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PERSPECTIVE DES OMBRES


Sommaire général
-10-

SOMMAIRE

- Ombres propres et portées


Définitions / Principes / Méthode 2à3
- Ombres au soleil 3à5
- Méthode du “plan lumineux” 5à8
- Ombre portée (méthode classique) 9 à 10
- Ombre portée par un objet sur un autre objet 11 à 14
- Ombre portée par un cercle 15
- Ombre propre de la sphère 16 à 17
- Ombre portée dans l’intérieur d’une arcade 18 à 19
- Ombres propre et portée d’un cylindre de révolution 20 à 21
- Ombre portée dans l’intérieur d’un cylindre 22 à 23
- Ombre vraie / Application 24 à 25
- Ombres au flambeau 26

contact : jc.remond@wanadoo.fr

J.C. RÉMOND - COURS DE PERSPECTIVE - EAML


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PERSPECTIVE DES OMBRES
OMBRES PROPRES
OMBRES PORTEES

DEFINITIONS
Une ombre résulte de l'interception de la lumière par un corps opaque.
Deux types de lumière déterminent 2 catégories d'ombre :
- lumière naturelle ---> ombres au soleil
- lumière artificielle ---> ombres au flambeau

Ces sources de lumière définissent simultanément pour un même objet 2 zones d'ombre distinctes :
- les ombres propres
situées sur les surfaces de l'objet non exposées à la lumière,
délimitées des zones éclairées par une ligne dite séparatrice d'ombre et de lumière.
- les ombres portées
résultant de la projection sur les surfaces avoisinantes et sur l'objet lui-même des parties éclairées
de l'objet.

PRINCIPES > fiche 40 source lumineuse


S
OMBRES PORTEES DES DROITES SUR DES PLANS
A
l'ombre portée d'un point A sur un plan (P)
1 est l'intersection A' avec ce plan du rayon
lumineux qui passe par ce point.

lorsqu'une droite AB coupe un plan (P), son


2 ombre portée sur ce plan passe par le point S'
d'intersection B. A' B

l'ombre portée de AB sur le plan P passe


3 par le point où le rayon lumineux parallèle
à cette droite coupe ce plan.
P

METHODE > fiche 40

Pour chercher l'ombre d'une droite AB sur un plan (P) :


S
A - on mène par la source lumineuse S le rayon lumineux
SS' parallèle à cette droite :
les deux points S' et B où le rayon lumineux et la droite
coupent ce plan déterminent la DIRECTION de l'ombre
portée de la droite.
A’ direction
B S’ - le rayon lumineux mené par l'extrémité A de la droite
longueur détermine la LONGUEUR de l'ombre portée.

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PERSPECTIVE DES OMBRES (suite)

CAS PARTICULIER > fiche 40

S
Lorsque une droite est parallèle à un plan, son ombre sur ce plan lui est
parallèle.
A
- si la droite est fuyante, son ombre sera fuyante.
La droite et son ombre étantt parallèles, elles ont le même point de fuite.
A'
- si la droite est de front, son ombre sera frontale.
La droite et son ombre sont vues parallèles.
B
S'
AB est parallèle au plan (P).
Le plan (S AB) coupe le plan(P) selon A’B’ parallèle à AB.
B' P

Cette méthode s'applique aux ombres au soleil comme aux ombres au flambeau.

OMBRES AU SOLEIL

Le soleil est considéré comme à l'infini; les rayons lumineux sont parallèles entre eux.
On parlera de LUMIERE PARALLELE (les rayons lumineux sont des droites concourantes en perspective).

Le soleil peut occuper diverses positions par rapport au tableau :


- le soleil dans l'espace est au delà du tableau, devant l'observateur.
- le soleil est derrière l'observateur.
- le soleil est dans le plan du tableau.

1 - SOLEIL DEVANT L'OBSERVATEUR > fiche 41


Soleil 2
Soleil 1 Soit S1 l'image du soleil situé à l'infini.
T S1 est l'intersection du rayon lumineux passant par l’œil
> avec le tableau.
V
>

Considérons deux positions du soleil :


S1 S2 - les images S1 et S2 sont situées au dessus de LH
- si le soleil est à gauche, l'image S1 est à gauche de
la verticale principale
LH
- si le soleil est à droite, l'image S2 est à droite de
P
la verticale principale
Œ

S
A
CONSTRUCTION (R)
>

H
Soit une verticale AB. Le point B est l’intersection avec le plan (H.)
On mène par S (image du soleil) un rayon lumineux R parallèle à AB.
Son intersection avec le plan horizontal est Sh. Sh
B
S est l'image d'un point à l'infini (le soleil).
La verticale SSh est l'image d'un rayon lumineux à l'infini,
Donc Sh est l'image d'un point à l'infini dans le plan horizontal (sur la ligne de fuite).
Sh est alors situé sur la ligne d'horizon. Sh est le point de fuite de la droite d'ombre portée.
> La fuyante ShB détermine la direction de l'ombre portée.
> Le rayon lumineux SA détermine la longueur de l'ombre portée.

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PERSPECTIVE DES OMBRES (suite) S

APPLICATION
CUBE : OMBRES PROPRES ET PORTEES > fiche 41
L’image S du soleil est donnée.
direction de l'ombre portée : fuyantes en Sh
longueur de l'ombre portée : définie par les rayons lumineux fuyant en S
A B

F P F90
LH
OMBRE Sh
PROPRE

L’ombre portée A’B’ est parallèle à AB.


Les fuyantes ont le même point de fuite F.

