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I.

CONCERTATION ET
PARTICIPATION CITOYENNE
1. Quelle démarche de développement durable ?

e Sommet de la Terre (Rio, 1992) ont fait l’objet de projets de quar- longe cette volonté : participation
a consacré l’accès à l’informa- tier expérimentaux. Depuis 2003, la des citoyens à chaque étape de l’éla-
tion, la participation à la prise politique de démocratie de proxi- boration du plan d’action, partage
de décision et l’implication mité a été fortement renforcée pour du diagnostic de développement
de tous dans la vie de la Cité comme associer les habitants à la gestion de durable du territoire, transparence
conditions essentielles à un dévelop- leur ville, et les placer aujourd’hui sur l’information relative au projet
pement durable. L’expression de la au cœur de 17 projets de quar- et espaces d’expression sur le site
citoyenneté est encouragée par le tier. La participation citoyenne est internet, création d’un Comité de
biais de l’exercice de la « démocratie Suivi Citoyen…
participative » : les citoyens sont
associés aux projets qui les concer- L’enjeu est donc de multiplier les
nent et qui concernent l’avenir de Toulouse s’engage à : formes et les temps de cette parti-
leurs enfants. Il s’agit donc d’un
nouveau mode de gouvernance,
« Impliquer tous les cipation, afin de progresser vers un
idéal de démocratie qui reste encore
où les décisions ne sont pas prises
uniquement de façon descendante,
Toulousains dans la vie de à inventer.

des élus vers les habitants, mais où la Cité et les partenariats Forte du succès de l’expérience de
les choix résultent de concertations démocratie participative qu’a consti-
avec tous les acteurs du territoire. internationaux » tué l’Agenda 21, la ville de Toulouse
souhaite poursuivre sa politique
La participation citoyenne s’exerce d’ouverture et de transparence. Elle
tout d’abord au niveau local, dans largement encouragée par le biais a pour objectifs d’encourager les
son quartier, sa ville… Dès la fin des des Commissions Consultatives de habitants à s’impliquer activement
années 1970, Toulouse a su initier Quartier présidées par des Maires dans la vie de la Cité, et de faciliter
une dynamique de démocratie de délégués de quartier, ainsi que par et multiplier les échanges entre les
proximité au sein de ses quartiers le biais de concertations autour des citoyens et la municipalité, dans un
d’habitat social (Développement grands projets urbains (Plan Local souci d’égalité, et notamment de
Social des Quartiers), puis sur huit « d’Urbanisme, Grand Projet de Ville). parité hommes-femmes.
Noyaux villageois » (1996-2001) qui La démarche Agenda 21 local pro-

2. Des enjeux concernant…


La Participation
L’Environnement Le Social L’Économie citoyenne
• Mettre en œuvre des • Adapter l’offre de • Partager les savoirs et • Diversifier les instances
projets d’aménagement services aux besoins des les savoir-faire d’expression citoyenne
urbain de qualité dans quartiers
• Favoriser la solidarité • Multiplier les canaux
les quartiers (urbanisme,
• Encourager la parité internationale d’échange entre les
équipements publics,
hommes-femmes Toulousains et la mairie
déplacements…)
• Valoriser la diversité • Consulter la population
culturelle en amont des projets

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Des enjeux liés, une vision transversale…

Impliquer tous les citoyens dans les décisions relatives à leur


Environnement
environnement

Renforcer le lien social, faciliter le contact entre les citoyens,


Social permettre à chaque citoyen de participer aux décisions qui le
p. 12 Concertation concernent

et démocratie
de proximité Développer la participation des cotoyens dans la vie de la cité,
Citoyenneté prendre en compte l’avis du plus grand nombre, permettre à chacun
l’espression de son point de vue

Environnement Apprendre dès le plus jeune âge à préserver et économiser les


ressources naturelles, lutter contre les gaspillages...

Promouvoir une véritable culture du développement durable au


p. 20 Éducation, pédagogie Social
sein de la population toulousaine, en favorisant les initiatives de
et communication solidarité

autour du
développement durable Inciter les citoyens à prendre part aux décisions qui les concernent
Citoyenneté au travers des instances de concertation, diffuser largement
l’information liée au DD

Mettre en place des observatoires environnementaux à différentes


Environnement
échelles de territoire

p. 28 Évaluation Social Promouvoir une culture de l’évaluation au sein de la municipalité


« Développement
Durable » Économique Raisonner en « coût global »

Citoyenneté Assurer la transparence de la démarche Agenda 21, en implicant des


citoyens dans le processus d’évaluation

11
CONCERTATION ET
1 DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
Les enjeux de développement durable

• Améliorer la concertation entre les Toulousains et la municipalité


• Améliorer l’information et la communication municipale vers le grand public
• Faire vivre une instance de concertation autour de l’Agenda 21

Penser globalement
L
es engagements de Rio La participation citoyenne dans le cadre
La Déclaration de Rio consacre le prin- législatif français
cipe de participation des citoyens aux En France, la réglementation détermine les
prises de décisions qui les concernent. Afin domaines de la participation citoyenne. Il
de sensibiliser les citoyens et d’encourager s’agit le plus souvent de projets d’urbanisme,
leur participation, il est explicitement pré- d’opérations d’habitat, de transport, ou de
cisé que les autorités se doivent de faciliter protection de l’environnement.
l’accès à l’information. La Déclaration de Rio
mentionne également le rôle déterminant Trois lois recommandent de développer et
des femmes dans ce processus puisqu’elle de renforcer le dialogue au niveau local.
stipule que « leur pleine participation est En 1999, la LOADDT (Loi d’Orientation
essentielle à la réalisation d’un développe- pour l’Aménagement et le Développement
ment durable ». Durable du Territoire) a introduit l’informa-
tion de la population, le débat et la formu-
La « gouvernance » : un renouveau lation de propositions. Puis la loi relative à
démocratique la Solidarité et au Renouvellement Urbain
Dans une optique de développement dura- (SRU) du 13 décembre 2000 a rendu obli-
ble, il est nécessaire de donner la possibilité gatoire la prise en compte de l’avis des habi-
à un nombre croissant de citoyens de s’en- tants pour les SCOT et les PLU.
gager dans l’action publique et la recherche Enfin, la loi relative à la Démocratie de
de l’intérêt général. Un nouveau mode de proximité, du 27 février 2002, a défini les
gestion de la cité se dessine peu à peu : la règles de participation du public à l’élabora-
« gouvernance ». La gouvernance se carac- tion des projets ayant une incidence notable
térise par un dialogue préalable à la prise sur l’environnement ou l’aménagement du
de décision, entre élus ou représentants des territoire. Elle rend obligatoire la création
pouvoirs publics et citoyens. Elle combine la de Conseils de Quartiers pour les villes de
démocratie participative (les citoyens sont plus de 80 000 habitants, et prévoit que les
concertés en amont des projets) et la démo- communes de 100 000 habitants et plus se
cratie représentative (les représentants élus dotent de mairies annexes dans les quartiers,
sont seuls légitimes à prendre des décisions afin que les services municipaux soient au
sur la base de cette concertation). Ainsi, les plus près des habitants.
orientations politiques, sociales et économi-
ques reposent sur un plus large consensus de L’objectif est de créer les conditions d’une
tous les membres de la société. démocratie participative au niveau local. Les
choix en matière d’action publique locale ne
Le développement durable entend donc relèvent donc plus de la seule autorité des
mobiliser les habitants et les faire parti- élus, ni des « experts ». Ils sont définis avec
ciper activement à la vie de la cité et aux l’ensemble des acteurs locaux et des parte-
processus de décisions, afin d’instaurer une naires, en particulier les habitants.
véritable « démocratie de proximité ».
De l’information à la coproduction, plusieurs degrés de participation :
•  Information : Les citoyens sont tenus au courant des sujets qui les •  Concertation : Il ne s’agit plus seulement d’écoute, mais de dialogue
intéressent via des réunions de quartier, des associations, ou encore par entre les citoyens et les élus. Plusieurs allers-retours entre la municipa-
voie de presse, télévision… lité et les citoyens permettent d’affiner les projets.
•  Consultation : Les citoyens s’expriment sur un thème et leur avis •  Coproduction : Élus, citoyens, associations, etc. se rencontrent dès les
est recueilli au moyen d’entretiens individuels, de commissions extra- premiers temps du projet et le construisent ensemble. Les échanges ont lieu
municipales, de référendums locaux… à chaque étape, et tous les participants peuvent émettre des propositions.

12
Agir localement

L
a démocratie de proximité, une pra- d’eux. Au sein de chaque quartier est ins-
tique ancrée dans les quartiers… taurée une Commission Consultative de
La pratique de la démocratie de proxi- Quartier (CCQ), composée d’associations et
mité à Toulouse remonte à la fin des années de personnes qualifiées. Elles sont chargées
1970, avec l’adhésion aux dispositifs natio- de mener les projets de quartier et la concer-
naux de la politique des quartiers. Ainsi, tation qui les accompagne.
dès 1977, Toulouse a mis en œuvre l’opé-
ration « Habitat et Vie Sociale » dans les Dans le cadre de l’élaboration de son PLU,
quartiers Bagatelle, puis Tabar, Madrid et Toulouse a réalisé un Projet d’Aména-
les Izards. Le volet « citoyenneté » de cette gement et de Développement Durable
opération prévoyait déjà la participation des (PADD), définissant les orientations locales
habitants. Le « Développement Social des en matière d’urbanisme et d’aménagement,
Quartiers » (DSQ), mis en œuvre par la en concertation avec la population (collo-
suite, consacrait également une large place ques, réunions publiques dans les quartiers,
à la participation des habitants. La pratique concertation rapprochée avec 5 acteurs ins-
de la concertation s’est ensuite étendue à titutionnels…). Des actions d’informations
d’autres quartiers de la ville. À titre d’exem- et de concertations sont également menées
ple, en 1996, huit quartiers périphériques régulièrement dans les quartiers toulousains
ont constitué des « noyaux villageois », où concernés prioritairement par le Contrat
ont été mis en œuvre des projets de quartier de Ville. D’autre part, dans le cadre du
expérimentaux. La culture de la participation Grand Projet de Ville, la consultation de
citoyenne est donc particulièrement ancrée la population est systématique, et plus de
dans les quartiers. 100 réunions avec les habitants ont déjà été
organisées. Enfin, des Commissions extra
… qui se généralise à toute la ville… municipales se réunissent sur des thèmes
Dans la lignée de ces actions, la ville de spécifiques à la vie locale : l’égalité hommes/
Toulouse a poursuivi sa démarche de démo- femmes, l’accessibilité, les seniors ou encore
cratie de proximité en la développant sur l’environnement.
l’ensemble de son territoire. Dès mars 2001,
la municipalité a anticipé les exigences de Plus d’un millier de Toulousains ont éga-
la loi relative à la Démocratie de Proximité lement pris part au Congrès des Citoyens,
en créant des quartiers au sein de la com- concertation autour de l’Agenda 21, qui
mune. Le territoire de Toulouse a ainsi été s’est déroulé de septembre à décembre
découpé en 17 quartiers. Un maire délégué 2005. Cette participation massive a donné
de quartier, interlocuteur privilégié des lieu à près de 700 propositions d’actions sur
habitants, a été désigné à la tête de chacun le thème du développement durable.

13
Constituer un comité
CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
action

1 de suivi citoyen de l’Agenda 21


Objectif Réunir tous les deux mois le comité de suivi de l’Agenda 21
2008 et fournir un appui logistique à leurs travaux

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) / Mission Agenda 21


Partenaires : Citoyens membres du comité de suivi de l’Agenda 21
Indicateur(s) de suivi : Nombre de membres et de réunions du comité de suivi
Travaux ou publications du comité

L a Ville de Toulouse a affirmé sa volonté de


développer la participation citoyenne en
associant les habitants à chaque phase de la
À compter de la publication du plan d’action,
le comité de suivi se réunira au moins une
fois par trimestre afin d’évaluer la progression
réalisation de son Agenda 21. des actions de l’Agenda 21. Les membres dispo-
Cette participation est formalisée notamment à seront pour cela d’outils de suivi (indicateurs,
travers la mise en place d’un « Comité de Suivi » cartes, enquêtes…).
ouvert aux Toulousains ayant participé à la
phase de concertation. Gage de transparence de l’action municipale, le
comité de suivi de l’Agenda 21 est également

V ingt-cinq Toulousains composent ce Comité


et se sont réunis, en préalable à la rédac-
tion du plan d’action, afin de s’accorder avec les
une instance de débat entre les services munici-
paux et les citoyens.

services municipaux et les élus, d’une part sur le


rôle du comité lui-même et d’autre part sur les
attentes de chacun concernant le développe-
U ne rubrique Internet mise à la disposition
des membres du comité de suivi permet à
l’ensemble des citoyens de suivre et de contri-
ment durable à Toulouse. buer aux réflexions de cette instance, qui se
réunit de façon trimestrielle.
Fruit d’un consensus entre les différents points
de vue, une Charte du Développement Durable Chaque année, un forum du développement
a été rédigée afin de poser un cadre pour la durable réunira les citoyens, le maire ainsi que
politique municipale en matière de développe- des représentants des services municipaux afin
ment durable. d’échanger sur les actions menées sur le territoire
Par ailleurs, un règlement intérieur au Comité de la commune dans le cadre de l’agenda 21.
de suivi, élaboré par ce dernier, fixe les objectifs
et modes de fonctionnement de cette instance
de concertation.

Détail de l’action
• 2006 : Mise en place du comité de suivi
• 2006-2007 : Écriture participative de la charte citoyenne de l’Agenda 21,
d’un règlement intérieur, et définition des indicateurs de suivi
• 2007-2008 : Réunions trimestrielles et évaluation de l’avancement des actions.
Pérennisation du comité de suivi.
• 2008 : Bilan annuel des actions du comité

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CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ Mettre en ligne un site Internet
permettant de s’exprimer et de réagir
action

2 sur le développement durable


Objectif
Pérenniser le débat public autour du développement durable
2008

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) / Direction de la Communication


Indicateur(s) de suivi : Nombre et nature des outils d’expression sur le site Internet
Nombre de connexions sur le site

L e site Internet de l’Agenda 21 a été mis en


ligne au mois de juillet 2005, afin de servir
de relais à la concertation citoyenne organisée
L e site, dans sa nouvelle version, mise en ligne
le 21 juin 2006, a été conçu selon une inter-
face de type blog, offrant la possibilité à tous les
dans le cadre de l’agenda 21. Durant les 3 mois internautes de réagir et de commenter l’actua-
qu’aura duré la concertation, près de 1000 mes- lité. Il propose également des fiches pratiques
sages ont été postés sur le forum d’expression sur l’éco-citoyenneté au quotidien et des forums
du site. Au final, près de la moitié des proposi- d’expression thématiques. Ce site s’enrichira
tions des Toulousains émane de ce forum d’ex- progressivement de nouvelles rubriques.
pression.

C ompte tenu du succès rencontré par ce site, et


afin de répondre aux attentes des Toulousains,
la décision a été prise de le pérenniser.

D ésormais, celui-ci permet de suivre en toute


transparence l’évolution du projet et la mise
en œuvre des actions agenda 21. Il a également
pour vocation de servir d’espace de dialogue et
d’échange sur les problématiques du développe-
ment durable.

Détail de l’action

• Juin 2006 : Refonte et mise en ligne du site Internet de l’Agenda 21


• 2007-2008 : Information hebdomadaire sur l’agenda 21 et mise en ligne des indicateurs de suivi

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Préparer la deuxième génération
CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
action

3 des projets de quartier


Objectif Inscrire le développement durable au cœur des projets de quartier,
les regrouper en 5 grands projets (en lieu et place des 17 actuels)
2008 et ouvrir les CCQ à tous les habitants intéressés

Pilotage : Laurent CUZAQ (maire adjoint) / Mission Ville-Habitat


Partenaires : Tisséo, CCIT, Chambre des Métiers et de l’Artisanat…
Indicateur(s) de suivi : Degré d’avancement dans la définition et la mise en œuvre des nouveaux projets de quartier

D epuis 2001, anticipant la loi rendant obli-


gatoires les conseils de quartiers, Toulouse
a fait l’objet d’un découpage en 17 quartiers,
pement durable au cœur des quartiers. Ainsi, la
démocratie participative continue à évoluer et à
vivre au travers de la concertation, de l’informa-
pour être au plus près des préoccupations des tion et de l’implication de tous les Toulousains.
habitants. 17 commissions consultatives de quar-
tier (CCQ) ont été créées en 2002 pour faire vivre Soutenir les associations présentes dans les quartiers
la démocratie de proximité. Présidées par le La vie des quartiers toulousains s’appuie sur un tissu associatif local particulièrement
Maire délégué de quartier, leur but est d’amé- dynamique, que la municipalité soutient activement. Ce soutien prend la forme de
liorer la concertation entre les Toulousains et la subventions (plus d’1,2 M € consacrés aux associations en 2006), d’aides matérielles,
logistiques, humaines…
municipalité par la mise en place d’un dialogue
organisé avec les habitants au sein des quar- Afin de renforcer le lien social, la mairie de Toulouse réalise un soutien à l’animation des
quartiers, au travers de :
tiers. •  L’accueil et l’hébergement de plus de 670 associations ;
•  L’organisation de manifestations exceptionnelles (carnaval des enfants, fête des asso-

L a première génération de projets d’équipe- ciations, projets culturels à thèmes, Conseil Municipal des enfants…) ;
•  La mise à disposition de moyens humains et matériels auprès d’associations, d’organi-
ments, de transports et d’urbanisme étant sation de commerçants, de comités de quartier… ;
mise en œuvre depuis 2002, le champ d’ac- •  Le soutien aux fêtes et repas de quartier, à la fête de la musique, au Téléthon… ;
•  La signature de conventions d’animation avec les associations polyvalentes et de parte-
tion des CCQ doit être élargi. Une approche nariats évènementiels locaux.
plus globale, inter-quartiers et inter-projets sera
nécessaire. Dans ce sens, les prochains projets de
quartiers devraient être regroupés en 5 grands La première génération de projets de quartier
projets, permettant de faire vivre ce relais local L’un des premiers objectifs de la politique de démocratie de proximité à Toulouse a été de
de la municipalité et d’inscrire le développe- construire avec les habitants des projets d’aménagement urbain dans les quartiers, tout
en maintenant l’attractivité des quartiers et en veillant à l’équité entre les Toulousains et
ment durable au cœur des quartiers. à la cohérence territoriale.

I l s’agit de donner une place plus importante à Pour cela, la ville a été découpée en 17 quartiers. 15 adjoints au Maire ont été nommés
Maires Délégués de Quartier. Ils sont à l’écoute des habitants, conduisent le projet de
la démocratie de proximité. Ainsi, l’accès aux quartier et organisent la concertation. Ils sont assistés par un chef de projet, fonctionnai-
CCQ sera ouvert à tous les habitants intéressés res territoriaux affectés à 30% sur cette mission. 17 Commissions consultatives de quartier
(CCQ) ont été constituées. Elles sont composées d’associations du quartier et de personnali-
dans le cadre des prochains projets de quartiers. tés qualifiées, et participent à l’élaboration du projet de quartier et à son suivi. La Mission
Les outils nécessaires pour comprendre le conte- Ville-Habitat coordonne et assure la cohérence entre les différents projets de quartier, mis
nu technique des dossiers seront mis à la disposi- en œuvre par les services techniques de la ville.
tion des membres des commissions consultatives Dès 2002, un état des lieux de chaque quartier a été dressé par la ville puis partagé avec
de quartier. Des membres du comité de suivi de les habitants. Ce diagnostic a permis de définir, en 2003, les orientations à prendre en
matière d’urbanisme, d’équipements et de déplacements. En 2004, les 17 projets de quar-
l’Agenda 21 seront présents lors des réunions tiers, à réaliser d’ici 2008, ont été adoptés, soit 250 opérations représentant 100 millions
des CCQ pour aider les habitants à intégrer la d’euros. Ces projets d’équipements publics sont désormais mis en œuvre.
dimension de l’environnement et du dévelop-

Détail de l’action
• 2006 : Concrétisation de la 1re génération de projets de quartier, jusqu’en 2008
• 2007 : Définition des objectifs et modalités de mise en œuvre des nouveaux projets de quartier
• 2008 : Démarrage des phases de diagnostic/concertation dans chaque quartier

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Refondre les médias municipaux
CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
action

4 afin d’offrir plus d’espace d’expression


Objectif
Augmenter la proportion de Toulousains utilisant Internet pour dialoguer avec les services
2008

Pilotage : Direction de la Communication


Indicateur(s) de suivi : Nombre de participants au tchats du Maire
Nombre de connexions sur le site toulouse.fr

L e site Internet toulouse.fr ainsi que le maga-


zine municipal Capitole Infos ont été refon-
dus début 2006 afin d’offrir plus d’espaces
C oncernant le magazine municipal Capitole
Infos, sa pagination a été revue à la hausse
(de 32 à 64 ou 80 pages selon les numéros) et il
d’expression aux Toulousains et également de offre dans sa nouvelle version une page d’infor-
développer l’information de proximité. mation mensuelle pour chacun des 17 quartiers
de Toulouse ainsi que des rubriques consacrées

P our ce qui est du média Internet, cela se tra-


duit par la mise en ligne d’un site proposant
une actualité mise à jour quotidiennement, de
à l’histoire de la cité, et une place élargie aux
informations culturelles.

nombreux forums d’expression thématiques ou


encore la possibilité d’effectuer les principales
démarches administratives en ligne. À noter,
toujours dans ce souci de dialogue et d’infor-
mation, l’organisation régulière de séances de
tchats avec le maire de Toulouse.

Détail de l’action
• 2006 : Lancement du nouveau site www.toulouse.fr
et de la nouvelle formule du magazine municipal Capitole Infos
• 2007-2008 : Organisation de « Tchats » avec le Maire

17
Éditer un document récapitulant
CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
action

5 les services offerts par la mairie


Objectif
Édition d’un guide répertoriant les services offerts aux Toulousains
2008

Pilotage : Direction de la Communication


Partenaires : l’ensemble des services municipaux

A fin de faciliter la vie quotidienne des


Toulousains ainsi que leurs
démarches admi-
A fin de répondre
à ces attentes, la
ville de Toulouse édi-
nistratives, la mairie tera un guide recen-
édite d’ores et déjà 34 sant les compétences
fiches d’informations relevant des différents
thématiques, un guide services municipaux, les
« mairie pratique » métiers, les principales
ainsi que 17 guides de actions mises en œuvre
quartier. au quotidien, les équi-
pements municipaux,

C ependant, de nom-
breux Toulousains
ayant pris part au congrès
etc., ceci dans un souci
d’amélioration continue
des services rendus aux
des citoyens ont manifes- Toulousains.
té leur souhait de mieux
connaître les actions et
domaines de compétence
de la ville, et de pouvoir
L a première édition
de ce guide paraî-
tra courant 2008. Il sera
disposer à cet effet d’une disponible à l’accueil de
publication unique regrou- l’Hôtel de Ville, dans les
pant l’ensemble de ces infor- mairies de quartiers et en
mations. téléchargement sur le site
www.toulouse.fr.

Détail de l’action

• 2008 : Publication d’un guide recensant les métiers et compétences des 80 services municipaux

18
Améliorer l’information
CONCERTATION ET DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
action

6 en matière d’enquête publique


Objectif Ouvrir dès 2007 sur le site toulouse.fr un espace d’information sur les enquêtes publiques
2008 proposant le téléchargement des dossiers

Budget prévisionnel : Coûts intégrés dans le budget des services


Pilotage : René BOUSCATEL (maire adjoint) / Direction de la Réglementation Urbaine
et Direction de la Communication
Indicateur(s) de suivi : Nombre de visiteurs et pétitionnaires lors des enquêtes publiques annuelles
consacrées aux modifications du PLU

L e Plan Local d’Urbanisme, projet urbain de


la ville, concerne chaque Toulousain. Les
enquêtes publiques organisées lors de l’élabo-
ville de Toulouse souhaite poursuivre ses efforts
en terme d’information du public sur les enquê-
tes publiques. Ainsi, en plus des annonces légales
ration, puis des modifications ou révisions de dans la presse locale (15 jours avant l’ouverture
ce document, sont l’occasion pour les habitants, de l’enquête) et de l’affichage réglementaire en
associations et autres acteurs de s’exprimer sur mairie et sur le terrain, les actions d’information
les projets urbains de leur ville. pourront être élargies via un partenariat avec la
Maison des Associations, mais aussi au travers

L ’enquête a pour objectif d’amener une infor-


mation de qualité au débat et de recueillir les
observations sur un registre spécifiquement mis
des divers médias locaux (presse, télévision…) et
de la mobilisation des outils de communication
municipaux (Capitole infos, mise en ligne de
à disposition du public. Un commissaire enquê- dossiers sur le site toulouse.fr…).
teur, désigné par le Tribunal Administratif,
examine les observations recueillies et remet
un rapport à la collectivité, permettant ainsi
d’éclairer la prise de décision.
À l’horizon 2010-2012, une réflexion sur la
création d’une « Maison de l’Urbanisme »
pourrait par ailleurs être lancée, dans le but
d’améliorer encore l’information apportée aux

D ans le cadre des procédures annuelles de


modification du Plan Local d’Urbanisme, la
Toulousains sur la politique d’urbanisme de leur
ville.

Détail de l’action
• 2006 : 1er PLU approuvé en Conseil Municipal
1re modification du PLU
• 2007 : Enquête publique pour la 2e modification du PLU,
avec diffusion préalable des dossiers sur le site toulouse.fr
• 2008 : Enquête publique pour la 3e modification du PLU,
avec mobilisation de l’ensemble des outils de communication municipaux
pour informer notamment sur les avancées en matière de développement durable

19
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET
2 COMMUNICATION AUTOUR DU
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Les enjeux de développement durable

• Développer la sensibilisation et l’éducation à l’environnement


et au développement durable
• Développer la citoyenneté dès le plus jeune âge

Penser globalement
L
es engagements de Rio Rendre le concept de développement dura-
La Déclaration de Rio a mis en exergue ble compréhensible par tous, mettre à dis-
la nécessité de développer l’informa- position du public une information fiable et
tion relative au développement durable, transparente, en d’autres termes rendre les
afin de permettre à chacun de prendre citoyens acteurs du développement durable,
conscience des enjeux pour notre planète, figurent parmi les objectifs poursuivis à tra-
et de faire évoluer les comportements vers vers la Stratégie Nationale de Développement
plus d’écocitoyenneté. Chaque individu doit Durable.
pouvoir bénéficier d’une éducation donnant L’adoption par le gouvernement d’un ensem-
les clés pour comprendre les enjeux et les ble d’indicateurs permettant de suivre l’évo-
objectifs d’un développement durable. lution de la situation en France contribue
« La perspective de l’éducation en vue du à améliorer l’information donnée au public
développement durable est celle d’un monde en la matière. Par ailleurs, l’organisation
dans lequel chaque personne a la possibilité d’évènements nationaux ponctuels, tels que
de bénéficier d’une éducation de qualité et la semaine du développement durable, doit
d’apprendre les valeurs, les compétences et permettre, à terme, aux citoyens de s’ap-
les comportements requis pour l’avènement proprier le concept et d’intégrer dans leur
d’un avenir viable et d’une transformation vie quotidienne plus de gestes et d’attitudes
bénéfique de la société. » éco-citoyennes.
Dans ce cadre, a été officiellement lancée En matière d’éducation, le gouvernement
au Siège des Nations Unies, à New York, souhaite généraliser l’éducation à l’environ-
le 1er mars 2005, la Décennie des Nations nement pour un développement durable
Unies pour l’éducation en vue du dévelop- dans le milieu scolaire, afin que chaque classe
pement durable (DESD). L’UNESCO a été d’âge puisse bénéficier progressivement de
chargé de piloter sa mise en œuvre. ces formations. Une circulaire du ministère de
l’éducation nationale, parue en juillet 2004,
La place de la sensibilisation en France officialise cette volonté. L’éducation au déve-
L’éducation et la formation de tous les loppement durable ne constitue pas une
citoyens constituent un volet indispensable nouvelle discipline en soi, mais doit s’ancrer
et fondamental de l’accompagnement des dans les programmes de toutes les discipli-
politiques publiques relatives à l’écologie et nes. Si ce sont les sciences de la vie et de la
au développement durable. terre qui, à tous les niveaux d’enseignement,
L’importance accordée à ces questions est sont le plus fortement impliquées dans cette
clairement soulignée : éducation, la palette des disciplines s’élargit.
•  dans l’article 8 de la Charte de l’environ- Les sciences physiques, la technologie et les
nement : « L’éducation et la formation à lettres suivent dans l’ordre, devançant l’his-
l’environnement doivent contribuer à l’exer- toire géographie.
cice des droits et devoirs définis par la pré-
sente Charte » ;
•  dans la Stratégie nationale de dévelop-
pement durable, programme d’actions « Le
citoyen, acteur du développement dura-
ble ».

20
Agir localement

T
oulouse souhaite, notamment dans faveur de la propreté de leurs locaux d’en-
le cadre de l’Agenda 21, offrir aux seignement, de loisirs ou de restauration. Les
habitants la possibilité de s’informer écoliers toulousains participent également
le plus aisément possible sur le dévelop- à l’opération Brique d’Or – Brikkado sur le
pement durable. La refonte du Muséum thème du recyclage des déchets, et 2 écoles
d’Histoire Naturelle, la participation active à ont été sélectionnées pour mettre en place
de nombreuses manifestations s’inscrivant avec le soutien de la mairie leur Agenda 21.
dans cette logique, au premier rang desquel-
les la semaine du développement durable, L’apprentissage de la citoyenneté dès le
ou encore l’édition de guides sur le sujet, plus jeune âge
témoignent de cette volonté. La mise à des La politique menée par la ville de Toulouse se
disposition des Toulousains d’un site Internet veut proche des Toulousains qui doivent pou-
spécialement consacré à ces problématiques voir participer aux différents débats munici-
(www.agenda21-toulouse.org) complète ces paux. Dans ce cadre, il existe une assemblée
actions. qui donne la parole aux enfants, et permet
de les impliquer dans la gestion de leur ville.
Le nouveau Muséum au cœur du dispo- Il s’agit du conseil municipal des enfants. Les
sitif de sensibilisation membres du conseil municipal des enfants
Le futur Muséum, qui rouvrira ses portes au sont élus tous les 2 ans parmi les élèves de
public à l’automne 2007, resituera ses collec- CE2 et CM1, et le conseil se réunit au moins
tions dans le cadre global du fonctionnement deux fois par an en séance plénière pour
de la planète et des écosystèmes en sensibi- voter les projets étudiés préalablement en
lisant ses visiteurs à l’éco-citoyenneté et en commission. Depuis le 7 janvier 2006, siège
les éduquant au développement durable. Le le deuxième conseil municipal, qui comprend
visiteur sera conduit à prendre conscience 41 élèves. Il travaille sous forme de commis-
de la fragilité du vivant, de la place et de la sions thématiques. Ainsi, la commission de
responsabilité de l’homme dans le devenir la citoyenneté a le projet de lutter contre le
de sa planète et dans son quotidien. L’enjeu racisme, les commissions de la solidarité et
sera d’amener le public à une réflexion sur de la vie scolaire souhaitent, quant à elles,
l’être humain, la nature et l’environnement, réaliser une campagne en faveur des enfants
au travers d’expositions permanentes ou handicapés, et la commission environnement
temporaires, mais également grâce à l’orga- veut lutter contre les déjections canines en
nisation régulière de débats. Des animateurs milieu urbain.
spécialisés dans le domaine environnemental
Des classes de ville axées sur le développement durable
seront également recrutés.
Proposées aux enseignants toulousains à travers des séjours de 4 jours
Des scolaires très impliqués à l’Observatoire de Jolimont, les classes de ville ont déjà permis à envi-
ron 10 000 élèves de se familiariser avec des thèmes tels que le traite-
Deux expériences pilotes d’Agenda 21 scolaire ment des déchets, l’éco-civisme, la solidarité, l’eau, les transports…

Les écoles Bonhoure et Gais Pinsons ont été retenues au titre d’éta-
blissements pilotes pour réaliser un Agenda 21 scolaire. Associant
l’ensemble des acteurs interagissant au niveau de l’établissement, le
projet en est actuellement à la phase diagnostic.
Le plan d’actions sur lequel aboutira la démarche sera présenté par les
élèves à la fin de l’année scolaire 2006 – 2007.

De nombreux projets ayant pour objectif de


sensibiliser les enfants à l’environnement
sont régulièrement mis en place avec les
enseignants et les centres de loisirs associés à
l’école (CLAE). À titre d’exemple, a été orga-
nisé en 2005 le projet « mon école propre »
sur les thèmes de la citoyenneté (respect
de l’autre et des locaux) et de la protection
de l’environnement. Sous la forme d’un
concours récompensant l’école la plus propre
de la commune, ce programme encourageait
les élèves des écoles (maternelles et élémen-
taires) à agir, à travers des gestes simples, en

21
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Initier et accompagner
un projet Agenda 21
action

7 au sein de deux écoles pilotes


Objectif
Réaliser deux Agendas 21 scolaires
2008

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) / Mission Agenda 21 / Direction de la Vie scolaire
Partenaires : Équipe enseignante, encadrement périscolaire (CLAE), personnel municipal, élèves, parents
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’actions de développement durable engagées par chaque établissement
% d’élèves impliqués dans la démarche Agenda 21 dans chaque établissement.

L ’Agenda 21 scolaire est à la fois un exer-


cice démocratique et citoyen et un réel
projet collectif impliquant enfants, personnel
À l’issue de la mise en œuvre de deux
Agendas 21 scolaires pilotes (écoles de
Bonhoure et Gais Pinsons), une évaluation per-
et parents d’élèves. Se déroulant sur le modèle mettra de déterminer les atouts et points de
d’un Agenda 21 « classique », ce projet compor- vigilance de cette démarche en vue de l’étendre
te une phase de diagnostic suivie d’une phase progressivement à d’autres écoles primaires de
de concertation et enfin d’une phase de mise la ville.
en œuvre des actions qui seront elles-mêmes
évaluées par la suite. Ces trois phases sont réa- Exemples d’actions qui pourront être mises en
lisées par les élèves encadrés par le personnel œuvre dans le cadre des Agenda 21 scolaires :
enseignant et les animateurs des CLAE (Centres
de loisirs associés à l’école). La mise en place de •  Déchets : récupération des déchets (papiers,
ces démarches doit permettre de sensibiliser les journaux, cartons) pour les cours d’arts plasti-
enfants dès le plus jeune âge à la solidarité, au ques
sens de la responsabilité et au respect de l’envi- •  Eau : économies d’eau en récupérant de l’eau
ronnement et des ressources naturelles. Que ce de pluie
soit en matière d’hygiène, de propreté, de nutri- •  Transports : plan de « ramassage scolaire à
tion, de respect des autres, d’économies d’éner- pied »
gies ou de protection de l’environnement, les •  Solidarité : jumelages avec des classes en uti-
Agendas 21 scolaires permettront à la fois aux lisant l’outil Internet (création d’un site Internet
enfants de contribuer à l’amélioration de leur avec des forums de discussion)
propre cadre de vie mais également d’acquérir •  Biodiversité : création d’un « conservatoire
des notions de développement durable essen- botanique » dans la cour
tielles pour ces citoyens de demain.

Détail de l’action

• 2006 : Mise en place de la méthodologie de l’Agenda 21 scolaire, choix des établissements pilotes
Définition des grands axes, écriture du diagnostic
• 2007 : Discussion et définition du Plan d’action par les enfants et le personnel enseignant
Rédaction et présentation du Plan d’action (budget, échéancier…)
• 2008 : Mise en œuvre du Plan d’Action

22
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
action

8 Organiser des « balades Agenda 21 »


Objectif
Organiser une balade Agenda 21 chaque trimestre
2008

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) et Direction de la Communication


Partenaires : Services techniques et administratifs en tant que de besoin.
Indicateur(s) de suivi : Nombre annuel de « balades » organisées ; nombre de participants

L es participants au Congrès des citoyens ont


mis en exergue une certaine méconnaissance
des compétences et des actions de la municipali-
Toulouse a entrepris, dès le début 2006, l’orga-
nisation de « balades Agenda 21 ». Ces balades
sont des sorties techniques guidées par des pro-
té et émis le souhait d’une meilleure information fessionnels municipaux. Elles ont pour objectif la
sur les réalisations des services de la ville. Afin de présentation de sites remarquables ou de projets
prolonger la phase d’échanges sur les questions urbains et visent à prolonger sur le terrain la
liées au développement durable, la mairie de concertation et les réflexions citoyennes.

Détail de l’action

• 2006 : Lancement de la première balade Agenda 21


Thème : La gestion écologique des serres municipales
2e balade Agenda 21 sur le site de la Maourine
• 2007-2008 : Organisation d’une balade Agenda 21 tous les 3 mois environ
Diffusion de l’information sur Capitole Infos et les sites Internet municipaux

23
Faire participer les scolaires à la création
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
action

9 et l’entretien de jardins potagers


Objectif
Mettre en place 10 projets pilotes avec les CLAE
2008

Pilotage : Geneviève VASSAL (conseiller délégué) / Direction de la Vie Scolaire


Partenaires : Éducation Nationale / Centres de loisirs associés à l’école / Service des Espaces Verts
Indicateur(s) de suivi : Nombre de jardins mis en place
Nombre d’enfants concernés

C ette action consiste à créer des jardins pota-


gers permettant aux enfants des écoles
maternelles et élémentaires de la commune de
s’initier à l’entretien d’un petit espace de cultu-
re en y apportant le soin régulier qu’il requiert.
Cette démarche comporte bien sûr une dimen-
sion environnementale (apprentissage des sai-
sons, de la notion de diversité biologique, des
mécanismes naturels de croissance, etc.), mais
aussi une dimension éco-citoyenne (sensibilisa-
tion à la pollution, notions de gaspillage, etc.).

R éalisé en groupe, l’entretien des jardins


permettra à chaque enfant d’acquérir des
notions de jardinage et à l’ensemble de la
classe d’entreprendre une démarche favorable
d’échanges et d’apprentissage du respect de
l’autre.

C ette action partenariale entre plusieurs ser-


vices de la ville (Vie Scolaire, Jardins et
Espaces Verts) implique également les CLAE et
le Ministère de l’éducation nationale, et s’ins-
crit par ailleurs dans la démarche nationale de
prévention de l’obésité à travers son aspect édu-
catif nutritionnel : apprentissage de l’origine
des fruits et légumes, connaissance des fruits et
légumes de saison, etc.

Détail de l’action

• 2007 : Création de jardins potagers dans les écoles


• 2008 : Incitation à la mise en place d’autres actions en relation avec le projet,
comme par exemple la découverte du métier de jardinier

24
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
action

10 Conseil Municipal des Enfants


Objectif Mener chaque semestre une action de développement durable
2008 avec le Conseil Municipal des enfants

Budget prévisionnel : 27 000 € sur 2 ans


Pilotage : Bertrand SERP (conseiller délégué) / Direction de l’Animation Socioculturelle / Mission Agenda 21
Indicateur(s) de suivi : Nombre et nature des actions de développement durable menées par le Conseil Municipal des enfants

L e travail du Conseil Municipal des enfants


se structure en quatre commissions qui se
réunissent chaque mois : solidarité, vie scolaire,
enfants soit menée chaque semestre, plaçant
l’éco-citoyenneté au cœur de la démarche des
enfants. En collaboration avec les services tech-
citoyenneté et environnement. Les enfants se niques municipaux, les enfants détermineront
réunissent également deux fois par an en séance les objectifs, les moyens et les coûts nécessaires
plénière dans la salle du Conseil Municipal au à la mise en œuvre de leurs actions, en lien avec
Capitole, où chaque commission défend ses pro- l’Agenda 21.
jets devant l’ensemble des jeunes élus. Les pro-
grammes adoptés sont alors soumis au Conseil Les enfants, conseillers municipaux
Municipal (des adultes). Tout au long de leur
mandat, les enfants sont appuyés par une dou- Les membres du conseil municipal des enfants sont élus. Les élections ont lieu
zaine d’animateurs chargés d’accompagner la tous les 2 ans au cours du 1er trimestre de l’année scolaire, dans les écoles élé-
mentaires qui adhèrent au projet, à l’issue d’une période d’information et de for-
mise en œuvre concrète des projets. mation des élèves. Elles se déroulent le même jour dans tous les établissements
scolaires concernés.

L a commission environnement de la précéden-


te session a travaillé très étroitement avec le
service des Espaces verts, sur le projet de réha-
Les candidats et les électeurs sont les élèves de CE2 et CM1 domiciliés à Toulouse
et scolarisés dans les écoles toulousaines primaires publiques et privées sous
contrat d’association. L’Inspection Académique est associée au projet. L’effectif
bilitation des berges de la rivière Marcaissonne. du conseil municipal des enfants est calculé sur la base d’un élève élu par école.
Les jeunes élus ont permis d’accélérer un projet L’élection a lieu selon un scrutin de listes à 2 noms : le 1er candidat de la liste
en cours, et ont choisi eux-mêmes le mobilier arrivée en tête est élu, le second candidat est remplaçant. Il ne siègera que si l’élu
urbain, les jeux et les arbres, participant concrè- titulaire démissionne.
tement à l’aménagement de cet espace vert Les projets proposés par les jeunes conseillers lors de leur campagne électorale
naturel. En parallèle de ce projet de longue sont examinés en commissions thématiques, dont le nombre a été fixé à 4 ou 5.
haleine, la commission environnement avait Le conseil municipal des enfants se réunit au moins 2 fois par an afin de voter
également lancé une campagne d’affichage les projets étudiés en commission. Les jeunes élus sont assistés par un groupe de
trois animateurs au sein de chaque commission.
pour sensibiliser les Toulousains à ne pas jeter
leurs mégots de cigarettes sur la voie publique. Sur ces bases, le 1er conseil municipal des enfants a siégé de 2003 à 2005.
L’installation du 2e conseil municipal des enfants a eu lieu le 7 janvier 2006. Il

E n matière de développement durable, la


municipalité de Toulouse souhaite désormais
qu’une action concrète du Conseil Municipal des
comprend 41 élèves de CE2 et CM1, élus le 15 novembre 2005 (21 élèves issus
des écoles publiques et 20 des écoles privées). 41 remplaçants ont également été
élus.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Préparation des projets centrés sur l’environnement :
« lutte contre les déjections canines », « réalisation d’un guide des gestes éco-citoyens »
• 2007 : Débats et vote des projets par les enfants
• 2008 : Présentation des projets retenus par le Conseil Municipal (des adultes) et mise en œuvre

25
Impliquer les écoles dans des projets éduca-
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
action

11 tifs relatifs au développement durable


Objectif
Impliquer plus de 50% des écoles de la ville dans ces projets
2008

Pilotage : Geneviève VASSAL (conseiller délégué) / Direction de la Vie scolaire


Partenaires : Éducation Nationale / Centres de loisirs associés à l’école / Voie Publique
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’écoles participant à des projets éducatifs en lien avec le développement durables

I nitié en 2005, le projet « mon école propre »


était orienté suivant deux axes majeurs : la
citoyenneté (respect de l’autre et des locaux) et
E n 2006, le concours « Mon école propre » a
été complété par d’autres projets éducatifs
traitant du respect de l’environnement et de la
la protection de l’environnement. Sous la forme citoyenneté et allant au delà des établissements
d’un concours récompensant l’école la plus pro- scolaires (ville, lieux de loisirs, lieux de villégia-
pre de la commune, ce programme encourageait ture…). La ville a ainsi affirmé sa volonté d’ins-
les élèves des écoles (maternelles et élémentai- crire le développement durable au sein de la
res) à agir à travers des gestes simples en faveur vie scolaire des petits Toulousains, à travers des
de la propreté de leurs locaux d’enseignements, projets variés, tant sur le plan thématique (eau,
de loisirs ou de restauration. Quatre lieux fai- déchets, recyclage…) que sur le plan géographi-
saient l’objet de ce concours : les sanitaires, la que (en ville, en vacances, en promenade…).
restauration scolaire, la salle de classe et la cour
de récréation. 55 écoles élémentaires ont parti-
cipé au projet, avec la collaboration de 30 CLAE
et du personnel municipal (agents d’entretien et
D e nouveaux projets éducatifs en lien avec
le développement durable continueront à
être mis en place en 2007 et 2008.
surveillants d’interclasse de 25 écoles).

Les classes de ville « développement durable »

Aujourd’hui appelés « Apprenti Cit’Urbain », les séjours « l’école ailleurs » sont des ble à l’aide de supports pédagogiques et en concertation avec l’équipe enseignante.
séjours effectués par les élèves et les équipes pédagogiques vers des lieux d’exposi- Chaque saison, des thèmes différents sont abordés, en relation avec le développe-
tion et de sensibilisation à la science ou à l’environnement. Sans hébergement, ces ment durable : « l’eau dans la ville », « Un jardin dans la ville », « bouge en ville »,
séjours se déroulent régulièrement au conservatoire de Jolimont ou des animateurs « à ta santé », etc.
permanents sensibilisent les enfant sur différents aspects du développement dura

Détail de l’action
• 2006 : Renouvellement du concours « Mon école propre » chaque année
Projets élaborés par les CLAE maternels et élémentaires
tels que l’opération « trophée de la brique d’or », menée en partenariat avec la Voie Publique
• 2007-2008 : Création de nouveaux projets éducatifs (animations, conférences, sensibilisation) en
lien avec le développement durable.

26
ÉDUCATION, PÉDAGOGIE ET COMMUNICATION AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Encourager les échanges entre
les enfants des écoles de Toulouse
action

12 et des villes jumelées


Objectif
Mener d’ici 2008 une expérience pilote de jumelage de deux classes
2008

Pilotage : Geneviève VASSAL (conseiller délégué) / Direction de la Vie scolaire


Partenaires : Éducation nationale, CLAE, Écoles des villes « jumelles » / Relations internationales
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’écoles impliquées sensibilisant les élèves au développement durable
à travers des échanges internationaux

D ans le cadre de la mise en place d’Agenda


21 scolaires, des échanges sur le thème du
développement durable avec les écoles de vil-
les jumelées avec Toulouse seront étudiés. Ces
échanges auront pour objectif de développer
la vision globale des élèves et leur compréhen-
sion du monde à l’échelle internationale. La
mise en place de tels partenariats sera étudiée
en 2007 afin d’en déterminer la faisabilité et
les modalités. Certaines technologies (Internet,
visioconférence…) pourraient permettre d’ici
quelques années aux élèves d’échanger sur
des sujets variés tels que l’eau, les énergies, la
culture, etc.

L es expériences de jumelage pourraient inter-


venir dans un premier temps au sein des
écoles Bonhoure et Gais Pinsons, déjà engagées
dans un projet d’Agenda 21 scolaire, avant
d’être progressivement étendues à d’autres éta-
blissements scolaires.

