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Fiche Droit Privé

Le document présente une analyse approfondie du droit, en distinguant le droit objectif et subjectif, ainsi que le droit public et privé. Il explore les caractéristiques de la règle de droit, sa création, et les différents types de juridictions, tout en abordant les principes fondamentaux du procès. Enfin, il discute des sources de droit, y compris le droit international et les normes européennes.

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Fiche Droit Privé

Le document présente une analyse approfondie du droit, en distinguant le droit objectif et subjectif, ainsi que le droit public et privé. Il explore les caractéristiques de la règle de droit, sa création, et les différents types de juridictions, tout en abordant les principes fondamentaux du procès. Enfin, il discute des sources de droit, y compris le droit international et les normes européennes.

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Dpv

Introduction
Droit : Projet philosophique, pour mettre en œuvre conception société, et organiser relations.
Correspond à un ensemble de règles régissant la conduite de l’homme en société.

Personne : Physique, étant des êtres humains


Morale, étant des sociétés, associations, syndicats, ...

Droit objectif : La règle de droit, et son résultat, impersonnelle. (droit civil, commercial, ...)
subjectif : Les prérogatives reconnues aux personnes, pouvant s’en prévaloir. (droit de prop, créance, ...)
Le droit subjectif est établi par les règles que le droit objectif à fixé.
Droit subjectif = droits individuels reconnus par droit objectif.

Droit public : Organise l’État et ses relations avec les personnes. Droit collectif. (relation entre un habitant
et sa commune.)
Droit privé : Organise les relations entre personnes, sans intervention de l’État. Droit individuel. (deux
personnes qui se marient.)
Droit public = intérêt général, avec puissance public, caractère impératif. Ordre administratif.
Droit privé = intérêt personnel, caractère indicatif. Ordre judiciaire.

Élément d’extranéité : Élément en un conflit ne relevant pas du droit national, ou du même droit national.

Droit substantiel : Relatif à un droit ou une obligation, ce que l’on peut ou ne peut pas faire.
Droit processuel : Ensemble des règles de procédure applicable devant les juridictions.

Bloc de constitutionnalité : La constitution actuelle date du 04 octobre 1958, DDHC, préambule de la


constitution de 1946, ...

Droit civil, commun : Cœur du droit privé, ensemble des règles relatives à la personne, et ses rapports.
Droit administratif : Droit public, cherche à satisfaire l’intérêt général de manière impérative.
Droit pénal : Droit mixte, ensemble des règles relatives aux comportements constitutifs d’infractions.

Types d’incriminations : Contraventions par tribunal de police ; Délits par tribunal correctionnel ; Crimes
par cour d’assise.

Chapitre 1 : Les caractères de la règle de droit


Droit latin : Règles écrites.
Droit anglo-saxon : Common law, la jurisprudence fait loi.

La règle de droit est abstraite mais aussi :


– Objective : Ne s’applique pas à des individus nommément désigné, mais vise tout à chacun ou une
catégorie de personne.
– Impersonnelle : Est commune à tous, ou tout du moins à une catégorie de personne. (exception
pour des funérailles nationales ou une panthéonisation.)
– Générale dans l’espace : La règle de droit s’applique de la même manière sur l’ensemble du
territoire national, sur tout à chacun.
– Permanente : Elle s’applique en tout temps jusqu’à son abrogation.
– Coercitive : C’est une règle de conduite obligatoire, sanctionnée par l’État.
– Instaure une forme de justice.
– Peut donner lieu à des sanctions, qui peut en exiger l’exécution, en usant au besoin la justice.
L’exécution :
– Une décision à l’autorité de la chose jugé, il est interdit de mettre en cause un jugement en dehors
de voies de recours prévues. On ne peut donc rejuger une affaire avec le même objet.
Par exemple, si un voisin plante des arbres en bordure de terrain, et que je trouve que la plantation est illégal, on
peut attenter un procès, si le juge estime que le voisin peut planter comme il veut chez lui, il peut me débouter. Je peux
donc soit saisir la cour d’appel, soit ne rien faire. Mais si je ne conteste pas, je ne peux pas ressaisir à nouveau le tribunal
pour statuer sur la même demande.
– L’exécution de la décision de justice n’est pas immédiate, il faut que la décision de justice soit notifié
à la partie perdante, et que le jugement soit exécutoire. Le délai des droits de recours doivent aussi
être passé, la décision est suspensif si un recours est exécuté.

