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Falcimaigne, Charles. Cours de droit civil français d'après la méthode de Zachariae, par MM. Aubry
Falcimaigne, Charles. Cours de droit civil français d'après la méthode de Zachariae, par MM. Aubry

Falcimaigne, Charles. Cours de droit civil français d'après la méthode de Zachariae, par MM. Aubry et Rau,

5e édition revue et mise au courant de la législation et de la

jurisprudence, par MM. G. Rau,

Ch. Falcimaigne,

avec la collabora

1917.

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Le

Tome

VI

DROIT

D'APRES

paraîtra

COURS

CIVIL

LA MÉTHODE PAR

MM. AUBRY

ultérieurement

FRANÇAIS

DE ZACHARIAE

ET

RAU

CONSEILLERS A LA COUR DE CASSATION

CINQUIÈME ÉDITION

TOME

NEUVIEME

revu et mis au courant de la législation et de la jurisprudence PAR M. Etienne BARTIN Professeur de droit civil à la Faculté de Paris

PARIS

IMPRIMERIEET LIBRAIRIEGÉNÉRALEDE JURISPRUDENCE MARCHAL ET BILLARD

MARCHAL

ET

Successeurs

GODDE,

ÉDITEURS, LIBRAIRES DE LA COUR DE CASSATION

27, Place Dauphine,

Paris

(1er)

1917

Tous droits réservés.

DROIT

COURS

CIVIL

DE

IX

FRANÇAIS

COURS

DE

DROIT

D'APRES

CIVIL

LA MÉTHODE PAR

FRANÇAIS

DE ZACHARIAE.

AUBRY

ET

RAU

MM.

CONSEILLERS A LA COUR DE CASSATION

CINQUIÈME ÉDITION

TOME NEUVIEME

de la législation

revu et mis au courant

et de la jurisprudence

PAR M. Etienne BARTIN Professeur de droit civil à la Faculté de Paris

PARIS

IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE GÉNÉRALE DE JURISPRUDENCE

MARCHAL

ET BILLARD

MARCHAL

ET

GODDE,

Successeurs

ÉDITEURS, LIBRAIRES DE LA COUR DE CASSATION

27, Place

Dauphine,

Paris

(Ier)

1917

Tous droits réservés.

PRÉFACE

Ce tome IX correspond

de la quatrième çais.

édition

aux pages

du

Cours

1 à 426 du tome

VI

de Droit

Civil

fran-

La

s'arrête

sion

cipe,

mise

à jour

des matières

1915,

On

aucun

qui

y sont

à laquelle

comprises

au 30 octobre a pu commencer.

date

l'impres-

en prin- ni aucun

ne trouvera

donc,

dans

arrêt

postérieur Cependant, de tenir

compte, 30 décembre

modifié,

ce volume, à ladite

texte législatif

date.

il a été possible,

au § 546, relative

sur

1915,

en cours d'impression,

de la loi si importante à la légitimation,

celle

du

a

de

la

qui

notamment

du 7 novembre

ce point,

1907.

Il est à peine

besoin

de rappeler telle qu'elle

a été scrupuleusement

que la méthode

revision

préface et suivie

dents.

de l'ouvrage,

du

tome

dans

a été définie

dans

observée les deux

VII, ce volume

dans

comme

précé-

E. BARTIN.

DROIT

CIVIL

THÉORIQUE

SECONDE PARTIE. LIVRE PREMIER.

FRANÇAIS

TROISIÈME DIVISION

TITRE

De

la filiation.

— Des

nité

et à la maternité.

— Des

droits

de famille.

SECOND

devoirs

inhérents

— De la puissance

à la

pater-

paternelle.

INTRODUCTION

§ 842.

Le lien et l'enfant, l'envisage filiation

fant. Les relations

peuvent

de parenté se nomme

dans

qui existe

entre

le père

ou la mère on

quand mère, de l'en-

et

paternité, la personne on le considère

de paternité

ou maternité,

ou

de la

du

père dans la personne

quand

ou de maternité

et de filiation

d'une

être l'ouvrage légale.

dont

de la nature,

ou le résultat

fiction

Les enfants

la filiation

ou illégitimes,

est l'ouvrage suivant ils

de leur

de la nature, les

que

le

sont

sonnes

étaient

conçus qu'à certain

après la célébration

aux enfants moins

enfants

ou légitimes

per-

jour

Les

jus-

doivent

conception.

au commerce

ou

non

desquelles

lors

mariées

hors mariage point, réputés

conçus ne soient

sont cependant

de leurs

d'un

aussi,

naissent

1. Quant

légitimes,

hors

lorsqu'ils

du mariage

et nés issus

parents

ils peuvent, incestueux

à

mariage,

qu'ils

commerce

sur la

de ces enfants, du mariage

1Cpr.

position après la dissolution

conçus

nos 1et 2.