Détail de l’action

• Juin 2006 : Validation en conseil d’école extraordinaire de l’élaboration d’un agenda 21 scolaire
sur 2 écoles élémentaires
• 2007-2008 : Poursuite du dispositif d’élaboration de l’agenda 21 scolaire
sur les écoles Bonhoure et Gais Pinsons
Étude des partenariats possibles avec des écoles de villes jumelées avec Toulouse

27
ÉVALUATION
3 DÉVELOPPEMENT DURABLE
Les enjeux de développement durable

• Mettre en place des outils d’évaluation des actions Agenda 21


• Évaluer l’impact de la ville sur son environnement et le climat

Penser globalement

L
es engagements de Rio Le cadre défini par la SNDD
Le processus d’évaluation est indisso- Parce que la participation de tous aux enjeux
ciable de toute démarche de dévelop- du développement durable passe par une
pement durable. information précise, fiable, chiffrée et actuali-
sée, la Stratégie Nationale de Développement
L’article dix de la déclaration de Rio men- Durable met en place des indicateurs de son
tionne que la meilleure façon de traiter les suivi mais aussi des indicateurs nationaux de
questions d’environnement est d’assurer la développement durable. Ils s’appuient sur les
participation de tous les citoyens concernés, indicateurs de suivi du volet environnemental
au niveau qui convient. Chaque individu doit de la stratégie européenne de développe-
donc avoir accès aux informations relatives à ment durable (SEDD).
l’environnement que détiennent les autorités
publiques, y compris aux informations relati- Ces indicateurs couvrent les émissions de
ves aux substances et activités dangereuses gaz à effet de serre, énergie et transports, la
dans leurs collectivités, et avoir la possibilité qualité de l’air, l’eau, le patrimoine naturel
de participer aux processus de prise de déci- et la biodiversité, les déchets et sols, les iné-
sion. Les États doivent faciliter et encourager galités sociales, les phénomènes d’exclusion,
la sensibilisation et la participation du public la qualité de vie et la santé, l’innovation
en mettant les informations à la disposition technologique, les créations d’entreprises et
de celui-ci. Un accès effectif à des actions l’évolution des métiers. Ils seront mis à jour
judiciaires et administratives, notamment des tous les 3 ans au minimum.
réparations et des recours, doit être assuré.

L’article 17 souligne quant à lui la nécessité


d’entreprendre une étude d’impact sur l’en-
vironnement, en tant qu’instrument natio-
nal, dans le cas des activités envisagées qui
risquent d’avoir des effets nocifs importants
sur l’environnement et dépendent de la déci-
sion d’une autorité nationale compétente.

28
Agir localement

L
es actions engagées au titre de l’agen- Calcul de l’empreinte écologique
da 21 feront l’objet d’évaluations La ville de Toulouse avec l’appui techni-
extrêmement précises. Ainsi, « les que de l’association « R.E.S.P.E.C.T. » a
fiches-actions », qui constituent le cœur de entrepris d’évaluer sa politique en matière
ce premier agenda 21, précisent de manière d’environnement sur le territoire communal.
transparente les objectifs à atteindre, les L’observatoire de l’environnement créé en
moyens à mettre en œuvre, les partenaires, 2003 doit permettre une évaluation annuelle
l’échéancier et les indicateurs d’évaluation de cette politique.
propres à l’action. En effet, chaque action
Agenda 21 est assortie d’un voire plusieurs L’observatoire de l’environnement est un
indicateurs, qui permettront d’évaluer sa document regroupant 50 indicateurs autour
mise en œuvre concrète, et d’effectuer, si de 9 thématiques environnementales (eau,
cela s’avère nécessaire, des ajustements, air, déchets, déplacements, énergie, environ-
afin de satisfaire aux objectifs définis initiale- nement sonore, patrimoine naturel, risques,
ment. Un Comité de suivi citoyen, composé sols et sous-sols). Ce document est avant
de Toulousains ayant pris part à la concerta- tout un outil d’aide à la décision pour les
tion de l’Agenda 21, complète ce dispositif élus de la collectivité et un vecteur d’infor-
d’évaluation. mation pour les Toulousains. Chaque année,
l’ensemble des services de la ville intervenant
Un comité de suivi citoyen pour évaluer sur l’environnement (Voie publique, Jardins
les actions Agenda 21 & Espaces verts, Hygiène & Santé…) sont
À l’issue du Congrès des citoyens, concerta- sollicités pour renseigner l’ensemble des
tion menée dans le cadre de l’agenda 21, la indicateurs et les commenter, mettant en
ville de Toulouse a mis en place un Comité de relief les points forts et progressions possi-
suivi des actions de l’Agenda 21. Composé bles de la politique environnementale locale.
de 25 Toulousains volontaires, il élabore Disponible sur le site www.toulouse.fr, ce
notamment des outils destinés à définir la tableau de bord s’enrichit chaque année de
durabilité d’une action, mais également des nouveaux indicateurs proposés par les servi-
indicateurs de suivi. Ces outils d’évaluation ces de la ville ou les habitants eux-mêmes.
des actions Agenda 21, consistent en l’éla-
boration d’indicateurs qualitatifs permettant À partir de 2007, afin de mieux connaître
une publication régulière de l’avancement et maîtriser les émissions de carbone sur
des mesures engagées, ou le cas échéant, le territoire communal, la ville de Toulouse
l’engagement d’actions correctives. entreprendra le calcul de ses émissions (flotte
véhicule, éclairage public, conception et ges-
À partir de 2007, tous ces indicateurs seront tion des bâtiments, etc.) et de son empreinte
consignés dans un document public appelé écologique. Ce calcul permettra de mieux
« Tableau de Bord de l’Agenda 21 ». Cette évaluer l’impact de notre collectivité sur
évaluation de l’Agenda 21 de la ville de le climat et sur les ressources naturelles,
Toulouse permettra de déterminer les atouts d’identifier les domaines d’intervention (parc
et points de vigilance en matière de déve- véhicules, bâtiments, etc.) et de définir les
loppement durable et de s’inscrire ainsi dans priorités à court et long terme pour réduire
une démarche d’amélioration continue, que ces émissions.
ce soit dans le domaine de la construction,
de l’énergie ou encore du recyclage des
déchets…

29
ÉVALUATION DÉVELOPPEMENT DURABLE Réaliser et diffuser un tableau de bord
de suivi des actions de l’Agenda 21,
action

13 en concertation avec le Comite de Suivi


Objectif
Publier annuellement le tableau de bord Agenda 21
2008

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) / Mission Agenda 21


Indicateur(s) de suivi : Nombre d’indicateurs renseignés et nombre de téléchargements du tableau de bord
sur le site www.agenda21-toulouse.org.

L a mise en place d’une politique de dévelop-


pement durable implique une totale transpa-
rence de la collectivité concernant, d’une part,
et lisibles par les habitants. À partir de 2007,
tous ces indicateurs seront consignés dans un
document public appelé « Tableau de Bord de
les moyens de mise en œuvre d’une action et, l’Agenda 21 ». Cette évaluation de l’Agenda 21
d’autre part, les effets bénéfiques, neutres voire de la ville de Toulouse permettra de déterminer
néfastes de cette action sur l’environnement, le les atouts et points de vigilance en matière de
tissu social ou encore l’économie. Une série d’in- développement durable et de s’inscrire ainsi
dicateurs a donc été déterminée par le comité dans une démarche d’amélioration continue,
de suivi citoyen de l’Agenda 21, avec l’appui des que ce soit dans le domaine de la construc-
services de la ville, afin de définir des indicateurs tion, de l’énergie ou encore du recyclage des
de suivi à la fois pertinents sur le plan technique déchets…

Détail de l’action

• 2006 : Détermination participative des indicateurs du tableau de bord,


avec les membres du Comité de suivi. Utilisation d’une grille d’analyse multi-critères
• 2007 : Renseignement des indicateurs et publication de la première version de ce tableau de bord
• 2008 : Mise à jour des indicateurs et publication de la seconde version du tableau de bord

30
ÉVALUATION DÉVELOPPEMENT DURABLE Réaliser et diffuser un observatoire
de l’environnement, et calculer les
action

14 émissions de CO2 des services municipaux


Objectif
Actualiser et publier annuellement l’observatoire de l’environnement
2008

Budget prévisionnel : Coût intégré dans le fonctionnement du service


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaires : Grand Toulouse, ORAMIP, Tisseo-SMTC, Association Régionale pour l’Environnement,
OREMIP, Conseil Régional Midi-Pyrénées
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’indicateurs renseignés et nombre de téléchargements du document

L a ville de Toulouse avec l’appui technique


de l’association « R.E.S.P.E.C.T. » a entre-
pris d’évaluer sa politique en matière d’en-
gner l’ensemble des indicateurs et les commen-
ter, mettant en relief les points forts et progres-
sions possibles de la politique environnementale
vironnement sur le territoire locale. Disponible sur le site
communal. L’observatoire de toulouse.fr, ce tableau de bord
l’environnement créé en 2003 s’enrichit chaque année de
doit permettre une évaluation nouveaux indicateurs proposés
annuelle de cette politique. par les services de la ville ou les
habitants eux-mêmes.

L ’observatoire de l’envi-
ronnement est un docu-
ment regroupant 50 indica-
À partir de 2007, afin de mieux
connaître et maîtriser les émis-
sions de carbone sur le ter-
teurs autour de 9 thématiques ritoire communal, la ville de
environnementales (eau, air, Toulouse entreprendra le calcul
déchets, déplacements, éner- de ses émissions (flotte véhi-
gie, environnement sonore, cule, éclairage public, concep-
patrimoine naturel, risques, tion et gestion des bâtiments,
sols et sous-sols). Ce document etc.) et de son empreinte éco-
est avant tout un outil d’aide logique. Ce calcul permettra
à la décision pour les élus de la de mieux évaluer l’impact de
collectivité et un vecteur d’in- notre collectivité sur le climat
formation pour les Toulousains. et sur les ressources naturelles,
Chaque année, l’ensemble des d’identifier les domaines d’in-
services de la ville intervenant sur l’environne- tervention (parc véhicules, bâtiments etc.) et de
ment (Voie publique, Jardins & Espaces verts, définir les priorités à court et long terme pour
Hygiène & Santé…) sont sollicités pour rensei- réduire ces émissions.

Détail de l’action

• 2006 : Publication du tableau de Bord 2006 présentant les données 2005


• 2007 : Intégration de nouveaux indicateurs relatifs à l’effet de serre et à l’empreinte écologique
• 2008 : Études préparatoires (diagnostic) en vue d’un Plan Climat Territorial

31
II. AMÉNAGEMENT URBAIN ET MOBILITÉ

1. Quelle démarche de développement durable ?

’histoire récente de la ville de L’urbanisation et l’étalement urbain sibles ? Comment minimiser les ris-
Toulouse illustre parfaitement posent donc des questions nouvelles : ques naturels ou industriels dans des
la tendance nationale et même comment faciliter des déplacements zones où sont concentrés les aléas et
mondiale de l’urbanisation toujours plus nombreux, tout en la population ? Les thématiques de
rapide des villes et son corollaire : favorisant les transports en commun l’aménagement urbain, des dépla-
l’étalement urbain. et modes « doux » de déplacement, cements et des risques sont donc
intrinsèquement liées.
Toulouse bénéficie d’un cadre de vie
de grande qualité et d’un dynamisme Toulouse s’engage à : Les choix d’urbanisme de la ville
économique important. Ces facteurs
contribuent à l’attractivité de la ville,
« Affirmer une densité de Toulouse, consignés dans son
Projet d’Aménagement et de
comme en atteste la croissance démo-
graphique de ces dernières années.
modérée pour un aména- Développement Durable, visent à
recomposer le territoire dans une
Le dynamisme démographique de gement urbain équilibré, logique de densité modérée, permet-
Toulouse est un atout considérable, tant un accueil renforcé d’habitants
mais les besoins restent importants en faveur des déplacements sur la ville-centre de l’aggloméra-
face à l’urbanisation qui gagne les tion, en limitant l’étalement urbain.
limites de la commune. En effet, la alternatifs à la voiture »
population vivant en zone urbaine Ainsi, une densité modérée offrira
ne cesse de croître, et l’aggloméra- plus respectueux de l’environne- aux Toulousains une ville aménagée
tion toulousaine connaissant une ment ? Comment aménager la ville de façon équilibrée, qualitative et
faible densité d’habitation, voit ses pour accueillir tous les Toulousains sûre, faisant la part belle aux trans-
limites se repousser. dans les meilleures conditions pos- ports alternatifs à la voiture.

2. Des enjeux concernant…


La Participation
L’Environnement Le Social L’Économie citoyenne
• Offrir un cadre de vie • Encourager la mixité • Favoriser un • Concerter les
de qualité, préservé et sociale développement habitants sur les projets
accessible économique soutenu urbains
• Accueillir dans de
• Développer des bonnes conditions • Prévenir les • Informer les
modes de déplacements habitants, emplois et risques industriels et populations des risques
alternatifs à la voiture services technologiques naturels, industriels et
(TC et doux) technologiques
• Optimiser l’utilisation
• Affirmer une densité des infrastructures et
modérée et des formes équipements publics
d’habitat variées

32
Des enjeux liés, une vision transversale…

Réduire les impacts environnementaux des constructions et


Environnement
aménagements (eau, énergie, déchets, bruit…)

Favoriser la mixité urbaine, l’accueil de nouveaux habitants et le


Social
développement de l’emploi, dans une ville au cadre de vie préservé
p. 34 Éco-construction &
aménagement durable Économique
Raisonner en « coût global », réduire les dépenses énergétiques et
stabiliser les coûts de fonctionnement des bâtiments

Citoyenneté Sensibiliser les Toulousains par l’exemplarité

Environnement Lutter contre les pollutions atmosphériques, les émissions de gaz à


effet de serre, le bruit, la congestion urbaine…

Social
Améliorer le partage de l’espace public entre les différents modes
p. 44 Déplacements de déplacement au profit des piétons, cyclistes et personnes à
mobilité réduite
Économique
Favorsier le tourisme urbain, conforter les dynamiques
commerciales des centralités de quartier et du centre-ville
Citoyenneté
Favoriser la reconnaissance des modes de déplacement alternatifs

Préserver les ressources énergétiques non renouvelables, réduire les


Environnement
pollutions et les émissions de GES

Sensibilier les Toulousains à leur consommation énergétique et à la


Social
limitation des gaspillages
p. 52 Vélo
Raisonner en « coût global », en internalisant le plus possible les
Économique coûts externes liés à l’énergie (santé publique, réchauffement
climatique…)
Encourager les initiatives individuelles ou collectives en faveur des
Citoyenneté
économies d’énergie et des EnR

33
ÉCO-CONSTRUCTION ET
4
AMÉNAGEMENT DURABLE
Les enjeux de développement durable
• Développer les constructions publiques et voiries de qualité environnementale
• Développer les aménagements urbains durables
• Préserver l’esthétique urbaine

Penser globalement
L
’étalement urbain, une évolution La loi SRU introduit une nouvelle appro-
commune à toutes les aggloméra- che de la politique urbaine en définissant
tions… comme priorités : l’économie des espa-
Depuis la fin des années 1960, l’évolution ces, la cohésion fonctionnelle et sociale
des modes de vie, notamment la démocra- et une meilleure intégration des espaces
tisation de l’automobile et l’attrait pour la naturels et agricoles dans la ville.
maison individuelle, a généré un étalement
urbain sans précédent dans la plupart des Les nouveaux outils de planification
agglomérations de France. Les villes ont urbaine : SCOT et PLU
connu une spécialisation progressive de leur La loi SRU a introduit également deux nou-
territoire, par juxtaposition de zones mono- velles procédures de planification favorisant
fonctionnelles : cités d’habitat la maîtrise de la péri-urbanisation
social, lotissements, zones d’acti- La densité modérée et le renouvellement urbain :
vités… Les agglomérations se sont Quels enjeux de
•  À l’échelle d’une aggloméra-
ainsi étalées et divisées entre lieux développement durable ?
tion : le Schéma de Cohérence
de vie et lieux de travail, lieux de Enjeux environnementaux :
• Ne pas consommer Territoriale (SCOT) fixe les orien-
commerce et lieux de détente.
« sans compter » l’espace tations générales de l’aménage-
périphérique de ville qui ment et, en particulier, l’équilibre à
…  responsable est précieux; maintenir entre zones à urbaniser
de lourds dysfonctionnements • Favoriser une mixité
et zones naturelles ou agricoles.
De cette spécialisation des territoi- fonctionnelle
Il fixe également les objectifs en
res résultent aujourd’hui des inéga- (habitat, services, activités
économiques) pour réduire les matière d’équilibre de l’habitat, de
lités territoriales en terme de mixité déplacements motorisés et
mixité sociale, de cohérence entre
sociale ainsi que des besoins accrus donc limiter les pollutions;
urbanisation et développement des
en terme de déplacements. • Favoriser la diversité et la transports en commun, ou encore
L’étalement urbain a également qualité des formes d’habitat.
en termes d’équipements commer-
pour corollaire une forte pression Enjeux sociaux :
ciaux ou économiques. À terme,
sur les espaces agricoles et natu- • Accueillir dans de bonnes
ce document doit se substituer aux
rels périphériques, poumons verts conditions habitants, emplois
anciens Schémas Directeurs (SD).
de nos agglomérations. Enfin, la et services;
consommation d’espace est syno- • Favoriser la mixité sociale. •  À l’échelle d’une commune :
nyme d’une augmentation conti- Enjeux économiques : le Plan Local d’Urbanisme (PLU)
nuelle des besoins en matière • Optimiser l’utilisation des remplace le Plan d’Occupation des
d’équipements publics, transports infrastructures et équipements Sols (POS). Il rompt avec une logique
et réseaux (eau, assainissement, publics. de découpage de la ville en espa-
énergie, communication…). ces mono-fonctionnels juxtaposés
La maîtrise de la croissance urbaine pour entrer dans une logique de « projet ».
apparaît donc comme un enjeu majeur Le PLU doit en effet définir le projet d’amé-
de développement durable. nagement et de développement durable
(PADD) du territoire concerné, ainsi que la
La loi Solidarité et Renouvellement réglementation qui s’applique aux construc-
Urbain tions (droit des sols employé pour l’instruc-
C’est à travers la Loi Solidarité et tion des permis de construire). Pour ce faire,
Renouvellement Urbain (Loi SRU, décembre le PLU définit un zonage simplifié, doté d’un
2000) que le législateur a consacré la maîtri- règlement particulier à chaque zone qui
se de l’étalement urbain comme une priorité concrétise les orientations d’aménagement
en matière d’aménagement du territoire. durable de la commune.

34
Agir localement
T
oulouse, un vaste territoire pour Les Zones d’Aménagement Concertées (ZAC)
une faible densité
Quatrième ville de France, Toulouse Grâce à une politique d’acquisition foncière volontariste (plus de
600 hectares au cours de ces dix dernières années), la ville de
connaît une forte croissance de sa population Toulouse a pu programmer 51 nouvelles opérations
depuis une dizaine d’années. Avec 426 700 d’aménagement entre 2003 et 2005.
habitants, la ville représente aujourd’hui plus Toulouse s’est en particulier engagée sur une trentaine de zones
de la moitié de l’agglomération et accueille d’aménagement concertées, les ZAC, qui représentent aujourd’hui
plus de 900 hectares. Ces surfaces sont aménagées en associant la
chaque année 5 000 nouveaux habitants. construction de nouveaux logements à l’installation de commerces
La commune s’étend sur un territoire de et d’activités économiques, sans oublier la création essentielle de
11 800 ha, soit une surface supérieure à celle dessertes en transports en commun.
de la ville de Paris. Avec une densité moyen- Par ailleurs, les opérations publiques d’aménagement menées par la
ville de Toulouse sont désormais systématiquement placées sous le
ne de 36 habitants par hectare en 2004, signe de la qualité environnementale.
Toulouse se positionne également comme la
grande ville la moins dense de France.
L’habitat occupe 44% du territoire, les espa- ment urbain, la mixité sociale et la préserva-
ces d’activités 26% et les espaces naturels tion de l’environnement, notamment par la
et de loisirs 20%. Dans certaines zones, le place privilégiée accordée aux déplacements
territoire subit de fortes contraintes d’usage « propres ». À Toulouse, le PADD fixe 5 axes
(exemple : zones exposées au bruit de l’aéro- prioritaires : un projet urbain cohérent, struc-
port ou aux risques industriels). Ces contrain- turant l’espace urbain ; un développement
tes sont prises en compte dans le Plan Local économique soutenu ; une mixité sociale
d’Urbanisme de la ville, au travers duquel et fonctionnelle entre habitat, services et
Toulouse souhaite concilier l’accueil des nou- emplois ; un cadre de vie de qualité, préservé
veaux arrivants et la préservation du cadre et accessible ; un développement des modes
de vie, en privilégiant une densité modérée de déplacement alternatifs à la voiture.
(voir encadré) et en respectant l’identité des Ces orientations ont été définies en partena-
quartiers. riat avec la communauté d’agglomération du
Grand Toulouse et Tisséo-SMTC, qui inter-
Vers une croissance urbaine plus durable viennent de façon complémentaire sur des
Afin d’inscrire sa croissance dans une logique territoires élargis.
de développement durable, Toulouse a adop- L’Agenda 21 de la ville se veut complé-
té en novembre 2004 un Projet d’Aménage- mentaire du PADD en matière d’aménage-
ment et de Développement Durable (PADD). ment du territoire, en ayant pour objectifs
Dans le cadre de la Loi SRU (voir ci-contre), le une meilleure accessibilité aux équipements
PADD définit les orientations retenues par la publics et un renforcement de l’attractivité
commune en matière d’urbanisme et d’amé- des quartiers.
nagement en vue de favoriser le renouvelle-
Reynerie : 60 logements/ha - 94,5 hab./ha
Formes urbaines et densité :
lutter contre les idées reçues

Une récente étude de l’Agence


d’Urbanisme de l’Agglomération
Toulousaine (AUAT - Étude « Formes et
densités » 2004), met en évidence le fait
que les quartiers les plus denses ne sont
pas toujours ceux que l’on imagine
(cf. comparaison Reynerie / Les Châlets
ci-contre) :
• les grandes hauteurs de bâti ne sont pas
nécessairement associées aux plus fortes
Les Chalets : 120 logements/ha - 141,7 hab./ha
densités ;
• l’habitat individuel n’est pas toujours
synonyme de faible densité ;
• la densité est plus liée à la
continuité du bâti qu’à la hauteur.

Dans une optique de développement


durable, il est donc possible de concilier
maîtrise de l’étalement, densité modérée
et qualité de vie en milieu urbain. Ce sont
les objectifs forts du PLU toulousain.

35
Définir et appliquer un référentiel munici-
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE

pal pour une qualité environnementale


action

15 des constructions publiques


Objectif
Appliquer le référentiel pour tout nouvel équipement public
2008

Budget prévisionnel : propre à chaque opération (éventuelle assistance à maîtrise d’ouvrage)


Pilotage : Jean-Daniel COTONAT (maire adjoint) / Direction du Service Architecture
Partenaires : Entreprises, ADEME…
Indicateurs de suivi : Surface et nombre de constructions publiques suivant une démarche de type HQE

E n France, la volonté publique de construire


des bâtiments ayant une qualité environ-
nementale satisfaisante est apparue au début
l’eau, gestion des déchets d’activité, gestion de
l’entretien, confort hygrothermique, confort
acoustique, qualité de l’air, matériaux.
des années 90. En 1996 a été créée l’association Les cibles restantes seront traitées à un niveau
HQE, qui a élaboré la démarche du même nom, « de base ».
déclinant 14 cibles pour maîtriser l’impact d’un
bâtiment sur son environnement et garantir la
création d’un environnement intérieur satis-
C ette démarche s’appliquera à tous les bâti-
ments neufs. Pour les travaux de réhabilita-
tion, les cibles seront traitées au cas par cas en
faisant. Avec la même philosophie et la même fonction de l’envergure des travaux envisagés
approche méthodologique, la ville de Toulouse et des possibilités techniques, réglementaires et
s’engage dans l’application d’un référentiel financières.
municipal pour une qualité environnementa-
le des constructions publiques. Ce référentiel
constituera la feuille de route des services À retenir
techniques de la ville dans les opérations qu’ils • La ville de Toulouse décide d’adopter une politique de haute qua-
conçoivent ou qu’ils pilotent. lité environnementale pour ses bâtiments publics (construction neuve et
réhabilitation), mais aussi pour les travaux de voirie et d’espaces publics,
3 cibles seront traitées à un niveau « très per- ainsi que pour ses grands projets d’aménagement urbain (ZAC).
formant » : • La qualité environnementale ne doit pas être synonyme de surcoût.
• Relation avec l’environnement : un rapport Pour cela, le raisonnement en coût global permettra de faire les choix et
justificatif sera produit, analysant notamment les justifier en identifiant le coût d’investissement et le coût de fonction-
le contexte environnemental et l’évolution nement, en regard du progrès environnemental correspondant.
environnementale à l’échelle de la rue ou du Qu’est-ce que la HQE® ?
quartier. La Qualité Environnementale d’une construction est son aptitude à satis-
• Chantier propre : une « Charte Chantier Propre » faire aux exigences de confort, de santé, de qualité de vie et à préserver
sera incluse dans le Dossier de Consultation des les ressources naturelles. Aptitude qu’elle acquiert en intégrant la qualité
Entreprises. environnementale à chaque étape de son existence : programmation,
• Gestion de l’énergie : optimiser les consom- conception, réalisation, usage... puis éventuellement réhabilitation,
mations d’énergie en étant plus performant rénovation, démolition.
que ne l’impose la réglementation existante Que cela soit au moment de la conception, de la réalisation ou de la
(RT2005) et en lissant chaque année l’évolu- maintenance des ouvrages, la HQE® vise à répondre à toute une série
de préoccupations. Elle intègre à la fois les aspects architecturaux
tion vers la future réglementation annoncée
et les questions d’acoustique, de thermique ou de flux. Elle pose le
d’ores et déjà (RT2010), et recourir aux énergies problème du coût de fonctionnement, de l’énergie utilisée pour le
renouvelables. chauffage notamment, et de l’utilisation de certains matériaux qui
4 cibles seront traitées à un niveau « perfor- peut se révéler dommageable pour la santé ou l’environnement
mant ». Selon le projet, il conviendra d’en
choisir 4 parmi les 7 proposées : gestion de

• 2006 : Délibération du Conseil Municipal


Détail de l’action
(approbation de la démarche de qualité environnementale de la ville de Toulouse)
• 2007-2008 : Mise en œuvre du référentiel municipal, en concertation avec l’ensemble des
acteurs impliqués

36
Appliquer une « Charte technique en vue de
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

16 la labellisation des voiries et réseaux divers »


Objectif
Appliquer la charte dans 100% des projets en 2008
2008

Pilotage : Jean DIEBOLD (maire adjoint) / Direction de la Voie Publique


Partenaires : Grand Toulouse, Compagnie Générale des Eaux, EDF, GDF, Bailleurs sociaux, Fédération nationale des promo-
teurs constructeurs
Indicateurs de suivi : Nombre de Chartes signées & proportion de VRD suivant une démarche de développement durable

I l est parfois difficile pour la ville de classer des


voies privées dans le domaine public quand
ces dernières n’ont pas été réalisées selon les
S a version définitive (décembre 2005) intègre
les principes de qualité environnementale
avec en priorité la prise en compte des 4 cibles
critères en vigueur sur le territoire communal. environnementales suivantes :
Initiée par la ville de Toulouse, la charte techni-
que de labellisation des VRD a pour objectif de
proposer des principes directeurs en vue de la • Choix des produits de construction : produits
définition et de la mise en œuvre des techniques locaux ou régionaux (notamment mâchefers) ;
de réalisation des voiries et réseaux divers. Ces conformité des matériaux (étiquetage), adapta-
principes directeurs définissent les éléments de bilité, durabilité, évolutivité, fin de vie, maîtrise
technologie constructive éprouvés, garantissant des risques…
une pérennité et une qualité d’usage adaptées
aux besoins de la ville de Toulouse. L’adhésion • Chantiers propres : maîtrise des nuisances, tri
de l’aménageur à cette charte technique et sa sélectif et recyclage des déblais, sécurité, affi-
bonne mise en application dans les procédures chage (information), signalétique, désignation
(voir ci-après), recueilleront l’agrément de la d’un « Monsieur Chantier Propre » missionné
ville de Toulouse, qui se formalisera à travers un pour l’application des consignes prescrites…
« LABEL VILLE DE TOULOUSE » attribué à l’amé-
nageur pour l’opération concernée. • Gestion de l’énergie : maîtrise des consomma-
tions, utilisation des énergies renouvelables.

L ’application de cette charte est une démar-


che volontaire de la part des aménageurs
en réponse à une incitation des services muni-
• Gestion de l’eau : maîtrise des consommations
en eau potable, utilisation des eaux pluviales
cipaux. (arrosage, nettoyage, retour nappe…).

Détail de l’action
• 2006 : Mise à niveau du document existant sur les plans technique et juridique.
• 2007 : Concertation avec les partenaires + Délibération du Conseil Municipal du 8/12/06
• 2008 : Communication élargie, signature des conventions avec les aménageurs

37
Systématiser les démarches
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

17 de qualité environnementale
Objectif Adopter une démarche de qualité environnementale dans 100% des opérations
2008 d’urbanisme publiques

Budget prévisionnel : 50 000 € (assistance à maîtrise d’ouvrage)


Pilotage : René BOUSCATEL (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaires : Conseil régional de l’Ordre des architectes, APUMP, FPC, Bailleurs sociaux,
Union des Comités de quartier, Grand Toulouse, ARPE, ADEME
Indicateurs de suivi : Nombre et % de démarches de qualité environnementale sur les opérations d’urbanisme publiques ;
SHON produite de type HQE ramenée à la SHON totale produite à Toulouse

L ’élaboration du Plan Local d’Urbanisme a


été l’occasion d’une large concertation entre
la ville et les professionnels de la construction
C ette charte engagera de façon formelle
les différents acteurs intervenant sur les
opérations d’urbanisme au niveau de la maî-
à Toulouse (Ordre des architectes, Fédération trise d’ouvrage municipale. Les engagements
des promoteurs-constructeurs, Bailleurs sociaux, de chaque acteur (ville, aménageurs, promo-
Union des comités de quartier…). Cette concer- teurs…) seront concrets et les cibles à atteindre
tation, qui se poursuit aujourd’hui dans le cadre détaillées et quantifiées. Elle aura pour ambition
des modifications annuelles du PLU, s’appuie de permettre à la ville d’être exemplaire sur ses
sur un principe partagé par tous : dégager plus opérations publiques, en dotant ses partenaires
de constructibilité sur le territoire toulousain de repères précis sur ses exigences en matière
(densité modérée) en respectant des principes d’urbanisme durable.
de mixité sociale, de cohérence entre urbanisme L’état d’esprit est celui d’une démarche com-
et transports en commun, et de qualité environ- mune assise sur la participation des partenaires
nementale (conformément aux orientations du afin qu’elle soit partagée par tous. Un comité de
PADD). suivi sera mis en place en fin de démarche pour
faire vivre la charte.

A fin de fixer de manière précise les objectifs


des différents acteurs intervenant au niveau
des opérations d’urbanisme publiques, et ce sur
trois volets essentiels (environnement / social /
économie), il a été décidé d’élaborer de manière
partenariale une « Charte de qualité environne-
mentale et de développement durable ».

Détail de l’action
• 2006 : Lancement de la démarche (partage des objectifs et calage de la méthode avec les partenaires)
• 2007-2008 : Élaboration du contenu de la charte, en concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués
Formalisation de la charte
• 2008 : Création d’un comité de suivi

38
Accompagner le renouvellement urbain par
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

18 des « graphiques de détails » dans le PLU


Objectif Poursuivre l’étude des quartiers déjà urbanisés et proposer l’évolution du droit à
2008 construire des territoires à enjeux à chaque modification du PLU

Budget prévisionnel : intégré à la participation de la ville, au programme mutualisé de l’AUAT


et au budget du Service Urbanisme et Environnement
Pilotage : René BOUSCATEL (maire adjoint)
Partenaires : urbanistes privés missionnés sur les différentes opérations, AUAT
Indicateur(s) de suivi : Surface de territoire dont le renouvellement est étudié

L es graphiques de détails sont des outils parfai-


tement adaptés au renouvellement urbain.
Ils permettent d’adapter, en partie ou totale-
L es graphiques de détails proposent divers
choix de formes urbaines en fonction des
enjeux du site considéré, permettant notam-
ment, la règle d’urbanisme qui prévaut dans ment aux projets de constructions de mieux
une zone considérée. Sur la base d’un diagnostic répondre aux cibles environnementales définies
typo-morphologique d’un quartier donné (for- dans le PADD : gestion économe du territoire,
mes urbaines, bâti et espaces verts), complété volumétrie favorable aux économies d’énergie,
par un inventaire du patrimoine architectural, prise en compte de l’environnement sonore,
des orientations fines d’évolutions urbaines sont minimisation de l’impact des projets sur le cycle
définies et traduites dans les plans de graphi- de l’eau, protection des cœurs d’îlots, mise en
ques de détails. valeur des éléments patrimoniaux…
En fonction des regroupements fonciers, ces

C es graphiques s’adaptent ainsi au bâti exis-


tant d’un quartier donné - et en particulier
au patrimoine architectural et vert - en précisant
graphiques peuvent évoluer annuellement dans
le cadre de la modification prévue du PLU, après
enquête publique.
les règles de constructibilité allant dans le sens
d’une densité modérée, associée à une qualité
environnementale et urbaine. Ces règles por-
tent notamment sur les espaces constructibles
(recherche de continuité ou de discontinuité,
d’alignement ou de retrait par rapport à la voie
publique), les espaces de pleine terre (protec-
tion des cœurs d’îlots et des plantations remar-
quables), les espaces aménagés (possibilité de
dalles végétalisées permettant d’enterrer le sta-
tionnement), les façades et bâtis à préserver.

Détail de l’action
• 2006 : 1er PLU : Site test Barrière de Paris
• 2006-2007 : 1ère modification du PLU : centre de quartier Izards–Trois Cocus, Borderouge Place Nord,
ZAC Saint-Exupéry, renouvellement urbain à Bordelongue…
• 2007-2008 : 2ème modification du PLU : élargissement du graphique de Barrière de Paris au Nord
et au Sud, quartiers des Minimes et de Belfort
• 2008 : À chaque modification du PLU : élaboration de nouveaux graphiques de détail

39
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

19 Encourager les constructions écologiques


Objectif
Publier un guide de l’éco-construction à Toulouse
2008

Budget prévisionnel : 20 000 € pour les fiches techniques du service Urbanisme et Environnement
Pilotage : René BOUSCATEL (maire adjoint) / Direction de l’Environnement et Direction de la Communication
Partenaires : ADEME, Espace Info-Energies SOLAGRO
Indicateurs de suivi : Nombre de guides et fiches techniques distribués au public (ou téléchargés)

D e manière complémentaire aux démarches


entreprises en lien avec les professionnels
de la construction, la ville de Toulouse affirme
P ar ailleurs, on dénombre chaque mois plus
de 1500 personnes fréquentant l’accueil
du Service Urbanisme et Environnement, à la
sa volonté de dynamiser la construction de qua- recherche d’informations ou de documents
lité environnementale sur son territoire en réali- d’urbanisme. Professionnels de la construction,
sant un guide municipal de l’éco-construction, à architectes ou particuliers sont tous susceptibles
l’attention principalement des particuliers. de contribuer à une amélioration de la qualité
Ce guide permettra à tous ceux qui le souhai- de la construction à Toulouse sur le plan envi-
tent de connaître les matériaux, réglementa- ronnemental.
tions ou encore dispositifs d’aide en vue d’une
réhabilitation, rénovation ou construction nou-
velle intégrant des critères environnementaux et
énergétiques. Destiné à un large public, le guide
D ans cette optique, à compter du second tri-
mestre 2007, l’accueil de ce service (1, place
des Carmes) mettra à disposition des visiteurs une
municipal de l’éco-construction sera disponible série de fiches techniques, portant par exemple
dans les mairies de quartier et au Capitole, ainsi sur l’intégration architecturale des panneaux
qu’en téléchargement sur le site www.toulouse.fr. solaires, l’installation de capteurs solaires photo-
voltaïques, la mise en œuvre d’une solution de
chauffage géothermique, la meilleure prise en
compte de l’acoustique dans la construction et
l’aménagement…

Détail de l’action
• 2006-2007 : Réalisation de fiches techniques sur la qualité environnementale
et diffusion à l’accueil du service Urbanisme et Environnement
Étude de la mise en place d’un guide de l’éco-construction à Toulouse
• 2008 : Réalisation puis publication du guide de l’éco-construction à Toulouse

40
Identifier les secteurs sur lesquels
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

20 opérer un ravalement de façade


Objectif Poursuivre la campagne 2006-2007 et identifier un nouveau périmètre,
2008 en prévision d’une future campagne de ravalement

Budget prévisionnel : 588 000 euros


Pilotage : Michèle CLAUX (maire adjoint) / Direction de l’Esthétique et du Patrimoine Urbain
Partenaires : DRAC, Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine (ABF)
Indicateurs de suivi : Nombre d’immeubles concernés par les campagnes de ravalement

D epuis 1992, le ravalement des façades a été


mis en place par le biais de campagnes obli-
gatoires sur les principaux axes du centre ville.
Cette protection du patrimoine s’inscrit dans
l’obligation faite aux propriétaires d’engager
des travaux de ravalement tous les 10 ans (Code
de la Construction et de l’Habitation). Une nou-
velle campagne est lancée tous les 2 à 3 ans. Ces
ravalements s’accompagnent d’une aide finan-
cière sous forme de subvention et d’une aide
à la personne pour les propriétaires occupants
sous certaines conditions de revenus.

L a ville de Toulouse envisage aujourd’hui l’ex-


tension du plan de ravalement de façade à
certains secteurs et places en accompagnement
des études menées. Ce plan de ravalement
pourra concerner également des places et des
axes présentant un intérêt architectural homo-
gène, comme c’est le cas pour la rue Bayard et
la place Dupuy.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Nouvelle campagne de ravalement 2006-2007 concernant : la place A.Bernard, la rue du Taur,
la rue des Tourneurs, la rue Croix Baragnon, la place St Etienne, la rue du Rempart St Etienne.
• 2008 : Mise à l’étude d’une nouvelle campagne de ravalement

41
ÉCO-CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENT DURABLE
action

21 Mettre en harmonie les enseignes


Objectif Poursuivre l’effort engagé en 2006-2007 et identifier un nouveau périmètre,
2008 en cohérence avec les actions d’aménagement urbain

Budget prévisionnel : 130 000 euros


Pilotage : Michèle CLAUX (maire adjoint) / Direction de l’Esthétique et du Patrimoine Urbain
Partenaires : CCIT, DRAC, Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine (ABF), Fabricants d’enseignes
Indicateurs de suivi : Nombre d’enseignes mises en harmonie sur les lieux ciblés ;
Mise en place du projet de réorganisation des services municipaux

L a ville envisage une mise en harmonie des


enseignes par lieux ciblés, à l’aide de subven-
tions incitatives et en accompagnant les démar-
ches de rénovations urbaines (ravalements, trai-
tement des espaces publics…) d’actions de com-
munication.

C ette mise en harmonie des enseignes (et


suppression dans certaines zones) a déjà été
réalisée sur les sites Capitole et Wilson et s’étend
aujourd’hui à la place Arnaud-Bernard notam-
ment. Elle accompagnera le déroulement de la
campagne de ravalement citée à l’action précé-
dente (cf. fiche 20 « Identifier dans le cadre des
prochains projets de quartier les secteurs sur
lesquels opérer un ravalement de façade »).

Détail de l’action
• 2006 : Arnaud Bernard concerne 30 commerces.
Action couplée avec une étude « couleur » liée au ravalement
• 2007 : Mise en place d’une nouvelle organisation (interne mairie) : les services DEPU, Droits de Voirie et
Affaires Juridiques uniront leur compétence pour assurer un travail de terrain plus performant en
accompagnement des conseils et autorisations classiquement délivrés
• 2008 : D’autres « sites candidats » seront envisagés, en cohérence avec les campagnes de ravalement

42
5 DÉPLACEMENTS
Les enjeux de développement durable
• Améliorer l’accessibilité aux lieux et équipements publics
• Aménager le centre ville et les cœurs de quartier pour renforcer leur attractivité et
promouvoir les déplacements alternatifs à la voiture
• Agir sur le stationnement afin de limiter l’usage de la voiture
• Sensibiliser à l’usage des modes de transport moins polluants (transports en commun,
déplacements doux)

Penser globalement
D
es déplacements en lations en matière de planification urbaine
constante augmentation consacrent dorénavant le principe de ville
Reflétant une plus grande liberté plus « dense » ou plus « compacte », modè-
de mouvement et un accroissement des le urbain qui favorise les déplacements de Trois grandes lois en France
échanges commerciaux, les déplacements de courte distance et l’utilisation des transports
La Loi d’orientation des
personnes ont progressé en France de 56% en commun. transports intérieurs (LOTI)
entre 1980 et 2002, tandis que les transports de 1982 a initié les plans de
de marchandises augmentaient de 70% sur Les outils de planification déplacements urbains (PDU)
qui définissent « les principes
la même période. Aujourd’hui, la voiture des déplacements
généraux de l’organisation des
particulière représente 84% des déplace- Disposant de nouveaux outils de planifica- transports, de la circulation et
ments sur le territoire métropolitain. tion, les collectivités territoriales mènent du stationnement ».
Les conséquences négatives de cette forte aujourd’hui des politiques visant à rédui-
La Loi sur l’air et l’utilisation
mobilité sont particulièrement perceptibles re les déplacements automobiles au profit
rationnelle de l’énergie
en milieu urbain où l’augmen- Chiffres-clés des transports en commun et des (LAURE) du 30 décembre 1996
tation des besoins en matière autres alternatives à la voiture. vise à rationaliser l’utilisation
de transports place les collectivi- •
20% des kilomètres par-
courus en France le sont dans
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de l’énergie et à définir une
politique publique intégrant
tés face à de nouveaux défis en le cadre d’un déplacement qui remplace les Plans d’occupa-
l’air en matière de dévelop-
matière de planification ou de domicile-travail ; la moitié de tion des sols, constitue le docu- pement urbain. La loi rend
réalisation d’infrastructures. ces déplacements s’effectuent ment fondamental de la planifi- obligatoire la surveillance de
aux heures de pointe. la qualité de l’air assurée par
cation urbaine locale. Il fixe les
Des impacts •
En 25 ans, le pourcentage
des ménages français dispo- règles générales et les servitudes l’État, la définition d’objectifs
de qualité et l’information du
environnementaux majeurs sant d’au moins une voiture d’utilisation des sols, délimite les public.
Le développement des déplace- est passé de 64% à 80%. zones urbaines ou à urbaniser et Elle prescrit l’élaboration d’un
ments motorisés s’accompagne de •
Les transports produisent
aujourd’hui 26% des émissions
les zones naturelles à protéger. Il Plan régional de qualité de
l’air, de Plans de protection de
conséquences préoccupantes pour de gaz à effet de serre en définit aussi les règles concernant
l’atmosphère et d’un PDU pour
l’environnement. Aujourd’hui, le France. Ces émissions ont aug- l’implantation des constructions les agglomérations de plus de
secteur des transports est respon- menté de 21% en 10 ans. en fonction du contexte local. 100 000 habitants.
sable de 26% des émissions de •
En 25 ans, la part de consom-
mation de produits pétroliers
Le Plan de Déplacements Urbains
La loi relative à la solidarité
CO2 d’origine fossile en Europe. par le secteur du transport (PDU), obligatoire pour les agglo-
et au renouvellement urbain
Ces émissions se sont accrues de en France est passée de 34 % mérations de plus de 100 000 (SRU), du 13 décembre 2000,
21% entre 1990 et 1999, contrai- à 66 %. habitants, doit notamment per- applique les principes du
Source : MEDD développement durable à
rement aux émissions issues du mettre la diminution du trafic
l’urbanisation. Selon cette loi,
secteur industriel, qui ont diminué de 12% automobile, le développement des trans-
les PDU constituent le cadre
sur la même période. ports collectifs, des modes de déplacement de réflexion et de propositions
doux et du covoiturage, et organiser en pour :
L’importance des choix d’aménagement conséquence le stationnement et la voirie. • diminuer la circulation
automobile,
Depuis les années 60, la plupart des agglo- Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)
mérations françaises se sont développées est un document obligatoire de planification • développer l’usage des
transports collectifs, de la mar-
« en tâche d’huile », sans lignes directrices urbaine au niveau intercommunal. Il vise à che et du vélo,
fortes. Les pouvoirs publics se trouvent donc mettre en cohérence les politiques en matiè- • mieux organiser le station-
nement,
aujourd’hui confrontés au phénomène de re d’urbanisme, d’environnement, d’habitat,
l’étalement urbain. L’étalement urbain, mais de déplacements, d’implantations commer- • améliorer la livraison des
marchandises en ville,
aussi le zonage de l’habitat, des activités, des ciales et de grands équipements. Les SCOT • plus globalement, permettre
à chacun de se déplacer, en
services ou des espaces de loisirs, conduisent doivent être révisés tous les dix ans.
toute sécurité, dans une ville
aujourd’hui à une plus forte dépendance Il est cependant important de souligner,
plus agréable à vivre.
à l’égard de la voiture. Les nouvelles légis- qu’au delà de la collaboration entre les

44
pouvoirs publics au sein d’un
territoire, la mise en oeuvre
de cette politique de dépla-
cements est étroitement
dépendante de l’implication
de chaque citoyen dans des
pratiques de déplacements
plus durables.

