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4 Chaâbane 1433 - Dimanche 24 Juin 2012 - N°14545 Nouvelle série - www.elmoudjahid.

com - ISSN 1111-0287

LES DROITS DU CONSOMMATEUR ET LA COMMERCIALISATION DE VÉHICULES NEUFS EN DÉBAT AU FORUM D’EL MOUDJAHID

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
IL COPRÉSIDERA LA 7e SESSION DU COMITÉ ALGÉRO-BRITANNIQUE

CE MATIN À L’APN

Alistair Burt aujourd’hui à Alger
P. 32

Adoption de la liste nominative des vice-présidences et des commissions permanentes
P. 32

Ph. Wafa

Revoir la réglementation pour combattre les infractions P. 5
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE, À PROPOS DE LA CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE

“Les festivités seront à la hauteur de l’événement”

La hausse de la demande maintenue au 4e semestre 2011
P. 9

ORGANISATION DES SPECTACLES

Mme Toumi révèle des tentatives de fraude de certains opérateurs privés P. 32
ÉQUIPE NATIONALE

Halilhodzic assistera au tirage au sort de la CAN-2013
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16 EL MOUDJAHID

P. 29

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ES MARIAG

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Société

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« Le mariage, c’est un jour mais les préparatifs prennent un plus d’une année !» dit vieux dicton bien de chez

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EL MOUDJAHID

17

LA FÊTE À QUEL PRIX ?
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ÉRI EN ALG

Chères, chères les noce

SALLES DES FÊTES

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«La célébration du 50e anniversaire du recouvrement de notre indépendance nationale rend nécessaires la jonction de tous les efforts, la mobilisation de toutes les énergies, pour conférer à cet événement grandiose, la signification qui lui sied et l’intérêt qui doit lui être consenti.»

S’agissant des préparatifs de ces festivités, le ministre des Moudjahidine a indiqué qu’ils sont confiés à une commission nationale, assistée de commissions de wilaya. A cet effet, un document-programme de 200 pages a été dressé et sera publié incessamment. Il renferme toute la panoplie des fes-

ROBES DE MARIÉE S

tivités (conférences nationales et internationales, éditions et traductions de livres et autres publications sur l’histoire du Mouvement national et la lutte de libération, produits audiovisuels, soirées artistiques, épopée historique et artistique… ).
P. 7

les coutumes, lorsque les courettes, les se jour « J ». Les us et les dépenses est longue et surtout chère à de toutes qui au charme des fêtes d’antan en piste pour les danseuses que du bonheur et de payent chers. La liste des injustifiées pour ne fin très souvent, carrément rasses se transformaient de la mère de la mariée ou du marié, e mariage ce n’est pas seulement les familles et les proches. assumer. Pourtant,La note est salée. les youyous la joie, pour le couple, et « El Aali », pour les de mar- déchaînent sous gâteaux, tenues de la pas dire farfelues. certains parlent carrément marchés avec des « mssamiate », pour les femmes mettant en fête tout le qui Salles des fêtes, cortèges, Ce n’est pas étonnant que des autres jusqu’au petit matin rituels incontournables mariée, sont autant de et au sens figuré les futurs ché, soumis ainsi aux même fluctuationsdifférentes phases qui hommes qui chantent des des fêtes marquent au sens propreest un heureux évènement, quand ils évoquent le mariage. Le coûtla location de la salle des quartier. une prolifération de salles ; de noces L’on assiste désormais à caves et les rez-de-chaussées de vilmariés. Convoler en justes en savent un bout sur les coûts constituent le rituel du mariage pour le cortège, sans oublier le coin, même les des les fêtes au fleuriste et la belle caisse réservation dans chaque de leur vocation initiale pour servir de sallesparau goût piquant. Les mariés gymnastique à laquelle s’adonnent famille et aux amis et la déviés par-ci, et des retouches astronomiques et toute la leur entourage pour dîner offert en aparté à la de noces, et toutes les autres fantai- las sont fêtes après quelques aménagements étaient il y a vingt ans. Ce à l’hôtel pour la nuit futurs époux ainsi que tout s’agit d’un jour mettre le paquet, est à plus ce qu’elles Il qui se sies pour lesquelles il faut jeunes. Ce n’est pas là. Nos fêtes ne sont préparer le jour « J ». au rituel du mariage, lui-même pas question de même de décourager les soit classée aujour- changement a touché sa plus simple expression. Si exceptionnel. Aussi, il n’est passer à côté étonnant que l’Algérie pays touchés par le voit écourté et réduit à fête se faisait sentir, et le rater car ce serait carrément Rompre le rêve. d’hui, en tête de liste des millions de céliba- auparavant, l’odeur de la jours, ce n’est pas du… bonheur, voire du sinécure. L’adage des jours et des célibat avec près de 11 célibat est loin d’être une : une nuit, mais âgées de plus de perdurait elle se résule cas aujourd’hui, puisque, taires, dont 5 millions environ algérien qui dit « le mariage », illustre parniveau de la année me à quelques heures au c’est de 35 ans. ses préparatifs durent une salle des fêtes. Le temps tienfaitement cet état de fait. un véritable gouffre ENTRE HIER ET AUJOURD’HUI l’argent et les heureux mariés se est devenu Le mariage LE MARIAGE, à ne pas sueurs au dos rien qu’à pas épar- nent absolument des dépenses financier qui donne des par un mariage, algérienne, en fait, n’ont Les mutations de la société caractérisent désormais par la ten- laisser prendre l’idée d’y penser. Pour réussir qui risquede côté, sans exase il est impératif de mettre fortune. C’est même le seul et unique gné les fêtes de mariage qui à accepter d’être écorchés pour être supplémentaires davantage de raient de les ruiner sont. Le gération aucune, une petite critiques acerbes, aux traditionnels dance à l’innovation quitte les familles de l’époux et ne le et convi- plus qu’ils loin d’être seugarant pour échapper auxet des voisines, sur les gâteaux, la dans les « normes ». Si autrefois cérémonies plus intimes c’est de mariage qui lais- la mariée, optaient pour des commérages des cousines d’amour, ou même le disc jockey en présence des seules membres ce n’est lement une histoire toilette de la mariée, le cortège horribles. Ce n’est pas étonnant viales, organisées chez-soi, de dinars… et amis, qui font la fête, dire sent à désirer, pour ne pas n’hésitent pas à s’endetter, pour évi- la famille et quelques proches le mariage est fêté avec faste, mais surtout Samia D. aujourd’hui, si des couples l’organisation de l’heureux évène- pas le cas de nos jours, puisque pour la circonstances, avec des dans ter toute faille possible sont valables pour mieux préparer le dans de grandes salles, décorées ment. Toutes les formules

d’amour, d’être seulement une histoire ● Le mariage c’est loin histoire de dinars… la fameuse limousine c’est aussi surtout une mais aussi, le prestige se orchestres, sans oublierL’évolution qui a tué lesqui reste leetrêve traditions mis filles ! ter-

nous. Si vous avez rencontré voulez l’âme sœur et que vous de fixer au plus vite la datevite votre mariage, oubliez est cette possibilité, car il pratiquement utopique de salle dénicher l’ombre d’une des fêtes libre pour abriter l’été votre mariage avant… 2013 !

ont pour but de commodo et incommodo pourraient être expriconnaître si des oppositions à telle ou telle réalimées par des citoyens quant concerne des construcsation. Cette procédure réalisées en milieu tions projetées pour être le délai fixé pour le que urbain. Ce n’est qu’après et qu’aucune opposition dépôt de ces oppositionsautorités concernées donn’est enregistrée que les réalisations. nent le feu vert pour ces été respecté. Le séisme Ce qui n’a pas toujours d’autres régions du et de Boumerdès de 2003 de plusieurs pays, a provoqué l’effondrement de victimes. salles de fêtes, avec enregistrement aux pouvoirs publics. Ce qui a donné à réfléchir a émané, il y a C’est ainsi qu’une circulaire de l’Intérieur, exiquelques années, du ministère salles de fêtes. des geant la mise en conformité

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de depuis sepAujourd’hui, il n’y a plus ont changé pour tion, investit ce créneau, que tembre dernier. Elle affirmeraavant et les traditions du mariage bien, compliqués et coûteux. c’est une activité qui roule distingue et se e ramadhan est à nos portes la devenir de plus en plus de poursuivre qu’elle par ses sers’avère les familles accélèrent le des autres organisateurs Le recours à un professionnel les pour célébrer cadence personnalisés tant pour leur fils. Si parfois incontournable. dont l’un à Tizi- vices à gâteaux, les boîtes à dragées mariage de leur fille ou de « affaire boîtes une en ainsi que les tajines, la décoration de la fête est pour certains se doit de fête qui restent des moments privilé- tembre-décembre, Cette jeune diplômée a préfé- la scène et les cartes d’invitation. Elle » plutôt de famille qui que tout se giés et uniques pour la famille. A vrai Ouzou. comptabilité et informatique, « DJ », loue des veiller au grain pour préfè- dire, faire appel à un professionnel, ré se lancer dans ce créneau, d’autant assure également le dans nos alors des clients qui dispodéroule dans la joie, d’autres et louer les n’est pas encore ancrée avec cer- plus que sa tante est disc-jockey dans chapiteaux pour libre chez-eux, avec rent s’en laver les mains sent d’un espace dans habitudes, comparativement voisins que sa deuxième tante est versée et une touche aussi personnalisée à traservices d’un professionnel de tains pays, à l’instar de nos de tenues pour mariées l’événementiel pour l’organisation la tunisiens et marocains, mais il n’en la location une certaine expérience vers des thèmes choisi par le client toilette de le métier donc, dispose Mlle lui-même. la fête. Les gâteaux, la la salle demeure pas moins que l’organisation des fêtes. tramariée, la liste des invités, DJ, voilà d’organisateur de mariage est de plus dans est formelle, elle fait travailler Pour le repas, elle dira qu’elle ne le société. Il Saker Mme Nechar des fêtes, le caméraman, de la en plus présent dans notre équipe de quarante personnes, vaille avec un traiteur. que les de un casse-tête pour la famille veu- n’y a qu’à voir toutes les annonces une manquera pas de souligner décorateurs de la scène qui mariée et même de l’épouxces petits publiées sur les différents sites d’in- entre le DJ, restauration… « Nous prix varient selon la nature du servide à cette éviden- mariés, tout en charge, sauf la salle ce. lent ne plus s’occuper plus se ternet, pour se rendre prenons scène des détails mais beaucoup». En effet, ce. d’invitation », « La préparation de la J et des fêtes et les cartes assure ainsi, alors concentrer sur le jour « qu’elle à partir de 35.000 DA, Aujourd’hui, la modernisation familles qui n’a pas épar- avant d’ajouterDJ, la décoration de la mariés,une liste d’options classique nombreuses sont les que et n’hési- l’évolution de la société, les gâteaux, le qui semble, lui aussi, scène des mariés, la préparation du c'est-à-dire gâteaux, scène, caméra, optent pour cette formule paquet pour gné le mariage et les différents que deux ou DJ, 2 tenues traditionnelles, cartes tent pas à mettre le de la fête. s’ouvrir sur l’internet la rançon du repas, les hôtesses, ainsi et ce, pour s’élever à échapper au stress d’invitations peuvent fait son réseaux sociaux. C’est programmé trois tenues traditionnelles de « L’organisateur de mariages, DA ». La responsable sa et progrès, tout est calculé, près. Ces 250.000 DA. que rappel- 250.000 millimètre entrée dans les mœurs algériennes Cette organisatrice de fête Miss Maghreb », soutiendra ces dernières d’avance, au l’événementiel sont prix varie en boîte a pris en charge une dizaine de tend même à devenir, de spécialistes de lera également que le il existe bel est bien une fonction du service demandé par le fêtes et s’attelle actuellement à prépaannées, un véritable phénomène organisateur catégoriques, un marché en ailleurs que société. Et c’est un autres, pour la fin de l’année. client. Elle précisera par en scène demande, voire d’événe- rer cinq de doute, le d’événementiel qui mettra pour tous Algérie. lle Aujourd’hui, il n’y a plus a Amina le métier d’organisateurs l’heureuse journée. Il y enbourses. Le C’est ce que nous dira M épousa mentiel s’est imposé ces dernières rituel et les traditions du mariage ont plus fille qui d’Alger qu’elle les goûts et toutes les pour devenir de plus en entre les Saker, cette jeune passion, depuis années et sur la place dizaine qui changé par Le recours à client n’aura qu’à choisir de sa cette profession, Cette organisatri- connaît pas moins d’une le compliqués et coûteux. services proposés en fonction s’avère parfois dans ce domaine. Dans plus d’une année. activent professionnel besoins. En a organisé près d’une même sillage, Mme Selma Nechar, res- un bourse, mais aussi de ses incontournable. commence à ce de fêtes dans l’Algérois, Samia D. Miss Maghreb », à Algérie, le phénomène si beau- dizaine de mariages tren- ponsable de « se frayer un chemin même vivre les Tipasa, Blida et elle prépare une sep- l’origine une boîte de communicaà coup de familles tiennentprécèdent la taine d’autres pour les mois de moments de bonheur qui

Des spécialistes pour réussir..
doute, le rituel

L’ÉVÉNEMENTIEL ORGANISATEURS DE

.
K

300 SALLES DES FÊTES ONT ÉTÉ FERMÉES salles des fêtes. On comptait plus de 1.500 des fêtes ont été salles Depuis cette circulaire, 300 stipule, par ailleurs, fermées. La réglementation doivent concerQuant à celles qui se que dorénavant les constructions éviter, 70.000 DA l’après-midi. elles se louent main- ner, dès le début, les salles des fêtes, pour QU’ON doit laisser des C’EST APRÈS LA FÊTE louaient avant à 70.000 DA,une soirée, il faut pré- selon une source proche de ce dossier, la transforette cérémonie d’un jour vie et faire des là, tenant à 220 000 DA ! Pour DA ! » Bref, si vous mation de locaux de villas à cet effet et, par la SE GRATTE LA TÊTE souvenirs pour toute la de de l’orgavoir en moyenne 300 000 prévoyez la circon- épargner des vies humaines en s’assurant à la envieux. Il est donc inimaginable des fêtes est telle par rapport cet été ou si vous ou sur la terrasse de son La pression sur ces sallesles fêtes familiales, vous mariez dernier cet automne, il faudra donc conformité des constructions niser dans son petit salon petit arrivé à ce que la chance. Car si nature de la bâtisse. qui cision du bâtiment sous la bâche bleu. salle de fêtes doit qu’on en est contenir des cenà la seule saison estivale de y mettre le prix. Et compter sur cette «Les salles des fêtes peuvent peuc’est parce qu’elles sont Oui, mais la recherche de moyennant un verse- auparavant limitées de ce genre les salles sont si chères, ans, sur les 280 salles de taines de personnes d’où le danger qu’ellesd’une détenait le monopole temporel le long de se faire des mois à l’avance, l’argent qui commence à réjouissances, s’étalent désormais tout endroits) plus rares. « Il y a deux plus que 24 ouvertes, vent représenter », nous dira ce propriétaire situament d’arrhes. Et voilà, la fermeture. La (négociables par en après-midi, il faut la capitale, il n’y en avait quasiment 90% salle de fêtes épargnée par sortir ! Pour une cérémonie000 DA pour une salle l’année. Les locations astronomiques et l’existence ajoute-t-il. Autrement dit, À l’origine de cette tion même si elles est venue assainir une anarchie, » d’infêtes pose prévoir une somme de 160 de 20 000 DA quand peuvent paraître à l’origine de beaucoup ces d’entres elles sont fermées. nombre de ces salles des de moyen standing, majorée la structure est clas- même de bon de conformité à la réglementation, crise : le certificat de conformité de la bâtisse elle a toutefois été aux propriétaires de Plus des problèmes sans juin 2005. « Mon terrain convénients par rapport elle se déroule de nuit. trouvent injuste d’être privé exigé par le décret du 4 propos des nuisances sonores, sée, plus les prix sont élevés. El Djazaïr affichent notamment à qu’elles mettent dans la gêne les m’a été attribué suite à une décision de l’APC, salles des fêtes quimais aussi par rapport aux à d’un gagne-pain Les hôtels El-Aurassi etmirobolants de 700 parler du fait s’offrir ce explique Liès, propriétaire d’une salle de fêtes se disputer de n’ont pas les moyens de se retrouvent en train de cet été des prix il faut familles quion ne fait pas d’omelette sans casser Bouzaréah. Mais la direction de l’urbanisme,pas citoyens qui espaces encore disponibles. Les 000 DA la soirée à laquelle luxe. Mais les quelques de l’habitat ne reconnaît que dépend la tirelire. Et, si ajouter les surplus de consom- d’œufs, ni de mariage sans cassercher c’est parce la construction et ne peux donc pas fournir ce autorités locales, puisque c’est d’ellespar les difféà si appelées procédure. Je mation ! Aujourd’hui les salles des fêtes se louent la gestion de ces salles sont ce problème à trouà fermer. cette par Alger, les petites salles qu’elles sont de plus en plus nombreuses je n’ai certificat». de fêtes, a connu un rentes parties concernées le La construction de salles Plusieurs venaient ver une solution à même de satisfaire tout exclusivement pour le « Je vais me marier au mois d’octobre et… repas sont les seules toujours pas trouvé de salle de fêtes ! s’inquiète essor dans les années 1980. certain succès. Ce monde. En attendant, chères sont les noces à la un à être cédées au Amel, qui panique devant les tarifs pratiqués El d’être réalisées, connaissant d’autres per- aujourd’hui. Farida Larbi prix de 100 000 location. La salle des Crêtes à Draria ouDA. qui n’était pas fait pour décourager créneau devenu rentable proposé 150 000 DA. sonnes à investir dans ce 1990, d’autres Walimate à El Biar m’ont C'est ce que Et ce ne sont pas les plus chères : Les Grands financièrement. Dans les années des espaces c o n f i r m e Vents à Dély-Ibrahim et la salle Rayan à Cheraga salles de fêtes sont venues se disputer prévalant, à cette de Karima, gérante louent à 170 000 DA ! Même la salle du terrain de villes. La situation sécuritaire de la chose urbad’une salle de golf de Dély Ibrahim revient à 100 000 DA… époque, n’aidait pas à la maîtrise ont été érigées salles fêtes à Dély- sans boisson ni service ! ». nistique. Certaines de ces construire. Des construcIbrahim, assusans même un permis de sont réalisées sans rant que sa salle tions qui, en grande majorité, LES PRIX ONT ÉTÉ MULTIPLIÉS et incommodo, TROIS ! affiche complet le recours à l’enquête commodo ces enquêtes PAR DEUX, VOIRE PAR Pourtant, depuis le mois de comme le prévoit la loi. On déduit, d’une salle de fêtes, a sont contenues dans une loi de 1976. les années mars alors que la D’après un propriétaire bien avant salle de liste d'attente ne cesse Bab El Oued, les prix à la location d’une voire donc, que cette loi existait appliquée. Les enquêtes de s'allonger. Les fêtes à Alger « ont été multipliés par deux, de 1980 et 1990, sans être à moins demandes sont nom- par trois ! Vous n’en trouverez pas breuses.

La location comme

Les ce n’est plus le cas aujourd’hui. au « Malheureusement, pour les couches moyennes », fultrès demandées. Quant prix sont inabordables qui avoue avoir fait le tour des Elles sont de ce fait sont à partir de 4 millions robe blanche, robe vente, celui-ci commence compte ! 4 millions mine une vieille femmeen quête d’un Karako à bon mararako, El Fergani, Bedroune, vestimentaires qui prix de et « Vous vous rendez magasins de la capitale je préfère avec cette ché. Mais en vain. Son prix oscille entre 25.000 de kabyle. Autant de traditions supplémentaire de de centimes. après-midi. Franchement, la devra pas poser offrent à la mariée une couche durant sa « tesdira pour un passer quelques jours de vacances au lieu de tandis que sa location ne que sa fourchette Notamment Nora qui 70.000 DA somme sait splendeur et d’élégance. l’ensemble des convives pour dépenser pour une robe », estime avec lucidité problèmes pécuniaires lorsqu’onseulement ». Idem pour DA « », moment très attendu par femme et des ses tenues. s’apprête elle aussi à rompre avec le célibat. varie entre 7.000 et 15.000 en l’occurrence « la apprécier la beauté dedes uniformes en question coûte sous la tenue phare de constantinoise, que le célèbre burnous Toutefois, l’acquisition peux vous dire que si on s’avenDjebete Fergani » alors maison parentale est loué entre 4 MILLIONS DE CENTIMES les yeux de la tête. « Je tenues, on risque de laisser des lequel sort la mariée de la un prix de vente estimé à 2 ! POUR UN APRÈS-MIDI ture à acheter toutes ces 4.000 et 10.000 DA contre plus cher que la dot », centimes. plumes. Ça coûterait certainement mariée, qui a opté pour manière fait depuis long- millions de tenue algéroise indispensable lâche une femme, nouvellement le cas d’ailleurs de la « Mon choix est de toute ce prix-là », tranche-t-elle, Le « Bedroune », autre c’est DA. Les tenues maroà la location des robes, comme temps. Je n’achèterai jamais à louer une robe de soirée. dans la « tesdira », coûte 45.000 dans les mariages en même de la fête majorité des prétendantes. entre 7.000 et caines sont également est loué jusdes robes est plus que révélant qu’elle songe La tendance de la location avoir de beaux jours « Pourquoi pas puisque ça me coûterait le caftan marocain par exemple que dépenser même mieux modèles sont vendus jus- Algérie et jamais d’actualité et semble tant que les prix d’achat en 15.000 DA alors que certains suggère-t-elle en assurant qu’à 20.000 DA/journée, ce qui estvoire plus, pour l’acdevant elle. Aussi longtemps commun des mortels. Et ce qu’à 7 millions de centimes », en plus à cette solution. entre 3 et 15 millions de centimes, elles le sont prêtes à sortir leur tirelire, restent inaccessibles pourprolifération des magasins pro- que les mariées optent de plus les seules tenues quérir. Si les clientes de haute qualité, n’est certainement pas la pour les mariées qui prouve- Les robes blanches sont-elles cependant si l’on se fie aux pourront alors se permettre des tenuesqui sont naturellemariées ? Assurément pas qui ont été en l’occurrence celles faites à la main posant la location des robes un grand nombre d’entre que louent les beaucoup plus de femmes chères car elles prennent ra le contraire. Mieux encore, des fêtes avec des carnets confidences de nombreuses avec des coutulocation des habits tradition- ment plus eux travaillent en cette période la tâche aux contraintes de recourir à la dans les mariages dans notre temps. « Généralement, nous travaillons mais aussi de d’Alger ce qui rend parfois difficile et femmes, elles nels ô combien inévitables de commande, « date libre ». « Souvent, connu, sont très attachés riers, hommes savoir choisir le bon clientes de trouver une des mois avant la fête, comme pays. Car les Algériens, c’est raison de se défaire de Constantine et Tlemcen. Il faut ne courent pas les rues bons couturiers réservent leurs tenues bien fêtes », nous confie Réda qui aux traditions. Et il n’y a aucune A plus forte raison fournisseur car de des », explique le propriétaire ça se fait avec les salles celles liées aux effets vestimentaires. mémorable qu’une comme au bon vieux temps robes de mariées qui recon(Alger). d’un événement aussi de location de reste, tient une boutique au Telemly à la la robe la plus prisés du des lorsqu’il s’agit Plus qu’une question d’esthé- d’un magasin fêtes, il n’arrive pas à répondre Pour les robes blanches, union entre deux êtres. legs à la fois cul- naît qu’en période de ou location ? « A 99%, les gens dans les magasins, de la fierté qu’il s’agit. Un pour outre les modèles disponibles à l’autre que forte demande. Achat les comla disposition des clientes 8.000 tique. C’est transmis d’une générationtout prix. Au optent pour la location et personnellement, je catalogues sont mis à Elles sont louées entre de la turel et historique le préserver à d’éventuelles commandes. nos femmes pensent devoir S. A. M. la location, contrai- prends», ajoutera-t-il. selon le choix et l’origine et 25.000 DA la journée, et les turques sont, semble-t-il, risque de recourir au plan B, à savoir acquises à bas prix. et rement au passé où ces tenues étaient confection. Les italiennes autres en termes de qualité un cran au-dessus des d’élégance.

plan“B”

Dimanche 24 Juin 2012

PP. 16-17

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2
Météo

EL MOUDJAHID

Ensoleillé

CE MATIN, À 10H Conférence de presse sur le colloque international sur la bataille du grand Erg occidental
Le Dr Smaïl Boulbina animera, ce matin à 10h, au centre de presse d’El Moudjahid, une conférence de presse sur l’organisation du colloque international sur la bataille du grand Erg occidental Tinerkouk (wilaya d’Adrar).

CE T APRES MIDI, À 14H30, À LA RÉSIDENCE EL-MITHAK Point de presse de Messahel et Alistair Burt

Au nord, le temps sera généralement ensoleillé après dissipation des brumes matinales vers les côtes, avec toutefois quelques cellules orageuses isolées vers les Hauts Plateaux et les Aurès à partir de l’après-midi et en soirée. Les vents seront de secteur est à nord-est (20/40 km/h). La mer sera peu agitée. Sur les régions sud du pays, le temps sera partiellement voilé vers les régions du Sud-Ouest, avec faible tendance orageuse. Ailleurs, temps dégagé. Les vents seront en général de secteur est à sud-est (20/40 km/h) avec soulèvements de sable, notamment sur la Saoura, le Sahara central et l’extrême Sud. Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui : Alger (32°- 22°), Annaba (29°- 18°), Béchar (41° - 27°), Biskra (44°- 20°), Constantine (36°17°), Djanet (38°- 24°), Ghardaïa (43° - 30°), Oran (32° - 21°), Sétif (36°- 16°), Tamanrasset (36°- 26°), Tlemcen (32°- 19°).

