L'histoire du Dahomey Benin Si l'on en croit les traditions locales, des populations ont quitté au cours du XVIesiècle la région de Ketou

, en pays yorouba (Est du Benin , Ouest du Nigéria ) pour aller s'établir dans un premier temps à Tado, près du fleuve Mono. Deux groupes s'y formeront : les Evhé, qui s'acheminent vers l'Ouest (actuel Togo), et les Fon (= Dahoméens ou Dauma), qui migrent vers l'Est. Les Evhé (= Ewe) se regroupent à Nuatja. L'instauration d'un pouvoir autoritaire conduit cependant vers 1750, la plupart des tribus à se disperser en direction du Sud et de l'Est. On identifie alors trois groupes : les Evhé proprement dits, les Anlo (ou Anglo) à l'Est de la Volta, et les Ouatchi. Ils s'installeront progressivement dans les régions où ils vivent actuellement, où ils formeront de petites chefferies et de petites républiques gouvernées par des conseils. Les Fon seront pour leur part à l'origine de trois royaumes. Ils fondent d'abord, vers le début du XVIIe siècle, Allada (= royaume d'Adra ou des Ardres, dans les chroniques occidentales). Puis des luttes successorales conduisent à une scission. Et, à côté d'Allada apparaissent deux autres États : Abomey et Adjatché ( = Porto-Novo). Fondé, semble-t-il, en 1625, le royaume d'Abomey devint rapidement prépondérant. Ses souverains successifs lancèrent plusieurs guerres de conquête contre leurs voisins et notamment les Yorouba, et parviennent à agrandir notablement leur domaine. L'ensemble politique et territorial constitué après l'absorption au début du XVIIIe siècle d'Allada et d'Ouidah a reçu le nom de royaume du Dahomey. Le royaume de PortoNovo, s'en est détaché au commencement du XVIIIe siècle. Il était gouverné par deux rois, dont l'un régnait le jour et l'autre la nuit. Une série de pays soumis au Dahomey se sont au cours du XIXe siècle détachés eux aussi de lui et, bien qu'exposés à ses revendications et ses incursions guerrières, sont en fait devenus distincts et indépendants. Le territoire proprement dit du Dahomey à cette époque s'étend sur la côte de la « Bouche du Roi » (à I'Est de Grand-Popo), au lac Denham et au grau de Kotonou (Cotonou) et dans l'intérieur entre la rivière Abomey(Abomé) à l'Ouest et la rivière Ouémé à l'Est; il était limité, au Nord d'Abomey, par une frontière mal déterminée sur le territoire des Mahi. Le royaume du Dahomey est soumis à une régime totalitaire et belliciste. Il est doté d'une administration fiscale tatillonne, où les fonctionnaires sont surveillés par les femmes du roi. Les artisans eux-mêmes, étroitement contrôlés, doivent produire un art à la gloire exclusive du souverain et de ses hauts faits d'arme. Deux traits de civilisation ont souvent été relevés : les célèbres Amazones, qui correspondent à l'instauration, après la prise d'Ouidah, de l'instruction militaire des femmes; et des cultes sanguinaires, tels celui des sacrifices humains à Abomey (en particulier lors de la fête de la « grande coutume » célébrée après la mort du roi), et le Vodou, le long de la côte, associé entre autres à un culte des serpents. Le royaume du Dahomey s'est longtemps enrichi grâce au trafic d'esclaves avec les Européens installés sur la Côte dès le XVIIe siècle. Peu à peu, la France supplanta ses concurrents et instaura sur le Dahomey un protectorat

qui résultait de divers traités (1841, 1858, 1868, 1878); mais, quand elle voulut l'exercer d'une façon effective, le roi Behanzin successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890 courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo. L'annexion totale fut décrétée en 1900. et le pays ne recouvra son indépendance qu'en 1960. Le royaume du Dahomey Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey. D'autres comme A. Le Hérissé, veulent ne faire remonter cet événement qu'au règne du prince Ouagbadja, qui se place entre 1650 et 1680 et sous lequel serait apparu, d'après eux, pour la première fois le nom de Dahomey ou de Dan-homé. Le nom de Dahomey signifierait «-ventre de Dah », selon une légende; on raconte, en effet, qu'au XVIIIe siècle un général qui assiégeait la ville de Canna fit voeu de sacrifier son roi Dah, s'il prenait la ville; après sa victoire il exécuta son voeu en massacrant le souverain et plaçant dans son ventre ouvert la première pierre de son palais. Selon d'autres auteurs le pays devrait plutôt s'appeler Dan-homé ou « ventre du serpent », et ce nom se rapporterait à la légende d'un serpent sacré, dont le culte était célébré àOuidah. La carte intitulée Guinea de Joannes Janssonius, éditée à Amsterdam en 1627, porte le pays et le ville de Dauma au Nord d'Arder (Ardra) et à l'Est de la Volta, c'est-à-dire là où se trouve le Dahomey que nous connaissons; de plus, Léon l'Africain, qui vivait entre 1491 et 1540 et qui voyagea au Soudan vers 1507, mentionne également un royaume de Dauma qu'il situe assurément bien à l'Est du Dahomey, mais qui devait très probablement être le même que le Dauma de Janssonius. Quoi qu'il en soit, le royaume que désignèrent sous ce nom les Européens, fut bien constitué au XVIIe siècle à l'intérieur des terres, autour de la ville d'Allada ou Ardra qui lui donna d'abord son nom et est restée la cité sainte; située sur un plateau assez sain, au croisement de plusieurs routes, c'était alors une cité commerçante où quelques Européens vinrent établir des comptoirs. Elle avait, dit-on, 15 kilomètres de circonférence. En 1724, quand les Dahoméens s'emparèrent de la route maritime, ils massacrèrent les habitants et détruisirent la ville dont les ruines furent bientôt recouvertes par la forêt. Au XVIIIe siècle, les Dahoméens reportèrent leur capitale plus au centre du royaume, à Abomey; en 1725, ils s'ouvrirent un débouché vers le littoral en conquérant le royaume d'Ajuda avec sa capitale Savi (ou Xavier) et son port principal, Fida (ouOuidah). Cette dernière ville devint un centre important pour le commerce des esclaves; appelée par les Dahoméens Gléhoué, par les Portugais Ajuda, elle exportait environ 18 000 esclaves et comptait à l'époque de sa plus grande prospérité 35000 habitants: des comptoirs et des forts portugais, anglais et français s'y étaient établis. L'empire de Dahomey

