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Les lions préservent l'arène

Le Stade Montois bat Montauban 16-13 (13-3 à la pause) devant 6000


spectateurs.

Le température et une pelouse baignée par la rosée ne perturbent pas les


envies de jeu des jaunes et ce dès le début. Ainsi Matanavou contourne la
défense montalbanaise et la déborde partiellement mais l'action avorte
vite mais est porteuse de promesses. Et d'ailleurs ces promesses se
concrétisent vite avec une percée de Giraud relayée par une percée de
Lafforgue et une grosse remontée de terrain jusque dans les 22 adverses.
Deux actions plus loin, ce qui suit a déjà été vu contre Toulon et là la
chance sourit à notre numéro 8 qui aplatit sous le nez du numéro 8
montalbanais qui s'était troué sur une chandelle dans l'enbut de Yannick
Lafforgue. La première période est donc dominée avec de l'enthousiasme
qui contraste beaucoup avec le jeu très réducteur des montalbanais qui
tentent le gagne terrain à tout va.
Toutefois la mêlée souffre au début contre son homologue montalbanaise
qui carbure au super. L'arbitre n'hésite pas à donner des pénalités pour
des montalbanais qui ne visent que la faute pour progresser au score.
Fortassin n'est pas en réussite et ce n'est que justice sachant le déluge de
pénalités plus ou moins justifiées qui pleuvent sur les jaune et noir.
Une telle débauche d'énergie en cette première période est récompensée
avec un avantage de 10 points au repos.

Et cet avantage n'est pas de trop car inévitablement le gaz manque dans
la deuxième période mais heureusement pas le courage et la pugnacité
qui leur sont décidément chevillés au corps. Plusieurs fois les anciens de la
maison jaune Jahouer et Delasau ainsi qu'un presque ancien jaune et noir
Viard tentent de percer un rideau qui les repousse inlassablement même
au bord de la rupture. Et ça énerve ceux qui attaquent qui du coup
perdent leurs nerfs et leur patience avec Delasau qui met un coup de tête
dans le regroupement sur Trevor Leota à peine rentré.
Cette supériorité numérique est la chance de s'offrir de l'air ce qui est fait
par Yannick Lafforgue avec un coup de pied des 50 mètres dont la
trajectoire hyper tendue file tout droit entre les barres. 16 points à 6 à
l'attaque du dernier quart d'heure et une grosse respiration de tout un
stade très enthousiaste tout au long de la rencontre.

Mais il n'était pas dit qu'on aurait pas notre morceau de frayeur jusqu'au
bout. Ainsi l'envie de relancer près de leur ligne des jaunes avec des
approximations donnent l'occasion à Soldan le 8 montalbanais de donner
un bonus défensif à ses couleurs. Les vagues déferlent mais la digue
montoise est très solide et les vagues des verts se fracassent
inlassablement à l'image de Delasau plusieurs fois repoussé derrière la
ligne d'avantage durant cette rencontre.
L'impact fait du bien sur la fin de rencontre et la balle est magnifiquement
gardée pendant plus de 3 minutes dans les 22 montalbanais avec
pratiquement un essai au bout des charges de Dhien, Giraud et Leota.
Mais à l'arrivée c'est une pénalité sur la sirène et les montalbanais tentent
le tout pour le tout, mais à l'image du match c'est bien la défense jaune et
noir qui remporte le fin mot de l'histoire avec comme une illustration
parfaite de ce qu'aura été le match une impuissance tarnaise qui fait
l'essuie glace avant de faire inévitablement une faute de main qui scelle la
rencontre sous les hourras de la foule.
Mine de rien, le Stade en quatre matchs tient un rythme d'équipe de tête
avec trois victoires en quatre matchs. Guy Boniface redevient bien la
citadelle inviolée et elle est bien gardée par de vrais lions qui ne lâchent
pas un pouce de terrain et qui n'hésitent pas à relancer parfois aux limites
du raisonnable.
Ce grain de folie fait quand même notre bonheur et même si tout n'est
pas parfait cette première victoire de la nouvelle année est porteuse
d'autres bonnes choses futures et pourquoi pas dès samedi prochain...
La touche a malheureusement été un secteur défaillant face aux bêtes
noires montalbanaises dans ce secteur mais toutefois l'alignement
montalbanais s'est déréglé à l'heure de jeu. La mêlée après un début
difficile a tenu la dragée haute à une équipe bien solide sur les
fondamentaux.
La défense a été le point fort, et dans ce cas comme le dit l'expression
c'est la meilleure des attaques. Certes ce Stade ne marque pas beaucoup
de points (c'était son deuxième meilleur total à Guy Boni) mais concède
très peu de points. Cette configuration est ma foi bien agréable et la petite
différence qui est toujours du côté jaune et noir est très démonstrative de
la qualité de cette équipe qui a une combativité sans égal dans ce Top 14.

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