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ALGÉRIE-ONU

L’ONU adopte deux résolutions présentées par l'Algérie sur les effets de la crise économique et la paix en Afrique

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6 e jour Iftar 20h03 Imsak 03h56
6 e jour
Iftar
20h03
Imsak
03h56

6 Ramadhan 1433 -Mercredi 25 Juillet 2012 - N°145692 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION

PAR

LE

PEUPLE

ET

POUR

LE

PEUPLE

FORTE AFFLUENCE SUR LES BUREAUX DE POSTE

1.000milliardsdecentimes

deretraitspar jour

P.5

DE POSTE 1.000milliardsdecentimes deretraitspar jour P.5 Dossier POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION Duel inégal Personne
DE POSTE 1.000milliardsdecentimes deretraitspar jour P.5 Dossier POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION Duel inégal Personne
Dossier
Dossier

POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION

Duel inégal

Personne ne peut aujourd’hui occulter que le pouvoir d’achat des consommateurs, surtout à revenus modestes —et qui sont les plus nombreux— prend un sérieux coup avec cette période estival,e adossée au mois de Ramadhan qui change les habi- tudes de consommation et augmente la pression sur l’offre dis- ponible. Cependant, cette hausse des prix est malheureusement

plus structurelle que conjoncturelle.

PP.15-16-17

SOLIDARITÉ

RAMADHAN

SOLIDARITÉ RAMADHAN 1,3 million de bénéficiaires de kits alimentaires ● Ouverture à ce jour de 645

1,3 million de bénéficiaires de kits alimentaires

Ouverture à ce jour de 645 restaurants

P.5

IMPORTATIONS DE L'ALGÉRIE AU 1 er SEMESTRE 2012

Recul de plus de 5%

P.8

DU 26 AU 4 AOÛT

8 e édition du festival de la chanson arabe de Djemila

P.19

Ph. Bilel

Reportage
Reportage

RESTOS IFTAR

Les couverts de l’espoir

P.11

Ph. Bilel Reportage RESTOS IFTAR Les couverts de l’espoir P.11

FINANCÉS PAR LA FAF

Des défibrillateurs pour les clubs

P.31

PAR LA FAF Des défibrillateurs pour les clubs P.31 Quotidien national d’information — 20, rue de
2 EL MOUDJAHID
2
EL MOUDJAHID
Météo Ensoleillé Au Nord, le temps sera généralement ensoleillé avec tendance orageuses ex- cépté les
Météo
Ensoleillé
Au Nord, le temps sera généralement
ensoleillé avec tendance orageuses ex-
cépté les régions de l'Ouest oû l'on notera
un temps de plus en plus voilé en cours de
journée.
Les vents seront d'Est à Nord-Est
30/50 km/h prés des côtes et variables fai-
bles vers l'intérieur.
La mer sera agitée.
Du Sud-Ouest vers le Nord Sahara et
l'Extrême sud le temps sera voilé avec une
tendance orageuses.
Ailleurs temps généralement dégagé à
partiellement voilé.
Les vents seront variables 30/40 km/h
avec soulévements de sables .Saoura.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
CE MATIN,
A LA CLINIQUE MULTISERVICE
Inauguration du service
de consultation
des maladies du sein
Alger (34°- 24°), Annaba (29°- 21°),
Béchar (42° - 29°), Biskra (40°- 30°),
Constantine (34°- 19°), Djanet (41°- 28°),
Ghardaïa (42° - 29°), Oran (38° - 23°),
Sétif (24°- 20°), Tamanrasset (38°- 26°),
Tlemcen (34°- 21°).
Le ministre de la
santé, de la popula-
tion et la réforme
hospitalière M. Dja-
mel Ould Abbes
inaugura les service
de consultation mé-
dicale sur les mala-
dies du sein à la
clinique multiser-
vice. Le départ de la
délégation se fera à
9h45 a partir du
siège du ministère.
Agenda culturel
JUSQU’AU 6 AOUT
A PARTIR DE 22H30
ture jusqu’au 15 août au Théâtre de
verdure à partir de 22h30 Layali
Mezghana.
A LA SALLE EL MOUGAR
Programme spécial
de l’ONCI
Sous le haut patronage du Prési-
dent de la République, M. Abdela-
ziz Bouteflika, et dans le cadre des
festivités du cinquantenaire de l’in-
dépendance, l’Office national de la
culture et de l’information organise
des soirées tarab, andalou et chaabi
à partir de 22h30 à la salle El Moug-
gar.
Aujourd’hui : Mustapha Gue-
rouabi, Mohamed Raoui et Abder-
rahmane El Koubi.
Demain : hommage à l’artiste
Hadj Taleb Rabah.
Vendredi 27 juillet : Mohamed
Medjoub, Abderrahmane Djalti et
Zakia Mohamed.
Aujourd’hui : soirée rock animée
par les groupes Afrokaine et 6
Rock’o.
Demain : soirée chaabi animée
par Kamel Aziz et Abdelmadjid
Meskoud.
Vendredi 27 juillet : concert
gnawi, animé par le groupe Ferda
de Béchar.
PALAIS DE LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA
Programme des
activités culturelles
et artistiques
AUJOURD’HUI, DEMAIN
ET LE 27 JUILLET
A PARTIR DE 22H30
A CONSTANTINE
Spectacle
chorégraphique
«Les Héros du destin»
Le palais de la culture Moufdi-
Zakaria a élaboré un riche pro-
gramme d’activités culturelles et
artistiques à l’occasion du mois de
Ramadhan.
Jusqu’au 16 août, exposition-
vente d’objets d’artisanat d’art et de
décoration à partir de 22h30.
Aujourd’hui : concert de chants
hawzi andalou avec Dalila Mekdar.
Demain : concert de chants ma-
louf aïssaoua avec Segueni Moha-
med Abderrachid.
Vendredi 27 juillet : concert de
flamenco avec le trio espagnol «El
Macareno».
Focus
Sous le haut patronage du Prési-
dent de la République, M. Abdela-
ziz Bouteflika, la Commission
nationale chargé des festivités du
cinquantenaire présente un specta-
cle chorégraphique sous l’intitulé
«Les Héros du destin» en tournée
artistique, produit et distribué par
l’ONCI à partir de 22h30 au stade
Abdelmalek-Ramdane.
LE 27 JUILLET A 22H
A LA SALLE
IBN ZEIDOUN
Soirée artistique
organisée par la police
nationale
JUSQU’AU 15 AOUT,
A 22H30, AU THEATRE
DE VERDURE
Layali Mezghana
Programme des nuits de Rama-
dhan à l’établissement Arts et Cul-
A l’occasion du mois sacré de
Ramadhan, la Police nationale orga-
nise une soirée artistique avec la
présence des artistes Mourad Djaa-
fri, Hassen Dadi et Taous Arhab, et
ce, vendredi à 22h à la salle Ibn Zei-
doun.
et

El-Kalaa et l’Union géné- rale des commerçants et arti- sans algériens organisent une journée d’étude et de sensibili-

DEMAIN A 16H A PARTIR DU SIEGE DE LA WILAYA D’ALGER Visite des restaurants errahma
DEMAIN A 16H A PARTIR
DU SIEGE DE LA WILAYA
D’ALGER
Visite des restaurants
errahma
Les membres de l’Assemblée populaire de la
wilaya d’Alger (APW) visiteront plusieurs restau-
rants errahma ouverts à l’occasion du mois de
Ramadhan, demain à 16h à partir du siège de la
wilaya d’Alger.
FEDERATION
ALGERIENNE
DES
DONNEURS
DE
SANG
Appel au don
A l’occasion du 50
e an-
niversaire de l’indépen-
dance et de la fête de la
jeunesse, et à l’occasion
du mois sacré de Rama-
dhan, la Fédération algé-
rienne
sang,
en
des donneurs se
collaboration
avec le ministère
des Af-
faires
religieuses et du
Wakf, et l’Agence natio-
nale du sang,
lancent un
appel à l’ensemble de
la
population âgée de dix-
huit à soixante-cinq ans,
bonne santé, de répondre en
et en
l’appel du cœur et aller offrir un peu de sang à l’hôpital
masse à
le plus proche.

AUJOURD’HUI, A 10H30, AU SIEGE DE L’UGCAA

Journée d’étude et de sensibilisation

sation sous le thème : «Stop à la dégradation de mon quartier. Tous ensemble pour un meil- leur cadre de vie», aujourd’hui

à partir de 10h30 au siège de l’UGCAA, sis au 42, rue Larbi- Ben-Mhidi.

DEMAIN, A 11 H, AU SIEGE DE L’AGENCE NATIONALE

DE DEVELOPPEMNT DE LA PME

Remise de 52 décisions au profit des PME

Dans le cadre du programme national de mise à niveau de la PME, l’Agence nationale
Dans le cadre du programme national de
mise à niveau de la PME, l’Agence nationale
de développement de la PME organise une
journée pour la remise des 52 décisions au
profit des PME éligibles bénéficiaires des
aides financières, dans le cadre du pro-
gramme national de mise à niveau de la PME,
sur 519 décisions déjà signées et ce, au siège
de l’Agence nationale de développement de la
PME; sis au 34, avenue Mohamed-Belkacemi,
ex-ravin de la Femme sauvage, les Annassers,
à partir de 11h.

JUSQU’AU 15 AOUT, A PARTIR DE 22H, A L’ESPACE PLASTI

Mille & Une News

Algerie News se dote d’un nouvel espace librairie (place Emir Abdelkader) où se dérouleront désor- mais les rencontres Mille & Une News, a partir de 22h. Aujourd’hui : soirée d’inauguration de l’espace PLASTI, Ouled Bambra avec l’invité d’honneur Cheikh Sidi Bémol Demain : hommage a Rachid Fares et au groupe Essed Vendredi 27 juillet : concert du groupe Goya.

Chacun a choisi sa voie tout semble aller pour le mieux Ph :Billal
Chacun a choisi sa voie
tout semble aller pour le mieux
Ph :Billal

Mercredi 25 Juillet 2012

Nation

EL MOUDJAHID

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N ation EL MOUDJAHID 3 ALGÉRIE-ONU L’Onu adopte deux résolutions présentées par l'Algérie sur les effets
N ation EL MOUDJAHID 3 ALGÉRIE-ONU L’Onu adopte deux résolutions présentées par l'Algérie sur les effets
N ation EL MOUDJAHID 3 ALGÉRIE-ONU L’Onu adopte deux résolutions présentées par l'Algérie sur les effets

ALGÉRIE-ONU

L’Onu adopte deux résolutions présentées par l'Algérie sur les effets de la crise économique et la paix en Afrique

L’Assemblée générale de l’Onu a adopté lundi deux résolutions présentées par l'Algérie sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et sur l’application des recommandations du secrétaire général sur la promotion d’une paix et d’un développement durables dans le continent.

L a résolution sur le NEPAD a été présentée par le représentant de l’Algérie au nom du G77 et de

la Chine et dont elle est présidente de- puis janvier 2012 pour une durée d’une année. Dans son intervention devant l’Assemblée générale de l’Onu, il a expliqué que le texte vise «à atténuer les effets de la crise inter- nationale sur le continent africain» et insisté sur la nécessité «de donner plus de voix aux pays africains dans la prise des décisions internationales,

pour éviter une autre marginalisation du continent». Dans cette résolution, l’Assemblée s’inquiète, en effet, de constater que l’Afrique est une des régions les plus touchées par les conséquences de la crise financière et économique mon- diale. Aussi, elle s’est déclarée préoc- cupée par la part anormalement faible de l’Afrique dans les échanges com- merciaux internationaux, qui est d’en- viron 3%. Elle a relevé, en outre, que malgré une hausse globale du volume nominal et de la part de l’aide pu- blique au développement (APD) consacrée à l’Afrique, cette aide n’augmentera probablement que de 1% par an en termes réels, contre 13% en moyenne au cours des trois der- nières années. L’Assemblée générale a, en outre, déploré l’alourdis- sement du fardeau de la dette de certains pays d’Afrique, la montée du chômage, la

de certains pays d’Afrique, la montée du chômage, la diminution des arrivées de capitaux vers le

diminution des arrivées de capitaux vers le continent entraînée par la crise financière et économique mondiale. En conséquence, elle a demandé aux pays en développement ou en transi- tion du continent de continuer à s’ef- forcer de créer des conditions internes propices aux investissements, notam- ment sur le plan de la transparence, de la stabilité et de la prévisibilité, garan- tissant l’application effective des clauses contractuelles et le respect des

droits de propriété. La résolution onu- sienne a réaffirmé qu’il fallait accroî- tre le poids et la participation des pays en développement, dont les pays d’Afrique, dans le processus interna- tional de prise des décisions écono- miques.

Réaliser les OMD

Dans ce sens, la représentante des Etats-Unis a souligné que son pays ap-

puyait pleinement les efforts destinés à encourager la croissance en Afrique et la réalisation des Objectifs du Mil- lénaire pour le développement (OMD). Par ailleurs, le représentant de l’Algérie a aussi présenté, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, la réso- lution sur «l’application des recom- mandations formulées par le secrétaire général dans son rapport sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en

SELON L’ONS

Plus de la moitié de la population en âge de travailler était inactive en 2010

P lus de la moitié de la popula- tion âgée de 15 ans et plus était inactive en 2010, soit

15,1 millions des 25,9 millions de personnes formant cette frange de la population, indique une enquête de l'Office national des statistiques (ONS). «La population inactive âgée de 15 ans et plus était estimée en 2010 à 15,1 millions, dont 11 millions de femmes. Les femmes au foyer représen- taient plus de la moitié de cette po- pulation (52,3%), suivies des étudiants (24,7%), les retraités et les pensionnés (14,2%)», précise l'ONS dans cette enquête réalisée durant le 4 e trimestre 2010. L'enquête fait res- sortir, en outre, que la population inactive en âge d'activité écono- mique (entre 16 et 59 ans) a atteint 11.881.000 personnes, dont les femmes constituent 78,4%. Parmi cette population, 244.000 déclarent

78,4%. Parmi cette population, 244.000 déclarent n'avoir pas cherché un emploi du- rant la période de

n'avoir pas cherché un emploi du- rant la période de référence car ils pensaient qu'il n'y avait pas d'em- ploi, 93.000 attendent les résultats des démarches engagées et 105.000 au motif qu'ils n'avaient pas réussi à

en trouver par le passé. En somme, relève l'enquête dont l'APS a obtenu une copie, 467.000 (239.000 hommes et 228.000 femmes) se situaient dans le «halo» du chômage, c'est-à-dire une situa-

tion intermédiaire entre l'inactivité et le chômage. Cette catégorie de personnes est caractérisée principa- lement par l'absence de diplôme et de qualification (71,7% n'ont aucun diplôme, cette proportion atteint les 80,7% chez les hommes). Mais elle comporte, aussi, a révélé l'enquête, la présence de diplômés issus de la formation professionnelle et de l'en- seignement supérieur, notamment auprès des femmes (respectivement 20,8% et 16,9%). Les résultats de l'enquête font ressortir également l'exclusion du marché du travail d'une autre caté- gorie de la population en âge d'acti- vité économique. Il s'agit d'une population (355.000 hommes et 183.000 femmes) qui n'est pas, pour des raisons de santé ou de handicap, pourvue d'emploi et n'est pas à la re- cherche d'un emploi.

Escale du navire-école “La Soummam” au port d'Oslo

Escale du navire-école “La Soummam” au port d'Oslo L e navire-école «La Soummam 937" a accosté

L e navire-école «La Soummam 937" a accosté hier matin au port d'Oslo, au Royaume de

Norvège, pour une escale officielle de- vant durer jusqu'au 27 juillet, a indiqué le commandement des Forces navales, dans un communiqué. Le navire a été accueilli par l'ambassadeur d'Algérie au Royaume de Norvège, accompagné des membres du corps diplomatique al- gérien et des autorités civiles et mili- taires de la ville d'Oslo, a précisé le communiqué. Cette escale entre dans le cadre de l'exécution de la campagne d'instruction «été-2012» où les élèves recevront une formation pratique sur le terrain, a indiqué, en outre, le comman-

dement des Forces navales. En marge de cette escale, un programme culturel et sportif a été tracé au profit de l'équi- page du navire école «La Soummam» dans le but de s'imprégner des tradi- tions et coutumes des peuples, a-t-il ajouté. Cette escale est la deuxième étape après celle du port de New York, aux Etats-Unis, a rappelé la même source. Le commandant des forces na- vales, le général-major Malek Necib, avait inspecté le bateau, la veille de son appareillage, avec à son bord les élèves-officiers de la deuxième année de formation selon le système «LMD» à l'Ecole supérieure navale de Tament- foust.

Afrique». Il a insisté sur l’importance des efforts déployés «pour régler les conflits sur le continent africain et pro- mouvoir la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit et l’ordre constitutionnel en Afrique». Il a éga- lement souligné que le texte appelle les organisations régionales et les ins- titutions financières internationales à agir de manière plus coordonnée et plus adaptée aux besoins des pays concernés. Dans la résolution, l’Assemblée générale de l’ONU demande aux or- ganismes des Nations unies et aux Etats membres d’appuyer les méca- nismes et processus de consolidation de la paix, notamment le Groupe des sages, le Cadre d’action de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit et le sys- tème d’alerte rapide à l’échelle du continent, notamment ses compo- santes sous-régionales, ainsi que la mise en place de la Force africaine en attente. Elle considère que l’action menée aux niveaux international et ré- gional pour empêcher les conflits et consolider la paix en Afrique doit être axée sur le développement durable du continent et la mise en valeur des ca- pacités humaines et institutionnelles des pays et des organisations afri- caines, en particulier dans les do- maines prioritaires mis en évidence à l’échelle du continent.

ALGÉRIE -

CROATIE

Coopérationdans lesdomaines de l’eau et des transports

Coopérationdans lesdomaines de l’eau et des transports Le ministre des Ressources en eau et ministre des

Le ministre des Ressources en eau et ministre des Transports par intérim, M. Abdelmalek Sel- lal, a examiné hier avec l’ambas- sadeur de Croatie en Algérie, M. Mirko Bolfek, les possibilités de coopération bilatérale dans les domaines des ressources en eau et des transports, indique un communiqué du ministère. Lors de cet entretien, les deux parties ont évoqué les actions à engager pour renforcer les relations entre les deux pays, notamment dans la réparation navale, précise-t- on. Les deux parties, ajoute le communiqué, «ont convenu l’échange des expériences et ont fait part de leur disponibilité à encourager le partenariat entre les opérateurs économiques des deux pays».

Nation

4

N ation 4 EL MOUDJAHID SALON INTERNATIONAL ALGEST’2012 DU 16 AU 19 SEPTEMBRE Dynamiser la filière
N ation 4 EL MOUDJAHID SALON INTERNATIONAL ALGEST’2012 DU 16 AU 19 SEPTEMBRE Dynamiser la filière
N ation 4 EL MOUDJAHID SALON INTERNATIONAL ALGEST’2012 DU 16 AU 19 SEPTEMBRE Dynamiser la filière

EL MOUDJAHID

SALON INTERNATIONAL ALGEST’2012 DU 16 AU 19 SEPTEMBRE

Dynamiser la filière

Le Salon international de la sous-traitance «Al- gest’2012» se tiendra du 16 au 19 septembre 2012 au Palais des expositions (Pins-Maritimes).

