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rapport sur l'état de l'evironnement - madagascra_vers6

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Madagascar s’est embarqué sur le chemin de la transformation avec sa vision « Madagascar naturellement ». L’environnement de Madagascar sera respecté, protégé et utilisé d’une manière responsable pour promouvoir le développement du pays. Madagascar Action Plan comporte 8 engagements et que l’environnement fait l’objet d’un engagement à part entière. L’engagement 7 : « Prendre soin de l’Environnement » : Madagascar deviendra une nation prospère et aura une économie à forte croissance et participera avec succès à la concurrence sur le marché international. La croissance économique de Madagascar sera basée sur nos ressources naturelles uniques et sur la transformation de ses produits naturels. En tant que Président de la République de Madagascar, je m’engage à fournir le leadership requis pour la mise en œuvre du Madagascar Action Plan (MAP) afin de contribuer au développement rapide et durable du MAP. Le Président de la République de Madagascar

Madagascar, représenté par mon Département ministériel a été mandaté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement à mettre en œuvre la deuxième phase du projet «Réseau Africain des Informations Environnementales » dans la région de l’Océan Indien. J’ai le plaisir de présenter le Rapport sur l’Etat de l’Environnement de Madagascar (REEM) 2007, finalité dudit projet, publié sous l’égide de mon département et l’Office Nationale pour l’Environnement. Le REEM analyse l’évolution de l’état de l’environnement dans le temps et dans l’espace et intègre la dimension du Développement Durable, pour déterminer les actions futures à entreprendre pour la préservation de notre unique et richesse megabiodiversité. J’espère que ce rapport sera utile pour s’informer de l’état et des tendances de l’environnement de Madagascar actuel et se faciliter la prise en compte des considérations environnementales dans les divers secteurs. J’adresse mes plus sincères remerciements particulièrement : − au Programme des Nations Unies pour l’Environnement, d’avoir choisi Madagascar comme pays pilote de la deuxième phase du projet et de leur appui financier pour la mise en place et la mise en œuvre dudit projet ; − à l’équipe de l’Office National pour l’Environnement ; − à l’équipe de l’Association des Réseaux des Systèmes d’Informations Environnementales ; − aux experts des Systèmes d’Informations Environnementales des Organismes Nationaux ou internationaux et des Institutions publiques œuvrant dans l’environnement − aux Directeurs des Systèmes des Informations des départements ministériels ; − aux Points Focaux Nationaux des conventions internationales ratifiées par Madagascar − Aux institutions publiques et privées fournissant les informations environnementales dans leurs activités respectives, permettant d’achever ce présent rapport ; − au Point Focal National du Réseau Africain des Informations Environnementales ; − à tous ceux qui ont contribué de près et de loin à la réussite de ce rapport. Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme

Le Madagascar Action Plan, politique adopté par l’Etat Malgache, comporte 8 engagements et que l’environnement fait l’objet d’un engagement à part entière. Engagement 7 : « Prendre soin de l’environnement ». Le Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts et du Tourisme s’engage à prendre soin de l'environnement unique et de la richesse de Madagascar pour les générations actuelles et futures, pour que notre pays devienne un leader mondial dans le développement et l’utilisation des meilleures approches pour la protection de l’environnement. La gestion des systèmes d’informations environnementales est la base de suivi évaluation de la réalisation de nos défis sur l’augmentation des aires protégées pour la conservation et la valorisation de la biodiversité terrestre, lacustre, marine et côtière, la réduction du processus de dégradation des ressources naturelles, le développement du réflexe environnemental à tous les niveaux et le renforcement de l’efficacité de l’administration forestière. La mise en place du réseau national des informations environnementales verticales et transversales fait partie de nos grandes ambitions, car nous sommes persuadés que les informations environnementales sont des outils et instruments pour savoir les tendances positives ou négatives de l’état de l’environnement et aider les autorités gouvernementales, régionales, locales à prendre une décision pour la meilleure gestion des ressources naturelles. Une meilleure gestion de l’environnement n’est possible qu’en tenant compte des effets des forces politiques, économiques et sociales sur l’utilisation et la surexploitation des ressources naturelles, mais aussi des répercussions que cet appauvrissement des ressources a à son tour sur ces composantes de la société humaine.

SOMMAIRE
Messages de SE Monsieur Le Président de la République de Madagascar : Marc RAVALOMANANA Message de Monsieur Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme Liste des Sommaires Remerciemment Introduction iv SECTION A : SITUATION DES INDICATEURS DE TABLEAU DE BORD ENVIRONNEMENTAL NATIONAL vi SECTION B : ETAT ET TENDANCE DE L’ENVIRONNEMENT DE MADAGASCAR CHAPITRE 1: ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT 1.1. L’économie malagasy et la protection de l’Environnement 1.1.1. 1.1.2. 1.2.1. 1.3.1. 1.3.2. 1.3.3. Les hypothèses fondamentales régissant les actions environnementales à Madagascar L’Economie et l’Environnement Interaction entre l’environnement et pauvreté Résultats significatifs efforts à amplifier Les actions environnementales face aux attentes économiques et sociales Les impacts économiques des actions environnementales en cours 4 5 5 5 5 6 6 7 7 9 10 11 12 12 12 12 13 13 13 14 14 14 15 15 17 18 18 18 23 24 26 26 26 27 27 28 28

1.2. Environnement et Pauvreté 1.3. Résultats

SECTEUR B : ETAT ET TENDANCES DE L’ENVIRONNEMENT DE MADAGASCAR CHAPITRE 2 : ATMOSPHERE 2.1. Introduction 2.2. Qualité de l'Air ambiant 2.2.1. Principales causes des pollutions de l'Air 2.3. Conséquences de la pollution de l’Air 2.3.1. Pour l'environnement 2.3.2. Pour l’humanité 2.3.3. Pour l’économie 2.4. Climat et Changement climatique 2.4.1. Le climat de Madagascar 2.4.2. Les avantages tirés du climat 2.4.3. Les contraintes liées au climat 2.4.4. Les effets de la variabilité et du changement climatique CHAPITRE 3 : EAUX 3.1. Etat des ressources en Eau 3.1.1. : Eaux continentales : Lacs, fleuves et rivières 3.1.2. : Les apports pluviométriques 3.1.3. : Les Eaux souterraines 3.1.4. Eaux thermo minérales 3.1.5. Période d’inondation et de pénurie d’eau 3.2. Qualité de l'Eau 3.2.1. Qualité des eaux de surface par région 3.2.2. Qualité des Eaux souterraines 3.3. Pression sur les eaux 3.3.1. Pollution de l’eau

3.3.2. Consommation d’eau 3.3.3. Evolution de la production et de vente d’eau 3.3.4. Prélèvement par les différents secteurs CHAPITRE 4. SOL 4.1. Introduction 4.2. Types de sol de Madagascar 4.3. Pressions sur le Sol 4.3. Dégradation du sol : Phénomène d’érosion SECTEUR C : ECOSYSTEME TERRESTRE, COTIER ET MARIN CHAPITRE 5: ECOSYSTEME TERRESTRE 5.1. FORETS 5.1.1. Territoire phytogéographiques et couverture végétale 5.1.2. Situation de la couverture forestière à Madagascar 5.1.3. Etat des Forêts de Madagascar 5.1.4. Pressions sur les Forets de Madagascar 5.2. BIODIVERSITE 5.2.1. Etat de la méga biodiversité de Madagascar 5.2.2. Pression sur la biodiversité 5.2.3. Conséquences pour l'environnement et la socio-économie 5.3. BIODIVERSITE DANS LES ZONES HUMIDES 5.3.1. Etat de connaissance sur la biodiversité des Zones Humides 5.3.2. Pressions sur les zones humides 5.3.3. Conséquences sur l’environnement et la socio-économie 5.3.4. Impacts environnementaux et socio-économiques de la conservation à Madagascar en matière de développement et la lutte contre la pauvreté

29 29 30 31 31 31 34 34 42 43 43 43 44 46 52 62 62 63 68 81 86 87 88 88 92 92 94 94 100 101 102 104 106 105 105 105 105 107 107 107 107 107 107 107 108

CHAPITRE 6 : ECOSYSTEME MARIN ET COTIER 6.1. : Situation et enjeux environnementaux dans les zones côtières et marines 6.2. : Etat des écosystèmes marins et côtiers 6.2.1. : les Récifs coralliens 6.2.2. : Les Mangroves 6.2.3. : Les Forêts littorales 6.2.4. : Les baies et les estuaires 6.2.5. : Îles et Ilots 6.2.6. : Les autres écosystèmes 6.3. : ETAT DES RESSOURCES MARINES 6.3.1. : Les ressources halieutiques exploitées par les pêches maritimes 6.3.2. : Les espèces phares, les tortues marines, les mammifères marins, les baleines, les dauphins, les dugongs 6.3.3. : Les autres espèces de la flore et de la faune 6.4. : QUALITE DE L’EAU DE MER 6.4.1. : Généralités sur l’eau de mer 6.4.2. : Importance de la qualité de l’eau de mer 6.4.3. : Altération de la qualité de l’eau de mer 6.5. : PRESSION ET DANGER SUR L’ENVIRONNEMENT MARIN ET COTIER 6.5.1. : Pression et danger sur l’environnement marin et côtier 6.5.2. : Surexploitation des ressources

6.5.3. : Pollution d’origine anthropique 6.5.4. : Pression et danger dus aux cataclysmes naturels 6.5.5. Impacts environnementaux et socio-economiques de la conservation à Madagascar en matière de développement et la lutte contre la pauvreté CHAPITRE 7 : ENVRONNEMENT SOCIAL 7.1. DIMENSION HUMAINE 7.1.1. : Information sur la population Malagasy 7.1.2. : Conséquence de la croissance démographique 7.2. ETAT DE LA SANTE HUMAINE 7.2.1.: Introduction 7.2.2. : Evolution du taux sur les infections Réspiratoires Aigües 7.2.3. : Pression sur la Santé Publique 7.2.4. Evolution de l'Etat de Santé de la population 7.2.5. : Impacts de la dégradation de l’environnement à la santé publique 7.3. TOURISME 7.3.1.Diversité culturelle 7.3.2. : Sites touristiques et culturelles 7.4. JEUNESSE ; SPORTS ET LOISIRS 7.4.1. : Caractéristiques de la jeunesse Malagasy 7.4.2. : Pression sur la jeunesse Malagasy 7.5. TRANSPORTS PUBLICS 7.5.1. : Situation des routes à Madagascar 7.5.2. : Pressions causées par le transport 7.6. EDUCATION 7.6.1. : L'Education formelle, 7.6.2. : L’Education non formelle 7.6.3. : Pressions à l’Education 7.7.SECURITE 7.7.1. : Indicateurs de la sécurité publique 7.7 .2. : Conséquences CHAPITRE 8 : ENVIRONNEMENT URBAIN 8.1. COMMUNAUTE URBAINE ET LE DEVELOPPEMENT ENVIRONNEMENTAL 8.1.1 Introduction 8.1.2. Les déterminants de l'environnement urbain à Madagascar 8.1.3. Etat des infrastructures (Habitat, Assainissement, Routes…) 8.1.4. Environnement urbain et dégradation de la qualité de vie 8.2.GESTION DES DECHETS SOLIDES A MADAGASCAR 8.2.1 Introduction 8.2.2. Pression sur la gestion municipale des déchets solides à Madagascar 8.2.3. Recyclage des déchets industriels et menagers 8.3. GESTION SURE ET ECOLOGIQUEMENT RATIONNELLE DES DECHETS RADIOACTIFS 8.3.1. Les sources radioactives 8.3.2 . Les différents types de déchets radioactives 8.3.3. L'Autorité Nationale de Protection et de Sureté Radiologique ANPSR

109 114 118 121 121 126 127 127 127 128 132 137 138 139 141 141 150 151 152 153 153 153 153 154 155 156 156 157 157 158 158 158 158 159 162 162 162 162 163 163 163 163 163

CHAPITRE 9. ENVIRONNEMENT RURAL 9.1. AGRICULTURE 9.1.1. Introduction 9.1.2. Les caractéristiques de l'Agriculture Malagasy 9.1.3. Culture selon le mode de fertilisation, riziculture irriguée selon le mode de culture et exploitation par région selon la méthode culturale 9.1.4. L'adoption de Technique agro-écologique 9.1.5. Les plantes sauvages apparentées ( PSA) aux plantes cultivés 9.1 .6. Plantes aromatiques et médicinales forestières 9.1.7. Vitrine Agricole et le Ministère de l’Agricole, de l’Elevage et de la Pêche 9.2. ELEVAGE 9.2.1. Introduction 9.2.2. Type d'élevages à Madagascar par cheptel et par Région 9.2.3. Taux de prévalence et évolution des maladies animales existantes à Madagascar 9.2.4. Situation des vaccinations contre les différents types des maladies animales à Madagascar 9.3 PECHE 9.3.1. Introduction 9.3.2. Statistiques sur les petits matériels et les activités de pêche artisanale, traditionnelle et industrielle par Région 9.3.3. Données sur les ressources halieutiques exportées CHAPITRE 10 : GESTION DES CATASTROPHES NATURELLES ET DE LA VULNERABILITE DE LA POPULATION 10.1.GESTION DES CATASTROPHES NATURELLES 10.1.1 Introduction 10.1.2. Etat des cyclones et inondation 10.1.3. Conséquences sur l’environnement et la vulnérabilité de la population 10.1.4. : Les sécheresses 10.1.4. Les inondations 10.1.5. Les invasions acridiens SECTION E : MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT MALAGASY Chapitre 11 : Mesures prises 11.1. Economie et l’environnement 11.2 Atmosphère 11.2.1 Air 11.3 Eau 11.3.1 Outils juridiques pour la gestion durable de l’eau 11.4 Sol 11.5 Ecosystème terrestre, marin et côtier 11.5.1 Création des systèmes d’aires protégées à Madagascar 11.5.2 Zones humides 11.6 Ecosystèmes marin et côtier 11.6.1 Efforts dans les mesures de conservation 11.7 Environnement social 11.7.1 Population 11.7.2 Santé

163 165 165 177 177 177 178 181 183 189 189 189 193 198 198 198 198 212 217 217 217 217 224 226 226 227 228 229 229 230 230 233 233 239 239 239 245 255 255 258 258 259

11.7.3 Sécurité 11.8 Environnement urbain 11.8.1 Les actions entreprises pour l’environnement urbain 11.8.2 Face au défi le plus signifiant à la gestion des déchets solides 11.9 Environnement rural 11.10 Vulnérabilité de la population et les catastrophes naturelles 11.10.1 Mise en œuvre de la stratégie de gestion des risques et de protection sociale 11.10.2 Mesures alternatives et adaptation (réponses) SECTION F : L’AVENIR DE L’ENVIRONNEMENT DE MADAGASCAR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE Chapitre 12 : Options Futures 12.1 L’Environnement pour le Développement 12.1.1 Défis et Objectifs Economiques 12.1.2 Options, Scénario et Alternatives 12.1.2.1 Le Financement des Actions Environnementales 12.1.2.3 Motivation et Bonne Gouvernance 12.1.2.4 Mesures d’accompagnement, Mesures de Sauvegarde 12.1.2.5 Besoin en compatibilité environnementale 12.2 Atmosphère 12.3 Eau 12.4 Sol 12.5 Ecosystème terrestre, marin et côtier 12.5.1 Ecosystème terrestre 12.5.1.1 Options Futures de la biodiversite et systeme des aires protegees de madagascar pour un developpement durable 12.5.1.3 Enjeux socio economique des AP 12.5.2 Zones humides 12.6 Ecosystèmes marin et côtier 12.6.1 Vision et Objectifs de la politique de developpement durable des zones cotieres et marines de Madagascar 12.6.2 Les instruments de mise en œuvre de la politique de developpement durable des zones cotieres et marines. 12.7 Environnement social et le changement de l’environnement 12.7.1 Population 12.7.2 Santé 12.7.3 Jeunesses et sports 12.7.4 Education 12.7.5 Transport 12.7.6 Tourisme 12.8 Environnement urbain 12.8.1 Face à la gestion des déchets solides 12.8.2 Alternatives de l’environnement urbain 12.9 Environnement rural 12.9.1 Lancer une révolution verte durable 12.9.2 Promouvoir les activités orientées vers le marché 12.9.3 Diversifier les activités agricoles 12.9.4 Accroître la valeur ajoutée agricole et promouvoir l’agrobusiness 12.9.5 Résultats attendus du master plan du MAEP (2004-2009)

270 271 271 272 272 274 274 275 277 278 278 278 279 279 280 280 280 281 283 283 284 284 284 284 285 286 286 290 292 292 292 293 293 294 294 295 295 295 297 297 297 297 297 297

9.10.1 Lutte contre la désertification 298 299 299 Liste des tableaux Liste des graphiques Listes des cartes Encadré Annexe Liste des lois sur l’environnement Liste de décrets relatifs à l’environnement Listes des Arrêtés Listes des ordonnances Les intervenants Les Conventions Internationales ratifiées par Madagascar .6 Les nouvelles perspectives de bvpi 12.12.10 Vulnérabilité de la population et les catastrophes naturelles 12.

7.3.3 : Les types de sol du domaine volcanique. : Estimation des érosions sous culture par utilisation des coefficients de Wishmcier à Madagascar.4. : Evolution de la pauvreté à Madagascar Tableau 1. : Couverture forestière par tranche d’altitude -3 PAGES 7 9 10 13 13 13 14 15 18 19 19 20 24 24 26 28 29 30 30 31 31 32 32 33 35 36 37 38 39 39 39 40 42 43 44 47 48 49 49 49 . Tableau n°4. Tableau 2.1.3.7 : Effet de la pente sur le ruissellement et l’érosion. : Statistiques de la couverture forestière Tableau 5.5. culturales.2005) Tableau 5.8.5 : Pourcentage de commune selon la perception du nombre de lavaka par Région Tableau n°4. aussi bien souterraine que surface en million de m3 par an Tableau 3. : Taux de conformité des eaux distribués dans les chefs lieux de Régions CHAPITRE 4: SOL Tableau n°4. : Pression sur les ressources en eau d’après les enquêtes sanitaires par Région Tableau 3. : Les principaux fleuves et rivières Tableau 3.2 : Les types de sol du domaine sédimentaire.3.1.4 : Les types de sol du domaine alluvial et éluvionnaire. MARIN ET COTIER CHAPITRE 5 : ECOSYSTEME TERRESTRE Tableau 5. : Secteurs utilisant les ressources climatiques CHAPITRE 3: EAUX Tableau 3.2.5. : Les principaux plans d’eau artificiels Tableau 3. : Les principaux lacs continentaux de Madagascar Tableau 3.2. : Evolution mensuelle de la pluviométrie par la région climatique en 2003 Tableau 3.m-3 dans quelques quartiers de la capitale. : Taux de déforestation par type de forêts Tableau 5.m Tableau 2. : Taux de déforestation Tableau 5. : Les variations de l’érosion selon les pratiques. : Les différents types de nappe et les types d’alimentation dans les zones hydrogéologiques de Madagascar Tableau 3.6.1.12.6 : Erosion potentielle des sols à Madagascar.1.4. : Evolution des abonnés en eau de la JIRAMA Tableau 3. : Couverture forestière par types de forêts (1990 – 2000. : La consommation en eau de la Jirama en Million de m3 Tableau 3.2.9 : Quelques résultats de mesure d’érosion sous des différentes cultures.2.LISTES DES TABLEAUX CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT Tableau 1.6. Tableau n°4.8. SECTION C : ECOSYSTEME TERRESTRE .1 : Les types de sol cristallin. Tableau n°4.5.9. : La distribution des masses PM 2. Tableau n°4. : Evolution du taux de prévalence sur les Infections Respiratoires Aigues à Madagascar Tableau 2.5-10 et PM 10 exprimé en µ. : Le taux de plomb réparti dans les différents types de particules exprimé en µ. : Statistique par classe d’occupation du sol IEFN 2000 (toutes formation forestières végétales Tableau 5.11. PM 2.10. Tableau n°4.5. Tableau n°4.4. Tableau 2. : Taux de croissance par secteurs d’activités (variation annuelle en %) Tableau 1. Tableau n°4. : Résultat des contrôles effectués. : Contribution de l’écotourisme dans l’économie nationale CHAPITRE 2: ATMOSPHERE Tableau 2.3. : Estimation des sédiments partants des cultures sur tanety.10. Tableau n°4. Tableau n°4. Données sur la disponibilité en eaux. : Relation entre couverture végétale et érosion dans la zone de l’Est. Tableau n°4. pourcentages d’inaptes en 2003 et 2004.

: Evolution nombre d’espèces végétales menacées selon la catégorisation UICN Tableau 5. : Evolution du nombre des visiteurs des Aires Protégées Tableau 5. : Evolution du nombre d’espèces animales menacées selon la catégorisation UICN Tableau 5.26. : Evolution de la superficie des écosystèmes protégés Tableau 5.10. : Résumé de la diversité faunistique Tableau 5.30.14. Extension des AP formelles (avec AP marines) SECTION C : ENVIRONNEMENT SOCIAL ET LE CHANGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT CHAPITRE 7 : ENVIRONNEMENT SOCIAL 7.20. : Les superficies officielles des Aires Protégées du réseau des Parcs Nationaux et Réserves de Madagascar.32. Inventaires de la situation des épaves Tableau n°6. : Lots en cours de lancement Tableau 5. : Données statistiques sur les feux de brousse par type de forêts Tableau 5.12. : Evolution sur les surfaces défrichées en ha par Faritany Tableau 5.7. Extension des AP formelles CHAPITRE 6 : ECOSYSTEME MARIN ET COTIER Tableau n°6.28. : Richesse spécifique faunistique des parcs nationaux Tableau 5. : Statut et habitat des espèces Tableau 5.13.5.1 : Evolution du nombre de la population par sexe Tableau n°7.2.24. : Evolution des nombres de plants et des superficies reboisés de 1983 à 2007 Tableau 5.9. : Statut et Distribution des Astacoides Tableau 5.22.Tableau 5. : Couverture des coraux et des algues (%) dans les sites de surveillance de Madagascar Tableau n°6. : Superficies touchées par l’incendie (1980 à 2006) Tableau 5. : Taux de déforestation par tranche d’altitudes Tableau 5.18. : Les recherches génétiques Tableau 5. : Richesse spécifique des plantes aquatiques de Madagascar de la classe des liliopsida et des magnoliopsida Tableau n°5. : Etat de connaissance de groupe d’insectes aquatiques connus Tableau 5.27.31.37.34. : Tableau récapitulatif des résultats des CIREEFs période 2007-2008 Résultats obtenus avant 05 février 08 Tableau 5. : Statut et Distribution des tortues d’eau douce Tableau 5.25.8.35.33.39. : Occupation du sol Tableau 5.19.16.38. : Liste des espèces phares des sites identifiées dans le cadre AZE Tableau 5.29.11. : Lots invendus Tableau 5.23.1. : Superficie des récifs coralliens Tableau n°6.3 : Taux d’urbanisation 2000-2004 Tableau n°7. : Résumé de la diversité floristique Tableau 5. Tableau 5. POPULATION Tableau n°7.4.17. : Nombre d’îlots par groupe Tableau n°6. : Lots Adjugés Tableau 5. : Lots forestiers inventoriés Tableau 5. : Permis notifiés Tableau 5. : Evolution du nombre d’espèces animales endémiques connues Tableau 5.36.3.2 : Taux de croissance démographique annuelle de la population 2000-2006 Tableau n°7. : Transferts de Gestion Tableau 5.15. : Liste des espèces phares des sites identifiés dans le cadre de AZE Tableau 5.1.21. : Nombre d’espèces endémiques par famille et leur répartition par Région Tableau 5. : Les Nouvelles Aires Protégées du SAPM Tableau 5.4 : Répartition des chefs de ménages par sexe 49 51 51 51 51 52 52 53 55 55 56 61 63 64 64 65 65 66 67 71 71 71 76 77 78 79 81 82 83 84 85 86 89 92 96 99 104 110 119 120 121 121 121 121 121 122 .

Tableau n°7. TOURISME Tableau n°7. : Répartition des chambres par catégories. : Etat de santé de la mère Tableau n°7. : Evolution de taux de prévalence sur les Infections Respiratoires Aigues.47. : Evolution de taux de prévalence de diarrhée 1998-2006.9.8 : Evolution du ratio de pauvreté en milieu urbain et rural. : Evolution de taux de prévalence du Paludisme1998-2006. : Evolution des recettes en devises Tableau n°7. : Répartition par pays d’origine en % Tableau n°7.29. : Taux de desserte en eau potable en milieu rural par Région en 2006 Tableau n°7.14.6.7.45. : Sites Touristiques existants à Madagascar Tableau n°7.41.42. : Entreprise de voyage et d’animations touristiques (1999 – 2006) Tableau n°7. Taux d’indice de pauvreté en 2005 (%) Tableau n°7. : Nombre d’entrée par aire protégée (1992 – 2006) Tableau n°7.16.Tableau n°7. : Evolution des arrivées des visiteurs non résidents aux frontières Tableau n°7.5 : Taille moyenne de ménages 2002-2005 Tableau n°7. : Comparaison des nombres d’arrivées d’autres pays d’Afrique Tableau n°7. : Quelques indicateurs des ressources 1997-2004 Tableau n°7. Tableau n°7. Tableau n°7. : Motifs de visite Tableau n°7. : Evolution de l’offre Tableau n°7. : Pourcentage des communautés étrangères Tableau n°7. : Evolution du taux de prévalence de l’Infection du VIH/SIDA 1983-2006 Tableau n°7. : Les axes les plus fréquentées Tableau n°7.12. : Activités touristiques Tableau n°7.18. : Taux de prévalence par groupe des pays de l’Afrique Tableau n°7.37. : Taux de prévalence de l’IST 1998-2006. Tableau n°7. : Circuits Touristiques Tableau n°7. SANTE Tableau n°7.48.23.33.13.11.26. : Evolution du taux de chômage Tableau n°7.43.30.39. : Evolution du taux d’assainissement (%) par milieu (1999 – 2005) Tableau n°7.22. : Niveau scolaire des jeunes de 15 à 25 ans 122 122 122 123 124 124 125 125 126 127 127 127 129 130 131 131 131 133 135 135 136 136 137 137 137 138 139 140 141 142 142 142 143 143 143 144 144 145 148 148 149 150 150 150 151 151 .3. : Evolution sur l’espérance de vie à la naissance Tableau n°7.19 : Taux prévalence au niveau mondial selon les données de l’UNAIDS Tableau n°7.32.28.40.20.10. : Evolution des Indicateurs de Développement Humain Tableau n°7.31. 7.38. : Evolution du taux de desserte en eau potable (%) Tableau n°7.46.21. : Comparaison de l’IDH de Madagascar (%) à d’autres pays 7. : Parcs et Réserves Tableau n°7.34.35.44. Tableau n°7.2. : Evolution ratio et intensité de pauvreté Tableau n°7. : Nombre des visiteurs à Madagascar (1995 – 2004) Tableau n°7. : Etat de santé des enfants Tableau n°7. : Evolution des emplois directs générés par le secteur tourisme (1999-2006) Tableau n°7.36.24.17. : Effectifs totaux des jeunes malagasy Tableau n°7. : Le développement de l’infrastructure hôtelière de 1997 à 2006.15. : Niveau de vie au cours de l’année 2004(%) Tableau n°7. Tableau n°7.27. Tableau n°7. : Répartition de la population selon le type de toilette par milieu (%) Tableau n°7. : Evolution des intoxications alimentaires à Madagascar de 2002 à 2005.25.

4 : Répartition des superficies cultivées en (ha) cultivées en tubercules et en racines par Région Tableau n°9.56.3 : Superficie rizicole totale (en ha) selon le type de riziculture (Campagne agricole 2004 – 2005) Tableau n° 9. : Evolution du taux de redoublement Tableau n°7. : Type des maladies en milieu urbain CHAPITRE 9 : ENVIRONNEMENT RURAL 9.7.58.12. Tableau n°7.17 : Les périodes d’opération de diffusion des différents organismes par zone Tableau n°9. : Taux d’achèvement du primaire.: Répartition de la population urbaine selon la principale source d’eau à boire Tableau n°8. : Evolution des taux de scolarisation du primaire (%) (2000-2006) Tableau n°7.8 : Répartition des superficies en (ha) des cultures industrielles permanentes par Région Tableau n° 9. : Production par jour des ordures ménagères dans les 10 villes principales ayant un plan d’urbanisme directeur Tableau n°8. : Situation des routes de Madagascar 7.6 : Répartition des ménages selon le mode d’évacuation des ordures ménagères Tableau n°8.16 : Répartition de la superficie physique exploitée par Région selon la méthode culturale.6. Tableau n°7.19 : Espèces forestières prioritaires 9.: Répartition de la population selon le type de logement occupé Tableau n°8.23 : Effectifs des animaux des petits élevages par Région. Tableau n°9.59. 5 -10 et PM10 Tableau n°8. : Evolution des résultats à l’examen (2000/01 – 2004/05) Tableau n°7. : Taux d’ alphabétisation des individus de 15ans et plus par Région. : Taux de redoublement en primaire (2006 – 2007) Tableau n°7.4.13 : Perception de la fréquence des maladies phytosanitaires par Région entre 1999 et 2001 Tableau n°9. Tableau n° 9.53.14 : Superficie physique cultivée selon la mode de fertilisation en (ha) par Région.49. Tableau n°9.21 : Répartition par Région des exploitants agricoles pratiquant l’élevage Tableau n°9.Tableau n°7.22 : Productions animales.1.20 : Espèces animales élevées Tableau n°9.6 : Répartition des superficies en (ha) cultivées en céréales autres que le riz Tableau n ° 9.18 : Les surfaces et les nombres de paysans ayant adopté les systèmes SCV durant les campagnes.2005 Tableau n° 9. Tableau n°7.7 : Répartition des superficies en (ha) des cultures industrielles temporaires par Région Tableau n° 9. ELEVAGE Tableau n°9. 153 153 153 153 153 153 153 153 153 153 156 156 156 157 158 158 159 159 166 161 161 161 165 165 166 166 167 167 168 168 169 170 170 171 172 173 174 175 176 176 176 176 182 189 189 189 190 190 . Tableau n°9. : Taux d’analphabétisation 2001 .10 : Petits matériels agricoles utilisés durant la campagne agricole par Région Tableau n° 9. : Taux d’indicateurs de scolarisation et d’alphabétisation 7. Tableau n°9.51.57. : Evolution des production des principaux produits agricoles 2005 .55. EDUCATION Tableau n°7.5.7. PM2.: Distribution des normes de PM2.50. : Indicateurs d’allocation des ressources.54.3.2.1 : Population agricole et population rurale durant la campagne 2004 .11 : Evolution de la production en (1000 t) Tableau n°9.2 : Superficie agricole.2007 Tableau n° 9.2005.: Normes fixés par l’OMS Tableau n°8.52. AGRICULTURE Tableau n°9.2.9 : Superficie physiques des exploitations en (ha) selon l’emplacement des parcelles par Région Tableau n° 9. Tableau n°7. : Indicateurs de sécurité publique CHAPITRE 8 : ENVIRONNEMENT URBAIN Tableau n°8. Tableau n° 9.15 : Superficie rizicole irriguée selon le mode de culture en (ha). : Nombre d’habitants selon le nombre de police et de la gendarme Tableau n°7. 5.1.60. SECURITE Tableau n°7.5 : Répartition des superficies cultivées en légumineuses par Région Tableau n° 9.

Tableau n°9. : Situation des vétérinaires par région 3.34 : Equipement de pêche par Région. par établissement (année2005). Tableau n°9. CHAPITRE 10.36 : Etat des Infractions et amendes recouvrés par secteurs année 2003. Tableau n°9.7 : Les inondations ayant affecté Madagascar de 1968 à 1999.47 : Quantité et Valeur totale des produits halieutiques exportés par province.9. Tableau n°9.1.33 : Evolution des produits halieutiques par catégorie de pêche Tableau n°9. Tableau n°9.42 : Evolution de l’exportation des produits de pêche marine et d’eaux douces (de 1995à 2006). Résultats des contrôles systématiques de fumées émises par des véhicules automobiles au centre sise à Nanisana – Antananarivo Tableau 11. Tableau n°9.37 : Produits et matériels saisis (2004 Tableau n°9. Répartition des AP par Faritany et par catégorie Tableau 11.4.43 : Quantité totale des produits halieutiques par province. Norme de potabilité malagasy Tableau 11. par établissement (année 2006). : Superficie des transferts par type de ressource 190 191 193 193 196 197 197 197 197 198 198 199 199 200 200 200 205 207 207 208 209 210 211 212 213 217 218 219 222 222 226 226 226 227 230 234 235 236 238 240 247 248 248 . Tableau n°9.29 : Déparasitage et interventions cliniques diverses. : Quantité et valeur des produits halieutiques par pays par importateurs Tableau n°9.3 : Bilan des dégâts après le passage du cyclone Jaya Tableau n°10. Tableau n°9.24 : Répartition par région du cheptel bovin.32. Tableau n° 10. Tableau n°9. : Saison cyclonique et les noms des perturbations Tableau n° 10.38 : Etat des Infraction en 2004. : Etat d’avancement des Nouvelles Aires Protégées : Zones humides Tableau 11. : Valeur totale des produits halieutiques par établissement (Année 2006) Tableau n°9. Tableau n°9.4 : Bilan des dégâts. : Contrôle des normes sanitaires : EIE Tableau n°9. Tableau n°9.35 : Produits et matériels saisis(2003). Tableau n°9.5 : Les épisodes de sécheresse ayant frappé le pays de 1966 à 1999 Tableau n°10.6.3.46 : Quantité totale des produits par pays importateurs (année 2005). Situation du plan d’Occupation locale Foncière en 2006 Tableau 11. PECHE Tableau n° 9.28 : Situation des vaccins (situation 2006 – 2007) par type des vaccins.27 : Evolution des maladies jugées prioritaires.8.44.3. : Situation du Transfert de Gestion des Ressources halieutiques continentales Tableau 11. Superficie physique des exploitations agricoles selon le mode de faire valoir durant la campagne 2005-2006 Tableau 11.2. suite au passage de l’Indlala Tableau n°10.39.5. Tableau n°9.40 : Situation des produits de pêche exportés année2001-2004 Tableau n°9.41 : Evolution de l’exportation des produits de pêche de 1990 en 2005. :Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 CHAPITRE XI : MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT MALAGASY Tableau 11.25 : Répartition par région du cheptel porcin.6 : Valeurs de l’indice d’aridité de quelques localités Tableau n°10. Tableau n° 9..1.Tableau n°9.2 : Les zones influencées pendant les zones cycloniques de 2004-2006 Tableau n°10.30: Lutte contre la Fasciolose.Liste des Réserves foncières de Reboisement en cours d’identifications Tableau 11.31: Lutte contre la Rage.45. Tableau n°9.7. VULNERABILITE DE LA POPULATION ET LA CATASTROPHE NATURELLE Tableau n°10.26 : Effectif et Capacité des installations fixes par Région. Tableau n°9.8.

: Estimation du taux de scolarisation des enfants moins de 18 ans dans les 5 ans à venir Tableau n°12. : Objectifs du MAP Tableau n°12..13 : Nombre d’espèces dans la liste CITES 249 249 249 250 Tableau 11.21.16.19. : Formations réalisées (2004 – 2007) Tableau n°11.11.12.14.2.1 : Récapitulatif des financements en millions de $ Tableau n°12. GCF. autres.10.: Objectifs de développement du tourisme à Madagascar (modèle ambitieux) Tableau n°11.Tableau 11. : Alternatives de l’environnement . : Taux de prévalence et taux de couverture contraceptive Tableau n°11. : Transferts de gestion appuyés par institution Tableau n°11.17. : Evolution de l’entretien et la réhabilitation des routes à Madagascar Tableau 11.5. : Répartition des contrats par type de transfert (GELOSE. : Récapitulatif des stratégies de développement à Madagascar Tableau n°11. : Objectifs de développement du tourisme à Madagascar Tableau n° 12.15. NR) et par province Tableau n°11. Indicateurs du MAP sur la réhabilitation.20.4.6.18. : Education environnementale au sein de l’ANGAP Chapitre XII : OPTIONS FUTURES Tableau n°12. : Années de signature de contrats depuis 1999 Tableau 11. Listes des communes bénéficiant les primes Tableau n°11.: Les interventions de l’ARPEGE COI Tableau n°11.7.3. : Superficie des sites de décharges : Horizon 2023 251 261 262 265 266 268 269 272 279 292 293 294 294 294 294 296 Tableau n°12. la construction et l’entretien des routes Tableau n°12.

1. : Tendances moyennes annuelles CHAPITRE 3 : EAUX Carte 3. : Répartition des rivières et quelques lacs importantes Carte 3. Gamede. Indlala.1. : Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 CHAPITRE 11 : MESURES PRISES PAGES 12 16 21 22 23 25 26 26 31 33 37 41 41 41 43 47 57 69 75 77 92 99 101 158 159 165 178 217 218 220 221 225 227 228 . suite au passage des cyclones : Anita.3. : Répartition géographique sur les dégâts cycloniques saison 20062007 sur les réseaux routiers.4. Répartition des Aires Protégées Carte 5. : Evolution de la fertilité des rizières Carte 4.1 : Carte des zones sensibles d’Antananarivo CHAPITRE 9: ENVIRONNEMENT RURAL Carte 9.3. : Les apports pluviométriques Carte 3. Clovis.5. Bondo. : Régions touchées par le cyclone Indlala en 2007 Carte 10. : Fréquence des inondations Carte 3. : Perméabilité du sol de Madagascar Carte 4.5.6.2. Jaya Carte 10.1 : Répartition des régions adoptant la technique agro écologique CHAPITRE 10 : GESTION DES CATASTROPHES Carte 10. : Saison cyclonique 2006 -2007 Carte 10.2.4. : Couverture forestière (1990 – 2000 – 2005) Carte 5. : Les interventions de MBG à Madagascar CHAPITRE 6 : ECOSYSTEME MARIN ET COTIER Carte 6.1.LISTE DES CARTES CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT E CHAPITRE 2 : ATMOSPHERE Carte 2.3.2.1.4. Foulpointe et platier Antrema Carte 6.1.3. : Evolution de la fertilité des tanety CHAPITRE 5 : ECOSYSTEME TERRESTRE.2. Carte 5. Les principales mangroves de la Côte Ouest CHAPITRE 8 : ENVIRONNEMENT URBAIN Carte 8.. : Localisation des pentes externes de Dzamandzar. : Zonation hydrogéologique et localisation des nappes Carte 3. : Répartition géographique sur les impacts des cyclones Indlala Carte 10. : Les fleuves de Madagascar Carte 3. Tanikely.4 : Les sites d’interventions de DWCT et les espèces objets de conservation Carte 5. : Perception du problème d’ensablement des bas fonds Carte 4.2 : Répartition géographique de la couverture forestière nationale et régionale pendant les 30 dernières années (1975 et 2005) Carte 5.5. : Pédologie de Madagascar Carte 4. : Fréquences des sécheresses CHAPITRE 4 : SOL Carte 4.5.1.

Carte 11. Situation fin décembre 2006. : Gestion Foncière décentralisée. Les sites potentiels hydroélectriques Carte 11.: Formation des formateurs Carte n° 11. Zones Prioritaires pour les AP et Sites Koloala 254 Carte n°11.4.1. 235 236 Carte 11.3. : Répartition des Kits Pédagogiques 267 267 236 . Répartition du RFT Carte n° 11.6.5.2.

: Superficies touchées par l’incendie (1980 à 2006) Graphique 5. : Evolution des Indicateurs de Développement Humain 7. : Emploi par secteur d’activité (%) SECTION B : ETAT ET TENDANCES DE L’ENVIRONNEMENT DE MADAGASCAR CHAPITRE 2 : ATMOSPHERE Graphique 2.1.2. : Moyenne des précipitions CHAPITRE 3 : EAUX Graphique 3.1.2.3.5. Graphique 7.LISTE DES GRAPHIQUES SECTION A CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT Graphique 1. : Statistique des visiteurs par type CHAPITRE 6 : ECOSYSTEME MARIN ET COTIER Graphique 6. Cas de laa baie de Ranobe ( août et Octobre 98) Graphique 6. Graphique 7. Pourcentage de corail dans la couverture de benthos de Nosy Antafana (février 1998). Taux d’urbanisation Graphique 7.6 : Evolution du taux de prévalence sur les Infections Respiratoires Aigües.1.2. : Evolution comparée du PIB – du taux de pauvreté rurale et des efforts de protection de l’environnement Graphique 1.: Evolution du taux de prévalence de Paludisme 1998-2006.5. Répartition des chefs de ménages par sexe Graphique 7. : Evolution sur les surfaces défrichées en ha par Faritany de 1984 à 2005 Graphique 5.7.1. au niveau des pentes externes CHAPITRE 7 : ENVIRONNEMENT SOCIAL 7. : Montée récente du niveau des océans Graphique 2. Graphique 7.3.8. FORETS Graphique 5. : Pourcentage des coraux dans le benthos.2. : Evolution des taux de prévalence IRA Graphique 2.1.2. : Evolution du taux de prévalence de diarrhée.4. : Moyenne des Températures de l’air en surface Graphique 2.4.1.3. Pourcentage des coraux dans la couverture de benthos de Nosy Antafana (février 98) 6. : Evolution des températures Graphique 2.3. : Pourcentage des coraux dans la couverture de benthos de Nosy Tanikely (juillet 98 et août 00) Graphique 6.1 : Qualité des eaux de surface Graphique 3. : Pourcentage des coraux dans le benthos /Cas Dzamandzar (septembre 1998 et vril 1999) Graphique 6.1 : Taux de croissance démographique annuel de la population.2. SANTE Graphique 7.3. Pourcentage des communautaires étrangères Graphique 7. POPULATION Graphique 7.4. : Qualité des eaux souterraines CHAPITRE 5 : ECOSYSTEME TERRESTRE 5.5. PAGES 5 8 9 13 16 16 16 16 18 27 27 43 43 55 62 79 92 97 97 97 98 98 120 121 121 122 122 123 126 127 128 129 129 . : Interaction entre Economie et Environnement Graphique 1.2.

25.1 : Evolution du nombre de la population rurale et agricole.2 : Proportion de superficie par type de culture.Graphique 7. Graphique 9. TOURISME Graphique 7.3.20. 3. Les axes les plus fréquentées Graphique 7.30 : Développement de l’Infrastructure hôtelière de 1997 à 2006 CHAPITRE 8 : ENVIRONNEMENT URBAIN Graphique 8.27.12. Motifs de visite Graphique 7.5 : Fréquence des maladies phytosanitaires 1999-2001. : Taux des produits halieutiques exportés CHAPITRE 10 : GESTION DES CATASTROPHES NATURELLES ET DE 139 141 142 142 142 143 143 143 144 144 149 149 150 158 160 165 165 165 170 171 172 175 189 194 198 207 207 214 217 .11 : Evolution de prévalence de l’Infection VIH/SIDA.10 : Taux de prévalence de l’IST.28:Nombre total des entrées dans les Aires Protégées Graphique 7..29 : Evolution des recettes en devises Graphique 7. 3.4 : Evolution de la production agricole en 10 ans. Répartition par pays d’origine Graphique 7. : Habitudes alimentaire des patients atteints par la Cysticercose Graphique 7. Graphique 9.24.26. Evolution des arrivées des visiteurs non résidents aux frontières Graphique 7. Evolution des Intoxications alimentaires à Madagascar 139 4.18.19.8.3 : Pourcentage des superficies physiques des exploitations selon l’emplacement des parcelles.21. AGRICULTURE Graphique 9. : Evolution sur l’espérance de vie à la naissance 130 130 131 132 132 132 133 136 137 Graphique 7.22.2.3.7.23.16 : Evolution du taux d’Assainissement (%) par milieu Graphique 7. : Evolution du taux de desserte en eau potable (%) Graphique 7. Graphique 9.1. Comparaison du nombre d’arrivées d’autres pays de l’Afrique Graphique 7. PECHE Graphique 9.15. Graphique 7. Activités touristiques Graphique 7. Graphique 7. : Evolution des maladies animales jugées priorités.17. Evolution des emplois directs générés par le secteur tourisme (1999-2006) Graphique 7. Graphique 9. Graphique 9.9.6. ELEVAGE Graphique 9.1 : Consommation d’eau potable dans les centres urbains au niveau national CHAPITRE 9 : ENVIRONNEMENT RURAL 9. Nombre des visiteurs à Madagascar (1999-2004) Graphique.13 : Professions des patients atteints par la Cysticercose Graphique n°7. Graphique 9. : Evolution de production des produits de pêche maritime et d’eau douce de 1995 à 2006.9 : Evolution des cas de tuberculose bacillifère dépistée à Madagascar.7 : Evolution de l’exportation des produits de pêche de 1990 à 2005.14 : Analyses du Coûts – Bénéfices du projet de lutte contre la cysticercose Graphique 7. Graphique 7. Evolution de l’offre Graphique 7.

% Superficie physique des exploitations agricoles selon le mode de faire valoir durant la campagne 2004 – 2005 (ha) 227 228 238 . : Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 CHAPITRE 11 : MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT MALAGASY Graphique 11 :1.VULNERABILITE DE LA POPULATION Graphique 10.1.

1.1 Madagascar naturellement .Encadré 1. Madagascar naturellement Encadré 6.1. : Les zones côtières et marines de Madagascar en quelques chiffres Encadré 12.

ARPEGE: Appui Régional à la Promotion d'une Education pour la Gestion de l'Environnement ARSIE : Association du Réseau des Systèmes d'Information Environnementale. CEPF : Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques. CAFN : Coefficient d’Activité de Feux de Nuit. CDB : Convention sur la Diversité Biologique CDC : Cahier Des Charges CDT: Centres de Diagnostic et de Traitement. CB : Convention de Bâle. ATT: Agence de Transports Terrestres AZE: Alliance for Zero Extinction BAD : Banque Africaine de Développement. CIM : Centrum für Internationale Migration und Entwicklung. CCEE: Centre Culturel et Educatif à l'Environnement. ANDEA : Autorité Nationale de l'Eau et de l'Assainisment. ACT : Artemesinin Combination Therapy AFI : Alphabétisation Fonctionnelle Intensive AGERAS : Appui à la Gestion Régionalisée du Plan d’Action Environnemental et à l’Approche Spatiale. BP: Branchement Particulier BPEE: Bureau du Programme Education Environnementale BPGRM : Base de Données Pour la Gouvernance des Ressources Minérales BTP: Batiment et Travaux Publics CAC: Centre d'Appui aux Communes. APCSD:Adoption du Plan Cadre Stratégique Décennal 2008-2018. AMSA /DMSA : ANAE :Association Nationale d'Actions Environnementales AND : Autorité Nationale Désignée. ANGAP: Association Nationale de Gestion des Aires Protégées. . ATM : Accord –Type de Transfert de Matériel.LISTE DES ABREVIATIONS ACP : Afrique Caraïbe Pacific ACSQDA : Agence de Contrôle de la Sécurité et Qualité des Denrées Alimentaire. CFAMA : Centre de Formation de Machinisme d’Antsirabe CGU: Grand Centre Urbain CHM : Clearing House Mechanism CHU-HJRA : Centre Hospitalier Universitaire CI : Conventions Internationales CIDST : Centre d'Information et Documentation Scientifique et Technique CILCDH: Conventions Internationales sur la Lutte Contre les Deversements des Hydrocarbures en mer. AIEA : Agence Internationale de l’Energie Atomique AJE : Association des Journalistes de l’Environnement. BCH : Biosafety Clearing-House BF:Bornes Fontaines BGCI: Botanic Gardens Conservation International BIT : Bureau International du Travail BNGRC : Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes. ASGIPC: Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques. ANPSR : Autorité Nationale de Protection et de sureté Radiologique. BNO : Bureau National Ozone. ASH: Autorité Sanitaire Halieutique. APM : Aires Protégées Marines APMF: Agence Portuaire Maritime et Fluviale ARM: Autorité Routière de Madagascar. AP: Aires Protégées.

DSI: Direction des Systèmes d'Information DSRP : Document Cadre de Réduction de la Pauvreté. ETR : Evapotranspiration Relative FAO : Food and Agriculture Organization . CPC: Corps de la Protection Civil. EES :Evaluation Environnementale Stratégique EF : Education Formel. CNFTP : Centre Nationale de Formation Technique et Professionnelle CNRE:Centre National de Recherche Environnementales CNRIT :Centre National de Recherche Industrielles et Technologiques CNUCC : Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique. ETP : Evapotranspiration Potentielle. DTS : Droit de Tirage Spécial. des Eaux et Forêts et du Tourisme DRST : Direction de la Recherche Scientifique et Technique. CTE : Cellule Technique Environnemental CTFT : Centre Technique Forestier Tropical CTHA: Centre Technique et Horticole d'Antananarivo. DRDR : Direction Régional de Développement Rural DREEFT : Directions Régionales de l'Environnement. CIP : Communication Interpersonnelle CIRAD: Centre de Cooperation International en Recherche Agronomique pour le Développement. DR : Développement Rural. COVI : Communauté Villageois. EOB: Engrais Organico . DIED: Développement Industriel Ecologiquement Durable.CIMAD : Conservation Internationale Madagascar. CWR / PSPC : Crop Wilde Relatives / Parents Sauvages des Plantes Cultivées DAS: Détachement Autonome de Sécurité DDR :Direction du Développement Régional DDSF: Direction des Domaines et des Services Forestiers DDSS: Direction de la Démographie et de la Statistique Sociale. des Eaux et Forets. ENO : Equipe Nationale Ozone. DIP : Document d’Idée de Projet. COAP: Code des Aires Protégées COBA: Communauté de Base COI : Comission de l’Océan Indien COP : Conférence des Parties. CIRVA : Circonscription Régionale de la Vulgarisation Agricole. des Eaux et Forets CIRSTA : Circonscription Régionales de la Statistique Agricole. CITES : Convention sur le Commerce International des Espèces menacées d'extinction. DGEEF : Direction Générale de l'Environnement. CIREEF : Circonscription Régional de l’Environnement.Biologique. CUA: Commune Urbaine d'Antananarivo. EIE : Etudes d’Impacts Environnementaux EIF: Education Informelle ENF: Education Non Formelle. CR : Commune Rurale CSP: Centre de Surveillance de Pêche. EPIC : Établissement public à caractère industriel et commercial EPM : Enquête Près des Ménages EPT : Education pour Tous ERI : Programmes Initiatives Eco-Régionales. CNUED : Conférences des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement.

GES : Gaz à Effet de Serre. Sud -West NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique NORAD:Cooperation Norvegienne. FOFIFA : Centre National de Recherche Appliquée au Développement Rural. GRDRN:Gestion Responsable et Durable des Réssources Naturelles. GIEC : Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat GIRE: Gestion Integrée et participative des Réssources en Eaux. GTC : Groupe de Travail Centraux. FNRE: Fonds National des Ressources en Eaux. OMNIS : Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques. FPMH: Forage munis de Pompe à Motricité Humaine FTM : Foibe-Taosaritany. OMI : Organisation Maritime Internationale. HIMO : Haute Intensité de la main d’œuvre.SW : Nord -Est . MEEFT : Ministère de l’Environnement des Eaux et Foret et du Tourisme. MDP : Mécanisme de développement propre. GTDRs : Groupe de Travail pour le Développement Rural GTZ : Deutsche Gesellschaft Für Technisch Zuzammenarbeit. MCC : Millenium Challenge Corporation. FEM / GEF : Fonds Environnemental Mondial / Global Environmental Fund FFEM: Fonds Français Environnement Mondial. ISTA : International Seed Testing Association KP: Kit Pédagogique MAP : Madagascar Action Plan. . MISONGA : Managing Information and Strengthening Organizations for Networked Governance Approaches MIT: Moyens Intermédiaires de Transport MSBP : Millenium Seed Bank Project NE. ODSONET : Ozone Depleting Substances Officers Network OLEP : Organe de Lutte contre l'Evenement de Pollution marine par les Hydrocarbures.FAPBM : Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar FBCP:Formation Brute de Capital Fixe. GDRN : Gestion Durable des Ressources Naturelles.Madagasikara. IEFN : Inventaire Ecologique et Forestier National ININFRA : Institut national des Infrastructures INSPC : Institut National de Santé Publique et Communautaire INSTAT : Institut National de la Statistique. OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques OCGDR : Office Centrale de Gestion de Déchets Radioactifs. IRSM : Institut de Recherche Scientifique de Madagascar. MECIE : Mise en Compatibilité des Investissements avec l’Environnement. INSTN : Institut National des Sciences Nucléaires IPGRI: International Plant Genetic Resources Institute IRA: Infection Respiratoire Aigüe. GN: Gendarmerie Nationale GPE: Gestion des Plaintes Environnementales. FIPOL : Fonds International d’Indemnisation de 1992 pour les dommages dus à la Pollution par les hydrocarbures. MIARO : MICET: Madagascar Institut pour la Conservation des Ecosystèmes Tropicaux. GELOSE :Gestion Locale Sécurisée . IAC : Intoxication Alimentaire Collective ICAM : Intoxication Par Consommation d’Animaux Marins IDH : Indice de Développement Humain.

PNARS : Plan National d’Action pour le Redressement Social. PGEF: Plan de Gestion et d'Elimination Finale. PN : Parc National. PACP : Planification d’un grand Projet d’Appui aux Communauté Pêcheurs. PAM : Programme Alimentaire à Madagascar PANA : Plan d’Action National d’Adaptation au Changement Climatique. POA : Plan Opérationnel Annuel.ONE : Office National pour l’Environnement. PCDI: Projet de Conservation et de Développement Intégré PDO: Eaux provenant d'un Point d'eau controlé PE (I . POLFOR : Politique et Législation Forestière POPs : Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants. PGEF : Plan de Gestion et Elimination Finale des CFCs. PN: Parcs Nationaux PNAE : Plan National d’Activité Environnementale. PHPA: Pays à Haute Potentialité Agricole. PBZT : Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza. PIB: Produit Intérieur Brut PIC :Pôle Integré de Croissance PLAE : Programme de Lutte Anti Erosive. PANGD:Plan d' Action National pour le Genre et Développement. PNEG : Politique Nationale de l'E. PGRA : Plan de Gestion des Réfrigérants Actualisé. PAGS:Plan d'Aménagement et de Gestion Simplifié.II . PNPRI: Plan National de Prévention et de Répressionde l'Insécurité PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement. PNUE: Programme des Nations Unies pour l'Environnement. PC : Produits Chimiques PCB : Substances chimiques Industrielles : biphénylespolychlorés. PNDR : Politique Nationale de Développement Rural PNE: Politique Nationale pour l'Environnement. PAS : Plan d’Aménagement Simplifiée. PADR : Plan d’Action de Développement Rural. PPA:Peste Porcin Africaine PPC: Peste Porcin Classique PPMH: Puit munis de Pompe à Motricité Humaine . PAE:Plan d'Action Environnementale. PNAT : Politique Nationale de l'Aménagement du Térritoire. ORPC: ORSTOM : Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer OTR : Organe Technique de Radioprotection. PF : Plates Formes. ONUDI : Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel.III ): Programme Environnemental PE: Permis Environnemental PEE-PRE: PEE-RIM: PEE-RS: PF RAIE : Point Focal du Réseaux Africains des Informations Environnementales. PCD : Plan de Développements Communaux.Gouvernance PNF: Programme National Foncier PNM : Plan National de la Mise en œuvre de la convention. PGS : Plan de Gestion Simplifiée.

QMM : Qit Mineral Madagascar. SBV : Sous Bassin Versant SCAC : Services de coopération et d'action culturelle SE : Secrétaire Exécutif. PSE : Plan de Suivie-Evaluation.PPTE: Pays Pauvres Très Endettés PR: Permis de Recherche PRD : Plan de Développements Régionaux. SAP : Système d’Aires Protégées. SSPA : Stratégie Sectorielle et Plan d’Action. TBE: Tableau de Bord Environnemental.S. UICN : Union Internationale pour la conservation de la Nature UICN: Union Internationale pour la Conservation de la Nature UNEP: United Nations Environmental Program USAID :U. REDD: Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation RFR : Reserve Foncière pour le Reboisement. SAICM : Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques. SOREA: Organisation Régulateur du Service Publique de l'Eau et de l'Assainissement. TPI : Traitement Présomptif Intermittent. TBEN: Tableau de Bord Environnemental National. SP: Sulfadoxine -Pyriméthamine. RAP : Rapid Assessment Program. SGNRC : La Stratégie Nationale pour la Gestion des Risques et Catastrophes SIRSA : Système d’Information Rurale et de Sécurité Alimentaire SNEFM : Syndicat National des Exploitants Forestiers de Madagascar SNGF : Silo National des Graines Forestières SNGF : Silo National des Graines Forestières SNLCP : Stratégie Nationale de Lutte Contre la Pauvreté. RNI: Réserves Naturelles Intégrées RNR : Ressources Naturelles Renouvelables. RS : Réserve Spéciale SAGE : Service d'Appui de la Gestion Environnementale. TIC : Techniques d’Information et de Communication. PTA : Plan de Travail Annuel. PRDR : Plan Référentiel pour le Développement Rural PRE: Permis Réservé aux Petits Exploitants PREE : Programme d’Engagement Environnementa PSA: Plantes Sauvages Apparentées PSDR : Programme de soutien au Développement Rurale. RN : Reserve National. TBER: Tableau de Bord Régional TGRN : Transfert de Gestion des Ressources Naturelles. RFT : Réserves Foncière Touristique.Agency for International Developpement VOI: Vondronolona Ifotony . TIRPGAA : Traité international sur les Ressources Phytogenetiques pour l'Alimentation et l'Agriculture. RPGAA: Ressources Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture. SAO : Substances Appauvrissant la couche d’Ozone. SRPRH : Service Régional de la Pêche et des ressoures Halieutiques de Toliara. SAPM : Système d’Aire Protégée de Madagascar. TPP:Thretned Plants Project. TIAC: Toxi-Infection Alimentaire Collective. SSEE : Système de Suivie de l’état de grands Ecosystèmes.

ZAC : Zone d’Aménagement Concerté.WCMC: World Conservation Monitoring Center WCS : Wildlife Conservation Society. ZCIT : Zone de convergence Intertropicale ZCIT: Zone de Convergence InterTropicale ZEE : Zone Economique Exclusive. WWF : World Wide Fund for nature. . ZAAP : Zones d’Appui aux Aires Protégées. WTM: World Travel Market.

Elle renferme la diversité de ressources génétiques (variétés. L'éloignement et l'isolement. Elle comprend également la diversité des espèces non récoltées dont dépend la production (micro-organismes des sols. marines et autres écosystèmes aquatiques. les forêts et les pêches. les animaux d'élevage.Glossaire Environnement On entend par environnement l’ensemble des éléments qui conditionnent et déterminent l’activité humaine et notamment. de plantes et de microorganismes qui servent directement ou indirectement à l'alimentation et l'agriculture. Plan d’Action Environnementale (PAE) Ensemble des mesures adaptées en vue de la mise en œuvre de la PNE. pastoraux. ont aidé à conserver une riche agrobiodiversité. Agrobiodiversité L'agrobiodiversité est la composante de la biodiversité qui a trait à la production alimentaire et agricole. notamment les cultures. (Source: PNUE-WCMC). (Source: FAO). . Eau. • l’entourage biologique : l’homme. elle englobe toute la variété et la variabilité d'animaux. Climat.et les complexes écologiques dont ils font partie. les fibres. l’organisation sociale • l’interaction de ces différents éléments. Biodiversité Variabilité présente au sein des organismes vivants appartenant à toutes les sources -entre autres. ressources naturelles non renouvelables • l’entourage socio-culturel : le patrimoine matériel ou culturel engendré par la nature ou crée par l’homme. (Source : charte de l’Environnement) Dégradation de l’Environnement Toute action entrainant directement une exploitation abusive des richesses naturelles renouvelables par rapport à leur capacité de régénération . et les espèces présentes dans le milieu naturel qui servent de soutien aux agro-écosystèmes (agricoles. Les versants abrupts et l'isolement écologique des montagnes favorisent une plus grande diversité d'écosystèmes et un plus grand pourcentage d'espèces endémiques qu'ailleurs. Ceci comprend la diversité au sein des espèces. outre la diversité culturelle dans les zones de montagne. la flore. Sol. Les montagnes sont par conséquent des noyaux de biodiversité mondiale. le faune • l’entourage physique : Air. races) et d'espèces utilisées pour l'alimentation humaine et animale. le carburant et les produits pharmaceutiques. entre les espèces et celle des écosystèmes. terrestres. Toute croissance directe ou indirecte engendrée par une exploitation abusive de l’environnement Politique Nationale de l’Environnement (PNE) Ensemble des mesures qui déterminent les orientations des actions de protection de l’environnement. Des mesures nouvelles ont été prises pour gérer et conserver le domaine forestier national pour lutter contre la destruction lelte du sol et pour engager une véritable lutte contre la dégradation des écosystèmes de production. prédateurs. pollinisateurs). forestiers et aquatiques) ainsi que la diversité des agro-écosystèmes eux-mêmes.

d'étude et d'utilisation de la biodiversité.Changement climatique Le changement climatique indique tout changement du climat dans le temps. La conservation comprend des aspects de sauvegarde. les dépôts acides.) des éléments météorologiques de cette zone. les traditions et les croyances. qu'il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines. (Source: The National Snow and Ice Data Center ." (Déclaration de Mexico 1982. Source: UNESCO) Déforestation La déforestation est définie comme la conversion des forêts à d’autres utilisations des terres ou la réduction à long terme de la frondaison en deçà du seuil minimum de 10% (Source: FRA. (Source: PNUE-WCMC). (Source: FAO). Cet usage diffère de celui adopté par la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC) qui définit le 'changement climatique' de la façon suivante: "un changement de climat imputable directement ou indirectement à l'activité humaine. Ecologie L'écologie est une branche de la science qui s'occupe des relations réciproques des organismes avec leur environnement. les concentrations croissantes de CO2 et le changement climatique. les écosystèmes de montagne subissent le contrecoup des changements environnementaux à l'échelle de la planète plus tôt et de façon plus marquée que les systèmes de plaine. variances. . l'utilisation durable. Conservation Gestion de l'utilisation humaine de la biosphère afin qu'elle puisse donner des avantages pérennes aux générations présentes tout en préservant son potentiel pour satisfaire les besoins et aspirations des générations futures. matérielles. FAO).NSIDC). Climat La synthèse des conditions météorologiques d'une zone donnée. l'entretien. Conservation de la biodiversité Gestion des interactions humaines avec les gènes. mais aussi les modes de vie. les droits fondamentaux de l'homme. qui modifie la composition de l'atmosphère du globe et qui s'ajoute à la variabilité du climat naturel observé sur des périodes temporelles comparables ". probabilités de valeurs extrêmes. etc. caractérisée par des statistiques à long terme (valeurs moyennes. (Source: WCMC-PNUE) Culture "La culture est l'ensemble des caractéristiques spirituelles. les espèces. intellectuelles et émotionnelles qui distinguent une société ou un groupe social. (Source: PNUE-WCMC). y compris les modifications de l'utilisation des terres et de la couverture végétale. Elle comprend non seulement les arts et les lettres. et les écosystèmes. afin que les générations présentes en tirent le maximum d'avantages tout en conservant leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des générations futures. les systèmes de valeurs. En raison de leur fragilité et de leur diversité. et l'amélioration du milieu naturel. La conservation est par conséquent positive. Les régions de montagne sont particulièrement sensibles aux changements dus à l'homme. la restauration. et englobe la sauvegarde.

Le bois.CDE. économique et politique. La gestion durable des ressources se concentre sur les pratiques de production physique qui encourageraient l'utilisation des ressources de manière à permettre à l'humanité d'exploiter ces ressources indéfiniment. ou l'utilisation inadéquate de la nourriture au . ressources. la principale source d'énergie des montagnards. etc. dont une part importante est fournie par les montagnes. Ces rôles sont fortement liés à l'organisation sociale. Gestion durable des ressources La gestion durable des ressources veille à ce que les effets des actions de l'homme ne réduisent. ainsi que les institutions publiques. à l'accès aux ressources. ce qui entraîne la déforestation. Chaque individu "apprend" et adapte constamment son rôle sexuel. la qualité de la vie dans sa relation avec l'environnement pour le bien des générations présentes et futures. sert à la cuisson et au chauffage. les habitants des montagnes sont souvent économiquement et politiquement marginalisés et n'ont guère d'accès aux infrastructures modernes. Avec la gestion durable des ressources. des populations. la répartition de ces droits. des plantes. Dans de nombreuses régions de montagne. mais aussi à l'artisanat et aux petites industries. de la faune sauvage. aux possibilités de faire des choix et de prendre des décisions. et préserver les forêts de montagne et leurs fonctions de protection déterminantes. se fait à l'avantage des hommes. comme les systèmes de transport et de communications. etc. Suisse). Université de Berne.Energie Les montagnes sont sources de multiples formes d'énergie. (Source: Banque mondiale).org). l'alimentation en eau et en énergie. Genre Correspond aux rôles sociaux distincts des femmes et des hommes (pas au sexe biologique). un pouvoir d'achat insuffisant. nutritive et en quantité suffisante pour leur permettre une croissance et un développement normaux et une vie saine et active. politique. services. les bureaux de poste et les prisons. Elle requiert des décisions à court comme à long terme qui veillent à la protection et à l'amélioration des bassins versants.ou même n'augmentent. (Source: Centre pour le développement et l'environnement . de la caste. et des systèmes économiques et sociaux pour le bien des générations futures. la demande de bois de feu dépasse l'offre durable. Dans la plupart des sociétés. on met l'accent sur le comportement humain qui encourage les activités de conservation des ressources et les activités de gestion des ressources qui préservent les ressources naturelles et le fonctionnement constant de l'écosystème dont elles sont tirées. de la religion. culturelle et économique d'une société et varient au sein de cette société en fonction du statut familial. Il faut des technologies modernes pour tirer avantage de l'énergie solaire et éolienne afin de remplacer le bois de feu. Les rôles peuvent être remis en question et évoluer d'une génération à l'autre. Du fait de leur éloignement et leur accès difficile. Ils sont chargés de valeur car ils se rattachent aux droits. de l'ethnicité. notamment les écoles. Insécurité alimentaire Situation existant lorsque les êtres humains n'ont pas un accès sûr à une nourriture saine. Infrastructures Equipements de base. une mauvaise distribution. et installations nécessaires au fonctionnement d'une communauté ou d'une société. L'énergie hydroélectrique assure 19% de l'alimentation électrique du monde. (Source: Auduboninternational. Peut être causée par un manque de nourriture. etc.

Les patrimoines naturels comprennent les formations géologiques et physiographiques et les zones circonscrites avec précision qui constituent l'habitat d'espèces d'animaux et de plantes menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle d'un point de vue de la science ou de la conservation. le Parc national du Mont Kenya (Kenya). y compris la nourriture. UK Department for International Development-DFID). Les montagnards sont parmi les populations les plus pauvres et les plus défavorisées au monde. L'insécurité alimentaire. de la conservation ou de la beauté naturelle. Il est avéré que les habitants de la montagne sont plus exposés à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition que les habitants des plaines. Ils illustrent l'évolution de la société et des établissements humains dans le temps. (Source: UNHCR). économiques et culturelles successives.. culturels. Les moyens d'existence sont écologiquement durables lorsqu'ils conservent ou renforcent les biens locaux et mondiaux dont ils dépendent. (. ayant une valeur universelle remarquable d'un point de vue esthétique ou scientifique. (Source: UNESCO). . par ex. Pauvreté La pauvreté est une condition humaine caractérisée par la privation prolongée ou chronique de ressources. et le parc national des Great Smoky Mountains (Etats-Unis).. leurs capacités et leurs ressources.. les piètres conditions sanitaires et hygiéniques et les pratiques incorrectes de soins et d'alimentation sont les causes principales du mauvais état nutritionnel. économiques. saisonnière ou temporaire.). De nombreux sites du Patrimoine naturel de l'UNESCO sont situés dans des zones de montagne. FAO 2000). (Patrimoine mondial. politiques et sociaux.) Le terme "paysage culturel" embrasse toute une gamme de manifestations de l'interaction entre l'humanité et son environnement naturel. Les biens tangibles sont les ressources et les magasins. capacités. Jungfrau. sous l'influence des contraintes physiques et/ou des opportunités qu'offre leur environnement naturel et des forces sociales. Patrimoine naturel Le patrimoine naturel est constitué de formations physiques et biologiques ou groupes de formations. et des sites naturels ou des zones naturelles délimitées avec précision ayant une valeur universelle remarquable du point de vue de la science. Les moyens d'existence sont socialement durables lorsqu'ils ont une capacité de régénération en cas de stress ou de chocs. UNESCO 1996). Moyens d'existence durables "Les moyens d'existence comprennent les individus. choix. aussi bien externes qu'internes. les revenus et les biens. et ont des effets bénéfiques nets sur d'autres moyens d'existence. Paysages culturaux Les paysages culturaux représentent les "travaux conjugués de la nature et de l'homme "(. L'insécurité alimentaire peut être chronique..niveau des ménages. sécurité et pouvoir nécessaires à la jouissance d'un niveau de vie adéquat et autres droits civils. d'un excès ou d'un déséquilibre énergétique. tandis que les biens intangibles sont les créances et l'accès. et subviennent aux besoins des générations futures. protéique et/ou d'autres nutriments. Aletsch et Bietschhorn (Suisse). le Parc national de Simen (Ethiopie). (Source: SOFI.'(Source: FAO. Il est avéré que les habitants de la montagne sont plus exposés à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition Malnutrition Condition physiologique anormale résultant d'une insuffisance.

" Des exemples de PFNL sont les fruits. eau douce. de diversité. Populations indigènes Populations dont les ancêtres ont habité un lieu ou un pays lorsque des personnes d'une autre culture ou origine ethnique les ont conquises et dominées en s'établissant sur place (ou par d'autres moyens) et qui. En raison de leurs pentes abruptes et de leur isolement écologique. sont une des régions les plus riches et les plus variées de la terre: elles abritent environ un sixième de toute la vie végétale en moins d'un pour cent de la superficie émergée de la planète. vivent davantage en respectant leurs propres coutumes et traditions sociales. Produits forestiers non ligneux Les forêts de montagne fournissent aux ruraux une vaste panoplie de produits forestiers non ligneux (PFNL). le miel. ces produits jouent encore un rôle biologique et social important pour les systèmes locaux d'alimentation.Point chaud Un "hot spot" ou point chaud est une zone du globe renfermant une concentration exceptionnelle d'espèces. Elles peuvent être utilisées jusqu'à épuisement ou jusqu'à un point où il devient économiquement impraticable d'en tirer quoi que ce soit. FAO). en particulier en montagne. (Source: Glossaire des termes de l'environnement. Les ressources naturelles renouvelables sont définies comme des ressources (ex. ainsi que les services dérivés de la forêt ou de toute terre réservée à un usage analogue. dont beaucoup sont souvent endémiques à la zone. (Source: ES. politiques et autres (par exemple. PNUE). FAO). de langues et de savoirs indigènes. par exemple. Les Andes tropicales. il comprend également le développement des ressources institutionnelles. les champignons. soit comme moyen d'atteindre la sécurité alimentaire des ménages. les baies. Dans de nombreuses parties du monde. (Source: Conservation International). Les combustibles fossiles et les minerais sont des exemples de ressources non renouvelables que l'on trouve en montagne. Les ressources non renouvelables sont des ressources naturelles qui ne sont pas naturellement reconstituées une fois qu'elles ont été récoltées. financières. technologiques) à différents niveaux et secteurs de la société. aujourd'hui. . économiques et culturelles que celles du pays dont ils font désormais partie. Les montagnes sont des lieux de riche patrimoine culturel. Autrement dit. Ressources naturelles Dans son glossaire de termes sur l'environnement. Renforcement des capacités Concerne les efforts visant à valoriser les compétences humaines ou les infrastructures nécessaires au sein d'une communauté ou d'une organisation pour réduire le niveau de risque. le fourrage et les espèces fourragères (pâturage et parcours) (Source: FRA. les montagnes sont souvent des points chauds de biodiversité. et elles renferment un pourcentage plus élevé de peuples indigènes que d'autres zones. Les PFNL ont été définis comme "tous les biens d'origine biologique autres que le bois sous toutes ses formes. le gibier. soit dans le cadre d'un régime alimentaire familial. Ils peuvent contribuer pour beaucoup à la nutrition. poisson) dont la source ne peut se tarir. le PNUE fait la distinction entre ressources naturelles renouvelables et non renouvelables. généralement parce qu'elle fait l'objet d'un processus de production continu. les noix. Ils peuvent aussi améliorer la santé grâce à la prévention et au traitement des maladies. biomasse des arbres.

la préparation de la nourriture. les institutions de recherche et les firmes privées. Savoirs indigènes Les savoirs indigènes sont les savoirs locaux . (FAO 1996) Utilisation durable Utilisation d'un organisme. les savoirs indigènes sur les systèmes d'utilisation des terres.org).htm).IRINNEWS. l'éducation.c'est-à-dire des connaissances particulières à une culture ou à une société donnée. Sécurité alimentaire On parle de sécurité alimentaire lorsque tous les individus ont. Les montagnes sont des zones sujettes aux risques naturels. les soins de santé. http://www. d'un écosystème ou d'une ressource renouvelable dans les limites de sa capacité de renouvellement. Les risques naturels peuvent être classés selon leurs origines géologiques. (Warren 1991) (Source: Banque mondiale. glissements de terrain et avalanches. (Source: United Nations Integrated Regional Information Networks. tels que séismes. éruptions volcaniques. les zones de montagne étaient moins exposées au monde extérieur du fait de leur éloignement et de leur accès difficile.org/afr/ik/basic. hydrométéorologiques ou biologiques. Jusqu'à récemment. Ils forment la base des décisions locales concernant l'agriculture. et toute une gamme d'autres activités que pratiquent les communautés rurales.worldbank. à tout moment. les pratiques agricoles et la médecine traditionnelle sont encore transmis de génération en génération. la gestion des ressources naturelles.Risques naturels Les risques naturels sont des processus ou phénomènes naturels ayant lieu dans la biosphère et pouvant constituer des événements préjudiciables. Les savoirs indigènes s'opposent aux systèmes de connaissances internationaux créés par les universités. un accès physique et économique à une nourriture suffisante et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. . Dans de nombreux sites.

REBIOMA. Mercure. . RIO.Convention Changement Climatique . ANGAP. CUSIE/ONE Mme RANAIVOSON Eulalie. CI RARIVOSON Mamy. CI Mme ANDRIAMARO Luciano.Organisme de Lutte Contre la déversement des Hydrocarbures .SNGF . DDRE/MEEFT Mme RASOAVAHINY Laurette. ICTE. FTM.Convention Rotterdam .Convention Stockholm . WCS. .Commandant de la Gendarmerie .L. des Eaux et Forêts et du Tourisme (MEEFT) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement tiennent à remercier les nombreuses personnes et les institutions qui ont contribué à ce Rapport sur l’Etat de l’Environnement de Madagascar.Le Ministère de l’Environnement.Association des Réseaux des Systèmes d’Informations Environnementales . DIRCAB/PRM Mr RAKOTOBE Tovondriaka. Une liste complète des noms des collaborateurs de la rédaction de ce rapport figure dans les dernières pages de ce rapport. . CCEE. DSAP/MEEFT Mme RAHARIMANIRAKA Lydie. DSI Equipe d’Assistance : Mme RALALAHARISOA Edmée.World Conservation and Security .Conservation International .ANDRIAMANGA Tiana. CNRIT.GTZ .RAZAFINAKANGA. OLEP.GTZ Directeur Exécutif du SAGE Directeur de l’ONESF Directeur du SNGF Directeur Général du CNRE Directeur Général de l’OLEP Directeur Exécutif du MBG Directeur Général de l’ANAE Comité de lecture : Mr LAIVAO Michel Omer.NOASILALAONOMENJANAHARY Ambinintsoa Lucie. CWR. SAGE. INSTN Mr ANDRIAMISANDRATRA Michel.Réseau de la Biodiversité de Madagascar . DIE/ONE Mme RAHARIMALALA Voahangy. Des remerciements spéciaux sont adressés aux : Fournisseurs d’informations : .REMERCIEMMENTS Le Ministère de l’Environnement.Programme de Gestion Durable des Ressources Naturelles . CI. SSCC. Développeur RAKOTONANDRASANA Rijamalala Livasoa .World Wildlife Fund .L’Institut National de la Statistique . .Convention CITES. Equipe du RAIE ! Sources de financement : Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement Equipe de Coordination : Mr RATSIRARSON Joelisoa.Convention Diversité Biologique .COMDOE/SJD. ONESF Consultants Techniques : RAZAFIMAHEFA Luciano. Développeur RAKOTOARIMANANA Andry. CNARP. INSTN. CITES. DGM/MTPM Mr RATSIMBAZAFY Rémi. PFN RAIE Auteurs principaux : .JIRAMA .Mme SALINE Fanjanirina . CNRO. DURELL. MAEP Mr RABEFITIA Zo. des Eaux et forêts et du Tourisme .Le Ministère du Transport Public et de la Météorologique. ONE. ARPEGE. TIRPAA. MINSANPF.Convention RIO . ANAE. WCS Mr ANDRIANTAHIANA Manantsoa. WWF. MBG. PEREGRINE FUND. VOARISOA.Office Nationale pour l’Environnement .Mr RAHAGALALA Pierre Comité Directeurs Directeur général du Tourisme Directeur du Développement du réflexe environnemental Directeur du Système des Aires Protégées Directeur de la Valorisation des Ressources Naturelles Directeur du Système d’Information Directeur Général de l’ONE Directeur Général de l’ANGAP Directeur Général CI Représentant Résidant WWF Directeur du PGDRN. IHSM PBZT. Stockholm.NOASILALAONOMENJANAHARY A.Convention TIRPA .RAKOTOARIJAONA Jean Roger .Office nationale du Tourisme . ONESF. PFN CCCC. MEEFT Mr RAKOTOARIJAONA Jean Roger. CLD. DVRN/MEEFT Concepteur de la couverture : . CNRE. INSTN. . RBG Kew.SAGE . . SNGF.RAHARIMALALA Voahangy. CNRO Mr ANDRIAMAMPIANINA Lanto. ISPM Mme RAHANITRINIAINA Volatiana.ICTE . PFN RAIE .Mme HANTARIMINO . ERI. de l’Elevage et de la Pêche . PFN CDB. METEO. Webmaster RAKOTONINDRAINY Liva Rémi . ARSIE. WWF Mr TODIARIVO Pierre.LAIVAO OMER. SG/MEEFT Mme NOASILALAONOMENJANAHARY AL.Le Ministère de l’Education Nationale et des Recherches Scientifiques .RABEFITIA Zo. ANDEA. .. MENRES.Le Ministère de l’Agriculture. PFN RAIE Mr RAMAROLAHIVONJITIANA Fréderic. du Planning Familial et de la Protection Sociale . CAS.Mr RAKOTOARIVELO Bruno .Association Nationale de la Gestion des Aires Protégées . JIRAMA.DURELL . ANDEA Mr RALISO Ravelison Charles. MEM.Convention RAMSAR . DGEEF Mme RAKOTOBE Zo Lalaina. DSIE.Le Ministère de la Santé. FISC.TODIARIVO Pierre. UID/ANGAP Concepteurs des graphiques : . TOURISME.Institut National des Sciences et des Techniques Nucléaires .Convention de Nairobi Convention de Bâle Départements et ONGs participant au lancement du 1er draft du Rapport sur l’Etat de l’Environnement MEEFT. MTPM.Convention Biosécurité .

Sur les plateaux. Concernant la température.La majeure partie de sa faune et sa flore est endémique et a évolué indépendamment du continent africain.000 km2 Population Malgache : 17 Millions à un taux de croissance démographique de 3. sauf en quelques lieux des Hauts-plateaux et sur la région Nord-Ouest où il est observé en Novembre. formations rocheuses. La température moyenne atteint son minimum en Juillet sur l’ensemble du pays . le Canada ou d'autres pays. La côte Ouest est plus chaude que la côte Est de 1°C à 3°C. Au coeur de l'Océan Indien. Sur la côte et le versant Ouest ainsi que sur les plateaux. litchis.html Régime de pluie de Madagascar Les précipitations à Madagascar varient de 350 millimètres sur la côte Sud-Ouest à près de 4000 millimètres dans la baie d’Antongil et le massif de Tsaratanana.. et 12° et 26° de latitude Sud. . Madagascar ne se "fait" pas comme on "ferait" les Etats Unis. Source : Brochure Changement Climatique à Madagascar de la Direction Générale du METEO .5°C. déserts d'épineux.INTRODUCTION GENERALITES SUR MADAGASCAR Superficie de Madagascar : 590.. le maximum a lieu en Janvier et Février pour la plupart des régions. http://zafro.Paradis des naturalistes. les températures moyennes annuelles sont comprises entre 14°C et 22°C. près aux rencontres et à l'imprévues. lagons. ses paysages sont d'une variété exceptionnelle : forêts tropicales. . mais seulement une diminution des précipitations en Septembre et Octobre. près à l'aventure. fraises. cette île montre ses vrais visages à ceux qui sont prêts à oublier leurs conforts et leurs habitudes. unie par une langue et une culture commune. elles dépendent de la latitude et varient de 27°C à 23°C du Nord au Sud. mangroves. 03% L’île aux conditions agroécologiques variées… « l’Ile continent » est localisée entre les 43° et 51° de longitude Est.. Sur le littoral. pommes.). poires.free. elle se compose de 18 ethnies. 90 à 95% du total annuel tombent d’Octobre à Avril.Ile "afro-asiatique".. Sur la côte et versant Est. mangues. Le nombre moyen de jours de pluie est compris entre 30 et 250 jours par an. 4ième ile du monde par sa superficie. il n’existe pas de saison sèche bien définie. ses climats permettent des cultures d'une grande diversité (kiwis. les moyennes annuelles sont comprises entre 14°C et 27. Madagascar est une île à part à de nombreux titres : .fr/mada/frame_acceuil. vanille.

et expliquer leur dynamique d’autre part.16% de la superficie nationale . activités jugées destructrices des ressources naturelles. ne prenant pas soin de la nature d’une part. Une déforestation très spectaculaire dans la mesure où la couverture forestière qui était de 0. et celui de l’homme aménageur de l’espace. surtout d’origine humaine. Les écosystèmes malgaches dans leur globalité * Forêts primaires Ecosystèmes * Forêts secondaires Terrestres * Cultures et plantations * Fleuves et rivières Zones humides * Lacs * Marais d’eau douce et marécages * Tourbières * Mangroves Ecosystèmes Côtiers * Forêts littorales * Lagunes * Estuaires * Plages sableuses * Dunes * Affleurements rocheux * Récifs coralliens Ecosystèmes Marins * Récifs rocheux * Prairies marines * Ilots .25% en 1950 ne représente plus actuellement – année 2000 – que 0. Ces preuves ne sont pas du tout rassurant et l’homme en est désigné responsable par les activités qu’il mène. C’est le fond du débat entre discours sur l’homme prédateur. les conséquences néfastes d’une telle destruction dépasseraient de loin le cadre de la flore et de la faune. la diversité de ces écosystèmes ne cesse d’être « revisitée » pour mieux rendre compte de leur complexité d’une part. Biodiversité malheureusement menacée Cette riche diversité biologique classée « hotspot » n’est pas à l’abri d’une menace. territorialisant son milieu d’autre part.Avec de nombreux écosystèmes… Outre le nombre élevé des écosystèmes malgaches ainsi que la richesse en biodiversité qu’ils regorgent. au fil des temps et grâce au progrès permis par la science et la technologie.000 hectares par an. Les superficies forestières décimées par les feux avoisinent les 200.

php?madagascar=galeries&deb=0 vi .atimoo.com/plongee.SECTION A : SITUATION DES PRINCIPAUX INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX DE MADAGASCAR EN 2007 Photo source : http://www.

3 Lutte contre la désertification EAUX CONTINENTALES ETAT O1.8 Infrastructures routières S3.1 Emission de gaz à effet de serre C2.5 Maladies liées aux changements climatiques C1.Phénomènes météorologiques extrêmes C1.1Consommation en eau O2.2 Vent dominant C2.8 Communication et information S1.6 Tourisme S3.1 Projets liés à la convention sur les changements climatiques C3.6 Accès à l’eau potable et à l’assainissement S1.7 Niveau d’instruction S1.2 Mesures Economiques pour la Gestion Durable de l’Eau Efforts à poursuivre Alarmante Critique vii .5 Investissement S3.4 Dette extérieure de Madagascar S3.3 Phénomène de réchauffement C1.7 Avancement des dunes PRESSION C2.2 Structure de l’économie S3.2 Indicateur de Développement Humain S1.3 Exportation S3.2 Régime climatique C1.1 Production S3.6 Elevation du niveau de la mer C1.5 Occupation des berges et des lacs REPONSE O3.INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES Situation des indicateurs S1.4 Revenu par habitant S1.2 Exploitation des énergies nouvelles et alternatives C3.3 Variation de saisons REPONSE C3.1 Indice de pauvreté S1.3 Ensablement.1.5 Santé S1.10 Taux de chômage CONTEXTE MACRO-ECONOMIQUE S3.9 Microfinance CLIMAT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES ETAT C1.9 Sécurité S1.2 Pollution de l’eau O2. changement de lit et tarissement des sources O2.2 Qualité de l’eau PRESSION O2.7 Budget alloué à l’environnement S3.4 Dégradation des bassins versants O2.1 Outils juridiques pour la gestion durable de l’eau O3.1 Ressources en eau O1.4 Phénomènes de désertification C1.3 Répartition des principales sources d’énergie S1.

O3.6 Ensablement des rizières F1.3 Les Mesures Institutionnelles Pour La Gestion Durable de l’Eau O3.6 Superficies cultivées par rapport aux surfaces potentiellement cultivables F2.8 Situation foncière PRESSION F2.1 Espèces envahissantes B2.4 Population des zones côtières S2.7 Fertilité du sol F1.5 Taux d’adoption des techniques culturales améliorées F3.4 Reboisement F3.7 Quantité d’engrais utilisés F2.1 Conventions internationales et / ou protocoles d’accord internationaux relatives à l’environnement B3.3 Schéma d’aménagement du territoire F3.4 Exploitation de la biodiversité B2.2 Superficie des Aires protégées (SAPM) B3.3 Classification des sols F1.3 Feux de brousse F2.2 Typologie des formations végétales F1.8 Rendement moyen des principales cultures REPONSE F3.2 Textes et législations forestières F3.4 Les Mesures Techniques Pour La Gestion Durable de l’Eau SOL ET COUVERT VEGETAL ETAT F1.6 Taux d’adoption de techniques améliorées autres que culturales F3.3 Cataclysmes naturels autres que météorologiques B2.1 Population S2.5 Quantité de pesticides importés / utilisés REPONSE B3.1 Incidence du tavy F2.7 Taux d’utilisation de méthode anti-érosive F3.5 Migration BIODIVERSITE ETAT B1.2 Population urbaine S2.3 Ecosystèmes naturels / habitats représentés dans les Aires vii i .3 Population agricole S2.5 Exploitation des terres F2.1 Classement/Aménagement et zonage forestier F3.3 Espèces menacées B1.1 Superficie des écosystèmes/habitats naturels B1.4 Exploitation forestière F2.4 Erosion F1.2 Espèces endémiques B1.8 Redevances forestières PRESSION DEMOGRAPHIQUE S2.5 Susceptibilité des sols à l’érosion F1.2 Espèces introduites B2.2 Déforestation F2.1 Couverture forestière F1.4 Espèces phares PRESSION B2.

protégées B3.2 Nuisance sonore U1.2 Mangroves L1.1 Plan d’urbanisme U3.2 Exploitation halieutique L2.3 Unités industrielles dont les rejets dépassent les normes REPONSE U3.7 Valorisation de la biodiversité LITTORAL ETAT L1.1 Pollution marine L2.5 Gestion des Aires Protégées B3.4 Qualité de l’air U1.3 Stocks halieutiques / Milieu marin L1.1 Pollution de l’air U2.3 Application et suivi de la législation sur la gestion du littoral L3.6 Espèces conservées dans les Banques de gènes B3.4 Courant marin PRESSION L2.2 Structures institutionnelles opérationnelles dans la gestion durable du littoral L3.4 Espèces menacées présentes dans les Aires protégées B3.2 Service de voiries U3.4 Eclairage public ix .1 Outils et infrastructures techniques et scientifiques L3.3 Les déchets U1.5 Sécurité Urbaine U1.2 Consommation d’énergie U2.6 Occupation de l’espace REPONSE L3.1 Etat des récifs L1.1 Les réseaux d’égouts U1.6 Qualité de l’habitat et du paysage urbain PRESSION U2.3 Activités portuaires L2.3 Espaces verts U3.5 Exploitation des mangroves L2.4 Dépense en protection du littoral ENVIRONNEMENT URBAIN ETAT U1.

15 Stratégie d’écotourisme PA. d’aménagement et d’urbanisme PA.42 Contrôle forestier et veille informationnelle PA.213 Transfert de gestion des ressources naturelles PA.PROGRAMME ENVIRONNEMENTAL ETAT PA.43 Mise en œuvre de gestion forestière durable PA.34 Intégration de la dimension environnementale dans les plans de développement.11 Superficie de nouvelles aires protégées créées PA.31 Compensation pour la biodiversité PA.44 Recettes fiscales forestières PA.212 Sites de Gestion Forestière Durable PA.12 Nouveaux mécanismes de financement PA.33 Evaluation environnementale PA.41 Renforcement de capacité de l’administration forestière PA.25 Recherche et développement par le secteur privé PA.35 Education environnementale PA.45 Coordination des activités environnementales x .32 Cadre de prévention des nuisances environnementales et intégration de la dimension environnementale des autres secteurs PA.23 Lutte contre les feux et les défrichements PA.211 Inventaire des ressources naturelles PA.

SECTION B L’ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT .

Il assure le développement du bien-être humain. « résoudre les problèmes fonciers ». C’est ainsi que les principaux objectifs de la politique environnementale malgache ont une connotation sociale ou économique comme « améliorer le cadre de vie ».1. . l’action environnementale est inséparable des actions pour un développement économique et social durable du pays. LES HYPOTHESES FONDAMENTALES REGISSANT LES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES A MADAGASCAR Les coûts liés aux dégradations environnementales à Madagascar ont été estimés à plus de 5% du produit intérieur brut à la fin des années 1980. Ce chapitre traitera l’économie malgache et la protection de l’environnement. Ce constat a amorcé la prise de conscience par rapport aux liens entre économie et environnement à Madagascar. « développer les ressources humaines ». : Interactions entre économie et environnement L’économie et l’environnement sont étroitement reliés entre eux. 1. l’environnement et la pauvreté. en d’autres termes la protection de l’environnement devait contribuer à la réduction de la pauvreté et nourrit et « durabilise » la croissance économique.1. l’interaction de l’économie et l’environnement. L’ECONOMIE MALGACHE ET LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT 1. L’ECONOMIE ET L’ENVIRONNEMENT Graphique 1.CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT L’environnement est la source de vie.1. sera en bonne santé et aura succès à une éducation de qualité. de santé.1. L’économie utilise des ressources et des services environnementaux tels que les matières premières.2. Nos citoyens seront des participants actifs au processus de développement et bénéficieront de leurs travails dans les secteurs de l’agriculture. Le sommet de la terre (Rio1992) et le sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg 2002) le confirment en précisant et opérationnalisant le concept de développement durable. l’eau ou l’énergie.1. protégé et utilisé d’une manière responsable pour promouvoir notre développement. la charte de l’environnement de Madagascar 5 . les bois. de revenus. 1. Notre croissance économique sera basée sur nos ressources naturelles uniques et sur la transformation de nos produits naturels. Le plan d’action environnementale malgache (PNAE) a été conçu au début des années 19901 comme un des trois piliers de la politique de développement global de Madagascar avec le programme social de lutte contre la paupérisation et l’ajustement structurel. d’éducation. de l’exploitation. les résultats. d’alimentation. L’environnement de Madagascar sera respecté. de l’industrie et les prestations de services… » Source : MAP page 005. Mais c’est le rapport Meadows (dont le titre est traduit en français comme « halte à la croissance ») qui interpelle quand aux impacts sur l’environnement de la croissance (l’existence d’une courbe de Kuznets pour l’environnement). La Conférence de Stockholm en 1970 et la stratégie mondiale de conservation et de développement durable en 1980 ont déjà sonné l’alarme sur la nécessité d’intégrer les projets de conservation de la nature dans les politiques économiques. Elle déverse 1 Cf. d’hygiène. Ainsi. « maintenir l’équilibre entre croissance de la population et développement des ressources »… Cette partie du rapport sur l’état de l’environnement de Madagascar tente d’évaluer la situation et le progrès réalisé par le pays sur ces trois fronts du développement durable. La Vision nationale : Madagascar naturellement dit que : « Madagascar deviendra une nation prospère et nous aurons une économie à forte croissance et participerons avec succès à la concurrence sur le marché international. la terre. de loisir. Le peuple Malagasy. les défis et les mesures prises et leur efficacité. tant en milieu rural qu’urbain.

les droits à l’information.aux obligations de laisser le capital naturel assurant la satisfaction des besoins des générations futures. de différentes catégories. la pauvreté et l’environnement sont aussi liés inextricablement dans le fameux cercle vicieux.également ses déchets ou provoque des dégradations dans l’air.Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes 4 – Réduire la mortalité infantile 5 – Améliorer la santé maternelle 6 – Combattre le VIH/SIDA. ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller à l’école ou poursuivre des études comme ils auraient voulu et ceux qui sont privés des autres droits fondamentaux (la libre expression et circulation. c’est généralement le cas dans les pays en développement et surtout parce qu’ils tirent généralement leur subsistance des ressources naturelles.1. Les Objectifs Millénaire pour le Développement 1 – Réduire l’extrême pauvreté 2 . opposent les acteurs de différents secteurs. De plus. 1. de l’eau. pour appuyer les actions environnementales. notamment financières. ENVIRONNEMENT ET PAUVRETE La pauvreté est un état de privation qui empêche une personne de manière durable de vivre comme elle a raison de souhaiter. du sol. D’un autre côté. L’idée qui sous-tend cette Source : Cellule environnementale du secteur Santé 6 . Face aux dégradations. Une représentation simplifiée des interactions complexes entre l’économie et l’environnement est donnée par la figure ci-dessous. la santé et la pauvreté. Ils subissent les premières conséquences de la destruction de l’environnement du fait qu’ils n’ont pas le moindre filet de sécurité. les pauvres sont souvent caractérisés par leur vulnérabilité face non seulement aux fluctuations économiques mais aussi aux dégradations et changements et environnementaux. le paludisme et d’autres maladies 7 – Assurer un environnement durable 8. les autres sont infirmes et ils ne pourront plus travailler pour accroître leurs revenus quotidiens ou mensuels et leurs besoins calorifiques en alimentation ne seront pas atteints.2. les principales raisons des dégradations sont d’origine anthropique et les pauvres sont souvent désignés comme les premiers acteurs des pressions sur l’environnement. La dégradation de l’environnement. Ils permettent d’effectuer des liens entre l’économie et l’environnement. les dégradations environnementales accentuent les inégalités entre riches et pauvres. ou de différentes générations. Ces conflits.Assurer l’éducation primaire pour tous 3 .Mettre en place un partenariat mondial pour le développement 1. s’habiller ou se déplacer convenablement. tels que le rejet des déchets et les autres nuisances liées aux activités économiques ainsi que des flux physiques provenant de l’environnement tels que l’exploitation des ressources naturelles. l’économie doit aussi être capable de générer des ressources. Ainsi.1. La boucle classique (simplifiée) de l’économie est donc complétée par des flux physiques allant vers l’environnement (externalités). INTERACTION ENTRE L’ENVIRONNEMENT ET LA PAUVRETE La réduction de la pauvreté et la protection de l’environnement sont donc parmi les principales composantes du développement . ceux qui ne peuvent pas aller consulter un médecin une fois malades. de différents niveaux. la pollution de l’air. Le droit relatif à l’environnement renvoie à la fois au droit de vivre durablement dans un environnement sain et sécurisé et de bénéficier des ressources de la nature combiné et . la pollution industrielle provoquent une altération de la santé. la participation citoyenne dans les différentes décisions.2. Encadré 1. Cette définition comporte une partie plutôt relative mais le dénominateur commun des pauvres est l’incapacité de subvenir aux besoins élémentaires considérés comme fondamentaux. Peuvent-être donc classés comme pauvres ceux qui ne peuvent pas se nourrir. généralement nés de l’accès libre aux ressources de la nature ou du flou dans les notions de propriété. au respect…). Ces flux sont particuliers puisqu’ils sont physiques et non monétaires. Le schéma à gauche nous montre le cercle montrant l’environnement. Le développement comme il est défini par le Système des Nations Unies à travers les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) englobe toutes ces notions de pauvreté en y ajoutant des dimensions supplémentaires comme le genre et surtout l’environnement. la problématique environnementale vue sous l’angle économique peut être représentée par l’existence de conflits dans l’utilisation des ressources aussi bien environnementales que financières. Les pauvres n’ont pas la possibilité de se traiter et leurs capacités de production sont affaiblies. l’eau et le sol. D’un côté.

le taux net de scolarisation est passé de 65% en 2001 à 98.3 39. FTM.533 en 2005.82%. la gouvernance locale de l’environnement et la participation citoyenne.3 28. RESULTATS SIGNIFICATIFS MAIS AUSSI DES EFFORTS A AMPLIFIER Sur le plan environnemental.6 Ensemble * Estimation utilisant les taux de croissance économique et démographique Source : INSTAT. Loi de finances 2008 4 Consortium Conservation International. ONE.55%4.5 34. les actions entreprises à tous les niveaux depuis l’avènement de la charte de l’environnement ont certainement beaucoup de succès sur plusieurs plans. ce qui le catégorise parmi les pays à IDH moyen5. on peut citer la diminution de la déforestation. Rapport annuel de mise en œuvre du DSRP.2% en moyenne annuelle au cours de la période 2003-20068.affirmation est que les pauvres s’abattent sur les ressources naturelles pour trouver leurs subsistances et qu’ils exploitent les ressources d’une manière non durable sans considération de long terme.1. L’indicateur de développement humain (IDH) est passé de 0. le taux d’incidence de la pauvreté a régressé en passant de 71. 2007-2008 7 8 Rapport Economique et Financier 2005-2006 Rapport annuel de mise en œuvre du DSRP.2 34. La déforestation a diminué si l’on compare la décennie 1990-2000. Ainsi.7 52 50.1 18. année de lancement du PNAE et de la charte de l’environnement.8 2006* 18. Près de 3 millions d’hectares de nouvelles aires protégées ont créées depuis 2005. son intensité a sensiblement diminué de 2001 à 2006 .1 68. Le rapport économique et financier estime aussi que 2 3 WRI.9 26. le taux de croissance moyen entre 1990 et 2005 est de -0. le pays se glisse ainsi au 143 rang. tableau ci-dessous). 2007 5 Rapport Mondial sur le Développement Humain.7%6.8 31.3 Urbain 44.3 77. ESSA Forêts. il s’agit de faire à ce que les pauvres profitent de ces actions et de leurs impacts. A titre d’exemple. 2006 Malgré ces récentes améliorations.4 77. (4) accroissement du flux de revenus de la nature : rendre les services de l’environnement payants.5 72. Ce sont ces hypothèses qui conduisent à dire que l’on ne peut protéger l’environnement sans lutter au préalable contre la pauvreté. Cependant. cela ne veut pas forcément dire que l’on peut attribuer aux pauvres toutes les causes de la dégradation environnementale. la limitation des impacts des investissements sur l’environnement.8 Rural 69.9 Année 61. le social et l’environnement. à la période de 2000 et 2005 où le même taux est évalué à 0. . On verra dans le cas de Madagascar lesquelles parmi ces étapes ont été franchies et avec quel succès. JARIALA. Les chiffres de ces dernières années ne donnent pas encore de signes de décollage économique.3%3 en 2007 (provisoire).7 67. le déficit de la balance commerciale s’est accentué avec 396 millions DTS en 2005 contre 296 en 20047. ceux qui ont pour mission de réduire la pauvreté se doivent de résoudre les graves problèmes de pauvreté tout en veillant au respect de l’environnement et aux intérêts des générations futures. Evolution de la pauvreté à Madagascar 2001 2002 Ratio de pauvreté 2004 2005 2006* 2001 Intensité de la pauvreté 2002 2004 2005 20. tandis que ceux qui ont des objectifs environnementaux doivent préalablement à toute action de conservation faire face à la pauvreté des acteurs sans se contenter de dire que la protection de l’environnement est de fait une lutte contre la pauvreté. en particulier on a enregistré une hausse continue de l’indice de production agricole au cours de la période 2002-2006 . PNUE. 2006 7 . Ainsi. Banque Mondiale (2005). Des améliorations substantielles ont été constatées ces dernières années.1.493 en 2000 à 0.3 73. RESULTATS 1.8 47. Le World Resources 20052 identifie quatre étapes vers des revenus de l’environnement plus importants au bénéfice des pauvres : (1) plus de revenu grâce à une meilleure gestion des écosystèmes . Le taux de croissance dans le secteur primaire est de 2.6 19.6 53. le Programme Environnement a réussi à diminuer la déforestation mais n’a pas pu à faire reculer la pauvreté .6 80.3. Les résultats sont mitigés sur les trois fronts des piliers du développement de Madagascar : l’économie. Ensuite. l’augmentation de la superficie des aires protégées.6 28 25.La croissance économique est restée en dessous de 10% annuel. Tableau n°1. En effet. L’accroissement du taux de croissance de l’économie se poursuit pour arriver à 6. (3) commercialiser les produits et services d’origine écosystémique .3.1 86.7 72. (2) instauration de la bonne gouvernance : responsabiliser les pauvres pour qu’ils tirent profit de la nature .5% en 2006 (cf. 1.5% en 2006.3% en 1999 à 67. pendant laquelle le taux moyen annuel de déforestation a été de 0. des efforts considérables sont encore à déployer si l’on étudie l’évolution de la situation à partir de 1990. 2007-2008 6 Rapport Mondial sur le Développement Humain. PNUD. “The wealth of the poor : managing ecosystems to fight poverty”.

MEFB. De surcroît. le taux de pauvreté rurale en 2006 est au même niveau qu’en 1993 . ONE On peut toutefois s’interroger sur le rôle de la dégradation de l’environnement dans ce bilan : La dégradation de l’environnement a-t-elle contribué à freiner la croissance économique et la lutte contre la pauvreté ou en est-elle les conséquences ? Sans doute.2. elle a joué dans les deux sens mais dans quelle mesure ? Qu’en serait-il s’il n’y avait pas le Programme environnement ? Le PNDR9 identifie la dégradation de l’environnement parmi les six principaux facteurs déterminants de la pauvreté rurale. La pauvreté persiste.- - l’économie malgache reste toujours sensible aux chocs exogènes (Accord Multifibre. hausse des prix de l’énergie et du pétrole. 9 Politique nationale de développement rural 8 . une enquête basée sur l’approche par l’opinion révèle que plus de la moitié de la population malgache déclarent encore être en difficulté La déforestation s’avère difficilement réductible. Graphique 1. cyclones et inondations…). Evolution comparée du PIB . délestages. Le taux moyen actuel de déforestation est encore élevé eu égard ce qui se passe au niveau mondial et surtout par rapport aux pertes écologiques et économiques que cela entraîne.du taux de pauvreté rurale – et des efforts de protection de l’environnement Source : INSTAT. A titre d’illustration.

0 2005 2. surtout pour le bois d’œuvre et de construction. D’abord. Les raisons avancées sont multiples.6 6.1.0 8. D’une manière générale. La question est toutefois de savoir dans quelle mesure les actions environnementales entreprises à Madagascar ont effectivement cherché à atteindre ces trois objectifs de manière simultanée et quels étaient les véritables liens établis entre les trois aspects (environnement-socio-économique). la pauvreté est essentiellement rurale : elle est plus forte et plus persistante à ce niveau où les populations tirent essentiellement leur moyen de subsistance des ressources naturelles.1 2006 provisoire 2. halieutiques et minières gangrènent l’économie malgache et leurs conséquences sont considérables. Les pertes sont estimées à 45% dans les exploitations traditionnelles pour le bois rond (œuvre et construction).3. Graphique 1. les impacts des actions environnementales sur les systèmes de production agricole ne sont pas tangibles.2. il ne se base pas sur des fondements économiques.2 2007 Provisoire 1. Taux de croissance par secteurs d’activité (variation annuelle en %) Secteur Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire 2003 1.1 4. En outre. Loi de finances 2008 10 Culture sur brûlis 9 . les trafics illicites des ressources forestières. même s’il est en cohérence avec les objectifs de la Convention sur la Diversité Biologique. la forêt défrichée est remplacée pour des cultures à faible rendement. les bénéfices de l’écotourisme s’avèrent insuffisants par rapport aux attentes et les peu de bénéfices générés sont relativement mal répartis. Plus d’une trentaine d’autres espèces ont des caractéristiques adéquates d’utilisation mais ne sont pas reconnues par le marché. Elle a été insuffisamment exploitée et aucun impact n’est pour l’instant décelé.3.1 6.2.7 6. mais en réalité.3 14. cette défaillance du marché est encore plus accentuée si l’on considère les valeurs de la biodiversité de Madagascar car l’absence d’un marché réel de la biodiversité prive le pays d’un revenu important. Les alternatives proposées sont manifestement insuffisantes et dans la plupart des cas elles s’avèrent inefficaces. Ensuite. Emploi par secteur d’activité (%) La bioprospection a aussi été avancée comme source de valeur de l’environnement.3 Source : Rapport économique et financier 2005-2006.9 9.5 3. En fait. L’objectif de mettre sous protection les 10% du territoire a été salué par la communauté internationale. L’exploitation des produits ligneux est illicite dans sa grande majorité. Structure de l'économie Secteur Primaire Secteur Secondaire Secteur Tertiaire De même.5 10. alors que l’archaïsme de ces systèmes a été clairement identifié parmi les causes fondamentales de la dégradation de l’environnement à Madagascar.0 6. Est-ce qu’il est légitime d’attendre des impacts immédiats en termes socio-économiques d’un plan d’actions environnementales ? Tableau 1.6 2004 3. Après une décennie et demie de plan d’action environnementale des réponses décisives n’ont pas encore été trouvées vis-à-vis du tavy10. LES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES FACE AUX ATTENTES ECONOMIQUES ET SOCIALES Il est fréquemment reproché aux projets environnementaux l’absence d’impact direct au niveau de l’économie nationale et au niveau socio-économique.

notamment aux effets des changements climatiques. car le rejet des déchets nuisibles n’est pas découragé. En effet. à savoir (1) les avantages liés à la protection des bassins versants. La protection de l’environnement génère des emplois. (2) les consentements à payer pour protéger la biodiversité et (3) les bénéfices de l’écotourisme. Il s’agit d’une évaluation des coûts et bénéfices du Programme. les alternatives coûtent trop cher Le gaspillage des ressources continue notamment en ce qui concerne l’énergie et l’eau La pauvreté tend à persister (cercle vicieux) L’accès aux ressources est de plus en plus réduit et restreint. Concernant le tourisme. C’est le secteur environnement par exemple qui a vulgarisé l’utilisation des SIG à Madagascar. Tableau 1. Ministère de la Culture et du Tourisme.3. LES IMPACTS ECONOMIQUES DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES EN Une étude sommaire a été effectuée avant le début du Programme Environnemental phase III (PE3).8 1 755 21 344 2003 54 1 735 88 159 2004 104 2 766 101 102 2005 124 2 899 106 692 Source : Banque Centrale. en genre et en nombre de cas. Cette évaluation économique existante avait pour but essentiellement de justifier la rentabilité économique du Programme. Par contre. ANGAP 11 FTHM Conseils. une étude commanditée par le ministère chargé de l’économie a révélé que Madagascar demeure l’une des destinations les plus chères du monde11. ces emplois sont en majorités des emplois qualifiés. les actions environnementales s’accompagnent généralement de renforcement de capacités et le secteur sert de canal de transmission des nouvelles technologies.3. Il n’y a pas de statistique officielle mais on peut dire qu’ils sont nombreux. la prise en compte des coûts d’opportunité n’était pas complète car dans les hypothèses les auteurs n’ont pas considéré les autres alternatives d’utilisation des sols comme l’exploitation minière ou pétrolière. Politique commerciale de Madagascar : diagnostic de la compétitivité générale. Contribution de l’écotourisme dans l’économie nationale Année Recettes au titre du tourisme (DTS) Recettes au titre du tourisme (Milliard d’Ariary) Nombre de touristes 2002 27. • • • • • • • Les systèmes de production agricole restent archaïques et incompatibles avec le respect de l’environnement faute d’incitations économiques Les maladies liées à l’environnement ont tendance à se multiplier. la plupart des meilleurs spécialistes de télédétection travaillent directement ou indirectement pour la protection de l’environnement. Et à la limite cela pourrait aboutir à leur démotivation si les résultats continuent à se faire attendre.3. 10 . une forte augmentation du nombre de touristes et des recettes du secteur a été enregistrée traduisant un impact incontestable au niveau macroéconomique. ie les services écologiques de l’eau notamment pour l’agriculture. En effet. De plus. COURS 1.En conséquence. Elle a été basée essentiellement sur trois composantes en ce qui concerne les bénéfices. du côté des coûts. Mais Madagascar présente encore un handicap majeur qu’il faut surmonter : sa cherté. Soit les ressources s’amenuisent soit elles s’éloignent Les populations sont de plus en plus vulnérables face aux chocs économico-financiers et aux dégradations de l’environnement. Il faut noter que le regroupement du secteur tourisme et celui de l’environnement au sein d’un seul ministère traduit la volonté de l’Etat malgache à aller dans le sens de l’exploitation de l’écotourisme comme levier du développement .

SECTION B ETAT ET TENDANCES DE L’ENVIRONNEMENT CHAPITRE CHAPITRE CHAPITRE CHAPITRE II : ATMOSPHERE III : SOL IV : EAU V : ECOSYSTEME TERRESTRE. MARIN ET COTIER 11 .

Dans le cas de Madagascar. Faire face au changement climatique est un défi que l’humanité et tous les pays doivent relever pour garantir le développement durable. il y a aussi la dégradation de la qualité de l’air qui est un élément vital pour l’écosystème. la radioactivité. Cette étude a été effectuée sur quelques sites à haut trafic automobile de la ville d’Antananarivo. L’étude de la pollution de l’air a commencé en 1996 sous l’initiative de l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (Madagascar-INSTN).2. marin et côtier. SOx Déchets urbains. O2. particules en suspension. l’élévation de la mer.07 mg/m3 dans quelques sites étudiés. il n’existe pas encore des normes nationales concernant la pollution de l’air dans le milieu ambiant (Source : INSTN). Les résultats obtenus ont montré que la concentration du plomb et des matières particulaires de dimension inférieure à 10µm dans l’air dépassent respectivement les valeurs recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 0. Elle a été effectuée sur quelques sites à haut trafic automobile de la ville d’Antananarivo. Fumées épaisses : mauvaises odeurs. 2. Source : INSTN La vétusté du parc automobile constitue une des sources de la dégradation de l’air en milieu urbain car en 2004. seule la ville d’Antananarivo a des problèmes aigus. Par ailleurs. CO. Accroissement de la pollution dû aux gaz d’échappement des moteurs diesel / DGSR Les paramètres mesurés sont : HC. afin de minimiser les risques liés à la pollution de l’air. la lutte contre la pollution environnementale constitue un impératif pour assurer le développement durable. Elle définit les limites admissibles. le volet pollution de l’air est un thème à étudier au niveau du projet régional par l’utilisation des techniques nucléaires et apparentées.CHAPITRE 2. la qualité de l’air. l’équilibre de l’écosystème terrestre. CO2. la fonte des glaciers. les facteurs pertinents qui sous-tendent la qualité de l’air sont : alentours de la ville Décharge d’Andralanitra 12 .1. notamment en milieu urbain. 2. LES PRINCIPALES CAUSES DES POLLUTIONS DE L’AIR : A Madagascar. Actuellement. les métaux lourds. Depuis une décennie. INTRODUCTION Le réchauffement global est effectif au niveau mondial. CO2. QUALITE DE L’AIR La qualité de l’air est caractérisée par plusieurs paramètres : les matières particulaires en suspension dans l’air. Selon les informations du PNUE plus de 2 millions de personnes sont mortes prématurées chaque année à cause de la pollution de l’air. Utilisation et production d’énergie dans les ménages.50µg/m3 et 0. NOx.2. ATMOSPHERE 2. la production agricole. des feux de brousse. de l’augmentation de trafic urbain et du développement industriel. Il se manifeste principalement par l’augmentation de la température moyenne. Par le biais d’une coopération avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA-Vienne). plomb PourFeux de brousse aux le cas de Madagascar. Feux de brousse : CO.07 mg/m3 dans quelques sites étudiés. Tous les secteurs d’activités sont concernés et le changement climatique aura des effets négatifs principalement sur la santé. la pollution de l’air a été liée essentiellement au : Secteur : transport. ne cesse de se dégrader à cause d’une démographique galopante. CO corrélative. En plus. CO2. l’étude de la pollution de l’air a commencé en 1996 sous l’initiative de l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (Madagascar-INSTN). CO. les gaz organiques et inorganiques. la sécurité alimentaire. les ressources en eaux. SOx Diverses substances chimiques :benzène. Le changement de la composition de l’atmosphère (augmentation des gaz à effet de serre) est la principale cause du changement climatique. Les conséquences seront plus importantes si des stratégies de mitigation et d’adaptation ne sont pas développées et mises en œuvre dès à présent. CO2 et des particules en suspension dans l'air Fumées épaisses venant de certaines usines Gaz d’échappement des voitures Gaz d’échappement des voitures : CO. Les résultats obtenus ont montré que la concentration du plomb et des matières particulaires de dimension inférieure à 10µm dans l’air dépassent respectivement les valeurs recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 0.50µg/m3 et 0.1. NOx. Pour Madagascar. 80% des voitures importées avaient plus de 8 ans (accroissement du parc de véhicules individuels constitués en majorité de voitures d’occasion provenant de l’île de la Réunion et de l’Europe). Secteur : industrie.

2003 500 Tableau 2.5 2. Néanmoins.5-10 15 523 38 10 10 PM10 365 1 791 1 073 547 152 Valeur guide Avaradoha 350 Soarano 1 268 Ampasamadinika 1 035 Ambohidahy 537 Route Digue 142 Source : Madagascar-INSTN. Tableau 2.1.3.5 % Année 2004 (Janv – Sept) Source : INSTN 19. PM2.1. 2003 Tableau 2. l’application effective de ces textes joue un rôle important pour la meilleure gestion de la pollution de l’air.2. De ce fait.92 % 22. il n’existe pas une politique nationale y afférente et des structures fiables et pérennes pour gérer la pollution de l’air en général. Environ 12% des Malgaches ont des problèmes d'allergie et l'allergie 13 . Concentration Lieu PM2.5-10 et PM10 . Facteurs techniques : La disponibilité des infrastructures adéquates et des ressources humaines pluridisciplinaires qualifiées en la matière sont à renforcer. : Le taux de plomb réparti dans les différents types de particules. exprimé en µg. la faune et la couche d’ozone.3.06 % 42. - POUR L’ENVIRONNEMENT Contamination des éléments physiques de l’environnement : pluies acides Dégradation d’éléments physiques du patrimoine paysager et culturel : Destruction des couches d’ozone Augmentation des effets de serre Apparition ou migration d’espèces en relation ou non avec de nouvelles maladies dans de nouveaux sites : objet de recherche 2.: Résultat des contrôles effectués . CONSEQUENCES DE LA POLLUTION DE L’AIR : 2.m-3 à dans quelques quartiers de la capitale.m-3 Concentration Valeur guide Caractéristique de Lieu la zone en PM10 PM PM PM 2.3.3.: La distribution des masses de PM2.5-10 10 Avaradoha Soarano Ampasamadinika Ambohidahy Route Digue 38 85 48 62 27 6 19 21 18 14 44 104 69 80 41 70 A surveiller Saturée Latente Saturée A surveiller Source : Madagascar-INSTN.5. l’impact de la pollution de l’air est directement visible à travers de la recrudescence des maladies liées à la respiration telles que l’asthme. tuberculose et de l’augmentation des dépenses y afférentes.5 PM2. POUR L’HUMANITE Hormis des conséquences sur la flore.2.Facteurs politiques : Ils constituent essentiellement un problème majeur dans les pays en voie de développement car la pollution de l’air n’est pas la priorité des priorités des décideurs en Afrique.pourcentages d’inaptes en 2003 et 2004 Années Pourcentage de véhicules Pourcentage de véhicules inaptes inaptes dans la catégorie dans la catégorie des des Plus de 3.5 T Moins de 3.61 % 2. exprimée en µg.5 T Année 2003 9. Source : INSTN Facteurs juridiques : L’existence des textes réglementaires (voir cadre juridique) est un pré-requis pour la gestion de la pollution de l’air.

4.4.Augmentation des dépenses sur la sécurité sociale . .2 19. LE CLIMAT DE MADAGASCAR Le climat est sans aucun doute l’une des ressources naturelles les plus importantes pour Madagascar. De mai à Octobre.1 22. la partie Est de l’île jouit d’un climat humide « au vent ».conditions de vie plus mauvaises Tableau n° 2. 2. l’agriculture à Madagascar sont par exemple directement liées au climat.Augmentation des maladies liées à l’amincissement de la couche d’ozone .4.1.7 21. 14 .1. elles représentent les conditions atmosphériques moyennes en un lieu donné.respiratoire est devenue un problème de santé publique à Madagascar.5 22. Les avantages que l’on peut tirer des ressources climatiques sont multiples.Augmentation des maladies liées à la mauvaise qualité de l’air augmentent . Remarques Insuffisance (inexistence même) de données sur l’air Données sur liens Santé – qualité de l’air ? Insuffisance des études épidémiologiques relatives à la qualité de l’air (CSB Tanjombato. C’est au cours de cette saison que les dépressions ou cyclones tropicaux peuvent se produire dans le Sud-ouest de l’Océan Indien. l’anticyclone océanique du Sud-Est de l’Océan Indien s’affaiblit et la Zone de Convergence InterTropicale (ZCIT) étend son influence sur Madagascar. la rhinite allergique et l'asthme étant les formes les plus fréquentes.4.3. Les informations climatologiques sont souvent utilisées comme outils d’aide à la prise de décision. On distingue principalement à Madagascar deux saisons: la saison sèche. LES AVANTAGES TIRES DU CLIMAT La grande diversité climatique constitue un atout pour Madagascar.3 22. la répartition spatiale de la population. de Mai à Octobre et la saison pluvieuse de Novembre à Avril. Le tableau ci-dessous donne un aperçu de l’importance du climat dans de nombreux secteurs d’activités. 3 à 4 perturbations tropicales peuvent intéresser Madagascar au cours de la saison. Deux courtes intersaisons d’une durée chacune environ un mois séparent ces deux saisons.2. La phytogéographie. la forme de ses reliefs. : Evolution des taux de prévalence IRA Taux de prévalence IRA(%) 30 25 20 15 10 5 0 1998 1999 2000 2001 2002 2004 2005 2006 Année Taux de prévalence IRA(%) Source : SISG / TBS 2002 Secteur Santé : Données statistiques 2006. Normalement. POUR L’ECONOMIE .8 Graphique 2. : Evolution du taux de prévalence sur les Infections Respiratoires Aiguës à Madagascar. maladies respiratoires. Le climat des hautes terres est tempéré par l’altitude. tuberculose. Les valeurs qui sont généralement utilisées sont des moyennes climatologiques .7 23.3 21. Pendant la saison chaude. CLIMAT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE 2. tandis que la partie Ouest subit la sécheresse d’un climat « sous le vent ». Ministère de la santé et du planning familial - 2.6 25. Sa situation géographique. asthme. Le régime d’alizé devient moins régulier et une instabilité orageuse se développe presque quotidiennement en toutes régions. le principal centre d’action est constitué par la ceinture anticyclonique tropicale qui dirige sur Madagascar un régime d’alizé du Sud-Est.Augmentation des dépenses sur les traitements des maladies comme le cancer. INSPC) 2. Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Taux de prévalence (%) 23.3. l’influence maritime et le régime des vents sont les causes des conditions climatiques très variées que l’on rencontre sur l’île. Au cours de cette saison.

les précipitations deviennent plus intenses causant des inondations. Ouest et.4. les modèles climatiques donnent en générale une augmentation maximale de la température moyenne de la saison chaude jusqu'à 4°C.Lutte contre les feux de brousse Transports . Environnement . de saisons cycloniques actives. La communauté scientifique attribue à ce réchauffement global une origine humaine .alerte précoce. Vers 2050.… Santé . les éléments climatiques ont tendance à s’écarter des valeurs moyennes et présentent de grandes variabilités. : Secteurs utilisant les ressources climatiques Secteurs utilisant les Activités ressources climatiques .6°C au cours des cinquante dernières années. des épisodes de grêle. a. l’augmentation de la température à Madagascar serait comprise entre 1°C et 2. Les réponses du système climatique à ce réchauffement global se manifestent sous forme de changements climatiques perceptibles à l’échelle globale et locale. l’augmentation de la température moyenne est d’environ 0. Les phénomènes météorologiques extrêmes peuvent cependant avoir des conséquences catastrophiques sur l’économie et l’environnement.Ecotourisme et tourisme climatique ( soleil et vent) Production d’énergie . Ce sont les manifestations de la variabilité climatique. la population (et surtout les agriculteurs) est habituée à ce genre de situation et dispose de stratégies d’adaptation. composante fluctuante du climat.Agriculture pluviale ou irriguée . Ces augmentations de la température moyenne ne sont pas uniformes pour toutes les régions de Madagascar (plus importante dans la partie Sud de Madagascar).6°C.Protection des personnes et des biens catastrophes .Réduction des risques . Une année de sècheresse peut être suivi d’une année très arrosée et inversement. Le changement climatique Le réchauffement global est un phénomène planétaire faisant suite au renforcement de l’effet de serre naturel de l’atmosphère. b. Le réchauffement climatique. d’inondations. Augmentation maximale de la température moyenne jusqu'à 1°C en 2025. le réchauffement global est cohérent avec la tendance mondiale.Electricité d’origine hydraulique.Lutte contre les pollutions . le régime pluviométrique normal peut être perturbé.Choix des variétés culturales et régions à exploiter Agriculture .Normes de construction et entretien Enseignements . En effet.Prévision des rendements.5. Les observations montrent également que durant la saison de pluie.Tableau 2. C'est le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) qui détermine ce consensus scientifique. les précipitations liées au régime d’alizé ont tendance à diminuer surtout de juillet à septembre.Calendrier scolaire et absentéisme Gestions des risques et .3. solaire et éolienne . 15 . lutte contre la désertification. Sur la côte Est de Madagascar. Sur les Hautes-Terres.Sécurité alimentaire Bâtiments et TP . Généralement.Lutte contre les maladies périodiques liées au climat : IRA. ce réchauffement se traduit par une augmentation simultanée des températures minimales et maximales. A Madagascar. les manifestations du changement climatique ne seront pas identiques pour tous les endroits du globe. de températures très basses durant la saison fraîche. Pour l’horizon 2100.Pré positionnement en fonction des risques . L’élévation du niveau de la mer et la perturbation du système climatique sont les principaux effets du réchauffement global. toutes les projections de températures (sous différents scénarios) indiquent la poursuite de l’augmentation des températures moyennes à Madagascar.Sécurité de la navigation aérienne et maritime Population . … Sources : Direction Générale de la Météorologie 2.Reboisement.Gestion des eaux usées et des eaux de pluies .Sécurité et bien-être Autres . Le responsable de ce réchauffement est l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre en relation avec les activités de l’homme. les parties Nord-Ouest. La variabilité climatique Si l’on considère des précipitations d’un endroit donné durant la saison pluvieuse. LES CONTRAINTES LIEES AU CLIMAT Ces dernières années. d’importantes activités orageuses. La variabilité climatique à Madagascar peut se manifester par la succession ou l’alternance : de débuts tardifs de la saison pluvieuse. diarrhée. les épisodes secs deviennent de plus en plus longs et fréquents et perturbent les activités agricoles. En considérant les moyennes annuelles des températures. Assurances. de sécheresses. Concernant le climat futur. Tourisme .

