Mémoire de fin d’études sous le thème

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Audit des immobilisations corporelles dans le contexte marocain et retraitements selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS

Janvier - Mars 2008 Réalisé par :
Mr. BENGHAZALA Mostafa 4ème année G1 FC1 Option « Finance et Comptabilité »

Encadré par :
Mr. BIADE Abdelmounim Enseignant à l’ISCAE

BENGHAZALA Mostafa E E U N I V E R S I T A1 R E : 2 0 0 7 / 2 0 0 8 Mémoire de fin d’études ANN I

Pages Remerciements………………………..…………………………………………….………….…………………………..…………05

Avant propos………………………………………..…………………………….………………………………………..…………06 Introduction…………………………………………………………………………………….…………..………….………………07
PREMIERE PARTIE : Approche générale de l’audit financier :
Chapitre 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise………………….……………10

Section 1 : Activités et fonctions au sein de l’entreprise…………………………………..…………………11 Section 2 : Personnel responsable des activités opérationnelles et fonctionnelles………..…13 Section 3 : Structure et régime juridique…………………………….……………………………………….…………14 Section 4 : Evolution historique de l’entreprise ……………………………………………………….….………..14 Section 5 : Evaluation préalable des risques …………………………………………………….……….…..………15
Chapitre II : Evaluation du système de contrôle interne……….….…………………….………17

Section 1 : Définition, objectifs et principes de base du contrôle interne……….….………………17 Section 2 : Moyens et techniques d’évaluation du contrôle interne ……….…………….…………..…18
Chapitre III : Le contrôle des comptes……………………………………………………………….…………….21

Section 1 : L’examen analytique ………………………………………………………….……………………….…………….22 Section 2 : L’examen des documents et des comptes………………………….……………………….……….…25 Section 3 : Les contrôles par recoupements………………………….…………….………………………………..…26 Section 4 : Les contrôles physiques…………………………………………….………………………..…………..………27 Section 5 : le contrôle des évaluations……………………………….…………….………………………..………………30 Section 6 : les contrôles par sondage et le contrôle intégral………………………………………………..…31 Section 7 : l’examen des comptes annuels……………….…………………………………………………….…...………32
Chapitre IV : L’émission du rapport de l’auditeur………………………………………………………35

Section 1 : Structure du rapport…………………………………………………………………………………..……………37 Section 2 : Expression de l'opinion………………………………………………………..…………………………………..38 Section 3 : Particularités à introduire dans le rapport……………………………….………………………..……38

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DEUXIEME PARTIE : Audit des immobilisations corporelles au Maroc :
Chapitre 1 : généralités et principe de base sur l’audit des immobilisations corporelles au Maroc…………….……………………………………….…………………………………………………….…40

Section 1 : Les immobilisations : notions et classifications : ………………………..…………….…………40 Section 2 : Gestion des immobilisations……………………………………………………………..……………………44 Section 3 : Cadre comptable des immobilisations corporelles……………………………..………………56 Section 4 : Cadre fiscal des immobilisations………………………………………………………….……..…………66
Chapitre 2 : Cas pratique d’audit des immobilisations corporelles :…………..……75

Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise BETA……………………………..……75 Section 2 : Extrait de la stratégie d’audit relatif aux immobilisations corporelles : ……..….…76 Section 3 : Evaluation du système de contrôle interne…………………………..………………..……………78 Section 4 : Programme de travail de la section Immobilisations corporelles : ……………...………86 Section 5 : Contrôle des comptes : …………………………………………………………………..………………...……87 Section 6: Emission du rapport d’audit………………………………………..……………………..……………………95

Troisième Partie 3 : Audit des immobilisations corporelles selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS : retraitements et divergences par rapport aux normes marocaines ?
Introduction de la troisième partie : ………….………………………………………………………………………97 Chapitre 1 : Retraitements des immobilisations corporelles en normes US GAAP………………………………………………………………………………………………………………………………………………100

Section 1 : généralités sur les normes US GAAP : …………………………..………………….…………..100 Section 2 : Retraitements US GAAP des immobilisations corporelles :………………….…..…105
Chapitre 2 : Retraitements des immobilisations corporelles en normes IFRS..112

Section 1 : le passage aux normes IAS/ IFRS : une conception nouvelle de l’information financière………………………………………………..………………………………………………………………………………..……112 Section 2 : Dispositions des normes comptables IAS/IFRS relatives aux immobilisations corporelles (IAS 16)………………………………………………………………………………………………...….……………120 Section 3 : Normes marocaines et normes internationales : principaux points de divergence:… ;…………………………………………………………………………………………………………………………………126

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………………………………………………………………………..……………………….Chapitre 3 : divergence US GAAP / IFRS : ……………………….………………………………………………………………………144 Conclusion……………………………………….…………………………………………………………………………….……………………………………………139 Sectionv1 : Des approches de normalisation opposées………………………. ……...………………145 Bibliographie & Wébograhie..………147 BENGHAZALA Mostafa 4 Mémoire de fin d’études ..……………………140 Conclusion de la troisième partie : …………....……139 Section 2 : Différences clés entre IFRS / US GAAP…………………………….

une expérience fructueuse grâce au soutien de gens chevronnés prêt à tout moment de me fournir l’explication susceptible d’apaiser ma curiosité attisée. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à toute l’équipe DELOITTE & TOUCHE. Et bien sûr le grand merci revient à Dieu Tout Puissant de m’avoir donné toujours la volonté de donner le meilleur de moi-même malgré les difficultés. à faire de mon stage de fin d’études. la politesse et la courtoisie voudraient que je remercie tous ceux qui. Mes remerciements s’adressent particulièrement au corps professoral et administratif de l’ISCAE pour leurs efforts considérables et leur forte implication et contribution visant à rendre mon cursus aussi instructif et enrichissant qu’inoubliable. Mr. sans leur collaboration. leur contribution et leur assistance. BIADE. mes deux frères et mes amis en témoignage de ma reconnaissance pour leur soutien infaillible et leur amour inconditionnel. enseignant à l’ISCAE. je dédie ce travail à mes parents. Mes plus sincères remerciements vont pour ainsi dire à mon encadrant. Aussi.Avant de jeter l’œil sur ce mémoire. pour son intérêt et son assistance. qui a contribué de près ou de loin. la réalisation de ce mémoire n’aurait été possible. BENGHAZALA Mostafa 5 Mémoire de fin d’études .

Dans le cadre de l’accélération de l’internationalisation de l’économie mondiale. ayant pour objectif stratégique l’accompagnement de ses clients dans leur intégration dans le paysage économique mondial en offrant un service de haute qualité et une parfaite compréhension de leurs spécificités socioéconomiques et culturelles. C’est la raison pour laquelle l’Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprises. le cabinet DELOITTE & TOUCHE est présent dans tous les secteurs de l’économie et l’un des leaders de l’audit et du commissariat aux comptes dans le monde et notamment au Maroc. sommes tenus d’effectuer un stage de 2 mois en vue de rédiger un mémoire de fin d’études. sa rigueur.Dans le cursus universitaire de chaque étudiant. BENGHAZALA Mostafa 6 Mémoire de fin d’études . j’ai choisi d’effectuer mon stage de fin d’études au sein du département Audit du cabinet afin de parfaire ma formation et de mettre en pratique toutes les notions théoriques acquises tout au long de mon cursus et ce par la participation à des missions dans lesquelles j’ai été encadré par une équipe d’experts hautement qualifiés. Cette épreuve est obligatoire pour l’obtention du diplôme et a pour but de: Évaluer notre capacité à maîtriser un sujet . sa flexibilité et son indéniable expertise. l’expérience du cabinet à l’échelle nationale et internationale. nous étudiants de l’ISCAE. ayant la volonté de dispenser un enseignement des plus complets. a inclus dans son cursus de formation des stages en entreprise à effectuer lors de chaque année d’études. les recherches portant sur des sujets d’entreprise s’avèrent d’une importance primordiale. Il est reconnu comme une organisation multinationale. Attiré par la renommée. Dans le cadre de la dernière année du cycle normal. Vérifier notre appropriation des outils et techniques de gestion dispensés lors de notre formation et en rapport avec notre spécialité.

Les normes IAS/IFRS auxquelles la communauté internationale attache de plus en plus de crédibilité. les comptes d'immobilisation doivent donner une image fidèle du patrimoine de l'entreprise et cela ne peut être possible sans la mise en place d'un ensemble. D’où la nécessité d’un audit comptable financier visant à exprimer une opinion sur la qualité des informations fournies par les différentes organisations. En plus. BENGHAZALA Mostafa 7 Mémoire de fin d’études . il est nécessaire d’avoir une idée sur le contenu de ces normes et des divergences qu’elles présentent en comparaison aux normes marocaines. les investisseurs exigent une information financière comparable entre les différentes places boursières pour pouvoir effectuer les arbitrages nécessaires. avec la mondialisation. deux grands organismes d’harmonisation publient des normes qui s’imposent dans l’optique de constituer des véritables standards internationaux. leurs vérification est primordiale puisqu'elles traduisent le patrimoine qui reste le plus longtemps dans l'entreprise. à savoir : Les normes comptables américaines plus généralement connues sous le terme US GAAP tendent à se généraliser en dehors des Etats-Unis . L’information financière publiée par les différentes entreprises a pris une grande importance surtout avec le développement des marchés financiers et l’expansion de l’épargne collective. les entreprises se doivent de perfectionner leur management de façon à prendre les décisions qui s'imposent en temps voulu. et face à une concurrence de plus en plus accrue. Les immobilisations étant une composante importante de l'actif des entreprises. cohérent de moyens de contrôle permettant la sauvegarde des actifs et dans le respect des principes fondamentaux qui conduisent à l'image fidèle. A l'instar des autres comptes. Ainsi.Dans un environnement en perpétuel changement. Au niveau international.

qui peut être déclinée en deux questions : Comment mener à bien une démarche générale d’audit en tenant compte des spécificités liées à l’audit des immobilisations corporelles ? En d’autres termes comment procéder pour valider la régularité. je présenterai en premier lieu la démarche à suivre pour valider l’exactitude et la sincérité du compte des immobilisations corporelles. il faut d’abord connaître les grands enjeux liés aux immobilisations avant de dégager la problématique du thème. selon les normes US GAAP et les normes IAS/IFRS En effet pour appréhender la pertinence de ce thème. BENGHAZALA Mostafa 8 Mémoire de fin d’études . Dans une troisième et dernière partie. qui à première vue paraît banal. fruit de mon stage. Les enjeux de la gestion des immobilisations. et en seconde partie une illustration à travers un cas pratique. tout en espérant qu’il répondra à vos attentes. je donnerai un aperçu sur les principaux retraitements et divergences des normes américaines US GAAP et des normes IAS/IFRS par rapport aux normes marocaines en ce qui concerne les immobilisations corporelles. Je vous présente ainsi ce mémoire. Il s’agit d’une mission de commissariat aux comptes au sein de la société BETA à laquelle j’ai participé. Dans une deuxième partie. aspects économiques. L’aspect comptable et fiscalité liés aux immobilisations Problématique : De là se pose la problématique suivante. j’ai choisi de traiter de «L’Audit des immobilisations corporelles dans le contexte marocain et leurs retraitements Audit selon IAS/IFRS». décrire la démarche générale de l’audit financier d’un point de vue théorique.Le thème de mon mémoire s’inscrit dans ce contexte. Ainsi. qui se veut générale. Enjeux liés aux immobilisations : La notion d'immobilisation : aspects juridiques. je vais dans une première partie. la sincérité et l’image fidèle du compte des immobilisations corporelles ? Et quelles sont les principaux retraitements et divergences des normes US GAAP et des normes IAS/IFRS par rapport aux normes marocaines concernant l’audit des immobilisations corporelles ? Pour répondre aux questions précédemment posées. distinction immobilisation/charge.

PREMIERE PARTIE Approche générale de l’audit financier BENGHAZALA Mostafa 9 Mémoire de fin d’études .

mais donne des indices concernant le degré d’indépendance de l’entreprise et le recoupement de l’information comptable et permet d’appréhender les risques généraux liés à l’entreprise: Du fait de son activité ou du secteur dans lequel elle opère. Du fait de sa politique générale. Elle doit permettre d’éviter d’avoir une vue parcellaire des faits et situations et doit donc contribuer à une meilleure synthèse. Du fait de ses perspectives de développement. BENGHAZALA Mostafa 10 Mémoire de fin d’études . social… L’appartenance à un groupe de sociétés. à une branche professionnelle déterminée. Donc. l’adhésion à une convention collective ou l’assujettissement à un régime fiscal spécifique sont autant d’éléments auxquels il sera indispensable de se référer pour pouvoir porter une appréciation sur les informations que l’on est à même de recueillir dans le cadre des missions qui sont confiées à l’auditeur. sur ses spécificités….Chapitre I : Prise de connaissance générale de l’entreprise La prise de connaissance est une phase préliminaire à tous les travaux. Elle permet de connaître le contexte dans lequel évolue l’entreprise : contexte juridique. fiscal. la compréhension de l’entreprise ne peut être faite qu’en collectant un nombre important d’informations. sur son environnement externe. Du fait de son organisation administrative et comptable. puisqu’elle conditionne leur bonne exécution. économique. Cette prise de connaissance lui permet de faire le lien entre les données comptables et la réalité qu’elles traduisent. la prise de connaissance générale de l’entreprise permet la familiarisation avec les normes spécifiques à la société auditée et donc déceler plus facilement les anomalies. Celles-ci peuvent être classées en plusieurs catégories : informations juridiques et générales sur l’entreprise. Cette phase de la démarche d’audit n’apporte pas de preuves. En effet. Du fait de son organisation et de sa structure. Ainsi. cette prise de décision doit être formalisée car les décisions d’orientation d’une mission se basent là dessus et en particulier l’approche par les risques.

description du système de valorisation Ventes-clientèles .politique de choix des fournisseurs . il ne lui suffit pas de faire une hypothèse à leur égard.fournisseurs .identification des principaux types de contrôle .principe de provisions pour clients douteux -… Achats .valeur relative des principaux types de charges .périodicité et organisation des inventaires physiques .mode de règlement utilisé Politique financière .répartition des types de produits .politique de financement BENGHAZALA Mostafa 11 Mémoire de fin d’études .politique de contrôle de qualité .nombre de comptes fournisseurs .ventilation du CA par produits ou catégories de produits .schéma général du cycle de production .Section 1 : Activités et fonctions au sein de l’entreprise L’auditeur cherche à bien cerner l’ensemble des activités de l’entreprise.répartition géographique .politique de facturation .description du système de suivi des quantités .politique commerciale .listes des principaux clients en volume de CA . La documentation décrivant les activités de l’entreprise peut revêtir plusieurs formes notamment sur les différentes fonctions au sein de la société : Fonction production .nombre des comptes clients .

plan comptable. certains cabinets d’expertise comptable et d’audit ont développé un portefeuille de clients portant plutôt sur un secteur qu’un BENGHAZALA Mostafa 12 Mémoire de fin d’études .Immobilisations incorporelles (nature. principales catégories. organisations de l’archivage. système de production.nature des avantages sociaux accordés Informations comptables Système comptable. . manuel de procédures.nombre de salariés .conventions collectives . Toutefois. structure du capital…). comptes annuels des trois derniers exercices.règlement intérieur . .contrats d’emprunts . nombres de comptes individuels… Immobilisations .liste des comptes bancaires . statistiques relatives aux opérations comptables. système de suivi des immobilisations.Politique générale d’investissement Immobilisation corporelles (politique de distinction charges /immobilisations.Immobilisations financières (listes des filiales et participations. Il est rare que l’auditeur puisse prétendre être un expert technique dans plusieurs secteurs d’activité économique. utilisation (propre à l’E/se ou licence accordée). modes de financement.. listes des journaux comptables. activité. entretien des immobilisations…).accords de participation des salariés .possibilité de découverts et d’escompte . politique d’amortissement.mode de rémunération . copie des situations intermédiaires.montant et nature des charges sociales . localisation.périodicité et formats des rapprochements de banque -… Paie et personnel .

bien sûr. il lui faut en avoir une maîtrise suffisante pour pouvoir diriger sa mission avec pertinence. ni avec précision. Il travaille sur le terrain avec le personnel de l’entreprise auditée. BENGHAZALA Mostafa 13 Mémoire de fin d’études . tel problème ou encore pour obtenir tel document. il incombe à l’auditeur de minimiser le gène que sa présence cause habituellement dans un service et donc il lui faut obtenir et enregistrer les noms des personnes qu’il a besoin de contacter dans le service et il doit aussi respecter la confidentialité des informations qui lui sont fournies. pour comprendre ce qui se passe réellement dans une entreprise. ou tout autre organisme. mais. Enfin. les études et les contrôles effectués par l’auditeur au niveau opérationnel ou fonctionnel inférieur. Néanmoins les contacts aux niveaux hiérarchiques les plus élevés ne trouvent leur assise et leur justification qu’à travers les entretiens. tel formulaire ou tel état financier. ils ne peuvent généralement pas décrire. une certaine perception globale. Il est nécessaire que l’auditeur sache avec qui parler au sujet de tel circuit. secteur public …). L’auditeur n’est pas non plus une personne qui parle exclusivement aux directeurs généraux et aux présidents. ni avec certitude ce qui se passe dans une fonction ou dans un système de l’entreprise.autre (assurance. Section 2 : Personnel responsable des activités opérationnelles et fonctionnelles L’auditeur est un homme de contact et d’écoute: il n’est pas un savant aux recettes miraculeuses qui démonte les mécanismes comptables et structurels loin du chantier. Bien que la nature du travail de l’auditeur devrait normalement susciter un intérêt réel de la part de toute l’équipe de direction d’une entreprise. En fait. Néanmoins. même si l’auditeur n’est pas susceptible de comprendre parfaitement toutes les particularités d’un secteur déterminé. sinon la déontologie professionnelle exige qu’il refuse la mission. on ne peut pas se fier exclusivement aux déclarations des dirigeants : ils ont.

Section 3 : Structure et régime juridique Il importe de savoir à quelles contraintes et obligations juridiques et légales l’entreprise doit se plier. donc l’auditeur doit se renseigner sur le particularisme juridique qui s’exerce sur la structure de l’entité car l’ignorer ne pourrait avoir que des résultats néfastes sur la validité de l’étude poursuivie par l’auditeur. L’évolution du chiffres d ‘affaires et la progression de sa répartition par branche d’activité expliquent partiellement la façon dont l’entreprise a pu atteindre son niveau présent. Section 4 : Evolution historique de l’entreprise L’histoire du développement de l’entreprise révèle une richesse d’informations qui aide à la compréhension de sa situation actuelle. Par ailleurs. Les législations fiscales et sociales ont parfois un impact considérable sur la structure de la société et ses méthodes et procédures. mais il sait également que cette information comptable devient révélatrice quand elle est examinée par rapport aux influences qui BENGHAZALA Mostafa 14 Mémoire de fin d’études . par ailleurs. chaque entreprise se trouve soumise à un environnement juridique dont la présence se fait sentir dans divers domaines de façon variable. En effet. l’étude des marges commerciales et des bénéfices pour chaque couple produit/marché aide à l’identification de la qualité des décisions de gestion. Il est important pour l’auditeur d’utiliser cette information historique dans un objectif précis. Dans un premier temps l’information essentielle concerne la structure de l’entité économique qu’est l’entreprise et la manière dont ces fonds propres sont alimentés. Son but est d’essayer de comprendre la qualité de la prise de décision dans l’entreprise : est ce qu’elle a pu devenir à travers les années suffisamment sensible à ses forces et ses faiblesses? A-t-elle appris à prendre ses décisions en tenant compte de l’évidence inéluctable des chiffres comptables ? L’auditeur reconnaît que la comptabilité ne contient que l’information qui résulte des décisions opérationnelles antérieures. On y voit la naissance de nouvelles activités et la chute des anciennes . aucune mission d’audit dans une entreprise ne peut être menée à bien si elle ne tient pas compte de la situation juridique de l’entreprise. en dehors de toute question de législation sur les sociétés commerciales ou des obligations du code de commerce.

Le risque d’audit peut être analysé en trois composantes : Le risque « inhérent » : défini comme étant le risque qu’un compte ou qu’une catégorie d’opérations comporte des anomalies significatives isolées ou cumulées avec des anomalies dans d’autres soldes ou catégories d’opérations nonobstant les contrôles internes existants par exemple : les risques liés au secteur d’activité. On peut dire donc que. l’auditeur se trouve face à plusieurs contraintes : le caractère limité du budget de temps du réviseur les diligences précisées sous forme de recommandations formulées d’un coté par l’OECCA et la Compagnie des Commissaires aux Comptes. la structure de l’équipe de direction. les prix. soit donc. l’évolution de la concurrence le développement de nouveaux produits et méthodes. la modification des lois portant sur la concurrence. Ce risque. à la réglementation… Le risque de « contrôle » : c’est le risque de non détection d’une anomalie dans un compte ou une catégorie d’opérations malgré les systèmes comptables et de contrôle interne mis en place dans l’entité. la mission de révision comptable comporte des risques dont l’importance relève de l’organisation et de l’esprit existant dans l’entreprise. mais aussi et surtout des moyens mis en œuvre par le réviseur pour assurer la réalisation complète de la mission. la sécurité du personnel et la protection de l’environnement par exemple. appelé risque d’audit par l’IAPC correspond pour le réviseur de formuler une opinion inappropriée eu égard aux circonstances. BENGHAZALA Mostafa 15 Mémoire de fin d’études . de part ses objectifs et ses contraintes. Section 5 : Evaluation préalable des risques En vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité de l’image donnée par les documents financiers.ont joué à chaque période. du fait propre des systèmes de l’entité elle même. La responsabilité de l’auditeur.

le système de gestion commerciale de production. le marché. c’est à dire les risques liés à l’importance et aux variations des postes des comptes annuels. BENGHAZALA Mostafa 16 Mémoire de fin d’études . les approvisionnements. l’aspect fiscal et juridique… Risques liés au « système d’information » c à d le système comptable. l’organisation.Le risque de « non détection » : risque que les contrôles substantifs mis en œuvre par l’auditeur ne parviennent pas à détecter les erreurs dans un compte ou une catégorie d’opérations. le système informatique. la structure du capital. donc c’est propre à la démarche d’audit. Ce risque peut être appréhendé d’une autre manière. du personnel…ils recouvrent tous les aspects du contrôle interne. en prenant en considération le risque du réviseur qui s’exprime de la façon suivante : Le niveau de confiance Le seuil de signification Une autre façon d’approcher ce risque est celle inhérente à l’entreprise : Risques liés à « l’activité » tel que le secteur professionnel. les produits de l’entreprise. la taille de l’entreprise. Risques liés aux « éléments financiers ».

il a pour but d’assurer la protection.Chapitre II : Evaluation du système de contrôle interne Section 1 : Définition. de la situation financière et du patrimoine de l’entreprise. Le contrôle interne ainsi défini doit permettre d’obtenir l’assurance raisonnable que : Les opérations sont exécutées conformément aux décisions de la direction (système d’autorisation et d’approbation) les opérations sont enregistrées de telle façon que les états de synthèse qui en découlent sont réguliers et sincères et donnent un image fidèle du résultat de l’exercice. objectifs et principes de base du contrôle interne « Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. à s’assurer de l’exactitude et de l’exhaustivité des enregistrements comptables. BENGHAZALA Mostafa 17 Mémoire de fin d’études . l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation. prévention et détection des fraudes et des erreurs). assurance…) les performances de l’entreprise s’améliorent (utilisation économique et efficace des ressources. prévenir et détecter les irrégularités et inexactitudes. contrôles physiques sur les actifs. visant à sauvegarder le patrimoine de l’entreprise. Les actifs de l’entreprise sont sauvegardés (séparation des taches. d’une part et de l’autre. la sauvegarde du patrimoine et la qualité d’information. service d’audit interne. dans le respect des instructions de direction et la recherche de l’amélioration des performances. les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci ». Les différentes définitions institutionnelles données au contrôle interne peuvent être résumées par les caractéristiques suivantes : ensemble de méthodes et procédures visant à organiser les activités des entreprises.

diagrammes. procédures et méthodes de l’entreprise. rapports des auditeurs internes… • La conversation d’approche : Il s’agit là d’une technique informelle : le professionnel va. Le contrôle interne présente donc un champ d’investigation très large : principes généraux d’organisation : existence d’une organisation claire et reconnue. manuels de procédures. Le processus concerne les informations qualitatives et quantitatives et mène à la mise en place des procédures et des systèmes opérationnels et administratifs. on peut intégrer un objectif plus ambitieux que les précédents. la conversation BENGHAZALA Mostafa 18 Mémoire de fin d’études . protection physique. le comportement de ses dirigeants et collaborateurs parmi lesquelles on peut citer : • La prise de connaissance des documents existants : Cette prise de connaissance consiste à recenser tout ce qui peut aider le réviseur à apprécier les systèmes. circuits de documents. restriction d’accès. Ça peut être des documents internes à l’entreprise ou externes : organigrammes. Mais au delà d’un certain seuil. existence de délégations. Les définitions les plus modernes lui assignent l’objectif de respect de l’efficacité et de l’efficience de l’entreprise. compétence et intégrité du personnel. son degré d’organisation. demander de décrire les systèmes mis en place. contrôles des opérations. au cours d’un ou plusieurs entretiens.Dans une vision plus évolutive du contrôle interne. description des postes. Section 2 : Moyens et techniques d’évaluation du contrôle interne Plusieurs techniques sont mises en œuvre en vue d’assimiler au mieux les principales caractéristiques de l’entreprise. L’efficacité et l’efficience de l’organisation nécessitent l’implantation d’un processus de communication bien défini entre les divers niveaux hiérarchiques dans l’organisation. L’efficacité concerne la capacité d’une organisation à atteindre le but qu’elle s’est fixé. procédures de sécurité et de contrôle : séparation des fonctions. L’efficience est la qualité de l’organisation qui permet d’être efficace au moindre coût.

le nouveau guide d’audit a présenté un exemple de questionnaire de contrôle interne qui est assez exhaustif permettant de se renseigner au mieux sur le fonctionnement de la société sur ses procédures ainsi que ses spécificités organisationnelles. • Les grilles d’analyse de contrôle interne : faisant ressortir les fonctions assumées par les postes de travail.devient une démarche un peu empirique qui doit être délaissée au profit de techniques plus élaborées. schématisation du système (narration et / ou diagramme) et tests de procédures visant à apprécier la mise en œuvre des procédures (validation de la compréhension et de la conformité) . grâce à un grand nombre d’interrogations précises.Evaluation du contrôle interne : identification des points forts et des points faibles dans l’enjeu du risque d’audit (les points forts sur lesquels on peut s’appuyer font l’objet de tests de permanence visant à s’assurer que leur caractère est maintenu). les questionnaires garantissent qu’aucun point fondamental à examiner n’est oublié. Ils se présentent en deux formes en général. Les diligences conduites à l'appui de la prise de connaissance sont de deux ordres: BENGHAZALA Mostafa 19 Mémoire de fin d’études . • L’analyse des circuits par diagrammes : permet de donner un enregistrement des procédures et systèmes de l’entreprise et mettre en relief les aspects importants du contrôle interne. l’une simplifiée qui ne motive pas d’autre réponse que le « oui » ou le « non » (question fermée) et l’autre plus complète. Pour ce qui est de la démarche de l’examen et d’appréciation du contrôle interne elle se présente ainsi : . Ce sont des tableaux à double entrée déterminant l’inventaire des différentes opérations réalisées et permettant en particulier de repérer les cumuls de fonctions. détection des possibilités de fraudes et erreurs . qui entraîne nécessairement des observations détaillées (question ouverte). Faciles d’emploi. • Les questionnaires et les guides opératoires :les questionnaires permettent au réviseur. Ils sont aussi une base pour les tests de conformité qui servent à vérifier que les procédures sont bien appliquées. . de déceler les forces et faiblesses du contrôle interne. .Exploitation de l’évaluation du contrôle interne : par la réalisation d’une connexion entre l’évaluation du contrôle interne et le programme de contrôle des comptes qui viennent compléter la mesure du risque.Prise de connaissance des procédures : entretiens. examen des manuels de procédures et des documents associés aux procédures.