P lacée sous le haut patronage du Président de la République, cette manifestation économique, qui

revêt une importance certaine de par la nature du thème, regroupera des in- dustriels algériens et étrangers du do- maine de la sous-traitance. Elle vise en premier lieu le développement et la consolidation du tissu industriel natio- nal à travers le contact direct avec les participants étrangers en vue de profi- ter de leur expérience dans le secteur

de la sous-traitance. Estimée à près de 700 millions de dollars, la sous-trai- tance en Algérie n’a pas encore

émergé comme étant une activité forte et compétitive. N’étant pas adossée à une véritable stratégie, la filière peine

à imposer son rôle dans l’économie

nationale. Conséquence, l’industrie nationale demeure notablement dé- pendante des importations en matière de pièces de rechange et d’équipe- ments. Pourtant, les opportunités sont immenses et pourraient contribuer à créer des milliers d’emplois sachant que le niveau d’intégration nationale au sein de ces entreprises étrangères demeure très faible ou quasiment inexistant. Première instance directe- ment concernée par la question, le Conseil national consultatif pour la promotion de la PME (CNC/PME), qui a déploré l’absence d’une base de données sur la sous-traitance en Algé- rie, plaide pour une «véritable déci- sion politique», seule alternative susceptible de faire bouger les choses, et l’organisation d’états généraux sur

la sous-traitance sous le parrainage du Président de la République dans l’ob- jectif de définir une démarche pratique

à même de promouvoir l’activité, les

besoins étant ciblés. Un réseau de sous-traitance suffi- samment outillé est mis en place pour répondre à la commande nationale. Déplorant l’absence de données pré- cises sur cette filière, ce dernier a ré- cemment annoncé le lancement d’une étude, la première du genre, sur l’ac-

lancement d’une étude, la première du genre, sur l’ac- tivité. La démarche devra aboutir à un

tivité. La démarche devra aboutir à un plan d’action «urgent et opérationnel

avec des objectifs spécifiques destinés

à pérenniser, soutenir et encourager

l’activité» , avait-il déclaré. Une re-

vendication légitime et justifiée du CNC/PME sachant que la facture des importations de pièce détachée, de composants et d’outillages destinés à l’industrie nationale, en moyenne 5 miliards dollars/an depuis 2009, ne cesse d’augmenter. Les parties concernées devront, ainsi, valider la proposition du Conseil et définir les thèmes de référence pour lancer un appel d’offres à l’expertise nationale. Aussi, ce plan d’action est «urgent et opérationnel avec des ob-

jectifs spécifiques destinés à péren- niser, soutenir et encourager l’activité» d’autant plus que l’Etat im- porte, annuellement, pour environ 5 milliards de dollars de pièce détachée pour les besoins de grands groupes à l’instar de Sonatrach et Sonelgaz, a-t- il souligné. La démarche qui conduira

à «une révision de la législation, de la

réglementation et l’organisation de

l’activité ainsi que la mise en place

d’une banque de données» dans le secteur, recommande «le développe- ment d’instruments et de programmes appropriés pour l’émergence d’un tissu de sous-traitance fort et compé- titif et de pôles de sous-traitance pour pouvoir substituer aux importations». Il sera question, d’autre part, de mili- ter pour un partenariat au sein de l’ac-

tivité pour consolider les moyens in- ternes. Un plan de suivi et d’évalua- tion des différentes actions est prévu

dans le cadre de cette entreprise du CNC/PME qui suggère d’ériger, dans le circuit de la sous-traitance, les en- treprises répondant aux exigences des standards internationaux. Une pre- mière action est déjà engagée dans le secteur des industries mécaniques et automobiles et devra s’élargir à d’au- tres activités. Le directeur général de la PME, au ministère de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, a fait état d’un projet, en cours de parachèvement, de création de deux clusters d’industrie automécanique en Algérie. Le premier sera implanté à RouIba (Alger) autour des installa- tions de la SNVI, alors que le second est programmé à Constantine dans le sillage de l’Entreprise nationale de matériel des travaux publics (ENMTP). Des contrats de partenariat dans le domaine technique seront con-

clus avant la fin de l’année en cours entre ces deux entreprises donneuses d’ordres et des sous-traitants du secteur privé. Les 30 projets de sous- traitance mécanique également évo- qués par M. Ammouri Brahiti ont été identifiés et des contrats de partenariat (dans les domaines techniques et tech- nologiques) avec les donneurs d’or- dres et des sous-traitants privés seront conclus avant fin 2012. D. Akila

SESSION ORDINAIRE DU MADJLESS ECHOURA DU MSP

Du pain sur la planche

L’ annonce de la tenue d’une session ordinaire de son madjless echoura, en cette

fin de week-end, sera l’occasion pour le MSP d’apurer un conten- tieux quand il ne s’agira pas de cre- ver carrément l’abcès. Même si dans les rangs du MSP, on tente de garder la tête froide, il n’en demeure pas moins que cette session sera animée et les discussions plutôt houleuses. Au motif que les sujets de diver- gence ne manquent pas.

Avec un ordre du jour assez chargé, le madjless echoura (conseil consultatif) aura du pain sur la planche en examinant la question de

la participation du Mouvement au gouvernement. Une affaire qui divise les rangs du MSP. Il s’agira aussi de faire le bilan de la campagne électorale de mai 2012, de traiter la question des préparatifs des élections locales, en plus du traditionnel passage en revue des ques- tions de politique nationale et internationale. Tout cela ne serait que routine ou simple formalité d’usage pour le Mou- vement d’Aboudjerra Soltani, s’il n’y avait pas un casse- tête nommé Amar Ghoul et l’intention qu’on lui prête de vouloir lancer son propre parti politique. Ce désir, affiché sur les deux comptes sociaux du ministre des Travaux pu- blics, a résonné comme un pavé dans la mare islamiste. Un projet qui contrarie fortement les calculs des dirigeants de ce Mouvement tant l’évidence renseigne qu’il est porteur de sérieuses perturbations dans son équilibre général. Car si les législatives de 2012 furent pour la coalition dite «Al- liance Algérie Verte», à laquelle appartient le MSP, une dé- faite électorale cuisante, pour Amar Ghoul, cette consultation populaire est à marquer d’une pierre blanche tant il fut quasiment plébiscité par ses électeurs. L’intention, si tant est qu’elle se confirme, signifie pour le MSP, la perte de sièges à l’Assemblée nationale et la dé-

la perte de sièges à l’Assemblée nationale et la dé- sertion de militants de gros calibres

sertion de militants de gros calibres et de sympathisants, mais aussi des personnalités bien en vue au sein du MSP. Autant dire que le protégé de Mahfoud Nahnah ne partira pas les mains vides. Amar Ghoul, qui ambitionne avec ce nouveau parti de faire une synthèse entre islam, nationalisme et démocratie, entend visiblement, mettre sur la balance une crédibilité acquise sur le terrain de l’action. Inutile de dire que ce projet pose problème au Mouvement dans la mesure où cela risque d’affaiblir ses rangs et d’en réduire l’audience auprès de la base militante. En pa- reille conjoncture, le MSP, qui n’en est pas à sa première défection pour cause de divergence, risque peut-être de vivre la même situation que celle qui a prévalu au sein de forma- tions comme par exemple El Islah et Nahda, ramenées à la portion congrue pour cause de turbulences à répétition. C’est au sein de sa formation d’origine qu’il va puiser les cadres et les énergies nécessaires pour assurer un top départ à son parti. On s’accorde à dire que cette session ordinaire sera l’occasion pour Aboudjerra Soltani de couper la poire en deux en essayant de ménager une porte de sortie à Amar Ghoul. Le madjless echoura n’aura qu’à entériner la volonté de l’ancien ministre des Travaux publics si tant est qu’elle soit formulée devant cette instance. A ce titre, le MSP n’a jamais fait mystère de ses faveurs pour la formule parlementaire, fondée sur l’octroi de larges prérogatives au Parlement dans la conduite des affaires de l’Etat. Rappelons, enfin, que ce sera la deuxième session du madjless echoura du MSP depuis la tenue des élections législatives de mai 2012. M. Bouraib

UNIVERSITÉ BADJI-MOKHTAR

Fin prête pour la nouvelle année

UNIVERSITÉ BADJI-MOKHTAR Fin prête pour la nouvelle année L’ université Badji-Mokhtar, qui a mobilisé tous les

L’ université Badji-Mokhtar, qui a mobilisé tous les moyens pour aborder l’an-

née 2012/2013 dans les meilleures conditions possibles, est fin prête pour accueillir les nouveaux bache- liers désirant s’y inscrire après l’ex- piration des délais de recours. L’institutio,n qui s’est forgé une ré- putation pour ses filières technolo- giques, envisage une année sans heurts d’autant plus que les efforts considérables consentis pour son dé- veloppement l’ont assurément pro- pulsée au rang d’une université digne de ce nom. Cet effort s’est traduit par la mobilisation au profit de l’univer- sité Badji-Mokhtar de quelque 15 milliards de dinars à la faveur des deux derniers plans quinquennaux. Avec trois grands sites que sont le campus de Sidi Achour, le nouveau pôle d’El Bouni et Sidi Ammar et les multiples réalisations qui ont y ont vu le jour, l’université Badji-Mokhtar a décroché un statut de grand pôle au rayonnement régional. A sa création en 1975, l’université, qui a drainé quelque 2.000 étudiants seulement pour sa première année, s’est méta- morphosée à la faveur du développe- ment de son infrastructure dotée aujourd’hui d’une grande capacité d’accueil dans le domaine pédago- gique comme en matière d’héberge- ment et de restauration. L’infrastructure de l’université Badji- Mokhtar s’est développée d’une ma- nière particulière à l’ombre du programme du Président de la Répu- blique. Le pôle d’El Bouni sera ren- forcé davantage en matière de structures pédagogiques et d’héber- gement en cours de réalisation. Il

n’est pas escompté, au regard de ces multiples projets, l’atténuation de la tension qui s’est toujours exercée sur l’infrastructure. Quelque 1.000 places pédagogiques sont en cours de construction. A leur aboutissement,

l’étau se desserrera sur le site abritant actuellement la faculté de médecine trop exigu pour pouvoir faire face au flux prévisionnel des étudiants. Il est également attendu de ce développe- ment la levée des contraintes persis- tantes, notamment celles liées à l’hébergement et à la restauration. On ambitionne de venir à bout de tous les déficits à la faveur de la concrétisa- tion de la deuxième tranche du projet qui comporte d’autres structures pé- dagogiques d’hébergement et de res- tauration. Il est utile de rappeler qu’au titre du quinquennal, le secteur a été doté d’une enveloppe de 11.548. 565.000,00 dinars pour l’étude et la réalisation de 9.000 places pédago- giques et 3.000 lits à El Bouni et

3.000 autres à Sidi Ammar. Sur ce

dernier site, les travaux sont en cours.

L’aménagement du nouveau pôle d’El Bouni est en voie d’achèvement dans sa deuxième tranche compor-

tant, pour rappel, des projets de 4.000 places pédagogiques réservés à la fa- culté des sciences juridiques et 4.000 autres au bénéfice de la faculté de médecine. L’infrastructure des sciences juridiques est dotée, notam- ment de 6 amphithéâtres de 1.800 places, d’un bloc pédagogique de

1.700 places et d’un auditorium de

500 places. La faculté des sciences médicales comporte 3 amphithéâtres et un bloc de 2.580 places pédago- giques.

S. Lamari

INSCRIPTIONS UNIVERSITAIRES À BEJAIA

8.700 bacheliers orientés

L a procédure d’inscription des nouveaux bacheliers pour la prochaine rentrée universitaire

2012/2013 s’est déroulée dans de bonnes condition à l’université Ab- derrahmane-Mira de Béjaïa, a déclaré Arkoub Hamid, vice-recteur chargé de la pédagogie qui a supervisé l’opé- ration depuis le 9 juillet jusqu'à hier, date d’affectation et de recours. Ainsi, les opérations de préinscrip- tion, d’orientation et de recours ont été faites exclusivement en ligne où les bacheliers ont rempli leur fiche d’inscription et de vœux selon leur choix et en fonction de la note du bac- calauréat. Les bacheliers dont la note est in- férieure à la filière demandée ont reçu une liste de filières compatibles avec leurs notes et sont invités de nouveau à formuler leur choix sur l’une des filières désignées. Selon M. Arkoub, «8.700 bacheliers ont été orientés vers l’université de Béjaïa, ce qui signifie que d’autres bacheliers, dont le nombre peut atteindre 1.000 nouveaux admis au baccalauréat de juin dernier, ont opté pour des écoles normales, des universités hors de la wilaya de Béjaïa. Par ailleurs 2.800 étudiants originaires de Béjaïa, affec- tés en 2011 vers les universités de Jijel et Sétif, pourront réintégrer l’uni- versité de Béjaïa à condition d’être inscrits au niveau de ces deux établis- sements universitaires ». Ainsi, à la prochaine rentrée universitaire à Bé- jaïa, plus de 11.000 nouveaux étu- diants sont attendus, alors que sur le plan infrastructures pédagogiques, la wilaya n’a enregistré aucune nouvelle

réception. A cet effet, le vice-recteur chargé de la pédagogie signale : «Au niveau du campus de Targua Ouze- mour, les places d’accueil sont satu- rées, et les nouveaux inscrits seront pris en charge opar le campus d’Aboudaou, qui aura certainement à réceptionner, en septembre prochain, les deux amphithéâtres. Des dispositions seront prises pour les emplois du temps et il est fort pos- sible de travailler les samedis pour permettre une meilleure répartition des programmes.» Pour permettre aux nouveaux bacheliers de s’intégrer fa- cilement dans le monde universitaire, l’université de Béjaïa a confectionné plusieurs brochures comme le guide de l’étudiant, qui comporte toutes les informations sur l’université de Bé- jaïa et le règlement intérieur des études qui définit aux nouveaux ba- cheliers toutes les règles générales applicables en matière d’organisa- tions et de gestion pédagogiques communes aux études du cycle uni- versitaire. Ainsi, les futurs étudiants orientés vers l’université de Béjaïa suivront leur formation dans huit facultés, à sa- voir les facultés des sciences exactes, de technologies et des sciences de la nature et de la vie pour le campus Tar- gua Ouzemour, les facultés de droit et des sciences politiques, des sciences économiques, commerciales et des sciences de la gestion, ainsi que les lettres et les langues, sciences hu- maines et sociales et, enfin, la faculté de médecine pour le campus d’Abou-

daou. M. LAOUER

Nation

5

N ation 5 EL MOUDJAHID FORTE AFFLUENCE SUR LES BUREAUX DE POSTE 1 000 milliards de
N ation 5 EL MOUDJAHID FORTE AFFLUENCE SUR LES BUREAUX DE POSTE 1 000 milliards de
N ation 5 EL MOUDJAHID FORTE AFFLUENCE SUR LES BUREAUX DE POSTE 1 000 milliards de

EL MOUDJAHID

FORTE AFFLUENCE SUR LES BUREAUX DE POSTE

1 000 milliards de centimes de retraits par jour

SECTEUR SANITAIRE

80 000 médecins formés durant cinq décennies

Plus de 80 000 médecins, toutes spécialités confondues, ont été for- més par l'Algérie indépendante, grâce à un effort soutenu de l'Etat pour al- gérianiser l'encadrement et combler le déficit en matière de santé pu- blique. Durant les premières années de l'indépendance, l'unique faculté de médecine de l'université d'Alger as- surait la formation de 30 à 40 méde- cins par an. Quelques années plus tard, les facultés d'Oran et de Constantine ont vu le jour. Mohamed-Seddik Benyahia, dési- gné à la tête du secteur de l'Enseigne- ment supérieur dans les années 1970, entreprit de profondes réformes pour combler le déficit accusé en matière d'encadrement, suite au départ des Français. Aujourd'hui 11 facultés as- surent la formation des médecins dont 4 au Centre (Alger, Blida, Tizi Ouzou et Béjaïa), 4 à l'Est (Annaba, Sétif, Batna et Constantine) et trois autres à l'Ouest (Oran, Sidi Bel Abbès et Tlemcen). Un projet pour la réali- sation de trois autres structures dans le sud du pays sera lancé en 2013. Pour la seule année 2010, ces établis- sements ont formé 6 205 médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en post-graduation et 10 161 dans le cadre de la formation hospitalo-uni- versitaire et le résidanat. M. Abdelha-

mid Aberkane, ancien ministre de

l'Enseignement supérieur et de la Re- cherche scientifique et qui a occupé

le poste de ministre de la Santé, de la

Population et de la Réforme hospita- lière, estime que la formation dont ont bénéficié les médecins au niveau des facultés nationales était «du même niveau que celle dispensée dans les pays avancés». Les médecins praticiens algériens ont toujours prouvé leur compétence au sein des hôpitaux de ces mêmes pays, a-t-il

dit. Aujourd'hui, 46 379 médecins as- surent le fonctionnement des hôpi- taux et autres établissements sanitaires dans le pays. Beaucoup de médecins algériens exercent dans les hôpitaux d'Europe ou d'Amérique. L’Etat algérien a consenti des efforts colossaux pour la prise en charge de la formation supérieure dans les sciences médicales, pour assurer une

couverture médicale et sanitaire de qualité pour tous les citoyens. Celle-

ci est passée d'un (1) médecin pour

26.000 habitants, 1 dentiste pour 72

848 et un pharmacien pour chaque

communauté de 41 667 individus en 1962, à 1 médecin pour 900 habi- tants, un dentiste pour 3097 et un

pharmacien pour chaque groupe de 3

967 individus en 2012. Synthèse K.H.

Après les actes de sabotage de cinq chambres téléphoniques et le sectionnement de deux câ- bles en fibre optique ayant plongé dans l’isolement les lo- calités de Sidi Abed, Tessala El Merdja, Birtouta, Ouled Bel- hadj dans la nuit du 20 au 21 juillet 2012 et occasionné la rupture des liaisons Internet et téléphoniques au niveau des lo- calités de Baba Ali et d’Ouled Belhadj, ainsi que des pertur- bations du réseau CCP, le di- recteur général d’Algérie Poste affirme que les choses sont ren- trées dans l’ordre le jour même grâce à l’intervention rapide des services techniques d’Algé- rie Télécom.

M. Mohamed Laid Mahloul se veut, par ailleurs, ras- surant quant à la disponi-

bilité de la liquidité au niveau des bureaux postaux. La fréquentation

des

guichets, notamment ceux réser-

vés

au retrait par CCP qui enregistre,

comme à l’accoutumée, une sensible

hausse durant les premiers jours de Ramadhan, engendre des pics, no- tamment au niveau des grands cen-

tres de retrait.

Il est en effet désormais établi que le problème de liquidité se fait res- sentir d’une manière assez accrue avec la multiplication des opérations

de retrait au début du mois de Rama-

dhan et à l’approche de l’Aïd et de

la rentrée scolaire. L’importance des mouvements durant ces périodes cru- ciales est telle que le nombre d’opé- rations CCP, entre retraits et versements, qui sont habituellement d’une fréquence de l’ordre d’un mil-

lion par jour, frôlent les trois millions. Le DG d’Algérie Poste explique à

ce titre que, selon l’affluence des ci-

toyens, certains jours sont plutôt fluides au niveau des bureaux pos- taux et d’autres plus chargés. Il de- meure qu’en moyenne, quelque 1 000 milliards de centimes sont quotidien-

quelque 1 000 milliards de centimes sont quotidien- nement retirés des bureaux de poste à travers

nement retirés des bureaux de poste

à travers le territoire national, affirmé M. Mahloul. Cette hausse de la masse moné- taire en circulation est l’une des conséquences directes des augmen- tations salariales accordées ces deux dernières années. Le retrait moyen par mois et par personne a évolué de

14 000 dinars en 2009 à 21 000 di-

nars en 2010 pour atteindre les

25 000 dinars l’an dernier. Un chif-

fre qui est à multiplier bien sûr par le

nombre des clients de la poste qui a atteint les 13 millions. Faut-il rappeler qu’Algérie Poste

a dû recourir l’an dernier pendant une

semaine (du 20 au 27 novembre 2011) au plafonnement des retraits à

40 000 dinars par client en 48 heures.

