L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

mais il était sous le protectorat français. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. protectorat allemand. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre. les Mahis avec leur capitale. Aspects culturels Le sang.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. sous l'influence des Européens (le pays de Togo. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. dans un passé reculé. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun. Savalou. français à la fin du XIXe sècle. - Un soldat dahoméen. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen. s'il était riche. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France). A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. on lui rendait de grands honneurs. on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos. le gardien des morts. sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. de forme républicaine ou monarchique. D'ailleurs. démembré aussi à plusieurs reprises. Au Nord. les morts et les puissance du monde-autre. les postes de Agoué. Grand-Pope. Okéadan et Addo. avaient conquis une demi-indépendance. ils croyaient si complètement à . les petits royaumes de Pokra. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest.

Outre cette religion du sang. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. un caïman. sur les bords de la mer. tantôt un chien. on adorait le dieu des vagues.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. sous chaque arbre dans les campagnes. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. avec ses innombrables prêtres. - Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. ils . dont il existait bien d'autres aspects. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature. comme à Ouidah. pratiquée surtout dans la région d'Abomey. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. a également fortement impressionné les anciens voyageurs.un python sacré de trois mètres. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé). On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. qui avait ses prêtresses à Ouidah. et auquel se rattachait une mythologie complexe -. les génies secondaires. un singe. qui représentait la bienveillance et le bonheur. Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . et surtout la vénération de nombreuses puissances.

Ces puissances étaient appelées vodoun. Le roi et les Amazones. et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. ministres secondaires. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan. - . les fusils. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor. sorte de premier ministre. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif. mais auparavant. étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. son pouvoir est illimité.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ». comparable à celui des Ashanti. il prenait ses repas en secret. et de nombreux cabécères qui ont une. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite. D'ailleurs. deux méo. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. la croix chrétienne était un une puissance respectée. Dans l'ancien royaume du Dahomey. « cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement. Le roi « lion d'Abomey ». En Haïti comme au Brésil. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. il hérite des morts. La coutume avait disparu au XIXe siècle. de même les canons. deux. le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. Ajoutons que. de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets.

L'Homme et la Terre. leur courage. Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. Leurs formes presque masculines. I). Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. Au Dahomey.Une Amazone dahoméenne. d'après une photographie. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. en cas de guerre. Cependant. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. Reclus. en broderie. En outre. La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. leur cruauté en font d'excellents soldats. les fils de la reine sont seuls princes royaux. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux. (source : E. et un pantalon vert ou rouge assez court. . et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat.

conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. le roi Glé-Glé. grand-père du roi Béhanzin. conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. sur le Whemi. sous certaines conditions . des relations commerciales avec le Dahomey. en dépouillant de temps à autre les maisons riches. Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir. A la fin de 1889. mais réoccupée en 1883. en 1844. En 1863. en 1877. les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. la ville de Cotonou (Kotonou). L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900. le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. elle avait eu. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol. d'abord occupée. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. En 1670. dès la fin du XVIIe siècle. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). en 1868 et 1878. 120 hommes . àOuidah. La ville. en arrêtant dans les rues les marchandises.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre. les Français s'installèrent alors à Cotonou. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. En 1858. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. Dassi. Au printemps. un fils de Glé-Glé. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. Le forcing français. fils de Ghézo. à s'installer à Ouidah. Quant à la France. fut abandonnée.

Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. Celui-ci. on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains. les Amazones en tête. l'armée dahoméenne est repoussée. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité. 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française. arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou. Mais on avait négligé de protéger les commerçants .lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). une sortie sur Godomé réussit. le prince craignant la Novo. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey. Le 23 février. Le 25 mars. traité qu'il aurait brûlé plus tard). (on le força même. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. mais le 1ermars. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. dit-on. à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou.

Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. en même temps. demanda alors des renforts.français deOuidah qui avaient été capturés. Le Dahomey vers 1900. l'opinion publique s'alarmait. exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils). la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit. Ballot. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. aux combats de Dangbo et Dogba . roi de Porto-Novo. enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens. Le 26 mars.

Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. la Naïade. Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités. mais sans céder ces villes. agent de la maison Régis. juin. Le 29 mars. et pendant mai. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. est chargé de l'intérim. juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). Six vaisseaux de ligne. d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. bombarde le village d'Azaouisse. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. En attendant l'arrivée de Cuverville. mais sans succès. le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou. . garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. Ouidah reçoit quelques bombes. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Les Dahoméens se mettent en retraite. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. puis. les troupes sont malades des fièvres. Ballot expédia alors Siciliano. l'Ardent. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. la Mésange. interprète de la résidence. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. En avril. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. mais la saison des pluies arrive. Ces projets seront arrêtés par les négociations. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ».(28 mars). et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. le Dr Bayol est rappelé en France. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. leSané. Dorgère. chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. signé pour la France par d'Ambrières et le P. Le 5 août. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. le Kerguélen. car on les considérait comme perdus. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou. le Roland.

Art. le 13 à Akpa. Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. avec les pouvoirs les plus étendus. On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey. rentrait en France. à cette époque. le 4 octobre à Poguessa. Le général Dodds remit. et le 17. la renonciation aux sacrifices humains.). de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. d'occuper le Dahomey. 1er. de Boussa à Zinder. La mission du commandant Decoeur. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). Le 6 novembre. il prit hardiment l'offensive. qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue . du 14 au 16 devant les lignes de Koto. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. défit les Dahoméens le 19 à Dogba. et. Abomey. l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. en septembre. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. Peu après. laissant commandement au colonel Lambinet. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. Guerre de conquête. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux. des lieutenants Baud et Vermeersch. remontant le Dahomey. atteignait Say le 31 janvier 1895. Peu de temps après. assisté du lieutenant Vermeersch. puis.« Art. Et il n'était pas question. A ces objections. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. qui prépara la cam pagne suivante. De mars à mai 1895. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. de l'infanterie de marine. et le 6 octobre à Adégon. Les bonnes intentions ne durèrent pas. de laisser les difficultés subsistent. Cana fut pris. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. le lieutenant Baud. En 1896-1897. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou. peu après. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. le général Dodds. en traversant le Borgou et le Gourma.

Fada N'Gourma et Carimana. Zougou. La colonie. était un centre agricole. Ouidah seule avait une réelle importance économique. . Grand-Popo. Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs. Le protectorat céda la place à la colonie. qui le remplaçait en cas d'absence. Athiemé. Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou.du Soudan. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. D'autre part. du roi Toffa). La capitale. de Cotonou. Zagnanado-Savalou. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. . Cotonou était un centre de transit. A partir de là. assisté d'un secrétaire général. le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. et le commandant Ricour conquérait le Borgou. Par un arrêté du 12 février 1900.La colonie avait à sa tête un gouverneur. Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo). Porto-Novo.

Cotonou étant la capitale économique. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006.3 Climat 1. Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». En 1972. Depuis la fin de la République populaire du Bénin. et ne rétablit pas la dictature . Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin). il gouverne le pays jusqu'en 2006. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud.2 L'organisation sociale ancienne 2. est un pays d'Afrique occidentale.8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2.1 Le peuplement 2. battu aux élections. rebaptise le pays République populaire du Bénin. Le pays fait partie de la CEDEAO.4 Environnement 2.1 Localisation et frontières 1.6 Colonisation 2.Le Bénin.7 L'indépendance 2. en 1975. La capitale officielle est Porto-Novo. qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et.2 Photos du Bénin 1. Mathieu Kérékou. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne. À la fin des années 1980. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni. Il a comme voisins le Togo à l'ouest. le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord.3 Les royaumes Bariba 2. en 1990.4 Les royaumes Yoruba 2. sous la dénomination de République du Dahomey. Le nom de Bénin est conservé. Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot. abandonne le pouvoir.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o .5 Les royaumes Aja-Ewé 2. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et. adopte une nouvelle constitution.