DEMAIN, A 10H Conférence sur «le diabétique et le Ramadhan»
Dans le cadre du lancement de la campagne annuelle «diabète et Ramadhan», Novo Nordisk Algérie, en collaboration avec la Fédération algérienne des associations de diabétiques, sous l’égide du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, organise demain, à 10h, au centre de presse d’El Moudjahid un forum sur «diabète et Ramadhan». 

Un point de presse sera conjointement animé cet après-midi à 14h30, à la résidence El-Mithak, par M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, et M. Alistair Burt, ministre britannique chargé du MoyenOrient et de l’Afrique du Nord.

DEMAIN, A BISKRA Célébration de la Journée nationale du tourisme
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smail Mimoune, présidera demain à Biskra l’ouverture officielle de la célébration de la Journée nationale du tourisme sous le slogan «Les médias, miroir de l’Algérie touristique». 

Agenda culturel
CET APRES-MIDI, A 14H Vernissage de l’artiste Amar Zaidi
La bibliothèque Abane-Ramdane sis 12 rue Abane-Ramdane abritera cet après-midi à 14h le vernissage d’une exposition signée par l’artiste Amar Zaïdi. Cette manifestation qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de recouvrement de l’indépendance nationale est organisée par l’association Machaâl Echahid et l’établissement Arts et Culture.

AUJOURD’HUI ET DEMAIN, AU CYBERPARC DE SIDI ABDELLAH Les aspects juridiques de protection des enfants sur Internet dans la région arabe
L’Union internationale des télécommunications (Nations unies) fondera les bases d’un projet portant sur les aspects juridiques de la protection des enfants sur Internet dans la région arabe qui aura lieu aujourd’hui et demain au Cyberparc Sidi Abdellah. La cérémonie d’ouverture aura lieu ce matin à 9h.

CE MATIN, À 9H30, À L’APN Séance plénière
L’APN tiendra ce matin, à 9h30, une séance plénière consacrée à l’adoption de la liste nominative des vice-présidences et des commissions permanentes.

DEMAIN, À 9H30, À LA DDEG DE BELOUIZDAD Présentation du bilan des activités de 2011
Le directeur de distribution de l’électricité et du gaz de Belouizdad, M. Bouchenak Keheladi Djelloul, animera une conférence de presse demain au siège de la direction à partir de 9h30. Il fera la présentation du bilan d’activités annuelles 2011.

CE MATIN, A 8H30, A L’INSTITUT NATIONAL DE LA VULGARISATION AGRICOLE Atelier sur la gestion des risques agricoles
Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR) en collaboration avec la Banque mondiale (BM), organise ce matin à 8h30, au siège de l’Institut national de la vulgarisation agricole (INVA) sis à Saïd Hamdine (en face de l’entrée du parc de la Concorde) un atelier de gestion des risques. Cet atelier se déroulera sous la présidence de M. Rachid Benaissa.

DU 23 AU 30 JUIN Cycle du cinéma japonais
Dans le cadre de la célébration du 50 anniversaire des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Japon, l’ambassade du Japon a élaboré un programme du cycle du cinéma japonais du 23 au 30 juin : À la Cinémathèque d’Alger projection du film Happy Flight : les 24, 26 et 28 juin à 17h ; les 25 et 27 juin à 13h30 Samedi 30 juin à 15h : Ville de chaleur Etouffante, pays des Cerisiers et à 17h15 : Happy Flight.
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DEMAIN, A 17H, A LA CHAMBRE ALGÉRO-ALLEMANDE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE Session du club des journalistes
La Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie) et la fondation Friedrich Naumann pour la liberté (FNF) tiendront demain à 17h, à la AHK, une nouvelle session de leur club des journalistes sur le thème «L’entrepreneuriat social : défis et perspectives pour l’Algérie».

CE MATIN, À 9H30, À LA DIRECTION DE DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ ET DU GAZ D’EL-HARRACH Présentation du bilan 2011
La direction de distribution de l’électricité et du gaz d’El-Harrach organisera, ce matin à 9h30, une conférence de presse pour la présentation du bilan d’activité relatif à l’exercice 2011.

CE MATIN, A L’AEROPORT HOUARIBOUMEDIENE Séjours solidaires et aér és
A l’occasion du lanceme rations «Séjours solidaires nt des opé» fants scolarisés au profit pour les endes âgées démunies, M. Saïd personnes cueillera ce matin à 8h3 Barkat acd’honneur de l’aéroport d’A0 au Salon Boumediene plus de 400 lger Houarienfants et 45 personnes âgées venant des wilayas de Tamanrasset (Ain Salah) et Tindouf, accompagnés par l’encadr ement pédagogique et médical.

érieur de la lan Le Conseil sup rtir de 9h à l’hôtel Mouà pa organise demain rnée d’étude ayant pour jou flon d’Or, une nnaire et la langue arabe tio thème «Le dic qui sera animée par des », contemporaine rts dans le domaine. pe professeurs ex

, A L’HOTEL DEMAIN, A 9H D’OR ON MOUFL e sur Journée d’étud langue ionnaire et la «le dict raine»  arabe contempo gue arabe

LES 25 ET 27 JUIN, A ALGER ET ORAN Séminaire sur «le guide de l’administrateur»
Deux séminaires, l’un à Alger le 25 juin à partir de 8h30 à l’hôtel El Djazaïr, le second à Oran le 27 juin à partir de 8h à l’hôtel Phoenix, ayant pour thème le guide de l’administrateur, seront organisés conjointement par le ministère de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et la Promotion de l’Investissement et le programme d’appui aux PME/PMI et à la maîtrise des TIC (PME2).

CET APRES-MIDI, À 15H30, AU HCI «Le savant et philosophe Mohand Tazarout, ses idées et ses œuvres»
Le Haut conseil islamique organise cet après-midi à 15h30, en son siège, une conférence sur le thème «Le savant et philosophe Mohand Tazarout, ses idées et ses œuvres», animée par Zineddine El Kasmi, chercheur en histoire.

DEMAIN, A 10H, AU CENTRE CULTUREL AZZEDINE-MEDJOUBI Conférence de presse du président de la FAC
Le président de la Fédération algérienne de cyclisme, M. Rachid Fezouine, animera une conférence de presse demain à 10h au centre culturel Azzedine-Medjoubi, situé au 92, rue Mohamed-Zekkal, Sidi M’hamed, Alger.

DEMAIN, A 8H30, A L’HOTEL SOFITEL Rencontre-débat sur   l’entrepreneuriat social
Le cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise – CARE – organise avec le soutien de la fondation Friedrich Naumann, un petit déjeuner-débat demain à 8h30 à l’hôtel Sofitel-salle Atlas ayant pour thème «L’entrepreneuriat social, une opportunité pour l’Algérie : Mettre l’entreprise privée au cœur de l’intérêt général». Le débat sera animé par M. Tarik Ghezali, expert en entrepreneuriat social.

ique Le Centre culturel islam le sur organise une conférence s de s mérites du moi thème «Le animé chaâbane et ses règles», cet par le Pr Djedal Rachid,e du après-midi à 14h au sièg CCI.

CET APRES-MIDI, AU CCI «Les mérites du mois de chaâbane et ses règles»

CET APRES-MIDI, A 14H30, AU SIEGE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Réunion du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre
Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre se réunira cet après-midi à 14h30, au siège du ministère de l’Agriculture, en présence de M. Rachid Benaissa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Nation
RND
e porte-parole du Rassemblement national démocratique, M. Miloud Chorfi a appelé, hier à Tiaret, les militants de son parti à "préparer activement" les prochaines élections locales "où la concurrence sera rude, à l’instar des précédentes législatives". Présidant une rencontre des militants du RND à la salle de conférences MustaphaMekki, M. Chorfi a indiqué que les militants sont appelés, conformément aux recommandations et décisions du conseil national tenu récemment, à multiplier les efforts sur le terrain et à s’organiser pour obtenir de "meilleurs résultats" aux prochaines échéances électorales. Il a affirmé également que pour avoir de bons résultats lors des prochaines élections locales, il faut consolider l’édifice partisan, relancer les activités politiques selon les exigences du moment au niveau de la base, à travers le contact direct avec les différentes catégories sociales et établir les listes des candidats sur la base de données du terrain. Le porteparole du RND a rappelé que parmi

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LE PT CÉLÈBRE SON 22e ANNIVERSAIRE À CONSTANTINE

Pour la défense et l’amélioration élections locales lancées des conditions des travailleurs  L
Le Parti des travailleurs (PT) a célébré, hier à Constantine, au palais de la Culture Malek-Haddad, le 22e anniversaire de sa fondation, en présence des membres et des cadres du parti de la région de l’est du pays.

Les préparatifs des prochaines
les décisions importantes ayant sanctionné les travaux du conseil national de ce parti, l’appel aux élus locaux du parti à présenter un bilan de leurs activités aux électeurs avant le déroulement des prochaines élections locales, "dans le sens de la franchise et de la transparence adoptées par le parti". Il a encore souligné que les dernières législatives étaient "favorables à notre peuple, puisqu'il a réitéré son attachement à la stabilité de l’Algérie et à son système démocratique républicain, en accordant la majorité au courant nationaliste et démontrant que le peuple algérien n’a pas oublié le sang et les larmes versés durant toute une décennie de tragédie". Evoquant les résultats obtenus par le RND aux législatives du 10 mai dernier, M. Chorfi a déclaré que sa formation politique, qui escomptait de "meilleurs résultats", n'a pas eu de "bons scores dans 15 wilayas". Cette rencontre a été mise à profit pour élire M. Hamid Belkheiri a la tête du secrétariat de wilaya du RND à Tiaret.

L

a secrétaire générale du PT est revenue à cette occasion sur l’historique du parti, soulignant que celui-ci existait en fait depuis 1980, œuvrant, à cette époque plutôt difficile, dans la clandestinité. Brossant un tableau sur les étapes vécues par sa formation politique depuis son congrès constitutif les 28 et 29 juin 1990, Louisa Hanoune a rappelé que son parti a "succédé à l’Organisation socialiste des travailleurs, fondée en 1980 au lendemain des +évènements de Kabylie+", considérant que le Parti des travailleurs "répondait à la nécessité d’une organisation ouvrière indépendante de la «bourgeoisie»". Elle indique aussi que «le PT a toujours eu pour objectif premier la défense et l’amélioration des conditions des travailleurs». L’oratrice a ainsi souligné que sa formation «compte un nombre très important d’adhérents qui nous soutiennent depuis 22 ans». Selon Mme Hanoune, le PT est là pour concrétiser les revendications et les préoccupations du peuple algérien, et en particulier la catégorie des travailleurs. Et de souligner : «Le PT est le parti du futur qui veut améliorer la situation des Algériens et des Algériennes.» S’exprimant devant un grand nombre de militants représentant les wilayas de l’est du pays, Mme Hanoune a considéré que "le capital" de son parti est son "autonomie", laquelle, a-t-elle insisté, "n’est pas négociable", même si "nous soutenons les décisions du gouvernement qui s’accordent avec nos principes, ou

celles d’autres force politiques, en conformité avec notre démarche spécifique". "Le PT qui lutte pour la démocratie, contre les guerres impérialistes, a défendu la paix et la réconciliation nationale durant les années de violence politique, en défendant par-dessus tout le principe de souveraineté nationale", a indiqué Mme Hnaoune. Mettant en exergue la progression du PT lors des dernières années, Louisa Hanoune fera remarquer : «Il faut rappeler que notre parti a pu décrocher 4 sièges à l’Assemblée populaire nationale en 1997, 21 en 2002, 27 en 2007 et 24 sièges en 2012 qui correspondent à 300.000 voix.» Et d’ajouter : «Le PT n’a perdu aucun siège dans cette Assemblée.» Par ailleurs, la secrétaire générale du PT a indiqué que «le PT est pour l’amélioration du secteur agricole et des parcelles agricoles. Nous voulons réformer les entreprises et les sociétés

algériennes, la réouverture des entreprises agricoles qui ont dû fermer pour plusieurs raisons depuis quelques années déjà». Louisa Hanoune a fait savoir que «le PT ne soutient pas l’éventualité de prêts d’argent par l’Algérie au FMI et à la Banque mondiale. Le PT veut que cet argent soit utilisé à la réalisation de projets et à la création de postes de travail pour la jeunesse algérienne, l’amélioration du développement de secteur économique, industriel et agricole. L’Algérie se porte bien pour le moment, mais elle doit être prudente puisque la crise économique qui a touché l’Amérique bouleverse aujourd’hui l’Europe.» Des cadres du Parti des travailleurs de la région est du pays ont exposé leurs expériences militantes et mis en exergue les leçons qu’ils ont tirées au sein de cette formation politique. Rona Merdaci Khaled 

CONFÉRENCE DE PRESSE DE BELKACEM SAHLI

L’ANR veut s’allier avec d’autres partis en vue des élections locales

L’

LE PARTI RÉUNIRA SES CADRES LA SEMAINE PROCHAINE EN PRÉVISION DES ÉLECTIONS LOCALES

M. Touati : “Il est temps de professionnaliser le FNA”

S

elon M. Touati, une vingtaine de militants, venus d’autres partis, viennent d’être limogés, car ils ont touché aux principes fondamentaux et organiques du parti. Quels lendemains pour le Front national algérien? Réélu à la tête du parti, Moussa Touati estime qu’un «avenir radieux» se profile à l’horizon pour cette formation. La situation que traverse le FNA ne semble pas l’inquiéter outre mesure. Pour lui, les militants venant des autres partis qui sont à l’origine de cette turbulence «sont limogés». Ils sont une vingtaine qui ont en fait les frais. Que leur reproche le leader du FNA ? «Ces personnes ont touché aux principes fondamentaux et organiques du parti», explique M. Touati, joint hier par téléphone. Evoquant ces dépassements, notre interlocuteur affirme avoir saisi la Commission légitime pour traduire les mis en cause en conseil de discipline. Toutefois, l’absence «non justifiée» au 3e congrès a été la goutte qui a fait déborder le vase. M. Touati promet de sévir et de sanctionner toute personne ayant l’intention de nuire aux principes du parti qu’il dirige. Ces sanctions dénotent, à elles seules, qu’au FNA, l’heure n’est pas aux réjouissances. Le prochain défi  est de professionnaliser le FNA. Quelle stratégie et qu’entend-il par professionnalisation ? Affirmant que sa formation est «structurée», M. Touati promet d’appliquer les recommandations de la conférence nationale de 2010. Selon lui, le militant ne doit pas se contenter

de généralités, mais doit comprendre le programme politique, socio-économique et l’idéologie même du parti. A la condition inhérente aux critères fixés pour trier les «futurs arrivés», M. Touati souligne que des questionnaires seront soumis à tous les militants. Ces derniers, précise-til, doivent faire part, entre autres, de leur niveau, de leur parcours, de la vision qu’ils ont sur le parti. «Le FNA a besoin des gens qui militent et qui ont la foi», dit-il. Son parti a-t-il les moyens financiers à même de réussir cette professionnalisation  ? A cette interrogation, M. Touati répond que «les militants doivent mettre la main à la poche». Et d’affirmer que le militantisme exige «sacrifices et engagement».

Si la consultation populaire du 10 mai précédent a été un échec pour le FNA qui a perdu son rang de 3e force politique du pays, M. Touati, lui, se projette vers les élections locales. Les préparatifs commencent bientôt. «La semaine prochaine, la direction du parti réunira ses cadres puis les militants afin de leur expliquer la manière de gérer la campagne électorale», ajoute président du FNA. L’année 2012 «sera le point d’un vrai départ pour notre formation». Comme il affirme son optimisme quant à l’issue de cette joute électorale. A propos des élections locales, le FNA compte-t-il s’allier avec d’autres partis ? «On ne lie des alliances que lorsqu’on trouve un parti qui défend le même programme socio-économique que le notre.» Rappelons que le 3e congrès du Front, prévu jeudi à Alger, ne s'est pas tenu en raison de la fermeture de la porte de la salle Atlas qui devait abriter les travaux par des opposants au président du parti, M. Moussa Touati. Ses partisans, par contre, en dépit de leur nombre important, n'ont pas pu tenir leur congrès, se contentant de se rassembler au complexe touristique de Tipasa, pour renouveler leur confiance à leur président. Celui-ci avait indiqué à la presse que l’origine de la grogne est due à une «instruction du parti interdisant aux têtes de liste n'ayant pas réalisé de bon résultats aux dernières législatives de se porter candidats aux prochaines élections locales». FOUAD IRNATENE

Alliance nationale républicaine a entamé les préparations des élections locales de l’automne prochain. C’est ce qu’a déclaré hier son secrétaire général M. Belkacem Sahli. S’exprimant lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à la maison de la Presse TaharDjaout à Alger, M. Sahli a fait savoir que la commission chargée de préparer ce rendez-vous électoral a été installée par le conseil national du parti réuni les 15 et 16 juin. A ce titre, M. Sahli a fait savoir que sa formation a décidé de nouer une alliance politique avec d’autres formations en vue de construire une coalition devant participer aux prochaines élections. «Nous allons entamer, à partir de la semaine prochaine, des consultations avec les partis appartenant au courant national démocratique et leur proposer une éventuelle alliance en vue des élections locale», a-t-il ajouté. M. Sahli a cité le RCD, le MPA et probablement le parti Jil-ElDjadid de Sofiane Djilali. «Nous ne serons peut-être pas présents dans toutes les communes et wilayas, mais nous veillerons du

moins à présenter des listes de jeunes et de femmes crédibles et engagés à servir les questions nationales avec dévouement et abnégation", a-t-il dit. M Sahli estime que les prochaines échéances électorales constituent une autre étape décisive susceptible d’approfondir davantage le processus de réformes. M. Sahli a réitéré la satisfaction de son parti quant aux résultats des législatives, considérant qu’après avoir traversé la crise organique, c’est un bon début dans la lutte pour le renforcement de la démocratie et les valeurs de l’Etat de droit. "Le plus important dans la phase postlégislatives pour nous est la bonne préparation des prochaines élections locales", a souligné M. Sahli lors d'une conférence de presse, ajoutant que son parti "a encore du temps" pour se préparer à ce rendezvous important. Le SG du parti a enfin appelé les forces nationalistes républicaines à se rassembler autour d’un programme consensuel susceptible d’ouvrir la voie pour un nouveau cinquantenaire de l’histoire de notre pays. Salima Ettouahria

REPRISE, AUJOURD’HUI, DES SÉANCES À L’APN

Adoption de la liste nominative des vice-présidences et des commissions permanentes
L’Assemblée populaire nationale tiendra, aujourd’hui, une séance plénière consacrée à l’adoption de la liste des 9 vice-présidents du bureau de l’Assemblée, des présidents des 12 commissions permanentes, ainsi que l’annonce de la formation des présidents des six groupes parlementaires. La nouvelle législature, dont les mandats de ses 462 membres parlementaires ont été validés le 25 mai dernier afin de permettre aux groupes parlementaires de se concerter sur la répartition et la distribution des quotas des instances et organes de fonctionnement interne sièges. Aussi et en prévision de l’entame de la 1re session de la législature 20122017 et après l’aboutissement des consultations entre le président de l’Assemblée, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, et les présidents des six groupes parlementaires, il en ressort que sur les 27 partis, en plus du groupe des indépendants, seulement trois groupes ont décidé de participer au sein des structures internes. Il s’agit du parti majoritaire, le Front de libération nationale, qui dispose de 5 vice-présidences et de 8 commissions permanentes, et qui vient de désigner ses candidats aux postes et sièges lui revenant, le parti du Rassemblement national démocratique qui a procédé à la désignation de sa liste nominative aux 3 sièges de vice-présidences et 3 présidences de commissions permanentes, et enfin le groupe des indépendants qui a bénéficié d’un poste de vice-présidence d’une commission permanente en désignant ses candidats pour sa part. Houria A.

Dimanche 24 Juin 2012

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Nation

EL MOUDJAHID

CLÔTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DU FFS

Cap sur la restructuration du parti
Les priorités du plus vieux parti de l’opposition sont «les jeunes, les travailleurs, les femmes, et la feuille de route d’étape de restructuration du parti».

Des cadres interpellent M. Aït Ahmed pour restituer le parti à ses militants

U
FFS a quatre chantiers à ouvrir en priorité: « les jeunes, les travailleurs, les femmes, et la feuille de route d’étape de restructuration du parti». Sur le plan organique, le parti a procédé à «la mise en place des commissions admi-nistratives des fédérations et des zones, chargées de la gestion des affaires courantes et de la préparation des conditions et des moyens nécessaires à la tenue des échéances organiques locales». Ainsi, le secrétariat national, lit-on dans le communiqué, propose l’installation, fin juin courant, des Commissions administratives fédérales (CAF) des fédérations de  Tizi Ouzou, Béjaïa, Alger, Boumerdès, Bouira, Sétif et Bordj Bou-Arréridj. Au mois de juillet, le FFS installera des CAF des fédérations de l’Est, de l’Ouest et du Sud avant de tenir ses congrès fédéraux des fédérations de l’Est, de l’Ouest, du Sud et du Centre, entre le 24 aout et le 8 septembre. Par ailleurs, il convient de rappeler qu’à l’ouverture des travaux de la session, Ali Laskri a souligné que l’appel du parti à la réhabilitation du politique et de l’éthique politique «trouve un écho réel au sein de la société». Le FFS, soutient-il, est aujourd’hui «la pierre de touche de tout processus politique de réforme démocratique dans le pays.» Et d’ajouter : les valeurs et les principes du parti «sont plus que jamais d’actualité, et plus que jamais  respectés» et que la stratégie des instances du parti «va dans la bonne direction». Abordant dans le détail la stratégie du parti, le premier secrétaire national du FFS a indiqué que celle-ci vise, entre autres, à construire un consensus politique le plus large possible qui pourrait s’organiser autour du respect des pluralismes et des droits de la personne humaine. Le FFS propose, entre autres, «le primat du droit, l’Assemblée constituante souveraine, un Etat constitutionnel avec limitation et séparation des pouvoirs, un Etat démocratique, et la réunion des conditions d’élaboration d’un consensus social et économique.»   Fouad Irnatène

L

a session ordinaire du Conseil national du Front des forces socialistes (FFS) a pris fin hier avec la présentation d’importantes résolutions finales portant notamment sur l’ancien secrétaire national. La haute instance du parti, lit-on sur le site officiel du parti, a «adopté une résolution exigeant de Karim Tabbou, élu député sur la liste du FFS de Tizi-Ouzou, de remettre son mandat pour comportement indigne et nuisible au parti». Premier secrétaire depuis avril 2007, M. Tabbou a été remercié à travers un message par le président du parti. A sa place, c’est Ali Laskri qui est nommé pour «rassembler les énergies du parti.» «J’ai pleinement confiance dans son aptitude à mener à bien cette mission», a souligné Hocine Aït Ahmed. Avec Laskri, le FFS vit le retour de ses vieux cadres comme Samir Bouakouir, Ahmed Djeddai et Djoudi Mammeri. Dans les résolutions à caractère disciplinaire, le FFS a décidé de traduire tout militant ayant un comportement jugé non conforme aux règles, «devant le Conseil national de médiation et de règlement des conflits». Ainsi, il y a lieu de signaler que la restructuration du vieux parti de l’opposition s’est taillé la part belle des résolutions dudit conseil. Dans cette optique, le CC fait savoir que le

ne vingtaine de cadres, membres du conseil national du Front des forces socialistes (FFS), ont interpellé hier à Alger le président du parti, M. Hocine Aït Ahmed, pour prendre des mesures «concrètes» à même de «restituer le parti à ses militants». Dans une déclaration signée par vingt membres du conseil national du parti, adressée au conseil réuni durant deux jours en session ordinaire, il est demandé «l'intervention politique» du président du parti pour la prise de mesures «concrètes» à même de restituer le parti à ses militants, «condition sine qua non pour la sauvegarde du parti», estiment les signataires. Ces membres du conseil national du FFS disent s'être concertés sur la situation politique et organique du parti et avoir pris la décision d’adresser cette déclaration au conseil national avant sa diffusion. Ils ont estimé que le FFS vivait «la crise la plus profonde de son histoire» et qu'il était «victime d’un véritable complot visant le renversement de ses structures et de sa ligne politique». Les concernés ont également dénoncé «toutes les pratiques d’exclusion» et exprimé leur «entière solidarité» avec leur camarades «victimes de sanctions arbitraires et injustifiées». Deux cadres du parti ont été suspendus de toute activité au sein et au nom du parti pour s'être opposés à la participation du parti aux dernières législatives et avoir tenu publiquement (dans la presse) des propos dans ce sens, et considéré cette participation de «compromission avec les cercles du régime». Il s'agit de l'ancien premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), membre du conseil national et député élu sur la liste de Tizi-Ouzou aux dernières législatives, Karim Tabbou, qui fait partie des vingt signataires de la déclaration, et de Samir Bouakouir, représentant du FFS à l'étranger. La déclaration des contestataires a exigé l’ouverture d’un débat rassembleur de toutes

les énergies pour renforcer le parti et préserver son autonomie de décision, tout en saluant «toutes les initiatives et les prises de position allant dans le sens de l’enrichissement du débat, de la consolidation des principes et valeurs du parti, de l’enracinement de la culture démocratique pour la préservation de son capital politique et historique». Les contestataires pensent que ceux qu'ils ont appelé «les détenteurs de la décision» du parti, visent à «(...) briser l’espoir démocratique des militants et du même coup mettre fin à toute velléité de changement dans notre pays». Ils ont reproché à l'actuelle direction du FFS le «renoncement à sa ligne politique d’opposition au système», estimant que «son éloignement progressif des valeurs et de ses principes fondateurs atteste de ce changement de cap et d’orientation politique». Pour eux, «au lieu de consulter la base militante, seule habilitée à décider des options politiques du parti, dans un débat franc, libre et pluriel, le secrétariat national concocte des deals et des accords dans l’opacité absolue». Ils estiment aussi que «face aux questionnements politiques pertinents et légitimes des cadres, le secrétariat adopte une politique répressive faite de menaces, de manœuvres et de sanctions et ce, au mépris de toutes les règles éthiques». Les contestataires trouvent que ce qu'ils considèrent comme «le silence arrogant affiché à l’égard de toutes les demandes de débats formulées par les cadres et les militants, la poursuite de la politique clientéliste, le dénigrement relèvent de l’irresponsabilité assimilable à une volonté de liquidation du parti». Ils ont également déploré ce qu'ils ont appelé «une consécration pure et simple de la violence et la corruption comme mode de gestion des affaires du parti». Pour finir, ils se sont dits «convaincus qu’à défaut d’un sursaut démocratique véritable et salvateur, le FFS perdra toute sa crédibilité».