Enfin. BENGHAZALA Mostafa 20 Mémoire de fin d’études . la référence au contrôle interne est restreinte lorsque la mission de l’auditeur s’exerce dans une petite structure où le nombre d’intervenants et d’opérations est réduit et où les principes fondamentaux sont contournés. L’auditeur devra adapter le programme de vérification matérielle pour satisfaire l’objectif de la mission. Selon les faiblesses détectées.Tests de conformité : visant à s'assurer que la réalité est conforme à la description qui en a été faite. dans l’absolu. Toutefois. l’auditeur approfondira son contrôle sur les points délicats. Tests de procédures : visant à s'assurer que l'application des procédures apporte bien les résultats escomptés en terme de sécurité. le système de contrôle interne peut avoir des limites ne permettant pas un degré d’assurance de cent pour cent ainsi. Ainsi. le contrôle interne ne peut conduire à une assurance totale de sécurité. on peut dire que l’objectif poursuivi par l’auditeur en appréciant le contrôle interne est de déterminer dans quel mesure il pourra s’appuyer sur ce contrôle pour définir la nature. l’étendue et le calendrier de se travaux. Tout au long des travaux qu’il réalisera dans le cadre de l’appréciation du contrôle interne. Il pourra par la suite formuler des recommandations à l’entreprise en vue de l’amélioration du contrôle interne. le réviseur ne devra pas perdre de vue cet aspect décisionnel.

c’est à dire à des contrôles en nombre réduit. annexe) en vue de s’assurer si les principes comptables fondamentaux ont été respectés. il sera effectué un contrôle des comptes permettant d’établir les documents de synthèse dans un deuxième temps. l’auditeur est seul juge en la matière.IFAC 1996). le réviseur effectuera un examen analytique qu’il pourra reprendre en cours de la révision ou à l’examen final des comptes annuels. relevés bancaires. lorsqu’il estime qu’il peut s’appuyer sur des procédures de contrôle interne satisfaisantes sinon il procède à des contrôles étendus. le réviseur procédera sur la base d’un programme de contrôle qu’il aura établi. Il pourra ensuite de manière conjointe. et avant de signifier son opinion. compte de résultat. bons de commande ou de livraison. Donc. factures d’achat ou de ventes. Il n’existe pas de norme d’audit indiquant quelle quantité de contrôles directs (tests) doit être menée en fonction de la bonne ou de la mauvaise qualité des procédures de contrôle interne ou en fonction du seuil de signification . en fonction des conclusions qu’il aura tirées de l’appréciation finale du contrôle interne. L’auditeur procède à des contrôles allégés. En premier lieu. fiches de paie.Chapitre III : Le contrôle des comptes Le contrôle direct des comptes consiste à comparer les chiffres des comptes annuels avec divers justificatifs qui vont servir de preuves : actes notariés. Ce contrôle externe s’effectuera en deux temps : dans un premier temps. effectuer les contrôles suivants : BENGHAZALA Mostafa 21 Mémoire de fin d’études . Il doit orienter ses contrôles de manière à étudier le plus complètement possible les postes et les opérations dont l’importance est significative et qui sont a priori les plus porteurs de risques. Le contrôle direct des comptes revient toujours à justifier un chiffre par une pièce comptable ou par tout autre élément probant (the auditor should obtain sufficient appropriate audit evidence to be able to draw reasonnable conclusions on which to base the audit opinion . Le contrôle externe s’effectuera selon diverses procédures. aux investigations directes lui permettant de fonder son jugement sur l’ensemble des informations comptables synthétisées dans les comptes annuels. le réviseur réalisera un dernier examen des comptes annuels (bilan.

en raison de leur apparition ou évolution . faire des comparaisons entre les états de synthèse de l'entité et des données d'entreprises similaires. Ces contrôles pourront être réalisés de manière intégrale ou par sondage. Section 1 : L’examen analytique Cet outil constitue aussi bien un outil de contrôle substantif qu’un outil contribuant : à l'orientation de la mission et à l'approche par les risques. soit sur des positions en cours ou en fin d’exercice.examen de la validité des documents et des comptes contrôles des recoupements (internes et externes) contrôles physiques contrôle des évaluations L’ensemble de ces contrôles pourra porter soit sur des opérations de l’exercice. Vérifier la cohérence de l'ensemble des états de synthèse . ou en phase finale de la mission comme mode de revue globale. Définition et objectifs de l'examen analytique Il est défini comme un ensemble de techniques visant à : faire des comparaisons entre les données figurant dans les états de synthèse et des données antérieures et prévisionnelles de l'entreprise. BENGHAZALA Mostafa 22 Mémoire de fin d’études . Vérifier la régularité et la sincérité de certains éléments constitutifs des comptes. analyser les fluctuations et tendances étudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons L’examen analytique reste l’outil déterminant pour : Identifier les éléments significatifs de l'entreprise en raison de leur poids relatif ou de leur nature.

à elle seule prouver qu’un compte ou un document ne contient pas d’anomalies.Démarche d'examen analytique Dans le cas de l'examen analytique portant sur les états financiers mise en parallèle de 2 ou 3 exercices de données financières identification des valeurs significatives des données de l'exercice identification des variations significatives de données identification des données atypiques et / ou exceptionnelles détermination des ratios significatifs (comparés aux années précédentes et aux normes professionnelles s'il en existe) Dans le cas de l'examen analytique portant sur des données partielles (comptes d'un cycle.par recours à des outils complémentaires de contrôle. La comparaison de données absolues : cette technique consiste à faire des analyses de données de l’exercice par rapport : BENGHAZALA Mostafa 23 Mémoire de fin d’études . Les principales techniques de la procédure d’examen analytique Il existe de nombreux outils pour la mise en œuvre de la procédure d’examen analytique parmi lesquels on trouve : La revue de vraisemblance : celle-ci consiste à procéder à un examen critique des composantes d’un solde pour identifier celles qui sont à priori anormales. Elle est néanmoins limitée dans le sens où elle ne peut.par entretien avec les responsables et dirigeants de l'entreprise. comptes au sein d'une rubrique des états financiers) mise en parallèle des données concernées sur 2 ou 3 exercices identification de leur poids relatif dans les états financiers identification des variations significatives identification des principales composantes identification des postes incohérents (par rapport à la connaissance acquise sur leur fonctionnement). toute observation inhabituelle doit faire l'objet d'approfondissement par l'auditeur : . En tout état de cause. . Elle est relativement facile à mettre en œuvre à l’ensemble des documents financiers tels que les balances ou journaux comptables.

en essayant d’en tirer des règles plus précises sur les relations qui existent entre les données utilisées. La comparaison des données relatives : il s’agit principalement de déterminer et d’analyser des ratios significatifs (ratios d’exploitation. Cette technique se révèle plus précise que la précédente. dans la mesure où elle fait référence à plusieurs données obtenues de façon indépendante. cet examen consiste à procéder à l’analyse des différents résultats issus de la comparaison de données absolues ou relatives. ratios de structure de bilan.à celles des périodes antérieures pour déterminer si l’évolution est cohérente à celles issues d’un budget pour savoir si les objectifs fixés ont été atteints. ces comparaisons ne sont significatives que si : il existe une logique dans l’évolution d’un compte d’une période sur l’autre les composantes n’ont pas été volontairement modifiées pour respecter les prévisions. Cette analyse peut être faite de façon empirique ou par l’application de techniques statistiques. L’analyse des tendances : A ce stade. Les entreprises similaires établissent leurs comptes sur la base des mêmes principes comptables. ratios de rotation) d’où la nécessité qu’il existe une relation directe entre une donnée et un élément de référence et que cette relation reste fixe. Par ailleurs. sinon pour en connaître les motifs aux mêmes données dans des entreprises comparables pour identifier les particularités de l’entreprise Elle suppose que les données soient considérées en tant que telles et non comme un système de référence. Limites de l'examen analytique L’examen analytique n’en demeure pas moins un outil insuffisant en lui-même. notamment dans les situations suivantes : Capacité à déceler les variations inhabituelles : la fiabilité de cet outil repose sur la comparabilité et l'homogénéité des données analysées : BENGHAZALA Mostafa 24 Mémoire de fin d’études .

Degré de fiabilité du contrôle interne : la mise en œuvre de cet outil dans un environnement dont le contrôle interne n'est pas sécurisé ne permet pas d'apporter un taux de crédibilité satisfaisant à l'analyse . il convient d'y veiller également lors de la comparaison avec des données d'autres entreprises du même secteur d'activité. le contenu et l’imputation de chaque donnée ainsi que les références de la pièce justificative qui l’appuie. BENGHAZALA Mostafa 25 Mémoire de fin d’études . la correspondance reçue des tiers. Section 2 : L’examen des documents et des comptes Examen de la force probante des documents de base Tout enregistrement comptable précise l’origine. Les pièces justificatives indispensables ont des origines diverses : les pièces créées à l’extérieur de l’entreprise et conservées par elle : les factures fournisseurs. en cas de changement de gamme de production. Nature des éléments analysés : cet outil peut s'avérer insuffisant lorsqu'il porte sur des postes sujets par nature à des variations intrinsèques importantes amenées à se compenser (ainsi par exemple dans les rubriques de stocks) . L’interprétation qui en est faite requiert d’être étayée par d'autres outils de contrôle ou d'autres informations . l'interprétation dépend du degré de détail des données de synthèse examinées . les relevés de banque… La force probante de ces documents est bonne si l’entreprise n’y a pas apporté de modifications.il convient d'y être attentif en cas de changement de méthode. Objectif de la procédure : cet outil est plus utilisé pour la recherche des termes significatifs que pour démontrer la fiabilité d'une information à lui seul . les bons de commandes reçus des clients.

. le double des bordereaux de livraison émargés par les clients… les pièces créées par l’entreprise et adressés à des tiers : les factures clients. Appréciation de la force probante des comptes Cette appréciation se fait en vérifiant le respect des règles juridiques et des différents articles de la tenue de la comptabilité par l’entreprise. On distingue deux types de contrôles par recoupements interne et externe : Les contrôles par recoupements internes : Se font d’informations internes provenant de différentes origines : par rapprochement Rapprochement entre amortissements et provisions au bilan et dotations et reprises au compte de résultat. ou encore la création de pièces fictives pour dissimuler des fraudes perpétrées par le personnel… Enfin. BENGHAZALA Mostafa 26 Mémoire de fin d’études . l’enregistrement des différents mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise opération par opération en précisant le contenu.les pièces créées par l’entreprise et portant la marque d’une circulation extérieure : les effets à recevoir. En effet. l’auditeur pourra être satisfait lorsque l’authenticité d’une opération sera confirmée grâce au rapprochement de chiffres ou de faits provenant de sources différentes. d’un livre d’inventaire. l’origine. les bordereaux de remises de chèques visés par la banque. ces documents seront d’autant plus importants que le contrôle interne sera important. la correspondance adressée à des tiers. meilleure sera la véracité d’un élément. tel que l’établissement du manuel de procédures.. pour des raisons comme : la création de pièces sur ordre de la direction pour justifier des opérations imaginaires. Section 3 : Les contrôles par recoupements Plus il y aura de sources d’informations différentes. la tenue d’un grand livre. les bons de commande adressés aux fournisseurs… les pièces créées et retenues par l’entreprise : ordres de fabrication. bons de sortie matières… C‘est cette catégorie de pièces qui a la valeur probante la plus faible et ce.

Rapprochement entre les charges comptabilisées dans le poste « charges de personnel » avec les éléments de la déclaration annuelle des données sociales. Rapprochement entre les déclarations de taxes sur le CA, les montants comptabilisés dans le compte « état » et les montants comptabilisés dans les différents postes de charges et de produits.

Les contrôles par recoupements externes ou circularisation : Appelé par l’OECCA et par la CNCC « procédure de confirmation directe ». Elle peut être définie comme « une procédure de révision habituelle qui consiste à demander à des tiers ayant des liens d’affaires avec l’entreprise vérifiée de confirmer directement au commissaire aux comptes des informations concernant l’existence : d’opérations de soldes ou tout autre enregistrement ». Les principaux cas de confirmation sont les suivants : Immobilisations : conservation des hypothèques et cadastre pour les terrains et immeubles, ces informations donnent une information sur la propriété des biens et sur l’existence de garanties éventuelles. Créances et dettes : confirmation des clients et fournisseurs, des emprunts, des prêts auprès des tiers concernés. Outre le solde, d’autres informations peuvent être obtenues par exemple: échéances, intérêts, garanties pour les emprunts, et prêts pour confirmer les éléments des contrats. Valeurs d’exploitation : stocks appartenant à des tiers et en dépôt dans l’entreprise et inversement. Banques : confirmation des soldes et opérations réalisées par la banque pour l’entreprise, cautions, garanties, titres en dépôts, personnes autorisées à signer. Personnel : prêts et avances. Engagements hors bilan et passif éventuels : assurances, avocats, experts fiscaux, greffe du tribunal de commerce…

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Section 4 : Les contrôles physiques
Le moyen le plus sur de vérifier la véracité et l’existence de certains éléments est de se les faire présenter. L’observation physique d’un élément est un moyen au service de l’auditeur. Cette observation physique a pour objet de confirmer l’existence d’un élément d‘actif. Cette technique ne saurait permettre cependant de confirmer la valeur d’un bien ou la propriété. Néanmoins, elle permet de collecter des informations qui seront une aide pour le contrôle de la valeur et de la propriété. L’observation physique porte essentiellement sur les stocks, les immobilisations corporelles, les effets ou les espèces en caisse. En général deux critères sont retenus : l’importance relative : c’est l’appréciation du montant du poste par rapport au total de l’actif ou à l’incidence sur le résultat annuel. la relativité du risque : s’apprécie selon la nature même du poste d’actif ou selon l’appréciation que porte le réviseur sur le poste considéré. On peut citer comme exemple : les stocks et les immobilisations corporelles Les stocks : Dans beaucoup d’entreprises, les stocks constituent une partie importante de l’actif et chacun sait que l’incidence du montant des stocks sur la détermination des résultats est particulièrement sensible. Aussi, le réviseur doit s’assurer que conformément aux exigences légales, un inventaire des stocks et des travaux en cours est adressé, et que cet inventaire soit justifié par des documents qui attestent qu’un récolement des existants en quantité et en qualité ait été effectué. L’auditeur doit prendre connaissance des méthodes employées et des instructions données pour dresser l’inventaire physique des stocks et travaux en cours. Il appréciera les procédures utilisées et s’assurera de leur application effective. La meilleure manière de faire consistera, le plus souvent, pour l’auditeur à assister à tout ou partie des opérations d’inventaire. Lorsqu’il n’y a pas assisté, il le mentionne dans son rapport. Parmi les contrôles possibles, on peut citer : s’assurer que tous les fiches de stocks (inventaire permanent) comportent bien tous les mouvements.

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vérifier les entrées et sorties avec les bons correspondants et vice versa. Comparer les quantités figurant à l’inventaire et celles des fiches de stocks et vice versa. Opérer des sondages dans les magasins et vérifier que les quantités correspondantes existent bien parmi les récolements d’inventaire ou les fiches de stocks. Procéder au comptage matériel de certaines matières prises au hasard. A la fin du contrôle physique, faire une inspection des magasins en compagnie d’un employé responsable pour s ‘assurer que tous les stocks ont été inventoriés.

Les immobilisations corporelles L’objectif est de comparer les fichiers d’immobilisations aux existants. Pour un certain nombre de postes d’immobilisations, ce contrôle présente peu d’intérêt. Pour les terrains, il existe un meilleur outil de contrôle qu’est la confirmation par la conservation des hypothèques ou du cadastre. L’application de cette observation ne pourra que difficilement être pratiquée sur les agencements qui, par définition, constituent des immeubles par destination et sont difficilement individualisables. C’est surtout à la catégorie des biens meubles que pourra être appliquée cette technique. Les contrôles possibles à ce niveau sont les suivants : vérifier l’inventaire physique des immobilisations : est-il signé par un responsable, précise t-il les éléments hors usage ? les divers inventaires sont-ils établis sur les lieux même où se trouvent les matériels sans omettre les éléments en cours de transport à la date de clôture de l’exercice ? Font-ils ensuite l’objet d’un récolement permettant d’effectuer un rapprochement avec la comptabilité ? Rapprocher les fichiers des immobilisations et les comptes d’immobilisations

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mais la méthode de base retenue conformément à la BENGHAZALA Mostafa 30 Mémoire de fin d’études . coût historique indexé et valeur actuelle. par contre. soit en considérant que le premier bien sorti est le premier bien entré ». il suffira au réviseur d’en vérifier l’existence. intentionnelle ou non. Le réviseur aura à s’assurer qu’aucune variation. les biens acquis à titre gratuit à leur valeur vénale et les biens produits à leur coût de production ». sans que leur expression en unités monétaires ne soulève de problème .Il en est ainsi par exemple des sommes disponibles auprès de la banque ou des dettes vis à vis des fournisseurs. les valeurs retenues dans l’inventaire doivent s’il y a lieu tenir compte des plans d’amortissement. En ce qui concerne d’autres postes. on peut citer : . de ce fait. il y a le coût historique. Parmi les règles et principes concernant les évaluations. Pour ce qui est des méthodes d’évaluation utilisée. « La plus value constatée entre la valeur d’inventaire d’un bien et sa valeur d’entrée n’est pas comptabilisée » (principe de prudence). « Pour les éléments d’actif immobilisé. les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d’acquisition. ne vienne nuire à la comparabilité des comptes annuels successifs de l’entreprise. que la dépréciation soit définitive ou non ».Rapprocher l’inventaire des immobilisations et les comptes d’immobilisations Vérifier que les immobilisations inscrites à l’actif sont bien la propriété de la société Sonder le fichier pour vérifier l’existant Effectuer une visite de l’entreprise Identifier physiquement les existants et vérifier leur inscription au fichier Section Section 5 : le contrôle des évaluations Pour certains postes des comptes annuels. même légère. le contrôle de l’existence se double d’une appréciation des évaluations.L’article 12 du code de commerce (modifié en 1983) précise que : «A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise. « Les biens fongibles sont évalués soit à leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de production. Si la valeur d’un élément de l’actif devient inférieure à sa valeur nette comptable. cette dernière est ramenée à la valeur d’inventaire à la clôture de l’exercice. aucune distorsion. des méthodes d’évaluation n’est intervenue et que.

il convient d’apprécier tant les principes d’évaluation retenus par l’entreprise que leur application pratique. soit pour des raisons de risques. L’élément le plus important au niveau du contrôle des évaluations.loi par le plan comptable général pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques. La nature du poste implique des difficultés de comptabilisation. la pratique de la révision nécessite un contrôle intégral. lorsque : La population n’est pas homogène et la stratification s’avère difficile à réaliser La population est peu nombreuse et la fiabilité du sondage peut être remise en cause Les critères de sondage (niveau et intervalle de confiance) sont top exigeants. Elle est fondée sur le coût d’acquisition et le coût de production de ces éléments. en particulier dans les deux cas suivants : Le contrôle par sondage n’est pas applicable soit pour des raisons de rentabilité. d’erreur fréquente quant au contenu. des risques de fraudes . une fois le contrôle des quantités effectué. « Les commissaires aux comptes portent à la connaissance du conseil d’administration ou du directoire et du conseil de surveillance selon les cas : . il lui faudra donc se limiter à des sondages. est celui des stocks pour lequel.Il s’agit notamment : des prêts des titres de participations et valeurs mobilières de placement BENGHAZALA Mostafa 31 Mémoire de fin d’études . Section 6 : les contrôles par sondage et le contrôle intégral Il est impossible au réviseur d’étudier toutes les pièces qui entrent dans le champ d’action de son contrôle. et pour assurer une plus grande sécurité à la mission de contrôle. dans certains cas.les contrôles et vérifications auxquels ils ont procédé et les différents sondages auxquels ils se sont livrés » Toutefois.

mais qui ne sont connus qu’entre la date de clôture du bilan et la date à laquelle il a été établi. Les contrôles à réaliser relatifs aux comptes annuels sont les suivants : Le rapprochement des postes du bilan et du compte du résultat définitif avec le dossier de contrôle. vérifier que les comptes annuels concordent avec les données de la comptabilité (pointage de la balance finale). Il faut préciser que le commissaire aux comptes doit prendre en compte les évènements postérieurs à la clôture de l’exercice et de leur incidence sur les comptes. ou si des redressements ont été apportés. et sur son rapport : qui corroborent des faits existant à la clôture de l'exercice. Section 7 : l’examen des comptes annuels L’auditeur effectuera certains contrôles particuliers puis il s’assurera que les faits économiques affectant la vie de l’entreprise qui ont pris naissance au cours de l’exercice. Vérifier la cohérence entre les notes de l’annexe. des clients créditeurs des autres débiteurs et autres créanciers des autres produits et autres charges des produits exceptionnels et charges exceptionnelles.des fournisseurs débiteurs. ont été pris en compte. le bilan et le compte de résultat. S’assurer qu’aucun poste n’a été omis Si cela n’a pas été fait au niveau de chaque poste. BENGHAZALA Mostafa 32 Mémoire de fin d’études . qui fournissent des indications sur des faits survenus après la fin de l'exercice. Vérifier les chiffres de l’exercice précédent avec les comptes annuels précédents.

En revanche. Au cas où l'entité refuserait de modifier ses comptes. il sera fondé à demander la correction de ceux-ci (l'auditeur rédigeant alors un nouveau rapport). il met en œuvre des procédures visant à obtenir des éléments probants suffisants et adéquats sur les événements justifiant des ajustements ou des informations dans l'ETIC. Si des faits de nature à modifier notablement les états financiers sont BENGHAZALA Mostafa 33 Mémoire de fin d’études . l'auditeur n'est pas tenu à des démarches particulières. Faits découverts jusqu’à la date du rapport de l’auditeur Ces démarches doivent être mises en œuvre jusqu'à une date la plus proche du rapport . examen des données prévisionnelles et rapports internes de la direction. Faits découverts après la publication des états financiers Après publication des comptes. Ces démarches requièrent d'être élargies dans des entreprises appartenant à un groupe. examen des données comptables intermédiaires. chaque fait identifié faisant l'objet d'un entretien avec les interlocuteurs compétents pour apprécier la bonne prise en compte des impacts éventuels. Faits découverts après la date du rapport de l’auditeur mais avant la publication des états financiers L'auditeur n'est pas tenu d'appliquer ces mêmes démarches après émission de son rapport. l'auditeur en tire les conséquences pour les termes de son rapport. examen des procès verbaux des organes délibérants ou consultatifs de l'entité. elles peuvent consister en : examen des procédures de la direction pour répertorier ces situations. s'il est informé d'un événement significatif remettant en cause l'information d'ensemble donnée par les états financiers.Pour cela.

portés à sa connaissance, l'auditeur doit examiner avec la direction le bien fondé d'une correction de ceux-ci et le processus à mener pour l'information des tiers (la direction devant prendre des mesures pour transmettre les états financiers modifiés aux tiers auprès de qui la diffusion avait été assurée). Le rapport établi par l'auditeur à la suite d'une correction intervenant dans ces circonstances doit comporter un paragraphe d'observation expliquant les raisons des modifications. Selon l’ordre des experts comptables et comptables agréés, les évènements suivants peuvent avoir une incidence sur les comptes : • immobilisations : détermination définitive du prix d’achat d’un bien réceptionné avant la clôture. expertises, évaluations, cessions amenant à dégager une valeur inférieure constatée en comptabilité. • Titres : éléments d’évaluation, tels que perspectives de réalisation ou de rentabilité récentes, modifications de conjoncture… • Stocks : Prix de vente de produits en stocks à la clôture Information conduisant à déprécier ou modifier la dépréciation des travaux en cours. • Clients : révélation de la situation compromise d’un débiteur rendant la créance correspondante douteuse Retours de marchandises livrées avant la clôture. • Débiteurs divers : Indemnités obtenues au terme de négociations ou de dossiers en cours à la clôture. • Achats : - Ristournes • Divers : - Jugement intervenu L’auditeur doit se tenir informé auprès des dirigeants de tous les événements postérieurs à la clôture susceptibles d’avoir une incidence sur les comptes de l’exercice clos et sur leur appréciation et s’assurer que l’information adéquate est fournie aux actionnaires.

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Chapitre IV : L’émission du rapport de l’auditeur
En pratique, la synthèse des travaux menés par l'auditeur est une phase majeure de la fin de mission ; elle vise à s'assurer que le plan de mission (et ses adaptations) a été mené à terme. Elle est, à ce titre, de la seule compétence du signataire. Il est d'usage de matérialiser ainsi la conduite de finalisation de la mission : revue et visa par le chef de mission des travaux effectués et des conclusions intermédiaires émises, examen des points soulevés et des solutions apportées, synthèse des redressements et reclassements suggérés (acceptés ou non), examen des points en suspens s'il en reste et de leur impact sur l'opinion, éventuellement, formalisation sur la base d'un questionnaire d'aide à la revue des remarques suggérées par le déroulement de la mission.

La revue ainsi effectuée permet à l'auditeur d'apprécier l'ensemble de l'information fournie par les états financiers : bilan, compte de résultat et ETIC, par un nouvel examen analytique final (après prise en compte des corrections suggérées) et lecture attentive de l'ETIC. L'ETIC est en particulier, un document important en ce qu'il doit éclairer le lecteur des comptes sur les principes et méthodes appliqués et apporter des informations sur les faits majeurs de la période et le contenu de certains postes, voire communiquer des informations sur des termes non comptabilisés (ainsi des engagements hors bilan). Il faut signaler que le guide d’audit édité par l’ordre des experts comptables récemment a introduit une nouvelle pratique qui est utile à la fin de la mission. C’est la note de synthèse qui est le pendant de la note d'orientation et de planification de la mission d'audit.

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Elle récapitule la démarche d'audit et les termes justifiant l'opinion émise. On retrouve généralement dans ce document, les paragraphes suivants : rappel des données caractéristiques de l'entité, de son activité, rappel des données caractéristiques de l'exercice et notamment les faits et chiffres marquants, rappel de la stratégie d'audit (dont les risques identifiés) et des seuils de signification retenus, rappel des contrôles menés, résumé des reclassements et redressements sollicités (acceptés ou non par l'entité), mention des incertitudes éventuelles, des changements de méthodes, des événements postérieurs à la clôture significatifs, état des communications faites ou à faire, teneur de l'opinion.

Donc, on peut dire que l’appréciation par le réviseur de la régularité ,de la sincérité et de l’image fidèle des informations qu’il doit certifier ,ne peut être acquise qu’après les investigations nombreuses et raisonnées déjà présentées où il mettra en œuvre le meilleur de sa compétence et de son esprit critique. En fin de contrôle, le réviseur doit faire la synthèse des constatations qu’il a été amené à faire et à la lumière desquelles il rédige son rapport. Il doit tenir compte des constatations significatives, c’est à dire de celles qui, portant sur une erreur, une omission, une mauvaise présentation ou une différence d’appréciation, sont de nature à mettre en cause la régularité et la sincérité des états financiers. Ainsi le rapport constitue l’aboutissement des travaux du réviseur. Il doit exprimer son opinion sur les états financiers pris dans leur ensemble sur la base des conclusions tirées des éléments probants collectés au cours de la mission.

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les faits dignes d’intérêt disparaissent dans la dilution d’un texte riche en détails d’importance relativement minime. Il est préférable cependant que le rapport soit concis. toujours présenté par écrit. pour des raisons de commodité. il est. la date du rapport. pour ainsi dire. faciles à comprendre. dans la pratique. On distingue généralement le rapport court et le rapport long. un destinataire. l'appréciation des principes comptables suivis. l'appréciation des estimations significatives retenues par la direction. l'appréciation de la présentation d'ensemble). et sa signature. un paragraphe d'opinion rappelant le référentiel comptable utilisé pour l'établissement des comptes et exprimant l'opinion de l'auditeur sur l'image fidèle (ou la présentation sincère) des comptes. il s’adresse la plupart du temps à des personnes que de multiples occupations obligent à agir rapidement . un paragraphe décrivant la mission avec référence aux normes applicables et les diligences mises en œuvre (référence à l'examen par sondage des éléments justifiant les données contenues dans les états financiers. un paragraphe de présentation ou d'introduction identifiant les états financiers et rappelant les responsabilités respectives de la direction de l'entité et de l'auditeur.Bien qu’en théorie rien ne s’oppose à ce que le rapport soit oral.les rapports trop longs découragent l’attention. BENGHAZALA Mostafa 37 Mémoire de fin d’études . le nom et l'adresse de l'auditeur. Section 1 : Structure du rapport Le rapport comporte : un intitulé.

