un processus d’étude. avec qui il travaille en étroite collaboration. Appelé « Due Process ». Parallèlement.

Conformément à la tradition anglo-saxonne. Enfin. un effort de formalisation d’un cadre de référence a été entrepris. la SEC souligne la nécessité de préciser les exigences de la comptabilité. ces principes n’ont pas de définition précise. la notion des principes généralement acceptés est reconnue lorsque l’ACIPA adopte une résolution aux termes de laquelle les auditeurs sont tenus de mentionner dans leur rapport toutes les dérogations aux opinions émises par l’ARB et par l’APB. Dans l’absolu. Leur origine se trouve dans les accords conclus dans les années 1930 entre l’Institut des ExpertsComptables et la bourse de NewYork. Cela suppose la garantie du respect des normes données par le réviseur contractuel totalement indépendant. Ils sont qualifiés de principes généralement admis. lui permettant ainsi d’échapper à toutes les pressions et de répondre à toutes les situations. En 1964. qui les ont précédés. les normes du FASB et les opinions des commissions. Elle déclare que la pratique comptable doit pouvoir s’appuyer sur des textes faisant autorité. ils constituent des conventions admises par acceptation tacite. les GAAP avaient définitivement assis leur autorité. Le droit comptable anglo-saxon comme le droit comptable français repose sur des principes auxquels chaque utilisateur doit se soumettre.GAAP) Depuis quelques années.les principes généralement admis (Generally Accepted Accounting Principles . 3. et face aux besoins de comptabilité rendus nécessaires avec l’élargissement des marchés financiers. ils n’ont pas de signification. En 1937.normalisation. Les principes n’ont cette qualité que par rapport aux Etats-Unis et pour les sociétés qui préparent leurs états financiers selon les principes américains. Naturellement. La règle de déontologie n°203 du code d’éthique professionnelle stipule que : « les méthodes dérogeant aux principes établis par l’ACIPA ne sauraient plus être longtemps considérées comme généralement admises ». conventions qui régissent le traitement de l’information extériorisée. Ils sont évoqués dans leurs implications pour asseoir la crédibilité de l’information financière à l’égard des utilisateurs. BENGHAZALA Mostafa 103 Mémoire de fin d’études . qui assure ainsi par ses opinions la moralité des affaires. exercent avec les membres de l’ACIPA et les autorités boursières une influence notable dans leur détermination. La SEC adhère à cette exigence. Dès lors. Au départ. la création du FASB entérine l’autorité des principes qui allaient devenir les principes généralement acceptés (GAAP).

Son importance sera grande dans l’élaboration future du droit comptable. ils ne peuvent être affectés par les changements constants dans l’environnement. D’application large. On retient les principes les plus fréquemment cités : Le principe de la continuité d’exploitation (going concern assumption) Le principe de la permanence des méthodes (consistency principle) Le principe de séparation des exerices (accrual basis principle) Le principe du nominalisme (monetary principle) A ces conventions s’ajoutent des considérations qui doivent présider dans le choix et l’application des méthodes comptables appropriés ainsi que dans la préparation des documents financiers. Les objectifs représentent les fins que la comptabilité s’assigne et les principes fondamentaux mettent en évidence les concepts et les conventions comptable de base auxquels on doit se référer lors de la mise au point de l’interprétation et de l’application des normes de comptabilité et d’information ». Ces principes émanent de l’expérience de la conduite des affaires et de l’accomplissement dans un système d’économie libérale. Le FASB définit le cadre conceptuel « comme un ensemble structuré d’objectifs et de principes fondamentaux interreliés ». Le cadre comporte six directives : La première norme est intitulée « objectifs de la divulgation financières par les entreprises » (SFAC n°1.Ne pas parler des principes fondamentaux qui sous-tendent ces principes.Objectives of Financial Reporting by Business Entreprises – 1978) BENGHAZALA Mostafa 104 Mémoire de fin d’études . constituerait une omission regrettable.le cadre conceptuel (Conceptual FrameWork) Le cadre conceptuel fait partie des principes généralement acceptés. Il s’agit : Le principe de prudence (conservation principle) Le principe de l’importance relative (materiality principle) Le principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (substance over form) 4.

à sa pertinence et à sa fiabilité. Le projet intitulé « guide normatif pour la préparation des états financiers » a reçu un accueil peu enthousiaste.La seconde est consacrée aux caractéristiques qualitatives de l’information comptable (SFAC n°2 – Qualitative characteristics of accounting information – 1980 may). En revanche. sa cohérence. Section 2 : Retraitements US GAAP des immobilisations corporelles : Il n’existe pas de norme américaine traitant de façon spécifique les immobilisations corporelles. Pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même. Les qualités de l’information sont sa pertinence. Ce cadre a inspiré le cadre conceptuel proposé par 1987 par l’IASC. La doctrine se réfère donc aux principes comptables fondamentaux ainsi qu’au cadre conceptuel. et peut incorporer les frais financiers liés à la construction comme je vais le détailler cidessous. sa mesurabilité. Il n’incorpore pas les frais généraux. l’élément doit satisfaire à quatre critères qui tiennent à sa définition. son importance relative La troisième directive définit les éléments des états financiers des entreprises commerciales (SFAC n°3 – Elements of financial statement of business entreprise – 1980 December) La quatrième et la sixième s’intéressent aux objectifs des états financiers des entreprises non commerciales (SFAC n°4 et 6 – Objectives of financial reporting by non business corporation – 1980 December) Et enfin la cinquième pose le problème de la reconnaissance et de la mesure de l’information dans les états financiers (SFAC n°5 – Recognition ans measurement in financial statement of business entreprises – 1984 December) Pour figurer dans les états. La présentation de l’information financière prévue par ce projet n’est pas identique à celle requise par le cadre conceptuel de l’IASC. L’ASB a donné sa version d’un cadre conceptuel dans un exposé sondage. L’utilité d’un tel cadre a été ressentie par la Grande Bretagne. le coût de revient incorpore l’ensemble des frais directs engagés. BENGHAZALA Mostafa 105 Mémoire de fin d’études . sa fiabilité. l’ASC a reconnu au cours de 1989 le cadre conceptuel de l’IASC comme référence pour le développement des normes nationales futures. sa comparabilité.

L’investissement moyen est de Les charges financières ne sont pas capitalisées pendant les périodes de retard ou d’interruption des travaux. La capitalisation des charges financières cesse à la date de mise en service du bien. Seuls les frais financiers relatifs à cette période sont capitalisables. Les frais financiers capitalisables sont ceux relatifs au financement spécifique de l’immobilisation. L’usine est terminée le 31 décembre. une société dépense 2250000 dirhams le 01 janvier. l’objectif étant d’obtenir un coût de financement raisonnable et qui aurait été évité si le bien n’avait pas été produit. sauf dans le cas d’interruptions brèves. appel au jugement . Le principe de capitalisation des frais financiers est appliqué seulement si l’investissement est jugé comme dépassant un seuil de matérialité fixé par l’entreprise et si le montant des intérêts est tel que la société juge matériellement capitalisable. Ce taux est multiplié par l’investissement cumulé moyen durant la période qui est calculé en fonction des décaissements. Le montant des frais financiers capitalisés ne peut en aucun cas excéder celui des intérêts effectivement supportés par l’entreprise.Capitalisation des charges financières : Selon les normes FAS 34 et 42. en outre. 3600000 dirhams le 01 mars et 1800000 dirhams le 01 novembre. S’il n’existe pas de financement spécifique lié à l’immobilisation concernée. La détermination des frais financiers capitalisables fait. il est tenu compte du coût moyen pondéré des emprunts de l’entreprise pendant la période de fabrication du bien. BENGHAZALA Mostafa 106 Mémoire de fin d’études . il est possible de capitaliser certaines charges financières relatives à l’acquisition de certains biens immobiliers en partant du principe que cette capitalisation permettra de mieux mettre en balance les produits et les charges au cours des périodes futures.1. Exemple : pour la construction d’une usine. Les frais financiers sont capitalisables pour tous les actifs qui nécessitent une certaine période dite d’acquisition commençant avec les premières dépenses relatives à l’immobilisation et se terminant avec sa mise en service.

sans que cette valeur ne puisse être supérieure à la somme actualisée des redevances.Le crédit-bail Le contrat de crédit-bail est un contrat par lequel le propriétaire transmet à l’emprunteur ou locataire l’usage d’un bien corporel moyennant le versement d’un loyer. le contrat de crédit-bail est assimilé à une acquisition si. sont enregistrés comme des acquisitions d’immobilisations assorties d’emprunt. à la date de signature du contrat. Les loyers sont quant à eux scindés en amortissement du capital et en charges financières. Le contrat comporte une option d’achat à un prix inférieur à la valeur vénale à la levée de l’option . Sur le plan du schéma comptable. le locataire comptabilise à l’actif et au passif la valeur vénale du bien acquis. il satisfait à l’un des critères suivants : Le contrat transfère la propriété du bien au locataire à son échéance .La capitalisation des frais financiers capitalisés peut amener à un prix de revient supérieur à la valeur nette de réalisation. Concernant l’amortissement. Il est à signaler que les normes CGNC sont plus restrictives que les normes américaines. s’ils ne sont pas assimilés à des opérations de location simple transférant seulement l’usage pour une partie de la vie économique. Selon les normes américaines. puisqu’ils ne permettent l’incorporation des charges financières dans el coût d’une immobilisation qu’à la double condition de l’existence d’un financement spécifique et d’une durée d’acquisition ou de fabrication supérieure à 12 mois. Il convient dans ce cas de constituer une provision pour dépréciation. BENGHAZALA Mostafa 107 Mémoire de fin d’études . et selon la durée du contrat. Selon la norme FAS 13. Le taux d’actualisation correspond au taux du contrat. La valeur actuelle du loyer est au moins égale à 90% de la valeur vénale du bien considéré. La durée du contrat est égale à 75% ou plus e la durée de vie économique du bien acquis en crédit-bail . En vertu de ce principe. 2. le bien est amorti selon la durée de vie économique si l’un des deux premiers critères a été retenu pour classifier le contrat. ces contrats sont traités selon le principe de la prééminence de la substance sur la forme. les contrats de crédit bail.

