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FORMATION DE

Master certifié en PNL

F ORMATION DE Master certifié en PNL M ANUEL 1998-1999 Luc Rambaldi luc.rambaldi@pragmacoach.com © Luc Rambaldi

MANUEL

1998-1999

Master certifié en PNL • 1/156 Ceci est la version gratuite d’un manuel d’une formation

Master certifié en PNL • 1/156

Ceci est la version gratuite d’un manuel d’une formation systémique spécifique (Manuel de Master PNL Certifié, 1998-1999). Elle gagnera à être régulièrement actualisée si vous le souhaitez.

Merci de la diffuser largement selon vos besoins, en respectant les conditions de la licence «copyleft» jointe à toute copie.

Vous pourrez modifier ce manuel à la double condition :

• De respecter les termes de la licence «copyleft» dont un résumé est

reproduit sur cette page, et dont la version intégrale est disponible auprès

de Creative Commons (creativecommons.org) ;

• De ne rien retirer aux contenus (ce qui ne vous paraît pas pertinent

aujourd’hui peut vous sembler indispensable à un autre moment de votre parcours, et il en va de même pour les personnes auprès desquelles vous pourrez distribuer ce manuel) : vous êtes invités à ajouter des notes et

encarts, ou insérer des pages avec vos propres schémas, pour compléter les contenus déjà présents.

Dans ces conditions, ce manuel ne pourra qu’être enrichi et non diminué par mégarde ou par ignorance.

Merci d’employer des formats informatiques que chacun pourra ouvrir (convertir en PDF, par exemple, plutôt que dans les formats des «grands» logiciels qu’un nombre grandissant de personnes préfèrent ne plus acquérir).

Pour des versions imprimées, merci de veiller à la qualité du support, à chaque fois que vous souhaiterez partager ce manuel avec d’autres personnes.

Pour obtenir des droits supplémentaires, merci de contacter Luc Rambaldi, notamment via le site www.pragmacoach.com.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat Paternité- NonCommercial-ShareAlike 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/ ou par courrier postal à Creative Commons, 559 Nathan Abbott Way, Stanford, California 94305, USA.

© Luc Rambaldi 1998-2008 • luc.rambaldi@pragmacoach.com • Manuel distribuable gratuitement en respectant les termes
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LE MASTER EN

PNL

Note 2008 : Ce manuel a été rédigé en 1998-1999. Il a été mis à jour par quelques compléments ponctuels et remis en pages plusieurs fois. La dernière en date est celle permettant de passer du logiciel professionnel de départ à un format plus propice à partager largement ce manuel (format de la puissante suite bureautique gratuite OpenOffice.org, et PDF). Quelques "coquilles" de conversions peuvent encore y figurer : merci pour votre souplesse ! D'autres documents complètent, depuis sa création, ce manuel déjà conséquent. Mais il reste une très bonne base pour votre apprentissage, votre perfectionnement et votre réflexion !

Bienvenue dans ce manuel qui accompagnera votre mémoire, votre réflexion et le développement de votre maîtrise technique des outils du Master Certifié en PNL. Il fait suite au manuel et au cycle certifiant de Praticien PNL, indispensable pour comprendre et utiliser avec précision tout ce qui est présenté ici.

Vous comprendrez à quel point ce document, par définition assez linéaire, se découpe très différemment de ce que vous expérimenterez concrètement en formation. Son objectif n’est pas d'être une “projection de Mercator" de la planète Master, simplement de vous laisser accéder à l’information

conceptuelle dont vous avez besoin, classée par thèmes.

Nos expérience respectives et communes sont trop riches pour rentrer dans des boîtes. Tous les thèmes abordés ici ne sont donc que des modèles qui, sur

le

terrain, se croisent et s’enrichissent. Seuls les modèles savent être limpides

et

triviaux au point de tenir en quelques schémas. Et c’est pour cela qu’ils

nous sont utiles pour apprendre et communiquer. Mais vous découvrirez que c’est d’abord et surtout en expérimentant les processus que nous vous

proposons que vous saurez quoi faire de ces quelques 160 pages.

Les modèles de la PNL sont génériques. Ils ne servent qu’à cadrer et recadrer les expériences que nous nous offrons. Votre manuel est simplement un recueil de repères, auquel vous pourrez vous référer lors de votre découverte des nouveaux outils de cette formation avancée, comme au cours du développement de votre pratique ultérieure. Enfin, puisque les formations en PNL - comme les pratiques des participants - évoluent généralement plus vite que les manuels, offrez-vous la permission d’enrichir le vôtre avec vos notes personnelles, vos croquis, vos questions, vos idées et vos défis, et les ressources récentes amenées par le formateur lors de votre cursus.

A la fin du processus de formation correspondant au niveau Master, tel que

vous l’aurez investi avec nous, vous saurez vous repérer facilement dans le monde de la PNL, parce que tous les modèles y existant actuellement vous seront accessibles. C’est un point important, parce que la PNL évolue suffisamment pour que chacun ait besoin de continuer à la comprendre et à l’investir bien après sa formation. Le cycle qui se construit désormais avec vous est d’ailleurs une nouvelle étape dans cette évolution. En effet, quand démarre chaque nouveau cycle, nous savons déjà ce que nous allons vous

transmettre (c’est rassurant), mais nous ne savons pas encore tout ce que nous allons pouvoir apprendre de nouveau en interagissant ensemble (c’est stimulant). Bonne formation certifiante de Master !

© Luc Rambaldi 1998-2008 • luc.rambaldi@pragmacoach.com • Manuel distribuable gratuitement en respectant les termes
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Table des matières

Le Master en PNL Devenir Master en PNL Objectifs généraux Trans-former

2

8

8

9

9

10

10

A. Le niveau d’intégration, de maîtrise et d’élégance dans

l’utilisation des compétences acquises au niveau de Praticien. 10

B. Le niveau d’intégration des habiletés au niveau de Maître-

10

Praticien

C. L’intégration des connaissances et des habiletés au niveau de

Normes et critères de certification Normes internationales Habiletés et attitudes

Maître Praticien

10

La certification, concrètement

11

Tout au long du stage

11

Le Projet Master

12

Critères concrets

12

Le Mémoire Master

13

Comment choisir votre thème de mémoire ?

13

Quelles sont les principales différences entre le Projet et le Mémoire Master ?

14

Pour la certification de Master, nous n’évaluons pas votre capacité à analyser et expliquer, mais à agir et modéliser

15

Croyances et Auto-Références

16

De la soupe VAKOG à son organisation

16

La structure d’une croyance

17

Le sens

18

Congruence entre le sens donnés par le digital et par les états internes

18

Sens et objectif

18

Les croyances ont tendance à se confirmer

19

Première conséquence : une médaille à deux faces

20

Deuxième conséquence : Le type d’actions à mener pour provoquer ou conduire un changement

20

Les croyances et l’intégrité vécue par les personnes

21

Quelques limites potentielles avec les croyances

21

Un catalogue d’outils puissants et créatifs

21

Comment détecter des croyances fortes ?

22

Détecter comportementalement les croyances

22

Les Présuppositions du langage naturel

23

Le Méta-modèle

24

Détecter les “Oops"

24

Calibrer

25

Premières pistes pour “décadrer" des croyances fortes

25

Panorama de quelques outils puissants de décadrage des croyances

27

Le surcadrage

27

Les inverses

27

Principe

27

Exemples de schémas

28

Ressources utiles pour générer des inverses

28

Exposer les inverses à l’expérience de notre interlocuteur

28

Notes utiles

30

Quelques exemples de schémas d’inverses

30

Notes

32

Une étape écologique : Générer de nouvelles croyances

32

L’idée est "simple"

32

Démarche

33

Notes

34

Le “Désidentificateur par comparaison visuelle"

34

Le “Désidentificateur Cognitif"

34

Les étapes

34

Le “Désidentificateur verbal"

35

Principe

35

Processus

36

Le “Désidentificateur temporel"

36

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Principe

36

Enjeux

53

Processus

36

Les 3 niveaux d’engagement

54

Vous travaillez déjà avec les croyances

36

Valeurs Conceptuelles

55

Généraliser les changements de façon écologique

37

Explicitées & utilisées pragmatiquement

55

Elargir le cadre du changement

37

Par défaut (le plus souvent)

55

Modérons notre soif de contrôle, certaines choses se font très

repères pour les mettre à jour10

55

bien toutes seules

38

Valeurs d’Actualisation

55

Qui nous ne sommes pas

38

Explicitées & utilisées pragmatiquement

55

Les valeurs

41

Par défaut (le plus souvent)

56

Aperçu général

41

repères pour les mettre à jour

56

Rappel : Toute valeur est une auto-référence

41

Valeurs de Fondation

56

Par conséquent

41

Explicitées & utilisées pragmatiquement

56

Vocabulaire

42

Par défaut (le plus souvent)

56

Dans ce chapitre

42

repères pour les mettre à jour

57

Les 2 directions de nos valeurs

42

Comment une valeur peut passer d’un niveau d’engagement à un

La carte unifiée des valeurs

42

autre

57

Les 3 niveaux d’engagement

42

Le sort des valeurs conceptuelles

60

Distinguer les désirs des besoins

42

Enfin, les valeurs de fondation peuvent-elles changer de statut ?

60

Vers le plus court chemin :

42

Distinguer les Désirs des Besoins

63

Les 2 directions de nos valeurs

43

Les désirs exprimés ne sont souvent que des réactions à des

De l’inertie au mouvement

43

besoins13

63

Note

44

Quelques caractéristiques des désirs

64

Valeurs et stratégies1

44

Vers le plus court chemin

64

Apprentissage

45

Principe

65

Critères VAKOG

45

Procédé

65

Opérations

46

Ressources utiles

66

Critères de définitions des objectifs

46

Vers une fluidité relationnelle & émotionnelle

68

Tests

47

Intégrer les Méta-Programmes a votre compréhension et à vos choix

68

Valeurs & Etats Internes

48

Les 3 catégories de méta-programmes

70

Note

49

Focalisation

70

Calibrer

50

Energie

70

Valeurs & Décisions

50

Temps

70

La Carte Unifiée des Valeurs

51

Catégories

71

Découvrir la chaîne des valeurs et ses caractéristiques

53

Personnes

71

Ressources

53

Evaluation

71

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Niveau de détail & intuition

71

Ethique comportementale

86

87

87

88

88

Relations entre les représentations

72

Les niveaux de changement

système de représentation

73

Note

Cadre de référence

73

Le Changement I

Valeurs

74

Le Changement II

Action

74

Associer changement I & changement II pour faire évoluer les

88

89

89

90

90

90

91

91

91

91

92

92

93

93

94

Options

74

systèmes de valeurs

Adaptation

74

Les niveaux de confort

Orientation

74

Le Confort " zéro "

Echange

75

Le Confort I

Action

75

Le Confort II

Que faire de bon avec les méta-programmes ?

76

Morphogénèse & Homéostasie

Quelques cadrages utiles

76

Le surcadrage & la notion de Seuil

Diagnostiquer

76

Le cadrage

Faire levier

77

Le recadrage

Développer notre créativité relationnelle et notre sens de

Le décadrage

l’adaptation

77

Le surcadrage

Le Pentagone Relationnel

79

Du Profil de problème au Profil de solution

Hier

79

Vers le Plus Petit Pas Possible

Aujourd’hui

79

Elargir la notion d’Objectif

Les positions relationnelles

79

Les 3 Phases Perceptuelles

Les Positions Systémiques Internes

81

P1

94

Notre cohérence interne

81

P2

94

5 PSI interdépendantes

83

P3

94

Objectif général avec chaque position

83

Simplifiez votre expérience pour l’enrichir

95

95

96

96

97

97

97

98

98

98

Associée

83

Comment s’organise votre temps

Fictive

83

La ligne du temps

Interdite

84

Mettre à jour la ligne du temps

Rebelle

85

D’autres sous-modalités visuelles

Hors-système

85

Mise à jour concrète de la ligne du temps

Apprendre & changer : modèles systémiques

85

Informellement

Les niveaux d’apprentissage

85

Formellement

L’Apprentissage zéro

85

Les formes et les positions génériques d’une ligne du temps

L’Apprentissage I

86

Chacun de nous, selon sa " relation au temps ", peut se situer :

L’Apprentissage II

86

Dans le temps / A l’extérieur du temps

98

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Dans le temps

98

Des inconvénients potentiels aux ressources appropriées

109

A l’extérieur du temps

99

De la demande aux objectifs

111

Monochrone / Polychrone

99

Recadrer les modèles en amont du contenu

111

Problèmes et ressources liés à la forme ou la position d’une ligne de

Visiteurs, Demandeurs et Partenaires

111

temps

100

Les positions de départ face au changement

111

Déformations de la ligne du temps

100

En position de Visiteur

112

Modifier la ligne de temps

100

Position

112

Les transformations naturelles

100

Objectif

112

Transformer la ligne du temps indirectement avec les techniques de

Principe d’action

112

la PNL

101

Outils

113

Transformer directement la ligne de temps

101

En position de Demandeur

113

Précaution écologique

101

Objectif & outils

113

Accompagnement

101

En position de Partenaire

114

Coacher les Personnes

102

Votre rôle de coach

114

Introduction : le coaching, une action de modélisation systémique

102

Supervision & Feed-back

115

Domaines d’action et enjeux

102

Même vos réactions les moins désirées vous informent sur le rôle

Les formes principales

102

et l’organisation de votre modèle du monde

115

Le coaching est une discipline

103

Techniques types ?

116

Faire du coaching, c’est construire un modèle de développement

103

Du Praticien :

116

Sur les règles du jeu

103

Du Master :

116

Les modélisations systémiques

104

La vidéo ?

116

La démarche du coaching en Première Systémique

105

Le travail en équipe ? (co-interventions)

116

Un rationalisme intelligent, rigoureux et avancé

105

En réseau de coaching mutuel ?

116

Ses ressources

105

Petit auto-recensement

116

1ère révolution

106

Stratégies d’auto-évaluation

117

Démarche

106

Repères en interaction

117

Objectif

106

Les pièges à éviter

117

Méthode générique

106

Le collègue qui vous envoie quelqu’un ou qui vous donne son avis

Avantages

107

117

Limites

107

Ce que vous recherchez

118

Exemple

108

Le cadre de temps

118

La démarche du coaching en Deuxième Systémique

109

Rythme

118

Vers un constructivisme radical

109

Nombre de séances

119

Objectif

109

Quelques leviers-types pour le développement

120

Principe d’action

109

Les scénarios

120

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Les interventions paradoxales

120

Planifier et/ou interagir

134

Les tâches comportementales

120

Découper en étapes : les "stratégies élémentaires"

134

Transmettre & Former

121

Les séquences de réussite

135

Qui tient la barre ?

121

Le rapport individuel et collectif

136

Formater ou Trans-Former ?

121

Se synchroniser

136

En PNL comme ailleurs

121

Calibrer

136

Et ailleurs comme en PNL

122

Ceux qui parlent et les autres

136

Alors, formater ou trans-former ?

123

Valeurs conceptuelles/positions interdites du groupe

136

Vision et cadrages

124

La communication multi-niveaux

136

Le sens : point commun à la multiplicité des actions

124

Ancrer des stratégies-types

137

Pour me créer une vision

125

S’installer quelques clés en Référence Interne

137

Les logiques en jeu

125

Ancrer des processus

137

Tracer / écouter / ressentir sa "vision"

125

Les stratégies d’évaluation

137

Cadrer chaque moment de la formation

126

Les possibilités de feed-back dans le temps

138

Pré-cadrer et post-cadrer les contenus de formation

126

Quand le formateur s’auto-évalue

138

Les 4 "portes d’entrée" aux contenus

127

Transmettre

138

4 thèmes par contenu

127

Coacher les Organisations : Eléments de Leadership en Equipes, Projets,

Le "Pour Quoi ?"