Section 2 : Expression de l'opinion L'opinion s'exprime sous la forme : d'une certification pure et simple. BENGHAZALA Mostafa 38 Mémoire de fin d’études . Dans les deux derniers cas. existence d'une réserve ou d'un refus de certifier au titre de l'exercice précédent: la présentation de données comparatives conduit à rappeler ce fait dans le rapport de l'exercice en cours. les commissaires aux comptes doivent préciser les motifs de leurs réserves ou de leur refus. le nouveau rapport rédigé doit faire référence aux circonstances ayant conduit à cette refonte . d'un refus de certifier (pour raison de désaccord important. rapport corrigé : lorsque l'auditeur est amené à corriger son rapport. d'une certification avec réserve (pour raison de désaccord ou de limitation). la mention sous forme d'observation est obligatoire . Section 3 : Particularités à introduire dans le rapport existence d'observation : la vocation de l'observation est de souligner un point important et d'attirer l'attention du lecteur en le renvoyant à des parties précises des états financiers (en particulier de l'ETIC) . s'agissant de la continuité d'exploitation. de restrictions à l'étendue des travaux ou d'incertitudes multiples).

Deuxième PARTIE Audit des immobilisations corporelles au Maroc BENGHAZALA Mostafa 39 Mémoire de fin d’études .

C’est l’aspect économique qui est privilégié. les biens acquis avec une clause de réserve de propriété et les biens concédés par un service public sont eux portés à l’actif. les immobilisations portées à l’actif du bilan sont uniquement les biens ou les droits réels dont l’entreprise est propriétaire. appartenant à l’entreprise et destinés à être conservés durablement par celle-ci ». hors ceux d’exploitation. Biens dont l’entreprise doit faire figurer dans son actif On distingue les biens suivants : Biens dont l’entreprise est propriétaire En effet. Certaines entreprises associent à cette notion de durabilité une autre notion. En IFRS le droit de propriété n’est pas une condition sine qua non pour comptabiliser un bien dans son actif. c’est pourquoi l’IAS 16 prescrit de constater en actif les immobilisations financées par crédit bail.Notion d’immobilisation A. Définition Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations comme étant « des éléments de l’actif. cette règle reste à la discrétion des entreprises de l’appliquer ou pas car aucune disposition légale ne l’exige. BENGHAZALA Mostafa 40 Mémoire de fin d’études . celle de la valeur seuil. Cependant. En revanche. l’expression « durablement » signifie une durée supérieure à 12mois. En principe. Les biens qu’elle utilise mais qui ne sont pas sa propriété ne doivent pas figurer dans ses comptes.Chapitre 1 : généralités et principe de base sur l’audit des immobilisations corporelles au Maroc Section 1 : Les immobilisations : notions et classification : 1. 1.

les immobilisations peuvent être classées : Soit par rapport au lien avec l’exploitation : immobilisations affectées à l’exploitation et d’autres non affectées à l’exploitation . les immobilisations . les immobilisations traduisent le patrimoine qui reste longtemps dans l’entreprise. Classification Les actifs immobilisés peuvent être classés selon plusieurs critères dont notamment : Critères économiques : Ainsi. Dans la mesure où la valeur utile d’une installation peut être conservée par un entretien convenable. BENGHAZALA Mostafa 41 Mémoire de fin d’études . ladite installation ne fait pas l’objet au niveau des charges d’exploitation du concessionnaire. révélatrices de la physionomie générale d’une entreprise En général. elles peuvent être révélatrices de la physionomie générale d’une entreprise tel que par exemple : Son secteur d’activité : Sa politique de développement B.Biens concédés par un service public Les biens mis dans la concession par le concédant et le concessionnaire sont inscrits à l’actif du bilan du concessionnaire. Le maintien au niveau exigé par le service public. éventuellement. A ce titre.bien que le transfert de propriété en soit suspendu jusqu’au paiement du prix – et leur éventuelle dépréciation constatée par lui dès cette date. 2. celui des provisions adéquates (notamment la provision pour renouvellement). de dotations aux amortissements pour dépréciation. doit être recherché par le jeu des amortissements ou. du potentiel productif des installations concédées. Biens soumis à la clause de réserve de propriété Les immobilisations objet de cette clause doivent figurer au bilan de l’acquéreur dès la date de leur remise matérielle .

à la production. Soit par rapport à l’origine du financement : immobilisations acquises par autofinancement ou par financement externe. Immobilisations corporelles . Telle que définie par le CGNC. techniques et juridiques cités précédemment. Immobilisations financières. par exemple. filature. Critères comptables Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) classe les immobilisations en: Immobilisations incorporelles . à la fonction commerciale…etc. on rencontrera les fonctions bobinage. retordage. être catégorisées : Soit par rapport à leur régime juridique : les immobilisations régies par le droit privé et celles régies par le droit public . la notion d’immobilisation recouvre une réalité comptable qui intègre plusieurs critères économiques. Soit par fonction technique dans le processus de fabrication : ainsi par exemple.… . Soit par rapport au régime de propriété (détaillé ci-dessus) : les immobilisations propriété de l’entreprise et les immobilisations louées. Critères juridiques Les immobilisations peuvent. Critères financiers Les actifs immobilisés peuvent alors être regroupés : Soit par rapport au mode d’acquisition : immobilisations acquises à titre onéreux ou à titre gratuit . constructions.Soit par rapport aux fonctions économiques de l’entreprise : immobilisations affectées à la fonction approvisionnements. dans une entreprise de filature. mises à disposition/affectées. BENGHAZALA Mostafa 42 Mémoire de fin d’études . matériel et outillage.… Critères techniques Les immobilisations peuvent être répertoriées : Soit par famille technique : mobilier.

Remplacement d’une pièce de rechange de valeur importante sur un véhicule : Compte 234 Matériel de transport. Création d’espaces verts : Compte 2327 Agencements et aménagements Constructions En revanche. Il s’agit essentiellement des cas suivants : Entretien courant d’un véhicule (vidange. quel que soit son montant. agencements. Qui sont la propriété de l’entreprise ou sur lesquels cette dernière a des droits réels. si la dépense a pour objet de maintenir l’immobilisation dans un état normal d’exploitation jusqu’à la fin de la durée probable de vie de l’immobilisation. installations. elle est comptabilisée en charges. Qu’elles soient acquises à titre gratuit ou onéreux . . changement de pneumatiques…) : Compte 6133 entretien et réparation Remplacement des pièces usagées d’une machine : compte 612 Achats consommés. outillage. Rénovation des locaux de l’entreprise : Compte 2327 Agencements et aménagements constructions. révision. Ainsi. 2.Distinction entre charges et immobilisations Sont considérées comme immobilisations. Acquisitions rattachées à des éléments existants Si la dépense a pour objet d’augmenter ou de prolonger la durée de vie probable de l’immobilisation. elle sera immédiatement comptabilisée dans le compte d’immobilisation concerné. ouvrages d’infrastructures… etc.En effet. BENGHAZALA Mostafa 43 Mémoire de fin d’études . par exemple les immobilisations corporelles sont distinguées en matériel. les dépenses qui ont pour résultat l’entrée d’un nouvel élément destiné à rester durablement dans le patrimoine. On cite à titre d’exemple les cas suivants : Echange standard d’un moteur : Compte 234 matériels de transport Aménagement d’un véhicule pour les besoins du commerce : Compte 234 Matériel de transport. Classés selon une certaine typologie technique. les immobilisations de l’entreprise comprennent les biens et valeurs : Qu’elles soient ou non affectées à l’exploitation .

Si la dépense de réparation est supérieure à la valeur résiduelle. certaines ont adopté des systèmes de gestion et de suivi de leurs immobilisations selon multiples façons.Dépenses de réparation Lorsque les dépenses ont pour effet de maintenir ou de remettre en état normal d’utilisation de l’immobilisation. sur l’usage particulier (intensif ou non) que votre entreprise fait de cette immobilisation. On peut s’appuyer pour cela sur les usages de la profession ou sur les documents du constructeur. à la fin de celui-ci ». aussi lourde soit-elle. une fois maîtrisée. En effet. de suivi en valeur d’assurance… Une gestion efficace et efficiente des immobilisations passe d’abord par la tenue régulière d’un inventaire physique. la loi 9-88 relative aux obligations des commerçants précise dans son article 5 : « La valeur des éléments actifs et passifs de l’entreprise doit faire l’objet d’un inventaire au moins une fois par exercice. Cependant. elles constituent des charges d’exploitation. la distinction entre charges et immobilisations doit faire l’objet d’une analyse particulière au regard des règles fiscales. l’administration fiscale aura tendance à vouloir l’immobiliser. Section 2 : Gestion des immobilisations La gestion des immobilisations apporte à l’entreprise. Néanmoins dans ce cas. mais aussi. dans la pratique. Les normes comptables imposent des inventaires physiques périodiques des immobilisations. de suivi des coûts. c'est-à-dire lorsqu’elles n’augmentent pas sa valeur ou sa durée de vie. ne prolonge pas la durée de vie normale du bien. Les plus courants sont les suivants : BENGHAZALA Mostafa 44 Mémoire de fin d’études . Rares sont les entreprises qui tiennent à jour leur fichier de biens. de maintenance. de gestion économique des infrastructures. ces règles sont rarement appliquées. Vous devez être en mesure de justifier que cette réparation. Cette obligation confirmée par le CGNC couvre l’ensemble du patrimoine de l’entreprise. En revanche. un ensemble de valeur ajoutée en termes d’optimisation fiscale. le cas échéant. de rationalisation de l’utilisation des biens.

Un terminal portable lit l’étiquette et met à jour automatiquement les fichiers d’inventaires. les immobilisations bénéficient aujourd’hui de la mise en place de nouveaux logiciels informatiques de suivi et de la mise en place d’une étiquette code-barres. la gestion des immobilisations évolue depuis peu d’années. Domaine longtemps laissé pour compte. une équipe ad-hoc met à jour manuellement et de façon plus ou moins périodique la liste d’inventaire des immobilisations. Les services comptables et services techniques jugent souvent que ces fichiers manquent de fiabilité. Les entreprises qui mettent en place ce type de système optent généralement pour la sous-traitance de l’inventaire et l’étiquetage initial. proposée par des cabinets conseils.Système manuel : Traditionnellement. Offre complète de gestion dynamique des biens Cette offre. Services d’inventaires externalisés (one-shot) : Certaines sociétés sous-traitent leur inventaire physique des immobilisations. pour permettre une exploitation optimale. Enfin. de ses immobilisations. Pour les plus grandes et plus performantes entreprises à travers le monde. Au Maroc. les entreprises anglo-saxonnes portent une attention particulière au « tracking » des matériels. Les objectifs et les apports d’une gestion des immobilisations Les immobilisations corporelles ou équipements durables constituent l’autre ressource des entreprises et des collectivités. BENGHAZALA Mostafa 45 Mémoire de fin d’études . Depuis fort longtemps. est une offre complète de services et de conseil qui vise à fournir à l’entreprise un système de gestion personnalisé et clés en main. L’expérience prouve que le fichier des immobilisations reflète de façon imparfaite la réalité sur site. Ces sociétés de services sont généralement utilisées ponctuellement. la méthodologie standard d’inventaire de larges parcs de matériels consiste à placer une étiquette code à barres (CAB) sur chaque immobilisation que l’on souhaite suivre. l’impact de la fiscalité a incité de nombreuses entreprises à abandonner une gestion approximative de leurs actifs et à utiliser les services et les outils professionnels disponibles sur le marché.

♣ Observer le respect de l’obligation d’inventaire annuel . en particulier au niveau des agencements et installations . Affiner les règles standard de découpage et de regroupement des immobilisations .1 Objectifs Parmi les principaux objectifs visés par la mise en place d’une gestion des immobilisations c’est de : Garantir la vision comptable fidèle du patrimoine . analytique. 1. Diminuer les disparitions inexpliquées des biens . équipements . budgétaire mais aussi purement de gestion. ♣ Assurer le suivi et la régularisation des désinvestissements. Connaissance imparfaite du parc matériel. Etablir une cohérence permanente entre découpage comptable et découpage technique. Les apports d’ordre comptable L’inventaire physique des immobilisations permet de : ♣ Confirmer la vérité et la sincérité des comptes . Surévaluation de l’actif immobilisé .Les causes de cette discordance ont bien souvent pour origine les difficultés de communication entre les services opérationnels et les services comptables. BENGHAZALA Mostafa 46 Mémoire de fin d’études . ♣ Vérifier le respect des procédures internes . Mettre en place un inventaire permanent . Difficulté dans l’imputation analytique et les cessions partielles… 1. Optimiser les outils de travail et moderniser le système de gestion du patrimoine. il s’agit essentiellement de la : Surimposition possible à la patente . technique. fiscal. Formaliser les principes nécessaires à la mise en place d’un suivi des mouvements et des réformes .2 Apports Les apports d’un suivi physique des immobilisations sont multiples notamment d’ordre comptable. Ses conséquences sont importantes.

BENGHAZALA Mostafa 47 Mémoire de fin d’études . ♣ La distinction entre dépenses à passer en charges ou à immobiliser . Les apports d’ordre analytique La maîtrise du parc des immobilisations permet : ♣ La répartition des charges d’amortissement selon des centres de coût . ♣ L’abonnement des amortissements et des taxes . Elle a pour objectif d’assurer et de garantir le succès de l’opération. le suivi physique des immobilisations constitue un observatoire permettant d’identifier. les apports d’une bonne gestion des immobilisations. pour lesquelles l’équipe du projet doit accorder une attention particulière.Les apports d’ordre fiscal Au niveau fiscal. ♣ L’harmonisation du suivi des biens avec d’autres applicatifs . donc du patrimoine. ♣ De répondre aux exigences de la normalisation ISO. Le projet peut se décliner en cinq étapes importantes. ♣ L’édition des bases de déclaration de la patente. permettent : ♣ La mise en concordance du fichier comptable avec la gestion physique des biens . ♣ L’amélioration de la connaissance des coûts de gestion. Les apports d’ordre technique Sur le plan technique. ♣ La préparation à la mise en place d’une gestion de parc . de prévoir et d’anticiper le renouvellement de matériels par constat de son état. ♣ Le découpage et regroupement des immobilisations selon des principes techniques. les inventaires annuels des immobilisations permettent d’aboutir à : ♣ L’optimisation de la patente et de la taxe urbaine . Les apports d’ordre budgétaire A ce niveau. L’élaboration du projet d’inventaire L’élaboration du projet d’inventaire est capitale.

d’analyse et de traitement des fichiers (Access.1 informer les salariés de l’objectif de l’inventaire L’opération peut susciter des rumeurs (de rachat. de l’importance que revêt cet inventaire. BENGHAZALA Mostafa 48 Mémoire de fin d’études . Car l’expérience montre que beaucoup de personnes l’assimilent uniquement à une opération d’immatriculation sans percevoir tout son intérêt en termes d’apports de gestion et de suivi. par notes de services ou autres moyens appropriés. Excel…) ♣ ♣ ♣ ♣ 2. 2. Un matériel de comptage automatisé : terminal portable équipé d’un lecteur optique qui faciliterait la prise d’inventaire . métal…) avec des qualités techniques de résistance adéquates. polyster.…) et donc entraîner une certaine méfiance des services face aux équipes d’inventaire et générer par conséquent une absence de collaboration indispensable dans ce type d’opération. L’un des modes d’immatriculation le mieux approprié est le CAB. Des outils de reprise. Les étiquettes code à barres collées sur les locaux et matériels sont non significatives. Des étiquettes Codes à Barres pour repérer physiquement et durablement les matériels et les locaux .2 Définir l’équipement – les outils L’inventaire physique des immobilisations ainsi que le rapprochement Comptable – Physique est généralement une opération fastidieuse compte tenu de la masse importante des biens à inventorier et de la taille des fichiers à manipuler. Elles ont pour but : ♣ De repérer de façon pérenne les biens . Dans cet esprit.3 Choix d’un mode d’immatriculation Il est recommandé de procéder à l’immatriculation de toutes les localisations et tous les biens au moyen d’étiquette (papier. il convient de mettre en place : Des logiciels dédiés et adaptables aux besoins identifiés . ♣ D’automatiser la lecture lors de l’inventaire de contrôle qui a eu lieu périodiquement .2. Il s’avère donc nécessaire d’informer et de sensibiliser tout le personnel. de suppression de services.

des patentes et de la Taxe Urbaine. De suivre le parc de matériel technique ou informatique.1 Objectifs A ce stade.5. ♣ Définition du périmètre d’inventaire . ou familles). ♣ Une organisation du fichier des immobilisations . De faciliter le suivi des investissements . localisations.5 Définir le système cible – les procédures 2. ♣ Un descriptif détaillé des informations contenues dans le fichier des immobilisations . ♣ ♣ ♣ ♣ Pour l’inventaire et le rapprochement : ♣ D’assurer la réalisation du rapprochement . famille. ♣ D’exclure les biens hors périmètre . Cette nomenclature des familles permettra : Pour les nouveaux investissements : D’assurer l’homogénéité du découpage physique . catégories.♣ D’être associées à un ou plusieurs biens comptables lors de l’opération de réconciliation. bâtiments. 2. localisation…). analytiques et des familles techniques (structurées en classes. De faciliter l’établissement des bases de l’impôt. 2. ♣ De disposer d’un critère commun entre le fichier d’inventaire et le fichier comptable. ♣ Définition des structures et codifications des nomenclatures géographiques (articulées en sites. une réflexion organisationnelle doit être menée afin de concevoir le mode de gestion cible des immobilisations incluant notamment : ♣ La gestion des biens : Principes et notions de bases (bien.4 Définir le système cible – Elaboration des normes : ♣ Analyse préalable du contexte (visite des différents sites) . emplacements…). BENGHAZALA Mostafa 49 Mémoire de fin d’études .

analytique… . les procédures de suivi nécessaires à l’inventaire et de tester ainsi le modèle d’organisation proposé avant de le généraliser et de le diffuser. afin d’assurer une parfaite cohésion d’ensemble d’un inventaire à un autre : ♣ Définition des règles de gestion et des codifications applicables aux nouveaux investissements dès le début de l’inventaire. retrait (cession. avant de démarrer les travaux tels que prévus à l’étape ci-après. Ces procédures couvriront l’enregistrement.5. de suivi et d’immatriculation des biens selon des procédures précises. il est nécessaire d’élaborer les procédures permanentes et d’y apporter le cas échéant d’éventuelles modifications ou adaptations.♣ Les produits d’entrée des immobilisations : Réception et marquage. rebut et modification d’un découpage géographique. 2.2 Méthodologie • Définition des procédures La fiabilité de l’inventaire et du rapprochement repose sur la définition et la mise en place de procédures d’enregistrement. enregistrement comptable. Elles seront rédigées selon les conséquences chronologiques suivantes. l’immatriculation. ♣ Les procédures de suivi et de mouvements : transferts inter-sites. BENGHAZALA Mostafa 50 Mémoire de fin d’études . Cette démarche de test permettra d’ajuster l’organisation avec les groupes de travail et d’intégrer les modifications ou compléments nécessaires. la réception et le suivi des biens pendant l’inventaire. ♣ Les critères de distinction entre immobilisations et stocks . • Procédures permanentes En parallèle avec les travaux d’inventaire. ♣ Démarrage des nouvelles procédures d’enregistrement de réception d’immatriculation avant le début de l’inventaire. création de la fiche Bien… . ♣ Une procédure d’inventaire physique de contrôle applicable de manière pérenne. • Procédures d’inventaire Il est opportun de rédiger en premier lieu.

sur quel support ? ♣ Quels sont les liens avec les achats. ♣ L’élaboration de procédures d’immatriculation et de suivi des mouvements. transfert) intervenant pendant l’inventaire. et transmet l’information ? 3. Ces travaux doivent aboutir à : ♣ Une proposition de documents supports (fiche de mouvement. à quel moment ? ♣ Comment les biens sont découpés comptablement ? ♣ Quelles informations sont saisies. qui n’est pas forcément exhaustif et peut se dérouler sur plusieurs mois avec du personnel interne à BENGHAZALA Mostafa 51 Mémoire de fin d’études . Pérennisation des inventaires physiques 3. bon de réception…) liés : A l’enregistrement des biens comptables et de biens physiques A la réception et à l’immatriculation aux mouvements (sortie. comment gérer les en-cours ? ♣ Qui gère le référentiel des familles ? ♣ Qui procède aux inventaires de contrôle et comment ? ♣ Qui gère les créations de nouvelles localisations.1 Inventaire de contrôle tournant L’inventaire tournant a pour objet de valider l’inventaire théorique d’un lieu ou d’une zone par une prise d’inventaire par Codes à Barres (CAB). • Mise au point des procédures d’enregistrement des biens nouveaux Il s’agit de définir le mode d’enregistrement des biens nouveaux ou de mouvements pendant la durée de l’inventaire et au-delà : ♣ Qui procède à l’immatriculation des biens nouveaux. Il n’y a pas de périodicité particulière pour ce type d’inventaire. sous quelle forme. les déménagements. ♣ Rédaction des procédures définitives. Les procédures ainsi décrites pourront être implantées dans chaque unité opérationnelle en précisant les fonctions qui remplissent les rôles types.♣ Rédaction des procédures transitoires destinées à gérer les mouvements pendant l’inventaire.

l’entreprise. correspondant au périmètre d’un responsable géographique (site…). En revanche. avec l’outil de gestion des immobilisations. Il peur s’envisager par domaine d’inventaire. Il ne peut donc pas faire office d’inventaire général de contrôle. il n’est pas nécessaire de compléter des fiches de suivi pour l’ensemble des biens déplacés. cet inventaire ne permet pas de statuer comptablement et analytiquement sur les biens « non retrouvés » qui peuvent soit : ♣ Avoir été mis au rebut ou vendus . Cependant.B. Dans le cas contraire. plus rapide et plus fiable de procéder à un inventaire à posteriori dans le nouveau local avec l’outil de relevé des C.A. Il prépare de ce fait l’inventaire de contrôle général. des immatriculations sont à prévoir et une saisie descriptive complète devra être effectuée (voir inventaire initial). BENGHAZALA Mostafa 52 Mémoire de fin d’études . néanmoins ce contrôle. La prise d’inventaire physique Tous les sites doivent faire l’objet d’un recensement exhaustif des biens appartenant aux familles incluses dans la nomenclature et selon la nature des immobilisations à inventorier : biens inventoriables à immatriculer ou à dénombrer et biens analysables à valider. ♣ Avoir été mouvementés dans un autre lieu ou zone. n’étant pas forcément exhaustif et se déroulant sur une période longue. cette procédure est fiable si l’ensemble des biens est immatriculé. n’est pas obligatoire. 3. Il permet de valider aussi le taux d’application des procédures d’enregistrement des biens nouveaux (biens non étiquetés…) ou des mouvements.2 Inventaire ponctuel Ces inventaires correspondant à des événements particuliers tels les déménagements d’un service. Il est plus simple. le réaménagement d’un secteur avec réutilisation d’une partie du matériel… Lors d’un déménagement par exemple. 4.

L’enrichissement 5. hors service ou disponibles.1 Définition: L’enrichissement consiste à remettre le fichier historique en phase avec les nouvelles normes comptables. petit outillage…).1 Biens inventoriables Deux catégories de biens vont être recensées : • Biens ou articles uniques immatriculés à l’aide d’étiquettes ‘Codes à Barres » (exemple : bureaux.2 Enrichissement de l’existant comptable Il se déroulera en deux phases principales : Une phase d’éclatement de certains biens visant à un découpage correspondant à la réalité physique . ♣ Remise des listes comptables enrichies aux services techniques pour mise en évidence des biens absents. leur « inventaire » se fera comme suit : ♣ Validation du fichier sur le terrain . stores. BENGHAZALA Mostafa 53 Mémoire de fin d’études . Le recensement sera réalisé soit par comptage au sein d’une famille pour les biens non immatriculés et gérés en lot. 5. année d’acquisition. dans le même lieu géographique . ♣ Classement par ensemble ou corps de métier. 5. 4.4. • Biens ou articles dénombrables en quantité égale ou supérieure à un et non immatriculés (exemple : tapis. soit par description et immatriculation individuelle pour les autres biens. imprimantes…) . Les informations recueillies doivent être suffisamment pertinentes pour permettre la réconciliation avec les données comptables. analytiques et physiques d’enregistrement. et validation de l’existant.2 Biens analysables Ce sont les matériels complexes et les agencements qui les constituent . fiscales.

♣ Actualisation des sections analytiques et des codes localisation . L’enrichissement permettra notamment de procéder aux modifications suivantes : ♣ Uniformisation des codifications antérieures (Géographique. ♣ Mise en conformité du fichier avec les paramètres fiscaux. Le rapprochement. ♣ Eclatement des lots comptables en biens unitaires ou en groupe de biens homogènes à partir des lignes comptables ou des pièces comptables .Une phase d’ajout d’information aboutissant à compléter chaque enregistrement des informations indispensables au rapprochement (telles que la famille.2 Principe de rapprochement Le rapprochement entre les fichiers comptables et physiques peut être réalisé grâce aux principes de rapprochement suivants : Le fichier d’inventaire contenant des articles uniques immatriculés avec un code à barres et des articles dénombrables en quantité égale ou supérieure à un et non immatriculés .1 Définition Le rapprochement consiste à établir une relation entre le fichier des biens physiques inventoriés et le fichier des immobilisations remis à niveau et entretenu par des procédures. Le résultat de rapprochement permettra. la notion de biens immatriculables ou non) ainsi que les paramètres fiscaux facilitant l’obtention des bases brutes de la patente. pour chaque immobilisation mise en correspondance avec un bien physique de : BENGHAZALA Mostafa 54 Mémoire de fin d’études . ♣ Affectation des natures de bien avec la notion d’immatriculation (présence d’un CAB) . la synthèse et le rapport de l’opération 6. La partie du fichier comptable contenant des immobilisations immatriculables ou dénombrables en fonction de leur famille. analytique…) . 6. 6. ♣ Affectation des familles techniques .

BENGHAZALA Mostafa 55 Mémoire de fin d’études . Les écarts mis en évidence par la phase de rapprochement (biens comptables inventoriables non « retrouvés » sur le terrain. • Biens physiques non rapprochés : Cet écart est constitué par les biens inventoriés dont la quantité relevée sur le terrain excède celle présente en comptabilité et peut être causée par plusieurs événements : ♣ Non enregistrement en immobilisation d’investissements passés en charge ♣ Indication lors des relevés d’inventaire d’un mode erroné de détention (propriété au lieu de location) ♣ Non respect du marquage imposé par la procédure transitoire ♣ Biens indûment sortis ♣ Biens reçus à titre gracieux ♣ Biens appartenant à d’autres entités. prêtés à l’entreprise ♣ Biens identifiés à l’unité. faisant partie à l’origine d’un ensemble comptable. la localisation et d’affecter un code à barres lieu et un code à barres bien (pour les biens immatriculables). ♣ Confirmer la présence et réaffecter la localisation (pour les biens non immatriculables).♣ Confirmer la présence. Cet écart peut être causé par plusieurs événements : ♣ Mise au rebut non signalées au service gestionnaire ♣ Utilisation dans des locaux externes… ♣ Transfert sur d’autres sites. Le rapprochement entre le fichier des biens physiques inventoriés et le fichier des biens comptables mettra en évidence deux catégories d’écarts : • Biens comptables non rapprochés : Ces biens représentent ceux étant de nature inventoriable mais dont la quantité présente en comptabilité excède celle relevée sur le terrain. suppression du fichier des biens physiques). biens physiques sans correspondance comptable) seront proposés au service comptable pour qu’une solution définitive soit retenue à leur égard (désinvestissement.

Terrains aménagés : il s’agit de terrains aménagés ou viabilisés . Terrains : Les comptes de terrains enregistrent le montant des terrains dont l’entreprise est propriétaire. Terrains de gisement : il s’agit de terrains de gisement tels que les carrières. • du coût de production du bien. Le montant net en résultant est porté au débit du compte “Valeurs nettes d’amortissements des immobilisations corporelles cédées”. tels qu’énoncés par la loi comptable 9-88 et le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC). la valeur d’entrée des éléments sortis et les amortissements correspondants sont retirés des comptes où ils sont inscrits. BENGHAZALA Mostafa 56 Mémoire de fin d’études . Simultanément. Les comptes d’immobilisations corporelles sont débités à la date d’entrée des biens dans le patrimoine de l’entreprise soit : • de la valeur d’apport . Lors des cessions ou des retraits. le compte “Produits des cessions des immobilisations corporelles ” est crédité par le débit du compte “Créances sur cessions d’immobilisations ” ou d’un compte de trésorerie. • du coût d’acquisition . Suivant leur nature. les terrains sont enregistrés aux comptes suivants : Terrains nus : il s’agit de terrains nus sans constructions . relatifs aux immobilisations corporelles. Terrains bâtis : il s’agit de terrains bâtis supportant une ou plusieurs constructions .Section 3 : Cadre comptable des immobilisations corporelles Cette partie se propose de revenir sur les principes comptables. Les comptes des fonctionnements immobilisations corporelles et leurs Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations corporelles comme étant des immobilisations portant sur des biens physiques.