5 Médias 5.6 Technologies de l'information et de la communication 5.2 Gastronomie 6. Le point culminant est le mont .7 Cinéma 6.1 Démographie 5.1 Bibliographie 11.4 Peinture 6.5 Sculpture 6.o  2.8 Musique 6.1 Patrimoine architectural 6.3 Littérature 6.4 Éducation 5.2 Langues 5.2 Articles connexes 11. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud.3 Religions 5.10 L'espoir Boni Yayi 3.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin.7 Sport 6.6 Photographie 6. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté.

il suffit juste de « porter ». les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est. de Cotonou à Porto Novo. L'harmattan continental et sec. Le taux d'humidité. notamment Porto Novo et Cotonou. du Sahel). La Cour internationale de Justice des Nations Unies. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. qui siège à La Haye. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. de la mi-mars à la mi-juillet. au Niger. les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. comme au Mali. se situe entre 65 et 95%. son climat est chaud et humide. apportant une poussière ocre orange. On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. avec relativement peu de pluie. et plus faiblement en novembre et décembre. Le pays étant situé dans une zone intertropicale. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. dont celle de Lété. souffle d'avril à novembre. La mousson. Climat[modifier] Le climat est tropical. toujours important. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. avant que la mousson n'apporte ses pluies). du sud-ouest. de novembre à mai. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. . rien ne sert d'entreposer. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. en Afrique occidentale. où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. océanique et chargée d'humidité. Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages. au Niger ou au Burkina Faso.Sagboroa à 658 mètres. l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. Dans ces derniers. le relief et l'alternance des saisons.

Kabyé ouTanéka. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba. de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki . elles se structurent en chefferies. Il s'entoure de dignitaires. À partir du XVe siècle. Lorsque plusieurs lignées se regroupent. Vivant sur des territoires restreints. Yoruba et Aja-Ewé au sud. Quant à leur organisation sociale. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil.Jusqu'au XVe siècle. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions.

à partir de sa capitale Abomey. artisans et esclaves. Son empereur. en 1727. Au sud-est. Kandi avec les Saka. future Porto-Novo. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. À côté de ces deux royaumes.et Parakou avec les Koubourou. Séro Kpéra. Kika. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. Kouandé avec les Bagana. Puis. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché. . D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). ont été aussi assez célèbres. Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi. étendit sa domination sur la région. Au XVIIIe siècle. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. En 1741. située sur les rives du fleuveMono au Togo. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie. à commencer par Gangnihessou. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey. agriculteurs roturiers. Popo. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620. il soumet celui de Savi. En 1724. Ila Orangun et Oyo). Benin. et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. griots. une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. Et au nord. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires.

Dès le XVIIe siècle. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. commercialement et politiquement. Danois. le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. C'est une société complexe. . etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux. Hogbonou et Abomey. Portugais. Anglais. Le royaume en est une puissance dominante. qui se structurent autour des villes d'Allada. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. avec les Portugais et les Néerlandais.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. anciennes chasseresses d'éléphants. arrivés à la fin du XVe siècle. très originale dans la région. arachide. prospèrent avec le développement du commerce local. et des cultures bien ordonnées couvrent le pays. ces royaumes. Le Dahomey devient une entité politique organisée. Des villages réguliers et propres.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. efficace mais aussi violente et sanglante. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. raffinée. Néerlandais. tomate. tabac).

Dans le Nord. et Porto-Novo. qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin. opposa une vive résistance à la colonisation française. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. fut cédée à la France. je suis prêt ». souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. comptoir portugais. située entre Ouidah. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey. le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. En 1883. signa un traité de protectorat avec la France. vassal du roi Glélé du Dahomey. qui régna de 1858 à 1889. la région de Cotonou. le roi de Porto-Novo. Par les traités de 1868 et de 1878. « Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) .Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. garda 73 jours des otages français. le royaume bariba de Nikki.

