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S1UE4b : Histoire de l’art

Enseignante : Eléonore Marantz-Jaen


CHAPITRE 9 :
LE CUBISME OU LA TRANSFORMATION DES SIGNES PICTURAUX

BIBLIOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE

Ouvrages généraux
-DAIX Pierre, Journal du cubisme, Genève, Skira, 1982.
-RUBIN W. (dir.), Picasso et Braque, l’invention du cubisme, Paris, Flammarion,
1984.
-COLLECTIF, Les Demoiselles d’Avignon, Paris, Musée Picasso, RMN, 1988.
Sources et documents
-APPOLINAIRE Guillaume, Les Peintres cubistes, Paris, Hermann, 1980 (réédition).

Les Demoiselles d’Avignon (1907, huile/toile, 243,9 x 233,7 cm, New York, MOMA)
sont le prélude à l’une des aventures artistiques les plus radicales de la première moitié du
XXe siècle : le cubisme.
Le cubisme a contribué à faire éclater les structures de l’univers euclidien et à faire
vaciller la vision humaniste du « réel », comme, d’ailleurs, les découvertes contemporaines
dans le domaine de la physique, de la psychanalyse ou de la linguistique.

I. LA NAISSANCE DU CUBISME
1. Les Demoiselles d’Avignon, une œuvre fondatrice
-PABLO PICASSO (1881-1973), Les Demoiselles d’Avignon, 1907, huile sur toile,
245,7 x 233,7 cm, New York, Museum or Modern Art
2. La rencontre Braque-Picasso
-GEORGES BRAQUE (1882-1963), Grand nu, 1907-1908, huile sur toile, 100 x 140
cm, Paris, Centre Georges Pompidou
3. Les trois phases du cubisme
-cubisme cézannien (1908-1910)
-cubisme analytique (1910-1912)
-cubisme synthétique (1913-1914)

II. LE CUBISME CEZANNIEN (1908-1910)


-GEORGES BRAQUE (1882-1963), Maison à l’Estaque, 1908, huile sur toile, 73 x
60 cm, Berne, Collection particulière
-PABLO PICASSO (1881-1973), Le Réservoir, 1909 (Horta de Ebro, été 1909), huile
sur toile, 60,3 x 50,1 cm, New York, collection Mr. Et Mrs. David Rockfeller
III. LE CUBISME ANALYTIQUE (1910-1912)
-GEORGES BRAQUE (1882-1963), Violon et Palette, 1909-1910, huile sur toile,
36,1 x 16,7 cm, New York, musée Solomon R. Guggenheim
-PABLO PICASSO (1881-1973), Portrait d’Ambroise Vollard, 1910 (Paris, printemps
à automne 1910), huile sur toile, 93 x 66 cm, Moscou, Musée Pouchkine
-GEORGES BRAQUE (1882-1963), Le Portugais, 1911-1912, huile sur toile, 117 x
81 cm, Bâle, Kunstmuseum
-PABLO PICASSO (1881-1973), Nature morte au piano, 1911-1912, huile sur toile,
50 x 100 cm, Berlin, musée Berggruen
-PABLO PICASSO (1881-1973), L’Aficionado (Le Torero), 1912, huile sur toile, 135
x 82 cm, Bâle, Öffentliche Kunstammlung Basel Kunstmuseum
S1UE4b : Histoire de l’art
Enseignante : Eléonore Marantz-Jaen
-PABLO PICASSO (1881-1973), Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile, toile
cirée sur toile entourée de corde, 29 x 37 cm, Paris, musée Picasso
-GEORGES BRAQUE (1882-1963), Violon et pipe (Le Quotidien), 1913-1914, fusain
et papiers collés sur papier puis sur carton, 74 x 106 cm, Paris, Centre Georges
Pompidou, MNAM
-PABLO PICASSO (1881-1973), La Guitare, 1912-1913 (hiver 1912-1913), Tôle,
ficelle et fil de fer, New York, The Museum of Modern Art (don de l’artiste)
IV. LE CUBISME SYNTHETIQUE (1913-1914)
-GEORGES BRAQUE (1882-1963), L’Homme à la guitare, 1914, huile et sciure de
bois sur toile, 73 x 130 cm, Paris, Centre Georges Pompidou, MNAM
-PABLO PICASSO (1881-1973), Portrait de jeune fille, 1914, huile sur toile, 130 x
96,5 cm, Paris, Centre Georges Pompidou, MNAM

Le cubisme, une nouvelle conception de la création artistique


Au travers du cubisme, Picasso et Braque (« la cordée ») ont voulu découvrir les lois
internes de la création artistique. Ils ont posé le problème du sens au niveau de ces lois.
Désormais, on ne cache plus les processus de création artistique, on les montre ; en d’autres
termes, le « faire » plastique est rendu apparent au détriment du sujet.
Picasso et Braque affirment ainsi que les arts plastiques ne sont ni arts de reproduction
ni d’interprétation mais des arts de création.

V. LES CUBISMES
A Paris, les expérimentations sur l’espace pictural menées par Picasso et Braque font
des émules. Parmi eux, les peintres Albert Gleizes, Fernand Léger, Robert Delaunay ou Juan
Gris. Ces peintres vont capter les principes du cubisme, se les approprier et les faire évoluer
en les investissant de leurs approches personnelles.
Pour ces peintres, le cubisme n’est pas une fin en soi mais c’est un passage obligé pour
les artistes souhaitant renouveler leur mode d’expression. En effet, à partir du cubisme, il
devient possible d’engager une réflexion sur la finalité de la peinture. Beaucoup d’artistes
pratiquent ainsi la géométrisation du sujet et brisent l’espace pictural, mais chacun fait du
cubisme une lecture personnelle et partielle.
Dans le cadre de ce cours nous n’évoquerons que Juan Gris, Robert Delaunay et
Fernand Léger.

1. Juan Gris (1887-1927)


-JUAN GRIS (1887-1927), Nature morte à la lampe à pétrole, 1912, huile sur toile,
48 x 33 cm, Otterlo, Rijskmuseum Kroller-Muller
-JUAN GRIS (1887-1927), Violon et verre, 1913, huile sur toile, 46 x 73 cm, Paris,
Centre Georges Pompidou, MNAM
-JUAN GRIS (1887-1927), Nature morte en face de la fenêtre ouverte (place
Ravignan), 1915, huile sur toile, 116 x 89 cm, Philadelphia museum of Art

2. Robert Delaunay (1885-1941)


-ROBERT DELAUNAY (1885-1941), La Tour Eiffel (série), 1910-1911, huiles sur
toile
-ROBERT DELAUNAY (1885-1941), La Ville de Paris, 1910-1912, huile sur toile,
247 x 406 cm, Paris, Centre Georges Pompidou, MNAM
3. Fernand Léger (1881-1955)
-FERNAND LEGER (1881-1955), La Femme en bleu, huile sur toile, 194 x 130 cm,
Bâle, Kunstmuseum
S1UE4b : Histoire de l’art
Enseignante : Eléonore Marantz-Jaen
-FERNAND LEGER (1881-1955), Contrastes de formes (série), huiles sur toile
-FERNAND LEGER (1881-1955), Le Réveil-matin, 1914, huile sur toile, 81 x 100
cm,
Paris, Centre Georges Pompidou, MNAM