Cette catégorie de terrains est amortissable dans les conditions définies au compte « Amortissements des terrains ». Les ouvrages d’infrastructure : sont destinés à assurer les communications sur terre. à l’exclusion de ceux qui peuvent être facilement détachés et de ceux qui. matériel et outillage Installations techniques : Ce compte enregistre les unités fixes d’usage spécialisé. Installations techniques. pouvant comprendre constructions.). dans une profession. même séparables par nature. les murs. Il est à noter que ses dépenses pourraient être amorties. les planchers. les toitures ainsi que les aménagements faisant corps avec eux. en raison de leur nature et de leur importance. justifient une inscription distincte. matériels ou pièces qui. Les constructions sur terrains d’autrui : comprennent les constructions édifiées sur le sol d’autrui . ainsi que les installations qui.. Matériel et outillage : Ce compte comprend le matériel constitué par l’ensemble des équipements et machines utilisés soit pour l’extraction. mouvements de terre etc. le façonnage. le conditionnement des matières ou fournitures soit pour les prestations de services à l’exclusion du matériel de transport et du matériel de bureau . par fer et par eau ainsi que les barrages pour la retenue des eaux et les pistes d’aérodrome. Les agencements et aménagements de constructions : sont les travaux destinés à mettre en état d’utilisation les constructions de l’entreprise. Autres terrains Constructions Les constructions comportent essentiellement les comptes suivants : Les bâtiments : comprennent les fondations et leurs appuis. la transformation. sont techniquement liés pour leur fonctionnement et que cette incorporation de caractère irréversible rend passibles du même rythme d’amortissement . le compte « matériel et outillage » enregistre également l’outillage BENGHAZALA Mostafa 57 Mémoire de fin d’études . Agencements et aménagements de terrains : il s’agit de dépenses faites en vue de l’aménagement des terrains (clôtures. sont affectées à un usage spécifique et dont l’importance justifie une gestion comptable distincte.. sous terre.

Emballages récupérables identifiables : Ce compte enregistre les emballages identifiables susceptibles d’être provisoirement conservés par les tiers et que l’entreprise s’engage à reprendre dans des conditions déterminées. matériel de bureau et aménagements divers • • • BENGHAZALA Mostafa 58 Mémoire de fin d’études . Matériel informatique : Ce compte est réservé au matériel informatique tel qu’ordinateurs. terminaux etc. installations et aménagements effectués. par eau ou par air.. chaises. Autres mobiliers. Agencements installations et aménagements divers : Ce compte est utilisé lorsque l’entreprise n’est pas propriétaire des agencements. matières et produits. matériel et outillage Matériel de transport Le matériel de transport comprend tous les véhicules et appareils servant au transport par terre. concurremment avec un matériel. Matériel de bureau : Ce compte enregistre le matériel de bureau qui comprend les machines et instruments tels que machines à écrire. machine à calculer.. Autres installations techniques. classeurs. et aménagements divers • • Mobilier de bureau : Ce compte comprend les meubles et objets tels que tables. et bureaux utilisés dans l’entreprise. c’est à dire quant ils sont incorporés dans les immobilisations dont elle n’est pas propriétaire ou sur lesquelles elle ne dispose d’aucun droit réel (cas des immobilisations en location ou en crédit-bail). des marchandises.comprenant les instruments tels qu’outils et machines dont l’utilisation. du personnel. par fer. Mobilier matériel de bureau. utilisés par les différents services. spécialise ce matériel dans un emploi déterminé.

♣ soit une acquisition auprès des tiers. Le coût des immobilisations créées par l’entreprise est calculé soit dans les comptes analytiques. matériel de bureau et aménagements divers .Autres immobilisations corporelles Ce compte est utilisé lorsque les spécificités des immobilisations corporelles ne permettent pas leur inscription dans les autres comptes d’immobilisations. Le coût de ces immobilisations est porté au débit des comptes d’immobilisations en cours concernés par le crédit du compte “ Immobilisations corporelles produites par l’entreprise pour elle-même. Les immobilisations corporelles en cours peuvent avoir pour origine : ♣ soit une production par les moyens propres de l’entreprise .. Immobilisations en cours de matériel de transport . soit à défaut. Par ailleurs les acomptes sont les sommes versées sur justification d’exécution partielle des commandes. Autres immobilisations corporelles en cours Les avances et acomptes versés sur des commandes d’immobilisations corporelles sont les sommes versées avant tout commencement d’exécution de commandes ou en dépassement de la valeur des fournitures déjà faites ou des travaux déjà exécutés. BENGHAZALA Mostafa 59 Mémoire de fin d’études . (Exemple: cheptel. Immobilisations en cours de mobilier.) Immobilisations corporelles en cours Les immobilisations corporelles en cours comprennent les immobilisations non terminées à la clôture de l’exercice qui sont imputées selon le cas aux comptes aux comptes suivants : Immobilisations en cours des terrains et constructions . matériel et outillage. Avances et acomptes versés sur commandes d’immobilisations corporelles. Immobilisations en cours des installations techniques. par des procédés statistiques..

♣ des charges accessoires d'achat y afférentes. en état d'utilisation à l’exclusion des frais d'essais et de mise au point qui sont à classer dans les charges de l’exercice ou. le cas échéant. Ces frais sont à inscrire en " charges à répartir sur plusieurs exercices ". a. susceptibles d'être répartis sur plusieurs exercices. Sont cependant à exclure des charges accessoires d'achat des immobilisations les frais d'acquisition d'immobilisations qui consistent en : Les droits de mutation (enregistrement) . Le coût d'acquisition Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est formé : ♣ du prix d'achat augmenté des droits de douane et autres impôts et taxes non récupérables et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes légalement récupérables . ♣ des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien. Les honoraires et les commissions . tels que : Les frais de transport Les frais de transit À l’exclusion des taxes légalement récupérables. et amortir sur cinq exercices au maximum.Les méthodes d’évaluation des immobilisations 1. Valeur d’entrée: Cas général Les immobilisations corporelles et incorporelles sont inscrites à : ♣ leur coût d'acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux ♣ leur coût de production pour celles qui sont produites par l’entreprise pour ellemême. Les frais d'actes. Il est à noter que les frais généraux et les charges financières engagés pour l’acquisition d'immobilisations sont exclus du coût d'acquisition de ces immobilisations. BENGHAZALA Mostafa 60 Mémoire de fin d’études .

est retenue comme valeur d'entrée la valeur actuelle dont l’estimation est la plus sûre. sauf conditions spécifiques de l’activité à justifier dans l’ETIC : Les frais d'administration générale de l’entreprise . Le coût de production Le coût de production des immobilisations corporelles est formé de la somme : ♣ du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de l’élément. Les frais de stockage . les services extérieurs. ♣ Immobilisations acquises à titre d'apport La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l’acte d'apport. dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur à un an. Les frais de recherche et développement . les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût d'acquisition de ces immobilisations . Les charges financières. • BENGHAZALA Mostafa 61 Mémoire de fin d’études .Toutefois. b. " valeur estimée " à la date de l’entrée en fonction du marché et de l’utilité économique du bien pour l’entreprise. ♣ des charges directes de production tels les charges de personnel. 2. ce coût de production réel et complet ne comprend pas. les amortissements . Immobilisations acquises à titre gratuit La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle. présumée égale à celle du bien acquis. avec mention expresse dans l'ETIC. Toutefois lorsque l’une de ces deux valeurs actuelles est difficilement déterminable (exemple : valeur actuelle d'une " servitude " foncière). ♣ des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement rattachées à la production de l’immobilisation. Toutefois. Valeur d’entrée: Cas particuliers ♣ Immobilisations acquises par voie d'échange Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé.

sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan dans la rubrique " capitaux propres assimilés ").♣ Immobilisations acquises au moyen de subventions d'investissement Ces Immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à leur coût de production. ♣ Paiement à terme La valeur d'entrée des biens. fondée sur le prix convenu. doit être ventilés entre ses deux éléments constitutifs : La valeur d'entrée du terrain . ♣ Ensembles immobiliers La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier. proportionnellement à la valeur relative qui peut être attachée à chacune de ces immobilisations dès qu'elles peuvent être individualisées. ♣ Immobilisations obtenues en " crédit-bail " Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l’entreprise ne peuvent figurer à l’actif de son bilan aussi longtemps que n'est pas levée " l’option d'achat ". Valeur nette d’amortissement (VNA) a. En cas de levée de cette option. 3. BENGHAZALA Mostafa 62 Mémoire de fin d’études . est indépendante des modalités futures de règlement en cas de paiement différé. Définition des immobilisations amortissables Ce sont celles dont le potentiel de services attendu s'amoindrit normalement avec le temps en raison : ♣ de phénomène d'usure ou de désuétude . ♣ d'inadaptation aux conditions changeantes de la technique ou de l’économie (obsolescence) . tel un terrain construit ou un immeuble acheté. le bien est inscrit en " immobilisations " pour le prix résiduel fixé dans le contrat. ♣ Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir de leur coût global d'achat ou de production. La valeur d'entrée de la construction. ♣ de toute autre cause.

♣ soit une " durée d'utilisation " propre à l’entreprise. à la fin de la durée d'utilisation de l’immobilisation. la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement importante . laquelle est appréciée en fonction de facteurs physiques (usure . (ou montant " amortissable " sur la durée d'utilisation de l’immobilisation. marché .. c. tout au long de son utilisation. elle doit faire l’objet d'une estimation raisonnable en fonction du prix de cession probable exprimé en dirhams de la date d'entrée. BENGHAZALA Mostafa 63 Mémoire de fin d’études . inférieure à la durée de vie. ou d'autres facteurs (exemple : limites juridiques légales ou contractuelles d'utilisation ... leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la " valeur nette d'amortissements " en résultant.Ces amoindrissements de potentiel. et choisie en fonction de sa politique ou de sa stratégie (renouvellement systématique au bout de n années ..) qui la conditionnent. le montant amortissable est alors égal à la différence entre la valeur d'entrée et cette valeur résiduelle. Plan d'amortissement La répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la durée d'utilisation du bien constitue le " plan d'amortissement " de l’immobilisation. voire nulle..) ou économiques (obsolescence.) Dans cette hypothèse. Ce plan prend la forme d'un tableau préétabli faisant apparaître le montant des amortissements successifs. b.. Définition de l’amortissement des immobilisations L’amortissement est la répartition de la différence entre la valeur d'entrée et la valeur résiduelle.). Cette durée d'utilisation prévisionnelle peut être : ♣ soit la " durée de vie " probable de l’immobilisation. jusqu'à une " valeur résiduelle " souvent très faible. de caractère prévisible et définitif ont pour conséquence la constatation d'une réduction progressive de la valeur de l’immobilisation... ramené le plus souvent à un pourcentage de cette valeur d'entrée .

dégressifs ou plus exceptionnellement progressifs. supérieur à l’amortissement comptable. enregistré dans les écritures comptables (et non simplement déduit de façon extra comptable). et le bien figure au bilan pour une valeur nette d'amortissements nulle et y reste inscrit aussi longtemps qu'il n'est pas cédé ou retiré du patrimoine. en vertu des textes législatifs ou réglementaires. l’amortissement comptable ne coïncide pas nécessairement avec l’amortissement fiscalement ou réglementairement autorisé : Lorsque l’amortissement fiscal est inférieur à l’amortissement comptable. il y a lieu de comptabiliser l’amortissement couru depuis le début de l’exercice jusqu'à la date de sortie du bilan. Amortissements dérogatoires Devant être justifié exclusivement par des considérations d'ordre économique. ce dernier est maintenu en écritures. la différence faisant l’objet d'une " réintégration " fiscale extra comptable . L’entreprise peut différer le calcul de l’amortissement jusqu'à la date effective de mise en service lorsque l’immobilisation ne se déprécie pas notablement dans l’intervalle. doit être. e. il y a lieu de porter dans les " BENGHAZALA Mostafa 64 Mémoire de fin d’études .Le mode de répartition de l’amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements annuels constants (méthode de l’amortissement linéaire). Lorsque l’amortissement fiscal. d. Lorsque le cumul des amortissements est égal à la valeur d'entrée. ♣ Fin de calcul : l’amortissement est calculé jusqu'à la date de sortie du patrimoine de l’immobilisation dans la limite de la valeur d'entrée . le calcul est arrêté. En cas de sortie de l’immobilisation en cours d'exercice. pour déterminer la valeur nette d'amortissements de l’immobilisation à cette date. Début et fin du calcul de l’amortissement Le calcul de l’amortissement est opéré dans les conditions suivantes : ♣ Début du calcul : l’amortissement est calculé à compter de la date de réception de l’immobilisation acquise ou de la livraison à soi-même de l’immobilisation produite.

En revanche. la valeur actuelle d'une immobilisation incorporelle ou corporelle est déterminée à partir du marché et de l’utilité du bien pour l’entreprise. Valeur au bilan La comparaison de la valeur d'entrée et de la valeur actuelle fait apparaître des plus-values ou des moins-values par catégories homogènes de titres (même nature. eu égard à l’objectif d'obtention d'une " image fidèle ". 4. la valeur actuelle de l’immobilisation peut être considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de l’entreprise dans l’état et le lieu où elle se trouve. ou de celle de la cession de l’immobilisation .provisions réglementées " l’excédent de l’amortissement fiscal sur l’amortissement comptable dénommé " amortissement dérogatoire ". Valeur actuelle des immobilisations corporelles Conformément aux méthodes dévaluation. BENGHAZALA Mostafa 65 Mémoire de fin d’études . mêmes droits). être confondue avec son prix actuel de revente éventuelle. la valeur actuelle doit tenir compte de la perspective plus ou moins proche de cession voire de liquidation de l’entreprise ou de la branche d'entreprise concernée. ces coûts sont corrigés en baisse en fonction de l’usure ou de l’âge de l’immobilisation. les moins-values doivent l'être. Ainsi.). La valeur actuelle de l’immobilisation ne doit pas. ou le coût actuel de production pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même et n'ayant pas d'équivalent sur le marché . la référence de marché devient alors le prix probable de cession sous déduction des frais relatifs à cette cession (tels que démontage. en conséquence. transport .. Les plus-values ne sont pas comptabilisées . La référence du marché est normalement le prix actuel d'achat de l’immobilisation (à la date de l’inventaire).. 5. majoré des charges accessoires d'achat et d'installation. sous forme de provisions pour dépréciation. Cette règle n'est toutefois à appliquer que si le montant des amortissements dérogatoires est significatif dans les états de synthèse. en l’absence de continuité d'exploitation.

bénéficient. les sociétés marocaines peuvent procéder à la réévaluation libre de l’ensemble de leurs immobilisations corporelles et financières. La réévaluation des immobilisations Par dérogation au principe du coût historique. Soit d’abattements appliqués sur la plus-value nette globale résultant des retraits ou des cessions. sur option : a. seule la réévaluation libre des immobilisations est autorisée au Maroc. obtenue après imputation des moins-values résultant des retraits ou des cessions. L’imposition des plus values de cessions des immobilisations (art 163 livre d’assiette et de recouvrement) Les plus-values réalisées ou constatées par les entreprises en cours ou en fin d’exploitation. De ce fait.Aucune compensation n'est. toutefois. ♣ Le taux d’abattement est égal à : BENGHAZALA Mostafa 66 Mémoire de fin d’études . suite à la cession ou au retrait d'éléments incorporels ou corporels de l'actif immobilisé. s'agissant des titres immobilisés cotés autres que les titres de participation. l'entreprise peut. pratiquée entre plus-values et moinsvalues. et selon l’article 14 de la loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants. sous la responsabilité de ses dirigeants. Il est à noter que les autres articles traitant de la réévaluation ont été abrogés essentiellement à cause du non parution des coefficients de réévaluation. 4: Section 4: Cadre fiscal des immobilisations Traitements relatifs à l’IS: 1. sous réserve que cette réévaluation n’ait pas d’indication immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal. par les plus-values constatées sur d'autres titres et dans la limite de ces plus-values. en principe. compenser les moins-values résultant d'une baisse des cours paraissant anormale et momentanée.

♣ Les plus-values réalisées ou constatées en fin d’exploitation s’entendent de celles résultant de : la dissolution et la liquidation de l’entreprise . selon le cas. b. dans le délai maximum de trois (3) années suivant la date de clôture dudit exercice. la transformation de la forme juridique de l’entreprise entraînant son exclusion. BENGHAZALA Mostafa 67 Mémoire de fin d’études . le transfert du siège de l’entreprise à l’étranger . l’apport total ou partiel d’éléments corporels ou incorporels en société. soit de l'exonération totale si l’entreprise intéressée s'engage par écrit à : ♣ Réinvestir le produit global des cessions effectuées au cours d'un même exercice. la fusion de sociétés . l’échange avec ou sans soulte d’éléments corporels ou incorporels . le retrait d’éléments corporels ou incorporels .25 %. ♣ Les plus-values réalisées ou constatées en cours d’exploitation s’entendent de celles résultant. Cet abattement ne s’applique pas aux plus-values résultant de la cession ou du retrait des terrains nus quelle que soit leur destination. l’expropriation totale ou partielle . si le délai écoulé entre la date d'acquisition de chaque élément retiré de l'actif ou cédé et celle de son retrait ou de sa cession est supérieur à deux (2) ans et inférieur ou égal à quatre (4) ans . la scission de sociétés . 50 %. la donation d’éléments corporels ou incorporels . notamment de : la cession totale ou partielle d’entreprise . la cessation totale et définitive des activités des établissements des entreprises non résidentes au Maroc. ♣ et conserver lesdits biens et constructions dans son actif pendant un délai de cinq (5) ans qui court à compter de la date de leur acquisition. de l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu. la cession d’éléments corporels ou incorporels . si ce délai est supérieur à quatre (4) ans. en biens d'équipement ou en constructions réservés à la propre exploitation professionnelle de l’entreprise. ou la création d’une personne morale nouvelle .

En cas d'absence ou d'insuffisance de réinvestissement dans le délai prévu cidessus. Les amortissements annuels normaux sont calculés sur la valeur résiduelle de ces investissements. L'amortissement se calcule sur la valeur d'origine. la base de calcul des amortissements est constituée par la contre valeur en dirhams à la date de l'établissement de la facture. est transféré à un compte de réserve obligatoirement affecté à l'amortissement exceptionnel des investissements réalisés. En aucun cas. au titre de l'exercice de la réalisation desdits investissements. Cette réintégration est rapportée à l'exercice au cours duquel la cession a eu lieu.Toutefois. les dotations aux amortissements des immobilisations corporelles : Les dotations aux amortissements sont déductibles à partir du premier jour du mois d'acquisition des biens. telle qu'elle est inscrite à l'actif immobilisé. industrie ou branche d'activité. hors taxe sur la valeur ajoutée déductible. Elle est subordonnée à la condition que les biens en cause soient inscrits à un compte de l'actif immobilisé et que leur amortissement soit régulièrement constaté en comptabilité. Pour les immobilisations acquises à un prix libellé en devises. l'abattement ne peut s'appliquer sur le profit comptable correspondant à l'annulation d'une provision pour dépréciation. Le montant des plus-values réalisées et exonérées qui excède celui des abattements visés ci-dessus. la plus-value nette globale de cession est imposée au prorata des montants non réinvestis ou du prix d'acquisition des biens et constructions non conservés. Toutefois. cette option d’exonération n’est valable qu’en cas de plus-values constatées ou réalisées par l’entreprise en cours d’exploitation. lorsqu'il s'agit de biens meubles qui ne sont pas utilisés immédiatement. la société peut différer leur amortissement jusqu'au premier jour du mois de leur utilisation effective. 2. BENGHAZALA Mostafa 68 Mémoire de fin d’études . sans préjudice de l'application de l’amende et des majorations prévues aux articles 186 et 210. La déduction des dotations aux amortissements est effectuée dans les limites des taux admis d'après les usages de chaque profession. ou si les biens et constructions acquis ne sont pas conservés dans son actif pendant cinq ans. sous réserve des abattements prévus ci-dessus.

Toutefois.Toutefois. un amortissement exceptionnel d'un montant égal à celui de la subvention.000) dirhams par véhicule. Les dotations aux provisions pour investissement Les provisions pour investissements sont constituées dans la limite de 20% du bénéfice fiscal après report déficitaire et avant impôt. les entreprises peuvent affecter tout ou partie du montant de la provision pour investissement précitée. peuvent pratiquer. des constructions autres qu'à usage professionnel et des véhicules de tourisme. soit par la société elle-même. La provision pour investissement doit être inscrite au passif du bilan. faisant ressortir par exercice le montant de chaque dotation. sous une rubrique spéciale. répartie sur cinq (5) ans à parts égales. ne peut être supérieure à trois cent mille (300. ne peut être inférieur à 20% par an et la valeur totale fiscalement déductible. au titre de l'exercice ou de l'année d'acquisition des équipements en cause. pour leur restructuration ainsi qu'à des fins de recherche et de développement pour l'amélioration de leur productivité et leur rentabilité économique. en vue de la réalisation d'investissement en biens d'équipement. La société qui n'inscrit pas en comptabilité la dotation aux amortissements se rapportant à un exercice comptable déterminé perd le droit de déduire ladite dotation du résultat dudit exercice et des exercices suivants. taxe sur la valeur ajoutée comprise. la situation de la société est régularisée et les amortissements normaux sont pratiqués à partir de l'exercice qui suit la date de la régularisation. Lorsque le prix d'acquisition des biens amortissables a été compris par erreur dans les charges d'un exercice non prescrit. 3. Les sociétés qui ont reçu une subvention d'investissement qui a été rapportée intégralement à l'exercice au cours duquel elle a été perçue. le taux d'amortissement du coût d'acquisition des véhicules de transport de personnes. et que cette erreur est relevée soit par l'administration. et dans la limite de 30% dudit investissement. matériel et outillages. BENGHAZALA Mostafa 69 Mémoire de fin d’études . à l'exclusion des terrains. autres que ceux visés ci-dessous.

2. Il est à signaler que pour le calcul du montant à reverser à l’Administration fiscale l'année d'acquisition ou de cession d'un bien est comptée comme une année entière. Par lequel l'intéressé s'engage à inscrire dans un compte d'immobilisation les biens d'investissement importés susceptibles d'ouvrir droit à déduction. la déduction initialement opérée donne lieu à régularisation. diminuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date d'acquisition de ces biens. cette régularisation s'effectue comme suit: Le bénéficiaire de la déduction est tenu de reverser au Trésor une somme égale au montant de la déduction initialement opérée au titre desdits biens. A défaut de conservation du bien déductible pendant le délai précité. l’écart de réévaluation n'est pas imposé et les dotations supplémentaires d'amortissement résultant de la BENGHAZALA Mostafa 70 Mémoire de fin d’études .La TVA et les flux des immobilisations 1. inscrits dans un compte d’immobilisation et ouvrant droit à déduction sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation. Les conséquences fiscales de la réévaluation des immobilisations Comme précisé ci-dessus. Ce reversement doit intervenir dans des délais bien précis. Selon la loi 30-85. au Maroc. Cette exonération est subordonnée à la production par l'importateur d'un engagement. Cession des immobilisations Les biens susceptibles d'amortissement éligibles au droit à déduction. établi sur un imprimé fourni par l'administration et comportant le numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée. seule la réévaluation libre des immobilisations est autorisée sous réserve que cette réévaluation n’ait pas d’incidence immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal. Acquisition des immobilisations L’acquisition des immobilisations au Maroc est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée. Cependant les biens d’investissement importés. En d’autres termes. doivent être inscrits dans un compte d'immobilisation et être conservés pendant une période de cinq années suivant leur date d'acquisition.

en cas de cession ultérieure des éléments réévalués. Calcul des amortissements consécutifs à la réévaluation.réévaluation ne sont pas déductibles. la nouvelle valeur nette comptable est amortie sur quatre ans. ♣ Le sort fiscal de la réserve spéciale de réévaluation. Pour les éléments réévaluables totalement amortis à la date de la réévaluation. BENGHAZALA Mostafa 71 Mémoire de fin d’études . ♣ Le calcul des plus-values en cas de cession ultérieure des éléments réévalués. 2. l'amortissement de la nouvelle valeur nette comptable est réparti sur le reliquat de la durée d'amortissement. En outre. 23. Après les écritures de la réévaluation. 1. il est tenu compte des valeurs historiques. Je présenterai successivement: ♣ Le calcul des amortissements consécutifs à la réévaluation. Pour les éléments non totalement amortis à la date de la réévaluation. je vais présenter dans cette partie les conséquences fiscales de la réévaluation des immobilisations corporelles avant l’abrogation des articles 21. dans la possibilité de calculer la plus-value imposable par rapport à la nouvelle valeur nette comptable des dits éléments. l'amortissement de la nouvelle valeur comptable est réparti sur une durée minimale de 4 ans. l'amortissement est calculé sur la nouvelle valeur nette comptable qui apparaît à l'actif du bilan réévalué. demeure exonérée à condition d'être maintenue dans la société. la plus-value globale de réévaluation portée à la réserve spéciale en franchise d'impôt. En cas de cession ou de retrait d'éléments réévalués (en cours ou en fin d'exploitation) le profit est calculé d'après la nouvelle valeur nette comptable à la date de la cession ou du retrait. Toutefois. En cas de cession des éléments réévalués. Toutefois si ce reliquat est inférieur à quatre ans. L'intérêt de la réévaluation réside d'une part dans l'ouverture d'une nouvelle marge d'amortissement et d'autre part. 22. Calcul des profits de cession et plus-values en cas de cession ou de retrait des éléments réévalués. 24 et 25 de la loi sur l’Impôt sur les Sociétés (IS).

qui exerce au Maroc une profession. Dans ce cas. de nationalité marocaine ou étrangère. une industrie ou un commerce non compris dans les exceptions déterminées par dahir…) L’impôt des patentes comprend : BENGHAZALA Mostafa 72 Mémoire de fin d’études . L'incorporation ne doit pas avoir été précédée dans un délai de quatre ans d'une réduction du capital social et ne doit pas être suivie dans un délai de même durée d'une réduction du capital social ou de la cessation d'activité de la société. ♣ Cas d'imposition de la réserve spéciale de réévaluation La réserve spéciale de réévaluation est comprise dans la base imposable avec un abattement de 25 % si la réserve n'a pas été affectée à la compensation de pertes comptables ou à l'incorporation au capital dans les conditions définies dessus. en totalité si la société qui a bénéficie de l'exonération se refuse au contrôle de l'administration portant sur l'affectation de la réserve spéciale de réévaluation ou l'utilisation des éléments qui ont été réévalués. Affectation de la réserve en franchise d'impôt ♣ Affectation autorisée La réserve spéciale de réévaluation est exonérée de l'impôt: Lorsqu'elle est incorporée en totalité ou en partie au capital sous conditions que: L'incorporation soit précédée de celle de la totalité des autres réserves dont disposerait éventuellement la société. La plus-value est portée à la réserve spéciale de réévaluation en franchise d'impôt sous réserve de certaines décisions. Sort fiscal de la réserve spéciale de réévaluation. notamment lorsqu'elle est distribuée.3. Lorsqu'elle est affectée à la compensation de pertes comptables. la partie du déficit fiscal correspondant à cette perte est annulée. L’impôt des patentes: Sont soumis à l’impôt des patentes « toute personne ou société.

matériel et outillage. la valeur locative servant de base de calcul à la taxe proportionnelle due par les usines . bâtiments et leurs agencements. En aucun cas la valeur locative ne pourra être inferieure à 3% du prix de revient des terrains. dans les stations estivales. La taxe urbaine: ♣ La taxe s’applique : à l’intérieur des périmètres des communes urbaines . ateliers. -soit par appréciation directe.♣ la taxe proportionnelle Etablie sur la valeur locative brute normale des magasins. agencements et matériels et outillage. -soit par comparaison avec d’autres activités . les établissements industriels et les prestations de services. constructions. est limitée à la partie de leur prix de revient égale ou inferieure à cinquante millions de dirhams. La valeur locative des usines et établissements industriels englobe également tous les moyens matériels de production. dans les centres délimités. dans les zones périphériques desdites communes telles que ces zones sont définies par les dispositions du dahir du 30 juillet 1952 relatif à l’urbanisme .O. lieux de dépôts et tous autres locaux et emplacement servant à l’exercice des professions imposables. boutiques. La valeur locative qui sert de base de calcul est déterminée : -soit par le contrat de bail ou actes de location . remises. Ce montant nous donne en dirhams. désignés par voie réglementaire .N °2670 du 27 décembre 1963 qui modifie le dahir de 1961. hangars. Cependant . chantiers. usines. ♣ la taxe variable : Le taux ou le montant de la taxe variable est donnée pour chaque profession ou activité dans le tableau B annexé au dahir du 16 novembre 1963 B. le montant de la taxe variable pour chaque profession en fonction du volume d’activité. hivernales et thermales dont le périmètre de taxation est délimité par voie réglementaire ♣ Biens soumis à la taxe urbaine : BENGHAZALA Mostafa 73 Mémoire de fin d’études . au titre des terrains.