IX.

et sur celle des enfants de leur mère : § 545, texte

1

2

DES DROITS DE PUISSANCE ET DE FAMILLE.

ou adultérin de

séquent

mation,

seraient

ils

nés

Les enfants sont

légale,

être

[1 bis], leurs

sont

parents

assimilés

légitimés ; et, par à des

par

suite

enfants

le mariage

de

leur

légitimes

sub-

légiti-

qui

de ce

dont

mariage. la filiation

est le résultat

d'une fiction

les enfants

adoptifs.

CHAPITRE

PREMIER

DES ENFANTS LÉGITIMES ET DES ENFANTS LÉGITIMÉS.

Sources.

Code civil, art. 203 à 211, 312 à 333, 371 à 387. Loi des 13,

1886. Loi du

1898. Loi du 7 nov. 1907. Loi du

22 novembre et 6 décembre

24 juillet

1850. [Loi du

48 avril

1889. Loi du 49 avril

les

1806,

Toulouse

principes

in-4°.

46 nov. 1912. Loi du 30 décembre 1915.]

BIBLIOGRAPHIE.Traité du

mariage, de la puissance paternelle,

1758,

1 vol. in-8°. De

Dissertation sur la

du

etc., etc., la puissance

Astruc;

paternelle, par Pierre Ayrault.

par Louis

puissance pater-

nelle, d'après

du Droit naturel,

Droit romain et de

par Bloechel; inauguralis

l'ancien Droit français,

Strasbourg

ad capita C. N. de la filiation,

la filiation des enfants légitimes,

à ceux du Code civil,

comparés Qui filii

sint legitimi? Dissertatio

des enfants légitimes et des preuves de

au clore G. A

W. du Roi; Heidel-

berg, 1812, 1 vol. in-8°. Loi des familles ou Essai sur l'histoire de la

puissance paternelle et sur le divorce, seconde édition,

d'un

Essai sur la filiation

1 vol. in-8°. De la

1817, in-8°. Paris

paternité Essai sur la

Poly;

légitime, par Nougarède

et de

la filiation, par

augmentée

; Paris

1814,

Delamalle ; Paris

Chrestien

de

de la

puissance

Paris 1825,

et tutélaire,

des familles

premier

du

puissance paternelle, par

du

1820, 2 vol. in-8°. Traité

mariage, par Vazeilles;

paternelle,

maritale et de la puissance paternelle,

2 vol. in-8°. Traité des

par Chardon;

puissances

Paris 1841,

1843, 3 vol. in-8°.

la puissance

maritale,

3 vol. in-8°. Traité de l'état

sommaire du livre

légitimes et naturelles, et des successions irrégulières, par Richefort ;

Paris

Code Napoléon,

la famille, par

Explication

Valette;

Paris 1859, 1 vol. in-8°. Le droit dans

1864, 1 vol. in-8°.

[Leloir,

Code de

Traité

de la puis-

par Boistel ; Paris

paternelle,

sance paternelle, Paris, 1898, in-8°.]

2 vol., 1892. Taudière,

de la légitimation,

[1.

Cette

prohibition

qui dans le nouvel

en ce

et surtout

concerne

art.

les

enfants adultérins,

a été très atténuée

331,

par la loi du

d'abord

par 30 déc. 1915.]

la loi du 7 nov. 1907, ensuite

DE LA FILIATION DES ENFANTS LÉGITIMES. § 543.

3

I. DE LA FILIATION DES ENFANTS LÉGITIMES

§ 543

Notions

générales.

