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L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

français à la fin du XIXe sècle. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre. s'il était riche. avaient conquis une demi-indépendance. les Mahis avec leur capitale. les postes de Agoué. on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France). on lui rendait de grands honneurs. le gardien des morts. Au Nord. on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. les petits royaumes de Pokra. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. les morts et les puissance du monde-autre. dans un passé reculé. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun. Grand-Pope. sous l'influence des Européens (le pays de Togo. D'ailleurs. - Un soldat dahoméen. Savalou. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre. démembré aussi à plusieurs reprises. mais il était sous le protectorat français. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. Aspects culturels Le sang. Okéadan et Addo. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. de forme républicaine ou monarchique. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest. protectorat allemand. ils croyaient si complètement à .

A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices. Outre cette religion du sang. et auquel se rattachait une mythologie complexe -. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. pratiquée surtout dans la région d'Abomey. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. dont il existait bien d'autres aspects. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. qui avait ses prêtresses à Ouidah.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. ils . un singe. avec ses innombrables prêtres. on adorait le dieu des vagues. comme à Ouidah. un caïman. sous chaque arbre dans les campagnes. Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. sur les bords de la mer. On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. tantôt un chien. il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé). tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). qui représentait la bienveillance et le bonheur. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. a également fortement impressionné les anciens voyageurs. les génies secondaires. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi.un python sacré de trois mètres. - Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. et surtout la vénération de nombreuses puissances.

- . de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets. D'ailleurs. Dans l'ancien royaume du Dahomey. il hérite des morts. il prenait ses repas en secret. La coutume avait disparu au XIXe siècle. Le roi « lion d'Abomey ». En Haïti comme au Brésil. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor. son pouvoir est illimité. ministres secondaires. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ». de même les canons. deux. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement. trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. Ces puissances étaient appelées vodoun. Ajoutons que. comparable à celui des Ashanti. sorte de premier ministre. le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. « cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. Le roi et les Amazones. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. et de nombreux cabécères qui ont une. deux méo. les fusils. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. mais auparavant. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. la croix chrétienne était un une puissance respectée. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif.

les fils de la reine sont seuls princes royaux. I). (source : E. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait. en broderie. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat. . Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. en cas de guerre. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. En outre. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. Reclus. Cependant. Leurs formes presque masculines. leur courage. Au Dahomey. Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. L'Homme et la Terre. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. d'après une photographie. quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre. leur cruauté en font d'excellents soldats. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux.Une Amazone dahoméenne. et un pantalon vert ou rouge assez court. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes.

le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. Dassi. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. En 1858. un fils de Glé-Glé. elle avait eu. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. dès la fin du XVIIe siècle. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa. en 1877. L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900. fils de Ghézo. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre. sous certaines conditions . le roi Glé-Glé. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. mais réoccupée en 1883. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol. 120 hommes . en dépouillant de temps à autre les maisons riches. sur le Whemi. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. A la fin de 1889. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. Le forcing français. Au printemps. en 1844. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. les Français s'installèrent alors à Cotonou. Quant à la France. des relations commerciales avec le Dahomey. les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. en 1868 et 1878. àOuidah. grand-père du roi Béhanzin. conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. en arrêtant dans les rues les marchandises. d'abord occupée. conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. à s'installer à Ouidah. la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). fut abandonnée. En 1670. La ville. la ville de Cotonou (Kotonou). Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir. à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. En 1863.

arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. traité qu'il aurait brûlé plus tard). une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. dit-on. à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou. Celui-ci.lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). une sortie sur Godomé réussit. Le 25 mars. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains. mais le 1ermars. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey. Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. l'armée dahoméenne est repoussée. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. Le 23 février. les Amazones en tête. Mais on avait négligé de protéger les commerçants . (on le força même. le prince craignant la Novo. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française.

roi de Porto-Novo. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens. Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. Le 26 mars. la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit. Ballot. demanda alors des renforts. exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils).français deOuidah qui avaient été capturés. aux combats de Dangbo et Dogba . en même temps. l'opinion publique s'alarmait. Le Dahomey vers 1900.

. garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. leSané. agent de la maison Régis. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. mais sans céder ces villes. les troupes sont malades des fièvres. le Roland. juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). Ouidah reçoit quelques bombes. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. En avril. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. la Naïade. la Mésange. juin. Le 29 mars. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. le Kerguélen. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. le Dr Bayol est rappelé en France. Les Dahoméens se mettent en retraite. signé pour la France par d'Ambrières et le P. et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. Ces projets seront arrêtés par les négociations. Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. Le 5 août. En attendant l'arrivée de Cuverville. Six vaisseaux de ligne. interprète de la résidence. et pendant mai. Ballot expédia alors Siciliano. le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. Dorgère. car on les considérait comme perdus. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. mais sans succès. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ». Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. puis. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou.(28 mars). bombarde le village d'Azaouisse. est chargé de l'intérim. le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. mais la saison des pluies arrive. l'Ardent. gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix.

On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. des lieutenants Baud et Vermeersch. d'occuper le Dahomey. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. 1er. Le 6 novembre. Art. de Boussa à Zinder. l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. atteignait Say le 31 janvier 1895. Cana fut pris. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. rentrait en France. Les bonnes intentions ne durèrent pas. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). le général Dodds. qui prépara la cam pagne suivante. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou. qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. il prit hardiment l'offensive.« Art. défit les Dahoméens le 19 à Dogba. et. le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. de laisser les difficultés subsistent. peu après. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. A ces objections. avec les pouvoirs les plus étendus. à cette époque. laissant commandement au colonel Lambinet. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. du 14 au 16 devant les lignes de Koto. la renonciation aux sacrifices humains. et le 6 octobre à Adégon. Abomey. En 1896-1897. en septembre. en traversant le Borgou et le Gourma. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). le 4 octobre à Poguessa. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey.). le lieutenant Baud. remontant le Dahomey. assisté du lieutenant Vermeersch. la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. de l'infanterie de marine. Peu après. le 13 à Akpa. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). Et il n'était pas question. Peu de temps après. puis. Guerre de conquête. Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. Le général Dodds remit. La mission du commandant Decoeur. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. De mars à mai 1895. et le 17. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue .

Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo). Le protectorat céda la place à la colonie. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs. La capitale. Porto-Novo. Par un arrêté du 12 février 1900. . Zougou. les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. était un centre agricole. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. La colonie. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. Cotonou était un centre de transit. Zagnanado-Savalou. et le commandant Ricour conquérait le Borgou. assisté d'un secrétaire général. D'autre part. Fada N'Gourma et Carimana. de Cotonou. . du roi Toffa). qui le remplaçait en cas d'absence. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou. le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo. Athiemé. Ouidah seule avait une réelle importance économique. Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. A partir de là. Grand-Popo.du Soudan.La colonie avait à sa tête un gouverneur.

le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne. abandonne le pouvoir. Il a comme voisins le Togo à l'ouest.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o .8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. rebaptise le pays République populaire du Bénin. il gouverne le pays jusqu'en 2006. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996.1 Le peuplement 2. en 1975. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin). le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA.3 Les royaumes Bariba 2.7 L'indépendance 2.6 Colonisation 2.2 Photos du Bénin 1. Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1. est un pays d'Afrique occidentale. Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». À la fin des années 1980. Mathieu Kérékou. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006. qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. Depuis la fin de la République populaire du Bénin. Le pays fait partie de la CEDEAO. sous la dénomination de République du Dahomey. Cotonou étant la capitale économique. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin. Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. Le nom de Bénin est conservé. battu aux élections.2 L'organisation sociale ancienne 2. et ne rétablit pas la dictature .5 Les royaumes Aja-Ewé 2. La capitale officielle est Porto-Novo.4 Les royaumes Yoruba 2.4 Environnement 2. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni.1 Localisation et frontières 1. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot. adopte une nouvelle constitution.Le Bénin. En 1972. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et.3 Climat 1. en 1990.

