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CESAG_Comptabilité Bancaire_MPCGF_2011

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Comptabilité Bancaire

Présenté par :

Hontongnon Paulin HAZOUME

Dakar, Sénégal

CESAG

2

Bibliographie

BERNHEM Yves, CAUDAL Jean-Paul, EGLIN François, SALIGNON Véronique, « Traité

de comptabilité bancaire », la revue banque, 1993, 521 pages.

Commission Bancaire de l’UMOA, « Guide du banquier », 184 pages.

LEFEBVRE Francis, « Banques, normes et règlementations comptables », novembre

1993

MANCHON Eric, Analyse bancaire de l’entreprise, éditions Economica, 6e édition,

septembre 2005, 537 pages.

Plan Comptable Bancaire de l’UMOA (PCB volumes I, II et III)

SARDI Antoine, « Pratique de comptabilité bancaire », éditions afges, 2005, 1420 pages

3

Programme

1.Cadre institutionnel, règlementaire et comptable (3h)
2.Les opérations de trésorerie (2h)
3.Les opérations interbancaires (4h)
4.Les opérations de dépôts de la clientèle (2h)
5.Les opérations de crédit à la clientèle (2h)
6.Comptabilisation et provisionnement des engagements en souffrance (4h)
7.Les opérations en devises (2h)
8.Le reporting bancaire (2h)
9.Comptabilisation et évaluation des titres appartenant aux banques
10.La comptabilité bancaire et les IFRS
11.Les nouveaux systèmes de paiement de l’UEMOA

4

Introduction
I. Cadre Institutionnel
II. Cadre Règlementaire
II. Cadre Comptable

Chapitre 1 : Cadre institutionnel, règlementaire
et comptable

5

INTRODUCTION

L’histoire de la comptabilité et l’évolution de sa technique et de ses objectifs
sont liées au développement du commerce et de l’industrie. Dès que les
hommes ont échangé des biens, ils ont cherché à conserver des traces de
leurs transactions et de leurs résultats.

Les transactions commerciales ont donné naissance aux banques dont le rôle
prépondérant dans l’économie n’est plus à démontrer. A ce sujet,
Monstesquieu affirmait dans son ouvrage de De l’Esprit des lois, livre XX,
chapitre X : « dans les Etats qui font le commerce d’économie, on a
heureusement établi des banques, qui, par leur crédit, ont formé des
nouveaux signes des valeurs ».

6

INTRODUCTION

L’environnement bancaire se caractérise par :

-Une règlementation de la profession de banque,

-Et une dualité de l’information financière.

Dans le secteur bancaire, l’information financière est de deux natures :

-l’information sociale et consolidée : adressée aux actionnaires et aux tiers ;

-l’information prudentielle et statistique, communiquée aux autorités
monétaires.

La régularité, la sincérité et l’image fidèle de l’information financière sont
garanties par un système d’information performant et stable.

7

INTRODUCTION

Le présent module de Comptabilité bancaire vise à donner à l’apprenant :

les textes régissant la comptabilité bancaire dans l’UMOA,

le traitement comptable des opérations courantes de banque,

La compréhension des états de synthèse produits à l’endroit des
actionnaires, des tiers et des autorités monétaires,

Une éventuelle ouverture sera effectuée sur les normes comptables
internationales (IAS/IFRS), dans le cadre des banques filiales de groupes
côtés en bourse.

8

I. Cadre Institutionnel

A.La Banque des Règlements Internationaux

La règlementation bancaire au plan international relève de la responsabilité de
la Banque des Règlements Internationaux (BRI). Elle gère le comité de
Bâle qui définit les normes prudentielles d’équilibre financier et de solidité
financière des banques. La Banque des Règlements Internationaux ou
« Bank for International Settlements (BIS)» a été créée en 1930.

Établie dans le cadre du Plan Young, réglant les modalités des réparations de
guerre imposées à l'Allemagne par le Traité de Versailles, elle a servi
aussi pour distribuer les financements de la reconstruction européenne.
Sa fonction initiale est devenue obsolète, elle est naturellement devenue
le lieu de dialogue des grandes Banques Centrales.