Cette position du soleil correspond


à un éclairage à contre-jour.
A’ OMBRE
Le soleil est à droite de l'observateur, PORTEE
son image est à droite de la verticale principale.
L’ombre portée part vers la gauche

B’ Œ

2 - SOLEIL DERRIERE L'OBSERVATEUR > fiche 41

T (soleil à droite)
V
S, image du soleil situé à l'infini, est l'intersection du
LH rayon lumineux passant par l’œil avec le tableau.
P S est l'image d'un point, le soleil, qui n'est pas vu par l’œil.
S est une image virtuelle.
Œ

S est en dessous de la ligne d'horizon,


- à gauche de la verticale principale si le soleil est à droite,
S - à droite de la verticale principale si le soleil est à gauche.
image virtuelle
du soleil à l'infini
(S à gauche)

APPLICATION V
PLAN VERTICAL : OMBRE PORTEE > fiche 42 B
A

F P Sh
LH

A’
Construire l'ombre portée par un plan
B’
vertical ABCE sur le plan horizontal.
L'image S du soleil est en dessous de la ligne d'horizon et
à droite de la verticale principale, le soleil est situé en arrière E
et à gauche de l’œil. C
L’ombre portée part vers la droite.

direction de l'ombre portée : fuyantes en Sh S


longueur de l'ombre portée : définie par les rayons lumineux fuyant en S

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PERSPECTIVE DES OMBRES (suite)

3 - SOLEIL DANS LE PLAN DU TABLEAU > fiche 42


Positions
ou dans le plan de vue (plan de front contenant l’œil) du soleil
ou dans un plan frontal intermédiaire
Si le soleil est dans le plan du tableau, le rayon lumineux passant par l’œil n'a pas
d'intersection (d'autre intersection) avec le tableau.

>
Dans les autres cas, soleil dans le plan de vue ou encore soleil dans un plan de front
proche de l’œil, le rayon lumineux passant par l’œil a son intersection avec le tableau
rejetée à l'infini. Œ
> Dans tous ces cas de figure le rayon lumineux est considéré comme parallèle au
tableau.
> Les rayons lumineux étant parallèles (soleil à l'infini), leurs images (droites
frontales) sont parallèles entre elles en perspective. Tableau Plan de vue
> Ce rayon lumineux est une frontale définie par l'angle qu'elle fait avec le plan Vue de profil
horizontal. Cet angle est vu en vraie grandeur et mesuré à partir d'une horizontale
de front

APPLICATION
V B
PLAN DE PROFIL :
A
OMBRES PROPRE ET PORTEE
P
LH
Plan de profil ABCE
(C et E dans le plan horizontal) (R) ombre propre
Position du soleil à droite. < E
30° A’
Hauteur du soleil = 30° 30° ombre portŽe
B’ C
direction de l'ombre portée : des horizontales de front
longueur de l'ombre portée : les rayons lumineux définis par leur angle avec le plan horizontal

Jusqu'ici a été vu le mode de construction de l'ombre portée par des verticales sur le plan horizontal.
Il existe une méthode générale prenant en compte tous les cas de figure.

METHODE DU “ PLAN LUMINEUX ”

S
L'image de l'ombre portée par une droite AB sur un plan UX
MINE
donné P est définie, quels que soient la droite et le plan, L U
N
PLA A
A titre illustratif de la méthode, la figure
ci-contre représente une droite verticale
et un plan horizontal.
> fiche 42 (D) SF
en DIRECTION, B

par l'image de la droite (D) résultant de l'intersection de 2 plans : P

- le plan donné (P)


- le plan "lumineux" formé par l'image du soleil S et la droite AB.

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PERSPECTIVE DES OMBRES
METHODE DU PLAN LUMINEUX (suite)

DETERMINATION DE LA DROITE (D)


La droite (D), intersection des 2 plans, est définie par 2 points :
> le point B, intersection de la droite AB et du plan donné (P)
(ou pied de la droite AB sur le plan donné).
> le point de fuite SF de cette droite (D)
(SF est le point de fuite de la direction de l'ombre portée).

DETERMINATION DU POINT DE FUITE SF DE LA DROITE (D)


SF est l’image d’un point à l’infini appartenant aux deux plans,
donc SF est l'intersection des lignes de fuites des 2 plans (plan donné et plan lumineux) :
> ligne de fuite du plan donné
on considérera les lignes de fuite des plans principaux, à savoir : (voir schéma)
plans horizontaux
plans verticaux
plans de bout
plans de profil
(le plan frontal n'a pas de ligne de fuite)

> ligne de fuite du plan lumineux


déterminée par :
- S point ˆ l'infini (image du soleil)
- le point de fuite de la droite donnée AB
(ou la frontale passant par S dans le cas de AB frontale)

Définir la direction de l'ombre portée revient à déterminer les lignes de fuite des 2 plans et leur intersection.

en LONGUEUR
par le rayon lumineux mené par l'extrémité de la droite AB (rappel).