127

Réseaux

139

Le "Quoi ?"

127

La vie du système

139

Le "Comment faire ?"

127

Agrandir la marge de manœuvre

140

Les ouvertures

128

Exercice

141

Formation "inductive" ou "déductive"

130

Partenaires "externes"

141

Déduire

130

Les "règles du jeu" en équipe

142

Induire

131

L’identité "équipe"

142

Hors des sentiers battus, pour avancer

131

Des représentations créées en commun : l’équipe produit son histoire

Une pédagogie de l’autonomie

131

142

La zone de confort

132

Le "milieu interne" de la jeune cellule "équipe"

142

Vos ressources

132

Vis-à-vis de "l’extérieur"

143

Stabiliser pour donner la latitude nécessaire à généraliser les

Quelques règles du jeu transversales et fréquemment utiles

143

apprentissages

132

Dialogue & Discussion

144

Votre langage

132

Les logiques bouclées

145

"Milton-modéliser"

133

Des enjeux humains

146

"Méta-modéliser"

133

Les styles cognitifs et relationnels

146

Structurer

133

Enseigner les styles cognitifs et relationnels : puissante technique

Expérimenter avant de philosopher

133

de recadrage, créatrice de compétences nouvelles en équipe

147

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Quelques distinctions à enseigner Vers un "Knowledge Management" vivant Précadrer les phénomènes liés aux changements Concrètement

148

148

149

150

Votre capacité à cadrer et recadrer en temps réel les interactions et

les réactions spontanées des personnes

150

Votre capacité à découper le changement en étapes

150

En amont : le précadrage lui-même

151

Comment le changement change le leadership qui le crée

151

Un pôle de stabilité

152

Percevoir l’avenir : une boucle créative

153

Se projeter dans l’avenir

153

Le Cadre de Différence

153

Les scénarios

153

Des tableaux de bord délibérément orientés vers le développement

154

Quelques boucles d’apprentissage

155

1er repère

155

2e repère

156

Pour une bibliographie Systémique

156

DEVENIR MASTER

EN PNL

Objectifs généraux

• Vous accompagner dans l’acquisition de la maîtrise technique des outils du Master en PNL systémique (sur la base si riche du Praticien).

• Comprendre dans l’action les démarches, les attitudes et les enjeux possibles de la modélisation PNL.

• Inscrire par vous-mêmes ces démarches et ces outils, d’une manière transversale, dans vos enjeux personnels et professionnels quotidiens et dans leurs évolutions possibles.

• Viser clairement des expériences de référence du changement systémique (“changement 2"), pour vous-mêmes et vos partenaires.

• Participer en filigrane à l’évolution de la PNL, par vos retours d’expériences et les nôtres.

La formation de Master telle que nous vous la proposons est donc plus et autre chose qu’un simple cursus technique. Certes, les habiletés que nous vous proposons d’y acquérir sont nombreuses et rapidement utilisables dans des contextes variés et à forte valeur (humaine) ajoutée.

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Mais, à la mesure de la puissance de ces outils, c’est votre implication personnelle qui vous ouvrira à la véritable dimension du Master. C’est donc à vous de jouer, avec ce que vous allez découvrir.

Il arrive que des participants s’offrent avec ces démarches des expériences décapantes. Fait intéressant à noter : selon notre toute dernière étude, il semble qu’ils survivent. Nous accompagnons donc les chapitres présentant ces démarches par une section réservée aux cadres du changement systémique. Vous repérer à travers quelques concepts simples pourra vous ressourcer ou vous conforter dans cet investissement qui est le vôtre. Cela vous sera utile également, notamment sur un plan professionnel, à structurer des interventions puissantes visant le changement dans vos contextes de prédilection, comme dans vos nouveaux champs d’investig’action.

Trans-former

Si, comme nous le croyons, vous avez choisi de vous investir dans cette formation pour répondre à des valeurs fortes qui vous sont propres, alors il ne vous reste plus qu’à offrir à ces valeurs l’écho qu’elles méritent.

Nous veillons, dans ce type de formation, et dans celle-ci en particulier, à mobiliser des processus d’apprentissage souvent assez éloignés du rassurant apprentissage déductif, explicitement structuré, linéaire et paisible. Comme vous vous y attendez peut-être déjà, le Master n’est pas une formation de tout repos. Le confort que vous allez pouvoir y expérimenter est certainement moins évident à percevoir que celui auquel nous sommes habitués, mais aussi certainement plus profond. Il fait partie de ces ressources méconnues qui font la différence entre ceux qui sont à l’aise avec la complexité, les incertitudes et le changement, et ceux qui n’y parviennent pas encore malgré, parfois, leurs efforts. Quant à l’écologie, ce concept sympathique qui a cours en PNL, il mérite une attention nouvelle ; une

attention éclairée par les concepts systémiques, ainsi que par vos propres découvertes au cours de ce stage - certaines étant parfois vraiment déroutantes à première vue.

Si, à l’issue de ces quelques lignes, vous vous demandez où fichtre vous mettez les pieds, vous avez bien raison. Vous nous aurez oubliés depuis longtemps que vous récolterez encore des éléments de réponse à cette question. Lorsque vous avez appris à lire, rien n’était évident ; mais vous y êtes arrivés. Et un jour est arrivé où vous avez peut-être découvert que vous y preniez du plaisir, et que cela vous ouvrait des portes. Beaucoup de portes. Alors vous avez compris que la petite période déroutante que vous aviez traversée à la petite école avait un sens bien plus large que vous ne l’aviez perçu à l’époque. Et encore, ce n’était que le début. Car aujourd’hui, vous continuez à apprendre, à vous cultiver et à partager grâce à l’écriture.

Et bien, aujourd’hui, vous allez apprendre la (ou plutôt "une") modélisation de l’expérience humaine, celle qui fait la complexité de tous les jours. Certains éléments que vous allez expérimenter font la différence. Vos premières expériences vous apporteront de premiers feed-back, et peut-être que vous comprendrez déjà leur importance. Et pourtant, ce ne sera pour vous qu’un commencement. Le meilleur vous attend, patiemment ; c’est ce que vous vous offrirez après le Master, avec les ressources que vous y aurez puisées.

Normes et critères de certification

Une reconnaissance internationale des compétences pointues en PNL passe par un langage et des engagements-qualité communs.

C’est l’utilité de ces critères. Bien sûr, ils ne sont pas restrictifs, et ils laissent aux Enseignants certifiés la responsabilité des modalités concrètes de leur

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validation.

Normes internationales

Voici une formulation francisée des normes de l’International NLP Trainers Association (INLPTA). 1

Habiletés et attitudes

A. Le niveau d’intégration, de maîtrise et d’élégance dans l’utilisation des

compétences acquises au niveau de Praticien

B. Le niveau d’intégration des habiletés au niveau de Maître-Praticien

1. L’intégration consciente et inconsciente des trois piliers de la PNL :

• Objectif

• Acuité sensorielle

• Flexibilité comportementale

2. L’intégration consciente et inconsciente des postulats de base ou présuppositions de la PNL.

3. L’intégration du concept et des principes d’intervention à des niveaux multiples

• Objectif à plusieurs niveaux

• Calibration à niveaux multiples

4. Travail

à

plusieurs

inconsciente.

niveaux

et

ce,

de

façon

consciente

ou

5. L’usage varié et précis des systèmes de représentation.

6. L’étendue au niveau de la flexibilité sensorielle.

7. Flexibilité de tri de l’information (métaprogrammes et positions perceptuelles).

8. L’habileté à identifier son propre processus épistémologique et celui des autres.

9. Flexibilité au niveau épistémologique.

10. L’habileté à utiliser les niveaux logiques et la typologie logique.

11. L’habileté à traduire ses résultats en processus d’apprentissage.

12. L’habileté à créer et maintenir le rapport à plusieurs niveaux.

13. L’habileté à créer des techniques avec le processus et la structure

du contenu dans une démarche d’intervention.

14. L’habileté à communiquer volontairement à plusieurs niveaux.

15. L’habileté

à

intégrer

les

compétences

au niveau de

Maître

Praticien à d’autres disciplines ou champs d’intérêt.

C. L’intégration des connaissances et des habiletés au niveau de Maître Praticien Un Maître Praticien reconnu par L’INLPTA doit maîtriser un ensemble de connaissances et les intégrer aux cadres, principes, techniques et raffinements appropriés :

utilisation,

(mise

1. Les

métaprogrammes

à

jour,

calibration,

changement, flexibilité) (

)

2. Les valeurs ou critères (mise à jour, calibration. clarification.

utilisation, changement) (

)

3. Le recadrage avancé

4. Les stratégies avancées (

)

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5. Les sous-modalités avancées (

6. Les schémas avancés de Milton Erickson (

7. Les croyances (mise à jour, installation, changement, utilisation)

)

)

( )

8. Modélisation (mise à jour, explication, reproduction, transfert,

utilisation) (

)"

La traduction des points ci-dessus, formulés par l’INLPTA, est celle de F. Briefer, enseignante PNL certifiée suisse.

Note 2008 : Parmi les normes disponibles, la plus exigeante et engageante à notre sens est la norme SYSTÉMIS. Nous vous invitons à la consulter et la télécharger, voire l'imprimer et l'utiliser dans vos propres formations si tel est le cas : www.pragmacoach.com (onglet "l'éthique SYSTEMIS").

Les points suivants sont de notre cru.

La certification, concrètement

Nous évaluons les critères correspondant à notre vision du niveau Master selon 3 dimensions complémentaires :

Tout au long du stage

Par cadre de différence, notamment en termes de capacités à :

• Tester et acquérir comportementalement les outils techniques et les stratégies du Master ;

• Utiliser ces outils et démarches pour soi-même ;

• Explorer de nouvelles pistes de flexibilité pour soi-même ;

• Repérer ses propres enjeux, en termes de valeurs, croyances,

positionnements, stratégies, avec une attitude de transparence et de respect vis-à-vis de soi-même ;

• de

S’enquérir

feed-back

variés

destinés

à

enrichir

sa

propre

expérience ;

• Construire des feed-back ouverts et bien visés ;

• Recevoir des feed-back, les accepter et faire soi-même son propre tri (cf. “méta-programme Référence Interne avec vérification externe") ;

• Passer à l’action ;

• Apprendre, faire et s’entraîner avant de “dépasser le modèle" ;

• S’ouvrir à la nouveauté,

propres

à

la

surprise,

à

ses

fonctionnements (y compris les plus saugrenus) ;

• Intégrer intellectuellement et surtout émotionnellement la notion de “confort 2" (cf. partie du manuel sur les types d’apprentissages et de changements) ;

• Reconnaître et choisir son propre positionnement vis-à-vis des processus et objectifs de la formation, vis-à-vis du groupe (membres individuellement et groupe en lui-même), vis-à-vis des formateurs ;

• Capitaliser sur les acquis du Praticien par soi-même ((se) les démontrer constamment sans avoir à y revenir formellement sur le temps de formation de Master) ;

• Et notamment gérer la pertinence de ses états internes et de son langage, travailler dans un cadre d’objectifs micros et macros, sur la base constante d’observations VAKOG, en détectant les

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éléments de stratégies employés ou à mettre en œuvre, dans un cadre relationnel approprié, utiliser la créativité d’une manière pragmatique ;

• Enrichir ses expériences en les simplifiant.

Le Projet Master

C’est une démarche construite par chacun, très impliquante. Vous y amorcez et conduisez les processus de “changement 2" présentés plus loin dans ce manuel, en particulier les outils de positionnement systémique et de Profil de Problème / Profil de Solution.

Ce projet nécessite, par définition, du développement personnel, dont les modalités vous appartiennent, et conduit grâce aux outils de la PNL.

Il est différent du Projet Praticien : plus impliquant, plus ardu, évalué sans

concession

sont destinés à ce genre d’usage intensif auquel vous les soumettrez. Nous voulons que vous en ayez pour votre argent.

Réjouissez-vous, les outils du Master que nous vous proposons

Vous présenterez ce projet devant le groupe, lors des journées de certification, dans les cadres de la PNL.

Critères concrets

• Vous n’avez pas besoin de partir d’un objectif précis, au contraire

• Mais vous avez à aboutir à au moins un objectif “macro" et des objectifs opérationnels intermédiaires et minimaux.

• Vous devez repérer et formaliser vos propres repères, vos propres balises, savoir vous y ouvrir et les communiquer.

• Votre projet inclut donc les stratégies de feed-back que vous vous

construirez pour le mener à bien.

• Nous attendons que vous construisiez votre projet de manière autonome (“référence interne", cf. métaprogrammes), tout en nous sollicitant pour un feed-back au moins une fois en cours de route, suffisamment tôt avant la certification pour que cela vous soit utile et que vous puissiez utiliser avec puissance ce ou ces feed-back dans l’élaboration de votre projet (“vérification externe"). Ce point est une condition sine qua non de notre évaluation de ce projet en vue de la certification. Justement pour que vous en tiriez beaucoup de ressources nouvelles.

• Vous choisissez votre thème comme cela vous convient en respectant les critères suivants : a) il peut concerner un ou plusieurs domaines de votre vie personnelle et/ou professionnelle ; b) il touche d’une manière transversale à un ou des pans entiers de votre quotidien ; c) et vous entraîne sur des terrains émotionnellement glissants que vous avez jusqu’alors savamment inexplorés. Que vous pensiez l'être déjà ou non, nous attendons de vous que vous montriez à travers ce projet que vous êtes d’intrépides et sereins explorateurs-aventuriers de votre propre monde, avec les outils de la PNL dans vos bagages

• Chaque Master en cours de certification présentera au groupe son projet pendant environ 1 heure (feed-back compris).

• Le jour de la certification, au plus tard, vous nous remettrez un exemplaire d’un document formalisant ce projet : a) une page minimum ; b) avec une présentation visuelle (schémas, tableaux,

libre et synthétique, venant appuyer le message ou

“l’accroche" de ce document ; c) imprimée avec un ordinateur si possible (mon Dieu ce que la PNL peut être terre-à-terre !) ; d)

etc

),

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fouillé (même si vous devez écrire très petit) et clair dans sa logique (d'où l’intérêt d’une présentation visuelle) ; e) et portant votre nom et une date (mais pas votre numéro de carte bancaire !).

Si ce document et votre présentation au groupe et aux formateurs sont formalisés, clairs et que l’on peut vous suivre, gardez-vous néanmoins le droit, en amont, d’avoir patiné,

tâtonné, trébuché, mélangé, disjoint, exploré des pistes plus juteuses que d’autres, goûté

En aval, de

là où nous serons postés pour observer ce qui nous arrive au bout de votre démarche d’expériences et de cadrages de ces expériences, nous souhaitons simplement que vous ayez su canaliser suffisamment les choses en un fleuve puissant et d’apparence tranquille, voyageant paisiblement dans le cours qu’il s’est choisi et tracé, au milieu de reliefs accueillants, sous un climat agréable.

