Vous êtes sur la page 1sur 54

"

4' Ann6e - N- 5 Le Numéro : 3 francs Mal 1933

publie •••
ORGANISÉE par
Les Papes
et a Franc-Maçonnerie
SOUVENIR d'UN FR, ", MAÇ,',
" "
"
OUVRAGES RECOMMANDES
FERGUS (Paru)
Les Espions et les Traîtres
Révélat ions sur l'espionnage judéo-bolchevik a llema nd et maç. :
7 fr. 50 (8 fr . '0 fra nco)
SWITKOW
La Franc-Maçonnerie
avec liste inédite de FF. · . et de SS.·. du « Droil humain" et 6 photographies
de FF.· . et SS. · . avec leurs insignes maç. · .
10 francs ( 1 0 frs 75 franco)
A, J. S. -M. DE LA CAMBRE-MIALET (A paraître)
Les Protestants
à travers l'Histoire
Horreurs et erreurs du Protestanti sme
7 Fr. 50 (8 Fr 1 0 franco).
Demander catalogue aux
NOUVELLES EDITIONS
-
_.'-- .'
NATIONALES . :-.
15, Avenue du Parc, BRUNOY (Seine-et-Oise)
H. COSTON, Directeur
,
\
DIRECTEURS: RENÉ PLiSSON el HENRY COSTON
• •
SECRETAIRE GENERALE: MARYA DEL ROSARIO
Revue mensuelle éditée par
LES NOUVELLES ÉDITIONS NATlO)/ALES
15. Avenue du Parc - BRUNOY ( S .-et-O.)
réUpbo"e: ))5
DépOI : ;3. ru' Bob;]]ol - PARIS (XIII ")
AdrtSser lt ltres tI mandais M. COS TON
Abonnement annuel : France, 15 fr . Etranger, 25 fr .
SOMMAIRE
LES CnlMES DU J UIF HOLCIIEVICK LITVINOFI7 .. ........ . .. .
Albl'rl MOlllli oJ. - I SHAËL VEUT-IL LA GUEnHE . .......... .
CONDAMNA1ïONS DES SOCIÉTÉS SECRÈTES ET DE LA FIlANC-
?lAçoNNEHIE •. . ..... . ....... . ....... . .•.... . ... . ...
Rauul Fol/ereau. - L 'ITALIE ET NOUS . . . . ............... .
Fara. - CAMPAGNE ANTIJUIVE • . .•...... . ............. . ..
Il. C. - QUE DEVI ENURONT LES JUI FS QUI F UIENT L'ALLE-
MAGNE ••.. _ •••....•..•.•...•......•..•...•..•..• .•.
Joseph Geraud. - L'ASS OCI ATION :MAÇ. · . I NTEnNATIONAL.E ..
André Ferrière. - QUELQUES J'noPOS AMERS D'EDOUARD
•.. ... •.....•.............. .. . . . ... .. . ... .
AI . ' . Hiram. - LE CONVEN'" DU C DnolT HUMAIN :t •.•..•.•
" erax. - LE PROGRAMME n 'ACTION MAÇ. ·. poun 1933 .....
SOUVENJnS D' UN CHEVALIER ROSE-CROi X ..... • ...... .•....
lIenry Coslon . - LES IDÉES ET LES FAITS ........... . ... .
Fergus. - UNE LETTllE DE 1\1. FAunE-LuCE ... . ..•. - o •• • • • •
Pierre DClllbi{JIlé. - HENRY BnuNET . . . .. ..... _ . . " •.. ... .
BII1LIOGIlAI'IIIE . ....................................... .
AMIS LECTEURS
ous fai sons des sacrifi ces énormes
. pour la Cause.
Aidez-nous! A bannez-vous!
L"abonnement ne coûte que 15 francs.
] >OUl" celle modeste somme
vous avez annuellemen t
pJns de qUlltre cents pages de /.(lXtes
des photographies
?
-
3
G
9
11
]2
13
19
23
.-
- 0
28
37
41
43
44
-
serras,
et une documentati on U IQUE.
1
1
,

- 4 -

PerSOllue ne s'est ràppelé cet aveu du Juif Bernard Lazare :
« Nous sommes un peuple insociable ». Une belle rime à insat.iabl e.
P er90nne n'a évoqué la de Drumont que j e cite de
mémoire: « Le Juif n 'est j amais avec nous. li faut qu' il soit dessus
ou dessous, qu'il tyranui se ou qu' il subisse. })
Non. « Explosion de haine», c'est Lout ce qu'ont trouvé l es
agences t élégraphiques, qui sont d' ailleurs contrôl ées par I sraël,
l equel occupe Lou s Jes postes stratégiques.
C'est le premi e r enseignement deS' faits : pour les besoins du
plaHloycr, ou 11 montré l es eff et:! en tai sa nt les causes.
Et sous quel jour on t été exposés les effets? Les informatioue
officieuses out parlé d'atrocités, de reLour a ux t emps de barbarie.
On n' a tout de même pas osé lancer le gra nd mot: pogroms; mai s
on n'a rien négli gé pour en euggér er la pensée.
Or, ce qu'on appelle une révolution s'est accompli , et j] faut
s'en féliciter, sans qu'on ait e u à déplorer la perte d' une seule vie
humaine!
oHNfy a-t-il pas là une péreUiptoire, une lumineuse démonstration
de la Ipuissance de mystification d'Israël?
_ .. ' penser les hommce de bonne foi d'une cause ainsi
défend u,;? •
1 {
Les correspondants parUcuHers ont fourni la même note.
f' Oh rhistoire de ce promeneur dout le chi en étrangle
un 1f8aIWéureu:;l lapin de choux gambadant devant son clapier:
'nlU1h"Mi "J ' •• 'up ., , d ' d'
- IHonSleur, llllervlcnt un pellt paysan, Ollnez-mol LX sous,
. U 'j'I , /' , 1j'j' ' ., ,
c t lb dual Clue c'es t le lapm qlll a commence.
j <IIII'f / 11 \'1 ," ,
ans e , conflits que provoque l e Juif, que de Lous temps il Il
,HffU(J', .\ . 1\.\ l , ,. •
provoQues. c fS' , touJPurs l e lapm qUI a commence.
JI .!J..Ilt l D ·' \
Un correspondant de journal a pourtant t enté une explication.
",. .. J'av.ez" deviné, pour prévenir un constat gênant.
.. antijuif hitl éri en, di sait-il en substance, se
en ceci, qu' il a un caractère
éCGl.ll.R,:W;que et reUg,i cux. » .
La manœuvre est habile: j e dirai même qu'ell e est beaucoup
trop uQtHe
1
'P'Q1JJj n1avo!rJrpas- 'été suggérée par l es intéressés.
rnll puévoitr. Qu'C V'ontnrlil'c, Jes anti sémites, et même les sim-
ple . .!t JJ1011ddifs cal>lI bJes Ill'ei>r'é fl tiXi on, ùevaut les événements d'Alle-
magDJ!? 1 lls),vont dire trèfl S! décidément l es Juifs se ren- .
dent imposeibles aussi bien dans la protestante Allemagnc que dans
la rcath.oliqup ' E'11l\ll ce, jnutfailt
i
'dân t]ldrthodoxe Russie des tsars que
dans 1;A)gérie !ramcà1c1è tl uthée.
l
lots; l'antisémiti smc gue rre l' eli-
gi ousG.,. l lune . !blague !.-:'»f S'II f '\ '1 f l' 1101 11
Alors, on prévient l e coup, on jette du l est et l'on proclame:
« Le mouvement hitléri en !:Je di stingue des précédents mouve-
mtAjq.iJs.. cn reli gieux, mais économique. »
J e croi s VOLI S avoir fait toucher du doi gt la manœuvre .




-5-
J e professe, quant il moi , qu' à part les Croisades il n'y eul j a-
mai s de guerres mai s ·seul ement des guerres de conser-
vation sociale ct nationale.
C'est Je cas de l'anti sémiti sme, e t j e regrette presque ce mol
maintenant accrédüé, car nous Il e sommes pas des unLÎ.
aux heures où la lulte fut Je plu arde nte, nous n' avons
jamais attaqué les Juifs dans Jeur reli gion.
Nous n' :avons jamais éprouvé de Îlulividucllc contre uo
Juif, sauf s'il fai sait trop de mal à llotre pays.
Notre action fut toujours défensive, nos luttes dirigées contre
]a puissance juive, contre la de son rêve de domination
unive rselle, contre l'occulte super-gouverne ment des peuples cn
général e l de la France cn particulj cr , et cela, parce que nons vou-
Ions que vive la France.
En apprenant que son pays était attaqué, envahi , un bon Fran-
çais accoul'ait dc J'étrangeL' en s'écriant: « On bat maman! »
C'est quand on bat not.re mère que 1I 0 U S serroll S les dents et
montrons les poings. C'est J' histoire ùe tous les troubles antijuifs,
de toutes les prétendues agressions anti sémites.
J ' ai cu tort de dire qu' il eut jamais de guerrc rcligieuse : il
y a celle, implacable, que les Juifs ct l eurs alli és francs· maçons ont
faite et font encore à la reli gion de 38 millions de Françai s.
Que l es Juifs d' AJlemagne aicnt é té molestés et l eurs magasins
boycottés, qu' un certain nombre aient pri s peur et sc soi ent sauvés,
c'est incontestabl e : les redressements nationaux c t J'agitation popu-
laire ne vont pas sans secousses.
Mais vous avez vu avcc quelle vigneur, quel e nsembl e, quel en-
train ils ont riposté, dans le monde e ntie r, par le boycouage rigou-
reux de tous l es produits aJJemands.
Dans le monde entier, vons entendez bien. 11 n'y a plus cu de
Juifs polonai s, de Juifs anglai s, françai s, améri cains : tous Juife,
rien que J nifs ct solidaires.
Cc fut, - jls n'y ont pas pris garde ou il s spécule nt exagéré-
ment eur notre jmbécillit é, - cc fut une be1Je démonstrati on de
l'unité national e d' lsraël.
Et c'est là une de ces vérités premières qu' il est encore néces-
saire, h élas ! de souli brner , voire de démontrer.
Comme si ]es Juifs sc gênai ent mainte nant pour proclamer,
dans leurs Congrès comme dans l eurs journaux doctrinaires : « Les
Juifs forment , il travers l es peuples, une nution une et indivisible ».
A ]a lumi ère de ceLLe ;.lffirmation répétée si conforme à la réa-
lité, que devient la niai se objection: ( Les Juifs sont des hommes
comme les autres»? C'e9t·ù-dire que, de par l cur propre volonté,
ce sont partont dcs étrangers comme les uutres étrangers.
Le tohu·va·hobu talmudique n:a pas mobili sé l es seuls Juifs de
tous pay9. Immédiat ement ont e mboîté le pas les sportulait'es de
la Presse ct dc la politique, les Internationul es subjuguées, Ica

1



,

,
- 6 -
Ligues des droits de rhol11ll1c, do rEnseignement, contre fanti sé-
miti smc, etc., suivis de la ruasse des aveugles. Tout cela marche au
pas de l'oi e, contlue au Ic mps de l'Affaire, J errière la fallacieuse
bannière : « Humanité! Justi ce ! )
Ah! vraimollt! Humanité? Justice?
Oit étaic nl-jJs donc, ces intrépides humanitail'cs, ces cœurs SCn-
sibles, quanù ]e bolchevisme, instrument des vengea nces d' Israël,
exécutait sa ns jugement troi s lIIiUiol1s de Russes?
Oit étai ent-il s, qmmd le gouvernement Ilwçollnifluc mexicain
fai sa it tnlf]UCI' c l aballre COIllIll C f'uuves les cathoJiqucs?
Où étuicnL-il s, quantl la révoJuti on ma çonnique espagnole fai-
sait brill er couvcnts el égli ses?
Faites donc nfficher ces simpl es questions sur tous Jes murs dc
Francc. et vous aurcz (Ii ssipé bi cn des nuagcs 3&playxiant ë .
... U n dcrn icr mot, pOli r rcvcil i ,. il notre suj et.
E n conclusion de Ill on den1ier a rticle, r écrivai s ici :
« 51 Hitl er libère l'AllcJllI.lgnC de l'empri se juive, l'cillons à cc
que Ja )Jui ssullcc juive, .lvec rappui de nos sociali stcs, ne pousse
pas notre pays ù un conflit rI ont Israël attcndrait sa vcngeauce.»
Et voilil cl éjù qU"lIn juif ct un jucla'is3llt onl (Iéposé une
motion invitant notre gOIl\'enlcmenl il fuire des repl'éscntations à
Be din il propos de9 troubl es antiju il's !
C'est Ja reche rche du cOllflit. p'll· une intcrventi on stupide daus
les afTai rcs inlérieurcs (fun l1<I) S voi sin.
Si cellc criminel1e manœuvre devait aboutir, Ics Français sau·
raient au moi li S pourquoi el l'our qncUe sorte d' hulIlanitaires ils
se font tuer ...
ALOEUT l\loNNIOT.
No/n benp. - Pour la prcmière foi s, le parti S.F.I.O. de Léon
Blum vi ent de décider rIe voter lcs créd its ,militaires. Ré fl échi ssez!



"
,
- 7 -
Condamnation des Sociétés secrètes
et de la Fran«:-Maçonnerie
J ésus a dit:
« Qui conque fa il mal hitiL la lumi ère, de peur que ses œuvres
« ne soi clIl bl âmées. celui fIui accomplit la vér ité vient à l a
{( lumi ère de sorte q ue ses œuvres soient manifestées, p'.I!"('c qu'c ll cs
(c sont fa it es Cil Di e u. ))
Evangile selon sai"" Jean, ch. JU, 20 c L 2l.
c( rai par lé publiqueme nt au 1I10nde; j'ai touj ours cnscigllé dans
« la eynngoguc ct da ns le temple, où tous l es Juifs s'assembl ent ; el
« je JI ·;.IÏ rien dit cn secret. » .
EVilngile sel on saint Jean. ch. XVIII, 20.
:.
« L'obli ga ti on au secret, c'csl 1à une maxill1e qui a été ordi naire
« aux hérétiques cl une fi cs ma rques les plus ;;tssurées pa r l es--
(c que lles on Jes a connus. »
Trait é des Hérésies, d'Abelly, prcstre, Pari s 1641, P. 48.
,

••
Nous avons appri s par la rcnommée publique qu' il se l'épand au
loin, cha{!ue j our avec de nouveaux progrès, certaines sociétés,
assembl ées, réuni ons, agrégations ou conventi cul es nommés de
Francs·i\façoIl9 ou sous une autre dénomination scIon la vari été des
langues, dans Jcsquclles des hommes de toute reli gion ct de toute
secte, affect ant une apparence d-honnête té naturcll e, se li ent entre
eux par un pacte aussi étro it qu' impénétrabl e, d' après des lois et
des statuts qui se sont fait s, et s'engagent par un sermellt prê lé sur
]a Bible, et 90US les peines les plus graves à cacher par un sile nce
tout ce qu' ils font dans )'obscurüé UU sccret.
. ... .. .. .... ..... . .. . _ •.... . . . ......................... . . . ...
.......... . ................ . ............. . ... .. . .. . .. ... ... . . -
Ré fl échissant donc sur Ics grands mllux qui résultent ordina ire·
ment de ccs sortcs de sociétés ou convcnti cules, non seul ement pour
la tranquillit é des Etals tempore ls, mai s encore pour ]e saInt des
âmes, et que par là e ll es ne peuvent nullement e' accorder avec l es
Joi s c iviles cl c.ulOniques; ct conune Jes oracl es divins Nous font
un devoir fIc ve iller nuit cl jour c n fid èles et prudent s serviteurs





- 8 -
de la famill e du Seigneur, pour <Ill e ce genre d"bollllll es, tels que
des vol eurs n'enfoncent la mai son, et tels que des renards ne tra-
vaiUent il détruire la vi gne, ne perverti ssent le cœur des simples
el ne les percent dans le secret de leurs dards envenimés; Jlour fer-
me r lu voi e très large qui de là pourrait s'ouvrir aux iniquités qui
9C commettraient impunément ct pour d' autres causes justes et rai-
sonnabl es à Nous connues, de J' avis tl e plusieurs de nos Vénérabl es
Frères, Ca rdinaux de la Sainte Egli se rornuillc, et de Notre propre

mouvement, de science certaine, d' après mûre délibérati on, et de
Notre plcin pouvoir apostolique, Nous avons cone]u c l décrété de
condamner ct d' interdire ces dites soci étés, assemblées, réunions,
agrégati ons, ou conventiculcs appelés de ou connus
sous toute autre dénominati on, commc Nous lC8 condamnons et les
int crdi sons par Notre présente Constitution valabl e à perpétuit é.