16 du CCM – DG METEO Selon le quatrième rapport d’évaluation du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC. la température moyenne globale présente un taux de changement croissant. En outre. Tendances globales et régionales du climat Le réchauffement global de la Terre est sans équivoque. De plus. Cependant. : Evolution des températures Graphique 2. c.5. particulièrement l'intérieur des régions continentales telles que l'Afrique australe. ces changements de la température moyenne sont associés aux diminutions des situations extrêmes froides accompagnées par des augmentations des situations extrêmes chaudes. Dans les régions où il pleut toute l’année (partie Est de Madagascar). Montée récente du niveau des océans Graphique 2. Il y a eu une élévation discernable de la température moyenne pendant les 40 dernières années et cette élévation ne peut pas être expliquée si l’on ne tient pas compte des effets des activités humaines. l’augmentation du niveau moyen de la mer projetée pour l’ensemble du globe et qui pourrait aussi être observée sur les régions côtière de Madagascar est comprise entre 18cm et 59cm vers la fin du 21è siècle (élévation par rapport au niveau moyen calculé sur la période 1980-1999). Graphique 2. Le changement au niveau de la fréquence de cyclones tropicaux ne serait pas significatif mais des zones auparavant faiblement touchées seraient de plus en plus concernées. Les pluies et vents accompagnant les cyclones tropicaux seraient plus importants. des diminutions (jusqu’à 20%) des précipitations de juillet à septembre sont retenues par une majorité de modèles climatiques.Graphique 2. Source : Brochure « Le Changement Climatique à Madagascar (CCM)»DG METEO 16 . 2007). les rapports scientifiques (GIEC. Concernant les cyclones tropicaux. On peut cependant avancer que vers le milieu de ce XXIè siècle les précipitations augmenteraient (jusqu’à plus de 10%) sur une grande partie de Madagascar durant la saison pluvieuse.16 du CCM –DG METEO Moitié Nord Source: p.2.4. Moyennes des précipitations (mm/mois) de 1901 – 2000) Précipitation : Moitié Sud Source : GEO4 Source : p. la Distribution régionale des augmentations de la température n'est pas uniforme car certaines régions ont éprouvé un plus grand réchauffement que d'autres.3. On s'attend à ce que cette augmentation du taux d’élévation de la température globale continue en engendrant des changements plus rapides du climat à l'avenir. L’élévation de la température a été la plus importante durant la dernière moitié du XXe siècle. 2007) s’accordent sur la possibilité d’intensification de ces météores dans le futur. : Moyennes des températures de l’air en surface (°C de 1901 – 2000) T°C : moitié Sud Source : GEO 4 T°C : moitié Nord Les changements futurs des précipitations sont plus difficiles à modéliser à cause de leur très grande variabilité dans le temps et dans l’espace. Les analyses des résultats sur les changements de précipitations suggéreraient que l’augmentation des précipitations est à attribuer aux fortes précipitations durant la saison pluvieuse pouvant engendrer des inondations. Des épisodes sèches pourraient cependant se manifester durant cette saison.

2. p.14 du CCM c) d) e) Nombre maximale de jour secs consécutifs (jour/an). sécheresse.) .en moyenne 3 à 4 cyclones par an touchant le pays (dégâts matériels et pertes en vies humaines) . p.le changement des habitudes alimentaires .19 Moyennes journalières des précipitations (mm/jour/an).14 du CCM b) T°C maximales journalières.1.19 du CCM Source : Brochure « Le Changement Climatique à Madagascar (CCM)»DG METEO Parmi les manifestations et conséquences directes ou collatérales du changement climatique.la perturbation du régime hydrologique (tarissement.la perturbation du calendrier culturel . des stratégies d’adaptation aux variabilités naturelles du climat ont été adoptées. criquets. Les tendances à la hausse/baisse statistiquement significatives sont indiquées par +/-. Tendances de hausse statistiquement significatif sont indiquées par : +. inondations.19 du CCM Intensités journalières moyennes des précipitations (mm/jour/an).durant chaque saison des pluies : fortes précipitations liées à la Zone de Convergence Intertropicale (inondation) . Au fil du temps.Chute importante de grêle (importants dégâts sur l’agriculture dans certaines régions) Sans mesures préventives et stratégies d’adaptation. p. on peut citer : . Statistiquement.la recrudescence des maladies phytosanitaires (chenilles. champignons. les infrastructures.des débuts tardifs de la saison de pluie (mauvais rendement) . les pratiques agricoles et même le flux migratoire sont des formes d’adaptation à la variabilité climatique naturelle. Tendances moyennes annuelles (a) (b) (c) (d) (e) a) T°C minimales journalières. les variétés de cultures. le changement climatique annoncé auront des conséquences plus grave que celles relatives à la variabilité climatique naturelle citées plu haut. Le calendrier cultural.4. LES EFFETS DE LA VARIABILITE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Toutes les activités des malagasy (surtout dans les milieux ruraux) sont réglées par le climat. les types de semences. p.4. Toutefois. Ces phénomènes extrêmes font cependant partie de la variabilité naturelle du climat à Madagascar. p. Tous les domaines sont concernés par le changement climatique mais l’agriculture. la santé figurent parmi les secteurs qui seront les plus touchés. Carte 2.Manifestation de grande sécheresse (durée de retour de 7 à 10 ans) .occurrences d’épisodes secs durant la saison pluvieuse (diminution de la production) . inondation) .le changement de la vocation agricole 17 . ces stratégies d’adaptation s’avèrent déficientes lors des manifestations des phénomènes climatiques extrêmes (cyclones. on peut citer (variable selon les régions) : . grêle…).

les rivières et les ruisseaux. .). Leur superficie varie suivant les saisons (saison sèche et saison de pluie). Le réseau hydrographique de Madagascar couvre une longueur totale de plus de 3000 km...1. Mahajamba... les étangs et les tourbières. Iboboka. .. …) Versant de Tsaratanana (Sambirano.) de la région du Vakinankaratra (Tritriva... Nosy be (avec 12 petits lacs).. EAU 3. Kimanomby. sur une distance de plus de 600 km. fleuves. rivières . Ils sont caractérisés par leur faible profondeur et se rencontrent dans des zones où le drainage est mal assuré. les marais..). comme le cas du lac Alaotra (220 km2)..) Versant Ouest (Betsiboka. Les principaux lacs littoraux sont localisés dans la région orientale de l’île.1. Les milieux lotiques Les milieux lotiques correspondent aux milieux d’eau courante tels les fleuves. Il y a environ 1 300 lacs (avec les lagunes) recensés sur le territoire malgache.1. de superficie relativement faible et de profondeur souvent élevée. Cas des lacs Bemamba.) − Lacs volcaniques sont des lacs formés dans des cratères. Ils forment plusieurs chapelets dans des zones volcaniques.. FLEUVES ET RIVIERES Les eaux continentales sont divisées en deux grandes catégories fondamentales : les milieux lotiques et les milieux lentiques. A cause de leurs itinéraires plus ou moins accidentés. Mananara. EAUX CONTINENTALES : LACS. Menarandra). Lac Tritriva Lac Andraikiba Photo source : DTEF Vakinankaratra 18 . ETAT DES RESSOURCES EN EAU Les trois grandes ressources en eau de la Grande Îles sont constituées par : .les eaux souterraines. Lacs de plaines sont localisés surtout dans la partie Ouest de Madagascar. Andraikiba. Maningory. les lagunes..) Versant Sud (Mandrare. se présentant généralement sous forme de failles. Ce type de lac est généralement de forme allongée.. de la montagne d’Ambre (Grand lac... ils occupent une superficie totale d’environ 2000 km². les fleuves et rivières Malagasy ne sont navigables que dans leur cours inférieur Milieux lentiques Ce sont des milieux d’eaux stagnantes ou dormantes avec plus de variantes par rapport aux milieux lotiques..) Versant Est (Mangoro.CHAPITRE 3. Les lacs : Les principaux plans d’eau douce stagnante sont formés essentiellement par les lacs continentaux et les lacs littoraux.les apports pluviométriques. − − Lacs tectoniques sont dûs à des accidents tectoniques.. Andranotoraha. le canal des Pangalanes. Ils sont constitués par les lacs. 3. Mahavavy. petit lac. Ils sont généralement de forme arrondie ou ovale. Hima. Bemarivo. Il s’agit d’un chapelet de lacs réunis par des canaux artificiels qui constitue tout au long de la côte. Amparihikisoa.. Cas des lacs du moyen ouest (Itasy.Eaux continentales : lacs. subdivisée en cinq versants d’importances très inégales : − − − − − Versant du Nord-Est et de la montagne d’Ambre (Mahavavy. Bemarivo. les marécages..

. : Les principaux plans d’eau artificiels Nature / utilisation du plan d’eau artificiel Barrages hydroélectriques Localisation / Région Irrigation - Mantasoa (17.1. Région d’Analamanga Antelomita dans la région d’Analamanga . Tsiazompaniry. Tableau 3.2. de sources.8 32.Noasilalao 3.8 km²). Antanifotsy.1. pour l’irrigation des zones agricoles comme dans la région de Marovoay. 3. Tableau 3. Maromandia.). de ruisseaux ou d’eau de ruissellement. Dans la région de Marovoay ( Amboromalandy. Ces marais et marécages occupent une place importante parmi les zones humides en raison de leur grand nombre et de leur superficie.2.1. ou pour l’approvisionnement en eau des villes comme le lac de Mandroseza.. Lacs et réservoirs d’eau artificiels sont des lacs aménagés à des fins hydroélectriques (Mantasoa. Cas du lac Ihotry et du lac Kinkony.1. Dans la région de Manakara (réseau des marais d’Ambila) Dans la région d’Antananarivo (lac d’Ambohibao) Lac Mantasoa Source Photo: MEEFT.1..1.7 3. Les fleuves et rivières permanents 19 .71 17. Andekaleka et Mandraka dans la région Est .7 km²).− − Les lacs de barrage naturel sont piégés dans des vallées ou des bas-fonds par de vastes éboulis ou alluvions. Les Plans d'eau artificiels Les plans d’eau artificiels sont constitués par des lacs et réservoirs utilisés principalement pour la production d’électricité et l’irrigation. Bemaitso.1 : Les principaux lacs continentaux de Madagascar Lacs Alaotra Kinkony Anketraka (Nord de Mandrozo) Ihotry Itasy Tsimanapetsotsa Mahajery Bemamba Mandrozo Mantasoa Tsiazompaniry Source : ONE Superficie (km2) 220 139 124. Les marais d’eau douce et les marécages Ils sont constitués par des espaces où s’accumulent d’une manière plus ou moins permanente des masses d’eaux peu profondes provenant de nappes phréatiques.16 16 14.1. Namorona dans la région de Vatovavy Fitovinany Dans la cuvette d'Alaotra et les plaines d'Andilamena (Sahamaloto. Ambodovato). Région d’Analamanga Tsiazompaniry (32.38 97 35 30 20. Ampijoroa…).3.

Tableau 3.3.Andry Fleuve Manapatrana 18 500 13 970 49 800 55 750 32 000 365 000 12 570 4 450 8 350 5 800 44 000 Fleuve Betsiboka : Source photo : MEEFT Noasilalao Fleuve Sofia 20 . : Les principaux fleuves et rivières Versant Nord Ouest et Montagne d’Ambre Tsaratanana Principaux Fleuves et rivières Saharenana. La longueur totale des cours d’eau à Madagascar s’élève à 3000 km si l’on ne prend en compte que des fleuves et des rivières ayant des largeurs supérieures à 10 m. Irodo Besokatra Mahavavy Sambirano Maevarano Bemarivo Lokoho Total Tsaratanàna Est Maningory et bassin du lac Alaotra Ivondro Rianila Mangoro Mananjary Namorona Faraony Matitanana Manampatrana Mananara Manampaniry Total Est Ouest Sofia ensemble Betsiboka Mahajamba Mahavavy du Sud Manambolo Tsiribihina Mangoky Onilahy Total Ouest Sud Mandrare Manambovo Menarandra Linta Total Sud 270 165 235 173 410 370 525 304 400 150 000 27 315 63 450 Source photo : MEEFT Noasilalao - Longueur (Km) Superficie de drainage (km2) 11 200 160 124 203 140 3 270 2 950 5 360 5 400 20 000 Source photo : MEEFT: Andry Canal de Pangalanes : 385 150 134 300 212 103 150 12 645 3 300 7 820 17 175 6 780 2 150 2 695 4 395 4 050 16 760 Source photo : MEEFT.La Grande Île possède un réseau hydrographique important.

1.Carte 3. Répartitions des Rivières et quelques lacs importants 21 .

Carte 3. : Les fleuves de Madagascar 22 .2.

2. : La pluviométrie moyenne de Madagascar 1 Source : "Rapport sur l'état de l'environnement à Madagascar" édition 1999 23 . LES APPORTS PLUVIOMETRIQUES En moyenne.3. Il faut toutefois noter qu’une forte disparité existe entre les régions en matière de précipitations et que certains endroits de l’île souffrent d’insuffisance de pluies. il y a 1500 mm de pluies par an sur tout le territoire national1. Carte 3.3.1.

0 83.4 55.3. soit latéralement d’Est en Ouest.1 11.3 82. Les eaux souterraines profondes sont rechargées.4 9.3.3.3 306.Nappes d'arène . soit verticalement par les eaux superficielles évaporées [2]. pour les eaux dont la minéralisation est plus faible. donc beaucoup plus anciennes.8 Moyenne 2002 16. probablement d’origine marine.7 10. Bassin sédimentaire de Morondava Dans cette zone. Plateau calcaire Mahafaly - - pour les eaux fortement minéralisées. .5 6.8 5. nous avons trouvé les résultats suivants : Tableau 3. qui sont rechargées activement par la précipitation locale.5 86. Tableau 3. la salinisation serait due à l’intrusion marine résultant de la baisse du niveau piézométrique par évaporation [1].9 83.6 202.000.1.8 6.3. Les eaux souterraines superficielles sont en général plus minéralisées que les eaux souterraines profondes.Nappes d'alluvion de faible profondeur . l’écoulement de fluide salin. Seuls les forages captant des eaux salées ne sont pas rechargées.2.9 7. [6]. qui serait responsable de la salinisation [1]. : Evolution annuelle moyenne de la pluviométrie par région climatique STATION METEOROLOGIQUE Côte Est Nombre de jours de pluie Pluviométrie en mm Plateaux Nombre de jours de pluie Pluviométrie en mm Versant Ouest Nombre de jours de pluie Pluviométrie en mm Côte Ouest Nombre de jours de pluie Pluviométrie en mm Moyenne 2001 15.Nappes de fissure et les terrains volcaniques alimentés par les nappes d'arène.5 88.0 219.3.1 Source : Service météorologique. [5]. le long des zones de cisaillement de direction NE-SW.1. Aquifère du socle cristallin du Sud les eaux souterraines sont activement rechargées de façon homogène par la précipitation locale avec un taux de recharge moyen de 4 mm. jouerait un rôle majeur dans la salinisation des eaux souterraines [1].9 71.1.5. 3.1.a-1 pour toute la zone étudiée [1]. c’est la dissolution des évaporites. en particulier du gypse.2 112.1.3.a-1 correspondant à une recharge de 60. La minéralisation élevée des eaux souterraines superficielles dans certains sites pourrait être expliquée par la présence d’un autre processus qui est le lessivage des aérosols marins présents sur la surface par la précipitation locale [3]. Types d’alimentation -Les sources des nappes d'arène -Les puits des nappes d'arène -Les puits dans les nappes alluviales -les eaux de surface -les forages dans les nappes de fissure 24 . Les deux types d’eau acquerraient leurs minéralisations par le même processus. [4].4. qui est la dissolution des minéraux silicatés et carbonatés [3].: Les différents types de nappe et les types d’alimentation dans les zones hydro-géologiques de Madagascar Zones Les Hauts Plateaux Types de nappes . : LES EAUX SOUTERRAINES Processus de recharge et de minéralisation des eaux souterraines (Source : Madagascar INSTN) Par application de la technique isotopique. Ampandrianomby 3.4 Moyenne 2003 17.7 234.000 m3.3 111. - 3.5 10.pour les eaux fortement minéralisées. les eaux souterraines superficielles sont des eaux jeunes.

eaux de surface -Les puits dans les nappes superficielles -Les puits dans les nappes de sous Ecoulement. édition 1999 Carte 3. Le bassin sédimentaire de -Les nappes d'alluvion -Les nappes de sable blanc de Beloha et l’extrême sud d'Ambondro Le bassin sédimentaire de Toliary Le bassin sédimentaire de Morondava Le bassin sédimentaire de Mahajanga Le bassin sédimentaire d’Antsiranana Le bassin sédimentaire de l’Est -Les puits dans les nappes de fissure -Les puits dans les nappes de sous Ecoulement. Zonation hydrogéologique et localisation des nappes - 25 . -Les nappes d'alluvion de profondeur jusqu'à 20 -Les puits dans les nappes mètres superficielles -Les nappes de sable de plage -Les puits dans les nappes alluviales -Les nappes de sable argileux supérieur -Les puits dans les nappes calcaires de l'Eocène -Les puits dans les nappes de sable côtier -Les eaux de surface -Les forages dans les nappes profondes -Les nappes sont les mêmes que celles de Toliary -Les puits dans les nappes superficielles -Les puits dans les nappes alluviales -Les puits dans les nappes calcaires de l'Eocène -Les puits dans les nappes de sable côtier -Les eaux de surface -Les forages dans les nappes profondes -Les nappes d'alluvion -Les puits dans les nappes -Les nappes de sable de plage superficielles -Les nappes de sable argileux supérieur.Zones La partie sud des Hauts Plateaux Types de nappes Types d’alimentation -Les nappes d'alluvion -Les nappes d'arène -Les nappes de fissure dans le socle.4. impluvium -Les puits dans les nappes de fissure -Les camions citernes -Les eaux de surface -Les forages dans les nappes de fissure. -Les puits dans les nappes alluviales -Les puits dans les nappes de sable côtier -Les eaux de surface -Les forages dans les nappes calcaires -les nappes d'alluvion -Les puits dans les nappes alluviales -les nappes de sable de plage -Les puits dans les nappes de sable -les nappes des terrains volcaniques côtier Quaternaires -Les eaux de surface -Les sources dans les nappes volcaniques -Les nappes d'alluvion -Les puits dans les nappes alluviales -Les nappes de sable de plage -Les puits dans les nappes de sable -Les nappes de sable argileux supérieur côtier -Les eaux de surface Source : Rapport sur l'Etat de l'Environnement.

de Vatovavy Fitovinany (Ranomafana). Madagascar est frappé par des tempêtes tropicales qui occasionnent les inondations dans zones ou régions à faibles pentes.1.6.4. EAUX THERMOMINERALES . La société nationale des Eaux et d’Electricité malgache (JIRAMA) exploite : 44 eaux superficielles et 89 eaux souterraines Source : Rapport JIRAMA_Dexo_MEEF Selon la dernière estimation.Boeny. quelques photos de Ranomafana. Par ailleurs. Moramanga. Cette norme est basée sur les caractéristiques microbiologiques et physico-chimiques. Morafenobe. Fréquence des inondations Carte 3. Maevatanana. QUALITE DE L’EAU Madagascar possède une norme de potabilité qui a été publiée en 2004 sous un décret n°2004-635. de Melaky (Besalampy) et d’Itasy . il ya environ 14. Ci-dessous. PortBergé.On trouve quelques Sites thermales dans les régions de Vakinankaratra (Antsirabe).2. d’Atsimo : Andrefana (Bezaha). Antanifotsy. PERIODE D’INONDATION ET DE PENURIE D’EAU Chaque année.1011 m3 d’eau disponible par an sur le territoire national Tableau 3.5.6. aussi bien souterraine que surface en million de m3 par an: Nature Pluie Quantité disponible (en million de m3) 900 000 26 . certaines villes souffrent l’insuffisance de pluviométrie telles que : Ampanihy. Fréquence des sécheresses 3. Mandritsara.MEEFT Ranomafana : : 3. Bekily Carte 3. : Données sur la disponibilité en eaux.1. Ambato. Ranomafana : Photos source : Noasilalao .3.5.

Boeny.par trimestre pour l'analyse physico-chimique . : Qualité des eaux de surface EAU DE SURFACE en % 2% 2% Excellent Bonne Moyenne 11% 23% 62% Mauvaise Très mauvaise Source : Rapport JIRAMA _DEXO_MEEFT Les ressources à qualité dégradée sont celles qui sont affectées par les rejets domestiques tels que les rivières à Maevatanana . la fréquence d'échantillonnage pour les eaux souterraines et eaux de surface est fixée : . QUALITE DES EAUX DE SURFACE PAR REGION.1. la qualité globale des eaux de surface surveillées a été bonne pour les 62 % des points d'eau et moyenne au niveau de 23 %. Graphique 3. 27 . Atsimo Andrefana.2. La répartition de la qualité par région présente que les eaux souterraines de bonne qualité se trouvent dans les régions d’Alaotra Mangoro. 3. Port Bergé et Morafenobe. : Qualité des eaux souterraines EAU SOUTERRAINE en % 2% Excellent 14% 13% 19% Bonne Moyenne 52% Mauvaise Très mauvaise Les paramètres responsables de cette dégradation sont la forte minéralisation et la présence élevée de matières organiques. Pour la même période.2. la qualité globale des nappes d'eau souterraine a été bonne au niveau de 52 % des ressources. Boeny par suite de la structure naturelle de l'eau elle-même (eau très profonde dans un climat semi-aride). Mandritsara.par semestre à annuel pour l'analyse bactériologique . les fréquences d'échantillonnage sont proportionnelles au volume d’eau produite et au nombre de population desservie. elle a été dégradée au niveau de 13 %. Les plus mauvaises sont rencontrées dans les régions : Androy. Graphique 3. QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES.pour la surveillance de la qualité des eaux distribuées. Anosy.1. Par contre.2. Menabe.2. 3. en se référant aux normes françaises Les données au cours des années 2006 à 2007 ont permis d'établir le rapport sur la classe de la qualité de l'eau ciprésent. moyenne sur les 13 % et dégradée sur les 16 %. Energie et Mines/ DAE 355 000 140 000 Dans le cadre d'auto-surveillance au niveau de la JIRAMA. Durant l'année 2006-2007.Eaux de surface Eaux souterraines Source : Min. Itasy.

3. envahissement par des tiers Problème d'agriculture: piquage tout le long de la conduite d'adduction Implantation d'une nouvelle exploitation forestière ( fabrication huile essentielle) Riziculture aux alentours immédiats captage Dégradation de l'environnement par feu de brousse. De plus. Andapa (S) Envahissement par des tiers Tarissement ressource par feu de brousse. présence de lavandières Tsiroanomandidy (S). déviation eau de la rivière pour l'agriculture. Madirovalo. coupe d'arbres. Faute d'assainissement (traitements collectif ou individuel) au niveau de toutes les régions. Tolagnaro ( S) 17 ANOSY 18 ANDROY Ivohibe Ambositra (S) Dégradation de l'environnement des bassins versants par feu de brousse. brousse. installation barrage en amont captage entraînant perturbation qualité eau Mahajanga (P) Mampikony. perturbation des marais par l'agriculture Enquête sanitaire non effectuée Déviation eau de rivière pour l'agriculture Erosion le long de la rivière. PRESSION SUR LES RESSOURCES EN EAU 3.3. Vangaindrano 12 ATSIMO ANTSINANANA (S) Fianarantsoa (S) 13 HAUTE MATSIATRA 14 IHOROMBE 15 AMORON'I MANIA 16 MENABE Morondava (P). Antsalova. P). P). les activités qui polluent l’eau sont : les activités industrielles. coupe d'arbres. présence de lavandières Tsihombe. Antanifotsy (S). coupe d'arbres.7 : Pressions sur les ressources en eaux d’après les enquêtes sanitaires par Région REGIONS 1 ANALAMANGA 2 ITASY 3 VAKINANKARATRA CENTRES Mandroseza (S) Vontovorona (S) PRESSIONS SUR LES RESSOURCES Sources polluantes: Eaux de ruissellement bassins versants immédiats. ordures ménagères …).3. Infiltration rivière Ikopa Dégradation de l'environnement par feu de brousse. P). Vohipeno (S). déviation eau de la Analavory (S). rivière pour l'agriculture Antsirabe (S). Maevatanana Sambava (S). Dégradation des bassins versants par feu de Ambatolampy (S). les rejets (eaux usées. ces rejets contribuent à la contamination bactériologique des eaux. brousse. Sources polluantes:ordures ménagères Bezaha 28 . Soavinadriana Dégradation de l'environnement par feu de (S. lavandières 4 BONGOLAVA Miarinarivo (S. P).1. brousse. Vohemar (S). il y a d’autres pressions qui pèsent sur les ressources en eaux et ces pressions pourraient avoir des impacts sur leurs qualités. Betioky Sud. Farafangana (S). Mahabo (P). Tableau 3. 11 VATOVAVY FITOVINANY Mananjary ( S. Maintirano. Besalampy. Morafenobe. Bekily. Mahasolo Dégradation de l'environnement par feu de (S). Mandritsara (S. Belo / Tsiribihina (S). coupe d'arbres. culture aux alentours immédiats du captage Enquête sanitaire non effectuée 5 BOENY 6 SOFIA 7 MELAKY 8 BETSIBOKA 9 SAVA Inondation répétitive. POLLUTION DE L’EAU En général. coupe d'arbres. Port-Bergé (S). aux alentours immédiats du captage Antsiranana (S) 10 DIANA Manakara (S). coupe d'arbres. à l'accumulation des matières organiques et matières azotées dans les eaux en aval.

45 0.94 4.20 11.95 12.3.78 0.13 30.2007 La consommation d’eau à usage agricole est de 13 000 Millions de m3/an pour l’ensemble du pays .75 0. coupe d'arbres Toamasina (S).18 1. Ambatondrazaka (S).47 0.56 2005 95.P : Eaux souterraines : Source :Jirama 3.13 10.45 35. CONSOMMATION D’EAU : Tableau 3. n’est pas disponible. perturbation des marais par l'agriculture S : Eaux de surface .56 10.71 0. soit environ 530 m3 par an par abonné 29 .29 61.3.67 0. 02 1.20 6.66 11. Source : meteo-vegetation-feux-cartes 3.77 0.18 5.83 5.01 0. Fenerive Dégradation de l'environnement par feux de Est (P) brousse. 67 2004 93. Dégradation de l'environnement par feu de brousse.32 2. coupe d'arbres.71 37.REGIONS 19 ATSIMO ANDREFANA 20 ANALANJIROFO 21 ATSINANANA 22 ALAOTRA MANGORO CENTRES PRESSIONS SUR LES RESSOURCES Toliary (P) Installation avec centrale thermique Soanierana Ivongo (S).52 9.29 2.64 0.46 1. celle de la consommation d’eau à usage industriel. EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DE LA VENTE D’EAU En 2002.76 Source : site web JIRAMA . Extension de l'agglomération urbaine Mahanoro (P). 96 4.48 1.3.2.39 32.90 63.54 5.01 0.8. Vatomandry (P). 58 millions de m3 d’eau sont vendus à 109 604 compteurs d'abonnés.69 0. : La consommation en eau de la JIRAMA (en millionsde m3) Années Production Consommation Particuliers Petits consommateurs Gros consommateurs Total Particuliers Administration Petits consommateurs Gros consommateurs Total Administration Collectivité Services communaux Bornes fontaines Autres installations Total Collectivité Usages spéciaux Usage port Chantier de construction Total Usages spéciaux Agent JIRAMA Cession interne Cession activité Elec Total Agents JIRAMA 0. Moramanga (S).

AnalanAlaotra jirofo Mangoro Atsinanana Anosy Diana Sava Boeny Sofia Betsiboka Melaky nana 92.60 94. PRELEVEMENT PAR LES DIFFERENTS SECTEURS Eaux pour les irrigations Au niveau national.18 96.59 96.3.98 Eaux pour les Industries : nd Tableau 3. la consommation d’eau à usage agricole s’élève à 13 000 Millions m3/an pour l’ensemble du pays.54 97.Tableau 3.14 91.13 98.43 87.2007 Pour 2006.38 97.87 76.4. : Evolution des abonnés en eau de la JIRAMA ANNEE Particulier Administration Collectivité Autres Total 2003 104 896 3 532 4 126 4 468 117 022 2004 111 083 3 567 4 138 4 586 123 374 2005 116 455 3 425 4 347 4 558 128 785 Source : site web JIRAMA .59 92.8 92. la capacité de production de la Jirama est de 300 000m3 par jour (Siteweb Jirama) 3.08 98.83 92. Source : meteo-vegetation-feux-cartes. p.15 93.9.40 96.62 95.11 96.10 : Taux de conformité des eaux distribuées dans les chefs lieux de Région Atsimo Atsina.32 Source : Jirama 30 .94 97.95 98.12 Bongo Anala Vakinan Amoron'i Haute Vatovavy Atsimo Menabe lava manga karatra Mania Itasy Matsiatra Fitovinany Andrefana Ihorombe Androy 97.65 93.

SECTION C ECOSYSTEME TERRESTRE.Noasilalao CHAPITRE 5 : ECOSYSTEME TERRESTRE CHAPITRE 6 : ECOSYSTEME COTIER ET MARIN 42 . COTIER ET MARIN Parc National Andasibe Source Photo : MEEFT.

à savoir d’est en Ouest les pentes orientales de l’étage moyenne altitude. 5.1. 43 . en l’occurrence l’ensemble des hautes terres centrales et des massifs montagneux émergeants.1.1. Il jouit d’un climat tropical de moyenne altitude. l’étage des montagnes et les pentes occidentales de l’étage de moyenne altitude . Il jouit d’un climat tropical caractérisé par des températures et des précipitations (dont 4/5 tombent pendant la saison chaude) élevées ainsi qu’une saison sèche de 3 à 4 mois. de marais herbeux ainsi que des forêts ripicoles et des alluvions. depuis la baie d’Ambaro au Nord d’Ambanja jusqu’à la baie de Sahamalazo à la hauteur de Maromandia. des forêts de cimes. des forêts littorales.pentes orientales Ce secteur comprend l’ensemble des pentes exposées à l’est de l’étage de moyenne altitude compris entre environ 800 m et 1800 m d’altitude du domaine du Centre.CHAPITRE 5 : ECOSYSTEME TERRESTRE 5. La végétation primaire y est constituée de forêts denses humides sempervirentes de basse altitude à Sarcolaneaceae.Etage de moyenne altitude.pente occidentale étage des montagnes Région occidentale o Domaine de l’Ouest o Domaine du Sud 5. auxquelles correspondent d’ailleurs des végétations primaires différentes. Domaine du Centre Ce domaine comprend tous les territoires situés au dessus d’environ 800m d’altitude. sous des conditions stationnelles particulières. les forêts ont une importance capitale dans le maintien de l’équilibre écologique et jouent un rôle important dans le développement durable du pays. des forêts marécageuses.3. caractérisé par des précipitations élevées (dont la majorité tombe pendant la saison chaude). Domaine du Sambirano Ce domaine s’étend du littoral du centre de Mozambique jusqu’à une altitude avoisinant 800 m. Par ailleurs.1.1. ainsi que quelques îlots isolés.1.1. TERRITOIRE VEGETALE PHYTOGEOGRAPHIQUES ET COUVERTURE (Source : Inventaire Ecologique Forestier National. 5. FORETS Les forêts de Madagascar renferment une biodiversité très riche et unique. la presqu’île d’Ampasindava ainsi que les îles de Nosy Be et de Nosy Komba. ainsi que des températures abaissées sous l’effet de l’altitude. notamment le massif de la montagne d’Ambre dans l’extrême nord et quelques sommets dans l’extrême Sud. Myristicaceae et Anthostema. une saison sèche de 1 à 4 mois atténué par des brouillard et précipitation occultes. des bois des collines et des forêts ripicoles et d’alluvions. sous des conditions stationnelles particulières.1.2. englobant l’aire de drainage de Sambirano.1. Domaine de l’Est Ce domaine s’étend du littoral de l’Océan Indien jusqu’à une altitude d’environ 800 m au flanc du versant oriental de l’île. 1996) Les forêts de Madagascar sont constituées par 2 grandes régions de part les types de végétation et de la flore. rétrécie au niveau des seuils de Mandritsara et de Soakibany.pente orientale étage de moyenne altitude. ce domaine est divisé en trois secteurs. La végétation primaire y est constituée de forêts denses humides sempervirentes de basse altitude à Myristicaceae et Anthostema. Il jouit d’un climat sub-équatorial de basse altitude caractérisé par des températures et des précipitations (dont 3/5 tombent en saison chaude) élevées ainsi que l’absence d’une saison sèche. du Nord au Sud sur plus de 1300 km. 5. Vu les conditions climatiques variées qui y règnent en fonction de l’exposition et de l’altitude. entraînant un arrêt marqué de la végétation de mai à septembre.1. depuis les collines qui bordent le bassin du Manambato au nord de Iharana jusqu’aux derniers contreforts des montagnes qui limitent à l’ouest la baie de Ranofotsy au sud-Ouest de Taolagnaro. ainsi que. les deux régions peuvent être subdivisées en les domaines phytogéographiques et les étapes de végétation suivants : Région orientale o Domaine de l’est o Domaine du Sambirano o Domaine du Centre : étage de moyenne altitude. Sur la base des conditions bioclimatiques prévalentes. qui s’étendent sous forme d’une bande continue. ainsi que.

Domaine du Sud Ce domaine s’étend au Sud du Mangoky le long de la côte sur une bande de largeur variable. de forêts ripicoles et des alluvions et des mangroves. depuis la limite méridionale du domaine du Sambirano au Nord jusqu’à la limite septentrionale du domaine du Sud. Domaine de l’Ouest Ce domaine comprend le vaste territoire s’étendant du littoral jusqu’à une altitude d’environ 800 m du flanc du versant occidental de l’île. Il jouit d’un climat sub-aride à proximité de la côte et semi-aride à l’intérieur. des précipitations très irrégulières et inférieures à 500 mm. SITUATION DE MADAGASCAR LA COUVERTURE FORESTIERE A La Direction Générale des Eaux et Forêts a procédé en 2000 à l’évaluation de la couverture végétale à Madagascar sur la base des images satellites 1999. . des marais herbeux .La végétation primaire y est constituée de forêts denses humides sempervirentes de moyenne altitude à Tambourissa (Monimiaceae) et Weinmannia (Cunoniaceae). limité au Sud par les Domaines de l’Est. caractérisé par des variations brusques et importantes de la température et de l’état hygrométrique.1. Il jouit d’un climat tropical de basse altitude. plus large ensuite jusqu’au cap d’Andavaka. des forêts marécageuses. caractérisé par une saison sèche de 5 à 8 mois. de fourrés xérophiles à Didieraceae et Euphorbia (Euphorbiaceae) dans les stations particulièrement sèches. Il jouit d’un climat rude de haute altitude. supérieure à 20° C. La végétation primaire y est constituée de forêts denses sèches décidues à Didieraceae. sous des conditions stationnelles particulières. ainsi qu’un secteur plus restreint dans l’extrême Nord de l’île. Commiphora (Burseraceae) et Hidelgardia (Sterculiaceae) ainsi que. mangroves (denses et dégradées) Surface en Hectare 12 075 864 44 . du centre et du Sambirano. Statistique par classe d'occupation du sol IEFN 2000 (toutes formations forestières confondues) Nomenclature Forêts littorales.4. une température moyenne annuelle élevée. des prairies altimores.1. Après analyse des résultats. des amplitudes thermiques journalières très importantes ainsi qu’un degré hygrométrique élevé. La végétation primaire y est constituée de forêts denses sclérophylles de montagne et de fourrés sclérophylles de montagne ainsi que. et une température moyenne annuelle comprise entre 10° C et 20°C.1. La végétation primaire y est constituée de forêts denses sèches décidues à Dalbergia (Leguminoseae). avec des gelées nocturnes intenses pendant l’hiver austral. caractérisé par des précipitations de plus de 1 000 mm. relativement étroite entre Morombe et Toliara.1. sèches.4. ripicoles. comprenant le plateau calcaire du Mahafaly et le massif volcanique de l’Androy.dessus environ 1 800 m d’altitude. Il jouit d’un climat tropical de moyenne altitude plus sec. du niveau de la mer jusqu’à environ 400 m d’altitude.1.1. 5. plus lumineux et plus tempéré que celui du reste du domaine. à l’exception de quelques secteurs plus élevés dans le massif de l’Androy. on a obtenu les résultats statistiques ci-après : Tableau 5. en général supérieur à 60%.2.pentes occidentales Ce secteur comprend l’ensemble des pentes exposées à l’Ouest de l’étage de moyenne altitude compris entre environ 800 m et 1 800 m d’altitude du domaine du Centre. supérieure à 23° C. et une température moyenne annuelle élevée.Etage de montagne Ce secteur discontinu regroupe l’ensemble des territoires du domaine du Centre situés au. 5. caractérisé par une saison sèche de plus de 7 mois. sous des conditions stationnelles particulières. ainsi que de forêts ripicoles et des alluvions. 5.Etage de moyenne altitude. des précipitations entre 1 600 mm au Nord et 500 mm au Sud (amenées par la mousson estivale). La végétation primaire y est constituée de forêts denses sclérophylles de moyenne altitude à Uapaca bojeri (Euphorbiaceae) et Sarcolaneaceae. .2000. une saison sèche de 5 à 6 mois quelque peu atténuée par des brouillards. humides.

peuplements mélangés.Commiphora et Hildegardia (10) Forêts sèches série à Dalbergia.eucalyptus. jachère.Forêts artificielles (pins. savanes avec éléments ligneux (5) Prairies côtières.Commiphora et Hildegardia dégradées (11) Forêts denses sèches série à Didiereaceae (12) 215 188 4 708 358 9 741 019 27 552 238 560 890 890 215 28 497 20 229 0 72 37 560 35 484 209 427 8 501 547 16 067 1 630 310 52 260 4 079 231 263 116 4 708 358 9 741 019 27 552 238 135 997 11 156 1 057 2 579 946 858 153 591 389 45 . savanes sans éléments ligneux (6) Forêts denses sclérophyles (7) Forêts denses sclérophyles dégradées et/ou secondaires (8) Fourrés sclérophyles (9) Forêts denses sèches série à Dalbergia.anacardiers) Mosaïque de cultures Savanes avec éléments ligneux Savanes sans éléments ligneux Formations marécageuses Rizières Canne à sucre Sisal Palmier à huile Girofle Cacao Autre ou mélangées Sols nus et sables Plan d'eau Surfaces bâties Non classifiée Forêts littorales (1) Forêts humides sempervirentes (2) Forêts humides sempervirentes dégradées et/ou secondaires (3) Mosaïque de cultures. lambeaux forestiers (4) Prairies côtières.

2000 et 2005 et met en évidence la déforestation dans tout le pays dans les forêts naturelles.1. Elle est le fruit d’une collaboration entre la Direction Générale de l’Environnement. Elle est basée sur l’interprétation des images satellitaires de ces deux dernières décennies.Forêts denses sèches série à Didiereaceae dégradées et/ou secondaires (13) Fourrés xérophyles (14) Fourrés xérophyles dégradées et/ou secondaires (15) Mangroves (16) Forêts ripicoles et/ou alluvions (17) Formations marécageuses (18) Peuplements d'anacardiers (19) Peuplements d'Eucalyptus (20) Peuplements de Pins (21) Peuplements melanges (22) Rizières (23) Canne à sucre (24) Sisal (25) Palmier à huile (26) Girofle (27) Cacao (28) Autre ou mélangées (29) Sols nus et sables (30) Plan d'eau (31) Surfaces bâties (32) Non classifiée (33) 269 444 927 191 568 291 303 817 1 434 816 560 890 8 723 81 099 118 383 6 983 890 215 28 497 20 229 3 661 72 37 560 35 484 209 427 8 501 547 16 067 1 630 310 5. des Eaux et Forêts (DGEEF) et l’USAID à travers le projet Jariala. Evolution de la déforestation de Madagascar La carte de la Couverture des Forêts Naturelles 1990 – 2000 – 2005 permet d’avoir une information précise sur la distribution des forêts restantes et l’évolution de la déforestation dans le temps. 46 . et la Conservation International. Cette carte peut-être utilisé pour évaluer les pressions et impacts qu’exerce la déforestation sur la biodiversité et peut servir d’outil de suivi de la déforestation sur le territoire national. ETAT DES FORETS A MADAGASCAR 5.3.3.1.1. Ces cartes est le résultat de l’interprétation des images Landsat 1990.

: Couverture forestière (1990 – 2000 – 2005) 1990 2000 2005 Tableau 5.1.Carte 5.2. : Statistique de la couverture forestière Régions Sava Diana Itasy Analamanga Vakinankaratra Bongolava Sofia Boeny Betsiboka Melaky Alaotra-mangoro Atsinanana Analanjirofo Amoron'i Mania Haute Matsiatra Vatovavy-Fitovinany Atsimo-Atsinanana Surface régions (ha) 2 379 557 2 036 252 649 364 1 736 130 1 805 139 1 796 044 5 141 981 3 031 115 2 961 604 4 084 521 2 741 279 2 210 263 2 193 766 1 655 218 2 089 450 2 076 357 1 654 777 Forêt 1990 (ha) 918 685 664 796 628 62 665 37 471 8 586 870 322 456 691 72 047 577 096 560 980 416 125 1 203 640 61 902 77 358 233 958 338 991 Forêt 2000 (ha) 882 940 617 857 69 53 260 26 854 8 584 779 277 414 198 66 665 556 118 502 630 354 312 1 110 666 44 814 59 801 168 157 281 525 Forêt 2005 (ha) 843 512 589 091 44 45 096 11 318 8 561 761 177 403 960 65 186 537 720 468 754 327 445 1 092 415 37 662 57 764 152 219 253 591 47 .

07 0.13 0.Ihorombe Menabe Atsimo-Andrefana Androy Anosy National 2 611 339 4 901 473 6 672 411 1 865 736 2 969 782 59 263 558 156 925 958 788 2 034 131 500 119 534 499 10 746 403 152 834 906 159 1 790 209 469 015 509 361 9 755 305 130 464 874 915 1 702 795 453 561 476 987 9 294 237 Tableau 5.47 base 00 (ha) 787 733 602 171 66 47 577 14 228 8 584 676 479 413 665 66 156 542 116 471 418 326 970 599 477 40 688 57 977 153 232 244 010 132 056 901 514 1 790 209 469 015 499 999 Perdue 00-05 (ha) 4 692 15 675 22 2 481 2 910 22 10 110 8 366 970 5 410 8 669 9 216 4 199 3 029 213 1 839 6 638 1 592 26 867 87 415 15 453 25 416 % par an 0.66 1.3.45 0.97 1.22 0.05 0.49 1.60 0.72 0.40 0.68 2.24 0.30 0.54 0.20 0.37 0.52 6.49 0.22 1.00 0.77 2.00 1.04 0.12 0. : Taux de déforestation Régions Sava Diana Itasy Analamanga Vakinankaratra Bongolava Sofia Boeny Betsiboka Melaky Alaotra-Mangoro Atsinanana Analanjirofo Amoron'i Mania Haute Matsiatra Vatovavy-fitovinany Atsimo-Tsiranana Ihorombe Menabe Atsimo-Andrefana Androy Anosy base 90 (ha) 770 435 643 135 262 51 078 36 771 8 578 717 784 454 437 69 785 569 631 544 502 381 838 571 441 61 705 76 714 195 398 288 279 139 930 956 927 2 032 104 499 835 516 955 Perdue 90-00 (ha) 23 815 40 014 196 8 571 10 012 0 74 898 41 235 3 111 12 784 52 720 43 049 33 667 17 070 17 045 29 273 28 963 3 809 49 274 241 895 31 042 24 258 % par an 0.09 0.29 0.02 48 .62 7.04 4.24 0.56 0.31 0.59 2.19 0.62 0.27 0.51 1.14 1.50 1.91 0.98 0.66 1.

29 0.400m 400 .400m 400 .70 0.31 0.42 0. : Couverture forestière par types de forêts Types de forêt Autres Humide Epineuse Sèche Mangrove Forêt 1990 (ha) 2 936 5 254 306 2 413 283 2 828 960 264 613 Forêt 2000 (ha) 2 140 4 538 649 2 148 214 2 611 790 252 405 Forêt 2005 (ha) 2 247 4 489 248 2 028 798 2 539 319 252 405 Tableau 5.5. Résultats par tranches dʹaltitudes  Tableau 5.3.02 0.2.91 1.79 1.76 base 00 (ha) 5 026 425 1 208 716 1 619 960 719 239 Perdue 00-05 (ha) 185 782 18 654 23 443 10 807 % par an 0.1200 1200 .800 800 .1600 base 90 (ha) 5 488 507 1 317 224 1 693 452 803 583 Perdue 90-00 (ha) 498 797 134 451 83 327 61 153 % par an 0.6.50 0. : Taux de déforestation par types de forêts Types de forêt Autres Humide Epineuse Sèche Mangrove base 90 (ha) 1 999 4 133 374 2 412 790 2 801 609 255 760 Perdue 90-00 (ha) 34 326 835 264 697 195 307 4 361 % par an 0.National 9 587 525 786 700 0.17 0.1600 1600 + Forêt 1990 (ha) 5 741 549 1 705 244 2 122 105 881 021 197 706 Forêt 2000 (ha) 5 136 988 1 403 121 1 907 966 809 161 188 107 Forêt 2005 (ha) 4 954 414 1 434 006 1 893 967 741 366 177 067 Tableau 5.800 800 .74 0.55 5.49 0.7.17 base 00 (ha) 1 982 3 870 076 2 148 089 2 593 159 250 114 Perdue 00-05 (ha) 50 67 978 119 388 53 939 0 % par an 0. : Taux de déforestation par tranche d’altitudes Altitude 0 .35 1.30 49 .11 0.1.3.4. :Taux de déforestation par tranche d’altitudes Altitude 0 .3.10 0. Résultats par types de forêt  Tableau 5.00 5.1.82 8 845 339 241 204 0.1200 1200 .

Les cendres ainsi générées produisent assez de nutriments aux sols sinon pauvres pour permettre une saison ou deux de production. • L’extraction minière à petite échelle et à l’échelle de corporations. le temps de jachère habituel dans la majorité du pays est bien moindre que celui nécessaire à la régénération des nutriments. Exploitation Forestière Actuellement. si on permet à des compagnies étrangères d’acquérir des concessions ou si les bailleurs de fonds internationaux accroissent leur soutien pour une gestion durable des forêts à Madagascar. bien qu’il ne représente que moins d’1/3 de la production annuelle. • La chasse. • Les plantes d’ornement et la collecte d’animaux • L’introduction d’espèces exotiques. PRESSIONS SUR LES FORETS DE MADAGASCAR Il y a plusieurs menaces distinctes pesant directement sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la diversité des espèces à Madagascar. et Madagascar est l’un des pays les économiquement faibles du monde.1. La population humaine compte actuellement 15 millions d’habitants et croît de 3% par an (doublant tous les 2025 ans). Le riz sec. Expansion Agricole A Madagascar. Les rizières se trouvent dans les vallées et les basses plaines dans certains centres agricoles majeurs et représentent presque les 3/4 de la production nationale du riz. Malheureusement. La culture du riz est la première source de revenu pour 70% de la population du pays. Les estimations actuelles nationales de pertes forestières dues à la culture itinérante à Madagascar sont de l’ordre de 2 000 km2 par an. de café. Les pertes en forêts sont estimées à 200 000 ha par an. pour renouveler les pâturages et pour étendre les parcelles de cultures par le défrichement et la mise à feux. Selon les estimations de la Banque Mondiale. dont: • L’expansion agricole.4. que plus de 80% de la couverture forestière originelle de Madagascar a disparu au cours des 1500 à 2000 ans depuis l’arrivée de l’homme. Toutefois. Ils pratiquent les feux pour nettoyer les parcelles de cultures. la végétation naturelle est coupée et brûlée. l’exploitation forestière est une menace relativement mineure pour les écosystèmes forestiers restants à Madagascar. est produit dans tout le pays et souvent sur des pentes déboisées dans les zones plus montagneuses.2. la production de riz. • La collecte de bois de feu/la production de charbon. 50 . car elle se pratique traditionnellement avec une faible mécanisation. les feux sauvages dus aux feux non contrôlés détruisent une bonne partie de la forêt. et le transport dans la forêt se fait généralement par traction humaine ou animale. de 100 à 300 millions de dollars de potentiel agricole est perdu chaque année à cause de l’érosion du sol à Madagascar. • Les feux de brousse Les estimations de la destruction des forêts indiquent. le sol s’épuise et le fermier cherche une nouvelle parcelle. et ceci a pour résultat une perte nette de la végétation originelle et de la terre arable. laissant le lopin originel en jachère se régénérer. 5. • La pâture du bétail non contrôlée.4. Selon le processus normal de ‘tavy’ (culture sur brûlis) dans la culture du riz sec. L’utilisation des feux est pratique dans la vie quotidienne des paysans Malagasy.41 178 049 1 840 0.4. l’exploitation forestière pourrait rapidement devenir une menace majeure.1. • L’exploitation du bois. Par ailleurs. Après quoi. 5.21 5. La plupart des sols en latérite de faible fertilité ne sont pas bien adaptés à de telles activités agricoles et subissent de forts niveaux d’érosion chaque année. Les Malgaches ont même le plus fort taux de consommation de riz par habitant de tous les pays du monde. de vanille et d’épices représente environ 80% de l’économie nationale.1. Les scies électriques sont rarement employées.1600 + 192 127 7 841 0.1. et ceci exerce une pression continuelle sur les zones forestières restantes.

4/CIREEF MAEV 02/MINENVEF/SG/DREEF. : Lots Invendus CIREEF Maintirano LOCALISATION Lot Forestier Reharaka FKT Ankazomanambao Ankisatry CR District Maintirano Région Menabe 200 Superficie_Ha Source : DVRN.518 HauteMatsiatra C15 à Mandaratsy Betainomby Betainomby RAVAOARINIVO Piaraide Yvette ABAD 36 17/09/07 13/09/10 165/07/MINENVEF/DIREEF3/CIREEF 3.5.1.518 Antenimbao & lavitrony Moramanga Beanana Antanambao Ifasina Ambodimanga Ampasimane va Ambohibary Moramanga RAMANAMAHEFA Roussel Société AZ'EXPORT 50 11/07/07 11/01/09 04/07//MINENVEF/CIREEF.MEEFT 1 001 Tableau n°5.9.518 Moramanga 65 05/06/07 05/06/08 03/07//MINENVEF/CIREEF.MEEFT Tableau n°5.MEEFT Superficie_Ha District Sakaraha Beroroha Région Atsimo Andrefana Atsimo Andrefana 400 300 FKT Besavoa Ampandra CR Amboronabo Behisatra 51 . : Permis notifiés LOCALISATION CIREEF Lot Forestier Marivolanotra FKT Ambodilaingo Commune Rurale Beparasy District Moramanga Région Alaotra Mangoro Alaotra Mangoro Alaotra Mangoro Alaotra Mangoro Haute Matsiatra Betsiboka RANOROMALALA Elysa Adjudicataire Superficie _Ha 300 Date notification 06/03/07 Date Expiration 06/03/10 N° Permis d’exploiter 01/07//MINENVEF/CIREEF.1. Informations sur l’adjudication Tableau n° 5.8.2. : Lots Forestiers inventoriés CIREEF Toliara LOCALISATION Lot Forestier Herea (04 lots de 100 Ha) Ankoabe (03 lots de 100 Ha) Source : DVRN.4/CIREEF MAEV 03/MINENVEF/SG/DIREEF.518 Vohimoka Ampitamalandy Antandrokom by Vohibato Ouest Anosibe An'Ala Fianarantsoa II Maevatanana RAOELINA Léoncine 230 30/07/07 30/01/08 02/07//MINENVEF/CIREEF.4.10.12 01/MINENVEF/SG/DIREEF.4/CIREEF MAEV Ambalanjana komby Marokoro 120 09/05/07 18/01/09 Analabe Betsiboka Masiaposa Mahamavo Maevatanana Betsiboka RAFARAHANTARISOA Marcelline RASOLOFOTIANA Etienne 100 06/08/07 06/02/09 Masiaposa Tsiafabositra Maevatanana Betsiboka 100 14/09/07 14/03/09 Source : DVRN.

: Lot en cours de lancement : Source : DVRN.Tableau n°5.MEEFT 6 355 LOCALISATION Superficie_Ha District Bealanana Bealanana Bealanana Bealanana Région Sofia Sofia Sofia Sofia 100 100 100 100 Tableau n°5.12.MEEFT CIREEF Lot Forestier Antsohihy Betsifo Ankelimahia Andohan'Ankarahara Ampidiranala FKT Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord CR Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord Ambararatabe-Nord 52 .11. E/se HANITRINIALA RAKOTOMANGA RAZANADRAKOTO Olga Willie 2 500 290 170 95 60 100 150 Source : DVRN. Lots Adjugés LOCALISATION CIREEF Lot Forestier Toliara Lot n°1-Amberobe Lot n°2-Amberobe Sofia AmbodimadiroBeandrarezona Marotolana Ambatondrazaka Andranofotsy Sahavaina Andrebakely Atsinanana Iamboala/Mahanoro Iamboala/Mahanoro Maintirano Fénérive-Est Mahasevoka Malamavato Ankazomanambao Ankisatry Anandrivola Maintirano Maroantsetra Antanambe Sahavaina Antanambe Sahavaina FKT Amberobe Amberobe Ambodimadiro Berenty Berenty Antananivo Haut CR District Ankazoabo Ankazoabo Bealanana Région Atsimo Andrefana Atsimo Andrefana Sofia RAHELIARISOA Viviane Etablissement OLIOL Sté PRONATEX 140 150 2 700 Adjudicataire Superficie_Ha Marotolàna Andrebakely Nord Andrebakely Nord Bealanana Amparafaravola Amparafaravola Sofia Alaotra Mangoro Alaotra Mangoro Atsinanana Atsinanana Menabe Analanjirofo Sté PRONATEX SOCL RAZOELIMALALA E.

53 .MEEFT 02 CIREEFs formées 15 contrats ANDROY et ANOSY BOENY 15 contrats BOENY 5. là où on voit communément le long des routes des étals de charbon qui permettent de fournir du combustible aux gens habitant dans des villes éloignées. de vastes zones de forêt naturelle à Madagascar sont détruites pour fournir du bois de feu et du charbon comme source d’énergie. Ce problème est particulièrement prononcé dans les forêts de déserts d’épineux du sud. 5.4. le ‘tavy’ (brûlis) annuel pour encourager la croissance d’une nouvelle herbe et la surexploitation des pâtures en général. où le bétail est la principale source de richesse. La pâture du bétail affecte les écosystèmes forestiers naturels par le débroussaillage. où la tradition d’élevage de bétail est venue voici des siècles d’Afrique de l’Est. Ces problèmes se rencontrent principalement dans l’ouest et le sud.Tableau n° 5.4. : Transfert de Gestion Nature des activités Situation actuelle Création de nouveaux contrats de TG 39 600 ha Travaux en cours Régions BETSIBOKA ALAOTRA MANGORO HAUTE MATSIATRA ATSINANANA SAVA Superficie en Ha 6000 4850 7150 4500 17100 Etude juridique sur les textes de TG 02 produits livrables validés Validation proposition d’amendements Fin janvier 2008 Formation en système de S/E et mis en place BD Evaluations de contrats de TG Renouvellements de contrats TG Source : DVRN.3. La Pâture de Bétail Non Contrôlée Ceci pose un problème à Madagascar. Aujourd’hui il y a au moins autant de têtes de bétail à Madagascar qu’il y a d’habitants.4.1. Collecte de Bois de Feu/Production de Charbon Chaque année.13.1.

C’est le Ministère des Eaux et Forêts et du Tourisme qui a cette responsabilité et il s’intéresse principalement à la gestion de l’extraction forestière dans l’important système national comprenant plus de 250 forêts classées et réserves forestières. 5. L’application inégale des lois existantes peut provoquer la colère des communautés et avoir des effets contraires à ceux prévus dans la législation. • Les effets perturbateurs de la fragmentation forestière et • Le manque de bénéfices de préservation pour les communautés locales. Plusieurs forêts du pays sont déjà si fragmentées que leur contribution à long terme au fonctionnement de l’écosystème et à la diversité des espèces est remise en question 5. la plupart du travail de préservation est réalisé par des expatriés. chargé des Eaux et Forêts (MEF) à générer les ressources en soutenant une exploitation forestière plus commerciale. couvrant environ 40 000 km2. en particulier à Madagascar qui est le point focal de cette étude.1.5. L’Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) n’a aucun mandat légal pour gérer les 46 Parcs et Réserves du pays. et exige beaucoup de temps.9 Informations Limitées sur la Biodiversité Une communauté scientifique locale réduite et des facilités limitées pour mener des recherches sur le terrain affectent la collecte et le traitement des données importantes de biodiversité à Madagascar. qui couvrent environ 17 187 km2. • Les informations limitées sur la biodiversité. Cette situation illustre le besoin d’un soutien plus ciblé des efforts des ONGs pour renforcer les zones protégées. Une autre stratégie serait pour le MEF de transformer ses Réserves Forestières de plus forte priorité en Réserves de Préservation de la biodiversité (ZODECOs) en échange de ressources fournies par les ONGs internationales pour financer cette conversion et pour gérer ces zones protégées à long terme. y compris un certain nombre de plantes et animaux menacés qui ne font actuellement l’objet d’aucune protection.4. Les richesses du sous-sol ont aussi attiré des mineurs itinérants en quête d’or. On compte parmi celles-ci: • L’élaboration de politiques de gestion. cher.7.1. Ce problème peut toutefois être perçu comme l’occasion de forger des partenariats entre les scientifiques malgaches et les expatriés qui continuent à travailler à des projets de préservation à Madagascar. L’Elaboration de Politiques de Gestion Dans les parcs et secteurs forestiers.10. Lorsque le gouvernement est présent. 5.4. l’élaboration de politiques de gestion du gouvernement malgache menace une préservation efficace. soit 7% du pays.4. • La formation et la capacité.6.4. les tentatives des ONGs pour améliorer la gestion des zones protégées ont eu pour conséquence une confusion de rôles et de responsabilités.4. si bien que la législation concernant la gestion des ressources. Exploitation minière à petite échelle et à l’échelle corporative Madagascar est riche en minéraux et pierres précieuses de valeur. en particulier l’interdiction du ‘tavy’ (culture sur brûlis) et des feux de brousse reste en grande partie lettre morte. Formation et Capacité On trouve peu de personnel et de biologistes ayant reçu une formation formelle à Madagascar. il manque souvent de fonds.5. En plus des menaces de proximité décrite ci-dessus. Des lois en cours d’étude ayant pour objectif de changer le MEF d’un ministère de l’extraction forestière en une force plus puissante pour la préservation de la biodiversité devrait permettre de faire avancer ce processus. Donc.1. Manque de Bénéfices de Préservation pour les Communautés Locales Le manque de bénéfices tangibles pour les communautés locales des activités de préservation en cours affecte en fin de compte le succès à long terme de ces activités. soit 3% du pays. 5. Les informations tirées d’études écologiques de long terme sont encore plus limitées.1. Effets Perturbants de la Fragmentation Forestière Le processus global et l’étendue de la fragmentation de la forêt représentent en eux-mêmes une menace pour la biodiversité de Madagascar. Ces événements ont eu un impact sérieux dans des zones telles que la Daraina (site d’une zone protégée prévue) et dans des parcs et réserves existant tels que la Réserve Spéciale d’Ankarana. de saphirs et autres pierres précieuses.1. un scénario désastreux dans une région où il reste si peu d’habitat et où on trouve tant d’autres menaces.1. il existe un certain nombre de menaces indirectes mais tout aussi sérieuses pesant sur les fonctions des écosystèmes et la diversité des espèces. dont l’accès est limité.11. y compris par exemple le 54 . Celles-ci abritent sans aucun doute autant de biodiversité de Madagascar que le réseau géré par ANGAP.1. Certaines des entreprises les plus profitables. Comme l’ANGAP n’a aucun mandat formel légal pour intervenir dans les parcs et les réserves. 5. Certains bailleurs de fonds bilatéraux ont encouragé le Ministère. des politiques de gestion ambiguës peuvent menacer une préservation efficace. • La gouvernance et l’état de droit. 5.4. Gouvernance et Etat de Droit Les services du gouvernement sont inadéquats dans de vastes régions de Madagascar.4. Ceci explique que les processus d’inventaire les plus simples ont tardé après la planification de préservation. Dans le domaine des zones protégées et des activités forestières. La plupart des formations de forêts naturelles restantes dans le pays se trouvent dans des zones isolées. Ses ressources en titanium ont donc attiré l’attention des compagnies étrangères qui exploitent ce minéral à l’échelle commerciale.8.

le soutien local pour des projets de préservation est peu probable. 5. Sans modèles appropriés pour l’intégration de la communauté et le partage des bénéfices. Les feux de brousse Tableau n° 5. CEEFs et Brigades des feux Superficies incendiées (ha) 293 287 1 039 300 921 571 3 420 146 1 111 114 734 548 958 640 785 350 374 666 581 109 242 079 109 947 239 390 410 069 551 676 1 238 125 1 197 314 654 201 821 110 1 282 189 963 266 817 002 673 442 546 294 39 327 555 938 455 815 2004 2005 2006 55 . : Donnees statistiques sur les feux de brousse (2002-2006) par types de forêts FORETS ANNEE TANETY REBOISEMENT NATURELLES 2002 657 165 15 572 705 2003 525 731 17 163 3 394 2004 36 150 4 328 1 326 2 005 517 155 10 377 27 503 2 006 445 945 7 423 2 222 Source : Service de la Conservation et de la Biodiversité Tableau 5.4. profitent largement ou uniquement aux entrepreneurs étrangers. : Superficies touchées par l’incendie (1980-2006) Annee 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 Source : Rapports provenant des CIREEFs.12.1. : Superficies touchées par l’incendie (1980-2006) Graphique 5.1.14.tourisme naturel ou le commerce de plantes médicinales.15.

13. : Evolution des nombres de plants et des superficies reboisées de 2005-2006 2006-2007 56 2007-2008 13 989 202 . Etat sur le reboisement Tableau n°5.5.25 20.1.3 1086 150 139.9752 Tableau n° 5.0132 175 75 552 1212 96. Tableau récapitulatif des résultats des CIREEFs période 2007-2008 Résultats obtenus jusqu'au 15 février 2008 CIREEF Ambatondrazaka Ambovombe Bongolava Mananjary Maevatanana Morondava Ihosy Manakara Ambositra Toamasina Antsirabe Ambovombe Antananarivo Antalaha Fianarantsoa Analanjirofo Tulear Antsohihy Miarinarivo Maintirano Fort Dauphin Antsiranana Farafangana Moramanga TOTAL Production de plants 2 334 000 64 600 2 109 650 300 000 278 466 770 000 304 000 910 500 250 000 258 000 600 000 85 700 1 285 764 1 600 000 59 022 350 000 150 000 1 104 000 876 000 0 41 500 258 000 nd nd Plantation (ha) 1167 32.75 160 nd nd ANNEE 1983-1984 1984-1985 1985-1986 1986-1987 1987-1988 1988-1989 1988-1990 1990-1991 1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995 1995-1996 1996-1997 1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 Nb/Plants Sup (ha) 3479380 3721057 11864175 14915767 14282633 13131918 8894129 9404247 5586705 4596343 3154966 4358962 4002864 4472234 4525665 9478200 10125000 11655000 609210 6500000 8072000 nd nd nd 1766 1862 5932 7458 7141 6566 4449 4700 2795 2297 1576 2907 2000 2236 2263 4638 5062 5827 318 3250 4036 5000 30505 nd 7763.882 660 22.4.3 642.17.16.23 385 152 455.25 110 129 300 32.97 13 989 202 7753.

0.00006% Déforestation Perdue 90-00 : 196ha.68% Perdue 00-05 : 2481ha. 32.61% En 2000 : 882940ha. 6.44% Déforestation Perdue 90-00 : 23815ha. 0.1983 à 2007 (situation avant 15 février 2008) Carte 5.31% Perdue 00-05 : 4692ha. 0.93% Déforestation Perdue 90-00 : 40014ha.04% 57 . 35. 0. 0. 38. 0.65% En 2000 : 617857ha. : Répartition géographique de la couverture forestière nationale et régionale pendant les 30 dernières années (en 1975 et en 2005).0009% En 2000 : 69ha.10% En 2005 : 843512ha. 1. 1.36% En 2000 : 53260ha.0001% En 2005 : 44ha. 30.62% Perdue 00-05 : 15675ha. REGIONS 1975 2005 SAVA Superficie Région : 2379557 ha Couverture Forestière En 1990 : 918685ha.49% Perdue 00-05 : 22ha. 37. 0.52% ITASY Superficie Région : 649364ha Couverture Forestière En 1990 : 628ha. 0.025% Déforestation Perdue 90-00 : 8571ha.030% En 2005 : 45096ha.66% ANALAMANGA Superficie Région 1736130ha Couverture Forestière En 1990 : 62665ha.34% En 2005 : 589 091ha.1. 0. 7.12% DIANA Superficie Région : 2036252 ha Couverture Forestière En 1990 : 664796ha. 28. 0.

0.02% En 2000 : 66665ha. 0.004% Déforestation Perdue 90-00 : 0ha. 0.14% Déforestation Perdue 90-00 : 0ha. 0. 0. BETSIBOKA Superficie Région 2961604ha Couverture Forestière En 1990 : 72047ha. 0.02% En 2000 : 26854ha. 0.91% Perdue 00-05 : 8366ha.31% Perdue 00-05 : 22ha.09% BONGOLAVA Superficie Région 1796044ha Couverture Forestière En 1990 : 8586ha. 0.13% Déforestation Perdue 90-00 : 41235ha.004% En 2005 : 8561ha. 0. 0. 0.31% Perdue 00-05 : 22ha.72% Perdue 00-05 : 2910ha.02% Déforestation 0.004% En 2000 : 8584ha. 2.13% En 2005 : 403960ha.15 En 2005 : 761177ha. 0. 0.16% En 2000 : 779277ha.VAKINANKARATRA Superficie Région 1805139ha Couverture Forestière En 1990 : 37471ha.01% En 2005 : 11318ha. 0. 0. 0.4% 58 . 0. 0.0006% Déforestation Perdue 90-00 : 10012ha.05% SOFIA Superficie Région 5141981ha Couverture Forestière En 1990 : 870322ha.05% BOENY Superficie Région 3031115ha Couverture Forestière En 1990 : 456691ha.15% En 2000 : 414198ha. 0. 4.02% En 2005 : 65186ha. 0.

17% Déforestation Perdue 90-00 : 52720ha. 0.20% En 2000 : 502630ha. Perdue 00-05 : 5410ha.Perdue 90-00 : 3111ha. 0. 0.18% En 2000 : 354312ha.97% Perdue 00-05 : 8669ha. 0. 0.17% Déforestation Perdue 90-00 : 12784ha.29% Couverture Forestière En 1990 : 577096ha. 0.14% Déforestation Perdue 90-00 : 43049ha.20% En 2000 : 556118ha.37% ATSINANANA Superficie Région 2210263ha Couverture Forestière En 1990 : 416125ha.16% En 2005 : 327445ha. 0. 0.45% 0. 0. Perdue 00-05 : 970ha. 0.13% Perdue 00-05 : 9216ha.18% En 2005 : 468754ha.22% 0. 0.56% ANALANJIROFO Superficie Région 2193766ha Couverture Forestière 59 . MELAKY Superficie Région 4084521ha 0. 1. 0.20% ALAOTRA-MANGORO Superficie Région 2741279ha Couverture Forestière En 1990 : 560980ha. 0.18% En 2005 : 537720ha.

0.54% En 2000 : 1110666ha. 0.14% 60 . 0. 0.50% En 2005 : 65186ha.59% Perdue 00-05 : 4199ha.En 1990 : 1203640ha. 0.49% Déforestation Perdue 90-00 : 336671ha.

02% En 2005 : 65186ha.03% En 2000 : 44814ha.15% Déforestation Perdue 90-00 : 28963ha.5% 1% Ihorombe 61 .49% HAUTE MATSIATRA Superficie Région 2089450ha Couverture Forestière En 1990 : 77358ha. 2. 0.08% En 2005 : 152219ha.02% Déforestation Perdue 90-00 : 17070ha. Perdue 00-05 : 1839 ha. Perdue 00-05 : 6638ha. 0. 0.11% En 2000 : 168157ha.77% 1. 0. 0.02% En 2005 : 37662ha.AMORON'I MANIA Superficie Région 1655218ha Couverture Forestière En 1990 : 61902ha. 0. 0.02% Déforestation Perdue 90-00 : 17045ha. 0. 0. 0. 0. 0.20% En 2000 : 281525ha. Perdue 00-05 : 3029ha.07% Déforestation Perdue 90-00 : 29273ha.17% En 2005 : 253591ha. 2. 0.24% ATSIMO-ATSINANANA Superficie Région : 1654777ha Couverture Forestière En 1990 : 338991ha.22% Perdue 00-05 : 213ha.54% 1.03% En 2000 : 59801ha.07% VATOVAVY-FITOVINANY Superficie Région 2076357ha Couverture Forestière En 1990 : 233958ha. 0. 0.

00 2946.47 162.Superficie Région 2611339ha Couverture Forestière En 1990 : 156925ha.24% 0.00 565.00 5788.18 : Evolution sur les surfaces défrichées en hectares par Faritany de 1984 à 2005 ANNEE ANTANANARIVO ANTSIRANANA FIANARANTSOA MAHAJANGA TOAMASINA TOLIARA TOTAL 1 984 1 985 1 986 1 987 1 988 1 989 1 990 1 991 1 992 1 993 1 994 1 995 1 996 312.00 592.00 26864.00 3731.94 10165.00 5174.00 12334.00 5898.95 1971.50 15555. En 2005 : 130464ha.00 1627.50 232.00 2690.00 5610.10 8890.00 444.00 20125.00 24311.05% 0.00 31045. Déforestation Perdue 90-00 : 3809ha.00 1262.00 6013.00 765.00 5466.11 28126.00 378.00 40081.00 27984.19% En 2000 : 906159ha.00 80.00 273.06% 0. 0.00 16782.00 739.00 457.00 1030.00 3798.00 1500.00 36.50 nd 437. 0. Menabe Superficie Région 4901473ha Couverture Forestière En 1990 : 958788ha.00 13667.17% Déforestation Perdue 90-00 : 49724ha.00 330.96 20895.00 2339.00 39137.00 10964.00 42650.00 1449.00 42.00 24287. En 2000 : 152834ha.00 798.00 4182.00 6180.03 43081.6% Tableau n°5.27% 0.00 1047.00 29556.00 23675.00 795.00 167.18% En 2005 : 874915ha.00 1825.00 63.00 850.00 613.51% Perdue 00-05 : 26867ha.04% 0.00 20705.00 6832.05 24559.75 3422. 0.00 10146.00 12316. 0.00 6882.00 5646.00 62 .75 2525.45 2134. 0.00 1701.00 18236.39 859.00 498. Perdue 00-05 : 1592ha.70 459.00 2207.00 304.00 2351.00 236.11 480.00 407.00 262.

70 768.00 135.00 9442. : Evolution sur les surfaces défrichées en hectares par Faritany de 1984 à 2005 5.35 % par an après 2000.00 32504.1 997 1 998 1 999 2 000 2 001 2 002 2 003 2 004 2005 35.00 12836. 63 .00 739.55 % par an pendant 2000 – 2005.00 102.00 403.15 43.00 4421.00 1064.00 809.00 5895.2. Le taux de déforestation est le plus élevé dans la forêt épineuse avec un taux de 1.00 957.51 5 28625.00 5167.00 14110. Dans la forêt humide.1.00 218.1.00 31.00 33291.00 8907.00 975. le taux est de 0.5.79 % en 1990 et a diminué jusqu’à 0.00 3871.00 468. administrative Diminution des recettes fiscales forestières 5.00 8616.00 301.00 1687.00 9209.00 121.00 6051.00 3720.00 613.00 637.00 22023.00 113.00 1085.00 949.5.00 779.00 324. : Synthèse d’analyse de la déforestation • • • Le taux global de déforestation à Madagascar est de 0.00 22.1 % par an pendant les années 1990 et après 2000.00 11860.70 3131.00 10946.00 3156.00 1113.54 81.00 2.00 654.00 237.00 264.00 3510.00 16024.00 8768.00 2. Ce taux global est descendu à 0. • • • • • • • • • • • • • • • • : CONSEQUENCES DE LA DEFORESTATION SUR L’ENVIRONNEMENT Changement climatique Inondation Erosion Pollution de l’air et de l’eau Service écologique (tarissement de l’eau de JIRAMA) Ensablement Disparition des plantes médicinales.82 % par an pendant les années 1990. des espèces endémiques végétales et animales Infertilité du sol Déséquilibre de l’écosystème terrestre Insuffisance de l’O2 Perte de l’habitat des faunes Emission de CO2 dans l’atmosphère Taux élevé de prévalence de maladies Fréquence accrue du délestage Insécurité sociale.00 8682.00 706.30 905 Graphique 5.1.00 708.00 900.10 120.00 2903.

99% sont endémiques. ainsi que 36 des 64 genres (56%). la distribution est généralement le même. on estime que le processus des plaques tectoniques l’a isolé d’autres masses terrestres depuis plus de 160 millions d’années. Didymelaceae. − Les Zones Humides de l’Ouest de Madagascar. Bembiciaceae. Leptosomatidae. le Pygargue de Madagascar (Haliaetus vociferoides). le lémurien flavifrons (Eulemur macaco flavifrons). Parmi les 300 espèces de reptiles à Madagascar. Bien que Madagascar ne soit qu’un des 92 pays du monde possédant des populations de primates sauvages.1. C’est très encourageant de voir la diminution de la vitesse de déforestation. on compte de 10 à 12 000 espèces de plantes à Madagascar. avec 7 espèces à aire réduite (4 endémiques et 5 menacées. L’analyse globale des espèces d’oiseaux à aire réduite réalisée par BirdLife International souligne l’importance de la zone prioritaire de Madagascar et des Iles de l’Océan Indien dans son identification des 11 Zones Endémiques d’Oiseaux (EBAs). On trouve des hauts niveaux d’endémisme et de diversité biologique à Madagascar. Toutes les espèces de primates recensées sont endémiques à l’île. le propithèque de Perrier (Propithecus diadema perrieri). − Les Forêts Humides de l’Est de Madagascar. et le râle d’Olivier (Amaurornis olivieri).: Evolution du nombre d’espèces animales endémiques connues Groupes taxonomiques 2003 2007 Amphibiens Invertébrés Mammifères Oiseaux Poissons d’eau douce Reptiles 215/221 4 976/5 808 119/131 128/298 93/154 314/346 328/3329 4 976/5 808 152/190 128/298 93/154 314/346 64 . soit 67%. l’hapalémur du Lac Alaotra (Hapalemur griseus alaotrensis). le propithèque soyeux (Propithecus diadema candidus). exception faite des chauve-souris et des espèces introduites.2% du total de la Terre) sont endémiques. ce qui fait d’elle la zone à plus forte priorité du monde pour la préservation de la diversité des primates. Cette isolation a provoqué le développement de filières évolutionnaires distinctes et de forts niveaux d’endémisme parmi les groupes de plantes et d’animaux qui vivaient dans cette zone avant la séparation de Madagascar ou qui ont colonisé la “nouvelle” île plus tard. dont six sont reconnus au niveau critique: − Les Forêts Sèches de l’Ouest de Madagascar. 78 des 117 espèces sont endémiques. Lemuridae. elle représente 21% (14 sur 65) de tous les genres de primates et 29% (5 sur 17) des familles de primates (Cheirogaleidae. Diegodendraceae. le grèbe de roussâtre (Tachybaptus rufolavatus). Tableau 5. le propithèque de Tattersall (Propithecus tattersalli).• • Le taux dans la forêt sèche a également diminué après 2000. Kaliphoraceae. non seulement au niveau des espèces mais aussi au niveau des genres et des familles. 5.42% par an. le propithèque à diadème (Propithecus diadema diadema). Ces espèces représentent de 160 à 181 familles dont dix sont endémiques (Asteropeiaceae. − Les Forêts Epineuses du Sud de Madagascar. Parmi les oiseaux en situation critique à Madagascar figurent l’aigle serpentaire de Madagascar (Eutriorchis astur). Les grenouilles sont les seuls amphibiens de Madagascar. Cependant. et le propithèque couronné (Propithecus verreauxi coronatus). 274 (91%) sont endémiques. dans beaucoup d’endroits. la diversité globale d’oiseaux est relativement faible (on ne compte que 250 espèces). environ 1% par an dans les forêts inférieures à 800m d’altitude. Didiereaceae. BIODIVERSITE 5. le niveau approche les 100%. le fuligule de Madagascar (Aythya innotata). ETAT DE LA MEGA BIODIVERSITE DE MADAGASCAR Madagascar est situé approximativement à 400 kilomètres de la côte EST de l’Afrique et. Le taux de la déforestation est le plus important. Même si le taux global de déforestation a diminué.2.19. de 0. soit 3. Phillepittidae et Vangidae) qu’on ne trouve que dans l’île.70% à 0. l’hapalémur doré (Hapalemur aureus). Indriidae et Daubentoniidae). Melanophyllaceae. y compris 3 en situation critique). y compris 2 en situation critique). La diversité des espèces de petits mammifères à Madagascar n’est pas exceptionnelle. A Madagascar. le grand hapalémur (Hapalemur simus). La déforestation est la plus importante dans la forêt épineuse. deux espèces ont très certainement été introduites par l’homme dans les Comores voisines. avec 23 espèces à aire réduite (20 endémiques et 14 menacées). dont plus de 80% (de 8 à 9000. − Les Zones Humides de l’Est de Madagascar. Sarcolaenaceae et Sphaerosepalaceae).2. avec 8 espèces à aire réduite (3 endémiques et 4 menacées). mais 115 (46%) sont endémiques. Selon les estimations actuelles. il y a un fort taux d’endémisme au niveau des familles avec cinq familles d’oiseaux (Brachypteraciidae. Le lémur à collier blanc (Eulemur fulvus albocollaris). La déforestation est observée dans une certaine mesure partout dans l’île. des habitats critiques continuent d’être rongé par la déforestation et l’augmentation incessante de la fragmentation menace beaucoup la biodiversité à Madagascar. Physenaceae. De plus. Seules deux ou trois des 178 espèces de l’île ont été introduites. avec neuf espèces à aire réduite (6 endémiques et 4 menacées. le lémur vari rouge (Varecia variegata rubra). Megaladapidae. Le taux a ralenti dans toutes les tranches d’altitudes après 2000. avec 10 espèces à aire réduite (8 sont endémiques et 2 menacées). Mesithornidae.

Introduction d’Espèces Exotiques L’introduction de plantes et d’animaux envahissants est de loin la menace la plus sérieuse pour la faune et flore indigènes dans les petites îles de cette zone prioritaire. Glaw et Vences 2007 5. et une gamme d’oiseaux sont aussi chassés.1.39 No1. Raxworthy 2003.3. les Eulémurs (Eulemur spp. surtout pour un certain nombre d’espèces plus grandes. qui est protégée par un tabou dans la culture locale est expédiée en grandes quantités à Tuléar et envoyée illégalement à La Réunion.). Mittermeier et al 2006. les reptiles et les amphibiens sont ceux qui sont le plus victimes du braconnage. les exploitations minières. l’exploitation illicite. singes (Macaca fascicularis) et escargots terrestres géants d’Afrique (Achatina fulica et Achatina panthera) qui les dévorent ou les piétinent. Hawkins et Goodman 2003. Ian and Olivier Langrand. les petits carnivores.Sources: Goodman et al 2003.2. : Evolution du nombre d’espèces animales menacées selon la catégorisation UICN Groupe taxonomique Amphibiens Statut de conservation CR EN VU CR Crustacés EN VU CR Gasteropodes EN VU CR Insectes EN VU CR Mammiferes EN VU CR Oiseaux Poissons EN VU CR 1996 na na na 0 2 1 na 4 2 1 0 3 3 5 8 nd nd nd 1 2000 na na na 0 2 1 3 10 5 1 0 3 3 9 12 nd nd nd 1 2003 na na 2 0 2 1 3 14 7 1 0 5 7 17 26 5 6 16 5 2004 9 21 25 0 2 1 3 14 7 1 0 5 7 17 25 3 12 21 14 2006 9 21 25 0 2 1 3 14 7 1 0 4 6 16 26 3 12 21 13 2007 9 21 25 0 2 1 3 14 7 1 0 4 6 16 25 3 12 20 13 65 . Des animaux féraux introduits et des espèces de gibier ont fait beaucoup de dommages à la flore des îles qui n’ont aucune défense contre les cochons (Sus scrofa). lapins et lièvres (Oryctolagus cuniculus et Lepus nigricollis).2. 5.2. Plantes d’Ornement et Collecte d’Animaux Sauvages Le biote unique de Madagascar suscite un commerce illicite et illégal de plantes et animaux indigènes.2. Chasse et Commerce La viande de brousse est une menace majeure à Madagascar.2. les défrichements.2. la chasse devrait probablement être considérée comme une plus grande menace que le commerce d’animaux sauvages.2. Oryx Vol. Sinclair. 5. Mittermeier et al 2004.2. car elle affecte plusieurs des espèces plus grandes et plus menacées.) et les propithèques (Propithecus spp. 2003. Les forêts humides semblent plus souvent victimes que les forêts sèches de l’invasion et la dégradation par des espèces exotiques. 2005. PRESSIONS SUR LA BIODIVERSITE Toutes les actions de l’homme qui dégradent et perturbent l’habitat constituent des menaces pour les espèces animales et végétales : les feux de brousse. introduction d’espèces exotiques… 5. Dans l’ensemble. et on évalue ce commerce en millions de dollars annuellement.20. chèvres. La tortue radiée. où sa chair est très recherchée. que l’on ne trouve que dans les rivières et lacs de la côte ouest a disparu de plusieurs régions à cause de la chasse. La grande tortue à cou latéral de Madagascar. Parmi les vertébrés. Eger et Mitchell 2003. rats (Rattus rattus). Certains lémuriens tels que les lémurs Vari (Varecia spp. vaches. daims (Cervus timorensis). Tableau 5.) sont particulièrement touchés et même les espèces plus petites telles que les tenrecs.2.

nd : non disponible Source : UICN Listes Rouge 1996 à 2007 Tableau 5. Les résultats ont été utilisés pour la priorisation des sites en vue de la mise en place du Système d’Aires Protégées de Madagascar (SAPM).23 : Liste des espèces phares des sites identifiés dans le cadre de AZE Nom du site RS Ambohitantely Forêt Ampitambe PN Andohahela PN Andringitra PN Ankarafantsika Ampijoroa) Groupe Amphibiens Mammifères Amphibiens Amphibiens SF Mammifères Mammifères Famille Microhylidae Nesomyidae Mantellidae Mantellidae Nesomyidae Cheirogaleidae Nom scientifique Stumpffia helenae Eliurus penicillatus Mantidactylus microtis Mantidactylus madecassus Macrotarsomys ingens Microcebus ravelobensis Observation Zone non protégée (et 66 .22 0. nd : non disponible Source : UICN Listes Rouge 1996 à 2007 Divers groupes de chercheurs participent à l’évaluation des espèces selon les critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature permettant ainsi de prioriser leur conservation.formation herbeuse boisée de plateau Formation herbeuse boisée .1 0.94 0.21. EN : En danger .2007 La dégradation de l’environnement entraîne une disparition des espèces Tableau 5.68 0.06 5.97 3.67 22.formation buissonnante Forêt humide dégradée Forêt humide Forêt sèche de l'Ouest Cultures Forêt-fourré sèche épineuse du sud-ouest Sols nus / rochers Zones humides Forêt sèche épineuse dégradée du sud ouest Forêt sub-humide de l'ouest Eau Mangroves Formation buissonnante côtière du sud-ouest Forêt de Tapia Forêt littorale Forêt humide de l'ouest Superficie totale (ha) 24 668 700 13 573 900 5 805 800 4 773 700 3 197 000 2 352 200 1 835 500 569 700 553 900 542 700 401 000 339 700 243 300 176 100 131 900 27 400 7 200 % de la couverture terrestre 41. VU : Vulnérable .4 3.3.96 0.: Evolution du nombre d’espèces végétales menacées selon la catégorisation UICN Statut de conservation CR EN VU 1996 nd 62 61 2000 1 62 61 2003 34 66 63 2004 61 98 117 2006 60 96 118 2007 62 101 117 CR : En danger critique d’extinction .81 8. EN : En danger .Groupe taxonomique Statut de conservation EN VU CR 1996 nd 1 1 5 11 2000 nd 3 1 5 11 2003 1 9 1 6 11 2004 14 38 1 6 11 2006 15 44 1 6 11 2007 16 44 2 7 11 Reptiles EN VU CR : En danger critique d’extinction . 5.3 0. VU : Vulnérable .92 0.01 Source : Atlas de végétation de Madagascar .41 0.57 0.2.93 9.05 0. CONSEQUENCES POUR L’ENVIRONNEMENT ET LE SOCIO-ECONOMIE La richesse en biodiversité implique la présence d’habitats diversifiés et spécifiques Tableau 5.22: Occupation du sol en 2005 Type de végétation Mosaïque formation herbeuse .

Les principales utilisations sont la consommation (107 espèces).2. En effet. Alaotra PARCS NATIONAUX Andohahela 07. Les changements ne sont donc pas alarmants.05.10.05.66 Baie de Baly 18.03.06. Analanjirofo Atsimo Atsinanana Diana Vatovavy Fitovinany.06.89 Mantadia 11.66 07.08. une vingtaine d’espèces pour les huiles essentielles et huiles végétales… (Source : http://database. Haute Matsiatra Atsimo Andrefana Boeny Analanjirofo. la maintenance de la biodiversité… Les études et recherches effectuées ont montré que 236 espèces de plantes sont utilisées à Madagascar.1.12.58 Ranomafana Tsimanampetsotsa Tsingy de Namoroka Zahamena 27. Les services fournis par les écosystèmes et notamment la biodiversité sont divers et ont été pratiqués par la société depuis des millions d’années.91 RNI : 01.org/ Les sites identifiés dans le cadre de AZE sont des sites protégés qui constituent les dernières refuges à une ou plusieurs espèces catégorisées dans la liste rouge UICN (critères 2004) comme étant en danger ou en danger critique d’extinction.89 Marojejy 19.12. Malheureusement.Nom du site Massif Ankaratra Groupe Amphibiens Amphibiens Amphibiens Famille Mantellidae Mantellidae Microhylidae Testudinidae Indriidae Microhylidae Mantellidae Microhylidae Podicipedidae Anatidae Muridae Mantellidae Testudinidae Muscicapidae Microhylidae Microhylidae Eupleridae Nom scientifique Boophis williamsi Mantidactylus pauliani Anodonthyla rouxae Geochelone yniphora Propithecus tattersalli Scaphiophryne boribory Mantella expectata Scaphiophryne gottlebei Tachybaptus rufolavatus Aythya innotata Hypogeomys antimena Aglyptodactylus laticeps Pyxis planicauda Monticola erythronotus Platypelis alticola Plethodontohyla guentherpetersi Galidictis grandidieri Observation Zone non protégée Zone non protégée Zone non protégée Zone non protégée Anosy Mountains PN Baie de Baly Forêt de Daraina Forêt de Fierenana PN Isalo Lac Alaotra Forêt de Menabe Reptiles Mammifères Amphibiens Amphibiens Amphibiens Oiseaux Oiseaux Mammifères Amphibiens Reptiles Oiseaux Amphibiens Amphibiens Mammifères PN et RS Montagne d'Ambre Zone de Tsaratanàna RNI Tsimanampetsotse AZE : Alliance for Zero Extinction.97 Midongy du sud 18.98 Masoala 02.66 RNI : 01.12. Source : http://www.97 Andringitra 19.97 Mananara-Nord 25.zeroextinction. En général les services des écosystèmes et notamment la biodiversité supportent la vie notamment par la détoxification et décomposition des déchets.97 Isalo 19. la dissémination des graines.97 Montagne d'Ambre 28.prota.97 II II II II II II II II (VI) II II II II Ia II I a (II) I a (II) II 67 .3.org/) 5. Les Parcs Nationaux et réserves de Madagascar Tableau 5.07.08. ils ont été sous-évalués par la société. L’homme a toujours utilisé directement les organismes qui vivent en milieu sauvage. les bois d’œuvre et de construction (81 espèces).08. la pollinisation.97 Bemaraha partie Sud 07.98 Ankarafantsika RNI : 01.10.06. La plupart d’entre eux sont commercialisés.Mitea 18. la majorité de ces services ne sont pas officiellement commercialisés.62 Kirindy .01.24: Les superficies officielles des aires protégées du réseau des parcs nationaux et réserves de Madagascar N° Région Nom Date de création Catégorie Superficie officielle (ha) 76 020 31 160 130 026 57 142 72 340 81 540 72 200 24 000 15 500 60 050 210 000 192 198 18 200 41 000 43 200 22 227 42 000 Anosy Haute Matsiatra Boeny Boeny Melaky Ihorombe Menabe Analanjirofo Alaotra Mangoro Sava Sava.07.

58 Ambohijanahary 28.12.10.58 Anjanaharibe-Sud 28.58 Kalambatritra 24.10.56 Bezaha Mahafaly 04.570 600 4 841 1 750 4 810 28 255 19 800 11 900 7 900 5 320 32 735 42 200 520 3 453 17 150 Zombitse/Vohibasia 18.86 Bora 20.Manambato 70 837 Juin 2005 Makira 371 217 Décembre 2005 Ankeniheny-Zahamena 425 000 Décembre 2005 Anjozorobe Angavo 52 200 Décembre 2005 Menabe Central 125 000 Mars 2006 68 .58 Ankarana 20.82 Analamazoatra 21.06.12.06.97 RESERVES NATURELLES INTEGRALES Bemaraha partie 01. Menabe Analamanga Alaotra Mangoro Diana Menabe Sava Diana Melaky Atsimo Andrefana Sofia Androy Diana Ihorombe.12.02.09.06.09.56 Cap Sainte Marie 24.56 Marotandrano 20.10.10.02.58 Maningoza 20.02.66 II Ia Ia Ia Ia Ia IV (I a) IV IV IV (II) IV IV IV IV (II) IV IV IV II IV IV IV IV IV IV IV IV (II) IV IV RESERVES SPECIALES Ambatovaky 28.58 Ambohitantely 12.56 Mangerivola 28.06.10.62 Forêt d'Ambre 28.02.64 Tampoketsa 28.25 Les Nouvelles Aires Protégées du Système d’Aires Protégées de Madagascar Nom du site Superficie (ha) Date de signature arrêté AIRES PROTEGEES DU RESEAU ANGAP AIRES PROTEGEES BENEFICIANT DE DECRET DEFINITIF Iles Radama/Sahamalaza 25 973 Mars 2007 AIRES PROTEGEES BENEFICIANT DE PROTECTION TEMPORAIRE Mikea 371 340 Année 2007 AIRES PROTEGEES EN COURS D'EXTENSION Extension PN Tsimanampetsotsa 61 000 Année 2007 Extension Beza Mahafaly 4 000 Année 2007 Extension PN Kirindy Mitea 80 000 Année 2008 Extension Anjanaharibe 17 000 Année 2008 AIRES PROTEGEES HORS DU RESEAU ANGAP AIRES PROTEGEES BENEFICIANT DE PROTECTION TEMPORAIRE Lokia.97 Lokobe 31.10.10.66 Nord Betampona 31.N° Région Mangoro Atsimo Andrefana Melaky Atsinanana Diana Diana Analanjirofo.56 Bemarivo 10.70 Analamerana 20.56 Nosy Mangabe 14.02.27 Tsaratanàna – 31.12. Anosy Betsiboka Atsinanana Melaky Atsimo Atsinanana Diana Sofia Analanjirofo Ihorombe Sofia Alaotra Nom Date de création Catégorie Superficie officielle (ha) 36 030 85 370 2 228 740 48 620 22 000 60 050 24 750 5 600 810 42 000 6 420 32 090 18 225 11.62 Manongarivo 20.65 Pic d'Ivohibe 16.02. Mangoro Analanjirofo Melaky.27 Manongarivo Zahamena 01.58 Analamaitso Source :ANGAP Remarque : Les superficies des PN Masoala et Mananara Nord comprennent également celles des Parcs marins Superficie totale des AP avec Parc Marin (Ha) : 1 699 589 Tableau 5.04.10.12.12.59 Katsijy 10.02.56 Andranomena 28.09.56 Manombo 05.

Nom du site Superficie (ha) Date de signature arrêté Ankodida 10 744 Mars 2006 Nord Ifotaka 22 256 Mars 2006 Ambatotsirongorongo (Forêt de transition) 833 Mars 2006 Ambato Atsinanana (Sainte Luce) 747 Mai 2006 Mandena 230 Mai 2006 Tampolo 675 Juillet2006 Bongolava 60 589 Septembre 2006 Analalava Forêt.Tranomaro 56 000 Année 2007/2008 Tranomaro.Andrafiamena.Vondrozo 499 598 Septembre 2006 Montagne des Francais 6 092 Septembre 2006 Amoron'Onilahy 52 582 Janvier 2007 Complexe Andreba 32 Janvier 2007 Mahavavy-Kinkony 268 236 Janvier 2007 Lac Alaotra 42 478 Janvier 2007 AIRES PROTEGEES BENEFICIANT DE PROTECTION TEMPORAIRE EN 2007 Mahabo Forêt 2 580 Année 2007 Ranobe.PK32 148 000 Année 2007 Ibity 5 700 Année 2007 Massif Vohimena (Tsitongabarika) 80 000 Année 2007 FC Tsinjoarivo 13 000 Année 2007 Plateau d'Andatabo 13 000 Année 2007 Pangalana Sud 13 000 Année 2007 Ambalabe 2 324 Année 2007 Angavo 15 000 Année 2007 Complexe Zone humide Mangoky Ihotry 297 000 Année 2007 AIRES PROTEGEES A CREER EN 2008 Ambodivahibe 14 400 Année 2007/2008 Andavakoera. Foulpointe 204 Septembre 2006 Corridor Fandriana.Ambohipiraka 80 000 Année 2007/2008 Ramainandro 35 000 Année 2007/2008 Baie d'Ambaro 89 000 Année 2007/2008 Orangea 2 500 Année 2007/2008 Ambohijanahary Soaloka 6 170 Année 2007/2008 Sud.Midongy du Sud 150 000 Année 2008 Analamary 1 500 Année 2008 Vohitsiandrina 280 Année 2008 Itremo 36 040 Année 2008 69 .Ambatoabo (corridor entre parcelle 1 et 2 30 000 Année 2007/2008 Andohahela) Petriky 170 Année 2007/2008 Complexe Tsimembo Manambolomaty 50 840 Année 2007/2008 Bealanana Année 2007/2008 Manambolomaty Site Ramsar7 491 Année 2007/2008 Tambohorano wetlands and Nosy Vao Annee 2007/2008 Site Ramsar Torotorofotsy9 993 Année 2007/2008 Ekintso Ouest Tranomaro 45 000 Année 2007/2008 Tsikoroka 2 000 Année 2008 Anadabolava y compris Vohitsomby 7 580 Année 2008 Foret Anosibe an'ala 100 000 Année 2008 Foret Classee de Manombo 10 650 Année 2008 Ankaratra 7 800 Année 2008 Analavelona 4 528 Année 2008 Foret Littorale de Tampina-Vohibola 2 385 Année 2008 Betandraka Année 2008 BV Manambolo Année 2008 Tsitondroy 5 000 Année 2008 Corridor Andohahela.Ouest Ifotaka 10 000 Année 2007/2008 Behara.

3 : Répartition des Aires Protégées 70 .Nom du site Vohindefo Marojejy -Anjanaharibe Sud-Tsaratanana corridor AUTRES ZONES PRIORITAIRES Crateres et lacs de Nosy be Antanifotsy Ouest d'Andarafia madinika Pointe a Larree Anjombalava Makirovana Baie de Mahajamba Angodoka Middle Mangoky Sorata Fanambana Vohipaho Marovoalavo Ampasimamitaka Vohimena Forêt littorale d'Antaimby-Ambahy Nosy Varika Ampasindava cpx Baie de Rigny Sahafary Ambohipiraka Ilevika Ile Sainte-Marie Mahatsara Antetezana Bobakindro Ampasindava presqu'ile Tsitanandro Ambereny Kamoro Ambatofinandrahana Herea Besanira Anena Ampamalora Ambalimby Menabe partie Nord Ambila Lemaitso Nankinana Ambatobiribiry Ambanitazana (table basaltique) Anivorano Brickaville Maniry Source : DGEEF Superficie (ha) Date de signature arrêté 12 000 Année 2008 260 000 Année 2008 1 127 1 147 1 633 1 122 5 417 119 211 11 463 54 878 28 436 3 982 3 977 105 000 2 000 10 000 1 922 352 9 400 1 209 538 1 054 1 185 293 507 6 118 56 521 8 027 20 987 5 521 37 341 11 835 58 394 23 502 18 296 93 035 1 303 2 196 622 247 1 779 1 118 MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) MBG (2008-orphan sites) La superficie des nouvelles aires protégées terrestres mises en place jusqu’en 2007 (y compris les sites avec arrêté temporaire) est de 2 241 860 ha. celle des zones humides est de 677 812 ha et la superficie des aires protégées marines mises en place jusqu’en 2007 est de 14 400 ha Carte 5.

Réserve Privée de Pereiras à Marozevo (élevage de reptiles. Musée Rural d'Andasibe. de lichens.). une variété monogame. La végétation luxuriante sont à strates successives et se présente sous forme de strates successives : de grands arbres jusqu'à 30m de hauteur. et des caméléons et des grenouilles qui sont uniques Flore et végétation : plusieurs types de forêts de moyenne altitude sont observés.Parmi les 47 Parcs Nationaux au service du tourisme durable et gérés par ANGAP. insectes. d’orchidées épiphytes. Musée de La Gendarmerie Nationale à Moramanga.500 ha Faune : 11 espèces de lémuriens diurnes et nocturnes dont l'Indri Indri. la Réserve spéciale d'Indri d'Analamazaotra et le Parc National de Mantadia. des tenrec. Mausolée à Moramanga. Le tout couvre une superficie de plus de 15. . circuit Aventure Dans la Zone périphérique : Réserve Privée de Vakona. Attractions touristiques : Dans le Parc et Réserve : circuit Indri I. de plantes médicinales et lianes sacrées. Manambato (Farniente): site balnéaire Le PN Masoala – Nosy Mangabe : 71 .. Le PN Andasibe Mantadia : Localisation : Le PN Andasibe se trouve dans la Région Alaotra Mangoro de Longitude 48°24' et latitude 18°46 Le parc est constitué par deux aires protégées. de fougères arborescentes. des oiseaux. La Forêt de Maromizaha Hors zone périphérique : Mausolée à Moramanga.. circuit Indri II. les 10 PN importants seront présentés dans ce rapport.

com/andringitra/index. On dénombre 129 espèces d’oiseaux (74% d’espèces endémiques). Le Nepenthès est la plus rare. Red oil (Chouette rouge) et Helmet vanga sont très rares. avec une existence de Parc marin et de Réserve spéciale. 7 espèces de carnivores. une mangrove et une forêt pluviale. Dans la Réserve Forestière se trouve la Station Forestière d'Ampijoroa. il était formé de deux Aires Protégées avec une superficie de 61. on y trouve plus de 2400 espèces de plantes. 9 espèces de rongeurs. située à l'Ouest et en partie à l'Est de la RN4. Anjanaharibe). Angonoka (Geochelone yniphora). Observation des baleines à bosse Dans la RS Nosy Mangabe : Chute d'eau.4% des espèces herbacées. Localisation : Le PN Ankarafantsika se trouve au nord ouest de Madagascar dans la Région Boeny Faune : Ankarafantsika est fortement réputé par sa richesse ornithologique et ses gecko. la Réserve Forestière d'Ankarafantsika d'une superficie de 75. Parmi les oiseaux. 22 espèces de mammifères (74% d’espèces endémiques). Tombeau Betsimisaraka. 10 espèces d'insectivores.C'est le plus grand parc de Madagascar. 23 espèces de poissons d'eau douce et 135 espèces de papillons diurnes. Madagascar serpent eagle (Aigle serpentaire). 92. plus de 500 espèces d'insectes. riche en biodiversité faunistique et floristique Dans la zone périphérique : Site sacré ou lieux de cultes ancestrales (Ambatomasina. Pachypoduium et autres xérophytes se rencontrent dans des zones sableuses. Sa superficie est de 230 000 ha Localisation : Le PN Masoala se trouve dans la Région Analanjirofo dans la presqu’ïle de Masoala Faune : elle est très variée.000 ha. 90 espèces d'oiseaux terrestres. Marché artisanale (Vannerie de Maroantsetra).26: Résumé de la diversité faunistique Classe Crustacées Insectes Amphibiens Reptiles Mammifères Oiseaux Total Nombre de famille 3 21 5 5 14 43 91 Nombre de genre 3 58 genres 3 genres indéterminés 10 11 33 83 201 Nombre d’espèce 7 déterminés 205 55 34 54 106 461 Source : http://www. Les deux genres ligneux prédominants sont Stereospenum et Dalbergia (palissandre). On y trouve 10 espèces de lémuriens. Biodiversités faunistiques et floristiques Le PN Ankarafantsika : A l'origine.3% des espèces d'arbres sont endémiques contre 84. Le PN Andringitra : Localisation : Le PN Andringitra se trouve en grande partie dans la Région Ambony et une partie dans la Région Ihorombe Matsiatra Faune : Tableau 5.120 ha. Il existe dans la station forestière d'Ampijoroa un élevage en captivité des tortues rares en voie de disparition: Rere (Erymnochelys madagascariensis). 44 espèces de batraciens. 60 espèces de reptiles.parcs-madagascar. Flore et végétation : Avec une végétation typique de forêt tropicale humide sempervirente. Ecritures hollandaises.htm 72 . 14 espèces de chauves souris. Attractions touristiques : Dans le Parc : cascade. 70 espèces de reptiles (87% d’espèces endémiques). Les savanes herbeuses situées à l'intérieur de la forêt. Kapidolo (Pyxis planicauda) en collaboration avec DWCT Flore et végétation : La flore du parc est fortement dominée par une végétation de forêt humide et une végétation de forêt sèche.

parcs-madagascar. La "Perte des rivières" où se perdent les quelques cours d'eau avoisinants en traversant le massif de l'Ankarana d'une manière souterraine pour se déboucher quelque part dans le versant Ouest ou dans le Canal de Mozambique et les animaux du monde obscur (chauve-souris. Entre autres les primates : Eulemur fulvus.Flore et végétation : Les communautés de plantes du PN d'Andringitra sont exceptionnelles dans la mesure où elles couvrent trois distinctes zones floristiques : 1) le Domaine de l'Est. Ce chiffre inclut 184 espèces de ptéridophytes.com/andringitra/index. Les grottes avec leurs concrétions pittoresques . Le "Lac Vert" et ses tsingy . d'une prairie et des plantes envahissantes. qui se réfère aussi à la forêt de moyenne altitude.: Résumé de la diversité floristique Nombre de Classe famille Pteridophyta 24 Pinopsida 2 (gymnospermes) Liliopsida 19 (monocotylédones) Magnoliopsida (dicotylédones) 85 Nombre de genre 57 1 90 226 genres déterminés 37 genres indéterminés 411 Nombre d’espèce 184 2 240 631 Total 130 1057 Source : http://www. flore à espèces diverses et le tsingy . Le RS Ankarana : Source photo : http://www. résultat combiné de la structure calcaire et de l'érosion causée par la pluie (affleurement rocheux en pic) . circuit Imarivolanitra (plus haut sommet accessible de la grande île). circuit imaitso (Lémuriens et oiseaux rares). et des crocodiles.) Dans la zone périphérique : Faune. forêt d’Anja (gestion communautaire). des Euphorbia.. Faune : On y trouve 10 espèces de lémuriens.. et des Hildegardia. ou forêt humide de basse altitude. Le Mesire Varié est un des oiseaux les plus rares du monde. Localisation : La RS Ankarana se trouve au Nord ouest de Madagascar dans la Région Diana. parmi lesquelles 38 % sont endémiques de Madagascar. puis 92 espèces d'oiseaux dont 54 sont endémiques à Madagascar.com/. Le tsingy.parcs-madagascar. ou forêt de montagne. Il y a également 13 espèces de chauve souris. On y trouve des Pachypodium. Lewis et al. Le taux d’endémicité est de 2% Flore et végétation : la végétation est typique des plateaux karstiques. grand marché de zébu à Ambalavao. 1996) Tableau 5. 2) le Domaine du Centre. champs de vignoble. montagne d’Ambondrombe. ou flore rabougrie et végétation ouverte de montagne (Humbert 1955) Approximativement 1000 espèces de plantes ont été inventoriée à l'intérieur du parc. et une forêt sur sol calcaire et basaltique mélangé. Le taux d’endémicité est de 1% Attractions touristiques : Dans la réserve : La faune et la flore assez riches en espèces . piscine naturelle) En dehors du parc : production de papier antaimoro. 240 espèces de monocotyledones et 2 espèces de gymnospermes sont enregistrées dans le parc (Roger 1996.27. des caméléons. avec une forêt sèche saisonnière sur sol basaltique.htm Attractions touristiques : Dans le parc : circuit asaramanitra (chute d’eau et grotte). La valeur culturelle et histoire du Royaume Antakarana 73 . circuit diavolana (habitat de Lemur catta). Andasonia perrieri. poissons aveugles et autres. Lepilemur septentrionalis et Hapalemur. circuit isahavato (pamiers rares. et 3) le Domaine des Hautes Montagnes. Des espèces endémiques comme la famille de Bombacaceae abondent dans cette réserve spéciale. 631 espèces de dicotyledones.

Hapalemur griseus meridionalis et Lemur catta. 33 espèces de reptiles. Le PN Isalo : Localisation : le Parc national Isalo est situé au sud ouest de Madagascar dans la Région Ihorombe.Le "Fisehana" ou "Bain royal" à forte ressemblance à celui pratiqué par les Sakalava du Menabe tous les ans) Sites culturels : Grottes des Rois qui servaient de refuge pour la famille royale fuyant la tentative de l'unification entreprise par le Roi Merina Radama I . centre d’interprétation Hors zone périphérique : plage. les villages lors des phénomènes de possession (bilo) ou autres cérémonies traditionnelles telle que la circoncision Le PN Andohahela : Localisation : le Parc national Andohahela est situé au sud Est de Madagascar dans la Région Anosy Faune : Les espèces de lémuriens diurnes dominent dans cette région. circuit la grotte des portugais et la forêt de Sahanafa Dans la zone périphérique : rivière Ihazofotsy avec ses caïmans . l'Avahi laniger.com. circuit namaza . Uapaca bojeri est aussi trouvé dans le Parc Attractions touristiques : Dans le parc : circuit piscine naturelle . produits artisanaux.parcs-madagascar. cérémonie de visite des tombeaux royaux similaire à celui des musulmans tous les ans . site de Mangatsiaka Dans la zone périphérique : manifestations socioculturelles. vente de bijoux en argent) 74 . Il a été noté une espèce floristique endémique de la Région. Ilakaka avec l'exploitation de saphir .Hors zone périphérique : Les Antakarana et leur façon de vivre . tombeaux Antandroy. il y a les Microcebus.Le "Ziara". et le Daubentonia madagascariensis. Flore et végétation : La végétation rupicole abondante sur l'ensemble du parc avec des espèces de pachypodes. site d’Ihazofotsy. d'aloès et d'euphorbes. 2 familles endémiques de Madagascar sont identifiées dans la Région : Sarcolaenaceae (6 genres) . fabrication d’armes traditionnels. et http://www. site de Malio. circuit les canyons des rats et des makis . Dypsis decaryi (palmier trièdre) Attractions touristiques : Dans le parc : site de Tsimelahy. la forêt sclérophylle et la forêt sèche sur sols alluvionnaires On dénombre 99 familles avec 220 genres et 340 espèces. Pour les espèces nocturnes. forêt littorale. circuit le malaso . Eulemur fulvus rufus " Varika ". Au total 238 sur les 340 espèces végétales identifiées sont endémiques (70%). une formation forestière de transition. entre 22°22 et 22°40 latitude sud et 45°11 et 45°23 longitude Est < Source photo : http://www. le Propithecus verreauxi " Sifaka ". le Cheirogaleus major. sites culturels (stèles Antanosy. Eulemur fulvus collaris.gov. ethnotourisme. Entre les deux parcelles. le Lemur Catta " Maky ".mg Faune : On y trouve 82 espèces d'oiseaux. dont le Propithecus verreauxi verreauxi . Les autres types de formations végétales sont la forêt ripicole. les Lepilemur. 15 espèces d'amphibiens.minenvef. Sphaerosepalaceae (1 genre et 3 espèces). La valeur culturelle et l'histoire du peuple Antakarana . Les différents rites Antakarana (Le "Tsangan-tsaina". renouvellement du mât et du drapeau du royaume Antakarana tous les 5 ans . 14 espèces de mammifères dont 7 primates entre autres. Flore et végétation : Deux types de formations générales distinctes avec à la partie Est la forêt pluviale et la partie ouest le bush épineux sub-aride. Le genre Tapia.

Didierea trollii. Faune : environs 122 espèces ont été inventoriées dans le PN.parcs-madagascar.28: Richesse spécifique faunistique du PN Tsimanampetsotsa ESPECES Lémuriens Petits mammifères sanglier Chauves souris Oiseaux Reptiles Amphibiens Poisson NOMBRE 03 09 01 01 72 34 01 01 Source http://www. Dichrostachys sp. comportant une strate supérieure atteignant 10 à 12 m de haut .com/tsimanampetsotsa/climat. circuit emande.parcs-madagascar.htm#faunist Flore et végétation : Les types de formation végétale dans le PN Tsimanampetsotsa sont Le fourré xérophile à Alluaudia comosa et Euphorbes coralliformes sur le plateau calcaire. Euphorbia plagiantha. Acacia sp. Kalanchoe beharensis. Acanthaceae Attractions touristiques : Dans le Parc : circuit Tsiamaso. formation arbustive dense de 3 à 4 m de haut. circuit Andaka Dans la zone périphérique : plage d’Ambola. Euphorbia millii. 75 . Pachypodium lamerei. circuit Andalamaike. Xerophyta dasylirioides.Source photo : http://www.parcs-madagascar.com. Charadrius thoracicus ou gravelot de Madagascar et Galidictis grandidieri Tableau 5. Croton sp. Commiphora monstruosa. avec beaucoup d'autres espèces épineuses Fourré à Alluaudia montagnacii et Adansonia fony.com Le PN Tsimanampetsotsa : Localisation : le Parc national Tsimanampetsotsa est situé au sud Ouest de Madagascar dans la Région Atsimo Andrefana Source photo : http://www. système funéraire tanalana Le PN Ranomafana : Localisation : le Parc national Ranomafana est situé au sud Est de Madagascar dans la Région Vatovavy Fitovinany Faune : La faune et la flore du Parc National Ranomafana sont parmi les plus diverses et uniques du monde. Lemuropisum edule. avens d’Anataike Sites culturels : tombeaux. Le Parc présente un taux d’endémisme élevé. Le fourré xérophile à Euphorbia stenoclada sur sables dunaires. Les espèces endémiques du PN sont Typhleotris madagascariensis (vivant dans les grottes). Tetrapterocarpon geayi. non seulement au niveau générique et spécifique mais quelquefois au niveau des familles. formant une végétation dense inextricable avec beaucoup d'espèces buissonnantes microphiles et à rameaux courts La forêt dense sèche décidue à Didierea madagascariensis sur sables roux.

La strate arborée est caractérisée par de nombreuses plantes de la famille des Apocynaceae. Les épiphytes les plus communs sont Asplenium nidus de la famille des Aspleniaceae et des orchidées des genres Bulbophyllum et Eulophiella.com. complexe Vohibato). circuit Sahamalaotra. 6 espèces de Poissons Source photo : http://www. 11 espèces d’insectivores.com Flore et végétation : La forêt de Ranomafana est du type forêt pluviale.Circuits ethnotouristiques – Station thermale de Ranomafana … Le PN Bemaraha : C'est un Parc national. De vastes zones de forêt secondaires sont occupées par Psydium cattleyanum de la famille des Myrtaceae. 8 espèces de Chiroptères. est encore considérée comme de la forêt primaire. 114 espèces d’oiseaux. circuit Soarano (complexe Ranomena. Attractions touristiques : Dans le parc : circuit varibolo (complexe Edena.parcs-madagascar. complexe Vohimeva) Dans la zone périphérique : Centre d’interpétation environnementale et du Kianja Maitso. Les types de végétation peuvent être très sèches sur les dalles calcaires ou humides dans les canyons et en bordure de cours d’eau. Seule la partie Est. circuit Vohiparara (complexe Kidonavo. Riana vue. Un inventaire floristique dans la forêt de Tsimembo a permis de dénombrer 261 espèces dont Hazomalania voyroni.parcs-madagascar. le tilitilivaha ou Microcebus murinus. complexe Andranonaito). 36 espèces de reptiles. lieu d’éducation pratique sur l’environnement à Ranomafana ville – points de vue autour de Ranomafana : Andriamamovoka. Avant la création du Parc elle a fait encore l’objet d’une exploitation forestière de type sélectif. Localisation : Le PN Bemaraha se trouve à l’ouest de Madagascar dans la Région Melaky Faune : on dénombre au moins 11 espèces de Lémuriens dont le Sifaka ou Propithecus verreauxi deckeni. complexe Varibolomena). Dypsis sp et Phloga sp de la famille des Palmae sont également fréquents. La flore d’Antsingy typiquement tropophile appartient à la série à Dalbergia. classé patrimoine mondial de l'UNESCO en 1990 Source photo : http://www. Lemur fulvus rufus.Ils sont composés de Mammifères (12 espèces de lémuriens. Cascade view … . les crocodiles du Nil ou Crocodylus niloticus Flore et végétation : L’allure générale de la végétation est celle d’une forêt dense sèche entrecoupée de savanes. éloignée de l’axe routier. circuit des varijatsy (complexe Vatoharanana. le aye-aye – deux espèces de « fosa » et des chauve-souris – 140 espèces d’oiseaux résidents ou migrateurs – 13 espèces d’Amphibiens – une cinquantaine d’espèces de reptiles dont les Uroplatus et les Brookesia. 6 espèces de carnivores. 6 espèces de rongeurs). 7 espèces de mangroves ont été inventoriées Attractions touristiques 76 . 41 espèces d’amphibiens. Commiphora et Hildegardia On dénombre 430 espèces végétales dans le parc dont 85% sont endémiques. Euphorbiaceae et Rubiaceae.

Dans le parc : les circuits d’Andoany et d’Ankeligoa. le circuit des gorges de la Manambolo. l’analyse des résultats des inventaires effectués par groupe taxonomique a permis de dénombrer 248 espèces endémiques présentes dans les aires protégées (Source : Groupe taxon / SAPM) Carte 5. le circuit d’Anjohimanintsy.Meller’s duck Kapidolo – flat tailed tortoise ▲ ▲Ampijoroa Lake Ambondrobe Lake Begogo . les sépultures.Alaotran gentle lemur Rere – side-necked turtle Baly Bay▲ Vositse – giant jumping rat ▲Lake Alaotra Angaka. le moraingy La mise en place de ces aires protégées permet la conservation des habitats et des espèces faunistiques et floristiques dans ces sites.Maombe Central Menabe Menabe wetlands ▲ ▲ endemic fish PN Kirindy Mireha – Madagascar teal ▲ Varijatsy – black and white ruffed lemur White collared lemur Source : DWCT 77 . Ainsi. le circuit d’Andamozavaky Aux alentours des aires protégées : le paysage.3: Les sites d’intervention de DWCT et les espèces objets de conservation Angonoka – plowshare tortoise Bandro . les barea. le tromba.

97 0 0 13.04 6.67 22.88 4.53 20.84 1.3 2.15 7.44 1.54 94.96 93.16 1.47 79.7 97.37 1.04 82.29: Evolution de la superficie des écosystèmes protégés Superficie protégée avant 2002 (ha) Superficie additionnelle Superficie protégée à partir de totale protégée 2006 (ha) (ha) Superficie protégée avant 2002 (%) Superficie additionnelle Superficie protégée à partir totale protégée Non de 2006 (%) protégée (%) (%) Type de végétation Mosaïque formation herbeuse formation herbeuse boisée de plateau Formation herbeuse boisée formation buissonnante Forêt humide dégradée Forêt humide Forêt sèche de l'Ouest Cultures Forêt-fourré sèche épineuse du sud-ouest Sols nus / rochers Zones humides Forêt sèche épineuse dégradée du sud ouest Forêt sub-humide de l'ouest Mangroves Formation buissonnante côtière du sud-ouest Forêt de Tapia Forêt littorale Forêt humide de l'ouest Superficie totale (ha) 24 668 700 13 573 900 5 805 800 4 773 700 3 197 000 2 352 200 1 835 500 569 700 553 900 542 700 401 000 243 300 176 100 131 900 27 400 7 200 206 100 197 000 45 200 796 200 324 800 35 000 26 400 10 400 4 900 26 400 27 600 4 500 900 27 200 200 0 92 200 250 600 97 200 1 063 500 222 400 75 500 55 400 23 600 39 700 9 100 0 34 000 0 0 3 600 0 298 300 447 600 142 300 1 859 700 547 200 110 500 81 800 34 000 44 500 35 500 27 600 38 500 900 27 200 3 800 0 0.49 1.45 38.55 6.Tableau 5.87 6.3 95.68 10.45 93.82 0.68 0 13.96 17.17 99.46 5.03 91.28 6.21 3.06 0 1.3 0.85 1.12 4.6 13.88 1.7 Source : Atlas de végétation de Madagascar.85 0.3 98.02 4.77 0.4 86.88 15.88 95.21 3.16 1.97 8.96 3.7 4.12 84.79 96.83 0.53 20. 2007 78 .55 61.6 0.45 0.78 16.17 99.83 0.

5: Les interventions de MBG à Madagascar Les sites identifiés dans le cadre de AZE sont des sites protégés qui constituent les dernières refuges à une ou plusieurs espèces catégorisées dans la liste rouge UICN comme étant en danger ou en danger critique d’extinction selon les critères UICN 2004 Tableau 5.30: Liste des espèces phares des sites identifiés dans le cadre de AZE Nom du site RS Ambohitantely Forêt Ampitambe PN Andohahela PN Andringitra PN Ankarafantsika Ampijoroa) Massif Ankaratra Anosy Mountains PN Baie de Baly Forêt de Daraina Forêt de Fierenana PN Isalo Lac Alaotra Forêt de Menabe Groupe Amphibiens Mammifères Amphibiens Amphibiens SF Mammifères Mammifères Amphibiens Amphibiens Amphibiens Reptiles Mammifères Amphibiens Amphibiens Amphibiens Oiseaux Oiseaux Mammifères Amphibiens Reptiles Famille Microhylidae Nesomyidae Mantellidae Mantellidae Nesomyidae Cheirogaleidae Mantellidae Mantellidae Microhylidae Testudinidae Indriidae Microhylidae Mantellidae Microhylidae Podicipedidae Anatidae Muridae Mantellidae Testudinidae Nom scientifique Stumpffia helenae Eliurus penicillatus Mantidactylus microtis Mantidactylus madecassus Macrotarsomys ingens Microcebus ravelobensis Boophis williamsi Mantidactylus pauliani Anodonthyla rouxae Geochelone yniphora Propithecus tattersalli Scaphiophryne boribory Mantella expectata Scaphiophryne gottlebei Tachybaptus rufolavatus Aythya innotata Hypogeomys antimena Aglyptodactylus laticeps Pyxis planicauda Observation Zone non protégée (et Zone non protégée Zone non protégée Zone non protégée Zone non protégée 79 .Carte 5.

3.org/ 5.3.zeroextinction. Pour chaque site.7.Nom du site PN et RS Montagne d'Ambre Zone de Tsaratanàna RNI Tsimanampetsotse Groupe Oiseaux Amphibiens Amphibiens Mammifères Famille Muscicapidae Microhylidae Microhylidae Eupleridae Nom scientifique Monticola erythronotus Platypelis alticola Plethodontohyla guentherpetersi Galidictis grandidieri Observation AZE : Alliance for Zero Extinction Source : http://www.31: Evolution du nombre de visiteurs des Aires Protégées Touristes Touristes Année étrangers nationaux 4619 1050 1992 10985 2851 1993 12702 3411 1994 20747 8033 1995 25366 10890 1996 31055 11008 1997 41356 15380 1998 49848 16406 1999 51956 17115 2000 60549 17930 2001 8119 6059 2002 44049 17365 2003 57190 20900 2004 71526 19201 2005 76876 22522 2006 20944 9051 2007 Source : ANGAP Efts & élèves 104 779 731 1439 2532 1270 3104 4007 3683 4903 1863 4959 4615 15965 8896 1878 Total 5773 14615 16844 30219 38788 43333 59840 70261 72754 83382 16041 66373 82705 106692 108294 31873 Cinéastes-chercheurs-étudiants 125 347 574 6206 3146 7007 10167 10499 13654 16398 5303 21786 18397 0 0 0 Total 5898 14962 17418 36425 41934 50340 70007 80760 86408 99780 21344 88159 101102 106692 108294 31873 Graphique 5.4. Promotion de l’Ecotourisme Les Aires Protégées du Réseau des Parcs Nationaux de Madagascar et gérés par l’ANGAP sont des sites écotouristiques. des espèces cibles de conservation font l’objet de suivi écologique Tableau 5. : Statistique de visiteur par type par année 80 . Ces fonds constituent une opportunité considérable pour véhiculer l'importance de la conservation du Parc National et le développement des communautés locales.2. L'ANGAP restitue les 50% des Droits d'Entrée dans les Aires Protégées (DEAP) perçues à l'entrée des Parcs pour les communautés de la Zone Périphérique sous forme de financement de micro-projets.

le long terme Disponibilité des Des référentiels techniques Au niveau de certaines informations sur l’évolution d’analyse-diagnostic et spéculations de la situation socioéconomique des régions économique régionale L’utilisation des blocs mélasses urée en Méthode de fabrication de complément dans blocs mélasses-urée pour l’alimentation des vaches l’alimentation des vaches laitières permet un gain de 2 Bovins laitières en saison sèche. Pas paysans par réduction du coût les lignes de caféiers besoin d'apport de fertilisants de production 81 . : Les recherches génétiques Spéculations Arachide Produits de la recherche Avantage par rapport à Impact sur le développement l'existant Augmentation de la production Variétés améliorées (Fleur dans les régions à sécheresse Résistante à la sécheresse 11) (semi-arides). Augmentation de la production .CONTRIBUTION A LA CONSERVATION DES RESSOURCES GENETIQUES D’ESPECES ET DE VARIETES DE LA FLORE. Fabrication d’alcool de idem et de distillation Augmentation de la bouche traditionnel. pour les régions de basse période pendant laquelle le altitude pâturage est de mauvaise qualité et insuffisant.Normalisation de la qualité de l’alcool de bouche Canne à sucre / Technologie de fermentation traditionnelle. Des outils d’aide à la décision relevant des informations axées sur : le court terme. DES SEMENCES LOCALES L’agriculture peut contribuer à la conservation de la biodiversité en entretenant des variétés sauvages particulières de faune ou de flore qui n’ont pas tous uniquement une valeur économique ou scientifique. Tableau 5. Des recherches génétiques en vue d’amélioration variétale sont effectuées par le Centre National de Recherches Appliquées au Développement Rural. Augmentation de la production en saison sèche. production d’alcool éthylique pour les besoins médicaux Augmentation de 2 à 3 points Bon producteur dans le Sud du rendement à l’égrenage permet un gain de plusieurs Ouest de Madagascar centaines de tonnes de fibres Augmentation de 2 à 3 points du rendement à l’égrenage permet un gain de plusieurs centaines de tonnes de fibres Coton D 388-8 Coton -Sicacala SJ1 Meilleur rendement en fibre Coton . le moyen terme. DE LA FAUNE.32. Augmentation du revenu. en saison sèche. mais également des atouts récréatifs comme les fermes d’élevage de crocodiles ou de tortues ou les jardins de collection botanique privées.CS 50 Augmentation de 2 à 3 points Qualité exceptionnelle de la du rendement à l’égrenage fibre permet un gain de plusieurs centaines de tonnes de fibres Flemingia Augmentation du revenu des Culture en banquettes entre Faible coût d'entretien. à 3 l de lait/j et un gain Race laitière Manjan’i Boina pondéral.

