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QUALITE SANITAIRE DE L'EAU 14

REFERENTIEL TECHNIQUE
DE CERTIFICATION

Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE®

COMMERCE
Février 2008

VERSION 0

GUIDE PRATIQUE

Mise en application : 22 février 2008 pour tests


SOMMAIRE

Partie IV : Terminologie ................................................................... 3

Partie V : Guide Pratique .................................................................. 7


Cible 1: Relation du bâtiment avec son environnement immédiat .................................9
Cible 2: Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction ..................31
Cible 3: Chantier à faible impact environnemental....................................................53
Cible 4: Gestion de l’énergie..................................................................................71
Cible 5: Gestion de l’eau .......................................................................................91
Cible 6: Gestion des déchets d’activités ................................................................ 107
Cible 7: Maintenance - Pérennité des performances environnementales .................... 117
Cible 8: Confort hygrothermique .......................................................................... 137
Cible 9: Confort acoustique ................................................................................. 159
Cible 10 : Confort visuel ........................................................................................ 173
Cible 11 : Confort olfactif ...................................................................................... 187
Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces ................................................................... 197
Cible 13 : Qualité sanitaire de l’air .......................................................................... 207
Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau ......................................................................... 223
REFERENTIEL TECHNIQUE
DE CERTIFICATION
NF BATIMENTS TERTIAIRES – DEMARCHE HQE®

COMMERCE

Partie IV
Terminologie

Février 2008
TERMINOLOGIE

Cible de Qualité Environnementale du bâtiment (QEB)


Catégorie de préoccupations environnementales s’appliquant au bâtiment. Dans le présent
référentiel, on utilisera les 14 cibles identifiées par l’Association HQE®, structurées en 4
familles : Site et construction, Gestion, Confort et Santé. Les cibles se subdivisent en sous-
cibles, qui se décomposent en préoccupations.

Site et construction
Cible 1 : Relation du bâtiment avec son environnement immédiat
Cible 2 : Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
Cible 3 : Chantier à faible impact environnemental
Gestion
Cible 4 : Gestion de l'énergie
Cible 5 : Gestion de l'eau
Cible 6 : Gestion des déchets d'activité
Cible 7 : Maintenance – Pérennité des performances environnementales
Confort
Cible 8 : Confort hygrothermique
Cible 9 : Confort acoustique
Cible 10 : Confort visuel
Cible 11 : Confort olfactif
Santé
Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces
Cible 13 : Qualité sanitaire de l'air
Cible 14 : Qualité sanitaire de l'eau

Préoccupation environnementale
Thème concret et opérationnel en relation avec les impacts environnementaux et sanitaires
des bâtiments pour lesquels des moyens d’actions peuvent être mis en place.

Environnement
Milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l’air, l’eau, la terre, les ressources
naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations. [ISO 14001]

Evaluation de la Qualité Environnementale du Bâtiment


Processus permettant d’établir les performances environnementales et sanitaires d’un
bâtiment.
Il comprend notamment le recueil et l’analyse des données, l’évaluation des informations
par rapport aux critères de performance environnementale définis dans un référentiel, les
rapports et modes de communication. C’est le référentiel technique de la QEB qui sert de
base à l’évaluation. Les résultats sont synthétisés dans un profil à 14 composantes,
représentant les performances obtenues pour les 14 cibles de QEB.

Haute Qualité Environnementale (HQE®)

La Haute Qualité Environnementale est une démarche de management de projet visant à


maîtriser les impacts d'une opération de construction ou de réhabilitation sur
l'environnement extérieur ainsi que sur le confort et la santé des usagers, tout en maîtrisant
les processus opérationnels, liés ici aux phases de programmation, conception et réalisation.
Cette démarche vise à obtenir la Qualité Environnementale du Bâtiment.

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Référentiel technique de certification "NF Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®"
Tous secteurs - Partie IV : Terminologie
Intervenant

Participant à l’acte de construire généralement lié au maître d’ouvrage par contrat.


Pour la présente certification, il s’agit par exemple de l’assistant au maître d’ouvrage, du
programmiste, de l’architecte, des bureaux d’études techniques, du bureau de contrôle
technique, de l’économiste, du coordonnateur sécurité-protection-santé, des entreprises,
des artisans, etc.

Maître d’ouvrage

Personne physique ou morale pour laquelle l’ouvrage est construit. Décideur principal d’une
opération de construction neuve ou de réhabilitation.

Opération
Ouvrage, services associés et ensemble des processus conduisant à l’obtention de l’ouvrage.
[cf. recommandation T2-99 de la commission centrale des marchés]

Partie intéressée
Individu ou groupe concerné ou affecté par la performance environnementale d’un
organisme.
[ISO 14001]
Pour la présente certification, il s’agit par exemple des usagers du bâtiment, élus,
décideurs, futurs utilisateurs, futurs gestionnaires, collectivités locales d'accueil, riverains,
associations locales intéressées par l’environnement, différentes structures concernées par
l’aspect environnemental de l’opération (Ademe, Agences régionales ou locales de
l'environnement), etc.

Programmation

Phase pendant laquelle s’élabore le programme, document à destination de la maîtrise


d’œuvre pour la conception architecturale et technique de l’ouvrage. Pour les besoins de la
présente certification, la programmation se traduit par la définition des performances
attendues ou souhaitées de l’ouvrage.

Qualité Environnementale du bâtiment (QEB)


La Qualité Environnementale du Bâtiment est l’aptitude de l’ensemble de ses
caractéristiques intrinsèques (celles du bâtiment, de ses équipements et de sa parcelle) à
satisfaire les exigences qui sont liées à :

• la maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur


• la création d’un environnement intérieur confortable et sain.

Pour la présente certification, elle s’exprime au travers d’un profil de 14 catégories de


préoccupations, dites cibles et sous-cibles de QEB, pour lesquelles 3 niveaux de
performance sont possibles : Base, Performant, Très Performant.

Passeport des indicateurs environnementaux de l’ouvrage

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TERMINOLOGIE

Document synthétisant les principaux indicateurs environnementaux de l’ouvrage, en


relation avec la norme NF XP 01-020 Partie 3 « Evaluation de la performance
environnementale d’un bâtiment – Description du résultat de l’évaluation et de leurs
déclinaisons à différentes étapes d’un projet », en cours d’élaboration.
Ce passeport sera à terme commun à toutes les certifications européennes, et permettra
d’afficher en annexe des certificats de chacune de ces certifications des indicateurs
communs, calculés avec des méthodes communes.
Dans le présent document, ce passeport ne prend en compte que quatre indicateurs, qui
seront étendus à l’avenir à tous les indicateurs de la norme.

Critère de QEB
Pour la présente certification, c’est une exigence représentée par un seuil à atteindre ou une
condition à remplir pour atteindre un niveau de performance requis pour une caractéristique
donnée, traduisant une préoccupation.

Système de management environnemental (SME)


Composante du système de management global qui inclut la structure organisationnelle, les
activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, les procédés et
les ressources pour élaborer, mettre en œuvre, réaliser, passer en revue et maintenir la
politique environnementale. [ISO 14001]
Le SME fait l’objet de deux documents :
 La norme ISO 14001 (Systèmes de management environnementale – Spécifications et
lignes directrices pour son utilisation).
 Sa traduction au secteur de la construction, à travers le guide d’application AFNOR GA
P01-030 (Juin 2003)

Système de management d’opération (SMO)


Ensemble d’éléments permettant de fixer les cibles de QEB et d’organiser l’opération pour
les atteindre. Le Système de Management d’Opération fait l’objet d’un référentiel
(référentiel du SMO) dans le cadre de la présente certification.

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REFERENTIEL TECHNIQUE
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COMMERCE

Partie V
Guide Pratique

Février 2008

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

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1
RELATION DU
BATIMENT AVEC SON
ENVIRONNEMENT
IMMEDIAT

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

INTRODUCTION _____________________________
Rappelons que dans le présent référentiel sont entendus sous les termes :
 « bâtiment » : l'ouvrage dans son intégralité, à savoir l'ensemble des bâtiments qui compose
le projet, la parcelle sur laquelle ces bâtiments sont implantés et les activités présentes dans
les bâtiments et sur la parcelle ;
 « environnement immédiat » : la collectivité d'implantation, le milieu naturel proche, le milieu
bâti environnant et les activités associées, et le milieu humain avoisinant (riverains).
Le travail de conception, depuis les phases de programmation jusqu'à celles de réalisation, consiste à
trouver le meilleur compromis dans la définition du projet sachant que les choix effectués doivent :
 répondre aux enjeux prioritaires du maître d'ouvrage (cf. profil de la QEB visé par le maître
d'ouvrage dans le SMO),
 en tirant profit des avantages du site et en intégrant ses contraintes, en termes de pollution,
nuisance et risque pour les usagers et l'environnement immédiat (cf. analyse du site dans le
SMO),
 tout en ayant eux-mêmes le moins d'impacts possible sur les usagers et sur l'environnement
immédiat.

Cette cible 1 « Relation du bâtiment avec son environnement immédiat » traite d'une part de la façon
dont le projet exploite les données contextuelles issues de l'analyse du site. D'autre part elle analyse
dans quelle mesure le projet impacte sur le milieu environnant :
 sur la collectivité : réseaux disponibles, contraintes d'entretien/maintenance/desserte, risque
inondation et diffusion des pollutions, écosystèmes et biodiversité.
 sur les riverains : soleil, lumière, vues, calme, santé.
Notons que cette cible s'attache à traiter les impacts du projet dans sa finalité : les impacts
environnementaux de la phase de chantier sont abordés dans la cible 3 "Chantier à faible impact
environnemental".
La cible 1 aborde également l'impact de confort et de santé des espaces extérieurs du projet sur les
usagers de la parcelle : ambiance climatique, ambiance acoustique extérieure, ambiance visuelle, et
espaces extérieurs sains. En effet, cette préoccupation n'est pas traitée dans les autres cibles.
Enfin, la cible 1 aborde la gestion des risques, sous l’angle de leur impact éventuel sur le confort et la
santé des usagers des bâtiments, et les risques éventuellement encourus par l’environnement
immédiat. La philosophie de cette sous-cible est d’inciter à aller plus loin que les réglementations
applicables aux risques encourus et identifiés, pour en retirer un bénéfice environnemental
essentiellement en termes d’économie de ressources.

1.1. Aménagement de la parcelle pour un développement urbain


durable
1.2. Qualité d'ambiance des espaces extérieurs pour les usagers
1.3. Impacts du bâtiment sur le voisinage
1.4. Gestion des risques naturels, technologiques, sanitaires et
des contraintes liées au sol

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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1

STRUCTURE DE LA CIBLE 1 ____________________


Au préalable de l’évaluation de cette cible, le Maître d’Ouvrage doit avoir effectué une analyse de son
site (voir Annexe A.1 du SMO). A partir de cette analyse du site, le Maître d’Ouvrage doit justifier des
points contextuels applicables à son opération, et obtenir a minima 50 % de ces points contextuels.
Dans le cas ou aucune justification n’est réalisée, tous les points contextuels s’appliquent à l’opération.

Les points contextuels sont mentionnés en rrre


ellliiie
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1.1. Aménagement de la parcelle pour un développement urbain


durable

Enjeux environnementaux
L’idée n’est pas de traiter ici des questions de gestion du territoire mais de s’assurer que le projet
s’inscrit bien dans une logique de développement durable appliquée à la gestion du territoire :

 Contraintes pour la collectivité : limiter la nécessité de déploiement de nouveaux services, de


nouvelles infrastructures, de nouveaux réseaux, etc., ou le cas échéant s'assurer que ces
contraintes interviennent dans le cadre d’un développement économique et social défini par la
collectivité, limiter la consommation de territoire, optimiser la requalification urbaine, inciter à
une évolutivité des plans masse.
 Transports et déplacements urbains : exploitation des réseaux disponibles localement
(transports en commun, pistes cyclables, mails piétonniers, etc.) pour aménager l’opération
(local vélo, continuité de cheminements piétons ou de piste cyclable sur la parcelle, etc.) ;
inciter aux transports pas ou peu polluants. [[[A
A]]]
A
 Préservation/amélioration des écosystèmes et de la biodiversité.
 Gestion des eaux pluviales : aménagements pour limiter les risques d’inondation et de
pollution par débordement à l’aval (à la parcelle ou à l’échelle de l’aménagement dans le cas
de zone urbaine dense).

Préoccupations
1.1.1. Assurer la cohérence entre l’aménagement de la parcelle et la politique de la
collectivité en matière d’aménagement et de développement durable du territoire
relativement aux points suivants : énergie et EnR, ressources en eau, déchets,
assainissement, services, consommation de territoire, requalification urbaine, évolutivité du
plan masse, etc.

Le but de cette préoccupation est de s’assurer de la cohérence du projet avec les politiques
environnementales et de développement urbain durable locales.

Le niveau BASE demande de réaliser une étude des enjeux de développement urbain durable de la
collectivité, puis de prendre des dispositions vis-à-vis de l'exploitation rationnelle des réseaux ou
ressources disponibles localement (énergie, EnR, eau, assainissement), et en vue de minimiser les
nouvelles contraintes sur la collectivité (déchets, entretien infrastructures, etc.).

Pour obtenir les points* relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises
pour :
o limiter la consommation de territoire et optimiser la requalification urbaine. Ces
2
2P
dispositions peuvent être par exemple : (2 PO
P OIIIN
O NT
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n ex
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u elllsss)
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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
 limitation concertée des emprises foncières,
 réflexion coordonnée avec la collectivité pour limiter ou mutualiser la
consommation de territoire (voiries, autorisation de parkings souterrains ou
partagés avec des bâtiments voisins, bassins de défense incendie, etc.), et
pour optimiser la requalification du territoire éventuellement ,
 etc.
o réfléchir à l’évolutivité du plan masse. Ces dispositions peuvent être par exemple : 1
1
(1
P
PO
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x ue
u elll)
e
 changement de fonctions de certaines zones ou de certains bâtiments,
 extensions verticales ou horizontales,
 transformations diverses,
 etc.

*Les différents points peuvent se cumuler.

1.1.2. Optimiser les accès et gérer les flux

Le but de cette préoccupation est de s’assurer de l’optimisation des accès au projet, et de la gestion
de tous les flux.

Le niveau BASE demande de mener une réflexion sur l’aménagement des déplacements sur la
parcelle, intégrée à une réflexion globale de quartier ou de zone (liaisons entre îlots, quartiers, zones),
puis de prendre des dispositions justifiées et satisfaisantes au regard du contexte de l’opération,
permettant une gestion différenciée des accès.
Les accès et flux considérés ici sont les suivants :
o Véhicules Légers – VL (ou véhicules particuliers),
o Poids Lourds - PL,
o deux-roues,
o piétons,
o transports en commun,
o livraisons,
o déchets.
Au niveau BASE, la demande est d’assurer :
o la facilité d’accès des parkings VL au bâtiment,
o la lisibilité et la sécurisation des cheminements piétons, notamment par rapport aux
voiries,
o la fluidité des accès piétons.

Le niveau PERFORMANT demande que des dispositions justifiées et satisfaisantes soient prises pour
que les zones de livraison et de déchets possèdent des accès clairement différenciés et sécurisés des
autres accès présents sur le site.
Ces dispositions peuvent être :
o séparation physique stricte des accès à ces zones des autres accès,
o gestion éventuelle des horaires,
o etc.

Pour obtenir les points* relatifs au niveau TRES PERFORMANT, et en fonction du contexte, des
dispositions doivent être prises pour :
o Si le projet est voisin de « liaisons douces » (cheminements piétons, pistes
cyclables) : aménager un accès sécurisé le plus direct possible à ces liaisons jusqu’aux
entrées et zones de stationnement éventuelles mises en place (deux-roues). (1 11
P
PPOOIIIN
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x ue
u elll).
e
o Si le projet est voisin d’un arrêt de transports en commun (bus, tramway, métro,
train), aménager un accès sécurisé le plus direct possible à ces arrêts, jusqu’aux
entrées. (1 1
1P PO
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O NT
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n ex
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x ue
u elll).
e
o Sécurisation de tous les types d’accès. Etude et dispositions prises relatives à la
sécurisation des différents accès : séparation physique stricte de tous les flux
présents, gestion éventuelle des horaires (livraison, déchets par exemple), mise en
place de sens uniques, de giratoires, mise en place de voies spécifiques, modifications
des voiries locales. (2 POINTS)

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*Les différents points peuvent se cumuler.

1.1.3. Maîtriser les modes de déplacement et favoriser ceux qui sont les moins polluants

Le but de cette préoccupation est de s’assurer de la maîtrise des modes de déplacements relatifs au
projet, et de favoriser ceux qui sont les moins polluants.

Le principe de la préoccupation est, à partir d’une étude de déplacement, de valoriser les opérations
qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter ces aspects.

La préoccupation traite de façon séparée les différents modes de déplacements suivants :


o véhicules particuliers (véhicules légers - VL),
o véhicules propres (VL - PL),
o modes de déplacements doux (deux roues, piétons),
o transports en commun (bus, tramway, métro, train),
o approvisionnements et livraisons (tout système permettant une amélioration
environnementale des approvisionnements/livraisons : favoriser le rail, le fluvial, les
camions respectant la norme EURO II, les véhicules à énergie propre (gaz, etc.), etc.).

Le niveau BASE demande, dans une logique de cohérence urbaine et d’incitation aux transports
propres, à ce qu’une étude des modes de déplacements, notamment les modes doux, soit réalisée,
visant à proposer des dispositions satisfaisantes en regard du contexte du projet, puis de prendre des
dispositions prises pour optimiser les modes de déplacement et favoriser les modes de transport doux,
notamment par rapport aux pollutions. La mise en place d’emplacements vélos à proximité des
entrées pour le personnel du site est également demandée.

Le niveau PERFORMANT, en fonction de l’étude réalisée, demande que des dispositions soient prises
pour les différents modes de déplacements cités ci-dessus :
o véhicules particuliers : prendre des dispositions pour optimiser et limiter les places
de parkings au strict nécessaire sur la parcelle, par exemple : mutualisation de
parkings avec des activités voisines, tenir compte de l’exploitation future et des
éventuels services qui seront mis en place (navettes privées, etc.), recours à des
places existantes au préalable, tenir compte des autres stratégies mises en place
(voitures propres, vélos, etc.), etc.
o modes doux : les emplacements vélos sont dimensionnés au regard d’une estimation
des flux du personnel et/ou des documents d’urbanisme s’ils traitent cette question, et
sont situés à proximité des entrées,
o transports en commun : une réflexion pour intégrer les transports en commun dans
la conception du projet est menée. Cette réflexion est adaptée au contexte, et doit
permettre d’anticiper les évolutions et raccordements futurs des différents modes de
transports en commun.

Le niveau TRES PERFORMANT, en fonction de l’étude réalisée, demande que des dispositions soient
prises pour les différents modes de déplacements cités ci-dessus :
o véhicules particuliers (1 POINT) : prendre des dispositions pour gérer au mieux
les places de parking : systèmes automatisés, gardiennage, placement, etc.
o véhicules propres :
 1 POINT : présence d’une zone de stationnement réservée aux véhicules
propres.
 2 POINTS : présence d’une zone de stationnement réservée aux véhicules
propres, équipée de dispositifs favorisant leur utilisation, par exemple : bornes
d’alimentation électrique (pour véhicules légers ou poids lourds dans la zone
de livraison), présence sur le site de biocarburants, etc.
o modes doux :
 1 POINT : Les emplacements vélos, dimensionnés correctement comme
indiqué ci-dessus, sont sécurisés et abrités (locaux ou abris sécurisés ou
visibles depuis un poste de surveillance (gardien, etc.)).
 2 POINTS :
o transports en commun :

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
 1
11PPO
P OIIIN
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x uue elll : Implantation du projet dans un rayon de moins de 400
e
m d’un arrêt de transports en commun.
 222PPO
P OIIIN
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u eelllsss : Implantation du projet dans un rayon de moins de
400 m d’un arrêt de transports en commun.
o approvisionnements et livraisons (3 3
3PPPO
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O NT
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o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elllsss) : Ces points sont obtenus
e
si des dispositions de conception et de localisation du projet sont prises pour
permettre des approvisionnements et livraisons améliorant la performance
environnementale du projet en cours d’exploitation. Par exemple : plateforme
multimodale, favoriser le rail, le fluvial, les poids lourds respectant l’environnement, et
de façon générale tout système permettant une amélioration environnementale.

Remarque : A noter que pour les transports en commun, la fréquence de desserte de l’arrêt de
proximité avec le projet ne rentre pas dans le cadre de l’évaluation. Cependant, cette notion étant
importante, les évolutions futures du référentiel pourront inclure la prise en compte de ce critère.

1.1.4. Préserver / Améliorer la qualité écologique et paysagère du site

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet de préserver ou d’améliorer la
qualité écologique et paysagère du site.

Le principe de la préoccupation est, à partir d’une étude paysagère, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter ces aspects.

La préoccupation traite de façon séparée les différents aspects suivants :


o Espèces plantées : complémentaires entre elles, non invasives, bien adaptées au
climat et au terrain, de façon à limiter les besoins en arrosage, maintenance et
engrais.
o Taux de végétalisation : il s’agit de favoriser la végétalisation maximale de la
parcelle. Il convient ici d’évaluer toutes les surfaces végétalisées par rapport à la
surface totale de la parcelle.
o Présence végétale : il s’agit de favoriser la présence végétale sur le bâti. Sont
potentiellement végétalisables : les toitures, les façades, les murs pignons, les écrans
acoustiques, etc. La surface de l’enveloppe du bâti est la surface cumulée des
différentes façades et des toitures du bâti.
o Traitement des stationnements VL : concevoir les stationnements de façon
paysagée, notamment avec suffisamment d’arbres de haute tige.
o Modelage paysager du terrain : utilisation des caractéristiques de la parcelle pour
optimiser le projet au regard du modelé naturel du terrain.
o Clôtures, dispositifs de sécurité, zones déchets et livraisons : intégrer ces
systèmes ou zones de façon paysagée.

Le niveau BASE demande, dans une logique de continuité écologique du site, d’assurer un
aménagement de la parcelle permettant de préserver ou d’augmenter les surfaces végétalisées et
d’assurer une continuité des espaces créés avec les espaces végétalisés existants sur les parcelles
voisines. Pour cela, une étude paysagère doit être réalisée, et des dispositions prises en regard du
contexte, afin de concevoir l’aménagement de la parcelle et du bâti en dialogue avec le paysage et le
site environnant.
Deux exigences complémentaires sont également demandées au niveau BASE :
o Pour les espèces plantées : choix d’espèces végétales complémentaires entre elles,
non invasives, bien adaptées au climat et au terrain, de façon à limiter les besoins en
arrosage, maintenance et engrais.
o Pour les stationnements VL : concevoir les parkings aériens pour VL de manière
paysagée respectant les réglementations ou documents d’urbanisme locaux. Le
respect des documents d’urbanisme porte par exemple sur le nombre de plants de
haute tige.

Rappel :
Une espèce invasive est une espèce exotique qui devient un agent de perturbation nuisible à la
biodiversité autochtone des écosystèmes naturels ou semi naturels parmi lesquels elle s’est établie.

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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
Le niveau PERFORMANT, en fonction de l’étude réalisée, demande en complément des exigences du
niveau BASE, que des dispositions soient prises pour le taux de végétalisation (définition ci-
dessous) de la parcelle, que tous les espaces extérieurs hors voiries et parkings soient végétalisés. Il
s’agit ici de toutes les voiries et cheminements, même piétons. L’enjeu est donc de végétaliser toutes
les surfaces qui ne servent pas à circuler ou stationner.

Le niveau TRES PERFORMANT, en fonction de l’étude réalisée, demande que des dispositions soient
prises pour les différents aspects cités ci-dessus :
o taux de végétalisation : Il s’agit des surfaces végétalisées totales (sur la parcelle et
le bâti) par rapport à la surface totale de la parcelle.
 1 POINT : Les surfaces végétalisées respectent les exigences réglementaires
ou les documents d’urbanisme locaux, et représentent au minimum 20% de la
surface de la parcelle.
 2 POINTS : Les surfaces végétalisées respectent les exigences
réglementaires ou les documents d’urbanisme locaux, et représentent au
minimum 30% de la surface de la parcelle.
o présence végétale (1 POINT) : Il s’agit ici, en complément de la surface de
végétalisation totale de la parcelle, de favoriser la végétalisation du bâti. Le point est
obtenu si au moins 20% de l’enveloppe du bâtiment est végétalisée.
o traitement des stationnements VL (1 POINT) : Concevoir les stationnements
aériens VL de manière paysagée en améliorant de 50% les exigences réglementaires
ou documents d’urbanisme locaux (nombre de plans, mise en place de pergolas, etc.).
o modelage paysager du terrain (2 22P PO
P OIIIN
O NT
N TS
TSS ccco
on
o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elllsss) : Il s’agit ici de valoriser
e
les opérations qui utilisent les caractéristiques de la parcelle pour optimiser le projet
au regard du modelé naturel du terrain, par exemple : optimisation des importations /
exportations de matériaux (merlons, buttes, talus, etc.), etc.
o clôtures, dispositifs de sécurité ou de gardiennage, zones déchets et/ou
livraisons (1 1
1 PPO
P OIIIN
O NT
N T ccco
T on
o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elll) : intégration paysagère de ces éléments et
e
zones : végétalisation, haies défensives, plantations, etc.

1.1.5. Préserver / Améliorer la biodiversité

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet de préserver ou d’améliorer la
biodiversité du site.

Le principe de la préoccupation est, à partir d’une étude réalisée sur la flore et la faune du site, de
valoriser les opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter ces aspects.

La préoccupation traite de façon séparée la faune et la flore :

Le niveau BASE demande, à partir d’une étude de la faune et la flore existante, de prendre des
dispositions pour préserver la biodiversité animale et végétale en regard du contexte. Par exemple :
o préservation des écosystèmes présents,
o préservation des espèces animales présentes,
o préservation des arbres remarquables,
o compenser les coupes éventuelles par des plantations nouvelles,
o etc.

Pour obtenir les points* relatifs au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de l’étude réalisée, les
dispositions prises doivent aller au-delà et permettre d’améliorer la biodiversité. Ces dispositions
peuvent par exemple être :
o Pour la faune et la flore : choisir des matériaux et des équipements pour
l’aménagement de la parcelle qui perturbent le moins possible la faune (bruit,
éclairage) et qui n’endommagent pas la flore (rejets polluants). (1 POINT)
o Pour la flore : choix et introduction d’espèces végétales diversifiées, non invasives,
bien adaptées au climat et au terrain (de façon à limiter les besoins en arrosage,
maintenance et engrais), dans un but d’accroître la biodiversité végétale du site. Les
espèces choisies doivent également être en cohérence avec les espèces à l’échelle du
territoire environnant. Au moins trois espèces différentes correspondant à ces
1
1P
exigences sont introduites. (1 PO
P OIIIN
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N T ccco
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n ex
e xtttu
x ue
u elll)
e

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
o Pour la faune :
 1 1P
1 PPO
OOIIIN
NT
N T ccco
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o nttte
n eex xtttu
x uue elll : Reconstitution de l’habitat et des conditions de vie de
e
la faune sur la parcelle (nids d’oiseaux, abreuvoirs, mangeoires…).
 2 2P
2 PO
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T S ccco
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ex
e xxtttu
ue
u eelllsss : Dispositions de conception prises pour développer
ou réintroduire la faune sur le site.
o Pour la mise en valeur de la biodiversité : en présence d’espèces végétales ou
animales remarquables : dispositions prises pour que les usagers soient en contact
avec la faune et la flore : parcours de visite, etc. (1 1
1PPPO
OIIIN
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N T ccco
T on
o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elll)
e

*Les différents points peuvent se cumuler.

1.1.6. Prévenir le risque d’inondations

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’une réflexion globale sur le risque d’inondation soit
prise en compte par l’opération.

Le principe de la préoccupation est, à partir d’une étude réalisée sur les possibilités d’infiltration et de
rétention du site, de valoriser les opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter
ces aspects, notamment paysagères et qualitatives. En effet, les aspects quantitatifs sont traités en
cible 5 et les exigences quantitatives détaillées sont données en sous-cible 5.2.

Les dispositions pouvant être prises dépendent fortement de plusieurs paramètres locaux :
o Pour l’infiltration :
 étude de sol : coefficient d’imperméabilisation (classe de perméabilité), et
capacité d’infiltration du sol,
 connaissance des données pluviométriques,
 textes réglementaires locaux.
o Pour la rétention :
 débit de fuite initial et projeté,
 connaissance des données pluviométriques (base décennale ou réglementation
locale),
 textes réglementaires locaux.

Le niveau BASE demande, à partir de ces différents éléments contextuels, d’avoir une réflexion
optimisée sur le couple infiltration/rétention à l’échelle de la parcelle de l’ouvrage. Cette
réflexion et les dispositions prises doivent permettre d’atteindre les objectifs réglementaires de la zone
du projet (débit de fuite et coefficient imperméabilisation notamment) et/ou de respecter l’état
existant en termes d’infiltration et de rétention.

En fonction du contexte, la gestion du couple rétention/infiltration peut se décliner différemment :


o L’infiltration est possible aisément sur le site : dans ce cas la gestion des
surfaces perméables suffit à traiter cette question, en respectant des niveaux
d’imperméabilisation maximale de la parcelle.
o La rétention est possible aisément sur le site : dans ce cas la gestion des
surfaces perméables suffit à maîtriser le débit de fuite.
o L’infiltration est difficile (sol à faible capacité d’infiltration, règlementation locale
restreignant l’infiltration, etc.) ou est possible très partiellement (manque de surface),
et/ou la rétention est problématique (manque de surface, débits de fuite imposés
très contraignants, etc.) ce qui demande des efforts conséquents pour le projet, dans
ce cas :
 des systèmes de rétention peuvent suffire, en complément des surfaces
perméables possibles sur le site, pour traiter les deux aspects aux niveaux
visés, en considérant que la rétention mise en place permet de différer et de
limiter le débit de fuite, et que cette rétention vient compenser le
dépassement du coefficient d’imperméabilisation de la parcelle aux niveaux
visés,
 des systèmes de rétention et d’infiltration sont nécessaires pour traiter
les deux aspects, et ces systèmes peuvent être :

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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Tous secteurs - Partie V : Guide Pratique
RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
• plutôt bâtis (toitures végétalisées couplées à un système de
récupération et d’infiltration, puits filtrants, cuves de récupération,
etc.),
• plutôt paysagers (bassins d’orage paysagers, fossés d’infiltration,
mares écologiques, noues paysagères, etc.).

En conséquence, le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande, à partir des éléments


contextuels, de prendre des dispositions telles que celles citées ci-dessus permettant d’améliorer la
situation existante ou d’aller plus loin que les objectifs réglementaires de la zone du projet.
L’évaluation de ce niveau performant ne prend pas en compte dans cette cible l’amélioration apportée
(ce qui est fait en cible 5), ni la nature des moyens mis en place pour arriver à cette amélioration.

En revanche, pour obtenir les 5 5 P


5 PPO
OIIIN
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e xtttu
x ue
u elllsss du niveau TRES PERFORMANT, des
e
dispositions de rétention/infiltration paysagères telles que celles citées ci-dessus doivent être prises
pour améliorer la situation de l’existant ou aller plus loin que les objectifs réglementaires.

Enfin, une dernière notion est introduite dans cette préoccupation : la liaison entre la gestion des
eaux pluviales de la parcelle et celles des parcelles voisines qui pourraient venir impacter le
traitement de ces premières. Il est en effet fréquent qu’un projet soit tributaire du déversement
d’eaux pluviales amont sur sa parcelle, et doivent tenir compte de cet aspect, notamment dans le
dimensionnement de ses systèmes de rétention et/ou d’infiltration. Si le site choisi pour le projet est
dans ce cas, et si des dispositions sont prises pour traiter l’ensemble de ces eaux pluviales, alors 3 3
3
P
PO
P OIIIN
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x ue
u elllsss sont attribués dans cette préoccupation, au niveau TRES PERFORMANT. Ces
e
points se cumulent avec les points précédents de la préoccupation.

Rappel :
Attention, certains projets sont soumis réglementairement à ces aspects par le biais de la Loi sur
l’eau. Dans ce cas, cette exigence est basique.

1.1.7. Limiter la pollution diffuse

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que la pollution diffuse est traitée sur l’opération.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande à ce que les eaux de ruissellement polluées soient
récupérées et traitées avant rejet, en fonction de leur nature. Sont concernées les eaux de
ruissellement des stationnements, voiries, zones de circulations, et toute autre surface
potentiellement polluée, doivent être récupérées, au besoin stockées dans un bassin tampon, puis
traitées selon leur nature (dégrillage, séparateur d’hydrocarbures, etc.).
Les dispositions justifiées et satisfaisantes au regard du contexte peuvent être les suivantes :
o séparateurs d’hydrocarbures,
o dégrilleurs, débourbeurs,
o systèmes de traitements des eaux,
o etc.

1.2. Qualité d’ambiance des espaces extérieurs pour les usagers

Enjeux environnementaux
L'enjeu consiste à créer un cadre de vie extérieur agréable pour les usagers des bâtiments et de la
parcelle :
 Ambiance climatique
 Ambiance acoustique
 Ambiance visuelle
 Eclairage extérieur

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
 Espaces extérieurs sains
 Accessibilité, bien-être et convivialité
 Pollution visuelle

Pour cela, le point de départ est le bilan de l'analyse du site qui dresse les atouts et les contraintes
des caractéristiques du site en termes de nuisances, de pollutions et de risques.
Il convient également de prendre en compte les éventuels impacts que pourrait avoir le projet sur le
plan de la qualité des ambiances extérieures : équipements ou activités bruyantes, masques générés,
etc.
Les espaces plantés sont un moyen de traiter certains des éléments de ces préoccupations comme la
protection au soleil ou aux vents. Ils sont aussi sources de nuisances acoustiques indirectes (tonde) ou
de risque sanitaire (allergènes).
Le traitement de la circulation sur la parcelle est à observer pour les impacts acoustiques et sanitaires
des choix qui sont proposés (circulations trop proche des zones occupées).

Préoccupations
1.2.1. Créer une ambiance climatique extérieure satisfaisante

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’avoir une ambiance climatique
satisfaisante sur sa parcelle relativement au vent, aux précipitations et au rapport au soleil.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site et du projet, de valoriser les


opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter ces aspects.

La préoccupation traite de façon séparée ces trois aspects (vent, précipitations, soleil), de la façon
suivante :

Le niveau BASE demande pour le vent, les précipitations et le rapport au soleil, d’identifier à partir de
l’analyse de site les effets indésirables du vent et des précipitations, et de l’ensoleillement du site, puis
de prendre des dispositions pour traiter ces zones de façon classique. Il s’agit de dispositions
architecturales, paysagères et de plan masse permettant d’avoir une gestion classique du climat sur la
parcelle. Par exemple :
o Pour le vent : positionnement adéquat des zones à occupation prolongée, des
entrées, etc.
o Pour les précipitations : protection des entrées, des façades particulièrement
exposées, etc.
o Pour le rapport au soleil : prendre en compte le potentiel d’ensoleillement pour
créer des espaces extérieurs lumineux et tempérés, prendre en comte les impacts de
l’environnement bâti pour exploiter ou se protéger des effets de masque, assurer une
protection au soleil ou créer des zones ombragées, etc.

Pour obtenir les points* relatifs au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions prises doivent aller
au-delà de cette simple gestion du plan masse et des dispositions architecturales ou paysagères
classiques, afin d’améliorer la qualité d’ambiance sur la parcelle. Ces dispositions peuvent par exemple
être :
o Pour le vent : la mise en place d’écrans éventuels permettant d’augmenter le niveau
de confort sur la parcelle, etc. (1 1
1PPO
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u elll)
e
o Pour les précipitations : les cheminements piétons entre les zones de
stationnements (véhicules ou vélos) et les entrées du bâtiment sont abrités.
1
1P
(1 PO
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u elll)
e
o Pour le rapport au soleil : les aménagements extérieurs doivent participer à la
bioclimatique du site et du bâtiment, protection végétale des façades en été, espaces
ombragés et végétalisés limitant les réverbérations de chaleur sur le bâti et les
espaces extérieurs occupés, toitures végétalisées limitant la réverbération solaire,
choix des revêtements de voiries pour limiter la réverbération ou diminuer la chaleur
emmagasinée, respecter des zones d’espaces verts (3 mètres par exemple) entre le
bâti et les façades pour limiter les surchauffes du bâti, etc. (3 POINTS)

*Les différents points peuvent se cumuler.

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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
1.2.2. Créer une ambiance acoustique extérieure satisfaisante

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’avoir une ambiance acoustique
satisfaisante sur sa parcelle.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site et du projet, de valoriser les


opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site les sources de bruit en extérieur
générées par l’environnement immédiat ou par l’opération, les bruits des équipements techniques de
l’opération (respect des émergences réglementaires), les sources extérieures à l’opération (voies,
équipements voisins, etc.), les activités bruyantes de la parcelle (accès, entretien, livraisons, etc.) ;
puis de prendre des dispositions d’aménagement en conséquence afin de protéger les espaces
extérieurs fréquentés en fonction des activités auxquelles ils sont destinés.
Les dispositions d’aménagement peuvent être les suivantes :
o Prendre en compte les bruits de l’espace extérieur dans l'agencement de la parcelle
pour protéger les espaces extérieurs fréquentés en fonction des activités auxquelles ils
sont destinés.
o Prendre en compte les bruits des installations et des équipements techniques de
l'opération afin de les positionner correctement.
o Porter attention aux circulations sur la parcelle et à leurs impacts acoustiques (éviter
la proximité avec les locaux à activité calme, zones d’entrée/sortie des
stationnements, etc.).
o Prendre en compte les nuisances des activités de la parcelle qui peuvent être
bruyantes (comme l’entretien des espaces verts, ou certaines activités abritées par
l’opération, etc.).

Pour obtenir les 2 2P


2 PO
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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions
e
architecturales et techniques prises doivent aller au-delà de ce simple aménagement de la parcelle
afin d’améliorer la qualité d’ambiance sur la parcelle. Ces dispositions peuvent par exemple être :
o la mise en place d’écrans éventuels, de merlons de terre, par exemple au droit des
zones d’attente en entrée/sortie des stationnements, etc.,
o protection des zones de livraisons,
o capotage et protection des installations techniques permettant des émergences plus
faibles que la réglementation,
o revêtement de voiries limitant les nuisances sonores,
o etc.

1.2.3. Créer une ambiance visuelle satisfaisante

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’avoir une ambiance visuelle
satisfaisante sur sa parcelle, et que les vues offertes aux usagers sont prises en compte.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site et du projet, de valoriser les


opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site les potentialités et contraintes du
patrimoine naturel et bâti en termes d’accès aux vues, puis de prendre des dispositions
d’aménagement de la parcelle afin d’optimiser l’accès aux vues.
Ces dispositions peuvent être les suivantes :
o offrir autant que possible par le plan masse et l’aménagement des espaces des vues
sur des espaces extérieurs naturels ou agréables (existants ou créés),
o offrir autant que possible par le plan masse et l’aménagement des espaces des vues
sur un environnement bâti remarquable ou classé,
o limiter par le plan masse et l’aménagement des espaces les nuisances visuelles
engendrées par l’environnement bâti immédiat,
o etc.

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Pour obtenir les 2 2P
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u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions
e
architecturales et techniques prises doivent aller au-delà de ce simple aménagement de la parcelle.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o gestion des espaces autour du repérage visuel des usagers, notamment entre
l’intérieur et l’extérieur du bâti, afin d’avoir des repères visuels les plus agréables
possibles,
o mise en place de parcours de vues permettant aux usagers de profiter de vues
agréables depuis l’intérieur ou l’extérieur du bâtiment : passerelles, promontoires,
etc.,
o etc.

1.2.4. Eclairage extérieur

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’avoir un éclairage extérieur
satisfaisant vis-à-vis du confort et de la sécurité.

Cet éclairage est important pour des questions de confort mais aussi de sensation de sécurité :
o zones de circulation extérieures : celles qui relient le bâtiment aux zones de
stationnement ou celles qui permettent la sortie des usagers du bâtiment et de la
parcelle,
o zones déchets (pour le personnel d'entretien essentiellement),
o zones à faible luminosité naturelle,
o etc.

Le niveau BASE demande de prendre des dispositions afin d’optimiser les sensations de confort et de
sécurité pour les entrées, les accès, les zones de stationnements (tous types), les zones de circulation
reliant les bâtiments aux stationnements, les zones de tri des déchets et de livraison, les zones à
faible luminosité naturelle ou sensibles du point de vue de la sécurité, etc.

Pour obtenir le POINT relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises
pour éclairer spécifiquement (et en cohérence avec les autres points concernant l’éclairage : économie
d’énergie, pollution visuelle) :
o les cheminements piétons entre les zones de stationnements (véhicules ou vélos) et
les entrées du bâtiment,
o les zones de déchets,
o les zones de livraisons,
o les zones de faible luminosité naturelle.

1.2.5. Assurer des espaces extérieurs sains

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet de créer des espaces extérieurs
sains en ce qui concerne l’air et les sols.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site et du projet, de valoriser les


opérations qui prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site les risques de pollution des espaces
extérieurs ou de nuisances olfactives, puis de prendre des dispositions d’aménagement de la parcelle
en conséquence.
Ces dispositions peuvent être les suivantes :
o zones d’occupation prolongées extérieures protégées des vents dominants pouvant
amener des panaches d’activités industrielles voisines,
o position des rejets d’air du bâtiment hors de portée des zones occupées par les
usagers sur la parcelle et hors des vents dominants,
o choix d’espèces plantées non allergènes ou d’espèces traitant par absorption les
polluants de l’air, afin d’éviter de dégrader la qualité sanitaire des espaces extérieurs,
o dispositions pour limiter les pollutions éventuelles du sol,
o etc.

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
Le niveau PERFORMANT demande, en plus des exigences du niveau base, d’avoir une réflexion sur
les systèmes de climatisation mis en place, quelle que soit leur puissance, afin de limiter les risques
sanitaires sur les espaces extérieurs (tours aéro-réfrigérantes notamment). Dans le cas ou un système
de climatisation est mis en place, des dispositions doivent être prises pour limiter ce risque. Les
dispositions [[[B
B,,, C
B C]]] pouvant par exemple être prises sont les suivantes :
C
- choix de tours humides à circuit primaire fermé plutôt qu’ouvert,
- préférer les installations de climatisation à voie sèche, sans pulvérisation d’eau, ou hybrides,
- présence d’un système éventuel de déshumidification ou de décontamination de l’air ambiant,
- etc.
Dans le cas ou aucun système de climatisation n’est mis en place, ce niveau est sans objet.

Pour obtenir llle


eP
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x ue
u elll relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent
e
être prises afin de procéder à un véritable zonage des activités potentiellement polluantes et
dangereuses pour la santé, ou sources d’odeurs désagréables sur la parcelle par rapport aux flux des
usagers.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o position des zones déchets, des zones d’attente des véhicules en entrée/sortie des
stationnements,
o parcours de livraisons des poids lourds loin des cheminements piétons,
o activités polluantes éloignées des cheminements piétons,
o dispositions pour limiter les pollutions du sol éventuelles,
o zonage des activités particulières sur le site,
o etc.

1.2.6. Accessibilité, bien-être et convivialité

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les espaces créés sont accessibles, conviviaux et
procurent du bien-être aux usagers.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Pour obtenir llle


eP
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x ue
u elll relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent
e
être prises afin d’offrir de bonnes conditions d’usage des espaces extérieurs aux usagers de la
parcelle.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o aménagement d’accès aisés notamment conformes aux réglementations PMR,
o création de zones de repos paysagées et d’espaces de convivialité,
o aménagement de zones fumeurs clairement distinctes,
o mise en place de mobilier de type urbain (bancs, jardinières, poubelles, etc.), de
préférence « durable »,
o etc.

1.2.7. Pollution visuelle

Le but de cette préoccupation est de limiter la pollution visuelle sur la parcelle, qu’elle soit due aux
affichages ou à l’éclairage.

Pour obtenir le POINT relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises afin
de limiter la pollution visuelle sur la parcelle.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o dispositions prises concernant la localisation, la taille, la cohérence des enseignes ou
publicités commerciales (respect réglementaire et dispositions complémentaires
volontaires : chartes graphiques, dimensions, etc.),
o mise en place d’une signalétique cohérente,
o dispositions prises pour limiter la pollution visuelle due à l’éclairage,
o etc.

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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

1.3. Impacts du bâtiment sur le voisinage

Enjeux environnementaux
Cette sous cible s'intéresse à l'impact de l'ouvrage (bâtiments et aménagements extérieurs) sur les
riverains :
 droit au soleil et à la lumière
 droit aux vues
 droit au calme
 droit à la santé
 limiter la pollution visuelle nocturne

Le principal point de départ de cette analyse de l'impact de l'ouvrage sur le voisinage est l'analyse du
projet, confronté aux caractéristiques du site : il s'agit en effet avant tout de ne pas dégrader la
situation de l'existant, et dans la mesure du possible de profiter de l'implantation pour l'améliorer.

Nota :
Si le projet ne présence aucun voisinage, cette sous-cible est sans objet : elle ne sera pas à
traiter.
Si le projet est d’une ampleur importante, cette sous-cible est utilisée pour évaluer les
relations de voisinage à l’intérieur du site, entre les différents bâtiments par exemple.

Préoccupations
Précisions sur les riverains :
Sont considérés comme riverains, les occupants des parcelles voisines qui pourraient être gênés par
l’implantation du bâtiment considéré, et les éventuels occupants d’autres bâtiments ou espaces du site
si celui-ci est de taille importante. Ici, les riverains concernés sont en priorité les usagers d’autres
bâtiments tertiaires, les éventuels résidents voisins (en particuliers ceux de logements ou
établissements de santé, plus sensibles), les éventuels usagers de la voie publique ou
d’établissements publics, les etc. Le maître d’ouvrage doit caractériser, dans son analyse du site, les
riverains, leur sensibilité potentielle, et le degré de gêne potentiel occasionné par son opération en
fonction des activités de ceux-ci, et en tirer les conséquences sur la hiérarchisation de ses priorités sur
cette cible, ainsi que sur les dispositions prises.

Précisions sur l'état existant :


Se baser sur l'analyse du site pour identifier la situation de l'existant. Dans le cas d'un terrain sur
lequel des bâtiments ont été démolis en vue d'une reconstruction mais que cette reconstruction a
tardé, l'état existant à prendre en compte est celui qui correspond au terrain avec ses anciens
bâtiments et non celui d'un terrain nu. En effet, même si la population a tendance à facilement oublier
les bâtiments qui existaient 5 ans auparavant, le maître d'ouvrage est en droit de reconstituer la
situation antérieure qui a seulement tardée à être renouvelée.

1.3.1. Assurer le droit au soleil et à la lumière aux riverains

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’assurer le droit au soleil et à la
lumière des riverains.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter ces aspects. La préoccupation traite de façon
séparée ces deux aspects :

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site l’état existant en termes
d’ensoleillement et de lumière, puis de prendre des dispositions pour optimiser le droit au soleil et à la
lumière des riverains notamment en travaillant sur la durée d’ensoleillement et sur les effets de

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
masque de l’implantation du projet sur les bâtiments voisins. L’exigence du niveau base est le respect
a minima à 60% de la situation de l’existant pour les sites le permettant, ou le respect des
réglementations locales pour les sites fortement contraints.
Il s’agit ici notamment de :
o s’assurer par une étude ou une simulation de la durée d’ensoleillement des bâtiments
riverains,
o vérifier les prospects = rapport entre la distance entre les bâtiments contigus et la
hauteur du projet,
o vérifier la portion de ciel vue depuis le pied de la façade non aveugle des bâtiments
voisins, au droit des ouvertures.

Pour obtenir les 22P


2 PO
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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions
e
architecturales et techniques prises doivent permettre d’améliorer l’état existant et être supérieures
au niveau base. Ces dispositions peuvent par exemple être :
o respect de la règle L=3H,
o soigner la volumétrie du bâti pour permettre aux riverains de conserver leur accès au
soleil et à la lumière,
o etc.

1.3.2. Assurer le droit aux vues aux riverains

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’assurer le droit aux vues des
riverains, notamment par rapport à l’état existant.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site les potentialités et contraintes du
patrimoine naturel et bâti en termes d’accès aux vues des riverains, puis de prendre des dispositions
d’aménagement de la parcelle afin d’optimiser le droit aux vues des riverains au regard de l’existant,
en respectant les réglementations locales en termes de surfaces d’espaces verts et de masques.
Ces dispositions peuvent être les suivantes :
o limiter les nuisances visuelles engendrées par l’opération (masques, éblouissement,
etc.),
o profiter de l’implantation du bâtiment pour créer des vues agréables (espaces
paysagers, plantés, etc.),
o traitement de la 5ème façade (notamment en termes d’émergences sur toiture ou de
végétalisation, etc.).
o etc.

Pour obtenir les 22P


2 PO
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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions
e
architecturales et techniques prises doivent permettre d’améliorer l’état existant et être supérieures
au niveau base. Ces dispositions peuvent par exemple être :
o Aménagement d’espaces verts de surfaces et de visibilité plus importantes que l’état
existant.
o Végétalisation du bâti.
o Diminution des masques ou dégradation inférieure à 40%.
o Etc.

1.3.3. Assurer le droit à la santé aux riverains

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’assurer le droit à la santé des
riverains, notamment par rapport à l’état existant.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande d’identifier à partir de l’analyse de site les risques sanitaires pour les
riverains, puis de prendre des dispositions d’aménagement de la parcelle en conséquence.

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Ces dispositions peuvent être les suivantes :
o plantations : penser à leur caractère allergène, afin d’éviter de dégrader la qualité
sanitaire des espaces des riverains proches,
o positionnement des zones déchets et des zones de livraison hors des vents dominants,
o rejets d’air du bâtiment : positionnement hors des vents dominants, filtration,
o positionnement des accès véhicules, et notamment des zones d’attente en
entrée/sortie des stationnements ou zones livraisons,
o etc.

Le niveau PERFORMANT demande, en plus des exigences du niveau base, d’avoir une réflexion sur
les systèmes de climatisation mis en place, quelle que soit leur puissance, afin de limiter les risques
sanitaires pour les riverains (tours aéro-réfrigérantes). Dans le cas ou un système de climatisation est
mis en place, des dispositions doivent être prises pour limiter ce risque. Les dispositions [[[B BB,,, C
C]]]
C
pouvant par exemple être prises sont les suivantes :
- choix de tours humides à circuit primaire fermé plutôt qu’ouvert,
- préférer les installations de climatisation à voie sèche, sans pulvérisation d’eau, ou hybrides,
- présence d’un système éventuel de déshumidification ou de décontamination de l’air ambiant,
- etc.
Dans le cas ou aucun système de climatisation n’est mis en place, ces éléments sont sans objet.

Pour obtenir llle


eP
e PO
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u elll relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent
e
être prises afin de procéder à un véritable zonage des activités potentiellement polluantes et
dangereuses pour la santé des riverains.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o position des zones déchets, des zones d’attente des véhicules en entrée/sortie des
stationnements,
o parcours de livraisons des poids lourds éloignés des riverains,
o activités polluantes éloignées des riverains,
o zonage des activités particulières du site vis-à-vis des riverains,
o etc.

1.3.4. Assurer le droit au calme aux riverains

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet permet d’assurer le calme aux riverains de
l’opération en limitant ses sources de nuisances acoustiques.

Le principe de la préoccupation est, à partir de l’analyse du site, de valoriser les opérations qui
prennent des dispositions satisfaisantes pour traiter cet aspect.

Le niveau BASE demande dans un premier temps d’identifier les nuisances acoustiques des espaces
extérieurs, des équipements et des activités du bâtiment pour les riverains :
- bruits des espaces extérieurs : entrées/sorties des usagers, voiries d’accès, zones d’attentes en
entrée/sortie des stationnements, zones de livraisons et de déchets, entretien des espaces verts, etc.
- bruits d’équipements : équipements du bâtiment, localisation des locaux techniques, prises et
rejets d’air, etc.
- bruits des espaces intérieurs : activités particulières, locaux avec activités supérieures à 85dB,
isolement des locaux, diffusion de messages sonores, etc.

Dans un second temps, le niveau BASE demande :


Pour les bruits des espaces extérieurs : une localisation des espaces bruyants de façon à ne pas
gêner les riverains et visant à éloigner les locaux bruyants du projet des locaux et espaces sensibles
des propriétés voisines (tout particulièrement dans les cas de contiguïté de bâtiments)
Pour les bruits d’équipements et des espaces intérieurs : une localisation adéquate des
équipements et des locaux techniques afin de limiter la propagation des bruits d’équipement hors des
limites du site (le jour et la nuit), et le respect des exigences réglementaires en termes d’émergences
[[[D
DD,,, E
E]]].
E

Pour obtenir les points* relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions architecturales et
techniques doivent être prises pour aller au-delà du respect des émergences réglementaires. Le maître
d’ouvrage doit lui-même se fixer des objectifs sur ces émergences.

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o pour les bruits des espaces extérieurs hors équipements et locaux émetteurs de bruits
2
2P
d’activités : (2 PO
P OIIIN
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TSS ccco
on
o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elllsss)
e
 écrans acoustiques,
 végétation, buttes de terre,
 revêtements des voiries,
 etc.
o pour les bruits d’équipements ET/OU les bruits des espaces intérieurs : (2 POINTS)
 présence de dispositifs de réduction du bruit et d’insonorisation des
équipements,
 utilisation de déflecteurs ou d’écrans acoustiques assurant une réduction de la
propagation des bruits d’équipements hors des limites du site le jour et la nuit,
 dispositions prises pour maîtriser l'impact acoustique des prises ou des rejets
d'air des installations techniques,
 dispositions prises pour limiter la gêne due aux messages diffusés,
 localisation et isolement des locaux techniques,
 adopter des dispositions constructives permettant d'obtenir des isolements
aux bruits aériens (intérieur-intérieur et intérieur-extérieur), aux bruits de
chocs et aux vibrations (cas de locaux sensibles contigus) adaptés
 etc.

Rappel :
Les bruits des espaces intérieurs à considérer ici ne sont pas liés aux usagers eux-mêmes, mais aux
activités programmées dans le projet. Par exemple, les bruits dus aux discussions ou soirées des
usagers dans un hôtel ne sont pas à considérer ici, mais si une salle émettant de la musique amplifiée
est prévue dans cet hôtel, cette nuisance est à prendre en considération.

Dans le cas d’opérations mixtes, par exemple des bureaux au-dessus de commerce,
relevant de deux QEB différentes, chaque typologie est à considérer comme un riverain de
l’autre. Ainsi, dans l’exemple « bureaux au-dessus de commerces », les bureaux sont
considérés comme des riverains des commerces et vice versa.

*Les différents points peuvent se cumuler.

1.3.5. Limiter la pollution visuelle nocturne

Le but de cette préoccupation est de limiter la pollution visuelle nocturne pour les riverains, qu’elle soit
due aux affichages, la signalétique ou l’éclairage.

Pour obtenir le POINT relatif au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises afin
de limiter la pollution visuelle nocturne pour les usagers.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
o Limitation des niveaux d’éclairement et des zones éclairées au strict nécessaire en
termes de confort et sécurité.
o Mise en place d’équipement limitant les éclairements diffus vers la voûte céleste
notamment.
o Extinction nocturne de certaines parties du projet ne nuisant pas à la sécurité.
o Enseignes lumineuses n’impactant pas directement les riverains les plus sensibles ou
les plus proches.
o Dimensionnement des enseignes lumineuses allant au-delà des aspects
réglementaires.
o Etc.

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

1.4. Gestion des risques naturels, technologiques, sanitaires et des


contraintes liées au sol

Enjeux environnementaux
Compte tenu des enjeux éventuellement importants pour certains secteurs tertiaires, cette sous-cible
spécifique est dédiée aux risques et à leur gestion. Sont particulièrement visés par cette sous-cible les
bâtiments de santé ou tout bâtiment faisant l’objet d’un classement comme ICPE. Cependant, cette
sous-cible s’applique à tous les bâtiments tertiaires.

Les risques concernés sont les suivants : en provenance du voisinage ou du site, voire du projet,
pouvant porter préjudice à l’environnement local, au bâti, aux personnes, ou pouvant entrainer des
dysfonctionnements dans le service rendu par l’ouvrage. Ces risques doivent être bien identifiés en
phase amont, lors de l’analyse du site.

Les préoccupations se justifient par le coût des équipements, les conséquences sur les usagers en cas
de dysfonctionnement grave, et la nécessité pour l’ouvrage de pouvoir assurer sa fonction le mieux
possible en cas de catastrophe naturelle ou technologique. Le bénéfice environnemental de cette sous-
cible est une économie de ressources potentielle, par des précautions prises en conception. Par
exemple, un bâtiment conçu en tenant compte d’une pluie centennale au lieu d’une pluie décennale
peut éviter des reconstructions partielles ou totales, des arrêts de fonctionnement, des changements
d’équipements techniques, etc. D’où un gain potentiel en termes environnementaux et d’épuisement
des ressources.

De façon schématique :
- les risques peuvent avoir une origine interne (ouvrage et parcelle) ou externe (environs ou zone
plus éloignée),
- les évènements entrainant ces risques peuvent être naturels ou technologiques, voire sociaux,
- les impacts peuvent être environnementaux (échelle locale ou plus large) ou sanitaires (à
différentes échelles également),
- les impacts peuvent toucher le bâtiment lui-même (dysfonctionnements, impacts sanitaires) ou ne
pas le toucher, le bâtiment se devant de prendre des dispositions pour organiser la gestion de la
crise (en cohérence avec le Plan blanc de l’établissement et le Plan blanc élargi pour les
établissements de santé par exemple).

Les risques doivent être identifiés et hiérarchisés. Les dispositions à prendre sont à mettre en
proportion avec le risque. Pour les établissements de santé, la simulation dynamique des situations de
crise, en phase de programmation mais surtout en phase de conception, intégrant tous les flux avec
leur cinétique, permet d’aboutir sans trop d’erreurs à des solutions satisfaisantes. Lorsqu’un domaine
est réglementé et bien codifié (incendie par exemple) on s’y réfèrera naturellement, avec dans les cas
qui le nécessitent, une étude spécifique.

Le principe de la sous-cible est d’ailleurs, au niveau Base, d’avoir une gestion des risques
réglementaire, puis au niveau Très Performant d’avoir une gestion des risques se fixant des objectifs
supérieurs aux objectifs réglementaires et permettant le fonctionnement en mode dégradé de
l’ouvrage. Pour les établissements de santé, cette dernière exigence est réglementaire. Elle doit donc
être obtenue au niveau BASE.

Enfin, les risques couverts par cette sous-cible sont des risques exceptionnels, alors que le risque
inondation traité en sous-cible 1.1 est considéré comme un risque à gérer de façon permanente.

Préoccupations
1.4.1. Identifier et gérer les risques naturels

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour identifier et gérer
les risques naturels.

La préoccupation est construite en deux niveaux :

Le niveau BASE demande, à partir de l’analyse de site, d’identifier les risques naturels :
- inondation, tsunami,
- avalanche,
- séisme,
- tempête, cyclone, ouragan,
- feu de forêt,
- canicule,
- etc.
Puis, en cas de risque identifié, de prendre des dispositions architecturales et techniques appropriées
(sur le bâti, les équipements, les réseaux, etc.) permettant de répondre aux réglementations en
vigueur.

Pour obtenir les 222PPO


P OIIIN
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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions
e
architecturales et techniques doivent être prises permettant d’aller au-delà des règlementations
applicables et le fonctionnement en mode dégradé de l’ouvrage. Au préalable, le Maître d’Ouvrage
devra s’être fixé des objectifs et s’être donné les moyens de les évaluer dans le temps.
Par exemple en matière d’inondation, il y a lieu de concevoir les bâtiments pour se prémunir des
dégâts que pourraient occasionner des crues ou inondations de fréquence cinquantenale ou
centennale, et de prendre les dispositions constructives adéquates afin de limiter la pollution diffuse
qui pourrait s’en suivre : surélévation des niveaux bas, etc.
En cas de séisme ou d’évènement climatique violent, non seulement les bâtiments et leurs
équipements doivent pouvoir résister, mais aussi les réseaux auxquels ils sont raccordés (risques de
rupture de câbles ou canalisations). Des dispositions constructives appropriées sont donc à prendre.

Rappel :
Pour certains types de bâtiment, le fonctionnement en mode dégradé est une préoccupation
réglementaire. Dans ce cas, elle doit être atteinte au niveau BASE. C’est le cas par exemple des
établissements de santé.

1.4.2. Identifier et gérer les risques technologiques

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour identifier et gérer
les risques technologiques.

La préoccupation est construite en deux niveaux :

Le niveau BASE demande, à partir de l’analyse de site, d’identifier les risques technologiques :
- rupture d’approvisionnement en fluides d’origine interne au site ou externe (collectivité),
- rupture des canalisations d’évacuation, des réservoirs ou cuves pouvant contenir des
polluants,
- problème lié aux entrants (livraisons) ou aux sortants (gestion des déchets),
- pannes d’équipements (production de chaud, de froid, ascenseurs…),
- risques SEVESO ou radioactifs proches,
- etc.
Puis, en cas de risque identifié, de prendre des dispositions architecturales et techniques appropriées
(sur le bâti, les équipements, les réseaux, etc.) permettant de répondre aux réglementations en
vigueur.

Pour obtenir les 222PPO


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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions
e
architecturales et techniques doivent être prises permettant d’aller au-delà des règlementations
applicables et le fonctionnement en mode dégradé de l’ouvrage. Au préalable, le Maître d’Ouvrage
devra s’être fixé des objectifs et s’être donné les moyens de les évaluer dans le temps.

Rappel :

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
Pour certains types de bâtiment, le fonctionnement en mode dégradé est une préoccupation
réglementaire. Dans ce cas, elle doit être atteinte au niveau BASE. C’est le cas par exemple des
établissements de santé.

1.4.3. Identifier et gérer les autres risques sanitaires

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour identifier et gérer
les risques sanitaires.

La préoccupation est construite en deux niveaux :

Le niveau BASE demande, à partir de l’analyse de site, d’identifier les risques sanitaires :
- solutions énergétiques potentiellement polluantes,
- eaux stagnantes,
- terres non recouvertes,
- poussières,
- etc.
Puis, en cas de risque identifié, de prendre des dispositions architecturales et techniques appropriées
(sur le bâti, les équipements, les réseaux, etc.) permettant de répondre aux réglementations en
vigueur.

Pour obtenir les 222PPO


P OIIIN
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x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions
e
architecturales et techniques doivent être prises permettant d’aller au-delà des règlementations
applicables et le fonctionnement en mode dégradé de l’ouvrage. Au préalable, le Maître d’Ouvrage
devra s’être fixé des objectifs et s’être donné les moyens de les évaluer dans le temps.
Par exemple pour la gestion des eaux pluviales : Selon les stratégies de rétention et d’infiltration des
eaux pluviales, des risques sanitaires associés peuvent être identifiés, liés aux bassins de rétention
d’eau, aux surfaces extérieures perméables avec terre à l’air libre, etc. Toute réponse à un problème
environnemental doit être élaborée en étudiant simultanément les risques sanitaires.

Rappel :
Pour certains types de bâtiment, le fonctionnement en mode dégradé est une préoccupation
réglementaire. Dans ce cas, elle doit être atteinte au niveau BASE. C’est le cas par exemple des
établissements de santé.

1.4.4. Identifier et gérer les contraintes liées au sol

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour identifier et gérer
les contraintes liées au sol.

La préoccupation est construite en deux niveaux :

Le niveau BASE demande, à partir de l’analyse de site, d’identifier les contraintes liées au sol :
- caractéristiques géotechniques,
- risques de mouvement de sols,
- érosion ou sédimentation,
- sols pollués,
- perméabilité, capacité d’infiltration, nappes,
- radon,
- etc.
Puis, en cas de risque identifié, de prendre des dispositions architecturales et techniques appropriées
(sur le bâti, les équipements, les réseaux, etc.) permettant de répondre aux réglementations en
vigueur.

Pour obtenir les 222PPO


P OIIIN
O NT
N TS
TSS ccco
on
o nttte
n ex
e xtttu
x ue
u elllsss relatifs au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions
e
architecturales et techniques doivent être prises permettant d’aller au-delà des règlementations
applicables et le fonctionnement en mode dégradé de l’ouvrage. Au préalable, le Maître d’Ouvrage
devra s’être fixé des objectifs et s’être donné les moyens de les évaluer dans le temps.

© Certivéa – Février 2008 Cible 1


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RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT 1
Rappel :
Pour certains types de bâtiment, le fonctionnement en mode dégradé est une préoccupation
réglementaire. Dans ce cas, elle doit être atteinte au niveau BASE. C’est le cas par exemple des
établissements de santé.

1.4.5. Mesures et dispositions communes à tous les risques

Le but de cette préoccupation est de d’inciter, au-delà des préoccupations précédentes, que des
dispositions sont prises pour pouvoir gérer au mieux les risques.

Pour obtenir les 2 2P


2 PO
P OIIIN
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e xtttu
x ue
u elllsss relatif au seul niveau TRES PERFORMANT, à partir de
e
l’analyse de site, établir un document global d’analyse de risque à titre d’information, et joindre ce
document au DCE, puis, en cas de risque ou de contrainte identifié, prendre des dispositions
architecturales, techniques, ou managériales, permettant de mieux gérer les risques.
Exemples de dispositions :
- conception d’un local de crise,
- conception de locaux permettant le fonctionnement en mode dégradé (réserves, etc.),
- plan de confinement partiel ou total,
- plan d’accès, de circulation et de stationnement,
- plan d’évacuation,
- pour les établissements de santé établir un Plan Blanc en cohérence avec le Plan Blanc
Elargi défini à l’échelle départementale (circulaire DHOS du 14 septembre 2006).
- pour les établissements accueillant des personnes âgées et handicapées, établir un Plan
Bleu,
- etc.
Ces éléments documentaires doivent être inclus dans la gestion documentaire du SMO.