LIGNES DE FUITE DES PLANS PRINCIPAUX > fiche 43

DEFINITION DE LA LIGNE DE FUITE : - Lieu des points de fuite des droites d’un plan donné.
- Trace sur le tableau du plan parallèle (au plan considéré) passant par l’œil.
(trace = intersection du plan parallèle avec le tableau)
V Z
ligne de fuite
d'un plan de bout
(α = angle avec le
plan horizontal)
VV’ ligne de fuite ZZ’ ligne de fuite
des plans de profil d'un plan vertical

LH ligne de fuite α P F
LH
des plans horizontaux

plans frontaux :
il n'y a pas de ligne de fuite
(ils sont parallèles au tableau)
V' Z'

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DIFFERENTS CAS DE FIGURE D'OMBRES PORTEES


TRAITES AVEC LA METHODE DU PLAN LUMINEUX

1 - OMBRE PORTEE D'UNE VERTICALE SUR UN PLAN HORIZONTAL > fiche 43


V Z
A
Plan lumineux déterminé par :
- la droite AB et le point S (c'est un plan vertical)
- ligne de fuite = verticale ZZ' (passant par S) P SF
LH

Plan donné horizontal


A’
- ligne de fuite = ligne d'horizon LH

L'intersection des deux lignes de fuite est Sh


B
> Direction de l'ombre portée : B.Sh (Sh point de fuite)
> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par le rayon lumineux SA) S
V'
Z'

2 - OMBRE PORTEE D'UNE DROITE OBLIQUE SUR UN PLAN HORIZONTAL > fiche 43
F
AB, image d'une droite quelconque, fuit en F

Plan lumineux déterminé par :


- la droite AB,F et le point S
- ligne de fuite = droite SF (S et F sont 2 points à l'infini) SF
LH
A
Plan donné horizontal
- ligne de fuite = ligne d'horizon LH
A’

L'intersection des deux lignes de fuite est S' B

> Direction de l'ombre portée : BSF (SF point de fuite) S


> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par le rayon lumineux SA

3 - OMBRE PORTEE SUR UN PLAN DE PROFILPAR UNE DROITE PERPENDICULAIRE A CE PLAN > fiche 44

- Le plan de profil est représenté par un mur de hauteur MN V


- AB, droite perpendiculaire à ce mur, est une horizontale frontale M

Plan lumineux déterminé par : B A


- la droite AB et le point S
- ligne de fuite = parallèle en S à AB (S est un point à l'infini)
A’
Plan donné de profil SF2 P
- ligne de fuite = verticale principale VV' LH
M’
L'intersection des deux lignes de fuite est SF1

> Direction de l'ombre portée : B.SF1 (SF1 point de fuite) N


> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par le rayon lumineux SA
S SF1

On peut compléter la figure par l'ombre portée du mur sur le plan horizontal : V’
- ligne de fuite du plan lumineux : la verticale passant par S
- ligne de fuite du plan horizontal : la ligne d'horizon
- intersection des deux lignes de fuite est SF2

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DIFFERENTS CAS DE FIGURE D'OMBRES PORTEES
TRAITES AVEC LA METHODE DU PLAN LUMINEUX (suite)

4 - OMBRE PORTEE SUR UN PLAN VERTICALPAR UNE DROITE PERPENDICULAIRE > fiche 44
A CE PLAN
V
- le plan vertical est représenté par un mur.
- AB, droite perpendiculaire à ce mur, est une horizontale fuyante A Z

Plan lumineux déterminé par : B


la droite ab, son point de fuite F90 et le point S
ligne de fuite = F90.S (F90 et S sont 2 points à l'infini)

F90 P A’ F
Plan donné vertical LH
ligne de fuite = verticale ZZ' par F

L'intersection des deux lignes de fuite est SF


S

> Direction de l'ombre portée : B.SF (SF point de fuite)


> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par A.S (S point de fuite)
SF

ΠZ'
5 - OMBRE PORTEE SUR UN PLAN FRONTALPAR UNE DROITE PERPENDICULAIRE A CE PLAN > fiche 44

- AB, droite perpendiculaire au plan frontal, fuit en P

Plan lumineux est un plan de bout, déterminé par :


la droite AB, son point de fuite P et le point S. A
ligne de fuite = S.P (P et S sont 2 points à l'infini)
B
P LH
Plan donné frontal
il n'a pas de ligne de fuite
A’
L'intersection entre le plan lumineux de bout et le plan frontal
est une frontale parallèle à la ligne de fuite du plan lumineux SP.

S
> Direction de l'ombre portée : parallèle par B à la ligne de fuite SP.
> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par A.S (S point de fuite)

6 - OMBRE PORTEE SUR UN PLAN FRONTALPAR UNE DROITE INCLINEE > fiche 45

- AB, droite oblique quelconque, fuit en F


A
Plan lumineux déterminé par :
la droite AB, son point de fuite F et le point S
ligne de fuite = S.F (S et F sont 2 points ˆ l'infini)
B
Plan donné frontal A’
P
il n'a pas de ligne de fuite LH

L'intersection entre le plan lumineux de bout et le plan frontal


F
est une frontale parallèle à la ligne de fuite SF.

> Direction de l'ombre portée : parallèle par B à la ligne de fuite SF.


> Longueur de l'ombre portée : BA' défini par A.S (S point de fuite) S

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OMBRE PORTEE PAR UNE HORIZONTALE SUR UN PLAN VERTICAL


METHODE CLASSIQUE,
QUAND LA METHODE DU PLAN LUMINEUX N'EST PAS UTILISABLE > fiche 45

DONNEES :
Soit une droite (∆) horizontale perpendiculaire à un plan (P) vertical. F2 est le point de fuite de (∆).
F1 est le point de fuite des horizontales du plan (P), dont la trace To sur le plan horizontal.
Soit un segment aa’ sur cette droite (∆).
a’ est l’intersection de (∆) et de (P).
Soit l’image S du soleil.