Ainsi le projet travaille actuellement sur 12 genres dont 5 prioritaires (Dioscorea.2 t à 1.fofifa. Bico de Ouro.• Filières professionnalisées pour les "produits bois et produits secondaires" et "non ligneux" Économie dans la transformation Impact sur le développement • Atténuation significative de l'écrémage des formations naturelles. Ikinimba. Goiano précoce. conservation et exploitation des ressources forestières assurées .php Le projet de conservation in-situ des parents sauvages des plantes cultivées grâce à une meilleure gestion de l’information et à des actions sur terrain permettra dans le futur la prise de décision pour des actions de conservation et de développement durable. Musa. XAN 78.jus pyroligneux) cosmétique Rendement plus élevé (30% que les variétés Apport protéinique traditionnelles) Plus productif. • Développement forestier durable Foresterie • Espèces adaptées • Verger à graines d'espèces conditions locales forestières sélectionnées reboisement aux • Développement de durable forestier Foresterie • L'aménagement des tanety est précédé d'un • Techniques agro-forestiers embroussaillement ligneux d'aménagement des bassins (acacias arborescents versants améliorateurs de la fertilité des sols) • Techniques nouvelles de production de plants forestiers pour le reboisement des tanety et savanes Plants prêts à planter robustes et résistant à la concurrence des herbacées par rapport aux petits plants en boulettes d'argile et en godets plastiques • Conservation des sols contre l'érosion et mise en valeur durable des sols des tanety (pour cultures vivrières et agroforestières) • Recouverture rapide et assurée des sols non boisés augmentation de la surface forestière productive Foresterie Foresterie • Pérennisation du rendement • Doublement du rendement des plantations pour bois • Techniques de gestion des après recépage des hautes et énergie et de service pour plantations privées vieilles souches l'approvisionnement des d'eucalyptus traditionnelles agglomérations urbaines • Techniques de reconstitution du combustible "charbon de bois" à partir de déchets de carbonisation • Techniques industrialisables de récupération et de transformation des sousproduits de bois de pin et d'eucalyptus Variétés améliorées au nombre de trois (03) adaptées aux régions Hautes terres Variétés tolérantes aux maladies Carioca. GLPX 92.Spéculations Produits de la recherche Foresterie • Lexique des espèces forestières de valeur économique : noms vernaculaires et utilisation des bois Avantage par rapport à l'existant • Promotion des espèces forestières inconnues ou délaissées par les utilisateurs de la ressource (exploitants et consommateurs). • Protection.mg/resultats. Carioca.7 t/ha contre 600 à Apport protéinique 800 kg/ha pour les variétés locales) Foresterie Foresterie Haricot Haricot Source : http://www. Coffea) et environ 118 espèces en traitant et en spatialisant les données relatives aux 82 . (rendement de 1. Nain de Kyondo • Augmentation du • Couverture des besoins rendement de la production urbains en combustibles du charbon de bois ligneux. assurée • Réduction de l'importation • Récupération des sousdes matières premières pour produits de bois industriels l'industrie de la colle ou de la (gemme . Oryza. Vanilla.

avec deux familles endémiques (Anchariidae et Bedotiidae).Sud-ouest Source : Conservation International La côte Est et la côte Ouest sont les régions les plus riches en poisson. 6 au Sud. leurs exigences écologiques sont en générales inconnues. 24 au Nord. Ces lacunes dans la connaissance de l’état actuel du patrimoine piscicole laissent supposer que des populations non relevées ont pu disparaître sans laisser de traces. plusieurs espèces ayant été découvertes depuis 1989 et des espèces déjà connues ayant été rencontrées en dehors des aires de répartition connues précédemment.3. Le degré d’endémicité est très élevé.C : Central . Sur les 230 espèces vivant à Madagascar. 8 au Nord-est.3. les menaces et les législations. marines et côtières. La distribution des genres et des espèces de poissons à Madagascar est mal connue. deux espèces cavernicoles sont très localisées. 13 au Sud-est. En excluant les espèces marines. 9 espèces regroupées dans neuf genres sont endémiques dont deux espèces sont limitées à quelques localités seulement. Tableau 5. l’ichtyofaune Malagasy est très riche en formes endémiques.descripteurs biologiques mais aussi les descripteurs relatifs à la conservation ex-situ. BIODIVERSITE DANS LES ZONES HUMIDES 5. 46 dans la région Est. 102 sont présentes sur la côte Est. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que ce sont les zones où la plupart des fleuves et des rivières finissent leur cours. Oxylapia polli et Paretroplus maculatus. 11 au Sud-ouest.SW . 83 . 2 sur la côte Nord-ouest. 101 sur la côte Ouest. l’utilisation. Un total d’environ 230 espèces a été recensé dans toute l’île incluant les espèces dulçaquicoles. Pour la famille des Eleotridae. 30 au Nord-ouest. 13 genres endémiques et 43 espèces spécifiques de Madagascar regroupées en huit familles. Les poissons restent les groupes de vertébrés les moins étudiés à Madagascar alors qu’ils sont parmi les plus exploités. 31 au centre. 64 familles de poissons sont répertoriées dans les zones humides Malagasy dont 23 sont communes à celui du continent africain. euryhalines et exotiques.NW : Nord-ouest . 13 à l’ouest.W : Ouest . Pour la famille des Cichlidae. ETAT DE CONNAISSANCE SUR LA BIODIVERSITE DES ZONES HUMIDES CONTINENTALES ICHTYOFAUNE L’ichtyofaune Malagasy est caractérisée par un nombre d’espèces relativement faible. une espèce enregistrée sur toutes les côtes de Madagascar et 27 espèces dont la distribution n’a pas été signalée.33: Nombre d’espèces endémiques par famille et leur répartition par Région Familles Nombre d’espèces endémiques Répartition par d’espèces) E C NW 1 Espèce estuarine 2 2 9 1 1 1 1 1 1 1 1 6 1 1 2 1 1 30 3 13 Région W (nombre SW Clupeidae 1 Ariidae 1 Anchariidae 2 Atherinidae 2 Bedotiidae 11 Mugilidae 1 Aplocheildae 3 Cyprinodontidae 1 Ambassidae 1 Teraponidae 1 Cichlidae 9 Gobiidae 2 Kraemeridae 1 Eleotridae 7 Nombre total d’espèces par région 1 1 1 3 2 2 E : Est . Les données relatives au statut et à la distribution des poissons Malagasy sont encore très limitées et de plus. Typhleotris madagascariensis et Typhleotris pauliani. environ 97 %. 5.1.

les flamants Phoenicopterus ruber et Phoeniconaias minor (Phoenicopteridae). Parmi les 19 espèces d’oiseaux d’eau. Le Râle de Madagascar Rallus madagascariensis et la Bécassine malgache Gallinago macrodactyla. rivières Lacs. des mangroves. marais. Reptiles Deux groupes de reptiles fréquentent principalement les zones humides à Madagascar. N. Elles fréquentent principalement les zones humides côtières. îles et îlots) sont fréquentées par des colonies d’espèces marines de la famille des Sternidae (15 espèces) et des Laridae (2 espèces). zones côtières. le Drome ardéole Dromas ardeola (Dromadidae) et le Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii. De plus. L’endémisme est moindre pour les espèces liées aux zones humides avec 19 espèces seulement. estuaires Lacs. rivières.. la Sterne fuligineuse Sterna fuscata nidifient au niveau des îlots (Nosy Manitra. mangroves Lacs. la Sterne voyageuse Sterna bengalensis. N. Tortues d’eau douce Quatre espèces de tortues appartenant à 3 genres de la famille des Pelomedusidae fréquentent les zones humides: Pelomedusa subrufa. Ces deux espèces sont menacées d’extinction par la pression de la chasse et le braconnage et la transformation de leur habitat originel. mangroves Lacs Lacs Marais. les zones côtières Malagasy (lacs côtiers. la Sterne huppée Sterna bergii. Outre leur importance à l’égard de ces espèces nicheuses. Ve. ce sont en particulier des limicoles de la famille des Scolopacidae et des Charadriidae et de Dromadidae. marais. les zones humides Malagasy servent aussi de zone de passage de nombreuses espèces migratrices paléarctiques. Parmi ces espèces citons par exemple le Chevalier aboyeur Tringa nebularia. 64 de ces espèces sont liées aux zones humides dont 11 fréquentent les milieux ouverts et 10 les milieux pélagiques. mangroves. Cette dernière est classée parmi des espèces menacées. estuaires... Fasy. N Barren. marécages Marais. 14 sont considérées comme espèces menacées Tableau 5. et le Grèbe castagneux Tachybaptus rufolavatus. sont aussi limités aux zones humides de l’Est. le Bargette de Terec Xenus cinereus.. Cette 84 . a été enregistré sur quelques sites seulement (Perinet.Avifaune Madagascar compte 198 espèces d’avifaune nicheuses non introduites. sont restreints au lac Alaotra. et les lacs non loin des côtes (Hayman et al. Pelusius subniger.34. les tortues et les crocodiles. le Bécasseau cocorli Calidris ferruginea (Scolopacidae). Marojejy. au niveau des estuaires.. marécages Lacs. Le Râle de Waters Sarothrura watersi. 1986). Pelusius castanoides et Erymnochelys madagascariensus. mangroves. marais.. Torotorofotsy.). Certaines des espèces telles la Sterne caspienne Sterna caspia. rivières Marais Marais Les milieux lacustres de l’Est sont importants pour certains oiseaux d’eau endémiques: le Fuligule de Madagascar Aythya innotata.) (ZICOMA 1999). (Rabarisoa 2005) Madagascar fournit également des sites d’accueil pour les espèces migratrices venant d’Afrique telles la Guifette moustac Chlidonias hybridus (Sternidae). rivières Lacs.: Statut et habitat des espèces endémiques menacées de Madagascar Espèces Tachybaptus rufolavatus Tachybaptus pelzelnii Anas bernieri Anas melleri Aythya innotata Sarothrura watersi Amaurornis olivieri Ardea humbloti Ardeola idae Charadrius thoracicus Haliaeetus vociferoides Threskiornis bernieri Gallinago macrodactyla Rallus madagascariensis Source : BirdLife International 2004 Niveau de menace Critique Vulnérable Menacée d’extinction En danger Critique En danger En danger En danger En danger Vulnérable Critique En danger Presque menacée Vulnérable Habitats Lacs Lacs Lacs.

Cette espèce semble être bien protégée dans certaines Région à accessibilité difficile comme c’est le cas de la rivière Soahanina (Antsalova) et où des systèmes de protection traditionnelle. il est devenu rare. il fréquentait tous les types de zones humides continentales mais suite à d’intensives activités de chasse. cas du lac Anivorano (Ambilobe). en relation étroite avec la batrachofaune d’Afrique très peu spécifique et qui sont probablement des immigrants récents. lacs et rizières Lacs. celle des Discophinae avec le genre Discophus et celle des Scaphiophryninae avec le genre Paradoxophyla (1 espèce) et Scaphiophrine (6 espèces). hautement diversifié avec des genres endémiques à forte radiation adaptative et représenté dans la sous-famille des Mantellinae (Ranidae) et des Cophylinae (Microphylidae). L’espèce Mantella aurantiaca fréquente aussi bien les milieux ouverts (tavy ou marécages) que les forêts relativement humides de la partie Est des Hauts plateaux. le seul représentant de l’ancien monde de la sous-famille des Podocneminae. Le genre Tromopterna est commun dans l’ouest. temporaire Cours d’eau lents. Selon Glaw et Vences. danger d’extinction en Habitats zones aquatiques largement ouvertes cours d’eau lents et lacs Eau stagnante. − Groupe 3. Amphibiens Le niveau d’endémisme des amphibiens atteint 98 % à Madagascar.: Statut et habitat des tortues d’eau douce de Madagascar Espèces Erymnochelys madagascariensis Pelomedusa subrufa Pelusios subniger Pelusios castaneus Statut Endémique.35. Le genre Heterixalus avec 10 espèces connues est le plus diversifié mais les caractères de ces différentes espèces sont étroitement liés et semblent peu différents de ceux du genre Hyperolius d’Afrique. La population de crocodiles est estimée à 30. existent encore. cas des lacs volcaniques du Mont Passot (Nosy Be). une sous-espèce endémique menacée Malagasy. faiblement diversifié avec des genres non endémiques. également peu diversifié mais avec des genres endémiques non liés à ceux d’Afrique. les Amphibiens Malagasy peuvent être classés en trois groupes: − Groupe 1. Les niches occupées par ce groupe sont très diverses.000 individus à Madagascar. 2 spécimens rencontrés dans les hauts plateaux Malagasy Le long de la côte Sud et Ouest entre Tolagnaro et Mahajanga Zones humides du nord-est de Madagascar de Maroantsetra à Nosy Varika Zones humides de l’Ouest Malagasy et entre Taolagnaro et Vatomandry Source : Conservation International Crocodiles Un seul représentant de la famille des Crocodylidae est présent à Madagascar Crocodilus niloticus madagascariensis. (Henkel & Schmidt 2000. Deux espèces sont officiellement considérées comme menacées à Madagascar: Discophus antongilii et Mantella aurantiaca (Vulnérables). endémique de Madagascar. 85 . − Groupe 2. fady ou tabou. Ce groupe est surtout représenté par deux sous-familles. Autrefois. Leur peau est très sensible aux variations des conditions osmotiques du milieu ce qui favorise ce degré élevé d’endémisme. Le genre Ptychadena est le plus commun à Madagascar.dernière représente un genre monotypique. Les amphibiens sont des groupes liés à la présence d’un certain niveau d’humidité. Glaw & Vences 1992) Tableau 5. L’espèce Mantella Crocea est localisée au niveau des tavy et des lisières des forêts humides de la région d’Andasibe. pour la commercialisation de sa peau et la collecte des oeufs. bras mort des rivières et eau stagnante Distribution Zones humides côtières occidentales.

Les Astacoides (Parastacidae) Les Astacoides vivent dans des eaux fraîches.36. et par le Lémurien du lac Alaotra Hapalemur griseus alaotrensis qui fréquente les massifs de végétation palustre des abords du lac Alaotra. une sympatrie entre sous-espèces peut être observée. Cette dernière par le genre Macrobrachium fait l’objet d’une exploitation anarchique. Toutefois. Le genre Astacoides est endémique de Madagascar avec six espèces Tableau 5. une espèce endémique menacée Malagasy classée comme espèce en danger d’extinction. Invertébrés aquatiques Les crustacés dulçaquicoles Les crustacés sont d’une importance économique capitale à Madagascar. Des études systématiques complémentaires sont nécessaires pour les crabes d’eau douce Malagasy. ce qui remet en question leur statut subspécifique. : Statut et distribution des Astacoides Espèces Astacoïdes caldwelli Astacoïdes granulimanus Astacoïdes crosnieri Astacoïdes petiti Statut Données manquantes Données manquantes En danger En danger Distribution Nord de Madagascar Sud de Madagascar Bassin de Namorona. Ils se répartissent en trois sous-familles: Gecarcinucinae. essentiellement dans les cours d’eau de l’Est et dans certains hauts cours des bassins de l’Ouest. les Atyidae et les Palaemonidae. Elles sont absentes dans les cours d’eau. La famille des Potamoninae ne comprend. deux sont endémiques.Mammifères La faune mammalienne liée au milieu aquatique continental est principalement représentée par le Tenrec aquatique Limnogale mergulus. au pH acide variant de 4 à 6. dans certaines localités. Seule la sous-famille des Hydrothelphusinae est endémique de Madagascar. les Potamonidae (Crabes). Hydrothelphusinae et Potamoninae. claires. Les crabes dulçaquicoles sont largement répandus dans tous les cours d’eau et les eaux stagnantes ou 86 . Quatre familles sont parmi les plus exploitées. les rivières aux eaux turbides et trop chaudes. Elles sont plus abondantes dans les régions boisées des zones forestières. que 6 espèces et 4 sous-espèces. Mangoky et Manampatrana Sud-Est : Bassin de Manampanihy et de Manampatrana Nord de Madagascar Sud de Madagascar Corridor Fandriana-Marolambo Astacoïdes madagascariensis Données manquantes Astacoïdes betsileoensis Données manquantes Astacoïdes hobbsi Données manquantes Source : Conservation International Les crabes (Potamonidae) Les crabes d’eau douce Malagasy appartiennent tous à la famille des Potamonidae. à Madagascar. les Parastacidae (Ecrevisses). Concernant les genres. Les écrevisses Malagasy vivent entre 600 et 1600m d’altitude.

Il est représenté par 18 espèces et 2 sous-espèces. le genre Macrobrachium prédomine avec 9 espèces économiquement importantes en raison de leur taille. le genre Caridina est le plus adapté. Les espèces de Macrobrachyum sont distribuées dans les région Est. les Basomatophores et les Mesogasteropodes. Pour les Palaemonidae. Sud-est et Sud-ouest de Madagascar à partir de 1200m d’altitude jusqu’à la côte. La pêche se fait sans aucune réglementation. La pêche se fait sans aucune réglementation. mais il existe d’autres espèces de petite taille qui occupent différents plan d’eau. ce qui constitue une menace pour le stock.semi stagnantes de la Grande île. a été vraisemblablement introduite. Les crevettes d’eau douce Les crevettes d’eau douce Malagasy sont regroupées dans deux familles: les Atyidae et les Palaemonidae. Ces familles appartiennent à deux ordres. et risque de provoquer des perturbations sur les autres espèces autochtones. qui sont représentées dans toutes les régions de Madagascar à partir de 1500 m d’altitude. Sur les 14 familles africaines. Les Macrobrachyum sont riches en protéines et peuvent se substituer à la viande. 10 genres et 19 espèces. Pour les Atyidae. Sur le plan économique. Simulium 20 espèces Endémicité 166 espèces endémiques (98 %) 11 genres endémiques (55%) Endémicité spécifique 90 % Endémicité générique 5 % Endémicité spécifique 100 % Endémicité générique 100 % Endémicité spécifique 81 % Endémicité génerique 0 % s/f Tipulinae E. Seul le genre Melanatria est endémique de Madagascar. Insectes aquatiques L’état de connaissance sur les insectes aquatiques est très limité. 11 genres et 54 espèces Forêt de l’Est et de montagne 87 . Tableau 5. L’espèce Macrobrachyum rosembergii. Ils sont commercialisés à l’état sec. ce qui constitue une menace pour le stock. 7 genres et 13 espèces tandis que les Mesogasteropodes comprennent 3 familles. réparties sur 17 genres. Mollusques dulçaquicoles Seule la classe des Gastéropodes compose la faune dulçaquicole Malagasy. Les Basomatophores comprennent 4 familles. : Etat de connaissance de groupe d’insectes aquatiques connus Ordres Ephémèroptères Richesses 10 familles 27 genres et 168 espèces répertoriées 6 superfamilles répertoriées 19 genres 114 espèces Groupe relique à Madagascar avec 1 famille 1 genre et 12 espèces 1 genre. 7 familles seulement sont présentes à Madagascar. Des recherches devraient être effectuées dans ce domaine.specifique 82 % Distributions Relativement vaste Observations Odonates Plécoptères La plupart des espèces ne sont connues que dans une ou 2 localités Massifs montagneux de l’île et côte Est de Madagascar Peu abondants Diptères Simuliidae Diptères Tipulidae s/f Tipulinae. pourtant très peu de données sont disponibles quant à la distribution géographique de chaque espèce.37. les Atyidae sont comestibles et se commercialisent à l’état sec. Dans les cours d’eau et rivières Malagasy. elles présentent 5 genres et 23 espèces.

Ordres Richesses s/f Limoninae. Les populations de poissons indigènes ont diminué de manière dramatique suite à l’introduction d’espèces exotiques. La seule espèce endémique est Scholleropsis lutea. dengues. Lycopsyda et Sphénopsida. pour Aponogetonaceae Pandanaceae 11 espèces du genre Aponogeton 14 espèces du genre Pandanus connues 30 espèces du genre Hydrostachys Magnoliopsida Hydrostachyaceae Podostemonaceae Tristichaceae 5. Combinée avec les menaces mentionnées ci-dessus. chapeaux. spécialement lorsqu’elles sont exploitées pour l’agriculture et. . Aucune famille de plantes aquatiques Malagasy n’est endémique. elle diffère par la structure et la couleur des fleurs qui est jaune. utilisation dans la vannerie. 24 genres et 175 espèces 2 sous-familles: Anophelinae et Culicinae 10 genres et 118 espèces Endémicité s/f Limoninae E. prédateurs ou compétiteurs. Elle se rencontre généralement dans les ruisseaux et les étangs de l’ouest de Madagascar. la production de riz. La famille des Cyperaceae contient le maximum d’espèces aquatiques avec comme exemple Cyperus madagascariensis.38.. PRESSIONS SUR LES ZONES HUMIDES Un grand nombre de zones humides subissent de sévères pressions..3. paludisme. spécifique 91 % 1 genre endémique: Ravenalites E. les familles comportent 92 genres et 284 espèces. L’agriculture et d’autres pratiques d’utilisation des terres créent aussi des problèmes liés à l’érosion et à la sédimentation du sol ainsi qu’à la pollution par les fertilisants.. Eichhornia crassipes appartient aussi à cette famille mais par rapport à Scholleropsis lutea. Tricoptères 500-600 espèces ~50 genres Endémicité spécifique 96 % Endémicité générique 10 % Eaux courantes Mégaloptères 1 famille Sialidae 3 espèces Endémicité spécifique 100 % Vecteurs de nombreuses maladies: fièvre jaunes. appartenant à la famille des Pondeteriaceae. est et caractérisée par ses feuilles dimorphes. et à l’embranchement des Spermaphytes dans la classe des Liliopsida et des Magnoliopsida. mares. elle a abouti à l’extinction probable de deux oiseaux endémiques dont la répartition était restreinte au Lac Alaotra et à ses lacs satellites. spécifique 64 % Distributions Hautes terres Observations Diptères Culicidae / Eaux stagnantes.. Dans les rivières et cascades. Tableau 5. en particulier. Répartition sur tout le territoire Malagasy Surexploitation. La chasse constitue également une pression importante. 88 .. Dans la classe des Liliopsida. ainsi que l’envahissante Jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes).2. Celles-ci comprennent des poissons carnivores et herbivores.: Richesse spécifique des plantes aquatiques de Madagascar de la Classe des Liliopsida et des Magnoliopsida Classes Liliopsida Familles Cyperaceae Richesses 96 espèces Cyperus Endémicité 51 espèces endémiques Toutes endémiques Toute endémiques 17 espèces endémiques Observations Utilisation dans l’artisanat pour la confection de nattes.. Interviennent à tous les niveaux du réseau trophiques benthiques / bases de la productivité des eaux courantes Groupes les plus primitifs Diversité floristique des zones humides Madagascar compte environ 8 familles aquatiques appartenant à l’embranchement des Ptéridophytes dans les classes de Filicopsida. paniers.. Répartition dans tout Madagascar Plante ayant l’aspect d’une fougère lycopode. fagnes.

le Gravelot de Madagascar Charadrius thoracicus. Cas de l’Erismature à dos blanc Thalassornis leuconotus. 5.. Ces espèces introduites de poissons ont peuplé les différents types d’habitat aquatique en affectant celui des espèces autochtones endémiques. En général. herbivores ou carnivores portant préjudice à certaines espèces de l’avifaune lacustre en transformant le milieu originel et en favorisant certaines espèces d’oiseaux opportunistes.3.4. Cas du Grèbe malgache Tachybaptus pelzelnii aux dépens du grèbe castagneux Tachybaptus rufficollis. 5. du Tilapia Tilapia ssp.1. liées à l’augmentation de la pression démographique humaine.3.3. la Sarcelle de bernier Anas bernieri. les sites protégés sont insuffisants pour assurer la conservation de ces espèces. la chasse et la dénicheuse des jeunes et des oeufs constituent les principaux facteurs du déclin de certains groupes d’oiseaux aquatiques et marins. − L’introduction des poissons exotiques planctophages. leurs aires de distribution sont très localisées ce qui entraîne leur disparition accélérée par l’action accidentelle des filets de pêche. seule 5 ne sont pas acclimatées. Menaces pour les Mammifères Le Hapalémur du lac Alaotra Hapalemur griseus alaotrensis est menacé par la destruction de son habitat naturel du à l’exploitation des végétations palustres des abords du lac Alaotra pour l’extension des rizières. 5.Les principales menaces sur la faune aquatique sont les suivantes : 5.3. sur les 23 espèces de poissons introduites. Les introductions de la carpe Cyprinus spp.2. le rendant souvent inadapté à la faune originelle. CONSEQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ET LE SOCIO ECONOMIQUE Considérant les habitats des oiseaux d’eau.3.2. A Madagascar. Cependant.3.2. − La prolifération des d’espèces végétales comme Eichhornia crassipes rendant certains plans d’eau inadéquats pour certaines espèces d’oiseaux d’eau.2.2. − Introduction de plantes exotiques telles Eichhornia crassipes entraînant l’eutrophisation des milieux aquatiques et transformant l’habitat dulçaquicole. seules six parmi les 10 espèces d’oiseaux d’eau endémiques menacées sont intégrées dans le système existant d’aires protégées et sites Ramsar cités auparavant: le Héron de Humblot Ardea humbloti. Ophiocephalus striatus et à la compétition entre Tilapia ssp et les espèces autochtones.. Cas de l’Ibis falcinelle Plegadis falcinellus qui devient de plus en plus rare depuis une vingtaine d’années suite à l’intensification de ces pratiques. Menaces sur l’ichtyofaune endémique Malagasy L’ichtyofaune constitue l’un des groupes les plus menacés à Madagascar par les points suivants: − Disparition de l’habitat naturel par la transformation et l’aménagement des cours d’eau et des plans d’eau pour la pratique de la riziculture irriguée. qui pourraient disparaître avec la forêt par l’action des tavy. le Pygargue de Madagascar Haliaeetus vociferoides. − Crocodylus niloticus madagascariensis est fortement menacée par la chasse intensive pour sa peau et une diminution probable de sa population dans la nature par la collecte des oeufs destinés à l’élevage. − Modification des caractères physico-chimiques des eaux des cours d’eau par le transport de grandes quantités de sédiments générées par un processus d’érosions issu d’un phénomène de déforestation des bassins versants.3. Menaces sur l’avifaune − Le braconnage.5. le Grèbe malgache Tachybaptus pelzelnii et le Flamant nain Phoeniconaias minor. − Introduction d’espèces de poissons exotiques qui aboutit à la transformation de l’habitat pour les espèces phytophages telles Tilapia macrochir. 5. à la prédation directe par Micropterus salmonoides. 89 . De plus. Tilapia melanopleura.2. du Cyprin doré Carrassius auratus et Heterotis niloticus sont très réussies. 5.3. il est probable que les invertébrés peuplant les cours d’eau savanicoles de l’Ouest Malagasy ont plus de chance de survivre que ceux inféodés les cours d’eau des forêts de l’Est. Menaces sur les invertébrés aquatiques Elles sont encore difficiles à évaluer. Menaces pour les reptiles − La taille de la population des tortues d’eau douce est encore mal connue.

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Compte-tenu des différentes pressions sur les zones humides, L’habitat des autres espèces menacées endémiques de Madagascar telles le Râle d’Olivier Amaurornis olivieri, le Grèbe de Delacour Tachybaptus rufolavatus, le Héron crabier blanc Ardeola idae, le Fuligule de Madagascar Aythya innotata (s’il en existe encore), le Râle de Waters Sarothrura watersi et le Canard de Meller Anas melleri n’est pas inclus dans ces existants systèmes. Ces espèces sont menacées de disparition si aucune mesure n’est prise pour la protection de leur habitat. A part les espèces menacées, il est à noter aussi que les Zones Humides sont des sites de passage et de fréquentation de nombreuses espèces migratrices, ce sont particulièrement les limicoles (Scolopacidae et Charadriidae) qui constituent une partie importante de la diversité biologique mondiale. Ces oiseaux sont très vulnérables car leur migration s’effectue sur de longues distances et ils sont dépendants d’un réseau de Zones Humides dont la superficie diminue graduellement. Madagascar fait partie de ce réseau et héberge un nombre significatif de ces espèces, parmi lesquelles le Bécasseau Sanderling Calidris ferruginea, la Bargette de Terek Xenus cinereus, le Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii et le Drome ardéole Dromas ardeola. Ces oiseaux sont concentrés le long des Zones Humides côtières de Madagascar. Les Zones Humides servent aussi d’habitats naturels pour d’autres groupes taxonomiques dont la vie dépend étroitement de ce type d’écosystème. Citons comme exemple la grande tortue d’eau douce Malagasy Erymnochelys madagascariensis, le Hapalemur du lac Alaotra Hapalemur griseus alaotrensis, et de nombreuses espèces de poissons Les principales fonctions écologiques des zones humides dénotent leur importance vitale dans certaines situations et leur incapacité à remplir ces fonctions résulteraient inévitablement à des perturbations pouvant être inimaginables sur le plan non seulement écologique mais aussi social et économique. Les coûts de réparation de certains dégâts écologiques sont très onéreux (ex : rétablissement des dégâts de l’érosion) mais certains dégâts sont mêmes irréversibles, dont les conséquences sont définitivement irréparables (des lits de rivière qui dévient, des infrastructures publiques emportées, parfois des villages entiers engloutis, perte de vies humaines, …). Il en est par exemple les cas de certaines zones humides comme les lacs de Tsiazompaniry ou de Mantasoa qui jouent à la fois la fonction de bassins de retenue, de protection de la capitale contre les inondations et de bassin hydroélectrique. Les Zones Humides ont une valeur économique non négligeable tant pour les communautés riveraines que pour le pays entier par les ressources qu’elles comportent. Ces ressources peuvent être soit des produits naturels (poissons, crabes, plantes médicinales, bois de construction,...) soit des produits provenant d’une exploitation particulière (aquaculture, pisciculture, pêche industrielle, riziculture, mines, ...). Une zone humide comme le Lac Alaotra assure à la fois plusieurs fonctions économiques : un bassin de retenue, un bassin d’irrigation, un site de pêche continentale. La gestion des zones humides ne peut se dissocier des besoins économiques vitaux des populations riveraines puisque la nécessité de subvenir aux besoins vitaux (alimentation, énergie, …) engendrent des comportements nuisibles de la population à la gestion durable des ressources naturelles

5.3.4. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUS ET SOCIO-ECONOMIQUES DE LA CONSERVATION A MADAGASCAR EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE 5.3.4.1. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Les nouvelles catégories UICN se soucient notamment de la conservation de l’ensemble de la biodiversité unique de Madagascar ; de la conservation du patrimoine culturel malagasy. Elles intègrent en outre la dimension sociopolitique du développement durable en recherchant l’élimination de la misère, une certaine indépendance des sociétés et des transformations de structure 5.3.4.2. IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES Une étude de rentabilité des Aires Protégées a été effectuée par la Banque Mondiale et l’AFD en 2003. Mais cette étude évalue seulement la rentabilité économique, c'est-à-dire une comparaison entre les avantages économiques (monétaire par rapport au fonds apporté par les bailleurs pour la gestion des AP et non monétaires apportés par les services environnementaux) et les coûts économiques de la protection des AP.

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L’application du DEAP – Droit d’Entrée dans les Aires Protégées a permis de collecter plus de 1,06 milliards d’Ariary dont 540 millions d’Ariary (environ 540 millions de US$) ont été alloués à des projets des communautés locales. De plus l’étude des effets induits des AP par Grenfell en 1994 dans la région de Ranomafana a permis de constater que les DEAP ne constituait que près de 29% des revenus monétaires totaux de la conservation, car il y a en plus des revenus indirects (visiteurs à séjour 60% du revenu total soit 2,19 milliards d’Ariary et (visiteurs à journée 10% soit 365 millions d’Ariary) qui ont permis de développer le secteur de l’hôtellerie, du transport et des services liées au transport (agence de voyages). En plus la conservation a généré une création d’emploi (non évaluée) et une opportunité de revenu pour les résidents locaux. 5.3.4.3. ENJEUX SOCIO ECONOMIQUE DES AP La création d’AP engendre des restrictions d’accès aux ressources naturelles au détriment des populations riveraines. Les restrictions envisageables peuvent concerner les activités suivantes : • • • • • • • • • • Un Prélèvement de végétation naturelle pour le charbon de bois Chasse de gibiers comme le sanglier, la pintade et les petits mammifères Récolte de fibres naturelles pour l’artisanat Cueillette de plantes pour la médecine traditionnelle Approvisionnement en eau potable Prélèvement de bois de construction de maisons Pêche marine et continentale Pâturage des animaux Exploitation de fougères pour les pots fangeons Etc….. recensement préliminaire au niveau des communes a fait ressortir un nombre de population

vivant aux alentours ou à l’intérieur des AP terrestres et marines à 1 500 000 individus ou plus. Environ 100 000 individus sont particulièrement touchés par la restriction d’accès à ces ressources. Ces individus sont principalement des paysans qui cultivent le « voly kotra » et le « herana », qui récoltent du miel, qui font la chasse aux sangliers et les petits mammifères et qui distillent de l’alcool traditionnel. Concernant de l’AP de Marolambo, située dans la Région d’Atsinanana et d’Amoron’i mania, 41 communes rurales et urbaines se trouvent au périphérique de l’AP. Environ 140 000 individus seront touchés de près ou de loin par la restriction d’accès aux ressources naturelles. Ces individus sont principalement des paysans qui pratiquent les activités similaires. Dans l’AP elle-même vit une population locale dans des conditions précaires et dépend uniquement de la cueillette (ressources naturelles de la forêt) et de la chasse (gibier). Concernant les AP marines (littoral de Toliara, Nosy Ve, Nosy Hara et Sahamalaza/ Iles Radama), les communautés affectées sont essentiellement de pêcheurs. Environ 80 000 individus risquent d’être affectés par la restriction d’accès aux ressources marines. Tableau n° 5.39. : Extension des AP formelles Catégorie Nombre de sites Superficie (ha) Mise en place Population riveraine estimée AP existantes ANGAP début 39 1 612 000 Avant PE3 Fokontany riverains estimés -

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PE3 AP Extension existantes Création ANGAP Mikea Création ANGAP Marolambo Création AP 3 288 040 ha Pendant PE3 72 000 90 AP 1 70 000 ha Pendant PE3 112 000 140 AP 1 ANGAP AP 11 359 000 ha 371 340 ha Pendant PE3 128 000 160 Pendant PE3 60000 75

marines ANGAP NAP 2005 NAP 2006 NAP > 2007 4 15 47 919 000 ha 1 080 000 ha 1 619 000 ha (estimé) 38 595 000 ha (estimé) 4 325 000 ha (estimé) Total 163 7 238 380 ha 1 691 000 2 114 >2007 78 000 97 >2007 294 000 368 2005 2006 >2007 183 000 268 000 496 000 229 335 620

avec promoteur NAP > 2007 sans promoteur NAP Marines

5.3.4.3. . ZONES HUMIDES Considérant les habitats des oiseaux d’eau, seules six parmi les 10 espèces d’oiseaux d’eau endémiques menacées sont intégrées dans le système existant d’Aires Protégées et sites Ramsar cités auparavant: le Héron de Humblot Ardea humbloti, la Sarcelle de bernier Anas bernieri, le Pygargue de Madagascar Haliaeetus vociferoides, le Gravelot de Madagascar Charadrius thoracicus, le Grèbe malgache Tachybaptus pelzelnii et le Flamant nain Phoeniconaias minor. En général, les sites protégés sont insuffisants pour assurer la conservation de ces espèces. Compte-tenu des différentes pressions sur les zones humides, L’habitat des autres espèces menacées endémiques de Madagascar telles le Râle d’Olivier Amaurornis olivieri, le Grèbe de Delacour Tachybaptus rufolavatus, le Héron crabier blanc Ardeola idae, le Fuligule de Madagascar Aythya innotata (s’il en existe encore), le Râle de Waters Sarothrura watersi et le Canard de Meller Anas melleri n’est pas inclus dans ces existants systèmes. Ces espèces sont menacées de disparition si aucune mesure n’est prise pour la protection de leur habitat. A part les espèces menacées, il est à noter aussi que les Zones Humides sont des sites de passage et de fréquentation de nombreuses espèces migratrices, ce sont particulièrement les limicoles (Scolopacidae et Charadriidae) qui constituent une partie importante de la diversité biologique mondiale. Ces oiseaux

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sont très vulnérables car leur migration s’effectue sur de longues distances et ils sont dépendants d’un réseau de Zones Humides dont la superficie diminue graduellement. Madagascar fait partie de ce réseau et héberge un nombre significatif de ces espèces, parmi lesquelles le Bécasseau Sanderling Calidris ferruginea, la Bargette de Terek Xenus cinereus, le Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii et le Drome ardéole Dromas ardeola. Ces oiseaux sont concentrés le long des Zones Humides côtières de Madagascar. Les Zones Humides servent aussi d’habitats naturels pour d’autres groupes taxonomiques dont la vie dépend étroitement de ce type d’écosystème. Citons comme exemple la grande tortue d’eau douce Malagasy Erymnochelys madagascariensis, le Hapalemur du lac Alaotra Hapalemur griseus alaotrensis, et de nombreuses espèces de poissons Les principales fonctions écologiques des zones humides dénotent leur importance vitale dans certaines situations et leur incapacité à remplir ces fonctions résulteraient inévitablement à des perturbations pouvant être inimaginables sur le plan non seulement écologique mais aussi social et économique. Les coûts de réparation de certains dégâts écologiques sont très onéreux (ex : rétablissement des dégâts de l’érosion) mais certains dégâts sont mêmes irréversibles, dont les conséquences sont définitivement irréparables (des lits de rivière qui dévient, des infrastructures publiques emportées, parfois des villages entiers engloutis, perte de vies humaines, …). Il en est par exemple les cas de certaines zones humides comme les lacs de Tsiazompaniry ou de Mantasoa qui jouent à la fois la fonction de bassins de retenue, de protection de la capitale contre les inondations et de bassin hydroélectrique. Les Zones Humides ont une valeur économique non négligeable tant pour les communautés riveraines que pour le pays entier par les ressources qu’elles comportent. Ces ressources peuvent être soit des produits naturels (poissons, crabes, plantes médicinales, bois de construction,...) soit des produits provenant d’une exploitation particulière (aquaculture, pisciculture, pêche industrielle, riziculture, mines, ...). Une zone humide comme le Lac Alaotra assure à la fois plusieurs fonctions économiques : un bassin de retenue, un bassin d’irrigation, un site de pêche continentale. La gestion des zones humides ne peut se dissocier des besoins économiques vitaux des populations riveraines puisque la nécessité de subvenir aux besoins vitaux (alimentation, énergie, …) engendrent des comportements nuisibles de la population à la gestion durable des ressources naturelles

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CHAPITRE 6 : ECOSYSTEMES MARINS ET COTIERS
6.1. SITUATION ET ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX DANS LES ZONES COTIERES ET MARINES.
Données de base pour la gestion de l’environnement marin et côtier depuis l’année 2000. Madagascar, « île continent », figure parmi les plus grands pays insulaires de la planète. Ses zones côtières, à l’interface terre / mer, concernent plus de 51% du territoire et abritent en 2001 environ 8 993 000 habitants, soit de 65% de la population totale. Avec plus de 5200 km de linéaire côtier, elles sont constituées de milieux naturels parmi les plus riches et les plus diversifiés du pays et présentent ainsi un intérêt tant pour la Communauté Régionale que pour la Communauté Scientifique Internationale (ex : Atlas des mangroves). Le plateau continental malgache, entre –20 et – 250 m, s’étend sur environ 117.000 km² et abrite des écosystèmes et des ressources d’un intérêt écologique et économique majeur pour les populations côtières et pour l’ensemble du pays. Sa zone économique exclusive est influencée par plusieurs grands courants océaniques bordés au nord et au sud du pays, par deux grands écosystèmes marins particulièrement productifs, celui dit de la « Somalie » au nord et celui d’ « Agulhas » au sud. Dans l’ensemble, le littoral malgache, et plus spécifiquement pour les originaires du Sud-Est, exerce une attraction pour les migrants du fait de l’espace apparemment disponible et des fortes potentialités qu’il offre. Son pouvoir d’attraction augmente encore lorsqu’il y a un projet d’aménagement ou de nouvelles implantations industrielles ou touristiques. Malgré les différences culturelles entre les groupes ethniques qui composent ces migrants, ceux-ci ont trois caractères communs d’une importance majeure pour les zones côtières qui les accueillent : la volonté de réussir leur migration, engendrant ainsi un dynamisme et un esprit d’initiative remarquables, le souci plutôt affirmé de maintenir leur identité et leur cohésion, ce qui les conduit, une fois installés, à faire venir des membres de leur famille élargie ou des relations appartenant à leur groupe ethnique. Ces transferts de population, sources de dynamisation de certaines régions représentent également une pression accrue sur des zones parfois sensibles. Les ressources côtières et marines de Madagascar constituent un des piliers de son développement. Les secteurs de la pêche et du tourisme ont généré plus de 230 millions de Dollars US en 2001, sans compter les autres activités telles que le commerce maritime. Elles sont aussi fondamentales pour la survie et le développement des communautés côtières. Un énorme potentiel reste encore faiblement ou mal exploité : les pêches (industrielle, artisanale et traditionnelle), l’aquaculture, le tourisme, le transport, la construction navale, la production minérale et pétrolière, les substances médicinales, l’éducation et la recherche, sont autant d’exemples du potentiel disponible. Pour le développer, Madagascar doit accroître ses connaissances, réglementer les activités menées dans les zones côtières et marines et effectuer la répartition équitable des instruments économiques et financiers appropriés à toutes les communautés concernées. C'est dans cette zone côtière que les menaces pesant sur l’environnement sont les plus importantes. De nombreux impacts se font sentir, particulièrement sur les milieux sensibles comme les zones récifales et de mangroves, les zones humides, … etc. Les zones à proximité des grandes villes et des grandes agglomérations souffrent de plus en plus des activités non contrôlées et/ou non réglementées (pêche, exploitation de bois, activités touristiques ou industrielles). Dans ces espaces de production, les conflits deviennent parfois aigus, comme c’est le cas entre la pêche traditionnelle et la pêche industrielle et artisanale crevettière ou la pêche et le tourisme. La « gestion intégrée des zones côtières » (G.I.Z.C.) constitue la démarche privilégiée, adoptée partout dans le monde, pour la mise en œuvre du développement durable des zones côtières et marines. Madagascar s’est dotée d’une expérience appréciable en la matière, suite principalement à la mise en œuvre de la composante « Environnement Marin et Côtier » du PEII, et du programme régional PRE-COI de la zone côtière du Menabe, et aussi par la contribution d’autres intervenants. Depuis 2002, sous la coordination de l’ONE, et grâce à l’appui financier des bailleurs de fonds, tels que le PNUD, le GEF, la Banque Mondiale, la consolidation de tous ces acquis est arrivée au stade de la formulation du Livre Blanc de la Politique de Développement durable des Zones Côtières et Marines de Madagascar. La caractérisation de l’état de l’environnement marin et côtier se réfère aux résultats mentionnés dans ce document, et à ceux d’autres intervenants, comme les ONGs internationales ou nationales. Ainsi, pour traiter les problématiques et mettre en œuvre le développement durable de l’environnement marin et côtier, la délimitation suivante a été adoptée pour les zones côtières et marines de Madagascar:: Du côté terre : la portion du territoire national incluant les communes côtières, les Districts côtiers ; Du côté mer : le domaine maritime incluant les eaux intérieures, les eaux territoriales (12 milles marins) et la Zone Economique Exclusive (200 milles marins) ; La partie de l’atmosphère : se trouvant au dessus de la partie marine et terrestre des zones côtières.

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Le Livre Blanc de la Politique nationale de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar subdivise le littoral en six régions côtières. • La région côtière du Nord (Régions Diana et Sava partie Nord) La région comprend 7 districts côtiers, 98 communes, et une population inégalement répartie de 785.000 habitants. Région à biodiversité élevée, riche en ressources halieutiques, elle souffre d’enclavement, de risques élevés d’érosion et de pollutions, d’insécurité et d’absence de surveillance et de contrôle maritime. La région côtière du Nord-Ouest (Régions Sofia, Boeny et Melaky) La région comprend 7 Districts, 37 communes, et une population de 445.000 habitants. Région forestière, riche en ressources minières, disposant de plusieurs grandes aires protégées, elle souffre également d’enclavement, d’insécurité, d’érosion et de comblement de certaines zones côtières, et d’absence de surveillance et de contrôle maritime. La région côtière du Sud (Régions Androy et Anosy) La région comprend 6 Districts, 76 communes, et une population de 765.000 habitants. Région à faible densité de population, elle possède des zones littorales biologiquement productives, dotées de ressources minières, exploitant l’énergie solaire et éolienne, disposant d’aires protégées, et à fort potentiel touristique. Elle souffre des mêmes problèmes d’enclavement, d’insécurité, de sécheresses périodiques, et d’un faible taux de scolarisation. La région côtière de l’Ouest (Régions du Menabe et Melaky) La région comprend 8 Districts, 68 communes, et une population de 597.000 habitants. Région possédant des écosystèmes côtiers et marins très productifs, un fort potentiel de pêche et d’aquaculture et de nombreux sites touristiques dont certains en aires protégées. Elle souffre de faibles capacités de production, de l’enclavement et de l’insécurité, de dégradations environnementales, plus particulièrement des phénomènes importants d’érosion et d’ensablement des zones de culture et des fleuves. La région côtière du Sud-Est (Régions Anosy partie Nord, Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana) La région comprend 7 Districts, 178 communes, et une population de 1.245.000 habitants. Région à forte biodiversité, très productive (agriculture, forêts, mines, pêches), dotée de voies navigables, et présentant plusieurs aires protégées. La région souffre d’une forte pression foncière, de risques d’érosion dus aux déboisements intensifs, de l’enclavement et de l’insécurité, et de l’absence de surveillance et contrôle maritimes. La région côtière de l’Est (Régions Sava partie Sud et Atsinanana). La région comprend 9 Districts, 116 communes, et une population de 1.650.000 habitants. Région à forte biodiversité, riche en produits de cultures de rente, en ressources halieutiques, avec un potentiel hydroélectrique élevé. Elle dispose de plus d’axes routiers et de voies navigables. Elle possède enfin plusieurs aires protégées. Elle souffre d’une pression foncière forte, de déboisement intensif, d’un relatif enclavement et d’insécurité.

Le découpage du littoral de la Grande Ile en six régions côtières est basé sur une approche éco systémique de gestion, qui prend en compte l’intégrité, la continuité et la complexité des écosystèmes dans leur fonctionnement, les interrelations entre leurs composantes, ainsi que sur l’intégration de l’identité territoriale des régions administratives. Encadré n° 6.1. : Les Zones côtières et marines de Madagascar en quelques chiffres. Les zones côtières et marines de Madagascar en quelques chiffres. En bref, les zones côtières et marines de Madagascar, c’est : • • • • • • • • • • • • Plus de 5300 km de cotes ; 51% du territoire ; 8 930 000 habitants en 2001, soit 65 % de la population totale ; 230 Millions de dollars US de recettes en devises en 2001, pour les secteurs de la pêche et du tourisme ; Les 5 destinations touristiques phares de la Grande Ile, à savoir, Nosy Be, Antsiranana, Toliara, Fort-Dauphin, l’ile Sainte Marie ; 44 districts côtiers ; 573 Communes littorales ; Entre 1000 et 1500km de récifs coralliens, de largeur variable, de 0,5 à 3 km ; 320 000 ha de mangroves en 1996, et 212 000 ha en 2000 ; 10 grandes baies et estuaires ; 251 ilots ; et 5 espèces de tortues marines.

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6.2. ETAT DES ECOSYSTEMES MARINS ET COTIERS
6.2.1 LES RECIFS CORALLIENS. 6.2.1.1.- Définition, fonctions écologiques, importance socio-économique.
Les récifs coralliens sont des reliefs sous marins des mers chaudes, construits par accumulation de madrépores. Encadrant des zones peu profondes, les récifs coralliens sont formés d’une accumulation d’exosquelettes calciques de corail, d’algues rouges et de mollusques. Construits par dépôts successifs donnant un aspect rocheux, ils s’élèvent de 1 à 100 cm par an et se développent dans la zone intertropicale, là où la température de l’eau de surface n’est jamais inférieure à 16°C et les eaux sont suffisamment claires pour laisser passer la lumière. Il existe trois types de récifs coralliens : les récifs frangeants, les récifs barrière et les atolls. Les récifs frangeants s étendent sur les cotes non coralliennes ; les récifs barrière se situent au large de la cote, dont ils sont séparés par un lagon ou un chenal ; les atolls sont des iles coralliennes, formées généralement d’un récif étroit, en forme de fer à cheval et au milieu duquel se trouve un lagon peu profond. Sur le plan écologique, les récifs coralliens constituent une zone d’alimentation, de refuge et d’élevage des jeunes poissons et des invertébrés, et permettent également le développement d’éponges et de coquillages. Ils protègent la biodiversité et permettent la création de sables et de sédiments nécessaires à la croissance des prairies marines et des mangroves. Ils favorisent la formation de plages, et jouent un rôle dans la formation et la protection de petites iles d’atolls et de baies. Sur le plan socio-économique, les récifs coralliens offrent beaucoup d’opportunités pour le développement des communautés côtières. Outre l’exploitation des diverses ressources comme les poissons, les coquillages, les holothuries, les poulpes, les algues, et les coraux, les récifs coralliens attirent les touristes par la plongée sous marine, et les chercheurs par leur biodiversité. La distribution des récifs coralliens comme celle des autres biotopes est influencée par les fluctuations régionales des marées. Les récifs coralliens représentent l'écosystème marin où la diversité en espèces est la plus grande. Cette richesse, est comparable à celle des forêts primaires tropicales en ce qui concerne les écosystèmes terrestres. Trois grandes catégories écologiques ont été ainsi définies : Les espèces restant en rapport avec le sédiment (terrier ou non), vivent soit dans le sédiment, soit à la surface du sédiment et sont alors benthiques ou nectobenthiques selon qu'elles se posent habituellement ou non sur le fond. Les espèces vivant en rapport avec les formations coralliennes peuvent occuper les cavités récifales, habiter à la surface du récif ou bien nager autour des formations construites. Les poissons qui évoluent toujours en pleine eau peuvent être récifaux ou péri récifaux ou bien venir des eaux du large. En nombre d'espèces, les herbivores représentent 10% de l'ichtyo faune totale, les omnivores, 15 % et les carnivores 75 %. 6.2.1.2.- Localisation géographique et état actuel des connaissances sur les récifs coralliens de Madagascar. Sur le littoral occidental. Le pays est constitué d’une faible pente s’inclinant vers le canal de Mozambique par un plateau continental large de 45 à 100km. Cette large bande est caractérisée par de terrains sédimentaires dont une érosion différentielle attaque progressivement les roches sédimentaires. Il en résulte qu’elle est découpée de bancs de coraux et d’îles surtout dans le Nord Ouest. Toutefois, elle est composée de deux principaux secteurs littoraux notamment : une côte basse et régulière, entre le Cap Sainte Marie et le Cap Saint André, bordée par des cordons littoraux sableux ; une côte moins plate s’étire du Cap Saint André au Cap d’Ambre, beaucoup plus découpée et plus humide. Sur la côte Ouest (BASTISTINI R., 1960 : CLAUSADE M. et al 1960 ; CROSNIER A. et JOUANIC C., 1973 ; GUILCHER A., 1956), les récifs coralliens sont beaucoup plus développés et s'étendent sur une longueur totale d'environ 1.000 km avec une largeur variant de 0,5 à 3,5 km. Les plus importants longent la côte Sud-Ouest aux environs de l'embouchure de la Linta au Sud jusqu'à Morombe au Nord. En raison de l'étroitesse du plateau continental, les récifs frangeants sont en alternance avec les récifs barrières avec la présence de petits îlots. La formation corallienne la plus connue est le Grand Récif (CAYE, 1969 ; WEYDERT, 1973) en face de Toliara s'étendant sur près de 18 km et atteignant 3 km de large. De part et d'autre de Toliara, au Sud, surtout entre l'Onilahy et Lanivato, il existe un récif frangeant avec la présence de récifs à caye, (Nosy Ve, Nosy Tafara), et au Sud de Lanivato le récif frangeant d'Itampolo et d'Androka et l'îlot récifal de Nosy Manitse. Au Nord de

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l'Onilahy jusqu'au delta de Mangoky le récif frangeant est interrompu par quelques passes sur presque 80 Km (Carte des récifs). Dans la partie centrale de la côte Ouest, seuls deux groupes de récifs du large ont été répertoriés : le banc de Pracel sur une longueur de 100 km et les récifs des îles Barren sur une longueur de 50 km. (SALOMON J. N, 1980). Sur la côte Nord-Ouest, le récif barrière immergé de la bordure externe du plateau continental s'étend sur 600 km. Longeant la côte ou bordant certaines petites îles, il existe une succession de récifs frangeants sauf près des estuaires et de leurs baies. Au niveau de certaines baies où la sédimentation est faible, des formations de massifs coralliens existent (Baie de Lotsoina, d'Ampanasina, d'Ambaro et autour de Nosy Be, ces deux dernières zones étant les plus étudiées) (GUILCHER A., 1984, 1959 ; GUILHER et al, 1958). Par la diversité des biotopes (substrats durs, sableux, vaseux), les écosystèmes coralliens présentent une très grande richesse faunistique et floristique au point de vue nombre de groupes et d'espèces. Ils contribuent de véritables viviers naturels (MAGNIER Y., 1981). Sur le littoral oriental. Un escarpement abrupt descend sur l’Océan Indien jusqu’au niveau d’une plaine côtière, rectiligne. Cette ligne est bordée par des cordons littoraux sableux sans fin et une suite de lagunes partiellement à l’abri de l’influence marine par la faible amplitude des marées, contrairement à la côte ouest. Sur la côte Est, les formations coralliennes sont peu importantes et encore mal connues. On y rencontre principalement des récifs frangeants, au Cap Masoala (entre la Pointe Larrée et Mananara-Nord) et autour de l'île Sainte Marie, des petits îlots au Sud d'Antsiranana ; un récif barrière fragmenté et immergé se rencontre dans la région de Toamasina ; des récifs frangeants rudimentaires, avec une ligne de dunes côtières isolent des lagons peu profonds du Canal des Pangalanes. Dans le triangle Masoala-Maroantsetra-Foulpointe, des conditions particulières ont permis le développement d’un système récifal, ainsi que vers l’extrême sud (Taolagnaro-Faux Cap). Du fait du régime des alizés, on y observe toute l’année une houle d’Est Sud-Est. Sur le littoral méridional. La côte Est bordée par un important cordon dunaire et est battue tout au long de l’année par une houle d’Est Nord-Est à Taolagnaro toujours du fait des alizés. Dans l’ensemble, les marées sont caractérisées par une inégalité diurne, ce qui fait qu’elle est à 0,5 à 1m sur la côte Est et arrive jusqu’à 4,50m sur la côte Ouest. Les Mangroves vivent dans des conditions spéciales de vases soumises aux battements de la mer et des eaux douces des fleuves ou des sources de résurgence. Elles ne sont pas riches du point de vue flore, car seules sept espèces y subsistent. Les récifs coralliens en tant que niches écologiques, ressources exploitables pouvant subir des diverses pollutions entraînant leur destruction, figurent aussi parmi les zones sensibles. Au total, les mangroves et les récifs couvrent respectivement une superficie de 85.000Ha et de 2.000Ha. a. Les récifs du Nord-Ouest Le principal édifice corallien de la côte Nord-Ouest est un récif barrière submergé sous 40 m d'eau (Battistini et al, 1975) et situé à une distance de 10 à 60 Km de la côte. Il n'est interrompu que par quelques larges et profondes passes semblant correspondre au prolongement des grandes rivières malgaches. Allant du Cap Saint André vers Cap d'Ambre, des bancs coralliens bien répertoriés surmontent cette barrière immergée qui semble être constituée essentiellement de sable (Guilcher, 1958). Outre cet édifice géant existent de nombreux récifs frangeants en annulaires, au niveau de chaque île (Nosy Mitsio, Nosy Sakatia, Nosy-Be, îles Radama, Nosy Hao, Baie d’Ambavatoby, Nosy Hara), du Cap d'Ambre et de la presqu'île d'Ampasindava, sauf devant les deltas où la turbidité de l'eau est grande. Les récifs sont surtout développés face à la houle, c'est à dire entre l'Ouest et le Nord. Un total de 323 espèces de coraux répartissant sur 62 genres et 17 familles ont été répertoriées dans les récifs du Nord Ouest (Allen G., 2005) alors que 340 espèces ont été identifiées à l’Est de l’Afrique et à l’Ouest de l’Ocean Indien (Veron, 2000). (Veron, J.E.N., 2000. Corals of the world. Australian Institute of Marine Science, Townsville, Australia). b. Les récifs de l'Ouest et du Sud-Ouest Récifs de l’Ouest. Entre Morondava et Mahajanga, les formations coralliennes sont rarement connues et même peuvent être absents. Toutefois, des formations récifales isolées sont présentes entre autres les îles Barren au Sud et les Bancs de Pracel au Nord. Ces îlots peuvent être émergés à marée basse à l’exception de deux bancs de Pracel qui restent en permanence sous l’eau de mer. A la rade de Mahajanga, les formations coralliennes ne sont pas développées du fait de l’abondance de rejet de sédiments terrigènes issus de la Betsiboka. Par contre, des bancs isolés tels que Thetys et Banc de Turquoise s’éparpillent au large de cette région (Gabrié et al, 2000).

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Gabrié C., Vasseur P., Randriamiarana H., Maharavo J., Mara E., 2000. The coral reefs of Madagascar. In coral reefs of the Indian Ocean. Oxford University Press: 411- 449 Sur cette vaste étendue récifale, se présentent divers types de récifs formant le plus bel ensemble de récifs coralliens de Madagascar : Récifs discontinus et individualisés en mer sur une assez large plate-forme continentale : exemple l'archipel des îles Barren, situé entre 18° et 18°40'S de latitude. Il comprend un grand nombre de récifs à fleur d'eau, et plusieurs îlots. (Guilcher, 1958). Récifs du Sud Ouest. Sur plus de 1050 km de récif corallien de la côte occidentale de Madagascar, environ 600 km se trouvent dans le Sud Ouest. Le long de la côte, il y a une alternance des récifs frangeants avec les récifs barrières. Quelques îlots coralliens sont éparpillés dans le lagon et au niveau des passes. On y inclut alors le récif de la Baie de Toliara, les récifs littoraux de Fiherenana à Ifaty, les récifs de la Baie de Ranobe , les récifs à caie de Nosy Ve. Les récifs coralliens de la région de Tuléar sont limités par l’estuaires de Manombo au Nord (latitude 22°38S) et par l’estuaire de l’Onilahy au Sud (latitude 23°35’S ). Ces récifs se divisent en 3 parties distinctes telles que la Baie de Ranobe au Nord, les récifs frangeants allant d’Ifaty jusqu’à Fiherenana au centre et les récifs de la Baie de Tuléar au Sud. (Gabrié et al, 2000). Des récifs bien développés existent au sud de la ville de Tuléar : le grand récif de Tuléar long de 18 km et large de 1100 à 2900 m ; il est délimité au Nord par la pointe d’Anosy et au Sud par la plage de la Batterie et de 1100 m à Sarodrano. Ce grand récif est caractérisé par divers types d’accidents situés dans la partie Nord, des criques externes, des vasques, un lagon de largeur variable (1,3 à 8,5 km) comprenant des bancs coralliens et des récifs internes. (Océan Consultant, 2000).Océan Consultant, 2000. Diagnostic de la pêche aux poissons de récif dans la région de Tuléar. Rapport N° 1 : pp10-12).. – (Gabrié C., Vasseur P., Randriamiarana H., Maharavo J., Mara E., 2000. The coral reefs of Madagascar. In coral reefs of the Indian Ocean.Oxford University Press: 411- 449 ) Les récif-barrières de Morombe et de Toliara. La côte est bordée par une barrière beaucoup moins discontinue qu'immédiatement plus au Nord-Ouest, et beaucoup plus proche de la côte et assez profonde pour que les goélettes puissent y circuler ; les eaux sont calmes et claires dans le chenal. Les récifs frangeants du Sud Cas au Sud d'Anakao (Toliara) Tableau 6.1. : Superficie des récifs coralliens connus dans le Sud Ouest Longueur en km 20 10 55 45 300 5 1,25 1 2,2 1,5 1,3 600 Largeur max en km Non estimée 3 au Nord de Beheloka 1,5 0,6 1 1,6 0,4 0,5 -

Localisation Grand Récif corallien d’Androka Ambohibola Cap Andriamanao Récif frangeant d’Itampolo Récif de Lanivato à Besamata Récif de Besamata à la baie de Saint Augustin Baie de Saint Augustin au delta du Mangoky Récifs coralliens de Belo sur mer : Andriamitoraka Mahalolo Angotahoka Andriangory Tania Groupe Bawden Récif barrière de la bordure externe du plateau de la côte Nord-Ouest

Références Battistini - idem - idem - idem - idem Solomon, J.N - idem - idem - idem - idem - idem Crosnier, A

1 042,25
Source : Monographie Nationale de la Biodiversité, 1997

0,4 à 3

Les récifs coralliens sont actuellement menacés par les activités anthropiques. Les poissons et les populations des autres espèces marines sont exploités de façon irrationnelle. A cette surexploitation des ressources naturelles, s'ajoutent les problèmes de dégradation liés à l'hyper sédimentation, due à l'érosion des sols par destruction du couvert végétal et à la pollution de certaines zones littorales. Compte tenu de la longueur des côtes de Madagascar et de la superficie des récifs à suivre, des sites de suivi ont été choisis pour servir de témoins.

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Il y a maintenant, 22 stations de suivi répartis sur 11 sites : - à Tanikely et Dzamandzar, dans le Nord, - à Ifaty, Grand récifs de Toliara, Belo sur mer, et Antrema dans les Sud et Ouest, - à Lokaro, Foulpointe, Nosy Antafana, Antanambe et Masoala dans le Sud et Est Un suivi en 2002 a montré : - qu’il n’y a pas de changements majeurs sur les pentes du secteur nord et ouest, - toutefois, il y a eu une dégradation sévère des récifs à Dzamandzar avec seulement 35,8 % de coraux vivants comparés aux 50% des récifs de Tanikely. Celle ci est en relation avec les pressions de l’urbanisation et de l’industrialisation (industrie du sucre). La collecte des données a été faite par le PRE-COI et ensuite ces données ont été saisies et analysées avec le logiciel de base de données ARMDES du PRE-COI. Une analyse comparative de l'état des récifs entre 1998 et 1999 est représentée graphiquement ci-après. L'état des récifs est représenté par le pourcentage de corail dans la couverture de benthos. Pour les données du secteur N°1, faute de moyens, la comparaison n’a pas pu être faite. De ce fait, les données disponibles constitueront des données de référence (pente externe et platier de la baie de Ranobe) pour le dit secteur. Graphique 6.1. : Pourcentage de coraux dans le benthos / Cas de la baie de Ranobe (aout et octobre 1998)
Baie de Ranobe Pente externe 02-oct-98
Enalgué 0% Corail 31%

Baie de Ranobe Platier 16-août-98
Enalgué 20%

Autres 22%

Corail 29%

Abiotiques 5%

Corail Algues Abiotiques Autres Enalgué
Algues 42%

Autres 1%

Corail Algues Abiotiques Autres Enalgué
Algues 8%

Abiotiques 42%

Pour les données du secteur N°2, dont les sites pilotes sont : Nosy Tanikely et Dzamandjar.. Il y a une augmentation des taux de couverture corallienne aussi bien au niveau du platier récifal qu'au niveau de la pente externe (platier : 47% en 1998 contre 66% en 1999 ; pente : 56% en 1998 contre 68% en 1999). A noter que Nosy Tanikely est une zone protégée. Graphique 6.2. : Pourcentage de corail dans la couverture de benthos de Nosy Tanikely (juillet 1998 et aout 2000), au niveau des pentes externes.
Nosy Tanikely Pente externe 23-janv-00 Autres 7% Abiotiques 25% Corail Algues Abiotiques Autres Algues 0% Enalgué Corail 68%
Algues 0% Abiotiques 38%

Nosy Tanikely Pente externe 07-juil-98 Autres 6% Enalgué 0% Corail 56% Corail Algues Abiotiques Autres Enalgué

Enalgué 0%

En ce qui est de Dzamandjar, la comparaison concerne uniquement la pente externe car les données concernant le platier n'est pas disponible. Une augmentation du taux de la couverture corallienne a été constatée bien que ce ne soit pas très important (de l'ordre de 5%) par rapport à l'augmentation observée à Nosy Tanikely. Graphique 6.3. : Pourcentage de coraux dans le benthos / Cas de Dzamandzar (septembre 1998 et avril 1999), au niveau des pentes externes.

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Dzamandzar Pente externe 07-sept-98 Autres 22% Enalgué 0% Corail 45% Corail Algues Abiotiques 18% Algues 15% Abiotiques Autres Enalgué

Dzamandzar Pente externe 28-avr-99 Autres 18% Enalgué 0% Corail 51% Corail Algues Abiotiques Abiotiques 27% Algues 4% Autres Enalgué

Pour les données sur le secteur N°3, les sites pilotes sont : Foulpointe et Nosy Antafana. Pour Foulpointe, le taux de couverture corallienne est à peu près le même pour les deux années (2% d'augmentation). Par contre, on assiste à une augmentation du taux des "abiotiques" (sables, vases, roches etc…) Graphique 6.4 : Pourcentage de corail dans la couverture de benthos de Foulpointe (octobre1998 et décembre 1999), au niveau des pentes externes
Foulpointe Pente externe 07-oct-98 Autres 8% Enalgué 0% Corail 33% Corail Algues Abiotiques Abiotiques 44% Autres Enalgué Algues 15%

Foulpointe Pente externe 08-déc-99 Autres 4% Enalgué 0% Corail 35%

Corail Algues Abiotiques 54% Algues 7% Abiotiques Autres Enalgué

Pour Nosy Antafana, la comparaison n'est pas tout à fait fiable car en 1998, le transect utilisé mesurait 20 mètres, tandis qu'en 1999, le transect était de 60 mètres (trois fois plus). Toutefois, la comparaison a été faite car elle permet de voir l'impact du blanchissement sur ce site, notamment sur la platier récifal. Le taux de couverture corallienne était de 46% en 1998 mais en 1999 il est descendu à 27% Graphique 6.5 : Pourcentage de corail dans la couverture de benthos de Nosy Antafana (février 1998), au niveau des pentes externes

N o s y A n t a f a n a P la t ie r 0 4 - f é v r - 9 8 A u tr e s 6% En a lg u é 0% C o r a il 46% C o r a il A lg u e s A b io t iq u e s 48% A b io t iq u e s A u tr e s A lg u e s 0% E n a lg u é

Résultats : - à Tanikely, des enquêtes ont montré qu’il n’y a eu que très peu de changements,

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1 0. 30 % des coraux ont blanchi.2 4.0 30.2 3. La plupart de ces récifs sont des récifs barrières qui se trouvent à une certaine distance de la côte et forment des lagons de quelques kilomètres de largeur et d'une dizaine de kilomètres de longueur. Carte 6. Figure 1 Les récifs sont surtout situés le long de la côte Ouest et s'étendent sur une longueur totale de plus de 2717 km (Cooke et al. 2000).8 36.8 0.5 2000 28.8 28. Toutefois les roches nues et gravats ont augmenté.8 42.7 25. : Couverture des coraux et des algues (%) dans les sites de surveillance de Madagascar Sector North West – Nosy Be Sites Dzamandjar Reef Flat Dzamandjar Outer Slope West – Belo/Mer East – Foulpointe Belo Outer Slope Foulpointe Reef flat Foulpointe Outer Slope South West – Ifaty Reef flat Tulear Ifaty Outer Slope Cover Hard Coral Algae Hard Coral Algae Hard Coral Algae Hard Coral Algae Hard Coral Algae Hard Coral Algae Hard Coral Algae 1999 50.4 13.0 6.5 48.0 2001 56.0 20.7 40.7 37.7 14.5 41.1.- à Belo sur Mer. probablement à cause des cyclones.2.7 27.9 20.8 26. toutefois. la majorité a pu se recouvrer à cause de la propreté de l’eau et des faibles activités humaines la baisse des surfaces de coraux à Foulpointe (47 % en 1999 et 13% en 2001) est due à la surexploitation et l’accumulation de sables dans le lagon Source : etat_recif_corallien_ocean_indien_2002 p.0 15. il n’y a pas eu de changements significatifs des surfaces de coraux.0 Source : etat_recif_corallien_ocean_indien_2002 Entre 2003 et 2004.9 4.5 35.6 .4 3.0 47. 2004 Tableau 6. Localisation des pentes externes Dzamandzar. Tanikely et platier 99 .2 2002 35.

Maintirano. Celle de Bevoalavo est en voie de disparition. La région du Menabe. l'ostréiculture à Beloza et l'artémiculture à Toliara et au Nord de Morondava. île Sainte-Marie). caractéristiques des littoraux tropicaux. Les mangroves malgaches sont de deux types : Les mangroves d'estuaires rencontrées au niveau des embouchures. et pour l’aquaculture crevettière. des deltas et à l'entrée des baies Les mangroves littorales dans les zones à résurgence d'eau douce permanente en particulier dans la région de Toliara dans le Sud-Ouest de Madagascar.2. 2000). pour l’aménagement de salines. Les récifs de la côte Est Les récifs de la côte Est se caractérisent par des récifs frangeants rencontrés au niveau de Vohémar.200 km² de mangroves soit 98 % de la superficie totale. les racines-anses et les racines-stalagmites. très visibles à marée basse.. Cap Est. pour extraire des produits de tanneries. Concernant leur localisation. JENKINS (1990). Mahajamba. Madagascar possède la plus importante surface de mangroves estimées actuellement aux environs de 3. puis s’inclinent pour s’ancrer superficiellement dans la vase. La longueur du récif de la côte est peut être estimée à 611 km allant de Cap d’Ambre à Toamasina (Cokke et al. dont celles de Mahavavy-Nord. 6. parmi lesquels on peut citer les travaux de RABESANDRATANA H. Les racines-anses poussent horizontalement dans la et en sortent par endroits sous la forme d’anses. Les racines. Les écosystèmes de mangroves ont fait l'objet de nombreux rapports. Mahavavy-Sud. sur la terre ferme proche. donnent cet aspect extraordinaire et fantastique caractéristique de la mangrove. Betsiboka. les mangroves sont exploitées en vue du développement des populations riveraines. Microsoft. les poissons et de zones de nidification pour certains oiseaux (ankoay. Il semblerait qu'il n'y ait que des récifs frangeants actuels ou anciens. comme des arcs-boutants. pour la pêche aux poissons et aux crevettes et la collecte des crabes. pour servir de pâturages dans les tannes herbacées. souterraines. Sur la côte Est les zones de mangroves sont moins abondantes et sont répertoriées dans 11sites dont les plus importants sont ceux de Manompana (Sainte Marie).2. les mangroves n’occupent que les zones de littoral recouvertes à marée haute et découvertes à marée basse.2. ILTIS (1994. Mananara. LEBIGRE (1990). Besalampy. Les palétuviers ont le même aspect particulier.22 km2) de Lokaro et Sainte Luce (Taolagnaro). mats de bateau). Dans l'Océan Indien occidental. Les racines –échasses partent horizontalement de la base du tronc. par trois sortes de racines : les racines-échasses. Les arrières mangroves (ou tannes) sont propices à l'aquaculture notamment à la crevetticulture exploitée à Mahajamba et Tsiribihina. Narindra (Loza). pouvant atteindre plus de 700 km2. mais produisent des excroissances verticales qui sortent de la vase et qui peuvent mesurer jusqu’à 30 cm. Ils s’ancrent dans la vase très fine et instable. (« Mangrove ».1.2. D (1970). près de 3. sont dispersés sur 29 sites le long de la côte Ouest dont les principaux sont localisées au niveau des estuaires des grands fleuves du Nord-Ouest.Localisation géographique. RANAIVOSON J.dynamique de l'état de santé de l'écosystème de mangrove . de la baie de Rodo (22.2 LES MANGROVES 6. Sur le plan écologique. avec chenal d'embarcations actuel ou fossile (ex. Masoala. a été étudiée dans le cadre d'un programme Mangroves CNRE/ORSTOM. 6. La plus grande partie de la côte orientale du pays est constituée par un immense cordon littoral de sable extrêmement rectiligne. Actuellement la mangrove de Fitsitika (Manombo/ Toliara) reste la plus belle mangrove de la région du SudOuest avec une superficie de 400 ha.2. fonctions écologiques. ce qui la protège des interventions humaines intempestives. il persiste encore des pans entiers de forêts denses caducifoliées encore exploitables. Tamatave et Foulpointe (Gabrié et al.2. elles aussi. et état actuel des connaissances sur les Mangroves de Madagascar.c. …). Les mangroves protègent le littoral contre l’érosion marine par la présence de palétuviers qui fixent le sol et par la réduction de l’énergie de la houle. sainte Marie. . Elles protègent également le large et les récifs coralliens contre les pollutions venant de l’intérieur par la capture des sédiments.: à Toamasina. propres aux rivages vaseux et aux estuaires des régions tropicales et parfois subtropicales. pour fournir du bois de chauffe. les mangroves servent de frayère et de refuge pour les crabes.dynamique des systèmes d'exploitation. Tsiribihina et Mangoky. les racines-stalagmites sont. les crevettes. Celles des environs de 100 . dans les environs de Morondava. pour la production de charbon de bois et de bois de construction (maisons. 2000). Sur le plan socio-économique. suivant deux axes : . (1994. importance socio-économique. 1995). Définition. Encarta 2006 [CD] – Microsoft Corporation : 2005). Dans cette zone. Constituées de palétuviers. Enfin. 1995).300 km2. avec lagunes de barrage. Les mangroves sont des formations forestières littorales.

surtout celles d'accès facile. à Farafaangana (Manombo). IMPORTANCE SOCIOECONOMIQUE. à Mahanoro. l’érosion marine.. les forets littorales servent à fixer le sol. la superficie de Mangroves à Madagascar en 2000 est de 212 000ha avec une déforestation de 5 300ha entre ~1990 .2. . – LES FORETS LITTORALES. pour la cueillette et la production de miel. Il n’en subsiste plus que des reliques d’une superficie d’environ 48 600 ha.2.3. à Taolagnaro (Mandena). 1997) La superficie totale de mangroves en 1996 était estimée à : 322 204 ha Selon l’étude faite par la Conservation International. 101 .. normalement se développent sur les zones humides orientales. Les forêts littorales sur sols latéritiques. La forêt de Manombo est classée réserve spéciale. elles se développent au bord de la mer.. Ankilibe.000ha (données fournies par la direction des pêches Antananarivo . : Les principales mangroves de la côte Ouest 6.. ou directement au bord de la mer. des espèces de flore et de faune. Les mangroves aux abords des grandes villes ou de grandes agglomérations sont menacées. Elles ont toutes disparu à cause de la riziculture. (Source : Monographie Nationale de la Biodiversité. Les forêts sur sables. FONCTIONS ECOLOGIQUES. Elles servent d’habitats à de nombreuses espèces de faune et de recyclage de la matière organique. donc à prévenir l’avancée des dunes.2. Elles fournissent également des plantes médicinales et aromatiques. à Antalaha et Sambava. Sur le plan socio-économique.Toliary (Sarodrano. et de bois d’œuvre. Elles se rencontrent du Sud au Nord.).1. Elles se rencontrent dans les zones de cotes abruptes de Mananara et Masoala. 6. Elles sont très dégradées à cause de la pratique du tavy.janvier 2001). Sur le plan écologique. Toutes ces forêts subissent des défrichements et des tavy en permanence. Carte 6. pour les populations riveraines. Ankiembe. et les forêts marécageuses.2. Sainte Marie. Ambila. Les forêts littorales marécageuses. Sur la cote Est Les forêts littorales y sont de trois types : les forêts sur sables.. en arrière des plages. Semblables à la forêt dense de basse altitude. Elles sont réputées de bonne qualité et abritent une biodiversité remarquable (orchidées sur la Cote Est et Sainte Marie).3.3. les forets littorales constituent des réservoirs de bois de chauffe. et d’aliments (plantes (ovy ala). Les zones aménageables pour l'aquaculture sont de l'ordre de 52.LOCALISATION GEOGRAPHIQUE ET ETAT ACTUEL DES CONNAISSANCES SUR LES FORETS LITTORALES. Les forêts littorales se développent en arrière des mangroves.DEFINITIONS. la Batterie et le Nord Fiherenana) ont pratiquement disparu.~2000.2. et gibier. et les inondations. les forêts littorales sur sols latéritiques. 6.

Sur le plan socio économique : De par leurs positions. insectes. Les forêts denses sèches de l’Ouest. la baie de Narinda (cote Ouest)..2000) distingue 3 unités: Les îles: Etendu naturelle de terre entourée d’eau. touristiques. les forêts denses sèches de l’Ouest et les formations de fourrés xérophiles à Didieraceae. Une exploitées. où a été initié récemment un projet de gestion intégrée. de la Managnara. . elles son exploitées pour fournir du bois de chauffe et de caisserie.4. et les habitats et les ressources qu’ils abritent. c’est-à-dire de larges avancées de la mer dans le milieu terrestre. de la Mangoky.2. et de nombreuses espèces d’animaux (lémuriens.2. de l’Onilahy. voire la nécessité de protéger le site de l’estuaire de l’Onilahy. bases militaires). peuvent se développer jusqu’en bord de mer. Ils sont en effet propices à l’installation d’agglomérations et d’infrastructures de toutes sortes (portuaires. la baie de Baly. 102 . dont la plupart sur la cote Ouest. à la demande de l’ONE. Ces forêts se dégradent. au Brésil. de crustacés.) et pour l’ébénisterie (palissandre. à titre d’exemple.ILES ET ILOTS. de la Mahajamba.LES BAIES ET LES ESTUAIRES. 6. industrielles. plus petites sont à signaler : la baie d’Ambaro. ni d’une gestion communautaire intégrée. arofy. et qui sont de plus en plus menacées. tirées du Code Maritime Malgache. Ils atténuent ainsi l’érosion côtière. L’étude effectuée par le Bureau d’études « Développement.…). de la Tsiribihina. avec plus d’une dizaine.DEFINITIONS. Le code maritime malgache du 3. la baie d’Antongil (cote Est). reptiles. Un estuaire est la partie terminale d’un fleuve sur une mer ouverte et où se font sentir les marées. Conseil » en 2002. les estuaires ont un rôle de régulation des flux d’eau. et intitulée « Proposition de Stratégie de Gestion des Ilots de Madagascar ». . FONCTIONS ECOLOGIQUES. de reptiles et de batraciens. en vue de la valorisation et de la conservation des ressources exceptionnelles qu’ils abritent. de la Manapatrana. ébène. Mascarocoffea. Les baies sont de petits golfes. : les forêts littorales sur cordon dunaire de l’Ouest et du SudOuest. Les rochers: Rochers qui ne se prêtent pas à l’habitation humaine ou à une vie économique Les Hauts-fonds découvrants: Elévations naturelles de terrain entourées par la mer qui sont découvertes à marée basse et recouverte haute L’étude citée distingue les 3 catégories suivantes: Les îlots: Toutes les îles de Madagascar selon le code maritime à l’exception 6. oiseaux. qui reste découverte à haute marée.. Pauvres en ressources ligneuses.4-2..2. Un estuaire est un écosystème doté d’une forte productivité due au mélange de substances apportées par la marée et les courants d’eau douce. D’autres baies. Les forêts littorales y sont également de trois types. aucun de ces baies et estuaires ne fait l’objet. 6.1. donne les définitions suivantes. A ce titre. Les forêts littorales sur cordon dunaire de l’Ouest et du Sud-Ouest se rencontrent entre Morondava et Morombe et au Nord de Maintirano. amphibiens.…) 6. habitat du célèbre cœlacanthe. IMPORTANCE SOCIOECONOMIQUE. Ces forêts abritent une grande richesse floristique dotée d’un endémisme élevé (palmiers. car elles fournissent des essences utilisées traditionnellement (pirogues. Environnement. sur la cote Ouest et la Baie de Sainte Luce sur la cote Est.4. avec sa fosse sous marine. La cote Ouest est parsemée d’estuaires de grands fleuves : estuaires de la Sofia. Les cotes de Madagascar sont riches en baies et estuaires. Sur le plan écologique. Excepté le cas de la baie d’Antongil. il importe de signaler. les estuaires constituent des habitats et des lieux de reproduction pour de nombreuses espèces de poissons. les baies et les estuaires ont une importance socio économique. LOCALISATION GEOGRAPHIQUE ET ETAT ACTUEL DES CONNAISSANCES SUR LES HABITATS ET LES RESSOURCES DES BAIES ET ESTUAIRES DE MADAGASCAR. Trois grandes baies sont à citer : la baie d’Antsiranana.2. La cote Est compte trois grands estuaires dans le Sud Est : estuaire de la Matitanana. FONCTIONS ECOLOGIQUES.). et la beauté de leur paysage.2.. IMPORTANCE SOCIOECONOMIQUE.5. réputée la deuxième baie la plus belle du monde après celle de Rio de Janeiro. l’importance. 6. de la Betsdiboka( la Bombetoka).2. elles ne se renouvellent plus et accentuent la désertification dans le Sud. voire militaire considérable. à cause des exploitations anarchiques des habitats et des ressources qui s’y développent. DEFINITIONS. ni d’un projet ou programme d’études.2000 (JO du 8.Sur la cote Ouest. A cause de leur salinité changeante et leurs éléments nutritifs. Les forêts de fourrés xérophiles à Didieraceae se rencontrent dans le Sud et peuvent se développer jusqu’en bord de mer..2. bois de sépulture.1.5.

Enjeux) et des types d’utilisation des îlots. Sur le plan écologique. incluant diverses activités de gestion. Marie. d’oiseaux de mer. Ce sont surtout les grands cyclones qui peuvent changer les allures des hauts-fonds découvrants. éducatives et culturelles Activités agricoles (cultures annuelles et pérennes. Définition Code Maritime. de la pêche.. et propose huit vocations de gestion différentes. des îles fluviales et du canal des Pangalanes (sont cependant inclus des îlots des grands estuaires comme la Loza. ce sont souvent des sites importants pour les oiseaux de mer. à Mananara. Nosy Kivonjy (Pain de Sucre). Nosy Fisaka au Cap St. Nosy Faty dans la Baie du Courrier ou Ilot au Sable à Ste. des aspects socio-culturels. ainsi que des rochers émergeants au Cap Masoala. Les rochers: Ce sont des petites (< 10 ha) étendus émergeantes de la mer et complètement composé de rochers. Sébastien. les fournissent des habitats pour la reproduction des poissons. certains îlots Tsingy et dômes volcaniques dans la Baie du Courrier.) des îles et bancs vaseux. Sur le plan socio économique.des îles qui sont le siège d’une circonscription administrative de niveau départemental (définition donnée dans l’arrêté interministériel n°4355-97). Betsiboka. La géométrie et position des hauts-fonds découvrants peuvent changer d’année en année. de la recherche. les ilots sont utilisés traditionnellement par les pêcheurs comme base temporaire. L’accès y est impossible ou difficile et il n’y a pas de plages. de tortues marines et de mammifères marins. restaurants) Activités sportives et récréatives Aires protégées agrées ou parcs naturels privés (concessions forestières) Habitation Activités sociales. Mahajamba. et comme refuge pendant les tempetes. Ils portent souvent des noms significatifs comme Nosy Fasy à Andavadoaka .Certains des valeurs culturelle et religieuses importantes. Les hauts fonds découvrants: cf. de l’agriculture et de l’exploitation minière (cf.. Conseil » identifie des enjeux de gestion pour les secteurs de l’environnement. L’étude de « Développement. Grâce à leur protection naturelle. les 4 frères des Mitsio. du tourisme. couverts de mangroves et de forme changeante au front des grands deltas fluviaux et des lignes de côte basses et humides. regroupées dans le tableau suivant: Vocations et activités de gestion pour les îlots de Madagascar Vocation Conservation - Activités de gestion Aires protégées nationales Réserves communales et provinciales Visites écotouristiques guidées Recherches environnementales Installations hôtelières (bungalows. Environnement. L’habitation y est impossible et la végétation peut être absente ou composé de formations arbustives. Sur certains platiers coralliens (Groupe Belo sur mer. à Taolagnaro y sont des exemples. Introduction 6. élevage) Activités de pêche traditionnelle Gestion locale des ressources renouvelables Conservation et régénération locale des ressources Accueil local de visites touristiques Activités cultuelles Protection et entretien des sites socio-culturelles Gestion locale de l’accès et des activités Visites touristiques guidés Installation des postes militaires Installations pénitentiaires Escale et ravitaillement des patrouilles aéronavales Contrôle de l’immigration et des trafics illicites Installation temporaire des pêcheurs nomades traditionnels Nuitées des marins des boutres et pêcheurs locaux Investissements touristiques - Exploitation locale - Patrimoine socio-culturel - Sécurité Nationale - Campement pour la pêche traditionnelle migrante - 103 . de sécurité nationale et maritime.Morombe. Groupe Barrens) les hauts-fonds découvrants peuvent devenir des îlots permanents pendant un certain temps et redevenir hauts-fonds après. Ils peuvent servirent de tombes ou cimetières (Nosy Satrana) ou de centre pénitencier (Nosy Lava).

56 îlots sont très plats ou n’ont pas d’altitude connue. 27 sont des îlots. Il y a une nette dominance de petits îlots par rapport aux grands. Des 251 unités. : Nombre d’îlots par groupe Groupe d’îlots Ilots Mitsio Ilots Morombe Ilots Cap St. Les îlots de Madagascar constituent des écosystèmes particuliers et spécifiques.3–2 ha de surface. La variété des îlots à Madagascar est grande et on y trouve toute une gamme allant des îlots rocheux dans l’extrême SE. 114 îlots ont une altitude entre 1 et 15m. Luce Ilots Radama Ilots Ste. 25 sont classés Rochers et 219 sont classées îlots. 54 ont une surface terrestre de moins de 2 ha. Et total 96 îlots se trouvent sur la côte Est et 155 îlots sur la côte Ouest.2. il y a 92 îlots entre 2 et 10 ha. Nosy Berafia 2247 ha et Nosy Faly (Ambanja) 1544 ha. Cette répartition peut changer à fur et à mesure que les connaissances sur les îlots s’améliorent. aux îlots volcaniques couvert de forêt humide du NW. volcanique ou sédimentaire. De ces 54 plus petites unités.5.- Activités de pêche traditionnelle Gestion locale et communautaire des activités et de l’accès Exploitation industrielle des ressources minières Installation et entretien des phares Exploitation minière Sécurité de la Navigation - 6. rochers ou hauts-fonds cartographiés. Tableau n°6. 20 îlots dans la province de Toamasina (850'000 – 1'175'000 Laborde Y) et 39 îlots dans la province de Tulear entre les coordonnées de 95'000 et 600'000 Laborde Y. leur origine géologique corallienne. rochers ou hauts-fonds connus par un nom et 19 n’ont pas de nom connu. Cette spécificité est due à leur superficie souvent très petite. 24 sont des rochers (tous sauf un) et 3 sont des hauts-fonds. 37 îlots dans la province de Mahajanga (830'000 – 1'330'000 Laborde Y). 59 îlots entre 10 et 50 ha. aux îlots des tsingy avec une végétation Supprimé : 104 . 7 sont des hauts-fonds reconnus. A part les 54 îlots entre 0. Marie Ilots Baie de Boina Ilots Ambanja Ilots Atafana Ilots Anakao Ilots Tampina Nombre d’îlots 6 6 5 5 5 4 4 4 3 3 3 2 2 Des 251 unités cartographiés. Nosy Mangabe 331m. Nosy Lava 3033 ha. Ces 251 îlots sont repartis en 27 groupes d’îlots. 155 îlots ont été répertoriés dans la province d’Antsiranana entre les coordonnées Laborde Y de 1'480'000 et 1'565'000. Sébastien Ilots Baie de Courrier Ilots Nosy Be Ilots Ankao Ilots Cap Ampasindava Ilots Barren Ilots Cap Masoala Ilots Lowry Ilots Baie de Moramba Ilots Baie de Diégo Ilots Analalava Ilots Belo/mer Nombre d’îlots 20 19 18 17 13 11 11 10 10 9 6 6 6 6 Groupe d’îlots Ilots Lokaro Ilots Mer Emeraude Ilots Cap d’Ambre Ilots Mangabe Ilots Baie de la Loza Ilots St.2. -LOCALISATION GEOGRAPHIQUE ET ETAT ACTUEL DES CONNAISSANCES SUR LES ILOTS DE MADAGASCAR  L’inventaire fait état de 251 îlots. 17 îlots entre 50 et 100 ha et 24 îlots entre 100 et 1000 ha. Nosy Ankarea (Mitsio) 229m et Nosy Mitsio 208m. leur climat exposé et leur historique d’occupation humaine. dont le nombre d’îlots qui les composent est indiqué en tableau ci. Les plus hautes îlots sont Nosy Komba 579m.dessous. aux îlots coralliens importants pour l’avifaune et aux îlots bas couverts de mangroves dans l’Ouest. dont 36 n’ont pas de nom connu actuellement. 35 unités sont des îlots. Les 5 îlots qui dépassent 1000 ha sont Nosy Mitsio 3105 ha. aux îlots sédimentaires et coralliens couverts d’Euphorbiacées du SW. Nosy Komba 2449 ha.3.

6. Ils protègent aussi les cotes contre l’érosion marine. les zones humides littorales se rencontrent sous forme de ranovory qui sont des plans d’eau temporaires et au niveau de la lagune de la Loza. CRUSTACES. les lézards. Elles constituent une source de gravier pour les constructions de bâtiments et d’autres besoins de l’homme. Elles fournissent des plantes pour l’artisanat.6. Sont classées zones humides littorales. les tortues marines.Animaux vertébrés. Elles servent de lieux de nidification et de frayère pour de nombreuses espèces aquatiques. Ces substrats durs forment des écosystèmes benthiques où se développent une faune et une flore variées.1. LES DUGONGS). De belles plages se rencontrent aussi bien sur la cote Ouest que sur la cote est . Les zones humides littorales régulent les flux d’eau douce vers les systèmes marins et atténuent l’érosion côtière et stabilisent les cotes. au niveau du canal des Pangalana. les serpents. LES AUTRES ECOSYSTEMES. Comme les crocodiles. 6. de la falaise da Bam-Hill et certaines parties de la cote Nord-ouest de Madagascar.3. Les affleurements rocheux et les plages de galets. Elles constituent une protection contre les vagues en cas de tempête.2. de rochers et de corail. sont présents sur les zones côtières de Madagascar. Les zones humides littorales. D’autres écosystèmes primaires. ainsi que les zones marécageuses. ETAT DES RESSOURCES MARINES 6..xérophytique dans l’extrême Nord. les plages et les dunes.2. Sur la cote Ouest.2. les moules. sont rares. les lagunes. les marais.ils se rencontrent principalement au niveau des plateaux de Makira et de Masoala. (Données non disponibles) 6.…) (voir chapitre 9. Les dunes sont particulièrement développées sur la cote Sud de Madagascar. ou sokadranomasina ». Les plages et les dunes attirent les touristes. de l’escarpement calcaire du Cap Sainte Marie. Elles servent aussi de débarcadère pour les pirogues. les plages et les dunes côtières capturent le sable et les sédiments avant qu’ils n’atteignent les récifs. Elles sont composées de sables. LES DAUPHINS. Sur le plan écologique.Les tortues marines.. localisées au pied des escarpements rocheux. les algues. Les zones humides littorales les plus importantes de l’Ile se trouvent sur la cote Est.LES ESPECES PHARES : LES TORTUES MARINES. La diversité en faune et en flore terrestre et marine correspond à cette grande diversité.3.3. sont des reptiles. LES MAMMIFERES MARINS(LES BALEINES. Les plages de galets. les zones humides littorales. à savoir. dans lesquelles la nappe phréatique est généralement à la surface ou dans lesquelles la terre est recouverte d’eau peu profonde. Les affleurements rocheux sont des cotes rocheuses élevées entre 50 m et 150 m. à la falaise de Bam-Hill et au niveau de quelques affleurements rocheux (Lavanona/ Taolagnaro). Présentation. appelées par les Malgaches « fano. ainsi que des poissons et du gibier pour les communautés riveraines. Les plages et les dunes. Les zones humides littorales sont des zones de transition entre les systèmes marins et terrestres. notamment les huitres. elles diffèrent des mammifères et des oiseaux par leur 105 . et les éponges. les affleurements rocheux et plages de galets. Les plages sont des accumulations de sédiments déposés par les vagues et les courants sur la zone littorale. Les plages s’étendent de la limite la plus haute de l’action des vagues à la marque de la marée basse moyenne. les plaines inondables. Elles abritent certaines espèces de crabes et constituent un lieu de ponte pour les tortues de mer. Les dunes sont des accumulations de matériaux non consolidés(sables) qui sont modelés par le vent en des formes qui diffèrent de celles de la topographie environnante. Elles se rencontrent au Cap Sainte Marie.3) 6. . CONCOMBRES DE MER. Présentation.1.3. . jusqu’aux îlots rocheux couverts de forêt humide et tropicale dans l’Est.LES RESSOURCES HALIEUTIQUES EXPLOITEES PAR LES PECHES MARITIMES (POISSONS.

la tortue marine peut adopter différents comportements pour se réchauffer ou pour se rafraîchir. communément appelée « tortue verte. ne se truve que dans les eaux australiennes. Elle est la plus répandue. la plus connue. dans le Sud-Est . des dauphins (« petso »). d’un plastron et de deyux ponts qui les réunissent latéralement. et qui constitue une excellente protection contre les prédateurs et les variations de température. dans l’Est . A Elodrato dans le Sud-Est. Les mammifères marins sont des animaux « à sang chaud ».. ou encore « tortue franche » . Pour se reproduire. 6. Enfin. Les tortues marines portent une carapace couverte d’écailles. aussi bien en milieu aérien qu’en milieu aquatique. • Dermochelys coriacea. A l’Ikle Sainte Marie. D’après leurs aires de repartition et leurs habitats. identifiées dans le monde. dans la partie équatoriale et tropicale des océans. dans le Sud-ouest. les mammifères marins qui peuvent s’observer au large des cotes de madagascar sont des baleines(« trozona »). Les tortues marines sont des espèces protégées. A Evatraha. Elle est la plus lourde. dans le Sud. Elle se rencontre dans toutes les mers du globe. et donc sur les cotes de madagascar. la tortue olivatre ou tortue de ridley. Ces mammifères marins sont présentés ci-après. des dugongs(« lambon-driaka »). Lepidochelys olivaea. Elle peut aussi s’entourer d’une épaisse couche de graisse. enréference à la couleur de sa graisse. dans le Sud-Est . présentées ci-après. Ses écailles imbriquées lui ont valu son nom et d’etre très exploitée par l’homme. Eretmochelys imbricata. dont le point focal est le Directeur du CNRE. Leur présence est observée sur les sites suivants : Masoala. dans le Sud. qui est brune ou beige ou verte. en nageant.à dire le fait d’être des animaux « à sang froid ». composée d’une dossière. Il existe huit espèces de tortues marines.( à ne pas confondre avec « Caretta caret »). Caretta caretta. dans le Sud-Ouest .Est . qualifiée de « star » des tortues marines par les spécialistes. est très proche de la tortue verte. et peut ainsi survivre dans les eaux froides. dans le Sud-Est . • Lepidochelys kempi . appelée aussi « tortue franche » du pacifique. Parmi les huit espèces de tortues marines identifiées dans le monde. appelée « tortue imbriquée » ou « tortue caret ». ont des mammelles.Les mammifères marins. au Nord Est . d’une manière biologique. A Ankaramamy. dans le Sud-Est . Elle ne se trouve que sur la partie ouest de deux Amérique. leur donne la capacité de faire varier la température de leur corps. placées à l’annexe I de la CITES (organisme international de régulation du commerce animal). Les tortues marines font l’objet d’un projet de recherche. une tortue marine élève la température de son corps. Par exemple. et quelmquefois dans les eaux fraiches des petuis de Charentes. cinq se rencontrent dans les eaux tropicales du Sud ouest de l’Océan Indien. appelée couramment » chelonée à dos plat ».ectothermie. Leur ectothermie. Elle est la plus petite des tortues de mer . fréquente les memes eaux que la tortue verte. A Nosy Ve. allaitent leurs petits. la plus largement représentée. ou « tortue olivatre » ou « tortue de Ridley ». et aussi la plus menacée. de la tortue imbriquée ou tortue caret. à cause de ses effectifs très réduits. et non à celle de sa dossière.3. la plus exploitée aussi.ou » tortue de Kemp ». Tortues marines de Madagascar. plus rare.et A Toliara. les tortues marines pondent des œufs. ou d’une manière comportementale. connue depuis l’antiquité. la plus migrtrice.2.2. A Ifaty. Elle ne se rencontre que sur la partie est des Etats-Unis et du Mexique. la tortue caouanne et la tortue luth. • • • • • Chelonia mydas.Leurs femelles mettent bas. ou « tortue luth ».ouest .Elle est plus petite. Elle longe les cotes. 106 . • Naturor depressa. Il s’agit de la tortue verte ou tortue franche. A Ibakoko. dans le Sud-Est . Chelonia agassizii. A Antsotso. Elle se trove en grand nombre en Guyane. qui passent la majorité de leur vie dans ou à proximité des mers.et plus menacée que les autres espèces. et sur la partie occidentale de l’Europe . c’est. Dans la Baie de sainte Luce. qui la protège efficacement des différences thermiques. la plus belle de toutes. appelée « caouanne ». la plus atypique.

Les paramètres physico-chimiques de l’eau de mer sont la salinité. ou encore dauphin de Fraser. Le milieu marin couvre 71% de la surface de la Terre Le relief sous-marin comporte quatre régions principales : le plateau continental : 0 à – 200m de profondeur. De ce fait. INVERTEBRES …). la température 6. stenella attenuata . ALTERATIONS DE LA QUALITE DE L’EAU DE MER. l’équilibre. steno bredanensis . carbonate de calcium : 0. le tourisme et les autres loisirs. PRESSIONS ET DANGERS D’ORIGINE ANTHROPIQUE. Le dauphin bleu-blanc. dues aux sédiments apportés par les fleuves qui provoquent la turbidité de l’eau de mer.3. Les plus importantes sont celles qui proviennent des décharges d’hydrocarbures. lagenodelphis hosei . dugong dugong. des activités d’extractions minières (hydrocarbures et autres).4. chlorure de potassium : 1. Elle est donc importante pour vie et la diversité des ressources marines et côtières. sulfate de magnésium : 5. les activités économiques. La pureté. 82. La pollution de l’eau de mer peut aussi provenir des dégâts causés par les cataclysmes naturels. Le dauphin à bec étroit. grampus griseus . et dont l’observation constitue une attraction touristique majeure pour l’ile.7% . sotalie de Chine. mais les données de sont pas disponibles. 6.1. des activités industrielles et portuaires. et les pollutions d’origine telluriques. GENERALITES SUR L’EAU DE MER. sulfate de calcium : 3. 6.7% . les tsunamis. Le dauphin douteux. stenella coerulesalba . tels que les inondations. sousa chinensis .7ù .7% . Le dauphin de Risso. Le dauphin du Cap.4.4. 2.8% . tursiops trucantus . La défécation humaine qui affecte les plages de certaines régions de l’Ile sont aussi source de pollutions pour l’eau de mer. 6. la zone hadale. au mois de Septembre. megaptera novaeangliae.1%. Le dauphin de Bornéo. L’eau de mer contient 13non métaux. chlorure de magnésium : 9.3. et côtiers.6% de la surface totale du milieu marin . souffleur nesarnack. les cyclones. PRESSIONS ET DANGERS SUR L’ENVIRONNEMENT MARIN ET COTIER 107 . la bonne qualité de l’eau de mer. stenella longirostris . qui se développent sur les zones côtières et marines dépendent avant tout de la bonne qualité de l’eau de mer. megaptere. La qualité de l’eau de mer peut être affectée par des pollutions d’origine diverses. telles que les pèches maritimes. IMPORTANCE DE LA QUALITE DE L’EAU DE MER. la plaine abyssale.3%. Le grand dauphin.5% .1. jubarte. QUALITE DE L’EAU DE MER 6. et la productivité des habitats marins. conditionnent le bon fonctionnement. Un litre d’eau de mer contient 35g de sels dissous dans les proportions constantes suivantes : chlorure de sodium : 77.5. dauphin tacheté pantropical. Le dauphin à long bec. 6.2% . Le dauphin à bosse. 6. l’aquaculture (la crevetticulture). qui occupe 7. de –2000m à –6000m. La sédimentation observée dans les habitats marins et côtiers est due à la déforestation pratiquée par les communautés qui habitent dans les bassins versants des fleuves qui se déversent dans la mer. Les femelles viennent dans les eaux chaudes de la région pour mettre bas.5.3.et le dugong. Ces autres espèces de la flore et de la faune marine existent à Madagascar.2. 6. Des groupes de baleines à bosse sont observés chaque année au largede l’Ile Sainte Marie.♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ La baleine à bosse. 40 métaux et des sels minéraux dissous.LES AUTRES ESPECES DE LA FLORE ET DE LA FAUNE MARINES (ALGUES. le talus continental. delphinus capensis . le pH.4. de –200m à –2000m.

La haute densité démographique à Anakao cause également une sur pêche manifeste et un piétinement des coraux. pour les populations du littoral. 6. l’identification des mesures à prendre nécessite tout d’abord la connaissance des sources réelles de la dégradation et des moyens pour la valorisation effective du milieu marin et des zones côtières.1. nous pouvons avancer que la Commune Rurale d’Anakao est la plus importante en terme de pression dans la mesure où on a pu y inventorier le plus de type de pressions. on constate que les pressions sont plus accrues dans les zones très peuplées comme Anakao et Beheloke par rapport à Itampolo. Sur Pêche. faute de pluies. la sur pêche ou le piétinement des platiers coralliens. Au Sud de Nosy Satrana les hauts fonds extérieurs ont souvent une diversité de coraux et poissons acceptable. Quant au îlo.Les récifs sont de très importants fournisseurs de produits alimentaires. en fournissant de grandes quantités de débris et de boues calcaires qui ont une influence non négligeable sur la constitution de substrat de certains marais maritimes. qui sont couvert d’un tapis d’algues. l’exploitation massive et irrationnelle de ces richesses les a conduites dans une phase relative de dégradation que ce soit par érosion ou par pollution côtières ou marines. En effet. sont souvent normalement confrontés aux problèmes de salification et d'acidification des sols. Par ailleurs. humain qu’économique. l’utilisation du bâton et la pêche à pieds pour le récif corallien et le laro pour toutes les ressources marines. pour pratiquer l’agriculture engendre un effet non négligeable en matière de pression. De manière générale. 6.2. 108 . moins de pression de pêche et de sédimentation terrigène on rencontre. l’îlo (technique de pêche de nuit utilisant des branches de Katrafay brûlées) et le laro ( technique de pêche par empoisonnement) et les plongeurs avec scaphandre.5. les pêcheurs se procurent des branches de Katrafay qui est une espèce d’arbre très menacée pour pouvoir distinguer les trépangs la nuit. encore plus vulnérables par les effets en aval de la dégradation du sol et de l’érosion venant de l’intérieur Cependant. il convient de mentionner qu’excepté les engins destinés à la pêche au requin. Le laro demeure la pression la plus menaçante pour les ressources marines car toutes les espèces marines de tout âge sont atteintes par le poison utilisé par ses auteurs. Les filets moustiquaires et les sennes affectent gravement les populations des différentes espèces de poisson rencontrées dans le lagon. le retournement des blocs. Et Itampolo semble être la commune où on rencontre le moins de pression pour les ressources marines. En effet. Parmi les communes étudiées. la présence des plongeurs avec scaphandre pour les trépangs. le déploiement des palangres et des filets ZZ pour les requins. La pression de pêche semble également importante sur le platier externe de Beheloka. Il convient de mentionner que cela ne fait qu’aggraver les pressions sur ces ressources car ces gens recherchent les espèces faciles à capturer comme les poulpes et les trépangs lors des marrées basses. Les impacts des pressions se manifestent soit par la baisse de la capture journalière selon l’espèce ciblée soit par la quasi-disparition de certaines espèces comme les requins. SUREXPLOITATION DES RESSOURCES. L’étude des Pressions et des Menaces pour les ressources marines dans la zone d’étude met en exergue une certaine liaison entre l’effectif de pêcheur et l’importance des pressions. la pêche avec des filets moustiquaires et d’autres filets à petites mailles pour les poissons. Cependant. tant sur le plan environnemental. nous pouvons citer les filets moustiquaires.2. se rabattent sur les ressources marines pour leur survie. et la moitié des sites sur la pente externe sont également en bon état. la dégradation des récifs et ressources est déjà avancée. En second lieu. déboisement dans les mangroves. les pressions suivantes y sont rencontrées: l’utilisation des harpons et des fusils. D'où les menaces de dégradation qui pèsent sur eux. Par ailleurs.5. pour certaines espèces comme les trépangs et poulpes et les requins des pressions surgissent à cause des fortes demandes commerciales qui engendrent souvent la hausse considérable de la quantité prélevée et du nombre d’exploitant. la Commune Rurale de Beheloke demeure une zone où les pressions sont assez importantes mais moindres par rapport à Anakao. nombreux sont les agriculteurs qui. Les menaces de dégradation de toute sorte s’accentuent de plus en plus dans ces zones. Dans la zone Nord. En effet. ces pressions sont difficiles à évaluer dans la mesure où leurs auteurs les font d’une manière discrète et souvent dans l’illégalité. techniques de Pêche dangereuses. les pêcheurs de ces localités utilisent d’autres engins et techniques plus performants ou se tournent vers d’autres espèces ciblées. Cependant. les juvéniles sont très vulnérables vis-à-vis de ces pratiques. La difficulté causée par l’insuffisance de pluies. empêchant ainsi ou rendant difficiles les cultures Les zones côtières qui sont devenues réceptrices des mouvements migratoires importants au cours des dernières décennies connaissent des problèmes de pollution et de dégradation de leurs écosystèmes particuliers ainsi que des ressources qu’ils contiennent. le blanchiment de coraux. pour compenser cette baisse de performance. Niveau de dégradation des ressources marines La dégradation des ressources marines peut avoir marins à différentes causes comme la sédimentation terrigène. une source de coquillages ornementaux et de chaux. Par ailleurs. Ces récifs. La charge sédimentaire de l’Onilahy n’est guère favorable aux coraux des hauts fonds extérieurs. les sennes de plage. plus qu’on descend vers le Sud. Ils apportent surtout un effet néfaste sur les juvéniles. Parmi ces engins et ces techniques. On peut citer les mangroves et les récifs coralliens.

4)..1. Elle représente un gros utilisateur d’eau prélevée dans le canal et en principe elle ne rejette dans ce dernier que de l’eau déjà filtrée. La raffinerie de pétrole est une des activités industrielles importantes de Toamasina. Malgré ce pré-traitement il reste encore quelques fractions d’hydrocarbure. Mahajanga Planche 3 : Pollutions par les huiles de vidange et gasoil (Port Mahajanga).3. l’eau résiduaire est constituée d’eau de lavage de la salle de générateurs et d’huile de vidange dont le lieu d’écoulement final n’est autre que le port. le blanchiment des coraux est très présent. ont pu échapper à ce phénomène et constituent ainsi des sites importants pour la régénération. 6. Pour la centrale thermique de Taolagnaro qui. Les récifs frangeants de Tuléar Sud sont souvent constitués par du substrat corallien ancien.2. Dans certaines villes côtières. Les requins sont absents. souvent à des profondeurs > 20m. il faut signaler que l’eau subit de traitement d’épuration avant d’être rejetée. Il faut signaler que la filière hydrocarbure comprend des activités de raffinage à Toamasina. utilise 19 000m3 d’eau par an. Ainsi il est rare de rencontrer des holothuries (collectés à l’aide de bouteilles de plongée) et des poulpes. à côté du port Mahajanga Photo 2.5.: sortie d’égout. l’absence de certaines espèces cibles est frappante. pour ses besoins.3. couvert très faiblement par des coraux vivants. Le complexe est installé sur la branche est du canal de Pangalanes avant le port fluvial. de transport maritime (importation et distribution dans les ports primaire et secondaire). : vue du canal d’évacuation des huiles de vidange de la centrale thermique.Le blanchiment de coraux a fortement contribué à l’état de dégradation actuel. ainsi que les vidanges.5. on note des cas de pollution par les hydrocarbures d’envergure variable. Les principales causes de pollution par les hydrocarbures sont les dégazages en mer par les vedettes. POLLUTIONS PAR DEVERSEMENT D’HYDROCARBURES ET AUTRES D’ORIGINE CHIMIQUE Bien que Madagascar ne connaisse pas encore de véritable cas de marrée noire. Malgré la faible densité de population dans le Sud de la zone. Cependant.(Photo 8) Le lavage des systèmes de tuyauterie du dépôt d’hydrocarbure de Toliara nécessite 2 100m3 d’eau de mer et de pluie par an formant la totalité des eaux résiduaires évacuées en mer. une partie de carburant dans les rizières environnantes ce qui dégage une odeur forte due à l’évaporation. Seulement les hauts fonds extérieurs. Cela est surtout dû à l’insuffisance de réglementation. Planche 4: Pollution par les huiles de vidange et gasoil 109 . C’est par exemple le cas du central thermique (JIRAMA) de Mahajanga dont les rejets sont illustrés (Planches 1. Dans les profondeurs d’eau de moins de 15m. les huiles de vidanges venant des centrales thermiques sont directement déversées en mer ou sur la plage. Le dépôt d’hydrocarbure du port de Manakara rejète par fuite de tuyaux. le manque de système de secours ou aussi par la vétusté des équipements et des infrastructures en ce qui concerne les équipements à terre. il faut reconnaître que dans plusieurs ports de la grande île. Planche 1 : Sorties d’égouts du côté du Port Mahajanga (au niveau de la JIRAMA) Planche 2 : Canaux d’évacuation d’huile de vidange et de déchets divers. les navires de passage et les chalutiers. 6. On note aussi des petites fuites gasoil au niveau des réservoirs de stockage des carburants du côté du port. de transport routier et/ou ferroviaire. POLLUTION D’ORIGINE ANTHROPIQUE Photo 1.3.

4. Mahajanga Photo 4 : déchets solides et morceau de ferrailles jonchant le fond marin couvert d’huile de vidange Photo 5.767 tonnes de ciment et 1088 tonnes de fer . Un contrat pour enlèvement a été effectué entre un opérateur économique de Toamasina et le MTM.: Dépôt de carburant. observations).750 tonnes de manganèse à bord.855 tonnes de marchandises à bord dont 13.Photo 3. l’épave est en état de ferrailles rouillées 14. Cet inventaire contient une fiche donnant les principales informations sur chaque épave et retraçant les mesures prises par l'Administration (nom. : canal sortant de l’égoût de la centrale thermique. Un contrat de gré à gré pour Malgache de 02/02/94 à l’embouchure du fleuve Ivoloina Toamasina ATSINANANA 2.000 tonnes Long : 182 m Larg : 23 m 7 aout1994 Port de Fort-Dauphin ANOSY 110 . date et lieu d'échouage. Actuellement.ANAÏS TPL : 1198 T Longueur :76.750 t de fuel-oil.50m Armateur : Societé Cabotage M/SELENA DATE D’ECHOU AGE 27/02/93 LIEU D’ECHOUAGE Région Plage de Tolagnaro ANOSY OBSERVATIONS / Pas de propagation d’hydrocarbures. 23. Débarquement de 6 000 t de cargaison. de gasoil et de débris de toutes sortes Photo 7. un inventaire de la situation des épaves sur les côtes malgaches a été effectué.78m Largeur : 11. 3. : Huile de vidange à la surface de l’eau. mais les marchandises avariées ont émises des odeurs nauséabondes jusqu’à leur pourriture totale. Des appels d’offres pour l’enlèvement de l’épave ont été lancés à diverses reprises mais n’ont pas été fructueux . marée descendante Photo 6. caractéristiques du navire. : Inventaire de la situation des épaves NOM Caractéristiques 1 . pavillon. Tableau 6. Port de Taolagnaro Inventaire de la situation des épaves A partir des rapports des événements de mer parvenus à la Direction des Transports Maritimes et Fluviaux. : Mélange d’huile. Travaux en cours. WELLBORN TPL : 25.

20 m Larg :11. NOSY KELY VI LE REQUIN MOUBARAK 1983 1981 03/02/95 11. une lettre d’engagement pour l’enlèvement de l’épave et des cargaisons avant un délai d’un an avec une caution de 100 000 USD à déposer au Trésor Public de Fort – Dauphin a été signé par ce dernier.000 tonnes FITOVINANY de gaz – oil ont été pompées avec l’aide de la SOLIMA dès le début . M/V RAVINALA TPL : 1046 T Long : 65.m le 30 septembre 1999. 10.A.22 tx Jauge nette : 1535.02 m Largeur : 13.20 m Larg :11.57 m Vatsy 3 TPL : 1014T Long : 77.50 m 8.00 m TE : 3. M/S AVENTURE Jauge brute : 2569.12 m 5. l’épave est en état de ferrailles rouillées 15 août 1995 Plage de Manakara Aucune pollution d’hydrocarbures VATOVAVY n’a été déclarée car les 18. Résilié Un contrat de gré à gré avec Sté MOUNTASIR & FILS –Resilié Un financement pour son enlèvement pourrait être accordé par la Banque Mondiale (Le D.57 m l’enlèvement de l’épave a été signé entre la Société GENERAL MINING COMPANY et le MTM : début des travaux prévvu fin avril 1998 .O a été envoyé à la B . 9. Actuellement. HAHDI 13/02/95 111 . 7.B) Chantier de Marolaka Vendu par l’Etat (Trésor) à Monsieur Port de Mahajanga RAKOTOMALALA Joseph BOENY (enlèvement en cours depuisle 07 mai 1999 pour une durée de 6 mois) prolongée jusqu ‘au mois d’avril 2000 Port Saint Louis DIANA Ankify Au large de Tambohorano Nosy Mangabe Maroantsetra ANALANJIROFO Au large d’Antsahanitia 6.282 t de ciment et de fer à béton plage de Fort-Dauphin 55 t de fuel-oil Après réunion au Bureau du ANOSY Fivondronana de Fort Dauphin avec le représentant de l’armateur. Actuellement le MTM est en attente de l’avis de la Banque) 13 mars1995 Actuellement sur la 2. VATSY 4 TPL : 1014 T Long : 65.00 m TE :3. et que les marchandises à bord (90 tonnes de café ont été débarquées à dos d’hommes) 22/05/1995 Un appel d’offres pour l’enlèvement du navire vient d’être signé par le Ministère des Finances et le MTM *(voir astérix au N.NOM Caractéristiques DATE D’ECHOU AGE LIEU D’ECHOUAGE Région OBSERVATIONS / 4.46 tx Long hors tout : 101.

NAM 101 de 21.E : 3.76 m WUBBINA Long :30 m 94 Larg :10. D.60 m T.A YUAN YU 111 22/05/94 30. 26. 20 m Larg : 11. NUMBO Long : 59 m Larg :11 m 90 BABY TPL 1050 T Long : 65. 25. 18. 23. 24. 19. VATSY TPL : 1450 T Long : 72 m 54 Larg :10 m 72 Sur la plage de Toamasina ATSINANANA Sur la plage de Toamasina ATSINANANA Dans la baie d’Italy Taolagnaro ANOSY Toamasina ATSINANANA 112 . 13.P. 17. 14.L :225 T 28. SEMO 1995 31. Vohémar SAVA 20/02/94 29. D’ITALY de 22. Andriamanana 20.00 m Largeur : 19 m MON ETOILE BOSY I EVGENIA Baliseur JASMINE SAINT JONES 23/02/93 20/02/89 Près de Cap St André Près de Besalampy MELAKY Au large de Nosy Be DIANA 15. 23/03/93 Juin 1992 1985 Au large de Mahajamba BOENY Au large d’Ampasimbe Dans la baie d’Androka Antsiranana DIANA Dans la baie Taolagnaro ANOSY Dans la baie Taolagnaro ANOSY Dans la baie Taolagnaro ANOSY Dans la baie Taolagnaro ANOSY Mananjary VATOVAY FITOVINANY Enlevé par Armand de M. 16.60 m T. SAMSON MENABE I ERIC EXPRESS TPL : 250T Longeur : 66.00 m AQUAMEN VIII CROIX IZAN ILDERIMVI (*) TPL : 1250 T Long : 72 m Larg : 10. HE BEI 504 de 19/08/88 1994 02/02/94 02/02/94 Au sud de Vatomandry ATSINANANA Au Port de Toamasina ATSINANANA A l’Ile aux Prunes (Ile Sainte Marie) 27.12.

à la suite d’une brusque rafale de vent.910 milliard de Fmg d’assurance à Aro pour ce vieux navire de plus de 30 ans qui avait déjà des anomalies dès son départ de Morombe. fait naufrage avec sa cargaison de fers blancs. battant pavillon libérien ayant son siège à Hong-Kong. le M/V Anaïs de la Société Malgache de Cabotage fait naufrage dans la même baie le 27 février 1993 à 6 heures 10 avec son chargement de pois du cap et de sisal. Un mois après. de nationalité hondurienne avec un port d’attache en Sud-Afrique.N : 758 Tx RIANILA 20/06/95 Antsiranana DIANA Mai 1989 Aranta Mahajanga BOENY 03/09/98 Plage de Tolagnaro ANOSY 25/05/98 Quai de Charbon Antsiranana ATSINANANA Abandonné Aux abords du Parc Marin de Nosy Antafana Source : Direction des Transports Maritimes et Fluviaux Illustration par quelques cas Cas de Tolagnaro • 29 octobre 1968 à 19 heures : le Saint John Monrovia. avril 1997 113 . 1. Son sauvetage devrait coûter 10 millions de dollar américain . de passage dans la baie de Tolagnaro s’y échouait. VATSY 2 TPL : 250 T Long :52 m 30 Larg : 9 m LCT JOSEPH REMI TPL : 150T Long : 42 m 30 Larg : 9m 30 AKBARY Long : 47 m28 Larg :8 m30 J . • Un naufrage qui a valu. M/V Adventure.B : 299 Tx – J. il s’échouait toujours dans cette même baie avec ses 24 000 tonnes de manganèse. des fardeaux de tôles et de bobines galvanisées pesant en tout 331 827 tonnes. 04/02/04 : le « Sprinta ». Wellborn. battant pavillon libérien. arrivait à Tolagnaro. 36. soit le double du prix estimatif du vieux navire de 35 ans. échoua aussi à cause du cyclone ELITA • • Source : Magazine Vintsy N°21. de fers cornières. bâtiment ukrainien battant pavillon maltais. de fers ronds. • Août 1994. s’est échoué avec 500 tonnes de riz qui restaient à débarquer à cause des rafales du cyclone « ELITA » 04/02/04 : le « Ilderim VII ».N : 145.32.B :1400 Tx-J.89 Tx VILLE DE MANAKARA TPL :1820 T Long :69 m 37 Larg :11 m50 J. • Le 13 mars 1995 fut la quatrième mésaventure pour la baie. 33. 34. 35. navire appartenant au groupe Akesson.

Morondava. si on s’éloigne à 500m et à 1200m. baie de Bombetoka. 700 000m3 d’eau par année. L’érosion marine sur les cotes de Madagascar. le pH des eaux au niveau de la zone de rejet est très acide (entre 3 et 4. Les eaux usées et les effluents venant de ces usines sont souvent rejetés dans la mer directement ou dans une rivière sans traitement préalable. La quantité d’eau résiduaire évacuée s’élève à 4 000 000m3/an. Quelques secteurs ont un shoreline rocheux particulièrement dans la partie orientale de l'île. le taux de couverture corallienne du platier devient faible à cause des rejets de la sucrerie. L'érosion est un problème croissant dans le littoral de W de NOSY BE. Ambilobe. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la sortie de la rivière qui amène les eaux usées venant de l’usine. Depuis les dix dernières années. En ce qui concerne la SIRAMA d’Ambilobe. l'érosion marine est un problème croissant dans la région côtière.5. Cependant.. Le phénomène d’érosion marine est observé principalement au niveau de quatre villes : Nosy Be. mais il est difficile de confirmer la relation entre cette mortalité et les déchets de l’usine car aucune étude n’a été faite dans ce sens. L'érosion a été provoqué par une combinaison des marées élevées et de grandes vagues. on peut noter les odeurs nauséabondes causées par les déchets des sucreries (cas de Dzamandjar. . A Madagascar 20% des industries sont implantées en zone littorale. (Cf. Enfin. Les squelettes calcaires. L’eau utilisée provient de la rivière Mahavavy et y est rejetée à 40 km de l’embouchure avec un débit de 600m3/s. Sur le plan touristique. l’industrie du bois.5. donc basiques. les fermes acquacoles (baie de Mahajamba.2. des coraux ne tolèrent pas ces conditions et finissent par disparaître. à Nosy-Be) ainsi que la destruction de l’esthétique des plages qui rendent ces lieux de promenade hostiles à toutes activités de récréation. Nosy-Be. mortalité de poisson ou d’invertébrés marins ce qui entraîne une diminution de ressources disponibles pour la pêche traditionnelle.grandes vagues combinées avec la marée haute . 6. Tous les hôtels ont été déjà construits le long des plages.1. Les impacts sur le milieu naturel se manifestent de diverses façons : dégradation de milieux/peuplements. Namakia. les usines de traitements de crevette à Nosy-Be et Mahajanga.les courants littoraux . l’industrie chimique.4.3.les sols sur la roche volcanique sont plus vulnérables à l'érosion. L’érosion à Nosy Be Nosy Be est une petite île au nord de Madagascar. du papier.PRESSIONS ET DANGERS DUS AUX CATACLYSMES NATURELS 6. l’usine consomme 4. on note les usines sucrières à Nosy-be. Pollutions et impacts dus aux industries. Elle affecte des plages de tous les hôtels dans l'entourage. Les deux courbes illustrent l’effet des déchets de la sucrerie de Dzamandjar sur le récif. lui faisant un gentil secteur récréationnel.5). la rivière Andavanemboka dégage une odeur de mélasse et d’alcool pendant les périodes d’activité de l’usine. le pourcentage de couverture corallienne augmente. le taux de couverture corallienne augmente. L'absence de la gestion et la planification côtières de zone avait mené aux secteurs croissants des récifs et des lits endommagés d'herbe de mer. les produits minéraux et les ouvrages en métaux. Sur le récif de Dzamandjar. Les facteurs normaux causant cette érosion sont : . Mahajanga et Toamasina. pour la SIRAMA Namakia. le textile et la confection (15%)et ensuite on a le cuir. Elle menace les écosystèmes productifs et constitue une contrainte importante permanente des villes côtières. Des cas de mortalité massive de poissons ont été déjà notés. Il faut noter que pendant la période d’extraction du sucre. Morondava). l’usine de fabrication de conserve de thon à Antsiranana. de l'érosion et de la pollution. Plusieurs hôtels implantés sur le littoral de Dzamandjar se plaignent des mauvaises odeurs causées par les déchets de la sucrerie.6. qui se compose de belles plages de sable.5. Parmi les industries susceptibles d’être génératrice de pollution marine. 114 . Figure 1 et 2). le sable étaient érodées de la plage par la dérive en mer et loin plus loin déposées. Les populations principales vivent dans les secteurs côtiers parce qu'elles comptent sur les ressources côtières pour la nourriture et les possibilités d'emploi. Les industries les plus importantes sont l’agro-alimentaire (23% des entreprises). C'est le littoral occidental.4.