Et en parallèle, l’entreprise a mis en place un dispositif spécial pour as-

surer la disponibilité des liquidités dans ses bureaux durant le mois de

Ramadhan, lequel a notamment porté

l’an dernier sur le réaménagement

des horaires de travail avec l’ouver-

ture de plusieurs guichets dans la soi- rée afin de juguler l’affluence des clients durant le mois sacré. Des commissions et groupes de travail sont aussi à pied d’œuvre au niveau régional pour coordonner les efforts

et assurer d’une manière efficace la

disponibilité des fonds et ce, en col- laboration avec la Banque d’Algérie et les autorités locales, notamment durant les périodes de Ramadhan, de l’Aïd et de la rentrée sociale. Le nouveau plan adopté par Algé- rie Poste favorise également le retrait électronique avec la multiplication

des distributeurs automatiques et la dotation des centres commerciaux en

terminaux de paiement pour permet- tre aux citoyens d’effectuer leurs achats de manière plus aisée et leur éviter les déplacements vers les gui- chets pour effectuer des retrait d’ar-

gent. L’introduction de nouveaux modes de paiement avec l’activation

du service de demande d’avoir par SMS pour réduire davantage l’af- fluence sur les bureaux et la généra- lisation du paiement par carte magnétique au niveau d'Algérie Té- lécom, de la Sonelgaz et de la Société des eaux devrait ainsi contribuer à résoudre définitivement le problème des liquidités et sortir de la logique d'événement et éviter que le pro- blème revienne à chaque occasion de fêtes religieuses ou autres en assurant le même service à longueur d'année. Hamida B.

MÉDICAMENTS

Vers un équilibre entre produc- tion nationale et importation

Pour garantir sa protection et favori- ser son développement, l’industrie pharmaceutique locale a bénéficié de mesures incitatives, du transfert de technologie et de la levée des en- traves à l’organisation du marché dans le respect de la loi sur la concur- rence et des engagements internatio- naux de l’Algérie. Le marché du médicament en Algérie a connu une importante dynamique ces dernières années puisque la production, l’im- portation et le conditionnement de ces produits vitaux sont passés de 900 millions d’euros en 2004 à plus de 1,4 milliard d’euros en 2008 et à

plus de 1,8 milliard d’euros en 2011, selon les chiffres du ministère de la

Santé, de la Population et de la Ré- forme hospitalière. La production et l’importation dans les secteurs public

et privé ont été estimées en 2011 à

plus de 1,6 milliard d’euros. La part

de la Pharmacie centrale des hôpitaux

(PCH) est passée de 34 millions d’eu-

ros en 2004 à 118 millions d’euros en

2008 et à 181 millions d’euros en

2011. L’importation de vaccins par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) est passée de 5 millions d’euros en 2004

à 11 millions d’euros en 2008 et à 22

millions d’euros en 2011. Les unités

de production ont, elles aussi, enre-

gistré des progrès notables. De 22 unités de production entre 1995 et 2000, elles sont passées à 44 unités entre 2006 et 2010 outre l’agrément de 10 unités en 2011. La part de la production nationale de médicaments est, quant à elle, passée de 27% en

2008 à 40% en 2011 avec des pers-

pectives de 70% en 2014. Toutefois,

le marché national du médicament a

enregistré ces dernières années des perturbations dans l’importation et la

distribution, qui ont amené le minis- tère de tutelle à revoir l’organisation des différents intervenants et à retirer des agréments. Pour la Société algé- rienne de pharmacie, la fin des per- turbations est tributaire de la définition des besoins nationaux en fonction des programmes sanitaires

et de la situation épidémiologique du

pays, de la rationalisation de la

consommation et de l’encouragement

de la production locale, notamment

des médicaments génériques, pour

éviter le gaspillage et la spéculation.

En dépit des mesures incitatives pré-

vues par l’Etat pour encourager la production locale, le marché national continue de pâtir de l’influence des laboratoires étrangers sur les pres- cripteurs, notamment en matière de

molécules innovantes au détriment

des génériques, de la problématique de l’approvisionnement des struc- tures hospitalières auprès de la PCH

et d’autres entraves liées au code des

marchés publics. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe les besoins de la population dans chaque pays à 260 médicaments alors que la nomenclature nationale compte 5 600 médicaments, d’où son nécessaire as- sainissement.

SOLIDARITÉ RAMADHAN

1,3 million de bénéficiaires de kits alimentaires

Ouverture à ce jour de 645 restaurants «Iftar»

L’opération «Solidarité-Ramadhan 2012» fait son chemin, et les chiffres

indiquent au cinquième jour du mois sacré l’ouverture de 645 restaurants Iftar dont 109 à Alger. Quant à la dis- tribution des kits alimentaires, celle-

ci bat son plein au niveau des

communes, même si des couacs ont

été révélés ici et là, reconnaît le se-

crétaire général du ministère de la So- lidarité nationale et de la Famille lors d’une conférence de presse animée hier, dans le but de faire le point sur cette opération. Smail Benhabiles rappelle à cet effet que les prévisions des pouvoirs pu- blics tablaient sur la distribution de

1,7 million de colis alimentaires, soit

100.000 de plus qu’en 2011, mais les statistiques du ministère font état de

1,3 million de bénéficiaires. Initiale-

ment, les parties concernées par l’opération s’étaient mises d’accord pour envoyer les kits alimentaires au

domicile des bénéficiaires et ce, trois jours avant le début du mois béni. Des échos font état de la distribution

de kits alimentaires ne répondant pas

aux

quantités des produits arrêtés par

les

pouvoirs publics. «Tout dépend

du

nombre des habitants des com-

munes», se contentera-t-il de répon- dre, insistant à cette occasion sur l’importance accordée cette année

aux dénominations de ces actions ca-

ritatives. Ainsi, le couffin du Rama-

NesrinePh.
NesrinePh.

dhan est désormais appelé colis ali- mentaire et les restaurants «Rahma» laissent place aux restaurants «Iftar».

Le secrétaire général du ministère de

la Solidarité narionale explique

qu’«il s’agit avant tout de respecter la

des

Concernant le financement de l’opé- ration « Solidarité Ramadhan 2012 », les pouvoirs publics ne semblent pas avoir lésiné sur les moyens en al- louant à ce propos une enveloppe de 5 milliards de DA et en mobilisant

gens».

dignité

16 270 personnes pour sa réussite. En

outre, on compte plus de 1 190 points de stockage des produits alimentaires

sur l’ensemble du territoire national. «Notre département participe avec une aide financière estimée à plus de

16 milliards de centimes qui ont été

mis à la disposition des 48 wilayas», affirme-t-il. Smail Benhabiles précise que des kits alimentaires complémen- taires 100% ministère de Solidarité nationale seront distribuées dans les communes les plus pauvres du pays.

«On se concertera avec les walis pour déterminer les communes bénéfi- ciaires», ajoutera-t-il. Ces colis, au nombre de 191 500, sont, selon ses dires, consistants et d’une valeur qui oscille entre 3 500 et 8 000 DA. Ils contiennent des produits de base et de première nécessité dont 10 kg de se- moule, 5 kg de farine, 5 litres d’huile de table, 2 kg de riz ou encore 5 kg de lait en poudre, du café et même du raisin sec. De son côté, le chargé de la commu- nication du ministère de la Solidarité indique que la distribution des colis alimentaires revient exclusivement aux APC et précise que son départe- ment ne s’implique pas dans ce pro- cessus. El Hachemi Nouri expliquera par ailleurs que l’ouverture des res- taurants Iftar obéit à un cahier des charges «rigoureux» et dans lequel, l’hygiène en constitue le «maitre

mot». «En général, ce sont les APC, le Croissant-Rouge, les scouts ainsi que les particuliers bienfaiteurs qui sont derrière l’ouverture de ces res- taurants», fait-il remarquer devant de nombreux journalistes, signalant que

les restaurants Iftar sont ouverts à tout le monde, pas uniquement les personnes démunies. L’année passée, quelque 4,8 millions de repas ont été servis dans les restaurants … Rahma. SAM

Régions

EL MOUDJAHID

7

R égions EL MOUDJAHID 7 BLIDA A L’INITIATIVE DU CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE DE LA WILAYA
R égions EL MOUDJAHID 7 BLIDA A L’INITIATIVE DU CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE DE LA WILAYA
R égions EL MOUDJAHID 7 BLIDA A L’INITIATIVE DU CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE DE LA WILAYA

BLIDA

A L’INITIATIVE DU CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE DE LA WILAYA

Campagne de sensibilisation au don de sang dans les mosquées

D es campagnes de sensibilisation au don de sang sont or-

ganisées, à la faveur de ce mois sacré de Ramadhan,

au niveau des mosquées de

Blida, à l’initiative du Cen- tre de transfusion sanguine

de la wilaya (CTS), a-t-on

appris lundi dernier auprès

de cette structure. «Le CTS

a mis en œuvre un pro-

gramme ciblant les grandes mosquées de la wilaya après le f’tour, et ce, dans un souci de sensibiliser le plus grand nombre de ci- toyens sur la nécessité du don de sang», a indiqué à l’APS le chef de service de transfusion sanguine, M. Chaïb Mohamed. Cette campagne, organisée en coor- dination avec les associations «El Hayate» pour la promotion du don de sang et des organes et «Nour El Ya- time», touchera essentiellement les mosquées Saad Ben Abi Ouakass, de la cité Ramoul de Blida, Ali Ben Abi Talib, de Boufarik, et El Fourkane d’Ouled Yaïche, en plus de la salle om- nisports mitoyenne à la mosquée El

GHARDAIA

la salle om- nisports mitoyenne à la mosquée El GHARDAIA Badr, du chef-lieu de wilaya, a-t-il

Badr, du chef-lieu de wilaya, a-t-il pré- cisé. Il a ajouté que les «citoyens dési- reux de faire don de leur sang peuvent se rapprocher du Centre de transfusion sanguine de l’unité M’hamed-Yazid, où une équipe médicale qualifiée les accueillera». L'organisation de cette campagne, qui en est à sa troisième édi- tion, vise à satisfaire les besoins des hôpitaux de la wilaya en cette subs- tance vitale, a relevé M. Chaïb, avant

de souligner que le Centre de Blida approvisionne éga- lement en sang des hôpitaux du centre du pays, dont ceux d’Alger, de Tipasa et d'Aïn Defla. Aussi a-t-il invité les citoyens à se rapprocher des mosquées abritant ces cam- pagnes de don de sang aux fins, a-t-il dit, de «prêter as- sistance aux malades néces- sitant une transfusion sanguine, d’autant que la wi- laya de Blida, qui est une importante zone de transit, enregistre un grand nombre d’accidents routiers». «Les hôpitaux accusent notamment un déficit en pla- quettes sanguines et en sang de rhésus négatifs», a-t-il notamment fait observer. L'année dernière, cette campagne de sensibilisation avait permis la collecte de pas moins de 1.910 sachets de sang, qui ont contribué à la couverture des besoins des hôpitaux locaux, voire même d’hôpitaux des wilayas environ- nantes, ont ajouté les organisateurs de cette campagne qui espèrent dépasser ce chiffre cette année.

380 millions de dinars

pour améliorer les prestations électriques

U ne enveloppe de plus de 380 millions de dinars a été investie

durant le premier semestre 2012 par la direction de So- nelgaz de Ghardaïa pour améliorer les prestations d’alimentation en énergie électrique, ont indiqué les responsables de cette entre- prise. Cet investissement d’uti- lité publique a permis la construction d’une quaran- taine de postes de distribu- tion électrique, le renforcement du réseau et la

création de nouveaux dé- parts d’alimentation en éner- gie électrique afin de décharger les anciennes lignes saturées à l’origine des perturbations d’alimen- tation durant la période esti- vale, a expliqué le directeur du centre de Ghardaïa, M. Ahmed Brahimi. Seize postes électriques ont été réalisés à Metlili, douze dans la localité de Zelfana, dix à Guerrara et deux à Ghardaïa, a ajouté le même responsable, relevant que la réalisation de ces

postes se heurte souvent au manque d’assiettes fon- cières, notamment dans la vallée du M’zab. Plus de 30 kilomètres linéaires de nou- velles lignes électriques ont été également réalisés dans ces localités pour «soula- ger» l’ancien réseau et amé- liorer les prestations de services en courant élec- trique. Le chef-lieu de wi- laya a bénéficié d’une nouvelle cabine électrique mobile, d’une puissance de 20 MVA, permettant d’éli- miner les perturbations enre-

gistrées dans la vallée du M’zab qui compte quatre communes (Daya Ben Da- houa, Ghardaïa, Bounoura et El Ateuf), a-t-il fait savoir. La même entreprise a in- vesti durant 2011 un mon- tant avoisinant les 300 millions de dinars, est-il rap- pelé. La wilaya de Ghardaïa compte actuellement plus de 99.000 abonnés au réseau électrique avec une évolu- tion annuelle de plus de 7%, selon les statistiques de la Sonelgaz.

AIN TÉMOUCHENT

Affluence record sur les plages

la Sonelgaz. AIN TÉMOUCHENT Affluence record sur les plages L e cap des cinq mil- lions

L e cap des cinq mil- lions d’estivants visé par les responsables

du secteur du tourisme de la wilaya d’Aïn Témouchent avant le début du mois de Ramadhan a été «largement dépassé», indique-t-on lundi dernier auprès des ser- vices de la Protection civile. Selon les chiffres avan- cés par ces services, plus de 5 millions d'estivants ont vi- sité, à la journée de di- manche, les 20 plages autorisées à la baignade de la wilaya. La Protection civile s'appuie sur des «normes précises» pour évaluer le nombre d'occupants dans chaque mètre carré, ex- plique le responsable de la cellule de communication de ce corps. Cette affluence, précise- t-il, s’explique par les fortes températures enregistrées dans la région, mais égale- ment par le fait que les esti- vants voulaient profiter au maximum des bienfaits de la mer avant l’avènement

du mois du Ramadhan. Pour la seule journée de jeudi dernier, soit la veille du début du mois sacré, ce sont quelque 250.000 esti- vants qui ont été recensés, a-t-on ajouté de même source.

Depuis le début du Ra- madhan, la fréquentation a nettement baissé, mais les estivants continuent à sé- journer en mer. La moyenne étant descendue à 5.500 es- tivants par jour, selon les mêmes services. En dépit de cette période creuse où les interventions des éléments de la Protec- tion civile sont quasiment nuls, la direction locale du tourisme et de l’artisanat s’attend toutefois à une af- fluence de près de 8 mil- lions d’estivants, selon son premier responsable, M. Mecheri. «Malgré la coïncidence de cette période avec le mois de carême, nous atten- dons plus de 2,5 millions d’estivants durant la pé- riode allant du 20 août à la rentrée de septembre», a-t- il indiqué. Les services de la Pro- tection civile, répartis en vingt postes de secours, ont effectué, du 1 er juin dernier à ce dimanche quelque 4.724 interventions pour se- courir des estivants d’une noyade certaine. Trois décès par noyade au niveau de plages non surveillées ou en dehors des heures de sur- veillance (9 h-19 h) ont été enregistrés durant la même période, a-t-on précisé.

BRÈVES DE TIZI OUZOU

13 ACCIDENTS EN TROIS JOURS

Un mort et 18 blessés

Une personne a trouvé la mort et 18 au- tres ont été blessées, dont une grièvement, tel est le bilan de 13 accidents de la circula- tion recensés par les services de la Protec- tion de la wilaya de Tizi Ouzou durant les trois premiers jours du mois de Ramadhan, apprend-on du chargé de communication de la Protection civile, M. Cherif Ghezali. L’accident mortel, dans lequel a péri le nommé B. Rabah (41 ans), a eu lieu dans l'après-midi de dimanche dernier sur la RN12, à hauteur du lieu dit «Chaoufa», commune de Mekla, un lieu répertorié comme étant un des points noirs de la cir- culation routière, a indiqué M. Ghezali. Par ailleurs, les onze unités de la Protection ci- vile de Tizi Ouzou ont effectué, durant la même période, 162 interventions diverses, a-t-il également fait état, en précisant que le nombre d’interventions est en baisse par rapport à l’année dernière.

AIN EL HAMMAM

Arrestation de deux individus en possession de psychotropes

Les forces de police de la sûreté de daïra d’Aïn El Hammam, une soixantaine de ki- lomètres au sud-est du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, ont interpellé, au début de la semaine en cours, au niveau de la station de taxis du chef-lieu de la wilaya, deux indivi- dus en possession de 190 comprimés psy-

chotropes et quatre autres flacons liquides de même effet, apprend-on de la cellule de communication de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou. Les deux individus appréhen- dés, répondant aux initiales de B. L (57 ans) et O. I. (36 ans), et qui sont originaires de la ville de Bordj Ménaïel, wilaya de Bou- merdès, ont été présentés dimanche dernier au parquet de la ville d’Aïn El Hammam, qui a ordonné leur mise sous mandat de dépôt pour les chefs d’inculpation de déten- tion de produits psychotropes à des fins de commercialisation et consommation.

COMMERCE : 48 BRIGADES MOBI- LISÉES

Intensification du contrôle de la qualité

La Direction du commerce de la wilaya de Tizi Ouzou a mobilisé, durant ce mois de Ramadhan, 48 brigades de contrôle des prix et de la qualité pour lutter contre toute ten- tative de fraude sur les prix et la qualité des produits par des commerçants, apprend-on de cette Direction. En effet, les brigades centrales de la Direction ainsi que celles des inspections régionales de Larbaa Nath Ira- then, Azazga et Draa El Mizan, sont sur le terrain jour et nuit, depuis le premier jour de ce mois de carême, pour veiller à l’appli- cation stricte des règles commerciales et protéger le citoyen de certaines pratiques qui refont surface à chaque Ramadhan. La Direction du commerce a ainsi intensifié le

contrôle sur la qualité des produits proposés à la vente en veillant au respect des règles d’hygiène et de conservation, a-t-on indiqué de même source.

LARBÂA NATH IRATHEN

1.400 couffins distribués aux nécessiteux

La commune de Larbaâ Nath Irathen, ex-Fort national, à une trentaine de kilomè- tres au sud-est du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, a procédé, dans le cadre de la solidarité Ramadhan, à la distribution de pas moins de 1.400 couffins alimentaires aux familles nécessiteuses de la commune, ap- prend-on de l’APC. Le montant de ces couf- fins distribués en collaboration avec les comités des villages de la commune est de l’ordre de 350 millions de centimes, in- dique-t-on de même source. Les services communaux ont également ouvert un res- taurant rahma qui distribuera, tout au long de ce mois sacré, près de 200 repas chauds/jour au profit des nécessiteux de la région et autres personnes de passage. Une enveloppe financière de 250 millions de centimes a été mobilisée par l’Assemblée populaire de la commune de Larbaâ Nath Irathen pour les besoins de cette action de solidarité avec les démunis, une tradition ancestrale de la région qui se perpétue au fil des ans. La commune de Larbaa Nath Ira- then a bénéficié d’une enveloppe de 77 mil- lions du fonds de wilaya de la solidarité Ramadhan et du 55 packs alimentaires de la

Direction de l’action sociale de Tizi Ouzou, a, par ailleurs, fait part notre source.

AIT YAHIA MOUSSA :

Tentative d’immolation par le feu à l’intérieur du bureau du P/APC

Un jeune employé, dans le cadre du pré- emploi, a menacé de s’immoler par le feu hier à l’intérieur du bureau du P/APC de la commune d’Aït Yahia Moussa, daïra de Draa El Mizan, une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, apprend-on de source locale. Le jeune âgé de 21 ans, désespéré par la préca- rité de son poste d’emploi, était dans le bu- reau du premier responsable de la commune quand il s’est aspergé d’essence en mena- çant de mettre le feu si son contrat de travail à durée déterminée, le liant à cette com- mune, n’est pas transformé en contrat à durée indéterminée, a indiqué notre source. Le P/APC a essayé de raisonner ce jeune homme de renoncer à sa menace de mettre fin à ses jours en lui expliquant qu’il n’est pas dans ses prérogatives de procéder à la titularisation des employés du préemploi, encore moins renouveler leurs contrats de travail. Il a fallu plusieurs dizaines de mi- nutes de négociations menées par ce P/APC, des éléments de la gendarmerie et de la Protection civile, alertés par l’APC, pour que ce jeune désespéré daigne sortir du bureau du maire et renoncer à sa menace d’immolation.