Agir localement
D
epuis 1972, le Syndicat Mixte des Balma-Gramont et au développement des
Transports en Commun, devenu parkings-relais périphériques, a permis de
Tisseo-SMTC, est chargé de l’orga- développer l’intermodalité et de stabiliser la
nisation, du développement, de l’exploita- place de la voiture en ville.
tion et du financement des transports en L’ouverture le 30 juin 2007 de la ligne B du
commun, sur un territoire qui regroupe à ce métro ainsi que la future mise en service d’un
jour 84 communes, dont Toulouse. Il met tramway sur rail, entre Beauzelle, Blagnac et
en œuvre le Plan de Déplacements Urbains Toulouse (ligne E), contribueront également
(PDU). à la réduction des déplacements automobiles
Le P.D.U. de l’agglomération dans Toulouse et son agglomération.
Toulousaine Des déplacements de plus en plus nom- L’extension de la ligne B du métro jusqu’à
Le PDU de l’agglomération tou- breux sur l’agglomération toulousaine Labège ou encore le doublement de capacité
lousaine est approuvé depuis Occupant un vaste territoire et présentant des stations de la ligne A (passage de rames
le 12 juin 2001. Actuellement une faible densité de population, la ville de de 26 m à 52 m de longueur) font également
en révision, il s’organise autour
de six objectifs principaux :
Toulouse est le centre d’un territoire de 167 partie des projets d’études de Tisséo SMTC,
communes qui compte 935 000 habitants. dans le cadre de la révision du PDU.
1. Localiser prioritairement À l’heure actuelle, on dénombre chaque
l’urbanisation le long des axes jour 3 635 000 déplacements tous modes La ville, associée au Grand Toulouse, s’est
bien desservis par les trans-
ports collectifs.
confondus (Enquête ménages 2004), soit également engagée dans le développe-
23% de plus qu’en 1996 ! ment de son réseau cyclable. Composé de
2. Diminuer la pollution atmos-
phérique, préserver l’environ-
232 km de voies et cheminements, ce réseau
nement et reconquérir l’espace Une légère inflexion de la part modale comporte cependant des discontinuités. La
public par : des déplacements automobile sécurisation et l’amélioration qualitative des
a. une augmentation globale Bien qu’en valeur absolue le nombre de pistes cyclables sont donc des objectifs impor-
de la part modale des trans-
ports en commun (bus, métro,
déplacements automobiles soit en hausse, la tants de l’Agenda 21, afin d’inciter un plus
train et l’intermodalité), part modale de la voiture est en légère baisse grand nombre de Toulousains à se rendre en
b. un développement de au profit de la marche à pieds (de 21,9% en vélo sur leur lieu de travail, de loisirs…
l’usage du vélo, 1996 à 23% en 2004) et des deux-roues (de
c. une diminution de la circula-
tion automobile dans la partie
4% en 1996 à près de 5% en 2004). Les statistiques montrent cependant que les
centrale de l’agglomération, Cette tendance à la réduction de la part changements de comportement restent
d. une diminution des émis- modale des déplacements automobile consti- la clé d’une bonne gestion des transports
sions de polluants liées à la tue un premier signe encourageant pour les urbains. Aujourd’hui, un déplacement auto-
circulation automobile.
pouvoirs publics. Les efforts actuellement mobile sur deux est inférieur à 3 km et un sur
3. Desservir en transports en réalisés en matière de densité modérée et de quatre est inférieur à 1 km…
commun en site propre, tous
les grands quartiers d’habitat
recherche de mixité fonctionnelle (proximité
social et les grands pôles géné- de zones d’habitat, d’activités, de loisirs, etc.)
rateurs de trafic. devrait confirmer cette tendance.
4. Rendre la ville accessible
pour tous. Le développement des transports
5. Prendre en considération en commun et des modes doux
le transport et la livraison des Contribuant également à la diminution de
marchandises et leurs inciden- la part modale de la voiture, les transports
ces sur la ville.
en commun représentaient près de 8% des
6. Inciter les entreprises et les déplacements toulousains en 2004. La mise
administrations à établir des
plans de mobilité.
en service de la ligne A du métro en 1993,
associée à son prolongement récent vers

45
Renforcer le contrôle
DÉPLACEMENTS

action

22 des stationnements handicapés


Objectif
Réduire le nombre d’infractions sur les places réservées aux personnes à mobilité réduite
2008

Budget prévisionnel : Coût intégré au service


Pilotage : Bernard ANDREU (conseiller délégué) / Police Municipale
Partenaires : Associations de personnes handicapées
Indicateurs de suivi : Nombre de contraventions pour usage non autorisé de stationnement réservé aux personnes handicapées

D onner aux personnes handicapées et à


mobilité réduite la possibilité de pouvoir
circuler sans entrave, en leur offrant une
Commission d’accessibilité :
établir et diffuser un bilan tous les deux ans
Depuis 1991, une commission extra municipale d’accessibilité réunit plus de 40
véritable mobilité dans notre ville, constitue associations représentant toute forme de handicap, ainsi que les services de la
l’une des priorités de la mairie de Toulouse. ville responsables de l’aménagement de la voirie ou de la création d’équipements
Ainsi, depuis de nombreuses années, la ville publics (Voie Publique, Jardins et espaces verts, Culture…).
- au travers de la Commission communale En 2003, ce travail commun a permis la signature d’une Charte d’accessibilité
d’accessibilité qui réunit une quarantaine déclinant des réglementations (européennes et nationales) applicables sur le
d’associations représentant toutes les formes de territoire de la commune tout en respectant les spécificités de notre territoire.
Cette charte a permis d’impliquer les commerçants, la ville et les citoyens dans
handicap - consent un effort soutenu en faveur une réflexion quant à l’occupation de l’espace public, au centre-ville notamment.
des personnes handicapées pour que Toulouse Toujours au centre-ville, la piétonisation amorcée depuis plusieurs années contri-
soit une ville pour tous. bue elle aussi à l’accès des personnes à mobilité réduite aux commerces, services et
équipements de sport et de loisirs.

E n 2005, 3629 contraventions ont été distri-


buées pour non respect d’un stationnement
réservé aux personnes à mobilité réduite.
À partir de 2007, un bilan des actions de la commission extra-municipale d’acces-
sibilité sera publié tous les deux ans, afin d’en évaluer les résultats, et d’envisager,
si besoin, de nouvelles solutions.

L ’encombrement de ces places rend la ville Renforcer le contrôle des établissements recevant du public
en matière d’accessibilité aux handicapés
inaccessible pour une grande partie des per-
sonnes porteuses d’un handicap. Les bâtiments recevant du public (écoles, commerces, cinémas,…) représentent
15 000 établissements environ à Toulouse, régis par une réglementation visant à
En effet, ces places positionnées à proximité des
garantir l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Le décret du 26 janvier
commerces et des services ou des lieux de sport 1994 introduit un contrôle à priori des règles d’accessibilité aux personnes han-
et de loisirs présentent des caractéristiques tech- dicapées (accès au bâtiment, configuration des sanitaires, places réservées,…).
niques spécifiques différentes des stationne- En vertu de la Loi sur l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des
ments classiques : distance au trottoir, emplace- handicapés du 11 février 2005, cette réglementation s’adresse désormais à tous
les Etablissements Recevant du Public (E.R.P.) existants, nouveaux, ou tout éta-
ment sur la chaussée, hauteur du trottoir, etc. blissement faisant l’objet d’une demande d’autorisation de travaux délivrée après
avis favorable de la Commission Communale d’Accessibilité.

A fin de permettre à tous d’accéder aux biens


et aux services qu’offre la ville, le Maire a
souhaité renforcer le contrôle de ces stationne-
Afin de s’assurer de l’accessibilité de ces établissements, la mairie étudie les
dossiers de Permis de Construire ou de demande d’autorisation de travaux. De
plus, pour les E.R.P. de la 1ère à la 4ème catégorie, la Commission Communale
ments dans le cadre de l’Agenda 21. Dissuasive, d’Accessibilité doit contrôler la conformité des travaux. A l’issue de ce contrôle, un
cette action a pour objectif de réduire le nom- avis favorable ou défavorable est délivré. Ce travail est mené en partenariat avec
les associations, désignées par le Préfet, représentant actuellement les personnes
bre d’infractions et de faire de Toulouse une à mobilité réduite.
ville accessible à tous.

Détail de l’action
• 2006-2008 : Recensement des emplacements 1) Patrouilles
réservés aux personnes handicapées et action sous 3 formes : 2) Appels
3) Missions ciblées sur un secteur donné

46
Lancer un concours urbain
DÉPLACEMENTS
action

23 international pour le centre-ville


Objectif Favoriser les modes de transport doux et les transports en commun, améliorer le confort
2008 et l’esthétique du centre ville, renforcer les différentes fonctions du cœur de Toulouse

Budget prévisionnel : 300 000 € pour le concours


Pilotage : Jean-Luc Moudenc (maire) / Services Municipaux
Partenaires : Chambre de commerce et d’industrie / Chambre des métiers
Indicateurs de suivi : État d’avancement des études et du réaménagement du centre-ville
(habitat, commerces, enquête déplacements)

L ’aire urbaine de Toulouse connaît depuis plus


de 20 ans une forte croissance démographi-
que qui sollicite tant la ville que ses périphéries
T rois objectifs de ce projet sont clairement
affichés : faciliter les déplacements avec
une priorité aux piétons et aux vélos, renfor-
(pôles économiques, grands centre commerciaux cer l’équilibre entre les différentes fonctions
et grands équipements). du cœur de la ville et améliorer son confort
et son esthétique avec une mise en valeur du

D ans ce cadre, pôle commercial et culturel


majeur, le centre-ville de Toulouse continue
à jouer un rôle essentiel pour l’agglomération.
patrimoine et des espaces publics. En 2007, une
fois l’appel d’offres terminé, trois équipes d’ar-
chitectes urbanistes seront sélectionnées. Elles
Souhaitant affirmer le dynamisme de son centre- présenteront un schéma de circulation et de
ville tout en y améliorant le cadre de vie, la ville composition des espaces publics et du paysage
de Toulouse bénéficie aujourd’hui des conditions urbain avec un traitement prioritaire pour l’axe
adéquates pour engager le réaménagement de Est-Ouest (du canal du midi à la Garonne), l’axe
ce centre-ville. L’arrivée de la ligne B du métro Nord-Sud (place Jeanne d’Arc à la place du Salin)
le 30 juin 2007 sur les boulevards contribuera, et les berges de la Garonne dans la partie haute
tout comme précédemment la ligne A, à ren- (place St Pierre, Pont Neuf et la Daurade).
forcer l’attractivité du centre. La fréquentation
piétonne de l’espace public, lien majeur entre les
différentes fonctions de la ville sera intensifiée.
Par ailleurs, un second élément favorable au
L a concertation sera le maître mot de cette
ambitieuse démarche où les intérêts de tous
(riverains, commerçants, chalands…) seront pris
réaménagement de ce secteur sauvegardé est la en compte. En complément de ce concours, le
prise de conscience collective révélée notamment Maire a proposé aux commerçants d’engager,
lors des démarches de concertation menées dans en concertation avec la Chambre de commerce,
le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urba- la Chambre des métiers et les associations de
nisme et de l’Agenda 21 sur la nécessité de déve- commerçants, une étude portant sur l’amé-
lopper l’usage des modes de déplacement doux, lioration de l’attractivité et de l’animation du
tout en préservant la dynamique commerciale et centre-ville.
la qualité de vie des habitants et des usagers du
centre-ville.

Détail de l’action
• 2006 : Sélection des 3 groupements parmi les 10 qui ont soumissionné
• 2007-2008 : Les 3 candidats participent à un dialogue compétitif.
Sur la base d’un cahier des charges issu des 3 propositions,
les 3 candidats seront consultés pour retenir la meilleure offre.
• 2008 : Réalisation

47
Réaliser un plan d’amélioration
DÉPLACEMENTS
action

24 des dispositifs de livraisons


Objectif
Mettre en place une nouvelle réglementation des livraisons au centre-ville
2008

Budget prévisionnel : Études : 30 hommes / mois (ville de Toulouse) ; Réalisation du CDU : 400.000 € (CIVITAS + entreprises)
Pilotage : Jean-Michel LATTES (conseiller délégué) / Direction Circulation-Transports
Partenaires : Tisséo-SMTC, CIVITAS (Europe), Chambre de commerce et d’industrie,
Centre d’Etude Technique de l’Etat, Transporteurs
Indicateurs de suivi : État d’avancement du plan d’amélioration des dispositifs de livraison au centre-ville
(réglementation, aménagement des aires de livraison…)

L e transport de marchandises est indispensa-


ble au développement économique d’une
ville mais il est perçu comme générateur, direct
C eci passe par un renforcement du contrôle
des aires de livraison, une répartition des
aires de livraison adaptées en fonction des
et indirect, de nuisances de plus en plus for- besoins, un travail sur l’ergonomie et le dimen-
tes. Depuis la loi sur l’air de 1996, la ville de sionnement des aires de livraison. Des expé-
Toulouse et Tisséo ont lancé des études sur la rimentations d’Espaces Logistiques Contrôlés
problématique marchandise pour la mise en (ELC) sont prévues place du Capitole et allées
place du Plan de Déplacements Urbains de l’ag- Roosevelt. Ces ELC sont des aires de livraison,
glomération toulousaine. Ces études ont permis délimitées par des bornes fixes et escamotables,
de comprendre les flux des marchandises et les sur l’ensemble de la rue. Cet espace doit être
contraintes des transporteurs, des commerçants contrôlé par la police municipale, utilisé pour
et des riverains. Dans le cadre du programme des opérations de livraison le matin et pour la
européen CIVITAS (projet MOBILIS), la ville circulation des piétons l’après-midi.
porte son action sur 3 axes :

• Définir une nouvelle réglementation « livrai-


sons », plus simple et intégrant des critères
environnementaux, en concertation avec les
transporteurs ;

• Créer un Centre de Distribution Urbaine (CDU)


permettant un regroupement de transporteurs
(réduction du nombre de poids lourds en centre-
ville) et une livraison par véhicules plus propres ;

• Améliorer et renforcer l’utilisation des aires


de livraison, afin de limiter les blocages de la
circulation.

Détail de l’action
• 2006 : Définition concertée d’une réglementation livraison intégrant des critères environnementaux
Signature de la charte avec les commerçants et les transporteurs
• 2007 : Amélioration de la gestion des aires de livraison,
avec expérimentation d’Espaces Logistiques Contrôlés (ELC)
• 2008 : Études puis mise en place d’un Centre de Distribution Urbaine (CDU)

48
Déployer le nouveau
DÉPLACEMENTS
action

25 « Plan Local de Stationnement » (PLS)


Objectif
Étendre le PLS à de nouveaux quartiers du centre-ville
2008

Budget prévisionnel : 800 000 euros (1ère phase) ; 700 000 euros (2ème phase)
Pilotage : Jean-Michel LATTES (conseiller délégué) / Service Circulation-Transports
Indicateurs de suivi : Nombre d’habitants bénéficiant de la mesure de « stationnement résidant » et proportion des places
de stationnement résidant par rapport au nombre total de places

É tant donné l’importance du stationnement


dans le choix de transport et, par conséquent,
dans la gestion du trafic, la ville de Toulouse a
L es résidents bénéficient bien entendu d’un
tarif préférentiel – 7,50 € les deux semaines,
4 € la semaine – qui leur permet de stationner
décidé de mettre en place progressivement un jour et nuit dans les voies « résidantes » de leur
Plan Local de Stationnement à l’échelle de son quartier, et des quartiers périphériques. Une
territoire. Ce plan s’inscrit dans un concept de surveillance homogène sur tout le périmètre est
mobilité cohérent poursuivant 3 objectifs : réalisée par la Police Municipale, avec verba-
lisation systématique
• maintenir une popu- du dépassement de
lation résidant dans le durée, étant entendu
centre-ville, en favori- qu’une possibilité de
sant le stationnement payer avec 0,20 € est
à proximité de leur prévue sur les horo-
domicile, et ce à un dateurs (soit 8 mn de
tarif adapté ; stationnement per-
mettant de faire des
• favoriser le dévelop- « achats minute »).
pement des activités
économiques et l’ac-
cueil des visiteurs par
l’augmentation de la
L
ancé depuis octo-
bre 2005 dans les
quartiers Belfort, Péri,
rotation du stationne- St-Sernin et Taur,
ment dans les rues commerçantes ; le stationnement résidant à tarif préférentiel
donne satisfaction à 79% des abonnés. En préa-
• réduire l’occupation permanente de l’espace lable à l’extension du PLS, des concertations
public par le stationnement de voitures « ven- sont menées avec les Commissions Consultatives
touses ». de Quartiers, les associations de commerçants et
de riverains.

Détail de l’action
• 2005 : Mise en place expérimentale sur les quartiers Taur, Saint-Sernin, Péri et Belfort,
• 2006 : Extension du PLS aux quartiers Valade et Raymond IV, Capitole, Wilson, Teinturiers, La Grave
Stationnement payant avec ¼ d’heure gratuit dans les rues commerçantes des faubourgs,
extension du périmètre dans le centre ville
• 2008 : Évaluations annuelles (statistiques et qualitatives) ;
conclusions sur la poursuite de l’extension du stationnement résidant

49
Soutenir les expérimentations
DÉPLACEMENTS
action

26 de « pédibus » et « vélobus » scolaires


Objectif
Soutenir techniquement toutes les initiatives de pédibus ou vélobus scolaires
2008

Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Directions Circulation-transports et Vie scolaire


Indicateurs de suivi : Nombre de pédibus/ vélobus mis en place dans les écoles toulousaines et nombre d’élèves concernés

U n pédibus est un système de ramassage


scolaire organisé et effectué par les parents
d’élèves qui se relaient chaque jour de la semai-
Incitation au co-voiturage et à l’auto-partage à Toulouse

Reflétant une plus grande liberté de mouvement et un accroissement des


ne. Il fonctionne comme un autobus avec des échanges commerciaux, les déplacements de personnes ont progressé
circuits, des arrêts et des horaires de passage. Le en France de 56% entre 1980 et 2002, tandis que les transports de mar-
chandises augmentaient de 70% sur la même période. Aujourd’hui, la
pédibus répond à de nombreuses problémati-
voiture particulière représente 84% des déplacements des personnes sur
ques en matière de : le territoire métropolitain.
• Sécurité routière : il permet un premier
apprentissage de la rue et des règles de circula- Le développement des déplacements motorisés s’accompagne de consé-
quences préoccupantes pour l’environnement. Aujourd’hui, le secteur des
tion, il est une réponse au problème d’insécurité
transports est responsable de 26% des émissions de CO2 d’origine fossile
aux abords des écoles (dépose à la volée, sta- en Europe. Ces émissions se sont accrues de 21% entre 1990 et 1999,
tionnement anarchique…) contrairement aux émissions issues du secteur industriel, qui se sont
• Environnement : l’école est souvent située près réduites de 12% sur la même période.
du domicile et ce sont les premiers km qui sont
L’auto-partage et le covoiturage constituent, au même titre que le vélo
les plus polluants. De plus, les enfants appren-
et les transports en commun, des alternatives à l’utilisation de la voiture
nent à se déplacer autrement qu’en voiture individuelle. Il convient donc d’encourager ces modes de transport.
pour des trajets courts.
• Santé : il permet aux enfants de faire de l’exer- Pour ce faire, la ville de Toulouse mettra en place courant 2007 un espace
dédié au covoiturage sur le site Internet municipal (www.toulouse.fr) .
cice tous les jours (lutte contre l’obésité)
Cet espace permettra de recenser les offres et les demandes en la matière
• Lien social : il permet de créer du lien social sur l’ensemble du territoire de la commune de Toulouse.
au travers d’une démarche solidaire entre les
familles…

L ’enfant passe sous la responsabilité de l’adul-


te accompagnateur lorsqu’il « prend » l’auto-
bus pédestre à un arrêt sur la ligne. La respon- Détail de l’action
sabilité passe à l’établissement scolaire au termi-
nus de la ligne, situé dans l’enceinte de l’école.
Pour le vélobus, le principe est le même, seul le • 2006 : Mise en place expérimentale
mode de transport impliqué change. sur 2 écoles (Jean Macé et Jules Julien),
à l’initiative de parents d’élèves.
L a mairie de Toulouse intervient à 2 niveaux :
elle assure un soutien logistique par la mise
à disposition de matériel de sécurité (gilets de
• 2007-2008 : Appui technique à la mise
en place de pédibus ou vélobus.
signalisation, brassards, fanions…), la pose de Cet appui sera réalisé à la demande
panneaux, la distribution de supports de com- des écoles et parents d’élèves.
munication, et elle réalise également un appui
en terme d’animation (aide à la définition de
parcours sécurisés, aide à la concertation…).

50
6 VÉLO

Les enjeux de développement durable

• Améliorer la qualité et la sécurité des voies cyclables


• Améliorer l’offre locative et les facilités de stationnement vélo

Penser globalement
L
es transports au cœur des enjeux La place du vélo en France
du développement durable Depuis la loi sur l’air de 1996, qui a rendu
Le secteur des transports, constitue obligatoire la mise en œuvre d’un plan de
en France, la première source d’émissions déplacements urbains pour les villes de plus
de gaz à effet de serre (149 millions de de 100 000 habitants, les politiques en faveur
tonnes équivalent CO2 en 2003). Avec l’ac- des modes doux de déplacement, et notam-
croissement de la mobilité des personnes ment du vélo, connaissent un nouvel essor
et des marchandises dans notre société, sa en France. Les Plans de Déplacements
part représente plus du quart des émissions Urbains (PDU) ont notamment pour objec-
en France (27% des gaz à effet de serre et tifs de diminuer le trafic automobile, de
34% du CO2). Ce secteur est aussi celui qui développer les transports collectifs et les
montre la plus forte croissance (+ 23% entre modes de déplacement doux, encourager le
1990 et 2003). covoiturage, organiser le stationnement et
la voirie.
À terme, cette croissance des émissions
de gaz à effet de serre des transports, si Plébiscité par un nombre croissant de Français,
elle n’était pas maîtrisée, pourrait menacer le vélo se positionne progressivement en tant
l’atteinte de l’objectif de Kyoto, qui est de qu’alternative à la voiture individuelle dans
stabiliser entre 2008 et 2012, l’ensemble de les agglomérations françaises. Les enquêtes
nos émissions de GES, à leur niveau de 1990, menées auprès de la population le confir-
et handicaper ainsi les efforts sur la période ment. Considéré par les Français comme
suivante. une alternative crédible aux déplacements
motorisés, ses avantages environnementaux
Les transports émettent surtout du dioxyde sont unanimement mis en avant.
de carbone, provenant de la combustion des
carburants. Le transport routier de personnes Pourtant, le vélo est encore trop souvent
et de marchandises est le contributeur le perçu comme un objet de loisir et représente
plus important (92%) des émissions des généralement une faible part des déplace-
transports, suivi par le transport aérien et ments dans les villes françaises. Cela s’expli-
maritime. que par la présence de nombreux freins à sa
pratique, tels que la peur d’être renversé, la
Il est important de souligner que les voitures nécessité d’emmener plusieurs passagers ou
particulières à elles seules, et ce malgré des encore des distantes trop importantes à par-
progrès indéniables en matière de motorisa- courir pour se rendre à son lieu de travail.
tion, sont à l’origine de 60% des émissions
de gaz à effet de serre du mode routier. Les collectivités locales ont donc un rôle
Les émissions de GES fluorés émanant de majeur à jouer afin d’encourager la pratique
la climatisation des véhicules (+ 80% en du vélo. Cela passe par un développement
trois ans) constituent également un sujet des pistes cyclables, une offre de service
préoccupant. facilitant la pratique du vélo mais également
des campagnes d’information et de sensibili-
sation récurrentes.

52
Agir localement

A
Les itinéraires cyclables
fin d’encourager l’usage du vélo, la Des services encourageant
au 1er août 2006 : municipalité développe, depuis la l’utilisation du vélo
fin des années 80, les équipements Pour favoriser l’usage du vélo comme moyen
• Cheminements
piétons / cycles : 69,5 km et services destinés aux cyclistes, tout en de locomotion, le maire a lancé un appel
• Bandes cyclables menant régulièrement des campagnes de d’offre pour l’implantation, dès 2007, en
sur chaussée : 63,5 km sensibilisation en faveur de ce mode de centre ville, de 110 vélo-stations mettant à la
• Pistes cyclables
déplacement, respectueux de l’environne- disposition des Toulousains, en libre service,
en site propre : 39,5 km
• Trottoirs cyclables : 21,5 km ment et excellent pour la santé. 1200 bicyclettes. Dans un second temps,
• Fléchage : 12,5 km le maillage devrait s’étendre à toute la ville
• Couloirs bus autorisés Aujourd’hui, les résultats de l’enquête SMTC- avec un objectif prévisionnel de 253 stations
aux vélos : 10,5 km
Tisséo sur les déplacements des ménages de automatisées proposant 2400 vélos. D’ores
• Bandes cyclables
à contre sens : 8,0 km l’aire urbaine toulousaine confirment cette et déjà, les sociétés Movimento et Vinci
• Contre-allées : 6,0 km augmentation de l’utilisation du vélo. Le Park, en collaboration avec la municipalité et
nombre de déplacements à vélo par person- Tisséo-SMTC, proposent la location de 1 000
ne et par jour a augmenté de 50% (+ 47% vélos aux particuliers. Les locations peuvent
au centre ville et + 51% dans les quartiers) être effectuées dans l’une des trois vélo-sta-
entre 1996 et 2004. tions situées au Capitole, à la gare routière
Un agenda vélo pour les et au Port Saint Sauveur.
Toulousains
Ce guide, destiné à tous les Des outils et manifestations
cyclistes toulousains, réper- dédiés au vélo
torie les rendez-vous cyclistes La mairie de Toulouse propose une carte
majeurs, tels que les randon-
nées vélo ou le Fil Vert des 2
des itinéraires cyclables pour parcourir la
et 3 juin 2007, ainsi que les ville, ainsi qu’un guide de 3 promenades
principales actions (nouvelles thématiques pour découvrir Toulouse à vélo
pistes cyclables, implantation sous différents angles : « entre science et
de vélos stations…).
L’agenda Vélo de Toulouse
technique », « au cœur du patrimoine tou-
est disponible à l’accueil du lousain », « dans les jardins de Toulouse ».
Capitole, dans les mairies De plus, la municipalité et la Communauté
annexes de Toulouse et en d’Agglomération sont à l’initiative de diver-
téléchargement sur le site
www.toulouse.fr.
ses manifestations promouvant l’utilisation
Les aménagements urbains de la bicyclette. Ainsi, le Fil Vert, grande
pour les vélos randonnée dont la 14e édition s’est déroulée
La mairie de Toulouse investit annuellement cette année et organisée conjointement par
450 000 euros en faveur des aménagements la ville et le Grand Toulouse, ou encore la
cyclables. La Communauté d’Agglomération journée sans voiture qui se déroule tous les
du Grand Toulouse consacre quant à elle un premiers dimanches du mois en centre ville
budget annuel de 1 100 000 euros aux voies toulousain, permettent de découvrir les amé-
cyclables toulousaines. Ainsi, 232 km d’itiné- nagements cyclables. Enfin, dans le cadre du
raires cyclables existent déjà, avec un objectif plan de déplacements urbains, des projets de
pour les années à venir de 300 km. PDE (plan de déplacements entreprises) sont
à l’étude. La mairie de Toulouse établira son
L’aménagement de contresens cyclables sur propre PDE d’ici fin 2007.
certaines voies à sens unique et l’ouverture
aux cyclistes des couloirs de bus, favorisent
également l’usage du vélo en réduisant les
temps de trajets pour les cyclistes. Notons
par ailleurs, qu’à l’automne 2006, un audit
sur l’état du réseau cyclable a eu lieu pour
identifier les discontinuités cyclables, et les
défauts qualitatifs majeurs. Un programme
d’amélioration en découlera. Enfin, l’exis-
tence de 1900 arceaux d’accrochage rend le
stationnement des deux roues plus sûr.

53
Lancer un plan d’amélioration des
VÉLO
action

27 itinéraires cyclables (sécurité, continuité)


Objectif
Poursuivre la résorption des discontinuités majeures
2008

Budget prévisionnel : 450 000 € (budget annuel consacré aux aménagements cyclables)
Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction Circulation-transports
Partenaires : Association Vélo, Grand Toulouse
Indicateurs de suivi : Nombre de discontinuités et de points noirs résorbés
Cohérence du schéma directeur des itinéraires cyclables

L e développement de nouveaux itinéraires


vélo au sein de l’agglomération toulousaine
est le fruit d’une politique cyclable volontariste :
La sécurité routière à Toulouse
(publier un bilan tous les 2 ans)
mi 2006, 232 kilomètres d’itinéraires cyclables La mairie de Toulouse est chargée de l’aménagement et de l’entretien
étaient disponibles sur la ville. Avec une progres- des mille kilomètres de voirie communale empruntée chaque jour par
sion d’environ 15 kilomètres par an, l’objectif est des centaines de milliers de personnes. La diminution des accidents
d’atteindre les 300 kilomètres dans les années à corporels amorcée depuis 1999, ne s’est pas poursuivie en 2004. Les
venir. Pour mener à terme ces aménagements, raisons principales en sont l’augmentation du trafic sur Toulouse, la part
la ville consacre annuellement un budget de importante des accidents de moto/scooter ainsi que les facteurs alcool
450 000 €, en association avec la communauté et vitesse. La ville de Toulouse veut donc aller plus loin en renforçant ses
d’agglomération du Grand Toulouse qui investit efforts en matière de sécurité des aménagements de voirie par une mise
en adéquation du type de voie avec l’espace traversé, et de sensibilisation
chaque année 1 100 000 €.
de la population.
En terme d’aménagement de la voirie, le service Circulation-Transports

L ’aspect quantitatif (linéaire) du réseau cycla-


ble n’est cependant pas suffisant au dévelop-
pement de la pratique du vélo à Toulouse, les
de la ville de Toulouse étudie, avant toute intervention, l’accidentologie
sur le secteur concerné grâce à un logiciel (« Concerto »), qui est une base
de données statistiques et cartographiques des accidents corporels. Cette
aspects qualitatifs constituant un autre enjeu démarche lui permet donc de concevoir des infrastructures participant à
majeur de la politique cyclable de la ville. Ainsi, la sécurité de tous les usagers, et en particulier des piétons et cyclistes.
dans le cadre de son Agenda 21, la mairie de Une fois l’aménagement réalisé, un suivi est mis en place afin d’observer
Toulouse s’engage à réaliser un plan d’amélio- les conséquences du nouvel équipement sur la sécurité routière.
ration des itinéraires cyclables, en concertation En matière de prévention, des campagnes sont réalisées à l’attention de
tous les publics (Code de la rue), avec une priorité à la sensibilisation des
avec l’Association Vélo et en lien avec le Grand
jeunes : parents de jeunes enfants (information au sein des structures
Toulouse. Des améliorations porteront sur la Petite Enfance), enfants des écoles maternelles (valises « Super Piéton »)
résorption de discontinuités, la mise aux normes et primaires (valise pédagogique « Julien le Malin »), mais aussi des collé-
des aménagements les plus anciens (sécurité et giens et des lycéens (exposition itinérante « Sécuriroute »…)
confort) et la création de nouveaux itinéraires
sécurisés.

C e plan inclura notamment le développe-


ment des circulations vélo à contresens, dans
les rues à sens unique et les couloirs de bus le Détail de l’action
permettant. Ce type de voies améliore en effet
la lisibilité des itinéraires (souvent plus courts) et
leur sécurité, les contresens permettant souvent • 2006 : Diagnostic de l’existant
d’éviter de grands axes ou des « tourne-à-gau-
che » dangereux. • 2007-2008 : Résorption des discontinuités cycla-
bles

54
Déployer un système automatisé
VÉLO
action

28 de location de vélos (vélos stations)


Objectif
Déployer 110 vélo-stations en libre service sur le centre-ville, soit 1200 vélos
2008

Budget prévisionnel : Marché en cours


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction Circulation-transports
Indicateurs de suivi : Nombre de vélo-stations mises en place ; Nombre de vélos disponibles en libre-service

E n 2007, Toulouse devrait être dotée d’un


système de vélos-stations en libre service.
Ce système, adopté à Rennes, Lyon ou Oslo est
Réalisation d’un guide pratique du vélo à Toulouse

À l’occasion de la semaine de la mobilité 2006, la mairie a édité le premier


aussi en gestation à Marseille, Bordeaux et Paris. agenda Vélo de Toulouse, destiné à l’ensemble des cyclistes toulousains,
Il permet une grande liberté de déplacement, débutants ou chevronnés, adultes ou enfants.
évite les problèmes de stationnement et ce à des
coûts modiques : la première demi-heure d’utili- L’agenda Vélo répertorie les rendez-vous cyclistes majeurs de septembre
sation est gratuite, le tarif des heures suivantes 2006 à août 2007 ainsi que les principales actions. Bientôt, les itinéraires
est dégressif. cyclables toulousains, les projets de vélos stations dans le centre ville ou
les bus cyclistes n’auront plus de secrets pour les Toulousains.

L es vélo-stations seront équipées de bornes


automatiques qui permettront un règlement
avec des cartes de prépaiement ou bancaires. Il
L’agenda Vélo de Toulouse est disponible à l’accueil du Capitole, dans les
mairies annexes de Toulouse et en téléchargement sur le site
www.toulouse.fr.
suffira de s’identifier, de choisir son vélo, de le
décrocher, dans un délai de quelques secondes,
pour circuler à sa guise et ensuite ramener le
vélo, à une autre station, à proximité de la fin
de son parcours.

L e projet toulousain se divise en plusieurs


tranches. La première phase porte sur l’im-
plantation de 110 vélos-stations, dans le secteur
Détail de l’action
du centre-ville, offrant au total 1 200 vélos. Les
stations seront distantes de 200 à 300 mètres,
les unes des autres. À terme, le dispositif sera
étendu à l’échelle de la ville, avec un maillage
plus large. • 2006 : Lancement de l’appel d’offres
• 2007 : Mise en place de la 1ère tranche

C e système mettra à disposition des usagers,


des vélos robustes, 7 jours  /  7, dans des
emplacements stratégiques : stations de métro,
(vélo-stations dans l’hyper-centre)
• 2008 : Étude de déploiement des tranches
arrêts de bus, gare, sites touristiques, administra- suivantes (faubourgs et quartiers),
tifs ou culturels, et pôles générateurs de dépla- qui respecteront une logique
cements (universités, grandes entreprises, …). d’arborescence autour des réseaux
de transports en commun

55
III. PRÉSERVATION DE L’ENVIRONNEMENT
ET LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT
CLIMATIQUE
1. Quelle démarche de développement durable ?
e développement économi- occupants est l’un des objectifs prio- préservation de la biodiversité, ges-
que mondial, historiquement ritaires du développement durable. tion des ressources (eau, énergie…),
fondé sur l’utilisation de sources Devant l’urgence de la situation, organisation rationnelle des dépla-
d’énergie fossiles (charbon, la communauté internationale se cements, valorisation des déchets…
pétrole…), a entraîné des émissions mobilise : Programme des Nations Elles ont un rôle à jouer par la maî-
croissantes de « gaz à effet de serre Unies pour l’Environnement (PNUE), trise des impacts à l’échelle locale et
» et un accroissement des pollutions accords internationaux et conven- le renforcement d’une sensibilisa-
de l’air. Certains constats s’imposent tions de protection de l’environne- tion à l’environnement.
désormais à nous : les effets néfas- ment ou lutte contre le réchauffe- Depuis plusieurs années, la ville de
tes sur la santé et les écosystèmes ment climatique (Convention sur la Toulouse s’est engagée dans une
sont visibles sur le court terme (pics Biodiversité signée à Rio en 1992, démarche de protection de l’envi-
d’ozone, pluies acides…), tandis que ronnement et de préservation de
l’on perçoit déjà les conséquences
d’un réchauffement climatique Toulouse s’engage à : la qualité de l’air. Dans le cadre
de son Agenda 21, la ville sou-
généralisé (dérèglements environ-
nementaux, impacts sociaux et éco- « Préserver l’environnement haite aujourd’hui aller plus loin et
mobiliser les acteurs économiques et
nomiques).
Parallèlement, les écosystèmes natu-
et lutter contre le les habitants, pour faire évoluer les
modes de production et de consom-
rels se dégradent rapidement sous
la pression des activités humaines.
réchauffement climatique » mation. Chaque Toulousain, selon
son mode de vie, a une influence
La forte croissance démographique plus ou moins marquée sur l’envi-
mondiale, notamment dans les pays Protocole de Kyoto en 1997, Accord ronnement : au niveau local tout
du Sud, génère des prélèvements de Montréal en 2005…). Afin que les d’abord, avec par exemple les ques-
toujours plus importants de matières impacts négatifs de l’activité humai- tions relatives à la propreté urbaine
premières et d’énergie, alors que ne sur l’environnement soient mini- ou aux ressources en eau, et au
les stocks planétaires sont limités. misés, il importe de repenser nos niveau global également, avec le
Utiliser les ressources de façon rai- modes de production et de consom- réchauffement climatique, la qualité
sonnée (préservation du patrimoine mation dès aujourd’hui. de l’air, etc. L’information et la sen-
naturel, de la biodiversité…) devient Les collectivités locales détiennent sibilisation à l’environnement, à tous
donc une nécessité. de nombreuses compétences dans les âges, sont nécessaires à cette
La lutte contre ces phénomènes pré- le domaine de l’environnement : double prise de conscience.

2. Des enjeux concernant… La Participation


L’Environnement Le Social L’Économie citoyenne
• Protéger et valoriser le • Susciter une • Encourager les • Informer et sensibiliser
vivant et la biodiversité appropriation par tous démarches de Qualité tous les publics aux
des espaces naturels Environnementale dans gestes éco-citoyens
• Réduire la les entreprises (tri sélectif, économies
consommation d’eau à • Organiser des d’eau et d’énergie…)
tous les niveaux échanges de savoirs • Développer des
relatifs à la protection technologies propres • Mettre en place des
• Réduire à la source la de l’environnement lieux et structures de
production de déchets entre pays du Nord et réflexion et de débat
du Sud sur l’environnement
• Surveiller la qualité de
l’air
• Améliorer les dispositifs
d’économie d’énergie

56
Des enjeux liés, une vision transversale…

Préserver des ressources énergétiques non renouvelables,


Environnement
réduire les pollutions et les émissions de GES

Sensibiliser les Toulousains à leur consommation énergétique et


Social
à la limitation des gaspillages
p. 58 Énergie, air et climat
Raisonner en « coût global », en internalisant le plus possible
Économique les coûts externes liés à l’énergie
(santé publique, réchauffement climatique…)
Encourager les initiatives individuelles ou collectives en faveur
Citoyenneté
des économies d’énergie et des EnR

Environnement
Réduire les impacts des constructions et aménagements sur
la ressource en eau, adapter la qualité de l’eau employée
en fonction de l’usage
Social Sensibiliser les Toulousains à leur consommation en eau
p. 66 Eau (arrosage par exemple) et à la limitation des gaspillages

Économique Raisonner en « coût global », réduire les consommations d’eau et


stabiliser les coûts de fonctionnement des équipements municipaux

Citoyenneté
Sensibiliser les Toulousains par l’exemplarité

Préserver et valoriser le patrimoine naturel local et la biodiversité,


Environnement lutter contre les pollutions phytosanitaires

Renforcer l’accessibilité pour tous des espaces verts ou de nature,


Social mailler le territoire en jardins de proximité
p. 72 Patrimoine naturel Favoriser les activités de sports et loisirs, adapter les méthodes de
Économique production et d’entretien des espaces verts et optimiser les coûts
d’entretien
Sensibiliser les Toulousains à la gestion raisonnée des jardins,
Citoyenneté promouvoir la consommation de denrée alimentaires bio, locales,
de saison…

Réduire les gaspillages, préserver les ressources naturelles, réduire


Environnement
les impacts environnementaux générés sur l’ensemble du cycle de
p. 78 Déchets et vie des déchets
propreté urbaine Social Conserver un cadre de vie de qualité pour tous

Apporter des réponses techniques viables et pérennes à la


Économique
valorisation des déchets, soutenir des filières et des emplois

Citoyenneté Impliquer l’ensemble des habitants et services municipaux

Anticiper, prévenir et réduire les risques et nuisances, liés en


Environnement
particulier aux aménagements urbains

p. 86 Risques, nuisances Social


Préserver et améliorer la qualité de vie des Toulousains, protéger la
santé publique
et santé publique
Contribuer à l’attractivité de la ville, réduire les « externalités
Économique négatives » (ex. : lien entre pollution atmosphérique et santé
publique)

Citoyenneté Apporter une information claire et transparente aux habitants

57
7 ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
Les enjeux de développement durable

• Réduire les consommations d’énergie municipales


• Développer l’usage d’énergies renouvelables

Penser globalement

L
’énergie, au cœur des enjeux de
développement durable Des engagements internationaux…
Les ressources en énergies fossiles sont et français
limitées et leur consommation ne cesse Depuis les années 90, la communauté inter-
d’augmenter. Cette progression de la nationale se mobilise pour répondre aux
consommation d’énergies fossiles n’est pas alertes lancées, concernant l’émission des
viable à long terme. En effet l’épuisement gaz à effet de serre et leurs conséquences
programmé de ces ressources génère des sur le climat.
conflits internationaux et leur consommation • 1992 : Le Sommet de Rio a vu l’adoption
aggrave le phénomène d’effet de serre. par 189 pays de plusieurs conventions inter-
nationales, dont la Convention-cadre sur le
Qu’est-ce que l’effet de serre ? changement climatique. Entrée en vigueur
Phénomène physique naturel, l’effet de en mars 1994, celle-ci fixe un objectif non
serre est lié à la problématique de l’énergie contraignant : stabiliser les concentrations de
et des changements climatiques. Certains gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un
gaz comme le CO2 ou le méthane, pré- niveau qui limite les perturbations climatiques.
sents en petite quantité dans l’atmosphère, • 1997 : Suite à la prise de conscience inter-
retiennent une large part du rayonnement nationale initiée par le Sommet de Rio, le
solaire, permettant le maintien sur Terre Protocole de Kyoto a été signé en 1997 par
d’une température moyenne « vivable » 111 pays. Ce protocole donne aux pays indus-
d’environ 15°C. Or, les activités humaines trialisés des objectifs, juridiquement contrai-
ont amplifié ce phénomène entraînant gnants, de réduction de leurs émissions de
des émissions croissantes de ce type de gaz à effet de serre à l’horizon 2012, par rap-
gaz, appelés « gaz à effet de serre ». La port au niveau d’émissions de 1990. Ratifié
température à la surface du globe augmente par 141 pays, dont la Russie, le protocole de
ainsi rapidement et pourrait s’accroître de Kyoto est entré en vigueur en 2005.
5,8°C supplémentaires au XXIe siècle. Ce • 2005 : La Conférence de Montréal a
réchauffement risque à son tour d’entraîner réuni les représentants de 189 pays pour la
d’importantes modifications climatiques 11e Conférence des Nations Unies sur les
et de rendre plus fréquents et plus intenses Changements Climatiques. Les discussions
les phénomènes météorologiques extrêmes ont porté sur la collaboration entre les pays,
(tempêtes, inondations, canicules…). la mise en place du Protocole de Kyoto,
et les mesures à prendre au-delà de 2010,
échéance préalablement fixée par Kyoto.
Aux termes du Protocole de Kyoto, la France
s’est engagée à stabiliser, à l’horizon 2010,
ses émissions de gaz à effet de serre au
niveau de celles de 1990, et à les diviser par
4 à l’horizon 2050 (le « facteur 4 »). Afin
de respecter ses engagements, la France s’est
dotée en 2004 d’un plan d’action appelé
« Plan Climat ». Cet engagement se traduit
au plan local par l’incitation des collectivités
à réaliser leur propre Plan Climat territorial.
Au travers de leurs Agenda 21 locaux, les
collectivités sont également invitées à lutter
contre l’effet de serre.

58
Des horodateurs Agir localement

L
solaires…
es collectivités : acteurs essentiels
180 horodateurs, soit
près de 100% du parc de la lutte contre l’effet de serre
de la ville, fonctionnent Si les émissions de gaz à effet de
grâce à leur équipement serre dépendent de manière importante des
en panneaux solaires décisions de l’État, elles dépendent aussi
photovoltaïques.
Dans un souci de gestion d’autres niveaux de décision : autorités loca-
économe, le recours aux les, entreprises, consommateurs. Parmi ces
énergies renouvelables acteurs, les collectivités territoriales ont un
s’élargit donc aux petits rôle particulièrement important à jouer dans
équipements urbains.
les décisions d’équipement qu’elles prennent,
au titre du patrimoine qu’elles gèrent et du
fait des activités pour lesquelles elles assurent
une compétence de gestion. Les collectivi-
tés locales interviennent directement sur
plus de 12% des émissions nationales de
gaz à effet de serre.

L’eau de la Garonne est utilisée pour


produire de l’énergie électrique. La Régie
Municipale d’Électricité de Toulouse exploite
l’usine de production d’électricité de l’Ile du
Ramier. La ville contribue ainsi chaque année
à l’effort de production d’électricité « verte »,
participant de fait aux économies de com-
L’énergie à Toulouse bustibles fossiles ou nucléaires. La production
de cette électricité verte (39,8 GWh) couvre
• Production d’énergie
renouvelable : quasiment la consommation nécessaire à
192,7 GWh dont 159,9 l’éclairage public. La construction d’une
GWh de chaleur et 39,8 seconde centrale hydraulique est à l’étude
GWh d’électricité. actuellement, à l’amont de la séparation des
Cette production
électrique couvre une deux bras de la Garonne. Grâce à ce projet,
grande partie des besoins la production globale d’électricité « verte »
de la ville en éclairage à Toulouse serait augmentée de 15%, le
public. bras inférieur de la Garonne pourrait être
Concernant l’information réalimenté et un captage d’eau pourrait
sur l’énergie, le Grand alimenter le Cancéropôle.
Toulouse soutient le point
info-énergie de SOLAGRO, La qualité environnementale dans les
association d’information
sur l’énergie. constructions publiques
La production d’énergie propre à La ville de Toulouse souhaite encourager les
Toulouse constructions de Qualité Environnemen-
Depuis 1969, Toulouse produit de l’éner- tale (s’appuyant sur le référentiel HQE®) pour
gie thermique et électrique à l’usine les projets d’aménagement et de renouvelle-
d’incinération du Mirail. Un réseau de ment urbain à venir, ainsi que pour les équi-
chauffage urbain permet l’alimentation en pements publics. La Qualité Environnementale
eau chaude sanitaire et en chauffage de 10 consiste à maîtriser les impacts des construc-
000 logements, ainsi que des équipements tions sur l’environnement. Ainsi, ce mode
publics. La vapeur générée est utilisée par de construction garantit la réduction des
la blanchisserie des hôpitaux et l’électricité consommations d’énergie grâce, par exemple,
alimente les incinérateurs, le surplus étant à une isolation renforcée, l’exploitation des res-
vendu à EDF. Ce réseau de substitution aux sources renouvelables locales, des installations
chauffages individuels permet des économies énergétiques efficaces et peu polluantes…
d’énergie et une amélioration des impacts Des réalisations bioclimatiques pionnières ont
environnementaux. La chaleur et l’électricité été initiées au début des années 1980 par la
produites sont renouvelables et plus com- ville de Toulouse : le hangar des pépinières
pétitives économiquement que les autres de la ville, la bibliothèque de Serveyrolles, le
énergies. Dans le cadre du Grand Projet de vestiaire de Pech David, ainsi que 3 écoles.
Ville, Toulouse souhaite étendre l’impact du Un premier cadre fixant les orientations de la
réseau de chaleur. Toute nouvelle construc- ville en matière de Qualité Environnementale
tion aura désormais l’obligation d’y être des bâtiments pour les équipements publics a
raccordée. d’ores et déjà été établi.