. où le développement du complexe de touristes sur le littoral mène au déséquilibre du milieu. Quelques évolutions ont été accordées entre 1972 et 1980. Il est possible de réduire les impacts d'érosions marines en respectant quelques règles environnementales du comportement: • Respect de la zone-tampon le long de la côte. La zone-tampon diminuerait l'intensité des activités humaines dans la zone côtière. aux restaurants et à la construction d'habitat qui en fait.) L’érosion à Mahajanga Entre la zone étudiée dans Mahajanga est situé le mur de mer de Schneider et embouchure de jet d'Antsahaninbingo. La lutte contre l'érosion des littoraux de ville de système mv est d'une urgence élevée pour réaliser trois issues à mineurs: limitant ou arrêtant la progression marine et les risques associés (perte de sol. les emplacements de touristes principaux de NOSY BE sont presque situés le long de la côte occidental. la flèche a commencé à se déplacer vers l'est causant un changement d'érosion de littoral de premières parties courantes. réseau hydrographique qui est possible pour être divisé en trois systèmes secondaires. ils forment également une barrière normale contre l'érosion. portuaires. En 1994.en second lieu.les courants de marée renforcés par les cyclones . La force des excès côtiers de courants alors envase des dépôts. La vase transportée par le fleuve est emprisonnée derrière le barrage. L’érosion à Morondava De la même manière. L'exploitation de sable est une menace pour la question d'équilibre du matériel dans les matériaux de plage de la côte zone. de contamination des eaux souterraines littorales) accorder l'heure pour la restructuration de développement vers d'autres zones assurant une continuité des activités économiques.. Les photographies de 1972 à 1994 permettent le contrôle de l'évolution de plage et pour situer les secteurs influencés par érosion.etc.L'océan et les fonds côtiers entre l'embouchure au nord et les admissions au sud du fleuve de Morondava.. le marché de sable est augmentation due à l'hôtel. menant à échouer l'érosion.troisièmement.les grandes vagues particulièrement dans des périodes de cyclone. la plaine continentale et alluviale de Morondava . Une flèche littorale a développé vers le mur de mer de Schneider de1980. l'exploitation excessive des palétuviers et le Nosy Be est plus ou moins abritée par la présence des récifs coralliens diminuant les grandes actions de vagues. ainsi la ville et les villages ne pourraient accomplir aucun progrès.. inondation. La construction de barrage peut être également la cause de l'érosion lourde observée dans le secteur côtier de Morondava. La prolongation de ville va vers les marais et les mangroves.. dérangeant l'équilibre dynamique du dépôt de vase et du transport de sable dans le secteur côtier. Cette flèche se stabilise en 1985 et n'a pas sensiblement evolué jusqu' à 1994.Facteurs Anthropiques Extraction de sable et de gravier pour la construction. les terres Déforestation des palétuviers pour l'habitat appartiennent aux fabricants antiques de propriétaire de terre et de canne à sucre. . dans le sud de la ville. Réseau d'admissions de palétuvier parmi lequel ceux communiquant avec l'estuaire de Kabatomena à Lovobe. 115 . la pollution d'eau de mer. La perte de palétuvier pour le bois et le charbon de bois du feu. En fait. Les palétuviers de la cote protègent le rivage et côtiers de l'impact des montées subites de marée d'orage. Dans ce contexte normal. les principales origines de l'érosion côtière sont : .. Les cyclones ont détruit le littoral de Mahajanga. (touristiques. o Drainage fluviatile de la branche du nord de Morondava o Drainage fluviatile de Kabatomena correspondant à la branche du nord de Morondava o Complexe hydrographique HellotCanal groupant par Betania. l'extraction de sable. la problématique de l’érosion côtière de Morondava se produit dans le confluent de trois systèmes physique principaux : . développement de tourisme accélèrent l'érosion à Nosy Be. Nosy Be subit un problème important de terre.. • stabiliser la plage par la végétation normale sur la zone-tampon. . est dans le grand nombre.

6. 116 .ponçant vers le haut des routes gauches . Trois catégories sont ainsi définies : • Les dépressions tropicales.5.4.2.4.2. vitesse du cyclone proprement dite (d’une moyenne de 20 à 30 km/h) de la vitesse des vents rotationnels qui l’accompagnent. • Les cyclones tropicaux.3. en destructions d’infrastructures.5.2.1. Les raz de marée. une érosion moyenne de à 12. en pertes de vies humaines. dits rotationnels. Il y a lieu de distinguer la vitesse de déplacement de l’ »œil du cy clone ». • Divergence en altitude pour évacuer les flux des basses couches . et normes anticycloniques pour les infrastructures et les bâtiments.5. une perturbation atmosphérique qui prend naissance à l’interface océan-atmosphère.5.améliorer et augmenter les capacités des services météorologiques de suivre et prévoir les trajectoires de cyclones. Les activités humaines contribuant à l'érosion de Toamasina incluent le rétrécissement du passage du sud et du récif grand.La destruction d'une section importante du mur de mer de Blosset. Pour lutter contre les impacts destructeurs des cyclones tropicaux.4.5 . 6..Classification des perturbations tropicales. pour une vitesse inférieure à 1 km/mn. les cyclones n’existent pas dans les zones de haute pression subtropicales stationnaires. • Convergence de l’air dans les basses couches de l’atmosphère pour alimenter le phénomène .  Le « cyclone » est un centre de basse pression. 6. par la prolongation du mur protecteur de mer sur le passage.2. 6. : Conditions de formation. Ils frappent en premier lieu les zones côtières lors de leur passage sur la terre ferme.Prévision des cyclones.. • Cyclones dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien et le Pacifique.destruction de promontoire de Tanio. c’est-à-dire entre 60 km/h et 120 km/h . • Situation géographique à l’intérieur de la zone intertropicale (30° N .Passage fréquent de cyclone . Plusieurs conditions sont nécessaires pour qu’un cyclone tropical puisse se former : • Présence d’une grande quantité d’eau à une température supérieure à 26°C sur une profondeur océanique de plusieurs dizaines de mètres.2. L’érosion à Toamasina concerne la zone littorale entre les avances des promontoires de Hastie et de Tanio. 6. Normalement un cyclone se déplace de l’Est vers l’Ouest. • Les tempêtes tropicales. et d’habitations.4.2 ‐ Définition. pour une vitesse supérieure à 120 km/h. produisant un mouvement d’ascendance . • Absence de vents forts.. • Hurricanes ou ouragans dans l’Atlantique Nord et la mer des Caraïbes et le Nord Ouest de l’Océan Pacifique . pour une vitesse comprise entre 1 km/ mn et 2 km/mn. A l’intérieur de la zone intertropicale. Elles sont classées par les météorologistes d’après la vitesse du vent soutenu. 6. Les cyclones tropicaux sont également absents à l’Equateur. 25°S) .L’érosion à Toamasina.5m par an sur dix ans.2.Dégâts causés par les cyclones. c’est-à-dire 60 km/h . les vents violents.5. baggio aux Philippines . • Willy-willy en Australie. les inondations qui les accompagnent causent des dégâts considérables. Les perturbations tropicales sont caractérisées par la présence de vents tournants. Les cyclones tropicaux appartiennent à la famille des perturbations tropicales . en vue de déclencher dans les meilleurs délais la mise en marche des dispositifs d’alerte aux populations menacées . et atténuer les dégâts qu’ils causent.4. L'érosion globale entre 1986 et 1996 a contribué à la récession en mer de 125m à 160m.4. qui correspond à la vitesse maximale moyenne des vents rotationnels pour une minute.5. . ils portent des noms différents selon les régions : • Typhons en Extrême-Orient . CYCLONES TROPICAUX. Les zones côtières et marines sont les plus régulièrement menacées et dévastées par les cyclones tropicaux. ainsi.4. deux stratégies sont généralement mises en œuvre : i/. La dégradation côtière d'environnement de Toamasina est caractérisée par : .

La première vague n’est pas la plus forte. et prennent rapidement de la hauteur (selon la loi de conservation de l’énergie). Il est impossible de prévoir les tsunamis. et suivre l’évolution de leur trajectoire. en méthane. L’élévation constante du niveau de la mer qui en résulte. et a atteint même les cotes de Somalie et du Kenya. 6. évaluée à 1. et la couche d’eau épaisse.Les tsunamis. l’oxyde nitreux de 25 %. La vitesse de propagation est d’autant plus grande que la longueur d’onde est grande. En 100 ans.faire adopter des normes anticycloniques pour les constructions d’infrastructures et de bâtiments devant abriter bureaux administratifs. le protocole de Kyoto (Japon. le tsunami désigne la succession de vagues de grande amplitude. plutôt atténuées.4. alimentée selon les spécialistes par la fonte des glaces des hautes montagnes et des pôles. 117 . Un tsunami se distingue d’un raz de marée par le fait qu’un raz de marée peut être provoqué par le vent. l’adoption des normes anticycloniques pour les constructions d’infrastructures et les bâtiments est loin d’être généralisée. Prévision et prévention. ou l‘impact d’un météorite peuvent également déclencher la naissance des tsunamis. ce tsunami. créées par l’onde de choc d’un séisme sous marin. notamment à Manakara. mais de très faible hauteur (quelques dizaines de centimètres à peine).. …).. Le 26 décembre 2004. risque de faire disparaitre sous la mer des iles et des ilots des zones côtières et marines. Une éruption volcanique. En arrivant dans les eaux peu profondes des cotes. Engendré par un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter..7 % pour les USA. halons.ii/. Les pays industrialisés acceptent des réductions supérieures : -8 % pour l’Union Européenne. l’observation directe des océans aux moyens de satellites météorologiques.. les vagues ralentissent. le tsunami le plus meurtrier depuis un siècle (environ 230 000 victimes).F. due essentiellement aux activités industrielles.3. 1997) concentre son action sur la réduction de l’émission de six gaz à effet de serre (entre autres le dioxyde de carbone. Ses manifestations. Terme japonais signifiant « vague de port ».2 % de ces gaz vers l’horizon 2008-2012 par rapport à son niveau de 1990. Il en résulte la formation de vagues de longueur d’onde relativement longue (100 km).5. Le protocole de Kyoto. un glissement des fonds marins. c’est-àdire la vitesse d’un avion de ligne. en gaz carbonique. le méthane de 100 %. en Indonésie. Formation d’un tsunami. Définition. dans les pays développés surtout. en gaz halogénés (C. Le réchauffement climatique est provoqué par l’augmentation constante dans l’atmosphère de la teneur en vapeur d’eau. 6. ont permis d’accroitre les connaissances sur les cyclones. l’oxyde nitreux). A Madagascar. signée par les principaux pays pollueurs. Les pays sous développés n’ont pas d’engagement particulier à remplir. ou lorsqu’elle se manifeste brusquement et avec violence dans une région donnée du globe par un tsunami. Le phénomène est déjà observé pour certaines iles du Pacifique. et à Fort-Dauphin. ont été ressenties sur la cote Est de Madagascar. la Direction Générale de la Météorologie dispose des moyens techniques et humains pour détecter la formation des cyclones dans l’Océan Indien et le Canal de Mozambique. Dans le monde. extrêmement violent..4.5. En l’absence d’obstacles.2. Quand elles atteignent les vagues deviennent un mur d’eau pouvant mesurer plusieurs dizaines de mètres de hauteur. 6. le méthane. situés à plus de 6000 km de son épicentre. : ELEVATION DU NIVEAU DE LA MER : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET TSUNAMIS. selon les témoignages de témoins oculaires. écoles et les habitations humaines. a submergé le Sud de l’Asie. et – 6 % pour le Japon. 20 m vers le XXII ème siècle. l’exploitation des séries de données historiques relatives aux cyclones. en oxyde nitreux. qui déferle et dévaste tout sur son passage. les tsunamis peuvent s’enfoncer à l’intérieur des terres sur plusieurs kilomètres. qu’elle se déroule lentement. sur une longue période de temps lorsqu’elle est provoquée par le réchauffement climatique à l’échelle planétaire. Il est désormais possible de prendre des mesures de prévention à long terme. Il prévoit une réduction globale de 5. pour alerter suffisamment à l’avance les populations concernées par leur passage.1. le dioxyde de carbone a augmenté de 30 %. animées de très grande vitesse de propagation (800 km/h). au niveau international.Le réchauffement climatique. hôpitaux. se contractent. Cette secousse sous-marine déclenche le déplacement de la couche d’eau située au dessus de la zone sismique. voire une heure plus tard. Par contre. L’élévation du niveau de la mer constitue un danger pour les zones côtières et marines. s’est produit au sud Ouest des cotes de Sumatra.C. Pour lutter contre le réchauffement climatique. Les vagues suivantes peuvent arriver plusieurs minutes.5. Un tsunami se forme lorsqu’un tremblement de terre sous marin déforme ou déplace un compartiment du fond océanique.4.

L’application du DEAP – Droit d’Entrée dans les Aires Protégées a permis de collecter plus de 1. à l’aide de sismographes . par la plantation d’arbres. un réseau international de surveillance des tsunamis (International Tsunami Information Center). car il y a en plus des revenus indirects (visiteurs à séjour 60% du revenu total soit 2. qui font la chasse aux sangliers et les petits mammifères et qui distillent de l’alcool traditionnel. La première mesure de prévention contrer les tsunamis consiste à mettre en place et faire fonctionner des systèmes d’alerte aux tsunamis. du transport et des services liées au transport (agence de voyages). Les restrictions envisageables peuvent concerner les activités suivantes : • Prélèvement de végétation naturelle pour le charbon de bois • Chasse de gibiers comme le sanglier. qui récoltent du miel. à l’aide de marégraphes. Manakara.5. un volet océanographique qui consiste à suivre les variations du niveau de la mer.5. Toamasina. d’autres marégraphes devraient être installés à Vohémar. située dans la Région d’Atsinanana et d’Amoron’i mania. Mahajanga. Suite au tsunami dévastateur du 26 décembre 2004. Concernant de l’AP de Marolambo. ENJEUX SOCIO ECONOMIQUE DES AP La création d’AP engendre des restrictions d’accès aux ressources naturelles au détriment des populations riveraines. ayant subi plus de 150 tsunamis durant le XX ème siècle est l’un des pays modèles en matière de prévention des tsunamis. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUS ET SOCIO-ECONOMIQUES DE LA CONSERVATION A MADAGASCAR EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE 6. Mais cette étude évalue seulement la rentabilité économique. En plus la conservation a généré une création d’emploi (non évaluée) et une opportunité de revenu pour les résidents locaux.5. et le CNRO pour le volet océanographique. l’une des régions du globe les plus touchées par les tsunamis. Elles intègrent en outre la dimension sociopolitique du développement durable en recherchant l’élimination de la misère. Ce dispositif prévoit notamment l’extension du réseau national de marégraphes.19 milliards d’Ariary et (visiteurs à journée 10% soit 365 millions d’Ariary) qui ont permis de développer le secteur de l’hôtellerie. Fort-Dauphin. Environ 100 000 individus sont particulièrement touchés par la restriction d’accès à ces ressources. Le premier centre de mesures et d’alerte aux tsunamis a été créé en 1949 à Ewa Beach. Ces individus sont principalement des paysans qui cultivent le « voly kotra » et le « herana ». a été mis en place en 1965 sous l’égide de l’UNESCO.Dans le but d’informer et d’alerter les populations en cas de danger. 6. impliquant la plupart des pays riverains. Le Japon. 6. Un recensement préliminaire au niveau des communes a fait ressortir un nombre de population vivant aux alentours ou à l’intérieur des AP terrestres et marines à 1 500 000 individus ou plus.3. Ces systèmes d’alerte comportent deux volets : un volet sismographique.5.. qui consiste à analyser les ondes sismiques qui précédent les tsunamis.5. De plus l’étude des effets induits des AP par Grenfell en 1994 dans la région de Ranomafana a permis de constater que les DEAP ne constituait que près de 29% des revenus monétaires totaux de la conservation. Le système national malgache d’alerte aux tsunamis se met également en place. IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES Une étude de rentabilité des Aires Protégées a été effectuée par la Banque Mondiale et l’AFD en 2003.5.5. 41 communes rurales et urbaines se trouvent au périphérique de l’AP. dont Madagascar. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Les nouvelles catégories UICN se soucient notamment de la conservation de l’ensemble de la biodiversité unique de Madagascar . Il implique l’IOGA pour le volet sismographique. c'est-à-dire une comparaison entre les avantages économiques (monétaire par rapport au fonds apporté par les bailleurs pour la gestion des AP et non monétaires apportés par les services environnementaux) et les coûts économiques de la protection des AP.06 milliards d’Ariary dont 540 millions d’Ariary (environ 540 millions de US$) ont été alloués à des projets des communautés locales.5. La deuxième mesure de prévention consiste à ériger des barrières de protection des rivages. une certaine indépendance des sociétés et des transformations de structure 6. la pintade et les petits mammifères • Récolte de fibres naturelles pour l’artisanat • Cueillette de plantes pour la médecine traditionnelle • Approvisionnement en eau potable • Prélèvement de bois de construction de maisons • Pêche marine et continentale • Pâturage des animaux • Exploitation de fougères pour les pots fangeons • Etc…. un système international d’alerte aux tsunamis dans l’Océan Indien se met en place sous l’égide de l’UNESCO. dans l’archipel d’Hawaï.2. Environ 140 000 individus seront touchés de près ou de 118 . de la conservation du patrimoine culturel malagasy. ou par la construction de digues.1. Après celui de Nosy Be.

les communautés affectées sont essentiellement de pêcheurs. le Fuligule de Madagascar Aythya innotata (s’il en existe encore). seules six parmi les 10 espèces d’oiseaux d’eau endémiques menacées sont intégrées dans le système existant d’Aires Protégées et sites Ramsar cités auparavant: le Héron de Humblot Ardea humbloti. ZONES HUMIDES Considérant les habitats des oiseaux d’eau.4. Tableau n° 6. Citons comme exemple la grande tortue d’eau douce Malagasy Erymnochelys madagascariensis. dont les conséquences sont définitivement irréparables (des lits de rivière qui dévient. Ces espèces sont menacées de disparition si aucune mesure n’est prise pour la protection de leur habitat. Compte-tenu des différentes pressions sur les zones humides. Dans l’AP elle-même vit une population locale dans des conditions précaires et dépend uniquement de la cueillette (ressources naturelles de la forêt) et de la chasse (gibier). Les principales fonctions écologiques des zones humides dénotent leur importance vitale dans certaines situations et leur incapacité à remplir ces fonctions résulteraient inévitablement à des perturbations pouvant être inimaginables sur le plan non seulement écologique mais aussi social et économique. ce sont particulièrement les limicoles (Scolopacidae et Charadriidae) qui constituent une partie importante de la diversité biologique mondiale. : Extension des AP formelles Catégorie Nombre de Superficie (ha) sites AP ANGAP existantes début PE3 AP ANGAP Extension AP existantes Création AP ANGAP Mikea Création AP ANGAP Marolambo Création AP marines ANGAP NAP 2005 NAP 2006 NAP > 2007 avec promoteur NAP > 2007 sans promoteur NAP Marines Total 39 1 612 000 Mise en place Avant PE3 Population riveraine estimée - Fokontany riverains estimés - 11 359 000 ha 371 340 ha 70 000 ha Pendant PE3 60000 75 1 1 Pendant PE3 Pendant PE3 128 000 112 000 160 140 3 4 15 47 38 4 163 288 040 ha 919 000 ha 1 080 000 ha 1 619 000 ha (estimé) 595 000 ha (estimé) 325 000 ha (estimé) 7 238 380 ha Pendant PE3 2005 2006 >2007 >2007 >2007 72 000 183 000 268 000 496 000 294 000 78 000 1 691 000 90 229 335 620 368 97 2 114 6. Les Zones Humides servent aussi d’habitats naturels pour d’autres groupes taxonomiques dont la vie dépend étroitement de ce type d’écosystème. parmi lesquelles le Bécasseau Sanderling Calidris ferruginea. la Bargette de Terek Xenus cinereus. Environ 80 000 individus risquent d’être affectés par la restriction d’accès aux ressources marines. L’habitat des autres espèces menacées endémiques de Madagascar telles le Râle d’Olivier Amaurornis olivieri. 119 . le Hapalemur du lac Alaotra Hapalemur griseus alaotrensis. la Sarcelle de bernier Anas bernieri. Nosy Ve. et de nombreuses espèces de poissons. il est à noter aussi que les Zones Humides sont des sites de passage et de fréquentation de nombreuses espèces migratrices.5. le Grèbe de Delacour Tachybaptus rufolavatus. Ces individus sont principalement des paysans qui pratiquent les activités similaires. Nosy Hara et Sahamalaza/ Iles Radama).loin par la restriction d’accès aux ressources naturelles. les sites protégés sont insuffisants pour assurer la conservation de ces espèces. Madagascar fait partie de ce réseau et héberge un nombre significatif de ces espèces. Ces oiseaux sont concentrés le long des Zones Humides côtières de Madagascar. le Gravelot de Madagascar Charadrius thoracicus. Concernant les AP marines (littoral de Toliara. le Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii et le Drome ardéole Dromas ardeola. A part les espèces menacées. En général. le Grèbe malgache Tachybaptus pelzelnii et le Flamant nain Phoeniconaias minor. le Râle de Waters Sarothrura watersi et le Canard de Meller Anas melleri n’est pas inclus dans ces existants systèmes. le Pygargue de Madagascar Haliaeetus vociferoides.5. Les coûts de réparation de certains dégâts écologiques sont très onéreux (ex : rétablissement des dégâts de l’érosion) mais certains dégâts sont mêmes irréversibles. le Héron crabier blanc Ardeola idae. Ces oiseaux sont très vulnérables car leur migration s’effectue sur de longues distances et ils sont dépendants d’un réseau de Zones Humides dont la superficie diminue graduellement.5.

riziculture. perte de vies humaines. mines. crabes. …).des infrastructures publiques emportées. un bassin d’irrigation. pêche industrielle... bois de construction. Il en est par exemple les cas de certaines zones humides comme les lacs de Tsiazompaniry ou de Mantasoa qui jouent à la fois la fonction de bassins de retenue. Une zone humide comme le Lac Alaotra assure à la fois plusieurs fonctions économiques : un bassin de retenue.. parfois des villages entiers engloutis. Les Zones Humides ont une valeur économique non négligeable tant pour les communautés riveraines que pour le pays entier par les ressources qu’elles comportent..) soit des produits provenant d’une exploitation particulière (aquaculture. énergie. …) engendrent des comportements nuisibles de la population à la gestion durable des ressources naturelles 120 . pisciculture.). de protection de la capitale contre les inondations et de bassin hydroélectrique.. . plantes médicinales. Ces ressources peuvent être soit des produits naturels (poissons. un site de pêche continentale. La gestion des zones humides ne peut se dissocier des besoins économiques vitaux des populations riveraines puisque la nécessité de subvenir aux besoins vitaux (alimentation.

SECTEUR D ENVIRONNEMENT SOCIAL ET LA DEGRADATION ENVIRONNEMENTALE Instituteurs dans le District de Marovoay Photo Source : MEEFT- Noasilalao CHAPITRE 7 : ENVIRONNEMENT SOCIAL CHAPITRE 8 : ENVIRONNEMENT URBAIN CHAPITRE 9 : ENVIRONNEMENT RURAL CHJAPITRE 10: VULNERABILITE DE LA POPULATION ET LES CATASTROPHES NATURELLES 120 .

03 Graphique 7.03 3. muets.2.02 3.2007 2005 2006 3. le nombre de la population en 2004 est de 16 900 000. la synergie entre croissance économique. Les formes les plus visibles de cette dégradation sont le défrichement des terres et l’érosion. : Evolution du nombre de la population par sexe Effectif de la population selon la projection avec la variante moyenne (projection 1993) en milliers 2000 15 085 7 559 7 526 3 927 2 001 1 926 11 158 5 558 5 600 2001 15 529 7 778 7 750 4 122 2 100 2 022 11 407 5 679 5 728 2002 15 981 8 003 7 978 4 327 2 203 2 124 11 653 5 799 5 854 2003 16 441 8 211 8 230 4 544 2 313 2 231 11 897 5 917 5 980 2004 16 908 8 461 8 447 4 770 2 427 2 343 12 138 6 034 6 104 Population de Madagascar féminin dont : masculin Population urbaine de Madagascar féminin dont : masculin Population rurale de Madagascar féminin dont : masculin Source : Direction de la Démographie et la Statistique Sociale.21 121 . Ainsi. INFORMATION SUR LA POPULATION MALGACHE 7.1. L'être humain joue un rôle important dans la dégradation de l'environnement et plus particulièrement dans le domaine de la pollution et de l'épuisement des richesses naturelles. dont les 10% sont handicapés (aveugles.3 : Taux d’urbanisation 2000-2004 Pays Taux d’urbanisation (%) Madagascar 2000 26.03 3.1. 7. quand ces impacts affectent au bien être de la population.03 démographique (%) Source : CIA World Factbook Version janv 1.1. L’impact est la perte de la biodiversité endémique de Madagascar Le développement de Madagascar dépend sur les richesses de l’environnement. les forêts et l'eau) conduisent à l'épuisement des ressources naturelles à court et moyen terme. lié à la paupérisation de la population. sourds.1 : Taux de croissance démographique annuel Tableau n°7.1.02 3. …) Tableau n°7.CHAPITRE 7 : ENVIRONNEMENT SOCIAL Depuis la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement à Rio en 1992. Madagascar est entraîné depuis quelques décennies dans une spirale de dégradation de son environnement.08 27.64 28.54 27. Taux de croissance démographique annuel de la population 2000-2006 2000 2001 2002 2003 2004 Taux de croissance 3. INSTAT Selon les données du Ministère de la population.1. progrès social et équilibre écologique apparaît comme une nécessité. LA DEMOGRAPHIE Tableau n°7.1. la libéralisation de l'agriculture (qui a pour conséquence une augmentation des monocultures industrialisées) et la privatisation des ressources naturelles (telles que la terre.03 3.03 2001 2002 2003 2004 26.1. POPULATION 7. Les besoins quotidiens des êtres humains malgaches dépendent aux ressources naturelles renouvelables ou non renouvelables.

Elle est de 55 % en milieu urbain et de plus de 70 % en milieu rural.2. Italienne. Le taux de chômage est de 3.1 Source : INSTAT/DSM. Cependant.03% en 2000 et a atteint les 28. Coréenne.9 15.6% chez les femmes et 2.2.0% chez les hommes en 2005. L'insertion des femmes sur le marché du travail est de 62 % contre 68 % pour les hommes.9 en 2005. Indo-pakistanaise.1.5 : Taille moyenne des ménages 2002-2005 Madagascar La taille moyenne des ménages est de 4.: Evolution du taux de chômage Taux de chômge Ensemble 2002 5. INSTAT/DSM/EPM2004/2005 Homme % 2004 2005 3.21 % en 2004. 2001 15 % des ménages sont dirigés par des femmes. Le chômage touche beaucoup plus les femmes par rapport aux hommes. Taux de chômage Tableau 7.3. 7.6. Comorienne. Caractéristiques des chefs de ménages Tableau n°7. Mauricienne. la majorité de la population reste rurale. Grecque.1. Allemande.8% en 2005. Taux d’urbanisation En ce qui concerne la répartition spatiale de la population. incluant les situations de divorce.0 Genre Femme% 2004 2005 2. INDICATEURS SOCIAUX : Caractéristiques des ménages Tableau n°7. 122 .4 : Répartition des chefs de ménages par sexe Sexe Masculin Féminin Graphique 7.6 source : INSTAT/DSM/EPM2005 Tel qu’il est défini par le BIT.4 3. COMMUNAUTES ETRANGERES Il existe également à Madagascar un certain nombre de communautés étrangères : Française. Population active La population active représente 66.Graphique 7.1. Proportion d’adolescentes de 15 à 19 ayant déjà commencée leur vie féconde est importante : 30% (EDS 97) 7.0 2004 4.9 2005 4. 2002.9 Source : INSTAT/DSM. le taux de chômage à Madagascar est estimé à 2. Britannique. Chinoise. le niveau d'urbanisation du pays était de 26.1. Arabe. Africaine.0 2.3. Répartition des chefs de ménage par sexe Pourcentage 84.5 % de la population. Norvégienne. de séparation ou de veuvage.

5 72. le «Malagasy». Arabes). Grecs. Les 18 ethnies principales sont : les Antefasy (Farafangana) .1.5. Arabes. Ainsi. les Bara (d’Ihosy à Mandabe) .7 : Pourcentage des communautés étrangères Nationalité Pourcentage Français 40 Chinois 20 Comoriens Indo-Pakistanais Autres (Britanniques. plusieurs royaumes se sont formés entre le XVIe et le XIXe siècle. Coréens) 12 18 10 Source : Ministère de l’Intérieur et de la Réforme Administrative. Européens).1. Betioky) . les Bezanozano (Moramanga . Norvégiens. en plus des éléments non alimentaires indispensables. Malais).4 77.6 53. : Evolution du ratio de pauvreté en milieu urbain et rural Urbain Rural 2002 2004 2005 2006(*) 2002 2004 2005 2006(*) 61.région Mangoro) . Chaque ethnie a ses coutumes. le minimum censé être nécessaire pour entretenir une vie normale et active.Tableau n°7.0 50. les Mahafaly (Ampanihy. la population malgache est le résultat d'un mélange très complexe de races. il existe des sous-groupes tels que : les Tanalana (chez les Mahafaly) . les Merina (province d’Antananarivo) . les Antandroy (extrême Sud) .3 73. ses croyances. Mauriciens. les Betanimena (chez les Betsimisaraka) . une ration alimentaire de 2133 calories par jour.1. les Betsileo (Sud du fleuve Mania et Matsiatra) . Au sein de certaines ethnies.3 123 . les Zafimaniry (chez les Tanala) . soit du Continent africain (Africains de l’est.4. Ceux-ci se sont déplacés des côtes vers le centre de l’Ile à la suite de l'arrivée de nouveaux immigrants venant soit du Continent asiatique (Indonésiens. ses légendes. les Antakarana (Ambilobe. les Antesaka (Sud-Est) . les Zafisoro (chez les Antesaka). Italiens.4. avec ses variantes dialectales déterminées par la situation géographique. qui ont subi un brassage continu pour conduire à un peuple caractérisé actuellement par une unité linguistique dans une diversité de cultures. Africains. Situation de la pauvreté : Les études effectuées depuis 1993 définissent les pauvres. D'autres groupes de population sont venus par la suite (Indiens. les Sara (chez les Vezo) .8.7 52. les Betsimisaraka (d’Antalaha à Mahanoro . Tableau n°7. les Tanala ou Antanala (d’Ifanadiana à Iakora) .3 86. les Mikea (chez les Masikoro) . les Antambahoaka (Mananjary) . ses proverbes. les Sihanaka (Lac Alaotra) . les Antemoro (Sud-Est de Manakara) . ETHNIES ET LANGUE La population malagasy est composée de plusieurs ethnies unies par une même langue officielle. les Sakalava (de Morombe à Analalava) .littoral est) .1. les Antanosy (Taolagnaro) . année de l’indépendance de Madagascar. Antérieurement à l'arrivée des Européens à Madagascar. Chinois.1. Allemands. novembre 2003 Graphique 7. les Vezo (Toliara). 7. La France a colonisé l’Ile en 1896 et l’a occupée jusqu’en 1960. les Tsimihety (la Sofia) . l'histoire et les fonds culturels. Pourcentages des communautaires étrangères 7. Antsiranana) . ORIGINE DE LA POPULATION MALAGASY Les premiers habitants du pays étaient les Vazimba.. comme étant les individus dont les ressources sont insuffisantes pour consommer.

3 71.1% .7 56.7 87. INSTAT/EPM 2005 124 . Intensité de pauvreté en milieu urbain : 29. Intensité de la pauvreté en milieu rural : 28. Intensité de pauvreté en milieu urbain : 39.: Taux d’incidence de pauvreté en 2005 (%) Régions Taux d'incidence de la pauvreté en milieu urbain Taux d'incidence de la pauvreté en milieu rural Taux d'incidence de la pauvreté Alaotra Mangoro Analamanga Analanjirofo Androy Anosy Amoron’i Mania Atsimo Andrefana Atsimo Atsinanana Atsinanana Betsiboka Boeny Bongolava DIANA Haute Matsiatra Ihorombe Itasy Melaky Menabe SAVA SOFIA Vakinankaratra Vatovavy Fitovinany Madagascar Source : Instat/dsm/epm – 2005 59.8% .5 % en 2006 s’il était de 80. Taux d incidence de pauvreté en milieu urbain : 53 .9 49.6 34. la pauvreté a reculé de 13 points entre 2002 et 2006.7% en 2002.9 48. Intensité de pauvreté en milieu rural : 47% .8 32.4 2 002 80.6 2 005 68. utilisant les taux de croissance économique et le taux d'accroissement démographique.3% Taux d incidence de pauvreté en milieu rural : 80. Intensité de pauvreté en milieu rural 22.9 .1 78 68.3 24. Intensité de pauvreté en milieu rural : 36.4% Taux d incidence pauvreté en milieu rural : 80%Taux d incidence pauvreté en milieu urbain : 54% Taux d incidence de pauvreté en milieu rural : 73.8 59.4% .9 79. notamment les prix des biens alimentaires en milieu urbain.5 80.3 65.7% .9 75.7 61.7 42.7%. Ratio de pauvreté en milieu urbain : 63.1 41.2 72.3 78.4 % Intensité de pauvreté : non disponible Taux d incidence de pauvreté en milieu rural : 77.5 53 21.1% .5 62.8 2 004 74.8 82.8 Source : INSTAT/DSM .9 79. Taux d incidence de pauvreté en milieu rural : 76.6 40.4 72.6 2 003 73. Tableau n°7.1% .7 47.1% .7 26. Ratio de pauvreté en milieu urbain : 50.4 77.4 78.8% et la maîtrise de l'inflation. Intensité de pauvreté en milieu rural : 18.3% . Taux d incidence de pauvreté en milieu urbain : 52. Intensité de pauvreté en milieu rural : 46.1% . Intensité de pauvreté en milieu urbain : 21.8 64.4 73.9 % .8 74.2 78.6% .9 79 70 48.9 61.3 83.1 53.1 83.9 71. : Evolution ratio et intensité de pauvreté Année Ratio de pauvreté 70.4 47.10.8 68. Sous l'hypothèse d'une croissance économique de plus de 4.4 66.5 .1 49. Au niveau national.2 72.5 57.1% .2 83.8 74.2 54.4 67.3 74.4 43.8 78 75. Taux d incidence de pauvreté en milieu urbain : 44.7 74.3 80. Taux d incidence pauvreté en milieu urbain : 61.2 69. le ratio de pauvreté se situerait aux alentours de 67.3 70.7 72.9 80.9 72 52 57.7 Tableau 7.4 85.7 62.8 Intensité de pauvreté Observation 1 993 1 997 1 999 2 000 2 001 Ratio de pauvreté en milieu rural : 74.(*) Estimation.2% . Taux d incidence de pauvreté en milieu urbain : 51.4 65.5 59.9 66. une croissance démographique de 2.6 82. Ratio de pauvreté en milieu rural : 76% . Intensité de la pauvreté en milieu urbain : 19.4 73.6 36. Intensité de pauvreté en milieu rural : 53% .9.9 58.7 71.1%. Intensité de pauvreté en milieu urbain : 23.3 73.7% Taux d incidence pauvreté en milieu rural : 86.1% .5 82.

indicateur synthétique compris entre 0 et 1. mesure le niveau moyen auquel se trouve un pays donné selon trois critères essentiels du développement humain : la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé.5 6.1.8 40. TV…) 7.1.S.3 31.7 10. pour Madagascar l’IDH a connu une augmentation significative qui résulte surtout de l’amélioration progressive des indicateurs liés à l’espérance de vie et à la scolarisation pour les diverses raisons: US et coutumes.6 33.485 0. BM 125 .Cette évolution du ratio de pauvreté reflète les situations macroéconomiques du pays et les efforts entrepris dans les domaines sociaux.5 NS NS 0.8 Détérioré 41.4 44.2 37. : Niveau de vie au cours de l’année 2004 (%) Régions Alaotra Mangoro Analamanga Analanjirofo Androy Anosy Amoron’i Mania Atsimo Andrefana Atsimo Atsinanana Atsinanana Betsiboka Boeny Bongolava DIANA Haute Matsiatra Ihorombe Itasy Melaky Menabe SAVA SOFIA Vakinankaratra Vatovavy Fitovinany Madagascar Source: INSTAT/DSM/EPM 2005 Amélioré 18.527 Source : INSTAT / D.6 46.5 24.600 Fmg soit 197.2 40.2 52.6 34.8 41.2 46.7 9.1 0.5.9% en 2006 si en 2002 elle était de 47.1 20 18. Rapport National sur le Développement Humain 2006/PNUD.3 46.504 0. les ménages malgaches estiment faire partie des classes moyennes ou pauvres.4 26.3 0.4 38.9 62. INDICATEUR DE DEVELOPPEMENT HUMAIN (IDH) L’IDH.1. les résultats de l’enquête sur l’opinion des ménages sur leurs conditions de vie montrent que presque la moitié de la population déclarent être en difficulté.9 40. Globalement.8 52.4 17.2 31.7 41.453 0.1.4 NS 0. le taux décroît selon la taille de la localité de résidence pour se situer à 22% dans la Capitale.4 21.11.1 43.3 NS 1.12. De 2001 à 2005.9 38.5 43 41.2 12.6 13.7 15.720 Ariary par an par individu en 2001.2 13.1 0.4 12. : Evolution des Indicateurs de Développement Humain Année 1993 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Madagascar 0.2 41. la possibilité de s’instruire et la possibilité de bénéficier de conditions de vie décentes.9 22.9 53 35.4 0.E .6 19.7 24.8 47.9 47.4 39. notamment l'éducation et la santé. faible scolarisation des filles surtout en milieu rural et influence de la nouvelle technologie (internet.7 39.3 NS 0.3 15. Les existences et disponibilité des infrastructures et offres de services sont probablement les causes de ce fait.6%.8 9. PERCEPTION DE L’EVOLUTION DE NIVEAU DE VIE Tableau 7.5 40. CINU. En 2005.2 Stable 40 46. Le seuil de pauvreté a été évalué à 988.7 37.462 0.3 NS NS 0. Par ailleurs. Cette valeur a été actualisée avec le taux d’inflation sur les prix à la consommation pour les années suivantes et est évaluée à 338 272 Ariary en 2006.2 0.5 38.5 0.397 0.7 32.6 0.8 19.4.6 55 33.479 0.6 23 17. l'intensité de la pauvreté serait de l'ordre de 25.483 0.469 0. Tableau 7.7 35.3 53.8 Ne se prononce pas NS NS 0.1 40.6 35.4 0.1 27.513 0.2 7.3 44 51.7 13.

905 Pays en Développement 0.939 Australie 0.654 Afrique subsaharienne 0.313 Niger 0.942 Suède 0. passant de 12 230 000 d’habitants en 1993 à 16 908 000 en 2004.1. la consommation considérée d’énergie… Sources : OCDE. …) qui nuisent à la santé environnementale et des habitants en multipliant les déchets.722 OCDE 0.445 (*) : Parité de Pouvoir d’Achat (Données 2006 PNUD) • Libertinage précoce Source : Rapport Mondial sur le Développement Humain 2002 . accès à l’eau potable. PNUD Dans certaines parties du pays. : Evolution des Indicateurs de Développement Humain Rang de Madagascar par rapport au classement international Tableau 7. sur l’économie et sur le développement 7.939 Madagascar 0. Ces très fortes densités induisent des problèmes d’organisation (difficulté de circulation.5. 7.2.2.94 Belgique 0.941 Canada 0.471 Pays moins avancés 0. Banque Atlas mondial du développement Rapport "Planète vivante 2006" du WWF mondiale.1.Graphique 7. PNUD 126 . 70 % des filles de 16 ans ont déjà eu un enfant.469 Burundi 0.277 Monde entier 0.13 : : Comparaison de l’IDH de Madagascar par rapport à d’autres pays Pays IDH (1998) Rang/IDH 1 2 3 4 5 147 171 172 PIB réel/hab. sur l’agriculture. CONSEQUENCE DE LA CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE : Le nombre de la population malgache ne cesse d’augmenter. accès à l’eau potable… La croissance démographique ne se fait pas de manière homogène. Cette croissance démographique a des impacts à la fois sur l’environnement. LES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT • Problèmes d’organisation : circulation. (PPA)(unité) (*) 29 918 24 277 27 840 27 178 25 693 840 591 746 7 446 23 569 3 783 1 690 1 216 Norvège 0. durable ONU Rapport (Atlas mondial mondial du développement durable) sur le développement humain 2006. Des déserts humains font face à des zones de très forte densité de population comme les littoraux et les alentours des mégapoles. L’utilisation des méthodes contraceptives a augmenté de manière significative mais la prévalence générale est encore basse.1.

. Exploitation et Exportation des Ressources Naturelles. des sols. L’état de santé de la 127 .C'est pourquoi. sa religion. conduisant parfois à la désertification. biologiques. santé. pesticides. La promotion du statut des femmes. veiller à ce qu’elles puissent choisir librement le nombre de leurs enfants. Production.1. sachets et bouteilles plastiques. camions.. LES IMPACTS SUR LA POPULATION Le développement des infrastructures comme les industries et les transports publics résultent un dégagement des fumées dans l’atmosphère qui altère la santé humaine. industries de transformation. semences. ressources halieutiques. Problèmes de chômage : Insuffisance des revenus pour satisfaire les besoins salariaux de la population qui entraine la pauvreté accentuée. Terrains cultivés surexploités : l’amélioration globale de l'alimentation n’a été rendu possible essentiellement que grâce à l’accroissement du rendement agricole ce qui implique une augmentation des terres cultivables. 7.3. mental. présents et à venir. il serait préférable que la population termine le plus rapidement sa phase de transition démographique Les pays pauvres qui ont déjà du mal à subvenir aux besoins de base de leurs habitants..2. excrétât.4 enfants par femme en moyenne pour les pays les moins avancés. contribue à diminuer le taux de fécondité (5. Les engrais et pesticides chimiques ainsi que les déchets dégradent chaque jour un peu plus la qualité de l'eau. Construction illicite ne respectant pas les normes d’hygiène. Heureusement qu’il y a des Associations cultuelles qui hébergent les populations sans abris dans la capitale. chauffage. transports. transports publics). irrigation..7 enfants par femme pour les pays en développement) et donc à ralentir la croissance démographique. et 2. quel que soit sa race..2. 7. en déchets (solides. la déforestation. accès à l’eau potable. l'agriculture intensive favorise l'érosion. ressources animales) au niveau communal et régional. de l'air. le défrichement. SANTE HUMAINE 7. ..) et techniques (mécanisation. sa condition économique ou sociale ». L’exode rural s’est évoluée et le gouvernement a un problème d’infrastructure d’habitation. utilisation des progrès scientifiques (engrais.• La pollution de l’air est due aux problèmes de circulation. ressources minières. De même.…. l’adage malgache « ny fahasalamana no voalohan-karena » (la santé est la première richesse) confirme que la santé est à la fois la base et la finalité du développement d’un pays. plus il sera aisé de satisfaire équitablement les besoins de celle-ci : alimentation.2. Cette phrase tirée du préambule de la Constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est l’illustration parfaite de la place de la santé dans l’échiquier des facteurs essentiels pour le bien être de l’humanité et de son développement intégral. « La possession du meilleur état de santé est capable d’atteindre l’un des droits fondamentaux de tout être humain. d’assainissement et d’habitation Insalubrité publique : La pression démographique pousse à construire à la hâte des quartiers entiers qui seront vite surchargés en hommes. il est clair que moins nombreuse sera la population. 7. ses opinions politiques. LES IMPACTS SUR L’ECONOMIE Accroissement des processus économiques : Revenus.. Marché. générant ainsi de nouveaux besoins. logement.2.1.1. INTRODUCTION La santé est l’état complet de bien-être physique.).. Commerce.. Consommation.2.. Au vu de tous ces graves problèmes. . liquides. habillement. agricoles. Absence des stratégies des collectes des redevances sur les ressources naturelles renouvelables ou non renouvelable (ressources forestières. émotionnel. • • • En outre. verront leur population se multiplier. (voitures légères. . • Méconnaissance et mépris de Droits de l’Homme : habitat. spirituel et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

7 23.5 22. Parmi les dix premières causes de morbidité vues en consultation externe des CSB.1 (%) 2005 22. chargé de la Santé. plus particulièrement les pauvres. Le secteur santé tient par conséquent une place non négligeable dans le développement social et économique d’un pays.4 18.2.2 2006 19. INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUËS Environ 12% des Malgaches ont des problèmes d'allergie et l'allergie respiratoire qu’est devenue un problème de santé publique à Madagascar. L’immunité acquise reste insuffisante et toute la population est à risque.3 21. LE PALUDISME Deux profils épidémiologiques du paludisme sont présents à Madagascar. 7.2. Ministère de la santé et du planning familial 7.8 2004 18 2005 16.6 : Evolution des taux de prévalence IRA Taux de prévalence IRA(%) 30 25 20 15 10 5 0 1998 1999 2000 2001 2002 2004 2005 2006 Année Taux de prévalence IRA(%) Source : SISG / TBS 2002 Secteur Santé : Données statistiques 2006. la prévalence signifie le nombre de personnes atteintes d'une certaine maladie à un moment donné dans une population donnée.000. la transmission du paludisme est stable et pérenne (9.2.400. L’environnement sain est pour l’Homme sain A cette fin. L’environnement biologique (les faunes et les flores) fournit aux hommes des vitamines.7 21.population constitue alors la base de son bien être et de sa capacité à produire. Sur les hautes terres centrales (HTC) et dans le Sud sub-désertique. La nutrition complète assure la santé humaine et la santé animale. des glucides. la transmission est instable.8 Graphique 7. des lipides et des protéines nécessaires pour satisfaire les besoins calorifiques de l’homme.14.2.15 : Evolution du taux de prévalence du paludisme 1998-2006 Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 Taux de prévalence (%) 19.8 19. Les épidémies qui se produisent peuvent avoir un taux de létalité très élevé.2.2. EVOLUTION DES TAUX DE PREVALENCE DES MALADIES HUMAINES (MALADIES VECTORIELLES) Selon le terme de l'épidémiologie.1. du DSRP et des OMD a pour mission principale d’améliorer l’accès des Malgaches.000 habitants sur une population totale estimée à 17.5 18. le Ministère. Tableau n °7. les maladies transmissibles telles que l’IRA. 7.000) La prémunition dans la population adulte est considérable.2 Source : SISG / TBS 2002 Secteur Santé : Données statistiques 2004. la rhinite allergique et l'asthme étant les formes les plus fréquentes Tableau n° 7.2. des animaux et des plantes terrestres ou aquatiques.1 18.4 19.3 22.8 2006 15. Ministère de la santé et du planning familial 128 . des éléments minéraux. Dans les régions côtières où vit plus de la moitié de la population. le paludisme et les maladies diarrhéiques demeurent les trois principales pathologies qui touchent la population. L’environnement physique (l’Air et l’Eau) est la source de la santé de l’être humain. en tenant compte de la vision « Madagascar Naturellement ». aux services de santé de qualité tout en les protégeant des maladies transmissibles. : Evolution du taux de prévalence sur les Infections Respiratoires Aiguës Taux de 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 prévalence 23.6 25. L’environnement joue un rôle très important pour la santé de la biodiversité.

Le taux de prévalence reste encore élevé même si on constate une diminution progressive 15.4 2002 7. Le taux de prévalence en maladie diarrhéiques diminue presque la moitié de 1998 en 2006 car il est passé de 10. Ceci s’explique par l’application consécutive à une intense diffusion des mesures d’hygiène préventives déjà citées.7: Evolution du taux de prévalence du paludisme Taux de prévalence Paludisme (%) 25 20 15 10 5 0 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 Taux de prévalence Paludisme (%) Le paludisme représente la deuxième cause de morbidité et la première cause de mortalité à Madagascar.9 2005 6 2006 5.7 Graphique 7.Graphique 7. le paludisme était. aux excrétas.2% en 2006.1% des consultations vues dans les formations sanitaires. 129 .3% à 5. L’évolution des maladies diarrhéiques à Madagascar entre 1998 à 2006 a connu une régression malgré l’apparition de la choléra en 1999/2000.3 10. La maladie diarrhéique est liée aux problèmes environnementaux. Ainsi l’accent est mis sur l’amélioration de l’environnement pour diminuer la prévalence de ces maladies de mettre en œuvre une action préventive afin de réduire le coût curatif Tableau n°7.8.9 2003 6 2004 5.7%. aux pollutions de l’eau et du sol (pesticides).4 8. en 1998. : Taux de prévalence de diarrhée Taux de prévalence Diarrhée (%) 12 10 8 6 4 2 0 1998 2000 2002 2004 2006 Taux de prévalence Diarrhée (%) La diarrhée est très fréquente chez l’enfant et elle est une cause majeure de mortalité infanto-juvénile dans les pays en voie de développement. le motif de 19. aux mains sales.4 10. aux insectes comme les mouches.16 : Taux de prévalence de diarrhée 1998-2006 Année 1998 1999 2000 2001 Taux de prévalence (%) 10. Selon les données du Système d’Information Sanitaire de routine.

130 . INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Tableau n°7. mouches.9.9 2006 0. sol. Cette situation résulte de la méconnaissance de la maladie.6% en 2000 à 0. 7.6. TUBERCULOSE La tuberculose reste endémique à Madagascar.8 2002 1. les maladies diarrhéiques tiennent la 3ème place à Madagascar. Graphique 7.8% en 2006.2.6 2001 2. du comportement des tuberculeux et du manque de coordination des activités. : Evolution des cas de tuberculose bacillifère dépisté à Madagascar Sources : Service de lutte contre la tuberculose.les mesures d’hygiène appropriée comme : l’accès à l’eau potable et le lavage des mains avec du savon avant le repas et après défécation et les fruits et les légumes crus. Taux de prévalence de l’IST Taux de prévalence IST (%) 3 2. Ainsi.2.8 Baisse du taux de prévalence de 2.2. VIH/SIDA L’humanité toute entière s’accorde à considérer le VIH/SIDA comme la plus grande tragédie humaine et comme une menace sur le développement qu’il faut combattre quelque soit le contexte épidémiologique.Pour les maladies liés à l’environnement. ils peuvent entraîner une évolution explosive du VIH/SIDA.protéger les points d’eau des souillures . On peut arrêter la propagation en agissant sur les vecteurs : eau.5 2 1. la lutte contre ce fléau consiste à : .2. 2006 7.2.5 1 0.5. mains sales. du manque des spécialistes compétents aux traitements efficaces des tousseurs chroniques. social ou économique.10.17 : Taux de prévalence de l’IST 1998-2006 Année 1998 1999 2.2.5 0 1998 1999 2000 2001 2002 2006 Taux de prévalence IST (%) 2000 2. La tuberculose est une maladie liée aux problèmes environnementaux dus à la pollution atmosphérique. politique.empêcher la dissémination des excrétas en sensibilisant les populations à utiliser les latrines .6 (%) Graphique 7. 7. 2ème cause de mortalité des enfants dans le monde.5 Taux de prévalence 2.4. L’évolution des nouveaux cas bacillifères est passée de 6948 à 13536 entre 1995 et 2004.

3 0. L’enquête nationale auprès des femmes enceintes (Source : EDSIII) montre aussi qu’il existe des disparités géographiques importantes dans les taux de prévalence du VIH/SIDA : les hauts plateaux (Tananarive et Fianarantsoa) sont moins touchés que les zones côtières. Cameroun. Tableau n°7. si la riposte au sida ne s'intensifie pas. C’est une maladie des mains sales.02 SIDA (%) Sources : Programme VIH/SIDA 2003 0.1 0 1 8 9 3 1 9 9 0 1 9 9 5 1 9 9 7 1 9 9 8 2 0 0 0 2 0 0 3 2 0 0 6 T u d p v le ce V H a x e ré a n I / S A (% ID ) A la lecture de la courbe.3 0 . Kenya.3 0. consommé par les porcs. Il a un taux de prévalence minimum (0.02% en 1983 à 0.9 0.3 0. Zimbabwe 13 à 25 Centre Afrique.7. Malgré l’évolution de l’épidémie du VIH/SIDA pendant 20 ans (1983 – 2003). 131 . celui-ci augmente de façon exponentielle passant de 0.3 0. CYSTICERCOSE La maladie Cysticercose est liée à la pollution de l’environnement par l’excrétas humaine.4% des personnes touchées sont de nationalité malgache.05 0.2 0.unaids.17 0.5 1 0.5 Graphique 7.2 0.95 2006 0.gov 2001 5. c'est-à-dire en Afrique Australe.2 0 . Mauritanie. Namibie. il est à noter que 67. Mozambique 7 à 12 Côte d'Ivoire.9 0 . Elle "ne donne aucun signe d'essoufflement dans les pays les plus gravement atteints. Lesotho 19 à 26 Afrique du Sud.5 0 . Tableau n°7.1 0.3 0.4 0. 95 Sénegal.4 0 . on constate un résultat plus encourageant en 2006 avec une diminution du taux à 0.Tableau n°7.95%) par rapport aux pays de l’Afrique. on constate que malgré le faible niveau relatif du taux.4 0.5% Par ailleurs.unaids.gov Si on combine le tableau sur l’évolution du taux de prévalence de l’infection VIH/SIDA 1993-2006 du Programme VIH/SIDA avec celui de l’UNAIDS.1 0.6 0 .7 0 . 50% sont des bureaucrates et 70% habitent à Antananarivo.2.3 0. Ouganda 2 à 0.8 0 . D’après les résultats de dépouillement des fiches des patients traités au niveau des 2 grands hôpitaux de la capitale..07 0. les milieux urbains affichent un taux de prévalence légèrement inférieur à celui des zones rurales.8 Taux de prévalence VIH/ 0. il y aura 68 millions de morts à cause du sida d'ici 2020. le niveau de vie et le taux de prévalence du VIH/SIDA : les populations les plus pauvres et moins éduquées sont plus affectées que les populations riches et éduquées.Dans les 45 pays les plus atteints.18 : Evolution du taux de prévalence de l’infection VIH/SIDA 1983-2006 Année 1983 1990 1995 1997 1998 2000 0.95% en 2003 et baisse de 0.4 1 0. C'est en Afrique subsaharienne que le nombre projeté des décès est le plus élevé avec 55 millions de décès. Source : http://www. on a constaté que 42% des patients ont des habitudes alimentaires comme aliments crus.8 0.19 : Taux de prévalence au niveau mondial selon les données de l’UNAIDS REGION Afrique Sub Sahara Afrique du Nord et Moyen Est Sud et Sud Est de l'Asie Asie de l'Est Océanie Amérique latine Carribbean Europe de l'Est et Asie Central Europe central et de l'Ouest Amérique du Nord Source : http://www.6 Un fait inquiétant est que l'épidémie de sida est toujours à ses débuts.20 : Taux de prévalence par groupe des pays de l’Afrique Pourcentag e Pays 27 à 36 Botwana. cette enquête confirme la corrélation entre le niveau d’éducation. Evolution de la prévalence de l’infection VIH/SIDA T u d p v le ce V / S A (% a x e ré a n IH ID ) 1 0 .5% en 2006.11. Niger 6. Madagascar se trouve dans la dernière colonne « moins de 2% »..2. De plus.6 2007 5 0.

2.13 : Professions des patients atteints par la Cysticercose 9% 6% 0% 4% 50% 18% 4% 5% 4% 0% Bureaucrates Forces armées retraités Enf ants Prof ession libérale Elèves Prof ession à Risque Etudiants Prof ession privée Source : Thèse de Mme Noasilalao du 20 Sans prof ession novembre 2002 Religieuses 50% des patients sont des bureaucrates et 42% av les crudités comme des habitudes alimentaires Les normes d’hygiène dans les gargotes ne sont pas respectées.3.3. l’Etat. 7. La population.Graphique n°7. Evolution du coût du traitement si on ne mettra pas en œuvre une stratégie de lutte contre cette maladie super grave et super chère. les OSTIE vont payer des frais médicaux en valeur de deux centaines des milliards d’Ariary pour le traitement de cette maladie dans 10 ans.14 : Analyses du Coûts – Bénéfices du projet de lutte contre la cysticercose 1200 1000 800 e n m illia rd s 600 400 200 0 1 -200 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Année Bénéfice de l'Etat s'il y aura projet (mrd) Accroissement du coût de traitement (mrd) Coût du Projet (mrd) Source : Thèse de Mme Noasilalao du 20 novembre 2002 Des enfants et des jeunes ne pouvaient plus suivre ses études à cause de la perte de mémoire dues à cette maladie super grave.1.12 : Habitude alimentaire des patients atteints par la Cysticercose 5% 3% 2% 1 % 0 30% 7% 42% 1 % C harcuterie Salades Viandes de po rcs Légumes A utres Fraises Repas M alagasy No n précisés Graphique n°7.2. PRESSIONS SUR LA SANTE PUBLIQUE 7. Graphique n°7. DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT : 132 .

Cette proportion est plus forte dans les pays en voie de développement ainsi que chez les enfants .45 32.47 61. Forages Munis de Pompe à Motricité Humaine (FPMH).21 : Evolution du taux de desserte en eau potable (%) Localisation Milieu rural Milieu urbain National 2000 22.13 2002 25. surtout chez les enfants. la cysticercose. la dégradation de l’environnement et la santé humaine Source : Cellule Environnementale du secteur Santé 7.49 37.29 36.48 2005 30. une maladie super grave et super chère comme traitement • La pollution de l’air provoque diverses affections respiratoires et autres maladies non transmissibles. à savoir : Branchements Particuliers (BP). la plupart des maladies liées à la dégradation de l'environnement apparaît de plus en plus préoccupante du fait de la persistance de certaines maladies infectieuses. la bronchite. la bilharziose. de l'aggravation des pollutions domestiques et industrielles et de l'apparition de nouveaux agents polluants.45 2006 31. et la maladie diarrhéiques contribuent au taux élevé de morbidité.41 2001 24.55 60.15.2. une grande partie des maladies diarrhéiques. Eau potable : Eau provenant d’un Point d’Eau (PDO) contrôlé.20 54.33 59.D’après le rapport mondial de l’OMS en juin 2006. Evolution du taux de desserte en eau potable (%) 133 . proviennent de l’utilisation des eaux non salubres. En effet. la tuberculose.71 2004 29. le paludisme. • La gestion des déchets solides et liquides est loin d’être satisfaisante à Madagascar.24 61. Tableau n°7. La situation est très préoccupante car les IRA constituent la première cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.87 Source :Ministère de l’Energie et Mines Graphique 7. PROBLEME D’ADDUCTION A L’EAU POTABLE ET A L’ASSAINISSEMENT : L’accès à l’eau potable constitue un élément essentiel de l’indicateur du développement humain durable.09 63. 24% des maladies sont causées par des expositions environnementales évitables. • La pollution de l’eau ainsi que la défécation humaine éparpillés partout entraîne les diverses maladies comme la cysticercose.2.85 2003 27.04 56. qui doivent être perçus comme un véritable signal d'alarme: • A Madagascar.13 34. Puits Munis de Pompe à Motricité Humaine (PPMH). Parmi les constats peuvent être relevés les éléments suivants.3.21 31. A Madagascar. Ci-dessous un schéma sur l’impact des activités de développement .24 37.92 29. Bornes Fontaines (BF). lequel a des effets défavorables sur l’économie et sur le secteur santé. l’asthme.

96 34.56 35.55% contre 60.71 68.84 20.59 94.81 29.38 18.73 17.67 83.51 33.77 28.78 31.46 44.31 7.56 34.96 58.36 60. En effet.73 31.27 3.23 74.16 82.32 65.78 31.41% à 37. Tableau n°7.87 % entre 2000 et 2006.Evolution taux de desserte en eau potable 70 60 50 40 30 20 10 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Milieu rural Milieu urbain Le taux d’accès à l'eau potable accuse un lent accroissement pour l’ensemble du pays.31 50.88 39.84 9.82 40.26 33.22 : Taux de desserte en eau potable en milieu rural par Région en 2006 Localisation Analamanga Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Population totale FPMH PPMH BF 1 464 2 849 4 313 12 456 468 163 2 146 2 309 294 1 548 1 842 163 180 343 132 537 669 101 1 493 1 594 100 47 147 374 805 1 179 41 81 122 101 448 549 52 235 287 BP 59 751 2 59 753 147 0 147 2 674 0 2 674 6 772 0 6 772 6 852 32 6 884 3 597 73 367 1 638 53 1 691 732 7 739 5 939 3 5 942 330 80 410 1 715 71 1 786 417 0 417 1 129 402 1 417 255 2 546 657 45 222 292 754 337 976 71 678 649 290 720 968 346 347 1 345 829 1 692 176 145 851 360 437 506 288 100 869 759 809 860 678 93 840 617 068 710 908 91 638 574 264 665 902 222 090 973 145 1 195 235 42 930 158 631 201 561 171 431 1 024 802 1 196 233 53 717 186781 240 498 3 3 0 0 Population desservie 963 510 713 170 1 676 680 4 470 115 800 120 270 67 490 536 800 604 290 141 220 387 300 528 520 109 270 47 120 156 390 68 970 141 580 210 550 41 630 376 180 417 810 32 320 19 020 51 340 152 890 202 480 355 370 13 550 54 350 67 900 42 400 182 310 224 710 17 170 64 450 81 620 Taux (%) 85.69 24.24% en milieu urbain.92 13.07 30. il a augmenté de 29.77 35. Toutefois la situation montre que le taux d’accès est très faible en milieu rural : en 2006 ce taux est de 31.79 18.89 68. après avoir stagné pendant quelques années.94 Bongolava 6 6 0 0 Itasy 1 1 0 0 Vakinankaratra 1 1 0 0 DIANA 0 0 6 6 SAVA 0 0 22 22 Amoron’i Mania 1 1 7 7 Atsimo Atsinanana 0 0 24 24 Haute Matsiatra 2 2 2 2 Ihorombe 109 109 2 2 Vatovavy Fitovinany 140 140 92 92 Betsiboka 19 19 0 0 134 .63 24.

75 60.9 135 .24 31. Tableau n°7. On constate aussi un problème culturel sur l’utilisation des latrines. Ce constat est surtout valable dans les régions rurales et les régions sur le long de la côte de Madagascar.1 46.52 20.88 48.5% pour 2005. Notons.85 36.0 Latrines traditionnelles Tinettes 58.96 28. de plus.52 70.81 15.5 45.2 5.0 2.87 Melaky 0 0 0 0 Sofia 75 75 0 0 Alaotra Mangoro 0 0 32 32 Analanjirofo 151 151 130 130 Atsinanana 8 8 65 65 Androy 531 531 0 0 Anosy 214 214 0 0 Atsimo Andrefana 935 935 64 64 Menabe 344 344 50 50 Madagascar 2 595 2 596 501 501 14 209 18 796 Source : Ministère de l’Energie et des Mines.76 26.00 21.45 9. par milieu (%) Type de toilette GCU (Grand CUS (Centre Rural Centre Urbain) Urbain Secondaire) Latrines modernes 28.89 56. les latrines de type traditionnel sont le type de toilette le plus utilisé par les ménages.29 58.90 81.1 Ensemble 5.17 15.0 46.86 32.3 10.10 38. que 41.17 32. on a un taux d’utilisation de latrine ou mieux de 51.5 2.45 59.18 24.55 37.45 14.1 2. Si l’on combine avec les installations plus modernes.51 24.93 0.96 40. et les conservateurs jettent leurs excréta dans la mer.4 2.Localisation Boeny Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Milieu urbain Milieu rural Milieux confondus Population totale FPMH PPMH BF 288 55 343 34 0 34 141 638 779 150 1 475 1 625 81 493 574 282 3 678 32 0 32 97 20 117 326 189 515 159 118 277 4 587 BP 9 480 97 9 577 923 0 923 2 493 4 2 497 2 700 0 2 700 553 0 553 8 735 0 8 735 257 0 257 2 493 300 2 793 5 765 185 5 950 3 756 0 3 756 127 719 907 128 626 217 211 335 278 552 489 53 836 182 060 235 896 85 338 897 729 983 065 157 150 853 690 1 010 830 161 526 721 736 883 262 306 797 833 248 1 140 045 116 186 409 912 526 098 84 547 481 325 565 872 232 062 854 610 1 086 672 94 415 302 097 396 512 4 024 071 14 231 756 18 255 821 56 56 5 5 Population desservie 166 800 33 020 199 820 17 730 0 17 730 60 180 182 040 242 220 64 500 378 350 442 850 25 780 207 550 233 330 157 850 120 900 278 750 10 570 159 300 169 870 49 180 72 200 121 380 139 150 348 800 487 950 77 310 147 700 225 010 2 423 940 4 490 420 6 914 360 Taux (%) 76.79 9.32 43. en matière d’assainissement.64 41.00 7.4% de la population ne possède pas d’installation en ce qui concerne la toilette.2006 Par ailleurs.81 44.42 51.05 44.23 : Répartition de la population selon le type de toilette.

25 : Quelques indicateurs de ressources 1997-2004 Indicateurs 1997 1998 1999 2000 2001 Ratio ND 1/5502 1/5160 1/5574 1/5549 population pour un CSB Ratio population pour un médecin public Ratio population pour un dentiste public Ratio population pour 2002 1/5700 1/6900 2003 1/6100 1/6400 2004 1/5625 1/5952 2005 1/5 787 Nd 1/13709 1/11641 1/11528 1/10938 1/6748 1/57107 1/18482 1/195196 1/200661 1/128275 1/131866 1/101500 1/102500 1/88656 1/3229 1/3425 1/4880 1/4809 1/5569 1/5948 1/6120 1/6400 1/5086 136 . en bois ou en terre. Exclut les ménages utilisant des tinettes.7 41. La survenue périodique des perturbations géoclimatiques tels que les cyclones.24: Evolution du taux d’Assainissement (%) par milieu 1999-2005 Localisation Milieu urbain Milieu rural National Source : INSTAT/EPM 1999 69.40 41. les services de santé et de les rendre plus performants. constitue un des facteurs de risque et de vulnérabilité.20 50.4 100 Tableau n°7. Tableau n°7. Comme cet indicateur permet d'estimer l'accessibilité physique et géographique de la population à une offre de soins primaires. PROBLEME D’ENCLAVEMENT : Parmi les problèmes de santé dans notre pays.3. CATASTROPHES NATURELLES ET CHANGEMENT CLIMATIQUE : L’intensification récente de la fréquence et de l’ampleur des catastrophes naturelles (sécheresses cycliques. ainsi que l’accroissement de la vulnérabilité et du risque d’insécurité alimentaire de la population malgache. lors d'une enquête effectuée auprès de toutes les formations sanitaires de l'île pour l'élaboration de la carte sanitaire. Une répartition de cette couverture par province montre une in équité flagrante.2 100 4. des efforts sont encore à déployer afin d’arriver à une couverture acceptable en CSB.7 46. A la fin de l'année 2000. invasions répétées.6 2. latrines avec dalles. 7. Il s’agit alors de rapprocher de la population. expose annuellement 40 districts et 1/3 de la population du pays aux flambées épidémiques et/ou famine post-catastrophe.Autres Aucune toilette Total Source: INSTAT/DSM/EPM 2005 0.3. cyclones. les inondations et les sècheresses.2.3.2. de simples trous ou ne disposant pas de toilettes.3 41. 7. le pourcentage de la population se trouvant à 1 heure de marche ou à 5 km d'un Centre de Santé de Base (CSB) a été de 58%.83 44.20 53 2005 68. et en particulier aux plus pauvres.2 100 4.2.9 100 4. associées au changement climatique et à la dégradation environnementale contribue à l’explosion des maladies liées aux climats et aux pollutions.70 47 52 Evolution du taux d'assainissem ent 80 70 60 50 40 30 20 10 0 1999 2004 2005 M ilieu urbain M ilieu rural Assainissement : on ne considère que l’accès aux latrines Taux d’utilisation de latrines : proportion des ménages disposant de type d’évacuation d’excrétas hygiéniques tels que cabinets avec siège ou avec chasse d’eau.20 2004 73. qui vivent à plus de 10 km des structures sanitaires . l’inaccessibilité géographique aux centres de santé pour 40% de la population. inondations).

: Etat de santé des enfants Indicateurs 1997 Taux de mortalité infantile ( /oo) Taux de mortalité infanto-juvénile (°/oo Taux de malnutrition aiguë. Le programme de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des aliments est un des programmes initié par le Ministère de la Santé et du Planning Familial à la fin de l’année 2003 et au début de l’année 2004.4 38. Source : PNS 7. il y a surtout de l’amélioration progressive de l’espérance de vie à la naissance 54.27.2 54.4 55.4. Par ailleurs.7 32.26. Il est à signaler que des centaines de millions de personnes de par le monde sont atteints des maladies transmises par des aliments contaminés (contaminants biologiques et chimiques).2. 137 . Les couvertures vaccinales se sont améliorées entre 1997 et 2000.un infirmier public Ratio femme 1/2130 1/2264 1/2231 1/2320 1/2621 1/1420 1/1420 1/1527 en âge de procréer pour une sage femme Source : Annuaire des Statistiques du Secteur Santé de Madagascar Année 2005.6 53 53. personnes âgées et les autres groupes vulnérables).2 2000 85 136 9.7 de 1997 à 2005 Tableau n°7.7 46 Source : TBS 2002/secteur santé EDS II et EDS III Pour la santé des enfants. LA SECURITE ALIMENTAIRE ET DE LA QUALITE DES ALIMENTS La sécurité alimentaire définie par la FAO. susceptibles de rendre les aliments préjudiciables à la santé du consommateur et la qualité désigne toutes les autres caractéristiques déterminant la valeur d’un produit pour le consommateur.1 2001 2003 nd nd nd nd 79 58 94 nd nd nd 2004 nd nd nd nd nd 2005 2006 nd 94 nd nd nd nd nd nd nd nd 91 148 16.4 36. La confiance dans la sécurité sanitaire et la pureté de l’alimentation est une exigence importante des consommateurs.3 55.1 (%) 52.1 55. la diarrhée d’origine alimentaire reste une des affections les plus fréquentes chez l’enfant et une cause majeure de mortalité infanto-juvénile dans le pays en voie de développement. après une légère baisse en 1999. sévère (0-59 mois) (%) Taux de couverture des enfants complètement vaccinés (%) Taux de couverture vaccinale en anti-rougeoleux (%) o 1998 nd nd nd nd nd 1999 nd nd 13.2.7 Source : Source RNDH Madagascar 2006 / PNUD/ INSTAT Graphique 7. Et le tribut payé en vies et souffrances humaines est énorme surtout chez les nourrissons. on constate des réductions remarquables pour les taux de mortalité infantile (58 pour 1000 naissances vivantes) et infanto-juvénile (94 pour 1000 naissances vivantes). surtout dans les régions urbaines et portuaires des pays en voie de développement.3. La sécurité sanitaire des aliments tient compte de tous les risques.1 44. : Evolution sur l’espérance de vie à la naissance Indicateurs 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Espérance de vie à la naissance 54.1 à 54. : Evolution sur l’espérance de vie à la naissance Concernant l’état de santé de la population en général.4. En effet.8 54. ce qui fait peser un lourd fardeau social et économique sur les communautés et leurs systèmes de santé. désigne une situation dans laquelle "chacun peut accéder en toute circonstance à une alimentation sûre et nutritive lui permettant de mener une vie saine et active". chroniques ou aigus.4 53. jeunes enfants. la sécurité sanitaire des aliments est un problème essentiel de santé publique pour tous les pays. Service des Statistiques Sanitaires/f^INSANPF 1/ 1 346 7. Les problèmes liés à la sécurité sanitaire et la qualité des denrées alimentaires deviennent de plus en plus préoccupants.17. EVOLUTION DE L’ETAT DE SANTE DE LA POPULATION Tableau n°7. Leur état nutritionnel s'est aussi amélioré.

Ce qui montre un impact positif de la contraception.2. Le tableau récapitulatif ci-après montre l’évolution des cas pendant les quatre dernières années (2002 à 2005).Cependant.28. En effet le taux de mortalité maternelle est passé de 488 à 469 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes de 1997(EDS II) à 2003 (EDS III).5.2. Tableau n°7. : Evolution des Intoxications alimentaires à Madagascar de 2002 à 2005 Année IAC TIAC ICAM Total cas Décès 138 . : Etat de santé de la mère Indicateurs 1997 1998 nd nd nd 1999 nd 68. 7. Tableau 7. Depuis la création de l’Agence de Contrôle de la Sécurité et Qualité des Denrées Alimentaires (ACSQDA) en 2002. des risques d'explosion d'épidémie par ces maladies sont toujours à craindre. IMPACTS DE LA DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT A LA SANTE PUBLIQUE Source : Cellule environnementale du secteur Santé Le schéma ci-dessus nous montre les impacts de la dégradation de l’environnement à la santé. La réglementation des produits alimentaires et non alimentaires (répression des fraudes et contrôle de qualité) qui date de 1905 a été réactualisée.1. 7.8 11. tant que ces couvertures n'atteignent pas les 80% des enfants de 0 à 11 mois.1 nd 2001 nd 59. le Toxi-Infection Alimentaire Collective (TIAC) et l’Intoxication par Consommation d’Animaux Marins (ICAM). le suivi de la grossesse par la consultation prénatale et la maternité sans risque constituent les principales stratégies pour la diminution de la mortalité maternelle.8%. les responsables ont commencé à constituer une banque de données sur l’Intoxication Alimentaire Collective (IAC).3 Source : TBS 2002/secteur santé EDS II et EDS III On constate une progression lente de l’indicateur donnant le ratio de mortalité maternelle.8 2003 469 nd nd 2005 nd nd nd Taux de mortalité maternelle pour 488 100000 NV(Naissance vivante) Femmes vues en CPN par 77 personnel qualifié Taux de prévalence contraceptive.8 13 2000 nd 63. 7. Le taux d’utilisation de la contraception ou la prévalence contraceptive chez les femmes a augmenté allant de 9.29. En effet. respectivement de 77% à 59. La mortalité maternelle reste liée à une insuffisance de suivi de la grossesse.5. SECURITE ALIMENTAIRE : Récemment. Madagascar dispose d’une loi alimentaire.7% en 1997 à 11. Pourtant on constate que depuis 1997 jusqu’en 2001 le pourcentage de femmes vues en CPN ne cesse de diminuer.8% en 2001.

18. dont la musique. sont essentielles à la qualité de vie. l'innovation. Il est à remarquer une insuffisance palpable d’inspections et de contrôles. DIVERSITE CULTURELLE 7. Mais le plus spectaculaire.3. le tourisme figure parmi les principales sources de devises étrangères pour l’économie malgache.2. parcs nationaux. 139 . paysages. le nombre de touristes qui viennent à Madagascar est seulement de 150 000 par année. le Moyen Orient et l’Europe. Le secteur reste en expansion régulière avec 19% d’augmentation des recettes en 2005. malgré les contraintes. Evolution des Intoxications alimentaires à Madagascar 1 0 2 0 1 0 0 0 8 0 0 6 0 0 4 0 0 2 0 0 0 2 0 0 2 2 0 0 3 2 0 0 4 2 0 0 5 IA C T C IA IC M A D’après les données. UNE NOTION PLUS VASTE DE LA DIVERSITE CULTURELLE À un certain niveau. en matière de qualité des denrées alimentaires 7. Cependant. Madagascar se caractérise également par son héritage culturel unique provenant d’horizons différents entre l’Asie..000 places. Les ressources humaines font défaut par manque de qualification.) qui sont menacées par la dégradation de l’environnement et les autres activités de production. à Ambositra. juste un gros joujou qui peut être dangereux en cas de mauvaise manipulation. la notion de diversité culturelle se fonde sur la capacité de cultiver ces différences par l'expression créatrice. de logement et de communication entre certaines régions à forte potentialité touristique.3. au ventre ou même au sommet du crâne sont exhibées fièrement. et ne permettent pas des prestations à la hauteur de la qualité des sites. La création.2002 2003 2004 2005 Source : ACSQDA 2006 652 734 1109 788 0 28 49 0 5 10 0 39 657 772 1158 827 13 1 0 8 Graphique 7. celui qui commence à faire courir les touristes est le Savika. Car le zébu ne sera jamais un ennemi. plages. à la cuisse. la culture et les traditions locales (74%) et la qualité de l’artisanat (74%). Il s’agit pour le torero de tenir le plus longtemps possible sur Le tourisme à Madagascar est une industrie en plein essor mais dont les bases restent fragiles : le principal capital touristique de l’île est représenté par les ressources naturelles (biodiversité exceptionnelle.3.1. accroché à son cou ou à sa bosse avec tous les risques d’être encorné ou piétiné ! Les cicatrices aux bras. Ce phénomène d’intoxication est fréquemment observé dans 11 régions. particulièrement au niveau périphérique. dont les plus emblématiques sont les 64 espèces de lémuriens et les 7 espèces de baobabs sur les 8 existants sur la planète. une tauromachie typiquement malgache pour laquelle la ville d’Ambositra a spécialement construit des arènes de plus de 4. Les cas d’IAC n’ont cessé de s’accroître pendant les trois dernières années.1.Un sport d'exception . notamment dans les régions d’Analamanga et de Vatovavy Fitovinany. les arts visuels et le patrimoine culturel. 7. l’IAC représente la pathologie dominante en terme d’intoxication alimentaire (95% des cas). même si en 2005 une baisse sensible par rapport à 2004 a été enregistrée suite aux campagnes de sensibilisation. Madagascar compte un éventail très riche de distractions et loisirs traditionnels allant des concours de beauté ou Fampitaha aux arts de combat tels le Moraingy ou le Diamanga en passant par le Fanorona proche du jeu d’échec. la qualité des sites touristiques (77%). etc.Le savika l’animal en furie. Toutefois. . la littérature. grâce à l’accueil des Malgaches (81%). à cause du manque d’infrastructures. A Pâques et à la Pentecôte. l’Afrique. Les enquêtes auprès des visiteurs ont révélé un niveau de satisfaction élevé en fin de séjour. et souvent avec un grand éclat de rire. la production et la consommation de la multitude de formes d'expression et de médias culturels. un rôle qui se doit d'être renforcé. Ceci met l'accent sur le rôle particulier des produits culturels indigènes dans les sociétés. TOURISME Madagascar est connu à travers le monde pour sa méga biodiversité où 95% des espèces animales et végétales sont endémiques. générant une recette d’environ 200 millions $US.

les tissus… jusqu’aux boîtes de conserve transformées en voitures plus vraies que nature ! Les boutiques et marchés artisanaux sont donc des passages obligés pour qui veut ramener un peu du pays dans ses bagages. le Zafimaniry se contentera de répondre que les ancêtres travaillaient déjà le bois ainsi … c) Tapis mohair : Ampanihy est une petite bourgade isolée dans l’extrême sud entre Tuléar et Fort Dauphin. les cartes et albums de luxe. la Croix de Saint André au même l’Union Jack. les falaises et grottes d’Isandra. Dans le circuit commercial. métiers à tisser. Parmi ces 146 sites et par province. La 232 . Le choix est donc illimité. Ce fut une grande découverte pour le public aussi bien malgache qu’étranger. Certains font maintenant partie de l’héritage mondial. les pierres.Sites et monuments classés Madagascar compte 146 sites et monuments classés dont seulement 27 ont été restaurés à ce jour. Le procédé a émigré dans les années 30 à Ambalavao au sud de Fianarantsoa où un atelier lança la production de papier dit « Antemoro ». Des petites villes ou villages ont fini par s’assimiler à leur spécialité. Interrogé sur cette sculpture dont les motifs ne sont pas sans rappeler la rosace.Artisanat La créativité et le talent de l’artisan malgache savent tirer le meilleur de tous les matériaux possibles : la terre. et il arrive aussi à l’artisanat d’être présent au bord de certaines nationales. Le véritable Art Zafimaniry s’exprime à travers les objets à usage domestique (pots à miel. vaisselle …) ainsi que dans des éléments de construction (portes et fenêtres). étant devenues presque aussi emblématiques de Madagascar que les lémuriens ou les orchidées b) Les papiers Antemoro : Les Antemoro ou « gens des rivages » vivent sur la plaine côtière du Sud Ouest avec pour Ville Sainte Vohipeno. de jeux de société. a) Art Zafimaniry Cet art classé Patrimoine Immatériel Mondial par l’Unesco a été révélé au grand public dans les années 50 quand une disette obligea cette population de forestiers à écouler ses mobilier et sculptures sur le marché. de statuettes et panneaux sculptés. Les femmes y travaillent la laine depuis des générations. Des ateliers sont parvenus à des versions extra. ils ont associé leur nom aux précieux manuscrits arabicomalgaches « Sorabe » calligraphiés à la pointe de bambou sur un papier fait à base d’écorce bouillie. il est synonyme de mobilier haut de gamme. malaxée et lissée. ainsi que dans la tapisserie et les articles d’intérieur. et on ne s’étonnera pas que le principal meuble dans beaucoup de foyers soit un métier à tisser. mais quatre filières se détachent de la multitude. comme la colline royale d’Ambohimanga les Tsingy de Bemaraha. les métaux. Il est utilisé dans la reliure.fines dont la beauté ne peut qu’émerveiller. tabourets. la peau et la corne de zébu. souvent agrémenté de motifs floraux. . le bois. les fibres. Très versés dans les sciences ésotériques. mais malheureusement aussi de beaucoup d’imitations. ou l’arrière pays Mahafaly.

Les nouvelles techniques permettent d’obtenir un « noué main » de 70 000 noeuds au mètre carré. et l’autre travaillant en atelier de l’angora importé mais avec la même main-d’oeuvre. Evolution des arrivées des visiteurs non résidents aux frontières Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAL 2002 7 174 2 942 2 743 2 792 1 761 3 061 5 123 6 636 6 392 7 505 7 173 8 372 61 674 2003 11 861 9 919 12 763 9 364 13 179 12 139 15 053 13 953 11 707 10 124 10 036 9 132 136 230 2004 12 011 10 019 12 981 17 062 21 172 19 473 26 970 25 109 22 361 21 568 20 489 19 569 228 784 2005 16 590 13 751 18734 22 005 22548 25 418 28 943 27 215 27 280 26 097 24 792 23 678 277052 Graphique 7. chaussures. : Evolution mensuelle des arrivées des visiteurs non résidents aux frontières 141 . Très prisée désormais pour la décoration d’intérieur. Un vrai choc de cultures ! Source : Site Office National du Tourisme Landibe La soie sauvage appelée « landibe » n’existe qu’à Madagascar.1. pour qu’elle se désacralise et parte à la conquête de l’univers de la mode. le tapia. effectué pour leur propre compte par les tisserandes à partir de la laine locale. agréable à vivre. SITES TOURISTIQUES ET CULTURELLES 7. robes de cocktail … Certaines foires internationales ont favorisé la rencontre du « landibe » écru avec la soie fine européenne. Jusqu’à un passé encore récent.3. ou le riz pour le blanc. : STATISTIQUES TOURISTIQUES Tableau n° 7. mais en y apportant de temps à autre une touche venue d’ailleurs. sauvage était utilisée uniquement pour les linceuls.3. elle a une texture rugueuse. confortable.production de tapis d’Ampanihy est à deux niveaux : l’un familial. elle a investi l’habillement : écharpes. et emploie des teintures végétales comme le nato pour le rouge.2. sa chenille se nourrissant exclusivement d’une plante endémique.19. Il a fallu contacter une clientèle. Se travaillant en bourre à partir des cocons recueillis dans la nature. Les motifs s’inspirent des cultures Mahafaly et Antandroy dans une palette de tons bien dans les tendances actuelles. vestes. gilets.2. la soie 7. l’indigotier pour le bleu.30. C’est la garantie d’un tapis épais.

000 1996 91. Juillet et août : Période de vacances Mois de Décembre. Toutefois.Source : Ministère de la Culture et du Tourisme / Sécretariat d’Etat chargé de la Sécurité Publique / ADEMA Augmentation des arrivées: (+)21% Top maximum des touristes à Madagascar : : mois de Juin.784 2005 277 052 2006 311 730 Source: Ministère de la Culture et du Tourisme (MCT).: Evolution des emplois directs générés par le secteur 1999-2006 Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Hôtels et restaurants 12 640 13 628 14 010 14 031 14 809 15 906 16 877 EVPT 2 934 3 231 3 554 3 563 3 781 3 939 4 990 TOTAL 15 574 16 859 17 564 17 594 18 690 19 845 21 867 2006 17805 4527 22 332 Source: Ministère du Tourisme Graphique 7. comme l’indique le tableau ci-dessous.207 1999 138.21. 2005. Tableau n°7. Janvier. ont contribué à une reprise du secteur annonçant des chiffres record pour 2005. Si l’on compare même les arrivées touristiques des neufs premiers mois 2002 et 2003.32.253 2000 160.674 2003 139. : Evolution des emplois directs générés par le secteur 1999-2006 142 .071 2001 170. Février : Saison des pluies et des cyclones : Baisse des touristes Tableau n° 7. 1995. Graphique 7.2004 Année Visiteurs 1995 75.762 1998 121.20.:.: Nombre de visiteurs à Madagascar.345 1997 100. le nombre des visiteurs accueillis à Madagascar reste modeste en comparaison avec les pays environnants et leurs superficies respectives. : Nombre de visiteurs à Madagascar.2004 La crise politique de 2002 a eu des impacts négatifs sur le secteur tourisme mais les efforts entrepris par le Gouvernement. le rythme de croissance s’améliore davantage et les performances de l’année 2002 ont été largement dépassées.31. 1995.230 2004 228.208 2002 61.

22.35. Tableau 7. 2006 Graphique n°7. 2006 Graphique 7. : Comparaison du nombre d’arrivées d’autres pays d’Afrique 143 . Tableau 7.33.Augmentation des emplois directs générés par le secteur tourisme. 58% en 2003 et 52% en 2002 D’après ce graphique. on peut bien constater que les français aiment toujours passer leurs vacances à Madagascar.23 : Répartition par pays d’origine en % 2005 57 12 5 2 2 3 6 13 Les 57% des touristes sont des Français en 2005. 58% en 2004. : Evolution de l’Offre (cumul) Augmentations des Chambres créées : (+649) Nombre d’hôtels légèrement constant Tableau 7.34. : Répartition par pays d’origine en % PAYS 2002 2003 2004 52 58 58 France Réunion 5 11 10 Amérique 5 3 4 Angleterre 4 2 3 Suisse 4 2 2 Allemagne 5 3 4 Italie 5 7 7 Autres 20 14 12 Source : Ministère de la Culture et du Tourisme Guide Tourisme. : Evolution de l’Offre (cumul) Nombre Nombres d’hôtels Nombres d’EVPT Nombre de chambres 2002 717 522 8 780 2003 768 553 9 325 2004 853 589 10 230 2005 937 713 10 879 Source : Ministère de la Culture et du Tourisme Guide Tourisme.

000 2. : Axes les plus fréquentées L’Axe Sud est la plus fréquentée à 38.10% EST 19.36. : Activités Taux 63% 37% Graphique n°7.30% OUEST 13.27. : Motifs de visite Touristes Touristes à titre principal Touristes à titre secondaire Tableau n°7.000 Arrivées 2002 (en milliers) 62 132 426 550 682 838 2.221. 2006 Graphique n°7.24.640 Source : Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).000 1. 2006 Graphique n°7. l’accroissement du nombre des touristes exerce un impact positif de plus en plus marqué sur l’économie du pays.40% 144 .552 6. Tableau n° 7. Cette évolution favorise la rentrée des devises au niveau de la balance des paiements.000 410 2.37.000 710. 2006 Taux % Soleil et Activités Sports et Ecotourisme plage culturelles aventures Autres 55% 19% 15% 8% 3% Source : Ministère de la Culture et du Tourisme.256 4.40% NORD 21. : Motifs de visite Source : Ministère de la Culture et du Tourisme.511 940.303 6. : Comparaison du nombre d’arrivées d’autres pays d’Afrique D’autre part.30% AXES TAUX SUD 38. 2004 Graphique n°7.Pays Madagascar Seychelles La Réunion Tanzanie Maurice Kenya Zimbabwe Maroc Afrique du Sud Superficie (km2) 587.26.000 390.040 583.38 : Les Axes les plus fréquentées HAUTES TERRES 7.550 Arrivées 2003 (en milliers) 139 122 432 552 702 927 2.90% Source : Ministère de la Culture et du Tourisme.041 4.25. : Activités touristiques Les 55% de touristes ont été intéressé par l’Ecotourisme Tableau n° 7.

Soamiakatra 145 . Ilanjana. Vondrony. Région des sept lacs. Ambila Lemaitso. Lokaro. RN Mantadia-Andasibe. Ambatofinandrahana.Tableau n°7. Tissage de soie. Itaolana et Soatsihagnino (Ambohimahamasina). Fanalamanga. Baobab amoureux. Antsiraka ou Pointe à Larée. Lac Masianaka. Tombeaux Mpanjaka Vezo. Cap Masoala District Mananara Avaratra : Ville très rocailleuse. Ile Sainte Marie. Fenoarivo (CR). Domaine de Nahampoana Vers le Centre : Betroka. Mahambo. Antety. Faliarivo. Maromby. Ilôt Forbans. Ivoloina. Tetezandrotra. Ankaratra District Antsirabe I : Ranovisy. Bezaha District Farafangana : Paysage de l’Est. Morafeno (sendrisoa). Amborompotsy. Lomaka. Itsangana (Volamena). Réserve de Biosphère de Mananara. Point de vue. Betampona. Angavokely District Andramasina : Lac Tsiazompaniry District Ankazobe : RS Ambohitantely District Nosy Boraha : Monuments historiques (Musée). Ambohimahamasina. PN Andohahela Anosy Vers l’Ouest : Faux-Cap. Belo/mer et ses îlots. 3 Ilôts Sables District Maroantsetra : Ville de Maroantsetra. Manantenina. Réserve spéciale d’Andranomena. PN Andringitra. PN de Kirindy Mite. Ilaka Est District Fianarantsoa I : La vieille ville. Angalampona (Miarinarivo). Sakaivo Nord et Sud. Vohiboay. Sandravinany et Atsimo Atsinnana Marosondry. District Ambohimahasoa : Ialatsara. Cascade d’Angodogodona. Hippodrome District Antsirabe II : Ibity (Alatsinainy Ibity). Andavakimena District Vatomandry : Ville de Vatomandry. Plage de Kimony. Ilafy District Atsimondrano : Colline Royale d’Antsahadinta District Ambohidratrimo : Colline Royale d’Ambohidratrimo Analamanga District Anjozorobe : Domaine de la Croix Vallon District Manjakandriana : Mantasoa. Morarano et Soavahiny (Vohitsaoka). Ambitsika. Station forestière Manjakatompo. Andraikiba. Zahamena Côte Est : Evatraha. RS AnlamazaotraAlaotra Mangoro Andasibe. Kotrakotraka. Plage District Toamsina II : Foulpointe (Mahavelona). Parc de l’Est. Andriamanalina-Betsileo. Vatomitantana. Ifanadiana. Réserve de Berenty. Grotte de Lakato District Ambatofinandrahana : Talatan’ Imbamena. Menabe Gorge de la Manambolo. PN Tsingy de Bemaraha. Rianambo (Anakara). Akaninin’ny Nofy. Maliarano District Befotaka : Antondabe District Vangaindrano : Ampatsinakoho. Vélodrome. Anakao. Manambondro District Toamsina I : Kianjan’I Vavitiana (Place BIEN AIMEE ). Parc du Menabe. Ilôt Prune. Tampolo-Rantolava. Androka. Manompana. Melville Atsinanana District Brickaville : Ville de Brickaville. Site balnéaire Betania.Pic St Louis Ifaty. Anjom-Isaka Ihorombe Ranohira-Isalo Itasy District Soavinandriana : Ampefy. Ilalazana. Nosy Mangabe. Nofy (plage). Haute Matsiatra Ambohimananatanana. Tanambe-Sahasoa-Seranambe Analanjirofo District Soanierana Ivongo : Ville de Soanierana Ivongo. Chute de la rivière Lilly. Imody (Fenoarivo) Amoron’i Mania District Ambositra : Fenomanta (Vohidahy). Ambodiatafana. Itampolo. Antananarivokely (Vohitsaoka). Isandra District Ambalavao : Viticulture. Vakinankaratra Ivohitra. Menatany. Antsahamasina. Andonaka (Vohitsaoka). Andranamby. Manambato. Anapendy. Fort de Vohimasina District Vavatenina : Ville Vavatenina. Vohimola III (Ambohimitombo). Mangerivola.39 Sites touristiques existants à Madagascar Région Nom des sites/District/Commune District Moramanga : Plaine d’Ankay. Manamby. Ambatovaky District Fenoarivo Atsinanana : Ville de Fenoarvo. La gorge de la Tsiribihina. Andranobe. Antetezana. Descente de la Tsiribihina District Ambatolampy : Tsinjoerivo. Ambohitsimanova. Ranomafana. Fasandiana. Kirindy du Nord. Anja (Iarintsena). Ilôt de la vierge Allée de Baobab. Manombo District Midongy : Ankazovelo. Ste Luce. Mahazina Ambohipierenana District Avaradrano : Colline Royale d’Ambohimanga. Vohimasina District Fianarantsoa II : Sahambavy. Lavanono Ville de Fort-Dauphin : Plage de Libanona. Plage de Nosikely. Morombe-Andavadoaka. Beheloka. Tsinjovan’Akanga (Fahizay). Andevoranto. Atsimo Andrefana Tsimanampetsotsa.

Kitsamby (Ramainandro). Mahafaly (Ambatofotsy). Fanidy d’Ambolomadinika. Ambohitsara. Mont d’Ikongo. Tritriva (Tritriva). Mahasoabe (Kalafotsy). Ampasimbola (Vatonandrina) District Vohipeno : Rivière Matitànana (histoire) District Nosy Varika : Ambahy. Marohita. Lamboanidy (Mizilo). Tsialamaha (Ankarimbelo). Andranovorona (Andrembesoa). Namorona.Vatovavy Fitovinany (Antanambao). Masora (Tsaratanàna). Antsampandrano (Ambohibary) District Betafo : Tatamarina. Mahela. Mahajanga II) -1 Le Parc National d’Ankarafantsika ( commune rurale d’Andranofasika. Ambodiriana. Kitroha. Ambodimanga. Cité religieuse d’Ambodiriana (Anorombato). Antafofo. Sakafody-Sadialina. site culturel d’ Ambatolampitsara / Ambalagoavy. Ankafotra (Mandritsara). Betafo. Dangovavy-Dangolahy (Faratsiho). Fenoarivo (Ifanadiana) District Manakara : Ambinany-Managnano. Loholoka (Vohimasina -Nord) District Manajary : Ambinany. Antsary et Mangatsitra. Ambatorakitra (Ifanadiana). Bezavona (Antaretra). Lambohambana. Antsiravana (Ramainandro). Sakaleona Source : Ministère du Tourisme et de la Culture Le nombre total des sites touristiques existants à Madagascar est estimé à 356. Nanokely. Andranomiditra (Sahalanonana). Antafofo. Ambohimaneva. Trou du commissaire. Vivy (Ifanirea). Vatovavy et Tsitola (Kianjavato) District Ikongo : Mandriampotsy (Tolongoina). Ambohibary. Fanidy d’Amoronony / d’Ambolomadinika. Vavavato. Ambatolampitsara à Ambalagoavy. Ambohimanambola (Tritriva). Tableau n°7. Ranomafana (Andrembesoa). Ampilao. Ambohitrandriambavy. Ambohomanarivo. Mahaiza District Faratsiho : Amparihy. Ivakoana. Andranomieto. indiennes du XVIII ème siècle -3 Les rues de Mahabibo -4 Les cathédrales. Farihimena District Antanifotsy : Bemasoandro (Antanifotsy). Ambohitompoina (Ambohitompoina). Ankabahaba (Mandritsara). Tsaratango. Ambato Boeny) -2 Remontée ou descente du fleuve Betsiboka Les circuits en mer -3 Vers la baie de Narinda et les îles Radama (commune rurale de Maromandia) -4 Les criques et les Tsingy d’Ambondro-Ampasy (commune rurale d’Antonibe) -5 Les belles plages de la pointe Maromony -6 Au sud de la baie de Baly : Soalala -7 Soalala -0 Mandritsara -1 Réserve de Biosphère de Mananara – Nord -2 Réserve spéciale d’Ambiniviny près de Marotandrano -3 Tsingy de Namoroka -4 Tsingy de Bemaraha Boeny Boeny Sofia Boeny Sofia Anlalnjirofo Melaky Menabe 146 .40 : Les circuits touristiques Région Circuits touristiques/Commune LES CIRCUITS EN VILLE -0 Plages du Village Touristique et Amborovy -1 Boulevard Marcoz de la Corniche -2 Le port aux boutres et visite des vieilles maisons arabes. Ranomafana. Antsampandrano (Antsampandrano) District Ifanadiana : Ranomafana Centre. Loharano. Ambatondradama et Sasarotra (Vinaninony Sud). mosquées et églises -5 Visite du Doany Les circuits courts -0 Cirque Rouge (commune urbaine de Mahajanga I et commune rurale de Belobaka) -1 Baignade à Katsepy (commune rurale de Katsepy /s/p Mitsinjo) -2 Le lac sacré de Mangatsa (commune rurale de Belobaka) Les circuits de moyenne distance -0 Les grottes d’Anjohibe (commune rurale de Mariarano. Tritrivakely (Ambatonikolahy).

à 75 km d’Antsiranana) o Réserve Analamera o Tsingy Rouge District d’Ambilobe -13 Massif de l’Ankarana -14 Chute de la Mahavavy ou chute d’Andranomamafana -15 Nosy Mitsio -16 Nosy Tsarabanjina -17 Plage d’Ambonio -18 Sources Thermales District d’Ambanja -0 Anciennes Thermes de Migioko -1 Excursion dans le massif de Tsaratanana -2 Ankify à 25 km d’Ambanja -3 Nosy-Faly à 36 km d’Ambanja -4 Nosy Iranja (Ile aux tortues) -5 Source thermale Andranomandevy -6 Baie des Russes : Amorotsanga -7 Lac sacré Anjavimilay (Matsabory Faly) -8 Réserve spéciale Manongarivo -9 Jardin botanique Maromandia -10 Bezavona -11 Antafondro -12 Haute Ramena District de Nosy – Be -13 Façade occidentale de l’île o Plage d’Ambatoloaka et la côte sud ouest o Usine sucrière de Dzamandzar o Plage d’Amporaho o Le mont Passot et les lacs o Plages agréables près de Bemoko -14 A l’est de Hell Ville o Distillerie d’ylang-ylang o Musée océanographique du CNRO o Ambanoro o Ambatozavavy o Réserve naturelle intégrale de Lokobe -15 Nosy-Be et les îles environnantes o Nosy Mitsio o Grande Mitsio o Tsarabanjina o Efatra zoky (Les Quatre Aînés) 147 .-5 -6 -7 -8 -9 Gorge de Manambolo Baie de Bombetoka Lac Kinkony Maintirano Antsalova DIANA DISTRICTS D’ANTSIRANANA I ET II -10 D’Antsiranana au cap d’Ambre o Baie d’Antsiranana o Cul-de-sac des Gallois o Windsor Castle et Dower castle o Cap d’Ambre o Cap Diégo (Amponalahimirafy) -11 Baie des Français o Cimetière britannique o « Pain de sucre » de Nosy Lonjo o Plage de Ramena o Mer d’Emeraude o Montagne des Français (Ambohitratsingy) -12 La côte Nord Est o Baie des dunes et la baie des Pigeons o Baie des Sakalava o Baie des Rigny (Ambolobozokely à 37 km au sud d’Antsiranana) o Joffreville (Ambohitra) o Parc National de la Montagne d’Ambre o Lac Antanavo (lac sacré.

quartier la Batterie NosyBe o Tombeaux royaux MAHABO (Manongarivo) District Vohimarina -0 Lac Sahaka à 50 km de Vohémar -1 Lac Antegnina -2 Site culturel où on pourrait voir des lémuriens -3 Cimetière Anjoaty -4 Lac sacré Andranotsara -5 Ambanio -6 Musée Fanambana -7 Forêt de Daraina District Sambava -0 Plage Ampandrozonana -1 Culture de rente -2 Fleuve de Bemarivo -3 Plantations des cocotiers Soavanio -4 Lac Antomaro District Andapa -0 Parc de Marojejy -1 Réserve spéciale d’Anjanaharibe Sud -2 Source thermale de Doany -3 Ranomafana de Marolakana à 40 km d’Andapa dans la partie Sud -4 Andranomafana d’Ambodiasina -5 Sahamazava (Chute d’eau Andohariana) District Antalaha -0 Cap Est : plage et parc Andranohala -1 Lieu sacré et historique Anjanaharibe -2 Antsirakala -3 Centre de recherche agricole Ambohitsara -4 Grotte Ampanarihambasy -5 Parc Masoala 7.3. Plus de 80% des forêts ont été détruites. La faune de Madagascar est aussi unique étant donné que la majorité des espèces sont endémiques. les différentes aires ont été déclarées zones de protection naturelle. ou celle du surf et du windsurf. LES SITES BALNEAIRES Avec ses 5000 km de littoral. de larges régions sont menacées par une érosion massive.722 personnes ont visité les parcs en 2001. Suite à cette désertification. Ces aires protégées sont l’une des attractions principales de Madagascar. Afin de prévenir des dégâts futurs irréparables et l’usage abusif des ressources naturelles.2. Les statistiques officielles présentées par ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires protégées) montrent qu’un total de 99.2. de plus en plus d’adeptes.1. Cependant. la navigation à voile. 148 .103 km2 ou 3% du territoire de l’état. la plongée sous marine. Pour préserver ces écosystèmes et leur biodiversité. l’exotisme est bien évidemment au rendez-vous. 7. L’ENVIRONNEMENT ET L’ECOTOURISME Madagascar offre une nature unique dans un des paysages les plus fascinants au monde.SAVA o Nosy Komba (Nosy Ambariovato) o Nosy Tanikely o Nosy Iranja o Nosy Sakatia -16 Commune Urbaine de Nosy-Be o Vestige du village indien MARODOKA o Cascade ANDROADROATRA o Musée de Nosy-Be à l’Hôtel de la Mer. baies. d’écosystèmes et de biodiversité. avec de nombreuses espèces uniques. Les nombreuses criques. L’observation des baleines compte.3. L’étendue totale des aires protégées est de 17.2. lagons et plages invitent autant au farniente qu’à l’initiation et à la pratique de nombreuses activités comme la pêche. La désertification pour la culture du riz et l’élevage des bovins par la méthode ‘tavy’ (culture sur brûlis) ont détruit beaucoup de trésors malgaches et ont volé au pays une grande partie de ses ressources les plus précieuses. les ressources naturelles et l’environnement spectaculaire qui aujourd’hui forment la base de l’écotourisme et des activités tournées vers la nature ont presque été détruites par de sérieuses fautes commises par le passé. 46 Aires Protégées et plusieurs parcs marins ont été établis. la moitié depuis la fin des années 50. désormais. Il n’y a guère d’autres pays au monde avec une variété comparable de paysages.

: Nombre total des entrées dans les Aires Protégées 149 . Organisme responsable de la gestion des parcs. Réserve Spéciale Tableau n° 7.: Nombre d’entrée par aire protégée1992-2006 ANNEE Isalo Andasibe Ranomafana Mont. les divise en trois catégories: Tableau n° 7.43. Établie pour protéger des écosystèmes entiers.42.28. Les visites n’y sont pas permises. Parcs et Réserves Catégories Réserve Naturelle Intégrale Parc National Définition Établie pour protéger la flore et la faune en danger d’extinction et les écosystèmes délicats. d'Ambre Bemaraha Ankarafantsika Ankarana Andringitra Masoala Mangabe Andohahela Tsimanampets Zombitse Marojejy Cap Ste Marie Beza Mahafaly Mananara-Nord Andranomena Ambohitantely Manombo Kirindy mitea Zahamena Analamera Kalambatritra Namoroka/baie debaly Midongy du sud Manongarivo Lokobe Betampona TOTAL 5 898 14 962 17 418 36 425 41 934 50 340 70 007 80 760 56 86 408 99 780 21 344 83 19 6 16 0 0 0 19 88 159 0 16 82 14 18 90 43 21 294 49 88 30 2 173 150 43 84 92 13 185 59 186 384 104 22 48 34 192 149 29 45 16 87 23 4 0 37 597 227 73 259 50 19 856 1 948 3 863 154 183 687 416 1 384 6 096 480 1 936 315 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 321 3 135 649 1 750 1 057 6 971 3 121 3 498 2 041 5 977 3 256 6 007 7 653 15 285 6 245 6 173 11 556 14 253 5 947 9 316 15 000 17 203 8 163 7 610 21 967 22 657 10 796 7 278 1 566 1999 2000 2001 23 320 25 506 11 952 8 112 2 467 23 904 24 408 13 145 8 837 2 888 2 404 6 257 1 495 1 518 533 27 678 26 478 15 668 8 170 3 351 4 617 6 898 1 750 1 951 1 637 405 2002 2003 2004 4 257 6 952 2 964 2 129 385 1 440 1 171 304 559 331 253 19 324 23 257 11 768 6 229 6 731 6 252 4 657 2 221 1 184 1 299 481 643 3 595 13 37 65 2 314 56 0 12 0 24 098 25 561 15 613 7 820 4 392 8 095 5 750 2 330 2 246 1 310 1 195 718 831 223 287 101 75 326 51 2 0 7 29 2 005 29 031 24 273 14 741 10 105 6 224 5 951 5 869 2 940 2 880 1 336 1 104 591 603 329 164 125 62 215 128 6 0 15 0 0 0 0 0 0 106 692 2 006 29 078 22 110 16 235 10 634 6 894 6 393 5 954 3 297 3 173 1 504 1 012 641 601 317 123 103 90 78 31 16 10 0 0 0 0 0 0 0 108 294 14 88 0 22 20 0 0 0 101 102 Graphique 7.ANGAP. Conçu pour protéger les biens culturels et naturels en offrant en même temps un environnement de loisirs.

45 : Le développement de l’infrastructure hôtelière de 1997 à 2006 Année Nombre d’hôtels 1997 451 1998 482 1999 556 2000 644 2001 695 2002 717 2003 768 2004 853 2005 937 2006 1015 150 .0 755.3. hôtels Nb.3.2 2005 124.0 2 898.0 2006 157. : Répartition des chambres par catégorie Classement Nb.7 8 773 8 675 243. l’élevage. La concurrence internationale pour attirer les investisseurs touristiques et les touristes est cependant très forte et Madagascar reste avec moins de 230.2 Taux moyen DTS/FMG (1999-2006) 8 586 8 934 8 376 Milliards FMG (1999-2006) 625.9 90.3 13 828 1442.0 2004 104.29.3% des visiteurs dans les aires protégées en 2005 par rapport aux visiteurs de 2002: 7. INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES L’environnement des affaires dans le secteur ne permet pas encore un réel développement des investissements malgré les efforts entrepris et Madagascar ne peut accueillir qu’un nombre limité de visiteurs du fait de ses capacités d’hébergement et de transport limités. Il s’agit aussi d’un secteur qui attire de plus en plus d’investisseurs également dans d’autre domaines comme l’agriculture.. Tableau n°7.43.6% par rapport aux visiteurs de 2001. l’artisanat etc.7 3 150.88 468. Capacité d’accueil 111 hôtels classés de 1 à 5 Etoiles totalisent 3 040 chambres 109 hôtels classés de 1 à 3 Ravinala offrant 1 079 chambres.9 91. on a constaté une rehausse de 80. 7.45 Source: Banque Centrale de la République de Madagascar .3. Evolution des recettes en devises : La contribution du secteur touristique à l’économie malgache ne se limite pas à l’apport en termes de devises. les barrages vers les Aires Protégées avaient eu un grand impact sur les entrées des touristes à Madagascar.8 2003 54.Direction des Etudes Graphique 7. comme le confirment toutes les enquêtes sur le degré de satisfaction des visiteurs.4. lesquelles représentent le quart des exportations de services évoluent comme suit : Tableau n° 7.9 343.70 496. Baisse de 78.44.000 visiteurs par an. : Evolution des recettes en devises : Année 1999 2000 2001 Millions de DTS 72. La création d’entreprises hôtelières et touristiques et l’extension des infrastructures d’accueil ont amélioré le niveau des investissements même au niveau régional. chambre 5E 2 287 4E 4 243 3E 22 686 2E 38 867 1E 45 957 Total 111 3 040 3R 42 538 2R 39 327 1R 28 214 Total 109 1 079 Source : Ministère du Tourisme et de la Culture 2002 Tableau n°7. Les opérateurs touristiques actuels sont des pionniers évoluant dans des conditions difficiles pour être en mesure d’offrir aux touristes une expérience « inoubliable ». 4 ans après la crise.5 En 2005 en Milliard Ariary 2002 27. les grèves. EVOLUTION DES RECETTES DU TOURISME : (POURVOYEUR DE DEVISES PARMIS LES 3 PREMIERS) Les recettes visibles enregistrées par la Banque Centrale.La crise politique du 2002.9 821.

: Niveau scolaire des jeunes de 15 à 25 ans : Niveau Effectif Analphabètes Etude primaire scolaire des Etude Secondaire Autres (supérieur technique) (%) 151 .1.9% 4 805 900 Jeunes en âge de travailler (de 20 à 34 2 184 500 ans) 1/4 de l’effectif total Effectif des jeunes ruraux (80% ETJ) 6 990 400 Source : Ministère de la population.47. JEUNESSE.Nombre de chambres Source: Ministère du Tourisme 6246 6637 7207 7779 8435 8780 9325 10230 10 879 11 872 Graphique n°7.: Développement de l’infrastructure hôtelière de 1997 à 2006 Le nombre des hôtels à Madagascar a augmenté de 45% en 2006 par rapport à celui de 1997 et le nombre des chambres à 52% d’augmentation en 2006 par rapport à celui de 1997.4. Tableau n°7. au lieu d’être un vecteur de progrès et moteur de développement. Selon les statistiques démographiques. l’importance politique. En d’autres termes. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES : Structure démographique : La population Malagasy est caractérisée par sa jeunesse et un fort taux d’accroissement naturel 2. Tableau n°7. En effet.4. jeunesse et sports 2000 10 434 000 5 775 000 2 608 500 8 347 200 La pyramide des âges présente les caractéristiques suivantes : • 54. Ainsi. Pourtant.4..48.46 : Entreprise de voyages et d’animations touristiques 1999-2006 Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 EVPT 331 370 413 522 553 589 713 Source: Ministère du Tourisme 2006 755 Etant créatrice d’emplois.30.1. la jeunesse malagasy connaît d’importants problèmes d’insertion sociale.9% de l’effectif ont moins de 20 ans • Les jeunes en âge de travailler (de 20 à 34 ans) forment le quart de l’effectif total • 80% de l’effectif de la population des jeunes sont des ruraux et le reste des citadins • Le rapport de masculinité et de féminité est de 96 hommes pour 100 hommes Tableau n° 7. économique et culturelle de la marginalisation d’une grande partie de la jeunesse constitue un phénomène sociologique majeur qui interpelle tous ceux qui veulent œuvrer ou développer. : Effectifs totaux des jeunes Malagasy Effectif 1996 Effectif total des jeunes (ETJ) 8 737 800 Jeunes moins de 20 ans 54. elle est sensiblement constituée pour ses 2/3 des moins de 35 ans. ils deviennent un fardeau pour la société 7. CARACTERISTIQUES DE LA JEUNESSE MALAGASY 6. les jeunes représentent 2/3 (66%) de la population Malagasy.8%.1. les entreprises touristiques contribuent énormément à la lutte contre le chômage 7. SPORTS ET LOISIRS Madagascar est un pays doté de ressources particulièrement jeunes (environ 66% de sa population). d’identité culturelle et d’intégration au processus de développement économique.

SITUATION DES ROUTES DE MADAGASCAR Les infrastructures routières comportent principalement un réseau routier interurbain peu dense d’environ 38.8 68. vol Manque d’éducation Pas d’occupation 7.000 (y compris les routes communales) 38 000 Ce réseau est globalement en mauvais état du fait essentiellement : Des conditions climatiques et topographiques difficiles 152 . le niveau de nutrition. Situation des routes de Madagascar Routes Longueur (km) Routes nationales 12. la délinquance juvénile 7.5. la jeunesse malgache se trouve dans une situation conflictuelle provoquée par la distorsion socioculturelle. liés par l’unicité des valeurs ethnico-spirituelles malgaches. la déperdition scolaire et de l’analphabétisme élevé. toujours en position d’infériorité.700 km de routes revêtues) classé actuellement en : Tableau 7. de la société traditionnelle face aux principes d’efficacité du modernisme. de ce fait. au niveau urbain par contre une très forte majorité des jeunes a fait leurs études secondaires Très peu de jeunes s’intéressent aux autres formations (formation professionnelle et technique).jeunes Jeunes ruraux (80%) Jeunes citadins (20%) • • • 6 909 400 1 747 600 G F 26.1..09% G 60 55% 85 82. jeunesse et sports Les jeunes citadins que ruraux ont fait leurs études primaires. mettant ainsi les jeunes dans des situations de confusion et de distorsion notamment chez les jeunes citadins. une proportion non négligeable. PRESSIONS SUR LA JEUNESSE MALAGASY : • • • • • • • • • • • • Manque d’infrastructures sportives Diversifications insuffisantes des activités dans les associations de jeunes Chômage Jeune diplômé en chômage Insuffisance des maisons des jeunes. Toutefois.2 CARACTERISTIQUES SOCIOCULTURELLES : La population malgache. de la société traditionnelle face aux principes d’efficacité du modernisme.4.5% Source : Source : Ministère de la population. animés par la diversité socioculturelle. de centre sportif et d’aires récréatives Distorsion socioculturelle.3% 75.49. La jeunesse rurale dont la proportion est 80% de la population juvénile. catégorie prépondérante de cette population. Les jeunes. alcooliques. Si peu de jeunes ruraux ont fait leurs études secondaires (12%) en moyenne .1. de santé et d’éducation très bas.. Le principe d’autorité établit une structure organisant la famille et la société traditionnelle malgache fondé sur le pouvoir des ascendants. pauvres Absence parentale ( mère ou père ou les deux à la fois) Pauvreté Internet – Pornos. Les jeunes se trouvent.48 32. devant le risque de déculturation.2. Parents divorcés. de par sa jeunesse et la pluralité ethnique constitue pour le pays une richesse inestimable. Le principe d’efficacité valorise les nouvelles acquisitions extrinsèques fondées sur les connaissances et la compétence technique.6 6 à 7 pour 1000 15 10 12.5% F 50 80 G 12.7 0.000 8. Et ce sont les deux problèmes majeurs de la jeunesse malgaches. et d’autres types de problèmes tels que le chômage. représentent une force potentielle pour le développement. Toutefois. TRANSPORTS PUBLICS 7. évolue dans évolue dans les valeurs traditionnelles : elle est caractérisée par la démographie galopante.5. le mariage et procréation précoce.6 12. l’isolement.4.9% F 12 62 G F 0. Les deux principes tendent le plus souvent à s’exclure. de jeunes citadins (environ 10% garçons et filles confondus) accèdent aux études supérieures mais avec un faible taux de réussite au niveau licence) 7.000 km (dont 5.000 Routes provinciales Autres routes Total 18.7 37. alcool. • La jeunesse urbaine par contre.

on estime que 28% du réseau des routes nationales est en bon état et que 48 % est circulable toute l’année. Depuis 2002. LES PRINCIPAUX ENJEUX DU TRANSPORT SONT RESUMES PAR LES POINTS SUIVANTS : Gênes causés par les travaux d’infrastructures : Différentes pollutions sont causées par les travaux de construction.1. en entraînant l’aggravation de la pollution. batteries usées. cause des pressions tant sur le plan environnemental que social. la contamination des eaux et de la nappe phréatique déclenchée par les déversements de polluants.Des capacités limitées des financements. en outre une un brassage des populations. de la Condition Féminine et de l’Enfance. des avions entraîne des nuisances sonores et des maladies dues à l’émanation des gaz.2. Tous les projets d’infrastructure de transport. en général entraînent une immigration de la population aux environs des infrastructures nouvellement implantées. 7.2. SUR LE PLAN SOCIAL Les travaux d’infrastructures peuvent produire des effets négatifs ou positifs en milieu social. de réhabilitation et d’entretien des infrastructures de transport.5. durant les travaux et pendant l’exploitation. EDUCATION L’éducation fondamentale comprenant : • dans le cadre informel : Ce niveau d’enseignement a été placé sous la tutelle du Ministère chargé de la Population . la pollution de l’air due aux émanations de gaz et de poussières. des trains. en général. avec les risques de maladies qui s’en suivent. • dans le cadre formel L’éducation formelle comprend : o le cycle fondamental o l’enseignement secondaire o l’enseignement et la formation professionnels o l’enseignement supérieur et Recherches Scientifiques 153 .2. le transport des matières dangereuses pourrait contaminer le milieu environnant et le déversement accidentel des ces matières dangereuses pourrait engendrer des nuisances à l’environnement Pollution durant les travaux (environnement physique et biologique) Pollution atmosphérique causée par les poussières et par les gaz d’échappement des voitures 7. particulièrement les MST et le VIH SIDA. etc…) qui nuisent à l’environnement. il a été mis sous tutelle du Ministère de l’Éducation de Base et de l’Enseignement Secondaire. on peut citer. Environ 43% des communes sont actuellement desservies par ce réseau routier. Environnement et route : • Ignorance ou non considération de la protection de l’environnement • Protection de l’environnement considérée comme frein à la réalisation des travaux d’infrastructures routières 7. .6. les matières résiduelles des véhicules de transport (huiles usées.5. les nuisances sonores provoquées par la circulation des engins. le déplacement éventuel des populations nécessaire à la réalisation des travaux et les problématiques d’ordre social qui en découlent. les problématiques du plomb et émission de gaz qui peuvent causer des problèmes de santé à la population. particulièrement des ressources internes Des conséquences antérieures d’insuffisances de suivi et d’entretien Actuellement. Ce qui engendre la recrudescence des activités informelles et des maladies transmissibles. ainsi que les problèmes économiques et sociaux provoqués par les phénomènes démographiques y afférents. Les impacts du transport sur l’environnement et le social sont plus ou moins signifiants selon l’ampleur du projet.Sécurité (accidents) . PRESSIONS CAUSEES PAR LE TRANSPORT Le Transport.Augmentation des activités informelles 7. Particulièrement.5. la sensibilité des zones affectées et les différentes phases d’exploitation des infrastructures de transport.2. L’augmentation des risques d’accident est constitue aussi de risque aussi bien durant les travaux que dans la phase d’exploitation des infrastructures (routes plus larges…) . notamment. Durant l’exploitation des infrastructures de transport. et les travaux d’extraction de matériaux. SUR LE PLAN ENVIRONNEMENTAL. les risques d’érosion entraînés par les travaux de déblai et de remblai. le passage des véhicules de transport routier. Notamment. Troubles sur l’environnement : L’exploitation des infrastructures cause également des troubles sur l’environnement. la perturbation des zones sensibles durant les travaux. L’augmentation des trafics suite à l’ouverture des route entraîne.

9 70.: Evolution des taux de scolarisation du primaire (%) Années Taux brut Taux net 20002001 102 66.9 96.94 23.17 18.91 23.1 Admis au Bacc année (n-1) (nombre) 12587 Source : Service Statistique.36 13.37 13.1.2 40.37 18.7 50 19087 2004/05 72.49 3 102 748 Ensemble Source : MENRS / Service Statistique .18 22.25 23.51.74 7.99 15.72 22 455 19 969 206 012 10 769 10 047 12 099 32 305 3 320 19 823 3 958 25 662 27 773 32 755 60 651 7 772 50 662 2 524 9 370 32 710 20 422 105 155 16 755 732 968 2 016 2 919 14 676 1 523 1 224 1 739 4 391 194 1 310 425 1 907 3 825 2 898 4 465 1 087 7 754 432 807 3 901 2 154 15 013 2 210 76 870 8.8 20042005 147.62 7. : Evolution des résultats à l’examen Années 2000/01 CEPE (%) 63. 2007 Tableau n°7.28 13. MENRS-INSTATIndicateurs de résultats de l'éducation Tableau n°7. MENRS-INSTAT 2001/02 49.77 20.2 20052006 137.5 BEPC (%) 50.50.12 8. SITUATION DE L’EDUCATION FORMELLE A MADAGASCAR a) Indicateurs de participation d’accès : Evolution des taux de scolarisation du primaire (%) Tableau n°7.45 22.61 10.1 33.• dans le cadre non-formel : L’éducation non formelle comprend : o le niveau préscolaire o l’alphabétisation fonctionnelle et la formation à la vie familiale et sociale o l’éducation à la citoyenneté et au civisme La responsabilité de l’alphabétisation fonctionnelle relève du MINSANPF.31 17.7 39. : Evolution du taux de redoublement : Niveau secteur 2001/02 2002/03 2003/04 Niveau I Public 32 33 20 154 .25 19.12 14.1% à 39.2 16971 On constate une diminution de la réussite aux examens officiels BEPC de 50.84 6.59 5.84 13.56 15.55 14.2 20032004 141.62 21.1 82.69 13.4 Source : Service Statistique.53 18.6 98.5 20062007 96.30 17.6.1.6.9 12588 2002/03 62.2% et entre 2000 et 2005.56 23.98 14. :Taux de redoublement en primaire (2006-2007) Région Effectif élèves primaire Public Effectifs redoublants primaire % des redoublants Effectif élèves primaire Privé Effectifs redoublants primaire % des redoublants Alaotra Mangoro Amoron'i Mania Analamanga Analanjirofo Androy Anosy Atsimo Andrefana Atsimo Atsinanana Atsinanana Betsiboka Boeny Bongolava Diana Haute Matsiatra Ihorombe Itasy Melaky Menabe Sava Sofia Vakinankaratra Vatovavy Fitovinany 173 082 131 498 272 424 230 514 70 350 73 302 138 606 142 172 233 331 45 178 88 568 60 536 93 420 177 038 34 376 102 281 24 872 70 754 202 767 269 254 216 789 251 636 38 860 29 322 48 730 59 229 9 387 15 661 25 730 21 580 52 635 10 737 17 868 11 272 20 407 23 459 7 994 20 123 4 710 16 906 52 546 63 349 40 246 52 104 642 855 22.9 20012002 105.89 25.19 10. b) Indicateurs de rendement : Tableau n°7.61 11.77 8.18 14.85 7.93 10.52.14 12.1. 7.1 20022003 123.56 20.7 98.4 16878 2003/04 59.43 13.89 25. L’EDUCATION FORMELLE 7.34 21.67 18.53.71 20. alors que la formation à la vie familiale et sociale a été surtout assurée par les ONGs ou autres prestataires de services auprès de la communauté avec l’assistance du FNUAP/BIT.