Un enfant

ses

se dire

ne pouvant ou que du

et même,

légitime

qu'autant

le

qu'il

a été conçu,

parents, un mariage, Celui

moins

il est lié pendant

légitime

mariage

toujours

valable.

de

la filiation

en

à l'état

suppose un mariage légitime

général,

d'enfant,

doit

donc

qui prétend

établir

développées

entre et que opposent à elles rapport ciée

d'après Du reste, la prétention n'entraînerait

et ce, conformément

la célébration 1. S'il

au préalable,

au

aux

la

règles

§ 452 bis, et sa mère

d'un

mariage

preuve,

son

père les personnes la non-existence

à justifier

en rapporte à contester

du

doit,

intéressées

sa légitimité c'est

sous

ou la nullité

mariage,

tant

de leur exception,

le

qui

au

de la recevabilité

que quant

dans

fond, la théorie du mariage, recevable

être

appré- du mariage. opposée et fondée, si le ma-

à

de

les règles exposées

de nullité

l'exception

de. l'enfant,

pas l'illégitimité

fût-elle

de ce dernier,

il rattache

sa filiation

avait été contracté

riage

auquel

bonne

foi 2.

l'existence

d'un

d'un

Lorsque mariage établie, ce mariage, est

femme

mariage

de

valable, foi, se dit être

diverses, est l'enfant

que

ou

mais

la prétention donne reconnu

nul,

contracté de l'enfant,

il se dit

bonne

qui

ou

se trouve

issu

suivant

de

lieu

que

à des questions le prétendant

issu,

de là

qu'il

mariée

dont

sa filiation

maternelle

n'est

pas constante.

Dans

la première que puisse de savoir

de ces hypothèses,

les seules de l'enfant de sa mère,

ques-

tions

celles

la paternité Dans la

soulever

la prétention le mari

père est légitime.

sont

et si

de

s'il

a pour de ce dernier

seconde hypothèse,

de savoir

le litige porte principalement

est l'enfant

la question

si le prétendant

sur

1

Cpr.

§ 452 bis, texte et notes 9, 15 à 25.

Cpr. art. 201 et 202, § 460.

4

DES DROITS DE PUISSANCE ET DE FAMILLE.

la femme

questions

tent

mariée

concernant

qu'il indique

comme

du

sa

mère;

et les

la paternité ou ne sont

mari

ne se présen-

seconde

pas même

soulevées. actions ou des

qu'en À cette distinction

ligne, se rattache

légitimé.

d'état,

qu'elles

l'état

trouve

celle

des diverses

relatives

actions

à la filiation en réclamation

suivant

individu

Ces actions

sont, en contesta-

ou des ont

pour

actions

objet

tion d'état,

buer

à un

de faire

attri-

dont

il n'est

enlever

d'enfant ni de fait,

légitime, ou de lui

ni de droit

s'en

en possession état

lorsqu'il contestation en désaveu,

actions

Première

thèse

cet

Les actions en actions

en possession. se subdivisent

en

d'état en actions

(sensu lato) en contestation

de légitimité

dites

3.

relatives

et en

en contestation

d'état proprement Les questions est constante

à l'hypo-

hypothèse. où la maternité

donner

lieu

peuvent

soit à une

tation

action

de légitimité

en désaveu,

4.

soit

à une

action

en contes-

3 Toute action en désaveu, c'est-à-dire

en

nité du mari de la mère de l'enfant,

renferme

dénégation

de la

nécessairement

pater- aussi

de cet enfant.

317, les termes contester la légitimité ont pu être

de la

Cela

dénégation dans l'art. comme

synonymes 313 et 314. Si le

légitimité

explique

comment,

employés

du mot désavouer,

lit dans les art. 312,

cette dernière

le mari lui-

a

en

eh

qu'on

législateur

a cru devoir

c'est

réserver est formé contester la

sans doute

pour le

cas où le désaveu

les termes

expression

par légitimité, lors- parce qu'il

dans

en la

même,

qu'il est formé

pensé que la

remplaçant

par

par ses héritiers, ne

ces derniers

ni avouer, ni désavouer, leur est

peuvent,

du mot, un fait de

Il faut

de

de

donc bien légitimité

légitimité est une véritable

rigueur

paternité qui

complètement

l'action

de confondre

étranger.

contestation

contestation

se garder dont' parle dont il est

l'art.

317, avec l'action

en l'art.

question

315. La

régie

action en désaveu,

celle-ci.

première les mêmes

par

et se trouve

le

principes que

La vérité de cette

lequel

proposition

législateur

ressort bien évidemment

de désaveu l'acte

qualifie la paternité

de l'art. par lequel Pour

318, dans

les héritiers

éviter

celle

soient

du mari dénient

nous

de ce dernier.

action du mari,

toute confusion,

qui a

appellerons toujours dénier la

sonnes

Demolombe,

en désaveu,

pour objet de

per-

paternité

quelles que

d'ailleurs les

intentent

qui

cette action.

