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Suivi de la Stratégie Méditerranéenne de

Développement Durable :

Première proposition d’indicateurs

Document de travail Plan Bleu


Centre d'activités
régionales

Version Provisoire Sophia Antipolis,


Mai 2005
ii
Suivi de la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable :
Proposition d’indicateurs.

Des indicateurs pour quoi faire et pour mesurer quoi exactement ?

Dans une zone géographique précise, pour une situation démographique, économique et sociale donnée, il existe un
seuil critique d’utilisation et d’exploitation des ressources naturelles disponibles, des inégalités sociales et des écarts
économiques. Si ces seuils sont atteints ou dépassés, les conséquences environnementales peuvent être
irréversibles et génératrices de catastrophes humanitaires, les situations sociales peuvent devenir explosives et la
stabilité politique peut-être détériorée. Ainsi, il est crucial de proposer aux décideurs, nationaux et internationaux,
politiques, économiques et aux représentants de la société civile un ensemble d’indicateurs mesurant des évolutions
dans les domaines où les seuils critiques semblent les plus proches. Ces indicateurs doivent non seulement alerter
mais aussi permettre de définir des politiques et mettre en place des actions en toute connaissance de cause et en
suivre les résultats.

Ainsi, les indicateurs qui sont présentés et proposés dans ce document ont deux grands objectifs:
1. Suivre les progrès au regard des objectifs de la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable,
et
2. Alerter sur la situation dans les domaines où les évolutions sont les moins durables en Méditerranée.

Le développement durable, tel que défini par la Commission de l’Environnement et du Développement (Commission
Brundtland, 1987), est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les possibilités des
générations futures à subvenir à leurs propres besoins. Ceci implique de considérer, dans le long terme, à la fois les
aspects environnementaux, économique et sociaux du développement.

Functions and definitions of environmental indicators (OECD)

The OECD terminology points to two major functions of indicators:


• they reduce the number of measurements and parameters that normally would be required to give an exact presentation of a
situation.

As a consequence, the size of an indicator set and the level of detail contained in the set need to be limited. A set with a large
number of indicators will tend to clutter the overview it is meant to provide.

• they simplify the communication process by which the results of measurement are provided to the user.
Due to this simplification and adaptation to user needs, indicators may not always meet strict scientific demands to demonstrate
causal chains. Indicators should therefore be regarded as an expression of the best knowledge available".

Some definitions
• Indicator: a parameter, or a value derived from parameters, which points to, provides information about, describes the state of a
phenomenon/environment/area, with a significance extending beyond that directly associated with a parameter value.
• Index: a set of aggregated or weighted parameters or indicators.
• Parameter: a property that is measured or observed.

• Α statistical indicator is a data element that represents statistical data for a specified time, place, and other characteristics.
• Sustainable development indicators are indicators that measure progress made in sustainable growth and development.
Source: OECD, Glossary of Statistical terms

iii
La Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable (SMDD) comprend trois parties :

• En Méditerranée, selon la SMDD, 3 défis sont à relever en priorité et 4 grands objectifs sont à atteindre :
Les 3 défis concernent :
- L’environnement
- L’économie, la démographie et le social
- La globalisation

Pour relever ces 3 défis, 4 grands objectifs à atteindre simultanément ont été définis :
- Accroître le développement économique durablement
- Combler les déficits sociaux en atteignant les objectifs du Millénaire
- Stopper la dégradation des biens publics environnementaux globaux et régionaux et réduire la
vulnérabilité aux risques naturels
- Améliorer la gouvernance et la participation au niveau local et régional

• Pour atteindre ces quatre objectifs, 7 domaines cibles à considérer en priorité pour positionner la
Méditerranée sur un sentier de développement durable ont été identifiés. Ils correspondent aux domaines les
plus touchés ou les plus responsables des évolutions non durables, ils sont cruciaux pour le développement
économique de la région, ils sont sujets à des politiques publiques et sont vitaux pour la cohésion sociale de
la région.