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Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
1 RELATION DU BÂTIMENT AVEC SON ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES _________


Cible 4 "Gestion de l'énergie"
Exploitation de la filière d'énergies renouvelables identifiée comme exploitable sur les plans technique et
environnemental
Cible 5 "Gestion de l'eau"
Gestion des eaux pluviales
Cible 6 "Gestion des déchets d'activité"
Infrastructures et aménagements extérieurs de déchets en cohérence avec les services disponibles localement
(collectivité) et la collecte interne
Globalement
Toutes les cibles sont concernées par la cible 1, transversale.

INTERACTIONS AVEC LE SMO ___________________


Annexe A.1 - Analyse du site
Le bilan de l'analyse du site regroupe les données d'entrée de cette cible 01.

REFERENCES COMPLEMENTAIRES _______________


[[[A
A]]] Ch. Gérard – Développement du critère « Interactions avec le site » de la méthode d’évaluation
A
de la qualité environnementale des bâtiments au stade de la conception ESCALE - 5 fascicules
CSTB - 2001
[[[B
B]]] « Guide de bonnes pratiques : Légionella et tours aéroréfrigérantes » - Ministères de la Santé, de
B
l’Industrie et de l’Environnement - Juin 2001
[[[C
C]]] Guide du CETIAT (Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques) - « Les différents
C
procédés de refroidissement d’eau dans les installations industrielles et tertiaires » - Février 2005
[[[D
D ]
D]] Décret N° 2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage et modifiant
le code de la santé publique.
[[[E
E]]] Arrêté du 15 décembre 1998 pris en application du décret n° 98-1143 du 15 décembre 1998
E
relatif aux prescriptions applicables aux établissements ou locaux recevant du public et diffusant
à titre habituel de la musique amplifiée, à l'exclusion des salles dont l'activité est réservée à
l'enseignement de la musique et de la danse.

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Tous secteurs - Partie V : Guide Pratique
2
CHOIX INTEGRE
DES PRODUITS,
SYSTEMES ET
PROCEDES DE
CONSTRUCTION

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 31/235
Partie V : Guide pratique
CHOIX INTEGRE DES PRODUITS, SYSTEMES ET PROCEDES DE
2 CONSTRUCTION

INTRODUCTION ______________________________
Un produit de construction est un élément individuel qui peut être constitué d’un ou plusieurs
matériaux mis en forme, ou bien un équipement. Les produits peuvent être assemblés en
composants.
Un système de construction est un ensemble de produits et/ou de composants mis en œuvre en
vue d'assurer une fonction (système de chauffage, puits canadien, ventilation à travers une dalle).
Un système est une solution architecturale et technique qui peut être passive ou active.
Un procédé de construction est une solution architecturale relative à la structure du bâtiment
(poteaux et poutres, parois porteuses), aux surfaces résiduelles de son enveloppe (façades) et de
ses parois internes (cloisons). Un procédé fait appel à des produits.
La stratégie des choix constructifs s'effectue à ces trois niveaux, sachant que :
• le choix des procédés influence le choix des systèmes et réciproquement ;
• le choix des procédés influence le choix des produits ;
• le choix des systèmes influence le choix des produits.

PROCEDES

PRODUIT SYSTEMES
S

Dans le présent référentiel, il sera employé le terme de "choix constructifs"


pour désigner les dispositions prises par réflexion croisée sur ces trois
éléments.

A cette combinaison d'interactions produits-procédés-systèmes viennent s'ajouter les enjeux


motivant le choix de ces trois éléments : c'est ce qui constitue le choix intégré de produits,
systèmes et procédés de construction.

D’une façon générale, les produits, systèmes et procédés sont choisis au regard des principaux
enjeux suivants :

• Qualité et performance technique d'usage : produit répondant à l'usage auquel il est destiné
en offrant les garanties techniques de solidité et de sécurité adéquates.
Les caractéristiques intrinsèques des produits conditionnent les performances acoustiques, énergétiques,
etc. de l’ouvrage. Ces performances étant traitées dans les autres cibles de QEB, elles ne sont pas reprises
ici, d’autant plus qu’elles sont établies à l’échelle de l’ouvrage et non à celle des produits, systèmes ou
procédés.
Néanmoins, la qualité technique des produits, systèmes et procédés est une base indispensable que les
exigences de performance environnementale et sanitaire ne doivent pas occulter. Elle contribue à la
pérennité de l’ouvrage.

• Qualité technique pour l'ouvrage : contribution des produits de construction à la durabilité et à


l'adaptabilité de l'ouvrage durant sa vie en œuvre. La « longévité » des locaux est directement
liée à la flexibilité des espaces. Les matériaux et les modes constructifs doivent être choisis
dans cette optique d’adaptabilité des locaux. Ces thématiques sont essentielles dans le cadre
de bâtiments tertiaires, amenés à évolués sans cesse sur leur durée de vie.
Cet enjeu est traité dans la présente cible.

• Facilité de nettoyage et d'entretien de l'ouvrage : choix constructifs facilitant le nettoyage et


l'entretien de l'ouvrage. La préservation d’espaces sains pour les utilisateurs peut être atteinte

© Certivéa – Février 2008 Cible 2


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 32/235
Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
CHOIX INTEGRE DES PRODUITS, SYSTEMES ET PROCEDES DE 2
CONSTRUCTION
par des solutions actives (entretien fréquent et efficace des surfaces), ou passives (choix de
matériaux peu émissifs).
La satisfaction de cet enjeu contribue à la réduction des risques sanitaires et à la durabilité de l’ouvrage,
car un bon entretien assure un maintien des produits de construction et du bâti en général en état non
dégradé. La facilité d’entretien du bâti est traité dans la présente cible.

• Impact environnemental et sanitaire de l'ouvrage : contribution (favorable ou défavorable) des


produits de construction aux impacts environnementaux et aux risques sanitaires de l'ouvrage.
Les impacts environnementaux des produits sont à caractériser sur la base d’une analyse de cycle de vie,
les différentes phases du cycle de vie d’un produit, y compris le transport, pouvant impacter
l’environnement. Cet enjeu est traité dans la présente cible. Les aspects sanitaires ne sont que
partiellement traités dans la présente cible, en se limitant aux émissions chimiques de certains produits.
Les autres aspects sont traités dans les cibles de santé.

• Qualité architecturale : esthétique ; valorisation patrimoniale ; image ; etc.


Cet enjeu, dans sa dimension subjective, n'entre pas dans le champ du présent référentiel. Ceci dit, les
produits participent à la qualité architecturale globale de l’ouvrage, celle-ci contribuant à certains aspects
de qualité environnementale, notamment en matière de confort et de relation au site. Ces aspects sont
traités dans les cibles de QEB correspondantes.

• Critères économiques ;
Cet enjeu n'entre pas dans le champ du présent référentiel. L’économie du projet est traitée globalement
dans le référentiel du SMO, en privilégiant l’approche en coût global.

• Caractère social : adaptation à l'usage au regard du type d’usagers du bâtiment ; acceptabilité


et appropriation par les usagers.
Cet enjeu n'entre pas dans le champ du présent référentiel. Il est à relier aux besoins et attentes des
futurs usagers, pris en compte dans le référentiel du SMO.

2.1. Choix constructifs pour la durabilité et l'adaptabilité de


l'ouvrage
2.2. Choix constructifs pour la facilité d'entretien de l'ouvrage
2.3. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts
environnementaux de l'ouvrage
2.4. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts
sanitaires de l'ouvrage

La prise en compte intégrée des préoccupations liées à cette cible est à faire en cohérence avec la
hiérarchisation des cibles décidée pour l’opération.

© Certivéa – Février 2008 Cible 2


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 33/235
Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
CHOIX INTEGRE DES PRODUITS, SYSTEMES ET PROCEDES DE
2 CONSTRUCTION

STRUCTURE DE LA CIBLE 2 _____________________

2.1. Choix constructifs pour la durabilité de l’ouvrage

Enjeux environnementaux

Les impacts environnementaux des éléments constituant un bâtiment dépendent de la durée de vie
du bâtiment (Référence [[[E
E]]]) : celle-ci peut être, dans le cas courant, courte (10 ans), moyenne
E
(25 ans), normale (50 ans) ou longue (100 ans) (Référence [[[F F]]]).
F
Le maître d’ouvrage doit s’interroger sur la durée de vie qu’il souhaite pour son bâtiment : selon sa
destination, son implantation (provisoire ou définitive), le contexte urbain, le bâtiment va s’inscrire
dans le court, le moyen ou le long terme. Les choix constructifs dépendent de la durée de vie
choisie. Pour juger cette durabilité, il convient de se positionner à l'échelle de l'ensemble du cycle
de vie du bâtiment. Il faut donc prendre en compte les nuisances engendrées lors de la
déconstruction du bâtiment. Ainsi, un bâtiment à grande durabilité n'est pas nécessairement à
moindre impact environnemental qu'un bâtiment à faible durabilité, si les choix de conception de ce
dernier assurent une déconstruction à très faibles nuisances.
Les produits, systèmes et procédés de construction contribuent à l’adaptabilité de l’ouvrage, tant
sur le court terme (jusqu’à 10ans), que sur le moyen ou long terme (au-delà de 10 ans), de façon
à anticiper les besoins et les évolutions futurs probables, conduisant à une évolution à faible impact
environnemental, sans précipiter l’obsolescence de l’ouvrage. Les bâtiments tertiaires dans leur
majorité subissent régulièrement des rénovations lourdes et des remodelages au gré des
évolutions technologiques et des besoins. Ces opérations sont sources de déchets, de pollutions et
de nuisances diverses. Afin de réduire au minimum ces désagréments, il est nécessaire de réfléchir
à l’adaptabilité des bâtiments dès leur conception.
Par ailleurs, il apparaît important de ne pas négliger l’exigence de qualité technique des produits, à
travers des caractéristiques vérifiées. Un produit favorable à l’environnement et à la santé est tout
d’abord un produit de qualité, c’est-à-dire adapté à son usage, et offrant les garanties techniques
qu’on est en droit d’attendre (solidité, sécurité, pérennité, etc.) ; ce qui donne une base
indispensable sans laquelle les caractéristiques environnementales et sanitaires ne peuvent pas
s’exprimer durablement et perdent donc leur sens.

Préoccupations
2.1.1. Adapter les choix constructifs à la durée de vie de l’ouvrage

Cette préoccupation a pour but d’évaluer l’adéquation entre les éléments choisis (produits,
systèmes et procédés) pour constituer l’ouvrage en fonction de leur usage et de la durée de vie
souhaitée pour l’ouvrage.

La durée de vie souhaitée peut être courte (10 ans), moyenne (25 ans), normale (50 ans) ou
longue (100 ans). Ces durées de vie types s’appliquent aux bâtiments d’enseignement, aux
bâtiments de bureaux, aux bâtiments d’hébergement touristiques du secteur hôtelier.

Pour les centres commerciaux, les durées de vie à prendre en compte sont les suivantes : courte (5
à 10 ans), normale (30 à 50 ans) et longue (> 50 ans). Elles correspondent : aux structures
simples de type magasins en zones d’activités commerciales, aux boutiques des centres
commerciaux pour la durée de vie courte ; à la grosse structure des centres commerciaux pour la
durée de vie normale ; et aux grosses structures citées ci-dessus mais réhabilitées lourdement
pour la durée de vie longue.

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CONSTRUCTION
De plus, dans un bâtiment, il n’y a pas une seule durée de vie mais plusieurs : celle de l’enveloppe,
celle de la structure et des éléments de gros œuvre, celle de ceux de second œuvre, celle des
équipements et systèmes. Il convient donc de tenir compte de ces durées de vie différentes dans
cette préoccupation, et de justifier de l’atteinte du niveau visé en fonction de ces différentes durées
de vie, afin que celles-ci, combinées et planifiées, permettent la durée de vie globale de l’ouvrage.
C’est notamment la raison pour laquelle la préoccupation distingue les éléments de gros œuvre et
les éléments de second œuvre.

Le principe de la préoccupation est donc de tenir compte de la durée de vie des produits, systèmes
et procédés par rapport à leur usage dans le bâtiment.
Au niveau BASE, la durée de vie des produits, systèmes et procédés de gros œuvre doit être en
adéquation avec la durée de vie de l’ouvrage.
Au niveau PERFORMANT la durée de vie des produits, systèmes et procédés du gros œuvre et du
second œuvre doit être en adéquation avec la durée de vie souhaitée de l’ouvrage.

Le maître d’ouvrage doit déterminer la durée de vie souhaitée pour son ouvrage et la durée de vie
courte de son ouvrage en fonction de la typologie de bâtiment.

2.1.2. Réfléchir sur l'adaptabilité de l'ouvrage dans le temps en fonction de sa durée de


vie souhaitée

Cette préoccupation a pour but d’évaluer la façon dont l’ouvrage prend en compte et anticipe son
adaptabilité en fonction de sa durée de vie.

La préoccupation est construite de la façon suivante :

Niveau BASE : Prendre en compte les dispositions organisationnelles et de dimensionnement des


espaces mises en place et la réflexion menée permettant de donner de l’adaptabilité à l’ouvrage
sur la durée de vie courte correspondant au type d’ouvrage concerné (voir ci-dessus les exemples
de durées de vie par type d’ouvrage).

Les exemples de dispositions organisationnelles et de dimensionnement permettant de justifier ce


niveau BASE, sont les suivants :
- Prévoir que chaque local doit pouvoir, avec une intervention minimum sur les revêtements et
équipements techniques terminaux, s’adapter à différentes utilisations possibles.
- Sur dimensionner et/ou optimiser les espaces techniques en vue d’ajout d’équipements :
plenums, gaines et armoires techniques, bouclages, etc.
- Standardiser les locaux de façon à pouvoir réorganiser facilement les espaces.
- Zonage adéquat des locaux (locaux techniques par rapport aux locaux liés à l’activité de l’ouvrage
par exemple) de façon à anticiper les évolutions prévisibles d’usages et de besoins.
- Prévoir des circulations dimensionnées pour un nombre d’usagers prenant en compte les
évolutions possibles.
- Etc.

Niveau PERFORMANT : Prendre en compte les mêmes dispositions et la même réflexion, sur la
durée de vie courte ET la durée de vie souhaitée de l’ouvrage.
Les exemples de dispositions sont identiques à ceux cités au niveau BASE ci-dessus, mais doivent
être justifiés sur une période correspondant à la durée de vie courte et la durée de vie souhaitée de
l’ouvrage.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS : Prendre en compte les solutions permettant de donner
de l’adaptabilité par le biais de solutions architecturales et techniques liées au second œuvre. Ces
solutions doivent être justifiées sur la durée de vie courte et la durée de vie souhaitée de l’ouvrage.

Les exemples de dispositions sont identiques à ceux cités au niveau PERFORMANT ci-dessus ET
d’autres dispositions liées aux éléments architecturaux de second œuvre et aux éléments
techniques doivent être prises. Par exemple :
Choix de systèmes de second œuvre (lots architecturaux, cloisonnement, plafonds, distribution), et
de systèmes techniques (chauffage, rafraîchissement, ventilation, etc.) permettant une adaptabilité

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2 CONSTRUCTION
dans le temps des espaces au-delà de leur simple organisation ou de leur simple
surdimensionnement : utilisation de cloisons facilement démontables ou légères pour au moins
50% des surfaces, systèmes de plafonds permettant une évolutivité d’au moins 50% des espaces,
systèmes techniques aisément évolutifs, etc.

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS : Prendre en compte les solutions permettant de donner
de l’adaptabilité à l’ouvrage par le biais de solutions architecturales et techniques de second œuvre
et de gros œuvre (structure). Ces solutions doivent être justifiées sur la durée de vie courte et la
durée de vie souhaitée de l’ouvrage.

Les exemples de dispositions sont identiques à ceux cités au niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS
ci-dessus ET concernent également des dispositions liées à la structure de l’ouvrage :
- Type et dimensionnement de la structure, hauteurs entre niveaux, permettant l’adaptabilité des
niveaux de l’ouvrage,
- Trames porteuses et ouvertures en façade permettant une adaptabilité horizontale aisée,
- Choix de systèmes de second œuvre (lots architecturaux, distribution), de systèmes techniques
(chauffage, rafraîchissement, ventilation, etc.), et de dimensionnement de structure permettant
une adaptabilité dans le temps de la conception bioclimatique du bâtiment : possibilité d’utilisation
ou non de l’inertie dans le temps, possibilité laissée de passer de solutions actives à des solutions
passives, etc.
- Etc.

2.1.3. Réfléchir sur la démontabilité / séparabilité des produits, systèmes et procédés de


construction

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les produits, systèmes et procédés de
construction sont aisément démontables, et que les produits sont facilement séparables.

La finalité est de s’assurer de la démontabilité aisée des éléments et d’une séparabilité permettant
d’assurer un recyclage aisé des éléments constructifs. Ainsi, par exemple, la présence de produits
assemblés par collage ne permet pas une séparabilité aisée, et donc un recyclage facile.

Le niveau PERFORMANT demande une réflexion sur la démontabilité et la séparabilité des


produits de second œuvre permettant une évolution de l’ouvrage et une séparabilité aisée des
produits de second œuvre en vue de leur recyclage.

Le niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS demande qu’au moins 50%, en surface, des produits
de second œuvre (lots architecturaux, distribution, etc.) soient démontables et séparables
aisément.

Le niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS demande que les systèmes ou procédés constructifs
soient démontables et séparables, sans utiliser de techniques destructives lourdes.

Rappels :

Un système de construction est un ensemble de produits et/ou de composants mis en œuvre en


vue d'assurer une fonction (système de chauffage, puits canadien, ventilation à travers une dalle).
Un système est une solution architecturale et technique qui peut être passive ou active.

Un procédé de construction est une solution architecturale relative à la structure du bâtiment


(poteaux et poutres, parois porteuses), aux surfaces résiduelles de son enveloppe (façades) et de
ses parois internes (cloisons). Un procédé fait appel à des produits.

2.1.4. Choisir des produits, systèmes ou procédés dont les caractéristiques sont vérifiées
et compatibles avec l’usage

Le but de la préoccupation est de s’assurer que les produits, systèmes et procédés ont des
caractéristiques vérifiées et compatibles avec l’usage.

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Pour cela, l’unique niveau BASE de la préoccupation demande à ce que les différents produits,
systèmes ou procédés utilisés soient certifiés ou bénéficient d’un Avis Technique.

A défaut, le produit devra justifier de caractéristiques équivalentes. L’équivalence s’entend au sens


de la Recommandation T1-99 du GPEM établie en date du 7 octobre 1999. Sur le principe, la
justification de l’équivalence est à fournir par le fabricant concerné. Il peut s’agir de résultats
d’essais effectués par un laboratoire indépendant.

Cette préoccupation demande également à ce que les produits, systèmes et procédés mis en
œuvre soient compatibles avec l’usage de l’ouvrage, pour chaque zone ou local en termes
d’agressivité éventuelle de l’air intérieur, de taux d’humidité, de produits stockés, de risque
incendie, etc. En cas de locaux ou zones posant questions sur la nature des produits, systèmes et
procédés à mettre en œuvre, une note justificative des choix effectués devra être produite.

2.2. Choix constructifs pour la facilité d’entretien de l’ouvrage

Enjeux environnementaux
Pour que l'entretien de l'ouvrage soit réalisé correctement, il convient d'anticiper les contraintes de
cette activité dès la phase de conception de façon à faciliter sa réalisation. Cette facilité passe
essentiellement par un travail sur les aspects suivants :
 matériaux : choisir des matériaux de nature facile à nettoyer et à entretenir (éviter les surfaces
granuleuses, poreuses, etc.) ;
 accessibilité : réfléchir sur l'accessibilité des éléments clés de l'ouvrage, c'est-à-dire des
éléments dont la facilité d'entretien est un enjeu important. Ce travail passe essentiellement
par des dispositions architecturales (par exemple passerelles sécurisées), mais il peut
également s'agir de prévoir les éléments techniques qui seront utiles à la mise en place de
certains équipements d'entretien (par exemple des dispositifs d'accroche de nacelles pour le
nettoyage des vitrages).

Remarque concernant les équipements et systèmes :


Les questions de simplicité de conception de ceux-ci, de facilité d'accès et de moyens pour la
pérennité des performances sont traitées dans la cible 7.

Préoccupations
2.2.1. Assurer la facilité d’accès pour l'entretien du bâti

Le but de la préoccupation est de s’assurer que l’entretien du bâti peut se réaliser dans de bonnes
conditions d’accès.

La préoccupation est construite de la façon suivante :

Niveau BASE : Prendre en compte les dispositions mises en place pour faciliter l’accès fréquent
aux éléments de revêtements des locaux, aux cloisons et plafonds, fenêtres, menuiseries, vitrages,
dans tous les espaces. Il s’agit ici de vérifier que ces éléments sont accessibles aisément avec une
fréquence importante, déterminée par le Maître d’Ouvrage (en fonction des usages, des besoins,
des matériaux, etc.).
De plus, une étude d’accessibilité aux différents éléments de l’enveloppe (façades, protections
solaires, toitures) est demandée. Cette étude doit traiter de la fréquence d’accès, de la gêne
occasionnée aux usagers, et des conditions d’accès.

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Niveau PERFORMANT : Prendre des dispositions en fonction de l’étude d’accessibilité réalisée,
pour permettre un accès aisé en fonction des fréquences déterminées par le Maître d’Ouvrage, aux
façades, protections solaires, toitures. Ces dispositions peuvent être des dispositions avec l’ajout
d’éléments extérieurs mobiles ponctuels (dispositifs d’accroche permettant l’utilisation de nacelles,
échelles, etc.), ou des dispositions architecturales fixes (passerelles sécurisées, escaliers d’accès
aux équipements en toitures, etc.).

Pour obtenir les 3 POINTS du niveau TRES PERFORMANT : Prendre des dispositions en
fonction de l’étude d’accessibilité réalisée, pour permettre un accès aisé en fonction des fréquences
déterminées par la Maître d’Ouvrage, aux façades, protections solaires, toitures.
Les éléments (fixes ou mobiles) mis en œuvre en fonction de l’étude d’accessibilité réalisée
permettent des accès aisés à ces familles, sans gêner les usagers, ni perturber le fonctionnement
normal du bâtiment.

La philosophie de la préoccupation est la suivante. Les éléments ou dispositions prises permettant


un accès aisé au bâti doivent être raisonnés en fonction du projet, des fréquences nécessaires, de
la gêne potentielle, etc. Ainsi, la mise en place d’un escalier par rapport à une échelle pour accéder
à une toiture, ou la mise en place de passerelles fixes par rapport à l’utilisation d’une nacelle pour
accéder à une façade, doivent être valorisées, si ces mises en place sont adaptées aux options
techniques du projet, soutenables économiquement, facilitent l’entretien plus fréquent, ou
diminuent la gêne occasionnée.

Rappel :
Tous les accès doivent pouvoir être assurés en toute sécurité.

2.2.2. Choisir des produits de construction faciles à entretenir et limitant les impacts
environnementaux de l’entretien

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les produits de construction choisis sont faciles
en entretenir, et n’occasionnent pas d’impacts environnementaux importants.

Les impacts visés sont par exemple les suivants : rejets d’eaux usées dangereux, consommation
d’eau, consommation de produits, méthodes d’entretien néfastes pour l’environnement, etc. La
préoccupation a donc pour but de favoriser les choix constructifs qui vont limiter ces impacts
environnementaux.

La préoccupation est construite de la façon suivante :

Niveau PERFORMANT : Il s’agit de choisir des produits de construction faciles à entretenir, et qui
limitent les impacts environnementaux de l’entretien. Cela concerne ici les revêtements intérieurs,
les cloisons, les plafonds. Les produits choisis doivent permettre de limiter les consommations
d’eau pour l’entretien, les consommations de produits d’entretien, être faciles à entretenir avec des
méthodes environnementalement performante, limiter les fréquences d’entretien, etc.

Pour obtenir les 3 POINTS du niveau TRES PERFORMANT : Il s’agit de choisir des produits,
systèmes ou procédés nécessitant peu d’entretien ou à faible entretien, pour les façades, toitures,
protections solaires, fenêtres, vitrages, menuiseries. Pour justifier l’atteinte des trois points, il faut
qu’au moins 50% des surfaces concernées soient réalisées avec des produits limitant l’entretien et
ses impacts environnementaux. Les produits choisis doivent permettre de limiter les
consommations d’eau pour l’entretien, les consommations de produits d’entretien, être faciles à
entretenir avec des méthodes environnementalement performantes, limiter les fréquences
d’entretien, etc.
Dans le cas ou le bâtiment présente des zones sensibles aux graffitis, des dispositions doivent être
prises pour protéger les zones sensibles aux graffitis pour permettre d’en limiter les fréquences
d’entretien : choix de produits ou revêtements anti-graffitis, protection des zones exposées, etc.

Rappels :

Dans le cas où le choix des produits de construction impose la présence de certains matériaux

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difficiles à entretenir, il convient de justifier doublement la facilité d'accès à ces éléments
(préoccupation 2.2.1).

Pour assurer une démarche globale, le choix des produits, systèmes et procédés de construction
doit également tenir compte, notamment pour ceux qui doivent être quotidiennement entretenus
(sol, murs, plafonds), d’exigences en matière de résistance mécanique, de durée de vie souhaitée,
d’émissions de polluants et de conditions sanitaires.

Un produit limitant seulement la fréquence d’entretien, mais ne limitant pas les impacts de cet
entretien, ne permet pas de justifier l’atteinte des exigences demandées. Les justifications
produites doivent donc être globales, et montrer qu’au-delà d’une fréquence moindre d’entretien, il
y a des bénéfices environnementaux sur la base des impacts cités ci-dessus notamment.

2.3. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts


environnementaux de l’ouvrage

Enjeux environnementaux

Le PNSE ([ [[C
C]]]) publié en juin 2004 est la feuille de route opérationnelle de la stratégie
C
gouvernementale de réduction des impacts de l'environnement et des pollutions sur la santé
humaine. Parmi ses 45 actions, on retrouve des engagements quant au renforcement de la
connaissance des caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction.
Une base de données sur ces caractéristiques est opérationnelle depuis décembre 2004 ([ [[C
C]]]) et
C
est progressivement enrichie. Fin 2005, cette base de données comptait une cinquantaine de fiches
de déclaration environnementale et sanitaire (FDES).

Les produits de construction sont généralement choisis au regard des critères classiques tels que
leur aptitude à l'usage, leur qualité technique, ou encore leur coût. Cette sous-cible s’intéresse à
un nouveau critère qui peut entrer en compte dans le choix des produits : leurs caractéristiques
environnementales.
Ces caractéristiques intrinsèques des produits sont déterminées sur la base d'une analyse en cycle
de vie. S'intéresser aux produits de construction dans une démarche environnementale de
conception consiste donc d'une part à connaître ces caractéristiques intrinsèques, mais également
à ramener ces données à l'échelle de l'ouvrage de façon à pouvoir choisir les produits en cohérence
avec la politique environnementale globale pour l'ouvrage.

Selon la norme NF P01-010 ([ [[A


A]]]), la contribution des produits de construction aux impacts
A
environnementaux d’un ouvrage se définit à travers dix indicateurs d’impact :
- consommation de ressources énergétiques,
- épuisement des ressources,
- consommation d’eau,
- déchets solides,
- changement climatique,
- acidification atmosphérique,
- pollution de l’air,
- pollution de l’eau,
- destruction de la couche d’ozone stratosphérique,
- formation d’ozone photochimique.

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L’approche adoptée dans le présent référentiel s'oriente en priorité sur 3 indicateurs estimés
incontournables :
- consommation de ressources énergétiques (contenu énergétique du bâtiment),
- changement climatique (accroissement de l’effet de serre),
- acidification atmosphérique.

Préoccupations
2.3.1. Connaître la contribution des produits de construction aux impacts
environnementaux de l’ouvrage

Le but de la préoccupation est d’avoir la connaissance de la contribution des produits de


construction aux impacts environnementaux globaux à l’échelle de l’ouvrage selon la norme NF P
01-010, sur sa durée de vie.

La consommation de ressources énergétiques (en kWh-ep/m²SHON.an) et le changement


climatique (kg-eq CO2/an.m²SHON) sont des impacts très importants et prioritaires. C’est la raison
pour laquelle ils sont demandés au niveau BASE pour au moins 50% des éléments de trois familles
de produits (une de gros œuvre et deux de second œuvre).

Pour le niveau PERFORMANT, la connaissance de tous les impacts de la norme NF P 01-010 est
requise pour au moins 50% des éléments d’au moins six familles de produits (deux de gros œuvre
et quatre de second œuvre).

Pour obtenir les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, la connaissance de tous les impacts
de la norme NF P 01-010 est requise pour au moins 80% des éléments d’au moins six familles de
produits (deux de gros œuvre et quatre de second œuvre).

Pour obtenir les 8 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, la connaissance de tous les impacts
de la norme NF P 01-010 est requise pour 100% des éléments de toutes les familles de produits.

Rappels :
Les pourcentages demandés sont relatifs aux surfaces couvertes par les produits concernés.
Les valeurs des impacts environnementaux doivent être calculées sur la durée de vie de l’ouvrage.

Principe de détermination de la contribution des produits de construction aux impacts


environnementaux de l'ouvrage :

1. Choisir les familles de produits à évaluer (en fonction du niveau de performance visé) :
 pour le gros-œuvre, choisir une famille de produits (niveau B) ou deux familles (niveaux P et
TP) parmi les familles suivantes :
- structure porteuse verticale : murs porteurs et poteaux
- structure porteuse horizontale : dalles, poutres
- façades lourdes non porteuses
- fondations
- charpente
 pour le second-œuvre, choisir deux familles de produits (niveau B) ou quatre familles (niveaux
P et TP) parmi les familles suivantes :
- toiture (couverture, étanchéité, etc.)
- cloisons de séparation / distribution
- façades légères et parements de façades
- isolants thermiques
- revêtements de sol
- autres revêtements (mur, plafond…)
- faux-plafonds
- menuiseries extérieures (fenêtre, vitrages, portes…)

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Nota : pour l’instant les équipements ne sont pas pris en compte dans cette sous-cible ; ils le
seront dans les prochains millésimes dans la mesure où les caractéristiques environnementales
seront disponibles.

2. Lister tous les éléments constitutifs des familles de gros œuvre et de second œuvre choisies.

3. Obtenir les caractéristiques environnementales de x% (en fonction du niveau de performance


visé) des produits de chaque famille choisie.
Le format défini dans la norme NF P01-010 [[[A A]]] est le plus pertinent pour fournir les informations
A
sur les caractéristiques environnementales des produits de construction.
 Si une Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) dite individuelle (attachée à
un produit précisément identifié) existe, l’utiliser en priorité.
 Sinon, utiliser les FDES dites collectives.
 Si les FDES ne sont pas disponibles, rechercher les données auprès des industriels. Les
données environnementales non issues de fiches de déclaration conformes à la norme doivent
cependant être caractérisées par les industriels par rapport aux exigences de la norme
(exemple : informations sur les étapes prises en compte pour la fourniture d’une donnée).
 Si cette recherche auprès des industriels s’avère infructueuse, utiliser d’autres sources telles
que les bases de données étrangères, la bibliographie, etc.

4. Calculer la contribution des produits aux impacts environnementaux.


Pour chaque impact environnemental :
- lister les produits analysés pour chaque famille en identifiant la nature de l'élément et de
l'unité fonctionnelle.
- Pour chaque produit :
• à partir des fiches de données, rappeler la valeur de l'indicateur par unité
fonctionnelle la nature et l'origine de l'information (FDES, industriel, bibliographie,
etc.) ;
• déterminer la quantité de produit dans l'ouvrage (en m², m3, kg, etc.) et la
transformer en nombre d'unité fonctionnelle ;
• calculer la valeur de l'indicateur.
- déterminer la contribution de chaque famille à l'impact environnemental en sommant les
valeurs de l'indicateur de chaque produit.
- déterminer la contribution des produits de construction à l'impact environnemental en
sommant les contributions de chaque famille.

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Pour effectuer ce calcul, il est proposé le tableau récapitulatif ci-après :
Impact concerné : .....................................Indicateur : .............................................Unité : ............................

Elément Indicateur Bâtiment VALEUR


INDICATEUR
Famille Contenu
Nature / UF Valeur par Nombr
N° Origine (m², m3, Valeur par UF x
Type (unité) UF eUF
kg) Nombre UF

1
Famille GO
GROS ŒUVRE

n°1 2
Total Famille GO n°1

1
Famille GO
n°2 (niv.P et 2
TP)
Total Famille GO n°2

1
Famille SO
n°1 2
Total Famille SO n°1

1
SECOND OEUVRE

Famille SO
n°2 2
Total Famille SO n°2

1
Famille SO
n°3 (niv.P et 2
TP)
Total Famille SO n°3

1
Famille SO
n°4 (niv.P et 2
TP)
Total Famille SO n°4

TOTAL

Précisions éventuelles : .......................................................................................................................................

Nota : ne pas oublier d’intégrer les remplacements nécessaires, compte tenu du rapport entre la durée de vie de chaque
produit et la durée de vie souhaitée pour le bâtiment.

2.3.2. Choisir les produits de construction pour limiter leur contribution aux impacts
environnementaux de l’ouvrage

Le but de la préoccupation est de s’assurer que le choix des produits de construction a été réalisé
en tenant compte de la contribution des produits de construction aux impacts environnementaux
de l’ouvrage.

Le niveau BASE de cette préoccupation n’est présent que si la cible 4 a été choisie en TP. En effet,
ce niveau TP de la cible 4 étant situé à Créf-50%, les consommations de ressources énergétiques
(et les émissions de C02) liées aux produits de construction peuvent s’avérer être très importantes
en proportion. Aussi, dans ce cas, le choix des produits de construction pour le gros œuvre doit
avoir été réalisé en tenant compte du critère de consommation de ressources énergétiques.

Le niveau PERF0RMANT est atteint si plusieurs scénarii de contribution des produits aux impacts
de l’ouvrage ont été étudiés, et si, pour les familles de produits étudiées en 2.3.1, le choix des
produits de construction a pris en compte de manière optimale les impacts environnementaux
étudiés, pour le gros œuvre.
Il est simplement demandé ici d’étudier plusieurs solutions de gros œuvre permettant de réduire
les impacts environnementaux de l’ouvrage.

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Les 3 POINTS du niveau TRES PERF0RMANT sont obtenus si plusieurs scénarii de contribution
des produits aux impacts de l’ouvrage ont été étudiés, et si, pour les familles de produits étudiées
en 2.3.1, le choix des produits de construction a pris en compte de manière optimale les impacts
environnementaux étudiés, pour le gros œuvre et le second œuvre.
Il s’agit simplement ici, pour chaque famille de produits de second œuvre étudiée, de prendre en
compte les critères environnementaux dans le choix de chaque produit.

Rappels :
- La justification de l'obtention de l'optimum peut induire la considération de facteurs
technico-économiques.
- Le choix des produits de construction doit également être réalisé en tenant compte de la
politique environnementale globale du Maître d’Ouvrage.

2.3.3. Utilisation de matériaux et de produits locaux

Le but de cette préoccupation est de promouvoir l’utilisation de matériaux et produits locaux.

Par ce biais, la diminution de l’impact des transports nécessaires à la construction du bâtiment est
visée.

Les POINTS* du niveau TRES PERFORMANT est obtenu si :

- Au moins 40 % de la masse des matériaux et produits de gros œuvre utilisés sont


fabriqués localement à partir de matières premières locales (d<200km), identifiées au
préalable dans l’analyse du site. (1 POINT)
- ET/OU :
- Au moins 40% de la surface des matériaux et produits de second œuvre utilisés sont
fabriqués localement à partir de matières premières locales (d<300km), identifiés au
préalable dans l’analyse du site. (1 POINT)

Les masses indiquées ci-dessus pour le gros œuvre sont relatives au gros œuvre utilisé.
Les surfaces indiquées ci-dessus pour le second œuvre sont relatives à au moins quatre familles de
produits utilisées et telles que définies en 2.3.1.

*Les différents points peuvent se cumuler.

2.3.4. Utilisation d’une quantité minimum de matériaux renouvelables

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’une quantité minimale de matériaux


renouvelables est utilisée dans l’ouvrage.

Les opérations ayant eu une démarche de réutilisation de produits renouvelables peuvent ainsi être
valorisées.

Les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT est obtenu si au moins 50 dm3/m² de matériaux
renouvelables sont mis en œuvre.
Comme indiqué ci-dessous, le calcul se fait avec la méthode appliquée au bois, mais tout matériau
renouvelable peut être utilisé (paille, etc.).

Rappels :

Le calcul du volume de matériaux renouvelables en dm3/m² se fait selon l’arrêté du 26 décembre


2005 [[[H
H,,, III]]].
H

Si du bois est utilisé, il est issu de forêts gérées et certifiées FSC ou PEFC. Dans ce cas, la
justification se fait sur présentation des certificats correspondants.

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FSC : Le Forest Stewardship Council ou Conseil de Bonne Gestion Forestière est une organisation
internationale constituée de représentants d’organisations de protection de l’environnement,
d’organisations de défense des droits des peuples indigènes, de forestiers et de négociants en bois.
Le système FSC, de certification des forêts et de labellisation du bois, promeut « la gestion
forestière écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable ».
PEFC : Le PEFC est un système de certification forestière. Pour évaluer la gestion des forêts (et afin
de définir les politiques régionales), le PEFC se base sur les critères définis lors des conférences
inter-ministérielles pour la protection des forêts en Europe (CMPFE) d’Helsinki (1993), de Lisbonne
(1998) et de Vienne (2003). De ces critères ont découlé 35 indicateurs et 44 recommandations. La
certification forestière ne donne pas de garanties quant aux qualités technologiques mais promeut
et garantit une gestion des forêts respectueuse de l’environnement, socialement bénéfique et
économiquement viable.

2.3.5. Choix de produits et matériaux dont les performances environnementales sont


connues par le biais de labels ou certifications

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les choix de produits et matériaux se font sur
des performances connues par le biais de labels ou certifications.

Les opérations ayant eu une démarche de recherche de produits et matériaux dont les
performances environnementales sont connues, par le biais notamment de labels ou certifications à
caractère environnemental européen, peuvent ainsi être valorisées.

Les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si ces matériaux sont mis en œuvre
pour au moins 50% des éléments de 3 familles de produits choisis, si leur choix a été effectué en
comparaison d’autres produits selon la préoccupation 2.3.2, et si ce choix est justifié par rapport
aux impacts environnementaux choisis et formalisés selon la préoccupation 2.3.1.

Labels ou certifications permettant de justifier l’atteinte de la préoccupation : E1 de la classification


européenne des produits selon la norme NF EN 120 pour les bois reconstitués et agglomérés de
bois ; marque NF Environnement, Ange Bleu, ECOLABEL Européen pour les colles, peintures, vernis
et lasures ; label GUT pour les moquettes ; revêtements de sols AgBB.

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2.4. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts


sanitaires

Enjeux environnementaux
Lors de la phase d’exploitation du bâtiment, les produits de construction, de par leurs
caractéristiques intrinsèques, sont la source de différents impacts sur la santé et sur le confort
olfactif des occupants : émissions de polluants chimiques, émissions d'odeurs, caractère favorisant
ou non la croissance fongique ou bactérienne, etc… Ces impacts sont traités dans les différentes
cibles concernées par le confort olfactif (11) et la santé (12 et 13).

Dans le présent millésime, cette sous-cible 2.4 se limite uniquement aux émissions de COV et de
formaldéhyde, et concerne les produits de construction susceptibles d’émettre ces polluants
chimiques dans l’air intérieur du bâtiment. Trois familles de produits ont été identifiées
(revêtements intérieurs y compris produits de finition, isolants thermiques, matériaux acoustiques)
mais s’il s’avère que le projet en inclut d’autres, il est nécessaire de les considérer pour le niveau
« Très Performant ».

Préoccupations
2.4.1. Connaître l'impact sanitaire des produits de construction vis-à-vis de la qualité
d’air intérieur

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les impacts sanitaires des produits de
construction vis-à-vis de la qualité de l’air intérieur sont connus de façon fiable.

COV et Formaldéhydes :

La connaissance des caractéristiques sanitaires des produits de construction fait partie de


l'exigence essentielle « Hygiène, santé et environnement » de la Directive Produits de Construction
(89/106/CEE). En outre, dans le cadre du Plan National Santé Environnement (PNSE) présenté en
juin 2004 par les pouvoirs publics, l’action prioritaire 15 vise à la promotion des produits de
construction à faibles niveaux d’émissions chimiques, grâce à un étiquetage de leurs
caractéristiques sanitaires et environnementales. Or, en pratique, les informations relatives aux
émissions de composés organiques volatiles (COV) et de formaldéhyde par les produits de
construction et de décoration sont rarement fournies par leurs fabricants.

Méthodes normalisées de caractérisation des émissions de COV et Formaldéhydes par les produits
de construction et de décoration : la série des normes internationales ISO 16000 permet de
caractériser les émissions de COV et formaldéhydes par les produits de construction, de décoration
et d’ameublement. Cette caractérisation s’opère en deux temps :

1) Simulation de la génération des émissions dans l’air intérieur :


Méthode de la chambre d’essai d’émission : NF EN ISO 16000-9
Méthode de la cellule d’essai d’émission : NF EN ISO 16000-10
Echantillonnage et préparation des éprouvettes d’essai : NF EN ISO 16000-11

2) Mesure des polluants dans l’air :


Dosage de formaldéhyde par échantillonnage actif : ISO 16000-3
Dosage des COV par échantillonnage actif : ISO 16000-6

Enfin, à noter que pour les peintures et vernis d’intérieur, les démarches d’écolabels français (NF
Environnement) ou européen, sont basées sur des exigences en matière de teneur globale en COV
dans les produits, en application de la directive européenne 2004/42/CE, et non pas en matières
d’émissions de COV dans l’air intérieur. Les justifications se font alors sur cette base, pour ces
produits.

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Certifications et labels permettant de satisfaire à la préoccupation : E1 de la classification
européenne des produits selon la norme NF EN 120 pour les bois reconstitués et agglomérés de
bois ; certification NF Environnement et ECOLABEL Européen pour les peintures et vernis ; label
GUT pour les moquettes ; revêtements de sols AgBB.

Pour justifier de la connaissance des émissions de COV et formaldéhydes, les protocoles


d'évaluation du tableau de la page suivante sont recevables, ainsi que tout label qui
serait réalisé sur la base de ces protocoles.

CMR (Cancérigènes, Mutagènes, Reprotoxiques)

Les produits chimiques ou les préparations peuvent présenter divers effets nocifs pour la santé
humaine. Ils font l'objet de classements dans une catégorie dite « CMR » - ces classements
pouvant provenir de niveaux européens ou d'autres systèmes. Ces classements sont régulièrement
mis à jour en fonction de l'évolution des connaissances et les substances et les préparations sont
soumises à des réglementations notamment dans le domaine du travail (utilisation, protection et
surveillance du travailleur) et dans l'idéal, doivent être remplacées par des substances et
préparations moins dangereuses : c'est ce qu'on appelle la substitution.

Au sens de l’article R 231-51 du code du travail, sont considérés comme agents CMR toutes
substances ou toutes préparations :
Cancérogènes (C) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration
cutanée, peuvent provoquer un cancer ou en augmenter la fréquence.
Mutagènes (M) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration
cutanée, peuvent produire des défauts génétiques héréditaires ou en augmenter la fréquence.
Toxiques pour la reproduction (R) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peuvent produire ou augmenter la fréquence d'effets nocifs non héréditaires
dans la progéniture ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives.

Parmi ces CMR, on distingue 3 catégories en fonction du degré de connaissances et de certitudes


que l’on a sur la substance ou la préparation :
CMR de catégorie 1 : substances et préparations que l'on sait être CMR pour l'homme ;
CMR de catégorie 2 : substances et préparations pour lesquelles il existe une forte présomption
que l'exposition de l'homme à de telles substances et préparations peut provoquer ou augmenter la
fréquence d’apparition des effets CMR cités ci-dessus ;
CMR de catégorie 3 : substances et préparations préoccupantes pour l'homme en raison d'effets
CMR possibles mais pour lesquelles les informations disponibles sont insuffisantes pour classer ces
substances et préparations dans la catégorie 2.

Les substances ayant fait l’objet d’un classement européen harmonisé sont inscrites à l’annexe I de
la directive 67/548/CEE qui correspond, en droit français, à l’annexe I de l’arrêté du 20 Avril
1994 modifié. Elle comporte, à ce jour, 259 substances classées et étiquetées CMR de catégorie 1
ou 2 (autres que les substances complexes dérivées du pétrole et du charbon).

Pour répondre aux préoccupations concernant les CMR 1 et 2, les produits ne doivent pas
contenir intentionnellement de substances CMR 1 et 2 listées dans la directive ci-dessus,
et doivent faire l’objet d’une déclaration par FDES ou tout autre moyen de déclaration
par le fabricant.

La préoccupation est construire de la façon suivante :

Niveau BASE : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et formaldéhydes sont connues par le
biais de protocoles, certifications, marques ou labels pour au moins 50% des surfaces de produits
des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques), et s’il y a
absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les produits.

Niveau PERFORMANT : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et formaldéhydes sont
connues par le biais de protocoles, certifications, marques ou labels pour au moins 75% des

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surfaces de produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux
acoustiques), et s’il y a absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les
produits.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et
formaldéhydes sont connues par le biais de protocoles pour au moins 100% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques), et
s’il y a absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les produits.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et
formaldéhydes sont connues par le biais de protocoles pour au moins 100% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) et
si les seuils d’émissions suivants sont respectés : TVOC : 1000 µg/m3 - Formaldéhyde : 62 µg/m3
– Cancérogènes 1 et 2 : 5 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 4 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 500 µg/m3 - Formaldéhyde : 40 µg/m3 – Cancérogènes 1 et 2 : 2,5 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 250 µg/m3 - Formaldéhyde : 20 µg/m3– Cancérogènes 1 et 2 : 1 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 8 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 250 µg/m3 - Formaldéhyde : 10 µg/m3 – Cancérogènes 1 et 2 : 1 µg/m3.

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Différents protocoles d’évaluation des émissions de COV et de formaldéhyde :

Nom protocole AFSSET AgBB GUT M1 EMICODE E1

Pays d’origine France Allemagne Allemagne Finlande Allemagne Europe


Statut A définir Réglementaire Volontaire Volontaire Volontaire Réglementaire
(marquage CE : EN
13986)
Produits Produits Revêtements de Revêtements de Tous produits Produits pour Panneaux à base
concernés solides sol avec certain sol textiles installation de bois
classement feu revêtements de
(textiles) sol
Normes d’essai série ISO série ISO 16000 série ISO 16000 série ISO 16000 série ISO 16000 série EN 717, EN
16000 120
Durée essai 28 jours 28 jours 3 jours 28 jours 10 jours Nécessaire pour
obtenir état stable
(~ 10 jours)
Limite TVOC 1000 µg.m-3 1000 µg.m-3 300 µg.m-3 250 µg.m-3 (scénario 100 à 500 µg.m-3 Non
sol) (selon produits)
500 µg.m-3 (scénario
mur)
Limite COV Oui Oui Oui Non Oui Non
individuels (liste AgBB + (liste AgBB) (liste AgBB) (liste EMICODE)
ECA)
Limite 10 µg.m-3 Non 10 µg.m-3 62,5 µg.m-3 10 µg.m-3 123 µg.m-3 (0,1
formaldéhyde (scénario sol) ppm)
125 µg.m-3 (scénario
mur)
Limite composés C1+C2 (UE) C1+C2 (UE) C1+C2 (UE) C1+C2 (IARC) C1+C2 (UE) Non
cancérigènes -3 -3 -3 -3 -3
< 1 µg.m < 1 µg.m < 1 µg.m < 2,5 à 5 µg.m < 2 µg.m
TVOC : composés organiques volatils totaux. C1+C2 (UE) : Composés cancérogènes de catégorie 1 et 2 (classification Union Européenne). C1+C2
(IARC) : Composés cancérogènes de catégorie 1 et 2 (classification IARC, OMS).

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2.4.2. Choisir les produits de construction pour limiter les impacts sanitaires de l’ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les produits de construction sont choisis en fonction
de leur impact sanitaire.

Cela nécessite de recueillir les caractéristiques chimiques (COV, formaldéhyde, CMR 1 et 2) a minima
pour 2 produits (variantes), afin de choisir celui qui émet le moins dans l’air intérieur. Pour être
comparables, ces caractéristiques devront être basées sur le même protocole d'essai.

Eléments de réflexion pour la recherche de l'optimum :


 Recueillir les données d’émissions chimiques (COV, formaldéhyde, CMR 1 et 2) pour différents
produits : a minima 2 produits par élément.
 Choisir autant que possible les produits émettant le moins de polluants chimiques.
 Justifier les choix surtout lorsqu'il y a conflit d'intérêt dans le choix des produits entre les
caractéristiques olfactives, chimiques, hygiéniques, environnementales, etc.

La préoccupation est construire de la façon suivante :


Niveau PERFORMANT : Ce niveau est atteint si au moins 50% des surfaces de produits des trois
familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) sont choisis en fonction
de leur impact sanitaire (COV, Formaldéhydes, CMR 1 et 2).

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT : Ce niveau est atteint si au moins 75% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) sont
choisis en fonction de leur impact sanitaire (COV, Formaldéhydes, CMR 1 et 2).

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS : Ce niveau est atteint si 100% des surfaces de produits des
trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) sont choisis en
fonction de leur impact sanitaire (COV, Formaldéhydes, CMR 1 et 2).

Rappel :
Si la cible 13 est à un niveau TP, cette sous-cible doit impérativement être traitée a minima au niveau
TP avec 2 points.

2.4.3. Connaître les émissions de fibres et de particules des produits en contact avec l’air

Le but de cette préoccupation, est de s’assurer qu’aucun produit de construction en contact avec l’air
intérieur n’émettra de fibres ou de particules.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande d’utiliser des produits de construction
n’émettant pas de particules et/ou de fibres cancérogènes.

L’évaluation se base sur les tests de cancérogénéité prévus par la Directive Européenne 97/69/CE du
5/12/97 [[[JJJ]]] transposée en droit français le 28/8/98. Les matériaux répondant aux tests permettent de
répondre à l’exigence.

2.4.4. Limiter la pollution par les éventuels traitements des bois

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, dans le cas ou du bois est mis en œuvre, que les
éventuels traitements utilisés n’émettent pas de pollutions

Pour obtenir les 2 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, les bois
éventuellement mis en œuvre doivent :
- soit être d’essence naturellement durable, sans traitement préventif pour la classe de risque
concernée conforme au guide du CTBA,
- soit être traités par un produit certifié CTB P+ adapté à la classe de risque, conforme au guide
du CTBA.
Le guide du CTBA définit les essences naturellement durables, ainsi que les produits certifiés. Les
classes de durabilité sont définis dans les normes NF EN 350-1[ [[K
K]]], NF EN 350-2[
K [[L
L]]], NF EN 460 [[[M
L M]]].
M

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INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES _________


La cible 2 interagit avec d'autres cibles dans le sens où le choix des produits, systèmes et procédés de
construction conditionne la performance de ces autres cibles :
Cible 1 " du bâtiment avec son environnement immédiat"
Choix des produits en fonction des ressources matériaux locales, impacts environnementaux des produits
jugés en fonction de la sensibilité du site (présence d'une nappe par exemple)
Cible 3 " Chantier à faibles nuisances"
Choix des produits et procédés à faibles impacts environnementaux et sanitaires pendant la mise en œuvre
Cible 4 " Gestion de l’énergie"
Performances énergétiques des produits
Cible 5 " Gestion de l'eau"
Choix des équipements économes en eau dont les caractéristiques sont vérifiées (certification / avis
technique)
Cible 7 " Gestion de l'entretien et de la maintenance"
Choix de produits dont l'entretien est facile, et choix de produits à faibles impacts environnementaux et
sanitaires pendant la vie en œuvre, phase du cycle de vie qui inclut l'entretien/maintenance
Cible 8 " Confort hygrothermique"
Performances hygrothermiques des produits
cible 9 " Confort acoustique"
Performances acoustiques des produits
Cible 10 " Confort visuel"
Performances "visuelles" des produits
Cible 11 " Confort olfactif"
Choix de produits faiblement émetteurs d'odeurs
Cible 12 " Qualité sanitaire des espaces"
Choix de produits favorisant de bonnes conditions d'hygiène
Cible 13 "Qualité sanitaire de l’air"
Choix de produits faiblement émetteurs de substances chimiques dans l'air
Cible 14 "Qualité sanitaire de l’eau"
Choix de produits durables et à faibles impacts sanitaires pendant la vie en œuvre (non relargage de polluants
dans l'eau).

INTERACTIONS AVEC LE SMO ___________________


§1.1 Profil de la Qualité Environnementale du Bâtiment
 Conformité des choix avec les besoins fonctionnels et les caractéristiques d’usage exprimés
dans le programme,
 Respect des réglementations en vigueur (sécurité, incendie, etc.),
 Prise en compte des besoins et attentes des parties intéressées,
 Cohérence avec une réflexion amont du maître d’ouvrage sur la conception du projet dans une
perspective de développement durable des territoires, traduite dans une note stratégique
 Etude économique du projet (en privilégiant l’approche en coût global),
Annexe A6 – Plan prévisionnel d'entretien et de maintenance

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REFERENCES COMPLEMENTAIRES _______________


[[[A
A]]] AFNOR - Norme NF P01-010 "Qualité environnementale des produits de construction –
A
Déclaration environnementale et sanitaire des produits de construction" – Décembre 2004
[[[B
B]]] AFNOR - Norme NF P01-020-1 "Qualité environnementale des produits de construction - Partie 1 :
B
Cadre méthodologique pour la description et la caractérisation des performances
environnementales et sanitaires des bâtiments" – Mars 2005
[[[C
C]]] AFNOR - Norme NF P01-020-2 "Qualité environnementale des produits de construction - Partie 2 :
C
Méthodologie d’évaluation des performances environnementales et sanitaires des bâtiments" –
Mars 2005
[[[D
D]]] Plan National Santé Environnement – www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pnse/sommaire.htm
D
[[[E
E]]] INIES - Base de données française de référence sur les caractéristiques environnementales et
E
sanitaires des produits de construction - www.inies.fr
[[[F
F ]
F]] Norme ISO 15686, Bâtiments et biens immobiliers construits - Prévision de la durée de vie
[[[GGG]]] Guidance Paper F "Durability and the construction products directive"
http://europa.eu.int/comm/enterprise/construction/internal/guidpap/f.htm
[[[HH ]
]
H] Arrêté du 26 décembre 2005 fixant la méthode de calcul du volume de bois incorporé dans
certaines constructions.
[[[III]]] Décret n° 2005-1174 du 16 septembre 2005 relatif aux critères de qualité environnementale
exigés des constructions pour bénéficier de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties
prévue au I bis de l'article 1384 A du code général des impôts et modifiant son annexe II.
[[[JJJ]]] Directive Européenne 97/69/CE du 5 décembre 1997
[[[KKK]]] Norme NF EN 350-1 - « Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois - Durabilité naturelle
du bois massif - Partie 1 : guide des principes d'essai et de classification de la durabilité naturelle
du bois. » - Juillet 1994
[[[LLL]]] Norme NF EN 350-2 – « Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois - Durabilité naturelle
du bois massif - Partie 2 : guide de la durabilité naturelle du bois et de l'imprégnabilité d'essences
de bois choisies pour leur importance en Europe. » - Juillet 1994
[[[MMM]]] Norme NF EN 460 - « Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois - Durabilité naturelle du
bois massif - Guide d'exigences de durabilité du bois pour son utilisation selon les classes de
risque. » - Juillet 1994

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3
CHANTIER
A FAIBLE IMPACT
ENVIRONNEMENTAL

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 53/235
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3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL

INTRODUCTION _____________________________

La vie d'un bâtiment est façonnée par plusieurs chantiers : chantier de construction, de rénovation,
d'adaptation et de déconstruction. Ces chantiers sont vecteurs de diverses sources de pollutions et de
nuisances que le maître d’ouvrage peut minimiser afin d'en réduire les impacts environnementaux.
Pour que les mesures prises sur les différents impacts environnementaux du chantier (production de
déchets, nuisances, pollutions, et consommations de ressources) soient pérennes, le maître d’ouvrage
peut agir sur les récepteurs : le personnel de chantier et les riverains (permanents ou occasionnels).
L'expérience montre en effet que lorsque les différentes parties intéressées subissant ces impacts sont
impliquées dans la phase chantier (en amont et en aval), les mesures sont plus efficaces, et le
chantier est beaucoup mieux perçu.
Cependant, cette action relève de l'organisation générale du projet, et de la communication réalisée
par le maître d'ouvrage sur son projet. Aussi, ce point est-il traité dans le SMO (§2.4 Communication).

3.1. Optimisation de la gestion des déchets de chantier


3.2. Limitation des nuisances pendant le chantier
3.3. Limitation des pollutions et des consommations de
ressources pendant le chantier

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CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL 3

STRUCTURE DE LA CIBLE 3 _____________________


3.1. Optimisation de la gestion des déchets de chantier

Enjeux environnementaux
La gestion des déchets de bâtiment est un enjeu environnemental essentiel pour l’avenir de la filière
BTP. Les déchets de bâtiment, dont le tonnage est aussi important que celui des déchets ménagers,
n’échappent pas au renforcement de la réglementation en matière d’élimination (stockage limité en
juillet 2002 aux seuls déchets ultimes) et les orientations de la politique des déchets (lois de 1975 et
1992) insistent sur la prévention et la valorisation des déchets. Cependant, dans les plans
départementaux et régionaux d’élimination des déchets, les déchets du bâtiment ont été peu souvent
pris en compte. Aujourd’hui, il devient donc urgent de trouver des solutions pour minimiser la
production de ces déchets, pour développer le tri, la collecte sélective et les filières de valorisation.

Pour optimiser la gestion des déchets de chantier, le maître d'ouvrage doit intervenir successivement
à trois étapes clés :

La phase d’établissement du DCE : prévoir le mode de gestion des déchets choisi sur le chantier. La
recommandation T2-2000 aux maîtres d’ouvrage publics relative à la gestion des déchets de chantier
indique les clauses à introduire dans le DCE et le CCTP.

La préparation technique du chantier : identifier et classifier les déchets produits, rechercher et choisir
les filières d’enlèvement, réduire les déchets à la source, faire des choix constructifs en conséquence
(procédés et procédures de mise en œuvre, etc.), et anticiper l'organisation du tri (zones de stockage
et de circulation, logistique interne, planning des rotations d'enlèvement, etc.).

La gestion du chantier : assurer le suivi de la qualité du tri, assurer la valorisation des déchets en
relation avec les filières locales (notons que la valorisation des inertes est plus importante en
démolition qu'en construction neuve) et veiller à la traçabilité des déchets.

Préoccupations
3.1.1. Optimiser la collecte, le tri et le regroupement des déchets de chantier

Cette préoccupation a pour but de favoriser la valorisation des déchets de chantier en optimisant les
conditions de collecte, tri et regroupement des déchets.

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
L’enjeu général du niveau BASE consiste à prendre des dispositions simples afin de faciliter le respect
de la réglementation en matière d’élimination des déchets en aval du chantier. Pour atteindre ce
niveau, les exigences suivantes doivent être respectées :

 Il s’agit lors de la phase de planification du chantier, d’identifier les déchets produits par le
chantier, de les classer en typologies puis, pour chaque typologie, d’estimer les quantités
produites. Rappelons que les déchets de chantier se classent traditionnellement en quatre
catégories :
- Les déchets industriels dangereux (DD) : ils regroupent les déchets contenant de
l’amiante et les déchets industriels spéciaux (DIS) : peintures, solvants, etc.
- Les déchets inertes (DI) : béton, briques, etc.

© Certivéa – Février 2008 Cible 3


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 55/235
Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL
- Les déchets industriels banals (DIB) : verre, plastiques, métaux, etc.
- Les déchets d’emballages

Nota : les matériaux contenant des peintures au plomb sont classés parmi les DIS.
Cependant, en déconstruction, il est recommandé de réaliser un diagnostic préalable pour
isoler et extraire ces peintures au plomb de leur surface d’origine.

 il s’agit aussi d’assurer les conditions réglementaires de collecte et de tri des déchets, ce qui
implique :
- une séparation physique de chaque typologie (DI, DIB, DD, emballages) afin de ne pas
mélanger les déchets réglementés avec les autres typologies de déchets
- une signalisation claire des bennes par le biais de pictogrammes ou de logotypes
lorsque le tri est réalisé sur le chantier.

Ces dispositions pourront être prises sur le chantier ou hors site (dans ce cas, il convient de
s’assurer de la destination des déchets vers un centre de tri spécialisé)

Nota : les déchets réglementés sont les déchets dangereux et les déchets d’emballages si la
production est supérieure à 1100 litres par semaine.

Niveau PERFORMANT
L’enjeu général du niveau PERFORMANT consiste à optimiser les conditions de collecte, tri et
regroupement des déchets pour favoriser au maximum une valorisation en aval. Pour atteindre ce
niveau, en plus des exigences du niveau BASE précédent, les dispositions suivantes doivent être
prises :

 L’élaboration (par la maîtrise d’ouvrage) d’un plan de gestion des déchets, afin de planifier par
avance la manière dont la collecte, le tri et le regroupement des déchets vont s’opérer ; le
plan doit notamment préciser :

- si le tri et le regroupement des déchets est réalisé sur le chantier ou hors du site (ce
choix doit être justifié)

- si une aire de stockage et de regroupement des déchets est mise en œuvre, dans le
cas où les déchets sont triés sur le chantier.

- Le degré de détail du tri : on cherchera au maximum à opérer un tri qui va au-delà de


la simple séparation des typologies de déchets (exigée en BASE). Peuvent être
réalisés :
 un tri parmi les DIB : collecte séparée du bois, des métaux, du papier-carton,
etc. ;
 Un tri parmi les DIS (déchets industriels spéciaux : collecte séparée des
déchets contenant du plâtre, des déchets contenant du plomb, des déchets
contenant de l’amiante liée ;

Ce plan devra s’appuyer sur l’analyse du site, et la stratégie retenue dépendra de la place
disponible sur le chantier, des filières d’élimination disponibles en aval et des objectifs de la
maîtrise d’ouvrage. Lorsque le tri sur le chantier est impossible (de par la petite taille du
chantier par exemple), les déchets seront acheminés vers un centre de tri. La stratégie
retenue devra être justifiée.

Nota : rappelons que l’on peut prévoir plusieurs bennes afin d’optimiser le tri mais aussi une
seule benne compartimentée si on manque de place.

 Des prescriptions contractuelles vis-à-vis de(s) l’entreprise(s) intervenant sur le chantier. Il


s’agit de respecter les prescriptions de la recommandation T2-2000 [[[A A]]]... Cette disposition
A
devra donc être traitée en amont du chantier par la maîtrise d’ouvrage. Elle est différente pour
un chantier de construction neuve et de réhabilitation. Voir l’annexe A de ce guide pratique
pour plus de détails.

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CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL 3
 La mise en œuvre effective du plan de gestion des déchets élaboré en amont. Les dispositions
prises pour collecter, trier et regrouper les déchets peuvent varier selon les opérations,
l’essentiel étant de respecter les prescriptions du plan de gestion des déchets.
On veillera, tout comme au niveau BASE, à séparer physiquement chaque typologie (DI, DIB,
DD, emballages) afin de ne pas mélanger les déchets réglementés aux autres typologies de
déchets et à signaliser clairement les bennes au moyen de pictogrammes ou logotypes (si le
tri est réalisé sur le chantier)

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau PERFORMANT, il s’agit de prendre des
dispositions qui rendent optimal le regroupement des déchets.
Dans le cas où les déchets sont triés et regroupés sur site, pour obtenir les deux points, il s’agira
d’étudier les potentialités du site afin de trouver l’optimum de regroupement des déchets. Il peut
s’agir par exemple d’effectuer des regroupements intermédiaires avant la collecte finale
(regroupement par étages par exemple ou par zone du chantier pour des chantiers de grande taille)
ou de regrouper sur une aire spécifique l’ensemble des déchets si le site le permet. Dans le cas
contraire, une note justificative devra être fournie.

Dans le cas où les déchets sont triés et regroupés hors site, il s’agira de démontrer que le lieu de
regroupement des déchets rend optimal ce regroupement par rapport aux autres lieux de stockage
disponibles.

3.1.2. Valoriser au mieux les déchets de chantier en adéquation avec les filières
locales existantes et s’assurer de la destination des déchets

Cette préoccupation a pour but la valorisation des déchets en aval du chantier. Elle est fortement liée
à la précédente puisque la valorisation n’est rendue efficace que si les déchets sont préalablement
collectés, triés et regroupés de manière optimale.

La préoccupation distingue les déchets réglementés (déchets dangereux et déchets d’emballage dont
la production est supérieure à 1100 litres par semaine) et les déchets non réglementés (déchets
inertes, déchets industriels banals et déchets d’emballages dont la production est inférieure à 1100
litres par semaine). Elle comporte ainsi deux exigences :

- sur la valorisation des déchets réglementés


- sur la valorisation des déchets non réglementés

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE

L’enjeu général du niveau BASE consiste à s’assurer de l’élimination et/ou de la valorisation de la


totalité des déchets réglementés et d’assurer un minimum de valorisation pour les déchets non
réglementés. Pour atteindre ce niveau, les exigences suivantes doivent être respectées :

 Déchets réglementés
L’élimination de ces déchets doit respecter les réglementations existantes, c’est à dire :

- Les déchets industriels spéciaux (DIS) doivent être éliminés par des centres
d’enlèvement agréés, conformément au décret n°96-1009 du 18 novembre 1996
[[[D
D]]]
D

- Les déchets contenant de l’amiante sont soumis à des réglementations diverses selon
la nature de l’amiante :

 Les déchets générés lors des travaux relatifs aux flocages et aux
calorifugeages contenant de l’amiante dans le bâtiment sont soumis à la
circulaire n°96-60 du 19 juillet 1996 [[[E
E]]]
E

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3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL

 Les déchets d’amiante liée à des matériaux inertes sont soumis à la


circulaire UHC/QC2 n°2005-18 du 22 février 2005 [[[F
F]]]
F

 Les déchets d’amiante liée avec des matériaux qui, lorsqu’ils deviennent
des déchets, sont classés déchets industriels spéciaux (DIS): ces déchets
sont alors assimilables à des DIS et leur élimination est régie selon la
réglementation des DIS.