Toullier,

II, 834, à la note.

Sir., 35, 1, 545.

principale,

qui

V, 103. Civ. cass., 31 décembre

1834.

4Mais elles ne

être soulevées, d'une manière

de ces actions.

peuvent ou l'autre

dans la suite de ce paragraphe

l'une

que par seront donnés

Les développements

et au § 545,

prouve-

DE LA FILIATION DES ENFANTS LÉGITIMES. § 543.

5

femme

après

mariée

est accouchée,

[par

soit pendant

ou même

l'expi-

dont

d'un

Lorsqu'une

le mariage,

par le

ration

soit

sa dissolution

la mort

4 bis] ou son annulation,

fixé par se

qui

l'art.

trouve

indique

seule

315,

divorce du délai

mais

avant

d'un individu

la

sa

filiation

acte

mère,

maternelle de naissance

et dont

constatée

cette

être

au moyen

femme

dénommé

comme en l'acte dont

l'identité

n'est

avec l'enfant

contestée,

de naissance

filiation

est de droit

la loi lui être privé

cet individu, mise

d'enfant

en général

7.

la

5,

que

en

pas

paternelle

peut

en possession

en question légitime

[6 bis],

de l'état ne

6, et il

attribue que par

peut,

en désaveu

une action

ront, en effet,

se trouve de droit en

de sa mère, tant que

en désaveu de la que,si

avantages dans le but de se les procurer

mation d'état. Il en résulte

l'enfant dont la filiation maternelle

possession

de l'état d'enfant

est constante, du mari

une action Il résulte des

que

légitime

par

cet état ne lui a pas été enlevé

en contestation

de

ou une action cet individu

légitimité.

ne se trouve pas de fait en

légitime,

l'action

possession

qu'il

attachés

à l'état d'enfant

encore

en

intente

ne constitue

qu'il

pas une action

pas

en récla-

n'existe

d'action en aveu

de

tion de

opposée à l'action

désaveu, ni d'action en réclama-

de légitimité.

attaqué.

paternité

à l'action en contestation

3.]

légitimité

opposée texte et note

[4bis. Voy. § 4795,

5

A. moins

l'acte de naissance

quelque

naissance,

ne soit lui-même

que 6 Il en est ainsi, tions de l'acte de

nelle.

erronées que puissent en ce

qui concerne

être les énoncia-

la filiation

pater-

ne cons- 6 jan-

Cpr. Paris,

1907 (art.

331

plus

à

§ 544, texte n° 1 et notes9

que contient

à cet

égard

à 11. L'action en rectification

l'acte de naissance,

d'état.

Cpr. des erreurs titue donc

pas vier 1834, Sir., 34, 2, 131.

une action en réclamation

depuis

[6 bis. Il y a lieu, toutefois,

de

la loi du 7 nov.

réserver spécialement

jours après

ici le cas où l'enfant,

nouveau),

de trois cents

ou en

de

par le premier

l'ordonnance

rendue, conformément

l'art. 878 du Code de Procédure

divorce

subséquent

civile, au cours d'une

a été

légitimé à la date

de

mariage,

instance en

séparation de corps,

sa mère,

par le mariage sa conception,

qui se trouvait,

précédent

dans les liens d'un

régime

et du

de

engagée

celle-ci. Sous le

complice de cet enfant

de plein

de la loi de 1907, la filiation

sans

cette solution.

mari de sa mère disparaissait,

de la légitimation,

Voy. § 546,

consacré

selon nous,

qu'il

fût nécessaire

droit, en conséquence celui-ci le désavouât.

que de 1915 a expressément note 20

texte et note 20 decies. La loi

Voy. § 546, texte et

une excep-

septemdecies.]

7 Paris, 11 janvier

1864, Sir., 64, 2, 5. Voy. cependant

6

DES DROITS DE PUISSANCE ET DE FAMILLE.

