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L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

Grand-Pope. dans un passé reculé. s'il était riche. on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos. avaient conquis une demi-indépendance. les postes de Agoué. Aspects culturels Le sang. de forme républicaine ou monarchique. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France). les Mahis avec leur capitale. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves. sous l'influence des Européens (le pays de Togo. Au Nord. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen. mais il était sous le protectorat français. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun. D'ailleurs. les morts et les puissance du monde-autre. on lui rendait de grands honneurs. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. protectorat allemand. A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. Savalou. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. démembré aussi à plusieurs reprises. les petits royaumes de Pokra. sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. ils croyaient si complètement à . le gardien des morts. - Un soldat dahoméen. français à la fin du XIXe sècle. Okéadan et Addo. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre.

Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . qui représentait la bienveillance et le bonheur. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. sous chaque arbre dans les campagnes. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. un caïman. sur les bords de la mer. Outre cette religion du sang. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. un singe. et surtout la vénération de nombreuses puissances. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. pratiquée surtout dans la région d'Abomey. les génies secondaires. avec ses innombrables prêtres. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature. tantôt un chien. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes. et auquel se rattachait une mythologie complexe -. comme à Ouidah. dont il existait bien d'autres aspects. on adorait le dieu des vagues. a également fortement impressionné les anciens voyageurs. - Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). qui avait ses prêtresses à Ouidah. ils . On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé).un python sacré de trois mètres.

« cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. - . La coutume avait disparu au XIXe siècle. de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets. Dans l'ancien royaume du Dahomey. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor. trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. Ces puissances étaient appelées vodoun. ministres secondaires. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite. et de nombreux cabécères qui ont une. mais auparavant. et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. sorte de premier ministre. Le roi « lion d'Abomey ». étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. les fusils. il prenait ses repas en secret. le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. de même les canons. En Haïti comme au Brésil. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. Ajoutons que. D'ailleurs. deux. deux méo. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. comparable à celui des Ashanti. Le roi et les Amazones. son pouvoir est illimité. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan. il hérite des morts. la croix chrétienne était un une puissance respectée. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ».

les fils de la reine sont seuls princes royaux. En outre. Reclus. Cependant. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. en cas de guerre. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. leur cruauté en font d'excellents soldats. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat. et un pantalon vert ou rouge assez court. d'après une photographie. Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. leur courage. Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. en broderie. et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. L'Homme et la Terre. Leurs formes presque masculines. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes. .Une Amazone dahoméenne. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. (source : E. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux. Au Dahomey. I). quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre.

les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. Le forcing français. En 1863. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. sur le Whemi. L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre. Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. àOuidah. à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. Dassi. 120 hommes . la ville de Cotonou (Kotonou). sous certaines conditions . un fils de Glé-Glé. grand-père du roi Béhanzin. à s'installer à Ouidah. administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. A la fin de 1889. le roi Glé-Glé. Quant à la France. En 1670. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. des relations commerciales avec le Dahomey. conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. mais réoccupée en 1883. les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. en dépouillant de temps à autre les maisons riches. les Français s'installèrent alors à Cotonou. mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. fut abandonnée. elle avait eu. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). En 1858. d'abord occupée. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. dès la fin du XVIIe siècle. fils de Ghézo. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). en 1877. La ville. en arrêtant dans les rues les marchandises. en 1868 et 1878. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. en 1844. Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. Au printemps. le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol.

Le 23 février. l'armée dahoméenne est repoussée. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. Mais on avait négligé de protéger les commerçants . 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou. les Amazones en tête. poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. le prince craignant la Novo. brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française. Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains. Celui-ci. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. dit-on. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité. mais le 1ermars. traité qu'il aurait brûlé plus tard). (on le força même.lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey. Le 25 mars. une sortie sur Godomé réussit.

français deOuidah qui avaient été capturés. l'opinion publique s'alarmait. en même temps. Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens. Ballot. Le 26 mars. aux combats de Dangbo et Dogba . roi de Porto-Novo. exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils). demanda alors des renforts. Le Dahomey vers 1900. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit.

chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. leSané. En attendant l'arrivée de Cuverville. juin.(28 mars). d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. les troupes sont malades des fièvres. Dorgère. Ballot expédia alors Siciliano. mais la saison des pluies arrive. Ces projets seront arrêtés par les négociations. bombarde le village d'Azaouisse. Le 29 mars. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. la Naïade. En avril. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. Le 5 août. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. car on les considérait comme perdus. . est chargé de l'intérim. Les Dahoméens se mettent en retraite. le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. le Dr Bayol est rappelé en France. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). interprète de la résidence. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou. agent de la maison Régis. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. Ouidah reçoit quelques bombes. mais sans succès. gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. l'Ardent. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. le Roland. Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. Six vaisseaux de ligne. le Kerguélen. signé pour la France par d'Ambrières et le P. la Mésange. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ». puis. Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix. mais sans céder ces villes. le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. et pendant mai. Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou.

qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. Abomey. le général Dodds. la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. En 1896-1897. des lieutenants Baud et Vermeersch. en traversant le Borgou et le Gourma. Et il n'était pas question. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. en septembre. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. rentrait en France. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux. de Boussa à Zinder. l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. laissant commandement au colonel Lambinet. assisté du lieutenant Vermeersch. le lieutenant Baud. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou.« Art. on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. atteignait Say le 31 janvier 1895. puis. peu après. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. et le 6 octobre à Adégon. d'occuper le Dahomey. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. et le 17. Les bonnes intentions ne durèrent pas. la renonciation aux sacrifices humains. Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. de laisser les difficultés subsistent. Art. le 13 à Akpa. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. le 4 octobre à Poguessa. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey. Peu de temps après. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. Le général Dodds remit. Guerre de conquête. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). avec les pouvoirs les plus étendus. il prit hardiment l'offensive. du 14 au 16 devant les lignes de Koto. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. de l'infanterie de marine. De mars à mai 1895. qui prépara la cam pagne suivante. Peu après. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. Le 6 novembre. A ces objections. défit les Dahoméens le 19 à Dogba. à cette époque. Cana fut pris. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin.). 1er. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue . Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. La mission du commandant Decoeur. remontant le Dahomey. On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. et.

D'autre part. Grand-Popo.du Soudan. Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou. La capitale. A partir de là. et le commandant Ricour conquérait le Borgou. Ouidah seule avait une réelle importance économique. Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. Zagnanado-Savalou. le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo.La colonie avait à sa tête un gouverneur. assisté d'un secrétaire général. La colonie. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. Fada N'Gourma et Carimana. était un centre agricole. du roi Toffa). Zougou. Porto-Novo. Le protectorat céda la place à la colonie. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. qui le remplaçait en cas d'absence. Athiemé. Par un arrêté du 12 février 1900. Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo). Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. . les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. . de Cotonou. Cotonou était un centre de transit.

Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». À la fin des années 1980. abandonne le pouvoir. La capitale officielle est Porto-Novo. en 1990.4 Environnement 2.1 Localisation et frontières 1. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Cotonou étant la capitale économique.7 L'indépendance 2. il gouverne le pays jusqu'en 2006. est un pays d'Afrique occidentale. rebaptise le pays République populaire du Bénin.4 Les royaumes Yoruba 2.5 Les royaumes Aja-Ewé 2. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot. le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne. Le pays fait partie de la CEDEAO. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni.2 L'organisation sociale ancienne 2. qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1.2 Photos du Bénin 1. adopte une nouvelle constitution.3 Les royaumes Bariba 2.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o .6 Colonisation 2. en 1975.1 Le peuplement 2. Depuis la fin de la République populaire du Bénin. En 1972.8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2. battu aux élections. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. Le nom de Bénin est conservé. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin).3 Climat 1.Le Bénin. le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin. Mathieu Kérékou. et ne rétablit pas la dictature . Il a comme voisins le Togo à l'ouest. sous la dénomination de République du Dahomey. Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996.

