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L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. de forme républicaine ou monarchique. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre. les petits royaumes de Pokra. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. mais il était sous le protectorat français. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre. français à la fin du XIXe sècle. Grand-Pope. sous l'influence des Européens (le pays de Togo. ils croyaient si complètement à . protectorat allemand. Savalou. les morts et les puissance du monde-autre. les postes de Agoué. démembré aussi à plusieurs reprises. A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France). avaient conquis une demi-indépendance. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. - Un soldat dahoméen. on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. Au Nord. on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun. les Mahis avec leur capitale. Aspects culturels Le sang. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest. on lui rendait de grands honneurs. Okéadan et Addo. D'ailleurs. dans un passé reculé. s'il était riche. le gardien des morts. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen.

qui avait ses prêtresses à Ouidah. qui représentait la bienveillance et le bonheur. dont il existait bien d'autres aspects. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. - Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. et surtout la vénération de nombreuses puissances. avec ses innombrables prêtres. comme à Ouidah. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé). à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes. ils . tantôt un chien. et auquel se rattachait une mythologie complexe -. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. sur les bords de la mer. un singe. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. Outre cette religion du sang. un caïman. sous chaque arbre dans les campagnes. tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). pratiquée surtout dans la région d'Abomey. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices. Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . a également fortement impressionné les anciens voyageurs. on adorait le dieu des vagues.un python sacré de trois mètres. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. les génies secondaires.

mais auparavant. trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. Le roi « lion d'Abomey ». En Haïti comme au Brésil. Ajoutons que. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan. les fusils. « cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. Dans l'ancien royaume du Dahomey. comparable à celui des Ashanti. et de nombreux cabécères qui ont une. et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. Le roi et les Amazones. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif. ministres secondaires. deux. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor. il prenait ses repas en secret. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite. son pouvoir est illimité.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ». Ces puissances étaient appelées vodoun. deux méo. de même les canons. la croix chrétienne était un une puissance respectée. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. La coutume avait disparu au XIXe siècle. D'ailleurs. de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets. sorte de premier ministre. il hérite des morts. étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. - . c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement.

leur courage. et un pantalon vert ou rouge assez court. (source : E. Au Dahomey. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait.Une Amazone dahoméenne. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. Reclus. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. leur cruauté en font d'excellents soldats. Cependant. d'après une photographie. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat. Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. Leurs formes presque masculines. en broderie. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. les fils de la reine sont seuls princes royaux. L'Homme et la Terre. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. en cas de guerre. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes. . La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre. En outre. I).

En 1670. Au printemps. La ville. le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900. àOuidah. En 1863. les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. en 1877. sous certaines conditions . conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre. un fils de Glé-Glé. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. en dépouillant de temps à autre les maisons riches. en 1844. Le forcing français. elle avait eu. le roi Glé-Glé. la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). mais réoccupée en 1883. à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. des relations commerciales avec le Dahomey. en 1868 et 1878. Dassi. A la fin de 1889. mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol. dès la fin du XVIIe siècle. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. en arrêtant dans les rues les marchandises. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa. Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. Quant à la France. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. En 1858. fils de Ghézo. administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. sur le Whemi. les Français s'installèrent alors à Cotonou. grand-père du roi Béhanzin. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). la ville de Cotonou (Kotonou). les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. fut abandonnée. 120 hommes . conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. d'abord occupée. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. à s'installer à Ouidah.

le prince craignant la Novo. Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. Le 23 février. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. mais le 1ermars. à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou. une sortie sur Godomé réussit. les Amazones en tête. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française. poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. traité qu'il aurait brûlé plus tard). on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains. Mais on avait négligé de protéger les commerçants . dit-on. (on le força même. l'armée dahoméenne est repoussée. Le 25 mars. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey.lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. Celui-ci. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité. une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou.

l'opinion publique s'alarmait. aux combats de Dangbo et Dogba . exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils). la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit. en même temps.français deOuidah qui avaient été capturés. roi de Porto-Novo. Ballot. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. demanda alors des renforts. Le Dahomey vers 1900. Le 26 mars. Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens.