Encyclique « In Em'incnti ))
de S.S. Clément XlI (28 avril 1738) .

••
... Nous, dc l ' avi s de plusieurs de Nos Vénérabl es Frères les Car-
dinaux de la Sainte Egli se Romaine, • .lVons de confirmer par
]es présentes la susdite constitution de Notre prédéccsseur ... en tout
et pour tout, comme si elle était pubJi ée ... en Notre propre nom,
pour la premi ère foi s ; ous voulons et décrétons qu'eUe ait force
et efficacité à toujours.
Encyclique « Providas »
de S.S. Benoit XIV (18 mai 1751).
:.
11 Y a longtemps que ce Saint-Siège, ayant découvert ces Sectes,
s'éleva contre ell es avec force et coura ge et mit au grand jour les
ténébreux desseins qu'elles formai ent contre la Reli gion et contre la
société civile. 11 y a déjà longtemps qu' il excita rattention général e
sur ce point ... pour que ces sectes ne puissent tent er l'exécuti on de
Jeurs coupabl es proj ets. Mais il faut gémir ,de ce que Je zèle dn

Saint-Siège n' a pas obtenu Jes effets qu'Il attendait, ct fi e ce que
ces hommes pervers ne se sont pas désist és de l eur entre pdse, de
laquelle sont e nfin résultés tous les malheurs que nous avons vus.
Bien plus, ces hommes ... ont osé former de nouvell es Sociétés

secretes.
,
Dans ce nombre, il faut indiquer ici une Société nouvellement
formée qui s'est propagée au loin dans toute l'Itali e et dans d' autres
contrées et qui , b ien que divi sée en plusieurs branches ct portant
différents noms, suivant les circonstances, est cependi.lnt une, tant
par la communauté d'opinons el de vues que par sa Constitution.
Elle est le plus souvent désignée sous ]e nom de Carbonari. Il s
te nt un singuli er respect et un zèle merveiIJeux pour ]a doctrine et

-
- 9 -
]a personne du Sauveur J ésue-Christ, qu' ils ont quelquefois la cou-
pable audace de nomme r leur Grand-Maitre c l l e chef de leur
société. l\'l uis ces discours, qui paraissent plus doux {Jue fhuil e, ne
sont que des 11'aits dont se servent ces hommes perfides pour bl es-
ser plus sÎncment ceux qui ne sont pas sur leurs gardes ...
En conséquence... Nous arrêtons c l décrétons que ]a sus-dhc
sociél é des CUl'honuri. .. ùoit être condamnée c t proILibée ...
Encyclique « Ecclesial]) »
de S.S. Pi e VII (13 septembre 1821) .
...
... Il Y avait peu de t emps que celte Bulle (Ecclesiam) avait été
publi ée par Pic VII, lorsque nous avons été appel és, par la faibl esse
de Nos mérites, à lui succéder au Saint-Siège. Nous Nous sommes
aussitôt appliqués il examiner r élnl, l e nombre ct ]a force de ces
associations secrètes, et Nous avonS' r econnu ' facilemcnt que l enr
audace s'était accrue par les nouvell es sectes qui 9' y sont
, .. Nous pensons qu' il est de Notre devoir de condamner à noul'eau
ces sociétéD secr ètes pour qu'a ucune d'eUcs ne puisse prétendre
qu'en e n'est pas comprise dans Notre scntence apostolique el se
serl' ir de ce préte..'d.c pour induirc cn crreur des hommes faciles à
Lromper.
Constitution Apostolique « Quo
de S.S. Léon XII (13 mars
...
G
. •
1"3VI Or a »
1826) .
Nous confirmons fie nouveau et Nous ordonnons de maint enir l es
anathèmes prononcés par Nos prédcccsscurs ... contre ces SOrtes rl e
sociétés secr ètes de quel s noms qu'ell es soient appel ées, par l es
LeLlres A postoliqucs ont publi ées à l eur sujet. C'est pourquoi
Nous l'eillerons avec le plus grand soin à ce que ni l'Egli se ni les
Etate ne puissent é prouver de dommages par lu conjurati on de
tell es sectes, ct fai sa nt appel à votre soIlicitlHle de Lous l es j ours
pour une affaire si importante, revêtus de l ' armure de Notre zèle,
TOUS combattrons dans J"uni ol1 de nos âmes pour la cause commune
qui est surtout la cause de Dieu, pour renverser la ci tadelle é.l evée
par J'impi été de ccs hommes pervcrs.

Encyclique « Traditi »
de S.S. Pie VIII (24 mai 1829) .
...
Parmi ]es nombreuses machinati ons et l es moyens par l esquels l es
ennemi s du nom chréti en ont osé s'attaquer à l 'Egli.se de Di eu et
ont essayé, quoique en vain, de l'abatlre et de la détruire, il faut
sans nul doute compter cette sociét é perverse d'hommes, vul gaire·
.,


-10 -
ment appelée « maçonnique », qui , contenue d' abord dans l cs l é n é ~
brC8 el l'obscurité, a fini par sc faire jour eôsuitc, pour ln ruine
commune de la Reli gion et de la Soci été humaine .
... De peur que des hommes imprudent s, ct surtout la jeunesse,
ne sc laissent égarer, e t pour que notre sil ence ne donne li eu à
personne de protéger l'erreur, Nous avons résolu, d'élever Notre
voix apostolique; Cil confirmant ici, devant Vous, l es constitutions
de n08 prédécesseurs, de .otre Autorité Apostolique, Nous ré prou.
VOIl S et condamnons cette société maçonnique et les autres du même
genre, qui , tout Cil différant e n apparence se forment tous Jes jours
dans Je même but , et conspirent soit ouvertement, soit clandestine-
ment , contre J'Egli se ou les pouvoirs légitimes ...
All ocution Consistoriale prononcée il Rome, par
S. S. Pi e IX, le 25 septembre 1865.
:.
,
... Dans l eurs vi gilantes sollicitudes pour le salut du peupl e chré-
ti en, os prédécesseurs eurent bi en vite reconnu cette ennemi e
ca pitale au mome nt Oll , sortant des ténèbres d' une conspirati on
occulte, il s'élançait à l ' assaut cn plein jour. Sachant ce qu' il était,
ce qu' il voulait, ct lisa nt pour ainsi dire dans l'avenir, ils donnèrent
aux princes et aux peuples le signal d'alarme, et les mirent e n
garde contre l es embÎlches ct les artifices préparés pOUl" les sur·
prendre .
... Si tout cela était mi eux connu, princes ct peuples, Cerai e nt
preuve de sagesse politique et agirai ent conCormément :mx ex i-
gences du salut général , en s' uni ssant à PEgli se pour résister aux
att uques des Francs-Maçons, au li cu de s' unir aux Francs-J\1açons
pour combatt re l'Eglise .
... Pui sque l'autorilé inhérente à Not re charge Nous impose l e
devoir de Vous tracer ous-mêmes .la li gne de conduite que Nous
estimons la meilleure, Nous Vous dirons :
En prem.ier lieu arrachez à la Fran .. c-Maçonnerie le masque dont
elle se couvre et faites-lcf, voir telle qu'elle est.
Secondement, par V09 discours et par des Lettres Pastoral es spé-
cialement consacrées à cette question, instrui scz Vos peuples;
Caitcs--Ieur connaître ]cs artifi ces employés par ces sectes pour sé-
duire Jes hommes et les auirer dans l eurs rangs, montrez-leur la
perversité de leurs doctrines et l'infamie de leurs actes.
Encyclique « HUJU<llluIU GerlUs »)
de S. S. Léon XHr (20 avril 1884.)
"
..
Luttez, luttez toujours contre la Franc-:Maçonneri e. Démasquez
cett e Secte infâme. Jadi s, moi aussi, rai cru exagéré ce qu'on affir-
mait d'ellc; mai s, depui s, par mon ministère même, j'ai e u l'occa·



(
- 11 -
sion de loucher du doi gt les pl aies qu'elle ouvre. De pui s, j ' ai été
cOllvai,llcu que tout ce qui Cl été publi é au suj et de cette association
infernale n' a pas dévoilé la vérité enti ère ...
Luttez, luttez contre ]a :Maçonnerie ! Vous avez mon approbation,
parce que là vous méritez bien de la famill e, de la patrie et de
l'humanité.
Cardinal Sarto (PIE X) .
(Adresse à la J eunesse Ca tholique itali enne.)
(1896)

••
J e vous remercie, cher monsieur, de votre envoi et vous féli cite
de volre courage à dénoncer ct à démasquer cette secte qui est à
]a base de Lous ]ce maux qu'a dü subir notre chère France. E ll e
bien le véritabl e ennemi. Honneur à ccux qui savent Ja combattre!
Mgr Ricard, archevêque d' Auch.
(Lettre du 12 avril 1933 à Henr y Coston. )

••
S. E. Mgr L' EvÊQUE DE S TRASBOURG pri e -Monsieur Coslon d' agréer,
avec ses respectueuses saluuttiolls, l'assurance de son conlial dévoue-
ment. Il l e -remercie p OUt' J'e uvoi des ouvrages SUI' la F ranc-Maçon-
neri e (Jui lui out été adrcssés ET POUR LES SEIlVICES QU' ILS LUI Il EN-
ORONT.

••
Mgr Ruch.
(Lett re du 10 avril 1933.)
S. E. :Mgr L'EvÊQUE D'AUTUN voue remercie des di ve rscs el int é-
r essant es brochures que vous lui avez envoyées et qu i peuvent être
util ement consultés. 11 apÎHouve votre éner gi que campagne conl re
]a J'impl acabl e ennemi e de l'Egli se. IL SOUHAI TE
LE PLUS VIF succÈs A VOTRE JOURNAL ET A VOS E..XCELLENTES P UIlU·
CATIONS ...
Il vous exprime loutes ses

sympalhi es ...
(Lett re du 10 aVI' il 1933.)







-- 12 -
L'ITALI ET NOUS
Partisans d'llIt rapprochement franco-;.talien - biclI compromis,
hélas! par nos poIiti.ciens FP" . ]l'Ill"". QUI FI NIRONT PAR J ETER LE
D UCE DANS LES BilAS DE H ITLEIl - nous n'avons pas, sali s appréhen-
sion, lu dans la presse que n oIre représentant à Rome avait été
vcrl. emcll t écollduit par ll'lu ssoli",i. Nous somm.es heureu.x d'cI/re-
l e t émoignage de nol.r e ami AI. Follercau qui, revenunt de
Rorne, affi.rme (Jue ces informations sont erronées.
A Rome croù j e rentre, j'a i en l'occasion de converser avec dïm-
p ortantes personna lüés, tanl itali ennes que fr ança ises, et me suis
l' a il l"éch o de l a rUlll Clll' si adroitement prop agée en France, selon
quoi l e chef du gouvernement hali en aurait refusé de recevoir
not re ambassadcuL
rai reçu l es déme nti s l cs plus ca tégori quc9 ct les plus indi gnés.
1\1. M_ll ssolini n'a, à a ucun mo·ment, r cfusé de rccevoi r Th-L Henry
de J ouvenel. Au sur p lus, s i nous sommes bien notre
ambaE:>sadeur a déj à cu quatre aUllicJl ces an p al a is de Veni se. Aj ou.
tons - car c' est de tout e imporlance - que .l e président du Conseil
itali en ra mê mc convoqué l e 19 nHlrs, à l' issue de sa conversai ion
avec les re présenta nts de r Anglete rre, a ux fins de le tcnir au cou·
r a nt des négociati ons a morcécS'. 'l'ou te la presse de Romc Il r e pro·
duit l e l endema in un document photographi que qui Je confirme et
il est imposs ible, par conséquenl, qu'on n gnore il P ari s.
n resl e donc ceci : fo is de plus, tels puissnuls inté rêts,
dont il serait (UL surplu.s bien Incile de découvrir les origines et les
fi ns, ont, dans le but cPentrelenir ce maJai sc, cette tension mê me
qu i pèse si lourdement sur les rdalions franco·ita li ennes, inventé,
pu is répHndu ce l 'efUS d' audi ence qui eût constitué u ne grave off ense
il l'égard de notrc pays e l était, de toute capabl e craj oute r
encore à l"excitati on des esprits et aux d ifficuJt.és de rbeure.
Délit de fa usses nouvell es qui , dans lc cas pl'ésent , devi ent un véri ·
tabl c erüne, prévu et ré primé par Je Code j)énal.
Et nous posons troi s questions :
- Le Gouvernement fran çai s, qui est certainement ave r ti de ces
ma nœ uvres, sa isira·t· il l' occasion (r ouvrir une enquête, voire. comme
c'est son devo ir de porte l' plainte contre inconnu, pOUl' délit
de fausses nou\Tellcs ?
- Sc lt'ouvc l'n+i l la Chambre un parl eme ntaire, assez dégagé
deD ch aines électo ra les ou des baillons des comit és, pour inl erpeJl Cl'
sur ce point i\!I. PauJ· Bol1 cour, mini stre des Affa ires étrangères, qu i
aurait là une utile occasion de répare r une vi e ill e int c rnpé rtlDCe de
langage qui n'est pas oubJi ée au del à des Alpes ?
,

,
,
- 13 -
- Ccux qui sc sont faits les compli ces mai s involon-
taires de cetl e grave calolll_ni c, auront-il s i. cœUt·, par la parole ct
par la plume, de r établir la vérité?
Nous des r éJ.>0nses à. DOS trois .gucsli ons.
Nous J'avons diL ici' déj à : il n'y a ri en cntre -l'Itàlie c l ]a France
qui ne soit guéri ssabl e. Les difficultés qui nous séparent sont pous-
sières sur l es chaînes d'or qui nous uni ssenl. .
Seu lement , pa r veuleri e, par négl igence, de chaque côté des Alpes,
on li Il.I iesé trop complai sa mment une propag.mde également cune·"
III ie des de ux grandes rwtjons, semer la suspi cion, la di scorde el
J' envi e. T'oti s les moyens lui sont bons et nous en dounons ici une
pre uve manifeste. Et mille coups d'épingles jnsigni.flants en soi ont
L-ini par cl'éer une plaie pl us agaçante encore que douloureuse. Il
faut la réduire, pui s l a guérir. not.re intérêt COlll1ll Un, ct c'est
auss i, bi en que quel ques chancelleries pensent l e contraire, rinté-
l' êt supéri eur ci e l 'Europe.
Assez de mensonge9, de calomni es, assez de mal entendus savrun-
ment exploi tés cont l"e l es deu..x pays, Que les J eunesses itali ennes
et frn nçaises, car ]e mal est pareil des deux côt és de la frontière,
s'emploient il connaître le vrai vi sage de ceux qui ne peuve nt pas,
qui ne seront j amai s des ennemis, quoi qu'on en espère et attende
par ai ll eurs !
Assez!
,
RAOUL FOLLEREAU,
Président de la Ligue d'Union
AID E Z-NOUS
ABONNEZ-VOUS


Latine.