9

I. Cadre Institutionnel

A.La Banque des Règlements Internationaux

La BRI est située à Bâle en Suisse, et surnommée la « Banque Centrale des
Banques Centrales ». Elle a pour fonctions :

d'agir de pivot pour les systèmes de transactions monétaires internationales ;

d’être l'organisme de coordination entre les grandes banques centrales du
monde, lesquelles en sont les actionnaires et forment son conseil
d'administration.

Elle prépare des accords au niveau de son Comité de Bâle qui précisent les règles
prudentielles applicables à l'ensemble des banques commerciales de la
planète. Il s’agit notamment des Accords de Bâle, dont les derniers « les
accords de Bâle II » sont rentrés en vigueur depuis janvier 2007.

10

I. Cadre Institutionnel

A.Le Comité de Bâle

Les Accords de Bâle sont des accords de réglementation bancaire signés
dans la ville de Bâle en Suisse et élaborés par le Comité de Bâle.
Bâle I a été signé en 1988 ; tandis que Bâle II qui renforce les
premiers accords, a été mis en place en 2007. Les accords de Bâle III
sont déjà en gestation et prévus pour 2015.

L'idée de disposer d'une norme de solvabilité plus sensible aux risques,
c'est-à-dire mieux à même de mesurer la réalité et l'ensemble des
risques auxquels sont exposées les banques reste une préoccupation
partagée renforcée avec la crise des « subprimes ».

11

I. Cadre Institutionnel

A.Le Comité de Bâle

Bâle II repose sur trois piliers que sont :

les exigences minimales de fonds propres,

le processus de surveillance prudentielle,

et la discipline de marché

12

I. Cadre Institutionnel

A.Les organes de l’Union Monétaire Ouest Africaine

Le système bancaire de l’Union fonde sa stabilité sur un ensemble de
textes de base élaborés par les organes communautaires ci-
après, institués par les dispositions du Traité de l'UMOA, du 14
novembre 1973 :

la Conférence des Chefs d’Etat de l’Union, définit les orientations
stratégiques des institutions de l’Union ;

le Conseil des Ministres est l’organe de surveillance et de contrôle
des institutions communes ;

13

I. Cadre Institutionnel

A.Les organes de l’Union Monétaire Ouest Africaine

la Commission bancaire créée en 1990 par les Etats membres, elle est
l’organe de surveillance des banques. Elle est chargée de définir les
sanctions applicables aux dirigeants en cas de manquements à leurs
obligations. Elle assure la surveillance des banques notamment en
matière du respect du dispositif prudentiel à travers le contrôle sur place
et le contrôle sur pièces.

les banques et établissements financiers, chargés d'animer le système
financier assurent la distribution de crédits aux agents économiques par le
mécanisme de la création monétaire.

14

I. Cadre Institutionnel

15

II. Cadre Règlementaire

Le fonctionnement des banques primaires est régi par des textes de base dont
les plus significatifs sont :

le Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine et les statuts de la BCEAO ;

l’acte uniforme de l’OHADA relatif aux sociétés commerciales et du GIE ;

la loi bancaire ;

la convention portant création de la Commission Bancaire

le plan comptable bancaire ou PCB, entré en vigueur le 1er janvier 1996.

16

II. Cadre Règlementaire

Le PCB est constitué en trois volumes :

VOLUME 1 - CADRE REGLEMENTAIRE GENERAL

VOLUME 2 - DOCUMENTS DE SYNTHESE

VOLUME 3 - TRANSMISSION DES DOCUMENTS DE SYNTHESE

le dispositif prudentiel applicable aux banques et établissements financiers

de l'UMOA, réaménagé par le Conseil des Ministres au cours de sa session

du 17 juin 1999 et entré en application depuis le 1er janvier 2000 ;

le dispositif d’accord de classement.

17

III. Cadre Comptable

1. Bases légales : sur quelles bases doit être organisée la comptabilité ?

Article 39 – Loi portant Règlementation bancaire

Les banques et établissements financiers doivent tenir à leur siège social, principal
établissement ou agence principale en ( ), une comptabilité particulière des opérations
qu'ils traitent sur le territoire de ( ). Ils sont tenus d'établir leurs comptes sous une forme
consolidée, conformément aux dispositions comptables et autres règles arrêtées par la
Banque Centrale.