RÉUNION DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE L’AAV

Une feuille de route pour la prochaine session
L'Alliance de l'Algérie verte (AAV) a appelé à «une coordination permanente» pour créer le changement pacifique, affirmant sa disponibilité à élargir cette alliance «au service de la démocratie et pour la protection des droits et des libertés».

A

fin de réviser les différentes propositions de loi que l'AAV compte soumettre à la nouvelle APN, le groupe parlementaire de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV) s’est réuni, hier, au siège du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de Bouguerra Soltani, l'un des partis qui la composent. Les députés comptent proposer une loi sur la criminalisation du colonialisme, la révision à la baisse du régime indemnitaire des députés, ainsi que l'ouverture d'une enquête sur la «fraude» qui a entaché le dernier scrutin. Les trois leaders des partis de cette Alliance ont été au rendez-vous pour aborder les questions phares de la politique du moment. «Il sera question des structures au sein de l'AAV, de la conduite à tenir à l'avenir dans le Parlement et l'annonce de certaines décisions du parti», a affirmé Hamlaoui Akouchi, président d'El Islah. Cette fois-ci, ils se réunissent pour mettre en avant leur feuille de route pour la prochaine session parlementaire et ce, après avoir décidé, lors de leurs précédentes rencontres, de ne pas participer aux instances parlementaires de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN). Ils estiment que les islamistes ont raté leur dernière chance de concrétiser leurs objectifs et d'entrer dans une nouvelle ère de «changement». L'AAV a également appelé à «redonner la parole au peuple, à propager la culture de l'alternance pacifique au pouvoir en ouvrant le champ

au dialogue politique, à établir des liens avec le mouvement associatif et à coopérer avec tous, notamment les jeu-nes ». L'AAV a réitéré sa position à l'égard des résultats des dernières législatives qui, a-t-elle dit, « n'ont pas convaincu la majorité des Algériens».

De son côté, le secrétaire général du mouvement Nahdha, M. Fateh Rebaï, a appelé les pouvoirs publics et l'opposition à intensifier les efforts pour relever les défis actuels et sauver l'Algérie. «Cette étape est l'occasion pour le pouvoir et l'opposition de redresser la situation

en prenant une série de mesures», a souligné M. Rebaï. Le responsable du mouvement Nahdha a soutenu que les résultats du dernier scrutin n'étaient pas crédibles, mettant en avant la conclusion de la commission nationale de surveillance des élections. Il a affirmé que la parole doit revenir au peuple à travers des élections libres et transparentes. Par ailleurs, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani, a réaffirmé que sa formation politique ne participera pas à la composante du futur gouvernement. «Notre décision est claire : nous ne participerons pas à la composante du prochain gouvernement», a-t-il déclaré. Précisant que le but de l'Alliance de l'Algérie verte était d'atteindre une «large base de la mouvance islamiste», le leader du MSP a insisté sur «l'importance de servir la démocratie et d'aspirer à une étape plus sereine et plus libre». Enfin, le président de l'AAV n'a eu de cesse de répéter que ce conglomérat a été créé pour inculquer la notion d'«unité nationale». «L'alliance n'a pas été créée de manière conjoncturelle pour remporter le ma- ximum de voix dans les dernières législatives mais pour en finir avec les disparités partisanes», conclut M. Soltani.  Sihem Oubraham

Dimanche 24 Juin 2012

Ph. Nacéra I.

EL MOUDJAHID

Nation
du Consommateur (APOCE) au forum d’El Moudjahid. Mustapha Zebdi a mis à profit la présence en force des représentants de la presse nationale pour dénoncer les irrégularités qui caractérisent la commercialisation des véhicules neufs en Algérie et présenter les propositions de l’APOCE pour préserver les droits du consommateur.

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LES DROITS DU CONSOMMATEUR ET LA COMMERCIALISATION DE VÉHICULES NEUFS EN DÉBAT AU FORUM D’EL MOUDJAHID

Revoir la réglementation pour pallier aux infractions
Retard de livraison, contrat de vente non conforme, prix de vente révisable durant la durée de la validité de la commande, publicité mensongère, non-respect des caractéristiques techniques objets de la commande… sont autant d’infractions commises par les concessionnaires de véhicules et énumérés, hier, par le président de l’Association de Protection et Orientation

CE QUE DIT LA LOI
Le décret exécutif n° 076390 du 12 décembre 2007
Le législateur, pour protéger l’acheteur prévoit : • qu'un contrat de vente soit établi ; • que le prix de vente du véhicule doit être ferme, non révisable et non actualisable à la hausse durant le délai de validité de la commande. Il est établi toutes taxes comprises et inclure éventuellement les rabais, ristournes et remises consentis ; • que dans le cas où un acompte est exigé par le concessionnaire, il ne doit en aucun cas excéder dix pour cent (10%) du prix de vente toutes taxes comprises du véhicule ; • que le délai de livraison du véhicule commandé ne peut dépasser une durée de quarante-cinq (45) jours. En cas de prorogation du délai de livraison, un écrit doit être établi comportant l'accord de l'acheteur ; • que dans le cas où les termes de la commande ou du délai de livraison ne sont pas respectés, "le concessionnaire doit, sous huitaine à compter de la date d'expiration du délai de livraison, sur la base du choix opéré par le client, soit procéder au changement du véhicule, soit reverser au client l'acompte ou le montant intégral versé et ce, sans préjudice des pénalités prévues dans le cahier des charges qui sont applicables au concessionnaire en cas de défaillance de celui-ci" (article 25) ; • qu'une vérification technique préalable du véhicule soit effectuée avant sa livraison à l'acheteur ; • que les caractéristiques techniques et les options du véhicule doivent être scrupuleusement respectées ; • que le concessionnaire doit assurer au profit du client la garantie légale du véhicule livré et qui "couvre, notamment, les défauts de construction, les vices apparents et/ou cachés ainsi que le remplacement des pièces de rechange et des accessoires défectueux" (article 30) ; • que dans le cas d’immobilisation du véhicule au-delà de 15 jours, "le concessionnaire est tenu de mettre à la disposition du client un véhicule de remplacement" ; • L'article 33 prévoit que le concessionnaire se doit d'assurer le service aprèsvente des véhicules qu'il a vendus, par un personnel ayant les qualifications techniques et professionnelles requises. En cas de manquement à ces obligations, l'agrément peut être retiré.

L’

APOCE, qui n’a pas encore une année d’existence et ne bénéficie d’aucune subvention, est sortie de l’anonymat lors du dernier Salon de l’automobile. Depuis les plaintes émanant d’acquéreurs de véhicules neufs ne cessent de parvenir à l’association. Et si au début les requêtes se limitaient à une dizaine, « aujourd’hui nous recevons quotidiennement entre quatre et cinq requêtes de la part de citoyens qui dénoncent les irrégularités enregistrées dans la commercialisation, mais aussi le service après-vente de véhicules neufs", a expliqué M. Mustapha Zebdi. C’est pourquoi l’APOCE appelle les pouvoirs publics à revoir la réglementation régissant l'exercice de l'activité de commercialisation des véhicules neufs. Pour le conférencier la loi doit être «  revue  » pour mettre fin aux "nombreuses" infractions, pour ne pas dire arnaques, commises par ceux qui se présentent comme, dira-t-il, concessionnaires alors qu’ils ne sont en fait que des « importateurs de véhicules neufs ». Les retards dans les livraisons de véhicules, allant de quelques semaines à quelques années — il citera le cas d’un citoyen qui a dû attendre 4 ans —, figurent, selon le conférencier, parmi les infractions les plus récurrentes commises par les concessionnaires autos et les plus dénoncées par ceux qui veulent posséder une voiture. "Nous avons enregistré un cas où le client a attendu quatre ans pour recevoir son véhicule, qu'il avait pourtant payé à la commande", a-t-il déploré, alors que la loi en vigueur fixe le délai de livraison d'un véhicule neuf à 45 jours. Pour M. Zebdi, « il faut qu’il y ait un terrain d’entente entre les deux parties. Et le concessionnaire, dira-t-il, est tenu de proposer au client le changement de véhicule après la date d’expiration du délai de livraison ». Dans ce sillage, le responsable de l’APOCE a mis en exergue la non-conformité des contrats de vente et les bons de commandes délivrés par certains concessionnaires automobiles, qui "souvent ne mentionnent pas les délais de livraison". Sur certains bons de com-

mande, il est aisé de lire sur la case délai de livraison une mention choquante. « Arrivage + 45 jours ». Ce qui laisse toutes les portes ouvertes. Mais face à cette situation, un nouveau phénomène a fait son apparition. Selon M. Zebdi, pendant que des clients, qui ont versé des acomptes parfois dépassant les 10 % et parfois encore la totalité du prix, ce qui est aussi une anomalie, attendent des mois pour réceptionner leur véhicule, des revendeurs se voient livrer rapidement jusqu'à 20 véhicules à la fois pour les écouler, au su et au vu de tout le monde, sur le marché parallèle et encaisser des gains importants. Selon le conférencier, la carte d’immatriculation provisoire est remplie à l’aide d’un crayon. Autre infraction évoquée par le premier responsable de l’APOCE, la révision à la hausse du prix du véhicule durant le délai de livraison. Avec pour prétexte, une augmentation de la valeur de l'euro. Le non-respect des caractéristiques techniques mentionnées sur le bon de commande, sont des « arnaques », entre autres, évoquées par le responsable de la FAC. Les infractions citées par M. Zebdi comprennent aussi le manque de pièces de rechange, l'éloignement des rendez-vous

pour les prestations liées au service aprèsvente, le mauvais accueil au niveau du service clientèle des concessionnaires et la publicité mensongère, particulièrement sur les délais de livraison. Face à cette situation, l’association, qui intervient pour régler les litiges — 80 % ont été réglés à l’amiable —, se bat pour alerter les pouvoirs publics et compte saisir la nouvelle Assemblée nationale pour installer une commission de protection du consommateur. Une panoplie de propositions a été élaborée par l’association, on citera entre autres le versement d’une indemnité en cas de retard de livraison, la mise d’un véhicule de rechange à la disposition du client en cas de panne durant la période de garantie, la réduction des rendez-vous service après-vente à 7 jours… il y a lieu de noter que la première affaire qui sera présenté à la justice est prévue au mois de juillet. Le concessionnaire mis en cause représente une marque française. C’est la première affaire de l’APOCE qui compte avoir gain de cause et espère voir le retrait d’agrément à ce concessionnaire pour une durée de 90 jours, comme stipulé par la loi. Nora Chergui

Les déboires d’un jeune entrepreneur

EN CAS DE SOUCI AVEC UN PRODUIT ACHETÉ

A

gé de 28 printemps, Fawzi est un jeune Algérien qui n’a pas attendu longtemps pour s’initier au monde du travail. Faisant partie de ceux qui croient en leurs capacités et en leurs chances, il a très tôt décidé de prendre son avenir en mains. A 22 ans à peine, il entend parler de l’agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes et se présente donc à cette agence, en 2006. Très vite, le dispositif ANSEJ lui permet de devenir propriétaire d’une agence de location de véhicules et la vie commence à lui sourire. « Mon projet de transport de personnel et de location de voitures tient la route sans souci aucun et s’avère très intéressant, à telle enseigne qu’une extension devient une nécessité impérieuse. Je me présente, donc, de nouveau en 2011 à l’ANSEJ, pour pouvoir bénéficier de cette extension et partant, réaliser mes objectifs », raconte Fawzi. Tout marche comme sur des roulettes, jusqu’au moment où les déboires de Fawzi commencent avec cette com-

mande de deux véhicules de 9 places déposée 21 juin 2011 auprès d’un concessionnaire représentant un constructeur asiatique. Ce jour-là, il a été contraint de payer un acompte de 107 millions de centimes, soit 30% de la somme globale due, ce qui représente, de l’avis de l’association de protection et orientation du consommateur et de son environnement, une infraction à l’article 23 du décret exécutif 07-390 ». Déplorant le fait qu’il n’a pu travailler pendant, voilà maintenant déjà toute une année, alors qu’il avait déjà entamé des contacts aux fins de réaliser son rêve, le plaignant qui a perdu l’avantage de non-remboursement des dettes accordé aux entrepreneurs au démarrage de leurs projets, devait également rappeler que le délai de livraison de 45 jours, lequel faut-il le signalé est non mentionné sur le recto du bon de commande, est largement dépassé de dix mois. S. G.

Composez le 30 00 : un numéro vert accessible sur les portables
M. Mohamed Toumi, directeur exécutif de la fédération algérienne des consommateurs nous apprend que les trois opérateurs de la téléphonie mobile ont mis à la disposition de la fédération un numéro vert. Ainsi, toute personne se sentant arnaquée ou victime d’une escroquerie pourra composer le n° 30 00 pour dénoncer les agissements préjudiciables émanant de personnes mal-intentionnées. Par ailleurs, M. Toumi annoncera la tenue le 4 juillet prochain, d’une conférence de presse consacrée à la caravane de sensibilisation sur la culture de consommation laquelle caravane sillonnera du 4 au 9 juillet les quatre coins du pays. Cette manifestation est organisée par la fédération algérienne des consommateurs, en partenariat avec les Scouts Musulmans Algériens (SMA) et la dynamique association «Nass El Khir». S. G.

SELON M. ABDELMALEK SERRAI, EXPERT ET CONSULTANT INTERNATIONAL

Les prix des véhicules sont élevés
Intervenant au cours de la conférence-débat animée hier au centre de presse d’El Moudjahid, par l’association de protection du consommateur et son environnement, M. Abdelmalek Serrai, expert et consultant international, a dénoncé le problème des prix des véhicules qu’il qualifiera d’élevés. « Ce n’est pas normal, dira M. Serrai, qu’on achète, au prix de l’usine, des véhicules qui sont restés 2, voire même parfois 6 mois au sous-sol, au niveau des stocks». M. Serrai qui affirme que nombre de ces véhicules «ne répondent généralement pas aux normes appliqués sur ceux vendus en Europe», dénonce d’autre part, le recours à la « publicité mensongère » pour la vente de ces véhicules. Explicite, il dira que la pub parle de réduction du prix du produit alors qu’il n’y a pas de réduction, en réalité. En somme, c’est le véhicule qui perd un certain pourcentage de sa valeur initiale, étant donné que c’est un produit de stock, relèvera l’expert. S. G.

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Ph : Wafa

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Histoire

PROJET D’UNE SUPERPRODUCTION CINÉMATOGRAPHIQUE SUR LA WILAYA III

PORTRAIT

EL MOUDJAHID

“Les lions d’Algérie”, en attente de financement A

Ahcene Osmani : Au service de la mémoire de la Révolution

Dans le cadre des festivités commémoratives du cinquantenaire du recouvrement de l’indépendance nationale, le bureau de wilaya de TiziOuzou de l’organisation nationale des Moudjahidines (ONM) a organisé, en collaboration avec le réalisateur M. Ahcene Osmani, sur l’histoire de la glorieuse Révolution de novembre 1954, jeudi dernier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, une rencontre de vulgarisation sur le mégaprojet cinématographique concernant la wilaya III, que compte produire le ministère des Moudjahidine.

L

a cérémonie de présentation de ce projet qui tient à cœur le spécialiste dans la réalisation des films sur l’histoire de la révolution algérienne, M. Ahcene Osmani, s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des bureaux de wilaya de Tizi-Ouzou de l’ONM et l’ONEM, des représentants des mêmes organisations des wilayas composant la wilaya III historique et les membres de l’équipe technique qui sont fin prêts pour se lancer dans la réalisation de ce projet cinématographique intitulé Les lions d’Algérie. La cérémonie a été rehaussée par la présence du premier magistrat de la wilaya de Tizi-Ouzou, M. Abdelkader Bouazghi, qui a mis en exergue l’importance d’un tel projet cinématographique dans la mesure où il permettra de transmettre aux générations actuelles et futures le vrai visage du colonialisme et les sacrifices consentis par les chahid et moudjahidine pour libérer le pays du joug de cette colonisation qui aura duré 132 longues années. Il a également salué la détermination du réalisateur Ahcene Osmani à vouloir concrétiser ce projet immense visant à reconstituer les grands faits d’armes héroïques des artisans de la libération du pays de 1945 à 1962, mais aussi à rappeler l’atrocité des crimes commis par la colonisation dans notre pays.

Par cette rencontre, l’ONM, porteur de ce projet veulent attirer l’attention des plus hautes autorités du pays afin de dégager une enveloppe financière nécessaire à la réalisation de ce film qui a reçu, selon son réalisateur toutes les autorisations de tournage par le ministère de la Culture ainsi que l’aval du ministère des Moudjahidine qui approuvé le scénario de ce film dans lequel le réalisateur compte reconstituer les faits tels qu’ils étaient en utilisant une logistique (notamment des hélicoptères, des avions de guerre, des chars qu’utilisaient l’armée coloniales pour bombarder les villages de la wilaya III). Ce film qui devraient être tourné à travers 21 wilayas du pays nécessiterait, selon son réalisateur, une enveloppe financière de prés de 160 milliards de centimes, sans compter le coût d’importation du matériel de guerre à utiliser dans certaines scènes. Pas moins de cent cinq mille figurants, pour les rôles de civils, de moudjahidines, de soldats français et de harkis, seraient mobilisés durant les 30 épisodes de ce film historique, dont certains épisodes traiteront des parcours des colonels Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Mohamedi Said, Akli Mohand Oulhadj, Salah Zammoum et son frère Ali, Slimane Dehiles, de Si El Haoues… alors que

d’autres évoqueront les grandes batailles menées par les moudjahidine contre l’armée coloniale, le rôle de la femme pour la libération, les opérations politico-administratives de l’ALN, parcours de l’acheminement des armes de l’Est et de l’Ouest, préparation du document de la proclamation du premier novembre 1954, du congrès de la Soummam… Selon le réalisateur, ce produit cinématographique d’une durée de 2h30 mn mettra en exergue d’une part, la résistance du peuple algérien et sa foi inébranlable en la victoire quelque soit le prix à payer et d’autre part à dévoiler les desseins inavoués de la colonisation pour détruire la culture, le tissu social, l’économie… , de même qu’il vise à mettre en relief la solidarité et la complémentarité qui existait entre les différentes composantes de la société algérienne aussi bien sur le plan individuel que collectif. En attendant, le film qui a eu toutes les autorisations nécessaires pour le tournage reste toujours dans la phase de recherche de financement qui tarde à être dégagé, en dépit de son importance, en témoigne, d’ailleurs, le soutien manifesté en faveur de sa concrétisation, par les organisations nationales des Moudjahidine et des enfants de Chahid (ONM et ONEM). Bel.Adrar

hcene Osmani, né en 1954, date du déclenchement de le glorieuse révolution algérienne contre l’occupation française, mène aujourd’hui un combat contre l’oubli de toutes les atrocités commises par la colonisation contre tout un peuple et pour la perpétuation des sacrifices consentis par ce même peuple pour retrouver sa liberté confisquée pendant un siècle et 32 années. Scénariste et réalisateur, Ahcene Osmani, a fait de la réalisation des films sur la glorieuse révolution de novembre 1954 et ses principaux héros, un principe révolutionnaire dont il ne pourra se départir, de par son statut de fils de chahid, qui exige de lui de protéger la mémoire des martyrs de tous ceux qui sont tombés au champs d’honneur pour l’indépendance du pays, en perpétuant cette épopée par les images et des témoignages filmés, mais aussi et surtout mettre à nu les graves exactions commises par la colonisation contre tout le peuple algérien. Son choix porté sur la réalisation de films historiques est motivé également par sa volonté de transmettre aux jeunes générations post indépendance par des images les sacrifices consentis par les martyrs et Moudjahidine pour qu’aujourd’hui vivent dans la liberté, d’une part, et de participation, par sa filmographie, à l’écriture de l’histoire de cette glorieuse révolution qui a mis à genou la 4e puissance mondiale de l’époque, nous a-t-il confié. Cet attachement viscéral du réalisateur à tout ce qui concerne la colonisation française de notre pays et la lutte en continue de notre peuple contre son avilissement s’explique par le fait qu’il a été lui-même, témoins oculaire des atrocités coloniales perpétrées en Kabylie durant les deux dernières années de la révolution, notamment dans la région de Larbaa Nath Irathen, d’où il est originaire. Depuis 1982, ce fils de chahid ne cesse de perpétuer les sacrifices des martyrs et à travers eux l’écrasante majorité des générations ayant vécues sous cette occupation des plus abominables, à travers des réalisations cinématographiques fait à base de témoignages des acteurs vivants de la révolution et des recherches dans des livres d’histoire. Ainsi a-t-il immortalisé les chefs historiques de sa région à travers un film témoignage intitulé Les héros du Djurdjura témoignent réalisé en 1987, un film sur la légende que fut Abane Ramdane sous le titre D’Argaz Ammi (C’est un homme mon fils) en 1995. Deux autres films sur la mémoire seront réalisés par le même auteur une année plus tard, à savoir Les montagnes se souviennent et Les massacres de 8 Mai-1945 un film documentaire sur le génocide commis par l’armée coloniale contre le peuple Algérien au lendemain de la fin de la Seconde guerre mondiale durant laquelle des milliers d’Algériens ont participé à la libération du peuple français du nazisme. Parmi ses autres films traitant du même sujet, Ahcene Osmani, nous a cité le film L’Homme de paix réalisé en 2000, en hommage au cinéaste René Vautier, un Français qui a rejoint le maquis pour participer à la révolution contre la colonisation, un autre film intitulé L’Homme de dignité sur le colonel Ali Mellah, chef de la wilaya VI historique et son dernier film documentaire immortalisant les assauts du nord de Constantine du 20 août 1955, intitulé Les offensives de la liberté. Actuellement, le réalisateur attitré de films de mémoire est sur une superproduction cinématographique qui reconstituera les plus hauts faits d’arme du peuple Algérien et ses héros ainsi que des témoignages sur les atrocités commises par l’armée coloniale de 1945 à 1962 dans la wilaya III historique. «Cette superproduction que je projette de réaliser est une œuvre historique et pédagogique dont profiteront les générations futures», nous dira ce militant de la défense de la mémoire de la Révolution de Novembre 1954. Bel. Adrar

INSTITUT DU MONDE ARABE À PARIS

Le documentaire”1962, de l’Algérie française à l’Algérie algérienne” en avant-première
1962, de l’Algérie française à l’Algérie algérienne, un documentaire en deux épisodes (64’x2) sur l'année de l'indépendance nationale «racontée de l'intérieur», a été projeté en avant-première vendredi soir à l’Institut du monde arabe à Paris, dans le cadre d’un méga-programme dédié par l’établissement culturel au cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Réalisé par Malek Bensmail et Marie Colonna, nés tous deux dans l’Algérie indépendante, le documentaire est réalisé en deux épisodes : le premier A vous maintenant de faire la paix, relate la période comprise entre le cessez-lefeu proclamé le 19 mars 1962 et juin de la même année, tandis que le second épisode C'était comme un rêve..., s’intéresse à la période de l’indépendance de l’Algérie le 5 Juillet 1962 à la tenue de la toute première Assemblée du jeune Etat, présidé par Ahmed Benbella. Donnant la parole à des témoins directs de la guerre de libération et de l’indépendance nationale, les deux réalisateurs se sont refusés, à travers leur production, d’influer un quelconque avis, laissant libre cours tant aux nationalistes qu’aux partisans de l’Algérie française. Pour Marie Colonna, l’idée était de faire un documentaire Sans a priori. «On s’est attaché, avec Malek, à raconter une période précise qu’est la sortie de la guerre d’Algérie, en mettant au placard nos sentiments, nos idées, notre militantisme, en laissant parler ceux qui avaient vécu cette période», a-t-elle dit, avant la projection du documentaire. A travers ce film, a renchéri Malek Bensmail, on a tenté de «réunir humblement les témoignages parmi des personnes de la société civile, tant en France qu’en Algérie, pour raconter une histoire encore fébrile». «Cinéastes et intellectuels de manière générale essayent de refermer cette plaie laissée par cette guerre au moment où les historiens semblent ne pas y avoir parvenu et que les politiques sont encore dans une autre perspective», a-t-il dit. Le film sera projeté le 26 juin au cinéma la Clef à Paris, avant d’être diffusé les trois (1er épisode) et 10 juillet le (second épisode) prochain sur France 3. Le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie est, du 1er au 25 juin, au cœur d’un méga-programme artistique et culturel de l’IMA, dont un volet « l’Algérie en images» prévoyant la diffusion de neuf films à l’Auditorium de l’IMA. Cette programmation portera sur la période coloniale, la guerre d’indépendance et la production algérienne des années 1960 aux années 1980 (Omar Gatlato, de Merzak Allouache, La Citadelle de Mohamed Chouikh et les Hors la loi de Tewfik Fares). Un film-documentaire réalisé en 2012, par Ahmed Rachedi Point final qui embrasse l’histoire de l’Algérie de 1830 à 1962, sera également diffusé à l’occasion.

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EL MOUDJAHID

Histoire
LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE, MOHAMED CHERIF ABBAS, À PROPOS DE LA CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE

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“Les festivités seront à la hauteur de l’événement”
«La célébration du 50e anniversaire du recouvrement de notre indépendance nationale rend nécessaires la jonction de tous les efforts, la mobilisation de toutes les énergies, pour conférer à cet événement grandiose, la signification qui lui sied et l’intérêt qui doit lui être consenti.»