3 85.6 74.1 87 55.3 53.3 62. : Taux d’analphabétisme 2001 au 2005. : Taux d'alphabétisation des individus de 15 ans et plus par Région Localisation Alaotra Mangoro Amoron’i Mania Analamanga Analanjirofo Androy Anosy Atsimo Andrefana Atsimo Atsinanana Atsinanana Betsiboka Boeny Bongolava DIANA Haute Matsiatra Ihorombe Itasy Melaky Menabe SAVA SOFIA Vakinankaratra Vatovavy Fitovinany Madagascar Source : INSTAT/DSM/EPM – 2005 Urbain (%) 82.6 69.3 69 24.8 23.5 55.1 40.5 45.2 71.5 47 60 63 62 Source photo : MAP page 50 L’abandon scolaire dans le primaire garde un niveau alarmant. Le ratio reste au-dessus de la norme qui est de 50 élèves par maître.3 72.4 79. La disponibilité des enseignants quoique en légère amélioration ne suit pas l’augmentation de l’effectif des élèves. Enseignement supérieur / MENRS-INSTAT Le rendement a connu une légère amélioration par une diminution quoique timide du taux de redoublement qui reste cependant élevé.2 65. Années Taux d’alphabétisation 2001 68.7 41.6 72.7 66 70.8 75.4 54 64.56. Tableau n°7. : Taux d’achèvement du primaire Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Source : MENRS % 35 35 39.4 30 38.6 70.8 80.7 66.8 35 43.4 54.8 57.5 79.1 2005 73.9 Tableau n°7.9 Ensemble (%) 68.9 16 17.1 44.8 67.9 36.3 63.9 35. entre autres l'insuffisance d'enseignants conjuguée à l’absence de gestion rationnelle des ressources humaines D’une manière générale.2 58.5 39.6 63.8 80 61 85. Tableau n°7. le ratio élèves par maître reste quasi constant.Privé Niveau III 17 16.7 13 18.5 53.5 Source : Service Statistique.3 41. le ratio élèves par salles reste élevé.7 81.4 59. Cela affecte la qualité de l’encadrement qui semble meilleur dans le secteur privé.7 2003 73. Enseignement supérieur / MENRS-INSTAT En dépit de l’augmentation de l’effectif total des élèves du primaire.55.9 Rural (%) 65.9 88.1 70.4 60.1 c) Indicateurs d'allocation des ressources: Tableau n° 7. La cause pourrait être.6 66.54.7 68. 155 .9 61.57.6 58.8 85 58.8 45 80. : Indicateurs d’allocation de ressources 2000/01 2001/02 Ratio élèves / maître (niv I) 54 52 Ratio élèves / salle (niv I ) 59 58 2002/03 2003/04 59 57 64 63 2004/05 60 65 Source : Service Statistique.4 57.1 2004 73.3 85.7 2002 68.5 22. L’insuffisance du budget pour la construction et l’entretien en constitue la principale cause.9 41.9 56 69.

jeunes et adultes) des savoirs. • Développer les compétences pratiques nécessaires à l’exercice d’un emploi (autonome ou salarié) pouvant lui assurer un revenu suffisant pour la satisfaction de ses besoins et de ceux de sa famille. Pour que toute la population puisse satisfaire ses besoins fondamentaux.5% 2003 Réalisé 82.0% 2004 Objectif Réalisé 84.0% 2007 Objectif 97. ) . Manque de volontariat des enseignants aux villages enclavés Dépenses Publiques pour l’éducation faibles :(18% de la dépense budgétaire de l’Etat).5% 57% 49% 55% 47% 57% 53% 57% 60% 57% 66% 58% MENRS/ INSTAT INSTAT 105 106 95 140 95 95 81 MENRS/ INSTAT 156 .6. elle satisfait les besoins éducatifs spécifiques. : Taux d’indicateurs de scolarisation et d’alphabétisation Indicateurs Taux net de scolarisation (effectif scolaire 6-11 ans /population scolarisable) public et privé Taux d’achèvement du primaire en % Taux d’alphabétisation (% des personnes âgées de 15 ans et plus qui peuvent lire et écrire) Nombre d’enfants 6-10 ans scolarisables pour une EPP opérationnelle Objectif 79. Tableau n° 7. en écriture et calcul afin de pouvoir les réinvestir dans la vie quotidienne et active . En résumé. • Éduquer à la vie familiale et sociale afin de compléter et de parfaire la formation civique .2. Selon Combs. Concrètement. Les principaux objectifs de l’ENF sont : • Entretenir les acquis en lecture. La loi 2004-04 du 26 juillet stipule en son Titre II. 7. A Madagascar. des citoyens éclairés. savoir-être. 7.0% Sources MENRS/ INSTAT 44% 54% 39. l’éducation non formelle a été suggérée comme palliatif de l’Education Formelle pour permettre à toute la population de jouir de ses droits fondamentaux en matière d’éducation tout au long de la vie.0% 2006 Objectif 97. CNFTP. Chapitre II.0% 2005 Objectif 97. d’acquérir des connaissances générales ou des qualifications professionnelles en vue de s’insérer dans la vie active. • Préparer à la vie d’adultes pour devenir des parents responsables. L’EDUCATION NON FORMELLE L’Éducation Non Formelle (ENF) tient une place importante au sein du secteur éducatif dans la mesure où les objectifs d’universalisation de l’éducation de base avant l’an 2000 avaient dû être réalisés concomitamment avec la réduction de l’analphabétisme des adultes. 2003. ouverts et de véritables acteurs de développement . la principale mission de l’éducation non formelle.58.6. Elle est considérée comme un ensemble de moyens en dehors du système scolaire permettant à des sous-groupes de population qui ne peuvent pas fréquenter le système d’éducation formel. elle vise donc `a dispenser `a chaque individu (enfants. l’ENF se définit comme « toute activité éducative organisée en dehors du système d’éducation » (source : Plan d’Action Nationale EPT/ENF (2003-2015). PRESSIONS A L’EDUCATION : • • • • • • • Le budget familial alloué à l’éducation des enfants est très restreint (beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école) Insuffisance du budget pour la construction et l’entretien des infrastructures scolaires Nombre d’enseignants insuffisants et mal repartis La mauvaise condition des routes oblige les enfants des régions rurales à marcher de longues distances Les contraintes économiques forcent les familles à envoyer leurs enfants (surtout les filles) au travail pour aider au soutien de la famille.• • Qualité de l’éducation : changement de comportement Réalité : Instruction savoir et savoir faire.0% 97. l’ENF se présente comme un des moyens de substitution pour les exclus du système éducatif.3.

En effet. ressource halieutique. L'effectif des forces de l'ordre est en légère régression. MDN Pourquoi l’insécurité ? • Cadrage sécuritaire insuffisant • Manque de textes sur les missions relatives aux nouvelles structures administratives Tableau n°7. en 2006.59. le rapport effectif des policiers / habitants est de 1 pour 2. contre 1 pour 2. il est passé de 1 pour 1562 en 2003 à 1 pour 1643 en 2006.1.7 SECURITE • • • • Zones à forte potentialité économique (vanille. : : Indicateurs de sécurité publique 157 . les objectifs spécifiques sont d’assurer la sécurité des personnes. par rapport à la population. INDICATEURS DE LA SECURITE PUBLIQUE: En matière de sécurité publique. ressource minière) Sites touristiques Pôle de développement Investisseurs 7. En ce qui concerne l'effectif de la Gendarmerie. ressource forestière.60.514 personnes.(Source : DSRP mis à jour juin 2005) 7. Tableau n° 7.7.450 pour 2003. de leurs biens et de leurs activités de production et d’améliorer l’image de la police nationale. : Nombre d’habitant par Police et par Gendarme2003-2006 2003 2004 2005 2006 Nombre d'habitants par 2 450 2 055 2 514 police Nombre d'habitants par 1 562 1 591 1 643 gendarme Source : SESP.

Diminution de la productivité.7.2.7. Frein aux investissements. Insécurité psychologique de la population 158 . CONSEQUENCES • • • • Augmentation des crimes.

ENVIRONNEMENT URBAIN 8. exploitation et destruction des zones sensibles et approvisionnement en énergie domestique. L’environnement urbain.5 PM2. gestion des ressources en eaux. 2003 Quand la norme est dépassée pour les PM10.1. De plus. L’émission des gaz à effet de serre est principalement liée au transport urbain sans cesse croissant. les déchets. Quelques données sur la pollution de l’air Tableau 8. la ville constitue également le point de départ de l’activité et de la croissance économique.2. évacuation et traitement des eaux usées. La qualité de l'air est caractérisée par le taux de dispersion de certains éléments polluants dans l'atmosphère. les infections bronchiques et pulmonaires. Il y a lieu de se pencher sur l’environnement urbain. pollution de l’air. la ville est par excellence. Ces problèmes environnementaux s’accompagnent d’une dégradation de la qualité de l’air et de l’eau avec des impacts immédiats sur la santé des populations. cela devient très nocif pour la santé. l’assainissement. COMMUNAUTE URBAINE ET LE DEVELOPPEMENT ENVIRONNEMENTAL 8. au vu des données disponibles et des textes règlementaires.1 DEGRADATION DES ELEMENTS PHYSIQUES (EAU. si l’on ose dire. LES DETERMINANTS MADAGASCAR DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN A DE 8. génératrice de toutes sortes de nuisances environnementales. chimiques. exprimée en µg. l’irritation des yeux et de la peau.2. l’habitat. dans le but d’éviter une trop grande dispersion des thèmes du présent document. l’aménagement de l’espace.m-3 Concentration Valeur guide Caractéristique de la zone en PM10 PM2. Lieu 158 . de céphalées et de vertiges. comme l’asthme. au sens large. l’énergie.1.1.1. SOLS) L’ENVIRONNEMENT DUS AUX ACTIVITES HUMAINES ET INDUSTRIELLES La pollution de l'air rencontrée en zone urbaine est causée par les véhicules et les fumées et/ou odeur dégagées par certaines unités industrielles. le rapport traite principalement. : La distribution des masses de PM2. insuffisance des espaces vertes et des aires de récréation. les industries etc… Cependant.1. PM2. AIR. hospitaliers et dangereux. se consomme l’énergie et où sont émises les nuisances.5-10 et PM10 .2. 8. La collecte et le traitement des déchets ménagers et polluants industriels constituent un défi permanent pour nos villes.5-10 PM10 Avaradoha 38 6 44 A surveiller Soarano 85 19 104 Saturée 70 Ampasamadinika 48 21 69 Latente Ambohidahy 62 18 80 Saturée Route Digue 27 14 41 A surveiller Source : Madagascar-INSTN. gestion des déchets solides. gestion des excrétas. Normes fixées par l’OMS Le dépassement de la norme de dispersion de Monoxyde de Carbone (CO) constitue les principales sources des maladies respiratoires.1. les transports. Les normes fixées par l'OMS sont présentées dans le tableau suivant : Tableau 8.5. recouvre l’ensemble des aspects touchant l’environnement des villes : la santé. Un taux de dispersion élevé d’oxyde de carbone NOx pourrait être lié avec la forte proportion de maladies respiratoires. INTRODUCTION La communauté urbaine vit dans la ville où se trouve la croissance démographique. des aspects suivants : pollution industrielle.CHAPITRE 8.

1 0.8. Carte 8.1. socio-économique caractérisée par une valeur spécifique et une certaine fragilité vis-à-vis des activités humaines et des phénomènes naturels susceptibles de modifier lesdits éléments et/ou de dégrader.9 56.1.4 6.3 : Répartition de la population selon le type de logement occupé Unité en % Maison individuelle Ville Appartement Studio Chambre Villa (type traditionnel) moderne 5. Leurs sols sont souvent moins perméables.0 159 .4 5.1. problèmes liés surtout à la morphologie du terrain.4 Total 100. climatique. à l’entretien des infrastructures etc. Les plaines en aval récupèrent les eaux de ruissellement des collines.2. la zone basse se trouve inondée.2 Grand centre 12 urbain 4.3.. sont considérés comme sensibles. physico-chimique. A chaque saison de pluie.8 3. ETAT DES INFRASTRUCTURES (HABITAT. voire détruire la dite zone.4 1. historiques ainsi que leurs périmètres de protection. archéologiques. à savoir : • les récifs coralliens • les mangroves • les îlots • les forêts tropicales • les zones sujettes à érosion • les zones arides ou semi-arides sujettes à désertification • les zones marécageuses • les zones de conservation naturelle • les périmètres de protection des eaux potables. ASSAINISSEMENT. minérales ou souterraines • les sites paléontologiques. est dite sensible une zone constituée par un ou plusieurs éléments de nature biologique.6 Antananarivo 1.8 1. : Carte des zones sensibles d’Antananarivo Toutes les villes susceptibles de refléter les aspects de l’environnement urbain comportent des zones sensibles.0 100.1 1. 8.3 86.6 10. écologique. En voici l’exemple de la ville d’Antananarivo : La Capitale par exemple est confrontée à de graves problèmes d'évacuation des eaux usées.4 4.6 70.5 24.4 Commune urbaine secondaire Source :INSTAT/DSM/EPM2005 Autres 3. EXPLOITATION ET DESTRUCTION DES ZONES SENSIBLES Suivant l’arrêté Interministériel 4355/97.0 100. ainsi que les habitats précaires implantés sur les pentes abruptes des collines. ROUTES …) Tableau 8. ce qui fragilise plus particulièrement les zones d'habitat spontané qui s'y sont implantées. De manière plus précise.2..

0 160 . Une chambre est une pièce d’habitation servant à la fois de séjour et de chambre à coucher .4 3. nécessaire à la vie et aux systèmes écologiques. Consommation d’eau potable dans les centres urbains approvisionnés par JIRAMA (niveau national). la cuisine peuvent être utilisées en commun avec d’autres occupants. etc.1 24.2 5. Augmentation des besoins et consommation d’eau. d’énergie … L’eau est une ressource naturelle limitée.7 3.S 63. Certains milieux récepteurs tels que les marais ou les rizières ne constituent que des lieux de transit car les eaux finiront toujours par rejoindre les eaux surfaciques. l’accès à un approvisionnement en eau salubre et à un assainissement adéquat a à peine suivi le rythme de la croissance démographique et la demande d’eau pour la production de produits alimentaires et de textiles est en augmentation. et essentielle pour le développement économique et social. immeuble. : Répartition de la population urbaine selon la principale source d’eau à boire Unité en % DESIGNATIONS Grands centres urbains Centre urbain secondaire Plomberie intérieure 2. Ces réseaux d'évacuation acheminent les effluents vers les égouts collectifs qui aboutissent vers les eaux surfaciques les plus proches. occupée exclusivement par le ménage et comprenant éventuellement plusieurs pièces.7 5. Une maison individuelle de type traditionnel est un immeuble indépendant. et éventuellement. la négligence significative en matière d’assainissement. une attention particulière doit être portée sur la prolifération des zones d’habitat insalubre.Un appartement est un local d’habitation intégré dans un immeuble. ont augmenté du fait de la croissance démographique et de l’expansion des activités économiques.2 6.1.4.9 N. Assainissement : l’évacuation des eaux usées La majorité des eaux usées domestiques des agglomérations dans la ville sont évacuées par les canaux d'évacuation collectifs. la faiblesse d’accès à l’eau potable. éventuellement.0 5. Au cours des 10 dernières années. La consommation et la demande d’eau douce.0 N. des toilettes et une cuisine.6 0. par les égouts et les canalisations pour se déverser ensuite dans les eaux surfaciques.S 1. Dans les zones de concentration humaine. de même que l’incidence de la pollution de l’eau. cuisine. toilettes. Les eaux pluviales sont évacuées par ruissellement sur le sol. Source : Tableau de bord social secteur eau et assainissement 2002 Tableau 8. et formé de plusieurs pièces. Graphique 8.5 0. Certains usagers non branchés aux réseaux collectifs utilisent des fosses septiques ou des puisards pour leurs eaux usées (cas des maisons individuelles. les toilettes.4 Robinet intérieur Robinet privé extérieur Eau de pluie Vendeur d'eau Service camion citerne Robinet public Puits avec pompe 11 . lotissement…). Un studio est un petit appartement composé d’une seule pièce principale avec. Une villa est un immeuble moderne indépendant.3 1.

0 2.6.1.1 25.2 100.4 1.5.2 56. squattérisations (voir chapitre IV : Environnement social) 8.0 9. Production par jour des ordures ménagères dans les dix villes principales ayant un plan d’urbanisme directeur (PUDI).7 1.8 1.3 18.2 0.7 N.7 0.3 8.9 Autre Total 0.7 : Type de maladies en milieu urbain Type de maladies Infections respiratoires aigues Fièvre ou Suspicion de paludisme Unité en % 7.9 1.Puits sans pompe recouverts Puits sans pompe non recouverts Source protégée ou couverte Source non protégée Rivière.0 2.2 43.6 100.4 ENVIRONNEMENT URBAIN ET DEGRADATION DE LA QUALITE DE VIE • Prolifération de maladies diverses Tableau 8.0 Tableau 8.4 12.4 51. lac.4 14. marée Autres Total Source :INSTAT/DSM/EPM2005 Complication de la gestion des déchets solides • Les ordures ménagères 5.Répartition des ménages selon le mode d’évacuation des ordures ménagères Unité en % Ville Ramassage Jetées par Brûlées Enterrées public le ménage par le par le ménage ménage 37.3 22. Ville Antananarivo Ambatondrazaka Antsirabe Antsiranana Fianarantsoa Mahajanga Nosy Be Toamasina Tolagnaro Toliara Source :PUDi-ONE –mars 2006 Production en tonne jour 700 225 181 40 22 82 38 56 99 30 Tableau 8.0 100.9 0. .5 161 .1 Antananarivo 14.5 Grand centre urbain 3.0 100.0 Dégradation de l’environnement social (insécurité.S 100.9 Centre urbain secondaire Source :INSTAT/DSM/EPM2005 6.5 13.7 13. manque de civisme.

Le caractère dispersé des déchets causé par la multiplicité des producteurs et surtout la probabilité d’y retrouver des substances réputées dangereuses pour l’environnement rendent le problème de choix de filière de traitement encore plus complexe.) des ordures ménagères que les ménages produisent.9 Toux de + 3 semaines 5.9 Total 100. Les habitants doivent donc déposer leurs ordures en un endroit où le service municipal pourra les enlever. ceci s’explique par la complexité du problème de gestion de décharges sauvages et de traitement des déchets.5 2. Dans les villes. Antananarivo est de loin la ville la plus soumise.1 Autres 21. PRESSIONS SUR LA GESTION MUNICIPALE SOLIDES A MADAGASCAR DES DECHETS Augmentation de la quantité des déchets solides et saturation des sites de décharge existants. il faut dire que la pratique de collecte est assez différente dans ce contexte.0 Source :INSTAT/DSM/EPM2005 Ces maladies ne sont pas causées seulement par la dégradation de la qualité de vie. de par leur nature et leur composition chimique. Elle intègre alors deux étapes essentielles: la collecte et le transport ainsi que la mise en décharge.2. des enquêtes épidémiologiques auront précisé l’influence de chacune des différentes causes. la composition des déchets est hétérogène et évolutive dans l’espace et dans le temps. La collecte traditionnelle concerne uniquement les étapes de la chaîne de traitement des déchets solides qui se réalisent dans le domaine public. Pour les déchets hospitaliers. de la morphologie topographique de leur habitat.Maladies diarrhéiques Infections cutanées 11. des infrastructures et du niveau de développement industriel existant. telles que pratiquées actuellement. marchés. en respect des termes de l’arrêté municipal n°391/CUA. Par rapport à la pratique de collecte rencontrée dans les villes des pays développés. places publiques. GESTION DES DECHETS SOLIDES A MADAGASCAR 8. elle serait le principal facteur d’évolution du flux de déchets.2.3 HTA 4.6 Infections bucco-dentaires 4. INTRODUCTION Le problème des déchets solides municipaux est l’un des plus cruciaux auxquels sont confrontées les autorités municipales. Nature et composition chimique complexe des déchets En plus de cette évolution quantitative. 8. l’évolution démographique est très élevée (entre 2. Les produits et les déchets qui résultent de leur utilisation deviennent de plus en plus complexes. 8.4 et 3. en raison du caractère rudimentaire du matériel utilisé. Ce caractère hétérogène rend difficile la caractérisation moyenne du flux de déchet et la généralisation d’un choix de filière de traitement à tous les déchets dans un espace géographique important. Il faut alors. chaque fois. etc. Ceci influe fortement sur le rendement du service et même sur la nature des pollutions pouvant être engendrées.2.2.1. visent essentiellement à débarrasser les espaces publics accessibles (rues. tous les hôpitaux possèdent des « incinérateurs » (en fait. ce sont des fours qui sont appropriés pour le brûlage des déchets biomédicaux par exemple mais qui ne conviennent pas pour l’élimination de médicaments périmés ou de matériels usés en plastique). prendre en compte les particularités locales. Nuisances diverses : nd Insuffisance des aires de loisirs : nd Conclusion Les communautés urbaines subissent les diverses pressions qui varient en fonction du nombre d’habitants. 162 . Les opérations de collecte. Pratiques des collectes des ordures ménagères dans les villes et fréquence de leurs enlèvements La collecte traditionnelle est le système de gestion des déchets le plus fréquent dans les villes.7% par an).

LES SOURCES RADIOACTIVES • Dans le domaine médical o source de Cobalt 60 en radiothérapie externe. De la recherche en laboratoire Dans le domaine minier (exploration et exploitation minière) • • • Les déchets générés par ces activités sont constitués : • De sources usagées soumises à des procédures de réexpédition • Soit à des entreposages sur place • D’autres déchets sont issus de l’exploitation des ressources minières en uranium générant un certain volume de déblais radioactifs. • Les déchets issues de l’exploitation et de l’exploration des ressources minières en uranium (Vinaninkarena. Folakara) • Des sources de cobalt 60 usée pour la recherche radio-agronomique et le traitement du cancer. Les sociétés Société Malgache de Transformation des Plastiques SMTP et Société de Fabrication de l’Océan Indien SFOI travaillent dans le recyclage des matières plastiques tandis que la société PAPMAD est l’unique centre de recyclage de papier.3. ce serait grâce à la coopération avec une municipalité étrangère.2. appuyée par l’initiative GSB.est le premier centre de traitement technique à Madagascar . o source de Cs 137 ou d’Iridium 192 en curiéthérapie pour le traitement des cancers o source non scéllées de Tc 99m et d’Iode 131 pour le traitement et le diagnostic de certaines maladies utilisées en médecine nucléaire Dans le domaine industriel o jauges à radioéléments. le recyclage des verres n’est pas nécessaire dans la mesure où les bouteilles sont consignées. 163 . si bien que des odeurs nauséabondes inondent la proximité des dépotoirs. Par ailleurs. GESTION SURE ET ECOLOGIQUEMENT RATIONNELLE DES DECHETS RADIOACTIFS La mise en place d’une infrastructure de gestion des déchets radioactifs est une des priorités nationales si on veut avoir une bonne gestion des déchets radiocatifs. LES DIFFERENTS TYPES DE DECHETS RADIOACTIFS REPERTORIES PAR L’INSTN Actuellement.1. Tranomaro. 128 différents types de déchets radioactifs scellés et non scellés ont été répertoriés par l’INSTN. la radiographie industrielle pour la détection des soudures métalliques o irradiateur industriel pour la conservation des produits alimentaires et la stérilisation des produits pharmaceutiques. Si par hasard ces véhicules existaient. l’association VOARISOA Observatoire travaille sur un projet de gestion de piles usagées avec le seul fabricant malgache de piles. Dépréciation de paysage : nd Dépréciation de la valeur humaine : nd 8.3. Enfin. Cette entreprise .3 RECYCLAGE DES DECHETS INDUSTRIELS ET MENAGERS Actuellement.La fréquence d’enlèvement laisse à désirer.2.Elle est spécialisée dans le traitement et stockage des déchets ménagers et industriels banals. dont les plus importants sont : • Les quelques 64 aiguilles de radium conditionnés et 5 non conditionnées auparavant utilisés en curiethérapie pour le traitement des cancers à l’Hopital CHU-HJRA.créée en 2005. effectue un véritable traitement des déchets industriels et ménagers à Antananarivo. seule l’entreprise Vohitra Environnement.3. Source : Mission économique Ambassade de France 8. Les déchets radioactifs à Madagascar résultent de l’utilisation des sources radioactives 8. Elle a mis en place une plate forme de tri et effectue également du compostage Elle recherche des partenariats avec les entités publiques (communes) et les entreprises susceptibles de recycler des déchets. 8. Insuffisance des moyens financiers L’insuffisance des moyens financiers rend difficile l’utilisation de véhicules spécialisés (bennes tasseuses fermées) qui coûtent cher et qui le plus souvent ne sont pas disponibles sur le marché local.

Pencari Mining.3. (actuellement nommé office central de gestion de déchets radioactifs à madagascar) est la mise en place d’un centre de stockage national et de gestion des déchets radioactifs pour le stockage et le conditionnement des déchets abandonnés ou non rapatriées L’INSTN. en collaboration avec l’OMNIS contrôle l’impact radiologique sur l’environnement des explorations et exploitations uranifères des compagnies minières exploitant à Madagascar (URAMAD. l’Organe Technique de Radioprotection (OTR) et l’Office Centrale de Gestion de Déchets Radioactifs (OCGDR). Cette autorité est la seule compétente pour délivrer les autorisations préalables requises par la loi et relative : aux pratiques et activités impliquant une exposition aux rayonnements ionisants aux transports de matières radioactives à la production et à la gestion des déchets radioactifs aux rejets ou à l’élimination des déchets radioactifs liquides ou gazeux de quelques origines que ce soit. est assistée par deux organes techniques. relatif à la protection contre des rayonnements ionisants et la gestion des déchets radiocatifs à Madagascar. MINVEST Madagascar. L’ANPSR (composé d’un comité interministériel).3. PAM Atomique. qui est l’organisme de décision sur la radioprotection et la gestion des déchets radiocatifs à Madagascar. KOZONE). Un des problèmes rencontrés du département de gestion de déchets radioactifs de l’INSTN. Le décret n° 2002-569 du 04 juillet 2002 fixe le fonctionnement et les attributions de ces différents organes. Afin de rendre plus efficace cette structure réglementaire. la mise en place de l’infrastructure de gestion de déchets radioactifs est basée sur la loi 97-041 du 2 janvier 2002. Red Island Ressource.8. L’OCGDR est ainsi chargé de prendre en charge les actions de service public en matière de gestion de déchets radioactifs (article 21 de décret n°2002-569). • • • • 164 . L’AUTORITE NATIONALE DE PROTECTION ET DE SURETE RADIOLOGIQUE (ANPSR) Sur le cadre réglementaire. le décret n°2002/1274 du 16 octobre 2002 fixant les principes généraux de gestion radioactifs a été déjà adopté. Madagascar Mineral Fields. Cette loi prévoit la création de l’Autorité Nationale de Protection et de Sureté Radiologique (ANPSR).

éducation). d'accéder à la terre et au crédit et de leur assurer la sécurisation foncière. Exploitations agricoles • Superficie réduite.CHAPITRE 9: ENVIRONNEMENT RURAL En 2000.enclavement des zones à forte potentialité agricole. • Régions difficilement accessibles. L'agriculture fournit environ 27 % du PIB.2. • conditions de production difficiles.1. Sa population évaluée à 18. ni semences de qualité). AGRICULTURE 9. etc.1. population rurale durant la campagne 2004-2005 165 . Certains secteurs ont cependant connu une nette amélioration de leurs performances : secteur de la pêche et de l'aquaculture. Son agriculture fournit une part importante dans le PIB et pour l’exportation. la croissance économique globale du secteur reste encore insuffisante pour juguler la pauvreté qui sévit surtout en milieu rural. Malgré tous les efforts successifs initiés et les signes de reprise constatés. . d'augmenter leur revenu. INTRODUCTION Madagascar est un pays à forte vocation agricole. forêt et les industries agro-industrielles aval. • Sous – équipées. pêche.Rendement très faible. assurera une relance de l'Agriculture et fournira aux pauvres les moyens d'avoir des emplois. actuellement caractérisée par des faits marquants : • famille nombreuse ayant difficilement accès aux services sociaux (santé.exiguïté et dispersion des parcelles de cultures.1. génère 40 % des recettes globales d’ exportations et représente les moyens de subsistance pour 75 % de la population.accès très limité aux moyens et facteurs de production. . prix aux producteurs dérisoires. 70% de la population sont des agriculteurs Population agricole. aviculture intensive.Et. Evolution du nombre de population rurale et agricole Evolution du nombre de population rurale et agricole Source : Annuaire statistique agricole 2004 13 500 000 13 000 000 12 500 000 12 000 000 11 500 000 11 000 000 10 500 000 10 000 000 2001 2002 Population rurale 2003 Population agricole 2004 En 2004. • niveau d’instruction très bas. convaincu du rôle primordial que doit jouer le secteur rural dans la stratégie de lutte contre la pauvreté. . Le Gouvernement. Population agricole Graphique 9. 9.1. entraînant l’insécurité alimentaire et la non valorisation des produits agricoles. . LES CARACTERISTIQUES DE L’AGRICULTURE MALAGASY Population rurale La population rurale malgache est acteur et bénéficiaire des actions du développement. • Pratiques culturales traditionnelles • Sans utilisation d’intrants (ni engrais. élevage. le secteur rural est un secteur essentiel de l'économie malgache avec près de 43% du PIB en intégrant agriculture.5 Millions d’habitants a un taux de croissance élevé (3%) et plus de 75% de la population demeurent en milieu rural. 9.1. .

Bovin laitier.22 406 188 5.24 414 961 5. bovin à viande. sériculture.62 420 844 5.63 1 062 292 5.68 245 996 5.12 561 542 5.11 1 224 217 5.56 207 828 5.42 607 872 5.25 613 848 4.41 235 415 5. riz Haricot. maïs Vigne. apiculture Arachide.24 587 671 5. pisciculture.36 799 676 6. pêche aux langoustes Letchis.83 582 518 6. canne à sucre. pêche aux langoustes Café.04 622 035 4.5 555 074 6. apiculture Agrume.55 421 401 5. pêche aux langoustes Oignon.11 575 948 5.66 582 229 5.02 5.41 929 153 5. riz Girofle. riz Oignon.12 593 450 5. maïs Aquaculture. letchis.71 210 976 5.57 606 901 5. coton. aquaculture.31 395 729 5. riz Pois de cap. poivre Ylang ylang. riz Pois de cap. riz Café.08 691 299 4.83 682 924 5. cacao Vanille.41 582 065 4.46 600 662 5. crabe.3 1 97 445 5. riz Café. Superficie agricole Population Région rurale Analamanga 1 105 911 Itasy 515 056 Vakinankaratra 1 196 435 Bongolava 204 266 Haute Matsiatra 625 475 Amoron'i Mania 472 119 Ihorombe 101 154 Vatovavy Fitovinany 637 590 Atsimo Atsinanana 224 945 DIANA 252 501 SAVA 527 901 Menabe 176 391 Atsimo Andrefana 565 830 Androy 259 234 Anosy 232 713 Atsinanana 618 090 Alaotra Mangoro 347 031 Analanjirofo 489 315 Boeny 233 438 Sofia 615 211 Betsiboka 144 868 Melaky 129 810 Madagascar 9 675 284 Source : MAEP Superficie cultivable (ha) 448 541 172 709 432 078 1 475 944 151 191 1 322 639 1 311 395 404 300 65 203 70 493 259 833 424 483 238 050 6 776 859 Superficie cultivée (ha) 146 783 101 581 215 202 105 225 116 480 99 340 103 788 293 016 212 262 188 181 181 412 60 310 808 532 64 915 67 310 190 905 180 775 223 370 73 330 163 269 30 365 40 641 3 666 992 Spéculation ou filière à promouvoir Haricot vert.59 534 336 5.58 1 045 261 5.02 922 564 5.88 377 420 6. apiculture. 2.bovin à viande.13 809 550 6. riz Petit ruminant.56 401 794 5.19 209 385 5. production laitière. Gingembre.38 1 237 808 5. riz Arachide.51 13 947 017 5.Tableau n°9.2006 Tableau n°9. riz 166 . 1.05 327 221 4.36 997 998 5.87 351 181 4.15 Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute-Matsiatra Amoron' i Mania Vatovavy-Fitovinany Ihorombe Atsimo-Antsinanana Antsinanana Analanjirofo Alaotra-Mangoro Boeny Sofia Betsiboka Melaky Atsimo-Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 493 959 587 355 285126 192857 394 593 282 048 484 008 98 481 260 544 294 479 333 703 261 276 187641 450 775 117285 1 04 527 475 839 267 630 187903 205 927 1 59 755 289 607 6415319 535 042 636 862 302 544 202 872 405 083 293 899 561 253 98964 294 530 312422 349 220 273 060 189779 471 789 118130 104858 522159 314889 218285 209 033 167467 318265 6 900 406 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .51 13 315 725 5. anguille. pomme de terre Bovin laitier.03 383 564 5. Population agricole et rurale par région et par sexe Région Pop agri Masculin Pop agri Féminin Total pop Taille moy Effectif de la Taille agri exploitations population moyenne agricoles rurale ménage (personnes) 1 029 001 1 387 528 5.69 1 029 971 4.

Tableau n° 9. Tableau 9. Superficie rizicole totale (ha) selon le type de riziculture (campagne agricole 2004 – 2005) par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar Type de riziculture Irriguée 60 230 53 074 43 330 54 610 48 491 36 582 66 034 16 212 48 796 24 514 44 384 72 918 56 957 95 280 31 760 27 258 38 136 4 546 28 039 56 101 30 532 42 021 979 802 Tanety 2 929 6 543 3 097 8 106 1 664 2 356 1 761 971 2 682 2 793 5 989 4 708 3 811 13 523 2 766 716 1 363 584 3 689 9 630 11 578 13 694 104 950 1 820 15 521 160 095 1 590 184 Tavy 463 61 071 1 947 49 951 18 606 8 943 Total 63 159 59 617 46 426 62 716 50 155 39 401 128 866 17 182 53 425 77 257 68 979 86 569 60 767 110 393 34 709 27 974 39 498 5 129 31 728 65 731 43 931 71 235 1 244 847 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP . dont les 38.3.2006 La superficie rizicole représente les 33.86% des superficies rizicoles sont pratiqués en « Tavy ».37% des terres cultivables Les 12.95% des terres cultivées et 18.Répartition des superficies (ha) cultivées en tubercules et en racines (2004 – 2005) par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Manioc 19 833 22 715 19 001 19 068 19 463 15 513 41 454 5 437 23 265 25 330 18 395 8 077 4 063 8 316 1 816 Patate 4 490 15 026 1 972 752 10 192 9 634 4 462 1 046 6 129 8 232 3 863 2 137 1 310 551 538 63 1 56 76 68 Pomme de terre 3 840 19 753 5 850 200 2 794 4 011 4 Saonjo 1 519 3 977 1 390 473 327 700 170 57 265 447 349 143 39 91 33 26 129 697 35 45 12 5 Igname 5 15 1 4 1 14 2 167 .15% se trouvent dans la région de Vatovavy Fitovinany.4 .

27 72 105 168 .31% des terres sont cultivées en tubercules et racines Tableau 9.2006 Les 15.Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 7 405 56 607 31 181 17 325 14 398 2 030 8 087 388 779 351 23 073 18 595 6 078 4 470 302 713 123 913 - 9 39 150 29 2 45 100 1 168 5 72 83 109 130 10 329 10 828 29 36 830 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 Les 4. Répartition des superficies (ha) cultivées en légumineuses (2004 – 2005) par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 3 008 20 887 3 177 680 2 007 74446 17 657 Haricot 6 024 19 998 8 669 1 601 5 422 6 576 6 689 284 891 2 634 323 3 178 286 1 645 448 Voanjobory 1 323 2 672 1 238 2 153 2 481 1 314 174 79 111 47 5 273 218 15 344 11 1 782 2 071 711 638 40 7 778 63 5 5 657 32 126 13 842 70 13 39 3 5 Pois de cap 2 4 6 79 43 2 083 3 124 1 301 686 1 516 1 886 3 573 1 726 54 15 157 15 112 1 860 4 755 65 510 50 602 Autres légumeuses 17 41 13 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP . Répartition des superficies (ha) cultivées en céréales autres que le riz (2004 – 2005) par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Maïs 3 741 33 984 15 058 10 635 6 524 11 358 12 243 Blé 10 265 Autres céréales 24 104 5 1 0.2% des terres sont cultivées en légumineuses Tableau 9. 6. 5.

Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 936 842 12 829 8 923 7 154 13 549 13 180 3 363 4 535 42 146 16353 5 593 16 110 3 010 10 771 252 838 275 12 35 23 4 130 517 397 9 105 1 542 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 Les 6.03% des terres sont cultivées en cultures industrielles temporaires 169 .7.9% sont cultivées en céréales autres que le riz Tableau 9. Répartition des superficies (ha) des cultures industrielles temporaires (2004 – 2005) par Région Région Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar Arachide 3 439 2 285 2 780 2 147 3 439 460 735 371 153 7 2 757 10 108 2 196 1 810 389 9 292 6 130 1 290 2 695 135 190 54 506 3 324 9 266 80 1 13 871 3 265 7 130 6 9 156 816 289 Soja 2 677 112 27 53 198 2 67 35 702 42 58 89 259 6 787 84 Coton 3 23 Tabac 314 155 73 429 97 Canne à sucre 152 211 599 306 791 8 297 257 1 380 6 672 4 750 1 559 569 5 187 331 746 2 911 168 798 1 654 875 2 321 40 791 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 Les 3.

75% Riz Céréales autres que le riz Tubercules et racines Industrielles temporaires Légumineuses Industrielles permanentes Mode d’exploitation des terres 170 .08% 88.37% des terres sont cultivées en cultures industrielles permanentes Les principales régions productrices de ces cultures industrielles à Madagascar sont : • Vanille : région SAVA à 66.8.55% 3.2.88% Graphique : 9.11% 4. Répartition des superficies (ha) des cultures industrielles permanentes (2004 – 2005) par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 10 633 17 394 115 020 1 611 5 577 100 7 430 41 7 504 Café 30 63 181 63 79 323 23 402 24 16 555 14 845 22 485 1 655 30 1 893 863 10 386 Cacao 3 1 105 2 675 37 231 2183 42 518 63 764 3 104 421 377 2 619 1671 2 810 28 420 312 205 Poivre 4 Girofle 1 343 Vanille 21 988 81 537 839 14 553 48 1790 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP – 2006 Les 6.34% • Cacao : Région Diana à 99.3% • Poivre : Région Sud Est à 29.2006 2. Proportion de superficie par type de culture Proportion de superficies par type de culture Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .91% 0.01% • Girofle : Région Analanjirofo à 76.61% 0.Tableau 9.68% • Café : Région Vatovavy Fitovinany à 20.

10% Gradin / Terrasse 20 898 19 109 15 176 8 994 18 114 14 658 22 723 9 625 10 261 20 184 20 155 62 037 48 536 71 277 9 859 24 573 50 101 6 923 14 744 40 802 30 750 34 547 574 046 27.: % Superficie physique des exploitations selon l’emplacement des parcelles 1.10% 18.9.58% Plateau 1 626 6 146 2 459 780 3 295 4 703 97 148 377 25 709 36 354 19 999 12 906 155 1 499 20 25 315 5 3 123 3 422 31 966 252 032 12.3.55% Gradin / Terrasse Colline P laine/Bas-f ond Baiboho V allée P lateau Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP – 2006 Tableau n°9.10.53% 11. 7 805 1 222 1 708 426 122 145 6 630 1 844 4 014 1 896 507 451 525 1 127 54 1 195 5 633 511 113 2 633 867 298 2 046 6 554 218 1 277 6 683 32 320 7 580 16 547 76 55 801 5 528 2 186 14 777 159 13 766 84 3 420 979 8 504 331 47 268 99 5 835 44 814 1 913 17 917 2 323 51 927 2 344 1 256 37 011 12 350 30 599 4 068 75 533 5 327 171 .15% Total 96 599 125 281 86 243 93 412 89 441 75 998 184 342 26 135 88 842 128 847 115 079 107 153 87 938 149 482 45 181 40 835 146 225 61 395 57 351 87 973 73 335 116 504 2 083 591 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP – 2006 Graphique 9.55% Baiboho 23 459 60 487 31 798 28 106 30 280 28 488 28 509 7 451 24 050 58 802 58 022 13 433 8 382 17 647 4 328 5 388 32 807 46 561 25 588 8 684 27 996 37 088 607 354 29.10% Colline 44 049 32 701 26 545 36 795 22 411 16 914 31 215 3 398 24 849 13 063 15 804 13 785 5 633 25 433 14 315 4 853 8 234 2 467 7 591 6 379 9 987 10 672 377 093 18.15% 12.Tableau n°9.58% 29.53% Vallée 6 307 1 332 8 051 18 220 6 938 5 290 4 231 3 399 2 088 266 247 4 830 25 071 33 054 16 565 5 996 54 448 5 356 4 739 32 108 1 172 1 516 241 224 11. Superficie physique des exploitations (en ha) selon l’emplacement des parcelles 2004/05 par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute-Matsiatra Amoron'l Mania Vatovavy-Fitovinany Ihorombe Atsimo-Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra-Mangoro Boeny Sofia Betsiboka Melaky Atsimo-Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava National % National Plaine / Bas-fond 260 5 506 2 214 517 8 403 5 945 516 1 885 1 885 178 852 162 161 572 94 320 83 1 566 8 715 31 842 1.10% 27. Petits matériels agricoles utilisés durant la campagne agricole 2004 – 2005 par Région Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Type de matériels Pulvérisateur Charrue à Batteuse Alambic Scie Brouette Herse Rateau Bicyclette manuel boeuf à pédale 6 917 294 33 617 17 668 61 850 55 667 26 189 48 145 2 202 4 061 61 31 422 18 699 51 159 38 942 33 687 43 930 2 795 2 465 173 12 792 5 431 44 392 52 193 6 376 25 618 321 586 115 3 941 2 206 32 776 47 062 1 660 23 902 67 2 571 687 14 549 4 879 19 340 46 717 3 521 5 341 74 1 216 13 018 5 861 20 920 22 943 8 303 7 681 262 50 134 35 .

4 13 2.2 13 2 4 91.8 (*) : Provisoire Source : in Enquêtes agricoles 95/96 .3 91.6 4.8 15.5 2.5 17 27. litchis.2 2370.3 5.3 4.4 75 35.3 2100 4 69 30 2251 8094 1996 2500 2353 180 500 280 5813 68 4.8 1. Les productions agricoles les plus représentatives par zone sont les suivantes : HAUTS PLATEAUX : Fruits tempérés.4 11.1 7. vanille.5 1.6 4. banane.2 11.4 2362.8 1.5 106.5 2329 2349.3 8 17 34. Evolution de la Production agricole en 10 ans 172 .4 3 93.4 2.Service des Statistiques (DISE/MAEP) Graphique : 9.1 17.4 8296.1 4.5* 2150 3.4 17.2 17.8 2318 8328 1998* 2663 2404 187 510 280 6044 60 5 16.Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar 1 065 73 754 1 211 482 153 31 508 - 2 363 460 47 10 242 301 23 063 150 2 767 772 4 268 31 565 3 592 40 120 43 026 16 507 17 058 16 725 9 296 592 008 1 085 247 3 202 1 205 2 600 3 075 4 093 4 260 128 650 1 540 798 3 411 5 384 8 800 4 316 26 156 9 129 287 377 45 123 45 40 6 105 4 485 1 601 3 444 8 768 229 5 902 16 285 219 8 107 770 935 398 1 666 2 392 920 24 784 1 471 5 130 2 120 8 827 418 76 602 576 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP – 2006 Production Caractéristiques agricoles par zone Le riz.4 2188 2. thé. girofle.4 5 17.3 24.11.4 83 7.1 155 560 270 70 4 14 2. pomme de terre.6 8626.3 87.5 2250 2357 2350 2360 165 500 280 78 5 16.9 2001 2662 2510 179 525 294 6170 64 4.3 65. oignon.4. canne à sucre.2 1900 1. arachide Tableau n°9. sisal.1 7. Evolution de la production agricole (en 1000 tonnes) (1992 à 2003) PRODUIT Paddy Manioc Maïs Patate douce Pomme de terre Sous total Café Vanille (verte) Girofle Poivre Cacao Sous total Pois du cap Sisal Coton (graine) Canne à sucre Tabac Haricot (sec) Arachide Sous total TOTAL 1992 2450 2280 130 450 275 5585 80 4 11. D'autres cultures sont plus spécifiques d'une région.5 2002 2603 2366 171 493 296 5929 61 4. arachide. mangue. poivre OUEST : Tabac. pois du cap.8 16.1 8341. café.2 27.3 11.3 8374. noix de cajou SUD : Coton.4 86.5 8470 8435.2 2283 8188 1997 2558 2418 178 510 280 5944 55 4.3 35.9 2000 2480 2463 169 512 286 5910 58 4.7 1.2 7.5 4. le manioc.6 2366.5 4.5 73.8 7. mangue EST : Canne à sucre.6 4.1 22. cacao.1 8. 4 1.4 11.4 73.5 2030 7716 1993 1994 1995 2450 2400 177 450 275 5752 68 4.3 70.7 4.2 74 35 2351.5 3 10 20.3 5 18 25.5 73.8 17 27.5 5545 5702 1950 2166 32 28 2105 2307 7757 8102 34 34. NORD : Canne à sucre. haricot.6 2180 1.5 2 4 104.1 2223 1.4 83.2 … 2236 … 70. le maïs et la patate douce sont cultivés partout à Madagascar.5 8 18 27 2180 Nd 72 1999 2570 2461 170 522 287 6010 65 5.5 1.3 76.4 12.4 35.5 36. vanille.7 68.3 7. maraîchage.7 1.4 80.3 2003* 2800 2366 172 509 … 5847 61 4.5 2208 1.6 8 18 27 2160 Nd 70 35.2 58.6 4.1 26.

12. des patates douces. les cotons en 2003 n’étaient pas disponibles. des arachides. du poivre. des maïs. thrips La pourriture grise du fraisier La maladie des taches noires du manguier 173 . des pois du cap. café. Evolution des productions des principaux produits agricoles de 2005 à 2007 Produit Paddy Maïs grain sec Haricot grain sec Pois du Cap grain sec Manioc frais Patate douce Pomme de terre fraîche Arachide en coque Canne à sucre Letchis Café Poivre noir sec Girofle clou Vanille verte Sisal fibre Cacao en fève Tabac Coton graine Thé Source : Service des Statistiques agricoles/DMEC/MAEP (*) Données agricoles estimées Les principales maladies phytosanitaires inventoriées Cultures fruitières 2005 3 392 460 390 902 78 175 17 181 2 963 945 878 539 214 652 61 018 2 446 259 169 500 55 474 1 369 9 873 7 979 2 800 6 470 6 814 12 271 340 2006* 3 485 000 373 300 87 500 17 800 2 358 775 869 000 220 600 61 380 2 690 885 180 200 61 635 1 390 9 900 7 680 2 810 6 500 6 525 13 310 380 unité:Tonne 2007* 3 595 760 403 160 92 170 18 440 2 573 550 643 633 325 208 61 740 2 935 500 185 000 68 480 1 410 9 930 7 390 2 820 6 520 6 650 13 690 430 • • • • • • • L’oïdium du pommier Citrus fruit rot . Source : in Enquêtes agricoles 95/96 .Service des Statistiques (DISE/MAEP) Tableau n°9. Les productions de tabacs. Les données sur les pommes de terre en 2003.- Les productions de canne à sucre. les tabac en 1987-1988.disease watch La mouche des fruits Bactrocera invadens Les acariens du fraisier Les insectes piqueurs du fraisier : pucerons. étaient plus ou moins constantes. de paddy ont été évoluées Les productions des haricots verts. coton (graine) étaient en baisse. du cacao. du sisal. du vanille (verte).

13. Perception de la fréquence des maladies phytosanitaires par Région entre 1999 et 2001 Régions Alaotra Mangoro Amoron'i Mania Analamanga Analanjirofo Androy Anosy Atsimo Andrefana Atsimo Atsinanana Atsinanana Betsiboka Boeny Bongolava Diana Haute Matsiatra Ihorombe Itasy Melaky Menabe Sava 0an 20 16 65 13 9 27 19 58 8 9 26 10 18 28 9 23 5 12 24 1 an 8 8 9 2 1 3 4 3 7 2 ans 3 4 9 5 1 1 7 1 9 3 ans 40 25 41 33 34 27 56 24 57 21 17 10 33 41 14 17 21 29 43 Total enquêtées 71 53 124 53 45 58 86 86 81 30 43 24 51 76 24 47 28 51 75 3 3 1 6 2 4 7 1 4 1 6 1 174 .• • • Les mouches des fruits Le charançon noir du bananier Le longicorne Cultures maraîchères • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Les crinivirus de la tomate (ToCV. TiCV) Le dépérissement bactérien de l’oignon Le virus des taches jaunes de l’Iris (Iris yellow spot virus) Chancre bactérien de la tomate Mildiou de l’oignon Le cigarier du haricot La hernie des crucifères La chenille Les vers gris Les mouches mineuses de feuilles Le mildiou des cucurbitacées Le virus de la mosaïque jaune de la courgette La mouche des semis Le thrips de l'oignon Les aleurodes des cultures maraîchères Les acariens La chenille de la tomate Helicoverpa armigera La mouche du melon Les mouches des légumes La maladie de nervation noire (black rot) des crucifères Cultures aromatiques : La cochenille de la vanille Tableau 9.

CULTURE SELON LE MODFE DE FERTILISATION. RIZICULTURE IRRIGUEE SELON LE MODE DE CULTURE ET EXPLOITATION PAR REGION SELON LA METHODE CULTURALE Les efforts entrepris concernent essentiellement : L’utilisation de fertilisants L’adoption de système rizicole irrigué La diversification de culture sur une même parcelle agricole Tableau 9.26% 0an 1 an 2 ans 3 ans 8.Sofia Vakinankaratra Vatovavy Fitovinany Total 35 25 71 530 1 2 4 78 2 3 1 59 53 36 46 722 91 66 122 1385 Source : FOFIFA / INSTAT / Cornell -2001 Graphique 9.14.2001 38.13% 5. 3.63% 4.2006 175 . Fréquence des maladies phytosanitaires (1999-2001) Fréquence de m aladies phytosanitaires entre 1999 et 2001 Sources : FOFIFA / INSTAT / Cornell .5. Superficie physique cultivée selon le mode de fertilisation (ha) par Région Région Total cultivé Analamanga 96 097 Vakinankaratra 123 874 Itasy 84 638 Bongolava 90 600 Haute Matsiatra 88 695 Amoron'i Mania 74 947 Vatovavy Fitovinany 182 197 Ihorombe 25 177 Atsimo Atsinanana 87 809 Atsinanana 127 427 Analanjirofo 112 450 Alaotra Mangoro 106 319 Boeni 86 155 Sofia 146 937 Betsiboka 44 213 Melaky 40 202 Atsimo Andrefana 140 400 Androy 59 886 Anosy 55 913 Menabe 87 231 Diana 72 304 Sava 114 043 Madagascar 2 047 513 Organique 44 734 70 847 31 064 10 415 32 349 32 812 1 716 269 618 761 487 18 897 948 889 1 002 91 833 265 2 830 1 257 788 585 254457 Minéral 1 402 1 211 806 369 1 759 358 313 24 837 105 443 8 484 1 247 1 026 111 2 5 578 89 93 658 809 442 26167 Mixte 5 224 11 830 1 383 342 5 797 723 422 11 87 72 238 4 946 417 79 176 40 731 94 112 169 241 288 33421 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .1.27% 52.

2006 Le repiquage en foule prédomine pour le mode de culture de riz Tableau 9.16.Tableau 9. Répartition de la superficie physique exploitée par région selon la méthode culturale (campagne 2004 – 2005) Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar Méthode culturale Pure 87 929 85 927 74 409 85 045 79 172 61 371 135 013 23 886 70 924 85 586 60 521 95 707 77 043 133 699 41 853 37 543 86 846 30 150 48 739 71 818 63 090 73 905 1 610 178 Associé 7 591 35 519 9 745 4 261 9 002 12 549 43 618 955 15 022 36 453 44 038 8 986 8 578 10 902 2 109 2 354 52 716 29 644 6 577 14 396 8 577 35 899 399 491 Mixte 577 2 428 484 1 294 521 1 027 3 566 336 1 863 5 388 7 890 1 625 533 2 335 251 305 839 68 596 1 017 636 4 239 37 844 Total 96 097 123 874 84 638 90 600 88 695 74 947 182 197 25 177 87 809 127 427 112 450 106 319 86 155 146 937 44 213 40 202 140 400 59 861 55 913 87 231 72 304 114 043 2 047 513 Jachère 502 1 407 1 605 2 812 746 1 052 2 144 958 1 034 1 419 2 630 834 1 783 2 545 968 632 5 824 1 508 1 438 742 1 032 2 460 36 077 Total 96 599 125 281 86 243 93 413 89 441 75 998 184 341 26 135 88 843 128 847 115 080 107 153 87 938 149 482 45 182 40 834 146 224 61 370 57 351 87 973 73 336 116 503 2 083 590 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .15. : Superficie rizicole irriguée selon le mode de culture (ha) Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar Mode de culture Repiquage en Repiquage en foule ligne 41 540 12 993 27 780 23 878 22 410 19 898 45 908 8 103 42 424 5 165 31 795 4 271 63 228 1 147 15 337 82 47 112 238 23 586 134 43 474 496 45 650 4 238 47 124 1 187 60 736 535 21 183 325 26 175 336 34 668 2 866 4 177 21 24 584 717 51 373 2 631 7 862 66 33 219 2 770 761 345 92 097 Total 363 92 688 48 145 187 79 106 211 200 13 22 30 38 112 2 335 60 230 53 074 43 330 54 610 48 491 36 582 66 034 16 212 48 796 24 514 44 384 72 918 56 957 95 280 31 760 27 258 38 136 4 546 28 039 56 101 30 532 42 021 979 802 Semis direct 5 335 1 324 334 552 757 328 1 580 793 1 446 793 309 22 819 8 446 34 009 10 239 747 580 347 2 707 2 059 22 603 5 920 124 026 SRI Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 176 .

Stratégie : Recherche thématique : FOFIFA / Université / Cirad Recherche appliquée et adaptation de systèmes de cultures : TAFA Formation : TAFA.4 ha > 45 ha et Moyen 60 paysans Ouest Sud-Ouest 10. Mixte : les surfaces physiques ont fait l'objet de deux cultures successives au cours de la même campagne rizicole.17.Pure : les surfaces physiques ont fait l'objet d'une seule culture au cours d'une campagne rizicole. Tableau 9. touchant un grand nombre de paysans (près de 20 000) mais sans financement pour la suite .4 ha 8. L’ADOPTION DE TECHNIQUE AGRO-ECOLOGIQUE Objectif : Assurer la diffusion des techniques agroécologiques par un important effort de formation des diffuseurs et de consolidation des acquis. alors qu'actuellement on estime le nombre d'exploitations pratiquantes à environ 3 000 et la surface concernée à 300 hectares.8 ha 74.(2) FAFIALA : Pré-diffusion et formation en parallèle aux tests de fourrages et plantes de couverture.1 ha 11.2 ha 12. FAFIALA. moyen-ouest et Lac Alaotra (climat de moyenne altitude avec longue saison sèche) et hauts plateaux (climat tropical d'altitude). FIFAMANOR.4. La méthode pure prédomine pour la méthode culturale 9.7 ha 23.0 ha 23. Source : GSDM – 2004 1998/99 Tableau 9.6 ha 8. Les périodes d’opérations de diffusion des différents organismes par zone Zone Début de la mise au point des systèmes 1991 /92 TAFA terroirs ANAE (1) Dates des opérations de diffusion financées BRL FIFAMANOR VSF Interaide FAFIALA (2) MdP Hauts plateaux SudOuest (Tulear) (Morondava) Lac Alaotra et Moyen – Ouest Sud-Est (Manakara) 1995/96 Depuis 2000 / 01 Depuis 2003/04 1998/99 1998/99 1998/99 1998/99 à à 2001/02 2000/01 1998/99 Depuis à 2002/03 2001/02 Opérations de diffusion des SCV extrêmement limitées dans la zone Depuis 1998/99 Depuis Depuis à 2002/03 2000/01 2001/02 2001/02 Depuis 2002/03 1996/97 à 2000/01 Depuis 1998/99 1998/99 Depuis Depuis Depuis à 2000/01 2001/02 2001/02 2001/02 (1) ANAE : Opérations de sensibilisation et démonstrations ponctuelles. autres opérateurs de diffusion et projets de développement rural Adoption et adaptation par les paysans - Localisation Quatre grandes zones agroécologiques à Madagascar : sud-est (climat tropical humide). Autres opérateurs de formation Diffusion : ANAE. A moyen terme le projet devrait permettre de toucher 30 000 exploitations agricoles et une superficie d'application d'environ 3 000 hectares. Associé : les surfaces physiques ont fait l'objet de deux ou plusieurs cultures en même temps au cours d'une campagne rizicole.1 ha 11.8 ha >40 ha 33 paysans 172 172 paysans paysans TOTAL 88.8 ha > 220 ha 242 paysans 755 172 paysans paysans 177 .0 ha > 10 ha 29 paysans Lac Alaotra 45.1.0 ha 86. BRL. sud-ouest (climat semiaride).18: Les surfaces et les nombres de paysans ayant adopté des systèmes SCV durant la campagne 200304 Zone TAFA BRL *FIFAMANOR VSF Inter-aide TOTAL Vakinankaratra 22.1 ha >125 ha 120 paysans 583 paysans Sud-Est 10.

Le but principal du projet est de mettre en place dans le secteur agricole un environnement juridique et réglementaire sain.1. Sud Est. des activités de mise en valeur seront entreprises dans 12 communes. grâce à la mise en place d'un cadre juridique et réglementaire approprié. compétente à la fois en matière d’exploitation directe (droits fonciers primaires) et d’exploitation indirecte (par des non-propriétaires. Le projet se déroulera sur une période de huit ans comportant deux phases de quatre années chacune. à soutenir et développer les activités à long terme et à préparer une stratégie de désengagement du projet. au climat tropical unimodal. comporte des vallées. qu’au plan régional (dont l’application sera assurée par la Direction des domaines et des services fonciers – DDSF – et les guichets fonciers communaux).5. appartenant au même genre que les plantes cultivées. LES PLANTES SAUVAGES APPARENTEES (PSA) AUX PLANTES CULTIVEES Les plantes sauvages apparentées (PSA) sont des espèces. 9. « perdus » par les plantes cultivées (gènes de résistance aux parasites. b) promouvoir la mise en valeur durable de la base productive agricole des ruraux pauvres. regroupées en cinq ensembles de 177 petites communautés villageoises. ou ont acquis au cours de leur évolution des caractères nouveaux (absence de caféine dans les graines des caféiers sauvages de Madagascar. forêts et pâturages qui conviennent à la fois à l'agriculture et à l'élevage. Ce but général ainsi défini. Ce dernier prévoit le financement de trois composantes étroitement liées les unes aux autres 9. Les communes rurales de la zone du projet. droits fonciers secondaires). gène d’adaptation à des conditions de milieux particulières. le principal objectif du projet est d'améliorer l'accès des ruraux pauvres aux ressources en terre et en eau. qui comprend quatre districts et 21 communes des régions du Menabe et du Melaky. les connaissances et la compréhension acquises au cours de la première phase sous-tendront l’extension des activités à neuf communes supplémentaires.1. L’expérience. Cette seconde phase servira à consolider les résultats de la première. l'application de mesures de lutte contre l'érosion. La zone du projet. Elles contiennent généralement des gènes potentiellement utiles. en vue d'optimiser la production agricole et de garantir une progression durable de leurs revenus. Les objectifs spécifiques du projet sont de: a) appuyer les politiques. tant au plan national (conformément au Programme national foncier .1. processus et mesures visant à garantir la bonne gouvernance locale. tout en limitant l'exode vers les centres urbains.5. Durant la première phase. la sécurisation foncière et les droits d'exploitation de la terre. et le renforcement des capacités des bénéficiaires par la prestation d’une formation et de services techniques et financiers adaptés aux besoins de la population rurale concernée. capable de s’adapter au marché. qui ont évolué jusqu’à nos jours sans être passée entre les mailles de la domestication.* FIFAMANOR : Diffusion du paillage simple dans la plupart des cas. Moyen Ouest. UTILITE DES PLANTES SAUVAGES APPARENTEES 178 . la gestion durable de la fertilité des sols fondée sur une approche systémique de l'exploitation. Pas ou très peu de financement après 2001 Source : GSDM – 2004 Carte 9. grâce à la conservation et la gestion des vallées et des petits bassins versants de l’intérieur du pays. et en particulier sur le plan du régime foncier et des services agricoles.1. y compris celles de la région de Melaky pendant la phase suivante. est située dans la partie centrale de la côte occidentale de Madagascar.…) . l’usage d’engrais et d’intrants organiques. ce qui aidera le pays dans ses efforts de réduction de la pauvreté. accumulation de protéines dans les tubercules de manioc sauvage éthiopien). Environ 200 000 habitants (soit 40 000 ménages) bénéficieront directement du projet. Sud Ouest) – Projet de mise en valeur du Bassin du Haut Mandrare PROJET D’APPUI AU DEVELOPPEMENT DE MENABE ET MELAKY Zone du projet: la zone du projet. dans le cadre de la structure d'aménagement décentralisé du territoire.PNF). gènes de qualités organoleptiques. Répartition des régions adoptant la technique agro-écologique Intervenant : PSDR (national) – BVPI (Lac Alaotra – Itasy – Marovoay) – BV Melaky et du Menabe – PPRR (Analanjirofo) – JICA – GSDM (Hautes Terres.

mais très peu d’études ont été consacrées aux PSA . Il y a bien d'autres utilisations des plantes sauvages apparentées. Ainsi.1. Le projet a comme objectifs de : développer des systèmes d’information au niveau national pour les PSPC par la mise en commun des informations de sources nationales en incluant les aspects de la biologie des espèces. l’ARSIE. la flore malgache recèle une multitude de plantes spontanées souvent endémiques de Madagascar. Pour lutter contre le mildiou. A titre d’exemple on peut citer : les caféiers sauvages Mascarocoffea (une soixantaine d’espèces appartenant au genre Coffea). Musa nana. a été anéantie. Sri Lanka. des plantes à fibre comme Raphia ruffia. le MBG. n'a été résolu qu'à partir de l'utilisation en croisement de l'espèce sauvage. les tacca (8 espèces Tacca). L’application rapide de ces résultats de recherche est la meilleure solution pour éradiquer ce fléau car elle permettra de réduire la dépendance aux produits chimiques coûteux et potentiellement nuisibles. Ce projet rassemble cinq pays (Arménie. le problème du nanisme du riz. notons qu’un projet co-financé par le GEF-PNUE intitulé « Conservation in situ des parents sauvages des plantes cultivées grâce à une meilleure gestion de l’information et à des applications sur terrain » a été également lancé en 2004. Une autre utilisation des PSA concerne l’expérimentation menée par FOFIFA sur des extraits de tubercules de Tacca en tant que liant pour la fabrication de boulettes de charbon. La production irlandaise de pomme de terre. la FAO. Bolivie. M. ZADI). alors très uniforme génétiquement. le SAGE. macrocarpa. le SNGF. sapientum). les bananiers (3 espèces.5 millions ont quitté le pays. Cinnamosma fragrans. C. à cause du peu d’importance qu’on leur accorde. les ignames (une trentaine d’espèces de Dioscorea). la bonne valeur nutritive des nouvelles variétés de tomate actuellement mises sur le marché en Europe est due en partie à sa teneur élevée en vitamines qui provient d'un gène d'une espèce sauvage rare du Pérou. De même. Il est mis en exécution au niveau international par l’IPGRI et au niveau national par le FOFIFA en partenariat avec le MENRS. M. BGCI. Enfin.2. les riz spontanés (2 espèces. et se poursuivra jusqu’en 2009. Oryza nivara. 9. Madagascar. d’autres plantes fruitières comme Uapaca bojeri ou les baobab (Adansonia spp. Leur contribution à la sécurisation alimentaire a pourtant été prouvée maintes fois dans l’histoire de l’agriculture mondiale : Les paysans du Nord ont pu constater les dangers dramatiques de l'uniformité génétique lors de l'épidémie de mildiou de la pomme de terre survenue en Irlande en 1845. le PBZT. l’écologie. l’état de 179 . UNEP-WCMC. à une époque où la majorité des chercheurs étaient sceptiques sur la valeur des espèces sauvages. et aucune mesure de préservation sérieuse les concernant n’a été entreprises jusqu’à maintenant au niveau national. les vanilliers (6 espèces de Vanilla). madagascarensis).Ces types de plantes ne se rencontrent généralement que dans certains recoins des pays en voie de développement qui n'ont pas subi l'influence néfaste de la révolution verte. les sélectionneurs ont commencé à croiser des parents sauvages de la pomme de terre avec les formes cultivées dans les années 1890. elles sont actuellement fortement menacées de disparition (l'UICN et le WWF estiment que 60 000 espèces de plantes vont disparaître dans le monde d'ici le milieu du XXIème siècle si la destruction de la nature continue au rythme actuel). IUCN. Ouzbekistan) et cinq agences internationales de conservation (FAO. Ces plantes sauvages fournissent une excellente matière première pour la fabrication de ce type de combustible. signalant l’importance et les menaces pesant sur les plantes sauvages apparentées. Les cinq pays impliqués dans le projet sont parmi les points chauds (hot spot) de la biodiversité et les zones qui ont une forte concentration de biodiversité unique sur la planète et malheureusement aussi les zones à hauts risques de perte de la diversité. l’ANGAP. un sorgho sauvage (Sorghum verticiflorum). lesquels croisés avec des riz cultivés engendrent des lignées résistantes au virus RYMV. Cependant. provoqué par un virus disséminé par la ciccadelle en Asie du Sud et du Sud-Est. punctata). LES PLANTES SAUVAGES APPARENTEES A MADAGASCAR De par sa particularité. l’ONE. Ce virus cause actuellement des dégâts importants sur les plantations de riz des régions Ouest et Sud Est et continue de se propager partout dans l’île. le MINENVEF. Le développement future de cette technique nécessiterait la mise en culture des Tacca et donc de leur préservation.5. Dix années sont passées depuis l’établissement du premier rapport national sur les RPGAA.) les Canellacées (3 espèces. Madagascar a entre temps adopté le Plan d’Action Mondial pour la Conservation et l’Utilisation durable des Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture. le RBG Kew. Oryza longistaminata et O. et donc pour la sécurisation alimentaire. C. l’Université d’Antananarivo. perrieri. Plus d'un million d'habitants sont morts de faim dans les années suivantes et 1. Ceci illustre une fois de plus l’immense bénéfice que peut apporter les PSA pour l’amélioration des plantes cultivées. les poivriers (6 espèces de Piper). Mais de nouveaux cultivars résistants au mildiou et aux maladies virales en ont été élaborés. Signalons tout de même les travaux de recherche menés par les chercheurs du FOFIFA sur les riz sauvages.

punctata) ont été récemment introduites dans la banque de gènes du FOFIFA. ignames et Canellacées) profitent évidemment des mesures de conservation appliquées à ces formations forestières. Les Mascarocoffea ont été depuis une quarantaine d’années conservées sous forme de collection vivante en parc à bois et sous couverture d’une forêt naturelle aménagée à la station FOFIFA de Kianjavato. longistaminata et O. 9. o Délimité dans un premier temps les zones d’interventions selon les connaissances acquises sur la répartition des taxons : Les écosystèmes humides des forêts de l’Est et du Nord . L’utilisation en tant que source de gènes spécifiques . Musa.3. CONSERVATION EX-SITU DES PSA Les deux espèces de riz sauvages (O.1. Celles qui poussent dans les aires protégées (certains caféiers sauvages. explorer et optimiser les procédures pour lier les informations sur la distribution des espèces. D’une manière participative. Le choix de ces taxons a été basé sur plusieurs critères : Le nombre d’espèces connues pour chaque taxon . CONSERVATION IN-SITU DES PSA Il n’existe pas encore de plan ou programme établis pour la conservation in-situ des PSA à Madagascar. sensibiliser le public sur l’importance des PSPC et leur valeur pour l’amélioration de la production agricole. la distribution. développer des plans d’action pour la conservation in situ des PSPC en impliquant les communautés locales pour combiner la sauvegarde des PSPC avec l’amélioration de l’utilisation et des bénéfices pour la population locale. créer un système d’information international accessible par l’Internet (World Wide Web) pour lier les ressources en information nationales et internationales et qui permettra de déterminer l’état de conservation et les besoins pour les PSPC spécifiques. La contribution à la sécurisation alimentaire . L’utilisation en alimentation .5. identifier les actions de conservation pour les espèces et les populations indiquées comme ayant une haute priorité pour les interventions et développer les plans nationaux pour la conservation des PSPC.5. Signalons toutefois que la duplication de la collection de caféiers sauvages d’Ilaka Est n’a pas survécue aux passages fréquents de cyclones aggravés par le manque d’entretien. Identifié cinq taxons prioritaires (annexe 1) pour les actions de conservation. et l’existence des actions de conservation. Oryza. Dioscorea.conservation. mettre en commun les informations provenant des sources nationales et internationales sur l’identité. qui pour sa part contribue aux initiatives pour la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). L’endémicité du taxon . le 180 . 9. à savoir : Coffea. La carence en information sur le taxon . les données spatiales et les informations obtenues par des relevés éco-géographiques de manière à renforcer la prise de décision de conservation de ces espèces. l’utilisation par les communautés locales. la potentialité de production de la plante cultivée. Enfin. l’état de distribution et l’utilisation potentielle des PSPC dans les cinq pays.4. faute de budget. La région d’Ambatondrazaka . L’Ouest . ceci dans le but de standardiser les données de base à être présentées dans les systèmes d’information nationaux. les membres du Comité Technique du projet ont depuis : o o Adopté la liste des descripteurs des PSPC. Le Sud Ce projet fait partie intégrante des vingt activités du Plan d’Action Global de la FAO pour la Conservation et l’Utilisation Durable des Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture. La valeur commerciale du parent cultivé . Le degré de menaces pesant sur le taxon .1. Vanilla.

Albizzia spp.… Les arbustes forestiers appartenant à la famille des légumineuses sont les plus connus comme utilisés en alimentation des herbivores. RECHERCHE SYLVICOLE ET AMELIORATION GENETIQUE Parallèlement aux besoins considérables occasionnés par l’installation des grands périmètres de reboisement industriel. Enfin signalons les initiatives récentes prônant la culture en grande surface de Jatropha spp destinée à la production de bio-carburant. une forte proportion de la population essentiellement rurale a encore recours au traitement traditionnel basé sur l’utilisation des plantes médicinales.à la sélection des peuplements à graine (à travers les différents périmètres de reboisement). oocarpa. Trema orientalis. etc… Quant à l’usage comme espèces aromatiques. Zanthoxylum sp. cosmétique. Vepris. 181 . La stratégie générale d’amélioration se résume : .6. On remarque également que les initiatives privées visant à valoriser ces ressources par le biais de leurs transformation locales ne cessent de croître ces derniers temps. ESSENCES FORESTIERES UTILISEES PAR LES ANIMAUX Les espèces sollicitées par les animaux sauvages (lémuriens et oiseaux) sont entre autres : Hyphaene coriacea.à la sélection d’arbres « plus » et . Ficus baroni.1. etc… Beaucoup d’autres sont utilisées localement : Prunus africana. grandis.6. en assurant l’encadrement technique et en les aidant à créer des pépinières. Une telle initiative est salutaire pour l’économie de Madagascar qui importe ses besoins en pétrole dont le prix ne cesse d’augmenter. les espèces les plus courantes sont : Ravensara aromatica.1. Enterospermum madagascariense. des endémiques à potentiel économique reconnu sont exportées. plantes mellifères. Uncarina. Ravensara. Harungana madagascariensis. Terminalia taliala. Terminalia spp dont T. superba et Tectona grandis ont été utilisées pour l’enrichissement de forêts naturelles ou en agroforesterie. A. Rhopalocarpus similis. Flemingia congesta. les bétails se nourrissent une grande partie de l’année de feuilles d’espèces persistantes : Poupartia caffra. caribea. Canarium. Pour la protection des bassins versants.… 9. Cinnamomum camphora.à l’étude des provenances (comparaison de provenances locales avec des provenances introduites). Astrotrichilia asterotricha. suite à la difficulté de s’approvisionner en eau.1. de vastes opérations de reboisement ont été entreprises à Madagascar. en partenariat avec Bamex démarre la plantation de Jatropha. Eucalyptus robusta et E. spécialiste de biodiésel .6. Acacia spp vient s’ajouter aux espèces de reboisement. Crotalaria spp. Euphorbia tirucalli. Dalbergia greveana.3. Calliandra callothyrsus. stipulata. Rhopalocarpus. Les produits de reboisement fournissent actuellement la majeure partie des besoins de la population en bois de construction et en bois de chauffe.1. Samnea saman. Des espèces exotiques comme Cinnamomum camphora. Plus récemment. elles appartiennent aux genres Cedrelopsis. . Flemingia congesta servent également d’ombrage pour les plantations de culture de rente comme le caféier ou le cacaoyer. P. bois de construction. bois de chauffe. . pharmacopée. Hernandia.… 9. P. PLANTES AROMATIQUES ET MEDICINALES FORESTIERE A Madagascar. 9. Strychnos madagascariensis. La société britannique D1. Albizzia lebbeck.à la création de vergers à graines. un programme d’amélioration génétique coordonné par FOFIFA a été mis en œuvre à partir du début des années 70 avec l’appui de la FAO. Cinnamomum camphora. 24 000 tonnes de graines seront attendues sur 5000 ha de production.6. Mais la colonisation des espaces stériles qu’elles occupent s’avèrent bénéfiques (protection contre l’érosion.… Dans la région sud. Des espèces introduites sont devenus envahissantes : Grevillea banksii et Grevillea robusta pour la couverture de zones fortement savanisées .…).… Albizzia lebbeck. D’ici trois ans. Moringa. Parmi les espèces forestières. Les essences utilisées sont essentiellement exotiques : Pinus kesyia. beaucoup d’arbres et d’arbustes forestiers introduits sont utilisés en association avec des plantes cultivées : Terminalia spp. Citons entre autres : Leucaena leucocephala. REBOISEMENT ET AGROFORESTERIE Vers la fin des années 60. P. Elle appuie les producteurs locaux en fournissant les semences. Dans ce cadre. le Niaouli pour les zones marécageuses à nappe phréatique superficielle.1.2. Diospyros cupilifera. Psorospermum androspermum. Leucaena spp.Département de Botanique de l’Université d’Antananarivo possède une petite collection de quelques espèces d’igname 9. patula.

perrieri. La liste (tableau 3. P. universitaires. ornementales. A. autochtones. Adansonia za. patula. suarezensis. Au début (1986-1990). Cette espèce.6. grandis. pins et résineux. le CIRAD-Forêt. Viennent ensuite les espèces exotiques (Eucalyptus et Pinus) pour le reboisement La réticence du public pour les espèces autochtones est observée étant donné leur relatives faibles croissances et leurs exigences écologiques particulières. Néanmoins. Dalbergia baroni Fabacées Baker Dalbergia greveana Baill. Actuellement. caribea. 90% des clients sont représentés par l’Administration Forestière.…). viabilité économique la qualité sociale ».19) a été fixée de manière participative par tous les intervenants du secteurs (forestiers. Les premières priorités ont été réservées à Ravensara aromatica. les projets bilatéraux et les ONG ont été les principaux demandeurs. écologistes. P. A. Eucalyptus robusta et E.5. Cinnamosa fragrans. L’objectif principal du projet est de « Renforcer par la recherche scientifique les bases et les modalités de gestion de la biodiversité forestière malgache afin de concilier durabilité écologique. Les utilisateurs des semences évoluent. oocarpa. opérateurs privés. A. Avec l’appui de la Coopération helvétique. URP Forêt-Biodiversité. l’Unité de Recherche en Partenariat.4. Récemment. groupant le DRFP-FOFIFA. P. rubrostipa. Toutes les plantes forestières valorisables (endémiques ou non) sont ciblées par le projet. digitata (la seule espèce de baobab non endémique concernée par le projet). conservateurs. Fabacées Aire originelle Côte Nord-Est et SudEst Région orientale de Sambava à Farafangana de basse à moyenne altitude Région occidentale allant d’Antsiranana à Tuléar Région orientale de moyenne altitude Région du Boina et Androy Région du Sambirano Usage Ferment de rhum traditionnel Bois d’œuvre. gomme de résine Bois dur de charpenterie et de menuiserie Bois d’artisanat et feuilles à vocation médicinale Dalbergia monticola Bosser & Rabevohitra Diospyros perrieri Jumelle Khaya madagascariensis Jumelle & Perrier Ocotea cymosa Palacky Phyllarthron madagascariense K. : Espèces forestières prioritaires Espèces Familles Evodia belahe Rutacées Baill. a été montée à Madagascar avec l’appui de l’Union Européenne. le Silo National des Graines Forestières (SNGF) a collaboré avec le DRFP-FOFIFA a intégré dans le programme d’amélioration génétique Khaya madagascariensis. le DRFP en collaboration avec divers partenaires conduit actuellement d’autres essais de domestication sur Dalbergia spp. Schum Fabacées Ebénacées Méliacées Lauracées Bignoniacées Côte Est Haut Plateau central 182 . A. Eucalyptus. écorce à usage médicinal Bois d’œuvre et d’ébénisterie Bois d’ébène de sculpture et de menuiserie Bois rouge de menuiserie et d’artisanat. De 1991 à 1995. Le choix des espèces a été basé sur leur importance économique et leur surexploitation.1. Centella asiatica. ceci pour une période quinquennale de 2000 à 2004. Tableau 9. ONG. P. une liste des espèces prioritaires a été dressée. feuillues de grande production. grandidieri et A. Dalbergia spp. bailleurs de fonds. quelques espèces telles que Khaya madagascariensis et Terminalia mantaly commencent être adopter par les reboiseurs. Canarium madagascariense et Ocotea spp. A. En outre. elliottii.Les travaux d’amélioration génétique réalisés à Madagascar concernent en grande partie les espèces introduites de reboisement : Pinus kesyia. 9. les privés et les particuliers constituent 60% de la clientèle du SNGF. madagascariensis. ESPECES PRIORITAIRES Dans le cadre de l’élaboration du Plan National Stratégique de Gestion des Ressources Phytogénétiques Forestières. bien qu’originaire de zones limoneuse et rupicole de type tropical humide s’adapte bien sur les terrains ferralitiques des hauts plateaux.6. de construction et de sculpture . Les espèces les plus demandées sont celles utilisées en agroforesterie et en embroussaillement. de marqueterie et de parqueterie Bois d’œuvre. 9.1. le Département de Botanique et Ecologie Végétale de l’Université d’Antananarivo.19.1. DIFFUSION DES SEMENCES Les semences que le SNGF propose aux usagers concernent différentes catégories d’espèces : agroforestières et d’embroussaillement.

Existence d'organisme d'appui dans la filière.202 Ha BONGOLAVA 204.Population rurale .709 Ha 101.395 Ha Production : 193.475.Superficie cultivée ANALAMANGA 1.Superficie cultivable .475 116.9.480 Ha Haricot vert : Production Nationale: 2500 t Source : FAO Café : Superficie : 228 Ha Production : 73 t Rendement : 0.225 Ha HAUTE MATSIATRA 625.616 Ha Pomme de terre : Superficie : 29.7. Riz : Superficie : 77.000.266 1.000 litres Sources DAPAN Maîs : Superficie : 5.196.078 Ha 215.1.32 t/Ha Bovin laitier : Existence de pistes Bovin laitier : laitières Disponibilité en pâturage Initiation à l'utilisation naturel : de la technique de 16.581 Ha VAKINANKARATRA 1.550 Ha Production : 377.944 Ha 105.056 172.487 t Rendement : 2.050 Ha Production : 100 t Rendement : 2t/Ha Disponibilité en pâturage naturel : 146.000 Ha Vigne : Superficie : 972 Ha Production : 16.105.911 448.5 t/Ha Pisciculture : Possibilité d'élevage en cage Production Itasy : 120t Rendement: 43Kg/Ha/an Apiculture : Production estimée : 235 t/An (miel) Source : DAPAN 2003 183 .372 Ha conservation du lait Culture fourragères : (lactopéroxydase) 1. VITRINE AGRICOLE ET LE MAEP FARITANY ANTANANARIVO REGIONS .435 432.000 t Rendement : 13 t/Ha Production laitière : 8.783 Ha ITASY 515.541 Ha 146.409 t Rendement : 16 t/Ha Sericiculture : SPECULATION OU Zone de production FILIERE A PROMOUVOIR Marovantana.

191 Ha 103.945 212.265 Ha Production : 15.788 Ha 637.340 Ha 101.820 t Rendement : 0.36 t/Ha Café : Superficie : 27.FARITANY FIANARANTSOA REGIONS AMORON'I MANIA IHOROMBE VATOVAVY FITOVINANY ATSIMO ATSINANANA .900 t Source : FAO 2001 Rendement : 22 à 27 t/Ha Source Valy Agri Développement Arachide : superficie : 615 Ha Production : 595 t Rendement : 0.97 t/Ha Bovin à viande : Nombre de têtes de bovins : 474.32 t/Ha SPECULATION OU FILIERE A PROMOUVOIR Apiculture : Production estimée : 130 t/An (miel) Source : DAPAN 2003 Riz : Superficie : 21.369 Café : Superficie : 43.Superficie cultivable .700 Nombre d'Eleveurs : 46.510 t Rendement : 1.262 Ha Agrume : Production nationale 97.600 Ha Production : 8.216 t Source : Enquête annuelle de la P° Agricole DSSE 2003 (MAEP) Pêche aux langoustes : Production de collecte : 39 t Poivre : Superficie : 910 Ha Production : 215 t Rendement : 0.260 Ha Production : 31.5 t/Ha Letchis : Production : 41.016 Ha 224.119 99.Population rurale .Superficie cultivée 472.24 t/Ha Source : Annuaire Agricole 2002 184 .154 151.440 t Rendement : 0.590 293.

500t Rendement : 0.162 t Rendement : 0.181 Ha SAVA 527.500 Ha Riz : Superficie : 76.311.52 t/Ha 252.325 Ha Production : 582.000Ha Production:10.Superficie cultivée Ylang Ylang : Superficie : 2.060 Ha Production : 136.Population rurale .950 t Rendement : 40.79 t/Ha Cacao : Superficie : 1.000 têtes Surface paturée : 223.225 Ha Production : 1.200 t Rendement : 1.901 1.42 t/Ha 185 .412 Ha Vanille: Superficie:24.7 t/Ha Bovin à viande : Nombre de bovidés 380.Superficie cultivable .322.395 Ha 181.800 Ha Production : 760 t Rendement : 0.44 t/Ha SPECULATION PROMOUVOIR OU FILIERE A Canne à sucre : Superficie : 14.639 Ha 188.501 1.FARITANY ANTSIRANANA DIANA REGIONS .

634 t Pois de Cap : Superficie : 3.817 t Rendement : 0.493 Ha 67.200 (Ovins/Cprins) SPECULATION OU FILIERE A PROMOUVOIR Pêche aux langoustes : Production de collecte (Anosy et Androy) : 300 t Production nationale : 436 t Pêche aux langoustes : Production de collecte (Anosy et Androy) : 300 t Production nationale : 436 t Riz : Superficie : 38.252 Ha Potentiels de production : 5.425 Ha Production : 5.532 Ha ANDROY 259.020 t Rendement : 1.Superficie cultivable .570 t Rendement : 1.915 Ha ANOSY 232.21 t/Ha 186 .234 65.929 Ha Production : 8.07 t/Ha Aquaculture : 5 Sites aquacoles identifiés Superficie de bassins : 1.310 Ha Oignon : Production : 65 t (Production zone Mandrare) Source PHBM Pois de Cap : Superficie : 1.713 70.505 Ha Production : 65.477 t/Ha Coton : Superficie : 17.70 t/Ha Riz : Superficie : 34.285 t Rendement : 2.300 Ha 60.FARITANY TOLIARA REGIONS .203 Ha 64.Population rurale .310 Ha ATSIMO ANDREFANA 565.49 t/Ha Petit ruminant : Nombre de cheptel : 39.105 Ha Production : 2.215 Ha Production : 41.830 808.475 t Rendement : 1.Superficie cultivée MENABE 176.391 404.

275 Ha Production : 107.60 t/Ha Spéculation ou Filière à Promouvoir Anguille : Production : 51.000 t Rendement : 0.300 t Rendement : 164 t/Ha Letchi : Production =16 446 t Gingembre : Superficie : 347 Ha Production : 10.FARITANY TOAMASINA REGIONS ATSINANANA 618 090 ALAOTRA MANGORO 347 031 259 833 Ha 180 775 Ha ANALANJIROFO 489 315 Population Rurale Superficie Cultivable Superficie Cultivée 190 905 Ha 223 370 Ha Girofle : Superficie : 30.070t Exportation à l'état vivant 2 tonnes 187 .668 têtes Riz : Superficie : 143.000 Ha Production : 18.030 Ha Production : 374015 t Rendement : 2.410 t Rendement : 30 t/Ha Oie : Elevage Oie : 25.5 t/An Source : CITE Riz : Superficie : 65.13 t/Ha Apiculture : Production estimée : 35.

330 Ha Superficie de bassins : 3.050 t Rendement : 0.269 Ha BETSIBOKA 144.24 t/Ha Riz : Superficie : 54.500 t Bovin à viande : 550.350 t Rendement : 2.FARITANY MAHAJANGA REGIONS .868 30.965 t Rendement : 2.500 t Nombre de ruches : 23.800 Source : DRDR Maintirano (2002) Riz : Superficie : 29.5 t/Ha Riz : Superficie : 115.365 Ha MELAKY 129.110 Ha Production : 65.050 Ha 40.550 Ha Potentiels de production : 18.175 t Rendement : 2.438 73.140 Ha Production : 135.330 Ha SOFIA 615.97 t/Ha Filière porcine : 23.79 t/Ha Spéculation Promouvoir ou Filière à Apiculture : Crabe : Nombre d'Apiculteurs : 6.Superficie cultivable .145 Potentiel exploitable 7.211 424.2 t/Ha Oignon : Production nationale Production : 5.810 238.615 Maïs : Superficie : 3.483 Ha 163.Superficie cultivée BOENY 233.800 t Arachide : Superficie : 1.130 Ha Production : 3.020 Ha Production : 810 t Rendement : 0.590 Ha Production : 308.641 Ha Haricot : Superficie : 295 Ha Production : 354 t Rendement : 1.600 têtes Source : Recensement Administratif 2002 Aquaculture : 5 sites aquacoles identifiés Superficie brute : 4.000 têtes Nombre d'éleveurs : 5.Population Rurale .67 t/Ha 188 .

900.000 752. Ils s’intègrent rationnellement à l’agriculture et – comme le riz – revêtent une valeur dépassant le cadre purement économique .500. contribuant ainsi à la reproduction des systèmes. RECENSEMENT PAR CHEPTEL.700.000 264.000.211.9.2. Malgré cette place incontestable de l’élevage bovin.2. leur effectif et les pratiquants en 1999 Espèces Effectif (année 1999) Nombre de Propriétaires Bovins 10.2.000 453.353.000 1. ELEVAGE 9. Tableau n°9.294 Poules 19.717 Dindes 1.182 Oies 2.322 Canards 3.1.411 Autruches 517 3 Source : Rakotondravao et al.549 Lapins 110. INTRODUCTION Quant à l’élevage.000 39. 2003 9.2. REGION.000 176. ANNEES) Tableau n° 9.21 : Répartition par région des exploitations agricoles pratiquant l'élevage Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Bovins 91 147 116 544 58 960 41 308 72 214 51 430 47 785 17 666 34 533 26 171 41 243 41 077 47 753 110 864 Porcins 72 354 105 498 44 190 26 114 56 085 53 902 35 871 1 326 11 535 23 666 4 427 18 623 5 210 9 839 Ovins 1 561 1 959 670 2 102 1 157 76 93 1 915 902 551 Caprins 172 642 509 69 97 85 2 482 35 754 Volailles 157 195 178 115 64 639 52 620 109 785 89 736 171 906 24 237 80 104 104 179 106 324 76 658 50 614 129 878 Lapins 24 132 20 675 2 325 1 141 1 798 21 991 787 75 803 776 1 977 1 37 Abeilles 6 110 2 735 525 59 7 035 4 309 11 789 153 3 554 9 948 7 340 6 557 431 10 231 Vers à soie 518 709 63 119 57 79 Poissons 16 172 25 505 22 272 14 673 12 669 14 485 4 794 54 627 5 443 7 240 4 184 1 156 189 .246 Porcs 1. diverses facettes de la vie des sociétés en sont la preuve.000 81. les bovins en constituent un symbole. TYPES D'ELEVAGES A MADAGASCAR (NOMS. d’autres espèces d’animaux sont exploitées de diverses manières.900. .20 :: Espèces animales élevées.

22.Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava 28 528 24 933 106 057 62 134 41 725 42 261 40 256 43 745 12 833 1 900 12 391 1 242 11 688 6 793 3 112 8 423 663 32 970 31 884 7 159 486 558 60 725 919 82 567 68 743 11 523 5 980 4 955 1 733 33 820 29 126 124 882 74 674 52 556 43 985 48 664 85 388 130 46 123 63 121 99 37 289 10 813 3 614 250 227 4 629 39 52 175 1 812 574 47 100 69 69 4 283 134 417 Madagascar 1 188 332 527 021 84 766 216 953 1 889 085 77 000 90 734 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .23. Répartition par région du cheptel bovin (2004) Bovins mâles Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Total des bovins 273 810 350 270 216 308 229 813 359 578 Total 176 581 194 819 143 838 153 027 234 333 dont bovins de trait 138 857 134 754 107 949 100 183 114 590 Bovins femelles Total 97 229 155 450 72 470 76 786 125 245 dont laitières 30 193 47 033 22 354 14 094 23 708 190 .24. Productions animales Année 2002 2001 2000 BOVINS 7 877 073 7 646 227 7 402 442 PORCINS 530 892 461 905 431 976 OVINS 654 535 633 207 598 426 CAPRINS Ovins/Caprins 1 231 469 55 990 1 179 752 1 037 529 VOLAILLES 26 060 000 24 051 000 23 440 300 ASINS 39 39 38 EQUINS 703 AUTRUCHES 252 Tableau n°9.2006 Tableau n°9.2006 Tableau n°9. Effectif des animaux des petits élevages par région (2004) Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Ovin 6 820 8 909 7 129 17 931 5 808 153 2 255 17 239 18 693 5 298 5 965 291 340 239 009 66 921 6 068 3 446 357 Caprin 1 120 1 717 3 162 103 824 43 16 420 119 981 3 719 7 712 512 227 398 021 119 350 44 287 15 094 5 446 Poulet 2 542 378 2 021 953 728 982 583 955 1 653 999 1 332 607 2 370 542 333 721 977 614 1 426 538 1 066 832 1 081 042 643 608 1 465 931 415 895 344 930 1 350 749 723 157 628 844 563 085 979 484 1 207 655 Canard 405 023 183 739 49 474 38 948 419 948 302 106 267 165 33 176 87 347 170 826 212 233 125 402 257 868 323 849 55 504 102 605 145 797 16 145 20 660 151 178 167 917 286 194 Oie 73 632 9 563 4 423 1 661 20 294 8 074 11 673 12 319 6 689 20 636 48 487 189 278 10 518 90 332 35 618 1 640 7 776 2 621 9 991 2 973 11 650 36 879 Dinde 17 535 26 384 7 475 8 877 64 385 23 993 27 555 7 988 17 634 33 874 7 594 6 731 25 541 2 489 4 709 7 066 84 978 152 084 12 691 10 808 3 716 4 598 Lapin 184 616 143 913 15 584 7 473 8 598 152 345 7 837 275 4 684 2 745 9 391 2 112 1 240 137 607 132 872 Ruche 19 632 6 064 1 296 236 33 645 35 228 42 419 420 6 782 36 514 16 087 19 987 549 49 065 622 73 484 72 863 10 505 1 009 1 990 9 132 364 600 Madagascar 703 343 1 249 227 24 443 503 3 823 105 616 727 558 705 540 564 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .

Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava 243 894 208 294 523 472 200 065 101 920 127 274 267 274 697 697 1 094 979 322 372 586 098 1 387 720 763 459 629 644 490 694 362 185 149 376 78 163 217 399 74 570 35 901 45 472 151 341 302 727 543 485 166 107 264 671 617 966 366 728 268 085 237 390 170 262 122 092 77 508 33 056 88 759 24 682 6 932 9 569 110 912 128 456 323 408 92 246 101 462 238 083 140 263 92 970 109 073 95 750 49 653 94 518 130 131 306 073 125 495 66 019 81 801 115 933 394 970 551 495 156 265 321 427 769 754 396 731 361 559 253 304 191 922 128 432 16 695 11 791 78 293 9 433 7 376 4 905 7 647 17 488 53 771 30 038 60 759 148 642 100 629 91 989 42 800 41 730 21 474 882 840 250 525 Madagascar 9 687 342 4 714 334 2 319 115 4 973 008 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .25.2006 Tableau n°9. Répartition par région du cheptel porcin (2004) Région Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Porcins mâles 78 371 85 695 42 705 32 748 51 910 58 093 38 335 2 580 9 760 24 563 4 004 22 830 16 885 21 989 21 550 2 051 28 512 3 122 17 598 15 396 9 310 10 963 Porcins femelles 87 939 102 504 48 478 34 419 60 665 56 149 45 549 2 590 13 583 27 221 3 913 22 372 18 059 27 542 26 966 2 888 31 074 4 715 17 567 15 736 10 711 13 035 Total 166 310 188 199 91 183 67 168 112 576 114 242 83 884 5 170 23 343 51 784 7 917 45 202 34 944 49 531 48 515 4 939 59 586 7 837 35 165 31 132 20 021 23 997 Madagascar 598 969 673 677 1 272 646 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 191 .

Effectif et capacité des installations fixes par région Magasin Région Nombre 2 977 1 031 533 19 573 1 108 1 269 301 282 398 718 170 2 543 526 218 64 88 344 43 53 219 503 996 301 1 141 32 820 Capacité (Tonne) 976 430 179 171 969 868 6 884 443 530 3 373 017 97 125 761 537 1 467 19 152 196 303 1 031 314 30 355 3 611 1 336 375 330 Grenier Nombre 30 320 3 846 13 340 4 680 78 858 33 763 69 746 9 691 14 663 56 554 40 119 16 485 3 698 42 903 2 985 10 329 160 4 476 10 450 90 8 899 18 984 Capacité (Tonne) 41 373 Etable Nombre 51 430 10 035 11 736 123 53 500 29 594 15 388 8 253 2 664 3 104 1 062 13 287 3 10 495 1 867 200 8 030 321 368 613 1 526 677 24 891 314 762 15 804 Capacité (Nombre de tête) 383 460 50 439 184 521 5 289 1 623 435 813 636 1 003 854 1 868 368 152 922 135 944 260 443 496 235 360 887 620 173 849 6 526 637 145 34 70 175 750 Porcherie Nombre 55 718 7 970 12 935 592 49 138 28 680 3 361 847 663 2 557 856 8 271 470 2 522 143 141 Capacité (Nombre de tête) 231 759 46 802 79 652 5 012 258 237 170 811 36 481 9 773 6 111 15 414 3 484 42 625 3 639 41 696 1 249 1 297 7 914 2 311 672 282 965 219 Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava 8 159 16 953 1 332 110 697 51 448 113 204 10 894 18 989 91 130 45 043 36 585 4 770 95 924 10 893 25 689 90 10 613 15 744 11 14 654 21 284 Madagascar 13 477 8 630 063 475 037 9 929 034 745 477 222 072 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .Tableau n° 9.2006 (Tableau 9.26.26 : suite) Chèvrerie Région Nombre Analamanga Vakinankaratra Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy 377 274 260 909 484 103 27 50 675 47 3 349 1 Capacité (Nombre de tête) 4 693 2 755 7 388 17 301 7 697 6 145 2 684 3 007 16 563 2 465 67 857 100 Poulailler Nombre 34 130 12 013 12 555 500 34 748 18 687 23 420 6 885 4 438 13 778 11 438 13 832 2 426 27 798 969 1 562 162 910 Capacité (Nombre de tête) 2 413 555 281 313 290 000 4 050 1 541 567 790 420 1 459 796 277 518 142 852 713 311 478 397 305 562 77 124 1 313 640 31 112 49 965 2 956 3 724 Basse-cour Nombre 16 450 891 3 576 815 40 055 25 401 11 435 5 805 937 5 201 7 508 10 862 1 661 11 749 376 666 226 Capacité (Nombre de tête) 844 845 51 337 122 348 51 889 2 021 083 1 089 120 473 824 213 349 25 338 380 470 243 445 456 858 50 847 409 584 18 331 18 235 11 295 Aire de séchage (vanille/café) Nombre 1 229 323 84 Capacité (Ha) 25 4 4 - 192 .

2006 1 173 2 810 2 34 9.Peste Porcine Classique ( P P C ) -Maladie de Marek -La Rage .Comme stratégie nationale de lutte contre les différents types de maladies animales à Madagascar. Evolution de maladies jugées prioritaires CHARBON SYMPTOMATIQUE NOMBRE NOMBRE ANNEES MALADE MORT 2001 7 281 1 780 2002 3322 684 2003 4606 792 2004 738 111 2005 304 54 2006 1114 111 TOTAL 17 365 3 532 CHARBON BACTERIDIEN NOMBRE NOMBRE MALADE MORT ANNEES 2001 29 6 2002 526 43 2003 371 46 2004 57 20 2005 0 0 2006 23 0 TOTAL 1006 115 DERMATOSE NODULAIRE CUTANEE NOMBRE NOMBRE ANNEES MALADE MORT 2001 4813 407 2002 1612 218 2003 2909 397 2004 1291 52 2005 834 20 2006 1395 119 TOTAL 12854 1213 PESTE PORCINE AFRICAINE NOMBRE NOMBRE MALADE MORT ANNEES 2001 1411 609 2002 83873 41768 2003 8620 4288 2004 1558 692 2005 815 390 2006 422 211 TOTAL 96699 47958 193 . Le diagnostic et la confirmation de maladie animale se font au niveau du Laboratoire Nationale de Diagnostic Vétérinaires Malagasy ou des laboratoires de référence.3. o L’application de la prophylaxie des maladies animales .Les maladies charbonneuses : . ayant des impacts économiques graves pour Madagascar (de 2001 à 2006 ) : . La vigilance et surveillance aux niveaux de toutes les frontières (aéroports et ports) de Madagascar sont assurées par des vétérinaires officiels. Tableau n°9.2.Charbon symptomatique -Dermatose nodulaire -Peste Porcine Africaine (P P A ) . Cette mesure de lutte est basée sur les textes réglementaires compilés dans un CD contenant une base de données juridique sur l’élevage intitulée KARODALANA 1.0 qu’on a mis à la disposition de tous les Ministères. o L’intervention clinique en cas de maladie animale.27. une convention entre la Direction de la Santé Animale et du Phytosanitaires et les vétérinaires sanitaires a été mise en place pour : o L’application des mesures de police sanitaire .Anosy 300 9 773 4 298 198 372 4 207 166 059 Menabe 242 13 555 88 5 253 Diana 2 484 92 187 429 34 159 Sava 29 5 752 4 796 189 213 5 540 173 302 Madagascar 6 884 154 180 232 071 10 670 188 153 879 6 860 970 Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP . TAUX DE PREVALENCE EXISTANTES A MADAGASCAR - ET EVOLUTION DES MALADIES L’évolution des maladies jugées prioritaires. Charbon bactéridien .

PESTE PORCINE CLASSIQUE NOMBRE NOMBRE MALADE MORT ANNEES 2001 2676 1313 2002 1025 403 2003 1212 618 2004 705 315 2005 78 36 2006 393 167 TOTAL 6089 2852 RAGE NOMBRE MALADE 35 205 369 38 0 22 669 MALADIE DE MAREK NOMBRE NOMBRE MORT ANNEES MALADE 2001 0 0 2002 0 0 2003 0 0 2004 6000 3000 2005 1200 200 2006 5 2 TOTAL 7205 3202 ANNEE 2001 2002 2003 2004 2005 2006 TOTAL NOMBRE MORT 13 80 196 10 0 11 310 Graphiques 9.6. : Evolution des maladies animales jugées priorités 194 .

Les nombres des malades et les nombres des morts sur les maladies suivantes ont été très élevées en 2001 : Dermatose Nodulaire Cutanée. Fièvre charbonneuse En 2003 : Rage canine. Peste Porcine Classique. En 2002 : Peste Porcine Africaine. En 2004 : Maladie de Marek 195 . Charbon Symptomatique.

SITUATION DES VACCINATIONS CONTRE LES DIFFERENTS TYPES DES MALADIES ANIMALES A MADAGASCAR Tableau n°9.2.4.28.9. : Situation des vaccinations (situation 2006-2007 selon le type de vaccin) VACCINS ANNEE Diana Sava Sofia Betsiboka Boeny Melaky Alaotra Mangoro Atsinanana Analanjirofo Analamanga Itasy Bongolava Vakinankaratra Amoron’i Mania Haute Matsiatra Vatovavy Fitovinany Atsimo Atsinanana Ihorombe Menabe Atsimo Andrefana Androy Anosy 0 0 BICHARcoli 2 006 532 200 26 000 551 250 153 700 79 250 92 500 397 300 31 550 10 250 532 200 318 250 269 850 452 600 144 750 314 600 39 800 0 252 500 12 400 0 0 0 2 007 106 250 31 500 616 150 253 500 61 650 118 100 317 600 5 750 21 850 493 650 351 850 226 100 440 650 154 650 328 300 38 900 50 000 297 250 6 000 0 5 000 48 100 417 400 135 400 171 850 0 90 450 0 0 0 0 0 67 700 269 500 167 800 184 200 0 0 BICHAR 2 006 244 100 130 200 32 350 2 000 171 300 0 0 0 0 244 100 43 050 0 48 000 10 000 26 100 0 0 50 0 0 0 0 2 007 0 169 000 13 700 4 000 188 850 5 000 0 0 0 180 700 59 200 800 405 350 0 0 0 0 0 0 0 0 0 BESOROvax 2 006 0 0 0 0 0 100 0 0 0 22 950 0 0 415 900 0 0 0 0 0 0 200 0 0 2 007 0 0 0 0 21 500 0 0 0 0 50 0 0 0 0 0 0 0 0 40 100 0 3 750 CAPRichar 2 006 120 0 0 40 0 0 0 0 0 360 60 0 0 0 0 0 0 2 007 60 0 0 0 200 0 0 0 0 640 180 AVICHOL 2 006 4 050 10 500 48 400 1 500 3 750 1 100 194 100 4 600 18 500 737 650 191 700 54 950 170 950 77 850 108 200 8 000 1 000 1 250 3 000 7 150 200 1 150 172 050 2 250 18 050 683 400 189 900 63 700 194 750 73 800 98 750 6 400 4 000 2 650 1 000 2 750 0 0 2 007 9 150 9 650 53 200 2 800 3 900 PESTAVIA 2 006 2 500 850 26 250 550 1 350 450 162 050 3 900 16 350 500 250 116 700 43 950 115 200 62 200 89 100 4 300 1 000 300 750 2 750 200 250 2 007 15 050 2 650 20 150 1 500 200 200 158 400 2 700 12 650 445 350 120 900 46 550 139 100 46 800 72 900 1 750 3 000 350 750 1 000 0 0 0 0 0 0 0 550 4 850 0 900 100 0 0 0 0 0 0 VARAVIA 2 006 250 0 650 0 400 250 11 250 150 250 195 150 850 2 007 50 50 150 0 0 50 1 850 50 0 6 400 900 1 800 3 350 0 300 200 0 30 250 130 10 100 RAMJIVAX 2 006 0 10 50 0 660 0 160 110 0 13 070 1 160 710 10 100 630 1 990 0 0 100 210 50 0 10 2 007 0 0 50 10 260 0 290 30 0 12 280 1 010 1 010 9 110 570 2 600 100 0 50 150 200 10 100 SOVAX 2 006 0 20 11 380 0 750 0 170 100 20 20 200 2 330 720 12 070 1 060 3 070 0 0 170 190 50 0 20 2 007 0 70 8 850 10 290 0 120 30 60 17 450 2 120 750 11 100 800 2 980 0 0 0 0 0 0 0 PNEUMO 2 006 0 0 80 0 60 0 40 40 0 12 400 1 340 460 7 500 0 20 0 0 0 0 0 0 50 340 6 680 40 0 0 0 20 14 0 0 23 2 007 0 0 0 20 0 0 40 0 0 11 080 780 36 129 3 0 30 0 23 5 2 LYORAB 2 006 41 20 57 66 23 14 226 4 14 423 0 45 89 0 37 17 0 2 007 30 30 44 2 13 12 119 15 10 223 12 Source : IMVAVET 196 .

Situation des vétérinaires par Région (2007) Région Nb Vétérinaire Diana 2 Sava 3 Boeny 7 Betsiboka 2 Sofia 8 Melaky 1 Atsinanana 1 Analanjirofo 2 Alaotra Mangoro 12 Haute Matsiatra 4 Amoron’i Mania 2 Vatovavy Fitovinany 1 Ihorombe 2 Analamanga 15 Itasy 5 Vakinankaratra 12 Bongolava 5 Atsimo Andrefana 7 Menabe 5 Anosy 2 Androy 2 Source : SRSAPS 197 .29.30.31. Déparasitages et interventions cliniques diverses Type Année Bovins Porcins Ovins Caprins Déparasitage externe 2004 2003 2002 2001 2004 2003 2002 2001 2004 2003 2002 2001 113 409 94 194 70 447 79 343 271 683 318 305 175 052 255 704 83 872 35 967 53 173 66 062 59 074 49 268 48 089 44 247 148 351 106 755 89 552 99 211 27 058 22 502 19 468 29 935 10 066 38 992 4 818 46 810 16 403 54 708 9 149 44 478 3 719 3 635 1 086 6 966 12 020 9 358 73 638 6 782 11 643 10 038 41 702 7 040 1 326 554 2 898 1 188 Volailles 78 355 99 477 14 812 26 499 1 108 002 207 636 56 755 250 588 24 910 94 314 15 199 66 250 Carnivores Lapins 157 0 58 117 1 034 13 110 306 85 27 175 42 Asins 0 5 1 10 0 16 1 39 0 6 0 3 Equins 0 0 0 0 0 Déparasitage externe Interventions cliniques diverses 3 483 3 720 1 532 3 069 5 839 9 361 3 214 9 879 1 713 2 528 1 120 2 359 2 0 0 0 Source : SRSAPS Tableau n°9. Lutte contre la fasciolose TRAITEMENTS Année BOVINS OVINS CAPRINS 427 653 7 381 2 045 2004 558 819 130 607 1 738 2003 362 219 4 294 30 810 2002 551 621 41 101 1 258 2001 Source : SRSAPS FOIES SAISIS BOVINS OVINS CAPRINS 70 488 1 126 0 27 479 0 9 537 19 0 34 132 827 0 Tableaun° 9.32. Lutte contre la rage Année Foyers – District Animaux mis en observation 24 416 2004 10 1279 2003 5 1193 2002 15 1636 2001 Source : SRSAPS Vaccination antirabique 1470 5410 1317 7154 Abattages chiens 1047 3207 1318 2703 Tableau n°9.Tableau n°9.

198 . 9. 70. Cette hausse est plus importante dans le secteur de la pêche crevettière industrielle avec un taux de croissance de +16.mg).3. TRADITIONNELLE ET INDUSTRIELLE PAR REGION ET PAR ANNEE Tableau n°9. les provinces de Toliara et de Toamasina regroupent plus de la moitié des pêcheurs (53%).gov.maep. INTRODUCTION La pêche traditionnelle occupe au moins 71 000 exploitations dont 32 700 comme activité principale et 38 200 en tant qu’activité secondaire.9% pour la pêche crevettière artisanale et une stagnation pour la pêche crevettière traditionnelle.1% du tonnage global de la production maritime sont assurés par la pêche traditionnelle.3% par la pêche industrielle et 5% par l’aquaculture marine.2.33.1. STATISTIQUES SUR LES PETITS MATERIELS ET LES ACTIVITES DE PECHE ARTISANALE.3. Par ailleurs. contre 24. avant d’augmenter de +11. (Source : http://www. PECHE 9.1% entre les années 2002 et 2001 selon les statistiques du ministère de tutelle.3.9. La proportion d’exploitation exerçant l’activité de pêche reste inférieure à 2% dans les provinces d’Antananarivo et Fianarantsoa.7% contre +6. Evolution des produits halieutiques par catégorie de pêche (tonnes) PRODUITS PECHE INDUSTRIELLE Crevettes Poissons Crevettes d'eau profonde Poissons de fond Thons PECHE ARTISANALE Crevettes Poissons PECHE TRADITIONNELLE Crevettes Crabes Langoustes Trepangs Algues Poissons Autres AQUACULTURE MARINE Production d'eaux douces Pêche continentale Pisciculture en etangs Rizipisciculture PRODUCTION TOTALE Source : MAEP – Service statistique Pêche 2000 22 571 8 303 4 268 2001 24 663 7889 4517 130 2 127 2002 26 638 9207 3175 99 4 157 10 000 667 467 200 76 922 3 450 1 428 402 708 2 909 55 000 13 025 5 566 32 400 30 000 900 1 500 142 193 2003 26 949 9370 3238 101 4 240 10 000 705 494 211 72 763 3 450 1 509 436 669 1 699 55 000 10 000 6 021 32 400 30 000 900 1 500 138 838 10 000 587 412 175 70 501 3 412 1 030 329 838 5 792 55 000 4 100 4 800 32 300 30 000 800 1 500 130 759 10 000 620 437 183 70 552 3 450 1 347 359 851 5 045 55 000 4 500 5 399 32 350 30 000 850 1 500 133 584 La production de la pêche crevettière a légèrement diminué en 2001 par rapport à l’année 2000.

34. Produits et Matériels saisis (2003) Inspection et contrôle Produits saisis Véhicules 156 Langouste 1862 Bateaux 145 Poissons 2311 Vedettes 23 Crevettes 3510 Pirogues 250 Trépangs 1542 Villages et 185 Crabes 1750 communes Collecteurs et Chair de 134 100 mareyeurs crabes Usines 23 Requins 0 Poissonneries Restaurants Lacs Aérodromes Etablissements 4 41 8 2 14 Camarons Ecrevisses Autres 113 2 Matériels saisis Filets 36 Eperviers 4 Bateaux 2 Vedettes 1 Pirogues Pagaies Casiers Bouteilles de plongée Compresseurs Détendeurs Glacière Moteur hors bord Autres 6 17 67 283 6 2 3 2 199 .1% en 2002. Equipement de pêche par Région (2004) Région Filet maillant 2 247 1 538 5 077 176 192 535 9 570 191 3 246 10 082 6 053 22 183 3 393 3 384 1 391 2 030 6 589 2 090 3 086 6 588 7 468 2 358 99 466 Filet senne 2 177 188 865 125 634 399 4 340 84 2 573 4 816 2 372 4 547 3 405 5 326 400 1 300 5 051 1 117 2 812 3 605 6 782 1 293 54 212 Filet épervie r 2 210 320 2 278 803 642 639 2 067 531 2 666 2 323 1 175 4 914 3 171 4 739 1 340 89 2 503 761 3 040 2 335 2 505 353 41 401 Type de matériels Casier Balance Casier à (langoust Ligne Harpon à langous es/crabes poisson te ) 252 40 4 846 4 737 649 853 199 1 490 20 107 25 470 136 58 780 460 52 4 649 757 3 780 1 384 184 803 20 907 3 964 15 688 2 458 1 190 1 435 11 404 1 501 559 13 879 6 313 89 271 3 945 576 632 101 590 319 135 37 94 491 455 178 202 2 602 37 199 18 073 31 552 16 688 5 238 14 746 12 162 486 8 683 15 028 13 218 63 494 25 963 18 566 5 629 9 435 13 363 3 833 5 243 5 010 9 967 1 581 335 154 147 787 520 1 199 416 720 2 222 153 410 1 230 2 411 2 493 1 394 2 874 670 159 10 504 489 1 265 3 624 1 702 403 35 791 Bac de séchag e 37 44 180 82 40 98 261 172 137 1 226 364 310 2 953 Fumoir 71 113 82 32 29 230 305 164 1 026 Claie de séchag e 55 217 90 228 272 1 047 91 173 72 1 078 3 323 Pirogue 947 178 1 242 117 218 342 7 326 43 2 958 6 997 4 335 5 545 5 006 5 533 619 2 152 10 175 870 4 322 5 448 6 678 837 71 885 Hors bord 116 65 120 275 157 733 Analamanga Vakinankaratr a Itasy Bongolava Haute Matsiatra Amoron'i Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra Mangoro Boeni Sofia Betsiboka Melaky Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Diana Sava Madagascar Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .2006 Tableau n°9.Cette dernière ne cesse de se développer quoique sa croissance soit amortie au fil des années : +12.35.5% en 2001 contre +3. Tableau n°9.

10.5 Eperviers Crevettes 2745.10.10.36.10.04 Engins détruits le Engins detruits le Pêche avec engin 22.07.37. Etat d'infractions et amendes recouvrées par secteurs (année 2003) Nombres Amendes recouvrées Amendes recouvrées d'Infractions (en FMG) (en ARIARY) Pêche continentale 17 1 250 000 250 000 Collecte Produits 75 105 703 250 21 140 650 marins Pêche industrielle 10 200 000 000 40 000 000 nationale Pêche industrielle 4 1 839 875 900 367 975 180 étrangère Pêche artisanale 1 0 0 Aquaculture 1 0 0 Détentions engins 1 5 570 000 1 114 000 prohibés Usage d'engins 3 8 898 000 1 779 600 prohibés TOTAL 112 2 161 297 150 432 259 430 Secteur Tableau n° 9.10.04 194 du Saisie des engins : 2 Engins détruits le prohibé(filet avec 01. 19.04 N°120/04/MAEP/Mi du Décision conforme) (lac N°120/04/MAEP/Mi du 19.10.04 194 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le Pêche avec engin 01.38.07. Etat des infractions en 2004 N° Dossier 1 Date N° et Sanctions appliquées Observations d'infraction Date P.07.Tableau n°9.07.07.04 01.04 en prohibé(filet avec application de la maillage non Décision conforme)(lac N°120/04/MAEP/Mi du kikony).V 01.04 en prohibé(filet avec application de la 193 du de la Décision maillage non 01.04 en application 22.07.04 en Types d'Infractions 2 3 200 .04 Pêche avec engin 01.10.5 Détendeurs Glacière Moteur hors bord Autres Tableau n°9.5 Vedettes Crabes Chair de crabes Cigales de mer Camarons Ecrevisses Autres 309 0 435 Pirogues Pagaies 36 4 8 0 0 0 0 93 5 2 3 2 Casiers Bouteilles de 1045 plongée 0 Compresseurs 2010.5 Filets Poissons 91859.04 filets (500 m en tout) 22.2 Bateaux Trépangs 3311. Produits et Matériels saisis (2004) Inspection et contrôle Véhicules 880 Bateaux 88 Vedettes 0 Pirogues 521 Villages et 314 communes Collecteurs et 287 mareyeurs Etablissements 42 Poissonneries Restaurants Lacs Aérodromes 0 52 36 4 Produits saisis Matériels saisis Langouste 957.04 kikony) 19.04 (400 m) 22.

04 kg de poissons séchés trésor Public. suivie de leur vente 1. Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).04 197 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le 09.07.04 10 02. suivie de leur vente 900.10.07.07.10.07.000 Fmg 195 du Saisie de produits: 150 Recettes versées au 02.10.04 (400 m) 22.maillage non conforme)(lac kikony). Collecte de poissons de taille non réglementaire.04 12 02. Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony). Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).07. suivie de leur vente 900.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19. suivie de leur vente 450.07. Collecte de poissons de taille non réglementaire.000 Fmg 188 du Saisie de produits: 500 Recettes versées au 02.04 13 09.07.07.04 8 02.10.07.07.04 14 09.07.07.04 kg de poissons séchés trésor Public.04 application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.07.04 11 02.000 Fmg 188 du Saisie de produits: 300 Recettes versées au 02.04 12 02.050.04 (100 m en tout) 22.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.000 Fmg 055 du Saisie de produits: 350 Recettes versées au 02.04 filets (600 m en tout) 22. Collecte de poissons de taille non réglementaire.07. Détention d'engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac 01.04 5 01.07.04 7 02.04 kg de poissons séchés trésor Public.10.04 190 du Saisie de produits: 500 Recettes versées au 02.04 199 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le 09.04 191 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le 01.10.10.10.10.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19. suivie de leur vente 1.04 en application de la Décision 201 .04 kg de poissons séchés trésor Public.04 kg de poissons séchés trésor Public.07.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.250.10.07. Collecte de poissons de taille non réglementaire.07.04 filets (150 m en tout) 22.04 kg de poissons séchés trésor Public.04 (200 m) 22.500.04 15 09. 4 Pêche avec engin prohibé (filet avec maillage non conforme)(lac kikony). Collecte de poissons de taille non réglementaire.07.04 (100 m) 22.07.07.10.04 189 du Saisie des engins : 2 Engins détruits le 01.000 Fmg 188 du Saisie de produits: 300 Recettes versées au 02. Pêche avec engin prohibé (filet avec maillage non conforme)(lac kikony).04 6 01. Collecte de poissons de taille non réglementaire. suivie de leur vente 1.04 192 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le 01.10.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.000 Fmg 056 du Saisie des engins : 2 Engins détruits le 09.07.07.07.

04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.07.04 928 Kg de poissons trésor Public sechés suivie de leur 202 .04 200 Kg de poissons trésor Public séchés suivie de leur vente : 1.07. 202 du Sasie des produits : Recettes versées au 23.04 1.04 198 du Saisie de l'engin : 1 filet Engins détruits le 09.04 Kg de poissons(frais et trésor Public secs) suivie de leur vente : 164.07.000 Fmg.07.04 209 du Saisie de l’engin : 1 Engins detruits le 10. 207 du Sasie des produits : Recettes versées au 17.07.07.10.07.04 514 Kg de poissons trésor Public séchés suivie de leur vente : 2.04 21 Collecte de langoustes de taille non réglementaire 22 16.10.04 25 23.10. 16 Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).515.07.04 20 10. 201 du Saisie des engins : 2 Engins detruits le 10.04 17 Collecte de langoustes de taille non réglementaire 18 09.04 4103 Kg de poissons trésor Public sechéssuivie de leur vente : 20.07.07.04 Collecte de poissons de taille non réglementaire Collecte de poissons de taille non réglementaire Collecte illicite de produits halieutiques Collecte de produits d’eau douce sans autorisation Collecte de produits d’eau douce sans autorisation Collecte de produits d’eau douce sans 17.04 133 du Sasie des produits : 7.859.000 Fmg.04 filets (400 m) 22.000 Fmg.07.000 Fmg.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.04 filet (200 m) 22. 208 du Sasie des produits : Recettes versées au 17.570.04 1953 Kg de poissons trésor Public sechés suivie de leur vente : 2.000 Fmg.000.10.07.07.04 (200 m) 22.10. 10.04 27 23. 204 du Sasie des produits : Recettes versées au 23.000 Fmg.07.07.04 N°120/04/MAEP/Mi du 19.000 Fmg.07.200 kg) : 55.100 kg) : 22.10.07.07.2 Kg de langoustes trésor Public suivie de la vente de celles : conformes(1. Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).2 Recettes versées au 16.kikony).04 Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).04 26 23.04 24 17.10.07.07.04 196 du Saisie de l’engin : 1 Engins detruits le 10. 09.04 Kg de langoustes trésor Public suivie de la vente de celles : conformes(2. Pêche avec engin prohibé(filet avec maillage non conforme)(lac kikony).04 filet (200 m) 22.10.04 19 10.07.07.04 131 du Saisie des produits : Recettes versées au 09.04 23 17.07.07.10.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19. 203 du Sasie des produits : Recettes versées au 23. 200 du Sasie des produits : 35 Recettes versées au 17.04 en application de la Décision N°120/04/MAEP/Mi du 19.

04 191.04 en application de la Décision N°121/04/MAEP/Mi du 19.875. produits (2 pièces de Dossier transmis au trépangs). 93 du Sasie des engins : 04 Les engins ont été 27.04 31. convoqué pour la transaction (N°458/MAEP/SG/Mi du 14.04 30.07.04 Détention d’engins prohibés(bouteilles) pour la collecte de trépangs 29 Pêche illicite dans la ZEE malgache (2 navires) 31 Collecte de langoustes ovées et de taille non réglementaire Collecte de langoustes ovées et de taille non réglementaire 27.04 111 du Saisie des produits : 60 Recettes versées au 03.04 27.04(446) 108 du Saisie des produits : Recettes versées au 30.04 vente : 4.2 kg de trépangs Trésor Public 203 .000 Fmg.04 Collecte de trépangs de taille non réglementaire et sans permis 35 01.09.07.000 Fmg.07.04 25 du Saisie des produits : Recettes versées au 01.000 Fmg et destruction de ceux en état de putréfaction(46 kg).08. 01 gardés au magasin de compresseur. 01 stockage de Majunga moteur hors bord et Recettes versées au des produits (200 kg de trésor Public trépangs) suivie de la vente des trépangs conforme 3.07.000 Fmg et de la glacière 111 du Saisie des produits : Recettes versées au 03.04 kg de langoustes suivie de la vente de celles conformes (40 kg) : 1.07.04 bouteilles.07.000 été incinérés le Fmg 22.04 03.04 33 Collecte de langoustes ovées et de taille non réglementaire 34 29.10.04 32 28. 70 du Saisie des engins : 11 Les engins on été 29.07.10.08.000.07.08.07. 01 gardés au magasin de détendeur. 132 du Saisie des produits : 23 Recettes de ces 2 28.04) 134 du Saisie des produits : 70 27.04 en application de la Décision N°121/04/MAEP/Mi du 19.5 kg de trépangs Trésor Public suivie de vente de ceux Les produits de taille de taille réglementaire non réglementaire ont (05 kg) : 320.07. 27.07.04 kg environ d’anguisses Trésor Public et de 40 kg de poulpes suivie de vente : 640.08.000 Fmg été incinérés le 22. et des stockage de Majunga.07.04 Kg bouteilles.08.04 Proposition pour une L’armateur a été transaction.autorisation 28 27.04 kg de langoustes suivie infractions versées au de la vente de celles Trésor conformes (20 kg) : 500.640. trbunal de 1ère instance de Morondava le 04.750.10.000 Fmg.10.04 449 kg de trépangs Trésor Public suivie de vente de ceux Les produits de taille de taille réglementaire non réglementaire ont (199 kg) : 10.08.04 Collecte de trépangs de taille non réglementaire 36 Collecte illicite de produits halieutiques (anguisses) 37 Collecte de trépangs de taille 03.09.

