Zoubeida Bargaoui. Chapitre V. Bilan Hydrique. Cours d’Hydrologie 2008.

2ième année GC, 3ième hydrométéorologie 2008-2009 - ENIT

Chapitre 5. Bilan hydrique du sol
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1. Instruments de suivi (Recherche personnelle)
- équation du bilan hydrique (ou hydrologique) ; préciser sur quelle échelle spatiale et temporelle est-elle écrite ? - Notion de réserve en eau (de surface ; rivières, lacs ; limnimétrie/ de la zone non saturée ; teneur en eau/ de la zone saturée ; pièzométrie) - Instruments de suivi de la teneur en eau du sol o définition du sol o définition du sous-sol o profondeur racinaire o profil d’humidité o porosité o teneur en eau et lien avec la porosité o teneur en eau irréductible - Comment mesurer la teneur en eau ? (tarière puis séchage en labo, relevés tous les quinze jours) - mesures par TDR (principe) - mesures tensiométriques (principe du tensiomètre) - relation entre la mesure tensiométrique (pression de l’eau dans le sol) et la teneur en eau : courbe de rétention ψ (θ) - hystérésis dans la courbe de rétention (humectation, séchage) Classification des sols (tunisienne, française, américaine, canadienne), carte des sols de Tunisie Mesure de la capacité d’infiltration dans le sol - appareil de Muntz/ double anneau/ principes de mesure - paramètres hydrodynamiques : conductivité hydraulique et conductivité hydraulique à saturation - relation K (θ) (zone non saturée) Mesure en zone saturée : le piézomètre

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2. Equations du bilan hydrique en bassin versant Pour établir le bilan hydrique en bassin versant on considère la schématisation de Shreve (1966) qui propose la subdivision de tout bassin versant en une collection de noeuds de cours d’eau (links) et de versants (hillslopes). Cette schématisation est présentée en Figure 1. On établit les équations du bilan hydrique qui sont les équations de continuité suivantes : - une équation en chaque nœud pour le bilan de transfert spatial - une équation pour chaque versant pour le bilan vertical Soient : (Figure 1) q(j,t) : débit (volume par unité de temps) , à t, à l’exutoire d’un tronçon d’un cours d’eau j R(j,t) intensité de ruissellement (mm/h) arrivant au noeud j à partir de son versant qui a comme surface c(j). C’est l’apport en eau net au nœud j. R(j,t) est déterminé à partir de l’équation de continuité au versant alimentant le noeud (bilan vertical, Figure 2). qa(j,f,t) : débit provenant d’un noeud f situé à l’amont et dont les eaux rejoignent le noeud j à t S(j,t) volume d’eau stocké au temps t au noeud j Equation de continuité en un nœud ∆S(j,t) = - q(j,t) + ∑f qa(j,f,t) + R(j,t) c(j) (1)

Dans cette équation la topologie et la géométrie du réseau hydrographique entrent explicitement à partir de ∑f q(j,f,t).
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Une autre équation (conservation de la quantité de mouvement sous l’hypothèse de l’onde cinématique) doit être vérifiée. Elle se traduit par une relation qui relie le stock S(j,t) et le débit q(j,t) en un noeud ; Soit φ un vecteur de paramètres hydrodynamiques (rugosité, largeur de section) et topographiques (pente). Cette équation peut s’écrire sous la forme générale (2a) en adoptant une fonction G. En général, la fonction G est de la forme puissance. S(j,t) = G (q(j,t), φ) L’équation (1) combinée à (2a) devient : ∆S(j,t) = - q(j,t) + ∑f qa(j,f,t) + R(j,t) c(j) (2b) (2a)

VERSANT ET SON NOEUD ∑f qa(j,f,t)

NOEUDS AMONT ,

INTERMEDIAIRES ET EXUTOIRE

qa(j,1,t) {R(j,t) c(j)} S(j,t) Noeud j qa(j,2,t)

q(j) Figure 1 Schématisation des écoulements en bassin versants

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Int(j,t)

TR(θj(t),t) θ P(j,t) EV(j,t) Qr (θj (t),t) θ Qi (θj (t),t) θ Qd (θj (t),t) θ

θj (t)

Figure 2. Schéma du Bilan vertical

Bilan hydrique vertical Dans le cas d’homogénéité spatiale du versant, soit dzr(j) la profondeur de la zone racinaire. L’équation du bilan (Figure 2) fait intervenir les variables suivantes : - précipitation P(j,t), - interception (eau interceptée par la végétation) Int(j,t), - évaporation des sols nus EV(j,t), - transpiration à partir des plantes TR(j,t) - somme des écoulements R(j,t) composés par : - le ruissellement de surface Qr - l’écoulement d’interflow Qi - la recharge (ou infiltration) Qd Elle s’écrit :
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dzr(j) ∆θj(t) = P(j, ∆t) - Int(j, ∆t) - EV(θj(∆t), ∆t) - TR(θj(∆t), (3) ∆t)- R(θj (∆t), ∆t) Où θj la teneur en eau moyenne de la zone racinaire pour le pas de temps ∆t. R(θj (∆t), ∆t) (∆t), ∆t) = Qr (θj (∆t), ∆t)+ Qi (θj (∆t), ∆t)+ Qd (θj (4)