 Les déchets d’amiante friable sont assimilables aux flocages et aux


calorifugeages. Leur élimination est régie par la circulaire n°96-60 du
19 juillet 1996 [[[E
E]]]
E

- Les déchets d’emballages dont la production de déchets d’emballage est supérieure à


1100 litres par semaine : dans ce cas là, ils doivent être valorisés par réemploi,
recyclage ou toute autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de
l’énergie, conformément au décret n° 94-609 du 13 juillet 1994 [[[C C]]]... A ces fins, les
C
détenteurs de déchets d’emballages doivent :
 Procéder eux-mêmes à la valorisation de leurs déchets dans des
installations agréées
 Ou les céder par contrat à l’exploitant d’une installation agréée (les
contrats doivent alors mentionner la nature et les quantités des déchets
pris en charge)
 Ou les céder par contrat à un intermédiaire assurant une activité de
transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, régie par le
décret n°98-679 du 30 juillet 1998 relatif au transport par route, au
négoce et au courtage de déchets

L’enlèvement de l’ensemble de ces déchets doit s’accompagner d’une traçabilité par


l’intermédiaire de bordereaux de suivi de déchets. Certains types de déchets ont des
bordereaux spécifiques (déchets contenant de l’amiante notamment).

 Déchets non réglementés


Pour ces types de déchets, l’enjeu est d’assurer un garde-fou sur leur valorisation et leur
traçabilité. On demande donc :

- De choisir, pour chaque catégorie de déchet, la filière d’enlèvement la plus


satisfaisante d’un point de vue technique, environnemental et économique en
privilégiant autant que possible la valorisation ;

- D’avoir un pourcentage de valorisation de déchets non réglementés de 25% au


minimum en construction, et de 40% au minimum en déconstruction ;

- D’avoir un pourcentage de bordereaux de suivi des déchets non réglementés


récupérés de 25% en construction (respectivement 40% en déconstruction)

Niveau PERFORMANT
L’enjeu est d’optimiser la valorisation des déchets non réglementés. Pour atteindre ce niveau, en plus
des exigences du niveau BASE précédent, les dispositions suivantes doivent être prises :

Déchets non réglementés


Pour ces types de déchets, l’enjeu est d’assurer un certain niveau de valorisation et de traçabilité. On
demande donc :

 De choisir, pour chaque catégorie de déchet, la filière d’enlèvement la plus satisfaisante d’un point
de vue technique, environnemental et économique en privilégiant autant que possible la
valorisation ;

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 D’avoir un pourcentage de valorisation de déchets non réglementés de 40% au minimum en
construction, et de 50% au minimum en déconstruction ;

 D’avoir un pourcentage de bordereaux de suivi des déchets non réglementés récupérés de 40% en
construction (respectivement 50% en déconstruction)

Niveau TRES PERFORMANT


L’enjeu est d’optimiser la valorisation des déchets non réglementés. En plus des exigences du niveau
PERFORMANT précédent, les dispositions suivantes rapportent des points :

 Avoir un pourcentage de bordereaux de suivi des déchets non réglementés récupérés de 60%
au minimum (respectivement 70% en déconstruction) : cette disposition rapporte 1 POINT.
Ou
 Avoir un pourcentage de bordereaux de suivi des déchets non réglementés récupérés de 75%
au minimum (respectivement 80% en déconstruction) : cette disposition rapporte 2 POINTS.

 Avoir un pourcentage de valorisation de déchets non réglementés de 60% au minimum en


construction, et de 70% au minimum en déconstruction ; cette disposition rapporte 3
POINTS.
Ou
 Avoir un pourcentage de valorisation de déchets non réglementés de 75% au minimum en
construction, et de 80% au minimum en déconstruction ; cette disposition rapporte 6
POINTS.

Nota : les points peuvent être cumulés de manière à obtenir 4, 5, 7, ou 8 points. Cette préoccupation
comporte un maximum de 8 points.

3.1.3. Réduire les déchets de chantier à la source

Cette préoccupation a pour but de favoriser la réduction à la source des déchets de chantier. Elle est
construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Au niveau BASE, il s’agit de prendre des dispositions managériales et organisationnelles pendant le
chantier pour limiter la masse de déchets produits. En effet, une bonne préparation du chantier et un
management optimisé sont les techniques les plus simples pour limiter la production de déchets de
chantier. Cela consiste à impliquer au maximum l’ensemble des acteurs du chantier, à mettre en place
des procédures et des plans de réservation, à préparer le chantier à l’avance, à développer la
coordination modulaire, à établir des réunions de synthèse, à utiliser des outils formels, etc.
On citera les exemples suivants de réduction des volumes de déchets :
- Les casses et les chutes peuvent être réduites par la mise en place de procédures et/ou de
plans de réservation. Les gravats de béton peuvent notamment être réduits en évitant les
repiquages au marteau piqueur après coup.
- Optimiser les modes de conditionnement permet d’éviter les pertes et les chutes ;
- Sensibiliser les compagnons sur la manipulation des produits et des matériaux permet d’éviter
la casse,
- Généraliser les coffrages métalliques permet de limiter les chutes de bois,
- Laisser la grue en place un certain temps à la fin du gros œuvre pour approvisionner dans les
étages les plus grosses quantités de matériaux de second œuvre et évacuer les déchets,
- Progression de la mise en œuvre du haut vers le bas du bâtiment pour les cloisons ou
doublages facilitant la réutilisation des chutes,
- Etc.

Niveau PERFORMANT
Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit de prendre des
dispositions contractuelles vis-à-vis des fournisseurs pour limiter la masse de déchets produits, par
une limitation des emballages à l’achat et/ou le retour de certains déchets aux fournisseurs (palettes
de livraison par exemple)

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Des exemples typiques de dispositions contractuelles pour limiter la masse de déchets d’emballages
peuvent être :
- L’achats de produits en vrac,
- Le remplacement des petits conditionnements par des conditionnements plus grands,
- Le développement les emballages-navettes,
- L’utilisation d’emballages consignés
- Etc.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau PERFORMANT précédent, il s’agit de mettre
en œuvre des modes de construction générant moins de déchets. Cela peut se traduire par deux
solutions :
 Privilégier la fabrication hors site (préfabrication en usine, production de béton hors site, etc.),
 Optimiser les systèmes constructifs : utiliser des composants préfabriqués, recourir au
calepinage, utiliser des outils formels. On peut aussi remplacer le polystyrène pour les
réservations par des solutions qui limitent le volume de déchets produits.

On veillera aussi à fournir une note de calcul justifiant que la masse de déchets générés a été abaissée
par la mise en œuvre de ces modes de construction.

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3.2. Limitation des nuisances sur le chantier

Enjeux environnementaux
Un chantier peut occasionner des nuisances pour les riverains et le personnel de chantier : nuisances
acoustiques, visuelles, olfactives (dûes à la poussière et à la boue), etc. L’objectif de cette sous cible
est de limiter le plus possible cet impact.

Préoccupations
3.2.1. Limiter les nuisances acoustiques

Cette préoccupation a pour but de limiter les nuisances acoustiques générées par le chantier. Elle est
construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit d’identifier et de caractériser les origines de bruits ayant un impact sur le personnel et les
riverains dans le but de limiter les nuisances acoustiques du chantier
L’objectif de cette réflexion est de déterminer la stratégie acoustique mise en œuvre sur le chantier
afin de respecter les niveaux de bruits réglementaires en limite de chantier : la limite réglementaire
est 80 dB(A) de niveau acoustique maximal en limite de chantier (hors dispositifs sonores de
sécurité).
Les dispositions suivantes devront en outre être prises :

 Utiliser du matériel et des engins conformes à la réglementation (consulter à ce sujet l’arrêté


du 12 mai 1997 [[[D D]]])
D

 Prendre des dispositions sur le matériel et les engins pour respecter le niveau acoustique
maximum réglementaire en limite de chantier.
Des actions typiques peuvent être :
-
Remplacer les engins et matériel pneumatiques par leur équivalent électrique,
-
Insonoriser les engins et le matériel (pelles, chargeurs, bulls),
-
Utiliser des banches équipés d’écrous serrés à la clé dynamométrique,
-
Réfléchir au positionnement du matériel de chantier (si le contexte le permet)
-
Si le béton est fabriqué sur site, isoler le groupe hydraulique et capitonner avec du
néoprène les godets raclants et les goulottes de la centrale à béton,
-
Etc.

 Prendre des dispositions liées à la gestion et à la coordination du chantier pour limiter les
sources de bruit et leurs effets de manière à respecter le niveau acoustique maximum
réglementaire en limite de chantier.
Des actions typiques peuvent être :
- La limitation du nombre de camions de livraison,
- Des réflexions sur les horaires du trafic des véhicules sur le chantier,
- Le port par les compagnons de protections auditives,
- L’utilisation des talkies-walkies (évite de crier),
- La planification des tâches pour minimiser leur impact sur le voisinage (horaires,
durée, simultanéité, …)
- Etc.

Niveau PERFORMANT
L’exigence est similaire au niveau BASE précédent avec les dispositions suivantes en plus :

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 La réflexion présentée ci-dessus sur la stratégie globale de limitation des nuisances


acoustiques devra découler d’une étude acoustique. Les données d’entrée de cette étude
sont :
- La cartographie acoustique du site (caractérisation des bruits environnants)
- La nature des équipements utilisés lors du chantier et les techniques de construction
devant être mises en œuvre

 Une limite inférieure au niveau réglementaire doit être fixée pour le niveau de bruit maximal
en limite de chantier. Pour information, certains chantiers se fixent une limite de 75 dB(A) ou
même 70 dB(A).

L’étude acoustique déterminera les dispositions à mettre en place sur le chantier pour limiter les
nuisances acoustiques et respecter les niveaux de bruits visés.

Niveau TRES PERFORMANT


En plus des exigences du niveau PERFORMANT précédent, les dispositions suivantes rapportent des
points :

 Vérifier périodiquement les niveaux de bruits visés par l’intermédiaire d’un dispositif de
mesurage des bruits en continu. Doivent alors être définies et justifiées :
- La durée de mesurage (intervalle de temps pendant laquelle les mesures sont
relevées),
- La fréquence des mesures
Le non respect des niveaux de bruits fixés lors de l’une des mesures implique également de
prendre des dispositions adéquates pour limiter les niveaux de bruits. Ces dispositions
correctives devront être anticipées.
Le respect de ces dispositions rapporte 3 POINTS

 Prendre des dispositions liées aux techniques utilisées par les compagnons pour limiter les
niveaux de bruit.
Des actions typiques peuvent être :
- Piquer les erreurs de coulage du béton dans un délai limité après le coulage,
- Réaliser les arases des voiles en béton armé avec des règles magnétiques,
- Réaliser les fondations avec des pieux forés,
- Prévoir les installations de chantier pour que les engins puissent faire demi-tour au
lieu de reculer,
- Etc.
Le respect de cette disposition rapporte 3 POINTS

Nota : les points sont cumulables

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3.2.2. Limiter les nuisances visuelles

Cette préoccupation a pour but de limiter les nuisances visuelles générées par le chantier. Elle est
construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Pour atteindre ce niveau, il s’agit d’effectuer un nettoyage hebdomadaire du chantier et de ses abords

Niveau PERFORMANT
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de mener une réflexion qui va au-delà d’un simple entretien
hebdomadaire du chantier.
Des actions typiques pour limiter les nuisances visuelles peuvent être :
- L’entretien régulier des palissades,
- La présence d’un grillage autour de l’aire de stockage des déchets,
- La présence d’une clôture opaque autour du chantier,
- Etc.

Cette préoccupation ne comporte pas de niveau TRES PERFORMANT

3.2.3. Limiter les nuisances dues au trafic

Cette préoccupation a pour but de limiter les nuisances dues au trafic générées par le chantier. Elle
est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de respecter la réglementation locale pour la circulation des
véhicules

Niveau PERFORMANT
Pour atteindre ce niveau, il s’agit d’aller au-delà du simple respect de la réglementation locale pour la
circulation des véhicules, autrement dit d’optimiser la gestion du trafic pour limiter les nuisances.
Des actions typiques pour limiter les nuisances dues au trafic peuvent être :
-
gérer les apports de matériel et les enlèvements de déchets,
- réflexions sur les horaires : planifier les rotations des camions,
- réflexions sur la signalétique des accès au chantier (livraison notamment),
- organiser la circulation sur la voie publique,
- Etc.

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT


En plus des exigences du niveau PERFORMANT précédent, il s’agit de prendre des dispositions sur les
accès au chantier de manière à optimiser le stationnement des véhicules du personnel. Une solution
qui peut être adoptée consiste à rechercher des places de parking dans les rues avoisinantes (tout en
limitant les nuisances pour le voisinage)

3.2.4. Limiter les nuisances dues à la poussière, à la boue et aux laitances de


béton

Cette préoccupation a pour but de limiter les nuisances dues à la poussière, à la boue et aux laitances
de béton. Elle est construite de la façon graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de prendre des dispositions pour garantir la propreté du chantier.
Des actions typiques peuvent être :
- L’arrosage régulier du sol en particulier en été,
- L’installation d’un dépoussiéreur lorsque le béton est fabriqué sur site,

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3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL
- Empierrer les voiries sur le chantier,
- Le nettoyage du chantier à l’aide d’un aspirateur,
- La présence d’une aire de lavage pour les roues des camions en sortie de chantier,
- Le nettoyage des toupies à béton,
- L’utilisation de matériel de ponçage muni d’un aspirateur,
- Mettre en œuvre des protections sur les clôtures du chantier pour éviter les projections sur les
voiries avoisinantes,
- Etc.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau PERFORMANT précédent, il s’agit de
prendre des mesures pour optimiser le nettoyage des engins et du matériel.
Des actions typiques peuvent être :
- La mise en place de bacs de rétention pour le nettoyage des outils et des bennes,
- La présence d’une aire mobile de lavage des camions (débourbeur),
- Le nettoyage des toupies à béton incluant la mise en place d’une aire de lavage évitant les
infiltrations d’eau dans le sol et permettant la décantation des laitances,
- Etc.

On veillera particulièrement à la frontière entre les niveaux PERFORMANT et TRES PERFORMANT. Ce


dernier niveau implique une véritable réflexion sur la propreté des engins et du matériel, allant au-
delà d’un simple lavage ou entretien régulier. Par exemple :
- le nettoyage des toupies à béton correspond à niveau PERFORMANT ;
- le nettoyage des toupies à béton incluant la mise en place d’une aire de lavage évitant les
infiltrations d’eau dans le sol et permettant la décantation des laitances correspond à un
niveau TRES PERFORMANT, dans le sens où une vraie réflexion a été menée et qu’une solution
technique optimale a été mise en œuvre.

Nota : Cette préoccupation est fortement liée à la préoccupation 3.3.2 sur la pollution de l’air. Par
conséquent, si la pollution de l’air s’avère être un enjeu prioritaire, le traitement de la préoccupation
3.3.2 en TRES PERFORMANT conditionne le traitement de cette préoccupation en TRES PERFORMANT.

3.3. Limitation des pollutions et des consommations de ressource


sur le chantier

Enjeux environnementaux
Un chantier peut occasionner un impact non négligeable sur l’environnement : pollution de l’air, de
l’eau et du sol, consommaiton d’eau et d’énergie, mouvement de terre, etc. L’objectif de cette sous
cible est de limiter cet impact le plus que possible.

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Préoccupations
3.3.1. Limiter la pollution des eaux et du sol

Cette préoccupation a pour but de limiter la pollution des eaux et du sol. Elle est construite de la façon
graduée suivante :

Niveau BASE
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de respecter la réglementation pour limiter la pollution des eaux et
du sol.
On veillera notamment à :
- L’étiquetage réglementaire des cuves, des fûts, des bidons et des pots,
- Le stockage des produits potentiellement polluants qui doivent être identifiés (leur volume est
également évalué),
- Pour tout produit faisant l’objet d’une fiche de données sécurité, respecter les prescriptions
indiquées sur la fiche,
- L’interdiction d’enfouir les déchets sur place,
- L’interdiction des dépôts sauvages,
- L’interdiction des rejets polluants dans les réseaux d’assainissement

Niveau PERFORMANT
En plus des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit d’utiliser des produits offrant une garantie
de moindre toxicité, par exemple :
- Des colles sans solvant et à base de résine acrylique,
- Des peintures en phase aqueuse,
- Des huiles de décroffrage végétales ou des systèmes coffrants sans huile,
- Etc.
En amont, des études préliminaires sur la vulnérabilité du terrain peuvent permettre d’orienter le
choix des produits sur le chantier.

Niveau TRES PERFORMANT


En plus des exigences du niveau PERFORMANT précédent, les dispositions suivantes rapportent des
points :

 Prendre des dispositions pour récupérer les effluents polluants du chantier.


Des actions typiques peuvent être :
- Imperméabiliser au maximum le chantier, en particulier les zones de stockage bâchées
et implantées dans une zone plane pour récupérer les eaux de ruissellement,
- Créer des fossés de rétention (tenant compte de la pente),
- Mettre en œuvre des dispositifs de récupération des eaux de lavage des bennes à
béton,
- Mettre en œuvre des zones de stockage spécifique pour les produits polluants avec
bacs de rétention (gasoil, huiles, colles), par exemple installer les fûts pour le
remplissage des pulvérisateurs sur un chevaleret-support,
- Etc
Cette disposition rapporte 2 POINTS.

Ou

 Prendre des dispositions pour récupérer et traiter (ou obtenir la garantie de leur traitement
ultérieur) les effluents polluants du chantier
Des actions typiques pour assurer le traitement des effluents peuvent être :
- Mettre en place sur le chantier un kit de dépollution en cas de pollution accidentelle,
- Assurer le contrôle et la collecte des effluents et les diriger vers des entreprises
spécialisées ou assurer le pré-traitement sur site de ces effluents avant rejet.
- Etc.
Cette disposition rapporte 3 POINTS.

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Nota : les points ne peuvent pas être cumulés sur cette préoccupation

3.3.2. Limiter la pollution de l’air

Cette préoccupation a pour but de limiter la pollution de l’air sur le chantier. Elle est construite de la
façon graduée suivante :

Niveau BASE
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de respecter la réglementation pour limiter la pollution de l’air.
On veillera notamment à :
- L’interdiction stricte des brûlages,
- Pour tout produit faisant l’objet d’une fiche de données sécurité, respecter les prescriptions
indiquées sur la fiche

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT


Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit de privilégier les
techniques constructives qui limitent les rejets de poussière dans l’air.
Des actions typiques sur les techniques constructives peuvent être :
-
Privilégier les outils manuels,
-
Utiliser des outils motorisés à vitesse lente (éviter les outils à vitesse rapide sans systèmes de
piégeage des poussières)
-
Utiliser une pince à découper pour la découpe des ardoises en amiante-ciment,
-
Utiliser des pulvérisateurs anti-poussière
- Etc.

Nota : cette préoccupation est fortement liée à la préoccupation 3.2.6 sur les nuisances dues à la
poussière. Par conséquent, si la pollution de l’air s’avère être un enjeu prioritaire, le traitement de la
préoccupation 3.2.6 en TRES PERFORMANT conditionne le traitement de cette préoccupation en TRES
PERFORMANT.

3.3.3. Limiter les consommations de ressources

Cette préoccupation a pour but de limiter les consommations de ressources sur le chantier. Elle est
construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Pour atteindre ce niveau, il s’agit de suivre les consommations d’énergie et d’eau pendant le chantier.

Niveau TRES PERFORMANT


En plus des exigences du niveau BASE précédent, les dispositions suivantes rapportent des points :

 Développer des stratégies de récupération et de réutilisation de l’eau sur le chantier ou


prendre des mesures pour limiter l’usage de l’eau et/ou de l’énergie à la source.
Des actions typiques pour limiter les consommations peuvent être :
-
Mettre en place un plan de gestion d’arrosage du chantier,
-
Récupérer les eaux de lavage des centrales à béton,
-
Récupérer l’eau de pluie pour le lavage du chantier,
- Engins et équipements économes en énergie, et/ou en eau,
-
Etc.
Cette disposition rapporte 2 POINTS.

 Limiter l’évacuation de terre sur le chantier, ce qui implique une gestion des terrassements
mis en œuvre lors du chantier.
Des actions typiques peuvent être :
- La limitation des déblais et des remblais,
- Le stockage des terres végétales avant leurs remblais ultérieur,
- Etc.

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Certains chantiers étudient la possibilité de stocker les déblais du chantier sur un terrain
proche pour son remblai ultérieur.

Cette disposition rapporte 2 POINTS.

Nota : les points peuvent être cumulés de manière à obtenir 4 points. Cette préoccupation comporte
un maximum de 4 points.

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INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES _________


Cible 1 " Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat"
Cette cible est un complément de la préoccupation d'impact du projet sur les riverains et
l'environnement immédiat : elle s'intéresse aux spécificités de la phase chantier
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Choix des équipements et procédés à faibles impacts environnementaux et sanitaires pendant la
mise en œuvre
Cible 4 "Gestion de l'énergie"
Limiter les consommations énergétiques pendant la phase chantier
Cible 5 "Gestion de l'eau"
Limiter les consommations d'eau pendant la phase chantier

INTERACTIONS AVEC LE SMO ___________________


§2.5 Communication
Etablir une stratégie de communication bidirectionnelle envers les riverains et le personnel de
chantier
§4. Capitalisation
Capitalisation de l'expérience du chantier (analyse des retours de bordereaux déchets, analyse
des plaintes de riverains et du personnel de chantier, etc.)
Annexe A.4 - Marché de travaux
Ce document doit comprendre obligatoirement la charte de chantier à faible impact
environnemental (ou le cahier des charges environnemental de l’opération) à laquelle les
entreprises doivent se conformer.

REFERENCES ________________________________
Références réglementaires
[[[A
A]]] Recommandation n°T2-2000 aux maîtres d’ouvrage publics relative à la gestion des déchets
A
de chantier – GPEM/TMP – Adoptée le 22/06/00 par la Commission centrale des marchés
[[[B
B]
B]] Décret n° 2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets
[[[C
C]]] Décret n° 94-609 du 13 juillet 1994 portant application de la loi n°75-633 relative à
C
l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux et relatif, notamment, aux déchets
d’emballages dont les détenteurs ne sont pas les ménages
[[[D
D ]
D]] Décret n°96-1009 du 18 novembre 1996, relatif aux plans d’élimination des déchets
industriels spéciaux
[[[E
E]]] Circulaire n°96-60 du 19 juillet 1996, relative à l’élimination des déchets générés lors des
E
travaux relatifs aux flocages et aux calorifugeages contenant de l’amiante dans le bâtiment
[[[F
F ]
F]] Circulaire UHC/QC2 n°2005-18 du 22 février 2005, relative à l’élimination des déchets
d’amiante liée à des matériaux inertes.
[[[G
G]]] Arrêté du 12 mai 1997, fixant les dispositions communes applicables aux matériels et engins de
G
chantier,
[[[H
H]]] Loi 92-646 du 17 juillet 1992 relative à l'élimination des déchets ainsi qu'aux installations
H
classées pour la protection de l'environnement

© Certivéa – Février 2008 Cible 3


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CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL 3
Références complémentaires
[[[III]]] FFB - Pour une meilleure prise en compte de l’environnement dans la construction - Manuel
d’application des réalisateurs - Fédération Française du Bâtiment / Groupe GTM - Septembre
1999
[[[JJJ]]] ADEME - Guide des déchets de chantier de bâtiment - Volumes 1 à 5 - Janvier 1998
[[[K
K]]] Guide ARENE/ADEME/FFB - Mieux gérer les déchets de chantier de réhabilitation - 1999
K
[[[L
L]]] IFARE/DFIU-CSTB – Déconstruction sélective : Etude scientifique de la déconstruction sélective
L
d'un immeuble à Mulhouse – Février 1D

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Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Annexe A : la recommandation T2-2000 et ses prescriptions

En construction neuve

La recommandation T2-2000 [[[A


A]]] recommande en particulier (paragraphe 3.1) :
A

 Lors de la préparation du DCE, de demander systématiquement aux entreprises de fournir lot


par lot les estimatifs de leurs déchets, leur mode d'élimination (filières, éventuellement
logistique associée...) et le coût correspondant (à faire apparaître comme une ligne
supplémentaire de la formation de l'offre dans la décomposition du prix global et forfaitaire).

 Hors le cas des marchés passés en corps d'état séparés, de prévoir dans le CCTP un article
relatif à la gestion globale des déchets produits sur le chantier intégrant les éléments ci-
dessus et allant dans le sens soit d'un tri et stockage sélectif sur le chantier soit de choix
d'exutoires permettant un tri ultérieur et limitant au final la mise en décharge.

 Dans le cas de corps d'état séparés, de prévoir un ensemble cohérent d'articles aux CCTP et
CCAP afin que, dans chaque cahier des charges, des stipulations précisent les obligations
contractuelles et, le cas échéant, les prestations (par exemple le tri sur chantier, ou le
stockage sélectif,...), de chaque corps d'état, les sujétions et modalités d'exécution, de
coordination et de gestion technique (exutoires permettant un tri ultérieur...). Les éléments
méthodologiques cités plus haut y seront intégrés et la compatibilité avec le plan général de
coordination devra être vérifiée.

 de prévoir le suivi, par le maître d'œuvre, de l'élimination des déchets produits par le chantier
: suivi des prescriptions générales sur le tri (si celui-ci est possible), des dispositions prévues
pour l'organisation du chantier et des bordereaux d'élimination des déchets.

En réhabilitation

La recommandation T2-2000 [[[A A]]] recommande en particulier (paragraphes 2 et 4) lors de la


A
préparation du DCE de :
 réaliser un « diagnostic déchets » de l’ouvrage à démolir,
 créer un lot spécifique « démolition »,
 intégrer le « diagnostic déchet » comme pièce de référence dans le DCE pour l'établissement
des offres,
 joindre à titre d'information les indications obtenues sur les filières locales d'élimination et sur
les modes opératoires favorables à la valorisation,
 demander à l'entreprise, dans le règlement de la consultation, de remettre une notice
précisant son mode opératoire de démolition et le mode d'élimination des déchets
correspondant,
 demander à l'entreprise de décomposer son prix (grâce à un tableau joint en annexe 2 de la
recommandation),
 prescrire dans le CCTP le suivi des déchets grâce à bordereau (joint en annexe 3 de la
recommandation). Le maître d'ouvrage devra alors prévoir dans le cahier des charges de
maîtrise d'œuvre que ces bordereaux lui seront remis après contrôle par le maître d'œuvre.

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Tous secteurs - Partie V : Guide pratique
4

GESTION DE
L’ENERGIE

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Commerce - Partie V : Guide pratique
3 CHANTIER A FAIBLE IMPACT ENVIRONNEMENTAL

INTRODUCTION _____________________________
Dans le secteur du bâtiment, la consommation moyenne annuelle d'énergie est proche de 400 kWh
d'énergie primaire par m² chauffé. La contrainte de réduction des émissions de CO2, mais
également la hausse inéluctable du coût de l'énergie liée à l'épuisement progressif des
ressources, nécessiteront de parvenir à une consommation moyenne d'énergie primaire de l'ordre
d'une centaine de kWh/m² en 2050 pour l'ensemble des bâtiments en service, dont environ 50
kWh/m² d'énergie primaire pour les usages de chauffage de locaux et de l'eau chaude sanitaire.

En France, le bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie parmi tous les secteurs économiques,
avec, en 2002, 70 millions de tonnes d'équivalent pétrole. Soit 43 % de l'énergie finale annuelle
consommée et 1,1 tonne d'équivalent pétrole consommée annuellement par chacun d'entre nous.

Cette énergie consommée entraîne l'émission de 120 millions de tonnes de CO2 représentant 25 %
des émissions nationales et 32,7 millions de tonnes de carbone. Cette quantité est du même ordre de
grandeur que celle des déchets de chantiers de bâtiments ou des déchets des ménages. C'est aussi
une demi-tonne de carbone émise dans l'atmosphère chaque année par chacun d'entre nous. Toutes
ces valeurs devront être divisées par quatre en 2050. [source : ADEME, Avril 2004]
Le secteur tertiaire contribue tout particulièrement à cet enjeu sur les consommations énergétiques.
En effet, en 2002, les bâtiments d'enseignement consommaient en moyenne 134 kWh/an.m²
d'énergie finale (dont 118 kWh pour le chauffage et l'ECS), et les immeubles de bureau 286
kWh/an.m² d'énergie finale (dont 166 kWh pour le chauffage et l'ECS). [Source : ADEME - Chiffres
clés du Bâtiment 2004]
Pour répondre à ces défis environnementaux majeurs, des objectifs d'amélioration de la performance
énergétique des bâtiments aussi bien neufs qu'existants ont été définis dans le Plan Climat 2004. En
ce qui concerne la construction neuve, ce plan fixe les objectifs de la règlementation thermique 2005 :
une amélioration de la performance d'au moins 15%, avec une perspective de progrès tous les 5 ans
pour atteindre moins 40% en 2020.

Cette cible 4 est la traduction opérationnelle des efforts faits par les maîtres d'ouvrage pour limiter les
consommations d'énergie pendant la phase d'exploitation de l'ouvrage, et par là même limiter
l'épuisement des ressources énergétiques non renouvelables et les émissions de polluants
atmosphériques et de déchets radioactifs. Pour ce faire, l'approche consiste :
- à réfléchir avant toute chose aux éléments d'architecture bioclimatique de façon à réduire la
demande énergétique,
- puis de travailler sur les systèmes et les choix d'énergies pour optimiser les consommations
- Et enfin de réduire les pollutions associées aux systèmes énergétiques

4.1. Réduction de la demande énergétique par la conception


architecturale
4.2. Réduction de la consommation d'énergie primaire
4.3. Réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère

NOTA
Le contenu énergétique des matériaux et produits ainsi que leur influence sur le changement climatique (l'énergie
nécessaire à leur fabrication et le CO2 émis) est abordé dans la cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et
procédés de construction". Deux indicateurs globaux de consommations énergétiques regroupant ces deux aspects
(cible 4 et cible 2) sont donnés en annexe des certificats délivrés.

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Commerce - Partie V : Guide Pratique
GESTION DE L'ENERGIE
4

STRUCTURE DE LA CIBLE 4 _____________________


4.1. Réduction de la demande énergétique par la conception
architecturale

Enjeux environnementaux
La bonne conception de l'enveloppe et de la structure du bâtiment contribue à réduire les besoins en
énergie du bâtiment, principalement pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation et l'éclairage.
Les efforts faits sur l’enveloppe sont importants à évaluer en tant que tels, car pérennes (plusieurs
dizaines d’années pour la plupart). De plus, l'aptitude de l'enveloppe et de la structure du bâtiment à
réduire les besoins en énergie peut s'évaluer en phase amont de conception, une fois le parti
architectural choisi (volumétrie, compacité, taille et orientation des baies, type de protections solaires,
choix constructifs et inertie thermique).

L'utilisation future du bâtiment et le climat local sont deux paramètres conditionnant l'importance plus
ou moins grande que l'on accordera à l'un ou l'autre des postes énergétiques (en bâtiment
commerciaux par exemple, les apports internes suffisent parfois à couvrir les besoins en chauffage,
selon la période de l’année).

La difficulté de l'approche passive réside dans les choix souvent contradictoires entre limitation des
consommations énergétiques et conservation des conditions de confort pour les occupants en toute
saison. Ainsi une attention particulière doit être portée sur les interactions avec la cible 1 "Relation du
bâtiment avec son environnement immédiat", la cible 8 "Confort hygrothermique" et la cible
10 " Confort visuel".

La répartition des apports internes dans un bâtiment sont également un enjeu important afin de
limiter les systèmes techniques permettant de répartir ces apports.

La perméabilité à l’air est également une préoccupation qui conditionne les performances réelles d’un
bâtiment. En effet, avec l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, le poste de
déperditions par renouvellement d’air représente une part de plus en plus importante dans le bilan de
chauffage. De plus, un bâtiment qui n’est pas étanche (infiltrations parasites) entraîne une
dégradation de la qualité de l’air et du confort des occupants, ainsi qu’une augmentation des risques
de condensation. Une bonne étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment permet d’assurer
convenablement, le transfert des flux d’air des pièces principales vers les pièces de service, prévues
par le système de ventilation obtenant ainsi une réelle efficacité des systèmes de gestion de l’air. La
réglementation thermique RT2005 fixe des objectifs de perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment
en référence, et permet de valoriser une démarche qualité sur l’étanchéité à l’air. Dans le cadre de ce
référentiel, il semble important que la mesure de perméabilité à l’air du bâtiment soit valorisée et
obligatoire pour la délivrance du niveau TP. Les mesures de perméabilité n’ont pas pour unique objet
de sanctionner mais plus d’accompagner le processus pédagogique nécessaire à valoriser et faire
assimiler aux professionnels les bonnes pratiques. Un engagement à respecter un niveau de
perméabilité en phase de programmation puis conception, sera completé par une mesure après
réalisation. Cela permettra aux maîtres d’ouvrage qui le souhaitent de valoriser leur effort, par
l’obtention de points supplémentaires au niveau TP. Cette préoccupation participent également à la
réflexion sur la performance énergétique réelle des bâtiments, objectif du collectif Effinergie
notamment.

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4 GESTION DE L'ENERGIE
Préoccupations
4.1.1. Améliorer l'aptitude de l'enveloppe à limiter les déperditions

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que l’enveloppe du bâtiment permet, en théorie, de
limiter les déperditions.

L’unique niveau BASE de cette préoccupation demande le respect de l’exigence réglementaire Ubât <
Ubât base (Arrêté du 24 mai 2006, Art. 38). Le coefficient Ubât doit en fait être inférieur à Ubât,base et à
Ubât,max avec Ubât,max= 1,5x Ubât,base pour les bâtiments qui ne sont pas à usage d’habitation.

4.1.2. Améliorer l’aptitude du bâtiment à réduire ses besoins énergétiques, en été comme
en hiver

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le bâtiment permet, par sa conception
architecturale, de réduire ses besoins énergétiques, aussi bien en hiver qu’en été.

La préoccupation, de niveau PERFORMANT, s’organise en deux parties :

- La première partie de la préoccupation demande que l’expression des besoins énergétiques


totaux, et des besoins énergétiques par poste soit réalisée, pour les postes suivants : chauffage,
froid, éclairage.

- La seconde partie de la préoccupation demande une justification du parti architectural, en


fonction du contexte de l’opération, de la typologie de bâtiment et des objectifs environnementaux
du Maître d’Ouvrage. Cette justification doit montrer comment ce parti architectural et les options
prises permettent de réduidre les besoins énergétiques du bâtiment.

Pour permettre de justifier l’atteinte de la préoccupation, cette justification devra être basée :

 D'une part sur l'optimisation du parti architectural en fonction du contexte et des objectifs
environnementaux pour l'opération.
La prise en compte du contexte vise à s'intéresser aux apports et aux masques, aux données
météo, etc. Les objectifs environnementaux de l'opération sont issus des objectifs propres du
maître d'ouvrage, des objectifs liés à la nature du projet, mais aussi des attentes des parties
prenantes et des parties intéressées.

 D'autre part sur une réflexion entre déperditions et besoins.

La justification doit intégrer une réflexion façade par façade sur le plan énergétique tout en étant
vigilent aux impacts des choix sur le confort en été comme en hiver. En effet, des efforts pour les
économies d'énergie ne doivent pas aller à l'encontre du confort pour les occupants.

Les dispositions passives permettant de limiter les besoins de chauffage peuvent être les suivantes :
 dimensionnement et orientation des parties vitrées de façon à profiter des apports solaires en
hiver,
 murs capteurs,
 parties semi-enterrées,
 protection contre les vents froids dominants,
 solutions passives de préchauffage de l’air neuf,
 autres solutions solaires passives,
 solutions architecturales permettant de récupérer aux mieux les apports internes,
 etc.

Les dispositions passives permettant de limiter les besoins de rafraîchissement peuvent être les
suivantes :
 forte isolation des parois et en particulier des toitures,
 inertie thermique forte, notamment au niveau des planchers et refends, en limitant les
doublages ou parements intérieurs venant « masquer » cette inertie,

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GESTION DE L'ENERGIE
4
 isolation thermique extérieure,
 protections solaires efficaces (extérieures et mobiles, voire automatisées) y compris dans les
atriums, galeries d’accès et circulations utilisées par les clients,
 protections solaires de type « casquette » au sud, fixes ou non, même si des boutiques sont
directement exposées sur ces façades,
 éviter les parois vitrées à l’ouest, quels que soient les locaux situés sur ces façades (espaces
communs ou boutiques),
 couleur claire pour les façades exposées au soleil et pour la toiture,
 ventilation utilisant de l’air rafraîchi de façon passive (puits canadien ou cheminées de
ventilation par tirage thermique, par ex.),
 emplacement des prises d’air neuf dans les espaces extérieurs les plus frais,
 toitures et verrières ventilées naturellement,
 autres solutions passives de ventilation (passage de l’air entre deux dalles ou à l’intérieur d’une
dalle, surventilation nocturne, ventilation traversante, exploitation des vents dominants,
circulation d’air inversée par rapport à l’hiver vis-à-vis de certains espaces tampons),
 toiture végétalisée éventuellement, écrans végétaux en façade,
 exploitation de l’inertie du sol, de la pente du terrain, de la végétation et de l’eau
éventuellement présentes sur le site,
 etc.

Les dispositions passives permettant de limiter les besoins d’éclairage artificiel peuvent être les
suivantes :
 éclairage naturel abondant dans les espaces communs, notamment les circulations utilisées par
les clients (mails commerciaux par exemple), les espaces de circulations, assurant un taux élevé
de couverture des besoins d’éclairage par l’éclairage naturel,
 exploitation de l’orientation nord, pour ces espaces de circulation ou l’accès à la lumière
naturelle pour certaines boutiques volontaires,
 emploi de couleurs claires pour les revêtements intérieurs des espaces communs, ou incitations
dans les cahiers des charges preneurs,
 puits de lumière, éclairage zénithal, verrières, en veillant à limiter et à protéger ces espaces des
rayonnements directs,
 utilisation maximale du second jour pour éclairer un maximum d’espaces y compris les
boutiques,
 utilisation « d’étagères à lumière » permettant d’augmenter l’éclairement naturel en fond des
locaux ou cela est possible (locaux administratifs par exemple),
 lumière naturelle dans les ascenseurs et circulations verticales (y compris vers les
stationnements par exemple),
 protection contre l’éblouissement extérieur ou le rayonnement solaire direct perturbant le moins
possible l’éclairement naturel (protections solaires modulables par ex.) notamment dans les
espaces de circulation très vitrés,
 etc.

4.1.3. Optimiser le zonage thermique pour limiter les besoins énergétiques

Le but de cette préoccupation est d’inciter à réaliser un zonage thermique des locaux afin de limiter
les besoins énergétiques.

Les 5 POINTS* au niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation sont obtenus si des
dispositions sont prises, de nature organisationelles (position des locaux, des zones, etc.),
architecturales et techniques, afin de regrouper des espaces à besoins énergétiques similaires ou
compatibles, en termes de :
- chauffage et/ou rafraîchissement (3 POINTS*),
- ventilation (1 POINT*),
- éclairage (1 POINT*).
Une note justificative doit être fournie pour chaque zonage effectué. Ce zonage doit être cohérent
avec les logiques de programmation / régulation mises en place (cibles 7, 8, 10, 11, 13).

Ces dispositions peuvent être par exemple :


- Dispositions architecturales (cloisonnements, espaces tampons, etc.) permettant de sectoriser le
bâtiment en fonction de l’occupation afin de limiter les besoins énergétiques (par postes).
- Zonage en fonction des besoins de ventilation.

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- Zonage en fonction des besoins d’éclairage et des circuits d’éclairage.
- Rendre possible la mutualisation des énergies par la conception architecturale.
- Etc.

Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions pour
optimiser ce zonage doivent être prises par rapport aux espaces dédiés à la vente. Ceux-ci doivent
participer à ce(s) zonage(s) éventuels, et permettre d’en optimiser l’efficacité. Une note justificative
permet d’évaluer cette optimisation.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Choix adéquat de l’emplacement des espaces dédiés à la vente en regroupant les espaces ayant
les mêmes besoins de froid ou de chaud.
- En fonction de ces zonages, optimiser éventuellement l’isolement entre espaces dédiés à la vente,
dans la conception du bâti ou au travers des demandes formulées dans les cahiers des charges
preneurs.
- Etc.

*Les différents points peuvent se cumuler.

4.1.4. Améliorer la perméabilité à l’air de l’enveloppe

Le but de cette préoccupation est de s’assurer de la perméabilité à l’air de l’enveloppe, ouvertures


fermées.

Les POINTS au seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation sont obtenus si des
dispositions sont prises pour permettre d’atteindre un certain niveau de perméabilité à l’air de
l’enveloppe. Des nombres de points différents sont donnés (de 2 à 5) en fonction de la valeur de
permébilité atteinte.

Pour un centre commercial, la perméabilité à l’air est difficile à obtenir, étant donnée la nature des
espaces, et notamment le fait que ceux-ci sont très souvent ouverts, par des systèmes de SAS par
exemple, pour permettre un flux aussi fluide que possible des clients. La perméabilité à l’air des
enveloppes des bâtiments reste toutefois un enjeu majeur, qui est déterminant, pour l’obtention des
meilleures performances énergétiques notamment.

Ici, la perméabilité à l’air sera donc considérée « portes fermées », pour caractériser le « potentiel »
du bâtiment. Il conviendra donc ensuite aux concepteurs de trouver des solutions architecturales et
techniques pour permettre de gérer au mieux les flux de clients notamment aux entrées/sorties.

Il s’agit donc ici d’intégrer une réflexion sur la perméabilité à l’air « portes fermées » dès la
conception, ce qui implique la fixation d’une valeur cible de perméabilité à l’air (relativement à l’indice
de perméabilité I4), valeur cible dont les modes de justification possibles sont les suivants :
 Engagement de résultat par une mesure,
 Bâtiment justifié dans le cadre d’une démarche de qualité de l’étanchéité à l’air
conformément aux modalités définies dans l’annexe VII de l’arrêté RT2005 du 24 mai
2006,
 Valeur pénalisante par défaut.

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4
Usage Engagement Bâtiment justifié Valeur
de résultat dans le cadre d’une par
démarche qualité de défaut
l’étanchéité à l’air
Bureaux, hôtels,
restauration,
enseignement,
petits 0 à 1,7 1,2 1,7
commerces,
établissements
sanitaires
Autres usages 0à3 2,5 3

La démarche qualité est donc définie dans l’annexe VII de l’arrêté du 24 mai 2006. Dans ce cadre, un
contrôle régulier lors des différentes phases du processus permet d’utiliser la valeur cible sans avoir à
réaliser une mesure à la réception. L’article 20 de l’arrêté du 24 mai 2006 précise les valeurs de
perméabilité à l’air de référence et par défaut selon différents usages de bâtiments.

Lorsque la perméabilité à l’air n’est pas étudiée en conception, la valeur par défaut est prise dans les
calculs de la RT2005. A titre indicatif, les gardes fous du label allemand Passivhaus sont 80% plus
performants que les valeurs de référence de la RT2005.

Dans le cadre de ce référentiel, il est demandé de rentrer dans le cadre de la démarche de qualité de
l’étanchéité du bâti de la RT 2005 (avec plusieurs niveaux de performance atteints tenant également
compte des valeurs par défaut). Noter que la réalisation d’une mesure à réception selon les modalités
indiquées en [[[L
L]]] pour justifier du niveau atteint est laissée à l’appréciation du Maître d’Ouvrage, mais
L
sera exigée si la délivrance de la marque Effinergie est demandée.

4.2. Réduction de la consommation d’énergie primaire

Enjeux environnementaux
Consommation d'énergie primaire

La consommation d'énergie d'un ouvrage est exprimée en énergie primaire. Cela permet de refléter le
prélèvement de ressources énergétiques (principalement des combustibles non renouvelables), que la
production d'énergie ait lieu localement ou à distance (cas de l'électricité de réseau). Outre le travail
sur la conception architecturale, il est possible de limiter l'impact d'un ouvrage sur l'épuisement des
ressources énergétiques et les émissions de polluants atmosphériques en travaillant sur les produits et
systèmes. Ce travail intervient dans les phases relativement avancées de la conception, car il requiert
des simulations nécessitant des données précises sur les composantes du projet.
Conformément à la RT2005 ([ [[B
B]]] Art. 34), les coefficients de transformation en énergie primaire sont
B
pris égaux à :
 2,58 pour les consommations et les productions d'électricité ;
 1 pour les autres consommations.

Les niveaux de performance atteints sont très supérieurs à ceux des référentiels précédents,
notamment en tenant compte des labels de performance énergétique THPE et BBC (Effinergie).

Enfin, pour un bâtiment commercial, d’autres efforts pour diminuer la consommation d’énergie
primaire peuvent aussi être entrepris sur des aspects spécifiques, tels que : la limitation de la
puissance de climatisation fournie aux espaces dédiés de vente, la limitation des puissances
d’éclairage des espaces dédiés à la vente, la prise en compte des éventuels équipements
électromécaniques (ascenseurs, travelators, escalators, portes automatiques, etc.).

Recours aux énergies renouvelables locales

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Le recours aux énergies renouvelables de tout type se mesure indirectement via les consommations
qui viennent en déduction dans le calcul de la consommation d'énergie primaire non renouvelable.
Cependant, le référentiel attire l'attention sur le choix de la filière énergétique choisie, et valorise les
opérations pour lesquelles le recours aux énergies renouvelables locales constitue un véritable choix
raisonné et cohérent.

Qui plus est, le référentiel tient compte des énergies renouvelable au travers des conditions
d’attribution des labels « HPE EnR » et « THPE EnR ». Les exigences définies dans la préoccupation
4.2.1. tiennent compte de l’arrêté du 8 mai 2007, relatif au contenu et aux conditions d’attribution du
label « Haute Performance Energétique ».

Préoccupations

4.2.1. Réduire la consommation d’énergie primaire due au chauffage, au refroidissement, à


l'éclairage, à l’ECS, à la ventilation, et aux auxiliaires de fonctionnement

Le but de cette préoccupation est de d’évaluer les consommations d’énergie primaire du bâtiment pour
le chauffage, le refroidissement, l’éclairage, l’ECS, la ventilation, et les auxiliaires de fonctionnement.

Deux possibilités sont données :

1) Selon la réglementation thermique en vigueur ([[[A


A]]] et [[[B
A B]]]), exprimer la valeur absolue du
B
coefficient de consommation conventionnelle d’énergie primaire Cep (en kWh-ep/an et
kWhep/an.m²SHON) Une seconde exigence demande également le calcul par poste énergétique.

Les niveaux atteints sont ensuite fonction des résultats obtenus sur le Cep par rapport au Cepréf :

 Niveau BASE : Cep ≤ Cepréf


 Niveau PERFORMANT : Cep ≤ 0,80 Cepréf (niveau Cep du label THPE)
 Niveau TRES PERFORMANT (5 POINTS) : Cep ≤ 0,70 Cepréf (niveau Cep du label THPE-EnR)
 Niveau TRES PERFORMANT (10 POINTS) : Cep ≤ 0,50 Cepréf (niveau Cep du label BBC,
marque Effinergie)

Au-delà, des points supplémentaires sont attribués par tranche de 10% de gain :
 1 POINT : Cep ≤ 0,40 Cepréf
 1 POINT : Cep ≤ 0,30 Cepréf
 1 POINT : Cep ≤ 0,20 Cepréf
 1 POINT : Cep ≤ 0,10 Cepréf
 1 POINT : Cep = 0 (Bâtiment à Energie 0, en énergie primaire)
 5 POINTS : Production d’énergie (Bâtiment à Energie POSitive – Futur label BEPOS, en énergie
primaire)

OU, à partir du niveau PERFORMANT:

2) Par Simulation Thermique Dynamique, calcul des consommations d’énergie primaires en


kWhep/an.m²SHON pour les mêmes postes (avec le détail par poste), et justification d’un gain de
consommation d’énergie primaire équivalent.

Les niveaux atteints sont ensuite fonction des gains de consommations d’énergie primaire (en
kWhep/m².an) :
 Niveau PERFORMANT : Gain de 20% (niveau Cep du label THPE)
 Niveau TRES PERFORMANT (5 POINTS) : Gain de 30% (niveau Cep du label THPE-EnR)
 Niveau TRES PERFORMANT (10 POINTS) : Gain de 50% (niveau Cep du label BBC, marque
Effinergie)

Au-delà, des points supplémentaires sont attribués par tranche de 10% de gain :
 1 POINT : Gain de 60%
 1 POINT : Gain de 70%
 1 POINT : Gain de 80%

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 1 POINT : Gain de 90%
 1 POINT : (Bâtiment à Energie 0, en énergie primaire)
 5 POINTS : Production d’énergie (Bâtiment à Energie POSitive – Futur label BEPOS, en énergie
primaire)

Dans les deux cas, un calcul réglementaire doit être effectué pour justifier du niveau BASE.

Dans le cas ou la première solution est choisie :

Le label BBC mentionné ci-dessus doit être considéré pour le moment dans sa forme actuelle. Ce
niveau sera a priori le niveau réglementaire de 2012. Cependant, à l’avenir, ce label sera exprimé
directement en valeur de consommations en kWh/m².an (m² SHON), avec des objectifs différenciés
selon l’usage du bâtiment (bureaux, enseignement, commerces, hôpitaux, etc.). De plus les
consommations de bureautique (ou généralement les consommations liées aux activités de l’ouvrage)
seront intégrées au calcul de consommation globale (forfaitairement, ou sur déclaration si l’utilisateur
final est connu).

Le dernier niveau ci-dessus préfigure le futur label BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) sur lequel
sera a priori basée la future réglementation thermique 2020. Ce label, en kWh/m².an, sera a
priori décliné par zone géographique et par typologie, et couvrira tous les usages traités par le labels
BBC ci-dessus (chauffage, ventilation, ECS, éclairage, climatisation), auxquels seront rajoutés les
consommations d’électricité spécifiques : électroménager, bureautique, etc. (forfait ou déclaration,
idem ci-dessus).

Tous les labels énoncés ici (BBC, BEPOS) donnent lieu à une Déclaration de Performance Energétique
harmonisée et à un développement des contrôles à la réception des travaux (étanchéité à l’air par
exemple, etc.).
Tous les labels énoncés ici (BBC, BEPOS) donnent lieu à un étiquetage carbone.

Rappels :

La SHON à considérer est la SHON de l'ensemble des zones soumises à la Règlementation Thermique
en vigueur.
Une note de calcul justificative doit être fournie (RT2005, Annexe VI).

Dans le cas ou la seconde solution est choisie :

Les simulations doivent être réalisées en tenant compte des exigences de base du projet et de ses
éléments constitutifs :
- plages de températures, ou températures de consigne,
- débits de renouvellement d’air,
- durées d’occupation,
- éléments constitutifs du projet, dont les équipements preneurs, qui doivent être déterminés et
cadrés dans le cahier des charges preneurs,
- etc.
Puis cette simulation du projet est comparée à une simulation de référence tenant compte : des
éléments de référence de la réglementation thermique RT2005 (systèmes, coefficients U), et des
scénarios d’occupation et d’utilisation du projet (scénarios réels : débits, températures, horaires, etc.).

Il faut également ici décrire la méthode de calcul / simulation utilisée et fournir la note justificative.

Pour justifier de l’atteinte de cette préoccupation :


- Une note justificative répondant à une demande de Titre V dédiée à une opération de
construction doit être fournie. Par la suite, en phase réalisation, cette demande de Titre V doit
avoir été agréée après avis de la « Commission de Titre V » pour valider l’obtention des
points correspondants.
- Une note justificative de l’atteinte du gain minimum de 20% de consommation d’énergie
primaire (en kWhep/m².an).

Rappels :

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4 GESTION DE L'ENERGIE

Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties
nouvelles de bâtiments, Titre V, articles 81 et 82, et Annexe V :
Pour un projet de bâtiment particulier, après avoir indiqué que la méthode de calcul qui n’est pas
applicable, le demandeur fournit obligatoirement :
– Le descriptif du projet de construction concerné, qui doit permettre aux experts
d’évaluer les performances attendues pour l’opération concernée. Il peut notamment
être composé de la synthèse d’étude thermique standardisée de l’opération, de l’étude
thermique complète, des plans, de la documentation technique des produits ou
systèmes énergétiques faisant l’objet du cas particulier, etc.
– La liste des données d’entrée pour les parties de la méthode de calcul qui sont
applicables.
– Une description détaillée des raisons qui rendent la méthode de calcul inapplicable
pour les autres parties.
– Un argumentaire explicitant en quoi le système ou projet respecte les principes à la
base de la présente réglementation. Cet argumentaire peut notamment s’appuyer sur
des études telles que des variantes au calcul réglementaire réalisée, des simulations
dynamiques, etc.

Remarques :

Il s’agit dans cette préoccupation, issue des discussions en cours dans le cadre du Grenelle de
l’Environnement, de promouvoir les bâtiments à basse consommation, et d’ouvrir les moyens de
justifications des performances atteintes à d’autres moyens que l’utilisation du moteur de calcul
réglementaire.

L’ensemble des dispositions techniques et architecturales mises en place sur le projet peuvent ainsi
être valorisées, par exemple pour un centre commercial :
- Mutualisation des énergies des boutiques (étudier les transferts chaud/froid des boutiques à
besoins opposés), récupération de l’air extrait des boutiques,
- Raccordement des boutiques avec des PAC réversibles en fonction des besoins des boutiques,
- Récupération d’énergie sur la production de froid de la climatisation,
- Installation d’un système de récupération d’énergie sur l’air sortant sur le(s) système(s) de
ventilation,
- Préchauffage de l’air neuf,
- Etc.

Enfin, afin de promouvoir l’innovation, prônée également par le Grenelle de l’Environnement, la


préoccupation suivante complète celle-ci.

4.2.2. Utiliser des produits ou systèmes innovants ou non pris en compte par la
règlementation thermique, et permettant un gain énergétique important

Le but de cette préoccupation est de valoriser l’emploi de produits ou systèmes innovants ou non pris
en compte par la règlementation thermique, et permettant des gains énergétiques importants sur
l’opération de construction.

Pour obtenir les 4 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises
pour mettre en place des produits ou systèmes innovants permettant des gains justifiés de
consommations d’énergie primaire d’au moins 20% (en kWhep/m².an) par rapport à la
solution de base réglementaire.

Pour justifier de l’atteinte de cette préoccupation :


- Une note justificative répondant à une demande de Titre V dédiée à un produit ou système
énergétique doit être fournie. Par la suite, en phase réalisation, cette demande de Titre V doit
avoir été agréée après avis de la « Commission de Titre V » pour valider l’obtention des
points correspondants.
- Une note justificative de l’atteinte du gain minimum de 20% de consommation d’énergie
primaire (en kWhep/m².an).

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GESTION DE L'ENERGIE
4

Rappels :

Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties
nouvelles de bâtiments, Titre V, articles 81 et 82, et Annexe V :
Pour un produit ou système particulier applicable dans plusieurs projets de bâtiment, après avoir
indiqué que la méthode de calcul qui n’est pas applicable, le demandeur fournit obligatoirement :
– Le descriptif du système considéré accompagné des éléments permettant d’évaluer
ses performances thermiques (rapports d’essais, campagnes de mesures, etc.)
notamment en vue de l’intégration ultérieure de ce système dans les méthodes de
calcul.
– Un descriptif du champ d’application de ce système.
– La liste des données d’entrée pour les parties de la méthode de calcul qui sont
applicables.
– Une description détaillée des raisons qui rendent la méthode de calcul inapplicable
pour les autres parties.
– Eventuellement une proposition d’adaptation de la méthode de calcul permettant de
traiter le système considéré accompagnée d’un exemple d’application numérique.

4.2.3. Limiter l’éclairage artificiel non réglementaire et la puissance électrique pour


l’éclairage

Le but de cette préoccupation est de limiter l’éclairage artificiel non réglementaire, ainsi que la
puissance électrique pour l’éclairage des espaces communs dédiés à la circulation des clients et des
espaces dédiés à la vente.

La première partie de la préoccupation, au niveau PERFORMANT, concerne donc l’éclairage


artificiel non réglementaire. L’éclairage non inclus dans la RT 2005 et concernant cette préoccupation
est relatif aux postes suivants (RT 2005 – Règles de calcul Th-CE – Art 9.1.2) :
 éclairage extérieur,
 éclairage des parkings,
 éclairage de sécurité,
 éclairage destiné à la mise en valeur des objets ou des marchandises.

Il s’agit donc ici, pour atteindre l’exigence de cette préoccupation, de montrer que des dispositions
sont prises en ce sens. Ces dispositions peuvent être prises directement par le maître d’ouvrage, ou
rédigées à destination des preneurs dans un cahier des charges.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
- Utilisation de LEDs pour les enseignes extérieures et la signalisation des issues de secours.
- Utilisation de lampes à basse consommation pour l’éclairage d’ambiance (mise en valeur des
présentoirs, des vitrines, des étalages…).
- Limitation de l’éclairage (intensité, zones, durée) des vitrines pour animer le mail en dehors des
horaires d’ouverture des zones concernées.
- Limitation de l’éclairage des zones de stationnement.
- Eclairage extérieur à énergie renouvelable.
- Etc.

La seconde partie de la préoccupation est relative à la limitation de la puissance électrique


installée pour l’éclairage des espaces communs dédiés à la circulation des clients (mails commerciaux,
espaces de circulation, etc.). L’éclairage concerné est donc l’éclairage réglementaire couvert par la RT
2005, qui impose une puissance d’éclairage inférieure à 12W/m².
Cependant, dans le secteur des bâtiments commerciaux, cette disposition reste très difficile à
atteindre. Les seuils de puissance électrique ont donc été dégradés.
Les niveaux à atteindre sont donc les suivants :
20W/m² au niveau BASE,
15W/m² au niveau PERFORMANT,
12W/m² au niveau TRES PERFORMANT. Dans ce cas, 2 POINTS* sont attribués.

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A noter que cette disposition ne remet pas en cause l’atteinte globale nécessaire de la RT2005, et
constitue un garde fou complémentaire à celle-ci, spécifiquement pour les espaces communs dédiés à
la circulation des clients.

La troisième partie de la préoccupation est relative à la limitation de la puissance électrique


(besoins) pour les espaces dédiés à la vente. Il s’agit ici de limiter, en fonction de l’activité concernée
(restauration, moyennes surfaces, boutiques), la puissance électrique pour les espaces dédiés à la
vente. Cette limitation se fait généralement dans le cahier des charges à destination des preneurs.

De la même façon que ci-dessus, des niveaux allant de BASE à TRES PERFORMANT sont établis. A
noter que pour obtenir les 2 POINTS* du niveau TRES PERFORMANT, toutes les valeurs doivent
être atteintes pour toutes les activités présentes dans le bâtiment. Les valeurs données dans le
tableau sont des valeurs moyennes pour l’ensemble de l’opération, et concernent les trois catégories
citées ci-dessus, c’est-à-dire : restauration, moyennes surfaces, et boutiques.

Ces trois catégories énoncées ci-dessus peuvent également se décliner plus finement en
5 catégories : restauration, alimentaire, équipement de la maison, équipement de la personne,
loisirs-culture.

La quatrième partie de la préoccupation concerne les zonages effectués.


Les niveaux de puissance donnés dans les tableaux sont des valeurs moyennes pour les trois grandes
catégories (restauration, moyennes surfaces, boutiques).
Si un zonage des besoins tel que demandé dans la préoccupation 4.1.3 est réalisé, et que cela conduit
à respecter la puissance moyenne par niveau, et à ajuster les puissances installées en tenant compte
plus finement des 5 catégories, alors, 2 POINTS SUPPLEMENTAIRES* sont accordés.
Ces points peuvent être obtenus quel que soit le niveau atteint (base, performant, ou très
performant).
Par exemple, la puissance maximale au niveau BASE est de 160W/m² pour les boutiques. Si cette
puissance moyenne installée est respectée (par exemple 155W/m²), avec une modulation par
catégorie (équipement de la personne 165W/m², équipement de la maison 120W/m², loisirs/culture
80W/m²), et qu’un zonage est effectué, alors 2 POINTS sont accordés.
*Les différents points peuvent se cumuler.

4.2.4. Limiter la puissance pour la climatisation

Le but de cette préoccupation est de limiter la puissance de froid pour la climatisation (besoins) des
espaces dédiés à la vente.

Il s’agit ici de limiter, en fonction de l’activité concernée (restauration, moyennes surfaces, boutiques),
la puissance de froid des espaces dédiés à la vente. Cette limitation se fait généralement dans le
cahier des charges à destination des preneurs, et sert également à dimensionner (et dans l’idéal à
zoner) les équipements du bâtiment.

Les niveaux à atteindre sont donc les suivants :

Moyennes
Boutiques
surfaces
Restauration Equipement Loisirs Niveau atteint
Equipement
Alimentaire de la /
de la maison
personne Culture
225 160 140 140 140 BASE
180 130 110 110 110 PERFORMANT
TRES
140 100 90 90 90 PERFORMANT
2 POINTS*
(Puissances en W / m²)

La deuxième partie de la préoccupation concerne les zonages effectués.


Les niveaux de puissance donnés dans les tableaux sont des valeurs moyennes pour les trois grandes
catégories (restauration, moyennes surfaces, boutiques).

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Si un zonage des besoins tel que demandé dans la préoccupation 4.1.3 est réalisé, et que cela conduit
à respecter la puissance moyenne par niveau, et à ajuster les puissances installées en tenant compte
plus finement des 5 catégories, alors, 2 POINTS SUPPLEMENTAIRES* sont accordés.
Ces points peuvent être obtenus quel que soit le niveau atteint (base, performant, ou très
performant).
Par exemple, la puissance maximale au niveau PERFORMANT est de 110W/m² pour les boutiques. Si
cette puissance moyenne installée est respectée (par exemple 105W/m²), avec une modulation par
catégorie (équipement de la personne 140W/m², équipement de la maison 100W/m², loisirs/culture
50W/m²), et qu’un zonage est effectué, alors 2 POINTS sont accordés.

*Les différents points peuvent se cumuler.

4.2.5. Mettre en œuvre des stratégies de limitation/récupération d’énergie sur les


équipements des activités commerciales

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements qui seront mis en place dans le
bâtiment permettent de limiter les consommations ou de récupérer de l’énergie.

Pour obtenir le POINT du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des dispositions
doivent être prises pour obtenir un gain énergétique minimum de 20% en énergie primaire sur les
équipements liés aux activités commerciales mis en œuvre dans le bâtiment. Une note justificative
devra être apportée, ou des exigences incluses dans les cahiers des charges preneurs.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Récupération d’énergie sur la hotte de la cuisine des restaurants,
- Préconisations d’équipements économes dans le cahier des charges preneurs,
- Etc.

4.2.6. Limiter les consommations des équipements électromécaniques

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements électromécaniques éventuellement
mis en place seront économes en énergie.

Pour obtenir le POINT du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des dispositions
doivent être prises pour limiter la consommation d’énergie de ces équipements.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Choix des ascenseurs, monte-charges, travelators, escalators, portes automatiques, portes à
tambours, etc., en fonction de leurs consommations,
- Choix de se passer d’escalators descendants,
- Exigences dans les cahiers des charges preneurs sur les choix des rideaux métalliques, portes, etc.
- Etc.

4.2.7. Recours à des énergies renouvelables locales

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le recours aux énergies renouvelables locales a été
étudié, puis mis en place en cas potentialité.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande qu’une étude de faisabilité soit réalisée,
conformément au décret 2007-363 du 19 mars 2007 [[[D
D]]].
D

Cette étude de faisabilité technique et économique des solutions d’approvisionnement en énergie pour
le chauffage, la ventilation, le refroidissement, la production d’ECS et l’éclairage des locaux doit
examiner :
- le recours aux énergies renouvelables locales,
- le raccordement à un réseau de chauffage ou de refroidissement collectif ou urbain, s’il existe à
proximité du site,
- l’utilisation de pompes à chaleur et de chaudière à condensation,
- le recours à la production combinée de chaleur et d’électricité.

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Cette étude doit présenter les avantages et inconvénients de chacune des solutions étudiées, quant
aux conditions de gestion du dispositif, aux coûts d’investissement et à l’impact attendu sur les
émissions de gaz à effet de serre. Elle tient compte, pour l’extension d’un bâtiment, des modes
d’approvisionnements en énergie de celui-ci. Cette étude précise les raisons pour lesquelles le Maître
d’Ouvrage a retenu la solution d’approvisionnement choisie.

Pour obtenir 5 POINTS au niveau TRES PERFORMANT demande l’exploitation de filières


énergétiques locales d’origine renouvelable, avec expression du pourcentage de couverture des
besoins détaillé par poste énergétique, ainsi que l’analyse et la justification de la filière.
Le niveau est atteint si l’une des conditions suivantes est remplie :
- la part de consommation conventionnelle de chauffage par un générateur utilisant la biomasse est
supérieure à 50%,
- le système de chauffage est relié à un réseau de chaleur alimenté à plus de 60% par des énergies
renouvelables,
- le projet est équipé de panneaux solaires assurant au moins 50% des consommations d’ECS,
- le projet est équipé d’un système de production de froid solaire assurant au moins 30% des
consommations de froid.

Remarque :
L'analyse de la filière est réalisée se fait également à partir des éléments de l'étude de faisabilité ci-
dessus, réalisée au moment de l'analyse du site (cf. annexe A du SMO). La pertinence de la filière
s'apprécie en s'interrogeant notamment sur :
 Le pourcentage de couverture des besoins : en dessous d'un certain pourcentage, il convient de
se demander s'il ne vaudrait mieux pas investir sur un autre poste ou une autre filière.
 Le poste pour lequel la filière est utilisée.
Y-a-t-il une pertinence entre la solution mise en œuvre et l'enjeu environnemental du poste (par
rapport à l'ouvrage et au contexte du projet) ?. Par exemple, c’est pour cette raison que l’on peut
s'interroger sur la pertinence de panneaux solaires thermiques pour l'ECS dans un bâtiment
commercial, alors que les consommations d'eau chaude sont faibles, et que l'enjeu environnemental
n'est peut être pas là. Cependant cette solution possible a été conservée, car elle peut être mise en
place pour des bâtiments voisins, un preneur particulier, etc., en lien avec les 2 points
complémentaires attribués ci-après.
 L'efficacité des équipements.
 L'impact environnemental global de la solution énergétique.
 Le temps de retour sur investissement.