08.04 45 Collecte illicite de produits d’eau douce et avec de taille non réglementaire 15.04 13.08.08.000 Fmg 135 du Saisie des produits : 7 Recettes versées au 10.08.04 44 Collecte de poissons de taille non réglementaire 15.5 kg de trépangs Trésor Public environ suivie de Trésor Public(lettre vente : 1.04 Collecte de Trépangs de taille non réglementaire 42 Collecte illicite de crevettes 43 Collecte de produits sans permis valide 11.04 kg de langoustes suivie Trésor Public de vente de celles : Trésor Public(lettre conformes(6.04 kg de langoustes suivie Trésor Public de vente de celle de taille réglementaire(8.08.000 Fmg et de destruction de ceux non réglementaire (1.04 en application de la Décision N°121/04/MAEP/Mi du 19.04 de leur vente : 350.5 kg) CONTROILE DES NORMES SANITAIRES : : ETUDE D’IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX (EIE) 14 Etablissements agrées en Aquaculture ont fait des Etudes d’Impacts Environnementaux et un seul en Pêche.000 été incinérés le Fmg 22.04 195 kg de poissons Trésor Public suivie de la vente de ceux de taille conforme (176 kg) : 704.04 243 kg de Trépangs Trésor Public suivie de vente de ceux Les produits de taille taille réglementaire non réglementaire ont (180 kg) : 8.08.04 10.04 en application de la Décision N°121/04/MAEP/Mi du 19.08.04 31.04 Sans N° Saisie des produits : 28 Recettes versées au du kg de crevettes suivie Trésor Public 11.300.000 été incinérés le Fmg 22.2 kg) : 627.10.000 Fmg 426 du Saisie des produits : Recettes versées au 15.08.08.7 kg) : N°468/04) 167.08.08.710.non réglementaire 38 Collecte illicite de Trépangs 39 Collecte de langoustes ovées 40 Collecte de langoustes ovées 41 06.04 kg de poissons suivie Trésor Public de leur vente : 104.08.04 suivie de vente de ceux Les produits de taille de taille réglementaire non réglementaire ont (17.10.04 10.000 Fmg 212 du Saisie des produits : 8 Recettes versées au 13.10.08.10. 204 .08.08.5 kg de poissons Trésor Public suivie de la vente de ceux de taille conforme (30 kg) : 90.04 11.04 37.500 Fmg 110 du Saisie des produits : Recettes versées au 11.7 kg) : 261.000 Fmg N°468/04) 135 du Saisie des produits : 9 Recettes versées au 10.04 116 du Saisie des produits : Recettes versées au 03.08.000 Fmg et de destruction de ceux non réglementaire (19 kg) 427 du Saisie des produits : Recettes versées au 15.

7 0.3 47 700 7 855 300 17 400 43.2.2 0.00 1 613.9 31.5 28 758 100 2 399 000 407 145.80 839.5 Valeur en millier fmg 2004 Quantité 11 355.10 3 396.39.4 52.08 Quantité 10 957.90 2 372.2 34.6 0.5 35 692 000 20 343 000 119 000 26 922 555 357 205 .9 Valeur en millier fmg 2003 Quantité 13 145.9.2004 Nature des produits CREVETTE Entière Etêtée Décortiquée Tête CRABE Entière Morceau Décortiquée Pince LANGOUSTE Entière Queue Décortiquée 227 29.7 Valeur en millier fmg 643 503 474 115 176 704 25 145 151 123 616 680 167 300 71 782 400 23 485 200 107 700 985 647 000 113 488 000 59 180 000 166 249 130 65 614 090 284 001 799 159 6 115 176 64 966 3 537 40 420.37 1 252 094 5 815 244 481 242 14 663 1.40 437.1 19.9 79.70 470.1 27.2 0.8 2001 Valeur en millier fmg 545 434 118 2002 Quantité 12 294.2 0.70 1 621..4 26.9 808.3 729 000 20 789 000 30 000 16 056 401 3 565 927 269.4 490.7 462.8 0.40 673.4 7. Situation des produits de pêche exportés : Année 2001 .3.7 6.6 23 240 871 4 440 530 363. DONNEES SUR LES RESSOURCES HALIEUTIQUES EXPORTEES Tableau n° 9.

5 10 386.30 3 350 58 787 477 10 766 336 30 464 4 585 782 9 818 117 450 883 248 223 11 479 123 089 2 191 387 637 584 273 558 166 578 912 1.1 355.1 0.8 37.2 2.2 0.3 204.9 299.8 109 000 17 510 000 32 013 000 502 500 12 000 304 000 10 000 352 000 4 004 000 2 827 000 2.6 0.1 73 552 3 105 252 2 205 255 0.05 6 332.6 22 462 17.00 14.4 7.3 13 062.8 2 882.9 43.3 1 667.2 8.2 18.MAEP 206 .5 26 0.4 11.7 209 311 692 82 452 865 511 13 296 300 12 330 200 19 592 727 16 313 000 142 900 684 800 26 900 115 100 1 002 800 2 094 200 680 908 0.73 866 388 193 173 277 639 586 979.2 986.3 0.1 5.9 12 431 780 18 648 792 4 709 212 5 942 300 67 235 197 340 33 836 83 548 803 782 357 597 2 795.70 4.9 20.80 999.6 2.47 1 029 650 584 205 930 116.2 1 752.1 339.Tête poisson cephalopode chevaquine algue trepang bichique coquillages cigale de mer anguilles aileron de requin civelles farine de poissons conserve de thon requins crevettes d'eau douce geniteurs escargot autres Total Quantité en tonnes Valeur en millier Ariary 0.5 1.6 99.60 1 296 562 500 259312500 Source : Annuaire statistique agricole.5 827.50 0.9 12 193.7 14.9 6.6 22 0.8 45.2 1 900 800 4 2 902 000 35 300.8 93.7 ND ND 891.90 596.40 831 617 900 166323580 18 038.8 32.1 3.8 21 561.50 1 092.

50 335.1 987.70 8 030.Tableau n°9. Evolution de production des produits de pêche maritime et d’eau douce (de 1995 à 2006) Productions Production maritime Aquaculture marine Production d'eaux douces Production totale 1995 87 962 1 535 33 177 120 139 1996 86 227 2 425 32 650 118 877 1997 88 318 2 477 32 650 120 968 1998 87 396 2 492 32 011 119 407 1999 91 497 3 486 31 560 123 057 2000 98 459 4 800 32 300 130 759 2001 101 233 5 399 32 350 133 583 2002 102 726 6 628 32 400 135 126 2003 105 475 8 920 32 450 137 925 2004 102 366 6 243 32 550 134 916 2005 99 998 6 404 32 650 132 648 2006 100 943 6 776 32 750 133 693 Source: Direction de la Pêche et des Ressources Halieutiques (D.7.4 555.30 8 013.40.R.6 199.5 258.4 317 109 306..P.5 222.4 216. Evolution de l’exportation des produits de pêche de 1990 en 2007 Tableau n°9.3 284.34 7 883. 41. Evolution de l’exportation des produits de pêche de 1990 en 2007 Produits Crevettes Crabes Langoustes Source : ASH 1990 5 975 500 143 1 991 6 708 287 247 1 992 4 988 252 184 1 993 7 239 499 192 1 994 8 050 415 244 1 995 1 996 1 997 1 998 11 683 383.2 Graphique 9.5 2 000 12 666 577.8 224.2 1 999 12 250 260.H) 207 .3 2 001 15 274 521.619 256.678 2 002 15 139 488 309 2 003 15 139 488 309 2 004 13 651 852.2 2 005 11195 631 278 2 006 12 217 775 221 2007 12494.

8.Graphique 9.55% . : Evolution de Production des produits de pêche maritime et d’eau douce La production d’eau douce a l’aire stagnante La production maritime augmente de 87962 à 105475 de 1995 à 2003. soit 442% d’augmentation de 1995 à 2003 et une baisse de 18. 208 .5% de 2003 à 2006 L’aquaculture marine augmente de 1535kg à 8320kg. soit 20% d’augmentation et une baisse de 6.

95 VATOVAVY FITOVINANY « Manakara » IOS SMPM Civelles Crevettes Langoustes Poissons 32 541. : Quantité totale des produits halieutiques par province.15 208 .00 DIANA 25 965 114. par établissement et par produit (Année 2005) SITE ETABLISSEMENTS ANALAMANGA HIP LEE MANDA SEA REINE SEPHAL SEPROMA SICOCEAN SININDO TANJONA TNT LONG FE TROPIC MARINE SAN PIN LAW FRERES LGA PFOI MADASURGEL MAHAMODO PECHERIE D'IHARANA PECHERIE DE NOSY BE MADAPECHE MARTIN PECHEUR SOIEXT TROATSE EMI KALETA PRODUITS EXPORTES Anguilles Bichiques Calmars Cigales Crabes Crevettes Langoustes Poissons Poulpes Trépangs Ailerons de réquin Vessies natatoires de poisson Conserves de thon Crabes Crevettes Langoustes Poissons Poulpes QUANTITE TOTALE (kg) 643 726.10 VATOVAVY FITOVINANY « Mananjary » CAPTAIN PABLO MADAGASCAR PESCA Bichiques Civelles Crevettes Langoustes Crevettes Crabes 20 819.42.70 BOENY MELAKY Crabes Crevettes Poissons Poulpes Langoustes 6 782 675.00 MENABE SOPEMO AQUAMEN EF AQUALMA BESAKOA AQUALMA BESALAMPY AQUAMAS CRUSTA PECHE PECHEXPORT REFRIGEPECHE OUEST SOGEDIPROMA SOMAPECHE SOMAQUA PMM 1 004 311.Tableau n°9.86 ANOSY Cigales Crevettes Langoustes Poissons Ailerons de réquin 262 310.

Belgique.66 Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH. Réunion.80 Poissons 830 618. France. Italie. Italie. Maurice.80 PAYS IMPORTATEURS Chine. Egypte. Singapour Grèce. France. Espagne.50 TOTAL 49 établissements agréés 36 801 076.EST REFRIGEPECHE EST Crevettes Poissons Calmars Langoustes Poulpes Calmars Crabes Crevettes Langoustes Poissons Poulpes Trépangs Ailerons de réquin Vessies natatoires de poisson 14 types de produits 1 009 249. Maurice. Etats-Unis Emites Arabes Unis. Espagne 631 250.43. Réunion Canada. Finlande. Maurice. Taïwan Bankok. Réunion. Danemark.00 11 375. Hong Kong. Corée du Sud. Singapour Corée du Sud. France. France. Réunion Réunion Espagne. Réunion Maurice.00 Crevettes Langoustes 277 739. Japon.46 209 . : Quantité totale des produits halieutiques vers les pays importateurs (Année 2005) PRODUITS Anguilles Bichiques Calmars Cigales Civelles QUANTITE TOTALE(kg) 6 061. Singapour. Corée du Sud. Espagne. Maurice. Egypte. Japon. Malaisie. Pays-Bas. Réunion Egypte.. Comores. Hong Kong.1 tonne de 14 types des produits halieutiques ont été exportés par 49 établissements agréés à Madagascar l’année 2005. Russie. Réunion.Comores. France.00 108 025.00 366.65 Crabes 11 195 462. Maurice.DSAPS-MAEP 36 801. France.00 32 922. Tableau n°9.40 ANALANJIROFO « Sainte Marie » SPSM SUD OUEST COPEFRITO MERCURY MUREX SIN HING SOPETO TULEAR PECHE PROFONDE 1 080 328. Hong Kong. Thailande. Danemark. Réunion France. Malaisie Allemagne.15 Poulpes Ailerons de réquin Conserves de thon 988 357. Italie. Maurice.00 5 556. Egypte.00 22 395 358. Hong Kong.

00 VATOVAVY FITOVINANANY MANANJARY CAPTAIN PABLO MADAGASCAR PESCA Civelles Crevettes Langoustes Poissons Anguilles Crevettes Crabes 30 182. Corée du Sud. Hong Kong.00 9 099 338 857. Thailande Tableau n°9. Singapour.00 MENABE SOPEMO AQUAMEN EF 1 136 682.75 189 842 192.00 LAW FRERES LGA PFOI MADASURGEL 22 075 013.Trépangs TOTAL 2006 246 985.86 Canada.22 210 .24 DIANA MAHAMODO PECHERIE D'IHARANA PECHERIE DE NOSY BE MADAPECHE MARTIN PECHEUR ANOSY SOIEXT TROATSE EMI KALETA IOS Cigales Crevettes Langoustes Poissons Ailerons de réquin 234 672.00 11 392 404 931.40 455 743 260.18 155 073 696 989..16 Civelles VATOVAVY FITOVINANY MANAKARA MSP SMPM Crevettes Langoustes Poissons Bichiques 11 354.00 36 730 076.44. Valeur totale des produits halieutiques par province et par établissement (Année 2006) SITE PRODUITS EXPORTES FAIR MADAGASCAR Anguilles Calmars MANDA Cigales SEA REINE Crabes SEPHAL ETABLISSEMENTS SEPROMA SICOCEAN SININDO TANJONA TNT LONG FE QUANTITE TOTALE (kg) VALEUR TOTALE (Ariary) ANALAMANGA TROPIC MARINE Crevettes Langoustes Poissons Poulpes Trépangs Ailerons de réquin Vessies natatoires de poisson Conserves de thon Crabes Crevettes Langoustes Poissons Poulpes 565 436.68 5 846 160 069.

63 PAYS IMPORTATEURS Afrique du Sud.98 34 441 936. Tableau n°9.AQUALMA BESAKOA AQUALMA BESALAMPY AQUAMAS BALT MAD CRUSTA PECHE Crabes BOENY MELAKY Crevettes Poissons FAIR MADAGASCAR Poulpes Trépangs PECHEXPORT EXPOLMA REFRIGEPECHE OUEST SANTI IMPORT EXPORT SOGEDIPROMA SOMAPECHE SOMAQUA PMM 8 451 042.74 23 062 650 602.00 8 702.00 1 111 667 324.00 TOTAL 54 établissements agréés 14 types de produits 34 515 059.31 376 290 260 998. Quantité totale des produits par pays importateurs (Année 2006) PRODUITS Anguilles Bichiques Calmars Cigales QUANTITE TOTALE (kg) 7 550. exportés par 54 établissements agrées. France.FY 1 275 896. . Singapour Réunion Espagne.DSAPS-MAEP En 2006. les 34 515 059 kg des ressources halieutiques.27 COPEFRITO SUD OUEST MERCURY MUREX SIN HING SOPETO FIA .34 Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH. Réunion Réunion 211 . Réunion.45 Ailerons de réquin Vessies natatoires de poisson EST REFRIGEPECHE EST Crevettes Poissons Calmars Cigales Langoustes Poulpes Calmars Crabes Crevettes Langoustes Poissons Poulpes Trépangs Ailerons de réquin Vessies natatoires de poisson ANALANJIROFO SPSM 734 778.80 636.80 10 538 685 619. Maurice.00 VALEUR TOTALE (en Ariary) 180 894 219.76 160 631 738 478. France. ont été valorisées à 376 290 260 998.34 Ariary.45.00 84 343.50 80 992 500.

00 74 480. Italie. Italie.DSAPS-MAEP Tableau n°9.10 620. 10 638 256 358. Japon. Emites Arabes Unis Allemagne.00 368 101. Maurice. Italie.12 18 455 298. Italie.70 19 290. Egypte. Bankok. Réunion.00 986 129 385.89 40. Singapour Côte d'Ivoire.40 15 908. Thailande Belgique. Thailande Espagne.00 93 487 220. Grèce. France.46.45 13 332 643. France.70 Allemagne.71 8 012 340. Ghana.44 Mayotte. Espagne.00 1 231 835 800. Singapour.00 7 609 751 383. Belgique. 14 142 043 953.00 3 145 831 767.31 99 955 823 777.00 25 100 000. Hong Kong.83 Comores.00 113 698 116.00 88 029 400. Maurice. Etats-Unis.40 238 395 120.00 500 139 410. Martinique.34 Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH. Suisse.00 2 428 611 686. Singapour.97 95 362 743 141. Corée du Sud.80 Italie. Emites Arabes Unis.70 3 152 499. Taïwan Crabes 775 226.68 Crevettes 12 217 857.70 4 490. Espagne. Maurice. Maurice. France. Thailande.48 19 520 125 655.70 837 793 226. Singapour. Inde.00 Espagne. France.40 3 898 572 904. Viet Nam Emites Arabes Unis. Portugal.46 Langoustes 221 487. Egypte.95 TOTAL ANTANANARIVO ANTSIRANANA TOTAL ANTSIRANANA FORT-DAUPHIN TOTAL FORT-DAUPHIN MAHAJANGA 212 .00 11 686 673.00 5 983 187 699. Inde. Hong Kong.00 3 419.00 926 199. : Quantité et Valeur totale des produits halieutiques exportés par établissement agréé et par Région (Année 2007) SITE ANTANANARIVO ETABLISSEMENT FAIR MADAGASCAR LONG FE MANDA SEA REINE SEPHAL SEPROMA SICOCEAN SININDO TANJONA TNT TROPIC MARINE LAW FRERE LGA MADASURGEL PFOI EMI MADAPECHE Martin Pecheur SOIEXT TROATSE AQUALMA BSK QUANTITE EXPORTEE (kg) 23 034. France.00 693 019. Hong Kong.19 99 106 531 957.00 376 290 260 998. Pays231 676 498 249. Guadeloupe.00 1 592 240 921.00 139 680. Singapour.53 Bas.00 69 730.00 265 815 200.08 477 197 087.85 3 890.00 4 000 000.50 2 080. Réunion. Taïwan. Portugal.00 3 661. 4 938 638 515.00 78 162.33 7 164 446. Réunion.00 730. Maurice. Espagne Canada.18 243 361.Civelles 4 580.13 104 284 912. Finlande. Japon. Réunion. Thailande 26 079.51 Bas.00 148 670. Belgique. Pays9 308 984 049.00 247 060. Danemark.63 VALEUR (Ariary) 1 300 037 151. Hong Kong. Comores.00 1 558 997 400. Espagne.19 206 863. France.80 34 515 059. Corée du Sud. Hong Kong.00 Poissons 1 317 192.59 Poulpes Ailerons de réquin Conserves de thon Trépangs TOTAL 2006 1 152 743.75 74 752 203 187. Réunion Canada.

00 7 336 510 848.68 598 360.00 517 394 925. Espagne.00 917.19 2 697 517 250.38 11 197 498 444.80 189 690.83 747 603.56 2 617 704 242.80 466 277. France. Maurice.00 163.76 521 817.75 16 419 792.00 185 578 681.09 3 701 015 425. Maurice.00 2 159 281 835.60 998 494 426. Taîwan Réunion France.17 245 371 180.00 36 787.4 40 383.64 212 238 085. Russie Anguilles Bichiques Calmars Cigales Civelles Crabes 7 689.00 15 824.00 1 350 981.01 412 439 747.77 186 734 900.66 6 690 154 795.00 80 914 680.25 35 870. Réunion Réunion Espagne.70 190 237.47. Danemark.21 13 255 873 732. Singapour.DSAPS-MAEP En 2007.00 161 667.11 697 336.00 2 791 616 771.00 523 143. exportés par 50 établissements agrées.96 28 279 693.00 98 431. Allemagne.55 220 445 717.00 4 128 548 539.00 139 290 606.90 16 000.AQUALMA BSLP AQUAMAS BALT MAD CRUSTA PECHE EXPOLMA FAIR MADAGASCAR PECHEXPORT REFRIG OUEST SANTI IMPORT EXPORT SOGEDIPROMA SOMAPECHE SOMAQUA TPE TOTAL MAHAJANGA MAINTIRANO MANAKARA PMM IOS MSP SMPM CAPTAIN PABLO MADAGASCAR PESCA AQUAMEN EF SOPEMO PNB SPSM REFRIGEPECHE EST COPEFRITO MERCURY MUREX SIN HING SOPETO 50 établissements 1 707 535.04 15 932.49 1 091 054 908.89 427 828 836.00 207 831 250. Tableau n°9.00 14 147.00 6 465 508 232.26 49 039.52 Ariary. Portugal.90 415 460.15 kg des ressources halieutiques. ont été valorisées à 387 559 966 923.00 190 432 023 039. Hong Kong Algérie. Belgique. Hong Kong. Réunion.53 3 684 232 848.00 527 739 540.40 1 509 843.00 122 828 775.80 16 700.15 40 268 210 458.16 361 849.18 5 283 354 372.37 12 470 683 158. Quantité et Valeur totale des produits halieutiques vers les pays importateurs Année 2007 : PRODUITS QUANTITE (kg) VALEUR (Ariary) DESTINATION Corée. E Arabes Unis.90 555.00 8 534 955.00 7 750. Maurice.89 28 307 804 744.71 159 192 450.60 934 092.31 7 193 443 244.00 467 814.04 387 559 966 923.00 4 597.00 987 242.00 67 094. les 28 279 693.22 23 208 174 195.32 20 061 757.00 38 154.80 7 829 563 964.93 663 744.54 213 .00 608 654 220.00 745 184. Japon.99 574 331.00 9 946 632 080.00 19 467.52 TOTAL MANAKARA MANANJARY TOTAL MANANJARY MORONDAVA TOTAL MORONDAVA NOSY-BE SAINTE MARIE TOAMASINA TULEAR TOTAL TULEAR TOTAL EXPORTATION Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH.

Maurice.23 Poulpes Requins 1 265 806. France.00 28 279 693. Italie. Réunion.59 1 130 316. France. Inde. Hong Kong.38 293 500.90 914 068 499.52 Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH.Gabon. Russie E Arabes Unis. Corée. Potugal. Belgique.97 3 234 581 133.00 72 076 121.10 4 039. E Arabes Unis.19 Thons Trépangs Vessies natatoires TOTAL EXPORTATION 3 993 853. Belgique.80 284 343. France. Chine.9 : Taux des produits halieutiques exportés 214 . Japon. Maurice.00 262 532 635 128. Japon. Guadeloupe. Italie. Espagne. Japon.51 7 415 701 426. Malaisie. USA France. Singapour.Italie. Russie. Royaumes Unis. Comores. Suisse Afrique du sud. Italie. France. Egypte.00 387 559 966 923.70 6 861 817 202.Crevettes 12 494 118.DSAPS-MAEP Graphique n°9. Réunion. Inde. Portugal. Danemark. Potugal. Réunion.70 22 563 038 494. Pays-Bas. Mayotte. Espagne. Singapour Hippocampes Langoustes Poissons 0. Réunion. Italie. Maurice. Royaumes Unis Canada. Grèce. Hong Kong.15 74 752 203 187. Taîwan Hong Kong. Hong Kong. Réunion. Egypte. Pays-Bas Canada. Pays-Bas.21 37 892. Seychelles Hong Kong E Arabes Unis. Espagne. Maurice. E Arabes Unis. Singapour Allemagne. Martinique. Russie Afrique.90 France.

00 SOGEDIPROMA 183 795.00 527 739 540.00 437 325 048.22 215 .45 TOTAL MANAKARA 40 383.00 TOTAL ANTANANARIVO 693 019.00 5 997 443 699.80 MSP 16 700.80 SOPEMO 534 567.00 TOTAL MANANJARY 36 787. Production par Etablissement (année 2007) QUANTITE PRODUIT (kg) SITE ETABLISSEMENT ANTANANARIVO FAIR MADAGASCAR 23 034.70 CRUSTA PECHE 190 237.64 212 238 085.00 SMPM 7 750.00 TOTAL FORT-DAUPHIN 250 055.20 NOSY-BE PNB 1 509 961.00 MANDA 69 730.31 7 220 443 244.00 25 100 000.00 BALT MAD 38 154.04 8 107 560 522.99 28 307 804 744.00 SICOCEAN 368 101.50 SININDO 2 080.57 11 197 498 444.40 3 898 572 904.70 SEPHAL 4 490.00 207 831 250.00 SOMAQUA 524 343.00 80 914 680.00 TNT 3 661.00 986 129 385.00 265 815 200.10 TROPIC MARINE 620.03 MAINTIRANO PMM 663 744.05 SOIEXT 20 290.75 74 752 203 187.00 88 029 400.45 TOTAL ANTSIRANANA 13 352 855.09 4 282 495 184.00 LGA 926 199.81 40 278 049 625.Tableau n°9.19 2 701 986 631.33 SOMAPECHE 747 603.48.89 LONG FE 40.75 16 419 792.48 19 520 125 655.00 PFOI 12 183 673.37 13 255 873 732.00 TROATSE 1 090.63 AQUALMA BSLP 1 710 437.13 104 284 912.00 EXPOLMA 163.97 95 362 743 141.00 1 231 835 800.45 SANTI IMPORT EXPORT 14 147.00 MADAPECHE 74 520.00 TOTAL MAHAJANGA 9 055 031.00 2 428 611 686.40 TOTAL MORONDAVA 968 264.56 2 617 704 242.19 100 508 170 040.58 12 470 683 158.00 4 128 548 539.00 VALEUR (Ariary) 1 300 037 151.71 159 192 450.77 186 734 900.00 517 394 925.00 Martin Pecheur 149 269.00 6 472 700 632.33 21 420 446.25 MANANJARY CAPTAIN PABLO 35 870.00 MADAGASCAR PESCA 917.66 6 705 675 795.00 SEA REINE 78 162.08 477 197 087.90 TPE 16 000.04 MANAKARA IOS 15 932.71 8 012 340.19 ANTSIRANANA LAW FRERE 222 503.18 5 283 354 372.00 4 000 000.00 93 487 220.00 1 592 240 921.00 1 558 997 400.89 TOAMASINA Entreprise JAONINA 45 224.00 7 609 751 383.00 FAIR MADAGASCAR 93 173.00 192 195 717 512.01 412 439 747.00 TANJONA 139 680.00 113 698 116.00 500 139 410.11 AQUAMAS 697 336.16 SAINTE MARIE SPSM 389 647.00 122 828 775.85 FORT-DAUPHIN EMI 4 886.00 PECHEXPORT 751 291.00 MORONDAVA AQUAMEN EF 467 814.91 REFRIG OUEST 817 942.00 608 654 220.05 MAHAJANGA AQUALMA BSK 3 270 406.00 SEPROMA 3 419.40 MADASURGEL 20 480.

90 415 460.80 205 911.25 Graphique n°9.48% des produits proviennent de la région de DIANA et 30. 25 Ariary.26 49 039.00 2 159 281 835.00 10 032 142 530.00 1 367 202.88 889 829.REFRIGEPECHE EST TOTAL TOAMASINA TULEAR COPEFRITO MERCURY MUREX SIN HING SOPETO TOTAL TULEAR TOTAL PRODUCTION Source : Autorité Sanitaire Halieutique –ASH.00 98 431.82% des produits halieutiques produits par les 51 établissements agrées par l’Etat malagasy ont été exportés.50 23 361 182 163.11. Les valeurs des crevettes et les thons exportées représentent une valeur significatives de la valeur totale des produits halieutiques exportés.18% de la région de Boeny. Antsiranana et Boeny prennent les 2 premières places d’exportation des produits halieutiques.74% et thons : 19.53 3 684 232 848. dont 52.29%.55 220 445 717. Crevettes : 67.96 29 580 287.10 : Pourcentage des produits halieutiques exportés par Régions Les 98.04 392 181 641 230.88 598 360. Graphique 9.DSAPS-MAEP 844 605.00 2 877 127 221.les produits halieutiques rapportent 392 181 641 230..53 23 361 182 163.: Valeur totale de l’exportation des produits halieutiques 216 . Au total .49 1 091 054 908.

Région Sofia (Maromandia et Analalava) . seulement 1 cyclone sur 20 (Kamisy en 1984) a amené des vents supérieurs à 200 km/h sur la Grande Île. Par ailleurs la zone Sud-Sud-Ouest de Madagascar est soumise à un climat de type semi-aride. . le phénomène peut provoquer une diminution de la production agricole dans les régions à basse altitude. A la racine de tels phénomènes. faisant qu’elle est sujette à des risques élevés de sécheresse. les changements anthropiques sont très rapides et par conséquent menacent énormément les écosystèmes souvent fragiles. A cela s’ajoute la destruction des récifs coralliens. GESTION DES CATASTROPHES NATURELLES ET DE LA VULNERABILITE DE LA POPULATION 10. Vingt fois plus de perte engendrée par les aléas climatiques dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Atsinanana et Vatovavy Fitovinany) . les bassins de la Linta et de la Mandrare sont caractérisés par des lignes de précipitations annuelles comprises entre 400 et 600 mm. Parmi les pays du Sud.le Nord-Est : Région SAVA. les gaz à effets de serre émis par les pollutions urbaines et la déforestation. Il est impératif de changer nos modes de vie et de nous développer autrement pour réduire drastiquement ces gaz polluants et rétablir l'équilibre du climat. production d'énergie.. entre Sambava et Vohimarina. une des causes déterminantes des changements climatiques. mais à des degrés différents. Région Boeny (Soalala) . C'est l'accumulation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre qui perturbe le climat de la Terre. agriculture. ce qui implique une certaine adaptation des espèces animales et végétales. inondations et tempêtes. Et ce. en particulier. Madagascar est le plus grand vecteur de gaz à effet de serre à cause de la déforestation.1. GESTION DES CATASTROPHES NATURELLES 10. A partir de 1994.. Leur capacité à réagir face à la rudesse des catastrophes naturelles est très limitée. Les cyclones issus du Canal de Mozambique sont en général plus petits et affectent le Centre-Ouest ou plus rarement le SudOuest. La fréquence d’un tel phénomène induit un changement successif du mode vie sur une ou deux générations. un million d'espèces animales et végétales pourraient disparaître en 50 ans et des millions de personnes seront affectées. Les perturbations issues de l’Océan Indien peuvent traverser le pays et ressortir par le littoral Ouest. soit une menace pour les grandes villes. Ces changements sont dus à l'industrialisation de la planète et à l'utilisation massive d’énergies fossiles.1.le Centre-Ouest : Région Melaky (Besalampy) .CHAPITRE 10. accompagné d’une élévation du niveau de la mer. .1. Les zones d’impact les plus fréquents sont : . industrie. soit pour y reprendre de l’énergie et se représenter sous une forme nouvelle. les catastrophes naturelles ont été cinq fois plus fréquentes et ont tué soixante dix fois plus de personnes ou menacé leur vie. Madagascar a subi des cyclones d’intensité identique au 217 . soit pour mourir dans le Canal de Mozambique. montée du niveau des mers. la disparition des espèces végétales et animales…. les cyclones de forte intensité deviennent plus fréquents. ETAT DES CYCLONES ET L’INONDATION Madagascar est situé dans la zone de convergence inter tropicale où l’influence des cellules de basse pression intertropicale amène la mousson du Nord-0uest à chaque saison chaude. Au Sud de Toliary. Alors que les changements climatiques naturels se font sur de très longues périodes. elles s’incurvent dans le Canal de Mozambique en direction du Sud et peuvent toucher le Centre-Ouest et même le littoral méridional. Toutes les zones littorales sont sensibles aux dépressions et aux cyclones. Entre 1980 et 1993. disparition des glaciers et de la banquise. souffrent des effets prévisibles des changements climatiques jusqu’à en affecter de la vie de la population. A long terme. Au cours de ces trois dernières décennies. avec de très graves perturbations à l'avenir si nous ne réagissons pas : canicules et désertifications.l’Est entre Fénérive-Est et Nosy Varika (Régions Analanjirofo. L’environnement et l’économie des pays sous-développés sont vulnérables aux impacts des changements climatiques engendrés par l’émission de gaz à effet de serre. Ces gaz proviennent notamment de la plupart des activités humaines : transports. chauffage …. Si elles traversent l’extrême Nord de l’île. 10. La vulnérabilité des pays du Sud est beaucoup plus conséquente face aux aléas climatiques. Ces cellules de basse pression sont à l’origine de dépressions et de cyclones tropicaux lorsque la cellule anticyclonique au Sud des Mascareignes est absente.2. Les pays en voie de développement.1 INTRODUCTION Notre planète s'échauffe anormalement.

1. il est normal que nous observions une intensification des cyclones sur la Grande Île. Le nombre de cyclones intenses touchant Madagascar a nettement augmenté de 1994 à 2005. ont doublé en nombre et en pourcentage par rapport à la période de quinze années auparavant Comme les cyclones les plus intenses durent généralement plus longtemps et se déplacent sur de plus longues distances. Saison cyclonique 2006-2007 8. En somme.3 : Stratégies de gestion des cyclones Tableau 10. Cette tendance se retrouve aussi dans l’Océan Indien. Carte 10. Entre 1990 et 2004. dans les catégories les plus intenses. Saison cyclonique et les noms des perturbations Saison cyclonique 1986 1988 1990 Nom des perturbations CT Honorinina CT Calidera CT Alibera CT Daisy CT Géralda CT Litanne CT Bonita CT Edwige TT Fabriola CT Eline TT Gloria CTTI Hudah FTT Cyprien CT Kesiny TTM Fari Dates de passage 09/02/86 au 23/03/86 14/01/88 au 18/01/88 27/12/89 au 07/01/90 07/01/94 au 17/01/94 26/01 au 09/02/94 07/03 au 19/03/94 31/12/95 au 15/01/96 18/02 au 29/02/96 25/12/96 au 09/01/97 04/02 au 23/02/2000 29/02 au 05/03/2000 25/03 au 08/04/2000 01/01 au 03/01/02 03/05 au 11/05/02 23/01 au 01/02/03 1994 1996 1997 2000 2002 2003 218 .2. Ces cyclones intenses constituent 9 des 24 cyclones tropicaux ayant touché le pays. les cyclones Dans le sud de l’Océan Indien. et comme Madagascar se trouve le long de leurs trajectoires.1. bien que le nombre de cyclones qui touchent le pays annuellement (toutes intensités confondues) n’a pas changé ces 25 dernières années.cyclone tropical Geralda (1994) presque tous les 2 ans.

Melaky Vatovavy fitovinany. Betsiboka. hôpitaux. Betsiboka. Sofia. Atsimo Atsinanana Jaya 26/03 au 07/04/07 Analanjirofo. Atsimo Andrefana 91km/h 221km/h Boeny. écoles. Anosy. Atsimo Andrefana. Atsinanana. 219 . Sofia. Diana. Melaky. Analanjirofo Le Cyclone Indlala a ravagé tant d’équipements. Sava. Les zones influencées pendant les zones cycloniques de 2004 à 2006 Saison cyclonique Nom des perturbations CT Manou CT Cela FTT Elita Dates de passage 03/05 au 10/05/03 04/12/03 au 22/12/03 24/01/04 au 13/02/04 01/03 au 18/03/04 16/01 au 25/01/05 26/01 au 03/02/05 20/01 au 06/02/06 26/11 au 04/12/06 15/12 au 28/12/06 29/12/06 au 04/01/07 26/01 au 13/02/07 06/02 au 13/02/07 21/02 au 28/02/07 09/03 au 19/03/07 Zones influencées Atsinanana. Menabe. Atsinanana. Atsinanana. bâtiments administratifs. Atsimo Atsinanana Diana. Boeny 22 régions Vent max instantané 2004 169km/h 169km/h CTTI Gafilo 2005 CTI Ernest TTM Felapi 2006 CT Boloetse Anita Bondo Clovis Dora Enok 2007 Humba Indlala 326km/h 235km/h Androy. Sofia. blessés des populations … La répartition géographique des impacts sur l’humanité et sur l’environnement a été illustrée par les cartes ci-dessus. Boeny. Sofia. Alaotra Mangoro. Menabe Vatovavy Fitovinany.Tableau 10. infrastructures routières. Alaotra Mangoro. cases d’habitations. Anosy.2. Diana. décès. Androy. Atsimo Atsinanana Sava. Vatovavy Fotivinany. Boeny Sofia. Vatovavy Fitovinany.

.Carte 10.2. : Répartition géographique sur les impacts du cyclone Indlala Source : BNGRC-2007 Nombre de decès : 150 Equipements touchés : 713 Rizières détruites en ha : 54 062 Rizières détruites en ha : 54 062 Nombre des blessés : 126 Nombre des blessés : 126 Cases d’habitation touchées : 54 Cases d’habitation touchées : 54 485 Nombre des sinistrés . 188 331 nombre des sinistrés 188 331 NOMBRE DES DISPARUS : 30 NOMBRE DES DISPARUS : 30 Régions touchées par INDLALA Régions touchées par INDLALA 220 .

Carte 10. Bondo. Clovis. : Répartition géographique sur les dégâts cycloniques saison 2006-2007 sur les réseaux routiers. Indlala.3. 221 . Jaya. Gamede. suite au passage des cyclones : Anita.

(Ha) ELEVAGE Bovidés Volailles Porcins Équipements Rizière touchés det.4.Tableau 10.(T) ELEVAGE Bovidés Volailles Porcins Équipements Rizière touchés dét. + travaux publiques + eaux et électricités + télécommunications + infrastructures rurales Tableau 10. : Bilan des dégâts suite au passage d’INDLALA (Source : BNGRC : 10 sept 07) REGIONS Et DISTRICTS HUMAINS ALAOTRA Décédés Disparus MANGORO ANDILAMENA AMBATONDRAZAKA TOTAL : ANALANJIROFO MAROANTSETRA MANANARAAVARATRA SOANIERANA-IVONGO VAVATENINA FENOARIVOATSINANANA TOTAL : ATSIMO ATSINANANA VONDROZO 0 0 0 5 3 0 0 0 8 0 0 0 7 21 0 0 1 29 HABITATIONS Blessés Sinistrés 0 0 0 98 14 0 0 0 112 0 1 541 1 541 45243 4 421 24 0 1 703 51 391 Sans abris 0 529 529 27808 1 863 0 0 0 Cases d'habitation 0 134 134 38 203 454 0 2 460 315 4 020 0 2 294 52 000 0 INFRA.: Bilan des dégâts après le passage du cyclone Jaya : (Source : BNGRC : Année 2006) REGIONS Et DISTRICTS HUMAINS Décèdés Disparus Blessés Sinistrés Sans abris HABITATIONS Cases d'habitation INFRA . (Ha) Stocks dét. + logements adm.(Ha) SAVA SAMBAVA ANDAPA TOTAL : SOFIA ANTSOHIHY TOTAL : 0 0 0 1 1 0 0 2 2 7 972 35 8 007 8 8 7 972 35 8 007 8 8 2 887 906 3 793 3 3 59 28 87 7 7 0 0 0 0 0 0 0 0 18 18 1 1 TOTAL : 1 0 2 8 015 8 015 3 796 94 0 0 18 1 Équipements touchés : Ecoles + Hôpitaux + Marchés + Bureaux adm.(Ha) 1 8 9 229 38 46 2 18 18 4 000 20 0 0 2 0 294 0 52 000 0 29 671 41 117 0 0 0 1 800 0 7 1 300 222 .(T) dét. AGRICULTURE Stocks Champs dét.3. AGRICULTURE Champs dét.

5 9 713 18 087 6 683.5 150 7 610.5 0 101 31 2 234 157 2 675 96 200 0 0 0 0 0 0 8 3 600 223 .FARAFANGANA MIDONGY-ATSIMO VANGAINDRANO BEFOTAKA TOTAL : ATSINANANA ANTANAMBAOMANAMPOTSY TOTAL : BETSIBOKA TSARATANANA TOTAL : BOENY MAHAJANGA II TOTAL : DIANA AMBILOBE AMBANJA TOTAL : SAVA SAMBAVA ANTALAHA TOTAL : SOFIA ANALALAVA BEALANANA ANTSOHIHY BEFANDRIANAAVARATRA BORIZINY (Port-Berger) MANDRITSARA MAMPIKONY TOTAL : VATOVAVY FITOVINANY VOHIPENO 2 0 3 0 5 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 4 200 1 506 3 000 1 794 12 300 0 0 0 0 0 0 32 3 12 2 56 8 900 8 897 5 400 600 25 097 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 150 150 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 3 3 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 29 29 0 2 2 42 13 5 1 43 2 0 106 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 14 14 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 830 29 305 30 135 0 9 697 9 697 9 156 4 285 28 419 10 547 3 444 4 716 22 550 83 117 0 0 0 0 0 0 863 863 0 0 0 0 0 322 0 322 0 0 170 5 712 5 882 0 1 735 1 735 2 2 6 30 36 4 34 38 3 120 54 2 17 27 20 243 0 0 2 000 1 780 3 780 0 0 0 0 0 0 0 1 505 1 505 0 0 0 2 0 0 0 2 0 0 1 935 2 323 7 976 777 2 102 2 518 104 205 1 154 5 617 397.

Pollution de l’eau.1. + logements adm.Stocks détruits : 1 507 t .Champs détruits : 7 610.Bâtiments administratifs endommagés : 155 . Conséquences sur l’humanité : Les dégâts sur les habitations et infrastructures : . CONSEQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ET L’HUMANITE APRES LES PASSAGES DES CYCLONES JAYA ET INDLALA 2007 a. les marchés. CONSEQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA VULNERABILITE DE LA POPULATION 10.Ponts endommagés : 103 . Perte de couvertures végétales terrestres et marines . les télécommunications et les infrastructures rurales.5 0 1 507 0 2 530 0 54 675 0 200 31 385 54 485 Équipements touchés : Ecoles + Hôpitaux + Marchés + Bureaux adm. Ensablement et envasement des rivières .3.1.Volailles : 54 675 .5 ha .Rizières détruites : 54 602 ha .Cases d’habitation touchées : 58 281 . les eaux et électricités. Conséquences sur l’environnement : o o o o o o Destruction/modification de l’habitat naturel (faune et flore) .Hôpitaux endommagés : 75 . les travaux publics.1. Glissement des terrains .Porcins : 201 b.Cheptels bovins: 2 548 . Ensablement et inondation des terrains de cultures . les logements administratifs.Ecoles endommagées : 287 .3. les hôpitaux. + travaux publiques + eaux et électricités + télécommunications + infrastructures Rurales : Source : BNGRC-2007 Les équipements touchés sont les écoles. 10. Disparus : 30.Sinistrés :196 346 Les dégâts humains : Décédés : 151. Les dégâts sur les agricultures et élevage : .TOTAL : TOTAL : 0 150 0 30 0 126 0 188 331 0 0 8 713 3 600 54 602 0 7 610. les bureaux administratifs. Blessés : 128 Sans abris Habitation touchées Routes endommagées Ecoles endommagées 224 .

Cheptels bovins.Disparus : 30. Ecoles endommagées : . Ensablement et envasement des rivières . . Conséquences sur l’environnement : Carte 10.10. Perte de couvertures végétales terrestres et marines . : Régions touchées par le cyclone INDLALA en 2007 o o o o o o Destruction/modification de l’habitat naturel (faune et flore) .Décédés : 1365 .2 Milliards de $US Source : EM-DAT : the OFDA/CRED Internationale Disaster Database 225 .Cases d’habitation touchées. Pollution de l’eau. Ponts endommagés : 103(années 06 et 07) . Ensablement et inondation des terrains de cultures . Bâtiments administratifs endommagés . Conséquences sur l’humanité : Les dégâts humains : . Porcins : (données disponibles Année 2006 – 2007) b. : CONSEQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ET L’HUMANITE APRES LES PASSAGES DES CYCLONES DE 1968 A 2007 a.Hôpitaux endommagés. Glissement des terrains . Les dégâts sur les agricultures et élevage : Champs détruits : 137 000 ha Riz perdus : 125 000 000t Stocks détruits. . Volailles .Blessés : 962 Les dégâts sur les habitations et infrastructures : (données 2006 – 2007) .3.Sinistrés : 649 091 Conséquences sur l’économie Valorisation des riz perdus : 625 Milliards de $ US Dommage : 1.1.2.4.

40 2. LES INONDATIONS Tableau 10.01 0.42 0.00 0.50 Zone sub humide 0. FOFIFA / CRR.62 0.13 3.1.10. P/ETP < 0.80 5.02 3.03 < P/ETP < 0. Jean Louis Rakotomananana.4.07 0.98 Source : météo.03 Zone aride 0.00 0.13 0.96 2.10 0.6.00 0.56 0.23 4.06 0.00 1.22 0.03 4.00 0.47 0.12 0.5.60 0.72 0.01 0. : Les épisodes de sécheresse ayant frappé le pays de 1968 à 1999 L’UNESCO (1979) considère le rapport (pluviométrie / évapotranspiration potentielle) pour distinguer différentes zones d’aridité : Zone hyper aride.20 < P/ETP < 0.végétation -feux-cartes 10.64 0. : Valeurs de l’indice d’aridité de quelques localités MOIS JANV FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC Moy / an Morombe Ranohira Toliara Sainte Marie 1.00 2.00 0.22 0.08 2.00 0.59 0.05 0.18 5.7.82 0.50 < P/ETP < 0.1.84 0.00 0.13 2.75 Source : Extrait du « Bilan et évaluation des travaux et réalisations en matière de conservation des sols à Madagascar. Mars 1997 Tableau 10.00 0.20 Zone semi aride 0.5.01 0.00 0.1 Lutte contre l’érosion éolienne ».36 0.52 0.68 0.30 1.00 1.69 1. 3. : Les inondations ayant affecté Madagascar de 1968 à 1999 226 . LES SECHERESSES Tableau 10.43 0.03 1.

de Nb. de Betsiboka. de Boeny.20 514 37. d’ Atsinanana d’ Ihorombe. d’ Anosy. de Menabe. d’ Androy. de Vakinankaratra.11% des communes ont été touchées en 1 an d’attaque de criquet.1.8 : Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 Nb. Cette situation concerne toutes les Régions de Madagascar. d’ Amoron’i Mania. Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 Communes touchées en 1 an : 37.8% Communes touchées en 3 ans : 5.: LES INVASIONS ACRIDIENNES Tableau 10.84 81 5.1. de DIANA et de SAVA.85 1385 100 Source : FOFIFA / INSTAT / Cornell . L’invasion en deux ou trois ans successifs touche surtout les Régions d’ Itasy.2001 Graphique 10. d’ Alaotra Mangoro.Source : madag_dis_strat 10. de Nb. de Haute Matsiatra.6. de Sofia.8% Communes non tochées : 45. d’ Atsimo Andrefana. 227 .11% Communes touchées en 2 ans : 11.5 . 37.2% Carte 10. de Bongolava. de Melaky. de Nb. de Nb.11 164 11. Perception de la fréquence d’attaque de criquet au niveau communal entre 1999 et 2001 Entre 1999 et 2001. total de communes communes communes Pays communes non communes touchées touchées touchées touchées enquêtées en 1 an en 2 ans en 3 ans Madagascar % National 626 45.

SECTION E : MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT MALAGASY 228 .

devrait générer autour de 1 million de $ avec un premier paiement en 2009 . Le projet de reforestation du corridor. c. La valorisation des ressources naturelles.1. a été abandonnée pour son coût jugé trop élevé. • • • • • • Ministère de l’Environnement. le marché a représenté quelques 30milliards de US dollars en 20062. juin 2005. une grande partie des fonds utilisés dans la gestion de l’environnement proviennent de cette source. La mise en place des crédits de carbone devait aider les pays signataires à respecter leurs engagements vis à vis du protocole de Kyoto. Les hypothèses de base consiste à dire qu’il n’y a pas de conservation possible sans développement et inversement. Word Watch.… Mais comme il a été dit plus haut. Les populations ne sont pas motivées pour gérer les Ressources naturelles dans un but uniquement de conservation. Dans certains pays d’Amérique latine pourtant. 4 RESOLVE – PCP – IRD. La collecte des redevances forestières a accusé une nette amélioration en termes de recouvrement. l’écotourisme. L’ANGAP remet les 50% des droits d’entrée dans les Aires Protégées (50% DEAP) aux communautés riveraines pour que celles-ci réalisent des microprojets de développement en faveur des populations riveraines des Aires Protégées. l’exploitation des plantes médicinales ou aromatiques. Le transfert de gestion des ressources naturelles se base essentiellement sur l’hypothèse que les communautés une fois reconnues comme gestionnaires des ressources naturelles environnantes seront motivées pour leur conservation. 2004 2 1 229 . Stratégie du mécanisme de développement propre. hors MDP). ECONOMIE ET L’ENVIRONNEMENT On ne peut pas dire qu’il y a eu une véritable approche économique de la gestion de l’environnement à Madagascar jusqu’à maintenant. De même. Il permet à son détenteur d'émettre autant de gaz à effet de serre au-delà du taux fixé par ledit protocole. Les crédits sont attribués aux Etats ou aux entreprises qui participent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.CHAPITRE 11 : MESURES PRISES 11. Son utilisation continue toutefois d’être problématique faute d’une politique claire de décentralisation des moyens au niveau de l’administration forestière Le crédit carbone est une source de financement encore mal exploitée à Madagascar. le gouvernement de Madagascar compte également vendre 9 millions de tonnes de carbone sur 30 ans en contrepartie de la protection du Corridor Ankeniheny-Zahamena. Il est donc important d’inventer des modes d’exploitation et de protection qui tendent à démontrer la compatibilité entre la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. des eaux et forêts. les décisions économiques n’ont pas toujours intégré les considérations environnementales. correspondant à 3020 Ha de reboisement censé rétablir la connectivité des corridors de l’Est. comme une opportunité pour financer le développement durable dans la lettre de politique sur le mécanisme du développement propre (MDP) de Madagascar1. Evaluation et perspectives des transferts de gestion des ressources naturelles dans le cadre du PE3. son objectif environnemental n’est pas clairement identifié et l’utilisation des ressources financières dégagées n’est pas planifiée initialement (double dividende). Conservation et Développement Intégrés : L’approche PCDI qui consiste grosso modo à traiter dans un seul projet les actions de protection de l’environnement et les actions de développement.-à-d. Mais quelques mesures allant dans ce sens peuvent être énumérées : • Une taxe sur les hydrocarbures est entrée en vigueur depuis 2000 (1 ariary par litre). State of the world 2008 3 Une unité de crédit de carbone équivaut à l'émission d'une tonne de dioxyde de carbone. Il y a toutefois un problème lié à leur capacité et surtout concernant les motivations économiques. a été initiée travers le développement des filières. Afin de réduire les pressions sur les ressources naturelles et encourager la participation des communautés locales dans la gestion et la conservation des ressources naturelles. Madagascar a vendu au total 40000 unités de crédit3 ayant généré 200000$ à raison de 5$ la tonne dans le cadre d’un marché volontaire pour la mise en place de la nouvelle aire protégée Makira (suivant le concept de déforestation évitée. autres produits forestiers ligneux ou non ligneux. D’autres ventes sont en négociation. ni les revenus générés ni les emplois créés ne sont pas assez pour dissuader les pratiques hostiles à l’environnement. il y a trois ans. Tandis qu’au niveau mondial. Alors qu’actuellement on a tendance à y revenir. Cependant. malgré qu’il soit présenté. leur exploitation de manière à générer durablement des revenus pour les populations et l’économie nationale. le commerce régi par la CITES. Ce qui est tout à fait légitime ! L’étude réalisée en 2004 sur l’évaluation des transferts de gestion4 confirme en effet que le niveau d’engagement de la part des communautés dépend principalement de l’importance du bénéfice économique qu’elles peuvent tirer de la valorisation des ressources dont la gestion leur est confiée. près de 1 million d’ha de forêts et d’autres ressources environnementales ont fait l’objet de transfert de gestion.

Résultats des contrôles systématiques de fumées émises par des véhicules automobiles au centre sise à Nanisana – Antananarivo Mars 2008 : Nombre Nombre d’Inaptes Pourcentage d’inaptes (%) Moins de 3. et de faire une évaluation d’impact de la pollution de l’air tant sur la santé humaine que l’environnement d’autre part. essence) la mesure de l’émission est effectuée au moyen d’un OPACIMETRE XR 743 NF ou analyse des gaz d’échappement / analyseur de gaz XR 842 . les aspects relatifs à l’adaptation et les aspects techniques. .539/2004/MEM. 230 . - Les mesures prises pour lutter contre le changement climatique et la pollution de l’air peuvent être groupées en trois aspects: les aspects administratifs. Renforcement des compétences nationales en matière de pollution de l’air. Arrêtés.44 Production des statistiques sur l’aptitude des véhicules par type (DGSR) Mesures de la qualité de l’air effectuées à quelques endroits de la ville d’Antananarivo (capitale de Madagascar) par l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (INSTN). du 21 Décembre 2004 : spécifications techniques pour le gasoil (diesel). transports. (Annexe 1) .Arrêté n° 155 /2006/MEM. Lois. .Arrêté N° 24.1.5t Plus de 3. Source : « Etat des lieux et réglementation du contrôle de la pollution de l’air en milieu urbain a Madagascar ». C’est un outil puissant qui pourrait provoquer des comportements positifs des entreprises vis-à-vis de l’environnement mais comme l’utilisation de l’internet est encore relativement restreinte à Madagascar. il ne donne pas encore les impacts attendus.5t Plus de 3.1. . Modélisation de la qualité de l’air à partir des résultats de ces mesures et de volumes de trafics automobiles. AIR Les mesures prises par les différents responsables pour la lutte contre la pollution de l’air présentent deux aspects : les aspects administratifs et les aspects techniques.5t Moins de 3. Aspects administratifs et législatifs Cadre juridique Des textes réglementaires. la mise en place des structures et des infrastructures cohérentes est un moyen efficace et efficient pour le suivi et le contrôle de la pollution de l’air dans le temps et dans l’espace d’une part. C’est le cas de la classification des entreprises.5t Moins de 3. 2006 Aspects techniques et scientifiques La gestion de la pollution de l’air ne repose pas seulement sur l’existence de textes réglementaires mais surtout sur la disponibilité des infrastructures adéquates et des ressources humaines pluridisciplinaires qualifiées en la matière. fixant les émissions de fumées relatives aux gaz d’échappement des véhicules automobiles.Dans le but de limiter la pollution due aux fumées des véhicules automobiles. (conventions internationales. il a été promulgué l’arrêté interministériel n° 6941/2000 du 06 Juillet 2000. Il s’agit de disséminer sur l’internet la liste et les rangs des entreprises selon la prise en compte de l’environnement dans leurs activités. Physique Théorique et Physique Appliquée au Département de Physique à la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo Plans Directeurs d’Urbanisme de quelques villes de Madagascar élaborés en 2005. 11.Existence de critères officiels relatifs à la régulation et au suivi de la qualité de l’air ainsi que de normes d’émissions officielles des véhicules motorisés .Dotations en équipements de contrôle d’émission de gaz d’échappement au centre vérificateur à Antananarivo réalisées : Tableau 11.5t Plus de 3. ATMOSPHERE 11.…).…) relatifs à la qualité de l’air dans les différents secteurs concernés (industries. exemple : l’insertion du module relatif à la pollution de l’air pendant la formation des étudiants en 3ème cycle option Physique Nucléaire. Parmi ces aspects techniques et scientifiques : .2.2.48 15. Selon le mode de carburation du moteur (diesel. Décret. Cet arrêté fixe ainsi les limites d’émission admissibles.• Une tentative est entreprise par l’ONE dans la mise en œuvre d’outils incitatifs.Arrêté 6941/2000 du 26 mars 2000 fixant les émissions de fumées relatives d’échappement des véhicules. du 31 janvier 2006 fixant les spécifications de « l’essence sans plomb 91 ». Ainsi. du 31 Décembre 2002 fixant les caractéristiques du « supercarburant sans plomb 95 ». MEEF.Arrêté N° 8913/2002/MEM. ont été publiés : .5t 251 149 39 23 15.Existence d’un plan d’action national et de priorités en matière d’amélioration de la qualité de l’air en milieu urbain : en cours d’élaboration suite à l’atelier en 2005.

la mise en place des structures et des infrastructures cohérentes est un moyen efficace et efficient pour le suivi du climat. globalement élevé pour l’ensemble de l’île les déchets de l’agriculture 231 . On peut citer : le potentiel hydraulique. Energies Nouvelles et Renouvelables L’exploitation des énergies nouvelles et renouvelables est une des réponses aux pollutions atmosphériques. entièrement importés ils pèsent lourds dans la balance des paiements. occupent une position marginale. La dégradation du réseau d’observation météorologique risque d’handicaper le suivi de l’évolution du climat. Le bilan énergétique est nettement dominé par les énergies traditionnelles : les produits pétroliers représentent une part non négligeable de la consommation énergétique.Tendances et orientations Des projets sur la lutte et l’adaptation au changement climatique sont actuellement en cours dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre (MDP) du protocole de Kyoto. Publication des résultats de recherche sur le changement climatique par la Direction Générale de la Météorologie Dotations en équipements de contrôle d’émission de gaz d’échappement au centre vérificateur à Antananarivo réalisées Production des statistiques sur l’aptitude des véhicules par type (DGSR) Mesures de la qualité de l’air effectuées à quelques endroits de la ville d’Antananarivo (capitale de Madagascar) par l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (INSTN). surtout dans le nord et dans le sud le gisement solaire.c. Ce réseau sera approvisionné par des installations hydroélectriques de moyenne et grande puissances. l’océanographie physique et à la pollution de l’air au Département de Physique à la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo Plans Directeurs d’Urbanisme de quelques villes de Madagascar élaborés en 2005. L’intégration du changement climatique et de l’adaptation dans les différents projets ou activités est en phase de devenir une priorité. d. accompagné par diverses sources alternatives.à court terme sur un développement rapide de microcentrales hydroélectriques à travers le pays. du changement climatique et le contrôle de la pollution de l’air dans le temps et dans l’espace. Renforcement des compétences nationales en matière de recherche sur le changement climatique et de pollution de l’air : l’insertion du module relatif au climat. des recommandations de l’atelier sur la qualité de l’air en 2005 proposent : une étude économique de la qualité de l’air dans les grandes villes (coût/bénéfices) la mise en place d’un Observatoire de la qualité de l’air à Antananarivo l’évaluation des impacts de la pollution de l’air sur la santé publique l’amélioration des transports urbains (fluidité des circulations – parcs automobiles – cahiers des charges des transports urbains) la révision des législations nationales le renforcement de l’IEC et formations des conducteurs d’autobus et des camionneurs Source : atelier sur la qualité de l’air (spécifications techniques des carburants – autres mesures à prendre) réalisé en 2005 avec la Banque Mondiale à Antananarivo. mises en place en fonction de la dynamique de développement propre à chaque région. dont les énergies renouvelables. Concernant la qualité de l’air.à long terme sur la mise en place progressive d'un réseau électrique national. Les potentiels en énergies renouvelables sont pourtant réels. exploitable sur une période assez importante de l’année. Ainsi. s'articule comme suit : . Parmi ces aspects techniques et scientifiques: Observation systématique du climat par la Direction Générale de la météorologie. Modélisation de la qualité de l’air à partir des résultats de ces mesures et de volumes de trafics automobiles.Aspects techniques et scientifiques La gestion changement climatique et de la pollution de l’air ne repose pas seulement sur l’existence de textes réglementaires et des mesures d’adaptation mais aussi sur la disponibilité des infrastructures adéquates et des ressources humaines pluridisciplinaires qualifiées. les autres formes d’énergie. Exploitation énergies nouvelles et alternatives La stratégie nationale en matière énergétique. • Survol de la situation Madagascar présente les caractéristiques communes aux pays en développement. . existant presque partout à Madagascar le gisement éolien. e.

et Antananarivo. la valorisation des différentes filières des Energies Nouvelles et Renouvelables ne peut plus être séparée de la notion plus opérationnelle d'économie d’énergie. le solaire progresse. Photo : Illustrations de quelques applications de l’énergie solaire Electrification à partir de l’énergie solaire à Ihorombe Séchoir solaire. Source : IME Pour l'I. des biodigesteurs. Le charbon de la Sakoa Au titre de la Recherche Appliquée. des distillateurs solaires.Potentiel pour l'énergie solaire Les potentialités de l'énergie solaire sont élevées (en moyenne 2000 kWh/m2/an sur le territoire) et. . . de réfrigération. ADES.M. semi-industriels des chauffe-eau solaires : type individuel. type collectifs. ainsi que sur les Jatropha. Il est envisagé une production sur la base des plantations de canne à sucre (éthanol). des réfrigérateurs solaires. . Les principales application de l’énergie solaire sont : .des équipements autonomes pour opérateurs privés ou publics en milieu urbain ou sub-urbain (télécommunication). hôpitaux). Fianarantsoa. d'électricité rurale. .le potentiel géothermique / Il est aussi question d'énergie géothermique.E..les panneaux photo-voltaïques dans les établissements publics en milieu rural (écoles. le séchoir solaire pour plantes médicinales au Centre National de Recherche Appliquée Pharmaceutique à Ivandry.diverses utilisations privées individuelles. On peut rappeler ici que les usines de sucre peuvent également fournir de l'énergie électrique commercialisable grâce à la combustion de la bagasse (chaudières + turbines + générateur). on peut citer : des séchoirs solaires polyvalents : modulaires. arbustes endémiques malgaches réputés utilisables dans cette filière. des installations photovoltaïques de pompage exhaure. au moins dans les provinces de Toamasina. Les plus importantes de ces réalisations sont : le chauffe-eau solaire collectif (9. Il s'oriente donc désormais vers la Maîtrise de l'Energie en insistant sur son rapport avec l'Environnement dans le cadre d'un "développement durable".le séchage de produits agricoles.L'énergie passive est utilisée pour le chauffage de l'eau dans le secteur privé et l'hôtellerie en milieu rural et urbain. Toliara : Source : ONE 232 . Toutefois aucune étude (ni projet) ne semble très avancée aujourd'hui dans ce sous-secteur. le réfrigérateur solaire de la FOFIFA à Kianjasoa. même si les usages actuels restent limités.le pompage de l'eau. La production de biogaz à partir de déchets animaux et végétaux est une technologie facile à mettre en œuvre en zone rurale. Source : IME / Université Antananarivo f. .000 litres) du Centre de Rééducation Motrice de Madagascar à Antsirabe. Le biocarburant fait l'objet d'un début de développement dans plusieurs régions.

écoulements. au contrôle des eaux destinées à la consommation humaine et aux priorités d’accès à la ressource en eau Décret n°2003/942 relatif à l’utilisation hydroélectrique de l’eau Décret n°2003/943 relatif aux déversements. PROJETS LIES A LA CONVENTION SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES Bien que la dimension environnementale ait été prise en considération dans les politiques sectorielles et les activités de projet.033 du 21 décembre 1990 portant charte de l’environnement notamment en ce qui concerne l’ obligation d’ organiser la surveillance sur l’ activité des établissements qui peuvent amener nuisances ou des risques. Loi N° 90.g.099 du 21 Septembre 1960 réglementant le domaine public. La répartition spatiale des projets et les activités y afférentes est déterminée suivant les besoins spécifiques des 12 régions concernées. en ses dispositions non contraires au code de l’eau. Décret n°2003/792 relatif aux redevances de prélèvements et de déversements Décret n°2003/794 fixant la procédure d’octroi des autorisations de prélèvement d’eau Décret n°2003/939 portant organisation.035 du 19 Septembre 1962.Déc. Les meilleurs gisements éoliens se trouvent principalement dans le Nord et l’Est de la Grande Ile. Décret n°2003/792 relatif aux redevances de prélèvements et de déversements Ordonnance n° 75-024 du 17/10/75 portant création de la JIRAMA Circulaire interministérielle N°1 MBDPA-MEM/ DG déc. OUTILS JURIDIQUES POUR LA GESTION DURABLE DE L'EAU Liste des Outils Juridiques : Ordonnance N° 60.1.3. EAU 11. Circulaire interministérielle N° 2 MBDPA-MEM Min.029 du 20 Janvier 1999 portant code de l’eau . 4 c) et 5.035 fixant les redevances pou l’assainissement urbain. attribution. rejets. ainsi que dans celles de projet de développement déjà mises en œuvre dans le pays. ATV/ SG / DG. Décret N° 2003/191portant création des agences de bassin et fixant leur organisation attributions et fonctionnement Décret n°2003/192 fixant l’organisation. 4 b).dépôts directs ou indirects dans les eaux superficielles ou souterraines Décret n°2003/945 relatif à l’organisation administrative de l’eau et au transfert de compétences entre les différentes collectivités décentralisées Décret n° 2003/464 du 15/04/03 portant classification des eaux de surface et réglementation des rejets d’effluents liquides Décret n° 2003/941 relatif à la surveillance de l'eau. à l’entretien et à la police des réseaux hydroagricoles.5m/s à 50m de hauteur et des vents maxi de 8 à 9m/s.016 du 20 Juillet 1990 relative à la gestion. / SG du 20 Août 1998 du Ministère de Budget et du Développement des provinces autonomes et du ministère de l’Energie et Mines réglementant les modalités de fixation et de gestion des taxes communales et surtaxes sur l’eau et l’électricité.Potentiel pour l’énergie éolienne Le potentiel de l'énergie éolienne est considérable. Loi N° 95. fonctionnement et financement de l’Organisation Régulateur du Service Public de l’Eau et de l’Assainissement (SOREA) Décret n°2003/940 : relatif aux périmètres de protection Décret n°2003/941 relatif à la surveillance de l’eau. du ministère de l’Energie et des Mines et du Ministère de l’aménagement du territoire et de la ville fixant le modèle de convention à passer entre la commune et l’organisme en charge de la distribution de l’eau prévue à l’article 9 de la loi N°95. notamment en son titre II. provenant des déchets produit ou traités.035du 3 Octobre 1995 autorisant la création des organismes chargés de l’assainissement urbain et fixant les redevances pour l’assainissement urbain. Loi N° 90. Loi N° 97. avec des conditions de vent moyennes comprises entre 6m et 6. 233 . notamment en ses articles 4 a). Il est donc nécessaire d’intégrer d’autres paramètres dont l’adaptation au changement climatique dans les activités préconisées dans les orientations stratégiques des politiques sectorielles. au contrôle des eaux destinées à la consommation humaine et aux priorités d'accès à la ressource. bien que la situation ne soit pas partout aussi favorable. Décret n°2003/791 portant réglementation tarifaire du service public de l’eau et de l’assainissement.3. du 25 septembre 1998 du ministère du Budget et du développement des provinces autonomes. modifié par l’ordonnance N° 62. 11. les attributions et le fonctionnement de l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) Décret n°2003/193 portant fonctionnement et organisation du service public de l’eau potable et de l’assainissement des eaux usées domestiques. Décret n°2003/791 portant réglementation tarifaire du service public de l’eau et de l’assainissement. Loi N° 98. on constate que les objectifs ne sont pas atteints.017 du 16 Juillet 1997 portant révision de la législation forestière.

5 1 0.05 0.01 1 0. au contrôle des eaux destinées à la consommation humaine et aux priorités d'accès à la ressource en eau pour les normes de potabilité de la République de Madagascar. Décret N°2004-635 du 15.05 0.2.2 50 1.5 5 5 0.005 0.0 PARAMETRES CHIMIQUES UNITE MINIMA MAXIMA Admissible Admissible ELEMENTS NORMAUX Calcium Mg/l 200 Magnesium Mg/l 50 Chlorure Mg/l 250 Sulfate Mg/l 250 Oxygène dissous % de saturation % 75 Durete TH Mg/l en caco3 500 ELEMENTS INDESIRABLES Matieres organiques Ammonium Nitrite Azote total Manganese Fer total Phosphore Zinc Argent Cuivre Aluminium Nitrate Fluore Baryum ELEMENTS TOXIQUES Arsenic Chrome total Cyanure Plomb Nickel Polychloro-biphenyl PCB Cadmium Mercure Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l Mg/l 2 (milieu Alcalin) 5 (milieu Acide) 0. MESURES INSTITUTIONNELLES POUR LA GESTION DURABLE DE L'EAU La principale est la création de l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) dont les missions sont : • d’assurer la bonne gouvernance de l’eau selon le processus de la Gestion Intégrée.05 0. indépendante (non liée aux utilisateurs) et participative des Ressources en Eau GIRE • développer un système intégré d’informations • gérer le Fonds National des Ressources en Eaux (FNRE) • Suivre l’élaboration des Schémas Directeurs préparés par les Agences et Comités de Bassins • Suivre les normes de potabilité selon le décret n°2004-635 du 15/06/04 Tableau n°11.2.2.04 modifiant le décret N°2003-941 relatif à la surveillance de l'eau.1 2 0.06.5 0.05 0.001 234 .Délibération N° 22/03 du 20 Octobre 2003 portant application du code l’eau.5 . 11.05 0 0. Décret N°89-3 du 3 Janvier 1989 relatif aux destinées à la consommation humaine de la République Française concernant les fréquences d'échantillonnage.05 0.9. : Norme de potabilite malagasy (Décret 2004-635 du 15/06/04) PARAMETRES ORGANOLEPTIQUES NORME Odeur Absence Couleur Incolore Saveur désagréable Absence PARAMETRES PHYSIQUES UNITE NORME Température °C <25 Turbidité NTU <5 Conductivité µS/cm <3000 pH 6.

Les sites potentiels hydroélectriques 11. Aménagement des Périmètres Irrigués. :.Maningory Mahabo Itremo Fenoarivo Atsinanana Ambondromisotra Soavina Ambatomifanongoa *Couverture 85% 2% 31. Entretien des Barrages.3.1. Carte 11. SOL OCCUPATION DU SOL Un plan d’occupation de sol a été sorti par le gouvernement : Occupation Locale foncière Gestion foncière décentralisée Réserves Foncières Touristiques Réserves Foncières pour le Reboisement Tableau 11. : Situation du Plan d’Occupation Locale Foncière en 2006 Communes Miadanandriana Ankilizato Faratsiho Amparafaravola Ambatondrazaka Ampasina .31% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 235 .76% 100% 100% 6. Aménagement des Bassins Versants.MESURES TECHNIQUES POUR LA GESTION DURABLE DE L'EAU Traitements des eaux usées.4.

soit par vente.3. : Gestion Foncière décentralisée.4 : Liste des réserves foncières de reboisement (RFR) en cours d’identification sur 90 communes Région Districts Communes Vakinankaratra Itasy Analamanga Faratsiho Ambatolampy Arivonimamo Miarinarivo Manjakandriana Antananarivo Atsimondrano Anjozorobe Vinaninony Nord Ambatondrakalavao Miantsoarivo Sarobaratra Ifanja Alarobia Ambalavao Alakamisy 236 . le plan d’aménagement comprend l’aménagement physique. Carte 11. : Répartition du RFT Réserves Fonciers Touristiques (RFT) La loi n°95-017 du 25 août 1995 portant code du tourisme définit les zones d’intérêt touristique comme des étendues de terrains délimitées destinées à l’implantation des entreprises touristiques. En effet. Réserves Foncières de Reboisement (RFR) Tableau 11. Jusqu’à présent les RFT sont créées par arrêté du Ministère chargé des Domaines et font l’objet de plan d’aménagement approuvé par décret interministériel du Ministère chargé du Tourisme et du Ministère chargé des Domaines. Situation fin décembre 2006. La décision d’attribution des lots est soit par location. Les RFT constituent ainsi les zones d’intérêts touristiques importants Les RFT sont créées afin de faciliter et d’accélérer l’accès des investisseurs à des biens fonciers sur lesquels leurs droits sont garantis par l’Etat Les RFT sont généralement constituées sur les biens immobiliers du domaine privé national. Le cahier des charges comporte les prescriptions architecturales. du domaine public ou de terrains cédés par l’Etat ou par les collectivités décentralisées.Ambatofinandrahana Soavinandriana Source : PNF 2007* Couverture par rapport à l’occupation pour l’agriculture 100% 31% Carte 11. Un plan d’aménagement doit accompagner les documents d’appel d’offres. les prescriptions environnementales et le projet de contrat.2. le lotissement. bail emphytéotique ou autorisation d’occuper selon le cas. la présentation de l’ensemble des parcelles ou lots et l’indication des infrastructures. l’infrastructure et le cahier des charges. Les lots formés à l’intérieur des RFT feront l’objet d’appels d’offres ou de cession à l’amiable le cas échéant. Le plan d’aménagement mentionne les règles d’occupation du sol.

Kiangara Ampahana Ampohibe Tsarabaria Ambodiangezoka Andratamarina Ifanirea. Vohitrafeno Fahizay. Talata/Angavo. Marolinta Tsianisiha Antanimieva Andamasiny/Vineta Isoanala Behara. Beraketa Tranovaho. Karianga Ambia. Jafara Belindo. Manantenina. Ranopiso Antsakabary Ambalaromba. Tsimafana. Ranomafana Est. Manambaro. Mahatsinjo. Imerin' Imady Milamaina Mahabo manarivo. Ambohimandroso Ambatoharanana Manompana Amboditavolo Ambalarondra. Ankatafana Morafeno Alakamisy Itenona. Vohitromby. Zazafotsy. Anosy Tsararafa. Ampasimbe Maromitety Vatovavy Fitovinany Haute Matsiatra Amoron’i Mania Atsimo Atsinanana Ihorombe Menabe Androy Atsimo Andrefana Anosy Sofia Boeny Betsiboka Alaotra Mangoro Analanjirofo Atsinanana Befandriana Nord Bealanana Mahajanga II Mitsinjo Ambato Boeni Maevatanàna Tsaratanàna Marovoay Anosibe An’Ala Amparafaravola Mananara Nord Soanierana Ivongo Vatomandry Brickaville Vavatenina Source : siteweb du Ministère chargé de l’Environnement. Marotolana Mahajamba Usine. Andranoboka Ambarimaninga Andranofasika Mahatsinjo Keliloha Marosakoa. Mizilo Gara Namorona. Anosivelo Mahavelo. Sakoana.Région Sava Districts Ankazobe Antalaha Vohémar Andapa Sambava Ikongo Vohipeno Ifanadiana Manakara Sud Mananjary Ambohimahasoa Fianarantsoa II Ambositra Fandriana Farafangana Vondrozo Ihosy Belo-Tsiribihina Miandrivazo Morondava Mahabo Tsihombe Ambovombe Bekily Beloha Toliara II Morombe Sakaraha Betroka Amboasary Sud Tolagnaro Communes Antotohazo. Andiolava Ankolalabe. Belo sur Mer Ankilizato Marovato. Marovoay Banlieu Marosangy Antanambe. des Eaux et Forêts – 2007 TECHNIQUES DE CONSERVATION DES SOLS 237 . Sampona Mandromodromotra. Ankarimbelo Ankarimbary Fasintsara Mitanty. Ranomainty. Marokarima. Vohimasy. Antsoha Ambatolahy Bemanonga. Vohimasina sud. Antaritarika Erada. Mahatsara.

etc… sont plus efficaces et notamment lorsqu’ils sont complétés par des reboisements et des plantations des espèces herbacées. d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP . . Ils sont installés en amont des périmètres pour stopper le ruissellement.année 1 : exploitation des parcelles sans aucun dispositif de lutte anti-érosive. il s’agit des systèmes d’ouvrages tels que les digues.6 t après 5 ans mais cette diminution a été progressive. . Pour la première catégorie.09% - Approche du Plan de Lutte Anti Erosive à Marovoay Cadre logique d'intervention du PLAE Protection des bassins versants de la plaine rizicole de Marovoay.année 5 : mise en valeur par la technique du semi-direct.année 2 : aménagement physique avec des canaux de protection.2006 6.28% Source : Direction des Systèmes 78.1. .28% 78.2006 Région Fermage Métayage Total 96 599 125 282 86 244 93 413 89 440 75 998 184 341 26 136 88 842 128 847 115 080 107 134 87 937 149 482 45 181 40 834 146 224 61 394 57 352 87 973 73 336 116 504 2 083 573 Graphique 11. les murs de rétention. .. bracharia. Mise en place de systèmes argosylvo-pastoraux durables avec la participation de la population P ropriétaire s ans titre Ferm age Occ upation gratuite M étay age P ropriétaire avec titre 238 . etc. : % Superficie physique des exploitations agricoles selon le mode de faire-valoir durant la campagne 2004-2005 (ha). : Superficie physique des exploitations agricoles selon le mode de faire-valoir durant la campagne 2005-2006 par Région Occupation Propriétaire avec Propriétaire sans gratuite titre titre Analamanga 3 861 9 731 9 659 11 873 61 475 Vakinankaratra 1 854 1 340 9 929 16 336 95 823 Itasy 6 327 1 641 6 891 8 609 62 776 Bongolava 3 019 2 245 6 753 2 811 78 585 Haute-Matsiatra 909 317 2 896 14 323 70 995 Amoron'l Mania 1 703 299 1 827 21 909 50 260 Vatovavy-Fitovinany 2 177 540 5 821 8 686 167 117 Ihorombe 119 195 1 018 825 23 979 Atsimo-Atsinanana 166 59 5 022 2 242 81 353 Atsinanana 1 249 241 4 242 7 340 115 775 Analanjirofo 5 173 1 732 13 100 6 428 88 647 Alaotra-Mangoro 11 613 13 550 9 680 12 930 59 361 Boeny 5 313 9 382 5 116 7 461 60 665 Sofia 7 969 2 364 13 374 3 545 122 230 Betsiboka 2 765 2 196 3 487 1 559 35 174 Melaky 700 952 707 1 478 36 997 Atsimo-Andrefana 3 301 9 122 3 594 12 963 117 244 Androy 282 45 1 544 1 243 58 280 Anosy 273 137 3 015 2 223 51 704 Menabe 2 277 2 931 2 390 3 639 76 736 Diana 2 589 8 694 12 249 18 913 30 891 Sava 3 104 5 186 22 056 5 098 81 060 Madagascar 66 743 72 899 144 370 172 434 1 627 127 % Madagascar 3.93% • Propriétaire avec titre : 78.50% • Occupation gratuite : 6.09% Source : Direction des Systèmes d’Information – Service des Statistiques Agricoles – MAEP .. . . Superficie Physique des exploitations agricoles selon le mode de faire valoir durant la campagne 20042005 (ha)au niveau national : • Fermage : 3. les banquettes.année 3 : aménagement biologique.93% 3. renforcement des canaux et culture de haies vives. Les aménagements physiques comme les terrassements. Ces techniques sont coûteuses et ne permettent de réduire que moyennement les sédiments en aval.93% 8.50% 6.Les techniques d’aménagement des parcelles peuvent être artificielles ou biologiques. Les pertes en terre ont nettement diminué de 8t/ha au départ à 1. L’ANAE a pour rôle de vulgariser ces techniques de conservation des sols à Madagascar .09% Tableau 11.5. elle a mené des expériences dans le site d’Ambatomanga dans la province d’Antananarivo en faisant varier les traitements d’une parcelle expérimentale.50% 8.20% 3.20% • Métayage : 3.année 4: renforcement des haies vives avec des graminées à enracinement profond : vétiver.20% 3. les cultures suivant les courbes de niveau.

les éleveurs (pasteurs). Ce phénomène est dû à la dégradation de la couverture végétale du milieu. Promotion de l'organisation sociale. des dunes se déplacent de plus en plus de la rive du fleuve vers les rizières et entraînent la perte progressive de superficies cultivables. Face à ce problème. Le vétiver ou « Vetiveria zizanoides » est une plante herbacée vivace à vocation fixatrice et amélioratrice de sols pour contribuer à la lutte anti-érosive et à la production agricole.000 ha de SBV Groupes cibles : Les utilisateurs des Sous bassins versants : . cordons et plantations. 239 .Application des mesures anti-érosives .000 familles d'exploitants où l'érosion a des répercussions directes sur les rizières Plus de 60. Projet Basse Betsiboka. C’est un Projet de 6 ans: Du fait de la réduction de l'érosion des SBV sélectionnés.Organisation paysanne .les bénéficiaires indirects : occupants non agriculteurs. la pratique est dupliquée dans d'autres zones pour protéger des plaines de 400 ha. Cette technique a permis de stopper l'érosion de 1. les écoles. agriculteurs des tanety. Le phragmite (Phragmites communis) et le vétiver (Vetiveria zizanioides) ont été plantés en bandes alternées de 20 m de large sur la berge. l'eau du fleuve Betsiboka déborde de son lit principal et inonde toute la plaine rizicole de la zone de Madirovalo dans la région de Mahajanga. Impacts Changements du comportement de la population vis-à vis des Bassins versants Appropriation de l'approche Extension progressive des zones d'intervention. reproductibles et efficientes Dispositif mécanique : Fascines simples ou doubles. les objectifs des paysans riziculteurs consistent à rechercher des solutions permettant à la fois de stabiliser les dunes et de laisser les alluvions se déposer dans les rizières. Chaque année.Gestion et amélioration du pâturage .25 ha de berge et de sauvegarder 350 ha de rizières menacées par l'ensablement. Expériences Extension de la zone d'intervention. La structure biologique est disposée parallèlement à la rive du cours d'eau pour que celle-ci soit efficace contre le déplacement des dunes. l'ensablement des rizières et des canaux est réduit. Cependant.les bénéficiaires directs : riziculteurs intéressés. Cette inondation serait bénéfique aux sols car elle apporte des alluvions relativement fertiles. Développement de la participation et Développement des mesures anti-érosives: fascines. … Approche : Décentralisation de la responsabilisation jusqu'au niveau de la population Promotion de la structuration sociale Définition du sous bassins versant comme unité de travail Reproductibilité des mesures du programme Techniques adaptées.000 ha Plus de 10. des rizières et des réseaux hydrauliques périphériques est assurée. Cadre institutionnel Le maître d'œuvre : DIRDR Mahajanga Les partenaires institutionnels.Appui à la sécurisation foncière Zone d'intervention : 15. Actuellement. dans la protection des bassins versants : ANGAP. . et cordons de paille ou de pierres Dispositif biologique : Plantation de haies vives.Objectifs Global du PLAE : La pérennité des Sous Bassins Versant (SBV). Résultats : . la population urbaine (quartiers ensablés). cultures liées à la Lutte anti-érosive.

en portant cette superficie de 1. II et IV de l’UICN. les fourrés xérophiles. en septembre 2003.11. la forêt dense humide de montagne. V et VI de l’IUCN. Les NAP appartiennent aux catégories III. capables de soutenir des populations viables de flore et de faune Des habitats bien connectés. Dans ce SAPM. Dans cette optique.5.6 : Répartition des AP par Faritany et par catégorie Provinces Parcs Nationaux Réserves Spéciales Réserves Naturelles Total Antananarivo 0 1 0 1 Fianarantsoa 4 3 1 8 Toamasina 4 4 2 10 Toliary 4 3 0 7 Mahajanga 4 7 1 12 Antsiranana 2 5 2 9 Total 18 23 6 47 Source : DSAP-DGEEF Les catégories d’écosystèmes qui sont couvertes par le réseau de l’ANGAP sont : la forêt dense humide de basse altitude. des Eaux et Forêts et du Tourisme et le Ministère de l’Agriculture. qui seront amenées à faire partie des 4millions d’ha d’ici 2010 ou NAP. toutes les aires protégées anciennes ou à créer font maintenant partie de ce qui est appelé le Système des Aires Protégées Malgaches (SAPM). Des habitats assez larges.7 millions d’hectares en 2003 à 6 millions d’hectares en 2012.1. le Son Excellence Mr Le Président de la République de Madagascar a prit l’engagement de tripler la superficie des Aires protégées à Madagascar. ECOSYSTEME TERRESTRE. Un Système d’aires protégées est un ensemble représentatif d’aires protégées qui comprend : Tous les habitats majeurs (par exemple d’un pays ou d’une région) . ainsi que le cadre juridique correspondant. Les Nouvelles Aires Protégées ou NAP. la forêt dense humide de moyenne altitude.5. C’est ainsi qu’après des travaux de réflexions au niveau de ce groupe et à la suite de la visite des experts de l’UICN en mars 2005 à Madagascar. MARIN ET COTIER 11. Pour ce faire le Groupe Vision Durban s’est formé et s’est attelé pour la création de nouvelles aires protégées avec le Ministère de l’Environnement. o PN ou Parcs Nationaux o RS ou Réserves Spéciaux Ce réseau contient les catégories I. de l’Elevage et de la Pêche. dont 47 AP gérées par Angap et 24 Nouvelles Aires Protégées (NAP) Evolution : Par rapport aux 6 millions d’ha prevus pour 2012 : 4 119 514 ha crées en 2007 soit 66% Habitats représentés parmi les 4 119 514 ha • Biômes représentés : • Forêts : bien représentées • Zones Humides : peu représentées • Zones marines et côtières : faiblement représentées La mise en place du SAPM permettra d’offrir plusieurs opportunités : d’étendre la couverture totale des AP dans le pays d’améliorer la représentativité des écosystèmes protégés 240 . pour permettre les échanges génétiques nécessaires à la stabilité des espèces. 11. le Groupe Vision Durban a décidé de mettre en place à Madagascar un « Système d’Aires Protégées (SAP)» constitué d’un éventail complet de catégories et de types de gouvernances. : ETAT ACTUEL DU SAPM Surface totale : 4 119 514 Ha. les forêts sèches sur sables ou sur relief karstique. en référence aux catégories des aires protégées de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN). CREATION DU SYSTEME DES AIRES PROTEGEES A MADAGASCAR Lors du congrès Mondial sur les Parcs Nationaux à Durban.5. sont gérées par des structures autres que celle de l’ANGAP selon différentes formes de gouvernance.1. se distinguent deux catégories : Les Aires Protégées (AP) qui font partie du Réseau National des AP et sont gérées par l’Association National pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) : o RNI ou Réserves Naturelles Intégrales. Il existe actuellement 47 AP dans le réseau de l’ANGAP dont la répartition par province et par catégorie est donnée dans le tableau suivant : Tableau n° 11.1.

5. LE PLAN DE GESTION DU RESEAU DES AIRES PROTEGEES Le Plan formule des propositions pour optimiser la représentation de la biodiversité par le Réseau et définit des stratégies de gestion pour la période 2001 . l’approche intégrée étend la protection de la nature aux terres forestières jusqu’ici susceptibles d’appropriation coutumière Stratégie de mise en œuvre de la Gestion des Aires protégées Depuis la mise en œuvre du PNAE.2. la politique de conservation sur les AP étaient centrées sur un ensemble de stratégie dont : o Le transfert de mandat de gestion de certains domaines privés de l’Etat (RN.1. La deuxième est liée à la réduction pauvreté. Ce processus de création comprend également le respect des prescriptions du décret modifié n° 99-954 du 15 décembre 1999 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’Environnement (décret MECIE) - - - 11. 11.- d’améliorer la connectivité biologique au niveau de paysage terrestre et marin de renforcer les liens positifs entre conservation terrestre et marine d’impliquer et d’obtenir l’appui de la société entière de conservation d’accroître la flexibilité des modes de gestion d’instaurer de façon durable la notion de conservation dans le pays d’augmenter la capacité des écosystèmes à répondre aux perturbations à grande échelle (telles que le changement climatique) d’offrir des opportunités économiques pérennes pour le développement national et régional Ces différents opportunités relatives au SAPM sont favorables pour le développement des objectifs 2 et 5 de la stratégie Globales pour la Conservation des Plantes.1. la conservation ne devait plus se concevoir hors des espaces humanisés. puisqu’il empêchait la migration des espèces menacées et le maintien de paysages diversifiés par lesquels elles pouvaient transiter pour passer d’une aire à une autre.Les AP et PCDI –Projet de Conservation et de Développement Intégrés (1990 – 1995) : Le principal Le principal instrument de gestion des AP étaient le PCDI. chargé des Eaux et Forêts avec la participation des populations limitrophes. dans un « secteur environnemental » alors inexistant (Falloux et Talbot. Mise au point au début des années 1990 dans le cadre restreint des PCDI. : POLITIQUE DE GESTION DES AIRES PROTEGEES A MADAGASCAR .5.2006. Etant donné que l’environnement représente une valeur pour les populations locales. La première est le constat des généticiens et écologistes que le cantonnement de la biodiversité dans les AP pouvait avoir des effets indésirables pour la conservation. Le Gouvernement se voit octroyer des financements extérieurs importants pour investir. en vue de la pérennisation Le cadre juridique : le Code des Aires Protégées Le Code des Aires Protégées (COAP) offre un cadre juridique cohérent et pratique assurant une gestion efficace des parcs et réserves de Madagascar. mais reprise à une échelle plus large par la politique de « transfert de gestion ». mais au sein même de ces espaces. exploitée sou contrôle du ministère. RS et PN) de la Direction des Eaux et Forêts à l’ANGAP o Le développement de l’approche PCDI de certains domaines privés de l’Etat o La motivation économique pour la conservation des AP o La sécurisation foncière autour des AP o Le transfert de droit aux communautés Procédure de la création des AP à Madagascar La procédure de la création des AP à Madagascar est développée d’une part dans les articles 6 et suivants du décret n°2005/013 du 11 février et dans les articles 11 à 22 du décret n°2005-848 du 13 décembre 2005 d’autre part. tels les parcs crées sous la colonie. selon la formule Banque Mondiale des Plans d’Actions Environnementaux qui a ensuite été étendue à d’autres pays africains. C’est ainsi qu’est née la notion de corridor de la biodiversité. En plus de la délimitation d’une zone et d’en interdire l’exploitation. ce concept ajoute l’AP une zone tampon. Corridors biologiques et transfert de gestion (1996 – 2002) La conservation « intégré » se distingue de la « conservation » par deux considérations supplémentaires. Les modèles de conservation de la biodiversité dans les politiques malgaches entre 1990 et 2006 L’émergence d’un réseau de politique environnementale à Madagascar remonte à la fin des années 1980. 241 . 3. 1992).

afin de pouvoir faire de nos AP un outil qui participera directement ou indirectement au développement durable et à la réduction de la pauvreté de la population locale. si cela s’avère nécessaire Au-delà des limites des aires protégées. cultuelle ou culturelle et qui de ce fait. L’éducation. acteurs du PNAE. terrestre. Les principes stratégiques de gestion définis dans le COAP : ils constituent les objectifs des AP et sont définis de manière très large. Il est élaboré en collaboration avec toutes les parties concernées et fait l’objet de la publicité la plus large possible. il faut tenir compte du fait que d’une manière générale. C’est donc une des principales lacunes à compléter dans l’amendement. En effet. pour que le public apprécie davantage la richesse du patrimoine naturel malgache et adopte des pratiques respectueuses. éventuellement. mettre en œuvre : Un zonage répondant au contexte écologique et socio-économique du site Un ensemble de mesures de conservation adaptées aux besoins spécifiques du site Des activités de restauration. Ils comprennent : La conservation. Et surtout. 17. économiques et sociaux. Les AP offrent ainsi de nombreux avantages environnementaux. car les catégories I. les rôles et responsabilités de toutes les parties prenantes ou futures cogestionnaires.Le COAP définit une AP comme « un territoire délimité. La conservation effective des Aires Protégées : chaque AP vise à mettre en œuvre un ensemble de mesures de conservation adaptées à l’évolution des conditions écologiques et des menaces régionales et locales Objectif stratégique : assurer le maintien effectif de la biodiversité et des processus écologiques au sein du Réseau National des Aires Protégées Axes opérationnels Au sein de chaque aire protégée. etc. Le COAP sera amendé. morphologique. la nature et. le plan doit définir les objectifs visés de manière assez exhaustive et spécifier précisément : Le type et le degré des mesures prévues pour assurer la protection et la valorisation des ressources naturelles et culturelles du site. dont les composantes présentent une valeur particulière et notamment biologique. le Décret n° 2005-013 organisant l’application de la loi n° 2001-005 du 11 février 2003 portant Code de gestion des aires protégées en date du 11 janvier 2005 et le Décret n° 2005-848 appliquant les articles 2 aliéna 2. plus flexibles et moins coûteux.) 242 . et avec une autre forme de gouvernance et de gestion où il va falloir définir dans le projet de loi. nécessite une préservation contre tout effet de dégradation naturelle et contre toute intervention artificielle susceptible d’en altérer l’aspect. la composition et l’évolution ». V et VI des NAP qui se veulent être plus souples. basées sur les meilleures connaissances disponibles et sur un large éventail de recherches dont les conditions d’utilisation et les bénéfices sont définies avec soin. culturel et socio-économique dans lequel se placent AP. les principales menaces à la conservation se trouvent à l’extérieur des AP. Toutefois. aquatique. l’emplacement des services et des activités mis en œuvre. côtier ou marin. la recherche et la valorisation du patrimoine naturel et culturel. démographique. Le type. II. Le plan de gestion constitue la base des actions du gestionnaire opérationnel. dans l’intérêt général. le défi consiste alors non seulement à la conservation de ces dernières. animateurs du développement durable. mais plutôt de tenir compte des questions dans leur ensemble. Chaque AP doit être dotée d’un plan de gestion comprenant un plan de zonage et un règlement intérieur. archéologique. naturelle. La contribution au développement économique et social durable. Après avoir décrit le contexte biologique. esthétique. et ne relèvent ni la création définitive. ni la future gestion des sites. 4. et IV du réseau national de l’ANGAP sont très bien définies dans le COAP. et les catégories IV. eaux larges saumâtre et continentales. historique. 20 et 28 de la loi n° 2001/005 portant Code de gestion des aires protégées en date du 13 décembre 2005 ne concernent que la mise en œuvre de la création temporaire. en particulier à travers la promotion de l’écotourisme sans déculturation. participer à la mise en œuvre de programmes éco-régionaux alliant conservation et développement durable L’optimisation du Réseau par la recherche et par le suivi écologique : La recherche et le suivi écologique doivent constituer des outils de gestion fiables pour les différents niveaux de Parcs Nationaux Madagascar et leurs partenaires en conservation et en développement Objectif stratégique : Utiliser la recherche et le suivi écologique pour renforcer la gestion de chaque aire protégée et celle du Réseau dans son ensemble Axes opérationnels Assurer l’intégration systématique de la recherche et du suivi à tous les stades du processus de gestion Renforcer la capacité en matière de planification de la recherche et de gestion des données Renforcer les structures et procédures de gestion des données pour clarifier les rôles et s’assurer que les informations sont fiables et vérifiables S’assurer que la mise à disposition d’informations est adaptée aux besoins des utilisateurs au sein de Parcs Nationaux Madagascar et en dehors (décideurs.

1.1.Elle doit compatible avec les objectifs fondamentaux de conservation conformément au statut de l’AP . Zone de Service). en relation avec uneAP appliquée¨ 11.5. : GOUVERNANCE DES AIRES PROTEGEES La gouvernance d’une AP se définit comme était l’ensemble des interactions entre les structures. POLITIQUE ET STRATEGIE NATIONALES 11. La charte de l’environnement La charte de l’environnement est régie par la Loi n°90-033 du 21 décembre 1990 modifiée par les lois n°97-012 du 06 juin 1997 et n°2004-015 du 19 août 2004. en attendant l’avènement de la législation y afférentes . et si approprié. dans la zone périphérique .Aucune activité minière. de mettre en place une base solide d’informations sur les parcs et réserves et de fournir aux scientifiques et étudiants l’occasion de mener des recherches et de se former S’assurer que la recherche contribue à la pérennisation La promotion d’attitudes favorables à la conservation des Aires Protégées : Objectif stratégique : Promouvoir des attitudes favorables à la conservation des aires protégées à travers l’information. .1. la pêche traditionnelle. Le Malgache reste le pivot de la PNE. pétrolière ou forestière n’est permise dans aucune des catégories d’AP à Madagascar sauf dans les catégories V et VI conformément aux articles 7. L’utilisation durable des ressources naturelles renouvelables à travers l’exercice du droit d’usage traditionnel.Elle doit faire l’objet d’une évaluation de stock et d’une étude d’impact environnemental comprise dans le processus ou exploitation de création de l’AP . La Politique Nationale de l’Environnement (PNE) : elle détermine l’ensemble des orientations à donner à notre environnement ainsi que les principes qui doivent être respectés pour sa mise en œuvre. . les responsabilités réparties.Elle se fait selon les prescriptions des plans d’aménagement de la ressource et de gestion de l’AP (zonages et règles d’utilisation). Pour cela.4.Les activités économique compatibles aux objectifs de gestion d’une AP sont encouragées et promues dans les zones tampons (ZOC. Parcs Nationaux Madagascar appuie activement les programmes écorégionaux de conservation et de développement durable Objectif stratégique : Assurer que le Réseau National constitue un facteur significatif de développement économique au niveau local.1. les processus et les traditions qui déterminent la façon dont l’autorité est exercée.8. .6. la recherche et le tourisme. les décisions prises et les citoyens et autres acteurs.1. . dont ses principaux axes : Axe 1 : Développer les ressources humaines. est compatible avec toutes les catégories nouvelles d’AP. : REGLES MINIMALES D’UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES NATURELLES POUR TOUTES LES CATEGORIES D’AP. L’ambition de la PNE est de réconcilier l’Homme avec son environnement physique pour les amener à une symbiose.5.Toute activité liée au prélèvement de ressources génétiques devra s’assurer d’un partage équitable des bénéfices sur une base contractuelle négociée entre les parties prenantes.5.Les normes et les règles traditionnelles qui sont compatibles avec les objectifs de gestion de l’AP devront être préservées et valorisées 11. l’éducation et la communication (IEC) Axes opérationnels Identification de thèmes prioritaires Identification et focalisation sur des publics cibles Appropriation et adaptation aux réalités régionales et locales Recherche de synergie et partenariats Mise en œuvre d’une stratégie d’intervention adaptée aux besoins Les Aires Protégées et le développement durable : En plus des microprojets financés autour des aires protégées. ZUC.5.6. au travers d’activités qui apportent des bénéfices directs aux communautés locales.10 du décret n°2005-848 du 13 décembre 2005 . il est nécessaire de : 243 .Promouvoir les aires protégées comme sites de recherche fondamentale afin d’accroître les connaissances sur la biodiversité de Madagascar. . régional et national Axes opérationnels Intervenir dans les zones périphériques des aires protégées par la mise en place de microprojets Participer à la mise en œuvre de programmes éco régionaux de conservation et de développement 11. telles que le prélèvement de forestiers. Cette utilisation durable est permise sous certaines conditions : . La mise en œuvre de plan d’aménagement des ressources concernées doit être défini dans un cahier des charges établi et approuvé par les parties prenantes (les autorités compétentes et les communautés locales) .5.9.

Renforcer la sensibilisation et la formation des populations . équitable et bien réparti sur le territoire national en mieux gérant les ressources naturelles. o De référencer les investissements pour que ces derniers assurent la pérennité du développement sans porter préjudice aux ressources naturelles. économique et politique avec un accent particulier sur les communautés de base devant prendre en charge la protection et la gestion de leurs propres terroirs. de pêche et de chasse. l’accroissement de son savoir. actrice de la dégradation. sa sensibilisation et l’impact escompté de son changement de comportement vis-à-vis de son environnement. Axe 3 : Réhabiliter – conserver et gérer le patrimoine malgache de biodiversité qui est unique au monde et appuyer le développement d’un tourisme original écologique en : o Créant et gérant des aires protégées et développant les zones périphériques sur le plan économique . d’autre part. balnéaire. soutenir ou parfaire la capacité de gestion publique . Hautes terres centrales – Est – Les zones intermédiaires de l’Ouest – La région côtière de l’Ouest – la région Nord – la région du Sud. Axe 2 : Promouvoir un développement durable. d’eau. o « Moraliser la vie publique » par rapport à la culture. de réhabilitation ou de création ou d’innovation Les Programmes du PAE Programme Environnement I ou PE I (1991 à 1995) Mission Coordination des actions en cours et réorientation de ces actions le cas échéant 244 . o Exploiter et développer toute forme de vecteur pour passer le message « environnement » . en agissant sur l’offre comme sur la demande. de santé. o Réhabilitant et en protégeant partout le milieu naturel . ce qui suppose : o D’aider au renforcement des services techniques locaux o De développer et améliorer les équipements collectifs ainsi que leur gestion Axe 5 : Veiller à maintenir l’équilibre entre croissance de la population et développement des ressources. conservation des sols. Susciter la participation de la population notamment en renforçant les mouvements associatifs pour compléter. o De mettre un accent particulier sur les zones peu peuplées à fort potentiel pour pouvoir décongestionner progressivement celles où la pression démographique sur les ressources est particulièrement forte . o De mieux valoriser les ressources naturelles localement (reboisement. Stratégie opérationnelle Compte tenu des différents stades auxquels se trouvent les divers secteurs qui composent la vie nationale. o D’économiser les ressources naturelles partout et sous tous les aspects (économie de combustible ligneux. C’est un plan à long terme exécutable sur au moins 15 ans compte tenu du fait que le renversement des tendances environnementales accumulées depuis des siècles ne saurait se faire en un plan quinquennal. o Renforcer le thème « environnement » dans les programmes d’éducation générale et développer les filières de formation et de recherche . etc. etc. etc.) . de carburants importés. la mise en œuvre de la PNE requiert selon les cas des actions qui peuvent être de sauvegarde. Axe 4 : Améliorer le cadre de vie des populations rurales et urbaines. accepte de changer ses habitudes La stratégie d’approche et de mise en œuvre du PAE La stratégie du PAE est celle adoptée par le Gouvernement en 1984 avec quelques ajustements et compléments. la législation. etc. C’est un plan finançable dans sa plus grande partie par des donateurs internationaux et plus marginalement par des crédits contractés par l’Etat malagasy Finalité Enrayer la spirale de la dégradation en réconciliant la population avec son environnement Objectifs Il n’est de réussite d’un programme de conservation que si la population. les besoins de développement. Elle insiste à juste titre sur l’homme dans sa biosphère.) .). o De réhabiliter et / ou maintenir la fertilité naturelle du milieu et stimuler sa capacité de résistance aux maladies et parasites en favorisant d’une part les plantes et arbres améliorant. Il s’agit à la fois : o D’inventorier les ressources naturelles pour les gérer et planifier judicieusement leur utilisation . réduction de la pollution des eaux. les méthodes douces de lutte phytosanitaire intégrée . Il faut maîtriser le taux de croissance démographique par une politique dynamique de population en association avec une bonne distribution des activités économiques entre les Régions de Madagascar o o LE PLAN D’ACTION ENVIRONNEMENTALE (PAE) Le PAE est l’ensemble des dispositions adoptées en vue de la mise en œuvre de la PNE. Elle s’appuie sur la mobilisation et la participation des principaux acteurs de la vie sociale. o Coordonnant conservation et tourisme divers (de découverte. de bois pour la construction. l’emploi des produits fertilisants localement et. agroforesterie. Stratégies régionales du PAE Globalement. Madagascar est subdivisé en six écosystèmes principaux ayant chacun ses caractéristiques propres.

Dynamisation des institutions existantes Mise en place de cadre institutionnel Mise en place de crédits Etablissement des procédures de normes et de critères de performance Mise en place de cadre législatif et notamment les études de « référenciation » des investissements (Mise En Compatibilité des Investissements avec les normes Environnementales - MECIE) ; Mise en place de tableaux de bord de gestion de l’environnement Mise en œuvre de diverses opérations du projet Poursuite d’opérations-pilotes ou actions-recherches Programme Environnement II ou PE II (1997 à 2002) L’objectif du PE II consiste en une optimisation de la gestion des ressources naturelles pour les besoins de développement de l’être humain. Le cadre général d’exécution de la politique environnementale dans sa seconde phase est axé principalement vers l’intensification des actions plus concrètes de terrain. Programme Environnement III ou PE III (2004 à 2009) La finalité du PE III est la conservation et la valorisation de l’importance et de la qualité des ressources naturelles pour permettre une croissance économique durable et une meilleure qualité de la vie. Les objectifs stratégiques du PE III sont : - L’adoption par les populations des modes de gestion durable des ressources naturelles renouvelables et de conservation de la biodiversité - L’assurance de la pérennisation de la gestion des ressources naturelles environnementales au niveau national Les objectifs spécifiques du PE III - Des actions de développement durable sont mises en œuvre - Des écosystèmes forestiers (naturels et artificiels), les zones humides et les réserves d’eau sont gérés de manière durable ; - Les écosystèmes sensibles de Madagascar sont conservés et valorisés au niveau des aires protégées et sites de conservation - Les potentialités des écosystèmes marins et côtiers sont gérées de manière durable ; - Un changement de comportement positif vis-à-vis de l’environnement est observé - Les bases de financement durable d’actions de gestion rationnelle des ressources naturelle et de l’environnement sont établies - Une meilleure gouvernance environnementale est mise en place 11.5.1.5.2. La Stratégie Nationale Pour La Gestion durable De La Biodiversité Les trois objectifs de la CDB ratifiée par Madagascar en août 1995 sont la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses ressources et le partage équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques. Axe d’orientation 1 : Conservation de la biodiversité Objectif 1 : Conservation des écosystèmes Objectif 2 : Conservation des ressources génétiques d’origine sauvage Objectif 3 : Conservation des ressources génétiques de l’agrobiodiversité Axe d’orientation 2 : Valorisation durable de la biodiversité Objectif 1 : amélioration des connaissances sur les valeurs économique, écologique et socioculturelle des ressources de la biodiversité Objectif 2 : dynamisation des filières des produits de la biodiversité sous valorisés et sous utilisés Objectif 3 : développement de l’écotourisme Axe d’orientation 3 : réduction des pressions sur les ressources de la biodiversité Objectif 1 : amélioration du comportement de la population vis-à-vis des ressources de la biodiversité Objectif 2 : application des législations et des réglementations en vigueur Objectif 3 : développement d’alternatives à la destruction des ressources naturelles et ligneuses Objectif 4 : réduction des risques biotechnologiques et développement de la Biosécurité L’écotourisme pour la conservation et le développement durable : La viabilité écologique et économique de l’écotourisme repose sur des services variés de qualité offerts dans un nombre restreint de sites au potentiel réel Objectif stratégique : Développer et rentabiliser l’écotourisme dans certains sites sélectionnés dont le potentiel est porteur Axes opérationnels Promouvoir les partenariats pour mettre en oeuvre dans les sites ciblés un ensemble de mesures permettant d’offrir une gamme de services adaptés au type et nombre de visiteurs escomptés Assurer la qualité des services La contribution aux engagements internationaux sur la conservation : La contribution effective aux engagements internationaux sur la conservation est un facteur clé de crédibilité au regard des décideurs et de la communauté financière. Ces conventions sont notamment : la Convention Africaine sur la Conservation de la

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Nature et des Ressources Naturelles (Alger, 1968), la Convention sur les Zones Humides d’Importance Internationale (Ramsar, 1971), la CITES (Washington, 1973), La Convention sur la Diversité Biologique (Rio, 1992), la Convention sur la protection du Patrimoine Culturel et Naturel Mondial, les Conventions relatives à la protection des ressources côtières et marines, le Programme Homme et Biosphère de l’UNESCO (MAB - Man and Biosphere)

11.5.2. ZONES HUMIDES
Les zones humides de Madagascar, et non seulement les forêts, représentent des foyers de la biodiversité riche et endémique qui font la renommée de Madagascar. Quelques Zones Humides sont touchées par des dispositifs de protection. Certaines font parties du système d’aires protégées de Madagascar, d’autres sont inscrits sur la liste Ramsar. 11.5.2.1. La stratégie nationale pour la gestion durable des zones humides La stratégie nationale pour la gestion durable des zones humides est en cours de finalisation. Le but de cette stratégie nationale est de Promouvoir la conservation des Zones Humides de Madagascar par leur utilisation durable en préservant leurs fonctions naturelles dans le but de contribuer au développement socio-économique du pays, de garantir la survie des écosystèmes et de lutter contre la pauvreté. Les objectifs de la stratégie nationale de gestion des Zones Humides malgaches sont de : − Améliorer la connaissance des Zones Humides − Promouvoir l'intégration des Zones Humides dans la définition des priorités nationales en matière de biodiversité, d'environnement et de développement. − Promouvoir des modes de gestion rationnelle et durable des Zones Humides. 11.5.2.2. Inscription des zones humides de Madagascar sur la liste Ramsar En 1998, Madagascar a ratifié la Convention de Ramsar sur les zones humides. Cette convention vise la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Les zones humides de cette convention sont des sites qui, à l’échelle mondiale, régionale ou nationale, contribuent au maintien de la diversité biologique et des fonctions naturelles de nos écosystèmes aquatiques précieux. Six (6) sites de Madagascar d’une superficie totale de 787 555 ha sont actuellement inscrits sur la liste des zones humides de cette convention Lac Tsimanampetsotsa L’inscription du Lac Tsimanampetsotsa comprend la Réserve naturelle intégrale de Tsimanampetsotsa et la zone située à l’ouest du lac sur une superficie de 45.604 hectares. Il s’agit du premier site Ramsar du type de zone humide ajouté à la Classification Ramsar par la Résolution VI.5 (1996) sur les zones humides karstiques souterraines. Il est situé dans la Région Atsimo Andrefana de Madagascar à proximité du littoral sud-ouest et non loin d’Efoetse. Ce site est bordé de falaises calcaires contenant des grottes et des rivières souterraines d’eau douce où l’on trouve, entre autres, une espèce vulnérable de poisson aveugle, « Typhleotris madagascariensis ». La grotte « Mitoho » est un lieu sacré. Complexe des 4 lacs de Manambolomaty Le "Complexe des lacs de Manambolomaty" comprend les lacs Soamalipo, Befotaka, Ankerika, et Antsamaka. Il couvre quelque 7.491 ha dans la Région de Melaky dans le centre-ouest de Madagascar, non loin du district d’Antsalova. (Ankerika se trouve dans la Commune d’Antsalova, les 3 autres dans la commune de Masoarivo). On y trouve 10% de la population mondiale du pygargue de Madagascar, Haliaeetus vociferoides, espèce endémique et «en danger critique d’extinction», de même que la tortue d’eau douce endémique, Erymnochelys madagascariensis, que le Comité national Ramsar de Madagascar a estimé être l’une des plus importantes de cette espèce en voie de disparition rapide dans l’Ouest de Madagascar.

Manambolomaty Complex Ramsar site – © Martin Nicoll

Le Lac Alaotra et ses bassins versants d’une superficie de 722 500 ha a été désigné le 9 septembre 2003. Le site comporte un grand lac d’environs 20 000 ha, entouré de 23 500 ha de marais et 117 000 ha de rizières, et comprend plus de 500 000 ha de bassin versant environnant et de cours d’eau, entre 750 et 1 250 m d’altitude. L'eau du lac est fortement chargée de sédiments à cause de l'érosion intense des bassins versants. Le milieu originel est menacé par la riziculture, le drainage et le braconnage généralisé. C'est un site important pour l'avifaune aquatique de l'Est et des Hauts Plateaux, et en particulier pour le Grèbe de Delacour (dit aussi d'Alaotra) "Tachybaptus rufolavatus" mais aussi pour le Fuligule de Madagascar, "Aythya innotata", deux

246

espèces endémiques dont l'aire de distribution est limitée au Lac Alaotra, et qui sont au seuil de l'extinction. Tout comme le poisson "Besisika" à cause d'une surexploitation des ressources naturelles, le "Bandro" ("Alaotran Gentle Lemur") et le "Onjy", canard plongeur presque disparus à cause de l'ensablement de l'habitat dû à l'érosion des bassins versants.

Lac Alaotra Photo source : MEEFT –Noasilalao Marais de Torotorofotsy avec leurs bassins versants d’une superficie de 9 993 ha a été désigné le 2 février 2005. Le site est composé de marais permanents et temporaires. Les marais sont entourés de forêts denses humides sempervirentes qui sont découpées par des zones agricoles et des forêts dégradées. Il a été constaté la présence de plusieurs espèces menacées Mantella auriantiaca, Mantella crocea ainsi qu’au moins 40 espèces endémiques d’amphibiens. Ce site est l’un des deux habitats connus abritant Sarothura watersi. C’est le niche de Anas melleri, Eutriorchis astur et Tyto soumagnei, qui sont aussi des espèces rares. 4 espèces de Lémuriens en danger ont été inventoriées. Le site joue un rôle hydrologique important dans le contrôle des inondations aux environs d’Andasibe. Un projet minier aux environs du site et ensablement des marais constituent les principales menaces du site. Parc Tsarasaotra (5 ha) a été désigné le 9 mai 2005. Il est situé très proche du centre ville de la capitale de Madagascar, Antananarivo. Le lac est une zone exceptionnelle au milieu d’un environnement urbanisé, servant à la reproduction et au refuge des oiseaux d’eau, en particulier des hérons et des canards qui se trouvent sur les Hauts plateaux. Le lac est un refuge particulièrement important pendant la saison de chasse. Situé au milieu des camphriers et des eucalyptus centenaires, avec une bordure de Graminées, des Cyperus et Juncus spp ; le lac abrite 14 espèces et sous-espèces endémiques des oiseaux d’eaux. Trois de ces espèces sont globalement menacées, parmi elles figurent le Canard de Meller (Anas melleri) qui est en danger et le Grèbe malgache (vulnérable). Ce lac est le seul endroit connu qui concentre une population de hérons crabiers de Madagascar Ardeola idae (en danger) sur les hauts plateaux malagasy. Zones humides de Bedo d’une superficie de 1 962 ha a été désigné le 12 mai 2007. Le complexe de zones humides est composé du lac Bedo peu profond entouré de marais qui sont riches en végétation aquatique et une rivière permanente qui alimente le lac. Le site abrite au moins 34 oiseaux d’eau, des tortues et des poissons. Le lac fournit de l’eau durant la saison des pluies et reçoit l’eau des collines pendant la saison sèche. Le site est une source majeure de protéines et matériaux de construction pour la population riveraine. DWCT effectue des recherches sur les espèces menacées ainsi que le suivi d’oiseaux d’eau deux fois par an.

Source Photo : Lac Bedo www.parcs-madagascar.com

11.5.2.3. Nouvelles aires protégées : zones humides 4 zones humides d’une superficie totale de 363 328 ha sont sous protection temporaire depuis janvier 2007. 3 sites d’une superficie de 314 484 ha sont en cours de mise en place. Tableau n°11.7.: Etat d’avancement des nouvelles Aires Protégées : Zones humides Nom du site Région Superficie (ha) Statut Opérateur Amoron’Onilahy Atsimo Andrefana 52 582 Protection FSP - WWF temporaire (janv 2007) Complexe Andreba Analanjirofo 32 Protection WCS

247

Nom du site Mahavavy Kinkony

Région Boeny

Superficie (ha) 268 236

Statut temporaire 2007) Protection temporaire 2007) Protection temporaire 2007) En cours En cours En cours

Opérateur (janv (janv BirdLife International, Gouvernement Britanique, CI DWCT, WWF, CI Peregrine Fund, WWF, Projet Bemaraha ONG Mitsinjo, SAGE BIMP, WCS, ANGAP, WWF, SAGE

Lac Alaotra Manambolomaty Site Ramsar-

Alaotra Mangoro Melaky

42 478 7 491 9 993 297 000

(janv

Site Ramsar Alaotra Mangoro TorotorofotsyComplexe Zone Atsimo Andrefana, humide Mangoky Menabe Ihotry Source : DSAP/ DGEEF

11.5.2.4. Transfert de gestion des ressources halieutiques continentales Tableau n°11.8. : Situation du transfert de gestion des ressources halieutiques continentales Ressources transférées Superficie Pourcentage Nombre Superficie moyenne totale (ha) (ha) Ressources halieutiques 4 653 1,70% 13 358 continentales Ressources forestières et 837 0,31% 3 279 halieutiques
Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

Sur les 220 000 ha de plans d’eaux continentales, seule la gestion de 4 653 ha a été confiée aux VOI, soit 2,1% Tableau 11.9. : Superficie des transferts par type de ressource Ressource transférée Superficie Pourcentage Nombre totale (ha) 214 443 78,32% 157 Forêt 1 545 0,56% 1 Forêt et pâturage 837 0,31% 3 Forêt, pêche 3 046 1,11% 10 Mangrove 3 798 1,39% 1 Pâturage 4 653 1,70% 13 Pêche cont. 8 777 3,21% 4 Pêche Marine 36 722 13,41% 30 Non renseigné Total 273 820 100,00% 219
Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

Superficie moyenne (ha) 1 366 1 545 279 305 3 798 358 2 194 1 224 1 250

Les 219 contrats de transfert de gestion où la surface transférée est renseignée totalisent près de 274 000 ha. En considérant la surface moyenne par transfert de 1 200 ha, on pourrait estimer grossièrement la surface totale transférée à 5: 342 TG * 1 200 ha = 410 000 ha Dans les contrats de transfert de gestion où la surface transférée n'est pas renseignée, on retrouve la plupart des contrats qui concernent les ressources halieutiques marines. Il est possible que dans le cas de ces contrats, la surface transférée soit plus difficile à quantifier qu'ailleurs. Il faut noter que la moitié des contrats GELOSE ne sont pas renseignés en surface. Au delà des surfaces moyennes, on peut avoir une image du nombre de contrats de transfert de gestion par classe de superficie transférée. On remarque alors une bonne proportion de contrats qui ont des surfaces comprises entre 100 et 500 ha.
Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

5

Sous réserve qu'il n'y ait pas de confusion entre surface des ressources transférées et surfaces des terroirs

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Type de transfert de gestion
La distribution par type de transfert et par province est récapitulée dans le tableau suivant : Tableau 11.10. : Répartition des contrats par type de transfert (GELOSE; GCF, autres, NR) et par province Province GCF GELOSE GPF NR* Total 12 25 4 ANTSIRANANA 41 17 17 2 FIANARANTSOA 36 14 39 1 MAHAJANGA 54 54 44 4 TOAMASINA 102 4 24 5 ANTANANARIVO 33 35 29 4 8 TOLIARA 76 Total 136 178 4 24 342 *NR : Non renseigné Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007 Le type de contrat de transfert n'est pas renseigné pour 24 d'entre eux. Parmi ceux où le type de contrat est renseigné, les "GELOSE" sont les plus nombreux (plus de 60%). La province de Toamasina abrite le plus de contrats transferts de gestion (presque le 1/3 des contrats recensés). Les contrats élaborés selon les procédures du décret GCF y sont majoritaires. On trouvera plus loin une illustration de la combinaison entre type de contrat et date de signature.

Organisme d'appui
On a regroupé sous une même appellation les contrats de transfert de gestion encadrés par sous-projet d'une même institution (cas du WWF, du PSDR ou de LDI par exemple). Pour 131 contrats, l'organisme d'appui n'est pas renseigné, ce qui ne veut pas forcément dire que ces transferts de gestion aient été mis en place par les communautés elles mêmes. Tableau n°11.11. : Transferts de gestion appuyés par institution Organisme d'appui Nbre de TG 131 Non Renseigné WWF 47 FAO 396 SAGE 23 MAEP 22 PEDM 21 PSDR 14 MIRAY 12 LDI 11 SAHA 8 ANGAP 4 PDFIV 4 GTZ 3 PEREGRINE 2 Autre Ong 1 Total 342
Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

Années des signatures des contrats
Il n'y a que 165 transferts de gestion où cette donnée est renseignée directement ou peut, par exemple, être déduite à partir d'une date de ritualisation (lorsque celle-ci figure dans les informations fournies alors que la date de signature n'y figure pas, on peut estimer qu'elle est antérieure). Là où aucune date ne figure, il a fallu néanmoins considérer que le TG concerné était bien officiel. Pour trancher, il aurait fallu avoir un numéro d'enregistrement officiel par exemple au niveau des services techniques concernés. Tableau n°11.12. : Années de signature de contrats depuis 1999 Année signature 1999 2000 2001 2002 2003 S/Total

NR*

Total

6

La plupart des sites FAO, si non 100%, sont des sites SAGE/FAO

249

1 19 23 8 40 91 87 GELOSE 7 1 4 20 27 21 73 67 GCF 1 1 23 Non Renseigné Total 2 23 44 35 61 165 177 * NR : Non renseigné Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

178 140 24 342

La progression dans le temps des signatures marque une pause en 2002 du fait des événements. Il est normal de voir les contrats GELOSE commencer avant les contrats GCF. Les pics peuvent correspondre à des signatures groupées à l'occasion par exemple de cérémonies d'officialisation.