à des fruits plus surprenants que d’autres, avancé par essais-et-erreurs, etc

Votre projet doit être présentable en l’état, cohérent et ouvert, le jour de la certification. Toutefois, si avancé qu’il soit, il peut ne pas être abouti (certains objectifs étant en cours). C’est possible et admis. Sachez présenter alors le chemin que vous avez parcouru ("le chemin se trace en marchant"), les éléments que vous utilisez actuellement pour évaluer ce que vous faites, où vous en êtes et où vous vous dirigez maintenant (votre horizon vis-à-vis de votre projet et vos prochains petits pas). Sachez présenter comment vous intégrerez le feed-back issu de cette présentation de certification, et sachez l’accueillir et le recueillir.

Comme toutes vos contributions concernant votre vie privée et que vous pouvez choisir de communiquez à l’occasion du stage, les informations personnelles que vous porterez sur votre document relatif au Projet resteront confidentielles.

Le Mémoire Master

Il s’agit simplement, sur une vingtaine de pages minimum environ, de structurer, de fouiller un thème, en suivant des cadres de travail et de

présentation empruntés à la PNL, avec ses démarches et ses concepts. Ce mémoire est là pour démontrer votre intégration intellectuelle et opérationnelle, créative et rigoureuse, de la démarche de modélisation de la PNL. Il ne s’agit pas de rationaliser, mais de construire vers une utilité concrète dans un domaine, personnel ou professionnel, dans lequel il permettra, sur-mesure, de mobiliser des ressources puissantes et/ou de résoudre des difficultés.

Vous êtes libres de tirer cette modélisation de votre expérience actuelle, ou de créer un modèle que vous allez tester dans votre expérience pour en recueillir le feed-back et formaliser le tout dans votre mémoire.

L’important est que ce modèle puisse être communiqué, enseigné, utilisé en suivant ses formalisations PNL : nous devons pouvoir comprendre ses enjeux, sa logique et reproduire cette expérience, ou l’adapter à nos contextes, justement parce qu’elle est modélisée.

Comment choisir votre thème de mémoire ? Optez pour une piste distincte de celle de votre Projet. L’enjeu est différent. Il ne s’agit plus, ici, de vous décadrer et de bousculer votre développement personnel. D’autre part, vous aurez déjà formalisé la démarche de votre Projet, et puis ce Projet est quelque chose à vivre plutôt qu’à écrire

Le mémoire s’intéressera à une expérience qui vous appartient, ou qui appartient à quelqu’un que vous aurez pu finement observer : ainsi, le mémoire décrit votre modélisation, par laquelle vous transmettez un savoir- faire et/ou vous en acquérez un nouveau.

Ce savoir-faire correspond à votre niveau de Master : il est étendu, fouillé et construit. C’est par exemple une compétence importante, avec une “valeur

ajoutée" concrète en formation, en accompagnement, en décision, etc

une

démarche au point pour faire grossir son porte-monnaie d’une manière

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écologiquement attirante, ou élargir sa palette de relations, d’horizons, concilier la crédibilité professionnelle avec une innovation institutionnelle décapante, optimiser sa santé sans avoir besoin d’apprendre la diététique ni faire du body-building,

Si vous créez un outil professionnel directement commercialisable, signalez-nous que vous souhaitez que cet outil reste votre propriété, si vous le voulez. La modélisation donnant lieu à votre mémoire est un travail de qualité professionnelle en PNL, et ce travail vous appartient. Quoi qu’il en soit, et sauf demande contraire de votre part, nous pourrons faire référence à votre travail (par exemple, sous la forme d’une contribution dans un stage ou un manuel), en mentionnant votre nom sur les parties dont vous êtes l’auteur.

Comme pour votre Projet, nous vous demandons de nous contacter une fois, en cours de travail, pour que nous puissions savoir où vous en êtes et vous communiquer un feed-back.

Quelles sont les principales différences entre le Projet et le Mémoire Master ?

Pour mener à bien votre projet, vous explorez comment appliquer les outils que vous aurez acquis en Master, sur un sujet “brélant" de votre vie

personnelle ou professionnelle, ou souvent les deux à la fois

débusquez des patterns qui vous appartiennent et que seuls, jusque-là, les outils du Master vous ont permis de mettre à jour. Vous les travaillez en visant un “changement 2", c’est-à-dire, comme nous le verrons, souvent abrupt et inattendu. Viser l’inattendu vous paraît paradoxal ? Vous avez raison. C’est pourquoi vous allez découvrir certains outils du Master qui font tout en finesse, mais qui ne font pas vraiment dans la demi-mesure

Vous

Le projet donne lieu à une formalisation riche, mais très synthétique et minimale (en volume et en verbalisation). Le parcours du Projet s’aventure en terrains inconnus, ou d’habitude évités, et il mène souvent à travers des

sentiers suffisamment escarpés pour échapper aux recettes et aux solutions “raisonnables" habituelles. Il correspond à une démarche de développement personnel très engageante (vis-à-vis de vous-même, pas de nous) ; or, modéliser des processus, quand on est soi-même le siège de ces processus, c’est parfois complexe et paradoxal, souvent vivifiant, de temps en temps déroutant, rarement linéaire, jamais trivial.

Le mémoire se “contente" de viser ce que nous présenterons dans ce stage comme étant un apprentissage 1. C’est donc plus “soft", beaucoup moins impliquant. Par contre, c’est un travail professionnel très bien construit, rigoureux et clair. Ici, vous utilisez votre curiosité et votre sens du terrain pour aboutir à “quelque chose de bien léché", un outil professionnel.

Dans le projet, vous explorez et transformez votre propre modèle ; pour aboutir à votre mémoire, vous créez et formalisez un modèle soit nouveau, soit pas encore mis à jour et qui mérite de l'être. A vous de savoir nous persuader de ce en quoi il le mérite. Et merci d’avance pour cela.

Le Projet et le Mémoire de Master sont deux réalisations tout à fait complémentaires. Dans l’un et dans l’autre, vous vous concentrez sur 2 types d’enjeux différents.

Pour employer une métaphore un peu lapidaire : avec le premier, vous vous orientez vers un chemin qui vous verra devenir un Sage. Avec le second, vous mettez en pratique les compétences en modélisation propres à (vous) démontrer que vous êtes un Ingénieur.

Nous vous rappelons à ce titre qu’il n’y a pas une façon de voyager sur ces routes-là et à obtenir ce que vous pouvez y obtenir. Il y en a des milliards. La PNL n’est pas un cadre restrictif, elle est un cadre générique, assorti d’un ensemble de démarches, opérationalisées par un ensemble d’outils précis et puissants. Nous ne connaissons pas aujourd’hui de démarche propre à

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formaliser mieux la richesse de nos expériences, à la hauteur de nos enjeux actuels et à venir, que la PNL et la systémique réunis. Ceci ne veut pas dire pour autant que ces 2 approches n’ont pas à être enrichies ; bien au contraire, elles méritent de l'être.

Pour la certification de Master, nous n’évaluons pas votre capacité à analyser et expliquer, mais à agir et modéliser C’est dans ce sens que nous vous invitons à formaliser vos démarches avec les outils que vous aurez appris avec nous (ou dans d’autres stages de PNL), et pas d’autres outils d’action que vous pouvez connaître. Il s’agit ici de “modélis’action". Nous évaluons ainsi votre intégration de ce point :

comprendre en quoi et comment la PNL est autre chose qu’une théorie, autre chose qu’une explication, autre chose qu’une description : la PNL permet de structurer ce que nous percevons et ce que nous faisons et créons, d’une manière pragmatique.

Ce point n’est pas une simple subtilité intellectuelle. Il représente beaucoup plus et autre chose : en effet, de nombreuses démarches, dans les domaines de la santé, du management, de la formation, etc, parviennent, dans certaines conditions, à créer des résultats tangibles. Et souvent, ces démarches parfois efficaces (ou pas, sans que l’on puisse comprendre pour de bon ce qui fait la différence), se contentent de fournir des explications ou des descriptions. Même un génie comme Milton Erickson aurait très bien pu laisser perdre son apport après sa mort, s’il n’avait pas rencontré d’autres types de génies, comme les modélisateurs systémiques, et les modélisateurs Bandler et Grinder. Les mouvements dits “ericksoniens" qui ont cru pouvoir se passer de ces deux courants complémentaires de modélisation sont aujourd’hui plutôt pâlots et limités. A ce jour, la PNL avancée sait beaucoup mieux modéliser, adapter et transférer les modèles.

Elle-même évolue, et avec ces évolutions, nous découvrons d’autres

dimensions que nos lorgnettes PNL ne nous avaient pas encore laissés entrevoir. Erickson n’est pas encore complètement modélisé par la PNL. Bandler lui-même enseigne plus que ce qu’il formalise. Raison de plus pour devenir non plus seulement de fins et puissants praticiens (ce que quelques autres approches permettent de faire très bien dans certains domaines circonscrits), mais aussi de fins modélisateurs, "chemin faisant" comme disent certains constructivistes.

Alors bonne route !

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CROYANCES ET

AUTO-RÉFÉRENCES

De la soupe VAKOG à son organisation

Notre expérience sensorielle émerge de l’interaction entre notre corps, ce système très complexe, et notre environnement, ce système plus large encore qui nous englobe. Notre subjectivité se base sur des représentations sensorielles issues de nos sens (VAKOG). Mais si nous en restions là, juste à cet endroit où émergent des informations en même temps que nos sens, nous serions noyés dans une soupe constituée de milliers, de millions et plus de représentations brutes. Nous avons besoin de les trier un peu, de les relier entre elles, de les faire se rencontrer, de les organiser. Ainsi peuvent alors émerger de cette soupe des expériences cohérentes. Ce sont ces expériences qui nous permettent d’agir, et donc de vivre au quotidien. Ce processus est celui décrit par l’outil de la Hiérarchie Fonctionnelle des Idées, proche du “Découpage" (“Chunking" en anglais) en PNL.

Chacun de ces îlots d’organisation sensorielle est ce que l’on appelle en PNL une croyance. Sans cette organisation, nos informations sensorielles n’ont en elles-mêmes aucun sens. Ainsi, lorsque nous rencontrons une situation et que nous en tirons des représentations, ces représentations activent une ou plusieurs croyances. Et cela détermine le sens pour nous-même qu’a la situation et la manière dont nous allons y agir (nos comportements, nos

émotions, nos évaluations,

Nos croyances s’organisent entre elles, à leur tour, pour en faire émerger d’autres, plus générales, reliées à un plus grand nombre d’expériences, à un domaine de vie plus vaste. Ces nouvelles croyances sont un pas de plus dans notre organisation subjective. C’est aussi un pas vers plus d’abstraction. En effet, chaque croyance s’accompagne et s’appuie sur tout un lot de généralisations, de distorsions et d’omissions. Et plus une croyance s‘abstrait de sa base sensorielle (c’est à dire plus elle est issue d’un degré d’organisation et de complexité élevé), et plus ces figures du méta-modèle sont fortes. En d’autres mots, à chaque fois que nous organisons un peu plus notre expérience subjective, au travers de nos apprentissages et de nos apprentissages d’apprentissages, nous nous traçons une route nouvelle, mais en prenant le risque d’oublier que cette route bien utile n’est qu’une possibilité parmi des milliards d’autres cheminements potentiels dans l’ensemble du paysage.

Ainsi, nos croyances ne disent rien de La Vérité. Même nos certitudes les plus fortes ne sont que des croyances et ne nous ouvrent pas plus les voies de la sagesse ultime ! Nos croyances sont des choix que nous avons construits en même temps que toute notre expérience. Il est nécessaire de faire des choix. Nous n’avons que deux jambes, nous ne pouvons donc pas emprunter tous les sentiers possibles en même temps ! Nous n’avons qu’une vie, et chaque sentier nous menant un peu plus loin, vers d’autres aspects de cette vie, nous nous éloignons à chaque pas de la possibilité de vivre ces autres chemins possibles.

Si nos croyances ne nous disent rien de la vérité, alors que nous disent- elles ? Elles nous renvoient à la manière dont nous nous sommes construits et dont nous continuons à le faire. Elles ne nous informent pas sur la Réalité mais sur notre réalité, personnelle, singulière. Sur ce que nous avons su faire

).

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avec nos apprentissages biologiques, culturels, interactionnels, individuels. C’est parce que nos croyances nous renvoient à nous-mêmes et à nos manières d’interagir dans et avec le monde que l’on peut leur donner cet autre nom, plus systémique, d’Auto-Références. Ce n’est qu’une autre nominalisation pratique. Elle nous informe un peu plus sur les processus en jeu et, surtout, elle nous donne un choix de plus pour parler des “croyances" dans des contextes où le terme est très connoté. Si vous rencontrez des scientifiques, par exemple, ils utilisent très souvent le mot croyance pour l’opposer au savoir rationnel ! Or, ce savoir rationnel est lui-même un système de croyances. Et dans le reste de notre culture, le terme croyance est souvent associé à celui de religion. “Tu cois en quelque chose ? - Non." Quelle plaisanterie ! Même un légume, s’il savait parler, n’oserait pas dire une chose pareille. Nos croyances sont la structure de notre expérience subjective.

S’il est nécessaire d’avoir des croyances, toutes nos croyances ne sont pas

Loin de là ! Nous vous laissons le soin d’expérimenter ce point

nécessaires

tout au long de votre développement personnel, et en particulier au travers du travail avec les croyances, pour lequel ce chapitre donne repères et outils.

Note : Ces outils sont très récents et encore peu diffusés. Ils constituent une évolution très riche de la PNL. Ce sera un plaisir si vous les utilisez pour débrider votre créativité et si vous les investissez généreusement !

LA STRUCTURE

DUNE CROYANCE

Une croyance relie entre elles des représentations sensorielles (VAKOG), ainsi qu’une (ou plusieurs) éventuelle formulation digitale (D) et un (ou plusieurs) état interne (E.I.). Une même représentation sensorielle peut appartenir à une croyance et à une autre : elle est alors une passerelle entre les deux (par exemple, une équivalence complexe ou une cause-à-effet).

exemple, une équivalence complexe ou une cause-à-effet). La naissance de ce système VAKOG-DE fait émerger un

La naissance de ce système VAKOG-DE fait émerger un sens, partiellement

© Luc Rambaldi 1998-2008 • luc.rambaldi@pragmacoach.com • Manuel distribuable gratuitement en respectant les termes
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exprimable sous une forme digitale (D). C’est d’ailleurs au travers de cette formulation digitale que l’on peut utiliser le Méta-modèle. Le Méta-modèle est un excellent outil associé au travail avec les croyances. Mais le sens est aussi “sensible" par l’état interne associé (noté E sur le schéma).

Enfin, chaque représentation sensorielle s’accompagne de sous-modalités particulières. Par exemple, chez certaines personnes, pour une image, la distance ou la luminosité vont déterminer si la croyance est une certitude ou

un doute

pour un même contenu.

Le sens

Ouvrons une petite parenthèse sur le sens de notre expérience. Face à une situation donnée, dans un contexte particulier et à un moment précis, nous allons évaluer notre environnement, comment nous agissons, ce que nous sommes capables ou non de faire et comment le faire, ce qu’il y a d’important (valeurs), qui nous sommes (rôles, identités) et éventuellement au service de quoi nous mettons tout cela (“trans-mission"). Ce sont les différents “niveaux" de sens que nous donnons à la situation, en fonction de l’organisation de nos croyances. Nous décidons de tout cela inconsciemment la plupart du temps (ce qui nous permet de faire autant et si vite).

Certaines croyances sont à la fois plus générales que d’autres, moins nombreuses et reliées à des états internes forts. Ce sont celles qui déterminent nos valeurs et nos identités notamment. Il existe beaucoup de situations apparemment anodines, mais qui pourtant les activent particulièrement. Ce sont ces situations et ces croyances-là auxquelles nous attachons le plus de “sens", parce qu’elles engagent qui nous sommes et ce qu’il y a d’important pour nous.