C’

est un message essentiel qu’a voulu transmettre le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas, dans le cadre de l’émission télévisuelle «Rencontre avec la presse», animée par la journaliste Thouraya Zerfaoui. S’agissant des préparatifs de ces festivités, le ministre des Moudjahidine a indiqué qu’ils sont confiés à une commission nationale, assistée de commissions de wilaya. A cet effet, un document-programme de 200 pages a été dressé et sera publié incessamment. Il renferme toute la panoplie des festivités (conférences nationales et internationales, éditions et traductions de livres et autres publications sur l’histoire du Mouvement national et la lutte de libération, produits audiovisuels, soirées artistiques, épopée historique et artistique… ). C’est un programme qui prend en charge l’aspect historique et le second volet concerne les réalisations concrétisées par notre par notre pays depuis son accession à la souveraineté nationale. «Ce document sera mis à la disposition des médias», déclare le ministre.

Une attention concrète pour le secteur de l’audiovisuel
Ce programme accordera un intérêt palpable au secteur de l’audiovisuel. A ce titre, des films longs métrages et des documentaires sont réalisés ou en voie de l’être, souligne M. Mohamed Cherif Abbas. Ce sont 100 documentaires et des films sur les symboles de notre lutte de libération nationale, comme Mostefa Ben Boulaïd, le colonel Amirouche, Krim Belkacem, le colonel Lotfi, Didouche Mourad, Mohamed Larbi Ben Mhidi, Zighoud Youcef… Des étapes historiques amplement emblématiques sont traitées également dans le sillage

de cette production audiovisuelle, fait remarquer le ministre, comme les négociations entre le Front de libération nationale et les émissaires français, le Congrès de la Soummam… L’audiovisuel a mis en valeur des potentialités juvéniles prometteuses qui vont impulser une nouvelle dynamique dans ce secteur. L’occasion est offerte au ministre pour lever un certain malentendu. Il n’y a pas de décision politique préméditée, tendant à retarder le traitement de notre mouvement national sous l’angle de la production filmographique et documentaire. Ce fut le cas durant les années 1960-70, mais la situation a complètement changé. En témoignent les conférences et autre colloques et rencontres organisés depuis les trois dernières décennies, et dont les travaux sont consignés dans des documents portés à la connaissance du public. Il y a des livres et des mémoires rédigés par les acteurs de cette lutte de libération qui sont édités. M. Mohamed Cherif Abbas évoque la contribution du Centre national des études sur le Mouvement national et la Révolution de Novembre 1954, placé sous la tutelle du ministère des Moudjahidine. Cette structure rassemble 72 cellules

de recherche qui œuvrent dans le champ de la recherche historique et dont les travaux sont portés à la connaissance de nos concitoyens. Toutefois, le ministre ne s’exonère pas de dire à ses interlocuteurs, que l’histoire n’est pas l’apanage d’un seul secteur, mais il y a une pléthore d’écrivains, de chercheurs et autres historiens qui sont concernés par la question de l’écriture de notre histoire. La Constitution impose, d’ailleurs, l’enseignement de cette histoire à nos élèves scolarisés.

des thèses erronées sur la prétendue mission civilisatrice du colonialisme français en Algérie, observe M. Cherif Abbas. On tente de mettre sur le même pied la victime et son bourreau. Vaine préméditation, car la Révolution a éliminé par les armes le colonialisme qui était à cent lieues de sa prétention à promouvoir la science, la civilisation et l’urbanité sur notre terre. Pour ce qui nous concerne, on va mettre en lumière les sacrifices consentis par notre peuple pour accéder à son indépendance et arracher sa liberté spoliée, car notre révolution est un événement majeur dans ce XXe siècle. Cela étant, le ministre n’a pas mis sous le boisseau des initiatives encourageantes qui sont orchestrées France, qui sont marquées du sceau d’une certaine probité.

Chaînes thématiques historiques : oui mais…
Abordant la question de la création éventuelle de chaînes thématiques historiques, le ministre s’est montré quelque peu réservé, car, de son point de vue, il ne s’agit pas de lancer des projets de ce type, encore faut-il en assurer une constance et une régularité dans la programmation d’émissions, de produits divers à l’effet de pourvoir la chaîne TV. Ce qui n’est pas encore évident. L’idée est louable en elle-même, mais il faut lui garantir toutes les conditions de son succès. Le ministre des Moudjahidine a déclaré que le spectacle de l’épopée historique et artistique sera montré au public durant trois nuits à Alger, au Casif, puis ce sera le tour de la ville de Constantine durant trois nuits et à Oran pour la même période. Une représentation de ce spectacle est prévue dans le cadre de la tenue du Festival de Timgad.Le ministre a eu à répondre sur le sujet de la création d’une école nationale d’écriture de

Un intérêt accru pour l’édition et la traduction d’ouvrages
La célébration de ce 50e anniversaire offrira l’occasion idoine de procéder à une œuvre substantielle d’édition et de réédition de quelque 500 livres d’histoire, ainsi que la concrétisation d’un travail conséquent de traduction de documents liés aux questions d’ordre historique. Cette tâche est d’autant nécessaire qu’outreMéditerranée, il y a des manifestations qui sont organisées dans ce cadre, mais qui n’en sont pas moins dénuées d’arrière-pensées. Dans la mesure où elles tentent d’accréditer

l’histoire. C’est un domaine délicat, at-il rétorqué, dans la mesure où il y a la question des sources de documentation. Le dossier de la restitution de nos archives transférées en France a été évoqué. A ce propos, le ministre a fait une distinction entre deux types d’archives. Celles qui sont la propriété de ’Algérie, et celles produites depuis la colonisation du pays jusqu’à son indépendance qui lui sont propres et les archives du colonialisme jusqu’à l’indépendance. Il a cité également les archives qu’il a qualifiées de matérielles, à l’exemple du canon de Baba Marzouk. M. Mohamed Cherif Abbas a ajouté, concernant la question des archives, que les colonialistes se sont toujours arrogé le droit injustifié de prendre par la force les biens et les patrimoines des pays conquis. Pour ce qui a trait aux fonds archivistiques conservés dans le Centre des archives nationales, ils sont mi à la disposition des usagers et des chercheurs spécialisés. «Nous avons entrepris un travail de collecte et de recueil de documents qui constituent les matériaux de base pour l’investigation scientifique. Nos colloques et autres rencontres historiques sont autant de sources de documentation à l’intention du public intéressé.» Le ministre cite quelques exemples non exhaustifs de thèmes d’études comme la question du foncier en Algérie, le rôle des zaouïas dans le mouvement national et d’autres sujets de préoccupation scientifiques et historiques. Les résultats de ces colloques et autres rencontres sont imprimés et édités. En dernier lieu, le ministre a exhorté nos compatriotes à participer en force à cet événement de la plus haute importance qui sera célébré durant toute l’année. Ce sera la fête de l’Algérie. M. Bouraib

COLLOQUE SUR LA « MÉMOIRE DE LA WILAYA IV HISTORIQUE »

Recourir au cinéma pour dénoncer les crimes de la France coloniale

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ans une communication sur la lecture juridique des crimes du colonialisme français en Algérie, dans le cadre du colloque sur la mémoire de la Wilaya IV historique, l'universitaire a considéré qu'en l'absence de mécanismes juridiques, actuellement, pour actionner la France auprès des juridictions internationales, les Algériens doivent envisager d'autres moyens pour contraindre ce pays à reconnaître ses crimes perpétrés pendant 132 ans d'occupation, notamment le cinéma en produisant des films et documentaires pour dénoncer l'histoire criminelle de la France. «Les crimes de la France en Algérie sont encore visibles cinquante ans après l'indépendance, et les Algériens souffrent encore de leur séquelles», a-t-il dit, citant l'exemple des essais nucléaires dans le Sahara algérien dont l'intensité a dépassé celle des bombes larguées par les ÉtatsUnis sur la ville japonaise d'Hiroshima en 1945. Les mines antipersonnel posées le long des lignes Challe et Morice (1957) ont fait 4.762 victimes après l'indépendance, 12.425 handicapés, selon les statistiques de 2010, a-t-il encore soutenu. Pour l'intervenant, la thèse de la France, selon laquelle les crimes commis contre les Algériens étaient de faits isolés d'officiers et de soldats de l'armée d'occupation, n'était pas recevable, de même que son argument de "prescription" avancé pour ne pas reconnaître ses crimes et ne pas présenter des excuses au peuple algérien.

«Les Algériens doivent recourir au cinéma pour dénoncer les crimes perpétrés par la France coloniale face au refus des autorités françaises de reconnaître ces crimes abjects», a estimé jeudi soir à Aïn Defla, le chercheur Abdelkader Douha.

Youcef Khatib, président de la fondation et le dernier commandant de la Wilaya IV historique, outre des enseignants spécialisés dans l'histoire de l'Algérie.

Plus de 21 prisons et des centaines de camps de torture construits dans la Wilaya IV
«Plus de 21 prisons et des centaines de camps de torture ont été construits par les autorités coloniales françaises dans la Wilaya IV», a souligné jeudi à Aïn Defla le moudjahid Mohamed Metidji. Il a indiqué, dans une communication présentée lors d'un colloque de deux jours intitulé "Mémoire de la Wilaya IV historique", qui se tient à Aïn Defla, qu’«outre la transformation des fermes en camps de torture par les colons, la France a construit plus de 21 prisons dans plusieurs régions de la Wilaya IV». Les prisons de Barberousse (Alger) et de Berouaghia (Médéa), notamment, témoignent encore de l'atrocité et de la sauvagerie du colonialisme, a affirmé l'orateur qui a précisé que près de 2.000 Algériens avaient été condamnés à mort dans ces prisons, sans procès. Outre les centres secrets de torture, comme Villa Susenni (El-Biar), et l'usine de confiseries à Hussein Dey, où les officiers de l'armée française raffinaient de cruauté dans la torture des Algériens, "avec la bénédiction des prêtres à l'époque", les fermes des colons dans la Wilaya IV avaient été transformées également en lieux de torture dont Haouch Bouguendoura (Boumerdès), Bernaby (Khenchla) et Bab El-Qart (Médéa). Le moudjahid Metidji a rappelé que 25 camps de détention ont été créés par les autorités coloniales dans plusieurs régions de la Wilaya IV, comme celui de Kasr El-Boukhari (Médéa) où il avait été détenu.

L'armement des différentes régions du pays n'était pas équilibré durant la guerre de libération
Le chercheur dans l'histoire de la Révolution algérienne, le professeur Ameur Anane, a affirmé

jeudi que la distribution des armes durant la guerre de libération nationale "n'était pas équilibrée entre les différentes régions du pays", en raison de la difficulté de l'acheminement des armes d'une région à une autre. Il a souligné que "contrairement aux régions frontalières", la Wilaya IV historique, qui englobait les régions centre et nord d'Algérie, "a acquis ses armes localement", grâces aux opérations menées par les moudjahidine contre les camps de l'ennemi français, notamment durant les premières années de la guerre de libération. Les wilayas frontalières, par leur position géographique, "sont celles qui ont bénéficié le plus" des armes octroyées par les pays amis durant la Révolution, a-t-il ajouté. Le déchargement des cargaisons

d'armes sur les frontières algéro-libyennes ou les frontières ouest a contraint les moudjahidine de la Wilaya IV à attaquer les casernes militaires de l'ennemi pour s'armer. Face à la difficulté d'armement, les moudjahidine ont par ailleurs recouru "au développement des bombes artisanales et de l'arme blanche", armes qu'ils ont utilisées lors de leurs premières opérations au début de la Révolution. Les travaux du colloque national de la Wilaya IV historique, organisé par la Fondation de la mémoire de la Wilaya IV historique, ont débuté mercredi dernier, en coordination avec l'organisation des moudjahidine et la wilaya d’Aïn Defla. La première journée a été marquée par les interventions de moudjahidine, dont le colonel

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Nation
Un riche programme au menu
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EL MOUDJAHID

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE NATIONALE DU TOURISME
À l’occasion de la célébration de la journée nationale du Tourisme, l’ONT organise un eductour, au profit des médias nationaux, du 25 juin au 29 juin 2012. Lors de cette virée touristique, la délégation composée de journalistes devra se rendre dans les wilayas de Biskra, Constantine, Jijel et Bejaia.

GESTION DU RISQUE AGRICOLE

Le MADR organise aujourd’hui un atelier
n atelier sur la gestion des risques agricoles sera organisé aujourd’hui à Alger par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, annonce samedi un communiqué du ministère. Cet atelier, organisé en collaboration avec la Banque mondiale, examinera et soumettra à débat un document, réalisé par le ministère, qui dresse "un diagnostic précis des différents risques auxquels sont soumis les agriculteurs et les éleveurs", ajoute le communiqué. Le document précise aussi "les mécanismes et le cadre de gestion stratégiques des risques agricoles comme base de prise de décision et de planification à moyens et long termes", ajoute la même source. Il passe également en revue les expériences internationales dans la gestion des risques agricoles et les confronte à la situation algérienne, tout en mettant l'accent sur des exemples de partenariats public-privé, le rôle de l'Etat et des compagnies d'assurances et de la réassurance. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture indique que ses différents programmes intégraient "un éventail d'actions qui prennent en charge des risques hors de portée des agriculteurs, des éleveurs et des opérateurs économiques et qui viennent compléter les mesures prises par les agriculteurs et les éleveurs". "Il s'agit notamment du soutien à l'irrigation d'appoint des céréales pour lutter contre la sécheresse, des traitements préventifs contre les ennemis des cultures et les maladies contagieuses et le dédommagement des abattages pour les maladies des animaux domestiques à déclaration obligatoire", précise le ministère. Il s'agit également du système de régulation des produits de large consommation (Syrpalac), qui permet de préserver le revenu des agriculteurs en cas de baisse des prix à la production, des stocks de sécurité des produits de large consommation, de l'obligation d'assurance des bénéficiaires du crédit de campagne ou d'exploitation R'fig.

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ette « opération de charme » sera l’occasion pour les journalistes de promouvoir la destination Algérie à travers leurs organismes respectifs, mettre en valeur les potentialités touristiques du pays, notamment hôtelières, et de contribuer à prospecter le marché algérien afin d’encourager les flux de touristes vers l’Algérie. Il s’agira également d'insérer la destination Algérie dans la carte touristique mondiale. Dans cette optique, la presse spécialisée a un grand rôle à jouer pour le développement et l’accompagnement du secteur du tourisme. Il y a lieu de souligner qu’en plus de cet eductour, l’ONT mettra en place un programme riche et varié de festivités marquant la journée nationale du Tourisme. Il sera question de distribution des affiches et des dépliants aux estivants et des guides touristiques aux voyageurs dans différents aéroports algériens pour les renseigner sur les lieux touristiques, les hôtels et autres prestations existant dans le pays ainsi que l’organisation d'une caravane de sensibilisation et des activités cul-

turelles et de loisirs, la distribution d'affiches et de dépliants aux estivants. L’évènement sera marqué aussi, par l’organisation de galas artistiques au niveau des plages pour permettre aux vacanciers de passer leur séjour dans des conditions agréables après une année de labeur. Aussi, dans le but de faire connaître la diversité touristique des régions côtières et les infrastructures d'accueil existant et de sensibiliser les estivants sur la nécessité de garder les plages propres et de protéger la biodiversité, une caravane touristique sillonnera, à partir du 5 juillet prochain, 14 wilayas côtières pour informer les gens sur les sites à visiter. La caravane est composée de deux groupes ; Le 1er groupe se rendra dans l'est du

pays à partir de la wilaya d'El Kala, tandis que le second se rendra à l'ouest du pays. Lors de ce voyage, les journalistes auront l’occasion de participer au programme des festivités prévu pour la journée nationale du Tourisme. A Biskra, les journalistes auront l’occasion de visiter les balcons de Ghoufi et les gorges de Tigharnimine, les gorges de Rhummel, le pont suspendu de Sidi M’cid à Constantine, les grottes merveilleuses, les sites archéologiques de Jijel, Ziama Mansourah, ainsi que la visite de la Casbah, Bab El Bahr les remparts Hammadites et le pic des Singes jusqu’au cap Carbon, ainsi que le musée de la mosquée de Sidi Soufi à Bejaia. Makhlouf Ait Ziane

BOUABDALLAH GHLAMALLAH À CHLEF

Le ministre met l’accent sur la nécessité de faire prévaloir l’esprit de bienfaisance

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e ministre des Affaires religieuses et du wakf, M. Bouabdallah Ghlamallah, a mis l’accent vendredi à Chlef sur la nécessité de faire prévaloir ''l’esprit de bienfaisance'' et d’inculquer aux jeunes les valeurs et les préceptes de l’islam. Le ministre qui s’exprimait lors d’un prêche qu’il a animé vendredi à la mosquée Sidi Ahmed Benbouali de Labiadh Medjadja distante de 15 km au nord-est de Chlef, a indiqué que le travail est une source de richesse,

pourvu que les dividendes générées aillent vers des actions qui profitent également à la collectivité. M. Ghlamallah a estimé nécessaire de mettre à profit le temps et de l’exploiter dans des activités rentables et bénéfiques à la collectivité, ajoutant que le travail et l’effort sont des facteurs déterminants dans toute action de développement. Evoquant le rôle de la mosquée, le ministre a indiqué que celle-ci ne doit pas être perçue seulement comme un endroit pour accomplir les rites mais comme un centre

de rayonnement religieux et culturel destiné à approfondir les valeurs culturelles, religieuses et éducatives des fidèles. Dans le même contexte, le ministre a exhorté les responsables du secteur à généraliser l’apprentissage du Saint Coran notamment au profit des enfants. Auparavant, le ministre a inauguré deux mosquées respectivement à Medjadja et à Zeboudja d’une capacité respective de 1.200 et 2.000 places.

POMME DE TERRE

Réunion d'évaluation aujourd’hui du comité national interprofessionnel

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proximité des immeubles d’habitation par rapport aux Lieux saints, notamment. En effet, durant les dix derniers jours de Ramadhan, les frais de séjour se situent entre 15 et 18 millions de centimes, en classe économique pour tout hadji résidant à une distance située entre un et 1,5 km des Lieux saints. Les prix peuvent flamber littéralement, atteignant les 24, voire les 35 millions de centimes pour un séjour de 15 jours, dans un appartement de 4 chambres, situé entre 400 et 600 mètres du «  Haram El Mekki  ». Dans ces conditions, l’affluence pour le petit pèlerinage ou « Omra » risque d’être très réduit cette année. Mourad A.

EN RAISON DE TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT AUX ALENTOURS DES LIEUX SAINTS,

La “Omra” sera chère cette année !

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ntre 120 à 150.000 Algériens se rendent chaque année aux Lieux saints de l’islam pour accomplir la «  Omra  ». Pour ce faire, plus d’une centaine d’agences de voyages et de tourisme publiques et privées disposent de l’agrément nécessaire pour assurer la prise en charge des hadjis. La question, si on veut aborder le problème, réside dans les prix de séjour. Comme c’est le cas dans le secteur du tourisme, où les prix varient selon les saisons, le coût de la « Omra » augmente vertigineusement durant le Mawlid Ennabaoui et le mois de Ramadhan notamment, périodes recherchées par les pèlerins. La démolition de nombreux immeubles d’habitation, situés aux alentours du « Haram

El Mekki », dans le cadre d’importants travaux d’aménagement, menés ces trois dernières années par les autorités saoudiennes, a ajouté son grain de sel en participant grandement à la flambée des prix de location des chambres, situées à proximité des Lieux saints, ce qui se répercute bien entendu sur le coût global du pèlerinage. Selon le responsable de l’agence de voyages et de tourisme Mediène d’Alger, le petit pèlerinage ou « Omra », qui dure une quinzaine de jours environ, coûte au hadji entre 13 et 13,5 millions de centimes par personne, habituellement. Depuis le dernier « Mawlid Ennabaoui », a-t-il ajouté, les prix de la « Omra » ont commencé à augmenter, selon le degré de

e comité national interprofessionnel de la pomme de terre tiendra, aujourd’hui à Alger, une réunion au siège du ministère de l'Agriculture et du Développement rural pour évaluer et consolider la dynamique de la filière, indique un communiqué du ministère. La réunion, qui se tiendra en présence du ministre, M. Rachid Benaissa, sera consacrée à l'évaluation du "déroulement de la campagne en cours, l'état de préparation et de mise en place de la campagne 2012/2013, les conditions de stockage ainsi que d'autres segments composant cette filière'', précise la même source. La filière pomme de terre connaît ces dernières années "une forte dynamique et un accroissement notable de la production", relève le ministère, soulignant que la production a atteint 3,8 millions de tonnes en 2011, contre 3,2 millions de tonnes en 2010, et seulement 2,67 millions de tonnes en 2009. Les professionnels de la filière estiment que l'objectif global de production retenu au titre des contrats de performance pour 2014, estimé à 4 millions de tonnes, sera atteint lors de la présente campagne.

EDUCATION NATIONALE

Les adjoints de l’éducation reviennent à la charge

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ans un communiqué, rendu public par l’Unpef, ce corps relevant du secteur n’a pas caché son ire, après la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation. Les adjoints de l’éducation dénoncent notamment le fait « d’effectuer des tâches similaires aux autres effectifs, mais les indemnités au niveau du secteur sont loin d’être équitables.» Face à cette situation, le collectif réitère de manière « claire et ferme » ses revendications notamment la révision de certains volets du statut particulier, dont le dernier amendement relevant du volume des indemnités attribuées aux travailleurs du secteur

est en phase d’achèvement. Il y a lieu de rappeler que les adjoints d’éducation ont observé un mouvement de grève en mai dernier pour exiger « le gel du statut particulier révisant le décret 315-08 » et ce, en vue de permettre de « corriger les dysfonctionnements de ce texte ». « Les adjoints de l’éducation nationale se sentent lésés par le nouveau statut particulier, qui ne favorise nullement l’épanouissement de ce corps, en raison des tâches importantes qui lui sont dévolues dans les établissements scolaires », lit-on dans le communiqué de l’Unpef. Les représentants de cette entité syndicale ont, à maintes fois, déploré le fait

que « l’adjoint de l’éducation, qui est classé à la 7, est le seul corps qui ne bénéficie d’aucune augmentation ». Rappelons, toutefois, que les revendications des adjoints de l’éducation tournent principalement autour de «la révision du statut particulier de la corporation, à travers la classification à la catégorie 10, au lieu de la 7 actuellement ». Les adjoints de l’éducation réclament, également, « le droit à la promotion au poste de conseiller à l’éducation, une réduction du volume horaire, actuellement de 36 heures par semaine, à 28 heures, l’ouverture de cycles de formation pour le recyclage ». Autres points contenus dans la plate-forme de re-

vendications : « L’application de la définition des tâches des adjoints, révisée le 25 novembre 2009 avec la tutelle, où 25 amendements ont été proposés avec une commission mixte, mais jamais appliqués sur le terrain ». Les adjoints d'éducation qui sont au nombre de 40.000 dont 2,5% titulaires d'une licence, réclament leur réhabilitation et leur considération car ils assurent à la fois deux tâches : pédagogique et administrative. « Nous sommes des pédagogues, des agents de sécurité, des agents de l'administration  », tiennent-ils à indiquer. S. S.

Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Economie
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION e

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COMMERCE DE GROS DES FRUITS ET LÉGUMES

La hausse de la demande maintenue au 4 semestre 2011
● Amélioration de l'activité, accompagnée d’une stabilité des prix, prévue durant l'année 2012 Le renforcement de la cadence de réalisation des différents projets du secteur des BTPH a provoqué une poursuite de la hausse de la demande en matériaux de construction, au 4e trimestre 2011, malgré la hausse des prix de vente, indique une enquête de l'ONS.

Définir le statut des intermédiaires
● Un projet de décret régissant le commerce de gros des fruits et légumes, en cours d’examen, devra définir les normes de classification des marchés de gros et les missions des intermédiaires

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es résultats d'une enquête sur la situation et les perspectives dans l'industrie, auprès des chefs d'entreprise, indiquent que la demande en matériaux de constructions a continué sa hausse durant le dernier trimestre 2011, prévoyant une amélioration de l'activité de la demande avec une stabilité des prix durant l'année 2012. Selon l'enquête, 95% des patrons des entreprises des deux secteurs (public et privé) ont déclaré avoirs satisfait toutes les commandes reçues, et ils leur subsistent des stocks de produits fabriqués, situation jugée anormale par 50% des personnes touchées par l'enquête. Globalement, l'activité industrielle dans le secteur des matériaux de construction a repris sa hausse durant la période de référence, précisent ces chefs d'entreprise. Plus de 48% du potentiel de production a utilisé les capacités de production à plus de 75 et 44% à moins de 50%, selon les réponses des chefs d'entreprise. Par ailleurs, le degré de satisfaction des commandes de matières premières reste inférieur à la demande, selon la moitié des chefs d'entreprise, ce qui a causé une rupture de stock pour près de 45% des concernés engendrant des arrêts de travail de 10 à 29 jours pour l'ensemble des concernés. Durant les trois derniers mois de l'année écoulée, 41% des industriels ont déclaré avoir eu des problèmes de transport, relevant que la consommation d'énergie est restée stable et l'approvisionnement en eau a été suffisant, selon la majorité des indus-

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triels. En raison de la vétusté des équipements, 95% des patrons d'entreprise ont enregistré des pannes, entraînant des arrêts de travail de près de 15 jours et plus, selon l'enquête d'opinion de l'office. Toutefois, l'ensemble des concernés confirme avoir remis en marche l'équipement en panne et la majorité déclare pouvoir produire davantage avec un renouvellement des équipements et sans embauche supplémentaire du personnel. Selon l’ONS, plus de 85% des chefs d'entreprise enquêtés, l'état de la trésorerie a été bon durant le dernier trimestre 2011, et seulement 2% ont recouru à des crédits bancaires et plus de 6% de ces derniers ont eu des problèmes à les contracter. Les effectifs du secteur ont baissé durant cette période. Près de 28% jugent le niveau de qualification du personnel insuffisant et plus de 32% trouvent des difficultés à recruter du personnel d'encadrement, de maîtrise et d'exécution. Près de 40% des enquêtés ont déclaré qu'en embauchant du personnel supplémentaire, les entreprises vont produire davantage. Durant les trois derniers mois de l'année dernière, le taux d'absentéisme reste supérieur au taux général pour plus de 12% des entreprises, conclut l'enquête. Globalement, l'activité industrielle a repris sa hausse durant la période de référence déjà citée après une baisse enregistrée durant le trimestre précédent, dans les deux secteurs public et privé, selon cette enquête de l'ONS. Après une hausse durant le 2e trimestre 2011, l'activité industrielle a connu une baisse au 3e trimestre, pour reprendre durant les trois derniers mois de la même année dans les deux secteurs, selon cette enquête. Plus de 66% des entreprises publiques et près de 57% de celles du privé ont utilisé leurs capacités de production à 75%, précise l'enquête. L'activité industrielle devrait, selon l'enquête qui a touché 740 entreprises, dont 340 publiques et 400 privées, connaître une reprise durant les mois prochains.