Documents techniques
Neuf champs dans la base permettent de répertorier la présence ou l'absence d'un certain nombre de "documents techniques" (y compris les Dina) : PAS (Plan d’Aménagement Simplifié), Zonage, PTA (Plan de Travail Annuel), PGS (Plan de Gestion Simplifié), POA (Plan Opérationnel Annuel), PSE (Plan de SuiviEvaluation), CDC (Cahier Des Charges), etc. Il n'est pas aisé d'interpréter la numérisation des TG où ces documents sont présents pièce par pièce ou ensemble. Tout d'abord pour le sens de cette numérisation, mais aussi parce qu'on ne sait pas à quel moment la prise de données a été faite (au moment de la signature, après une période indéterminée de mise en œuvre). Il n'est pas sûr non plus que la signification des sigles soit comprise de la même façon par tous. Enfin, lorsque le champ n'est pas renseigné, cela veut-il dire que le document n'existe pas ? On peut néanmoins retenir les points suivants concernant les outils de mise en œuvre des contrats de TGRN : • Dina : le champ est renseigné sur 200 TG et sur ceux là, le dina est noté présent sur 193 TG. • Cahier des charges. Il est présent sur 169 TG et noté absent sur 12 TG. • Règlement d'exploitation. Il est présent sur 29 TG, ailleurs le champ n'est pas renseigné. Ce sont sur ces mêmes 29 TG qu'est noté présent un plan de zonage. • PTA. Un Pta est noté présent sur 5 TG seulement. Sur 7 autres, le Pta est noté absent. Ailleurs, le champ n'est pas renseigné. Résumé: 342 TG dont 178 contrats GELOSE et 136 contrats GCF 27000 ménages dans 1400 villages de 90 communes 80% des TG transfèrent des ressources forestières et 20% des TG transfèrent des ressources halieutiques La surface totale transférées représentent 400000 ha 14 organismes d’appui ont encadré la plupart des TG Evaluation des espèces menacées (Réf TBE) – Projet MARISLA (MBG) Implémentation de la stratégie de conservation des plantes : Aires Prioritaires (APAPC / MBG)
Source : Tanteza – Le transfert de gestion à Madagascar, dix ans d’efforts - 2007

11.5.2.5. Les conventions internationales ratifiées à Madagascar Ratification de la Convention sur la Diversité Biologique en 1995 (voir chap XII) selon : La Loi n° 95-013 du 9 août 1995 autorisant la ratification de la Convention sur la Diversité Biologique (J.O. n° 2317 du 21.08.95, p. 1909 vf) Le Décret n° 95-695 du 3 novembre 1995 portant ratification de la Convention sur la Diversité Biologique (J.O. n° 2746 du 20.11.95, p. 3608) Convention CITES Comme le commerce international des plantes et des animaux sauvages dépasse le cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation. La convention CITES a été adoptée à Washington le 03 mars 1973 et mise en vigueur en 1975. Madagascar a ratifié la convention par l’ordonnance N° 75-014 du 05 août 1975. Les populations cibles de la convention sont en général les opérateurs en faune et en flore, les chasseurs et collecteurs, les services techniques (DGEEF, CIREEF, CEEF, Douanes, Gendarme, Police) Les redevances perçues sur les commerces d’espèces sauvages dans le cadre du CITES s’élèvent à Ar 63 903 132,10 en 2007 Tableau 11.13 : Nombre d’espèces dans la liste CITES

Groupe
Faune Flore

Supprimé Annexe I Annexe II Annexe III
11 22 85 30 608 353 14

Source : http://www.cites.org/eng/resources/species.html

7

Les 4 contrats "Gpf" ont été englobés dans les contrats GCF

250

11.5.2.6. Stratégie de lutte contre les Feux de brousse

Pour lutter contre les feux de brousse le Gouvernement a adopté un système de prime de 800 000 Ariary pour les communes à zéro feu . Selon le résultat de l’évaluation des communes par les comités de suivi évaluation au niveau des district dans le cadre de la campagne de lutte contre les feux de brousse et de forêts 2006 – 2007, la liste des communes cidessous ont bénéficié les primes. Tableau 11.14. Listes des communes bénéficiant les primes
PROVINCES FARITANY DISTRICTS/ COMITES DE SUIVI EVALUATION DISTRIKA ANTANANARIVO AVARADRANO ANTANANARIVO ATSIMONDRANO FARATSIHO BETAFO ARIVONIMAMO COMMUNES VERTES/ KAOMININA MAINTSO Nbre A primer Mahazo valisoa Ankadinandriana Bongatsara Ambalavao, Andranomiady Betafo, Mandoto, Mandritsara Arivonomamo II Morafeno, Betoko, ANTANANARIVO MANJAKANDRIANA Ambohitrony, Manjakandriana Ambatomanga, Anosibe /Trimoloharano, Alarobia/vatosola, Antsoatany, Vinanikarena Ambodifarihy, AMBATOLAMPY Antanimasaka, Morarano, Andranovelona, Tsarabaria , Ampanefena, Ambalasatrana, Andrafainkona Antombana, Ambinanifaho, Ambohitralanana Ambalabe ANTSIRANANA ANTSIRANANA II ANDAPA NOSY BE AMBANJA SAMBAVA Ankarongana, Ramena, Ambodimanga I, Ambodiangezoka Nosy be Urbaine Ankingameloko Antranonkarany Marojala, Antsambaharo Bemanevika Tolongoina Ikongo, Ifatsy Vohitrindry, Betampona, MANAKARA Nosiala, Ambohitsara, Mitanty, Sakoana Ankatafana 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 21 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 18 IKONGO VOHIPENO 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 PRIME

800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 16 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 14 400 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000

ANDRAMASINA ANTSIRABE II

SOUS TOTAL VOHEMAR

ANTALAHA

SOUS TOTAL FIANARANTSOA

MANAJARY

251

,Andonabe, Marokarima, Vohilava, AMBOHIMAHASOA AMBOSITRA NOSY VARIKA VANGAINDRANO Morafeno, Kalalao, Marosoa , Ivony Miara-miasa Vohilava Lopary Fenoambany MarokiboIamonta, VONDROZO Manambidala Mahavelo Maroharatra, Ifanadiana, Antaretra, Ranomafana ,Ambohimiera, Androrangavola, SOUS TOTAL BENENITRA BETIOKY- SUD TSIHOMBE TOLIARY Emara Betioky-Sud Marovato, Imongy Maroalomainty, Maroalopoty ,Erada, Analamary, Ambonaivo, Mariarano, keliloha Mahatsinjo Ambodiadabo Ambalaromba Ankazotokana Anjozoromadosy Antanambaon'Amberina , Antsiatsiaka Ankaramy, Maromandia, SOUS TOTAL MANANARA NORD Mananara Imorona, AMBATONDRAZAKA AMPARAFARAVOLA SAINTE MARIE TOAMASINA VATOMANDRY Bejofo, Andrebakely Sud SAINTE MARIE Maintinandry Ambalabe, , Niarovana /Caroline Tanambao/Mahatsara Ifasina I VAVATENINA SOUS TOTAL TOTAL GENERAL Source : DVRN - MEEFT A PRIMER Anjahambe

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 30 1 1 1 1 1 1 1 1 1 9 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 11 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 11 100

800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 24 000 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 7 200 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 8 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 8 800 000 80 000 000

IFANADIANA

AMBOVOMBE/ANDROY

SOUS TOTAL MAHAJANGA II TSARATANANA MAEVATANANA BEALANANA MAHAJANGA MANDRITSARA ANALALAVA

11.5.2.5. POLITIQUE NATIONALE DU REBOISEMENT Politique forestière malagasy • Enrayer le processus de dégradation forestière

252

PCD. simplification. d’éducation et de santé • Gains supplémentaires découlant de reboisement En fonction des nécessités de protection et de restauration environnementales En fonction des orientations de développement économiques Outils pour la mise en œuvre • Décret 2002 sur les mesures incitatives aux communes qui ont lutté efficacement contre les feux de brousse • Décret sur la cession des graines améliorés et sélectionnés • Décret 2000-383 relatif au reboisement • Arrêté d’application 9398 interministériel N°9398-2000 du 5 sept 2000 Fixant les modalités d’application de ce décret • Manuel de procédure sur la création de RFR • Financement IPPTE sur le reboisement communal Reserve Foncière pour le Reboisement ou RFR Définition : Zone délimitée par l’administration forestière et domaniale destinée uniquement au reboisement 253 . efficacité pour l’appropriation foncière • Valorisation des espèces autochtones et exotiques • Considération de reboisement de protection dans les zones à risques d’érosion • Pérennisation des actions Objectifs opérationnels • Au niveau national : 50 000ha/An en 5 ans • Au niveau régional : 2 500ha/An en 5 ans • En fonction de la potentialité : • Disponibilité et accessibilité des ressources • Existences d’acteurs motivés et engagés • Conditions écologiques • Degré de sensibilisation et vulgarisation • Relation entre foresterie et les autres sous-secteurs ruraux (agri. élevage.privé • Considérer les actions en cours et futures en matière de reboisement • Respecter les cadres réglementaires en vigueur • Accompagner les reboisements par des mesures incitatives • Respecter la notion de visibilité et de qualité • Prendre en considération les différents types de reboisement • Permettre la pérennisation des actions Vision régionale • Se baser sur les impacts positifs attendus des reboisements sur l’économie et l’écologie de la région • Assurer la pérennisation des ressources et la collaboration institutionnelle Objectifs régionaux • Augmentation de la couverture forestière • Sécurisation foncière: accélération.• • • Objectifs • • • • Mieux gérer les ressources forestières Augmenter la superficie et le potentiel forestiers Accroître la performance économique du secteur forestier de la 3eme orientation Instaurer un environnement favorable aux initiatives en matière de reboisement Assurer la sécurité foncière aux reboiseurs Orienter le reboisement en fonction des besoins locaux et régionaux Intensifier les actions liées à l’aménagement des bassins versants Principes stratégiques en matière de reboisement • Cadrer avec le processus de décentralisation (PRD.…) • Se baser sur le partenariat public.…) Objectifs opérationnels En fonction des besoins de la population : • Besoins en produits ligneux • Besoins vitaux en matière d’alimentation.

…) • Ancienne ZODAFARB Qui peut acquérir les RFR • Individu • Collectivité décentralisée • Association • Société privée Obligation des Operateurs de Reboisement • Respect des cahiers de charges élaborés avec l’administration forestière Mode de Cession de Terrain dans le cadre de RFR • Achat • Dotation • Bail Les Mesures Incitatives aux Reboisements • Incitation foncière : faciliter l’accession à la propriété foncière • Incitation technique : réaliser des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation. bois de pâte • Reboisement de protection et de restauration écologique.Terrains susceptibles d’être convertis en RFR • Terrain domanial • Terrain communal • Domaine forestier national ( périmètre de reboisement. restauration de sols. de bassins versants. dispense de paiement des redevances forestières sous réserve de la soumission du terrain au régime forestier Les Différents Types de Reboisement Reboisement industriel pour la production de bois de service. l’ornementation • Reboisement à vocation d’essai.4. périmètre de restauration. fournir des conseils et encadrements et suivis techniques • Incitation financière : subvention à titre de participation aux coûts de reboisements. Zones Prioritaires pour les AP et Sites Koloala 254 . la recréation. bois d’énergie. étude ou de recherche tel que les dispositifs comparatifs d’espèces ou de provenances • Reboisement économique à but agro-sylvo-pastoral Carte n° 11. enrichissement de forets naturelles • Reboisement à caractère social notamment pour l’éducation. comme la protection de dunes. bois d’œuvre.

elle suit la côte et s’entend en moyenne entre 3-4 km en mer. la pêche constitue l’activité principale de génération de revenus et d’auto-subsistance. A titre d’illustration. les communautés des pêcheurs Vezo vivent sur le littoral.Efforts dans les mesures de conservation : Mise en place des Aires protégés marines et côtières.M. Étant donné que la pêche crevettière se pratique sur le plateau continental et en priorité dans des fonds à faible profondeur 10-25m. la sédimentation terrestre ne pose pas une menace significative. Les carreaux miniers ne se superposent pas directement avec l’APM. L’accès par route prend également une journée entière. Il est envisagé d’attribuer à certaines le statut de Réserve de Biosphère Marine (R.11. Les carreaux de Dynatec dans l’embouchure de l’Onilahy portent un risque moindre d’impact sur l’APM. tandis que les carreaux de Madagascar Minerals and Resources sont à seulement 3km de distance de la parcelle Beheloka de l’APM. qui sont souvent en relation directe avec le relief. Le raclage des fonds marins 255 . Il s’agit de Sahamalaza. La zone est dépourvue de cours d’eau permanents et de sources. vu que celle-ci est principalement dans le domaine maritime.1. est décrite ci-après la contribution de WWF dans mise en place de l’APM de Toliara Sud. Cependant les activités miniers peuvent avoir des impacts négatifs sur le milieu marin. Cette APM devrait s’étendre sur la côte sud-ouest de Madagascar sur une longueur Nord-Sud d’environ 120 km.6. L’APM Toliara Sud est voisine de carreaux miniers attribués dans sa partie Nord. dans la zone du village de Soalara et couvre la côte jusque dans la localité de Itampolo entre les coordonnées Laborde 150'000 et 280'000. La température moyenne est de 24°C.6. dominé à l’intérieur par un talus abrupt par le plateau Mahafaly. La charge sédimentaire de l’Onilahy en saison de pluies exerce des pressions écologiques sur les récifs coralliens à l’extrême Nord de l’APM. La pluviométrie moyenne annuelle est en dessous de 300 mm et le climat semi-aride. Nosy Radama. Contribution de WWF dans la mise en place de l’APM Toliara Sud. avec l’appui de ses partenaires financiers et techniques. sont des habitats importants pour des oiseaux. Pour les communautés au littoral.5. Les communes rurales touchées par l’APM affichent une densité moyenne de 4-10 habitants par km2. Le littoral. combiné au fait que l’eau potable est rare. l’accès en bateau rapide vers Anakao au Nord de l’APM dure environ 2 h et jusqu’à Itampolo au Sud une dizaine d’heures. Elle comprend ainsi des récifs frangeants. : Adjudication forestière Loi 97 017 du 08 Août 1997 et décret 98-781 du 16/09/98 portant création révision de la législation forestière Décret n°98/782 du 16/09/06 relatif au régime de l’exploitation forestière Arrêté 12702/ du 20 novembre 2000 portant suspension de l’instruction de dossier de demande et délivrance de nouveau permis de coupe à titre onéreux Arrêté n°13855/2001 du 13/11/01 portant approbation des cahiers de charges à l’octroi de permis par voie d’adjudication forestière. Son étendu Est-Ouest est beaucoup plus limité. dont celui d’Itampolo touche directement les récifs coralliens et la parcelle APM proposée pour Itampolo. ECOSYSTEME MARIN ET COTIER 11. La prévision du WWF quant à la délimitation de l'APM Toliara Sud va nous servir ici à définir géographiquement cet état de l'environnement. Les villages sont petits et éparpillés. Néanmoins. tandis que les communautés des éleveurs Mahafaly habitent à l’intérieur des terres. mais pour la grande majorité de l’APM. soit par la pollution chimique ou encore par le trafics maritime transportant les minerais. la société Gold Sand a déposé trois demandes de carreaux directement sur le littoral. et Nosy Ve Toliara Sud. a maintenu la densité de la population à des faibles niveaux. un plateau calcaire du éocène (tertiaire).B. dominé par une végétation arbustive et des dunes de sables. Dans le Sud. composés de platiers coralliens internes.). La végétation naturelle est un fourré sec en mosaïque avec du sol nu sur le plateau calcaire.6. Elle commence à 35 km au Sud de la ville de Toliara. De la ville de Toliara. Nosy Hara. A ce titre. deux grandes rivières se déversent en mer au Nord (Onilahy) et au Sud (Linta) de l’APM Toliara Sud. « Maintenir la biodiversité côtière et marine et l'intégrité écologique des écosystèmes marins et côtiers ». Cet enclavement. la mise en place des quatre APMC suivantes se trouve actuellement à un stade avancé. de passes et de pentes externes. Entre la pente externe des récifs frangeants et le tombant continental se situent des fonds moyennement profonds parsemés de hauts fonds coralliens. L'environnement marin de Toliara Sud comprend divers habitats.. Une zone de mangrove complète l’ensemble des habitats.2. reptiles et les plages sont des sites de ponte des tortues marines. La mise en place des aires protégées marines et côtières concerne l’objectif 5 de la politique. mettant en exergue les différentes étapes et les connaissances qui découlent de la gestion d’une APM. Le littoral est constitué de grès calcaires et de sables dunaires du pléistocène. elle entre potentiellement en conflit avec la création des APM. 11. Ainsi. soit par la sédimentation et le dépôt de déblais. Les rares pluies s’infiltrent dans le système souterrain du plateau calcaire de Mahafaly. l’ONE a conçu et mis en œuvre « un manuel de procédure de création de Aires Protégées marines côtières ».

Les sociétés opèrent par collecte terrestre (camions). éperons et sillons et glacis (3’699 ha ou 29%). la majorité des coraux sont morts. L’APM aura ainsi à mener un lobbying auprès du SRPRH et des opérateurs concernant i) des études approfondies des stocks et de la régénération des produits collectés. la dépression arrière récif n’a qu’une largeur de 71m. le platier corallien de 853m et la pente externe de 644m.peut entraîner en effet des impacts négatifs (turbidité de l’eau. Sur une longueur de côte étudiée de 80 km. La zone Sud s’étend jusqu’à sur 36km au Sud de Beheloka. à 2000 ha dans la zone au milieu et à 8000 ha dans la zone Sud. d’où leur importance. le tombant continental se situe au large à environ à 2000m au Sud. à 1000-1500m au milieu et entre 3-10km au Nord. détruit les stocks et entraîne la perte des revenus locaux et de sociétés de collecte mêmes. et par la mise à disposition de matériel (glacières. Par rapport à la pente externe. saisons de fermeture). sédimentation des coraux. Les passes eux-mêmes ne dépassent pas 4-5m de profondeur. Les seules mangroves de la zone d’étude se trouvent au Sud de Nosy Satrana et s’étendent sur 100-150ha dans un rayon d’environ 2km. des doutes sont permises concernant la durabilité de la filière. ces sites peuvent jouer un rôle de pôle de recolonisation des coraux. destruction des habitats marins) qui sont difficiles à estimer actuellement. La zone de l’APM Toliara Sud est caractérisée par un récif frangeant qui longe tout le littoral. mais en général. On peut ainsi estimer les fonds et hauts-fonds extérieurs à 10’000ha dans la zone Nord. pente externes. L’APM est une zone d’activités des sociétés de collecte de Toliara (Copefrito. Le peuplement est encore en assez bon état et les pressions de défrichement ne sont pas encore importantes.sillons à une profondeur entre 5 et 15 m ont probabalement le plus souffert du blanchiment de corail. suivi de la pente externe à l’Ouest (458 ha) et une pente interne de 234 ha. par collecte maritime (vedettes). Par manque de cartes marines détaillées. Ils sont alignés parallèle à la côte à une distance d’environ 1750m du platier et forment probablement une ancienne barrière corallienne. Les sites les plus diverses comprennent jusqu’à 58 espèces de coraux et se situent sur des hauts fonds extérieurs à des profondeurs >20m. dont 212m de dépression arrière récif. ce qui permettrait d’analyser le potentiel de conflit d’intérêt entre l’APM et la pêche crevettière. de la pente externe. rapport diagnostic). Il existe des données SIG précises des positions des bateaux de pêche crevettière. En moyenne. Il s’agit ainsi de filières formelles. dont la plus grande superficie constitue le platier corallien (614ha). la nature des fonds marins de l’APM et notamment les hauts fonds coralliens ne se prête guère à la pêche crevettière. ces données sont confidentielles et non communiquées pour l’instant. tandis que les platiers coralliens sont à peine couvert d’eau à marée basse. les dépressions arrière récif ne dépassent pas 2m de profondeur d’eau. Pour cela l’APM doit considérer les sociétés de collecte comme des partenaires dans un but de développement local et gestion durable des ressources. Globalement un peut distinguer trois zones. notamment les formations d’éperons . Les pentes externes. cette analyse ne comprend pas les fonds extérieurs entre la pente externe et le tombant continental et parsemés par des hauts fonds coralliens de 25-20m de profondeurs. car malgré leur importance. Dans cette zone l’ensemble du récif frangeant a une largeur de 2155m grâce à d’importantes baies et une pente externe qui est environ 3 fois plus large que dans les deux autres zones. …). etc. L’annexe présente un tableau d’absence présence des espèces par site (cf. celles-ci semblent insuffisant et surtout elles ne se basent pas sur une évaluation des stocks et de la reproduction. Les hauts fonds extérieurs se trouvent sur un plateau d’environ 30-45m de profondeur et remontent jusqu’à 20m. L’ensemble du platier frangeant est ainsi très plat et peu profond. Le récif frangeant occupe 946 ha. Pour les communautés locales. environ 12’600ha de formations coralliennes ont été cartographiés.). La dépression arrière récif a une largeur moyenne de 642m. même si la structure et l’architecture corallienne est encore en place. La zone est aussi doté d’une une caye corallienne (Nosy Ve) de 1306 ha. divisée en crique externe. Il y a ainsi un réel risque que le système de collecte. et devra chercher un collaboration avec les mêmes partenaires concernant iii) le suivi quantitatif des produits collectés et iv) un suivi permanent des ressources marines. 638m de platier corallien et 186m de pente externe. En principe. Epargnés du blanchiment des coraux. La zone au milieu s’étend de Nosy Satrana à Beheloka et comprend sur 35km 7’532ha de formations coralliennes. hauts fonds). le platier corallien de 494 m et la pente externe de 227 m. cette filière constitue pratiquement la seule source de revenus. Auparavent ces formations montraient une couverture de corail vivant assez élevé. L’aplatissement de la courbe site-espèces à partir de la station 26 montre que l’inventaire a été assez exhaustif sur les unités géomorphologiques étudiés (platiers. Murex. Les transects n’ont pas été étudiés en détail. le récif tombe très rapidement à 15-20m de profondeur et se termine sur un fonds sableux et plat. Il s’agira alors de prendre contact directement avec le SRPRH et les sociétés de pêche crevettière de la zone C Sud pour obtenir les informations. Il est proposé d’inclure les mangroves dans la parcelle AP Nosy Satrana. ii) l’adaptation de la réglementation. Coraux Sur les 29 sites de plongée (33 stations) un total de 134 espèces de coraux a été inventorié. ce qui signifie une largeur moyenne de 1000m. La zone Nord englobe les récifs de Anakao et Nosy Ve. L’ensemble du récif corallien couvre 2952 ha. Le récif frangeant devient nettement plus mince avec une largeur totale de 794m. et en dépression arrière récif (2936 ha ou 23%). Les sites les plus pauvres comptent 256 . Le récif frangeant est composé du platier corallien interne et externe (5’973ha ou 46%). Sur la pente extérieure. en toute légalité. Même si les sociétés se conforment généralement aux règles en vigueur (taille. qui se pratique plutôt devant des estuaires et sur fonds sablo-vaseux. qui sont constituées formellement et disposent de licences de collecte. Cependant. tandis qu’actuellement.

Un autre constat intéressant dans le Sud est qu’il n’y a pas de différence significative matière de diversité de poissons entre les sites des hauts fonds extérieurs et les sites sur la pente externe du platier. tandis que les deux sites pauvres sont sur le platier. on a les Serranidae (19%). malgré les efforts de pêche qui s’exerce dans la région. Cette situation est surtout valable pour les hauts fonds situés au large. Diversité des Poissons coralliens La diversité des poissons corallien a été étudie sur 20 des 29 sites dans l’APM Tulear Sud. ce qui anormal et indique une sur pêche important des requins. les capitaines et les lutjans. Il faut cependant noter que certains sites dépassent largement la moyenne et constituent de véritables viviers de poissons commerciaux contenant des espèce nobles appartenant à des familles comme les Lutjanidae. Par contre. les sites ont souvent une diversité entre 39 et 47 espèces. plus un 15ème groupe des familles des balistes. plateaux continental.97 tonne/km2). ce qui explique également la convexité de la courbe à ce niveau. 257 . Un total d’environ 234 espèces de poissons a été répertorié dans les 20 sites. une bonne diversité de murènes attire l’attention des plongeurs. existence de banc coralliens qui constituent des habitats idéal pour les poissons. la faible présence humaine et la faible pression de pêche ont permis de maintenir une bonne richesse de poissons.). il a donnée l’impression d’une santé générale de récif que les autres sites plus au Nord n’ont plus. on note qu’elle est en deçà de le région du Rajat Ampat (Indonésie). Les deux sites les plus riches sont tous les deux des hauts fonds extérieurs à 20-25m de profondeur. Et selon des informations d’autres plongeurs. tandis que sur le platier interne seulement 22 espèces de coraux ont été relevées par site (cf. Parmi les familles les plus importantes. on peut mentionner la présence de petites rayes manta (Mobula thurstoni) en surface sur les hauts fonds extérieurs de Anakao. Les espèces phares ou espèces porteurs de sympathie ou d’intérêt sont importants pour les aires protégées. Les pourcentages des espèces enregistrées par famille et donne une idée concernant l’importance de chaque famille dans les différents sites de la zone d’étude. Pour l’APM Tulear Sud. Le site le plus au Sud est une illustration pour ce constat. les Serranidae (16) et les Chaetodontidae (18). à partir de la comparaison. Biomasse des Poissons commerciaux 71 espèces de poissons commerciaux appartenant à 16 Familles ont été enregistrées dans les 29 sites étudiés. La moyenne globale d’espèces par site s’élève à 40. Ainsi. Si on compare la zone sud de Toliara avec d’autres régions du globe. Lethrinidae et Serranidae. Dans la partie Beheloka-Ambola. Il apparaît que les récifs et coraux en bon état sont particulièrement bien représentés au Nord et au Sud de Beheloka et dans l’extrême Sud. amplitude des marées. que les biomasses moyennes enregistrées au niveau de la zone nordouest de Madagascar (région de Nosy-Be) et la zone sud-ouest (zone sud de Toliara) sont égales. tous les six sites riches de > 50 espèces se trouvent devant ou au Sud de Beheloka. La dominance relative des espèces prédatrices qui constituent les principales cibles de la pêche semble montrer que. en moyenne les hauts fonds extérieurs sont les plus riches en coraux avec 40 espèces par site. Au Nord de Beheloka. Les familles avec le plus d’espèces sont les Labridaes (34). la biomasse de poissons commerciaux de récifs coralliens diminue (89. Par contre. les Lutjanidae (12%). il reste des endroits où on trouve encore des populations importantes de poissons commerciaux comme les mérous. Dans la zone Sud. Les récifs au Sud de Anakao sont par contre particulièrement pauvres. Cela semble normal dans la mesure où ces deux zones constituent les zones récifales coralliennes les plus développées de la grande île et qui ont à peu près les mêmes conditions écologiques (conditions hydrologiques.8 espèces/site. égale à la province de la baie de Milne en Papouasie-Nouvelle Guinnée et surpasse les îles de Toggean et Bangai (Indonésie) et les îles Calamianes des Philippines. les Acanthuridae (20). coffres etc. de pêche. Les espèces ont été groupées en 14 familles de poissons. rapport diagnostic). La courbe site espèces monte de 49 espèces au premier site à 234 espèces cumulées au 20me site. les Scaridae (13%). On constate. Même si ce n’est pas le site le plus riche en poissons. si on se déplace vers la côte Est. suivi des pentes externes avec 34 espèces par site. assez éloignés de la côte sauf pour le cas du site n°15 qui n’est pas très éloigné de la côte et peu profond mais très bien préservé et riche en poissons. Il était cependant évident que les pêcheurs locaux n’attendaient que le départ des chercheurs pour les harponner. tandis que les sites le plus pauvres ne comptent que 10 ou 13 espèces (site 4 et 16).moins que dix espèces et se trouvent souvent sur le platier ou sur un glacis externe pelé. Les sites les plus diverses comptent 59 espèces de poissons (site 5 et 9). Il apparaît ainsi que les pressions humaines. Il faut ici spécifiquement mentionner que nous n’avons observés aucun requin. les Pomacentridae (22). L’annexe montre le tableau d’absence-présence des espèces par site. dans la zone Beheloka – Ambola. Les espèces les plus fréquentes (présents à plus de 50% des sites) sont en ordre décroissant. les Mulidae (12%) et les Lethrinidae (9%). les récifs deviennent d’avantage riche plus qu’on avance vers le Sud vers Itampolo. Toutes les autres espèces ont été classés en ‘Autres familles’. du tourisme et probablement aussi des sédiments de l’Onilahy dans la zone Anakao – Nosy Ve ont mené à une réduction de la diversité des poissons. La suite de la courbe comprend les observations à Salary Nord. La côte ouest de Madagascar est donc plus riche que la côte est. productivité etc.

PNARS : Il en est également un Plan National d’Action pour le Redressement Social (PNARS) adopté en 1994 et plus tard du Plan National d’Action pour le Développement Social proposé à l’occasion du Sommet Mondial pour le Développement Social de Copenhague. elle privilégie le principe de « Partenariat Public-Privé ». Des mesures ciblées à l’égard des pauvres ont été ainsi entreprises à travers les filets de sécurité. La finalisation du Document intérimaire a permis à Madagascar de bénéficier du premier lot de financement de l’Initiative PPTE au cours des années 2001-2002. étaient trop centrés sur les aspects sectoriels.1. la biomasse est influencée par le nombre mais surtout par la taille des individus. Le premier rapport de mise en œuvre du DSRP a chevauché sur deux années budgétaires de juillet 2003 à juin 2004. les zones les plus riches comme certains sites se trouvent soit plus au sud donc plus éloignés d’Anakao soit au large et en profondeur (haut fonds). la sensibilité et vulnérabilité des sites. Plan d’urbanisme. dans une certaine mesure. les priorités seront la bonne gouvernance. protocoles Planifications : PUDI.7. l’appui au secteur privé. Une biomasse élevée est surtout liée à des individus de grosses tailles qui signifie. accord et traités. Un plan de redressement de l’économie couvrant la période 2002-2005 a été établi à cet effet. des fonds sociaux et des programmes spécifiques. conventions. Pour l’élaboration du deuxième rapport. déclarations universelles. Elle s’articule autours des objectifs des conventions internationales auxquelles Madagascar a souscrit : Déclaration du Millénaire.7. dans le cadre des programmes de dimensions sociales de l’ajustement. le développement des infrastructures. L’évaluation des stocks de poissons commerciaux dans la zone d’étude a permis de conclure que l’écart entre les sites est très grand. Sommet Mondial du Développement Durable… La présentation du DSRP à l’ensemble des partenaires techniques et financiers de Madagascar au mois d’Août 2003 a permis à Madagascar d’atteindre le point d’achèvement au mois d’octobre 2004. SNLCP : Des tentatives pour la mise en place d’une Stratégie Nationale de Lutte Contre la Pauvreté (SNLCP) ont été menées au cours des années 90 mais celles-ci n’ont pas abouti. Cela reflète l’effort d’exploitation qui s’exerce sur les différents endroits en relation avec l’accessibilité des sites. la santé. Comme le montre la carte de distribution géographique de la biomasse des poissons suivante. la diversité des poissons coralliens et des Mollusques. Le DSRP complet a été finalisé au mois de juillet 2003 pour tenir compte des grandes orientations du Gouvernement et pour traduire en termes opérationnels la volonté politique du Gouvernement de mettre en œuvre le plan de redressement et par-là réduire le taux de pauvreté de moitié en 10 ans. mais le choix de ces derniers ne dépend pas uniquement de la biomasse des poissons commerciaux. qui eux. DSRP : (Source : DSRP. Pour ce faire. … Intégration de la femme à la réduction de la pauvreté. POPULATION • • • • • Elaboration et mise en œuvre de la Stratégie de la Réduction de la Pauvreté Mise en œuvre du Madagascar Action Plan Instruments juridiques : Texte. NEPAD. Sécurisation humaine et matérielle et protection sociale élargie 4. ENVIRONNEMENT SOCIAL 11. Le Gouvernement a pris la décision d’élaborer le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Objectifs de base du DSRP 1. le taux de pauvreté passait de 47% à 70% au cours de la période 80-93. une relative faiblesse de l’effort de pêche qui s’exerce sur le site. La stratégie est ambitieuse mais réaliste. A cet effet. Etat de droit et une société en bonne gouvernance 3. etc. Il doit aussi tenir compte des autres résultats concernant le benthos.Enfin. Ces endroits assez riches qui méritent d’être protégés constituent les sites potentiels d’APM. juin 2005) Vers le début des années 2000. 11. il a été jugé important et plus pertinent de faire coïncider la période couverte avec une année budgétaire permettant ainsi d’améliorer le suivi sur des réalisations et des résultats concernant une année complète. Réduction de la pauvreté par 50% en 2015 2. quant à son appropriation. entraînant une annulation importante du stock de la dette du pays. Protection de l'environnement Objectifs économiques généraux du DSRP 258 . L’aspect « restructuration de l’économie » a été beaucoup plus privilégié. l’éducation. Le Gouvernement actuel s’est engagé fermement à réaliser un développement rapide et durable. Ces programmes n’ont pas été soutenus par une véritable stratégie d’ensemble de lutte contre la pauvreté si bien que les impacts et les résultats acquis aient été très limités. s’appuie sur une analyse objective et sur des critères précis Cette stratégie est en outre nationale car elle est le fruit d’une concertation de tous les segments de la société. à la protection de l’environnement et à la croissance économique STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE Les premiers programmes de lutte contre la pauvreté ont été mis en œuvre vers la fin des années 80 en vue d’atténuer les effets pervers de l’ajustement structurel ce.

les femmes et les enfants des zones rurales doivent parcourir de longues distances pour trouver les quantités d'eau nécessaires. etc. 2002.) (c) Augmentation des exportations Le DSRP est excellent mais il manque une vision puisque réduire la pauvreté est un objectif mais non une vision. qui méritent de figurer dans les rapports nationaux. l’accent sera mis principalement sur les axes stratégiques développées ci-après : • Renforcement du système de santé • Survie de la mère et de l’enfant. Participation du secteur privé de 12 à 14 % au taux d'investissement 4.2. maladies diarrhéiques. Pour les femmes qui s’engagent dans la progression de leur contribution matérielle et de leurs capacités de contrôle dans le ménage et la famille. paludisme. par exemple. bilharziose. IRA. SANTE POLITIQUE NATIONALE DE SANTE : Afin d’améliorer l’état de santé de la population. dans la plupart de ces pays. elles influencent l’amélioration de l’éducation des enfants et des filles en particulier. Par exemple. il était déjà bien établi que les femmes étaient incontournables dans les problèmes liés à l’environnement. Ainsi. toxoplasmose. sont rarement impliquées dans leur gestion. crédit agricole. VIH SIDA. les tâches journalières des femmes prennent plus de temps. Taux de croissance de 8 à 10 % 2. La tendance fondamentale confirmée par les études géo-localisées ou sectorielles de la description des tâches des femmes. Même avec les lacunes en matière de données désagrégées par sexe. lorsque l'eau vient à manquer. en eau et en combustible. de manière significative.1. La question Genre et Environnement engrange ainsi des résultats positifs. ce sont les femmes qui sont responsables de l'approvisionnement en nourriture. Gender and access to land. FAO. moins fertiles et qui souvent ne leur appartiennent pas.9) Taux de participation de la femme dans la protection de l’environnement 11. est le professionnalisme : elles s’investissent dans les activités génératrices de revenu. cosmétique. Les femmes ayant généralement peu de contrôle sur les richesses naturelles. p. dans leur gestion des ressources et le prospection et gestion de l’environnement. L’environnement assure le bien-être de toutes les activités des femmes urbaines et rurales. Ouverture de l'économie malgache Objectifs économiques généraux (a) Passage d'une économie de subsistance à une économie de marché (b) Prolongement de l’économie rurale vers l’économie industrielle : agro-industrielle alimentaire et autres (pharmaceutique. en comparaison aux hommes. Taux d'investissement de 20% 3. IST. • Lutte contre les différentes maladies liées à la dégradation de l’environnement et aux différentes pollutions (Cysticercose. Lorsque l'environnement se dégrade. cependant. GENRE ET ENVIRONNEMENT La dégradation de l'environnement a un impact sur la vie quotidienne des populations locales dans les pays en développement. Elles sont alors moins disponibles pour les activités productives et les tâches communautaires. peu de contrôle sur ces ressources. répondent aux sollicitations des marchés et donc monétarisent de plus en plus leur temps. textile. la situation des femmes dans ce domaine transparaît dans tous les domaines. Source : Photos du MAP ( pages 10 et 113) Rôle de la femme sur la protection de l’environnement Par la nature transversale de l’approche Genre et des questions relatives à la gestion des ressources naturelles. La nécessité de définir un objectif commun et de partager une vision commune est née. En effet.7. les femmes travaillent des terres plus petites. transformation des produits miniers) et l'économie de services (tourisme. Les femmes (ou enfants) de zones urbaines sont amenées à faire la file pendant des heures devant des points d’eau collectifs. Elles exercent. Celui-ci n'est toutefois pas le même pour les femmes et les hommes. …) • Sécurité alimentaire • Installation des latrines • IEC en matière de la santé et sur l’utilisation des latrines 259 .

Cette initiative du Président Américain contre le Paludisme (PMI) ciblera 30 millions de personnes pour sa deuxième année consécutive. afin de rapprocher les services de santé à la population et en particulier aux plus pauvres. et l’incidence annuelle de la maladie atteint 20. • améliorer la couverture sanitaire et la qualité des services.Renforcement des actions de prévention de la Tuberculose au niveau de la population. pour assurer la couverture en ressources humaines de qualité qui sont capables d’améliorer l’état de santé de la population et d’améliorer leur répartition. médecine réadaptative (rééducation) Approvisionnement en eau potable Approvisionnement en médicament essentiel Accès de la population au CSB Amélioration des travaux d’assainissement RENFORCEMENT DU SYSTEME DE SANTE • décentraliser le système de santé et organisation/gestion des différents niveaux. les mesures préventives dans la lutte contre le paludisme incluent l’utilisation des moustiquaires imprégnées pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes (en 2003 : 39% des ménages dorment sous moustiquaire. SURVIE DE LA MERE ET DE L’ENFANT Pour permettre à la femme enceinte de traverser la période de la grossesse. et l’Artemesinin Combination Therapy (ACT) d’autre part. médecine préventive (vaccination).062 cas. Madagascar est le nouveau pays d’intervention de l’Initiative Présidentielle contre le Paludisme (IPP). Stratégie de lutte contre le paludisme : Outre les campagnes d’aspersion d’insecticides intra domiciliaires des Hautes Terres. de l’accouchement et de ses suites en toute sécurité. CCC). il importe que les soins maternels et néonataux soient renforcés et améliorés. Les stratégies adoptées sont les suivantes : . • Stratégies de lutte contre l’ IST/VIH/SIDA . • développer les ressources humaines. Le programme communautaire de lutte contre le paludisme appuiera les efforts des communautés et des organismes locaux. Le but est l’autonomie des structures intermédiaires et périphériques. Et étant donné que Madagascar est un pays tropical et que les maladies transmissibles restent un problème de santé publique Ainsi. Lutte contre la tuberculose : Les données récentes disponibles ont montré un taux de dépistage de 62%. un taux de perdus de vue de 17%. Depuis la découverte d’une certaine résistance à la chloroquine. les enfants de moins de 5 ans. 15 décembre 2006.Amélioration de la prise en charge de la Tuberculose. Lors du sommet de la Maison Blanche sur le Paludisme. médecine curative (traitement des maladies). . médecine promotive (IEC. • Renforcer les capacités du personnel médical • décentraliser les Centres de Diagnostic et de Traitement (CDT) et les centres de microscopie. parmi les différentes maladies posant un problème de santé publique à Madagascar nous avons retenu particulièrement la lutte contre celles qui se rapportant aux maladies infectieuses et tropicales (maladies vectorielles).2 milliards de dollars étalée sur une période de cinq ans afin de lutter contre le paludisme dans 15 pays africains les plus touchés. le Président Bush a déclaré que. • développer la participation communautaire dans la mobilisation sociale et le renforcement du suivi et de l’évaluation des activités constituent les mesures prises pour redresser la situation. le pays est entrain d’opter pour des traitements alternatifs : Sulfadoxine-pyriméthamine et amodiaquine d’une part. Prévention du Paludisme : « 1 moustiquaire = 1 vie » Public visé : les femmes enceintes. Par ailleurs. il s’est révélé prioritaire de contribuer à la survie de l’enfant dans le respect de ses droits en santé les efforts à mener visent à réduire les taux de mortalité infanto juvénile et infantile. Pour la santé de l’enfant. et le début du Traitement Présomptif Intermittent (TPI) chez les femmes enceintes avec le Sulfadoxine-pyriméthamine (SP). une initiative dotée de 1.Amélioration de l’accès aux informations et le renforcement de la communication par l’intermédiaire de la prévention primaire . un taux de guérison de 72%. LUTTE CONTRE LES MALADIES Environ 25% de tous les décès hospitaliers sont dus aux maladies transmissibles en 2003.• • • • • Planning familial. la plupart ne sont pas imprégnées d’insecticides). Madagascar est sélectionné parmi les pays bénéficiaires. • • 260 .

assainissement). .la réhabilitation et la rénovation des systèmes existant d’approvisionnement en eau et d’assainissement.15.. modes de vie). La prévalence contraceptive augmente en parallèle avec le niveau d’instruction. du Laboratoire et de la Médecine Traditionnelle. Ce résultat vient de l’amélioration de l’accessibilité aux produits contraceptifs modernes et de l’augmentation des sites PF. d’assainissement. incinérateurs) .Dépistage systématique de la syphilis par le test RPR pendant la consultation prénatale et traitement de la femme enceinte et de son conjoint. La disponibilité des médicaments traceurs de 1997 à 2005 montre un taux de couverture de 90%. .Assurance de la qualité de services (individus. APPROVISIONNEMENT EN MEDICAMENT ESSENTIEL Le système actuel de réapprovisionnement des médicaments au niveau des formations sanitaires est pérennisé grâce à l’utilisation des fonds recueillis à partir des paiements directs effectués par les ménages. et la surveillance continue ainsi que la recherche opérationnelle sur les niveaux de couverture. familles. : Taux de prévalence et taux de couverture contraceptive Indicateurs 1992 2003 2005 2006 Taux de prévalence contraceptive (%) 5 18 Taux de couverture contraceptive (%) 5. à l’habitat et à l’environnement. . pollution atmosphérique) ou la modification des comportements (hygiène. aux excrétas.le renforcement du rôle du Ministère de la Santé et du Planning Familial dans l'animation et la mise en œuvre des activités de promotion des changements de comportement en matière d'eau.6 15. assainissement et traitement des déchets) et normalisation des équipements correspondants. . Pour cela. les actions doivent être orientées vers: .l’amélioration du dispositif de suivi des taux de prévalence des maladies d'origine hydrique ou respiratoires en liaison avec les taux d'accès aux équipements (eau. la santé et l’environnement. Cette Direction est également chargée du contrôle de drogues illicites. . . communautaire et institutions) par une meilleure disponibilité de kits de traitement IST.2 Source : EDSIII Le taux de prévalence contraceptive a gagné 13 points de pourcentage entre 1992 et 2003.le renforcement du rôle des personnels de santé dans la promotion de l'hygiène et l'adoption de comportements favorables à la santé. consommables médicaux et réactifs de laboratoire. le nombre de la parité de la femme et le niveau de bien être.la collaboration entre l’ensemble des secteurs concernés et le développement du partenariat public privé. Tableau n°11. Le suivi de cet approvisionnement est assuré par la Direction de la Pharmacie. Le Centrale d’achats SALAMA est une structure d’approvisionnement en médicaments. APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE Afin d’instaurer le bien-être individuel et social. . .Renforcement du dépistage des produits transfusés et par la mise en place d’un programme d’élimination des déchets médicaux (stockage aiguilles contaminées. la mesure de polluants (qualité de l'eau. d’habitat et d’environnement. .l’amélioration de l'environnement sanitaire des établissements de soins (eau. L’indice synthétique de fécondité est de 5. passant de 5% à 18% pour les méthodes modernes de contraception. d'assainissement et d'hygiène (initiative WASH). Mais la gamme des produits offerts par la Centrale d’Achats 261 . il y a lieu de veiller à collaborer avec l’ensemble des secteurs concernés pour éliminer les sources de pollution et de maladies liées à l’eau.l’élaboration de standards en matière d’eau.Extension de la couverture des centres de dépistage de test et conseil volontaire en priorité dans les zones urbaines INFORMATION – EDUCATION – COMMUNICATION EN MATIERE DE LA SANTE • Mise en place du Télémédecine • Mise en œuvre du santenet • Sensibilisation de la population en matière de santé et sur l’utilisation des latrines • Education sur la santé au niveau de différentes cibles • Partage d’informations sur la santé PLANIFICATION FAMILIALE La politique nationale en Santé de la reproduction vise à promouvoir la planification familiale et reçoit l’appui des hautes autorités du Pays.la création d'une filière de techniciens supérieurs du génie sanitaire. Elle a pour vocation de ravitailler les structures sanitaires des secteurs public et privé à but non lucratif. au sein du Ministère de la Santé et du Planning Familial.2 selon l’EDS III.

dénommé « FANOME » ou « Fandraisan’Anjara NO Mba Entiko» en malagasy et « Financement pour l’Approvisionnement NOn-stop des Médicaments » en français. valoriser les produits touristiques et vulgariser la destination Madagascar pour convaincre les prescripteurs de voyage et le public international. Normaliser. prévoit l’accessibilité des démunis aux soins. en matière de taux de couverture contraceptive les objectifs fixés pour 2006 sont atteints à 78% et le taux réalisé (15. Pour l’amélioration de la performance du système de santé. établissements. 2. Les grandes chaînes hôtelières internationales seront suscitées pour investir à Madagascar.de faciliter l’accessibilité aux soins même aux démunis. pédophilie. Tableau n°11. 11. 5. Diversifier. contrôler et assurer le suivi des activités. etc… 4. Le recouvrement des coûts en santé. produits et sites touristiques et les rendre compétitifs. celui-ci demeure encore insuffisant. TOURISME (Source : MAP) POLITIQUE NATIONALE SUR LE SECTEUR « TOURISME » OBJECTIFS Madagascar sera une destination privilégiée pour toutes catégories de tourisme. Madagascar figurera parmi les pays pilotes en Afrique Sub-saharien et dans l’Océan Indien en termes de promotion de l’écotourisme haut de gamme. les objectifs sont presque atteints. En ce qui concerne l’assainissement. Ce faible taux de consultation se pose en termes de fonctionnalité des CSB nouvellement construits. reste toujours inférieur à 1%. 3.Amélioration de l’accès aux .Focalisation du développement .d’assurer la disponibilité permanente en médicaments dans les formations sanitaires publiques . EFFICACITE DES MESURES PRISES : (source : rapport annuel DSRP 2006) Dans le domaine de la santé infantile. Pour la promotion de la maternité à moindre risque (MSR) et concernant le taux d’accouchement avec assistance professionnelle dans les CSB.2%) est en forte progression par rapport à celui réalisé en 2005 (5. Pour le programme d’amélioration de l’accès à l’eau potable et assainissement. la réalisation des actions de sensibilisation des leaders par communes a été effectuée de manière satisfaisante. Le taux de prévalence du SIDA parmi les femmes enceintes.SALAMA est restreinte. Les objectifs en matière de taux de disponibilité des médicaments sont en majorité atteints. Pour le planning familial. Les exploitants individuels seront incités à se coordonner et à se professionnaliser pour répondre aux normes internationales. le taux de desserte en eau potable réalisé en 2006 (39. Pour l’année 2006. le recouvrement des coûts intéresse les médicaments et les frais inhérents à leur gestion. est un mécanisme de financement communautaire pour la santé adopté à Madagascar. . les résultats sont satisfaisants pour le taux de couverture vaccinale grâce notamment. particulièrement l’écotourisme.7. Les résultats sont effectifs en matière d’émissions d’informations et de sensibilisations télévisées et les objectifs en matière de pourcentage des poches de sang testé sont atteints.6%). notamment au niveau de l’insuffisance en personnel et à l’insuffisance de postes budgétaires. Le mécanisme. Quant à la mise en place des CLLS. le taux de couverture de personnel des CSB1 et CSB2 réalisé au cours de l’année est de 92% sur un objectif de 100. : Récapitulatif des stratégies de développement à Madagascar Court terme Moyen terme Long terme .6%) reste au même niveau que celui en 2005. des réalisations significatives ont été effectuées dans la construction de latrines. Ce taux reste stationnaire par rapport à celui réalisé en 2005. suivant les principes de la décentralisation et de la transparence.3. drogue. Par contre. Au niveau des CSB. à l’approche Initiative des Résultats Rapides et à l’inexistence de rupture des stocks. Appuyer les investisseurs touristiques au choix de leur lieu d’implantation et mettre les réserves foncières touristiques et les sites viabilisés à leur disposition. sida. Rendre saine la destination Madagascar par la lutte contre les fléaux touristiques : tourisme sexuel.Diversification des produits de base au niveau global sur les sites et axes accessibles touristiques au fur et à mesure de . Dans le cadre de la lutte contre le VIH / SIDA. au niveau de l’objectif visant à améliorer l’accès en eau potable. Assurer la bonne gouvernance dans le secteur tourisme.Renforcement des infrastructures . Il s’agit : . les résultats en matière de taux de consultation en médecine curative dans les CSB sont encore faibles.16. basé sur l’ «Entraide pour la Santé ». Rendre sûre la destination Madagascar par la maîtrise des activités touristiques à risques pour l’homme et l’environnement. en vue de remédier à l’insuffisance d’infrastructures d’accueil. d’où la nécessité de l’extension de cette gamme. . le secteur du Tourisme poursuit comme objectifs spécifiques de : 1.de rendre effective la participation communautaire dans la gestion. et ne permet pas de satisfaire les besoins des Centres Hospitaliers de Référence. 6.Meilleure gestion du flux l’accessibilité des sites 262 .

promouvoir le pluralisme culturel et développer la coopération culturelle internationale . Analamanga et Boeny. la recherche et la mise en réseau des produits culturels et touristiques . Tsimiroro. la promotion de la destination Madagascar (participation à des manifestations internationales et régionales . Talango Harea.4. En 2006.7. aptes à faire face aux exigences d’une société moderne en perpétuelle évolution b) amener les jeunes à se prendre en charge en développant des programmes d’auto-assistance et d’assistance mutuelle 263 .4. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE : a) rendre les jeunes dynamiques. 311 730 touristes étrangers ont été dénombrés contre 193 230 en 2003. Sensibilisation sur la lutte contre le tourisme sexuel et le VIH/SIDA Des actions de sensibilisation sur la lutte contre le tourisme sexuel et le VIH/SIDA ont été menées durant les manifestations culturelles et touristiques dans 12 localités (festivals Batrelaky.promouvoir un développement touristique et éco touristique qui protège et sauvegarde l'environnement naturel et l'identité socioculturelle du citoyen Malagasy . Par ailleurs. Le résultat en matière de création d’emploi dans le secteur tourisme a été positif pour l’année 2006. 1 à Antsiranana) pour la surveillance des piscines. intellectuelles. respectueuse de la diversité et à forte cohésion sociale.principaux sites touristiques existants .assainir et augmenter les recettes du tourisme auprès de tous les acteurs concernés . créatifs. JEUNESSE ET SPORT 11.promouvoir la diffusion et l'échange d'informations. Kidodo. 11. Engagement du Ministère chargé du Tourisme : . Dolapaka. Makamba.1.développer les capacités humaines et institutionnelles pour la prise en compte de la dimension culturelle du développement par le biais de la formation. l’objectif de l’année n’a pas été atteint. Toutefois. STRATEGIE NATIONALE SUR LA JEUNESSE ET SPORT Le but de la Politique Nationale de Jeunesse est d’avoir une vision de jeunesse ayant une grande performance pour le développement. Takombitsika. les résultats enregistrés au cours de l’année sont positifs grâce à la redynamisation du dispositif de promotion (opérationnalisation des ONT/ORT dotés de taxes vignettes pour leur fonctionnement) . la mise à disposition des investisseurs de 5 RFTà Isalo. constructifs. la sensibilisation publique dans le domaine de la culture et du tourisme .Augmentation des revenus issus du tourisme EFFICACITE DES MESURES : (source : rapport DSRP 2006) Le secteur tourisme a affiché une nette progression suite aux efforts de promotion de la destination Madagascar et à l’ouverture de nouvelles lignes aériennes depuis l’année 2004. et à l’identification de 9 nouveaux sites touristiques dans les régions de Vatovavy Fitovinany. 2 à Mahajanga. En effet.7.promouvoir la destination Madagascar.Renforcement et diversification des modes de transport (public et individuel) . des établissements d’hébergement et de restauration.encourager la relance des activités touristiques . l’identification des sites faisant l’objet des activités à risques ont été réalisée à Sainte Marie et à Mahajanga pour la surveillance des plages et au sein de 4 établissements hôteliers (1 à Antananarivo.Amélioration de la qualité des services touristiques : mise aux normes et programme de formation Source : GATO AG (PDT) touristique sur les sites prioritaires et augmentation de la durée de séjour .faire du tourisme un levier de développement durable au bénéfice direct des communautés villageoises . réédition de 10. éprise des valeurs morales universelles et de l’identité culturelle malgache. garantissant une vision de société ouverte. Ce résultat s’explique par l’accroissement significatif des chambres opérationnelles. Donia. Sambiravo. Vasiambe et Basesa) . organisation d’éducateurs. Nosy Be et Anakao et l’identification de 13 nouveaux sites touristiques prioritaires favorables aux investisseurs. pluraliste. Volambetohaka. Le montant des recettes en devises s’est accru de l’ordre de 44% par rapport à celui de 2005.000 cartes touristiques).

Mobilisation des jeunes à participer aux activités culturelles. l’adoption d’un comportement responsable chez les jeunes vulnérables est actuellement constatée.promotion et organisation des échanges interculturels des jeunes par le développement des mouvements associatifs ou organisationnels .7. Concernant l’objectif spécifique sur la promotion du sport pour tous et la pratique sportive traditionnelle. la préservation et la gestion de l’environnement devrait être la préoccupation majeure de tout un chacun.5.Rationalisation de la gestion des temps libres des jeunes par la promotion et le développement des sports de masse. d) rendre les jeunes capables de jouir et d’exercer pleinement leurs droits et d’assumer leur devoir e) développer l’altruisme chez les jeunes f) promouvoir une éthique nationale de comportement par le développement chez les jeunes d’une attitude d’appropriation et d’internalisation de l’authenticité des valeurs morales et culturelles malgaches.création au niveau des structures de jeunesse de chaque collectivité territoriale décentralisée d’un système d’informations et de documentation . les réseaux structurants et les réseaux de routes rurales seront interconnectées afin d’assurer une circulation fluide entre les campagnes et les villes. la réhabilitation. 100% des objectifs sont réalisés pour la construction des 5 plateaux sportifs. L’aménagement. des activités sportives traditionnelles et des sports de proximité. Madagascar n’est pas exclu de ce fléau. .élaboration d’une politique d’infrastructures culturelles. . afin de les préparer à faire face aux exigences et contraintes d’une société moderne en perpétuelle évolution. l’entretien et la préservation de l’environnement dans les communautés de base Efficacité : Dans le domaine de la jeunesse et des sports. 11. l’entretien périodique et l’entretien courant des infrastructures constituent la priorité 8: 8 Données mises à jour suivant le PMO MAP 264 . notamment le fihavanana. notamment des jeunes : il s’agit ainsi d’inciter leur prise de conscience et de responsabilité. b) intégration des jeunes aux activités touchant l’environnement en les incitant à travailler avec les départements et les organismes concernés c) Contribution à la vulgarisation des techniques et pratiques de protection de l’environnement par l’intermédiaire des structures d’information sur et pour la jeunesse d) Elaboration d’une convention sur l’environnement pour les jeunes e) Montage des cellules des jeunes volontaires par la protection. La sauvegarde. et leur développement en tant que citoyen. → L’objectif c’est de réconcilier les jeunes avec leur environnement. .c) prévenir les jeunes contre toute forme d’exploitation et d’exclusion et tout facteur de déviance sociale. sportives et aux loisirs en tant que besoins fondamentaux assurant leur épanouissement. et un total désenclavement des populations rurales. sportives et de loisirs JEUNESSE ET ENVIRONNEMENT : La dégradation de l’environnement provoque le déséquilibre écologique et menace perpétuellement l’avenir de l’humanité. Stratégie d’action : a) promotion d’une approche intégrée de développement au niveau des jeunes. TRANSPORT PROGRAMME NATIONAL SUR LE TRANSPORT MALAGASY • • • • DISE : intégration Manuel de procédure Formation des acteurs sur l’environnement Guide route / Bailleurs Les programmes formulés dans le DSRP: Au niveau des infrastructures routières. contre toutes activités qui pourraient compromettre leur santé ou retarder leur croissance physique ou mentale. POLITIQUE NATIONAL SUR LE SPORT ET LOISIR : Amener les jeunes à acquérir les qualités inhérentes au modèle de jeunesse préconisé en inculquant chez eux les valeurs véhiculées à travers les loisirs ainsi que les activités culturelles et sportives.

…) . le taux d’enclavement s’est fortement diminué depuis 2003. ouvrages d’art. : Evolution de l’entretien et la réhabilitation des routes à Madagascar Années Routes entretenus et réhabilités (km) 2003 1850 2004 8600 2006 9500 265 .7.10. .T. la restructuration et le renforcement de sa capacité de remplir ses missions : . Si. Tableau n°11. Maritime et Fluviale (APMF) est déjà mise en place . aménagement de ports de plaisance).de conception et d’élaboration de politique et de stratégies.12. et des actions seront menées pour attirer les grosses entreprises à investir et s’installer à Madagascar. L’amélioration de la qualité des infrastructures routières ont fait baisser les prix des transport de marchandises. la réhabilitation et l’extension des infrastructures aéroportuaires selon les niveaux de trafics - EFFICACITE DES MESURES PRISES EN INFRASTRUCTURES ROUTIERES Les efforts entrepris par l’Etat en matière d’infrastructures routières dans le but de désenclaver les zones à forte potentialité économique ont permis de faciliter l’accès au marché ou la collecte des produits agricoles. malgré des hausses consécutives des prix des carburants : entre 2005 et 2006. en 2003.l’amélioration des conditions de sécurité des trafics aériens . Pour les aéroports et transport aérien. la baisse enregistrée atteint -25%.de contrôle et de régulation des diverses activités économiques sont poursuivis et déjà opérationnels. moins de 1850 km de routes seulement ont été entretenues ou réhabilitées. réhabilités ou entretenu entre 2007 et 2011 .la mise en œuvre d’un vaste programme de sécurité routière .I.17. réhabilitation des phares et balises.…) . enlèvements des épaves au voisinage des ports.l’aménagement. Le développement du transport fluvial. le programme de réhabilitation de l’ensemble des infrastructures ferroviaires se poursuit (voies. aires de stationnement.R devrait être capable d’assurer entièrement le financement des programmes d’entretien périodique.M. des activités spécifiques sont programmées ou sont déjà en application : . elles dépassent les 8600 km en 2004 et plus de 9500 km en 2006.E. L’Etat se désengage de ses activités productives et délègue certaines de ses attributions de maître d’ouvrage à des agences d’exécution : .de coordination et de planification des investissements. Il est passé de plus de 59% en 2003 à moins de 31% en 2006.l’appui à la professionnalisation du métier de transporteur . Au niveau de l’exécution. bicyclettes.R. Pour le transport routier.) est en pleine fonction et est renforcé au niveau de sa gestion et des ses ressources financières.la réduction de l’impact des transports routiers sur l’environnement .l’Agence des Transports Terrestres (A. des importants programmes d’investissements sont commencés en vue des aménagements et réhabilitation des ports principaux et secondaires.000 km de routes nationales et rurales feront annuellement l’objet d’entretien courant entre 2007 et 2011 Au niveau de l’Administration. les priorités en matière d’investissement portent sur : .) est déjà opérationnelle .l’amélioration de la sûreté dans les aéroports internationaux . Selon les indicateurs recueillis.) (charrettes.E. ouvrage de drainage) Concernant les Ports et Transports maritimes.la promotion des moyens intermédiaires de transports (M.l’aménagement et la construction d’infrastructures connexes (plates-formes multimodales. gares routières.l’Autorité Routière de Madagascar (A.l’Agence Portuaire.000 km environ de routes rurales de désenclavement et de desserte devraient être aménagés. le F.la révision et l’application des textes réglementaires régissant les véhicules importés Pour le transport ferroviaire. A moyen terme.T. ainsi que la dotation en matériels pour une efficacité des systèmes portuaires (matériels de manutention. d’augmenter les prix au producteurs et donc la rentabilité des activités de l’agriculture.T.) est déjà constituée . notamment sur les fleuves Sofia et Tsiribihina est déjà programmé en complément des programmes routiers de désenclavement des zones rurales. .l’amélioration des conditions fiscales .le Fonds d’Entretien Routier (F..800 km de routes nationales primaires et secondaires devront être réhabilitées et entretenu entre 2007 et 2011 . des actions de renforcement des capacités des PME du secteur BTP et des bureaux d’études locaux sont poursuivies.R.

Il y a actuellement 138 centres de formation pour 6. La conscience du bienfait est amoindrie par le fait que les écoles elle-mêmes sont mal-équipées et ne peuvent compenser l’investissement humain. Madagascar est l’un des pays les moins développés au monde.000 étudiants à Madagascar. Dans les pays d’Europe. La méthodologie de l’AFI a démarré au Burkina Faso. 2004 de 5 2005 8 2006 9 2007 4 266 . En comparaison du reste du continent africain où jusqu’à 50% de la population est analphabète. Le bien-être du pays entier en dépend et il est clair que l’amélioration du système éducatif fournira un terrain apte au développement de l’industrie du tourisme. De plus. le gouvernement a déclaré l’éradication de l’analphabétisme comme l’un des premiers objectifs de la politique de développement national. Le dilemme est que les facilités éducatives ne peuvent plus absorber la population croissante éligible pour l’école et que beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. ce taux ne semble pas très élevé.6. l’analphabétisme adulte est à moins de 10%. les frais directs (par ex. un nombre insuffisant d’écoles – auquel on doit ajouter la mauvaise condition des routes – oblige les enfants des régions rurales à marcher de longues distances. Un certain nombre de programmes ont été lancés au début des années 90 pour éliminer l’analphabétisme adulte. Les contraintes économiques forcent les familles à envoyer leurs enfants (surtout les filles) au travail pour aider au soutien de la famille. L’article 4 de ce décret dit que la gestion de la Politique Nationale d’Education Relative à l’Environnement relève du Ministère chargé de l’Environnement et du Ministère chargé de l’Enseignement Secondaire et de l’Education de base avec les ministères concernés par la Loi n° 94-033. comme nous l’avons déjà dit. les livres etc) et les frais indirects (perte de revenus) restent trop élevés pour beaucoup de familles. classé 147e sur les 173 pays dans l’index de développement humain (IDH)9. EDUCATION POLITIQUE NATIONALE SUR L’EDUCATION NATIONALE • Instruction civique pour améliorer le changement de comportement • Existence d’une politique nationale relative à l’environnement • DSRP : Développement du niveau éducatif de la population Objectif global : Universaliser l'Education Fondamentale et améliorer sa qualité et sa pertinence pour répondre aux besoins socio-économiques du pays Objectifs spécifiques : Améliorer la qualité et l'efficacité de l'Education Fondamentale Assurer l'équité et l'accès à l'Education Fondamentale POLITIQUE NATIONALE SUR LA LUTTE CONTRE L’ANALPHABETISATION Les difficultés économiques ont un impact très néfaste sur le secteur éducatif du pays. POLITIQUE NATIONALE D’EDUCATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT Le gouvernement malgache a fixé la Politique Nationale d’Education relative à l’Environnement sur le décret n° 2002 -751.7. efficace et peu chère. l’inscription. Néanmoins. Quelques démarches pour améliorer le niveau éducationnel sont déjà en cours. : Formations des formateurs réalisées (2004 – 2007) Année Sessions . Ce qui fait que le taux de présence est bas et le taux d’abandon relativement élevé. y compris un plan de 5 ans pour créer et renforcer les centres de ressources polyvalents dans tout le pays. C’est une méthode rapide.18.11. Environ 33% de la population est donc analphabète. appuyées par un conseil national pour le suivi de la mise en œuvre de l’ERE (CNERE) dont la composition et les attributions seront fixées par voie réglementaire. Par conséquent il y a un écart considérable entre le niveau d’éducation de la région centrale à dense population et les régions côtières. La PNUD gère un programme d’Alphabétisation Fonctionnelle Intensive (AFI) avec une ONG locale Malagasy Mahomby. Il est admis que la croissance économique ne pourra se faire que si la population est alphabète et en donnant à tous les enfants de 6 à 14 ans l’accès à une éducation universelle. Une réunion de partage d’informations et d’échanges d’expériences des différentes institutions oeuvrant dans l’éducation environnementale ont été réalisées ! Tableau 11. Pour remédier à cette situation.

5.5. 170 enseignants des 30 écoles dans lesquelles le Programme est intervenu. Maurice et Seychelles) ont jugé utile de mettre en place un projet pilote d’Appui Régional à la Promotion d’une Education pour la Gestion de l’Environnement (ARPEGE). Modalité d’intervention : Formation en cascade Les interventions de l’ARPEGE COI à Madagascar En réponse aux problèmes engendrés par la carence en matière de gestion durable de l’environnement dans un contexte de dégradation permanente et alarmante de l’environnement. Itasy. Les supports utilisés et édités sont selon le cas sous forme de brochure et/ou CDROM ou poster. Atsinanana. les « Problématiques environnementales ». Les Kits sont sous deux formes : kit pédagogique et résumé du TBER. Atsimo Andrefana. Vatovavy Fitovinany. Source : ONE 2007 Carte n°11. Alaotra Mangoro. la « Créativité de figurines en papier mâché ». les quatre pays ACP membres de la COI (Comores. : Répartition des KIT MAD’ERE : Kit Matériel Didactique relative à l’Education Environnementale Des modules de formation et d’assistance pratique répondant à la demande ont été développés et proposés par des prestataires de services et des écoles. Diana. et la « Confection du KIT MAD'ERE ». Betsiboka.formation Kit Pédagogiques (produits) 5 10 6 2 Toutes les sessions de formation ont été réalisées par BPEE (contrat annuel) sauf les deux premières par une équipe de l’ONE en 2004. - Source : PGDRN-GTZ Education environnementale au sein de la W W F : Intitulé du projet : Ny Voaary Vintsy Date de début des activités relatives à l’éducation environnementale : 2003 Type d’éducation environnementale réalisé : Formation des enseignants Thème traité et/ou thème privilégié : Education environnementale en milieux scolaires Activités d’accompagnement réalisées : Création de cellules environnementales Edition des magazines Cible : Enseignants Zones d’intervention : 48 Districts des régions : Analamanga. Ihorombe. Une prestataire de services a proposé 6 modules de formation ERE (Education Relative à l’Environnement) dont la « Notion de gestion durable des ressources naturelles ». Anosy. Boeny. Madagascar.: Formation des formateurs Kits Pédagogiques Carte n° 11. comprennent le matériel développé et l’appliquent. Haute Matsiatra. la « Conduite de leçons axées sur l'utilisation de Matériels didactiques ». l’ « Utilisation du KIT MAD'ERE en Education informelle et non formelle ». 267 . Sava. Analanjirofo. Androy.

F. Son objectif spécifique est le développement et la validation.Sensibiliser les enfants sur les dangers Tsivangiana apporté par la saleté du corps et contribuer à l’amélioration de la santé des élèves .Assainissement de l’endroit .Contribuer à l’amélioration de la santé des élèves Analamanga Ecole EF1. . remédier. . EPP des enseignants vis-à-vis des déchets Antorikahely.Sensibiliser et mobiliser les élèves pour EPP de Amparihilava.Installation d’une douche . l’entretien et la protection du puit.: Les interventions de l’ARPEGE COI Région Ecoles Objectif DIANA EPP Morafeno. au niveau d’institutions pilotes.Plantation d’arbres .Plantations d’arbres fruitiers 268 . de plantes ou d’arbres à » et EPP fruit et de pouvoir aisément la transférer Antanamintarana dans leur milieu. .L’objectif global du projet est de contribuer à la sensibilisation des jeunes de 9 à 13 ans des pays ACP de la COI à la protection et à la gestion durable de leur environnement. à Toamasina : 4 EPP et 1 école privée . Améliorer la sécurité et EPP agrémenter le domaine scolaire Ambohidranomanonga. clôture : Décembre 2006 A Madagascar.Réalisation d’une clôture . de l’érosion des sols et de la déforestation EPP .C de .Apprendre aux élèves les moyens de lutte contre l’érosion hydrique Atsinanana EPP d’Anosimanasa. de Mahitsy. à Mahajanga : 13 écoles de la CISCO de Mahajanga I et 5 EPP à Marovoay . de Firavahana.Sensibiliser les élèves à la protection des sols dans l’enceinte du domaine scolaire et les faire participer à son aménagement Boeny EPP de Ampijoroa. et à Tuléar : 3 EPP et 2 écoles privées) ont reçu l’appui du projet ARPEGE. d’une méthodologie et d’un outil pédagogique adaptés (du type « malle pédagogique »). de la déforestation par la protection du EPP Niarovana domaine scolaire Caroline et EPP de .C.Sensibiliser les élèves aux problématiques de la prévention contre l’érosion des sols.19.Aménager la cour de l’école de façon à obtenir un ombrage dans les classes surtout. Tableau n°11.Amélioration de la qualité de l’environnement scolaire Plantations de vétivers et de flamboyants (ou d’autres plantes identifiées par les techniciens) pour lutter contre l’érosion .Mise en place d’une fosse à ordure . Ecole . Démarrage : Janvier 2003.Sensibiliser les enfants à la problématique d’Ambodivoananto.Assainissement du puit .Sensibiliser les enfants à la problématique EPP de Maintinandry. 42 écoles (à Antsiranana : 3 EPP et 2 écoles privées .Réalisation d’une clôture et panneaux de sensibilisation de la population . Introduire par ce biais des éléments de biodiversité . Ecole Privée Saint Promouvoir des comportements visant à Joseph – gérer rationnellement l’eau Ankazomborona. le sensibiliser à la problématique de la protection des sols contre l’érosion .Transformer le comportement des élèves et Mahatsara.Faire participer les élèves à l’aménagement Collège Saint Maurice d’une clôture et d’un verger afin qu’ils et EPP de Tsararano. EPP . Ecole problèmes générés par l’érosion des sols et y E. mais aussi pour les moments de récréation . . .1.Confection d’une clôture en végétaux morts et plantation d’une haie vive en parallèle . comprennent les moyens de prévention que l’on doit avoir si on veut diminuer l’érosion des sols et la nécessité du reboisement . à Antananarivo : 3 EPP et 2 collèges . à Fianarantsoa : 5 EPP . A travers cet objectif.Prendre connaissance des différents Tsarahonenana.Extension du jardin scolaire en utilisant des techniques de protection des sols .Faire participer les élèves à l’aménagement d’une clôture de la cour de l’école et à leur sécurisation.Aménagement d’une clôture de haie vive et d’un verger dans la cour de l’école .Apprendre aux enfants les techniques de privée « La promotion plantation des fleurs.COI.Assainir le lieu de rassemblement des élèves et effectuer les liens entre environnement et santé Activité .Faire prendre conscience aux élèves qu’on Ecole FJKM de peut compenser des problèmes de Fenoarivo et Collège malnutrition en cultivant son propre jardin. .

des orangers. Directeurs et chefs CIREF Agents ANGAP et ONG) sur 06 ateliers provinciaux pour la pérennisation de la méthodologie ARPEGE . SAGE .Plantation d’arbres .DGANGAP. 02 réunions du Comité Consultatif de Coordination Un atelier de validation Régional COI de la malle Un atelier de formation régionale COI des AR Envoi des fiches des Réalisations effectives à l’Administration du Ministère MINENVEF Participation de Madagascar au symposium du 29 au 31 mai à l’île Maurice pour le partage des pratiques pédagogiques mettant en œuvre les interrelations entre l’Environnement. Ecole primaire publique de Toliara Centre I et Toliara Centre II et Ecole primaire publique de Tsienengea Objectif . ONG).Aménager la cour de l’école de façon à obtenir un ombrage dans la cour de récréation . Le taux net de scolarisation dans l’enseignement primaire atteignait 82% en 2003.Transformer le comportement des élèves et des enseignants vis-à-vis des déchets et entretenir les espaces mis à leur disposition Activité .Aménagement d’un point d’eau .Lutter contre la malnutrition et les déficiences alimentaires par apport en fruits et légumes . les objectifs fixés pour le ratio élève instituteur. EPP de Ankily. WWF. EPP de Ankadilanambe. Promouvoir des comportements visant à gérer rationnellement l’eau . dépassait 96% en 2004. : Education environnementale au sein de l’ANGAP Libellés Ecoles sensibilisées Villages sensibilisées OBJ PE3 831 1653 RES 2004 125/128 1010/1105 RES 2005 120/119 312/130 RES2006 201/141 386/346 EFFICACITE DES MESURES PRISES EN EDUCATION : Pour l’éducation fondamentale. Le taux d’achèvement du primaire est toujours en augmentation au cours de la période 2002 à 2006 : 35% en 2001 et 63% en 2006. ONE. du vétiver.Développer chez les élèves le respect de la propreté et la motivation à améliorer leur espace de vie . 269 . Directeur Centre médiateur Environnement Fianarantsoa .Réaliser une clôture du domaine scolaire et à travers cette activité sensibiliser les élèves à la problématique de l’érosion des sols . Malgré la réalisation d’actions de renforcement de capacité et d’équipement des structures de proximité.Sensibiliser et mobiliser les élèves pour l’entretien et la protection du point d’eau.Amélioration des infrastructures Protection du jardin potager (des bananiers.5% en 2006. des « rotra ». culture. l’objectif sur le pourcentage de redoublement n’a pas été atteint. Conseillers et Inspecteurs pédagogiques. 32 écoles pilotes 05 sessions de formations réalisées 170 cadres Intermédiaires formés (Inspecteurs et Conseillers pédagogiques.Région Haute Matsiatra Ecoles EPP de Moravano. AR.2007 Réalisation de l’ARPEGE A Madagascar : 07 Animateurs Régionaux formés 80 Enseignants formés. Collège Privé Luthérien.20.Clôture de l’école .UNESCO Patrimoine.PFN. dattiers et autres arbres fruitiers) Source : Site Web ARPEGE . 98% en 2005 et de 98. EPP Besavoa. EPP Anarafanja Atsimo Andrefana Ecole primaire publique de Saint Augustin. le taux d’achèvement et le taux net de scolarisation ont été dépassés. développement : 28 participants malgaches ( SG/MINENVEF et MENRS. Collège Privé La pépinière. s’il n’était que de 65% en 2001. Cette évolution positive en quantité a été suivie d’une amélioration de la qualité et de l’efficacité interne de l’éducation.Apprendre aux enfants à avoir une action sur leur milieu de vie pour pouvoir l’améliorer .AR. Education environnementale au sein de l’ANGAP Tableau n°11.Adduction d’eau .Rendre l’environnement scolaire plus propre et attrayant afin de favoriser les apprentissages et d’habituer les élèves à évoluer dans un environnement plus sain .

le rapport est de 142 enfants scolarisables pour un établissement scolaire primaire en 2006. le nombre des Dahalo arrêtés s’est accru de l’ordre de 83% par rapport à celui de 2005 et 101 cachés de bovidés ont été démantelés durant l’année.82% du nombre de contrôles routiers installés en partie et de 40. Si. Des actions de renforcement des capacités ont été également réalisées pour les officiers.11% du nombre d’expulsés et de 36% du nombre de contrôle en général des étrangers.3. au quadrillage des zones rouges. la commercialisation de « Rongony » par des opérations en synergie avec les collectivités décentralisées.7. Le part du budget alloué à l’éducation est toujours en baisse depuis 2004. 11. Les objectifs en matière de couverture spatiale en commissariat sont réalisés à hauteur de 75% et cela malgré les restrictions budgétaires. Le SADC a formé les deux représentants de Madagascar sur la mise en œuvre du REEP –Régional Environmental Education Programme ) .53% du nombre de passeports malagasy délivré et d’autre part une augmentation de 11. d’une part. Pour la prise en compte de la dimension Population/Genre/Environnement dans les stratégies et programmes. Il est constaté la réalisation des certains travaux préparatoires pour le basculement vers le système LMD par l’acceptation des différents partenaires publics et privés du nouveau système. Les réalisations suivantes méritent d’être soulignées en matière d’immigration et émigration où on a pu d’une part enregistré une diminution de 20% du nombre d’enquêtes relatives aux faux documents et autres et de 15. de bons résultats ont été obtenus dans l’augmentation de l’effectif des alphabétiseurs (135%). a été observée grâce à la maîtrise du circuit des vols de boeufs. En matière d’Education non formelle. une augmentation des vols en bande à main armée a été enregistrée durant l’année. Néanmoins.Les actions mises en oeuvre telles que la distribution des kits scolaires aux élèves et la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité ont produit des effets palpables dès l’année 2003.35% des rondes et de patrouilles par rapport à 2005. de villages sensibilisés et visités. les objectifs sont réalisés à 81% sur le nombre de responsables et techniciens formés en matière de population et de planification de développement. inspecteurs. il est à noter la faible performance réalisée dans la construction de nouvelles salles de classe (42%). protocoles d’accord avec différents ministères EFFICACITE DES MESURES SUR LE RENFORCEMENT DE LA SECURITE PUBLIQUE Dans le cadre du renforcement de la sécurité publique. commune = brigade . L’informatisation de la gestion des autorisations de détention d’armes et la mise en cohérence des Dina avec le droit positif sont en cours. FKT = Poste avancé) Renforcement en effectif des GN Mobilisation des moyens disponibles Réglementation des actions Conventions. les résultats obtenus sont satisfaisants dans la formation et le perfectionnement technique des jeunes et techniciens. une diminution nette du phénomène de kidnapping sur l’ensemble de l’île (2 contre 3 pour 2005) et des infractions de droit commun commises a été constatée grâce. La quasi-totalité des enfants ont accès à l’éducation primaire en 2006. les infrastructures de l’éducation sont encore loin d’être suffisantes et beaucoup de chemin reste à parcourir. Par ailleurs. Il a été enregistré en matière de sécurité urbaine une diminution de 08% des accidents de la Circulation. SECURITE • • • • • Mise en œuvre de la politique de sécurité de proximité : création nouvelles des GN en rapport avec le découpage administratif actuel (Région = Groupement . y compris les vols de boeufs. Malgré tous ces efforts. tous les objectifs de l’année 2006 en matière de nombre de TPG. en 2001. de DAS mis en place ont été atteints. Dans le développement des compétences dans le monde du travail. Dans le cadre de la lutte contre la drogue et les substances psychotropes. Les leçons à tirer sont : 270 . et d’autre part à l’amélioration des modes d’opérations et au renforcement de la capacité opérationnelle de la police scientifique et technique et de la police de proximité. un établissement scolaire primaire est en moyenne pour près de 128 enfants scolarisables. District = compagnie . du nombre d’éducateurs spécialisés formés et du nombre d’adolescents alphabétisés et éduqués (88%). une réduction de l’offre de stupéfiants et d’alcool frelaté a été enregistrée grâce à l’organisation rationnelle de la lutte contre les plantations. même si le niveau absolu augmente. En effet.30% des crimes et des délits par rapport à l’année 2005. Concernant l’amélioration de l’image de marque de la Police Nationale. et une réduction de 22. au contrôle de l’exploitation illicite des produits halieutiques et à la surveillance des grands axes. le document du Plan National de Prévention et de Répression de l'Insécurité (PNPRI) et des atteintes à l'ordre public a été finalisé. brigadiers enquêteurs de la police judiciaire. Une réduction des actes de banditisme en milieu rural. C’est ainsi que les saisis de cannabis et d’alcool frelaté ont augmenté respectivement de l’ordre de 162% et de 23% par rapport à 2005. voire dépassés. aux fruits des mesures correctives lancées depuis 2005 et à la lutte contre les confections artisanales d’arme à feu. Au niveau de l’augmentation de la capacité d’accueil. Par ailleurs. Ces résultats ont été obtenus grâce à une augmentation de 62. les objectifs en matière d’effectifs de policiers à recruter sont réalisés à 65% et de nouveaux matériels de communication ont été acquis.

De grands efforts ont été entrepris dans le cadre de l’amélioration de la sécurité et de la participation de l’armée au développement socio-économique du pays.chaque commune devrait avoir un plan de sécurité . 26 Unités ont été équipées de postes HF/BLU. Le niveau de stage de l’année 2005 a été dépassé de l’ordre de 35% pour les stages internes et de l’ordre de 900 % pour les stages externes. . Dans le cadre du renforcement de la contribution des Forces Armées aux actions de développement socio-économique.Revaloriser l’appareil « Défense » garant de la souveraineté nationale . le déblayage et le dégagement des routes dans les zones sinistrées. Toujours dans le cadre du renforcement de la contribution des Forces Armées aux actions de développement socio-économique. Le renforcement des Unités de Monitorat Agricole en moyens personnels et matériels a amélioré la productivité des exploitants agricoles. Concernant la valorisation de l'appareil défense garant de la souveraineté nationale. la Manœuvre bilatérale. Franco-Malgache a été réalisé avec la participation de 440 malagasy.il s’avère utile d’insérer dans tous les projets de développement un volet sécurité . des actions pertinentes ont été menées notamment la remise à niveau du Corps de la Protection Civile (CPC). La sécurisation des littoraux s’est renforcée. la durée des formations a été très réduite et les stages ont été dépendants des offres des pays amis et du crédit alloué à la formation. la participation effective des Forces Armées à la lutte contre la déforestation. la fluidité de la circulation a des effets pervers car elle engendre des excès de vitesses. De ces leçons découlent les recommandations suivantes : . est-il recommandé d’intégrer le volet sécurité dans le cadre des projets initiés par le PIC et le MCA pour améliorer d’avantage les résultats obtenus. Toutefois.la sensibilisation de la population pour la mise en place du système d’autodéfense villageoise devrait se faire. deux objectifs spécifiques sont visés : . 4. Par ailleurs. l’informatisation de la gestion des personnels civils et Militaires. La sécurisation des littoraux s’est renforcée grâce à une augmentation de 30% du nombre de sorties en mer (143 jours de sorties en mer en 2006 contre 110 jours de sorties pour l’année 2005). Pour le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces Armées.Il est recommandé de multiplier les mesures préventives et de restaurer la Police de proximité dans les quartiers chauds . la mise en place de 196 Détachements Autonomes de Sécurité (DAS) dans les zones productrices de riz ont eu pour effet l’amélioration de la confiance des opérateurs. . la sensibilisation de 92 % des membres des Forces Armées en matière de VIH/SIDA.(i) (ii) la collaboration avec les partenaires et les élus au niveau des régions s’avère indispensable pour le quadrillage des zones rouges . . EN MATIERE DE DEFENSE. 3. les réalisations ont porté essentiellement sur : 1. 271 . Par ailleurs. 2. le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces Armées. L’analyse et la conception d'un logiciel de gestion de base des données sont réalisées en matière d’informatisation de la gestion des personnels civils et militaires. des missions et des structures des Forces Armées.Renforcer la contribution des forces et armées aux actions de développement socio-économique Efficacité des mesures : Un développement de la célérité d’activité administrative de l’armée a été constaté grâce à la normalisation des régimes de stage. Un développement de la célérité d’activité administrative de l’armée a été constaté grâce à la normalisation des régimes de stage. le développement de la capacité opérationnelle des Officiers Malgaches en matière de maintien de la paix 5. Pour conclure on peut noter que des grands efforts ont été menés par le Ministère de la Défense Nationale dans le cadre de l’amélioration de la sécurité de proximité et de sa contribution au développement socio-économique du pays. Aussi. Dans le domaine de la Défense. 44 formations dont 31 intérieures et 13 extérieures ont été réalisées. Un développement de la capacité opérationnelle des Officiers de la GN en matière de maintien de la paix a eu lieu grâce à l’envoi de 08 GN Observateurs à l'élection présidentielle aux Comores. la redéfinition de l’organisation. la normalisation des régimes de stage.

LES ACTIONS ENTREPRISES POUR L’ENVIRONNEMENT URBAIN 11. . Réparation vanne Districts Communes Superficie RANOFOTSY RANOFOTSY Amparafaravola Amparafaravola Andilanantoby Andilanantoby 850 850 ANONY Amparafaravola Ambohijanahary 7 000 Réhaussement digue sur RD Travaux comblèment de brèche : 2km et d'urgence sur la remplacement de 3 vannes .Production des statistiques sur l’aptitude des véhicules par type (DGSR) Graphique 11. ENVIRONNEMENT URBAIN 11. et Ambatondrazaka ont été dotées de Plan d’Urbanisme Directeur (PUDi) validé au niveau du gouvernement depuis 2006 . essence). du 31 Décembre 2002 et n° 155 /2006/MEM. 0 6 inf 3. les 6 grandes villes de Madagascar avec 4 autres villes secondaires dont Antsirabe.la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT) en juillet 2006 : ainsi. la mesure de l’émission est effectuée au moyen d’un OPACIMETRE XR 743 NF ou analyse des gaz d’échappement / analyseur de gaz XR 842 .6 1 50 0 9 .Arrêté n° 8913/2002/MEM. du % de v oit inaptes 4 2 .2.1. Politique Nationale de l’Aménagement du territoire PNAT-MPDRAT-Juillet 2006 Plans d’Urbanisme Directeurs –Prescriptions environnementales-ONE –Mars 2006 11.8.9 2 2 2 . : FACE AU DEFI LE PLUS SIGNIFIANT A LA GESTION DES DECHETS SOLIDES Renforcement de la valorisation normative des déchets et création d’emplois récents .2. ADOPTION DE TEXTES REGLEMENTAIRES .5T 11. Cet arrêté fixe ainsi les limites d’émission admissibles. ampoule économique : nd >3.9. Fort Dauphin. montrent que l’incinération des déchets.Les caractéristiques des ordures ménagères produites dans nos villes et des déchets solides en général et les contraintes socio-économiques de ces villes. Effort pour la Révolution verte ALAOTRA MANGORO Périmètres concernés BESOMANGANA Amparafaravola Ampasikely 700 Remise en état Travaux de construction Travaux de réparation Curage mécanique du canal principal sur 500 m .11.8. pratiquée dans la plupart des villes des pays riches ne peut être appliquée avec efficacité à Madagascar.1. Construction d'un déssableur Construction de canal de réalimentation en perré maçonné de 200 m .1. fixant les émissions de fumées relatives aux gaz d’échappement des véhicules automobiles. Pourcentage sur l’aptitude des véhicules par type DGSR Augm.5 19 .21. du 31 janvier 2006.5T Aménagement d’espaces verts : nd Promotion de foyer amélioré.8. Les filières de traitement biologique et les différentes filières de récupération matière restent alors les seules alternatives à envisager.8.Dotations en équipements de contrôle d’émission de gaz d’échappement au centre vérificateur à Antananarivo réalisées . ENVIRONNEMENT RURAL Tableau 11.Elaboration. finalisation et mise en vigueur de la politique nationale sur l’assainissement et la gestion des déchets ainsi que les lois et textes règlementaires y afférents. Nosy Be. Selon le mode de carburation du moteur (diesel. fixant les caractéristiques du supercarburant sans plomb 95 et de l’essence sans plomb 91 11.8. AMELIORATION DES INFRASTRUCTURES . digue RD curage mécanique de drain 272 .1.L’arrêté interministériel n° 6941/2000 du 06 Juillet 2000.2.

Protection des berges par engazonnement sur 1500m Sous Total superficies concernées ANOSY 85 MANAMBARO Taolagnaro Taolagnaro 350 Travaux de réhabilitation Curage canal principal sur 6 700 ml . les unités de surveillance et les navires . des engins de pêche et équipements relatifs au secteur . le contrôle des captures. réhabilitation du déversoir . démollition et construction d'un partiteur en BA. Réhaussement par remblai compacté des berges du canal principal sur 15 ml .IVAKAKA Amparafaravola Morarano Avaratra 1 900 Travaux de remise en état Travaux de remise en état et de construction Reconstruction du canal revêtu : 50 m . remplacement vanne VOHIDIALA Sous Total superficies concernées BOENY Ambatondrazaka Manankambahiny Ouest 1 000 11 450 MAHAJAMBA Mahajanga II Mahajamba 1 400 Travaux de remise en état Curage mécanique du canal principal sur 5 km . la supervision des activités des agents de contrôle et de surveillance en liaison avec les stations secondaires . protection en BA de la prise au fil de l'eau Sous Total superficies concernées VAKINANKARATRA 1 400 MORARANO III Antanifotsy Antanifotsy 85 Travaux de réhabilitation de la digue de protection : travaux en HIMO Comblement des brèches sur 1500m . les communications entre le CSP. des stations secondaires et des unités de surveillance . le respect de la réglementation de pêche et de l'aquaculture . réhabiltation du siphon Sous Total superficies concernées DIANA AMBILOBE ANALANJIROFO IAZAFO Sous Total superficies concernées TOTAL SUPERFICIES CONCERNEES Vavatenina Ambilobe Ambilobe 350 6 000 Travaux de mise en place du barrage Barrage en épi de sable sur la rivière Mahavavy 3760 6 000 19 285 Etude Préparation d'étude APS d'aménagement de la plaine Source : Direction du Génie Rural Mise en place d’un Centre de Surveillance de Pêche (CSP) pour le suivi de l’application des réglementations (pêche maritime) Au titre de sa mission et en étroite collaboration avec les autres Services du Ministère chargé de la pêche. les stations côtières. le CSP assure: l'inspection des navires. rectification du talus contre l'éboulement Construction de barrage . la coordination des activités des Comités locaux de surveillance en liaison avec les stations secondaires . curage siphon. prolongement du canal avec soutènement en gabions. 273 . transbordements et suivi des débarquements .Curage manuel du ruisseau sur 1500m . l'application des dispositions des Accords de pêche . le contrôle des zones de pêche . la gestion et la supervision des observateurs embarqués à bord des navires . la supervision des activités des agents de contrôle et de surveillance et du personnel affectés au CSP. Réparation des cinqs vannes de prise .

car elles sont particulièrement utiles en période de soudure. Les enfants quittent l’école car leurs parents ont besoin d’eux comme main d’œuvre supplémentaire et ne peuvent pas payer les frais de scolarité. en particulier pendant les périodes d’activité agricole intense. le système de couverture de soins de santé de base pour les plus défavorisés n’est pas encore vraiment opérationnel. 11. sans pertes excessives. Cependant. Ces politiques sont une condition nécessaire pour une stratégie efficace de gestion des risques et de protection sociale.10. Pour régler ce problème.10. l'éducation et la sensibilisation des pêcheurs au respect des dispositions législatives et réglementaires en matière de pêche et d'aquaculture . pour leur permettre d’avoir accès aux services de santé de base. reposant sur l’épargne (prépaiement) et le crédit. Il est important de souligner que les moyens à mettre à disposition de la protection sociale ne doivent pas aboutir à priver les secteurs essentiels à la croissance et à la réduction de la pauvreté des ressources nécessaires. Domaines d’intervention prioritaires de la Stratégie Développement des outils et stratégies de ciblage pour une meilleure allocation des dépenses. Plus important encore. Efforts complémentaires pour renforcer le capital humain des groupes vulnérables : La priorité de protection sociale en matière d’éducation est de permettre aux ménages de scolariser tous leurs enfants et d’éviter qu’ils ne quittent l’école avant d’avoir achevé le cycle primaire. Elle vient au contraire en complément de politiques vigoureuses et efficaces de réduction de la pauvreté.1. telles les mutuelles (assurances à base communautaire) . le programme de nutrition scolaire qui s’attaque aux déficiences en micronutriments doit et peut être répandu plus facilement à l'ensemble du pays. VULNERABILITE DE LA POPULATION ET LES CATASTROPHES NATURELLES 11. à la demande de l’Etat. 274 . D’autre part. L’objectif de la Stratégie de gestion des risques et de protection sociale est d’aider les ménages à mieux gérer les risques qui mènent au décès ou à des pertes irréversibles en capital et de favoriser l’accès aux services sociaux de base pour les couches les plus vulnérables de la population. Un programme conditionnel de transfert de fonds pour les familles dont les enfants en âge d’être scolarisés ne le sont pas devrait être considéré. Dans le court terme. la stratégie devrait susciter une discussion plus approfondie sur les politiques macro-économiques et sectorielles à mettre en place afin d’assurer une intégration efficace des risques et des chocs dans la politique nationale.la participation. avec les autres départements techniques du Ministère chargé de la pêche. (ii) des programmes à l’intention des indigents qui reposeraient essentiellement sur des subventions. à l'élaboration des plans de gestion et d'aménagement des pêches ainsi que des dispositions juridiques relatives au secteur . toutes les activités qui se rapportent à la surveillance de la pêche et de l'aquaculture . des versements d’espèces pourraient être mis en place en échange de la présence à l’école. le programme prioritaire de protection sociale gardera les cantines scolaires qui opèrent dans la province de Toliara. mais à un coût administratif réduit. elles ne sont pas une condition suffisante pour permettre aux populations les plus vulnérables de faire face. Trois niveaux d’intervention devraient être envisagés : (i) le développement à moyen terme de programmes permettant de stabiliser le niveau de consommation des populations à revenu limité. En santé. MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE DE GESTION DES RISQUES ET DE PROTECTION SOCIALE LE CONTEXTE NECESSAIRE POUR UNE STRATEGIE DE GESTION DES RISQUES ET DE PROTECTION SOCIALE EFFICACE La Stratégie de gestion des risques et de protection sociale n’a pas pour objet de pallier aux faiblesses éventuelles des politiques de développement nationales. aux risques auxquels elles sont exposées.

Les transferts d’espèces conditionnels pourraient être développés comme systèmes de financement direct de la demande. privés et formels. Prévention. En conséquence. pour réduire les impacts des catastrophes naturelles. un plan décennal. En outre. parmi 168 pays. Madagascar a accompli de nombreux efforts pour mettre en application le cadre d’action d’Hyogo. sous la tutelle de l’ONN (Office National de la Nutrition). Etant donné l’avantage comparatif de l’ONN en matière de nutrition communautaire. Madagascar a également établi des comités de gestion des risques et des catastrophes à tous les niveaux de structures décentralisées . Son impact sur l’amélioration du statut nutritionnel des bénéficiaires s’inscrit à long terme (plutôt que les programmes HIMO et CRENI qui sont réactifs) et vise précisément les communautés vulnérables à la pauvreté et à la malnutrition. la Stratégie de Gestion des Risques de Protection Sociale devrait chercher à développer un système durable d’assurance sociale et de retraite. de la santé. etc…. en particulier dans la mesure où les dépenses en cas d’hospitalisation peuvent avoir un effet dévastateur sur les pauvres. de la communication. de l’élevage et de la pêche. les inondations. a conçu le Système d’Alerte Précoce au niveau national. de l’agriculture. et conscient des effets néfastes de ces catastrophes sur le bien-être socio-économique de ses populations. le cadre de Hyogo. des travaux publics.de l’environnement. élaboré des plans de gestion des risques et des catastrophes dans 96 communes à risques . (iii) des assurances à base plus large couvrant les risques à conséquences catastrophiques financées ou subventionnées par des fonds publics.Ces financements permettraient soit de subventionner les services pour les rendre accessible aux plus pauvres (financement indirect de la demande) soit d’effectuer des transferts monétaires aux individus qui leur permettant l’accès aux services (financement direct de la demande).10. Le pays a mis en place la Stratégie Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes ainsi que la Plateforme Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes composée de la Primature. la distribution de nourriture par le programme SEECALINE sous différentes formes (notamment le Programme de sécurisation nutritionnelle PSN / HIMO) bien qu’importante en temps de crise devra être modérée en temps normal car elle nuit au bon déroulement du PNC. Madagascar a adopté en Janvier 2005. des agences onusiennes et des ONG nationales comme internationales. Déployer des efforts particuliers pour intégrer les plus vulnérables dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté. invalidité. il est donc recommandé d’utiliser les fonds IPPTE pour le PNC plutôt que pour le PSN/HIMO. la sécheresse et les incendies. ou le financement par l’Etat d’un paquet minimum de services. intégré la gestion des risques et 275 . En particulier.) pour répondre plus efficacement aux besoins des travailleurs des secteurs publics et privé formel. MESURES ALTERNATIVES ET ADAPTATION (REPONSES) Sujet à plusieurs catastrophes telles que les cyclones. Un programme de dépenses à moyen terme. prévoit notamment d’accroître considérablement la couverture des populations cible dans le cadre consolidé d’un programme national de nutrition communautaire (PNC). Promotion des mécanismes de gestion des risques à base communautaire. Une étude visant à clarifier la politique du gouvernement pour les travaux HIMO est prévue en 2007 avec l’appui de la Banque mondiale et du gouvernement japonais. Augmenter les revenus des groupes vulnérables. Parmi les mécanismes de financement indirect de la demande la SGRPS devra soutenir le développement et l’amélioration du fonds d’équité FANOME (et un éventuel complément de financement par l’Etat). régional et communal . des bailleurs de fonds.2. puis mettre au point des systèmes pour le secteur informel. L’impact positif des programmes de nutrition communautaires est indéniable et leur groupe cible est considéré extrêmement prioritaire. Enfin. des ministères de l’éducation. L’évaluation et l’éventuelle reproduction des expériences pilotes prometteuses de fonds d’équité pour les hôpitaux au niveau des districts doivent être envisagées. atténuation et réponse face aux catastrophes naturelles. le développement de ce type d’interventions constitue une des priorités de la SGRPS. L’expansion du PNC est de première importance. Le but à plus long terme serait de mettre en place une série de prestations de sécurité sociale de base (vieillesse. 11.

Restauration des zones dégradées après le passage de cyclone .2.Renforcement du reboisement .3.10. Construction des maisons résistantes aux cyclones .10. Taux de satisfaction des principaux usagers : 80% en 2012 Fiabilité des prévisions météorologiques haute en 2012 Nombre de stations d’observations météorologiques opérationnelles : 300 en 2012 11.2. Vulgarisation des techniques préventives des glissements de terrains .Construction de silos de stockage de denrées alimentaires et sanitaires .2.10. SECHERESSE/ DESERTIFICATION . 11.10. 11. INONDATION Renforcement des digues (fleuves) Protection des bassins versants Application des textes sur les zones inondables Infrastructures d’accueil des sinistrés Renforcements des systèmes de communication Aménagement des zones de déplacement des populations exposées à l’inondation Normes d’habitations Système d’assainissement des réseaux d’évacuation d’eau à renforcer 11. Madagascar Action Plan 2007-2012 : Engagement 2 .Intensification des forages d’adduction d’eau potableConstruction de pipe-line pour le transport des eaux destinées à la culture et à l’élevage Renforcement des systèmes de communication Mise en place de CSB dans les zones exposées Renforcement des systèmes de capacité en matière de protection sociale Sécurité intégrée Recherche et développement en matières d’essences adaptées à la sécheresse - 276 . INVASIONS ACRIDIENS . amélioration de l’accès et de distribution d’information météorologique fiable dans tous le pays).2.4. Défi 6 : « Meilleur système de prévision Météorologique et d’information sur les cataclysmes naturels comme les cyclones ». 1.des catastrophes dans le plan d’action national Madagascar Action Plan (prévision météorologique opportune et plus précise. CYCLONES Campagne de sensibilisation sur les dispositions à prendre pendant les périodes cycloniques .Campagne de lutte contre les invasions acridiennes (Utilisation de pesticides).2.

SECTION F L’AVENIR DE L’ENVIRONNEMENT DE MADAGASCAR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE 277 .

dans sa façon de traiter l’environnement par le dépassement de la conservation pure pour migrer vers la valorisation à outrance et de manière durable. qui fixe comme horizon l’année 2020. Cette vision est caractérisée. Un pays reconnu dans le monde pour ses produits naturels et sa biodiversité 5.000) à 400. Madagascar naturellement Madagascar Naturellement Vision 2020 1.3% en 2008 avec 3. de 150 et de 500 pour cent en 10 ans (voir encadré). Le MAP table sur une économie à forte croissance avec un taux de croissance atteignant entre 7% et 10% jusqu’en 2012. Les citadins profitant aussi du développement rural Objectifs économiques spécifiques Augmentation de la production agricole (riz. . Le développement rural incontournable en vue de : • la réduction de la pauvreté • l‘amélioration de l‘éducation et de la santé • l‘égalité des chances pour les jeunes • la diminution du clivage villes/monde rural 7. Quatre défis sont lancés à savoir (défi 1) augmenter la superficie des aires protégées jusqu’à 6 millions d’hectares et promouvoir la valorisation de la valorisation de la biodiversité. (défi 3) développer le reflexe environnemental en augmentant significativement le pourcentage des investissements se soumettant aux exigences du décret MECIE jusqu’à 70% et (défi 4) renforcer l’administration forestière en faisant passer la traçabilité des produits forestiers de 5% à 90%. les engrais..1. Encadré n° 12. Le but est ‘atteindre un taux de croissance de 7.CHAPITRE 12 : OPTIONS FUTURES 12.. …) de 50% en 5 ans et de 150% en 10 ans Développement de la production agro-industrielle non-alimentaire (huiles essentielles.2% pour le secteur secondaire. Une population vivant et travaillant en paix dans des conditions humaines 4.) de 100 % en 5 ans et 200 % en 10 ans Augmentation des exportations agricoles (vanille. développement rural et lutte contre la pauvreté. …) de 100% en 5 ans et 150 % en 10 ans Développement de la production agro-industrielle alimentaire (conserves de fruits. Elle est basée sur une augmentation très forte de la production et l’exportation agricole ainsi que du nombre de touristes respectivement de 200.manioc. et la formation nécessaires sont fournis aux agriculteurs. villes et villages florissants 2. …) de 50% en 5 ans et 200 % en 10 ans L‘augmentation de la production de pierres transformées (précieuses et non précieuses) de 50% en 5 ans et de 200 % en 10 ans L‘augmentation de la production textile industrielle de 50% en 5 ans et de 200 % en 10 ans L‘augmentation du nombre annuel des touristes (2003 : 160. L‘homme. Il comporte 8 engagements associés à des stratégies et projets visant une réduction effective de la pauvreté et une amélioration tangible de la qualité de vie des malagasy. La Révolution verte vise l’augmentation substantielle de la production agricole Elle consiste à augmenter la productivité des fermiers pour éliminer la famine grâce à une récolte abondante qui répondra aux besoins locaux et à ceux des exportations. ambitionne de transformer Madagascar en une nation qui profite énormément de ses richesses naturelles tout en la préservant pour les générations futures. et de nouveaux processus coopératifs seront établis pour aider dans la collecte et la distribution des récoltes.1.000 en 10 ans Le MAP (ou Madagascar action plan) est la déclinaison de cette vision sur le moyen terme. acteur principal. Pour faciliter la révolution verte. Le PGE 2008 retient trois priorités à savoir une forte croissance économique.crevettes. Une nature protégée et valorisée par l‘homme 3.000 en 5 ans et à 800. Jusqu’en 2006. matières textiles. L’engagement environnemental concerne l’utilisation des meilleures approches pour la protection de l’environnement l’utilisation à bon escient des ressources et la garantie d’un capital naturel pourvoyeur des services environnementaux nécessaires au développement du pays. L’ENVIRONNEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT 12. rhum. le gouvernement assurera que les semences. 278 . sucre.1. DEFIS ET OBJECTIFS ECONOMIQUES La vision Madagascar naturellement. Madagascar était un pays importateur de riz. au centre des toutes les délibérations 6. Madagascar deviendra un pays exportateur de riz et d'autres produits agricoles. girofle. (défi 2) réduire les processus de dégradation des ressources naturelles en diminuant par exemple les superficies incendiées de 70%. Les paysages. Au cours des prochaines années.1.

12. pêche et Aires Protégées marines.1).1.1 2009 5 5 4 6 20 13. Les ressources financières disponibles ne satisferont pas tous les besoins du secteur environnement.4 -41 -18. D’autres conflits ont surgi et se posent en terme intersectoriel : mine et forêt .2. Sur la base d’un coût de gestion de 5$/ha/an. On peut imaginer qu’il y aura toujours des projets mais seront-ils complémentaires et en synergie avec les actions environnementales ? En tous cas. l’Etat contribue seulement en hauteur de 5 millions par an. FOFIFA. Il est temps qu’on introduise des instruments économiques parmi les outils de gestion de l’environnement à Madagascar.2 -3. Seulement le financement du PE3 jusqu’en 2009 est couvert par les sources de financement actuelles.6 +2. En effet. le tableau du financement potentiel n’est pas moins sombre. l’éducation et l’eau. l’insécurité foncière constitue encore une des causes fondamentales des pressions sur l’environnement. En tous cas. la sécurité.5 +8.3. INSTAT. La partie du MAP au-delà du PE3 est encore déficitaire et devra faire l’objet de recherche de financement. le transport. Les problèmes environnementaux à Madagascar résultent souvent de l’existence de conflits pour l’utilisation des terres : l’exemple classique mais qui explique toujours les raisons de la déforestation est celui entre les agriculteurs et les éleveurs.2. l’origine des pressions sur les ressources n’est pas uniquement liée à la rareté des ressources mais elle repose aussi sur une mauvaise utilisation. Aucun mécanisme ou instrument 1 2 2007 5 5 26 4 40 11.9 +14. les actions de développement au niveau communautaire sont essentiellement financées par des projets qui se préoccupent généralement de la pérennisation des impacts de leurs investissements mais ne peuvent pas assurer les financements des actions futures. le mode de son financement en l’absence de Programme Environnemental n’est pas encore complètement identifié.1 -17. LE FINANCEMENT DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES Les coûts du reboisement sont prohibitifs et les bénéfices correspondants doivent être attendus dans le long terme. UTILISATION INEFFICACE DES RESSOURCES Il n’y a pas d’utilisation efficace des ressources sans la mise en œuvre d’instruments économiques appropriés. le fait est qu’une enquête par focus-group2 effectuée en 2001 révèle que l’environnement est le dernier souci des interrogés. L’environnement dans le budget général de l’Etat reste faible.1 : Récapitulatif des financements (Millions de US$) Année Budget du Ministère chargé de l’environnement Contrats de désendettement développement Bailleurs de fonds (PE3) Financement considéré comme « durable » Total Dont biodiversité GAP (Financements – Coûts) Dont biodiversité Source : JC Carret et C Ramarolahy.6 USAID.2.6 total 25 25 62 28 141 64.1. pétrole et Aires Protégées .2 -9. Deux pourcent des communes enquêtées priorisent l’environnement. Cornell University. On peut citer l’exemple du paiement des services environnementaux qui est outil largement utilisé en Amérique latine et qui a fait ses preuves pour motiver les acteurs dans la conservation. Stocktaking.1. d’autant que l’épargne intérieure reste insignifiante. La tarification de l’eau est liée à cette question. tableau 10. SCENARIO ET ALTERNATIVES 12. 12. Tableau n°12. Une étude réalisée en 2001 montre qu’il est plus rentable d’utiliser la terre dans la production de manioc que dans le reboisement d’eucalyptus1. ce montant est manifestement insuffisant et encore faut-il avoir réuni le montant du fonds permettant ces intérêts.3 -21.2 2008 5 5 26 5 41 12.5 2010 5 5 4 6 20 13. En effet.9 -1. Il faudrait donc apporter des innovations en matière d’incitation économique pour le reboisement. « Recensement des communes 2001 » 279 . derrière dans l’agriculture.2.2. Un système de priorisation doit être érigé en vue d’une allocation efficace des ressources. MOTIVATIONS ET BONNE GOUVERNANCE Une des motivations des acteurs de la gestion durable des ressources naturelles concerne l’espoir de la répartition équitable des bénéfices de l’utilisation durable de la biodiversité. Les tentatives entreprises ont surtout consisté à régler les différents plutôt que de résoudre les problèmes en amont.1. Ainsi.9 -6. Ainsi. Un fonds judiciaire a été mis en place pour être opérationnel après le PE3 et devra générer 5 millions de US$ par an à partir de 2009. 2001 Programme ILO. les sources de financement considérées comme durable identifiées jusqu’à maintenant ne couvrent pas le tiers des besoins (cf. Le réseau d’Aires Protégées actuel fonctionne principalement sur la base des financements de projet dans le cadre du Plan d’Action Environnementale. Alors que l’environnement pourrait générer des bénéfices évalués entre 30 et 40 millions de dollars US par an.6 2011 5 5 4 7 21 13.12. Octobre 2006 Concernant les actions de développement.1.6 -24. la santé. OPTIONS.

A ce propos.économique dans ce sens n’a été encore mis en place. Susciter et faire prendre les décisions respectueuses de l’environnement au niveau macroéconomique et de tous les autres secteurs d’activités. Intensifier les actions tendant à valoriser durablement l’environnement et les ressources naturelles : bioprospection. sont confrontées à la vision « Madagascar Naturellement ! ». filières. Une récente évaluation3 dénombre une cinquantaine de pays mettant en œuvre un programme de comptabilité nationale verte. D’un côté.4. Ces opportunités devront soutenir économiquement les actions de gestion de l’environnement à Madagascar. plantes médicinales… Evaluer et les coûts des maladies causées par les problèmes environnementaux. Les informations qui en découlent peuvent être d’une utilité cruciale dans les actions de sensibilisation. la déclaration de Durban4 sur l’extension des superficies sous protection. Utiliser des méthodes standardisées d’évaluation économique de l’environnement pour inciter au raisonnement économique dans la gestion de l’environnement. pour leur permettre de participer au actions de conservation et de profiter davantage des revenus de la valorisation de la nature. L’absence de bonne gouvernance des ressources naturelles accentue les pressions sur les ressources naturelles et risque de démotiver les acteurs. Les éléments qui en découlent peuvent servir d’excellents moyens de sensibilisation que ce soit au niveau des décideurs ou du citoyen lambda Renforcer l’évaluation environnementale stratégique et les études d’impact environnemental afin de permettre d’atténuer les effets inflationnistes des grands projets et des projets de développement sur les populations Considérer la protection de l’environnement comme un facteur de relance de l’économie et non comme un frein à la croissance. Les principaux agrégats économiques doivent tenir compte de la dépréciation des capitaux naturels. entre autres. D’autres facteurs doivent être pris en compte. du moment que des droits qui leurs sont reconnus avant la mise en œuvre des projets (notamment de création d’aires protégées) sont remis en cause. Cependant. recensées et évaluées afin de permettre de contrôler la disponibilité et la pérennité des stocks. Intégrer l’environnement dans toute planification de court ou de moyen terme. et réguler leur exploitation. économie et social sont étroitement liés au point que la tendance est d’exiger des programmes et projets environnementaux de résoudre tous les problèmes socio-économiques des localités où ils interviennent et ainsi de s’attendre dans le court terme des impacts des actions sur les conditions de vie des populations environnantes. pendant qu’une autre vingtaine est en phase de planification pour le faire. l’accroissement démographique et la ruée vers les grandes villes. plans et programmes se présentent comme des instruments adéquats dans ce cadre et doivent être promues. Cette répartition équitable est pourtant cruciale si l’on veut la participation soutenue des acteurs exposés aux restrictions d’accès aux ressources.1.2. le programme environnemental est l’archétype des programmes « donnor driven ». y compris les couches les plus pauvres de la population. la globalisation. BESOIN DE COMPTABILITE ENVIRONNEMENTALE Une meilleure gestion suppose une bonne connaissance des entités gérées ainsi que de leurs stocks et flux d’entrée et de sortie dans son patrimoine. suivre les destinations et l’utilisation. 12. l’intégration économique de Madagascar au niveau de la sous-région. Il s’agit en fait de traduire concrètement la vision « Madagascar naturellement » qui préconise l’exploitation des importances ressources naturelles du pays tout en les préservant 3 Supprimé : Word Watch. exploitations rationnelles des produits forestiers non ligneux. Les évaluations environnementales stratégiques des politiques. State of the world 2008 Par laquelle Madagascar s’engage à tripler la superficie sous protection de 2003 à 2009 Madagascar Action Plan 4 5 280 . C’est également le cas quand il s’agit de l’environnement et des ressources naturelles. MESURES D’ACCOMPAGNEMENT. on ne peut les leur priver sans compensation pour sauvegarder au moins l’équivalent des intérêts perdus. Mais le principal handicap réside dans l’insuffisance de l’épargne interne qui oblige le pays à être tributaire des apports extérieurs de financement pour son développement. écotourisme. Madagascar peut-il encore se permettre de payer le luxe de se passer de comptabilité environnementale et ainsi de continuer à « dépenser sans compter » les ressources naturelles? Les cinq étapes des scénarios proposées. Les externalités aussi bien négatives que positives doivent être évaluées et mises en exergue afin d’y remédier efficacement ou en profiter plus amplement. et partant d’instaurer une meilleure gouvernance environnementale à leur niveau. Options futures pour gérer économiquement l’environnement Prendre en compte les aspects économiques des changements climatiques Renforcer les capacités de tous les acteurs potentiels.1. 12. les appels aux investissements à travers le MAP5 ainsi que les campagnes de promotion de Madagascar comme destination touristique.5. c’est une revendication légitime d’autant que la finalité ne peut viser leur bien être d’une manière pérenne. MESURES DE SAUVEGARDE Environnement.2. ces projets ont aussi des objectifs spécifiques et des moyens bien délimités et il est de règle de ne pas les confondre avec un programme de développement simple ? D’un autre côté. Les ressources de l’environnement doivent être rigoureusement inventoriées.

dispositions et règlements n'impliquent aujourd'hui aucune incitation à économiser l'énergie. pots catalytiques (réduction de 90%) Institutionnel : identifier l’Institution dotée des compétences. Grâce à de nombreuses installations décentralisées . Les mesures de politique de l'environnement peuvent être très utiles. et informer les décideurs en fonction des données réelles PROJETS PREVUS : Des recommandations de l’atelier sur la qualité de l’air en 2005 proposent : Une étude économique de la qualité de l’air dans les grandes villes (coût/bénéfices) La mise en place d’un Observatoire de la qualité de l’air à Antananarivo - - 281 . notre but pour aujourd'hui Des adaptations sont nécessaires dans de nombreux domaines : celui de la protection contre les crues.éoliennes. Toutefois. et informer le public en fonction des données réelles . le règlement en matière de protection thermique. circulation …) Instaurer les mesures contre vetusté du parc auto : fiscalité Renforcer les capacités techniques. Le plus grand potentiel réside dans les économies d'énergie. des expériences montrent que les projets d'infrastructure prennent souvent 30 ans. matérielles.5 fois plus d'électricité qu'elle n'en consomme (voir aussi interview du maire de la commune dans le présent numéro). il est nécessaire de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables et neutres sur le plan du CO2. de leur planification à leur achèvement. système d’informations … Faire le Plan d’urbanisme (zones industrielles.Réviser.Tenir compte du paramètre qualité d’entretien des véhicules dans les études futures de la pollution de l’air . ATMOSPHERE Le climat de demain. Des succès sont possibles dans la protection du climat La protection du climat doit comprendre toute une série de mesures.Préconiser l’installation des stations mobiles et fixes pour le contrôle de la qualité de l’air Autres options Juridiques : améliorer la qualité carburants.Planification des espaces urbains .Sensibiliser. Pour pouvoir mieux maîtriser les conséquences du changement climatique dans 30 ans. de l'agriculture. Un nouveau domaine d'activité s'ouvre par exemple pour l'agriculture et la foresterie avec la production de biomasse. la taxe sur les véhicules à moteur. qui a fait l'objet d'une excursion lors de la Conférence annuelle de la CIPRA. mines… Cela permettrait en particulier d’intégrer la gestion de l’environnement dans le cadre plus global de l’aménagement du territoire 12.Diversifier et pérenniser les sources de financement des actions de protection de l’environnement Compléter les calculs d’évaluation des impacts économiques du Programme Environnement pour prendre en compte tous les coûts d’opportunité : pétrole. Beaucoup de lois. Selon Wolfgang Seiler.Autoriser l’importation des voitures d’occasion à condition qu’elles soient munies de pot catalytique .cette commune produit 2. Cette évolution ne fait pas que des perdants.Mener des études (pluridisciplinaires) sur les effets polluants de l’utilisation des moteurs à deux temps et sensibiliser les importateurs et les utilisateurs pour leur contribution à la lutte contre la pollution urbaine . hydrauliques. systématique du code de la route relatif a l’émission des gaz d’échappement .Prise en charge des études sur la pollution par la Banque Mondiale à condition qu’elles soient suivies de recommandations concrètes . "Pourquoi n'aboutirions-nous pas aux mêmes succès dans le domaine du CO2 ?" . le forfait d'élimination ou la réglementation relative aux honoraires des architectes et ingénieurs. de la foresterie ou du tourisme. Comme de nombreuses mesures consistent en modifications des infrastructures. Cette adaptation est possible dans le contexte actuel. "Toutes les conditions techniques sont réunies pour atteindre les objectifs de protection du climat que nous nous sommes fixés".2. Wolfgang Seiler voit notamment des potentiels de changement en Allemagne dans le droit du bail. selon Wolfgang Seiler. celui des systèmes d'alerte. renforcer les structures des contrôles de voitures existantes . comme le montre l'exemple de la commune de Wildpoldsried. humaines et financières Sensibiliser. des eaux usées ou des déchets. notamment l’instauration d’un partenariat entre chercheurs et pétroliers Renforcer les données sur AIR : études. comme le prouvent les succès obtenus au niveau des pluies acides. solaires et à biogaz . ces adaptations ont besoin de temps pour se faire. Mettre en place le Groupe de travail multisectoriel sur la qualité de l’air. moyens et ressources pour coordonner la « qualité de l’air ». En outre. nous devons agir aujourd'hui. on doit commencer à les planifier dès aujourd'hui.Révision et application effective. La modification des systèmes d'encouragement financiers est une méthode élégante qui a l'avantage de ne rien coûter à l'état.Insister sur l’entretien des véhicules avec contrôle dégressif suivant le bon état des véhicules . des CFC.

Valorisations des techniques d’adaptation existantes et recherche de nouvelles stratégies Source : atelier sur la qualité de l’air (spécifications techniques des d’adaptation pour faire face aux contraintes carburants – autres mesures à prendre) réalisé en 2005 avec la climatiques (variabilité. aléas et changement Banque Mondiale à Antananarivo. climatiques) Mise en place d’une coordination nationale Les étapes suivantes sont à considérer dans la des activités de mitigation (Energies nouvelle démarche d’intégration des informations climatiques et renouvelables. efficacité énergétique.Analyse des ressources climatiques de Madagascar (Potentialité. dans le processus de développement : séquestration de carbone…).1. Analyse de la vulnérabilité de la population et des différents systèmes par rapports aux aléas et aux changements climatiques. Carte 12. aléas climatiques et changement climatique). : Projection de Changement de température en 2025 et en 2100 (moyenne de référence 1961 -1990 (Source : Direction de la météorologie et de l'hydrologie) L’évaluation des impacts de la pollution de l’air sur la santé publique L’amélioration des transports urbains (fluidité des circulations – parcs automobiles – cahiers des charges des transports urbains) La révision des législations nationales Le renforcement de l’IEC et formations des conducteurs d’autobus et des camionneurs 282 .

Régénération naturelle des pâturages . -Mettre en place un système de contrôle de l’érosion (éolienne et hydraulique) du sol par la plantation de coupe-vent et de couverture végétale.2. Les principales activités suivantes sont : .4.payeur -Améliorer la fertilité du sol par des systèmes agroforestiers.Développement de la Lutte Anti Erosive. : Projection de changement de précipitation en 2025 et en 2100 (moyenne de référence 1961 – 1990) Source : Direction de la météorologie et de l'hydrologie 12.Promouvoir le reboisement et la restauration des habitats dégradés .Campagne de sensibilisation sur la lutte contre les feux de brousse .Campagne de sensibilisation sur l’importance du reboisement 12. .3. MESURES ALTERNATIVES 283 .Consolidation des actions .Partage du savoir-faire dans le cadre d'un programme élargi au niveau national : .Carte 12. EAU MESURES ALTERNATIVES Gestion intégrée des ressources Principe pollueur . on doit renforcer les activités déjà entamées en élargissant les zones d’actions pour la lutte contre l’érosion. des couvertures végétales et la protection des plans d’eau et nappes phréatiques.Gérer le défrichement de la couverture végétale et les dommages causés par feu . SOL -Madagascar s’engage dans le MAP de promouvoir le reboisement et la restauration des habitats dégradés et à maintenir ses 9 000 000ha de superficie de forêts et zones humides pour la conservation de ses richesses naturelles et l’utilisation durable de ses ressources. Futur plan d’action Dans le futur.

1. ECOSYSTEME TERRESTRE. MARIN ET COTIER 12.1.5. Mais cette étude évalue seulement la rentabilité économique. La croissance économique sera basée sur les ressources naturelles uniques et sur la transformation des produits naturels .Réactualiser les résultats des études des paramètres de l’érosion (redynamisation des stations d’observation et de recherche) Mettre en cohérence les actions entreprises par les intervenants 12. marine et côtière . 12. Ceci correspond à l’objectif assigné par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui est de 10% du territoire national pour favoriser un équilibre écologique. ENJEUX SOCIO ECONOMIQUE DES AP La création d’AP engendre des restrictions d’accès aux ressources naturelles au détriment des populations riveraines.1 : Sur l’ environnement Les nouvelles catégories UICN se soucient notamment de la conservation de l’ensemble de la biodiversité unique de Madagascar .5..1.1. Elles intègrent en outre la dimension sociopolitique du développement durable en recherchant l’élimination de la misère.Déclaration de Durban : Son Excellence.2 : Sur le socio-économie de la conservation a Madagascar en matière de développement et la lutte contre la pauvreté.1. OPTIONS FUTURES DE LA BIODIVERSITE ET SYSTEME DES AIRES PROTEGEES DE MADAGASCAR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE 12.Vision Madagascar naturellement : l’environnement sera respecté.1. une certaine indépendance des sociétés et des transformations de structure 12.5. lacustre. En plus la conservation a généré une création d’emploi (non évaluée) et une opportunité de revenu pour les résidents locaux. ECOSYSTEME TERRESTRE .5. de la conservation du patrimoine culturel malagasy.06 milliards d’Ariary dont 540 millions d’Ariary (environ 540 millions de US$) ont été alloués à des projets des communautés locales. 284 . L’application du DEAP – Droit d’Entrée dans les Aires Protégées a permis de collecter plus de 1.Mise en place de progr national de restauration écologique . Les restrictions envisageables peuvent concerner les activités suivantes : • Prélèvement de végétation naturelle pour le charbon de bois • Chasse de gibiers comme le sanglier. la pintade et les petits mammifères • Récolte de fibres naturelles pour l’artisanat • Cueillette de plantes pour la médecine traditionnelle • Approvisionnement en eau potable • Prélèvement de bois de construction de maisons • Pêche marine et continentale • Pâturage des animaux • Exploitation de fougères pour les pots fangeons • Etc….5. du transport et des services liées au transport (agence de voyages).1.19 milliards d’Ariary et (visiteurs à journée 10% soit 365 millions d’Ariary) qui ont permis de développer le secteur de l’hôtellerie. c'est-à-dire une comparaison entre les avantages économiques (monétaire par rapport au fonds apporté par les bailleurs pour la gestion des AP et non monétaires apportés par les services environnementaux) et les coûts économiques de la protection des AP.5. Une étude de rentabilité des Aires Protégées a été effectuée par la Banque Mondiale et l’AFD en 2003.1.Défi N°1 de l’engagement 7 du Madagascar Action Plan : Augmenter les aires protégées pour la conservation et la valorisation de la biodiversité terrestre.3. De plus l’étude des effets induits des AP par Grenfell en 1994 dans la région de Ranomafana a permis de constater que les DEAP ne constituait que près de 29% des revenus monétaires totaux de la conservation. .Mécanisme de compensation pour la biodiversité 12. car il y a en plus des revenus indirects (visiteurs à séjour 60% du revenu total soit 2. protégé et utilisé d’une manière responsable pour promouvoir le développement de Madagascar. Monsieur le Président de la République de Madagascar s’est engagé à porter la superficie de ses Aires Protégées de 1 700 000 ha à 6 000 000 ha.

anguilles. Ces individus sont principalement des paysans qui cultivent le « voly kotra » et le « herana ». Nosy Ve. Environ 100 000 individus sont particulièrement touchés par la restriction d’accès à ces ressources. les communautés affectées sont essentiellement de pêcheurs. voies de transport.5. zones vitales au développement de certaines espèces (zone de nursery des crevettes. aquaculture (crevetticulture. la chasse (survie. le pâturage. coquillages. Environ 140 000 individus seront touchés de près ou de loin par la restriction d’accès aux ressources naturelles.Renforcer l’Indicateur de Développement Humain (IDH) 12. centre de biodiversité endémique. amphibiens. forêts galeries. 41 communes rurales et urbaines se trouvent au périphérique de l’AP. paléontologiques. plages. production d'algues. située dans la Région d’Atsinanana et d’Amoron’i mania. commerce des espèces rares. les ressources forestières (mangroves. en particulier à la riziculture. socioéconomiques. habitat de faune (poissons. Nosy Hara et Sahamalaza/ Iles Radama). ZONES HUMIDES La stratégie nationale de la gestion des zones humides a permis de retracer la vision en ce qui concerne la gestion des eaux continentales. . la pêche. élément de réseau trophique. les salines. épuration d’eau. oiseaux. régulation de régime hydrique.. écotourisme (bird watching.Renforcer les activités de développement économique . …) grâce aux références historiques.Concernant les AP marines (littoral de Toliara. qui récoltent du miel. protection contre l'érosion (des végétations.Renforcer la décentralisation de la gestion : implication de la population locale . etc. … 12. admiration de paysages. commerce de plantes médicinales et des produits d'animaux. voay. Environ 80 000 individus risquent d’être affectés par la restriction d’accès aux ressources marines. qui font la chasse aux sangliers et les petits mammifères et qui distillent de l’alcool traditionnel. tourisme. commerciale et sportive). autres espèces) et de flore sauvage.Résoudre les problèmes d’arbitrage (projet et conservation de la biodiversité et exploitation minière/pétrolière) : ex : QMM. archéologiques.6. plantes aquatiques.Renforcer le PPP . source de revenus pour la collectivité locale (taxes…). source d'aliments (crabes. sites et de certaines espèces végétales et animales (komanga. des marais et forêts galeries …) des intérêts cultuels et culturels : Protection et conservation par le biais de caractères sacrés des lacs.Un recensement préliminaire au niveau des communes a fait ressortir un nombre de population vivant aux alentours ou à l’intérieur des AP terrestres et marines à 1 500 000 individus ou plus. concombre de mer. écologiques. œufs d’oiseaux ou de tortues). poissons.2. attractions culturelles et cultuelles).IEC plus harmonisée . Mesures alternatives : . niaouli.Mettre en œuvre les Programmes de restauration écologique . système d’irrigation des intérêts écologiques : habitats de faune et flore spécifiques à endémicité diverse. ECOSYSTEME MARIN ET COTIER Adoption et application effective de la politique de GIZC Meilleure considération de l’environnement marin et côtier dans le programme environnemental et dans la politique gouvernementale Mise en place d’un mécanisme de financement durable du programme marin (trust fund) Mise en adéquation de la MECIE aux spécificités des zones marines et côtières Mise en cohérence des textes sectoriels 285 . Dans l’AP elle-même vit une population locale dans des conditions précaires et dépend uniquement de la cueillette (ressources naturelles de la forêt) et de la chasse (gibier). Ces individus sont principalement des paysans qui pratiquent les activités similaires. maintien de la productivité pour le riz et les poissons. La vision en ce qui concerne les zones humides est l’amélioration de leur gestion qui doit tenir compte de leurs intérêts multiples dont aucun ne devrait être minimisé : des intérêts économiques : zones favorables à l'agriculture. historiques. ressources et retenue d’eau. loisirs aquatiques. source de matières premières pour l'artisanat. eucalyptus. Concernant de l’AP de Marolambo. raphia). recherches biologiques. sites de cultes des intérêts scientifiques : écosystèmes rares et endémiques. oiseau d'eau locaux et migrateurs).Mettre en œuvre la Politique nationale de l’énergie renouvelable . des mangroves de zones côtières. pisciculture…). huîtres.

la lutte contre les pollutions. l’encadrement de l’urbanisation et du tourisme. de programmes." Pour parvenir à cet idéal.12.La Convention internationale des zones humides Tous les droits et devoirs stipulés dans les Conventions et Accords internationaux signés et/ ou ratifiés par Madagascar sont pleinement reconnus et respectés dans la Politique de Développement Durable des Zones Côtières et Marines de Madagascar.La Résolution d'Arusha . Elles constituent un patrimoine national commun. chaque communauté a un devoir de précaution vis à vis des ressources naturelles et de leur environnement. mais fragiles. une bénédiction de Dieu qui appelle notre reconnaissance et la reconnaissance de nos responsabilités envers les générations présentes et futures…. Sur le plan international Dans le cadre de la Commission de l'Océan Indien (COI) au sein de laquelle Madagascar est membre avec les Seychelles. mais les structures décentralisées sont également investies de responsabilités et de rôles déterminants. la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar se base sur un certain nombre de principes se référant aux concepts de la Constitution de la République de Madagascar : Un patrimoine national : Les zones côtières constituent un patrimoine national commun. Chaque acteur. Les actions de gestion.1. d' exploitation des ressources et des milieux doivent être entreprises en tenant compte des inter-relations au sein et entre les écosystèmes constitutifs de cet ensemble terre-mer. l'application de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) à Madagascar émane des engagements politiques dans des accords régionaux et internationaux suivants : . régionale et locale. les Malgaches ont exprimé leur vision et leur intérêt à participer plus activement à la gestion des zones côtières "qui sont nanties d’une grande diversité.. Les différents niveaux de gouvernance institués par les lois sur la décentralisation et les affaires propres des Régions correspondent à des niveaux d’organisation nationale. la santé et la productivité des écosystèmes côtiers doivent être conservées. Sur le plan national A Madagascar. pour éviter de causer des risques et des dommages irréparables pour eux et les générations futures.6. Les communes quant à elles. A travers une vaste consultation régionale et nationale. l'exploitation des mines. chaque groupe d' acteurs. prises individuellement et collectivement. La conservation de l'intégrité écologique : Dans tout projet de développement et d’aménagement. hérité des générations passées.La Convention de Nairobi pour la protection. de services ou de règlements. l'île de la Réunion et les îles Comores. une promesse d’un avenir meilleur. Il appartient aux Régions d’établir le plan d’aménagement de leur territoire et le développement de leurs côtes. traduite par des ressources abondantes et variées. la gestion et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de l'Afrique de l'Est . 287 . sont au centre des décisions en matière de gestion locale des ressources naturelles renouvelables. la diversité. l'île Maurice. Il est du droit inaliénable de chaque malgache d' avoir accès aux ressources côtières et d' en tirer profit.La Déclaration de Mahé . une garantie de l’unité. plusieurs départements ministériels et agences sont impliqués dans la gestion des zones côtières et marines par le biais de politiques. L’Etat a un rôle fondamental en matière de gestion des zones côtières et de leurs ressources. Ces derniers concernent notamment l’exploitation et la conservation des ressources naturelles. Le respect des valeurs socioculturelles : Les actions de gestion des zones côtières doivent être menées dans le respect des valeurs culturelles. Une approche écosystémique : Les zones côtières et marines constituent un système cohérent. VISION ET OBJECTIFS DE LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE DES ZONES COTIERES ET MARINES DE MADAGASCAR. de la justice sociale et de la dignité humaine. dont l’homme est partie intégrante. Un devoir de précaution : La gestion des zones côtières nécessite et implique un partage des responsabilités.La Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) . Vision et principes. Un développement économique optimal : Les opportunités de développement offertes par les zones côtières doivent être exploitées de manière optimale en vue de satisfaire les besoins fondamentaux et de promouvoir le mieux être de l'homme.