Pour obtenir 8 POINTS* au niveau TRES PERFORMANT, l’une des conditions suivantes doit être
remplie :
- le projet est équipé de panneaux solaires assurant au moins 50% des consommations de l’eau
chaude sanitaire ET de la part de consommation conventionnelle de chauffage par un générateur
utilisant la biomasse est supérieure à 50%,
- le projet est équipé de panneaux solaires assurant au moins 50% des consommations de l’eau
chaude sanitaire ET le système de chauffage est relié à un réseau de chaleur alimenté à plus de
60% par des énergies renouvelables,
- le projet est équipé de panneaux solaires assurant au moins 50% de l’ensemble des
consommations de l’eau chaude sanitaire ET du chauffage,
- le projet est équipé d’un système de production d’énergie électrique utilisant les énergies
renouvelables assurant une production annuelle d’électricité de plus de 25kWh/m² SHON en
énergie primaire, cogénération comprise,
- le projet est équipé de pompes à chaleur selon les exigences minimales ci-dessous :
COPannuel
Type de capteurs Autres exigences
minimum
Sol/sol
Sol/eau
Eau glycolée/eau 3,5
Eau/eau
Air/eau
Air/air - chaque local équipé doit disposer de son propre organe
de régulation automatique, quel que soit le principe de
diffusion retenu,
- le fonctionnement normal de l’équipement est garanti
par le fabricant à une température extérieure de -15°C,

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- la puissance calorifique thermodynamique restituée de
l’unité extérieure est supérieure ou égale à 5kW à une
température extérieure de 7°C. En cas d’installation
simultanée de plusieurs unités extérieures, cette
condition doit être remplie par au moins l’une des unités.
Le COPannuel est calculé en tenant compte de l’ensemble des paramètres de l’arrêté du 19 juillet 2006 portant
approbation de la méthode de calcul Th-CE prévue aux articles 4 et 5 de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux
caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
Le COPnominal de la pompe à chaleur ne peut être assimilé au COPannuel.

Pour obtenir 2 POINTS* complémentaires au niveau TRES PERFORMANT, le projet doit prendre
des dispositions de conception pour permettre par un pré-équipement de mettre en place l’une de ces
solutions d’énergie renouvelable (pour lui-même dans le futur, pour un investisseur, ou un preneur
par exemple). Ces dispositions doivent également donner lieu à un engagement formel.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- conception des toitures pour permettre d’accueillir des panneaux solaires thermiques ou
photovoltaïques,
- conception des équipements techniques afin d’accueillir potentiellement des solutions d’énergie
renouvelable,
- pré-équipements mis en place pour certains preneurs,
- etc.

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

1) Les énergies renouvelables considérées sont les énergies renouvelables définies par la loi 2005-781
du 13 juillet 2005 [[[E
E]]], c’est-à-dire : les énergies éoliennes, solaire, géothermique, houlomotrice,
E
marémotrice et hydraulique, ainsi que l’énergie issue de la biomasse, du gaz de décharge, du gaz de
stations d’épuration d’eaux usées et du biogaz.

2) D’autre part, par filière énergétique locale d'origine renouvelable, est notamment entendu :
 les panneaux solaires thermiques (pour l'eau chaude sanitaire et/ou le chauffage),
 les panneaux solaires photovoltaïques (pour la production d'électricité utilisée sur l'opération),
 le raccordement à un chauffage urbain (dès lors que ce dernier a pour origine une part
significative d’énergies renouvelables ; les déchets ménagers étant assimilés à une énergie
renouvelable),
 le bois, lorsque cette ressource est disponible localement,
 les équipements performants (PAC par exemple) utilisant pour partie des ENR locales permettant
de diminuer la demande énergétique traditionnelle, ils peuvent être assimilés à des filières
énergétiques locales d'origine renouvelable,
 etc.

3) Les conditions ci-dessus sont en cohérence avec l’Arrêté du 8 mai 2007 [[[F FF]]] définissant les
exigences pour l’obtention des labels HPE EnR et THPE EnR. La cogénération, et la climatisation solaire
assurant au moins 30% des consommations de froid a été ajoutée à cette liste de conditions.

4) Tous les labels énoncés dans la préoccupation 4.2.1 (BBC, BEPOS) donnent lieu à un étiquetage
carbone.

4.3. Réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère

Enjeux environnementaux
Les problématiques des pollutions liées aux consommations énergétiques du bâtiment sont trop
différentes pour que l'on puisse définir un indicateur global pour l'ensemble des pollutions émises.

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Il convient donc de distinguer les enjeux suivants :


 combattre le changement climatique ;
 limiter les pluies acides ;
 limiter la production de déchets radioactifs :
 préserver la couche d’ozone.

Préoccupations

4.3.1. Quantités d'équivalent CO2 générées par l'utilisation de l'énergie

Changement climatique

Plusieurs gaz contribuent au phénomène d'effet de serre : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4),
oxyde nitreux (N2O), etc. L'impact de ces gaz sur le climat se mesure via le pouvoir de réchauffement
global (PRG, connu également sous le nom anglais de GWP pour Global Warming Potential) spécifique
à chaque gaz. Plus ce PRG est élevé, plus l'impact du gaz est important. Par convention, le gaz de
référence est le CO2 : on parle alors d'un indicateur de quantité de gaz à effet de serre exprimé en
« équivalent CO2 ». Dans le secteur du bâtiment, les émissions de gaz à effet de serre proviennent des
consommations énergétiques d'origine fossile, que ces émissions soient locales ou à distance (cas de
l'électricité de réseau dont la production met en œuvre des énergies fossiles). Les facteurs d'émission
de gaz « équivalent CO2 » des principales filières énergétiques proposés dans le présent référentiel
sont issus de la méthode Bilan Carbone de l’ADEME [[[F
F]]].
F

Facteurs d’émissions des kg eq CO2 /kWh


combustibles en équivalent CO2 d'énergie finale
Charbon 0,384
Fioul lourd 0,322
Fioul domestique 0,300
Gaz naturel 0,234
Bois 0
Electricité 0,084
chauffage 0,180
éclairage 0,080
climatisation 0,037
autres 0,052
CPCU 0,153

L’unité de calcul est donc :


 Equivalent CO2 : kg-eq CO2/an.m² SHON

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que le calcul des quantités de CO2 (eq-CO2)
générées pour le bâtiment par l’utilisation de l’énergie.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande une justification que le choix énergétique
effectué correspond au meilleur compromis au regard de ces émissions de CO2 et des objectifs
environnementaux du maître d’ouvrage.
Cela veut donc dire que le calcul des quantités de C02 (eq-CO2) générées doit avoir été effectué pour
différentes variantes énergétiques.

Pour obtenir les différents POINTS du niveau TRES PERFORMANT, différents seuils d’émission
émissions d’équivalent CO2 générées par l’utilisation de l’énergie doivent être atteints :
 2 POINTS: ≤ 50 kg-eq CO2/an.m²SHON
 3 POINTS: ≤ 30 kg-eq CO2/an.m² SHON
 5 POINTS: ≤ 20 kg-eq CO2/an.m² SHON

Remarque :
Pour effectuer les calculs ci-dessus, les consommations calculées en 4.2.1 sont prises en
compte.

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4.3.2. Quantités d'équivalent SO2 générées par l'utilisation de l'énergie

Pluies acides

L'indicateur retenu traduit l’émission annuelle de SO2 équivalent rejeté, et s’exprime en kg


SO2eq/Unité fonctionnelle. Dans le présent millésime, on considère uniquement les polluants gazeux
suivants: SO2 et NOx, que l'on agrège dans un indicateur AP ou potentiel d'acidification qui s'exprime
en SO2 équivalent. Pour l’agrégation, les coefficients de pondération à utiliser sont les suivants : 1
pour les émissions de SO2 et 0,7 pour les émissions de NOx. Les facteurs d'émissions indiqués dans le
tableau suivant sont, sauf mention contraire, extraits du guide de l’ADEME [[[III]]] :

SO2 g/kWh NOx g/kWh AP


Facteurs d’émissions des
(kWh (kWh d’énergie g/kWh(kWh
combustibles
d’énergie finale) d’énergie
en SO2 et NOx (1)
finale) finale)
Charbon 2,58 0,95 3,25
Fioul lourd 0,52 (2) 0,52 0,88
Fioul domestique 0,30 0,15 0,41
Gaz naturel - 0,17 0,12
Bois - 0,32 0,22
Electricité (année) (3) 0,32 (4) 0,27 (4) 0,51
Electricité (marginal hiver) (3) 2,2 0,92 2,84
Electricité (usage moyen chauffage) (3) 0,89 0,47 1,22 (5)
(1) Ce sont des valeurs par défaut. D’autres valeurs peuvent être utilisées, moyennant
justification.
(2) Il s’agit d’un taux d’émission moyen, celui-ci variant avec la teneur en soufre du combustible.
(3) La valeur « Electricité (année) » est à utiliser pour les usages ayant lieu pendant toute l’année
ou en été, la valeur « Electricité (usage moyen chauffage) » est à utiliser pour les usages
concentrés sur la période de chauffage, la valeur « Electricité (marginal hiver) » est présente à
titre informatif et n’intervient pas dans les calculs.
(4) Source : EDF
(5) Source : TRIBU

Les émissions acidifiantes sont conditionnées non seulement par le choix du combustible, mais aussi
par le choix du brûleur et du mode de gestion de la chaudière. Par exemple, le fait d’avoir des
chaudières équipées de brûleurs bas-NOx et/ou modulants est à valoriser à ce niveau.

L’unité de calcul est donc


 Equivalent SO2 : g-eq SO2/an.m² SHON

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que le calcul des quantités de SO2 (eq-SO2)
générées pour le bâtiment par l’utilisation de l’énergie.

Pour obtenir le POINT du niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, une justification que
le choix énergétique effectué correspond au meilleur compromis au regard de ces émissions de SO2 et
des objectifs environnementaux du maître d’ouvrage doit être effectuée.
Cela veut donc dire que le calcul des quantités de SO2 (eq-SO2) générées doit avoir été effectué pour
différentes variantes énergétiques.

Remarque :
Pour effectuer les calculs ci-dessus, les consommations calculées en 4.2.1 sont prises en
compte.

4.3.3. Quantités de déchets radioactifs générées par l'utilisation de l'électricité du réseau

Déchets radioactifs

L'indicateur retenu traduit la masse de déchets radioactifs générés annuellement par l’utilisation de
l’électricité du réseau (en additionnant la masse des 2 types de déchets mentionnés), ensuite rapporté

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à l'unité fonctionnelle. Les facteurs de conversion retenus sont, comme les précédents, issus du guide
de l’ADEME [[[III]]] et s’expriment en masse (g) :

(1) g/kWh (kWh


Déchets radioactifs
électrique final)
Déchets nucléaires faibles et moyens 0,05
Déchets nucléaires forts et très forts 0,01
(1) Ce sont des valeurs par défaut. D’autres valeurs peuvent être
utilisées, moyennant justification.
L’unité de calcul est donc
 Déchets radioactifs : g déchets/an.m² SHON

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que le calcul des quantités de déchets radioactifs
générées pour le bâtiment par l’utilisation de l’énergie.

Pour obtenir le POINT du niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, une justification que
le choix énergétique effectué correspond au meilleur compromis au regard de ces quantités de déchets
radioactifs et des objectifs environnementaux du maître d’ouvrage doit être effectuée.
Cela veut donc dire que le calcul des quantités de déchets radioactifs générées doit avoir été effectué
pour différentes variantes énergétiques.

Remarque :
Pour effectuer les calculs ci-dessus, les consommations calculées en 4.2.1 sont prises en
compte.

4.3.4. Impact sur la couche d’ozone

Préservation de la couche d’ozone

L’indicateur retenu est l’ODP (Ozone Depletion Power). Notons que la réglementation européenne est
de plus en plus stricte quant à l’utilisation de fluides frigorigènes ou de solvants impactant sur la
couche d’ozone. L’usage des CFC est actuellement interdit depuis 2000. Quant aux HCFC, leur
utilisation est interdite dans la production de tout équipement de froid depuis 2004. Ils seront
également interdits pour la maintenance et l’entretien des équipements à l’horizon 2010. Il existe
aujourd’hui des substituts à ces produits qui ont un ODP nul ou quasi nul. Le présent référentiel
encourage le recours à ces produits au niveau TP.

L’ODP (Ozone Depletion Power) est l’indicateur de base relativement à l’impact sur la couche d’ozone.
Les équipements considérés sont essentiellement les matériaux ignifuges, les fluides de
refroidissement et les solvants.

Pour obtenir les 2 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, il convient de
justifier que tous les équipements techniques du projet susceptibles de contenir des fluides
frigorigènes ou des solvants impactant la couche d’ozone sont à ODP nul.

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GESTION DE L'ENERGIE
4

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES _________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Utilisation des atouts climatiques du site (orientations, etc), faisabilité du recours à des énergies
renouvelables locales, etc.
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Performances énergétiques des produits ;
Cible 7 "Maintenance – Pérennité des performances environnementales"
Les dispositions prises en matière de gestion de l'énergie conditionnent le niveau de complexité
des équipements à mettre en œuvre pour assurer le suivi de cette gestion et la pérennité des
performances ;
Cible 8 "Confort hygrothermique"
Répercussions des choix faits pour assurer le confort des usagers sur les consommations
énergétiques ; Une bonne perméabilité à l’air améliore le confort thermique.
Cible 9 "Confort acoustique"
Une bonne perméabilité à l’air améliore la qualité acoustique de l’enveloppe.
Cible 10 "Confort visuel"
Répercussions des choix faits pour assurer le confort des usagers sur les consommations
énergétiques ;
Cible 11 "Confort olfactif"
Répercussions énergétiques de l’efficacité de la ventilation pour assurer le confort olfactif. Une
bonne perméabilité à l’air améliore l’efficacité de la ventilation.
Cible 13 "Qualité sanitaire de l’air"
Répercussions énergétiques de l’efficacité de la ventilation pour assurer la qualité d’air intérieur.
Une bonne perméabilité à l’air améliore la qualité de l’air intérieur et l’efficacité de la ventilation.

INTERACTIONS AVEC LE SMO ___________________


Analyse du site (Annexe A, § A.1)
Cette analyse permet l'état des lieux du site et d'en déduire les atouts et contraintes pour les
performances énergétiques : identification du climat (soleil, vent, pluie, etc.), de l'environnement
bâti (créant potentiellement des masques), des ressources énergétiques locales (à la base de la
réalisation d'une étude de faisabilité sur le recours à des énergies renouvelables), etc.

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4 GESTION DE L'ENERGIE

REFERENCES________________________________
Références règlementaires

[[[A
A]]] RT 2005 - Décret n°2006-592 du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la
A
performance énergétique des constructions – Journal Officiel du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610624D#
[[[B
B]]] RT 2005 – Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux
B
et des parties nouvelles de bâtiments - J.O du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610625A
[[[C
C]]] RT 2005 – Projet d'arrêté portant approbation de la méthode de calcul Th-C-E ; Méthode Th-C-E ;
C
Moteur de calcul – Juillet 2006-07-31
http://www.rt2000.net - rubrique "Actualités"
[[[D
D]]] Décret n° 2007-363 du 19 mars 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en
D
énergie, aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants
et à l'affichage du diagnostic de performance énergétique
[[[E
E]]] LOI n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique
E
énergétique.
[[[F
F]]] Arrêté du 8 mai 2007 relatif au contenu et aux conditions d’attribution du label « Haute
F
performance énergétique »

Références complémentaires

[[[GGG]]] AFNOR - Norme NF P01-020-1 "Qualité environnementale des produits de construction - Partie 1 :
Cadre méthodologique pour la description et la caractérisation des performances
environnementales et sanitaires des bâtiments" – Mars 2005
[[[HHH]]] ADEME - Qualité environnementale des bâtiments ; Manuel à l'usage de la maîtrise d'ouvrage et
des acteurs du bâtiment - Avril 2002
[[[III]]] ADEME - Bilan Carbone d'une entreprise industrielle ou tertiaire ; Guide méthodologique de la
méthode (version 3.0) : objectifs, résultats exploitables, choix méthodologiques - Avril 2005
[[[JJJ]]] ADEME - Bilan Carbone ; Calcul des facteurs d'émissions et sources bibliographiques utilisées
(version 3.0) - Avril 2005
[[[KK ]
]
K] AFNOR - FD P01-015 "Qualité environnementale des produits de construction –Fascicule de
données énergie et transport " – Février 2006
[[[LLL]]] Effinergie – Règles techniques de la marque Effinergie applicables aux bâtiments faisant l’objet
d’un label bâtiment à basse consommation – Juin 2007

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 90/235
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GESTION
DE L'EAU

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5 GESTION DE L'EAU

INTRODUCTION ______________________________
Véritable enjeu environnemental de société, la gestion de l’eau vise à limiter l’épuisement de la
ressource naturelle, les pollutions potentielles et les risques d’inondation. Gérer l’eau sur une
opération de construction environnementale vise à s’intéresser aux aspects suivants :
 alimentation en eau potable,
 gestion des eaux pluviales à la parcelle,
 évacuation des eaux usées.

L’enjeu environnemental associé à l’alimentation en eau potable est l’économie d’eau, ce qui
nécessite de travailler à :
 l’exploitation rationnelle des ressources disponibles,
 l’optimisation de la quantité d’eau consommée pour les différents usages.

La gestion des eaux pluviales à la parcelle permet d'avoir une action à l'échelle micro-urbaine
visant à limiter le ruissellement des eaux afin de prévenir le risque d'inondation dans les zones
sensibles et limiter la pollution diffuse.
Cette problématique est également traitée dans la cible 1 « Relation du bâtiment avec son
environnement immédiat ».

5.1. Réduction de la consommation d'eau potable


5.2. Optimisation de la gestion des eaux pluviales
5.3. Gestion des eaux usées

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5
GESTION DE L’EAU

STRUCTURE DE LA CIBLE 5 _____________________

5.1. Réduction de la consommation d’eau potable

Enjeux environnementaux
L'eau potable peut être économisée en agissant à quatre échelles :

 Limiter le recours à l'eau potable pour les usages autres que « alimentaire » et « hygiène
corporelle » tels que définis dans la position de la DGS [[[DD]]].
D
Pour les usages de type « autres » dans les bâtiments commerciaux, il est alors envisageable
d’avoir recours à des eaux ne provenant pas d'un réseau de distribution d'eau potable,
notamment pour l’arrosage éventuel ou l’entretien du bâti. Une des solutions les plus
pratiquées est le recours à la récupération des eaux pluviales. Cette solution a pour double
avantage de contribuer à l’économie d’eau potable et à l’hydrologie urbaine locale (via la
gestion de la rétention).
Ce recours à des eaux non potable (eaux de pluie notamment) doit cependant respecter les
conditions minimales suivantes :
Dispositions minimales en réseau extérieur au bâtiment :
- Installations de collecte et d'utilisation de l'eau de pluie disjointes de l'installation d'adduction
d'eau.
- Installations de collecte et d'utilisation de l'eau de pluie respectant des règles techniques par
rapport au risque d'accident (noyade) et au risque sanitaire : privilégier les matériaux
inertes, dispositif d'évacuation
Dispositions minimales en double réseau intérieur :
- Séparation et distinction des réseaux.
- Inviolabilité des installations d'eau non potable.
- Disconnexion totale entre l'installation d'eau pluviale et le réseau d'eau potable si
l'alimentation d'appoint est assurée par le réseau d'eau potable (cf. norme EN 1717).
- A l'intérieur des bâtiments, les points d'usage d'eau pluviale autres que l'alimentation des
WC devront être placés dans des locaux techniques. Ils seront strictement différenciés et no
utilisables par une personne non habilitée.
- L'entretien des installations doit être contrôlé par un tiers agrée.
- Information, traçabilité et analyses de surveillance.
NOTA : Cette vigilance quant au risque sanitaire lié à la présence d'un double réseau est
abordée dans la cible 14 « Qualité sanitaire de l'eau ». Notons d'autre part que dans le cas de
double réseau en interne du bâtiment, une dérogation de la DDASS est nécessaire.

 Mettre en œuvre des dispositifs hydro-économes adaptés aux usagers du bâtiment : ces
dispositifs visent à diminuer les volumes d'eau utilisés pour les sanitaires.
 Prendre des dispositions et mettre en œuvre des dispositifs pour limiter l’usage d’eau potable
pour l’arrosage des espaces et le nettoyage des locaux (récupération d’eau de pluie par
exemple).
 Prendre des dispositions et mettre en œuvre des dispositifs pour limiter l’usage d’eau potable
pour les systèmes du bâtiment et ceux des activités hébergées (limiter l’utilisation de
systèmes techniques fonctionnant à eau perdue, préconiser des systèmes économes en eau
pour les preneurs, etc.)

 Sensibiliser les usagers aux pratiques économes : ces actions de sensibilisation permettent
d'une part d'influer sur les fréquences d'utilisation des différents usages, mais elles sont aussi
le garant de la bonne utilisation des dispositifs hydro-économes mis en œuvre.
En conception, le maître d'ouvrage ne dispose cependant pas d'une grande marge de
manœuvre et ces actions de sensibilisation relèvent plus spécifiquement du management du
projet, et notamment de la transmission de recommandations pour le gestionnaire. Ce point

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Commerce - Partie V : Guide pratique
5 GESTION DE L'EAU

est traité dans le référentiel du SMO (Annexe A.7). Il sera également abordé plus en détails
dans le référentiel de certification de l’exploitation.

 Suivre les consommations d'eau afin de limiter les gaspillages et les fuites.
Le maître d'ouvrage peut influencer sur cet enjeu en mettant en place les moyens et
équipements qui permettront d'assurer ce suivi en phase exploitation. Ce point est traité dans
la cible 7 "Maintenance - Pérennité des performances environnementales".

Préoccupations
5.1.1. Garantir une économie d’eau potable dans les sanitaires

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour économiser la
ressource en eau potable dans les sanitaires.

Le principe de cette préoccupation est de mettre en place des réducteurs de pression si cell-ci est
supérieure à 3 bars afin de limiter les débits de soutirage, et d’identifier les équipements
consommateurs d’eau potable dans les sanitaires, puis de déterminer la consommation
conventionnelle d’eau potable dans les sanitaires CCsanitaires en fonction des usages. Cette
consommation conventionnelle est ensuite comparée avec la consommation de référence CCréf
sanitaires du bâtiment.

La consommation conventionnelle de référence du bâtiment est donc sa consommation avec


des équipements classiques.
Le consommation conventionnelle du bâtiment est sa consommation intégrant des dispositifs
permettant une économie d’eau.

Cette comparaison s’effectue avec la méthode de calcul suivante :

Partie I : Détermination de la consommation conventionnelle de référence


Consommation Fréquence type d'utilisation par jour Nombre d'occupants du bâtiment
de Durée Consommation
Type d'appareil de
Sexe l'équipement (min)ou nb d'eau de référence
référence
de référence(L de chasses Personne Personnel Personne Personnel par jour (L/jour)
Visiteur Visiteur
ou L/min) hébergée permanent hébergée permanent

Chasse d'eau
12 1 2 1 0,1 10860
conventionnelle
Homme

urinoir conventionnel 3,8 1 1 2 0,4 6916

Chasse d'eau
Femme 12 1 3 3 0,5 0 900 50 32700
conventionnelle

Robinet de lavabo
10 0,25 4 3 0,5 6812,5
conventionnel

Douche
14 10 1 0,1 0 12600
conventionnelle

CCref (m3/jour) : 69,8885

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5
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Partie II : Détermination de la consommation conventionnelle


Fréquence type d'utilisation par jour Nombre d'occupants du bâtiment
Consommation
Consommation % de Durée
d'eau de
Sexe Type d'appareil de l'équipement postes (min)ou nb
référence par jour
(L ou L/min) équipés de chasses Personne Personnel Personne Personnel
Visiteur Visiteur (L/jour)
hébergée permanent hébergée permanent

Chasse d'eau
6 100 1 2 1 0,1 5430
conventionnelle
Homme
urinoir
3,8 0 1 1 2 0,4 6916
conventionnel

Chasse d'eau 0 900 50


Femme 6 100 1 3 3 0,5 16350
conventionnelle

Robinet de lavabo
6 100 0,25 4 3 0,5 4087,5
conventionnel

Douche
10 100 10 1 0,1 0 9000
conventionnelle

Besoins par jour des WC (L/jour) 21780


TOUTES LES COLONNES JAUNE DE CES
% de couverture par les eaux pluviales 50
TABLEAUX SONT REMPLIES PAR LE MAÎTRE
Consommation d'eau par jour dans les WC (L/jour) 10890
D’OUVRAGE. LES COLONNES BLEUES SONT
FIXES. CC (m3/jour) : 30,8935

CC/CCref 0,44204

Suite à ces deux calculs, le niveau atteint est donné par le % CCsanitaires / CCréf sanitaires de la façon
suivante :
BASE : CC sanitaires ≤ CCref, sanitaires
PERFORMANT : CC sanitaires ≤ 0,80 CCref sanitaires
TRES PERFORMANT (3 POINTS) : CC sanitaires ≤ 0,60 CCref sanitaires
TRES PERFORMANT (5 POINTS) : CC sanitaires ≤ 0,50 CCref sanitaires
TRES PERFORMANT (10 POINTS) : CC sanitaires ≤ 0,40 CCref sanitaires

Il s'agit ici d’avoir une réflexion sur l'eau potable en partant d’un projet classique tel que le
mènerait le maître d'ouvrage s'il ne se souciait pas particulièrement de l'économie d'eau :
 Identifier les activités consommatrices d'eau potable (incluant l'activité d'entretien et
maintenance).
 Identifier les postes et les équipements consommateurs d'eau potable.
 Calculer la consommation annuelle de chaque équipement (à partir de retour d'expérience ou
de ratios bibliographiques : fournir les sources des données).
 Calculer la consommation annuelle totale.
 Analyser les consommations annuelles de chaque poste et équipement en vue d'identifier les
éléments sur lesquels l'enjeu de réduction des consommations d'eau est important, et sur
lesquels il est possible d'avoir le plus de marge d'intervention.
 Pour différents équipements, choisir des solutions hydro-économes adaptées (incluant le
recours à l'eau non potable) pour diminuer les volumes d'eau consommés par usage, et définir
le pourcentage d'économie réalisé par équipement (à justifier, par de la documentation
technique d'équipement notamment).
 Calculer la consommation annuelle totale après réflexion sur l'économie d'eau potable.

© Certivéa – Février 2008 Cible 5


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Commerce - Partie V : Guide pratique
5 GESTION DE L'EAU

La préoccupation demande donc, pour réduire les consommations d’eau potable dans les sanitaires
d’avoir une réflexion hydro-économe, et de prendre des dispositions en ce sens. Ces dispositions
peuvent être :
- la mise en place d’équipements hydro-économes :

Pour diminuer les consommations d’eau potable dans les sanitaires, la mise en place de systèmes
hydro-économes peut être une solution.
USAGE EXEMPLES DE SOLUTIONS HYDRO-ECONOMES
Volumes de réservoirs inférieurs à 7 litres et chasse à double commande
Toilettes (ou interrompable)
Récupération d'eau pluviale
Robinet à fermeture temporisée
Lavabos Robinet à détection de présence
Mitigeur avec butée « limiteuse » de débit
Douches Mitigeur avec butée « limiteuse » de débit, douches à faibles débits, etc.

- la récupération d’eau de pluie :

Une autre solution pour diminuer la consommation d’eau potable dans les sanitaires est de
récupérer l’eau de pluie, puis de la réutiliser dans les sanitaires. Comme indiqué dans les enjeux
environnementaux ci-dessus, cette solution est soumise à autorisation, mais elle peut procurer des
économies d’eau substantielles.
Sa mise en place est valorisée ici, par le pourcentage de couverture par les eaux pluviales
indiqué dans le tableau ci-dessus. Il convient donc que le Maître d’Ouvrage, dans ce cas,
justifie par une étude les pourcentages d’eau économisée par ce biais, et indique cet élément dans
le tableau ci-dessus.

Pour mettre en place des récupérations d’eau potable pour un usage dans les sanitaires, s’assurer
que les points suivants ont bien été résolus :
- Rapport coût/bénéfice notamment par rapport aux conditions évoquées dans la position de la
DGS,
- Importance du risque sanitaire au regard de la compétence du service technique qui
interviendra sur le réseau d'eau en phase d'exploitation (condition évoquée dans la position de la
DGS),
- Limite technique (par exemple une faible pluviométrie, ou d'une répartition pluviométrique
peu favorable pour les usages couverts par l'eau pluviale),
- Limite du projet (par exemple des surfaces de collecte des eaux pluviales insuffisantes pour
assurer la couverture envisagée),
- Restriction administrative (avis de la DDASS défavorable ou accordé avec des réserves très
contraignantes).

5.1.2. Garantir une économie d’eau potable pour l’arrosage des espaces verts et le
nettoyage des locaux

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour garantir une
économie d’eau potable justifiée pour l’arrosage des espaces verts et le nettoyage des locaux.

Pour obtenir les 3 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises
pour obtenir une économie d’eau potable justifiée sur ces postes.

Deux cas sont distingués :


- Une économie d’eau substantielle (>40%) a déjà été réalisée en 5.1.1. :
dans ce cas les points sont obtenus si une économie d’eau potable justifiée
de 20% est réalisée ici sur ces postes uniquement (arrosage et nettoyage
des locaux)
- Une économie d’eau moins importante (<40%) a été réalisée en 5.1.1. :

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 96/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
5
GESTION DE L’EAU
dans ce cas les points sont obtenus si une économie d’eau potable justifiée
de 40 % est réalisée ici sur ces postes uniquement (arrosage et nettoyage
des locaux)

Ces deux cas sont distingués afin d’assurer un équilibre entre les économies d’eau potable dans les
sanitaires et pour les autres usages, le but étant une économie globale de la ressource en eau.

Les dispositions justifiées prises peuvent par exemple être les suivantes :
- Mise en œuvre d’espaces verts sans eau ou très peu consommateurs d’eau,
- Système d’arrosage tenant compte de la pluviométrie ou automatiques par gicleurs ou horloges,
- Mise en place de robinets mitigeurs de débits ou à détection de présence dans la buanderie,
- Récupération d’eau pluviale et usage pour l’arrosage et/ou le nettoyage des locaux,
- Système de récupération et de traitement des eaux grises et usage pour l’arrosage et/ou le
nettoyage des locaux,
- Etc.

Il s'agit ici d’avoir une réflexion sur l'eau potable en partant d’un projet classique tel que le
mènerait le maître d'ouvrage s'il ne se souciait pas particulièrement de l'économie d'eau :
 Identifier les activités consommatrices d'eau potable (incluant l'activité d'entretien et
maintenance).
 Identifier les postes et les équipements consommateurs d'eau potable (lavabo de la buanderie,
système d’arrosage, etc.).
 Calculer la consommation annuelle de référence de chaque équipement (à partir de retour
d'expérience ou de ratios bibliographiques : fournir les sources des données).
 Calculer la consommation annuelle totale de référence.
 Analyser les consommations annuelles de chaque poste et équipement en vue d'identifier les
éléments sur lesquels l'enjeu de réduction des consommations d'eau est important, et sur
lesquels il est possible d'avoir le plus de marge d'intervention.
 Pour différents équipements, choisir des solutions hydro-économes adaptées (incluant le
recours à l'eau non potable) pour diminuer les volumes d'eau consommés par usage, et définir
le pourcentage d'économie réalisé par équipement (à justifier, par de la documentation
technique d'équipement notamment).
 Calculer la consommation annuelle totale après réflexion sur l'économie d'eau potable.

5.1.3. Limiter les consommations d’eau sur les systèmes énergétiques ou les systèmes
caractéristiques du cœur de métier du commerce

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour garantir une
économie d’eau potable justifiée pour les systèmes énergétiques ou les systèmes caractéristiques
du cœur de métier du commerce.

Pour obtenir les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises
pour obtenir une économie d’eau potable justifiée.

Deux cas sont distingués :


- Une économie d’eau substantielle (>40%) a déjà été réalisée en 5.1.1. :
dans ce cas les points sont obtenus si une économie d’eau potable justifiée
de 20% est réalisée ici sur ces postes uniquement (systèmes énergétiques
et systèmes caractéristiques au cœur du métier du commerce)
- Une économie d’eau moins importante (<40%) a été réalisée en 5.1.1. :
dans ce cas les points sont obtenus si une économie d’eau potable justifiée
de 40 % est réalisée ici sur ces postes uniquement (systèmes énergétiques
et systèmes caractéristiques au cœur du métier du commerce)

Ces deux cas sont distingués afin d’assurer un équilibre entre les économies d’eau potable dans les
sanitaires et pour les autres usages, le but étant une économie globale de la ressource en eau.

Les dispositions justifiées prises peuvent par exemple être les suivantes :
- Systèmes techniques autres qu’à eau perdue,
- Climatisation à condensateur à air ou à eau pulsée,

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- Inciter les preneurs à avoir une démarche économe : blanchisserie économe en eau, systèmes
sans eau des poissonneries,
- Recyclage des eaux d’essais des systèmes incendie,
- Etc.

Il s'agit ici d’avoir une réflexion sur l'eau potable en partant d’un projet classique tel que le
mènerait le maître d'ouvrage s'il ne se souciait pas particulièrement de l'économie d'eau :
 Identifier les activités consommatrices d'eau potable (incluant l'activité d'entretien et
maintenance).
 Identifier les postes et les équipements consommateurs d'eau potable.
 Calculer la consommation annuelle de référence de chaque équipement (à partir de retour
d'expérience ou de ratios bibliographiques : fournir les sources des données).
 Calculer la consommation annuelle totale de référence.
 Analyser les consommations annuelles de chaque poste et équipement en vue d'identifier les
éléments sur lesquels l'enjeu de réduction des consommations d'eau est important, et sur
lesquels il est possible d'avoir le plus de marge d'intervention.
 Pour différents équipements, choisir des solutions hydro-économes adaptées (incluant le
recours à l'eau non potable) pour diminuer les volumes d'eau consommés par usage, et définir
le pourcentage d'économie réalisé par équipement (à justifier, par de la documentation
technique d'équipement notamment).
 Calculer la consommation annuelle totale après réflexion sur l'économie d'eau potable.

5.2. Gestion des eaux pluviales à la parcelle

Enjeux environnementaux
Cette thématique est traitée dans la cible 1 « Relation du bâtiment avec son environnement
immédiat » essentiellement qualitativement et sur la stratégie globale de gestion des eaux
pluviales.

Dans cette sous-cible, l’objectif est d’évaluer plus finement la performance des dispositions mises
en œuvre pour gérer les eaux pluviales. A l’échelle micro-urbaine (zone d’aménagement ou
parcelle), la gestion des eaux pluviales consiste à limiter leur ruissellement en vue de :
 prévenir le risque d’inondation dans les zones sensibles,
 limiter la pollution diffuse.

La bonne gestion de l’eau pluviale est avant tout conditionnée par la connaissance du contexte de
l’opération : site rural ou urbain ; densité ; potentiel pluviométrique ; réseaux existants ; nature de
l’eau ; pollutions potentielles ; usages envisagés ; etc. La plupart de ces informations est recueillie
au cours de l’analyse du site (cf Annexe A.1 du SMO).

Pour optimiser les choix d’aménagement, le maître d'ouvrage peut intervenir sur trois paramètres :
 la rétention : retenir l'eau après orage afin d’assurer un déversement régulé de l’eau soit dans
le milieu naturel soit dans le réseau collectif ;
 l’infiltration : favoriser la percolation des eaux pluviales dans les sols afin de maintenir le plus
possible le cycle de l'eau ;
 le traitement : récupérer les eaux ayant ruisselé sur des surfaces à risque (parking, zones de
circulation, etc.) et à les traiter en fonction de leur nature avant rejet.

Préoccupations
5.2.1. Gestion de l’infiltration : Coefficient d’imperméabilisation

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GESTION DE L’EAU
Le but de cette préoccupation est de s’assurer que l’imperméabilisation de la parcelle après
réalisation du projet n’est pas trop importante.

Le niveau BASE demande d’avoir une réflexion optimisée sur l’infiltration et de prendre des
dispositions pour favoriser au maximum la percolation des eaux pluviales dans les sols afin de
maintenir le plus possible le cycle naturel de l’eau.

Les dispositions pouvant être prises dépendent du contexte du site et des données suivantes :
- étude de sol : coefficient d’imperméabilisation (classe de perméabilité), et capacité d’infiltration
du sol,
- connaissance des données pluviométriques,
- textes réglementaires locaux.

Une étude sur les possibilités d’infiltration à partir de ces données est donc demandée. A partir de
l’étude réalisée, des dispositions doivent être prises permettant d’atteindre un coefficient
d’imperméabilisation après réalisation, en distinguant deux cas :
- les sites faiblement urbanisés :
• BASE : 40 à 80%
• PERFORMANT : 20 à 40%
• TRES PERFORMANT (5 POINTS) : < 20%
- les sites fortement urbanisés :
• BASE : 0 à 2%
• PERFORMANT : 2 à 10%
• TRES PERFORMANT (5 POINTS) : > 10%

IMPORTANT :
Si un volume de rétention est mis en place et s’il est relié à un système d’infiltration
(puits filtrants ou toitures végétalisées couplées à un système de récupération et
d’infiltration, par exemple), après une étude de sol, le volume stocké peut être pris en
compte en compensation du dépassement de coefficient d’imperméabilisation visé. La
méthode de calcul pour le volume de stockage compensatoire tient compte des données
pluviométriques du site (courbes intensité – durée - fréquence fournies par Météo
France), du volume d’eau évacuable (déterminé par le débit de fuite) et du coefficient
d’imperméabilisation visé. Pour voir la méthode de calcul complète : [[[G
G,,, P
G PA
P AG
AGGE
E4
E 42
422]]]

Méthode de calcul du coefficient d'imperméabilisation :


Ce coefficient correspond au rapport entre les surfaces imperméables et la superficie totale de la
parcelle :
Coefficient d'imperméabilisation (%) = surfaces imperméabl es (m²) x 100
surface parcelle (m²)
Pour favoriser l’infiltration, il convient de chercher à obtenir un faible coefficient
d’imperméabilisation. Lorsque l’on se trouve en site urbain dense, il est difficile de prétendre
atteindre des coefficients performants. L’objectif est alors d’améliorer autant que possible le
coefficient d’imperméabilisation du site dans son état initial.
Le maître d’ouvrage peut influencer la capacité d’infiltration du site en mettant en œuvre des
solutions permettant de réduire ce coefficient d’imperméabilisation : augmentation de la surface
végétale des espaces extérieurs, toitures terrasses végétalisées, récupération d’eau pluviale
puis infiltration de tout ou partie de l’eau, etc.
Nota : Détermination des surfaces imperméables
Les différentes solutions permettant de réduire les surfaces imperméables n’ont pas toutes le
même degré d’influence. Par exemple, bien qu’étant une alternative environnementale aux
toitures terrasses classiques, les toitures végétalisées ne retiennent pas 100% de l’eau. Aussi,
à moins d’être couplées à un système de récupération et d’infiltration dans le sol, la mise en
œuvre d’une telle solution induit des surfaces imperméables. Il convient donc d’appliquer un
coefficient multiplicateur à la surface de toiture végétalisée dans le calcul des surfaces
imperméables (c’est une démarche déjà engagée en Allemagne). Dans ce référentiel, le
coefficient est fixé à 0,70.
Dans le cas de la mise en place de systèmes spécifiques de récupération/infiltration (noues,
mares écologiques, fossés d'infiltration, puits de drainage, etc.) les toitures non végétalisées
permettant la collecte des eaux destinées à ces systèmes ne sont alors plus considérées
comme des surfaces imperméables.

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5 GESTION DE L'EAU

Pour en savoir plus sur les systèmes d'infiltration : Référence [[[C


C]]].
C

Enfin, une zone complémentaire d’espace libre à proximité ou un système d’infiltration maîtrisé sur
la parcelle ou sur la zone aménagée peut être valorisée pour la gestion de l’infiltration.

5.2.2. Gestion de la rétention : Débit de fuite après réalisation

Le but de cette préoccupation est d’assurer le débit de fuite après réalisation du projet.

Le niveau BASE demande d’avoir une réflexion optimisée sur la rétention, et de prendre des
dispositions pour favoriser au maximum la rétention des eaux après orage afin d’assurer un
déversement régulé de l’eau soit dans le milieu naturel soit dans le réseau collectif.

Les dispositions pouvant être prises dépendent du contexte du site et des données suivantes :
- débit de fuite initial et projeté,
- connaissance des données pluviométriques (base décennale ou réglementation locale),
- textes réglementaires locaux.

Une étude sur les possibilités de rétention à partir de ces données est donc demandée au niveau
BASE. A partir de l’étude réalisée, des dispositions doivent être prises permettant d’atteindre un
débit de fuite après réalisation inférieur ou égal au débit de fuite initial, ou inférieur ou égal au
débit de fuite imposé par la réglementation locale. Plusieurs types de systèmes de rétention
peuvent être mis en place, par exemple : cuves de récupération, toitures végétalisées, bassins
d’orage paysagers, etc.

Pour obtenir 5 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions prises doivent permettre
d’atteindre un débit de fuite après réalisation inférieur à 50% du débit de fuite initial ou du débit de
fuite imposé par la réglementation locale.

Pour obtenir 10 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions prises doivent permettre
d’atteindre un débit de fuite nul, c’est-à-dire « zéro rejet ».

Rappels :

1- Le fait que les systèmes de rétention mis en place sont traités de façon paysagère est valorisé
par 5 points en cible 1.

2- Précisions sur l'état existant à prendre en compte :


Se baser sur l'analyse du site (cf. Annexe A.1 du SMO) pour identifier la situation existante en
termes de coefficient d'imperméabilisation. Dans le cas d'un terrain sur lequel des bâtiments ont
été démolis en vue d'une reconstruction mais que cette reconstruction a tardé, l'état existant à
prendre en compte est celui correspondant au terrain avec ses anciens bâtiments et non celui d'un
terrain nu.

3- Suggestion de méthode de calcul du débit de fuite : la méthode rationnelle.


Cette méthode s'applique à des parcelles à superficie limitée (comme les centres commerciaux).
Le débit de fuite s'exprime en litres par seconde, et se calcule selon la formule suivante : Q = C.
i. k. A
où Q (L/s) : débit de fuite
C : coefficient de ruissellement de la parcelle
i (L/ha.s) : intensité moyenne de pluie. Les "instances météorologiques" fournissent cette
intensité pour une durée de pluie moyenne, généralement sur la base d'une fréquence
décennale. Dans le cas du référentiel de QEB, le maître d’ouvrage s'intéressera plutôt à la
durée maximale d'une pluie d'orage, sur un retour d'expérience de 10 ans.
k : coefficient minorant (permet d'intégrer la notion de forme de la parcelle)
A (ha) : aire d'apport
(cf. Référence [[[B
B]]] pour la détermination des coefficients C et k : voir annexe de cette
B
cible)

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GESTION DE L’EAU

5.2.3. Traitement des eaux de ruissellement

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les eaux de ruissellement potentiellement
polluées seront pré-traitées.

Le niveau BASE demande une identification des types de surfaces sur lesquelles des eaux
potentiellement polluées peuvent ruisseler, et de prendre des dispositions pour récupérer et pré-
traiter les eaux de ruissellement potentiellement polluées avant rejet en fonction de leur nature.

Généralement, quatre types de surfaces sur lesquelles les eaux peuvent ruisseler sont distinguées :
- surfaces enherbées ;
- surfaces non enherbées ayant un coefficient d'imperméabilisation faible ;
- surfaces imperméables sans pollution majeure (toiture classique) ;
- voiries et aires d'activités à caractère polluant (parking, zones de circulation, etc.).
Les eaux ruisselant sur ce dernier type de surface doivent impérativement être récupérées et
traitées selon leur nature.
Les dispositions prises pour atteindre ce niveau BASE sont les solutions qui permettent un pré-
traitement quantitatif classique du type : stockage dans un bassin tampon, dégrillage, séparateur
d’hydrocarbures, filtrages sur graviers et sables, etc.

Le niveau PERFORMANT exige un traitement quantitatif des eaux de ruissellement


potentiellement polluées. Il s’agit de dimensionner un système de traitement de manière à
respecter un abattement en pollution (notamment en matière en suspension) déterminé. En effet,
la pollution est essentiellement particulaire et la source principale de pollution des eaux de
ruissellement s’avère être les matières en suspension (MES). Le taux d’abattement en MES devra
être justifié en fonction du contexte et des objectifs de l’opération. Une note justificative de
dimensionnement est attendue.

Remarque importante : le système de traitement envisagé est un système capable de piéger les
matières en suspension. Il peut s’agir de systèmes filtrants ou de systèmes de décantation (bassin
de retenue par exemple). Le simple séparateur d’hydrocarbures n’est pas suffisant à ce niveau. Le
traitement sera complété si besoin par des dispositifs débourbeurs/déshuileurs, pour les
substances de densité inférieure à l’eau et non fixées sur les matières en suspension.

Les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si un système de pré-traitement


alternatif est mis en place. Ce système doit permettre un pré-traitement plus qualitatif, paysager,
en intégrant des techniques alternatives au rejet au réseau après pré-traitement. Des ouvrages
utilisant la filtration passive par des barrières végétales (bandes végétalisées) et l’infiltration au
travers de massifs filtrants permettent d’atteindre de très bons rendements pour les hydrocarbures
et pour les autres polluants fixés sur les matières en suspension.

5.3. Gestion des eaux usées

Enjeux environnementaux
En terme d’assainissement des eaux usées issues d’une l’opération, deux cas de figure se
présentent : soit le projet est raccordable au réseau public auquel cas la préoccupation
assainissement vise exclusivement à s’assurer des éventuels pré-traitements nécessaires avant
rejet, soit le projet doit avoir recours à l’assainissement individuel.

Dans ce dernier cas, il existe deux exigences réglementaires :

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 l’arrêté du 6 mai 1996 [[[E E]]], qui impose seulement deux normes de rejets (MES = 30
E
mg/L, et DBO5 = 40 mg/L). Cet arrêté est valable pour les installations recevant une
charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5.

 l’arrêté du 22 juin 2007 [[[F


FF]]], qui impose plusieurs limites de rejet selon la charge brute
de pollution organique reçue. Cet arrêté est valable pour les installations recevant une
charge brute de pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5.

Le présent référentiel vise à vérifier la mise en place des pré-traitements éventuels et à


récompenser le recours à un système d’assainissement innovant. Il est important de noter que
certains projets seulement pourront implanter un tel système (possédant une surface de parcelle
suffisante).

Préoccupations

5.3.1. Identifier et pré-traiter les eaux usées

Le but de cette préoccupation est d’identifier toutes les eaux usées potentiellement présentes sur le
site et de prendre des dispositions pour récupérer et pré-traiter ces eaux.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande qu’une identification des différentes eaux
usées potentiellement présentes soit réalisée, puis que des dispositions soit prises en termes de
récupération et pré-traitement, permettant d’assurer les contraintes réglementaires.

Sont considérées comme eaux usées, les eaux rendues impropres à la consommation humaine par
une utilisation antérieure, dans une activité domestique ou industrielle :
- Eaux grises,
- Eaux vannes,
- Eaux industrielles,
- Eaux des process éventuels,
- Etc.
Les pré-traitements adaptés doivent être mis en place : dégrilleurs, dessableurs, bacs à graisses,
pré-filtres, etc.

5.3.2. Traiter sur site les rejets d’eaux usées

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les eaux usées potentielles sont traitées avant
rejet.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que les traitements réglementaires soient mis en
place si nécessaire, en fonction des eaux potentiellement polluées présentes.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande qu’une étude de faisabilité soit réalisée
sur l’installation d’un système alternatif innovant permettant d’effectuer les traitements nécessaires
en fonction des eaux usées présentes. Cette étude est demandée même dans le cas où il y a
possibilité de raccordement à un réseau public. Dans ce cas, l’étude devra conclure sur le meilleur
compromis environnemental entre le raccordement au réseau ou le recours l’assainissement
individuel.

Cette étude de faisabilité est imposée par l’arrêté du 6 mai 1996 pour des installations recevant
une charge inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5. Cette étude devra prendre en compte
notamment la nature du système, son rendement, son emplacement ainsi que le mode et le lieu de
rejet en cohérence avec la nature des eaux collectées, le milieu récepteur et les risques de
pollution de ce dernier et les objectifs de l’opération. Les nuisances engendrées (de nature
olfactives, visuelles et auditives) aux usagers et aux riverains devront également être prises en
compte.

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GESTION DE L’EAU
Pour obtenir les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, un système de
traitement des eaux usées innovant doit être mis en place.
Exemple de systèmes d’assainissement innovants :
- Bassins à microphytes : filière de traitement composée de plusieurs bassins en série
dont un bassin d’épuration biologique aérobie, dont le dimensionnement dépend de la
charge reçue.
- Lagunage : principe d’épuration par les plantes fondé sur la combinaison
d’écosystèmes liés à l’eau, associant une cascade successive d’espaces libres (bassins à
microphytes) et d’espaces plantés (bassins à macrophytes), et utilisant les capacités
épuratoires de divers substrats (végétaux et micro-organismes).
- Epuration sur lits de roseaux : technique d’épuration biologique par cultures de
roseaux fixées sur supports fins.
- Micro-station d’épuration : analogue d’une station d’épuration courante, mais en
modèle réduit. Elle est basée sur le principe d’épuration biologique par des micro-
organismes, soit en mode aérobie, soit en mode anaérobie, soit en mode mixte. Elle
peut être soit à boues activées (culture libre de micro-organismes) soit à biomasse fixée
(culture de biomasse fixée sur support).
- Epuration héliobiologique en milieu fermé : procédé de traitement des eaux usées
à l’intérieur d’une serre où différents écosystèmes biologiques adaptés à chaque type de
traitement à effectuer y sont reconstitués et miniaturisés, dans des réservoirs aux
parois transparentes.
Nota : La fosse septique toutes eaux n’est pas considérée comme un système d’assainissement
innovant.

Dans le cas où le raccordement public est possible, le recours à un système d’assainissement


individuel innovant doit être justifié dans l’étude de faisabilité (l’étude doit montrer un avantage
environnemental par rapport au raccordement au réseau public).

Rappel :
La réglementation en vigueur concernant l’assainissement non collectif est double :
 d’une part, l’arrêté du 6 mai 1996, applicable aux installations recevant une charge
brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5. Cet arrêté, outre les
normes minimales de rejet (30 mg/L pour les MES et 40 mg/L pour la DBO5), impose des
prescriptions techniques pour les systèmes d’assainissement considérés.
 D’autre part, l’arrêté du 22 juin 2007, applicable aux installations recevant une charge
brute de pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5. définit des règles de
conception communes aux systèmes de collecte, stations d’épuration et dispositifs
d’assainissement non collectifs considérés. Les normes de rejet sont citées en annexe I et
II du présent arrêté.

5.3.3. Recycler les eaux usées

Le but de cette préoccupation est d’inciter au recyclage des eaux usées pour d’autres usages.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande qu’une étude de faisabilité soit réalisée
sur le recyclage des eaux usées pour des usages ne nécessitant pas de caractéristiques de
potabilité. Il s’agit essentiellement des cas ou ce recyclage est envisagé pour l’arrosage ou le
lavage des sols.

Les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si les eaux usées sont effectivement
recyclées pour des usages ne nécessitant pas de caractéristiques de potabilité.

Enfin, un niveau TRES PERFORMANT avec 10 POINTS QUI N’EST PAS PRIS EN COMPTE DANS CE
REFERENTIEL est mentionné ici en grisé, car la question du recyclage des eaux usées pour des
usages nécessitant des caractéristiques de potabilité s’est posée au cours des travaux d’élaboration
de ce référentiel. La mise en place de ces systèmes, existants notamment à l’étranger est
actuellement difficile en France. Il a semblé opportun de signaler que ces systèmes existaient, et
qu’ils seraient sans doute inclus dans les prochaines versions des référentiels.

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ANNEXE CIBLE 5 : Détermination des coefficients C et k (Référence [[B


B]]))

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5
GESTION DE L’EAU

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Gestion des eaux pluviales à la parcelle, réduction de l’imperméabilisation des surfaces
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Choix des équipements économes en eau dont les caractéristiques sont vérifiées (certification / avis
technique)
Cible 7 "Maintenance – Pérennité des performances"
Besoin d'équipements pour suivre et gérer les consommations d'eau, ainsi que pour limiter le gaspillage et
les fuites ; Maintenance du système d’assainissement non collectif s’il existe ; l'activité de nettoyage et
d'entretien est également un poste consommateur d'eau
Cible 14 "Qualité sanitaire de l'eau"
Risque sanitaire lié à la présence d'un réseau de récupération d'eau pluviale et d’un système
d’assainissement non collectif

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.7 - Carnet de vie du bâtiment
Transmission aux futurs exploitants de toutes les informations nécessaires à la bonne utilisation des
équipements hydro-économes mis en œuvre, et aux précautions à prendre en cas de présence de double
réseau.
Annexe A.8 – Documents de sensibilisation à destination des occupants
Présence de documentation spécifique (affichettes, brochures, etc.) informant les occupants
(clients/personnel) de la présence de systèmes hydro économes et du système d’assainissement non
collectif (s’il est présent) et des gestes à suivre.

REFERENCES COMPLEMENTAIRES ________________


[[[A
A]]] Claude François, Bruno Hilaire – Guide pour les économies d'eau – Cahier du CSTB n°3361,
A
livraison 422 – Septembre 2001 – 32 pages
[[[B
B ]]
B] Lieutenant-Colonel AITHOCINE et Assistant LE PODER – Assainissement : Conception – Ecole
Supérieure de Génie Militaire – 1994
[[[C
C]]] Savoir gérer les eaux de ruissellement – Une introduction aux principes de gestion des eaux
C
pluviales - http://www.ene.gov.on.ca/cons/4328-fr.htm
[[[D
D ]]
D] Direction Générale de la Santé – Position sanitaire relative à l'utilisation des eaux de pluie pour
des usages domestiques – 2 Mars 2006
[[[E
E]]] Arrêté du 6 mai 1996 fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes
E
d’assainissement non collectifs
[[[F
F ]
]
F] Arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des eaux usées des
agglomérations d’assainissement ainsi qu’à la surveillance de leur fonctionnement et de leur
efficacité, et aux dispositifs d’assainissement non collectif recevant une charge brute de
pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5
[[[G
G ]]
G] Plans de prévention des risques naturels. Risques d’inondation (Ruissellement péri-urbain) –
Ministère de l’Ecologie et du développement durable – Juin 2003 -
http://www.prim.net/professionnel/documentation/Guide_ruissellement_v4.31.pdf

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GESTION DES
DECHETS
D’ACTIVITE

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6 GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE

INTRODUCTION ______________________________
La problématique de la gestion des déchets concerne essentiellement des actions en phase
d'exploitation du bâtiment, où ceux-ci sont générés par les diverses activités présentes dans le
bâtiment et sur sa parcelle.
L'enjeu environnemental associé à la gestion des déchets d'activité est de limiter la production de
déchets ultimes. Pour cela il convient de mettre en œuvre les dispositions qui assureront la
séparation des déchets en phase d'exploitation en vue d'une valorisation optimale, en relation avec
les filières de valorisation locales. Le premier angle de gestion des déchets d’activité consiste donc
à repérer les filières locales existantes, puis à les choisir en fonction des types de déchets
préalablement identifiés.
Un autre enjeu de gestion des déchets d'activité est la qualité intrinsèque du système : non
seulement cela assure la fonctionnalité et le confort pour les usagers, mais cela constitue
également un garant de l'efficacité des mesures pour une valorisation optimale.
Enfin, encourager la valorisation des déchets d’activité est le dernier levier d’action en conception :
favoriser la valorisation sur site et le tri des déchets à la source par des dispositions architecturales
adéquates et inciter au geste de tri pour les usagers (clients et personnel du bâtiment commercial)
est un enjeu majeur pour le secteur des bâtiments commerciaux, où des volumes importants de
déchets sont générés et où chacun, y compris le client, a un rôle à jouer dans la chaîne de
traitement des déchets.

6.1. Optimisation de la valorisation des déchets d’activité


6.2. Qualité du système de gestion des déchets d'activité
6.3. Favoriser la valorisation des déchets d’activité

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GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE 6

STRUCTURE DE LA CIBLE 6 _____________________

6.1. Identification de la production des déchets d’activité et choix


de leurs filières de valorisation

Enjeux environnementaux
La valorisation des déchets consiste à réintroduire tout ou partie des déchets dans le circuit
économique par :
 Valorisation matière :
- Réemploi : usage analogue au premier emploi
- Réutilisation : usage différent du premier emploi
- Recyclage : Ré-introduction directe d'un matériau dans son propre cycle de production, en
remplacement total ou partiel d'une matière première neuve
- Régénération : redonner à un déchet les caractéristiques qui permettent de l'utiliser en
remplacement d'une matière première neuve

 Valorisation énergétique (par incinération) : Récupération de calories par combustion


 Valorisation organique (ou compostage) : fermentation des déchets organiques et minéraux

Dans le secteur des bâtiments commerciaux, une estimation des quantités produites pour chaque
typologie de déchet identifiée est une étape primordiale, étant donné les grands volumes de
déchets générés. Cette première estimation est le point de départ de la réflexion sur la valorisation
des déchets d’activité.

Préoccupations
6.1.1. Identifier et classifier la production de déchets d’activité afin de les valoriser au
mieux

Cette préoccupation, constituée d’une exigence unique de niveau BASE a pour but de favoriser la
valorisation des déchets d’activité par une identification détaillée des déchets générés et un
classement adéquat.

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
La préoccupation exige trois actions :
 Une identification détaillée des déchets produits en fonction des activités présentes sur
l’ouvrage. Il s’agit de lister les déchets produits au niveau de chaque service du bâtiment.
 Un classement des déchets par typologie en vue de leur séparation et de leur valorisation
ultérieure. Dans le secteur des bâtiments commerciaux, deux types de déchets sont
réglementés : les déchets d’emballages (lorsque leur production est supérieure à
1100 litres/semaine) et les déchets dangereux (DD). Ces deux types de déchets
devront être clairement identifiés pour chaque activité de l’ouvrage.
 Une estimation des quantités produites et des rythmes de production.

6.1.2. Choisir les filières d’enlèvement des déchets en privilégiant leur valorisation

Cette préoccupation a pour but de favoriser la valorisation des déchets d’activité en recherchant les
filières d’enlèvement à proximité du site et en choisissant les filières offrant le meilleur compromis
(technique, économique et environnemental).

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6 GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE

Rappel : dans le secteur des bâtiments commerciaux, les déchets non réglementés sont les déchets
industriels banals (DIB), les déchets fermentescibles (déchets organiques, déchets verts, etc.), les
déchets d’équipement électrique et électronique (DEEE) et les déchets d’emballage si la production
est inférieure à 1100 litres/semaine.

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
L’enjeu général du niveau BASE consiste à assurer l’enlèvement des déchets réglementés.
Pour atteindre ce niveau, les exigences suivantes doivent être respectées :

 Déchets dangereux (DD): il s’agit, pour chaque type de déchet identifié, de choisir une
filière d’élimination appropriée. En effet, la réglementation impose l’élimination de ces
déchets.

 Déchets d’emballage dont la production est supérieure à 1100 litres/semaine :


l’élimination de ces déchets est régie par le décret n° 94-609 du 13 juillet 1994 [[[B B]]]. Ce
B
décret impose la valorisation systématique par réemploi, recyclage ou incinération avec
récupération d’énergie des déchets d’emballage lorsque leur production excède 1100 litres
par semaine. L’article 2 du décret impose aux détenteurs de déchets d’emballages de :
- Procéder eux-mêmes à la valorisation de leurs déchets dans des installations
agréées.
- Ou les céder par contrat à l’exploitant d’une installation agréée (les contrats
doivent alors mentionner la nature et les quantités des déchets pris en charge)
- Ou de les céder par contrat à un intermédiaire assurant une activité de transport
par route, de négoce ou de courtage de déchets, régie par le décret n°98-679 du
30 juillet 1998 relatif au transport par route, au négoce et au courtage de déchets

Il est donc demandé (après avoir identifié les différentes filières et estimer les coûts d’enlèvement)
de choisir la filière de valorisation la plus satisfaisante, d’un point de vue environnemental,
technique et économique.

Niveau PERFORMANT
L’enjeu général du niveau PERFORMANT consiste à assurer l’enlèvement des déchets réglementés
et à privilégier la valorisation des déchets non réglementés.
Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau BASE précédent (concernant les déchets
réglementés), il s’agit pour chaque typologie de déchets non réglementés identifiée à la
préoccupation 6.1.1 :
 D’identifier les filières d’enlèvement disponibles, publiques ou privées,
 D’estimer les coûts d’élimination, pour chaque typologie de déchets non valorisés sur site,
 De choisir, pour chaque typologie de déchets, la filière d’enlèvement la plus satisfaisante
d’un point de vue environnemental, en privilégiant autant que possible la valorisation.

Nota : la valorisation systématique n’est pas exigée au niveau PERFORMANT

Niveau TRES PERFORMANT 4 POINTS


L’enjeu général du niveau TRES PERFORMANT consiste à assurer la valorisation systématique de
chaque typologie de déchets par le choix d’une filière de valorisation offrant le meilleur compromis
d’un point de vue environnemental, technique et économique. Il s’agit donc, pour chaque typologie
de déchet identifiée à la préoccupation 6.1.1 :
 D’identifier les filières d’enlèvement disponibles, publiques ou privées,
 D’estimer les coûts d’élimination, pour chaque typologie de déchets non valorisés sur site,
 De choisir, pour chaque typologie de déchets, la filière de valorisation la plus satisfaisante,
d’un point de vue environnemental, technique et économique, avec la garantie d’une
valorisation systématique.

Nota : par rapport au niveau PERFORMANT ci-dessus, la valorisation systématique des déchets est
exigée et le choix de filière prend aussi en compte les critères techniques et économiques.

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6.2. Qualité du système de gestion des déchets d’activité

Enjeux environnementaux

La qualité du système de gestion des déchets d'activités est conditionnée par sa capacité à :

- Inciter et faciliter les actions des différents intervenants (usagers et personnel d'entretien) en
mettant à disposition l'espace adéquat et de qualité (stockage et circulation), et les moyens
qui assureront des zones déchets saines.
- Garantir de bonnes conditions d’hygiène dans les locaux et/ou zones déchets.
- Faciliter la collecte, le regroupement et l’enlèvement en optimisant les circuits de déchets
d’activité, circuits qui doivent être adaptés aux autres flux de circulation de l’ouvrage.
- Rester pérenne tout au long de la durée de vie de l'ouvrage en anticipant les évolutions
futures de l'ouvrage (cf cible 2) et des filières déchets disponibles.

Préoccupations
6.2.1. Faciliter la gestion des déchets par un dimensionnement adéquat des
locaux/zones déchets

Cette préoccupation a pour but d’optimiser la qualité des locaux/zones déchets par des dispositions
architecturales adéquates. Elle est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
L’enjeu général du niveau BASE consiste à assurer un dimensionnement adéquat des locaux/zones
déchets et de respecter les conditions de stockage réglementaires.

Pour atteindre ce niveau, il s’agit en particulier de dimensionner les locaux/zones déchets en


fonction des choix de valorisation déterminés au 6.1. En effet, ce dimensionnement dépend :
- Des catégories de déchets identifiées,
- Du mode de traitement choisi : valorisation sur site ou enlèvement,
- Des flux de déchets (quantités produites et rythmes de production)
- De la présence ou non de tri à la source

Les déchets d’emballages et les déchets dangereux (DD) étant réglementés, il est important d’en
assurer la collecte et le regroupement spécifique, en s’assurant qu’ils ne sont pas mêlés aux autres
typologies de déchets. Effectuer leur stockage dans une zone ou un local séparé peut être une
bonne disposition pour s’en assurer.

Niveau PERFORMANT
L’enjeu général du niveau PERFORMANT consiste à optimiser la qualité de la (des)
zone(s)/local(locaux) déchets. Pour atteindre ce niveau, en plus des exigences du niveau BASE
précédent, il s’agit de prendre des dispositions pour optimiser la maniabilité sur la (les)
zone(s)/local(locaux) déchets afin de faciliter la collecte, le regroupement et l’enlèvement des
déchets lors de l’exploitation du bâtiment. Cela peut se traduire par des dispositions sur la facilité
de mouvement à l’intérieur de la (des) zone(s)/local(locaux) déchets.
Exemples de dispositions :
- Facilité d’accès à la (les) zone(s)/local(locaux) déchets,
- Facilité de circulation à l’intérieur de la (les) zone(s)/local(locaux) déchets,
- Facilité pour sortir les bacs,
- Etc.

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6 GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE

6.2.2. Garantir l’hygiène et la sécurisation des locaux/zones déchets

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, vise à garantir l’hygiène des zones/locaux déchets
et leur protection éventuelles vis-à-vis des agressions extérieures. Il s’agit, de prendre des
dispositions pour :

 garantir les conditions d’hygiène de la (des) zone(s)/local(locaux) déchets. Les nuisances


(essentiellement olfactives) envers les occupants, en particulier le client, doivent être
scrupuleusement prises en compte.
Exemples de dispositions :
- ventilation adéquate de la zone déchets
- arrivée d’eau, aire de lavage
- Gestion des effluents de nettoyage
- Présence d’un siphon au sol
- Etc.

 sécuriser les zones extérieures éventuelles vis-à-vis du vent et de la pluie. On veillera par
exemple à concevoir les espaces de stockage extérieur sur des surfaces étanches ou à
optimiser les conditions de rétention autour de ces zones.
Nota : si aucune zone de stockage des déchets n’est implantée à l’extérieur du bâtiment,
cette exigence est sans objet.

6.2.3. Optimiser les circuits de déchets d’activité

Cette préoccupation a pour but d’optimiser les flux de déchets générés par l’activité.