on lui rendait de grands honneurs. A partir de la fin du XVIIIe siècle la suppression de la traite a beaucoup appauvri le Dahomey. celui des Egbas avec sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun entrèrent dans la zone d'action des colonies anglaises de Badagry et de Lagos. on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans le monde-autre. Grand-Pope. Savalou. les Mahis avec leur capitale. Okéadan et Addo. français à la fin du XIXe sècle. mais il était sous le protectorat français. à l'Est le royaume de Porto-Novo appartenait alors encore à un prince dahoméen. ils croyaient si complètement à . Aspects culturels Le sang. Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre.était alors le plus puissant de la Côte des Esclaves et dominait le territoire des Evhé. dans un passé reculé. le gardien des morts. - Un soldat dahoméen. A l'Ouest les Anlo et les Krepi se sont détachés en États indépendants. entre les royaumes des Achanti et des Fanti à l'Ouest. les morts et les puissance du monde-autre. Au Nord. les postes de Agoué. de forme républicaine ou monarchique. des Nagos et des Egbas (ou Yorouba) à l'Est. sous l'influence des Européens (le pays de Togo. les Dahoméens ne craignaient pas la mort. les petits royaumes de Pokra. sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et. l'Eouémé de la Volta à l'Oguun. démembré aussi à plusieurs reprises. protectorat allemand. s'il était riche. D'ailleurs. avaient conquis une demi-indépendance. et la confédération presque républicaine des villes du bassin de l'Agomé qui entrèrent dans la zone d'action de la France).

et auquel se rattachait une mythologie complexe -. mais on adorait l'âme des ancêtres et les forces de la nature. dont il existait bien d'autres aspects.un python sacré de trois mètres. un caïman. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices. on adorait le dieu des vagues. On craignait de s'adresser au « Seigneur des esprits » qui était un trop grand dieu. ils . il existait le long de la côte des Esclaves (spécialement du Dahomey et au Togo) une autre religion qui. pratiquée surtout dans la région d'Abomey. Tantôt le patron des villes était un serpent (le dangbé). à l'extérieur on rencontrait à chaque coin de rue dans les villes. de petites bornes couvertes de poteries et d'offrandes : l'huile de palme et les gâteaux de maïs y étaient incessamment renouvelés. les génies secondaires. tels que la sacralisation des arbres (que les étrangers n'avaient pas le droit de couper). Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains.l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. et surtout la vénération de nombreuses puissances. Outre cette religion du sang. - Les religions du Sang et des Serpents (Vodou) au Dahomey. sous chaque arbre dans les campagnes. sur les bords de la mer. qui représentait la bienveillance et le bonheur. comme à Ouidah. avec ses innombrables prêtres. A l'intérieur des maisons on mêlait le culte à tous les actes de la vie. qui avait ses prêtresses à Ouidah. qui l'on d'abord appelée la religion des serpents. tantôt un chien. un singe. Les Dahoméens adoraient les âmes des grands. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour les frais du voyage. Pour s'entretenir avec ses ancêtres le roi tuait jadis de sa main un homme que la famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. Il s'agissait en réalité plutôt d'un culte local du serpent . a également fortement impressionné les anciens voyageurs.

trois ou quatre queues de cheval d'après leur importance. La coutume avait disparu au XIXe siècle. mais auparavant. c'est le roi qui représente essentiellement le gouvernement. ministres secondaires. de même il écoutait les suppliques derrière un rideau qui le dérobait à la vue de ses sujets. deux méo. son pouvoir est illimité. Ces puissances étaient appelées vodoun. ces différents personnages n'ont pas d'autorité propre : ce sont de véritables esclaves du roi. étant censé ne boire ni manger comme les simples mortels. sorte de premier ministre. et de nombreux cabécères qui ont une. Dans l'ancien royaume du Dahomey.adoraient leur propre âme non pas « quand elle descend dans le ventre » mais « lorsqu'elle monte dans la tête et remue des idées ». comparable à celui des Ashanti. il dispose de la vie et des biens de ses sujets. Une des principales caractéristiques du régime du Dahomey est son despotisme qui y règne. « cousin du Léopard » est considéré comme un dieu. les fusils. le roi et les grands ont soigneusement appuyé leur pouvoir sur des cérémonies religieuses. d'où dérive le nom de Vodou ou Vaudou sous lequel on connaît aujourd'hui cette religion. Le roi et les Amazones. deux. En Haïti comme au Brésil. - . il hérite des morts. elle est restée d'autant plus ancrée qu'elle est vécue par les segments les plus pauvres de la population comme un outil d'expression identitaire. de même les canons. D'ailleurs. Chaque objet avait son âme qui était un puissance. selon la tradition il régnait dans les broussailles un roi fantôme au nom duquel avaient lieu la levée des impôts et les vexations de toutes sortes : tout ce dont on pouvait se plaindre était attribué à ce roi fictif. il prenait ses repas en secret. Ajoutons que. Le roi se fait représenter à Ouidah par le yevoghan et par l'agor. Le roi « lion d'Abomey ». et tout ce dont il fallait se réjouir les largesses et les bienfaits était attribué au roi réel. mais il se fait aider de quelques dignitaires : le mingan. la croix chrétienne était un une puissance respectée. Elle a été depuis les côtes du Dahomey en Amérique et y a été adaptée de diverses manières par les esclaves victimes de la traite.

Cependant. et la favorite qui tient le crachoir sont des dignitaires du royaume. Au Dahomey. Elles exécutent avec une infatigable précision des danses de guerre. leur courage. Leur costume est assez élégant: c'est une tunique de plusieurs couleurs. il peut lever un maximum de 12 à 13 000 hommes. une fois mariées elles devenaient la propriété du mari qui les achetait. les fils de la reine sont seuls princes royaux. Reclus. I). En outre. elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. les fils des autres femmes sont pages et on choisit dans leur nombre les cabécères à qui il est interdit de révéler leur origine. Leurs formes presque masculines. . en cas de guerre. Elles déclarent se consacrer au métier d'homme et de soldat. sur laquelle se jouent des animaux fabuleux. Dans le harem la gardienne du brasier où le roi allume sa pipe. les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes. en broderie. L'Homme et la Terre.Une Amazone dahoméenne. Les autres épouses sont des esclaves qui s'occupent du ménage et de la cuisine. et un pantalon vert ou rouge assez court. La garde du roi se compose en outre de 2 000 guerriers armés de fusils à pierre. Le roi possède une armée de femmes que la reine (dada) commande avec droit de vie et de mort. quelques centaines de femmes installées dans le palais composent la garde royale : ce sont des amazones vierges gardées par des eunuques. leur cruauté en font d'excellents soldats. d'après une photographie. (source : E.

