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ACTION DU MOUVEMENT ASSOCIATIF EN ALGÉRIE

En deçà du niveau requis

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ASSOCIATIF EN ALGÉRIE En deçà du niveau requis P.3 10 e jour Iftar 20h00 Imsak 04h00
10 e jour Iftar 20h00 Imsak 04h00
10 e jour
Iftar
20h00
Imsak
04h00

10 Ramadhan 1433 - Dimanche 29 Juillet 2012 - N°14575 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION

PAR

LE

PEUPLE

ET

POUR

LE

PEUPLE

LES ALGÉRIENS ET LA CONSOMMATION DE PAIN DURANT LE RAMADHAN

1,2MILLIARDDE BAGUETTES

CONCOURS DES ENSEIGNANTS

Les résultats affichés deux semaines avant la rentrée

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VIANDE CONGELÉE

Ph. Nesrine
Ph. Nesrine

Les prix tirés par la forte demande

P.7

POUVOIR D’ACHAT

Mercuriale

enfiévrée

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La course vers l’approvisionnement en denrées alimentaires à des prix raisonnables, surtout en ce mois de jeûne, est un sujet de prédilection. A Bab El Oued, comme ailleurs, le citoyen est désarçonné, et il se démène outre mesure pour faire ses emplettes. On tente d’y faire face avec les moyens du bord en espérant que la «fièvre» est passagère.

AVANT-PREMIÈRE D’EL GOSTO À ALGER

selon l’UGCAA

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Selon une enquête réalisée par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) auprès de
Selon une enquête réalisée par l’Union générale des
commerçants et artisans algériens (UGCAA) auprès de trente
commerces du secteur agroalimentaire, relative à la
consommation des produits alimentaires pendant le mois de
Ramadhan, les Algériens devront consommer pour cette
période 1,2 milliard de baguettes de pain d’une valeur de
11 milliards de dinars.
Ph. Louiza
Histoire d’une rencontre P.16
Histoire
d’une rencontre
P.16

FACE AUX CHIFFRES DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

FACE AUX CHIFFRES DES ACCIDENTS DE LA ROUTE La DGSN durcit son plan de prévention P.5

La DGSN durcit son plan de prévention

P.5

● 20 morts et 140 blessés en deux jours P.15
● 20 morts et 140
blessés en deux jours
P.15
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JO DE LONDRES Show grandiose P.29
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JO
DE LONDRES
Show grandiose
P.29

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55 e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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2 EL MOUDJAHID FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DES DONNEURS DE SANG Appel au don A l’occasion du 50

EL MOUDJAHID

FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DES DONNEURS DE SANG Appel au don A l’occasion du 50 le et
FÉDÉRATION
ALGÉRIENNE
DES
DONNEURS
DE SANG
Appel au don
A l’occasion du 50
le et à et la ministère à soixante de sang, cœur de anniversaire de du
e
de
l’indépendance
fête
de
la
jeunesse,
et
l’occasion
mois
béni
Fédération
algérienne
des
à donneurs
en
collaboration
avec
des
Affaires
et un de en peu à Ramadhan, religieuses
et
l’Agence
à nationale bonne
du
lancent
un
appel
l’ensemble
popula-
tion
âgée
de
dix-huit
cinq
ans,
santé,
se la la répondre Wakf, sang, du
en
masse
l’appel
du
et
aller
offrir
de
sang
l’hôpital
le
plus proche.

JUSQU’AU 4 AOÛT À SÉTIF

8 e édition du Festival arabe de Djemila

La comissaire du Festival arabe de Djemila, en collaboration avec l’ONCI et en partenariat avec l’ENTV et l’ENRS, organise la 8 e édition du Festi- val arabe de Djemila, avec la participa- tion des plus grandes stars de la chanson algérienne, au stade chahid Mohamed- Gassab de Sétif. Aujourd’hui : spectacle «Amour et paix», par la troupe Imzad et Maalouma bent El Meddah (Mauritanie).

par la troupe Imzad et Maalouma bent El Meddah (Mauritanie). JUSQU’AU 15 AOÛT, À PARTIR DE

JUSQU’AU 15 AOÛT, À PARTIR DE 22H, À L’ESPACE PLASTI MILLE & UNE NEWS

À PARTIR DE 22H, À L’ESPACE PLASTI MILLE & UNE NEWS À PARTIR DE 22H À

À PARTIR DE 22H À LA SALLE MOHAMED-DERWICH-CANASTEL

« Les nuits du cinquantenaire de l’indépendance nationale »

L’école de management IDRH organise des ren- contres pour le Ramadhan sur le thème «Les Nuits du cinquantenaire de l’indépendance nationale», à partir de 22h, à la salle de conférences Mohamed- Darwich, 18 A, rue Zighoud-Youcef-Canastel, Oran. Jeudi 2 Août : en hommage aux intellectuels al- geriens, présentation de la pièce Imraa min warek, adaptée librement du roman Ountha essarab, de Laaredj Wassimi (professeur de littérature et écri- vain romancier) et Mourad Senouci (dramaturge).

Météo Ensoleillé Probabilités du temps jusqu’au lundi 30 juillet 2012 : Au Nord : le
Météo
Ensoleillé
Probabilités du temps jusqu’au lundi
30 juillet 2012 :
Au Nord : le temps sera généralement
ensoleillé avec tendance orageuse vers les
régions de l'intérieur.
Les vents seront faibles à modérés.
Au Sud : le temps sera généralement
chaud et ensoleillé avec localement for-
mations orageuses vers les massifs du
Hoggar/Tassili.
Les vents seront faibles à modérés avec
quelques soulèvements de sable vers l'Ex-
trême sud, le Sahara central et le Nord Sa-
hara.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (33°- 23°), Annaba (31°- 22°),
Béchar (43° - 30°), Biskra (46°- 33°),
Constantine (39°- 23°), Djanet (39°- 27°),
Ghardaïa (44° - 32°), Oran (33° - 22°),
Sétif (39°- 23°), Tamanrasset (37°- 26°),
Tlemcen (34°- 21°).

MARDI, À MIDI, À L’INSM

Conférence

de presse

d’Abdelkader

Bendameche

Conférence de presse d’Abdelkader Bendameche En prévision de la tenue de la 7 e édition du

En prévision de la tenue de la 7 e édition du festival culturel national de la chan- son chaâbi du 4 au 11 août au théâtre de plein air Fa- déla-Dzirya de l’Institut na- tional supérieur de musique, M. Abdelkader Benda- meche, commissaire géné- ral du festival, donnera une conférence de presse mardi 31 juillet à midi, à la salle de conférences Boukhari- Mouggari de l’INSM.

Agenda culturel JUSQU’AU 6 AOÛT, À PARTIR DE 22H30, À LA SALLE EL MOUG- GAR
Agenda culturel
JUSQU’AU 6 AOÛT,
À PARTIR DE 22H30,
À LA SALLE EL MOUG-
GAR
des soirées artistiques, spécial
Ramadhan, avec une pléiade
d’artistes, du 2 au 17 août, a la
salle Ibn Zeidoun.
Programme spécial
de l’ONCI
Sous le haut patronage du Pré-
sident de la République, M. Ab-
delaziz Bouteflika, et dans le
cadre des festivités du cinquante-
naire de l’indépendance, l’Office
national de la culture et de l’infor-
mation organise des soirées tarab,
andalou et chaâbi à partir de
22h30 à la salle El Mouggar.
DEMAIN AU PALAIS
DE LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA
Concert de chants
Aujourd’hui
:
Nesreddine
Chaouli
Demain : Nesreddine Ghaliz,
Nawel Skender et Abdelkader
Chaou
Mardi 31 juillet : Hassnia,
Abbès Righi et Benzina.
JUSQU’AU 15 AOÛT,
À 22H30, AU THÉÂTRE
DE VERDURE
Le palais de la Culture
Moufdi-Zakaria a élaboré un
riche programme d’activités cul-
turelles et artistiques à l’occasion
du mois de Ramadhan. Jusqu’au
16 août, exposition-vente d’objets
d’artisanat, d’art et de décoration,
à partir de 22h30.
Aujourd’hui : concert de
chants avec hadj Ahmed Karim
Boughazi
Demain : concert de chants
avec M’barek Dakhla d’Annaba.
Mardi 31 juillet : gala de va-
riétés avec Samir Toumi, Lyes
Ksentini et Taous Arbah.
Layali Mezghana,
soirée andalouse
THÉÂTRE RÉGIONAL
D’ORAN
El Hassla de Nahi
Benamara
Programme des nuits de Ra-
madhan à l’établissement Arts et
Culture jusqu’au 15 août, au théâ-
tre de Verdure, à partir de 22h30.
Aujourd’hui : Soirée anda-
louse animée par l’association
CORDOBA et Saadeddine Anda-
loussi
Demain : soirée kabyle ani-
mée par Aït Menguellet et le
groupe les Abranis
Mardi 31 juillet : soirée musi-
cale animée par Zineddine Bou-
chaala et Abdelatif Merioua.
Le Théâtre régional d’Oran a
programmé durant le mois de Ra-
madhan 47 manifestations entre
théâtre et musique, comme il sera
aussi en déplacement à travers
onze wilayas avec sa nouvelle
création intitulée El Hassla, de
l’auteur Nahi Benamara.
JUSQ’AU 16 AOÛT,
À 21H,
À CONSTANTINE
Layali Cirta
DU 2 AU 17 AOÛT,
À LA SALLE
IBN ZEIDOUN
Soirées artistiques
spécial Ramadhan
L’office Riadh El-Feth orga-
nise pour ce mois de Ramadhan
Les soirées «Layali Cirta» se
poursuivent à Constantine au
théâtre de Verdure, animées par
une pléiade d’artistes, de stars du
tarab du Liban, du Maroc, d’Iraq,
de Mauritanie, et une pléiade
d’artistes algériens de chaâbi, ma-
louf, chaoui et moderne.

Hommage à Akli D.

Algérie News se dote d’un nou- vel espace librairie (place Emir-Ab- delkader) où se dérouleront désormais les rencontres Mille & Une News, à partir de 22h. Aujourd’hui : Akli D. Demain : la semaine du mono-

logue et une soirée d’ouverture avec le spéctacle Foot’ghoul, de Henani Djahid. Mardi 31 juillet : El Madani Ould El Menti, de Seif Ed- dine Bouha.

juillet : El Madani Ould El Menti , de Seif Ed- dine Bouha. LA NOUVELLE COLLECTION
juillet : El Madani Ould El Menti , de Seif Ed- dine Bouha. LA NOUVELLE COLLECTION

LA NOUVELLE COLLECTION

Mobiles et tablettes by MOBILIS

ATM Mobilis, premier opérateur de téléphonie mobile en Algérie, annonce l’en- richissement de ses offres : « mobiles by Mobilis » et « tablettes by Mobilis », par l’introduction de nouveaux modèles de terminaux et tablettes. A compter d’aujourd’hui, Mobilis met a la disposition de ses clients, de nouveaux modèles de téléphones mobiles en formule post payée et de tablettes tactiles en formules post payée et pré- payée. Ainsi, la collection «Mobiles by Mobilis » offrira plus de choix, en comptant les nouveaux ter- minaux Huawei G 7210 et ZTE Blade, associés a l’offre post payée « MobiControl ». La collection «Tablettes by Mobilis », quant à elle, proposera la Tablette tactile Huawei « S7 Slim », en formule post payée ou prépayée, pour un prix d’acquisition a partir de 36.900 DA/TTC. Pour la souscription a l’une de ces offres, Mobilis invite les clients à se rapprocher de ses agences commerciales.

FOCUS Dimanche 29 Juillet 2012
FOCUS
Dimanche 29 Juillet 2012

Nation

3

EL MOUDJAHID

CONCOURS DES ENSEIGNANTS

Les résultats affichés deux semaines avant la rentrée scolaire 2012/2013

C’est la première fois dans le cadre des réformes que le ministère de tutelle organise un concours pour le recrute- ment d’enseignants avant la rentrée scolaire.

P lus de 15.000 enseignants ont déposé leurs dossiers de candidature afin de se présenter au concours de recrutement

qui aura lieu à partir du 12 août prochain au niveau national. L’annonce des résultats de ce concours aura lieu vers le 25 du même mois, soit deux semaines avant la rentrée scolaire 2012/2013 fixée au 9 septembre pro- chain. Selon le ministère de l’Education na- tionale, le concours concernera le recrutement de 516 enseignants relevant du cycle primaire, 2 890 enseignants du cycle moyen et 8 157 enseignants du secondaire. C’est la première fois dans le cadre des réformes que le ministère de tutelle organise un concours pour le recrutement d’ensei- gnants avant la rentrée scolaire. Il s’agit d’un concours sur titre, conformément au décret exécutif n° 2194 du 25 avril 2012, définissant les modalités d’organisation des concours de recrutement d’enseignants. Le ministère de tutelle a assuré que le concours, organisé sur la base du diplôme, en vertu du décret exécutif des concours, «se déroulera dans une transparence totale». Il a dans ce cadre procédé à une révision des postes financiers dans divers secteurs en préparation pour la prochaine rentrée scolaire 2012/2013. Des séminaires régionaux ont eu lieu durant l’année en cours dans le but de revoir les besoins du secteur, en préparation pour la prochaine rentrée scolaire qui sera caractérisée par l’inscription dans le cycle secondaire des élèves issus de la double co-

dans le cycle secondaire des élèves issus de la double co- horte, à savoir ceux ayant

horte, à savoir ceux ayant accompli 5 et 6 ans d’enseignement primaire. Pour faire face à cette importante masse, le département de Benbouzid a décidé de renforcer son effectif en matière d’encadrement. L’augmentation attendue du nombre d’élèves dans le cycle secondaire nécessite la multiplication du nombre d’enseignants afin d’assurer une formation de qualité dans le cycle secondaire. «Le ministère de l’Édu- cation nationale recrutera des milliers d’en- seignants dans le cycle secondaire en pré- vision de l’année scolaire 2012-2013 pour faire face à l’arrivée au lycée des élèves ayant étudié cinq et six ans dans le cycle pri- maire», a indiqué Mohamed Boukheta, di- recteur du personnel au ministère de l’Édu- cation nationale. Il y a lieu de rappeler que le gouvernement a accordé au cours de l’an- née écoulée (2011-2012) un statut de perma- nent à 70% d’enseignants contractuels. En données chiffrées, on compte 31 931 titularisations approuvées par le ministère de

l’Education nationale, dont 26 621 contrac- tuels qui ont été intégrés en mars dernier. 2 655 enseignants contractuels titulaires de diplômes cités dans l’instruction ministé- rielle, mais qui ne répondent pas à la matière qu’ils exercent, ont été également régulari- sés. Il s’agit de tous les ingénieurs, les diplô- més en économie ou en langues qui y sont insérés de manière définitive, mais en res- pectant les normes et lois bien définies et ap- plicables à tous les secteurs en matière de recrutement. Pour ce qui est des ingénieurs en élec- tronique, mécanique, chimie, génie civil et génie des procédés, ils sont recrutés en tant qu’enseignants de mathématiques ou de physique dans le palier moyen. Les licenciés en économie sont orientés vers l’ensei- gnement primaire alors que les licenciés en langues sont affectés chacun selon sa spé- cialité. Une directive ministérielle, portant inté- gration de cette deuxième partie d’ensei-

gnants contractuels, a été adressée aux direc- tions de l’Education nationale. Sont donc concernés par cette régularisation tous les ti- tulaires de diplômes contenus dans la circu- laire ministérielle datant de 2009. Le ministre de l’Education nationale a affirmé tout récemment que le gouvernement a dé- cidé, à titre exceptionnel, d’insérer de ma- nière définitive l’ensemble des enseignants contractuels, mais en respectant les normes et lois bien définies et applicables à tous les secteurs en matière de recrutement. On notera par ailleurs que l’année 2010 a vu une très forte participation aux épreuves du concours organisé par la fonction pu- blique. Près de 10 000 candidats y ont pris part. A travers ce concours destiné à examiner un nombre important de postulants, l’objec- tif recherché par la DGFP est le renforce- ment du corps des enseignants de l’Éducation nationale et, par là même, rele- ver le niveau général du système éducatif, particulièrement dans la corporation des édu- cateurs, tous paliers confondus. Dans le lot des 10 000 candidats aux épreuves du concours de recrutement, on retrouve un total de 1 970 issus du corps des adjoints de l’éducation, outre les 5 000 instituteurs du cycle de l’enseignement primaire, dont plus de 3 600 pédagogues en langue arabe et 1 704 éducateurs en langue française. Le même concours de recrutement a tou- ché également quelque 30 professeurs en langue amazigh. Le recrutement au niveau du secondaire a concerné un total de 3 000 enseignants en plus des 4 900 autres recrutés pour combler les besoins des lycées. A titre récapitulatif et pour les trois niveaux d’enseignement, un total de 12 900 professeurs a pris part à ce concours.

S. SOFI

L’ACTION DU MOUVEMENT ASSOCIATIF EN ALGÉRIE

En deçà du niveau requis

Des universitaires ont unanimement affirmé que l'action du mouvement associatif en Algérie en tant que «force de proposition» au sein de la société restait «en deçà du niveau requis» malgré le grand nombre d'associations qui existent sur la scène nationale.

L es activités entreprises par plusieurs associations sans un plan d'action préalable

qui définisse les priorités, leur dé- pendance totale au soutien de l'Etat et leur implication dans l'activité politique, la plupart se transfor- mant en partis politiques, consti- tuent autant de facteurs qui n'ont pas favorisé l'émergence de ces as- sociations, ont déclaré des univer- sitaires à APS. Le sociologue Nacer Djabi a expliqué à cet égard que les asso- ciations en Algérie étaient prati- quement présentes dans tous les domaines d'activité mais leur in- fluence restait en deçà du niveau requis au regard de leur incapacité à mobiliser de larges catégories de la société. Il a souligné que la naissance du mouvement associatif en Algérie a coïncidé avec le début d'une étape difficile de l'histoire du pays, qui a affecté tous les aspects de la vie et toutes les composantes de la so- ciété, affirmant que la plupart de ceux qui ont créé des associations alors «ne jouissaient d'aucune ex- périence dans le domaine de l'ac- tion associative». En plus, la nature du système politique qui maintient les associa- tions sous son contrôle du fait de leur entière dépendance aux aides financières qu'il leur accorde ne les encourage pas à avancer en toute liberté. Pour sa part, M. Abdelali Reza- gui, professeur de journalisme, à

l'université d'Alger a expliqué à l'APS qu'en dépit de leur nombre record qui dépasse 90.000 entre lo- cales et nationales, les associations ne font pas montre d'une grande capacité de mobilisation. L'univer- sitaire lui aussi pointe du doigt la dépendance financière des associa- tions à l'Etat contrairement à leurs homologues activant dans le monde.

