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Scène Fille solitaire, décharnée, trainant dans les recoins d'une bâtisse en ruine. Image en noir
Scène Fille solitaire, décharnée, trainant dans les recoins d'une bâtisse en ruine. Image en noir

Scène Fille solitaire, décharnée, trainant dans les recoins d'une bâtisse en ruine. Image en noir & blanc. Un garçon l'y fait sortir. Au fur et à mesure qu'elle se dirige vers la lumière du jour, les couleurs de l'image se font plus colorées. Le ciel est bleu et le soleil brille.

"Tu vois ce que tu manques.

-Je sais ce qu'est la vie. Ne pense pas que je suis une fille pommée, car simplement trop naïve. C'est plus compliqué et tu devrais le savoir. Tu me trouves là et prétend me connaitre, plus que ceux me côtoyant tout les jours et à qui je ne parle pas.

Tu crois que je choisi de renier la beauté qui m'entoure. Je ne peux simplement pas en profiter gratuitement. Et c'est ce que je veux, sans concessions. C'est tout ou rien. Je vis la vie comme un rêve. As-tu déjà accepté de sacrifier tes rêves ? Sinon tu es un imbécile.

-Tu ne te préoccupe pas des nuances, Tu ne vois les choses qu'en noir & blanc.

-C'est le prix de la complétude. Je te l'ai dit, les concessions ne sont pas pour moi.

T'es tu un jour senti entièrement vivant ? Moi jamais. C'est pourquoi je ne souhaite commencer un rêve qui aura gout d'inachevé.

-Tu préfères donc le cauchemar. Tu es une sorte d'enfant gâté. Je ne connais pas ta vie, mais tu n'auras jamais rien comme cela.

-Je ne demande rien. Tu parle de gâterie alors que c'est toi qui sans cesse cherche là ou l'herbe est plus verte. Tu veux peut être que je te suce ici et repartir comblé. Tu ne chercherais même pas à me séduire jusqu'au bout. Si je te dis Oui tout de suite, tu te laisserais faire pour ne pas perdre l'occasion. C'est ce que j'appelle le plaisir facile. Tu ne pense pas à demain, ou tu pourrais m'avoir tout entière, et en profiter à sa juste valeur.

C'est toi l'enfant gâté, ne supportant pas rester une minute de plus dans ce taudis. Qui ne veux surtout pas souffrir. Cela ne me dérange pas. Tant que mon but d’atteindre l'ultime reste dans mes pensées.

-Ce but, que tu ne fait qu’attendre tu veux dire

-On ne force pas les choses. C'est comme cela que l'on passe sa vie à courir pour rien, sans en connaitre le but. Les gens qui se battent pour une but inconnu ; tomber dans la frustration à un moment ou un autre. Cela ne m'intéresse pas. Je ne suis pas masochiste, contrairement à ceux que je cite.

-Et tu préfère te fermer. N'avoir aucune exaltation. Qui a dit que les marginaux ont une vie hors normes

-Tu dois me confondre avec quelqu'un d'autre. Je ne suis pas de ceux qui vivent de leur idéaux, qui s'abandonnent pour une cause, et font concession de leur vie. J'ai une vision réaliste. Certain confondent avec pessimisme. Ils ont simplement oublié de regarder autour d'eux.

-Je suppose que tu ne tire du noir&blanc que le sombre. Tu es simplement lâche de ne pas te battre. Tu pars perdante et coure te réfugier là ou rien ne te rappelle un bonheur qui t’éblouie. Ce n'est pas un échec de rater à faire le bien.

-Je vois le bien, en toute chose. C'est d'ailleurs pour cela que les défauts ne me gênent pas. Je repousse les gens simplement parce qu'ils ne m'apportent rien. Ils te regardent détaillant seulement ce qui les repousse. Au lieu de chercher en toi ce qui fait ta beauté. Je n'ai jamais voulu être seule. Ce n’est qu’une caractéristique de ma vie, et je fais avec.

Tu crois pouvoir me sortir d’ici, et m'apprendre les belles choses. J'ai simplement dépassé cette facilité. Je suis passé à autre chose. Ne crois pas que je perde mon temps. C'est un apprentissage, fait de difficultés. C'est triste que la plupart des gens n'osent les affronter.

Je vois en ces murs une âme qui me bouleverse. Alors que toi tu a besoin de sortir dehors pour en

trouver. Là ou les couleurs se doivent d'êtres belles, éclatantes alors que la beauté est partout.

Tu ne recherche que les standards,

Je peux tomber amoureuse de n'importe qui, et donner mon âme pour une seconde d’espoir. Je n'ai pas besoin de contrastes pour égayer ma vie, ni ne piquant pour l’épicer. Je suis comblée les yeux fermés.

Je n'ai besoin et n'attend de personne. C'est ma façon d’être heureuse. Par moi même. Car je pourrais faire deux fois le tour du monde sans trouver autant de bonheur. Les autres ne recherchent qu'un compagnon de route leur égayant la vie, trop feignant pour chercher au fond d'eux-mêmes.

Ce qui est pour moi l’Accomplissement ultime. Nous sommes nés avec en nous les seules vraies ressources de notre bonheur.