Le forcing français. des relations commerciales avec le Dahomey. d'abord occupée. à Godomé et à Abomey-Kalavi malgré les réclamations du Portugal. Au printemps. devenu roi de Porto-Novo sous le nom de Toffa.Le gouvernement se préoccupe uniquement d'entretenir la cour et de faire la guerre. fit bon accueil au lieutenant de vaisseau Vallon (par la suite contre-amiral et député du Sénégal). la France se trouvait Dahomey ainsi en rivalité avec l'Allemagne et l'Angleterre et en (février 1890). les maisons Régis et Fabre furent autorisées par le roi Ghézo. les Français s'installèrent alors à Cotonou. sous certaines conditions . le roi Glé-Glé. On laisse volontairement le pays sans routes ni canaux pour le fermer aux Européens. L'Angleterre y avait établi des comptoirs et des postes qu'elle possédait encore en 1900. un fils de Glé-Glé. conflit avec le roi Glé-Glé qui faisait subir à ses deux commerçants de Ouidah et de Cotonou des vexations qui compagnies de décidèrent le gouvernement français à agir. Quant à la France. en arrêtant dans les rues les marchandises. le souverain d'Allada avait envoyé à Louis XIV un ambassadeur. Pour mettre fin tirailleurs à cet état de choses et rendre la situation plus nette. Les Portugais y ont fait longtemps le commerce des esclaves et ont exercé une espèce de protectorat non reconnu jusqu'en 1886 où ils y ont renoncé. elle avait eu. Sur la demande Les Allemands établis à Togo s'efforcèrent en 1889 de de Bayol. Le Dahomey face aux puissances européennes Plusieurs puissances européennes ont eu depuis le XVIIe siècle des rapports suivis avec le royaume du Dahomey. Le résultat des vexations exercées contre les riches est une profonde misère dont personne ne cherche à sortir. A la fin de 1889. en 1877. en 1844. administrateur de Lagos) jusqu'à Dogba. en dépouillant de temps à autre les maisons riches. En 1863. il sénégalais de envoya en ambassade au roi de Dahomey le Dr Bayol. conclut alliance avec la France et mit Porto-Novo sous le protectorat de la France. 120 hommes . La ville. En 1858. en 1868 et 1878. En 1670. àOuidah. Aussi se procure-t-on des ressources comme on peut. les habitants qui ont acheté des étoffes dans les factoreries apostent des gens de confiance pour savoir si les gens du roi ne les guettent pas et ne vont pas les dépouiller dans le trajet de retour à la maison : toute tentative de résistance est un crime. elle avait aussi manifesté quelques velléités de s'emparer du Dahomey : elle avait fait le blocus de la côte et envoyé une canonnière (la Nellycommandée par Dumarescq. Mais dans le cours du XVIIIe siècle les établissements français avaient été ruinés et ce n'est qu'au cours du XIXe que les relations reprirent. fils de Ghézo. dès la fin du XVIIe siècle. Dassi. sur le Whemi. le roi emmène à la guerre la population valide qui pourrait récolter l'huile de palme. Le roi Glé-Glé avait entre temps cédé à la France par des traités. le supplanter les Français près du roi de Dahomey à qui ils gouvernement envoyèrent des cadeaux par le Dr Wolf qui se rendit de envoya au Petit-Popo à Abomey. grand-père du roi Béhanzin. la ville de Cotonou (Kotonou). fut abandonnée. à s'installer à Ouidah. mais ces dépenses dépassent de beaucoup les revenus régulièrement perçus par imposition. mais réoccupée en 1883.

l'armée dahoméenne est repoussée. mais arrivé à Abomey il le commandant fut reçu fort mal par le prince Kondo. le prince craignant la Novo. on l'obligea à assister à des sacrifices renforcer les 150 humains. fils de Glé-Glé (alors Terrillon. mais le 1ermars. (on le força même. envoya son bâton à Glé-Glé comme signe de ses gabonais pouvoirs : le roi lui fit dire de venir à Abomey. traité qu'il aurait brûlé plus tard). brûlent le village dahoméen et déclarent Cotonou possession française. à signer un traité de hommes du renonciation à Cotonou. Mais on avait négligé de protéger les commerçants . poste de PortoBayol parvint enfin à quitter Abomey. les Amazones en tête. arrivé et 60 tirailleurs à Cotonou. Bayol se mit commandés par en route avec son secrétaire Angot. une sortie sur Godomé réussit. une reconnaissance tentée jusqu'à Zobbo est obligée de rentrer en hâte dans Cotonou devant une attaque des Dahoméens. Le 25 mars. Le 23 février.lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud (ancien nom de chacune avec 4 la Guinée-Conakry). 12 hommes avaient été tués et 21 blessés sur les 320 hommes que comptait l'expédition. dit-on. 20 février à Cotonou elles s'emparent de la ville. dont dépendront jusqu'en 1890 les pièces de quatre possession française de la Côte des Esclaves. vengeance de la France : le roi Glé-Glé mourut deux jours Débarquées le après et le prince Kondo devint le roi Béhanzin. Celui-ci. ces malade) : le Dr Bayol fut retenu pendant trente-six jours troupes venaient presque en captivité.

Le Dahomey vers 1900. Ballot. déclarant que c'était à lui et non à la France qu'il en voulait : le résident français à Porto-Novo. enchaînés et dirigés sur l'intérieur par les Dahoméens.français deOuidah qui avaient été capturés. Le 26 mars. aux combats de Dangbo et Dogba . Cependant le roi Béhanzin renonçant à reprendre Cotonou se tournait contre son frère Toffa. exagérait les forces de l'armée dahoméenne (qui comptait en tout 8000 hommes dont un quart armé de fusils). demanda alors des renforts. la canonnière l'Emeraude quitta Cotonou pour gagner Porto-Novo et en passant soumit. l'opinion publique s'alarmait. en même temps. roi de Porto-Novo.