De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place. en forçant Hubert Maga. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. destitue le Conseil présidentiel. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. En effet. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. premier président de la République du Dahomey indépendant. En novembre 1974. et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. notamment grâce aux missions religieuses. décide de reprendre en main le gouvernement. En 1975. pour réduire le poids politique du Sud. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. mais les résultats sont mitigés. En six ans. sans programme et sans idées. le mois suivant. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. Depuis l'indépendance. aux Nations unies. . En 1963. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. réélu en 1984. Après la Première Guerre mondiale. et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. le nord du pays veut sa revanche. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988. se disputèrent le pouvoir. sous le nom de République du Dahomey. Maga. Mais les militaires se trouvent désemparés. pour la plupart originaires du Sud. la scolarisation prend beaucoup d'importance. un Conseil présidentiel constitué de trois membres. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. les anciennes élites coloniales. à démissionner. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. La ronde des présidents n'a pu se faire. Il est rapidement nommé commandant. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. En 1970. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958.En 1899. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin.

après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin. les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. essence. de la crise du secteur du coton. un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. Arrivé en tête au premier tour. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). en mars 2001. mis en place en 1990. C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. Démocratiquement. Un gouvernement de transition. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. De plus. Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise. est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. de la contrebande très étendue. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique. accusé de népotisme par ses adversaires. le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. le président Nicéphore Soglo. voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. hors d'Afrique. Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. En 1987. du choc pétrolier. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). face à son prédécesseur Nicéphore Soglo.Dans les années 1980. les raisons de ses erreurs fatales. Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.Nicéphore Soglo. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. mises à la retraite d'office. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. En1989. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou. l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. le Parti d'un des proches du Président Kérékou. Le Premier ministre. gel des embauches. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. ciment. Cependant.06 % des voix. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot.

est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. Découpage territorial[modifier] . Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ». a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. le développement de l'esprit d'entreprise.développement (BOAD). Candidat indépendant. la bonne gouvernance. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %). Cependant. du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. les consignes de vote ont été suivies. Le 6 avril 2006. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. Malgré cela. surnommé le caméléon. dit-il. contre 25. le docteur Boni Yayi. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». à quelques jours des résultats l'ancien président. 54 ans. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. le « candidat du changement » serait passé. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. Quoique entouré de toute la classe politique. a plongé le pays dans le doute. la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur.49 % pour Me Adrien Houngbédji. l'amoindrissement du chômage. avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %.51% des suffrages. le nouveau président de la République du Bénin. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ». la lutte contre la corruption. rassemblant 74. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. une gouvernance concertée. Apparemment. trop novice à son goût. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement. qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. la construction de nouvelles infrastructures. L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006. Toutefois. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter. En effet.

Ouvert sur le Golfe de Guinée. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. d'huile de palme et de millet. géographiques et culturels. parcs animaliers au nord. . majoritairement anglophones et francophones. le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. Porte stratégique. Le Bénin est également un pays producteur de coton. de sorgho. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. de manioc. le Burkina Faso et le Mali. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. mais aussi de maïs. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. par le Port Autonome de Cotonou. Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin.

L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter. Niger. et les autres de la République Démocratique du Congo.Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques. Guinée.). États-Unis. Chine. Côte d'ivoire. du Tchad. Une stabilité politique.. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences.  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique). Gabon. Yorubas. Russie. Côte d'ivoire. et du Rwanda3. Sénégal. Sombas. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso. Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. Une alphabétisation soutenue. il y a les Adjas. les Baribas2 (Baatonums). un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur. culturelles. Canada...000 habitants de la population béninoise2. de la République du Congo. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement. Ghana. du Nigeria. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1. Parmi les autres ethnies. ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie). .     Une diaspora (Nigeria.435. du développement d'infrastructures de transports routiers.politiques.

