http://corporate.airfrance.

com Juin 2012

Contre le changement climatique, Air France s’engage à Madagascar
Devant l’immense défi que représente le changement climatique, Air France s’engage pour la réduction des émissions de CO2 et contribue depuis 2008 à un vaste projet de lutte contre la déforestation à Madagascar. En partenariat avec la fondation GoodPlanet et en collaboration avec le WWF, Air France participe à un projet d’envergure dans lequel la protection de plus de 500 000 hectares de forêts est en jeu. Les objectifs sont multiples : préserver des zones en danger, reboiser ou restaurer de vastes étendues de forêts et avant tout, former les communautés locales à la gestion durable de ce patrimoine vivant. Trois ans après le début du programme de conservation des forêts entrepris par Air France, GoodPlanet et le WWF, les résultats viennent conforter la compagnie dans son choix : les démarches entreprises dans chaque domaine du programme portent leurs fruits. De nouvelles aires protégées garantissent l’avenir de la forêt malgache, des milliers de familles locales ont été sensibilisées aux enjeux de la protection de leurs forêts et les actions menées contribuent à aller toujours plus loin dans la mesure scientifique des stocks de carbone forestier. Cet engagement fort de la compagnie vient accompagner une politique responsable menée dans tous les domaines, qu’il s’agisse des investissements permanents dans une flotte moderne ou de la recherche dans les carburants alternatifs. En agissant sur tous ces leviers, Air France a l’ambition d’apporter sa contribution à la lutte contre le changement climatique.

© Edward Paker / WWF-Canon

Contre le changement climatique, Air France participe à la lutte contre la déforestation
Le changement climatique est l’un des plus grands défis environnementaux auxquels la planète est confrontée. La contribution du transport aérien mondial aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine est d’environ 2%. Cette part progresse néanmoins de façon mécanique en raison de la croissance continue du secteur. Acteur engagé dans le combat pour la réduction des émissions de CO2, Air France prend part à l’effort collectif en participant à un projet de lutte contre la déforestation. La déforestation représente plus de 15% des émissions de gaz à effet de serre, presque 8 fois plus que le secteur du transport aérien Les experts estiment aujourd’hui que la déforestation est à l’origine de 15% à 20% du total des émissions globales des gaz à effet de serre, c’est-à-dire davantage que le secteur des transports, tous modes confondus. Au cours des 50 dernières années, la planète a perdu environ 50% de ses forêts1 : environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde, soit l’équivalent de plus de trois fois la superficie de la Suisse, ou encore 36 terrains de football par minute. Partout dans le monde, la destruction des forêts entraîne des problèmes climatiques en accroissant les émissions de gaz à effet de serre. La déforestation a également de forts impacts sociaux et économiques car des millions d’êtres humains dépendent de la forêt pour subvenir à leurs besoins en eau, en nourriture et en matériaux de construction. A ces conséquences s’ajoutent des problèmes d’érosion, la forêt jouant un rôle de protection des sols et des bassins hydrographiques, et donc de nombreuses sources d’eau. Enfin, la déforestation provoque des pertes massives de biodiversité : 75% des espèces animales et végétales terrestres de la planète vivent dans les forêts. Comme le reste du monde, Madagascar a perdu la moitié de son couvert forestier

au cours des 50 dernières années. Selon le Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme malgache, il subsiste aujourd’hui environ 9,3 millions d’hectares (93 000 km²) de forêts naturelles. L’essentiel de la forêt a été détruit par la pratique de l’agriculture sur brûlis, la création de pâturages ou la collecte de bois de feu. Actuellement, le taux de déforestation annuel moyen à Madagascar est de 0,55% de la superficie forestière. En partenariat avec GoodPlanet, Air France soutient depuis 2008 un projet de très grande ampleur couvrant plus de 500 000 hectares de forêt à Madagascar Face à ces constats, Air France a décidé en 2008 d’investir fortement afin de soutenir un projet de lutte contre la déforestation à Madagascar. Cette opération est réalisée en partenariat avec GoodPlanet, fondation présidée par Yann Arthus-Bertrand qui œuvre à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement. Ce programme, dont la compagnie est l’unique partenaire financier, porte sur une surface de plus de 500 000 hectares de forêts à protéger. Ce sont ainsi plus de 32 millions de tonnes de carbone stockées qu’il s’agit de préserver en réduisant le taux actuel de déforestation.