SELON UN RAPPORT D’OXFORD BUSINESS GROUP

L’Algérie importe annuellement pour 3,3 milliards de dollars de denrées alimentaires

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n rapport relatif à la mise en œuvre des réformes dans le secteur algérien de l’agriculture, publié le 20 juin par Oxford Business Group, souligne que «l’Algérie est l'un des pays qui importent le plus de produits agricoles sur le continent africain, avec 3.3 milliards de dollars de denrées alimentaires qui arrivent chaque année sur le marché, soit 15% des importations totales». Une donne qui s’explique par le fait que «l’Algérie ne dispose que de 8.2 millions d'hectares de terres cultivables, soit environ 3.4% de sa superficie totale». Et c’est en raison de la modestie des récoltes et de «la fluctuation des prix que le gouvernement algérien, préoccupé par la sécurité alimentaire, intensifie la mise en œuvre de ses plans pour moderniser le secteur agricole», note le document. Ainsi, il est relevé que l'Algérie a commencé à élaborer une stratégie visant à restructurer le secteur agricole national dès 2009, à même de dynamiser la production et de réduire les importations. Une réforme destinée à favoriser les investissements. À ce propos, le rapport d’OBG relève que lors de la présentation, au mois de mai, de la Politique du renouveau agricole et rural (PRAR), le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Bénaïssa, a déclaré que «la priorité serait de renforcer la sécurité alimentaire en améliorant les réglementations actuelles et la gestion du secteur. D’autre part, le gouvernement espère également que l'introduction de techniques et pratiques plus modernes, dans le cadre de partenariats public-privé, permettra à l'Algérie de compter davantage sur sa production nationale». Dans le même contexte, le document rapporte que «le pays espère que la PRAR permettra de changer la donne, grâce à un large éventail de mesures, notamment la réorganisation et la modernisation de la production de céréales et de produits laitiers, la culture des olives et des pommes de terre et l'élevage du bétail». De même qu’il s’emploie «à adapter les secteurs de la banque et de l'assurance locaux pour mieux répondre aux exigences du secteur agricole et des producteurs», sachant que «la formation et le soutien technique des producteurs locaux et des coopératives seront également un axe prioritaire, alors que le gouvernement cherche à introduire de

nouvelles méthodes et technologies dans des domaines tels que la recherche, l'administration et l'élevage». Les plans des responsables ont «pour fondement, la politique agricole présentée dans le cadre du plan quinquennal 2010-14, une stratégie élaborée pour faire face à la hausse rapide des prix des denrées de base en 2008». L’étude en question affirme que «le pays reste vulnérable face aux fluctuations des prix des denrées alimentaires». Dans le même ordre d’idées, il est souligné que «la volonté du gouvernement d'introduire des techniques et pratiques plus modernes dans le secteur agricole répond à un objectif plus vaste, celui de dynamiser la production agricole, de 6% par an entre 2000 et 2008 à 8.3% chaque année». La production de produits de base devrait également progresser de 21.3 % pour s'établir à 3.54 millions

de tonnes à l'horizon 2015/16. Les projections retenues dans ce cadre visent également de créer jusqu'à 750.000 postes permanents dans le secteur de l’agriculture, est-il indiqué. «Autre composant clé de la stratégie PRAR, l'introduction d'un système de régulation des produits agricoles à large consommation, qui devrait contribuer à limiter la spéculation sur les prix des produits agricoles, qui sont en quelque sorte la marque distinctive du secteur local». Dans cette optique qui consiste à optimiser le rendement du secteur et à baisser le volume des importations, «le gouvernement algérien ne ménage pas ses efforts pour donner aux agriculteurs et producteurs locaux les moyens nécessaires pour renforcer leur productivité», conclut le rapport. D. Akila

oyers de spéculation et de pratiques illicites, l’anarchie et la confusion dans les missions des intervenants aidant, les marchés de gros font l’objet d’une action, en cours, visant à réorganiser ces espaces commerciaux et définir les relations entre les intermédiaires et les opérateurs intervenant à ce niveau. Il s’agira, en définitive, de réguler les activités commerciales dans un cadre juridique adéquat devant mettre fin aux agissements des intermédiaires, dont l’emprise sur les prix a fini par hypothéquer le pouvoir d’achat de larges catégories sociales. Une situation rendue complexe du fait de l’absence d’un statut définissant les missions et rôle de ces intervenants au sein des marchés de gros. Un état de fait auquel le département du Commerce a décidé de mettre un terme à la faveur d’un projet de décret élaboré dans ce sens. La mouture est actuellement au niveau du secrétariat du gouvernement et devra être incessamment examiné en Conseil des ministres, a fait savoir récemment le conseiller à la communication au département du Commerce, M. Farouk Taifour. La réorganisation des marchés de gros, qui est une démarche visant à juguler les pratiques illicites, à empreindre une certaine transparence dans l’exercice de l’activité commerciales, mais aussi, à maîtriser les prix dans des cas exceptionnels. La création d’une entreprise publique chargée de la gestion de ces marchés devra, justement, contribuer à réglementer le fonctionnement de ces espaces et, par conséquent, éliminer les dysfonctionnements constatés. Cette structure sera chargée de la concrétisation de 14 marchés de gros de fruits et légumes à caractère national et régional, et devra également encadrer les opérations de distribution des produits agricoles. En outre, cette entreprise bénéficiera de crédits bancaires, soit 25 milliards de dinars, dans le cadre de la mise en œuvre d'un programme d'investissement pour la création de marchés de gros suivant les normes requises. Dans le cadre de sa démarche, l’Etat a mobilisé une enveloppe de 47 milliards de dinars destinée à l’assainissement des marchés de proximités et des marchés couverts. D. Akila

RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES FISCALES DES BOULANGERS

Les départements du Commerce et des Finances se concertent

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es discussions entre les ministères du Commerce et des Finances sont en cours afin d’étudier les modalités de rééchelonnement des dettes fiscales des boulangers, a indiqué, jeudi à l'APS, le directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du Commerce, M. Abdelaziz Aït Abderrahmane. "Les deux parties ont eu deux réunions ces derniers jours en vue d'arrêter un calendrier de paiement des dettes fiscales des boulangers confrontés à plusieurs sanctions pécuniaires", a-t-il déclaré, ajoutant que le ministère du Commerce avait également demandé de leur effacer les pénalités de retard. "Beaucoup de boulangers n’arrivent pas à payer leurs importantes dettes, ce qui leur a créé des problèmes avec les services des impôts. Afin qu'ils puissent s'acquitter de leurs dettes, et pour leur éviter les poursuites judiciaires et d’autres sanctions pécuniaires, le calendrier de rééchelonnement sera prêt lors de

la 3e ou 4e rencontre" pendant l'année en cours, a souligné le responsable. M. Aït Abderrahmane a rappelé que depuis 2011, les boulangers ont obtenu d’importants avantages, notamment la réduction de l’impôt forfaitaire unique (IFU), ramené de 12 à 5%, la suppression de la taxe sur l’environnement, ainsi que des crédits bonifiés pour les achats des groupes électrogènes. Le ministère travaille à obtenir d'autres "acquis", dès 2012, au bénéfice de ce corps de métier à portée stratégique, a-t-il assuré. Pour faire face aux difficultés que rencontrent les boulangers depuis des années, l’Union nationale des boulangers (UNB) a soumis au ministère du Commerce une série de revendications liées essentiellement à la baisse du prix de la farine de 2.000 à 1.500 DA et du poids du pain de 250 à 200 grammes, une façon d'éviter toute hausse des prix, avait indiqué le président de cette corporation M. Youcef Guelfat. Selon lui, les boulangers pourront dès la semaine pro-

chaine se rapprocher des agences de la Banque d’agriculture et de développement rural (BADR) afin d'obtenir un crédit leur permettant d'acquérir des groupes électrogènes. La BADR a signé cette semaine une convention avec deux entreprises nationales pour doter les boulangeries de groupes électrogènes. Cette banque doit octroyer aux boulangers des prêts allant jusqu’à 100 millions de centimes en vue de l’acquisition de groupes électrogènes auprès des deux entreprises signataires de la convention. "Les boulangers activant de manière légale pourront tous bénéficier de ces crédits, à l'échelle nationale", avait indiqué M. Guelfat, précisant que le bénéficiaire doit verser 10% du montant global du crédit, le paiement des 90% restants se fera sur dix ans. Cette mesure permet, selon le président de l'UNB, d’éviter aux boulangers d’éventuelles pertes matérielles en raison des coupures répétées de courant électrique, notamment durant l'été.

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EL MOUDJAHID

Culture
AIT DJOUDI SAÂDI DIMAJAZZ 2012

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PORTRAIT

La passion du chant kabyle
Auteur, compositeur et interprète de la chanson kabyle avec une petite voix caractéristique au timbre plutôt fluet et monocorde, l’artiste Ait Djoudi Saâdi qui a fait un long chemin dans la carrière de chanteur, ponctuée par la production d’œuvres musicale régulières et dotées d’un arrangement maitrisé et bien ficelé, incarne toujours pour le public de son choix une sorte de force tranquille qui évolue discrètement loin des projecteurs des factices notoriétés vite oubliées, après la sortie d’un tube.
n fait la longévité artistique de ce parolier à la modeste allure, proche de son époque avec les turbulences qu’elle connait d’une décennie à l’autre et des attentes de son public, Ait Djoudi Saâdi l’a doit à une patiente exploration de l’univers musical qui accompagne ses textes recherchés et étudiés suivant des formules de la poésie kabyle qui savent émouvoir l’ouïe à l’écoute de ces airs qui sont un savant et harmonieux mélange entre le genre traditionnel et moderne. Né en 1966 à Alger où il habite, notre artiste effectue souvent des séjours dans les montagnes de Kabylie du côté d’Ait Khelfa dans la région d’Ain El Hamam d’où ses parents sont originaires. Sa maitrise de l’amazigh chantée en couplets tantôt entraînants tantôt langoureux ou mélancoliques, lui vient de loin. Enfant précoce baignant dans un monde artistique riche et dans un environnement familial propice à son expression, grâce essentiellement à son père et oncle maternel, il s’initie dès l’âge de 8 ans à la guitare et à la clarinette et ses vœux et souhaits les plus chers sont exaucés lorsqu’on lui offre un mandole alors qu’il est un jeune lycéen. C’est donc tout naturellement que notre chanteur dévoile ses dons et sa graine d’artiste lorsque par l’entremise d’un parent, on le présente au barde de la chanson kabyle Ait Menguellet qu’il accompagne, alors qu’il a, à peine 15 ans, au théâtre d’Alger et sur les hauteurs de Tizi-Ouzou au début des années 1980 dans plusieurs galas artistiques. Il ne tarde pas à se faire remarquer d’abord par ses nombreuses reprises du répertoire d’Idir, Djamel Allam, Nouara ou Chérif Kheddam. Puis à se faire connaitre en sortant son premier

Show de haute volée avec Sanja IIic
a musique des Balkans a été à l’honneur, vendredi soir, au festival Dimajazz de Constantine dont la 9e soirée a été animée par le groupe serbe Balkanika conduit par le maestro Alexander Sanja IIic. Un show musical de haute volée, alignant 16 musiciens, combinant jeu instrumental, chants, danse et autres exhibitions artistiques improvisées, a été offert à cette occasion à un public conquis et nullement déçu de ne pas assister à un spectacle de «pur jazz» comme le veut la thématique de cette manifestation musicale. La formation de Sanja IIic, un virtuose du clavier a combiné trompettes, barytones, saxophones, clarinettes, trombones, batterie, violons et autres instruments de musique moderne avec des instruments traditionnels comme le saz, l’oud et le bouzouki dans un magnifique concert reflétant la richesse et la diversité des musiques des Balkans et leur grande capacité à s’adapter à l’air du temps et à la modernité. Le public d’abord sagement attentif, fut progressivement conquis

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titre à succès en 1982 : Ourdjerkem Athiziri (Je t’ai attendu astre de la nuit), une chanson d’actualité avec une instrumentation remarquable qui connait tout de suite les faveurs du public et, elle est surtout largement diffusée sur les ondes de la chaine II. Suivront tout au long de sa carrière prolifique d’autres tubes non moins intéressants et à la mesure des thèmes traités aussi bien sociaux que sentimentaux et particulièrement identitaires comme lorsqu’il évoque dans ses chansons la vénérable figure du patriarche qui dialogue avec ses descendants et pointe du doigt la perte des valeurs et repères ou encore la quête de la vérité ontologique et la recherche de cette dernière en soi. Smah toudert (Le pardon de cette vie), Nardja, natsradjou (Nous attendons toujours), Tayri inoumour nagh (Laissez-nous notre part d’amour) et Athahnint (Femme douce) sont autant d’interprétations et de titres phares des 8 albums que le chanteur a, à son actif et qui témoignent des rêves, des espoirs et des désirs d’une jeunesse

assoiffée de justice. La vocation de l’art de rythmer la musique kabyle aux extraits de textes élaborés dans un style métaphorique, est déjà bien ancrée dans l’esprit de notre compositeur dont l’influence et l’imprégnation du style d’un chanteur de l’envergure de Cherif Kheddam se ressent au niveau de l’apport artistique d’autres instruments comme les violons et le nay. L’artiste évolue d’ailleurs entre les années 1992 et 1994 dans un climat musical permanent puisqu’il opte à cette époque pour des études d’enseignant de musique dans le moyen après un stage de formation à Bouzaréah, il anime parallèlement des fêtes à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou en signe de soutien aux diverses associations culturelles. Il se produit dans 5 clips pour le compte de la télévision algérienne et sort une vidéo de ses chansons, tournée en Kabylie et réalisée par Bachir Belhadj. Avec son autre tube kker zwir, il s’était classé en première position au hit-parade organisé par le quotidien Horizon en 1987 loin devant des stars comme Takfarinas, cheb Khaled ou Djalti. Poursuivant son bonhomme de chemin, Ait Djoudi Saâdi est aujourd’hui un artiste qui sait évoluer loin des feux de la rampe en se montrant exigeant envers lui-même et son orchestration sur des textes bien étudiés et des paroles réalistes qui se penchent sur la vie et la souffrance intérieures avec une production en moyenne d’un album tous les trois ans. En témoigne le titre d’un de ses albums Waytsun ... imaghressen (Qui peut oublier les martyrs) où il parle des problèmes socio-économiques des jeunes. Lynda Graba

et à la fin du spectacle toute l’assistance, enchantée et ravie, dansait et en redemandait tout en scandant le nom du groupe et de Maria, le prénom de l’une des trois superbes jeunes filles alignées dans ce concert comme choristes, chanteuses en solo et danseuses, accompagnant par de gracieuses expressions corporelles, les rythmes entraînant de ce spectacle énergique, puissant et romantique. A part quelques puristes et férus du jazz qui auraient souhaité que le festival reste confiné dans son thème officiel, le public paraissait ravi d’assister à un spectacle ouvrant la voie à la danse et au défoulement, permettant au corps d’exulter et de dégager le stress de la vie quotidienne. Les Constantinois avides de rythme et de déhanchements ne sont d’ailleurs pas au bout de leurs émotions puisque la soirée de clôture, tout aussi originale, sera animée par le DJ Grazzhoppa's DJ big band, une formation belge constituée de plusieurs DJs que l’on présente comme une véritable «machine à danser».

TLEMCEN

Vingt associations attendues au 6e festival national de musique hawzi
ingt associations prendront part à la sixième édition du Festival national de musique hawzi, prévu du 25 juin au 3 juillet prochain à Tlemcen, a-t-on appris mardi auprès du directeur de la Culture. Cette édition, qui sera abritée par le Palais de la culture Abdelkrim-Dali, verra l’entrée en compétition, des meilleures associations musicales activant actuellement dans le domaine de la musique andalouse et du hawzi, a indiqué le même responsable lors d'une conférence de presse. Parmi ces associations, «Nassim el andalous» d’Oran, «El Andaloussia» de Sidi Bel Abbès, «Nedjm Kortoba» de Constantine, «El Fakhardjia» d'Alger, «El Fen wel Adab» de Blida et «Salma» de Tlemcen et

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FELIV 2012

Voix singulières en prise avec l’Histoire
Quatre auteurs algériens ont débattu, vendredi à Alger, autour du thème «cinquante ans de littérature algérienne» s'accordant à caractériser cette période, en particulier les vingt dernières années, par l'émergence de voix «singulières» et la place plus grande, donnée à l'individu dans la production littéraire algérienne.
ors d'une rencontre organisée dans le cadre du 5e Feliv (Festival international de la littérature et du livre jeunesse), Anouar Benmalek, Maïssa Bey, Hamid Abdelkader et Yahia Belaskri ont évoqué, sous la modération de l'universitaire Mohammed Anouar Benmalek Maïssa Bey Sari, leur travail d'écrivain et le rapport d'Anouar Benmalek, Maïssa Bey, a à l'Histoire contemporaine de l'Algé- évoqué les années 1990, comme rie dans leurs œuvres respectives. celles où on ne «voulait pas donner la Anouar Benmalek a estimé, en ou- parole à ceux qui avaient quelque verture du débat, que la «préoccupa- chose à dire sur l'humain», une situation politique» n'est plus au centre du tion qui a justifié l'utilisation du pseutravail de l'écrivain algérien, rempla- donyme de Maïssa Bey par cée par une orientation «plus proche l'écrivaine, y trouvant le «seul moyen de l'humain et de l'individu». de continuer à écrire» tout en restant L'auteur du Rapt pense que «ces en Algérie. Pour l'auteure de Surtout vingt dernières années ont profondé- ne te retourne pas, parler du statut de ment changé le statut de l'écrivain al- l'écrivain revient à «figer ce dernier gérien», passant, au lendemain de dans une fonction avec des privilèges l'indépendance, d'écrivain «glorifica- qu'il faudrait défendre», lui préférant teur du pouvoir» ou d'écrivain «op- celui de «citoyenne qui ne veut plus posant», à celui «d'agent de être passive», en utilisant les mots description relation sociales et hu- pour agir dans sa société. En réponse maines» à partir des années 1980. à une question concernant la «diffiUne capacité d'analyse de la «com- culté d'écrire en étant une femme», plexité» de la société qualifiée de l'auteure croit que le plus dur reste la «primordiale» par Anouar Benmalek, capacité de «dévoilement», c'est-àet capable d'éviter les «affronte- dire la recherche et le partage d'une ments», comme ceux «violents» des «vérité personnelle» qui est, selon années 1990, autrement dit, d'être un elle, «un acte profondément subverespace de contradictions «apaisées». sif» pour une femme dans «des sociéRebondissant sur l'intervention tés comme les nôtres».

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autres, qui animeront une semaine durant les soirées de la cité des Zianides, sous l'œil attentif d'un jury composé des artistes Dib El Ayachi, Hakem Smail, Toufik Benghabrit et Chafik Hadjadj. Cette sixième édition, rendra hommage au grand poète Ben Messaieb et verra également la participation de chanteurs et chanteuses professionnels de la musique andalouse, dont Leila Benmrah, Dalila Mekadder, Leila Borsali, Omar Belkhodja et Mansouri Lahbib, a-t-on souligné. Une grande exposition sur la musique andalouse, des conférences et des tables rondes sur le hawzi notamment, seront organisées au Palais de la culture de la ville de Tlemcen en marge de ce festival.

DÉCÈS DE RACHID FARÈS
Yahia Belaskri

Les condoléances de Mme Khalida Toumi
Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a appris avec une profonde tristesse le décès du comédien Rachid Farès, ravi à l’affection des siens à la fleur de l’âge. Cette disparition représente une grande perte pour le cinéma et pour la culture algérienne. Rachid Farès, qui a commencé jeune sa carrière de comédien et qui faisait partie des valeurs sûres du cinéma national, a mis son talent au service de nombreux films, notamment La dernière image, Le clandestin, Le thé d’Ania, Morituri, Des ailes brisées, L’envers du miroir et Ben Boulaïd. Son interprétation remarquable, quel que soit le rôle, restera longtemps gravée dans nos mémoires. Rachid Fares, également très connu pour ses rôles dans de nombreux feuilletons et films de télévision, s’est frotté avec bonheur au théâtre avec deux pièces qui ont connu un franc succès, Nuit de divorce et Les saltimbanques. Il a été honoré par le ministère de la Culture à l’occasion de la journée de l’artiste, le 7 juin 2012, c’était là un hommage mérité. Madame la ministre présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses amis, à ses collègues et à la grande famille du cinéma algérien endeuillé par cette disparition. Puise Dieu lui accorder Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

Abordant la question du rapport entre la littérature et l'Histoire, le journaliste et écrivain Hamid Abdelkader a estimé qu'une des fonctions de l'écrivain est de «secouer» des choses qui ne «font pas partie de l'imaginaire politique», en référence à la fois à ses livres sur la guerre de libération et à son travail de romancier. Le rapport à l'Histoire est pour l'auteur du «glissement» un rapport «critique» porté par un «héros savant» mis en scène dans ces romans. Yahia Belaskri a, lui aussi, insisté sur l'aspect «humain et personnel» de son travail d'auteur, confiant à l'assistance des éléments biographiques en rapport avec son roman Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut. Il a en outre, proposé d'ouvrir une réflexion sur la littérature algérienne qui «dépasse le cadre des ces cinquante dernières années», se référant à «L'âne d'or» d'Apulée qui date de l'époque romaine.

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S
MARIAGES EN

LA FÊTE À QUEL PRIX ?
L
e mariage ce n’est pas seulement que du bonheur et de la joie, pour le couple, les familles et les proches. Salles des fêtes, cortèges, gâteaux, tenues de la mariée, sont autant de rituels incontournables qui marquent au sens propre et au sens figuré les futurs mariés. Convoler en justes noces est un heureux évènement, au goût piquant. Les mariés en savent un bout sur les coûts astronomiques et toute la gymnastique à laquelle s’adonnent les futurs époux ainsi que tout leur entourage pour préparer le jour « J ». Il s’agit d’un jour exceptionnel. Aussi, il n’est pas question de le rater car ce serait carrément passer à côté du… bonheur, voire du rêve. Rompre le célibat est loin d’être une sinécure. L’adage algérien qui dit « le mariage : une nuit, mais ses préparatifs durent une année », illustre parfaitement cet état de fait. Le mariage est devenu un véritable gouffre financier qui donne des sueurs au dos rien qu’à l’idée d’y penser. Pour réussir un mariage, il est impératif de mettre de côté, sans exagération aucune, une petite fortune. C’est même le seul et unique garant pour échapper aux critiques acerbes, aux traditionnels commérages des cousines et des voisines, sur les gâteaux, la toilette de la mariée, le cortège ou même le disc jockey qui laissent à désirer, pour ne pas dire horribles. Ce n’est pas étonnant aujourd’hui, si des couples n’hésitent pas à s’endetter, pour éviter toute faille possible dans l’organisation de l’heureux évènement. Toutes les formules sont valables pour mieux préparer le

● Le mariage c’est loin d’être seulement une histoire d’amour, c’est aussi surtout une histoire de dinars…
jour « J ». Les us et les coutumes, mais aussi, le prestige se payent chers. La liste des dépenses est longue et surtout chère à assumer. Pourtant, très souvent, carrément injustifiées pour ne pas dire farfelues. La note est salée. Ce n’est pas étonnant que certains parlent carrément de marché, soumis ainsi aux même fluctuations des autres marchés quand ils évoquent le mariage. Le coût des différentes phases qui constituent le rituel du mariage ; de la location de la salle des fêtes au fleuriste et la belle caisse pour le cortège, sans oublier le dîner offert en aparté à la famille et aux amis et la réservation à l’hôtel pour la nuit de noces, et toutes les autres fantaisies pour lesquelles il faut mettre le paquet, est à même de décourager les jeunes. Ce n’est pas étonnant que l’Algérie soit classée aujourd’hui, en tête de liste des pays touchés par le célibat avec près de 11 millions de célibataires, dont 5 millions environ âgées de plus de 35 ans. LE MARIAGE, ENTRE HIER ET AUJOURD’HUI Les mutations de la société algérienne, en fait, n’ont pas épargné les fêtes de mariage qui se caractérisent désormais par la tendance à l’innovation quitte à accepter d’être écorchés pour être dans les « normes ». Si autrefois les familles de l’époux et de la mariée, optaient pour des cérémonies plus intimes et conviviales, organisées chez-soi, en présence des seules membres de la famille et quelques proches et amis, qui font la fête, ce n’est pas le cas de nos jours, puisque le mariage est fêté avec faste, dans de grandes salles, décorées pour la circonstances, avec des orchestres, sans oublier la fameuse limousine qui reste le rêve de toutes les filles ! L’évolution qui a tué les traditions et mis fin au charme des fêtes d’antan lorsque les courettes, les terrasses se transformaient en piste pour les danseuses qui se déchaînent sous les youyous de la mère de la mariée ou du marié, avec des « mssamiate », pour les femmes et « El Aali », pour les hommes qui chantent jusqu’au petit matin mettant en fête tout le quartier. L’on assiste désormais à une prolifération de salles des fêtes dans chaque coin, même les caves et les rez-de-chaussées de villas sont déviés de leur vocation initiale pour servir de salles des fêtes après quelques aménagements par-ci, et des retouches parlà. Nos fêtes ne sont plus ce qu’elles étaient il y a vingt ans. Ce changement a touché au rituel du mariage, lui-même qui se voit écourté et réduit à sa plus simple expression. Si auparavant, l’odeur de la fête se faisait sentir, et perdurait des jours et des jours, ce n’est pas le cas aujourd’hui, puisque, elle se résume à quelques heures au niveau de la salle des fêtes. Le temps c’est de l’argent et les heureux mariés tiennent absolument à ne pas se laisser prendre par des dépenses supplémentaires qui risqueraient de les ruiner davantage plus qu’ils ne le sont. Le mariage c’est loin d’être seulement une histoire d’amour, mais surtout de dinars… Samia D.