59
Réduire les consommations énergétiques
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

29 des bâtiments municipaux


Objectif Publier en 2008 un diagnostic énergétique des bâtiments municipaux
2008 assorti d’un plan annuel de réduction des consommations

Budget prévisionnel : Propre à chaque opération


Pilotage : Jean-Daniel COTONAT (maire adjoint) / Direction Architecture
Partenaires : Concessionnaires EDF et Gaz de France, SETMI, ADEME…
Indicateur(s) de suivi : Consommations énergétiques et émissions de CO2 des bâtiments municipaux

L e programme de suivi énergétique des bâti-


ments municipaux de Toulouse poursuit l’ob-
jectif de contrôler et de réduire les consomma-
performants sont toujours privilégiés (pompes
à chaleur, chaudières à condensation haut-
rendement…) ;
tions d’énergie fossile de ses bâtiments.
• La limitation systématique d’installation de
climatiseurs, à l’exception de nécessités sanitaires
P ar ailleurs, outre les obligations légales
en terme de réglementation thermique
(application de la RT2005) pour les constructions
et sociales (ex. : crèches) ;
• Le recours à des systèmes performants de
neuves, la ville de Toulouse a actuellement ventilation (développement des puits canadiens,
plusieurs objectifs spécifiques pour son échangeurs de chaleur, surventilations nocturnes
patrimoine bâti : comme par exemple sur le site Valade) ;
• La gestion à distance des installations de
chauffage, qui permet un meilleur suivi et une
diminution des déplacements en milieu urbain ;
• L’isolation thermique des bâtiments, en
respectant une approche de haute qualité • L’amélioration de l’efficacité de l’éclairage
environnementale ; intérieur (suppression progressive des lampes
halogènes dans les bureaux et remplacement
• La réalisation d’audits énergétiques afin par des lampes fluo-compactes).
d’améliorer la performance des bâtiments
en détectant les dysfonctionnements et en Ces actions seront également couplées à la
optimisant leurs équipements (audit énergétique démarche dite «Display» visant à afficher les
actuel de 5 bâtiments gros consommateurs : performances énergétiques des bâtiments
Piscine Léo-Lagrange, Capitole, Valade, Parc des communaux et à en informer les usagers.
sports, Sang de Serp) ;
• L’optimisation des contrats EDF/GDF
(minimisation des puissances souscrites) ;
• La modernisation systématique et l’optimisation
des systèmes de régulation des installations
de chauffage : Les systèmes énergétiquement

Détail de l’action

• 2006-2008 : Actions en continu

60
Réduire les consommations
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

30 d’éclairage public
Objectif Stabiliser les consommations en matière d’éclairage public, tout en développant le
2008 nombre de points lumineux (+ 3%/an environ)

Budget prévisionnel : Budget constant


Pilotage : Jean DIEBOLD (maire adjoint) / Service Éclairage Public et Téléphones
Partenaires : Entreprises d’éclairage
Indicateur(s) de suivi : Consommation énergétique liée à l’éclairage ; nombre de points lumineux

L ’éclairage public représente 40 % de la factu-


re d’électricité de la commune de Toulouse.
Or, il est possible de s’éclairer mieux, en consom-
E nfin, la réalisation du « Plan Lumière » (voir
encadré) permet à la ville de Toulouse de
mettre en valeur le patrimoine, à coûts de fonc-
mant moins, et cela tout en développant le tionnement identiques voire inférieurs, grâce à
nombre de nouveaux points lumineux installés l’utilisation de diodes (LED) et autres dispositifs
chaque année suivant les opérations de voirie très faiblement consommateurs.
(200 à 400 nouveaux points par an). Ainsi, par exemple, le balisage lumineux de la
chaussée du Bazacle consomme moins qu’un fer

P our les installations neuves et les remplace-


ments planifiés des ballons fluorescents, la
ville de Toulouse s’engage à utiliser des appa-
à repasser !

Des illuminations de Noël plus économes !


reils ayant un rendement lumineux élevé. Le
Depuis 2005, dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique énergétique,
parc d’éclairage public de Toulouse est constitué la ville a décidé de remplacer progressivement les guirlandes conventionnelles,
de 64 000 foyers lumineux, dont un tiers reste à lampes classiques, par des guirlandes à diodes électroluminescentes (LED)
encore équipé de ballons fluorescents à faible beaucoup plus économiques en terme de consommation électrique.
rendement lumineux. L’engagement de la ville Chaque année, les économies d’énergie générées permettront à la ville d’installer
davantage de guirlandes. Ainsi, en 2005, les services municipaux ont pu installer
se traduit techniquement par :
16 km d’illuminations, contre 10 km en 2004, et près de 200 motifs.
• L’utilisation systématique de nouveaux dis- En 2006, la ville installera 3 km de guirlandes conventionnelles pour plus
de 200 kW consommés, et 17 km de guirlandes LED pour seulement 15 kW
positifs à haut rendements (>100 lumens/W) et
de consommations !
à durée de vie allongée, comme par exemple le Ces efforts d’embellissement de la ville et d’économies d’énergies se poursuivront
remplacement des ballons fluo par des lampes à bien sûr dans les prochaines années, avec un objectif de 0 km de guirlandes
sodium haute pression lors de toute opération de conventionnelles installées dès 2007. Toulouse n’utilisera ainsi plus guirlandes
rénovation (+10% à l’investissement, mais –25% classiques énergétivores !
de consommation) ;
• La mise en place de nouveaux réflecteurs, per-
mettant un meilleur éclairement au sol et limitant Détail de l’action
les pollutions lumineuses (éclairage vers le ciel).

L a ville de Toulouse s’engage également à


identifier des zones où la réduction de l’in-
tensité lumineuse est possible à certaines heures
• 2006-2007 : Poursuite du remplacement des
foyers lumineux équipés de ballons
fluorescents; remplacement des
de la nuit par réduction de tension, en vue de les guirlandes conventionnelles, à
équiper du matériel adéquat pour une réduction lampes classiques, par des
de la consommation électrique. L’innovation guirlandes à LED
consiste à associer une lampe performante à un
• 2007-2008 : Recherche de solutions techniques
appareillage électronique qui permet de baisser
pour la réduction de tension et la
la tension aux heures les plus creuses de la nuit,
baisse de consommation (10 sites
quand la circulation automobile est minime. En
test en 2007); test en situation de
effet, à partir du moment où la voirie est très
ces équipements sur 2 à 5 sites et
peu fréquentée, on peut réduire la puissance de
évaluation à la fin de l’année
près de 30%, sans que la vision et la sécurité ne
soient perturbées.

61
Réduire les consommations
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

31 du parc véhicule municipal


Objectif
Augmenter le % de véhicules propres dans la flotte municipale
2008

Pilotage : Louis GAUBERT (maire adjoint) / Service de la Voie Publique


Indicateur(s) de suivi : Consommation énergétique liée aux carburants et nombre de véhicules « propres »
au sein de la flotte municipale

A fin de limiter la pollution atmosphérique,


de lutter contre les nuisances et risques
dus aux transports et de réduire les émissions
de gaz à effet de serre, la ville de Toulouse
réalise un diagnostic de son parc véhicules qui
devrait permettre d’envisager le remplacement
progressif d’une partie de la flotte municipale
par des véhicules « propres ».

A u delà des bienfaits sanitaires et écologiques,


la mise en service de ces véhicules permettra
d’encourager l’industrie du véhicule propre et
de limiter les coûts (financiers et écologiques)
liés à l’achat de carburant.

L ’utilisation de véhicules propres ne doit


cependant pas compromettre l’exploitation
des véhicules dans des conditions normales, afin
de ne pas nuire à l’action des agents municipaux
(par exemple, le poids des véhicules électriques
en limite la charge utile).

Détail de l’action
• 2006-2007 : Étude sur les différents véhicules et carburants moins polluants

62
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

32 Développer le réseau de chaleur SETMI


Objectif
Rendre obligatoire le raccordement au réseau de chaleur des constructions du GPV
2008

Budget prévisionnel : 780 000 €


Pilotage : Annette Laigneau (conseiller délégué) / Centre de valorisation des déchets urbains
Indicateur(s) de suivi : Nombre de logements raccordés au réseau de chaleur

L e centre de valorisation des déchets urbains


de Toulouse - Mirail réceptionne les déchets
produits par les ménages toulousains, collectés
d’énergie et impose le raccordement au réseau
de chaleur de toutes les constructions nouvelles
ou réhabilitées engagées dans le cadre du Grand
dans les bacs gris. Depuis 1969, tous les déchets Projet de Ville du quartier du Mirail.
produits au quotidien sont ramassés puis regrou-
pés et incinérés dans l’usine située chemin de
Perpignan (à l’exception des déchets recyclables
qui suivent une filière différente depuis 2002).
C ’est une exigence de la collectivité imposée
aux promoteurs-constructeurs à travers les
actes de cession foncière, la ville prenant en
La ville de Toulouse, propriétaire des installa- charge le coût des travaux, inhérent au rac-
tions, en a confié l’exploitation à la Société d’Ex- cordement des immeubles au réseau de cha-
ploitation Thermique du Mirail (SETMI). leur urbain. Par ailleurs, dans les nouvelles
constructions, chaque appartement sera doté

U n chauffage urbain est constitué d’une


chaufferie, de sous-stations (points de livrai-
son de la chaleur ou de l’eau chaude dans chaque
d’un compteur individuel d’énergie qui don-
nera la possibilité à l’habitant de maîtriser
totalement sa consommation énergétique.
bâtiment) et d’un réseau. Le réseau est composé Enfin, toujours dans une logique de développe-
de deux canalisations. L’une assure le transport ment durable, la mairie s’engage aujourd’hui
de l’eau surchauffée depuis l’usine d’incinération en faveur d’une desserte énergétique du futur
vers les points de livraison, l’autre assure son Cancéropôle par une extension du réseau existant.
retour. À Toulouse, ce réseau est actuellement
long de 19 kilomètres. Ce réseau dessert des
L’usine d’incinération et l’environnement
immeubles des quartiers Bellefontaine, Reynerie
et Mirail et alimente en chauffage et eau chaude Le chauffage urbain alimenté par l’usine du Mirail pour les quartiers Bellefontaine-
sanitaire l’équivalent de 10 000 logements. De la Reynerie et Mirail est en adéquation avec la volonté de la ville de Toulouse de
s’inscrire dans une démarche de développement plus durable. La chaleur pro-
vapeur est également utilisée par la blanchisse- duite et maîtrisée est un élément majeur de la protection de l’environnement.
rie et la cuisine centrale du C.H.U. L’électricité Si les 10 000 logements n’étaient pas raccordés au réseau de chaleur, la pollution
produite par les turbines est utilisée en priorité supplémentaire serait de :
pour le fonctionnement des installations du cen- - 36200 tonnes de CO2/an - 18,2 tonnes de NOx/an
- 900 kg de poussières/an - 250 kg de SO2/an
tre de valorisation des déchets, le reliquat étant
vendu à EDF. Depuis 2003, L’ORAMIP (Observatoire Régional de l’Air en Midi Pyrénées) a mis en
Ce réseau évite notamment la production de place deux stations de mesures, équipées de dispositifs adaptés à la surveillance
des composés : ces stations, installées dans la direction prédominante des vents,
gaz à effet de serre, en se substituant aux modes mesurent en continu les paramètres : poussières, métaux, chlorures. D’autres
de chauffage individuels pour l’équivalent de 10 mesures sont également réalisées sur les paramètres : dioxyde de soufre et oxyde
000 logements et équipements publics. d’azote. Ponctuellement, des mesures sur les dioxines-furannes sont aussi effec-
La ville de Toulouse affirme aujourd’hui sa tuées par cet observatoire.
volonté de développer ce mode de production

Détail de l’action
• 2006 : Mise en place d’un nouveau traitement des rejets de SO2 ; amélioration du système de contrôle
des rejets aqueux et gazeux
• 2007 : Mise en place d’un système de refroidissement des eaux avant rejet au milieu naturel
• 2008 : Amélioration du traitement des eaux

63
Créer une nouvelle centrale
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

33 hydroélectrique (site de la Cavaletade)


Objectif Augmenter de 10 à 15% en moyenne la production d’électricité propre de la régie
2008 municipale d’électricité, et réalimenter le bras inférieur de la Garonne.

Budget prévisionnel : 5 M€, dont 3,7 M€ pour les ouvrages à la chaussée de la Cavaletade
(centrale hydroélectrique proprement dite et passes à poissons)
Pilotage : Bernard BOUSQUET (conseiller délégué) / Régie municipale d’électricité de Toulouse
Partenaires : Services de l’État
Indicateur(s) de suivi : Électricité propre produite annuellement (MWh)

L ‘hydroélectricité est une énergie propre car


elle n’est pas produite à partir de combusti-
bles fossiles émettant des gaz polluants et res-
tallation d’une passe à poissons, permettant le
déplacement des poissons migrateurs (saumons,
aloses, lamproies…).
ponsables du réchauffement climatique.

L’usine hydroélectrique du Ramier fonctionne


depuis le début du XXe siècle. Avec ses 8 turbi-
L es études et travaux de construction dure-
ront environ deux ans à partir de la date
d’octroi de la nouvelle concession par les servi-
nes, elle produit en moyenne 25 GWh d’électri- ces de l’État (demande en cours d’instruction).
cité « propre » par an.

À l’horizon 2008, le projet de construc-


tion d’une seconde centrale hydraulique
d’1 MW, en amont de la séparation des deux
bras de la Garonne (lieu dit « la Cavaletade »),
représente une réelle avancée en matière de
développement durable dans deux domaines :

• Énergie : avec une production envisagée d’en-


viron 7 GWh, la production globale d’énergie
hydroélectrique à Toulouse sera globalement
augmentée de 10 à 15% en moyenne (équiva-
lents à la consommation annuelle en électricité
d’environ 1 500 foyers supplémentaires…) ;

• Vie aquatique : la mise en place des aména-


gements de la Cavaletade permettra la ré-ali-
mentation du bras inférieur de la Garonne, afin
de lui rendre la même qualité d’eau que le bras
supérieur. Ces aménagements intégreront l’ins-

Détail de l’action
• 2006 : Demande d’octroi de la nouvelle concession (en cours d’instruction)
• 2007-2008 : Études et travaux de construction :
- réaménagements de l’usine hydroélectrique existante pour améliorer la circulation des poissons
- construction d’ouvrages de circulation pour les poissons à la chaussée de la Cavaletade
- construction d’une centrale hydroélectrique d’1 MW à la Cavaletade

64
Des dispositifs solaires/géothermiques
ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT
action

34 pour les nouveaux équipements municipaux


Objectif
Étude énergétique « EnR » sur 100% des nouveaux équipements municipaux
2008

Pilotage : Jean-Daniel COTONAT (maire adjoint) / Direction de l’ Architecture


Partenaires : Région Midi-Pyrénées et ADEME (programme PRELUDDE)
Indicateur(s) de suivi : % de nouveaux équipements municipaux ayant fait l’objet d’une étude « EnR »
Surface des panneaux solaires installés

D ans le cadre de sa politique de construction


de qualité environnementale, la ville de
Toulouse s’engage à étudier systématiquement
Dans la plupart des situations, c’est la combinai-
son « maîtrise des consommations énergétiques
(isolation et ventilation principalement) + éner-
l’intégration de systèmes énergétiques renou- gies classiques + énergies renouvelables » qui
velables (solaires thermiques, photovoltaïques, s’avère être la solution la plus pertinente d’un
géothermiques…) dans ses projets de construc- point de vue technique et économique.
tion et de rénovation de bâtiments.
Communication sur le thème de l’énergie et du climat
L’accent sera mis tout particulièrement sur le
Les ressources en énergies fossiles sont limitées (les réserves mondiales sont
recours à des dispositifs solaires thermiques estimées à une cinquantaine d’années en moyenne), et leur consommation ne
pour le préchauffage de l’eau chaude sanitaire cesse d’augmenter, principalement sous l’effet de la croissance démographique
(écoles, vestiaires…). et économique mondiale. Or, cette progression de la consommation d’énergies
fossiles n’est pas viable à long terme.

I
Des campagnes de sensibilisation aux économies d’énergie seront organisées de
l est à noter que l’utilisation des énergies manière récurrente à compter de 2007, et ce par l’intermédiaire de l’ensemble des
renouvelables ne doit pas être envisagée de supports d’information municipaux.
façon exclusive.

Détail de l’action
• 2006-2008 : Installation de panneaux solaires thermiques (eau chaude) pour :
- bâtiment Muséum du parc de la Maourine
- groupe scolaire Moulis Croix Bénite
- crèche des Trois Cocus
- crèche et école primaire de Pouvourville

• 2008 : Étude systématique de solutions énergétiques renouvelables

65
8 EAU

Les enjeux de développement durable

• Réduire les consommations d’eau à tous les niveaux


• Collecter et valoriser les eaux pluviales

Penser globalement

L
es engagements de Rio • développer une concertation et la partici-
Au cours du 20e siècle, la consommation pation des diverses catégories d’usagers,
d’eau dans le monde a été multipliée • mettre en place des mesures d’incitation
par sept, alors que cette ressource a dans le (principe du pollueur-payeur ou de l’usager-
même temps considérablement diminué. Les payeur),
réserves mondiales d’eau douce sont en effet • reconnaître un territoire adapté à la
limitées. En 1950, on estimait ces réserves à gestion des ressources en eau : le bassin
17 000 m³ par an et par personne, alors que hydrographique.
les prévisions pour 2025 envisagent 4 800m³
par an et par personne. La France est découpée en 6 grands bassins
depuis la loi fondatrice de la politique
Les enjeux de développement durable sont de l’eau (1964) : Artois-Picardie, Seine-
d’assurer un accès à l’eau pour tous, de réduire Normandie, Rhin-Meuse, Loire-Bretagne,
les pollutions qui touchent cette ressource Rhône-Méditerranée-Corse, et enfin Adour-
naturelle essentielle, d’informer et de faire Garonne, autour de la ville de Toulouse.
participer tous les publics à l’élaboration et à Ce découpage permet de mener une
La loi sur l’eau
l’application des politiques de l’eau ou encore politique de l’eau à l’échelle du bassin
d’instaurer des coopérations internationales hydrographique. Une fois les grandes Selon la loi
du 3 janvier 1992 :
et des partages de savoirs et de techniques. orientations de la politique de l’eau définies « L’eau fait partie du
à l’échelle du bassin hydrographique, les patrimoine commun de
La politique européenne de l’eau : compétences en matière de gestion de l’eau la nation. Sa protection,
la directive cadre reviennent à la commune. sa mise en valeur et le
développement de la
L’Union Européenne a adopté, le 23 octobre ressource utilisable,
2000, une directive établissant le cadre d’une Après deux ans de consultations et de débats dans le respect des
politique communautaire ambitieuse. publics, la Loi sur l’eau et les milieux équilibres naturels, sont
Un objectif de résultat est fixé : parvenir au aquatiques a été adoptée en mai 2005. d’intérêt général ».
bon état des eaux d’ici 2015. Depuis 1975, Elle vise à confier des moyens d’action aux
une trentaine de directives ou décisions acteurs de l’eau afin d’atteindre d’ici 2015
communautaires ont été adoptées pour lutter l’objectif de « bon état écologique » fixé par
contre les rejets de substances dangereuses la directive européenne.
dans l’environnement, et pour définir des
normes de qualité. L’eau, un bien géré par les communes
Les communes ont la responsabilité de la
L’objet de la nouvelle directive est d’établir fourniture d’eau en quantité suffisante et
un cadre plus général pour protéger avec la qualité requise. Elles doivent donc
les eaux continentales, souterraines et s’assurer des sources d’approvisionnement,
côtières, et les milieux aquatiques. dans un souci de gestion durable et
d’économie de la ressource. Elles veillent
La politique française de l’eau à la qualité du traitement de l’eau pour
Actuellement, la politique française de l’eau la rendre potable et à son système de
repose sur 4 principes : distribution. Après usages, elles ont la
• élaborer une approche globale, intégrant responsabilité de l’assainissement, c’est-à-
les équilibres physiques, chimiques et dire de la collecte et de l’épuration des eaux
biologiques des écosystèmes, usées avant leur rejet dans le milieu naturel.

66
Le forum mondial de l’eau
Le 4e Forum Mondial de l’Eau a
Agir localement
eu lieu en mars 2006 à Mexico.

L
Organisé tous les 3 ans par
le Conseil Mondial de l’Eau, il ’eau potable à Toulouse : un décennale, sur une surface imperméabilisée
réunit l’ensemble des acteurs potentiel important, une qualité équivalente au tiers de l’unité foncière
impliqués dans le domaine de excellente aménagée). Ces modes alternatifs de gestion
l’eau et de l’assainissement.
Il constitue une occasion
En 1990, le service des eaux a été délégué à des eaux pluviales permettent ensuite de
unique de partager la Compagnie Générale des Eaux (CGE), qui réutiliser les eaux de pluie pour l’arrosage
expériences et réflexions assure désormais la collecte, le traitement et la réalimentation des nappes alluviales.
afin d’influencer les politiques de l’eau, son stockage et sa distribution. La
de l’eau.
ville reste propriétaire des infrastructures et L’assainissement :
Le message porté par la France responsable de la politique de distribution. des améliorations constantes
est le suivant:
L’assainissement est une compétence
• au niveau local : un accès Le potentiel d’approvisionnement en eau transférée à l’agglomération, et ce service
à l’eau et à l’assainissement de Toulouse repose essentiellement sur est lui aussi concédé depuis 1990 à la
pour tous,
• au niveau des bassins
la Garonne. Toulouse dispose également Compagnie Générale des Eaux.
hydrographiques : de plusieurs canaux interconnectés (canal
une gestion participative Latéral à la Garonne, canal du Midi, canal Les zones d’assainissement collectif sont
des ressources, de Saint Martory), essentiellement utilisés à desservies par un réseau de collecte des eaux
• au niveau international :
le doublement de l’aide au
des fins d’irrigation agricole. Sa qualité est usées séparé de celui des eaux de pluie. Ce
développement. par ailleurs excellente, comme en attestent réseau dirige les eaux usées essentiellement
les analyses. vers la station d’épuration de Ginestous
Pour la sécurité de son approvisionnement, qui traite 90% de la pollution avant de
Toulouse a mis en place des stations rejeter les eaux traitées dans la Garonne.
d’observation et d’alerte de la qualité Le programme Ginestous 2004 permettra
de l’eau brute, et, en 2004, une prise d’accroître la capacité de traitement des
d’eau supplémentaire sur l’Ariège, afin de eaux usées (de 125 à 165 000 m³ par
pallier une éventuelle pollution. Les eaux jour), de diminuer les rejets d’azote dans la
souterraines constituent également une Garonne (nouveau seuil de 0,8 tonnes), et
ressource alternative permanente, de d’augmenter la production de boues (20 000
bonne qualité et économique. tonnes par an au lieu de 13 400).

Les eaux pluviales : Pour le traitement des boues, le choix a été


une alternative au « tout réseau » fait d’une solution multi-filières, associant
Le réseau d’eaux pluviales est géré depuis recyclage agricole des boues (compost,
2001 par la communauté d’agglomération granulés séchés), et filière d’incinération. Une
du Grand Toulouse, et son exploitation est unité d’élimination des boues par oxydation
confiée à la Compagnie Générale des Eaux. en voie humide est également en cours
d’expérimentation. Afin de lutter contre les
La ville de Toulouse met en œuvre depuis les nuisances olfactives liées à la station, les
années 1990 des modes alternatifs de gestion bassins d’activité biologique sont désormais
des eaux de pluie, permettant d’éviter un couverts, des unités de désodorisation
renvoi systématique et massif au réseau physico-chimiques ont été mises en place,
pluvial. Le Plan Local d’Urbanisme impose ainsi qu’un système de destruction thermique
Les chiffres de par ailleurs la réduction des débits pluviaux des odeurs dans l’usine d’incinération des
l’eau à Toulouse rejetés (ruissellement maximal d’une pluie boues et des graisses.
L’eau potable :
l 35 millions de m3 d’eau distri-
bués chaque année
l 63% de la consommation est
domestique
l moyenne de 152 litres/jour/
habitant
l 1300 km de réseau de cana-
lisation
l moins de 12% de perte lors
de la distribution
l environ 2,95 euros le m3 d’eau

L’eau pluviale :
l près de 600 km de canali-
sation

L’assainissement :
l 1100 km de réseau de collecte
des eaux usées
l 90% des clients d’eau potable
raccordés
l 90% des eaux usées traitées
à Ginestous

67
Développer les dispositifs d’économie
EAU
action

35 d’eau dans les bâtiments publics


Objectif
Équiper 100 % des nouveaux bâtiments municipaux de dispositifs d’économie d’eau
2008

Budget prévisionnel : 30€/chasse d’eau ; 10€/mousseur-réducteur de robinet ; 15€/réducteur de pression


Pilotage : Jean-Daniel COTONAT (maire adjoint) / Direction de l’Architecture
Indicateur(s) de suivi : % d’équipements publics bénéficiant de dispositifs d’économie d’eau

L ‘eau est une ressource naturelle limitée,


nécessaire à la vie et aux systèmes écologiques,
essentielle pour le développement économique
• mitigeurs, qui limitent le temps de recherche
de la bonne température de l’eau et génèrent
une économie de 10%,
et social, et indispensable pour de nombreux • chasses d’eau dissymétriques (dites aussi «à
usages (espaces verts, usages domestiques, double commande»), dont le double réservoir
équilibres des systèmes écologiques…). de 3 et 6 litres diminue considérablement
l’utilisation d’eau et économise plusieurs
La ville de Toulouse privilégie ainsi la pose dizaines de m3 par an et par chasse,
d’équipements économes en eau dans ses • pommes de douche à faible débit, réduisant
bâtiments, en matière de robinetterie et de le flux de 16 litres à 9 litres par minute avec une
chasses d’eau. puissance de jet suffisante.
L’accent est particulièrement porté sur les
équipements sportifs et scolaires.
Créer chaque année de nouveaux terrains de sport synthétiques

L a plupart des équipements et solutions


d’économies d’eau pour les bâtiments ont
un coût assez modeste au regard du retour sur
Dans le cadre de la création et du renouvellement des terrains de
sport, certains gazons naturels sont remplacés par des revêtements
synthétiques.
investissement généré par les économies d’eau.
L’objectif est de limiter à la fois la consommation d’eau, d’engrais et de
produits phytosanitaires tout en réduisant en parallèle les temps de tonte.
Il s’agit de :
• réducteurs de pression, pour éviter des Tout en garantissant des conditions de jeu optimales par tous les temps,
pressions de distribution trop fortes et donc des l’utilisation de ces terrains est possible de 8h00 du matin à 22h00, 7j/7j
(les autres terrains en herbe naturelle étant limités à une utilisation de
surconsommations,
15 heures par semaine).
• mousseurs au bout des robinets, permettant
Les usagers particuliers, les clubs et les scolaires pourront ainsi disposer
de limiter les débits, d’un calendrier plus vaste pour organiser entraînements et compétitions,
• robinets à boutons-pressoirs ou temporisés, auparavant impossibles dans certaines conditions (chaleur, fortes
qui évitent le phénomène du filet d’eau qui pluies…).
coule en permanence,

Détail de l’action
• 2006-2007 : Mise en place systématique de
dispositifs économes en eau dans les bâtiments neufs
(ex. : chasses d’eau à double commande)
• 2007-2008 : Remplacement des chasses d’eau des sanitaires existants
Mise en place de récupérateurs d’eau de pluie pour l’arrosage lorsque l’étendue d’espace
vert le justifie.

68
Prendre en compte le cycle de l’eau
EAU
action

36 dans les opérations d’urbanisme


Objectif Adopter une démarche de qualité environnementale dans 100% des opérations
2008 d’urbanisme publiques

Budget prévisionnel : Expertises externes ponctuelles 85 000 € (Malepère, Maurice Croix Bénite, Marcaissonne, Cartoucherie…)
+ études internes intégrées dans le fonctionnement du service
Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaire : Grand Toulouse
Indicateur(s) de suivi : % d’études sur le cycle de l’eau menées sur les nouveaux bâtiment municipaux

D ès 1940, Toulouse a fait le choix de collecter


séparément les eaux usées et les eaux pluvia-
les qui sont dirigées directement vers la Garonne
d’épuration dans un filtre à roseaux et enfin,
d’alimentation d’un vaste plan d’agrément qui
structure le parc public, a été mis en œuvre. Ce
grâce à près de 600 km de canalisation. Le réseau plan d’eau sert de réserve d’eau de pluie pour
d’eaux pluviales est géré depuis janvier 2000 l’arrosage de l’ensemble des espaces verts du
par la Communauté d’Agglomération du Grand parc, avec un système de trop-plein, en bout de
Toulouse et son exploitation a été confiée à la chaîne, qui se déverse dans l’étang.
Compagnie Générale des Eaux. Toulouse a expé-
rimenté, depuis les années 1990, une alternative
au « tout réseau », au travers des techniques
L ’enjeu actuel est de généraliser les opérations
menées sur les secteurs pilotes, en priorité
dans les zones où les sols sont aptes à l’infil-
d’assainissement pluvial basées sur la rétention
tration, pour limiter les impacts des opérations
et l’infiltration sur site des eaux de pluie, et inté-
d’urbanisme au profit de la « ré-alimentation »
grées aux aménagements paysagers.
de la nappe phréatique. Du point de vue de la

T rès tôt ont été introduites des contraintes


quantitatives sur le rejet des eaux pluvia-
les, au travers des cahiers des charges pour les
qualité des eaux pluviales rejetées dans le milieu
naturel, on observe une nette amélioration
des rejets en plomb suite à la généralisation
constructeurs et aménageurs (1989). À la fin de l’essence sans plomb et au contrôle systé-
de l’année 2000, le Plan d’Occupation des Sols matique des raccordements au réseau d’eaux
imposait la réduction des débits pluviaux reje- usées. Une réflexion de fond doit être engagée
tés, au travers d’une règle limitant ce débit au pour mettre en œuvre et gérer des systèmes
ruissellement maximum d’une pluie décennale, de dépollution des eaux pluviales à la source
sur une surface imperméabilisée équivalente au (essentiellement par décantation, les matières
tiers de l’unité foncière aménagée. en suspension concentrant la plus grande partie
de la pollution).
D epuis, dans certains quartiers nouvellement
créés, comme Borderouge, la gestion des
eaux pluviales est essentiellement traitée grâce D ’autres stratégies de gestion des eaux plu-
viales seront étudiées dans les années à
aux techniques alternatives à la parcelle (tran- venir, comme par exemple la réutilisation des
chées, bassins et fossés d’infiltration ou de eaux pluviales pour réduire les consommations
rétention, noues,…) avec un « rejet zéro » ou en eau potable (arrosage, nettoyage), à l’échelle
réduit au minimum. Un système de récupéra- d’une parcelle ou d’une opération d’urbanisme.
tion et de stockage dans un bassin tampon, puis

Détail de l’action
• 2006 : Démarrage du suivi de la nappe pour connaître la faisabilité d’un système d’infiltration des eaux
• 2006-2007 : Publication d’un guide des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales, par le
Grand Toulouse
• 2007-2008 : Les ZAC Malepère et Cartoucherie sont des opérations pour lesquelles des systèmes de
gestion alternative des eaux de pluie seront mis en place

69
Améliorer la connaissance du sous-sol
EAU
action

37 Projet « BISMUTH »
Objectif
Améliorer le suivi de la nappe, aussi bien d’un point de vue quantitatif que qualitatif
2008

Budget prévisionnel : 177 000 €


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaire : BRGM
Indicateur(s) de suivi : Nombre de sondages intégrés dans le modèle ; nombre de puits suivis en piézométrie

L a ville de Toulouse doit gérer l’impact sur


le sol et le sous-sol des travaux aériens ou
souterrains effectués sur son territoire. Ainsi,
L a réalisation du projet BISMUTH devrait
donc permettre une meilleure connaissance
et donc une gestion durable de la ressource
en octobre 2003, la ville de Toulouse et le en eau de la ville de Toulouse et une prise en
BRGM, ont convenu de lancer la mise en place compte de cette ressource dans la réalisation de
de la Banque d’Information sur le sous-sol projets d’urbanisme notamment. Par ailleurs,
en Milieu Urbain de Toulouse géologique et une évaluation du potentiel géothermique,
Hydrogéologique (BISMUTH), afin de disposer réalisée dans le cadre de ce projet, permettra
en amont de toute décision d’aménagement, d’envisager la mobilisation de cette ressource
d’une information géologique immédiatement énergétique naturelle dans le cadre de nouvel-
accessible et directement exploitable. les opérations d’urbanisme ou de la réalisation
de bâtiments municipaux.

L ’objectif principal du projet est de créer une


base de données unique à partir des infor-
mations contenues dans la Banque des données Systématiser l’étude de solutions de récupération des eaux pluviales
du BRGM ou acquises à l’occasion des chantiers pour les nouveaux bâtiments municipaux
sous maîtrise d’ouvrage de la ville de Toulouse Dans le cadre de sa démarche globale de qualité environnementale des
(ZAC Malepère). Le second objectif est de réali- bâtiments, la ville de Toulouse s’engage à étudier systématiquement la
ser des modélisations géologiques et hydrogéo- possibilité d’intégrer aux nouveaux projets d’équipements publics des
logiques 3D à partir des informations verticales solutions de collecte des eaux pluviales.
validées (sondages…) et de la mise en place Cette récupération d’eau peut avoir lieu sur les toits des bâtiments,
d’un réseau de suivi des eaux souterraines. Ce afin de l’utiliser pour des usages ne nécessitant pas une qualité d’eau
« potable » (principalement l’arrosage des jardins et le nettoyage des
sont au total quelques 3000 sondages qui ont
sols), et également de contribuer à une gestion de la pluie au niveau de la
été sélectionnés et interprétés pour constituer parcelle, ce qui constitue un enjeu majeur des années à venir pour lutter
ce réseau parmi 8000 ouvrages des archives de contre les effets néfastes du ruissellement urbain.
la ville de Toulouse et du BRGM. Ces sondages
ont été sélectionnés suivant leur profondeur, La mise en place de récupérateurs d’eau de pluie (cuves enterrées + filtre
leur localisation et leur intérêt. Ils ont été col- + pompe) sera envisagée en particulier lorsque l’étendue d’espace vert
lectés sur une surface urbaine de 118,5 km2. De de l’équipement public le justifiera. Le coût d’un tel système avoisine les
plus, le niveau de la nappe de 54 puits est suivi 20 000 €, pour un volume de stockage de 12 m3.
régulièrement sur le domaine public, dans des
entreprises et chez des particuliers.
Détail de l’action
• 2006 : Amélioration des modélisations existantes et de la qualité du réseau piézométrique / suivi
du niveau de la nappe de 54 puits
• 2006-2007 : Étude du potentiel géothermique de Toulouse
Réflexion sur les usages de la géothermie au regard du potentiel de la commune
• 2007-2008 : Suivi du niveau de la nappe de 100 puits; premières réflexions et analyses de la qualité
des eaux souterraines de la commune sur 20 puits

70
9
La biodiversité et le

PATRIMOINE NATUREL patrimoine de demain


Le terme de biodiversité
désigne la diversité des
organismes, terrestres et
aquatiques, ainsi que les
complexes écologiques dont
ils font partie.
Les enjeux de développement durable Cela comprend la diversité :
• au sein de chaque espèce
• Développer et aménager les espaces verts publics (intraspécifique),
• Protéger et valoriser le vivant et la biodiversité • entre espèces
(interspécifique),
• des écosystèmes.

Bien que la disparition

Penser globalement d’espèces soit un


mécanisme naturel,
on assiste depuis
quelques décennies à

L
es engagements de Rio Les collectivités locales : protéger la une accélération de ce
phénomène sous la pression
La Déclaration de Rio affirme que nature dans la ville des activités humaines.
l’objectif premier du développement Pour protéger, préserver et mettre en
durable est de ne pas hypothéquer les possi- valeur le patrimoine naturel, l’échelle la
bilités de développement ni l’environnement plus appropriée est celle des territoires.
des générations présentes et futures. Cela C’est en effet à ce niveau que se décident
passe par une utilisation raisonnée des les usages et les pratiques de gestion des
ressources, la protection et la préserva- espaces verts, le déploiement des espaces
tion des espaces naturels, des espèces ani- urbains, l’entretien des espaces naturels
males et végétales. sensibles… Les collectivités peuvent donc
contribuer à maîtriser les impacts à l’échelle
En réaction, a été adoptée à Rio, en 1992, locale sur l’environnement, et permettre une
la Convention sur la Biodiversité. Cette meilleure connaissance des milieux naturels
convention fixe 3 objectifs : conserver les locaux. L’autorité locale, en étant au plus
diverses formes de vie, ne pas mettre en péril près des problèmes environnementaux, a
les capacités de renouvellement des milieux donc un rôle essentiel à jouer pour faire
naturels, assurer l’accès aux ressources et évoluer les habitudes de vie et protéger
un juste partage des bénéfices découlant de l’environnement.
leur utilisation.

Des enjeux de développement durable


Pour le développement économique,
l’utilisation du patrimoine naturel est fon-
damentale : purification et régulation des
eaux, contrôle de l’érosion, assimilation des
déchets, recyclage des nutriments et du
carbone, organismes contenant des princi-
pes actifs exploités par la médecine… Les
usages sont multiples et on estime les biens
et services fournis par les écosystèmes à 26
000 milliards d’euros par an, soit deux fois la
valeur annuelle de la production humaine.
De plus, la qualité et la beauté des paysages,
les aménités liées à l’environnement et
aux espaces naturels, la préservation du
patrimoine, sont déterminants pour la qualité
de vie des populations. Ils renvoient à des
valeurs symboliques, culturelles et sociales
qui constituent l’identité d’un territoire.
Préserver la diversité et les ressources
naturelles, protéger les milieux sensibles et
les espaces remarquables, bien gérer ces
espaces et ces ressources sont donc des
enjeux majeurs du développement durable.

72
Un Réseau Vert
pour mailler le ter-
ritoire urbain
Agir localement

L
Dans le cadre du Plan Vert,
adopté dès 1993, le principe a Garonne, élément structurant du ville représentent quant à eux un patrimoine
d’un réseau vert a été retenu à
Toulouse. territoire naturel de 450 hectares.
Longue de 580 kilomètres, la Garonne
Il a 4 finalités :
l valoriser les paysages et
forme un axe qui structure le territoire tou- Concernant l’entretien des espaces verts,
embellir la ville lousain et lui confère son identité. Avec la il est possible de se diriger vers une gestion
l aérer le tissu urbain des présence de nombreuses espèces végétales, plus durable, en restreignant le recours aux
quartiers
l aménager de nouveaux espa- de poissons et d’oiseaux, l’écosystème de produits chimiques, en diminuant l’entre-
ces verts la Garonne constitue un patrimoine naturel tien et en évitant le recours à l’intervention
l veiller aux équilibres naturels
riche. Le corridor écologique qu’elle forme humaine. Des mesures de ce type permet-
Le Réseau Vert a pour ambition est préservé jusqu’au cœur de l’aggloméra- tent de favoriser la biodiversité et de réduire
d’offrir aux habitants de l’ag-
glomération des entrées sur un
tion (passes à poissons, levée des obstacles à les dépenses d’entretien.
espace largement préservé. Ce la migration…).
réseau propose en pleine ville La sensibilisation à l’environnement
des itinéraires naturels à
parcourir à pieds ou à vélo, en La protection de la biodiversité La municipalité a engagé plusieurs actions
longeant les cours d’eau. Les espaces verts naturels de Toulouse visant à sensibiliser le public aux ques-
bénéficient d’un climat favorable et sont tions environnementales. Une commission
portés par le réseau hydrographique consti- extra-municipale de l’environnement a
tué de la Garonne et des cours d’eau qui la été instaurée, et le nouveau Muséum d’His-
jouxtent. Les milieux aquatiques (lacs de la toire Naturelle sera dédié aux relations
Ramée, de la Reynerie, de la Maourine, etc.) Homme / nature / environnement. De plus,
sont d’autres éléments importants du patri- un Tableau de Bord Environnement télé-
moine naturel toulousain. Ces paysages abri- chargeable sur le site de la mairie (www.
tent une faune et une flore abondantes toulouse.fr) présente 50 indicateurs, actuali-
et variées. La protection de ce patrimoine sés chaque année. Des opérations de sensi-
est fondamentale. bilisation à l’environnement sont par ailleurs
menées auprès des jeunes, dans le cadre
À Toulouse, les inventaires biologiques des centres de loisirs et de vacances, mais
et les dispositifs de protection mis en également par le biais du Conseil Municipal
place sont principalement situés le long de des Enfants. Enfin, un Agenda 21 Scolaire,
la Garonne. Le Plan local d’urbanisme qui accordera une large place aux thémati-
(PLU) a classé 560 hectares d’espaces boisés ques environnementales, est en cours de réa-
et encourage les aménagements urbains lisation au sein de 2 établissements pilotes.
respectueux de l’environnement, tels que
l’espace de nature de la Maourine. Toulouse
compte également 7 Zones Naturelles d’In-
térêt Écologique, Faunistique et Floristique
(ZNIEFF) répertoriées par le Ministère de
l’Environnement. La zone de Palayre a de
surcroît été inventoriée comme Zone d’Im-
portance Communautaire pour les Oiseaux
(ZICO). Enfin, 4 arrêtés préfectoraux de
protection de biotope assurent la pro-
tection de l’habitat d’espèces remarquables
d’oiseaux et de poissons migrateurs.

La gestion des espaces verts


En 1970, Toulouse ne comptait qu’une
quarantaine d’hectares de parcs, jardins et
promenades, principalement sous la forme
de vastes zones vertes. De petits espaces
verts de proximité ont été développés en
complément, et, aujourd’hui, ce sont plus
de 1000 hectares qui couvrent la ville. Dans
les années à venir, 4 nouveaux espaces de
nature viendront s’y ajouter (Ile du ramier,
Gabardie, Marcaissone et Garonne). Il exis-
te également à Toulouse quelques jardins
ouvriers ou familiaux. Le Domaine de Candie
(régie agricole) et les parcelles cultivées par la

73
Planter chaque année
PATRIMOINE NATUREL
action

38 5000 nouveaux arbres hors remplacements


Objectif
Planter 5000 nouveaux arbres par an hors remplacements
2008

Budget prévisionnel : 100 000 €/ an


Pilotage : Anne MAURIES (conseiller délégué) / Direction des Jardin & Espaces verts
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’arbres plantés chaque année / nombre d’essences différentes

L a mairie de Toulouse dispose d’un patrimoine


de 175 000 arbres dans ses parcs, jardins, éco-
les, dont 22 500 sur les bords de voirie (170 km
Développer de nouveaux espaces de nature
(+200 ha sur la commune de Toulouse d’ici 2010)

plantés). En 2005, 8.7 % du territoire est recouvert d’espaces verts ce qui représente une
surface de 24,1 m² par habitant.

Dans le cadre de la mise en place de son Agenda En 1970, Toulouse comptait moins d’une cinquantaine d’hectares d’espaces verts
21, la ville de Toulouse plantera annuellement publics, soit 1,3 m² par habitant. Il s’agissait, surtout, de jardins traditionnels,
5000 arbres à partir de 2006 (1200 arbres aménagés durant les siècles précédents. Entre 1972 et 1983, le développement
s’est axé sur 4 zones vertes de périphérie (La Ramée, Pech David, Sesquières et Les
supplémentaires par rapport aux années précé- Argoulets) et des jardins et parcs dans les nouveaux quartiers urbanisés (Mirail,
dentes) afin d’améliorer la qualité esthétique du Reynerie…).
milieu urbain, de lutter contre la pollution et de
procurer de l’ombre aux Toulousains pendant les Entre 1982 et 1992, le développement a plutôt porté sur des petites surfaces de
périodes estivales. proximité, réduisant la distance habitat/espace vert : squares et jardins publics
ont ainsi été portés à plus de 250 ha. Parallèlement, en 1993, la mise en œuvre
Les rues toulousaines sont, pour leur majorité, d’un Plan Vert a permis d’améliorer la cohérence et la qualité de l’existant, en
plantées de platanes. Cela présente deux développant un véritable réseau vert. Au cours des années 2000, de nouveaux
inconvénients : espaces nature viendront s’ajouter aux espaces verts existants. Le but est de créer
des espaces de loisirs et de détente, ouverts à un large public en préservant et en
valorisant les éléments naturels de ces sites, tous liés à l’eau et situés le long de la
1/ Le risque : en cas de maladie comme pour la Garonne, le long de ses affluents ou en cœur de quartier.
graphiose des Ormes, de voir disparaître une
grande partie des arbres (il y a une maladie Le Conseil Municipal s’est prononcé en juin 2001 pour la création
de 4 espaces de nature : Garonne, Gabardie, Marcaissonne et Île du
similaire sur les platanes : le chancre coloré) Ramier. Le but est de créer des espaces de loisirs et de détente, ouverts à
un large public, en utilisant et en valorisant les éléments naturels de ces
2/ Cette essence bien que très résistante au sites, tous situés soit le long de la Garonne soit le long de ses affluents.
milieu urbain n’est pas toujours bien adaptée
En 2002, le Service Urbanisme et Environnement s’est vu confier la
par sa taille adulte, la proximité des façades, la réalisation de préétudes qui ont permis d’identifier pour chaque espace un
qualité du sol… aux conditions du milieu. schéma d’aménagement composé d’une carte transcrivant les options
d’aménagement et un estimatif financier. En 2003 et 2004, le Service des
La ville de Toulouse développe une politique jardins et espaces verts a été mobilisé pour produire, en relation avec la
de diversité dans le choix des espèces végétales DE, un premier avant-projet sommaire pour chacun de ces quatre projets.
En 2006, la 1ère tranche Marcaissonne a été réalisée. Pour la Zone Ribaute,
(+ de 60 espèces et variété sont présentes), afin le marché a été passé. Les travaux débuteront en janvier 2007 (Pour la 2ème
de trouver l’arbre le mieux adapté à chaque site tranche de Marcaissonne : attente DUP ; et validation budgétaire pour la zone
et de limiter les risques d’extension des maladies, Garonne)
comme ce fut le cas pour l’orme.