mais la saison des pluies arrive. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. la Naïade. juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). . Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. car on les considérait comme perdus. et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. mais sans succès. Six vaisseaux de ligne. Les Dahoméens se mettent en retraite. leSané. interprète de la résidence. Ballot expédia alors Siciliano. le Kerguélen. Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou. la Mésange. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. signé pour la France par d'Ambrières et le P. le Dr Bayol est rappelé en France. l'Ardent. les troupes sont malades des fièvres. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. En avril. Le 29 mars. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités.(28 mars). gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. En attendant l'arrivée de Cuverville. puis. Ces projets seront arrêtés par les négociations. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. agent de la maison Régis. le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ». et pendant mai. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou. Ouidah reçoit quelques bombes. juin. garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. Le 5 août. le Roland. est chargé de l'intérim. mais sans céder ces villes. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. bombarde le village d'Azaouisse. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. Dorgère.

Peu après. défit les Dahoméens le 19 à Dogba. De mars à mai 1895. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey. atteignait Say le 31 janvier 1895. A ces objections. Guerre de conquête. le général Dodds. et le 6 octobre à Adégon. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue . l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. d'occuper le Dahomey. de laisser les difficultés subsistent. la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger.). laissant commandement au colonel Lambinet.« Art. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). en septembre. il prit hardiment l'offensive. Et il n'était pas question. rentrait en France. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. Les bonnes intentions ne durèrent pas. Abomey. Cana fut pris. et. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou. et le 17. puis. du 14 au 16 devant les lignes de Koto. Le général Dodds remit. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. le 4 octobre à Poguessa. avec les pouvoirs les plus étendus. en traversant le Borgou et le Gourma. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. le lieutenant Baud. En 1896-1897. des lieutenants Baud et Vermeersch. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). Peu de temps après. La mission du commandant Decoeur. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. la renonciation aux sacrifices humains. assisté du lieutenant Vermeersch. à cette époque. 1er. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. de Boussa à Zinder. Art. Le 6 novembre. Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. peu après. le 13 à Akpa. de l'infanterie de marine. qui prépara la cam pagne suivante. remontant le Dahomey.

. assisté d'un secrétaire général. Zougou. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. et le commandant Ricour conquérait le Borgou. qui le remplaçait en cas d'absence. La capitale. Ouidah seule avait une réelle importance économique. Grand-Popo. le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo. . Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou. La colonie. était un centre agricole. Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs. de Cotonou. les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. Par un arrêté du 12 février 1900.La colonie avait à sa tête un gouverneur. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. Athiemé.du Soudan. Fada N'Gourma et Carimana. du roi Toffa). A partir de là. D'autre part. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. Porto-Novo. Zagnanado-Savalou. Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. Cotonou était un centre de transit. Le protectorat céda la place à la colonie. Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo).

qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. il gouverne le pays jusqu'en 2006. est un pays d'Afrique occidentale. Le nom de Bénin est conservé. en 1990. battu aux élections. Mathieu Kérékou. le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne.6 Colonisation 2. en 1975. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996.4 Environnement 2. abandonne le pouvoir. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. adopte une nouvelle constitution. Depuis la fin de la République populaire du Bénin. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et. Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1.7 L'indépendance 2. Cotonou étant la capitale économique. En 1972. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot.1 Localisation et frontières 1. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni. et ne rétablit pas la dictature . Il a comme voisins le Togo à l'ouest.1 Le peuplement 2. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. rebaptise le pays République populaire du Bénin. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006.3 Les royaumes Bariba 2. À la fin des années 1980. Le pays fait partie de la CEDEAO.3 Climat 1.2 L'organisation sociale ancienne 2. sous la dénomination de République du Dahomey.5 Les royaumes Aja-Ewé 2. Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. La capitale officielle est Porto-Novo. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o .8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2.Le Bénin. le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA.2 Photos du Bénin 1. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin.4 Les royaumes Yoruba 2. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin).