le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord. Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain.S.Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U. Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. il faut noter que les gens pratiquent . PortoNovo. Dans les pourcentages évoqués. le Ditammari. Nikki. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. Il est parlé essentiellement en ville. le Mina. Lokossa. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones. La langue officielle du Bénin est le français. Les langues fon. Parmi les langues autochtones. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. le tori tandis que le bariba. Il s'agit d'un parler presque argotique4. Le prestige de cette langue comme langue officielle. Bohicon. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Parakou. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. la plupart des ethnies ont leur propre langue. Cotonou. Ouidah. Cové. yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire.5 Les villes de Abomey. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. le dendi. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%.

de culte. Sciences et Techniques Administratives et de Gestion. L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par . y compris la liberté de la presse. Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse. Sciences Biologiques et Sociales.jpg Construction d'une nouvelle église à Allada. En octobre 2006. Sciences de la Santé.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles. de conscience. sa rémunération demeure encore relativement faible. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif. l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. Part Religion 42. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. de religion.4% Islam 17.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam. Sciences et Techniques Agricoles.Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin.3%% Animisme .8% Christianisme 24. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien. dans ses articles 23 et 24. Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation.

le taux de chômage étant élevé. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. Aussi. Aussi. Dix ans plus tard. Il . peut-être le record dans le monde . Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. publics et parapublics. En ce qui concerne l'écriture. Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération.seulement cinq environ sont rentables. le handball. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État. Selon Reporters sans frontières. a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes. Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. l'athlétisme. Dans la capitale économique. En athlétisme. dans un des plus pauvres pays du monde. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . la natation. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. le basket.l’État. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ». sous-régionale et internationale. comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885). existe-t-il un « boom » des médias. le judo. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. l'arc. le badminton et bien d'autres. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. Pendant la dictature. est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. Cotonou avec son million d'habitants. dématérialisée et interactive. sur 175 pays. en 2009. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. à cause de cela. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail. Cette plateforme communautaire unique. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs.

(voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. pp. qui écrit pour les enfants.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique. 9-26. mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès.  Rouch. 10-21. Huannou. Notre Librairie no 124. 1986. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et. À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. insuffisamment détaillée ou incomplète. les romans de Flore Hazoumé. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. Adrien. (1995). et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. arrive sur la scène littéraire. "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. Depuis lors. Paris: Bordas. pp. Alain et Gérard Clavreuil. qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". (1995). Parmi les auteurs les plus connus de cette époque. "Approche générale et historique de la littérature béninoise". Edgar Okiki Zinsou. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] . Dominique Titus. Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique. Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide. Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. Notre Librairie no 124. Béatrice Lalinon Gbado.

Esprit Neg. Gbézé. ou encore le regretté Gnonnas Pedro. Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck.Fannick Marie Verger. Petit Miguelito. Afafa. Bless Antonio. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables.RNB : Zeynab.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines. BMG. Ricos Campos. Duce. Sophie Edia.. Sagbohan Danialou. Zekede. Jean Adagbenon. le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo. Moona..). Wally Badarou. Puerto Rico. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba. G. Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone. Ardiess.. Alèkpéhanhou.  Les intemporels : Angélique Kidjo. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop .. américaines... La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez). Sakpata Boys. Lionel Loueke. Blaaz. Kuamy Mensah. Richard Flash. Gnonnas Pedro. Kaysee Montejàno.. Nila. El Rego. Pépé Oleka.Diamant Noir. Les populaires : Vivi Internationale. Cotonou City Crew. Isbath Madou..Haïti.Jesse Franklin(William Gomez). Ricordi. Janvier Dénagan HonfoG. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. Vikey.. Robinson Sipa. Rabbi Slo. etc . Secteur Trema. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris.. Dhalai-k. Tohon Stan. Nasty Nesta. DiscAZ.). australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. arista. H2O. BMG Yari. Riss cool.      . avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. Nel Oliver. Jesse Franklin(William Gomez) . Soyoyo. A&M records.. Les éclectiques: John Arcadius. Ras Bawa. Affo Love.. Dibi Dobo. Geffen. cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo. Gangbé Brass Band. Wally Badarou. LKS-Clan. Les tradi-modernes : Alle'sTones.

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