- 14-
Cat:npagne Antiiui
par FARA
L'opinion dite publique s'est émue de la campagne antijuive ou·
verLe en Allemagne. Dcs meetings de protestation succèdent aux
articles de journaux pleins de phrases ronflantes.
Que sc passc·t.jJ? Pourquoi tout ce bruit?
Le gouvernement allemand sévit conLre l eEP Juifs qu'il considère
comme étrangers indésirables, ayant accaparé le commerce, la
banque et les professions libérales.
A-t-il rai son, a-t-il tort ?
Pour répondre à ces questiomt il serait nécessaire que l es Juifs
eux-mêmes se prononcent nettement el clairement sur le point
suivant:
Oui ou non, constituent·ils unc nation ?
Dans l'affirmative, le gouvernement cl ]e peuple allemand ont
rai son de ne pas admettre ces étrangers aux fonct.ions de juges,
d' avocats, de médccins, de députés ou foncti onnaires. Ire chômage
qui sévit en All emagne expliquerait à lui seul les mesures prises
par le gouvernement et le boycottage de ces commerçants ét.ran-
gers, instaUés en Allemagne.
En· outre, l'opinion n' aurait alors aucun droit d' int ervenir, tout
pays souverain deva nt protéger 9CS sujets même au détrimcnt dcs
,
etrangers.
Mais, dira-t -on, l es Juifs ne sont pas une nation ; ceux d' Alle-
magne sont citoyens a]Jemands et le monde eivaisé ne peut pas
rester impassible devant le spectacle des brimades, auxquelles celte
partie du peuple a]]emand est exposée.
Admettons J'exactitude de la chose.
Nous assistons dans cc cas à une affaire
les protestations américaine9 ou anglaises
diatement.
purement
devraient
allemande et
. ,
cesser unme-,
« L' opinion publique» n'a pas été émue, ni par les persécutions
sangl antes dont pâûrent au Mexique les catholiques, suj ets mexi-
cains indiscutabl es, ni par la terreur effroyabl e qui extermine sys-
tématiquement l e malheureux peuple russe, écrasé sous le joug
communi ste!
Les protestataires améri cains ont-il s songé à l eurs propres conci -
toyens nègres? Ceux d' Angleterre ont-i1s oublié que plusieurs de
leurs compatriotes sont en danger de mort au pay9 des Soviets,
diri gé par les Juifs?
Avant de voler au secours des Juifs d' Allema gne il serait néces-
saire que cette opinion, dite publique, procédât à une enquête sur
,



- 15-
l es agisscment s de ]a juiveri e mondi al e, se rendît compte de son
travail séculaire de destruction des Etats, de désagrégation des
peuples, de scs cr imes envers l'humanité e l de scs pIao!':.' de domi·
nation mondiale.
L'exempl e sanglant de la Russie lui trace SOD devoir !
FAnA.


• Que deviendront les Juifs

qui fuient l'Allemagne?
Où hont-il s?
Viendront-ils infester notre sol? La France sera-t-elle l e camp
r etranché de l a pegre j uive d' Al lemagne, comme cn e fut celui dcs
IlIl arcb iatcs Ital iens et des révolutionnaires Espagnols ?
La France sera-t-ell e contrainte par son Gouve rne ment ~ I a ç o n n i ­
que d' accueillir des hordes Jui ves, de lcs nourrir, de l eur fournir
du travail , a10 cs que DOS ouvd e rs chôment ct me ure nt de fa im?
Françoi s COLy, dans son a rti cle « E n face d' une invasion aBe-
mande - Judéo-Allemande, serait plus a ppropri é - a examiné le
problème et il a concl u que notre pays ne pouvait accepter une
telle immi gration.
Nous avons déj à plusieurs centaines de milliers de J oifs, de
F rancs-l\1açons, d'Anarchist es, de Communi stes et de Sociali stes,
dont l'attitude devient de pl us en plus menaçante.
150.000 Il ouveaux Judéo-Bolcheviks à Paris, ce serait la révolu-
tion à brève échéll llce.
Ceux qui ont le sort de ]a France entre leurs mains, fe rai ent bi en
de s'en souveni r.
H. C.
A NOS
Le procbain numéro de LA LIBRE PA.ROLE
contiendra le texte c omplet
des PROTOC;OL8 DES SAGES DE SION.
Il sera vendu 5 Irancs .... ais nos abonnés
le recevront gracieusell.ent •


,




-16 -

Association Maçonnique
Internationale
Convent de Istanbul (Turquie) 1932
,
a
pllr Josep), GERAUl)

Comme le catholicisme qui e t universel, la franc-maçonneri e,
e nne mi e de tout dogme et de toute r évé lat.ion, est égal ement uni-
verselle. EUe a fondé un bulletin trimestri el , « voué à la franc-
maço nne ri e unive rsell e », dont ]a rédacti on et l'administration 80nt
confiées au Grand Chanceli er F . · . John :Mossaz, 61 bis, rue de Lyon,
à Genève.
li était naturel que ]e centre de cette association maçonnique in--
ternationale Clit , Genève, à côté de ]a Sociét é des ntions, l'une
de 809 créations. Il sc t rouve précisément que l es deux organes,
Société et Bulletin, datent à peu près de la même époque. Le Bul-
l etin a pris nai ssance en 1921, il « poursuit modcstem'ent son œuvre
de li aison enlre les Puissances maçonniques, les Loges et l es FF.·.
de toul es les nations et de tous les Rites ) ; il ne s'alarme pas « des
ombres qui s'élèvent à J'horizon », ni « des temps d-ifficiles », et il
continue « J'œuvre de r approchement et de collaboration de toutes
les forces maçonniques du monde ».
Il est vrai que « ]a Fnmc.Maçonneri e n'offre pas ]a r éconfortante
image de l'union parfaite » el que {( les Maçons n'ont point, jus·
quï ci, atteint leur propre perfccti onnement »; mais cela vi endra,
il suffit d'aspirer « li la vraie Fraternité, génératri ce de Paix entre-
l es peupl es ». Eh pui s, il y a « J' émulation des FF,' . qui possèdent
des connaissances étcnducs dans les divers domaines touchant à
l'A rt Royal et il La pratique ».
Le Con vent de 1932 s'est tenu, du 6 au 10 septcmbre, il Istanbul
(T urqui e), ct r éuni ssait vingt-cinq délégations de tous les pays du
monde, parmi l csquelles, naturellcment, l e Grand Ori ent de France
et la Grandc Loge de France. Dès l'ouve rture, la présidence est dé-
cernée, il J'unanimité, au T .·. 111. '. Fr.'. ?t'loustafa Hakki , G.·. 1\'1. '.
du Grand Orient de Turqui e, ct aussitôt après on prononce l'ad-
mi ssion de troi s autres délégations. l\1alheurcuscment, sur les 33
Obédi ences adhérentes, il en manCJue quatre, « dont deux par suite
de l a suppression de la' Franc-ldaçonneri e par l es autorités de leur
pays et deux autres par suite de malentendu ) . De fait, ni l'Alle·
ma gne, ni l'ha li e, lli l'Angl eterre, ni l es Etals-Uni s ne 80nt repré-

sentes.
,


,
,
- 17 -
Dans son disCOUl'S d' ouverture, l e T.·. Ill. ·. G.·. M.'.
Hakki constate que {( Je Grand Orie nt de Turqui e, ainsi qu'on ra
dit à Bel grade cn 1926, est l a sentinell e de la l\f<tçonnerie sur les
confins du monde profane cn Orient; jJ considère que c'est pour
lui une tâche honorifique et agréab.Ie de ré pandre la lumi ère, lcs
sentiments de fraterni té el le principe de la laïcit.é l à où ils n'ont
• • • •
pOUlt encore p enetre )).
Ainsi même chez les Turcs, c l bientôt chez les Chinois et
l es Hottentots, le grand chcvnl ùe LntailJc de la F.·. 0' c'est ]a
laïci té.
Du l'apport du T.·. 111. '. F.·. IVlossaz, jj résulte que si leE' Etats-
Unis ne sont pas rcpt'éscutés au Convent, quoique l es FF.·. :MM .. ·.
de ce p ays r e présentent les 4/ 5 de l'ensembl e des FF.·. du monde
,
Les délégués du Connnt Maçonn iq ue l nternn ti onnl de •
.t l :> lanou L
enti er, Jcs rel at ions restent toutcfoie très conl iu]es. 11 est des espr it s
critiques qui ont « accusé l'A,' . 1\1.'. I .·, de faibl csse parce qu' cll c
n ' n pas pu éviter certains conflit s qui ont divi sé les Francs-M'açon-
n eries », ma is le F, '. I\'l" oss.::tZ « se permet rie l'appelcl' que PA. 1\[, J.
n 1a pa9 prêté le se rmcnt cl c réali ser Punit é HliI çonnique » Tout e-
foi s, quel progrès vers b fraternit é depu is 1717, date il laqueJlc l'lit
fondée ]1.1 premièrc Grande l .. ogc: e t depuis 1723, date des Con51:,
tutions d' Anderson!
Nous passons sous silencc nombrc de pages sur lc9 rapports dc
gesti on, statut juridique, enregist remcnt de trai tés, règlement d' ar-
bitragc, ga'rants d'amit ié, code télégraphique mnçonniquc, tout es
choses admini strati vc9 n'offrant que t rès peu d' int érêt.
l\1ni s arrêtons-nous à la question dcs Droits de J'Homme c t à celle
dc l' « Act.i on de l n Fr,'. I\laç.·. COUlIllC puissa nce monde ».

,
1


-
- 18 -
« Le T". 1Il ". Fr". Carpentier (Grand Orient de Bel gique)
l'appelJe que la Inoti on concernant les Droits de J'Hollllne, sou-
mi se par la Grl.lndc Loge de Vienne, a été présentée à la du
Comité Exécutif, à Vienne, en mai 1932. Un rapport, fort intéres-
sa nt, fut exposé pur SOIl auteur, ]e T.·. In:. Fr,', I\Ii ntz; ]e Comité
Exécutif cn déc ide ra l'cnvoi à tous les membres de l'A.'. 1\'1.'. 1.'"
avec pt'ièrc de faire connaÎtrclcu r opinion e L de dire quelle suite
il s désire rai ent donner à cette proposition. Jusqu'à ce jour aucune
nouvell e n'est parvenue à ]a Chancell eri e. Celle question est déli-
cate cL soul ève indirectement, pour certaines Puissa nces maçoll-
niques, des problèmes politiques qui peuvent être graves. »
Eh pourquoi ? gnllld Di eu! Cette théorie ùes Droits de rHon:nne
a pourtant été formul ée par la Fr.'. Iaç.·. et Introfluit e dall s les
principes de la Révolution frança ise qu'eUe a préparée et fo-

mentee .
Mais! peut-être all ons-nous connaître la rai son de cette <1 iffl-
cuJté acLuelJe, grâce an T.·. I II .'. Fr.'. Skokowski (Grande Loge de
Pologne) qui est partisan du renvoi au Comité Exécutif, « car
si l'exposé du Fr.'. Mintz est inspil'é par l es meilleures intcnti ons,
il semble ne pas env'isager la question son enscmbl e qu i est
très compl exe ». En effct, « si ln Maçonnerie a inscrit dnl19 ses
principes les Droits de l'Homme sous la formule : Liberté, Ega-
lit é, Fraternité, il fau t cependant t enir cOlnpte des droits de l'Etat
et de la, communaut é des ci/oyells. Il y a el/tre ces droit s différents
des cOllflits assez fr équent s )).
:Mais alore, c'est Ja faillit e de la Révolution et des fameux Droil s
de l'Homme!
En tout cas, l'Association maçonnique internationale sc t rouve
lout d' un coup déselll parre et, sur la proposition du T. ·. HI. ·.
Fr.'. Uachid, président, qui estime « que nos dél ihérati ons pour-
rai ent avoir des répercussions que nous ne s<lurions prévoit, dès
maintenant et que r on ri squerait de prendre des décisions que II OUS
aurions à désapprouver plus t 'lnl )), Ie l'envoi de ]a motion au Co·
mité Exécutif en vue tle son inscripl ion au Convent de 1934 est
adopté à l'unanimité.
Qui sait ce qui SIe p.t ssera en 1934! 11 serait curieux que la lv.fa-
çonnerie universell e fût obli gée, non seul ement (le faire va loir l es
droi ts de l'Etat en face des Droits ...l e l'Homme, mai s ell core de
proclamer les devoirs de chacun.
En att endant, PA.'. M.'. 1.'. va s'occuper de l'action de la Fr.',
l\Iaç.·. comlll e pui ssance moral e, Ilwl gré l'ubselll!e du T.·. 111.'. Fr.',
Constant Pi erre, tI c la Gr.'. L. '. nat ional e de Tchécoslovaqui e, qui
deva it tl'a il er cette question. (c I.e Grund Chanceli er expJique qu' il
de déterminer les modalit és tl'une actioll évclllueUe de ]a
Fr.'. Maç.·. internationale dans le c10maine (lu pacifi smc et du
désarmement ct de dire, plus parti culi èrement , si l'A. '. J.' .
comme tcll e, doit, dans certuins cas, envoyer des représentnllt s
offi ciels aux Inanifestations organi sées pal' des groupements pro·
- 19 -
fancs, poursuiva nt des but s rentrant ùans le cmlre des préoccupa-
ti ons général es de la Fr. '. :\1aç.· '. »
C'est qu' il y a des difficultés là allS9Î. On Il dlÎ !" nLslcnÎr jUS(lu"à
ce j our, 0 11 être t rès prudents, cln « ces manifesta ti ons pacifistes
furent maintes f ois inutiJ es ct incl'fi caces », cl J'on l'i sfJuaü même,
dans certains ca!=', oc compromettre runÎ o n maçonn ique. On rcn-
voie donc au Convent ùe 1934 la di scussion du rapport tI u Fr.'.
Constant Pi e rre.
Toutefois, pui squïl est questi on de la pui ssa nce lII oral e de la
Fr .'. ]e T. ·. IlL '. Fr.'. va ll der Linden saisit l' oCCUSÎOII « de
sigmder Je bel exemple d"émancipu.lion morale que la Turquie
Le l3an qul'l d u Conyc nL
vient de donner a u 1II 011(l e ». « II pense q ue l a Fr .'. n'cst paEP
, étrangère à l'œuvrc ilCcolllplie par la nation tUl'(1l1C ltui, considé-
rée IHl guèrc COlll llle ayant ti cs tendances au secta risme reli gieux,
a renversé ccl édifice réali sallt ai nsi chez e lle l e droit il
l a ]jberté de pensée. »
Le T.·. 111. '. Fr.'. Rachid esl lIature llcment très flatt é ùe ce COJll-
pliment el il remercie ùe tout cœur. 11 en pl'out e pour aj outer que,
pui sque la Tu rq ui e cst devellue pac ifiste par son nouveau li_héra-
Ii sJIle, il I> I' Op09C de relllplacer J'expression « monlle )1,
qu i pourra it la isser supposer ndéc de force ct d' autol'hé, par J'cx-
pression plus IJlOdérée de « élément moral )1 .
Braves Turcs!
,
En attendant quc ]e ra pport du Fr.'. ConslHlll Pi cne pui sse êl re
discut é, Je T .·. 111, ', Fr.'. Carpenti er fait « vote r une réso luti on
dans le sens cher à toue Jes FF,·. l\tM.·. : Je rapprochetneul dcs
})cupJcs el la Paix universcll e 1) •