La réparation, sanction réparatrice :


– La nullité, entraînant la disparition de l’acte juridique. (annulation d’un contrat par exemple.)
– Les dommages et intérêts, relatif à la responsabilité civile.

La punition est souvent présente dans le cadre d’infractions pénales. (prison, amende, ...) La punition en
droit successoral par exemple ne relève pas du droit pénal, mais on va confisquer un bien.

Chapitre 2 : création de la règle de droit


Il existe les :
– Lois parlementaires, venant du parlement.
o Lois parlementaires organiques, structurant l’État et passant obligatoirement par le conseil
constitutionnel.
o Lois ordinaires, lois de droit commun votées par l’A.N. et le Sénat.
– Lois constitutionnelles, venant du pouvoir constituant.
– Loi référendaire, qui est soumise à un référendum en vertu de l’article 11 de la constitution.

Projet de loi : Texte venant de l’exécutif. / Proposition de loi : Texte venant des parlementaires.
ART 34 de la constitution : La loi ne peut intervenir que sur certains sujet mentionné dans cet article.

Vote d’une loi => Promulgation par le président sous 15j => Publication au J.O.
La loi est applicable 1 jour franc après la publication au J.O. À Paris, et 1 jour franc plus tard en province.

Abrogation :
– Abrogation expresse, une loi abroge expressément une autre.
– Abrogation tacite, implicite, les dispositions d’une nouvelle loi ne sont pas compatibles avec une
ancienne, on utilise donc en principe la loi la plus récente.
– Abrogation par désuétude, quand un texte ne s’applique en principe plus à la société actuelle.

Nul n’est censé ignorer la loi est une fiction juridique nécessaire, la loi est soit impérative, ou d’ordre
public, prévue par l’ART 6 CC, soit supplétive, qui ne s’impose qu’à défaut de volonté contraire des
intéressés.

La loi n’est pas rétroactive, ART 2 CC « la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet
rétroactive ». La seule exception est quand il est explicitement marqué dans la loi qu’elle peut être
rétroactive, comme les lois fiscales, pour corriger une loi, l’interpréter ou la rendre plus claire par exemple.
Une loi nouvelle s’applique pour les nouveaux contrats, les anciennes pour les anciens, ça apporte une
sécurité juridique.

La loi s’applique de la même manière partout en France, mais il y a des exceptions pour les DOM-TOM ou
pour l’Alsace ou la corse par exemple.

En droit privé, une loi étrangère peut s’appliquer en France, en droit pénal et public, seul le droit Français
est applicable.

Loi = législatif ; Règlement (texte, décret, ordonnance) = exécutif.

L’exécutif peut prendre des ordonnances avec l’accord du parlement dans un délai limité, ils sont prises par
le conseil des ministres avec l’avis du conseil d’état. Les ordonnances sont souvent temporaires car seront
par la suite ratifiées par des lois.
L’exécutif peut intervenir sur tout ce qui n’est pas du domaine de la loi ou de la constitution mentionné à
l’ART 37 de la constitution.

Le droit international vient des traités, du droit communautaire et du conseil de l’Europe. Les traités
uniformes montrent qu’un État respecte le traité de la même manière, si ce n’est pas le cas, alors l’autre
État n’est pas obligé de le respecter également. Il y a les traités bilatéraux ou multilatéraux.

Le traité est voté par les représentant d’un État, par la suite il est ratifié par le Président, puis publié au J.O.
La traité international se situe au dessus des lois mais en dessous de la constitution. ART 55 constitution.
Arrêt Micolo 1989.

Le droit européen est applicable immédiatement, il est supérieur aux lois françaises. Il y a le règlement
communautaire, qui est obligatoire à tout les États, la directive communautaire, qui va obligé les États à
atteindre un résultat librement, et les décisions, obligatoire uniquement pour l’État désigné.

JOUE = Journal Officiel de l’Union Européenne

Le juge national peut demander un renvoie préjudiciel à la cour de justice européenne, pour interpréter la
norme européenne à la juridiction nationale.

Le conseil de l’Europe est composé d’une 40aine d’État, car il vise à promouvoir des idéaux, il applique la
CEDH et a à Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Il existe des sources de droit non écrites comme la coutume, qui doit être répétée dans le temps, et auquel
on doit penser qu’elle est obligatoire, ou encore la jurisprudence ou les sources professionnelles, avec les
ordres.
ART 4 CC, traite du refus de juger et du déni de justice.