Les associations en Algérie sont «éternelles» alors que logiquement elles devraient disparaître une fois que l'objectif pour lequel elles ont été créées est atteint. Pour le Pr Ahmed Adimi, pro- fesseur à l'Université d'Alger, es- time que «les associations en Algérie ont dévié de leur véritable vocation à partir du moment où elles se sont impliquées dans des activités politiques bien que la loi interdise ce procédé». Il a appelé dans ce sens à «la dissolution de toutes les associations qui exercent une activité politique et celles qui n'activent pas dans le terrain».

et celles qui n'activent pas dans le terrain». SELON DES EXPERTS JURIDIQUES La nouvelle loi sur

SELON DES EXPERTS JURIDIQUES

La nouvelle loi sur les associations n'a pas aidé à relancer l'activité associative

La nouvelle loi sur les associations n'a pas contribué à faire sortir le mouvement associatif de la léthargie dont il souffre bien que son but princi-

pal soit de «relancer l'activité associative», a estimé l'ex-président de la Commission des affaires juri- diques de l'Assemblée populaire nationale (APN),

M. Hussein Khaldoune. Dans une déclaration à

l'APS, M. Khaldoune a indiqué qu' «en dépit des éléments nouveaux que renferme la nouvelle loi (06-12) à travers laquelle le législateur a voulu as- souplir les conditions et les modalités de création d'associations et étendre le champ de leurs activi- tés, leur efficacité et leur influence demeurent tou- tefois très limitées malgré leur nombre consi- dérable estimé à 90.000 associations à caractère local et national». Le texte de loi a voulu permettre aussi aux associations de jouir de leurs droits, de défendre leurs intérêts, d'élargir le champ de leurs

activités, de définir les modalités de recours, de dé- terminer leur mode de financement et d'alléger le contrôle rigoureux qu'elles subissaient» a ajouté

M. Khaldoune, soulignant que le projet est parti du

principe de réformer les dysfonctionnements enre- gistrés à la lumière de l'application de l'ancienne

loi 31-90, qui date de plus de 20 ans». La présente loi évoque certains points dont la possibilité pour l'autorité publique de reconnaître qu'il y a des as- sociations qui activent dans l'intérêt général, ce qui implique la possibilité de bénéficier d'aides maté- rielles de l'Etat. «Ceci est de nature à créer des disparités dans l'octroi des aides», a fait remarquer M. Khaldoune, relevant cependant que «toutes les associations doi- vent en principe inscrire leurs activités dans le cadre de l'intérêt général, sinon pourquoi leur ac- corder l'agrément». Les aides consenties aux asso- ciations doivent figurer dans le bilan annuel que l'association est tenue de soumettre, «non pas selon le degré de proximité vis-à-vis de l'autorité, mais devant l'administration qui a octroyé l'agrément». M. Khaldoune a estimé aussi que «certaines asso- ciations tout comme certains partis politiques, n'ont même pas réussi à mobiliser une petite minorité», a-t-il estimé, rappelant certains causes qui sont à l'origine de ces situations dont la «déviation de cer- taines associations de leurs objectifs et le manque d'encadrement par les autorités concernées». Le texte de loi sur les associations qui comporte 74 ar-

ticles a tenu compte lors de sa promulgation des propositions présentées par les associations, les partis politiques, les personnalités nationales de- vant l'instance de consultation sur les réformes na- tionales. Présentant le projet de loi organique sur les as- sociations devant l'Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, avait affirmé que son département avait tenu en donnant le maxi- mum de précisions et d'explications sur les dispo- sitions relatives aux associations, notamment pour ce qui est de leurs droits, leurs devoirs et leur or- ganisation, «à mettre au point le cadre général per- mettant au mouvement associatif d'améliorer son rôle et de conférer plus de crédibilité à son acti- vité». Les associations avaient soumis leurs préoc- cupations à l'Instance de consultation sur «les réformes politiques relatives notamment aux diffi- cultés d'obtention d'agrément, la non-reconnais- sance de leur rôle de médiateur entre le citoyen et les pouvoirs publics et le manque de moyens ma- tériels et financiers».

Dimanche 29 Juillet 2012

Nation

4

EL MOUDJAHID

N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
N ation 4 EL MOUDJAHID ACTIVITES DES PARTIS RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND Capsur
ACTIVITES DES PARTIS
ACTIVITES DES PARTIS

RÉUNION DU CONSEIL DE WILAYA D’ALGER RND

Capsur lesélectionslocales

Annonce de l’ouverture de la collecte des candidatures pour les 57 APC et l’APW de la wilaya d’Alger.

L e conseil de wilaya élargi aux élus locaux s’est réuni hier lors d’une session or-

dinaire consacrée à l’examen des sujets d’ordre organique relevant de la préparation des conditions de participation du RND aux élec- tions locales pour le compte du re- nouvellement du mandat des élus des 57 APC et de ceux de l’APW qui structurent la wilaya d’Alger. La rencontre qui s’est déroulée au siège de la mouhafada d’Alger en présence du porte-parole du Rassemblement et du responsable politique du bureau de wilaya constitue en fait l’annonce de l’ouverture de la collecte des can- didatures pour les localités en question. Dans le cadre des préparatifs des échéances électorales de l’au- tomne, le Rassemblement natio- nal démocratique qui vient de terminer l’opération d’installation des commissions de wilaya, une opération qu’il a renforcée avec la création d’une commission natio- nale de soutien aux commissions locales, poursuit le cycle des ses- sions ordinaires des réunions des conseils de wilaya. C’est ainsi que le bureau de la wilaya d’Alger a tenu hier une réunion de son conseil élargi aux cadres militants, des élus locaux et du Parlement, ainsi que des membres de la société civile pour examiner les voies et moyens d’entamer le prochaine étape d’af- finement des listes des candidats pour les APC et les APW concer- nant la 57 communes et l’APW de la wilaya d’Alger. La réunion, dont les travaux se sont déroulés au siège du bureau d’Alger, a été consacrée à l’exa- men des conditions et critères de sélections et du choix des candi- dats à placer sur les listes des pos- tulants aux élections locales pour les cinq années à venir.

aux élections locales pour les cinq années à venir. Les travaux de la réunion qui ont

Les travaux de la réunion qui ont été coprésidés par le porte-pa- role du RND, Miloud Chorfi, le responsable du bureau de la wi- laya d’Alger, Seddick Chihab, et le député et membre du bureau national, Fouzia Bensahnoun, constituent en fait l’annonce offi- cielle de l’ouverture de l’opéra- tion de collecte des candidatures pour la compétition électorale pour le compte des Assemblées populaires communales et de l’Assemblée populaire de wilaya de la capitale. Les réunions de ces sessions ordinaires des conseils de wilaya, que le RND organise depuis le mois de juin successivement sur l’ensemble de ses structures lo- cales de wilaya, ont permis au porte-parole du parti d’avoir, d’une part, une idée sur le dérou- lement du travail des responsables locales quant aux préparatifs en- gagés par chacune des wilaya et, d’autre part, de débattre, avec les militants et élus, les orientations de la direction politique à propos

des prochaines échéances électo- rales.

Seddik Chihab : « La com- pétition est ouverte à toutes les compétences du parti » Aussi, le porte-parole du RND, Miloud Chorfi, qui a présidé hier les travaux de la session ordinaire du conseil de son parti pour la wi- laya d’Alger, consacrés à la pré- paration des élections locales pour le renouvellement des APC et des APW, a appelé les responsables du parti au niveau de la capitale à respecter les critères de la sélec- tion des candidatures devant pos- tuler aux élections locales et permettre au parti d’avoir toutes les chances de succès dans les prochaines élections locales qui seront, de l’avis des participants à la réunion du conseil de wilaya, plus compétitives dans la mesures où les acteurs politiques des for- mations activant sur le scène na- tionale ont la même détermination de se placer dans la gestion des lo- calités qui forment les collectivi-

tés locales et le pilier du dévelop- pement durale, sans compter bien entendu qu’elles sont la vitrine du déploiement populaire des parte- naires politiques. La rencontre qui s’est déroulée en présence des membres de la di- rection politique, des responsables des cellules du RND au niveau des 57 communes de la capitale, ainsi que des membres de la so- ciété civile proches du parti, constitue en fait le début du tra- vail sur le terrain pour la collec- tion et de la sélection des candidatures pour les listes du RND s’agissant de la première opération de tri des meilleurs pos- tulants qui seront présentés à la direction politique pour la déci- sion à prendre. La réunion a été une occasion pour les membres du bureau du RND pour la wilaya d’Alger d’examiner les sujets organiques relevant des résultats de la der- nière session du conseil national, et notamment les objectifs de la création de la commission natio- nale de soutien aux commissions de wilaya concernant le prochaine rendez-vous électoral et le rôle de ses membres à l’échelle des wi- layas, notamment la capitale avec le faible score enregistré par le RND au niveau des élections lé- gislatives. La commission locale de pré- paration des élections locales pour le bureau du RND au niveau de la wilaya d’Alger a été installée le 30 juin dernier, deux semaines avant l’installation de la commis- sion nationale chargée de la pré- paration du RND aux prochaines élections locales et dont les mis- sions sont de veiller à l’obtention de meilleurs résultats du parti et une plus grande présence du parti sur la scène politique nationale. Houria A.

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MOUVEMENT EL ISLAH M. HAMLAOUI AKKOUCHI :

“Nous sommes prêts à faire alliance avec tout parti qui partage nos valeurs politiques”

Le secrétaire général du mouve- ment El Islah M. Hamlaoui Akkou- chi appelle les mouvements islamistes à une liste unifiée.

L ors d’une conférence de presse organisée hier au ni- veau de son siège, celui-ci a

déclaré : «Nous sommes prêts à faire alliance avec n’importe quel parti qui partage nos valeurs politiques.» M. Akkouchi a affirmé que son parti se présentera aux prochaines élec- tions locales avec une liste unique dans le cadre de l'alliance de l'Algé- rie verte, avec, néanmoins, cette pré- cision, «dans le cas où le conseil consultatif national décide de la par- ticipation à ces élections». Il a pré- cisé que «la participation de sa formation aux prochaines élections locales est conditionnée par les ga-

ranties de régularité que donnera le pouvoir». Il a souligné que le conseil consultatif national tranchera la question lors de sa réunion prévue après le mois de Ramadhan. Concer- nant la polémique soulevée dans les médias à propos de la démission de M. Amar Ghoul du MSP, M. Akkou-

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

chi a indiqué que «son départ ne va pas peser lourdement sur l’alliance verte». Et d’ajouter : «L'Alliance de l'Algérie verte se maintiendra en dépit de tout, et elle est disposée à évoluer avec d'autres partis pour créer le consensus escompté sur la scène politique algérienne.» M. Ak- kouchi a souligné qu’«El Islah est la seule formation politique qui n'a pas connu de dissidence ni de problèmes après les dernières élections législa- tives».

Dans ce contexte, il met en exergue le fait que le départ de M. Ghoul est une grande perte pour le mouvement : «L’Alliance pour une Algérie verte a été victime de la fraude dans toutes les wilayas, sauf à Alger où Amar Ghoul était tête de liste.» Evoquant la situation socio- économique, M. Akkouchi a déclaré que «contrairement à ce qu’on lit dans la presse nationale, les dispari- tés entre l’aisance financière que connaît l’Algérie et le pouvoir

d'achat des citoyens existent tou- jours, et la situation s’est nettement dégradée». A ce sujet, il a déploré le fait qu’il y ait un taux de chômage de 10% dans un pays riche comme le notre. Il est en outre revenu sur la si- tuation du corps des gardes commu- naux, estimant que «ce sont des personnes qui doivent acquérir leurs droits comme ils ont accompli leur devoir le temps où le pays a passé des moments difficiles». Pour M. Akkouchi, il est impor- tant d’instaurer un dialogue afin de résoudre le problème. D'autre part, le secrétaire général d'El Islah a en- core une fois insisté sue l'importance de relancer la loi sur la criminalisa- tion du colonialisme et de la soumet- tre au Parlement. «Nous ne nous contenterons pas des excuses, mais on exige de la France des indemnisations sur les crimes commis durant la période co- loniale, notamment pour ceux qui ont souffert des essais nucléaires dans le Sahara algérien.» Wassila Benhamed

MSP

Bouguerra Soltani :

“Les démarches se poursuivent pour la ré- intégration des cadres démissionnaires”

pour la ré- intégration des cadres démissionnaires” L e président du Mouvement de la société pour

L e président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) M. Bouguerra Soltani a affirmé

vendredi à Alger que les démarches se poursuivaient pour la réintégration des cadres démissionnaires au sein du MSP. M. Bouguerra a précisé, en marge des travaux de la session ordi- naire du conseil consultatif national du MSP, que "les contacts sont toujours en cours pour la réintégration de ces derniers (cadres, ndlr) dans les rangs du mouvement". "J'ai personnellement contacté certains d'entre eux pour les convaincre de revenir et de participer au prochain congrès du mouvement en leur assurant que leurs propositions pour changer la ligne politique du parti étaient les bienvenues." Quant à la réponse des cadres concernés, il a indiqué que "certains ont été réceptifs". "Il y a une marge de liberté pour celui qui n'est pas convaincu de la ligne que nous sui- vons, s'il opte et persiste dans son choix, nous tentons alors de le réinté- grer au sein du mouvement et le rame- ner à nos orientations", a-t-il souligné. "Les avis et les points de vue diver- gent au sein du mouvement, mais il est inacceptable que celui qui conteste les décisions des instances décide de s'y retirer. Nous avons défini les règles du jeu et activé suivant ces règles, nous devons donc nous y soumettre", a-t-il encore souligné. Le mouvement, a-t- il soutenu, est un mouvement d'insti- tutions et non de personnes". "Nous espérions que nos frères (cadres contestataires, ndlr) viennent au- jourd'hui, posent et défendent leurs points de vue. Nous respecterons leurs décisions, mais si elles n'obtiennent pas la majorité, il faudra revenir aux règles de la démocratie qui veut que la majorité l'emporte sur la minorité", a- t-il affirmé. Concernant son éventuelle démis- sion du poste de président du MSP, M. Bouguerra Soltani a démenti affirmant : "Je ne démissionnerai pas, à moins que le congrès ne décide autrement." Il a indiqué que le prochain congrès du MSP est prévu pour le premier trimes- tre de 2013 et pourrait se tenir en jan- vier. Par ailleurs, M. Soltani a préconisé la dissolution du Parlement et l'organisation de nouvelles élections législatives. M. Soltani a indiqué qu'à défaut de cela (dissolution du Parle- ment), il préconise alors de soumettre la Constitution au "référendum popu- laire" avant l'organisation des élec- tions législatives. Il a en outre appelé à "la formation d'un gouvernement d'entente nationale à large base", d'une instance nationale impartiale de sur-

veillance des élections et d'une com- mission nationale de supervision des élections". Soulignant que le MSP "a toujours placé l'intérêt national au des- sus de son intérêt", M. Soltani a es- timé que "la situation du pays ne changera que si le Président de la Ré- publique présente dans un nouveau discours les contours principaux du futur paysage politique, avec notam- ment la révision de la constitution".

Dimanche 29 Juillet 2012

Nation

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EL MOUDJAHID

SELON UNE ENQUÊTE DE L’UGCAA

Les Algériens consomment 1, 200 milliard de baguettes de pain durant le Ramadhan

Selon une enquête réalisée par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) auprès de trente commerces du secteur agroalimentaire, relative à la consommation des produits alimentaires pendant le mois de Ramadhan, les Algériens devront consommer pour cette période 1,2 milliard de baguettes de pain d’une valeur de 11 milliards de dinars.

V ient après la consommation de 70.000 tonnes de viandes dont le coût varie entre 67 et

70 milliards de dinars. Celle du lait connaîtra également un pic durant le mois de jeûne avec respectivement un taux de consommation de plus de 120 millions litres estimés à plus de 3 milliards de dinars sur la base de 25 DA le sachet d’un litre. 500 millions d’unités d’œufs seront également consommées durant le Ramadhan. Le coût est estimé, selon le même res- ponsable, à 1,5 milliard de dinars. Quant à la consommation des dattes, il est probable qu’elle atteigne 50 millions de kilos, soit un coût de 25 millions de dinars. Le mois de Ra- madhan entraîne des changements non négligeables sur les habitudes culinaires des Algériens. Les dé- penses en matière de produits alimen- taires augmentent en qualité et en quantité pendant ce mois par rapport aux autres mois de l’année. Autre

volet évoqué par l’enquête, celui du gaspillage. Les résultats font ressortir un taux de 50% des produits alimen- taires jetés dans les poubelles pendant le mois de Ramadhan. En effet, la majorité des foyers algériens cuisi- nent des quantités conséquentes de nourriture, surestimant souvent les capacités de l’estomac du jeûneur. Et, dans de nombreux cas, ce surplus de nourriture finit malheureusement aux ordures. Pendant ce mois sacré, la nourri- ture prend une place trop importante si ce n’est prépondérante. Emissions culinaires, arrivages de denrées ali- mentaires très variés, budget alloué à la nourriture à la hausse, sans oublier les heures passées des ménagères dans leur cuisine à préparer d’innom- brables plats du ftour. Pour leur part, les hommes font la queue, souvent longue, au niveau des boulangeries, pâtisseries et autres marchands de douceurs telles que le kalbelouz et la

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

z’labia qui deviennent, eux égale- ment, très prisés durant le Ramadhan. Le pain traditionnel et autres kesra voient également leur consommation augmenter. Aussi, par la perte d’ar- gent importante, la surconsommation entraîne immanquablement le gaspil- lage qui, lui aussi, a des répercussions sur l’environnement car souvent ces plats coûteux et copieux finiront

comme déchets parfois difficiles à re- cycler, entraînent ainsi des émissions nocives pour la santé. C’est pour cela que les différentes instances du com- merce de même que les associations de consommateurs recommandent d’adopter des comportements de ci- visme sans excès ou exagération en calculant la quantité de nourriture à préparer afin d’éviter tout gaspillage.

Rappelons que les représentants de l’UGCAA ont enregistré l’année derrière une perte de 50 millions de baguettes de pain jetées par les consommateurs. C’est dire que 10% des Algériens sont responsables de plus de 80% du taux de gaspillage alimentaire.

K. H.

Mercuriale enfiévrée et dépit des ménagères

Q uartier populaire par excellence, Bâb El Oued semble tour-

ner le dos aux plaisirs de la mer et aux joies du far- niente estival. Il donne l’im- pression de vouloir se complaire dans une léthar- gie assommante en ces chaudes journées d’un été poisseux et humide. Bâb El Oued prend son mal en patience, en faisant banquette avec de longues journées de jeûne, nécessi- tant une patience du meil- leur acabit. On se fait fort de ne pas succomber néga- tivement aux servitudes de longues heures d’absti- nence et de privations pas- sées sans nourriture, sans boisson. Une épreuve d’en-

durance et de sobriété. Mais à cœur vaillant, rien d’impossible. Les habitants de ce populeux quartier n’en font pas grand cas. On n’en dira pas autant à l’adresse de certains trublions qui veulent absolument singulariser ce mois de péni- tence et de piété à coups d’entorses à la règle, une faune interlope qui trouve un malin plaisir à tenter de faire avec le cuir d’autrui une large courroie. Entendre par là faire gonfler les prix des fruits et légumes, participer à la curée avec cette absence de pudeur qui vous laisse bouillir de mécon- tentement. Le goût du lucre s’étant instillé jusque dans les endroits les plus hermé- tiques et les plus rétifs à la spéculation.