/

- 20 -
Dans ces conditions, il sera bie n difficil e de sc baure demain!
Lai ssons de côté les admi ssions ou ajournements de Graudc&
Loges de l'Amérique du Sud, de l'Egypte e l de l'AJlcmagne, ainsi
que le conflit entre la Grande Loge espagnole ct le Grand Orient
espagnol : quoique francs.maçons, on n'est pas obligé de s'enten-
dre sur tout c l avec lOU9. .
Ces petites di ssidences pas d' ailleurs ]e Convent de
l'A.'. :M.·. J.'., dans sa séance de clôture du 10 sept embre 1932, de
voter à l'unanimité une invitat.ion à tous ]C8 peuples « de conclure
au plus tôt ]e9 ,i ccords propres à assurer ]a Paix unive,'sell e au sein
d'une HUlnallÎLé où r ègllcrollt cnfin et définitivement ]a Justice et
]a Frate rnité ». Thème que re prend, mot à mot, le T.·. rH.·. G.·.
1\1:. l\10ustafa Hakki dans sou d.iscours de clôture, où il n'y a pas
autre chose.
:.
Lc Bullctin dc ce COllvent de 1932 de r Assoei.t ion M.çonnique
Inte rnationaJe serait donc assez insipide, sauf les deux ou troi s
points que nous avons relevés, sïl ne contenait à la fin une lettre
ouvcrte d'un F .·. anonyme, (JU1 signe du pseudonyme de K. Sandre,
au T.'. III .'. Fr.'. Bernhard Beyer, G.'. 1\1.'. adjoint de la G.'.
L.·. Zur Sonne à Bayreuth. Car cctte l eu re relève ]e mépri s des
Allemands, même francs-maçons, pour l c pacifisme démocratique
et l'interdiction qui leur est faite de compromcttre l eur nation
l a discussion de pareilles bil1evesécs.
« Ah! oui », dit ]e F .·. K. Sandre au début de sa lettre, ({ ]a nou-
velle oricntation de Frane-:Maçonnerie allemande est bien vérita-
hl ement uue « hrûlante question du j our ». Jadis Anderson, dans
ses Constitutions de 1723, imaginait, cu doux rêveur , ]a Fr.·. Maç.·.
comme « un centre d'union el un moyen de concili cr dans une
si ncèrc .amiti é des hommes qui , autremcnt, fus9Cnt demeurés éter-
nellement étrangers ». Et le Fr.·. Beyer, e L ]a Fr.·. l\1aç.·. aJ]e-
mande n'ont pas compri s cela! Bien plus, aux doux reproches qui
lui ét aienl faits, le F .'. Beyer a répondu 28 + 49 + 69 + 20 + 5&
= 224 .li gnes sur des suj ets à côté, et seulement 9 li gnes sur l e fond
du débat : à savoir l' esprit 1l0lLVeCllL qui anùne la F. ·. /III .·. alle-
mande,
Le F .·. K. Sandre ne peul aval er cc mépri s ct il chaque instant ,
il renouvelle 9a plainte : « Pourquoi ne répondre à ces sei: e pages
qu.e par neuf lignes? » - Et c'est lui-même qui souli gne. Il ajoute
qu'il ne crajnt pas l es duels à ]a plume (il nc parl e pas des autres),
mais il s'obstine à croire qu'en maçonneri e il doit toujours se
trouver - si caché soit-il - un tcrrain d'entente, « mais à ]a con-
(liLion que ]e dépouillement des métaux ne demcure pas un sim-
ple sym bol e )) .
K. Sandre avait « cité l'interdiction prononcée par l es GG.·.
LL.·. allemandes de faire partie de la Li gue Internatiollale de FF.·.
MM.'. et d'assister aux Convcnts dc l'A.·, 1\1,·. 1. .. »; ct on dédai·
gne de lui répondre.
- 21-
:Mais on l ui reproche son pseudonyme. Apparti endrait-il à une
organisation i rrégulière, ou peut-être même à la Maçonnerie r égu-
li ère allemande, ce qui pourrait provoquer une « inst ruct ion pé-
nale ». « C' est donc que chez VOlU un F.·. M.'. risque pareille mé-
saventure lorsqu' il dit ouvertcm.cnt sa pensée et que celle-ci diffère
sensiblement de celle des dirigeants? Ne voyez-vous pas que votre
ressentiment vous a singuli.èremcnt empêché de peser adroitement
vos paroles et vous a fait dire, im.plicitement, cela précisément que
j'affirnwi s : à s'avoir qu' il s'exerçait une certaine censure dans les
LL. '. allemandes ? »
-
,
Les dêlC!gués près du bateau sur lequel ils firent u ne excursion.
Que l e T.' , Ill .', Fr.' , Beyer sc rassure: K. Sandre est bel et bien
, franc-maçon de stri cte observance, et null ement un transfuge. Sans
doute coule dans ses veines un sang mélangé, grâce auquel il allie
. au sérieux et à la rigueur germaniques la l égèreté et la vivacité du
latin; mais Je Bochc a n ~ i « se lai sse emporter à des paroles que
l'esprit, en scs moments de paix ct de sérénité, pourra it réprouver ».
Voyons, T.·. Ch.'. F.·. BeyeT, causons donc amical cment. Ou-
bliez pour un instant cc ]cs charges et di gni tés qui pèsent sur vos
épaules ». Et cherchons cnsemble cc cctte base d'cntente qui cxiste ».
- « Mon Frère, la Franc-'Maçonnerie est une si beUe chose... ))
Dc cettc l ettre il r ésulte, Cil somme, que Jes francs-maçol1 s aUe-
mands sont ava nt t out allemands; que leurs Loges, comme leur
gouvernement, ne Jeur permettent pas d'aller bêlcr la pai.x aux
quatre coins du monde, et qu' il s professent Lln mépt'i s peu dissi-
mul é pour ]e pacifi sme uni versel prêcb é par tant de niais ou de
fOUl' bes, Joseph GÉRAUD,
Les photos reproduites ici lIOUS ont ét é communiquées par Ilotre corres-
pondant de COlIslalllinopfe.
,
,
- 22-
Jlisi t.e d' un '.Ancien
Quelques propos amers
DRUMONT
L' auteur de « La Fin d' un Monde»
par An.dré FERRIERES
- rayai s prévu tout cc qui arrive, mai s on n' a pas voulu me

croire ...
Celul qui I11 C parl ait ainsi n 'était autre qu'Edouard Drumont,
le célèbre j oul'Iwli sle, un des hommes qui ont su Je plus de choses,
qui ont dit Je plus de vé rit és ... Cl qui ont été Je plue vilipendés.
- Oui, re prit Drumont, j'ava is prévu t out ce qui arrive. P ent-
ê ll'C avez-vous lu La Fin d'un Moude?
- Je l'ai lu ...
- Eh bl en! j'annonce dans cc livre r agoni c trUnc société, de
votre société qui ful la mienne. TouL est pourri , ou à peu du
haut de l'échell e en bas. Le pays est-il capable de réagir, voyons,
r é pondez'l.llOi!
- :a.fon Di eu, j"en dout e ...
- C'est cCla, c'est maintenant ainsi que de mon temps. Voul ez·
vous que j e VOU& nomme hl grande malad ie de J' époque, la maladi e
dont la France mourra? C'est la peur. On n'ose p lus agir, on trem-
bl e devant l'ombre d' un conseill er de préfecture, on sc contente
de vagues prot est ations en paroles, on se grise dc mOls, mais on ne
va pas plus loi n que l cs mots. Ce qui manque, c"e9t l'es prit de sacri-
fi ce. La vér ité cependant , et il n'est pas inutil e de lc ré péter, c'est
qu' on ne réuss it qu'en conscntant à se sacrifier. Oser, tout est là !
Il se produit, à un moment donné, dans les batailles polit ique9,
là, comme dans l es autres, une espèce de tournoi ement. La victoire,
tirée il droite et à gauche, trébuche et semble ne plus savoir de
quel côté aUer. On ne peut pas créer ces mouvements·l à à volont é,
mais, lorsqu' il s se manifestent ct que des hommes bi en organisés
sont prêts il en profiter, l 'affaire est dans le sac. On vous traitera de
viol ent s! de fous ! d'exaltés ! Ceux qui adressent ces reproches sont
l a plupart du tempe des poltrons, qui abrit ent le ur pl eutrerie der-
ri ère ce qu' Us appe1Jent l es exagérati ons des autres.
rai passé ma vie à dénoncer tous l es bri ga nda ges de ]a politique,
j'ai fait l' impossible p OUf réve ill er nos ami s.
- Un moment, vous avez I·éuss i ...
- r ai f a illi r éus!il ir, et pui s 1:1 'Iassilude est venue, e t pui s ]a vi eil·
lesse, e t j'ai connu l 'oubli c t l'ingratitude. J e m'a ttaquai s aussi il
fort e partie ... On m'aurai t pardonné à droite de di re tout le mal
possible des sacripant s de gauch e, mais on ne m' a pas pardonné
1
- 23 -
de secouer les endormis de droite, ceux qui au lieu de se battre
aJJaient du bal des bêlC9 à la chasse à courre el du cercle aux
champs de courses ! J e vous scandali se !... Oh! Ten ai scandali sé
bien d' autres.
J'ai été trop franc, trop brutal. Devant la veuler ie général e, j e
m' exaspérais, c l je Ol e fib'l.uai s parfois traverser la vic avec Cil main
non 'plus une plume, mai s une cravache !...
- Pour rappliquer sur des gueules de mufles?
- EUes ne manquai ent pas. Voue devez en avoir encore quel.
ques-unes dans la France contemporaine? '"
- Pas mal. l\1.ême dans la presse.
- J e m'cn doute bi en. :Même si on vous reproche d'être vif, n' hé·
sitez pas. Osez!... Vous êtes chez vous encore une foi s, c l une bande
judéo-maçonnique outrage ce que vous r espectez; outragez l a
bande! Soulevez-vous ! Défendez-vous! En admettant que vous rc-
cevjez quelques hot'ions en combatt ant , VOU9 ne serez pas des mar-
tyrs pour cela, vous serez de vaillante soldais, de bmves Français
qui ont lulté pour l eur indépendance, tandi s qu'en subi ssant le
1. joug ignomini eux que vous subi ssez, vous êtes des lâches. Ne se
fait entendre que celui qui parle haut , ne sc fait comprendre que
celui qui parle cl air.
AujounrhuÎ dans l a pre9Sc il y a des tas de marchands d' infor-
mati ons, il n'y a plus de journalistes.

Si jc revenais, on me considérerait commc un phénomène, ct
voulez-vous parj er que si notre grand Veui lJ ot revenait aussi, on
le considérerait dans certains mili cux bi en pensants ct con[orta-
bl emenl constipés comme un troubl e·fête, un gêncur?
Loui9 Veuillot, un violent? On lui a reproch é cel a ... C'est un bel
éloge (Ju'on a fait de lui.

- Vous avez aimé Veuillot?
- C'était un prince du journalismc! Veuillot tenait à être ce
qu'il ét ait: un vrai Français, réclamant ses droits sur la terre
natal e, ri ant de SOI1 rire immortel au nez de ceux qui racontaient
des sornettes au peuple, j ouant des coudes pour que l cs étrangers
n' usurpassent pas la place des fil s de la Francc, imprimant à des
adversaires insolents ces corrcctions dont ]cs Galvaudin, l cs Gala-
pias ct les Poivreau ont porté si longtemps l es marques vengeresses .
.:.... Au fond, maître, nous trouvons aujourd"hui contre nous les
mêmes adversaires que vous aviez contre vous il y a quelques di·
zaines d'années. Ri en n' a changé.
- Non ... C'est toujours la même indolence timide à droite, c'est
toujours la même insolence ù gauche ... Les vrai s ennemi s, l cs enne-
mi s éternels, les plus dangereux, les plus irnplacabl es, ce sont l es
francs-maçons. Pour oser s'attaqucr ù eux il faut un certain tem-
pérament. Sur dix jOllrnaHstes connus comme catholiques il y cn a
neuf qui cnlindront de s'attaquer à la Franc-Maçonnerie et aux
francs-maçolls, de s'attaquel' à fond. Ces journalistes-là ressemb1cnt
- 24 -
aux soldats très braves en temps de paix et qui font demi-tour quan(l
il s voient l'cnJlCmi. 11s ont ]a frousse.
- Et pourquoi donc?
- Purce qu' iJs savent que l es francs-maçons ne r cculent devant
rien, vous entendez, devant ri en. Les francs-maçons? Il faut qu' ils
salissent, qu' il s souillent, qu'ils bavent ...
- Peste !
- Ceux qui les combattent risquent tout. Les francs-maçons se
servent de tous les moyens. Ils mentent en sachant qu' il s mentcnt,
il s ne respectent ri en, ni la vic privée, ni l es fumill cs, ils ont Ja
rancune sat anique. S'attaque r à eux n'est pas à ]a portée du pre-
mier venu. l1a frappent les aulres, mai s sont slirs de n'être jamai s
frappés sérieusemcul eux-mê mes; ils sont au-dessus du p acte social.
Le pacLe sociaJ, cn échange de certaincs garanties, impose certains
devoirs; l'homme li é p ar ce pacte s' absti ent dc tout ce qui pour·
rait bl esser, contri ster, scandali se r sou prochain, et, par une juste
r éciprocité, l e prochain s'abs ti ent égal ement de tout ce qui pour-
ra it blesser, scandaliscr cclui qui s'est gêné pour lui.
C'cst lc pacte social, e ncore une foi s. Le h anc.maçon fourbe, ram-
pant, cauteleux, pas l e pacte social pour l es aulres, mai s
-il veut cu bénéfi cic r lorsqu' il s' agit de lli:-même. Et voili, pourquoi,
mon ch c r ami, l cs ca tholiques sont à peu près touj ours roul és.
- Ce que VOU 9 me dites là n 'est pas très e ncourageant.
- C'est ln vérité, c t la vél' ité n' est pas toujours souriantc. Lultez
quand même, pour l a beauté du geste, pour la générosi té d' un idéal,
pour l'amour du bien c t par haine de tout cc qui cst sale ... Dc
r écompcnses, n'cn attendez pas. Les grands vous dédaigne ront et
vous lai sseront tomber. Vous vous féli citerez même ... si on ne vous
écarte pas après avoir brisé ... et si on ne hlâme pas auprès des
pui ssants du jour, auxquels il est fructucux de faire ]a cour, ce
qu'on appellera votre foll e étourderi e, votre manque de mesure,
votre violence et votrc maladresse. C'est auprès des plus p etits, des
plus humblcs que vous trouvercz les appui s les plus lSo lides, les
amiti és ]cs plus consolantes. A cause de cee petit s, de ces anonymes
quc vous nc connai ssez mêmc pas, mai s qui ont les yeux fixés sur
vous, ne eédez jamais à la lassitude ni au découragcment. .. , jamais !...
- Mait re, vous êtes ému ... ct tri ste ...
- De r emuer ces vieux souve nirs, me r end, ma foi, mélancolique.
J 'ai COll nu tant de luttcs, j'ai subi tant de critiques, j'ai souffert de
tant d'abandons, que je fini s par comprcnd re pourquoi de votre
temps on ne trouve plus de journali stes de combat.
C'est si fa ciJe dc conte r un crime crapulcux, alors que c'est si
dangercux de sai sir une sale bête de franc·maçon à la gorge e t
d'entamer avec lui une lutte toujours mortell e ...
- Cependant, il faut gardc r quelquc espérance?
- Certes! J ' ni parl é de la fin d'un mondc. J e n'ai pas dit « du
monde ». A un monde pouHi d'auj ourd' hui succéde ra demain un
monde nouveau.
,

\

,
1

,
\
\
!
- 25 -
Mai s qu'ont-il s rait de ]a France, l es francs-maçons, qui J' étouffent
e t l'exploitent!
Chère France ! Avoir monté si haut panui. l es nations et tomber
s i bas, r ecevoir tous les outrages ct ne pouvoir r épondre, perdre
c haque jour quelque fl euron de son étincelante couronne, quelques
d ébri s de sa gloire pnssée et écouter e ncore, d' un air déjà bi en
UlOrne et bien désabusé, il faut ]e r econnaître, les parol es des rbé·
t eurs qui nous tromperont jusqu' à ]a derniè re heure !...
-
- Pourquoi celle chute ? Que]]e cause dominante assignera
l'Histoire à cette fin? Une dévi ation du sens de l'Idéal ---l un faux
chemin pri s en 89, un chemin au hout duquel on croya it trouver
Sal ente c l dans lequel Oll s'est obstiné, a près n'y avoi r rencontré
"que des déej]Jusioll s, des cat astrophes et des hontes ...
Par-dessus tout , la Fra nce fut la nati on é pri se d' Idéal , de Justi ce,
·de Progr ès. Bonald a écrit quelques li gnes émues sur ]e choix des
symbol es qui fi guraient dans les enseignes rIe ch aque peuple. Les
uns prirent l'ai gle, d' autres le léopard, et ce [ut derri èrc des images
de bêtes, et de bêtes de proie,. que ma rchèrent l es hOUlmes. La
France choisit une fl eur, la fl cur mystique ct suave par excelleuce,
]e li s sans tache, el lUI prêta encore une [orme à elle, en fit une fl eur
-qui ne ressembl ait à ri en, une fi eur chimérique qu i paraissait éclose
dans un rêve ...
Tant que le li s éblouissant eut ses raci nes dans la [ol"te terre des
t raditions et des croya nces, il s' éleva majestueux et poét iqu e sous
l e ciel ; auj our<rhui ...
Bientôt ]e passant verra j eté sur: l e pavé, décoloré et flétri, l e
b eau Hs d'autrefois, l e beau l is dont la li ge était droite comme une
]ance guerri ère. E t l e passant dira ce que di sent Lous les étrangers:
« Quelle nobl e fl eur! Quel pays magnifique ! Quel peuple combl é
des dons de Dicu ! Quel dommage de finir ainsi! Seigneur! épar-
gnez-nous un tel sort! Préservez-nous des Sophistcs, des Francs-
Maçons et des Juifs. Miserere moi, Domine! ... )}
• • • • • • • • • • • • • • •
Edouard Drumont n'était plus là ... Ses paroles m' avai cnt ei for-
lelllent impressionné que j e me demandai si je les avais vraiment
ou si j'avais été le jouel d' un r êve ...
André F ERRI ÈRES.