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit de mener une réflexion sur les flux de déchets d’activité de manière à :

 distinguer les flux de déchets d’emballages et de déchets dangereux (déchets réglementés)


des autres flux de déchets, de manière à optimiser leur stockage séparé ;

 séparer les flux de déchets des flux de circulation des clients. En effet, les clients ne
doivent pas être en contact avec les flux de déchets générés par l’ouvrage. Rappelons que
la séparation peut être spatiale (en organisant des circuits physiquement séparés) mais
aussi temporelle (en jouant sur les horaires)
Exemples de dispositions :
- Présence d’une plate forme de tri pour faciliter le regroupement de l’ensemble des
déchets, en particulier pour les déchets dangereux,
- Assurer qu’il n’y ait pas d’interférences entre les circuits de collecte des déchets et les
circuits empruntés par les clients (horaires, lieux, etc.),
- Etc.

 En cas d’espaces liés à la préparation et à la vente alimentaire sur l’opération,


permettre la progression dans l’espace des différentes opérations élémentaires conduisant
à l’élaboration des plats (ou aliments) en veillant aux règles d’hygiène. Les espaces en
questions peuvent être :
- Des espaces de restauration « preneurs » ;
- Des espaces de restauration communs (destinés au personnel )
- Des commerces « preneurs » liés à la préparation et à la vente de denrées (grande
surface alimentaire, boucherie, boulangerie, etc.).

Cette disposition vise à éviter la contamination des plats ou aliments et de la vaisselle propre
(formant le circuit propre) par la vaisselle sale et les déchets (formant le circuit sale). On veillera
tout particulièrement à mener une réflexion sur la conception des circuits propres et des circuits
sales en veillant à ce qu’ils ne se croisent pas (la séparation peut là encore être spatiale ou
temporelle) et en veillant à ce que les circuits de déchets convergent vers un seul local de
récupération adapté à cette fonction. C’est ce qui s’appelle le principe de la marche en avant. On
veillera à respecter scrupuleusement ce principe.

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GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE 6
Nota : dans le cas où l’espace en question est un espace « preneur », il s’agit de rédiger une clause
dans le cahier des charges « preneurs » afin de veiller à ce que le preneur concerné prenne des
dispositions en conséquence.

Niveau PERFORMANT
En plus des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit d’optimiser les circuits de déchets
d’activité en menant une réflexion sur les modes de pré-collecte, de regroupement et d’enlèvement
des déchets sur l’opération. On étudiera en particulier :
 Les accès aux locaux/zones déchets
 L’adaptation des flux de déchets à tous les autres flux de circulation de l’ouvrage (flux des
livraisons, de l’enlèvement des déchets, flux du personnel, et.).
 La position des zones de tri (en particulier sur les espaces communs dédiés à la circulation
des clients)
Exemples de dispositions :
- Eviter les circulations de déchets redondantes (entre les circuits d'apport des clients et les
circuits de collecte par le personnel d'entretien),
- Séparation entre le circuit de collecte des déchets et le circuit de livraison des produits,
- S’assurer que le stockage des déchets à fréquence d’enlèvement faible ne perturbe pas la
gestion des déchets à enlèvement plus régulier,
- Limitation des distances à parcourir,
- Etc.

On veillera notamment à optimiser les emplacements des apports volontaires de façon à inciter les
clients à en faire ces dépôts.

6.2.4. Garantir la pérennité du système de gestion des déchets d’activité

Cette préoccupation, de niveau TRES PERFORMANT unique a pour but d’anticiper les évolutions
futures du système de gestion des déchets d’activité. En effet, le système peut être amené à
évoluer en cas de nouvelle activité présente sur l’ouvrage (générant des déchets nouveaux) ou en
cas d’agrandissement (de locaux et/ou de personnes).

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


Il s’agit de prendre en compte dans la conception du système de gestion des déchets d’activité les
éventuelles évolutions du bâtiment (agrandissement, changement d’activité, etc.). En effet, ces
évolutions introduisent de nouveaux déchets (une masse supplémentaire en cas d’agrandissement
et éventuellement de nouveaux types de déchets en cas de nouvelle activité).
Garantir la pérennité du système de gestion des déchets implique donc de prendre des dispositions
à deux échelles :
 A l’échelle des zones de stockage (surdimensionnement, espaces de réserve)
 A l’échelle des circuits de déchets
Exemples de dispositions:
- Anticiper les évolutions futures de l'ouvrage,
- Surdimensionnement des locaux déchets,
- Présence d’espaces de réserve,
- Possibilité de rajout de bacs supplémentaires dans les locaux/zones déchets,
- Etc.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Il s’agit de prendre en compte dans la conception du système de gestion des déchets d’activité les
futures filières d’enlèvement potentielles à proximité du site. Les dispositions architecturales prises
devront tenir compte de cette anticipation de filière(s).

Nota : les points sont cumulables sur cette préoccupation

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6 GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE

6.3. Favoriser la valorisation des déchets d’activité

Enjeux environnementaux
La valorisation des déchets d’activité en phase d’exploitation du bâtiment n’est optimale que si le
tri des déchets est effectué dès la production ; ainsi, le maître d’ouvrage peut influencer ce tri dès
la conception par des conceptions architecturales adéquates et par une incitation au geste de tri.
Valoriser certains types de déchets sur site (déchets verts ou organiques par exemple) est
également une pratique à encourager dans le cas où cette valorisation est possible.

Préoccupations
6.3.1. Favoriser le tri des déchets à la source

Cette préoccupation a pour but de favoriser le tri des déchets à la source lors de l’exploitation
future du bâtiment par le biais de dispositions architecturales adéquates au niveau des zones de
production des déchets.

La préoccupation est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit de respecter les dispositions réglementaires de tri pour l’enlèvement des déchets
réglementés (DD et déchets d’emballages si la production est supérieure à 1100 litres/semaine).
L’article 4 du décret n° 94-609 du 13 juillet 1994 [[[B BB]]] interdit de mélanger les déchets
d’emballage aux autres déchets d’activité, ce qui sous entend un tri obligatoire pour ces types de
déchets.
Des exemples de dispositions pour favoriser le tri à la source sont :
- Place suffisante au niveau des zones de production des déchets pour pouvoir disposer
d’équipement de collecte
- Proximité des zones de tri avec les lieux de production (cuisine, zones de livraison des
produits, etc.).
- Etc.

Il s’agit également, dans le cas où à minima un espace de restauration est présent sur l’opération,
d’assurer la collecte spécifique des huiles de cuisson et des graisses alimentaires ; cette disposition
est une disposition réglementaire lorsque le bâtiment est susceptible de rejeter ces effluents en
quantité importante (cas des restaurants) ; consulter à ce sujet l’article 15 de l’arrêté du 6 mai
1996 [[[C C]]] fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes d'assainissement non
C
collectif. D’un point de vue pratique, il s’agit de mettre en place des bacs séparateurs à graisse et
des conteneurs spécifiques pour les huiles de cuisson.

Niveau PERFORMANT
Il s’agit, en plus des dispositions du niveau BASE précédent, de favoriser le tri à la source de tous
les déchets produits par l’opération, y compris les déchets non réglementés. Ceux-ci sont le plus
souvent produits dans des zones spécifiques (administration, cuisines (s’il y en a), zones de
livraison des produits, espaces dédiés à la vente, etc.). On demande donc :

 D’identifier les zones de l’opération dans lesquelles le tri des déchets à la source est un
enjeu ; ceci peut varier d’une opération à une autre, en fonction du contexte du projet, du
type d’espaces rencontrés, de la typologie de bâtiment (centre commercial, commerce en
pied d’immeuble ou en zone d’activité) ; par exemple, le mail d’un centre commercial peut
présenter des zones où le tri à la source est un enjeu (par exemple à proximité d’une zone
distribuant des boissons). La position des zones en question dépend de l’opération et du
contexte ; en revanche, certaines zones nécessitent un tri à la source quel que soit le
contexte (zones de livraison, cuisines, espaces dédiés à la vente).

 de prendre des dispositions architecturales pour permettre le tri à la source dans les
espaces identifiés, en fonction des déchets produits identifiés au 6.1.1. En ce qui concerne
les espaces dédiés à la vente, la maîtrise d’ouvrage devra en outre rédiger des

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GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE 6
prescriptions dans le cahier des charges « preneurs » afin d’encourager les preneurs à
pratiquer le tri à la source dans leurs espaces privatifs.

6.3.2. Inciter au geste de tri à la source

Cette préoccupation, de niveau TRES PERFORMANT unique, a pour but d’inciter au geste de tri à
la source. On s’intéresse ici aux dispositions autres que architecturales (qui ont été traitées en
6.3.1). Il est ainsi demandé de prendre des dispositions (autres que architecturales) pour que le
client et/ou le personnel du bâtiment soit incité à effectuer les gestes de tri à la source. Cela peut
se traduire par des jeux sur la signalétique dans le bâtiment, un travail sur la couleur des murs,
etc.

En ce qui concerne le tri dans les espaces dédiés à la vente, en cas d’un ou plusieurs preneur(s)
destiné à occuper ces espaces, il s’agit également de rédiger des prescriptions dans le cahier des
charges « preneurs » afin d’encourager le(s) preneur(s) à prendre des dispositions pour inciter au
geste de tri à la source dans les espaces privatifs.

Le traitement de cette préoccupation rapporte 2 POINTS.

6.3.3. Favoriser la valorisation sur site des déchets d’activité

Cette préoccupation, d’unique de niveau TRES PERFORMANT, a pour but d’anticiper les
techniques futures de valorisation sur site des déchets d’activité par des dispositions adéquates.

En effet, la valorisation sur site peut s’avérer être un enjeu pour les opérations qui génèrent une
quantité importante de déchets valorisables sur site (déchets organiques, déchets verts). La mise
en place d’une aire de compost à l’extérieur du bâtiment est une pratique qui répond à cette
exigence mais elle nécessite un espace extérieur conséquent. D’autres techniques de valorisation
sur site sont possibles et relèvent d’une très bonne pratique : dispositif de traitement des déchets
par voie liquide par exemple.
La minimisation des nuisances pour les occupants du bâtiment devra également être étudiée.

Le traitement de cette préoccupation rapporte 4 POINTS.

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6 GESTION DES DECHETS D’ACTIVITE

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Implantation et accessibilité de l’aire de regroupement des déchets et de l’aire de compostage
des déchets verts éventuelle.
Cible 12 "Qualité sanitaire des espaces"
Conditions d'hygiène spécifiques des locaux et équipements déchets.

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.7 - Carnet de vie du bâtiment
Transmettre à l'exploitant et au gestionnaire les données prévisionnelles sur les déchets
d'activités (nature, catégorie, quantités, flux, filières, coûts).
Annexe A.8 – Documents de sensibilisation à destination des occupants
Prévoir les documents à installer dans les parties communes et privatives afin de sensibiliser
les occupants (personnel et clients) au tri des déchets (documentation générale, affichettes
près des dispositifs de tri…)
Annexe A.9 – Documents « preneurs »
 Incitation dans le cahier des charges « preneurs » à prendre des dispositions pour favoriser
le tri des déchets à la source dans ces espaces et pour inciter au geste de tri.
 Clause à introduire dans le cahier des charges « preneurs » pour l’optimisation des circuits
de déchets de restauration dans le cas où au moins un espace de restauration « preneur »
est présent sur l’opération (la clause s’adresse au(x) preneur(s) disposant du restaurant)

REFERENCES REGLEMENTAIRES __________________


[[[A
A]]] Décret n° 2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets
A
[[[B
B]]] Décret n° 94-609 du 13 juillet 1994 portant application de la loi n°75-633 relative à
B
l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux et relatif, notamment, aux
déchets d’emballages dont les détenteurs ne sont pas les ménages
[[[C
C]]] Arrêté du 6 mai 1996 fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes
C
d'assainissement non collectif
[[D
D]] Guide pratique "Habitat collectif : mettre en œuvre ou développer la collecte sélective", édité
par l'ADEME, Eco-Emballages, l'Association des Maires de France et l'Union nationale HLM en
juin 2001
[[[E
E]]] Lexique déchets :
E
http://www.mines.unancy.fr/wwwenv/lexiques/lexique_dechet.htm

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7
MAINTENANCE
PERENNITE DES
PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES

INTRODUCTION ______________________________
Cette cible s’intéresse aux opérations d’entretien et de maintenance qui permettent de garantir
dans la durée les efforts accomplis sur d’autres cibles : nettoyage, contrôle, dépannage,
réparation, remplacement d'éléments, etc.
Cette garantie est assurée par une bonne maintenance du bâti et de l'ensemble de ses
équipements (préventive systématique, préventive conditionnelle ou curative).
Une maintenance est dite "bonne" du point de vue de l’environnement si elle présente les critères
d'appréciation suivants : besoins en maintenance optimisés ; faible impact environnemental et
sanitaire des produits et procédés qu'elle met en œuvre ; exécution assurée dans toutes les
situations ; moyens de suivi qui permettent un maintien des performances ; accès aux
équipements et systèmes.

Pour ce qui est de la gestion environnementale de la maintenance, c'est-à-dire l’impact


environnemental et sanitaire des produits et procédés d’entretien / maintenance, cette
préoccupation est traitée à travers le référentiel du SMO (A.6 Plan prévisionnel d'entretien et de
maintenance (ou Carnet d'entretien)).
Cette cible va donc se concentrer sur les dispositions techniques visant à maintenir les
performances environnementales en phase d'exploitation. Il s’agit de s'assurer que les
performances environnementales prévues en phase de programmation / conception ont toutes les
chances d'être pérennes en phase d'exploitation. Pour cela, il convient d'anticiper quelques enjeux
spécifiques aux activités de l'exploitant et de les intégrer dans les choix de conception, et plus en
amont dans les exigences de programmation.

Trois enjeux sont identifiés, dans leur ordre d’importance :


Enjeu 1 : conception du bâti afin de faciliter l'accès, pour la garantie d'un nettoyage /
entretien / maintenance bien fait
Positionnement des éléments techniques, dimensions des accès aux locaux techniques, accessibilité
aux éléments techniques, dimensionnement des éléments techniques, dimensions des zones
d'exécution du travail, présence d'éclairage, présence et répartition des prises de courant, etc.
Ces enjeux doivent être traités sur les différents systèmes impactant la performance du projet :
- les systèmes de chauffage et de rafraîchissement (en relation avec les cibles 4 et 8)
- les systèmes de ventilation (en relation avec les cibles 4, 8, 11 et 13)
- les systèmes d’éclairage (naturel et artificiel, en relation avec la cible 10)
- les systèmes de gestion de l'eau (en relation avec les cibles 5 et14)
- et sur les équipements électromécaniques

Enjeu 2 : simplicité de conception des équipements et systèmes pour faciliter la


maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants suite à un dysfonctionnement
ou une opération préventive ou systématique d’entretien / maintenance
- simplicité et logique de conception des réseaux et des systèmes pour pouvoir n'intervenir que
sur ce qui mérite intervention
- simplicité des produits et équipements pour assurer un approvisionnement en composants sans
difficulté (voire sans trop de délais), ou pour pouvoir procéder à des échanges standards de
composants.
- Action SMO : horaires d'intervention si possible hors des périodes d'occupation.

Enjeu 3 : mise à disposition de moyens pour le suivi et le contrôle des performances


Cet enjeu constitue le cœur de la cible, notamment la graduation des éléments gérés par la GTB.
- Chauffage / Ventilation / Climatisation (cible 04-08-11-13) : compteurs d'énergie sectorisés –
moyens pour l'équilibrage des systèmes énergétiques – indicateur de perte de charge des filtres
à air (prévention du colmatage) – systèmes de GTB à partir d’une certaine surface, etc.

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MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
- Eclairage (cible 10) : comptage – suivi des consommations - mesure des éclairements –
maintenance préventive – entretien du bâti, etc.
- Eau (cibles 5 et 14) : compteurs d'eau sectorisés – systèmes de détection des fuites – moyens
pour la réalisation de traitements anti-tartre, anti-corrosion et anti-développement de
microorganismes et pour la maîtrise des dosages – moyens pour l'équilibrage des systèmes de
gestion de l'eau, etc.
- Contrats d’entretien / maintenance :
Sur ce dernier enjeu, il apparaît également important de s’assurer que les contrats d’entretien /
maintenance qui seront passés ensuite sont adaptés à la technicité des systèmes mis en place.
Il est donc demandé dans cette partie d’inciter les futurs exploitants et usagers concernés de
passer des contrats adaptés.
- L’exploitant :
L’association le plus tôt possible du futur exploitant à la conception de l’ouvrage est également
un élément de cette partie de la cible.

Enfin, pour un bâtiment commercial, les équipements électromécaniques (portes automatiques,


escalators, travelators, rideaux métalliques, etc.) sont nombreux et souvent consommateurs
d’énergie électrique. Ils peuvent de plus occasionner une gêne aux clients en cas de pannes. Il
convient donc de s’assurer que la conception du bâti, mais aussi leur nature et la façon dont ils
sont gérés permettent un entretien/maintenance aisé. C’est l’objet de la dernière sous-cible (7.5).

Une spécificité du secteur « commerce » relativement aux systèmes de chauffage /


rafraîchissement / ventilation réside dans la variété des locaux à chauffer/rafraîchir/ventiler et les
modes d’occupation de chacun d’eux. L’enjeu est donc d’effectuer un zonage des différents locaux
du bâtiment et de traiter de manière adéquate chaque local ou zone de locaux.

En effet, une autre spécificité de ce secteur réside dans le fait que dans les espaces dédiés à la
vente, le recours à un système de rafraîchissement est quasiment obligatoire, d’où l’enjeu
important de pérenniser ces performances.

Il convient de distinguer clairement les locaux suivants :

 Les espaces dédiés à la vente (boutiques, moyennes ou grandes surfaces, restaurants,


cinémas, etc.). Dans ces locaux privatifs, l’enjeu est d’optimiser la gestion des équipements
en fonction de l’occupation tout en laissant la possibilité au preneur de pouvoir gérer à sa
guise ces systèmes. Le recours à un système de rafraîchissement est quasiment obligatoire
pour ces locaux.

 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients (mails commerciaux, halls,
circulation verticales/horizontales, etc.). Dans ces locaux, la gestion est contrôlée par
l’exploitant ou le propriétaire du bâtiment. La gestion et le suivi des performances doit tenir
compte du fait que certaines zones peuvent être occupés avec des horaires différents et
variables. Le recours à un système de rafraîchissement peut constituer un appoint à des
systèmes passifs.

 Les espaces associés. Ces locaux (PC sécurité, bureaux, infirmerie, etc.) généralement
de type « Bureaux », ne sont pas occupés par les clients. Le recours à un système de
rafraîchissement, par exemple, n’est pas obligatoire dans ces zones. Il conviendra donc
d’étudier les moyens de suivre les performances de ces types de locaux de manière
différenciée.

7.1. Maintien des performances des systèmes de chauffage et de


rafraîchissement
7.2. Maintien des performances des systèmes de ventilation
7.3. Maintien des performances des systèmes d'éclairage
7.4. Maintien des performances des systèmes de gestion de l'eau
7.5. Maintien des performances des systèmes électromécaniques

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ENVIRONNEMENTALES

STRUCTURE DE LA CIBLE 7 _____________________

7.1. Maintien des performances des systèmes de chauffage et de


rafraîchissement

Enjeux environnementaux
Le positionnement des éléments techniques des systèmes de chauffage et de rafraîchissement,
dimensions des accès aux locaux techniques, accessibilité aux éléments techniques,
dimensionnement des éléments techniques, dimensions des zones d'exécution du travail, présence
d'éclairage, présence et répartition des prises de courant, etc. est un premier enjeu permettant de
faciliter les opérations de maintenance et donc d’améliorer la performance environnementale
globale de l’ouvrage.

La simplicité de conception des équipements et systèmes de chauffage et de rafraîchissement pour


faciliter la maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants suite à un dysfonctionnement
ou une opération préventive ou systématique d’entretien / maintenance constitue un second enjeu,
pour pouvoir n’intervenir que sur ce qui mérite intervention, sur des équipements simples,
robustes, permettant de procéder facilement à des échanges standards en composants. Cette
simplicité permet donc d’économiser les ressources en équipements, et de ne pas avoir à repenser
les systèmes techniques fréquemment.

Enfin, un dernier enjeu concerne les moyens mis en place pour le suivi et le contrôle des
performances des équipements de chauffage et de rafraîchissement, afin de limiter notamment les
dérives de consommations, et donc de limiter l’épuisement des ressources. L’association de
l’exploitant le plus tôt possible dans la démarche de conception, ainsi qu’une première approche
concernant les futurs contrats d’entretien/maintenance peut également permettre de limiter cette
consommation future de ressources.

Préoccupations

7.1.1. Concevoir l'ouvrage de façon à faciliter les interventions d'entretien /


maintenance pendant son exploitation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’un accès aisé aux équipements de chauffage et
de rafraîchissement est possible, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions architecturales et techniques
soient prises pour permettre un accès aisé aux systèmes de chauffage et de rafraîchissement, sans
occasionner de gêne aux occupants lors des interventions d’entretien/maintenance.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Positionnement, accès, dimensions des locaux, pour permettre toutes les manutentions.
- Large dimensionnement des zones d’exécution du travail autour des équipements (locaux ou
zones de travail).
- Présence d’un éclairage et de prises de courant aux endroits prévus pour
l’entretien/maintenance et/ou dans les locaux techniques.
- Installation des organes techniques à l’extérieur des locaux occupés de façon prolongée.
- Accessibilité aisée aux éventuelles sous-stations par dessertes de services ou galeries
techniques par exemple.
- Accessibilité aisée aux différents éléments du système de chauffage ou de rafraîchissement, y
compris les gaines d’air (ne pas devoir passer par les boutiques pour intervenir sur les
systèmes, accès par les dessertes de services, des galeries techniques, etc.).
- Accessibilité aisée aux organes de coupure.

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ENVIRONNEMENTALES
- Etc.

Pour obtenir 3 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises pour
permettre que toutes les interventions, y compris le remplacement de tous les équipements, même
les plus encombrants, puissent être réalisées sans intervention d’éléments extérieurs au bâti, et
sans gêner les occupants.
Les éléments fixes ou mobiles permettant un accès aisé à tous les éléments du système de
chauffage et de rafraîchissement et leur remplacement doivent donc avoir été pris en compte lors
de la conception.
Par exemple, le dimensionnement des accès, portes, couloirs, escaliers, etc., doit permettre le
remplacement de gros éléments tels qu’une chaudière ou une centrale de traitement d’air.

7.1.2. Assurer une simplicité de conception des équipements et systèmes pour faciliter la
maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants durant les interventions de
maintenance

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements choisis facilitent leur
maintenance, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour
choisir des équipements faciles à entretenir et à maintenir, éprouvés, robustes, de conception
simple. Cette préoccupation est donc qualitative, et le Maître d’Ouvrage doit montrer qu’il a pris en
compte les critères suivants dans le choix des équipements de chauffage et de rafraîchissement :
- Simplicité de conception et sectorisation des réseaux de chaud et de froid pour pouvoir
n’intervenir que sur ce qui mérite intervention.
- Simplicité des produits et équipements : choix de produits et équipements éprouvés,
robustes, simples.
- Standardisation des systèmes (de production, distribution, régulation) et des éléments
(filtres, etc.).
- Permettre une modularité des équipements.
- Approvisionnements aisé ; échanges standards de composants possibles.
- Garantie d’approvisionnement des consommables.
- Systèmes conçus avec reprise manuelle en cas de défaillance des automatismes éventuels.
- Etc.

7.1.3. Mettre à disposition les moyens nécessaires pour le suivi et le contrôle des
performances des systèmes de chauffage / rafraichissement pendant l'exploitation de
l'ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des moyens sont mis en place pour le suivi et le
contrôle des performances des systèmes de chauffage et de rafraîchissement pendant la phase
d’exploitation de l’ouvrage.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des moyens de suivi soient mis en place par
zones, en fonction au minimum des trois types d’espaces définis (espaces communs dédiés à la
circulation des clients, espaces dédiés à la vente, espaces associés). Ce niveau demande
également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de maintenance équivalent au
niveau I et II des contrats classiques de maintenance.

Le niveau PERFORMANT demande que des moyens de suivis soient mis en place en complément
du niveau base, et permettent :
- Suivi du niveau de confort par zone.
- Détection de défauts (anomalies de fonctionnement, dérive des consommations).
- Contrôle et gestion de l’intermittence du chauffage/rafraichissement.
- Pilotage par zones (espaces ci-dessus) et optimisation des temps de fonctionnement en
fonction de l’occupation.
- Pilotage des productions (chaud et froid).
- Contrôle et gestion des appels de puissance électrique (si l’électricité est la source
principale du chaud ou du froid).
Ce niveau demande également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de maintenance.

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES
Pour obtenir 5 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions du niveau performant
doivent être mises en place, et des moyens de suivis « fins » doivent permettre :
- Comptages et suivis des consommations par zones et usages.
- Comptages et suivis des consommations avec archivage (télégestion) des valeurs et possibilité
d’établir des historiques, statistiques, analyses.
- Pilotage sectorisé des zones à occupation différenciées dans les espaces communs et gestion
de températures de consigne adaptées à chaque zone.
- Régulation individuelle des locaux en fonction de l’occupation (chauffage et climatisation) y
compris dans les boutiques (régulation de base).
- Moyens pour l’équilibrage des systèmes.
- Suivi de l’état de fonctionnement des installations (visualisation, synoptiques).

Pour obtenir 3 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « qualitatifs » doivent être mis en place, pour permettre, par exemple :
- Asservissements sur plusieurs paramètres (présence et autre paramètre, par locaux par
exemple).
- Pilotage des circuits de chauffage, de froid et CTA.
- Indicateurs de pertes de charge des filtres (prévention du colmatage si filtration d’air).
- Assurer le suivi et le contrôle de l’hygrométrie (si l’hygrométrie est contrôlée).
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « spécifiques » aux espaces dédiés à la vente doivent être mis en place, pour permettre,
par exemple :
- Comptages et suivis individuels d’énergie par usage.
- Coupure automatique de l’alimentation.
- Régulation individuelle à distance des locaux en fonction de l’occupation.
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, l’exploitant du bâtiment


(et/ou de ces systèmes) doit être associé le plus tôt possible lors de la conception. Le Maître
d’Ouvrage devra donc montrer qu’il a associé l’exploitant à la conception du bâtiment dès que
celui-ci a été connu.

*Les différents points peuvent se cumuler

Pour ce qui concerne l’incitation de l’exploitant à prendre des dispositions de maintenance amenant
à un certain niveau de maintenance, cela peut être réalisé directement par le Maître d’Ouvrage
auprès du(des) futur(s) exploitant(s), ou par le(s) « preneur(s) ». Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage
doit spécifier cette exigence dans leur(s) cahier(s) des charges.

Pour ce qui concerne l’association de l’exploitant à la conception du projet, il s’agit ici de


l’exploitant du bâtiment ou de(s) l’exploitant(s) des systèmes de chauffage et de rafraîchissement
s’il(s) est(sont) différent(s).

Rappels :

A noter que les niveaux de maintenance sont définis dans le fascicule de documentation FDX 60-
000 de l’AFNOR [[[G
G]]]. Plus le niveau de maintenance est élevé, plus le niveau de technicité et de
G
complexité de l’intervention est grand. Le document du SYPEMI [[[H H]]]permet une adaptation aux
H
patrimoines immobiliers de ce fascicule AFNOR.

Les dispositions prises ou les contrats de maintenance, quel que soit le niveau de maintenance
correspondant, demandés à l’exploitant et/ou aux preneurs, devront inclure :
- Les performances attendues qui découlent de l’analyse des besoins prévisionnels de
maintenance,
- L’analyse du retour d’expérience,
- La part laissée à la maintenance corrective par rapport à la maintenance préventive,
- La détermination des articles nécessaires à la maintenance (pièces et outillage),
- Le détail des interventions de maintenance prévues,
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MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
- Les responsabilités et les compétences des intervenants,
- Les délais d’intervention prévus par du personnel qualifié pour l’intervention en question.

7.2. Maintien des performances des systèmes de ventilation

Enjeux environnementaux
Le positionnement des éléments techniques des systèmes de ventilation, dimensions des accès aux
locaux techniques, accessibilité aux éléments techniques, dimensionnement des éléments
techniques, dimensions des zones d'exécution du travail, présence d'éclairage, présence et
répartition des prises de courant, etc. est un premier enjeu permettant de faciliter les opérations
de maintenance et donc d’améliorer la performance environnementale globale de l’ouvrage.

La simplicité de conception des équipements et systèmes de ventilation pour faciliter la


maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants suite à un dysfonctionnement ou une
opération préventive ou systématique d’entretien / maintenance constitue un second enjeu, pour
pouvoir n’intervenir que sur ce qui mérite intervention, sur des équipements simples, robustes,
permettant de procéder facilement à des échanges standards en composants. Cette simplicité
permet donc d’économiser les ressources en équipements, et de ne pas avoir à repenser les
systèmes techniques fréquemment.

Enfin, un dernier enjeu concerne les moyens mis en place pour le suivi et le contrôle des
performances des équipements de ventilation, afin de limiter notamment les dérives de
consommations, et donc de limiter l’épuisement des ressources. L’association de l’exploitant le plus
tôt possible dans la démarche de conception, ainsi qu’une première approche concernant les futurs
contrats d’entretien/maintenance peut également permettre de limiter cette consommation future
de ressources.

Préoccupations
7.2.1. Concevoir l'ouvrage de façon à faciliter les interventions d'entretien /
maintenance pendant son exploitation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’un accès aisé aux équipements de ventilation est
possible, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions architecturales et techniques
soient prises pour permettre un accès aisé aux systèmes de ventilation, sans occasionner de gêne
aux occupants lors des interventions d’entretien/maintenance.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Positionnement, accès, dimensions des locaux, pour permettre toutes les manutentions.
- Large dimensionnement des zones d’exécution du travail autour des équipements (locaux ou
zones de travail).
- Présence d’un éclairage et de prises de courant aux endroits prévus pour
l’entretien/maintenance et/ou dans les locaux techniques.
- Installation des organes techniques à l’extérieur des locaux occupés de façon prolongée.
- Accessibilité aisée aux éventuelles sous-stations par dessertes de services ou galeries
techniques par exemple.
- Accessibilité aisée aux différents éléments du système de ventilation, y compris les conduits de
distribution, filtres, prises d’air neuf, sorties d’air polluée, etc., (Par exemple, ne pas devoir
passer par les boutiques pour intervenir sur les systèmes, accès par les dessertes de services,
des galeries techniques, etc.).
- Accessibilité aisée aux organes de coupure.
- Etc.

Pour obtenir 3 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises pour
permettre que toutes les interventions, y compris le remplacement de tous les équipements, même

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES
les plus encombrants, puissent être réalisées sans intervention d’éléments extérieurs au bâti, et
sans gêner les occupants.
Les éléments fixes ou mobiles permettant un accès aisé à tous les éléments du système de
ventilation et leur remplacement doivent donc avoir été pris en compte lors de la conception.
Par exemple, le dimensionnement des accès, portes, couloirs, escaliers, etc., doit permettre le
remplacement de gros éléments tels qu’une centrale de traitement d’air.

7.2.2. Assurer une simplicité de conception des équipements et systèmes pour faciliter la
maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants durant les interventions de
maintenance

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements choisis facilitent leur
maintenance, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour
choisir des équipements faciles à entretenir et à maintenir, éprouvés, robustes, de conception
simple. Cette préoccupation est donc qualitative, et le Maître d’Ouvrage doit montrer qu’il a pris en
compte les critères suivants dans le choix des équipements de ventilation :
- Simplicité de conception et sectorisation des réseaux de ventilation pour pouvoir
n’intervenir que sur ce qui mérite intervention.
- Simplicité des produits et équipements : choix de produits et équipements éprouvés,
robustes, simples.
- Standardisation des systèmes et des éléments (filtres, etc.).
- Permettre une modularité des équipements.
- Approvisionnements aisé ; échanges standards de composants possibles.
- Garantie d’approvisionnement des consommables.
- Systèmes conçus avec reprise manuelle en cas de défaillance des automatismes éventuels.
- Etc.

7.2.3. Mettre à disposition les moyens nécessaires pour le suivi et le contrôle des
performances des systèmes de ventilation pendant l'exploitation de l'ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des moyens sont mis en place pour le suivi et le
contrôle des performances des systèmes de ventilation pendant la phase d’exploitation de
l’ouvrage.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des moyens de comptages et suivis des
consommations des ventilateurs soient mis en place par zones, en fonction au minimum des trois
types d’espaces définis (espaces communs dédiés à la circulation des clients, espaces dédiés à la
vente, espaces associés). Ce niveau demande également que des dispositions soient prises
amenant à un niveau de maintenance équivalent au niveau I et II des contrats classiques de
maintenance.

Le niveau PERFORMANT demande que des moyens de suivis soient mis en place en complément
du niveau base, et permettent :
- Détection de défauts (anomalies de fonctionnement, dérive des consommations).
- Contrôle et gestion de l’intermittence de la ventilation.
- Pilotage par zones (espaces ci-dessus) et optimisation des temps de fonctionnement des
ventilateurs en fonction de l’occupation.
- Optimisation des temps de fonctionnement des extracteurs.
Ce niveau demande également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de maintenance.

Pour obtenir 5 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions du niveau performant
doivent être mises en place, et des moyens de suivis « fins » doivent permettre :
- Comptages et suivis des temps de fonctionnement des ventilateurs par zones et usages.
- Comptages et suivis avec archivage (télégestion) des valeurs et possibilité d’établir des
historiques, statistiques, analyses.
- Pilotage sectorisé par locaux des circuits et ventilateurs en fonction de l’occupation.
- Système de détection de défauts (anomalies de fonctionnement, dérive des consommations) ;
- Moyens pour l’équilibrage des systèmes.
- Suivi de l’état de fonctionnement des installations (visualisation, synoptiques).
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MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la
conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « qualitatifs » doivent être mis en place, pour permettre, par exemple :
- Indicateurs de pertes de charge des filtres (prévention du colmatage si filtration d’air).
- Systèmes de mesure des vitesses d’air, des régimes de ventilation, de la qualité de l’air
(sondes CO2, etc.).
- Installation d’un gestionnaire de débit (qui permet d’adapter le volume à extraire aux besoins
réels, en fonction de l’humidité et de la température) permettent la régulation de la ventilation.
- Asservissements sur plusieurs paramètres (présence et hygrométrie dans les locaux par
exemple).
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « spécifiques » aux espaces dédiés à la vente doivent être mis en place, pour permettre,
par exemple :
- Comptages et suivis individuels.
- Régulation individuelle à distance des locaux en fonction de l’occupation.
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, l’exploitant du bâtiment


(et/ou de ces systèmes) doit être associé le plus tôt possible lors de la conception. Le Maître
d’Ouvrage devra donc montrer qu’il a associé l’exploitant à la conception du bâtiment dès que
celui-ci a été connu.

*Les différents points peuvent se cumuler

Pour ce qui concerne l’incitation de l’exploitant à prendre des dispositions de maintenance amenant
à un certain niveau de maintenance, cela peut être réalisé directement par le Maître d’Ouvrage
auprès du(des) futur(s) exploitant(s), ou par le(s) « preneur(s) ». Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage
doit spécifier cette exigence dans leur(s) cahier(s) des charges.

Pour ce qui concerne l’association de l’exploitant à la conception du projet, il s’agit ici de


l’exploitant du bâtiment ou de(s) l’exploitant(s) des systèmes de ventilation s’il(s) est(sont)
différent(s).

Rappels :

A noter que les niveaux de maintenance sont définis dans le fascicule de documentation FDX 60-
000 de l’AFNOR [[[G
G]]]. Plus le niveau de maintenance est élevé, plus le niveau de technicité et de
G
complexité de l’intervention est grand. Le document du SYPEMI [[[H H]]]permet une adaptation aux
H
patrimoines immobiliers de ce fascicule AFNOR.

Les dispositions prises ou les contrats de maintenance, quel que soit le niveau de maintenance
correspondant, demandés à l’exploitant et/ou aux preneurs, devront inclure :
- Les performances attendues qui découlent de l’analyse des besoins prévisionnels de
maintenance,
- L’analyse du retour d’expérience,
- La part laissée à la maintenance corrective par rapport à la maintenance préventive,
- La détermination des articles nécessaires à la maintenance (pièces et outillage),
- Le détail des interventions de maintenance prévues,
- Les responsabilités et les compétences des intervenants,
- Les délais d’intervention prévus par du personnel qualifié pour l’intervention en question.

7.3. Maintien des performances des systèmes d’éclairage

Enjeux environnementaux

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES
Le positionnement des éléments techniques des systèmes d’éclairage, dimensions des accès aux
locaux techniques, accessibilité aux éléments techniques, dimensionnement des éléments
techniques, dimensions des zones d'exécution du travail, présence d'éclairage, présence et
répartition des prises de courant, etc. est un premier enjeu permettant de faciliter les opérations
de maintenance et donc d’améliorer la performance environnementale globale de l’ouvrage.

La simplicité de conception des équipements et systèmes d’éclairage pour faciliter la maintenance


et limiter la gêne occasionnée aux occupants suite à un dysfonctionnement ou une opération
préventive ou systématique d’entretien / maintenance constitue un second enjeu, pour pouvoir
n’intervenir que sur ce qui mérite intervention, sur des équipements simples, robustes, permettant
de procéder facilement à des échanges standards en composants. Cette simplicité permet donc
d’économiser les ressources en équipements, et de ne pas avoir à repenser les systèmes
techniques fréquemment.

Enfin, un dernier enjeu concerne les moyens mis en place pour le suivi et le contrôle des
performances des équipements d’éclairage, afin de limiter notamment les dérives de
consommations, et donc de limiter l’épuisement des ressources. L’association de l’exploitant le plus
tôt possible dans la démarche de conception, ainsi qu’une première approche concernant les futurs
contrats d’entretien/maintenance peut également permettre de limiter cette consommation future
de ressources.

Enfin, relativement à l’éclairage, il convient de distinguer clairement les boutiques des autres
locaux des bâtiments commerciaux. Dans les premières, la problématique n’est pas de maximiser
l’éclairage naturel mais d’avoir recours à un éclairage artificiel d’ambiance. En revanche, dans les
seconds, l’éclairage artificiel intervient en complément de l’éclairage naturel. Il s’agit donc de
mettre en œuvre des systèmes de gestion de l’éclairage différents.

Il apparaît pertinent de distinguer clairement et de traiter de manière différenciée :

 Les espaces dédiés à la vente. Dans ces locaux, souvent fréquentés, on trouve des
éclairages d’ambiance, de présentation, de mise en valeur, propices aux achats. Le
type de gestion des performances devra donc être adapté à la problématique du lieu. Il
faut également donner la possibilité au preneur de pouvoir réguler l’éclairage comme il
le souhaite.

 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients. Dans ces locaux (mail,
circulations, sanitaires collectifs, etc.), l’occupation occasionnelle des clients encourage
la mise en œuvre de systèmes de gestion de l’éclairage adaptés et d’ambiance.

 Les espaces associés. Ces locaux n’étant pas fréquentés par les clients, leur
traitement se rapproche fortement des locaux de type « Bureaux ». Il est alors
pertinent d’envisager l’éclairage artificiel en complément de l’éclairage naturel et donc
de mettre en œuvre des systèmes de gestion adaptés.

Préoccupations
7.3.1. Concevoir l'ouvrage de façon à faciliter les interventions d'entretien /
maintenance pendant son exploitation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’un accès aisé aux équipements d’éclairage est
possible, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions architecturales et techniques
soient prises pour permettre un accès aisé aux systèmes d’éclairage, sans occasionner de gêne aux
occupants lors des interventions d’entretien/maintenance.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Accessibilité aisée (en toute sécurité) aux différents éléments du système d’éclairage, y
compris les luminaires placés en hauteur.
- Raccordements sur des rails d’alimentation.
- Protections électriques accessibles par les dessertes de services, des galeries techniques, etc.
- Accessibilité aisée aux organes de coupure.

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ENVIRONNEMENTALES
- Etc.

Pour obtenir 2 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises pour
permettre que toutes les interventions, y compris le remplacement de tous les équipements, même
les plus encombrants, puissent être réalisées sans intervention d’éléments extérieurs au bâti, et
sans gêner les occupants.
Les éléments fixes ou mobiles permettant un accès aisé à tous les éléments du système d’éclairage
et leur remplacement doivent donc avoir été pris en compte lors de la conception.
Par exemple, des systèmes de câbles permettant de rendre accessibles certains luminaires hauts
placés peuvent avoir été mis en place, si une nacelle s’avère nécessaire les accès pour son amenée
doivent être prévus, etc.

7.3.2. Assurer une simplicité de conception des équipements et systèmes pour faciliter la
maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants durant les interventions de
maintenance

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements choisis facilitent leur
maintenance, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour
choisir des équipements faciles à entretenir et à maintenir, éprouvés, robustes, de conception
simple. Cette préoccupation est donc qualitative, et le Maître d’Ouvrage doit montrer qu’il a pris en
compte les critères suivants dans le choix des équipements d’éclairage :
- Simplicité de conception des installations d’éclairage.
- Simplicité des produits et équipements : choix de produits et équipements éprouvés,
robustes, simples.
- Standardisation des systèmes et des éléments (systèmes de gestion de l’éclairage,
limitation de la variété des lampes et luminaires présents dans le bâtiment, etc.).
- Choix de luminaires peu sensibles à l’empoussièrement.
- Approvisionnements aisé ; échanges standards de composants possibles.
- Garantie d’approvisionnement des consommables.
- Etc.

7.3.3. Mettre à disposition les moyens nécessaires pour le suivi et le contrôle des
performances des systèmes d’éclairage pendant l'exploitation de l'ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des moyens sont mis en place pour le suivi et le
contrôle des performances des systèmes d’éclairage pendant la phase d’exploitation de l’ouvrage.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des moyens de comptages et suivis des
consommations des systèmes d’éclairage soient mis en place par zones, en fonction au minimum
des trois types d’espaces définis (espaces communs dédiés à la circulation des clients, espaces
dédiés à la vente, espaces associés). Ce niveau demande également que des dispositions soient
prises amenant à un niveau de maintenance équivalent au niveau I et II des contrats classiques de
maintenance.

Le niveau PERFORMANT demande que des moyens de suivis soient mis en place en complément
du niveau base, et permettent :
- Détection de défauts (anomalies de fonctionnement, dérive des consommations).
- Asservissements par zones (présence, horloge, luminosité, etc.).
Ce niveau demande également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de maintenance.

Pour obtenir 5 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions du niveau performant
doivent être mises en place, et des moyens de suivis « fins » doivent permettre :
- Comptages et suivis des consommations par zones et usages.
- Comptages et suivis avec archivage des valeurs et possibilité d’établir des historiques,
statistiques, analyses.
- Suivi de l’état de fonctionnement des installations.
- Pilotage et asservissement des éclairages par zones, usages et locaux.
- Gestion de la temporisation de l’éclairage extérieur (luminosité, etc.).
- Asservissements par locaux (présence, luminosité, etc.).
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ENVIRONNEMENTALES
Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la
conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « qualitatifs » doivent être mis en place, pour permettre, par exemple :
- Gestion de la gradation de la lumière en fonction de l’ambiance voulue (dans les espaces
communs dédiés à la circulation des clients par exemple).
- Mesure éventuelle des éclairements.
- Gestion des protections solaires en fonction des éclairages intérieurs.
- Asservissements sur plusieurs paramètres (luminosité et présence, etc.).
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « spécifiques » aux espaces dédiés à la vente doivent être mis en place, pour permettre,
par exemple :
- Comptages individuels et par usages (stationnements compris).
- Régulation individuelle des éclairements des locaux en fonction de l’occupation.
- Système de coupure automatique de l’alimentation.
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, l’exploitant du bâtiment


(et/ou de ces systèmes) doit être associé le plus tôt possible lors de la conception. Le Maître
d’Ouvrage devra donc montrer qu’il a associé l’exploitant à la conception du bâtiment dès que
celui-ci a été connu.

*Les différents points peuvent se cumuler

Pour ce qui concerne l’incitation de l’exploitant à prendre des dispositions de maintenance amenant
à un certain niveau de maintenance, cela peut être réalisé directement par le Maître d’Ouvrage
auprès du(des) futur(s) exploitant(s), ou par le(s) « preneur(s) ». Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage
doit spécifier cette exigence dans leur(s) cahier(s) des charges.

Pour ce qui concerne l’association de l’exploitant à la conception du projet, il s’agit ici de


l’exploitant du bâtiment ou de(s) l’exploitant(s) des systèmes d’éclairage s’il(s) est(sont)
différent(s).

Rappels :

A noter que les niveaux de maintenance sont définis dans le fascicule de documentation FDX 60-
000 de l’AFNOR [[[G
G]]]. Plus le niveau de maintenance est élevé, plus le niveau de technicité et de
G
complexité de l’intervention est grand. Le document du SYPEMI [[[H H]]]permet une adaptation aux
H
patrimoines immobiliers de ce fascicule AFNOR.

Les dispositions prises ou les contrats de maintenance, quel que soit le niveau de maintenance
correspondant, demandés à l’exploitant et/ou aux preneurs, devront inclure :
- Les performances attendues qui découlent de l’analyse des besoins prévisionnels de
maintenance,
- L’analyse du retour d’expérience,
- La part laissée à la maintenance corrective par rapport à la maintenance préventive,
- La détermination des articles nécessaires à la maintenance (pièces et outillage),
- Le détail des interventions de maintenance prévues,
- Les responsabilités et les compétences des intervenants,
- Les délais d’intervention prévus par du personnel qualifié pour l’intervention en question.

7.4. Maintien des performances des systèmes de gestion de l’eau

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Enjeux environnementaux
Le positionnement des éléments techniques des systèmes de gestion de l’eau, dimensions des
accès aux locaux techniques, accessibilité aux éléments techniques, dimensionnement des
éléments techniques, dimensions des zones d'exécution du travail, présence d'éclairage, présence
et répartition des prises de courant, etc. est un premier enjeu permettant de faciliter les opérations
de maintenance et donc d’améliorer la performance environnementale globale de l’ouvrage.

La simplicité de conception des équipements et systèmes de gestion de l’eau pour faciliter la


maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants suite à un dysfonctionnement ou une
opération préventive ou systématique d’entretien / maintenance constitue un second enjeu, pour
pouvoir n’intervenir que sur ce qui mérite intervention, sur des équipements simples, robustes,
permettant de procéder facilement à des échanges standards en composants. Cette simplicité
permet donc d’économiser les ressources en équipements, et de ne pas avoir à repenser les
systèmes techniques fréquemment.

Enfin, un dernier enjeu concerne les moyens mis en place pour le suivi et le contrôle des
performances des équipements de gestion de l’eau, afin de limiter notamment les dérives de
consommations, et donc de limiter l’épuisement des ressources. L’association de l’exploitant le plus
tôt possible dans la démarche de conception, ainsi qu’une première approche concernant les futurs
contrats d’entretien/maintenance peut également permettre de limiter cette consommation future
de ressources.

Préoccupations
7.4.1. Concevoir l'ouvrage de façon à faciliter les interventions d'entretien /
maintenance pendant son exploitation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’un accès aisé aux équipements de gestion de
l’eau est possible, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions architecturales et techniques
soient prises pour permettre un accès aisé aux systèmes de gestion de l’eau, sans occasionner de
gêne aux occupants lors des interventions d’entretien/maintenance.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- Positionnement, accès, dimensions des locaux, pour permettre toutes les manutentions, y
compris des traitements. Dimensionnement des zones de travail autour des équipements.
- Accessibilité aisée aux éléments d’isolement du système de gestion de l’eau, y compris aux
systèmes de traitements d’eau éventuel. Accessibilité aisée aux organes de coupure.
- Installation des organes techniques à l’extérieur des locaux occupés de façon prolongée.
- Eviter l’encastrement des canalisations.
- Regroupement des cheminements de réseaux.
- Etc.

Pour obtenir 3 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises pour
permettre que toutes les interventions, y compris le remplacement de tous les équipements, même
les plus encombrants, puissent être réalisées sans intervention d’éléments extérieurs au bâti, et
sans gêner les occupants.
Les éléments fixes ou mobiles nécessaires pour permettre un accès aisé à tous les éléments du
système de gestion de l’eau et leur remplacement doivent donc avoir été pris en compte lors de la
conception.
Par exemple, un escalier permet l’accès aux locaux hébergeant les systèmes de gestion de l’eau
(ballons, traitements, etc.), et cet escalier, par ses dimensions, permet un remplacement aisé de
tous les équipements présents.

7.4.2. Assurer une simplicité de conception des équipements et systèmes pour faciliter la
maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants durant les interventions de
maintenance

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements choisis facilitent leur
maintenance, sans occasionner de gêne aux occupants.

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES
Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour
choisir des équipements faciles à entretenir et à maintenir, éprouvés, robustes, de conception
simple. Cette préoccupation est donc qualitative, et le Maître d’Ouvrage doit montrer qu’il a pris en
compte les critères suivants dans le choix des équipements de gestion de l’eau :
- Simplicité et conception sectorisée des réseaux pour pouvoir n’intervenir que sur ce qui
mérite intervention (cet aspect est approfondi en cible 14).
- Simplicité des produits et équipements : choix de produits et équipements éprouvés,
robustes, simples.
- Standardisation des systèmes (de production, distribution, régulation) et des éléments
(filtres, etc.).
- Approvisionnements aisé ; échanges standards de composants possibles.
- Garantie d’approvisionnement des consommables.
- Systèmes conçus avec reprise manuelle en cas de défaillance des automatismes éventuels.
- Etc.

7.4.3. Mettre à disposition les moyens nécessaires pour le suivi et le contrôle des
performances des systèmes de gestion de l’eau pendant l'exploitation de l'ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des moyens sont mis en place pour le suivi et le
contrôle des performances des systèmes de gestion de l’eau pendant la phase d’exploitation de
l’ouvrage.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des moyens de suivi soient mis en place par
zones, en fonction au minimum des trois types d’espaces définis (espaces communs dédiés à la
circulation des clients, espaces dédiés à la vente, espaces associés). Ce niveau demande
également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de maintenance équivalent au
niveau I et II des contrats classiques de maintenance.

Le niveau PERFORMANT demande que des moyens de suivis soient mis en place en complément
du niveau base, et permettent :
- Détection des fuites (anomalies de fonctionnement, dérive des consommations, etc.).
Ce niveau demande également que des dispositions soient prises amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de maintenance.

Pour obtenir 3 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, les dispositions du niveau performant
doivent être mises en place, et des moyens de suivis « fins » doivent permettre :
- Comptage et suivi des consommations par zones et usages.
- Archivage des valeurs et possibilité d’établir des historiques, statistiques, analyses de
consommations, graphiques (télégestion, etc.).
- Suivi de l’état de fonctionnement des installations (synoptiques, visualisation, etc.).

Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « qualitatifs » doivent être mis en place, pour permettre, par exemple :
- Suivi des traitements antitartre, anticorrosion.
- Suivi des traitements anti-développement de microorganismes et maîtrise des dosages.
- Dispositifs et suivi des analyses d’eau, notamment en cas de récupération d’eaux pluviales.
- Contrôle de la température du réseau d’ECS aux points critiques.
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, en fonction de la


conception du projet, des logiques de programmation/régulation/contrôle prises, des moyens de
suivi « spécifiques » aux espaces dédiés à la vente doivent être mis en place, pour permettre,
par exemple :
- Comptages et suivis individuels par usages.
- Coupure automatique de l’alimentation.
- Etc.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, l’exploitant du bâtiment


(et/ou de ces systèmes) doit être associé le plus tôt possible lors de la conception. Le Maître
d’Ouvrage devra donc montrer qu’il a associé l’exploitant à la conception du bâtiment dès que
celui-ci a été connu.
© Certivéa – Février 2008 Cible 7
Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 130/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
*Les différents points peuvent se cumuler

Pour ce qui concerne l’incitation de l’exploitant à prendre des dispositions de maintenance amenant
à un certain niveau de maintenance, cela peut être réalisé directement par le Maître d’Ouvrage
auprès du(des) futur(s) exploitant(s), ou par le(s) « preneur(s) ». Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage
doit spécifier cette exigence dans leur(s) cahier(s) des charges.

Pour ce qui concerne l’association de l’exploitant à la conception du projet, il s’agit ici de


l’exploitant du bâtiment ou de(s) l’exploitant(s) des systèmes de gestion de l’eau s’il(s) est(sont)
différent(s).

Rappels :

A noter que les niveaux de maintenance sont définis dans le fascicule de documentation FDX 60-
000 de l’AFNOR [[[G
G]]]. Plus le niveau de maintenance est élevé, plus le niveau de technicité et de
G
complexité de l’intervention est grand. Le document du SYPEMI [[[H H]]]permet une adaptation aux
H
patrimoines immobiliers de ce fascicule AFNOR.

Les dispositions prises ou les contrats de maintenance, quel que soit le niveau de maintenance
correspondant, demandés à l’exploitant et/ou aux preneurs, devront inclure :
- Les performances attendues qui découlent de l’analyse des besoins prévisionnels de
maintenance,
- L’analyse du retour d’expérience,
- La part laissée à la maintenance corrective par rapport à la maintenance préventive,
- La détermination des articles nécessaires à la maintenance (pièces et outillage),
- Le détail des interventions de maintenance prévues,
- Les responsabilités et les compétences des intervenants,
- Les délais d’intervention prévus par du personnel qualifié pour l’intervention en question.

7.5. Maintien des performances des systèmes électromécaniques

Enjeux environnementaux
Pour un bâtiment commercial, les équipements électromécaniques (portes automatiques,
escalators, travelators, ascenseurs, rideaux métalliques, etc.) sont nombreux et souvent
consommateurs d’énergie électrique. Ils peuvent de plus occasionner une gêne aux clients en cas
de pannes. Il convient donc de s’assurer que la conception du bâti, mais aussi leur nature et la
façon dont ils sont gérés permettent un entretien/maintenance aisé.

Préoccupations
7.5.1. Concevoir l'ouvrage de façon à faciliter les interventions d'entretien /
maintenance pendant son exploitation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’un accès aisé aux équipements
électromécaniques est possible, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions architecturales soient
prises pour permettre un accès aisé aux équipements électromécaniques, sans occasionner de
gêne aux occupants lors des interventions d’entretien/maintenance. Ces dispositions doivent
permettre notamment d’assurer le fonctionnement du bâtiment en mode dégradé pendant les
interventions.
Les dispositions peuvent par exemple être :
- positionnement et dimensions des équipements,

© Certivéa – Février 2008 Cible 7


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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES
- nombre d’équipements,
- accès spécifiques aux équipements,
- etc.

7.5.2. Assurer une simplicité de conception des équipements pour faciliter la


maintenance et limiter la gêne occasionnée aux occupants durant les interventions de
maintenance

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les équipements choisis facilitent leur
maintenance, sans occasionner de gêne aux occupants.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour
choisir des équipements faciles à entretenir et à maintenir, éprouvés, robustes, de conception
simple. Cette préoccupation est donc qualitative, et le Maître d’Ouvrage doit montrer qu’il a pris en
compte ce critère dans le choix des équipements électromécaniques.

7.5.3. Mettre à disposition les moyens nécessaires pour le suivi et le contrôle des
performances des équipements électromécaniques pendant l'exploitation de l'ouvrage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des moyens sont mis en place pour le suivi et le
contrôle des performances des équipements pendant l’exploitation de l’ouvrage.

Pour obtenir les différents points du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des
dispositions doivent être prises :

- 1 POINT :
o Mettre en place un comptage et un suivi des consommations des équipements
électromagnétiques. A ce niveau, le comptage peut être global pour l’ensemble des
équipements.
o ET inciter l’exploitant à prendre des dispositions amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I et II des contrats classiques de maintenance.
- 2 POINTS :
o Mettre en place des moyens permettant le(s) comptage(s) et suivi(s) des
consommations des équipements électromagnétiques. A partir de ce niveau, le(s)
comptage(s) et suivi(s) doivent être par usages (ou types d’équipements).
o ET inciter l’exploitant à prendre des dispositions amenant à un niveau de
maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de
maintenance.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT :


o Mise en place de moyens permettant le(s) comptage(s) et suivi(s) des
consommations des équipements électromagnétiques par usages et zones ; avec
archivage des valeurs et possibilité d’établir des historiques, statistiques, analyses
de consommations ; et suivi de l’état de fonctionnement des équipements.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, l’exploitant du bâtiment


(et/ou de ces systèmes) doit être associé le plus tôt possible lors de la conception. Le Maître
d’Ouvrage devra donc montrer qu’il a associé l’exploitant à la conception du bâtiment dès que
celui-ci a été connu.

*Les différents points peuvent se cumuler

Pour ce qui concerne l’incitation de l’exploitant à prendre des dispositions de maintenance amenant
à un certain niveau de maintenance, cela peut être réalisé directement par le Maître d’Ouvrage
auprès du(des) futur(s) exploitant(s), ou par le(s) « preneur(s) ». Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage
doit spécifier cette exigence dans leur(s) cahier(s) des charges.

Pour ce qui concerne l’association de l’exploitant à la conception du projet, il s’agit ici de


l’exploitant du bâtiment ou de(s) l’exploitant(s) des systèmes électromécaniques s’il(s) est(sont)
différent(s).

© Certivéa – Février 2008 Cible 7


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MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
Rappels :

A noter que les niveaux de maintenance sont définis dans le fascicule de documentation FDX 60-
000 de l’AFNOR [[[G
G]]]. Plus le niveau de maintenance est élevé, plus le niveau de technicité et de
G
complexité de l’intervention est grand. Le document du SYPEMI [[[H H]]]permet une adaptation aux
H
patrimoines immobiliers de ce fascicule AFNOR.

Les dispositions prises ou les contrats de maintenance, quel que soit le niveau de maintenance
correspondant, demandés à l’exploitant et/ou aux preneurs, devront inclure :
- Les performances attendues qui découlent de l’analyse des besoins prévisionnels de
maintenance,
- L’analyse du retour d’expérience,
- La part laissée à la maintenance corrective par rapport à la maintenance préventive,
- La détermination des articles nécessaires à la maintenance (pièces et outillage),
- Le détail des interventions de maintenance prévues,
- Les responsabilités et les compétences des intervenants,
- Les délais d’intervention prévus par du personnel qualifié pour l’intervention en question.

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7 MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES
ENVIRONNEMENTALES

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


La cible 7 est une cible transversale, car du respect de ses préoccupations dépend la pérennité des
performances d’autres cibles :
Cible 1 "Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat"
Les dispositions architecturales prises à l'échelle du bâtiment et de la parcelle influencent
l'accessibilité aux ouvrages pour le nettoyage et l'entretien (façades, zones de gestion des
déchets, etc.) ;
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Choix de produits dont l'entretien est facile, et choix de produits à faibles impacts
environnementaux et sanitaires pendant le vie en œuvre, phase du cycle de vie qui inclut
l'entretien/maintenance ;
Cible 4 "Gestion de l’énergie"
Les dispositions prises en matière de gestion de l'énergie conditionnent le niveau de
complexité des équipements à mettre en œuvre pour assurer le suivi de cette gestion et la
pérennité des performances ;
Cible 5 "Gestion de l’eau"
Besoin d'équipements pour suivre et gérer les consommations d'eau, ainsi que pour limiter le
gaspillage et les fuites ; l'activité de nettoyage et d'entretien est également un poste
consommateur d'eau ;
Cible 8 "Confort hygrothermique
Systèmes permettant de suivre les paramètres de confort ; minimiser l'inconfort
hygrothermique pour les usagers pendant les opérations d'entretien / maintenance
Cible 9 "Confort acoustique"
Prévenir et corriger les dysfonctionnements bruyants, minimiser l'inconfort acoustique pour les
usagers et les riverains pendant les opérations d'entretien / maintenance ;
Cible 10 "Confort visuel"
Les baies vitrées comme les systèmes d’éclairage artificiel nécessitent un accès facile et une
simplicité d’entretien et de maintenance ;
Cible 11 "Confort olfactif"
Contribution de l’entretien / maintenance à un confort olfactif satisfaisant ; inconfort olfactif
éventuel dû aux activités d’entretien / maintenance
Cible 13 "Qualité sanitaire de l’air"
Suivi du fonctionnement de la ventilation ; qualité de l’air préservée pendant les opérations
d’entretien / maintenance
Cible 14 "Qualité sanitaire de l’eau"
Le niveau de complexité du réseau d'eau conditionne la facilité de son entretien et de sa
maintenance, ainsi que les équipements de suivi à mettre en place.

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


§1.1 Profil de la Qualité Environnementale du Bâtiment
Implication des acteurs de la phase exploitation (à défaut quelqu’un ayant leurs compétences)
dans les phases de programmation et de conception.
Prise en compte du degré de compétence des intervenants techniques en phase d'exploitation.
Calcul prévisionnel des coûts d’entretien / maintenance en phase de conception.
§2.5 Communication
Sensibilisation des gestionnaires, prestataires et usagers.
§2.6 Maîtrise documentaire (et l'Annexe A associée)
DIUO (Annexe A.5), plan prévisionnel d’entretien et de maintenance (Annexe A.6), carnet de
vie (Annexe A.7) et documents de sensibilisation des usagers (Annexe A.8)

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MAINTENANCE, PERENNITE DES PERFORMANCES 7
ENVIRONNEMENTALES
REFERENCES COMPLEMENTAIRES ________________
[[[A
A]]] Chatagnon N., Développement d’une méthode d’évaluation de la qualité environnementale des
A
bâtiments au stade de la conception, Thèse de Doctorat, Université de Savoie, CSTB, 1999.
Méthode ESCALE, voir module « maintenance ».
[[[B
B]]] Guide ED289 de l'INRS "Maintenance et prévention des risques professionnels dans les projets
B
de bâtiment" (1999) ;
[[[C
C]]] Guide Uniclima " Climatisation et santé" (1999) ;
C
[[[D
D]]] ENV 12097 "Ventilation des bâtiments - Réseau de conduits - Prescriptions relatives aux
D
composants destinés à faciliter l'entretien des réseaux de conduits" ;
[[[E
E]]] CERTU « Prendre en compte l’exploitation-maintenance dans la conduite d’opération
E
d’investissement de bâtiment ». Ministère de l’Équipement, des Transports et du Logement.
Centre d’Études, sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les Constructions Publiques.
[[[F
F]]] CETIAT « Qualité de l’air dans les installations aérauliques – guide pratique » (2004) (voir
F
www.cetiat.fr)
[[[G
G]]] AFNOR - Fascicule AFNOR FDX 60-000
G
[[[H
H]]] SYPEMI – Guide d’application du fasicule de documentation AFNOR FDX 60-000 aux
H
patrimoines immobiliers.

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ENVIRONNEMENTALES

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8
CONFORT
HYGROTHERMIQUE

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Commerce - Partie V : Guide pratique
8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

INTRODUCTION ______________________________
Le confort hygrothermique est relatif à la nécessité de dissiper la puissance métabolique du corps humain
par des échanges de chaleur sensible et latente (évaporation d’eau) avec l’ambiance dans laquelle il se
trouve.

Aux réactions purement physiologiques de l’individu (thermorégulation) se superposent des réactions


d’ordre psychosociologique, liées à des sensations hygrothermiques (chaud, neutre, froid), variables dans
l’espace et dans le temps, auxquelles on peut associer une satisfaction ou une insatisfaction plus ou moins
marquée, différant selon les individus.

De plus, il convient de prendre en compte différents facteurs :


• les conditions de confort hygrothermique dépendent de certaines caractéristiques liées à l’individu
(sexe, âge, activité, habillement) ;
• la satisfaction dépend de l’homogénéité thermique de l’ambiance dans laquelle on se trouve ;
• les sensations thermiques sont marquées par les phénomènes transitoires auxquels on est soumis
(entrée dans un bâtiment, passage d’une ambiance intérieure à une autre, évolution / fluctuation des
paramètres hygrothermiques dans le temps).

Le recours à un système de refroidissement (i.e. de régulation des températures intérieures par une
machine thermodynamique) est fortement consommateur d’énergie. C'est pourquoi, il est important en
premier lieu de trouver des solutions passives, notamment vis-à-vis du confort d'été, permettant de
minimiser le recours à un tel système, tout en répondant aux exigences de confort des occupants.

La cible est ensuite structurée de façon à distinguer les réponses apportées en termes de confort d'hiver
(en conditions de chauffage) et de confort d'été. En ce qui concerne le confort d'été, les exigences pour les
locaux n'ayant pas recours à un système de refroidissement ne peuvent pas être aussi fortes que pour des
locaux disposant d'un système de refroidissement. C'est pourquoi ces cas de figure sont traités de façon
distincte dans le référentiel.

Il convient enfin de distinguer clairement les locaux suivants, qui peuvent être traités différemment selon
les préoccupations :

 Les espaces dédiés à la vente (boutiques, moyennes ou grandes surfaces, restaurants,


cinémas, etc.). Dans ces locaux privatifs, l’enjeu est d’optimiser la gestion des équipements en
fonction de l’occupation tout en laissant la possibilité au preneur de pouvoir gérer à sa guise ces
systèmes. Le recours à un système de rafraîchissement est quasiment obligatoire pour ces locaux.

 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients (mails commerciaux, halls,
circulation verticales/horizontales, etc.). Dans ces locaux, la gestion est contrôlée par l’exploitant
ou le propriétaire du bâtiment. La gestion et le suivi des performances doit tenir compte du fait
que certaines zones peuvent être occupés avec des horaires différents et variables. Le recours à
un système de rafraîchissement peut constituer un appoint à des systèmes passifs.

 Les espaces associés. Ces locaux (PC sécurité, bureaux, infirmerie, etc.) généralement de type
« Bureaux », ne sont pas occupés par les clients. Le recours à un système de rafraîchissement, par
exemple, n’est pas obligatoire dans ces zones. Il conviendra donc d’étudier les moyens de suivre
les performances de ces types de locaux de manière différenciée.

