L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

sous l'influence des Européens (le pays de Togo. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre. les petits royaumes de Pokra. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. les Mahis avec leur capitale. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen. le gardien des morts. les postes de Agoué. Okéadan et Addo. sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France). on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. français à la fin du XIXe sècle. protectorat allemand. mais il était sous le protectorat français. Au Nord. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. Grand-Pope. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre. A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. Savalou. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest. - Un soldat dahoméen. D'ailleurs. démembré aussi à plusieurs reprises. Aspects culturels Le sang. les morts et les puissance du monde-autre. ils croyaient si complètement à . on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. de forme républicaine ou monarchique. s'il était riche. on lui rendait de grands honneurs. dans un passé reculé.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. avaient conquis une demi-indépendance. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun.

- Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. avec ses innombrables prêtres. les génies secondaires. et surtout la vénération de nombreuses puissances. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . on adorait le dieu des vagues. qui avait ses prêtresses à Ouidah. tantôt un chien. dont il existait bien d'autres aspects. qui représentait la bienveillance et le bonheur. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. un caïman. On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. comme à Ouidah. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. et auquel se rattachait une mythologie complexe -. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. sous chaque arbre dans les campagnes. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. a également fortement impressionné les anciens voyageurs. ils . un singe. tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). Outre cette religion du sang. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. pratiquée surtout dans la région d'Abomey. à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes.un python sacré de trois mètres. sur les bords de la mer. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé).

deux méo. trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. et de nombreux cabécères qui ont une. En Haïti comme au Brésil. et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. il hérite des morts. sorte de premier ministre. - . ministres secondaires. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite. comparable à celui des Ashanti. mais auparavant. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. la croix chrétienne était un une puissance respectée. La coutume avait disparu au XIXe siècle. son pouvoir est illimité. il prenait ses repas en secret. Ces puissances étaient appelées vodoun. Dans l'ancien royaume du Dahomey. Le roi « lion d'Abomey ». le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. « cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement. de même les canons. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. deux. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan. les fusils. Ajoutons que. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. Le roi et les Amazones. D'ailleurs. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ».

.Une Amazone dahoméenne. et un pantalon vert ou rouge assez court. Leurs formes presque masculines. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux. En outre. Reclus. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. d'après une photographie. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. les fils de la reine sont seuls princes royaux. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat. L'Homme et la Terre. Cependant. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. leur cruauté en font d'excellents soldats. en broderie. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. I). La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre. leur courage. Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. (source : E. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait. en cas de guerre. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes. Au Dahomey.

le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. sur le Whemi. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol. un fils de Glé-Glé. En 1863. la ville de Cotonou (Kotonou). Au printemps. la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. les Français s'installèrent alors à Cotonou. en arrêtant dans les rues les marchandises. conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. le roi Glé-Glé. administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. mais réoccupée en 1883. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. 120 hommes . sous certaines conditions . en 1844. en dépouillant de temps à autre les maisons riches. L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900. à s'installer à Ouidah. les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. fut abandonnée. des relations commerciales avec le Dahomey. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. elle avait eu. Dassi. dès la fin du XVIIe siècle. àOuidah. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. En 1858. Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa. à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. en 1877. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol. les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. Quant à la France. La ville. fils de Ghézo. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. d'abord occupée. En 1670. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. en 1868 et 1878. grand-père du roi Béhanzin. A la fin de 1889. Le forcing français.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre.

traité qu'il aurait brûlé plus tard). Celui-ci. l'armée dahoméenne est repoussée. arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou. poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. les Amazones en tête. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. le prince craignant la Novo. Le 25 mars. Le 23 février. une sortie sur Godomé réussit. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey. Mais on avait négligé de protéger les commerçants . mais le 1ermars. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. dit-on. Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité.lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou. une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. (on le força même. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains.

l'opinion publique s'alarmait. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. Le 26 mars. roi de Porto-Novo. demanda alors des renforts. Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. Le Dahomey vers 1900. aux combats de Dangbo et Dogba . exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils). enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens. Ballot.français deOuidah qui avaient été capturés. la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit. en même temps.