1

- 26-
Le Convent de la Fédération
Française du Droit humain
par M.'. HI RAM
,
Le compte rendu. analyl.iquc lIe cc convcnl. vient de paraître dans
l e " . 4-1932, du Bullel in Officiel de la Fr.'. Maç.·. mixte « Le Droit
Humain ».
C'est de ce document confidentiel que nous extrayons les quel-
ques Ilot es qui suivellt.
Le Convent cut li eu cn septembre derni er, du jeudi 22 au di-
manche 25.
Il débuta par l e rapport moral sur l'ensemble des {( travaux »
des LL. ' . que présenta à l'assembl ée la T: ' , 111. ' . S". Grande. '.
Secret .. "
c( Ce rapport, affirme l e « Bu1Jelin », s' inspirai.t des magnifiques
résulWts obtenus par notre Ordre depuis sa !ondaûon ... »
Pour une foi s, nous ne contredisons pas nos chè res 55.'. Les
résultats - du point de vue maçonnique - sont magnifiques:
Voyez n01re jeunesse maçollnisée, notre vie familiale détruite,
notre Patrie amoindrie, ce sont les résultats de la propagande ma-
çonnique!
Après J'npprobntion de la situation financière de la
de la cause de Solidarité et du Budget pour J'exercice 1932-1933,
on passa à l'examen des vœux envoyés par l es LL.· ..
Ceux sur l a Jutte contre l u guerre et l'organisation de l a Paix,
particu li èrement nombreux, furent groupés en un vœu unique
dont voici le texte :
LE CONVENT DE 1932 ...
- Considérant que la guerre est un fl éau CJ ue rien ne peut jus-
tifier et contre JequeJ il ne sCLUrait être mobilisé de forces;
- Considérant qu'il est nécessaire d'employer contre ce fl éau
les moyens' les plus efficaces c t Jes plus énergiques;
- Considér:lllt que la l\Iaçonneric, association spécifique ment
humaine, a sa place marquée parmi tous les groupements pacifistes, .
c t qu'cn e a le devoir de coHaborcr uvee e ux si ell e ne veut pas fail-
lir à sa mi ssion ni mentir il ses tradi tions de justi ce ct de bonté;
- COll,:tidérant d'autre part, que son ca ractè re d'universalité lui
commande impéd euscment de r éaJi ser en fait la frat ern it é hu-
maine et que son iùéal J'obli ge à prendre, ]e cas échéa nt, la défense
de ceux qui, au péril cle leur vie, sc vouent II ces mêmes principes;
- Considérant enSn qu' il est avéré que tous les conflits qui en-
sa nglantent l e Inonde ct quels que soient les pré textes invoqués,
ont toujours ]a même cause: le Capitalisme.
,

1
-
/

- 2ï-
Emet le vœu:
- Que l'affichage du Pacte Briand-Kellogg soit ordonné dans
tous les élabJi sscmcJlt s d'enseignelllent priUH!irc, secondai re ct su-
• •
pen cnr ;
- Que l e Sup.·. Cons.'. du D.'. H.'. (Suprême Conseil du Droit
Humai n) fasse appcJ à toutes les Fédérutious Na tionales c L les
invit e à unir leurs fOI"ces contre la guerre menaçant.e;
- Que le respect de la vic humaine étant impli citement conte nu
dans le principe de ]a Fraternité t out individu ai.t le
droit de se refuse r à tuer son semblabLe pour quelque cause que
ce soit et qu'en conséquence une aCLion soi t menée auprès de ]a
des alions pour la reconnaissance juridique ct la législa-
ti on dans ]e moml e enli er de l'objection de consci.encc ;
- Qu'il soil décrété qu'en cas de conflit armé non 9Culement
l es indi vidus, mais aussi les capitaux, seront ipso facto mobili sés,
l e retour des dit s capitaux Il'étnnt pas plus assuré que celui des
soldnt s envoyés sur l es champs ùe ca rouge. Le capital ainsi mobi-
Ji sé ne pouvant en aucun cas être productif d' intérêts.
Pénétrons- nous bi en de l'idée maîtresse qui se dégage de celle
phraséologie desti née aux « gogos )). Nous y découvl' irons Je but
réel de celle campagne « PACIFISTE », c'esJ.-à-dLre
l'appel à la désertion et à lCt trahison en face de l' ennemi.
Après avoir désarmé la France, ] a Franc-Maçon nerie voudrait
détru ire J'âme héroïque du soldat fra nçais.
Le lendemain, l es FF.·. et 55.'. abordèrent la question du
« Désarmement géll ércll )).
Voici conclusions du rapport; inutile de dire qu'elles furent
adoptées d'emblée par ]e Con vent.
{( Les l\Iaç.· . du D.·. H.·. affirment la nécessité d'opérer ]e désar-
mement polit ique par:
• •
1
0
Une réforme de l a S. D. N.;
2° L'orga ni sati on d' un Droit et d' un gouvcrnement interna-
tionaux;
3° Un l'emani emcnt préal able des l ois de chaque pays en
vue de l es harmoni ser avec ]e pacte Briand-Kellogg;
4° La révi sion amiable des t ra ités de paix. })
• • • • • • • • • • • • •
Il s considèrent que les Etat s doivent admcttre dans le cadre de
leurs lois dans le plus bref délai:
« La suppression du .'iervice milil.aire obligat oi re ... )}
« La reconnaissance juridi.que de l'OBJECTION DE CONSCI ENCE ••• )}
« La mobilisati.on des fortunes en cas de jJuerre ... » (sa uf, bien
entendu, ]a fort u.ne anouyme et vagabonde de ]a Jui verie) .
J e ne vois pas très bi en de quell e mani ère ]es :Maçons Français
pensent « harmoniser )) les lois de l'Allem.agne mi.litariste avec le
pacle Briand-Kellogg. Croienl-il s convaincre les reva nchards aUe-
mands de la nécessité du désa rmemenl?
Ou bi e n, l eur seul souci est-il de désa rmer totalcmenl la France?
M.'. HIRAM.




- 28 -
Le programme
d'Action Maçonnique pour 1933
par VERAX
On 9ait que l es Couvents maçonniques qui sc ti ennent chaque
.a nnée en sept eu1bre, préparent le t.ravail de l'année {( maçonni.
que », qui doit suivre, d 'octobre à juillet. C'est ainsi que l es Con-
vents du Grand Orient. e l de ]a Grande TJOge, qui se tinrent en
septembre 1932, e l dont lcs comptes rendus viennent de paraître,
préparèrent lcs questions « il l'étude }) pour 1933. Il est donc nécee--
saire de connaît re les directions, les Illats d'ordre, lcs tendances qui
s'y firent jour et qui son l , e n réalité, le programme d'action ma-
çonnique pour 1933.
Ainsi qu'a est d'usage, Lout au moins pour l e GraHd Orient, ces
questions ({ proposées il l'é tude des l oges », sont de deux sortes:
l'une est d'ordre international, l'autre est d'ordre intérieur. Selon
lc rapport de l a commi ssion des Et udes politiques et sociales (le
F:. Faron en fut le rapporteur), l cs qucsti ons à traitcr sont l cs
suivantes (C. R , p. 96) :
1. Etude du désarm.ement et de la sécurité internationale.
1° - Conditions général es du désarmemcnt international ;
2° - Suppression de la fabl'i cation }nivée de tous les armements
(y compris l'aviation);
3° - Contrôle intcrnational de ]a fabri cation de tous l es annc·
ments;
4° - Vérificat ion ct évaluation des armcments existants et dé--
terminations périodiques des potentiels de guerre de toutes lcs
nations par un organisme international d'inspection, de contrôle,
e l de statistique;
5° - Etude de tous moyens, en vuc de prévenh, de rectifier et
de r éprimcr les campagnes de fausses nouvelles et d'excitation bel-
li ciste;
6° - :àl isc en œuvr e par tous moyens nationaux et 10ternatio·
oalU:, du pacte Kellogg (mettant la gue rre hors la loi ) et notam-
ment institution par voie dé convention international e, du rcfe·
]'cndmll obligatohe préalable à tout acte de lllobiJi satioD;
7° - Ucconstruction pol it.ique, économique et terxÎlorial e de
l'Europe;
8° 0 - Démocrati sation de la diplomatie e t de ses méthodes
(suppression notamment, du pouvoir r égalien des chefs d'Etat dc
s'igner des tmitée secrets);
9° - InternationalisaLion de l'expl oitati on des grandes 1i gnes
maritimes c t aériennes et des li gnes t ,ra nscontiuentnl cs de tran8-
ports ferroviai res.
II. - Etude de la question des droits respectifs de l'Etat, du père
de famill e et cIe l'enfant en. matière d' éducation .




- 29 -
Signalons enfin que l a loge Philantropie et Progrès, de Cosne,.
demanda « qu'tIDe langue internationale soit enseignée dans toutes
les écoles des pays adhérents au pacte d' union '» . Celte demande,
ce vœu plus exactement, fut r epoussée par 1'aescmbl éc du Convent
du Grand Orient, qui décida simpl ement l e passage à l'ordre du

JOUr.
ous ne nous étendrons pas sur la question n O 1 qui re fl ète bien
l es tendances extrêmes de certains esprits ; on remarquera que l eff"
solutions proposées ne sont pas entourées ici de circonlocutions;
on est du il S un t emple maçonnique oÎl il fuut parler clair eL net.
Notons ]e paragraphe 7, sur l equel nous reviendrons peut-être et
dont les échos se sont fait ente ndre déjà dans certaines chancel·
leries. l '
Mais nous nous arrêterons maintenant et pal' la suite sur la ques-
tion U
O
2. Très opportunément., la franc-maçonneri e pose la question
de l'éducation en commençant par l e fondeme nt même du principe
de l a lalcité : les droits respectifs dc l' Etat, du père de famill e, et
de l'eufant.
Ce problème a été agité mai nJes fois (Jans les loges et daus l es
eOl1vents. A l'assembl ée de 1924 (C. R. , p. 144), le F .·. Osca r Bloch
indiquait que nlcs enfant9 nc peuvent être consi dérés comllle des
êtres libres, puisque l eurs parent s eux-mê.lues sont souvent indignes
de l a liberté. Par cette r emarque - et nous en t rouverions bien
d'autres dans les text es maçonniques - les parente sont égaleulcnt
condamnés; ils sont inca pables de choisir Jc vrai chemin que doi-
vent sui vre le urs enfant s. Reste l'Etat, qu i peut tout fai.re, qui doit
tout faire.
Lc F.·. Marcy, rapporteur de 1" Commission de l'Ecole unique â
cc même Convent de 1924, proposait 1C9 COli cl usions suivantes :
« 1
0
L'Enseignemcnt est un servi ce public: un mini stère de
J'éduca tion nationale sera créé; tous l es établi ssement s en dépen-
dront;
n 2° L' Ense,ignemcnl sera nationali sé II tous les degrés, sauf pour
le quatri ème (enseignement supé rieur) ...
« c) ;m quatr ième · degré seul eme nt , des établi ssements libres
pourront exister, la col lation des grades étunt réservée am( établi s-
sements d' Etat. ..
« e) des examens de sélection, dans lesquels on ti cndra compt e
des compos itions et du livret de scolarité, permeLtront l e passage
dcs élèves aux deux ièrne, troisième ct quatri ème degl'és, ct l eur ré-
partition dans l es sections ...
« 3° L'enseignement nationalisé scra gratuit... »
VoUù ce qui se di sait en 1924; que l'on compare les résultat s offi·
ciels cn 1933, ct )'on vcrra CJue ce programme sc réali se, jusqu' au
nom même ~ l u ministère (Education. nationale). Faut-il encore des
preuves?
Mai s cettc r éali sation scolai re n'est pas encore tcrminée ; il y a
en des heurts, des chocs; des associations de pare nts ont réagi. La
maçonnerie qui étudie patiemment son œuvre, er qui en suit la.


,


-
- 30 -
marche, a clonc proposé, pour 1933, aux loges fran çai ses, l'étude
des droits tic ces parents. Nous verrons, on peut parl er à coup sÎt r,
que ces droits seront déni és au nom de « l'indignité de ces p,;uenLs
(voir ci- dessus) el que ceux de J' enfant, au contraire, seront affir-
més. Quant à ceux de J'Etat, nous sommes fixés depuis longtemps
sur l'opinion de la franc-maçonneri e à cc sujet.
En 1933, comme en 1932, comme en 1924, comme cn 1921, la
préoccupation de lu maçonneri e envers l'enfant est extrême; C<lf
c ll e sa it que ce sont les générations de demain qu' il faut imprégne r
de l aïci té c L de morale reJigieuse. Elle obti endra ainsi une « pât e
molle » qu'eUe pourra fIlHlaxer il son ai se ; c'est ]a déchri stiani sa-
tion de la France qui continue ct nous ne cesserons j amai s de j ete r
l e cri d'al arme.
!VIa is ·la secte s'occupe aussi des œuvres post-scolaires, des « j eu-
nes » qu'ell e avoue senlir se désintéresser de l'idéal maçonnique.
Et le Convent de 1932, par ]e F.·. Etesse, rapporteur tle Commi s-
sion de Propagande, a lancé un ordre qui doit ê trc noté soigneu-
sement. Le voici (c. R., pages 56 et suiv.) : « La Commission e n-
tend qu'il est temps d' agir effecti vement dans l es grandes soc iétés,
]e3 administrations publiques ou privées, si nous ne voulons pas
être tota lcmcnt él iminés des postes et situations dirigeantes. Qu'on
nc veui lle point voir dans celt e suggcstioll un besoin de dominatioll
ou des questions d' intérêt mat érie l. Nous sommes, e n effet, obli gé9
de constater que si demai n 1111 mouvement social nécessitait de no-
tre part la p risco Cil mai n de certaines adlllinistrations comtll e Jes
Finances, ]C;9 Chemins de fer, l es Mines et l'Armée, on trouverait
difficil ement les éléments nécessa ires pour en assumer la direction.
Que,dcvielHlrons-llous, par cxemple,si les 13,000 adhérents à l'Union
sociale des I ll géni eUl's ca tholiques, au nom de Di eu, au Pape ou de
tout autrc, rcfmmient leurs concours. Il est indi spensahle de consi-
dérer en face celte nouvell e fQr l1l e du pé ril noir et d'aill e r la for-
lIlation dc tous groupeme nts lll uçonni (lueS ayant pour but d'endi-
f,'1ler l es efforts de ceux qui cherchent à acca parer l es servi ces-clés. »
Ainsi le Convent de 1932, sui vant la méthode opportuniste de la
frauc-maçonnerie, ve ille avant tout consol ider l es acqui s
ct à défendre scs positions. Ses obj ectifs Salit, d' une }l ad , une pri se
de possess ion de J'e nfant de plus cn plus complète; CeU' c'est é par-
gner du travail futur et des recrues; et, d' autre part, un
combat social afin d' éliminer les catholiques ùe9 postes quïls peu-
vent occuper. La maçonneri e, de plus en plus sociali sante, SCllt
qu' un j our peut-être e lle aura à sa isir l es se rvi ces-clés ; il faut donc
écarter ceux qui pourraient gêner la manœuvre.
Les cat h oliques sont prévenus; Je lcm ps des di scussions l' é lhori -
ques est fini e n loge; la franc-maçonnerie se mêle de plus en plus
à la po litique du pouvoir et ell e ne gardc même plus Je masque ri e
la « philosophie naturelle ») ou de la « bienfaisance » qu'elle a
porté si longtemps. 11 cst heureux que le vi sage de la Sccte se eoi t
découvert; nous pourrons ainsi en préven.ir les desseins et e n eom-
hattre efficacement les manœuvres. VbRAX .