Ces 7 domaines cibles sont les suivants :


1- Ville : Promouvoir un développement urbain durable ;
2- Agriculture et zone rurales : promouvoir une agriculture « de qualité » et un développement rural
durable ;
3- Eau : mieux gérer les ressources et les demandes en eau ;
4- Energie : gérer la demande d'énergie et atténuer les effets à long terme du changement climatique ;
5- Transports : assurer une mobilité durable par une gestion adaptée des transports ;
6- Tourisme : faire du tourisme un vecteur privilégié du développement méditerranéen durable.
7- Mer et littoral : promouvoir une gestion durable de la mer et du littoral et de stopper d’urgence la
dégradation des zones côtières.

• En outre, la Stratégie doit pouvoir être soutenue par des engagements novateurs et forts en matière de
coopération méditerranéenne et en matière de gouvernance nationale et locale (Partie 3 de la SMDD).
Le succès de la stratégie en dépend ; Ainsi, la SMDD appelle à :
- Mobiliser la coopération méditerranéenne en faveur d’un développement durable ;
- Renforcer le capital humain ;
- Mobiliser les capitaux ;
- Des mises en œuvre nationales.

Des sous-objectifs spécifiques ont été attribués aux 7 domaines cibles cités précédemment. Des suggestions
d’actions permettant d’atteindre ces sous-objectifs ont été définies pour ces domaines ainsi que pour les questions de
mobilisation des acteurs, des capitaux et pour la mise en œuvre et le suivi des stratégies. Elles forment le corps de la
1
Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable .

Ainsi, le premier critère de sélection des indicateurs prioritaire de suivi de la SMDD est de fournir une mesure
pertinente des progrès vers les sous-objectifs annoncés de développement durable
Les autres critères de sélection des indicateurs sont les suivants :
- Clarté, facilité d’interprétation et de comparaisons internationales,
- Cohérence avec les listes d’indicateurs déjà existantes (130 Indicateurs méditerranéens, Indicateurs du
Millénaire, Indicateurs de suivi de la Stratégie européenne de DD, ONU, OCDE…),
- Respect, autant que possible, des standards et recommandations internationaux,
- Disponibilité dans les bases de données fiables et mises à jour régulièrement

Cependant, certains indicateurs particulièrement pertinents pour le DD méditerranéen sont mentionnés même si leur
disponibilité est, pour l’instant, limitée à certaines périodes ou certains pays. Ces indicateurs nécessitent un
engagement des pays et des institutions internationales à mettre en œuvre des programmes pour collecter
l’information nécessaire et calculer les indicateurs.
Ces indicateurs doivent être considérés comme prioritaires. Mais, dans chaque domaine, des indicateurs
supplémentaires, plus fins, sont nécessaires pour un suivi plus précis.

1
Pour atteindre les 4 grands objectifs de la stratégie, ces actions ne sont pas suffisantes. Elles doivent être complétées par des actions dans les
domaine économique, social et industriel… Mais, les actions proposées dans la SMDD sont nécessaires pour que tous les efforts
supplémentaires se traduisent par plus de développement durable et que la région atteigne les 4 grands objectifs annoncés. Ainsi, par exemple, si
les actions de développement industriel prennent en compte les recommandations de la SMDD dans les domaines de l’eau, de l’énergie, des luttes
contre la pollution tellurique et des transports, elles participeront à positionner la Méditerranée sur un sentier de croissance durable.
iv
Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
I- Suivi global des progrès au regard des défis énoncés dans la SMDD
1· Le défi environnemental et culturel INDICATEURS DEFIS CORRESPONDANTS
3 Défis

PIB par tête en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA) et à prix Les écarts des revenus entre le Sud et le Nord de la Méditerranée se réduisent-ils?
2· Le défi démographique, économique et social i
constants (défi 2 et 3)

3· Le défi de la mondialisation, de la coopération régionale Comment évolue le poids économique de la Méditerranée dans le monde par
et de la gouvernance rapport à son poids démographique? (défi 3)

I - Accroître le développement économique en valorisant les atouts Le bien être social progresse t-il autant en Méditerranée que dans les autres
ii Indice de développement Humain (IDH)
/

méditerranéens régions du monde ? (défi 2)