à titre d’habitation. y compris le sol sur lequel sont édifiés lesdits immeubles et constructions et les terrains y attenant. passages. la valeur locative des terrains. est limitée à la partie de leur prix de revient égale ou inferieure à cinquante millions de dirhams ♣ Taux de la taxe urbaine pour les immeubles bâtis affectés. pour leurs propriétaires. à la disposition de leurs conjoints. ♣ Détermination de la valeur locative : Biens affectés par les propriétaires à leur activité professionnelle ou à toute forme d’exploitation : dans ces cas la valeur locative est obtenue en appliquant au prix de revient justifié par le contribuable ou. La taxe s’applique aux machines et appareils faisant partie intégrante des établissements de production de biens ou de services. le taux de 3% pour les terrains. jardins lorsqu’ils en constituent des dépendances immédiates les immeubles bâtis affectés.les immeubles bâtis et constructions de toute nature occupés en totalité ou en partie. tels que cours. par leurs propriétaires. En ce qui concerne les établissements de production de biens et de services. les machines et appareils. à une activité professionnelle ou à toute forme d’exploitation. Dans ces cas il est appliqué à la valeur locative annuelle un taux unique de 13. ou à toute forme d’exploitation. par les lesdits propriétaires. les constructions et leurs agencements. la taxe s’applique aux machines et appareils faisant partie intégrante de ces établissements . y compris les locaux mis gratuitement à la disposition de leur personnel. les terrains affectés à une exploitation de quelque nature qu’elle soit ♣ Assiette de la taxe urbaine La taxe urbaine est assise sur la valeur locative des immeubles. il est 13.50%. à une activité professionnelle. Pour les terrains affectés à une exploitation de quelque nature qu’elle soit . ascendants.50%. à défaut estimé par l’administration par voie de comparaison. BENGHAZALA Mostafa 74 Mémoire de fin d’études . constructions et leurs agencements. par leurs propriétaires. à titre d’habitation principale ou secondaire ou mis bénévolement. S’il s’agit d’établissement de production de biens ou de services. y compris les locaux mis gratuitement à la disposition de leur personnel. machines et appareils.

BENGHAZALA Mostafa 75 Mémoire de fin d’études . selon deux contrats : Contrat d’audit légal « Commissariat aux comptes ». tout d’abord en se référant au Code Général de la Normalisation Comptable. au sein duquel j’ai effectué mon stage. La mission à laquelle j’ai participé. La société BETA était en premier lieu une société 100% familiale.Chapitre 2 : Cas pratique immobilisations corporelles : d’audit des Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise BETA La société « BETA » est une société anonyme dont l’activité est la fabrication d’emballages de boîtes de sardines et produits similaires. les règles et procédures de fonctionnement de l’entreprise ne sont pas formalisées au niveau d’un manuel des procédures. Contrat d’audit contractuel ayant pour objet le contrôle des retraitements IAS/IFRS effectués par ladite société. et aussi à effectuer des retraitements afin de se conformer aux normes IAS/IFRS. Cependant. on peut dire qu’il existe une bonne adéquation de la structure et sa capacité à assurer les flux d’informations nécessaires à la gestion. Enfin. est une mission de commissariat aux comptes qui rentre dans le cadre du contrat d’audit légal. La société « BETA » est auditée par le cabinet DELOITTE & TOUCHE. mais qui est détenu actuellement à raison de 60% par une multinationale française. Quelques points clés de la société BETA : Ω Evaluation de l’efficacité de l’organisation : Pour ce qui est de l’efficacité de l’organisation. les postes de direction sont occupés par des personnes compétentes et en nombre suffisant eu égard à la taille de la société. Cette participation française dans le capital oblige la société à établir ses comptes sociaux.

la qualité des prévisions établis par le département financier est satisfaisante en comparaison avec les résultats obtenus. Enfin.Ω Evaluation de la politique et des procédures en matière de ressources humaines : j’ai pu constater qu’il existe une bonne compréhension des objectifs. Ω Evaluation de la qualité des prévisions de la direction et du contrôle budgétaire : malgré le fait que la société est dépendante des dates de commandes de ses clients qu’elle ne contrôle pas. Ω Evaluation du rôle du comité d’audit : pour la société BETA. une rotation du personnel assez faible et un recours assez rare aux heures supplémentaires. Section 2 : Extrait de la stratégie d’audit relatif aux immobilisations corporelles : Une des principales étapes préalables au commencement de la mission. Toutefois le DG dispose d’une vision claire pour le développement et la gestion des risques de la société. Ω Evaluation du processus de gestion des risques par la direction : La taille et le volume de l’activité de BETA ne nécessitent pas la rédaction d’un plan stratégique. L’esprit de recherche du responsable financier lui permet d’être à l’écoute de la réglementation en vigueur. c’est la préparation de la stratégie d’audit contenant pour chaque composante significative : ♣ les facteurs de risque ♣ le niveau de confiance ♣ le programme de travail BENGHAZALA Mostafa 76 Mémoire de fin d’études . Ω Evaluation du respect de la réglementation : la société est très attentive à la réglementation qui lui est applicable. la société n’a pas connu de violation de la réglementation tout au long de son histoire. elle ne dispose pas d’un comité d’audit ni d’un service d’audit interne.

Concernant les immobilisations corporelles de la société BETA, les grandes lignes de la stratégie d’audit se présentent comme suit : Les facteurs de risque : Inexactitude des soldes de fin de période Inexistence physique de certaines immobilisations Inexactitudes de justificatifs des comptes Erreurs de distinction charges/immobilisations Inexactitude dans le calcul des dotations aux amortissements Inexactitude dans le calcul de la valeur d’entrée des immobilisations.

Pour ce qui est du programme de travail, il se présente comme suit : préparation du tableau des mouvements des immobilisations corporelles passant de l’exercice précédent pour arriver aux soldes de l’exercice. Revue analytique expliquant les principales variations qui se sont produites par rapport à l’exercice précédent. Rapprochement du fichier des immobilisations au tableau des mouvements Rapprochement de l’inventaire physique au tableau des mouvements Vérification de la distinction charges/immobilisations Test des acquisitions Test des cessions Validation des amortissements Ce programme de travail peut être modifié avec l’avancement des travaux si c’est nécessaire en vue de l’adapter aux spécificités de la société auditée.

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Section 3 : Evaluation du système de contrôle interne
Puisqu’on s’intéresse essentiellement aux immobilisations corporelles, il serait judicieux de bien préciser certaines spécificités du contrôle interne liées à celles-ci. Ainsi le système de contrôle interne des immobilisations doit permettre de s’assurer que : Toutes les immobilisations sont correctement comptabilisées ; Toutes les immobilisations sont correctement évaluées ; La protection des actifs est assurée ; Les engagements hors correctement saisis. Il faut aussi s’assurer que : Les acquisitions de l’exercice sont effectivement capitalisables représentent des actifs installés ou construits ; et bilan concernant les immobilisations sont

Les immobilisations cédées, détruites ou mises en rebut ont fait l’objet d’un retrait des fichiers comptables d’immobilisations et que les pertes et gains relatifs ont été enregistrés; Les dotations aux amortissements de la période ne sont pas excessives et ont été calculées conformément aux méthodes de l’exercice précédent.

1- Risques d’audit liés aux immobilisations
Les risques d’audit liés aux immobilisations peuvent être analysés selon les qualités essentielles auxquelles doivent répondre les comptes d’immobilisations à l’instar des autres comptes à savoir : les risques liés à la réalité les risques liés à l’exhaustivité les risques liés à la valorisation les risques liés à la fiscalité

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a- risques liés à la réalité des immobilisations Les risques qui peuvent entacher la réalité des immobilisations se concrétisent par : La comptabilisation d’actifs fictifs La sortie ou la perte non comptabilisées d’actifs Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve surestimée par rapport à leur réalité « physique » en particulier pour les immobilisations corporelles. Basée sur la notion du patrimoine, la réalité « physique »d’une immobilisation est liée à une réalité juridique. Quelque soit l’activité, la structure et la politique de l’entreprise, le dispositif de contrôle interne doit prévenir et détecter les risques par : Une organisation basée sur la séparation des tâches d’engagement, de réception, de conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations. Des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec les existants physique. Le suivi du budget réalisations/prévisions d’investissement et le contrôle régulier des

La confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des tiers…

b- risques liés à l’exhaustivité des immobilisations Les risques liés à l’exhaustivité des immobilisations se matérialisent par : Entrées d’actifs non comptabilisées Entrées d’actifs comptabilisées à tort en charges Sorties ou pertes fictives comptabilisées La non-exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des immobilisations par rapport à leur réalité physique et juridique.

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charges engagées par l’entreprise…). Importance et fréquence des dépenses d’entretien. méthodes et règles de présentation comptable. Composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières. c. de réparation et leur diversité. Ceci se matérialise souvent par les failles suivantes : ♣ Absence de procédures permettant le respect de la séparation des exercices ♣ Absence de règles claires et préalablement définies de distinction entre charges et immobilisations.risques liés à l’évaluation des immobilisations Les risques liés à l’évaluation des immobilisations sont appréhendés een tenant compte du respect des principes.Les sources de ces risques sont engendrées par l’incapacité des procédures de contrôle de détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité à cause de : Implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de production. Ils se traduisent par des mouvements ou situations d’immobilisations : Mal évalués Comptabilisés dans la mauvaise période Comptabilisés dans le mauvais compte Mal totalisés ou centralisés Les sources de risque sont variées et peuvent être distinguées comme suit : Equipements acquis à l’étranger Complexité de certains coûts d’immobilisations Abandon d’activité ou de branches d’activités Système comptable à prédominance manuelle Les sources de risques liés à l’évaluation des immobilisations découlent aussi souvent des situations suivantes : BENGHAZALA Mostafa 80 Mémoire de fin d’études .

et lors de la cession d’un bien. le risque de TVA est lié aux années de détention du bien. En principe. ils peuvent néanmoins être considérablement réduits en maîtrisant les sources de ces risques. Ils concernent aussi le respect des engagements et conventions concernant les investissements donnant droit aux abattements prévus dans l’art 19 de la loi 45-38. la direction élabore un projet de budget annuel d’investissement et de désinvestissement compte tenu des études réalisées sur l’état de fonctionnement des machines ainsi que leur rendement. Ce projet est approuvé par la direction générale de la société ainsi que la direction de la maison mère en France. pour les immobilisations.Compréhension des procédures de traitement des données et des contrôles mis en place Grâce aux entretiens conduits avec les principaux intervenants. ainsi que les indicateurs clés produits par le système. 2. mais aussi de détecter les contrôles sur les applications à la fois manuels et informatiques. BENGHAZALA Mostafa 81 Mémoire de fin d’études . les activités clés du cycle immobilisations.Absence de règles précises en matière de composition et de suivi des coûts d’immobilisations acquises ou produites Inadéquation de la politique d’amortissement par rapport aux durées de vie économiques et aux taux d’usage dans le secteur d’activité Mauvaise application des règles comptables… Il est à noter que si ces risques ne peuvent être complètement éliminés. d.Risques liés à la fiscalité On répertorie deux sortes de risques liés à la fiscalité : Risques liés à la bonne comptabilisation de l’IS : ces risques touchent spécialement la bonne comptabilisation des amortissements et provisions des immobilisations. Risques liés à la détermination de la TVA : ils résident dans la bonne détermination de la TVA des immobilisations (surtout des immobilisations en cours). il est possible d’identifier maintenant.

… du mobilier de bureau du matériel de transport du matériel bureautique et informatique d’autres outillages. les procédures relatives aux mouvements des immobilisations se présentent ainsi : Mouvements d’entrée des immobilisations : Les acquisitions effectuées par la société au titre d’un exercice concernent essentiellement : du matériel : machines. le bleu est à classer chronologiquement avec la demande d’achat en l’attente de la réception de la facture. et enfin la souche jaune est conservée par le service production pour assurer le suivi et la relance éventuelle du fournisseur. Les étapes d’acquisition et de mise en exploitation de matériel obéissent aux règles suivantes : établissement d’une demande d’investissement par la Directeur de production vérification des prévisions contenues dans le plan d’investissement obtention de l’accord de la direction de la maison mère pour toute décision d’investissement. pour les achats supérieurs à 100. Réception du matériel au niveau de l’usine de la société signature et transmission du bon de livraison au siège par le responsable de l’usine BENGHAZALA Mostafa 82 Mémoire de fin d’études .Pour la société BETA.000 DH l’accord de la maison mère en France est exigé préparation de la demande d’achat et consultation des fournisseurs nationaux ou étranger en fonction de la nature du bien étude des offres reçues et sélection du fournisseur établissement d’un bon de commande en 4 exemplaires signés par le directeur de production : deux exemplaires (rouge et blanc) sont envoyés au fournisseur: le blanc sert d’accusé de réception et le rouge doit être retourné avec la facture. équipements ou matériels divers.

Codifie le matériel acquis et met à jour les informations contenus dans le logiciel Le directeur Administratif et Financier : Met à jour le fichier des immobilisations sur la base des fiches d’entrée Rapproche trimestriellement comptabilité Analyse les écarts éventuels Comptabilise la facture et constate le règlement le fichier des immobilisations à la Mouvement de sorties des immobilisations Les motifs de sorties des immobilisations sont multiples : ♣ Réforme de matériel ou sa mise hors d’usage ♣ Cessions ♣ Autres motifs Les étapes de sortie obéissent aux règles suivantes : La direction «Production» obtient l’assurance que le matériel à céder est budgétisé conclusion des acheteurs potentiels BENGHAZALA Mostafa 83 Mémoire de fin d’études .codification du matériel acquis par la direction production inclusion de l’acquisition au niveau du logiciel informatique d’Alpha réception de la facture Durant cette phase les traitements opérés par les responsables sont : Le directeur Production: Joint le BL. BC et la demande d’achat à la facture Effectuer les contrôles nécessaires avant de signer le Bon à payer Elabore une fiche d’entrée de l’immobilisation qu’il transmet au DAF.

un état de suivi de la marche du parc des machines est systématiquement mis à jour par le comptable du de l’usine sur la base BENGHAZALA Mostafa 84 Mémoire de fin d’études . Mise à jour du logiciel informatique Suivi des heures de marche et des consommations Les documents préparés au niveau de l’usine et visés contradictoirement par le responsable de l’usine et le directeur Production sur place sont : un état mensuel des heures de marches des machines un rapport mensuel remis par les responsables (chauffeurs des voitures et camions) concernant les véhicules. Pour le suivi des heures de marches : Pour les besoins de détermination du prix de cession et le suivi de l’exploitation du matériel mis à la disposition des responsables.étude des offres reçues et prise de décision établissement d’une facture de cession signature de la facture par le DG consultation de la sortie et du règlement Elaboration d’une fiche de sortie et sa transmission au DAF pour mise à jour du fichier des immobilisations . Les objectifs recherchés par l’émission de l’ensemble de ces documents sont les suivants : Situer les responsabilités des intervenants fiabiliser d’avantage les informations transmises par la systématisation des recoupements contradictoires la détermination et la maîtrise des coûts à affecter aux centres concernés sur le plan analytique le suivi des consommations et l’analyse des variations inhabituelles la justification et la validation des dépenses engagées l’enrichissement de la base des données pour une éventuelle exploitation dans le cadre de diagnostic. de prise de décision de renouvellement.

et afin de déceler les erreurs potentielles et/ou les fraudes. ainsi. ils sont plutôt détectifs que préventifs. 3. Ces états appelés «MAPI» sont transmis au siège d’une manière hebdomadaire permettant de ressortir les heures de marche du matériel. un recoupement entre l’inventaire permanent et l’inventaire physique est effectué pour détecter les écarts éventuels et les expliquer. Cet état fait ressortir les éléments suivants : Les heures de marche des machines. les heures d’intempéries. les heures de panne. Les contrôles d’application sont. les heures d’arrêts de panne et d’intempéries et sont signés contradictoirement par les ingénieurs qui dépendent de la direction de production et par le comptable de l’usine qui dépend quant à lui de la Direction Administrative et Financière. mais fournissent une assurance indirecte sur la réalisation ces objectifs. pour la société BETA. je me limiterai à citer quelques contrôles : BENGHAZALA Mostafa 85 Mémoire de fin d’études . les procédures mises en œuvre pour assurer la fiabilité des enregistrements.Identification des contrôles de pilotage et des contrôles d’application Les contrôles de pilotage sont des moyens que le management utilise en vue de mieux piloter le business et en contrôler les risques. combinés avec les contrôles d’application clés. En pratique c’est à partir des informations recueillies durant la planification qu’on sélectionne les contrôles de pilotage clés qui. Ils ne visent pas nécessairement ou directement les objectifs de contrôle. Un compte de charge intermédiaire est débité lors de l’affectation du produit de la cession interne en faveur de l’axe analytique relatif à la Direction Production et crédité lors de l’affectation de ces charges aux axes analytiques concernés par cette charge qui sont en général les usines. permettent d’atteindre les objectifs de contrôle suivants : Exhaustivité de la saisie (Eh) Exactitude de la saisie (Ea) Autorisation (Au) Sécurité d’accès aux actifs et aux enregistrements (S) Ainsi. eux. En fin de période. les heures d’arrêts.des informations communiquées par les ingénieurs.

des états appelés «MAPI » qui font ressortir les heures de marche du matériel. ……. Celui que je vais détailler ci-après est général .la réception par la direction Production et d’une manière hebdomadaire. Ensuite. de pannes et d’intempéries. … Section 4 : Programme de travail de la section Immobilisations corporelles : Le programme de travail est généralement fixé par le manager de la mission. on a demandé ceux de plusieurs semaines relatives à une usine déterminée. Ces états sont signés contradictoirement par les ingénieurs qui dépendent de la Direction de Production et par le comptable de l’usine. A partir de l’examen d’un échantillon des états « MAPI ». En analysant ces états et d’après un entretien avec le Directeur Production. il peut être appliqué à tout type de société : Revoir les principes comptables Rapprochement des mouvements des immobilisations Effectuer une revue analytique BENGHAZALA Mostafa 86 Mémoire de fin d’études . Ces données permettent au Directeur Production de vérifier l’optimisation de l’utilisation des machines par rapport aux besoins des usines et de distinguer entre les marques des machines en terme de qualité en vue de décider des prochaines acquisitions. Ces états permettent aussi au DAF de mieux évaluer les besoins de chaque usine. ces contrôles sont testés. les heures d’arrêts. ainsi: Pour s’assurer de l’établissement régulier des états « MAPI ». on s’est aussi assuré de leur signature par les ingénieurs et par le comptable de l’usine. et pour s’assurer de leur application effective. on s’est assuré de leur traitement.

En fonction des risques identifiés lors de l’évaluation du contrôle interne. sur la base d’un programme de contrôle qu’il aura établi. notamment le principe du coût historique . l’auditeur procédera. Les acquisitions de l'année sont effectivement capitalisables et représentent des actifs installés ou construits . Ces derniers doivent êtres modifiés et/ou complétés si l’équipe d’audit juge que les procédures de validation prévues ne permettent pas de couvrir les erreurs potentielles de manière adéquate ou si elles ne sont pas adaptées aux spécificités de la mission. Ainsi. l’étendue et le calendrier de ses travaux de contrôle des comptes. aux investigations directes lui permettant de collecter des éléments probants et fonder son jugement sur l’ensemble des informations synthétisées dans les comptes annuels. des procédures de validation adaptées seront insérées dans ces programmes de travail. en fonction des conclusions qu’il aura tirées de l’appréciation finale du contrôle interne. BENGHAZALA Mostafa 87 Mémoire de fin d’études . Les contrôles de l’auditeur seront menés afin de s’assurer que : Les comptes d'immobilisations sont établis conformément aux principes comptables généralement admis. L’auditeur suit des programmes de travail standard qui permettent d’orienter les procédures de validation relatives aux comptes des immobilisations.Passer en revue le fichier des immobilisations Passer en revue le compte « entretien et réparation » Valider les acquisitions par des pièces justificatives Valider les sorties des immobilisations Valider le calcul des amortissements S’interroger sur la valeur des immobilisations Valider la valorisation des immobilisations produites par l’entreprise pour ellemême Section 5 : Contrôle des comptes : L’objectif de l’appréciation du contrôle interne était d’identifier les forces et les faiblesses du système examiné en précisant l’impact des faiblesses sur les états financiers et de déterminer dans quelle mesure l’auditeur pourra s’appuyer sur ce contrôle interne pour fixer la nature.

Pointer le solde des immobilisations corporelles à la clôture avec la balance générale de l’exercice clos et avec le fichier des immobilisations BENGHAZALA Mostafa 88 Mémoire de fin d’études . détruites ou mises au rebut ont fait l'objet d'un retrait des fichiers d'immobilisations et que les gains et pertes relatifs ont été enregistrés.les acquisitions. par catégories d’immobilisations. La dotation aux amortissements de la période n'est pas excessive et a été calculée conformément aux méthodes de l'exercice précédent. il faut: Vérifier l’exactitude arithmétique des soldes. les soldes d’ouverture et de clôture . La date d'acquisition ou de mise en service est cohérente avec la date de comptabilisation . Pointer le solde des immobilisations corporelles brutes à l’ouverture aux papiers de travail de l’exercice précédent. En définitive. de façon à vérifier la formule suivante: Immobilisations corporelles brutes à l’ouverture +Acquisitions de l’exercice – Cessions de l’exercice = Immobilisations corporelles brutes à la clôture. cessions de l’exercice. ce dernier peut faire appel à un ensemble d'outils de validation tels qu'ils sont décrits cidessous. Les immobilisations cédées. ainsi que les amortissements cumulés d’ouverture. de clôture et enfin les dotations et reprises relatives à l’exercice. Ensuite.La durée d'amortissement et la méthode sont en accord avec la durée de vie de l'immobilisation. Pointer le solde des acquisitions et cessions de l’exercice avec les fichiers de la société. ** Etablir le tableau des mouvements des immobilisations corporelles En vue de valider les valeurs brutes des immobilisations corporelles à la clôture de l’exercice. l'objet de cette phase est de collecter les éléments probants pour permettre à l'auditeur de donner son opinion sur les états financiers. un tableau des mouvements détaillant. Pour ce faire.

Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles de la société BETA se présente comme suit : BENGHAZALA Mostafa 89 Mémoire de fin d’études .

** Rapprocher le fichier des immobilisations avec le tableau des mouvements : Ce test a déjà été matérialisé dans le tableau des mouvements mais la présentation chiffrée ci-dessous vient pour justifier les conclusions du tableau : ** Effectuer une revue analytique des variations Cette phase consiste à passer en revue les mouvements par catégorie d’immobilisations corporelles durant l’exercice et évaluer leur caractère raisonnable compte tenu des données historiques et du contexte actuel de l’entreprise (amélioration de la productivité. plans d’investissements …). BENGHAZALA Mostafa 90 Mémoire de fin d’études .

Cumul des amortissements 2007 (9. .010) .Vérifier le respect du principe de spécialisation des exercices.12. on essaye de vérifier.valider les composantes du coût d’entrée de l’immobilisation.12. .06 19.s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des factures .320) Immobilisations nettes 31.s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des bons de réception internes ou des bons de livraison du fournisseur. Les cessions de l’exercice concernent essentiellement les machines ainsi que du matériel de transport. cette revue analytique se présente ainsi : Immobilisations brutes au 31.Pour la société BETA.393 + Acquisitions de l'exercice 3. Les principales acquisitions concernent les machines (62%) ainsi que du matériel de transport et du matériel informatique. On commence par rapprocher le détail des acquisitions de l’exercice au tableau des mouvements présenté précédemment.Cessions de l'exercice (1. ensuite on procède à la sélection avec un scope qui dépend du niveau de risque lié à la section. qu’il n’y a pas de charges immobilisées à tort. . grâce à un test sur les acquisitions.774 Les acquisitions de l’exercice s’inscrivent dans le cadre du renouvellement ordinaire du parc d’immobilisations. ** Tester les acquisitions au moyen des pièces justificatives Après avoir récupérer le détail des acquisitions. BENGHAZALA Mostafa 91 Mémoire de fin d’études . d’un échantillon d’acquisitions pour valider les assertions suivantes : s’assurer que toutes les acquisitions sont appuyées par des bons de commandes .s’assurer de la correcte distinction entre charges et immobilisations.07 12.711 .

ce test se présente ainsi : BENGHAZALA Mostafa 92 Mémoire de fin d’études .Pour la société BETA.

sécurité…) s’assurer que les sorties sont appuyées par des factures s’assurer que les sorties d‘immobilisations acquises en moins de 5 ans ont fait l’objet de la régularisation de TVA Ce test se présente de la même façon que le test précédent (Conclusion satisfaisante dans le cas de la société BETA). un test de cohérence peut être établi spécialement dans le cas où le niveau de risque au niveau de la société est faible et l’auditeur n’intervient pas pour la première fois au sein de la société et donc il connait suffisamment ses méthodes d’amortissement et son organisation. La base de calcul des dotations théoriques est calculée de cette façon : Base = valeur brute au 31/12/N-1 + (1/2 acquisitions de l’exercice . En vue de valider les amortissements.½ cessions de l’exercice) – Immobilisations complètement amorties Pour ce qui est de la dotation. ** Examen analytique de validation : La dernière partie du contrôle des comptes des immobilisations consiste à valider les amortissements. toujours avec un scope dépendant du niveau de risque. Ce test a pour objectif de déterminer de manière globale les dotations théoriques. elle se calcule comme suit : Amortissement = base * taux correspondant (conforme aux normes d’usage) BENGHAZALA Mostafa 93 Mémoire de fin d’études . qui seront comparées aux dotations enregistrées au niveau de la comptabilité du client. en rapprochant d’abord le détail des sorties de l’exercice au tableau des mouvements et puis en sélectionnant. un échantillon de sorties pour valider les assertions suivantes : s’assurer que les sorties sont autorisées et approuvées (autorisation.** Tester les sorties d’immobilisations au moyen des pièces justificatives L’étape qui suit consiste à tester les sorties d’immobilisations.

en deçà de laquelle le test est considéré comme valide : sinon il faudra expliquer les écarts.La base est calculée pour chaque type d’immobilisation admettant des taux similaires. On détermine par la suite une tolérance d’écart. Ce test de cohérence se présente sous forme de tableau : BENGHAZALA Mostafa 94 Mémoire de fin d’études .

c’est à dire de celles qui. Concernant la société BETA. sont de nature à mettre en cause la régularité et la sincérité des états financiers. ses états de synthèse. Il doit tenir compte des constatations significatives. donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de la société au 31/12/07. l’existence d’anciennes créances dont le risque de non recouvrement est élevé qui ne sont pas provisionnées BENGHAZALA Mostafa 95 Mémoire de fin d’études . dans leurs aspects significatifs. une mauvaise présentation ou une différence d’appréciation. portant sur une erreur. ainsi que du résultat de ses opérations et de l’évolution de ses flux de trésorerie pour l’exercice clos conformément aux principes comptables admis au Maroc.Section 6: Emission du rapport d’audit Le rapport général constitue l’aboutissement des travaux menés par l’auditeur où il doit faire la synthèse des constatations qu’il a été amené à faire et à la lumière desquelles il rédige ce rapport. Il doit exprimer son opinion sur les états financiers pris dans leur ensemble sur la base des conclusions tirées des éléments probants collectés au cours de la mission. sous réserves de l’incidence de quelques situations concernant différents comptes notamment : la non assistance à l’inventaire physique des stocks de la société. une omission. l’existence de comptes non analysés dont les montants sont assez élevés.