Aigrefins et semeurs d’orage

Le marché des «Trois Horloges», comme se complaisent à le dénommer les habitants depuis des lustres, n’échappe pas, pour l’instant, aux turpitudes des ai- grefins et autres nageurs en eau trouble. Bâb El Oued est le quartier des gens hum- bles et besogneux. Autant dire qu’ils ne sont pas adeptes des grandes agapes et au- tres frénétiques boulimies alimentaires. Autant dire qu’ils n’ont que faire d’une mercuriale, qui, tel un métronome, de- meure fidèle à ses mauvais penchants. Malhonnêteté oblige. En tout état de cause, la hausse des prix fait jaser dans les chau- mières et alimente les potins. La course vers l’approvisionnement en denrées alimentaires à des prix raisonna- bles, surtout en ce mois de jeûne, est un sujet de prédilection. Entre deux emplettes, on n’hésite pas à discuter bon train dans cet arbre à palabres qu’est le marché. Circons- tance aidant, les citoyens ne sont jamais à

Circons- tance aidant, les citoyens ne sont jamais à court de récriminations envers ceux qui profitent

court de récriminations envers ceux qui profitent de cette occasion pour s’en mettre sans vergogne plein les poches et s’en- graisser sur leur dos. Signe des temps et déclin des mœurs. On ne recule devant rien. Le ton est plutôt amer et les mots cou- lent avec une certaine animosité contre les «barons» du marché. On fulmine et on vi- tupère. A L’image de ce vieillard parvenu à un âge avancé qui s’exprime non sans faire des remontrances acerbes contre ceux qui s’adonnent à ce négoce indélicat. On ressent à travers ses paroles plein de dépit.

La grande vadrouille

Une vieille femme se déplace à l’inté- rieur du marché. L’œil aux aguets. Sexagé- naire, bon pied bon œil, elle déambule à travers des étals, mettant à contribution son flair de ménagère rompue aux ficelles de ce marché. Elle en connaît chaque pouce de terrain, chaque étal. Elle paraissait dé- contenancée face à la cherté des prix prati- qués. Cette valse brutale n’est pas de son goût. Habituée à une certaine accessibilité des bourses modestes aux prix des fruits et légumes, elle n’arrive pas à équilibrer son budget. A l’adresse de ceux qui mettent leur grain de sel aussi lamentablement, elle lance une pique acerbe : «Ils ne sont jamais rassasiés, ces gens qui nous prennent à la gorge, ne ressentant aucune compassion à l’égard de leurs compatriotes qui se démè- nent comme ils peuvent pour se tirer d’af- faire et parvenir à joindre les deux bouts.» Le marché de Bâb El Oued est chiche- ment achalandé. On y trouve des quantités importantes de fruits et légumes, de viande variée, de produits de la mer, de nombreux

magasins d’alimenta- tion générale. On ne risque pas la disette dans ce quartier. Et, ce- rise sur la gâteau, ce marché est connu pour la relative clémence de ses prix, véritable au- baine pour les ména- gères et les pères de famille modeste. En bref, le marché des «Trois Horloges» est l’endroit idoine pour les petites bourses des consommateurs sou- cieux de remplir leurs couffins sans avoir à se saigner les quatre veines. C’est presque une tradition et les commerçants de ce quartier populeux met-

tent souvent du leur pour pratiquer des prix accessibles. Mais en ce début du mois de Ramadhan, le charme est presque rompu car la tendance est à la hausse. A Bâb El Oued, le «zaouali» est désarçonné, et il se démène outre mesure pour faire ses emplettes. On tente de faire face avec les moyens du bord en espérant que la «fièvre» est passagère. Pour l’instant, il faudra s’accommoder avec la pomme de terre à 50 DA le kilo, la tomate à 50 DA, le poivron à 80 DA, un lé- gume de saison fort prisé en cette période estivale, la salade à 80 DA. Quant aux fruits, il faut posséder un bon bas de laine pour s’offrir du raisin de bonne qualité, de la banane, des pommes ou des poires. La datte ou les figues se monnaient rubis sur l’ongle. Doit-on encore forcer le trait en évoquant les prix des poissons et des viandes rouges ou blanches. Le ton n’est pas à la miséricorde ou à l’altruisme. Là, il faudra avoir l’estomac bien solide pour pouvoir mettre le pied à l’intérieur d’une boucherie ou devant un étal de poissons. Les gens font contre mauvaise fortune bon cœur. Un client surenchérit : «On s’ar- range comme on peut. Il nous faut de la patience, avant la normalisation des prix.» Le mot est lâché. Les citoyens sont coutu- miers de ces brutales embardées, de cette boulimie à fleur de peau, de jeux d’entour- loupes qui corsent l’addition en portant des coups d’estocade au marché. C’est un scé- nario habituel qui refait surface comme le serpent de mer, mais on garde espoir qu’il mourra de sa plus belle mort, sitôt que les choses vont rentrer dans l’ordre dans une échéance la plus courte possible. M. Bouraib

FACE AUX CHIFFRES HALLUCINANTS DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

La DGSN durcit son plan de prévention

La Direction générale de la Sureté nationale se prépare à mettre un dispositif du trafic routier et renforcer la prévention des accidents de la route, notamment pendant ce mois de Ramadhan. Les chiffres des accidents donnent le tournis. Rien que pour la journée de jeudi, 11 personnes ont trouvé la mort et 95 ont été blessées dans 41 accidents de la route, a indiqué vendredi un bilan des services de sécurité.

Devant cette recrudescence d’accidents mortels, la DGSN préconise une approche à même de fluidifier la circulation, notamment à proximité des marchés et des différents espaces commerciaux. Les brigades de prévention routière intensifie- ront leur déploiement au niveau des artères principales et des routes secondaires, notamment en fin de journée pour préve- nir les infractions au code de la route plus fréquentes à l’ap- proche de l’heure de rupture du jeûne. Ces infractions, à répétition hallucinante, placent l’Algérie au 4 e rang mondial en termes de mortalité routière. Mais face à ce «terrorisme routier», la DGSN ne compte surtout pas baisser les bras. A cette batterie de mesures, s’ajoute l’assistance qui sera assurée par l’unité héliportée de la Sûreté nationale à travers des images transmises en temps réel aux salles d’opération sur l’état de la circulation routière. Baptisée «Un été sans ac- cidents», la campagne de sensibilisation et de prévention rou- tière se poursuit durant le mois de Ramadhan. Ces opérations sont menées en coordination avec la Radio nationale. Rappelons que chaque année, la DGSN lance son plan Azur dans lequel des appels sont destinés, notamment, aux conducteurs de camions, de voitures et de motocycles afin d’éviter de prendre le volant en cas de fatigue et d’épuise- ment. Durant le Ramadhan, les accidents sont souvent liés à l’excès de vitesse et au manque de concentration en raison de l’épuisement. Les usagers de la route sont appelés à respecter le code de la route, utiliser la ceinture de sécurité qui les pro- tège, se conformer aux signalisations délimitant la vitesse rè- glementaire et, surtout, prendre du repos en cas de fatigue pour pouvoir conduire dans des conditions confortables et sûres. Il y a lieu de signaler que la DGSN ne compte pas limiter son intervention à l’optique des accidents de la route, mais bien au-delà, puisqu’il s’agit également d’assurer la protec- tion des biens et des personnes. Cette institution mettra en place des patrouilles composées de gradés de la police, d’élé- ments de la Sûreté de wilaya et de daïra et de la Sûreté ur- baine. D’autres unités républicaines de sûreté et de sécurité assureront des rondes, outre les équipes de recherches crimi- nelle qui seront, elles, déployées au niveau des lieux publics, des aires de jeux et de loisirs et dans les stations de transport en commun jusqu’à une heure tardive de la nuit.

Fouad I.

Dimanche 29 Juillet 2012

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EL MOUDJAHID

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE LA JUSTICE

DIRECTION GENERALE DES FINANCES ET DES MOYENS NUMERO D’IDENTIFICATION FISCAL : 408004000000082

AVIS D’INFRUCTUOSITE

Le Ministère de la Justice - Direction Générale des Finances et des Moyens - informe l’ensemble des soumissionnaires ayant répondu à l’appel d’offres national restreint nº 03/2012 se rapportant à l’acquisition d’équipements informatiques au profit des nouvelles juridictions et le renforcement d’autres juridictions répartis en trois lots, qu’à l’issue des travaux de la commission d’évaluation des offres techniques, l’appel d’offres a été déclaré infructueux.

El Moudjahid/Pub

ANEP 930534 du 29/07/2012

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE PREMIERE REGION MILITAIRE

AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT

N°117/2012/C1

Le Ministère de la Défense Nationale, lance un Avis d'appel d'offres national ouvert en vue de de la fourniture en lots de : Outillage et équipement d’atelier - Instuments de mesure - Outillages de coupe à Beni Mered. Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter au siège de la :

PREMIERE REGION MILITAIRE Sise à Blida pour retirer les cahiers des charges, contre paiement de la somme de Cinq mille

Dinars Algériens (5 000.00) DA, pour les sociétés de droit algérien, versée au compte N° 00 200 025 250 256 000 119, ouvert auprès-de la Banque Extérieure d'Algérie / agence n° 25/ Beni Mered / Blida, Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :

- d'une copie légalisée d'une pièce d'identité en cours de validité ;

- d'une lettre d'accréditation, délivrée par le candidat à la soumission ;

- d'une copie légalisée du registre du commerce de la société ;

- d'une copie originale du bon de versement de la somme citée-ci-dessus.

Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges devront être scindées en deux (02) parties :

1- Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges; 2- Une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier des Charges. Direction Régionale des Finances de la Première Région Militaire Bureau d'administration des cahiers des charges BP N° 64 A / Terre 01 / Blida L'enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la mention :

Soumission à ne pas ouvrir Avis d'appel d'offres national ouvert

N°117/2012/C1

Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l'adresse indiquée ci- dessus, avant la date limite de dépôt des offres fixée à 30 Jours à compter de la première date de publication. La date d'ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges. Lès soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée de 90 jours, égale à celles de préparation des offres fixée dans le cahier des charges.

El Moudjahid/Pub

ANEP 929573 du 29/07/2012

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ETAT-MAJOR DE L’ANP 4 e REGION MILITAIRE

AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT Nº 055/2012/470

Le Ministère de la Défense Nationale 4 e Région Militaire lance un Avis d’appel d’offres national ouvert en vue de :

TRAVAUX D’ETANCHEITE, ECLAIRAGE ET REVETEMENT DES VOIRIES AU NIVEAU D’UNE CITE A AFLOU / LAGHOUAT /4 e RM

Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter

au siège de la : La 4 e REGION MILITAIRE - BP Nº 499 OUARGLA

pour retirer le cahier des charges, contre versement de la somme de CINQ MILLE

DINARS, (5.000.00 DA) pour les sociétés de droit algérien et l’équivalent en devises, pour les sociétés étrangères, au compte nº 1300000676 clé 09 ouvert auprès du Trésor public de la wilaya de Ouargla. Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :

- d’une copie légalisée d’une pièce d’identité en cours de validité ;

- d’une lettre d’accréditation, délivrée par le candidat à la soumission ;

- d’une copie légalisée du registre du commerce de la société ;

- d’une copie légalisée du certificat de de classification et de qualification professionnelles deux (02) et plus en tous corps d’Etat ;

- de la copie originale du bon de versement de la somme due et du bordereau de change des devises pour les entreprises étrangères.

Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges devront être scindées en deux (02) parties :

1- Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges; 2- Une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier des charges. Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes, doivent parvenir sous pli cacheté à l’adresse ci-après :

DIRECTION RÉGIONALE DES FINANCES BUREAU D’ADMINISTRATION DES CAHIERS DES CHARGES BP Nº 499 OUARGLA L’enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la mention :

«Soumission A ne pas ouvrir» Avis d’appel d’offres national ouvert nº 055/2012/470 Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l’adresse indiquée ci- dessus avant (30) jours à compter de la première date de publication du présent avis dans les quotidiens nationaux. La date d’ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à celle de préparation des offres.

El Moudjahid/Pub

ANEP 930069 du 29/07/2012

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ETAT-MAJOR DE L’ANP 4 e REGION MILITAIRE

AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL RESTREINT Nº 37/2012/470

Le Ministère de la Défense Nationale 4 e Région Militaire lance un Avis d’appel d’offres national restreint en vue de :

TRAVAUX DE REALISATION D’UN FORAGE A OUED ALI - DEMMA - DJANNET /4 e RM

Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter

au siège de la : La 4 e REGION MILITAIRE - BP Nº 499 OUARGLA

pour retirer le cahier des charges, contre versement de la somme de CINQ MILLE DINARS, (5.000.00 DA) pour les sociétés de droit algérien et l’équivalent en devises, pour les sociétés étrangères, au compte nº 1300000676 clé 09 ouvert auprès du Trésor public de la wilaya de Ouargla. Les personnes déléguées pour le retrait du cahier des charges doivent se munir :

- d’une copie légalisée d’une pièce d’identité en cours de validité ;

- d’une lettre d’accréditation délivrée par le candidat à la soumission ;

- d’une copie légalisée du registre du commerce de la société ;

- d’une copie légalisée du certificat de de classification et de qualification professionnelles Deux (02) et plus ;

- de la copie originale du bon de versement de la somme due et du bordereau de change des devises pour les entreprises étrangères.

Les offres comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges devront être scindées en deux (02) parties :

1- Une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges; 2- Une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier des charges. Les offres (technique et financière), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes, doivent parvenir sous pli cacheté à l’adresse ci-après :

DIRECTION RÉGIONALE DES FINANCES BUREAU D’ADMINISTRATION DES CAHIERS DES CHARGES BP Nº 499 OUARGLA L’enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la mention :

«Soumission A ne pas ouvrir» Avis d’ppel d’offres national restreint nº 37/2012/470 Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l’adresse indiquée ci- dessus avant (30) jours à compter de la première date de publication du présent avis dans les quotidiens nationaux. La date d’ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée égale à celle de préparation des offres.

El Moudjahid/Pub

ANEP 930070 du 29/07/2012

Dimanche 29 Juillet 2012

Economie

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EL MOUDJAHID

LE CONSOMMATEUR SE RABAT SUR LES VIANDES CONGELÉES

Les prix restent tirés par la forte demande

Plus de 35.000 tonnes de viande rouge congelée importées depuis janvier 2012 et un stock de viandes blanches congelées estimé à 10.000 tonnes réalisé dans le cadre du Syrpalac

L flambée des prix des viandes et pois- sons frais durant le mois de Rama- dhan a détourné l'intérêt des petites

bourses envers le marché des produits congelés, une filière très rentable de plus en

plus prisée par les Algériens. Importés du Brésil, de Nouvelle-Zélande, de l'Inde ou de pays européens, la viande rouge congelée est cédée généralement à moitié prix par rapport à la viande locale. Le prix de la viande ovine importée et congelée varie sur les marchés de la capitale entre 550DA et

750 DA, et celui de la viande bovine oscille

de 450 à 600 DA/kg. «La demande sur ces produits augmente de plus en plus, notam- ment durant le mois de jeûne», affirme un boucher au marché Mohamed-Guessab (ex- Clauzel), précisant qu'en dépit de «la hausse des prix de certains produits carnés, comme la viande ovine congelée, l'engouement des consommateurs reste le même». «Mon mo- deste revenu ne me permet pas d'acheter de la viande fraîche tout au long du mois sacré, alors je me rabats sur le congelé du fait de son prix abordable», confie à l'APS Smail,

retraité de l'éducation. Même constat pour le poulet congelé, cédé à 260 DA/kg contre

400 DA/kg pour le poulet frais. Ces produits

connaissent une plus «forte demande», selon certains revendeurs, selon lesquels «la dis- tribution (du poulet) connaît actuellement une perturbation, et les quantités sont insuf- fisantes». «Nos stocks de poulets pour la journée s'écoulent en un temps record. Ce qui doit nécessiter un réseau de distribution plus per- formant, de sorte qu'il puisse répondre à la forte demande du consommateur», explique un vendeur au marché de Bachdjarah. Pour

a

le poisson congelé, essentiellement de Mau- ritanie mais négocié ailleurs en Europe, son prix «demeure stable» depuis plus d'une année, selon les spécialistes de la filière. A Kouba, le prix de la crevette, la plus prisée parmi les poissons par les «jeûneurs» pour la confection du fameux «bourek à la cre- vette», se négocie dans une fourchette allant de 550 à 850 DA/kg, en fonction de la qua- lité et du calibre de ce crustacé. Pour les dif- férentes variétés de poisson blanc, dont le merlan, le merlu, le fameux «merlan en co- lère» que propose la carte de certains restau- rateurs, le cabillaud et le turbo, les prix vont de 450 DA/kg à 480 DA/kg, là également en fonction de la qualité ou de la nature du pro- duit, selon qu'il est «pané», entier ou dé- coupé en filet. Mais, les plus prisés d'entre les poissons congelés que l'on trouve dans les commerces restent sans conteste le chien de mer, sa petite cousine la roussette, le rou- get et le calamar, dont la demande est plus forte à partir de la deuxième semaine du Ra- madhan, selon les vendeurs. Les prix du ki- logramme de ces poissons sont de 460 DA, 800 DA, 550 DA et 600 DA. La demande pour le poisson congelé est forte en cette période du fait du désarmement des chalutiers, qui ne peuvent aller pêcher au-delà de la zone des trois milles nautiques, le chalutage étant interdit dans cette zone du 31 mai au 31 août. Selon des statistiques du ministère de la Pêche et des Ressources ha- lieutique, l'Algérie importe 180.000 tonnes (T) en moyenne par an de poissons, bien qu'elle dispose d'un stock pêchable annuel- lement estimé à 220.000 T. La production halieutique nationale a atteint, en 2011, 104.000 T, en hausse de 10% par rapport à

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

2010. Par ailleurs, pour répondre à la forte demande et atténuer la flambée des prix de la viande fraîche, notamment durant le mois de Ramadhan, les opérateurs publics et pri- vés ont importé plus de 35.000 tonnes de viande rouge congelée depuis janvier 2012, selon la SGP «Productions animales» (PRODA). Les quantités de viandes importées constituent un appoint au marché national des viandes, qui connaît actuellement une hausse des prix tirés par la forte demande traditionnelle au mois de Ramadhan. PRODA commercialise ses produits à partir de 600 points de vente à travers tout le ter- ritoire national. L'opérateur public intervient aussi sur le marché des viandes blanches à travers un stock de poulet congelé qu’il a constitué en partenariat avec l’Office natio- nal des aliments de bétail (ONAB). Pour ré- pondre à la forte demande des ménages durant ce mois sacré, il y a eu également la

constitution d'un stock de viandes blanches congelées estimé à 10.000 tonnes réalisé, dans le cadre du Système de régulation des produits agricoles de large consommation (SYRPALAC). Le poulet congelé est commercialisé cette année, pour la première fois, dans le sud du pays comme Tamanrasset, Tindouf, Béchar et Illizi. Contrairement aux viandes rouges, l'Algérie n'importe pas de viandes blanches dont la production devrait s'établir à 600.000 tonnes (T) en 2012 contre 500.000 T en 2011 et 450.000 T en 2010. Bref, blanche ou rouge, fraîche ou congelée, chère ou pas, la viande dans les traditions culinaires algé- riennes, et même maghrébines et arabes, est incontournable dans le bol de «chorba». La filière brasse, quant à elle, plusieurs dizaines de milliards de dinars de chiffre d'affaires, avec une moyenne annuelle de facture des importations de viandes de plus de 400 mil- lions de dollars.