Détail de l’action
• 2006 : Recherche d’essences nouvelles
• 2007 : Digues de Ginestous 600u + autres Zac et voiries
• 2008 : Liaison multimodale Sud Est 600u + autres Zac et voiries

74
PATRIMOINE NATUREL
action

39 Développer les jardins familiaux & partagés


Objectif Évaluer les projets réalisés et créer de nouveaux jardins familiaux
2008 et de nouveaux jardins partagés

Budget prévisionnel : 150 000 € (jardins familiaux et Partagés); 70 000 € (Sécurisation du parc)
Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission développement social / Direction des jardins & espaces verts/
Direction de l’Environnement
Partenaire : État/Organismes Bailleurs / Association jardins familiaux de la Garonne/ SaluTerre/ Agence Régionale Pour
l’Environnement
Indicateur(s) de suivi : Nombre et surface de jardins créés ; nombre d’habitants et de structures associatives impliqués ; qualité des
actions d’insertion et des travaux réalisés

L es jardins familiaux sont des terrains divisés


en parcelles, gérées par des associations de
jardins familiaux et destinées à des particuliers
se développer sur du foncier appartenant aux
organismes bailleurs dans le cadre d’opérations
de résidentialisation.
y pratiquant le jardinage pour leurs propres Avec l’appui technique de l’Association Régionale
besoins, à l’exclusion de tout usage commercial. Pour l’Environnement, la ville de Toulouse a pour
Lors de la création de jardins familiaux, la ville ambition de développer les jardins partagés.
peut assurer la mise en état du terrain, l’instal- C’est sur le site de Monlong que seront installés
lation de clôtures, la réalisation de parkings ou les premiers jardins partagés.
encore la mise en place de voies d’accès.
Sur Toulouse, plusieurs sites de jardins familiaux
sont en place : Rue Louis Plana, Route de Seysses
C oncrètement, un diagnostic sera réalisé pour
déterminer les besoins éventuels des habi-
tants en matière de jardins, les programmes
(Gironis), Chemin de Chantelle (Ginestous),
d’aménagement envisageables, les financements
Avenue de Gameville (Marcaissonne). Dans le
nécessaires ainsi que l’encadrement par les servi-
quartier de Pouvourville, de nouveaux jardins
ces de la ville.
familiaux aménagés par la ville ont été livrés à
Pour les jardins familiaux, la ville définira les
l’automne. Trente-deux parcelles de 200 m² per-
obligations collectives de gestion (occupation des
mettront aux habitants de disposer d’un jardin
parcelles, distribution de l’eau, aménagement
et de répondre à une partie de leurs besoins en
des jardins).
fruits et légumes.
Pour le parc boisé, la ville de Toulouse prendra en

L es jardins partagés favorisent les rencontres


entre les générations et le renforcement des
liens sociaux. Ce sont des jardins de proximité
charge la sécurisation (puits ouverts, plan d’eau,
passerelles…) et assurera le fonctionnement et la
gestion de cet espace.
animés par une association proposant des acti- Pour les jardins partagés, la ville mènera une
vités collectives de jardinage comme support concertation avec les acteurs sociaux et environ-
concret et pratique d’éducation à l’environne- nementaux du projet, et réalisera les aménage-
ment et au développement social. Ils trouvent ments généraux dévolus à ces espaces.
leur place sur un terrain municipal et peuvent
Détail de l’action
JARDINS FAMILIAUX
• 2006 : Création de 2ha de jardins familiaux dans acteurs sociaux et environnementaux du quartier
le quartier de Pouvourville et les partenaires techniques du projet
• 2007-2008 : Ginestous : extension Gabardie, • 2007-2008 : Sécurisation du Parc
Monlong : conforter l’aménagement des parcelles Réalisation des aménagements dévolus aux jardins
existantes et extension au Sud. partagés, soutien à la création de jardins partagés
• 2008 : Définition d’autres sites potentiels initiés par les habitants, mise en place de «chantiers
d’insertion » pour la réalisation d’une partie des
JARDINS PARTAGÉS (PARC MONLONG) travaux du parc de Monlong.
• 2006 : Diagnostic / Étude préliminaire à caractère • 2007-2008 : Définition des sites potentiels pour la
technique, social et environnemental confiée à création de jardins partagés, évaluation du projet
SaluTerre, lancement d’une concertation avec les réalisé sur le parc Monlong

75
Réaliser un inventaire de la faune
PATRIMOINE NATUREL
action

40 et de la flore sur les sites à enjeux


Objectif
Publier l’inventaire de la faune et de la flore sur les sites à enjeux
2008

Budget prévisionnel : 80 000 €


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaire : DIREN
Indicateur(s) de suivi : Surface inventoriée ramenée à la surface totale des zones à inventorier (état d’avancement de l’inventaire)

L e territoire communal comporte des zones


présentant des enjeux biologiques forts mais
ne faisant pas aujourd’hui l’objet de protection
E n effet, un des outils réglementaires faisant
partie des compétences communales
pour pérenniser voire renouveler la qualité
réglementaire au titre du patrimoine naturel. des écosystèmes et la diversité des paysages
Il convient donc d’identifier les écosystèmes à toulousains est la classification en EBC (Espaces
préserver et à valoriser (notamment parmi les Boisés Classés) de certains arbres ou espaces.
928 ha de zones NL, 1195 ha de zones N dans Ce classement en EBC a permis de classer et
le Plan Local d’Urbanisme et 206 ha de zones à de protéger les espaces végétaux publics ou
urbaniser AUO). privés remarquables recensés sur le territoire
communal.
Ainsi, cela permettra de hiérarchiser les enjeux
biologiques du territoire, et d’identifier les
zones à enjeux majeurs. Il sera ainsi possible de
mieux connaître les milieux les plus sensibles
qui nécessitent la plus grande attention lors de
la mise en œuvre de projets d’infrastructures et
d’aménagements.

Cela aidera également à prendre en compte


le patrimoine naturel en amont des projets et
non au moment de l’étude d’impact, ce qui est
souvent tardif et coûteux en terme de mesures
compensatoires à prévoir.

C ette action permettra en premier lieu


d’actualiser le Plan Local d’Urbanisme et de
compléter l’étude des zones naturelles sur la
commune de Toulouse (novembre 1991 – Bureau
d’études ADRET), élaborée pour la 5e révision du
POS, en tenant compte de l’évolution de l’état
phytosanitaire des arbres, notamment dans les
Espaces Boisés Classés.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Actualisation de l’étude réalisée en 1991 sur les Espaces Boisés Classés
• 2007-2008 : Inventaire de la faune et de la flore sur les sites à enjeux

76
10 DÉCHETS
ET PROPRETÉ URBAINE
Les enjeux de développement durable
• Renforcer la collecte sélective et la valorisation des déchets
• Renforcer la propreté urbaine

Penser globalement

L
es engagements de Rio artisanale. Les collectivités locales ont égale-
Les États ont le droit souverain d’ex- ment la charge de l’élimination des déchets
ploiter leurs ressources, de se dévelop- abandonnés. Afin que la gestion des déchets
per et de mener des activités économiques, ne se limite plus à leur mise en décharge, la
mais ils ont également le devoir de faire en loi du 13 juillet 1992 définit deux priorités
sorte que les activités exercées ne causent complémentaires : privilégier la valorisa-
pas de dommages à l’environnement et ne tion (par recyclage, réutilisation, production
fassent pas peser sur les générations futures d’énergie) et faire en sorte que seuls les
les conséquences de ce développement. déchets non valorisables aboutissent dans
des décharges.
Or, les activités productives génèrent des
nuisances, des rejets de polluants et des Le Plan National de Prévention des
déchets. Ce phénomène s’accentue avec Déchets, instauré en 2004, vise à stabiliser
la croissance démographique mondiale et la production de déchets ménagers d’ici
l’adoption par un nombre de pays toujours 2008. Il s’inscrit dans la Stratégie Nationale
plus grand de modes de production et de de Développement Durable (SNDD), et com-
consommation générateurs de déchets. Il en porte 5 objectifs prioritaires  :
résulte une augmentation constante de
la quantité de déchets produits. L’exemple • sensibiliser et mobiliser tous les acteurs,
français illustre ce phénomène : en 2002, • favoriser une consommation responsable
chaque français a produit près de 400 kg de et des produits plus respectueux de l’envi-
déchets, soit une production annuelle qui a ronnement,
doublé en 40 ans. • développer le management environne-
mental,
Des enjeux de développement durable • asseoir l’exemplarité de l’État
La gestion des déchets est donc devenue un • développer les approches territoriales
enjeu important de développement durable. de la gestion domestique des biens et des
En effet, ces déchets génèrent des problèmes déchets.
en termes de pollution ainsi que des problè-
mes sanitaires. Il devient par conséquent Dans le cadre de ce Plan de Prévention des
urgent de réduire les pressions exercées sur Déchets, une campagne nationale de com-
les milieux naturels, de surveiller les rejets munication sur 3 ans a été lancée :
de toute nature et de maîtriser les déchets « réduisons vite nos déchets, ça déborde ».
produits. Destinée à alerter les français sur l’urgence
de la situation et à mettre chacun en position
La législation française sur les déchets d’agir, la campagne est mise en place par le
Depuis 1975 (loi relative à l’élimination des Ministère de l’Écologie et du Développement
déchets et à la récupération des matériaux), Durable et par l’ADEME (Agence de l’Envi-
la législation française attribue aux com- ronnement et la Maîtrise de l’Énergie). La
munes la responsabilité de la collecte et réduction du volume d’imprimés publicitaires
de l’élimination des ordures ménagères, et de journaux gratuits est un exemple, parmi
et des déchets d’origine commerciale ou d’autres, de ce qui peut être fait dans ce sens.

78
Agir localement
Des déchets de toutes sortes…

L
• les ordures ménagères :
ce que chacun dépose dans a collecte sélective à Toulouse L’énergie issue de l’incinération des déchets
sa poubelle, y compris la part 100% des Toulousains disposent est valorisée sous deux formes : thermique
destinée à la collecte sélective, de la collecte sélective depuis 2004. et électrique. Concernant l’énergie thermi-
• les encombrants ménagers,
volumineux et lourds : Cette collecte s’effectue en porte à porte que, les calories produites par la combustion
mobilier, matelas… pour 88% d’entre eux. En effet, 350 000 sont récupérées et permettent d’alimenter
• les déchets verts : habitants disposent de près de 55 700 bacs un important réseau de chaleur. L’énergie
végétaux secs, tontes de électrique, produite par une turbine, cor-
gazon, branchages…
• les déchets ménagers respond aux besoins des équipements de
spéciaux, qui peuvent générer l’usine, le surplus étant revendu à EDF.
des risques pour les personnes
et l’environnement : En matière d’environnement, les opérations
peintures, solvants, aérosols,
piles, colles… de traitement des déchets sont réalisées dans
le strict respect des normes européennes, en
particulier pour la réduction de la pollution.
Les fumées rejetées par l’usine d’incinéra-
tion sont traitées par charbon actif, dépous-
siérées, puis traitées par voie humide pour
éliminer les polluants. Une bio-surveillance
est assurée par des organismes spécialisés, et
l’ORAMIP (Observatoire Régional de l’Air en
bleus pour y déposer leurs déchets recycla- Midi-Pyrénées) veille à la qualité de l’air.
bles : papiers, cartons, emballages… En cen-
tre-ville, le manque d’espace et l’étroitesse Enfin, il convient de noter que les déchets
des rues ont conduit à privilégier la collecte verts sont désormais valorisés biologique-
sélective par apport volontaire. Un centre de ment en produisant du compost. Ce com-
tri d’une capacité de 20 000 tonnes par an a post est utilisé par les services municipaux
été également mis en service début 2003. dans les espaces verts publics pour améliorer
les sols et réduire le recours aux engrais
Les déchets recyclables, soit 10% de la pro- chimiques (qui ne représentent plus que 5 %
duction, sont récupérés et triés au centre des apports).
de tri municipal de Chantelle, pour être
ensuite recyclés par des entreprises recon- La propreté urbaine
nues par Eco-Emballage, avec qui la ville de Le service de la propreté de la ville de Toulouse
Toulouse a signé un contrat. Le verre est se mobilise pour assurer la propreté de la voi-
récupéré uniquement par l’apport volontai- rie, lutter contre les tags, l’affichage sauvage
re, puis acheminé vers la verrerie d’Albi pour et les dépôts sauvages, et lutter contre les
être valorisé. L’apport volontaire est égale- déjections canines. Mais, pour conserver
ment possible en déchetterie. Les déchets une ville belle
apportés sont triés et orientés vers les filières et propre, la
appropriées. contribution de
tous est néces-
La valorisation des déchets saire. Il convient
Plus de 90% des ordures ménagères sont donc d’informer
valorisées par incinération. Le traitement et de sensibiliser
des déchets par incinération est réalisée au les Toulousains à
Centre de Valorisation des Déchets Urbains la propreté urbai-
(C.V.D.U), à Toulouse. Le CVDU, propriété ne et aux gestes
de la ville, est exploité par une société de éco-citoyens.
droit privé, la SETMI (Société d’Exploitation La mairie de
Thermique du Mirail). La SETMI dispose Toulouse mène
également d’une installation lui permettant régulièrement
d’incinérer des boues provenant de la station des campagnes
des eaux usées de Ginestous. Les sous-pro- d’information sur
duits de l’incinération sont eux aussi pour ce sujet.
partie valorisés : les métaux ferreux et non
ferreux peuvent être recyclés en aciéries, et
les mâchefers, en technique routière.

79
Mettre à disposition des habitants
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

41 des autocollants « stop pub »


Objectif
Distribuer 50 000 autocollants d’ici 2008
2008

Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de la Communication


Indicateur(s) de suivi : Nombre d’autocollants stop pub distribués

D ans le cadre du Plan National de prévention


des déchets qui vise à réduire la production
de déchets, l’année 2005 a notamment été
P our ceux qui ne lisent pas les imprimés non
adressés, et désirent ne plus les recevoir, il
est possible d’apposer sur sa boîte aux lettres
marquée par le lancement de la campagne de un autocollant ou une étiquette, mentionnant
sensibilisation « Réduisons vite nos déchets, ça le refus de recevoir ces imprimés.
déborde ».
Ces autocollants mentionnent en général le
Destinée à alerter les Français sur l’urgence de la souhait de continuer à recevoir l’information de
situation et à mettre chacun de nous en position sa collectivité. Depuis 2006, la ville de Toulouse
d’agir, la campagne a été mise en place par le met à disposition des autocollants gratuits
ministère de l’Écologie et du Développement permettant de lutter contre cette publicité
durable (MEDD) et l’ADEME. abusive.
La réduction des imprimés publicitaires et des
journaux gratuits non adressés est un exemple,
parmi bien d’autres, de ce qui peut être fait
dans ce sens.
L es autocollants peuvent être retirés à l’accueil
de l’Hôtel de Ville (Place du Capitole) ou
dans les mairies de quartier.

E n effet, les boîtes aux lettres se trouvent


souvent remplies par des prospectus, des
publicités, ou des journaux gratuits. Ces courriers
non adressés correspondent en moyenne chaque
année à 40 kg par foyer.

Les publicités des grandes surfaces représentent


58% de ces quantités, les journaux gratuits
d’annonces 18%, le commerce local 14%, le
reste correspond aux services et aux publications
des collectivités locales.

Détail de l’action

• 2006 : Réalisation d’autocollants «stop pub» à l’attention des habitants


• 2007-2008 : Relais régulier de l’information sur les «stop pub» via Capitole Infos et les sites Internet
municipaux

80
Une aide financière pour encourager
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

42 l’achat de composteurs individuels


Objectif Financer à hauteur de 30 € l’achat de composteurs individuels dans une limite de 2000
2008 composteurs par an

Budget prévisionnel : 60 000 € (+ aides de l’ADEME ?)


Pilotage : Anne MAURIES (conseiller délégué) / Mission Agenda 21 & Direction des Service Jardins et Espaces verts
Indicateur(s) de suivi : Nombre de bons d’achat distribués

L e compostage est un processus naturel de


dégradation de la matière organique grâce
aux microorganismes, en présence d’eau et
L a ville de Toulouse a donc décidé d’aider les
Toulousains à s’équiper de composteurs indi-
viduels afin d’encourager le compostage.
d’oxygène. Écologique, peu contraignant, facile
d’utilisation, la technique du compostage s’inscrit Une aide de 30 euros par foyer pour l’achat d’un
dans une démarche de développement durable composteur individuel, sous la forme d’un bon
concernant principalement l’habitat individuel. d’achat valable dans le(s) magasin(s) participant
à cette opération, sera proposée par la ville dès
Composter permet ainsi de valoriser les déchets 2007 afin de permettre aux habitants qui le sou-
ménagers organiques et les déchets de jardins haitent de valoriser leurs déchets organiques.
(tontes des pelouses, tailles de haies réduites en
morceaux, feuilles mortes…), par leur retour à la
terre.

T ous les ans, un Toulousain produit en moyen-


ne cent kilogrammes de déchets composta-
bles, soit 30 % du poids de sa poubelle.
Opter pour le compostage individuel est une
compost
manière de préserver la qualité de l’environ-
nement, et de réduire le coût de gestion des
déchets ménagers.

En effet, en évitant un coût de transport et de


traitement des déchets verts, le compostage indi-
viduel participe à la réduction de la facture de
gestion des déchets ménagers.

Détail de l’action

• 2006 : Étude de la mise en place d’une aide à l’achat de composteurs


• 2007 : Mise en place de l’aide financière
• 2008 : Pérennisation de cette action
Évaluation de l’action après une année

81
Augmenter le nombre de points d’apport
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

43 volontaire au centre-ville
Objectif Mettre en place de nouveaux points d’apport volontaire de déchets au centre-ville
2008 d’ici 2008 lors de nouveaux aménagements de voirie.

Pilotage : Louis GAUBERT (maire adjoint) / Service de la Voie Publique


Indicateur(s) de suivi : Nombre de points d’apport volontaire au centre-ville

D epuis 2004, 100% de la population toulou-


saine est concernée par la collecte sélective. E n 2005, les Toulousains semblaient de plus
en plus sensibilisés à la pratique du tri
sélectif (tonnage issu de la collecte sélective en
55 700 bacs bleus sont à la disposition des constante augmentation), par contre la qualité
Toulousains habitant en périphérie du centre- du tri ne s’est pas améliorée (quantité de « refus
ville (88% de la population) afin qu’ils puissent de tri » constante depuis 2004).
trier leurs déchets, ces derniers étant par la suite
collectés et recyclés par les services de la ville.
S ouhaitant augmenter la proportion de
déchets triés et offrir un meilleur service de

A u centre-ville (12% de la population), la


collecte sélective ne se fait pas en porte à
porte en raison de l’étroitesse des rues et du
proximité, la ville de Toulouse met en place de
nouveaux points de collecte depuis le début de
l’année 2006.
manque de locaux de stockage des bacs de col- Des actions d’information, menées par les 14
lecte (dans les habitats collectifs notamment). ambassadeurs du tri municipaux, accompa-
Il existe donc pour ce secteur des conteneurs gnent la mise en place de ces nouveaux points
d’apport volontaire répartis sur la ville en de collecte afin d’améliorer la qualité du tri à
binôme verre/emballages et papiers. Toulouse.

Détail de l’action

• 2006 : Mise en place de 7 récup’emballages supplémentaires, soit 37 au total


(la quasi-totalité des emplacements disponibles est ainsi pourvue)
• 2007-2008 : Études d’autres implantations éventuelles, selon les besoins des riverains.

82
Gestion urbaine de proximité (GUP)
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

44 dans les quartiers d’habitat social


Objectif Extension de la Gestion Urbaine de Proximité à de nouveaux quartiers d’habitat social
2008 (Les Izards)

Budget prévisionnel : 802 700 € (budget inter services)


Pilotage : Françoise DE VEYRINAS maire adjoint) / Direction Générale Adjointe Développement et Aménagement/
Direction Générale des Services Techniques/Mission Développement Social
Partenaires : État, organismes bailleurs, copropriétés, régies de quartiers, habitants.
Indicateur(s) de suivi : Nombre de nouveaux quartiers et population concernés par le dispositif de GUP

E n complément des opérations globales d’amé-


nagement urbain et d’accompagnement
social mises en œuvre dans le cadre du Grand
Projet de Ville, la ville de Toulouse a souhaité
initier des actions de proximité visant à améliorer
la gestion de ces quartiers.
Elle a alors décidé de se doter d’une stratégie
d’intervention en associant l’État, les organismes
bailleurs et les régies de quartiers.

L ’enjeu d’une telle démarche est de parvenir


à une gestion coordonnée des territoires en
articulant services urbains et services de l’habitat
et en ciblant les domaines d’intervention spéci-
fiques : lutte contre le stationnement sauvage, Détail de l’action
les tags et les graffitis, amélioration de la sécu-
rité passive, de la signalétique et de la propreté,
remise en état du mobilier urbain dégradé... • 2006 : Signature de la Convention cadre entre
la ville de Toulouse, l’État et les Organismes

P our développer et concrétiser dans les meilleu-


res conditions cette démarche collective, les
partenaires, maîtres d’ouvrage de la Gestion
HLM
Signature du programme d’action le 19
juin 2006
Urbaine de Proximité (ville de Toulouse, État et
Organismes HLM) ont mis au point une conven- • 2006-2007 : Élaboration et signature du
tion cadre, qui les engage pour la période 2006- programme d’action 2007
2008), sur des objectifs partagés, des modalités de Évaluation des actions 2006
coopération définies et un programme d’actions Réalisation de travaux d’entretien et de
annuel, à préciser chaque année par avenant. réparation des espaces collectifs
• 2007-2008 : Élaboration et signature du

C e dispositif permet par exemple de dresser


une cartographie des dysfonctionnements
dans les quartiers (rodéos, stationnement sau-
programme d’action 2008.
Évaluation des actions 2007
L’évaluation annuelle et les diagnostics,
vage, mécanique sauvage, véhicules épaves/ réalisés chaque semestre, permettront
ventouses). de réajuster en tant que de besoin les
Il permet aussi à la ville d’assurer une coordina- programmes d’action
tion entre les opérateurs chargés de la propreté
et de la maintenance afin de rendre efficient les
modes d’interventions de chacun.

83
Organiser des campagnes
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

45 de communication sur la propreté urbaine


Objectif
Réaliser des campagnes de communication sur la propreté urbaine
2008

Pilotage : Louis GAUBERT (maire adjoint) / Direction de la communication


Indicateur(s) de suivi : Nombre de campagnes réalisées / Nombre de sacs distribués

P artant du constat qu’à Toulouse quelques


53 000 chiens produisaient 5 tonnes de
déjections par jour, la ville de Toulouse a décidé
cipalité varie entre 38 et 450 euros, selon la
gravité de l’infraction. Les contraventions peu-
vent être dressées par les agents de la police
de mettre en place fin 2006 une campagne de municipale, les agents de surveillance de la
sensibilisation forte, sur le thème « Toulouse voie publique et ceux de la police nationale. Le
plus propre, à nous tous de le décider », pour tribunal de police fixe le montant de l’amende,
susciter un changement des comportements. en application d’un arrêté municipal et du
Règlement sanitaire départemental du code de

C ette campagne déclinée dans les salles de


cinéma toulousaines, à la télévision (sur
France 3), à la radio, dans la presse locale, par
la Santé Publique.
Pour aider les propriétaires de chiens à accom-
plir cet acte obligatoire et civique de ramas-
voie d’affichage, ainsi que sur le site de la mai- sage des déjections, des sacs sont disponibles
rie, a pour objectif de sensibiliser les propriétai- gratuitement dans les mairies de quartier et au
res de chiens, dont le comportement est parfois Capitole. De plus, la mairie publie le Guide de
incivique, tant aux problèmes de propreté et de la propreté et du tri sélectif à Toulouse, inséré
santé publique générés par cette attitude peu dans le Capitole infos du mois de novembre,
respectueuse, qu’aux sanctions auxquelles ils qui regorge d’infos pratiques en la matière. En
s’exposent. parallèle à la sensibilisation, la municipalité de
En effet, la campagne comporte un volet de Toulouse développe les canisites, endroits clos
dissuasion en informant les propriétaires de avec sols naturel réservés aux chiens, dans les
chiens, désinvoltes, des sanctions encourues.La parcs et jardins.
fourchette des sanctions prévues par la muni-

Réaliser avec les habitants des quartiers d’habitat social des programmes de
préservation de l’environnement
L es campagnes « propreté » seront recondui-
tes annuellement en mettant chaque fois en
lumière un thème différent.
Tout en ayant pour objectif la préservation de l’environnement, cette action
a également pour but d’identifier des leviers du mieux vivre ensemble. La « Renforcer la lutte contre l’affichage sauvage
Commission Environnement/Propreté », suite aux travaux de la Gestion Urbaine
de Proximité (voir fiche concernant la gestion urbaine de proximité), a engagé Depuis plusieurs années, la ville de Toulouse note une montée en puissance
un travail de sensibilisation à long terme autour du respect de l’environnement. de l’affichage sauvage, essentiellement dû aux différentes discothèques de
Cette instance réunit 5 à 6 fois par an des habitants, des services publics et la ville et de sa périphérie. Il est donc apparu nécessaire de sensibiliser les
des opérateurs socio-éducatifs mobilisés sur ce thème dans une logique de colleurs d’affiches dans un premier temps puis d’établir des procès verbaux
prévention et d’éducation. en collaboration avec le service contentieux de la mairie et le Procureur de la
Ce travail a été marqué en 2006 par l’organisation d’une semaine République afin de marquer la détermination de la ville à lutter contre cette
de l’environnement qui a permis de fédérer les actions de l’ensemble des forme de nuisance et à appliquer le principe pollueur/payeur.
partenaires (bailleurs, services municipaux, associations, régies de quartiers). Il existe aujourd’hui un arrêté municipal permettant de facturer le coût de
Une manifestation événementielle sera organisée chaque année sur une l’intervention pour enlèvement d’affiches : l’objectif est de faire supporter
problématique environnementale en vue d’améliorer l’image et le cadre de vie au bénéficiaire de l’affichage le coût de l’enlèvement des affiches apposées
des quartiers d’habitat social. illégalement.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Octobre : lancement de la première campagne propreté sur le thème de la lutte contre les
déjections canines
• 2007-2008 : Organisation annuelle d’une campagne propreté sur d’autres thèmes.

84
DÉCHETS ET PROPRETÉ URBAINE
action

46 Augmenter le nombre de canisites


Objectif
2008 Mettre en place des canisites dans 10% des jardins municipaux

Budget prévisionnel : 1000 € pour le type 1 - 3000 € par unité pour un type 2 (clôture avec portillon + plantation d’arbustes
pour l’intégration au site -type 3 coût négligeable
Pilotage : Direction des Espaces verts
Partenaires : Direction de la Communication
Indicateur(s) de suivi : Nombre de canisites créés

O
utre la mise à dis-
position gratuite
de sacs destinés au
A u fur et à mesure des réaménagements, et
lorsque leur installation sera possible, ces
espaces clos avec sol naturel réservés aux chiens
ramassage des déjec- devraient être aménagés dans tous les espaces
tions canines à l’accueil verts et jardins publics.
du Capitole et dans les
mairies de quartiers, la À noter qu’il existe trois types de canisites :
municipalité développe • Bacs avec sol sablé d’une surface d’environ 5m2
les canisites dans les parcs et jardins publics. en centre ville ou petits jardins ;
• Enclos avec clôture (150 à 250 m2) dans les parcs
L es canisites sont des espaces clôturés, d’une
taille de 10 à 100 m², exclusivement destinés
aux besoins des chiens.
et jardins de quartier ;
• Espaces ouverts non tondus réservés aux chiens
Ils sont en sol sablé ou pelousé selon le lieu de dans les espaces naturels
leur installation. Ceux-ci sont nettoyés plusieurs
fois par semaine. Les problèmes rencontrés concernent le nettoyage
du canisite et les odeurs qui y sont générées.

T rois canisites existent déjà à Toulouse : un au


jardin Larousse et deux au parc de la Maourine.
Deux autres canisites seront prochainement
Ce type d’équipement ne peut donc pas être
implanté n’importe où, notamment à proximité
de riverains.
réalisés au jardin Royal et au parc de la Maourine,
dont toutes les entrées seront alors équipées en
canisites.

Détail de l’action
• 2006 : 3 sur le parc de la Maourine, 1 au jardin P. Larousse
• 2007 : 1 au parc de Limayrac, 2 au jardin Royal
• 2008 : Espaces à définir

85
11 RISQUES, NUISANCES
ET SANTÉ PUBLIQUE
Les enjeux de développement durable
• Prévenir, protéger et intervenir face aux risques majeurs
• Prévenir, protéger et intervenir face aux nuisances sonores
• Prévenir les nuisances électromagnétiques et informer les Toulousains
• Mettre en place des dispositifs de prévention et de sensibilisation à la nutrition et à
l’hygiène alimentaire

Penser globalement

L
es engagements de Rio (APD), la coopération en matière de pro-
Le premier principe de la Déclaration tection de la santé s’est accrue. Des succès
de Rio énonce que les êtres humains ont été obtenus : la variole a été éradiquée,
« ont droit à une vie saine et productive en la rougeole et la diphtérie sont désormais
harmonie avec la nature ». Il est indiqué éga- sous contrôle. En un demi siècle, la mortalité
lement plus loin que les États doivent assurer infantile a chuté de 135‰ à 61‰ dans les
à leur population de bonnes conditions de pays du sud. L’eau potable et l’amélioration
vie, décourager les activités nocives pour la de l’hygiène y ont beaucoup contribué, tout
santé de l’Homme, et coopérer en vue de comme les programmes de vaccination.
conserver, de protéger et de rétablir la santé
de chacun. Les municipalités, acteurs stratégiques
de la santé
En matière de risques, la Déclaration énonce Si la nouvelle loi du 9 août 2004 relative à
le principe de précaution, selon lequel « en la santé publique s’est prononcée dans le
cas de risque de dommages graves ou irré- sens d’une compétence étatique, la gestion
versibles, l’absence de certitude scientifique des questions sanitaires et sociales reste effi-
ne doit pas servir de prétexte pour remettre ciente au niveau des municipalités qui jouent
à plus tard l’adoption de mesures effectives un rôle de régulateur majeur. Le Code de la
visant à prévenir la dégradation de l’envi- santé publique (art.L.1422-1) précise que les
ronnement ». Le principe de notification Services Communaux d’Hygiène et de
est également posé. Il impose aux États de Santé (SCHS) relèvent de la compétence des
« notifier immédiatement aux autres États communes et sont chargés de l’application
toute catastrophe naturelle ou toute autre des dispositions relatives à la protection
situation d’urgence qui risque d’avoir des générale de la santé publique : vaccinations,
effets néfastes ». La Déclaration prévoit enfin mesures d’hygiène, bruits, et plus récem-
que les États élaborent une législation natio- ment l’amiante, les termites, le saturnisme Le Plan National Santé
Environnement en France
nale et développent le droit international infantile… Les SCHS et les DDASS travaillent
concernant la responsabilité de la pollution en collaboration : les premiers interviennent La construction du PNSE
et d’autres dommages à l’environnement. à l’échelle communale sous l’autorité admi- s’appuie sur le rapport remis
au Premier ministre le 12
nistrative du maire, et les seconds sur le reste février 2004 établissant un
Santé publique du département. diagnostic de l’exposition
Les éléments déterminant l’état de santé (âge, des Français aux nuisances
nutrition, éducation, conditions de travail, Les risques majeurs et pollutions dans leur vie
quotidienne.
etc.) se présentent en cercles concentriques. Malgré toutes les mesures de prévention Lors de la phase d’élaboration,
L’importance de chaque cercle est condition- et de réduction des risques, le risque zéro le PNSE s’est appuyé sur trois
née par une plus ou moins grande exposition n’existe pas. Il existe plusieurs types de ris- piliers : le rapport établissant
aux nuisances (nuisances urbaines : bruit, ques majeurs : risque majeur « inondation », le diagnostic de la santé
environnementale en France,
pollution…, nuisances sur l’environnement : risque majeur « mouvement de terrain », la dynamique impulsée au
eau, déchets…, nuisances médicales : épidé- risque majeur « industriel », risque avalan- niveau européen par l’OMS et
miologie, problèmes nutritionnels…). che, risque nucléaire, risque sismique, risque la Commission européenne,
Avec la création de l’Organisation Mondiale tempête, risque feux de forêt, risque cyclo- une consultation régulière de
la société civile.
de la Santé (OMS) en 1948 et l’émergence nique, risque majeur « transport de matières
de l’aide publique au développement dangereuses ».

86
L’Agence française de sécurité
sanitaire environnementale Agir localement
Créée par le décret du 1er

S
mars 2002, ses missions sont anté publique : véhiculant l’eau potable est en cours de réa-
essentiellement de fournir
de l’évaluation aux pouvoirs
des enjeux à l’échelle de l’aire lisation. Le SCHS est également responsable
publics. Elle rassemble urbaine de l’élimination des déchets d’activités de
l’expertise nécessaire à la L’aire urbaine est un territoire qui doit faire soins à risques infectieux et des déchets toxi-
prise de décision, coordonne face à de multiples enjeux tels que les pro- ques. En matière de pollution, un contrôle
et synthétise l’information
scientifique sur les dangers et
blématiques inhérentes au système de soin des véhicules à moteur est assuré. Le SCHS
les risques sur la santé liés à (continuité de l’offre, exigence de proxi- intervient aussi en matière de désinfection,
la qualité des milieux de vie. mité,…), un environnement complexe, le désinsectisation et dératisation.
Elle doit également informer vieillissement de la population qui a pro-
le public sur les relations
entre la santé et la qualité de
gressivement migré du centre vers les zones Des actions contre les nuisances sonores
l’environnement. pavillonnaires ou les inégalités sociales et Toulouse est la seule ville de France qui ait un
territoriales. Les institutions et les acteurs aéroport à sa porte. Afin de préserver la qua-
restent très cloisonnés. Une mise en réseau lité de vie des citoyens, certaines mesures sont
dans la gestion de l’accident et de l’alerte en application depuis 1998 (interdiction de
doit donc être établie. décollages et atterrissages nocturnes pour les
avions les plus bruyants…) et d’autres ont été
Les actions du Service Communal mises en place en 2000 et 2001 (Charte pour la
d’Hygiène et de Santé Qualité de l’Environnement de l’Aéroport…).
Outre les vaccins inscrits au calendrier vacci-
nal français, le SCHS assure les vaccinations Le Plan de Gêne Sonore (PGS) a été révisé par
du voyageur (fièvre jaune…). Le service arrêté préfectoral du 31 décembre 2003. Ce
intervient dans le cadre de maladies à décla- plan permet de subventionner des travaux
ration obligatoire et de maladies nécessitant d’insonorisation dans les habitations les plus
un dépistage en milieu scolaire ou dans des touchées.
collectivités. Il effectue depuis l’année 2000 Il existe par ailleurs, comme pour tous les
une surveillance sanitaire des crèches. aéroports, un Plan d’Exposition au Bruit
Les médecins du SCHS contribuent aussi (PEB) visant à maîtriser le droit de construire
à l’amélioration de l’hygiène environne- aux abords de l’aéroport. Le PEB a été mis en
mentale de Toulouse : prévention de la révision par arrêté préfectoral du 8 novembre
légionellose, du saturnisme infantile, partici- 2001. Le projet de construction d’un nouvel
pation au plan national Nutrition Santé… aéroport à l’extérieur de Toulouse devrait
réduire ces nuisances sonores.
En matière d’habitat, le SCHS contrôle les
normes d’hygiène des bâtiments. Le bruit, Il n’existe pas de dispositif réglementaire
important facteur de nuisance, a fait l’objet limitant la construction aux abords des voies
d’études et de réglementations, diminuant routières ou ferroviaires bruyantes, hormis
le nombre de plaintes. L’action du SCHS en le long des rocades où les habitations sont
matière d’hygiène alimentaire s’effectue interdites sur une bande de 50m. Un plan de
environ sur 2000 points de vente (marchés, classement des voies routières et ferroviaires
restaurants, traiteurs…). a été élaboré par la ville de Toulouse en
Le SCHS contrôle l’eau dans 63 points répar- application de la loi du 31 décembre 1992
tis sur la commune et dans plus de 170 pisci- relative à la lutte contre le bruit. La qualité
nes privées ouvertes au public. Un program- sonore des espaces et équipements publics
me de réhabilitation des réseaux en plomb est désormais mieux prise en compte.

87
Petite histoire de
Seveso…

L
L’accident survenu dans la
es risques à Toulouse Le risque majeur industriel soulève la pro- ville de Seveso (Italie) le 10
blématique de la dépollution des sols. La juillet 1976 (emballement
d’une réaction dans une unité
• Le risque majeur « inondation » dépollution obéit au principe pollueur-payeur de chlorophénols et rejet à
À Toulouse, la Garonne représente l’élé- et le traitement d’un site est fonction de son l’atmosphère de dioxines)
a entraîné une prise de
ment principal du risque inondation. 2 bar- impact et de l’usage auquel il est destiné. conscience des autorités des
rages situés en amont de Toulouse repré- pays industrialisés sur le risque
senteraient un risque en terme d’inondation Pour ce qui est du Cancéropôle, exemple de technologique majeur.

en cas de rupture. Il s’agit du barrage de réutilisation du sol pollué par l’usine AZF, Suite à cela, une directive
Cap de Long (Lac de Néouvielle dans les un comité d’information et de concertation européenne relative aux risques
d’accidents industriels a été
Pyrénées) qui concernerait en cas de rupture piloté par l’État agit pour la dépollution du adoptée le 24 juin 1982. Cette
la Vallée de la Garonne, et du barrage de site. Des rencontres sont organisées entre directive « Seveso »
demande aux États membres de
Lestrade dit de la Garguise qui concernerait les représentants des riverains, le maire de mettre en place une procédure
la Vallée de l’Hers. Toulouse, le préfet, la DRIRE… ; et le groupe d’information relative aux
de travail « Écosite » associe notamment les risques.

• Le risque majeur « mouvement de terrain » représentants des riverains. Depuis 1999, une nouvelle
Ce risque majeur est identifié à Toulouse directive, appelée « Seveso II »
s’applique. Les dispositions
sur les coteaux de Pech David. Aucun glis- Les autres risques pris en compte à relatives à la prévention
sement ne s’était produit jusqu’en 1992 où Toulouse sont renforcées, la maîtrise
de l’urbanisation autour des
50 000 m3 de terre et de boue ont obstrué Afin de prendre en compte tous les risques établissements est contrôlée et
la route de la Croix Falgarde sur 200 mètres, susceptibles d’affecter la ville de Toulouse, la liste des établissements visés
puis en 1993 où une maison du chemin des divers plans ont été mis en place. Pour le est élargie.

Étroits a été gravement endommagée par transport de matières dangereuses, un


une coulée de boue. plan de circulation a été étudié pour favori-
ser l’usage des voies rapides. Le plan Iode est
• Le risque majeur « industriel » un plan de distribution de comprimés d’iode
À Toulouse, 619 sites sont répertoriés en tant en cas d’accident nucléaire (centrale de
qu’Installations Classées pour la Protection Golfech). Un Plan de Prévention des risques
de l’Environnement (ICPE). 115 d’entre elles « sécheresse » est en cours d’élaboration
sont soumises à autorisation préfectorale, les par les services de l’État pour prévenir le
autres à simple déclaration. gonflement ou le retrait d’argile. S’exercer pour
réduire les risques
Toulouse comprend 3 sites Seveso : Free Des outils d’information sont à disposition Après l’accident AZF, le Plan
Scale Semi-Conducteurs, Isochem et Esso du grand public : projet de réalisation du Particulier d’Intervention
(PPI) a été révisé, puis
SAF. Ces 2 derniers sites sont soumis à auto- Document d’Information Communal sur les approuvé, en septembre 2004.
risation et servitude d’utilité publique. Les 3 Risques Majeurs (DICRIM), affichage des Le PPI contient les différents
scénarii d’accidents possibles,
sites font l’objet de plans d’urgence. consignes de sécurité… Diverses instances de ainsi que l’organisation des
Suite à la loi du 30 juillet 2003, le site pétro- concertation existent : Secrétariat Permanent secours et les procédures
lier Esso bénéficie d’un Plan de Prévention pour la Prévention des Problèmes Industriels d’information de la population
à mettre en place en cas
des Risques Technologiques (PPRT) expéri- (SPPPI), Commission Locale d’Information et d’accident.
mental qui renforce la protection des rive- de Prévention (CLIP)…
Les services de l’État, avec
rains. Le Plan Local d’Urbanisme réglemente la participation des services
et limite l’occupation et l’utilisation du sol municipaux, ont procédé en mai
2006 à un exercice sur le
dans les zones à risque. site d’Isochem pour en tester
les principales dispositions.
Rendu obligatoire par la loi,
cet exercice permet de tester le
plan des secours, sous l’autorité
du Préfet, en cas d’événement
grave.

88
Campagnes d’information de la population
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

47 sur les risques majeurs à Toulouse


Objectif Réaliser le DICRIM, organiser des réunions publiques, et mettre en ligne
2008 des informations relatives aux risques sur le site Internet de la ville

Budget prévisionnel : 25 000 € (budget indicatif, ne prenant pas en compte la totalité des actions envisagées)
Pilotage : Bernard ANDREU (conseiller délégué) / Direction de la sécurité civile et des risques majeurs
Indicateur(s) de suivi : Nombre de consultations de la rubrique « risques majeurs » du site internet, nombre de consultations
du DICRIM en mairie et fréquence des réunions

L a ville de Toulouse est concernée par plusieurs


risques majeurs (inondation, glissement de
terrain, risques industriels…). Or, dans le cadre
L ’objectif de cette action est de développer
la connaissance des risques potentiels,
d’informer la population sur les mesures prises
du droit à l’information sur les risques majeurs, par le Maire et de savoir comment réagir face
le Maire a le devoir d’information préventive à un événement majeur (rendre chaque citoyen
du public. acteur, avec de bons comportements).
Il lui appartient donc de réaliser en particulier
le Document d’Information Communal sur les
Risques Majeurs (DICRIM) consultable en mairie,
de mettre en place l’affichage des consignes de
sécurité dans les locaux et terrains répondant
aux critères fixés par la réglementation et
d’organiser des réunions publiques régulières
dans le cadre des PPRN prescrits ou approuvés.

À Toulouse, les actions d’information obligatoires


seront complétées par un certain nombre d’outils
visant à faire parvenir l’information au plus
grand nombre, et le plus efficacement possible
(supports adaptés au public destinataire).

Détail de l’action

• 2006-2008 : • Conception des affiches des consignes de sauvegarde, élaboration des listes de diffusion,
détermination des moyens de diffusion et mise en place,
• Finalisation du DICRIM (mise à jour et travail sur la forme)
• Réalisation d’une rubrique Risques Majeurs sur le site Internet de la mairie,
• Mise en œuvre de la campagne d’affichage,
• Articles/dossiers dans Capitole Infos, Petit Capitole, Impression (personnel municipal),
• Campagne d’affichage en ville renvoyant au DICRIM et au site Internet de la Mairie

89
Élaborer un « Plan de gestion du bruit »
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

48 dans la ville
Objectif
Publier la cartographie sonore du territoire
2008

Budget prévisionnel : 300 000 €


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaires : Grand Toulouse, DDE, DRIRE, SNCF, Tisséo - Syndicat mixte de transports en commun
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement de la cartographie sonore

D ans une volonté globale d’amélioration de


la qualité sonore de l’environnement, la
directive européenne 2002/49/CE, transposée
L es plans de prévention du bruit dans
l’environnement définissent des objectifs de
prévention et, si nécessaire, de réduction du
dans le droit français, demande à toutes les bruit. Ils recensent les mesures prévues pour
collectivités territoriales de plus de 100 000 préserver les zones calmes et réduire les zones
habitants d’établir un état des lieux de la qualité bruyantes.
sonore de l’environnement, en réalisant une Ils sont également établis par les propriétaires
carte du bruit des transports et industries sur pour les infrastructures de transport et par les
tout leur territoire. communes ou les établissements publics de
coopération intercommunale.

L es cartes de bruit rassemblent les données


permettant d’évaluer l’exposition au bruit
dans l’environnement.
Elles sont établies par l’État pour les infrastructures
de transport relevant de sa compétence et par
les communes ou les établissements publics de
coopération intercommunale (EPCI) pour les
infrastructures qui sont de leur ressort.

Ces cartes, mises à jour tous les 5 ans, permettront


d’informer les habitants sur la qualité de leur
environnement sonore et seront la base de
l’établissement d’un plan de prévention du bruit
un an après leur publication.

Détail de l’action
• 2006 : Lancement de la mission d’étude «Gestion du bruit dans la ville» et rédaction du cahier
des charges
• 2007 : Phase 1 : établissement de la carte de bruit de l’agglomération avant le 30 juin
(obligation réglementaire)
• 2008 : Phase 2 : adoption d’un plan de prévention du bruit de la ville de Toulouse (plan d’action)

90
Plan de Gêne Sonore : aide financière à
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

49 l’insonorisation (aéroport Toulouse-Blagnac)


Objectif
Consacrer annuellement 472 351 € à un fonds complémentaire d’insonorisation
2008

Budget prévisionnel : 472 351,55 € par an


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de la Réglementation Urbaine
Indicateur(s) de suivi : Montant de l’aide municipale annuelle ; nombre et % de logements insonorisés dans le cadre du PGS

L ’aide financière destinée à l’insonorisation des logements individuels et collectifs situés dans les
zones concernées par le Plan de Gêne Sonore (P.G.S.) de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac, se base
jusqu’à présent exclusivement sur la Taxe sur les Nuisances Sonores Aériennes (T.N.S.A.). Le produit
de cette taxe est estimé à 2,4 millions d’euros par an, alors que l’enveloppe budgétaire nécessaire
pour insonoriser l’ensemble des logements situés dans les zones concernées par le PGS est de l’ordre
de 60 millions d’euros. Ainsi, au rythme actuel de financement, 25 ans seraient nécessaires.

F ace à une telle situation, la ville de Toulouse


a demandé dès 2004 à la Préfecture et à
la Chambre de Commerce et d’Industrie de
de la ville dans le cadre de ce partenariat s’élève
à plus de 470 000 euros par an, sur une période
de 4 ans reconductible. Par délibération du
Toulouse (gestionnaire de l’aéroport), de mettre 6 octobre 2006, le Conseil Municipal a opté
en place un fonds complémentaire pour l’aide à pour une participation sous forme d’avance
l’insonorisation, afin de mieux répondre à la remboursable.
demande des riverains et d’accélérer le processus.
Il a été envisagé que les collectivités (Région,
Département, Grand Toulouse et communes
concernées) apportent un complément de 2,4
millions d’euros par an, sur la base d’une
répartition par tiers. Cet abondement financier
des collectivités a pour objectif de ramener
la durée des travaux d’insonorisation à une
douzaine d’années.

P ar délibération du 30 juin 2006, le Conseil


municipal de Toulouse s’est engagé à signer
la convention pluriannuelle de soutien financier
au dispositif d’aide aux riverains de l’aéroport
Toulouse-Blagnac. La participation financière

Détail de l’action
• 2006 : Délibérations du Conseil Municipal de Toulouse
• 2007-2008 : Signature d’une convention pluriannuelle avec la CCIT, la Région, le Département, le Grand
Toulouse et les autres communes concernées
Financement du fonds complémentaire pour l’aide à l’insonorisation des riverains de
l’aéroport Toulouse-Blagnac

91
«Replanification» des champs électromagné-
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

50 tiques et cartographie des points d’émission


Objectif Nouvelles implantations d’antennes, avec seuil maxi d’exposition de 3V/mètre
2008 en tout lieu de vie fermé

Budget prévisionnel : 90 000 € (étude)


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaires : Diffuseurs TV, radios, CTR, CSA, ANFR
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement de la réalisation et de la publication d’une carte présentant les points d’émission de champs
forts (ANFR ou ville de Toulouse)

L a colline Jolimont-Bonhoure est le siège de


l’implantation des antennes d’émissions pour
les radios et la télédiffusion à Toulouse.
V oulant répondre à leurs attentes, la muni-
cipalité s’est attachée les services d’un cabi-
net d’expertise ayant pour mission d’étudier
les possibilités de nouvelle répartition de ces
Implantés en tissu urbain dense, ces équipe- émetteurs.
ments génèrent en certains points des champs
électromagnétiques incompatibles avec l’utili-
sation optimale de certains appareils électro-
ménagers, et créent chez les riverains impactés
L es solutions proposées devront garantir les
mêmes qualités de service, tout en diminuant
les niveaux d’exposition aux champs électroma-
des inquiétudes traduites dans de nombreux gnétiques. Cette action permettra d’anticiper
courriers adressés au Maire. la mise à jour du Plan de Fréquence, prévue en
2008 par le CSA.

Les antennes les plus nombreuses ne sont pas les plus fortes  !
Deux types d’antennes sont à distinguer :
Pourrait-on inciter les opérateurs de téléphonie mobile à mutualiser leurs
• Les antennes pour la téléphonie mobile antennes d’émission ?
Il y en a partout ! Dans l’hyper centre, il y en a une tous les 300 mètres environ.
Leur grand nombre a donc souvent pour effet de susciter des interrogations de la La répartition géographique des antennes est souvent préférée à leur
part de la population. Cependant, il faut savoir que les champs émis par ce type regroupement, afin de réduire la concentration, donc la puissance, des émissions
d’antennes sont limités et strictement encadrés. de champs électromagnétiques en un même point.
En effet, la mutualisation d’antennes ne va pas dans le sens d’une amélioration
• Les antennes radio (FM) et télévision en terme de santé publique, mais seulement dans le sens d’une amélioration
Chaque canal de diffusion (Sud Radio, France Inter, Arte…) nécessite une esthétique des sites concernés.
antenne. Ces émetteurs couvrent un très large territoire (au delà des limites
communales) et nécessitent donc des puissances d’émission environ 1000 fois
supérieures à celles utilisées pour la téléphonie mobile ! On parle donc de «
champs forts » pour les antennes radio et télévision.
À Toulouse, ces antennes sont installées sur le point haut de la ville : la colline Est,
s’étendant de Jolimont à Bonhoure.