et pendant mai. le Roland. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. juin. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. Les Dahoméens se mettent en retraite. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. . Six vaisseaux de ligne. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. Ouidah reçoit quelques bombes. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. mais la saison des pluies arrive. d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. En attendant l'arrivée de Cuverville. la Naïade. le Kerguélen. Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. est chargé de l'intérim. leSané. puis. le Dr Bayol est rappelé en France. le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. signé pour la France par d'Ambrières et le P. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. bombarde le village d'Azaouisse. chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Dorgère. la Mésange. mais sans succès. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ». Ballot expédia alors Siciliano. interprète de la résidence. garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. En avril. car on les considérait comme perdus. Ces projets seront arrêtés par les négociations. gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités. l'Ardent. agent de la maison Régis. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou. juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix. mais sans céder ces villes. Le 29 mars. les troupes sont malades des fièvres.(28 mars). Le 5 août.

La mission du commandant Decoeur. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. qui prépara la cam pagne suivante. Le général Dodds remit. de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. De mars à mai 1895.« Art. Guerre de conquête. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. il prit hardiment l'offensive. assisté du lieutenant Vermeersch. le 13 à Akpa. et. On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. le général Dodds. le lieutenant Baud. de laisser les difficultés subsistent. la renonciation aux sacrifices humains. des lieutenants Baud et Vermeersch. en traversant le Borgou et le Gourma. et le 17. qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. et le 6 octobre à Adégon. En 1896-1897. de Boussa à Zinder. rentrait en France. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue . Le 6 novembre. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. en septembre. le 4 octobre à Poguessa. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux. Abomey. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. Art. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. Peu après. A ces objections. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey. remontant le Dahomey. puis. d'occuper le Dahomey. Les bonnes intentions ne durèrent pas. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. peu après. laissant commandement au colonel Lambinet. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). à cette époque. atteignait Say le 31 janvier 1895. l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. Et il n'était pas question. 1er. de l'infanterie de marine. Cana fut pris. Peu de temps après. Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. du 14 au 16 devant les lignes de Koto. on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. avec les pouvoirs les plus étendus.). défit les Dahoméens le 19 à Dogba.

. Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. Cotonou était un centre de transit. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs. La capitale. Par un arrêté du 12 février 1900. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. D'autre part. Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo). le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo.du Soudan. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. du roi Toffa). Ouidah seule avait une réelle importance économique. A partir de là. Porto-Novo. assisté d'un secrétaire général. Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou. La colonie. de Cotonou. Zougou. . Le protectorat céda la place à la colonie. Grand-Popo. et le commandant Ricour conquérait le Borgou. était un centre agricole. qui le remplaçait en cas d'absence. Fada N'Gourma et Carimana.La colonie avait à sa tête un gouverneur. Zagnanado-Savalou. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. Athiemé.

rebaptise le pays République populaire du Bénin. en 1990.6 Colonisation 2.2 Photos du Bénin 1. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot. battu aux élections. Cotonou étant la capitale économique. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud.4 Les royaumes Yoruba 2. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et. Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et. il gouverne le pays jusqu'en 2006. Le pays fait partie de la CEDEAO. sous la dénomination de République du Dahomey.3 Climat 1. À la fin des années 1980. Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1.3 Les royaumes Bariba 2.7 L'indépendance 2. Depuis la fin de la République populaire du Bénin. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996. abandonne le pouvoir.2 L'organisation sociale ancienne 2. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin). le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA.1 Le peuplement 2. En 1972. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni. adopte une nouvelle constitution.1 Localisation et frontières 1.Le Bénin. et ne rétablit pas la dictature . Mathieu Kérékou. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne. Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. La capitale officielle est Porto-Novo. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin.4 Environnement 2. Le nom de Bénin est conservé.8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2. le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. en 1975. Il a comme voisins le Togo à l'ouest.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o .5 Les royaumes Aja-Ewé 2. est un pays d'Afrique occidentale.