APRÈS 15 ANNÉES D’ABSENCE

Veritas reprend ses activités en Algérie

son retour sur le marché algérien avant que le ministre de l’Energie et des Mines ne confirme l’information à un confrère arabophone, mobilisera une équipe im- portante de capteurs, et prévoit de mettre en œuvre deux technologies d'acquisition haut de gamme propriétaires, à savoir l'acquisition vibrosismique à haute pro- ductivité et l'acquisition à large bande de fréquences. Les données à haute densité et à large bande de fréquences ainsi obte- nues permettront une caractérisation dé- taillée du réservoir cible. Le temps d'acquisition, est-il précisé, sera semblable à celui d'une étude con- ventionnelle et le temps de traitement sur

Le groupe revient sur le marché des opérations d'acquisition sismique terrestre en Algérie CGG après 15 ans d'absence du pays. Spécialisé dans les services et les équipements géophysiques, CGC Veritas s'est vu attribuer, à travers un appel d'of- fres public, un contrat pour une étude 3D vibrosismique par une joint venture com- posée entre Sonatrach, Total, EP Algérie, et Cepsa. Cette étude couvrant une super- ficie totale de 2 240 km 2 sur le bloc de Ti- mimoun au sud de l'Algérie - a été décrochée dans le cadre de la première phase du plan de développement du gise- ment de gaz non conventionnel de Timi- moun. Le groupe qui a lui-même annoncé

le terrain sera accéléré, pour déterminer le programme préliminaire de forage du champ. Jean-Georges Malcor, directeur géné- ral de CGG Veritas, a déclaré dans ce sens que «cette étude marque le retour d'une équipe terrestre de CGG Veritas en Algé- rie après 15 ans d'absence. Nous nous ré- jouissons de l'intérêt croissant des com- pagnies pétrolières qui interviennent en Algérie pour la sismique de haut de gamme destinée au développement et à l'exploitation des gisements de pétrole et de gaz».

D. Akila

L'OMC tiendra sa 9 e Conférence ministérielle en décembre 2013 à Bali

L neuvième Conférence ministé-

rielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se tiendra en dé-

cembre 2013 dans l'île indonésienne de Bali, a annoncé vendredi l'organisation. La décision a été prise lors d'une réunion de son conseil général les 25 et 26 juillet à Genève, mais les dates précises seront arrêtées après la pause estivale. Le prési- dent du conseil général de l'OMC, l'am- bassadrice norvégienne Elin Johansen, a remercié l'Indonésie d'accueillir cette réu- nion, ce qui représente, a-t-elle dit, un «signe clair de son engagement vis-à-vis de cette organisation». Des représentants de l'Indonésie ont souligné qu'en pleine crise économique mondiale, cette réunion ministérielle pourrait galvaniser et renfor- cer le commerce international. Elle pour- rait aussi permettre de relancer les

a

négociations sur les accords de Doha, tou- jours dans l'impasse, centrées sur l'élimina- tion des obstacles au commerce des pays pauvres, selon l'Indo- nésie. «Dans une si- tuation où la crise menace toujours l'économie mondiale, l'Indonésie continue à croire que le système

commercial multila- téral peut jouer un rôle important pour en- courager des échanges mondiaux équitables, soutenir la croissance écono- mique, éliminer la pauvreté et créer des opportunités d'emploi», a indiqué sa dé- légation dans un communiqué. A cet

a indiqué sa dé- légation dans un communiqué. A cet égard, la prochaine conférence ministé- rielle

égard, la prochaine conférence ministé- rielle «sera très importante pour doper le processus de négociations et les progrès réalisés jusqu'à présent et pour renforcer le système multilatéral".

CHINE

Pékin facilite l'accès des investisseurs institutionnels étrangers à son marché de capitaux

L a Chine a pris une série de mesures visant à faciliter l'accès des investisseurs institution- nels étrangers au marché des capitaux chinois,

a annoncé vendredi soir la Commission chinoise de régulation des opérations en Bourse (CSRC) sur son site internet. Les institutions possédant un statut d'in- vestisseur qualifié en Chine, appelé QFII, pourront détenir jusqu'à 30% d'une société cotée, et non plus 20% comme c'était le cas jusqu'à présent, a précisé la commission. D'autre part, les QFII seront autori- sés à participer au marché chinois des obligations in- terbancaires et à détenir des parts dans des fonds privés alimentant des PME, a ajouté la CSRC. Ces décisions s'inscrivent dans une série de me-

sures destinées à moderniser le système financier chinois, encore marqué par le rôle prédominant joué par les banques d'Etat et caractérisé par une alloca- tion préférentielle des capitaux aux grandes entre- prises publiques. L'ouverture plus grande aux investisseurs étran- gers pourrait aussi permettre de redonner de la vi- gueur aux places financières chinoises. Jeudi, l'indice composite de la Bourse de Shanghai a ter- miné la séance à 2.126 points, son plus bas niveau depuis le 9 mars 2009, a relevé l'agence financière Dow Jones. Les nouvelles règles facilitent et simplifient l'ob- tention du statut d'investisseur qualifié. De plus, les fonds détenteurs de titres de sociétés non cotées (pri- vate equity) pourront désormais eux aussi demander le statut QFII. Les dernières dispositions devraient permettre d’«attirer davantage de placements étran- gers à long terme sur le marché des capitaux chi- nois», selon la CSRC. La Chine a accéléré cette année l'attribution de nouvelles licences QFII, pas- sées de 29 l'an dernier à 37 au premier semestre de cette année, tandis que le plafond pour l'ensemble de ces investissements a été relevé en avril à 80 mil- liards de dollars, contre 30 milliards précédemment.

Dimanche 29 Juillet 2012

Régions

ANNABA

REPORTAGE
REPORTAGE

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EL MOUDJAHID

Un pôle industriel en pleine croissance

De profondes mutations socio-économiques et culturelles ont marqué la wilaya d’Annaba depuis un demi-siècle, faisant de l’indépendance le point de départ de l’éclosion d’un pôle industriel dont l’importance ne cesse de croître.

L e complexe sidérurgique d’El Hadjar, qui s’étale sur 800 hec- tares, avec ses deux hauts four-

neaux, ses trois aciéries et ses laminoirs à chaud, à froid et à fil et rond, est le fruit de cet effort de dé- veloppement, à l’instar d’autres réa- lisations et des projets structurants en cours d’exécution ou en voie de lan- cement. Avec l’émergence de ce fleuron de l’industrie nationale, les autres secteurs allaient être entraînés dans la même dynamique qui va passer à un autre palier avec la création du pôle universitaire qu’attendait cette région qui brillait déjà par les performances d’une agriculture prospère et un po- tentiel touristique des plus enviables. Créée en 1975 à partir des infra- structures de l'Institut des mines et métallurgie d’Annaba, l'université Badji-Mokhtar a connu un dévelop- pement progressif avec l’ouverture de nouvelles filières chaque année. Structurée d'abord en départements rattachés au rectorat, l'université a vu en 1980 la création de cinq instituts (sciences sociales, langues et littéra- ture arabe, sciences de la nature, sciences exactes et technologie, sciences médicales). En 1993, elle fonctionnait avec vingt instituts rattachés à trois grandes familles de filières : sciences fondamentales, sciences technolo- gies, sciences sociales et humaines. Assurant anciennement une for- mation polyvalente dans les profils de DES, licence, ingénieurs et tech- niciens supérieurs (DEUA), l'univer- sité Badji-Mothtar d’Annaba a été pionnière dans l'adoption du nouveau système LMD (licence master doc- torat). A prédominance technolo- gique, elle conserve cependant une tradition de sciences humaines déve- loppée dès sa création.

L’université en tête du train du progrès

Le challenge de l’université Badji-Mokhtar d’Annaba, qui compte aujourd’hui près de 42.000

étudiants, est d’être la locomotive du développement en particulier, d’où la nécessité de créer une relation de complémentarité avec le tissu indus- triel. L’université Badji-Mokhtar d’An- naba prévoit la création de 40 labora- toires de recherche, en plus de 39 laboratoires opérationnels, une école supérieure des mines et métallurgie, un centre national de recherche en en- vironnement et développement dura- ble et de trois autres centres de recherche en nanosciences, matériaux

et métallurgie et analyses physicochi-

miques. Avec une population de 637.567 habitants en 2012 contre 173.574 âmes en 1966, la wilaya d’Annaba,

qui compte actuellement six daïras et douze communes au dernier décou- page administratif effectué en 1984,

a connu au lendemain de l’indépen-

dance du pays un exode rural impor- tant à l’origine de la prolifération de bidonvilles et de l’aggravation de la

crise du logement quelques années plus tard. Le parc immobilier, qui compte actuellement 147.170 logements

contre 3.480 logements en 1962, est appelé à connaître un développement

la hauteur des attentes et des be- soins en perpétuelle évolution.

à

Le logement et l’habitat :

voyants du développement

Pas moins de 40.590 logements, toutes formules confondues, ont été attribuées entre 1995 et 2012. Les

projections actuelles en matière de lo- gements portent sur la réalisation de 50.000 unités, tous segments confon- dus, à la nouvelle ville de Draa-Er- rich en cours d’aménagement, en plus de 15.000 logements ruraux destinés

à

populations et de les stabiliser sur leurs terres. L’emploi, qui reste une des préoc- cupations de la wi- laya en dépit des efforts déployés pour répondre à la de- mande des sans-re- venu, a enregistré un début de prise en charge avec la dyna- misation des diaposi- tifs de l’ANSEJ, de la CNAC, qui ont donné un souffle nouveau à la création et au dévelop- pement de petites et moyennes entreprises (PME). Ainsi, 9.311 PME, qui emploient 52.954 personnes, opèrent ac- tuellement à l’échelle du territoire de la wilaya. Elles activent dans les secteurs des travaux pu- blics, du transport, de l’agriculteur, de l’hôtelle- rie, de l’agroalimentaire et des ser- vices. La dynamisation des quatre zones industrielles de Pont Bouchet (El Hadjar), de Meboudja, de Berrahal et du Marché d’intérêt national (MIN), qui abrite une centaine d’entreprises industrielles, est susceptible de contribuer à la résorption du chô- mage à la faveur du lancement de nouvelles activités génératrices de ri- chesses. Le secteur de la santé n’est pas resté en marge du développement. En plus de la réalisation d’un hôpital de 120 lits à El Hadjar, d’un deuxième hôpital de cardiologie pédiatrique de 80 lits à El Bouni, les anciennes

améliorer les conditions de vie des

structures de santé, qui ont enregistré des travaux d’extension et de réhabi- litation, vont être renforcées par de nouveaux projets destinés à améliorer la prise en charge des malades. Parmi ces projets, il y a eu lieu de citer le centre anti-cancer (CAC) en voie de réception avec une capacité

d’accueil de 150 lits et la création d’un centre des services des urgences médicales de 150 lits, d’un centre de transfusion sanguine de 100.000 dons

in-
in-

par an à El Bouni et 10 polycliniques a travers le territoire de la wilaya dans la perspective de faciliter davantage l’accès aux soins des malades. Le Centre hospitalier universitaire (CHU), qui connaît depuis un certain temps une certaine saturation du fait qu’il reçoit des malades en prove- nance de six wilayas de l’est du pays, nécessite aujourd’hui des solutions dynamiques pour rendre ses activités performantes et répondre aux attentes des malades.

Le tourisme : vocation première de la région d’Annaba

Retenue dans le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) en tant que zone d’excellence touris- tique pour l’Est algérien grâce à sa position géographique privilégiée avec un littoral long de 80 km et à ses utilités, entre autres, un port et un aé- roport de dimension internationale, des infrastructures routières et ferro- viaires importantes, un réseau d’éner- gie des plus développés, une université offrant un large éventail de spécialités technologiques et un tissu

dustriel très riche, la wilaya d’An- naba peut prétendre ainsi à un meilleur développement. Avec cinq zones d’extension tou- ristiques (ZET) et une vingtaine de plages, la wilaya d’Annaba, qui compte une quarantaine d’hôtels d’une capacité globale de 4.002 lits, peut mettre à profit ses atouts naturels et ses sites paradisiaques pour déve- lopper le secteur de tourisme. Il est prévu dans ce cadre la réali- sation de onze hôtels d’une capacité totale de 1.626 lits, en plus du déve- loppement du tourisme d’affaires et culturel à travers la valorisation des

sites archéologiques, religieux et his- toriques tels que la basilique de Saint-Augustin, les ruines romaines, la mosquée Boumerouane Chérif, la Citadelle. La wilaya d’Annaba dispose, par ailleurs, de nombreuses opportunités d’investissement, recensées et identi- fiées principalement dans les secteurs de l’industrie et des services, vérita- ble réservoir capable, à terme, de booster durablement l’économie lo- cale. Ces opportunités concernent le ramassage et le traitement des dé- chets solides et liquides, avec un vo- lume journalier de plus de 100 tonnes

d’ordures ménagères, la collecte des huiles usagées, du verre, du papier et du plastique, ainsi que la mainte- nance des réseaux de l’éclairage pu- blic, de l’assainissement, de la voirie et du mobilier urbain. Les activités liées à l’aménage- ment et à l’entretien des espaces verts, des lieux publics et des plages et à la modernisation du transport ur- bain et rural représentent également des créneaux qui feraient le bonheur des investisseurs, à l’instar de l’agroalimentaire avec la production d’aliments de bétail, l’aviculture, le lait et ses dérivés, l’huilerie, la se- moulerie, l’aquaculture, la piscicul- ture, l’industrie de conditionnement et d’emballage, ainsi que l’installa- tion frigorifique. Les secteurs de l’hydraulique (fo- rages, fabrication d’équipements, maintenance du réseau hydraulique), l’industrie des jouets et des équipe- ments de loisirs peuvent être mis à profit pour donner un nouvel élan au développement dans la wilaya d’An- naba qui se présente, désormais, comme un centre industriel des plus importants dans le pays et une métro- pole d’importance nationale. Le foncier, qui a longtemps constitué un frein au développement de la wilaya, est en passe d’être réglé définitivement avec la création d’une nouvelle ville à Draa Errich, actuel- lement en cours d’aménagement. Un programme de 50.000 loge- ments, tous segments confondus, des projets d’équipements collectifs et des utilités y sont prévus. En plus de ce nouvel espace urbain, la wilaya d’Annaba compte réceptionner, en 2013, la nouvelle aérogare en voie d’achèvement et procéder au lance- ment du projet de tramway. La grande mosquée d’Annaba en cours de réalisation sur les hauteurs de Boukhadra (El Bouni) et le projet en chantier de l’ouvrage d’art, en remplacement du pont Y sur une lon- gueur de plus de 1 km, représentent également des réalisations impor- tantes pour l’avenir de la wilaya.

TIZI OUZOU : 17 INCENDIES EN DEUX JOURS

183 hectares ravagés, dont plus de 1.200 arbres fruitiers

Pas moins de 183 hectares de couverts végétaux ont été ravagés vendredi et jeudi derniers par 17 incendies qui se sont décla- rés à travers certaines localités de la wilaya de Tizi Ouzou, particulièrement celles d’Aït Chaffaâ, Makouda et Bouzeguene, où sévis- saient des chaleurs des plus suffocantes, ap- prend-on de la Protection civile qui a

mobilisé ses soldats du feu pour circonscrire l’étendue de ces incendies. Les incendies les plus ravageurs ont été enregistrés dans les forêts des localités d’Aït Chaffaâ, Makouda et Bouzeguene où près de 70, 25 et 43 hec- tares de différents couverts végétaux y ont été respectivement détruits, indique-t-on de même source. Outre le chêne-liège et vert,

le blé sur pied, la broussaille, ces incendies ont également englouti plus de 1.220 arbres fruitiers, principalement l’olivier et le fi- guier. A Bouzeguene, les soldats du feu ont réussi hier à éteindre un des trois gigan- tesques feux qui se sont déclarés dans la ma- tinée de la même journée, alors que d’énormes moyens, humains et matériels,

étaient toujours déployés pour circonscrire les deux autres incendies et limiter ainsi les dégâts. Aussi, un départ de feu a pris durant la même journée dans une fabrique de ma- telas au lieu dit «Abassene», commune de Tizi Rached, provoquant des dégâts maté- riels plus au moins importants. Bel. Adrar

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Régions

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EL MOUDJAHID

TIZI-OUZOU
TIZI-OUZOU

Dessoiréesparticulièrement animées

Comme il fallait s’y attendre en ces moments de fortes chaleurs, la ville des Genêts connaît en ces premiers jours du mois sacré une ambiance nocturne toute particulière. En effet, après une longue et dure journée d’abstinence durant laquelle la circulation piétonne est drastiquement réduite dans la ville de Tizi-Ouzou, des centaines de familles, pour ne pas dire des mil- liers, sortent, quelques instants après la rupture du jeûne, dans les rues et autres espaces proches de leur domicile pour se dé- tendre sous la belle étoile et l’air doux qui souffle sur la ville

D és le premier jour de ce mois de Ra- madhan, les artères de la ville et la nouvelle ville de Tizi-Ouzou sont lit-

téralement prises d’assaut par des groupes de personnes, hommes, femmes et enfants qui, en plus de se «déstresser» en brûlant les ca- lories consommées pendant la rupture du jeûne, pour les plus boulimiques d’entre eux, notamment, profitaient de ces moments de fraîcheur pour faire certains achats, à savoir des ustensiles de cuisine, des vêtements et autres trucs, une activité que certains ci- toyens ne peuvent exercer la journée à cause de l’étourdissement que leur cause le jeûne. Pendant que les citoyens se rendaient aux mosquées pour la prière des «Taraouih», les amateurs de musique et de théâtre prenaient la direction de la maison de la Culture Mou- loud-Mammeri et le Théâtre régional Kateb- Yacine où des soirées artistiques et des re- présentations théâtrales sont à l’affiche au quotidien, d’autres s’attablaient en famille ou en groupes d’amis sur les espaces exté- rieurs des cafés et autres salons de thé amé- nagés à l’occasion par les propriétaires des lieux pour accueillir dans les meilleures conditions leurs clients, très nombreux et surtout bien différents de la clientèle habi- tuelle. Certaines familles profitent de leurs sorties nocturnes pour aller au parc d’attrac- tions privé «Tamaghra» qui pour assister aux

d’attrac- tions privé «Tamaghra» qui pour assister aux soirées artistiques qui y sont organisées qui pour

soirées artistiques qui y sont organisées qui pour permettre à leurs enfants de jouer avec les différents jeux d’attractions proposés par le parc. Des soirées se tiennent également au niveau de l’hôtel privé le «Jardin Secret», un lieu convivial réservé aux familles plus ou moins aisées. Le jet d’eau du carrefour du

centre-ville est l’un des points vers lequel toutes les familles convergent pour marquer une halte ou pour prendre des photos souve- nir. Cela permet aux enfants de se rapprocher de ce jet et de voir de près cette eau qui gi- clait de l’intérieur de jarres pour retomber à l’intérieur du bassin en provoquant des

bruissements qui suscitent de la joie dans les cœurs de ces innocents. Toutes ces anima- tions nocturnes, soirées artistiques, représen- tations théâtrales, sorties de citoyens… se déroulent sous l’œil vigilant des services de sécurité dont la présence permanente et en force est visible dans les moindres coins et recoins de la commune du chef-lieu de wi- laya. Pour veiller à la sécurité des citoyens qui profitent au maximum en ce mois sacré coïncidant avec les vacances scolaires et les congés, des barrages de contrôle sont dressés au niveau de tous les carrefours menant au centre de la ville des Genêts, a-t-on constaté. Les forces de police procèdent au contrôle systématique de toute personne et véhicule suspect au niveau de toutes les entrées de cette ville qui grouille de monde jusqu’à des heures tardives de la nuit. En plus de ces bar- rages de contrôle, une forte présence poli- cière, en tenue et en civil, a été déployée dans toutes les rues et établissements abritant des soirées, notamment la maison de la Cul- ture Mouloud-Mammeri et le Théâtre régio- nal Kateb-Yacine, et ce, pour assurer la sécurité de ces centaines de familles déci- dées à passer leurs vacances en nocturne et loin de la grande bleue, dès lors que la saison estivale a été écourtée cette année Ramadhan oblige.