Détail de l’action
• 2006 : Étude menée par un cabinet d’expertise
• 2007 : Négociation avec l’autorité compétente (CSA) et les diffuseurs
• 2008 : Obtention des autorisations (urbanisme, CSA, ANFR)
Réalisation d’une cartographie des points d’émissions et des mesures des champs
(diffusion grand public)

92
Implantations d’antennes de téléphonie
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

51 mobile, mesure des niveaux de champs émis


Objectif Couverture totale du territoire (objectif zéro « zone blanche »)
2008 et moins de 5 plaintes dans l’année

Budget prévisionnel : Coût intégré dans le fonctionnement du service


Pilotage : Philippe DUFETELLE (maire adjoint) / Direction de l’Environnement
Partenaires : Opérateurs de téléphonie mobile, APAVE, CSTB, ANFR
Indicateur(s) de suivi : Nombre de plaintes ; nombre de mesures réalisées

A vec l’essor de la téléphonie mobile depuis la


fin des années 1990, les antennes relais se
sont multipliées dans le paysage urbain suscitant
A u delà des études accompagnant les implan-
tations d’antennes, des contrôles sont effec-
tués : la ville de Toulouse demande aux opéra-
des questions ou des inquiétudes de la part des teurs de faire réaliser des mesures de champs
populations riveraines. Les mesures de champs électromagnétiques, par un organisme agréé
électromagnétiques constituent l’outil principal indépendant, en tout point qu’elle juge utile.
pour la maîtrise des niveaux d’exposition.

L e décret du 3 mai 2002, relatif aux limites


d’exposition du public aux champs électro-
L es contrôles sont effectués à la demande
des habitants, avec ou sans l’information de
l’opérateur (suivant le choix de l’habitant) et en
magnétiques, et le déploiement important des présence d’un agent de la ville de Toulouse.
sites de téléphonie mobile a conduit la mairie
de Toulouse à se préoccuper de la question de
la planification des champs électromagnétiques.
C haque année, des réunions de bilan sont
programmées, à l’initiative de la ville, entre
le Maire, les opérateurs de téléphonie mobile et
Depuis fin 2002, toute nouvelle implantation
les associations de quartier. Ces réunions permet-
d’antenne (ou modification) est étudiée sur un
tent de faire le point sur l’état des connaissances
plan environnemental : proximité par rapport
(notamment en matière de santé) et des projets
aux lieux sensibles, niveaux de champs… La ville
locaux (nouvelles implantations) en matière de
applique ainsi le principe de précaution et se
téléphonie mobile.
tient à la disposition des habitants qui souhai-
tent être informés.

E n 2004, la mise en application du « Guide


national des bonnes pratiques entre Maires
et opérateurs », votée en Conseil Municipal, a
permis de formaliser les attentes des communes
françaises et de donner un cadre aux implanta-
tions de nouvelles antennes sur leur territoire.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Optimisation des procédures d’implantations et de contrôles mises en place
Poursuite des démarches de concertation régulières engagées avec les opérateurs et les
associations de quartier
• 2008 : Réalisation d’une cartographie des points d’émissions et des mesures des champs
(diffusion grand public)

93
Sensibiliser les scolaires aux causes
RISQUES, NUISANCES ET SANTÉ PUBLIQUE
action

52 et conséquences de l’obésité
Objectif
2008 Sensibiliser tous les écoliers toulousains aux causes et conséquences de l’obésité

Pilotage : Geneviève VASSAL (conseiller délégué) / Direction de la Vie scolaire


Partenaires : Hygiène/ Cuisine centrale/ Sports
Indicateur(s) de suivi : Nombre et nature des campagnes réalisées sur le thème de l’obésité

L ’obésité chez les enfants est devenue un véri-


table problème de santé publique.

La ville de Toulouse, faisant suite aux campagnes


nationales menées en 2005 (Campagne « Mange,
joue, bouge ») souhaite par des actions de pré-
vention sensibiliser les enfants et leurs familles T
aux causes et conséquences de l’obésité.

C es actions diverses pourront s’orienter vers


des thèmes tels que l’hygiène alimentaire,
les dangers de la sédentarité, la pratique d’acti-
vités sportives, l’environnement psychosociolo- Améliorer l’information relative à la traçabilité des aliments servis
gique, l’hygiène bucco dentaire, etc. par les cuisines municipales
Le service de la cuisine centrale projette de mettre en ligne dès 2007 des

C ette action est d’autant plus importante que


Toulouse est signataire de la charte du PNNS
faisant de Toulouse une « Ville active santé »
fiches techniques complètes sur le site Internet municipal, Toulouse.fr,
présentant chaque repas distribué dans les écoles de la ville.
Cette action permettra d’améliorer l’information relative à la traçabilité
alimentaire, en fournissant des données telles que la liste des ingrédients,
leur valeur nutritionnelle, la recette, la présence d’allergènes, de porc, etc.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Projet PNNS mené en partenariat avec les Sports, les cuisines centrales et le service communal
hygiène et santé
• 2007-2008 : De nombreux projets sont proposés par les CLAE maternels et élémentaires pour travailler
sur l’équilibre alimentaire.
Citons aussi les formation des directeurs de CLAE maternels par le médecin et la diététicienne
du REPOP, une pièce de théâtre avec pour thème la variété des fruits et légumes et la
nécessité d’en consommer plusieurs chaque jour, mais aussi l’organisation du goûter sur le
temps CLAE en maternelle avec la création d’un espace buvette où seule l’eau est
consommée (en accord avec les parents, plus de boissons sucrées )

94
IV. COHÉSION SOCIALE ET SOLIDARITÉS

1. Quelle démarche de développement durable ?

‘humain est au cœur de la pose donc de coordonner les actions a pour ambition de rester une ville
problématique de développe- mises en œuvre dans l’ensemble de où il fait bon vivre, où le lien social
ment durable. Pour maintenir ces secteurs. est solidement tissé entre les indivi-
sa cohésion, la société que dus, les générations et les cultures.
nous bâtissons, tant au niveau local Afin de vivre dans un environne- La connaissance et le maintien de
qu’au niveau mondial, se doit d’être ment à la fois sain et agréable, il l’identité culturelle de Toulouse
vivable et viable pour chacun. La est important de développer des seront une richesse supplémentaire,
Déclaration de Rio (1992) a ainsi structures publiques de qualité, un patrimoine qui contribuera plus
consacré parmi ses 27 principes encore à son attractivité.
fondateurs, l’équité sociale (intra
et intergénérationnelle), l’accès au
Toulouse s’engage à : En particulier, Toulouse est l’une
savoir ou encore la protection du
patrimoine culturel, source d’iden-
« Améliorer la qualité de des villes de France les mieux dotées
en équipements publics de qualité.
tité et de solidarité, comme piliers vie, renforcer le lien social Pour améliorer encore le cadre de
vie des Toulousains, et malgré l’ac-
de la qualité de vie.
et promouvoir l’identité tuelle pression démographique, les
Toulouse est une ville très attachée politiques menées visent à anticiper
à cette notion de qualité de vie. culturelle à Toulouse » les besoins, à réfléchir à une utilisa-
Attractive pour son climat et son tion optimale de ces équipements,
dynamisme économique, elle est et à en faciliter l’accès pour tous.
également réputée pour sa douceur de favoriser les échanges entre les L’accessibilité doit être à la fois phy-
de vivre. La qualité de vie est une habitants au-delà des différences sique (adaptation des services et
notion à multiples facettes, résul- générationnelles et sociales, de valo- bâtiments aux personnes à mobi-
tant d’un équilibre fragile entre de riser le patrimoine culturel à trans- lité réduite, répartition équilibrée
nombreux facteurs : offre et qualité mettre aux générations futures…, sur l’ensemble de la commune et
du logement, vie culturelle, activités en somme, toutes les initiatives qui desserte régulière en transports en
éducatives et de loisirs, limitation des permettent de renforcer le senti- commun), et financière (tarifica-
nuisances, action sociale... Améliorer ment d’appartenance de chacun à tions adaptées aux personnes en
la qualité de vie des Toulousains sup- une collectivité solidaire. Toulouse difficulté).

2. Des enjeux concernant…


La Participation
L’Environnement Le Social L’Économie citoyenne
•  Développer •  Développer les •  Développer des •  Développer la
l’éducation et la équipements et services actions d’économie citoyenneté dès le plus
sensibilisation à sociaux de proximité solidaire en matière de jeune âge
l’environnement et au •  Développer santé publique
•  Encourager la création
développement durable l’animation socio- •  Permettre une et la diffusion artistique
•  Développer les cons- culturelle dans tous les accessibilité financière et culturelle
tructions de qualité quartiers et renforcer la aux équipements
environnementale mixité culturels, sportifs, de
•  Mettre en place des loisirs, etc. pour tous
dispositifs d’information
et de soins en direction
des personnes les plus
sensibles ou exposées

96
Des enjeux liés, une vision transversale…

Réduire l’impact énergétique et environnemental des logements,


intégrer de façon harmonieuse les constructions dans leur
environnement immédiat
p. 98 Habitat / Logement Encourager la construction d’un parc social de qualité, favoriser la
mixité sociale dans tous les quartiers
Étudier les projets d’urbanisme et de construction de logements sous
l’angle « coût global »
Promouvoir une démarche de qualité auprès de l’ensemble des
acteurs de la construction à Toulouse (bailleurs sociaux, promoteurs,
comités de quartier…)

Améliorer le cadre de vie, développer les activités vecteur


d’intégration liées à l’environnement
Assurer aux Toulousains un ensemble de services adaptés à la
multiplicité des besoins qu’ils rencontrent (petite enfance, aide
p. 106 Action Sociale sociale, foyers personnes âgées, etc.)
Lutter conter l’isolement des personnes en situation de souffrance,
renforcer l’accompagnement social et professionnel des personnes
en grande difficulté
Renforcer les partenariats institutionnels

Prendre en compte les cibles de qualité environnementale lors des


constructions/rénovations d’équipements culturels ou sportifs

p. 114 Culture, sports et loisirs Promouvoir le lien social au travers d’un maillage équilibré de la ville
en équipements culturels, sportifs et de loisirs

Permettre l’accessibilité financière pour tous les publics

Associer au plus tôt les futurs utilisateurs à la conception des


nouveaux équipements publics

Encourager le développement d’entreprises responsables, encourager


les certifications environnementales et promouvoir les éco-labels

p. 124 Activité Économique et Soutenir la création d’emploi dans les quartiers à fort taux de
chômage
Emploi Soutenir le maintien et la création d’emplois pérennes, soutenir
l’insertion professionnelle, renforcer la recherche et l’innovation

Améliorer l’information donnée aux Toulousains sur les dispositifs


locaux pour l’emploi.

Participer à des opérations de préservation de l’environnement au


travers de partenariats techniques en Europe et dans le monde
Soutenir l’amélioration du cadre de vie et des conditions de santé des
p. 134 Coopération décentralisée villes partenaires du Sud, par des opérations à caractère expérimental
ou exemplaire
Soutenir le développement économique de villes du Sud partenaires
de Toulouse
Favoriser une meilleure connaissance interculturelle et sensibiliser les
Toulousains à la solidarité internationale

97
12 HABITAT / LOGEMENT L’Agence Nationale
pour l’Information
sur le Logement

L’ANIL, association régie par la


Les enjeux de développement durable loi de 1901, a été constituée
en 1975 sous l’impulsion des
pouvoirs publics.
• Favoriser l’accession à la propriété Son rôle est d’offrir aux
particuliers un conseil
• Développer l’offre en matière de logements sociaux et la mixité sociale complet et gratuit sur tous
• Soutenir la réhabilitation de logements anciens ou vétustes les problèmes de logement
qu’ils peuvent rencontrer,
qu’ils soient d’ordre juridiques,

Penser globalement
financiers ou fiscaux.

Les ADIL (Agences


Départementales pour
l’Information sur le Logement)

L
sont les déclinaisons locales
es engagements de Rio au sommet de Nice, reconnaît le droit à une de l’ANIL, et assurent au plan
La situation mondiale en matière de aide au logement destinée à assurer une départemental cette mission
logement connaît actuellement d’im- existence digne à tous ceux qui ne disposent de conseil. Le siège de l’ADIL
de la Haute Garonne se situe à
portantes mutations, principalement dues à pas de ressources suffisantes. La question du Toulouse.
l’urbanisation croissante. En effet, partout logement est donc intégrée à de nombreux
dans le monde, les villes voient affluer de programmes d’action communautaires rele- L’ANIL et les ADIL regroupent les
nouveaux arrivants : la population citadine vant de la lutte contre l’exclusion sociale et professionnels publics et privés
de l’immobilier, les organismes
augmente d’environ 1 million de personnes la discrimination. représentant les familles et les
par semaine dans le monde. Cette crois- usagers, les pouvoirs publics et
sance démographique est principalement La législation relative au logement en organisations d’intérêt général.
enregistrée dans les pays en développement, France
qui connaissent déjà de grandes difficultés Dès 1990, la « loi Besson » pose des princi-
que l’explosion démographique ne peut que pes relatifs au logement, et particulièrement
contribuer à aggraver. Mais les pays plus au logement des plus démunis. Elle stipule
favorisés doivent eux aussi faire face à des que « garantir le droit au logement consti-
problèmes d’insuffisance de logements, de tue un devoir de solidarité pour l’ensemble
difficulté d’accès pour certaines catégories de de la nation ». La loi précise également que
population, et parfois même d’insalubrité. toute personne éprouvant des difficultés,
notamment financières, a droit à une aide
Des enjeux mondiaux de la collectivité, afin de pouvoir « accéder
Dès 1976, la communauté internationale à un logement décent et indépendant et s’y
a pris la mesure du problème. La ville de maintenir ».
Vancouver a accueilli la première Conférence
des Nations Unies sur les Établissements Entré en application dans le courant de l’an-
Humains (dite « Conférence Habitat »), sur née 2005, le Plan de Cohésion Sociale va
le thème de « la nécessité de rendre vivables dans le même sens. Il agit simultanément
les grandes villes ». Vingt ans plus tard, c’est sur l’emploi, le logement, et l’égalité des
à Istanbul que s’est tenue la Conférence chances. En matière de logement, il vise à
« Habitat II ». 171 gouvernements y ont adop- résoudre la crise en rattrapant le retard en
té la Déclaration d’Istanbul et le Programme matière de logement locatif social, en mobi-
pour l’Habitat, s’engageant ainsi à améliorer lisant le parc privé et en renforçant l’accueil
le milieu urbain. À cette occasion, ils ont et l’hébergement d’urgence. Ce dispositif
reconnu pour la première fois le « droit à un favorise une plus grande mixité dans l’habi-
logement décent » pour tous. tat et contribue ainsi à renforcer la cohésion
sociale.
À l’échelle européenne, si l’Union ne dispose
pas de compétence directe en matière de Depuis la loi de décentralisation de 1983,
logement, elle est toutefois compétente en ce sont les collectivités locales qui disposent de
ce qui concerne la mise en œuvre et le res- compétences en matière d’urbanisme, d’amé-
pect de l’objectif de cohésion sociale, inscrit nagement et de gestion foncière, et qui appli-
dans les Traités de Nice et d’Amsterdam. La quent ces principes. À Toulouse, cette compé-
Charte des Droits Fondamentaux de l’Union tence a été transférée en 2001 à la commu-
Européenne, proclamée en décembre 2000 nauté d’agglomération du Grand Toulouse.

98
Agir localement
Le Programme Local de
l’Habitat (PLH)

L
a situation du logement à Toulouse • Les Zones d’Aménagement Concerté
Mis en œuvre dans le cadre du
Contrat de Ville, le PLH vise
L’agglomération toulousaine accueille (ZAC)
à coordonner la politique de chaque année 12 000 nouveaux habi- La ville de Toulouse souhaite également
l’habitat avec la planification tants, dont 5 000 pour la seule ville de influer sur le marché du logement par le
urbaine et les politiques Toulouse. Pourtant, malgré les pressions biais d’une politique volontariste d’acqui-
foncières, afin de répondre
aux besoins de logements
constatées sur le marché du logement, on sition foncière.
et d’assurer une répartition comptabilise environ 4000 nouveaux loge-
équilibrée de l’offre entre les ments par an en moyenne. Cette ambition se traduit notamment par
communes et les quartiers. Dans le cadre des constructions de logements la réalisation des Zones d’Aménagement
C’est un outil de régulation du
marché immobilier, destiné à
neufs, la ville de Toulouse souhaite encoura- Concerté (ZAC). Un vaste programme com-
améliorer la mixité sociale, ger la construction de grands logements, prenant la réalisation de 15 ZAC est mis
à renforcer l’offre de logements, destinés à accueillir des familles. C’est l’une en œuvre. En 2006, 540 logements neufs
et à répondre aux besoins des orientations du PADD (Projet d’Aména- devraient sortir de terre dans les ZAC.
en logements des ménages les
plus modestes.
gement et de Développement Durable). Dans chacune d’elles, la moitié des loge-
ments construits sont dédiés à l’accession à
À Toulouse, le Programme Local la propriété, et 30% sont destinés à l’habitat
de l’Habitat s’est concrétisé Prévenir les distorsions du marché social.
par la signature d’une
convention avec l’État
(pour la période 2000-2006), • Le Plan Local d’Urbanisme (PLU)
qui définit 4 axes principaux L’afflux de nouveaux arrivants chaque année Préserver la mixité sociale
d’action : conduit à une insuffisance de logements, et
• accompagner la croissance par effet mécanique à leur coût élevé. Pour • La loi Solidarité et Renouvellement
démographique dans le souci de
la gestion économe de l’espace ;
trouver un logement, de nombreux ménages Urbain
se voient donc contraints de s’éloigner du La loi SRU (relative à la Solidarité et au
• diversifier les logements et
requalifier le parc public et le centre-ville, participant ainsi à l’étalement Renouvellement Urbain) du 13 décem-
parc privé ; urbain, lui-même générateur de nuisances et bre 2000 comporte trois grands volets :
• assurer l’accès au logement et de pollutions. Urbanisme, Déplacements, et Habitat.
au maintien dans les lieux ; Concernant le volet Habitat, la loi vise avant
• actualiser la connaissance du Afin de contrer cette tendance, Toulouse tout à assurer la mixité sociale.
marché et mettre en place des a adopté le 17 février 2006 un Plan Local
outils de veille et des actions de
communication. d’Urbanisme (PLU) qui permet de faire de En effet, elle fixe un seuil minimum obliga-
la « densité modérée », c’est-à-dire de toire de 20% de logements sociaux pour
construire plus, parce que légèrement les communes de plus de 3 500 habitants fai-
plus haut. Son objectif est de permettre sant partie d’une agglomération de plus de
l’accueil de 50 000 habitants supplémen- 50 000 habitants (et comprenant au moins
taires d’ici 2020, dans un cadre de vie de une commune de plus de 15 000 habitants).
qualité. Avec plus de 18% de logements sociaux sur
son territoire, Toulouse est proche de cet
• L’accession à la propriété objectif, et devrait prochainement l’atteindre
Seulement 52% des Toulousains sont pro- grâce aux opérations de construction sociale
priétaires de leur logement. Là encore, les menées chaque année depuis 2000.
pressions exercées par la forte croissance
démographique sur le parc de logements Le Projet d’Aménagement et de
explique cette situation. En 5 ans, les prix de Développement Durable (PADD) de la ville
l’immobilier ont augmenté de près de 50%. de Toulouse s’inscrit dans cette orientation
Toutes les grandes villes sont confrontées à et fixe des objectifs chiffrés en matière de
ce problème, sans avoir pour autant le pou- mixité sociale :
voir de fixer le montant des loyers dans le • réaliser 30% de logements sociaux dans les
secteur privé, ni les prix à la vente. nouvelles opérations publiques ;
La municipalité prend donc des mesures de
• inciter les opérateurs privés à réaliser au
rééquilibrage en faveur de l’accession à
minimum 20% de logements sociaux par
la propriété. Toulouse est ainsi l’une des
opération de taille importante.
seules villes en France à proposer un prêt
à taux zéro qui vient s’ajouter à celui de
l’État, afin de permettre aux familles à reve-
nus modestes d’acheter leur logement. Plus
de 1000 familles en ont déjà profité. …/…

99
• Le logement social
Toulouse accueille la majeure partie du loge-
ment social de l’agglomération (67%).
Le parc social de la ville est important et
régulièrement enrichi et réhabilité : 600 loge-
ments sociaux supplémentaires en moyenne
sont financés chaque année depuis 2000.

Le logement social est historiquement inéga-


lement réparti dans la ville, mais les opérations
d’urbanisme récentes tentent de contrebalan-
cer cette situation (nouvelles ZAC, conven-
tions territoriales du Contrat de Ville, Grand
Projet de Ville). La dispersion des logements
sociaux sur tout le territoire communal, et la
diversité du parc immobilier sont des condi-
tions essentielles à la réalisation des objectifs
de mixité sociale. Les actions de la municipa-
lité vont en ce sens.

Le logement étudiant
Privilégier un logement de qualité L’agglomération accueille plus de 100 000 étudiants
dans les trois universités toulousaines et les grandes écoles.
• Les Opérations Programmées Même si la moitié d’entre eux sont Toulousains, et disposent donc déjà
d’Amélioration de l’Habitat d’un logement, pour les autres, les situations sont variées,
et les recherches de logement souvent difficiles.
L’action de la ville porte aussi sur la qualité des
logements. Depuis le début des années 1970, L’offre de logements étudiants à Toulouse relève
Toulouse a mis en œuvre des Opérations de l’action de 3 principaux acteurs :
Programmées d’Amélioration de l’Habitat • le CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Sociales)
(OPAH), ayant pour objet d’améliorer les gère 7 500 chambres, dont une partie en résidence universitaire ;
logements, de réhabiliter le patrimoine bâti, • les offices HLM fournissent environ 3000 logements ;
de remettre sur le marché des logements • le secteur privé, propose une large offre, dans des résidences ou
auprès de particuliers.
vacants, de maintenir les habitants ou d’en
Le maire de Toulouse a offert en 2006, de céder 4 terrains pour
accueillir de nouveaux.
construire des logements étudiants.

L’attribution d’aides incite les propriétaires


Création d’un établissement public foncier local
de logements vacants anciens à réaliser des
travaux pour qu’ils redeviennent habitables Le Grand Toulouse va se doter
d’un établissement public foncier local (EPFL).
et puissent être à nouveau loués. Ces opé- Il s’agit d’anticiper dès aujourd’hui le développement
rations ont concerné 1100 logements répar- de l’agglomération et de créer des réserves foncières.
tis dans 7 quartiers : Saint-Aubin, Arnaud- La création d’un EPFL répond également à la nécessité de maintenir
Bernard, Saint-Cyprien, Saint-Michel, Patte des activités agricoles pérennes et des « poumons verts »
sur le territoire.
d’Oie, Roguet et Bayard. La dernière OPAH
toulousaine a été lancée en 2000 et concerne
Le Grand Projet de Ville :
le centre historique de la ville.
requalifier et réhabiliter les logements des quartiers

• La qualité environnementale Le GPV est un programme de développement local ambitieux


des bâtiments qui concerne 49 500 habitants des quartiers du Grand Mirail
et d’Empalot. Lancé dans le cadre de la Politique de la ville,
L’impact du secteur de la construction sur
il touche des quartiers en difficulté (taux de chômage de 36%)
l’environnement est important, car il se où se concentrent 35% de logements sociaux.
révèle consommateur d’énergie, générateur
de nuisances et producteur de gaz à effet Outre les volets social et économique, il comporte
un important volet urbain, qui vise à rénover l’habitat
de serre. La ville de Toulouse ne peut avoir
pour offrir aux habitants un cadre de vie de qualité :
qu’un rôle incitatif sur les opérations immo-
• réaménagement des espaces publics ;
bilières privées.
• restructuration et création d’équipements ;
Son action vise donc principalement à pro-
• démolitions/reconstructions ;
mouvoir la qualité environnementale
• réhabilitations : 4600 logements sociaux réhabilités ;
dans la construction, tout en s’appliquant à
• aménagements d’immeubles en résidences.
réduire les impacts environnementaux de ses
propres bâtiments.

100
HABITAT / LOGEMENT Développer les partenariats
avec les bailleurs sociaux pour favoriser
action

53 l’accession sociale à la propriété


Objectif Accroître le nombre de logements
2008 consacrés à l'accession sociale à la propriété dans les ZAC publiques

Budget prévisionnel : Aides au prêt à taux zéro de la ville, en fonction du nombre de dossiers acceptés
Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission Ville Habitat / Direction Finances
Indicateur(s) de suivi : Nombre de dossiers aidés par la mairie dans le cadre du Prêt à Taux Zéro

T oulouse joue pleinement la carte de la


mixité sociale et a choisi de faire le pari de
la diversité pour s’assurer un développement
P ar ailleurs, la mairie de Toulouse a mis
en place un dispositif de soutien financier
complémentaire au prêt à taux zéro de l’État.
urbain et social harmonieux et maîtrisé, évitant Toulouse est ainsi la seule ville française, avec
les départs d’habitants du centre ville vers la Paris, à abonder ce prêt à 0%.
périphérie.

En effet, le Plan Local d’Urbanisme de Toulouse Cette initiative qui vise à faciliter l’accession à
fixe un objectif de 50% de logements en acces- la propriété pour les familles modestes, souvent
sion à la propriété dans toutes les ZAC du terri- de jeunes actifs, rencontre un grand succès puis-
toire communal, ce qui favorise, avec d’autres que 1 811 dossiers ont été traités par les services
mesures relatives au logement locatif social, la municipaux, avec près de 11,1 millions d’euros
mixité sociale dans la ville, et contribue à lutter versés, depuis juin 2002.
contre les phénomènes d’exclusion dans certains
quartiers.

50% de logements en accession à la propriété dans les ZAC publiques Pour faciliter l’accession à la propriété, la ville a inscrit dans son PADD
trois objectifs complémentaires :
• encourager les opérateurs privés à réaliser au moins 50% de logements en
accession dans les programmes de logements collectifs neufs ;
Le Plan Local d’Urbanisme de Toulouse fixe au travers de son PADD un objectif
de construction de 50% de logements en accession à la propriété dans les Zones • inciter à créer une offre diversifiée de logements en habitat collectif et individuel ;
d’aménagement concerté publiques. • encourager les nouvelles formes d’habitat individuel, qui, non seulement
permettront de répondre à des modes de vie variés, mais seront également à même
Cette exigence sera mise en application, par exemple, dans le cas de la future ZAC de relever un enjeu majeur pour une ville comme Toulouse :
de la Cartoucherie qui concerne 2 750 logements. concilier densité modérée et besoins en matière d’habitat individuel.

Détail de l’action

• 2006 à 2008 : Poursuivre le dispositif de soutien financier complémentaire au prêt à taux zéro de l’État
Assurer un taux de 50% de logements en accession à la propriété
dans toutes les ZAC publiques du territoire communal

101
Créer des logements étudiants
HABITAT / LOGEMENT
action

54 dans les ZAC publiques


Objectif
Accroître le nombre de logements étudiants, notamment dans les ZAC publiques
2008

Budget prévisionnel : Coûts intégrés dans le bilan économique des ZAC


Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission Ville Habitat et Direction des Études Urbaines
Indicateur(s) de suivi : Nombre de logements étudiants construits

A u cœur de la seconde académie française,


Toulouse compte près de 100 000 étudiants
(114 410 étudiants dans l’académie en 2004,
L ors des dernières réunions de travail sur
le logement étudiant avec le rectorat, les
collectivités locales et le CROUS, la mairie de
dont 85% à Toulouse). Bien que variée (résiden- Toulouse a proposé pour sa part deux mesures
ces universitaires, logements sociaux ou locatifs concrètes :
privés), l’offre en matière de logement étudiant - Céder gratuitement 4 terrains appartenant à
n’est pas toujours en adéquation avec la deman- la ville pour construire sans délai des logements
de quantitative et qualitative. On dénombre étudiants. À noter que 80 logements sont d’ores
ainsi seulement 7850 logements en cité univer- et déjà prévus à Niel, et 400 à Montaudran.
sitaire, ce qui implique que l’offre privée vienne - Prévoir des terrains réservés au logement
compléter l’accueil étudiant (55% des étudiants social étudiant dans les futures ZAC comme la
y ont recours). Cartoucherie et Borderouge nord.

L e contrat de plan État Région qui se termine


en 2006 a permis la réalisation de plus de
1100 logements étudiants avec l’aide de l’État
C es deux propositions ont pour objectif
de favoriser le logement social étudiant,
notamment destiné aux étudiants boursiers.
et des collectivités. Elles visent aussi à favoriser la construction de
Le nouveau Contrat de Projet poursuivra cet logements étudiants dans les autres opéra-
effort, en direction des étudiants boursiers. Une tions d’urbanisme portées par les promoteurs-
étude de cadrage des besoins en logements étu- constructeurs. Ces décisions s’inscrivent dans le
diants, à l’initiative du Rectorat, et en concerta- cadre de l’effort de la Communauté d’Agglomé-
tion avec les collectivités locales, est en cours. ration du Grand Toulouse dont Toulouse est la
ville centre.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Livraison de 720 logements étudiants (sur le campus de l’INSA,


dans la résidence Clément Ader à Rangueil et à Ponsan-Bellevue)
• 2008 : Fixer un % de logements étudiants pour chaque nouvelle ZAC

102
HABITAT / LOGEMENT Signer une « Charte de Mixité »
avec les professionnels de l’immobilier,
action

55 afin de développer le logement social


Objectif Appliquer systématiquement la Charte de mixité
2008 pour les opérations publiques et privées > 25 logements

Budget prévisionnel : Concertation


Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission Ville Habitat
Partenaires : Fédération des Promoteurs-Constructeurs, Groupement départemental HLM, Ordre des Architectes,
Association des Professionnels de l’Urbanisme de Midi-Pyrénées (APUMP)
Indicateur(s) de suivi : Nombre de logements sociaux construits chaque année dans le cadre de la charte de mixité et
% de logements sociaux sur la ville de Toulouse (au sens de la loi SRU)

L ’objectif du PLH est de produire 2000 loge-


ments sociaux par an, respectant ainsi les
orientations fortes du Plan de Cohésion Sociale.
L a ville de Toulouse, souhaitant aller au delà
de ce taux minimum de 20% de produc-
tion de logements sociaux, a engagé en 2006
La communauté d’agglomération, dans le cadre une concertation avec les professionnels de la
du Programme Local de l’Habitat, et la ville de construction, visant à aboutir à la signature
Toulouse mènent conjointement une politique d’une « Charte de mixité » pour le territoire
volontariste pour répondre aux besoins de loge- communal. Ainsi, afin de diversifier l’habitat
ments sociaux. et de veiller à l’équilibre social (enjeux précisés
dans le PADD) la ville s’est fixée deux objectifs :

L e 23 juin 2006, le Grand Toulouse a signé un


protocole d’accord - « la charte de mixité »
- avec le groupement départemental HLM, la
1) Répondre aux besoins en logement locatif
des ménages modestes :
- ZAC publiques : 30% de logements sociaux
Fédération des promoteurs constructeurs et le (PLUS) dans les nouvelles opérations ;
Syndicat national des aménageurs lotisseurs. - ZAC conventionnées : 25% PLUS et 5% PLS ;
L’originalité de cette charte réside dans l’en- - Opérations privées ≥ 50 logements : 20% de la
gagement mutuel des promoteurs privés, des SHON en PLUS et 5% de la SHON en PLS ;
offices et sociétés HLM et des pouvoirs publics. - Opérations privées entre 25 et 49 logements :
Elle fixe un cadre pour tous et uniformise les 15% de la SHON en PLS.
pratiques, en terme de production du logement 2) Favoriser l’intégration des logements
social, avec pour maîtres mots une exigence de sociaux :
diversité et de mixité. Les signataires s’engagent - répartir de façon équilibrée, l’habitat social,
à livrer au minimum 20% de logement social le logement sur le marché locatif libre et celui
(réparti entre les différents types de logement, destiné à l’accession à la propriété ;
du PLAI le moins cher, au PLS), que ce soit dans - insérer au mieux des logements sociaux dans
les ZAC ou dans le foncier diffus. les quartiers par l’architecture et leur qualité
(prise en compte de la qualité environnemen-
tale notamment).
30% de logements sociaux dans les ZAC publiques familles, la ville de Toulouse fixe également dans son PLU une proportion d’environ
Le Plan Local d’Urbanisme de Toulouse fixe au travers de son PADD un objectif de 2/3 des logements en T3 et plus, dans les nouveaux quartiers. En application du
construction de 30% de logement locatif social dans les Zones d’aménagement Programme Local de l’Habitat, la ville fixe des objectifs pour développer des grands
concerté publiques. logements dans le parc locatif social :
La ville intervient également auprès des promoteurs pour que le seuil de 20% de - 10% de logements T5 et plus dans chaque opération en collectif ;
logements sociaux soit respecté dans les opérations privées, mais aussi pour les - 15% de logements T5 et plus dans chaque opération de logements en individuel ;
encourager à construire de grands logements pouvant accueillir des familles. - 15% de grands logements dans chaque opération financée en Prêt Locatif à Usage
Afin d’encourager la construction de grands logements destinés à accueillir les Social-Construction Démolition.

Détail de l’action
• 2006 : Adoption d’une Charte de Mixité par le Grand Toulouse, dans le cadre du PLH
• 2007 : Signature d’une Charte de mixité entre la ville de Toulouse et les professionnels de la construction
• 2008 : Mise en place d’un suivi / évaluation de l’application de la Charte de mixité de Toulouse

103
HABITAT / LOGEMENT
action

56 Étendre l’OPAH à de nouveaux quartiers


Objectif
Étendre l’OPAH aux autres quartiers du centre ville
2008

Budget prévisionnel : 60 000 € HT (étude)


Pilotage : Michèle CLAUX (maire adjoint) / Mission Ville-Habitat
Partenaires : Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) / Grand Toulouse
Indicateur(s) de suivi : Fréquentation de l’antenne OPAH, nombre de logements vétustes ou insalubres réhabilités,
nombre de logements vacants remis sur le marché

L es opérations programmées d’amélioration


de l’habitat traduisent la politique de la
ville en matière de réhabilitation de l’habitat
existant privé dans les quartiers anciens, notam-
ment le centre ville. L’objectif de la commune
est d’améliorer le confort des logements tou-
lousains, de développer l’offre de logements à
loyers maîtrisés et de remettre sur le marché des
logements vacants. Ce type d’opération permet
de lutter contre l’habitat insalubre mais éga-
lement d’adapter le logement aux personnes
âgées ou handicapées et de lutter contre le bruit
par l’isolation des logements.
Le maintien et l’accueil de ménages familiaux
(réalisation de grands logements) est l’un des
enjeux de ces OPAH, qui permettent également
de conserver et de moderniser le patrimoine
bâti toulousain, au centre ville comme dans les
quartiers périphériques.

L’information des propriétaires sur les économies d’énergie - l’efficacité des équipements énergétiques et de production d’eau chaude ;
et les problématiques de santé - les conditions de confort et d’hygiène (hygrométrie, acoustique, qualité de l’air,
odeurs…) ;
L’amélioration des conditions d’habitabilité des logements et de la santé des - l’adaptation des logements à la mobilité réduite…
occupants implique la prise en compte des critères énergétiques – synonymes de Cela se traduit concrètement par la formation des équipes, la réalisation de brochu-
maîtrise des charges – et sanitaires par les propriétaires lors de la réhabilitation de res d’information et de panneaux d’exposition à destination des propriétaires privés
l’habitat ancien ou vétuste. et des habitants concernés par les OPAH.
La ville de Toulouse a donc décidé d’insérer un volet développement durable dans
les Opérations d’Amélioration de l’Habitat, et notamment de développer l’informa- De même, la ville incite à l’intégration d’un volet « développement durable » dans le
tion, la sensibilisation, le conseil auprès des propriétaires privés et des habitants, Programme d’Intérêt Général de lutte contre l’insalubrité et les plans de sauvegarde
afin de les inciter à améliorer : des copropriétés qui devrait aider les propriétaires pour l’amélioration du logement
- l’isolation thermique des logements ; des personnes âgées, du confort acoustique ou olfactif, etc.

Détail de l’action
• 2006 : Étude pré-opérationnelle pour une nouvelle OPAH sur l’ensemble du centre ville
• 2007-2008 : Mise en œuvre de la nouvelle OPAH sur le centre ville

104
HABITAT / LOGEMENT Réaliser une étude sur la vacance de cer-
tains logements des quartiers anciens
action

57 en vue de les remettre sur le marché


Objectif
Mettre en œuvre des actions de remise sur le marché des logements vacants du centre ville
2008

Budget prévisionnel : Budget intégré à l’étude pré-opérationnelle d’OPAH (60 000 € HT)
Pilotage : Michèle CLAUX (maire adjoint) / Mission Ville Habitat
Partenaires : Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) / Grand Toulouse
Indicateur(s) de suivi : Nombre de logements remis sur le marché après la communication faite par la ville
à l’attention des propriétaires

L es quartiers anciens, et notamment ceux du


centre ville, sont protégés soit au titre du
secteur sauvegardé, soit au titre des périmètres
centre ville devrait permettre une meilleure
connaissance du nombre et de la localisation de
ces logements et par suite de développer des
autour des monuments historiques. Dans ces actions (OPAH, PIG, etc.) permettant leur réha-
quartiers souvent densément construits, il est bilitation et leur remise sur le marché.
nécessaire d’inciter les propriétaires privés à
remettre sur le marché leurs logements vacants
La taxe sur les logements vacants
pour y accueillir de nouveaux ménages. Cela
passe par une connaissance plus fine du poten- La taxe annuelle sur les logements vacants est perçue dans les communes des
tiel de logements vacants réellement « récupé- agglomérations de plus de 200 000 habitants, au profit de l’Agence Nationale
rables ». Une directive de la Commission natio- pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH). Elle a été instituée en 1999 pour remé-
nale d’information sur le logement, de novem- dier au déséquilibre entre les offres et les demandes de logements, qui se fait au
détriment des personnes à revenus modestes et des personnes défavorisées.
bre 2005, autorise les collectivités à connaître
les propriétaires de logements vacants, à mener Les propriétaires (autres que les HLM et les Sociétés d’Économie Mixte), usufrui-
auprès d’eux des enquêtes sur les raisons de tiers ou preneurs d’un bail à construction ou à réhabilitation doivent la taxe sur
cette vacance, et à les informer sur les aides à la les logements vacants pour les logements habitables, non meublés et laissés
vacants depuis au moins deux années consécutives au 1er janvier de l’année
remise sur le marché de ces logements. d’imposition.

A fin de répondre aux besoins des habitants


en matière de logement et affirmer une
dynamique de renouvellement urbain, la ville
La taxe est calculée à partir de la valeur locative de l’habitation (la même que
celle retenue pour la taxe d’habitation). Le taux appliqué varie en fonction de la
durée de vacance du logement :
- 10% la 1re année où le logement est imposable ;
de Toulouse souhaite donc inciter les proprié- - 12,5% la deuxième année ;
taires de logements vacants (soumis ou non à - 15% à compter de la 3e année.
la taxe sur les logements vacants) à remettre
ces derniers sur le marché. Débutée en 2006, Il faut également ajouter à cela des frais de gestion qui s’élèvent à 9% du mon-
tant de la taxe.
une étude sur la vacance des logements au

Détail de l’action

• 2006 : Analyse de la vacance dans le cadre de l’étude pré-opérationnelle d’OPAH sur le centre ville
• 2007-2008 : Lancement de l’OPAH sur le centre ville, avec volet de prospection des logements vacants
et de remise de ces logements sur le marché locatif.

105
13 ACTION SOCIALE
Les enjeux de développement durable
• Améliorer les dispositifs en faveur de la petite enfance
• Améliorer les dispositifs en faveur des seniors
et renforcer la mixité intergénérationnelle
• Développer la solidarité vis-à-vis des personnes en difficulté sociale
• Améliorer les dispositifs en faveur des personnes handicapées

Penser globalement
L
es engagements de Rio Cette double nécessité de lutter contre les
Comme le proclame la Déclaration de formes d’exclusion sociale et de renforcer
Rio, la lutte contre l’exclusion sociale la cohésion est relayée au niveau national.
et la pauvreté constitue « une condition En effet, la France bénéficie d’un dispositif
indispensable du développement durable ». législatif permettant de prévenir et de sanc-
Afin de prévenir les situations d’exclusion et tionner les pratiques contraires à ses objectifs
de maintenir la cohésion de notre société, de solidarité. La politique de la ville traite
de nombreuses actions sont entreprises par de nombreuses questions relatives à l’ac-
les pouvoirs publics pour améliorer les condi- tion sociale dans les quartiers : insertion et
tions d’existence de chacun, et notamment emploi, lutte contre les exclusions, réponses
des plus fragiles. C’est l’ensemble de ces au surendettement, etc. La mise en œuvre
mesures qui constitue l’action sociale. de Contrats de ville s’inscrit dans la politique
de la ville. Il s’agit de contrats pluriannuels
La politique sociale européenne qui associent État, collectivités territoriales
La politique sociale européenne obtient et acteurs locaux. Ces contrats donnent
ses lettres de noblesse avec le Traité de lieu à l’élaboration d’un grand projet global
Maastricht (1992), qui identifie pour la pre- de développement traitant de l’habitat, de
mière fois la cohésion sociale et la politique l’aménagement urbain, de l’action sociale,
sociale comme un objectif à part entière, au de la formation, des actions de prévention
même titre que la croissance économique. de la délinquance, etc. L’agglomération tou-
Un important cadre législatif et institutionnel lousaine s’est dotée d’un Contrat de ville
est alors mis en place. Le Traité d’Amsterdam pour les années 2000 à 2006. Le Plan de
(1999) incorpore à son tour des dispositions Cohésion Sociale, entré en vigueur dans
sociales et permet de nouvelles avancées le courant de l’année 2005, vise lui aussi
(Stratégie Européenne pour l’Emploi, lutte à répondre aux exigences de solidarité et
pour l’égalité des chances, lutte contre les d’équité (lutte contre le chômage…). Enfin, il
discriminations…). La dynamique sociale est faut souligner le rôle des collectivités locales
ainsi lancée en Europe, et d’autres instru- en matière d’action sociale. Les communes
ments voient le jour, comme par exemple disposent en effet de nombreuses compé-
la Charte des Droits Sociaux Fondamentaux, tences : prise en charge des personnes les
formulée au Sommet de Nice à la fin de l’an- plus démunies, gestion des hospices, mission
née 2000, ou encore l’organisation d’évène- de prévention et développement social grâce
ments spéciaux (2003 a ainsi été désignée aux Centres Communaux d’Action Sociale
comme l’Année Européenne des Personnes (CCAS)…
Handicapées).

La Politique de la Ville
Le lien social est d’autant plus solide que
la mixité est importante au sein de la cité : Le Plan de Cohésion Sociale
mixité intergénérationnelle, pour soute-
nir les liens de solidarité entre les Toulousains Présenté en Conseil des Ministres le 24 juin 2004 par J.-L. Borloo, il a
de tous âges, et mixité sociale, pour assurer pour ambition de :
• lutter contre le chômage ;
un équilibre des quartiers et tisser le lien • résoudre la crise du logement ;
social. L’action sociale apparaît donc comme • lutter pour l’égalité des chances.
le moyen privilégié de garantir mixité et Pour plus d’informations, consultez le site du Ministère :
cohésion sociale. www.cohesionsociale.gouv.fr

106
Agir localement
O
ffrir des équipements la mise en œuvre du dispositif Websourd,
et des services adaptés permettant un accès simplifié aux démarches
Avec le développement de la ville, administratives.
des besoins nouveaux se font jour. En
effet, Toulouse doit faire face à l’afflux Enfin, il convient de noter que le fonctionne-
de 5 000 nouveaux arrivants chaque année, ment de la commission fait une large part à
auxquels il convient de fournir des services et la consultation. En amont de chaque réali-
équipements en quantité suffisante, D’autre sation, les associations sont consultées sur les
part, Toulouse connaît, comme l’ensemble plans des futurs aménagements. Aujourd’hui,
de la population française, des évolutions sur les 50 personnes membres de la commis-
démographiques importantes : d’une part, sion, 40 représentent une association.
un phénomène de vieillissement (la tranche
d’âge des plus de 75 ans a augmenté de
12,5% entre 1990 et 1999), et d’autre part Un accueil performant
une augmentation significative de la popula- pour les plus petits
tion des tout petits (moins de 3 ans).
• Augmenter le nombre de places d’ac-
Afin d’offrir des équipements et des servi- cueil
ces adaptés et de lutter contre toutes les La progression constante du nombre des
formes d’exclusions, Toulouse dispose d’un naissances, conjuguée à l’arrivée régulière de
solide réseau de services et d’équipements. nouveaux habitants, conduit à une augmen-
Toulouse veille à offrir des modes de garde tation du nombre de petits Toulousains
et structures de loisirs aux parents de jeunes de moins de 3 ans. Afin de répondre aux
enfants, des centres d’accueils pour per- demandes des familles, la ville s’attache à
sonnes âgées, des équipements davantage augmenter le nombre de places d’accueil. En
accessibles aux personnes à mobilité réduite, 2001, l’équipe municipale avait annoncé la
des centres sociaux, etc. Répartis de manière création de 300 places de crèche supplémen-
équilibrée sur l’ensemble des quartiers et taires d’ici 2007. Pour réaliser ce programme,
répondant aux besoins des habitants, ces la mairie et la Caisse d’Allocations Familiales
services offrent un nombre conséquent de (CAF) ont lancé un Contrat Enfance, pour
places. En outre, de vastes projets, comme la période 2002-2006. Cette collaboration a
par exemple le Grand Projet de Ville (GPV), permis de revoir à la hausse les prévisions :
comportent un volet important en matière le nombre de places créées dépasse d’ores
d’action sociale. et déjà les 500.

Une politique municipale volontariste • Diversifier les modes de garde


en faveur du handicap La ville veille également à maintenir la
À Toulouse, une commission municipale plus grande diversité possible, afin que les
d’accessibilité a été créée dès 1991, bien parents puissent recourir au mode de garde
avant l’obligation légale pour les commu- qui convient le mieux à leur projet : multi-
nes de plus de 5000 habitants de se doter accueils, crèches collectives, crèches fami-
de telles commissions (loi pour l’égalité des liales, ou encore halte-garderies sont ainsi à
droits et des chances, la participation et la disposition des parents. Toutes ces structures
citoyenneté des personnes handicapées, du bénéficient du soutien actif de la mairie.
11 février 2005). Sa vocation est de centra-
liser les attentes des personnes handica-
pées, et de regrouper élus et représentants
d’associations, afin d’y répondre au mieux.