Il est à signaler que quelle que soit la nature du contrat. Il est à signaler cependant que le projet de loi relatif aux comptes consolidés a retenu une approche similaire aux normes US GAAP.Exemple : un matériel dont la valeur est de 360400 dirhams et dont la durée de vie est de cinq ans et acquis par le biais d’un contrat de crédit-bail pour une période de cinq ans au taux de 12%. La valeur résiduelle est non significative et ne sera pas prise en compte au titre de l’exemple. Certains contrats de crédit-bail comprennent des clauses de variation conditionnelles de loyer (ex : taux d’intérêt variable…). La société constatera en outre une charge d’amortissement annuel d’un montant de 72 096 dirhams. Le contrat de location simple ne remplit pas quant à lui les critères permettant de mettre les biens à l’actif. les redevances dues par l’entreprise utilisatrice du bien figurent parmi les charges de l’exercice. BENGHAZALA Mostafa 108 Mémoire de fin d’études . Ainsi. Il est à noter que l’approche américaine est fondamentalement opposée à celle du CGNC qui s’est basée sur une conception juridique basée sur le principe du droit de propriété. les paiements périodiques sont enregistrés parmi les charges. Les versements à effectuer au cours des cinq années à venir en précisant les intérêts . Ce n’est que lors de la levée de l’option d’achat que le bien figurera au bilan pour sa valeur résiduelle. il faut reporter au niveau des notes aux états financiers US GAAP les informations suivantes : La valeur brute des actifs acquis en crédit-bail . Le CGNC a cependant prévu d’indiquer au niveau de l’ETIC les informations permettant au lecteur des états financiers de retraiter le bilan. Ces charges ou produits conditionnels sont pris en charges au cours de la période au cours de laquelle ils naissent. La dette correspondante ventilée en dettes à court et à long terme. Les amortissements des biens acquis en crédit-bail .

ainsi la notion d’amortissement dérogatoire est inconnue du droit comptable américain. Au 1 janvier de la cinquième année. la durée de vie d’un bien immobilisé peut changer d’une société à une autre et d’une industrie à une autre. pouvant affecter la longévité d’un bien immobilisé. l’amortissement doit se faire sur la durée la plus courte en comparant la durée de vie du bien et le terme du bail. Il est toutefois à préciser que dans le cas de construction sur sol d’autrui ou dans le cas d’aménagement et d’agencements de bien loués.000 dirhams est investi.Les amortissements : L’amortissement est défini selon les normes américaines comme le coût rendu par l’élément immobilisé dans les activités d’exploitation. un montant de 400. Exemple : un équipement dont le coût d’achat est de 1. Plusieurs méthodes d’amortissement sont reconnues.000. La méthode la plus utilisée est celle de l’amortissement linéaire.000 de dirhams est amorti sur 10 ans selon la méthode linéaire. La charge d’amortissement est alors révisée en se basant sur la nouvelle base comptable et la nouvelle durée de vie restante. Les amortissements antérieurs ne sont pas ajustés. Les dépenses qui augmentent la capacité. L’amortissement en fonction du nombre d’unités produites est préconisé lorsque l’utilisation de BENGHAZALA Mostafa 109 Mémoire de fin d’études .3. Aucun principe ne fixe des durées de vie précises. sous réserve de leur application systématique et rationnelle. Son objectif est de répartir de manière systématique la charge liée à la dépréciation du bien sur sa durée de vie utile. L’amortissement doit être envisagé différemment selon les approches comptables et fiscales. La politique de maintenance. l’efficacité ou augmentent la durée de vie d’un bien s’ils sont substantiels sont capitalisées. Ce montant a permis d’améliorer l’efficacité de la machine et d’augmenter sa durée de vue de 2 ans. selon l’ARB 43.

Changements d’ordre légal affectant l’utilisation du bien .l’immobilisation varie considérablement de période en période en fonction de la quantité des biens qu’elle produit . BENGHAZALA Mostafa 110 Mémoire de fin d’études .Dépréciation d’actifs à long terme : Selon les dispositions de la norme FAS 121. les entreprises sont tenues de revoir régulièrement la valeur de leurs actifs immobilisés pour s’assurer que des changements ou des événements ayant pour conséquence une impossibilité de recouvrer leur valeur nette comptable ne sont pas intervenus.Génération de cash-flows négatifs .Des coûts d’exploitation très excédentaires par rapport aux conditions initialement prévues . et la méthode de la somme des numéros d’ordre de la durée de vie d’un bien (sum of the years digits method). les amortissements dérogatoires sont inscrits au passif du bilan ce qui a pour vertu de ne pas fausser la valeur nette comptable des immobilisations. Son numérateur est égal à la somme à la durée de vie restante du bien à amortir. d. Cette dernière méthode consiste à calculer l’annuité décroissante d’amortissement par la méthode de la progression arithmétique.Une baisse significative de la valeur marchande du bien . f. b. Son dénominateur est égal à la somme des numéros d’ordre des N années correspondant à la durée de vie du bien. 4 . elle est donc retenue lorsque la durée de vie est plus fonction de l’utilisation effective que de l’écoulement du temps.Un changement significatif dans les conditions d’utilisation du bien . Les amortissements accélérés s’effectuent de deux manières : l’amortissement dégressif qui consiste à multiplier la valeur nette d’amortissement par le taux normal multiplié par un coefficient de 2. c. Chaque année un rapport est appliqué à la base amortissable.Un changement physique substantiel du bien . e. Il est vrai cependant que depuis l’avènement du CGNC. On ne peut que regretter que la pratique comptable marocaine soit dominée par la primauté de la loi fiscale et que l’entreprise marocaine doit constater la charge d’amortissement dérogatoire comptablement afin de pouvoir bénéficier de sa déduction fiscale. La norme FAS 121 donne plusieurs exemples de circonstances qui peuvent indiquer un problème de recouvrement de la valeur parmi lesquelles : a.

s’il en est responsable contractuellement . Cette provision est calculée par rapport à la juste valeur déterminée par rapport à un prix de marché. attendus de l’actif et la valeur nette comptable de cet actif. se base sur le principe de parallélisme entre les revenus d’une période et les coûts générés au cours de la même période.Réévaluation des immobilisations : La réévaluation des immobilisations est interdite selon les normes US GAAP. la société se doit de comptabiliser une provision pour dépréciation. Toutes les obligations financières ont été payées . qui n’admettent que le coût historique comme unique source de comptabilisation. les normes US GAAP exigent que les revenus soient comptabilisés au cours de l’exercice où l’échange est complété et où le recouvrement du produit de cession est substantiellement achevé.Si de tels événements conduisent à considérer qu’il existe un risque de ne pas recouvrer à terme la valeur nette comptable de l’actif concerné. Si la vente est assortie d’une obligation ou d’une option engageant le vendeur à racheter le bien cédé. Dans le cas où la valeur nette comptable est supérieure au montant estimé des flux de trésorerie future. 5. La cession d’une immobilisation sera considérée comme parfaite et le profit sera comptabilisé en entier si les quatre conditions suivantes sont réunies : Les parties contractantes sont légalement liées par un contrat . l’entreprise doit procéder à un test consistant à comparer le montant des flux de trésorerie futurs non actualisés et sans charges financières. Concernant les cessions d’immobilisations. Toutes les conditions suspensives doivent avoir été réalisées. Cette position est plus conservatrice par rapport aux lois comptables et fiscales marocaines qui admettent le principe de réévaluation des immobilisations à condition de respecter certaines conditions. Le vendeur doit trouver un financement pour l’acheteur. à une estimation basée sur le prix d’éléments similaires ou par rapport aux cash-flows futurs pouvant être générés par le bien. BENGHAZALA Mostafa 111 Mémoire de fin d’études .Cession d’immobilisation corporelles La norme FAS 66. la transaction n’est pas comptabilisée comme étant une vente mais comme une opération de financement (ex : le lease back). 6.