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Commerce - Partie V : Guide pratique
CONFORT HYGROTHERMIQUE
8

8.1. Dispositions architecturales visant à optimiser le confort


hygrothermique en hiver et en été
8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en hiver
8.3. Création de conditions de confort hygrothermique en été
dans les locaux n'ayant pas recours à un système de
refroidissement
8.4. Création de conditions de confort hygrothermique en été
dans les locaux ayant recours à un système de
refroidissement

RAPPEL : SI UN SYSTEME MIXTE VENTILATION NATURELLE / COMPLEMENT DE CLIMATISATION


EST MIS EN PLACE POUR LE CONFORT D’ETE, LES DEUX SOUS-CIBLES 8.3 ET 8.4 S’APPLIQUENT.

NOTES
Champ d'application du présent référentiel :
Les exigences sur les paramètres du confort hygrothermique ont été calibrées pour un contexte « France
métropolitaine et Corse ». Aussi, il est probable que le principe d'équivalence ait à être utilisé pour
valoriser les dispositions mises en œuvre dans les D.O.M.
Terminologie :
Conformément à la définition donnée dans la RT 2005 (cf [[[B B]]] Annexe III), est entendu sous le terme
B
« système de refroidissement » tout équipement de production de froid par machine thermodynamique
associé à des émetteurs de froid destiné au confort des personnes.

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8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

STRUCTURE DE LA CIBLE 8 ______________________


8.1. Dispositions architecturales visant à optimiser le confort
hygrothermique, en hiver comme en été

Enjeux environnementaux
La démarche HQE® suppose de tirer profit des avantages du site et de limiter ses contraintes dans les
dispositions architecturales afin d’assurer un optimum de confort hygrothermique par des moyens passifs,
et cela hiver comme été. Cela consiste à donner au bâtiment un « potentiel » de confort thermique, puis
ensuite à mettre l'accent sur la structure et l'enveloppe du bâtiment, y compris les protections solaires,
afin d’optimiser ce potentiel. Enfin, l’importance du zonage à l’intérieur du bâtiment, en cohérence avec les
logiques de programmation / régulation mises en place selon les espaces est à prendre en compte.

Cette exigence prend une importance particulière vis-à-vis du confort thermique d'été, pour lequel il est
demandé, pour des questions énergétiques et environnementales, de n’envisager les systèmes de
refroidissement qu’en complément de systèmes passifs si ceux-ci s’avèrent insuffisants pour assurer les
niveaux de confort. Pour un bâtiment commercial, cette démarche est à adapter en fonction des trois
grands types d’espaces déterminés et définis dans l’introduction de la cible : les espaces dédiés à la vente,
les espaces associés, les espaces dédiés à la circulation des clients. Ces différents espaces ont en effet des
possibilités de gestion de confort différentes, plus ou moins passives, avec des contraintes différentes.

Préoccupations
8.1.1. Prendre en compte les caractéristiques du site (été principalement) : « potentiel »

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le projet optimise sa conception en regard des
conditions climatiques du site.

Etant donné les apports de chaleur interne très importants dans un bâtiment commercial, il s’agit ici de
concevoir le bâtiment avec une approche « bioclimatique », pour les conditions d’été principalement, afin
de se protéger du soleil et de la chaleur, et de profiter au maximum des possibilités de rafraîchissement
naturel. Il s’agit donc de constituer le « potentiel » de confort thermique du bâtiment.

La préoccupation s’organise donc autour de ces deux enjeux.

Le niveau BASE de la préoccupation demande de prendre des dispositions architecturales permettant de


se protéger globalement de la chaleur et du soleil, en tenant compte également de la répartition spatiale
des différents espaces dans le bâtiment.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
o orientation, surfaces des parois vitrées, éviter les parois vitrées à l’ouest, quels que soient
les locaux situés sur ces façades,
o exploitation des zones d’ombres, des masques pour le rafraîchissement,
o choix effectués sur la parcelle pour favoriser la bioclimatique du bâti et limiter les « îlots de
chaleur » (en lien avec la cible 1) : revêtements des voiries, espaces verts protégeant les
façades, etc.
o répartition spatiale des locaux : placer au nord les locaux à forts apports internes par
exemple,
o etc.

Au niveau PERFORMANT, des dispositions doivent être prises pour permettre de profiter de l’aéraulique
du site, afin de pouvoir tempérer passivement les ambiances, notamment entre types d’espaces.
Ces dispositions doivent donc permettre de créer, en fonction des différents espaces présents, des zones

© Certivéa – Février 2008 Cible 8


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Commerce - Partie V : Guide pratique
CONFORT HYGROTHERMIQUE
8
« intermédiaires » de tamponnement permettant de réguler les ambiances entre l’extérieur et les espaces
dont les ambiances sont plus contrôlées.

Les dispositions prises peuvent par exemple être :


- organisation architecturale de façon à profiter au mieux des vents dominants, pour la ventilation
naturelle et la ventilation « traversante »,
- dispositions favorisant le tirage thermique et les forts débits naturels en été,
- prises d’air évitées sur les façades chaudes en été,
- etc.

Ces dispositions peuvent s’appliquer à l’ensemble des espaces. Cependant, dans le cas d’un centre
commercial, les espaces communs dédiés à la circulation des clients sont particulièrement visés par ce
niveau PERFORMANT, de façon à jouer véritablement un rôle d’espaces tampons avec les autres espaces
dont les ambiances sont plus contrôlées (espaces dédiés à la vente, espaces associés).

L’ensemble de ces dispositions concernent globalement l’ensemble des espaces, et doit également tenir
compte de leur zonage traité au niveau BASE, et également évalué en détail en préoccupation 8.1.3 en
incluant la logique de programmation / régulation mise en place.

Enfin, l’ensemble des dispositions prises dans cette préoccupation ne doit pas pénaliser par ailleurs, par
exemple en hiver, ou vis-à-vis du confort visuel.

8.1.2. Améliorer l’aptitude du bâtiment à favoriser de bonnes conditions de confort


hygrothermique en hiver et en été

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le bâtiment permet globalement de favoriser
intrinsèquement les conditions de confort hygrothermique en toutes saisons.

Il s’agit ici, à partir de la stratégie globale « bioclimatique » élaborée dans la préoccupation 8.1.1, de
concevoir le bâtiment, techniquement et architecturalement, afin d’optimiser son « potentiel » de confort
thermique.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande donc que des dispositions architecturales et
techniques passives soient mise en place dans ce but. Ces dispositions peuvent s’appliquer à tous les
types d’espaces. Elles sont également différentes en fonction de la localisation des différents espaces et
des logiques de programmation/régulation mises en place. Elles peuvent (et doivent) donc se décliner en
fonction de ces différents paramètres.
- Les dispositions passives permettant de limiter les besoins de chauffage peuvent par exemple être
les suivantes :
o dimensionnement et orientation des parties vitrées de façon à profiter des apports solaires
en hiver,
o murs capteurs, parties semi-enterrées,
o protection contre les vents froids dominants,
o solutions passives de préchauffage de l’air neuf,
o solutions architecturales permettant de récupérer aux mieux les apports internes,
o etc.
- Les dispositions passives permettant de limiter les besoins de rafraîchissement peuvent par
exemple être les suivantes :
o forte isolation des parois et en particulier des toitures,
o inertie thermique forte, notamment au niveau des planchers et refends, en limitant les
doublages ou parements intérieurs venant « masquer » cette inertie,
o inertie thermique adaptée aux espaces,
o isolation thermique extérieure,
o surfaces de baies vitrées raisonnables (espaces associés par exemple),
o protections solaires efficaces (extérieures et mobiles, voire automatisées) y compris dans
les atriums, galeries d’accès et circulations utilisées par les clients,
o protections solaires adaptées à chaque orientation et chaque saison,
o protections solaires de type « casquette » au sud, fixes ou non, surtout si des boutiques
sont directement exposées sur ces façades,
o couleur claire pour les façades exposées au soleil et pour la toiture,

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8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

o ventilation utilisant de l’air rafraîchi de façon passive (puits canadien ou cheminées de


ventilation par tirage thermique, par ex.),
o emplacement des prises d’air neuf dans les espaces extérieurs les plus frais,
o toitures et verrières ventilées naturellement,
o autres solutions passives de ventilation (passage de l’air entre deux dalles ou à l’intérieur
d’une dalle, surventilation nocturne, ventilation traversante, exploitation des vents
dominants, circulation d’air inversée par rapport à l’hiver vis-à-vis de certains espaces
tampons),
o toiture végétalisée éventuellement, écrans végétaux en façade,
o exploitation de l’inertie du sol, de la pente du terrain, de la végétation et de l’eau
éventuellement présentes sur le site,
o etc.

8.1.3. Regrouper les locaux à besoin hygrothermique homogène (été ou hiver)

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le zonage des locaux ou zones dans le bâtiment est
réalisé en fonction de la stratégie globale de conception réalisée puis optimisée avec les deux
préoccupations précédentes, et des systèmes de programmation/régulation mis en place.

Il s’agit de favoriser, par le positionnement des différents espaces et locaux, les mutualisations possibles
pour gérer au mieux les écarts de confort entre types d’espaces.

Le niveau BASE concerne les espaces communs dédiés à la circulation des clients. Pour ce type d’espaces,
en fonction de la conception du bâtiment, de la répartition prévisible des autres locaux, et des
systèmes de programmation/régulation mis en place, il s’agit d’organiser la répartition spatiale.

Les logiques de programmation/régulation sont induites par l'activité des locaux, le type d'occupants, les
heures d'occupation, etc. Cette organisation spatiale doit permettre d’éviter la perception d'inconfort du
fait d'une régulation non adaptée au local (valable en chauffage et en climatisation régulée), d’une
mitoyenneté d’espaces mal gérée, ou d’une sectorisation incohérente.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
- sectorisation des espaces communs de circulation des clients en fonction des horaires d’occupation
de certaines parties du bâtiment,
- sectorisation des espaces communs de circulation des clients en fonction des locaux voisins
(espaces dédiés à la vente, espaces associés),
- positionnement des zones de stationnement prolongé en fonction des logiques de programmation /
régulation, des sectorisations éventuelles, des espaces voisins, etc.,
- etc.

Pour obtenir 2 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent être prises afin
d’optimiser le positionnement de tous les types d’espaces du bâtiment par rapport à une stratégie globale
d’ambiances thermique.
Il s’agit ici, particulièrement pour les espaces dédiés à la vente, de réfléchir, lors de la conception du
bâtiment, à la position optimale des espaces dédiés à la vente les uns par rapport aux autres, aux espaces
communs dédiés à la circulation des clients, aux systèmes de programmation/régulation mis en place, afin
d’optimiser les conditions de confort hygrothermique dans ces zones. Cette conception optimale doit
ensuite se traduire lors de la commercialisation.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
- Dans le cas de plusieurs commerces, positionner les commerces en fonction de leurs apports
théoriques, et de la stratégie globale de programmation/régulation mise en place. Regrouper par
exemple les commerces « chauds » entre eux, ou les répartir dans le bâtiment pour équilibrer les
apports internes.
- Dans le cas d’un commerce isolé ou à plusieurs étages, prendre des dispositions (ou rédiger un
cahier des charges en ce sens) pour positionner au plus bas les rayons « froids » (type
alimentation, surgelés) et au plus haut les rayons « chauds » (électroménager), ou pour regrouper
dans une même zone tous les rayons à besoins thermiques identiques (regroupement des rayons
« froids » et des rayons « chauds » entre eux).
- Etc.

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8

8.1.4. Maîtriser l'inconfort de mi-saison

Le but de cette préoccupation est de s’assurer du confort en mi-saison, essentiellement lorsque les apports
solaires peuvent occasionner des surchauffes ponctuelles.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises, en
complément des dispositions globales de conception prises dans les préoccupations 8.1.1 et 8.1.2, afin de
pouvoir gérer les pics de chaleur en hiver et de fraîcheur en été, dans les espaces communs dédiés à la
circulation des clients et dans les espaces associés.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
- protections solaires mobiles, éventuellement automatisées,
- systèmes de chauffage réagissant rapidement en cas d’apports solaires,
- inerties thermique particulières à certains espaces (sud-est, sud-ouest),
- systèmes de ventilation naturelle des espaces de circulation permettant de rafraîchir
ponctuellement par tirage thermique,
- etc.

Pour obtenir les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, des dispositions du même type doivent être
appliquées (ou demandées dans un cahier des charges preneurs) également dans les espaces dédiés à la
vente. Il s’agit particulièrement des espaces dédiés à la vente comportant des vitrines directement
exposées au soleil. En effet, ces vitrines ne sont pas traitables avec des parois vitrées à facteur solaire par
exemple. Des dispositions architecturales (et éventuellement techniques) doivent donc être prises afin de
se protéger des apports solaires inconfortables : débords de toitures, protections solaires, etc.

Rappels sur la sous-cible :


 Le compromis à rechercher entre confort d’hiver et d’été sera précisé, par exemple selon les zones
climatiques d’été et d’hiver telles que définies dans la Règlementation Thermique en vigueur, ou des
données climatiques plus précises. Dans certaines régions, on recherchera un équilibre entre hiver et
été, dans d’autres, c’est le confort d’été qui primera.
 La notion de « dispositions architecturales » est prise dans son sens le plus large :
- Organisation du plan masse en fonction des éléments environnants.
- Disposition intérieure des locaux.
- Techniques de construction.
 En matière de confort, le soleil est principalement un élément perturbateur.
 Penser à étudier des solutions assurant un confort acceptable dans les locaux exposés aux bruits
extérieurs pour lesquels le rafraîchissement ne pourra a priori pas être effectué, même en appoint, par
ouverture des fenêtres.
 Attention à la conception des niveaux hauts vis-à-vis du confort d’été (cf. canicule 2003).
 Attention aux surfaces vitrées exposées au bruit.

8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en hiver

Enjeux environnementaux
L’être humain échangeant à peu près autant de chaleur par convection que par rayonnement, il convient
de raisonner en température résultante et non seulement en température d’air. Malheureusement, la
grande majorité des équipements de régulation tient uniquement compte de la température d’air.

Les paramètres qui influencent le confort d’hiver sont les suivants :


 la température résultante, en termes de niveau (selon l’usage réservé à chaque local), et pour certains
locaux, en termes de stabilité temporelle en période d’occupation (dans différentes conditions comme le
lundi matin, après une période d’intermittence, ou lors d’apports gratuits) ;
 la vitesse d’air ;

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8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

 l’hygrométrie (ce paramètre ne joue que par rapport à la sensation de sécheresse de l'air intérieur en
hiver ;
 la maîtrise des apports solaires, source d'inconfort en particulier pour les locaux de faible inertie.

Préoccupations
8.2.1. Définir / obtenir un niveau adéquat de température (résultante) dans les espaces

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des niveaux de températures de consigne ou des
plages de températures de consigne ont été définis, de façon adaptée à chaque espace ou zone, et que
des dispositions sont prises pour obtenir ces objectifs à l’intérieur de chaque espace ou zone.

Cette préoccupation distingue deux grands types d’espaces ou de zones :

- Les espaces ou zones de travail nécessitant une température stable : espaces associés
(bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.), éventuellement certaines zones bien délimitées (et seulement
dans ce cas) des espaces dédiés à la circulation des clients (caisses, points d’accueil, kiosques, etc.),
certains espaces dédiés à la vente (boutiques spécifiques, etc.).

- Les autres espaces : espaces dédiés à la circulation des clients, certains espaces dédiés à la vente
(moyennes ou grandes surfaces, etc.). Dans ce cas, les espaces dédiés à la circulation des clients
peuvent donc être considérés ici comme des espaces tampons permettant une harmonisation des
températures du bâtiment.

Le seul niveau BASE demande d’identifier ces différents types d’espaces et de définir :
- des températures de consigne adaptées pour les espaces ou zones de travail nécessitant une
température stable,
- des plages de températures de confort, pour les autres espaces,
ET de prendre des dispositions pour obtenir ces températures de consigne ou plages de températures de
confort.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- systèmes techniques adaptés à chaque type d’espaces,
- programmation, régulation, contrôle de la maîtrise des plages de températures ou des températures
de consigne,
- etc.

Rappels :

Les températures de consigne ou plages de températures de confort sont mises en place par le Maître
d’Ouvrage, ou rédigées dans le cahier des charges « preneurs ».

Les valeurs de température de consigne sont à justifier, et à apprécier par rapport à la norme ISO 7730 où
la température résultante est fonction de l’activité et de la vêture. Il est rappelé que les niveaux de
température pour les conditions d’hiver sont des exigences de résultat.

A titre d’exemple, voici quelques niveaux de température qui peuvent être retenus pour des espaces de
travail à température stable :

Espaces de circulation 18°C


Bureaux, PC sécurité,
19°C
etc.
Infirmerie 22°C

Les plages de températures des autres types d’espaces peuvent être fixées par le Maître d’Ouvrage. Ces
plages de températures ne doivent pas s’éloigner de plus de quelques degrés des températures
de consigne ci-dessus. Attention notamment aux bornes hautes des plages de températures qui seraient
trop élevées, et qui occasionneraient des consommations énergétiques très importantes. De la même

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CONFORT HYGROTHERMIQUE
8
façon, une plage de température trop étendue peut-être source de consommations énergétiques
importantes.

8.2.2. Assurer les températures de consigne ou plages de températures de confort en période


d’occupation

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les températures ou plages de températures définies ci-
dessus sont maîtrisées en période d’occupation.

Différents types d’espaces sont distingués dans cette préoccupation.

Le niveau BASE demande, pour les espaces de travail à température stable : la présence d’un dispositif
simple et réglementaire assurant le redémarrage du chauffage avant le début de la période d’occupation.

Le niveau PERFORMANT demande, pour les espaces autres, pour lesquels des plages de températures de
confort ont été définies : la présence d’un dispositif de redémarrage, programmation, régulation du
système de chauffage, notamment pour gérer l’occupation aléatoire ou intermittente éventuelle.

8.2.3. Maîtriser les écarts de température entre les différentes zones

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour maîtriser les écarts de
températures ou de plages de températures définies ci-dessus.

Cette préoccupation demande donc la maîtrise des écarts de températures entre les espaces dédiés à la
circulation des clients, et les autres espaces (espaces dédiés à la vente, espaces associés).

Pour obtenir les 3 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, il convient donc de :


- définir des écarts limites de températures entre les espaces dédiés à la circulation des clients, et les
autres espaces (espaces dédiés à la vente, espaces associés),
- prendre des dispositions pour maîtriser ces écarts limites de températures, et rester dans les plages
de températures de confort ou maîtriser les températures de consigne définis ci-dessus.

Les dispositions prises peuvent par exemple être :


- programmation, régulation, contrôle de la maîtrise des plages de températures ou des températures
de consigne dans tous les espaces (espaces dédiés à la vente notamment),
- programmation, régulation, contrôle des écarts limites de températures entre types d’espaces,
- possibilités de transferts de flux entre types espaces,
- possibilités de sectorisation des espaces dédiés à la circulation des clients,
- etc.

Rappels :

Un écart limite de 3°C entre les espaces dédiés à la circulation des clients et la température des autres
espaces est recommandé.

Si un type d’espaces n’existe pas, les préoccupations qui y sont liées sont sans objet.

8.2.4. Assurer une vitesse d’air ne nuisant pas au confort

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les vitesses d’air dans les différents espaces ne nuisent
pas au confort des occupants.

Il convient donc de tenir compte dans cette préoccupation de la définition des différents espaces ou zones
à l’intérieur de ces espaces.

Les différents espaces considérés sont les suivants :

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- les espaces de travail à température stable : ces espaces nécessitent des vitesses d’air faibles, il
s’agit principalement ici des espaces associés (bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.),
- les espaces dédiés à la vente : ces espaces nécessitent généralement des vitesses d’air faibles,
sauf éventuels cas très particuliers qui ne seront pas pris en compte ici,
- les espaces dédiés à la circulation des clients, dans lesquels plusieurs zones peuvent être
définies :
o les zones de stationnement : zones aménagées pour le repos temporaire des clients,
points d’accueil, kiosques, points de stationnement de personnels permanents, etc.,
o les zones de circulation.

Parmi ces différents espaces, certaines zones sont peu sensibles à la vitesse d’air. Il s’agit par exemple
des zones de circulation des espaces communs dédiés à la circulation des clients (par opposition aux zones
de stationnement de ces mêmes espaces).

Il convient donc dans un premier temps de définir les différents espaces et zones sensibles du projet,
puis de prendre des dispositions pour respecter les vitesses maximales définies ci-dessous :

Zones de stationnement des espaces Espaces dédiés à la vente, NIVEAU ATTEINT


communs dédiés à la circulation des espaces associés
clients
V ≤ 0,30 m/s V ≤ 0,20 m/s PERFORMANT
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,20 m/s V ≤ 0,15 m/s
3 POINTS*

Les différents niveaux de la préoccupation sont donnés dans la colonne de droite ci-dessus.

Pour obtenir les points relatifs à l’un des niveaux ci-dessus, toutes les vitesses d’air des
différents espaces doivent être respectées.

Complémentairement à l’obtention de ces vitesses d’air maximales, il est également demandé pour les
deux niveaux ci-dessus, de mettre en place un système de ventilation spécifique par types
d’espaces, et de le décrire de façon justifiée. Ce système de ventilation spécifique est en effet le garant,
notamment, des débits d’air hygiéniques réglementaires.
Ce système de ventilation spécifique peut être naturel ou mécanique (la seule ouverture manuelle des
fenêtres ou ouvrants étant exclue). Son évaluation détaillée est réalisée en sous-cible 11.1 (et 13.1,
identique).

Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, il convient de prendre des
dispositions pour optimiser les vitesses d’air maximales.
Ces dispositions peuvent par exemple être de réaliser une simulation aéraulique dynamique afin
d’optimiser les vitesses d’air maximales ci-dessus entre les différents espaces et zones définis. Cette
simulation doit également tenir compte des différentes zones possibles à l’intérieur de chaque type
d’espaces (par exemple les zones de stationnement des espaces dédiés à la circulation des clients, et les
zones de circulation) et des différents systèmes de ventilation spécifiques mis en place.
Cette optimisation concerne notamment les espaces communs dédiés à la circulation des clients, et
particulièrement lorsque ceux-ci sont utilisés comme espaces tampons entre l’intérieur et l’extérieur, et
entre les différents espaces intérieurs. L’intérêt est également grand lorsque les espaces communs de
circulation des clients sont ventilés en partie naturellement.

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

Les différentes vitesses d’air maximales sont à considérer dans les zones d’occupation. Ainsi, dans les
parties hautes des espaces dédiés à la circulation des clients, ces vitesses d’air peuvent être plus fortes.

Pour les projets n’ayant pas d’espaces dédiés à la circulation des clients intérieurs mais extérieurs, il faut

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tendre vers ces valeurs maximales, en ayant une approche basée sur la préoccupation de la cible 1
« 1.2.1. Créer une ambiance climatique extérieure satisfaisante ».

Remarque :
Si le maître d’ouvrage souhaite répondre aux préoccupations de confort hygrothermique d’hiver par
l’utilisation d’un modèle de simulation complet, il peut le faire en revendiquant le « principe
d’équivalence ». Les résultats seront alors soumis à un expert pour validation, et un avis sera donné sur le
niveau de performance.

8.3. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans


les locaux n’ayant pas recours à un système de refroidissement

Enjeux environnementaux
Le fait de mettre l’accent sur la structure et l’enveloppe du bâtiment, y compris les protections solaires,
permet dans bon nombre de cas de limiter, voire d’éviter, le recours à des systèmes de refroidissement,
gros consommateurs d’énergie.
L’indicateur proposé est la température résultante lors d’une saison chaude type. Selon le niveau de
performance visé, on se basera sur les règles de calcul de la Règlementation Thermique en vigueur
(niveau Base), ou sur les résultats d’une simulation thermique dynamique (niveaux Performant et Très
Performant).
De plus, certains points critiques doivent retenir l’attention :
• veiller à ce que la vitesse d’air ne soit pas trop forte dans les zones d’occupation, notamment lorsqu’on
fonctionne par ouverture des fenêtres ;
• apporter une attention particulière aux locaux exposés au bruit, où le confort devra être obtenu
fenêtres fermées.

Préoccupations
8.3.1 Assurer un niveau minimal de confort thermique et protéger du soleil les baies vitrées

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le niveau de température dans les différents espaces ne
dépasse pas des seuils trop importants, et que les parois vitrées sont protégées du soleil direct.

Cette préoccupation distingue deux grands types d’espaces ou de zones :

- Les espaces ou zones de travail nécessitant une température stable : espaces associés
(bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.), éventuellement certaines zones bien délimitées (et seulement
dans ce cas) des espaces dédiés à la circulation des clients (caisses, points d’accueil, kiosques, etc.),
certains espaces dédiés à la vente (boutiques spécifiques, etc.).

- Les autres espaces : espaces dédiés à la circulation des clients, certains espaces dédiés à la vente
(moyennes ou grandes surfaces, etc.). Dans ce cas, les espaces dédiés à la circulation des clients
peuvent donc être considérés ici comme des espaces tampons permettant une harmonisation des
températures du bâtiment.

Il convient donc dans un premier temps d’identifier ces différents types d’espaces.

La préoccupation demande ensuite de vérifier les exigences suivantes :

Au niveau BASE, pour tous les espaces, il faut vérifier la condition Tic ≤ Ticref. Il s’agit d’une exigence
règlementaire (cf [[[B
B]]] Art. 9). La préoccupation 8.3.1 est vérifiée en niveau Base si l’ensemble de la
B
Règlementation Thermique fait l’objet d’une vérification.

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Le niveau PERFORMANT demande :

- Pour les espaces de travail à température stable :


o Température résultante ne dépassant pas 28°C plus de :
 66H dans l’année dans les zones H1a – H1b – H2a – H2b
 80H dans l’année dans les zones H1c – H2c
 90 h dans l’année dans les zones H2d – H3
o et S ≤ Sréf pour toutes les parois vitrées exposées directement.

- Pour les autres espaces :


o Température résultante ne dépassant pas 30°C plus de :
 66H dans l’année dans les zones H1a – H1b – H2a – H2b
 80H dans l’année dans les zones H1c – H2c
 90 h dans l’année dans les zones H2d – H3
o et S ≤ Sréf pour toutes les parois vitrées exposées directement.

Le niveau TRES PERFORMANT demande (3 POINTS) :

- Pour les espaces de travail à température stable :


o Température résultante ne dépassant pas 28°C plus de :
 40H dans l’année dans les zones H1a – H1b – H2a – H2b
 50H dans l’année dans les zones H1c – H2c
 66 h dans l’année dans les zones H2d – H3
o et S ≤ Sréf pour toutes les parois vitrées exposées directement et pour les locaux à
occupation passagère.

- Pour les autres espaces (5 POINTS) :


o Température résultante ne dépassant pas 30°C plus de :
 40H dans l’année dans les zones H1a – H1b – H2a – H2b
 50H dans l’année dans les zones H1c – H2c
 66 h dans l’année dans les zones H2d – H3
o et S ≤ Sréf pour toutes les parois vitrées.

La température résultante maximale (28°C) des espaces de travail à température stable est définie en
fonction de la température demandée dans le référentiel « NF Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE® » -
Bureau – Enseignement.

La température résultante maximale (30°C) des autres espaces est dégradée en fonction de la
température demandée dans le référentiel « NF Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE® » - Bureau –
Enseignement, pour tenir compte du fait que la présence dans les autres espaces est moins prolongée
dans ces espaces, et que les occupants supportent des températures plus élevées dans ces espaces.

De plus, le traitement de l’exigence relative à la température résultante atteinte suppose l’utilisation d’un
outil de simulation thermique dynamique. Des précisions sont demandées sur la méthode de calcul
utilisée, ainsi que sur les hypothèses et les scénarios considérés, par exemple les apports internes. Le
nombre d’heures dépassant 28°C (ou 30°C) s’entend sur l’année, mais uniquement pendant les
périodes ou heures d’occupation.
Si la simulation ne porte que sur une partie des locaux, il faudra justifier que les autres locaux ne
risquent pas d’être plus défavorisés en termes de confort d’été.
La simulation thermique dynamique doit utiliser une année météo type, adaptée à la localisation
géographique du projet. Il est recommandé d’utiliser les fichiers météo de la méthode de calcul de la
RT2005 qui constituent des années météo types à partir de données mesurées sur plusieurs années.
NOTA : SCENARIOS
Le scénario de base pris en compte pour déterminer les nombres d’heures dans l’année pour
lesquels un dépassement des températures résultantes est accepté est le suivant :
L’ensemble des espaces sont censés être occupés les 12 mois de l’année.
Les horaires journaliers sont à préciser dans le programme, ils vont de 8h à 19h par défaut.

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Quant au rythme hebdomadaire, les locaux sont censés être occupés 6 jours sur 7.

Les nombres d’heures pour lesquels un dépassement de la température résultante (en fonction de la zone
climatique) ont donc été dégradés par rapport au référentiel « NF Bâtiments Tertiaires – Démarche
HQE® » - Bureau – Enseignement.

Rappels :

En référence à l’annexe III de l’arrêté [[[B


B]]], un local est à occupation passagère dès lors qu’il n’implique
B
pas une durée de séjour pour un occupant supérieure à une demi-heure. C’est le cas par exemple des
espaces communs dédiés à la circulation des clients, les halls comportant un poste de travail, qui sont à
considérer comme des locaux autres qu’à occupation passagère.

Les facteurs solaires de référence des baies sont donnés dans l’article 18 de l’Arrêté du 24 mai 2006 [[[B B]]].
B
Le facteur solaire à considérer pour chaque baie est fonction de la zone climatique et de l’altitude du
projet, mais aussi de la classe d’exposition au bruit BRx de la baie, de son orientation et inclinaison, et
enfin du type d’occupation du local (occupation passagère ou non). A la différence de la RT2000, ces
valeurs de référence ne sont plus fonction de la classe d’inertie de l’ouvrage : par défaut, il a été considéré
une inertie moyenne.

Les exigences de cette préoccupation ne concernent pas les éventuels locaux à occupation passagère, en
référence à l’annexe III de l’arrêté [[[B
B]]], Elles concernent cependant les espaces dédiés à la circulation des
B
clients.

8.3.2. Si le confort d’été est obtenu par l’ouverture des fenêtres ou des ouvrants, assurer une
ventilation suffisante et maîtriser le débit d'air

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, si le confort d’été est obtenu par l’ouverture des fenêtres
ou des ouvrants, qu’une ventilation suffisante sera mise en place, avec une bonne maîtrise des débits
d’air.

Cette préoccupation s’applique aussi bien si une ventilation naturelle par ouverture des fenêtres ou des
ouvrants seule est mis en place, que si une ventilation mécanique avec complément par ouverture des
fenêtres ou des ouvrants est mise en place.

Cette préoccupation distingue deux types d’espaces :

- Les espaces ou zones de travail nécessitant une température stable : espaces associés
(bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.), éventuellement certaines zones bien délimitées (et seulement
dans ce cas) des espaces dédiés à la circulation des clients (caisses, points d’accueil, kiosques, etc.),
certains espaces dédiés à la vente (boutiques spécifiques, etc.).

- Les autres espaces : espaces dédiés à la circulation des clients, certains espaces dédiés à la vente
(moyennes ou grandes surfaces, etc.). Dans ce cas, les espaces dédiés à la circulation des clients
peuvent donc être considérés ici comme des espaces tampons permettant une harmonisation des
températures du bâtiment.

Il convient donc dans un premier temps d’identifier ces différents types d’espaces, puis ensuite de prendre
des dispositions relatives à chaque type d’espace :

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande donc, pour les espaces de travail nécessitant
une température stable :
- d’avoir un ratio d’ouverture des baies supérieur à 30%,
- de mettre en place des dispositifs permettant de maintenir immobile l’ouverture des fenêtres dans
une position donnée afin de moduler le débit d’air entrant.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- fenêtres coulissantes,
- fenêtres battantes à position intermédiaire,
- etc.

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Pour obtenir 4 POINTS au niveau TRES PERFORMANT, cette préoccupation demande donc que des
dispositions architecturales et techniques soient prises, pour les autres espaces, afin de permettre
l’ouverture des ouvrants et la ventilation naturelle, et que des dispositifs soient mis en place pour pouvoir
maintenir immobile l’ouverture de ces ouvrants dans une position donnée afin de moduler le débit d’air
entrant.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- systèmes d’ouverture automatique des ouvrants en verrières, ou des ouvrants des cheminées par
tirage thermique,
- asservissement de ce système à la température (ext/int) et au vent,
- etc.

La mise en place de solutions de ventilation naturelle, pour les espaces nécessitant une température
stable, ne peut se faire qu’en zone BR1.

Pour les autres espaces, ces dispositions doivent tenir compte des classes d’exposition au bruit BR1, BR2,
BR3 mais sont possibles dans ces différents cas.

8.3.3. Assurer une vitesse d’air ne nuisant pas au confort

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les vitesses d’air dans les différents espaces ne nuisent
pas au confort des occupants.

Il convient donc de tenir compte dans cette préoccupation de la définition des différents espaces ou zones
à l’intérieur de ces espaces.

Les différents espaces considérés sont les suivants :

- les espaces de travail à température stable : ces espaces nécessitent des vitesses d’air faibles, il
s’agit principalement ici des espaces associés (bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.),
- les espaces dédiés à la vente : ces espaces nécessitent généralement des vitesses d’air faibles,
sauf éventuels cas très particuliers qui ne seront pas pris en compte ici,
- les espaces dédiés à la circulation des clients, dans lesquels plusieurs zones peuvent être
définies :
o les zones de stationnement : zones aménagées pour le repos temporaire des clients,
points d’accueil, kiosques, points de stationnement de personnels permanents, etc.,
o les zones de circulation.

Parmi ces différents espaces, certaines zones sont peu sensibles à la vitesse d’air. Il s’agit par exemple
des zones de circulation des espaces communs dédiés à la circulation des clients (par opposition aux zones
de stationnement de ces mêmes espaces).

Il convient donc dans un premier temps de définir les différents espaces et zones sensibles du projet,
puis de prendre des dispositions pour respecter les vitesses maximales définies ci-dessous :

Zones de stationnement des espaces Espaces dédiés à la vente, NIVEAU ATTEINT


communs dédiés à la circulation des espaces associés
clients
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,20 m/s** V ≤ 0,25 m/s
1 POINT*
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,30 m/s** V ≤ 0,22 m/s
2 POINTS*
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,50 m/s** V ≤ 0,22 m/s
3 POINTS*
**Les vitesses d’air ci-dessus sont croissantes, car si l’on autorise une température sans climatisation de
30°C, la vitesse d’air sera un élément déterminant pour diminuer la température réellement ressentie. Au
plus la vitesse d’air est importante, dans ce cas, et au plus la sensation de confort sera grande. Cela n’est
applicable que dans les espaces communs dédiés à la circulation des clients.

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Les différents niveaux de la préoccupation sont donnés dans la colonne de droite ci-dessus.
Seul un niveau TRES PERFORMANT existe ici, en considérant qu’il s’agit d’un plus, en cas de
mise en place d’espaces non climatisés.

Pour obtenir les points relatifs à l’un des niveaux ci-dessus, toutes les vitesses d’air des
différents espaces doivent être respectées.

Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, il convient de prendre des
dispositions pour optimiser les vitesses d’air maximales.
Ces dispositions peuvent par exemple être de réaliser une simulation aéraulique dynamique afin
d’optimiser les vitesses d’air maximales ci-dessus entre les différents espaces et zones définis. Cette
simulation doit également tenir compte des différentes zones possibles à l’intérieur de chaque type
d’espaces (par exemple les zones de stationnement des espaces dédiés à la circulation des clients, et les
zones de circulation) et des différents systèmes de ventilation spécifiques mis en place.
Cette optimisation concerne notamment les espaces communs dédiés à la circulation des clients, et
particulièrement lorsque ceux-ci sont utilisés comme espaces tampons entre l’intérieur et l’extérieur, et
entre les différents espaces intérieurs. L’intérêt est également grand lorsque les espaces communs de
circulation des clients sont ventilés en partie naturellement.

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

Les différentes vitesses d’air maximales sont à considérer dans les zones d’occupation. Ainsi, dans les
parties hautes des espaces dédiés à la circulation des clients, ces vitesses d’air peuvent être plus fortes.

Pour les projets n’ayant pas d’espaces dédiés à la circulation des clients intérieurs mais extérieurs, il faut
tendre vers ces valeurs maximales, en ayant une approche basée sur la préoccupation de la cible 1
« 1.2.1. Créer une ambiance climatique extérieure satisfaisante ».

8.4. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans


les locaux ayant recours à un système de refroidissement

Enjeux environnementaux
Assurer des conditions de confort hygrothermique d’été dans les locaux climatisés nécessite de s’intéresser
à quatre enjeux :
• les températures de consigne ou plages de températures de confort qui doivent être adaptées aux
différents types de locaux et aux activités qu’ils accueillent ;
• la vitesse d’air ;
• la maîtrise des apports solaires ;
• l’hygrométrie.

Préoccupations
8.4.1. Définir / obtenir un niveau adéquat de température dans les espaces

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des niveaux de températures de consigne ou des
plages de températures de consigne ont été définis, de façon adaptée à chaque local ou zone, et que des
dispositions sont prises pour obtenir ces objectifs à l’intérieur de chaque espace ou zone.

Cette préoccupation distingue deux grands types d’espaces ou de zones :

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8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

- Les espaces ou zones de travail nécessitant une température stable : espaces associés
(bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.), éventuellement certaines zones bien délimitées (et seulement
dans ce cas) des espaces dédiés à la circulation des clients (caisses, points d’accueil, kiosques, etc.),
certains espaces dédiés à la vente (boutiques spécifiques, etc.).

- Les autres espaces : espaces dédiés à la circulation des clients, certains espaces dédiés à la vente
(moyennes ou grandes surfaces, etc.). Dans ce cas, les espaces dédiés à la circulation des clients
peuvent donc être considérés ici comme des espaces tampons permettant une harmonisation des
températures du bâtiment.

Le seul niveau BASE demande d’identifier ces différents types d’espaces et de définir :
- des températures de consigne adaptées pour les espaces ou zones de travail nécessitant une
température stable,
- des plages de températures de confort, pour les autres espaces,
ET de prendre des dispositions pour obtenir ces températures de consigne ou plages de températures de
confort.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- systèmes techniques adaptés à chaque type d’espaces,
- programmation, régulation, contrôle de la maîtrise des plages de températures ou des températures
de consigne,
- etc.

Rappels :

Les températures de consigne ou plages de températures de confort sont mises en place par le Maître
d’Ouvrage, ou rédigées dans le cahier des charges « preneurs ».

En référence à la méthode de calcul de la RT2005 (cf. [[[C


C]]]), la température de consigne recommandée est
C
de 26°C pour tous les locaux nécessitant une température stable.

A titre d’exemple, voici quelques niveaux de température qui peuvent être retenus pour des espaces de
travail à température stable :

Espaces de circulation 28°C


Bureaux, PC sécurité,
26°C
etc.
Infirmerie 26°C

Les plages de températures des autres types d’espaces peuvent être fixées par le Maître d’Ouvrage. Ces
plages de températures ne doivent pas s’éloigner de plus de quelques degrés des températures
de consigne ci-dessus. Attention notamment aux bornes hautes des plages de températures qui seraient
trop élevées, et qui occasionneraient des consommations énergétiques très importantes. De la même
façon, une plage de température trop étendue peut-être source de consommations énergétiques
importantes.

Un écart limite de 5°C par rapport à la température extérieure maximale est également recommandé
(principalement pour les espaces dédiés à la circulation des clients).

8.4.2. Maîtriser les écarts de température entre les différentes zones

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour maîtriser les écarts de
températures ou de plages de températures définies ci-dessus.

Cette préoccupation demande donc la maîtrise des écarts de températures entre les trois types d’espaces
suivants : les espaces extérieurs, les espaces dédiés à la circulation des clients, et les autres espaces
(espaces dédiés à la vente, espaces associés).

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Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation est atteint si :


- des écarts limites de températures entre les espaces dédiés à la circulation des clients et les autres
types d’espaces (espaces dédiés à la vente, espaces associés) sont définis,
- des dispositions sont prises pour maîtriser ces écarts limites de températures, et rester dans les
plages de températures de confort ou maîtriser les températures de consigne définis ci-dessus.
Ce niveau PERFORMANT est donc atteint si la température extérieure n’est pas prise en considération.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- programmation, régulation, contrôle de la maîtrise des plages de températures ou des températures
de consigne entre les espaces intérieurs,
- possibilités de transferts de flux entre types espaces,
- possibilités de sectorisation des espaces dédiés à la circulation des clients,
- etc.

Pour obtenir les 3 POINTS* du niveau TRES PERFORMANT, il convient donc de :


- définir des écarts limites de températures entre types d’espaces (au minimum entre les trois types
définis ci-dessus, en tenant compte de l’extérieur),
- prendre des dispositions pour maîtriser ces écarts limites de températures, et rester dans les plages
de températures de confort ou maîtriser les températures de consigne au minimum des trois types
d’espaces définis ci-dessus.
La réflexion et les solutions proposées doit donc intégrer l’extérieur.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- programmation, régulation, contrôle de la maîtrise des plages de températures ou des températures
de consigne dans tous les espaces (espaces dédiés à la vente notamment),
- programmation, régulation, contrôle des écarts limites de températures entre tous les types
d’espaces,
- possibilités de créer et gérer des locaux tampons, particulièrement les espaces dédiés à la circulation
des clients par rapport à l’extérieur,
- possibilités de transferts de flux entre types espaces,
- possibilités de sectorisation des espaces dédiés à la circulation des clients,
- etc.

Pour obtenir 2 POINTS* supplémentaires au niveau TRES PERFORMANT, il convient de prendre des
dispositions pour minimiser ces écarts limites.
Ces dispositions peuvent par exemple être de réaliser une étude thermique afin de minimiser les écarts
limites de températures entre les différents espaces définis, qui prenne en compte tous les types d’espaces
présents, sans se limiter aux trois typologies citées ci-dessus. Cette étude doit également tenir compte des
différentes zones possibles à l’intérieur de chaque type d’espaces (par exemple les zones de stationnement
des espaces dédiés à la circulation des clients).

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

Un écart limite de 5°C entre les espaces dédiés à la circulation des clients et la température extérieure
maximale est recommandé.

Un écart limite de 3°C entre les espaces dédiés à la circulation des clients et la température des autres
espaces est recommandé.

Si un type d’espaces n’existe pas, les préoccupations qui y sont liées sont sans objet.

8.4.3. Assurer une vitesse d’air ne nuisant pas au confort

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les vitesses d’air dans les différents espaces ne nuisent
pas au confort des occupants.

Il convient donc de tenir compte dans cette préoccupation de la définition des différents espaces ou zones
à l’intérieur de ces espaces.

© Certivéa – Février 2008 Cible 8


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Commerce - Partie V : Guide pratique
8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

Les différents espaces considérés sont les suivants :

- les espaces de travail à température stable : ces espaces nécessitent des vitesses d’air faibles, il
s’agit principalement ici des espaces associés (bureaux, infirmerie, PC sécurité, etc.),
- les espaces dédiés à la vente : ces espaces nécessitent généralement des vitesses d’air faibles,
sauf éventuels cas très particuliers qui ne seront pas pris en compte ici,
- les espaces dédiés à la circulation des clients, dans lesquels plusieurs zones peuvent être
définies :
o les zones de stationnement : zones aménagées pour le repos temporaire des clients,
points d’accueil, kiosques, points de stationnement de personnels permanents, etc.,
o les zones de circulation.

Parmi ces différents espaces, certaines zones sont peu sensibles à la vitesse d’air. Il s’agit par exemple
des zones de circulation des espaces communs dédiés à la circulation des clients (par opposition aux zones
de stationnement de ces mêmes espaces).

Il convient donc dans un premier temps de définir les différents espaces et zones sensibles du projet,
puis de prendre des dispositions pour respecter les vitesses maximales définies ci-dessous :

Zones de stationnement des espaces Espaces dédiés à la vente, NIVEAU ATTEINT


communs dédiés à la circulation des espaces associés
clients (plage de consigne autour
(plage de consigne autour de 28°C) de 26°C)
V ≤ 0,30 m/s V ≤ 0,25 m/s PERFORMANT
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,25 m/s V ≤ 0,22 m/s
1 POINT*
TRES PERFORMANT
V ≤ 0,20 m/s V ≤ 0,22 m/s
2 POINTS*

Les différents niveaux de la préoccupation sont donnés dans la colonne de droite ci-dessus.

Pour obtenir les points relatifs à l’un des niveaux ci-dessus, toutes les vitesses d’air des
différents espaces doivent être respectées.

Pour obtenir 1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, il convient de prendre des
dispositions pour optimiser les vitesses d’air maximales.
Ces dispositions peuvent par exemple être de réaliser une simulation aéraulique dynamique afin
d’optimiser les vitesses d’air maximales ci-dessus entre les différents espaces et zones définis. Cette
simulation doit également tenir compte des différentes zones possibles à l’intérieur de chaque type
d’espaces (par exemple les zones de stationnement des espaces dédiés à la circulation des clients, et les
zones de circulation).
Cette optimisation concerne notamment les espaces communs dédiés à la circulation des clients, et
particulièrement lorsque ceux-ci sont utilisés comme espaces tampons entre l’intérieur et l’extérieur, et
entre les différents espaces intérieurs. L’intérêt est également grand lorsque les espaces communs de
circulation des clients sont ventilés en partie naturellement.

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

Les différentes vitesses d’air maximales doivent être maintenues en fonction des plages de températures
de consigne ou des températures de consigne.

A titre indicatif, et dans le cas où l'activité localisée justifierait une température de consigne inférieure à
26°C, on peut se référer aux vitesses d'air suivantes pour les espaces associés et espaces dédiés à la
vente :
 V ≤ 0,18 m/s si Tconsigne = 24°C

© Certivéa – Février 2008 Cible 8


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CONFORT HYGROTHERMIQUE
8
 V ≤ 0,20 m/s si Tconsigne = 25°C

Les différentes vitesses d’air maximales sont à considérer dans les zones d’occupation. Ainsi, dans les
parties hautes des espaces dédiés à la circulation des clients, ces vitesses d’air peuvent être plus fortes.

Pour les projets n’ayant pas d’espaces dédiés à la circulation des clients intérieurs mais extérieurs, il faut
tendre vers ces valeurs maximales, en ayant une approche basée sur la préoccupation de la cible 1
« 1.2.1. Créer une ambiance climatique extérieure satisfaisante ».

8.4.4. Maîtriser les apports solaires et en particulier l'inconfort localisé dû au rayonnement


chaud

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les apports solaires sont minimisés, en particulier
l’inconfort localisé, et n’occasionnent donc pas de surconsommations de rafraîchissement.

Cette préoccupation se concentre donc essentiellement sur les parties des locaux particulièrement
sensibles aux surchauffes potentielles. L’inconfort localisé dont il est question ici s’entend à proximité des
baies et dans les zones proches, ou il s’agit de se protéger contre le rayonnement chaud direct.

Il convient donc dans un premier temps d’identifier les zones concernées :


- les espaces communs dédiés à la circulation des clients (zones de stationnement surtout) : a
proximité essentiellement des parties vitrées (verrières, entrées, etc.), et particulièrement dans les
éventuelles parties hautes de ces espaces,
- éventuellement a proximité des parois vitrées des espaces associés (bureaux, infirmerie, etc.),
- éventuellement a proximité des parois vitrées des espaces dédiés à la vente directement exposées au
soleil (certaines vitrines, entrées, etc.).

Ensuite, en fonction de l’identification réalisée, le niveau PERFORMANT de la préoccupation demande


que, pour les espaces associés (bureaux, infirmerie, etc.), des dispositions architecturales et techniques
soient prises et que le facteur solaire des baies S soit inférieur au Sréf pour toutes les parois vitrées
directement exposées.
Les dispositions architecturales et techniques prises peuvent par exemple être :
- protections solaires mobiles éventuellement automatisées,
- système de rafraîchissement réagissant rapidement en cas d’apport solaire,
- etc.

Au niveau TRES PERFORMANT, les points sont attribués en fonction des espaces :

Pour obtenir 1 POINT*, des dispositions architecturales et techniques doivent être prises (idem ci-dessus)
pour les espaces associés, et le facteur solaire des baies doit être plus performant, et concerner
également les parois non directement exposées (S ≤ Sréf pour les orientations nord, et S ≤ Sréf plafonné
à 0,25 pour les autres orientations).

Pour obtenir 3 POINTS*, des dispositions architecturales et techniques doivent être prises pour les
espaces communs dédiés à la circulation des clients, et le facteur solaire S des baies pour toutes les parois
vitrées des différentes zones identifiées doit être inférieur à Sréf. Les zones identifiées sont généralement
situées à proximité des parois vitrées, en parties hautes des verrières, etc.
Les dispositions architecturales et techniques prises peuvent par exemple être :
- protections solaires mobiles éventuellement automatisées,
- système de rafraîchissement réagissant rapidement en cas d’apport solaire,
- ventilation naturelle automatisée et asservie à la température,
- brassage d’air,
- free cooling, sur ventilation naturelle,
- etc.

Pour obtenir 1 POINT*, des dispositions architecturales et techniques doivent être prises pour les espaces
dédiés à la vente.
Il s'agit de dispositions permettant de limiter l’inconfort occasionnel dû aux apports solaires dans les
espaces de vente directement exposés au soleil notamment en mi-saison, sans se priver pour autant en
hiver de ces apports gratuits de chaleur. En effet, ces éventuelles parois vitrées ne sont pas traitables

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8 CONFORT HYGROTHERMIQUE

avec des parois vitrées à facteur solaire par exemple. Des dispositions architecturales (et éventuellement
techniques) doivent donc être prises afin de se protéger des apports solaires inconfortables.
Les dispositions architecturales et techniques prises peuvent par exemple être :
- débords de toitures, protections solaires éventuelles (plus difficile ici),
- système de rafraîchissement réagissant rapidement en cas d’apport solaire,
- etc.

*Les différents points peuvent se cumuler.

Rappels :

Les exigences de cette préoccupation ne concernent pas les éventuels locaux à occupation passagère, en
référence à l’annexe III de l’arrêté [[[B
B]]], Elles concernent cependant les espaces dédiés à la circulation des
B
clients.

Les facteurs solaires de référence des baies sont donnés dans l’article 18 de l’Arrêté du 24 mai 2006 [[[B B]]].
B
Le facteur solaire à considérer pour chaque baie est fonction de la zone climatique et de l'altitude du
projet, mais aussi de la classe d’exposition au bruit BRx de la baie, de son orientation et inclinaison, et
enfin du type d'occupation du local (occupation passagère ou non). A la différence de la RT2000, ces
valeurs de référence ne sont plus fonction de la classe d'inertie de l'ouvrage : par défaut, il a été considéré
une inertie moyenne.

8.4.5. Maîtriser l’hygrométrie

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour maîtriser
l’hygrométrie.

Pour obtenir les 3 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT, des dispositions doivent donc être prises
pour contrôler et réguler l’hygrométrie dans les espaces communs dédiés à la circulation des clients.

L’humidité doit être régulée pour obtenir les points de cette préoccupation. Il s’agit ici de contrôler et
maîtriser le taux d’hygrométrie dans une plage de confort autour de 40%. Un simple contrôle de l’humidité
avec un air déshumidifié en centrale de traitement d’air, mais non régulé en fonction de la teneur effective
de l’humidité n’est pas suffisant ici.
Les dispositions prises peuvent par exemple être :
- déshumidification par ventilo convecteurs, plafonds rayonnants froids,
- systèmes avec des régimes de température des équipements permettant de limiter le risque de
condensation, etc.

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CONFORT HYGROTHERMIQUE
8

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Prise en compte des caractéristiques du site dans l'aménagement du plan-masse
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Performances hygrothermiques des produits
Cible 4 "Gestion de l'énergie"
Trouver le meilleur compromis entre un bon confort hygrothermique et des consommations d’énergie maîtrisées
Cible 7 "Maintenance – Pérennité des performances environnementales"
Minimiser l'inconfort des usagers pendant les interventions, mise en place d'équipements pour assurer la pérennité
du confort hygrothermique
Cible 9 "Confort acoustique"
Assurer le confort hygrothermique fenêtres fermées pour les locaux dont les baies sont exposées au bruit
Cible 10 "Confort visuel"
Choix de conception relatifs aux parties vitrées, compromis à trouver entre confort hygrothermique et confort
visuel
Cible 11 "Confort olfactif"
Trouver le meilleur compromis pour les débits de ventilation : ventilation suffisante pour limiter la présence
d'odeurs, tout en n'induisant pas d'inconfort dû aux courants d'air générés
Cible 13 "Qualité sanitaire de l'air"
Trouver le meilleur compromis pour les débits de ventilation : ventilation suffisante pour limiter la présence de
polluants, tout en n'induisant pas d'inconfort dû aux courants d'air générés

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


§1.1 Profil de la Qualité Environnementale du Bâtiment
Les critères de confort hygrothermique sont définis à partir du recueil des besoins et attentes des parties
intéressées, notamment des futurs occupants.

REFERENCES COMPLEMENTAIRES ________________


[[[A
A]]] RT 2005 - Décret n°2006-592 du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la
A
performance énergétique des constructions – Journal Officiel du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610624D#
[[[B
B]]] RT 2005 – Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et
B
des parties nouvelles de bâtiments - J.O du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610625A
[[[C
C]]] RT 2005 – Projet d'arrêté portant approbation de la méthode de calcul Th-C-E ; Méthode Th-C-E ;
C
Moteur de calcul – Juillet 2006-07-31
http://www.rt2000.net - rubrique "Actualités"
[[[D
D]]] Norme NF EN ISO 7730:2003 – Ergonomie des ambiances thermiques - Détermination analytique et
D
interprétation du confort thermique par le calcul des indices PMV et PPD et par des critères de confort
thermique local – Mars 2006
[[[E
E ]
]
E] ASHRAE Handbook of fundamentals. Chapter 8: Thermal Confort - Chapter 9: Indoor Environmental
health. Atlanta: SI, 1997.
[[[F
F]]] CHATAGNON N., Développement d’une méthode d’évaluation de la qualité environnementale des
F
bâtiments au stade de la conception, Thèse de Doctorat, Université de Savoie, CSTB, 1999. Méthode
ESCALE, voir module « confort thermique ».
[[[G
G]]] Candas V. Confort thermique. Génie énergétique. BE4. Paris: Techniques de l'Ingénieur, 1998.
G
[[[H
H]]] Fanger P.O. Toftum J. Extension of the PMV model to non-air-conditioned buildings in warm climates.
H
Energy and buildings. 2002.

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CONFORT
ACOUSTIQUE

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9 CONFORT ACOUSTIQUE

INTRODUCTION ______________________________
La qualité d’ambiance acoustique d’un lieu, et le confort qu’elle procure aux usagers, peuvent avoir
une influence sur la qualité du travail, du sommeil, et sur les relations entre les usagers du
bâtiment. Quand la qualité de l’ambiance se détériore et que le confort se dégrade, les effets
observés peuvent se révéler rapidement très négatifs, comme la baisse de productivité, les conflits
entre usagers et/ou de voisinage, voire même les problèmes de santé.

Les attentes des usagers concernant le confort acoustique consistent généralement à vouloir
concilier deux besoins :

 d’une part, ne pas être dérangés ou perturbés dans leurs activités par des bruits aériens
(provenant d’autres locaux voisins), des bruits de chocs ou d’équipements (provenant des
différentes parties du bâtiment) et par les bruits de l'espace extérieur (transports,
passants, chantier, etc.) ;
 mais, d’autre part, garder le contact auditif avec l’environnement intérieur et extérieur en
percevant les signaux qui leur sont utiles ou qu’ils jugent intéressants.

Le confort acoustique dépend également des conditions locales, de l’aménagement de la parcelle et


des caractéristiques du bâtiment lui-même.

Dans un projet de bâtiment, les préoccupations de confort acoustique doivent se traiter à différents
niveaux et se structurent ainsi :

 les dispositions architecturales spatiales, incluant l’organisation du plan-masse,


responsabilisant les intervenants dans les premières phases de la conception ;
 l’isolation acoustique du bâtiment par rapport aux bruits de l'espace extérieur ;
 l’isolation acoustique des locaux vis-à-vis des bruits intérieurs (aériens, de chocs,
d’équipements, et d’origine vibratoire) ;
 l’acoustique interne des locaux en fonction de leur destination ;
 la création d'une ambiance acoustique extérieure satisfaisante : ce point est traité dans la
Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat" au §1.2.2. "Créer une
ambiance acoustique extérieure satisfaisante" ;
 la protection des riverains contre les bruits engendrés par le bâtiment (activités et
équipements techniques): ce point est traité dans la Cible 1 "Relation du bâtiment avec son
environnement immédiat" au §1.3.4 "Assurer le droit au calme aux riverains".

Dans les bâtiments commerciaux, les attentes opposées des différents usagers en matière
acoustique (le personnel recherche le calme et l’isolement acoustique alors que les clients sont en
attente d’une ambiance acoustique spécifique) ainsi que les volumes d’espaces importants rendent
difficile la définition de seuils relativement aux préoccupations citées ci-dessus. Le plus souvent,
une étude acoustique spécifique est nécessaire pour définir les exigences propres au projet.

Dans le présent référentiel, on dénomme « espace sensible » tout espace dans lequel les usagers
sont en demande d’une ambiance acoustique spécifique, autrement dit dont l’acoustique est un
enjeu. Ces espaces regroupent :
 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients
 Les espaces dédiés à la vente
 Les espaces de bureaux, les salles de réunion, de conférence
 Les espaces de détente du personnel
 Les espace de repos
 L’infirmerie
 Les espaces de restauration

Les espaces non sensibles au bruit sont les suivants :


 Les locaux déchets
 Les espaces de livraison
 Les espaces de vente extérieurs
 Les locaux techniques

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CONFORT ACOUSTIQUE 9

9.1. Optimisation des dispositions architecturales pour protéger


les usagers des nuisances acoustiques
9.2. Création d’une qualité d’ambiance acoustique adaptée aux
différents locaux

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9 CONFORT ACOUSTIQUE

STRUCTURE DE LA CIBLE 9 ______________________


9.1. Optimisation des dispositions architecturales pour protéger les
usagers des nuisances acoustiques

Enjeux environnementaux
Le confort acoustique revêt en premier lieu des aspects d’organisation spatiale :
 des espaces entre eux,
 des espaces par rapport aux nuisances acoustiques de l’espace extérieur, y compris de zone
liée au fonctionnement de l’opération étudiée (quai de chargement, zones déchets, etc.).
 des espaces eux-mêmes, en termes de forme et de volumétrie, vis-à-vis de l’acoustique
interne (intelligibilité, sonorité, confort d’écoute)

En ce qui concerne l’optimisation du positionnement des espaces entre eux, le principe général est
d’évaluer qualitativement chaque espace « réception » par rapport aux espaces intérieurs et aux
espaces extérieurs « émission » voisins.
Cette évaluation s’effectue en termes :
 de contiguïté (positionnement d'un espace d'un bâtiment par rapport au type d’espace contigu
d'une entité différente),
 de superposition (positionnement d'un espace d'un bâtiment par rapport au type d’espace au-
dessus),
 et de disposition intérieure des espaces (positionnement d'un espace d'un bâtiment par rapport
au type d’espace contigu de la même entité).

L’optimisation du positionnement des espaces au regard des nuisances acoustiques extérieures au


bâtiment découle de l’analyse du site. C’est en effet à la lumière des résultats de cette analyse que
l’organisation du plan masse et les dispositions intérieures des espaces pourront être optimisées de
façon à limiter l’exposition au bruit, notamment pour les espaces sensibles.

Préoccupations
9.1.1. Optimiser la position des espaces

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de prendre en compte la position des
espaces sensibles et/ou bruyants lors de la conception du bâtiment.
 Rappel : on dénomme « espace sensible » tout espace dans lequel les usagers sont en
demande d’une ambiance acoustique spécifique, autrement dit dont l’acoustique est un enjeu.
Ces espaces regroupent :
 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients
 Les espaces dédiés à la vente
 Les espaces de bureaux, les salles de réunion, de conférence.
 Les espaces de détente du personnel
 Les espace de repos
 L’infirmerie
 Les espaces de restauration

Les espaces non sensibles au bruit sont les suivants :


 Les locaux déchets
 Les espaces de livraison
 Les espaces de vente extérieurs
 Les locaux techniques
 Les parkings

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CONFORT ACOUSTIQUE 9
Les espaces dits « bruyants » sont les espaces qui sont à l’origine de bruits fréquents, par
exemple :
- Les zones de livraison,
- Les zones déchets,
- Les parkings,
- Les locaux techniques

Plusieurs angles d’approche sont envisageables pour traiter cette préoccupation :


 Un regroupement des espaces sensibles entre eux ;
 Eloigner les espaces sensibles des espaces bruyants ;
 Optimiser la séparation des espaces sensibles par des parois lourdes et/ou des portes de
distribution intermédiaires

Exemples de dispositions :
- Regrouper les espaces sensibles non fréquentés par les clients dans une même zone :
espaces de bureau, espaces de détente et de restauration pour le personnel, salles de
formation, de réunion, etc.
- Optimiser la séparation des espaces sensibles non fréquentés par les clients vis-à-vis des
espaces communs dédiés à la circulation des clients,
- Eloigner les espaces de vente potentiellement bruyants des espaces de vente moins
bruyants,
- Favoriser autant que possible la séparation des espaces sensibles par des parois isolantes
et le cas échéant des SAS de communication
- Réfléchir à la position des éventuelles aires de jeux récréatives dans le mail commercial
(pour un centre commercial)
- Etc.

9.1.2. Optimiser la position des espaces sensibles par rapport aux nuisances extérieures

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de prendre en compte les nuisances
acoustiques extérieures lors de la conception du bâtiment.
Il est donc demandé de prendre des dispositions architecturales afin de prendre en compte les
nuisances acoustiques extérieures au bâtiment, y compris celles provenant des accès des véhicules
de livraison et des véhicules des clients.

Il est ainsi possible de mener l’approche suivante :


 Identifier aussi exhaustivement que possible les nuisances acoustiques et vibratoires
extérieures au bâtiment (activités des bâtiments contigus ou riverains, vent dominant,
équipements, vibrations par des infrastructures voisines, etc.)
 Organiser le plan masse pour éloigner autant que possible les espaces sensibles des
nuisances acoustiques et vibratoires extérieures

Exemples de dispositions :
- Réfléchir à la position des zones de livraison et zones déchets ; les éloigner le plus possible
des espaces sensibles (à cause des nuisances acoustiques dues aux rotations de camions) ;
- Eloigner les espaces sensibles des sources extérieures de bruit identifiées ;
- Dans un centre commercial, positionner les boutiques les plus sensibles le plus loin possible
des sources de bruit extérieures,
- Etc.

9.1.3. Optimiser la forme et le volume des espaces sensibles vis-à-vis de la qualité


acoustique interne

Cette préoccupation, de niveau PERFORMANT unique, a pour but d’optimiser le volume et la


forme des espaces par rapport à la destination acoustique. On s’attachera tout particulièrement
aux espaces sensibles vis-à-vis de l’acoustique interne, c’est à dire :
 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients ;
 Les espaces nécessitant une bonne intelligibilité des messages (auditorium, salles de
réunion, etc.).

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Exemples de dispositions :
- définir le volume de l’espace adapté à la destination acoustique (volume minimum par
personne dans un auditorium)
- éviter les parois parallèles dans les salles de réunion, auditorium, etc.
- éviter les formes focalisantes dans les locaux d’écoute
- Etc.

9.2. Création d’une qualité d’ambiance acoustique adaptée aux


différents locaux

Enjeux environnementaux

La qualité d’ambiance acoustique au sein d’un espace est fonction de la nature de cet espace, de
son contexte et de l’activité qu’il va accueillir. Pour atteindre un bon confort acoustique, le maître
d’ouvrage doit exprimer des exigences relatives à la protection aux bruits indésirables et à
l’audibilité des émissions sonores utiles.
Il y a lieu de rappeler que les bâtiments commerciaux ne sont soumis à aucune réglementation
acoustique spécifique, par opposition à d’autres typologies tertiaires (enseignement, santé,
hôtellerie).
Dans un bâtiment commercial, les enjeux en terme de confort acoustique sont différents selon les
types d’espace rencontrés ; c’est pourquoi la sous cible est découpée en trois types d’espaces :

Les espaces communs dédiés à la circulation des clients


Par « espaces communs dédiés à la circulation des clients », on entend ici les espaces fréquentés
par les clients qui ne sont pas réservés à la vente. Il s’agit des espaces non privatifs qui relient les
espaces de vente (privatifs) entre eux. Ainsi, ce type d’espaces regroupe les circulations communes
(mail commercial, galeries, hall.), les éventuels espaces ouverts (reliés aux circulations communes)
dédiés à la détente des clients (aires de jeux intérieures, aires de détente avec bancs, etc.).
Certains types de commerces ne possèdent pas ce genre d’espaces (certaines boutiques en pied
d’immeuble par exemple) ; pour eux, le tableau d’évaluation correspondant est donc sans objet.
Précisons qu’un sas d’entrée précédant les caisses (dans une boutique au pied d’un immeuble par
exemple ou dans une grande surface) n’est pas considéré comme un espace commun.

Les espaces dédiés à la vente


Ce type d’espace regroupe tous les espaces intérieurs du bâtiment dans lesquels sont exposés les
produits ainsi que les zones de caisse. Il s’agit des espaces privatifs (espaces « preneurs »).
Nota : les espaces extérieurs dédiés à la vente ne sont pas concernés.

Les espaces associés


Par « espaces associés », on entend tous les espaces du bâtiment associés à l’activité du bâtiment,
qui ne sont ni dédiés à la vente (donc où aucun produit n’est exposé), ni dédiés à la circulation des
clients. Ce type d’espace regroupe les espaces suivants:
Espaces de bureau
Ce sont les espaces de bureau, généralement des bureaux individuels, dédiés au personnel
administratif et dirigeant du bâtiment. Il s’agit des espaces de bureau associés au bâtiment
commercial.
Nota : en cas d’opération mixte « Commerce/Bureau », par exemple un commerce en pied
d’un immeuble de bureau, les bureaux dans les étages du bâtiment (non liés au bâtiment de
commerce) ne sont pas considérés ici.
Locaux du personnel
Il s’agit d’un lieu de détente pour le personnel du bâtiment, lieu informel de rencontre.
Infirmerie
Lieu de premier secours pour le personnel du bâtiment.