Bel.Adrar

MASCARA

M ême si le Ramadhan est un mois sacré de prière et de piété où toutes les mosquées

de la cité de l’Emir se remplissent de fidèles pour l’accomplissement des prières surérogatoires (Ettarawih), les veillées nocturnes comptent beau- coup pour les citoyens et notamment les familles qui sortent la nuit pour échanger les visites, histoire de briser la routine et de faire plaisir aux en- fants. Mais ce mois est vécu diffé- remment par la population de la wilaya de Mascara. En effet, si les ha- bitants des zones urbaines ont la chance d’assister à différentes activi- tés artistiques et spectacles de mu- sique et de théâtre organisées au niveau de la maison de la Culture Abi-Ras-Ennaciri, ceux qui résident dans les zones rurales, par contre, se sentent frustrés car confrontés à la routine marquée par l’oisiveté et l’ab- sence de manifestations culturelles. Dans une ambiance conviviale, la salle de la maison de la Culture vibre au rythme du chaâbi, du hawzi ou du raï, spectacles animés chaque soir par des artistes de renommée nationale. Ainsi, les citoyens de Mascara n’ont

Visites familiales et flâneries

que l’embarras du choix pour meu- bler leurs soirées après la rupture du jeûne. Dans ce contexte, toutes les mesures de sécurité ont été prises par les responsables de ce secteur pour égayer les nuits du Ramadhan. La palme revient au Théâtre régional de Mascara qui a concocté un pro- gramme alléchant à plus d’un titre durant tout ce mois. Mais il y a un bémol: les pièces de théâtre sont toutes programmées au chef-lieu de la wilaya de Mascara, privant ainsi les mordus de théâtre des autres com- munes et localités de la wilaya des délices de cet art. Les veillées de ce mois de Ramadhan à Mascara sont plus animées que celles des années précédentes, selon de nombreux ci- toyens rencontrés dans les principales agglomérations de la wilaya durant ces cinq premières journées du mois de Ramadhan. Des citoyens de Tighennif, Sig, Mohammadia, Ghriss ont certaine- ment dû relever l’ambiance de quié- tude et de détente qui règne en ce mois de Ramadhan, agrémenté par une riche animation de soirées. Des citoyens rencontrés à Maoussa, Sidi

Kada et Oued El Abtal, les habitants de ces régions, qui ont longtemps souffert du climat d’insécurité, mais le Ramadhan de cette année rappelle, disent-ils à l’unisson, par son calme et ses attractions, le bon vieux temps des années fastes, loin des souvenirs douloureux et sanglants de la décen- nie noire du terrorisme aveugle, qui marquent toujours les esprits et les mémoires

. Le retour de la sécurité, le lancement de programmes d’animation cultu- relle, la disponibilité des transports et l’ouverture en nocturne des com- merces et lieux de distraction consti- tuent, selon de nombreux avis, les principaux facteurs de succès des soi- rées du Ramadhan à Mascara. Ce qui fait oublier les tracas subis par les ménagères qui font courageuse- ment face à la frénésie et à la hausse des prix dans les marchés. Fort heu- reusement, la tendance va désormais vers une baisse des prix des fruits et légumes, à la grande joie des pères de famille aux revenus moyens. Pourvu que ça dure A. GHOMCHI

RELIZANE

Vague de chaleur

L a canicule sévissant ces derniers jours dans les régions du pays et plus

particulièrement dans la wi- laya de Relizane, avec des températures de plus de 45 de- grés Celsius le jour et de plus de 25 degrés la nuit, a mis en alerte les populations locales qui se retrouvent du coup à la recherche du moindre brin de fraîcheur. Pour se prémunir de

cette vague de chaleur excep- tionnelle et des coups d’inso- lation, elles ont opté pour la

réhabilitation de pratiques an- ciennes et simples. Des effets vesti- mentaires légers, ont, par la force des choses, été dénichés pour se pro- téger du soleil. Pour certains, le choix se porte sur les jets d’eau, et au niveau de la nouvelle trémie aux alentours de la ville où il leur est loi- sible d’aller humer un air plus ou

où il leur est loi- sible d’aller humer un air plus ou moins frais, dès la

moins frais, dès la fin de la journée et de s’éloigner de la ville qui conti- nue de dégager, le soir, la chaleur emmagasinée durant la journée. Profitant de cette canicule, les re- vendeurs des équipements de clima- tisation sont pris d’assaut par des clients à la recherche d’un nouvel appareil. Ce rush sur les moyens de

climatisation a engendré, tou- tefois, une flambée vertigi- neuse des prix de ces produits auprès de certains revendeurs qui, encouragés par la forte demande, proposent à leurs clients la formule de vente par facilités de paiement. Le même décor estival, induit par cette vague de grandes chaleurs, est affiché à travers les différentes villes et villages de la wilaya qui du- rant la journée demeurent pra- tiquement désertes, leurs ha- bitants préférant rester chez eux que d’être sous un soleil de plomb. Seuls quelques automobi-

listes se hasardent à braver les fortes chaleurs en sillonnant certaines ar- tères, où des marchands de fruits et de légumes ont installé, sous de grands parasols, leurs stands de for-

tune.

M. Berraho

VEILLÉES A ANNABA

Du pain sur les planches pour “Masrah El Jouel”

E attendant que l’animation culturelle reprenne droit de cité

institutions de la wilaya, les Annabis, en ces premiers jours

de Ramadhan, ne renoncent pas à leurs habitudes. La promenade sacrée de Rizi Amor sur la Corniche ou encore le cours de la Ré- volution restent les deux destinations que la plupart des familles affectionnent particulièrement. C’est une sorte de pèlerinage que certaines familles accomplissent pratiquement tous les soirs, du moins pour celles qui ne reçoivent pas d’invités ou qui ne rendent pas visite aux proches ou aux amis. Pour beaucoup de fidèles, l’après-rupture du jeûne est tout indiqué, la destination aussi : la mosquée pour y accomplir la prière des «Taraouih». Ramadhan, c’est également le chant à satiété pour les fans de tous les genres musicaux. Cette année l’on ne dérogera pas à la règle puisqu’au menu figure le festival de la musique et de la chanson citadine qui se déroulera du 29 juillet au 6 août. Aux côtés de cette mani- festation qui revient depuis son institution lors de chaque Rama- dhan, il y a les concerts de la Hadhra Aïssaoua qui sont programmés comme chaque année durant les soirées de ce mois sacré. Et pour boucler la boucle, les amoureux des planches au- ront droit au total à 16 représentations signées des différents théâ- tres régionaux. Les pièces programmées portent la griffe des théâtres régionaux d’Annaba, d’Oran, de Constantine, de Skikda, de Batna, de Sétif, d’Oum El Bouaghi, de Mascara, de Béjaïa, de Saïda et de Guelma. Du théâtre à Annaba et durant le Ramadhan, il y en a toujours eu. L’innovation, c’est que le théâtre part à la rencontre des ha- bitants des zones rurales ou des petites localités à la faveur de ce que l’on a nommé «Masrah El Jaouel», ou «théâtre ambulant». La manifestation, la première du genre qu’accueillera Annaba, a au menu la pièce Ezaikha, mise en scène par Aït Ali Tounes et adaptée d’un texte de Elamri Kaouene. Produite par la coopéra- tive «Printemps culturel de Batna», cette pièce sera donnée à Oued El Aneb puis le lendemain à Berrahal. El Bouni sera la pro- chaine bénéficiaire de «Masrah El Jaouel» qui gratifiera les amoureux de l’art dramatique de la représentation intitulée «Tamar Oua Jamar», texte et mise en scène de Mourad Ben- cheikh, de la Coopérative culturelle El Fouara de Sétif. Cette pièce sera présentée le jour suivant à Sidi Amar. «Masrah El Jaouel mettra le cap sur Seraïdi, la perle de l’Edough» avec la présentation de la pièce «Chahrazed», texte de Mohamed Zé- maiche et interprétation et mise en scène de Aït Ali Tounsi, de la Coopérative «Masrah El Djazaïr». Le public de Aïn Berda aura l’honneur, quant à lui, de suivre dans le même cadre, la repré- sentation «Chkoun Guel Saci Mayakhdamch», conception et in- terprétation de Elamri Kaouene de la Coopérative du théâtre de Sétif. La pièce Chahrazed sera donnée à Tréat, alors que «Chkoun Guel Saci Mayakhdamch» est prévue à El Bouni. Les productions «Mekass oua Charwat», texte et mise en scène Mil- lat Salaheddine, de l’association Maraya de Constantine, et «El Far» ou «Le Fugitif», texte et mise en scène de Fares Boussaada, de la Coopérative « Le masque de Sétif» sont annoncées respec- tivement à Annaba, à El Bouni et à Séraïdi. S. Lamari

la faveur des programmes concoctés par les différentes

n

à

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Monde

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EL MOUDJAHID

SYRIE

Assaut de l’armée contre Alep

L' armée syrienne a donné l'as- saut hier dans des secteurs tenus par les insurgés à Alep,

deuxième ville de Syrie et enjeu crucial du conflit, déployant notamment une centaine de chars aux abords du quar- tier de Salaheddine, selon des militants et insurgés. Au moins dix soldats et trois rebelles ont été tués dans les com- bats depuis le début de l'assaut à Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ailleurs dans le pays, 31 personnes, soit 14 civils, 13 rebelles et 4 soldats, ont été tuées, selon la même source. Les renforts de l'ar- mée qui se massent depuis des jours aux abords d'Alep s'étaient dirigés le matin vers Salaheddine (sud-ouest) et avaient débuté l'assaut, selon l'OSDH. «Les combats les plus violents depuis

le début de la révolte ont lieu dans plu- sieurs quartiers du sud et du sud-ouest de la ville», a indiqué Rami Abdel Rah- mane, président de l'OSDH, précisant que le quartier de Salaheddine était celui qui comptait le plus grand nom- bre d'insurgés. Des affrontements se déroulaient notamment aux entrées de

Salaheddine qui était bombardé à l'ins- tar des autres quartiers. Un correspon- dant de l'AFP a constaté que l'armée dépêchait des soldats à pied dans cette ville de 2,5 millions d'habitants où de nombreux habitants tentaient de fuir les combats. Des civils ont notamment trouvé refuge dans les sous-sols des maisons, tandis qu'un mouvement d'exode était noté dans certains quar- tiers comme Al-Soukkari (sud). L'as- saut a été donné plus d'une semaine après l'ouverture de ce nouveau front le 20 juillet, l'armée ayant pu reprendre le dessus dans la capitale Damas qui a également connu de violents combats dans les quartiers hostiles au régime du Président Bachar Al-Assad. Plusieurs pays occidentaux avaient exprimé leur préoccupation face à la perspective d'un assaut contre les rebelles, Wash- ington évoquant la possibilité d'un «massacre» et la Russie parlant d'une éventuelle «tragédie». Une source de sécurité syrienne avait affirmé ven- dredi que les rebelles étaient retranchés dans des ruelles très étroites, rendant difficile toute bataille.

ruelles très étroites, rendant difficile toute bataille. COMMERCE DES ARMES Pas d'accord sur un traité à

COMMERCE DES ARMES

Pas d'accord sur un traité à l'ONU

Les négociations à l'ONU pour rédiger le premier traité international sur le commerce des armes conventionnelles se sont soldées par un échec ven- dredi à New York, mais devraient reprendre ultérieurement, selon le prési- dent de la conférence. «Le texte que j'avais proposé était un projet de traité, certains pays ne l'aimaient pas ,mais l'immense majorité était d'accord», a regretté l'Argentin Roberto Garcia Moritan. «Nous allons continuer de tra- vailler sur cette base.» La conférence, ouverte début juillet, devait décider par consensus entre les 193 pays membres de l'ONU. Interrogé sur la suite des événements, M. Moritan a indiqué qu'une des possibilités était «de de- mander à l'Assemblée générale (de l'ONU) de prendre une décision», c'est- à-dire de décider s'il doit y avoir de nouvelles négociations et quand. La prochaine session de l'Assemblée se tient fin septembre à New York. Selon un diplomate, le rapport que M. Moritan va transmettre à l'Assemblée gé- nérale propose de reprendre les négociations pendant deux semaines début 2013. M. Moritan s'est déclaré «certain que nous aurons un traité rapide- ment», mais n'a pas donné de délai. Peut-être faudra-t-il «peaufiner le texte auparavant», a-t-il ajouté.

VIOLENCE AU NIGERIA

4 éléments présumés de Boko Haram tués et 50 autres arrêtés

Quatre éléments présumés du groupe Boko Haram ont été tués et cin- quante autres arrêtés lors d'opérations menées à Maiduguri, dans le nord- est du Nigeria, a-t-on indiqué hier de source officielle. L'armée nigériane a lancé un raid dans la nuit de jeudi à vendredi, à la suite d'une attaque attri- buée au groupe Boko Haram contre une usine à Maiduguri, lors de laquelle deux Indiens ont été tués, affirme un communiqué officiel. Au cours de cette opération, «26 terroristes» ont été arrêtés et deux «membres présumés de Boko Haram» ont été tués, a ajouté le texte, précisant que «plusieurs des suspects tués ou arrêtés étaient responsables» de meurtres à Maiduguri. Deux autres membres présumés de Boko Haram ont été également tués et deux soldats blessés lors d'un échange de tirs qui s'est produit vendredi après que le groupe eut attaqué un véhicule militaire à Maiduguri, a-t-on fait sa- voir de même source. Les autorités ont, en outre, indiqué avoir localisé et désamorcé une bombe artisanale dans la même région de Maiduguri.

ROUMANIE

18 millions d’électeurs se préparent à voter la destitution de leur Président

se préparent à voter la destitution de leur Président A près les critiques de l'Union européenne

A près les critiques de l'Union européenne sur les atteintes à l'Etat de droit, les Roumains devront décider aujourd’hui s'ils approuvent ou

pas la destitution de leur président en place depuis huit ans, Traian Basescu, dont les sympathisants ont appelé au boycott du référendum. Quelque 18 millions d'électeurs sont appelées à voter en Roumanie, mais aussi à l'étranger, notamment en Espagne et en Italie où vivent des centaines de milliers d'émigrants roumains. La participation sera cruciale puisque le résultat de cette consultation ne sera validé que si 50% plus un des électeurs inscrits viennent déposer leur bulletin de vote dans l'urne, selon une décision de la Cour constitutionnelle. Un seuil qui paraît difficile à atteindre, notent les analystes politiques, dans un pays où l'abstention bat des records sur fond de désenchantement face à une classe politique accusée de négliger le bien public et de fonctionner sur une base clientéliste.

TUNISIE

Le gouvernement accepte la démission du ministre des Finances

L e gouvernement tunisien a annoncé ven- dredi avoir accepté la démission du mi- nistre des Finances, Houcine Dimassi,

et chargé le secrétaire d'Etat aux Finances, Slim Besbes, «de la gestion des affaires du mi- nistère jusqu'à la nomination d'un nouveau mi- nistre», rapporte l'agence de presse tunisienne TAP. La présidence du gouvernement tunisien a expliqué, dans un communiqué, que le mi- nistre (démissionnaire) avait eu «une position réservée» au sujet des résultats des négocia- tions sociales et politiques et de la politique des salaires adoptée, laquelle est actuellement examinée dans le cadre d'une concertation entre le gou- vernement et les parties sociales, s'agissant notamment de la distribution des augmentations des salaires entre les années 2012 et 2013.

sociales, s'agissant notamment de la distribution des augmentations des salaires entre les années 2012 et 2013.

FIN DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE WASHINGTON SUR LE SIDA

Poursuite de la mobilisation des chercheurs

L

a 19

dredi

e conférence internationale

en

d'après-midi

river à l'éradication de l'épidémie et parvenir à une génération sans sida.

à La secrétaire d'Etat américaine Hil- lary Clinton avait réaffirmé «l'enga- gement» des Etats-Unis à atteindre

pas,

nous ne diminuerons pas nos efforts et nous nous battrons pour mobiliser

de

parvenir à ce moment historique»,

sur le sida s'est achevée ven-

fin

Washington avec la volonté de pour- suivre la mobilisation des chercheurs et l'espoir d'en finir avec l'épidémie.

Réunissant depuis dimanche 20.000 délégués de quelque 190 pays et en- viron 2.000 journalistes et militants antisida, cette conférence biennale a été animée d'un nouvel élan pour ar-

ce

les

but.

«Nous

ne

reculerons

ressources

nécessaires afin

avait-elle martelé.

GHANA

Funérailles nationales pour John Atta Mills le 10 août

Des funérailles nationales seront organisées le 10 août à Accra pour l'ex-président du Ghana John Atta Mills, décédé mardi dernier, a indi- qué vendredi un communiqué officiel. Les cérémonies funèbres «auront lieu du mercredi à Accra 8 au vendredi 10 août», jour où auront lieu des obsèques propre- ment dites, selon la même source. Atta-Mills est décédé le 24 juillet à l'âge de 68 ans des suites d'une brusque maladie, dans un hôpital militaire d'Accra.

