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Circulaire du 29 mai 1997

Objet : relative au décret no 95-696 du 9 mai 1995, relatif à l'ouverture des travaux miniers et
à la police des mines
(BO min. Ind. no 55 du 8 janvier 1998)
La loi no 94-588 du 15 juillet 1994 modifiant certaines dispositions du Code minier et ses
décrets d'application du 19 avril 1995, relatif aux titres miniers, et du 9 mai 1995, traitant de
l'ouverture des travaux miniers et de la police des mines, répondent à plusieurs objectifs.
Ils témoignent en effet de la volonté des pouvoirs publics :
- de valoriser les ressources du sous-sol en hydrocarbures,
- de garantir la sécurité et la santé des personnes affectées aux travaux de recherches et
d'exploitation pétrolières et gazières,
- de prendre en considération la nécessaire protection de l'environnement,
- de simplifier et d'accélérer les procédures d'octroi des titres miniers, d'une part, de
déclaration ou d'autorisation de travaux, d'autre part,
- d'assurer une large information du public concerné.
La politique développée dans ce domaine vise à maintenir et à encourager cette activité, en
cohérence avec les autres politiques publiques. La récente réforme du Code minier en
constitue l'un des fondements.
A cet égard vous veillerez, avec l'assistance des services compétents, à intégrer cette activité
dans le cadre plus large des différents schémas de planification en cours, notamment les
schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux et le groupe de prospective du
littoral.
Plus généralement, les opérations d'exploration-production d'hydrocarbures doivent être
menées dans le strict respect des contraintes environnementales édictées notamment par la loi
du 3 janvier 1992 sur l'eau. Je vous rappelle que l'article 79 du Code minier vous autorise à
prendre toute mesure appropriée en vue de faire cesser une atteinte à l'environnement.
La présente circulaire vise à préciser, pour les travaux de recherches ou d'exploitation de
mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux d'une part, et pour leur arrêt définitif, d'autre part,
les termes du décret du 9 mai 1995.
Ouverture des travaux miniers
a - Examen du dossier et information du public (chapitres III, IV, V et VI du titre II du décret
du 9 mai 1995) - Afin de permettre aux opérateurs pétroliers d'entreprendre les travaux dans
les meilleurs délais, vous vous attacherez à examiner avec diligence la recevabilité des
dossiers de déclaration ou de demande d'autorisation et à les faire compléter, le cas échéant,
dès ce stade de la procédure.
Pour ce qui concerne la constitution des dossiers visés au chapitre II, titre II du décret du 9
mai 1995 vous n'hésiterez pas à proposer aux opérateurs de se référer aux plans-guides
élaborés par la profession et notamment la Chambre syndicale de la recherche et de la
production du pétrole et du gaz naturel. Ceci concerne tout particulièrement les études et
notices d'impact des travaux sur l'environnement validées par l'administration sur lesquelles il
vous appartiendra, dès le stade initial des procédures, d'exprimer, compte tenu du contexte
local, les différents points pour lesquels des développements et engagements complémentaires
des opérateurs sont attendus.
Ces documents-guides sont réexaminés périodiquement et vous seront diffusés au fur et à
mesure de leurs évolutions, après validation.
Les éléments relatifs à l'incidence des travaux sur l'eau font partie intégrante des études et
notices d'impact, mais figureront également de manière plus développée dans le document
indiquant les incidences de l'opération sur la ressource en eau et, s'il y a lieu, les mesures
compensatoires envisagées et la compatibilité du projet avec le schéma directeur et le schéma
d'aménagement et de gestion des eaux, prescrit par les articles 6 et 7 du décret du 9 mai 1995.
En application des articles 6-7o et 31 du décret du 9 mai 1995 ces dossiers doivent également
comprendre un document de sécurité et de santé élaboré sous la seule responsabilité de
l'exploitant.
Afin de prévenir toute difficulté ultérieure, il vous appartient, selon l'opportunité, et en
particulier, pour les travaux d'exploitation relevant de l'article 3, d'organiser et d'animer au
plan local des réunions publiques d'information et de concertation préalables en y associant
l'opérateur.