B. A.

Economie

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E conomie 8 EL MOUDJAHID IMPORTATIONS DE L'ALGÉRIE AU 1 e r SEMESTRE 2012 Recul de
E conomie 8 EL MOUDJAHID IMPORTATIONS DE L'ALGÉRIE AU 1 e r SEMESTRE 2012 Recul de
E conomie 8 EL MOUDJAHID IMPORTATIONS DE L'ALGÉRIE AU 1 e r SEMESTRE 2012 Recul de

EL MOUDJAHID

IMPORTATIONS DE L'ALGÉRIE AU 1 er SEMESTRE 2012

Recul de plus de 5%

Les importations de l'Algérie ont atteint 23,1 milliards de dollars (mds usd) durant le premiers semestre 2012, contre 24,3 mds usd durant la même période 2011, soit une baisse de 5,2%, a-t-on appris hier auprès des Douanes algériennes.

C ette baisse est due, selon les explications des Douanes, essentiellement

à la chute des importations des

biens d'équipements industriels (- 17,1) et des biens alimentaires (-

11,9%), ainsi que les biens destinés

à l'outil de production (-5,6%). Les

chiffres du Centre national de l'in- formatique et des statistiques des Douanes (CNIS) précisent que les importations des biens d'équipe- ments industriels, qui représentent plus de 32% des importations glo- bales, ont totalisé 7,44 mds usd du- rant le premier semestre 2012 contre 8,9 mds usd à la même pé- riode 2011, enregistrant ainsi une baisse de 17,11%. Cette baisse est due essentiellement aux chutes des importations des articles de robi- netterie de plus de 73%, des véhi- cules de transport de personnes et de marchandises (-19,9%) et des transformateurs électriques (-

18,9%).

Les importations algériennes de produits alimentaires ont baissé de 11,91%, passant de 4,9 mds usd à 4,3 mds usd. Cette baisse de 584 millions de dollars de la facture ali- mentaire et due à un recul des im- portations des céréales, semoules et farines (-23,1%), des laits et pro-

céréales, semoules et farines (-23,1%), des laits et pro- duits laitiers (-22,8%) et des sucres et

duits laitiers (-22,8%) et des sucres et sucreries (-14,08 %), relève le CNIS. Les biens destinés à l'outil de production se sont établis à 6,57 mds usd durant les six premiers mois 2012, contre 6,96 mds usd durant la même période en 2011, en baisse de 5,6%. Cette régression est le résultat des chutes des impor-

tations des tubes, tuyaux en fer ou en acier (-63,6%), des construc- tions et parties de constructions (- 56,8%) et les fils machines en fer ou en acier (-17,3%). Par ailleurs, le CNIS relève une forte hausse de 36% des importa- tions des biens de consommation non alimentaires, leur valeur étant

passée de 3,45 mds usd durant le 1 er semestre 2011 à 4,7 mds usd à la même période 2012. Tous les produits de ce groupe ont connu des hausses, à l'exception des réfri- gérateurs et congélateurs qui ont baissé de 9,8%. Les hausses les plus remarquables ont été enregis- trées par les produits destinées aux

appareils d'émission (126,3%), les véhicules de tourismes (65,1%), bois et contre-plaqués (74,2%), les pneumatiques (44,4%) et les médi- caments (33,5%), selon le CNIS. Près de la moitié des importations réalisées durant les six premiers mois de l'année en cours a été fi- nancée par cash à raison de 49,36% (11,37 mds usd), malgré une baisse de plus de 7%. Les lignes de crédits, avec une hausse de 11%, ont financé près de 47% (10,81 mds usd) des importa- tions de l'Algérie. Le reste des importations a été réalisé par le recours aux comptes de devises propres et aux autres transferts financiers à raison de 3,71%, soit une valeur de 854 mil- lions usd. La balance commerciale de l'Algérie a enregistré un excé- dent de 15,78 au 1 er semestre 2012, contre 12,45 mds usd durant la même période en 2011, soit une hausse de 26,7%. Les exportations de l'Algérie ont atteint 38,82 mds usd, contre 36,75 mds usd au cours de la même période de l'année écoulée, en hausse de 5,62%, alors que les im- portations se sont établies à 23,03 mds usd contre 24,29 mds usd, soit une diminution de 5,21%.

CONTRÔLE COMMERCIAL

Fermeture de 4.600 locaux durant le premier semestre

P rès de 4.600 locaux com- merciaux ont été fermés par les services de contrôle de

la qualité et de répression de la fraude durant le premier semestre 2012, contre 2.753 locaux durant la même période de 2011, en hausse de 67%, indique hier un bilan du ministère du Commerce. Ces fer- metures sont le résultat de 455.355 interventions des services de contrôle effectuées de janvier à juin dernier contre 303.301 inter- ventions à la même période de 2011, selon le bilan du ministère. Ces interventions ont conduit à la constatation de 84.134 infractions et l'établissement de 76.213 pro- cès-verbaux de poursuites judi- ciaires contre 57.785 infractions (+45,6%) et 49.999 (+52,42%) procès-verbaux de poursuites judi- ciaires durant l'année 2011. La valeur des marchandises sai-

sies est estimée à 237,5 millions de DA, contre 159 millions de DA (+49%) durant la même période de 2011. Selon un responsable du mi- nistère du Commerce, les fortes hausses qu'ont connues ces para- mètres traduisent un renforcement du contrôle en 2012 après un cer- tain relâchement constaté en 2011

à la suite des émeutes de janvier

consécutives à une augmentation des prix de certains produits de base. S'agissant du contrôle de la qualité et de la répression de la fraude, 235.793 interventions ont été enregistrées ayant induit le constat de 26.880 infractions et l'établissement de 25.912 procès verbaux de poursuites judiciaires ainsi que la fermeture administra- tive de 1.565 locaux commerciaux suite à des infractions relatives à la commercialisation de produits non conformes aux normes. Les infra-

de produits non conformes aux normes. Les infra- ctions constatées consistent princi- palement dans le

ctions constatées consistent princi- palement dans le manque d'hy- giène (43,89% ), l'étiquetage non conformes (10,88%), les produits non conformes (7,40%) et produits impropres à la consommation

(8,07%).

Concernant le contrôle des pra-

tiques commerciales, les services de contrôle ont enregistré 172.170 interventions qui se sont soldées par le constat de 56.808 infractions et l'établissement de 49.882 procès verbaux de poursuites judiciaires ainsi que la fermeture administra- tive de 3.032 locaux. Les enquêtes menées sur les pratiques commerciales ont induit la découverte d'un chiffre d'affaires de 18,92 milliards de DA, soit une baisse de 19% par rapport à l'année précédente et la saisie de diverses marchandises d'un montant de

41,56 millions de DA, a indiqué le ministère. Pour ce qui est de la na- ture des infractions enregistrées, il s'agit principalement du non-dépôt de comptes sociaux (37,77% des infractions), non-affichage des prix (21,63% infractions), pratique d'une activité commerciale en l'ab- sence d'un local (15,23%), opposi- tion au contrôle (11,64%), non- facturation (7,6%), défaut de regis- tre du commerce (4,66%) et pra- tiques de prix illicites (1,45%). S’agissant de l’activité de contrôle aux frontières de la conformité des produits importés, 47.372 cargai- sons de produits importés ont été contrôlées donnant lieu au blocage de 419 cargaisons pour une quan- tité de 35.573,6 tonnes de produits importés reconnus non conformes pour diverses infractions.

Bénéfices réalisés par les entreprises en 2011

1,2 milliard de DA pour la CAAT

La Compagnie algérienne des assurances (CAAT) a réalisé un béné- fice net de 1,220 milliard de DA durant l'année 2011, selon le bilan de la compagnie adopté récemment par l'assemblée générale des actionnaires. L'exercice 2011 de cette compagnie publique d'assurances fait ressortir un total bilan de 40,202 milliards de DA, selon la même source. L'as- semblée générale des actionnaires a décidé d'affecter 245 millions de DA du bénéfice de la compagnie comme dividendes 9,137 milliard de DA aux réserves facultatives et 62 milliards pour la réserve légale. L'assem- blée générale a également autorisé la CAAT à racheter les 960 actions de l'Institut algérien des hautes études financières (IAHEF) cédées par l'actionnaire "Kalamkom", à une valeur unitaire de 2.233,7 DA. Durant l'année 2010, la CAAT a réalisé un bénéfice net de 1,4 milliard de DA sur un total bilan de 42,2 milliards de DA. La CAAT est une société par actions au capital de 11,490 milliards de DA.

496 millions de DA pour la CASH

La Compagnie d'assurances des hydrocarbures (CASH) a réalisé un bénéfice net de 496,66 millions de DA en 2011, selon le bilan de la com- pagnie adopté récemment par l'assemblée générale des actionnaires. L'exercice 2011 de cette compagnie publique d'assurances fait ressortir un total bilan de 30,077 milliards de DA, selon la même source. L'as- semblée générale des actionnaires a décidé d'affecter 471,83 millions de DA du bénéfice de la compagnie comme dividendes et 24,83 millions pour la réserve légale, soit 5% du résultat net de 2011. L'assemblée gé- nérale a donné son accord de principe à la compagnie pour la création d'une société assurances de personnes. La CASH a également accepté d'associer la Banque nationale d'Algérie (BNA) comme actionnaire de cette société. Les actionnaires de la compagnie ont également donné leur accord pour une prise de participation de la CASH de 15% dans le capital social de la société immobilière de la BNA. La CASH est une société par actions (SPA) dotée d'un capital de 7,8 milliards de DA.

2,5 milliards de DA pour la SAA

La Société nationale d'assurances (SAA) a réalisé un bénéfice de 2,534 milliards de DA durant l'année 2011, selon le bilan de la compa- gnie adopté récemment par l'assemblée générale ordinaire des action- naires. L'exercice 2011 de cette compagnie publique d'assurances fait ressortir un total bilan de 62,862 milliards de DA, selon la même source. L'assemblée générale ordinaire des actionnaires a décidé d'affecter 507 millions de DA du bénéfice de la compagnie comme dividendes, 1,9 mil- liard de DA aux réserves facultatives et 127 millions de DA pour la ré- serve légale. L' assemblée générale a également autorisé la SAA à racheter 960 actions de l'Institut algérien des hautes études financières (IAHEF) cédées par l'actionnaire "Kalamkom", à une valeur unitaire de 2.233,77 DA. Créée en 1963, la SAA détient actuellement 28% du mar- ché algérien des assurances et emploie plus de 3.600 agents à travers son réseau composé de 460 agences. Cette compagnie a procédé en 2008 à l'augmentation de son capital social qui est passé de 4,5 milliards de DA à 16 milliards de DA.

Monde

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EL MOUDJAHID

M onde 9 EL MOUDJAHID SITUATION EN SYRIE L'opposition d'accord pour une transition dirigée par une
M onde 9 EL MOUDJAHID SITUATION EN SYRIE L'opposition d'accord pour une transition dirigée par une
M onde 9 EL MOUDJAHID SITUATION EN SYRIE L'opposition d'accord pour une transition dirigée par une

SITUATION EN SYRIE

L'opposition d'accord pour une transition dirigée par une personnalité du régime

L'opposition syrienne a exprimé sa disposition à accepter une transition en Syrie conduite par une personnalité du régime de Bachar Al-Assad, a indiqué hier un porte- parole.

“N ous sommes d'accord pour le départ d'al Assad et le transfert

de ses pouvoirs à une des person- nalités du régime pour diriger une période de transition à l'instar de ce qui s'est passé au Yémen", a af- firmé ce porte-parole du Conseil national syrien (CNS) de l'oppo- sition, Georges Sabra. "Nous ac- ceptons cette initiative, car la priorité aujourd'hui est de faire cesser les massacres et protéger les civils syriens et non pas le pro- cès d'Assad", a ajouté le porte-pa- role du CNS, la principale instance de l'opposition. La Ligue arabe avait appelé la veille, à l'is- sue de deux réunions ministé- rielles à Doha, le président syrien Bachar al-Assad à céder le pou- voir en échange de "garanties sé- curitaires pour lui et sa famille en vue d'un transfert pacifique du pouvoir".

en vue d'un transfert pacifique du pouvoir". La proposition arabe a été re- jetée par le

La proposition arabe a été re- jetée par le régime syrien. Damas a récusé toute idée d'un départ du président Al-Assad en échange de "garanties sécuritaires pour lui et sa famille en vue d'un transfert pacifique du pouvoir en Syrie", affirmant que cette décision "ne revient qu'au peuple syrien". Pour sa part, le président russe, Vladimir Poutine, a mis en garde lundi contre une guerre civile de

longue durée en Syrie dans l'hy- pothèse où le président Bachar al- Assad était destitué du pouvoir de manière "inconstitutionnelle". "Nous craignons que si la direc- tion actuelle du pays est destituée du pouvoir d'une manière incons- titutionnelle, l'opposition et la di- rection actuelle pourront simplement échanger les rôles", a déclaré M. Poutine, cité par l'agence Interfax.

"Les uns vont prendre la di- rection (du pays) et les autres vont être dans l'opposition", a-t-il ajouté à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement ita- lien, Mario Monti. Dans cette hy- pothèse, "la guerre civile durera on ne sait combien de temps", a poursuivi M. Poutine. La Syrie est en proie à une révolte qui a déjà fait plus de 19.000 morts en 16 mois.

PALESTINE

Israël veut raser des villages palestiniens en Cisjordanie

Le gouvernement israélien cherche l'ap- pui de la justice pour raser huit villages pa- lestiniens de Cisjordanie au motif qu'ils se trouvent dans une zone dont l'armée israé- lienne a besoin pour s'entraîner, selon des agences de presse. Dans une réponse à la Cour suprême is- raélienne qui lui avait demandé des expli- cations sur les ordres de démolition des villages, le gouvernement a précisé di- manche que ces ordres concernaient des structures permanentes construites par les Palestiniens sur des terrains servant d'en- traînement au tir, donc interdits aux civils, rapporte l'agence AFP qui cite des docu- ments juridiques. "Nous sommes prêts à laisser entrer les Palestiniens dans la zone de tirs pour qu'ils puissent s'occuper de leurs champs et faire paître leur bétail quand il n'y a pas d'exercice en cours (le week-end et pendant les périodes de fêtes en Israël)", précise le texte, ajoutant que les fermiers palestiniens pourront accéder à leurs terres pendant deux mois supplémen- taires par an, qui restent à déterminer. L'As-

taires par an, qui restent à déterminer. L'As- sociation pour les Droits civiques en Israël (ACRI)

sociation pour les Droits civiques en Israël (ACRI) a demandé à la Cour Suprême d'empêcher les démolitions des villages de Majaz, Tabban, Safa, Fakhit, Halawa, Mer- kez, Jenba et Kherba. Les destructions pro- voqueront un "désastre humanitaire immédiat pour environ 2.000 personnes", souligne l'organisation israélienne de dé-

fense des droits de l'Homme. "La plupart des habitants sont nés et ont grandi dans ces villages, au sein de familles qui vivent dans cette zone depuis plusieurs décennies, bien avant 1967", ajoute l'ACRI, en référence au début de l'occupation israélienne de la Cis- jordanie.

AGRESSION DES ENFANTS DE L'ACTIVISTE SAHRAOUIE AMINATOU HAIDER AU MAROC

Kerry Kennedy indignée

SAHRAOUIE AMINATOU HAIDER AU MAROC Kerry Kennedy indignée La militante américaine des droits de l'homme, Kerry

La militante américaine des droits de l'homme, Kerry Ken- nedy, a fait part hier dans les colonnes du journal italien il Fatto Quotidiano, de son indi- gnation après l'agression des deux enfants de l'activiste sah- raouie, Aminatou Haider, sur- venue le 8 juillet au Maroc. "Ce qui s'est passé récemment avec ses fils, a déclenché une vague d'indignation en moi, mêlé d'un souci de bien-être et de sécurité pour les enfants de la militante (sahraouie) des droits humains Aminatou Haidar", écrit notam- ment, la fille de l'ancien prési- dent américain JFK. Le 8 Juillet

en cours, ses enfants, des ado- lescents, ont été attaqués et bat- tus par des assaillants non identifiés, a rappelé la militante américaine, soulignant que "avec le Centre Robert F. Ken- nedy pour la Justice et les droits de l'homme, nous demandons que soit menée une enquête ap- profondie sur cette agression illégale contre les mineurs" sahraouis. "Ensemble, nous continuerons à soutenir Amina- tou dans ses tentatives et efforts pacifiques pour protéger les droits du peuple sahraoui vivant sous l'occupation marocaine dans le Sahara Occidental", a-t-

elle ajouté. "Le Sahara occiden- tal, aussi connu comme la der- nière colonie en Afrique, est un territoire occupé par le gouver- nement marocain. Les droits de l'homme du peuple indigène du Sahara occidental — les Sah- raouis — sont constamment violés. La liberté de réunion est refusée à ceux qui luttent pour l'autodétermination", écrit en- core Kerry Kennedy. Et de rap- peler qu’Aminatou Haidar, également connue sous le nom de la "Gandhi sahraouie" avait en 2008, reçu le prix Robert F. Kennedy Human Rights Award.

19 e CONFÉRENCE SUR LE SIDA

Clinton promet d’investir davantage en Afrique

La secrétaire d'Etat américaine, M me Hillary

Clinton, a affirmé lundi à la conférence interna- tionale sur le sida à Washington que les Etats- Unis étaient prêts à engager plus de financements notamment en Afrique, pour lutter contre cette maladie, alors que l’absence du pré- sident Barack Obama à cet événement mondial

a soulevé certaines critiques. Intervenant à la

19ème conférence internationale sur le VIH/Sida

qui se tient du 22 au 27 juillet dans la capitale fédérale, M me Clinton a souligné que Washington entend investir davantage particulièrement en Afrique où les cliniques sont nécessaires pour aider à ralentir la transmission mère-enfant du VIH/SIDA, sachant que cette partie de l’Afrique concentre plus de 80% des personnes vivant avec le VIH à travers le monde. Saluant égale- ment les programmes de circoncision masculine

en Afrique, la secrétaire d’Etat a tenu à soutenir

que ces opérations ont permis de réduire effica- cement le risque de transmission du virus, qua-

lifiant cet impact de ‘‘phénoménal’’. Par ailleurs,

M me Clinton a avancé que les Etats-Unis s'em-

ploieraient à établir des systèmes de santé dura-

bles qui aideront le monde à "gagner ce combat" contre cette maladie.

VENTES D'ARMES

Négociations labo- rieuses à l’ONU en vue d'un traité international

Les 193 pays membres de l'ONU négocient la- borieusement la rédaction d'un traité internatio- nal sur les ventes d'armes, avant la date-butoir de vendredi, selon des agences de presse. Au- cune ébauche de texte ne s'est encore dessinée, selon ces sources, et aucune ne devrait voir le jour avant mercredi, ce qui laisserait tout juste deux jours aux gouvernements impliqués pour, éventuellement, donner leur feu vert à ce qui doit être un traité majeur réglementant un marché an- nuel de 70 milliards de dollars. Les désaccords restent profonds entre les pays fabricant d'armes (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, Alle- magne, France), et ceux qui réclament un accord sur un traité allant le plus loin possible. Ces der- niers, au nombre de 74, notamment des pays la- tino-américains, africains et européens, ont envoyé un communiqué réclamant que les trans- ferts d'armes soient interdits dès lors qu'il existe "un risque substantiel que ces transferts soient utilisés en violation du droit humanitaire", a in- diqué à la presse Anna Macdonald, experte du contrôle des armements pour l'association Oxfam.