Déterminer l'ombre portée par aa' sur le plan (P).

vers SF

vers SF

lign
e
de f
ligne de fuite plan (P)

uite
plan
(∆)

lum
a
P

i
neu
x
a’

F1 P F2
LH

(To)

Œ
METHODE DU PLAN LUMINEUX :

Le plan lumineux formé par (∆) et S a pour ligne de fuite SF2. S


Le plan de projection (P) a pour ligne de fuite la verticale passant par F1.
La direction de l'ombre portée sera définie par la droite d'intersection du plan lumineux et
du plan de projection.
Cette droite passe par a', pied de aa', et par son point de fuite SF, intersection des deux lignes de fuite.

SF est inaccessible (hors épure) :


> LA METHODE DU PLAN LUMINEUX N'EST PAS PRATICABLE.

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METHODE CLASSIQUE,
QUAND LA METHODE DU PLAN LUMINEUX N'EST PAS UTILISABLE (suite)

METHODE CLASSIQUE : > fiche 46

Comme dans la méthode du “plan lumineux”, la direction de l’ombre portée sera définie par la droite d’intersection
du plan lumineux, lui-même défini par aa’ et l’image S du soleil, et du plan de projection (P).
Deux points appartenant aux deux plans sont nécessaires pour déterminer la droite d’intersection.

Le premier point est donné : a’ pied de la droite dans le plan (P).

Le deuxième point est à construire :


Le point ao est la projection de a sur le plan horizontal (voir construction en tireté dans la figure ci-dessous).
Le point io est l’ombre portée par a sur le plan horizontal (construction avec la verticale aao).

L’ombre de (∆) passe par io (ombre portée de a) et est parallèle à (∆) et donc fuit au point F2.
(∆o) est définie par io F2.

(∆o) est l’ombre portée par (∆) sur le plan horizontal.


(∆o) est dans le plan lumineux (∆)S.

(∆o) rencontre le plan (P) en mo.


mo appartient donc à la fois au plan (P) et au plan lumineux.

mo est un point de la droite d’intersection recherchée.


a’mo est la droite d’intersection.
a’a1 est l’ombre portée de aa’ sur le plan (P).

(∆)
a
P

a'

F1 P F2 Sh
a1 LH

io

mo

(To)
ao
Œ

(∆o)
S

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OMBRE PORTEE PAR UN OBJET SUR UN AUTRE OBJET

METHODES DES RECOUPEMENTS D'OMBRES > fiche 46


PRINCIPE :

Deux droites AAo et BBo non coplanaires, non concourantes, portent ombre sur un plan (P).

Les ombres se recoupent en Jo.


Le rayon lumineux SJo s'appuie sur AAo en J et sur BBo en J1.
A
J sur AAo porte ombre en Jo. S
J1 sur BBo porte ombre en Jo.
Donc J1 est le point où J porte ombre sur BBo. B

> AAo porte ombre sur BBo en J1.

P
J1
Jo
Bo

Ao

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m
OMBRE PORTEE PAR UNE DROITE QUELCONQUE > fiche 47
SUR UNE PYRAMIDE
METHODE DES RECOUPEMENTS D'OMBRES
Déterminer l'image de l'ombre portée par une droite inclinée, sur une V
pyramide à base triangulaire reposant sur un plan horizontal.
Sont données : c
- l'image [c, a b e] de la pyramide
(c', projection de c sur le plan horizontal)
- l'image mn de la droite i
(n, intersection de la droite avec le plan horizontal)
(m', projection de m sur le plan horizontal)
- l'image S du soleil

i1
Sh P
LH

m0
c0
i0
nota : l'ombre propre visible de la pyramide
se limite à la facette (cae).
e

c' m'
b
a j

V’
1 > On cherche l'ombre de mn sur le plan horizontal.
On ne connait pas le point de fuite de mn, droite oblique.
On cherchera donc l'ombre portée par le point m en utilisant la verticale mm’.
S
(méthode du plan lumineux pour déterminer Sh)
Soit mon l'ombre portée de mn sur le plan horizontal.

2> On cherche l'ombre portée par la pyramide sur le plan horizontal.


La base de la pyramide est dans le plan horizontal, on cherchera donc l'ombre
portée co par le sommet c en utilisant la verticale cc'.
Soit acob la zone d'ombre portée sur le plan horizontal par la pyramide.

L'ombre portée mon recoupe le secteur acob au point io.


Le rayon lumineux mené par io coupe l'arête cb de la pyramide en i1 et la droite mn en i.
Le point i porte ombre sur le plan horizontal en io, (i est sur mn, io est sur mon).
Le point i1 porte ombre sur le plan horizontal en io, (i1 est sur l'arête cb, io est sur cob).
Donc i porte ombre en i1 sur la pyramide, car io et i1 sont sur la même droite (rayon lumineux).

L'ombre portée par mn sur la pyramide est i1 j


(le point j étant l'intersection de l'ombre nmo avec l'arête horizontale ab).

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 13/26

méthode des recoupements d'ombres : 2ème exemple

OMBRE PORTEE PAR UNE DROITE QUELCONQUE


SUR UNE PARALLELEPIPEDE RECTANGLE

Déterminer l'image de l'ombre portée par le parallélépipède rectangle ABCE, A'B'C'E' sur le plan horizontal.
Déterminer l'image de l'ombre portée par la droite inclinée MM' sur le plan horizontal et sur le parallélépipède.

Sont données :
- l'image (a b c e, a'b'c'e') du parallélépipède V
rectangle reposant sur le plan horizontal

- l'image mm' de la droite


(m', intersection de la droite avec le plan horizontal) m
(mh, projection de m sur le plan horizontal)

- l'image S du soleil

Sh P
LH
<
<

c
b
c' e
b'
a

e'

mh
a'

m'

V
S
Noter le point de fuite sur LH des droites horizontales d’ombres portées
de mm’ sur le plan horizontal et le parallélépipède.