juillet les hostilités ne peuvent reprendre (l'amiral de Cuverville était arrivé en mai et le lieutenant-colonel Klippfel avait remplacé le commandant TerrilIon). le roi leur expliqua qu'il n'en voulait qu'à son frère Toffa et à Bayol qui l'avait méchamment trompé. le Roland. bombarde le village d'Azaouisse. Enfin l'amiral de Cuverville chargea le 5 août 1890 le père Dorgère de négocier la paix. Les commerçants capturés à Ouidah au début des hostilités avaient été d'abord maltraités. juin. la Mésange. la Naïade. interprète de la résidence. puis il atteint les troupes dahoméennes à Atioupa. Ces projets seront arrêtés par les négociations. signé pour la France par d'Ambrières et le P. est chargé de l'intérim. agent de la maison Régis. Dorgère. Un massacre : quinze cents Dahoméens sont tués ou blessés et les Français n'ont que huit hommes tués et cinquante-trois blessés. mais Béhanzin qui était parti en guerre contre les Egbas à Abeokouta. gardent la côte du golfe de Benin mise en état de blocus entre le Togo et Lagos. En avril. Les Dahoméens se mettent en retraite. les troupes sont malades des fièvres. l'Ardent. Ballot envoya d'abord à Abomey un certain Bernard Durand. mais la saison des pluies arrive. leSané. emmenés dans l'intérieur jusqu'à Abomey. Celui-ci réussit et l'on signa le traité de Ouidah du 3 octobre 1890. Le 29 mars. Le 5 août. le Kerguélen. des renforts français arrivent à Porto-Novo par Lagos (la passe de Cotonou étant obstruée) et Klippfel propose de remonter le Whemi. Le 18 avril le commandant Terrillon à bord de l'Emeraude se rend avec trois cent soixante-quinze hommes à Porto-Novo qu'il met en état de défense. et livre le plus important et le dernier combat de cette campagne. il dit qu'il voulait bien laisser toute liberté aux Européens à Cotonou et Ouidah. enfin il les remit en liberté avec des lettres pour « son ami Ballot » (annonçant le retour des captifs en échange des cabécères noirs pris en otage par les Français à Cotonou) et pour « son ami Carnot ». . mais sans succès. chargé à bord de la Naïadede la direction de l'expédition. le Dr Bayol est rappelé en France. Les otages se hâtèrent de rejoindre Ouidah où on fut très surpris de leur retour. mais sans céder ces villes.(28 mars). le Decamey dont le roi autrefois allié de Toffa s'était uni contre lui avec le roi de Dahomey. garda l'ambassadeur dans une demi-captivité et ne lui accorda rien. d'établir un fort à Faniré et de marcher sur Abomey. En attendant l'arrivée de Cuverville. car on les considérait comme perdus. Ces dispositions pacifiques de Béhanzin facilitèrent la paix. ils furent mieux traités et enfin le 30 avril reçus par le roi Béhanzin dans son camp à Kana-Gomé. puis. Ballot expédia alors Siciliano. De nouveaux renforts arrivent et les Français comptent en tout huit cent quatre-vingt-quinze hommes. et pendant mai. Ouidah reçoit quelques bombes. la canonnière remonte le Whemi jusqu'à Danou. puis Donkoli et Gléhoué et rentre à Porto-Novo et Cotonou. et pour le Dahomey par Candido Rodriguez et Allexandre. Ballot est nommé gouverneur civil de Porto-Novo et l'amiral de Cuverville commandant la division navale de l'Atlantique. le lieutenant de vaisseau Fournier à bord du Sané. Six vaisseaux de ligne.

1er. le général Dodds. » Ce traité fut soumis à la ratification des Chambres en 1891 et fut assez critiqué. assisté du lieutenant Vermeersch. Les bonnes intentions ne durèrent pas. à la fin de laquelle le général Dodds s'empara de Behanzin (janvier 1894). il prit hardiment l'offensive. Sa marche en avant fut alors marquée par des combats jour naliers : le 12 à Oumbomedi. en septembre. puis. le lieutenant Baud. Peu de temps après. d'occuper le Dahomey. de Boussa à Zinder. Arrivé Cotonou le 28 mai 1893. faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue . et le 17. Abomey. le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger. bien que évoque déjà ouvertement le protectorat et l'annexion politique du royaume par le développement des rapports commerciaux.). Et il n'était pas question. le 4 octobre à Poguessa. peu après. à cette époque. rentrait en France. avec les pouvoirs les plus étendus.« Art. le protectorat sur Porto-Novo était reconnu officiellement. et. en traversant le Borgou et le Gourma. atteignait Say le 31 janvier 1895. 2 : La France exercera son action auprès du roi de Porto-Novo pour qu'aucune cause légitime de plainte ne soit donnée à l'avenir au roi de Dahomey. assurait la jonction du Dahomey et de Côte d'Ivoire en longeant l'hinterland de la Côte de l'Or (Ghana). de l'infanterie de marine. qui furent enlevées les 26 et 27 octobre. Il reconnaît à la France le droit d'occuper indéfiniment Kotonou (Cotonou). Cana fut pris. Le traité de Ouidah semblait suffire : il améliorait la situation française à Cotonou et la conservait à Ouidah. On reprocha au gouvernement français d'avoir l'air de solliciter la paix à tout prix. Le 6 novembre. du 14 au 16 devant les lignes de Koto. A ces objections. remontant le Dahomey. le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode. de laisser les difficultés subsistent. En 1896-1897. il sera versé annuellement par la France une somme qui ne pourra en aucun cas dépasser 20 000 F. les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. : Le roi de Dahomey s'engage à respecter le protectorat français du royaume de Porto-Novo et à s'abstenir de toute incursion sur les territoires faisant partie de ce protectorat. et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. des lieutenants Baud et Vermeersch. Guerre de conquête. De mars à mai 1895. de ne pas avoir exigé l'établissement d'un résident au Dahomey. laissant commandement au colonel Lambinet. le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch. La mission du commandant Decoeur. qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le Nord. A titre de compensation pour l'occupation de Kotonou. la renonciation aux sacrifices humains. le 13 à Akpa. Peu après. défit les Dahoméens le 19 à Dogba. l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot. qui prépara la cam pagne suivante. et le 6 octobre à Adégon. On prit prétexte d'une entorse aux accords signés par Behanzin pour envoyer au Dahomey le colonel Dodds. la protection du commerce àOuidah comme à Cotonou. Art. on répondit que pour obtenir un meilleur traité il aurait fallu une expédition plus sérieuse et coûteuse (la guerre avait déjà coûté 916 000 F. Le général Dodds remit.