ÉGYPTE

Hicham Qandil désigné Premier ministre

Le président égyptien Mohamed Morsi a désigné hier le ministre de l'Irrigation du gouvernement sortant Hicham Qandil, au poste de Premier mi-

nistre et l'a chargé de former le nouveau cabinet, a-t-on annoncé de sources officielles. "Le prési- dent Morsi a chargé M. Qandil de former le plus tôt possible un nouveau gouvernement", a dé- claré le porte parole de la présidence de la Ré- publique égyptienne, Yasser Ali, sur la chaine de télévision publique. M. Qandil faisait partie du cabinet sortant du Premier ministre Kamal Al- Ganzouri, nommé l'an dernier par les militaires

et chargé pour le moment d'expédier les affaires

courantes. Cette annonce est intervenue 25 jours après l'investiture de M. Morsi à la présidence de l'Egypte.

KOWEÏT

Le nouveau gouverne- ment prête serment

Le nouveau gouvernement koweïtien a prêté ser- ment, lundi, devant l'émir Sabah Al-Ahmad Al- Sabah. Le gouvernement mené par cheikh Jaber Al-Mubarak Al-Hamad Al-Sabah est composé de 13 membres, pour la plupart des ministres du gouvernement sortant il y a deux semaines sur fond d'accusations de corruption. L'émir du Ko- weït avait ordonné au premier ministre démis- sionnaire Jaber Al-Mubarak Al-Hamad Al-Sabah de former un nouveau gouvernement. Depuis 2006, le Koweït est secoué périodiquement par des crises politiques. Le gouvernement a démis- sionné à sept reprises et le parlement a été dis- sous trois fois en 2006, 2008 et 2009.

Société

EL MOUDJAHID Reportage
EL MOUDJAHID
Reportage

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S ociété EL MOUDJAHID Reportage 11 ILS ACCUEILLENT DES CENTAINES DE NÉCESSITEUX PAR JOUR À ALGER
S ociété EL MOUDJAHID Reportage 11 ILS ACCUEILLENT DES CENTAINES DE NÉCESSITEUX PAR JOUR À ALGER
S ociété EL MOUDJAHID Reportage 11 ILS ACCUEILLENT DES CENTAINES DE NÉCESSITEUX PAR JOUR À ALGER

ILS ACCUEILLENT DES CENTAINES DE NÉCESSITEUX PAR JOUR À ALGER

Restos Rahma : à cœur ouvert

Chaque année à pareille époque, la solidarité avec les plus démunis parmi nos concitoyens fait l’objet d’une attention toute particulière. Tant d’ailleurs de la part des pouvoirs publics, qui multiplient les initiatives en ce sens, que de la part des particuliers qui mettent la main à la poche. Pendant que les jeunes volontaires, eux,, n’hésitent pas, eux non plus à mettre la main à la pâte. Bref, on reconnaît les gens de cœur à leur mobilisation générale pour garantir une bonne table. A la rue Tanger comme ailleurs

A mel, Salim, Fouzia et Hi- chem. Deux coiffeuses et autant de SDF. Quatre his-

toires jalousement gardées. Quatre destins croisés que le hasard, la faim à vrai dire, a réunis en un même lieu, un resto Rahma sis à la rue Tanger, qu´ils n´ont jamais imaginé, encore moins choisi. «On ne manque de rien», nous confie Amel, souriante. La Bônoise est coiffeuse dans un salon à Alger. Comme l’année dernière, elle a trouvé refuge dans cet espace de solidarité et de citoyenneté durant ce mois béni. Elle ne semble pas gênée de devenir une «habituée des lieux». Après un bref silence, elle reprend mais les mots ont du mal à sortir. S’exprimant tantôt en arabe, tantôt en français, elle observe :

«Je ne vole pas, je mange à ma faim sans jamais me ficher du re- gard d’autrui.» Le ton est résolu. Et la belle d’Annaba laisse échapper des larmes qui ruissellent sur sa joue. Les minutes s’égrènent. L’heure indique 18H30. Le quatuor s’attable comme pour jouer aux échecs, histoire de «tuer le temps». L’appel du muez- zin pour la prière du crépuscule ne résonnera pas de sitôt. On prend place tout en gardant un œil sur le reste des jeûneurs. La discussion gagne en intensité. Des sourires «errent» sur les lèvres, des regards furtifs et provocants, d’autres émerveillés, des voix, un brouhaha, des gesticulations…On ne pense qu’à la rupture du jeûne. Le gérant du restaurant vient nous rejoindre. Rendez-vous avait déjà été pris la veille. Du haut de ses 76 ans, le natif de Meghiar, à El Oued, a en- core de l’énergie à en revendre «pour servir les nécessiteux, sans distinction aucune.» Communica- tif, Kehiha Abderrachid, d’une main accueillante, nous montre la voie pour une visite guidée. Tout est fin prêt, ou presque. Il ne reste que quelques «retouches». Les as- siettes sont soigneusement rangées. Les fruits et légumes sont savam- ment disposés. Aux jeûneurs, venus de tous les horizons, on sert une salade bien garnie, une chorba appétissante, du riz à la sauce, de la limonade et de la pastèque comme dessert. Le plat est bien riche. «Dieu merci, dans notre pays, les âmes charitables ne man- quent pas…», remarque une jeune demoiselle, Souad, de son vrai nom, ou Soussou, surnom que lui a donné la rue où elle déambule matin et soir.

350 plats par jour… et de la gentillesse Le temps passe et la discussion avec le natif d’El Oued reprend son cours. Du coin de l’œil, le gérant du restaurant tente de déchiffrer les notes contenues dans notre calepin. En vain. C’est du charabia. Frottant sa barbe qui commence à pousser, il reprend : «Chaque jour a son menu, on diversifie autant qu’on le peut.» Durant la matinée, un ser- vice d’hygiène du ministère de la

Solidarité est déjà là pour s’enqué- rir de la situation. Aâmi Rachid et son équipe ne sont pas inquiets. Ils veillent à servir les 350 plats quo- tidiens. Avec minutie et finesse. En plus du service à l´intérieur de la salle, pas moins de 70 autres plats sont offerts à des personnes venues les chercher. Il s´agit de nécessi- teux, de quelques familles et de jeunes aux salaires dérisoires. Notre interlocuteur est jovial et prolixe. Même nos questions trou- vent difficilement place. Enfin, on peut en poser une. Combien ça coûte cette assis- tance aux démunis? Visage ridé, ventre ballonné, Abderrachid af- firme ne pouvoir faire aucune esti- mation. Concis, cette fois, il nous informe que «c’est un entrepreneur qui paie la totalité, mais d’autres volon- taires participent à cette opération». L´ambiance est conviviale. Les ser- veurs sillonnent la salle comme dans une

ruche

Ils vont d´une

table à l´autre. Parmi eux, Khadache Ali, trentenaire, papil- lonne entre les tables. Son regard décline une âme tendre et sensible. En témoi- gnent ces mots : «On ne fait que notre de-

voir. Notre satisfac- tion est de voir ces gens trouver où se nourrir, se sentir comme chez eux». L’«ami de tous» re- fuse de voir la faim consumer le corps des centaines de ci- toyens accourant au quotidien: «On es- saie d’ouvrir tôt le resto pour éviter que ça ne dégénère.»

Des Syriens émus et reconnaissants

Photos. : Billal
Photos. : Billal

affectueux ?». Dans la bouche d’un «rescapé» de guerre, ces éloges, formulés sous forme d’interrogation, pren- nent tout leur sens. Quant à Dda Idir, un vieux retraité de la Santé publique, il lisse machinalemernt sa moustache blanche, jau- nie par la cigarette. Il ne tarit pas d’éloges sur ce groupuscule plein d’ab- négation et de bonne volonté. L’histoire de ce resto est à retenir. Il y a deux ans, c’ était une li- brairie. De la science à la bouffe, cette enceinte continue à servir les gens. Devant la porte principale, une file d’attente impression- nante. «Un verre d’eau», lance un jeune. «Des dattes…», enchaî- nent les autres.

Attardés mentaux, une vie à part Deuxième étape de notre reportage, le resto Rahma de la Rue Larbi- Ben-M’hidi (ex-rue d’Isly). A quelques en- câblures du premier. Juste le temps de re- prendre notre souffle. On s’y rend à pied. Chaque pas devrait compter. Un peu comme le tic-tac d´une horloge qui remonterait le temps. Un écriteau rédigé en arabe nous souhaite la bienvenue. Nous essayons vaine- ment de jouer des coudes avant de réussir enfin à nous frayer un

chemin parmi une foule en stand-by. La partie externe de l’espace est pleine à craquer. Assis des dizaines de citoyens de tout âge, viennent goûter à la chorba. Chacun se noie dans son histoire. Boualem, diplômé en commerce, ne quitte pas son psy de poche. L’illustre Pierre Daco est son «meilleur acolyte.» Son cousin,

Ahmed, père de famille, mène une vie faite d’échecs et de souffrances. Mais l’hospitalité trouvée au sein du resto d’Alger-Centre lui rend es- poir. Comme à la rue Tanger, ce restaurant financé par l’APC d’Al- ger, offre, en moyenne, 350 plats par jour. Et fait vivre, ne serait-ce que périodiquement, autant de bouches. Idir, l’un des responsa- bles, nous conduit à l’intérieur. Les serveurs sont vaillants. Les tâches sont bien réparties. Organisation exemplaire. Qui rend jaloux. L’hy- giène est le maître mot. On n’est qu’à une demi-heure de l’appel du muezzin. Le tintement des usten- siles résonne. On multiplie les va- et-vient. Un Mauritanien, Joit Mamadou, titulaire d’un TS en sciences vétérinaires, de passage à Alger, témoigne du bon déroule- ment de cette opération. «J’ai trouvé des gens pleins d’hospita- lité, disponibles pour faire du bien à toute personne dans le besoin… ». Une phrase inachevée et le jeune homme affirme qu’aucun qualifi- catif n’est en mesure de décrire son émotion. Parmi ceux qui attendent «la récréation», figure un attardé mental, un habitué. Une table lui est réservée. A lui tout seul. Che- veux en bataille, une barbe de plu- sieurs semaines, le pauvre « mâchouille » une bouillie de sons et se perd entre mots et idées. Comme lui, il doit y en avoir plein. Leurs histoires doivent se ressem- bler presque toutes. Des témoi- gnages pour tenter de reconstituer le puzzle d´une vie. Si le bonhomme est silencieux, son visage en dit long. Des mo- ments de peine et de joie à se remé- morer et à égrener. La vie. Des larmes. Des rires. Des douleurs et des souffrances à cicatriser. Il prend son assiette, la contemple, puis la repose. On essaie de lui ar- racher un mot. Peine perdue. C’est le moment d’El Adhan. Pour s’en servir, ce malade a sa façon. Pas besoin de cuillère. En deux gor- gées, il «achève» son bol de chorba. Puis, en désordre parfait, il déguste un Qalb Ellouz, boit une li- monade citron et avale son plat de chtitha l’ham. Tout cela en l’espace de moins de trois minutes. S’il s’agissait d’une émission télévisée, elle aurait pu s’intituler tout sim- plement : «Record à battre». Allu- mant sa cigarettee, le pauvre se fend d’un rire froid comme un cla- quement de cymbales, bouscule les siens encore attablés, se faufile, trempé de sueur, et commence à chanter, on ne sait quoi au juste. Difficile de penser à la chorba de- vant des scènes pareilles. Notre dîner est reporté à plus tard. Restos Rahma ? Que du bonheur Reportage réalisé par FOUAD IRNATENE

? Que du bonheur Reportage réalisé par FOUAD IRNATENE Le resto que gère aâmi Abderrachid est
? Que du bonheur Reportage réalisé par FOUAD IRNATENE Le resto que gère aâmi Abderrachid est

Le resto que gère aâmi Abderrachid est un exemple «lumi- neux» de charité et d’humilité. Encore un tour d´horizon dans la salle. L´intérieur est agréablement décoré. Une dizaine de tables de 4 à 6 places sont disposées. Sur les murs est accroché un écran plat qui diffuse les programmes télé- visuels. Une voix douce surgit parmi tant d’autres. Un bambin, d’une beauté à couper le souffle, attire notre attention. «Ce genre d’opération n’existe qu’en Algérie…», avoue Yasser, qui a fui, avec sa famille, l’insécurité qui règne en son pays : la Syrie. Ventre affamé a, bel et bien, des oreilles, attentives celles-là. Sa maman de- meure admirative devant la sagesse

celles-là. Sa maman de- meure admirative devant la sagesse de son fiston. Elle tremble, c’est une

de son fiston. Elle tremble, c’est une séquelle de la guerre, ajuste son hijab aux couleurs chamarrées et nous supplie: «Des photos, j’en veux pas…». Son époux, Imad Al Mohamed, 45 ans, d’un calme olympien, a visiblement beaucoup de mal à cacher son émotion :

«Que dire à un peuple qui nous ré- serve un accueil si émouvant et si

Dossier

Par Yacine Ould Moussa
Par Yacine Ould Moussa

Par Yacine Ould Moussa

Par Yacine Ould Moussa

EL MOUDJAHID

15

DISTRIBUTION

Revenus cherchent offre

C omme chaque année, la pro- blématique de la distribu- tion, à fortiori avec le

Ramadhan, se trouve propulsée de- vant les feux de la rampe sous la pression des coups de boutoir don- nés au pouvoir d’achat des citoyens et l’immense effet aubaine qu’offre le changement momentané du mo- dèle de consommation. Toujours est-il que la récurrence des pro- blèmes de la dis- tribution révèle leur caractère structurel depuis des années au sein de notre économie et ce, quel que soit le logiciel avec le- quel elle a fonctionné, à savoir éco- nomie administrée ou économie de marché, depuis la mise en œuvre du programme d’ajustement structu- rel au début des années 1990 et son corollaire, la libéralisation des mar- chés intérieur et extérieur. En fait, les phénomènes qui af- fectent la sphère de la distribution expriment tout simplement les dys- fonctionnements et les «ratés» d’une libéralisation de l’économie non maîtrisée et principalement les rigidités d’une économie qui n’a pas encore réalisé toutes les ré- formes et les mutations la mettant en situation d’améliorer de façon régulière et durable l’offre natio- nale de biens et services sur le mar- ché intérieur, fruit d’une croissance, notamment hors hydro- carbures, significative en terme de rythme, de diversification, d’inté- gration et, in fine, de performances économiques et sociales à la mesure à la fois des ressources et potentia- lités disponibles d’une part, et des besoins sociaux et solvables, d’autre part. Le présent dossier n’aura pas la prétention d’épuiser le sujet de la distribution, loin s’en faut. La ques- tion est complexe et renvoie à de nombreuses considération d’orga- nisation, de fonctionnement, de ré- gulation et de gouvernance de l’éco- nomie nationale, ni de l’explorer dans tous ses coins et recoins. Il es- sayera de mettre en évidence les équations de base à solutionner et les faux problèmes sans solutions par définition. La distribution pose d’abord la question de fond, celle de la produc- tion et des conditions dans les- quelles elle se déroule. En fait il faut poser la question de l’offre de biens et services dans notre pays. Ensuite, il est difficile d’éluder l’organisa- tion des marchés et leur mode d’ap- provisionnement en termes de circuits, d’articulation, de transpa- rence et d’enca- drement. Toute la question de la productivité, des sa- laires et des prix s’impose pour comprendre les dé-sordres qui nourrissent le marché informel, vé- ritable «trou de lumière galac- tique», un gouffre sans fond pour le pouvoir d’achat des consomma- teurs, pour les entreprises ci- toyennes et les acteurs de la chaîne de valeur respectant leurs obliga- tions fiscales et sociales. Il convien- dra également d’aborder la question de savoir quelles sont les responsabilités des pouvoirs publics au niveau central et local dans l’or- ganisation des marchés, leur enca- drement et leur modernisation dans le sens d’une meilleure perfor- mance économique et sociale et d’une plus grande transparence. En fait, le dossier essayera de mon- trer comment s’organisent et fonc- tionnent les acteurs de l’offre face à la demande et la puissance pu- blique pour lutter contre les désor- dres actuels et projeter le système de distribution et ses marché vers des formes modernes, porteuses de croissance économique et d’équité sociale.

Y. O. M.

POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION

Duel inégal pour l’instant

Personne ne peut aujourd’hui occulter que le pouvoir d’achat des consommateurs, surtout à revenus modestes, et qui sont les plus nombreux, prend un sérieux coup avec cette période estivale adossée au mois de Ramadhan qui change les habitudes de consommation et augmente la pression sur l’offre disponible. Cependant, cette hausse des prix est malheureusement plus structurelle que conjoncturelle.

est malheureusement plus structurelle que conjoncturelle. E n effet si on se réfère à l’Office national

E n effet si on se réfère à l’Office national des statistiques (ONS), l’inflation an- nuelle en Algérie a accéléré son rythme

durant le mois d’avril dernier pour atteindre 6,4% contre 5,9% en mars. Ce taux qui était de 5,3% en février et 4,9% en janvier 2012, est «nettement» supérieur à celui observé durant toute l’année 2011 (4,5%), ainsi qu’à celui relevé en 2010 (3,9%). L’ONS précise que cette ten- dance à la hausse, entamée dès décembre 2011, est due notamment à une «remarquable» hausse des prix à la consommation, soit 11% par rapport au même mois de l’année 2011. Comment expliquer ce regain d’inflation chez nous ? Pour les spécialistes, les facteurs ex- plicatifs sont nombreux et divers et ont un im- pact inégal sur le rythme d’inflation et le pouvoir d’achat. Essayons de faire le tour des causes et des symptômes d’un duo de choc inflation-pou- voir d’achat en duel permanent.

LE DEFI DE L’OFFRE

La première explication est le déséquilibre structurel et persistant entre l’offre et la demande nationale qui exprime parfaitement la difficulté à mettre en valeur les ressources et potentialités nationales pour améliorer la substitution des im- portations par la production nationale. A ce ni- veau, malgré les efforts engagés, la réalité est têtue puisqu’un observateur lambda peut voir l’évolution croissante de nos importations et de leur structure pour mesurer les besoins du mar- ché intérieur et par conséquent évaluer les défi- cits de production dans de nombreux secteurs tout au moins car il est impossible de réaliser dans toutes les branches une satisfaction inté- grale de la demande interne et de vivre en autar- cie. Toutes les grandes nations industrialisées s’approvisionnent sur les marchés extérieurs mais s’inscrivent par contre dans la recherche permanente d’une articulation performante avec les marchés mondiaux. Qu’il s’agisse de produc- tion industrielle, de production agricole, de pro- duction de services, la demande reste encore supérieure à l’offre, et cela crée des tensions sur les prix. Cette réalité vient confirmer si besoin est la nécessité de tout mettre en œuvre pour di- versifier les structures de l’économie nationale et réduire relativement et progressivement les

déséquilibres entre offre et demande sur le mar-

ché interne. Il ne faut pas sortir d’une grande école pour comprendre cette réalité mais la chan- ger est une autre histoire plus complexe qui met

en

œuvre et en action des approches, des visions

et

des stratégies qui ne sont pas toujours en co-

hérence ou en convergence. Cette question de l’offre destinée au marché interne relance de façon visible et spectaculaire

la question de l’investissement, de la création

d’activité, du financement de l’économie et de ses acteurs, de la régulation, du rôle des admi- nistrations économiques, de la décentralisation, des collectivités locales et bien entendu de la pertinence et de l’efficacité des politiques pu- bliques en la matière. Tout un programme, me diriez-vous, mais comment peut-il en être autre- ment si l’on veut régler de façon sérieuse et du-

rable le défi de l’offre dans les secteurs industriel, agricole, agro-industriel, dans les fi- lières alimentaires de base : maraîchages, pomme de terre, viandes, lait, céréales, huile, produits alimentaires industriels, biens de consommation durables ou consomptibles, etc.

A ce sujet, il faut être clair et ne pas s’encombrer

de formules alambiquées et, somme toute, sté-

riles. En effet, pour répondre à ces questionne- ments lancinants et récurrents depuis longtemps,

il s’agit de se résoudre à accepter l’idée que ni

les lamentations, ni les incantations, ni les im- portations conjoncturelles ou structurelles ne ré- gleront le problème de fond, à savoir celui de la production et d’un seuil incompressible de pro- duction nationale pour constituer et alimenter au sens propre et au figuré l’amont de notre marché intérieur et donner au système de prix et au pou- voir d’achat la possibilité de jouer leur rôle au sein de l’économie nationale.