Article 40 – Loi portant Règlementation bancaire

Les banques et établissements financiers doivent arrêter leurs comptes au 31 décembre
de chaque année. Avant le 30 juin de l'année suivante, les banques et établissements
financiers doivent communiquer à la Banque Centrale et à la Commission Bancaire leurs
comptes annuels dans les délais et conditions prescrits par la Banque Centrale.

18

III. Cadre Comptable

1. Bases légales : sur quelles bases doit être organisée la comptabilité ?

L’article 1er de l’instruction n° 94-01 du PCB dispose que les banques et
établissements financiers doivent organiser leur comptabilité conformément
aux dispositions prévues dans ledit plan.

Le PCB est composé de trois volumes et d’un recueil d’instructions. Les
trois volumes traitent successivement du cadre réglementaire général, des
documents de synthèse et de leurs modalités de transmission.
Les instructions relatives à la comptabilisation et à l’évaluation des
opérations bancaires sont réunies dans un même document, édité par la
BCEAO.

19

III. Cadre Comptable

Sup de Co Dakar - Master 2 en Banque Finance

2. Objectif de la comptabilité dans une banque

Présenter des documents de synthèse donnant une image fidèle et
sincère des états financiers constitués de :
Situation financière (Bilan)
Compte de résultat
Tableau de flux de Trésorerie,
Etat de variation des capitaux propres
Notes annexes

20

III. Cadre Comptable

2. Principes comptables

Continuité de l'exploitation,
Indépendance des exercices,
Coût historique ou nominalisme,
Prudence,
Permanence des méthodes,
Non compensation,
Intangibilité du bilan d'ouverture

3. Méthodes comptables

méthodes d'évaluation et d'enregistrement des opérations,
règles et procédures adoptées pour la préparation des états.