\


,
- 31 -

Rituels et . principales cérémonies des loges
Ull e de nos actrices, M ... • C ...• a bien voulu. nOLIS communiquer
les mémoires d' un de ses parents, NI. X.o. - nous l'appellerons
M. Nica uh - qui fut , pendant près de trellte ans, un membre im.-
p orterllt (lu Grand Ori ent de France.
A'vec l' uutoriscuion de M-'· C ... , nous commenço" s aujourd' hui la
pu blicalion des puges du manuscrit ayant trnit à l'i"itiClÛOIt de
1\f. Nicault ct aux diverses cérém.onies des Loges.
N. D. L. R.
1\JA DE.'lANOE
Tout à fai l com'aincu du but noble de l a F.·. j'adressai
a u vénérnble ùe la Loge c( L'Ateli er »1 dont Cai sait part ie P .. . 2,
une dClI1<11Hle Jïnitiation que ce derni er rite fit rédi ger ct quïl
apost ill a avec un de ses membre de celt e même Log-c.
Le vénét'ablc l ui ma letLre en Joge et il dés igna t rois FF.·. quïl
chargca (r une enquêtc di scrète SUL' mon comptc.
Ces dcrniers vinrcnt mc t rouvcr succcssivement rue l\l onlmarl re
où favai s loué un pe tit appartelll cnt. 115 me posè rent tour il tour
quel ques queNioll s sur Ill on âge, ]e li eu de ma na issa ncc, mes an-
técédcnts, Ines occupati ons ct ils insistèrent pa rt icu lièrement sur
mes concepti ons phiJosophiques et mes convicti ons reli gie uses.
J e répondi9 de mon mieux à l eurs ques ti ons. J e l eur appris que
fét ais r eeté vingt ans, que IlIU mère Cl ma sœur
étaicnt <rune profonde piété et qu'un de mcs prochcs pare nt s était
caméri er d u Papc.
115 nc pa rurent pas étonnés de mcs tléc]aral ions. Evi demment ,
P ... les ava it aver tis.
Pend" nt q uelque temps, j e fus sans nOtH-e)]cs de la Loge au sein
de laqucll e j e désirais entrer.
lU. P ... , (l ui étai t en All emagne pour j c ne sais (J uel congrès pa-
cifiste, nc pouvait me tenir au courant.
Je r eçu cependant un j our une l ettre personnelle du F.·. X ... , se·
créta ire de la Loge, m' invitallt à me présenter nu siège Ilu Gl'and
Or iellt , 16, rue Cadet, Paris, le rr j eudi de "décelllbre, il 8 heures
clu soi r.
Inut il e de dire que je fus exact au rendez·vous.
1. Cette loge n' cx iste pl us.
2. Ln a mi de 1\1. Nicault .


,
,


- 32 -

MON INITIATION
Guidé par un F.·. « obligeant », j e fus introduit clans ulle pi èce
étroite, t endue de noir, décorée d' ornement macabres. Sur une
table boiteuse, égal ement noire, je vi s une plume noire, un encri er
et un soumain noirs, et, il côté, une tête de mort saupoudrée de
• •
pOusslcre.
Seule une bougi e, posée sur la table, éclairait l a pièce.
J 'étais dans ]e fameux cabinet de refiection.
Avant de m' y introduire, les FF. ·. m' avaient dépouill é de mon
portefeuille, de ma grosse et vi eille montre paternelle e l de divers
objets qui devaient m'être rendus après l es « é pI'cuves », qui -
au dire des FF.·. qui m'entouraient à cc moment-là - étaient ter-
ribles.
La porte du « cabinet dereHccti on » fcr"mée à double tour sur
moi , je me mi s à réfl échir ainsi que j'en avai s , été invité.
J e dois avouer que tOU9 ces myslè res, loin de m'effraycr, me plai-
saient beaucoup. Une dcmi-heure après, la pone s'ouvr it el un F.·.,
décoré de ses insignes maçonni ques, tablier sur l e ventre et échat"pe
bl eue en bandouli ère, le maintien séri eux et grave, te nant à la main
une épée dont l a pointe trave rsait une feuille de papiel" qu'i l me
tendit, entra.
- Remplissez eetle fcuill e, me dit-il d'uu ton autoritaire.
Et il se ret ira.
J e pri s l a feuiUc de papicr et, à ]a lueur de l a bougie, j e ]a par-
couru. C'était un questionnaire.
] e devni s, de nouveau, faire connaître mes nom el prénoms, mon
âge, le li e u de ma nai ssance, ma situation ct mes opinions .
l1l1l e fallait également ré pondre aux quatre questions suivant es :
Quels SOllt les devoirs de l' homme envers l'hunumité?
- Quels SOllt les devoirs de l' homm.e envers sa patrie?
- Quels sont les devoirs de l' hom.me envers sa famille?
--' Quels sont les devoirs de l' hom.me envers lui-même?
Enfin, je devais faire mon testament. ] e r épondi s à toutes l e9
questi ons et je fis mon t estament.
J e trouva is l a chose ,:1Sse:t; comique, car j e ne pcnsai s aucune ment
il ]a mort.
(J e m'apprêtais il quitter ]e monde profane ! ... )
Le mê me F .·. repassa quelques minutes après. Il embrocha de
son gl aive mon testament qu'il emporta. ] e pe nsais sortir de ce
réduit macabre et grotesque. TI n'en fut rien. Je dus y rester quel-
ques minutes encore.
Pendant ce tetnps - assez court, il est vrai, - ]es FF.·. di 9CU-

taient sur mon sorl.
Devait-on m' initier?
Ou bi en devait-on refuser ma demande?
:Mes r éponses ava ient beaucoup plu aux FF.· .. Pensez donc j'a-
vai s r é pondu conformément an « Cathéchisme du Libre Penseur »
prêté par mon ami IVL P ...
,
,


,

- 33 -
J e fus accepté.
Troi s FF. · . vinre nt ouvrir la porle de ma prison.
- Profane, préparez.vous il subir Jes é preuves, me dit PUll d'eux ..
Un é pais bandeau fut fixé sur mes yeux ct, après m'avoir décou-
vert lIll C épaule et reüré un soulier ct une chaussette, deux FF.·.,
me tenaut chacun par un bras, m'entraînèrent vCl' s l' ill connu. J e
marchai s ainsi l es yeux bandés, i gnonlllL l e 90rt qui m'allcnrluit,
solidement maintenu par mes deux guides, l orsque soudain, fun
d'eux s'écria:
- V îte, baissez-vous!
- Encore, encore plus bas, re prit ]e second d' un ton angoi ssé .

Une main r obu!Rc, m'appuyant viol emment sur ]a tête, m' obli-
geait à exécuter cet ordre.
J 'étais perplexe.
Que me fai sait-on faire?
- Prenez garde, levez le pi ed, nous montons un escali er , me dit
un Frère. ,
- Et snrtout, ma inten ez votre tête baissée, ajouta le second.
Nous gravîmes ainsi les marches d'un escali er, mes gardi ens lUe-
tenant toujou.rs 801idemclIt l es bras et m'obli geant à baisser la tête.
Arrivé au haut de l'escali er, un Frère lUe dit:
- Tenez-vous droit, ma intenant. TI n' y a plus de danger.
Plus ta.rd, lorsque j'assistai aux épreuves d' autres profanee, j e
jetai un coup d'œil sur l'escali er que nous avions gravi, et j e fus
surpl-is de constater qu' il ét ait normal et que je pouvais très bi en-
monter le corps droit. lUes conducteurs S"étaient moqués de moi!
J e vcnais de reprendre ma positi on normale l orsqu'éclata un va--
carme formidabl e dans la pi èce où nous vcni ons de pénétrer.
Des bruits épouvantabl es, cri s d' animaux, râJes humains, chutes-
d'obj ets divers, coups violents aux murs, grondement de tonnerre,.
semblaient de tous côtés.
Je rus légèrement effrayé. Qu'arrivait-il? La foudre était-cHe-
tombée sur le temple? TOUS étions en pl ein hiver, doue peu
probabl e.
J e compri s que ce n'était qu' une grossière plai santeri e.
Les Frères se moquaient encore de moi.
J e continuai cependant à me prêter docilement à toutes ces pIai-

santerl es.
Frères qui me conduisai ent me firent monter ct descendre
plusi eurs escaliers qui , en vérité, étai ent touj ours l es même et par
lesqueJs je passais ct r cpassais sa ns m'en r endre compte.
Eufin, j e heurtai une porle massive. Les Frères qui me guidai ent
frappèrent cell e-ci du poing_ Quelques secondes après, j'entendis
un bruit de ferraill e, un grincement de serrure.
La porte s'entr'ouvrÎt ct un Frère demanda d' un ton irrité :
- Quel est l'audacieux qui tente de forcer l'entrée du Temple?
Un de mes gardj ens juterviut :
- Calmez-vou9, mon Frère. Pcrsonne n' a l'intention de forcer

,
"
,
- 34 -
l'entrée de cette enceinte sacrée. Celui qui vicnt de frapper cst un
profane désireux de voir ]a Lumière, et qui ]a sollicite humblement
de nolre r espectable ateli er.
Pour toule réponse, le gui cheti er referma ]a porte.
Il vint ensuite se re nseigner auprès du Frèr e expert qui m'accom-
pagnait. . •
Puis, lorsqu'il eut r egagné J'intéri eur du temple :
- Mes Frères, dit·il, ce profane cst un homme libre et de bonnes
mœurs.
Le deuxi ème survei1lant dit alors au
,
premie r:

'111
,
• •
Intéri eur d'une Loge de la rue Cadet
- Le Frè re expert affirme que l e profane est un homme libre
et de bonnes mœurs.
- Ven. -. M.'" dit le premi er surveillant, le F . · . Exp. ' . déclare
que le prof. ·. demande à être admi s parce qu'il cst un homme libre
et de bonnes mœurs, et parce que, étallt dans les ténèbres, il a s p i r ~
à ]a lumière.
- Puisqu'il en est ainsi, faitee demander au profane son nom et
ses prénoms, le li eu et la date de sa mdssancc, sa profession et sa
demande actuelle.
Ce qui fut fait.
Le ven .'. frappa ensuite un coup de maillet et dit:
- L' identité du postulant étant constatée, fait es-l e entrer.
Le premi er surveillant dit au deuxième surveillant:

,

,
,



,


- 35-
- Faites-le entrer.
Le deuxième surveillant
- Faites-le enlrer.
• •
repeta au F.'. couvreur :
Le couvreur - c'était le guichetier -
Frère Expert !
- Faites·le entrer
l
,

OUVrIt la porte et dit au
PREMIER INTERROCATOIRE
Le ritue] indique qu' à cc moment la porte doit s'ouvrir sans bruit.
Ce ne fut pas le cas.
Un affreux tilltamare sc fit entendre.
Il était produit par -dcs verrous monumentaux, ct dcs serrures
. ,. .
e normes qu on aellonoalt.
La porle ouverte, j e fus happé par une main inconnue, qui lUe
prit par l e bras e l me couduieit au mili eu du Temple .
- Monsieur, me dit alors le vénérable, nous devons vous cl ema1:\....
der tout d' abord un engagement d' honneur. Ici, nous n' acceptons
pas les serments, estimant que la promesse d' un honnête hOlllme
vaut un serment. Promettez-vous, quoi qu' il advienne, de ne jamais
révéJer de tout ce que vous avez vu ou entendu depuis que vous
avez été introduit dans l e li eu de méditation où vous éti ez tout .il
l'heure, et de ne rien révéler, non plus, de tout ce que vous pourrez
entendre et voir iei ? Le promettez-vous?
- Oui, ré pondi s-j e sans trop savoir ee que je disais_
- Bien!
Et, s'adre9Sunt au Frère Expert, le vénérabl e reprit:
- Conduisez Monsieur là olt il doit s'usseoir.
Conduit par Je Frère Expert, j e pri s place sur un mauvais la-
bouret.
- :Monsieur, dit le vénérable, nous ex:igeons, pour être admis
parmi nous, Ja plus grande sincérité, des intentions pures, un ea-
.ractère ferme. Vos réponses aux questions qui vont vous être posées
nous f crout juger de ee que nous devons penser de vous.
Alors cOlllmença le premier interrogatoire.
Le vénérabl e me posa les questions suivantes:
- Comment comprenez-vous le principe de solidarité?
- Ne croyez-vous pas que la fraternité entre les hommes com-
porte des exceptions, à rai son des différences de races, de llationa-

lités, de reli gions?
- L'obli ga tion du travail ne vous semble-t-elle pas une dé-
-chéance?
- Ne pensez-vous pas, en entrant dans la Frnnc-Maçonneri e, .
faire partie d' une Société secrète?
- Quellcs réfl exione a fait naître CD vous le li eu sombre où vous
,éti ez tout à l'heure?
- Avez-vous éprouvé de la frayeur ou de l'appréhension?
-----
1. Ces répétitions sont rituelliques.

,






- 36 -
- Quell e instruction vous a-t-on donnée ? Dans quels établi sse-
ments l'avez-vous reçu e?
- Avez-vous une croyance religieuse? Quelle est-cl1e? Pratiquez-
vous votre reli gion? Etes-vous sûr que l'observa nce de votre reli-
gion est compatible avec la parti cipat ion à l'œuvre de la Franc-
Maçonne ri e?
- Quels motifs vous poussent il devenir franc-maçon?
J e fi s une ré ponse appropri ée il chacune de ces questi ons.
- Monsieur, dit alors ]e vénérable, l a Franc-l\'1nçonncrir. est une
insoLitllti on qui ne procède que d'ell e-même. Ell e prend son prin-
cipe dans l a ra ison. C'est pourquoi est uni versell e. Elle a son
origine qui ne doit paS"" être confoudue avec cell e des r eli·
gions. EUe J,ti sse à chacun l a libe rté de sa Cl'oyance, mai s ell e n'ac·
cep le aucun dogmc reJigieux. Elle n' impose aucune limite il l a I"C ...
cherche de la vérité,
Rélléchissez. Vous al1ez subir des épreuves redoutables. Si vous.
ne croyez pas pouvoir les sunnolller, j e vous engage à vous retirer;
il eu est encore temps. Persistez-vous dans votre résoluti on?
- Certainement, monsieur, dis-j e.
- Nous allons donc vous fahe fahe un voyage qui sera suivi de-
qeux aulres. Ces voyages symboli sent troi s phases de la vie humaine.
En Jes fai sant, doml cz-y toute votre afin de nous les ex··
pliquer et de bi en retenir l es enseignements qui s'en dégagent.
Puis, s'adressant l'Expert :
- Frère Expert, failes faire au profane le premier voyage,
LE PREJ\HEH VOYAGE"
Les épreuves physiques.
Raconter ce ({ premier voyage )) est pour moi une chose assc:J"

Je n' anive pas à comprendre comment j e pus me prête r à toutes
ces soti scs, à toutes ces vexat ions. J 'étai s j.eune. C'est peut-êt.re mort
excuse ! /
Guidés par les Frères qui m' avaient amenés dans le Templ e, on
me fit passer sur des pJanches glissantes, sur une échelJe il ascule
de laquell e j e faillit tomber , el je dus me prêter à d'aulres plai.
santeries stupides que l'on ne cesse de pratiquer dans les Loges.
Penda nt toule ]a durée de ces exercices grot esqu es, les FF. ·. qui
ul'cntouraient, de leurs épées de fer.blunc, frappai ent le sol et agi.
taicnt j e ne sai s quel justrument qui fai sait un vacarme de tous l es
diables.
Cepe ndant, l e bruit cessa et j e vins m' asseoir de nouveau sur le
tabouret hoîteu.."X,

Le Frère Expert dit al ors II haute voix:
- Le premi er voyage est
• •
termIne.