On appelle écoulement total la somme (Qr + Qi). On voit que : R(j, ∆t) = R(θj (∆t), ∆t) On appelle évapotranspiration réelle ETR la somme

(5)

ETR = EV(θj(∆t), ∆t) + TR(θj(∆t), ∆t) Si l’interception peut être négligée, le bilan hydrique vertical devient :
dzr(j) ∆θj(∆t) = P(j, ∆t) - ETR(θj(∆t), ∆t) - R(θj (∆t), ∆t) θ θ (6)

Cette équation du bilan hydrique est établie à l’échelle spatiale du versant et pour des pas de temps ∆t comme la journée, la décade, le mois, l’année. - soit pour valider un bilan hydrique (tous les termes étant préalablement estimés, on vérifie la fermeture du bilan) - soit pour estimer l’un des termes : dzr(j) ∆θj(t), ETR(θj(∆t), ∆t) ou R(θj (∆t), ∆t) 3. Equations au point pour l’estimation de dθj(t)/dt θ Pour les équations au point, on considère la dérivée partielle de θ par rapport au temps.
Dans le cas où il n’y a pas de terme source ou puits, l’équation est dérivée de la combinaison de l’équation du bilan hydrique et de l’équation de Darcy. qz étant le flux moyen d’infiltration

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qz =-K δH/δz (z compté positif vers le haut, qz dans le sens opposé). Deux paramètres hydrodynamiques (le coefficient de conductivité hydraulique K(θ) et la diffusivité en cm²/s D(θ) = K(θ) δψ/δθ où ψ est le potentiel capillaire en cm ; ψ = - pc /ρg) régissent cette combinaison qu’on appelle équation de la diffusivité. On appelle équation de Richards l’équation de la diffusivité où δK/δz peut être négligé (K est uniforme sur z ou δψ/δz >> 1).

δθ/δt = δ/δz [ D(θ) δθ/δz ] - δK(θ)/δz

(7)

Modèle de Brooks et Corey (1964) pour K et ψ à 5 paramètres θirr, θ s, ψ0, Ks, λ (indice de distribution de la dimension des pores) décroît des sols non cohésifs aux sols cohésifs (Eagleson donne des exemples où λ varie de 0.46 à 7) soit s= (θ-θirr)/(θ s -θirr) qui représente le pourcentage de saturation; ψ0 représente la pression à la première apparition de gaz quand on vide de son eau un échantillon saturé. s = (ψ0/ψ)λ s=1 pour ψ≥ψ0 pour ψ<ψ0

K(θ) = Ks [(θ-θirr)/(θ s -θirr)] 3+2λ ou encore K(θ) = Ks (ψ0/ψ)λ(3+2λ ) = (ψ0/ψ)λ(3+2λ )

On définit la capacité d’infiltration comme la vitesse d’infiltration à la surface (z=0) f*= [- D(θ) δθ/δz - K(θ)]z=0 avec [K(θ)]z=0=K0 Le volume infiltré par unité de surface au bout d’un temps t est : t Ωf (t)= ∫ f*(t) dt début Solutions analytiques et estimation de l’infiltration Deux solutions sont passées en revue. La solution en erf et celle de Horton. On considère le cas où D(θ)=D (constante) L’équation de la diffusivité devient :

δθ/δt = D δ2θ/δz2

(8)

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avec les conditions initiales

A t=0 θ=θi pour tout z (0≥z) (tout l’horizon a initialement la même humidité )

Et les condition aux limites Pour tout t>0 à z=0 θ=θ0 (la surface est maintenue à une humidité constante; a lieu quand la pluie > f*) Solution en erf (fonction erreur) Dans le cas du processus d’infiltration θ0>θi (θ-θ0)/ (θi-θ0) = erf [ ½ z  (D t)-0.5] f* (t) = - (θi-θ0) D0.5 (π t)-0.5- K0 Si on peut négliger K0 f* (t) = - (θi-θ0) D0.5 (π t)-0.5 C’est une fonction en [racine(t)]-1 . Le volume infiltré par unité de surface au bout d’un temps t est : t Ωf (t)= ∫ f*(t) dt = - 2 (θi-θ0) (Dt)0.5 (π)-0.5 (12) 0 C’est une fonction en racine(t). En éliminant t entre les deux équations il vient : f* (t) = (θi-θ0) 2 D [π Ωf (t)]-1 f* (t) est linéairement dépendant de Ωf-1 (t) (13) (11) (9) (10)