Pyramide de Kelsen :
– Bloc de constitutionnalité
– Bloc de conventionnalité
– Bloc législatif
– Bloc réglementaire

Justice
Ordre administratif :
– Tribunaux administratifs, de droit commun, compétant si aucun autre est désigné.
Interdépartemental, les juges sont appelés des conseillers.
– Cours administratives d’appels.
– Conseil d’État, peut conseiller l’État sur un projet de loi, et tranche les litiges, il agit en premier et
dernier ressort contre les décrets et arrêtés ministériels. Il donne un avis ou un arrêt.

– Cour des comptes, qui rend un arrêt de décharge, la collectivité à fait son travail, ou de débet, le
budget n’est pas correctement fait.
– Cour de discipline budgétaire et financière, juge les ordonnateurs, qui sont ceux qui gèrent les
crédits et budgets des collectivités.

Ordre judiciaire :
Civile :
– Tribunal judiciaire, de droit commun, -5000€ premier et dernier ressort.
– Tribunal de commerce, pas des juges mais commerçant élus, pour litiges commerciales
redressement ou liquidation judiciaire.
– Conseil des Prud’hommes, 2 élus salariés, 2 élus patron, pour les litiges patron/salarié.
– Tribunal paritaire des baux ruraux, pour les litiges d’un bail rural, exploitation agricole.
Pénale :
– Cour d’assise, pour les crimes.
– Tribunal correctionnel, pour les délits.
– Tribunal de police, pour les contraventions.
On peut interjeter appel, pour un litige supérieur à 5000€, le procès est totalement refait. Un arrêt
confirmatif ou infirmatif est rendu. L’appel à un effet dévolutif, donc tout le procès est refait, et un effet
suspensif, le jugement précédent est suspendu.

On peut faire un pourvoi en cassation, elle juge que le droit, si les juridictions précédentes ont bien
respecté les règles ou non. Elle rend des arrêt de rejet ou de cassation.

Avocat au conseil pour le conseil d’état et la cour de cassation.

L’action en justice débute par la notification d’une assignation qui passe par un commissaire de justice.
L’action est ouverte uniquement à ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou rejet de la prétention.

Lors d’un procès, les parties apportent les faits, le juge se charge du droit.
Il y a trois grands principes :
– Principe dispositif, l’objet du litige est déterminé par les parties, le juge ne peut pas statuer au-delà
d’une demande des parties. Les dommages et intérêts ne peuvent pas être supérieures que demandé
par une partie.
– Principe du contradictoire, chaque partie doit être en mesure de se défendre, et doit avoir accès
aux pièces du dossier de l’autre partie.
– Procès équitable, protégé par ART 6 CEDH, droit au procès, avec un juge impartial et indépendant,
public, à un délai raisonnable, à l’exécution des décisions de justice, présomption d’innocence.

La preuve sert à montre le bien fondé d’une prétention.


Le procès pénal est inquisitoire, le juge à un rôle actif et va chercher des preuves, avec les FDO. Les parties
peuvent également apporter des preuves.
Le procès civil est accusatoire, les parties font un effort pour fournir les preuves au juge qui va trancher.

La charge de la preuve incombe au demandeur. ART 1353 CC, celui qui prétend doit prouver.
La charge de la preuve peut être inversé grâce aux présomptions, prévues par ART 1354 CC, qui sont les
conséquences que la loi ou le magistrat tire d’un fait connu à un fait inconnu.
En cas d’accident de la circulation, la victime peut engager la responsabilité du conducteur pour obtenir des dommages et intérêts.
Si l’on soupçonne une vitesse excessive sans preuve directe, les traces de freinage laissées sur la chaussée peuvent servir de
présomption : mesurées, elles permettent d’estimer approximativement la vitesse du véhicule au moment du freinage. On part ainsi
d’un fait connu (les traces) pour déduire un fait inconnu (la vitesse).

Deux types de présomptions :


– Présomption simple, on peut apporter la preuve contraire, la charge de la preuve est renversé.
– Présomption irréfragable, on ne peut pas apporter la preuve contraire, c’est une certitude.

L’objet de la preuve est sur le fait, et non le droit, puisque le magistrat connaît le droit mais pas les faits,
on cherche les faits pertinent pour invoquer une règle de droit.

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