LA RESPONSABILITE DES ACTEURS DU MARCHE

Après ou plutôt à côté de la question de la production, l’inflation pose le problème de la distribution dans notre pays. Depuis la libérali- sation des marchés et de l’économie, les prix sont libres et reflètent en principe le rapport entre l’offre disponible et la demande solvable. Sauf que chez nous, est-on certain que l’offre rencon- tre librement et totalement la demande ? Pas si sûr tant le secteur de la distribution, ou l’aval, comme disent les économistes, reste à organiser,

à articuler avec la production, à encadrer, à orienter et contrôler. Autrement dit, est-ce que la distribution est neutre dans les phénomènes d’in- flation et de pouvoir d’achat, même en cas d’of-

fre suffisante, voire abondante ? La réponse est

que souvent la distribution, l’organisation com- merciale, la nature et l’articulation des circuits de vente en gros, demi-gros et détail contribuent en grande partie aux phénomène de rétention, de

manipulation de l’offre, de spéculation, d’orga- nisation de pénuries artificielles, de hausses de prix et de super marges qui viennent à leur tour nourrir l’inflation et entamer, pour ne pas dire «rétamer» le pouvoir d’achat des citoyens- consommateurs. L’ouverture du commerce extérieur et le prin- cipe de liberté de commercer et d’investir n’ont pas été suivis d’un encadrement rigoureux per- mettant d’éviter ces phénomènes négatifs ou tout au plus de les atténuer à défaut de les éliminer. Pour prendre la mesure de ce handicap majeur de notre économie, il faut juste rappeler quelques chiffres et réalités qui montrent l’ampleur du marché informel et son impact sur l’économie et

la société tant au niveau de l’inflation que celui du pouvoir d’achat. En effet, certains spécialistes et observateurs avisés estiment que le marché in- formel dispose de 40% de la masse monétaire en

circulation, de 65% de filières telles que les fruits et légumes, les viandes rouges et blanches, le poisson, les textiles et chaussures, pour ne citer que celles-ci, avec à la clé une dépendance aux importations de l’ordre de plus de 70 % des be- soins des ménages et des entreprises. Ce qui est problématique n’est pas tant le fait d’importer mais plutôt une «incapacité» que les pessimistes estiment structurelle pour mettre en valeur des ressources disponibles et à produire chez soi ; pour eux, les logiques de captation de la rente pétrolière prennent le pas sur les lo- giques de production et de croissance. Les éco- nomies fortes comme les émergentes importent, mais pas seulement. Elles produisent et expor- tent également, elles tentent par tous les moyens de s’insérer dans les chaînes de valeur interna- tionales. C’est l’enjeu de négociation âpres au- tour des protections tarifaires et non tarifaires, autour de l’accès aux marchés porteurs, de l’ac- cès aux matières premières, aux ressources éner- gétiques, aux voies de communication, etc. Suite en pages 16-17

D

16 EL MOUDJAHID POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION Un duel inégal pour l’instant Suite de la
16 EL MOUDJAHID
POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION
Un duel inégal pour l’instant
Suite de la page 15

Si les augmentations peuvent être ou apparaître légitimes pour les sala- riés qui, eux aussi, «palpent» les retombées d’une embellie financière après avoir connu une période longue de «vaches maigres», il n’empêche que la question des taux d’augmentation des salaires et de leur relation avec la capacité du pays à augmenté dans les mêmes proportions l’offre nationale de biens et services et s’est vite posée, puis imposée à très court terme sous forme d’une incidence négative sur le pouvoir d’achat. Si l’on considère que la productivi- té est la capacité de produire plus et mieux avec le même stock de res- sources et que toute hausse de la pro- ductivité (d’une entreprise, d’une enti- té, d’une organisation, d’une écono- mie) doit être légitimement partagée entre ceux qui lui ont donné corps, dans le cadre d’un dialogue social récurrent, périodique et serein, il

devient alors difficile de faire l’impas- se sur la question de savoir de combien la productivité a progressé chez nous en 2011 et en 2012. Il

faudra vérifier, dans ce cas précis, si les hausses de salaire ont été ajustées proportionnellement aux progrès de la productivi-

Notre forte dépendance aux impor- tations pour satisfaire la demande nationale présente l’inconvénient de transmettre l’inflation mondiale, géné- rée par les crises économique et finan- cières, les aléas climatiques, les conflits armés et tensions internatio- nales. Cette inflation dite importée (elle aussi ; décidément, tout est impor- té) vient «gonfler» les prix et rogner sur le pouvoir d’achat. Par ailleurs, les coûts de transaction ont encore aug- menté du fait, depuis 2009, de l’usage exclusif du crédit documentaire pour les produits importés, notamment ceux destinés à la revente en l’état. L’autre facteur explicatif de l’infla- tion est cette incapacité persistante, malgré les efforts engagés, pour banca- riser les transactions, commercialiser et donner ainsi de la traçabilité bancai- re, condition première de la transpa- rence fiscale. Dans le secteur des biens de consommation consentibles ou durables, le cash est roi. Ainsi, des

consentibles ou durables, le cash est roi. Ainsi, des pans entiers de l’économie et de la

pans entiers de l’économie et de la dis- tribution se trouvent «défiscalisés», laissant le consommateur seul face à son destin de «dindon de la farce» ou de «vache à lait» sans défense. Le coût économique et social de telles pra- tiques reste très élevé car il a modifié les comportements, en permettant les accaparements et les enrichissements sans cause devenus comme référence de réussite sociale et de modèle à suivre.

PRODUCTIVITE ET SALAIRES CHERCHENT RENDEZ-VOUS L’économie nationale a connu, enfin, un phénomène explicatif de l’in- flation plus récent entre 2011 et 2012, et qui n’a pas manqué d’impacter le niveau de l’inflation, dans un premier temps, et le pouvoir d’achat dans un second. Il s’agit des augmentations importantes de salaire sans grande cor- rélation avec le niveau de productivité atteint par l’économie nationale.

té. Si oui, l’inflation n’a pas lieu d’être et s’ex- plique sans se justifier en grande partie par l’infla- tion importée et les dys- fonctionnements des cir- cuits de distribution et du marché informel. Si cette corrélation n’est pas véri-

fiée, les hausses de salai- re qui, par définition, devaient amélio- rer le pouvoir d’achat des citoyens- consommateurs, n’auront fait qu’exa- cerber, amplifier et aiguiser une demande solvable face à une offre pour le moins stable ou en faible progres- sion. Résultat des courses et, paradoxe, au lieu de «nourrir» leurs bénéficiaires, les augmentations de salaire ont fini par nourrir l’inflation et saper le pou- voir d’achat. Même si le modèle de consomma- tion adopté durant le mois de Ramadhan contribue à cette hausse des prix, la question est en fait plus struc- turelle et mérite des réponses structu- relles et des réformes structurantes pour notre économie pour satisfaire ainsi aux conditions minimum de sta- bilité et d’équité sociale. C’est à ce prix, sans jeu de mots, que le pouvoir d’achat pourra reprendre des couleurs et que l’inflation pourra connaître un reflux durable. Y. O. M.

Evolution de l’indice des prix à la consommation

avril 2012 une

a enregistré

en

des prix à la consommation

L’indice

En glissement annuel, les pro-

à mars dernier.

hausse de 0,5% par rapport

duits alimentaires ont augmenté de 15,86% avec notamment 26,30% pour

indus-

produits alimentaires

frais et 7,1% pour les

produits agricoles

les

ont également augmen- par rapport à la même

triels, explique lONS. Les produits manufacturés

de 5,84% en avril dernier

té de 7,4% et les services

rapport au même mois de

lannée écoulée, ajoute lOffice. Par

période de

dernier, tous les produits ali-

l’année dernière, la hausse a touché, en avril

concerné les

les plus importantes ont

mentaires, mais les augmentations

de terre

la

pomme

(26,30%), dont notamment

frais

agricoles

produits

relèvent les

et les fruits frais (9,29%),

(116,39%), les légumes (23,97%)

chiffres de lONS. Au mois de mai 2012, par rapport au même mois de

s’élève à ps de

des prix à la consommation

l’année 2011, la croissance

d’inflation annuel (juin 2011 à mai 2012 / juin 2010 à mai

9,0%. Le rythme

par rapport à mai 2011, le niveau

En mai 2012 et

2011) se situe à +6,9%.

connaît une hausse de 11,3% avec

moyen des prix des biens alimentaires

ali-

pour les produits

agricoles frais et +5,6%

pour les produits

+18,0%

enregistrent

manufacturés

produits

des

prix

industriels. Les

mentaires

une croissance de 0,4% en mai 2012 par rapport à avril 2012. Les services

augmentent de 0,2%. En mai 2012 et par rapport à mai 2011, le niveau

manufactus augmente de +7,7%, celui des

moyen des prix des produits services se situe à +5,6%.

Entente Notre pays est un des rares pays où, lorsqu’ il y a sécheresse ou
Entente
Notre pays est un des rares pays où, lorsqu’ il y a sécheresse ou bonn
de la porosité de nos frontières et des mécanismes de soutien aux élev
quoi, la régulation naturelle ne joue pas au profit du consommateur
manquer, les aliments de bétail suppléent la nature, mais faussent le
V oyons à présent l’organisation des mar-
chés pour les viandes rouges. La filière est
constituée en amont d’éleveurs relayés en
aval par des maquignons, livrant eux-mêmes à
des chevillards disposant de carreaux au niveau
des abattoirs. Ces derniers approvisionnent alors
les bouchers et le consommateur final ; on obser-
ve que la chaîne ou le circuit de distribution est
déjà assez long, ce qui explique la cherté des prix
avec la succession des marges qui s’ajoutent. Il
faut dire qu’ au-delà de la question de la distribu-
tion à revoir, celle proprement dite de l’offre reste
centrale puisque elle reste inférieure à la deman-
de pour de multiples raisons : combinaison entre
élevage moderne en conduite intensive avec
développement des cultures fourragères pour
assurer l’affourragement du cheptel, élevage
extensif, choix des races, formation, infrastruc-
tures, etc.
Notre pays est un des rares pays où lorsqu’ il
cielle qui permet d’améliorer la race, synchroni-
ser les chaleurs, regrouper les périodes de mise
bas au cours des périodes favorables, développer
l’affourragement en développant et diversifiaant
les cultures fourragères, suppression de la jachè-
re, disponibilité des semences, irrigation et méca-
nisation des travaux culturaux, amélioration de la
couverture sanitaire, formation des acteurs
concernés, amélioration des conditions d’élevage
à travers des infrastructures modernes et adap-
tées, etc. La liste des mesures à prendre pour
développer chez nous la production de viandes
rouges est trop longue.
En aval, ensuite, il s’agit de réorganiser la
filière et de raccourcir le circuit de distribution,
en multipliant les abattoirs sur l’ensemble du ter-
ritoire. C’est d’ailleurs ce qui est prévu par les
pouvoirs publics pour rapprocher les éleveurs des
complexes d’abattage prévus à l’Est à Aïn Mlila,
au Centre à Hassi Bahbah, dans la wilaya de
Djelfa et à l’Ouest à Bougtob, dans la wilaya d’El
y
a sécheresse ou bonne pluviométrie, le prix de
la
viande ne baisse pas en raison à la fois de la
porosité de nos frontières et des mécanismes de
soutien aux éleveurs (subvention de l’orge et du
son). Comme quoi, la régulation naturelle ne joue
pas au profit du consommateur ; quand il pleut, il
Bayadh. Ce sont des complexes d’abattage aux
normes internationales pour lesquels il faudra
faire adhérer les éleveurs afin d’éliminer les inter-
médiaires et par là même leur assurer un débou-
ché garanti à activité d’élevage.
Les avantages d’une telle configuration offri-
y a rétention de l’offre et quand l’herbe vient à
manquer, les aliments de bétail suppléent la natu-
re, mais faussent le marché et lé «sacro-saint et
libre jeu» de l’offre et de la demande.
Pour l’heure, tous les acteurs de la filière pré-
sentent de grandes marges de progression et
d’amélioration pour organiser leur profession et
réduire ainsi le poids de l’informel qui pénalise
en amont et en aval la filière. En fait, seuls les
chevillards au niveau des abattoirs sont soumis à
une forme de transparence et de traçabilité en rai-
raient la possibilité d’une meilleure maîtrise des
coûts, la possibilité de valorisation des sous-pro-
duits (peaux, laines), la valorisation par la trans-
formation des viandes avec la découpe destinée
aux grandes surfaces avec un conditionnement
adapté aux besoins et à la bourse de la clientèle.
PLUS D’ABATTOIRS RÉGIONAUX
La réalisation de grands abattoirs régionaux
son du contrôle sanitaire des bêtes qu’ils achè-
tent.
Le cheptel en Algérie est estimé à 22 millions
de têtes d’ovins, mais est-ce une fatalité que celle
de ne pouvoir accroître de façon significative
l’offre de viandes rouges sur le marché ? Certes,
publics viendraient renforcer les structures
publiques intervenant sur le marché des viandes
rouges. La SGP Proda a prévu l’ouverture de 600
points de vente à travers le territoire national pour
distribuer à la fois de la production locale et la
viande d’importation à l’occasion du Ramadhan
2012
il existe des limites ou contraintes naturelles,
mais l’utilisation de nouvelles techniques et tech-
nologies ne pourrait-elle faire augmenter et varier
Quant à la filière avicole, elle présente une
autre configuration plus structurée avec un appa-
reil industriel public important composé de 14
complexes d’abattage, de 24 unités d’aliment, de
la production de viandes rouges ? En effet, grâce
à de nombreuses solutions et mesures d’encoura-
gement et d’organisation en amont, il est possible
de relever le défi de l’offre.
En amont d’abord : comment ? les clés d’un
tel développement s’articuleraient autour des
orientations et pratiques suivantes : amélioration
génétique des races, utilisation de géniteurs sélec-
tionnés, intensification de l’insémination artifi-
250 centres d’élevage et une production de pous-
sins qui est passé, selon M. Chadi, P-DG de la
SGP Proda, de 1,2 million de poussins en 2008, à
3,5 millions en 2009, plus de 5 millions en 2010
et puis à 8 millions en 2012. Par ailleurs, la filiè-
re avicole est animée par 30.000 éleveurs repré-
sentant près de 100.000 emplois directs et un
chiffre d’affaires de 115 milliards de dinars. Il
MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES Le nécessaire retour aux fondamentaux Qu’observe-t-on aujourd’hui au niveau à
MARCHE DES FRUITS
ET LEGUMES
Le nécessaire
retour aux
fondamentaux
Qu’observe-t-on aujourd’hui au niveau
à la croissance démographique et au d
par des producteurs ou par des intermé
forme de dépôt-vente (c'est-à-dire sans
et assurer enfin la mise à disposition d
A première vue, cela parait simple et transpar
la réalité est plus complexe car le problème
en amont déjà avec la fragilité financière de
agricoles et ce malgré les dispositifs existants d’ac
d’exploitation et d’investissement mis en place par
publics. Cependant, faute de moyens financiers p
sons en grande partie d’organisation des marchés
partie des exploitants agricoles a souvent recours à
de fonds informels qui assurent le financement d
intrants (semences, engrais, produits phytosanit
d’œuvre, transport, logistique, pièces de rechang
contrepartie de quoi ils prennent possession, contr
duction et gèrent à leur manière en amont le march
Dès lors que cette situation est établie, il arrive
souvent, sous l’aiguillon du gain facile et de la p
l’anonymat, père de l’informel, ces «banquiers» d’
genre s’adonnent à une gestion «millimétrée» de
tenir compte à la fois des besoins du marché, ni du
cycles de production végétale (récolte avant term
partielle à but spéculatif). Le mandataire, quant à lu
milieu de la chaîne, attend paisiblement, et presqu
de risque, pourrait-on dire, d’un côté le dépôt des
Dossier EL MOUDJAHID 17
Dossier
EL MOUDJAHID 17
Dossier EL MOUDJAHID 17 ou compétition ? ne pluviométrie, le prix de la viande ne baisse

ou compétition ?

ne pluviométrie, le prix de la viande ne baisse pas en raison à la fois veurs (subvention de l’orge et du son). Bizarre, n’est-ce pas ? Comme

r ; quand il pleut, il y a rétention de l’offre et quand l’herbe vient à

le marché et le «sacro-saint et libre jeu» de l’offre et de la demande.

faut dire que la cherté croissante des viandes rouges, constatée sur une longue période, a géné- ré une forte demande pour les viandes blanches qui ont alors connu une expansion considérable sur une longue période. Une protéine de substitu- tion, en fait, mais dont la production et l’offre res- tent fragiles et qui ont besoin d’une régulation et d’un soutien permanent, et non plus confiné aux périodes de forte demande. Pourquoi fragile ? Parce que dépendant des importations d’intrants de l’extérieur. Les importations d’intrants sont passées de 287 millions de dollars en 1986 à 1.113 millions de dollars en 2010. La production de poulet de chair dépend de l’approvisionne- ment en maïs-soja qui représente 80% du coût de production. Or, depuis 2009, le prix du maïs s’est accru de 52 % et celui du soja de 72%. Ce qui a fait chuter la filière et décourager les éleveurs. Pour éviter le démantèlement de la filière, une formule a été mise au point et menée par les pou- voirs publics par le biais de la SGP Proda qui a joué un rôle de régulateur en agissant en amont et en aval de la filière. Comment ? En mettant en œuvre une coordination et une contractualisation. En effet, la coordination récente entre les acteurs de la filière, à savoir les producteurs, les fournisseurs d’intrants et les abattoirs publics, a abouti à une contractualisation protégeant les intérêts de chacun et de tous. Elle se situe aujour- d’hui autour de 150 DA/kg à la production en fournissant l’aliment et le poussin de chair au producteur pour récupérer le produit fini. Cette opération a sauvé de nombreux aviculteurs mena- cés de quitter le marché et ressemble au disposi- tif Syrpalac. Les prix sur le marché se situent aujourd’hui entre 320 et 450 DA en raison de la forte demande du mois de Ramadhan. Cependant, cette opération a permis de maintenir une offre de produits avicoles, une stabilité des prix, la pro- tection du revenu des aviculteurs et la préserva- tion du pouvoir d’achat des consommateurs. La consommation par habitant et par an se situe à 13 kg pour le poulet de chair et 3 kg pour la dinde, en 2011. La production des viandes blanches a atteint 300.000 tonnes et 5 milliards d’œufs ; il n’y a pas d’importation de poulet ou d’œufs de consommation. Pour une fois, et c’est tant mieux, même si on importe les intrants, on gagne en contrepartie des emplois et une valeur ajoutée. Aujourd’hui, l’enjeu est de continuer à encou- rager les aviculteurs, leur appliquer une fiscalité adaptée notamment pour les intrants, et de lutter contre les abattoirs clandestins. Il est évident que si l’offre de poulet de chair et de viandes blanches, en général, atteint des niveaux de per-

formance et de production élevés, cela aura une incidence positive sur les viandes rouges, du moins, il faut l’espérer pour ne plus rester sous la menace dune offre insuffisante, de pénurie et d’importation conjoncturelle de viandes rouges qui, en fait, ne règle pas le problème de fond.