10 L'espoir Boni Yayi 3.2 Articles connexes 11.1 Bibliographie 11.3 Littérature 6.2 Langues 5.4 Peinture 6.8 Musique 6.7 Cinéma 6.5 Médias 5.3 Religions 5.4 Éducation 5. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.6 Photographie 6.5 Sculpture 6.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin.6 Technologies de l'information et de la communication 5.2 Gastronomie 6.7 Sport 6.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud.1 Démographie 5.1 Patrimoine architectural 6.o  2. Le point culminant est le mont .

La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. Climat[modifier] Le climat est tropical. et plus faiblement en novembre et décembre. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». La mousson. de la mi-mars à la mi-juillet. Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. de Cotonou à Porto Novo. comme au Mali. avec relativement peu de pluie. souffle d'avril à novembre. au Niger ou au Burkina Faso. le relief et l'alternance des saisons. notamment Porto Novo et Cotonou. se situe entre 65 et 95%. apportant une poussière ocre orange. a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize. rien ne sert d'entreposer. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. L'harmattan continental et sec. Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. . Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages. La Cour internationale de Justice des Nations Unies. Le taux d'humidité. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. son climat est chaud et humide. au Niger. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. du Sahel).Sagboroa à 658 mètres. avant que la mousson n'apporte ses pluies). de novembre à mai. il suffit juste de « porter ». dont celle de Lété. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. qui siège à La Haye. l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. toujours important. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. en Afrique occidentale. Le pays étant situé dans une zone intertropicale. du sud-ouest. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. océanique et chargée d'humidité. Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). Dans ces derniers. les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est.

chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba. elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. À partir du XVe siècle. Quant à leur organisation sociale. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre.Jusqu'au XVe siècle. elles se structurent en chefferies. de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Lorsque plusieurs lignées se regroupent. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki . Vivant sur des territoires restreints. Yoruba et Aja-Ewé au sud. Kabyé ouTanéka. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord. Il s'entoure de dignitaires. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent.

ont été aussi assez célèbres. Benin. Au sud-est. griots. Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. Ila Orangun et Oyo). à partir de sa capitale Abomey. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. En 1741. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. Puis. Son empereur. On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Popo. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey. à commencer par Gangnihessou. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. il soumet celui de Savi. Et au nord. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. future Porto-Novo. Au XVIIIe siècle. agriculteurs roturiers. Séro Kpéra. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. en 1727. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. Kika. D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). artisans et esclaves. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. .et Parakou avec les Koubourou. Kouandé avec les Bagana. située sur les rives du fleuveMono au Togo. étendit sa domination sur la région. À côté de ces deux royaumes. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu. une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. Kandi avec les Saka. En 1724. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi.

Dès le XVIIe siècle. et des cultures bien ordonnées couvrent le pays. anciennes chasseresses d'éléphants. Des villages réguliers et propres. tabac). C'est une société complexe. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. . arrivés à la fin du XVe siècle. raffinée. Le Dahomey devient une entité politique organisée. Anglais. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. Le royaume en est une puissance dominante. arachide. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux. commercialement et politiquement. prospèrent avec le développement du commerce local. Portugais. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. tomate. Néerlandais. Hogbonou et Abomey. ces royaumes.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs. qui se structurent autour des villes d'Allada. avec les Portugais et les Néerlandais. Danois. très originale dans la région. efficace mais aussi violente et sanglante.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer.

le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey.Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. « Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) . défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. vassal du roi Glélé du Dahomey. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. le royaume bariba de Nikki. Dans le Nord. signa un traité de protectorat avec la France. je suis prêt ». opposa une vive résistance à la colonisation française. et Porto-Novo. la région de Cotonou. qui régna de 1858 à 1889. Par les traités de 1868 et de 1878. qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français. fut cédée à la France. souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. comptoir portugais. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. garda 73 jours des otages français. située entre Ouidah. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. En 1883. le roi de Porto-Novo.