les pouvoirs publics se sont attachés à renforcer la qualité de la communication financière afin de rétablir la confiance du public. la présentation des comptes de ces entreprises selon des normes harmonisées en facilitera la compréhension et surtout la comparaison à l’échelon européen. L’année 2005 devrait ainsi voir l’application des normes IFRS (International Financial Reporting Standards. mais sont aussi dans l’obligation de faire du « reporting » à la société mère et ce en respectant les normes internationales IAS/IFRS. Ce vaste mouvement s’est traduit par l’adoption d’un ensemble de textes dont l’objectif commun est l’amélioration de la sécurité financière.Chapitre 2 : Retraitements des corporelles selon les normes IFRS immobilisations Section 1 : le passage aux normes IAS/ IFRS : une conception nouvelle de l’information financière Après les scandales financiers du début des années 2000 en Europe et aux ÉtatsUnis (Enron. des épargnants et des investisseurs. la population concernée par les normes comptables et financières internationales s’est considérablement accrue ces dernières années. etc…). vise principalement à garantir une meilleure transparence comptable. les entreprises sont désormais soumises à un corps de règles nationale et internationale. Le règlement européen (CE) n° 2002-1606 du 19 juillet 2002. BENGHAZALA Mostafa 112 Mémoire de fin d’études . Parallèlement aux filiales étrangères. Au Maroc. Ainsi. En effet. les filiales étrangères implantées sur le territoire marocain doivent non seulement se plier au référentiel comptable marocain. selon les directives de Bank Al-Maghrib. destinées à toutes les entreprises faisant appel public à l’épargne. En effet. Tyco. Le principe global est simple : IFRS instituent une plus grande transparence dans la publication des comptes et obligent les PDG et CEO à s’engager sur leur exactitude. dénommées jusqu’en 2001 normes IAS pour International Accounting Standards) existant depuis 1973. WorldCom. en imposant aux entreprises faisant appel public à l’épargne de présenter leurs comptes consolidés conformément aux normes IFRS. les banques marocaines sont tenues aujourd’hui de se conformer aux normes internationales.

du Canada. l'IASB (International Accounting Standards Board) qui a repris la succession de l'International Accounting Standards Committee . les comptes individuels des sociétés restent exprimés selon les normes comptables nationales.et qui sont dénommées IFRIC (antérieurement Standing Interpretations Committee . du Japon. de France.1. le référentiel IAS/IFRS bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle. BENGHAZALA Mostafa 113 Mémoire de fin d’études .à la suite de la réforme de ce dernier. Ces interprétations servent à préciser le traitement comptable applicable pour une opération/transaction donnée lorsque les normes développées ne sont pas suffisamment précises en la matière. du Mexique. qui sont incités à converger vers les solutions IAS/IFRS. Cependant. en devenant à partir de 2005 le langage réglementaire des comptes consolidés des entreprises cotées sur un marché financier européen. d’Allemagne. du Royaume Uni et d’Irlande et des États-Unis d’Amérique.IASC . L'IASB a également pour rôle de publier des interprétations qui sont développées par l'International Financial Reporting Interpretations Committee . dont la France. des Pays-Bas. la légitimation des IAS/IFRS par l’Union européenne introduit des tensions sur les droits comptables nationaux. en 2001) a pour mission d'élaborer et de publier des normes comptables internationales pour la présentation des états financiers ainsi que de promouvoir leur utilisation et leur généralisation à l'échelle mondiale. Création et rôle de l’IASB Créé en 1973 suite à un accord entre les organismes professionnels comptables d’Australie.IFRIC . Dans la plupart des pays de l’Union européenne. Origine des normes IAS/IFRS Edicté par un organisme privé dans le but d’harmoniser les normes et les pratiques comptables au plan international. et fondé sur une philosophie comptable sensiblement différente des principes comptables actuels. Ces normes sont dorénavant appelées International Financial Reporting Standards ou IFRS (celles élaborées avant le 1er avril 2001 restent intitulées International Accounting Standards ou IAS).SIC).

analystes financiers. Il a pour but de fournir une base commune permettant l’élaboration de normes cohérentes.Objectifs de l’IASB Les objectifs de l’IASB. ainsi que les autres utilisateurs de ces informations dans leur prise de décisions économiques . de manière à aider les différents intervenants sur les marchés de capitaux du monde. tels que définis dans la préface des normes. Il est également doté d’un cadre conceptuel général définissant les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états financiers à l'usage des utilisateurs externes. un jeu unique de normes comptables de haute qualité. imposant la fourniture dans les états financiers et autres informations financières. producteurs de comptes. Avantages des normes de l’IASB L’avantage des normes de l’IASB est triple : Le référentiel comptable IAS/IFRS est reconnu de qualité par la communauté internationale comptable : bourses de valeurs. n’appartenant à aucun Etat mais seulement à des membres émanant de plus d’une centaine de pays 2. normalisateurs comptables nationaux. d’informations de haute qualité. sont les suivants: Elaborer. L’IASB est un programme privé. Promouvoir l’utilisation et l’application rigoureuse de ces normes . Le mode de fonctionnement de l’IASB est très souple et permet de modifier ou de compléter le référentiel comptable dans des détails jugés raisonnables par les producteurs de comptes et les bourses de valeurs .… . BENGHAZALA Mostafa 114 Mémoire de fin d’études . compréhensibles et que l’on puisse faire appliquer dans le monde entier. transparentes et comparables. dans l’intérêt général. Cadre conceptuel des normes IAS/IFRS Le référentiel IAS/IFRS est aujourd’hui constitué de 36 normes publiées et en vigueur et de 13 interprétations SIC/IFRIC. auditeurs. et Travailler activement avec des normalisateurs nationaux pour tendre vers la convergence des normes comptables nationales et des Normes internationales d’information financière pour des solutions de haute qualité.

les effets des transactions et autres événements sont comptabilisés quand ces transactions ou événements se produisent (et non pas lorsqu'intervient le versement ou la réception de trésorerie). D’aider les auditeurs à se faire une opinion sur la conformité des états financiers avec les normes comptables internationales . BENGHAZALA Mostafa 115 Mémoire de fin d’études . ni de réduire de façon importante la taille de ses activités. la performance et les variations de la situation financière d'une entreprise. Ainsi il est supposé que l'entreprise n'a ni l'intention. et s'il en est ainsi. qui soit utile à un large éventail d'utilisateurs pour prendre des décisions économiques. la base utilisée doit être indiquée.Objectif des états financiers L'objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. ni la nécessité de mettre fin à ses activités. Deux hypothèses de base sont utilisées pour la préparation de ces états financiers : Comptabilité d'engagement: les états financiers sont préparés sur la base de la comptabilité d'engagement. D’aider les utilisateurs des états financiers à interpréter l'information contenue dans les états financiers préparés en conformité avec les normes comptables internationales. Le cadre conceptuel du référentiel IFRS traite essentiellement de l’objectif des états financiers. . Continuité d'exploitation : les états financiers sont normalement préparés selon l'hypothèse qu'une entreprise est en situation de continuité d'exploitation et poursuivra ses activités dans un avenir prévisible. les états financiers peuvent devoir être préparés sur une base différente. Selon cette base. S'il existe une telle intention ou une telle nécessité. de leurs caractéristiques qualitatives ainsi que les contraintes présidant à leur établissement pour que l’information financière soit pertinente et fiable.L'objectif de ce cadre est notamment : D’aider l'IASB à développer les futures normes comptables internationales et à réviser celles qui existent déjà . D’aider les préparateurs des états financiers à appliquer les IAS et IFRS et à traiter de sujets qui doivent encore faire l'objet d'une norme .

Contraintes à respecter pour que l'information soit pertinente et fiable Célérité : l'information peut perdre sa pertinence si elle est fournie avec un retard indu. l'information contenue dans les états financiers doit être exhaustive. l'information doit être neutre. Enfin. l'importance relative fournit un seuil ou un critère de séparation plus qu'une caractéristique qualitative principale que l'information doit posséder pour être utile. Rapport coût/avantage : le rapport coût/avantage est une contrainte générale plutôt qu'une caractéristique qualitative. Intelligibilité : une qualité essentielle de l'information fournie dans les états financiers est d'être compréhensible immédiatement par les utilisateurs. jugée dans les circonstances particulières de son omission ou de son inexactitude. Aussi. pour être fiable. BENGHAZALA Mostafa 116 Mémoire de fin d’études . présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. Fiabilité : l'information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte d'erreur et de biais significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image fidèle de ce qu'elle est censée présenter ou de ce qu'on pourrait s'attendre raisonnablement à voir présenter. Comparabilité : l'évaluation et la présentation de l'effet financier de transactions et d'événements semblables doivent être effectués de façon cohérente et permanente pour une même entreprise et de façon cohérente et permanente pour différentes entreprises. la fiabilité et la comparabilité. c'est-à-dire sans parti pris.Caractéristiques qualitatives des états financiers Les quatre principales caractéristiques qualitatives sont l'intelligibilité. En conséquence. la pertinence. Pertinence : l'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle influence les décisions économiques des utilisateurs en les aidant à évaluer des événements passés. Les avantages obtenus de l'information doivent être supérieurs au coût qu'il a fallu consentir pour la produire. autant que le permettent le souci de l'importance relative et celui du coût. L'importance relative : dépend de la taille de l'élément ou de l'erreur.