10 L'espoir Boni Yayi 3.7 Cinéma 6.6 Technologies de l'information et de la communication 5.1 Bibliographie 11.1 Démographie 5. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté.2 Gastronomie 6.5 Médias 5.2 Articles connexes 11. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin.7 Sport 6.2 Langues 5. Le point culminant est le mont .1 Patrimoine architectural 6.5 Sculpture 6.6 Photographie 6.4 Éducation 5.o  2.8 Musique 6. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.3 Littérature 6.3 Religions 5.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11.4 Peinture 6.

Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages. . rien ne sert d'entreposer. La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. au Niger. La Cour internationale de Justice des Nations Unies. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). dont celle de Lété. avec relativement peu de pluie. apportant une poussière ocre orange. de Cotonou à Porto Novo. les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est. La mousson. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. de la mi-mars à la mi-juillet. du Sahel). La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. Climat[modifier] Le climat est tropical. toujours important. avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. comme au Mali. au Niger ou au Burkina Faso. son climat est chaud et humide. et plus faiblement en novembre et décembre.Sagboroa à 658 mètres. l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. souffle d'avril à novembre. se situe entre 65 et 95%. L'harmattan continental et sec. les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. avant que la mousson n'apporte ses pluies). où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. Le taux d'humidité. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. du sud-ouest. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. le relief et l'alternance des saisons. océanique et chargée d'humidité. de novembre à mai. il suffit juste de « porter ». Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. Dans ces derniers. On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». en Afrique occidentale. Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. qui siège à La Haye. Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. Le pays étant situé dans une zone intertropicale. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. notamment Porto Novo et Cotonou. a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize.

On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba. Kabyé ouTanéka. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre.Jusqu'au XVe siècle. Lorsque plusieurs lignées se regroupent. À partir du XVe siècle. ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. Il s'entoure de dignitaires. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. elles se structurent en chefferies. chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord. Yoruba et Aja-Ewé au sud. Quant à leur organisation sociale. Vivant sur des territoires restreints. de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki .

Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. À côté de ces deux royaumes. Kouandé avec les Bagana. Benin. en 1727. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. Kandi avec les Saka. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Kika. D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi. Au XVIIIe siècle. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. Et au nord.et Parakou avec les Koubourou. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. Séro Kpéra. Ila Orangun et Oyo). griots. Au sud-est. . On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri. il soumet celui de Savi. future Porto-Novo. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. située sur les rives du fleuveMono au Togo. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie. une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. En 1741. Puis. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Son empereur. ont été aussi assez célèbres. En 1724. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. étendit sa domination sur la région.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu. Popo. agriculteurs roturiers. à commencer par Gangnihessou. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. artisans et esclaves. à partir de sa capitale Abomey. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché.

efficace mais aussi violente et sanglante.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. tabac). Le royaume en est une puissance dominante. arachide. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. avec les Portugais et les Néerlandais. Anglais. Hogbonou et Abomey. Portugais. raffinée. très originale dans la région. prospèrent avec le développement du commerce local. tomate. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. anciennes chasseresses d'éléphants. qui se structurent autour des villes d'Allada. etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. ces royaumes. Néerlandais. Le Dahomey devient une entité politique organisée. . le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. commercialement et politiquement. Des villages réguliers et propres. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. C'est une société complexe. Danois. arrivés à la fin du XVe siècle. Dès le XVIIe siècle. et des cultures bien ordonnées couvrent le pays.

défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. signa un traité de protectorat avec la France. Par les traités de 1868 et de 1878. le royaume bariba de Nikki. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français. qui régna de 1858 à 1889. le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. garda 73 jours des otages français. comptoir portugais.Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. opposa une vive résistance à la colonisation française. qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey. et Porto-Novo. souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. Dans le Nord. fut cédée à la France. la région de Cotonou. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. En 1883. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. vassal du roi Glélé du Dahomey. « Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) . je suis prêt ». le roi de Porto-Novo. située entre Ouidah.