Sur place, GoodPlanet a choisi le WWF pour mener le Programme Holistique de Conservation des Forêts (PHCF). Le WWF est présent sur l’île depuis près de 50 ans et y a développé de nombreux projets de protection des forêts, avec la participation active des communautés locales. Plusieurs activités ont été définies pour mener à bien ce projet : • La mise en place de nouvelles aires protégées • Le transfert de gestion des ressources naturelles aux communautés locales • La restauration de paysages forestiers dégradés • Le reboisement à vocation de production de bois d’énergie Les objectifs du projet : - Réduire la déforestation et la dégradation des forêts à Madagascar - Aider au développement humain - Protéger la biodiversité - Faire avancer les connaissances en matière de foresterie carbone
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Source : Food and Agriculture Organization 2005

© GoodPlanet / Action Carbone 2

Les sites du projet
Les activités du programme sont menées sur 5 sites du WWF qui se répartissent sur deux types de forêt : • Forêt humide : 379 974 hectares Site d’Andapa-Bealanana : 194 976 ha Site de Fandriana-Marolambo : 24 406 ha Site d’Ivohibe et site de Vondrozo : 109 238 ha Site de Fort-Dauphin (forêt humide) : 51 354 ha • Forêt épineuse : 126 798 hectares Site de Fort-Dauphin

Andapa-Delanana

Fandriana-Marolambo

Ivohibe-Vondrozo

Ecorégion Forêt humide Ecorégion Forêt épineuse

Sites du projet Fort-Dauphin

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Trois ans après le début du programme, Air France, GoodPlanet et le WWF mesurent leurs premiers succès
Alors que le Programme Holistique de Conservation des Forêts à Madagascar a achevé sa troisième année, les résultats obtenus sont très encourageants. - Près des 350 000 hectares de nouvelles aires protégées ont été sécurisés - Déjà 29 contrats de transferts de la gestion des ressources naturelles ont été officialisés et ritualisés - Les objectifs de reboisement ont d’ores et déjà été atteints à Vondrozo (90 hectares) et quasiment à Andapa (93 hectares) et Ivohibe (75 hectares) - Les techniques agricoles alternatives aux cultures sur brûlis sont essayées et adoptées par 5 000 ménages exposés aux différentes techniques ou pratiques, soit un taux d’adoption de plus de 17% - Les audiences ont plus que triplé en moyenne lors des campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation sur les effets du changement climatique, et certaines autorités locales s’engagent désormais sur ce thème La création de nouvelles aires protégées couvrant 350 000 hectares Créer des aires protégées permet de garder intactes des zones entières afin d’en préserver l’écosystème. Dans le cadre du programme de conservation des forêts à Madagascar, les populations sont intégrées à la démarche de protection à travers l’intégration de modes de gestion durables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des 350 000 hectares de nouvelles aires protégées (NAP) en cours de création ont été sécurisés par un arrêté interministériel de mise en protection temporaire globale.

© Air France

On note également une réduction tangible des défrichements dans les zones des NAP en création. L’appui aux communautés locales dans la gestion durable de leurs forêts, sur une surface de 140 000 hectares Les transferts de gestion sont basés sur le principe de responsabilisation des populations locales afin qu’elles deviennent autonomes dans la gestion durable de leur forêt. A ce jour, 29 contrats de transferts de la gestion des ressources naturelles (TGRN) ont été officialisés et ritualisés à Fandriana-Marolambo, Vondrozo et Andapa/ Bealanana. A cela s’ajoutent 80 autres secteurs en cours de transfert. Les TGRN déjà en place, ainsi que ceux en cours d’établissement, couvrent une superficie totale d’environ 205 000 hectares. L’aide aux communautés prévoit également des alternatives durables et rémunératrices aux cultures sur brûlis. Dans ce cadre, 25 600 ménages sont aujourd’hui sensibilisés et 5 000 ont déjà adopté au moins une des techniques. Par exemple, à Fandriana-Marolambo, une communauté utilise le Système de Riziculture Intensive (SRI) dans deux tiers des rizières. Le barrage de Fandriana-Marolambo va permettre d’irriguer environ 150