En ce qui concerne la procédure d'instruction des demandes d'autorisation formulées au titre
de l'article 4 du décret du 9 mai 1995, je vous rappelle que les chefs des services intéressés
disposent d'un délai d'un mois pour faire connaître leurs observations comme le précise
l'article 16, en parallèle de la consultation faite auprès des maires des communes concernées.
b - Emplacement et durée du forage (chapitres Ier et V du titre II) - L'article 3-1o du décret
du 9 mai 1995 soumet à l'enquête publique conforme à la loi no 83-630 du 12 juillet 1983,
dite loi Bouchardeau, l'ouverture de travaux d'exploitation de mines d'hydrocarbures liquides
ou gazeux entraînant 20 emplacements de forage ou plus. Les modalités d'organisation et le
déroulement de cette enquête publique sont fixés par le décret no 85-453 du 23 avril 1985.
L'article 4 du décret du 9 mai 1995 prévoit une enquête simplifiée sous forme de consultation
publique pour l'ouverture de travaux d'exploitation de mines d'hydrocarbures entraînant moins
de 20 emplacements de forage ainsi que l'ouverture de travaux de recherches comportant des
forages dont la durée prévue est supérieure à un an.
La notion d'emplacement de forage d'exploitation doit être entendue comme le site à partir
duquel un ou plusieurs puits verticaux ou déviés peuvent être exécutés.
Pour les forages implantés en mer ou dans les eaux intérieures, l'emplacement de forage
correspond à la plate-forme d'exploitation.
L'article 5 du décret du 9 mai 1995 prévoit une procédure déclarative qui s'applique aux
forages de recherches dont la durée prévue est inférieure à un an, d'une part et aux travaux
sismiques, d'autre part.
Vous considérerez que la durée prévue d'un forage de recherches d'hydrocarbures est
décomptée à partir du premier mètre foré jusqu'à la fin de l'opération de creusement du puits.
Bien qu'ils n'interfèrent pas dans la durée prévue du forage, les travaux de génie civil
préliminaires ne peuvent toutefois être entrepris par l'opérateur qu'après autorisation délivrée
au titre du décret du 9 mai 1995, ou après le délai prescrit sous couvert du régime déclaratif.
Par ailleurs, j'appelle votre attention sur la possibilité de recourir à l'article 22 du décret du 9
mai 1995 qui autorise, dans certaines circonstances, un opérateur à poursuivre pendant quatre
mois, sous couvert du régime déclaratif, un forage de recherche dont la durée effective se
révélerait supérieure à un an. Afin d'éviter tout vide juridique, vous veillerez à attirer
l'attention de l'opérateur sur la nécessité de déposer un dossier de demande d'autorisation sans
attendre l'expiration du délai complémentaire de quatre mois.
En cas de découverte et en vue d'évaluer la taille du gisement, des forages complémentaires
peuvent être réalisés à partir de l'emplacement du premier forage d'exploration. Si la durée
d'un forage complémentaire excède une année, les travaux sont alors soumis au régime
d'autorisation impliquant une consultation publique. Dans le cas où ces forages se révèlent
propres à l'exploitation, l'opérateur sera alors tenu de solliciter une demande de concession
soumise à une enquête publique d'une durée de trente jours ainsi que le précise l'article 16 du
décret no 95-427 du 19 avril 1995 relatif aux titres miniers.
Aussi afin de ne pas aboutir à des procédures redondantes, vous veillerez à apprécier
indépendamment la durée de chaque forage de recherches réalisé dans la phase d'évaluation
des réserves en place. En cas de reprise d'un ancien forage, la même procédure sera appliquée.
La découverte d'un nouveau gisement s'accompagne nécessairement d'une période de tests de
production afin que l'exploitant puisse, en connaissance de cause, effectuer sa demande
d'autorisation d'ouverture de travaux d'exploitation et sa demande de concession. Ces tests de
production doivent être considérés comme faisant partie intégrante des travaux de recherches.
Lorsqu'ils n'ont pu être prévus dans la déclaration initiale d'ouverture de travaux de
recherches, il conviendra d'effectuer les consultations inhérentes à un changement notable des
données de la déclaration initiale tel que prévu à l'article 23 du décret du 9 mai 1995.
c - Installations annexes (chapitre Ier du titre III) - Le 2e alinéa de l'article 28 du décret du 9
mai 1995 stipule que la surveillance administrative et la police des mines s'exercent
également sur les installations de surface et sur l'ensemble des installations qui constituent le
complément indispensable au bon fonctionnement de l'exploitation.