Les limites du Dahomey furent fixées par la convention franco-allemande du 23 juillet 1897 et la convention franco-anglaise du 14 juin 1898. Cotonou était un centre de transit. D'autre part. Le Bas-Dahomey comprenait les cercles de Porto-Novo (dont dépendait le royaume de Porto-Novo. Grand-Popo était habité par une population de pêcheurs.La colonie avait à sa tête un gouverneur. Porto-Novo. qui fut agrandie en 1919 de la partie Ouest du Togo. lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger. était un centre agricole. Zagnanado-Savalou. Ouidah seule avait une réelle importance économique. du roi Toffa). et le commandant Ricour conquérait le Borgou. Abomey-Allada (dont dépendait le royaume d'Abomey du roi Ago-li-Agbo).du Soudan. La capitale. A partir de là. Athiemé. Fada N'Gourma et Carimana. La colonie. Zougou. Par un arrêté du 12 février 1900. Elle était divisée en deux régions : le Haut-Dahomey et le Bas-Dahomey. de Cotonou. . Grand-Popo. Le Haut-Dahomey comprenait les cercles de Parakou. les Français se trouvèrent en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. le gouverneur du Dahomey supprima le royaume d'Abomey et fit interner le roi Ago-li-Agbo à Porto-Novo. . qui le remplaçait en cas d'absence. assisté d'un secrétaire général. Le protectorat céda la place à la colonie.

4 Environnement 2. Mathieu Kérékou. Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960. en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Oríl -èdè Olómìnira il Benin). rebaptise le pays République populaire du Bénin. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009. est un pays d'Afrique occidentale. Le pays fait partie de la CEDEAO.4 Les royaumes Yoruba 2.3 Climat 1.1 Le peuplement 2. du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. il gouverne le pays jusqu'en 2006. abandonne le pouvoir. battu aux élections. et ne rétablit pas la dictature . À la fin des années 1980. en 1990. en 1975. le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA.3 Les royaumes Bariba 2.8 La République populaire du Bénin (1974-1990) 2.Le Bénin. qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006. le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord.1 Localisation et frontières 1. La capitale officielle est Porto-Novo. Il a comme voisins le Togo à l'ouest. Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique ». Sommaire [masquer]  1 Géographie o o o o 1.7 L'indépendance 2. l'officier Mathieu Kérékouprend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et.5 Les royaumes Aja-Ewé 2. Cotonou étant la capitale économique. En 1972.2 Photos du Bénin 1. Le nom de Bénin est conservé.9 Les années du renouveau  2 Histoire o o o o o o o o o . qui couvre une superficie de 114 000 km2et s'étend sur 670 km. Depuis la fin de la République populaire du Bénin.2 L'organisation sociale ancienne 2. sous la dénomination de République du Dahomey. adopte une nouvelle constitution. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Magapar le ministre d'État français Louis Jacquinot. de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et. le pays devenant simplement laRépublique du Bénin. le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996.6 Colonisation 2. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Yayi Boni.

7 Cinéma 6.7 Sport 6.4 Peinture 6.3 Religions 5.5 Médias 5.1 Découpage territorial 3 Politique et administration o   4 Économie 5 Population et Société o o o o o o o 5.8 Musique 6.9 Fêtes et jours fériés  6 Patrimoine Culturel o o o o o o o o o      7 Santé 8 Divers 9 Codes 10 Notes et références 11 Voir aussi o o o 11. Localisation et frontières[modifier] De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud. le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté.2 Gastronomie 6.3 Liens externes Géographie[modifier] Article détaillé : Géographie du Bénin. Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides.10 L'espoir Boni Yayi 3.2 Articles connexes 11.6 Photographie 6.1 Démographie 5.6 Technologies de l'information et de la communication 5. Le point culminant est le mont .2 Langues 5.5 Sculpture 6.3 Littérature 6.o  2.4 Éducation 5.1 Bibliographie 11.1 Patrimoine architectural 6.

l'Atacoraentre Natitingou et Djougou. bien qu'il y ait deux saisons des pluies (d'avril à juillet et de septembre à novembre). en Afrique occidentale. Environnement[modifier] Savane ouest soudanienne Histoire[modifier]  Article détaillé : Histoire du Bénin. Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages. de novembre à mai. avant que la mousson n'apporte ses pluies). de Cotonou à Porto Novo. Le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée. et plus faiblement en novembre et décembre. au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. les régions les plus arrosées sont dans l'angle sud-est. au Niger ou au Burkina Faso. il suffit juste de « porter ». Le peuplement[modifier] Le pays est constitué de deux aires géographiques :   Le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso) qui a connu le destin des peuples de la savane. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales. . L'harmattan continental et sec. en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture. On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». avril et mai étant les mois les plus chauds (juste après que l'Harmattan a soufflé durant 6 mois. Le taux d'humidité. a défini le 12 juillet 2005 la frontière définitive entre le Bénin et leNiger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize. Climat[modifier] Le climat est tropical. comme au Mali. Il pleut de 900 à 1300 millimètres d'eau par an. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond. qui siège à La Haye. au Niger. La Cour internationale de Justice des Nations Unies. son climat est chaud et humide. dont celle de Lété. du Sahel). souffle d'avril à novembre. chaud et humide dans l'ensemble avec des nuances saisonnières et géographiques qu'imposent l'extension du pays en latitude. de la mi-mars à la mi-juillet. du sud-ouest. La moyenne des températures reste comprise entre 22 et 34 °C. océanique et chargée d'humidité. souffle dans le sens inverse de la mousson (vient du nord. avec relativement peu de pluie. les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. toujours important. lacs et lagunes comme le lac Nokoué ou la lagune de Porto Novo. le relief et l'alternance des saisons. apportant une poussière ocre orange.Sagboroa à 658 mètres. notamment Porto Novo et Cotonou. où les plus grandes villes du Bénin sont concentrées. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial). La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines. La mousson. Dans ces derniers. rien ne sert d'entreposer. se situe entre 65 et 95%. Le pays étant situé dans une zone intertropicale.

de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :         Bariba ou Baatombu Dendi Djerma Groussi Haoussa Mossi Paragourma Peuls ou Fulbe Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre : Goun (peuple originaire de Hogbonou (Porto-novo )) Fon et Aja ou Adja Ewé Gen Mina Yoruba L'organisation sociale ancienne[modifier]       Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Il s'entoure de dignitaires. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles :Bariba au nord. elles se structurent en chefferies. À partir du XVe siècle. Kabyé ouTanéka.Jusqu'au XVe siècle. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba. Les royaumes Bariba[modifier] Guerrier bariba de Nikki . elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Quant à leur organisation sociale. ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil. Yoruba et Aja-Ewé au sud. Vivant sur des territoires restreints. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. Lorsque plusieurs lignées se regroupent.

une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels. il soumet celui de Savi. agriculteurs roturiers. à commencer par Gangnihessou. meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi. D'autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia). griots. En 1724. les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado. Les royaumes Aja-Ewé[modifier] Selon d'anciennes traditions orales et écrites. Puis. étendit sa domination sur la région. . On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri. en 1727. Ila Orangun et Oyo). Benin. future Porto-Novo. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. Popo. Houégbadja (16451689) institue le royaume du Dahomey.Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. artisans et esclaves. Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché. Au sud-est. ont été aussi assez célèbres. située sur les rives du fleuveMono au Togo. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Son empereur. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki. Séro Kpéra. Et au nord. Temple Vaudou à Ouidah Vers 1620.et Parakou avec les Koubourou. Kouandé avec les Bagana. Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. créée au XVIe siècle par Sunon Séro. Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers. En 1741. les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. Au XVIIIe siècle. Les royaumes Yoruba[modifier] L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. Kandi avec les Saka. à partir de sa capitale Abomey. et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada. À côté de ces deux royaumes. Kika. on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne: les datcha et les ifè et les isha. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu.