hectares de bas-fonds aménageables en rizières et plusieurs centaines d’hectares de terres aménageables en champs de culture. Il bénéficiera directement à plus de 300 ménages et indirectement à davantage encore car les 150 hectares peuvent être étendus à 500 hectares. La restauration des 20 000 hectares de paysages forestiers dégradés L’objectif de 20 000 hectares est aujourd’hui atteint. En vue de rendre durable ces entreprises de restauration, 500 paysans ont été formés sur les techniques de restauration forestière. Le reboisement des 3 000 hectares de terrains Les objectifs de reboisement du programme ont été atteints à Vondrozo et quasiment à Andapa et Ivohibe. Au total, 1 060 hectares ont été reboisés. Le programme a en outre permis de former 500 pépiniéristes et de mettre en place 48 pépinières qui assurent la pérennité du programme.

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Quelles sont les alternatives aux cultures sur brûlis ? On en distingue principalement quatre : • Les pratiques génératrices de revenus additionnels, qui permettent de rendre les villageois moins dépendants des produits forestiers pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Parmi ces pratiques figurent l’apiculture, l’aviculture, la pisciculture et la culture de rente (par opposition à la culture vivrière) comme les plants de girofliers, caféiers, litchi, poivre ou vanille. • Les pratiques de diversification des cultures, qui permettent d’obtenir un équilibre nutritionnel plus approprié notamment entre deux périodes de récolte. Elles incluent les cultures maraichères, l’arboriculture fruitière, l’amélioration des systèmes de pêche. • Les pratiques qui augmentent le rendement des cultures et permettent de réduire les besoins en superficies de terrains pour produire la même quantité de nourriture. Les systèmes de riziculture intensive et de riziculture améliorée, peuvent ainsi tripler les rendements agricoles par rapport aux pratiques traditionnelles. • Les pratiques qui utilisent mieux les ressources, comme le recours à des foyers améliorés. Le bois reste quasiment la seule source d’énergie domestique en milieu rural. Il est donc indispensable de l’utiliser de manière plus rationnelle et plus durable. À ces quatre types d’alternatives, il faut ajouter la construction d’infrastructures hydro-agricoles (petits barrages et systèmes d’irrigation) pour aménager des terrains jusqu’à présent non valorisés. Le but est ici d’augmenter la superficie des terrains de culture et de réduire indirectement le risque de conversion des terres forestières en terres agricoles.

La biodiversité à Madagascar Au niveau mondial, Madagascar fait partie des 35 régions que le WWF estime prioritaires pour la protection de la biodiversité. Bien que petites comparées à celles du Brésil ou de l’Indonésie, les forêts de Madagascar abritent une diversité d’espèces animales et végétales pratiquement aussi grande. On y estime à 250 000 le nombre d’espèces animales et végétales présentes et 70% de celles-ci ne se rencontrent nulle part ailleurs. Rien qu’entre 1999 et 2010, les scientifiques ont découvert 615 nouvelles espèces à Madagascar, dont 41 mammifères. Cette biodiversité unique doit faire face à de nombreuses menaces, dont l’une des plus graves est la déforestation.
© WWF

© Air France 5

Un projet qui s’inscrit dans la durée en travaillant à l’amélioration des connaissances sur la mesure du carbone dans les forêts • 19 millions de tonnes d’émission de CO2 évitées sur 20 ans • Mesurer l’impact des actions entreprises sur la réduction des émissions de CO2 et la séquestration de carbone dans les reboisements REDD1 Les études liées au carbone forestier font partie intégrante du projet. Réalisées en collaboration avec de nombreux partenaires scientifiques malgaches ou étrangers, elles ont pour but d’améliorer les connaissances sur les outils de mesure du carbone forestier et de mesurer précisément l’impact des activités déployées sur le terrain. En effet, au-delà de lutter directement contre la déforestation, les actions entreprises sur le terrain sont autant d’opportunités de mesurer les variations de stock de carbone dans les zones du projet et ainsi d’inscrire le programme dans la durée. Ces études contribuent également à l’élaboration d’une vision REDD1 plus globale pour Madagascar et à l’utilisation des connaissances acquises pour alimenter les discussions lors des négociations sur le futur du Protocole de Kyoto après 2012. Les résultats du programme ont été régulièrement communiqués lors des COP (conférences de l’ONU sur le climat) de Poznan, Copenhague, Cancun et Durban, ainsi qu’à l’occasion de divers ateliers nationaux et internationaux. Madagascar a en outre choisi d’étendre à tout le pays la méthodologie mise en oeuvre par le PHCF pour l’évaluation de la biomasse aérienne.