On peut facilement savoir que l’on a mis le doigt sur ces croyances-là quand

on observe une réponse émotionnelle importante (par cadre de différence ; tension, colère parfois “inconsidérée", ou au contraire grande détente, etc la gamme des émotions est immense). Il existe alors plusieurs moyens de travailler avec (si c’est dans le cadre d’objectif bien sûr) ; nous allons, dans cette partie, nous intéresser à une voie particulière parmi d’autres possibles :

celle qui passe par l’explicitation verbale (digitale) de ces états internes. Elle donne une forme verbale au sens de l’expérience et ouvre la voie à de nombreux outils novateurs affiliés au Méta-modèle.

Notons au passage 2 petites choses qui peuvent paraître importantes :

Congruence entre le sens donnés par le digital et par les états internes

2 exemples de situations, contenant les mêmes représentations VAK de départ, peuvent déboucher sur 2 sens, autant en D qu’en E, bien différents l’un de l’autre, du fait de l’organisation : cela illustre que le sens n’est pas dans les éléments eux-mêmes, mais dans l’organisation entre eux.

Sens et objectif

C’est le sens que nous allons donner à nos objectifs, quels qu’ils soient, qui va les pousser à se réaliser. Un objectif qui ne correspond à rien d’important pour la personne et ce qu’elle est, même indirectement, n’aboutira probablement jamais. C’est pourquoi il est très utile, lorsque l’on utilise la stratégie d’objectifs :

• de veiller à bien obtenir 1 ou plusieurs représentations VAKOG-DE de l’objectif atteint, avec ses sous-modalités ;

• de poser les questions sur le but du but, l’écologie, le regard des

autres, pour qui,

l’intérieur de l’expérience, vers des croyances sur les valeurs et les

toutes ces questions suscitant des liens, à

identités (que l’on veut satisfaire ou atteindre) ;

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• adopter les états internes appropriés pendant le travail, y compris lorsque vous accompagnez une personne. En effet, vos états

et vos questions vont

sens, si vous les accompagnez

internes véhiculent autant que vos questions

prendre toute leur force, tout leur d’états internes pertinents.

toute leur force, tout leur d’états internes pertinents. Parfois, certaines croyances expriment leur sens (D ou

Parfois, certaines croyances expriment leur sens (D ou E.I.) sans que l’on sache très bien à quoi les relier en termes VAKOG. Il est alors utile de bricoler un peu :

des

• soit

en

faisant

varier

les

submodalités,

pour

voir

si

informations sensorielles apparaissent plus clairement ;

• soit en redescendant dans la Hiérarchie Fonctionnelle des Idées (Découpage vers le bas) pour vérifier la base VAKOG qui a permis à cette croyance d’émerger. On utilise pour cela la Méta- modèle, bien sûr. On s’aperçoit alors parfois que la croyance a

poussé le bouchon un peu trop loin, en termes de généralisation, de

distorsion et de sélection ! Cela peut constituer un recadrage la forme d’une redécision, par exemple, ou d’un peu de ménage (beaucoup de généralisations, faites à un certain âge, ne se justifient plus dans le monde VAKOG d’aujourd’hui).

sous

Les croyances ont tendance à se confirmer

Un petit schéma métaphorique peut illustrer une tendance naturelle de notre expérience subjective qui s’organise en croyances :

Que faire quand nos perceptions nous proposent un nouvel élément VAKOG ? Pour que nous puissions utiliser ce nouvel élément, il doit se relier au reste de notre expérience. Et c’est ici que le schéma illustre ce qui se passe : de nombreux liens tendent les bras à ce nouvel élément VAKOG pour venir enrichir la croyance déjà en place, d’autant plus que cette croyance est déjà pleine de ramifications, de portes d’entrée (elle est très généralisée, par l’habitude notamment). La croyance agit comme une sorte d’attracteur puissant autour duquel se condense et s’organise toute une

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partie de notre expérience. Tandis que l’élément seul, encore peu organisé au reste de notre expérience, ne peut pas attirer grand chose. C’est une sorte de graine qui a besoin de temps pour germer, avant de devenir la belle plante qui saura peut-être un jour attirer l’attention, “si Dieu lui prête vie".

Première conséquence : une médaille à deux faces

1. Nos croyances permettent d’organiser facilement notre expérience, en lui assurant un certain degré de généralité et une certaine cohérence.

2. En contrepartie, elles ont tendance à tout ramener à elles-mêmes, à toujours avoir la parole, à se renforcer parfois jusqu’à outrance, à écarter des “exceptions à la règle" qui auraient pourtant une grande importance qualitative sur ce que vit la personne (notamment pour enrichir sa pensée en la complexifiant - cf. Edgar Morin), à se confirmer au lieu de stimuler la curiosité et l’ouverture vers d’autres points de vue, vers d’autres compréhensions, d’autres sens.

Pour dire les choses différemment, nos croyances permettent les généralisations, les distorsions et les sélections (et naissent d’elles), à la fois utiles et potentiellement limitantes.

Pour pallier à cela, on peut aller (délibérément ou pas) agir dans d’autres contextes, se confronter à de nouvelles situations, voyager dans d’autres

cadres,

C’est-à-dire se donner des occasions d’expériences suffisamment

différentes de celles que l’on connaît déjà ; le but est de récolter de nouvelles représentations VAKOG.

Ces VAKOG ont besoin d'être suffisamment nouveaux pour n'être que faiblement reliables, au début, aux croyances déjà bien en place. Ceci permet à d’autres croyances de s’installer sans ombrage. Pour avoir une chance de

grandir, de nombreuses espèces d’arbres poussent volontairement un peu à l’écart.

Et de proche en proche, plus nous avons de croyances diverses, qui sont autant d’attracteurs, et plus nos représentations VAKOG, nouvelles et même anciennes, auront de choix à ouvrir au sein de notre expérience. Les croyances pourront elles-mêmes se recadrer mutuellement.

Dans un contexte de thérapie, c’est un peu “diviser pour mieux régner", dans un sens créatif, vers plus de choix ; dans un contexte de développement autre, c’est la magie des réseaux qui créent de fabuleuses synergies et font émerger de nouvelles ressources, de nouveaux possibles, tout en coupant l’herbe sous les pieds des abus classiques de l’institutionnalisation (par nature un peu coercitive).

Deuxième conséquence : Le type d’actions à mener pour provoquer ou conduire un changement

Sur le schéma, on constate par exemple que le pauvre Digital, tout seul, aura bien du mal à faire entendre sa voix et à s’attirer des alliés, face aux croyances bien établies, bien plus fédératrices et séductrices. Eh bien, c’est ce qui arrive dans le cadre, par exemple, de la relation d’aide ; ou bien après un audit en entreprise. Les conseils ou les prescriptions (D), très faiblement reliés et reliables à l’expérience des personnes concernées (celles qui reçoivent les conseils ou le rapport d’audit) n’auront pas ou peu d’incidence sur le comportement. On sait maintenant que les conseils, en thérapie par exemple, aussi “bons" soient-ils, sont rarement suivis (ni suivables) par la personne : elle a des croyances concurrentes bien plus puissantes. Nous évitons donc les bons conseils qui, de toutes façons, ne renvoient en général qu’à l’expérience de celui qui les énonce, pas à celle du destinataire.

Préférez de loin donner des tâches comportementales, sans avoir besoin de les expliquer (c’est à la personne de faire émerger son propre sens en fonction de son expérience), en vous arrangeant pour qu’elles amènent la

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personne à agir selon des modes qui n’appartiennent pas à ses habitudes (tout en étant faciles à exécuter) ; ces tâches sont riches en VAKOG, parce qu’elles sont agies. Les effets sur le changement seront bien plus importants (si votre tâche est bien conçue et bien visée).

OU encore, si vous voulez que votre langage verbal porte les fruits de changements, il vous suffit d’utiliser des mots :

• soit proches du VAKOG (des prédicats sensoriels)

• soit appartenant au vocabulaire de la personne : ces mots-là sont de puissants ancrages naturels (même s’ils sont très digitaux) ; ce sont ces mots qui donnent toute leur puissance aux suggestions ericksoniennes et autres patterns d’influence verbaux.

Les croyances et l’intégrité vécue par les personnes

Certaines personnes croient que si elles touchent à certaines de leurs croyances, elles touchent à leur intégrité. C’est une croyance limitantes qui leur fait dire ça ! On n’a jamais vu une personne s’évaporer pendant un protocole ! après le processus, elle est encore là, elle se rappelle de son nom et parfois de son numéro de sécurité sociale !

Dans ces cas, il est souvent utile de procéder à de petits échauffements, en jouant avec le VAKOG de quelque chose qui n’a rien à voir avec la question, éloigné de ce qui est important a priori pour la personne. On peut ensuite lui proposer d’apprendre le processus sur quelque chose de simple et facile (un contexte amusant, ludique) ; sans commentaire, juste comme une petite expérimentation. Puis, le cerveau ayant alors fait son premier tour de piste, et ayant commencé à saisir le processus, et voir que la personne survit à ces petits jeux-là, il peut avoir envie d'être d’accord pour transférer ce processus

à des sujets plus “chauds".

Quelques limites potentielles avec les croyances

• Les croyances, pour la plupart, sont fondées sur une évaluation

passée de l’expérience (mais pas forcément que de l’expérience du

Cette évaluation, avec son lot de généralisations,

distorsions, sélections, n’a peut-être plus beaucoup de rapport avec le présent, ni avec les ressources et l’environnement actuels, ni avec les conditions utiles pour réaliser des objectifs nouveaux et ambitieux dans l’avenir.

• Les croyances les plus actives sont quasiment tout le temps - même

- des interprétations inconscientes qui

n’ont jamais été formulées consciemment (et les formulations conscientes les plus officielles sont souvent, à l’inverse, les plus détachées de l’expérience concrète, les plus verbales et les plus ).

passé

).

si beaucoup s’en défendent

creuses

Note : Ce que l’on nominalise par “attitude" est le résultat comportemental et émotionnel d’un système de croyances actives dans un contexte donné.

Un catalogue d’outils puissants et créatifs

Le catalogue d’outils nouveaux et puissants pour jouer avec les croyances s’étoffe actuellement. Vecteurs de créativité débridée, de plaisirs et de grands bols d’air pur, ces outils vous invitent à les utiliser, les expérimenter, et les développer par votre propre modélisation PNL des pistes que vous allez pouvoir explorer avec eux.

Les pages qui suivent présentent quelques axes possibles :

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• pour repérer les croyances fortes,

• et pour agir avec.

Comment détecter des croyances fortes ?

Ces croyances peuvent être a priori limitantes ou pas, peu importe. Le travail avec les croyances tel que nous le pratiquons ne retire rien à l’expérience, surtout si c’est bon ! Au contraire, ces outils invitent simplement à augmenter le nombre de choix pour vivre. Alors, vous pouvez jouer aussi avec les aspects de votre vie que vous préférez.

Il peut être important de noter que les croyances que nous recherchons pour le travail de décadrage sont celles qui ont un rapport avec des valeurs ou des identités. Ce rapport peut être :

• explicite (“Je suis quelqu’un qui

• ou indirect (des croyances qui concernent des sujets apparemment anodins mais pour lesquels la personne investit une grande attention et une énergie précieuse).

Vous trouverez, dans les pages qui suivent, quelques moyens utiles pour repérer les croyances :

",

“Il ne faut surtout pas que

")

• Détecter comportementalement une croyance

• Détecter par les Présuppositions du langage naturel

• Détecter avec les figures du Méta-modèle

• Détecter les croyances “Oops"

• Détecter en calibrant

Détecter comportementalement les croyances

Il s’agit de se poser des questions du type :

• “Que faut-il penser pour (ré)agir comme le fait cette personne dans cette situation ?" ;

• “Comment doit-elle percevoir les choses pour agir ainsi ?" ;

• “Qu’est-ce qu’il peut bien être important pour elle de satisfaire ou d’éviter dans cette situation pour qu’elle agisse ainsi ?" ;

• “Quel rôle ou quelle identité cette personne maintient-elle ou cherche-t-elle à valider à travers ce comportement ?".

Bien sûr, les réponses à ces questions ne sont que des lectures de pensée, au sens du méta-modèle. Pour les rendre utiles, vous allez devoir les tester par divers moyens pour en faire d’éventuelles hypothèses de travail plus sérieuses : pour cela, vous allez recouper ces informations avec celles obtenues par d’autres moyens (méta-modèle, autres situations pouvant

éventuellement illustrer la présence de ces mêmes croyances, etc

Pour utiliser cette voie de décryptage des croyances, très utile et souple parce qu’elle ne nécessite pas de poser des questions ni de faire un travail explicite à leur sujet, il est nécessaire :

• soit de pouvoir observer le comportement au moment où il se produit,

• soit de faire évoquer à la personne des éléments VAKOG (en associé et contextualisés) de la situation dont il s’agit. Sinon, le piège serait de tomber dans des déclarations générales pleines de bonnes intentions et fourmillant de fausses pistes. L’outil à manier avec bonheur à ce moment-là est bien sûr le méta-modèle ; le but étant d’accéder d’abord à une description comportementale et non

)

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à des commentaires.

On peut s’aider d’un ou deux commentaires de la personne de manière toutefois fort utile, à condition d’adopter la démarche suivante :

• D’abord faire décrire (VAKOG associé et contextualisé) les éléments de la situation (tout en calibrant), et les comportements des personnes avec lesquelles elle interagit à travers ses propres comportements.

• Ensuite, “à chaud", dans le feu de l’action qu’elle revit, poser une question du type “Et qu’est-ce que ça signifie pour toi ?", “Pourquoi t’y prendre ainsi et pas autrement ?, “Et qu’est-ce que tu en penses ?", “Et en quoi est-ce important ?", “Et qui tu es, à cet

instant précis ?", etc

d’une manière simple, concise et directe, avec une réaction émotionnelle, recueillez sa réponse première : elle vient très probablement de vous livrer 1 ou 2 croyances. Si sa réponse est alambiquée, corrigée, suit des détours, s’intellectualise, ré-essayez autrement : la personne vous a vu venir, au moins inconsciemment, et sa réponse est une réponse trop “politiquement correcte" pour être utile.

Si la personne vous répond du tac-au-tac,

Notez que, pour faire décrire la situation, vous pouvez inviter la personne à être :

• visuellement en associé,

• puis en dissocié (attention, il ne s’agit pas de se dissocier émotionnellement, juste d’accéder à un angle de vue externe) ; c’est une variante fort utile mettant à profit les positions de Bateson. Le “risque" est de voir déjà le système de croyance évoluer à ce moment-là.

Vis-à-vis d’un problème particulier :

• dans le premier cas, on pourra par exemple avoir un énoncé du "

" ou “Il faut que je

• dans le second cas, on peut s’attendre plutôt à des énoncés sur ce que d’autres pourraient penser de la personne ou de la situation, du type : “Quand je fais ça, j’ai vraiment l’air d’un abruti", ou “Il doivent dire que je ressemble à quelqu’un qui a besoin de s’aplatir en attendant que ça passe".