ou que les actifs faisant l’objet d’un crédit-bail (donc n’appartenant juridiquement pas à l’entreprise) doivent être retraités comme s’ils avaient été financés par emprunt. les IAS/IFRS entendent passer au-delà des apparences juridiques et retranscrire la réalité économique sousjacente. Ses principes sont les suivants : Importance privilégiée des investisseurs comme destinataires de la comptabilité L’IASB est un organisme privé. il privilégie les actionnaires : « Comme les investisseurs sont les apporteurs de capitaux à risque de l’entreprise. Elles introduisent un véritable changement d’esprit par rapport à la tradition comptable nationale. L'importance relative des caractéristiques dans les divers cas est une affaire de jugement professionnel.Equilibre entre les caractéristiques qualitatives : en pratique. la fourniture d’états financiers qui répondent à leurs besoins répondra également à la plupart des besoins des autres utilisateurs susceptibles d’être satisfaits par des états financiers » (§ 10 du cadre conceptuel précisant les principes du référentiel IAS). Prééminence de la réalité économique sur la forme juridique (‘substance over form’) Alors que le droit comptable marocain s’appuie généralement sur la forme d’une opération pour en déterminer l’intégration dans les comptes.) regroupés au sein de l’OICV. la FSA britannique. BENGHAZALA Mostafa 117 Mémoire de fin d’études . indépendant des pouvoirs publics. l’AMF française. 3. outre les organismes professionnels et les grands cabinets d’audit. les principaux régulateurs boursiers (la SEC américaine.. mais dont les principaux interlocuteurs sont. C’est ainsi que l’IASB ne cache pas que parmi les différents destinataires potentiels de la comptabilité. la recherche d'un équilibre ou d'un arbitrage entre les caractéristiques qualitatives est souvent nécessaire. Principes fondateurs des normes IAS/IFRS Les normes comptables internationales IAS/IFRS se fondent sur une philosophie propre. C’est ainsi que certains actifs titrisés ou logés dans des véhicules ad hoc juridiquement séparés de l’entreprise doivent selon les cas être réintégrés au bilan.. Les trois principes suivants peuvent également se lire comme la mise en œuvre de cette considération privilégiée accordée à l’information des investisseurs.

une analyse régulière du patrimoine nécessitant de recourir à des techniques d’évaluation pour valider les valeurs comptabilisées. Primauté du bilan sur le compte de résultat Le référentiel IAS/IFRS s’appuie prioritairement sur une définition des actifs et des passifs. laisse place dans le référentiel IAS/IFRS au principe de juste valeur (‘fair value’). celle-ci pouvant dans certains cas être évaluée à partir de modèles économétriques ou de la valeur actualisée des flux futurs de trésorerie que le bien est susceptible de générer. un produit est conçu comme un accroissement d’actif (ou une réduction de passif). c’est-à-dire à leur valeur normale de marché. environnementaux. BENGHAZALA Mostafa 118 Mémoire de fin d’études .Coût historique et juste valeur Le principe de la comptabilisation des éléments du bilan au coût historique. tant en raison de difficultés pratiques que parce que ce projet a suscité de vives critiques. 4. une charge comme une réduction d’actif (ou un accroissement de passif). C’est dans une large mesure la conséquence du ‘substance over form’ : avec le temps. et le résultat se mesure comme l’évolution des capitaux propres constatée entre la clôture et l’ouverture (hors opérations avec les actionnaires). Conséquences majeures du changement de référentiel : Mutations stratégiques et organisationnelles Les changements impliqués par l’adoption du référentiel de l’IASB vont se traduire par des impacts touchant les choix stratégiques et organisationnels des entreprises notamment : un renforcement de la communication sur la performance sectorielle nécessitant des outils analytiques adaptés à la stratégie de communication financière des groupes. commerciaux et financiers qui devront être traduits ou mentionnés dans les états financiers. Un reflet fidèle de la réalité économique obligerait à évaluer les actifs et les passifs à leur ‘juste valeur’. ce principe n’est toutefois pas appliqué à tous les actifs et passifs des entreprises (l’IASB ne semble plus suivre la voie de la ‘full fair value’). sur lequel la comptabilité marocaine se fonde traditionnellement. une analyse approfondie des engagements sociaux. une approche économique des transactions entraînant des modifications sur les modes d’évaluation et de comptabilisation des opérations. Dès lors. le coût historique (diminué des amortissements) peut différer sensiblement de la valeur d’usage et/ou de cession d’un bien.

Sur le plan contractuel. quantitatives et prospectives à fournir en annexe. L’acquisition de ces outils devra se faire avec précaution pour garantir leur compatibilité avec les systèmes existants et leur évolutivité à raison des normes comptables qui n’ont pas fini d’évoluer. Pour celles qui font appel public à l’épargne et qui sont installées dans un État membre de l’Union européenne. la définition du référentiel de conformité. Les exigences d’une information financière sécurisée vont entraîner une réorganisation importante des procédures internes des entreprises et le renforcement corrélatif de la sécurité de leur système d’information. de suivre le nouveau référentiel dans leurs comptes consolidés. Renforcement de la fonction comptable et financière et des organes de contrôle: un renforcement de la formation du personnel et surtout l’équipe comptable. mais aussi un recensement exhaustif des modifications induites à opérer dans le système d’information des entreprises concernées. BENGHAZALA Mostafa 119 Mémoire de fin d’études . il s’agit d’ores et déjà d’une priorité en raison du règlement européen imposant à compter du 1er janvier 2005. à travers des séminaires traitant des normes IAS/IFRS. Principaux impacts sur les systèmes d’information Le passage aux normes IFRS n’implique pas uniquement une analyse précise des divergences norme par norme avec le référentiel antérieurement appliqué. Il n’est pas exclu que l’audit de l’existant conduise les entreprises à remettre intégralement en question leur système d’information et à en revoir l’architecture globale de manière à privilégier un projet d’ensemble harmonisé. les adaptations du système d'information nécessitent la mise en œuvre d’outils informatiques qui permettent l’extraction de données plus nombreuses et souvent issues de bases de données disparates. À cet effet.la valorisation de certains actifs et passifs en « juste valeur » impliquant la prise en compte de positions latentes en résultat ou en capitaux propres. le respect des délais ou la cohérence des adaptations issues de sources distinctes figureront parmi les préoccupations récurrentes des entreprises. Les flux comptables classiques ne comportent à ce jour pas suffisamment d’informations pour satisfaire aux normes IFRS. le développement des informations qualitatives.

La valeur spécifique à l’entité : est la valeur actualisée des flux de trésorerie qu’une entité attend de l’utilisation continue d’un actif et de sa sortie à la fin de sa durée d’utilité ou qu’elle prévoit d’encourir lors du règlement d’un passif.Section 2 : Dispositions des normes comptables IAS/IFRS relatives aux immobilisations corporelles (IAS 16) Quelques Définitions Dans norme IAS 16. La valeur résiduelle : d’un actif est le montant estimé qu’une entité obtiendrait actuellement de la sortie de l’actif. les termes suivants ont la signification indiquée ci-après: La valeur comptable : est le montant pour lequel un actif est comptabilisé après déduction du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale. ou tout autre montant substitué au coût. L’amortissement : est la répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. après déduction des coûts de sortie estimés. Le montant amortissable : est le coût d’un actif. La juste valeur : est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé entre des parties bien informées. La valeur recouvrable : est la valeur la plus élevée entre le prix de vente net de l’actif et sa valeur d’utilité. Le coût : est le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie payé. BENGHAZALA Mostafa 120 Mémoire de fin d’études . Une perte de valeur : est le montant de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur recouvrable. diminué de sa valeur résiduelle. si l’actif avait déjà l’âge et se trouvait déjà dans l’état prévu à la fin de sa durée d’utilité. ou la juste valeur de toute autre contrepartie donnée pour acquérir un actif au moment de son acquisition ou de sa construction ou bien le montant éventuellement attribué à cet actif lors de sa comptabilisation initiale conformément aux dispositions spécifiques d’autres normes.

puis révisé en 1998 avec application aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1999.Version en vigueur La première version de l’IAS 16 remontait à 1982 et était applicable aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1983.1. La présente norme en vigueur révisée. Aux actifs biologiques en rapport avec l’activité agricole – IAS 41 « agriculture » . Aux droits miniers et aux réserves minérales tels que le pétrole. gaz naturel. sauf lorsqu’une autre norme impose ou autorise un traitement comptable différent.Objectif de la norme IAS 16 L’objectif de la présente norme consiste à prescrire le traitement comptable pour les immobilisations corporelles de sorte que les utilisateurs des états financiers puissent distinguer les informations relatives aux investissements d’une entité dans ses immobilisations corporelles et celles relatives aux variations de cet investissement.Champs d’application La présente norme doit être appliquée pour la comptabilisation des immobilisations corporelles. annule et remplace IAS (1998). et autres ressources similaires non renouvelables « industries extractives ». Les deux apports majeurs de cette norme consistent dans le fait qu’elle impose de traiter les composantes d’un actif comme des éléments séparés s’ils ont des durées d’utilité différentes et permet de procéder à la réévaluation des immobilisations corporelles comme méthode alternative à l’évaluation au coût historique. Le deuxième texte a été adopté dans sa version de base en 1993 avec application aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1995. 5. 3.Philosophie La norme couvre les différents aspects de la comptabilisation et de l’évaluation des immobilisations corporelles d’exploitation sur leur durée de vie. 2.Comptabilisation des immobilisations corporelles Critères de comptabilisation Les immobilisations corporelles sont des actifs corporels : BENGHAZALA Mostafa 121 Mémoire de fin d’études . 4. La norme IAS 16 s’applique à toutes les immobilisations corporelles d’exploitation à l’exception des éléments suivants : Les immobilisations corporelles classifiées comme détenues en vue de la vente .