Compte tenu de l'unicité de procédure instituée entre le Code minier et la loi sur l'eau par les
dispositions de l'article 2 du décret du 9 mai 1995, ces activités et installations, y compris les
puits de prélèvement, d'injection, de réinjection d'eau, les installations et les opérations de
prélèvement d'eau ou de rejet nécessaires au bon fonctionnement des installations de
recherches ou d'exploitation, doivent désormais être soumises aux mêmes procédures
d'instruction que les demandes d'ouverture de travaux miniers auxquelles elles sont annexées.
Il est rappelé à cette occasion que les autorisations délivrées et les déclarations faites en
application du Code minier valent respectivement autorisations et déclarations au titre de la
loi sur l'eau. Les activités inscrites à la nomenclature des installations classées restent
soumises à la loi no 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la
protection de l'environnement.
d - Travaux miniers en mer (chapitre VI du titre II) - Les travaux et installations
d'exploration et d'exploitation pétrolières ou gazières situés en mer territoriale et dans les eaux
intérieures relèvent du décret du 9 mai 1995, sans préjudice de l'application des dispositions
pertinentes de la loi no 68-1181 du 30 décembre 1968 modifiée, relative à l'exploration du
plateau continental et à l'exploitation de ses ressources naturelles et des textes pris pour son
application.
Je vous rappelle que les programmes de travaux de recherches ou d'exploitation
d'hydrocarbures en mer doivent être examinés par la commission ad hoc dont la composition
est fixée à l'article 25 du décret du 9 mai 1995 alors que son mode de fonctionnement est
défini à l'article 8 du décret no 71-330 du 6 mai 1971 pris pour l'application de la loi du 30
décembre 1968. L'avis des membres de cette commission peut être sollicité par écrit.
Toutefois cette commission est obligatoirement réunie si un ou plusieurs de ses membres
s'opposent à l'exécution de tout ou partie du programme de travaux présenté.
Pour ces travaux, et étant rappelé que le préfet maritime a autorité de police administrative
générale en mer à partir de la laisse de basse-mer, vous veillerez tout particulièrement, outre
la consultation prévue à l'article 25 du décret du 9 mai 1995, à solliciter en tant que de besoin
l'avis de la grande commission nautique instituée par le décret du 14 mars 1986. Je vous
précise que la grande commission nautique ne peut être consultée que sur décision du ministre
chargé des Ports et de la signalisation maritime.
Je tiens également à vous rappeler que plusieurs conventions internationales précisent les
règles particulières applicables aux activités de recherches et d'exploitation d'hydrocarbures
en mer. Conformément aux engagements souscrits par la France dans les différentes instances
internationales chargées de la protection du milieu marin, et notamment dans le cadre :
- des résolutions prises par l'Organisation maritime internationale (OMI) ;
- de la convention Marpol 1973/1978 réglementant au niveau mondial les seuils de rejets
provenant de l'espace machine des plates-formes en mer ;
- de la convention de Paris de 1992 pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du
Nord-Est, dont les parties contractantes sont convenues d'interdire, sauf sous certaines
conditions, l'utilisation en mer des boues de forage au mazout et de fixer les critères
d'utilisation des produits chimiques ainsi que la teneur en hydrocarbures des eaux de
production et rejets de toute nature résultant des opérations de prospection ;
- de la convention de Barcelone de 1976, telle que révisée en 1995, pour la protection de la
mer Méditerranée.
Je vous demande de bien vouloir viser ces différentes conventions internationales, ratifiées ou
approuvées par la France, dans les arrêtés préfectoraux d'ouverture de travaux miniers en mer.
La Direction des hydrocarbures et la Direction de l'eau ainsi que la DRIRE Aquitaine (dont la
compétence technique a été étendue par décision du 11 mars 1975 à l'ensemble des opérations
de recherche ou d'exploitation d'hydrocarbures réalisées dans les eaux territoriales et dans la
zone économique exclusive) se tiennent à votre disposition pour vous apporter tout
complément d'information à ce sujet.
Il appartiendra en outre à la DRIRE Aquitaine d'examiner tout appareil de forage en mer avant
son arrivée dans les eaux françaises, de se prononcer sur les conditions de sécurité de ces
appareils et d'apprécier la validité de leur certificat de conformité aux normes internationales.
Déroulement des travaux miniers
Je vous rappelle qu'en application des articles 31 et 32 du décret du 9 mai 1995 l'opérateur est
tenu d'établir, de tenir à jour et de vous transmettre un certain nombre de documents relatifs à
la sécurité et à la santé du personnel. Il devra également se conformer aux prescriptions du
Règlement général des industries extractives institué par le décret no 80-331 du 7 mai 1980
modifié.