ORGANISATEURS DE L’ÉVÉNEMENTIEL

Des spécialistes pour réussir...
e ramadhan est à nos portes et les familles accélèrent la cadence pour célébrer le mariage de leur fille ou de leur fils. Si la fête est pour certains une « affaire » plutôt de famille qui se doit de veiller au grain pour que tout se déroule dans la joie, d’autres préfèrent s’en laver les mains et louer les services d’un professionnel dans l’événementiel pour l’organisation de la fête. Les gâteaux, la toilette de la mariée, la liste des invités, la salle des fêtes, le caméraman, le DJ, voilà un casse-tête pour la famille de la mariée et même de l’époux qui veulent ne plus s’occuper de ces petits détails mais beaucoup plus se concentrer sur le jour « J ». En effet, nombreuses sont les familles qui optent pour cette formule et n’hésitent pas à mettre le paquet pour échapper au stress de la fête. L’organisateur de mariages, fait son entrée dans les mœurs algériennes et tend même à devenir, ces dernières années, un véritable phénomène de société. Et c’est un organisateur d’événementiel qui mettra en scène l’heureuse journée. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Le client n’aura qu’à choisir entre les services proposés en fonction de sa bourse, mais aussi de ses besoins. En Algérie, le phénomène commence à se frayer un chemin même si beaucoup de familles tiennent à vivre les moments de bonheur qui précèdent la

ROBES DE MARIÉES

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Aujourd’hui, il n’y a plus de doute, le rituel et les traditions du mariage ont changé pour devenir de plus en plus compliqués et coûteux. Le recours à un professionnel s’avère parfois incontournable.
fête qui restent des moments privilégiés et uniques pour la famille. A vrai dire, faire appel à un professionnel, n’est pas encore ancrée dans nos habitudes, comparativement avec certains pays, à l’instar de nos voisins tunisiens et marocains, mais il n’en demeure pas moins que le métier d’organisateur de mariage est de plus en plus présent dans notre société. Il n’y a qu’à voir toutes les annonces publiées sur les différents sites d’internet, pour se rendre à cette évidence. Aujourd’hui, la modernisation et l’évolution de la société, n’a pas épargné le mariage qui semble, lui aussi, s’ouvrir sur l’internet et les différents réseaux sociaux. C’est la rançon du progrès, tout est calculé, programmé d’avance, au millimètre près. Ces spécialistes de l’événementiel sont catégoriques, il existe bel est bien une demande, voire un marché en Algérie. C’est ce que nous dira Mlle Amina Saker, cette jeune fille qui épousa cette profession, par passion, depuis plus d’une année. Cette organisatrice de fêtes a organisé près d’une dizaine de mariages dans l’Algérois, Tipasa, Blida et elle prépare une trentaine d’autres pour les mois de septembre-décembre, dont l’un à TiziOuzou. Cette jeune diplômée en comptabilité et informatique, a préféré se lancer dans ce créneau, d’autant plus que sa tante est disc-jockey alors que sa deuxième tante est versée dans la location de tenues pour mariées et donc, dispose une certaine expérience dans l’organisation des fêtes. Mlle Saker est formelle, elle fait travailler une équipe de quarante personnes, entre décorateurs de la scène de mariés, le DJ, restauration… « Nous prenons tout en charge, sauf la salle des fêtes et les cartes d’invitation », avant d’ajouter qu’elle assure ainsi, les gâteaux, le DJ, la décoration de la scène des mariés, la préparation du repas, les hôtesses, ainsi que deux ou trois tenues traditionnelles et ce, pour 250.000 DA. Cette organisatrice de fête rappellera également que le prix varie en fonction du service demandé par le client. Elle précisera par ailleurs que le métier d’organisateurs d’événementiel s’est imposé ces dernières années et sur la place d’Alger qu’elle connaît pas moins d’une dizaine qui activent dans ce domaine. Dans le même sillage, Mme Selma Nechar, responsable de « Miss Maghreb », à l’origine une boîte de communica-

tion, investit ce créneau, depuis septembre dernier. Elle affirmera que c’est une activité qui roule bien, avant de poursuivre qu’elle se distingue des autres organisateurs par ses services personnalisés tant pour les boîtes à gâteaux, les boîtes à dragées ainsi que les tajines, la décoration de la scène et les cartes d’invitation. Elle assure également le « DJ », loue des chapiteaux pour des clients qui disposent d’un espace libre chez-eux, avec une touche aussi personnalisée à travers des thèmes choisi par le client lui-même. Pour le repas, elle dira qu’elle travaille avec un traiteur. Mme Nechar ne manquera pas de souligner que les prix varient selon la nature du service. « La préparation de la scène des mariés, à partir de 35.000 DA, alors que une liste d’options classique c'est-à-dire gâteaux, scène, caméra, DJ, 2 tenues traditionnelles, cartes d’invitations peuvent s’élever à 250.000 DA ». La responsable de « Miss Maghreb », soutiendra que sa boîte a pris en charge une dizaine de fêtes et s’attelle actuellement à préparer cinq autres, pour la fin de l’année. Aujourd’hui, il n’y a plus de doute, le rituel et les traditions du mariage ont changé pour devenir de plus en plus compliqués et coûteux. Le recours à un professionnel s’avère parfois incontournable. Samia D.

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arako, El Fe kabyle. Aut offrent à la m splendeur et d’élég », moment très atte apprécier la beaut Toutefois, l’acquisi les yeux de la tête. ture à acheter toute plumes. Ça coûtera lâche une femme, n la location des robe majorité des préten La tendance d jamais d’actualité e devant elle. Aussi l restent inaccessible n’est certainement posant la location d ra le contraire. Mie eux travaillent en c de commande, ce q clientes de trouver réservent leurs tenu ça se fait avec les sa tient une boutique Pour les robes bl outre les modèles catalogues sont mi d’éventuelles comm et 25.000 DA la jou confection. Les ital un cran au-dessus d’élégance.

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Société

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E ES EN ALGÉRI
« Le mariage, c’est un jour mais les préparatifs prennent plus d’une année !» dit un vieux dicton bien de chez nous. Si vous avez rencontré l’âme sœur et que vous voulez fixer au plus vite la date de votre mariage, oubliez vite cette possibilité, car il est pratiquement utopique de dénicher l’ombre d’une salle des fêtes libre pour abriter votre mariage avant… l’été 2013 !

SALLES DES FÊTES
commodo et incommodo ont pour but de connaître si des oppositions pourraient être exprimées par des citoyens quant à telle ou telle réalisation. Cette procédure concerne des constructions projetées pour être réalisées en milieu urbain. Ce n’est qu’après que le délai fixé pour le dépôt de ces oppositions et qu’aucune opposition n’est enregistrée que les autorités concernées donnent le feu vert pour ces réalisations. Ce qui n’a pas toujours été respecté. Le séisme de Boumerdès de 2003 et d’autres régions du pays, a provoqué l’effondrement de plusieurs salles de fêtes, avec enregistrement de victimes. Ce qui a donné à réfléchir aux pouvoirs publics. C’est ainsi qu’une circulaire a émané, il y a quelques années, du ministère de l’Intérieur, exigeant la mise en conformité des salles de fêtes. 300 SALLES DES FÊTES ONT ÉTÉ FERMÉES On comptait plus de 1.500 salles des fêtes. Depuis cette circulaire, 300 salles des fêtes ont été fermées. La réglementation stipule, par ailleurs, que dorénavant les constructions doivent concerner, dès le début, les salles des fêtes, pour éviter, selon une source proche de ce dossier, la transformation de locaux de villas à cet effet et, par là, épargner des vies humaines en s’assurant de la conformité des constructions par rapport à la nature de la bâtisse. «Les salles des fêtes peuvent contenir des centaines de personnes d’où le danger qu’elles peuvent représenter », nous dira ce propriétaire d’une salle de fêtes épargnée par la fermeture. La situation même si elles est venue assainir une anarchie, elle a toutefois été à l’origine de beaucoup d’inconvénients par rapport aux propriétaires de ces salles des fêtes qui trouvent injuste d’être privé d’un gagne-pain mais aussi par rapport aux citoyens qui se retrouvent en train de se disputer les quelques espaces encore disponibles. Les autorités locales, puisque c’est d’elles que dépend la gestion de ces salles sont appelées par les différentes parties concernées par ce problème à trouver une solution à même de satisfaire tout le monde. En attendant, chères sont les noces aujourd’hui. Farida Larbi

Chères, chères les noces

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ette cérémonie d’un jour doit laisser des souvenirs pour toute la vie et faire des envieux. Il est donc inimaginable de l’organiser dans son petit salon ou sur la terrasse de son bâtiment sous la bâche bleu. Oui, mais la recherche de cette salle de fêtes doit se faire des mois à l’avance, moyennant un versement d’arrhes. Et voilà, l’argent qui commence à sortir ! Pour une cérémonie en après-midi, il faut prévoir une somme de 160 000 DA pour une salle de moyen standing, majorée de 20 000 DA quand elle se déroule de nuit. Plus la structure est classée, plus les prix sont élevés. Les hôtels El-Aurassi et El Djazaïr affichent cet été des prix mirobolants de 700 000 DA la soirée à laquelle il faut ajouter les surplus de consommation ! Aujourd’hui à Alger, les petites salles exclusivement pour le repas sont les seules à être cédées au prix de 100 000 DA. C'est ce que c o n f i r m e Karima, gérante d’une salle de fêtes à DélyIbrahim, assurant que sa salle affiche complet depuis le mois de mars alors que la liste d'attente ne cesse de s'allonger. Les demandes sont nombreuses.

C’EST APRÈS LA FÊTE QU’ON SE GRATTE LA TÊTE La pression sur ces salles des fêtes est telle qu’on en est arrivé à ce que les fêtes familiales, auparavant limitées à la seule saison estivale qui détenait le monopole temporel de ce genre de réjouissances, s’étalent désormais tout le long de l’année. Les locations (négociables par endroits) peuvent paraître astronomiques et l’existence même de bon nombre de ces salles des fêtes pose des problèmes de conformité à la réglementation, notamment à propos des nuisances sonores, sans parler du fait qu’elles mettent dans la gêne les familles qui n’ont pas les moyens de s’offrir ce luxe. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, ni de mariage sans casser la tirelire. Et, si les salles des fêtes se louent si cher c’est parce qu’elles sont de plus en plus nombreuses à fermer. « Je vais me marier au mois d’octobre et… je n’ai toujours pas trouvé de salle de fêtes ! s’inquiète Amel, qui panique devant les tarifs pratiqués à la location. La salle des Crêtes à Draria ou El Walimate à El Biar m’ont proposé 150 000 DA. Et ce ne sont pas les plus chères : Les Grands Vents à Dély-Ibrahim et la salle Rayan à Cheraga louent à 170 000 DA ! Même la salle du terrain de golf de Dély Ibrahim revient à 100 000 DA… sans boisson ni service ! ». LES PRIX ONT ÉTÉ MULTIPLIÉS PAR DEUX, VOIRE PAR TROIS ! D’après un propriétaire d’une salle de fêtes, a Bab El Oued, les prix à la location d’une salle de fêtes à Alger « ont été multipliés par deux, voire par trois ! Vous n’en trouverez pas à moins de

70.000 DA l’après-midi. Quant à celles qui se louaient avant à 70.000 DA, elles se louent maintenant à 220 000 DA ! Pour une soirée, il faut prévoir en moyenne 300 000 DA ! » Bref, si vous vous mariez cet été ou si vous prévoyez la circoncision du petit dernier cet automne, il faudra donc y mettre le prix. Et compter sur la chance. Car si les salles sont si chères, c’est parce qu’elles sont plus rares. « Il y a deux ans, sur les 280 salles de la capitale, il n’y en avait plus que 24 ouvertes, ajoute-t-il. Autrement dit, quasiment 90% d’entres elles sont fermées. » À l’origine de cette crise : le certificat de conformité de la bâtisse exigé par le décret du 4 juin 2005. « Mon terrain m’a été attribué suite à une décision de l’APC, explique Liès, propriétaire d’une salle de fêtes à Bouzaréah. Mais la direction de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat ne reconnaît pas cette procédure. Je ne peux donc pas fournir ce certificat». La construction de salles de fêtes, a connu un essor dans les années 1980. Plusieurs venaient d’être réalisées, connaissant un certain succès. Ce qui n’était pas fait pour décourager d’autres personnes à investir dans ce créneau devenu rentable financièrement. Dans les années 1990, d’autres salles de fêtes sont venues se disputer des espaces de villes. La situation sécuritaire prévalant, à cette époque, n’aidait pas à la maîtrise de la chose urbanistique. Certaines de ces salles ont été érigées sans même un permis de construire. Des constructions qui, en grande majorité, sont réalisées sans le recours à l’enquête commodo et incommodo, comme le prévoit la loi. Pourtant, ces enquêtes sont contenues dans une loi de 1976. On déduit, donc, que cette loi existait bien avant les années 1980 et 1990, sans être appliquée. Les enquêtes

ROBES DE MARIÉES

La location comme plan“B”
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arako, El Fergani, Bedroune, robe blanche, robe kabyle. Autant de traditions vestimentaires qui offrent à la mariée une couche supplémentaire de splendeur et d’élégance. Notamment durant sa « tesdira », moment très attendu par l’ensemble des convives pour apprécier la beauté de la femme et des ses tenues. Toutefois, l’acquisition des uniformes en question coûte les yeux de la tête. « Je peux vous dire que si on s’aventure à acheter toutes ces tenues, on risque de laisser des plumes. Ça coûterait certainement plus cher que la dot », lâche une femme, nouvellement mariée, qui a opté pour la location des robes, comme c’est le cas d’ailleurs de la majorité des prétendantes. La tendance de la location des robes est plus que jamais d’actualité et semble même avoir de beaux jours devant elle. Aussi longtemps tant que les prix d’achat en restent inaccessibles pour le commun des mortels. Et ce n’est certainement pas la prolifération des magasins proposant la location des robes pour les mariées qui prouvera le contraire. Mieux encore, un grand nombre d’entre eux travaillent en cette période des fêtes avec des carnets de commande, ce qui rend parfois difficile la tâche aux clientes de trouver une « date libre ». « Souvent, elles réservent leurs tenues bien des mois avant la fête, comme ça se fait avec les salles des fêtes », nous confie Réda qui tient une boutique au Telemly (Alger). Pour les robes blanches, la robe la plus prisés du reste, outre les modèles disponibles dans les magasins, des catalogues sont mis à la disposition des clientes pour d’éventuelles commandes. Elles sont louées entre 8.000 et 25.000 DA la journée, selon le choix et l’origine de la confection. Les italiennes et les turques sont, semble-t-il, un cran au-dessus des autres en termes de qualité et d’élégance. Elles sont de ce fait sont très demandées. Quant au prix de vente, celui-ci commence à partir de 4 millions de centimes. « Vous vous rendez compte ! 4 millions pour un après-midi. Franchement, je préfère avec cette somme passer quelques jours de vacances au lieu de la dépenser pour une robe », estime avec lucidité Nora qui s’apprête elle aussi à rompre avec le célibat. 4 MILLIONS DE CENTIMES POUR UN APRÈS-MIDI ! « Mon choix est de toute manière fait depuis longtemps. Je n’achèterai jamais à ce prix-là », tranche-t-elle, révélant qu’elle songe même à louer une robe de soirée. « Pourquoi pas puisque ça me coûterait entre 7.000 et 15.000 DA alors que certains modèles sont vendus jusqu’à 7 millions de centimes », suggère-t-elle en assurant que les mariées optent de plus en plus à cette solution. Les robes blanches sont-elles cependant les seules tenues que louent les mariées ? Assurément pas si l’on se fie aux confidences de nombreuses femmes qui ont été contraintes de recourir à la location des habits traditionnels ô combien inévitables dans les mariages dans notre pays. Car les Algériens, c’est connu, sont très attachés aux traditions. Et il n’y a aucune raison de se défaire de celles liées aux effets vestimentaires. A plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un événement aussi mémorable qu’une union entre deux êtres. Plus qu’une question d’esthétique. C’est de la fierté qu’il s’agit. Un legs à la fois culturel et historique transmis d’une génération à l’autre que nos femmes pensent devoir le préserver à tout prix. Au risque de recourir au plan B, à savoir la location, contrairement au passé où ces tenues étaient acquises à bas prix. « Malheureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les prix sont inabordables pour les couches moyennes », fulmine une vieille femme qui avoue avoir fait le tour des magasins de la capitale en quête d’un Karako à bon marché. Mais en vain. Son prix oscille entre 25.000 et 70.000 DA tandis que sa location ne devra pas poser de problèmes pécuniaires lorsqu’on sait que sa fourchette varie entre 7.000 et 15.000 DA « seulement ». Idem pour la tenue phare de constantinoise, en l’occurrence « Djebete Fergani » alors que le célèbre burnous sous lequel sort la mariée de la maison parentale est loué entre 4.000 et 10.000 DA contre un prix de vente estimé à 2 millions de centimes. Le « Bedroune », autre tenue algéroise indispensable dans la « tesdira », coûte 45.000 DA. Les tenues marocaines sont également de la fête dans les mariages en Algérie et le caftan marocain par exemple est loué jusqu’à 20.000 DA/journée, ce qui est mieux que dépenser entre 3 et 15 millions de centimes, voire plus, pour l’acquérir. Si les clientes sont prêtes à sortir leur tirelire, elles pourront alors se permettre des tenues de haute qualité, en l’occurrence celles faites à la main qui sont naturellement plus chères car elles prennent beaucoup plus de temps. « Généralement, nous travaillons avec des couturiers, hommes et femmes, d’Alger mais aussi de Constantine et Tlemcen. Il faut savoir choisir le bon fournisseur car de bons couturiers ne courent pas les rues comme au bon vieux temps », explique le propriétaire d’un magasin de location de robes de mariées qui reconnaît qu’en période de fêtes, il n’arrive pas à répondre à la forte demande. Achat ou location ? « A 99%, les gens optent pour la location et personnellement, je les comprends», ajoutera-t-il. S. A. M.

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Régions
JIJEL

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Présentation du projet routier reliant le port de Djendjen à l’autoroute est-ouest
des barrages et transferts (ANBT) et l’Agence nationale des autoroutes (ANA), ainsi que des représentants des trois wilayas impliquées, du fait que le tracé se trouve à proximité du barrage de Tabellout (Jijel) en cours de réalisation par une entreprise étrangère, qui a prévu un viaduc surplombant la retenue d’eau. La wilaya de Jijel et ses voisines - Mila et Sétif - fondent beaucoup d’espoir sur ce projet de pénétrante autoroutière du fait qu’il permettra de dynamiser leurs économies et devrait favoriser les échanges et déplacements des citoyens. Ce tronçon routier s’inscrit également en droite ligne dans le cadre du projet de liaison avec la route transsaharienne devant relier l’Algérie au continent africain, rappelle-t-on. L’étude révèle que la future pénétrante, conçue selon les normes européennes, permettra des vitesses maximales autorisées entre 90 et 110 km/heure, en fonction des points kilométriques (PK), et le maximum de pente aura un taux de 6%, a précisé à l’APS, M. Légaré. Par ailleurs, il y a lieu de rappeler qu’un projet de réalisation d’une voie ferrée, en parallèle à cette pénétrante autoroutière, est au stade des études lancées par le ministère des Transports. Un avis d’appel d’offres relatif à cette étude a été lancé par voie de presse, selon des responsables locaux.

Le projet de pénétrante autoroutière reliant le port de Djendjen (Jijel) sur 100 km a été présenté, jeudi à Jijel, par le bureau d’études étranger en charge de cette réalisation, lors d’une séance de travail avec les autorités locales.

C

ette variante jugée «plausible» a été présentée et débattue sous tous ses aspects, en présence des autorités locales et des représentants de l’Agence nationale des autoroutes (ANA), pour faire part de leurs remarques et réserves à propos de ce projet autoroutier important devant traverser trois wilayas, Jijel, Mila et Sétif. Le wali, M. Ali Bedrici, a notamment insisté sur la nécessité de «tenir compte d’une préoccupation primordiale et principale, à savoir réaliser une pénétrante avec le moins de démolitions possible». «Il faut éviter d’avoir trop de maisons et de constructions à démolir, car cela pourrait entraîner d’autres surcoûts imprévus», a déclaré le chef de l'exécutif local qui a invité l’assistance à tenir comp-te de cette problématique. Le tracé de cet axe autoroutier qui traverse trois wilayas et qui chevauche dans certains endroits l’actuelle RN-77 (Jijel-TexennaDjemila-El Eulma) fait ressortir un nombre important de communes et de centres de vie qu’il faudrait «éviter», dans le cadre de la réalisation de ce projet d’un délai de trente-six (36) mois et dont l’enveloppe de 200 milliards de dinars est déjà mobilisée, ont indiqué des sources proches du dossier. Ce projet structurant dont l’étude a été réalisée par le bureau d’études canadien SNC-Lavalin pour une durée de dix-huit (18) mois, arrivée à échéance fin mai dernier, totali-

sera 33 viaducs dont 11 sur le territoire de la wilaya de Jijel, 4 à Mila et 18 à Sétif sur un linéaire de 15 km, 19 passages supérieurs, 15 passages inférieurs et 11 ponts, ainsi qu’un tunnel à Texenna, selon l’étude. La pénétrante aura 2 fois 2 voies extensibles à 2 x 3 voies, a indiqué M. René Légaré, chef de mission des projets internationaux de SNC-Lavalin Inc., lors de la présentation des grandes lignes de ce projet. De son côté, le directeur général de l’Entreprise portuaire de Djendjen (EPJ) a plaidé pour une variante de 2 fois 3 voies ce qui, selon lui, se justifie amplement

avec le trafic que connaîtra ce port. «Nous devrons faire face à un trafic de deux millions de camions par jour, soir quatre camions par minute qui quittent le port», a affirmé son directeur général, M. Abderrazak Sellami. L’aspect environnement de ce projet de désenclavement n’a pas été omis par le bureau d’études étranger qui, dans ce contexte, a été invité à présenter une «étude d’impact» - une condition sine qua non, qui devra être présentée pour étude et examen, en vue de son approbation, par le ministère en charge de l’Environnement.

D’autres points, non moins importants, tels que les forêts, le secteur hydraulique, la culture pour d’éventuels sites archéologiques sur l’emprise du tracé autoroutier, l’énergie pour les lignes haute ou moyenne tension, les sites touristiques, les aires de repos, les stations-service ont été également passés en revue lors de cette rencontre de présentation. Le chef de l’exécutif de la wilaya a indiqué qu’une «décision finale» quant à la variante retenue sera prise après une rencontre de «coordination et de concertation», prévue prochainement entre l’Agence nationale

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EL MOUDJAHID

Régions

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ÈS BOUMERD

Des supports d’information pour promouvoir la destination touristique

Divers supports d’information faisant la promotion de "la destination touristique" de la wilaya de Boumerdès sont mis en circulation par la direction locale du tourisme et de l’artisanat, a-t-on appris du responsable du secteur.
es guides d’information enrichis en images et en indications multiples sur le potentiel touristique, balnéaire, de montagne et thermale de la wilaya, sont actuellement distribués à travers les différents sites fréquentés de la région", a précisé M. Zoulime Nour. Outre un guide touristique sur la wilaya, il a également signalé la diffusion, par ses services, de dépliants et autres compacts disques (CD), dédiés dans leur intégralité, à la promotion des atouts touristiques de Boumerdès, dont ses sites archéologiques et historiques, avec à l’appui de belles photos et des témoignages de spécialistes en la matière et de touristes ayant fait la connaissance de la région. Selon M. Zoulime, ces supports d’information sont également destinés à attirer l’attention des investisseurs potentiels, tant nationaux qu’étrangers, sur les énormes opportunités qu'offrent les zones d’extension touristiques de la wilaya actuellement en ex-

“D

ploitation ou en jachère. Parallèlement, un effort d’enrichissement est signalé au niveau du portail électronique de la wilaya de Boumerdès, qui comporte de plus en plus d’informations actualisées sur, entre autres, le

programme de développement destiné à la région au titre du présent quinquennat, ainsi qu’une multitude de données sur le secteur touristique local, les offices et agences touristiques, et autres.

Dans un souci d’amélioration du contenu du site, ses responsables ont mis à la disposition de ses visiteurs des pages pour recueillir leurs suggestions et propositions.