1. Soit dans la production ou la fourniture de biens et de services. Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si. et seulement si : Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet élément iront à l’entité . Soit pour être loués à des tiers. y compris les droits de douane et les taxes non remboursables.Détenus par une entité soit pour être utilisés sur plus d’un exercice. BENGHAZALA Mostafa 122 Mémoire de fin d’études . ou encore à des fins administratives. Si le règlement est différé au-delà des conditions habituelles de crédit. la différence entre le prix comptant équivalent et le total des règlements est comptabilisée en charges financières sur la période de crédit. Eléments du coût Le coût d’une immobilisation corporelle comprend : Son prix d’achat. à moins qu’elle ne soit incorporée dans le coût de l’actif. Evaluation du coût Le coût d’une immobilisation corporelle est le prix comptant équivalent à la date de comptabilisation. 2. et Le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable Evaluation lors de la comptabilisation Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions de comptabilisation en tant qu’actif doit être évaluée à son coût. après déduction des remises et rabais commerciaux Tout coût directement attribuable au transfert de l’actif jusqu’à son lieu d’exploitation et à sa mise en état pour permettre son exploitation de la manière prévue par la direction L’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement et à l’enlèvement de l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située.

une immobilisation corporelle dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable doit être comptabilisée à son montant réévalué. BENGHAZALA Mostafa 123 Mémoire de fin d’études . Modèle du coût Après sa comptabilisation en tant qu’actif. soit le modèle de la réévaluation. Coûts ultérieurs Selon le principe de comptabilisation énoncé précédemment. les coûts d’entretien courant de l’immobilisation. ces coûts sont comptabilisés dans le résultat au moment où ils sont encourus. L’acquisition de telles immobilisations corporelles. 1. 2. une entité ne comptabilise pas. dans la valeur comptable d’une immobilisation corporelle. Evaluation après comptabilisation Une entité doit choisir pour méthode comptable soit le modèle du coût. Au contraire. à savoir sa juste valeur à la date de la réévaluation. et peuvent inclure le coût de petites pièces. L’objet de ces dépenses est souvent décrit comme la fonction de « réparations et maintenance » de l’immobilisation corporelle. tout en n’augmentant pas directement les avantages économiques futurs se rattachant à une immobilisation corporelle donnée. peut se révéler nécessaire pour que l’entité puisse obtenir les avantages économiques futurs de ses autres actifs. 4. diminuée du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul de pertes de valeur ultérieures. Modèle de la réévaluation Après sa comptabilisation en tant qu’actif. Les coûts d’entretien courant sont essentiellement les coûts de main d’œuvre et des consommables. Coûts initiaux Des immobilisations corporelles peuvent être acquises pour des raisons de sécurité ou pour des raisons liées à l’environnement. elle doit appliquer cette méthode à l’ensemble d’une catégorie d’immobilisations corporelles.3. Ces immobilisations corporelles remplissent les conditions de comptabilisation en tant qu’actifs parce qu’elles permettent à l’entité d’obtenir des avantages économiques futurs des actifs liés supérieurs à ceux que l’entité aurait pu obtenir si elles n’avaient pas été acquises. une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur.

une réévaluation positive doit être comptabilisée en résultat dans la mesure où elle compense une réévaluation négative du même actif. la valeur comptable d’un actif diminue. Dans ce cas. de manière à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement spécifique et les dépenses ultérieures correspondantes. 6. Deux cas de figure peuvent se présenter : Lorsque la valeur comptable d’un actif est augmentée à la suite d’une réévaluation. toute la catégorie des immobilisations corporelles dont fait partie cet actif doit être réévalué. cette diminution doit être comptabilisée en résultat. La juste valeur des installations de production est habituellement leur valeur de marché déterminée par évaluation à dire d’expert. une réévaluation négative doit être directement imputée en capitaux propres sous la rubrique écart de réévaluation dans la mesure où l’écart de réévaluation présente un solde créditeur pour ce même actif. la norme IAS 16 impose de les comptabiliser de manière séparée. Toutefois.Amortissements des immobilisations corporelles Approche par composants : Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme d’amortissement distincts. précédemment comptabilisée en résultat. Exemple de traitement d’une immobilisation évaluée selon la méthode de « la valeur réévaluée»: Remarque : La juste valeur des terrains et constructions est habituellement déterminée sur la base d’une évaluation à dire d’expert généralement effectuée par des évaluateurs professionnels qualifiés. BENGHAZALA Mostafa 124 Mémoire de fin d’études . Lorsqu’à la suite d’une réévaluation. Toutefois. l’augmentation doit être créditée directement en capitaux propres sous la rubrique écarts de réévaluation.Lorsqu’une immobilisation corporelle est réévaluée.

Ainsi. La valeur résiduelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à chaque fin de période annuelle et. les changements doivent être comptabilisés comme un changement d’estimation comptable. Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour répartir de façon systématique le montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. Le mode dégressif : conduit à une charge décroissante sur la durée d’utilité de l’actif. Mode d’amortissement Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l’entité s’attend à consommer les avantages économiques futurs liés à l’actif. sauf en cas de changement du rythme attendu de consommation de ces avantages économiques futurs. si les attentes diffèrent par rapport aux estimations précédentes. Ce mode d’amortissement est appliqué de manière cohérente d’une période à l’autre. BENGHAZALA Mostafa 125 Mémoire de fin d’études . si le rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs de l’actif a connu un changement important. Le mode des unités de production : donne lieu à une charge basée sur l’utilisation ou la production prévue de l’actif. Montant amortissable et durée d’amortissement : Le montant amortissable d’un actif doit être réparti systématiquement sur sa durée d’utilité. Ces modes incluent: Le mode linéaire : conduit à une charge constante sur la durée d’utilité de l’actif si la valeur résiduelle de l’actif ne change pas. L’entité sélectionne le mode qui reflète le plus étroitement le rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs représentatifs de l’actif. Le mode d’amortissement appliqué à un actif doit être examiné au moins à la fin de chaque période annuelle et. chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût total de l’élément doit être amortie séparément. le mode d’amortissement doit être modifié pour refléter le nouveau rythme. Ce changement doit être comptabilisé comme un changement d’estimation comptable.

Section 3 : Normes marocaines et normes internationales : principaux points de divergence : 1Comparaison entre règles comptables marocaines et internationales Les normes IFRS ne renvoient plus à de la comptabilité mais à de l’information financière. BENGHAZALA Mostafa 126 Mémoire de fin d’études .Décomptabilisation des immobilisations corporelles La valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisée : Lors de sa sortie . propriétaires de l’entreprise. Celle-ci est principalement destinée aux investisseurs externes.Dépréciation Pour déterminer si une immobilisation corporelle est dépréciée. 7. Mais les salariés et autres parties prenantes de l’entreprise peuvent également les utiliser. Les profits ne doivent pas être classés en produit des activités ordinaires. Cette norme explique comment une entité revoit la valeur comptable de ses actifs. le but des nouvelles normes étant de produire une information financière transparente sur l’entreprise permettant d’optimiser les portefeuilles d’actifs. Il est déterminé comme la différence entre le produit net de la sortie. ou Lorsqu’aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa sortie Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle sera inclus dans le résultat lors de la décomptabilisation de l’élément. comment elle détermine la valeur recouvrable d’un actif et dans quel cas elle comptabilise ou reprend une perte de valeur. et la valeur comptable de l’immobilisation corporelle. une entité applique IAS 36 «Dépréciation d’actifs». le cas échéant.

couverture de taux de change. et surtout un volume d’annexes extrêmement volumineux. les conséquences sont importantes. il existait des quasi-fonds propres qui correspondaient aux titres hybrides comme les obligations convertibles. Les impacts de ces modifications sont considérables. Les normes IFRS optent plutôt pour une vision économique de l’entreprise. Actif et passif sont décomposés très précisément. Les nouvelles normes séparent la partie dette de la partie action. Pour l’ensemble des opérations structurées complexes.Les états financiers destinés en premier lieu aux investisseurs et créanciers de l’entreprise sont beaucoup plus lourds que les anciens systèmes comptables qui sont essentiellement destinés aux directions fiscales et aux instituts nationaux de statistiques. d’outil d’aide à la décision et de mesure de la richesse crée pour les investisseurs et tous les tiers intéressés. L’évaluation des stocks et des immobilisations se fera à la juste valeur. A cela il faut ajouter «tout autre document utile à la compréhension des comptes». la comptabilité devient alors synonyme d’information financière. ce qui correspond à des masses financières extrêmement importantes. provisions. Cette différence de finalité s’appuie sur des modifications internes des modes de comptabilisation des opérations. Les instruments financiers sont tous classés à la juste valeur. stock options et. Les principales divergences se résumeront donc essentiellement dans les points suivants : Le plan comptable général préconise une vision juridique de l’entreprise. auparavant facultatif. Le périmètre de consolidation a aussi changé. ligne à ligne. engagement auprès des salariés comme les plans de retraite. Les normes internationales ont une notion beaucoup plus élargie de la dette. Celle-ci concerne l’ensemble des engagements de l’entreprise : dette bancaire. Le hors bilan entre dans le bilan. la comptabilité étant un outil de contrôle et un instrument de régularisation sociale. Une nouvelle classification des instruments financiers apparaît. les capitaux propres apparaissent comme un résidu. dans ce système. Ainsi. L’information financière doit être parfaitement décrite et documentée : prise de risques. Chaque opération est analysée dans sa véritable finalité. Au bilan et compte de résultat viennent s’ajouter le tableau des flux de trésorerie. Une différence philosophique essentielle est la prééminence du fond sur la forme. à un point tel quel les capitaux propres sont calculés par différence avec la dette. BENGHAZALA Mostafa 127 Mémoire de fin d’études .