- ' 37
- Très bi en, r é pondit Je vén .·",
Puis, s'adressant à moi:
-
- l\1onsieur, qucHes réfl ex.ions n fa iL naître en VOll S
voyage symbolique? Pouvez-vous nous l"expliquer ?
- ?,?
• • •
- Ce voyage, monsieur, symboli se l'enfance.

ce prcuuer
« L'crifi.llll vi ent au monde nu, fl.libl c, incapable de pourvoir lui.
mê lne à ses besoins. l\lais il apporte avec lui un triple tlroit, ]e droit
à ]a conser va li on, à l'éducati on, à J'instructi on. L' honimc ct l a
femme qui lui ont donné ]a vi c ont le devoir de donner sati sfa ction
à son droit.
« Cc devoi r quj les obl ige c nve rs l'c nfant, les obli ge auss i l ' un
envers l'aut re : il esL J'a ppli ca ti on primordi al e du p r incipe de soli-
da r ité, il cst l a base juridique de ]a familJ e.
« P r ivé de la lumi è,rc, i ncapabl e de faire seul vos premi ers pas
dans la direct ion voul ue, vous fi gurerez l'enfant da ns ce prcmi er
voyagc. Les deux franc-maçons qui vous soulevaient et " ous pous-
saicll t en avant fi gura ient le père ct l a 111 ère, dont r assistance est
égal ement nécessairc à l' cnfant. EnscmbJc, vous représent icz l,a ccl-
Iul e du groupement humain, e'cst-it-dirc l a famill e.
Ces parolcs me mircnt un baume dans le CŒur. Ainsi, on ne sc
moqmt it pas tout à faü dc moi? J'ai assisté, dans différcntes Loges
de province que j e vi sitai par la suite, il quclqucs initiati ons. J e
dois avouer qu'clles é tai ent infiniment plus grotesques. J'ai vu des
profanes marcher sur des pl anchcs mobiles qui se dérobent sous
l curs pas, descendre dans des puits, monter à l' écltclle sans fin !
, Cel a n'avait ri en d' agréabl e pour le r écipie ndaire.
DEUXI ÈME fNTERROGATQIRE ET SECOND VOYAGE
L' interrogatoire rc pr it quc](IUeS minutes a près.
Le véné rablc mc posa l es quesli oIJ 9 sui vantes :
- Comment comprenez-vous ]e ca ractère et ]'utiJité du mari age ?
- Quell es sont les obli gati ons qui jncombent à lllOmme, il rai-
son de l a paternité hors mariage?
- Devant l a morale, l a fe mme est-eUe l'égal de J' homme, soit
ùans la société conj ugtll e, soit en dehors?
- Comment appréciez-vous l'avortement, l'infa nti cide?
- COllllll ent ent endeZ-VOli s le devoir d e ~ deux parents envers
l'enfant, spéc iale ment l e devoir d'éducati on?
- Ont-il s Je droit de maJt ra it er Jeurs enfants?
- Un père, unc mè re ont-il s le droit d' imposer il leur e nfa nt
leurs opini ons, l eur r eli gion?
J e ne donne ici que les principules questi ons auxquell es j e répon-
Ji s d' une façon peu sati sfai sante, p arait-il.
Ce penda nt, le vénérabl e - ami pel' eonnel de 1\1. P ... , mon « par-
r ain » - pa sa oulrc.

- 38 -
,
Ce deux.i ème interrogatoire étant terminé, il frappa un coup de
maillet et dit: .
- Faites faire l e second voyage.
Le Frère Expert vint vers moi, me prit les deux mains, et m'ayant
fail lever, murmura:
- élève,
J e m'attendai s à toutes sortes de brimades, et courageusement
m'apprêtait à surmonter les obstacles, mai s j e n' en r encontrai s que
d' insignifiants. Sepl un cliquetis désagréabl e d'épées accompagna
mes pérégrinations dans ce second voyage.
Le vénérable se donna la peine - c'était d'ailleurs dans le rituel
- de m'expliquer cette absence d'obstacle.
- Ce voyage symboli se l a j eunesse, me dit-i1. Après le premi er
âge, pendant que se continue l'éducation qui est plus spécial ement
rœuvre de ]a fami1Ie, il faut que l'adolescent, puis ]e pauvre
homme, r eçoive les enseignements qui feront de lui un homme utile
et un bon ci toyen. Ces enseignements, dont l'ensembl e constitue
l'instructi on intégrale, le père et la mère ne sont que bi en rarement
en éLat de les lui donner eux-mêmes. Ici intervient le maître, c'est-
à-dire l'instituteur ou le profcsscur, dont l' assistancc cst néccssairc
pour ]c développemcnt des facultés intellectuclJee, pour ]a trans-
mi ssion dcs connaissances acqui ses. Celle interventi on du maît rc
est unc dcuxième manifest ati on de ]a solidarité humaine. par
cn e que l es générations plus avancéci:t clans ]a vie fortifi cnt et
progresscr l es généra ti ons qui ]cs suivcnt et qui doivent les dépasser.
Le franc-maçon qui , dans ce voyage, vous guidait en vous précé-
da nt un pe u, fi gurait Je maître. Sans Ju i, vos pa9 se sera ient éga rés
à la rccherche de ]a lumi ère; vous auriez marché sans direction ct
sans but.
.THOISIÈME INTERROGATOIRE ET Tn OISI ÈME VOYAGE
Ensuite, ]e Frère Expcrt me fit aval er l e brcuvagc
et plonger mes mains dans dc l'eau glacéc. En hiver,
de croire que ccla n' avait ricn d' agréable.

• •
JC vous pl'Je
J e fi s néa nmoins contre mauva ise fortune bon cœur.
Le vénér able, inl assab.le, me poea encore une foule de questions :
- Croyez-vous que l'instruction comporte l'affranchisscment de
la conscience?
Qu'entendez-vous par .l e fanati sme et Ja superstiti on ?
Qu'cntendez-vous par la Libre Pensée?
- Qu'est-ce que la Patrie?
- Qu'est-ce que le progrès?
Là eneore, le Manuel du libre penseur que j e sava ii:t presque par
cœur, Ill e servit gra ndemcnt.
Je répondis à tout d' une façon très sati sfai sant e, sauf toutefoj s
à .Ia questi on se l' apporta nt à Pidée de Patrie.
Ma is le vénérabl e et l es' FF.·. passèrent l'éponge. Puis je fis.

- 39-


appuyé sur l'épaule du Frère Expert, le troi sième voyage qui ne
fut qu'une petite promenade à travers l e Templ e. EUe manquait
évidemment de charme, mais après les épreuves du « premi er
voyage )), j'éprouvais un certain soulagement.
Le vén.·" obligeamment, me donna la signification de cc troi sième
voya ge :
- Ce voyage symbo1i se l'âge mûr. Vous l'avez fail avec l'allure
ferme d' un homme parvenu à la plénitude de son dévelQppemcnt.
« I\1êmc dans celle pél'iodc de Ja vic, l'homme a encore besoi n
d'aide c l d'appui. Isol é, il ne pourrait mener à bi en aucune entre·
prise important e. S' il est opprimé par l'injusti ce, s' il est victime
d'un accident , s' il est indi gent ou malade, il li besoin de secours ct
d'assisulIlce. Suj et il ]a défaillance et il l'erreur, il lui faut des Cil·
couragement s, des avi s, des conseils, que doivent lui donner ceux
de ses semblabl es qui sont plus éner giques, plus sages et plus ins·

trUits.
« C'est là ce que signifient la directi on ct le souti en que, dans ce
voyage, vous a donnés un homme éclairé qui s'est comport é comme

un an]l.
Il s'arrêta là, essouffl é.
Après une pHuse, il re prit:
- IOl1sieur, les épreuves que VOUt \ devi ez subir sont terminées.
« J e vous rappell e la promesse qut' vous avez faite quand vous
avez été introduit ici. La confirmez·vous maintenant?
- Certainement.
Comme je t.rouvai tout cel a grot.esque! Mc faire promettre de
garderie secret sur des idiot ies semblabl es !. ..
Le vénéra ul e crut (l evoir m' infol'mer que les Frères présent s
étai ent cCl' taincluent di sposéso à m' aceueiUil', nHti s qu'il s devai ent ,
auparavant , sc eonsq1tel'.
11 me pt"in donc poliment de débarrasser le plancher, ce que je
fi s sans ni e faire prier. (A su.ivre.)
11111111111111111111111 11111111111 11111111111111111111111111111111111111 1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 111
« Les pauvres luifs ! »
Le JUIF F·· · Calles a fait assassiner
25.000 chrétiens au Mexique .
Savez-vous combien de chrétiens
furent massacrés par les hordes juives,.
en Hongrie,
sur l'ordre du JUIF Bela Kuhn7
TRENTE E!






- 40 -

Les Idées et les Faits
par Henry COSTON


Le Banquet d e la Paix
Il eut ]jeu, sall e des Sociétés Savantes, sous ]a présidence du
traître Joseph Cailluux.
A rhcure des discours, l e T.·. ru.'. F .· . Lucien Le Foyer, secré-
ta ire général de la Dél égation permanente des Soci étés Françaises
de la Paix, ol' gani sateur du banquet, donna lecture de quelques l et-
tres, des JeUres d'encourageme nt qu'il avait reçu des « citoyens » :
l\fnrio Roustan, Pierre RameiJ, Rio, l\'louui é, Lucien Hubert, séna-
teurs, anciens mini slrc9; Fernand :Merlin, Li sbonne, Amiot, séna-
lc urs ; Gl1Crnul, At"chimbuud, Vernay, l\Ienclès-Fra nce, Camille
Picard, Jean P iot, Grisoni , Gaston BOIl1l3UI'C, Renaudcl, Guy j)tIe-
nant, Jean Zay, députés (presque tous lI1aç.· .) . LeUres eL tél égram-
BI CS venus de la France conlinentale et de l a France (rOulre-mer,
nolamment de rAlgérie et du :l\Iaroc.
Puis il lit ]e message de l'Allemand Von Gerlctch. (conférencier
de Loges) qui regrette de ne pouvoir aS9i.s ler à celle manifestati on
paci fi co-gastronolll i que.
]J sal ua ensuile les « personnalités » présentes : ]e traître Cail-
luux, le F.·. Clwrles Richet, l 'All emand Ludwig Quidde, ]e pl outo-
crate James Hel1ll essy, l'anti clérical L. Proust, le F .·. CaMon Mar-
tin, Je T.·. Ill .'. F .·. Brenier, ancien prés ident du Grand Orient, re-
présentant uvec ]e citoyen Dyard la Ligue .'. de l'Enooignement; le
« Droit de l'HoUllllal"d » P. I-Jerold, ]e F. ·. Garri,gou, sénateur; l e
F.'. Louis Dal/,roJf, directeur de l'Acacia, r eprésentant le Grand
Orient; le Juif Lucien Marx, des J eunesses Laïques ct Répub]j c:.lÏ-
nes ; l e Spalaïkovitch, mini stre de Yougoslavi e il Paris;
l e citoyen Alfoll so Cosfa, ancien président du Conseil portugai 9;
le F .·. Rai.twutou.r, député; le F .·. Baylet , député; « :Monsieut' »
Marc SCUl.gnie,.; l e directeur du journal lllaç.'. La Concorde; le F.'.
L. Doigll on, I" e présentant la Grande Loge; le camarade Bcuhll.cClu,
délégué orficiel de la C. G. T., etc ... Des di scours pacifi stes furent
ensuite prononcés par ]e F .· . Richet, l e professeur Quidde, "larc
Sang" ier et le lraÎt re Caillau.x. Ds ne débitèrent que des li eux com-
muns eal1S intérêt qui, cependant, transportèrent l'assistance. Le
défaiti sme esl de r igueur dans ce genre de manifestat ion !
Ajoutons que cc banquet était annoncé dans le Bulletin hebdo-
madaire des Loges de la Région Parisienll e, ce qui montre bi en son
• •
caractere nettement maçonnlquc .


- 41 -
Le « Fromage ) du Juif Zyromlki
On peul être socialist e sans, pour cela, dédaigner l'argent ... sur-
tout lorsqu'on cst Juif. J.':Ami du Peuple a annoncé dernièrement
(Jue l e Juif Zyromski, l'un des plus farouches extrémi stes du Parti
S. F. I. O. et cn luême temps fonctionnaire de ln Vill e de Paris,
venait de bénë ficier d'un avancement qui porlait son traitement à ...
90.000 francs.
Celle information fut confirmée par le Bulletin. Municipal qui
publia, il y a quelque temps, ]a not e suivante :
Est. nomm,é chef de bureau à la Préfecture de la Seille:
M. Zyrolnski (}ean-Félix-Jl1ari.e-ll1ù!/t el ) , sous-chef de bureau à la
direction de l'hygiène, du travail et de la prévoyance sociale (bu-
reau des établissc1ment.s chari.t.ables et des œuvres philanthropi-
ques) .
M. Zyromsld exercera ses fonctions en qualit é cfinspect eur des
services départementaux cfassistance, en rem.placement de M.
nier, retro ité.
De son côté, la Juive Zyromski, égal ement e mployée à l'Hôtel de
Ville touche la modeste somme de 40.000 francs.
130.000 francs qui tombent dans l'escarcelle de ces « forçats de
la faim »!

Validé 1
l\lM. Chauvel, l\1:ontilJot, Fernand Laurent ont été invalidé, écrit
le Charivari, mai s le Dr Pochin a été validé.
Et notre confrère poursuit:
Si l'on veut compre ndre quelque chose à la déraison de ces voU's
contradictoires, il faut d'abord te nir compte de la ca maraderie de
couloirs.
MM. Chauvel, Montillot et Fernand-Laurent étaient des « bl eus »

qui n' avaient pas encore cu Je temps de se créer assez ·de complices
cordiaux dans les couloirs du Palais-Bourbon.
El pui s leur échec a une 'lUtre cause qu' un député de gauche,
franc-maçon notoire, n' hésitait pas à révéler: « Nous n'avons in.
validé que des gens qui avaient battu des franc-maçons, parce que,
(lans ce cas, la Loge donne à ses affiliés parlementaires son mot
cf.ordre impératif. Mais l'adversaire de Péchin n'est pas franc.
m.açon. Dons ces conditiol1s, IIOUS ne flOUS fati glterons pas' .,
La ordonne.
Les FF.·. parlementaires exécutent.
'« Cartel de la liberté»
Les Juifs, les maçons et leurs acolytes se sentant menacés, ont
décidé ·de fédérer leur [oree.
Le Juif Lecache, qui annonça cette « bonne nouvelle» dans la
JI écrit:
« Ceux: qu'on appeUe les gauches, en France, viennent enfin de
comprendre qu' ils jouent un jeu de dupes et qu' il s risquent, en







- -
'linuanl de le jouer, de connaître ici le sort des démocra tes de cer-
ta ins autres pays.
« Ccux qu'on uppclJe les gauches luttuic nt, jusqu'à prése nt, en
ordre di spersé, souvent avec une apparence de conf m)Îon, sa ns pou-
voir j.a mai s ct suns pouvoir, par conséquent , organi ser
cl'ficaccmcnt l a résistance à la réaction. •
(( Or, cell e-ci possède l'argent cl sacri fi e à la cliscipli ne. C'est ce
(pli , fréquclllIllcllt, va lut :mx nôtres ue graves AJors
(lue nous ne parvenions pas à flOUS compter, sa llf cn dc trop rares
occasions, les trubli ons de (h'oile s' uni ssa ient ct semb laient
du terrain.
« Aujourd'hui, nous
« Un cartel "ient de
de la liberté.