• Des méthodes innovantes utilisant des technologies avancées Pour réaliser ces études, l’accent a été mis sur l’acquisition et l’analyse d’images satellites, la réalisation d’inventaires forestier selon des méthodes traditionnelles (mesures dendrométriques) et leur couplage avec des outils innovants comme la technologie LiDAR2 (laser aeroporté). Parmi les résultats obtenus, on peut souligner : - La cartographie de l’occupation du sol dans les régions de référence la première année du projet, à partir des images satellite SPOT à très haute résolution et de validation sur le terrain. - Le développement d’équations allométriques pour tous les sites, c’est-à-dire de formules mathématiques permettant de passer de mesures forestières classiques (diamètre, hauteur) aux stocks de carbone contenus dans la biomasse aérienne (troncs, branches, feuilles). - La cartographie précise des stocks de carbone de la biomasse pour les sites d’Andapa-Bealanana et de Fort-Dauphin (forêts humides et épineuses) sur la base des survols LiDAR réalisés dans ces deux régions et d’inventaires effectués au sol. - L’analyse des stocks de carbone organique du sol dans les sites d’Andapa et de Fort-Dauphin, à différentes profondeurs allant jusqu’à un mètre. - Le développement d’une méthode innovante de cartographie des stocks de carbone du sol (site de Fort-Dauphin) couplant inventaires de terrain et analyse d’images satellite. - Le calcul et l’analyse des taux de déforestation historique (depuis 2000) dans un périmètre étendue autour des zones du projet. C’est un élément déterminant pour le développement des scénarios de référence, c’est-à-dire la projection de l’évolution de la déforestation dans le futur en l’absence du projet. - Le renforcement de capacités : l’ensemble du personnel technique du programme a bénéficié de séances de sensibilisation et de formation concernant la comptabilité carbone.
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De nombreux partenaires malgaches ou étrangers travaillent en étroite collaboration sur ce programme. Parmi eux, on compte : • des instituts de recherche tels que l’Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques (ESSA-Forêts), l’Institut et Observatoire de Géophysique d’Antananarivo (IOGA), l’Institut de recherche pour le Développement (IRD), le Laboratoire des Radios Isotopes (LRI), le CIRAD et l’institut Carnegie pour la Science • des bureaux d’études et d’expertise spécialisés : le Laboratoire des Recherches Appliquées (LRA) • le Ministère Malgache de l’Environnement et des Forêts et ses instances régionales, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les autres Services Techniques Décentralisés (STD) • les communautés locales

Réduction des Emissions de gaz à effet de serre issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts : programme des Nations Unies lancé en septembre 2008 dans le but d’aider les pays à développer leur capacité de réduction des émissions dues au déboisement ou à la dégradation des forêts. Light Detection and Ranging

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©Fondation GoodPlanet

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Les objectifs et plans d’action déployés à Madagascar dans le cadre du Programme Holistique de Conservation des Forêts
Développer de nouvelles aires protégées couvrant 350 000 hectares Plan d’action : 1. Sensibiliser et former les paysans vivant à proximité des forêts identifiées comme nouvelles aires protégées (NAP) sur l’importance de leur conservation ; 2. Analyser, avec les communautés, les modes de gestion adéquats pour ces NAP ; 3. Engager toutes les procédures pour les délimitations et ritualisations des NAP ; 4. Officialiser l’existence des NAP ; 5. Réaliser et mettre en oeuvre le plan d’aménagement et de gestion des NAP ; 6. Renforcer les capacités de gestion des communautés pour ces NAP ; 7. Développer et expérimenter des outils pour le suivi et l’évaluation des NAP. Aider les communautés locales à gérer durablement les forêts sur une surface de 140 000 hectares Plan d’action : 1. Sensibiliser et former les paysans vivant à proximité des forêts identifiées pour les transferts de gestion des ressources naturelles (TGRN) sur l’importance environnementale, sociale et économique de celles-ci ; 2. Faire les inventaires et zonages des forêts où ces transferts doivent être réalisés ; 3. Etablir les plans d’aménagement des forêts où ces transferts doivent être réalisés ; 4. Engager toutes les procédures pour les délimitations et officialiser l’existence des TGRN ; 5. Réaliser et mettre en oeuvre le plan