7 Cinéma 6.2 Langues 5.2 Articles connexes 11.3 Religions 5. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté.3 Littérature 6. Le point culminant est le mont .4 Éducation 5.7 Sport 6.8 Musique 6.5 Sculpture 6.1 Bibliographie 11.5 Médias 5.o  2.2 Gastronomie 6.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.6 Photographie 6.6 Technologies de l'information et de la communication 5. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin.1 Patrimoine architectural 6.4 Peinture 6.1 Démographie 5.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud.10 L'espoir Boni Yayi 3.

L'harmattan continental et sec. et plus faiblement en novembre et décembre. comme au Mali. se situe entre 65 et 95%. en Afrique occidentale. rien ne sert d'entreposer. l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. le relief et l'alternance des saisons. les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est. toujours important. de Cotonou à Porto Novo. a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize.Sagboroa à 658 mètres. il suffit juste de « porter ». Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. du sud-ouest. avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. Le taux d'humidité. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. dont celle de Lété. La mousson. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. au Niger. de la mi-mars à la mi-juillet. du Sahel). qui siège à La Haye. Climat[modifier] Le climat est tropical. son climat est chaud et humide. Le pays étant situé dans une zone intertropicale. au Niger ou au Burkina Faso. les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. . avant que la mousson n'apporte ses pluies). apportant une poussière ocre orange. Dans ces derniers. Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). océanique et chargée d'humidité. Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. souffle d'avril à novembre. La Cour internationale de Justice des Nations Unies. notamment Porto Novo et Cotonou. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages. La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. de novembre à mai. avec relativement peu de pluie.

Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord.Jusqu'au XVe siècle. Quant à leur organisation sociale. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Kabyé ouTanéka. Il s'entoure de dignitaires. Yoruba et Aja-Ewé au sud. Lorsque plusieurs lignées se regroupent. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil. Vivant sur des territoires restreints. elles se structurent en chefferies. À partir du XVe siècle. elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki . ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba.

et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. étendit sa domination sur la région. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu. située sur les rives du fleuveMono au Togo.et Parakou avec les Koubourou. Benin. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. Popo. artisans et esclaves. D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). griots. agriculteurs roturiers. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. future Porto-Novo. Ila Orangun et Oyo). à partir de sa capitale Abomey. En 1724. Au sud-est. à commencer par Gangnihessou. En 1741. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie. Kandi avec les Saka. ont été aussi assez célèbres. On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. Puis. Kouandé avec les Bagana. en 1727. il soumet celui de Savi. Séro Kpéra. À côté de ces deux royaumes. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. Et au nord. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. Kika. Son empereur.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. Au XVIIIe siècle. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi. .

ces royaumes. efficace mais aussi violente et sanglante. anciennes chasseresses d'éléphants. avec les Portugais et les Néerlandais. qui se structurent autour des villes d'Allada. Portugais. le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs. Hogbonou et Abomey.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. Néerlandais. tomate. et des cultures bien ordonnées couvrent le pays. arachide. Le royaume en est une puissance dominante. etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. Anglais. prospèrent avec le développement du commerce local. commercialement et politiquement. Des villages réguliers et propres. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. C'est une société complexe. Le Dahomey devient une entité politique organisée. Dès le XVIIe siècle. arrivés à la fin du XVe siècle.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. raffinée. tabac). très originale dans la région. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. . Danois.

« Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) . signa un traité de protectorat avec la France. souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. vassal du roi Glélé du Dahomey. le roi de Porto-Novo. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. fut cédée à la France. le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. Dans le Nord. comptoir portugais. située entre Ouidah. Par les traités de 1868 et de 1878.Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. garda 73 jours des otages français. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. opposa une vive résistance à la colonisation française. la région de Cotonou. et Porto-Novo. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin. qui régna de 1858 à 1889. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey. En 1883. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. le royaume bariba de Nikki. je suis prêt ».

premier président de la République du Dahomey indépendant. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. en forçant Hubert Maga. pour la plupart originaires du Sud. Mais les militaires se trouvent désemparés. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. un Conseil présidentiel constitué de trois membres. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. pour réduire le poids politique du Sud. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. . le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. En effet. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. sous le nom de République du Dahomey. destitue le Conseil présidentiel. La ronde des présidents n'a pu se faire. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. aux Nations unies. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). En 1970. Maga. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. sans programme et sans idées. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin. la scolarisation prend beaucoup d'importance. décide de reprendre en main le gouvernement. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. notamment grâce aux missions religieuses. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. à démissionner. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. le nord du pays veut sa revanche. Après la Première Guerre mondiale. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. le mois suivant. Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. En novembre 1974. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. réélu en 1984. les anciennes élites coloniales.En 1899. Depuis l'indépendance. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. Il est rapidement nommé commandant. et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. mais les résultats sont mitigés. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. En 1963. se disputèrent le pouvoir. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. En six ans. En 1975. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988.

Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». mis en place en 1990. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique.Dans les années 1980. les raisons de ses erreurs fatales. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. Un gouvernement de transition. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. en mars 2001. De plus. l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre. En 1987. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo. Arrivé en tête au premier tour. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot. Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise.Nicéphore Soglo. le Parti d'un des proches du Président Kérékou.06 % des voix. de la contrebande très étendue. Cependant. Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles. C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. ciment. accusé de népotisme par ses adversaires. du choc pétrolier. gel des embauches. Démocratiquement. En1989. le président Nicéphore Soglo. voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. de la crise du secteur du coton. essence. Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. hors d'Afrique. des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. mises à la retraite d'office. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. face à son prédécesseur Nicéphore Soglo. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin.

le nouveau président de la République du Bénin. Malgré cela. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. Quoique entouré de toute la classe politique. Apparemment. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. Le 6 avril 2006. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. En effet. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. a plongé le pays dans le doute. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ».développement (BOAD). 54 ans. la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou.51% des suffrages. avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. la lutte contre la corruption. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè. dit-il. le docteur Boni Yayi. est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. le développement de l'esprit d'entreprise. L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006.49 % pour Me Adrien Houngbédji. Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. Toutefois. Candidat indépendant. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. rassemblant 74. surnommé le caméléon. du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %). Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %. les consignes de vote ont été suivies. qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. trop novice à son goût. la construction de nouvelles infrastructures. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. contre 25. l'amoindrissement du chômage. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur. le « candidat du changement » serait passé. Découpage territorial[modifier] . a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. à quelques jours des résultats l'ancien président. Cependant. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji. une gouvernance concertée. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ». la bonne gouvernance. Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ».

mais aussi de maïs. parcs animaliers au nord. Le Bénin est également un pays producteur de coton. de manioc. Porte stratégique. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin. le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. majoritairement anglophones et francophones. géographiques et culturels. . activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. Ouvert sur le Golfe de Guinée. d'huile de palme et de millet. par le Port Autonome de Cotonou. de sorgho.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. le Burkina Faso et le Mali.

Sombas. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso.. les Baribas2 (Baatonums).. culturelles. Yorubas. il y a les Adjas. du développement d'infrastructures de transports routiers.000 habitants de la population béninoise2. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie). Côte d'ivoire. Niger. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes. Ghana. Guinée. et les autres de la République Démocratique du Congo. du Tchad. L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter.     Une diaspora (Nigeria. États-Unis. Sénégal. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1.. Chine. Gabon. . un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur. Côte d'ivoire. Une stabilité politique. Une alphabétisation soutenue.435.  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique).Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques. Parmi les autres ethnies. et du Rwanda3. de la République du Congo.). Russie. Canada. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo.politiques. Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. du Nigeria.