Ces deux types d’énoncés (venant de soi / supposés décrire un point de vue extérieur sur soi) peuvent être aussi intéressants l’un que l’autre.

type : “Je ne peux pas

sinon

;

Les Présuppositions du langage naturel

Il s’agit ici de repérer les croyances qui transparaissent implicitement à travers le langage verbal utilisé par la personne. Un peu comme pour la détection comportementale des croyances, on cherche ici quelles sont les hypothèses de base sans lesquelles cette personne ne pourrait pas parler ainsi. Reportez-vous au tableau correspondant, dans la partie du manuel consacrée aux outils linguistiques.

Détecter des croyances par ce biais est un apprentissage riche en couleurs ! Et attendez-vous à découvrir les coulisses d’une modèle du monde, là où la personne ne voulait (se / vous) montrer que la vitrine. Avec un peu d’entraînement, de curiosité, de rigueur et le goût de la surprise, vous allez accéder à des fondations, celles sur lesquelles sont bâtis les décors de la pièce qui se joue pour la personne. Autant vous dire que vous augmentez grandement vos chances de mettre le doigt là où ça réagit.

L’outil des Présuppositions du langage naturel est une démarche synthétique servant :

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• soit à induire (inviter vers certaines croyances et représentations),

• soit à inférer les croyances que la personne véhicule et qui transparaissent à travers ce qu’elle dit, entre les lignes.

Cet outil emprunte pour partie aux catégories du méta-modèle :

Le Méta-modèle

Nous avons vu que nos croyances émergent d’une organisation particulière entre diverses représentations. Ces représentations y perdent en autonomie et y gagnent en sens. Souvent, ce sens est unique. Il résulte entre autres de généralisations et distorsions qui limitent le nombre de choix (jusqu’à ce que sens et autonomie des représentations se réconcilient grâce au décadrage des croyances - spontané ou PNLement induit).

La plupart des croyances limitantes sont ainsi formulables digitalement par des liens exclusifs entre représentations : ces liens correspondent principalement aux figures repérées par le méta-modèle, notamment :

• Equivalence complexe : “X = Y"

“Partir, c’est mourir un peu". “J’ai toujours été attiré par ce genre de choses ; ça doit être important".

• Cause-à-effet : “X => Y"

“Ce qui se passe au bureau me pèse sur les épaules". “Pour être en bonne santé, va donc voir un médecin".

• OU exclusif : “Soit X, soit Y, mais pas les deux"

“Je dois changer d’attitudes si je veux rentrer dans ce milieu-là". “Pendant que je suis au chômage, ma vie professionnelle n’avance pas".

• Opérateurs modaux : “Il (ne) faut (pas) que X, pour obtenir Y", ou “Il (ne) faut (pas) que X, sinon Y", etc

Note : ces énoncés peuvent parfois se décrire comme relevant des schémas précédents ou d’une combinaison entre eux.

Détecter les “Oops"

Il s’agit ici de faire réagir votre interlocuteur (ou de calibrer comment vous réagissez quand une personne vous parle de certaines choses sur lesquelles vous êtes chatouilleux(se)).

Pour cela, il existe au moins 2 moyens simples :

• Reformuler ce que l’on vient de vous dire, mais en changeant “naïvement" le sens.

Par exemple : modifiez les éléments de cet énoncé, ou rajoutez une information impertinente. Si votre reformulation conduit la personne hors du sentier limitant qu’elle s’était tracé, elle va

réagir (calibrez !) : “Non ! ce n’est pas ça du tout ! Tu n’as pas

compris ! Ce que je veux dire, c’est que

Là, ça ne veut plus rien dire, ça gâche tout !". Jouez donc les maladroits, ou ceux qui veulent plaquer sur un modèle du monde des éléments qui n’ont rien à y faire, simplement pour faire comme si vous pensiez que c’était ça qui était bon pour la personne.

ou encore “Ah non !

",

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Notez que la Thérapie Provocative joue constamment avec le “Détecteur Oops" : elle

enfonce le clou un peu trop, formule tout haut une caricature de ce que la personne pense tout bas mais s’interdit de (se) dire, ou encore propose des “solutions"

inacceptables. Il s’agit alors de recueillir les objections, souvent “à chaud"

justement ce

qu’il nous faut. Nous obtenons ainsi de belles croyances bien limitantes : c’est d’ailleurs l’un des arts des Patterns d’Influence 2.

• Utiliser des formulations “inverses" à celles de la personne. C’est tout un travail défini plus loin dans ce chapitre, un outil linguistique du Master PNL.

Calibrer

Vous connaissez probablement ce jeu de devinette dans lequel celui qui a la solution répond aux questions de son interlocuteur par “Tu chauffes, tu

brûles

croyances “Calibrez !". Ces règles sont faciles.

Vous utilisez le cadre de différence ; vous posez des questions, ou vous reformulez, et pendant tout l’entretien, vous vous tenez à l’affét de tout changement de la physiologie qui vous révèle des changements d’états internes. Plus ces variations sont fortes, plus vous vous approchez d’une croyance bien juteuse et croustillante, pleine de saveurs, même si elle n’est pas formulée.

",

ou “Tu veux dire que

Quand vous avez cerné ses contours, formulez-la (“Si j’ai bien compris,

Vous connaissez donc déjà les règles du jeu sur les

tu refroidis

".

?") ou invitez votre partenaire à le faire.

Attendez-vous à recevoir une réaction émotionnelle importante si c’est vous qui prenez les devants (quitte à ce que la personne fasse un beau “Oops", ou vous dise “Pas du tout !" avec un ton révolté qui vous suggère que vous êtes

Si vous êtes tombé(e) à côté (ça arrive, ça fait

tout près quand même

).

Un thérapeute très connu, W. H. O’Hanlon, qui fait de la PNL et qui a aussi

travaillé avec Erickson, a une jolie expression pour désigner ce jeu de la calibration qui utilise le feed-back pour décider de la direction à suivre pour

se rapprocher des points sensibles : “Prêt

comme ça que Norbert Wiener a "inventé" la cybernétique. C’est souvent le feed-back qui nous conduit vers le but à atteindre, surtout quand nous ne savons pas a priori par où prendre un problème complexe pour en tirer

quelque chose de bon.

!". Notez que c’est

Tirez

Visé

Premières pistes pour “décadrer" des croyances fortes

Premier point utile, lorsque vous travaillez vos croyances : apprenez à vous laisser surprendre agréablement par ce qui peut émerger, notamment par des états internes et les réactions physiologiques qui leurs sont associées (rires

). Pour le PNLien

désireux de travailler avec lui-même, il suffit d’auto-calibrer et de recevoir

avec ouverture ces états, réactions, représentations ; de respecter cet aspect de lui-même, tout en laissant sagement l’intellect pour plus tard.

Nous nous intéresserons ici aux croyances “fortes", c’est-à-dire à celles qui conduisent à des états internes “forts". Ces états internes sont généralement assez facilement pointables : en effet, ils sont liés à une physiologie appropriée facilement observable pour le PNLien exercé. Ils correspondent à des croyances sur nos valeurs ou nos rôles et identités. Ce sont donc des formulations en termes de valeurs et d’identités que nous chercherons à obtenir.

irrépressibles, chaudes larmes, énergie, détente soudaine,

partie du jeu : il n’y a que des hypothèses, pas de certitudes ), vous
partie du jeu : il n’y a que des hypothèses, pas de certitudes
),
vous le
saurez
en calibrant.
Si une personne nous offre un énoncé sur des points apparemment moins impliquants,
mais que nous calibrons des changements importants de physiologie, alors nous
pouvons interroger un peu plus loin : “Et en quoi est-ce important pour toi ?", “Et qui es-tu
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dans cette situation ?", etc

Le plus souvent, nous travaillons avec des croyances “limitantes", en ce sens qu’elles conduisent à des situations difficiles, des “impasses" ou des problèmes épineux ou douloureux. Nous avons essentiellement tendance, dans notre culture, à focaliser notre développement personnel sur les points qui bloquent.

Mais, comme nous le suggère Bandler, nous pouvons aussi nous intéresser à ce qui va bien pour nous développer ! Dans le cas présent, on peut considérer certaines croyances aidantes comme étant elles aussi limitantes : comme tout va bien, nous considérons que ça nous suffit. Et si ce confort cachait lui aussi des opportunités bien plus intéressantes encore ? Le décadrage des croyances permet aussi d’explorer le monde tel que nous pourrions le découvrir avec un peu plus d’ambition. L’idée est que derrière chacun des paysages que vous aimez tant et tant se trouvent 2 ou 3 autres lieux tout aussi fabuleux et qui n’attendent que vous. Rassurez-vous : vous ne vivrez jamais assez longtemps pour découvrir-inventer tous ceux qui se trouvent derrière ceux qui se trouvent derrière ceux qui se trouvent derrière ceux qui se trouvent

Osons donc une petite phrase hypnotique : pour adopter une telle attitude aussi magnifiquement créative, il suffit d’apprendre à apprendre comment l’adopter.

Note “importante" : Le décadrage des croyances conduit au détachement (belles

nominalisations, n’est-ce pas ?). Ce détachement n’a rien à voir avec une insipide

ascèse, sensée libérer “l'être" des bassesses humaines et des plaisirs aveuglants

faudrait être fou pour prendre ça pour de la sagesse ! Non, le détachement qui nous intéresse ici est celui qui nous permet au contraire de mieux nous investir dans les petites actions du quotidien et d’y trouver des petits et grands plaisirs, des opportunités nouvelles et des pistes généreuses. Simplement, les impasses qui nous attachaient se dissolvent dans de nouveaux choix, et les plaisirs qui nous attachaient deviennent des plaisirs de choisir parmi les plaisirs. Quant à ceux qui croient être investis d’une mission,

Il

ce détachement, loin de les en éloigner, les libère pour mieux la réaliser (cf. néanmoins le chapitre sur les PSI pour des "subtilités" à ce sujet).

Note 2 : Pour les techniques qui suivent, nous nous intéressons à des représentations concrètes de ce à quoi les croyances se rapportent. Nous laissons de côté les croyances formulées de façon métaphoriques : dans ce cas, nous cherchons un exemple concret contextualisable de ce dont parle la métaphore.

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PANORAMA DE

QUELQUES OUTILS

PUISSANTS DE

DÉCADRAGE DES

CROYANCES

Il en existe d’autres

Le surcadrage

Il s’agit de se synchroniser sur les croyances que la personne amène et “d’en

rajouter", jusqu’à dépasser un seuil au-delà duquel elle ne veut plus suivre

dans cette direction (changement de sens qui s’accompagne d’un beau “Oops" et des états internes qui vont avec).

A manier avec précaution, car c’est un joli outil de thérapie provocative ;

ressources appropriées :

• humour (sur les autres et sur soi)

• et détachement de l’intervenant,

• croyance pragmatique que les personnes ne sont pas aussi fragiles

qu’elles veulent bien le paraître, et que l’on peut les accompagner respectueusement sans les ménager,

• faculté de gérer avec souplesse ce qui peut sortir quand vous mettez les pieds dans le plat,

• sens du jeu et de la théâtralisation si vous voulez,

• ouverture au modèle du monde de la personne et à ce qu’elle peut amener (d’éventuellement surprenant)

• “Référence Interne" (bien pratique notamment pour gérer ses états internes de façon écologique en situation délicate),

• empathie (un rapport de très bonne qualité),

à utiliser les 3 positions

• capacité

à

s’associer/dissocier

et

perceptuelles de Bateson.

Les inverses

Principe Lorsque nous avons repéré une croyance limitante, nous regardons - si ce

n’est pas déjà fait - à quelle figure du méta-modèle elle correspond. Nous pouvons alors générer de nouvelles formulations “inverses" à celle que nous

a donnée la personne. On utilise ensuite ces inverses d’une manière particulière décrite un peu plus bas.

Pour générer des inverses, on peut jouer avec des représentations “contraires" à celles utilisées dans la croyance originale, ou bien sur le lien

entre ces représentations. Ce que l’on obtient peu parfois paraître farfelu ou saugrenu (à réserver peut-être à certains contextes). L’important est de placer

la personne en face de représentations totalement incompatibles avec le

caractère exclusif de sa croyance, et non pas d’y aller avec le dos de la

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cuillère. Là où le monde n’avait qu’une seule définition possible, on en propose 10 autres nouvelles, incompatibles, parfois sauvages.

Exemples de schémas

• Pour “X = Y", on peut obtenir : “X [OU exclusif] Y", “Contraire de X = Y", “X = Contraire de Y".

• Pour “X => Y" : “Y => X", “X => Contraire de Y", etc

• Pour “X [OU exclusif] Y" : “X et Y", “X => Y", “Y => X", “X = Y", “X [OU exclusif] Contraire de Y", etc

Exemple : “Pour être un bon père, je dois montrer à mes enfants ce qu’est la stricte discipline." peut donner comme inverses :

“Pour être un bon père, je dois montrer à mes enfants toutes les subtilités du laxisme", “La stricte discipline apprend à mes enfants comment devenir de mauvais pères", “Pour devenir disciplinés, mes enfants doivent me montrer comment être un bon père", “Pour être sûr de rester un père médiocre, il me suffit

de montrer à mes enfants la stricte discipline". On peut aussi s’autoriser à quitter légèrement les sentiers battus tracés par les schémas et s’offrir des : “Rien de tel qu’un vrai père mauvais pour donner à ses enfants de goût de la discipline", “Mes enfants sont en train d’apprendre comment un bon père se

discipline", etc

Dans ces derniers cas, veillez à bien conserver

les mots-clés de la personne (ses ancrages naturels).

Ressources utiles pour générer des inverses

Pour travailler avec les inverses, nous nous arrangeons pour formuler ces inverses positivement (sur le plan grammatical).

Lorsque les inverses sont utilisés pour générer des croyances nouvelles (dans

le but de les utiliser dans la démarche du “désidentificateur par

comparaison" et celle du “désidentificateur cognitif"), nous cherchons à les représenter (notamment verbalement) en termes d’apprentissages nouveaux,

Pour

éventuellement de plaisirs nouveaux : “Quel plaisir d’apprendre à

utiliser les inverses en eux-mêmes (notamment d’une manière provocative),

nous ne nous occupons pas de ce point.

".

Exposer les inverses à l’expérience de notre interlocuteur

L’objectif de proposer à une personne des inverses à ses croyances limitantes peut être double :

• décadrer la croyance limitante en la confrontant à un énoncé qui condense une vision du monde totalement différente : cela peut être aussi ludique que bon pour la santé, à condition de le faire dans un cadre approprié de développement personnel ;

C’est pourquoi on se réserve cette option pour, par exemple, des stages dans lesquels les participants sont déjà en développement personnel depuis quelques temps,

suffisamment pour s'être assuré qu’ils ont intégré un état d’esprit adéquat, avec les ressources pertinentes (gestion des E.I., ouverture à la surprise, à des modèles du monde différents, à des jeux délibérés avec l’expérience subjective, à ses propres

émotions et à celles des autres,

) ;

• chercher les inverses les plus appropriés pour générer de nouvelles croyances constructives et utiliser les protocoles de “désidentification" présentés plus loin. Dans ce cas, on cherche les inverses qui à la fois :

a) provoquent en premier lieu un “trou socio-cognitif" béant,

b) font le plus d’effet émotionnel auprès de la personne,

c) ont une formulation positive (grammaticalement),

,

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d) supposent du plaisir (ou un état interne confortable) et un nouvel apprentissage, et enfin

e) plaisent à la personne.