La liste des accidents ayant entraîné pour leurs victimes une incapacité de travail supérieure à
trois jours, prévue à l'article 33 du décret précité, devra être transmise par vos soins chaque
année au ministre chargé des Mines, à l'attention de la sous-direction de la sécurité
industrielle.
Outre les données à caractère technique et économique habituellement requises, le rapport
annuel d'exploitation visé à l'article 38 du décret du 9 mai 1995 devra également comporter
une présentation des travaux réalisés en cours d'année en vue d'éviter la mise en
communication des réservoirs aquifères traversés au cours des forages.
En application des dispositions de l'article 40 dudit décret, le titulaire d'un titre minier
d'exploitation d'hydrocarbures liquides ou gazeux est tenu de vous adresser, deux mois avant
le début de l'année civile, un programme de travaux assorti d'une étude sur la récupération
finale de chacun des produits contenus dans le gisement et l'engagement d'appliquer les
méthodes d'exploitation appropriées.
Vous veillerez également à ce que l'exploitant transmette simultanément ce document, pour
avis préalable, au ministre chargé des Mines, à l'attention du Service de conservation des
gisements d'hydrocarbures. A compter de la date de réception du programme de travaux, le
Service de conservation des gisements d'hydrocarbures dispose d'un délai d'un mois pour faire
parvenir ses observations. A défaut de réponse dans ce délai, son avis sera réputé favorable.
Conformément aux dispositions de l'article 43 du décret du 9 mai 1995, le détenteur d'un titre
minier d'hydrocarbures sera tenu de faire parvenir, dans le courant de l'année suivant la
publication de la présente circulaire, au ministre chargé des Mines, à l'attention du Service de
conservation des gisements d'hydrocarbures, une liste récapitulative des sondages effectués en
précisant s'ils sont secs, productifs, sous injection, mis en sommeil ou fermés. Cette liste
devra être actualisée tous les ans, en fin d'année civile, en fonction des travaux réalisés au
cours de l'année écoulée.
Arrêt définitif des travaux et d'utilisation d'installations minières
Fermeture des puits pétroliers - La fermeture d'un puits pétrolier représente une série
d'opérations destinées à restaurer l'isolation des niveaux perméables ou réservoirs par des
barrières posées conformément aux règles de l'art de la profession afin notamment d'interdire
toute possibilité de fuite au jour des effluents gazeux ou liquides et de prévenir la pollution
des niveaux aquifères traversés par le forage.
Les règles de l'art interdisant de laisser un puits d'hydrocarbures liquides ou gazeux ouvert, il
vous appartiendra, pour des raisons évidentes, de veiller, dans les meilleurs délais, à la mise
en sécurité par l'exploitant des puits d'exploitation dont la production est interrompue et des
puits de recherches dont les résultats se sont révélés négatifs.
Sachant par ailleurs qu'un puits pétrolier de recherche peut également être bouché de façon
provisoire, dans l'attente d'une meilleure appréciation du gisement ou d'une conjoncture
économique plus favorable, vous veillerez ainsi à dissocier nettement l'acte technique de
fermeture d'un puits pétrolier de l'acte juridique d'arrêt définitif des travaux et de cessation
d'utilisation des installations visé au chapitre V, titre III du décret du 9 mai 1995.
a - Procédure à suivre en cas de fermeture d'un puits par bouchage - Chaque dossier de
déclaration ou de demande d'autorisation d'ouverture de travaux miniers concernant un
nouveau forage devra ainsi être accompagné d'une coupe prévisionnelle de fermeture du puits,
jointe au mémoire prévu à l'article 6, 2e alinéa. La DRIRE étudiera à ce niveau de procédure
le programme de bouchage prévisionnel du puits. Elle pourra éventuellement être amenée à
demander des compléments d'information au dossier initial.
La coupe prévisionnelle de fermeture du puits jointe à la déclaration ou à la demande
d'autorisation d'ouverture de travaux miniers est établie à partir de prévisions géologiques qui
ne sont pas nécessairement validées par la suite sur le terrain. Il est ainsi rare que les
caractéristiques des terrains traversés soient totalement conformes à ce qui était attendu.
Le programme définitif de bouchage du puits avec tous les éléments effectivement rencontrés
au cours de la réalisation du forage (niveaux perméables, présence d'hydrocarbures, zones à
pertes, etc.) devra donc, dans tous les cas, être communiqué à la DRIRE avant sa mise en
oeuvre.