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CONFORT ACOUSTIQUE 9
Autres espaces sensibles
Les autres espaces sensibles mentionnés dans cette cible regroupent tous les espaces fermés
sensibles (autres que ceux cités précédemment) fréquentés par le personnel du bâtiment
ainsi que les espaces dédiés à des éventuelles réunions ou conférences : il s’agit des salles
de réunion, des salles de formation ou de conférence, des espaces de restauration dédiées
au personnel, etc.

En ce qui concerne les espaces associés, le présent référentiel définit une dernière catégorie
d'espaces associés, appelée les espaces ayant une spécificité acoustique. Ces espaces
regroupent :
• les locaux nécessitant une bonne intelligibilité de la parole : auditorium, salle de conférence,
salle de formation, etc.
• les locaux accueillant une activité bruyante
• les locaux à diffusion sonore
• les locaux nécessitant une confidentialité de la parole
Remarque : ce découpage par espaces est le même que celui réalisé en cible 10 « Confort
visuel ».

Préoccupations

ESPACES COMMUNS DEDIES A LA CIRCULATION DES CLIENTS

Ce tableau d’évaluation s’adresse aux opérations présentant ce type d’espaces. Dans le cas d’un
commerce en pied d’immeuble ou en zone d’activité qui ne comporte aucun espace commun, ce
tableau d’évaluation est sans objet.

9.2.1. Isolement des espaces communs dédiés à la circulation des clients vis-à-vis de
l’extérieur

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable des
espaces communs dédiés à la circulation des clients vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur. Ainsi,
l’isolement acoustique standardisé pondéré des espaces communs dédiés à la circulation des clients
vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur DnTA,tr doit être supérieur ou égal à 30 dB.
Cette performance est à obtenir pour des emplacements situés à deux mètres de la façade
considérée (portes fermées).

9.2.2. Niveau de bruits de choc transmis dans les espaces communs dédiés à la
circulation des clients

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des niveaux de bruit de choc
convenables transmis dans les espaces communs dédiés à la circulation des clients. Ainsi, le niveau
de pression pondéré du bruit de choc standardisé L’nT,w doit être inférieur ou égal à 63 dB dans les
espaces communs dédiés à la circulation des clients.

9.2.3. Niveau de bruit des équipements dans les espaces communs dédiés à la circulation
des clients

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des bruits d’équipements
convenables dans les espaces communs dédiés à la circulation des clients. Ainsi, le niveau de
pression acoustique normalisé LnAT doit être inférieur ou égal à 45 dB(A) dans les espaces
communs dédiés à la circulation des clients.

9.2.4. Acoustique interne des espaces communs dédiés à la circulation des clients

© Certivéa – Février 2008 Cible 9


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 165/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
9 CONFORT ACOUSTIQUE

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir une acoustique interne
convenable dans les espaces communs dédiés à la circulation des clients. Ainsi, il est demandé de
réaliser une étude acoustique pour les espaces communs dédiés à la circulation des clients et de
respecter les exigences de durée de réverbération moyenne issues de l’étude acoustique.
Nota : l’étude acoustique devra donc définir une durée de réverbération adéquate pour l’opération,
calculée pour un espace aménagé mais non occupé, sur les octaves centrés sur 500, 1000 et 2000
Hz (ou sur les tiers d’octaves compris entre 400 et 3150 Hz).

9.2.5. Isolement au bruit aérien des espaces communs dédiés à la circulation des clients
(réception) vis-à-vis d’un espace de livraison et d’une zone déchets (émission)

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable au
bruit aérien des espaces communs dédiés à la circulation des clients (en réception) vis-à-vis d’un
espace de livraison et d’une zone déchet (en émission). Ainsi, il est demandé un isolement
acoustique standardisé pondéré DnTA supérieur ou égal à 40 dB vis-à-vis d’un espace de livraison et
d’une zone déchet

Remarque importante: il est aussi possible de réaliser une étude acoustique et de vérifier une
valeur plus faible suite aux résultats de l’étude acoustique.

9.2.6. Optimisation des critères d’ambiance acoustique dans les espaces communs
dédiés à la circulation des clients

Cette préoccupation a pour but d’optimiser les critères d’ambiance acoustique dans les espaces
communs dédiés à la circulation des clients, en fonction du contexte et du projet. Elle est construite
de la façon graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Il s’agit de réaliser une étude acoustique relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Isolement acoustique standardisé pondéré des espaces communs dédiés à la circulation des
clients vis-à-vis de l’espace extérieur ;
- Niveau de bruit des équipements dans les espaces communs dédiés à la circulation des
clients ;
- Acoustique interne des espaces communs dédiés à la circulation des clients (sur la base
d’indicateurs spécifiques d’acoustique interne garantissant notamment l’intelligibilité des
messages diffusés par une installation de sonorisation) ;
- Isolement au bruit aérien des espaces communs dédiés à la circulation des clients (en
réception) vis-à-vis des espaces autres que les espaces de livraison et les zones déchets

Suite à cette étude acoustique, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme
les mieux adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 4 critères cités ci-
dessus). Le résultat de l’étude acoustique orientera le choix des critères à considérer.

Nota : pour l’acoustique interne, les indicateurs spécifiques dont il est question seront définis et
cadrés par l’étude acoustique. Les indicateurs possibles et les méthodes de mesurage
correspondantes sont définis dans les normes AFNOR, CEN et ISO.

Exemples d’indicateurs relatifs à l’acoustique interne :


Critères temporels
 Durée de réverbération optimale avec des contraintes en fonction de la fréquence Tr(f)
 Décroissance temporelle précoce EDT(f)
Critères énergétiques
 Force sonore
 Décroissance spatiale en fonction de la distance à une source : DL
 Couverture de l’auditoire
 Critères d’intelligibilité
 RASTI

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CONFORT ACOUSTIQUE 9

La philosophie de cette préoccupation est de ne pas imposer de seuils mais de laisser une marge
de manœuvre suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du contexte de l’opération. Les
dispositions à mettre en œuvre seront cadrées par les résultats de l’étude acoustique.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour 3 critères à
minima (parmi les 4 critères).

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour les 4
critères.

Nota : ces points ne sont pas cumulables

ESPACES DEDIES A LA VENTE

Dans le cas d’une opération dont les espaces dédiés à la vente seront aménagées par un ou
plusieurs preneur(s), les exigences ci-dessous devront être respectées sous la forme de
prescriptions dans le(s) cahier(s) des charges preneur(s) (pour les dispositions que le maître
d’ouvrage ne maîtrise pas).

9.2.1. Isolement des espaces dédiés à la vente vis-à-vis de l’extérieur

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable des
espaces dédiés à la vente vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur. Ainsi, l’isolement acoustique
standardisé pondéré des espaces dédiés à la vente vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur DnTA,tr
doit être supérieur ou égal à 30 dB.

Cette performance est à obtenir pour des emplacements situés à deux mètres de la façade
considérée (portes fermées).

9.2.2. Niveau de bruits de choc transmis dans les espaces dédiés à la vente

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des niveaux de bruit de choc
convenables transmis dans les espaces dédiés à la vente. Ainsi, le niveau de pression pondéré du
bruit de choc standardisé L’nT,w doit être inférieur ou égal à 60 dB dans les espaces dédiés à la
vente.

9.2.3. Niveau de bruit des équipements dans les espaces dédiés à la vente

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des bruits d’équipements
convenables dans les espaces dédiés à la vente. Ainsi, le niveau de pression acoustique normalisé
LnAT doit être inférieur ou égal à 45 dB(A) dans les espaces de vente.

9.2.4. Acoustique interne des espaces dédiés à la vente

Cette préoccupation est sans exigence sur les espaces dédiés à la vente.

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9 CONFORT ACOUSTIQUE

9.2.5. Isolement au bruit aérien des espaces dédiés à la vente (réception) vis-à-vis des
autres locaux (émission) hors circulations

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable au
bruit aérien des espaces dédiés à la vente (en réception) vis-à-vis des autres locaux (en émission)
hors circulations. Ainsi, il est demandé pour ces espaces un isolement acoustique standardisé
pondéré DnTA supérieur ou égal à 45 dB vis-à-vis d’un autre espace (hormis les circulations).

Remarque importante : il est aussi possible de réaliser une étude acoustique et de vérifier une
valeur plus faible suite aux résultats de l’étude acoustique.

Nota : les espaces communs dédiés à la circulation des clients sont considérés comme des
circulations.

9.2.6. Optimisation des critères d’ambiance acoustique dans les espaces dédiés à la
vente

Cette préoccupation a pour but d’optimiser les critères d’ambiance acoustique dans les espaces
dédiés à la vente, en fonction du contexte et du projet. Elle est construite de la façon graduée
suivante :

Niveau PERFORMANT
Il s’agit de réaliser une étude acoustique relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Isolement acoustique standardisé pondéré des espaces dédiés à la vente vis-à-vis de
l’espace extérieur ;
- Niveau de bruit des équipements dans les espaces dédiés à la vente ;
- Acoustique interne des espaces dédiés à la vente (sur la base d’indicateurs spécifiques
d’acoustique interne garantissant notamment l’intelligibilité des messages diffusés par une
installation de sonorisation) ;
- Isolement au bruit aérien des espaces dédiés à la vente (en réception) vis-à-vis des autres
espaces (hors circulations)

Cette étude acoustique devra être menée sur chaque espace dédié à la vente.

Suite à cette étude acoustique, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme
les mieux adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 4 critères cités ci-
dessus). Le résultat de l’étude acoustique orientera le choix des critères à considérer.

La philosophie de cette préoccupation (relativement à chaque type d’espace) est de ne pas imposer
de seuils mais de laisser une marge de manœuvre suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du
contexte de l’opération. Les dispositions à mettre en œuvre seront cadrées par les résultats de
l’étude.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour 3 critères à
minima (parmi les 4 critères).

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour les 4
critères.

Nota : ces points ne sont pas cumulables

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Il s’agit, en plus des dispositions du niveau PERFORMANT, de mettre en œuvre de revêtements de
sol de classe A ou B dans les espaces dédiés à la vente.

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CONFORT ACOUSTIQUE 9

Ces deux points sont cumulables avec les points précédents.

Nota : il est rappelé que la classe de sonorité à la marche des revêtements de sol est définie dans
la norme NF S 31-074 [[[F F]]]. Cette norme s'intéresse au bruit de choc généré par le revêtement de
F
sol quand on marche dessus, au sein d'un même local.

ESPACES ASSOCIES

9.2.1. Isolement des espaces associés vis-à-vis de l’extérieur

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable des
espaces associés vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur. Ainsi, l’isolement acoustique standardisé
pondéré des espaces vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur DnTA,tr doit être supérieur ou égal à 30
dB et supérieur ou égal à DnTA,tr réglementaire logement (dirune) – 5 dB

Cette performance est à obtenir pour des emplacements situés à deux mètres de la façade
considérée (portes fermées).

9.2.2. Niveau de bruits de choc transmis dans les espaces associés

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des niveaux de bruit de choc
convenables transmis dans les espaces associés. Ainsi, le niveau de pression pondéré du bruit de
choc standardisé L’nT,w doit être inférieur ou égal à :
 63 dB dans les espaces de restauration ouverts
 60 dB dans les espaces de bureau, les salles de réunion, les locaux du personnel
 58 dB dans l’infirmerie et les espaces de repos

Il est en outre demandé pour les espaces de restauration fermés, de réaliser une étude acoustique
et de respecter les exigences de cette étude.

9.2.3. Niveau de bruit des équipements dans les espaces associés

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir des bruits d’équipements
convenables dans les espaces associés. Ainsi, le niveau de pression acoustique normalisé LnAT doit
être inférieur ou égal à :
 45 dB(A) dans les espaces de restauration ouverts
 43 dB(A) dans les espaces de bureau
 40 dB(A) dans les salles de réunion, les locaux du personnel
 38 dB(A) dans l’infirmerie et les espaces de repos

Il est en outre demandé pour les espaces de restauration fermés, de réaliser une étude acoustique
et de respecter les exigences de cette étude.

9.2.4. Acoustique interne des espaces associés

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir une acoustique interne
convenable dans les espaces associés. Ainsi, il est demandé :

 De respecter les conditions suivantes pour les espaces associés mentionnés :


 AAEtotale ≥ 0,6 S(surface au sol) pour les espaces de bureau
 AAEtotale ≥ 0,7 S(surface au sol) pour les salles de réunion, les locaux du personnel et les
espaces de repos
 AAEtotale ≥ 0,6 S(surface au sol) pour l’infirmerie

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 De réaliser une étude acoustique pour les espaces de restauration fermés et les espaces
ayant une spécificité acoustique et de respecter les exigences de cette étude.

9.2.5. Isolement au bruit aérien des espaces associés (réception) vis-à-vis des autres
espaces (émission) hors circulations

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but de garantir un isolement convenable au
bruit aérien des espaces associés (en réception) vis-à-vis des autres locaux (en émission). Ainsi, il
est demandé :

 Pour les espaces associés mentionnés, un isolement acoustique standardisé pondéré DnTA
vis-à-vis d’un autre espace (hormis les circulations, y compris les espaces communs dédiés
à la circulation des clients) supérieur ou égal à :
 35 dB pour les espaces de bureau
 40 dB pour les salles de réunion, les locaux du personnel et les espaces de repos
 43 dB pour l’infirmerie
 De réaliser une étude acoustique pour les espaces de restauration fermés et les espaces
ayant une spécificité acoustique et de respecter les exigences de cette étude.

9.2.6. Optimisation des critères d’ambiance acoustique dans les espaces associés

Cette préoccupation a pour but d’optimiser les critères d’ambiance acoustique dans les espaces
associés, en fonction du contexte et du projet. Elle est relative à chaque espace associé sensible
rencontré dans l’opération. Elle est construite de la façon graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Il s’agit de réaliser une étude acoustique relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Isolement acoustique standardisé pondéré des espaces associés vis-à-vis de l’espace
extérieur ;
- Niveau de bruits de choc transmis dans les espaces associés ;
- Niveau de bruit des équipements dans les espaces associés ;
- Acoustique interne des espaces associés (sur la base d’indicateurs spécifiques d’acoustique
interne garantissant notamment l’intelligibilité des messages diffusés par une installation de
sonorisation) ;
- Isolement au bruit aérien des espaces associés (en réception) vis-à-vis des autres espaces
(hors circulations)

Cette étude acoustique devra être menée sur chaque espace associé sensible.

Suite à cette étude acoustique, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme
les mieux adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 5 critères cités ci-
dessus). Le résultat de l’étude acoustique orientera le choix des critères à considérer.

Nota : pour l’acoustique interne, les indicateurs spécifiques dont il est question seront définis et
cadrés par l’étude acoustique. Les indicateurs possibles et les méthodes de mesurage
correspondantes sont définis dans les normes AFNOR, CEN et ISO.

Exemples d’indicateurs relatifs à l’acoustique interne :


Critères temporels
 Durée de réverbération optimale avec des contraintes en fonction de la fréquence Tr(f)
 Décroissance temporelle précoce EDT(f)
 Critères énergétiques
 Force sonore
 Décroissance spatiale en fonction de la distance à une source : DL
 Couverture de l’auditoire
 Critères d’intelligibilité
 RASTI

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La philosophie de cette préoccupation (relativement à chaque type d’espace) est de ne pas imposer
de seuils mais de laisser une marge de manœuvre suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du
contexte de l’opération. Les dispositions à mettre en œuvre seront cadrées par les résultats de
l’étude.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour 3 critères à
minima (parmi les 5 critères).

Niveau TRES PERFORMANT 4 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour 4 critères à
minima (parmi les 5 critères).

Niveau TRES PERFORMANT 6 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude acoustique pour les 5
critères.

Nota : ces points ne sont pas cumulables

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Il s’agit de mettre en œuvre de revêtements de sol de classe A ou B dans les salles de réunion, les
locaux du personnel et les espaces de repos.

Ces deux points sont cumulables avec les points précédents.

Nota : il est rappelé que la classe de sonorité à la marche des revêtements de sol est définie dans
la norme NF S 31-074 [[[F F]]]... Cette norme s'intéresse au bruit de choc généré par le revêtement de
F
sol quand on marche dessus, au sein d'un même local.

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Commerce - Partie V : Guide pratique
9 CONFORT ACOUSTIQUE

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Ambiance acoustique extérieure pour les usagers de la parcelle – Droit au calme pour les
riverains
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Performances acoustiques des produits
Cible 3 "Chantier à faibles nuisances"
Bruit de chantier sur les riverains et le personnel
Cible 8 "Confort hygrothermique"
Bruit des équipements assurant le confort en hiver et/ou en été
Cible 13 "Qualité sanitaire de l’air"
Bruit des équipements de ventilation

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.1 - Analyse du site
Elle fournit entre autres des données sur les sources de bruit présentes dans l’environnement
immédiat (classement des infrastructures de transport par exemple).
Dans le cas d’un bâtiment livré à destination d’un ou plusieurs « preneurs », des précautions
sont à prendre par celui(ceux) qui aménagera(ont) les lieux. Le maître d'ouvrage devra
transmettre à l'exploitant toutes les données nécessaires sur l'ouvrage livré et les conditions
d'aménagement pour obtenir les performances acoustiques visées.

REFERENCES REGLEMENTAIRES __________________


[[[A
A]]] Arrêtés du 30 juin 1999 relatifs aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation
A
[[[B
B]]] Textes législatifs relatifs au classement des infrastructures de transport
B
[[[C
C]]] Loi n°92-1444 du 31/12/92 relative à la lutte contre le bruit
C
[[[DDD]]] Décret du 31 août 2006 relatif à la lutte contre le bruit de voisinage
[[[EEE]]] Circulaire du 25 avril 2003 relative à l'application de la réglementation acoustique des
bâtiments autres que d'habitation
[[[FFF]]] Norme NFS 31-074 - Acoustique - Mesurage de l'isolation acoustique des immeubles et des
éléments de construction - Mesurage en laboratoire du bruit de choc dans une salle par les
revêtements de sol posés dans cette salle – Octobre 2002
[[[GGG]]] Cahier des charges acoustiques - bâtiments à haute qualité environnementale. Enseignement
– Bureaux – Sports – Loisirs. ADEME, GIAC - Groupement de l’Ingénierie Acoustique, 31
janvier 2000
[[[HHH]]] Cahier des charges acoustiques - bâtiments à haute qualité environnementale. Ecoles de
musique, salles polyvalentes. ADEME, GIAC - Groupement de l’Ingénierie Acoustique, 30 mai
2003
[[[III]]] AFNOR - Norme NF S31-080 “Acoustique –Bureaux et espaces associés – Niveaux et critères
de performances acoustiques par type d'espace” – Janvier 2006
[[[JJJ]]] Arrêté du 30 mai 1996 relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports
terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par
le bruit

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Commerce - Partie V : Guide pratique
10
CONFORT
VISUEL

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Commerce - Partie V : Guide pratique
10 CONFORT VISUEL

INTRODUCTION ______________________________
L’exigence de confort visuel consiste très généralement d’une part à voir certains objets et
certaines lumières (naturelles et artificielles) sans être ébloui, et d’autre part à avoir une ambiance
lumineuse satisfaisante quantitativement en termes d’éclairement et d’équilibre des luminances, et
qualitativement en termes de couleurs. Ceci afin de faciliter le travail, les activités diverses, dans
un souci de qualité, de productivité, ou d’agrément, en évitant la fatigue et les problèmes de santé
liés aux troubles visuels.
Utilisée à bon escient, la lumière naturelle a des effets positifs, physiologiquement et
psychologiquement, et est recommandée par le Code du Travail.
Afin de réaliser les conditions de confort visuel dans l’environnement intérieur des bâtiments
commerciaux, il convient d’assurer :
 un éclairage naturel optimal en terme de confort afin de profiter au mieux de la lumière
naturelle ; le maître d’ouvrage doit assurer un niveau d’éclairement suffisant pour les tâches
visuelles à accomplir et limiter les risques d’éblouissement produits par le soleil (direct ou
indirect) ;
 un éclairage artificiel satisfaisant en l’absence ou en complément de lumière naturelle. Le
maître d’ouvrage cherche généralement à obtenir un niveau d’éclairement artificiel suffisant. Il
cherche également à limiter les risques d’éblouissement par les luminaires et à avoir une
qualité de la lumière émise satisfaisante en terme de rendu des couleurs et de couleur
apparente.
Dans les bâtiments commerciaux, on cherchera à doser l’apport en lumière du jour,
essentiellement dans les grands espaces communs (mail commercial, circulations) et à garantir un
éclairage artificiel optimisé dans tous les espaces.
 Dans le présent référentiel, on dénomme « espace sensible » tout espace dans lequel les
usagers sont en demande d’une ambiance visuelle spécifique, autrement dit dont le confort
visuel est un enjeu. Ces espaces regroupent :

 Les espaces communs dédiés à la circulation des clients


 Les espaces dédiés à la vente
 Les espaces de bureaux, les salles de réunion, de conférence
 Les locaux du personnel
 Les espaces de repos
 L’infirmerie
 Les espaces de restauration pour le personnel
 Le PC de sécurité

10.1. Optimisation de l’éclairage naturel


10.2. Eclairage artificiel confortable

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Commerce - Partie V : Guide pratique
CONFORT VISUEL 10

STRUCTURE DE LA CIBLE 10 ____________________

10.1. Optimisation de l’éclairage naturel

Enjeux environnementaux

Dans un bâtiment commercial, les enjeux en terme d’accès à la lumière naturelle sont différents
selon les types d’espace rencontrés ; c’est pourquoi la sous cible est découpée en trois types
d’espaces :

Les espaces communs dédiés à la circulation des clients


Par « espaces communs dédiés à la circulation des clients », on entend ici les espaces fréquentés
par les clients qui ne sont pas réservés à la vente. Il s’agit des espaces non privatifs qui relient les
espaces de vente (privatifs) entre eux. Ainsi, ce type d’espaces regroupe les circulations communes
(mail commercial, galeries, hall.), les éventuels espaces ouverts (reliés aux circulations communes)
dédiés à la détente des clients (aires de jeux intérieures, aires de détente avec bancs, etc.).
Certains types de commerces ne possèdent pas ce genre d’espaces (certaines boutiques en pied
d’immeuble par exemple) ; pour eux, le tableau d’évaluation correspondant est donc sans objet.
Précisons qu’un sas d’entrée précédant les caisses (dans une boutique au pied d’un immeuble par
exemple ou dans une grande surface) n’est pas considéré comme un espace commun.

Les espaces dédiés à la vente


Ces espaces regroupent toutes les zones du bâtiment dans lesquelles sont exposés les produits
ainsi que les zones de caisse. Il s’agit donc des espaces privatifs (espaces « preneurs »)

Les espaces associés


Par « espaces associés », on entend tous les espaces du bâtiment qui ne sont ni dédiés à la vente
(donc où aucun produit n’est exposé), ni dédiés à la circulation des clients. Ce type d’espace
regroupe les espaces suivants:
Espaces de bureau
Ce sont les espaces de bureau, généralement des bureaux individuels, dédiés au personnel
administratif et dirigeant du bâtiment. Il s’agit des espaces de bureau associés au bâtiment
commercial.
Nota : en cas d’opération mixte « Commerce/Bureau », par exemple un commerce en pied
d’un immeuble de bureau, les bureaux dans les étages du bâtiment (non liés au bâtiment de
commerce) ne sont pas considérés ici.
Locaux du personnel
Il s’agit des locaux réservés au personnel du bâtiment pour la détente, lieu informel de
rencontre.
Infirmerie
Lieu de premier secours pour le personnel du bâtiment.
Autres espaces
Les autres espaces mentionnés dans ce référentiel regroupent tous les espaces fermés
(autres que ceux cités précédemment) fréquentés par le personnel du bâtiment ainsi que les
locaux dédiés à des éventuelles formations ou conférences ; il s’agit du PC de sécurité du
bâtiment, des salles de réunion, des salles de formation ou de conférence, des salles de
restaurant dédiées au personnel, des zones de livraison.

Par rapport à la lumière naturelle, les enjeux sont différents selon les espaces : les espaces
communs dédiés à la circulation des clients ainsi que les espaces associés doivent être conçus de
manière à maximiser l’apport en lumière naturelle. Dans les espaces communs, on cherchera des
solutions qui permettent la diffusion et la conduite de la lumière dans l’ensemble des espaces. Dans
les espaces de bureau, le Code du Travail impose le recours à la lumière naturelle.

© Certivéa – Février 2008 Cible 10


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 175/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
10 CONFORT VISUEL

Dans les zones de vente, les enjeux sont différents ; il appartient au preneur de définir sa stratégie
par rapport à l’ambiance visuelle de ses espaces privatifs, en lien avec sa politique commerciale
notamment ; en revanche, il est possible pour la maîtrise d’ouvrage d’inciter le recours à la lumière
naturelle dans les espaces preneurs par une conception adéquate et une clause incitative dans le
cahier des charges « preneurs ».
Remarque : ce découpage par espaces est le même que celui réalisé en cible 9 « Confort
acoustique ».

Préoccupations

ESPACES COMMUNS DEDIES A LA CIRCULATION DES CLIENTS

Ce tableau d’évaluation s’adresse aux opérations présentant ce type d’espaces. Dans le cas d’un
commerce en pied d’immeuble ou en zone d’activité qui ne comporte aucun espace commun, ce
tableau d’évaluation est sans objet.

10.1.1. Disposer d’accès à la lumière du jour

Cette préoccupation a pour but d’assurer que les espaces ont accès à la lumière du jour ; il s’agit
de proscrire des bâtiments commerciaux constitués d’une succession de grands espaces aveugles.

La préoccupation est construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE :

Il s’agit d’optimiser l’accès à la lumière du jour dans les espaces communs dédiés à la circulation
des clients. Pour cela, il est demandé :

 D’identifier les points focaux des espaces communs dédiés à la circulation des clients. Les
points focaux sont des points qui nécessitent un apport de lumière naturelle, de par les
activités qu’ils abritent ou de par leur nature propre. Il s’agit :
- des points de stationnement de longue durée pour les clients et/ou le personnel :
espaces de détente pour les clients (où peuvent être implantés des bancs, des
espaces récréatifs, des aires de jeux pour les enfants, etc.), points de
stationnement pour des employés du centre (points « information », point
« accueil », etc.).
- des points particuliers à l’opération qui auront été identifiés par la maîtrise
d’ouvrage comme sensibles du point de vue du confort visuel et qui nécessitent un
apport en lumière naturelle de par leur position et/ou les activités qu’ils abritent :
points à proximité d’une sandwicherie par exemple (espaces potentiellement
favorables à des files d’attente), escaliers, zones d’escalators, etc. Ces points
dépendent du projet et de la configuration des espaces communs intérieurs.
L’entrée du bâtiment est considérée comme un point focal.

 De garantir un accès direct (en premier jour) à la lumière du jour en chaque point focal
identifié précédemment. L’accès à la lumière du jour peut être atteint par des vitrages
donnant directement sur l’extérieur ou par un apport de lumière vertical (puit de lumière,
atrium, etc.).

Niveau PERFORMANT
En plus, des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit de garantir une vue sur la lumière
naturelle en tout point des espaces communs dédiés à la circulation des clients. Par « vue sur la
lumière naturelle », on entend que la lumière du jour doit être aperçue en tout point des espaces,
quelle que soit la position des usagers ; il peut s’agir d’une vue sur une ouverture (fenêtre, vitrage,
lucarne, etc.), d’une vue sur une source de lumière (provenant d’un atrium ou d’un puits de
lumière), ou d’une vue sur une zone illuminée par de la lumière.

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10.1.2. Disposer d’accès à des vues sur l’extérieur

Cette préoccupation a pour but d’assurer que les espaces ont accès à des vues sur l’extérieur ; elle
est construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit d’optimiser l’accès à des vues sur l’extérieur dans les espaces communs dédiés à la
circulation des clients. Pour cela, il est demandé d’accéder à des vues sur l’extérieur (à l’horizontale
du regard) :
 depuis 30% des points focaux identifiés dans la préoccupation précédente si l’opération
comporte à minima 2 points focaux. Il est rappelé que ces points focaux doivent avoir
accès à la lumière du jour. Ce niveau BASE exige que certains d’entre eux (30%) aient en
plus accès à des vues sur l’extérieur.
 Depuis le point focal si l’opération ne comporte qu’un unique point focal.

Niveau PERFORMANT
Il est demandé d’accéder à des vues sur l’extérieur depuis 50% des points focaux identifiés dans la
préoccupation précédente si l’opération comporte à minima 2 points focaux. Dans le cas où
l’opération ne possède qu’un seul point focal, cette exigence est sans objet.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Il est demandé d’accéder à des vues sur l’extérieur depuis 75% des points focaux identifiés dans la
préoccupation précédente si l’opération comporte à minima 2 points focaux. Dans le cas où
l’opération ne possède qu’un seul point focal, cette exigence est sans objet.

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS


il est demandé d’accéder à des vues sur l’extérieur depuis 100% des points focaux identifiés dans
la préoccupation précédente si l’opération comporte à minima 2 points focaux. Dans le cas où
l’opération ne possède qu’un seul point focal, cette exigence est sans objet.

10.1.3. Disposer d’un éclairement naturel minimal dans les zones d’occupation

Cette préoccupation a pour but d’assurer un éclairement minimal dans les zones d’occupation le
nécessitant ; la préoccupation précédente s’assurait de l’apport en lumière naturelle dans les
espaces de manière qualitative ; il s’agit ici de garantir un éclairement naturel suffisant de
manière quantitative. La préoccupation est construite de la manière graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Il est demandé d’obtenir un FLJmoyen ≥ 0,5% sur tous les espaces communs dédiés à la circulation
des clients. On effectuera ce calcul de FLJ par niveau (dans le cas d’une opération sur plusieurs
niveaux), c’est à dire que le FLJ moyen doit être supérieur ou égal à 0,5% pour chaque niveau. Le
calcul s’effectue sur toute la surface des espaces communs (on ne délimitera pas ici de « zone de
travail » comme pour les espaces de bureau), au niveau du sol, en n’oubliant pas de prendre en
compte les masques proches et lointains.
Nota : les parkings ne sont pas inclus dans cette exigence.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


En plus des exigences du niveau PERFORMANT, il s’agit d’obtenir un FLJmoyen ≥ 1% sur tous les
espaces communs dédiés à la circulation des clients ou un FLJminimum ≥ 0,5% sur tous ces espaces.

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS


En plus des exigences du niveau PERFORMANT, il s’agit d’obtenir un FLJmoyen ≥ 1% sur tous les
espaces communs dédiés à la circulation des clients et un FLJminimum ≥ 0,5% sur tous ces espaces.
Les deux conditions doivent être remplies pour obtenir les 5 points.

10.1.4. Qualité du traitement de la lumière naturelle

Cette préoccupation a pour but d’assurer que la lumière naturelle introduite dans les espaces est
de bonne qualité et non éblouissante ; en effet, un apport en lumière naturel non contrôlé peut
être source de gêne visuelle (éblouissement notamment). Cette préoccupation est construite de la
manière graduée suivante :

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Niveau PERFORMANT
Il s’agit d’assurer une lumière naturelle de qualité dans les espaces communs dédiés à la
circulation des clients. Il est donc demandé :

 d’identifier les zones du bâtiment sensibles à l’éblouissement et d’étudier les conditions


d’éblouissement sur ces zones. Cette étude vise essentiellement à repérer les sources
potentielles d’éblouissement (vision directe du soleil ou du ciel au travers des fenêtres,
réflexion du soleil sur les bâtiments voisins, contraste de luminance excessif entre une
fenêtre et le mur dans lequel elle s’inscrit, contraste de luminance excessif entre une
fenêtre et son châssis, surface de luminance trop élevée par rapport aux surfaces voisines,
etc.) et à identifier les types d’éblouissement susceptibles d’intervenir sur les zones
identifiées (éblouissement direct, éblouissement réfléchi par réflexion sur des surfaces
brillantes, éblouissement de voile)

 de prendre des dispositions pour conduire, filtrer et/ou diffuser la lumière du jour dans ces
zones afin de contrôler l’apport en lumière naturelle. L’enjeu est ici de limiter
l’éblouissement dans ces zones en traitant la lumière du jour, que ce soit en la conduisant
ou en la diffusant d’une zone à l’autre (par le biais de surfaces réfléchissantes par exemple)
ou en la filtrant (par le biais de tamiseurs à lumière par exemple). Dans le cas où certaines
zones bénéficient d’accès à la lumière du jour mais que des zones adjacentes ne
bénéficient que d’une lumière naturelle réduite, il faut veiller à éviter les effets de contraste
en contrôlant l’apport en lumière naturelle dans les zones illuminées.
Des exemples de dispositions peuvent être :
- Dispositifs de verrières coiffant les circulations intérieures,
- Mise en place de surfaces verticales réfléchissantes en rive des dalles étages pour
conduire la lumière vers les étages inférieurs,
- Conception des espaces communs pour faire réfléchir la lumière naturelle d’une
zone à l’autre,
- Mise en place de tamiseurs à lumière dans les espaces sensibles,
- Etc.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


Il s’agit, en plus des dispositions du niveau PERFORMANT précédent, de prendre des dispositions
pour protéger les zones sensibles des espaces communs dédiés à la circulation des clients vis-à-vis
du soleil afin de limiter l’éblouissement dans ces zones. Les dispositions prises doivent aller au-delà
d’un simple traitement qualitatif de la lumière naturelle (demandé au niveau PERFORMANT) ; il
s’agit ici de prendre des mesures pour protéger les zones sensibles vis-à-vis du soleil de manière
quantitative (par le biais de protections solaires fixes ou mobiles, de brises soleil ou de verres
photométriques par exemple).

ESPACES DEDIES A LA VENTE

10.1.1. Disposer d’accès à la lumière du jour

Cette préoccupation a pour but d’assurer que les espaces ont accès à la lumière du jour ; il s’agit
de proscrire des bâtiments commerciaux constitués d’une succession de grands espaces aveugles.

La préoccupation est construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE
Pour une opération ne présentant pas d’espaces communs dédiés à la circulation des
clients, il s’agit de garantir l’accès à la lumière du jour depuis les caisses. Cette exigence ne
s’applique pas dans le cas où l’opération présente des espaces communs dédiés à la circulation des
clients.

Niveau TRES PERFORMANT 4 POINTS

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En plus de l’exigence du niveau BASE précédent, il s’agit de prendre des dispositions pour optimiser
l’accès à la lumière du jour dans les espaces dédiés à la vente. Il est rappelé ici que l’accès à la
lumière du jour dans ces espaces n’est pas intrinsèquement un enjeu pour les preneurs, mais qu’il
est souhaitable d’inciter ces derniers à y recourir. Ainsi, la maîtrise d’ouvrage peut prendre des
dispositions de conception pour donner la possibilité au(x) preneur(s) d’accéder à la lumière du
jour à posteriori, par exemple en concevant la coque du bâtiment de telle sorte que certains
preneurs puissent l’ouvrir au niveau de leurs espaces de vente ; il est également demandé de
rédiger un paragraphe dans le cahier des charges « preneurs » afin d’inciter le preneur à accéder à
la lumière naturelle dans ses espaces privatifs.
Pour une opération présentant des espaces communs dédiés à la circulation des clients, il
est demandé à ce que ces dispositions soient prises sur une partie significative (en surface) des
espaces preneurs mais aucun pourcentage de surface n’est imposé.
Pour une opération ne présentant pas d’espaces communs dédiés à la circulation des
clients, il est demandé à ce que cette exigence soit vérifiée pour au moins 50% de la surface des
espaces dédiés à la vente.

10.1.2. Disposer d’accès à des vues sur l’extérieur

Cette préoccupation, de niveau TRES PERFORMANT unique, a pour but d’assurer que les espaces
ont accès à des vues sur l’extérieur. Il est demandé de prendre des dispositions pour optimiser
l’accès à des vues sur l’extérieur (à l’horizontale du regard) dans les espaces dédiés à la vente. La
maîtrise d’ouvrage peut prendre des dispositions de conception pour donner la possibilité au(x)
preneur(s) d’accéder à des vues sur l’extérieur à posteriori, par exemple en concevant la coque du
bâtiment à l’horizontale du regard de telle sorte que certains preneurs puissent l’ouvrir au niveau
de leurs espaces de vente ; il est également demandé de rédiger un paragraphe dans le cahier des
charges « preneurs » afin d’inciter le(s) preneur(s) à accéder aux vues. Le traitement de cette
exigence rapporte 3 POINTS.

Pour une opération présentant des espaces communs dédiés à la circulation des clients, il
est demandé à ce que ces dispositions soient prises sur une partie significative (en surface) des
espaces preneurs mais aucun pourcentage de surface n’est imposé.
Pour une opération ne présentant pas d’espaces communs dédiés à la circulation des
clients, il est demandé à ce que cette exigence soit vérifiée pour au moins 50% de la surface des
espaces dédiés à la vente.

10.1.3. Disposer d’un éclairement naturel minimal dans les zones d’occupation

Cette préoccupation est sans objet sur ces espaces.

10.1.4. Qualité du traitement de la lumière naturelle

Cette préoccupation, de niveau PERFORMANT unique, a pour but d’assurer que la lumière
naturelle introduite dans les espaces est de bonne qualité et non éblouissante ; en effet, un apport
en lumière naturel non contrôlé peut être source de gêne visuelle (éblouissement notamment). Il
est demandé de garantir un apport de lumière non éblouissante dans les espaces dédiés à la vente,
autrement dit de prendre des dispositions pour limiter l’éblouissement dans les zones sensibles.
Pour cela, il est demandé :

 d’identifier les zones sensibles à l’éblouissement (parmi les espaces dédiés à la vente) et
d’étudier les conditions d’éblouissement sur ces zones. Cette étude vise essentiellement à
repérer les sources potentielles d’éblouissement (vision directe du soleil ou du ciel au
travers des fenêtres, réflexion du soleil sur les bâtiments voisins, contraste de luminance
excessif entre une fenêtre et le mur dans lequel elle s’inscrit, contraste de luminance
excessif entre une fenêtre et son châssis, surface de luminance trop élevée par rapport aux
surfaces voisines, etc.) et à identifier les types d’éblouissement susceptibles d’intervenir
sur les zones identifiées (éblouissement direct, éblouissement réfléchi par réflexion sur des
surfaces brillantes, éblouissement de voile)

 de prendre des dispositions pour protéger ces zones vis-à-vis du soleil afin de limiter
l’éblouissement dans ces zones.

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Des exemples de dispositions peuvent être :


- Protections solaires mobiles, automatisées ou non.
- Brises soleil fixes
- Verres photométriques
- Etc.

ESPACES ASSOCIES

10.1.1. Disposer d’accès à la lumière du jour

Cette préoccupation a pour but d’assurer que les espaces associés ont accès à la lumière du jour.

La préoccupation est construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit de garantir l’accès à la lumière du jour depuis la totalité des espaces associés suivants :
espaces de bureau, locaux du personnel et infirmerie.

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT


En plus des exigences du niveau BASE précédent, il s’agit de garantir un accès à la lumière du jour
dans certains espaces associés suivants : salles de conférence ou de réunion, salles de formation,
PC de sécurité, espaces de restauration du personnel. On ne demande pas ici un accès à la lumière
du jour dans tous ces espaces, ni avec une exigence de pourcentage d’espaces ; on demande
simplement qu’une réflexion soit menée sur ces espaces et que l’accès à la lumière du jour soit
garanti dans certains d’entre eux.

10.1.2. Disposer d’accès à des vues sur l’extérieur

Cette préoccupation a pour but d’assurer que les espaces ont accès à des vues sur l’extérieur. Elle
est construite de la façon graduée suivante :

Niveau BASE
Il s’agit de garantir l’accès à des vues sur l’extérieur (à l’horizontale du regard) dans la totalité des
espaces suivants : espaces de bureau, locaux du personnel et infirmerie

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT


En plus de l’exigence du niveau BASE précédent, il s’agit de garantir un accès à des vues dans
certains espaces associés suivants : salles de conférence ou de réunion, salles de formation, PC de
sécurité, salles de restaurant du personnel, espaces de détente ouverts. On ne demande pas ici un
accès à des vues sur l’extérieur dans tous ces espaces, ni avec une exigence de pourcentage de
locaux ; on demande simplement qu’une réflexion soit menée sur ces espaces et que l’accès à des
vues sur l’extérieur soit garanti dans certains d’entre eux.

10.1.3. Disposer d’un éclairement naturel minimal dans les zones d’occupation

Cette préoccupation a pour but d’assurer un éclairement minimal dans les espaces de bureau
exclusivement ; elle est construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE
Il est demandé de maintenir un facteur de lumière du jour (FLJ) dans les espaces de bureau :
 FLJminimum, optimal ≥ 2% pour 80% des surfaces totales des locaux concernés
 FLJ minimum, atténué ≥ 1,5% pour le reste

Pour vérifier ces exigences, la méthode est la suivante :


- Faire la somme totale des surfaces des locaux de bureau concernés (somme S)

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- Délimiter la « zone d’étude » des locaux concernés. La zone d’étude correspond à la zone de
profondeur (par rapport à la façade) égale à deux fois la distance verticale entre le plan de
travail et le niveau du plafond.
- Faire un calcul de FLJ dans la zone d’étude de chaque local, en n’oubliant pas de prendre en
compte les masques proches et lointains.
- Si le FLJminimum,optimal de 2% est respecté dans la zone d’étude du local : comptabiliser la
surface totale du local dans une somme de surfaces S1.
- Si le FLJminimum,atténué de 1,5% est respecté dans la zone d’étude du local : comptabiliser la
surface totale du local dans une somme de surfaces S2.
- Faire la somme totale des surfaces de locaux S1 et S2
L’exigence est atteinte si S1/S ≥ 80% et si S2 = S – S1,
Ainsi, seuls 80% des locaux (en surface) doivent satisfaire à l’exigence FLJminimum, optimal ≥ 2%

Remarque importante : certaines conditions particulières (non cumulables) existent et permettent


de réduire les seuils précédents. Ces conditions sont les suivantes :
- Réduire les seuils de 0,5% quand les locaux sont utilisés de façon intermittente
- Réduire les seuils de 0,5% quand un travail sur écran est prévu
- Réduire les seuils de 0,5% en zones climatiques H1c, H2c, H2d et H3 de la RT 2005

Niveau PERFORMANT
Il est demandé de maintenir un facteur de lumière du jour (FLJ) dans les espaces de bureau :
 FLJminimum, optimal ≥ 2,5% pour 80% des surfaces totales des locaux concernés
 FLJ minimum, atténué ≥ 2% pour le reste
La méthode est la même que celle décrite au niveau BASE.

Là encore, seuls 80% des locaux (en surface) doivent satisfaire à l’exigence :
FLJminimum, optimal ≥ 2,5%

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT


Il est demandé de maintenir un facteur de lumière du jour (FLJ) dans les espaces de bureau :
 FLJminimum, optimal > 2,5% pour 80% des surfaces totales des locaux concernés
 FLJ minimum, atténué > 2% pour le reste
Nota : la méthode a été décrite au niveau PERFORMANT précédent. Par rapport au niveau
PERFORMANT, les inégalités sont strictes (> et non ≥) et une condition supplémentaire est à
remplir pour les locaux profonds : il s’agit de viser un FLJ minimum de 1% au-delà de la zone
d’étude (c’est-à-dire jusqu’en fond de pièce) en travaillant certains paramètres comme les facteurs
de réflexion des parois, l’utilisation d’étagères à lumière (reportant une partie de l’éclairement en
profondeur), l’utilisation de second jour, le travail sur les parties hautes des baies, etc.

10.1.4. Qualité du traitement de la lumière naturelle

Cette préoccupation, de niveau PERFORMANT unique, a pour but d’assurer que la lumière
naturelle introduite dans les espaces est de bonne qualité et non éblouissante ; en effet, un apport
en lumière naturel non contrôlé peut être source de gêne visuelle (éblouissement notamment). Il
est demandé de garantir un apport de lumière non éblouissante dans les espaces associés,
autrement dit de prendre des dispositions pour limiter l’éblouissement dans les zones sensibles.
Pour cela, il est demandé :

 d’identifier les zones sensibles à l’éblouissement (parmi les espaces associés) et d’étudier
les conditions d’éblouissement sur ces zones. Cette étude vise essentiellement à repérer les
sources potentielles d’éblouissement (vision directe du soleil ou du ciel au travers des
fenêtres, réflexion du soleil sur les bâtiments voisins, contraste de luminance excessif entre
une fenêtre et le mur dans lequel elle s’inscrit, contraste de luminance excessif entre une
fenêtre et son châssis, surface de luminance trop élevée par rapport aux surfaces voisines,
etc.) et à identifier les types d’éblouissement susceptibles d’intervenir sur les zones

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identifiées (éblouissement direct, éblouissement réfléchi par réflexion sur des surfaces
brillantes, éblouissement de voile)

 de prendre des dispositions pour protéger ces zones vis-à-vis du soleil afin de limiter
l’éblouissement dans ces zones.
Des exemples de dispositions peuvent être :
- Protections solaires mobiles, automatisées ou non.
- Brises soleil fixes
- Verres photométriques
- Etc.

10.2. Eclairage artificiel confortable

Enjeux environnementaux

L’éclairage artificiel doit être conçu pour fonctionner en l’absence d’éclairage naturel, et en appoint
de celui-ci lorsqu’il est disponible ; cela pour des raisons d’utilisation rationnelle de l’énergie,
traitées dans la cible 4 "Gestion de l’énergie" ; c’est cette cible qui traite de l’usage de
l’éclairage artificiel uniquement lorsque c’est nécessaire.
Les caractéristiques importantes pour les bâtiments commerciaux sont le niveau d’éclairement, les
dispositions assurant un bon équilibre des luminances (luminaires à basse ou très basse luminance)
et évitant l’éblouissement, ainsi que la qualité de la lumière artificielle (indice de rendu des
couleurs et température de couleur).
Il convient de préciser que les critères associés à ces paramètres quantitatifs et qualitatifs sont à
décliner par type d’espace, et que dans certains cas (effet architectural particulier recherché) le
maître d’ouvrage pourra s’en écarter quelque peu, en restant toutefois prudent. Comme pour la
sous cible précédente, les enjeux en terme de qualité de la lumière artificielle sont différents selon
les types d’espace rencontrés, ce pourquoi :
 Les espaces sont découpés en trois types d’espaces, de la même manière que dans la sous
cible précédente ; les types d’espaces en question sont les mêmes que dans la sous cible
10.1, à savoir :
- Les espaces communs dédiés à la circulation des clients,
- Les espaces dédiés à la vente,
- Les espaces associés.
 Le présent référentiel n’impose pas de seuils relativement à l’éclairage artificiel (hormis les
niveaux d’éclairement dans certains espaces) : en effet, le traitement de l’éclairage
artificiel dans les zones de vente dépend de l’opération et de la stratégie commerciale du
preneur. Cette sous cible est donc principalement abordée sous un angle qualitatif, en
demandant une étude d’éclairage artificiel ainsi que le respect des exigences fixées par
cette étude.

Préoccupations

ESPACES DEDIES A LA CIRCULATION DES CLIENTS

Ce tableau d’évaluation s’adresse aux opérations présentant ce type d’espaces. Dans le cas d’un
commerce en pied d’immeuble ou en zone d’activité qui ne comporte aucun espace commun, ce
tableau d’évaluation est sans objet.

10.2.1. Disposer d’un niveau d’éclairement optimal selon les activités prévues

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Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but d’assurer que les espaces ont accès à un
éclairage artificiel suffisant. Il est demandé d’obtenir une capacité minimale d’éclairement (en lux)
de 150 lux en tout point des espaces communs dédiés à la circulation des clients

Remarque: ces seuils correspondent à une capacité minimale d’éclairement à fournir, non à un
éclairement effectif.

10.2.2. Assurer une qualité agréable de la lumière émise

Cette préoccupation a pour but d’assurer une qualité agréable de la lumière émise. Elle est
construite de la manière graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Il s’agit de réaliser une étude d’éclairage relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Conditions d’éblouissement d’éclairage artificiel (identifier les zones sensibles à
l’éblouissement au préalable) ;
- Conditions d’équilibre des luminances de l’ambiance intérieure ;
- Qualité de la lumière émise (indice de rendu des couleurs et température de
couleur) ;

Suite à cette étude, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme les mieux
adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 3 critères cités ci-dessus). Le
résultat de l’étude orientera le choix des critères à considérer.

La philosophie est ici de ne pas imposer de seuils mais de laisser une marge de manœuvre
suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du contexte de l’opération. Les dispositions à mettre
en œuvre seront cadrées par les résultats de l’étude par l’éclairagiste.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude d’éclairage pour les 3
critères.

10.2.3. Maîtrise de l’ambiance visuelle par les usagers

Cette préoccupation est sans exigence sur ces espaces.

ESPACES DEDIES A LA VENTE

10.2.1. Disposer d’un niveau d’éclairement optimal selon les activités prévues

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but d’assurer que les espaces ont accès à un
éclairage artificiel suffisant. Il est demandé :

 d’obtenir une capacité minimale d’éclairement (en lux) de 300 lux au niveau des zones
d’exposition des produits et de 500 lux au niveau des caisses pour les espaces dédiés à la
vente des magasins de vente au détail. Cette exigence est celle de la norme AFNOR NF EN
12464-1 "Lumière et éclairage – Éclairage des lieux de travail – Partie 1 : Lieux de travail
intérieur" [[[C
C]]]... Dans le cas où l’opération est destinée à être aménagée par un ou plusieurs
C
preneur(s), il est demandé de rédiger une clause dans le(s) cahier(s) des charges
« preneurs ».
Remarque: ces seuils correspondent à une capacité minimale d’éclairement à fournir, non à
un éclairement effectif. Il est par exemple possible de mettre en œuvre de manière

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effective un éclairage de 400 lux (en structure) au niveau des caisses et de prévoir dans le
cahier des charges « preneur » le recours à un éclairage d’appoint de 100 lux.

 pour les espaces dédiés à la vente des autres types d’opération (hors magasin de vente au
détail), de réaliser une étude d’éclairage spécifique et de respecter les exigences de cette
étude, relativement au niveau d’éclairement minimal à fournir.
Dans le cas où l’opération est destinée à être aménagée par un ou plusieurs preneur(s), il
est demandé de rédiger une clause dans le(s) cahier(s) des charges « preneurs » imposant
au(x) preneur(s) la réalisation de l’étude d’éclairage et la mise en œuvre de dispositions
découlant de cette étude.

10.2.2. Assurer une qualité agréable de la lumière émise

Cette préoccupation a pour but d’assurer une qualité agréable de la lumière émise. Elle est
construite de la manière graduée suivante :

Niveau PERFORMANT
Il s’agit de réaliser une étude d’éclairage relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Conditions d’éblouissement d’éclairage artificiel (identifier les zones sensibles à
l’éblouissement au préalable) ;
- Conditions d’équilibre des luminances de l’ambiance intérieure ;
- Qualité de la lumière émise (indice de rendu des couleurs et température de
couleur) ;

Suite à cette étude, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme les mieux
adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 3 critères cités ci-dessus). Le
résultat de l’étude orientera le choix des critères à considérer.

La philosophie est ici de ne pas imposer de seuils mais de laisser une marge de manœuvre
suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du contexte de l’opération. Les dispositions à mettre
en œuvre seront cadrées par les résultats de l’étude par l’éclairagiste.

Dans le cas où l’opération est destinée à être aménagée par un ou plusieurs preneur(s), il est
demandé de rédiger une clause dans le(s) cahier(s) des charges « preneurs » imposant au(x)
preneur(s) la réalisation de l’étude d’éclairage et la mise en œuvre de dispositions découlant de
cette étude.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude d’éclairage pour les 3
critères.

10.2.3. Maîtrise de l’ambiance visuelle par les usagers

Cette préoccupation est sans exigence sur ces espaces.

ESPACES ASSOCIES

10.2.1. Disposer d’un niveau d’éclairement optimal selon les activités prévues

Cette préoccupation, de niveau BASE unique, a pour but d’assurer que les espaces ont accès à un
éclairage artificiel suffisant. Il est demandé :

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 d’obtenir une capacité minimale d’éclairement de 250 lux au niveau des espaces de bureau,
et de 100 lux d ans les parkings.
Remarque: ces seuils correspondent à une capacité minimale d’éclairement à fournir, non à
un éclairement effectif. Il est par exemple possible de mettre en œuvre de manière
effective un éclairage de 150 lux (en structure) au niveau des bureau et de prévoir dans le
cahier des charges « preneur » le recours à un éclairage d’appoint de 100 lux.

 pour les autres espaces associés sensibles (infirmerie, PC sécurité, salles de réunion, de
formation, de conférence, locaux du personnel, espaces de restauration du personnel) de
réaliser une étude d’éclairage spécifique et de respecter les exigences de cette étude,
relativement au niveau d’éclairement minimal à fournir.

10.2.2. Assurer une qualité agréable de la lumière émise

Cette préoccupation a pour but d’assurer une qualité agréable de la lumière émise. Elle est
construite de la manière graduée suivante :

Niveau BASE
A ce niveau, on s’intéresse exclusivement aux espaces de bureau. Il s’agit :

 D’identifier les locaux sensibles à l’éblouissement, d’étudier les conditions d’éblouissement


dans ces locaux et de prendre des dispositions pour limiter l’éblouissement (en éclairage
artificiel)
 Assurer une qualité agréable de la lumière émise pour les activités courantes :
Température de couleur Tc ≥ 3000 K et IRC (Indice de Rendu des Couleurs) ≥ 80

Niveau PERFORMANT
La disposition ci-dessous concerne chaque espace associé sensible autre que les espaces de bureau
(infirmerie, PC sécurité, salles de réunion, de formation, de conférence, locaux du personnel,
espaces de restauration du personnel)

Il s’agit de réaliser une étude d’éclairage relativement aux critères d’ambiance suivants :
- Conditions d’éblouissement d’éclairage artificiel (identifier les zones sensibles à
l’éblouissement au préalable) ;
- Conditions d’équilibre des luminances de l’ambiance intérieure ;
- Qualité de la lumière émise (indice de rendu des couleurs et température de
couleur) ;

Suite à cette étude, il est demandé de mettre en œuvre les solutions identifiées comme les mieux
adaptées par cette étude pour 2 critères à minima (parmi les 3 critères cités ci-dessus). Le
résultat de l’étude orientera le choix des critères à considérer.

La philosophie est ici de ne pas imposer de seuils mais de laisser une marge de manœuvre
suffisante à la maîtrise d’ouvrage en fonction du contexte de l’opération. Les dispositions à mettre
en œuvre seront cadrées par les résultats de l’étude par l’éclairagiste.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS


L’exigence est identique au niveau PERFORMANT précédent mais il est demandé de mettre en
œuvre les solutions identifiées comme les mieux adaptées par l’étude d’éclairage pour les 3
critères.

10.2.3. Maîtrise de l’ambiance visuelle par les usagers

Cette préoccupation, de niveau PERFORMANT unique, a pour but d’assurer la maîtrise de


l’ambiance visuelle par les usagers dans les espaces de bureau uniquement. Il est donc demandé
de prendre des dispositions pour permettre cette maîtrise (dispositifs d’éclairage individuels,
gradateurs de lumière, etc.).

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 185/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
10 CONFORT VISUEL

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES __________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
L’organisation du plan-masse et des espaces extérieurs, l’orientation des baies vitrées, les
vues sur l’extérieur, interfèrent avec le confort visuel
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Performances "visuelles" des produits
Cible 4 "Gestion de l’énergie"
Favoriser l’éclairage naturel a normalement pour conséquence une diminution des
consommations d’électricité pour l’éclairage artificiel
Cible 7 "Maintenance – Pérennité des performances environnementales"
Les baies vitrées comme les systèmes d’éclairage artificiel nécessitent un accès facile et une
simplicité d’entretien et de maintenance
Cible 8 "Confort hygrothermique"
De grandes baies vitrées conduisent souvent à des surchauffes en été, à des déperditions
thermiques supplémentaires et à une asymétrie de rayonnement en hiver
Cible 9 "Confort acoustique"
De nombreuses ou de grandes baies vitrées peuvent être défavorables au confort acoustique
et constituer des points faibles pour l’isolation acoustique

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.9 – Documents « preneurs »
 Incitation dans le cahier des charges « preneurs » à avoir recours à la lumière naturelle
et/ou à des vues dans les espaces preneurs
 Clause à introduire dans le cahier des charges « preneurs » pour les conditions d’éclairage
artificiel à respecter par le(s) preneur(s)

REFERENCES REGLEMENTAIRES __________________


[[[A
A]]] Association Française de Normalisation (AFNOR), "Principes d'ergonomie visuelle applicables à
A
l'éclairage des lieux de travail"; norme NF X 35-103, 1990
[[[B
B]]] Association Française de l'Éclairage (AFE), "Recommandations relatives à l'éclairage intérieur
B
des lieux de travail", 1993, Société d'éditions LUX
[[[C
C]]] Norme NF EN 12464-1 "Lumière et éclairage – Éclairage des lieux de travail – Partie 1 : Lieux
C
de travail intérieur", Juin 2003, AFNOR
[[[D
D ]
D]] Association Française de l'Éclairage (AFE), "Éclairage et travail sur écrans de visualisation",
2ème édition, 1997, Société d'éditions LUX
[[[E
E]]] Service Technique de l'Éducation Nationale (STEN), "Cahier des recommandations techniques
E
– Constructions scolaires", 1986, Ministère de l'Éducation nationale
[[[F
F ]
F]] Centre de Conseil Technique aux Collectivités Territoriales (CCTCT), "Éclairage naturel et
éclairage artificiel dans les établissements scolaires", Pierrette Chauvel, 1989, Ministère de
l'Éducation nationale
[[[G
G]]] Code du travail : articles R232-7-1 à R232-7-10 et articles R235-2, R235-2-1 et R235-2-2
G
[[[H
H]]] RT 2005 - Décret n°2006-592 du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la
H
performance énergétique des constructions – Journal Officiel du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610624D#
[[[III]]] RT 2005 – Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments
nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments - J.O du 25 mai 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0610625A

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 186/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
11
CONFORT
OLFACTIF

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 187/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
11 CONFORT OLFACTIF

INTRODUCTION ______________________________
En matière de risque sanitaire, le champ des connaissances des effets des polluants sur les
individus est inégal d'un polluant à l'autre. Les études récentes dans le domaine de la qualité de
l'air permettent de maîtriser ce champ de connaissances pour certains polluants de l'air (odeurs),
et des solutions existent pour assurer le confort.

Les odeurs peuvent provenir de différentes origines telles que :

 les produits de construction (matériaux, revêtements, isolants, etc.),


 les équipements (ameublement, systèmes énergétiques, système de production d'eau chaude,
etc.),
 les activités présentes au sein de l’ouvrage (entretien, travaux, etc.),
 le milieu environnant le bâtiment (sol, air extérieur, etc.),
 les usagers (leurs activités et leurs comportements).

En terme de confort olfactif, les exigences des usagers consistent généralement à :

 ne pas sentir certaines odeurs considérées comme fortes et/ou désagréables ;


 retrouver certaines odeurs considérées comme agréables.

NOTA : La frontière entre le confort olfactif et la qualité sanitaire de l'air est trop mince pour que le
référentiel puisse distinguer des préoccupations et des critères intégralement spécifiques à l'une ou
l'autre de ces thématiques. C'est pourquoi la structure et le contenu des cibles 11 et 13 sont
fortement similaires.

11.1. Garantie d’une ventilation efficace


11.2. Maîtrise des sources d’odeurs désagréables et création d’une
ambiance olfactive agréable

© Certivéa – Février 2008 Cible 11


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 188/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
CONFORT OLFACTIF
11

STRUCTURE DE LA CIBLE 11 _____________________


11.1. Garantie d’une ventilation efficace

Enjeux environnementaux
Une ventilation efficace pour la qualité de l’air intérieur est avant tout une ventilation qui assure un
débit de renouvellement d'air neuf suffisant au regard de l'activité d'un local. Il convient de se
conformer aux règles d’hygiène réglementaires en la matière qui portent sur les débits d'air neuf,
de transit ou à extraire, ainsi que sur les règles de transferts et de recirculation, en fonction du
contexte de l'opération et de l'activité des locaux. Pour une opération HQE®, il convient que la
régulation des débits ne repose pas exclusivement sur l’action des occupants : un système de
ventilation spécifique doit alors être envisagé. On entend par « système spécifique » tout système
autre que la simple ouverture manuelle des fenêtres. Autrement dit, il n'est nullement imposé le
recours à des systèmes mécaniques, et la ventilation naturelle a toute sa place dans cette
définition.

Mais une ventilation n'est efficace que si les débits prescrits sont assurés pendant les périodes
d'occupation, et si les occupants peuvent intervenir ponctuellement en vue d'adapter les débits
face à une pollution olfactive.

La ventilation doit également permettre que l'air neuf entrant soit diffusé correctement dans
l'ensemble des locaux. La diffusion correcte de l’air neuf implique tout d’abord d’assurer une
atmosphère saine chaque jour pour les occupants (notons que la réglementation impose d’assurer
une ventilation de l’ouvrage suffisamment longtemps avant l’arrivée des occupants). Il s’agit
également de garantir le maintien de la qualité de l’air dans le réseau d’amenée d’air neuf dans le
cas où il y a soufflage d’air (ce qui est le cas pour la ventilation double flux notamment). En effet,
bactéries et germes risquent de se développer au passage de l’air sur les filtres et dans les
humidificateurs. La qualité de l’air peut également être affectée par la dégradation des matériaux
présents dans les conduits d’amenée d’air. Enfin, l'air vicié doit également être évacué de façon
optimale, en particulier pour les locaux à pollution spécifique.

Nota : la structure et l'évaluation de cette sous-cible est identique à celle de la sous-cible 13.1.

Préoccupations
11.1.1. Assurer des débits d’air adaptés à l’activité des locaux

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des débits d’air adaptés à l’activité des locaux
sont mis en place.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande de mettre en place un ou des systèmes de


ventilation spécifiques aux espaces présents dans le bâtiment, qui permette d’assurer les débits
d’air nécessaires dans chacun de ces espaces.

Cette préoccupation distingue deux types d’espaces :

- d’une part les espaces communs hors espaces communs dédiés à la


circulation des clients : les zones de vente, boutiques, grandes ou moyennes
surfaces, bureaux, infirmerie, sécurité, sanitaires, etc.,
- d’autre part les espaces communs dédiés à la circulation des clients
(mails commerciaux, circulations horizontales ou verticales intérieures entre
commerces, zones de circulation bien délimitées de certains commerces, halls,
accueils, etc.).

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 189/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
11 CONFORT OLFACTIF

En effet, des stratégies de ventilation peuvent être différenciées dans ces deux types d’espaces,
notamment en fonction des possibilités de contrôle de la ventilation, et de ses conséquences (en
termes de confort notamment – voir cible 8), et en fonction des possibilités de ventilation naturelle.

Pour le premier type d’espaces :


- les systèmes de ventilation mis en place doivent permettre de s’assurer que des
débits d’air adaptés aux locaux sont présents,
- la ventilation naturelle peut être un complément efficace pour limiter les
consommations et apporter du confort, si elle est maîtrisée par des systèmes
classique comme la mise en place de sondes CO2, de systèmes automatiques
d’ouverture des fenêtres de ces espaces,
- les deux types de systèmes peuvent être asservis simultanément, et permettre
la récupération de chaleur.

Pour le second type d’espaces :


- les systèmes de ventilation mis en place doivent permettre de s’assurer que des
débits d’air adaptés aux locaux sont présents,
- la ventilation naturelle de ces espaces peut être beaucoup plus généralisée et
importante, tout en étant maîtrisée, afin notamment d’éviter dans des zones
particulièrement sensibles des problèmes de confort (surchauffes, vitesse d’air
trop élevées, etc.), ou d’améliorer la performance énergétique globale du
bâtiment (brassage d’air et récupération de chaleur, free-cooling, double flux
avec ventilation naturelle en mi-saison, etc.),
- la ventilation naturelle de ce type d’espaces peut également contribuer à réguler
le confort du premier type d’espaces, par tirage thermique notamment, ou à
réguler les températures globales du bâtiment (maintien de différences de
température dans des plages acceptables entre l’extérieur, les espaces du
premier et du second type).

Enfin, un principe de base de ce référentiel est que la ventilation ne peut reposer seulement sur
l’action des occupants de ces espaces. L’ouverture manuelle seule des fenêtres ou des ouvrants
pour assurer la ventilation est donc exclue.

En conséquence, la préoccupation se décline de la façon suivante :

Pour les espaces hors espaces communs dédiés à la circulation des clients :

Le niveau BASE demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s) assurant les
débits d’air hygiéniques réglementaires. Plusieurs systèmes de ventilation spécifiques peuvent être
mis en place pour assurer la ventilation hygiénique des différents types de locaux concernés (zones
de bureaux, zones de vente, etc.). Attention toutefois à ne pas multiplier les systèmes.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
fenêtres seule est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des
fenêtres doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (à la présence par exemple), et
l’ouverture maîtrisée hors intervention des occupants. De plus, dans le cas ou cette solution est
choisie, il convient de justifier que ce système de ventilation n’engendre pas de nuisances
acoustiques pour les locaux sur des façades exposées au bruit.

Le niveau PERFORMANT demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s), à


l’exclusion de la seule ouverture des fenêtres, afin d’assurer des débits d’air optimisés pour
l’activité des locaux. Les débits d’air optimisé sont au minimum réglementaires, et peuvent être
ajustés plus finement en fonction des activités.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
fenêtres est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des fenêtres
doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (à la présence ou en fonction de la qualité
d’air par exemple), et l’ouverture maîtrisée hors intervention des occupants. Il s’agit d’un
complément possible apporté par la ventilation naturelle à la ventilation mécanique. De
plus, dans le cas ou cette solution est choisie, il convient de justifier que ce système de ventilation
n’engendre pas de nuisances acoustiques pour les locaux sur des façades exposées au bruit.