Pour cela, comme pour beaucoup d’autres techniques d’ailleurs :

• maintenez un bon rapport avec votre interlocuteur ;

• adoptez des états internes utiles et écologiques (jeu, curiosité,

) : rappelez-vous, en effet, que

vos états internes communiquent et déterminent au moins autant de choses que vos mots

• souvenez-vous également que la personne traverse des “états modifiés de conscience" (= “des états hypnotiques") : utilisez donc un langage très concret, simple et direct pour donner d’éventuelles consignes ou décrire la procédure ; adoptez en-

dehors de ça un accompagnement hypnotique très permissif et utilisationnel, en évitant toutes les formulations digitales sur votre modèle du monde (vos commentaires, interprétations,

sont de trop à ce moment-là, en règle

respect de son modèle du monde,

encouragements, etc générale).

Enfin, au moment où vous soumettez à la personne les inverses que votre gentille mécanique intellectuelle et votre créativité ou votre humour ont concoctés :

• Demandez à la personne de prendre le temps nécessaire pour s’associer un court instant à l’inverse, à chaque fois que vous lui en proposerez un. C’est-à-dire pour se représenter, par exemple, comme ayant ce point de vue, ou comme étant dans la peau de quelqu’un qui penserait en ces termes, ou plus simplement de

chercher à comprendre ce que vous lui direz, etc

• Formulez l’inverse (et pas un mot de plus).

• Laissez alors le temps à la personne de se faire une représentation de cet inverse.

• Calibrez attentivement : seuls les inverses qui provoquent un Trou Socio-Cognitif sont dignes de foi. Mais souvenez-vous encore : il arrive souvent que, face à un TSC, une personne passe rapidement à autre chose (la première chose solide à quoi elle peut se raccrocher). Dans la vie de tous le jours, cela peut lui être utile (pour éviter de se “débrancher" et d’avoir des absences à tout bout de champ). Mais ici, nous sommes en développement personnel, et l’objectif est de profiter de l’occasion pour ouvrir le modèle du monde. Donc :

a) si la personne a comme “glissé" sur ce que vous venez de dire, comme si ce n’était pas digne d’y accorder d’attention, vous pouvez vérifier sur le champ s’il n’y a pas là justement un beau TSC qui lui tend les bras ;

et b) ne dites rien à la personne, car elle pourrait s’y raccrocher et enjamber le TSC comme si de rien n’était ; au contraire, maintenez savamment le silence ouvert sur la brèche qui se révèle

• Ne vous préparez pas à accueillir une remontée d’émotion de la part de votre interlocuteur : préférez rester ouvert(e) sur tout sans attendre rien. Mais sachez l’accueillir si elle arrive : pour cela, accompagnez non-verbalement (rapport discret + états internes connotant positivement la situation).

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• Vous n’aviez pas hésité une seconde à écrire tous vos inverses sur un papier ? Eh bien, félicitez-vous de l’avoir fait, car maintenant, vous allez pouvoir noter studieusement, un à un, ceux qui provoquent un effet important et ceux qui n’en provoquent pas (ou pas encore), ceux qui plaisent à la personne pour un travail ultérieur et ceux qui lui ont plu “juste pour le fun", l’intensité et le type d’émotion éventuelle, ceux que la personne a très bien compris dès la première lecture (ils étaient donc beaucoup plus près que prévu de son modèle du monde et n’étaient pas de vrais inverses), etc

• Pour certains inverses, votre interlocuteur ne comprend tout simplement pas ce que vous lui dites : il sait que vous parlez sa langue, il est capable de comprendre chaque mot que vous avez

prononcé, mais il est incapable de saisir le sens de la phrase, et même, parfois, il trébuche s’il veut la répéter. C’est normal : même avec un Q.I. de 200, le plus fou des génies pourrait lui aussi tomber dans un TSC. Et cela arrive fréquemment, les personnes les plus “brillantes" intellectuellement se retrouvant comme tout le monde - ô humilité première face au TSC ! - comme un primate lambda devant une machine à laver. Soyez patient(e), compréhensif(e)

et

répétez mot à mot, puis groupe de mots par groupe de mots, paisiblement, en prenant tout le temps qu’il lui faut, jusqu’à ce que votre interlocuteur comprenne (tisse des liens dans son esprit). Invitez-le alors, par vos attitudes, et sans digitaliser, à rester avec

(attendez un peu que ça vous arrive et vous comprendrez

),

ça jusqu’à ce qu’il soit passé par toutes les couleurs !

• Ne passez à l’inverse suivant que lorsque vous vous êtes assuré(e) que la personne a bien pu considérer celui que vous venez de lui

présenter. Entre deux inverses, ramenez la personne ici-et- maintenant, dans ce jeu nouveau auquel elle participe avec vous. Vérifiez qu’elle s’est bien dissociée de sa représentation de l’inverse, quoi que la plupart du temps elle le fasse très bien elle- même, et très vite !

Notes utiles • Enoncer certains inverses peut provoquer de très beaux “Oops" ! Si c’est le cas, récoltez la croyance ainsi mise à jour (cf. le paragraphe consacré au “détecteur de croyances Oops", dans ce chapitre).

• En passant vos inverses un à un, vous avez pu noter une grande disparité dans les effets. C’est normal. L’expérience de la personne est plus subtile que la mécanique utilisée pour générer des inverses, d’où l’utilité de tout avoir noté et de tout avoir proposé.

• Cet exercice peut se faire, dans certains contextes, à plusieurs compères. Chacun génère les inverses qui lui viennent à l’esprit, puis livre le fruit de sa créativité au “client". Il arrive alors qu’il n’y ait pas que ce client qui tombe dans un TSC ! Et puis, d’inverse en inverse, ce partage stimule la créativité des compères, et d’autres formulations, toutes plus nouvelles les unes que les autres, voient le jour. Le grand gagnant de cette émulation, c’est le “receveur"

• Enfin, vous pouvez varier les intonations, lorsque vous formulez vos inverses à la personne. L’effet varie parfois beaucoup selon les modalités paraverbales.

Quelques exemples de schémas d’inverses

(dans ce tableau, on note Z un inverse de X) :

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Croyance

Inverses possibles de la croyance

Opérateurs m odaux

Equivalence com plexe

 

Il

faut faire / avoir / être X pour obtenir Y

Je

suis X

Je suis Z

Il

faut

défendre

sa

place

pour

être

 

quelqu’un

 

Je suis quelqu’un d’important

Je suis humble

Le monde est X

Le monde est Z

Il faut faire / avoir / être Z pour obtenir Y

Il faut offrir sa place pour être quelqu’un

Il faut défendre sa place pour être quelqu’un d’insignifiant

La négociation est un combat

Négocier est un plaisir

OU exclusif

X OU Y

Cause à effet

X =>Y

Notre vie est dure parce que l’on a des problèmes

L’inverse de X => Y

X => l’inverse de Y

L’inverse de Y => l’inverse de X

L’inverse de X => l’inverse de Y

L’inverse de Y => X

Notre vie est agréable parce que l’on a des problèmes

Notre vie est dure parce que nous ignorons les problèmes

Nous n’avons aucun problème parce que notre vie est agréable

Notre vie est agréable parce que tout va bien

Tout va bien dans notre vie parce qu’elle est dure

Si l’on veut être aimé, on doit abandonner sa fierté

Je suis très fier d'être aimé !

Autres

J’ai / je fais X

J’ai mauvais caractère

Je dis beaucoup de choses idiotes

Je perçois la situation, les autres, comme X

J’ai l’impression de nous n’y arriverons jamais

Je veux X

Je veux réussir à sauver mon projet

J’ai / je fais Z

J’ai un caractère d’ange

Je fais beaucoup de choses intéressantes

Je perçois la situation, les autres, comme Z

J’ai l’impression que nous en venons à bout

Je veux Z. J’ai Z, j’avais Z

Encore un petit effort et j’aurai réussi à couler mon projet

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Notes

• Travailler avec les inverses est un outil en soi. C’est aussi utilisé comme élément d’un protocole assez construit et très puissant que l’on appelle “Désidentificateur Cognitif", nom barbare à la hauteur des effets produits et des deutero-learning très constructifs qu’il invite à réaliser. C’est également l’un des éléments primordiaux d’une démarche de développement personnel et de thérapie brève systématiquement décapante

• Il est particulièrement difficile de se livrer soi-même à l’exercice des inverses, sauf, au mieux, d’une manière très mécanique (en ne réfléchissant au contenu de la croyance inverse que quand on a fini de l’écrire). En effet, nous tombons dans le processus du “Trou Socio-Cognitif". Une personne initiée à la construction d’inverses procédé peut donc nous être très utile lorsque nous désirons travailler pour nous-même.

Une étape écologique : Générer de nouvelles croyances

Il s’agit de fournir au cerveau de nouveaux choix dans lesquels s’investir.

L’idée est "simple"

Lorsque je rencontre une difficulté, je la transforme rapidement en problème si je reste coincé dans 1 type d’évaluation de la situation, 1 type d’états internes pour y réagir, dont découle 1 type de stratégies et de comportements, qui produisent, par interaction avec mon environnement, 1 type d’effets qui renforcent mon problème, ce qui valide mon évaluation (“Je

l’avais bien dit ! Je le savais, j’en étais sûr !"), renforce mes états internes,

me fait agir encore plus dans le même sens, etc

(Notez qu’évaluer, ce n’est

pas décider si les choses sont vraies ou pas, mais si elles sont cohérentes avec une organisation interne).

Tout cela constitue une logique. Si je reste dans cette logique, je reste dans “le modèle du monde du problème". Au “mieux", je vais chercher des “solutions" qui sont autant de réponses au problème. Avez-vous déjà pensé que pour répondre à quelqu’un, il fallait reconnaître que ce quelqu’un existait ? Eh bien, c’est la même chose ici. Ces “solutions" reconnaissent implicitement que ce problème existe tel qu’il est. Mes solutions rentrent donc dans la logique du problème : le piège s’est refermé.

Pour changer, je dois changer de logique. Plutôt que de répondre à la logique de mon problème, je vais remettre en question ses fondements-mêmes, ses présupposés, sortir de cette logique, en adopter une autre plus vaste qui dissout et recadre l’ancienne. Dans le jargon familier de la PNL, “je me mets en Méta- par rapport à la situation". Notez que c’est ce que fait naturellement le “marsien" de la 3ème position de Bateson : pour lui, c’est facile de prendre spontanément cette attitude, car il n’est pas l’auteur de la logique- problème.

Pour l’exprimer différemment, plutôt que de chercher à résoudre les problèmes rencontrés, générés, entretenus par mon modèle du monde du problème, je vais passer carrément à un modèle du monde de la solution.

Ce modèle du monde de la solution n’existe pas encore dans mon

expérience. J’ai accès, pour l’instant, à mes croyances limitantes, celles qui fédèrent mes représentations en un problème. Qu’à cela ne tienne ! A partir des inverses, je vais générer de nouvelles croyances (avec un coup de main

externe pour les techniques présentées ici, à cause du TSC

).

Note : Ce processus de changement par le décadrage peut se réaliser de nombreuses manières possibles. Beaucoup correspondent aux mécanismes modélisés dans les outils

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qui font l’objet de ce chapitre. Mais à partir de cette modélisation, on peut obtenir de nombreux autres protocoles ! Et enfin, il ne s’agit ici que d’une manière formelle de travailler les choses. Nous avons tous déjà connu des décadrages puissants qui nous ont fait “sortir" de problèmes ou les “dissoudre", spontanément, sans que nous sachions quelles stratégies notre cerveau a utilisées à ce moment-là. Il y a de fortes chances pour qu’il retrouve des stratégies très approchantes dans ces quelques pages (inconsciemment).

Les croyances nouvellement générées ne sont pas (encore) les siennes, mais elles vont pouvoir devenir soit de nouvelles pistes, soit des leviers pour sortir de vieilles croyances de l’ornière. Pour cela, nous allons utiliser les inverses et les submodalités.

Générer de nouvelles croyances est particulièrement indiqué lors des décadrages, quels qu’ils soient. En effet, il semble bon :

• non seulement de ré-ouvrir le modèle du monde sur de nouveaux possibles (en apprenant au passage des choses sur ce que ma réalité n’est pas),

• mais aussi de suggérer de nouvelles voies où s’investir. Décadrer sert en effet à continuer à vivre !

C’est une chose d’avoir de nouvelles possibilités, c’en est une autre de s’y lancer. Générer de nouvelles croyances par la technique présentée ici est probablement l’un des moyens les plus rapides et directs. Il en existe d’autres (utilisables dans plus de contextes que celui du développement personnel) : par exemple, donner des petites tâches comportementales simples, accessibles, “anodines", susceptibles de faire émerger de nouveaux

plaisirs, de nouveaux centres d’intérêt, etc

objectif agréable et motivant, dans les nouvelles possibilités conquises grâce au décadrage.

Ou encore construire un

Démarche

• Détectez, à partir d’un contexte précis, la croyance limitante avec laquelle vous voulez travailler. Faites-la formuler verbalement.

• Faites rapidement évoquer les éléments VAKOG de cette croyance limitante, et trouvez une représentation significative de cette croyance (visuel la plupart du temps). Notez les sous-modalités utilisées par la personne pour avoir codé cette représentation comme une croyance forte.

• Générez plusieurs inverses (donnez libre cours à votre imagination). Soumettez-les à votre interlocuteur. Ne conservez que celles qui le font réagir par un TSC (trou socio-cognitif) et un changement d’état interne significatif. Veillez à ce que les inverses qui vous restent soient formulés positivement (grammaticalement, c’est-à-dire à la forme affirmative), concernent explicitement une identité ou une valeur forte, qu’ils soient formulés en termes de nouveaux apprentissages, de plaisirs et de choix nouveaux pour la personne. Sélectionnez celui qu’elle préfère (nouveauté surprenante qui ne fait pas encore partie de son modèle du monde mais qu’elle envisage avec confort).

• Invitez la personne à créer le VAKOG pouvant être associé à l’inverse. Faites coder la représentation la plus significative de cet inverse avec les sous-modalités relevées sur la croyance précédente (mais pas les éléments de contenu !).

A l’occasion, vous pouvez noter les réactions de la personne au moment où elle accomplit cette dernière étape. Il arrive fréquemment qu’il se produise un décadrage. Forcément : nous sommes à mi-chemin entre le travail avec les inverses (qui produit parfois des résultats étonnants en termes de décadrages) et les protocoles de “désidentification".

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Notes

• Comment savons-nous que l’inverse est devenu une nouvelle croyance potentielle ? Nous avons en fait utilisé le processus par lequel la personne crée du sens : nous l’avons invitée à agencer les nouvelles représentations comme elle l’avait fait avec les anciennes : modalités VAKOG-D (laissez faire les états internes pour le moment, ils n’ont pas besoin d'être manipulés consciemment) et sous-modalités. On appelle cela une “Stratégie de Réalité". La stratégie de réalité répond à la question :

“Comment est-ce que je fais pour savoir que cela est vrai ?".

• Si cela vous chante, vous pouvez ancrer la représentation de la nouvelle croyance.

• Théoriquement, à ce stade, la croyance limitante n’a pas encore bougé pour de bon. Générer une nouvelle croyance est une étape utile, souvent écologiquement intéressante, dans un processus plus large : celui du décadrage. En pratique, nous expérimenterons que le cerveau va parfois plus vite que le protocole. Toutefois, s’il reste un peu de la croyance même si la personne s’est offert en cours de route quelques “décompensations" récréatives, vous pouvez poursuivre jusqu’au bout du protocole de désidentification cognitive, notamment.