ANNABA

De nouvelles mosquées opérationnelles au mois de Ramadhan

TINE CONSTAN

U

Le club Hippone Sub de plongée sous-marine au sommet de Rio +20

ne dizaine de nouvelles mosquées ouvriront leurs portes dès le début du mois de Ramadhan prochain dans plusieurs communes de la wilaya de Constantine, a indiqué jeudi à l’APS le directeur des Affaires religieuses et des wakfs. Les fidèles des quartiers des nouvelles villes Ali Mendjeli et Massinissa à El Khroub, de la localité de Haricha à Aïn Smara, de la cité Zaouche à Constantine et ceux de la commune de Messaoud Boudjeriou se réjouiront de ces acquisitions, car ils pourront ainsi accomplir les prières des Tarawih (surérogatoires) à proximité de leurs domiciles, a précisé M. Youcef Azzouza. Par ailleurs, le directeur des Affaires religieuses et des wakfs, accompagné de responsables de la wilaya, a présidé mercredi, une cé-

rémonie en l’honneur du départ aux Lieux saints de l’islam de 190 pèlerins, soit 100 jeunes récitants du Coran, 50 enseignants du Coran et 40 accompagnateurs. Les pèlerins bénéficieront sur place, d’un programme d’activités religieuses, a indiqué le directeur des Affaires religieuses, pour qui cette initiative, la deuxième dans la wilaya de Constantine, entre dans le cadre de la mise en œuvre des directives du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, visant à promouvoir l’édification spirituelle de la jeunesse. Le plus jeune lauréat des récitants du Coran, Bilal Seghiri (13 ans), qui effectue son premier voyage hors de sa ville natale, est heureux que sa première destination soit les Lieux saints de l’islam.

L

e club annabi de plongée sousmarine Hippone Sub a représenté le mouvement associatif algérien à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio+20, (20-22 juin 2012), a-t-on appris, samedi, de son président, M. Karim Chiri. Ce choix est le "résultat des efforts et de l’engagement du club dans la protection de la biodiversité sous-marine et du littoral d’Annaba", a-t-il expliqué, en rappelant, dans ce cadre, d’autres actions à l’actif de ce club, tel le projet de nettoyage et de réhabilitation de la côte d’Annaba initié en 2009 avec l’aide de l’Union européenne et du ministère de la Solidarité nationale. Le club Hippone Sub de plongée sous-marine a également participé à une caravane verte initiée par les ministères de l’Environnement et de l’Education nationale, à l’instar de

son engagement à la protection des eaux souterraines à travers l’organisation d’expéditions comme celle effectuée à Bir Benosmane, dans la wilaya de Guelma. Cette participation au sommet mondial Rio + 20 représente un "énorme stimulant" pour le club Hippone Sub de plongée sousmarine qui s’est également engagé dans la réalisation d’un projet consistant en la mise en place de récifs artificiels à Annaba. Unique en Algérie, ce projet sera "précurseur de retombées scientifiques, environnementales et médiatiques" et permettra de repeupler des zones désertes de toute vie sous-marine, a soutenu le président de ce club. Créé en 2002, le club Hippone Sub qui compte plus de 320 adhérents, a formé 94 plongeurs de différents grades et participe à plusieurs manifestations de sports nautiques.

AT LAGHOU

326 logements de fonction prochainement attribués aux enseignants
l’affectation initiale de 202 logements pour le palier moyen, 131 unités pour le secondaire et 98 logements pour le cycle primaire. Ces logements ont été retenus à travers les communes de Laghouat (80 logements), El Ghicha (28 unités), Aflou (28 logements), Bellil (26 unités) et la commune de Gueltat Sidi Sâad avec 15 logements, a-t-il ajouté. Les travaux de réalisation d'un autre quota de 116 logements de fonction retenus pour le secteur de l’éducation se poursuivent pour la satisfaction de la demande de la wilaya sur cette formule d'habitat, a indiqué le même responsable.

U

n quota de 326 logements de fonction sera attribué le mois de juillet prochain aux enseignants de la wilaya de Laghouat, a-ton appris auprès de la Direction locale de l’Education. La commission chargée de l'opération d'attribution, composée de représentants de l’administration, des syndicats et des comités paritaires, se penche actuellement sur l’élaboration de la liste des bénéficiaires de ce quota qui fait partie d’un programme de 442 unités retenues pour la wilaya, a souligné le responsable du secteur. Le directeur de l’Education de la wilaya de Laghouat, M. Mohamed Benyahia, a précisé que ce programme prévoit

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ion élect S

Télévision
Canal Algérie
12h00 : Journal en français+météo 12h20 : Ahl e'raya (01) 13h30 : Avis religieux (direct) 14h35 : Bi'atouna e'sahira (09) 15h10 : El koussouf ''2e partie'' 16h50 : Heidi (52e et fin) 17h15 : Sabeq oua laheq II (09) 17h40 : El chems el fedhia (03) 18h00 : Journal en tamazight 18h25 : El badra I (13) 19h00 : Journal en français+météo 19h30 : Repères ''Adrar ''2e partie'' 20h00 : Journal en arabe 20h45 : La brigade bleue (01) 22h00 : Culture club 23h00 : Qaâda diwane béchar 00h00 : Journal en arabe

EL MOUDJAHID

MISS CAST AWAY AND THE ISLAND GIRLS
Réalisateur : Bryan Michael Stoller Année : 2004 Avec : Eric Roberts, Charlie Schlatter, Michael Jackson, Joyce Giraud, Stuart Pankin, Evan Marriott, Eugene Greytak. Un avion transportant les participantes à un concours de beauté s'écrase sur une île déserte : les passagères et les pilotes doivent lutter pour leur survie. Un avion s'écrase sur une île déserte. A son bord, figurent les participantes à un concours de beauté. Les jeunes femmes et les deux pilotes doivent désormais éviter les mauvaises rencontres. Un agent du Vatican débarque pour, semble-t-il, leur venir en aide...

Programme d’aujourd’hui
TV5
08:55 Le jt des nouvelles technos 09:05 Streetosphère 10:00 TV5MONDE, le journal 10:15 T.T.C. (Toutes taxes comprises) 10:45 Quoi de neuf doc ? 11:05 Et si vous me disiez toute la vérité ? 11:30 Temps présent 12:30 Journal (RTBF) 13:00 Touche pas à mon poste 14:45 Nouvo 15:00 TV5MONDE, le journal 15:25 Tendance A 16:00 Kiosque 17:00 TV5MONDE, le journal 17:10 Internationales 18:00 360°-GEO 19:00 Maghreb-Orient-Express 19:30 Journal (France 2) 20:00 On n'est pas couché 23:30 TV5MONDE, le journal 23:40 Journal (RTS) 00:10 François en série 00:35 François en série 00:55 TV5MONDE, le journal Afrique 01:10 Internationales 02:00 TV5MONDE, le journal 02:30 A la Di Stasio

TF1
11:00 Les douze coups de midi 11:55- Voile Ocean Race 12:00 Journal 12:20- F1 à la Une 12:55- Formule 1 Grand Prix d'Europe 15:10 Les experts 16:00 Les experts 17:00 Sept à huit 18:50 Là où je t'emmènerai 19:00 Journal 19:35 Du côté de chez vous 19:50 Esprits criminels (ou Football) 21:25 Esprits criminels 00:35 L'affiche du soir 00:40 L'actualité du cinéma 00:45 Le club de l'économie 01:20 Les mots politiques 01:40 Reportages 02:14 Découverte du monde

23h15

CLEANER
Réalisateur : Renny Harlin Année : 2008 Avec : Samuel L Jackson, Eva Mendes, Ed Harris, Keke Palmer, Luis Guzmán, Christa Campbell, Ritchie Montgomery, Robert Forster, Peter Franzén, Un ex-policier, chargé du nettoyage des scènes de crime, comprend qu'un meurtre n'a pas été signalé à la police : il décide de mener l'enquête. Tom Cutler a fait partie des effectifs de police. Il travaillait en binôme avec Eddie Lorenzo, qui a aussi été pour lui un très proche ami. Aujourd'hui, Tom a quitté les forces de l'ordre. Il n'enquête plus, mais officie en tant que nettoyeur de scènes de crime. Cette activité lui permet de subvenir aux besoins de sa fille, Rose, qu'il élève seul. Un jour, Tom s'aperçoit que la dernière scène de crime qu'il vient de nettoyer n'a pas été signalée à la police. Tom contacte Eddie pour tenter d'en savoir plus. Le drame aurait pu être caché volontairement, grâce à des complicités internes aux 21h25 services d'investigation...

ARTE
08:30 Expédition planète sauvage 09:00 Karambolage 09:10 La valse des continents 09:55 La valse des continents 10:45 Square 11:30 Philosophie 12:00 360°-GEO 12:55 Guerre des tours sur la Tamise 13:20 Docteur Prince & Mister Jackson 14:30 The Jacksons, an American Dream 16:10 The Jacksons, an American Dream 17:45 Personne ne bouge ! 18:30 Arte journal 18:45 Michael Jackson, une carrière en noir... 19:40 Michael Jackson, the Immortal World Tour 21:05 The Wiz 23:15 Miss Cast Away and the Island Girls 00:45 Philosophie 01:15 Les ombres de Casablanca 02:40 Cherche toujours !

FRANCE 2
12:00 Journal 13:15 Vivement dimanche 15:25 Grandeurs nature 16:20 Mon rêve, ma médaille 16:30 Stade 2 17:50 Vivement dimanche prochain 18:55 Emission de solutions 19:00 Journal 19:30 20h30 le dimanche 19:45 Embrassez qui vous voudrez 21:25 Cleaner 22:50 Journal de la nuit 23:10 Histoires courtes 00:00 Vivement dimanche prochain 00:55 13h15, le samedi... 01:25 Thé ou café 02:15 Retour à Kalimantan

LE DESTIN FABULEUX DE DESIRÉE CLARY
Réalisateur : Sacha Guitry Année : 1941 Avec : Gaby Morlay, Jacques Varenne, Jean-Louis Barrault, Geneviève Guitry, Yvette Lebon, Noël Roquevert, Jean Périer, Sacha Guitry. Abandonnée par son amant, la maîtresse de Napoléon Bonaparte se réfugie dans les bras de l'un de ses maréchaux, devenu roi de Suède, et prépare sa vengeance. Quand il n'était que Bonaparte, le légendaire empereur se fiança un temps avec la tendre Désirée Clary, qu'il abandonna pour les bras accueillants d'une belle Créole, Joséphine de Beauharnais. Désirée en conçut une haine farouche, qu'elle fit partager à son mari, le général Bernadotte et qu'elle emporta avec elle quand Bernadotte monta sur le trône de Suède...

FRANCE 3
23h20
11:50 30 millions d'amis 12:20 Louis la Brocante 14:00 En course sur France 3 14:20 Cyclisme 16:00 Chabada 16:55 Questions pour un super champion 17:45 Ma maison d'aujourd'hui à demain 18:30 19/20 : Journal national 19:10 Zorro 19:35 Inspecteur Lewis 21:15 Soir 3 21:35 Tout le sport 21:45 Inspecteur Lewis 23:20 Le destin fabuleux de Désirée Clary 01:10 En quête de preuves 02:00 Soir 3 02:25 Histoire(s) d'homos

CANAL +
09:05 Monsieur Papa 10:35 Rencontres de cinéma 11:00 L'effet papillon 11:45 Dimanche + 12:55 La semaine des Guignols 13:30 Le petit journal de la semaine 13:55 Action discrète 14:05 Les nouveaux explorateurs 15:05 Desperate Housewives 15:45 Desperate Housewives 16:25 Desperate Housewives 17:10 Itinéraire bis 19:50 Strike Back 21:20 Brighton Rock 23:10 [MI-5]

HOME
Réalisateur : Yann Arthus-Bertrand Année : 2009 Auteur : Isabelle Delannoy-Denis Carot En quelques décennies, l'homme a rompu un équilibre fait de près de quatre milliards d'années d'évolution de la Terre. Il met désormais son avenir et celui de la planète en péril. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre et changer ses modes de consommation et de production. En offrant les images inédites de plus de cinquante pays vus du ciel, en faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose avec ce film une pierre à un édifice qu'il s'agit désormais de préserver ensemble.

M6
12:15 L'amour est dans le pré : que... 14:25 Recherche appartement ou maison 15:10 Un trésor dans votre maison 16:15 66 Minutes 17:40 D&CO 18:45 Le 19.45 19:05 E=M6 19:20 Sport 6 19:50 Capital (OU Football : Euro 2012) 21:50 Enquête exclusive 23:15100 % Euro 00:25 Rallye 00:30 Météo 00:35 Maléfiques 02:15 M6 Music / Les nuits de M6

20h35

FRANCE 5
11:30 Ötzi, la momie des glaces 12:25 Les côtes d'Europe vues du ciel 13:10 Superstructures-Evolution 13:55 La Terre en colère 14:50 Les routes de l'impossible 15:45 J'irai dormir chez vous 16:39 Et si on changeait le monde 16:40 C politique 18:00 On n'est pas que des cobayes ! 18:55 Echo-logis 19:25 Avis de sorties 19:35 Home 21:30 Une maison, un écrivain 21:55 Fourchette et sac à dos 22:50 La revanche des pâtissiers 00:20 La route de l'encens 02:00 La nuit France 5 M6 du 24-06-2012

ENQUÊTE EXCLUSIVE
Présenté par : Bernard de La Villardière Chaque été, des dizaines de milliers de fêtards envahissent les quais de la Seine, notamment lors de la fête de la Musique. L'euphorie et l'alcool aidant, le plongeon du haut des ponts est une tradition. Cette soirée-là est aussi la plus chargée pour les hommes de la brigade fluviale de Paris, qui en sauveront plus d'un de la noyade. Comme le reste de l'année, cette unité de police veille sur la Seine et ses abords. Les quais, ce sont aussi les péniches, dont les emplacements sont de plus en plus convoités par des Parisiens en quête de logement à prix abordable. Enfin, la Seine à Paris, c'est également le premier port touristique de France et un immense port de commerce, qui voit transiter chaque jour des dizaines de péniches de marchandises. Un tel trafic provoque accidents et naufrages, comme celui dont Jeff a été victime.

20h50
Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 3816
8 9 10
TEINT DE MALADE TITRE TURC PATISSERIE VERSANT FROID PERSONNELS FÉMININS

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Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
Nº 3816

1
I II III IV V VI VII VIII IX X

2

3

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6

7

EN BORDURE ALUMINIUM DANS LA NOTE ÉCRASÉ PAR LES SOUCIS BASE DE CONNAISSANCES ESPACER ORGANE FÉMININ OU MASCULIN VOLUME

Définitions
HORIZONTALEMENT
I- Répliquer sans écouter l’autre. II- Pomme cannelle- Négation III- Base de données-Fécule de manioc IV- Blesse-Service de sûreté. V- RafraîchitManteau gaulois VI- Saboteur. VII- Navigateur biblique - Possédera VIII- Joyeuse. IX- En face - Un lieu. X-Pauvresses.

UN CONDUIT EMPESTANT RENDRE VERT RIDES DÉNUDER UN OEUF UN MUR EFFECTIFS PÉRIODE AÉRIENNE SUPPORT DE TUILES VIEILLE LANGUE NOUEMENT FIN DE TIR SOURIRE DE BÉBÉ EN ESPOIR DE LA LUNE EN VEILLE DEUX EN PANNE SQUELETTE OBJET À GAGNER TELS LE SOLEIL ET LA LUNE BONTÉ UNITÉ ROUMAINE

VERTICALEMENT
1- Titre ottoman - Moyen de transport 2- Pluies soudaines et courtes - Là. 3 . Dans un lot - Oxyde d’uranium . 4 . Non continu. 5 . Orifice de CanalEmpereur . 6. Fit attention aux mots - Période. 7 Interrogation - Titre turc - redevable. 8 Méchantes . 9 . Nécessaire à l’imprimerie - article 10. Roues à gorge-Pagayas.

SOLUTION DES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 2 3 4 5 6 7 8
T A C P O L E M I Q U E R A N O N E C D H E U R T E A E R E N O E U N E D R S T A P I O C A S A I E A U R A S M

Grille
3. Signaleur 6. Puissance 11. Irritation 12. Désolation 13. Garçonnier 14. Molletonne 16. Dilatateur 17. Invertébré 18. Charentais 19. Artistique 21. Email er 26. Longtemps 28. Chauffeur 31. Inaltéré 32. Cycloïdal 33. Cambrouse 34. Linguales 35. Outil ées 36.Fracasser 37. Traversin 38. Redresse 39. Audience 40. Meurtrier 41.Gambil er 42. Giga-Hertz 43. Controuve 7. Provende 8. Emmerder 9. Phantasme 10. Illogisme

Nº 3816
15. Allumeur 20. Fouil eur 22. Dévoltage 23. Cantonais 24. Rossignol 25. Moscovite 27. Ephélides 29. Yorkshire 30.Compétent 1. Décapiter 2. Tournoyer 4. Soupirail 5. Suspendre
I S I G N A L E U R L O N G T E M P S O R L E E I R R I T A T I O N C L F R M G E I D M D E S O L A T I O N Y I R E E I T A N S G A R C O N N I E R C N A D U G I R E A M O L L E T O N N E L G C R R A

Mot CACHÉ
P I V T R F D C R M E Y C E O U A E T H A P O N A O E A O O P O O I I A S S R E C U R A L U V N S S H R M N D L S S I R E O P H L I O T S C E K P A A E E E E T D S T P U L L O I O L S E L L S R S R Z R E E E M L T N G V I H T T C O T I G C E R E M E E A A N I D I E E A U R A A O Y D E S U U G I O T E R N R M T A U M N O N D I R R E S L E S E T E B I V D B T N E R G C E M A I L L E R S R L E I I R R P E O D I L A T A T E U R O L R E L O U S M L I N V E R T E B R E U E S N L U O U M L C H A R E N T A I S S E I C E V T S E I A R T I S T I Q U E E S N E R E N P U I S S A N C E C H A U F F E U R N

S A C C A G E U R R I E U S E

9 10 M I S E R E U S E S

P A R D E L A

SOLUTION DES MOTS FLECHES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 2 3 4 5 6 7

P U A N T

P 8 L 9 I 10 S

A L E U B A C C C A B E L O O M E V E R D A N R I T E A R R I E L E N

R E L I G I E U S E

L E G E R E

A G A L E S N T N E R N R E O S L S O I L E T T E S E I

INFLUENCE

SOLUTION PRÉCÉDENTE : FAVORITISMES

Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Vie pratique
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE SGP INDJAB Groupement des Entreprises de Promotion et de la Construction ENTREPRISE CIVILE DE BATIMENT TICHY E CI BAT EPE / SPA au capital social de 11 000 000,00 DA BP 62, RN 9 BACCARO, TICHY, WILAYA DE BEJAIA Tél: (034) 23 56 00 Fax : (034) 23 58 86 / E-mail : ecotra1978@yahoo.fr

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CONDOLÉANCES
Le Président de la section syndicale d'entreprise, le Président du comité de participation, les cadres et l'ensemble des travailleurs de l'ANEP CS, très affectés par la disparition du père et grand-père de leurs collègues MM. BOUSLIMANE Smaïl et BOUSLIMANE Nabil présentent à ces derniers ainsi qu'à leur famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du dimanche 4 chaâbane 1433 correspondant au 24 juin 2012 :
- Dohr.........…............12h50 - Asr............................16h42 - Maghreb.................. 20h13 - Icha……...…….......21h55 lundi 5 chaâbane 1433 correspondant au 25 juin 2012 : -Fedjr....................03h38 - Chourouk................05h30

AVIS DE PROROGATION DE DELAI
Les entreprises intéressées par l'avis d'appel d'ofrres national et international n°01/ECIBAT/2012 publié dans les quotidiens ECHOUROUK du 30/05/2012 et El MOUDJAHID du 04/06/2012 sont informées que la date limite de dépôt des offres prévue pour le 28/06/2012 est prorogée au 15.07/2012 à 10h00. L'ouverture des plis est fixée au 16/07/2012 à 14h00 au siège de l'entreprise.
El Moudjahid/Pub ANEP 302588 du 24/06/2012

FÉLICITATIONS
Félicitation à notre chère et adorable princesse Manel Bouakba, qui a réussi son examen de 6e avec brio. Bravo petit ange d'avoir relevé ton premier défi, tu as semé tant de joie et de bonheur au sein de ta famille, nous sommes si fiers de toi Manel ! Ton papa Mourad, ta maman Karima, ta sœur Nesrine, Manou Warda, toutes les familles Bouakba et Soufli te félicitent et te souhaitent plein d'autres succès, un avenir radieux inch’ Allah et plein de bonnes choses. Ta tante Amel qui t'adore
El Moudjahid/Pub

VEND machine d’imprimerie Réf. Autobobine 70.000, 3 têtes + assembleuse + cisaille pour tous types d’impression et toutes formes de découpe ; listing, bon pour, facture. Tél. : 0551.12.79.27
El Moudjahid/Pub

Organisme National de Contrôle Technique des Travaux Publics Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC)

AVIS D'APPEL A MANIFESTATION D'INTERET
L'Organisme National de Contrôle Technique des Travaux Publics «CTTP» lance un avis d'appel à manifestation d'intérêt pour son accompagnement dans le cadre du projet portant sur «Etude Préliminaire, d'Avant-Projet Sommaire et d'Avant-Projet Détaillé de la Liaison Autoroutière Saïda -Sidi Bel AbbèsAutoroute Est-Ouest sur 120 Km». Les bureaux d'études étrangers intéressés par cet avis d'appel à manifestation d'intérêt peuvent retirer le cahier des charges du Département Planification et Marchés (DPM) à l'adresse suivante : CTTP Quatre chemins de Kouba, Route de Bachdjerah BP 206 Kouba - Alger - Algérie Tél. : 021 28 44 32 à 35 - Fax : 021 28 44 36

NIF: 000416096544827

AVIS DE PROROGATION DE DELAI DE L'APPEL D'OFFRES NATIONAL ET INTERNATIONAL OUVERT
N°02/KDER/2012
La Société Algérienne de Production de l'Electricité «SPE. Spa» informe les candidats intéressés par l'appel d'offrès national et international ouvert N°02/KDER/2012 relatif à l'acquisition de dix stations de mesure météorologiques, publié sur le BAOSEM N°855 du 29/04/2012, le BOMOP du 20/05/2012 et dans les quotidiens nationaux HORIZONS du 03/05/2012 et ECHAAB du 03/05/2012 que la date d'ouverture des plis des offres techniques et financières initialement prévue le lundi 21 mai 2012 à 10h00, puis prorogée au lundi 18 Juin à 10h00, est prorogée de nouveau au lundi 09 juillet 2012 à 10h00 (heure locale) à la même adresse.
El Moudjahid/Pub ANEP 302656 du 24/06/2012

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

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Quatre-chemins de Kouba, Route de BachdjerahBP 206 Kouba, Alger - AlgérieRC 97 B 0002693-00/16 Compte bancaire CPA n°004 00117 4017151401 76 Agence Emir-El-Khettabl Téléphone (213) 21 28.44 32 à 35 et (213) 21 28.43.81 à 84 Télécopie (213) 21.28.43.80 et (213) 21 28.44.36 - E-mail: cttp@wissal.dz

Naâma Abbas
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

El Moudjahid/Pub

ANEP 923687 du 24/06/2012

République Algérienne Démocratique et Populaire

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NOTICE OF EXTENSION OF DEADLINE NATIONAL AND INTERNATIONAL OPEN INVITATION TO TENDER
N°02/KDER/2012
The Algerian Company of Electricity Production «SPE. Spa» informs the candi-

Avis d'Infructuosité
L’Entreprise de Bâtiment d'Alger (E.B.A.) informe l'ensemble des soumissionnaires de l'appel d'offres national ouvert n°02/2012 relatif à: - Rubrique 01 : Acquisition de matériel informatique - Rubrique 02 : Formation paru dans le quotidien national El Moudjahid du 20.05.2012 qu'il est déclaré infructueux pour les motifs ci-après : 1- Rubrique 01 : Non-respect de l'article 51 du code des marchés publics ; 2- Rubrique 02 : Absence de soumissionnaires.
El Moudjahid/Pub ANEP 302620 du 24/06/2012

dates interested in the national and international open invitation to tender N°02/KDER/2012 relating to the acquisition of ten (10) meteorological measurement stations published in the BAOSEM N°855 dated on 29/04/2012, in the BOMOP on 20/05/2012 and national newspapers HORIZONS dated on 03/05/2012 and ECHAAB on 03/05/2012 that the date of opening of technical and financial proposals, initially expected on Monday 21 May 2012 at 10.00 am, then extended to Monday 18 june 2012 at 10.00 am, is extended again to Monday 09 july 2012 at 10.00 am (local time) at the same address.
El Moudjahid/Pub ANEP 302656 du 24/06/2012

El Moudjahid/Pub

ANEP 302604 du 24/06/2012

Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Sports

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FOOTBALL/EQUIPE NATIONALE

Halilhodzic présent au tirage H au sort de la CAN 2013
Le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, a décidé d’être présent au tirage au sort des éliminatoires du troisième tour de la CAN 2013, qui aura lieu le 5 juillet 2012 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Bouazza signe à Hapoel Nicosie

I

l veut connaître le prochain adversaire de l’Algérie. Il est certain qu’il veut voir la sélection nationale se qualifier à la phase finale de la CAN qui est prévue en Afrique du Sud. Il est certain qu’il y aura une équipe pas facile à battre, surtout après l’entrée en lice des équipes nationales africaines qui avaient animé la dernière CAN 2012 organisée conjointement par le Gabon et la Guinée équatoriale. Toujours est-il, il est sûr que ce dernier tour ne sera pas de la tarte pour tout le monde du fait qu’il se jouera à élimination directe. C'est-à-dire qu’il n’y aura pas de séance de rattrapage. Certes, il a refusé d’organiser un match amical durant le mois d’août afin de ne pas fatiguer les joueurs inutilement, surtout que le match officiel est assez éloigné du match amical qui coïncidera avec les dates FIFA. Il a ses raisons d’avoir refusé de programmer un match amical durant le mois de Ramadhan. Toujours est-il, il y a lieu de mettre en exergue le fait qu’Halilhodzic commence vraiment à s’adapter à l’équipe nationale, à la vie en Algérie. Il n’a pas manqué de le dire et de le montrer chaque fois que l’occasion lui en est offerte. De plus «tout baigne dans l’huile» entre lui et le premier responsable de la FAF, Mohamed Raouraoua. Le fait que le premier responsable qui gère la structure suprême du football national ne peut que l’encourager à travailler dans de meilleures conditions dans le but de mettre en pratique son programme

ameur Bouazza quitte Millwall (Championship, Angleterre). L’attaquant international rebondira à Chypre. À Omonia Nicosie, pour être précis. Désireux de retrouver au plus vite l’élite, le Fennec, qui regrettait un peu que les blessures aient stoppé son élan, quitte l’Angleterre pour Chypre. Il a paraphé ce vendredi un contrat d’une saison renouvelable. Annoncé un temps à l’USMA, ou l’attaquant a effectivement négocié, il a finalement changé de cap en optant pour le club chypriote qui lui offre la possibilité de rejouer en première division et éventuellement prendre part à une compétition européenne. C’est sans doute l’une des motivations du Fennec qui a de tout temps clamé son désir de rejouer en première division. Il faut dire que Bouazza a écouté les conseils d’Halilhodzic qui, à Sidi-Moussa, a demandé à ses joueurs de privilégier l’aspect sportif. Bon vent ! A.B.