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 14/26

méthode des recoupements d'ombres : 3ème exemple

OMBRE PORTEE PAR UNE PYRAMIDE


SUR UNE AUTRE PYRAMIDE

Déterminer les ombres portées par les deux pyramides (M, abc) et (N, efg) sur le plan horizontal.
Indiquer les ombres propres (visibles)
Déterminer l'ombre portée par la pyramide (N, efg) sur la pyramide (M, abc)

Sont données : V
- L'image de la pyramide de sommet M et de base (abc)
reposant sur le plan horizontal.
Le point m est la projection verticale de M sur le plan horizontal.
M
- L'image de la pyramide de sommet N et de base (efg) reposant
sur le plan horizontal.
Le point n est la projection verticale de N sur le plan horizontal.
- L'image S du soleil et la ligne d'horizon LH.

Sh P LH

m0
n1

c
n0

m
b
a g

n
e
f

S
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PERSPECTIVE DES OMBRES page 15/26

OMBRE PORTEE PAR UN CERCLE HORIZONTAL > fiche 48


SUR UN PLAN HORIZONTAL

En lumière parallèle l’ombre portée par le cercle est


un second cercle de même diamètre :
l’ombre est la section d’un cylindre oblique de base
circulaire par un plan parallèle à cette base
(les génératrices sont les rayons lumineux - lumière
> parallèle).
> >
>
H En perspective, l’ombre portée est la section plane
d’un cône de sommet S (image du soleil).
L’image du cercle horizontal est une ellipse, l’image
de l’ombre portée est une ellipse homothétique.

< >

< c <
a > > b
< >

D1 P Sh
LH

co
ao bo

c’

Sont donnés : Le diamètre frontal ab du cercle de centre c. S


La hauteur cc’ du cercle au dessus du plan horizontal de référence.
LH, le point P, le point de distance D1, l’image S du soleil.
L’ombre de c est le point co.
L’ombre de ab est aobo, co est le milieu de aobo.
Il suffit de construire le carré circonscrit à chaque cercle : deux cotés perpendiculaires au tableau
fuyant au point P, deux cotés dont les images sont des horizontales frontales. Les diagonales fuient
aux points de distance. (Voir cours Construction du cercle horizontal)
Les ellipses images sont définies par quatre points et leurs tangentes.

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OMBRE PROPRE DE LA SPHERE > fiche 49


Fig. 1
En lumière parallèle l’ombre propre d’une sphère est un grand cercle, lieu des points de contact avec
la sphère du cylindre lumineux (rayons lumineux tangents à la sphère) enveloppe de la sphère.

Aux points t et t’, la courbe d’ombre sera tangente à la fois aux génératrices de contour apparent du
cylindre lumineux et au contour apparent de la sphère.
Rappel : en perspective la sphère, sauf cas particulier, a pour image une ellipse.

séparatrice séparatrice
cylindre cône
circonscrit circonscrit

t’

Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3

Pour déterminer d’autres points de la courbe d’ombre, on se servira des ombres propres de surfaces
de révolution enveloppant la sphère (circonscrites à la sphère) :
Quand une surface de révolution enveloppe une sphère, chacune des deux génératrices d’ombre et
de lumière a sur la circonférence de contact un point commun avec la courbe d’ombre propre de la
sphère.

Fig. 2 Cylindre enveloppe.


Points de contact avec le grand cercle qui lui sert de base.

Fig. 3 Cône enveloppe.


Points de contact avec le cercle qui lui sert de base.

Visualisation : L’ombre portée de la sphère sur le plan horizontal est une ellipse, section plane du cylindre
lumineux - enveloppe par ce plan horizontal.

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 17/26

OMBRE PROPRE DE LA SPHERE

EPURE > fiche 49

Sont données : L’image d’une sphère (ellipse de contour apparent) et l’image de son grand cercle horizontal
(équateur).
LH et l’image S du soleil.

- Les rayons lumineux menés par S sont tangents en t et t’ au contour apparent de la sphère.
La courbe d’ombre propre (ellipse) est tangente en t et t’ au contour apparent de la sphère. (cf. Fig. 1)

- Soit le cylindre enveloppe vertical ayant pour base le grand cercle horizontal.
Shm et Shm’ tangentes au grand cercle horizontal déterminent les deux points m et m’ où les séparatrices d’o-
mbre et de lumière coupent le grand cercle. (cf. Fig. 2)

L’ellipse d’ombre propre de la sphère est ainsi définie par les quatre points t, t’, m, m’.
Dans la pratique on se contente de ces quatre points.

séparatrice
cylindre P Sh
circonscrit

m’
c
m
cyli
ndre
lum
t’ ine
ux

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OMBRE PORTEE DANS L'INTERIEUR D'UNE ARCADE > fiche 50

METHODE DES RECOUPEMENTS D'OMBRES


Couper le cylindre / prisme successivement par des “plans lumineux“ parallèles à ses génératrices.
Chaque plan coupe le cylindre / prisme selon deux génératrices (sauf plan tangent) : l’une porte ombre sur l’autre.

