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A PARAITRE AU COURS DE L’AUTOMNE 2012 :

Aux éditions Honoré Champion (Paris):

Yosef Opatoshu

Le train des contrebandiers et autres récits

Traduits du yiddish et présentés par Nathan Weinstock

Ce volume offre au lecteur francophone un choix de nouvelles de la plume du grand écrivain yiddish Yosef (Joseph) Opatoshu (1886-1954), suivi dun extrait du «Roman dun voleur de chevaux », description savoureuse du milieu interlope des maquignons et contrebandiers par lequel il sest imposé comme un classique des lettres yiddish modernes.

Né en Pologne en 1886 quil quitte très tôt pour sinstaller à New York où il devait décéder en 1954, Opatoshu na pas tardé à sy imposer comme un des leaders du courant des Yungè (« Les Jeunes »), la génération montante de jeunes écrivains yiddish désireux de rompre avec la mièvrerie et le provincialisme de leurs aînés. Romancier réaliste, il est également lauteur de nombreux romans historiques, dont linoubliable «Dans les forêts de Pologne», description poignante de la dégénérescence de la mouvance hassidique du Rèbè de Kotsk

La sélection, la présentation, lannotation et la traduction des récits a été assurée par Nathan Weinstock, lauréat 2010 du Prix de yiddish Max Cukierman, qui contribue également à ce volume une esquisse bio- bibliographique de lauteur.

Aux éditions Le Bord de l’Eau (Bordeaux) :

Nathan WEINSTOCK

RENAISSANCE D’UNE NATION

Les Juifs de Palestine, de l’Antiquité à l’apparition du mouvement sioniste

Ce livre se propose de répondre à trois questions : Comment est née la communauté juive de Palestine dont est issue la nation israélienne ? Quelles sont ses racines ? Comment s’explique la mutation de la minorité juive en Terre Sainte en un peuple distinct tout à la fois de son environnement arabe et des communautés juives la Diaspora ?

Or, s’il est une constante dans la profusion d’écrits consacrés à l’histoire du conflit israélo-palestinien, c’est bien l’effacement de cette réalité que représente l’existence continue au cours des siècles de la communauté constituée sur le territoire palestinien par la minorité juive locale. Présence encouragée spécifiquement, s’agissant de la Ville Sainte

de Jérusalem,

confirmée ensuite par Saladin, tandis qu’à l’époque turque et ce jusqu’au milieu du XIXe siècle, la tradition ottomane voulait que l’on remît solennellement les clefs de la cité au Grand-Rabbin séfarade lors du décès du Sultan. Collectivité autochtone évidemment enrichie constamment au

fil du temps - tout comme les autres composants de la société locale - d’apports démographiques étrangers.

par le Calife Omar dès la conquête musulmane et

Seule la suppression de cette donnée incontournable oblitération qui relève de la dénégation, c’est-à-dire du refus, conscient ou inconscient, de reconnaître une réalité perçue comme déconcertante parce que contraire aux idées reçues – permet d’avancer l’idée saugrenue, issue du culte du convenu, que la nation hébréophone israélienne actuelle serait le produit d’un phénomène de nature coloniale et exclusivement composée d’apports démographiques exogènes. Au contraire : c’est précisément cette vieille communauté juive, inséparable de l’histoire du pays telle qu’elle s’est déroulée au fil des siècles, qui constitue la matrice dont sortira la future ethnie israélienne en gestation.

Aussi, l’auteur s’est-il efforcé de reconstituer dans le présent ouvrage « le récit de la disparue », c’est-à-dire de restituer le parcours historique suivi depuis l’Antiquité par la communauté juive de Terre Sainte qui fait l’objet de ce déni singulier.

Nathan Weinstock, membre du Conseil scientifique de l’Institut d’Etudes Juives (Martin Buber) auprès de l’Université Libre de Bruxelles, est notamment l’auteur de Terre promise, trop promise. Genèse du conflit israélo-palestinien, (1882-1948), qui décrit le parallélisme fascinant que présente l’aventure sioniste avec le mouvement « Back to Africa » qui animait au XIXe siècle les esclaves affranchis des puissances occidentales. Sa vaste fresque intitulée Le Pain de misère qu’il a consacrée à l’histoire du mouvement ouvrier juif en Europe est désormais tenue pour un ouvrage de référence. S’agissant des Juifs de l’univers culturel islamique, on lui doit également l’essai Une si longue présence… Comment le monde arabe a perdu ses juifs 1947-1967.Enfin, il a notamment traduit du yiddish avec l’assistance de son épouse Micheline deux ouvrages parus dans la prestigieuse collection «Terre Humaine » de Jean Malaurie.

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