7 bis],

Quand

une

veuve le mariage du délai maternelle

divorcée

[une

fixé

est

femme

ou une

après

dont

femme

l'expiration la filiation n'est

droit.

peut

à une

testation L'action timité, 545 bis; première, savoir

dont

a été annulé,

par

l'art.

d'ailleurs

est accouchée, d'un enfant

315,

cet enfant

de plein

con-

constante,

pas, malgré Mais l'état

sa naissance d'enfant sans

tardive,

illégitime

il prétendrait de recourir

en

légitime

une

auquel

lui

être

action

dont

enlevé, en désaveu,

plus

soit nécessaire

simple

qu'il

par

action

de légitimité. en désaveu

il sera

et l'action amplement

en contestation

l'une

traité

de légi-

§§ 545

Dans

et

la

de

point légitimité de la Au

porte

ques-

auquel

ques-

du

ait

sa

aux de l'autre. sur et la

le

diffèrent

le litige si le mari

essentiellement

porte

principalement

de

n'est

est le père

l'enfant;

de celui-ci

ou l'illégitimité

solution

contraire,

exclusivement

tion

que la conséquence

de

cette

la seconde

c'est-à-dire

du

la solution de

illégitime,

affirmative

le litige

ou négative soulevé

par

question.

action

sur

la

paternité

quoiqu'il

sur la légitimité,

si l'enfant sa filiation;

l'enfant

est

de savoir rattacher ne découle

le fruit

et

mariage de cette

la

il veut

tion

pas nécessairement

peut

qui

être

mari,

pour

mère

puisque, un individu

père

8.

est ou qui

à été marié

avec

Seconde

individu

naissance

prétend

hypothèse.

Lorsque

la filiation

n'est

être

qui

par la production

la femme à défaut

pas justifiée

déclare

le sa mère

de

9, ou lorsque,

maternelle

d'un

d'un

mariée

acte

de

qu'il de possession

tion à cette dernière [7 bis. Voy. la note

8

9 Il ne faut

Cpr.

contient,

matérielles,

titude cas, être

naissance,

sur la réalité

question

proposition, 6 bis

au § 545, texte n°l,

notes 12 et 13.

supra.}

§ 545, texte 1, notes

pas confondre

en ce

qui et tellement

concerne

12 et 13, texte n° 2, note 40.

ce cas avec celui où l'acte

la filiation maternelle,

qu'il

n'en résulte Il ne

peut,

de naissance des erreurs aucune incer-

évidentes

de cette filiation.

dans ce dernier

d'une demande en rectification

de l'acte de

III,

que

et non d'une action' en réclamation

d'état. Duranton,

152. Aix, 17 août 1808, Sir., 9, 2, 272. Mais il en serait

l'identité de naissance

de la mère réclamée

et de la femme

n'était pas certaine.

autrement, dans l'acte

si

désignée

Cpr. § 544, texte

1, et note 11.

DE LA FILIATION DES ENFANTS LÉGITIMES. § 543.

1

son identité

de

10, la question

époux

de savoir

si

des-

d'état, cet individu il

point

n'était

pas, l'état d'enfant le réclame

est contestée

est l'enfant

issu,

Si cet

des deux

du mariage

sous

se dit

un double

quels

peut

se présenter n'est pas actuellement,

décès,

réclame

individu

11, et

vue. au moment

légitime en son

une action

ou

de

de son

qu'il

en possession cet état ou qu'on

à

cet

effet

au

la demande

formée

nom, en réclamation

constitue

cet individu

moment

légitime,

intentée

d'état

proprement Les demandes d'état, conciliation.

public.

d'état.

Si, au contraire ou se trouvait

de

l'état

d'enfant

la demande en contestation

se trouve

décès,

actuellement, en possession

à le lui une

de son

et qu'on

à cet

vienne

contester,

action

effet

lato,

constitue

dite 12. en réclamation

sont

d'état

et en contestation du préliminaire au ministère

elles [devaient],

de

sensu

dispensées

Elles le décret

sont

communicables

du 26 nov. 1899,]

[Avant

être jugées la

que

en audience d'état

13, à moins soulevée

que

solennelle ne [fût]

appel, cependant d'une manière

sur

question

incidente

14.

10 Il en

cas, de l'individu

dont la

dont l'identité n'est

est, en pareil

est con- et

à la

testée, comme de l'héritier

qui,

qualité

pas reconnue,

attachés

par cela même, ne peut

[de]

faire valoir

les avantages

saisine légale qu'après

La

avoir justifié de

cette qualité. Cpr.

légitime

n'est

de cet

art. 724. attachée à

de

en

droit de l'état d'enfant

possession

un acte de naissance,

pliquer,

qu'autant que l'individu

fait la

possession

qui prétend

se l'ap-

état, a justifié

Cpr.

de son décès, ayant pour objet

sans avoir de

d'une action en réclamation

III, 152.

au moment

d'état.

son identité,

Proudhon, II, p. 78; Duranton,

au moyen

11

individu se trouve,

Lorsqu'un

de l'état d'enfant

applicables.