Chalali à l’essai à Lierse
fficiellement partant d’Aberdeen après une saison couci-couça, Mohamed Chalali pourrait rebondir en Belgique. L’attaquant des Verts, retenu par Vahid Halilhodzic pour les deux premiers matches face au Niger en amical, et le Rwanda, comptant pour les éliminatoires au Mondial 2013, est attendu à Lierse à partir de lundi prochain pour une visite de trois jours. En effet, son statut d’international n’empêche pas le club belge, 12e au classement général cette saison, de demander à le juger d’abord sur pièce avant d’entreprendre quoi que ce soit, même si l'entraineur Chris Janssens semble convaincu des qualités du joueur qu'il suit depuis un moment. Ce qui ne dérange pas outre mesure l’attaquant de 23 ans qui a dû aussi convaincre Aberdeen l’été dernier de le faire signer au bout d’une semaine de tests. Resté au pays pour se ressourcer après le stage de l’EN, Mohamed Chalali est rentré vendredi chez lui à Paris. De là, il devrait se rendre ce dimanche à Lierse pour visiter les infrastructures du club, s’enquérir de l’ambiance et entamer les tests. A.B.

O

de travail. De plus, le sélectionneur national est en train de constater la bonne ambiance qui règne au sein de l’équipe nationale. Il faut dire que «quelques brebis galeuses» ne sont plus là. Ce qui a rendu les relations entre les uns et les autres des plus saines. Il n’a pas manqué de dire que durant 40 jours qu’il est avec l’EN durant les stages et les matches officiels, il n’a pas constaté de fausse note, puisque

tout s’est déroulé comme sur des roulettes. Il n’y a pas eu de problèmes entre joueurs. Ce qui l’avait sécurisé sur la bonne marche de l’équipe qui est en train de pratiquer un football de qualité. Ce qui ne fait qu’accroître les chances de l’EN de passer ce tour et se qualifier à la phase finale de la CAN 2013. Hamid Gharbi

CABBA

MATCH AMICAL (U-20): ALGÉRIE - TUNISIE 0-2

Ali-Guechi signe, Fellah attendu

A

près une courte période de doute, caractérisée par la démission de la direction, la perspective d’organiser des élections, les choses se sont finalement tassées au CABBA. Ce qui a laissé le temps aux dirigeants de songer à la prochaine saison. Ceci passe évidemment par un bon recrutement. Une liste de joueurs à cibler à été établie en quarante-huit heures. Certains ont commencé à signer, d’autres à négocier, alors que d’autres en-

core sont en instance. Cité à Sétif, Ali-Guechi, le milieu défensif de l’USM An, s’est engagé au CABBA. L’international espoir, pourtant encore sous contrat à l’USMAn, a décidé de résilier son contrat de manière unilatérale comme le lui permet la réglementation, dès lors qu’il n’a pas été payé par son club employeur. En effet, la réglementation stipule qu’un joueur qui n’a pas été payé pendant trois mois a le droit de résilier son contrat. Il faut dire que

Ali-Guechi ne s’est pas fait prier. Autre joueur attendu : Ahmed Fellah, le gardien de but du MCO. L’ex-goal du CRB devrait parapher lui aussi un contrat de deux saison aujourd’hui. Il sont attendus en tout cas lui et son agent à Bordj pour négocier et éventuellement signer. Djeghbala, l’arrière gauche du MCA, est lui aussi cité. « Si je ne renouvelle pas au Mouloudia, j’irai à Bordj », a-t-il fait savoir. A.B.

Très instructif, malgré la défaite

L

a sélection algérienne de football des moins de 20 ans s'est inclinée face à son homologue tunisienne sur le score de 2 à 0, en match amical disputé vendredi au Centre technique national de la FAF à Sidi Moussa (Alger). C'était la deuxième rencontre entre les deux équipes après la première remportée par les Algériens mercredi dernier sur le score de 2 à 1. Ces deux rencontres entrent dans le cadre de la préparation des

deux formations pour la participation à la prochaine Coupe arabe des U20, prévue en Jordanie du 4 au 18 juillet prochain où l’Algérie évoluera dans le groupe B, aux côtés du Qatar, des Emirats Arabes Unis et de la Libye. Les juniors algériens, entraînés par le Français Jean-Marc Nobilo, préparent également la Coupe d'Afrique des nations de la catégorie qu'abritera l'Algérie en mars 2013.

COUPE ARABE DES NATIONS

EURO-2012

L'Allemagne trace sa route

L'Arabie Saoudite bat le Koweït 4-0
La sélection de l'Arabie Saoudite de football s'est imposée, vendredi, face à son homologue du Koweït sur le score de 4-0, lors du match d'ouverture de la poule A, disputé dans le cadre de la 9e édition de la Coupe arabe des nations. Les buts de l'équipe saoudienne ont été marqués par Mohamed Sahlaoui (22e min et 3e min du temps additionnel) et Aissa El Mahiani (51e et 56e min). Les Saoudiens, qui ont dominé ce match grâce au système 4-4-2 de leur entraîneur hollandais, Frank Rijkaard, sont donc en tête de ce groupe avec trois points, devançant la Palestine et le Koweït. Le groupe B est composé du Maroc, du Bahreïn, de la Libye et du Yémen. La poule C regroupe, quant à elle, l'Egypte, le Soudan, le Liban et l'Irak. Les vainqueurs des trois groupes, ainsi que le meilleur deuxième sur l'ensemble du premier tour se qualifieront pour les demi-finales. Les huit précédentes éditions avaient été remportées par la Tunisie (1963), l'Irak (1964, 1966, 1985 et 1988), l'Egypte (1992) et l'Arabie Saoudite (1998 et 2002).

L'

Allemagne, lancée à la conquête de son premier titre depuis 16 ans, a écarté sans ménagement de son chemin des vaillants Grecs et voit maintenant se profiler un grand classique en demifinale de l'Euro-2012, que ce soit face aux Anglais ou aux Italiens. Sortie sans trembler du groupe dit «de la mort», en remportant ses trois matches, notamment contre les Pays-Bas, vice-champions du monde, et les Portugais, elle a battu la Grèce 4 à 2 vendredi à Gdansk. L'Allemagne n'avait jamais perdu contre cet adversaire, présentant un bilan de cinq victoires et trois nuls. Elle vient, en outre, d'aligner sa quinzième victoire d'affilée en matches officiels depuis le match pour la 3e place au Mondial-2010 en Afrique du Sud avec dix rencontres de qualifications, trois du premier tour et le quart de finale. Il s'agit d'une performance inédite pour une équipe d'Allemagne. Si elle a parfois donné l'impression d'être moins «facile» dans le jeu qu'elle ne l'avait été

au Mondial-2012 en écrasant l'Angleterre 4-1 en 8e de finale et l'Argentine 4-0 en quart, elle semblait tout contrôler depuis le début de l'Euro. Et ses leaders dans le jeu, Bastian Schweinsteiger et Mesut Özil, continuent à monter en régime.

Deux jeunes font leur apparition
Et lorsqu'ils se trouvent un peu dans le «dur», la Mannschaft sait se trouver des relais pour tirer l'équipe vers le haut, comme Sami Khedira (un but vendredi), dans une forme étincelante, ou Mario Gomez, enfin buteur dans les grandes compétitions internationales, même s'il n'était pas titulaire vendredi. Face aux Grecs, elle s'est même payée le luxe d'aligner d'entrée Marco Reus, buteur pour sa 6e sélection, et André Schürrle (14 capes), qui n'avaient jamais débuté aucun match en compétition internationale. Un «coup de poker» payant pour Joachim Löw, dont

l'équipe a su profiter, les deux jeunes joueurs - respectivement 23 et 21 ans ayant mis au supplice leurs adversaires directs de la défense grecque par leur mobilité et leur vitesse de course. L'Allemagne a toutefois encore deux marches à franchir avant de réaliser son rêve et de soulever le trophée. A commencer par une demi-finale jeudi prochain à Varsovie face à l'Angleterre ou l'Italie. La première lui rappelle de très bons souvenirs - deux victoires aux tirs au but en demi-finale du Mondial 1990 et surtout à l'Euro 1996, avec à chaque fois, le titre au bout. L'Euro1996 est d'ailleurs la dernière grande compétition remportée par la Mannschaft. L'Italie, en revanche, a souvent donné des cauchemars aux Allemands. Le plus récent et le plus douloureux est l'élimination en demi-finale de «leur» Mondial-2006 (2-0 a.p.). Et cette année-là, c'est la Squaddra Azzura qui était allée au bout pour soulever son quatrième trophée mondial.

Dimanche 24 Juin 2012

EL MOUDJAHID

Football

Sports
LIGUE1

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Handball

Un championnat professionnel à assainir
Notre championnat d’élite vit des moments assez difficiles, hormis quelques clubs qui arrivent, cependant, à s’en sortir, eu égard au fait qu’ils disposent d’un président ayant les moyens de sa politique.

CHAMPIONNAT 1re DIV (MESSIEURS)

Adoption du système de compétition pour la saison 2012/2013
Les membres de l'assemblée générale de la Fédération algérienne de handball (FAHB) ont adopté vendredi le système de compétition du championnat national de première division (messieurs), saison 2012-2013, à l'issue des travaux de l'AGO tenue à Staoueli (Ouest d'Alger). Les 24 clubs composant le championnat d'Algérie de 1ère division (messieurs) seront versés dans quatre groupes de 6 équipes chacun. Pour les dames, les membres de l'Assemblée générale de la FAHB ont décidé d'opter pour une poule unique de 14 équipes qui s'affrontent en aller retour. Les deux derniers du classement rétrogradent en seconde division. "Le mode de compétition adopté n'est pas différent de celui de la saison dernière. Les 24 clubs seront scindés en 4 poules de six clubs chacun. A l'issue de la première étape, les trois premiers de chaque groupe animeront le tournoi pour le titre national, alors que les trois derniers de chaque groupe joueront les Play-down", a déclaré à l'APS le secrétaire général de la FAHB, Habib Laabane, après l'adoption du bilan moral et financier de l'année 2011. En revanche, le SG de la Fédération algérienne, a précisé que ce système de compétition ne sera appliqué qu'après le règlement du litige +FAHB-clubs contestataires du mode de compétition+ par le tribunal arbitral du sport (TAS). Les travaux de cette AGO ont été boycottés par les responsables du GS Pétrolier, HBC El Biar et le MC Saida, qui avaient refusé l'augmentation du nombre des pensionnaires de la division une à 20 club, "sans passer par l'AG", selon eux. Le TAS avait décidé en avril dernier d'annuler les décisions prises par l'instance fédérale, rappellet-on. Les membres de l'AG de la FAHB vont procéder également à la mise en conformité des statuts de la fédération avec le décret exécutif 11-22 du 26 janvier 2011 modifiant et complétant le décret exécutif 05-405 du 17 octobre 2005.

M

alheureusement, ce n’est pas le cas de l’ensemble de nos clubs qui ne répondent généralement nullement aux conditions de l’élitisme. Face aux problèmes financiers récurrents, ils vivent pratiquement au jour le jour. Ils ne peuvent avoir une politique tracée à long terme. C’est vrai qu’on va aborder, dès le 8 septembre, la troisième saison du championnat national professionnel. Néanmoins, les observateurs constatent qu’il n’y a pas d’amélioration pour nos clubs, puisqu’ils ne cessent de pleurnicher et d’appeler les pouvoirs publics à l’aide. Pourtant, tout le monde sait qu’actuellement et à l’ère du professionnalisme, chaque club doit se débrouiller par ses propres moyens, grâce à son ingéniosité propre, à ses supporters, ses dirigeants, ses sympathisants… à trouver les voies et moyens pour trouver sa voie. Aujourd’hui, on constate qu’hormis l’USMA et, à un degré moindre, la JSK, les autres clubs de la Ligue1 préfèrent l’assistanat pour assurer leur «survie». Comme les clubs ayant suffisamment de moyens financiers à mettre sur la table ont mis la barre très haute concernant l’achat de joueurs, puisqu’on accorde des salaires mirobolants dépassant parfois les 400 millions/mois, les autres clubs, apparemment moins nantis, n’arrivent pas à tenir la comparaison. D’où le fait qu’aujourd’hui, les supporters sont en train de monter

au créneau pour exiger de leurs dirigeants de faire venir les meilleurs joueurs. Ce qui est en pratique très difficile du fait que l’argent se raréfie dans les caisses du club. A l’impossible, personne n’est tenu. Quand, on n’a pas le sou, on ne peut jouer aux riches. Ce qui complique davantage la situation de nos clubs reste le fait que les investisseurs qui font semblant de venir n’ont d’investisseurs que le nom. Ce qui rend les choses encore plus difficiles, puisqu’on on crée une situation de conflit entre les dirigeants et ce repreneur qui ne viendra jamais du fait qu’il n’a rien à proposé si ce n’est des paroles qui n’apportent rien au « puzzle » du club déjà endetté.

Des supporters qui veulent intervenir directement dans la gestion du club alors qu’ils n’ont rien à proposer pour permettre de débloquer al situation. Bien au contraire, ils deviennent euxmêmes le frein. Car ils demandent l’impossible, alors qu’ils ne sont, à vrai dire, responsables de rien et ne disposent pas des solutions que la situation du club exige immédiatement. On fait alors du grabuge pour rien du moment qu’ils ne détiennent pas les clés qui peuvent apporter la solution attendue par tous. Ces cas ont été ainsi constatés à la JSK où le président Mohan-Chérif Hannachi a été visé directement. Néanmoins, grâce à sa longue expérience des choses du football national, il a réussi

avec brio à résister à certaines manipulations externes au club. On peut dire la même chose du MCAlger où Omar Ghrib, le coordinateur de la section de football de ce club, a pu lui aussi survivre à plusieurs plans de déstabilisation visant le doyen des clubs algériens. Même s’il a réussi à sauvegarder ce qui peut l’être, ceux qui veulent chuter le club ne cesse de ,lui tourner au tour en proposant des solutions qui frisent le burlesque tant leurs auteurs ont montré leur incapacité à apporter quoi que ce soit au club, si ce n’est la zizanie et l’in certitude du lendemain. Le CRB de Azzedine Gana est en train lui aussi de vivre la même chose, mais le responsable belouizdadi ne veut pas céder par amour du club. Il essaye malgré tout à donner une certaine vie au club en dépit des difficultés auxquelles il est confronté quotidiennement. Les autres clubs ne sont pas eux-aussi à l’abri, eu égard à une situation de flou où n’importe qui peut du jour en lendemain se proclamer comme le « sauveur miracle » alors que dans la réalité, il ne s’agit que de la poudre aux yeux. C’est un peu le miroir aux alouettes. On vend du « vent », mais malheureusement les supporters croient très vite. Ce qui ne fait que « corser » les choses et rendre les rapports au sein de nos clubs entre dirigeants et supporters assez électriques et surtout belliqueux. HAMID GHARBI

Dimanche 24 Juin 2012

Pétrole Le Brent à 94.07 dollars le baril

Monnaie L'euro à 1.271 dollar

D E R N I E R E S
IL COPRÉSIDERA LA 7 SESSION DU COMITÉ ALGÉRO-BRITANNIQUE SUR LES RELATIONS BILATÉRALES
e

ORGANISATION DES SPECTACLES

Alistair Burt aujourd’hui à Alger
Le ministre britannique aux Affaires étrangères chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Alistair Burt, effectuera une visite de travail en Algérie à partir d’aujourd’hui, à l’invitation du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.
de réelles opportunités d’affaires pour les entreprises de leur pays. Toutefois, il est certain que cette 7e session offrira aux deux parties l’opportunité d’évoquer un large éventail de dossiers bilatéraux qui ne manqueront pas d’influer positivement sur le renforcement des échanges et des investissements afin de densifier les relations privilégiées de coopération et de consultation qu’entretiennent les deux pays, mais au cours de son séjour, M. Alistair Burt ne se contentera pas d’évoquer avec son interlocuteur algérien ces seuls dossiers liées à la coopération bilatérale. Selon M. Belani « les deux ministres examineront aussi les principales questions de l’actualité politique régionale et internationale, notamment la situation qui prévaut au Sahel avec un focus particulier sur la crise au Mali, la situation en Syrie, le terrorisme international », a ainsi ajouté M. Belani. Toutefois et s’agissant notamment de la situation qui prévaut au Sahel, force est de souligner que les deux capitales partagent une même position quant aux risques potentiels que l’insécurité dans cette région fait peser sur l’ensemble des pays limitrophes et même plus éloignés géographiquement. N. K. et APS

Mme Toumi révèle des tentatives de fraude de certains opérateurs privés

A

u cours de cette visite de deux jours, M. Alistair coprésidera avec M. Messahel les travaux de la 7e session du comité algéro-britannique sur les relations bilatérales, a indiqué hier le porteparole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Les entretiens qui auront lieu à cette occasion s’inscrivent dans le cadre du « dialogue politique régulier » entre l’Algérie et le Royaume-Uni et répondent à la « volonté partagée » par les deux pays d’«intensifier» leur coopération bilatérale dans tous les secteurs, a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Cette 7e session intervient moins de cinq mois après la 6e session tenue à

Londres au début du mois de mars dernier. Il est à souligner que depuis 2006 les relations bilatérales ont enregistré une avancée substantielle. La visite en Algérie en octobre dernier du ministre britannique des Affaires étrangères, M. William Hague, a permis à la dynamique des relations bilatérales d’augmenter. Ces rencontres constituent donc une opportunité pour les deux pays d’approfondir une coopération qui s’est consolidée dans différents domaines notamment dans les secteurs commercial, économique financier, édu-

catif et sécuritaire. Le volume des échanges entre les deux pays, qui a triplé depuis 2006, est un indicateur révélateur de cette dynamique entre Alger et Londres. Ces deux dernières années auront ainsi été assez fructueuse en matière d’échanges. Plusieurs missions économiques dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures ont été ainsi organisées par l’ambassade britannique à Alger en faveur d’hommes d’affaires et d’investisseurs potentiels britanniques. D’autant que les officiels britanniques sont conscients de l’existence

U

IL ÉTAIT CHANTRE DE L’IDENTITÉ AMAZIGH

La fondation Matoub et la direction de la culture commémorent le 14e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès
fense de l’identité  millénaire du peuple algérien, les droits de l’homme, la démocratie. De son côté, la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, en collaboration avec les associations « Tirza » et « Si Moh U Mhend », organisera à partir d’aujourd’hui  à la maison de la culture Mouloud Mammeri, une large exposition portant sur l’œuvre de l’artiste, des articles de presse relatant la vie et les circonstances de son assassinat et tant d’autres objets liés à la vie du défunt chanteur et des représentations théâtrales et déclamations de poésies en hommage à ce chanteur populaire tant aimé et adulé par aussi bien les jeunes que les moins jeunes. Pour la journée de demain, coïncidant avec la date de l’assassinat du celui qui a été de tout temps qualifier de «rebelle», une délégation que conduira le directeur de la culture de Tizi-Ouzou, M. Ould Ali El Hadi, se déplacera à Taourirt Moussa que chérissait le défunt de son vivant, pour se recueillir sur la tombe du défunt Matoub Lounès. Des festivités commémoratives de cet anniversaire de la mort du chanteur le plus populaire de toute la Kabylie sont également au programme de plusieurs associations culturelles à travers les quatre coins de la wilaya de TiziOuzou.

PROCÈS EN APPEL DES LABORATOIRES SANOFI-AVENTIS

Verdict aujourd’hui
Le verdict du procès en appel de l’affaire de surfacturation dans laquelle avait été condamné le 2 mai dernier le directeur général des laboratoires Sanofi-Aventis Algérie, Thierry Lefèbvre, à un an de prison avec sursis, sera prononcé dimanche, a-t-on appris auprès de la Cour d’Alger. Le pôle judiciaire du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) avait condamné aussi, en première instance, les laboratoires Sanofi-Aventis (personne morale) à une amende de 2 milliards de DA. Le procureur général près la Cour d’Alger avait requis lors de l’audience du jugement, il y a une semaine, l’aggravation de la peine de prison contre Thierry Lefèbvre ainsi que l’augmentation de l’amende contre les laboratoires Sanofi-Aventis. Selon l’ordonnance de renvoi, les faits remontent à l’année 2012 lorsque les Douanes algériennes avaient déposé une plainte contre les laboratoires SanofiAventis pour surfacturation des matières premières de médicaments. Les Douanes algériennes avait, selon la même source, dressé sept procès-verbaux contre les laboratoires français. «En plus de Sanofi-Aventis, il y a d’autres laboratoires et importateurs», impliqués dans des affaires de surfacturation de médicaments», avait déclaré le 27 mai dernier à l’APS, M. Rèpgue Benamar, directeur du contrôle à posteriori des Douanes. Il avait révélé que les Douanes algériennes avaient dressé «12 nouveaux contentieux à l’encontre de plusieurs laboratoires internationaux» sans pour autant préciser qui sont ces laboratoires. La surfacturation des matières première des médicaments a été estimée, en 2012, à 153 millions de dollars, selon le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès. Le directeur général des Douanes, M. Mohamed Abdou Bouderbala, avait annoncé en mai dernier que les laboratoires pharmaceutiques impliqués dans des affaires de fraudes douanières seront exclus du dispositif de l’opérateur économique agréé (OEA), dont le lancement est prévu en ce mois de juin. Les opérateurs bénéficiant du statut OEA obtiendront des facilitations au dédouanement, notamment l’accès aux procédures douanières simplifiées et la réduction du nombre de contrôles physiques et documentaires ainsi que le traitement prioritaire des marchandises.

Quatorze années sont déjà passées depuis la disparition tragique du chantre de la culture amazigh et de la démocratie, le défunt Matoub Lounès, lâchement assassiné par une horde terroriste le 25 juin 1998 au détour d’un virage à Tala Bounane, commune Aït Aïssi, Béni Doula. Pour commémorer ce douloureux souvenir, la fondation portant son nom a concocté un riche programme de festivités ayant commencé vendredi dernier au village natal du barde, Taourirt Moussa, Beni Douala, où une foule nombreuse de fans et artistes a déposé des gerbes de fleurs sur sa tombe érigée à l’entrée de son domicile. En sus d’une chorale, la fondation a organisé une riche exposition de photos, d’articles et de tant d’autres articles appartenant à Lounès qui a sacrifié sa vie pour la dé-

Association Ath Yala de Guenzet
L’Association à vocation sociale Ath Yala, sise à Guenzet, wilaya de Sétif, informe les citoyens de l’enregistrement par les services de la wilaya de Sétif de la déclaration de constitution de l’association en date du 13.06.2012 sous le n° 06/2012. Le président de l’Association Atmani Nadjib

ne «minorité» d’opérateurs privés dans le domaine de l’organisation de spectacles «tente de siphonner» — par des moyens détournés — le budget alloué par l’Etat au financement des manifestations culturelles célébrant le cinquantenaire de l’indépendance, a affirmé hier la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, à la Radio algérienne. S’exprimant dans une émission de la Chaîne III, consacré au programme des festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance, Mme Toumi s’est insurgée contre une «minorité» d’organisateurs opérant surtout dans l’événementiel et les spectacles, qui entretiendraient des «liens privilégiés avec certaines institutions», et qui tenteraient un «siphonnage du budget public» pour obtenir des marchés, par des voies contraires à la réglementation. «Un argent fou est en train de circuler dans des réseaux pas clairs, pas nets, un phénomène nouveau qui remonte à trois ou quatre ans», a ajouté la ministre tout en considérant toutefois que «la situation n’était pas désespérée». Elle a notamment cité le cas de certains «privés» qui auraient tenté, sans y parvenir selon elle, de «gruger» le ministère de la Jeunesse et des Sports en surfacturant la location de matériel de sonorisation pour le grand spectacle prévu le 5 juillet prochain. Pour la ministre, cette «dérive» est de nature à annihiler tout ce que l’Etat s’est appliqué à faire pour asseoir une industrie culturelle et assurer un «minimum garanti de service public» dans le domaine de la culture. «La construction d’une industrie culturelle n’est pas synonyme de «siphonnage» dans les poches de partenaires privés», a-t-elle martelé. Relativisant par la suite ses propos, elle a salué la «majorité des (opérateurs) privés» partenaires de son département qui, a-t-elle dit, «acceptent les règles du jeu». Tout en soulignant son intérêt pour un «partenariat gagnant/gagnant entre le public et le privé, la ministre de la Culture a réitéré les engagements des pouvoirs publics à soutenir ce dernier dans la production culturelle, rappelant tout de même que l’accès au financement des projets obéissait à des «procédures». «On ne peut pas faire pression par des coups de fil», a-t-elle dit.

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