Danois. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones. arachide. etFrançais installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux. efficace mais aussi violente et sanglante. Portugais. ces royaumes. très originale dans la région. anciennes chasseresses d'éléphants. qui se structurent autour des villes d'Allada. tabac). et des cultures bien ordonnées couvrent le pays. C'est une société complexe. prospèrent avec le développement du commerce local.Amazone du Dahomey Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. Le royaume en est une puissance dominante. le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs. tomate. avec les Portugais et les Néerlandais. notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains. Colonisation[modifier] Articles détaillés : Première Guerre du Dahomey et Seconde Guerre du Dahomey. commercialement et politiquement. arrivés à la fin du XVe siècle. Anglais. Des villages réguliers et propres. Néerlandais. Le royaume a pris l'habitude d'échanger. Le Dahomey devient une entité politique organisée. Dès le XVIIe siècle.     1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah 1704 : construction d'un fort français à Ouidah 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782 Dans la première moitié du XIXe siècle. Hogbonou et Abomey. raffinée. .

garda 73 jours des otages français. le royaume bariba de Nikki. le roi de Porto-Novo. « Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920) . qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey. la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier. fut cédée à la France. Dans le Nord. la région de Cotonou. qui régna de 1858 à 1889. signa un traité de protectorat avec la France. le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou. comptoir portugais. Béhanzin se rendit de son propre chef pour arreter le massacre de son peuple et fut capturé enjanvier 1894 puis déporté en Martinique. et Porto-Novo. Par les traités de 1868 et de 1878. opposa une vive résistance à la colonisation française. souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey. je suis prêt ». située entre Ouidah.Le roi Behanzin (1896) Dès 1851. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille. vassal du roi Glélé du Dahomey. défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre. En 1883. puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français.

sans programme et sans idées. seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. En effet. on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires. le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin. le nord du pays veut sa revanche. En 1963. Maga. la scolarisation prend beaucoup d'importance. En 1975. tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. en forçant Hubert Maga. L'indépendance[modifier] Article détaillé : République du Dahomey. un Conseil présidentiel constitué de trois membres. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980. se disputèrent le pouvoir. le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. le Dahomey intégra l'Afrique occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. réélu en 1984. Mais les militaires se trouvent désemparés. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68. pour réduire le poids politique du Sud. et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. sous le nom de République du Dahomey. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays. La ronde des présidents n'a pu se faire. destitue le Conseil présidentiel. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique. venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéderSourou Migan Apithy. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. mais les résultats sont mitigés. et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'Étatdahoméen. le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. notamment grâce aux missions religieuses. tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. En six ans. En novembre 1974. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra. décide de reprendre en main le gouvernement. aux Nations unies. Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le RoyaumeUni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). Depuis l'indépendance. pour la plupart originaires du Sud. sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou. De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place. premier président de la République du Dahomey indépendant. En 1970. Après la Première Guerre mondiale.En 1899. Il est rapidement nommé commandant. à démissionner. les anciennes élites coloniales. Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir. La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier] Article détaillé : République populaire du Bénin. Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. le mois suivant. .

l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot. Cependant. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture. la situation économique du Bénin est de plus en plus critique.Nicéphore Soglo. est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise. C'est ainsi que lors des élections de mars 2006. face à son prédécesseur Nicéphore Soglo. voitures…) Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative. les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ». mis en place en 1990. de la crise du secteur du coton. après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin. Un gouvernement de transition. bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. les raisons de ses erreurs fatales. un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. essence. Démocratiquement. De plus. du choc pétrolier. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques. accusé de népotisme par ses adversaires. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP). Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles. Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans. l'ancien président de la Banque ouest-africaine de . Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB). les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires. en mars 2001. ciment. le président Nicéphore Soglo. hors d'Afrique. très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins. de la contrebande très étendue. il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou.06 % des voix. gel des embauches. le Parti d'un des proches du Président Kérékou. L'espoir Boni Yayi[modifier] Depuis 2001. En1989. Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84. Les années du renouveau[modifier] Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale duvaudou. des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. En 1987. le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo.Dans les années 1980. Le Bénin entame une transition démocratique conjointement avec le processus de réformes économiques. Le Premier ministre. les Béninois ont décidé d'exprimer leur « rasle bol » et que le novice en politique. envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois. Arrivé en tête au premier tour. mises à la retraite d'office.

Malgré cela. avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur. Découpage territorial[modifier] . la construction de nouvelles infrastructures. le nouveau président de la République du Bénin. Les élections législatives du 31 mars 2007 donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006. « Nous sommes venus pour produire de la richesse ». du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin. la lutte contre la corruption. trop novice à son goût. le docteur Boni Yayi. Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouestafricains à partir de la campagne agricole 2006-2007. avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour. à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %. Apparemment. En effet. Candidat indépendant.49 % pour Me Adrien Houngbédji. contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi. certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes. la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou. Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire ». la bonne gouvernance. Le 6 avril 2006. Toutefois. Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires. une gouvernance concertée. 54 ans. Quoique entouré de toute la classe politique. est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Adrien Houngbédji avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %). surnommé le caméléon. rassemblant 74. a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines. refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». dit-il. Cependant. Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè. Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale. le développement de l'esprit d'entreprise. qui a présenté ses félicitations au nouvel élu. les consignes de vote ont été suivies. des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement.développement (BOAD). à quelques jours des résultats l'ancien président. l'amoindrissement du chômage. Politique et administration[modifier] Article détaillé : Politique du Bénin. en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection : il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation. a plongé le pays dans le doute. contre 25. Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique. le « candidat du changement » serait passé. jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ».51% des suffrages. Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution n'a pas pu se représenter.