SOlllltl Ce U11l5.
se fonner. JI porte un beau Il OIll : le Carlel
I( Nous l'avons fondé depui s unc scmaine. NOLIS, c·cst·à·(l ire les
anciens COlllballants Pacifistes, la Li gne int crnational e dcs COlllbHt·
I<mts de la Paix, ]a Li gue intcrnatiomtle contl'C J'Anti sémitisllle, la
Féclérnti oll national e des Combaltants Répub li cai ns, la Li g1l c d-Ae-
ti on Unive rsitaire Républi caine et Sociali ste, la Li gue des Femmes
pour J;I Paix e t la Liberté, Ja J eune-RépubJique, l e Cercle 1Ilterna·
li ol131 de J eunesses, Jotre Temps, le Foyer de la Paix, le Foyer de
.l a Nouve]]c Europe, l es Jeunesses Laïques el Ré publi caines, el un
certain nombre d'autres orga nisa t.i ons égal ement dl..l (léeir
de défendre des libertés singuli èrement lIl enacées de pni s quelque
temps.
I( La vieille Li:.rue des Droits de rHomme sera (les nôtres. Jons
e n m' ons reçu l'aseunlilce. Si, les « politiques )), les ami s
des partis, aperçoive nt l'excell e nce de nos but s, nous serons quel-
ques centa ines de milli ers à nous 11resser, ensembl e, contre le fas·
eisme national el Înl.ernation:.1L »
... Et vive. la Révolution! ajoute ]e Juif Lccache dan9' son for in-
• •
te n eur.
Simple question '
Pourquoi l es Editimls du Petil. Echo de la Afode, mai son ca tho·
1ique, éd it ent-elles des romans de Sœurs l\façonnes comme celui
de la 5". T hérèse CASEVI'J'Z, née RouIT (Jui ve), de ]a Loge «
rance» du Droit Humain, bi cn connu pour son sectari sme antÎ-
ca tholique?
Un grand Plaisir
,

« Pour le lecteur sans passion - écrit Ramon Fernandez, clans
ftfarianne - c'est un grand plaisir de voir com.ment deux his-
toriens (Seignobos et Gaxotte) se divisent sur des fait s eXCl ct entenl
établis de part ct cl' autre. »
Il s'agit de l'Histoire de France, et plu!lo parti culi è reme nt (lu
" Siècle de Loui s XV ».




- 43 -
Eviùemment, pour un métèque, c'est un « gralld plaisir » de voir
un Juif' vomir sur funcienne France, la France de 1I0S pères, pen-
dant qu'un honnête hi storien essaie de rétablir Ja vérilé .
Un Avertissement
CCL averti ssement - que donne le Juif Ludwig, dans 111ariulllle
du 12 avril - ne s'adresse pas seulement aux untiséll1iles all (' mands.,
nwis aussi à t.ous les peuples qui font mine d e s'al/ran('hir de la
di ctature juive:
Ils ne peuvent maintenir la partie antisémite de leur
programme sans se nuire à eux-mêllles. Ils ne persécu-
tent pas le monde juif de la banque, qui est pourtant
très important, et le monde étranger des affaires est
assez fort pour intervenir en faveur des autres Juifs
allemands. Leur façon de procéder et leurs avertisse·
ments, auxquels ils impriment une progression crois·
sante est bien connue à Wall Street. Les banques et le
commerce en Allemagne ne peuvent continuer à vivre
sans le monde extérieur, et leurs collègues du monde
entier sont assez forts pour s ' unir. SI LE CAPITALISME
JUIF LE VEUT, et c'est bien son intention, il peut contri·
buer à améliorer considérablement le sort des Juifs alle-
mands.
Tout pour les Juifs
L' invasion juive·all emancle commencc.
AujoUr<nlUi , sur 1:1 proposition du muçonni aanl A. de, :Monzi c,
- l'homme il tout [aire de Fina]y, - la Clwmbre vote ]a création
d' une chaire de physique mathématique au Collège de France,
destinéc au Juif a1J emand Einstein,
Dcmain, alors que nos nationaux sont écrasés d'impôt s et chôment,
nos parl cmentai l"Cs voteront des crédits pour aider les « pauvres
émigrés israélites, victimes de la barbarie, etc, »
Et ce seront Jcs Français qui paieront.
Un Comble
Le tract suivant fut di stribué dans Parjs, devant les égliecs :
.
Chréti ens, qui venez de prier avec ferveur, écout ez cet appel.
En l' a n 1933, après J ésus, des hommes, des femmes, des enfants sont jour·
nellelllenet frappés et torturés parce qu'il s sont juifs, et uniquement parce
qu'ils sont juifs.
Il fnut que cela cesse.
Dans le monde en ti e.·, les hommes de cœul' pl'otestent conll'e cette ba r-
barie. J oignez· vou s ;l eux p OUl' que les idées de bonl é et de char it é triom·
phent de ce régime de tcn·cu!'.
L'Ancien et le Nouvea u Testament doivent se r éunir p OUl' combaUre ces
crim('s indi gnes de notre civilisntion.
C'esl au nom de Jésus, QU' ILS ONT LACHEl\1ENT TRAHI ET CRUCIFIÉ,
que ]cs Juifs demandent l'a ide dEjs Chrétiens.
Cps Ymares sont saliS pudeur. HENRY COSTON •



- - 44 -
Une Lettre
d e M. FABRE-LUCE
J e reçois de M. Fabre-Luce une seconde l ettre. J e ne veux paS'
polémiquer une éternité avec M. Fàbre-Luce.
Au r CSle, dans la JeUre qui va snivre, on trouvera l es précisions
que mes altaques avaient pour but de faire naître.
J e sui s donc sati sfait.
1° M. Fabre-Luce, au total , affirme n'est paeJ un agent
allemand payé par Hitle r.
Tant mieux.
2° Il cst raciSle.
Tant pi s.
Nous, nous nOli S cont entons ici d'être NATIONALISTES.
1\11. Fabre-Luce vient de faire la preuve que IlOS concepts sont
diffé rents.
J e ne le regTCtl e,
POINT FI NAL.
\

n i me
,
M"ODs ie ur,
, . . .
ru cn rCJoUls
FERCUS.
0 11 me transmet à l'inst ant le numéro ùe volre publi cation de
janvier, où VOliS donnez abri à ]a réponse que j'avais adressée à
M. Fergus, directeur de ]a défunte Lu.tte, a insi qu' aux
laires que M. Fer b'"l1S l a ajoutés. '
J e me vois obli gé de p rotester à nouveau.
1
0
Je considè re comme une ca lomnie inacceptable les titre9 et
sous-titres mêmes de cet article:
L' Espionnage allemand ;
Le baron Fabre-Luce est-il un agent a11emaud payé par Hitl er?
J'ai proposé à M. Fergus les preuves que j e ne sui s ri en de cela.
Le doute est i nad.müJsibl e en ces matières. Celui que la forme de
votre titre ne peut pas ne pas fahe naître dans l'esprit ùe vos lec-
t eurs est une calomnie gratuite à laquelle j'entends qu' il soit mi!
fin sans ambage. j
Ma probité et mon honneur sont frappés d' un inqualifi.Jbl c
çon. Si ]'011 m' y force, je mettrai tout en œuvre pour fair e cesser
. cette équivoque. J e ne sui s ni un espion all emand, ni un agent
d' Hiùcr, pas plus st ipendié que gratuit.
J e veux bi en étaler mes comptes, bien qu' il s apparti ennent à ma
vie p ri vée. C'est donc qu' il n'y a rien dans celle-ci qui n' y 90it abso-
lument net. Combien pourrai ent ainsi suppotter la clarté du grand
jour pour leur propre exist ence? 1
,




\
- 45 -
2° J e ne sui s pas seuleme nt partisan de l'Hitler théorique, mai s,
e n tant que raciste, un admirateur de la formidabl e personnalité
du chef raciste allemand. C'est une réalité en face de laquelle on
ferait bien d'ouvrir lc!t yeux, aussi bien que nous gagnerions à faire
notre profit de ]a grande force régénératri ce du racisille.
BiÙer est l'être mê me d' une doctrine. Son but n'est pas la ger-
manisation de toute l'Europe. Racisme et pangermani sme sont deux
concepts différents.
Et lorsque ]e chef aUcmand a sembl é oublier ]a révolution fa;
ciste au profit de l'idée égoï stement all emande, j e l'ai combattu.
1\1. FerbO'"us trahit frauduleusement ma pensée lorsqu' il parl e ùe
mon « européanisme pacifist e» (en italiques dans son commeulaire).
J'ai écrit «.européalûsme pacifique» el j e sais cc que j'écris. Le
pacifisme démocratique est une erreur et par-dessus l e marché une
chimère meurtri ère. J 'affirme qu' uu « européani sme pacifique »
i ssu de l'équilibre raciste de l'Europe est notre scul e garanti e de
paix durable.
J 'espère, monsieur, qu' il me suffit de fn irc appel à votre courtoi-
sie pour obtenir l'insertion de cette lettre.
J e vous pri e d'agréer l'express ion de ma considération.
Baron Robert FAURE-LuCE.
De:rnandez-nous
LA
NE
Des photos Hors- Texte
Une lisle alphabétique
de Membres du DROIT. HUMAIN

Prix '10 'r_ 76


1


-


- 46 -
HENRI BRUNET
r ai la tri sle mi StS iol1 de faire pa rt ù nos l ecteurs de la mort d"un
I de nos ami s de la p remi è re heure: NI. Henri Drull ct de Castel·
naudary. C'cst une bell e fi gure cl"homme de bi en q-u i di sparaît.
Cc deuil n"est pas Je premi e r qui , de pui s la r ésurrecti on de la
Li bre II OUS fra ppe et nOLI S att r ist e . Henri Brunet est allé
rej oi ndre au séj our de J'Et ernel Bonheu r l e D" Moll e, Dominique
Dclahaye e l IHgr Jouin.
Agé de 85 not re a mi ava it été f ranc-maçon. Comme t ant
d'a utres il ava it été lrolllpé. l\lai s un j our Jésus était descendu Ilans
son cœur et lui ava it donné la grâce de croire en Lui.
E l He lll"i B r unet éta it â evcnu Je serviteur de Di eu. Sa vi c n'éta it
pl us q U\ lI1c séri e de sacr ifi ces cl d'lI bnégati ons pour su foi , pour sa
patri e.
TI e'éta it abonné à la l ... ibre Parol e quïJ soutenait par de fré-
quentes souscriptions el il combattait ]1.1 judéo-maçonncri e parce
qu' il ava it compri s (lue la secte pas but que de ren-
ve rser tout l'édifi ce ch réti en pour implant el' le coll ectivi sme.
Sa mort a été un magnifique exempl e de fidélité à ses cOll victi oll S
reli gieuses et politiques.
Noue ne recevrons plus les bell es lettres si affectueuses et si
encou rageant es d' Henri Brunet, mai s son souve ni r demeurera tou-
j ours vi vant en nous.
La Libre Pnro/e avec émot ion et Teeonnaissance devant
la dé pou iJi e ll1 0rt e Ue de SOli grand a mi ct pri e IV[ ... • Brune t et les
siens de bi en vouloir acce pt er l'expression de ella dOlùoureuse sym-
pathie.
PIERRE DAUBJGNÉ •
ibliographie
Les Espions et les Tra;tres, par FERGUS. - 1 vol.: 7 fr. 50 (8 f r. 10
franco), aux NouveJi es Editi ons ationa]es, 15, avenue du Parc,
à Brunoy (Scine-et-Oise) .
Sous cc titre, Fergus vient de publi er un excell ent ouvrage sur
l'espi onna ge e n France. Aprè9 avoir démasqué l es agents a ll e mands,
bolcheviks et aut res « travaillant » chez nous, il démll S(luC à leur
tour les traîtres - trop nombreux, hélas! - compli ces des espions.
Son cha l)itre 5ur La Fr.' . Maç.·., l'Allemagne et l' Espiollllage,
est il sigllal er.
Vi vement recommandé il nos lecteurs et ami s .


- 47-
La Frall c-Alaçollnerie et son œuvre, par FAnA. - Envoi franco,
contre 5 fr. 50, aux Nouvelles Editions Nationales, 15, avenue du
Parc, Brunoy (Seine-ct-Oi se).
Cel ouvrngc, pubHé par la R.l. S.S. , est absolument indispensable
à lotis ceux <lui s' intéressent i. la <lucBlion judéo- lIluçonnique. Non
parce (IU' il <lpporLe des docuHl cnLs iné(1its, mai s parce quïl l'nouvE,
par des déductions simples et jllst es, que ]a F.·. 1\1. ' 0, fiUe de l a
Juiverie, poursuit, à travers Je monde, une œuvre néfaste.
:.
La Frall c-Maço'lIJ crie gouverne. - Editions des « Cahiers de
rOI'clre ».
Cc volume de 200 pages
parl ementaires, etc., affili és
conti ent des Ji stes de journalistes, de
aux orgalli sa tions ma ç. ·. qu' il est utile
de consulter.
En vcnte, au prix de 6 fr. !i0 franco, aLLX Nouvelles Editions
Natiollales, 15, avcnue du Parc, à Brunoy (Scine-et-Oi se) .
:.
1
La Franc-Merçollner;,e féminine; L'ordre nwç.· . m.ixt e internat.iollul
« Le Droit Humai .. », par N. SWITKOW.
Cet ouvnt ge, que les NouveJles Ed iti ons Nationales ont publié
en avril, cst unique en son gellre. C'est le l)J"cmi er volume d'une
importante ct instructive Collection « La, judéo-1I1açollnerie )), pu-
bli ée sous ln direction de Henry Coston.
Outre l'hi storiquc de rOrdrc, son but, la biographie fic ses fon-
dateurs, cc bea u volumc conti endra une li ste de 2.400 noms de
FF.·. ct de 55.' . affi li és il cclle obéd ieJl ce, classés par leure alpha-
bétique.
Six magnifiques phologra phi es (hors texte) d'IJI. ·. tle
l'Ordre - avec Jeurs oripeaux et Jeurs insignes maçonniqucs -
illustreront cc volume qui sera vendu 10 fI'. 75 l'exemplaire franco.
os abonnés bénéficieront d'une remise de 2 francs par volume.
Adresser commandes aux Nouvelles Editions Nlllimwles, il Bru-
noy (Seine-et-Oi se) . Aucun envoi contre rembourserll cnt.

••
Les Prot estallls à l.rClvers l'Histoire, par A.-J.-S.- 1. DE LA CA)T-
BRE·lI1ALET.
Quoique sortanl un peu de Jo. question qui nous inté resse plus
pUl"ticulièrc lll cnt . nous Ile pouvons lai sser passer inaperçu cet pu-
vrage.
Ceux qui ont lu Françcâs, vous êt es trahis! el Les Sentiers de la.
A1ontagne, deux magnjfiques études de la question maç .. .. ne man-
(Iucront pas de se procurer Les Protestants à travers fTlisfoire. 119
y trouveront des tex les, (les fait s précis sur un grave derneuré
malheure usemcnt ignoré.
Cc volume paraîtra en avril aux Nouvelles Nal.iotlales,
à Brunoy (Seine-et-Oire) . Son prix est ftxé à 8 fr. 10 franco.




,
a


Nous serions reconnaissants
nos Lecteurs et Amis de
province de vouloir bien nous
indiquer des librairies SURES
acceptant de mettre en vente
LA LIBRE PAROLE. .
D'avance Merci!
Le Gérallt: René Plisson.
imprim.erie de la Libre Parole (Raml ot, imp., 52, ave du Ma ine.)
1
\

1
,
. .-.
SPECIALISTE DU MEUBLE MODERNE
lEI OI2IGINALEJ ET DE BeN GOUT
eTUDlêE/ DOUQ CHAQUE INTêQIEUI2
TOUf DQOJETf ET DEVI/ fUQ DEMANDE
,
CATALOGUe
d.
DU

,
as e oyer
sans poste

Demander catalogue gratuit
53, Rue Bobillot, Pari. XIII"
....... .. ...
Pour la Seine-et-Marne
S'AORESSER A
André SERRI
3, Rue GambeHa,
AVON (FONTAINEBLEAU) (5.·.t-M.)
----", .. ----
~ E RECONMANDf; R DE " LA LIBRE PAROLt:;"
,
Les dêlégués du COIl\"('nl
Maçonn Î(IUC T nlCrlwt i onn 1
• 1 l sulIl bu J.
de .
• Les délégués près du baLeau SUI' lequel il s fil'cul une excursion.
-
Lc Banqucl d u COllvcnl

"
Intérieur d'une Loge de la. rue Cadet

Centres d'intérêt liés