Tous les protocoles rapidement présentés maintenant sont écologiques en eux-mêmes, du fait des processus en jeu. Nous gardons ici l’appellation d’origine “Désidentificateurs" qui provoque habituellement quelques délicieuses réactions. Pour faire plus “soft", nous parlerons aussi de “Décadrage". Ces techniques sont de véritables protocoles. Ils sont présentés ici rapidement pour que vous puissiez commencer à les explorer.

Pour chaque technique, il est souvent utile de procéder à 1 ou 2 petits échauffements, histoire d’habituer le cerveau aux processus avant de revenir tout droit nous occuper du contenu dont il s’agit. Lorsque le cerveau a compris le principe de changement par le décadrage et d’éventuelles variantes (différentes stratégies), il lui suffit ensuite d’appliquer ce qu’il a appris à des contenus plus “chauds". Notez que les gens survivent généralement à ces exercices d’évolution personnelle.

Le “Désidentificateur par comparaison visuelle"

On utilise d’abord “Générer une nouvelle croyance". Ensuite, le processus consiste à mettre l’une à côté de l’autre les 2 représentations incompatibles :

• la croyance limitante avec ses sous-modalités, et

• la nouvelle croyance avec les mêmes sous-modalités que l’autre.

La personne peut alors les regarder l’une et l’autre, jusqu’à cet instant fugace où le décadrage se produit (cf. le concept “P3".)

Veillez à bien accompagner la personne en maintenant le rapport hypnotique sans intervenir : ni commentaire, ni information nouvelle, ni attente. Soyez là en arrière-plan (mais soyez-là quand-même !). Laissez à la personne le temps dont elle a besoin pour laisser se faire ce qui se passe en elle-même, pour elle-même. Vous êtes là par votre présence ouverte, c’est tout.

Le “Désidentificateur Cognitif"

C’est le “must" de la désidentification formelle.

Les étapes

1. Générer une nouvelle croyance (rappel : une croyance identitaire),

2. Disposer les croyances spatialement comme pour le © Luc Rambaldi 1998-2008 • luc.rambaldi@pragmacoach.com •
2. Disposer
les
croyances
spatialement
comme
pour
le
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Désidentification par comparaison visuelle, et (si la personne vous en laisse le temps) :

3. Demandez à la personne de bien se représenter sa croyance limitante, avec son VAKOG et ses sous-modalités ; invitez-la à bien se dire, voir et ressentir que cette croyance sur elle est vraie.

4. Puis, demandez-lui de passer à la représentation de la nouvelle croyance, avec son propre VAKOG et les mêmes sous-modalités que l’autre croyance ; invitez-là à se dire, voir et ressentir que cette représentation sur elle aussi, avec ces sous-modalités, a l’air vraie.

5. Répétez plusieurs fois les étapes 3 & 4, en invitant peu à peu la personne à se représenter que la vérité sur ce qu’elle est dans la première croyance et la vérité sur ce qu’elle est, définie dans la seconde croyance, sont incompatibles, contraires. Puis poursuivez le processus en l’invitant à comprendre que si l’une et si l’autre croyance sont “vraies" et qu’elles sont incompatibles, alors ni l’une ni l’autre n’est totalement vraie : la vérité sur ce qu’est la personne n’est ni dans l’une, ni dans l’autre. La personne est plus et autre chose, quelqu’un d’autre. Ce qu’elle est vraiment est au-delà de ces deux croyances.

Si vous accompagnez bien et que la personne n’a pas eu un déclic avant, alors vous allez pouvoir assister à une apparition importante d’énergie : sous

ou de

forme de rire irrépressible (déjà expérimenté jusqu’à 1/4 d’heure

chaudes larmes (qui peuvent durer longtemps elles aussi), ou alternativement

les deux

Laissez bien à la personne toute la liberté et le temps qu’elle peut

prendre pour ce moment-là (dont elle se souviendra peut-être toute sa vie). Soyez là, disponible, et c’est tout. Si la personne vous parle, acquiescez, et c’est tout. Ne répondez-pas. Laissez son modèle du monde s’occuper de lui- même et profiter jusqu’au bout du processus. Souvent, il arrive que l’on

),

pense que ce soit fini, mais si on laisse quelques instants de plus, ça repart ! Or, plus ça sort, mieux c’est. Vous le comprendrez vite en l’expérimentant vous-même

Si vous avez parcouru le processus avec des représentations dissociées, vous pouvez recommencer en associé (et inversement) : dans le premier cas, vous aurez plus joué sur la dimension “mentale" du changement, dans le second, sur son intégration émotionnelle. En fait, les choses ne sont pas forcément aussi schématique ; par contre, les 2 phases sont bien complémentaires.

Note : Menée jusqu’à son terme, la désidentification cognitive est celle qui génère des changements les plus en profondeurs (quoi que cette affirmation mérite d'être passée à travers la moulinette du méta-modèle). Ce n’est pas toujours facile à manier (consignes en langage très direct, synchronisation, attention à porter à de nombreux points en même temps pour accompagner la personne dans toutes les subtilités qui amènent ce processus) ; mais ceux qui sont arrivés jusqu’au bout s’en souviennent, autant comme accompagnateur que comme acteur. C’est une démarche puissante pour apprendre à apprendre, et quelle libération !

Vous pourrez vous laisser étonner par ce moment précieux où la personne peut, sans prévenir personne (pas même elle), sortir des larmes qui s’accumulaient depuis 20 ans, ou un fou rire sur l’absurde de s'être piégé ainsi pendant si longtemps, ou les deux. après cela, laissez votre intellect et vos commentaires en pause pendant un bon moment. L’important est ailleurs.

Le “Désidentificateur verbal"

Principe

Cette technique correspond aux croyances du type “Je n’ai pas X", formulées négativement et où X est une ressource : la personne nie avoir en elle cette ressource.

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Le désidentificateur verbal permet de ré-accéder aux ressources niées par la personne.

Cette démarche est certes plus “superficielle" que le désidentificateur cognitif, mais elle est aussi beaucoup plus facile à utiliser, notamment dans des contextes autres que ceux de la relation d’aide et de l’entretien individuel.

Processus

• Repérer toutes les croyances négatives du client du type “Je n’ai pas la ressource X".

séparer

• Pour

chaque

phrase,

demander

à

l’acteur

d’en

mentalement :

• la négation, d’une part : “Je n’ai pas",

• et la ressource, d’autre part : “la ressource".

• Explorer ensuite les représentations qu’a le client de la ressource, et en faire une évocation riche VAKOG-DE.

• Amener l’acteur à s’associer dedans.

Le “Désidentificateur temporel"

Principe

Rester identifié à quelque chose revient à transférer dans le présent un élément de notre passé :

l’identification repose sur notre mémoire.

Une personne peut donc se désidentifier en apprenant à “remettre dans le passé" certaines représentations sur ses identités. Elle s’ouvre à nouveau sur ce qu’elle peut être au présent, et donc agir d’une manière plus constructive, plus créative.

Processus

• Repérer des événements du passé dans lesquels on a agi selon la croyance dont on souhaite se désidentifier :

• Trouver un souvenir visuel de chaque événement.

• Il peut être utile de trouver le tout premier événement, celui à partir duquel la croyance s’est construite.

• Transformer une à une toutes les images associées en images dissociées, de manière à se voir clairement dedans : L’acteur peut alors être conscient que cette image représente ce qu’il était dans le passé, et que depuis il est devenu quelqu’un d’autre aujourd’hui.

• Prendre quelques instants pour intégrer ce point de vue.

• Tester et consolider : Répéter le processus jusqu’à ce que cette image dissociée soit pleinement vécue comme appartenant au passé, de manière à ce qu’elle puisse ressurgir à chaque remémoration des événements en question.

Vous travaillez déjà avec les croyances

Les outils que nous venons de voir visent essentiellement à développer l’identité et les valeurs d’une personne, à commencer par nous-mêmes.

Et il est utile aussi de savoir que les outils du Praticien en PNL aussi, jonglant avec l’expérience subjective, sont des moyens de changer certaines

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croyances. La plupart du temps, ces outils visent des croyances sur les comportements, les capacités, limites, habitudes, stratégies, ainsi que certaines valeurs, à travers les états internes qui leur sont associés.

• Recadrage verbal, désactivation d’ancre bien préparée (recadrage VAKOG-E) : Nous proposons là de nouvelles représentations VAKOG-DE capables de “dissoudre" des liens trop forts entre représentations ; nous pouvons ainsi modifier nos perceptions- croyances de certaines situations.

• Swish, modification de stratégie : On peut ici voir le processus comme modifiant des relations de cause-à-effet. On peut également changer des équivalences complexes entre un critère VAKOG-DE (déclencheur) et la valeur à laquelle ce critère est relié. Il s’agit ici aussi de recadrage.

• Négociation entre parties : Ce protocole permet de rétablir des relations de coopération entre plusieurs parties animées d’intentions positives. Avant résolution, le schéma du conflit est :

“C’est soit X, soit Y, mais pas les deux" ; il y a concurrence. Il s’agit d’une croyance de type “OU exclusif", que le protocole va dissoudre dans un cadre plus large, dans lequel les deux intentions positives se servent et s’enrichissent mutuellement.

• Certaines questions du méta-modèle : Nous avons vu que notre expérience subjective s’organise en croyances, grâce aux processus de Généralisation, Distorsion et Sélection. Le Méta-modèle permet ici, en particulier, de retrouver l’information perdue à travers ces processus et de ré-évaluer les liens qui se sont tissés entre les représentations à travers les apprentissages.

• etc

Généraliser les changements de façon écologique

Les réactions entraînées par les bons résultats des processus de désidentification présentés passent souvent de l’incompréhension à la

perplexité, puis à l’incrédulité, l’hilarité ou les larmes de crocodile, puis

enfin le plus souvent énergie et légèreté

Reste maintenant à généraliser les changements. Lorsque l’on met un pied dans une contrée nouvelle, on peut en apprécier le grand air et les paysages et continuer à l’explorer pour en profiter plus encore.

bien méritées !

Elargir le cadre du changement

Premier point : le cerveau apprend vite. Et cette expérience-ci, il serait étonnant qu’il ne la renouvelle pas, d’une manière ou d’une autre, assez rapidement. C’est si bon et si prenant, l’évolution personnelle ! Vous pouvez vous entraîner un petit peu à ces outils, dans divers contextes, et à divers niveaux d’identification. Vous pouvez d’ailleurs très avantageusement vous faire accompagner d’un témoin pour tous les désidentificateurs qui demandent de passer par le générateur de nouvelles croyances.

Puis vous pouvez généraliser en abordant les points suivants :

• Evoquez la nouvelle position identitaire dans différents contextes du présent, notamment ceux qui ont un rapport direct avec ce qui était un problème, et les autres contextes dans lesquels vous pouvez percevoir une utilité ou en inventer une qui soit écologique.

• Evoquez les conséquences de votre travail pour vous-même.

• Puis évoquer les conséquences pour votre environnement, votre entourage.

• Evoquez le regard des autres, afin de conforter la position nouvelle au contact des personnes signifiantes pour vous.

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• Evoquez le passé : vous pouvez alors reconsidérer votre passé avec l’aisance et la bienveillance que vous procure votre nouvelle position par rapport à vos identités.

Enfin, il peut être utile d’installer d’éventuelles nouvelles stratégies correspondant à des compétences qui s’accorderont désormais avec cette nouvelle position.

Modérons notre soif de contrôle, certaines choses se font très bien toutes seules Quoi qu’il en soit, pas la peine donc de s’acharner sur de nouveaux

aménagements, une exploration consciente de tout ce qui vous passe sous la

main, etc

bien sans trop d’intervention consciente, et probablement d’une manière bien plus intègre. Voilà qui devrait convenir à ceux qui n’aiment travailler que jusqu’à un certain point, n’est-ce pas ? Contentez-vous de cadrer le sens de l’expérience vécue lors du décadrage de croyance. Pour cela, utilisez un langage de ressources ericksonien et des états internes appropriés : pour les choisir, posez-vous la question : “Quel sens est-ce que je veux que cette personne relie à cette expérience forte ?".

car après de bons décadrages, les choses se réorganiseront très

QUI NOUS NE

SOMMES PAS

• Je

suis

plus

et

autre

chose

que

mes

croyances

sur

mon

environnement.

 

• Je

suis

plus

et

autre

chose

que

mes

croyances

sur

mes

comportements.

• Je suis plus et autre chose que mes croyances sur mes capacités, mes habitudes de pensée et d’action.

• Je suis plus et autre chose que mes croyances sur mes valeurs ; plus et autre chose que mes états internes.

• Je suis plus et autre chose que mes croyances sur qui je suis, sur mes rôles.

• Je suis plus et autre chose que ce que je crois transmettre de moi, que ce à quoi je crois appartenir, que ce au service de quoi je crois me mettre.

Si je ne suis pas vraiment ce que je crois de tout cela, alors que suis-je et qui suis-je ? La réponse à cette question n’est pas non plus la réponse. Tout ce que je sais, c’est ce que ne suis pas. Je suis autre chose, mais je ne sais pas quoi.

Alors, ce que je choisis d'être n’est pas moi tout entier, mais un “moi" vu, écouté, ressenti, formalisé, perçu à travers un cheminement de Sélections,

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Distorsions et Généralisations parmi un paysage d’autres Sélections,

Distorsions, Généralisations possibles

investir pragmatiquement pour vivre telle ou telle dimension.

Cette position, en épistémologie systémique, s’appelle “Constructivisme radical". Certains y adhèrent : c’est un système de croyances qui leur convient pour certaines choses. D’autres n’y adhèrent pas. De toutes façons, ce n’est qu’un système de croyances. En PNL avancée (beaucoup de PNLiens ne connaissent pas cette modélisation novatrice de l’évolution humaine), nous positionner dans ce débat ne nous intéresse pas. Ces questions sont théoriques.

c’est une piste possible que je peux

Ce que je sais, par contre, c’est que toutes les croyances qui me limitent peuvent être décadrées, que je peux m’en désidentifier, car elles ne sont qu’une carte de moi, et moi je suis autre chose, quelqu’un d’autre que ce que ces cartes en décrivent. Et puis je ne suis pas figé, je suis processus.

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LES VALEURS

Nous fonctionnons tous d’une manière trop complexe pour être convenablement décrits par des modèles. Notre expérience subjective est trop riche et trop souple pour entrer dans des boîtes aux contours trop précis.

Nos modèles, quels qu’ils soient, ne sont que des cartes ; et ces cartes comportent leur lot de généralisations, distorsions et sélections. Elles n’ont donc pas pour mission de nous décrire d’une manière " objective " et claire, ni simple, ni compliquée. Nos modèles sont juste faits pour choisir pragmatiquement et agir avec élégance, en jouant à nous associer " à la volée " à des processus qui les dépassent tous de loin.

Ainsi, les modèles relatifs aux valeurs ne sont que des modèles. Nous espérons simplement que les généralisations, les distorsions et les sélections opérées à cette occasion vous ouvrent à vous aussi de nouveaux choix pour agir dans et avec l’expérience subjective-relationnelle dont nous sommes les co-auteurs.

Aperçu général

Il n’y pas de mouvement (au sens large), chez une personne, sans valeur. Une valeur est " ce qu’il y a d’important pour moi ", dans un contexte donné, à un moment donné.

Tant que suis vivant, je ne peux pas ne pas avoir des valeurs.

• A moi donc de savoir reconnaître celles que j’ai adoptées et qui me mettent en mouvement ;

• de les modifier ou de jouer avec ;

• d’apprendre à reconnaître celles des autres personnes, ou des autres organisations, pour comprendre ce qui les met en mouvement et agir en conséquence.