COMME UN POISSON DANS L’EAU Terminons ce tour des marchés des protéines animales par les protéines animales d’origine halieutique. Comment est organisée cette filière et quels sont ses acteurs ? Ils sont nombreux : les armateurs, propriétaires de bateaux de pêche, les patrons pêcheurs et les pêcheurs, les mareyeurs, détenteurs des carreaux à la halle aux poissons, les détaillants, les équimentiers ou accastilleurs, les artisans du froid, les collectivités publiques ou privées comme clients importants. En ce qui concerne les acteurs, il est fréquent de les voir jouer plusieurs rôles à la fois : mareyeurs, arma- teurs, patrons de pêche. Ce qui permet une très forte intégration, mais aussi une faible concurren- ce à tous les maillons de la filière. Pendant longtemps, la sardine fut «la protéine du pauvre», mais malgré l’injection de navires et le renouvellement de la flotte grâce au plan natio- nal de développement de la pêche et de l’aqua- culture, sa production reste insuffisante. Sa consommation actuelle est de 4,58 kg/hab/an, alors que le seuil minimal recommandé par l’OMS est de 6,2 kg/hab/an. La production nationale se situe à 130.000 tonnes constituées à 80% de petits pélagiques :

sardines, anchois. Le pays dispose d’une superfi- cie d’exploitation sous juridiction nationale esti- mée à 9,5 millions d’hectares, mais exploitée en moyenne à hauteur de 2,2 millions d’hectares et d’une aquaculture encore balbutiante pour une production de 500 tonnes. Au cours de la derniè- re évaluation des ressources halieutiques, il a été constaté une baisse, en raison de l’intensification de la pêche et du nombre croissant des moyens de pêche, notamment la pêche côtière au détriment de la pêche en haute mer ou de la pêche océa- nique. L’avenir est donc à l’aquaculture parce que le pays présente des conditions géographiques et climatiques favorables tant au niveau du littoral que dans les zones sahariennes avec la possibilité de développer plusieurs filières différentes telles que la pisciculture marine et la conchyliculture, l’aquaculture sublittoral et la pisciculture saha- rienne. Il faudra du temps et de la persévérance pour impulser toutes ces filières halieutiques et protéger en même temps les ressources, tant au

et protéger en même temps les ressources, tant au niveau des pratiques de pêche que de

niveau des pratiques de pêche que de la commer- cialisation. L’idéal est d’arriver un jour à ce que les pro- téines animales se trouvent en situation de concurrence entre elles, d’abord, et à tous les stades de leurs filières respectives pour ne pas donner cette impression de cartel ou d’entente sur le dos du consommateur. Ce dernier ne semble pas du tout être le client roi, mais bien celui qui paye selon le principe «à prendre ou à laisser». Face au système des prix, de production des pro- téines animales, le citoyen-consommateur n’exer-

ce plus son libre choix de substitution d’une pro- téine animale par une autre en payant le juste prix. L’organisation des marchés est un acte majeur dans le fonctionnement d’une économie et d’une société, souhaitant à fortiori faire reposer leur croissance et leur développement sur les ver- tus dynamiques du marché et de la libre-entrepri- se. Cela exige une ingénierie de qualité et le souci d’un horizon temporel clair, visible et reconnu de tous, offreurs comme demandeurs, citoyens comme pouvoirs publics. Y. O. M.

comme demandeurs, citoyens comme pouvoirs publics. Y. O. M. u de notre système de commercialisation des

u de notre système de commercialisation des fruits et légumes ? Il est encore organisé sous forme de marché de gros encore en nombre insuffisant par rapport

développement urbain, et ce, malgré les infrastructures réalisées au cours des plans précédents et ceux en cours. Ce type de marché de gros est approvisionné

édiaires ayant des moyens logistiques et la trésorerie suffisante pour prendre en charge la production des agriculteurs et la livrer, la plupart du temps, sous

s décaissement) aux détenteurs de «carreaux» ou mandataires. Ces derniers prennent une marge au moment de la revente aux détaillants, venus s’approvisionner du consommateur final.

arent sauf que me commence des exploitants accès au crédit ar les pouvoirs pour des rai- és une bonne à des bailleurs des input ou itaires, main- nge, etc.), en trôlent la pro- ché de gros. ve que, le plus protection de d’un nouveau de l’offre sans du respect des me ou récolte lui, installé au que sans prise es produits sur

son carreau et de l’autre le détaillant en bout de chaîne. Il arri- ve aussi que les mandataires, disposant de volumes importants de trésorerie, financent en amont, c'est-à-dire la production agri- cole aux conditions qu’il fixera avec le producteur. Ce type de financement, permettant le contrôle simultané en amont et en aval de la production agricole ou du moins végétale, pose le problème ancien et épineux de la détention réelle et de la déten- tion formelle de la terre. Mais cela est une autre histoire. Restons dans la sphère de la commercialisation pour ne pas nous égarer, c’est déjà assez compliqué comme cela. Si à ce processus d’articulation en amont et en aval de l’agriculture, il faut ajouter le manque d’in- frastructures de froid, de contrôle des produits à l’entrée pour ce qui est de la qualité, de calibrages, etc. et, enfin, la facturation pour le moins aléatoire quand elle n’est pas purement et sim- plement absente (la peur du fisc probablement, du moins on peut le penser naïvement), il est aisé de comprendre alors pour- quoi et comment les prix ou le prix ne constituent plus qu’une forme de prédation ou de prélèvement sur le dos du producteur en amont et celui du consommateur en bout de chaîne, en aval. Les prix sont loin de représenter, comme on l’enseigne dans les cours de commerce ou d’économie, le point de rencontre libre (nous disons vraiment libre ou du moins libérés des affres

de la spéculation et de la rétention organisée) entre l’offre et la demande, un indice de rareté (nous disons bien indice de rareté et non de pénurie ou rétention organisée) et encore moins «la juste» rémunération des facteurs de production. En amont, les solutions pour améliorer la production, l’offre et les coûts ont pour nom : une bonne maîtrise des conduites culturales, une mécanisation suppléant le manque de main- d’œuvre qualifiée, l’utilisation de semences sélectionnées, la disponibilité d’engrais de qualité et bon marché, la spécialisa- tion des régions par production pour éviter le phénomène «yoyo» qui fait passer une production de surabondance à pénu- rie d’une année à l’autre, un financement de l’exploitation et des investissements à la mesure des objectifs d’autonomie et de sécurité alimentaire du pays, des formations et des recyclages pour élever le degré de qualification des exploitants et une inter- vention de l’Etat qui garantit les productions de base et régule le marché grâce à un système de type Syrpalac. Là aussi, on constate que c’est tout un programme dont d’ailleurs de nombreux compartiments ont connu un début pro- metteur d’application. Toutes ces solutions menées avec rigueur et détermination devraient, à terme, «booster» et diversifier la production, réduire les coûts de production et là aussi faire bais- ser les prix au profit du pouvoir d’achat et contenir l’inflation à

des niveaux raisonnables et acceptables pour le corps social. En aval, le programme de réalisation et de densification de marché de gros à travers le territoire national aura pour effet, à terme, d’offrir plus d’espaces d’écoulement de leur production pour les acteurs en amont de la production agricole et desserrer l’étau actuel de la vente en gros et des marchés informels. Naturellement, les autres aspects de traçabilité, de profes- sionnalisation, de formation, d’infrastructures de froid, de logis- tique, de fiscalité, de contrôle devront suivre et accompagner ce large mouvement de recomposition ou de reconstitution du potentiel de vente en gros des fruits et légumes. Pourquoi ? Tout simplement pour que les prochains investis- sements à réaliser ne se limitent pas à une simple extension phy- sique des surfaces de vente en gros sur l’ensemble du territoire national sans changement radical du «logiciel» de fonctionne- ment de ces espaces commerciaux à forte incidence sur l’activi- té économique et la stabilité sociale. Il est temps de retrouver «les fondamentaux» en la matière pour mettre fin à ces «métastases» qui dévitalisent le potentiel agricole, le monde rural et mettent en danger les équilibres sociaux du pays.

Y. O. M.

Dossier

18

EL MOUDJAHID

D ossier 18 EL MOUDJAHID ORGANISATION DES MARCHÉS Segmenter ou regrouper la distribution de gros ?
D ossier 18 EL MOUDJAHID ORGANISATION DES MARCHÉS Segmenter ou regrouper la distribution de gros ?
D ossier 18 EL MOUDJAHID ORGANISATION DES MARCHÉS Segmenter ou regrouper la distribution de gros ?

ORGANISATION DES MARCHÉS

Segmenter ou regrouper la distribution de gros ?

MARCHÉS Segmenter ou regrouper la distribution de gros ? Qu’il s’agisse de produits d’épicerie, de fruits,

Qu’il s’agisse de produits d’épicerie, de fruits, de légumes, de viandes rouge, blanche, de poisson, de biens de consommation ménagers ou autres, la question des circuits de distribution se pose avec acuité depuis des lustres. L’économie a changé de régime et de mode de fonctionnement, mais la commercialisation est restée problématique avec, bien entendu, des spécificités selon les secteurs de production et d’activité.

S i l’on prend les produits grand pu- blic (fruits, légumes, maraîchages, épicerie, produits industriels ali-

mentaires, et en fait de consommation courante), le marché interne ne s’est pas doté à la mesure des principes affichés de l’économie de marché et son ingénierie de distribution, celle qui a fait ses preuves dans les économies développées. La tendance a été de segmenter les marchés et de les spécialiser au lieu de les rassembler dans le sens de la création de véritables marchés de gros permettant au réseau de détail (superettes, commer- çants) de s’approvisionner de façon per- formante et dans tous les compartiments de la demande des consommateurs. C’est ainsi que nous avons des marchés de gros de fruits et légumes, des abattoirs pour les viandes, des halles aux poissons ou pêcheries, des grossistes en épicerie, en produits détergents, en cosmétiques, en produits laitiers, etc., mais nous n’avons pas encore tous ces opérateurs rassemblés en un seul lieu, comme c’est le cas dans de nombreux pays développés et émer- gents. Cette configuration permet à un commerçant, une superette, un supermar- ché, une grande surface, un opérateur de détail, dernier maillon de la chaîne de distribution, de s’approvisionner réguliè- rement en un seul déplacement pour tous les produits que les clients de son quar- tier, rue, village lui achètent régulière- ment. Cette configuration présente plusieurs avantages : regrouper, dans une même enceinte infrastructurelle appro- priée, adaptée, équipée, organisée et contrôlée, des produits issus de filières différentes, concentrer l’offre des produc- teurs, faire jouer la concurrence au profit des opérateurs de la distribution de détail, et enfin permettre la traçabilité plurielle des produits, la transparence des transac- tions, la transparence fiscale et la régula- tion pertinente des marchés. Le résultat attendu de cette ingénierie du système de commercialisation, notam- ment dans son segment de gros, serait, en cas d’adoption par notre pays, tout sim- plement la maîtrise des coûts, des prix et donc de l’inflation, adversaire structurel, voire ennemi juré du pouvoir d’achat des citoyens-consommateurs. Naturellement, cette orientation ne saurait se réaliser sans des «remode- lages», voire des réorganisations pro- fondes et importantes de l’amont et de son articulation avec l’aval, la mise en place d’une logistique commerciale com- posée de grandes chaînes et marques de distribution, de centrales d’achat, une in- dustrie de l’emballage, une chaîne de froid de taille et sans faille, assurer le stockage et la régulation des marché dans les périodes de soudure entre saisons, une plus grande interprofessionnalité entre producteurs, une plus grande mutualisa- tion des moyens et des compétences, une rationalisation accrue dans la gestion des circuits de distribution, un système ban-

caire plus actif et plus engagé, une régle- mentation des marges accompagnée d’une fiscalité appropriée favorisant le producteur, le distributeur dans une op- tique de concurrence au profit in fine du consommateur.

Les mesures récentes

Actuellement, l’option retenue par les pouvoirs publics est de densifier le réseau

retenue par les pouvoirs publics est de densifier le réseau des marchés de gros et de

des marchés de gros et de réglementer da- vantage les différents espaces de vente de gros. Il est probable que l’option présen- tée ci-dessus, celle de rassembler sur une même enceinte plusieurs filières de pro- duits, soit laissée à l’appréciation des «forces du marché» qui jugeront de l’op- portunité et de la pertinence d’une telle organisation pour préserver leurs intérêts et élargir leur part de marché. Pour l’ins- tant, il faut consolider le réseau actuel de distribution, le densifier et introduire de nouveaux paramètres de fonctionnement, d’organisation et d’approvisionnement. Le décret exécutif du Journal officiel numéro 15 de cette année, signé par le Premier ministre, fixe les conditions et modalités d’implantation, d’organisation et de fonctionnement des espaces com- merciaux, ainsi que l’exercice d’activité commerciales telles que les marchés de gros et les hypermarchés. Ce décret défi- nit comme espace commercial toute en- ceinte ou établissement bâti ou non dans lequel s’opèrent des transactions com- merciales au stade de gros ou de détail. Il s’agit des marché de gros, couverts et de proximité de fruits et de légumes, de pro- duits de la mer, de produits agro-alimen- taires, de petites surfaces de type supérettes, de grandes surfaces et de cen- tres commerciaux. Avec ce décret, l’urbanisme commer- cial est introduit ou du moins réhabilité puisque, désormais, l’implantation de ces surfaces commerciales doit se réaliser dans le cadre d’un plan directeur d’amé- nagement et d’occupation des sols. Cette obligation va responsabiliser davantage les autorités et collectivités locales, qui, depuis le début des années 1990, ont été mises «hors jeu» avec la réforme du re- gistre du commerce qui avait évacué du dossier le certificat d’utilité publique dé- livré par la municipalité au nom de la col- lectivité en fonction des besoins du marché de la localité et des exigences de la concurrence. Un titre de propriété d’un local ou de location, et hop vous vous installez où vous voulez et vous faites ce que vous voulez au nom de la liberté d’entreprendre et de l’économie de mar-

ché. Qui n’a pas rencontré des activités dangereuses pour la santé, la tranquillité avec des nuisances de tous genres ; bruits, pollution, etc. dans des boule- vards, rue, quartiers, villes, villages qui théoriquement n’étaient pas conçus pour abriter de telles activités de production, de prestations ou de commerce ? Si bien entendu un seuil minimum d’urbanisme commercial avait été respecté. En plus de vingt ans, certains quartiers de nos villes, voire rues et boulevards présentent un as- pect d’une telle laideur et d’une telle opa- cité qu’ils sont devenus des de véritables «ZIR» ou des «ZACR» ! Ne cherchez pas le sens de ces acronymes, ils sont de mon invention pour stigmatiser une réalité, à savoir le divorce agressif et ostentatoire entre urbanisme, urbanité et commerce, alors qu’ailleurs, le mariage de ces no- tions génèrent les lieux de convivialité les plus attractifs de «la Cité» et des grandes agglomérations. Bref, le nouveau décret également in- dique qu’en matière de conditions de ges- tion de ces espaces de commerce, leur management peut être assuré par une per- sonne physique ou morale de droit public ou privé dont la mission sera de veiller aux conditions de travail, à la discipline générale, à l’hygiène et à la sécurité dans l’enceinte commerciale. Il faut dire que ce sont là des conditions minimales, et que leur simple rappel montre l’ampleur des efforts à réaliser pour revenir à des si- tuations normales, normalisées ou conforme à des normes universelles ba- siques tant la réalité de la sphère com- merciale a perdu nombre de repères et de standards communément admis chez nous, il n’y a pas si longtemps, et sous d’autres cieux bien entendu. Une autre disposition du nouveau texte, intéressante et révélatrice des dés- ordres actuels de nos marchés de gros, consiste à interdire toute activité com- merciale à la périphérie des marchés de gros et au niveau des travées. Il était temps de mettre un terme aux activités in- formelles au sein ou au pourtour des es- paces formels de commerce. Pour ce qui est des grandes surfaces, le décret semble

avoir privilégié le «made in bladi», ce qui est en soi une bonne chose pour donner un sens concret à ces temps de «patrio- tisme économique» à travers le monde. En effet, le texte énonce que les grandes surfaces sont tenues de réaliser 60% de leur chiffre d’affaires en commercialisant des produits nationaux. Il faudra certai- nement préciser à quel taux d’intégration un produit sera considéré comme national pour que cette disposition tienne la route face aux «performances» et à «la compé- titivité» des importations et des importa- teurs. Enfin, le texte a fixé un seuil minium de superficie pour ces «grandes sur- faces», à savoir 500 mètres carrés, un seuil qui se justifie amplement si l’on doit respecter toutes les fonctionnalités que ces espaces doivent offrir à leurs clientèles. Mais pourquoi un seuil maxi- mum, 2500 mètres carrés ? Les «forces du marché» ne seraient-elles pas aptes à apprécier ce qui convient le mieux à leur activité de distribution en termes d’es- pace et de surface dédié à leurs clientèles, notamment dans les grandes aggloméra- tions urbaines. Pour ce qui est du poten- tiel existant de distribution, les espaces commerciaux en activité doivent se met- tre en conformité ; faute de quoi ils seront fermés à titre temporaire ou définitif. L’option des pouvoirs publics est donc de renforcer le maillage de distribution du pays en mobilisant quatre milliards de dinars pour la réalisation de marchés de gros et l’aménagement de marchés de proximité, avec un programme complé- mentaire de marchés couverts à travers le territoire national de dix milliards de di- nars. Les commerçants nouvellement ins- tallés dans ces espaces aménagés par les collectivités locales seront exonérés d’impôt à titre transitoire. Il est bon de rappeler que notre pays dispose de 1597 marchés, dont 43 dédiés au commerce de gros, 654 au commerce de détail et 623 sont des marchés hebdomadaires, pour près de 37 millions d’habitants et 1541 communes. La répartition des marchés de gros pour les produits agricoles reste à parfaire. Quel que soit le maillage à réaliser pour éliminer près de 750 marchés de non-droits concernant tous types de pro- duits, il faudra des efforts en matière d’organisation de l’amont, de bancarisa- tion et de fiscalisation des transaction et pour aboutir un jour à une forme plus mo- derne de distribution moins cloisonnées et plus regroupées au niveau des marché de gros avec des centrales d’achat et des producteurs organisées en profession re- découvrant les vertus de la mutualisation pour défendre leur filière et leurs métiers au sein d’une chaîne de valeur, générant économies d’échelle, réduction de coût, de prix et constituant une barrière forte à la spéculation, à l’inflation et, partant, un instrument puissant de protection du pou- voir d’achat et des salaires. Ce sera à ces conditions que les salaires pourront rede- venir le reflet fidèle de la productivité dans un marché organisé, transparent, car bancarisé, fiscalisé, voire normalisé, sinon le salaire restera la fausse et illu- soire quote-part d’une rente pétrolière plus encline à consommer des ressources qu’à créer des richesses et de la valeur. Y. O. M.

Culture

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EL MOUDJAHID

C ulture 19 EL MOUDJAHID 8 e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON ARABE DE DJEMILA
C ulture 19 EL MOUDJAHID 8 e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON ARABE DE DJEMILA
C ulture 19 EL MOUDJAHID 8 e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON ARABE DE DJEMILA

8 e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON ARABE DE DJEMILA

Présentation des grandes lignes du programme

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

La 8 e édition du Festival de la chanson arabe de Djemila ne se déroulera pas à l’antique Cuicul. La commissaire de ce Festi- val, M me Nacéra Abbas, a justifié cette délocalisation par la survenue de cette maniestation avec le mois béni et la prière suréroga- toire (tarawih) qui se pro- longe tard dans la soirée.