OUGANDA

Traque africaine contre les rebelles de la LRA

Une force de l'Union africaine (UA), composée de troupes de quatre pays, s'apprête à traquer le chef de guerre ougandais de l'Ar- mée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine. Kony est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour «crimes de guerre et crimes contre l'humanité» commis dans le nord de l'Ouganda. L'en- voyé spécial de l'UA sur la LRA, Francisco Madeira, a déclaré ven- dredi à la presse qu'une force de 5.000 hommes serait nécessaire, mais qu'ils lanceraient néanmoins des assauts avec les forces limitées rassemblées par l'Ouganda, la Cen- trafrique, la RDC et le Soudan du Sud.

CRISE POLITIQUE À MADAGASCAR

La SADC appelle au dialogue

La troïka de la Communauté de développement de l'Afrique aus- trale (SADC) a appelé vendredi au dialogue pour résoudre la crise politique de Madagascar, a annoncé le gouvernement sud-afri- cain. La dernière rencontre entre le Président de la transition malgache Andry Rajoelina et l'ancien Prési- dent Marc Ravalomanana «est un signe clair de leur engagement à trouver une solution durable à la crise politique dans leur pays», a

rappelé la troïka dans un commu- niqué publié par le gouvernement sud-africain. Les deux principaux protagonistes de la crise malgache se sont rencontrés pour la première fois en début de semaine aux Sey- chelles sous les auspices de la SADC, en présence du Président sud-africaine Jacob Zuma.

Dimanche 29 Juillet 2012

Société

15

EL MOUDJAHID

DURANT LE RAMADHAN

20 morts et 140 blessés en deux jours

DURANT LE RAMADHAN 20 morts et 140 blessés en deux jours L’ incivisme règne en maître

L’ incivisme règne en maître sur les routes algériennes. Une partie des usagers de la route ne se soucie de

rien provoquant des drames routiers inima- ginables et des préjudices psychiques aux familles des victimes, choquées par ce qu’elles viennent de traverser. La faucheuse a encore sévi une fois de plus. Les jours du mois béni de Ramadhan se suivent et se res- semblent, des morts et des blessés sur les routes au quotidien causés par l’excès de vi- tesse et l’insouciance des automobilistes, particulièrement en fin de journée à l’ap- proche du moment de l’iftar. Une heure où les conducteurs appuient sur le champigon pour arriver à temps et partager le repas du f’tour. Une erreur gravissime qui coûte à des personnes innocentes leur vie. Durant la période de référence, les unités de sécurité routière de la Gendarmerie nationale ont re- censé pas moins de 20 décès et 140 blessés en l’espace de deux jours, les journées du 25 et 26 juillet dernier. Des catastrophes rou- tières, au nombre de 65 accidents, survenues dans 25 wilayas du nord du pays, a indiqué

la cellule de communication et de l’informa- tion du Commandement de la Gendarmerie nationale qui a tiré la sonnette d’alarmes en affirmant que la criminalité routière connaît en ce moment une courbe ascendante ef- froyable. En effet, selon notre source, durant la journée du 26 juillet dernier, pas mois de 41 accidents de la circulation routière, parmi lesquels neuf mortels et 32 corporels dont un ferroviaire, ont été constatés par les uni- tés de la Gendarmerie nationale à travers 24 wilayas. Ils ont engendré le décès de onze personnes, des blessures à 95 autres, dont 2 ressortis- sants italiens et des dégâts matériels impor- tants à soixante moyens de locomotion impliqués. Aussi, lors de la journée du 25, 24 accidents de la circulation, 7 mortels et 17 corporels, ont été constatés par les unités de la Gendar- merie nationale. Ces accidents ont fait 9 morts et des blessures à 42 autres, et causé des dégâts matériels importants à 35 moyens de locomotion impliqués. Mohamed Mendaci

COMMERCE DES LIVRES DE CUISINE

Au royaume des goûts et des saveurs

DES LIVRES DE CUISINE Au royaume des goûts et des saveurs On entame la deuxième semaine

On entame la deuxième semaine du Ramadhan. Si pour certains, ce mois béni évoque immuabilité et indo- lence, ce n’est pas le cas pour d’autres pour qui les trente jours de Ramadhan sont une occasion en or pour garnir les goussets. Tous les créneaux sont solvables, pour peu qu’on ait une once d’imagination. En effet, après «qalb ellouz», «char- bet», la «galette» et les «diouls», des jeunes profi- tent de l’occasion pour in- vestir dans un créneau aussi porteur. Il s’agit de la vente des livres de cuisine qu’on trouve un peu partout sur la place d’Alger. Ce genre de commerce devient de plus en plus usuel, tant il attire la gent fé- minine. A la place des Mar- tyrs, à Bab Azzoune, comme à Bab El-Oued, toutes sortes de recueils de recettes de cuisine sont étalées, sur des étals de fortune et à même le sol. Des recettes de plats traditionnels, des hors- d’œuvre, des gâteaux et des sorbets sont proposées aux amatrices de cuisine, à rai- son de 100 DA le livret. Ces livres font le bonheur des femmes qui n’hésitent pas à faire une halte devant ces «tables» dressées pour feuil- leter les livres et éventuelle- ment les acheter. Nombreuses sont les ména- gères qui tiennent, en ce mois de piété, mais aussi des envies, de surprendre les membres de la famille avec

des mets nouveaux et succu- lents pour sortir de la routine des plats confectionnés tous les jours. Ce type de com- merce draine, en fait, à lon- gueur de journée, une foule de femmes qui veulent dé- couvrir les nouveaux mets et même la gastronomie à tra- vers le monde. Il faut dire que les recueils de la gastro- nomie marocaine et liba- naise sont très sollicités par les clientes qui vont jusqu’à débourser des sommes as- tronomiques pour booster leurs performances culi- naires et pourquoi pas deve- nir cordon bleu, pour faire plaisir au mari ou aux en- fants. C’est ce que dira en fait, Karima, rencontrée à la place du marché avec un sac en plastique contenant une dizaine de livres de cuisine qu’elle venait de s’offrir. Cette femme, la trentaine, nous dira que la cuisine est un monde à part entière qui évolue, et qui change, et ces livres lui permettent de déve- lopper son «capital» gastro- nomique, avant d’ajouter qu’elle se fait un plaisir d’apporter sa touche aux plats qu’elle prépare. De nos jours, les livres de recettes ne manquent pas. Les curieux, les gourmands, les gourmets de tous bords trouvent leur compte et surtout entrepren- nent un voyage où saveurs et parfums se mélangent. Une véritable exaltation de cou- leurs et de goûts riches et va- riés.

Samia D.

Hamoud-Boualem, histoire d'une résistance

Hamoud-Boualem, la plus an- cienne entreprise algérienne en- core en activité, se veut un modèle de réussite et de résis- tance vaillante face aux vicissi-

tudes de l'histoire, de la société

des goûts. Après avoir vécu

deux Guerres mondiales, une guerre de libération et de longues années d'instabilité, Ha- moud-Boualem, la marque, se porte comme un charme.

La fondation de Hamoud-Boualem re- monte à la deuxième moitié du XIX e siè- cle, quelques années avant l'apparition des deux grandes marques mondiales de soda (Coca-Cola et Pepsi-Cola). Youcef Hammoud, l'aïeul fondateur et grand- père de Boualem Hammoud, est alors établi dans le quartier de Belcourt (au- jourd'hui Mohamed-Belouizdad) comme limonadier et distillateur d'arômes. Très

tôt, il décide de passer le pas et, ajoutant du sucre et de l'eau gazeuse à ses es- sences de citron, il commence à fabriquer de la limonade. Hamoud-Boualem voit le jour en 1878. Le succès arrive rapidement. En 1889, lors de la tenue de l'Exposition univer- selle à Paris, la limonade de Youcef Hammoud, qui s'appelle alors la Royale, se voit récompensée d'une médaille d'or. S'en suivent une vingtaine de médailles d'or et d'argent remportées lors des diffé- rentes expositions auxquelles l'entreprise

a concouru.

Indémodable, cette boisson est connue, aujourd'hui, sous le nom de "Hamoud la blanche" et reste une valeur sûre pour l'entreprise. Pourquoi les autorités d'oc- cupation française se sont-elles intéres- sées à une entreprise algérienne et

l'ont-elles primée, alors qu'elles s'éver- tuaient à aliéner tout ce qui symbolisait l'Algérie ? En effet, la France voulait prouver au monde entier que les écono- mies de ses colonies prospéraient sous sa direction et se vantait des quelques pro- duits artisanaux exposés lors de manifes- tations internationales après avoir réduit

à néant toutes les industries stratégiques algériennes. "Cette brèche, Hammoud en

a profité pleinement pour faire la promo-

tion de son produit et affirmer toute la grandeur de la résistance algérienne face aux difficultés et obstacles rencontrés pendant la période coloniale", précise à l'APS Réda Hammoud, arrière-petit-fils de Youcef et directeur général de Ha- moud-Boualem.

Une source d’inquiétude pour les autorités françaises

C'est le petit-fils de Youcef, Boualem Hammoud qui, en 1924, crée l'entreprise en déposant la marque Hamoud-Boua- lem. En quelques années, il donne un essor très important à sa société, une so- ciété 100% algérienne qui sera une

et

société, une so- ciété 100% algérienne qui sera une et source d'inquiétude pour les autorités françaises,

source d'inquiétude pour les autorités françaises, lesquelles décident de la sou- mettre à davantage de taxes et d'impôts en vue de l'épuiser financièrement et lui imposent un actionnaire français ne jouissant d'aucune expérience. Ce dernier accapare la majorité des actions. La so-

ciété survit à la nationalisation en recon- naissance de son apport à la Révolution En 1951, Youcef Hammoud (arrière- petit-fils de Youcef le fondateur) et Ab- derrahmane (dit Dahmane) Hafiz, un parent proche, se proposent de racheter

la

société. C'est ainsi qu'ils ont recouvré

le

legs familial et repris les rênes de l'en-

treprise dont ils sont, aujourd'hui, les

principaux actionnaires. C'est grâce à sa

contribution à la guerre de libération que

la famille Hammoud a survécu au pro-

cessus de nationalisation enclenché par les autorités algériennes au lendemain de l'indépendance. Ainsi, les Hammoud et six autres familles en ont été épargnées en guise de reconnaissance pour leur ap-

port et leur contribution à la Révolution.

A la fin des années 1980, l'entreprise réa-

lise d'excellents résultats en tirant un maximum de profits de l'ouverture éco- nomique caractérisée par l'arrivée en Al- gérie des grandes marques de boissons gazeuses et en entreprenant d'importantes

opérations d'expansion dans un contexte

de concurrence ardue. Cependant, la si-

tuation qu'a vécue le pays pendant les an-

nées 1990 a freiné cet élan. Pendant la première décennie du troisième millé-

naire, la société entreprend une stratégie de diversification inédite. Confortée par

le climat de stabilité et de paix instauré,

elle revoit à la hausse ses activités de pro-

duction, consolide son réseau de distri- bution et acquiert deux nouvelles entreprises de production d'eau minérale, l'une à Béjaïa et l'autre à Sidi Bel-Abbès.

Troisième millénaire :

le véritable départ

En 2000, l'entreprise exporte, pour la pre- mière fois, son produit phare le Selecto en collaboration avec un investisseur français. Sur un marché en pleine expan-

sion, l'entreprise produit aujourd'hui près de 300 millions de litres de boissons par an, contre 30 millions en 1995. Son chif- fre d'affaires en 2010 a dépassé les 6 mil- liards DA. La plus vieille boisson algérienne "se taille 20% des parts du marché des bois- sons gazeuses en Algérie, selon plusieurs bureaux d'études spécialisés", affirme Réda Hammoud, précisant que la marque Hamoud occupe la première place en termes de volume des ventes à Alger et la deuxième au niveau national. Ha-

moud-Boualem ambitionne d'occuper la

première place au niveau national et d'at- teindre 30% de parts de marché à l'hori- zon 2015, parallèlement à l'augmentation de 10% de ses exportations, a-t-il ajouté.

L'entreprise est actuellement à pied d'œu- vre pour la réalisation d'une nouvelle unité à l'est du pays (Constantine) afin de renforcer les capacités des unités du Cen- tre (Alger) et de l'Ouest (Oran). A long terme, l'entreprise se projette dans des perspectives plus que prometteuses dans

un marché où sa marque tient une place incontestable. Elle ambitionne de décu- pler sa production à l'horizon 2022 dans le cadre d'une stratégie complémentaire comprenant également l'élargissement de ses exportations vers les pays du Golfe et en Amérique latine, et la diversification de ses produits. L'histoire de Hamoud-Boualem, Réda la résume comme suit : "Notre parcours, entamé par le fondateur de l'entreprise, Youcef Hammoud, a vu passer cinq gé- nérations qui ont marqué de leur em-

preinte l'histoire de l'entreprise jusqu'à ce que l'usine arrive à exporter ses produits

à l'étranger et devienne leader dans le do- maine de l'agroalimentaire. Cinquante ans après l'indépendance, le message que livre la doyenne des entreprises algé-

riennes à la jeunesse est celui de la résis- tance face aux difficultés et aléas de la vie, une résistance que l'entreprise mène

à ce jour au rythme d'une rude concur-

rence face aux géants mondiaux des bois- sons gazeuses."

APS

Dimanche 29 Juillet 2012

Culture

16

EL MOUDJAHID

CONCERT DU GROUPE EL FERDA AU THÉÂTRE DE VERDURE

Fascinante spiritualité du désert

Le groupe El Ferda a charmé, vendredi soir, le public algérois, présent au complexe culturel Laâdi-Flici, à l'occasion des soirées programmées pour le mois sacré de Ramadhan. Ce groupe de chants et musique du genre melhoun a dévoilé cette transe conjuguée à la prière qui illustre la magie spirituelle des chants séculaires et populaires au rythme du gnawi. Cette musique qui tire son origine de l’Afrique noire et qui était chantée par les esclaves, jadis, a toujours su fasciner l’auditoire.

L sentiment est surtout décuplé dans

un espace aussi feutré et convivial que celui qu’offre le groupe El Ferda

de Béchar, précisément de Knadessa. Gar- dant toujours le verbe haut par lequel il s’est fait connaître, ce groupe est considéré comme le plus représentatif de la région de Béchar. Il est sans cesse sollicité pour ani- mer les soirées, que ce soit à Alger, où il donne rendez-vous à ses fans le 8 août au palais de la culture Moufdi-Zakaria, ou à Skikda à partir d’aujourd’hui et dans bien d’autres villes en Algérie et ailleurs, avec à sa tête un Si Larbi maestro du groupe, tou- jours aussi ingénieux. Il n’a pas manqué d’éblouir et d’égayer les mélomanes de ce genre de musique qui nous vient du désert profond pour être partagée avec le public algérois composé essentiellement de fa- milles venues en nombre restreint, mais qui ont répondu avec enthousiasme. Ce groupe s’est fait connaître surtout par El Qasida de cheikh Ben Bouziane ; il en compte plusieurs et pas seulement du pate- lin qui l’a vu se constituer. Les qasidate des poètes du cru ne lassent pas ainsi d’étonner les habitués de cette musique où la religion se mêle avec le profane jusqu'à s’y confon- dre. Des admirateurs sont toujours présents au concert d’El Ferda pour trouver des consonances perdues au fil du temps. Avec son «bendir», «les taârigattes ou les petites derboukas», le luth, le violon, le goumbri, légnibri, la djefna, un mortier de cuivre, El Ferda excelle dans plusieurs «toubouâ», genres du patrimoine national, à savoir le soufi, el madih, le hawzi et le malhoun. Commençant par un istikhbar d'usage, le groupe a interprété plusieurs chansons de son répertoire, notamment Ya Karim El-

e

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

Kourama, qui a fait sa célébrité, nationale et internationale. Ghazal Fatma, Slat Ala Rssoul Allah, Salam, Tawelt el ghiba, Ben Bouziane dédié au sein patron des lieux. Longtemps confinées dans la région de Béchar, de belles chansons de ce groupe ont été très appréciées par les spectateurs présents à cette soirée. Le groupe a aussi présenté au public le nouveau membre qui joue du «goumbri», le jeune maâlem Sa- brou, qui a, à son tour, gratifié l’auditoire de deux m’dih, histoire de lancer la relève. Le public était vraiment gâté par une musique qui garde son cachet original, la distinguant de toutes les scories qui se sont greffées chez d’autres groupes de musique

plutôt versés dans ce que l’on appelle la musique moderne. Musique retouchée qui n’a rien à voir avec la musique originale. Malgré la fatigue, le groupe a chanté jusqu’à une heure tardive de la soirée (2 heures passées) des opus puisés de leur pro- pre répertoire qui ont toujours fasciné le pu- blic qui ne s’est pas empêché de faire quelques pas de danse aux rythmes du goumbri et du kerkabou qui donnent une particularité à la musique. Le public ravi a chaudement remercié les membres de ce groupe dont l’étoile ne

cesse de monter. Kafia Aït Allouache

AVANT-PREMIÈRE DU FILM DOCUMENTAIRE EL GOSTO À ALGER

Histoire d’une rencontre

L film documentaire El

Gosto de la réalisatrice algéro-irlandaise Safinez

Bousbia a été projeté, vendredi soir, en avant-première natio- nale à la salle de cinéma Cos- mos de Ryadh El Feth à Alger, qui continuera la projection du film jusqu’à la fin du mois de Ramadhan. Produit par «Qui- dam Production» et distribué en Algérie par «Cirta Films», le documentaire relate l’histoire d’une rencontre entre Safinez Bousbia, à l’époque étudiante en architecture vivant à Dublin (Irlande), qui était venue à Alger découvrir pour la pre- mière fois son pays, et des mu- siciens du conservatoire qui faisait partie du premier ensem- ble de musique chaâbi créé par El Hadj M'hamed El Anka. Tout est parti d’un artisan miroitier de la Casbah d’Alger, Moha- med Ferkioui, qui s’est révélé être le chef de l’orchestre dirigé par le cardinal du chaâbi dans les années 50. Au lendemain de l’indépendance, l’orchestre part en éclats vu qu’il comptait des musiciens juifs, espagnols et italiens, tous partis en France en 1962. Cette séparation et l’émo- tion qu’elle a suscitée chez le vieil accordéoniste donne à Sa- finez l’idée de rassembler les membres de cet orchestre après 50 ans de séparation. Au fil du documentaire, la réalisatrice re- trace l’histoire de la musique chaâbi et son évolution dans la société algérienne en se basant sur les témoignages des pre- miers élèves d’El Anka tels

e

les témoignages des pre- miers élèves d’El Anka tels e qu’Ahmed El Bernaoui ou Ro- bert

qu’Ahmed El Bernaoui ou Ro- bert Castel, fils d’un des plus grands noms de la musique al- gérienne de l’époque Lili El Abassi. Des deux rives de la Médi- terranée, tous ces musiciens, âgés et malades pour certains, déploraient le fait d’avoir perdu de vue les membres de la fa- mille musicale qu’ils for- maient. «A partir de là, le projet consistait à retrouver et réunir tous les membres de l’orchestre encore en vie, et non réaliser un documentaire», disait Safinez Bousbia, qui estime que le film et la musique viennent après la rencontre et l’aventure hu- maine. Dans leurs témoignages, les musiciens reviennent sur la

guerre de Libération nationale et le rôle qu’ils ont tenu dans la révolution, mais aussi sur le dé- part «douloureux» de leurs compagnons qui même pieds- noirs, partageaient leur quoti- dien «dans sa misère et ses douleurs». Dans la réalité comme dans le film, «ceux que l’histoire a séparés se retrou- vent rassemblés par la mu- sique», après neuf ans de travail sans relâche pour lequel Safinez Bousbia a même «vendu ses propres biens», et remontent ensemble sur la scène du théâtre de l’Olympia à Marseille en 2007 sous la direction d’El Hadi El Anka, accompagné d’autres élèves du cardinal comme Abdelkader Chercham,

pour donner un récital de chaâbi avec une quarantaine d’artistes. «Voir de vieux musiciens conti- nuer à caresser des rêves et à se battre pour les réaliser a conquis les publics du monde entier même dans des pays qui ignorent tout du chaâbi et de

l’histoire de l’Algérie», confiait

à l’APS la réalisatrice en évo- quant des passages du film en Corée du Sud ou aux Etats- Unis. Le même accueil est réservé

à l’orchestre «El Gosto» qui,

après s’être reformé, fait des tournées dans le monde entier et a déjà enregistré deux albums. Cependant, Safinez Bousbia et son orchestre n’attendent que d’être invités à se produire sur scène en Algérie après avoir «déposé des demandes et des dossiers partout où il est possi- ble d’en déposer», a-t-elle ré-

pondu au public qui a réclamé le spectacle. Présenté pour la première fois en octobre 2011 en Corée du Sud, El Gosto est sorti en France au mois de jan- vier dernier, et il est actuelle- ment exploitable en Algérie «après neuf mois de dé- marches», selon la réalisatrice. Pour sa part, M. Hachemi Zer- tal, responsable de «Cirta Films», a annoncé la projection du film au moins jusqu’à la fin du mois de Ramadhan et proba- blement au-delà dans les salles Sierra Maestra et Cosmos à Alger, tout en déplorant «le manque de salles de cinéma» pour assurer une exploitation nationale du film.

