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P;ze ci-contre en bas et ci-dessus : reliefs de Les Romains pensaient que le parjure 6tait puni par le dieu au nom
.,,:brssure de I'arc de Titus d Rome, duquel le sermenl avait ete prononc{. La croyance au caractere sacre dJ
'::.,lsentant le triomphe de I'empereur Titus serment avait une valeur pratique; lors de I'installation d'un camp mili-
-::.es lq destruction de Jdrusalem en
-. tp. J.-C. Les butins pris dans le temple de taire, les tribuns faisaient jurer ir tous les soldats qu'ils ne voleraient pas e :
-:-,solem, y compris le canddlabre it sept que les butins de guerre seraient partages 6quitablement. Poll'be, un hisio-
'-,., /ies. sonl porles en procession iien grec qui v6cut quelque temps d Rome au IIe sidcle av. J.-C., attribua-:
2r cette croyance au caractdre Sacre des serments la relative conscience
.' a\ e.-
,t1phale (d gauche). Titus est reprdsent€
laquelle les Romains manipulaient le denier public, m€me s'ii v eut par la
- -iessus) dans un char tird par quatre Ciceron di:ai:
.
-j !ill.\.-. suile des exceptions stup6fiantes Ar cette ligne de conduite.
que c'6tait ldr un des principaux avantages offerts par la religion a 1'Etat
M€me la rupture d'un trait6 avec un pays etranger 6tait une offense pas-
sible d'un c[atiment divin, puisqu'elle impliquait la violation d'un serment.
Les offenses directes aux divinit{s, comme le manquement a un rite ou a
un sacrifice traditionnel ou le vol du tr6sor ou des offrandes d'un tempie .

provoquaient la coldre et le chitiment divins. Pour d'obscures raisons.


i'inceste et le parricide (le meurtre d'un parent) 6taient consid6res comme
des offenses r;Hgieuses, peut-Ctre d cause du profond dego0t qu'ils susci-
taient, ou peut-Ctre parce que, 6tant commis ir I'intfrieur du cercle fami-
lial, ces crimes dtaient particulidrement difficiles d dfcouvrir. N'Iais en
:. ;:-contre, en haut : temPle de Vdnus
g6ndral, bien que I'on puisse citer un certain nombre d'offenses passible s
''::.:x, Jorum de Cdsar, d Rome. Jules
d Vdnus en 46 qv.
de chAtiments divins, les dieux n'6taient pas consid6rds comme les auteur.
,:' :iedia ce temple
, . .:rdtendant qu'elle dtait I'anc€tre
du code moral et des rdgles de conduite. C'est probablement ld une des
' : .: te de sa famille. Ce temPle fut plus grandes diffdrences entre la conception chr6tienne et la conCeptit'rn
'' ,:"irit par Trajan en I13 ap.-J.-C. romaine de la religion.

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