le Burkina Faso et le Mali. Porte stratégique. mais aussi de maïs. Ouvert sur le Golfe de Guinée. majoritairement anglophones et francophones. parcs animaliers au nord. Le Bénin est un pays au sous-sol pauvre. 95 % de l'économie béninoise est informelle et les recettes fiscales de l'État sont donc maigres malgré une fiscalité très lourde pour les entreprises formelles de la place. activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années. géographiques et culturels. Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin. de manioc. qui vit essentiellement de son port et de son agriculture. Le Bénin est également un pays producteur de coton. haut-lieu de l'esclavage et berceau du vaudou. . le Bénin permet l'accès à un marché de 200 millions de consommateurs. non négligeables quoiqu'encore peu développés : plages et villages lacustres au sud. d'huile de palme et de millet. par le Port Autonome de Cotonou. Le Bénin est divisé en douze départements : Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Économie[modifier]             États membres de laCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) Article détaillé : Économie du Bénin. de sorgho. Le Bénin dispose également d'atouts touristiques. le Bénin est la porte maritime de trois pays enclavés de l’Hinterland : le Niger.

Sombas. et les autres de la République Démocratique du Congo. Côte d'ivoire. Parmi les autres ethnies. du Tchad. de la République du Congo. Une stabilité politique. États-Unis. Niger. démographiques) en font le pays en Afrique de l'ouest qui dispose du plus grand potentiel économique et politique pour les 50 ans à venir (sous réserve de sécurisation du foncier. Un lieu de passage obligé entre ses voisins de l'Ouest (Togo.Le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques.. Une façade sur l'océan atlantique qui en fait un lieu de transit avec plusieurs villes "Entrepôts" pour desservir les pays de l'Hinterland (Burkina Faso. un vivier de compétences et un dynamisme de l'enseignement supérieur.).  Une proximité culturelle linguistique (yoruba et langues dérivées) et géographique immédiate avec le Nigeria (pays anglophone et le plus peuplé d'Afrique). culturelles. Le Bénin a abrité près de 8 400 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 dont environ 6 400 provenaient du Togo. Sénégal) et les autres pays de l'Afrique sub-sahérienne ayant une façade sur la mer via le Nigeria et inversement.     Une diaspora (Nigeria. Yorubas. du développement d'infrastructures de transports routiers. Gabon. et du Rwanda3.. du Nigeria. Sénégal. L'indépendance des années soixante et les meilleures conditions de vie qui s'ensuivirent ont permis à la population d'augmenter. Population et Société[modifier]  Démographie[modifier] Article détaillé : Démographie du Bénin. Côte d'ivoire.. les Baribas2 (Baatonums).435. Chine. ferroviaires et maritimes et de consolidation de la démocratie).000 habitants de la population béninoise2. Une alphabétisation soutenue. la plus grande étant les Fons qui représentent en 2006 environ 1. France) de plus en plus active dans le retour et les transferts de compétences. Ghana. Canada. Le Bénin compte pas moins de quarante ethnies différentes. il y a les Adjas. . Guinée.politiques. Russie.

Autel vaudou à Abomey Les religions animistes africaines prédominent. Le prestige de cette langue comme langue officielle. Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. PortoNovo. La part de la population urbaine était en 2008 de 41%. langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. le Ditammari. l'Association Nationale des Communes du Bénin-ANCB. Mais en réalité presque tout le pays pratique le vaudou. Parakou. Cependant une part significative de la population est chrétienne (catholique et protestante) et musulmane. Cové. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire.5 Les villes de Abomey. Langues[modifier] Article détaillé : Langues du Bénin. le dendi. Les langues fon. l'Association des Communes du Mono et du Couffo. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI)) basés sur des critères tirés de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.S. On ne peut parler du Bénin sans évoquer la part duvaudou dans la société béninoise. Dans les pourcentages évoqués. Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Parmi les langues autochtones. La langue officielle du Bénin est le français. Lokossa. Il s'agit d'un parler presque argotique4. Dans le christianisme il faut noter le taux des evangéliques qui ne cesse d'augmenter. le Kotokoli et BOO le sont plus au Nord. Bohicon. Cotonou. Ouidah. La région du Bénin de Gi-Mono est membre de l'Association internationale des régions francophones. Nikki. Zogbodomey de même que l'Association des Communes de l'Atlantique et du Littoral-ACAL. le tori tandis que le bariba. l'Union des Communes du Zou ainsi que le Groupement Intercommunal du Mono font partie de l'Association internationale des maires francophones6 Religions[modifier] Article détaillé : Religion au Bénin. Il est parlé essentiellement en ville. la plupart des ethnies ont leur propre langue. yoruba et goun sont les plus parlées au sud avec l'Aja. le Mina. il faut noter que les gens pratiquent .Ce pays a reçu des notes parfaites lors de son évaluation par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.

y compris la liberté de la presse. L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par . L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée. Le colonisateur ayant diabolisé le vaudou 7. de conscience. d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». dans ses articles 23 et 24. de culte. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. sa rémunération demeure encore relativement faible. Sciences de la Santé. En dépit de la compétence et des qualités professionnelles de la main d'œuvre au Bénin. de religion.8 Fichier:Nouvelle-église-en-construction-au-benin.4% Islam 17. le gouvernement a proclamé la gratuité de l'accès à l'enseignement maternel et primaire. Sciences et Techniques Agricoles. Part Religion 42.3%% Animisme . L’effort porté sur la scolarisation et les formations techniques et professionnelles permet au Bénin de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée avec un coût de travail compétitif.8% Christianisme 24. Le Bénin alloue environ 19% de son budget global au secteur de l'éducation. Les domaines de formation les plus répandus sont :       Sciences et Techniques Industrielles. Si certains l'évoquent librement d'autres par contre le font de façon voilée. Sciences Biologiques et Sociales. En effet près de 8000 diplômés de l’Enseignement Technique et Professionnel et près d’un millier de Cadres de l’Enseignement Supérieur sortent chaque année du système éducatif.toujours le vaudou à côté du christianisme ou de l'islam. Bénin en réponse a l'augmentation du nombre de Chrétien.jpg Construction d'une nouvelle église à Allada.Vaudou 6% Autres Éducation[modifier] Au Bénin. Sciences et Techniques Administratives et de Gestion. La constitution de 1990 garantit et protège la liberté d’expression. Médias[modifier] Il y a au Bénin une grande liberté de presse. l'éducation est considérée comme une priorité nationale pour le développement économique et la réduction de la pauvreté. En octobre 2006.