§ 545 bis,

légitime, la demande

pas

les

possession de faire

constater ce fait ne constitue

point

une action en réclamation

d'état proprement sont

Zachariae,

n'y

de l'art. 329 III, 152.

dite; et, par suite,

Toullier,

dispositions II, 912. Duranton,

juin

note 6. Aix, 17 août

57. Req. rej.,23

même

1808, Sir., 9, 2, 272. Pau,

1869, Sir., 69, 1, 445,

à un

possession

9 mai 1829, Sir., 30, 2,

12 Il en serait ainsi,

individu l'état

dans le cas où, en contestant

on lui dénierait

la

d'enfant, légitime,

prévaut. Pau,

d'état dont il se

13

9 mai 1829, Sir., 30, 2, 57.

Code de procédure,

9

art. 48 et 83. Décret du 30 mars 1808, art. 22.

1854, Sir., 54, 1, 689. Civ. rej.,

15 décembre

14 mars 1864, Sir., 64, 1, 123.

14 Req. rej., 1863, Sir., 64, 1,

janvier

27. Civ.cass.,

8

DES DROITS DE PUISSANCE ET DE FAMILLE.

Du reste,' comme

ces demandes

toute

s'intentent,

action

jugent la preuve tribunaux ciateurs

autre

testimoniale

est recevable

en

toute

la pertinence

sont,

souverains

comme

de

civile

s'instruisent 15. Ainsi,

en matière

autre

des

matière,

faits

et se

lorsque

d'état,

les

appré-

allégués,

et ils sont

elle

ne

leur

autorisés

paraît

à rejeter pas relevante

la

preuve

16.

testimoniale,

si

§ 544.

Des preuves

de la filiation

des enfants

légitimes.

Les dispositions

des art.

de la

filiation

sives

de tout

des enfants

autre

mode

319 et suivants, légitimes,

preuve

les preuves

sur

exclu-

[dispositions

1 bis], s'appliquent,

de

non

seulement

qui

c'est

au

cas

où, comme

l'état

d'ordinaire,

un enfant mais

vient réclamer

lui appartenir,

d'une

qu'il prétend moins

à l'hypothèse, formée

réclamation

1.

encore

d'enfant

1° La filiation avant l'expiration

fréquente, ou par nés pendant en l'art.

l'un

d'eux

ses

par

parents

des enfants

du délai

le mariage

3152,

ou

indiqué

se prouve

15 Toullier,

II, 901 et

suiv.

art.

Zachariae,

253. Cpr.

§ 545 bis, texte

in fine et

46 et 323.

note 18.

16

Code de procédure,

12 décembre Req. rej.,

23

Code civil,

30, 1, 216.

art.

172. Pau, 9 mai 1829, Sir.,

Req. rej.,

30, 2, 57.

let

1827, Sir., 28, 1,

19 mai 1830, Sir.,

[1 bis. Paris,

1

Req. rej.,

mai 1873, Sir.,

1861, Sir.,

1874, 2, 8.]

22 août

61, 1, 929. Cpr.

27

janvier

9

Paris,

12 juil-

177.

Il du

1856, Sir., 56, 2, 588; Req. rej.,

14 mars

1857, Sir., 57, 1,

[Cpr. Rouen,

1877, sous Cass.,

juillet

1879, Sir., 1880,1,

du

les

chap.

241, et la note Labbé.]

2

Sous

l'expression

paternité

titre

faveur desquels la

De la

conception

enfants et de la

légitimes, l'intitulé

filiation, désigne

tous

enfants

en

attachée

à

atta-

de

le

déjà

C'est

milite, soit la présomption

mais même

de

légitimité

de

pendant le mariage,

pendant

le

soit la fiction

légitimité Ainsi, les dispositions aux enfants

conçus

chée à la naissance

ce

dant le

mariage,

du

ce

mariage.

chapitre s'appliquent,

mariage,

sont

non seulement

à ceux

conçus pen-

avant

qui, quoique

C'est

nés depuis

sa célébration.

ce qui résulte

rapprochement

feront

des intitulés

des chap. I et Il de Ce titre.

explications au contraire,

qui

également § 545.

ressortir les

seront données sont étrangères

que à la note 9 du

Ces dispositions,

DE LA FILIATION DES ENFANTS LÉGITIMES. § 544.