Troisème PARTIE Audit des immobilisations corporelles selon les normes US GAAP et les normes IFRS: Retraitements et divergences par rapport aux normes marocaines BENGHAZALA Mostafa 96 Mémoire de fin d’études .

de manière permanente à un grand nombre de textes au travers desquels la nature des obligations qui leur incombent et leur étendue sont fréquemment difficiles à déterminer. la liaison comptabilitéfiscalité demeure ancrée dans notre système comptable. BENGHAZALA Mostafa 97 Mémoire de fin d’études . La loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants a à cet effet rendu obligatoire d’utiliser les normes. deux grands organismes d’harmonisation s’imposent dans l’optique de constituer de véritables standards internationaux : l’International Accounting Standards Committee (IASC) qui publie les normes IAS/IFRS d’une part. contenus dans le Code Général de la Normalisation Comptable (CGNC). En effet. et le Financial Accounting Standards Board (FASB) à travers les normes FAS d’autre part. La loi n°17-95 relative à la Société Anonyme (SA) et la loi n°5-96 relative à la Société à Responsabilité Limitée (SARL) ont révolutionné le travail du commissaire aux comptes en lui attribuant une mission permanente de contrôle et de vérification de sincérité et de concordance de l’information financière. nonobstant l’avancée considérable qui a suivi la promulgation de la loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants. comptes et schémas comptables. Au Maroc. Cette généralisation s’explique par la puissance économique des Etats-Unis et surtout par l’importance du marché financier américain qui représente la capitalisation boursière la plus importante de la planète. Les normes comptables américaines plus généralement connues sous le terme US GAAP tendent à se généraliser en dehors des Etats-Unis. Au niveau international. Le Maroc a en outre choisi la voie du libéralisme économique et continue d’encourager l’investissement extérieur. Cet investisseur est dans le besoin de recevoir une information qui réponde à ces besoins internes tant de gestion que de reporting.Introduction de la troisième partie : L’entreprise marocaine et les personnes qui à titre interne ou externe contribuent soit à l’établissement soit au contrôle de l’information financière et des documents comptables se trouvent confrontées. la mondialisation économique et le fait d’avoir des sociétés cotées dans différents places financières rendent nécessaires pour l’investisseur de disposer d’informations financières comparables.

Présenté comme le plus important bouleversement de la législation boursière depuis le krach de 1929. les économies se sont internationalisées. et du contrôle de travail des Experts Comptables. avec un resserrement du contrôle des commissaires aux comptes et la mise en place d’une instance de surveillance . Ils publient les GAAP et le code d’éthique professionnelle. il peut être constaté que de nombreuses filiales de multinationales utilisent pour leur besoin de reporting les normes US GAAP. BENGHAZALA Mostafa 98 Mémoire de fin d’études . Il introduit des mesures comme la certification sur l’honneur des comptes par les dirigeants et les directeurs financiers ou la répression accrue de la « criminalité en col blanc ». Les groupes se sont multipliés et se sont constitués par des investissements et des prises de contrôle à travers le monde. Les grandes sociétés multinationales sont nées. Si la communauté internationale attache de plus en plus de crédibilité aux normes IAS devenues IFRS. L’ACIPA (American Institute of Certified Public Accountants) est l’équivalent des l’Ordre des Experts Comptables. Le besoin de systèmes d’information plus homogènes et plus comparables a été ressenti pour répondre notamment aux besoins des marchés financiers. Bush. le Public Company Accounting Oversignt Board (PCAOB). les comportements des dirigeants et des conseils d’administration évoluent sur fond de réformes pour améliorer le fonctionnement des entreprises. de mise en place des normes. Près de deux ans après l’affaire Enron.Depuis le début des années 1970. ainsi qu’un volet comptable. Le point d’orgue de ce mouvement a été l’adoption aux Etats-Unis de la loi Sarbanes-Oxley promulguée fin juillet 2002 par le président américain George W. l’influence internationale des normes américaines demeure néanmoins une réalité. en l’absence de statistiques. à qui ont été dévolus les fonctions d’inscritpion. La SEC (Securities ans Exchance Commission) équivalente du Conseil Déontologique aux Valeurs Mobilières (CDVM) a pour objectif de réglementer la mise sur le marché et la négociation de titres. Au Maroc. ce texte modifie le gouvernement d’entreprise. Elle exerce ses pouvoirs sur les méthodes de présentation des documents financiers et les règles d’audit des sociétés inscrites auprès d’elle. point de départ d’une série de scandales financiers aux Etats-Unis. La priorité est au retour de la confiance.

C’est en effet la première fois sur le plan mondial que la profession des auditeurs est régulée par un organisme où leurs pairs sont minoritaires. Ces entreprises doivent cependant tenir leurs comptes sociaux conformément aux dispositions du CGNC. pouvoir publier des états financiers selon des référentiels compréhensibles par l’investisseur étranger . L’investisseur étranger recherche certes une stabilité politique et des coûts moindres . mais il doit également. La SEC a imposé à cet égard des règles relatives à l’indépendance des auditeurs pour mettre en œuvre les dispositions de l’Acte de Sarbanes-Oxley de 2002. notamment celui côté sur les marchés étrangers des capitaux. Le Maroc a décidé d’adopter une voie libérale en ouvrant son économie et en favorisant l’investissement extérieur à travers l’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce. la signature d’accords de libre échange avec l’Union Européenne. Les nouvelles règles concernent entre autres : • L’interdiction d’effectuer des prestations autres que l’audit à des clients d’audit • L’obligation d’effectuer une rotation de l’équipe d’audit • L’approbation préalable des honoraires par un comité d’audit • L’interdiction de recruter des membres de l’équipe d’audit par l’entreprise auditée pendant un délai de trois ans. Ces comptes feront l’objet d’un retraitement pour se conformer aux normes du groupe.Cette mise en place est une première mondiale. ces états financiers doivent en outre être audités conformément aux règles édictés par les organismes de régulation du marché. BENGHAZALA Mostafa 99 Mémoire de fin d’études . les EtatsUnis la Turquie et l’accord d’Agadir.

d’où l’obligation d’annexer à toute donnée chiffrée une information en annexe ou en note dans le document financier. constituent le guide de la profession dans le choix des techniques comptables et dans la préparation des états financiers. Ils reposent sur l’adoption des conventions qui indiquent la BENGHAZALA Mostafa 100 Mémoire de fin d’études . Elles ont pour effet d’affecter la crédibilité de l’information financière qu’ils véhiculent. Dans les pays anglo-saxons. contribuent à la construction de théories comptables différentes. les principes et les pratiques acceptés par la profession. fallait-il donner confiance aux investisseurs actuels et futurs en leur assurant par une information détaillée de plus grandes garanties sur la performance mais aussi sur les risques des entreprises. culturelles. en raison de leur logique et de leur utilité. le développement des marchés financiers encouragés par le libéralisme et le recours des entreprises pour le financement de leurs besoins de développement essentiellement aux épargnants. (Generally Accepted Accounting Principles – GAAP). Les mécanismes du système comptable américain ressemblent beaucoup à ceux du système français. le modèle comptable est conçu pour donner à l’investisseur l’information nécessaire à la prise de décision : il est d’abord un système d’information financière. Aussi. économiques et juridiques entre les pays et l’idée que chaque Etat se fait des besoins des utilisateurs lors de la rédaction des obligations nationales. L’approche est tout à fait différente dans les pays continentaux où l’habitude de voir la comptabilité comme un instrument au service de l’information financière sur la performance économique d’une entreprise n’est pas dans tous les esprits . La première directive du cadre conceptuel américain (conceptual frame work) y est consacrée.Chapitre 1 : Retraitements des corporelles selon normes US GAAP : immobilisations Section 1 : généralités sur les normes US GAAP : Il est évident que les diversités sociales. Cette exigence de la justification du chiffre trouve son origine dans la crise financière de 1929. Aux Etats Unis. une liaison comptabilité-fiscalité est encore présente en France. et des séquelles de cette mentalité demeurent dans nos bilans.

La France est un pays de droit.méthode de saisie des flux économiques de l’entreprise.La partie droite enregistre les crédits . En conséquence. La diversité des destinataires rend difficile l’adhésion à un modèle général.La partie gauche enregistre les débits Contrairement au plan comptable marocain et français. Le fondement de la comptabilité reste le compte (account). Elle a une place importante dans la protection des actionnaires et des épargnants. Les pays anglo-saxons sont des pays de tradition. Elle est le reflet des caractéristiques profondes de chacun de ces pays. 1. Les sources du droit comptable sont étroitement liées aux objectifs assignés à l’information comptable. la précision des utilisateurs dans les pays anglo-saxons tend à restreindre l’étendue des sources jusqu’à devenir le privilège d’un seul organisme. Sa mission est de traduire l’évolution d’un élément ou d’un groupe d’éléments sous forme d’augmentation ou de diminution dont il donne le solde (balance) à la date d’arrêté du compte. auquel le plan comptable français s’est rallié. l’information comptable a un objectif précis : elle sert les intérêts des investisseurs qui doivent être informés et être en mesure de prendre des décisions rationnelles.Cadre théorique du droit comptable : La distinction entre les procédures comptables anglo-saxonnes et françaises réside dans l’absence d’un plan comptable précis. Il appartient à l’entreprise de fixer. Les règles de fonctionnement des comptes sont identiques aux règles françaises : . En revanche. Il s’agit du respect du célèbre principe d’image fidèle. selon ses besoins. traduction approchée : « True and Fair View » pour les Anglais. Emplois = Ressources Actif du bilan = Capitaux Propres + Dettes Le principe de la partie double (double entry) y satisfait. juridique et financière de l’entreprise. il n’existe pas de nomenclature des comptes. L’unicité des sources du droit comptable anglo-saxon n’est pas la seule BENGHAZALA Mostafa 101 Mémoire de fin d’études . Ils sont dominés par la règle d’équilibre. rigide que les entreprises françaises sont tenues d’appliquer. une très grande liberté est accordée au chef d’entreprise pour la présentation des documents sous réserve que les états financiers présentés donnent une image aussi fidèle que possible de la situation économique. la liste des comptes connue sous le nom « chart of accounts ». Aux Etats-Unis.

ce processus consiste en la constitution de groupe d’experts chargé de l’élaboration des normes. La profession et le FASB ne sont pas totalement autonomes. il en a publié 142. où la normalisation comptable est confiée à des experts. en la publication de projet ou exposé sondage (exposure draft) pour commentaires notamment près des utilisateurs potentiels. Les anglo-saxons sont des pays de droit non-écrit. Le contexte économico-politique dans lequel s’élabore la théorie comptable infléchit la délégation du pouvoir de normalisation à un organisme privé ou public. Parallèlement. avec qui il travaille en étroite collaboration. la seule source du droit comptable américain. c'est-à-dire ceux qui sont censés être au cœur du sujet. Cette procédure est également retenue par l’IASB pour l’élaboration des normes internationales. La mission du FASB est de publier des normes nouvelles ou d’adapter les normes existantes (Statement of Financial Accounting Standards – SFAS) identifiées FASx. de recherche et de discussion entre personnes compétentes. Appelé « Due Process ».caractéristique. il constitue avec la commission des opérations boursières (Securities and Exchange Commission – SEC). Crée en 1973.Le Financial Accounting Standards Borad . Les Etats-Unis ont choisi cette voie pour l’élaboration de son droit comptable. pseudo professionnelles à qui revient la responsabilité d’élaborer les principes comptables généralement admis dans le respect des textes destinés à protéger les partenaires de l’entreprise. 2. L’élaboration des règles se fait au terme d’un processus d’étude. Dans ce pays. La SEC exerce sur exu un pouvoir de surveillance qui n’altère pas les relations de partenariat existant entre la SEC et le FASB. La crise de 1929 et la pression des événements contraignent la profession à jouer un rôle important. il a rédigé un cadre conceptuel (conceptual frame work) qui constitue la base de référence dans sa tâche de BENGHAZALA Mostafa 102 Mémoire de fin d’études . avant leur publication. les seuls interlocuteurs du gouvernement sont les organisations indépendantes des pouvoirs publics.FASB Le pouvoir de normaliser aux Etats-Unis appartient au conseil des Standards Comptables (Financial Accounting Standards Board – FASB). Son rôle remonte à la création de l’Institut Américain des Experts Comptables (American Institute of Certified Public Accountants – AICPA) en 1897. dit droit coutumier. Jusqu’à ce jour.

Enfin. la SEC souligne la nécessité de préciser les exigences de la comptabilité. BENGHAZALA Mostafa 103 Mémoire de fin d’études . conventions qui régissent le traitement de l’information extériorisée. Dans l’absolu. un effort de formalisation d’un cadre de référence a été entrepris. qui assure ainsi par ses opinions la moralité des affaires. Au départ. la notion des principes généralement acceptés est reconnue lorsque l’ACIPA adopte une résolution aux termes de laquelle les auditeurs sont tenus de mentionner dans leur rapport toutes les dérogations aux opinions émises par l’ARB et par l’APB. Les principes n’ont cette qualité que par rapport aux Etats-Unis et pour les sociétés qui préparent leurs états financiers selon les principes américains. exercent avec les membres de l’ACIPA et les autorités boursières une influence notable dans leur détermination. La SEC adhère à cette exigence.GAAP) Depuis quelques années. 3. En 1964. La règle de déontologie n°203 du code d’éthique professionnelle stipule que : « les méthodes dérogeant aux principes établis par l’ACIPA ne sauraient plus être longtemps considérées comme généralement admises ».normalisation. les normes du FASB et les opinions des commissions. ils n’ont pas de signification. la création du FASB entérine l’autorité des principes qui allaient devenir les principes généralement acceptés (GAAP). Le droit comptable anglo-saxon comme le droit comptable français repose sur des principes auxquels chaque utilisateur doit se soumettre. ils constituent des conventions admises par acceptation tacite. Elle déclare que la pratique comptable doit pouvoir s’appuyer sur des textes faisant autorité. Dès lors. et face aux besoins de comptabilité rendus nécessaires avec l’élargissement des marchés financiers. ces principes n’ont pas de définition précise. Ils sont évoqués dans leurs implications pour asseoir la crédibilité de l’information financière à l’égard des utilisateurs. Ils sont qualifiés de principes généralement admis. Cela suppose la garantie du respect des normes données par le réviseur contractuel totalement indépendant. qui les ont précédés. Naturellement. les GAAP avaient définitivement assis leur autorité. En 1937. lui permettant ainsi d’échapper à toutes les pressions et de répondre à toutes les situations.les principes généralement admis (Generally Accepted Accounting Principles . Leur origine se trouve dans les accords conclus dans les années 1930 entre l’Institut des ExpertsComptables et la bourse de NewYork. Conformément à la tradition anglo-saxonne.

On retient les principes les plus fréquemment cités : Le principe de la continuité d’exploitation (going concern assumption) Le principe de la permanence des méthodes (consistency principle) Le principe de séparation des exerices (accrual basis principle) Le principe du nominalisme (monetary principle) A ces conventions s’ajoutent des considérations qui doivent présider dans le choix et l’application des méthodes comptables appropriés ainsi que dans la préparation des documents financiers.le cadre conceptuel (Conceptual FrameWork) Le cadre conceptuel fait partie des principes généralement acceptés.Objectives of Financial Reporting by Business Entreprises – 1978) BENGHAZALA Mostafa 104 Mémoire de fin d’études . Ces principes émanent de l’expérience de la conduite des affaires et de l’accomplissement dans un système d’économie libérale. Le FASB définit le cadre conceptuel « comme un ensemble structuré d’objectifs et de principes fondamentaux interreliés ».Ne pas parler des principes fondamentaux qui sous-tendent ces principes. Son importance sera grande dans l’élaboration future du droit comptable. ils ne peuvent être affectés par les changements constants dans l’environnement. Le cadre comporte six directives : La première norme est intitulée « objectifs de la divulgation financières par les entreprises » (SFAC n°1. constituerait une omission regrettable. Il s’agit : Le principe de prudence (conservation principle) Le principe de l’importance relative (materiality principle) Le principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (substance over form) 4. D’application large. Les objectifs représentent les fins que la comptabilité s’assigne et les principes fondamentaux mettent en évidence les concepts et les conventions comptable de base auxquels on doit se référer lors de la mise au point de l’interprétation et de l’application des normes de comptabilité et d’information ».

son importance relative La troisième directive définit les éléments des états financiers des entreprises commerciales (SFAC n°3 – Elements of financial statement of business entreprise – 1980 December) La quatrième et la sixième s’intéressent aux objectifs des états financiers des entreprises non commerciales (SFAC n°4 et 6 – Objectives of financial reporting by non business corporation – 1980 December) Et enfin la cinquième pose le problème de la reconnaissance et de la mesure de l’information dans les états financiers (SFAC n°5 – Recognition ans measurement in financial statement of business entreprises – 1984 December) Pour figurer dans les états. le coût de revient incorpore l’ensemble des frais directs engagés. et peut incorporer les frais financiers liés à la construction comme je vais le détailler cidessous. Le projet intitulé « guide normatif pour la préparation des états financiers » a reçu un accueil peu enthousiaste. L’utilité d’un tel cadre a été ressentie par la Grande Bretagne. Ce cadre a inspiré le cadre conceptuel proposé par 1987 par l’IASC. La présentation de l’information financière prévue par ce projet n’est pas identique à celle requise par le cadre conceptuel de l’IASC. BENGHAZALA Mostafa 105 Mémoire de fin d’études .La seconde est consacrée aux caractéristiques qualitatives de l’information comptable (SFAC n°2 – Qualitative characteristics of accounting information – 1980 may). Les qualités de l’information sont sa pertinence. Section 2 : Retraitements US GAAP des immobilisations corporelles : Il n’existe pas de norme américaine traitant de façon spécifique les immobilisations corporelles. La doctrine se réfère donc aux principes comptables fondamentaux ainsi qu’au cadre conceptuel. sa cohérence. L’ASB a donné sa version d’un cadre conceptuel dans un exposé sondage. l’ASC a reconnu au cours de 1989 le cadre conceptuel de l’IASC comme référence pour le développement des normes nationales futures. sa comparabilité. Pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même. En revanche. Il n’incorpore pas les frais généraux. l’élément doit satisfaire à quatre critères qui tiennent à sa définition. sa fiabilité. sa mesurabilité. à sa pertinence et à sa fiabilité.

3600000 dirhams le 01 mars et 1800000 dirhams le 01 novembre. Le principe de capitalisation des frais financiers est appliqué seulement si l’investissement est jugé comme dépassant un seuil de matérialité fixé par l’entreprise et si le montant des intérêts est tel que la société juge matériellement capitalisable. BENGHAZALA Mostafa 106 Mémoire de fin d’études . Exemple : pour la construction d’une usine. l’objectif étant d’obtenir un coût de financement raisonnable et qui aurait été évité si le bien n’avait pas été produit. Le montant des frais financiers capitalisés ne peut en aucun cas excéder celui des intérêts effectivement supportés par l’entreprise. appel au jugement . il est possible de capitaliser certaines charges financières relatives à l’acquisition de certains biens immobiliers en partant du principe que cette capitalisation permettra de mieux mettre en balance les produits et les charges au cours des périodes futures. S’il n’existe pas de financement spécifique lié à l’immobilisation concernée. en outre. Seuls les frais financiers relatifs à cette période sont capitalisables. Ce taux est multiplié par l’investissement cumulé moyen durant la période qui est calculé en fonction des décaissements. Les frais financiers sont capitalisables pour tous les actifs qui nécessitent une certaine période dite d’acquisition commençant avec les premières dépenses relatives à l’immobilisation et se terminant avec sa mise en service. il est tenu compte du coût moyen pondéré des emprunts de l’entreprise pendant la période de fabrication du bien.1. L’usine est terminée le 31 décembre. Les frais financiers capitalisables sont ceux relatifs au financement spécifique de l’immobilisation. une société dépense 2250000 dirhams le 01 janvier.Capitalisation des charges financières : Selon les normes FAS 34 et 42. L’investissement moyen est de Les charges financières ne sont pas capitalisées pendant les périodes de retard ou d’interruption des travaux. La détermination des frais financiers capitalisables fait. sauf dans le cas d’interruptions brèves. La capitalisation des charges financières cesse à la date de mise en service du bien.

les contrats de crédit bail. En vertu de ce principe. Il est à signaler que les normes CGNC sont plus restrictives que les normes américaines. le locataire comptabilise à l’actif et au passif la valeur vénale du bien acquis. sans que cette valeur ne puisse être supérieure à la somme actualisée des redevances. Sur le plan du schéma comptable. à la date de signature du contrat. Selon les normes américaines. Concernant l’amortissement. Selon la norme FAS 13. le bien est amorti selon la durée de vie économique si l’un des deux premiers critères a été retenu pour classifier le contrat. 2. Le contrat comporte une option d’achat à un prix inférieur à la valeur vénale à la levée de l’option . La durée du contrat est égale à 75% ou plus e la durée de vie économique du bien acquis en crédit-bail . Il convient dans ce cas de constituer une provision pour dépréciation.Le crédit-bail Le contrat de crédit-bail est un contrat par lequel le propriétaire transmet à l’emprunteur ou locataire l’usage d’un bien corporel moyennant le versement d’un loyer. La valeur actuelle du loyer est au moins égale à 90% de la valeur vénale du bien considéré.La capitalisation des frais financiers capitalisés peut amener à un prix de revient supérieur à la valeur nette de réalisation. il satisfait à l’un des critères suivants : Le contrat transfère la propriété du bien au locataire à son échéance . sont enregistrés comme des acquisitions d’immobilisations assorties d’emprunt. le contrat de crédit-bail est assimilé à une acquisition si. BENGHAZALA Mostafa 107 Mémoire de fin d’études . et selon la durée du contrat. Les loyers sont quant à eux scindés en amortissement du capital et en charges financières. s’ils ne sont pas assimilés à des opérations de location simple transférant seulement l’usage pour une partie de la vie économique. ces contrats sont traités selon le principe de la prééminence de la substance sur la forme. puisqu’ils ne permettent l’incorporation des charges financières dans el coût d’une immobilisation qu’à la double condition de l’existence d’un financement spécifique et d’une durée d’acquisition ou de fabrication supérieure à 12 mois. Le taux d’actualisation correspond au taux du contrat.

les paiements périodiques sont enregistrés parmi les charges. Les versements à effectuer au cours des cinq années à venir en précisant les intérêts . Il est à noter que l’approche américaine est fondamentalement opposée à celle du CGNC qui s’est basée sur une conception juridique basée sur le principe du droit de propriété. BENGHAZALA Mostafa 108 Mémoire de fin d’études . il faut reporter au niveau des notes aux états financiers US GAAP les informations suivantes : La valeur brute des actifs acquis en crédit-bail . Ce n’est que lors de la levée de l’option d’achat que le bien figurera au bilan pour sa valeur résiduelle. Certains contrats de crédit-bail comprennent des clauses de variation conditionnelles de loyer (ex : taux d’intérêt variable…). Le CGNC a cependant prévu d’indiquer au niveau de l’ETIC les informations permettant au lecteur des états financiers de retraiter le bilan.Exemple : un matériel dont la valeur est de 360400 dirhams et dont la durée de vie est de cinq ans et acquis par le biais d’un contrat de crédit-bail pour une période de cinq ans au taux de 12%. Le contrat de location simple ne remplit pas quant à lui les critères permettant de mettre les biens à l’actif. Ainsi. La valeur résiduelle est non significative et ne sera pas prise en compte au titre de l’exemple. Les amortissements des biens acquis en crédit-bail . les redevances dues par l’entreprise utilisatrice du bien figurent parmi les charges de l’exercice. La société constatera en outre une charge d’amortissement annuel d’un montant de 72 096 dirhams. La dette correspondante ventilée en dettes à court et à long terme. Ces charges ou produits conditionnels sont pris en charges au cours de la période au cours de laquelle ils naissent. Il est à signaler que quelle que soit la nature du contrat. Il est à signaler cependant que le projet de loi relatif aux comptes consolidés a retenu une approche similaire aux normes US GAAP.

000 dirhams est investi. pouvant affecter la longévité d’un bien immobilisé. ainsi la notion d’amortissement dérogatoire est inconnue du droit comptable américain. Exemple : un équipement dont le coût d’achat est de 1. La politique de maintenance. La charge d’amortissement est alors révisée en se basant sur la nouvelle base comptable et la nouvelle durée de vie restante.3. Les amortissements antérieurs ne sont pas ajustés. Au 1 janvier de la cinquième année. L’amortissement en fonction du nombre d’unités produites est préconisé lorsque l’utilisation de BENGHAZALA Mostafa 109 Mémoire de fin d’études . Les dépenses qui augmentent la capacité. un montant de 400. Ce montant a permis d’améliorer l’efficacité de la machine et d’augmenter sa durée de vue de 2 ans. La méthode la plus utilisée est celle de l’amortissement linéaire. Aucun principe ne fixe des durées de vie précises.Les amortissements : L’amortissement est défini selon les normes américaines comme le coût rendu par l’élément immobilisé dans les activités d’exploitation.000. Son objectif est de répartir de manière systématique la charge liée à la dépréciation du bien sur sa durée de vie utile. sous réserve de leur application systématique et rationnelle. l’amortissement doit se faire sur la durée la plus courte en comparant la durée de vie du bien et le terme du bail. L’amortissement doit être envisagé différemment selon les approches comptables et fiscales. la durée de vie d’un bien immobilisé peut changer d’une société à une autre et d’une industrie à une autre. Plusieurs méthodes d’amortissement sont reconnues. selon l’ARB 43. l’efficacité ou augmentent la durée de vie d’un bien s’ils sont substantiels sont capitalisées. Il est toutefois à préciser que dans le cas de construction sur sol d’autrui ou dans le cas d’aménagement et d’agencements de bien loués.000 de dirhams est amorti sur 10 ans selon la méthode linéaire.

Un changement physique substantiel du bien . les entreprises sont tenues de revoir régulièrement la valeur de leurs actifs immobilisés pour s’assurer que des changements ou des événements ayant pour conséquence une impossibilité de recouvrer leur valeur nette comptable ne sont pas intervenus.Changements d’ordre légal affectant l’utilisation du bien . Il est vrai cependant que depuis l’avènement du CGNC. Son dénominateur est égal à la somme des numéros d’ordre des N années correspondant à la durée de vie du bien. Chaque année un rapport est appliqué à la base amortissable. Les amortissements accélérés s’effectuent de deux manières : l’amortissement dégressif qui consiste à multiplier la valeur nette d’amortissement par le taux normal multiplié par un coefficient de 2. Cette dernière méthode consiste à calculer l’annuité décroissante d’amortissement par la méthode de la progression arithmétique. b.Génération de cash-flows négatifs . elle est donc retenue lorsque la durée de vie est plus fonction de l’utilisation effective que de l’écoulement du temps.l’immobilisation varie considérablement de période en période en fonction de la quantité des biens qu’elle produit . d. On ne peut que regretter que la pratique comptable marocaine soit dominée par la primauté de la loi fiscale et que l’entreprise marocaine doit constater la charge d’amortissement dérogatoire comptablement afin de pouvoir bénéficier de sa déduction fiscale.Des coûts d’exploitation très excédentaires par rapport aux conditions initialement prévues . les amortissements dérogatoires sont inscrits au passif du bilan ce qui a pour vertu de ne pas fausser la valeur nette comptable des immobilisations. et la méthode de la somme des numéros d’ordre de la durée de vie d’un bien (sum of the years digits method).Dépréciation d’actifs à long terme : Selon les dispositions de la norme FAS 121. c. BENGHAZALA Mostafa 110 Mémoire de fin d’études . f. Son numérateur est égal à la somme à la durée de vie restante du bien à amortir. e. La norme FAS 121 donne plusieurs exemples de circonstances qui peuvent indiquer un problème de recouvrement de la valeur parmi lesquelles : a. 4 .Une baisse significative de la valeur marchande du bien .Un changement significatif dans les conditions d’utilisation du bien .

s’il en est responsable contractuellement . La cession d’une immobilisation sera considérée comme parfaite et le profit sera comptabilisé en entier si les quatre conditions suivantes sont réunies : Les parties contractantes sont légalement liées par un contrat . 5. Concernant les cessions d’immobilisations.Cession d’immobilisation corporelles La norme FAS 66. Toutes les conditions suspensives doivent avoir été réalisées. Le vendeur doit trouver un financement pour l’acheteur. Dans le cas où la valeur nette comptable est supérieure au montant estimé des flux de trésorerie future. qui n’admettent que le coût historique comme unique source de comptabilisation. attendus de l’actif et la valeur nette comptable de cet actif. BENGHAZALA Mostafa 111 Mémoire de fin d’études . à une estimation basée sur le prix d’éléments similaires ou par rapport aux cash-flows futurs pouvant être générés par le bien. Si la vente est assortie d’une obligation ou d’une option engageant le vendeur à racheter le bien cédé. Cette position est plus conservatrice par rapport aux lois comptables et fiscales marocaines qui admettent le principe de réévaluation des immobilisations à condition de respecter certaines conditions.Réévaluation des immobilisations : La réévaluation des immobilisations est interdite selon les normes US GAAP. 6. se base sur le principe de parallélisme entre les revenus d’une période et les coûts générés au cours de la même période.Si de tels événements conduisent à considérer qu’il existe un risque de ne pas recouvrer à terme la valeur nette comptable de l’actif concerné. l’entreprise doit procéder à un test consistant à comparer le montant des flux de trésorerie futurs non actualisés et sans charges financières. les normes US GAAP exigent que les revenus soient comptabilisés au cours de l’exercice où l’échange est complété et où le recouvrement du produit de cession est substantiellement achevé. la transaction n’est pas comptabilisée comme étant une vente mais comme une opération de financement (ex : le lease back). la société se doit de comptabiliser une provision pour dépréciation. Toutes les obligations financières ont été payées . Cette provision est calculée par rapport à la juste valeur déterminée par rapport à un prix de marché.