La DRIRE devra donner son avis et faire modifier si nécessaire, ce programme avant la
réalisation effective des travaux de bouchage du puits.
En matière de fermeture des puits pétroliers, la conformité des programmes aux règles de l'art
établies par la profession, devrait permettre de raccourcir les délais d'instruction de ces
dossiers. Ceci concerne les recommandations formulées par la Chambre syndicale de la
recherche et de la production du pétrole et du gaz naturel validées par l'administration.
Pour la fermeture définitive des puits d'exploitation, le programme prévisionnel de bouchage
sera communiqué à la DRIRE, autant que possible, quatre mois avant le début des travaux. La
DRIRE vérifiera la conformité de ce programme aux règles de l'art précitées ainsi que sa
compatibilité avec la protection des aquifères traversés.
Dans le cas précis d'un forage de recherche négatif où les opérations de fermeture du puits
nécessitent le maintien de l'appareil de forage sur place, l'approbation de ce programme par la
DRIRE devra intervenir dans les meilleurs délais. En tout état de cause et compte tenu des
moyens modernes de communication, ces délais ne devront pas excéder deux jours ouvrables
après la réception de ce programme à la DRIRE.
A l'issue des travaux, vous veillerez à demander aux exploitants les rapports techniques de
fermeture des puits pétroliers en double exemplaire dont l'un sera transmis par la DRIRE au
ministre chargé des Mines, à l'attention du Service de conservation des gisements
d'hydrocarbures.
b - Acte juridique d'arrêt définitif des travaux et d'utilisation d'installations minières - Une
procédure unique d'arrêt définitif des travaux et d'utilisation des installations minières
remplace le double mécanisme du délaissement et de l'abandon mis en place par le décret no
80-330 du 7 mai 1980, désormais abrogé en tant qu'il se rapporte aux mines.
Néanmoins, les ouvrages régulièrement délaissés en application des dispositions du décret du
7 mai 1980 ne doivent pas donner lieu à une nouvelle déclaration d'arrêt définitif telle
qu'instituée par les articles 44 à 48 du décret du 9 mai 1995.
Conformément aux dispositions de l'article 44 du décret du 9 mai 1995 la déclaration de fin de
travaux doit vous êtes adressée par l'exploitant au plus tard six mois avant l'arrêt définitif de
tout ou partie des travaux.
L'article 44, 2o du décret du 9 mai 1995 prévoit que le mémoire devant accompagner la
déclaration de fin de travaux, adressée au préfet par l'opérateur, comporte les mesures déjà
prises et celles qu'il est envisagé de prendre en fin d'exploitation en vue de sauvegarder les
intérêts visés aux articles 79 et 79-1 du Code minier.
Il convient donc de s'assurer que ce mémoire contient en particulier une évaluation chiffrée
des quantités d'hydrocarbures restant en place dans le gisement et pouvant être produites au
moyen des systèmes d'exploitation existants ainsi qu'une justification économique de l'arrêt
définitif de l'ensemble de l'exploitation.
Dans le cas de la fin de l'exploitation d'un puits ou d'un groupe de puits, alors que le gisement
continue d'être exploité par d'autres puits, ce mémoire devra uniquement fournir une
justification technique de l'arrêt partiel de l'exploitation.
L'ensemble de ces données techniques et économiques seront transmises, pour avis préalable,
au ministre chargé des Mines, à l'attention du Service de conservation des gisements
d'hydrocarbures, qui dispose d'un délai d'un mois pour répondre à compter de la date de
réception des documents. A défaut de réponse dans ce délai, son avis sera réputé favorable.
En application des dispositions du 2e alinéa de l'article 84 du Code minier et dans le respect
des objectifs mentionnés aux articles 1er et 2 de la loi sur l'eau, vous enjoindrez à l'opérateur
de dresser, dans tous les cas, le bilan des effets de l'arrêt des travaux ou de l'exploitation sur la
présence, l'accumulation, l'émergence, le volume, l'écoulement et la qualité des eaux de toute
nature.
Il vous appartiendra également de veiller à la tenue à jour par la DRIRE d'un inventaire des
forages de recherches réalisés, des puits d'exploitation en activité ou arrêtés définitivement
dans votre département. Ces informations devront être communiquées ou actualisées au moins
une fois par an au ministre chargé des Mines, à l'attention du Service de conservation des
gisements d'hydrocarbures.
Vous voudrez bien me rendre compte des éventuelles difficultés que vous pourriez rencontrer
dans l'application des présentes instructions.