Ainsi, la 8 e édition aura lieu au stade du Chahid Mohamed-Gassab de la wilaya de Sétif. «C’est pour des raisons purement pratiques qu’on a changé de lieu», a déclaré M me Abbas. Intervenant lors d’une conférence de presse organisée hier au Club des médias culturels de la

salle Atlas de Bab El-Oued par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), la commis- saire du Festival arabe de Djemila a présenté les grandes lignes du pro- gramme de la 8 e édition du Festival qui se tiendra du 26 juillet au 4 août

prochain. Tout en soulignant que «le festival de Djemila est lié au site

et à la ville de Djemila», M me Abbas

a affirmé que «la prochaine édition

du festival sera organisée à l’an- tique Cuicul». Selon elle, «les soi- rées auront lieu à 22h30, après la prière surérogatoire». «C’est excep- tionnel, cette année, où le festival coïncide avec le mois béni la prière surérogatoire», a-t-elle dit. Elle a expliqué que pour la réussite du fes- tival, «on a été obligé de lui changer de lieu». Un bons nombre d’artistes participeront à cette édition, dont «près de 165 arabes et 160 algériens entre musiciens, chanteurs et for-

mations», a souligné la première responsable du festival. Enfin, la commissaire du festival a tenu à préciser que la 8 e édition du festival de Djemila «coïncide avec le 50 e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie». «C’est pourquoi on a essayé de programmer tous les styles et toutes les tendances, et

faire participer les anciens comme

les jeunes, ainsi que les jeunes Al- gériens installés à l’étranger», a-t- elle ajouté. Elle a estimé que «c’est ne occasion pour rendre hommage à nos artistes tels que Bekakchi El Kheir, Samir Staifi et Tchir Abdel- ghani, ainsi que le doyen de la chan- son algérienne Mohamed El Amari». Enfin, 7 pays arabes parti- ciperont à cette édition qui verra la participation de la Mauritanie, pour la première fois. Sihem Oubraham

SOIRÉES ARTISTIQUES À MOSTAGANEM

Le chaâbi à l’honneur

La direction de la cul-

Ali, versée dans le genre

neur de Mouammar El

et J’ai vu la machine,

ture de la wilaya de Mostaganem a élaboré un programme varié dans le cadre de l’animation des soirées du mois béni de Ramadhan. La maison de la Cul- ture Ould-Abderrah- mane-Kaki abritera des soirées musicales des genres aïssaoua, andalous et chaâbi, en plus d'el in- chad pour le chant reli- gieux. Ce programme culturel débutera mardi avec la troupe Nassim

aïssaoua, et l’association culturelle Azur du chant andalou, en plus des tours de chants de Mouammar Belahssen et Hmida Bel- handa, adeptes du châabi. La chanson châabi sera à l’honneur avec des vedettes comme Maa- zouz Bouadjadj, Abdel- kader Chaou, Bouferma Houari, Zeguiche Ahmed, Kherbab Mo- hammed, Abdou Toubal et Noureddine Ben Attia. Une cérémonie en l'hon-

Chadly, l'une des figures du châabi mostagané- mois, est prévue par les organisateurs. En outre, les fans du quatrième art ne seront pas en reste puisque des pièces de théâtre et des monologues seront pro- posés, à leur grand plai- sir. Au

menu, on retiendra notamment le monologue d’Achouri Wahid, intitulé Roma- naoua El Kiyas, et deux pièces de théâtre, Ghost

proposées par l’Associa- tion du théâtre de Chlef et le Théâtre régional de Sétif. Ce programme «spé- cial Ramadhan» sera clô- turé la veille de Leilat El Qadr, avec au pro- gramme des chants reli- gieux interprétés, notamment, par le moun- chid Benalia Bendhiba, l'association Nour El Mustapha du chant soufi et la troupe des Aïssaoua.

IL ANIMERA UNE SÉRIE DE CONCERTS À PARTIR DU 26 JUILLET

Lounis Aït Menguellet en tournée en Algérie et en France

Lounis Aït Menguellet en tournée en Algérie et en France Le poète, chanteur, compositeur Lounis Aït

Le poète, chanteur, compositeur Lounis Aït Menguellet et son fils Djaafar animeront une série de concerts en Algérie et en France

à compter du mois de juillet jusqu’au mois de novembre, à la faveur

du cinquantenaire de l’indépendance nationale et au grand plaisir de leurs fans, a-t-on appris hier auprès de son coordonnateur artis- tique à Paris Farid Ouahmed. Concernant les galas en Algérie, la grande figure de la chanson berbère se produira ainsi le jeudi 26 juillet à Sétif au stade du 8- Mai 1945. Le samedi 28 juillet, il animera un gala au Casif de Sidi Fredj et le dimanche 29 juillet à la salle Atlas. Le mercredi 1 er août, le chanteur Lounis Aït Menguellet se pro- duira à la maison de la Culture de Bouira et le mercredi 8 août, il donnera un concert au stade Oukil-Ramdane à Tizi Ouzou. Lors de la tournée qui le conduira en France, ce poète prolifique animera un gala à la Cité de la musique à Paris le 16 septembre, à 16h. Il enchaînera les concerts, en donnant un spectacle le 7 octobre 2012 au théâtre de la Licorne à Cannes à 16h et le 18 novembre 2012 au théâtre Sébastopol à Lille, à 16h également. S’agissant de Djaafar Aït Menguellet, le chanteur qui n’a pas moins de talent que son père, il se produira le lundi 30 juillet à Alger au théâtre de Verdure et le lundi 13 août à Tizi Ouzou, à la maison de la Culture Mou- loud-Mammeri. «C’est toujours un plaisir renouvelé d’aller à la rencontre de mon public. Aussi bien celui de ma génération que celui plus récent qui est celui des jeunes initiés par leurs parents», a déclaré Lounis Aït Menguellet à l’APS. Interrogé sur les nouveautés que pourrait comprendre son répertoire, il a indiqué qu’il n’en a pas encore, sou- lignant que comme il a «un répertoire assez riche, j’y puise pour chaque programme et aucun programme n’est vraiment semblable avec un autre». «Il y a certaines chansons qui constituent la signature de mes re- présentations comme Ketchini rouh, Aylam ou encore JSK. Autre-

ment, je fais toujours en sorte de varier les programmes. De ce fait, je ne peux jamais fournir un programme exhaustif à l’avance», a- t-il dit. Sur ses projets d’avenir, le chanteur a estimé : «Je suis arrivé

à un âge où faire trop de projets ne me convient plus. Je vis et agis

au jour le jour, et fais confiance aussi bien à l’expérience qu’à mes collaborateurs et proches.» Chanteur prolifique, Lounis Aït Menguellet, de son vrai nom Abdenbi Aït Menguellet, compte une carrière de plus de 40 ans, enregistrant plus de 200 chansons. Avec son dernier album Tawriqt Tacebhant (Feuille Blanche), ce poète de talent a repoussé les li- mites de sa recherche poétique pour la propulser dans un univers universel. Chanteur-guitariste, mais avant tout poète, l’auteur d’Asfru fait partie de ces artistes aux multiples talents qui excellent à faire par- tager leurs différentes facettes artistiques. Né en 1950 dans le vil- lage d’Ighil Bwammas près de Tizi Ouzou, le chanteur est arrivé à Paris au début des années soixante-dix où il s’impose comme l’une des grandes figures de la chanson kabyle de l’émigration. Il passe pour la première fois à l’Olympia en 1978, fait salle comble au Zénith dès 1985 et remplit régulièrement les stades de Tizi Ouzou, de Béjaïa et la salle Atlas à Alger. L’artiste a longtemps été accompagné d’un seul instrument à corde (mandole et surtout guitare), et d’une percussion (derbouka). Il est souvent accompagné à la flûte par son fils, Djaafar.

ASSOCIATION À NOUS LES ÉCRANS

3 e édition du concours national du scénario

L'association des réalisateurs indépendants À nous les écrans organise la troisième édition du concours national du scénario qui récompense deux scénarios inédits de court métrage et de film documentaire lors des journées cinématographiques d'Alger (JCA) prévues en octobre 2012, selon un communiqué de l'association. Organisé en partenariat avec le ministère de la Culture, le concours récompense les scénaristes sous la forme d'une aide financière à hauteur de 150.000 DA pour le meilleur scénario de court métrage et de

200.000 DA pour le meilleur scénario de documentaire, précise le communiqué. Les participants doivent envoyer un scénario inédit rédigé en français ou en arabe avant le 30 septembre 2012 à l'adresse e-mail:

"anouslesecrans@gmail.com", un jury composé de trois professionnels du cinéma et de la littérature sera chargé de désigner les deux meilleurs scénarios. Un concours qui souhaite "contribuer à l'éclosion de nouveaux talents", ajoute le communiqué, à l'instar de la lauréate de la

première édition Yasmine Chouikh dont le court métrage Djin a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, ou encore le gagnant de l'édition 2011, Anis Djaad, qui vient de terminer le tournage du Hublot, présenté par le communiqué comme «la révélation du jeune cinéma pour l'année 2013». Des ateliers d'écriture et de réalisation de documentaires seront également organisés à la fin du mois de septembre par l'association sous la direction de spécialistes, et les résultats de ces ateliers seront présentés lors des

Journées cinématographiques d'Alger. Un comité de sélection de film pour la troisième édition des JCA a été mis en place, annonce le communiqué, composé de Salim Aggar pour la sélection nationale, Lama Tayara pour la sélection arabe et Halim Mekhancha pour la sélection européenne et le reste du monde. Une dizaine de productions nationales et près de trente productions internationales ont déjà été retenues ; la date limite de participation étant fixée au 15 septembre 2012.

SSéélleeccttiioonn

Télévision

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EL MOUDJAHID

l l e e c c t t i i o o n n T élévision
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18h20
18h20

Le soleil de la vérité

La programmation de Canal Algérie invite ses téléspectateurs, pour la journée du 25 juillet 2012, à partir de 18h20mn heure locale (17h20mn GMT) à suivre la 6 e partie du feuille- ton algérien «Le soleil de la vérité », réalisé par Mustapha Hadjaj et interprété par : Fadhila Hachmaoui, Amina Loukili, Samir Abdoune, Fouzi Saichi, etc.

19h35
19h35

Passion patrimoiner : Monvillage enFrance

Présentateur : Louis Laforge. Réalisateur: Raynald Mérienne.

Des Pyrénées-Orientales à la Manche, en passant par la Charente, le magazine part à la découverte de quelques-uns des plus beaux villages de France. Chaque année, ils attirent de très nombreux visiteurs mais lorsque la saison touristique s'achève, les ruelles se vident, les boutiques ferment et le temps semble s'arrêter. Alors, pour faire vivre leur village toute l'année, des passionnés s'engagent et redonnent un véritable élan à ces villages qui font tout le charme de la France !

L’été des randonneurs : l’aventure au bout des semelles

19h50
19h50

Présentateur : Mélissa Theuriau. Réalisateur:

Matthieu Firmin, Vincent Liger.

Entre copines, en pèlerinage, en famille, la randon- née a aujourd'hui un énorme succès : près de 20 mil- lions de Français s'adonnent à cette pratique. Chacun recherche dans ce sport un moyen d'échapper au quo- tidien, au stress ou à la pollution. Que ce soit pour un dépassement de soi-même, une simple envie de parta- ger des sensations ou un moyen de se ressourcer intel- lectuellement ou spirituellement, la randonnée est

aujourd'hui le sport favori des Français. Il y a ceux qui

préfèrent marcher en solo

ou presque, comme Bruno

et son âne. Il s'est lancé un défi : faire le tour de France à pied avec 5 euros par jour et trouver un endroit pour dormir chaque nuit.

Zaïna, cavalière de l’Atlaspar jour et trouver un endroit pour dormir chaque nuit. 19h50 Réalisateur: Bouarlem Guerdjou. Avec :

19h50
19h50

Réalisateur: Bouarlem Guerdjou. Avec : Aziza Nadir (Zaïna), Sami Bouajila (Mustapha), Simon Abkarian (Omar), Michel Favory (Abdelatif), Assaad Bouab (Ka- dour).

À la mort de sa mère, la jeune Zaïna s'est retrouvée sous la coupe de son beau-père, le tyrannique Omar. Pour lui échapper, elle parvient à rejoindre son père, Mustapha, qui emmène un troupeau de pur-sang à travers le désert pour gagner la grande course de l'Agdal, à Marrakech. Celui-ci ignorait l'existence de Zaïna, ayant répudié Selma, alors enceinte, parce qu'à la réprobation générale, elle venait de remporter l'Agdal, déguisée en homme. D'abord méfiants, le père et la fille vont se rapprocher l'un de l'autre au cours d'un voyage de plus en plus mouve- menté, Omar cherchant à récupérer l'adolescente, qu'il considère comme son bien

l'adolescente, qu'il considère comme son bien La maison des Rocheville : La maison qui nous parle

La maison des Rocheville : La maison qui nous parle

Réalisateur: Jacques Otmezguine. Avec :Virgi- nie Desarnauts (Eugénie), Jérémie Covillault (Fabio), Alexandre Brasseur (Victor et Charles Henri), Chloé Lambert (Mathilde), Souad Amidou (Antonella).

Victor de Rocheville et son ami Fabio, le fils d'une domestique, traversent après l'insouciance d'une enfance protégée, les aléas et les vicissitudes de l'existence. La perte de ses parents et la ruine pour l'un, la perte d'un père spirituel pour l'autre. La ma- lédiction des Rocheville est en marche. Les deux jeunes gens, séparés par les épreuves de la vie, se re- trouvent finalement à Villeblanche, berceau de leur enfance, accompagnés d'Eugénie et Mathilde leurs compagnes. Mais le premier conflit mondial les em- porte à nouveau, loin de Villeblanche et de ses se- crets

20h00
20h00

Programme

daujourdhui

Canal Algérie

 

TV5

12h00 : Journal en français+météo 12h25 : Ahl el kahf (06) 13h25 : Senteurs d'algérie ''Batna 2e ptie'' 14h10 : Yaoumiyate zaza (04) 14h25 : Loulou (04) 14h50 : Culinart (06) 16h00 : El chabiha (06) 16h45 : Tadj el qor'ane 17h00 : Journal en amazigh 17h30 : Canal azur ''knadssa'' 18h00 :Journal en français+météo 18h25 : Le Soleil de la Vérité (6 e ) 19h00 : Journal en arabe 19h30 : Boudhou (06)

08:30 Télétourisme 09:05 Ports d'attache : Tel Aviv 10:00 TV5 monde, le journal 10:15 Tout le monde veut prendre sa place 11:05 Recettes de chefs 11:30 Les Boys 12:00 1x5 - Des espaces et des idées : Espace double 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Quand la guerre sera loin 14:35 Cent regards sur le monde 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un cham- pion 16:00 Ports d'attache : Singapour 17:00 TV5 monde, le journal 17:40 Les Boys 18:05 Ricardo : Au menu : des fi- lets de porc glacés à l'érable 18:30 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 La maison des Roche- ville : La maison qui nous parle 21:40 TV5 monde, le journal 21:50 Le journal de la RTS 22:25 Passe-moi les jumelles 23:15 TV5 monde, le journal - Afrique 23:30 Sud, côté court : Le parc 00:05 Docteur Françoise Gail- land

TF1

 

12:00 Journal 12:55 Julie Lescaut : Une jeune fille en danger 14:35 Femmes de loi : Soirées privées 16:20 Grey's Anatomy : A qui la faute ? 19:00 Journal 19:35 Petits plats en équilibre été 19:50 Esprits criminels :

Contrainte et forcée 20:35 Esprits criminels : Le mal dominant 21:25 Esprits criminels : Sous le masque 22:10 Smash : La Marilyn mo- derne 23:00 Smash : Descente aux enfers 23:45 Countdown : Comptes à zéro

 

ARTE

11:50 Arte Journal 12:00 X:enius : Bionique : co- pier la nature pour inventer ? 12:25 Le peuple des océans : Le peuple des récifs 13:40 Orgueil et quiproquos 14:25 Orgueil et quiproquos 15:15 X:enius : Les manipula- tions génétiques serviront-elles au dopage des sportifs ? 15:55 Le Saint : Copies conformes 16:45 Les grandes stations bal- néaires : Hua Hin - Thaïlande 17:30 Sur la route de Santiago à São Paulo 18:15 Dans tes yeux : Baie de Somme 18:40 La minute vieille 18:45 Arte Journal 19:05 Les grandes stations bal- néaires : Forte dei Marmi - Ita- lie 19:50 Zaïna, cavalière de l'At- las 21:25 Tout feu tout flamme : Un défi artistique et olympique 22:20 Picnic 23:45 Personne ne bouge ! 00:30 Le passager de la pluie

FRANCE 2

12:00 Journal 12:50 Toute une histoire 14:00 Comment ça va bien ! 15:00 Le jour où tout a basculé 15:55 Un cas pour deux : Ven- geance cruelle 17:00 On n'demande qu'à en rire 17:55 Mot de passe 19:00 Journal 19:35 Inquisitio : Consensus omnium : Consentement mu- tuel 20:25 Inquisitio : Acta est fa- bula : La pièce est jouée 21:10 Un flic : Bruit numé- rique 22:35 Dans quelle éta-gère 22:40 Journal de la nuit 22:55 L'éloignement

FRANCE 3

 

11:25 Journal national 11:55 Nous nous sommes tant aimés : Patrick Dewaere 12:30 Côté jardins : Morvillers- Saint-Saturnin 12:40 Inspecteur Derrick :

L'imprudence 13:55 Questions au gouverne- ment 16:30 Slam 17:10 Questions pour un cham- pion 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:10 Plus belle la vie 19:35 Des racines et des ailes :

 

CANAL +

12:00 Le zapping 12:05 Les nouveaux explorateurs 12:06 Loin du monde : Chili 13:05 Play 14:20 Bref 14:25 Le naufrage du Laconia 15:50 Le naufrage du Laconia 17:20 Les Simpson : Echange de mots croisés 17:45 Le JT 18:05 Happy Hour 19:15 Bref 19:30 Sport 21:30 Body of Proof : Cours d'anatomie 22:10 Body of Proof : Ticket ga- gnant 22:55 Mister Bob

Passion patrimoine : Mon vil- lage en France 21:30 Soir 3 22:00 L'ombre d'un doute 22:01 Le chevalier d'Eon, un agent trop secret ? 23:10 Affaires classées : Les naufragés de la coke 00:05 Soir 3 00:35 Plus belle la vie 01:05 Parlement hebdo 01:50 Vu du ciel : Les héros de la nature : Sénégal

M6

FRANCE 5

11:05 Modern Family : Porte-à- porte 11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 12:30 100 % montagne 12:45 Grand hôtel : L'empreinte du crime 14:30 La légende du trésor englouti 15:30 Un gars, une fille 16:30 Le bus 17:45 L'été de 100 % mag : Spé- ciale Dordogne 18:45 Le 19 45 19:05 En famille 19:50 Zone Interdite : Les inédits de l'été : L'été des randonneurs :

11:00 Zouzous 12:35 Gange : Le fils des mon- tagnes 13:30 Planète insolite : Londres 14:55 Visages du littoral : La Manche 15:50 Un refuge pour les orangs-outans : Nody va à l'école 18:00 Silence, ça pousse ! 18:45 L'organisation secrète des fourmis 19:35 La maison France 5 20:25 Silence, ça pousse ! 21:10 C'est notre affaire 21:45 C dans l'air 22:50 Dangers dans le ciel :

Trajectoires mortelles, vol Aero Mexico 489 23:40 L'énigme de l'île de Pâques 00:30 Enfant sacré, sacrés en- fants !

l'aventure au bout des semelles 22:00 La vraie histoire de : Amy Winehouse 23:20 La vraie histoire de : Vanessa Paradis 00:35 The Cleaner : La cité des anges 01:25 M6 Music

Détente

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D étente 25 EL MOUDJAHID Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3 843 1
D étente 25 EL MOUDJAHID Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3 843 1
D étente 25 EL MOUDJAHID Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3 843 1

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
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Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 3 843

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1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
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VII
VII
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Définitions

HORIZONTALEMENT

I- Période Royale-Fruit de de L’Aréquier. II-Dépendre De Qulequ’un-Plaine D’Italie III-Nicheé-Organe Filtreur IV Titre turc-Convenable V. une Invitation-En Gros VI- Fleur-Dieu du Vent VII- Trotte enTête-Bouche VIII-Structure. IX-Maudit - en Point X- Diffuse-une Potion

VERTICALEMENT

1- Ne Fut Pas Content-Électrode.2-Compliment-Oncle D’amérique 3 Probléme de Développement 4. Issue-Abandonnant 5. Direction-Saillie .6 En Soireé-Forme D’Avoir 7Cesse-Fine Lumiérè 8 En Peau-Suivre à La Lettre 9 Agrippe-Jeu Chinois. 10 Conséquence

SOLUTION DES MOTS CROISES

 

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SOLUTION DES MOTS FLECHES

 
 

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