Cette définition est similaire à celle édictée par le CGNC. BENGHAZALA Mostafa 128 Mémoire de fin d’études . 2. de la performance et des flux de trésorerie de l’entité qui importe (évaluation de la rentabilité). contrairement aux normes internationales qui permettent d’inscrire au bilan même les biens faisant l’objet d’un contrat de location (Substance over form). Dans les états de synthèse établis en conformité avec la législation marocaine. Le montant amortissable doit correspondre à la valeur d’origine diminuée d’une valeur résiduelle qui peut ne pas être prise en considération si elle n’est pas significative. Pour les normes IFRS. il y a une prééminence du droit sur les faits (seules les immobilisations qui appartiennent à l’entreprise peuvent apparaître au bilan). c’est l’image fidèle de la situation financière.Définition L’IAS 16 définit l’amortissement comme étant la répartition du montant amortissable d’une immobilisation sur sa durée d’utilisation prévue. b. l’image fidèle des comptes traduit la situation juridique des actifs et passifs de l’entreprise (évaluation du patrimoine). il existe une forte corrélation entre comptabilité et fiscalité alors qu’il y a indépendance entre ces deux variables dans le référentiel international.Principales divergences Les divergences concernent essentiellement les points suivants : Les amortissements a. la méthode dégressive et la méthode d’amortissement basée sur la production dans laquelle la charge d’amortissement est calculée par référence à l’utilisation ou la production prévue de l’actif.Méthodes d’amortissement L’approche est similaire pour les deux référentiels : L’IASC n’impose pas de méthodes spécifiques mais cite néanmoins la méthode linéaire. Le principe de coût historique cède la place au concept de la juste valeur. Au Maroc.Dans la comptabilité marocaine.

Le leasing a. aucun retraitement du crédit-bail.L’IASC ne fixe pas de durée précise pour les différentes natures d’immobilisations: l’estimation de la durée d’utilité d’une immobilisation corporelle est laissée à l’appréciation des entreprises et doit notamment être basée sur l’expérience de l’entité sur des biens similaires. Ces caractéristiques sont les suivantes : Il y a transfert de propriété du bien au preneur au terme du contrat.Comptabilisation Au niveau du CGNC : L’immobilisation utilisée dans une société en crédit-bail ne peut pas figurer à l’actif du locataire. quant à lui. Les actifs loués sont d’une nature spécifique que seul le preneur peut les utiliser sans leur apporter de modifications majeures. b. BENGHAZALA Mostafa 129 Mémoire de fin d’études . Le CGNC ne présente. tant que l’option d’achat n’a pas été levée. La durée du contrat correspond approximativement à la durée d’utilisation du bien même s’il n’y a pas de transfert de propriété. La période d’amortissement peut être exprimée en termes d’années et aussi sur la base de données physiques (nombre de pièces à produire. celui-ci n’étant pas propriétaire. Le contrat de location comporte une option de rachat à un prix préférentiel notamment à un prix qui devrait être suffisamment inférieur à sa juste valeur à la date de la levée de l’option. de kilomètres à parcourir…).Classification L’IASB distingue entre un contrat de location-financement et un contrat de location simple et définit également les caractéristiques d’un contrat de locationfinancement. La valeur actualisée des paiements minimaux est au minimum égale à la juste valeur de l’actif loué.

Principe de réévaluation L’IASC fait de l’évaluation au coût historique son traitement de référence. Réévaluation des immobilisations corporelles a. Les loyers sont scindés en amortissement du capital et intérêts : les loyers versés pour la quote-part correspondant au capital viendront en diminution de la dette comptabilisée au passif et les intérêts seront enregistrés au compte de résultat parmi les charges financières. soit à la valeur vénale du bien loué après déduction des subventions et des avantages fiscaux. Cette valeur actualisée des paiements minimaux se calcule en utilisant le taux d’intérêt implicite du contrat ou à défaut le taux d’intérêt marginal d’endettement du locataire. b. l’immobilisation doit être réévaluée à sa juste valeur qui correspond à la valeur du marché. Le bailleur comptabilise le bien loué à l’actif et l’amortit.Lors de la levée de l’option. Au niveau du CGNC. Pour BENGHAZALA Mostafa 130 Mémoire de fin d’études .Modalités de réévaluation Pour L’IASC. La réévaluation des immobilisations corporelles est cependant autorisée. La valeur du marché est déterminée pour les terrains et constructions sur la base d’estimations faites par des professionnels qualifiés. Le contrat de location-financement : Ce contrat doit être traduit par la comptabilisation d’un actif et d’un passif qui seront égaux au début du bail. soit. les loyers sont comptabilisés en charges sur la période de location. si elle est inférieure. à la valeur actualisée des paiements minimaux exigibles en vertu du bail. L’IASC distingue entre le contrat de location simple et le contrat de locationfinancement : Le contrat de location simple : Chez le locataire. le principe de réévaluation est autorisé par la loi comptable n°9-88. le bien est porté à l’actif de l’acquéreur pour son prix d’acquisition égal au prix contractuel de cession et doit être amorti sur la durée prévisible d’utilisation.

Dans le CGNC. on peut prendre comme critère le coût de remplacement du bien net d’amortissement. BENGHAZALA Mostafa 131 Mémoire de fin d’études . Pour le CGNC : Les modalités de réévaluation ne sont pas précisées. la norme 36 impose une démarche précise de réalisation des tests de dépréciation : elle indique en effet que chaque entreprise doit examiner. Tous les biens doivent être en principe réévalués simultanément mais on admet la possibilité de réévaluer une catégorie d’actifs par des inventaires tournants à condition que cette réévaluation soit achevée dans un cours délai. à chaque clôture annuelle ou intermédiaire.les autres immobilisations. un test de dépréciation est effectué selon des modalités précisées par la norme impliquant notamment la détermination formelle de la valeur recouvrable des actifs concernés. notamment les installations de production. Dépréciation En IFRS. A chaque situation intermédiaire. les normes prévoient la comparaison de la valeur nette comptable avec la valeur actuelle des actifs : A la date de clôture. de manière explicite . Les textes comptables stipulent seulement que la réévaluation ne peut concerner que les immobilisations corporelles et financières. de manière implicite. si tel est le cas. Les normes marocaines ne prévoient rien en ce qui concerne les tests de dépréciation. s’il existe un indice de perte de valeur . La réévaluation doit être pratiquée avec une régularité suffisante : l’IASC considère que pour des immobilisations non soumises à des fluctuations importantes de valeur. une période de 3 à 5 ans peut être suffisante. en l’absence de valeur de marché. La réévaluation doit être appliquée à l’ensemble des biens d’une même catégorie.

à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location déterminées. un contrat de location-financement donne lieu à une charge d’amortissement de l’actif amortissable et à une charge financière. au commencement du contrat de location. les preneurs doivent comptabiliser les contrats de location-financement à l’actif et au passif de leur bilan pour des montants égaux à la juste valeur du bien loué ou. Dispositions prévues par le CGNC Les immobilisations corporelles acquises en crédit bail n'entrent pas dans le patrimoine de l'entreprise et ne peuvent figurer à l'actif de son bilan aussi longtemps que n'est pas levée " l'option d'achat ". Revue de quelques retraitements à effectuer en vue de se conformer aux normes IAS/IFRS Crédit-bail Les opérations de crédit bail représentent l’exemple type de la divergence conceptuelle fondamentale entre les normes comptables marocaines et les normes IFRS. Le taux d’actualisation à utiliser pour calculer la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location si celui-ci peut être déterminé. BENGHAZALA Mostafa 132 Mémoire de fin d’études . Il s’agit bien entendu du principe de la prééminence de la réalité de la réalité économique sur l’appartenance juridique. La méthode d’amortissement des actifs loués doit être cohérente avec celle applicable aux actifs amortissables que possède l’entité et la dotation aux amortissements doit être calculée selon l’IAS 16. b. En cas de levée de cette option. doit être utilisé. in fine ». si celle-ci est inférieure. a. le bien est inscrit en " immobilisations " pour le prix résiduel fixé dans le contrat. chacune.3. Les coûts directs initiaux encourus par le preneur sont ajoutés au montant comptabilisé en tant qu’actif. Pour chaque période comptable. Comptabilisation Au début de la période de location. Le transfert de propriété peut intervenir ou non. Dispositions prévues par la norme IAS 17 Les contrats de location-financement sont régis par la norme IAS 17 et sont définis comme suit : « un contrat de location-financement est un contrat de location ayant pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété d’un actif. sinon le taux d’emprunt marginal du preneur.