2 Articles connexes 11.5 Sculpture 6.6 Photographie 6. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.4 Peinture 6.5 Médias 5.8 Musique 6.2 Langues 5.1 Démographie 5.3 Religions 5.1 Patrimoine architectural 6. Le point culminant est le mont .3 Littérature 6.7 Sport 6.6 Technologies de l'information et de la communication 5.1 Bibliographie 11.o  2.10 L'espoir Boni Yayi 3. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté.2 Gastronomie 6.7 Cinéma 6.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.4 Éducation 5.

Sagboroa à 658 mètres. il suffit juste de « porter ». les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est. avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. L'harmattan continental et sec. qui siège à La Haye. On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. Climat[modifier] Le climat est tropical. Dans ces derniers. en Afrique occidentale. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). avec relativement peu de pluie. La mousson. son climat est chaud et humide. Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. de novembre à mai. océanique et chargée d'humidité. Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. toujours important. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. notamment Porto Novo et Cotonou. Le taux d'humidité. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. du Sahel). se situe entre 65 et 95%. et plus faiblement en novembre et décembre. au Niger. comme au Mali. Le pays étant situé dans une zone intertropicale. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. le relief et l'alternance des saisons. La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. souffle d'avril à novembre. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). avant que la mousson n'apporte ses pluies). au Niger ou au Burkina Faso. apportant une poussière ocre orange. du sud-ouest. Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize. de la mi-mars à la mi-juillet. de Cotonou à Porto Novo. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. La Cour internationale de Justice des Nations Unies. rien ne sert d'entreposer. . dont celle de Lété. Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages.

de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. elles se structurent en chefferies. À partir du XVe siècle. Quant à leur organisation sociale. elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. Yoruba et Aja-Ewé au sud. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki . Vivant sur des territoires restreints. Kabyé ouTanéka. Il s'entoure de dignitaires. Lorsque plusieurs lignées se regroupent. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord.Jusqu'au XVe siècle. ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique.

il soumet celui de Savi. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. Son empereur. Kandi avec les Saka. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie. . Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. Puis. Benin. Kouandé avec les Bagana. Au XVIIIe siècle. À côté de ces deux royaumes. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. griots. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché. ont été aussi assez célèbres. une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. à commencer par Gangnihessou. Popo. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. artisans et esclaves. Au sud-est. agriculteurs roturiers. située sur les rives du fleuveMono au Togo.et Parakou avec les Koubourou. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. En 1741. en 1727. future Porto-Novo. Kika. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. Et au nord. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. à partir de sa capitale Abomey. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Ila Orangun et Oyo). On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri. étendit sa domination sur la région. En 1724. Séro Kpéra.

Hogbonou et Abomey. arachide.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. tomate. raffinée. efficace mais aussi violente et sanglante. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. Des villages réguliers et propres. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. tabac). Portugais. Néerlandais. Danois. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs. arrivés à la fin du XVe siècle. Le royaume en est une puissance dominante. anciennes chasseresses d'éléphants. Anglais. Le Dahomey devient une entité politique organisée. avec les Portugais et les Néerlandais. très originale dans la région. . qui se structurent autour des villes d'Allada. ces royaumes. Dès le XVIIe siècle. prospèrent avec le développement du commerce local. et des cultures bien ordonnées couvrent le pays. C'est une société complexe. commercialement et politiquement.

L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey. « Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) . Dans le Nord. Par les traités de 1868 et de 1878. le royaume bariba de Nikki. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. fut cédée à la France. vassal du roi Glélé du Dahomey. En 1883. située entre Ouidah. et Porto-Novo. qui régna de 1858 à 1889. comptoir portugais. garda 73 jours des otages français. souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français.Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. la région de Cotonou. défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. je suis prêt ». opposa une vive résistance à la colonisation française. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. signa un traité de protectorat avec la France. le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. le roi de Porto-Novo. qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin.

Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. La ronde des présidents n'a pu se faire. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. réélu en 1984. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin. En novembre 1974. le mois suivant. En six ans. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. Il est rapidement nommé commandant. En effet. le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. En 1970. En 1963. Mais les militaires se trouvent désemparés. en forçant Hubert Maga. premier président de la République du Dahomey indépendant. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. sans programme et sans idées. mais les résultats sont mitigés. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. pour réduire le poids politique du Sud. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988. Après la Première Guerre mondiale. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. pour la plupart originaires du Sud. Maga. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. notamment grâce aux missions religieuses. la scolarisation prend beaucoup d'importance. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. se disputèrent le pouvoir. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. les anciennes élites coloniales. à démissionner. décide de reprendre en main le gouvernement. le nord du pays veut sa revanche. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Depuis l'indépendance.En 1899. En 1975. sous le nom de République du Dahomey. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. aux Nations unies. . un Conseil présidentiel constitué de trois membres. et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. destitue le Conseil présidentiel. De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place.

un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. Démocratiquement. En 1987. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin. face à son prédécesseur Nicéphore Soglo. est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996.06 % des voix. le Parti d'un des proches du Président Kérékou. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. du choc pétrolier. C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. les raisons de ses erreurs fatales. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. accusé de népotisme par ses adversaires. Le Premier ministre. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo. Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. mis en place en 1990. de la crise du secteur du coton. les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise.Nicéphore Soglo. voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Un gouvernement de transition. mises à la retraite d'office.Dans les années 1980. Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. En1989. gel des embauches. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. De plus. ciment. Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. de la contrebande très étendue. Arrivé en tête au premier tour. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. hors d'Afrique. Cependant. le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. en mars 2001. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . essence. le président Nicéphore Soglo. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique.

En effet. la lutte contre la corruption. la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou. Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. rassemblant 74. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %. Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. 54 ans. Malgré cela. le nouveau président de la République du Bénin. Cependant. Toutefois. Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ». Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. l'amoindrissement du chômage. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. trop novice à son goût. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». dit-il. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. Candidat indépendant. avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. le développement de l'esprit d'entreprise. qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. le docteur Boni Yayi.51% des suffrages. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation. a plongé le pays dans le doute. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Apparemment. Découpage territorial[modifier] . Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ». une gouvernance concertée. L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». Le 6 avril 2006. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement.49 % pour Me Adrien Houngbédji. Quoique entouré de toute la classe politique. contre 25. surnommé le caméléon. le « candidat du changement » serait passé. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè.développement (BOAD). est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. la construction de nouvelles infrastructures. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. les consignes de vote ont été suivies. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter. à quelques jours des résultats l'ancien président. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur. la bonne gouvernance. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %).

par le Port Autonome de Cotonou. Le Bénin est également un pays producteur de coton. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. mais aussi de maïs. parcs animaliers au nord. Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger. d'huile de palme et de millet. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. Ouvert sur le Golfe de Guinée. . le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. Porte stratégique. majoritairement anglophones et francophones. géographiques et culturels. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. de sorgho. le Burkina Faso et le Mali. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. de manioc. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud.

les Baribas2 (Baatonums). ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie). du Tchad. du développement d'infrastructures de transports routiers. Russie. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement. et du Rwanda3... Chine. Niger.).435. Sombas. Canada. Guinée. Une alphabétisation soutenue. de la République du Congo. du Nigeria. Parmi les autres ethnies.  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique).. .politiques.Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques. Côte d'ivoire. et les autres de la République Démocratique du Congo. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. Gabon. États-Unis. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo. Yorubas. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes.     Une diaspora (Nigeria. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1. Sénégal. Côte d'ivoire. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo. Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. culturelles. Ghana.000 habitants de la population béninoise2. Une stabilité politique. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso. il y a les Adjas. un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences. L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter.

le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord. Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. Les langues fon. Il s'agit d'un parler presque argotique4. Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Cotonou. Parmi les langues autochtones. Bohicon. Lokossa. le Ditammari.S. Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. le dendi. Le prestige de cette langue comme langue officielle. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. Ouidah. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones.Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U. la plupart des ethnies ont leur propre langue. Parakou.5 Les villes de Abomey. Il est parlé essentiellement en ville. Dans les pourcentages évoqués. PortoNovo. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. Cové. le tori tandis que le bariba. Nikki. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%. il faut noter que les gens pratiquent . Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. La langue officielle du Bénin est le français. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. le Mina.

Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif. Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. Sciences de la Santé. Part Religion 42. de conscience. Sciences et Techniques Administratives et de Gestion. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien.4% Islam 17. de religion.3%% Animisme . l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. dans ses articles 23 et 24.jpg Construction d'une nouvelle église à Allada. Sciences Biologiques et Sociales. sa rémunération demeure encore relativement faible. L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée. y compris la liberté de la presse. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif. En octobre 2006. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse. Sciences et Techniques Agricoles. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par . de culte.8% Christianisme 24.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam.

le badminton et bien d'autres. Aussi. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. Aussi. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. publics et parapublics. le judo. sous-régionale et internationale. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. Dans la capitale économique. l'arc. En athlétisme. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. Dix ans plus tard. Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. la natation. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. dématérialisée et interactive. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ». comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885). Selon Reporters sans frontières. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. Pendant la dictature. Cotonou avec son million d'habitants. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . le basket. peut-être le record dans le monde . sur 175 pays. Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. en 2009. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs. Cette plateforme communautaire unique.seulement cinq environ sont rentables. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail. dans un des plus pauvres pays du monde. le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer. a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. le handball. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. En ce qui concerne l'écriture. est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. Il . existe-t-il un « boom » des médias. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. l'athlétisme. le taux de chômage étant élevé.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État.l’État. à cause de cela. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération.

et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. "Approche générale et historique de la littérature béninoise". Edgar Okiki Zinsou. "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique. Dominique Titus. les romans de Flore Hazoumé. 1986. Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". (voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et. 10-21. pp. Depuis lors. qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. insuffisamment détaillée ou incomplète. Alain et Gérard Clavreuil. (1995). Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide. 9-26. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] . Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. arrive sur la scène littéraire. Notre Librairie no 124.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès.  Rouch. Béatrice Lalinon Gbado. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. Paris: Bordas. Parmi les auteurs les plus connus de cette époque. Notre Librairie no 124. qui écrit pour les enfants. Adrien. Huannou. Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique. pp. (1995).

Richard Flash.. Gnonnas Pedro.RNB : Zeynab. Isbath Madou.. Les éclectiques: John Arcadius. Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck. australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. Cotonou City Crew. Riss cool. LKS-Clan. Sophie Edia. Gangbé Brass Band. Bless Antonio. Petit Miguelito. Geffen. Affo Love. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. arista. Vikey.. Nila.. Les tradi-modernes : Alle'sTones.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines.Fannick Marie Verger. Soyoyo. Puerto Rico. Zekede. Jesse Franklin(William Gomez) . Robinson Sipa. ou encore le regretté Gnonnas Pedro..). Pépé Oleka. Tohon Stan.. Sakpata Boys. Janvier Dénagan HonfoG. Duce. Jean Adagbenon. avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. Afafa. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop . La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez). Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone. Wally Badarou. A&M records.. Ricos Campos. Sagbohan Danialou. etc . El Rego. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. Alèkpéhanhou. Les populaires : Vivi Internationale. Blaaz. Ras Bawa. cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo. Rabbi Slo. Nasty Nesta. Gbézé. Dhalai-k.). BMG.. Esprit Neg. Kuamy Mensah. Ricordi. Wally Badarou.. DiscAZ..Haïti. Dibi Dobo. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables. Nel Oliver.Jesse Franklin(William Gomez).. BMG Yari. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil. le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo. Moona. américaines.. Ardiess.      . G.  Les intemporels : Angélique Kidjo.Diamant Noir. Kaysee Montejàno. H2O. Lionel Loueke. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba. Secteur Trema.