En ce qui concerne l'écriture. En athlétisme. en 2009. Technologies de l'information et de la communication[modifier] La concession de Guichet Unique Electronique. une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà là où le français allait tenter de s'imposer. Aussi. l'arc. Depuis la saison 2009-2010 le football est devenu professionnel. peut-être le record dans le monde . dématérialisée et interactive. le Bénin est à la 72e place du classement mondial sur la liberté de la presse. Ils reçoivent un tout petit budget de l'État et très peu d'annonceurs. la natation. le taux de chômage étant élevé. a été accordée pour dix ans au Groupement Bureau Veritas BIVAC / SOGET via l’implantation de la société de droit béninois d’économie mixte SEGUB. Il . à cause de cela. Cette plateforme communautaire unique. l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. existe-t-il un « boom » des médias. le handball. comme en témoignent les mémoires du Père Bouche intitulées Sept ans en Afrique occidentale : la Côte des esclaves et le Dahomey (1885). Dans la capitale économique. et a pour particularité de proposer un service de « sécurisation des recettes » des acteurs portuaires majeurs du Bénin. l'athlétisme. Selon Reporters sans frontières. Cotonou avec son million d'habitants. sur 175 pays. Comme la majorité des auteurs béninois de leur génération. des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires. publics et parapublics. Les huit millions d'habitants du Bénin peuvent suivre l'ORTB de l'État et plus de 70 radios privées et quatre télévisions privées. Dix ans plus tard. Littérature[modifier] Le français est arrivé au Dahomey à la fin du siècle dernier (le Bénin s'est appelé Dahomey jusqu'en 1975) mais. dans un des plus pauvres pays du monde. le badminton et bien d'autres. exprimée en 2010 sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Économie Maritime. Les médias nouveaux sont économiquement faibles et à cause de cela sensibles à la corruption . le Bénin organise les championnats d'Afrique seniors d'athlétisme à Porto-Novo. deux tiers des journalistes étaient formés par l'État. les journalistes sont souvent des étudiants en quête de travail.seulement cinq environ sont rentables. est entièrement dédiée à la facilitation du commerce. Pendant la dictature. Chaque discipline dispose d'une fédération nationale. c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguicimi. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. Couchoro et Hazoumé ne mettent guère en cause les "bienfaits" de l'occupation française. sous-régionale et internationale. Patrimoine Culturel[modifier] Patrimoine architectural[modifier] Gastronomie[modifier] Article connexe : Cuisine béninoise. le basket.l’État. Aussi.bien qu'il y ait plus de 50 % d'analphabètes. le judo. Sport[modifier] Plusieurs disciplines sportives sont pratiqués au Bénin telles le football. environ quarante journaux quotidiens sont publiés. La plupart des plus de 1 000 journalistes ont seulement une formation sur le tas. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique ».

Adrien. 1986. Peinture[modifier]   Sculpture[modifier] La sculpture a une place importante dans la société béninoise traditionnelle. Photographie[modifier] Cinéma[modifier] Cette section est vide. insuffisamment détaillée ou incomplète. "Approche générale et historique de la littérature béninoise". (1995). qui deviendra un des grands auteurs de sa génération. La sculpture des masques du Bénin est l'une des plus riche d'Afrique.faudra attendre les années d'après-guerre pour qu'une écriture de plus en plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France se développe et aboutisse à L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè (1958). Edgar Okiki Zinsou. la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto et. "Bénin" in Littératures nationales d'écriture française: Histoire et anthologie. Albet Gandonou et plus récemment encore (2005) Arnold Sénou. qui écrit pour les enfants. (1995). À noter aussi les œuvres de la Sénégalaise Ken Bugul qui s'est installée au Bénin. Depuis lors. (voir Le Bénin littéraire)Amour Gbovi. Béatrice Lalinon Gbado. arrive sur la scène littéraire. pp. Dominique Titus. mentionnons Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya dont le théâtre a remporté un vif succès. Huannou. les romans de Flore Hazoumé. 10-21. et les artistes de la cours royale d'Abomey notamment ont un rang spécial de gardiens de la mémoire. Notre Librairie no 124. Notre Librairie no 124. 9-26.  Rouch. pp. plusieurs femmes ont publié de nouveaux ouvrages au nombre desquels on relèvera ceux d'Adélaïde Fassinou et ceux de la directrice des Editions Ruisseaux d'Afrique. Alain et Gérard Clavreuil. Paris: Bordas. Votre aide est la bienvenue ! Musique[modifier] . dans la mesure où elle est d'origine béninoise par son père. À la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution et Jérôme Carlos. Quelques livres de référence: "Littérature béninoise". Habib Dakpogan (voir Lire cinq poètes béninois de Barnabé Daté) La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou. Parmi les auteurs les plus connus de cette époque.

A&M records. Vikey. Gangbé Brass Band. Dhalai-k... Cotonou City Crew. etc .RNB : Zeynab... Alèkpéhanhou.... Afafa.      . Affo Love. Sagbohan Danialou. BMG. Lionel Loueke. Sakpata Boys.. australiennes et Japonaises(sur des labels "majors" comme Carrère. Richard Flash. avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes. il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. Geffen. Jesse Franklin(William Gomez) . Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck. Les populaires : Vivi Internationale. Gbézé. Petit Miguelito. Ras Bawa.).. américaines. Nila. Nasty Nesta. Jean Adagbenon.Angélique Kidjo La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines. Rabbi Slo. Secteur Trema. Ardiess. Wally Badarou. Il faut également noter que le mouvement hip hop est assez présent aussi au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone. Jamaïque) et en Amérique du Sud (Brésil. Ricos Campos. Esprit Neg. Sophie Edia.  Les intemporels : Angélique Kidjo. Moona. anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables. H2O. Gnonnas Pedro. BMG Yari. G. Les éclectiques: John Arcadius. Pépé Oleka. Wally Badarou. Blaaz. Puerto Rico.. Riss cool..).. Zekede. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba. Janvier Dénagan HonfoG. Les tradi-modernes : Alle'sTones. DiscAZ.Fannick Marie Verger. El Rego. Kaysee Montejàno. Nel Oliver.Jesse Franklin(William Gomez). Bless Antonio. Mina Agossi Le mouvement Hip Hop . LKS-Clan. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de Salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo. ou encore le regretté Gnonnas Pedro. Ricordi.Haïti. Kuamy Mensah. La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin(William Gomez).Diamant Noir. Soyoyo. Duce. Isbath Madou. le "Tout Puissant" Orchestre Poly-Rythmo. Robinson Sipa. Dibi Dobo. Tohon Stan. arista.

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