Il faut pour cela dresser le tableau de remboursement de l’emprunt : Afin de se conformer aux normes IFRS. Cas pratique Une société X. En effet. l’autre vient en déduction de la dette comptabilisée au début du contrat. la société X n’a pas retraité les biens acquis en crédit bail en tant qu’immobilisations corporelles tel que dicté par la norme IAS 17 (contrat de location). en vue de son passage aux normes IAS/IFRS. La comptabilisation des loyers exige donc que les deux composantes soient séparées. Les redevances annuelles payables à terme échu le 31 décembre de chaque année s’élèvent à 21 000 DH. Le retraitement crédit-bail conduit au calcul du taux d’intérêt du contrat de bail : 60 000 = 21 000 * [(1-(1+t) ‾ ³ /t + 10 350 * (1+t) ‾ ³] => t = 10% Les loyers payés par le locataire représentent à la fois : Le remboursement du principal investi par le bailleur dans l’acquisition du bien loué. je me limiterais au traitement d’un seul cas de contrat de bail et les autres seront traités de la même manière. d’une durée de trois ans. Le contrat de bail. doit effectuer des retraitements concernant les contrats de crédit-bail dont elle dispose. la société X doit effectuer les retraitements suivants liés à l’année 2008 : Inscrire le véhicule au compte « Matériel de transport » pour sa valeur initiale soit 60 000 DH . Seule la deuxième partie constitue une charge pour la société. La rémunération de ce capital : les charges financières liées à l’emprunt. La société X a acquis en crédit-bail au début de l’exercice 2008 un véhicule d’une valeur de 60 000 DH dont la durée de vie est estimée à cinq ans. prévoit une option d’achat qui s’élève à 10 350 DH.c. BENGHAZALA Mostafa 133 Mémoire de fin d’études .

BENGHAZALA Mostafa 134 Mémoire de fin d’études . A travers ces retraitements. Il profite de ce dernier comme s’il en était le propriétaire et doit en contrepartie payer des loyers qui correspondent aux annuités d’un emprunt . on conclut que d’un point de vue financier. une location-financement n’est autre qu’une alternative à l’emprunt.Par ailleurs ce type de contrat a l’avantage de permettre au bénéficiaire de partager les risques avec le propriétaire juridique du bien et notamment de mieux gérer le risque d’obsolescence de son outil de production. Le preneur d’un contrat de crédit bail se trouve en effet dans la même situation que s’il avait emprunté la somme nécessaire à l’acquisition du bien. Eclater le loyer en charge financière et remboursement de l’emprunt : Constater l’amortissement du véhicule au titre de l’exercice 2008 pour un montant net d’impôt de (60 000 * 20%)= 12 000 DH . Traitement des pièces de rechange a. Dispositions prévues par le CGNC Cette approche peut être appliquée aux pièces détachées non spécifiques qui sont comptabilisées selon le CGNC comme des charges et les pièces non utilisées en fin d’année qui figuraient en charges constatées d’avance.Inscrire un emprunt correspondant au bail du véhicule pour la même valeur .

le coût de la révision étant de 8 000 DH. un troisième moteur a été acquis avec la machine en question pour un montant de 100 000 DH (amortissable sur 10 ans) En général.Entretiens et réparations ». les pièces de rechange principales et le stock de pièces de sécurité constituent des immobilisations corporelles si l’entité compte les utiliser sur plus d’une période. Comptabilisation des aménagements (amortissement sur 10 ans) . l’existant en fin d’exercice est constaté en stock. Un garage spécifique a été aménagé pour cette machine. Pour les besoins de révisions périodiques de ces deux moteurs.000 DHS. doivent être immobilisées. dans ce secteur d’activité. Cas pratique Une société X a acquis le 01/01/08 un grand matériel nécessaire au fonctionnement d’une station d’essence pour une valeur de 6. Cette machine est amortissable sur 20 ans et fonctionne avec deux moteurs. D’autres achats de pièces de rechange sont comptabilisés dans le compte « 61253Achats de petit outillage et de petit équipement ». Dispositions prévues par la norme IAS 16 Les pièces de rechange et le matériel d’entretien sont habituellement inscrits en stocks et comptabilisés dans le résultat lors de leur consommation. Les achats de pièces de rechange destinées à l’entretien des équipements sont comptabilisés dans le compte « 6133. Fiscalement. les pièces de rechange identifiables. De même. si les pièces de rechange et le matériel d’entretien ne peuvent être utilisés qu’avec une immobilisation corporelle. L’existant en fin d’exercice est inscrit en charges constatées d’avances. c. ils sont comptabilisés en immobilisations corporelles. ces moteurs sont révisés périodiquement après 36000 heures d’activité.Certains achats de pièces de rechange sont comptabilisés dans le compte « 61225 –Achats de fournitures d’ateliers et d’usine » . b. le coût de l’aménagement est estimé à 1000 DH. parmi les autres immobilisations Le moteur a été comptabilisé en achats et a été constaté en stocks à la clôture de l’exercice . Toutefois. dans le compte «31225. Il s’agit d’achats non stockés. BENGHAZALA Mostafa 135 Mémoire de fin d’études . Le service comptabilité de la société a comptabilisé les opérations suivantes : La machine est comptabilisée à son prix d’achat et amortie sur 20 ans .000. destinées à un matériel spécialisé.Fournitures d’atelier et d’usine ».

la société X a inscrit le moteur.Le matériel a accompli 9500 heures d’activité. la société a comptabilisé une provision pour réparation proportionnellement au nombre d’heures d’activité. Le grand livre de la société X selon le référentiel Marocain (CGNC) se présente comme suit : Les chiffres en rouge représentent les retraitements à établir pour se conformer aux normes IFRS. BENGHAZALA Mostafa 136 Mémoire de fin d’études . Ce traitement est faux car ce moteur est spécifique à cette machine. en stocks et le constatera en charges lors de son utilisation. qui constitue une pièce de rechange nécessaire au fonctionnement du matériel. il devra donc être comptabilisé en tant qu’actif immobilisé. Ainsi.

.Le matériel : 5 800 000 / 20 = 290 000 .Le troisième moteur (pièce de rechange) : 100 000/ 10 = 10 000 . à amortir sur 20 ans. BENGHAZALA Mostafa 137 Mémoire de fin d’études . d.8000 = 192 000. à amortir sur 10 ans .Les deux moteurs : 192 000 / 10 = 19 200 .Le troisième moteur : 100 000. Les éléments à immobiliser sont les suivants : .Les deux moteurs après déduction du montant de la révision qui est à immobiliser aussi : (100 000 * 2).La révision : (9500 / 36000)*8000 = 2111 Donc le grand livre se présentera comme suit : L’amortissement complémentaire est de : 321 361 – 300 100 = 21 261 c.Le matériel après déduction du montant des deux moteurs qui constituent deux composants indépendants à immobiliser : 6 000 000 .Les retraitements IAS –IFRS à effectuer : a. à amortir sur 10 ans . Le solde du compte de provision en le débitant et en créditant le compte de résultat de 2111.Le garage aménagé spécialement pour le matériel : 1000.La révision : 8000 (amortissement fonctionnel : 36000 heures) b. Le calcul des amortissements est le suivant : .Le garage : 1000 / 20 = 50 . Le solde du compte de stocks en le créditant et débitant le compte d’immobilisation de 100 000 pour activer les stocks.(100 000*2) = 5 800 000 et à amortir sur 20 ans .

Dans ce cas. Par rapport aux données techniques récentes. Cette valeur représentera la nouvelle valeur brute du composant A dans le bilan IFRS. Ainsi. de manière à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement spécifique et les dépenses ultérieures correspondantes.Composant A : 8 MMAD amortissable sur 5 ans .Composant B : 12 MMAD amortissable sur 15 ans Le composant A a été renouvelé le 1er janvier 2002 pour un coût de 10 MMAD. b. la société X conclut que l’immobilisation est composée de 2 éléments : un composant A pour 40% avec une durée d’utilité de 5 ans et un composant B pour 60% avec une durée d’utilité de 15 ans. La société présente la situation suivante au 31/12/2004 : * : Du 1er janvier 2002 au 31/12/2004 : 10 * 2/5 = 4 ** : Du 1er janvier 2000 au 31/12/2004 : 12* 5/15 = 4 *** : Du 1er janvier 2000 au 31/12/2004 : 20* 5/20 = 5 BENGHAZALA Mostafa 138 Mémoire de fin d’études . Cas pratique Une société X a acquis une immobilisation au 1er janvier 2000 pour 20 MMAD amortissable sur 20 ans. Dispositions prévues par la norme IAS 16 Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme d’amortissement distincts. la norme IAS 16 impose de les comptabiliser de manière séparée.Approche par composants a. chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût total de l’élément doit être amortie séparément. La valeur d’origine se répartit entre les deux composants comme suit : .

Il n’a pas pour vocation de reprendre exhaustivement les divergences entre ces deux référentiels et doit être complétée d’une analyse spécifique adaptée à chaque entreprise. lyse Sectionv1 : Des approches de normalisation opposées IFRS US GAAP BENGHAZALA Mostafa 139 Mémoire de fin d’études .Chapitre 3 : divergence US GAAP / IFRS : Ce chapitre est une présentation des divergences existant entre le référentiel comptable américain et le référentiel IFRS.

Regroupements d’entreprises (IFRS 3 – SFAS 141) BENGHAZALA Mostafa 140 Mémoire de fin d’études .Une approche américaine historiquement fondée sur des règles détaillées avec une évolution vers des normes « objective oriented » : Source de complexité croissante du fait du volume et du degré de précision des règles Risque de structuration des opérations et de « gestion » des données comptables Etude de la SEC sur l’adoption d’un « Principle Based Accounting System» (juillet 2003) Réponse globalement favorable du FASB (juillet 2004) Une approche internationale fondée sur les principes suivants : Marge importante professionnel accordée à l’interprétation et au jugement Moins de seuils chiffrés Moins d’options ouvertes Section 2 : Différences clés entre IFRS / US GAAP 1.