APPLICATION
Données > figure page suivante
Plan du mur vertical (fuyantes horizontales vers F)
Arcade plein cintre ABA’B’
Direction des génératrices de la voute fuyant vers F90
Soleil derrière et à droite F F90

Epure Rappel : ombre portée sur un mur vertical par


une perpendiculaire à ce mur (ici ce sont les
génératrices qui sont perpendiculaires au mur). S
SF est l’intersection des lignes de fuite : S,F90
pour le plan lumineux, verticale par F pour le
plan vertical. Œ
SF

1 - Construire l’ombre portée par un point quelconque g.


Le plan lumineux (S,g,F90) passant par un point quelconque g de l’arcade coupe le volume de l’arcade selon deux
génératrices G1 et G2.
L’ombre portée par la génératrice G1 sur le plan (mur) vertical est la droite d’intersection du plan lumineux et du plan
vertical. Cette droite est définie par le point g et par le point de fuite SF intersection des lignes de fuite.
G1 porte ombre selon la droite gSF.
gSF recoupe l’arcade au point g’ sur la génératrice G2.
ntes
G2 porte ombre selon la droite gg’SF (même plan lumineux). g fuya F90
G1 et G2 ont la même droite d’ombre portée : G1 porte ombre sur G2. vers
G1
Le point g porte ombre sur G2 en go.
> Ainsi go est l’ombre portée de g sur la surface intérieure
go
de l’arcade. G2

2 - Construire les points particuliers définissant le tracé de l’ombre portée.

- Point de départ a’
Construire l’ombre portée de la verticale aa’ sur :
- le plan horizontal, soit a’e.
- le plan vertical (face intérieure de l’arcade), soit la verticale menée par e.
> Le point e est le point de passage de l’horizontale à la verticale.

- La courbe d’ombre commence à partir de la projection de a, base de l’arc, en ao (on mène le rayon lumineux aS).
Le point ao est l’ombre portée de a sur le plan vertical (face intérieure de l’arcade).
> Le point ao est le point de passage de la partie rectiligne de l’ombre portée à la partie courbe.

- La courbe d’ombre, projection de l’arc sur la paroi intérieure, rencontre la partie voûtée en io.
Le point io est sur la génératrice B2 naissance de la voûte, le point d’inflexion correspondant au changement
de convexité.
La génératrice B2 passant le point b porte ombre sur la plan (mur) vertical selon bSF.
bSF est aussi l’ombre portée par la génératrice B1 passant par i sur l’arcade.
La génératrice B1 porte ombre sur la génératrice B2.
Le point i porte ombre en io (on mène le rayon lumineux iS).

- La courbe d’ombre portée sort de l’arcade en un point où les génératrices correspondantes sont confondues :
il s’agit de la génératrice T définie par le plan lumineux tangent à l’arcade au point t/to. L’ombre portée par la généra-
trice T est la droite tSF tangente à l’ellipse (arcade).

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 19/26

OMBRE PORTEE DANS L'INTERIEUR D'UNE ARCADE (suite) > fiche 50

VUE EN PLAN

u
ea
bl
ta

45°

Direction rayons lumineux


Œ
Hauteur soleil = 45°
V
G1 VISUALISATION avec le logiciel ARCHICAD
B1 (vue recadrée)
EPURE
i g

T
t/to

B2 b io

G2 g’ go
F Sh F90

ux
ine
ligne de fuite du plan vertical de l’arcade

n lum
ao u pla
ed
uit
ef
ed
e lign
b’

a’

Pour des raisons de format, la distance principale


dans l’épure a été réduite; d’où une déformation de
Œ l’arcade. Sur la visualisation avec Archicad l’œil est
placé à une distance normale.
V’
SF

Toutes ces constructions sont faites directement sur l’ellipse, image de l’arcade en perspective.
Une construction rigoureuse demanderait pour chaque point le rabattement du plan vertical de l’arcade sur le plan
frontal en prenant l’axe vertical de l’arcade comme axe de rotation.

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 20/26

OMBRE PROPRE D'UN CYLINDRE DE REVOLUTION VERTICAL > fiche 51


OMBRE PORTEE SUR LE PLAN HORIZONTAL DE BASE

Les ombres propres et portées sont limitées par les plans lumineux tangents au cylindre :

OMBRE PROPRE
- sur le plan horizontal (H), les traces des plans lumineux sont les tangentes Sht1o et Sht2o menŽes par Sh au
cercle de base. Ces deux tangentes fuient en Sh, elles sont parallèles, donc t1ot2o est un diamètre).
nota : cercle de base défini par son diamètre aobo et le centre co.
- sur le cylindre, les lignes de contact avec le cylindre sont les deux génératrices t1t1o et t2t2o séparatrices
d'ombre et de lumière.

OMBRE PORTEE
L'ombre portée est limitée par la projection des séparatrices sur le plan horizontal (H) et par la projection de
la base supérieure (cercle) du cylindre.
La détermination de l'ombre propre et de l'ombre portée consiste essentiellement à la recherche des
points t1o et t2o, sachant que t1ot2o est perpendiculaire à CoSh.
> L'objectif est donc de mener les deux tangentes à la base (cercle) sachant que ces tangentes sont
parallèles, traces des plans lumineux tangents au cylindre.

METHODE
- Déterminer l'image de l'ombre de l'axe du cylindre sur le plan horizontal de base.
- Relever de front l'image de la base (cercle).
- Mener à la circonférence de base deux tangentes parallèles à la direction de l'ombre portée,
(ŒSh en géométral).
- Rabattre sur le plan de base les deux points obtenus.