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La profondeur du front d’humectation est obtenue pour θ=θi (pas de changement par rapport aux conditions initiales) soit pour z tel que erf [ ½ z  (Dt)-0.5]=1 ou encore [ ½ z  (Dt)-0.5]=2 c’est à dire z= 4 (Dt)0.5 (14) On peut utiliser les résultats de mesures à l’infiltromètre pour estimer D à partir du graphique Ωf (t) Exemple : θi= 0.15 θ0=0.4 Ωf (t)=18 mm au bout de t=2 heures= 7200 s 18 10-3 = 0.5 (7200 D)0.5 (∏)-0.5 Il vient D=5.6 10-7 m2 /s Solution de Horton Dans ce cas, la fonction θ est exprimée comme le produit de deux fonctions. θ(z,t) = Y(z) T(t) +Cte On montre que f* vérifie pour z=0 (à la surface du sol) f*(0,t)= (f*0 - f*∝ ) exp(-D k2 t) + f*∝ (15) soit D k2 =β On mesure à l’infiltromètre f*(0,t) qu’on modélise par une exponentielle décroissante (la courbe de Horton). On détermine graphiquement Ks= f*∝ et le coefficient β.

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4. Estimation de la pluie nette On appelle Pluie nette Pn la partie de la pluie ayant entraîné un ruissellement. Si l’on dispose de mesures du débit dans le cours d’eau, Pn est estimé à partir du calcul du volume écoulé. Pn = Volume écoulé estimé à partir de l’hydrogramme rapporté à la surface du bassin versant L’estimation du volume écoulé s’obtient par approximation de l’aire sous l’hydrogramme de crue L’aire est estimée par la méthode des trapèzes ou par une autre méthode d’intégration numérique. Tableau 1 : Exemple d’estimation des caractéristiques d’une crue
Surface contrôlée égale à 384 hectares t min Qobservé m3/s Vol partiel( min *m3/s) 0 0 53,325 5 21,33 154,575 10 40,5 315,25 15 85,6 157,2 17 71,6 280,5 22 40,6 128,5 27 10,8 41,175 32 5,67 19,925 37 2,3 7,75 42 0,8 2,9 47 0,36 1,625 52 0,29 1,4 57 0,27 1,025 62 0,14 0,7 67 0,14 0,475 72 0,05 0,25 77 0,05 0,125 82 0 0 1166,7 Volume écoulé m3 70002 P nette mm 18,2 Pluie reçue mm 39,5 Kr 0,46

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Le volume écoulé est généralement fonction des caractéristiques de la pluie. L’exemple suivant montre que le volume écoulé est bien corrélé avec l’intensité maximale de l’événement pluvieux.
Volume écoulé fonction de Imax 5 minutes et prédiction
80000

70000

60000

y = 41,539x 2 R = 0,5469

1,2181

Volume m3

50000

40000

30000

20000

10000

0 0 50 100 150 200 250 300 350

Imax 5 min (mm/h)

Figure 3. Relation pluie-volume écoulé On appelle coefficient de ruissellement Kr le rapport de la pluie nette à la pluie brute. Kr = Pn/ P 0< Kr <100 (16)

La connaissance du volume écoulé et de la pluie moyenne sur le bassin permet d’évaluer le coefficient de ruissellement (comme en Tableau 1). En pratique, en l’absence d’observations du connaissant la pluie, on peut estimer la pluie nette par Pn = Kr * P débit, (17)

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Valeurs admises de Kr
Kr (%) Arable land Slope (%) <5 5-10 10-30 <5 5-10 10-30 <5 5-10 10-30 High soil infiltrability 30 40 50 10 15 20 10 25 30 Medium 50 60 70 30 35 40 30 35 50 Low 60 70 80 40 55 60 40 50 60

pasture

Forest

Source : Smedema, L.K., Vlotman, W.F. & Rycroft, D.W. 2004. Modern land drainage. Planning, design and management of agricultural drainage systems. Leiden, The Netherlands, A.A. Balkema. Publishers, Taylor&Francis. 446 pp.