21

III. Cadre Comptable

Sup de Co Dakar - Master 2 en Banque Finance

C O M P T E S DE B I L A N

CLASSE 1

CLASSE 2

CLASSE 3

CLASSE 4

CLASSE 5

Comptes de
trésorerie et
d’opérations
interbancaires

Comptes d’opérations
avec la clientèle

Comptes d’opérations
sur titres et
d’opérations
diverses

Comptes de valeurs
immobilisées

Comptes de
provisions de fonds
propres et assimilés

10 Valeurs en caisse20 Crédits à la
clientèle

30 Titres de
placement

50 Subventions et
autres fonds

reçus

11 Comptes
ordinaires
chez les établis-
sements de crédit

41 Immobilisations
financières

51 Provisions pour
risques et

charges

12 Autres comptes de
dépôts chez les
établissements de
crédit

22 Affacturage

32 Comptes de stocks42 Dépôts et

cautionnements

52 Provisions
réglementées

13 Comptes de prêts
aux
établissements
de crédit

33 Débiteurs et
créditeurs divers

43 Immobilisations
en

cours

53 Comptes bloqués
d’actionnaires ou
d’associés et
emprunts et

titres

émis subordonnés

44 Immobilisations
d’exploitation

54 Fonds pour
risques

bancaires

généraux

15 Comptes
ordinaires
des
établissements
de crédit

25 Comptes de la
clientèle

35 Comptes de
règlement
relatifs

aux opérations

sur

titres

45 Immobilisations
hors exploitation55 Primes liées au
capital et
réserves

16 Comptes de dépôts
des
établissements
de crédit

26 Comptes
d’affacturage

36 Dettes
représentées
par un titre

46 Opérations de
crédit-bail et de
location avec
option d’achat

17 Comptes
d’emprunts
et autres sommes
dues aux établis-
sements de crédit

27 Emprunts et
autres

sommes dues à la
clientèle

37 Comptes
transitoires et
d’attente

47 Opérations de
location-vente

57 Capital et
dotations

38 Comptes de
régularisation

58 Report à nouveau

19 Comptes de
créances

en souffrance

29 Comptes de
créances

en souffrance

39 Comptes de
liaison

49 Comptes de
créances

en souffrance

59 Résultat

22

III. Cadre Comptable

C O M P T E S D E G E S T I O N

C O M P T E S D E
H O R S B I L A N

CLASSE 6

CLASSE 7

CLASSE 9

Comptes de

Charges

Comptes de
produits

Comptes d’engagements

de hors bilan

60 Charges d’exploitation bancaire70 Produits d’exploitation
bancaire

90 Engagements de financement

61 Achats et variations de stocks

71 Ventes et variations de stocks

91 Engagements de garantie

62 Autres charges externes et
charges

diverses d’exploitation

72 Produits divers d’exploitation

92 Engagements sur titres

63 Impôts, taxes et versements
assimilés

73 Production immobilisée

93 Engagements sur opérations en
devises

64 Charges de personnel

74 Subventions d’exploitation

65 Dotations au fonds pour risques
bancaires généraux

75 Reprises du fonds pour risques
bancaires généraux

95 Autres engagements

66 Dotations aux amortissements,
aux

provisions et pertes sur

créances

irrécouvrables

76 Reprises d’amortissements, de
provisions et récupérations sur

créances amorties

96 Opérations effectuées pour le
compte de tiers

67 Charges exceptionnelles et
pertes

sur exercices antérieurs

77 Produits exceptionnels et
profits

sur exercices antérieurs

69 Impôts sur le bénéfice

99 Engagements douteux

23

Opérations de trésorerie

Opérations exclues

Etude de cas

Chapitre 2 : Les opérations de trésorerie

24

I. Opérations de trésorerie

10 « Valeurs en caisse »

Les comptes de valeurs en caisse augmentent au débit et diminuent au crédit.

101. Billets et monnaies

Les valeurs en caisse sont constituées :

des billets et monnaies émis par la BCEAO ;

des billets et monnaies étrangers (devises euro, dollar, livre sterling,

yen..).

25

I. Opérations de trésorerie

Les comptes 101 « Billets et monnaies » sont :

Débités :

des achats de billets et monnaies,
des réceptions de billets et monnaies d’une Agence ou de la Banque Centrale
des régularisations sur billets et monnaies

Crédités :

des ventes de billets et monnaies étrangers,
des expéditions de billets et monnaies vers une Agence ou sur la Banque

Centrale
des régularisations sur billets et monnaies

26

I. Opérations de trésorerie

101 - Chèques de voyage.

101 - Avoirs en or et métaux
précieux

101 - Stocks divers (timbres
fiscaux et postaux, formules
timbrées)

3711 - Valeurs reçues à
l'encaissement avec crédit
immédiat.

322 - Avoirs en or et autres
métaux précieux.

323 - Autres stocks et assimilés.

OPERATIONS EXCLUES

COMPTES

APPROPRIES

27

II. Opérations exclues

101 - Billets n'ayant plus cours

légal.

101 - Valeurs à rejeter en chambre

de compensation tant que le délai

de restitution n'est pas écoulé.

323 - Autres stocks et assimilés.

3712 - Valeurs à rejeter.

OPERATIONS EXCLUES

COMPTES APPROPRIES

28

III. Etude de cas

Cas pratique n°1

ECOBANK est une banque commerciale ayant son siège est à Dakar. Elle dispose d’agences
auxiliaires à Kaolack et à Ziguinchor.

Le 10/01/2010, ECOBANK reçoit de l'Agence de Kaolack un versement de 500 000 FCFA.

Le 15/01/2010, L’Agence Principale approvisionne l’Agence de Ziguinchor pour 50 000 FCFA.

Le 20/01/2010, la banque achète dans un pays de la sous-région de l'or pour 100 000 FCFA.

Le 30/01/2010, ECOBANK achète un stock de timbres fiscaux de 60 000 FCFA, destinés à la
vente.

Au 31/12/2010, le stock final de timbres fiscaux s'élève à 20 000 FCFA, sachant que le stock
initial est de 10 000 FCFA.

TAF :

1.

Enregistrer les opérations effectuées par ECOBANK.

29

I.

Aspects techniques et économiques

II.Opérations, durées et taux

III.Aspects comptables

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