Rappel : Toute valeur est une auto-référence

Par conséquent

sauf le type de

relations qu’une personne engage avec son environnement, dans ce contexte

Elle ne nous apprend rien sur les choses, les contextes, etc

et à ce moment ; et comment elle s’y prend pour organiser son expérience

subjective, puisque l’expérience subjective n’est pas qu’une donnée interne à

l’individu, mais surtout une " variable " relationnelle.

A ce titre :

• les valeurs peuvent changer lorsque change la relation avec les éléments de l’environnement auxquels elle se rapporte : comme pour la perception, chacune de mes valeurs dépend du type d’actions que je mets en œuvre. D’ailleurs, une valeur ne fait pas grand chose d’autre qu’organiser l’expérience sensorielle en une entité abstraite et arbitraire.

Toute personne est plus et autre chose que ses valeurs.

• Si une personne est " coincée " dans un système de valeurs, elle dispose néanmoins de nombreuses autres ressources potentielles " hors système ", bien différentes. Ces autres ressources permettent tout autant de la caractériser, pour ceux qui croient devoir caractériser les gens.

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• Toute personne peut faire évoluer ses valeurs, et même y faire un grand ménage : après cela, elle reste toujours la personne qu’elle est. On découvre alors simplement ce qu’elle n’était et n’est pas.

Toute valeur est une abstraction subjective.

• Elle permet simplement de fédérer d’une manière ou d’une autre l’expérience sensorielle, en lui donnant un sens ainsi que des repères relativement stables.

• Nos valeurs sont, par définition, ce qui nous apparaît comme le plus important ; et pourtant, elles sont volatiles, faillibles, et disparaîtront avec nous. Plus elles sont " hautes " (l’Amour, la

la Raison !), et plus

(mais

Beauté, le Respect, la Curiosité, le Bonheur,

elles sont des inventions fluettes, " biodégradables "

parfois si belles !)

Enfin, contrairement à des idées reçues courantes, nos valeurs les plus prégnantes sont assez basiques et accessibles. Les " valeurs " intello- métaphoriques de haut vol, parfois parmi les plus " rationnelles " ou compliquées qui soient, même très connotées émotionnellement (il suffit de regarder comment les personnes réagissent quand on y touche), ne font pas le poids.

Vocabulaire Nous utiliserons plusieurs termes très proches, qui ont en commun de désigner une façon de se représenter les éléments de cette famille de processus : valeurs, besoins, motivations, intentions positives, priorités, etc

Dans ce chapitre

Les 2 directions de nos valeurs

• " aller-vers " (les valeurs qui désignent ce qu’il est important de satisfaire), et

• " s’éloigner-de "

important

(celles

qui

désignent

ce

qu’il

est

d’éviter).

La carte unifiée des valeurs

• Outil pour mettre à jour bien des éléments

" importants " de

l’expérience d’une personne. Il ouvre directement sur plusieurs

types d’interventions avec les valeurs.

Les 3 niveaux d’engagement

• Valeurs Conceptuelles,

• Valeurs d’Actualisation et

• Valeurs de Fondation.

• Comment les reconnaître les unes des autres ;

• Ce à quoi elles mènent concrètement ;

• Comment elles peuvent évoluer, et la personne avec elles.

Distinguer les désirs des besoins Une distinction plus pragmatique qu’il n’y paraît.

Vers le plus court chemin :

• Simplifier l’expérience pour l’enrichir : les chaînes qui relient les valeurs les unes au service des autres empruntent souvent des détours impertinents pour mener au " but du but ". Nous examinons ici un moyen simple de court-circuiter une chaîne. Il s’agit en fait

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d’un nouvel exemple de démarche concrète de décadrage, explicitement sur les valeurs cette fois.

Nous abordons ici, à chaque fois :

• en quoi les outils présentés sont directement utiles, et

• en quoi ils sont très liés, concrètement, à d’autres modèles de changement évolutif (systémiques notamment).

LES 2 DIRECTIONS

DE NOS VALEURS

Allons droit au but. Lorsque vous vous mettez en mouvement,

• soit vous cherchez à atteindre quelque chose,

• soit vous cherchez à vous éloignez de quelque chose.

Même si votre mouvement consiste à tourner en rond, c’est simplement :

• soit que vous ne savez pas exactement vers quoi vous vous dirigez (ce qui n’aide pas, avouons-le, à se repérer ou à recueillir le feed- back le plus pertinent) ;

• soit que vous ne savez pas comment l’atteindre ;

• soit que vous n’êtes pas sûr(e) de vouloir l’atteindre.

Ou bien, à l’inverse :

• que soit vous ne savez pas comment vous éloigner de ce dont vous souhaitez vous éloigner ;

• soit que vous vous focalisez trop sur cette chose, ce qui vous empêche de vous en éloigner ;

• soit que vous n’êtes pas sûr(e) de vouloir trop vous en éloigner

Voici donc une manière de présenter, avec des mots simples, nos 2 types de valeurs. Ce sont 2 types de motivations tout aussi valables les uns que les autres, et tout aussi complémentaires. Nous avons tous ces 2 types de motivations. Quoi que nous fassions dans notre expérience relationnelle et intérieure, nous les mettons les unes et/ou les autres en route pour :

• satisfaire des éléments de cette expérience : simplement ressentir du plaisir, comprendre des informations nouvelles, ou être apprécié(e) de certaines personnes, faire grandir une entreprise,

Ce sont les

créer une nouvelle activité, découvrir le monde

valeurs que nous désignons sous l’appellation " Aller-vers ".

• éviter des éléments de cette expérience : simplement éviter une douleur physique (avec précaution, en maniant quelque ustensile, par exemple), éviter un état interne inconfortable (comme la

), ou éviter

d'être rejeté par certaines personnes ou dans certains contextes, ou

Nous pouvons appeler ces

" confusion ", inconfortable pour certaines personnes,

de voir un projet s’effilocher, etc valeurs " S’éloigner-de ".

De l’inertie au mouvement

Une valeur met donc en mouvement celui qui l’adopte. C’est énorme, mais c’est tout. Elle ne garantit pas que ce mouvement soit efficace pour la satisfaire

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On peut très bien tourner en rond avec les plus belles valeurs du monde, ou les plus fortes qui soient ; tout comme on peut franchement aller de l’avant, avec les valeurs les plus simples.

Sans valeurs, nous serions inertes.

A quoi bon me lever de ma chaise si ce n’est pas pour atteindre un objet, rejoindre une personne, passer à une activité qui m’intéressera ou m’occupera mieux, ou encore pour mettre fin à l’inconfort occasionné par cette position trop longtemps tenue, par exemple ?

Etre motivé est nécessaire à quoi que ce soit. Et nous ne pouvons pas ne pas être motivés, tant que nous sommes vivants. Que les motivations soient d’" aller-vers " ou de " s’éloigner-de ", ce sont des motivations.

Note

• On peut être " motivé à ne rien faire " : pour le plaisir de se détendre et de lâcher du lest un moment (Aller-vers), ou par peur d’avoir un geste ou une parole aux conséquences douloureuses (S’éloigner-de).

concrètement, si vous travaillez avec une personne en développement personnel, ou un enfant à l’école, ou une équipe en entreprise, ou que vous avez vous-même un projet, commencez par aller contacter le réservoir de valeurs de ces personnes (ou votre propre réservoir de valeurs). Il n’y a pas de gens démotivés. Il n’y a que des gens qui, par souci écologique, ne se lancent dans des activités que lorsqu’ils ont inventé ou découvert en quoi cela va leur apporter quelque chose d’important pour eux.

D’ailleurs, vouloir motiver les personnes en leur expliquant seulement que c’est pour leur bien (l’école fait si bien ce genre de " trucs ") ne sert à rien

d’autre qu’à les bloquer, s’il ne s’agit que de vouloir plaquer sur eux nos propres valeurs.

" Tu devrais faire ceci " peut déclencher chez moi une motivation S’éloigner-de du type :

" Eviter que l’on vienne faire de l’ingérance dans mes responsabilités " et " Eviter que l’on me piège dans des désirs qui ne sont pas les miens ". Combien de scènes de ménages,

" d’enfants en difficulté scolaire ", de promesses faites non pas pour les tenir mais pour

repousser un problème, combien de " bons conseils " non suivis d’effet, de stratégies renversées, de " résolutions de problème " devenues elles-mêmes problématiques tiennent à ce type de maladresses dans les valeurs (ou de tentatives de petites manipulations) ? Combien de personnes apprennent à se méfier, ou à " échouer " régulièrement dans ce qu’elle font, à force d’avoir appris à se positionner ainsi pour faire face à ce type d’interactions ?

Ceci nous invite donc à veiller à la qualité d’écoute et d’ouverture que permettent les outils relationnels de la PNL. Il s’agit simplement d’accompagner la personne qui le souhaite pour qu’elle découvre et mobilise ses propres valeurs. Même si nous aimerions qu’elle fasse ceci ou cela (ce qui n’est pas de notre responsabilité, mais de la sienne), il n’est pas nécessaire qu’elle adopte pour autant notre système de valeurs : deux personnes peuvent se lancer dans une même activité, chacune en réponse à des valeurs très différentes !

Et vous, au fait, qu’est-ce qui vous motive à lire ce manuel ?

Valeurs et stratégies 1

Une fois les valeurs contactées, comment faire pour que le " mouvement " (au sens littéral ou métaphorique du terme) qu’elle lance puisse la satisfaire ? Bouger, penser, c’est une chose. Que cet effort mène à un résultat attendu, c’en est une autre.

Et encore, comment, à travers un de ces " mouvements ", reconnaître la valeur qui l’a poussé à se réaliser ?

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Apprentissage Comme le suggère Nadine Faingold 2 , à travers l’une de ses contributions méthodologiques précieuses au décryptage des ressources des personnes, les valeurs et les stratégies peuvent être vues comme les carrefours de 2 niveaux complémentaires et " parallèles " de l’expérience subjective.

• Les valeurs sont des condensations de ressources assez abstraites, qui fédèrent des pans entiers d’expérience et décident de mettre en action.

• Les stratégies appartiennent justement au niveau des actions, des comportements concrets. Elles opérationnalisent les valeurs.

Toute stratégie a besoin d’au moins une valeur pour se déclencher (et même pour être intégrée par la personne) ; et toute valeur a besoin de stratégies pour réaliser les actions concrètes destinées à lui répondre.

En termes d’apprentissages, nos valeurs sont nées dans le flot de l’action et

doivent y revenir pour avoir

une valeur. Et nos stratégies, pour se décider,

s’évaluer, se modifier, doivent se référer à des apprentissages d’un autre niveau de complexité, un niveau qui les englobe, au prix d’une certaine abstraction (cf. méta-modèle) : le niveau des valeurs 3 .

Stratégies

Une valeur pousse à l’action. Toutefois, c’est la pertinence de la (des) stratégie(s) qui va définir si cette action satisfera ou pas cette valeur. Pour cela, il va falloir en particulier :

• que le déclencheur soit adapté, c’est-à-dire que la stratégie se mette en route dans le bon contexte et au bon moment ;

• que le test de sortie soit adapté, c’est-à-dire qu’il permette bien d’évaluer concrètement si l’on s’est convenablement rapproché de

ce qu’il fallait atteindre, ou, à l’inverse, convenablement éloigné de ce qu’il fallait éviter ;

• que les opérations mises en œuvre soient aussi précises que la satisfaction de la valeur le requiert, et choisies (ce qui suppose de pouvoir adapter la stratégie en puisant parmi plusieurs possibilités d’opérations) de façon à rapprocher de cette satisfaction ;

• que les critères formels de validité d’une stratégie soient respectés (cf. chapitre sur ce point) ;

• et, notamment dans le cadre d’une valeur aller-vers, que l’objectif soit représenté d’une manière qui corresponde à une formulation grammaticalement positive (" forme affirmative ") et par des éléments sensoriels suffisants.

Critères VAKOG Une valeur est une sorte de cerveau (en ce qu’elle est un carrefour qui relie des informations sensorielles internes) ; pour que quelque chose se passe, il lui faut donc s’adjoindre les services d’un corps. Déclencheurs et tests de sortie (et autres tests éventuels) doivent être définis en termes sensoriels. Ces éléments sensoriels donnent à la valeur les moyens d’avoir les pieds sur Terre.

Exemple : Si être respecté est une valeur forte pour moi, alors :

a) j’ai une idée de ce que cela représente (je peux accéder à l’image interne d’une personne qui me sourit sans parler et qui m’écoute, entendre en interne un certain ton de voix quand elle

me répond, etc

et b) je suis donc capable de comparer ce que

je perçois sensoriellement de qui se passe, au moment où je désire être respecté par quelqu’un, à ces exemples de représentations internes de référence. Si je vois et entends la

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personne qui me sourit, me regarde et me répond d’une manière suffisamment proche de mes représentations internes de référence, alors je peux me sentir respecté. Si tel n’est pas le cas, peut-être ai-je en réserve des stratégies actives pour tenter d’obtenir ce type de comportement de la part de mon interlocuteur.

Chacune de mes valeurs - qui est une auto-référence - renferme donc notamment son lot d’équivalences complexes de critères VAKOG. Nous voyons bien que sans ces équivalences complexes, il n’y a pas de valeur Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, j’évalue le respect qu’on me porte en utilisant ces équivalence complexes :

On me regarde de telle manière, on me parle avec tel ton (critères sensoriels), cela veut dire (équivalence complexe) que l’on me respecte (valeur). Ce type de " lectures de pensées " est tellement courant, n’est-ce pas ?

Travailler avec le méta-modèle permet donc, en particulier :

• soit de recadrer en quoi les critères définissent la valeur : sont-ils adaptés (recadrage de stratégie), n’y a-t-il pas une petite équivalence complexe ou une cause-à-effet abusive qui s’est glissée par là ?

• soit d’aller découvrir, par un questionnement " simple ", la ou les valeurs sur lesquelles s’appuie la stratégie ;

• soit carrément de recadrer complètement une valeur en n’ayant l’impression de n’avoir touché " que " aux stratégies.

Nous revenons sur les critères quelques lignes plus loin, au sujet des tests.

Opérations

Les opérations sont elles aussi là pour satisfaire la valeur. Il est donc utile qu’elles soient suffisamment concrètes et bien choisies.

Notamment :

• Sont-elles comportementales (au sens où elles manipulent du VAKOG externe) ou internes ? Par exemple, certains méta- programmes (cf. chapitre correspondant) mobilisent des stratégies maniant plutôt des actions VAKOG externes (Extraverti, Actif) ou interne (Introverti, Réflexif).

• Rapprochent-elles de la satisfaction de la valeur (aller-vers / s’éloigner-de), ou pas ? Pour qu’elles deviennent pertinentes, il est fort utile que la personne puisse choisir ces opérations :

a) dans un réservoir de possibilités, et

b) en se référant à des critères de test suffisamment pertinents et précis (VAKOG) pour évaluer l’impact des opérations mises en œuvre.

Critères de définitions des objectifs

Toutes les valeurs ne sont pas satisfaites avec le même succès. Sur ce thème, il y a bien sûr des considérations relatives au type de valeurs (fonctionnement des auto-références, types d’engagement, Positions

Mais certaines questions

toutes simples permettent parfois de faire la différence :

En effet :

Systémiques Internes, niveaux de priorités, etc

).

• Comment choisir les opérations pertinentes si l’on n’a pas une représentation claire du résultat à atteindre ?

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• Comment

évaluer

l’on

en

est,

sur

le

chemin

de