et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin. et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. en forçant Hubert Maga. la scolarisation prend beaucoup d'importance. pour réduire le poids politique du Sud. se disputèrent le pouvoir. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. En 1970. . sous le nom de République du Dahomey. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. En effet. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. pour la plupart originaires du Sud. notamment grâce aux missions religieuses. aux Nations unies. En 1963. De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. Depuis l'indépendance. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. La ronde des présidents n'a pu se faire. un Conseil présidentiel constitué de trois membres. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. les anciennes élites coloniales. sans programme et sans idées. premier président de la République du Dahomey indépendant. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. Après la Première Guerre mondiale. mais les résultats sont mitigés. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. décide de reprendre en main le gouvernement. Il est rapidement nommé commandant. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. le mois suivant. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. Maga. à démissionner.En 1899. En six ans. le nord du pays veut sa revanche. Mais les militaires se trouvent désemparés. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. En novembre 1974. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. En 1975. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. destitue le Conseil présidentiel. réélu en 1984.

Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. Un gouvernement de transition. gel des embauches. De plus. En1989. ciment. voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. le président Nicéphore Soglo. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . le Parti d'un des proches du Président Kérékou. l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. mises à la retraite d'office. hors d'Afrique. Démocratiquement. les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. mis en place en 1990. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. accusé de népotisme par ses adversaires.06 % des voix.Dans les années 1980. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. en mars 2001. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou. Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). En 1987. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. Arrivé en tête au premier tour. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. de la contrebande très étendue. un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. essence. les raisons de ses erreurs fatales. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. de la crise du secteur du coton. Cependant. du choc pétrolier. Le Premier ministre. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise.Nicéphore Soglo. face à son prédécesseur Nicéphore Soglo. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique. après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin. est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996.

qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. Malgré cela. a plongé le pays dans le doute. la construction de nouvelles infrastructures. Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ». avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. la lutte contre la corruption. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. Toutefois. Découpage territorial[modifier] . la bonne gouvernance. Apparemment. 54 ans. trop novice à son goût. rassemblant 74. une gouvernance concertée. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji. En effet. contre 25. est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. Cependant. Quoique entouré de toute la classe politique. le nouveau président de la République du Bénin. Candidat indépendant. à quelques jours des résultats l'ancien président. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè.49 % pour Me Adrien Houngbédji. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %). Le 6 avril 2006. les consignes de vote ont été suivies. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. le « candidat du changement » serait passé. l'amoindrissement du chômage.51% des suffrages. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation. le docteur Boni Yayi. surnommé le caméléon. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». le développement de l'esprit d'entreprise. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur.développement (BOAD). L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %. Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ». dit-il. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ».

Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger. le Burkina Faso et le Mali. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. Porte stratégique. géographiques et culturels. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. par le Port Autonome de Cotonou. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. mais aussi de maïs. . de sorgho. parcs animaliers au nord. de manioc. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place. Ouvert sur le Golfe de Guinée. majoritairement anglophones et francophones. d'huile de palme et de millet. le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. Le Bénin est également un pays producteur de coton.

Ghana. Sombas. Guinée. Russie. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement. Gabon. du Tchad. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo. ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie). il y a les Adjas. et les autres de la République Démocratique du Congo. Parmi les autres ethnies. Chine.).435. Canada.     Une diaspora (Nigeria.. Yorubas. Une alphabétisation soutenue. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso.000 habitants de la population béninoise2. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes. États-Unis. culturelles. L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter.politiques. . et du Rwanda3. Une stabilité politique. du Nigeria. du développement d'infrastructures de transports routiers. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1.  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique). les Baribas2 (Baatonums). Côte d'ivoire.Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences... Sénégal. Niger. de la République du Congo. un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur. Côte d'ivoire.

Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. PortoNovo.S. Parakou. le dendi. le Ditammari. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord. Bohicon.Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U. la plupart des ethnies ont leur propre langue. le tori tandis que le bariba. Nikki. le Mina. Ouidah. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. Il est parlé essentiellement en ville. Dans les pourcentages évoqués. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise. Cotonou. Parmi les langues autochtones. Lokossa. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.5 Les villes de Abomey. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Le prestige de cette langue comme langue officielle. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. Cové. il faut noter que les gens pratiquent . Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. La langue officielle du Bénin est le français. Les langues fon. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire. Il s'agit d'un parler presque argotique4.

L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par . Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles. y compris la liberté de la presse. Sciences et Techniques Administratives et de Gestion.4% Islam 17. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif. Sciences Biologiques et Sociales. Sciences de la Santé. sa rémunération demeure encore relativement faible. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ».jpg Construction d'une nouvelle église à Allada.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam.3%% Animisme . de religion. l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée. Sciences et Techniques Agricoles. dans ses articles 23 et 24. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. Part Religion 42. En octobre 2006. de culte.Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse.8% Christianisme 24. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation. de conscience.

a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. Dix ans plus tard. dématérialisée et interactive. Dans la capitale économique. le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes.l’État. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. Selon Reporters sans frontières. Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer. sous-régionale et internationale. En ce qui concerne l'écriture. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. dans un des plus pauvres pays du monde. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. Pendant la dictature. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. la natation. Cette plateforme communautaire unique. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885). Cotonou avec son million d'habitants. En athlétisme. le judo. l'arc. le basket. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ». le taux de chômage étant élevé. existe-t-il un « boom » des médias. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. en 2009. Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. Il . sur 175 pays. l'athlétisme. Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. Aussi. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . le handball. publics et parapublics. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail. le badminton et bien d'autres. à cause de cela.seulement cinq environ sont rentables. peut-être le record dans le monde . Aussi.

Notre Librairie no 124.  Rouch. Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). pp. 1986. (1995). Edgar Okiki Zinsou. qui écrit pour les enfants. Alain et Gérard Clavreuil. plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique. Béatrice Lalinon Gbado. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] . les romans de Flore Hazoumé. 9-26. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et. Notre Librairie no 124. et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. arrive sur la scène littéraire. Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. Dominique Titus. Parmi les auteurs les plus connus de cette époque. dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Depuis lors. Huannou. 10-21. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique. "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès. Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. (1995). pp. (voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. Adrien. Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". Paris: Bordas. "Approche générale et historique de la littérature béninoise". insuffisamment détaillée ou incomplète.

). Geffen. Isbath Madou. Puerto Rico. américaines. Sakpata Boys. DiscAZ. Nila. Pépé Oleka... Afafa. Tohon Stan. Lionel Loueke. Robinson Sipa. Vikey.      .. Dibi Dobo. Blaaz. Jesse Franklin(William Gomez) . Ricos Campos. G. Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone. Kuamy Mensah. Zekede..  Les intemporels : Angélique Kidjo. arista. Soyoyo. Rabbi Slo. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. Duce. Affo Love. Petit Miguelito. Ricordi. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. Secteur Trema. Ardiess. Wally Badarou. le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo. Esprit Neg. BMG. La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez).Fannick Marie Verger.. Gbézé. avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. Riss cool. H2O. Kaysee Montejàno. Gangbé Brass Band. Wally Badarou.). etc ... Jean Adagbenon.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop .RNB : Zeynab. BMG Yari. A&M records. Nel Oliver. Cotonou City Crew. Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck. Bless Antonio. Nasty Nesta. Sagbohan Danialou. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil.. Les éclectiques: John Arcadius. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba.Diamant Noir.. Gnonnas Pedro. ou encore le regretté Gnonnas Pedro. El Rego. LKS-Clan. Richard Flash. Sophie Edia. Les populaires : Vivi Internationale. Alèkpéhanhou. cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo. Moona.Jesse Franklin(William Gomez). Ras Bawa. Dhalai-k. Les tradi-modernes : Alle'sTones..Haïti. Janvier Dénagan HonfoG...

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