IFRS Détermination de la Date de transfert du contrôle date d’acquisition Évaluation minoritaires US GAAP ‘Consummation date’ des Part des actifs et passifs Valeur nette comptable dans valorisée à la juste valeur les comptes de la société acquise Comptabilisation si existence d’un plan de restructuration entamé avant l’acquisition et finalisé dans l’année qui suit l’acquisition Provision pour Comptabilisation uniquement si à la date restructuration d’acquisition. la société acquise a un passif comptabilisé selon IAS 37 en Comptabilisés en charges Frais de recherche Comptabilisés et développement immobilisations incorporelles à durée d’utilité indéfinie ou acquis alloués au goodwill (si estimation non fiable) Goodwill négatif Comptabilisé en immédiatement produits Alloué à certains actifs long terme non financiers – excédent comptabilisé en résultat Méthode de la commun d’intérêt (‘at cost’) Purchase accounting et SAB 51 mise en Non traité en IFRS Regroupement d’entreprises sous contrôle conjoint Variation pourcentage d’intérêt changement traitement comptable de Non traité en IFRS sans du BENGHAZALA Mostafa 141 Mémoire de fin d’études .

Contrats de location (IAS 17 – SFAS 13) Paiements minimaux ♣ IFRS – Des critères d’appréciation en substance – Sont inclues les garanties aux tiers liées aux paiements minimaux – Taux d’actualisation = taux implicite ♣ US GAAP – Des critères quantitatifs précis – Sont exclues les garanties aux tiers liées aux paiements minimaux – Taux d’actualisation = taux marginal d’endettement BENGHAZALA Mostafa 142 Mémoire de fin d’études .2.Dépréciation des actifs (IAS 36 – SFAS 142 & 144) Actifs à durée d’utilité indéfinie ♣ IFRS : inclus dans les Unités Génératrices de Trésorerie incluant des goodwills ♣ US GAAP : testés séparément des goodwills Reprises des pertes de valeur ♣ IFRS : Reprises des pertes de valeur possibles sous condition (hors goodwill) ♣ US GAAP : Aucune reprise de perte de valeur 3.

filiale achetée détenue en vue d’être cédée Définition US GAAP Définition moins restrictive (segment de reporting. filiale ou groupe d’actifs) Applicabilité plus large compte de résultat : Au compte de résultat : des Au activités abandonnées présentation du résultat après présentation du résultat impôt avant et après impôt Présentation de change cumulés Écarts de change cumulés initiale Écarts reclassés en ‘actifs d’une activité maintenus en capitaux propres disponibles à la vente’ disponible à la vente Évaluation BENGHAZALA Mostafa 143 Mémoire de fin d’études .Actifs disponibles à la vente et activités abandonnées (IFRS 5 – SFAS 144) IFRS d’une Une composante représentant une part importante d’une ligne activité abandonnée d’activité / zone géographique . unité de reporting.Profits sur des transactions de cession-bail résultant en un contrat de location simple ♣ IFRS : Comptabilisation immédiate en résultat (si transaction à la juste valeur) ♣ US GAAP : Amortissement sur la durée du contrat 4.

En effet. la comparabilité ne sera pas acquise immédiatement.Conclusion de la troisème partie Le passage aux nouvelles normes est essentiellement vécu. En théorie. les analystes devraient avoir moins de retraitement à effectuer. Les avantages à attendre de la mise en place des nouvelles normes ne sont pas encore perçus. On peut s’attendre à l’apparition de phénomènes de décote ou de prime boursière liée à la qualité non seulement de l’information. Néanmoins. ce n’est qu’au bout d’une période d’environ deux ans que les différents intervenants disposeront du recul nécessaire pour apprécier les effets bénéfiques de la réforme. BENGHAZALA Mostafa 144 Mémoire de fin d’études . Il est vrai qu’il est difficile de statuer aujourd’hui sur l’équilibre fidélité/comparabilité obtenu dans les normes IFRS. augmentant d’ailleurs le coût global du passage aux nouvelles normes. comme une source de coût supplémentaire par les sociétés concernées. justifier et clarifier un certain nombre de choix méthodologiques spécifiques. mais aussi de la communication comptable. C’est pourquoi le rôle de la communication financière des sociétés cotées sera déterminant pour expliquer. donc nécessairement plus subjective et plus complexe. Il faut souligner à ce propos le développement du rôle des cabinets de consultants. La stabilité globale des marchés financiers ne devrait pas être impactée par le passage aux nouvelles normes pour peu que le principe de base qui est d’améliorer la visibilité soit rapidement intégré. une phase d’appropriation et d’acceptation des nouvelles méthodes comptables sera nécessaire pour passer d’une philosophie reposant sur le principe de prudence et d’image fidèle à une comptabilité plus prospective (abandon progressif du coût historique). pour le moment. mais on ne pourra examiner l’impact du choix des méthodes que lorsque celui-ci aura été fait.

Cependant. d’un travail de suivi et d’accompagnement à l’instar de ce qui se fait ailleurs. même plus déterminant que certaines mesures d’incitation à l’investissement (mesures d’ordre réglementaires. Ceci est une résultante de l’absence.Au terme de ce mémoire. susceptible de sécuriser leurs relations avec le tissu économique d’un pays. fiscal…)du fait que c’est un argument fort vis à vis des investisseurs étrangers. tournée vers le passé. En effet. Pour pallier à ces différents problèmes. voir des « vides » qui incitent l’utilisateur des comptes marocains de se reporter à des référentiels internationaux pour avoir des réponses à ses interrogations. Les approches de sa réalisation. ne conviendrait-il pas de converger vers le référentiel international en s’alignant sur l’exemple français ? BENGHAZALA Mostafa 145 Mémoire de fin d’études . bien que disparates. Cependant. le problème de cette valorisation reste complexe Que ca soit les normes US GAAP ou IAS/IFRS. avec bien sur l’affirmation de son rôle d’information mais aussi son rôle de preuve et de base de calcul de l’assiette des différents impôts. depuis l’instauration des normes marocaines. ces normes comptables sont devenues désormais. la comptabilité financière marocaine repose principalement sur une vision juridique et patrimoniale de l’entreprise. à une époque où l’investisseur est devenu très sensible à l’effort déployé pour l’obtention d’une image fidèle des entreprises auxquelles ils apportent des ressources. on peut dire que l’audit des immobilisations est essentiel pour les sociétés. se basent toutes fondamentalement sur la validation de l’existence et la bonne valorisation de ces immobilisations lors de leur comptabilisation. un outil puissant de politique économique. on constate que la règlementation comptable marocaine se caractérise toujours par des absences de prise de positions.

par la suite. le dialogue. lorsque règne l’esprit du groupe. puisqu’il permettra une meilleure lisibilité des comptes et donnera à l’investisseur plus de confiance et se faisant. IAS 38 « immobilisations incorporelles ».En effet. En effet. Il revient donc au conseil national marocain qui est chargé de la normalisation comptable d’étudier ce projet de conversion. le travail en groupe et l’ouverture sur les autres. ce qui conduit l’entité en question. permettent. Ce stage de fin d’études m’a permis d’avoir un recul. l’individu ressent une estime de soi et se fait fort de fournir le meilleur de lui pour un travail plus rentable. IAS 2 « stocks » et IAS 23 « coûts d’emprunts ». le conseil national de comptabilité français a intégré dans le PCG des normes internationales. aussi ai-je pu renforcer mon côté relationnel. telles que. de songer sérieusement à ma carrière et de lancer ma percée vers le haut ce qui a accentué ma soif pour le savoir et la volonté de réussir sur le plan professionnel. vers les rangs de la réussite et de l’excellence. permet de susciter l’investissement et de favoriser le développement et la croissance des entreprises. le partage du savoir et la reconnaissance du travail. Et c’est grâce à ce stage que j’ai pu d’abord approfondir mes connaissances concernant la finance en général et l’audit en particulier. IAS 16 « immobilisations corporelles ». ce que la communication. BENGHAZALA Mostafa 146 Mémoire de fin d’études .

4ème édition. ATTAR) Séminaire sur les IFRS à l’ISCAE Cours de l’INTEC : Normes Comptables Internationales Recherches Internet : www. rapport du 32ème congrès.org www. 2004. Aux éditions MAXIMA « Comptabilité anglo-saxonne : normes. mécanismes et documents financiers » .com www. « Comprendre les IFRS » .iasc. Editions d’Organisation « Pratique des normes IAS/ IFRS : Comparaison avec les règles françaises et les US GAAP » de Robert OBERT/ Edition DUNOD Laurent Bailly.com www. 1977.lexpansion. « Le contrôle interne ». Coll.com BENGHAZALA Mostafa 147 Mémoire de fin d’études . Code général de normalisation comptable (CGNC) Guide pratique de la fiscalité Marocaine Séminaire de l’audit à l’ISCAE (Cours de Mr.wikipedia.iasplus. Editions d’organisation. G. 2005 « Lire les Etats financiers en IFRS (2004) » .« Normes IAS/IFRS : Que faut-il faire ? Comment s’y prendre ? » .deloitte.focusifrs. Heem. ECONOMICA Ordre des experts comptables et des comptables agréés (OECCA). Livres outils.com www.12manage.mazars.com www.fr www.ord www.

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