EPURE
données : soit Œ, LH, P
Le cylindre vertical de base horizontale (cercle défini par le diamètre frontal aocobo)
L'axe vertical cco
L'image du soleil S
t1
a c b
t2

Sh
x
eu

LH
in
m
lu
n
yo
ra

x
eu

T2o
in
m
lu
n
yo

Co
ra

T1o t2o

ao co bo

t1o
T1oT2o = diamètre

S
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OMBRES D'UN CYLINDRE DE REVOLUTION (suite) > fiche 51

- On mène CoSh image de l'ombre portée de l'axe vertical.

- On relève de front l'image du cercle de base.


la charnière de rotation est aobo
Le relèvement du cercle de base devient le cercle frontal de diamètre aobo.

- On mène deux tangentes parallèles à la direction de l'ombre portée ŒSh.


Les points de contact de ces tangentes sont T1o et T2o sur le diamètre perpendiculaire à la direction de
l'ombre portée.
nota : le centre co est invariant dans la rotation.

- Rabattement de T1o et T2o


Les images t1o et t2o sont l'intersection de deux droites :
- une perpendiculaire à la charnière (son image fuit vers P)
- le rayon visuel
L'image du diamètre T1ocoT2o est t1ocot2o.

- Les verticales menées par t1o et t2o sont les images des séparatrices d'ombre et de lumière.
Elles recoupent en t1 et t2 le diamètre de la base supérieure.
(t1ot2o fuit vers F, on mène Fc pour obtenir le diamètre)

- Les points t1 et t2o portent ombre sur le plan horizontal (H) en t'1o et t'2o.

- L'ombre portée par le cylindre sur le plan horizontal (H) est constituée de l'ombre portée par les séparatrices
t2ot'2o et t1ot'1o et de l'ombre portée par le cercle de centre c (base supérieure) : voir construction "ombre
portée par un cercle".

t1
c
t2
séparatrice

F P Sh
LH

t'2o
c'o
T2o t'1o
e
rté

t2o
po
e

ao bo
br

charnière
om

io co
n
io
ct
re

t1o
di

T1o

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OMBRE PORTEE DANS L'INTERIEUR D'UN CYLINDRE


PAR SA CIRCONFERENCE DE BASE

Soit un cylindre vertical creux éclairé par le soleil derrière et à droite.


Les rayons lumineux qui touchent la circonférence de base recoupent ensuite la surface intérieure du cylindre
pour former une courbe d'ombre portée.

METHODE
On coupe le cylindre successivement par des plans lumineux parallèles à ses génératrices.
Chaque plan coupe le cylindre en deux génératrices (sauf plan tangent) : l'une porte ombre sur l'autre.

EPURE > fiche 52


ineux
- Soit une génératrice quelconque (G) et son intersection g n lum
avec le cercle de base. pla
- gSh est la direction de l'ombre portée. g
- Le plan lumineux formé par S et la génératrice (G) recoupe
le cylindre selon une deuxième génératrice (G').
- Le rayon lumineux gS coupe (G') en go. g'
- go est le point d'ombre portée par g.
- go est un point de la courbe d'ombre cherchée.
go
G
POINTS PARTICULIERS
La courbe d'ombre portée est une ellipse. G'
Pour la construire il faut déterminer plusieurs points et en priorité les points particuliers.

- les points extrêmes de la courbe d'ombre


On construit les séparatrices d'ombre et de lumière en menant par Sh les tangentes en r et t au cercle de base.
Dans ce cas les plans lumineux formés par S et les génératrices (R) et (T) sont tangents au cylindre le long de
ces génératrices.
Le point t est un point de l'image de base qui est lui-même son ombre portée sur la surface intérieure du
cylindre : d'où t et to confondus.
t est le point où la courbe d'ombre portée quitte le cylindre.
r, diamétralement opposé, est le point où la courbe d'ombre pénètre dans le cylindre.
> r et t sont les points extrêmes de la courbe d'ombre.

- les points tangents au contour apparent


Il est intéressant de déterminer les points où la courbe d'ombre est tangente à l'image du contour apparent
du cylindre.
La construction est inverse de la précédente :
On part de la génératrice d'ombre portée pour définir le point qui porte ombre.
Soit la génératrice de contour apparent à gauche (M') avec m' sur le cercle de base.
Shm' permet de déterminer m.
m porte ombre en mo (plan lumineux).
L'ellipse (courbe d'ombre) est tangente en mo au contour apparent de gauche.
Elle est tangente en no au contour apparent de droite.

- deux autres points


La courbe d'ombre (ellipse) est tangente au rayon lumineux tangent à la courbe de base (cercle) :
la courbe d'ombre est l'intersection de deux cylindres ayant la même base :
- le cylindre donné
- le cylindre lumineux (génératrices = rayons lumineux)
La courbe d'ombre doit être tangente aux génératrices des deux cylindres.

> épure : Su tangente au cercle de base


Shu recoupe le cercle de base en u'
Le point u porte ombre en uo sur la génératrice de u'
uo est le point où Su est tangent à la courbe d'ombre.
De même vo est le point où Sv est tangent à la courbe d'ombre.
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PERSPECTIVE DES OMBRES page 23/26

OMBRE PORTEE DANS L'INTERIEUR D'UN CYLINDRE


PAR SA CIRCONFERENCE DE BASE (suite) > fiche 52

Sh
LH

vo no

n
u’
v t=to
g’
m’ n’
r=ro
m
g u
mo v’
go uo

(M’)
(R) (N’)

(G’)
S
(G)

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OMBRE VRAIE A UN JOUR ET UNE HEURE PRECIS DE L'ANNEE

La construction sur l'épure de la position de l'image S du soleil à un moment précis de l'année demande
la connaissance des paramètres suivants :