d’aménagement et de gestion des TGRN ; 6. Fournir un appui (technique, organisationnel, légal) aux communautés au moment de la mise en place du plan de gestion ; 7. Participer à des événements régionaux, nationaux et internationaux sur les TGRN ; 8. Développer des tests et des outils pour le suivi et l’évaluation des TGRN. Restaurer 20 000 hectares de paysages forestiers dégradés Plan d’action : 1. Sensibiliser et former les paysans vivant à proximité des zones dégradées sur l’importance de la restauration des paysages forestiers (RPF) ; 2. Établir un plan de RPF pour chaque site ; 3. Former des paysans modèles pour la mise en place et entretien des pépinières ; 4. Réaliser et mettre en oeuvre un plan d’aménagement et de gestion des paysages à restaurer ; 5. Renforcer la capacité du WWF Madagascar sur les restaurations ; 6. Participer à des événements régionaux, nationaux et internationaux sur les RPF.

Reboiser 5 000 hectares de terrains Plan d’action : 1. Sensibiliser et former la population à différents niveaux pour une utilisation rationnelle de l’énergie quelle que soit sa source ; 2. Identifier, au niveau des sites d’intervention, les zones potentielles pour des activités de reboisement (pour la fourniture de bois de feu aux villes) ; 3. Etablir un plan de reboisement avec les services concernés (Environnement, Forêts et Tourisme, Energie et Mines) ; 4. Former des paysans modèles pour la mise en place et l’entretien des pépinières ; 5. Réaliser et mettre en oeuvre un plan d’aménagement et de gestion des forêts de reboisement ; 6. Participer à des événements régionaux, nationaux et internationaux sur les reboisements à but énergétique.

Air France Service Presse http://corporate.airfrance.com Fondation GoodPlanet - Service Presse +33 (0)1 48 42 92 42 communication@goodplanet.org WWF - Martina Lippuner mlippuner@wwf.mg - +261 34 49 803 84

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Air France s’engage pour réduire ses émissions de CO2
Pour soutenir la lutte contre le changement climatique, Air France agit sur tous les leviers pour réduire ses émissions de CO2. Pour cela, la Compagnie met en œuvre sa stratégie dénommée « Plan Climat », un plan ambitieux pour lutter contre le changement climatique. La réduction de l’empreinte carbone de la compagnie Pour réduire les émissions gazeuses et sonores, le renouvellement de la flotte est un des leviers les plus importants. D’une moyenne d’âge de neuf ans, la flotte d’Air France est une des plus jeunes d’Europe. Les performances énergétiques et donc environnementales des avions récents sont sans commune mesure avec celles des appareils à peine plus anciens. Ainsi, les émissions de CO2 de l’A380, dernier arrivé de la flotte Air France, sont inférieures de 15% par rapport aux autres quadriréacteurs actuels. Le groupe Air France-KLM mène une politique de modernisation continue de ses avions et met en oeuvre une vision long-terme de sa flotte, comme l’atteste la commande de 110 appareils long-courriers approuvée en septembre 2011. Ces avions, qui entreront en service à partir de 2016, permettront une réduction de la consommation carburant de plus de 15% et une réduction importante des émissions sonores et gazeuses. Sur l’ensemble du réseau Air France, toutes flottes confondues, la consommation moyenne est de 3,7 litres par passager aux 100 km, en baisse de 14% en 10 ans.