En tant que cadre stratégique. que par le biais de la participation du public. La zone côtière malgache comprend un ensemble d’écosystèmes très diversifiés et productifs présentant un intérêt écologique et économique majeur pour le devenir des populations côtières et des activités maritimes. nécessaires à la prise de décisions en matière de gestion des zones côtières et marines. à la promotion et à l’exercice des activités durables sur leur propre territoire dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre des plans de gestion intégrée des zones côtières. zone d’habitation des communautés littorales. prospection et exploitation des ressources pétrolières et minières. l’obligation de réalisation d’une étude d’impact environnemental pour les projets d’investissement dans les zones côtières et marines doit être consacrée et acceptée par tous les acteurs concernés tant au niveau des institutions. L’application de ces démarches repose sur un ensemble de connaissances traditionnelles et scientifiques. des promoteurs privés. et menées de manière ouverte et transparente. construction maritime. la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar vise essentiellement à assurer un développement économique et social durable en faisant en sorte que la nature et l’échelle des activités n’excèdent pas la capacité de résistance et de renouvellement des écosystèmes côtiers. Elle tend à : promouvoir le développement de normes et de partenariats privés et publics afin d’appuyer les industries existantes et futures du secteur maritime (pêche.A cet effet. sans compromettre la capacité des générations futures de la population malgache à satisfaire leurs besoins. des différents groupes d’intérêt et des scientifiques. La politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar vise six grands objectifs tirés des différents diagnostics réalisés sur les côtes malgaches et de la vision qui s’est dégagée des débats tenus lors des concertations régionales et nationale.) tout en assurant la conservation et la durabilité des ressources côtières et marines . Les communautés côtières participeront activement à la mise au point. Parmi ces écosystèmes. La Politique offre la possibilité de réaliser cette vision en permettant à tous de participer davantage et plus directement aux décisions stratégiques et de gestion qui ont un impact sur leur vie. transport maritime. Elle servira de cadre contextuel pour la coordination et la gestion des activités côtières et marines pour laquelle tous les niveaux de gouvernance agissent selon leur autorité et leurs responsabilités. aux infrastructures de base sanitaires et éducatives…). englobent les dimensions des systèmes naturels et humains. Coordination et intégration : Les initiatives de gestion côtière doivent être coordonnées et intégrées. la Politique et son plan d’action seront exécutés en étroite coordination avec les autres politiques et programmes de développement durable en cours dans le pays. Tout développement actuel et futur doit être entrepris avec précaution. tout en ayant un rôle déterminant de protection physique de la côte. ciblant des ressources peu ou non exploitées et une meilleure valorisation des prises à travers toute la filière de commercialisation et par la création d’un environnement social décent dans leur village (accessibilité à l’eau potable. tourisme. les récifs coralliens et les mangroves offrent une grande biodiversité et sont particulièrement productifs. tous détenteurs de connaissances et d’expertise en vue de sa mise en œuvre et de son évolution dans le futur. Objectif 1 : Améliorer les conditions de vie des communautés littorales et participer au développement économique du pays. La santé des zones côtières est inextricablement liée à la durabilité des moyens de subsistance des communautés côtières. Le principe du développement durable reconnaît la nécessité d’intégrer les aspects sociaux. Objectifs spécifiques de la Politique. Dans ce sens. encourager la participation active des organisations non gouvernementales. Pour ces dernières. Ce principe applicable à toutes les questions de gestion des zones côtières et marines d’un point de vue opérationnel engage le Gouvernement malgache à l’appliquer par le biais du processus de planification propre à la démarche de gestion intégrée des zones côtières. ces moyens ne se trouvent pas uniquement en mer mais également à terre. économiques et écologiques dans le processus décisionnel. etc. activités portuaires. par l’exploitation des forêts littorales et des sols pour les cultures de rente et les cultures vivrières. aquaculture. Ces dernières. 288 . les ressources naturelles de la zone côtière sont ainsi vitales pour les populations côtières qui vivent principalement des activités de la pêche traditionnelle. doit se traduire par l’augmentation de leur revenu grâce à l’accroissement de leurs captures. L’amélioration du niveau de vie des pêcheurs traditionnels qui constituent plus de 97% de l’effectif global des pêcheurs professionnels et réalisent plus de 80% de la production halieutique totale. à l’électricité. Elles sont alimentées par les nombreux programmes mis en œuvre par les institutions de recherche malgaches en partenariat avec la société civile nationale et les partenaires étrangers. Sur le plan local.

dans le respect des principes et des objectifs qui y sont définis. Le Gouvernement malgache coopère avec tous les partenaires de la Politique et plus particulièrement les industries maritimes pour constituer cette base de connaissances et pour évaluer le potentiel de développement économique. Au-delà de la création de nouveaux programmes. Pour renverser la tendance actuelle de la dégradation des ressources et de leurs habitats par une exploitation anarchique. La gestion intégrée dépend de l’intégration des données sociales et environnementales pour permettre de mieux prendre en compte l’activité humaine dans la prise de décision rationnelle. L’industrie des pêches et les connaissances écologiques traditionnelles des populations côtières représentent des sources complémentaires d’informations déterminantes. Le partage de ces connaissances avec tous les acteurs concernés facilite leur sensibilisation et leur mobilisation. De nombreux services du secteur tertiaire. Les politiques de gestion des activités qui relèvent de l’exploitation des ressources renouvelables mais non inépuisables. des organisations et de la société civile. sont cependant restées sectorielles. l’Etat malgache a mis en œuvre une politique de développement durable qui privilégie les systèmes de gestion communautaire notamment à travers les programmes GELOSE marine et AGERAS. tant les besoins sont importants face à l’enclavement des régions côtières mais aussi du fait de la position géographique de Madagascar pour développer régionalement et internationalement ses activités commerciales par voie maritime. Plus spécifiquement. Objectif 2 : Améliorer le contexte de gestion des zones côtières et marines en vue d’assurer la durabilité dans les capacités de gestion et dans l’exploitation des ressources renouvelables Les bases scientifiques de la gestion sont importantes pour la délimitation des limites des écosystèmes. Depuis six ans. de mécanismes de gestion intégrée des ressources les plus menacées et des activités spécifiques qui priment dans la zone côtière. en dehors des sites les plus fréquentés. Ces aspects sont traités de façon plus détaillée dans la section intitulée gouvernance des zones côtières et marines. pour peu que les structures locales de gestion l’intègre dans leurs plans de développement. de même qu’un développement aquacole favorisant le développement local et la compétitivité de l’industrie. l’écotourisme devrait avoir un bel avenir dans des zones moins connues mais écologiquement riches comme le cas des aires protégées côtières et marines. malgré les nouvelles politiques écologiquement durables mises en œuvre dans certains secteurs économiques. la définition d’objectifs pour leur gestion et d’indicateurs de leur état de santé. représentent un important potentiel économique et cognitif au service de la gestion des zones côtières et marines. dans le cadre du PEII. La conservation et l’utilisation durable des ressources halieutiques constituent l’un des buts principaux de cet objectif. l’exploitation des ressources et espaces côtiers constitue l’un des atouts majeurs pour l’économie nationale du pays. L’appui aux perspectives économiques durables implique notamment le développement d’une base de connaissances scientifiques des ressources côtières et marines et des impacts du développement. devrait reprendre son essor dans les années qui viennent. en contribuant non seulement au développement économique de la région mais aussi du pays. des télécommunications maritimes et de la gestion des données. Elles tiennent trop peu compte des équilibres naturels et des populations qui vivent des milieux côtiers et marins. L’intégration d’informations hétérogènes et complexes contribue à la promotion et à la gestion des ressources côtières et marines. L’industrie du transport maritime qui est une activité traditionnelle à Madagascar devrait être appelée à se développer considérablement. Les gestionnaires de l’industrie de la pêche et les scientifiques redéfinissent actuellement leur approche de gestion en alliant conservation et techniques de pêche selon une approche écosystémique. L’industrie du tourisme qui. ce qui implique une collaboration plus étroite avec les détenteurs de permis commerciaux et les flotilles pour promouvoir une responsabilité et un engagement accrus pour la gestion rationnelle des opérations. il est vital de procéder à l’application pour et avec les communautés de base. 289 . malgré le coup d’arrêt qu’elle a subi récemment. transport…) en plus des activités de subsistance des populations locales. ainsi que l’engagement actif des communautés. aujourd’hui réunis au sein de SAGE. entre autres dans les domaines de la cartographie des côtes. sur la base de stratégies d’accès aux ressources et aux espaces de production intégrant des instruments de gestion économiques et financiers adaptés.Par ailleurs. Le développement des ressources énergétiques et minérales offre également des potentialités. Les retombées de l’ensemble de ces industries et de la gestion des connaissances montrent clairement la nécessité d’une approche intégrée appuyée par des accords de partenariat tels que promus et encouragés par la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar. tourisme. cette approche implique de développer de nouvelles pratiques commerciales pour les utilisateurs des ressources côtières et marines. en offrant des opportunités de développement pour des activités pourvoyeuses de devises (pêche et aquaculture. mines. à partir de ses villes portuaires. culture de rente. et les initiatives d’associations d’utilisateurs déjà opérationnelles.

accompagnées d’un système d’incitation pour l’occupation des zones encore peu habitées et exploitées. que les potentialités et les atouts économiques de la zone côtière pourront être pleinement développés. pour lesquelles la recherche. Pour la préservation de ce patrimoine biologique. la complexité des problèmes et des enjeux soulevés au sein d’un écosystème ne peut être abordé que par l’intégration des préoccupations scientifiques. avant qu’il y ait séparation des continents. Objectif 4 : Assurer la prévention et la réduction des pollutions marines et des effets de l’érosion et de la sédimentation La zone côtière constitue un espace favorable à l’installation humaine. le taux élevé d’endémisme et la présence d’espèces archaïques que l’on attribue à l’isolement ancien de l’île qui aurait permis aux espèces en place. industrielles et des grandes plantations . du fait des pratiques forestières et agricoles en amont. de nombreux secteurs de la côte sont sujets à : . . . dégradations…) que subissent les ressources et les habitats côtiers et marins. la nature dynamique et complexe des écosystèmes nécessite que l’approche écosystémique soit souple et évolutive. favorisera la déconcentration des populations côtières et des activités vers de nouvelles zones de développement. permettront le désenclavement des zones côtières. la planification. sur les bassins versants . ce qui permet d’adopter une stratégie davantage orientée vers « l’anticipation et la prévention » plutôt que la méthode la plus courante de « réaction et de correction » . et aux dégazages aux abords des ports. . ainsi que l’amélioration et la création d’infrastructures routières et de services de transports terrestres. Plus particulièrement. Une répartition équitable des terres et une meilleure planification de l’occupation de l’espace. mettant en relation immédiate l’homme avec les impacts négatifs (pollutions. - - 290 . ce qui favorise leur gestion intégrée .une érosion côtière intense due aux alternances répétées d’immersion et d’exondation provoquées par les marées et des conditions climatiques et hydrologiques changeantes. chaque intervenant doit pouvoir comprendre les conséquences de ses gestes sur la durabilité des écosystèmes. en permettant l’écoulement des produits mais aussi en favorisant les échanges intra et inter-régions et au-delà. C’est là que s’inscrivent les activités majeures de développement du littoral mais aussi toutes les formes de pressions et d’impacts sur les différents milieux. de se diversifier intensément. L’attention est donc davantage portée sur les interrelations des différents éléments d’un écosystème. Cette situation est commune aux six grandes régions côtières définies dans le cadre du plan d’action de la Politique (ces régions sont brièvement décrites dans la section ayant trait aux Orientations stratégiques). les ressources doivent être gérées comme des systèmes dynamiques et intégrés plutôt que comme des éléments distincts. la Politique s’appuie particulièrement sur un de ses principes qu’est l’approche écosystémique et dont les fondements sont : tous les éléments (physiques. L’île est renommée mondialement pour la grande diversité de ses écosystèmes naturels dont les écosystèmes côtiers et marins. En pratique. condition indispensable pour donner aux zones côtières les moyens pour leur développement économique et social. Objectif 5 : Maintenir la biodiversité côtière et marine et l'intégrité écologique des écosystèmes marins et côtiers Madagascar possède un patrimoine biologique unique au monde.des pollutions urbaines. sociales et économiques. il convient d’encourager les actions d’information à l’endroit de tous les acteurs concernés. Cette situation est accrue du fait que les écosystèmes marins tels que la mangrove et les récifs sont souvent fortement dégradés ou ont quasiment disparu. une forte sédimentation de certaines zones. en particulier les estuaires . santé. C’est au prix de la préservation non seulement de l’environnement côtier et marin mais aussi des zones amont (bassins versants) qui l’affectent. Avant que la capacité de résistance et de renouvellement des écosystèmes côtiers ne soit largement dépassée.des risques de pollution liés au transport des hydrocarbures et autres produits toxiques en haute mer.en sens inverse. n’assurant plus ainsi leur rôle de protection des côtes . Aujourd’hui. et sur la base d’une meilleure connaissance des risques et des phénomènes. L’accent est mis sur les questions à long terme ou à grande échelle. éducation…). et la mise en œuvre systématique des études d’impact environnemental pour tout projet d’exploitation en zone côtière. avec tout ce que cela implique sur le plan socio-économique (conflits d’usage et d’accès. La protection de l’environnement côtier et marin est le corollaire d’une meilleure connaissance de son fonctionnement.Objectif 3 : Désenclaver les zones côtières et accroître la complémentarité entre les zones urbaines et rurales Une des problématiques cruciales des zones côtières est leur enclavement. entraînant leur saturation démographique et le développement anarchique d’activités économiques dans les villes et les grandes agglomérations. chimiques et biologiques) d’un écosystème étant interdépendants. maritimes et fluviaux. la mise en place de réglementations et de normes de rejet et de leur traitement selon des coûts partagés. La réhabilitation et l’extension des infrastructures portuaires actuelles des grands centres urbains. la communication et la gestion environnementale doivent devenir encore plus interdisciplinaires. cette approche offre un mécanisme d’intégration des sciences et de la gestion.

les transports maritimes. 2. Selon le principe d’adaptation de la Politique. avec le soutien des différents programmes en cours (le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP)). la Politique et son Plan d’action national ont pour objet de mettre en cohérence dans le temps et dans l’espace l’ensemble des activités menées sur les différents territoires côtiers et marins. ainsi que tout autre partenaire ayant un intérêt dans la gestion des zones côtières et marines et la mise en œuvre de la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar. 5. le Plan d’action national zones côtières et marines s’applique de manière coordonnée et réciproquement complémentaire aux niveaux national. les Zones d’Aménagement Concertées entre pêche industrielle et pêche traditionnelle (ZAC). les ONG. dans le cadre des autres politiques sectorielles. les industries maritimes telles que les pêches. Il est composé des 290 . les organismes à vocation environnementale et les organisations non gouvernementales. Il est clair que c’est au niveau des différentes unités territoriales de gestion que cette intégration pourra être négociée le plus efficacement. les communautés de zones côtières. à savoir. A ce titre. comme celle des zones sensibles ou dégradées qui nécessitent une protection particulière et des initiatives de restauration. Le cadre institutionnel de mise en œuvre : le comité National des Zones Côtières et Marines. les institutions techniques d’appui.2. les organisations régionales (CRD) et privées. il couvre les aménagements nécessaires des textes juridiques en relation avec les Conventions internationales ratifiées par Madagascar et l’adéquation des droits moderne et coutumier. culturel et économique.. régional et local. Progressivement et dans le respect des prérogatives des différents décideurs et opérateurs. et enfin les instruments et mécanismes de financements pour la pérennisation des activités aux niveaux national. ou encore les aménagements des ports et des infrastructures routières.Le plan social. le contenu du Plan d’action zones côtières et marines reste ouvert aux commentaires et aux suggestions relatives à l’intégration d’activités susceptibles d’être mises en œuvre conjointement par les autorités régionales. l’Etat et les collectivités territoriales. la politique forestière (POLFOR). l’aménagement et le développement intégré du littoral (PADIL). Le Plan d’action national Zones Côtières et Marines précise le champ d’application constitué par les six grandes régions côtières. 12.6. Il indique les différents partenaires pour sa mise en œuvre. Améliorer les conditions de vie des communautés littorales et participer au développement économique du pays. dans le cadre des autres Le Plan d’action national zones côtières est basé sur l’approche de gestion intégrée des zones côtières qui constitue le fondement de la mise en œuvre de la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar. la société civile. les opérateurs industriels. Améliorer le contexte de gestion des zones côtières et marines en vue d’assurer la durabilité dans les capacités de gestion et dans l’exploitation des ressources renouvelables Désenclaver les zones côtières et accroître la complémentarité entre les zones urbaines et rurales Assurer la prévention et la réduction des pollutions marines et des effets de l’érosion et de la sédimentation Maintenir la biodiversité côtière et marine et l’intégrité écologique des écosystèmes marins et côtiers Assurer les moyens de pérennisation des pratiques de gestion intégrée à tous les niveaux de décision Sur la base de la vision et des principes fondateurs de la Politique. la Politique et son Plan d’action national ont pour objet de mettre en cohérence dans le temps et dans l’espace l’ensemble des activités menées sur les différents territoires côtiers et marins. la Surveillance des zones côtières. la Politique soutient le développement du réseau national des aires protégées marines et la création de directives pour le maintien de leur intégrité.Les instruments de mise en œuvre de la politique de développement durable des zones côtières et marines. régional et local pour une durée de dix ans. dénommé « Comité National Zones Côtières et Marines ». Les instruments de mise en œuvre de la Politique sont le Plan d’Action et le cadre institutionnel à mettre en place à cet effet. La coordination de la mise en œuvre des objectifs du Plan d’action zones côtières et marines. Cette démarche s’applique aux objectifs suivants : 1. les communautés riveraines des zones côtières. Par ailleurs. environnementale et d’aménagement du territoire. le Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR). est assurée par le Comité National des Zones Côtières et Marines. Objectif 6 : Assurer les moyens de pérennisation des pratiques de gestion intégrée à tous les niveaux de décision Objectif transversal à tous les autres. placé sous tutelle du Ministère chargé de l’Environnement. Le Plan d’Action national Zones Côtières et Marines. les intérêts du secteur des hydrocarbures et des mines. la surveillance des côtes et le contrôle des activités en mer. le développement du tourisme. 6. l’institution des pratiques de bonne gouvernance (comme développé dans la section qui suit). Progressivement et dans le respect des prérogatives des différents décideurs et opérateurs. l’aménagement des territoires côtiers. 4. le développement des bases de connaissance. les administrations municipales. 3.

ENVIRONNEMENT SOCIAL ET LE CHANGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT 12. Le MAP décrit les engagements.augmenter des risques d’apparition d’espèces exotiques envahissantes nuisibles pour l’environnement et la santé humaine (méduses …) . selon les cadres et les instruments définis par la loi aux différents niveaux de gouvernance (national. Charonia tritonis. conformément à la vision nationale . et fonctionne selon les modalités prévues dans le décret portant création du cadre institutionnel de la mise en œuvre de la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar. régional. Le Comité National des Zones Côtières et Marines a essentiellement un rôle de coordination de l’ensemble des partenaires concernés par la gestion intégrée des zones côtières. qui relèvent de l’Etat.augmentation de la vulnérabilité du littoral (risque d’érosion.risque de contamination des espèces comestibles / consommées déséquilibre écologique 12.7. des Provinces Autonomes. inondation) . particulièrement sur le plan local. Pour certaines.augmenter la spirale de dégradation localisée. des opérateurs économiques et des organisations non gouvernementales.« Madagascar Naturellement » et aux Objectifs du Millénaire pour le Développement.préserver les écosystèmes (ne serait-ce que sous forme d’échantillons).développer le réflexe de préservation . MESURES ALTERNATIVES . POPULATION • • • • • • • Mise en œuvre du Plan d’Action National pour le Genre et le Développement Intégrer la dimension genre dans le développement Honorer les femmes en tant que source de la vie Protection juridique des groupes vulnérables notamment les femmes et les enfants Favoriser l’accès des femmes aux opportunités économiques Mise en œuvre de la Politique Genre et Environnement Mise en application des textes règlementaires MADAGASCAR ACTION PLAN (MAP) En novembre 2004. des collectivités territoriales. de leur valeur culturelle et économique . il faudra s’assurer d’une formalisation politique ou d’aménagements juridiques et réglementaires. risque de perte de portions d’écosystèmes majeurs (Grand Récif de Toliara) . 291 . qui définit la feuille de route et les priorités de la nation malgache de 2007 à 2011.valoriser l’exploitation de certaines ressources (sources de revenus) . Les activités elles-mêmes sont mises en œuvre par les différents opérateurs. flore …) . des acteurs économiques. et de la société civile. Pour promouvoir le développement du pays. la vision nationale « Madagascar Naturellement » a été définie. local).contribuer à la santé humaine (spiruline.7. Le MAP est un plan d’action ambitieux. il suffira de poursuivre les programmes déjà en cours en les resituant dans des cadres de planification plus vastes.diminuer la productivité de certains écosystèmes : précarité des conditions de vie en zone côtière . et permet au pays de tirer d’avantage des défis de la mondialisation. contribue à la réduction de la pauvreté. le Plan d’Action pour Madagascar ou MAP a été élaboré. du Parlement. L’avancement des activités nécessite d’être appuyé à différents niveaux. dans le cadre défini par la Politique de développement durable des zones côtières et marines de Madagascar. En vue d’accélérer et de mieux coordonner le processus de développement et de faire un saut qualitatif. les stratégies les défis et les actions qui conduiront à une croissance économique rapide. requins …) .1.raréfaction de certaines espèces phares (dugong. Pour d’autres.représentants de l’ensemble des départements ministériels concernés par la gestion intégrée des zones côtières. des Comités régionaux et communaux de développement du littoral.diversifier les sources de protéines d’origine animale . régional et national. tortues marines.diversifier et augmenter les sources de revenus des communautés . le Gouvernement malgache a élaboré et mis en œuvre des divers programmes. et de suivi de l’exécution cohérente du Plan d’action aux différents niveaux de gouvernance.préserver et reconstituer les stocks .

1% (en 2003) 5.2 : Objectifs du MAP.5 63% CEG: 19% Lycée: 7% 2012 50% 3à4 58 à 61 80% CEG: 56% Lycée: 14% Le huitième engagement du MAP « Solidarité Nationale » continue à forger une identité nationale forte et unifiée qui respecte et valorise la multitude de cultures et de traditions de tout le peuple malgache et promeut la participation et le partenariat. et la taille moyenne de la famille malgache sera réduite. défi 7) L’esprit et la mentalité forgés par l’éthique sportive et les activités extrascolaires mèneront à un meilleur mode de vie chez les jeunes Malgaches.4 55. la solidarité et la fierté nationales . Approvisionner la population en eau potable et généraliser les pratiques hygiéniques et sanitaires. La tendance de la propagation du VIH/SIDA sera inversée. Les défis de l’engagement 8 sont : . l’eau potable deviendra accessible. leur stabilité professionnelle et 292 .Promouvoir l’identité. la compréhension et le respect mutuel . le Ministère de la santé doit ainsi : • Assurer la fourniture de services de santé de qualité à tous • Eliminer les principales maladies transmissibles • Gagner la lutte contre le VIH et SIDA • Mettre en œuvre une stratégie efficace de planning familial • Réduire la mortalité infanto-juvénile • Améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire • Approvisionner la population en eau potable et généraliser les pratiques hygiéniques et sanitaires Une population en bonne santé pourra contribuer rentablement au développement économique de la nation et de son foyer en travaillant 8heures par jour. les programmes sportifs et les organisations communautaires contribueront à faciliter leur entrée dans la vie active. La participation des jeunes dans les associations de jeunes.7. pourra faire face aux défis de notre ère et participera pleinement au développement de Madagascar. qui est un plan audacieux pour le développement rapide du pays.3.Améliorer l’appui aux très pauvres et vulnérables. SANTE Une population en bonne santé pourra contribuer au développement de la nation et mener de longues et fructueuses vies. En se référant aux différents défis de l’engagement V du Madagascar Action Plan (MAP). Vision Madagascar Naturellement) en vue de la réduction de la pauvreté. La population malgache sera fier de son identité.Développer une confiance sociale et promouvoir la participation citoyenne . contribue à la réalisation des engagements internationaux et nationaux (OMD. JEUNESSES ET SPORTS Développer les capacités et l’attitude mentale et psychologique des jeunes par les sports et la participation à la vie civique (Engagement 3. Source : Photo du MAP (page 106) 12. Les problèmes de malnutrition et du paludisme seront résolus.Honorer la diversité culturelle.population Indicateurs Taux de pauvreté (Pourcentage de la population vivant avec moins de 2USD par jour) Taille de la famille (Indice de fécondité) Espérance de vie Taux d’alphabétisation Pourcentage des élèves ayant terminé l’école secondaire 2005 85. grâce à l’éducation et la fourniture de services de santé. Sensibilisation et éducation de la population sur la protection de l’environnement et les pratiques hygiéniques et sanitaires.Les grands objectifs du MAP Tableau n°12. 12.7.2.

7. 9. qui stimule la créativité et aide nos apprenants à transformer leurs rêves en réalité. économie et société). Déterminer les sports prioritaires pour les compétitions régionales et internationales. La consolidation et la durabilité des connaissances.leur sens de la responsabilité civique. Elargir les activités des Maisons des Jeunes dans les zones rurales pour y inclure les pratiques entrepreneuriales. 293 . TRANSPORT Le MAP (Engagement 2. Source : MAP Objectifs 1. Construire davantage de Maisons des Jeunes. Toutefois. Tableau n°12. 5.5. EDUCATION Un système éducatif de normes internationales en terme de qualité et d’efficacité. la planification devrait être plus focalisée sur le développement du réseau et des corridors. 2. Dégradation de l’environnement. Elaborer un programme de sports de masse pour maximiser la participation aux activités sportives. Promouvoir les sports traditionnels. 6. régional. Encourager la participation aux sports de compétition aux niveaux local. 3. Tous les enfants malgaches bénéficieront d’une éducation primaire en 7 ans. Tous les moyens de transports devraient être intégrés dans le système national et les plateformes multimodales devraient être explorées. Une culture d’entreprise en gestion des chaînes d’approvisionnement qui promeut un développement continu et l’utilisation effective des nouvelles technologies. Le développement du réseau de transport à Madagascar s’est nettement amélioré ces dernières années avec une attention particulière à la construction de routes nationales et rurales. 8. qui ont réussi. de centres sportifs et d’aires récréatives.7. ainsi que les milieux urbain et rural. 4. Les écarts entre les genres. Une circulation efficace et efficiente des biens et des personnes plutôt qu’une existence physique de l’infrastructure. 4. 1. national et international. les régions. seront réduits. 3. Un meilleur système de circulation d’informations et de communication améliorerait d’une manière significative lagestion des chaînes d’approvisionnement. Deux participants de Madagascar ont été sélectionnés pour être formés à Suède. 3. dans tous les domaines de la vie de la nation (politique. Altération de la Santé et la Sécurité alimentaire. Le taux d’achèvement de l’école primaire passera de 57% à 85%. défis 1 à 3 pour le secteur Travaux Publics et Transport) a formulé pour le secteur transport une infrastructure reliée. 2.4. Création d’un environnement compétitif florissant doté d’une réputation de fiabilité et de services. 7. 12. Assurer que les filles/femmes reçoivent la même attention que les garçons/hommes et soient encouragées à participer aux sports et aux activités de jeunesse. Formuler une stratégie nationale du sport. et qui fournit à Madagascar les ressources humaines nécessaires pour devenir une nation compétitive et un acteur performant de l’économie mondiale. : Estimation du taux de scolarisation des enfants moins de 18 ans dans les cinq années à venir. 12. 2. TAUX 2005 2012 Taux d’achèvement de l’éducation 57% 85% primaire Pourcentage de redoublement 20% 10% Taux d’achèvement dans les collèges Taux d’achèvement (pourcentage de jeunes de la tranche d’âge 15-18 ans terminant le secondaire) dans l’enseignement secondaire général 19% 7% 56% 14% Education environnementale pour le Développement durable Le SADC lance un Programme de formation des 52 participants des pays de l’Afrique et de l’Asie sur l’Education Environnemental pour le Développement Durable. Assurer que les hommes et les femmes qui se sont distingués. des compétences acquises ainsi que de l’alphabétisation seront garanties. L’Education pour le développement durable devra focaliser sur les 4 secteurs : Pauvreté. les catégories sociales. 10. L’éthique sportive favorisera le sens de la compétition saine et constructive.3. Former des enseignants et des cadres pour les activités sportives et de jeunesse. Objectifs 1. deviennent des modèles pour les jeunes.

Malheureusement.5. qui prendrait en considération les impacts environnementaux et économiques et qui inclurait des programmes de formation et de renforcement des capacités Tableau n°12.l’amélioration des conditions de circulation et de services (défis 2 et 3).100 9.4. l’insuffisance des moyens financiers oblige souvent les usagers à avoir recours à des décharges sauvages.300 Km 18.374 4. Les modes de mise en décharge des déchets qui existent visent principalement cet objectif. La stratégie qui consiste à poursuivre la logique d’aménagement des réseaux structurants du centre vers les périphéries (maillage) intégrant la desserte des pôles de développements économiques est reformulée en insistant sur la rentabilité des investissements et la rationalité de la gestion intermodale.784 342. dans lesquelles le contact avec le milieu environnant n’est pas protégé.000 20.692 59.610 Nombre d’emplois directs 17.800 Km Kilomètres de routes rurales construites 977 Km 12. 12. 2014 12% 620.6.000 Km entretenues (entretien courant) Kilomètres de routes rurales/en gravier 1. 294 . Routes construites.571 12.857 128. la construction et l’entretien des routes.le développement d’infrastructures routières pour les zones à forte potentialité (défi 1). Mise en place d’un système de transport durable.564 19.000 Km et/ou réhabilitées Kilomètres de routes nationales 5. : Indicateurs du MAP sur la réhabilitation.714 Source : GATO AG. FACE A LA GESTION DES DECHETS SOLIDES Création de décharge contrôlée des déchets La mise en décharge est l’étape pendant laquelle le déchet est le plus en contact avec le milieu naturel. TOURISME Tableau n°12. Tableau 12.: Objectifs de développement du tourisme à Madagascar (modèle ambitieux) Année 2001 2004 2009 Taux de croissance 6% 64% 15% Nombre de visiteurs 160.571 Nombre d’emplois indirects 52. On rencontre deux types de décharges: la décharge contrôlée qui est un lieu où il est admis ou toléré de déposer des déchets. d’externalisation de ses fonctions opérationnels et de recentrage vers les missions régaliennes. Dans la suite logique du processus institutionnel de désengagement de l’Etat.535 70.5.000 Km entretenues (entretien courant) Ces objectifs priorisent : .1. Plan Directeur pour le Tourisme de Madagascar.8. : Superficie des sites de décharges : Horizon 2023 Grande Ville Site de décharge horizon 2023 Antananarivo Un site de 100ha Antsirabe Un site de 18ha Ambatondrazaka Un site de 7ha Antsiranana Un site de 13ha Fianarantsoa Un site de 13ha Mahajanga Un site de 19ha NosyBe Un site de 5ha Toamasina Un site de 20ha Tolagnaro Un site de 7ha Toliary Un site de 17ha Source :PUDI-ONE-mars 2006 La décharge sauvage est une décharge qui se crée sans aucune autorisation de l’administration.8.000 42. Pour cette raison.845 23.700 Km 12. des précautions doivent être prises pour minimiser leur impact sur le milieu naturel. entretenues et réhabilitées 2005 2012 Kilomètres de routes nationales construites et/ou réhabilitées 805 Km 7. le MAP renforce la formulation des dispositifs liés à l’efficacité opérationnelle et à la qualité des services. Les stratégies de promotion du secteur privé sont renforcées par l’approche participative dans la programmation et le principe de partenariat public privé.6. et .500 Nombre de chambres6 3.4. les dispositifs de renforcement de capacité devenant une constante institutionnelle.071 228. ENVIRONNEMENT URBAIN 12.

qui ne draine qu’une faible partie des flux des déchets ménagers est souvent complété par les systèmes de traitement comme le compostage La pratique du compostage des ordures ménagères Le compostage peut être défini comme un procédé biologique contrôlé de conversion et de valorisation des substrats organiques (sous-produits de la biomasse. Si la mise en décharge contrôlée des déchets constitue un défi le plus signifiant à la gestion des déchets solides. les gisements les plus convoités sont des résidus de commerces et ceux des quartiers riches. les communautés malagasy sont condamnées à relever des défis relatifs à l’environnement urbain. Dans la plupart des cas. La récupération de cette fraction intéressante s’accompagne éventuellement de l’achat à son détenteur.8.) en un produit stabilisé. déchets organiques d’origine biologique. Toutes ces techniques contribuent à réduire les déchets à la source. pendant la collecte et enfin lors de la mise en décharge. etc. 12. où il se substitue intégralement ou partiellement à une matière première vierge. hygiénisé. La récupération et le recyclage La récupération est la séparation d’un ou de plusieurs composants des déchets à des fins de commercialisation ou de réutilisation. ALTERNATIVES DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN Au vu des nombreuses pressions sus-citées. Les produits et les matériaux les plus intéressants quant à leur valeur économique sont traditionnellement récupérés à la source. une valorisation de ces derniers autant que faire se peut semble tout à fait indiquée. c’est-à-dire au niveau du producteur ou fabricant. En dehors de la collecte traditionnelle que nous avons décrite précédemment. au recyclage et au compostage. on observe ici et là des expériences de valorisation des ordures ménagères dans les villes. Cette autorisation ne doit être accordée qu’après une étude approfondie de son impact sur l’environnement et en particulier de tous les dangers de pollution pouvant en résulter. commerce). entreprise. des points de regroupement des déchets. sans que cela soit systématiquement organisé. La finalité est la vente des produits récupérés à des tiers pour une transformation ultérieure. Au niveau des ménages. une décharge contrôlée est implantée sur un site approprié après autorisation de l’administration (MECIE). Le recyclage consiste en l’introduction d’un composant récupéré dans un cycle de production. garant de leur survie et de leurs générations futures. Les expériences les plus développées sont relatives à la récupération.2. Contrairement à une décharge sauvage. la récupération se déroule au niveau du producteur de déchet (ménage. 295 . Le système informel de récupération. Sept défis sont décrits pour chaque ville dans le tableau ci-après.Dans le contexte des villes des pays en développement. la notion de décharge sauvage renvoie aux tas de déchets qui sont constitués de manière spontanée par les ménages à des endroits non accessibles. semblable à un terreau et riche en composés humiques.

7.Tableau 12. : Alternatives de l’environnement urbain Ville Reboisement nécessaire en ha 31 150 Combustible de substitution national Energie nouvelle et renouvelables Solaire Eaux usées industrielles Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Mise en conformité environnementale Protection de ressources en eaux Protection berges Ikopa +reboisement Périmétre de 50 m interdit autour sources Périmètre d’interdiction Périmètre d’interdiction Périmètre d’interdiction Périmètre d’interdiction Périmètre d’interdiction Mesures particulières Mesures particulières Périmètre d’interdiction Protection des zones sensibles Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Mesures particulières Espaces verts en 2015 72 ha Antananarivo Antsirabe 10 000 idem néant 16 ha Ambatondrazaka 3750 idem néant 6ha Antsiranana 3300 idem néant 5ha Fianarantsoa 7400 idem néant 12ha Mahajanga 10 400 idem néant 16ha NosyBe 2500 idem Solaire 6ha Toamasina 8000 idem néant 13ha Tolagnaro 2200 idem néant 4ha Toliary 5 330 idem néant 15ha Source :PUDi-ONE-mars 2006 296 .

4. 3. reposant sur le marché. 4. Les opérateurs bénéficieront d’infrastructures d’exploitation comme les abattoirs. les chaînes de froid et les maisons de stockage ainsi que de marchés leur permettant de maîtriser leurs activités. Stratégies 1. La révolution verte permettra d’améliorer les domaines non productivistes du monde paysan.9.1. Stratégies 1.12. Lancer une révolution verte durable Objectifs : La mécanisation agricole sera élargie et des nouvelles techniques agricoles seront appliquées. qui auront un accès direct aux marchés. 2.9. ENVIRONNEMENT RURAL Les défis de l’engagement 4 du Madagascar Action Plan (MAP) détermine l’option future du développement rural jusqu’à 2012 AGRICULTURE – ELEVAGE . 4.9. Réalisations spécifiques : • 1. Indicateurs : Indice synthétiques de développement de la commercialisation : 100 en 2005 et 300 en 2012 12. créant ainsi 10. 12.5. Extension : augmentation des surfaces cultivées. 5. Promouvoir les activités secondaires : artisanat. Indicateurs : Production de riz : de 3 420 000 en 2005 à 7 000 000 en 2012 Productivité (rendement moyen à l’hectare : de 1. Une grande partie du processus de transformation des produits à l’exportation sera effectuée localement. Accroître la valeur ajoutée agricole et promouvoir l’agrobusiness Objectifs : Les producteurs s’organiseront en vue de fournir aux marchés des produits mieux transformés répondant aux besoins des consommateurs finaux. écotourisme.500 personnes) établies et 500 associations existantes (5. Fourniture et assistance en semences et engrais. 2. • 350.3. Améliorer l’équité et la fluidité du marché. 3. augmentant ainsi le revenu de leur ménage de 100 pour cent (doublement des revenus).9. Stratégie : 1.000 ménages (1. Mener des recherches sur les produits potentiels et les opportunités de marchés. Promouvoir les activités orientées vers le marché : Objectifs : Les informations sur les opportunités offertes par le marché seront disponibles et accessibles pour mieux guider les initiatives de développement. Développer et coordonner la chaîne de valeur agricole : de la production à la transformation. 3. etc. L’augmentation substantielle de la production et celle de la productivité assureront la sécurité alimentaire et dégageront des surplus exportables.57 en 2005 à 3 – 5 en 2012 12.000 personnes) fortifiées.000 nouvelles entreprises agricoles rentables établis et/ou développés. et une amélioration des niveaux de revenus. assurant 297 .000 nouveaux emplois et offres d'emplois rémunérés.4.2. • 350 nouvelles coopératives rentables (17. élevage et pêche sera optimisée à travers les échanges intra et inter régionaux.PECHE 12. Développer un système de diffusion d’information sur le marché. 2.8 2.75 millions de personnes) vont être engagés dans des systèmes alimentaires plus formels. Développer et mettre en oeuvre une stratégie pour l’agriculture biologique. Renforcer les échanges intra et inter régionaux. Résultats attendus du Master plan du MAEP (2004 – 2009) Réalisations globales au bout de cinq ans: • 700. La rentabilité de toutes les parties prenantes dans les systèmes d’agriculture. Diversifier les activités agricoles Objectifs : Les producteurs auront l’occasion d’améliorer leur revenu. Encourager la diversification des activités pour des revenus additionnels en vue de réduire la vulnérabilité causée par les fluctuations des prix mondiaux et des mauvaises conditions climatiques.5 millions de personnes) vont sortir du seuil de pauvreté pour rejoindre un milieu alimentaire garanti.000 ménages ruraux (3. 2. le marketing et l’approvisionnement de la chaîne de valeur. Mettre en place des centres d’agrobusiness pour former et appuyer les paysans dans la production. Stratégies 1. Les producteurs locaux s’agripperont aux chaînes de valeur internationales et amélioreront leur part de marché au niveau de ces chaînes. Développer les infrastructures pour un meilleur accès au marché. • 50 millions de dollars de nouveaux investissements en capitaux attirés par les systèmes alimentaires. 3. Identifier et développer des spécialisation-filières régionales. aux intrants et aux services. Promouvoir des systèmes modernes de production (normes et qualité). Intensification : amélioration de la productivité.9. Indicateurs : Revenu moyen des ménages ruraux (en USD/an) 123 en 2005 et 370 en 2012 12.9. agricoles et de entreprises agricoles locales. Développer l’agriculture contractuelle : entreprises agroindustrielles en partenariat avec les producteurs locaux. Le développement des filières potentielles dans chaque région constituera le pilier de sa croissance.

politiques. réduction des coûts de livraison des intrants et d'évacuation des produits.5 t/ha. • Augmentations notables au niveau de l'état nutritionnel des enfants des établissements scolaires primaires. LES NOUVELLES PERSPECTIVES BVPI La nouvelle vision BVPI La stratégie de lutte contre la pauvreté préconise la réduction de la pauvreté à 1/3 de la population d’ici 2015.la mécanisation appropriée de techniques. • Plus de 3. Par l’utilisation des techniques modernes. A cet égard. En matière de manioc par exemple. par conséquent sa réduction passe nécessairement par l’amélioration de la production agricole : productivité. Alors si la production habituelle en riz à Madagascar se situe dans les 2. • Au moins 50 millions de dollars en ressources de programmes et transactions commerciales. croissance parmi les troupeaux de bétail et de petits ruminants. en commerce. seront pleinement rentabilisés.000 agriculteurs formés selon la nouvelle approche d'extension. les BVPI sont appelés à devenir des moteurs de croissance économique partagés. Les objectifs spécifiques – Accroître la productivité sur les périmètres irrigués et dans les bassins versants environnants.500 membres du gouvernement et du secteur privé formés en techniques de marché. • Au moins 40 diplômes de niveau maîtrise en agroalimentaire reçus par des membres du gouvernement et des entrepreneurs du secteur privé. • Terres disponibles pour soutenir l'accroissement de productivité. pourquoi hésiter à améliorer nos techniques culturales. • Les systèmes de marché pénètrent plus profondément dans les zones rurales.7 t/ha avec une moyenne mondiale de 3. • Plus de 300 ONG représentant 500. part de marché de l’entreprise informelle. – Les investissements réalisés soit en amont soit en aval. Méthode culturale moderne Beaucoup de programme mondial ou régional tel que la FAO vise à accroître la production vivrière des pays à haute potentialité agricole. – La productivité agricole et notamment rizicole se trouvera fortement accrue par action d’intensification et maîtrise de nouvelles superficies. Les objectifs globaux Les objectifs globaux de la politique de développement des BVPI visent l’amélioration durable des conditions de vie et des revenus des populations rurales dans les bassins versants intégrant les périmètres irrigués. des taux de présence et de la demande pour des aliments produits localement. La politique BVPI cherchera en matière d’infrastructures un système d’allocation de ressources plus orienté vers le développement rural. – Améliorer la rémunération du travail des producteurs et développer des sources alternatives de revenus.9. Parmi ces pratiques on note : . non réglementés. en particulier celle du secteur agricole. Les progrès des centres de recherche des sciences agricoles obtenus ces 30 dernières années contribuent largement à cet accroissement que les agriculteurs peuvent bénéficier. sociales et économiques sont adoptées par le MAEP pour encourager les agriculteurs à adopter les techniques améliorées de manière durable. en dehors de l'école. Voilà pourquoi d’autres mesures d’accompagnements physiques. mieux mobilisées pour des actions complémentaires et fortement interdépendantes.la lutte intégrée contre les facteurs nuisibles . tout en préservant les ressources naturelles. la meilleure pratique culturale dont l'utilisation d'engrais organiques et minéraux pour améliorer la fertilité des sols souvent disponibles. • Des institutions de recherche appliquée collaborent efficacement sur la transmission d'intrants et d'informations techniques avec 300 ONG et industries agro-alimentaires. • Industries agro-alimentaires formelles gagnant une plus grande part du marché.ainsi la viabilité et croissance continue bien au-delà de la période de cinq ans de ce plan • Utilisation accrue de pâturages libres. en développement commercial de coopératives et en d'autres domaines clés. – Les revenus des producteurs seront améliorés soit directement par valorisation des récoltes obtenues soit au moyen des sources complémentaires ou alternatives de revenus. Les résultats attendus Au moyen de cette nouvelle politique BVPI. valeur ajoutée et accès au marché. Les résultats de ces progrès encouragent les gouvernements à donner aux agriculteurs la possibilité de bénéficier les pratiques culturales améliorées.l’utilisation rationnelle de l'eau d'irrigation . les résultats de recherche en matière de riz visent à obtenir des rendements annuels jusqu’à 15 t/ha. La stratégie recherche également l’équité dans la répartition des fruits de la croissance économique. si tous les paysans 298 . Or. la pauvreté à Madagascar est principalement un phénomène rural. La population rurale doit ainsi avoir accès aux infrastructures hydro agricoles et y trouver son intérêt de manière à en assurer la pérennité. tant individuels que collectifs. 12.l'utilisation de matériel génétique amélioré pour les plantes et les animaux. . – Exploiter d’une manière durable les infrastructures et les ressources en sols et en eau. • Nombre plus élevé de fournisseurs d'intrants et de prestataires de services livrant des quantités supérieures d'intrants aux agriculteurs à des prix plus bas. et mieux conscientisées sur l’essor attendu de ces zones à haut potentiel. ainsi qu’une meilleure valorisation et préservation des ressources naturelles au profit de tout le pays. – L’utilisation des ressources en eau et en sols sera optimisée à la satisfaction générale. • Plus de 80 stages suivis et complétés par des membres du gouvernement et des entrepreneurs du secteur privé.6. diversification. – Les parties prenantes seront mieux responsabilisées sur les rôles qui leur incombent. Toutefois l’approche par l’intensification à elle seule ne suffise pas.

de promouvoir 299 . LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION Le Plan National de Lutte contre la désertification (PAN) a) L’objectif global Le PAN a pour objectif global d'améliorer l'état du capital productif des ressources en eau. la Société Civile. des ressources naturelles et des sols.nettoyer et assainir périodiquement les systèmes de drainage et d’irrigation . Pour assurer l’objectif de produire plus. à lui seul ce système n’arrive pas à assurer notre objectif d’intensification de la vision 2012. provincial.10. MATERAUTO participent activement à la matérialisation des objectifs du pays pour 2009 et 2012. DRDR Analamanga. • le développement des mécanismes financiers à long terme. Actuellement. des eaux et des sols. équipements…) Appuyer l’Etat pour la valorisation des filières porteuses au niveau international (agribusiness) 12. avec ses coûts relativement bas et pas sensible au prix des facteurs externes tels que pétrole ou prix des machines. de formation et d'information afin d'améliorer la qualité et quantité des productions selon les objectifs du secteur Agriculture. par l’utilisation des engrais organiques en complément des engrais chimiques . b) Les objectifs spécifiques Le PN a pour objectifs spécifiques d’ acquérir une meilleure connaissance du phénomène de sécheresse et du processus de désertification dans le pays afin de mettre en place un système de suivi et d'évaluation rapproché constituant un instrument efficace d'aide à la décision. Des programmes sont actuellement en cours… MESURES ALTERNATIVES Renforcement des réglementations Renforcer les réglementations sur les captures des ressources halieutiques et la gestion rationnelle des ressources naturelles Gérer rationnellement les espaces rurales Préserver la qualité et les stocks Utiliser les engrais biologiques et organophosphorés Faciliter les accès aux intrants agricoles au niveau des paysans (fertilisants. semences améliorées.1. • le renforcement des capacités à long terme pour la gestion des risques et des catastrophes aux niveaux national. Irrigation bien entretenue Pour accéder à cette voie d’intensification agricole. Mais vu l’état de l’existant actuel. et par l'utilisation des motoculteurs pour les sols de petite surface. (comme beaucoup d’autres projets acteurs de la révolution verte à Madagascar). Cf l'exploitation des 160ha du jeune Toky à Kiangara Tampoketsa Ankazobe. le CFAMA ou Centre de Formation de Machinisme Agricole d’Antsirabe. Sans besoin de pompage. Des exploitants agricoles malgaches locaux actuellement convergent vers cette approche de la mécanisation et d'utilisation de machines modernes. les collectivités décentralisées. De ce fait les impacts de la révolution verte ne se justifient pas seulement au niveau économique mais social également car il y aurait suffisamment d'aliments pour nourrir tous ceux qui en souffrent Equipements modernes et promotion de la mécanisation agricole Ils font recours à la mécanisation des travaux à moyennes et grandes superficies. • le développement d’un système d’information exhaustif. les ONGs et les groupes locaux de mobilisation.assurer une bonne maîtrise de l’eau Par ailleurs. participe activement dans la mise en œuvre de la diversification de système d’irrigation par pompage manuel à moindre coup. VULNERABILITE DE LA POPULATION ET LES CATASTROPHES NATURELLES Stratégies de Gestion des Risques et des Catastrophes (SNGRC) la mise en œuvre de mécanismes institutionnels pour la GRC. Recherche de méthodes alternatives de lutte compatibles avec les exigences de préservation de l’Environnement et de la biodiversité (PLPA) - 12. des organismes tels que SECAM. de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles en particulier forestières. C’est juste une question de décision et de volonté de la part de chaque acteur pour que ce pays puisse arriver à sa vision 2012.malgaches se permettent de préparer un trou de 60x60x60 pour chaque plant de manioc planté (avec tous les conseils de fumure technique nécessaire) la production de manioc de Madagascar sera multipliée par 10 pour une seule campagne. pour permettre un développement durable du pays à travers la participation de tout un chacun dans la lutte contre la désertification. elle est une des plus rentables ressources pour produire. • réduction globale des risques et de la vulnérabilité. local et communal. Dans le cadre du partenariat privé public. Diverses mesures ont été prises : . il faut prendre recours à d’autres systèmes d’irrigation. • coopération régionale et internationale.utiliser à la fois de l’agriculture biologique.10. le Service de la Promotion de la Mécanisation Agricole du MAEP assure le développement de la mécanisation agricole à Madagascar par ses activités de suivi. des administrations centrales aux populations de base en passant par les Provinces autonomes. l'irrigation par gravitation tiendra une place importante dans la course.

a permis d’élaborer le Code de l’Eau et de créer l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) en 2001. l’Anosy et l’Androy. à mieux participer à la lutte contre la désertification » La décentralisation : « Une décentralisation effective obligerait les populations à prendre en main la destinée de leurs localités. 60000 familles victimes dernièrement de la crise alimentaire seront ainsi ciblées » (Midi Madagasikara. et faciliter la programmation des investissements : La Recherche : « La recherche constitue évidemment un des principaux piliers pour une meilleure connaissance du phénomène de désertification. » Le Plan d'Action de Développement Rural (PADR) : « De par son caractère novateur. » La nouvelle politique forestière (décret 971200 du 02 Octobre 1997) Le Projet de partenariat entre le secteur public et le secteur privé et Gestion de l’Information pour le Développement Régional ou PGIDR est un projet récent mis en œuvre au sein du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Ville dans le but d’aider le Gouvernement et les Régions à concevoir des méthodologies et des outils pour la promotion du développement et à élaborer des schémas ou cadres de développement . c) Aperçu des plus grandes actions menées dans le pays et qui touchent ou ont touché à la désertification Source : Plan National de lutte contre la désertification La Stratégie de réduction contre la pauvreté : « La mise en œuvre du DSRP et sa traduction en actions pratiques pour le Gouvernement. Dans la mesure où cette dernière contribue à l’évolution d’une désertification qui s’annonce. Une des missions de l’ANDEA est d’exécuter les plans d’urgence pour la prévention et la lutte contre les inondations et la sécheresse. les structures régionales mises en place par le PADR constituent des bases solides et efficaces pour la coordination de la mise en œuvre du PAN dans les régions. » Stratégie sectorielle et plan d’action pour le secteur eau et assainissement : La Stratégie Sectorielle et Plan d’Action (SSPA. « le sorgho va être planté sur 15000 ha des régions sud de l’île à savoir l’Atsimo Andrefana. » Le Plan D’Action Environnementale (PAE) : « Le PAE est évidemment le plus grand programme sur lequel le PAN pourra s’appuyer méthodologiquement et sur les principes. devrait aider beaucoup plus les pays et les populations des zones d'actions prioritaires en général. à partir de ce novembre 2007. » La Stratégie Nationale de Gestion de la Biodiversité : « La mise en œuvre de cette stratégie nationale de gestion de la biodiversité contribuera à la lutte contre la désertification par la prise de conscience et l'amélioration du comportement de la population visà-vis des ressources de la biodiversité. la SNGRC devrait jouer un rôle important dans les actions de prévention relatives à la lutte contre la désertification.) pour le secteur Eau et Assainissement vers le début des années 90. » La mise en œuvre de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques : « Le Plan d’Action National relatif à cette Convention … devrait certainement avoir des relations avec le présent PAN sur la désertification qui implique la sécheresse donc le climat. 300 . La Stratégie Nationale pour la Gestion des Risques et Catastrophes (SGNRC) : « Avec son approche « tous risques ». » Les principaux acteurs du développement rural qui de par leur mission ont œuvré et œuvrent dans la lutte contre la désertification d) Autres actions de lutte contre la désertification Le projet actuellement en cours dans le grand sud pour la sécurité alimentaire et où figure plusieurs volets tels que la lutte contre l’érosion éolienne. Le PAE assure un cadre global de cohérence et de mise en œuvre pour le PAN. la Stratégie Nationale pour la Gestion des Risques et Catastrophes (SNGRC) récemment élaboré avec l’aide du PNUD prend en compte la sécheresse. de promouvoir une utilisation et une gestion rationnelle des parcours et des troupeaux associée à une politique d’hydraulique pastorale appropriée et de mettre en place un environnement réglementaire et financier approprié et incitatif aux initiatives des communautés et du secteur privé pour l'efficacité de la mise en œuvre du PAN. C’est sur la base de la qualité de ses résultats que les décisions sur les activités à entreprendre s’amélioreront au fur et à mesure. octobre 2007). de leurs régions et provinces.l'adoption par les paysans d'itinéraires techniques de production plus adaptés et plus respectueux de l'environnement. donc à mieux gérer la mise en œuvre de la lutte contre la désertification. l’amélioration de l’accès à l’eau … Ainsi.

Le changement de l’environnement affecte la sécurité. Ensablement. Les superficies incendiées ont été diminuées de 100 000ha par rapport à 2005.82% par an pendant les années 1990. Classement/ Aménagement et Zonage forestier. Selon les principaux indicateurs environnementaux de Madagascar : Efforts à poursuivre : Le taux global de déforestation à Madagascar est de 0. 55% par pendant 2000 -2005.CONCLUSION La source de vie de l’Homme dépend de l’environnement. A cet effet notre Président de la République de Madagascar a déclaré lors du lancement de Madagascar Action Plan que : « Madagascar deviendra une nation prospère et aura une économie à forte croissance et participera avec succès à la concurrence sur le marché international. la santé. Superficie des écosystèmes / habitats naturels. humaines. Les ressources naturelles. Exploitation des mangroves. Pollution de l’Air. Ceci est critique sur le développement et le bien-être de l’humanité. Dépenses en protection du littoral.5% en 2006. Occupation des berges et des lacs. variations de saisons. maladies liées aux changements climatiques. Qualité de l’habitat et du paysage urbain Etat alarmante : Répartition des principales des sources d’énergie. Susceptibilité des sols à l’érosion. Dégradation des bassins versants.95 en 2005 à 0. Réseaux d’égouts. rendement moyen des principales cultures. Exploitation halieutique. Erosion. Exploitation de la biodiversité. Taux de chômage. projets liés à la convention sur les changements climatiques. Emissions de gaz à effet de serre. Etats des récifs. changement de lit et tarissement des sources. Eclairage public. espèces envahissantes. Ce taux global est descendu à 0. Avancement des dunes.. Exploitation des énergies nouvelles et alternatives. Structures institutionnelles opérationnelles dans la gestion durable du littoral. Pollution marine. Le taux de prévalence du VIH / SIDA à Madagascar a été diminué de 0. Consommation d’Energie. Espèces conservées dans les banques de gènes. Application et suivi de la législation sur la gestion du littoral. La croissance économique de Madagascar sera basée sur nos ressources naturelles ». Espèces introduites. la relation sociale et les besoins matériels et financières de la population! . Fertilité du sol. matérielles et financières sont les fondations de la richesse des pays. Etat critique : ensablement des rizières. Gestion des déchets. Occupation de l’espace. Unités industrielles dont les rejets dépassent les normes.

. pour protéger l’environnement de Madagascar pour le développement durable.Des efforts ont été entrepris par le gouvernement malagasy. Les objectifs du 7ème engagement de Madagascar Action Plan est notre ambition pour protéger la richesse des ressources naturelles de notre pays.

2525) 8 1 Loi nº 70-004 du 23 juin 1970 autorisant la ratification de la convention africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles.07. 1358).1971. 1968 (JO du 27. 5 X Loi n°61-034 du 15 Novembre 1961 réglementant la réalisation des travaux exécutés par les particuliers en vue de l’irrigation des rizières et des terrains de culture X Loi n° 62-006 du 06 Juin 1962 fixant l’organisation et le contrôle de l’immigration modifiée par Loi n°95-020 du 27-116 X 95 et la Loi n°2003-028 du 27 Août 2003 Loi n° 66-025 du 19 Décembre 1966 tendant à assurer la mise en culture des terres à vocation agricole (JO n° 512.********** X Loi n° 60-004 du 15 Février 1960 relative au domaine privé national. décret de ratification : (non trouvé) Loi n°71-006 du 30 mars établissant un droit de sortie sur les animaux sauvages et es orchidées. (JO du 03.06. Loi n° 89-027 du 29 Décembre 1989 relative au régime de zone franche à Madagascar. modifiée par ordonnance n° 62-047 du 20 3 Septembre 1962 et par la loi n° 64-026 du 11 Décembre 1964 et par la loi n° 67-029 du 18 Décembre 1967 et par l’ordonnance n° 72-031 du 18 Septembre 1972) (JO n°88 du 27.70 – p. p.60. p. du 7 24.J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 1 Loi du 28 Juillet 1912 2 X Loi du 25 Juin 1936 tendant à la définition légale et à la protection du cuir et à la répression de la fraude dans la vente de cuir et des produits œuvrés en cuir. modifiée par loi n°91-020 du 12 10 Août 1991) X 11 Loi n°90-016 du 20 Juillet 1990 relative à la gestion. 411.02.66. Alger.12.1304) Loi 86 – 002 du 10 Juin 1986 portant ratification de la convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs 9 signée à la Haye du 16 décembre 1970. l’entretien et la police des réseaux hydro agricoles X Page 1 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport .) 4 Loi n° 60-025 du 13 Août 1960 relative au bail emphytéotique. p.

08.2540).09.95 p.02.3107) Loi n°91-008 du 25 Juillet 1991 relative à la vie des animaux (JO du 12.90 p.J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 12 2 13 14 15 16 Loi n° 90-033 du 21 Décembre 1990 relative à la Charte de l'Environnement Malagasy (JO n° 2036 du 21 . compétences des collectivités décentralisées Loi n° 94-008 du 26 Avril 1994 relative à l'organisation. P.95 p. capitale de Madagascar (JO n°2304 du 05.1241) Loi 94-009 du 26 Avril 1995 portant statut particulier de la ville d’Antananarivo.95. et loi n° 2004-015 du 19 Août 2004 (JO n° 2925 du 06. Rio. 1989 Loi n° 94-007 du 05 Avril 1994 relative aux pouvoirs.12.96 p. 1836) dont certaines dispositions modifiées par Loi 2000-021 du 29 Août 2000 et par Loi 2005-018 relative aux commerces internationales des faunes et flores Loi nº 94-021 du 19 Janvier 1994 autorisant la ratification du Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone.06. Montréal.95 p. au fonctionnement et aux attributions des collectivités territoriales décentralisées Loi nº 94-022 du 17 Novembre 1994 autorisant la ratification de la Convention Cadre de Vienne pour la protection de la couche d'ozone. Vienne.1991.06. (JO n° 2346 du 05. 1985 X X X X X X X 17 Loi n° 94-027 du 17 Novembre 1994 portant code d’hygiène.1997. p. p.1257) Loi nº 95-013 du 9 Août 1995 autorisant la ratification de la Convention sur la diversité biologique.06. modifiée par loi n°97-012 du 6 juin 1997 (JO n°2436 du 09.2004 p.06.1171).12.1259) Loi n°94-007 du 26 Avril 1995 relative aux pouvoirs. compétences et ressources des Collectivités territoriales décentralisées (JO n° 2304 du 05. (JO n°2304 du 05.181) Page 2 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport . 1992 (JO n° 2317 du 21. de sécurité et d’environnement du travail 18 Loi n° 94-038 du 03 Janvier 1995 relative à la législation semencière 19 20 21 22 Loi n°94-010 du 26 Avril 1995 portant statut particulier des communes urbaines de Nosy-Be et de Sainte Marie. 1909) 23 Loi n° 95-017 du 25 Août 1995 portant Code du tourisme.

biens et services X Page 3 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport . ou la désertification.62 Loi nº 96-023 du 04 Septembre 1996 autorisant la ratification de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la 30 désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et. 3 Loi n°95-028 du 26 Septembre1996 portant création des Fondations à Madagascar ( JO du 18. 34 Loi n° 97-017 du 8 Août 1997 portant révision de la législation forestière 35 X X X X X X Loi n°97-024 du 14 Août 1997 portant régime national de la normalisation et de la certification des produits. Loi n° 95 034 du 30 Octobre 1995 autorisant la création des organismes chargés de la protection contre les inondations 26 et fixant les redevances pour la protection contre les inondations (JO du 06.96 – p. X 29 Loi 96-016 du 13 Août 1996 portant modification de certaines dispositions de l’ordonnance 62-064 du 27.11. 1074) 31 Loi n° 96-018 du 04 Septembre 1996 portant Code pétrolier 32 Loi nº 96-025 du 30 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles renouvelables 4 Loi n°96-030 du 14 Août 1997 portant régime particulier des ONG à Madagascar 33 Loi 96 – 033 du 12 Septembre 1997 sur la libération du transport aérien à Madagascar.J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 24 Loi n° 95 – 029 du 18 Septembre 1995 portant organisation générale des transports terrestres et fluviaux.p 3566) 25 27 28 Loi 95 – 038 du 22 Février 1996 autorisant la ratification des amendements de 1993 à la convention portant création de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) X Loi n° 96-015 du 13 Août 1996 portant abrogation de la loi n°89-026 du 29 Décembre 1989 relative au code des investissements à Madagascar.09.12.95 p 3714) X Loi n° 95-035 du 3 Octobre 1995 autorisant la création des organismes chargés de l’assainissement urbain et fixant les X redevances pour l’assainissement urbain.09.95 . en particulier en Afrique (JO du 23.

J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 36 Loi n°97-015 du 14 Août 1997 portant autorisation de la ration de l’accord international de 1994 sur le café. la gestion et 40 la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la région de l'Afrique Orientale. du 27. Nairobi. p. décret de ratification : (non trouvé) 41 Loi nº 98-020 du 02 Décembre 1998 autorisant la ratification de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques . p.735) 44 Loi n° 98-026 du 20 Janvier 1999 portant refonte de la Charte routière X X Loi n° 98-022 du 20 Janvier 1999 autorisant la ratification de la Convention sur le contrôle des mouvements 45 transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination (Convention de Bâle) (JO n° 2557 – Édition Spéciale du 27Janvier 1999.S. X Loi n°97-041 du 25 Novembre 1997 relative à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants et à la gestion 37 des déchets radioactifs à Madagascar X 38 Loi n° 97-035 du 1er Décembre 1997 portant création du fonds d'entretien routier (FER) 39 X Loi nº 98-003 du 19 Février 1998 autorisant la ratification de la Convention de RAMSAR relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau. Iran. 1992 X 42 Loi n°98-032 du 20 Janvier 1999 portant réforme du secteur de l’électricité 43 Loi n° 98-029 du 20 Janvier 1999 portant Code de l’Eau (JO n° 2557 E. modifiée par la Loi n° 2004-003 du 23 46 X Juin 2004 47 Loi n°99-013 du 02 Août 1999 portant code des assurances X Page 4 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport . 1971 X Loi n° 98-004 du 19 Février 1998 autorisant la ratification de la Convention de Nairobi pour la protection. 626).CNUCC. 1985 (JO du 02 mars 1998 – p. Rio. 361) Loi n° 99-010 du 17 Avril 1999 régissant les activités du secteur pétrolier aval.01.99.

J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné Loi n° 99-023 du 19 Août 1999 réglementant la maîtrise d'ouvrage public et la maîtrise d'œuvre privée pour des travaux 48 d'intérêt général X 49 Loi n° 99-021 du 19 Août 1999 sur la politique de gestion et de contrôle des pollutions industrielles Loi n° 99-022 du 19 Août 1999 portant code minier modifiée par Loi n°2005-021 du 17 Octobre 2005 (JO n° 2595 E.S. du 08.99. 2343) Loi n° 2001-011 du 11 Septembre 2001 autorisant la ratification de la Convention internationale de 1990 sur la 55 préparation. 2343) Loi n° 2001-004 du 25 Octobre 2001 portant réglementation générale des « dina »en matière de sécurité publique (J.S.2001. 1992) (JO n° 2734 du 17. 3620 à 3622) Page 5 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport .11. Montego Bay.2001 – p.09.2001 p.UNCLOS.2343) Loi n° 2001-012 du 11 Septembre 2001 autorisant la ratification de la Convention internationale de 1992 sur la 54 responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (CLC.O.2001 – p. 56 n° 2746 du 19. 2006) 51 Loi n° 99-028 du 3 Février 2000 portant refonte du Code maritime (JO n° 2625 E.11.12.09. 1982 (JO – Edition spéciale du 30. p. p.2000. 50 du 30. p. 3047) 57 Loi n° 2001-020 du 12 Décembre 2001 portant création d'une aquaculture de crevettes responsable et durable (JO n° 2752 du 17. 1990) (JO n° 2734 du 17. 1992) (JO n° 2734 du 17.08.2000) X Loi n° 2001-013 du 11 Septembre 2001 autorisant la ratification de la Convention internationale de 1992 portant 53 création d'un fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL.02.09. la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC. 526 ) 52 Loi n°2000 – 020 du 28 Novembre 2000 autorisant la ratification de la Convention des Nations Unies de 1982 sur le Droit de la mer .2001. p.

J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 58 Loi n° 2002-001 du 7 Octobre 2002 portant création du Fonds National de l'Électricité (FNE) 59 X Loi n° 2001-031 du 8 Octobre 2002 établissant un régime spécial pour les grands investissements dans le secteur minier malagasy modifiée par Loi n°2005-022 du 17 Octobre 2005 X 60 Loi n° 2001-005 du 11 Février 2003 portant Code de gestion des aires protégées. décret de ratification : (non trouvé) X Loin°2003-029 du 27 Août 2003 relative au régime foncier de l’immatriculation (ordonnance n°60-146 du 03 Octobre 1960) X Loi n° 2003-009 du 03 Septembre 2003 autorisant la ratification du Protocole de Kyoto de la convention Cadre des X Nations Unies sur les Changements climatiques Loi n° 2003 – 025 du 05 Septembre 203 portant statuts des ports. 61 62 63 64 65 66 67 X Loi n° 2003-012 du 27 Août 2003 autorisant l’adhésion de Madagascar à la Convention de 1979 sur la protection physique de matières nucléaires. X Loi n° 2003-032 du 20 Novembre 2003 autorisant la ratification du protocole de Cartagena sur la prévention des X risques biotechnologiques relatif à la Convention sur la diversité biologique Loi n° 2004-001 du 11 juin 2004 relative aux régions X Loi n° 2004-003 du 24 juin 2004 portant libéralisation du secteur pétrolier aval et modifiant certaines dispositions de la 68 loi n°99-010 du 17 Avril 1999 régissant les activités du secteur pétrolier aval (JO n° 2925 du 06 Septembre 2004. p. X Loi n° 2003 – 035 du 30 Janvier 2004 autorisant la ratification de l’accord entre le gouvernement de la République de Madagascar et le gouvernement de la République de Namibie sur les services aériens entre et au-delà de leurs territoires respectifs.3107) Page 6 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport .

J O X En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné Loi n° 2004-008 du 28 Juillet 2004 autorisant la ratification de la Convention de Rotterdam sur la procédure de 69 consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet d’un commerce international X Loi n° 2004-019 du 19 Août 2004 portant mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection de 70 l'environnement marin et côtier contre la pollution par les déversements des hydrocarbures (JO n° 2952 du 24. 4992) 74 75 Loi 2005-018 du 27 Juillet 2005 sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvage.2236) Loi n° 2004-015 du 19 Août 2004 modifiant et complétant certaines dispositions de l’annexe à la loi n° 90-033 du 21 Décembre 1990 portant Charte de l’Environnement Malgache et de la loi n° 97 – 012 du 06 juin 1997 : instituant les 71 Offices et Agences ci-après en tant qu’institutions environnementales du programme environnemental Phase III (PEIII) : Agence Nationale pour la Gestion des Forêts (ANGEF) – Office National pour l’Environnement (ONE) – Service d’Appui à la Gestion de l’Environnement (SAGE) – Association Nationale d’Actions Environnementales (ANAE) 72 Loi n° 2004 – 027 du 09 Septembre 2004 portant Code Malgache de l’aviation civile. p.11. p.01. 76 Loi n°2005-019 du 17 Octobre 2005 fixant les principes régissant les statuts des terres. p.2005. 73 X X Loi n° 2004-031 du 30 Septembre 2004 relative aux sanctions et constatations des infractions aux lois sur les activités du secteur pétrolier aval X Loi n° 2004-037 du 08 Novembre 2004 autorisant la ratification de la Convention Internationale de 1973 pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL 73.5275) X Page 7 Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport .2004.78) et ses annexes (JO n° 2945 du 13.2005.12. (JO n° 3000 du 14 .

J O

X
En bleu : Textes additionnés à l'inventaire

: Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné

5 Loi n°2005-020 du 17 Octobre 2005 portant Loi sur la concurrence 77 Loi n° 2005-025 du 02 Novembre 2005 autorisant la ratification de l’adhésion de Madagascar à la Convention Internationale de la protection des végétaux – CIPV (JO n° 3021 du 27.03.2006, p. 1874)

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78 Loi 2006-031 du 17 Juillet 2006 fixant le régime juridique de la propriété privée non titrée Loi n° 2006-002 du 24 Juillet 2006 portant ratification de la convention de Bonn sur la conservation des espèces 79 migratrices appartenant à la faune sauvage (Convention AEWA) 80 Loi n°2006-030 du 24 Novembre 2006 relative à l’élevage à Madagascar

X

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Agri & élevage Aménag Territ Domaine et sce foncier Eaux & forêts Énergie Environnement EIE Mines Pêche et aquaculture Tourisme Transport

Environnement

Aménag et sce DomaineTerrit foncier

Agri & élevage

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Mines Pêche et aquaculture

Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

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En bleu : Textes additionnés à l'inventaire

: Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné

1 2 3 4 5 6 7 8

Arrêté du 27 Avril 1908 concernant les usines de conserves alimentaires. (désuet) X Arrêté du 14 Janvier 1921 réglementant la pêche, la vente et le colportage des langoustes dans la colonie de Madagascar et dépendances (désuet) x Arrêté du 07 Novembre 1936 (J.O du 21 Novembre 1936. p 1059) fixant les conditions de remboursement des frais de reconnaissance et de constitution des dossiers domaniaux. Arrêté du 09 Juillet 1941 déterminant les conditions de fonctionnement des établissements fixes et des pistes mobiles de salage et de séchage de poissons de mer. (désuet) x Arrêté du 05 Mai 1947 relatif aux servitudes de visibilité à Madagascar et dans ses dépendances (J.O du 10 Mai 1947, p 480)********** Arrêté du 28 Février 1948 sur la sécurité à observer pour les constructions à proximité des lignes d’énergie électrique (J.O n° du 20 Mars 1948 p 352)********** Arrêté du 15 Septembre 1952 (J.O du 27 Septembre 1952) fixant les conditions d'exécution et revivant les tarifs des opérations topographiques exécutées au compte des particuliers, modifié par arrêté du 20 Octobre 1952 (J.O du 18 Novembre 1952, p. 1819). Arrêté n°005-AP -3SGdu 04 Janvier 1954 fixant la liste des établissements réputés dangereux, insalubres et incommodes et déterminant leur classement x

9 Arrêté du 10 Mai 1954 (J.O du 22 Mai 1954, p. 1152} et arrêté du 27 Février 1956 (J O du 10 Mars 1956, p 633). 1 Arrêté n°25-SE/FOR/CG du 23 Février 1957 relatif à la protection des forêts à Madagascar
Arrêté n° 207-CG du 11 Juin 1958 rendant exécutoire la délibération n° 58-60-AR en date du 8 Mai 1958 de l’Assemblée 10 représentative de Madagascar (J.O n°3879 du 21.6.58, p. 1466) Arrêté n° 895-60 du 20 Mai 1960 déterminant les mesures particulières d’hygiène et de sécurité applicables dans les mines, 11 chantiers de recherche minière et leurs dépendances (J.O n°102 du 4.6.60, p. 951)

x

2 Arrêté n°058 du 07 Janvier 1961 portant autorisation des feux de pâturage (JO du 14.01.61 p 86) Arrêté n° 1316-61 du 13 Juillet 1961 fixant le montant des permis de chasse, des autorisations scientifiques et 3 commerciales de chasse et de capture d'animaux vivants protégés ou non (JO du 22.07.61, p.1234), article 4 modifié par Arrêté n°3609-69 du 18 Août 1969 (JO du 01.11.69, p.2180) page 1

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Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

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12 l’urbanisme et de l’habitat (J.O n° 291 du 31 Mai 1963, p 1281)

Arrêté n° 991 et 992 du 11 Avril 1963 définissant les dérogations admises au décret n° 63 192 du 27 Mars 1963 fixant le code de Arrêté n°991 du 11 Avril 1963 portant attribution de la direction des ponts et chaussées et de la construction en matière

13 d’urbanisme et d’habitat. Arrêté n° 610 du 09 Septembre 1963 portant autorisation d'usage en mer à des fins de recherche sismique de 4 matière explosive ( JO du 09.03.1963, p.664) 14 53)
Arrêté n° 3321 du 27 Décembre 1963 fixant les modalités d’enregistrement des permis de construire (J.O du 04 Janvier 64, p Arrêté n°180 du 16 Janvier 1964 relatif aux constructions de lotissements à usage d’habitation entreprises par tout

x

15 établissement public ou société d’économie mixte (J.O n°335 du 25.01.64 p.246)

16 Arrêté n° 310 du 03 Février 1964 fixant les modalités de demande d’alignement (J.O n°337 du 08-02-64, p338)
Arrêté N°3746-MAP-EL du 21 Décembre 1965 fixant les détails d’application du décret n°62-213 du 18 Mai 1962 réglementant

17 le contrôle de la salubrité et des conditions de conservation des produits de la mer d’origine animale destinée à la
consommation.

x x x x

18 Arrêté interministériel n° 2154 du 20 Juin 1973 portant réorganisation des commissariats spéciaux de surveillance judiciaire et
administratives des chemins de fer de Madagascar et fixant leur ressort territorial ainsi que leurs effectifs.

19 Arrêté n°0525-75 du 05 Février 1975 portant réglementation de la pêche aux holothuries. 20 Arrêté n°0526-75 du 05 Février 1975 portant réglementation de la récolte des algues et autres herbes marines.
Arrêté n°2105/MEC-SGEC-DIM-SM du 05 Novembre 1975 fixant les conditions techniques de la conservation des substances 21 explosives et détonantes (J.O n° 1107 du 17.1.76, p. 179)

Arrêté n°760-80 du 25 Février 1980 portant interdiction de vente et d'achat sur tout le territoire de Madagascar 5 en vue de leur exportation, de tortues de mer ou de terre empaillée, de crocodiles empalillés ainsi que des produits obtenus à partir de ces animaux (JO du 01.03.80, p.341) 22 la commercialisation des paddy, riz et ses dérivés.
Arrêté interministériel n°2683-83 du 15 Juin 1983 fixant les modalités d’application du décret n°83-191 du 27 Mai 1983 relatif à

23 Arrêté n°4242-83 du 03 Octobre 1983 portant organisation de la rizière et de la décortiquerie (abrogé) 24 Arrêté n° 310 du 03 Février 1984 fixant les modalités de demande d'alignement

x x x

25 Arrêté interministériel n°712-86 du 13 Février 1986 fixant la répartition des autorisations de chalutage dans les zones protégées. x page 2

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Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

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Arrêté n° 2915/87 du 07 Septembre 1987 portant conduite de l'exploitation des produits accessoires de forêts (JO du 07 Septembre 1987, p 2098-2098)

26 Arrêté n°2290-88 du 05 Mai 1988 portant organisation de la rizerie et de la décortiquerie 27 Arrêté interministériel n° 6022/90 relatif à la réglementation de la circulation sur le canal de Pangalanes et ses biefs.
Arrêté n°290-91 du 18 Janvier 1991 portant établissement et approbation du cahier des charges de prescriptions générales28 types relatif à la gestion, l’entretien et la police des réseaux hydro agricoles

x x x

Arrêté interministériel n°679-91 du 08 février 1991fixant la liste des substances minérales protégées (JO du 25 7 Février 1991, p 289) Arrêté n°680/91 MIEM/DMG du 08 février 1991 fixant la liste des substances minières (JO du 25 Février 1991 p 8 302) Arrêté interministériel n°682-91 du 08 février 1991 réglementant l'exportation des substances minérales (JO du 9 25 Février 1991, p 287) 29 du 22.07.1992, p.1157).
Arrêté n°4132-91 du 05 Juillet 1991 portant création du Comité Scientifique pour la Recherche environnementale (J.O n° 2072 Arrêté n°3976 -92 du 9 Juillet 1992 portant approbation du contrat-type de bail emphytéotique pour les terrains domaniaux ou

30 immatriculés au nom de l’État Malagasy

x x

31 Arrêté n°7450-92 du 14 Décembre 1992 portant modalités de contrôle et d’échantillonnage des produits agro pharmaceutiques. 32 33 34 35 36

Arrêté n°7451-92 du 14 Décembre 1992 portant normalisation de l’étiquetage des emballages des produits agro pharmaceutiques x Arrêté n°7452-92 du 14 Décembre 1992 réglementant le stockage et le reconditionnement des emballages des produits agro pharmaceutiques x Arrêté n°0467-93 du 03 Février 1993 réglementant l’importation, la fabrication, la commercialisation et la distribution des produits agro pharmaceutiques. x Arrêté interministériel n°3097-93 du 06 Juillet 1993 fixant l’attribution et les conditions d’assiette et de recouvrement de la taxe parafiscale dénommée « vignette touristique » x Arrêté n°6137-93 du 26 Novembre 1993 portant publication de la liste des produits agro pharmaceutiques en vente à Madagascar x

37 Arrêté N° 2592-94 du 14 Juin 1994 portant création des commissions régionales de réorganisation foncière et du
remembrement et fixant leur composition et leurs règles de fonctionnement (J.O n° 2449 du 25.08.94, p. 1717)

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Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

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38 fixant leur composition et leurs règles de fonctionnement.

Arrêté n°2592 du 14 Juin 1994 portant création des Commissions régionales de réorganisation foncière et du remembrement et

x x x x x x x x

Arrêté n° 3029 -94 du 08 Juillet 1994 relatif à l’obtention, au renouvellement, à la suspension, au retrait d’un permis de 39 compagnie civil et de transport aérien public.

40 Arrêté n°3209-94 du 25 Juillet 1994 relatif aux conditions d’hygiène du personnel, des locaux et du matériel dans les abattoirs.
Arrêté n°3210-94 du 25 Juillet 1994 relatif à l’inspection des boutiques de boucherie, charcuterie, triperie, halles et marches 41 couverts, entrepôts et magasins de vente, et étaux de détails-tsenakely

42 Arrêté n°3211-94 du 25 Juillet 1994 fixant les normes auxquelles doivent satisfaire les abattoirs. 43 viandes et abats destinés à la consommation, fixant les conditions de ce transport.
Arrêté n°3212 du 25 Juillet 1994 définissant les normes auxquelles doivent satisfaire les véhicules utilisés pour le transport des

Arrêté n°4310-94 du 27 septembre 1994 fixant les tarifs des prestations d’analyses fournies par le laboratoire de contrôle de la 44 Direction de la Protection des Végétaux Arrêté n°4864-94 du 27 Octobre 1994 relatif aux conditions d’attribution d’exercice du mandat sanitaire, modifié par l’arrêté 45 n°6766-2003 du 30 Avril 1903

10

Arrêté n°5139-1939 du 15 Novembre 1994 complétant la réglementation en vigueur d'exploitation forestière et commercialisation des produits principaux des forêts (JO du 20 - o3-1995 p 757-758)

47 Arrêté Interministériel n°408-95 du 03 Février 1995 portant fixation des redevances en matière de licence de pêche. Arrêté n° 2057/1995 du 02 Mai 1995 sur l'enregistrement des médicaments et produits biologiques à usage 11 vétérinaires en autorisation de mise sur le marché 48 Arrêté n°2122-95 du 04 Mai 1995 portant fonctionnement de la commission nationale pour des demandes d’autorisation de
mise sur le marché des médicaments à usage vétérinaire, sur le territoire de la République de Madagascar.

x x x x x

49 Arrêté n°2123-95 du 04 Mai 1995 portant organisation des dépôts de médicaments destinés à la médecine vétérinaire. 50 Arrêté n° 9128-95 du 15 Octobre 1995 portant modification de l’arrêté interministériel n°3097-93 du 06 Juillet 1993, fixant
l’attribution et les conditions d’assiette et de recouvrement de la taxe parafiscale dénommée « vignette touristique »

Arrêté n° 300-96 du 26 janvier 1996 portant reconnaissance d'utilité publique de la fondation Malgache en 12 environnement TANY MEVA (JO n°2368 du 17.06.96, p 1321) 51 (complété par arrêté interministériel n°2023-96 du 24 Avril 1996)
Arrêté interministériel n°567-96 du 16 Février 1996 instituant le comité de contrôle des activités de pêche et d’aquaculture

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Environnement

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Agri & élevage

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Mines Pêche et aquaculture

Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

J O

52 malagasy.

Arrêté n°7779-96 du 30 Octobre 1996 fixant les conditions d’octroi d’une autorisation de pêche dans les eaux maritimes

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Arrêté n°542-97 du 15 Janvier 1997 portant organisation de l’importation et de la vente en gros des médicaments et produits 53 biologiques à usage vétérinaire.

54 Arrêté n°4355-97 du 13 Mai 1997 portant définition et délimitation des zones sensibles (J.O n°2436 du 09.06.1997, p.1171) 55 modifié par l’arrêté interministériel n°064-2005 du 18 Janvier 2005 56 57 58 59 60
Arrêté interministériel n°5558-97 du 18 Juin 97 portant fixation des redevances en matière de pêche des produits halieutiques,

x x x x x x x x x x x x x

Arrêté interministériel n°7691-97 du 29 Août 1997 portant réglementation des conditions d’hygiène applicables dans les lieux de vente au détail des produits frais et transformés de la mer et d’eau douce. Arrêté interministériel n°7692-97 du 29 Août 1997 fixant les conditions d’hygiènes applicables dans les lieux de vente en gros des produits de la pêche. Arrêté interministériel n°7694-97 du 29 Août 1997 portant réglementation des conditions d’hygiène applicables dans les établissements de manipulation des produits de la pêche destinés à l’exportation. Arrêté interministériel n°7695-97 du 29 Août 1997 fixant les conditions d’hygiène applicables à bord des navires de pêche et des navires usines. Arrêté interministériel n°7697-97 du 29 Août 1997 déterminant les normes de commercialisation pour certains produits de la pêche frais ou réfrigérés et destinés à l’exportation

61 Arrêté n° 7703-97 du 29 Août 1997 relatif aux prescriptions concernant l’hygiène de l’abattage et de la découpe, les viandes
destinées à être découpées, le contrôle sanitaire, le conditionnement et l’emballage des viandes fraîches.

62 Arrêté n°7690-97 du 29 Août 1997 portant disposition générale sur les normes et les conditions d’hygiènes relatives à
l’exploitation et l’exportation des produits de la pêche et des denrées alimentaires d’origine animale et assimilés. Arrêté n°7693-97 du 29 Août 1997 déterminant les normes de commercialisation des produits congelés de la pêche, destinés à 63 la consommation locale Arrêté n°7696-97 du 29 Août 1997 déterminant les critères microbiologiques applicable à la production de crustacés et de 64 mollusques verts.

65 Arrêté n°7698-97 du 29 Août 1997 relatif à l’estampillage des carcasses et abats de volailles. 66 volailles à l’exportation.
Arrêté n°7699 du 29 Août 1997 fixant les conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les établissements d’abattage de

67 Arrêté n°7700-97 du 29 Août 1997 déterminant les conditions de l’inspection sanitaire post mortem de volaille page 5

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Environnement

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Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

J O

68 Arrêté n°7701-97 du 29 Août 1997 établissant des normes de commercialisation pour les volailles.
Arrêté n°7702-97 du 29 Août 1997 relatif aux conditions générales d’agrément des établissements se livrant à l’abattage 69 d’animaux, à la conservation, préparation, transformation et au transport des viandes, abats, issues et denrées alimentaires d’origine animale destinées à la consommation humaine.

x x x x

13

Arrêté n°7706-97 du 29 Août 1997 fixant la liste des produits chimiques autorisés à être utilisés dans les établissements agroalimentaires

70 Arrêté n°7707-97 du 29 Août 1997 portant interdiction de l’utilisation de certains médicaments et produits vétérinaires. 71 72 73 74 75 76 77

Arrêté n°7708-97 du 29 Août 1997 fixant les conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les ateliers de découpe de viande de volailles x Arrêté n°9049-97 du 09 Octobre 1997 relatif aux méthodes d’analyse en vue de la détermination du taux d’Azote Basique Volatil Total (ABVT) dans les produits de mer destinés à la consommation humaine. x Arrêté n°9050-97 du 09 Octobre 1997 relatif aux méthodes d’analyse en vue de la détermination du taux de l’histamine dans les produits de mer destinés à la consommation humaine. x Arrêté n°9051-97 du 09 Octobre 1997 fixant les modalités de contrôle visuel en vue de la recherche des parasites dans les produits. x Arrêté n°9052-97 du 09 Octobre 1997 relatif aux critères microbiologiques auxquels doivent satisfaire certaines denrées animales ou d’origine animale destinées à la consommation humaine. x Arrêté n°9053-97 du 09 Octobre 1997 fixant les conditions d’agrément des Établissements d’entreposage des denrées animales ou d’origine animale. x Arrêté n°9054-97 du 09 Octobre 1997 portant agrément des tueries pratiquant l’abattage des bovines, des ovins, des caprins et des porcins destinés à la consommation huMaine. x

78 Arrêté n°9765-MCC du 23 Octobre 1997 portant libéralisation des prix du café. 79 80 81 82

x

Arrêté n°10404-97 du 13 Novembre 1997 portant abrogation de l’arrêté n°4796-90 et précisant les nouvelles dispositions concernant l’exploitation des produits halieutiques. x Arrêté n°10253-96 du 27 Décembre 97 réglementant l’octroi d’agrément des groupements pouvant acquérir, détenir et délivrer des médicaments à usage vétérinaire. x Arrêté interministériel n°960-98 du 11 Février 1998 portant définition et codification des mesures sanitaires à prendre en cas de maladies contagieuses. x Arrêté n° 1176 - 98 du 18 Février 1998 portant création d’un guichet unique pour instruction des demandes de bail emphytéotique sur les terrains domaniaux. x

83 Arrêté n°1704-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures à prendre dans la lutte contre la tuberculose bovine. page 6

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Arrêtés : numéro- date - titre- référence au journal officiel

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84 Arrêté n°1706-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre la peste porcine classique 85 Arrêté n°1707-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre la maladie de Teschen 86 Arrêté n°1708-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre la maladie de wewcasltle 87 Arrêté n°1709-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre le charbon symptomatique 88 Arrêté n°1710-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre le choléra aviaire (pasteurellose aviaire) 89 Arrêté n°1711-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre la dermatose modulaire bovine (lumpy skin disease) 90 Arrêté n°1713-98 du 09 Mars 1998 fixant les mesures de lutte contre la variole aviaire. 91 voyageurs dans les régions, suburbaines et urbaines.
Arrêté n° 2097- 98 du 29 Mars 1998 fixant les normes d’organisation générale des transports routiers publics en commun des

x x x x x x x x x x x x x x x

92 Arrêté interministériel n°9235 du 27 Octobre 1998 portant fixation des redevances en matière de collecte des produits
halieutiques d’origine marine, modifié par arrêté interministériel n°32112004 du 27 Janvier 04

93 Arrêté interministériel n°0322-99 du 08 Janvier 1999 portant identification de l’origine des bovidés en transactions.
Arrêté interministériel n°395-99 du 13 Février 1999 portant application des mesures sanitaires pour la protection des zones 94 indemnes de peste porcine africaine

95 Arrêté n°3482-99 du 12 Avril 1999 fixant les mesures de lutte contre la rage 96 Arrêté n°3483-99 du 12 Avril 1999 relatif à l’observation des animaux mordeurs 97 Arrêté interministériel n°4911-99 MCC du 12 Mai 1999 fixant la norme malagasy sur la vanille. 98 crevettière à Madagascar
Arrêté n°4942-99 du 14 Mai 1999 fixant le niveau et la durée du gel de l’effort et les conditions de retrait de licences de pêche

Arrêté n° 5978-99 du 21 Juin 1999 portant mise à disposition gratuite au profit de l’association pour l’accueil et la réinsertion 99 des sans abris (JO du 19 Juillet 2099, p. 1554) Arrêté n°11098-99 du 23 Octobre 1999 fixant les mesures relatives à la pêche en eaux profondes complété par arrêté n°1612100 2002 du 31 Juillet 2002 Arrêté interministériel n°11968-99 du 15 Novembre 1999 rendant obligatoire l’application de mesures de prophylaxie médicale 101 collective sur les animaux d’élevage

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2000. E » et autorisation exclusive de réservation de 112 périmètre « AERP » (J. p.O n° 2650 du 24. page 8 x x Transport Tourisme Énergie EIE . x Arrêté n°7801-2000 du 24 Juillet 2000 portant modèles des formulaires de demandes d’autorisation exclusive de réservation 111 de périmètre.O n° 2650 du 24. p.10.O n° 2666 du 16.2000. 14 Arrêté interministériel n°2082-2000 du 08 Mars 2000 fixant les dispositions réglementaires pour l'observation commerciale des mégaptères plus particulièrement des baleines à bosse (JO n° 2638 du 11.99 du 17 Décembre 1999 établissant les redevances des passages et les frais d’utilisation perçus sur les billets 103 de passagers.date . 2328) Arrêté n°3412-2000 du 06 Avril 2000 fixant les conditions et modalités de la vaccination antirabique des animaux de 106 campagnes Arrêté n°4326-2000 du 28 Avril 2000 réglementant les saisies et la nature des stérilisations ou procédés de destruction des 107 viandes malsaines.2000.00 p 1835) Arrêté n° 2924 -2000 du 24 Mars 2000 fixant les cahiers des charges afférents aux dispositions communes aux licences 105 d’exploitation des hydrocarbures. Arrêté municipal n° 391. x x x Arrêté Interministériel n° 6686/00 du 04 Juillet 2000 réglementant l'exploitation et la commercialisation des 15 produits accessoires des forêts (JO du 17 Juillet 2000 p 2306) 109 dispositions prévues par l’arrêté n° 1186 du 26 Mars 1971 ************* Arrêté n° 6941 / 2000 fixant les émissions de fumées relatives au gaz d’échappement des véhicules automobiles et abrogeant des x Arrêté n°7076-2000 du 11 Juillet 2000 fixant le système codifié du numéro d’autorisation nationale de mise sur le marché AMM 110 nationale des médicaments et produits biologiques à usage vétérinaire à Madagascar.cu.07.titre. de demandes de permis miniers.05.cab du 30 Mai 2000 relatif à la gestion des déchets hospitaliers sur le territoire de la commune 108 urbaine d’Antananarivo.O n°2666 du 16. 2325) Arrêté n° 13431. à chaque catégorie de licences ainsi que les règles applicables à chaque activité pendant la période transitoire (J.10. p. de déclarations et de demandes relatives à l’évolution de permis miniers ( J.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro.3566) Arrêté n°7802-2000 du 24 Juillet 2000 portant modèles de permis « PRE. Arrêté n° 09398-2000 MEF du 05 Septembre 2000 fixant les modalités d'application du décret n° 2000-383 du 16 07 Juin 2000 relatif au reboisement.référence au journal officiel J O Arrêté n° 13136-99 du 10 Décembre 1999 portant abrogation de l’arrêté n° 7975-99 du 13 Août 1999 et fixant la méthodologie 102 de calcul et d’ajustement des valeurs des postes de la structure de prix maxima des produits pétroliers (J.07. p.3587) 113 Arrêté n°8835-2000 du 28 Août 2000 fixant les normes techniques de l’élevage porcine à Madagascar. R. x x 104 Arrêté interministériel n°2082-2000 du 08 Mars 2000 portant interdiction de la divagation des animaux de l’espèce porcine. 2000.

x Arrêté interministériel 4851 -2001 du 18 Avril 2001 fixant l'assiette de la redevance minière de certains produits des mines (J.04. x Arrêté n°3271-2001 du 20 Mars 2001 fixant les critères microbiologiques et le plan d’échantillonnage officiel applicables aux produits de la pêche destinés à la consommation humaine.05.référence au journal officiel J O 114 Arrêté interministériel n°9714-2000 du 08 Septembre 2000 fixant les mesures applicables pour la relance de l’élevage de porcs.2000. x Arrêté n° 6830-2001 du 28 Juin 2001 fixant les modalités et les procédures de participation du public à l’évaluation environnementale (J.2001.2001. 1250) Arrêté n° 3156-2001 du 15 Mars 2001 fixant les valeurs marchandes de référence des produits des mines (J. Arrêté interministériel nº 12032-2000 du 6 Novembre 2000 sur la réglementation du secteur minier en matière de protection x x x x 117 Arrêté n°13277-2000 du 01 Décembre 2000 portant réorganisation du Centre de Surveillance des Pêches (CSP) 118 Arrêté n°2840-2001 du 07 Mars 2001 relatif au contrôle à l’importation des aliments destinés aux animaux 119 09.11. x Arrêté interministériel 12 Juin 2001 n°6472 CC-MINAGRI-MINENTER-MBDPA-MFE du portant application du décret n°2001-234 du 24 Mars 1901 réglementant la profession de planteur et de préparation de vanille.O n° 2708 du 14.2001.O n° 2670 du 13.2001 du 03 Avril 2001 octroyant à la compagnie SUN AND SEA un permis de compagnie civile de transport aérien public. p.07. x Arrêté n° 4024. 1433) Arrêté n°4889-2001-MINTOUR du 19 Avril 2001 fixant la composition des dossiers de demande d’avis préalable et celle des dossiers de demande d’autorisation d’ouverture et de classement x Arrêté interministériel n°5963-2001 du 22 Mai 2001 portant révision des droits de visite et de réception technique des véhicules à moteurs et remorqués. p. x 115 de l'environnement (J. p.O n° 2700 du Arrêté interministériel n°3269-2001 du 20 Mars 2001 fixant le montant et les modalités de perception du droit d’autorisation 120 de mise sur le marché des médicaments et produits biologiques à usage vétérinaires. 121 122 123 124 125 126 126 127 18 x Arrêté n°3270-2001 du 20 Mars 2001 interdisant la mise sur le marché ou la cession à titre gratuit des poissons à risque toxique et impropres à la consommation humaine.O n° 2722 du 16.date .1924) Arrêté n°N°6833-2001 du 28 Juin 2001 fixant les redevances forestières sur les permis de chasse commerciale.titre.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro. autorisation de collecte et exportation des spécimens de la faune et flore page 9 x Transport Tourisme Énergie EIE . 3813) Arrêté n° 12703-2000 du 20 Novembre 2000 portant création d'un observatoire du secteur forestier modifié par 17 Arrêté n° 06682-2001 du 19 Juin 2001 Arrêté n°12985-2000 du 24 Novembre 2000 portant création d’une Autorité Hippiques “ Courses et Élevages (AHCEL) à 116 Madagascar. p.

140 Arrêté n° 482-2002 du 15 Janvier 2002 fixant les taux de redevances sur la distribution des carburants aviation. transformation. conditionnement.date . 134 Arrêté n° 12803 -2001 du 25 Octobre 2001 fixant les droits l’homologation des aérodromes à usage privé . les taux d’indemnités alloués pour leur organisation. Arrêté n° 7538 .titre. 142 Arrêté interministériel n°2525-2002 du 22 Août 2002 portant interdiction de l’exportation des bœufs sur pied page 10 Transport Tourisme Énergie EIE .01 du 13 Juillet 2001 relatif à la délivrance de certificat de navigabilité national aux hélico MILM 18….Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro. 133 Arrêté n° 12804-2001 du 21 Octobre 2001 fixant les droits d’inscription aux divers examens pour l’obtention des brevets et licences du personnel de l’aviation civile.référence au journal officiel J O 128 Arrêté interministériel n°7134-2001 du 04 Juillet 2001 fixant les montants de redevance des stations piscicoles mises en location gérance. droits d’admission 135 temporaire.2001 du 21 Décembre 2001 modifiant certains articles de l’arrêté n° 1176 du 25-05-62 fixant les règles 139 applicables en matière de nourriture des marins. entreposage ou distribution des denrées alimentaires animales ou d’origine animale destinées au marché local. Arrêté n° 11838. x x x x x x x x x x x x x x x 132 Arrêté n°11864-2001 du 04 Octobre 2001 relatif aux documents d’accompagnement des porcs en circulation. 138 Arrêté interministériel n°15292-2001 du 13 Décembre 2001 portant institution de la carte d’éleveur de porcs Arrêté n° 15657.2001 du 03 Octobre 2001 portant création de zones réglementées relatives aux chefs lieux des provinces 131 autonomes. droit de délivrance de toutes autorisations particulières et les droits de délivrance ou de renouvellement des permis d’exploitation. Arrêté n° du 31 Juillet 2002 portant adoption d’un système de suivi satellitaire à bord de tout navire opérant dans le 141 secteur de la Pêche. 129 *********** Arrêté n°8383-2001 du 30 Juillet 2001 portant réglementation des conditions d’hygiène applicable aux établissement de 130 préparation. Arrêté n° 12801-2001 du 25 Octobre 2001 fixant les droits d’immatriculation de aéronefs. Arrêté n° 12802-2001 du 25 Octobre 2001 fixant les rémunérations des prestations des experts de l’ACM à la demande des 136 propriétaires et des exploitant d’aviation civile. 137 Arrêté n°14892-2001 du 04 Décembre 2001 portant institution de groupement de défense sanitaire.

146 147 148 149 150 Arrêté n° 7061-2002 du 20 Novembre 2002 réglementant les conditions de circulation des personnes et des véhicules sur les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro. 145 Arrêté n°4736-2002 du 07 Octobre 2002 réglementant l’importation des végétaux et des produits végétaux.2002 du 10 Décembre 2002 fixant les droits sur la délivrance des badges d’accès aux aéroports / aérodromes malagasy. page 11 Transport Tourisme Énergie EIE . x Arrêté n°5321-2002-MAEL-SEPRH du 17 Octobre 2002 relatif à la création de l’établissement de production et de vente d’alevins et de poissons.date . Arrêté n°3981-2002 du 25 Septembre 2002 portant catégorisation des organismes nuisibles aux cultures et aux denrées stockés x x x Arrêté n°4735-2002 du 07 Octobre 2002 fixant les mesures de quarantaine et les conditions de détention en quarantaine 144 végétale.2003 du MINENV du 8 Avril 2003 portant mise en place de l’organe de coordination nationale de la convention 152 des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. x Arrêté n° 839-2003 du 16 Janvier 2003 portant précision sur l'application de certains articles du Décret n°2001-170 du 15 Mars 1900 portant code minier. Arrêté n° 6162-2003 du MINENV du 16 Avril 2003 portant mise en place de l’organe de coordination nationale de la 153 Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification x x x x x x x x 154 Arrêté n° 6669-2003 du 29 Avril 2003 fixant modèle de déclaration de prospection minière.titre.référence au journal officiel J O 143 à Madagascar. x Arrêté n°7824-2002 du 04 Décembre 2002 portant création et organisation du Centre de Distribution des Produits Halieutiques à Mahajanga (CDPHM) x Arrêté interministériel n° 8210. x 151 Arrêté n°4278-2003 du 14 Mars 2003 relatif aux inspecteurs sanitaires des viandes destinées à la consommation humaine Arrêté n° 6162. à chaque catégorie de licences ainsi que les règles applicables à chaque activité pendant la période transitoire Arrêté n° 8815-2003 du 05 Juin 2003 modifiant et complétant les dispositions de l'Arrêté n° 2924-2000 du 24 Mars 2000 157 Arrêté interministériel n°9481-2003 du 19 Juin 2003 instituant la fiche individuelle de bovin 158 Arrêté n° 11275-2003 du 18 Juillet 2003 fixant les modalités d'organisation de l'élection des membres représentants les opérateurs miniers privés au sein des Comités Provinciaux des Mines (CPM) et du Comité National des Mines (CNM). 155 d’État « Réseau National des Chemins de Fer Malagasy »*********** Arrêté n° 7442 / 2003 portant transfert à l’État des actifs mobiliers et immobiliers du Réseau Ferroviaire Nord de la Société 156 fixant les cahiers des charges afférents aux dispositions communes aux licences d'exploitation des hydrocarbures.

nécessaire au respect des servitudes radioélectriques et des servitudes de dégagement des obstacles et à l’agrandissement de l’aéroport de Toamasina pour la réception des avions gros porteurs. Arrêté n° 20116.2003 du 12 septembre 2003 déterminant l’utilisation des bandes rétro réfléchissantes sur les véhicules de poids total en charge supérieur ou égal à 3 tonnes 500kg.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro. x Arrêté n°15269-2003 MEM du 18 Septembre 2003 fixant les quantités de bijoux autorisées à l’exportation à des fins non commerciales. x x x Arrêté interministériel n°2695-2003 du 19 Août 2003 portant Statut de Réseau de Transfert de Gestion des 19 Ressources Naturelles Renouvelables modifié par l'Arrêté 3090-2006 du 06 Mars 2006 161 162 163 164 165 20 Arrêté n°12697-2003 du 19 Août 2003 fixant les modalités des distributions ainsi que le mode de fonctionnement des points de vente de produits pétroliers x Arrêté n°13245-2003 du 26 Août 2003 fixant les conditions particulières d'importation de produits pétroliers pendant la période transitoire x Arrêté n°14141-2003 MEM-SG-DG-DMG du 03 Septembre 2003 fixant le montant du droit de délivrance du certificat de conformité de substances minérales à exporter x Arrêté n° 14824. page 12 Transport Tourisme Énergie EIE . Firaisana de Salazamay. Faritany de Toamasina.date . Arrêté n° 12506-2003 du 11 Août 2003 portant création d'un guichet unique d'exportation. x Arrêté n° 16449-2003 MEEF du 02 Octobre 2003 relatif à l'usage de la marquage collective NATIORA dont l'association PRONABIO est le titulaire x Arrêté n° 2002-2003 du 24 Novembre 2003 ordonnant l’ouverture d’une enquête de commodo et in commodo relative à l’acquisition par voie d’expropriation de diverses parcelles de terrains sises aux environs d’Ambalamanasy parcelle 11/14 et 166 d’Ampasimandrorona. pierres fines. métaux précieux ainsi que des bijoux. Arrêté interministériel n°3212-2004 du 27 Janvier 2004 fixant les redevances en matière de mareyage des produits Arrêté n° 4338-2004 du 25 Février 2004 fixant les normes des bus autorisés à effectuer la desserte de l’aéroport international 171 d’Ivato. Fivondronana Toamasina I. x x x x x x 169 Arrêté n°20510-2003 du 21 Décembre 2003 établissant un « protocole standart » d’accord de pêche. complétant les dispositions de l’arrêté n°1177 du 26 mars 1971 relatif à l’éclairage et à la signalisation des véhicules. des pierres 160 précieuses.titre.référence au journal officiel J O 159 Arrêté interministériel n°11752-2003 du 29 Juillet 2003 fixant les mesures permanentes de prévention contre la Théileriose.2003 du 26 Novembre 2003 portant modification de l’arrêté interministériel n° 8212 / 2002 fixant les taux de 167 redevances aéroportuaires sur les aérodromes malagasy. 170 halieutiques d’origine marine. Arrêté n°20498-2003 du 01 Décembre 2003 modifiant certaines dispositions de l’arrêté n°0525 du 05 Février 1975 portant 168 réglementation de la pêche aux holothuries. à titre commercial.

x x x x x x x x x Arrêté n° 13225-2004 portant expulsion des occupants sans droit ni titre des logements faisant partie du domaine ferroviaire 179 concédé à la société MADARAIL. Arrêté n°6928-2004 du 08 Avril 2004 fixant l’autorité compétente pour l’inspection sanitaire et qualitative des données 173 alimentaires et produites d’origines animales et assimilées.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro. Arrêté n°19560-2004 du 18 Octobre 2004 portant suspension de l'octroi de permis minier et de permis forestier dans les zones 182 réservées comme "sites de conservation". 180 Arrêté n° 18177-04 du 27 Septembre 2004 portant définition et délimitation géoréférenciée des zones forestières sensibles Arrêté interministériel n° 19560 du 18 Octobre 2004 portant suspension d’octroi de permis minier et de permis forestier dans 181 les zones réservées comme sites de conservation. Arrêté n°7240-2004 du 14 Avril 2004 réglementant certaines modalités de pêche et fixant les caractéristiques des engins pour la 175 pêche en eau douce x Arrêté interministériel n°9973-2004 du 26 Mai 2004 fixant les mesures techniques et administratives relatives à la prophylaxie 176 collective des maladies du bétail et des volailles. x 21 Arrêté interministériel n°12720-2004 du 08 Juillet 2004 complétant l' Arrêté interministériel n° 7340 portant création d'un Comité Interministériel des Mines et des Forêts (JO du 26 Juillet 2004 p 2611 Arrêté n°13211-2004 du 15 Juillet 2004 portant création du Comité de pilotage de l’observatoire économique de la filière 178 crevettière.date . Arrêté n° 21694-2004 MEEF du 11 Novembre 2004 relatif à la suspension de toute activité extractive de 22 ressources ligneuses dans les zones réservées comme sites de conservation Arrêté n° 22088-2004 MEM-SG-DG-DMG du 15 Novembre 2004 modifiant certaines dispositions de l’Arrêté n° 14141-MEM183 SG-DG-DMG du 03 Septembre 2003 fixant le montant du droit de délivrance du certificat de conformité de substances minérales à exporter Arrêté n°22562-2004 du du 24 Novembre 2004 portant création et organisation du Comité National Technique 23 Forestier Arrêté interministériel n°22914-2004 du 29 Novembre 2004 portant création du comité technique pour la promotion de 184 l’élevage de Tilapia mono sexe mâle (ATM) page 13 Transport Tourisme Énergie EIE .titre. x x x 174 Arrêté interministériel n°7239-2004 du 14 Avril 2004 fixant les redevances en matière de collecte des produits d’eau douce.référence au journal officiel J O 172 Arrêté n°6001-2004 du 25 Mars 2004 relatif à l’exportation de pomme de terre. x Arrêté n°11533-2004 du 11 Juin 2004 fixant les normes d’accès des société et entreprises individuelles aux activités de transport 177 public en commun des voyageurs dans la zone urbaine d’Antananarivo.

4712) Arrêté interministériel n°12012-2006 MEFB-MEM du 12 Juillet 2006.date . de 25 commercialisation des bois d’ébène. p. fixant le taux et les modalités d’assiette et de 189 recouvrement du Droit Spécial sur les Transactions Minières DSTM Arrêté interministériel n°16030-2006 du 14 Septembre 2006 relatif aux modalités d’exploitation. de rose et de palissandre.titre. Arrêté n°060-2005 du 17 Janvier 2005 fixant le régime du navire d’appui à la pêche crevettière et des embarcations de collecte x 186 Arrêté interministériel n° 369 -2005 du 15 Février 2005 fixant le taux.Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro.référence au journal officiel J O 185 des crevettes. 190 26 191 192 x x 193 194 Arrêté ministériel n° 17914-06 du 18 Octobre 2006 prorogeant la suspension de l’octroi de permis minier forestier dans les zones classées en réserves qui sont les sites de conservation et les sites de gestion forestière durable (JO n°3077 du 25 Décembre 2006. 5918) Arrêté interministériel n°17978-2006 du 19 Octobre 2006 réglementant l’exploitation. p. les modalités de perception et de recouvrement de la contribution spéciale sur le prix de l’électricité pour alimenter le Fonds National de l’Électricité x Arrêté interministériel n°674-2005-MCT-MEF du 1er Mars 2005 modifiant certaines dispositions de l’arrêté n°9128-95 du 15 187 Octobre 2005 x Arrêté interministériel n °1055-2005 du 14 Mars 2005 fixant le taux des redevances sur le chiffre d’affaires des permissionnaires 188 et concessionnaires du secteur de l’énergie électrique x 24 Arrêté interministériel n °5371-2005 MEFB/MEM fixant le taux et les modalité d'assiette et de recouvrement du Droit Spécial sur les Transactions Minières (JO du 12 Septembre 2005. x Arrêté n°2903-2007 du 12 Février 2007 fixant les teneurs maximales pour certains contaminants dans les produits de la pêche destinés à l’exportation x Arrêté n°2904-2007 du 12 Février 2007 modifiant et complétant certaines dispositions de l’Arrêté n°3271 du 20 Mars 2001 fixant les critères microbiologiques et le plan d’échantillonnage officiel applicable aux produits de la pêche destinés à la consommation humaine en vue d’exportation x Arrêté n°2905-2007 du 12 Février 2007 modifiant et complétant certaines dispositions de l’arrêté n°12334-2005 du 16 Août 2005 fixant les critères microbiologiques et physico-chimiques de l’eau utilisée dans les établissements et-ou des navires traitant des produits de la pêche et de l’aquaculture x Arrêté n°2906-2007 du 12 Février 2007 fixant les règles spécifiques d’organisation des contrôles officiels concernant les produits de la pêche destinés à l’exportation x 195 Arrêté n°2907 du 12 Février 2007 relatif aux contrôles officiels effectués pour s’assurer de la conformité avec la législation sur les aliments pour animaux et les denrées alimentaires et avec les dispositions relatives à la santé animale x page 14 Transport Tourisme Énergie EIE . la circulation et la commercialisation de Prunus africana sur le territoire de la république Malagasy.

référence au journal officiel J O 196 l’exportation Arrêté n°2908-2007 du 12 Février 2007 fixant des règles spécifiques d’hygiène applicables aux produits de la pêche destinés à x Arrêté n°2909-2007 du 12 Février 2007 fixant les teneurs maximales en sulfite dans les produits de la pêche destinés à 197 l’exportation x Arrêté n°2910-2007 du 12 Février 2007 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires d’origine animale spécifique aux produits de 198 la pêche destinés à l’exportation x 27 Arrêté n° 8361-2007 – MdM du 01er juin 2007 fixant la date de clôture de la période de recevabilité des demandes de permis minier x page 15 Transport Tourisme Énergie EIE .Environnement Aménag et sce DomaineTerrit foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Arrêtés : numéro.titre.date .

O n°3441 du 14.1217) 1 décret n°60-404 du 21 Octobre 1960 fixant la procédure générale d’approbation des projets d’urbanisme et d’aménagement 13 et portant création. X 10 Décret n°55-636 du 20 Mai 1955 accordant des facilités en vue de l’acquisition d’immeubles nus ou bâtis dans les territoires relevant du Ministre de la France d’Outre-Mer pour réaliser les opérations d’urbanisme et d’Habitat. composition du comité national de l’urbanisme et de l’habitat.Environnement Aménag Territ Domaine et sce foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Décrets : numéro.p.24.956) ********** 3 Décret n° 21 Octobre 1924 relatif aux établissements insalubres et incommodes à Madagascar et dépendances Décret du 24 Décembre 1926 et ses modificatifs relatifs aux plans d’aménagement et d’extension des villes à 4 Madagascar********** Décret du 24 Janvier 1927 relatif à l’application de la loi du 01 Août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des 5 marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles X X X X 6 Décret-loi du 25 juillet 1935 relatif à la création des projets régionaux d’urbanisme.1960. p.1216) Décret n°60-189 du 9 Juillet 1960 portant définition et codification des mesures sanitaires à prendre contre la 2 rage (JO du 16. p.07. Décret n°60-025 du 02 Février 1960 autorisant l’abattage immédiat de tout animal atteint ou soupçonné d’être atteint d’une 12 maladie contagieuse nouvelle à Madagascar X X X Décret n°60-188 du 9 Juillet 1960 établissant la nomenclature des maladies des animaux réputées contagieuses à Madagascar (JO du 16.597) Décret n°55-635 du 20 Mai 1955 relatif aux groupes d’habitations et aux lotissements dans les territoires relevant de l’autorité 9 du ministre de la France d’Outre-Mer.référence au journal officiel J O x En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 1 Décret du 05 Juin 1922 relatif à la pêche fluviale à Madagascar et à la pêche maritime côtière (désuet) X Décret du 20 Octobre 1924 relatif aux établissements dangereux. produits de la charcuterie.03. fruits. X page 1 Transport Tourisme Énergie EIE .60.titre.********** Décret n°49-1425 du 05 Octobre 1949 portant réglementation de l’administration publique pour l’application à Madagascar et 7 dépendances de la loi du 01 Octobre 2005 sur la répression des fraudes en ce qui concerne les viandes. poissons et conserves ) X Décret n° 50-1631 du 27 Décembre 1950 portant règlement du statut de la copropriété des immeubles divisés par appartement 8 à Madagascar et Dépendances (J.12.O 2 du 20.51 p.date . attribution. des comités provinciaux de l’urbanisme et de l’habitat. insalubres et incommodes à Madagascar et dépendances (J. Décret n°60-024 du 09 Février 1960 réglementant la fabrication et la vente des produits destinés à l’alimentation des 11 animaux. légumes.07.

date . Décret n° 70-413 du 28 Juillet 1970 et décret n° 90-656 du 19 décembre 1990) (J.61. modifié par Décret n°64-295 du 22 Juillet 1964 (JO n° du 19.69. p.O n°1948 du 18 novembre 1961 p 17 1999) Décret n°62-190 du 24 Avril 1962 fixant les modalités d’application de la loi n° 61.88. les articles 7. art 1er et 2 modifiés par le Décret n°88-243 du 15. (JO n° du 25. p.02. p.2.034 du 15/11/61 relative à l’irrigation des 18 rizières et des terrains de culture X Décret n°62-213 du 18 Mai 1962 réglementant le contrôle de la salubrité et des conditions de conservation des produits de la 19 mer d’origine animale destinés à la consommation (modifié par décret n°2000-139 du 01 Mars 2000 et Décret n°2003-1119 du 02 Décembre 2003) X page 2 Transport Tourisme Énergie EIE .02. 1080) Décret n°61-600 du 08 Novembre 1961 portant code de fonds de l’habitat à Madagascar (J. P. de la chasse et de la protection de la faune en vigueur.O n° 144 du 7. 18.64.O n° 378 du 3. animaux ou poissons saisis à la 5 suite d'infraction à la réglementation de la pêche. et par Décret n°65-047 du 1 Février 1965 (JO n° du 20.référence au journal officiel J O x En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné Décret n° 60-529 du 28 Décembre 1960 réglementant les modalités d’application de l’ordonnance n° 60-146 du 03 Octobre 14 1960 relative au régime foncier de l’immatriculation (modifié par décret n° 64-396 du 24 septembre 1964. 19 modifiés par le Décret n°69-390 du 2 Septembre 1969 (JO du 06. de la pêche et de la protection de la faune. p 21) (J.393) Décret n°61-091 du 16 Février 1961 réglementant la condition d’octroi de permis scientifiques de pêche dans les eaux du 15 domaine public ou privé de l’État X Décret n°61-092 du 16 Février 1961 réglementant les mesures à observer pour la protection des peuplements piscicoles en eaux 16 libres X 6 Décret n°61-093 du 16 Février 1961 portant réglementation de la chasse. (JO du 18.1525).09.61.1525) Décret n°61-079 du 08 Février 1961 réglant les modalités d'application de l' Ordonnance 60-127 relative aux 4 régime de défrichement des feux de végétation.02.Environnement Aménag Territ Domaine et sce foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Décrets : numéro.64) Décret n°61-078 du 8 Février 1961 fixant les modalités d'application de l'Ordonnance n°60-128 du 03 Octobre 3 1960.07. p.369) Décret n°61-088 du 16 Février 1961fixant la destination à donner aux oiseaux.65.88 (JO n°1873 du 04.02.titre.1.61.06.1899) X X Décret n°61-096 du 16 Février 1961 répartissant en trois catégories les oiseaux et autres animaux sauvages 7 viavant sur le Territoire de la République Malgache. p.

du 26 janvier 1963. p.1199) 24 Décret n° 63-192 du 27 Mars 1963 fixant le Code de l’urbanisme et de l’habitat (J.O. p.O. 1337) (J.3.O n° 996 du 9. 22 du 28 Juillet 1970 (J.O n° 292 du 1.1723) X 22 Décret n° 63-030 du 16 Janvier 1963 fixant les modalités d'application de l'ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 relative à l'expropriation pour cause d'utilité publique. 730) 26 Décret n°63-352 du 13 Juin 1963 organisant l’insémination artificielle. X X X X page 3 Transport Tourisme Énergie EIE .6.titre.O du 291 du 31 mai 1963 p 1265) Décret n° 63-285 du 22 mai 1963 réglementant le mode commun d’application de l’ordonnance n° 62-042 du 19 septembre 25 1962.Environnement Aménag Territ Domaine et sce foncier Agri & élevage Eaux & forêts Mines Pêche et aquaculture Décrets : numéro. p 1036).63. 29 Décret n°64-050 du 12 Février 1964 portant interdiction de l’utilisation de certaines substances dans l’alimentation 30 Décret n° 64-205 du 02 Mai 1964 réglant les modalités d'application de la loi n° 60-004 du 15 février 1960 relative au domaine privé national modifiée par l'ordonnance n° 62-047 du 30 septembre 1962 (J. p .date . p. à l’acquisition à l’amiable de propriété immobilière par l’État ou les collectivités publiques secondaires et aux plus-values (J.74. p. fixant les règles générales applicables aux aires de mise en valeur rurale. 248) 23 Décret n° 63-256 du 09 Mars 1963 fixant la composition et le fonctionnement des commissions prévues par les articles 20 et 27 de la loi n° 60-004 du 15 février 1960 (J.RM du 18 mai 1963.O n°356 du 30 mai 1964. Décret n° 63-353 du 13 Juin 1963 portant réglementation de la monte publique dans les zones d’action des centres 27 d’insémination artificielle des bovins 28 Décret n°63-443 du 11 Juillet 1963 rendant obligatoire l’abattage des chiens errants sur toute l’étendue du territoire de la République de Madagascar.O du 08 août 1970. modifié par décret n°74-042 du 15 février 1974) (J.référence au journal officiel J O x En bleu : Textes additionnés à l'inventaire : Référence au JO manquant : Le texte est relevé dans le secteur concerné : Le texte devrait figurer dans le secteur concerné 20 Décret n° 62 – 360 du 13-07-62 portant réglementation des passages à niveau 21 Décret n° 62-634 du 31 octobre 1962 relatif aux acquisitions d'immeubles par les agents des services publics et les officiers et sous-officiers des forces armées abrogé et remplacé par décret n° 70.

O n°592 du 01.11.03.1967 p 430) Décret n°67-146 du 30 mars 1967 portant nomination des membres du comité national d’urbanisme et des commissions 36 préfectorales d’urbanisme (J.69.68. p.06. 1166) 40 Décret n°68-272 du 11 Juin 1968 réglementant l’abattage des vaches.1262) modifié par décret n°85-330 du 1é Octobre 1985 portant dérogation au Décret n°66-242 (JO n°1915 du 2.O n