Dans les pourcentages évoqués. Bohicon. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Ouidah. Les langues fon. le Ditammari. le tori tandis que le bariba. Parakou. PortoNovo. Le prestige de cette langue comme langue officielle. Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane. il faut noter que les gens pratiquent . yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. le Mina. le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord.Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U. la plupart des ethnies ont leur propre langue. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.5 Les villes de Abomey.S. Cové. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire. Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. le dendi. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%. Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. Il est parlé essentiellement en ville. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. La langue officielle du Bénin est le français. Nikki. Lokossa. Il s'agit d'un parler presque argotique4. Cotonou. Parmi les langues autochtones. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise.

Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée. L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par .8% Christianisme 24. de culte.4% Islam 17.jpg Construction d'une nouvelle église à Allada. Sciences Biologiques et Sociales.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée.3%% Animisme . Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif. Sciences et Techniques Administratives et de Gestion. l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles. Part Religion 42.Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin. dans ses articles 23 et 24. Sciences de la Santé. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. de conscience. de religion.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin. En octobre 2006. sa rémunération demeure encore relativement faible. Sciences et Techniques Agricoles. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. y compris la liberté de la presse.

Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. existe-t-il un « boom » des médias. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération. Aussi. l'athlétisme. En athlétisme. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse. à cause de cela. Cotonou avec son million d'habitants. sous-régionale et internationale. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. la natation. est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. sur 175 pays. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. publics et parapublics. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. Selon Reporters sans frontières. le basket. Pendant la dictature. peut-être le record dans le monde . une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer.l’État. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . le handball. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. Dix ans plus tard. dans un des plus pauvres pays du monde. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État. En ce qui concerne l'écriture. en 2009. Il .seulement cinq environ sont rentables. le judo. Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ». le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. dématérialisée et interactive. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885). Dans la capitale économique. le taux de chômage étant élevé. Aussi.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes. le badminton et bien d'autres. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. l'arc. Cette plateforme communautaire unique. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail.

Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. Alain et Gérard Clavreuil. dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père. qui écrit pour les enfants. (1995). Paris: Bordas. 1986. Dominique Titus. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et. arrive sur la scène littéraire. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Béatrice Lalinon Gbado. et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. Adrien. Notre Librairie no 124. Notre Librairie no 124. pp. Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". Depuis lors. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. pp. Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. les romans de Flore Hazoumé. insuffisamment détaillée ou incomplète. Parmi les auteurs les plus connus de cette époque. qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. Huannou. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique. 9-26. (voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès. Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] . "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide. (1995). 10-21. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme.  Rouch. Edgar Okiki Zinsou. À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). "Approche générale et historique de la littérature béninoise".

Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone.. Esprit Neg. Tohon Stan. La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez). Dhalai-k. Moona.Haïti. Blaaz. H2O. El Rego. Dibi Dobo. Nasty Nesta. Duce. BMG Yari. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. Afafa. Isbath Madou.). G. avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. Jesse Franklin(William Gomez) . Sophie Edia.. Gbézé. etc .RNB : Zeynab. Robinson Sipa. Petit Miguelito. Sakpata Boys. DiscAZ.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines. Geffen. Sagbohan Danialou. Gnonnas Pedro. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables. Nel Oliver. Jean Adagbenon. Affo Love.  Les intemporels : Angélique Kidjo. Zekede. Pépé Oleka. Wally Badarou..Diamant Noir. Les tradi-modernes : Alle'sTones.      . Ras Bawa. Puerto Rico. Vikey. Ricos Campos. Les éclectiques: John Arcadius.. ou encore le regretté Gnonnas Pedro. Les populaires : Vivi Internationale. Ardiess. BMG. Rabbi Slo. Riss cool.. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. Nila. Cotonou City Crew. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba. Alèkpéhanhou. Ricordi. LKS-Clan... Secteur Trema.Jesse Franklin(William Gomez). cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo. Kuamy Mensah. australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. A&M records. Wally Badarou. Lionel Loueke. Kaysee Montejàno. arista.. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop . Richard Flash.). Soyoyo... le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo.. Gangbé Brass Band. Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck. américaines. Bless Antonio.Fannick Marie Verger.. Janvier Dénagan HonfoG.

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