La réduction de la consommation de carburant s’obtient également grâce à l’optimisation de l’espace aérien, l’optimisation de la conduite des vols et l’allègement de la masse des équipements à bord des avions. Air France organise quotidiennement des vols ainsi optimisés. Les actions menées ont permis l’économie de 236 000 tonnes de CO2 en 2010, soit 1,5 % des émissions totales d’Air France. Le soutien à la recherche en carburants alternatifs Air France soutient le développement de biocarburants à faible empreinte carbone, n’ayant pas d’impacts environnementaux ou sociaux négatifs. Les biocarburants durables sont en effet la voie la plus prometteuse pour réduire de manière drastique les émissions de CO2 de l’aérien. Depuis quatre ans, Air France s’implique activement au sein de l’industrie du transport aérien afin de favoriser le développement de carburants durables pour l’aviation en tant que membre fondateur du groupe SAFUG (Sustainable Aviation Users Group), membre de la RSB (Roundtable of Sustainable Biofuels) dont les critères de durabilité ont été reconnus par l’Union Européenne en juillet 2011, ou encore au sein des associations de compagnies (IATA ou AEA). En France, la compagnie participe au projet de démonstration de production de biocarburants à partir de déchets forestiers, mené par le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables) initiant ainsi une démarche concrète et novatrice.

Le vol le plus économe en CO2 Le 13 octobre 2011, Air France a réalisé le vol commercial le plus économe du monde en CO2 en combinant tous les paramètres d’optimisation possibles : . L’usage de biocarburants durables et certifiés pour l’aviation . L’optimisation des procédures de vol pour réduire la consommation de carburant et donc l’émission de CO2 . L’optimisation du trafic aérien avec des routes aériennes plus courtes . L’allégement de la masse et la performance de ses avions Ce vol commercial s’inscrit dans un programme ambitieux de la Compagnie pour soutenir la lutte contre le changement climatique.

Air France-KLM a été reconnu leader du transport aérien pour l’année 2011 dans le domaine de la responsabilité sociétale d’entreprise et confirmé dans les deux indices Dow Jones Sustainability Index (DJSI) World et Europe. Grâce à ses performances, le Groupe se place pour la troisième fois en tête du secteur «Transports et loisirs».

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La participation aux recherches sur le climat et l’innovation technologique Air France soutient activement des programmes de recherche dans le secteur aéronautique, dans celui du contrôle aérien mais aussi dans celui de la météorologie et de l’étude du climat. La compagnie participe ainsi au CORAC (COnseil pour la Recherche en Aéronautique Civile), créé dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Elle participe également au projet européen SESAR de modernisation du système de contrôle aérien et au Projet IAGOS d’étude d’impact sur le climat des émissions de l’aviation. La mobilisation de l’ensemble de l’entreprise La compagnie mobilise l’ensemble de ses collaborateurs autour de plans d’action environnementaux ambitieux, concernant les économies de carburant et la réduction des nuisances sonores des opérations aériennes et la réduction des impacts environnementaux (consommation d’énergie, consommation d’eau et réduction des déchets pour l’ensemble de nos activités au sol). A la suite d’un audit complet demandé par Air France et réalisé en juin 2011, l’organisme indépendant Afnor Certification a renouvelé pour 3 ans la certification environnementale ISO 14 001 de la compagnie. Une information transparente et validée : le calculateur de CO2 Air France met à la disposition de ses clients des informations transparentes et fiables sur les émissions de CO2 liées à leur voyage grâce à un calculateur fondé sur les données réelles d’exploitation. Air France propose également à ses passagers de compenser leurs émissions de CO2 en coopération avec le programme Action Carbone de GoodPlanet. La méthode de calcul a été validée par l’ADEME et les données sont vérifiées chaque année par KPMG Audit.

Les permis d’émissions de CO2 Air France-KLM a toujours accueilli favorablement le mécanisme d’échange de permis d’émissions, le considérant plus efficace qu’une simple taxation pour réduire durablement les émissions du transport aérien. Le principe de ce mécanisme est de financer les réductions réalisées par d’autres secteurs à travers un système d’échange de permis d’émissions (Emissions Trading Schemes ou ETS). Le système européen (EU ETS) s’appliquera aux compagnies aériennes, à partir de janvier 2012, sur tous les vols de et vers les aéroports de l’Union européenne. Néanmoins, l’efficacité de ce système dépend du respect de son périmètre d’application. Compte tenu de l’opposition et des menaces de rétorsion exprimées par certains Etats non-européens, le Groupe estime que son application devrait se limiter dans un premier temps à l’espace européen.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport développement durable Air FranceKLM : www.airfranceklm.com

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