9

des

actes

de naissance

civil.

inscrits

dans

ou

reçu

3.

par les registres

régulièrement

319.

de l'état

Art.

L'acte de naissance, sur la déclaration

si un acte

inscrit

de

une feuille

qui

sur

volante,

pas

n'ont

rédigé de la loi mission

Que

personnes ne fait

à cet effet,

foi de la filiation

pas

de naissance,

d'ailleurs

jugement

d'en

avait

régulier, de rectification, les forces

été inscrit tardivement

il appartiendrait suivant

et sans

aux tribunaux

apprécier

les circonstances4.

probantes L'acte bien qu'il

il la prouverait,

cet acte ciations

qu'il de naissance

de naissance

ne soit

la filiation

qu'il indique,

d'état

prouve pas corroboré

par la possession

se

;

de

même l'enfant

quand

qui d'état contraire s'il est contesté

prévaut aux énon- acte

qu'un sans avoir

qu'il

aurait

une possession

renferme

s'applique

d'état

ressortir

5. Mais, à celui conforme ne

qui l'invoque, à cet acte, devient

une possession

en faire

veut

la preuve

complète

qu'autant

aux enfants

filiation maternelle

Cpr.

nés après le délai fixé

ne

serait pas

l'art. 315, en tant

leur

par

que

reconnue par les parties intéressées.

feuille volante, pourrait

pour prouver

65,

§ 545, texte n° 2, notes 34 à 40.

inscrit

3

Un acte de naissance,

sur une

à la vérité être admis, selon les circonstances,

de la naissance. Mais, autre est la

le fait

Cpr. § 64, texte et note 14; §

preuve de la naissance,

l'effet de

suite la

filiation paternelle,

du

père

part ordinaires sur la force

texte et note 8.

la filiation

des actes instru-

à l'accom-

des

§ 65, texte

autre la preuve de la filia-

prouver indépendamment ou de la mère, la loi

tion; En attachant à l'acte de naissance

maternelle,

et par

de tout concours à cet acte de la

des règles

s'écarte

probante

mentaires,

plissement

actes de l'état civil. Art. 319 et

et par cela même, cet effet reste subordonné

des conditions

prescrites

pour

arg.

garantir la sincérité

Cpr.

de cet article.

et note 3. Toullier, II, 863 et 867. Duranton,

sur l'art. 319 n° 4 L'obligation

jours

police,

l'acte

1. Demolombe,

de l'accouchement

et n'a

qu'un rapport

de naissance.

Toutefois,

pourrait,

Cpr.

3

112.

III, 119 et 126. Marcadé,

dans les trois

probante

V, 190 et 191.

de faire la déclaration de naissance

est principalement

établie dans un but de

de

indirect

avec la force

la tardiveté

de cette déclaration

de naissance.

selon les cas, atténuer

la foi due à l'acte

§ 60, cexte et note

12. Demolombe,

V, 192 et 193. Caen,

I, 298 à 310; III,

mars 1836, Sir., 38, 2, 486. [Aix, 9 mars 1892, Sir., 1893, 2, 129.]

5

a contrario art. 320 cbn. 319. Duranton,

I, p. 213. Lassaulx,

I, p.

Arg.

Delvincourt,

372. Du Roi, p. 14. Demo-

lombe, V. 202. Zachariae, § 547, texte et note 3.

10

DES DROITS DE PUISSANCE ET DE FAMILLE.

6. Cette der-

quoi- par écrit,

est accompagnée

peut,

de celle

de l'identité

qu'elle

nière

se faire

en général,

par témoins,

preuve qu'il n'existe

foi

mère

comme en désaveu

pas de commencement

de nature

de preuve

7.

ni de présomption L'acte de naissance

pleine

à y suppléer

fait, directement

et par lui-même,

mariée

de la maternité

de l'enfant

formée

de la femme l'admission

inscrite

de l'action

9.

8, malgré

par le mari

ou par ses héritiers

L'acte de naissance

et

en

prouve aussi,

mais seulement

indi-

vertu

de la présomption

10, la

comme

paternité

mère

 

Pater