En six ans. destitue le Conseil présidentiel. En effet. sans programme et sans idées. le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. pour la plupart originaires du Sud. Il est rapidement nommé commandant. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. réélu en 1984. les anciennes élites coloniales. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. Mais les militaires se trouvent désemparés. le mois suivant. Depuis l'indépendance.En 1899. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. mais les résultats sont mitigés. La ronde des présidents n'a pu se faire. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. En 1970. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. En 1975. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. le nord du pays veut sa revanche. et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. pour réduire le poids politique du Sud. Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. premier président de la République du Dahomey indépendant. En novembre 1974. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. décide de reprendre en main le gouvernement. un Conseil présidentiel constitué de trois membres. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. la scolarisation prend beaucoup d'importance. en forçant Hubert Maga. De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. En 1963. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. à démissionner. se disputèrent le pouvoir. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin. aux Nations unies. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. Après la Première Guerre mondiale. . notamment grâce aux missions religieuses. sous le nom de République du Dahomey. Maga.

En 1987. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre. les raisons de ses erreurs fatales. gel des embauches. mises à la retraite d'office.Nicéphore Soglo. l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles. un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. de la contrebande très étendue. après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin. mis en place en 1990. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. le président Nicéphore Soglo. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. le Parti d'un des proches du Président Kérékou.Dans les années 1980. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. du choc pétrolier. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. de la crise du secteur du coton. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). accusé de népotisme par ses adversaires. Cependant. les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. essence. Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. ciment. Un gouvernement de transition. Arrivé en tête au premier tour.06 % des voix. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. hors d'Afrique. face à son prédécesseur Nicéphore Soglo. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou. En1989. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo. en mars 2001. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique. Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise. Démocratiquement. De plus.

la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou. à quelques jours des résultats l'ancien président. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur. rassemblant 74. la lutte contre la corruption. contre 25. a plongé le pays dans le doute. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %). a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. le docteur Boni Yayi. Candidat indépendant. En effet. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. l'amoindrissement du chômage. Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. Quoique entouré de toute la classe politique. Toutefois. Cependant. Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %. la bonne gouvernance. le développement de l'esprit d'entreprise. les consignes de vote ont été suivies. Malgré cela. le nouveau président de la République du Bénin.51% des suffrages. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). trop novice à son goût. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè. 54 ans. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation.49 % pour Me Adrien Houngbédji. Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ». dit-il. une gouvernance concertée. Apparemment. Découpage territorial[modifier] . est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji.développement (BOAD). surnommé le caméléon. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. le « candidat du changement » serait passé. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. Le 6 avril 2006. du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. la construction de nouvelles infrastructures. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ».

de sorgho. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Ouvert sur le Golfe de Guinée. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. majoritairement anglophones et francophones. d'huile de palme et de millet. activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. Porte stratégique. . Le Bénin est également un pays producteur de coton. par le Port Autonome de Cotonou.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin. de manioc. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger. parcs animaliers au nord. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. géographiques et culturels. le Burkina Faso et le Mali. mais aussi de maïs.

du Tchad.politiques. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences. ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie). il y a les Adjas. culturelles. Côte d'ivoire.000 habitants de la population béninoise2. Sombas. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes.     Une diaspora (Nigeria. Une stabilité politique. Guinée. un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur. et les autres de la République Démocratique du Congo. Parmi les autres ethnies. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1. Côte d'ivoire. Une alphabétisation soutenue. États-Unis. . Yorubas. de la République du Congo. du Nigeria.. Canada. les Baribas2 (Baatonums). Chine. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement. L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter. Gabon. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo.). Niger. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo... Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. Ghana.435. Russie. Sénégal. et du Rwanda3.  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique).Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques. du développement d'infrastructures de transports routiers.

S. Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane.Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U. le tori tandis que le bariba. Lokossa. il faut noter que les gens pratiquent . La langue officielle du Bénin est le français. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. Nikki. Cové. Il est parlé essentiellement en ville. le Ditammari. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones. Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Le prestige de cette langue comme langue officielle. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. le Mina. yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. Les langues fon. Bohicon. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%. Ouidah. Dans les pourcentages évoqués.5 Les villes de Abomey. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Cotonou. Il s'agit d'un parler presque argotique4. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise. Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. PortoNovo. Parakou. le dendi. la plupart des ethnies ont leur propre langue. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. Parmi les langues autochtones.

L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif. Sciences Biologiques et Sociales.4% Islam 17. L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée.3%% Animisme . Sciences et Techniques Administratives et de Gestion. Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien. Part Religion 42. sa rémunération demeure encore relativement faible. Sciences de la Santé. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée.Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin. Sciences et Techniques Agricoles. En octobre 2006. Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles. dans ses articles 23 et 24. l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par . de culte. de conscience.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.8% Christianisme 24. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. y compris la liberté de la presse.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam.jpg Construction d'une nouvelle église à Allada. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse. de religion.

Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. peut-être le record dans le monde . est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. Cotonou avec son million d'habitants. une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer. à cause de cela. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. le basket. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. En athlétisme. sous-régionale et internationale. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. en 2009. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. publics et parapublics.seulement cinq environ sont rentables. la natation. existe-t-il un « boom » des médias. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. dans un des plus pauvres pays du monde. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. En ce qui concerne l'écriture. le handball.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ». l'athlétisme. a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse.l’État. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État. Pendant la dictature. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. le taux de chômage étant élevé. le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. Dix ans plus tard. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. Cette plateforme communautaire unique. dématérialisée et interactive. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération. Dans la capitale économique. Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. sur 175 pays. l'arc. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs. Aussi. Aussi. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. Selon Reporters sans frontières. le judo. Il . le badminton et bien d'autres. comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885).

Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". 1986. Huannou. qui écrit pour les enfants. Notre Librairie no 124. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. arrive sur la scène littéraire. plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique. pp. les romans de Flore Hazoumé. Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. Depuis lors. À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. Dominique Titus. Edgar Okiki Zinsou. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. insuffisamment détaillée ou incomplète. (1995). Adrien. pp. (1995). dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès. 9-26. 10-21. Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. Paris: Bordas. Alain et Gérard Clavreuil. Parmi les auteurs les plus connus de cette époque. qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. "Approche générale et historique de la littérature béninoise". Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. (voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique. et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. Béatrice Lalinon Gbado. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et.  Rouch. Notre Librairie no 124. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] .

Isbath Madou.. Les éclectiques: John Arcadius. américaines. Dhalai-k. Bless Antonio.Jesse Franklin(William Gomez). Cotonou City Crew.. Rabbi Slo.  Les intemporels : Angélique Kidjo. Tohon Stan. BMG Yari. Jean Adagbenon. Robinson Sipa. Wally Badarou. Nasty Nesta.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines. Nila. Secteur Trema. Wally Badarou.. Petit Miguelito...Fannick Marie Verger.Diamant Noir. Blaaz. Soyoyo.. Ras Bawa. Zekede. arista. Alèkpéhanhou. BMG. Pépé Oleka. Geffen. Afafa.). etc . Kaysee Montejàno. cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo.. Dibi Dobo. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil. Nel Oliver. Ricordi. australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. Janvier Dénagan HonfoG. Gbézé. Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck. Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone. Esprit Neg.. Ricos Campos. H2O. Jesse Franklin(William Gomez) . Gangbé Brass Band. El Rego. Puerto Rico. LKS-Clan..      . Sakpata Boys. Sophie Edia. Les tradi-modernes : Alle'sTones. le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo. Gnonnas Pedro. G. Vikey. A&M records. La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez).Haïti. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop . Affo Love. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables. Richard Flash.RNB : Zeynab. Moona... Les populaires : Vivi Internationale. ou encore le regretté Gnonnas Pedro. Duce. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. DiscAZ. Riss cool. Sagbohan Danialou.). Ardiess. avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba. Kuamy Mensah. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin.. Lionel Loueke.