La connaissance de la courbe de capacité d’infiltration est un autre moyen d’estimer la pluie nette. Selon le processus hortonien de genèse du ruissellement, toute intensité de pluie qui dépasse la capacité d’infiltration, provoque du ruissellement. La courbe de la capacité d’infiltration sépare le hyétogramme de pluie en - partie ruisselée de la pluie - partie infiltrée de la pluie Débit
Volume écoulé

intensité de pluie
Index d’infiltration

Temps
Capacité d’infiltration

Temps

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Fig. 4 schéma de la relation pluie-débit En pratique Des courbes de la capacité d’infiltration sont publiées dans la littérature pour différents types de sols et différentes conditions d’humidité initiale du sol. Le report de ces courbes sur le hyétogramme de la pluie permet d’estimer la pluie nette. Exemple : Pluie nette résultant d’une pluie de 50 mm tombée durant 1 heure Courbe utilisée : grassland-sandy-loam (courbe extraite de Eagleson. Dynamic Hydrology. Pygmalion. 1980) Si sol initialement sec θi=0,15. Capacité d’infiltration à l’origine : f*(0) = 4,3 inch/h, Capacité d’infiltration au bout de 1 heure : f*(1) = 1,5 inch/h Valeur moyenne sur une heure =2,9 inch/h soit 73,6 mm/h (1inch/h=25.4 mm/h) Résultat : il n’ y a pas d’écoulement car l’intensité de pluie est plus faible que la capacité d’infiltration (50 < 73,6) Si sol initialement humide θi=0,25 Capacité d’infiltration à l’origine f*(0) = 2 inch/h, Capacité d’infiltration au bout de 1 heure :f*(1) = 1inch/h en Valeur moyenne sur une heure : 38,1 mm/h Résultat : un écoulement de 50-38,1=11,9 mm/h Soit un coefficient de ruissellement de 11,9/50 = 0,24 Conclusion : dans le cadre de l’hypothèse de Horton, un sol initialement humide favorise les écoulements de surface. Estimation de la pluie nette par la méthode du Soil Conservation Service Il s’agit d’un modèle à deux paramètres, dépendant du type de sol. Ces paramètres sont notés Ia et Smax Pn /(P-Ia) = (P-Ia) / (Smax + (P-Ia)) (18)
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Soit Ia = λ Smax alors Pn = (P-λ Smax)2 / [P+(1-λ )Smax] Lorsqu’une pluie survient, la valeur de λ est inconnue comme la valeur de Smax. Une valeur par défaut peut être prise pour λ (λ =0,2) De fait, un indice CN (curve number) est utilisé pour estimer Smax. On suppose que 0 < Smax <C Smax /C = [(100/CN ) –1] avec 0<CN<100 On prend C=254 Smax = 254 [(100/CN) –1] (19) Pour CN=0 ; Smax tend vers ∝ et Pn tend vers 0 (infiltration prépondérante) Pour CN=100 ; Smax =0 et Pn =P (sol imperméable) Les sols sont classés en 4 types selon qu’ils favorisent l’infiltration ou non. Le CN peut être ajusté selon l’indice d’humidité antécédente du sol. On trouve aussi dans la littérature une forme simplifiée (un seul paramètre) avec λ =0 Pn = P2 / (P+Smax) (20)
Valeurs de CN pour la classe II (Land use Practice / Hydrological condition/ soil infiltrability / High –Medium- Low- Very low
• • Fallow Row crops Straight row Straight row
Contoured Contoured/terraced Poor »

Poor Poor
Good Poor Good Good

77 86 91 94 72 81 88 91
67 78 85 89 70 79 81 88 65 75 82 86 66 74 80 82 62 71 78 81

Small grain

Straight row
» Contoured » Contoured/terraced »

Poor
Good Poor Good Poor Good

65 76 84 88
63 75 83 87 63 74 82 85 61 73 81 84 61 72 79 82 59 70 78 81

• •

Close-seeded legumes or rotational meadow
Straight row » Contoured » Contoured/terraced » Poor Good Poor Good Poor Good 66 77 85 89 58 72 81 85 64 75 83 85 55 69 78 83 63 73 80 83 51 67 76 80

Pasture range
» » Contoured » »

Poor
Fair Good Poor Fair Good

68 79 86 89
49 69 79 84 39 61 74 80 47 67 81 88 25 59 75 83 6 35 70 79

• •

Meadow (permanent) Woodland
» »

Good Poor
Fair Good

30 58 71 78 45 66 77 83
36 60 73 79 25 55 70 77

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En identifiant la pluie nette obtenue par le le modèle du SCS à celle obtenue en utilisant le coefficient de ruissellement, on peut relier les valeurs de Kr à celles de CN.
P mm/jour CN 10 20 30 40 50 70 80 90 100 35 P=35 mm/j 0,015 0,033 0,056 0,084 0,121 0,243 0,355 0,554 1,000 50 100 150 P=50 mm/j P=100 mm/j P=150 mm/j 0,021 0,042 0,062 0,047 0,090 0,129 0,078 0,144 0,202 0,116 0,208 0,282 0,164 0,282 0,371 0,315 0,479 0,579 0,441 0,612 0,703 0,639 0,780 0,842 1,000 1,000 1,000

Valeurs de Kr en fonction de CN et de la pluie (modèle SCS)
1,200

1,000 Kr (P=35 mm) Kr (P=50 mm) 0,800 Kr (P=100 mm)

Kr

0,600

0,400

0,200

0,000 0 20 40 60 CN 80 100 120

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