Pour les espaces communs dédiés à la circulation des clients :

Le niveau BASE demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s), à l’exclusion


de la seule ouverture des ouvrants, assurant au minimum les débits d’air hygiéniques
© Certivéa – Février 2008 Cible 11
Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 190/235
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CONFORT OLFACTIF
11
réglementaires ou des débits d’air optimisés au regard des activités. Plusieurs systèmes de
ventilation spécifiques peuvent être mis en place pour assurer la ventilation hygiénique des
différents espaces concernés (verrières, halls, circulations, etc.). Attention toutefois à ne pas
multiplier les systèmes.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
ouvrants est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des
ouvrants doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (en fonction des gradients de
température, en fonction la qualité d’air par exemple), et l’ouverture maîtrisée hors intervention
des occupants.
Il s’agit ici, pour ces espaces de circulation, d’avoir la possibilité d’apporter un complément de
ventilation naturelle par exemple dans les espaces propices aux surchauffes (halls, verrières,
circulations, etc.), sans nuire au confort des occupants.

Les 4 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si la mise en place de système(s) de
ventilation spécifique(s) tels que décrits en base est effectuée, et si la possibilité de pouvoir réaliser
par exemple du free-cooling, de la sur ventilation naturelle nocturne, du brassage d’air est offerte.
Ces dispositifs doivent être maîtrisés, ainsi que leurs conséquences en termes de confort (vitesses
d’air par exemple) ou de sécurité (entrées d’air vis-à-vis de l’intrusion).

11.1.2. Assurer la maîtrise des débits d’air prescrits

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, à partir des systèmes mis en place et évalués dans
la préoccupation précédente, que les débits d’air prescrits seront effectifs.

Cette préoccupation distingue donc deux cas :

- Le cas de la ventilation mécanique :


 Le niveau BASE demande que le débit de fuite correspondant aux
déperditions d’air dans le réseau retenu dans le calcul des débits
réglementaires soit exprimé et que la classe [[[A A]]] des réseaux soit a
A
minima de Classe A.
 Le niveau PERFORMANT demande, en plus d’être conforme au niveau
BASE, que les réseaux soient a minima de classe B.
 Pour obtenir les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, en plus du
niveau PERFORMANT, que les réseaux soient a minima de classe C. Dans
ce cas, les mesures des débits de ventilation doivent également être
effectives et suivies.
- le cas de la ventilation sans soufflage d’air :
 dans ce cas, le seul niveau PERFORMANT demande qu’une réflexion
soit menée sur l’étanchéité à l’air du bâti. Cette réflexion peut se baser
sur l’approche de démarche qualité pour l’étanchéité à l’air de la RT
2005.

11.1.3. Assurer une distribution saine de l’air neuf

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour l’air neuf
distribué soit de bonne qualité.

Le niveau BASE demande que des dispositions soient prises pour le redémarrage de la ventilation
avant chaque période d’occupation. Ces dispositions doivent être mises en place dans tous les
espaces.

Les niveaux supérieurs demandent que des dispositions soient prises pour optimiser la ventilation
et assurer une bonne qualité d’air. Ces dispositions peuvent être différentes selon les types de
locaux vus dans la préoccupation 11.1.1.

Le niveau PERFORMANT demande ainsi :

- Pour tous les espaces :


 Extraction optimale de l’air vicié,
 Assurer la qualité de l’air amené par conduit. Celle-ci peut s’obtenir, en
cas de système mécanique, par des dispositions telles que :
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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 191/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
11 CONFORT OLFACTIF

• la filtration de l'air neuf en amont des locaux,


• la mise en place d'un dispositif avertisseur de colmatage,
• le remplacement du filtre jetable avant livraison de l’ouvrage,
• etc.

Le niveau TRES PERFORMANT demande que des dispositions supplémentaires soient prises pour
optimiser la ventilation et assurer une bonne qualité d’air :

- pour tous les espaces :


 pour un transfert optimal de l’air dans les espaces (1 POINT*) :
• positionnement réparti des bouches de ventilation,
• dispositifs internes de soufflage d’air,
• etc.
 pour le traitement des pollutions dans le réseau primaire de ventilation
(1 POINT*),
- pour les espaces hors espaces communs dédiés à la circulation des
clients :
 pour l’asservissement des débits d’air en fonction de la concentration en
CO2 des espaces (bureaux, zones de vente, sanitaires, etc.)
(2 POINTS*),
- pour les espaces communs dédiés à la circulation des clients :
 asservissement des débits d’air (1 POINT*),
 pour le brassage d’air (2 POINTS*).

D’autre part, des dispositions spécifiques peuvent être prises pour assurer, avant livraison du
bâtiment, la propreté et l’hygiène du réseau de ventilation.
Ces dispositions peuvent par exemple être les suivantes :
- protection/calfeutrement des entrées d’air pendant la réalisation,
- nettoyage éventuel des gaines avant mise en service,
- période de ventilation forcée avant mise en service,
- etc.
1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, sont obtenus si de telles dispositions
sont prises.

*Les différents points peuvent se cumuler.

11.2. Maîtrise des sources d’odeurs désagréables et création d’une


ambiance olfactive agréable

Enjeux environnementaux
Les odeurs désagréables peuvent provenir de deux origines qui conditionnent le champ d’action du
maître d'ouvrage et de ses équipes :

 Les sources extérieures au bâtiment : il s’agit des sources potentielles de l’air extérieur
(activités industrielles, réseaux routiers et voiries, réseaux et infrastructures d'assainissement
et de déchets).
Le maître d'ouvrage n'a pas d'action directe sur les sources. Il ne peut intervenir que sur les
dispositions à prendre pour limiter l’entrée des odeurs dans le bâtiment.
 Les sources internes au bâtiment : produits de construction, produits d'entretien et de
maintenance, ameublement, activités et usagers.
Le maître d'ouvrage dispose de deux types d'action : limiter les sources ou limiter leurs effets
en prenant des dispositions architecturales adéquates. En ce qui concerne la réduction des
sources, le présent référentiel traite des activités du bâtiment qui constituent une source
importante pour un bâtiment commercial (organisation des espaces, ventilation, conditions
d’entrée et d’extraction de l’air, etc.). L’influence des produits de construction est en effet

© Certivéa – Février 2008 Cible 11


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 192/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
CONFORT OLFACTIF
11
marginale ici, les émissions d’odeurs des produits restant mal connue, et s’estompant très
fortement au cours de la durée de vie du bâtiment.

Maîtriser les sources d’odeurs désagréables passe ainsi par trois préoccupations essentielles :
- La limitation des sources d’odeurs
- La limitation des effets des sources d’odeurs
- Le traitement des odeurs

Enfin, il est également possible de créer une ambiance olfactive agréable dans les espaces
propices, certaines boutiques notamment ou certaines zones des espaces communs, où le client
aura tendance à stationner.

Préoccupations
11.2.1. Identifier et réduire les effets des sources d’odeurs

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’une identification des sources d’odeurs est
réalisée, puis que des dispositions sont prises pour les réduire.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande qu’une identification des sources potentielles
d’odeurs soit réalisée. Cette identification doit porter sur :
- les sources internes : qui peuvent être liées aux produits de construction (revêtements
intérieurs notamment), ou aux activités des différents locaux (équipements, nettoyage,
stocks, etc.),
- les sources externes : qui peuvent être liées aux activités ou odeurs du milieu extérieur
(activités voisines, voies de circulation, etc.).

En fonction de cette identification des odeurs potentielles, des dispositions doivent être prises. Ces
dispositions peuvent être relatives aux odeurs d’origine intérieure, ou aux odeurs d’origine
extérieure.

Au niveau BASE :
- La limitation des odeurs d’origine intérieure peut se traiter par exemple en organisant de
façon adéquate les espaces intérieurs, ou en mettant en place des systèmes d’extraction
d’air permettant d’évacuer les odeurs potentielles.
- La limitation des entrées d’odeurs provenant du milieu extérieur peut se réaliser en
disposant correctement les entrées d’air neuf hors des émissions extérieures directes, des
voies de circulation, des zones de rejets d’air vicié, des façades exposées aux vents
dominants ramenant une odeur locale, etc.

Au niveau PERFORMANT :
- La limitation des odeurs d’origine intérieure peut se traiter en mettant en dépression les
locaux potentiellement émetteurs (sanitaires, cuisines, certaines boutiques notamment
celles soumises à des exigences ICPE, etc.).
- La limitation des entrées d’odeurs provenant du milieu extérieur peut se réaliser en filtrant
l’air entrant.

Pour obtenir les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, un zonage des locaux du bâtiment
doit permettre de sectoriser les éventuelles odeurs dues aux activités du bâtiment et aux
potentielles sources internes détectées lors de l’identification.
Exemple de dispositions possibles :
- zonage des restaurants,
- zonage des boutiques pouvant émettre potentiellement des odeurs,
- etc.
Ce zonage n’est pas nécessairement exclusif. Le niveau est atteint si un effort particulier a été
réalisé dans ce domaine pour regrouper des locaux potentiellement émetteurs dans des zones
particulières, bien délimités (sectorisation du bâtiment), et traitées différemment en termes de
ventilation (débits, asservissements, réseau spécifique, etc.) notamment, même s’il subsiste
quelques locaux identiques hors de ces zones.

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11 CONFORT OLFACTIF

11.2.2. Traiter les rejets odorants pour éviter la diffusion des odeurs

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les rejets malodorants éventuels seront traités
afin d’éviter la diffusion de mauvaises odeurs dans les locaux.

Pour obtenir les 3 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des
dispositions doivent être prises pour traiter ces éventuels rejets malodorants. Ces dispositions
essentiellement techniques peuvent s’avérer lourdes à mettre en place.
Ces dispositions peuvent par exemple être :
- filtration par charbon actif des rejets,
- présence de destructeurs d’odeurs,
- présence de caissons cycloniques de traitement des odeurs,
- etc.
Bien entendu, ces éléments ne sont mis en place que si des risques de rejets malodorants existent.

11.2.3. Assurer une ambiance olfactive spécifique dans les espaces

Le but de cette préoccupation est de s’assurer qu’une ambiance olfactive agréable est créée et/ou
est assurée dans les espaces.

Pour obtenir le POINT du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des
dispositions doivent être prises pour encadrer les excès potentiels de diffusion d’odeurs dans
certains espaces (boutiques spécifiques, ou zones des parties communes ou circulent les clients,
etc.) ou pour limiter les odeurs dans les locaux propices aux mauvaises odeurs (sanitaires par
exemple).
Les exemples de dispositions possibles sont les suivants : mise en place de diffuseurs d’odeurs en
plafond, dispositions architecturales permettant de limiter la diffusion d’odeurs des boutiques dans
les espaces de circulation, localisation des diffuseurs permettant de maîtriser la diffusion, etc.

Attention, dans un souci de préservation de la qualité de l’air intérieur et des conditions sanitaires,
ces différents dispositifs doivent donner des assurances de préservation de la santé et de la qualité
d’air (pas d’émissions de COV, etc.).

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11

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES __________


Cible 1 "Relation du bâtiment avec son environnement immédiat"
Identification des sources de nuisances olfactives présentes sur la parcelle
Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Choix de produits faiblement émetteurs d'odeurs
Cible 4 "Gestion de l'énergie"
Consommations énergétiques du système de ventilation pour garantir une ventilation efficace en terme de
confort olfactif
Cible 7 "Maintenance – Pérennité des performances"
Dispositions et moyens assurant la pérennité de l'efficacité du système de ventilation
Cible 8 "Confort hygrothermique"
Trouver le meilleur compromis pour les débits de ventilation : ils doivent être suffisant pour limiter la
présence d'odeurs, tout en n'induisant pas d'inconfort par un effet de courant d'air.
Cible 9 "Confort acoustique"
Performance acoustique des équipements de ventilation – Nuisances sonores engendrées par la ventilation
Cible 13 "Qualité sanitaire de l'air"
Lien très fort entre confort olfactif et qualité de l'air (la structure des deux cibles est similaire)

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.1 - Analyse du site
Identification des sources d'odeurs extérieures au bâtiment
Annexe A.6 - Plan prévisionnel d'entretien et de maintenance
Préconisations pour le choix d'équipements et de l'ameublement à faible impact olfactif.
Annexe A.7 - Carnet de vie du bâtiment
Il doit y figurer les sources d'odeurs existantes pour le projet, les dispositions architecturales et les
dispositifs techniques mis en œuvre pour limiter les effets de ces sources, et les caractéristiques olfactives
des produits de construction mis en œuvre.

REFERENCES COMPLEMENTAIRES ________________


[[[A
A]]] Norme expérimentale NF X 10236 « Distribution d’air – Degré d’étanchéité à l’air dans les
A
réseaux de distribution d’air en tôle », Novembre 1985.

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Commerce - Partie V : Guide pratique
11 CONFORT OLFACTIF

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12
QUALITE SANITAIRE
DES ESPACES

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12 QUALITE SANITAIRE DES ESPACES

INTRODUCTION ______________________________
En matière de risque sanitaire, le champ des connaissances des effets des agents sur les individus
est inégal de l'un à l'autre. Les études sont relativement avancées en matière de polluants de l'air
et de l'eau : ces impacts sont abordés dans les cibles 13 et 14.
Cette cible 12 aborde les risques sanitaires qui pourraient éventuellement être engendrés par les
équipements et surfaces présents dans l'espace intérieur d'un ouvrage. En d'autres termes, on
s'intéresse aux préoccupations concernant un risque sanitaire non avéré, mais dont la
prise en compte a été reconnu utile. Bien que très différentes, deux thématiques ont été
regroupées dans cette cible 12 : d'une part les champs électromagnétiques, et d'autre part les
conditions d'hygiène.

En effet, en ce qui concerne les champs électromagnétiques, l’analyse globale des données
scientifiques disponibles sur les effets des ondes électromagnétiques n’indique à ce jour aucun effet
néfaste pour la santé des personnes en dessous des limites établies à l’échelle internationale. En
revanche, certains travaux scientifiques ont soulevé des questions qui méritent d’être approfondies
: les recherches dans ce domaine se poursuivent donc. Il est intéressant qu'une opération engagée
dans une démarche HQE® s'intéresse à ces questions de champ électromagnétique.

Pour ce qui est de l'hygiène, la frontière avec des enjeux de santé peut être très vite franchie. La
conception d'un ouvrage conditionne la création de conditions d'hygiène à la fois par les
dispositions architecturales, mais également par les choix techniques. Un ouvrage accueillant
souvent plusieurs activités, il est donc important que tous les locaux offrent des conditions
d'hygiène acceptables, y compris et surtout lorsque le projet présente des espaces "à risque" sur le
plan de l"hygiène.

12.1. Maîtrise de l'exposition électromagnétique


12.2. Création des conditions d'hygiène spécifiques

© Certivéa – Février 2008 Cible 12


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 198/235
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QUALITE SANITAIRE DES ESPACES 12

STRUCTURE DE LA CIBLE 12 _____________________


12.1. Limitation de l’exposition électromagnétique

Enjeux environnementaux

Les champs électromagnétiques existent à l'état naturel et ont donc toujours été présents sur
Terre. L'atmosphère contient des charges électriques et génère des champs électriques statiques
variant de 100 V/m (beau temps) à 20 000 V/m (temps orageux). La Terre quant à elle génère un
champ magnétique d'une grandeur d'environ 50 µT. [Source : EDF-RTE "Les champs
électromagnétiques : 7 questions, 7 réponses"]

Toutefois, compte-tenu de la demande croissante en électricité et des évolutions technologiques,


l'exposition à des sources de champs électromagnétiques produites par l'homme n'a cessé de
progresser. La différence majeure entre les champs électromagnétiques naturels et les champs
électromagnétiques produits par l'homme concerne leur variation : autant les champs
électromagnétiques naturels varient très peu dans le temps, autant les champs produits par
l'homme oscillent de façon rapide et régulière.

Les appareils qui fonctionnent à l'électricité, mais aussi les équipements qui servent à acheminer
l'électricité, génèrent des champs de 50 Hz (60 Hz en Amérique du Nord) . Il s'agit de champs à
fréquence extrêmement basse. Les champs de haute fréquence ou de radiofréquence se situent
entre 10 MHz et 300 GHz. De larges plages de fréquences y sont utilisées pour la radio, la
télévision, les télécommunications, les satellites, etc. Ainsi, tout le monde est exposé à un mélange
complexe de champs électriques et magnétiques de différentes fréquences, à la maison comme au
travail.

L’analyse globale des données scientifiques disponibles sur les effets des ondes électromagnétiques
n’indique à ce jour aucun effet néfaste pour la santé des personnes en dessous des limites établies
à l’échelle internationale. Ainsi, l’Organisation Mondiale de la Santé a confirmé en juin 2004 la
position qu’elle avait adoptée dès juin 2000, à savoir : « Parmi les études entreprises récemment,
aucune ne permet de conclure que l'exposition à des champs de radiofréquences émis par les
téléphones mobiles ou leurs stations de base ait une incidence néfaste quelconque sur la santé. ».
Ce constat est repris dans les différents rapports d’experts à travers le monde et notamment dans
le rapport de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnemental et du Travail (AFSSET),
paru en juin dernier [[[G
G]]]. Certains travaux scientifiques ont cependant soulevé des questions qui
G
méritent d’être approfondies, les recherches dans ce domaine se poursuivent donc.

En 1998, l’ICNIRP, organisme reconnu par l’OMS, composé de scientifiques et médecins, a fixé ces
valeurs limites en intégrant un facteur de sécurité important prenant en compte la diversité des
individus (taille, poids, personne sous traitement médical, etc.) :

- Les valeurs concernant le grand public ont été reprises dans la recommandation du Conseil
Européen du 12 juillet 1999 puis introduites en droit français par un décret [[[A A]]] pour les
A
antennes-relais par un arrêté pour les téléphones mobiles (Arrêté du 8 octobre 2003), et
par un arrêté technique pour les ouvrages de transport et distribution de l’électricité [D].
- Les valeurs concernant les travailleurs ont été reprises par la Directive 2004/40/CE [[[C
C]]].
C
Ces limites d'exposition aux champs électromagnétiques s'appliquent aux fréquences allant de 0 à
300 GHz. De ce fait, tous les émetteurs (TV, Radio, GSM, etc.) sont concernés.
Au regard de ce contexte, il est donc possible de caractériser une opération HQE® comme une
opération respectueuse du principe d'attention de l'AFSSET, à savoir une opération pour laquelle
les mots d'ordre quant aux champs électromagnétiques sont vigilance et transparence vis-à-vis des
parties intéressées.

La démarche à adopter sur l'exposition électromagnétique est légèrement différente selon les types
de sources que l'on considère. Il est donc proposé un tableau d'évaluation séparant clairement les
sources du monde des énergies, des sources du monde des Télécoms.

© Certivéa – Février 2008 Cible 12


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 199/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
12 QUALITE SANITAIRE DES ESPACES

Pour prétendre à un niveau de performance sur cette thématique, il convient que le maître
d'ouvrage atteigne ce niveau de performance pour l'ensemble des sources, c’est-à-dire pour les
deux types de sources distingués ici.

Préoccupations
12.1.1. Identifier les sources d’émissions électromagnétiques

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que le Maître d’Ouvrage fait un recensement
exhaustif des différentes sources électromagnétiques possibles sur son opération.

Cette préoccupation est divisée en deux parties : une partie concerne les sources « énergie », et
une partie concerne les sources « télécoms ».

Le niveau BASE de cette préoccupation demande qu’une identification des sources d’émissions
d’ondes électromagnétiques basse fréquence du milieu environnant (sources « énergie ») et des
sources radiofréquences de l’environnement immédiat (sources « télécoms ») soit réalisée.

Les sources « énergie » potentielles du milieu environnant sont par exemple les suivantes :
 câble aérien d'alimentation électrique de train/tramway,
 ligne haute tension située à proximité,
 transformateurs
 etc.
L'identification de ces sources du milieu environnant se fait sur la base de l'analyse du site (SMO
§1.1).
Les sources « télécoms » potentielles sont par exemple les suivantes :
 Emetteurs de radiodiffusion ou de musique,
 Sites radar,
 Stations de base et relais de téléphonie mobile, particulièrement dans les espaces
commerciaux communs, ou les chambres d’hôtels,
 Bornes wifi, particulièrement dans les espaces commerciaux communs, ou les chambres
d’hôtels
 Systèmes antivol,
 Etc.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation demande, en plus du niveau BASE décrit ci-
dessus :
- L’identification, pour les sources « énergie » les sources d’émissions d’ondes
électromagnétiques basse fréquence du projet. Les sources potentielles d'un projet sont
par exemple les suivantes :
o Machineries communes,
o Chauffage (penser notamment aux planchers chauffants et plafonds rayonnants
électriques),
o Alimentation spécifique de l’immeuble (transformateurs notamment),
o Ascenseurs, équipements électromécaniques (escalators, travelators, etc.),
o Aéroréfrigérants,
o Colonnes montantes d’alimentation,
o Systèmes d’éclairages,
o Etc.
- La réalisation d’un bilan de puissance prévisionnel pour les sources d’émissions d’ondes
électromagnétiques basse fréquence « énergie ».
- L’estimation du champ électromagnétique ambiant et celui du projet pour les sources
« télécoms ».
o Cette estimation peut être réalisée par mesure ou par simulation.
- L’expression de la contribution du projet à l’exposition globale pour les sources
« télécoms ».
o Il s’agit ici de faire le ratio, exprimé en pourcentage « Champ projet ²/ (Champ
ambiant + Champ projet)² ». Ce calcul va dans le sens de la transparence envers
les occupants, et peut permettre de relativiser l'impact du projet par rapport à une
environnement qui serait déjà fortement contraint en terme de champ
électromagnétique.

© Certivéa – Février 2008 Cible 12


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QUALITE SANITAIRE DES ESPACES 12

12.1.2. Limiter l’impact des sources d’émission électromagnétique

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, en cas de sources identifiées dans le cadre de la
préoccupation précédente, que des dispositions sont prises pour en limiter l’impact sur la santé des
occupants du bâtiment.

Cette préoccupation est également divisée en deux parties : une partie concerne les sources
« énergie », et une partie concerne les sources « télécoms ».

Pour obtenir les 3 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de la préoccupation, des
dispositions doivent être prises pour :
- Optimiser le choix des sources par rapport à leur impact environnemental (sources
« énergie »). Le maître d'ouvrage dispose en effet d'une certaine marge de manœuvre
dans le choix des équipements et des dispositifs constructifs pour intégrer leur impact
électromagnétique. Ces dispositions peuvent être par exemple les suivantes :
o Des colonnes montantes très écartées génèrent plus de champ électromagnétique
que des colonnes montantes disposées en trèfle.
o Positionner les colonnes montantes de préférence à l'écart des pièces à occupation
prolongée ou sensibles.
o Dans le cas où un plancher ou plafond rayonnant électrique est mis en œuvre, il
existe plusieurs technologies de câblage qui présentent des impacts
électromagnétiques différents.
o Penser à choisir des équipements à bon rendement énergétique (générateur d'un
moindre champ électromagnétique).
o Positionner le transformateur en second sous-sol (attention, n'a vraiment de sens
que si cette disposition se justifie aussi pour d'autres enjeux que les champs
électromagnétiques : des questions acoustiques par exemple).
o Entre le transformateur et le tableau de distribution basse tension, une liaison par
des câbles disposés en nappe génère plus de champ magnétique qu’une liaison par
des câbles disposés en trèfle.
o Etc.
- Optimiser le champ électromagnétique du projet (sources « télécoms »). Cette optimisation
peut par exemple être réalisée :
o En limitant la présence des sources au strict nécessaire qui permet d'assurer la
qualité d'usage et de service attendu dans l'ouvrage.
o En travaillant sur l’optimisation du positionnement des sources afin d’éviter les
expositions trop importantes.
o En travaillant sur les valeurs d’émission des sources.
o Etc.

12.2. Création des conditions d’hygiène spécifiques

Enjeux environnementaux
Les conditions d'hygiène doivent être assurées en toute situation et pour tous les locaux.

Cependant, l'enjeu est d'autant plus fort lorsque l’ouvrage accueille des activités ou des locaux qui
présentent intrinsèquement un risque sanitaire, ou qui nécessitent des conditions d'hygiène pour
être réalisées.

Nous parlerons alors d'activités particulières et de locaux sensibles à conditions d'hygiène


spécifiques. Cela concerne notamment les locaux recevant les activités suivantes :
 Stockage de déchets,
 Stockage de produits d’entretien,
 Toilettes,
 Culture physique,
 Piscines, spas,

© Certivéa – Février 2008 Cible 12


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12 QUALITE SANITAIRE DES ESPACES

 Lavage / séchage du linge,


 Cuisine / restauration,
 Soins corporels,
 Soins, santé,
 Accueil d'animaux.

D’autre part, certains locaux sont soumis à des réglementations particulières (par exemple :
services vétérinaires, autorités sanitaires, ICPE, etc.). Ces locaux sont systématiquement
considérés comme appartenant aux locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique.

De la même façon, les locaux dont les surfaces de revêtements intérieurs sont régulièrement
humidifiées et nettoyées sont considérés comme des locaux sensibles à conditions d’hygiène
spécifique.

Préoccupations
12.2.1. Créer les conditions d’hygiène spécifique

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des conditions d’hygiènes adaptées aux locaux
et leurs activités sont créées.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande qu’une identification des zones et/ou locaux
sensibles à conditions d’hygiène spécifique soit réalisée sur le projet et que des dispositions soient
prises pour créer des conditions d’hygiène réglementaires dans ces locaux.

Le niveau PERFORMANT de cette préoccupation incite à créer des conditions d’hygiène optimales
au regard des activités particulières dans ces locaux. Ces conditions d’hygiène optimales doivent
permettre d’atteindre un niveau supérieur aux réglementations en vigueur sur chaque espace.

Les dispositions prises pour créer les conditions d'hygiène optimales au regard des activités
particulières peuvent par exemple être les suivantes :
- Surfaces carrelées (sol, plinthes, etc.) supérieures aux surfaces réglementaires,
- Présence de siphons au sol,
- Mise en dépression du local ou de la zone,
- Equipements et installations de nettoyage à disposition dans les locaux,
- Mobilier ou équipements sanitaires à fixation murale dans les sanitaires,
- Ventilation supérieure à la réglementation, asservissement de cette ventilation,
- Etc.

12.2.2. Optimiser les conditions sanitaires des locaux d’entretien

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les conditions sanitaires dans les locaux dédiés
à l’entretien des espaces sont convenables.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande que des dispositions soient prises pour créer des
conditions d’hygiène élémentaires dans ces locaux. Il s’agit ici essentiellement de dispositions liées
à l’équipement de ces locaux pour en assurer l’hygiène.
Ces dispositions peuvent par exemple être les suivantes :
- ventilation adéquate avec des débits optimisés,
- présence d’arrivée d’eau, d’un poste de vidage et de siphons au sol,
- mise à disposition d’un réseau électrique,
- etc.

Pour obtenir le POINT du niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des dispositions
doivent être prises dans la conception des locaux qui permettent de faciliter l’entretien du
bâtiment. Il s’agit essentiellement de dispositions architecturales, de positionnement et
dimensionnement des locaux en fonction du projet, de la nature des espaces et de leur entretien
(fréquence, difficulté, etc.), et éventuellement des méthodes d’entretien anticipées pour
l’exploitation (nécessité ou non de machines, etc.). Ces dispositions peuvent par exemple être les
suivantes :

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QUALITE SANITAIRE DES ESPACES 12
- dimensionnement adéquat des locaux pour permettre le stockage des produits d’entretien
et/ou le stockage (et l’éventuelle manœuvre) des équipements ou machines nécessaires à
l’entretien,
- implantation et nombre de locaux,
- proximité des locaux avec les espaces à entretien plus fréquent,
- équipements des locaux en fonction des entretiens prévus (ventilation supérieure si
utilisation de machines thermiques ou en présence de stockage de produits dangereux,
zones de stockages étanches, etc.),
- etc.

12.2.3. Favoriser une conception améliorant l’ergonomie du nettoyage

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que la conception permet d’améliorer l’ergonomie du
nettoyage.

Pour obtenir le POINT du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des
dispositions doivent être prises pour limiter les salissures dans les locaux. Ces dispositions peuvent
par exemple être les suivantes :
- dimensionnement des zones de transit et de flux importants (entrées, halls, SAS,
circulations horizontales et/ou verticales) pour permettre l’installation de tapis ou systèmes
anti-salissures,
- choix de revêtements de sol permettant des techniques de nettoyage « propres » :
réfléchir à la porosité, au relief, à la « tâchabilité » des revêtements,
- concilier les choix architecturaux avec la facilité de nettoyage : éviter ou limiter les recoins,
les angles morts, etc.
- utiliser des plinthes arrondies pour faciliter le nettoyage régulier des circulations,
- positionner les équipements électromécaniques (ascenseurs, escalators, etc.) afin d’éviter
des problèmes de nettoyage de leurs sous-faces ou à proximité,
- etc.

12.2.4. Choisir des matériaux limitant la croissance fongique et bactérienne

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les matériaux de construction choisis limitent la
croissance bactérienne et fongique, et en particulier dans les locaux les plus sensibles.

Cette préoccupation distingue deux cas :


- en présence de locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique,
- en absence de locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique.

Cette préoccupation concerne uniquement la famille des revêtements intérieurs (sols, murs,
plafonds), y compris les éléments de finition, traitements de surfaces, protections (incendie, etc.),
c’est-à-dire tous les éléments de cette famille directement en contact avec l’air ambiant des locaux.

En présence de locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique :


- Le niveau BASE de la préoccupation demande que :
o les caractéristiques hygiéniques de tous les éléments de la famille des revêtements
intérieurs (sol, mur, plafond) de ces locaux sensibles dont les surfaces sont
régulièrement humidifiées et nettoyées sont connues,
o ET prise en compte du critère hygiénique dans le choix du produit pour l'élément le
plus impactant des revêtements intérieurs.
- Le niveau PERFORMANT demande que :
o Les conditions du niveau BASE soient remplies.
o ET, que pour les autres locaux sans conditions d’hygiènes particulières du projet,
les caractéristiques hygiéniques des revêtements intérieurs soient connues pour au
moins 50% des surfaces couvertes,
o ET que le critère hygiénique soit pris en compte dans le choix du produit pour
l’élément le plus impactant des revêtements intérieurs.
- Les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si :
o Les conditions du niveau BASE sont remplies.
o ET, que pour les autres locaux sans conditions d’hygiènes particulières du projet,
les caractéristiques hygiéniques des revêtements intérieurs soient connues pour au
moins 80% des surfaces couvertes,
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12 QUALITE SANITAIRE DES ESPACES

o ET que le critère hygiénique soit pris en compte dans le choix du produit pour
l’élément le plus impactant des revêtements intérieurs.

En cas d’absence de locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique :


- Il n’y a pas de niveau BASE.
- Le niveau PERFORMANT demande que :
o pour les locaux sans conditions d’hygiènes particulières du projet, les
caractéristiques hygiéniques des revêtements intérieurs soient connues pour au
moins 50% des surfaces couvertes,
o ET que le critère hygiénique soit pris en compte dans le choix du produit pour
l’élément le plus impactant des revêtements intérieurs.
- Les 5 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si :
o pour les locaux sans conditions d’hygiènes particulières du projet, les
caractéristiques hygiéniques des revêtements intérieurs soient connues pour au
moins 80% des surfaces couvertes,
o ET que le critère hygiénique soit pris en compte dans le choix du produit pour
l’élément le plus impactant des revêtements intérieurs.

Rappels :
La connaissance des caractéristiques sanitaires des produits de construction fait partie de
l'exigence essentielle « Hygiène, santé et environnement » de la Directive Produits de Construction
(89/106/CEE). Les caractéristiques sanitaires des produits devront être présentées accompagnées
des méthodes et protocoles d'évaluation pratiqués.
Cette évaluation des produits peut être effectuée en complément des procédures d'Avis technique
par le CESAT (Comité Environnement-Santé de l'Avis Technique) et prochainement en complément
des certifications de produits de construction. Le protocole CESAT prend en compte 5 types de
caractéristiques sanitaires, évaluées à l'aide des normes et protocoles d'évaluation européens
disponibles :
 Aptitude à favoriser la croissance fongique - Méthode adaptée à partir de la norme EN
ISO 846
 Aptitude à favoriser la croissance bactérienne - Méthode adaptée à partir de la norme EN
ISO 846
 Emissions radioactives naturelles - Protocole européen Radiation Protection 112 (1999)

La justification du choix du produit pour l’élément le plus impactant nécessite de recueillir les
caractéristiques hygiéniques a minima pour 2 produits, afin de pouvoir choisir celui qui favorise le
moins la croissance bactérienne et/ou fongique. Pour être comparables, ces caractéristiques
devront être basées sur le même protocole d'essai.

Pour rechercher l’optimum demandé au niveau TRES PERFORMANT, la réflexion doit être menée en
tenant compte par exemple des éléments suivants :
- Recueillir les données hygiéniques pour différents produits (pour l'élément le plus
impactant de chaque famille) : a minima 2 produits par élément.
- Choisir autant que possible les produits favorisant le moins la croissance bactérienne et/ou
fongique (pour chaque élément le plus impactant de chaque famille).
- Justifier les choix surtout lorsqu'il y a conflit d'intérêt dans le choix des produits entre les
caractéristiques olfactives, chimiques, fongiques et bactériennes, environnementales, etc.

© Certivéa – Février 2008 Cible 12


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QUALITE SANITAIRE DES ESPACES 12

INTERACTIONS AVEC LES AUTRES CIBLES__________


Cible 2 "Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction"
Choix de produits favorisant de bonnes conditions d'hygiène - Choix d'équipements faiblement émetteurs
d’ondes électromagnétiques – Choix constructifs pour la facilité d'entretien de l'ouvrage : la facilité d'accès
aux ouvrages, le choix de matériaux, etc. sont des garanties d'un nettoyage régulier et de qualité, donc du
maintien des conditions d'hygiène.
Cible 6 "Gestion des déchets d'activité"
Les locaux et zones déchets sont des locaux à conditions d'hygiène spécifiques

INTERACTIONS AVEC LE SMO____________________


Annexe A.7 - Analyse du site
Identification des sources de champs électromagnétiques extérieures au bâtiment

REFERENCES COMPLEMENTAIRES ________________


C
CH
C HA
H AM
AMMP
PS
P SE
S EL
ELLE
EC
E CT
CTTR
RO
R OM
O MA
MAAG
GN
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e nccce
n esss rrrè
e èg
è gllle
g em
e me
meen
nttta
n aiiirrre
a esss
e
[[[A
A]]] Décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 pris en application du 12° de l'article L.32 du code des
A
postes et télécommunications et relatifs aux valeurs limites d'exposition
[[[B
B]]] Circulaire interministérielle du 16 octobre 2001 relative à l'implantation des antennes relais de
B
radiotéléphonie mobile
[[[C
C ]
C]] Directive 2004/40/CE du 29 avril 2004 modifiée concernant les prescriptions minimales de
sécurité et de santé relatives à l'exposition des travailleurs aux risques dus aux agents
physiques (champs électromagnétiques) – JOUE du 30 avril 2004
[[[D
D]]] Arrêté du 17 mai 2001 fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les
D
réseaux de distribution d’énergie électrique, JO n°134 du 12 juin 2001
SSSites IIIn
i
i t
teess nfffo
n orrrm
o ma
m atttiiifffsss
a
[[[E
E]]] Dossier relatif aux champs électromagnétiques de l'OMS
E
http://www.who.int/peh-emf/fr/
 Information Sheet "Effects of EMF on the environment" (February 2005)
 Document téléchargeable "Instauration d'un dialogue sur les risques dus aux champs
électromagnétiques" (2004)
 Aide-mémoire n°193 de l’OMS « Champs électromagnétiques et santé publique :
téléphones mobiles et antennes-relais » - rédigé en juin 2000 et confirmé régulièrement
depuis (conférence Ottawa, juillet 2005 http://www.who.int/peh-
emf/meetings/ottawa_june05/en/index4.html)
[[[F
F]]] Agence Nationale des Fréquences (ANFR) www.anfr.fr
F
 Protocole de mesure V2.1
[[[G
G ]
G]] Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET)
www.afsset.fr
 Rapport et avis 2005 « Téléphonie mobile & santé »
[[[E
E]]] Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF)
E
www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/cshpf/cs221.htm#champsmagnetiques
 Avis du CSHPF du 3 mars 2005 relatif aux champs magnétiques d’extrêmement basse
fréquence
 Rapport sur les champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence et santé
(novembre 2004)

C
CO
C ON
O ND
N DIIIT
D TIIIO
T ON
O NS
N SD
S D’’’H
D HY
H YG
YGGIIIE
EN
E NE
NEES
SP
S PE
P EC
ECCIIIF
FIIIQ
F QU
Q UE
U ES
ESS
[[[F
F]]]
F Propreté et Haute Qualité Environnementale des Bâtiments – Guide du CTIP - 2005
© Certivéa – Février 2008 Cible 12
Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 205/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
12 QUALITE SANITAIRE DES ESPACES

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Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 206/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
13
QUALITE SANITAIRE
DE L'AIR

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Commerce - Partie V : Guide pratique
13 QUALITE SANITAIRE DE L’AIR

INTRODUCTION ______________________________
En matière de risque sanitaire, le champ des connaissances des effets des polluants sur les
individus est inégal d'un polluant à l'autre. Les études récentes dans le domaine de la qualité de
l'air permettent de maîtriser ce champ de connaissances pour certains polluants de l'air (COV et
formaldéhydes), et des solutions existent pour limiter le risque sanitaire.

La qualité de l'air intérieur peut être altérée par des substances issues des sources de pollution
telles que :

 les produits de construction (matériaux, revêtements, isolants, etc.)


 les équipements (ameublement, systèmes énergétiques, système de production d'eau chaude,
etc.)
 les activités présentes au sein du bâtiment (entretien, travaux, etc.)
 le milieu environnant le bâtiment (polluants du sol, radon, air extérieur, etc.)
 les usagers (leurs activités et leurs comportements).

Les polluants peuvent être de différentes natures :

 substances chimiques gazeuses (composés organiques volatils, formaldéhyde, monoxyde de


carbone, oxydes d'azote, ozone, radon, benzène, hydrocarbures, etc.),
 métaux (plomb notamment),
 allergènes respiratoires (de moisissures, de bactéries et d'acariens),
 poussières et particules,
 fibres (minérales artificielles, amiante),
 fumée de tabac (mélange complexe de gaz et de particules).

Pour assurer la qualité sanitaire de l’air, il est possible d’intervenir à trois échelles :
- Tout d’abord une action sur la ventilation pour réduire la concentration des
polluants dans le bâtiment [[[A A]]].
A
- D’autre part une action sur les sources internes au bâtiment pour limiter la
présence de polluants au sein de celui-ci.
- Enfin, la mise en œuvre de solutions passives pour limiter les effets des sources
externes au bâtiment.

13.1. Garantie d'une ventilation efficace


13.2. Maîtrise des sources de pollution internes
13.3. Maîtrise des sources de pollution externes

NOTA : La frontière entre le confort olfactif et la qualité sanitaire de l'air est très mince ; c'est
pourquoi la sous cible 13.1 est identique à la sous cible 11.1.

© Certivéa – Février 2008 Cible 13


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 208/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
QUALITE SANITAIRE DE L’AIR 13

STRUCTURE DE LA CIBLE 13 _____________________

13.1. Garantie d’une ventilation efficace

Enjeux environnementaux
Une ventilation efficace pour la qualité de l’air intérieur est avant tout une ventilation qui assure un
débit de renouvellement d'air neuf suffisant au regard de l'activité d'un local. Il convient de se
conformer aux règles d’hygiène réglementaires en la matière qui portent sur les débits d'air neuf,
de transit ou à extraire, ainsi que sur les règles de transferts et de recirculation, en fonction du
contexte de l'opération et de l'activité des locaux. Pour une opération HQE®, il convient que la
régulation des débits ne repose pas exclusivement sur l’action des occupants : un système de
ventilation spécifique doit alors être envisagé. On entend par « système spécifique » tout système
autre que la simple ouverture manuelle des fenêtres. Autrement dit, il n'est nullement imposé le
recours à des systèmes mécaniques, et la ventilation naturelle a toute sa place dans cette
définition.

Mais une ventilation n'est efficace que si les débits prescrits sont assurés pendant les périodes
d'occupation, et si les occupants peuvent intervenir ponctuellement en vue d'adapter les débits
face à une pollution olfactive.

La ventilation doit également permettre que l'air neuf entrant soit diffusé correctement dans
l'ensemble des locaux [[[B
B]]]. La diffusion correcte de l’air neuf implique tout d’abord d’assurer une
B
atmosphère saine chaque jour pour les occupants (notons que la réglementation impose d’assurer
une ventilation de l’ouvrage suffisamment longtemps avant l’arrivée des occupants). Il s’agit
également de garantir le maintien de la qualité de l’air dans le réseau d’amenée d’air neuf dans le
cas où il y a soufflage d’air (ce qui est le cas pour la ventilation double flux notamment). En effet,
bactéries et germes risquent de se développer au passage de l’air sur les filtres et dans les
humidificateurs. La qualité de l’air peut également être affectée par la dégradation des matériaux
présents dans les conduits d’amenée d’air. Enfin, l'air vicié doit également être évacué de façon
optimale, en particulier pour les locaux à pollution spécifique.

Nota : la structure et l'évaluation de cette sous-cible est identique à celle de la sous-cible 13.1.

Préoccupations

13.1.1. Assurer des débits d’air adaptés à l’activité des locaux

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des débits d’air adaptés à l’activité des locaux
sont mis en place.

Le niveau BASE de cette préoccupation demande de mettre en place un ou des systèmes de


ventilation spécifiques aux espaces présents dans le bâtiment, qui permette d’assurer les débits
d’air nécessaires dans chacun de ces espaces.

Cette préoccupation distingue deux types d’espaces :

- d’une part les espaces hors espaces communs dédiés à la circulation des
clients : les zones de vente, boutiques, grandes ou moyennes surfaces,
bureaux, infirmerie, sécurité, sanitaires, etc.,
- d’autre part les espaces communs dédiés à la circulation des clients
(mails commerciaux, circulations horizontales ou verticales intérieures entre
commerces, zones de circulation bien délimitées de certains commerces, halls,
accueils, etc.).

© Certivéa – Février 2008 Cible 13


Référentiel technique de certification "Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®" 209/235
Commerce - Partie V : Guide pratique
13 QUALITE SANITAIRE DE L’AIR

En effet, des stratégies de ventilation peuvent être différenciées dans ces deux types d’espaces,
notamment en fonction des possibilités de contrôle de la ventilation, et de ses conséquences (en
termes de confort notamment – voir cible 8), et en fonction des possibilités de ventilation naturelle.

Pour le premier type d’espaces :


- les systèmes de ventilation mis en place doivent permettre de s’assurer que des
débits d’air adaptés aux locaux sont présents,
- la ventilation naturelle peut être un complément efficace pour limiter les
consommations et apporter du confort, si elle est maîtrisée par des systèmes
classique comme la mise en place de sondes CO2, de systèmes automatiques
d’ouverture des fenêtres de ces espaces,
- les deux types de systèmes peuvent être asservis simultanément, et permettre
la récupération de chaleur.

Pour le second type d’espaces :


- les systèmes de ventilation mis en place doivent permettre de s’assurer que des
débits d’air adaptés aux locaux sont présents,
- la ventilation naturelle de ces espaces peut être beaucoup plus généralisée et
importante, tout en étant maîtrisée, afin notamment d’éviter dans des zones
particulièrement sensibles des problèmes de confort (surchauffes, vitesse d’air
trop élevées, etc.), ou d’améliorer la performance énergétique globale du
bâtiment (brassage d’air et récupération de chaleur, free-cooling, double flux
avec ventilation naturelle en mi-saison, etc.),
- la ventilation naturelle de ce type d’espaces peut également contribuer à réguler
le confort du premier type d’espaces, par tirage thermique notamment, ou à
réguler les températures globales du bâtiment (maintien de différences de
température dans des plages acceptables entre l’extérieur, les espaces du
premier et du second type).

Enfin, un principe de base de ce référentiel est que la ventilation ne peut reposer seulement sur
l’action des occupants de ces espaces. L’ouverture manuelle seule des fenêtres ou des ouvrants
pour assurer la ventilation est donc exclue.

En conséquence, la préoccupation se décline de la façon suivante :

Pour les espaces hors espaces communs dédiés à la circulation des clients :

Le niveau BASE demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s) assurant les
débits d’air hygiéniques réglementaires. Plusieurs systèmes de ventilation spécifiques peuvent être
mis en place pour assurer la ventilation hygiénique des différents types de locaux concernés (zones
de bureaux, zones de vente, etc.). Attention toutefois à ne pas multiplier les systèmes.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
fenêtres seule est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des
fenêtres doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (à la présence par exemple), et
l’ouverture maîtrisée hors intervention des occupants. De plus, dans le cas ou cette solution est
choisie, il convient de justifier que ce système de ventilation n’engendre pas de nuisances
acoustiques pour les locaux sur des façades exposées au bruit.

Le niveau PERFORMANT demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s), à


l’exclusion de la seule ouverture des fenêtres, afin d’assurer des débits d’air optimisés pour
l’activité des locaux. Les débits d’air optimisé sont au minimum réglementaires, et peuvent être
ajustés plus finement en fonction des activités.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
fenêtres est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des fenêtres
doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (à la présence ou en fonction de la qualité
d’air par exemple), et l’ouverture maîtrisée hors intervention des occupants. Il s’agit d’un
complément possible apporté par la ventilation naturelle à la ventilation mécanique. De
plus, dans le cas ou cette solution est choisie, il convient de justifier que ce système de ventilation
n’engendre pas de nuisances acoustiques pour les locaux sur des façades exposées au bruit.

Pour les espaces communs dédiés à la circulation des clients :

Le niveau BASE demande la mise en place de système(s) de ventilation spécifique(s), à l’exclusion


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QUALITE SANITAIRE DE L’AIR 13
de la seule ouverture des ouvrants, assurant au minimum les débits d’air hygiéniques
réglementaires ou des débits d’air optimisés au regard des activités. Plusieurs systèmes de
ventilation spécifiques peuvent être mis en place pour assurer la ventilation hygiénique des
différents espaces concernés (verrières, halls, circulations, etc.). Attention toutefois à ne pas
multiplier les systèmes.
La ventilation peut ici être naturelle ou mécanique. La ventilation naturelle par ouverture des
ouvrants est autorisée ici, dès lors qu’il ne s’agit pas d’ouverture manuelle. L’ouverture des
ouvrants doit donc pouvoir être contrôlée, par un asservissement (en fonction des gradients de
température, en fonction la qualité d’air par exemple), et l’ouverture maîtrisée hors intervention
des occupants.
Il s’agit ici, pour ces espaces de circulation, d’avoir la possibilité d’apporter un complément de
ventilation naturelle par exemple dans les espaces propices aux surchauffes (halls, verrières,
circulations, etc.), sans nuire au confort des occupants.

Les 4 POINTS du niveau TRES PERFORMANT sont obtenus si la mise en place de système(s) de
ventilation spécifique(s) tels que décrits en base est effectuée, et si la possibilité de pouvoir réaliser
par exemple du free-cooling, de la sur ventilation naturelle nocturne, du brassage d’air est offerte.
Ces dispositifs doivent être maîtrisés, ainsi que leurs conséquences en termes de confort (vitesses
d’air par exemple) ou de sécurité (entrées d’air vis-à-vis de l’intrusion).

13.1.2. Assurer la maîtrise des débits d’air prescrits

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, à partir des systèmes mis en place et évalués dans
la préoccupation précédente, que les débits d’air prescrits seront effectifs.

Cette préoccupation distingue donc deux cas :

- Le cas de la ventilation mécanique :


 Le niveau BASE demande que le débit de fuite correspondant aux
déperditions d’air dans le réseau retenu dans le calcul des débits
réglementaires soit exprimé et que la classe [[[C C]]] des réseaux soit a
C
minima de Classe A.
 Le niveau PERFORMANT demande, en plus d’être conforme au niveau
BASE, que les réseaux soient a minima de classe B.
 Pour obtenir les 2 POINTS du niveau TRES PERFORMANT, en plus du
niveau PERFORMANT, que les réseaux soient a minima de classe C. Dans
ce cas, les mesures des débits de ventilation doivent également être
effectives et suivies.
- le cas de la ventilation sans soufflage d’air :
 dans ce cas, le seul niveau PERFORMANT demande qu’une réflexion
soit menée sur l’étanchéité à l’air du bâti. Cette réflexion peut se baser
sur l’approche de démarche qualité pour l’étanchéité à l’air de la RT
2005.

13.1.3. Assurer une distribution saine de l’air neuf

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour l’air neuf
distribué soit de bonne qualité.

Le niveau BASE demande que des dispositions soient prises pour le redémarrage de la ventilation
avant chaque période d’occupation. Ces dispositions doivent être mises en place dans tous les
espaces.

Les niveaux supérieurs demandent que des dispositions soient prises pour optimiser la ventilation
et assurer une bonne qualité d’air. Ces dispositions peuvent être différentes selon les types de
locaux vus dans la préoccupation 13.1.1.

Le niveau PERFORMANT demande ainsi :

- Pour tous les espaces :


 Extraction optimale de l’air vicié,

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13 QUALITE SANITAIRE DE L’AIR

 Assurer la qualité de l’air amené par conduit. Celle-ci peut s’obtenir, en


cas de système mécanique, par des dispositions telles que :
• la filtration de l'air neuf en amont des locaux [[[D
D,,, E
D E]]],
E
• la mise en place d'un dispositif avertisseur de colmatage,
• le remplacement du filtre jetable avant livraison de l’ouvrage,
• etc.

Le niveau TRES PERFORMANT demande que des dispositions supplémentaires soient prises pour
optimiser la ventilation et assurer une bonne qualité d’air :

- pour tous les espaces :


 pour un transfert optimal de l’air dans les espaces (1 POINT*) :
• positionnement réparti des bouches de ventilation,
• dispositifs internes de soufflage d’air,
• etc.
 pour le traitement des pollutions dans le réseau primaire de ventilation
(1 POINT*),
- pour les espaces hors espaces communs dédiés à la circulation des
clients :
 pour l’asservissement des débits d’air en fonction de la concentration en
CO2 des espaces (bureaux, zones de vente, sanitaires, etc.)
(2 POINTS*),
- pour les espaces communs dédiés à la circulation des clients :
 asservissement des débits d’air par exemple en fonction des
températures différentielles entre types d’espaces (1 POINT*),
 pour le brassage d’air (2 POINTS*).

D’autre part, des dispositions spécifiques peuvent être prises pour assurer, avant livraison du
bâtiment, la propreté et l’hygiène du réseau de ventilation.
Ces dispositions peuvent par exemple être les suivantes :
- protection/calfeutrement des entrées d’air pendant la réalisation,
- nettoyage éventuel des gaines avant mise en service,
- période de ventilation forcée avant mise en service,
- etc.
1 POINT* supplémentaire au niveau TRES PERFORMANT, sont obtenus si de telles dispositions
sont prises.

*Les différents points peuvent se cumuler.

13.2. Maîtrise des sources de pollution internes

Enjeux environnementaux
L’air intérieur peut être pollué par différents éléments qui proviennent de deux origines, ce qui
conditionne le champ d’action du maître d'ouvrage et de ses équipes sur leurs impacts : les sources
extérieures au bâtiment (traitées en sous-cible 13.3), et les sources internes au bâtiment traitées
ici.

Pour les sources internes au bâtiment : produits de construction, produits d'entretien et de


maintenance, ameublement, activités et usagers, le maître d'ouvrage dispose de deux types
d'actions :
- limiter les sources,
- limiter les effets des sources en prenant des dispositions adéquates.

En ce qui concerne la réduction des sources de pollution internes au bâtiment, le présent référentiel
se limite essentiellement aux produits de construction car ce sont les principaux éléments sur
lesquels le maître d'ouvrage peut intervenir. Les émissions chimiques sont limitées aux COV et au

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QUALITE SANITAIRE DE L’AIR 13
formaldéhyde.

Les autres sources de pollution internes (produits d’entretien, ameublement, usagers, etc.) seront
traitées dans un référentiel appliqué à la phase d’exploitation du bâtiment.

Préoccupations
13.2.1. Identifier et réduire les effets des sources de pollution internes

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que toutes les sources potentielles de pollutions
internes sont identifiées, leurs risques analysés, et en conséquence que des dispositions sont prises
pour les limiter.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande d’identifier toutes les sources potentielles de
pollution internes, et d’analyser le niveau de risque sanitaire lié à ces sources de pollution. Les
sources de pollution internes potentielles peuvent être liées aux matériaux ou produits constitutifs
du bâtiment, ou aux activités des différents locaux (équipements, nettoyage, stocks, etc.). Dans le
cas de bâtiments ou parties de bâtiment soumis à réglementation ICPE, l’ensemble des
prescriptions de cette réglementation relative aux risques de pollution devront être respectés.

Des dispositions permettant de réduire les effets des sources de pollution internes qui auront été
identifiées doivent également être prises :
- organisation des espaces intérieurs pour limiter les nuisances internes à
l’ouvrage,
- évacuation des pollutions internes, y compris les poussières,
- filtration éventuelle,
- mise en dépression des espaces potentiellement émetteurs de pollution par
rapport aux autres espaces,
- dispositions prises par rapport aux émissions potentielles des produits de
construction (ventilation, etc.),
- etc.

Les types de dispositions prises dépendront notamment :


 du niveau de risque identifié relativement à chaque source de pollution,
 du type de ventilation mis en œuvre (la ventilation influence le renouvellement de l’air et
les transferts intérieurs d’air donc la diffusion des sources de pollution),
 du type de l’ouvrage et des matériaux employés,
 etc.

Il s’agit donc d’une préoccupation où le maître d’ouvrage déterminera lui-même les actions à
mettre en œuvre en fonction des sources de pollution et du niveau de risque identifiés au
préalable.

13.2.2. Connaître les émissions de fibres et de particules des produits en contact avec
l’air

Le but de cette préoccupation, est de s’assurer qu’aucun produit de construction en contact avec
l’air intérieur n’émettra de fibres ou de particules.

Le seul niveau BASE de cette préoccupation demande d’utiliser des produits de construction
n’émettant pas de particules et/ou de fibres cancérogènes.

L’évaluation se base sur les tests de cancérogénéité prévus par la Directive Européenne 97/69/CE
du 5/12/97 [[[K
K]]] transposée en droit français le 28/8/98. Il est donc demandé de s’assurer que les
K
produits en contact avec l’air intérieur (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux
acoustiques) ont fait l’objet d’un test et remplissent les conditions d’émissions de particules et de
fibres cancérogènes.

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13 QUALITE SANITAIRE DE L’AIR

13.2.3. Connaître l'impact sanitaire des produits de construction vis-à-vis de la qualité


d’air intérieur

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les impacts sanitaires des produits de
construction vis-à-vis de la qualité de l’air intérieur sont connus de façon fiable.

COV et Formaldéhydes :

La connaissance des caractéristiques sanitaires des produits de construction fait partie de


l'exigence essentielle « Hygiène, santé et environnement » de la Directive Produits de Construction
(89/106/CEE). En outre, dans le cadre du Plan National Santé Environnement (PNSE) présenté en
juin 2004 par les pouvoirs publics, l’action prioritaire 15 vise à la promotion des produits de
construction à faibles niveaux d’émissions chimiques, grâce à un étiquetage de leurs
caractéristiques sanitaires et environnementales. Or, en pratique, les informations relatives aux
émissions de composés organiques volatiles (COV) et de formaldéhyde par les produits de
construction et de décoration sont rarement fournies par leurs fabricants.

Méthodes normalisées de caractérisation des émissions de COV et Formaldéhydes par les produits
de construction et de décoration : la série des normes internationales ISO 16000 permet de
caractériser les émissions de COV et formaldéhydes par les produits de construction, de décoration
et d’ameublement. Cette caractérisation s’opère en deux temps :

1) Simulation de la génération des émissions dans l’air intérieur :


Méthode de la chambre d’essai d’émission : NF EN ISO 16000-9
Méthode de la cellule d’essai d’émission : NF EN ISO 16000-10
Echantillonnage et préparation des éprouvettes d’essai : NF EN ISO 16000-11

2) Mesure des polluants dans l’air :


Dosage de formaldéhyde par échantillonnage actif : ISO 16000-3
Dosage des COV par échantillonnage actif : ISO 16000-6

Enfin, à noter que pour les peintures et vernis d’intérieur, les démarches d’écolabels français (NF
Environnement) ou européen, sont basées sur des exigences en matière de teneur globale en COV
dans les produits, en application de la directive européenne 2004/42/CE, et non pas en matières
d’émissions de COV dans l’air intérieur. Les justifications se font alors sur cette base, pour ces
produits.

Certifications et labels permettant de satisfaire à la préoccupation : E1 de la classification


européenne des produits selon la norme NF EN 120 pour les bois reconstitués et agglomérés de
bois ; certification NF Environnement et ECOLABEL Européen pour les peintures et vernis ; label
GUT pour les moquettes ; revêtements de sols AgBB.

Pour justifier de la connaissance des émissions de COV et formaldéhydes, les protocoles


d'évaluation du tableau de la page suivante sont recevables, ainsi que tout label qui
serait réalisé sur la base de ces protocoles.

CMR (Cancérigènes, Mutagènes, Reprotoxiques)

Les produits chimiques ou les préparations peuvent présenter divers effets nocifs pour la santé
humaine. Ils font l'objet de classements dans une catégorie dite « CMR » - ces classements
pouvant provenir de niveaux européens ou d'autres systèmes. Ces classements sont régulièrement
mis à jour en fonction de l'évolution des connaissances et les substances et les préparations sont
soumises à des réglementations notamment dans le domaine du travail (utilisation, protection et
surveillance du travailleur) et dans l'idéal, doivent être remplacées par des substances et
préparations moins dangereuses : c'est ce qu'on appelle la substitution.

Au sens de l’article R 231-51 du code du travail, sont considérés comme agents CMR toutes
substances ou toutes préparations :
Cancérogènes (C) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration
cutanée, peuvent provoquer un cancer ou en augmenter la fréquence.
Mutagènes (M) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration
cutanée, peuvent produire des défauts génétiques héréditaires ou en augmenter la fréquence.

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QUALITE SANITAIRE DE L’AIR 13
Toxiques pour la reproduction (R) : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peuvent produire ou augmenter la fréquence d'effets nocifs non héréditaires
dans la progéniture ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives.

Parmi ces CMR, on distingue 3 catégories en fonction du degré de connaissances et de certitudes


que l’on a sur la substance ou la préparation :
CMR de catégorie 1 : substances et préparations que l'on sait être CMR pour l'homme ;
CMR de catégorie 2 : substances et préparations pour lesquelles il existe une forte présomption
que l'exposition de l'homme à de telles substances et préparations peut provoquer ou augmenter la
fréquence d’apparition des effets CMR cités ci-dessus ;
CMR de catégorie 3 : substances et préparations préoccupantes pour l'homme en raison d'effets
CMR possibles mais pour lesquelles les informations disponibles sont insuffisantes pour classer ces
substances et préparations dans la catégorie 2.

Les substances ayant fait l’objet d’un classement européen harmonisé sont inscrites à l’annexe I de
la directive 67/548/CEE qui correspond, en droit français, à l’annexe I de l’arrêté du 20 Avril
1994 modifié. Elle comporte, à ce jour, 259 substances classées et étiquetées CMR de catégorie 1
ou 2 (autres que les substances complexes dérivées du pétrole et du charbon).

Pour répondre aux préoccupations concernant les CMR 1 et 2, les produits ne doivent pas
contenir intentionnellement de substances CMR 1 et 2 listées dans la directive ci-dessus,
et doivent faire l’objet d’une déclaration par FDES ou tout autre moyen de déclaration
par le fabricant.

La préoccupation est construire de la façon suivante :

Niveau BASE : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et formaldéhydes sont connues par le
biais de protocoles, certifications, marques ou labels pour au moins 50% des surfaces de produits
des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques), et s’il y a
absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les produits.

Niveau PERFORMANT : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et formaldéhydes sont
connues par le biais de protocoles, certifications, marques ou labels pour au moins 75% des
surfaces de produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux
acoustiques), et s’il y a absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les
produits.

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et
formaldéhydes sont connues par le biais de protocoles pour au moins 100% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques), et
s’il y a absence d’introduction intentionnelle de substances CMR 1 et 2 dans les produits.

Niveau TRES PERFORMANT 3 POINTS : Ce niveau est atteint si les émissions de COV et
formaldéhydes sont connues par le biais de protocoles pour au moins 100% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) et
si les seuils d’émissions suivants sont respectés : TVOC : 1000 µg/m3 - Formaldéhyde : 62 µg/m3
– Cancérogènes 1 et 2 : 5 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 4 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 500 µg/m3 - Formaldéhyde : 40 µg/m3 – Cancérogènes 1 et 2 : 2,5 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 5 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 250 µg/m3 - Formaldéhyde : 20 µg/m3– Cancérogènes 1 et 2 : 1 µg/m3.

Niveau TRES PERFORMANT 8 POINTS : Idem niveau précédent, avec les seuils suivants :
TVOC : 250 µg/m3 - Formaldéhyde : 10 µg/m3 – Cancérogènes 1 et 2 : 1 µg/m3.

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13 QUALITE SANITAIRE DE L’AIR

Différents protocoles d’évaluation des émissions de COV et de formaldéhyde :

Nom protocole AFSSET AgBB GUT M1 EMICODE E1

Pays d’origine France Allemagne Allemagne Finlande Allemagne Europe


Statut A définir Réglementaire Volontaire Volontaire Volontaire Réglementaire
(marquage CE : EN
13986)
Produits Produits Revêtements de Revêtements de Tous produits Produits pour Panneaux à base
concernés solides sol avec certain sol textiles installation de bois
classement feu revêtements de
(textiles) sol
Normes d’essai série ISO série ISO 16000 série ISO 16000 série ISO 16000 série ISO 16000 série EN 717, EN
16000 120
Durée essai 28 jours 28 jours 3 jours 28 jours 10 jours Nécessaire pour
obtenir état stable
(~ 10 jours)
Limite TVOC 1000 µg.m-3 1000 µg.m-3 300 µg.m-3 250 µg.m-3 (scénario 100 à 500 µg.m-3 Non
sol) (selon produits)
500 µg.m-3 (scénario
mur)
Limite COV Oui Oui Oui Non Oui Non
individuels (liste AgBB + (liste AgBB) (liste AgBB) (liste EMICODE)
ECA)
Limite 10 µg.m-3 Non 10 µg.m-3 62,5 µg.m-3 10 µg.m-3 123 µg.m-3 (0,1
formaldéhyde (scénario sol) ppm)
125 µg.m-3 (scénario
mur)
Limite composés C1+C2 (UE) C1+C2 (UE) C1+C2 (UE) C1+C2 (IARC) C1+C2 (UE) Non
cancérigènes -3 -3 -3 -3 -3
< 1 µg.m < 1 µg.m < 1 µg.m < 2,5 à 5 µg.m < 2 µg.m
TVOC : composés organiques volatils totaux. C1+C2 (UE) : Composés cancérogènes de catégorie 1 et 2 (classification Union Européenne). C1+C2
(IARC) : Composés cancérogènes de catégorie 1 et 2 (classification IARC, OMS).

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QUALITE SANITAIRE DE L’AIR 13
Le but de la dernière partie de la préoccupation est de s’assurer que les produits de
construction sont choisis en fonction de leur impact sanitaire.

Cela nécessite de recueillir les caractéristiques chimiques (COV et formaldéhyde) a minima pour 2
produits (variantes), afin de choisir celui qui émet le moins dans l’air intérieur. Pour être
comparables, ces caractéristiques devront être basées sur le même protocole d'essai.

Eléments de réflexion pour la recherche de l'optimum :


 Recueillir les données d’émissions chimiques (COV et formaldéhyde) pour différents produits : a
minima 2 produits par élément.
 Choisir autant que possible les produits émettant le moins de polluants chimiques.
 Justifier les choix surtout lorsqu'il y a conflit d'intérêt dans le choix des produits entre les
caractéristiques olfactives, chimiques, hygiéniques, environnementales, etc.

Cette partie de la préoccupation est construite de la façon suivante :

Niveau PERFORMANT : Ce niveau est atteint si au moins 50% des surfaces de produits des trois
familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) sont choisis en
fonction de leur impact sanitaire (COV et Formaldéhydes).

Niveau TRES PERFORMANT 1 POINT : Ce niveau est atteint si au moins 75% des surfaces de
produits des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques)
sont choisis en fonction de leur impact sanitaire (COV et Formaldéhydes).

Niveau TRES PERFORMANT 2 POINTS : Ce niveau est atteint si 100% des surfaces de produits
des trois familles (revêtements intérieurs, isolants thermiques, matériaux acoustiques) sont choisis
en fonction de leur impact sanitaire (COV et Formaldéhydes).

Rappel :
Si la cible 13 est à un niveau TP, cette sous-cible doit impérativement être traitée a minima au
niveau TP avec 2 POINTS.

13.2.4. Limiter la pollution par les éventuels traitements des bois

Le but de cette préoccupation est de s’assurer, dans le cas ou du bois est mis en œuvre, que les
éventuels traitements utilisés n’émettent pas de pollutions

Pour obtenir les 2 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, les bois
éventuellement mis en œuvre doivent :
- soit être d’essence naturellement durable, sans traitement préventif pour la classe de
risque concernée conforme au guide du CTBA,
- soit être traités par un produit certifié CTB P+ adapté à la classe de risque, conforme au
guide du CTBA.

Le guide du CTBA définit les essences naturellement durables, ainsi que les produits certifiés. Les
classes de durabilité sont définis dans les normes NF EN 350-1[ [[L
L]]], NF EN 350-2[
L [[M
M]]], NF EN
M
[
[ N
N]
460 [N].]

13.2.5. Prévenir le développement des bactéries dans l’air

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que les systèmes susceptibles de favoriser le
développement de bactéries dans l’air (systèmes de climatisation notamment) ainsi que les
espaces concernés sont identifiés, et que des dispositions sont prises pour prévenir ce risque.

Pour obtenir les 3 POINTS du seul niveau TRES PERFORMANT de cette préoccupation, des
dispositions, au-delà du respect réglementaire [[[O
O]]], doivent être prises pour limiter ce risque.
O
Les dispositions pouvant par exemple être prises sont les suivantes :
- choix