En effet. Tyco. vise principalement à garantir une meilleure transparence comptable. Parallèlement aux filiales étrangères. les filiales étrangères implantées sur le territoire marocain doivent non seulement se plier au référentiel comptable marocain. les entreprises sont désormais soumises à un corps de règles nationale et internationale. les banques marocaines sont tenues aujourd’hui de se conformer aux normes internationales. BENGHAZALA Mostafa 112 Mémoire de fin d’études . dénommées jusqu’en 2001 normes IAS pour International Accounting Standards) existant depuis 1973. Au Maroc. la population concernée par les normes comptables et financières internationales s’est considérablement accrue ces dernières années. selon les directives de Bank Al-Maghrib. etc…). les pouvoirs publics se sont attachés à renforcer la qualité de la communication financière afin de rétablir la confiance du public. en imposant aux entreprises faisant appel public à l’épargne de présenter leurs comptes consolidés conformément aux normes IFRS.Chapitre 2 : Retraitements des corporelles selon les normes IFRS immobilisations Section 1 : le passage aux normes IAS/ IFRS : une conception nouvelle de l’information financière Après les scandales financiers du début des années 2000 en Europe et aux ÉtatsUnis (Enron. Ainsi. WorldCom. mais sont aussi dans l’obligation de faire du « reporting » à la société mère et ce en respectant les normes internationales IAS/IFRS. En effet. des épargnants et des investisseurs. Le principe global est simple : IFRS instituent une plus grande transparence dans la publication des comptes et obligent les PDG et CEO à s’engager sur leur exactitude. Le règlement européen (CE) n° 2002-1606 du 19 juillet 2002. la présentation des comptes de ces entreprises selon des normes harmonisées en facilitera la compréhension et surtout la comparaison à l’échelon européen. destinées à toutes les entreprises faisant appel public à l’épargne. L’année 2005 devrait ainsi voir l’application des normes IFRS (International Financial Reporting Standards. Ce vaste mouvement s’est traduit par l’adoption d’un ensemble de textes dont l’objectif commun est l’amélioration de la sécurité financière.

Cependant.à la suite de la réforme de ce dernier.1. de France. du Mexique.et qui sont dénommées IFRIC (antérieurement Standing Interpretations Committee . d’Allemagne. des Pays-Bas. qui sont incités à converger vers les solutions IAS/IFRS. du Japon. Dans la plupart des pays de l’Union européenne.IFRIC . Ces interprétations servent à préciser le traitement comptable applicable pour une opération/transaction donnée lorsque les normes développées ne sont pas suffisamment précises en la matière. L'IASB a également pour rôle de publier des interprétations qui sont développées par l'International Financial Reporting Interpretations Committee .IASC . Origine des normes IAS/IFRS Edicté par un organisme privé dans le but d’harmoniser les normes et les pratiques comptables au plan international. l'IASB (International Accounting Standards Board) qui a repris la succession de l'International Accounting Standards Committee . en devenant à partir de 2005 le langage réglementaire des comptes consolidés des entreprises cotées sur un marché financier européen.SIC). dont la France. en 2001) a pour mission d'élaborer et de publier des normes comptables internationales pour la présentation des états financiers ainsi que de promouvoir leur utilisation et leur généralisation à l'échelle mondiale. le référentiel IAS/IFRS bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle. et fondé sur une philosophie comptable sensiblement différente des principes comptables actuels. BENGHAZALA Mostafa 113 Mémoire de fin d’études . les comptes individuels des sociétés restent exprimés selon les normes comptables nationales. du Canada. la légitimation des IAS/IFRS par l’Union européenne introduit des tensions sur les droits comptables nationaux. Ces normes sont dorénavant appelées International Financial Reporting Standards ou IFRS (celles élaborées avant le 1er avril 2001 restent intitulées International Accounting Standards ou IAS). du Royaume Uni et d’Irlande et des États-Unis d’Amérique. Création et rôle de l’IASB Créé en 1973 suite à un accord entre les organismes professionnels comptables d’Australie.

… . imposant la fourniture dans les états financiers et autres informations financières. transparentes et comparables. de manière à aider les différents intervenants sur les marchés de capitaux du monde. sont les suivants: Elaborer. dans l’intérêt général. tels que définis dans la préface des normes. compréhensibles et que l’on puisse faire appliquer dans le monde entier. et Travailler activement avec des normalisateurs nationaux pour tendre vers la convergence des normes comptables nationales et des Normes internationales d’information financière pour des solutions de haute qualité. un jeu unique de normes comptables de haute qualité. Il a pour but de fournir une base commune permettant l’élaboration de normes cohérentes. auditeurs. normalisateurs comptables nationaux. Avantages des normes de l’IASB L’avantage des normes de l’IASB est triple : Le référentiel comptable IAS/IFRS est reconnu de qualité par la communauté internationale comptable : bourses de valeurs.Objectifs de l’IASB Les objectifs de l’IASB. producteurs de comptes. Il est également doté d’un cadre conceptuel général définissant les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états financiers à l'usage des utilisateurs externes. L’IASB est un programme privé. d’informations de haute qualité. Cadre conceptuel des normes IAS/IFRS Le référentiel IAS/IFRS est aujourd’hui constitué de 36 normes publiées et en vigueur et de 13 interprétations SIC/IFRIC. Le mode de fonctionnement de l’IASB est très souple et permet de modifier ou de compléter le référentiel comptable dans des détails jugés raisonnables par les producteurs de comptes et les bourses de valeurs . Promouvoir l’utilisation et l’application rigoureuse de ces normes . ainsi que les autres utilisateurs de ces informations dans leur prise de décisions économiques . BENGHAZALA Mostafa 114 Mémoire de fin d’études . n’appartenant à aucun Etat mais seulement à des membres émanant de plus d’une centaine de pays 2. analystes financiers.

Selon cette base. ni la nécessité de mettre fin à ses activités. . les états financiers peuvent devoir être préparés sur une base différente. D’aider les utilisateurs des états financiers à interpréter l'information contenue dans les états financiers préparés en conformité avec les normes comptables internationales. Ainsi il est supposé que l'entreprise n'a ni l'intention. Continuité d'exploitation : les états financiers sont normalement préparés selon l'hypothèse qu'une entreprise est en situation de continuité d'exploitation et poursuivra ses activités dans un avenir prévisible. Le cadre conceptuel du référentiel IFRS traite essentiellement de l’objectif des états financiers. ni de réduire de façon importante la taille de ses activités.Objectif des états financiers L'objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. D’aider les auditeurs à se faire une opinion sur la conformité des états financiers avec les normes comptables internationales . et s'il en est ainsi. Deux hypothèses de base sont utilisées pour la préparation de ces états financiers : Comptabilité d'engagement: les états financiers sont préparés sur la base de la comptabilité d'engagement. de leurs caractéristiques qualitatives ainsi que les contraintes présidant à leur établissement pour que l’information financière soit pertinente et fiable. D’aider les préparateurs des états financiers à appliquer les IAS et IFRS et à traiter de sujets qui doivent encore faire l'objet d'une norme . les effets des transactions et autres événements sont comptabilisés quand ces transactions ou événements se produisent (et non pas lorsqu'intervient le versement ou la réception de trésorerie). la base utilisée doit être indiquée. S'il existe une telle intention ou une telle nécessité. BENGHAZALA Mostafa 115 Mémoire de fin d’études . qui soit utile à un large éventail d'utilisateurs pour prendre des décisions économiques.L'objectif de ce cadre est notamment : D’aider l'IASB à développer les futures normes comptables internationales et à réviser celles qui existent déjà . la performance et les variations de la situation financière d'une entreprise.

Fiabilité : l'information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte d'erreur et de biais significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image fidèle de ce qu'elle est censée présenter ou de ce qu'on pourrait s'attendre raisonnablement à voir présenter. Pertinence : l'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle influence les décisions économiques des utilisateurs en les aidant à évaluer des événements passés. Rapport coût/avantage : le rapport coût/avantage est une contrainte générale plutôt qu'une caractéristique qualitative. Aussi. l'importance relative fournit un seuil ou un critère de séparation plus qu'une caractéristique qualitative principale que l'information doit posséder pour être utile. Comparabilité : l'évaluation et la présentation de l'effet financier de transactions et d'événements semblables doivent être effectués de façon cohérente et permanente pour une même entreprise et de façon cohérente et permanente pour différentes entreprises.Caractéristiques qualitatives des états financiers Les quatre principales caractéristiques qualitatives sont l'intelligibilité. En conséquence. la fiabilité et la comparabilité. l'information doit être neutre. Les avantages obtenus de l'information doivent être supérieurs au coût qu'il a fallu consentir pour la produire. L'importance relative : dépend de la taille de l'élément ou de l'erreur. pour être fiable. Intelligibilité : une qualité essentielle de l'information fournie dans les états financiers est d'être compréhensible immédiatement par les utilisateurs. l'information contenue dans les états financiers doit être exhaustive. présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. la pertinence. BENGHAZALA Mostafa 116 Mémoire de fin d’études . c'est-à-dire sans parti pris. autant que le permettent le souci de l'importance relative et celui du coût. jugée dans les circonstances particulières de son omission ou de son inexactitude. Enfin. Contraintes à respecter pour que l'information soit pertinente et fiable Célérité : l'information peut perdre sa pertinence si elle est fournie avec un retard indu.

Elles introduisent un véritable changement d’esprit par rapport à la tradition comptable nationale. outre les organismes professionnels et les grands cabinets d’audit. la FSA britannique. L'importance relative des caractéristiques dans les divers cas est une affaire de jugement professionnel. C’est ainsi que l’IASB ne cache pas que parmi les différents destinataires potentiels de la comptabilité. la recherche d'un équilibre ou d'un arbitrage entre les caractéristiques qualitatives est souvent nécessaire. l’AMF française. Prééminence de la réalité économique sur la forme juridique (‘substance over form’) Alors que le droit comptable marocain s’appuie généralement sur la forme d’une opération pour en déterminer l’intégration dans les comptes.Equilibre entre les caractéristiques qualitatives : en pratique.. mais dont les principaux interlocuteurs sont. Les trois principes suivants peuvent également se lire comme la mise en œuvre de cette considération privilégiée accordée à l’information des investisseurs. Ses principes sont les suivants : Importance privilégiée des investisseurs comme destinataires de la comptabilité L’IASB est un organisme privé. indépendant des pouvoirs publics. C’est ainsi que certains actifs titrisés ou logés dans des véhicules ad hoc juridiquement séparés de l’entreprise doivent selon les cas être réintégrés au bilan. les principaux régulateurs boursiers (la SEC américaine. la fourniture d’états financiers qui répondent à leurs besoins répondra également à la plupart des besoins des autres utilisateurs susceptibles d’être satisfaits par des états financiers » (§ 10 du cadre conceptuel précisant les principes du référentiel IAS). BENGHAZALA Mostafa 117 Mémoire de fin d’études . Principes fondateurs des normes IAS/IFRS Les normes comptables internationales IAS/IFRS se fondent sur une philosophie propre.) regroupés au sein de l’OICV. il privilégie les actionnaires : « Comme les investisseurs sont les apporteurs de capitaux à risque de l’entreprise.. les IAS/IFRS entendent passer au-delà des apparences juridiques et retranscrire la réalité économique sousjacente. 3. ou que les actifs faisant l’objet d’un crédit-bail (donc n’appartenant juridiquement pas à l’entreprise) doivent être retraités comme s’ils avaient été financés par emprunt.

celle-ci pouvant dans certains cas être évaluée à partir de modèles économétriques ou de la valeur actualisée des flux futurs de trésorerie que le bien est susceptible de générer. environnementaux. commerciaux et financiers qui devront être traduits ou mentionnés dans les états financiers. BENGHAZALA Mostafa 118 Mémoire de fin d’études . une analyse régulière du patrimoine nécessitant de recourir à des techniques d’évaluation pour valider les valeurs comptabilisées. 4. Dès lors. une approche économique des transactions entraînant des modifications sur les modes d’évaluation et de comptabilisation des opérations. Conséquences majeures du changement de référentiel : Mutations stratégiques et organisationnelles Les changements impliqués par l’adoption du référentiel de l’IASB vont se traduire par des impacts touchant les choix stratégiques et organisationnels des entreprises notamment : un renforcement de la communication sur la performance sectorielle nécessitant des outils analytiques adaptés à la stratégie de communication financière des groupes. une analyse approfondie des engagements sociaux. Un reflet fidèle de la réalité économique obligerait à évaluer les actifs et les passifs à leur ‘juste valeur’. laisse place dans le référentiel IAS/IFRS au principe de juste valeur (‘fair value’). Primauté du bilan sur le compte de résultat Le référentiel IAS/IFRS s’appuie prioritairement sur une définition des actifs et des passifs. c’est-à-dire à leur valeur normale de marché. le coût historique (diminué des amortissements) peut différer sensiblement de la valeur d’usage et/ou de cession d’un bien. et le résultat se mesure comme l’évolution des capitaux propres constatée entre la clôture et l’ouverture (hors opérations avec les actionnaires). ce principe n’est toutefois pas appliqué à tous les actifs et passifs des entreprises (l’IASB ne semble plus suivre la voie de la ‘full fair value’). sur lequel la comptabilité marocaine se fonde traditionnellement. un produit est conçu comme un accroissement d’actif (ou une réduction de passif).Coût historique et juste valeur Le principe de la comptabilisation des éléments du bilan au coût historique. C’est dans une large mesure la conséquence du ‘substance over form’ : avec le temps. tant en raison de difficultés pratiques que parce que ce projet a suscité de vives critiques. une charge comme une réduction d’actif (ou un accroissement de passif).

de suivre le nouveau référentiel dans leurs comptes consolidés. Sur le plan contractuel. Les flux comptables classiques ne comportent à ce jour pas suffisamment d’informations pour satisfaire aux normes IFRS.la valorisation de certains actifs et passifs en « juste valeur » impliquant la prise en compte de positions latentes en résultat ou en capitaux propres. Renforcement de la fonction comptable et financière et des organes de contrôle: un renforcement de la formation du personnel et surtout l’équipe comptable. À cet effet. le développement des informations qualitatives. Il n’est pas exclu que l’audit de l’existant conduise les entreprises à remettre intégralement en question leur système d’information et à en revoir l’architecture globale de manière à privilégier un projet d’ensemble harmonisé. BENGHAZALA Mostafa 119 Mémoire de fin d’études . Pour celles qui font appel public à l’épargne et qui sont installées dans un État membre de l’Union européenne. la définition du référentiel de conformité. mais aussi un recensement exhaustif des modifications induites à opérer dans le système d’information des entreprises concernées. L’acquisition de ces outils devra se faire avec précaution pour garantir leur compatibilité avec les systèmes existants et leur évolutivité à raison des normes comptables qui n’ont pas fini d’évoluer. à travers des séminaires traitant des normes IAS/IFRS. il s’agit d’ores et déjà d’une priorité en raison du règlement européen imposant à compter du 1er janvier 2005. le respect des délais ou la cohérence des adaptations issues de sources distinctes figureront parmi les préoccupations récurrentes des entreprises. les adaptations du système d'information nécessitent la mise en œuvre d’outils informatiques qui permettent l’extraction de données plus nombreuses et souvent issues de bases de données disparates. Les exigences d’une information financière sécurisée vont entraîner une réorganisation importante des procédures internes des entreprises et le renforcement corrélatif de la sécurité de leur système d’information. Principaux impacts sur les systèmes d’information Le passage aux normes IFRS n’implique pas uniquement une analyse précise des divergences norme par norme avec le référentiel antérieurement appliqué. quantitatives et prospectives à fournir en annexe.

L’amortissement : est la répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. Une perte de valeur : est le montant de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur recouvrable. après déduction des coûts de sortie estimés.Section 2 : Dispositions des normes comptables IAS/IFRS relatives aux immobilisations corporelles (IAS 16) Quelques Définitions Dans norme IAS 16. La juste valeur : est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé entre des parties bien informées. Le montant amortissable : est le coût d’un actif. La valeur spécifique à l’entité : est la valeur actualisée des flux de trésorerie qu’une entité attend de l’utilisation continue d’un actif et de sa sortie à la fin de sa durée d’utilité ou qu’elle prévoit d’encourir lors du règlement d’un passif. consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale. les termes suivants ont la signification indiquée ci-après: La valeur comptable : est le montant pour lequel un actif est comptabilisé après déduction du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. si l’actif avait déjà l’âge et se trouvait déjà dans l’état prévu à la fin de sa durée d’utilité. Le coût : est le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie payé. BENGHAZALA Mostafa 120 Mémoire de fin d’études . La valeur résiduelle : d’un actif est le montant estimé qu’une entité obtiendrait actuellement de la sortie de l’actif. ou la juste valeur de toute autre contrepartie donnée pour acquérir un actif au moment de son acquisition ou de sa construction ou bien le montant éventuellement attribué à cet actif lors de sa comptabilisation initiale conformément aux dispositions spécifiques d’autres normes. La valeur recouvrable : est la valeur la plus élevée entre le prix de vente net de l’actif et sa valeur d’utilité. diminué de sa valeur résiduelle. ou tout autre montant substitué au coût.

1. 5. 3. puis révisé en 1998 avec application aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1999. 2.Philosophie La norme couvre les différents aspects de la comptabilisation et de l’évaluation des immobilisations corporelles d’exploitation sur leur durée de vie. Le deuxième texte a été adopté dans sa version de base en 1993 avec application aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1995. La norme IAS 16 s’applique à toutes les immobilisations corporelles d’exploitation à l’exception des éléments suivants : Les immobilisations corporelles classifiées comme détenues en vue de la vente .Comptabilisation des immobilisations corporelles Critères de comptabilisation Les immobilisations corporelles sont des actifs corporels : BENGHAZALA Mostafa 121 Mémoire de fin d’études . annule et remplace IAS (1998). 4.Version en vigueur La première version de l’IAS 16 remontait à 1982 et était applicable aux exercices ouverts à compter du 1èr janvier 1983. et autres ressources similaires non renouvelables « industries extractives ». Aux actifs biologiques en rapport avec l’activité agricole – IAS 41 « agriculture » . Aux droits miniers et aux réserves minérales tels que le pétrole. Les deux apports majeurs de cette norme consistent dans le fait qu’elle impose de traiter les composantes d’un actif comme des éléments séparés s’ils ont des durées d’utilité différentes et permet de procéder à la réévaluation des immobilisations corporelles comme méthode alternative à l’évaluation au coût historique. gaz naturel. La présente norme en vigueur révisée.Champs d’application La présente norme doit être appliquée pour la comptabilisation des immobilisations corporelles.Objectif de la norme IAS 16 L’objectif de la présente norme consiste à prescrire le traitement comptable pour les immobilisations corporelles de sorte que les utilisateurs des états financiers puissent distinguer les informations relatives aux investissements d’une entité dans ses immobilisations corporelles et celles relatives aux variations de cet investissement. sauf lorsqu’une autre norme impose ou autorise un traitement comptable différent.

et seulement si : Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet élément iront à l’entité .Détenus par une entité soit pour être utilisés sur plus d’un exercice. Soit dans la production ou la fourniture de biens et de services. Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si. Eléments du coût Le coût d’une immobilisation corporelle comprend : Son prix d’achat. 2. Evaluation du coût Le coût d’une immobilisation corporelle est le prix comptant équivalent à la date de comptabilisation. ou encore à des fins administratives. après déduction des remises et rabais commerciaux Tout coût directement attribuable au transfert de l’actif jusqu’à son lieu d’exploitation et à sa mise en état pour permettre son exploitation de la manière prévue par la direction L’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement et à l’enlèvement de l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située. 1. Si le règlement est différé au-delà des conditions habituelles de crédit. Soit pour être loués à des tiers. à moins qu’elle ne soit incorporée dans le coût de l’actif. et Le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable Evaluation lors de la comptabilisation Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions de comptabilisation en tant qu’actif doit être évaluée à son coût. BENGHAZALA Mostafa 122 Mémoire de fin d’études . la différence entre le prix comptant équivalent et le total des règlements est comptabilisée en charges financières sur la période de crédit. y compris les droits de douane et les taxes non remboursables.

Coûts ultérieurs Selon le principe de comptabilisation énoncé précédemment. Les coûts d’entretien courant sont essentiellement les coûts de main d’œuvre et des consommables. 4. BENGHAZALA Mostafa 123 Mémoire de fin d’études . Ces immobilisations corporelles remplissent les conditions de comptabilisation en tant qu’actifs parce qu’elles permettent à l’entité d’obtenir des avantages économiques futurs des actifs liés supérieurs à ceux que l’entité aurait pu obtenir si elles n’avaient pas été acquises. dans la valeur comptable d’une immobilisation corporelle. une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. ces coûts sont comptabilisés dans le résultat au moment où ils sont encourus. soit le modèle de la réévaluation. Coûts initiaux Des immobilisations corporelles peuvent être acquises pour des raisons de sécurité ou pour des raisons liées à l’environnement. et peuvent inclure le coût de petites pièces.3. elle doit appliquer cette méthode à l’ensemble d’une catégorie d’immobilisations corporelles. L’objet de ces dépenses est souvent décrit comme la fonction de « réparations et maintenance » de l’immobilisation corporelle. 1. à savoir sa juste valeur à la date de la réévaluation. les coûts d’entretien courant de l’immobilisation. Modèle de la réévaluation Après sa comptabilisation en tant qu’actif. tout en n’augmentant pas directement les avantages économiques futurs se rattachant à une immobilisation corporelle donnée. une entité ne comptabilise pas. Au contraire. peut se révéler nécessaire pour que l’entité puisse obtenir les avantages économiques futurs de ses autres actifs. Modèle du coût Après sa comptabilisation en tant qu’actif. diminuée du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul de pertes de valeur ultérieures. une immobilisation corporelle dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable doit être comptabilisée à son montant réévalué. L’acquisition de telles immobilisations corporelles. 2. Evaluation après comptabilisation Une entité doit choisir pour méthode comptable soit le modèle du coût.

l’augmentation doit être créditée directement en capitaux propres sous la rubrique écarts de réévaluation. BENGHAZALA Mostafa 124 Mémoire de fin d’études . Lorsqu’à la suite d’une réévaluation. cette diminution doit être comptabilisée en résultat. La juste valeur des installations de production est habituellement leur valeur de marché déterminée par évaluation à dire d’expert. Exemple de traitement d’une immobilisation évaluée selon la méthode de « la valeur réévaluée»: Remarque : La juste valeur des terrains et constructions est habituellement déterminée sur la base d’une évaluation à dire d’expert généralement effectuée par des évaluateurs professionnels qualifiés.Lorsqu’une immobilisation corporelle est réévaluée. précédemment comptabilisée en résultat. 6. une réévaluation positive doit être comptabilisée en résultat dans la mesure où elle compense une réévaluation négative du même actif. Dans ce cas. Deux cas de figure peuvent se présenter : Lorsque la valeur comptable d’un actif est augmentée à la suite d’une réévaluation. toute la catégorie des immobilisations corporelles dont fait partie cet actif doit être réévalué. la valeur comptable d’un actif diminue.Amortissements des immobilisations corporelles Approche par composants : Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme d’amortissement distincts. une réévaluation négative doit être directement imputée en capitaux propres sous la rubrique écart de réévaluation dans la mesure où l’écart de réévaluation présente un solde créditeur pour ce même actif. Toutefois. de manière à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement spécifique et les dépenses ultérieures correspondantes. Toutefois. la norme IAS 16 impose de les comptabiliser de manière séparée.

BENGHAZALA Mostafa 125 Mémoire de fin d’études .Ainsi. Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour répartir de façon systématique le montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. La valeur résiduelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à chaque fin de période annuelle et. Le mode dégressif : conduit à une charge décroissante sur la durée d’utilité de l’actif. Montant amortissable et durée d’amortissement : Le montant amortissable d’un actif doit être réparti systématiquement sur sa durée d’utilité. Le mode d’amortissement appliqué à un actif doit être examiné au moins à la fin de chaque période annuelle et. chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût total de l’élément doit être amortie séparément. les changements doivent être comptabilisés comme un changement d’estimation comptable. le mode d’amortissement doit être modifié pour refléter le nouveau rythme. Le mode des unités de production : donne lieu à une charge basée sur l’utilisation ou la production prévue de l’actif. Ce changement doit être comptabilisé comme un changement d’estimation comptable. si les attentes diffèrent par rapport aux estimations précédentes. Ce mode d’amortissement est appliqué de manière cohérente d’une période à l’autre. sauf en cas de changement du rythme attendu de consommation de ces avantages économiques futurs. Mode d’amortissement Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l’entité s’attend à consommer les avantages économiques futurs liés à l’actif. L’entité sélectionne le mode qui reflète le plus étroitement le rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs représentatifs de l’actif. Ces modes incluent: Le mode linéaire : conduit à une charge constante sur la durée d’utilité de l’actif si la valeur résiduelle de l’actif ne change pas. si le rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs de l’actif a connu un changement important.

Les profits ne doivent pas être classés en produit des activités ordinaires. Section 3 : Normes marocaines et normes internationales : principaux points de divergence : 1Comparaison entre règles comptables marocaines et internationales Les normes IFRS ne renvoient plus à de la comptabilité mais à de l’information financière. 7. le but des nouvelles normes étant de produire une information financière transparente sur l’entreprise permettant d’optimiser les portefeuilles d’actifs. Il est déterminé comme la différence entre le produit net de la sortie. une entité applique IAS 36 «Dépréciation d’actifs». ou Lorsqu’aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa sortie Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle sera inclus dans le résultat lors de la décomptabilisation de l’élément. Mais les salariés et autres parties prenantes de l’entreprise peuvent également les utiliser. Cette norme explique comment une entité revoit la valeur comptable de ses actifs.Décomptabilisation des immobilisations corporelles La valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisée : Lors de sa sortie . propriétaires de l’entreprise. et la valeur comptable de l’immobilisation corporelle. BENGHAZALA Mostafa 126 Mémoire de fin d’études . le cas échéant. comment elle détermine la valeur recouvrable d’un actif et dans quel cas elle comptabilise ou reprend une perte de valeur. Celle-ci est principalement destinée aux investisseurs externes.Dépréciation Pour déterminer si une immobilisation corporelle est dépréciée.