PALAIS DE LA CULTURE

Concert flamenco du groupe “El Macareno”

Le groupe espagnol «El Macareno» a donné vendredi à Alger un concert de musique flamenco pour un public venu en grand nom- bre au palais de la culture Moufdi-Zakaria. In- vité par l'ambassade d'Espagne et le ministère de la Culture à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, «El Maca- reno» a gratifié le public d'un concert où se sont mêlées virtuosité musicale et danse fla- menco. Le groupe, dirigé par le guitariste es- pagnol José Urbano, est composé d'un guitariste et d'un chanteur percussionniste au cajou (caisse en bois typique de la musique flamenco) ainsi que d'un danseur. Alternant balades classiques dans la veine de Paco de Lucia, chant à capela et morceaux plus ryth- més de musique andalouse, «El Macareno» a trouvé un écho très favorable auprès du public qui s'est prêté en chœur aux jeux des ryth- miques. Directeur artistique du centre «Arts et Saveurs de Cordoue», José Urbano parcourt le monde depuis près de trente ans où il donne des spectacles guitare flamenca. Son groupe «El Macareno» a donné une série de concerts dans les ambassades d'Espagne en Afrique, en Mauritanie et au Zimbabwe, entre autres, ainsi que dans de nombreux pays européens. Le patio du palais de la culture Moufdi-Zakaria accueille, depuis le début du mois de Rama- dhan, et ce, jusqu'au 31 juillet, des concerts de musique diverse, de l'andalou avec la troupe «Mzeghna» en passant par le hawzi et le ma- louf. Notons qu’une exposition-vente d'objets artisanaux de décoration est également orga- nisée durant le mois de jeûne.

SPECTACLE DU CINQUANTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE

Abtal El Qadar

bientôt à Batna

Le théâtre de plein air de Timgad (Batna) accueillera du 2 au 4 août le spectacle «Abtal El Qadar» (Les héros du destin), porté à la scène par le choré- graphe libanais Abdel Halim Cara- calla, a indiqué jeudi le directeur de la cul- ture. C'est le premier spectacle présenté

dans le cadre des fes- tivités célébrant le cinquantenaire de l'indépendance sur ce théâtre qui, depuis son ouverture en 2010, accueille ex- clusivement les soi- rées du Festival international de Tim- gad, a relevé M. Nouredine Bouguen- doura, assurant ce- pendant que cet équipement reste ou- vert aux associations culturelles et autres organisateurs de spectacles. Ouvert en juillet 2010, le théâtre de plein air de Timgad est une réplique du théâtre romain, à proximité duquel il a été réalisé par souci de préserver les ves- tiges deux fois millé-

naires

des

dégradations provo- quées par des milliers de festivaliers, de vé- hicules et des maté- riels lourds de retransmission télévi-

sée. Selon le direc-

teur de la culture, des efforts sont déployés pour faire suivre le spectacle «Abtal El Qadar» d'autres acti- vités et dynamiser cet espace culturel.

Le directeur de l'Of-

fice national de la culture et de l'infor- mation (ONCI), M. Lakhdar Bentorki, a assuré, à maintes re- prises, la disponibi- lité de l'Office à soutenir les associa- tions désirant présen- ter des activités

culturelles sur le nou- veau théâtre de plein air de Timgad. «Il est irrationnel qu'un tel équipement soit ex- ploité seulement les

dix jours que dure le

Festival de Timgad et baisse rideau le reste de l'année», a notam- ment déclaré M. Bentorki à la presse en marge de la dernière édition du

Festival de Timgad. Il a également ap- pelé à exploiter ce théâtre de plein air pour faire connaître

les trésors de la ré-

gion et la richesse de

ses expressions artis-

tiques. Le théâtre de plein air de Timgad peut accueillir 5.000 spectateurs. Sa réali- sation a coûté au Tré- sor public 352 millions de dinars.

Dimanche 29 Juillet 2012

Culture

17

EL MOUDJAHID

HOMMAGE À TALEB RABAH Une reconnaissance amplement méritée Taleb Rabah, artiste connu et reconnu pour
HOMMAGE À TALEB RABAH
Une reconnaissance amplement méritée
Taleb Rabah, artiste connu et reconnu pour son talent
et son sens du nationalisme, source de son inspiration
artistique, a été honoré, jeudi soir, à la salle
El Mouggar, lors d’une soirée musicale, en présence
de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, qui a tenu
à participer en personne à la cérémonie. Cet hommage
a vu la participation d´une pléiade d´artistes
L’ hommage entre dans le
cadre de la série d’hom-
mages consacrés aux maî-
tres de la musique algérienne,
organisée par le ministère de la Cul-
ture.
Accompagné de Khalida Toumi,
de sa famille et de ses amis et sous
les rythmes du groupe «d’idabalen»,
Taleb Rabah fait une entrée triom-
phale sous les youyous et les forts
applaudissements du public.
La soirée débute par une intro-
duction musicale donnée par l’en-
semble de Tizi-Ouzou sous la con-
duite de Salem Kerrouche, suivie
d’une projection d’un film docu-
mentaire sur la vie et le parcours de
Taleb Rabah. Cet interprète, auteur
et compositeur de talent, est né en
1930 à Tizilt, dans la daïra de Aïn El
Hammam (wilaya de Tizi-Ouzou). Il
est issu d’une famille traditionnelle
très conservatrice. Il émigre en
France en 1950. C’est avec l’aide de
quelques voisins qu’il trouve du tra-
vail dans une usine à Rombas en
Moselle (région de la Lorraine). Son
1956 déjà sur le point d’être présen-
tés à la SACEM grâce aux conseils
de son ami Arab Ouyezgarene. Il re-
joint Paris, sur ordre des autorités du
FLN, en 1957, pour se mettre à la
disposition de la Révolution. Le peu-
ple algérien venait de vivre la grève
des huit jours, un tournant décisif
dans la marche de la lutte contre
l’oppresseur.
Sous couvert de son activité d’in-
terprète-chanteur, Taleb Rabah éta-
blit nombre de liaisons utiles pour la
circulation des militants et des infor-
mations à Paris et ses environs. Du-
rant cette période, il est encouragé et
soutenu par le grand chanteur
Ahmed Wahby qui découvrait son
talent de musicien et d’interprète.
Il fait son entrée à Radio Paris et
participe à l’émission qu’animaient
Farid Ali et Amraoui Missoum. Il
obtient un grand succès populaire.
C’est en 1959 qu’il enregistre
son premier disque aux éditions Bar-
clay sur recommandation du direc-
teur artistique de cette société, Abder
Isker, une chanson intitulée «Yefouk
Ezzite» qu’il fait suivre de quatre au-
tres titres : «Athaâl djeth», «Dalila»,
«Slami ouel kheir» et «Ouyek ya
bnadem yalhan». A l’indépendance,
Taleb Rabah rejoint la Radio Télévi-
sion algérienne et participe en qua-
lité de chanteur à un grand nombre
de tournées artistiques à travers le
territoire national aux côtés d’autres
personnalités comme Cherif Khed-
dam, Boudjemaâ El Ankis, Anissa,
Ph. :T. Rouabah
don pour la mélodie s’affirme de
plus en plus, lorsqu’il acquiert une
mandoline avec laquelle il joue quo-
tidiennement. Très doué, le jeune
Rabah va parfaire ses connaissances
dans une école de musique à Hagon-
dange, une ville située entre Thion-
ville et Metz. Il échange sa man-
doline contre une guitare et entre
dans le monde de la composition.
Plusieurs titres de chansons sont en
Kaci Tizi-Ouzou et Krikèche. Il il-
lustre musicalement «Ighrivène»,
une émission radiophonique de la
Chaîne 2 animée par Mouloud Chei-
khaoui. C’est à l’issue de cette série
d’émissions qu’il est présenté, par
son ami Kamel Hamadi, aux éditions
Oasis que dirigeait Abdelkader Khe-
lil. Il enregistre deux titres intitulés
«Tsrount oualniw» et «Matachfam
aya igoudhar» qu’il fera suivre d’une
vingtaine d’autres titres. Les éditions
«la Voix du globe» et «Numidia»
complètent le nombre de cent cin-
quante œuvres qui constituent l’en-
semble de son parcours artistique.
La soirée s’est poursuivie par le
passage d’une pléiade d’artistes, en
l’occurrence la jeune Kenza, le fils
du maestro Taleb Rabah, Kader
Taleb, qui a chanté «Matachfam aya
igoudhar» pour honorer son papa. Il
nous fait savoir qu’il a été éduqué
par les chansons de son père. «J’ai
tout trouvé dans le répertoire musi-
cal de mon père. J’ai trouvé toutes
les réponses à mes questions dans les
textes de ses chansons. C’est aussi
un merveilleux père, il nous a tout
donné. Je suis vraiment heureux,
ému parce que c’est la première fois
que je chante devant lui, mais je suis
fier de l’avoir comme papa et de lui
rendre hommage aujourd’hui», dé-
clare Kader Taleb. Nouria a elle
aussi honoré le maître en lui chan-
tant deux titres phares de son réper-
toire. C’est aussi le cas de son frère
Taleb Tahar qui lui souhaite aussi
«une longue vie» et qui ne manque
pas de le remercier au passage pour
tout ce qu’il a donné non seulement
pour la scène musicale, mais aussi
pour son pays lors de la guerre de li-
bération. Taleb Rabah est récipien-
daire de la médaille de moudjahid
remise en 2007 par le Président de la
République, M. Abdelaziz Boute-
flika.
Rachid Koceila a, à son tour clô-
turé le passage des artistes par « Yel-
ha l’fen» une nouvelle chanson
écrite par Kamel Hamadi et compo-
sée par Taleb Rabah, avant de la sui-
vre par «Zrigh siffak gar oualniw».
Pour clôturer cet hommage, des
présents symboliques ont été remis
à Taleb Rabah. Kafia Aït Allouache

LA CHANTEUSE LIBANAISE YARA AU FESTIVAL ARABE DE DJEMILA

“Min Beyrouth lil Djazaïr”

Abdou Deriassa, Nada Eraihen, Maati el Hadj et Adel Chaoui sur un plateau.

“M in Beyrouth lil Djazaïr» : c’est par cette belle interprétation que la star libanaise Yara arri-

vera au terme de son tour de chant sa première en Algérie, la seconde journée du festival arabe de Djemila qui se poursuivait encore aux premières heures de la matinée dans un climat de joie et de sérénité sur l’immense pe- louse en gazon synthétique du stade Moha- med-Guessab à Sétif. Une seconde journée marquée également

par la prestation de grandes figures de la chan- son algérienne, notamment Nada Eraihen, qui

a été égale à elle-même sur cette grande scène

du chapiteau qui a été pour l’occasion, noyée de surcroît dans un décor tout de couleurs et de sons et d’images sans cesse fixées sur les grands monuments de la ville romaine de Cui- cul. Abdou Driassa qui, l’espace de trois su- perbes interprétations du répertoire de son père, aura su séduire le public. Maati el Hadj qui participait pour la première fois au festival de Djemila et qui a su également à travers un cocktail de chansons oranaises faire revivre ce beau patrimoine et marquer sa reconnaissance

à l’endroit de monuments de la chanson ora-

naise. Une belle soirée qui ne sera pas dans cette balade à travers l’Algérie sans accorder sa juste place à la chanson chaoui avec Adel Echaoui pour clore ce beau parcours, tard dans la soirée, au moment où nos montres allaient déjà à la conquête de 3 heures du matin. C’est pourtant Yara, la Libanaise, qui se produit pour la première fois en Algérie et donc pour sa première à ce festival, qui consti- tuera la tête d’affiche, visiblement heureuse d’être dans ce pays et d’être l’une des pre- mières de la chanson arabe à venir rendre un vibrant hommage à une autre grande dame,

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

qui a toujours porté dans son cœur son pays, qui l’a chanté dans ses beaux et moins beaux moments et a toujours su se hisser au rang d’ambassadrice de la chanson arabe : Warda el Djazaïria était ce soir dans tous les cœurs, absente peut-être à ce festival qu’elle a connu

et aimé mais présente par ses belles œuvre que Yara, ce «papillon de l’art arabe», comme on se plaît à la surnommer et son orchestre ont chanté ce soir, pour l’hommage et la recon- naissance. C’est à ce titre que le grand orches- tre dirigé par Nicolas Nakhla et accompagnant Yara entamera sa première sur cette scène lu- mineuse et au moment où l’écran géant central projetait des portraits de Warda, par cette su- perbe interprétation «Be Toueness Bik» qui fit trembler d’émotion le public, l’espace de son parcours et souleva de vibrantes ovations, comme pour exprimer la fierté et la juste re- connaissance de tous les Algériens à celle qui s’en ira , au moment où son pays s’apprêtait à célébrer le 50 e anniversaire de l’indépendance. L’ instant de cette interprétation musicale, la chanteuse libananaise investit la scène et entame son tour de chant avec un de ses grands succès « Twassa Fia » puis faire un break pour s’adresser au public et dire : «Je suis heureuse d’être pour la première fois en Algérie et à ce festival précisément au mo- ment où votre pays célèbre un grand événe- ment. Je souhaite de tout mon cœur que l’Algérie ne connaisse que de tels succès et continue sans cesse à vivre d’aussi beaux mo- ments». Celle qui nous confiera plus tard que sa présence en Algérie ne relève point du hasard souligne : «J’ai toujours souhaité me retrou- ver dans ce beau pays et le découvrir, et ce soir, je suis là aux cotés de ce peuple qui célè- bre le cinquantenaire de son indépendance et là, je dois vous avouer que cela me fait énor- mément plaisir ! C’est donc une occasion de souhaiter de tout mon cœur à ce pays et au peuple algérien tout le bien qu’ils méritent». Yara entame sans attendre «Mabrouk» sur un fond de debka qui ne laisse pas indifférents

tous ces spectateurs qui bougent désormais et répondent aux appels de la chanteuse qui les invite à s’impliquer davantage et à la suivre dans ses mouvements. «Nessem Aleina el Hawa» un grand et combien connu succès, «Maghroum», un suc- cès khalidji, «Khedni Maak» qui nous rap- pelle ce beau duo avec Marouane Khouri, et «Min Beyrout lil Djazaïr » seront autant d’au- tres succès que Yara, l’instant de dire «son res- pect et sa profonde reconnaissance à la regrettée reine du tarab el arabi » interprétera, achevant ce tour de chant en première par un bel hommage à Warda el Djazaïria. Yara, visiblement heureuse, ne cache pas ses sentiments et ajoute: «Je suis prête à reve- nir autant de fois qu’il le faudra. Je suis très conten-te, moi qui ai toujours aimé être très près de celles et ceux qui m’apprécient. Je n’ai pas senti le contraire ce soir à Sétif et je re- mercie de tout cœur tous ceux qui m’ont ré- servé cet accueil et ces ovations !». Les heures s’écoulent et il est déjà 1h20’ lorsque Yara cède la scène au chanteur algé- rien Maati El Hadj qui exécute sous les ap- plaudissements du public un joli cocktail oranais et cède la place à une autre étoile de la chanson algérienne Nada Eraihene qui in- terprète d’emblée «Gouloulou Yardjaa» et se- coue de nouveau l’ambiance parmi tous ceux qui se sont déplacés ce soir pour vivre cette seconde soirée. Abdou Driassa, tant attendu par ses nom- breuses et nombreux adeptes ne fera pas ex- ception à la règle en interprétant tour à tour : «Yal Goumri», «Yal Aouama» et «Nedjma Goutbia», trois grands succès de son père et que le fils continue à interpréter formi- dablement bien.