COORDONNEES SOLAIRES > fiche 53


définies par l'azimut et la hauteur du soleil au moment choisi :
azimut (α) = angle de la projection horizontale du rayon lumineux passant par l'œil avec le NORD.
hauteur (h) = angle du rayon lumineux passant par l'œil avec le plan horizontal. Soleil
les coordonnées solaires peuvent être relevées :
- sur les éphémérides (tables astronomiques) Nord
- sur un diagramme d'ensoleillement
- sur un logiciel 3D ayant la fonction "héliodon" α h
(ex : ARCHICAD®)
H Œ
Les coordonnées solaires sont fonction du lieu :
SITUATION DU LIEU
définie par la longitude et la latitude du lieu (coordonnées géographiques) :
longitude = distance angulaire au méridien d'origine.
latitude = distance angulaire à l'équateur mesurée par l'arc du méridien terrestre.

ORIENTATION DU REGARD (rayon visuel principal)


définie par l'angle β du rayon visuel principal avec la direction du NORD.

[l'orientation de l'édifice n'intervient que pour définir éventuellement la direction du Nord (ex : façade plein Sud) ou
pour définir l'angle du rayon visuel principal (ex : tableau orienté à 30° par rapport à la façade Sud)]

CONSTRUCTION DE L'OMBRE VRAIE > fiche 53


L'angle formé par la projection sur le plan horizontal du rayon lumineux passant par l'œil et le rayon visuel principal
a pour valeur α−β et est porté à gauche (sens anti-horaire / négatif) ou à droite (sens horaire / positif) de la verticale
principale (soleil à droite ou à gauche pour l’observateur).
L'intersection de cette projection avec la ligne d'horizon est le point s (ne pas confondre s et Sh ici superposés).
Pour voir en vraie grandeur la hauteur du soleil, il faut procéder à un rabattement autour de l'axe Œs.
L'angle h détermine le point S0.
Pour obtenir l'image S du soleil, la distance S0s est à reporter sur la verticale de s soit au dessus en S1 (soleil
devant l'observateur), soit en dessous en S2 (soleil derrière l'observateur).
S1
<
<

Soleil devant

V Soleil derrière

s P S1
LH
LH
ax

P
e

s α-β h
de
=

h Œ
ra
ba
tte
me

=
nt

S0 S2
α -β
h
Dans cette exemple la valeur de α−β est négative,
Œ donc portée à gauche de la verticale principale.
<
S2
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PERSPECTIVE DES OMBRES page 25/26

APPLICATION - OMBRES VRAIES > fiche 53

EXTRAIT DE L'EXERCICE
D'HABILITATION 93/94
“une maison de série pour artisan” sens +
0° >
LE CORBUSIER - 1924
N

Nord
Sh
LH ho
30° ra
ire
LT +
ax
e
de S
α = 158°
ra
ba
tte point
m
en
t
visé
-52° β = 180° + 30° = 210°
>
56° Œ Soleil

Construction de la position de l'image S du soleil :


(soleil à droite et derrière l’observateur)
S1
Situation du lieu :
MARSEILLE 5° longitude Est (5° 13')
43° latitude Nord (43° 17')
S
L’image S du soleil est à gauche Coordonnées solaires (pour Marseille) :
et en dessous de LH. 21 avril à 11 h.20 azimut α = 158°
Le soleil est à droite et derrière l’observateur. hauteur h = 56°
Orientation de l'édifice :
axe de l'édifice Nord Est - Sud Ouest
Valeurs d'angle à prendre en compte :
Orientation du regard :
α = 158° tableau orienté à 30° par rapport à la façade Sud :
β = 210° angle b = 180°+ 30° = 210°
valeur α - β = 158 - 210 = - 52°
valeur h = 56°

Nota : pour certaines positions du soleil il est difficile de mettre en œuvre ce tracé compte tenu de la grande
dimension de l'épure (S et Sh très éloignés).
Par contre le recours à l’ordinateur (logiciel avec la fonction “héliodon” est toujours sans problème.

Rappel pour la prise en compte de l’impact solaire (Marseille) :


(valeurs arrondies)
Solstice d’hiver 21-22 décembre = 23°
Equinoxe 20-21 mars / 22-23 septembre = 47°
Solstice d’été 21 juin = 70°

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PERSPECTIVE DES OMBRES page 26/26

Sommaire général
OMBRES AU FLAMBEAU > fiche 54

Dans l’ombre au soleil, les rayons lumineux sont parallèles car le soleil est situé à l’infini.
Les ombres portées (directions) sont parallèles. Dans la perspective elles sont représentées convergentes
vers le point de fuite (Sh pour les ombres portées sur le plan horizontal).

Dans l’ombre au flambeau, les rayons apparaissent convergents vers la source lumineuse ponctuelle.
Dans la perspective les ombres portées sont représentées convergentes vers S’ projection de S sur le plan
horizontal.

Remarque : S’ est l’image d’un point concret. S image du soleil


Sh est l’image d’un point à l’infini.

image d’un réverbère

LH

S’

OMBRES AU FLAMBEAU
Source lumineuse OMBRES AU SOLEIL
devant l’observateur Soleil devant l’observateur

Nota : Plus on s’éloigne de la source lumineuse,


plus l’ombre s’allonge. S’
Toutefois l’apparence est variable selon les différents points de vue.

LH

OMBRES AU FLAMBEAU
Source lumineuse derrière l’observateur
L’image de la source lumineuse sur l’épure
est alors virtuelle et représentée inversée. S

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