La commission extra-municipale travaille sur Le Point Info Familles


les thèmes des transports et de l’accessibilité
pour les personnes souffrant de handicap Inauguré en mars 2006, le Point Info Familles permet d’informer les
moteur ou de surdité. En matière de trans- parents par téléphone sur l’accueil et les loisirs des enfants de
0 à 6 ans. Les parents peuvent y récupérer tous les contacts
ports, la commission a ainsi initié l’affi- nécessaires dans leurs démarches.
chage lumineux dans le métro, ou encore
les bornes publi-minitel dans les stations. La Il reçoit aussi les familles pour les inscriptions en structures d’accueil
commission a également été à l’origine de la gérées par la mairie et le Centre Communal d’Action Sociale.
Charte pour l’accessibilité, signée en 2003.
Concernant les personnes malentendantes,
la commission a appuyé la création d’un
groupement d’interprètes et traducteurs, et …/…

107
Les personnes âgées L’accueil des plus démunis
La mairie s’est dotée d’une Commission Un « Espace Social » est situé sur l’Ile du
extra-municipale dédiée aux seniors, qui réu- Grand Ramier. Sa mission première est de
nit des experts, des représentants des caisses satisfaire le besoin vital de manger pour ceux
de retraites, d’associations et des services qui n’en ont pas les moyens.
municipaux, intervenant auprès des seniors.
Cette Commission recueille les demandes des D’autres services sont toutefois offerts : lavo-
personnes âgées et a initié de nombreuses matic, douches, coiffeurs, permanence d’un
actions en leur faveur. dentiste, groupes de parole… Des activités
sociales sont également organisées dans le
• Le Point Info Seniors but de rompre l’isolement. L’Espace social
Le Point Info Seniors est un service essentiel a vocation d’organiser et de maintenir un
pour les retraités. Situé au Capitole, sa mis- réseau de prise en charge adéquat pour
sion est d’offrir aux retraités toulousains et les exclus. Dans cette perspective, il assure
à leur entourage un service d’information l’hébergement de 45 personnes pendant les
centralisé abordant tous les domaines suscep- périodes hivernales.
tibles de les intéresser. Trois agents sont à la
disposition du public pour l’orienter à travers Le Grand Projet de Ville : un projet urbain qui mobilise les habitants
les différents espaces : espace accueil, espace Le Grand Projet de Ville est un programme ambitieux qui concerne
attente, espace confidentiel prévu pour rece- 49 500 habitants des quartiers de Toulouse (Grand Mirail et
voir le public exprimant des demandes parti- Empalot). Il s’agit d’un projet partenarial auquel sont associés Ville,
culières, espace de documentation et espace État, Région, Département, agglomération, Caisse des Dépôts et
Consignations, CAF, Fasild, Bailleurs sociaux… permettant la pro-
pour la fabrication de la carte orange. Outre grammation d’actions de développement local. Il comporte 3 volets :
son rôle d’information et d’orientation, le urbain, économique et social.
point Info Seniors assure également un rôle
d’observatoire en enregistrant les attentes Le volet social vise la mise en œuvre d’un vaste programme de
réussite éducative :
des retraités et en les faisant connaître.
> Des actions fortes en matière d’éducation : modes de garde de
• Les guides pratiques qualité (ex. Espace Claude Nougaro), activités d’accompagnement
Édité par la mairie, un guide gratuit 3e âge - scolaire (généralisation des CLAE, « École Ailleurs »…), offre de loisirs
diversifiée…
Informations Retraite est conçu pour
apporter toutes les réponses à ceux qui se > Renforcement de la prévention / sécurité : prévention de la
préparent à prendre la retraite mais aussi délinquance (actions conjointes police-justice, actions éducatives de
à ceux qui y sont déjà. Ce guide comporte proximité, actions d’éducation et de soutien aux parents), justice de
proximité (Maison de la Justice et du Droit, permanences du SAVIM…)
plusieurs volets (social, santé, transports, loi-
sirs...) et est disponible à l’accueil du Capitole, > Soutien au secteur associatif : 200 associations subventionnées par
dans les mairies de quartiers, et à l’Office du la ville, clause d’insertion des personnes en difficulté dans les marchés
Tourisme. Une nouvelle édition est en cours, publics de la ville, mise en lumière du Mail d’Empalot, recomposition
d’îlots à Bagatelle, espace Enfance et Familles Desbals…
qui s’adressera aux « 55 ans et plus ».

• La Carte Orange
Les musées s’ouvrent aux malvoyants
Outre la gratuité des transports en commun,
cette carte ouvre la possibilité à ses déten- Depuis janvier 2006, les musées toulousains pratiquent des « visites
teurs de bénéficier de nombreux avanta- tactiles » à destination des personnes malvoyantes.
ges : entrées gratuites dans les musées et Le musée Saint Raymond, labellisé « tourisme et handicap » propose
un samedi par mois une visite commentée pour personnes aveugles
les piscines municipales, abonnement gratuit
et malvoyantes. Elle leur permet de découvrir des œuvres à partir de
aux bibliothèques municipales, réductions sur l’aspect et de la matière, en touchant du bout des doigts des pièces
les spectacles de la mairie, tarifs réduits aux de collection. Cette initiative est aussi relayée, une fois tous les deux
cinémas, etc. mois, par les musées Paul-Dupuy et Georges-Labit.

108
Développer l’offre en matière d’accueil
ACTION SOCIALE
action

58 petite enfance (0-3 ans)


Objectif
Créer plus de 200 nouvelles places de crèches en 2006-2007
2008

Pilotage : Marie-Claire DANEN (conseiller municipal) / Direction des Affaires Sociales


Partenaires : CCAS, CAF, PMI (Protection Maternelle Infantile)
Indicateur(s) de suivi : Nombre de nouvelles places d’accueil petite enfance ; nombre de personnes inscrites sur les listes d’attente

L ’accélération de la croissance démographi-


que de Toulouse depuis plusieurs années a
des conséquences importantes sur le visage de
sera supérieur à 600, au lieu des 300 initiale-
ment prévues en 2001.
Fin 2005, 400 places d’accueil supplémentaires
la population de la ville. Compte tenu de l’aug- prévues étaient créées, et plus de 200 places
mentation du nombre de petits Toulousains supplémentaires verront le jour en 2006-2007.
âgés de 0 à 3 ans, le principal souci de la mairie
est d’adapter les systèmes d’accueil, afin de Différents modes de garde pour les 0-3 ans
répondre aux demandes des familles et d’in- Différents modes de garde sont proposés par la mairie en partenariat avec la Caf, le CCAS,
troduire plus de souplesse dans les modes de les associations et les hôpitaux :
garde proposés par les multi-accueils, les crèches •  Multi-accueil : lieu où l’on associe de l’accueil régulier de type crèche et de l’accueil occa-
sionnel de type halte-garderie.
collectives, les crèches familiales ou les halte- •  Crèche collective : la crèche propose un accueil régulier aux 0-3 ans.
garderies. •  Halte-garderie : lieu de garde qui offre de l’accueil occasionnel pour les enfants de 0 à
6 ans.
Aujourd’hui, 2550 places sont proposées par les •  Crèche familiale : l’enfant est accueilli par une assistante maternelle municipale à son
services publics tandis que près de 1300 sont domicile. Elle est rattachée à une crèche familiale où elle vient avec les petits partager des
gérées par des associations, mutuelles, entrepri- activités.
•  Maison-Relais assistantes maternelles : Ouverte aux assistantes maternelles indé-
ses ou hôpitaux avec un financement de la ville. pendantes et aux familles, la maison-relais est un lieu d’information et d’animations
Dans l’objectif de préserver la variété de l’offre, collectives.
la ville accompagne également les projets privés,
comme par exemple les crèches inter-entrepri- Développer le soutien à la parentalité
ses. Cette politique volontariste place Toulouse Dans le cadre des contrats signés avec la CAF pour la période 2002/2006, la ville de
parmi les grandes villes de France qui offrent le Toulouse mène des actions multiples en faveur du soutien à la parentalité :
1) ouverture de nouveaux « Lieux d’Accueil Enfants/Parents » (L.A.E.P.) et soutien financier
plus grand nombre de places d’accueil, qu’il soit aux LAEP associatifs. Il est ainsi prévu l’ouverture d’un LAEP courant 2007 dans le cadre du
régulier ou occasionnel. nouveau Centre Petite Enfance 3 Cocus/Borderouge, de même qu’un soutien financier à 4
Le coût d’une place en crèche est réparti entre LAEP associatifs ;
2) ouverture de nouvelles ludothèques et soutien financier aux ludothèques associatives
la ville, la Caf et les parents. Le coût moyen existantes : ouverture de 4 ludothèques en 2006 et 2 ludothèques en 2007, aide financière
d’une place en crèche par an est de l’ordre de revalorisée pour 6 ludothèques associatives pour les moins de 6 ans et 4 ludothèques asso-
11 000 euros. Le financement de la ville s’élève ciatives pour les plus de 6 ans ;
3) ouverture de 2 relais assistantes maternelles : lieu d’accueil des assistantes maternelles
à hauteur de 45% en moyenne pour un équi- indépendantes et des enfants sur des temps d’animation, de rencontre et d’échange autour
pement municipal et à hauteur de 8% pour un de la pratique professionnelle ainsi que lieux d’information des familles (réalisé à Croix
Daurade et aux Arènes Romaines) ;
établissement associatif. 4) recrutement de 2 psychologues pour renforcer les actions de prévention précoce et de
En partenariat avec la Caf, la mairie de Toulouse soutien à la parentalité.
s’est engagée à développer le nombre de créa-
tions de places d’accueil des 0-3 ans. Ce nombre
Détail de l’action
• 2006-2007 : Création de 12 nouvelles crèches municipales
Ouverture de l’Espace Enfance et Famille NOUGARO
Agrandissement de trois crèches municipales
Déménagement avec augmentation de capacité de deux structures municipales
Création de deux crèches associatives et entreprises
• 2007-2008 : Bilan des contrats avec la CAF et signature du nouveau Contrat Enfance
(fixant la création de places supplémentaires dans les quatre ans)

109
ACTION SOCIALE
action

59 Développer les actions du Point info-seniors


Objectif
Renforcer l’information mise à disposition au Point info-seniors
2008

Pilotage : Simone LAMBERT (maire adjoint) / Direction générale des services


Indicateur(s) de suivi : Nombre de sollicitations (appels et visites) au point info-senior

L e Point info-seniors, situé à l’Hôtel de Ville,


est un service essentiel pour les retraités tou-
lousains. Sa mission est d’offrir aux seniors et à
L e Point Info Seniors offre un espace accueil,
un espace d’attente, un espace confidentiel
prévu pour recevoir le public exprimant des
leur entourage un service d’information centra- demandes particulières, un espace de documen-
lisé abordant tous les domaines susceptibles de tation et un espace pour la fabrication de la
les intéresser. carte orange. Trois agents sont à la disposition
du public : un responsable et deux chargés d’ac-

O utre un numéro vert (0800 042 444), plu-


sieurs moyens d’information sont mis à dis-
position des retraités : une banque de données,
cueil. Outre son rôle d’information et d’orien-
tation, le point Info Seniors tient également un
rôle d’observatoire en enregistrant les attentes
l’Internet en consultation libre, et une docu- des retraités et en les faisant connaître. Il per-
mentation spécialisée (livres, revues, plaquettes met aussi de tisser un réseau relationnel avec les
d’informations municipales...). associations et les institutions pour une action
cohérente et concentrée au service du public.
Développer les liens entre la Communauté Municipale de Santé (CMS) et Encourager les échanges intergénérationnels entre les centres d’accueil et
les centres sociaux afin d’optimiser la prise en charge sanitaire et psychologique de loisirs et les aînés
des personnes en difficulté
Les centres d’accueils et de loisirs (6-15 ans) qui accueillent les enfants les mercredis
Fondée en 1984, la Communauté Municipale de Santé est le point de rencontre et et pendant les vacances scolaires ont développé quelques projets avec des maisons
le lien de concertation des professionnels, médecins, pharmaciens, dentistes, auxi- de retraite, notamment au travers d’activités : contes, jeux de société, reportages
liaires médicaux, patients, des administrations de tutelle, des associations d’aide photo ou rencontres autour d’un dîner spectacle . Ces échanges intergénérationnels
ou d’usagers de la santé, et de tous les Toulousains dont la municipalité assure la s’inscrivent dans les projets de plusieurs centres d’accueil.
représentation. Elle accueille les sièges sociaux de très nombreuses associations
(environ 320), dont plus de la moitié bénéficie d’une aide concrète : prêt de salles de Les centres sociaux accueillent les familles et sont ainsi, par essence, des lieux de
réunion, apport d’un soutien technique et logistique concernant notamment l’orga- rencontres inter-générations. La mairie de Toulouse, en partenariat avec la CAF, met
nisation de colloques, rencontres… en place dans ces centres sociaux diverses activités favorisant le lien social intergé-
nérationnel :
La CMS organise directement ou participe à des campagnes de prévention et d’in- • activités d’échanges et de savoirs ;
formation sur des thèmes majeurs de santé publique tels que le suicide, le sida, la • sorties et week-ends « familles » ;
toxicomanie, l’alcoolisme, la maladie d’Alzheimer, le dépistage du cancer du sein, • activités musique ou chant au sein des centres sociaux, ou en lien avec les maisons
etc. Elle diffuse une information régulière par le biais de sa lettre mensuelle et du de retraite proches ;
guide pratique des usagers de la santé, de la famille et de la personne handicapée • organisation de rencontres festives (comme le carnaval, spectacles de Noël…) ;
(10 000 exemplaires gratuits). • animation d’ateliers informatiques avec l’aide de bénévoles pour l’ensemble des
adhérents.
Dans le cadre de son Agenda 21, la ville de Toulouse souhaite renforcer l’action et
les partenariats de la CMS avec les centres sociaux, dans le but d’améliorer la prise
en charge sanitaire et psychologique des personnes en difficulté.

Détail de l’action
• 2006 à 2008 : Poursuite et développement des actions du Point info-seniors
Renforcement de l’information municipale relative au Point info-seniors
et aux droits des retraités

110
Soutenir, à l’espace social du Grand Ramier,
ACTION SOCIALE
action

60 les activités vecteur d’intégration


Objectif
Développer les activités vecteur d’intégration (activités sportives, sorties nature,…)
2008

Pilotage : Josiane CHAPTAL (conseiller délégué) / Direction des Affaires Sociales


Partenaires : CCAS, CAF, Services municipaux
Indicateur(s) de suivi : Nombre et nature des activités développées

L ’espace social du Grand Ramier accueille


quotidiennement des personnes en difficulté
sociale et financière souvent marginalisées. Les
L’accueil des personnes marginalisées à l’espace social du Grand Ramier

Dans le cadre de la lutte contre l’exclusion, l’espace social du Grand Ramier


besoins essentiels alimentaires, sanitaires et d’hy- accueille les plus démunis en mettant à leur disposition un certain nombre de ser-
vices. Cette structure fonctionne toute l’année mais son activité varie en fonction
giène y sont assurés. Depuis 2004, un program- des périodes, avec un renforcement en période froide. Elle regroupe :
me d’activités, menées en collaboration avec •  Un restaurant : quotidiennement 600 repas gratuits fournis par la Cuisine
divers partenaires, permet d’élargir cet éventail Centrale sont servis au restaurant / (2 fois par jour en période froide). Au mois
à des activités socialisantes. D’autres secteurs d’août, une distribution de colis alimentaires est organisée pour pallier la ferme-
de la direction organisent ponctuellement des ture des associations ;
•  Un hébergement hivernal d’extrême urgence : dans le cadre du Plan hivernal, la
opérations de rencontres et d’échanges inter- mairie de Toulouse intervient sur les niveaux II et III de froid intense pour aider les
génération à partir de différents domaines. personnes en danger ;
•  Un point d’eau (mise à disposition de douches et d’une laverie) ;

P armi les activités vecteur d’intégration pro- •  Des services d’hygiène et de santé : consultation hebdomadaire d’un dentiste
pour soins dispensés à l’hôpital la Grave, séances de vaccinations dispensées par
posées, il est possible de citer : une infirmière du SCHS, intervention de deux agents assurant le rôle de coiffeur,
•  La formation d’une équipe de foot composée possibilité de radios pulmonaires, prévention sur la toxicomanie , groupes de
de volontaires fréquentant l’espace social avec paroles (alcool, tabac, droits, solitude…) ;
l’aide matérielle et technique de deux entraî- •  Des activités sociales : comme la pêche, le foot, les excursions, les planta-
neurs du service des sports et d’un agent de tions…
l’Espace Social ;
•  La réalisation d’un concours de pêche ;
•  L’opération « photos » (mise à disposition
d’appareils photos jetables pour une chasse à
l’image dans Toulouse sur le thème « la beauté
de la ville » par les gens de la rue ; exposition
des photos au Restaurant Social avec appel à
légende) ;
• Les plantations de fleurs et rencontres avec des
jardiniers du service des Espaces Verts ;
•  Les sorties nature, vélo ;
•  Les concours de boules ;
•  Les ateliers musique.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Poursuite des activités vecteur d’intégration à l’espace social du Grand Ramier,
avec participation active des services municipaux
• 2007-2008 : Thématiques évolutives, mais conservation du principe de participation des services
de la ville intervenant dans d’autres domaines que l’exclusion

111
Appuyer les associations
ACTION SOCIALE
action

61 de défense des droits des femmes


Objectif Soutenir les activités émanant
2008 de la commission extra-municipale d’égalité hommes - femmes

Budget prévisionnel : 205 000 €


Pilotage : Geneviève VASSAL (conseiller délégué) / Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission Développement Social
Partenaire : Associations de protection du droit des femmes
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’associations concernées ; montant des aides accordées par la ville de Toulouse ;
nombre de projets mis en place

D ’après l’Enquête Nationale sur les Violences


Envers les Femmes en France (ENVEFF),
1 femme sur 10 est victime de violences conju-
À ce titre, les actions financées par la ville sont
par exemple :
•  en matière de développement économique :
gales et/ou intrafamiliales. (Enquête réalisée en le projet Chrysalide permettant un accompa-
2000 auprès d’un échantillon représentatif de 6 gnement de femmes issues des quartiers sensi-
970 femmes âgées de 20 à 59 ans, résidant en bles dans des projets de création d’activités, la
métropole et vivant hors institutions). Maison de l’Initiative mettant en place un suivi
post-création sur le quartier de Bagatelle ;

À Toulouse, il existe depuis 2005 une com-


mission extra municipale « Femme dans la
Cité, Égalité hommes-femmes » qui aborde des
•  en matière d’action sociale : des activités de
socialisation individuelle par la mise en place
d’espaces d’échanges collectifs et d’élaboration
problématiques émergentes relatives à la prise de projets de vie avec des associations telles que
en compte de la place des jeunes filles et des l’APIAF ou encore des associations de quartiers
femmes dans la ville. comme Mosaïka à Reynerie, Bell’Arc en Ciel à
Cette commission extra municipale est compo- Bellefontaine, l’Atelier du Scribe sur les quar-
sée de trois sous-commissions dont les objets tiers Nord.
respectifs sont : études et diagnostics sur les
inégalités hommes et femmes, travail sur des
actions concrètes pour répondre aux besoins
prioritaires des femmes et formation et sensibi-
L a Mission pour le développement social,
service de la ville, a également participé en
2006 au Colloque organisé par la Délégation
lisation à l’Égalité. Interministérielle à la ville sur le thème « Quand
les femmes s’engagent », autour de trois pro-

L a ville de Toulouse offre une aide et un


accompagnement à la mise en place de pro-
jets de soutien aux femmes victimes de violences
blématiques : Femmes victimes ou avant garde,
Nouvelles parentalités et Rapports femmes-
hommes dans la Cité. À travers ces actions et
conjugales et intrafamiliales et de femmes en échanges, Toulouse affirme sa volonté d’équité
situation de monoparentalité. entre les hommes et les femmes, au sein de la
Les projets soutenus par Toulouse, dans le cadre famille comme au sein de la vie la cité.
de la politique de ville, s’inscrivent dans une
reconnaissance dans leur citoyenneté à travers
une dimension économique et d’insertion pro-
fessionnelle, mais également à travers la propo-
sition d’un accompagnement social.

Détail de l’action
• 2006 : Participation au colloque « Quand les femmes s’engagent »
• 2007-2008 : Poursuite du soutien aux projets d’accompagnement social et économique des femmes

112
14 CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
Les enjeux de développement durable
•  Préserver et valoriser le patrimoine linguistique et culturel
•  Encourager la création et la diffusion artistique pour tous les publics
•  Développer l’animation socioculturelle dans tous les quartiers
•  Faciliter l’accès aux pratiques sportives et de loisirs pour tous

Penser globalement
L
es engagements de Rio aujourd’hui et que nous transmettons aux
La Déclaration de Rio affirme l’impor- générations à venir.
tance des cultures traditionnelles pour
parvenir à la réalisation d’un mode de déve- La politique culturelle locale
loppement durable. De plus, la nécessité de la À l’échelle d’un territoire, l’action culturelle
préservation des cultures traditionnelles, est également déterminante pour la qua-
et du maintien de leur diversité à travers le lité de vie, l’établissement du lien social,
monde est également établie. En effet, il et le renforcement de l’identité locale.
est précisé dans la Déclaration que les États C’est pourquoi l’action culturelle s’attache
doivent reconnaître l’identité, la culture et à favoriser l’expression culturelle pour tous
les intérêts des populations, et leur accorder les publics, à valoriser les cultures, les lan-
tout l’appui nécessaire pour leur permettre de gues, les arts et les savoirs locaux dans leur
participer à la réalisation d’un développement diversité, à soutenir la création artistique et
durable. culturelle, afin de contribuer à l’épanouis-
sement des populations, et à l’attractivité
Un des objectifs centraux du développement des territoires. En France, la culture est
durable est d’assurer à tous une bonne présente en région depuis 1977 à travers les
qualité de vie. La possibilité de pratiquer Directions Régionales des Affaires Culturelles
un sport ou des activités de loisirs est un des (DRAC). Elles sont chargées de la mise en
déterminants de cette qualité de vie, au même œuvre, adaptée au contexte régional, de la
titre que l’accès à la culture, une bonne santé politique culturelle définie par le ministère,
ou encore un environnement de qualité. en partenariat avec les collectivités locales.

Des enjeux de développement durable Les sports et loisirs, facteurs de dévelop-


Les activités sportives et de loisirs constituent pement local
un élément important de la qualité de vie. En Les sports et les loisirs sont un secteur très
effet, leur pratique est unanimement recon- dynamique en France (près de 36 millions de
nue comme un facteur d’épanouissement français sont adhérents à l’une des 175 000
individuel et de bien-être. En outre, le associations sportives du pays). Les collecti-
maintien d’une activité physique ou intellec- vités, et en particulier les communes, jouent
tuelle procure des bénéfices en terme de un rôle essentiel dans la création et la mise
santé. Pouvoir assurer à tous la possibilité de à disposition d’installations sportives et de
pratiquer des activités sportives et de loisirs loisirs.
devient dès lors un enjeu de santé publique.
Le sport et les activités de loisirs sont deve-
Concernant la culture, la protection du patri- nus des facteurs importants du développe-
moine culturel et des activités traditionnelles, ment local. Ils peuvent ainsi générer un vivier
la préservation de la diversité culturelle mon- d’emplois important pour un territoire. La
diale, l’égalité d’accès à la culture et à la pra- politique sportive et de loisirs d’un territoire
tique des arts sont autant de défis à relever porte donc des enjeux importants en termes
pour maintenir la richesse du patrimoine de qualité de vie et de santé des habitants,
mondial. Le patrimoine constitue un enjeu de renforcement du lien social et de réduc-
central du développement durable, car il est tion des inégalités, et de développement
l’héritage du passé dont nous profitons économique local.

114
Agir localement

D
es traditions fortes, un patri- culturelle en Europe, Toulouse est candidate
moine riche pour être en 2013 la capitale européenne
de la culture.
• Patrimoine culturel et
identité occitane
La culture occitane est vivace à Toulouse, Une politique d’ouverture culturelle
comme en témoignent les équipements dont
est dotée la ville : des calendrettas, une • Des spectacles en tout genre…
Maison de l’Occitanie (Ostal d’Occitania), pour tous les publics
et depuis 1971, un Conservatoire Occitan, Toulouse ouvre de nouveaux territoires d’ex-
lieu de mémoire et de diffusion de la culture pression, notamment aux arts contem-
occitane. Cette culture traditionnelle est porains. Le dynamisme du Centre de
régulièrement mise à l’honneur dans le cadre Développement Chorégraphique illustre la
du festival Occitania. Des manifestations vigueur de la création contemporaine tou-
colorées et métissées font également de lousaine. La création des friches culturel-
Toulouse une ville ouverte à tous : Rio Loco, les témoigne elle aussi de ce nouvel esprit
Mirà, Rencontres de cinémas d’Amérique d’ouverture. L’accent mis sur les musiques
Latine… actuelles va également dans le sens de
la diversification, avec la programmation
• Patrimoine architectural d’une salle de musiques actuelles. Enfin, il
Toulouse a une identité architecturale forte, convient de noter que Toulouse s’ouvre de
marquée par l’emploi de la brique, qui a fait plus en plus aux cultures urbaines. Le graph
sa réputation de « ville rose ». Depuis 1992, toulousain, fer de lance des cultures urbai-
la municipalité incite les propriétaires à réno- nes locales, s’exporte désormais à Paris, aux
ver leurs immeubles. Les campagnes de res- États-Unis et en Asie.
tauration des façades portent leurs fruits
puisque fin 2005, 1000 façades avaient été La ville de Toulouse soutient la création
ravalées. Les bâtiments sont également mis d’équipements majeurs. Parallèlement, elle
en valeur à travers le plan lumière. Enfin, veille à proposer à tous les publics des équi-
il convient de noter que le patrimoine archi- pements de proximité. Cela concerne en
tectural ancien a été réinvesti par des équi- particulier l’enfance et la jeunesse. Dans ce
pements culturels de qualité : galerie du but, une politique tarifaire volontaire a été
Château d’eau, fondation Bemberg... initiée, avec notamment les chèques Culture
pour les jeunes. Ce souci d’ouverture concer-
Un rayonnement national et international ne également les publics en difficulté.
Toulouse accueille chaque année une ving- Enfin, cette action joue en faveur des publics
taine de festivals. Musique, danse, litté- handicapés, avec notamment l’accessibilité
rature, arts plastiques, cinéma… tous les et l’accueil dans les musées et à la média-
arts se déclinent sur des thèmes classiques thèque et le développement des actions en
ou contemporains. Toulouse est également faveur des patients hospitalisés.
connue du grand public pour ses activités
dans le domaine de l’aéronautique et du …/…
spatial. La ville a dédié à ces secteurs un
grand parc éducatif et de loisirs : la Cité
La culture à Toulouse Les premières
de l’espace. Enfin, il convient d’évoquer friches culturelles…
la médiathèque, équipement culturel de • 7 cinémas et multiplexes
premier plan qui connaît un succès croissant • 1 cinémathèque Les deux premières friches
depuis son ouverture début 2004. • 13 théâtres culturelles s’installeront dans
• 11 musées le quartier des Mazades, près
• 1 médiathèque de Borderouge, et dans le parc
D’autres grands équipements sont en pro- • 1 bibliothèque d’étude de La Mounède, près de la
jet ou en cours de réalisation, comme la du patrimoine Reynerie.
transformation de l’ancienne prison Saint • 18 bibliothèques
municipales Elles accueilleront :
Michel autour du concept « l’artiste et l’in- • 2 bibliobus • deux compagnies de danses
génieur ». De même, les portes du nouveau • ± 20 festivals tout au long contemporaines
muséum d’histoire naturelle de Toulouse de l’année • deux compagnies de danses
vont bientôt s’ouvrir, et présenter un lieu urbaines
15% du budget municipal est • un collectif d’initiation aux
entièrement refait et agrandi. Le muséum va consacré à la culture arts contemporains
devenir une plate-forme culturelle entre la • un atelier d’écriture
recherche et le grand public, liant l’homme • un collectif de musique
et l’environnement. Enfin, déjà engagée dans actuelle
• un collectif de graff
des programmes de coopération artistique et

115
Sports et loisirs à Toulouse est large, et le service des sports de la mairie
veille à proposer des programmes facilitant
Toulouse, ville sportive la pratique sportive pour tous. L’animation
sportive de la ville offre un accès pour tous
• Ville d’accueil à 15 disciplines. Des tarifs avantageux, tels
de grands évènements sportifs la carte passe-sport, ont été imaginés pour
Toulouse est une ville prodigue en grandes permettre à chacun d’en profiter. Cette
manifestations sportives. Du championnat politique porte ses fruits, puisqu’en 2005,
de France de lutte libre, au semi-marathon de près de 3,5 millions d’usagers ont bénéficié
Toulouse, en passant par la coupe du Monde des prestations offertes par la ville.
de rugby à XIII, près de 120 manifestations
ont lieu chaque année. Tous ces grands évè-
nements sont autant d’occasions d’inspirer Toulouse, ville de loisirs
les jeunes toulousains et de les inciter à se
tourner vers des activités sportives. • Une offre de loisirs variée
Les activités de loisirs offertes aux Toulousains
• Les installations sportives sont nombreuses et bien réparties dans
toulousaines l’ensemble des quartiers. Plus d’une centaine
Certaines installations ont, en raison de l’im- d’ateliers (danse, photo, jeux d’écriture, hip-
portance des manifestations qui s’y dérou- hop, cirque…) accueillent des Toulousains
lent et de leur potentiel de spectateurs, une de tous les âges, dès 6 ans et jusqu’au 3e
vocation nationale. C’est le cas notam- âge. Là encore, la municipalité veille à ce que
ment du Stadium ou du complexe sportif des activités culturelles et de loisirs variées
Léo Lagrange. Toulouse compte également soient accessibles au plus grand nombre, et
de nombreux équipements de proximité. une politique tarifaire a été élaborée en
Des équipements en accès libre sont mis à ce sens : Carte orange, chèques Toulouse
la disposition des habitants des quartiers. Par jeunes, etc. permettent d’obtenir des tarifs
ailleurs, Toulouse a créé 4 bases de sport et avantageux.
loisirs, munies de vastes parkings et réguliè-
rement desservies par autobus. D’importants
efforts sont par ailleurs fournis pour inté- Le sport et les loisirs à Toulouse
grer les nouveaux complexes sportifs
à l’environnement : le palais des sports a • 370 installations sportives réparties sur 70 sites
une toiture végétalisée, la piscine patinoire • 500 clubs sportifs et 85 000 licenciés
• 4 zones vertes récréatives
des Argoulets répondra aux exigences de la • des parcours aménagés le long des canaux et cours d’eau
Haute Qualité Environnementale®, ainsi que • 1 million d’usagers des piscines municipales
la piscine et le gymnase Alban Minville. • 6 skate parks
• 1200 personnes porteuses d’un handicap bénéficiaires
d’interventions sportives spécialisées
• Le sport à tout âge et • 8 centres d’animation et 14 accueils jeunes
pour tout niveau • 7 Maisons de Quartier et 7 MJC
Le public concerné par le sport à Toulouse • 120 ateliers d’art

116
Création de l’Ostal d’Occitania, de la Calen-
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

62 dretta San Cubra et du Conservatoire Occitan


Objectif Fédérer un grand centre culturel pour témoigner de la richesse et de la vitalité
2008 de la culture occitane

Budget prévisionnel : Conservatoire Occitan : 1 301 765 €, Calendretta : 1 713 300 €, Ostal d’Occitania : 1 632 107 €
Pilotage : Marie DÉQUÉ (maire adjoint) / Direction de la Culture
Partenaires : Département de la Haute-Garonne, Région Midi-Pyrénées (partenaires budgétaires)
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement de la réalisation de l’Ostal d’Occitania

S oucieuse de valoriser et de partager son


patrimoine occitan, la ville de Toulouse
accueille dès la fin 2006 de nouveaux lieux
dédiés à la culture occitane, répartis sur deux
sites, l’Ostal d’Occitania.

L e premier site, situé au 11 rue Malcousinat


(au sein d’un hôtel particulier), sera un lieu
d’animation, de ressource, de rencontre et de
création des associations regoupées au sein de
Convergencia Occitania. Ce lieu sera à la fois
l’ambassade et la vitrine de la culture occitane à
Toulouse, capitale de l’Occitanie.

L e deuxième site de l’Ostal d’Occitania, situé


à l’angle de la rue des Couteliers et de
la rue du pont de Tounis, face à la Dalbade,
recevra le conservatoire occitan, l’école
Calendretta San Cubra, une crèche associative
ouverte aux habitants du quartier et une salle
polyvalente (destinée à Convergencia Occitana,
au conservatoire occitan, à la Calendretta et au
Comité de quartier de la Dalbade).

L’ Ostal d’Occitania est le fruit d’une


concertation entre Convergencia Occitana,
la mairie de Toulouse, le Département de la
Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées. Le
site Malcousinat, après deux ans de travaux, a
ouvert ses portes fin 2006 tandis que la Dalbade
ouvrira ses portes en mai 2007.

Détail de l’action
• 2006-2007 : Ouverture du site « Malcousinat »
• 2007-2008 : Ouverture du site « Dalbade »

117
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

63 Poursuivre le balisage historique en occitan


Objectif
Mettre en place une signalétique bilingue pour chaque nouvelle rue
2008

Pilotage : Marie DÉQUÉ (maire adjoint) / Direction de la Culture


Indicateur(s) de suivi : Nombre de rues et monuments équipés d’une signalétique bilingue (français – occitan)

D epuis 2002, plus de 600 rues de Toulouse ont reçu une signalétique précisant leur nom en
Occitan et en Français (soit près de 3000 plaques). Après avoir doté le centre historique de
Toulouse de cette nouvelle signalétique, les services de la ville équipent tous les nouveaux quartiers
de Toulouse. Désormais, chaque nouvelle rue recevra systématiquement une appellation bilingue.

P ar ailleurs, prés de 150 plaques blanches en lave émaillée portant une notice explicative bilingue
(français / occitan) ornées d’un dessin ou d’un plan, ont été posées devant les principaux sites
historiques de Toulouse, précisant aux passants l’histoire et l’origine du monument.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Achèvement de l’équipement signalétique des rues du centre-ville


• 2007-2008 : Équipement de toutes les nouvelles rues de la double signalétique

118
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

64 Favoriser l’expression des musiques actuelles


Objectif
Aménager une salle des musiques actuelles (SMAC)
2008

Pilotage : Marie DÉQUÉ (maire adjoint) / Direction de la Culture


Partenaires : État, Département de la Haute-Garonne, Région Midi Pyrénées
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement de la réalisation de la SMAC

P our conforter le foisonnement et la vitalité de la scène culturelle, en particulier dans les


disciplines artistiques émergentes, la ville de Toulouse souhaite créer une salle des musiques
actuelles (SMAC).

L es musiques actuelles regroupent des esthétiques diverses : jazz, musiques du monde, musiques
électroniques …

Le projet artistique intègrera des espaces de :

• Diffusion : production et organisation de concerts ;


• Accompagnement et création : résidences d’artistes… ;
• Soutien aux pratiques amateurs.

119
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

65 Créer des friches culturelles


Objectif
Créer deux friches culturelles à vocation pluridisciplinaire, en direction des artistes
2008

Budget prévisionnel : Friche Ernest Renan : 595 000 € ; Friche Saint Simon : 750 000 €
Pilotage : Marie DÉQUÉ (maire adjoint) / Direction de la Culture
Partenaires : Direction Régionale des Affaires Culturelles
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement de la création des deux friches culturelles

L es friches culturelles Ernest Renan et Saint


Simon ont pour objet de prendre en compte
la création artistique dans sa diversité, de répon-
dre aux besoins d’espaces de travail pour les
artistes et de contribuer au maillage culturel de
la ville.

L aboratoires d’expérimentation, de création


et de production, les friches culturelles sou-
tiendront et valoriseront les formes artistiques
novatrices avec une volonté de décloisonne-
ment des disciplines artistiques (danses urbaines,
musiques actuelles, arts graphiques).

Détail de l’action

• 2006 : Mise en place de la friche Ernest Renan (700 m²) dédiée aux arts plastiques et aux musiques
actuelles
• 2007-2008 : Études pour la mise en place de la friche Saint Simon (650 m²) dédiée aux arts graphiques
et aux danses contemporaines

120
Actions pédagogiques de développement
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

66 durable dans les centres de loisirs et de vacances


Objectif
Développer les activités pédagogiques et ludiques liées au développement durable
2008

Budget prévisionnel : Séjour « fouilles » : 10 000 € (encadrement spécifique) ; week-end « famille » : 2 000 € (transport)
Pilotage : Jean-Pierre LLORET (maire adjoint) / Direction de l’Animation Socioculturelle
Indicateur(s) de suivi : Nombre et nature des activités liées au développement durable ; nombre de centres concernés

À Toulouse, 16 centres de loisirs situés dans


l’enceinte des centres culturels et des centres
d’animation sont ouverts le mercredi et durant
A fin d’impliquer les enfants dans une
démarche de développement durable, des
activités pédagogiques centrées en particulier
les vacances scolaires pour les enfants de 6 à sur les problématiques environnementales
12 ans. À leur programme, des activités diverses, seront proposées dans les centres de loisirs
sur le territoire communal ou à l’extérieur : (utilisation de l’eau, tri, recyclage et réutilisation
ateliers, sports, sorties, mini-camps… de déchets, confection de décors naturels,
création de jardins pédagogiques…). Dans

L a ville gère également 14 foyers et Espaces


Jeunes qui sont des lieux où des animateurs
qualifiés proposent un accueil et des activités
la même dynamique, les centres de vacances
intègreront des activités pédagogiques et
ludiques, donnant aux enfants une approche
propices à la valorisation des capacités scientifique de leur environnement. Il s’agira
individuelles, à l’écoute et au respect mutuel des par exemple de fouilles paléontologiques ou
jeunes. Les centres culturels Alban Minville et encore de stages de découvertes scientifiques
Bonnefoy, le centre d’animation des Chamois et des milieux naturels.
la maison de quartier de Rangueil sont des lieux
privilégiés pour la mise en œuvre d’actions liées
à l’Agenda 21.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Développement dans les centres de loisirs d’actions sur le thème du « développement
durable » (tri sélectif, visite ferme équestre…)
Organisation de week-ends « famille » à thèmes (montage, mer) et séjour « fouilles
paléontologiques » par les centres de vacances
• 2008 : Étude de faisabilité du projet de création de « jardins pédagogiques », animés par les centres de
loisirs et des intervenants extérieurs (jardiniers)

121
Créer de nouveaux terrains de proximité
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

67 et plaines de jeux
Objectif
Accroître l’offre en matière de terrains de proximité et plaines de jeux
2008

Budget prévisionnel : Gymnase Saint Martin du Touch (1.537.960 € HT) ; Salle de sport de Borderouge (1.100.000 € TTC)
; Palais des Sports (19.150.000 € HT) ; Patinoire et piscine des Argoulets (14.700.000 € HT)
Pilotage : Jean-Claude PAIX (maire adjoint) / Service Sport & Loisirs
Indicateur(s) de suivi : Nombre de nouvelles installations sportives et de loisirs

À travers cette action, la ville souhaite équili-


brer la carte des sites sportifs de la commune
par spécialité (piscines, gymnases, terrains de
L a ville s’attachera à veiller à la qualité
environnementale et énergétique lors de la
réalisation ou de la réhabilitation de nouvelles
foot…) et favoriser le décloisonnement notam- installations dont elle est maître d’ouvrage. En
ment des quartiers du Grand Projet de Ville. ce sens, dans le cadre de la création et du renou-
L’objectif est de projeter les besoins futurs en vellement des terrains de sport, certains gazons
équipements sportifs, en fonction de l’état naturels sont remplacés par des revêtements
actuel du patrimoine et de l’évolution de la synthétiques limitant à la fois la consommation
demande. d’eau, d’engrais, de produits phytosanitaires et
des temps de tonte.

Développer l’information relative aux sports spécialisés

Participant à la fois à l’élaboration et à l’animation des programmes physiques,


le service des sports intervient aujourd’hui auprès des instituts spécialisés qui en
font la demande. En 2006, 7 éducateurs proposent 15 activités différentes dans
70 établissements situés à Toulouse et dans sa périphérie. Encore peu connues du
grand public, ces activités participent à la fois à l’intégration des publics porteurs
d’un handicap et à la recherche d’une autonomie des participants.

Favoriser l’accès aux équipements sportifs municipaux


entre 12 h et 14 h

Actuellement, 45 équipements de proximité librement accessibles permettent une


pratique sportive ouverte à tous. Un réorganisation des plannings d’ouverture
piscines permet un plus large accueil du public entre 12 h et 14 h (aquagym,
accès individuel).

Détail de l’action
• 2006 : Gymnase de Saint Martin du Touch
Salles de sport de Borderouge (judo, danse)
Palais des sports
• 2007-2008 : Patinoire et piscine des Argoulets
Gymnase des Sept Deniers

122
Intensifier les campagnes incitant à la pratique
CULTURE, SPORTS ET LOISIRS
action

68 du sport, pour ses bienfaits en terme de santé


Objectif Consacrer une rubrique dédiée aux bienfaits du sport dans le guide des sports
2008 à compter de 2007 et développer les campagnes de sensibilisation

Pilotage : Jean-Claude PAIX (maire adjoint) / Direction Communication


Indicateur(s) de suivi : Nombre de campagnes réalisées

L es activités sportives et de loisirs constituent


un élément important de la qualité de
vie. En effet, leur pratique est un facteur
d’épanouissement individuel et de bien-être.
En outre, le maintien d’une activité physique ou
intellectuelle procure des bénéfices en terme de
santé.

L e service des sports a mis en place des cours de


gym douce dans les foyers seniors et pourrait
proposer de la marche. Le service socioculturel
mène aussi des actions de ce type dans les foyers
du troisième âge. Le service des affaires sociales
organise quant à lui des randonnées dans la
ville. Parallèlement à cela, une journée « sport
santé » est organisée au jardin des plantes pour
promouvoir la pratique sportive.

A fin de relayer ces démarches et d’informer


sur les bienfaits du sport, des campagnes
régulières vont être mises en place. Une rubrique
du Guide des Sports, guide édité par la ville de
Toulouse à 25 000 exemplaires et répertoriant
les installations sportives et les clubs toulousains
classés par discipline, sera également consacrée
à ces questions dès 2007.

Détail de l’action

• 2006-2007 : Campagnes d’informations régulières sur les bienfaits du sport


• 2007-2008 : Rubrique dédiée à ces questions dans le guide des sports

123
15 ACTIVITÉ
ET EMPLOI
ÉCONOMIQUE

Les enjeux de développement durable

•  Renforcer les secteurs d’excellence et diversifier les potentiels économiques


•  Développer les dispositifs locaux pour l’emploi
•  Produire et consommer plus propre et plus responsable socialement

Penser globalement

L
es engagements de Rio La situation du commerce et de l’artisanat
Le Sommet de Rio en 1992 a défini en France
les deux grands enjeux économiques Le commerce regroupe les entreprises ou
du développement durable : favoriser une établissements dont l’activité principale est
économie efficace et juste, et, d’autre part, l’achat de produits à des tiers pour la
produire et consommer plus responsable. revente en état, sans transformation. Au
Dans le contexte d’une économie aujourd’hui 1er janvier 2004, il y avait en France près
mondialisée, l’objectif est de « parvenir à un de 638 000 commerces répertoriés, dont
développement durable et à une meilleure près de la moitié n’employait aucun salarié.
qualité de vie pour tous les peuples ». L’artisanat quant à lui concerne les person-
nes physiques et morales qui n’emploient pas
Le cadre législatif français pour une plus de 10 salariés et qui exercent une activité
économie durable professionnelle indépendante de production,
La sensibilisation grandissante du public aux de transformation, de réparation ou de pres-
problématiques de développement durable tation de services. L’artisanat commercial
rend les consommateurs plus exigeants face regroupe les entreprises ayant pour activité
aux produits et denrées alimentaires qu’ils la charcuterie, la boulangerie, la boulangerie
achètent. La demande de produits éthiques, - pâtisserie, la pâtisserie, la cuisson de pro- L’économie sociale et solidaire,
une autre économie
équitables, biologiques, etc. est donc crois- duits de boulangerie. Au 1er janvier 2004,
sante. En France, cette orientation est peu le secteur de l’artisanat comptait près de Il s’agit d’une autre manière
à peu intégrée dans le cadre juridique. En 851 000 entreprises inscrites au Répertoire d’échanger et de créer de
effet, la loi sur les Nouvelles Régulations des Métiers. Les entreprises artisanales sont la richesse, qui se veut plus
respectueuse de l’Homme et de
Économiques (loi NRE) du 21 février 2002 concentrées dans les métiers du bâtiment son environnement, et moins
oblige les sociétés cotées à fournir, dans (39%) et des services (30%), notamment tournée vers le profit.
leur rapport annuel, les informations sur dans les activités de réparation, les taxis et la
les conséquences sociales, territoriales et coiffure. Les métiers de production (métaux, Elle investit de nouveaux
champs d’activité, en
environnementales de leurs activités (par textile, imprimerie...) représentent 18% des particulier ceux qui ne sont
exemple leur consommation en eau, en artisans et ceux de l’alimentation (boucherie, que très peu pris en compte
énergie, les rejets de gaz à effet de serre, les boulangerie) 12%1. par l’économie classique :
nuisances pour les riverains…). commerce équitable, épargne
solidaire, systèmes d’échange
Les Chambres de Commerce et d’Industrie  : local, réseaux d’échanges de
Outre son action en faveur de l’accès au savoirs, etc.
logement et pour l’égalité des chances, le Les 175 Chambres de Commerce et d’Industrie françaises
Plan de Cohésion Sociale comporte égale- accompagnent les entreprises et les soutiennent dans leur Pour se développer, ce secteur
développement, contribuant ainsi au développement du tissu accompagne les porteurs de
ment un volet pour l’emploi. De nombreuses économique local. Les Chambres de Commerce veillent aux intérêts projets solidaires par le biais
actions y sont intégrées, dont certaines des entreprises commerciales. d’associations de soutien à la
répondent à des objectifs de développement création d’entreprises.
durable (mesures pour relancer l’emploi, Les Chambres des Métiers et de l’Artisanat  :
En France, ce sont plus
pour favoriser la mixité sociale dans la fonc- Dans chaque département, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’un million de salariés
tion publique, pour développer l’économie tient un Répertoire des Métiers où sont immatriculées les entreprises qui travaillent au sein
solidaire ou encore favoriser l’égalité profes- artisanales. La Chambre des Métiers représente les intérêts de d’associations, de mutuelles ou
sionnelle entre les femmes et les hommes). l’artisanat. de coopératives.