Une différence philosophique essentielle est la prééminence du fond sur la forme. Celle-ci concerne l’ensemble des engagements de l’entreprise : dette bancaire. il existait des quasi-fonds propres qui correspondaient aux titres hybrides comme les obligations convertibles.Les états financiers destinés en premier lieu aux investisseurs et créanciers de l’entreprise sont beaucoup plus lourds que les anciens systèmes comptables qui sont essentiellement destinés aux directions fiscales et aux instituts nationaux de statistiques. BENGHAZALA Mostafa 127 Mémoire de fin d’études . les capitaux propres apparaissent comme un résidu. dans ce système. la comptabilité devient alors synonyme d’information financière. Pour l’ensemble des opérations structurées complexes. provisions. Une nouvelle classification des instruments financiers apparaît. Les principales divergences se résumeront donc essentiellement dans les points suivants : Le plan comptable général préconise une vision juridique de l’entreprise. ce qui correspond à des masses financières extrêmement importantes. Les impacts de ces modifications sont considérables. la comptabilité étant un outil de contrôle et un instrument de régularisation sociale. Chaque opération est analysée dans sa véritable finalité. les conséquences sont importantes. Les instruments financiers sont tous classés à la juste valeur. L’évaluation des stocks et des immobilisations se fera à la juste valeur. Ainsi. auparavant facultatif. Les normes IFRS optent plutôt pour une vision économique de l’entreprise. Cette différence de finalité s’appuie sur des modifications internes des modes de comptabilisation des opérations. couverture de taux de change. stock options et. et surtout un volume d’annexes extrêmement volumineux. Actif et passif sont décomposés très précisément. ligne à ligne. L’information financière doit être parfaitement décrite et documentée : prise de risques. Le hors bilan entre dans le bilan. d’outil d’aide à la décision et de mesure de la richesse crée pour les investisseurs et tous les tiers intéressés. Au bilan et compte de résultat viennent s’ajouter le tableau des flux de trésorerie. A cela il faut ajouter «tout autre document utile à la compréhension des comptes». engagement auprès des salariés comme les plans de retraite. Le périmètre de consolidation a aussi changé. Les nouvelles normes séparent la partie dette de la partie action. à un point tel quel les capitaux propres sont calculés par différence avec la dette. Les normes internationales ont une notion beaucoup plus élargie de la dette.

de la performance et des flux de trésorerie de l’entité qui importe (évaluation de la rentabilité). Le montant amortissable doit correspondre à la valeur d’origine diminuée d’une valeur résiduelle qui peut ne pas être prise en considération si elle n’est pas significative. Pour les normes IFRS. l’image fidèle des comptes traduit la situation juridique des actifs et passifs de l’entreprise (évaluation du patrimoine). la méthode dégressive et la méthode d’amortissement basée sur la production dans laquelle la charge d’amortissement est calculée par référence à l’utilisation ou la production prévue de l’actif. il existe une forte corrélation entre comptabilité et fiscalité alors qu’il y a indépendance entre ces deux variables dans le référentiel international. BENGHAZALA Mostafa 128 Mémoire de fin d’études .Méthodes d’amortissement L’approche est similaire pour les deux référentiels : L’IASC n’impose pas de méthodes spécifiques mais cite néanmoins la méthode linéaire. Dans les états de synthèse établis en conformité avec la législation marocaine. Au Maroc. Le principe de coût historique cède la place au concept de la juste valeur. contrairement aux normes internationales qui permettent d’inscrire au bilan même les biens faisant l’objet d’un contrat de location (Substance over form). b.Définition L’IAS 16 définit l’amortissement comme étant la répartition du montant amortissable d’une immobilisation sur sa durée d’utilisation prévue. il y a une prééminence du droit sur les faits (seules les immobilisations qui appartiennent à l’entreprise peuvent apparaître au bilan). c’est l’image fidèle de la situation financière. Cette définition est similaire à celle édictée par le CGNC.Dans la comptabilité marocaine. 2.Principales divergences Les divergences concernent essentiellement les points suivants : Les amortissements a.

Classification L’IASB distingue entre un contrat de location-financement et un contrat de location simple et définit également les caractéristiques d’un contrat de locationfinancement. tant que l’option d’achat n’a pas été levée. Ces caractéristiques sont les suivantes : Il y a transfert de propriété du bien au preneur au terme du contrat. La période d’amortissement peut être exprimée en termes d’années et aussi sur la base de données physiques (nombre de pièces à produire. b. quant à lui. Les actifs loués sont d’une nature spécifique que seul le preneur peut les utiliser sans leur apporter de modifications majeures. Le leasing a. aucun retraitement du crédit-bail. Le contrat de location comporte une option de rachat à un prix préférentiel notamment à un prix qui devrait être suffisamment inférieur à sa juste valeur à la date de la levée de l’option. La valeur actualisée des paiements minimaux est au minimum égale à la juste valeur de l’actif loué.L’IASC ne fixe pas de durée précise pour les différentes natures d’immobilisations: l’estimation de la durée d’utilité d’une immobilisation corporelle est laissée à l’appréciation des entreprises et doit notamment être basée sur l’expérience de l’entité sur des biens similaires. BENGHAZALA Mostafa 129 Mémoire de fin d’études .Comptabilisation Au niveau du CGNC : L’immobilisation utilisée dans une société en crédit-bail ne peut pas figurer à l’actif du locataire. Le CGNC ne présente. celui-ci n’étant pas propriétaire. de kilomètres à parcourir…). La durée du contrat correspond approximativement à la durée d’utilisation du bien même s’il n’y a pas de transfert de propriété.

si elle est inférieure.Principe de réévaluation L’IASC fait de l’évaluation au coût historique son traitement de référence. soit à la valeur vénale du bien loué après déduction des subventions et des avantages fiscaux. La réévaluation des immobilisations corporelles est cependant autorisée. Cette valeur actualisée des paiements minimaux se calcule en utilisant le taux d’intérêt implicite du contrat ou à défaut le taux d’intérêt marginal d’endettement du locataire. Le bailleur comptabilise le bien loué à l’actif et l’amortit. à la valeur actualisée des paiements minimaux exigibles en vertu du bail. L’IASC distingue entre le contrat de location simple et le contrat de locationfinancement : Le contrat de location simple : Chez le locataire. les loyers sont comptabilisés en charges sur la période de location. b. le bien est porté à l’actif de l’acquéreur pour son prix d’acquisition égal au prix contractuel de cession et doit être amorti sur la durée prévisible d’utilisation. Les loyers sont scindés en amortissement du capital et intérêts : les loyers versés pour la quote-part correspondant au capital viendront en diminution de la dette comptabilisée au passif et les intérêts seront enregistrés au compte de résultat parmi les charges financières. Au niveau du CGNC. La valeur du marché est déterminée pour les terrains et constructions sur la base d’estimations faites par des professionnels qualifiés. soit. l’immobilisation doit être réévaluée à sa juste valeur qui correspond à la valeur du marché. le principe de réévaluation est autorisé par la loi comptable n°9-88.Modalités de réévaluation Pour L’IASC. Pour BENGHAZALA Mostafa 130 Mémoire de fin d’études . Réévaluation des immobilisations corporelles a.Lors de la levée de l’option. Le contrat de location-financement : Ce contrat doit être traduit par la comptabilisation d’un actif et d’un passif qui seront égaux au début du bail.

La réévaluation doit être pratiquée avec une régularité suffisante : l’IASC considère que pour des immobilisations non soumises à des fluctuations importantes de valeur. Tous les biens doivent être en principe réévalués simultanément mais on admet la possibilité de réévaluer une catégorie d’actifs par des inventaires tournants à condition que cette réévaluation soit achevée dans un cours délai. à chaque clôture annuelle ou intermédiaire. Les textes comptables stipulent seulement que la réévaluation ne peut concerner que les immobilisations corporelles et financières. La réévaluation doit être appliquée à l’ensemble des biens d’une même catégorie. s’il existe un indice de perte de valeur . A chaque situation intermédiaire.les autres immobilisations. la norme 36 impose une démarche précise de réalisation des tests de dépréciation : elle indique en effet que chaque entreprise doit examiner. Dans le CGNC. Les normes marocaines ne prévoient rien en ce qui concerne les tests de dépréciation. une période de 3 à 5 ans peut être suffisante. Pour le CGNC : Les modalités de réévaluation ne sont pas précisées. de manière implicite. de manière explicite . BENGHAZALA Mostafa 131 Mémoire de fin d’études . en l’absence de valeur de marché. on peut prendre comme critère le coût de remplacement du bien net d’amortissement. notamment les installations de production. un test de dépréciation est effectué selon des modalités précisées par la norme impliquant notamment la détermination formelle de la valeur recouvrable des actifs concernés. si tel est le cas. les normes prévoient la comparaison de la valeur nette comptable avec la valeur actuelle des actifs : A la date de clôture. Dépréciation En IFRS.

Il s’agit bien entendu du principe de la prééminence de la réalité de la réalité économique sur l’appartenance juridique. Revue de quelques retraitements à effectuer en vue de se conformer aux normes IAS/IFRS Crédit-bail Les opérations de crédit bail représentent l’exemple type de la divergence conceptuelle fondamentale entre les normes comptables marocaines et les normes IFRS. Dispositions prévues par le CGNC Les immobilisations corporelles acquises en crédit bail n'entrent pas dans le patrimoine de l'entreprise et ne peuvent figurer à l'actif de son bilan aussi longtemps que n'est pas levée " l'option d'achat ". La méthode d’amortissement des actifs loués doit être cohérente avec celle applicable aux actifs amortissables que possède l’entité et la dotation aux amortissements doit être calculée selon l’IAS 16. b. à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location déterminées. a. Les coûts directs initiaux encourus par le preneur sont ajoutés au montant comptabilisé en tant qu’actif. Le transfert de propriété peut intervenir ou non. in fine ». BENGHAZALA Mostafa 132 Mémoire de fin d’études . Pour chaque période comptable. En cas de levée de cette option. le bien est inscrit en " immobilisations " pour le prix résiduel fixé dans le contrat. Dispositions prévues par la norme IAS 17 Les contrats de location-financement sont régis par la norme IAS 17 et sont définis comme suit : « un contrat de location-financement est un contrat de location ayant pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété d’un actif. un contrat de location-financement donne lieu à une charge d’amortissement de l’actif amortissable et à une charge financière. les preneurs doivent comptabiliser les contrats de location-financement à l’actif et au passif de leur bilan pour des montants égaux à la juste valeur du bien loué ou. chacune. Le taux d’actualisation à utiliser pour calculer la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location si celui-ci peut être déterminé. au commencement du contrat de location. sinon le taux d’emprunt marginal du preneur. Comptabilisation Au début de la période de location. si celle-ci est inférieure. doit être utilisé.3.

Le retraitement crédit-bail conduit au calcul du taux d’intérêt du contrat de bail : 60 000 = 21 000 * [(1-(1+t) ‾ ³ /t + 10 350 * (1+t) ‾ ³] => t = 10% Les loyers payés par le locataire représentent à la fois : Le remboursement du principal investi par le bailleur dans l’acquisition du bien loué. Cas pratique Une société X. Il faut pour cela dresser le tableau de remboursement de l’emprunt : Afin de se conformer aux normes IFRS. Le contrat de bail. Les redevances annuelles payables à terme échu le 31 décembre de chaque année s’élèvent à 21 000 DH. je me limiterais au traitement d’un seul cas de contrat de bail et les autres seront traités de la même manière. La comptabilisation des loyers exige donc que les deux composantes soient séparées. doit effectuer des retraitements concernant les contrats de crédit-bail dont elle dispose.c. la société X doit effectuer les retraitements suivants liés à l’année 2008 : Inscrire le véhicule au compte « Matériel de transport » pour sa valeur initiale soit 60 000 DH . La rémunération de ce capital : les charges financières liées à l’emprunt. en vue de son passage aux normes IAS/IFRS. Seule la deuxième partie constitue une charge pour la société. la société X n’a pas retraité les biens acquis en crédit bail en tant qu’immobilisations corporelles tel que dicté par la norme IAS 17 (contrat de location). En effet. prévoit une option d’achat qui s’élève à 10 350 DH. l’autre vient en déduction de la dette comptabilisée au début du contrat. BENGHAZALA Mostafa 133 Mémoire de fin d’études . d’une durée de trois ans. La société X a acquis en crédit-bail au début de l’exercice 2008 un véhicule d’une valeur de 60 000 DH dont la durée de vie est estimée à cinq ans.

Eclater le loyer en charge financière et remboursement de l’emprunt : Constater l’amortissement du véhicule au titre de l’exercice 2008 pour un montant net d’impôt de (60 000 * 20%)= 12 000 DH . Le preneur d’un contrat de crédit bail se trouve en effet dans la même situation que s’il avait emprunté la somme nécessaire à l’acquisition du bien. Traitement des pièces de rechange a. Dispositions prévues par le CGNC Cette approche peut être appliquée aux pièces détachées non spécifiques qui sont comptabilisées selon le CGNC comme des charges et les pièces non utilisées en fin d’année qui figuraient en charges constatées d’avance. Il profite de ce dernier comme s’il en était le propriétaire et doit en contrepartie payer des loyers qui correspondent aux annuités d’un emprunt . on conclut que d’un point de vue financier. BENGHAZALA Mostafa 134 Mémoire de fin d’études .Inscrire un emprunt correspondant au bail du véhicule pour la même valeur . A travers ces retraitements. une location-financement n’est autre qu’une alternative à l’emprunt.Par ailleurs ce type de contrat a l’avantage de permettre au bénéficiaire de partager les risques avec le propriétaire juridique du bien et notamment de mieux gérer le risque d’obsolescence de son outil de production.

dans ce secteur d’activité. Les achats de pièces de rechange destinées à l’entretien des équipements sont comptabilisés dans le compte « 6133.Entretiens et réparations ». Un garage spécifique a été aménagé pour cette machine. ils sont comptabilisés en immobilisations corporelles. BENGHAZALA Mostafa 135 Mémoire de fin d’études . Dispositions prévues par la norme IAS 16 Les pièces de rechange et le matériel d’entretien sont habituellement inscrits en stocks et comptabilisés dans le résultat lors de leur consommation. Il s’agit d’achats non stockés. Pour les besoins de révisions périodiques de ces deux moteurs. Comptabilisation des aménagements (amortissement sur 10 ans) . parmi les autres immobilisations Le moteur a été comptabilisé en achats et a été constaté en stocks à la clôture de l’exercice .000 DHS. D’autres achats de pièces de rechange sont comptabilisés dans le compte « 61253Achats de petit outillage et de petit équipement ». destinées à un matériel spécialisé. Cette machine est amortissable sur 20 ans et fonctionne avec deux moteurs. Le service comptabilité de la société a comptabilisé les opérations suivantes : La machine est comptabilisée à son prix d’achat et amortie sur 20 ans .000. un troisième moteur a été acquis avec la machine en question pour un montant de 100 000 DH (amortissable sur 10 ans) En général. les pièces de rechange identifiables. c. le coût de l’aménagement est estimé à 1000 DH.Fournitures d’atelier et d’usine ».Certains achats de pièces de rechange sont comptabilisés dans le compte « 61225 –Achats de fournitures d’ateliers et d’usine » . b. si les pièces de rechange et le matériel d’entretien ne peuvent être utilisés qu’avec une immobilisation corporelle. le coût de la révision étant de 8 000 DH. ces moteurs sont révisés périodiquement après 36000 heures d’activité. Cas pratique Une société X a acquis le 01/01/08 un grand matériel nécessaire au fonctionnement d’une station d’essence pour une valeur de 6. l’existant en fin d’exercice est constaté en stock. L’existant en fin d’exercice est inscrit en charges constatées d’avances. Toutefois. Fiscalement. dans le compte «31225. De même. les pièces de rechange principales et le stock de pièces de sécurité constituent des immobilisations corporelles si l’entité compte les utiliser sur plus d’une période. doivent être immobilisées.

Le matériel a accompli 9500 heures d’activité. il devra donc être comptabilisé en tant qu’actif immobilisé. Ce traitement est faux car ce moteur est spécifique à cette machine. la société X a inscrit le moteur. en stocks et le constatera en charges lors de son utilisation. qui constitue une pièce de rechange nécessaire au fonctionnement du matériel. la société a comptabilisé une provision pour réparation proportionnellement au nombre d’heures d’activité. BENGHAZALA Mostafa 136 Mémoire de fin d’études . Ainsi. Le grand livre de la société X selon le référentiel Marocain (CGNC) se présente comme suit : Les chiffres en rouge représentent les retraitements à établir pour se conformer aux normes IFRS.

Le garage aménagé spécialement pour le matériel : 1000.Le matériel après déduction du montant des deux moteurs qui constituent deux composants indépendants à immobiliser : 6 000 000 .Les deux moteurs après déduction du montant de la révision qui est à immobiliser aussi : (100 000 * 2).Le garage : 1000 / 20 = 50 . à amortir sur 10 ans . Le solde du compte de provision en le débitant et en créditant le compte de résultat de 2111.Les deux moteurs : 192 000 / 10 = 19 200 . BENGHAZALA Mostafa 137 Mémoire de fin d’études . à amortir sur 20 ans.(100 000*2) = 5 800 000 et à amortir sur 20 ans . Le solde du compte de stocks en le créditant et débitant le compte d’immobilisation de 100 000 pour activer les stocks.La révision : (9500 / 36000)*8000 = 2111 Donc le grand livre se présentera comme suit : L’amortissement complémentaire est de : 321 361 – 300 100 = 21 261 c.Les retraitements IAS –IFRS à effectuer : a.8000 = 192 000. . d. Les éléments à immobiliser sont les suivants : .La révision : 8000 (amortissement fonctionnel : 36000 heures) b.Le troisième moteur : 100 000. Le calcul des amortissements est le suivant : .Le troisième moteur (pièce de rechange) : 100 000/ 10 = 10 000 .Le matériel : 5 800 000 / 20 = 290 000 . à amortir sur 10 ans .

Dans ce cas. Par rapport aux données techniques récentes. La valeur d’origine se répartit entre les deux composants comme suit : .Composant B : 12 MMAD amortissable sur 15 ans Le composant A a été renouvelé le 1er janvier 2002 pour un coût de 10 MMAD. de manière à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement spécifique et les dépenses ultérieures correspondantes. Cas pratique Une société X a acquis une immobilisation au 1er janvier 2000 pour 20 MMAD amortissable sur 20 ans.Composant A : 8 MMAD amortissable sur 5 ans . La société présente la situation suivante au 31/12/2004 : * : Du 1er janvier 2002 au 31/12/2004 : 10 * 2/5 = 4 ** : Du 1er janvier 2000 au 31/12/2004 : 12* 5/15 = 4 *** : Du 1er janvier 2000 au 31/12/2004 : 20* 5/20 = 5 BENGHAZALA Mostafa 138 Mémoire de fin d’études . Ainsi. b. Cette valeur représentera la nouvelle valeur brute du composant A dans le bilan IFRS.Approche par composants a. la société X conclut que l’immobilisation est composée de 2 éléments : un composant A pour 40% avec une durée d’utilité de 5 ans et un composant B pour 60% avec une durée d’utilité de 15 ans. Dispositions prévues par la norme IAS 16 Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme d’amortissement distincts. la norme IAS 16 impose de les comptabiliser de manière séparée. chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût total de l’élément doit être amortie séparément.

Il n’a pas pour vocation de reprendre exhaustivement les divergences entre ces deux référentiels et doit être complétée d’une analyse spécifique adaptée à chaque entreprise. lyse Sectionv1 : Des approches de normalisation opposées IFRS US GAAP BENGHAZALA Mostafa 139 Mémoire de fin d’études .Chapitre 3 : divergence US GAAP / IFRS : Ce chapitre est une présentation des divergences existant entre le référentiel comptable américain et le référentiel IFRS.

Une approche américaine historiquement fondée sur des règles détaillées avec une évolution vers des normes « objective oriented » : Source de complexité croissante du fait du volume et du degré de précision des règles Risque de structuration des opérations et de « gestion » des données comptables Etude de la SEC sur l’adoption d’un « Principle Based Accounting System» (juillet 2003) Réponse globalement favorable du FASB (juillet 2004) Une approche internationale fondée sur les principes suivants : Marge importante professionnel accordée à l’interprétation et au jugement Moins de seuils chiffrés Moins d’options ouvertes Section 2 : Différences clés entre IFRS / US GAAP 1.Regroupements d’entreprises (IFRS 3 – SFAS 141) BENGHAZALA Mostafa 140 Mémoire de fin d’études .

la société acquise a un passif comptabilisé selon IAS 37 en Comptabilisés en charges Frais de recherche Comptabilisés et développement immobilisations incorporelles à durée d’utilité indéfinie ou acquis alloués au goodwill (si estimation non fiable) Goodwill négatif Comptabilisé en immédiatement produits Alloué à certains actifs long terme non financiers – excédent comptabilisé en résultat Méthode de la commun d’intérêt (‘at cost’) Purchase accounting et SAB 51 mise en Non traité en IFRS Regroupement d’entreprises sous contrôle conjoint Variation pourcentage d’intérêt changement traitement comptable de Non traité en IFRS sans du BENGHAZALA Mostafa 141 Mémoire de fin d’études .IFRS Détermination de la Date de transfert du contrôle date d’acquisition Évaluation minoritaires US GAAP ‘Consummation date’ des Part des actifs et passifs Valeur nette comptable dans valorisée à la juste valeur les comptes de la société acquise Comptabilisation si existence d’un plan de restructuration entamé avant l’acquisition et finalisé dans l’année qui suit l’acquisition Provision pour Comptabilisation uniquement si à la date restructuration d’acquisition.

Contrats de location (IAS 17 – SFAS 13) Paiements minimaux ♣ IFRS – Des critères d’appréciation en substance – Sont inclues les garanties aux tiers liées aux paiements minimaux – Taux d’actualisation = taux implicite ♣ US GAAP – Des critères quantitatifs précis – Sont exclues les garanties aux tiers liées aux paiements minimaux – Taux d’actualisation = taux marginal d’endettement BENGHAZALA Mostafa 142 Mémoire de fin d’études .2.Dépréciation des actifs (IAS 36 – SFAS 142 & 144) Actifs à durée d’utilité indéfinie ♣ IFRS : inclus dans les Unités Génératrices de Trésorerie incluant des goodwills ♣ US GAAP : testés séparément des goodwills Reprises des pertes de valeur ♣ IFRS : Reprises des pertes de valeur possibles sous condition (hors goodwill) ♣ US GAAP : Aucune reprise de perte de valeur 3.

Profits sur des transactions de cession-bail résultant en un contrat de location simple ♣ IFRS : Comptabilisation immédiate en résultat (si transaction à la juste valeur) ♣ US GAAP : Amortissement sur la durée du contrat 4. unité de reporting. filiale achetée détenue en vue d’être cédée Définition US GAAP Définition moins restrictive (segment de reporting.Actifs disponibles à la vente et activités abandonnées (IFRS 5 – SFAS 144) IFRS d’une Une composante représentant une part importante d’une ligne activité abandonnée d’activité / zone géographique . filiale ou groupe d’actifs) Applicabilité plus large compte de résultat : Au compte de résultat : des Au activités abandonnées présentation du résultat après présentation du résultat impôt avant et après impôt Présentation de change cumulés Écarts de change cumulés initiale Écarts reclassés en ‘actifs d’une activité maintenus en capitaux propres disponibles à la vente’ disponible à la vente Évaluation BENGHAZALA Mostafa 143 Mémoire de fin d’études .

En théorie. Néanmoins. pour le moment. Il est vrai qu’il est difficile de statuer aujourd’hui sur l’équilibre fidélité/comparabilité obtenu dans les normes IFRS. justifier et clarifier un certain nombre de choix méthodologiques spécifiques. C’est pourquoi le rôle de la communication financière des sociétés cotées sera déterminant pour expliquer. Il faut souligner à ce propos le développement du rôle des cabinets de consultants. La stabilité globale des marchés financiers ne devrait pas être impactée par le passage aux nouvelles normes pour peu que le principe de base qui est d’améliorer la visibilité soit rapidement intégré. ce n’est qu’au bout d’une période d’environ deux ans que les différents intervenants disposeront du recul nécessaire pour apprécier les effets bénéfiques de la réforme.Conclusion de la troisème partie Le passage aux nouvelles normes est essentiellement vécu. augmentant d’ailleurs le coût global du passage aux nouvelles normes. mais aussi de la communication comptable. BENGHAZALA Mostafa 144 Mémoire de fin d’études . une phase d’appropriation et d’acceptation des nouvelles méthodes comptables sera nécessaire pour passer d’une philosophie reposant sur le principe de prudence et d’image fidèle à une comptabilité plus prospective (abandon progressif du coût historique). mais on ne pourra examiner l’impact du choix des méthodes que lorsque celui-ci aura été fait. les analystes devraient avoir moins de retraitement à effectuer. la comparabilité ne sera pas acquise immédiatement. En effet. On peut s’attendre à l’apparition de phénomènes de décote ou de prime boursière liée à la qualité non seulement de l’information. donc nécessairement plus subjective et plus complexe. Les avantages à attendre de la mise en place des nouvelles normes ne sont pas encore perçus. comme une source de coût supplémentaire par les sociétés concernées.

bien que disparates. se basent toutes fondamentalement sur la validation de l’existence et la bonne valorisation de ces immobilisations lors de leur comptabilisation. En effet.Au terme de ce mémoire. la comptabilité financière marocaine repose principalement sur une vision juridique et patrimoniale de l’entreprise. même plus déterminant que certaines mesures d’incitation à l’investissement (mesures d’ordre réglementaires. on peut dire que l’audit des immobilisations est essentiel pour les sociétés. Pour pallier à ces différents problèmes. Ceci est une résultante de l’absence. avec bien sur l’affirmation de son rôle d’information mais aussi son rôle de preuve et de base de calcul de l’assiette des différents impôts. à une époque où l’investisseur est devenu très sensible à l’effort déployé pour l’obtention d’une image fidèle des entreprises auxquelles ils apportent des ressources. Cependant. tournée vers le passé. d’un travail de suivi et d’accompagnement à l’instar de ce qui se fait ailleurs. susceptible de sécuriser leurs relations avec le tissu économique d’un pays. Les approches de sa réalisation. Cependant. ne conviendrait-il pas de converger vers le référentiel international en s’alignant sur l’exemple français ? BENGHAZALA Mostafa 145 Mémoire de fin d’études . on constate que la règlementation comptable marocaine se caractérise toujours par des absences de prise de positions. un outil puissant de politique économique. depuis l’instauration des normes marocaines. le problème de cette valorisation reste complexe Que ca soit les normes US GAAP ou IAS/IFRS. voir des « vides » qui incitent l’utilisateur des comptes marocains de se reporter à des référentiels internationaux pour avoir des réponses à ses interrogations. ces normes comptables sont devenues désormais. fiscal…)du fait que c’est un argument fort vis à vis des investisseurs étrangers.

ce que la communication.En effet. puisqu’il permettra une meilleure lisibilité des comptes et donnera à l’investisseur plus de confiance et se faisant. par la suite. permet de susciter l’investissement et de favoriser le développement et la croissance des entreprises. le conseil national de comptabilité français a intégré dans le PCG des normes internationales. aussi ai-je pu renforcer mon côté relationnel. ce qui conduit l’entité en question. IAS 2 « stocks » et IAS 23 « coûts d’emprunts ». l’individu ressent une estime de soi et se fait fort de fournir le meilleur de lui pour un travail plus rentable. de songer sérieusement à ma carrière et de lancer ma percée vers le haut ce qui a accentué ma soif pour le savoir et la volonté de réussir sur le plan professionnel. telles que. IAS 38 « immobilisations incorporelles ». permettent. Ce stage de fin d’études m’a permis d’avoir un recul. le travail en groupe et l’ouverture sur les autres. En effet. lorsque règne l’esprit du groupe. le partage du savoir et la reconnaissance du travail. Il revient donc au conseil national marocain qui est chargé de la normalisation comptable d’étudier ce projet de conversion. Et c’est grâce à ce stage que j’ai pu d’abord approfondir mes connaissances concernant la finance en général et l’audit en particulier. le dialogue. vers les rangs de la réussite et de l’excellence. BENGHAZALA Mostafa 146 Mémoire de fin d’études . IAS 16 « immobilisations corporelles ».

« Le contrôle interne ».focusifrs.com www. ECONOMICA Ordre des experts comptables et des comptables agréés (OECCA). 2005 « Lire les Etats financiers en IFRS (2004) » . Aux éditions MAXIMA « Comptabilité anglo-saxonne : normes.com www.mazars. 2004.lexpansion. rapport du 32ème congrès.« Normes IAS/IFRS : Que faut-il faire ? Comment s’y prendre ? » . 1977.wikipedia.fr www.com www.com BENGHAZALA Mostafa 147 Mémoire de fin d’études . « Comprendre les IFRS » . ATTAR) Séminaire sur les IFRS à l’ISCAE Cours de l’INTEC : Normes Comptables Internationales Recherches Internet : www. G.deloitte. Coll. Code général de normalisation comptable (CGNC) Guide pratique de la fiscalité Marocaine Séminaire de l’audit à l’ISCAE (Cours de Mr. 4ème édition. Editions d’Organisation « Pratique des normes IAS/ IFRS : Comparaison avec les règles françaises et les US GAAP » de Robert OBERT/ Edition DUNOD Laurent Bailly.ord www.com www.org www.iasplus. Editions d’organisation. Livres outils. mécanismes et documents financiers » . Heem.iasc.12manage.

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