F. Z.

Dimanche 29 Juillet 2012

Cuisine

19

EL MOUDJAHID

L a C u i s i n e MAMANI d e BOQALA Aâmti ya
L a
C u i s i n e
MAMANI
d e
BOQALA
Aâmti
ya
âamti
wach
bik
à ghadbana?
Ida
aâla
atâam,
rani
chabâana,
wa
ida
si bik
âala
rani
rawyana,
ida
bik
âala
RECETTES
kahl
el
aâyn
manadih
ghir
el ana
Tante,
à tante
pourquoi
es-tu
énervée
si
c’est
cause
de
a nourriture
je n’ai
plus
faim,
c’est
cause
? l’eau yeux
bik n’ai à
je
il plus wa
soif
et
c’est
cause
de
mon
bien-aimé
ma aux de
noirs
,
n’y
que
si moi
ENTREE
DESSERT
qui
prendra
son
cœur.
Concombre farci au thon
Flan aux pommes
INGRÉDIENTS :
Ce flan aux pommes est
un dessert original et
léger.
• 5 œufs
• 200 g de sucre
• 7 pommes
410 g de lait concentré
non sucré
200 g de sucre pour le
caramel
PRÉPARATION :
1.
Je commence par met-
prêt.
tre 1l. de lait dans une cas-
6.
serole avec entre 80-100g
de sucre, avec un ruban de
Il faut remuer de temps en
temps, histoire que le tout
n'accroche pas. Temps de
cuisson : 30 minutes.
Au bout des 30 minutes
de cuisson, on ajoute au
riz (hors du feu) 2 œufs
zeste de citron et de la va-
nille. Porter à ébullition.
4.
Pendant ce temps, pré-
battus.
parer un caramel dans un
7.
On verse alors (au bout
2.
Pendant ce temps, peser
125 g de riz, le rincer et le
INGRÉDIENTS :
PRÉPARATION :
laisser s'égoutter.
moule qui va bien : flan,
charlotte etc, mettre 5
morceaux de sucre. On
- 1 gros concombre
Coupez le concombre en
3.
Quand le lait bout,
- 1/2 boite de thon à l’huile
grosses rondelles de ma-
nappe bien le moule et on
attend.
des 30 minutes de cuis-
son) ce mélange sur le ca-
ramel (juste avant on aura
enlevé le zeste) et on cuit
au bain marie (à 180°
- 1 oeuf bouilli
nière à pouvoir les creuser
ajouter le riz, touiller un
peu, et baisser le feu juste
5.
On préchauffe le four,
1 cuillère à soupe de
Mayonnaise
-
délicatement sans déchirer
la carapace.
assez pour que le riz mi-
jote sans déborder.
histoire qu'il soit pile à
donc) pendant 30 à 35 mi-
nutes.
180° lorsque le riz est
- 1 cuillère à soupe
de Ketchup
Ecrasez grossièrement à la
fourchette le thon et l’oeuf
ASTUCE
- Sel
bouilli. Rajoutez la mayon-
- Poivre
naise, le ketchup, salez et
Faire une sauce vite fait
- tomates
poivrez et mélangez le tout.
- cerise
Remplissez les concombres
avec cette farce et pour gar-
nir une tomate cerise
Accompagnez d’une salade
verte et de betterave.
Quand on a du jus de viande, on peut faire une sauce vite faite mais qui sera succu-
lente et accompagnera bien un plat.
Il faut mettre un peu de farine dans le fond d’une poêle, rajouter le jus de viande, re-
muer doucement sur feu bas, rajouter autant de bouillon. Saler et poivrer et c’est prêt.
Si la viande est blanche rajouter un peu de crème fraiche.
PLAT
Pommes
de terre
farcies
INGRÉDIENTS :
- 6 grosses pommes de terre
- 20 cl de crème fraîche
- 500 gr de fromage blanc
- gruyère râpé
- persil
PRÉPARATION :
- sel
1. Laver les pommes de terre à l'eau froide. Sans les es-
- poivre
suyer, les enrouler individuellement dans du papier alu-
minium.
2. Mettre les pommes de terre ainsi envelop-
pées au four à 200°C et les faire cuire pendant
environ 45 minutes. Piquer avec une four-
chette pour vérifier la cuisson.
3- Retirer les pommes de terre du four. Lais-
ser refroidir quelques minutes. Les couper en
deux dans le sens de la longueur. De préfé-
rence, les laisser dans le papier aluminium.
Elles sont plus faciles à manipuler et la peau
des pommes de terre est moins fragile. Enle-
ver une grande partie de la chair avec une pe-
tite cuillère et mettre la chair dans une assiette
creuse. Y ajouter la crème fraîche, saler et
poivrer. Ajouter de la persil ciselé, le fromage
blanc. Mélanger le tout avec une fourchette en
faisant une sorte de purée grossière. Remplir
les coques de pommes de terre avec le mé-
lange. A l’aide d’une fourchette faire des
stries et mettre dessus du gruyère rapé.
4- Placer les pommes de terre dans le four
pendant 15 minutes.
Vous pouvez accompagner ces pommes de terre avec un
poulet rôti ou autre.
Dimanche 29 Juillet 2012

SSéélleeccttiioonn

Télévision

24

EL MOUDJAHID

19h35
19h35

Réalisateur : Reinhard Radke Le Parc national du Serengeti est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du Nord de la Tanzanie au Kenya, s'étendent de vastes plaines et le massif du Ngorongoro. D'immenses troupeaux d'herbivores migrent chaque année, de manière spec- taculaire, vers ce million et demi d'hectares de savanes, où les attendent des points d’eau permanents et des pâturages d'herbe fraîche. Les gnous, les gazelles et les zèbres sont suivis de près par de très nombreux prédateurs, lions, guépards ou hyènes, leur ballet cruel et sans pitié offrant un impressionnant spectacle dans lequel l'enjeu est tout simplement la sur- vie.

dans lequel l'enjeu est tout simplement la sur- vie. L’équipée sauvage Réalisateur : László Benedek Année

L’équipée sauvage

Réalisateur : László Benedek Année : 1954 Avec : Marlon Brando Mary Murphy Robert Keith Lee Marvin Jay C Flippen Peggy Maley Hugh Sanders John Brown Ray Teal Will Wright Robert Osterloh William Vedder

Une petite ville américaine est ter- rorisée par une bande de jeunes mo- tards rebelles dont le chef décide de se battre contre un groupe de rivaux. Johnny et sa bande sillonnent les routes sur de puissantes motos, ef- frayant les voyageurs et installant un sentiment de peur dans les endroits où ils font halte. Après avoir perturbé une

19h45
19h45

course de moto et dérobé un des trophées, ils arrivent dans une pe- tite bourgade, où Johnny rencon- tre la jeune Kathie, qui s'éprend de lui. Une bande rivale, menée par un certain Chino, tente de les évincer. Johnny affronte le chef des intrus et finit par en triompher. Toute cette agitation n'est pas du goût des habitants de la ville. L'un d'eux, Charlie Thomas, réunit quelques hommes et décide de mater Johnny et ses motards, car il estime que le shérif, Harry Bleeker, est incapable de se faire respecter

shérif, Harry Bleeker, est incapable de se faire respecter Brancaleone s’enva-t-auxcroisades 23h15 Réalisateur :

Brancaleone s’enva-t-auxcroisades

23h15
23h15

Réalisateur : Mario Monicelli Année : 1969 Avec : Vittorio Gass- man Adolfo Celi Stefania San- drelli Beba Loncar Lino Toffolo Sandro Dori Gigi Proietti Paolo Villaggio Accompagné de quelques fi- dèles et d'une sorcière, secrète- ment amoureuse de lui, un

chevalier au grand coeur se lance

à la conquête de Jérusalem.

Le chevalier Brancaleone a perdu presque tous ses hommes. C'est le moment qu'il choisit pour partir à la croisade et délivrer la ville sainte de Jé- rusalem. Avec une poignée de fidèles, il se lance à l'assaut des Sarrasins. Mais une sorcière, qui accompagne la troupe, tombe secrètement amoureuse de lui. Or la belle est également fort jalouse

amoureuse de lui. Or la belle est également fort jalouse Le journal de Bridget Jones Réalisateur

Le journal de Bridget Jones

Réalisateur : Sharon Maguire Année : 2001 Avec : Renée Zellweger Hugh Grant Colin Firth Gemma Jones Jim Broadbent Celia Imrie James Reed Faulkner Charmian May Paul Brooke Felicity Montagu Shirley Henderson Sally Phillips Amoureuse de son patron et tou- jours en quête du prince charmant, une trentenaire célibataire tente de maigrir, de moins fumer et d'échapper

à sa mère. Bridget Jones travaille dans une maison d'édition. A 30 ans passés, elle est toujours un cœur à prendre et, de dî- ners familiaux en soirées entre copains, traîne comme une guigne sa réputation de célibataire maladroite au parler franc.

19h50
19h50

Amoureuse de son patron, un bel- lâtre insensible et arrogant, Brid- get fait, au hasard d'une dinde de réveillon, la connaissance de Mark Darcy, un célèbre avocat divorcé. C'est alors qu'engluée dans ses problèmes existentiels, notamment perdre un certain nombre de kilos superflus, Bridget apprend avec consternation que sa mère a dé- cidé, à 60 ans, de vivre sa vie de femme. Elle s'est entichée d'un présentateur vedette, participe à des émissions de télé-achat et a quitté le domicile conjugal avec armes et bagages, laissant derrière elle un mari éploré qui attend en vain son retour

elle un mari éploré qui attend en vain son retour Réalisateur : André Ovredal Année :

Réalisateur :

André Ovredal Année : 2010 Avec : Otto Jespersen Hans Morten Hansen Tomas Alf Lar- sen Johanna Morck Glenn Er- land Tosterud Torunn Lodemel Stokkeland Urmila Berg-Do- maas Robert Stoltenberg

Quelques étudiants et leur guide débusquent des trolls à trois têtes dans une forêt pro- fonde. Ils tentent d'échapper à leur colère destructrice. Réalisant un film sur le bra- connage en compagnie de leur guide Hans, des étudiants s'en- foncent dans une forêt profonde. Des éclats de lumière et

Troll Hunter

00h05
00h05

d'étranges grognements leur laissent deviner qu'ils s'appro- chent d'une créature autre- ment plus grande que l'ours qu'ils s'attendaient à débus- quer. Réfugié avec eux dans la seule voiture qui ait ré- chappé à une démolition en règle, Hans leur confirme leur intuition. Ils ont déclenché la colère d'un troll. Le lende- main, la petite troupe retourne en forêt, sur la trace des per- sonnages légendaires. Hans leur demande de se soumettre à de curieux rituels, destinés à les débarrasser de leur odeur pour tromper l'odorat sensible des trolls

Programme

daujourdhui

ENTV

 

TV5

13h00 : Journal télévisé 13h30 : El-Drousse El-Mohamadia 14h30 : Indie a tous prix 15h00 : El-Nahda Ilmia Fi Islam 16h00 : Jini 16h30 : Min Rawaie El-Qissas El-Na- baoui 16h45 : Tadje El-Qoraan 17h00 : Journal télévisé Amazigh 17h20 : Moutaât El-Maida 18h00 : Wahdek fI bilad 18h30 : Taqdar Trabah 19h00 : Journal télévisé ( Edition du

08:05 Ma caravane au Canada 09:05 A l'école des pilotes de course 10:00 TV5MONDE, le journal 10:15 Pardonnez-moi 10:45 Quoi de neuf doc ? 11:05 La télé de A @ Z 11:30 Partir autrement 12:30 Journal (RTBF) 13:00 Des racines et des ailes 14:45 Hôtels particuliers 15:00 TV5MONDE, le journal 15:25 Nec plus ultra 16:00 La ruée vers l'or 16:45 Les grands explorateurs 17:00 TV5MONDE, le journal 17:10 Dîner à la ferme 18:05 360°-GEO 19:00 Les chéris d'Anne 19:30 Journal (France 2) 19:55 Un objet, un exploit 20:00 On n'est pas couché 22:00 TV5MONDE, le journal 22:10 Journal (RTS) 22:45 Taratata 00:20 TV5MONDE, le journal Afrique 00:35 Penthouse 5-0 01:00 Penthouse 5-0 01:30 J'y suis j'y reste ! 02:00 TV5MONDE, le journal 02:30 7 minutes pour une vie

20h00)

19h35 : Aâmi Achour 19h50 : Min Niaâmihi 20h05 : Récitations du Saint Coran 20h20 : Café Mimoun 20h40 : Hikaya Hikaya 21h00 : Chams El-Haqiqa 21h30 : Zanoud El-Sit 22h20 : Film 23h55 : Omar ibn al-Khattâb 01h00 : Journal télévisé 01h30 : El-Cinéma Wa Thaoura

TF1

 

12:00 Journal 12:15 Du côté de chez vous 12:19 F1 à la Une. 12:55 Formule 1 Grand Prix de Hongrie 15:10 Les experts 16:05 Les experts 16:55 Sept à huit 18:50 Petits plats en équilibre été 19:00 Journal 19:30 Du côté de chez vous 19:50 Le journal de Bridget Jones 21:25 Dérapage 23:30 Columbo 01:10 L'actualité du cinéma 01:15 Reportages 01:55 Jolokia, l'odyssée des «bras cassés» 02:50 Sur les routes d'Ushuaïa

ARTE

08:25 Les aventures d'une classe de voile 08:50 Expédition planète sau- vage 09:30 Elvis : '68 Comeback 10:45 Sauvages seventies 11:30 Arts du mythe 12:00 360°-GEO 13:00 Arte au Festival de Salz- bourg 13:05 Claudio Abbado dirige Mozart et Schubert 15:00 Alexander Pereira, tout passionnément 15:55 Arte au Festival de Salz- bourg 16:20 Le quatuor Hagen et le Zürcher Ballett 17:35 Nikolaus Harnoncourt di- rige Mozart 19:00 Arte journal 19:15 Le blogueur 19:35 The Wild Ones 19:45 L'équipée sauvage 21:00 When You're Strange 22:25 Call me Iggy 23:10 Nina Hagen 00:10 La minute vieille 00:20 1983 : au bord de l'apo- calypse 01:35 L'homme riche

FRANCE 2

12:00 Journal 12:15 13h15, le dimanche 13:10 Faites entrer l'accusé 14:40 Les stars du rire. 16:25 Point route 16:30 Jeux olympiques Lon- dres 2012 19:00 Journal 19:35 Jeux olympiques Lon- dres 2012 00:00 Journal de la nuit 00:20 Les stars du rire 01:55 13h15, le dimanche 02:35 Le combat d'Ibrahima 02:50 24 heures d'info

FRANCE 3

 

11:00 12/13 : Journal régional

CANAL +

11:10 12/13 dimanche 11:55 Jeux olympiques Londres

07:25 Kung Fu Panda 2 09:00 La caméra planquée de François Damiens 09:05 Mes meilleures amies 11:10 Action discrète 11:20 Le petit journal 11:40 Le JT 11:55 Spécial investigation 13:00 Zapping : l'intégrale 13:30 Jamel Comedy Club 14:05 Golf Evian Masters 16:00 Looking For Barcelona 17:05 Mon beau-père et nous 18:40 Action discrète 18:55 Les Simpson 19:20 Les Simpson 19:55 Strike Back 20:40 Strike Back 22:15 Conan

2012

16:30 En course sur France 3 16:50 Questions pour un super

champion

18:30 19/20 : Journal national 18:55 Jeux olympiques Londres

2012

19:35 Commissaire Montal- bano 21:20 Soir 3 21:40 Commissaire Montal- bano 23:15 Brancaleone s'en va-t- aux croisades 01:20 Soir 3 01:40 Thalassa

FRANCE 5

 

11:00 Les escapades de Petitre- naud 11:30 Je ne devrais pas être en vie 12:20 Superstructures Evolution 13:10 Les côtes d'Europe vues du ciel 13:50 Saveurs d'Asie 14:40 200 km à la ronde 15:40 J'irai dormir chez vous 16:35 Visa pour l'aventure 18:05 On n'est pas que des co- bayes ! 18:55 Echo-logis 19:35 Serengeti 21:00 Une maison, un écrivain 21:25 Fourchette et sac à dos 22:20 Les routes de l'impossible 23:10 Animal Armageddon 23:55 Vers d'autres mondes 00:50 Les oursons orphelins de la taïga

M6

08:35 A mourir de rire 11:15 D&CO 12:10 Sport 6 12:25 L'amour est dans le pré 14:40 Maison à vendre 16:15 66 Minutes

17:30

66 Minutes : les histoires qui font 18:45 Le 19.45 19:05 E=M6 19:30 Sport 6 19:50 Capital : les inédits de l'été 21:45 L'été d'«Enquête exclusive» 23:00 66 Minutes 00:10 Empire 00:50 Empire 01:30 M6 Music / Les nuits de M6

Dimanche 29 Juillet 2012

Détente

25

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3 844
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Nº 3 844
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
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I
II
III
IV
V
VI
VII
VII
I
IX
X
 

Définitions

   
       

HORIZONTALEMENT

 
 

I- Forme un tout-unité de vitesse de son. II-Une passe de

ballon-crier à

l’écurie -III-Poudre

après l’incendie-cadeau de

naissance IV

En elle-sous-marin

porteur

de

missiles

V.

Ne

reconnaît pas-grecque VI- Membrane du cœur VII-Inflammation

VIII-Une

série de

sons musicaux-rocher dangereux

IX-pays

africain-drame japonais X-Utilisas-Direction

 

VERTICALEMENT

 

1. blessé-colle. 2-papa une

fois l’an-ajoutais -Un peu de

couleur

3. fils arabe-en rade-politique africain 4. En duel-arbres

5.

couper

des

branches

6.

rejetai

un fils-amour

de zeus

7.

possessif-une noix 8. assistance-énoncé 9. En position acroupie.

10.

nom de roi-quote part

SOLUTION DES MOTS CROISES

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Mots FLECHES Nº 3 844 OUVRIÈRE PAS UN AMI LÈCHE DANS LATREILLE ENPART PÉRIODE BATEAU
Mots FLECHES
Nº 3 844
OUVRIÈRE
PAS UN AMI
LÈCHE
DANS LATREILLE
ENPART
PÉRIODE
BATEAU
EN FICHE
DANS L’AUBE
BELGE
UNEANGLAISE
ÉREINTÉ
ÀDÉCOUVRIR
ANESTHÉSIÉS
GENITILMARTIEN
OBTEMPÉRER
COUTUME
CELLULENOM
REPRODUCTRICE
COURS ENFRANCE
GENREMUSICAL
EN ROSE
TOUTÀCOUP
FRUITS
AFFECTIONNASALE
PARFOISGALEUSE
FLEURROYALE
GRANDOUVERT
QUINETTOIE
PIRATERIE
EN RAGE
PELLE
PRATIQUES
RÉGUILIÈRES
BRANCHE
CULOTTÉE
ADMINISTRÉS

Grille

Grille Nº 3 844 3. Batillage 34.Redevenir 6. Cléopâtre 35.Pueraient 11. Exultation 36.Analgésie
Grille Nº 3 844 3. Batillage 34.Redevenir 6. Cléopâtre 35.Pueraient 11. Exultation 36.Analgésie

Nº 3 844

Grille Nº 3 844 3. Batillage 34.Redevenir 6. Cléopâtre 35.Pueraient 11. Exultation 36.Analgésie

3.

Batillage

34.Redevenir

6.

Cléopâtre

35.Pueraient

11.Exultation

36.Analgésie

12.Dosimétrie

13.Hindouisme

 

14.Fuligineux

16.Hebraïsant

17.Techncien

18.Cataplasme

19.Autographe

38.Débouche

39.Serpolet

40.Eclaircir

41.Regardant

42.Annoncier

21.Invalide

26.Récitatif

7.

Thomisme

28.Empirisme

8.

Mastoïde

31.Liturgie

9.

Clientèle

32.Printemps

10.Collodion

33.Port-Plat

15.Célérité

37.Sex-Appeal

20.Sans-Cœur

22.Bataillon

23.Pollution

24.Carmélite

25.Boucherie

27.Diligence

29.Interdire

30.Chronique

1.

Peinturer

2.

Perméable

4.

Piscivore

5.

Babillard

43.Mangetout

COMPARTIMENT

SOLUTIONPRECEDENTE:ECLABOUSSURE

COMPARTIMENT SOLUTIONPRECEDENTE: ECLABOUSSURE R R E R U B E R O V A E
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