1
Source : INSEE, « La France en faits et en chiffres », disponible sur www.insee.fr

124
Agir localement

D
epuis le 1er janvier 2001, la com- la ville et ses partenaires (Grand Toulouse,
pétence en matière de dévelop- CAF, ANPE, associations…) afin de prévenir
pement économique a été trans- le chômage et la précarité de l’emploi.
férée à la Communauté d’Agglomération
du Grand Toulouse. • La Zone Franche Urbaine (ZFU)
La Zone Franche Urbaine de Toulouse a été
Secteurs d’excellence et diversification créée début 2004 et s’étend sur 600 hecta-
des potentiels res. Depuis sa mise en place, elle a d’ores et
Tout en confortant les secteurs traditionnels déjà permis l’installation de 1000 entreprises
de son activité, en particulier les secteurs et 1600 emplois nouveaux. Des mesures
d’excellence qui ont fait sa renommée inter- particulières permettent aux entreprises de
nationale : l’aéronautique et le spatial, pouvoir bénéficier de l’exonération de char-
Toulouse souhaite également diversifier son ges sociales, de l’impôt sur les sociétés, de la
économie, en s’appuyant notamment sur le taxe professionnelle et de la taxe foncière sur
gisement de « matière grise » dont elle dis- les propriétés bâties, et ce, pour une durée de
pose déjà, mais aussi en mettant en valeur 5 ans. En contrepartie, les entreprises s’enga-
d’autres secteurs : la santé et les bio-tech- gent à embaucher 30% de leurs salariés dans
nologies, les technologies de l’information les quartiers situés en zone urbaine sensible. À
et de la communication, ou encore le tou- Toulouse, ce pourcentage atteint aujourd’hui
risme. Les deux Pôles de compétitivité de 39%, offrant ainsi une véritable opportunité
l’agglomération toulousaine reflètent bien ce aux habitants des zones en difficulté.
double effort : maintenir une activité d’ex-
cellence pour laquelle la ville bénéficie d’une
expérience reconnue (pôle « Aéronautique,
espace et systèmes embarqués »), tout en
diversifiant son potentiel (pôle « Cancer bio-
santé »).

Les efforts de développement touristique


sont une illustration de la diversification des
activités locales. En effet, le tourisme est un
des secteurs représentant encore un impor-
tant potentiel de développement écono-
mique pour Toulouse, qui de par sa situa-
tion est une ville particulièrement attractive.
Toutefois, Toulouse n’est pas uniquement
renommée pour son histoire et sa douceur
de vivre, elle est aussi une ville forte, qui a su
se forger une image de ville conviviale, fes-
L’implantation d’entreprises
en lien avec le développement
tive, dynamique et moderne, grâce à la pré-
durable sence d’industries de pointe et d’activités de
recherche. Le tourisme d’affaires accueille
Toulouse souhaite valoriser une clientèle se partageant entre l’interna-
l’implantation sur son
territoire d’entreprises
tional, le national et le régional, à l’occasion
présentant une dynamique de de nombreux congrès et conférences, le plus
développement durable. On souvent scientifiques. • Le Plan Local pour l’Insertion
peut citer entre autres : par l’Économie (PLIE)
• l’usine Total-Énergie de
production de panneaux
Les dispositifs locaux pour l’emploi Le Plan Local pour l’Insertion par l’Économie
solaires photovoltaïques. Porté par les activités liées aux hautes propose aux personnes les plus en diffi-
Située à Saint Martin du technologies, le nombre d’emplois a beau- culté des parcours individualisés pour un
Touch, elle aura une capacité coup progressé dans l’agglomération toulou- retour stable à l’emploi. L’objectif est de
de production de 15 MW, soit
plus de 5% de la production
saine (+ 37%) de 1993 à 2003. Les actifs tou- réduire le chômage de longue durée dans les
européenne de panneaux lousains sont plus diplômés que la moyenne territoires ciblés et de lutter contre les discri-
solaires, et emploiera 70 nationale (15% des actifs sont diplômés de minations à l’embauche. Les objectifs fixés
personnes. l’enseignement supérieur à Toulouse, contre en termes d’accompagnement vers l’emploi
• l’entreprise Altariva, sous-
traitant aéronautique certifiée
9% pour la moyenne nationale). Cependant, sont à la fois quantitatifs et qualitatifs.
normes ISO, emploie près de le taux de chômage reste important.
210 personnes handicapées ou Plusieurs dispositifs ont été mis en place par …/…
en grande difficulté.

125
Une offre satisfaisante dans le domaine
de l’artisanat
Toulouse accueille de nombreuses entrepri-
ses artisanales dans les secteurs du bâtiment,
des services ou encore de l’alimentation.
En 2004, la Chambre des Métiers enregis-
trait 17 000 entreprises artisanales sur le
département de la Haute Garonne, dont
1/3 ont leur siège à Toulouse. De nouvelles
possibilités d’installation ou de reprise d’en-
treprises sont prévues dans la Zone Franche
Urbaine et dans les zones d’activités qui
devraient être réalisées à l’horizon 2010. La
transmission des entreprises qui est actuelle-
ment une préoccupation, peut devenir une
Une politique active de redynamisation opportunité pour l’emploi puisque en 2010,
des commerces traditionnels près de 20% des chefs d’entreprises de ce
Plusieurs opérations visent une accession secteur atteindront l’âge de la retraite.
plus aisée aux commerces : meilleure des-
serte des zones commerciales (Compans- Encourager les entreprises à développer
Cafarelli desservi par la lige B du métro), des actions en faveur de l’environnement
extension des zones à priorité piétonne, Un programme pour mettre le développe-
restructuration des centres commerciaux ment durable à la portée des PME-PMI
(Saint Georges, Bellefontaine, Reynerie…), a été élaboré par la Chambre Régionale du
expertise commerciale des secteurs Bourse Commerce et de l’Industrie, en partenariat
et Pargaminières, étude de l’axe Alsace/ avec les CCI, l’État, l’ARPE, l’ADEME, des
Capitole/ Jaurès, étude sur le devenir du entreprises, etc. Les entreprises participant
Faubourg Bonnefoy, etc. à ce programme bénéficient de la mise
en place de la démarche expérimentale
Ces efforts portent aujourd’hui leurs fruits, SD 21000, qui prend en compte les enjeux
puisque la ville a su conserver ses commerces du développement durable dans la stratégie
de proximité tout en développant de grands et le management de l’entreprise. Le Plan
centres commerciaux. Les Toulousains dispo- Environnement Entreprise offre, quant à
sent d’une offre commerciale importante. En lui, un appui aux entreprises qui souhaitent
2002, la ville comptait environ 8000 commer- mettre en œuvre une démarche de manage-
ces, dont plus de 30% dans le centre-ville. ment environnemental sur leur site, en vue
d’établir une certification ISO 14 001.
Les marchés contribuent eux aussi largement
à cette attractivité commerciale du centre-
ville et des quartiers. Il existe à Toulouse 28
marchés de plein vent et 3 marchés couverts.
9 marchés ont été créés depuis 1982. Il
convient de noter que les commerçants bio
et équitables sont en progression. S’il existe
depuis 20 ans un marché de producteurs
de produits biologiques place du Capitole,
d’autres marchés de plein vent accueillent
quelques étals « bio », et les commerces
offrent de plus en plus une gamme de pro-
duits alimentaires « bio ».

Le schéma de développement commercial

L’agglomération toulousaine dispose depuis le 23 mars 2005 d’un Schéma de Développement Commercial qui concerne toute l’aire urbaine.

Les principales orientations du schéma se déclinent autour de 5 grands enjeux :


• l’aménagement et l’équipement équilibré du territoire
• l’attractivité de la métropole, la valorisation des fonctions métropolitaines de la ville-centre et le renforcement des centres-villes
• la vitalité du commerce de proximité
• une organisation du commerce et de la ville plus proche des habitants et davantage en cohérence avec les politiques publiques et le respect de
l’environnement
• le dialogue entre acteurs publics et privés autour d’un projet de développement du commerce

126
Soutenir l’implantation d’entreprises dans
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

69 le cadre de la zone franche urbaine (ZFU)


Objectif Créer 2500 emplois salariés et non salariés pendant la durée du dispositif ZFU
2008 soit d’ici décembre 2008

Budget prévisionnel : Coût constant


Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission ZFU
Partenaires : Grand Toulouse, État, CCI, Chambre des métiers, Caisse des Dépôts, URSSAF, Ordre des Experts comptables,
Bailleurs sociaux (OPAC et Patrimoine), Mission locale et Service Public de l’Emploi, syndicats professionnels,
association des chefs d’entreprise de Basso Cambo, structures de financement, d’accompagnement et
d’hébergement, Fondation « Agir Contre l’Exclusion », École Supérieure de Commerce
Indicateur(s) de suivi : Nombre d’emplois créés ; nombre d’implantations d’entreprises en ZFU

T oulouse possède un territoire situé au sud


de la ville, le grand Mirail, qui est inscrit
dans la convention territoriale du Grand Projet
tifs d’exonération fiscale et sociale compensées
financièrement par l’État, témoignent cepen-
dant en priorité de leur attachement aux valeurs
de Ville (contrat de ville). Cette zone comprend du travail et de leur motivation à réussir.
une forte proportion de jeunes, d’habitants
d’origine étrangère et de demandeurs d’emplois
disposant souvent d’un faible niveau de quali-
L e bilan des deux premières années est positif
car plus de 1000 entreprises (de l’entre-
prise unipersonnelle à l’entreprise de plus de
fication et de peu de revenus. Cette zone com-
50 salariés) se sont implantées. De nombreux
prend également un taux élevé de logements
programmes d’aménagement sont en cours et
sociaux (50%), et l’on note une forte diminution
représentent environ 80 000 m2 de bureaux et
de la population entre les deux recensements.
locaux d’activités. La poursuite de l’action ZFU
Ce territoire présente donc des caractéristiques
permettra d’accroître le nombre d’entreprises
économiques et sociales qui ont justifié son clas-
implantées en ZFU et aura de fait un effet direct
sement en zone franche urbaine dans l’objectif
sur l’emploi et notamment celui des personnes
de mettre fin à l’exclusion économique et de
qui résident dans les quartiers classés en zone
développer la mixité sociale par le soutien des
urbaine sensible.
activités existantes, l’implantation d’activités
nouvelles, la création d’emplois et l’insertion
Le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) de l’agglomération
professionnelle. toulousaine
Par ailleurs, l’explosion de l’usine AZF, en 2001,
générait des friches urbaines propices à S’inscrivant dans le cadre d’une politique nationale de lutte contre le chômage et
l’aménagement de nouvelles zones d’activités l’exclusion, le Plan local pour l’insertion et l’emploi a plusieurs objectifs : l’accom-
économiques. pagnement, l’accès et le maintien dans l’emploi durable des personnes jeunes
(– de 26 ans), des demandeurs d’emploi de longue durée (+ de 12 mois) et des
Ainsi, le 1er janvier 2004, le gouvernement instau- allocataires du RMI.
rait la ZFU sur proposition de la ville de Toulouse Le PLIE coordonne et mobilise localement différents acteurs : ANPE, Mission
et de son maire au regard des caractéristiques Locale, PAIO, DDASS, mairie, service d’accueil des travailleurs handicapés,
socio-économiques et foncières de cette zone. associations sanitaires et sociales, etc. Ces partenaires orientent les personnes
en difficulté vers le PLIE grâce auquel elles peuvent suivre un parcours d’insertion

D epuis sa création, la ZFU de Toulouse a


accueilli plus de 1000 entreprises, le chiffre
symbolique des 1600 embauches a été franchi
individualisé comprenant des actions d’accueil, d’accompagnement social,
d’orientation et de formation professionnelle.
La convention PLIE du Contrat de Ville de l’Agglomération Toulousaine 2001-
2006 prévoyait 16% de publics bénéficiaires résidant sur le territoire du GPV,
en juillet 2006, dont 39% effectués dans les soit 616 personnes sur 3850. En mars 2006, 1100 habitants du GPV sont
quartiers situés en zone urbaine sensible. Ces entrés dans le PLIE. Les débouchés positifs (contrats supérieurs à 6 mois,
bons résultats illustrent le dynamisme de la contrats d’apprentissage, de professionnalisation ou de qualification, création
plus grande ZFU de France. Les entrepreneurs d’entreprise, formation supérieure à 6 mois) représentent plus du tiers des
sorties.
toulousains, certes encouragés par les disposi-

Détail de l’action
• 2006-2008 : Poursuite du développement de la ZFU

127
Mettre en œuvre le Plan territorial
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

70 de lutte contre les discriminations


Objectif
Lutter contre les discriminations à l’embauche
2008

Budget prévisionnel : 82 000 € en 2006, 100 000 € en 2007 et 2008


Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission Développement Social / Direction des Ressources Humaines
Partenaires : État / Agence Nationale Pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances
Indicateur(s) de suivi : Nombre de personnes suivies ; nombre d’entreprises, d’organisations professionnelles
et d’institutions engagées dans la charte de la diversité

A fin de lutter contre les discriminations, il


est essentiel de développer les dispositifs
existants pour le soutien aux personnes victimes
quartiers prioritaires, et ce par la mise en œuvre
de plans territorialisés contre les discriminations
sur le marché du travail.
de discriminations et de créer de nouvelles actions
en direction des entreprises, des organisations
professionnelles ou des collectivités territoriales :
renforcement du parrainage, charte de la
D ans cette logique, la ville de Toulouse a
adopté, en 2005, la mise en œuvre locale
d’un plan territorial de prévention et de lutte
diversité, accès aux stages en entreprises ou aux contre les discriminations sur le marché du
concours de la fonction publique, formation travail. L’objectif est d’améliorer la formation et
des intermédiaires de l’emploi, actions de l’insertion professionnelle ainsi que les conditions
sensibilisation, etc. d’emploi des personnes pouvant subir des
discriminations dans le monde du travail. Le plan

A u plan national, dans le cadre de la politique


de promotion de l’égalité des chances,
une démarche expérimentale a été initiée par
territorial a vocation à rassembler l’ensemble
des partenaires institutionnels du Contrat de
Ville ainsi que les organisations professionnelles
le ministère de la cohésion sociale, dès 2002, des employeurs et des salariés.
en vue de détecter et réduire les faits de
discrimination touchant les populations des
C e plan territorial de lutte contre toutes les
discriminations à l’embauche, porté par la
ville de Toulouse et co-animé par la Direction
Dispositif national de lutte contre les discriminations
Départementale du Travail de l’Emploi et de la
Le comité interministériel à l’intégration du 10 avril 2003 et le programme 20 Formation Professionnelle (DDTEFP), privilégie
de la loi pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 ont mis l’accent sur la lutte 3 axes :
contre toutes les formes de discrimination, dans la société et également dans 1.  renforcer l’usage de critères objectifs dans
l’entreprise, notamment à travers la promotion de chartes de la diversité et la les processus d’embauche afin d’éviter leurs
création de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité
(HALDE). conséquences discriminatoires ;
Cette nouvelle autorité administrative indépendante, mise en place le 2.  s’attaquer aux représentations qui
1er février 2005, succède au dispositif du numéro vert « 114 ». Elle est compétente conditionnent les modalités de recrutement
pour toutes formes de discriminations, et peut être saisie directement par ou d’avancement, par des opérations de
des particuliers mais aussi par des associations. Elle assiste les victimes en
privilégiant les solutions de médiation, mais peut saisir le parquet et dispose
sensibilisation, de diagnostic, de formation ;
d’un pouvoir d’enquête. 3.  accompagner les personnes discriminées ou
susceptibles de l’être.

Détail de l’action
• 2006 : Élaboration de chartes de la diversité avec les entreprises et les collectivités
Sensibilisation des organisations professionnelles et des collectivités
Renforcement des actions de soutien aux publics discriminés
• 2007-2008 : Suivi et extension des plans d’actions des chartes de la diversité
Renforcement des réseaux des organisations professionnelles
Poursuite des actions de soutien aux publics discriminés

128
Suivre l’évolution du commerce
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

71 et de l’artisanat à Toulouse
Objectif Réaliser d’ici 2008, un diagnostic commercial du centre-ville et une étude
2008 des causes et remèdes du recul de l’artisanat sur Toulouse

Budget prévisionnel : 93 200 € (Diagnostic commercial du centre ville), 20 000 € (Étude sur le recul de l’artisanat),
20 800 € (Observatoire du commerce)
Pilotage : Jean-Jacques BOLZAN (conseiller délégué) / Mission Commerce et Artisanat
Partenaires : Chambre de Commerce et de l’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat (financement 17 842 €),
Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat (financement 5 000 €)
Indicateur(s) de suivi : Nombre de commerces et services ; nombre de commerces alimentaires ; taux de vacance
État d’avancement de l’étude sur l’évolution du commerce et de l’artisanat à Toulouse

A u cours des 20 dernières années, l’environ-


nement commercial toulousain s’est pro-
fondément modifié. Les centres commerciaux
et proposera des actions concrètes permettant
d’inverser ces tendances. Cette étude permettra
également de déterminer les freins à l’installation
se sont multipliés en périphérie, tandis que et à la reprise de certaines activités telles que
des efforts d’aménagement importants ont été les services et les commerces « traditionnels »
entrepris en centre ville. À l’opposé, les com- (bouchers, boulangers, etc.). Un observatoire du
merces et les entreprises artisanales situés dans commerce et de l’artisanat sera progressivement
les quartiers, et plus particulièrement dans les mis en place en partenariat avec les chambres
faubourgs, déclinent. consulaires. À noter également qu’un poste
de manager de centre ville a été créé cette

À travers son Agenda 21, la ville de Toulouse


souhaite soutenir et dynamiser le commerce
de proximité et l’activité artisanale. Pour cela,
année, notamment pour valoriser et dynamiser
le commerce et l’artisanat.

elle a créé une « mission commerce et artisanat »


fin 2006. Cette mission conduit des études per-
mettant de définir une stratégie commerciale.
Un diagnostic du commerce et des services
en centre ville, réalisé en partenariat avec la
Chambre de Commerce et de l’Industrie et la
Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Haute
Garonne, permettra en 2007 de préciser les
objectifs communaux et d’évaluer l’impact des
grands projets de réaménagement en cours.

P arallèlement, un diagnostic du commerce


et de l’artisanat sur l’ensemble de la ville
analysera les causes structurelles et spécifiques
de radiation ou de délocalisation d’entreprises,

Détail de l’action
• 2006 : Création d’une mission commerce et artisanat et
renforcement du partenariat avec les chambres consulaires
• 2006-2007 : Diagnostic sur le commerce en centre-ville
• 2007-2008 : Étude sur le recul du commerce et de l’Artisanat

129
Informer les entreprises
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

72 des projets d’aménagement urbain


Objectif Renforcer les actions partenariales pour une meilleure prise en compte des entreprises
2008 commerciales et artisanales dans les projets d’aménagement urbain

Budget prévisionnel : Lettre aux commerçants : 23 740 €, guide pour les commerçants : 16 805 €
Pilotage : Jean-Jacques BOLZAN (conseiller délégué) / Mission Commerce et Artisanat, Direction de la Communication
Partenaires : Chambre de Commerce et de l’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Assemblée permanente des
Chambres de Métiers et d’Artisanat
Indicateur(s) de suivi : Nombre de réunions de concertation pour les commerçants et artisans, nombre de documents d’information
diffusés aux commerçants et artisans

L e tissu commercial et artisanal existant doit


parfois s’adapter aux réaménagements
urbains. Parallèlement, les entreprises peuvent
à favoriser le développement du commerce
et de l’artisanat, prendre en compte l’impact
d’opérations d’aménagement, affiner les besoins
avoir des difficultés à s’intégrer dans de nouveaux en matière d’immobilier d’entreprises lors
projets d’aménagements. d’aménagements urbains, guider les nouveaux
porteurs de projets et développer une vision

L a ville de Toulouse s’est dotée d’une « mis-


sion commerce et artisanat » et recrute un
volontariste à long terme.

manager de centre-ville pour valoriser et dyna-


miser le commerce, développer l’animation et la
communication et accompagner les commerçants
C e partenariat va permettre la réalisation
et la diffusion d’une lettre d’information
bimestrielle aux commerçants et artisans,
et artisans. Cette mission travaille en étroite l’élaboration d’un guide aux commerçants et
concertation avec les chambres consulaires. artisans rappelant les différents services mis
à leur disposition, puis éventuellement d’un

E n 2006, le partenariat entre la ville de


Toulouse et les Chambres consulaires s’est
concrétisé par la mise en place d’un « comité
guide méthodologique pour l’implantation des
entreprises.

de pilotage commerce et artisanat », destiné

Détail de l’action

• 2006-2007 : Mise en place d’un comité de pilotage Commerce et Artisanat


Participation de la CMA à deux grands projets d’aménagement urbain
• 2007-2008 : Élaboration d’une lettre à l’attention des commerçants et artisans, d’un guide d’information,
puis d’un guide méthodologique à destination des porteurs de projets, entreprises et acteurs
locaux

130
Les producteurs locaux et commerçants
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

73 « équitables » sur les marchés de plein vent


Objectif Développer le commerce équitable et le commerce de produits issus
2008 de l’agriculture périurbaine

Pilotage : Jean-Jacques BOLZAN (conseiller délégué) / Droit de place & Stationnements


Partenaires : Chambre de Commerce, Chambre des Métiers, représentants des commerçants non sédentaires,
associations de producteurs
Indicateur(s) de suivi : Nombre de producteurs locaux et commerçants équitables sur les marchés de plein vent

L e commerce équitable est issu de mouve-


ments de citoyens attachés aux principes de
l’autogestion et solidaires envers les populations
E n matière de produits alimentaires, c’est le
label Max Havelaar qui garantit ce respect
des standards internationaux du commerce équi-
du tiers-monde notamment. Les Américains sont table. Des contrôles sont effectués tout au long
les premiers, avec les organisations Thousand de la filière : tous les trois mois, vérification des
Villages et SERRV, à se lancer dans le commerce comptes, des quantités exportées et commercia-
équitable dès la fin des années 1940. L’Europe lisées, et, au moins une fois par an, inspections
fait ses premiers pas à la fin des années 1950 sur place afin de veiller à la qualité des produits,
avec OXFAM qui commercialise de l’artisanat à la rémunération effective des producteurs et
fabriqué par des réfugiés chinois, et crée en à la réalisation des projets accompagnant le
1964 la première organisation de commerce dispositif (construction de maisons, d’une école,
alternatif (ATO). d’un centre de santé, etc.).

D ’après la charte du commerce équitable,


les produits doivent avoir été fabriqués ou
cultivés dans le respect des droits de l’homme
Peu de commerçants présents sur les marchés de
la ville de Toulouse vendent des produits issus
du commerce équitable.
(pas de travail forcé ou de travail des enfants,
absence de discriminations, garantie des libertés
syndicales, etc.), dans le respect de l’environne-
ment (préservation des écosystèmes, etc.), et un
L a ville affirme donc sa volonté de développer
ce type de commerce en donnant des avis
favorables à leur implantation dans les marchés
prix juste doit rémunérer les producteurs, leur de plein vent. L’installation de producteurs
garantissant ainsi un niveau de vie décent. locaux devrait également s’intensifier dans le
cadre de la charte environnement du Grand
Toulouse visant à préserver et promouvoir l’agri-
culture périurbaine et ses produits.

Détail de l’action

• 2006-2008 : Action continue : avis favorables accordés aux producteurs locaux et commerçants équitables
lors des commissions d’attribution des places de marché

131
Soutenir le projet de développement
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

74 de l’association ENVOI
Objectif Soutenir l’insertion professionnelle
2008

Pilotage : Françoise DE VEYRINAS (maire adjoint) / Mission ZFU / Mission développement Social
Partenaires : Association Envoi
Indicateur(s) de suivi : Nombre de personne suivies par l’association ENVOI

P arrainée par la mairie de Toulouse et


Airbus, l’association Envoi accompagne
les demandeurs d’emploi qui rencontrent des
été choisi par un écoorganisme, dans le cadre
de l’application de la directive européenne
DEEE (déchets d’équipements électriques et
difficultés d’insertion professionnelle. Un CDD électroniques) pour participer à la reprise et au
d’insertion de deux ans leur offre l’opportunité traitement de matériel informatique.
de réintégrer le monde du travail, grâce à l’aide
de quatre accompagnateurs sociaux qui font
l’interface avec les entreprises.
En 2006, environ 70 personnes sont suivies
par l’association Envoi, qui, en 10 ans, a servi
de tremplin à plus de 400 personnes vers un
nouveau projet professionnel. Aujourd’hui plus
de la moitié d’entre eux (58%) ont désormais un
emploi stable et pérenne.

E nvoi propose aux entreprises de sous-traiter


certaines de leurs fonctions informatiques.
Ses parrains, la mairie de Toulouse et Airbus,
comptent d’ailleurs parmi ses clients. Ainsi,
l’électronique, la numérisation de documents, le
dépannage et la vente de matériel informatique,
ou encore le développement de logiciels, la
création de sites, voire la gestion administrative
et commerciale peuvent être externalisés auprès
de l’association.

L es particuliers peuvent également se tourner


vers l’association pour acheter un ordinateur
d’occasion reconditionné, des pièces détachées,
ou pour des services informatiques à domicile.

L ’activité de démantèlement, tournée vers


le développement durable, rencontre tel
un succès que l’association envisage d’élargir
son activité par la création d’une usine de
démantèlement d’ordinateurs dans la Zone
Franche Urbaine, avec un objectif de création
d’une cinquantaine d’emplois. Envoi a, en effet,

132
Conseiller « Act 21 » dans le développement
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET EMPLOI
action

75 d’un logiciel de gestion de projet Agenda 21


Objectif Soutenir techniquement une jeune entreprise régionale impliquée dans un projet de
2008 développement durable

Pilotage : Marie-Ange ALET-RICARD (conseiller délégué) / Mission Agenda 21


Partenaires : L’entreprise Act 21
Indicateur(s) de suivi : Nombre de réunions de travail techniques entre la mairie et l’entreprise « Act21 »

C onvaincue par la nécessité de s’impliquer


dans le développement durable, la jeune
entreprise d’informatique « Act21 » travaille
L ’objectif du partenariat est de mettre en place
dès 2006 une série d’échanges techniques
entre utilisateur potentiel et concepteur, afin
depuis juillet 2005 sur le développement d’un de contribuer à certains choix fonctionnels,
logiciel de gestion pour les projets territoriaux de visuels ou méthodologiques, et ce durant toute
développement durable et plus spécifiquement la phase de développement. Ce travail portera
pour les démarches Agenda 21. sur l’analyse des besoins et l’élaboration du
cahier des charges de certaines fonctionnalités
À l’été 2006, l’entreprise Act21 a sollicité la
mairie de Toulouse, dans le but de bénéficier
d’un retour d’expérience d’une collectivité déjà
du logiciel, comme l’accompagnement dans la
création de tableaux de bord ou encore l’aide
à la création de documents (fiche projet, fiche
impliquée dans un processus d’Agenda 21 ainsi action,...).
que de conseils en terme de méthodologie.

Détail de l’action

• 2006 : Définition du cadre du partenariat technique


• 2007 : Réunions techniques régulières entre la mission Agenda 21 de la ville et l’entreprise Act 21
• 2008 : Conseils à la mise au point des fonctionnalités du logiciel Via 2D

133
16 COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE
Les enjeux de développement durable

• Développer la solidarité internationale et les projets européens


sous l’angle développement durable

Penser globalement
L
es engagements de Rio cela passe concrètement par des échanges
En 1992, le Sommet de la Terre à Rio de technologies et de savoirs, un partage des
proclame la nécessité pour les États moyens techniques, humains et financiers,
de « coopérer dans un esprit de partenariat tant au niveau mondial qu’européen.
mondial, en vue de conserver, de protéger
et de rétablir la santé et l’intégrité de Coopération décentralisée : le rôle des
l’écosystème terrestre ». Comme le précise collectivités locales
la Déclaration de Rio, cette coopération doit En France, les communes ont été les pionnières
s’exercer non seulement dans un objec- de la coopération internationale, grâce à leur
tif de protection de l’environnement, mais pratique des jumelages, dès le lendemain
aussi dans les autres domaines relevant du de la Libération. Aujourd’hui, toutes les
développement durable (économie, social, collectivités peuvent s’engager dans des
gouvernance). accords de coopération. En effet, depuis la loi
de programmation du 6 avril 1992, dite « loi
Les pays signataires ont pour ambition relative à l’administration territoriale de la
de permettre à chaque région du monde République », la coopération décentralisée,
d’accéder à un développement équilibré c’est-à-dire de collectivité à collectivité, est
et partagé par tous. Toutefois, force est de une compétence attribuée aux collectivités
constater que leur pari est encore loin d’être locales. La loi de 1992 instaure également un
gagné, les technologies et les savoirs étant soutien de l’État aux collectivités souhaitant
répartis de façon très inégale sur l’ensemble développer des coopérations internationales.
du globe. La répartition des richesses est elle Les partenariats internationaux sont
aussi très inégale : dans les pays d’Afrique encouragés car l’ouverture et les échanges, à
subsaharienne, 62% de la population vit en la fois économiques, scientifiques et culturels
situation de grande pauvreté, avec moins sont une opportunité pour le développement
de 1 dollar par jour et par personne. Ils sont local et régional.
35% en Amérique Latine, 28% en Afrique
du Nord et Moyen Orient, et 25% en Asie. Les partenariats de niveau décentralisé se
développent fortement en France : au total,
Des enjeux mondiaux ce sont près de 3250 collectivités françaises
La réduction de ces inégalités et une réparti- qui entretiennent plus de 6000 liens de coo-
tion plus équitable des ressources représen- pération, avec 115 pays différents. La ville de
tent des enjeux prioritaires du développe- Toulouse a elle aussi développé des relations
ment durable. En effet, le développement à internationales depuis de longues années.
l’échelle planétaire ne peut être durable que
Solidarité et coopération, des modes d’action internationale variés
s’il crée les conditions favorables au bien-être
de chacun, où qu’il vive. Ainsi, la coopération • La solidarité internationale : il s’agit de l’appui au développement,
internationale s’exerce entre pays du Nord et de la solidarité avec les populations les plus défavorisées ou
du Sud, afin que le développement des pays menacées. Les collectivités territoriales s’engagent alors dans une
logique proche de l’action humanitaire, notamment à travers l’envoi
industrialisés ne s’oppose pas à celui des d’objets de toute nature (livres, matériel médical, etc.).
pays pauvres. La coopération peut également • La coopération décentralisée : il s’agit de soutenir le développement
s’exercer entre pays du Nord, comme c’est la local, d’améliorer la gouvernance, d’augmenter la maîtrise du
cas par exemple des nombreux partenariats développement par la population, grâce à l’échange de savoirs
et de techniques. Les actions des municipalités en ce sens sont
européens en vigueur. On parle alors de donc variées : échanges culturels, accompagnement de missions
coopération Nord-Nord. Dans tous les cas, économiques, transfert de formation et d’expertise, etc.

134
Agir localement

Les accords internationaux Réseau C6 : il regroupe 6 villes (Toulouse,


Montpellier, Barcelone, Palma de Mallorca,
• Les jumelages Saragosse et Valence) et se structure autour
Toulouse est jumelée avec 6 villes étrangères : de plusieurs commissions thématiques :
Atlanta : partenariats économiques et transports (présidée par Toulouse), culture,
échanges universitaires ; tourisme, environnement, etc.
Bologne : partage de savoirs et savoir-faire Interreg III : dans le cadre de cette coo-
en matière de transports, urbanisme et pération, le projet Revitasud, permet des
démocratie locale ; échanges entre les villes du grand sud-ouest
Elche : échanges sur les langues régionales, européen (France, Espagne, Portugal) sur
liens entre établissements scolaires ; les enjeux de la politique de la ville et de la
Chongqing : coopérations techniques dans cohésion sociale.
le domaine de la sécurité civile et des trans- Mobilis : ce programme vise à soutenir la
ports ; développement des échanges éco- mise en œuvre au niveau des agglomérations
nomiques et coopérations dans le domaine européennes de politiques de transports
médical en perspective. durables.
Kiev : échanges culturels et programmes LIFE : ce programme a conduit à la créa-
d’échanges techniques dans les domaines de tion de l’association RESPECT, qui permet
la gestion financière, de la gestion déléguée à 14 collectivités locales de mettre en com-
des services publics et des transports urbains ; mun et d’échanger des expériences dans le
projet de coopération dans le domaine de la domaine de l’environnement. C’est ainsi que
santé publique ; la ville de Toulouse a mis en place son propre
Tel-Aviv : programmes d’échanges culturels, Tableau de Bord Environnement.
universitaires, économiques et scientifiques.
Toulouse est également impliquée dans
• Les accords de coopération d’autres projets européens (ODYSSEUS :
Toulouse a également conclu des accords de programme sur les migrations, Cinefrancia :
coopération avec de nombreuses villes dans programme culturel franco-espagnol…), et
le monde : N’Djamena au Tchad, Hanoï au fait partie de plusieurs réseaux internatio-
Vietnam, Saint-Louis du Sénégal, etc. Par naux de villes (Eurocités, Villes Santé, Villes
le biais de ces actions, la ville de Toulouse Cyclables…).
apporte son expérience dans des échanges
techniques et le transfert de savoir-faire avec L’Agenda 21 de la ville de Toulouse, en
des pays en voie de développement. réservant une large place aux partenariats
internationaux et au développement des
coopérations, confirme cette volonté de
Les programmes d’initiative européenne solidarité envers tous les territoires.
La participation de l’Europe au dévelop-
pement de Toulouse se traduit par des
échanges techniques entre les villes et par
l’apport de financements complémentai-
res pour des projets locaux. Le partage des Les fonds structurels européens
savoirs et des savoir-faire se fait à travers plu-
Toulouse bénéficie de la dynamique européenne sous forme de
sieurs programmes de coopération auxquels subventions dans le cadre des fonds structurels. Ceux-ci contribuent
Toulouse s’est associée : au financement des projets locaux.
Réseau des villes européennes durables :
Suite à la charte d’Aalborg et Aalborg+10, 5, 9 millions d’euros ont ainsi été attribués à la ville de Toulouse sur
la période 2000-2006.
plus de 2000 collectivités travaillent ensemble
sur des actions de développement durable à À la suite de l’explosion d’AZF, le périmètre éligible pour ces aides a
l’échelle Européenne. été étendu.

135
Développer les projets de coopération
COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE
action

76 sous l’angle du développement durable


Objectif
Renforcer les coopérations techniques sous l’angle du développement durable
2008

Pilotage : Christine DE VEYRAC (maire adjoint) / Marie-Hélène MAYEUX-BOUCHARD (conseiller délégué) /


Service des relations internationales et des affaires européennes
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement des projets en cours dans les régions « jumelles »

A u niveau de la coopération décentralisée,


le développement durable se traduit
concrètement par des programmes recouvrant
L es coopérations de la ville de Toulouse
s’inscrivent dans une dynamique de
développement durable :
des thématiques fortes telles que la protection •  La Politique Européenne De Cohésion
de l’environnement, la prévention des risques ou Territoriale, avec l’aide des Fonds structurels
la gestion des ressources naturelles (programmes (Programmes Objectif 2 et Objectif 3),
européens tels que LIFE et MED PACT). Les conditionne pour partie l’octroi de la subvention
programmes ASIA PRO ECO favorisent quant européenne à la prise en compte des enjeux de
à eux le développement de solutions durables développement durable ;
pour l’environnement entre l’Asie et l’Europe… •  Le Projet Européen Hanoi 2010 : Protection
La ville de Toulouse est également impliquée du patrimoine et de l’environnement urbain,
dans des réseaux de villes, qui constituent planification urbaine, implication des habitants,
l’opportunité d’échanger pratiques et savoir maintien de l’identité culturelle… ;
faire, notamment sur des thèmes tels que la •  Projet REVITASUD (coopération avec Saragosse,
gestion des déchets et du tri sélectif, la gestion Vitoria, Barcelone) : développement social et
du patrimoine, l’action envers des populations urbain, environnement et qualité de vie ;
défavorisées, les économies d’énergie, etc.). •  Projet Musées Romains Européens (Co-
opération artistique et culturelle avec

P armi ces coopérations, plusieurs niveaux


d’échanges se distinguent : apport
d’expérience dans des échanges techniques
l’Allemagne, l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie, le
Portugal et la Roumanie) ;
•  Réseau URB-HEALTH : réseau européen (Urbact)
et transfert de savoir-faire (ex. : coopérations sur le thème de l’environnement et la santé,
avec Hanoi ou N’Djamena) ; implication dans destiné à permettre à des villes européennes de
des coopérations régionales avec les villes du partager leurs expériences dans le domaine des
sud-ouest européen sur des problématiques politiques urbaines de santé (concernant plus
communes de développement durable (ex. : précisément les populations en difficulté).
projets VALUO, REVITASUD) ; participation à un
échange d’expérience avec des groupements ou
des réseaux de villes européennes (ex. : projet
Agir en faveur des modes de transports propres
MOBILIS, Réseaux Eurocités ou Urbact). au travers du projet européen MOBILIS

Améliorer l’information donnée aux Toulousains sur les projets européens et Le projet MOBILIS (« MOBILITY INITIATIVES FOR LOCAL SUSTAINABILITY ») s’inscrit
de coopération décentralisée initiés par la ville dans le cadre du 6ème Programme Cadre de Recherche et de Développement
- CIVITAS II - lancé en juin 2003 par la Commission européenne, dont l’objectif
En complément des publications régulières sur les supports municipaux, plusieurs est d’évaluer l’impact de la mise en place de stratégies intégrées et durables
manifestations permettent déjà au public de prendre connaissance des actions de transports urbains. Ces stratégies concernent surtout la réduction de la
de coopération décentralisée menées par la ville : part de la voiture particulière dans les villes au profit de transports moins
– La « Journée des Consuls », cour Henri IV : rencontre du corps consulaire polluants. Sur la base de l’appel à propositions de la Commission européenne,
toulousain avec accueil des ressortissants et associations des différents pays ; un projet regroupant un ensemble d’institutions et d’organismes toulousains,
concert ouvert au public et réception Salle des Illustres ; initié par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération
– Le village européen avec stands d’informations (dont de nombreux stands Toulousaine (Tisséo-SMTC), a été élaboré. Ce projet, dénommé « MOBILIS », a été
d’associations) ; exposition sur l’action européenne de la ville de Toulouse (durée approuvé par la Commission européenne en mai 2004 pour une durée de 4 ans.
1 semaine), Place du Capitole, Cour Henri IV ; L’intervention de la ville de Toulouse portera sur des mesures telles que la mise
– L’exposition photo sur Saint-Louis du Sénégal durant l’édition 2006 de Rio en œuvre d’une nouvelle politique de stationnement, l’étude d’une plate-forme
Loco, cour Henri IV ; logistique pour le transport de marchandises, la mise en œuvre de systèmes de
En 2007, seront également organisées les semaines culturelles de Hanoi priorité bus notamment pour les voies en sites propres, et le réaménagement de
(installation d’une rue du vieux Hanoi avec ses artisans). l’espace public en faveur des modes doux.

136
Poursuivre la coopération avec Hanoi,
COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE
action

77 préserver le patrimoine architectural


Objectif Appliquer un plan de sauvegarde et de mise en valeur à Hanoi, et ouvrir
2008 un centre de communication

Pilotage : Maire-Hélène MAYEUX-BOUCHARD (conseiller délégué) / Service des relations internationales et affaires
européennes
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement des projets

Lla préservation
a ville de Toulouse est engagée depuis 1996
dans une coopération avec Hanoi, portant sur
et la restauration du centre ancien
• réalisation d’opérations de restauration exem-
plaires : trois maisons traditionnelles du centre
ancien ont été restaurées dans le cadre de la
et la sauvegarde des traditions culturelles de la coopération.
capitale du Vietnam. Depuis dix ans, de nom- • apports méthodologiques en matière de plani-
breuses actions de coopération dans les domai- fication urbaine et architecturale : mise en place
nes urbain, architectural, économique, social et d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur,
culturel ont été réalisées. La ville de Toulouse a comprenant un règlement de sauvegarde et un
coordonné deux projets européens avec la ville inventaire des bâtiments.
de Hanoi et la région Bruxelles-Capitale dans le • échanges d’expériences dans les domaines
cadre du programme européen ASIA URBS (pro- économiques et sociaux : étude et inventaire des
jet « Asia Réhab » 2000-2003, projet « Hanoi 2010 métiers traditionnels ; communication et concer-
» 2004-2006). Le dernier projet européen « Hanoi tation des habitants.
2010 » s’est achevé en mars 2006. Le financement • maintien de l’identité culturelle : mise en valeur
de l’Union Européenne s’élevait à un montant de des métiers d’artisanat traditionnel en lien avec
490 892 €, correspondant à 61% du coût total du leurs corporations et lieux forts, création de
projet. projets culturels.

L a coopération Toulouse-Hanoi aborde la situa-


tion de Hanoi dans toutes ses dimensions et
vise à apporter des réponses de fond pour le
L a coopération Toulouse-Hanoi s’inscrit dans la
durée, et vise, à horizon 2010, à préparer les
manifestations prévues pour le millénaire de la
devenir du centre ancien et de la population. création de Hanoi en 2010. En 2005, un nouveau
L’enjeu principal de cette coopération est une protocole de coopération a été signé concernant
amélioration de la qualité de vie du centre ancien les domaines prioritaires suivants :
de Hanoi pour ses habitants. Ainsi, les actions de • poursuite de l’accompagnement de la ville de
coopération contribuent à assurer sur la durée la Hanoi en matière de protection du patrimoine
rénovation du centre ancien par : avec la création d’un centre de communication ;
• préparation d’une semaine culturelle de Hanoi
à Toulouse ;
• développement d’échanges économiques.
Détail de l’action
• 2005 : Projet européen « Hanoi 2010 » en cours.
Succès de la 1e conférence sur la sauvegarde des centres anciens asiatiques à Hanoi.
Signature du nouvel accord de coopération
• 2006 : Finalisation du projet « Hanoi 2010 » ; bilan et perspectives de la poursuite de la coopération ;
coopération bilatérale avec des financements du Ministère des Affaires Etrangères (54.600 €)
• 2007-2008 : 2007 : Semaine de Hanoi à Toulouse ; rencontres culturelles et économiques ;
mise en œuvre du centre de communication pour les habitants à Hanoi ;
actions de protection du patrimoine

137
Poursuivre la coopération avec N’Djamena,
COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE
action

78 notamment en matière de gestion municipale


Objectif Mettre en œuvre les actions prévues par la convention : plan de gestion des déchets,
2008 actions d’amélioration de l’assainissement, de l’accès à la santé et aux activités sportives

Pilotage : Maire-Hélène MAYEUX-BOUCHARD (conseiller délégué) / Service des relations internationales


et affaires européennes
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement des projets

D epuis plus de dix ans, Toulouse s’est engagée


dans une coopération décentralisée avec
la ville de N’Djamena, capitale du Tchad. Cette
P lacés sous l’angle de la réciprocité, ces échan-
ges apportent aux deux villes des retombées
à double niveau :
coopération s’inscrit dans une politique globale • Pour Toulouse : éclairages importants issus des
de développement durable, menée en partena- savoir faire de la société africaine (rôle des orga-
riat avec le Ministère des Affaires Etrangères, nisations de base, capacité de dialogue à partir
Médecins du Monde ou encore l’Agence Française des structures traditionnelles, solidarité existante
du Développement. au travers des groupements d’habitants), per-
L’objectif des projets est d’améliorer l’interven- mettant de mieux faire face à certains problèmes
tion municipale et les services de base aux sociaux rencontrés dans les villes européennes.
habitants notamment dans la mise en œuvre du • Pour N’Djaména : appui à des projets de déve-
plan de gestion des déchets, de l’assainissement, loppement et de recherche avec des partenaires
de la santé ou de l’accès à des activités sportives toulousains issus des domaines universitaires,
ou à la culture. scientifiques ou associatifs, à partir de solutions
Fin 2004, un nouveau cap est franchi avec adaptées au contexte d’une ville africaine.
l’adoption d’une Convention de Coopération
Décentralisée, définissant cinq axes prioritaires
pour la poursuite de la coopération sur une
période de trois ans (2005–2007) :
L es transferts de compétences réalisés par la
ville de Toulouse ont d’ores et déjà permis
d’enregistrer des avancées significatives dans
• Appui à la gestion municipale ; le domaine environnemental, mais également
• Appui au plan de gestion des déchets urbains ; du point de vue économique et social. En effet,
• Assainissement des eaux usées ; la mise en place d’une nouvelle politique de
• Coopération en matière médicale ; gestion des déchets a permis la création d’em-
• Développement culturel et sportif. plois à travers l’intégration de jeunes de la rue
Ce projet de coopération a fait l’objet d’une au sein d’unités de valorisation des déchets.
présentation auprès du Fonds de Solidarité Les actions de sensibilisation menées auprès de
Prioritaire du Ministère des Affaires Etrangères la population locale et les échanges culturels
qui a apporté un soutien financier de 221 750 €. entre les deux villes ont également conféré une
dimension supplémentaire à cette coopération.

Détail de l’action
• 2005 : 1re année de la nouvelle convention de coopération décentralisée portant sur trois ans
Actions de communication pour la sensibilisation au tri sélectif (CERVALD)
• 2006 : Fournir à l’hôpital de N’Djaména un appareil de traitement des déchets à risque
Mise en place de microprojets de traitement des eaux domestiques
Aménagement de terrains de sport
Fourniture de matériel pour les bibliothèques
• 2008 : Bilan des actions de coopération décentralisée de la convention 2005-2007
Effets positifs mesurables dans l’action municipale de N’Djaména au niveau
de la mise en œuvre des actions de coopération.

138
Renforcer la coopération
COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE
action

79 avec Saint Louis du Sénégal


Objectif Rapprocher les démarches d’Agenda 21 de St-Louis du Sénégal et de Toulouse
2008

Pilotage : Maire-Hélène MAYEUX-BOUCHARD (conseiller délégué) / Service des relations internationales


et affaires européennes
Indicateur(s) de suivi : État d’avancement des projets

L a ville de Toulouse et la ville de Saint


Louis du Sénégal entretiennent des relations
amicales depuis 2003. Ainsi, Toulouse a apporté
D ans le cadre de la mise en place du plan
global d’amélioration des conditions
sanitaires et sociales, Toulouse a participé au
à Saint Louis une aide matérielle par l’envoi projet de construction d’une maternité dans
d’équipement médical, de matériel informatique le quartier Pikine, une zone enclavée et isolée
et de livres. du reste de la ville. Par ailleurs, un camion et
un tracteur pour la gestion des déchets ont

E n 2005, la coopération a été renforcée par


la signature d’un accord de coopération tri-
annuel 2005-2007 entre les deux villes portant
également été convoyés à Saint Louis.

Pour l’amélioration de la gestion municipale de


sur les thèmes suivants : Saint Louis, Toulouse apporte également une
aide dans la poursuite de l’informatisation des
• appui à la gestion municipale, services et des écoles.
• coopération en matière médicale et sanitaire,
• actions culturelles, éducatives et sportives, L ’échange dans le domaine culturel s’est
concrétisé par une participation de la ville
de Saint Louis au festival Rio Loco, dédié au
• assainissement et déchets urbains,
Sénégal en 2006, ainsi que par une participation
• démocratie de proximité et développement toulousaine au plus grand festival de jazz africain
local. qui se tient annuellement à Saint Louis.

Une coopération dans le domaine muséal


et patrimonial autour de la mémoire de
l’Aéropostale a également été engagée.

Détail de l’action
• 2005 : Envoi de matériel informatique, d’équipement médical et de livres
Envoi de matériel pour la gestion des déchets (tracteur + camion)
Signature accord de coopération
• 2006 : Participation de Saint Louis à Rio Loco
Construction en cours d’une maternité à Saint Louis
Mise en place d’un plan de gestion des déchets et de l’assainissement
Poursuite de la coopération dans les domaines de la santé, de la culture et de l’éducation
• 2008 : Mise en place des actions de coopération décentralisée prévues
par l’accord de coopération 2005-2007
Effets positifs mesurables dans l’action municipale de Saint Louis.

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