II - Rattraper les retards sociaux en réalisant les objectifs du


iii Empreinte Ecologique Quel est l’impact des activités humaines sur l’environnement ? (défi 1)
Millénaire
III - Mettre un terme à la dégradation des biens publics mondiaux et
4 Objectifs

régionaux, gérer durablement les ressources naturelles et réduire iv Coûts de dégradation de l'environnement Combien coûte la mauvaise gestion de de l’environnement ? (défi 1)
l’accroissement de la vulnérabilité aux risques naturels
IV - Améliorer l’efficacité de la gouvernance et la participation à
v Epargne nette ajustée Les générations futures peuvent-elles espérer une situation meilleure ? (défis 1,2,3)
l’échelle locale et régionale

II- Indicateurs de suivi des évolutions dans les 7 domaines cibles

Indicateurs MDG
N° parmi les 130
Domaines cibles et objectifs de la SMDD Indicateurs Questions traitées

IDD
Domaine cible
Promouvoir un développement urbain durable
1

Promouvoir une économie urbaine durable. Mieux valoriser les atouts culturels, sociétaux et le Nombre de villes de plus de 10 000 hab dotées d'agenda 21 ou Y-a-t-il des progrès dans une mise en oeuvre d'outils de gestion durable
Objectif 1 n° 1 ~127
patrimoine paysager des villes méditerranéennes pour leur développement. programme de restructuration des villes ?

Réduire les disparités sociales en intégrant les quartiers informels dans la ville, en diminuant
de moitié d’ici 2015 (par rapport à 1990 ) la part actuelle des urbains n’ayant pas accès à l’eau
Objectif 2 cf n°10, 11, 16, 30, 31 et 32 (indicateurs MDG)
potable, à l’assainissement et à l’électricité et en complétant la couverture sanitaire et scolaire
de la population en référence aux objectifs du Millénaire.

n° 2 Utilisation de sol artificialisé par tête Est-il possible de limiter l'étalement urbain ? ~21

Renouer avec le modèle méditerranéen de ville mixte et compacte, génératrice de faibles La diminution (au Nord) et la limitation (au Sud) de la production de déchets
Objectif 3 n° 3 Production de déchets ménagers ~100
pressions environnementales et de qualité de vie. est-elle effective?

Réussit-on la substitution de carburant pour la réduction de la pollution de


n° 4 Proportion de carburant propre dans la consommation d'énergie
l'air ?

Objectif 4 Renforcer la solidarité entre villes méditerranéennes.

Domaine cible
Promouvoir une agriculture « de qualité » et un développement rural durable
2
Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
Objectif 5 Assurer le devenir des populations rurales, réduire la pauvreté et contribuer au développement n° 5 Evolution des populations agricoles et population rurales Le développement des zones rurales se diversifie-t-il ?
des économies nationales en soutenant les objectifs sociaux du Millénium et en encourageant
le développement rural par la diversification de l’économie, la création de valeurs ajoutées et
Objectify 6 l'amélioration de la gouvernance locale. cf n°10, 11, 16, 30, 31 et 32 (indicateurs MDG)

Réduire de façon significative d’ici 2012 la désertification, la perte irréversible de biodiversité


continentale et la dégradation des paysages. Réduire les pressions exercées sur
Réduit-on les pertes de terres arables (de qualité) dont celles dues à
Objectif 7 l’environnement par l’agriculture et préparer son adaptation au changement climatique. n° 6 Pertes de "terres arables" dues à l'urbanisation 94
l'urbanisation ?
Réduire d’au moins un tiers d’ici 2015 les taux actuels de perte de terres agricoles de grande
qualité.

Promouvoir l'adaptation technique et commerciale de l'agriculture méditerranéenne pour


Objectif 8 accroître sa valeur ajoutée et exploiter durablement les facteurs de production les plus cf indicateur n°8
menacés, l'eau et les sols.

Consolider l'entrée de l'agriculture dans la mondialisation en maîtrisant le processus de


libéralisation au niveau euro-méditerranéen et en valorisant les avantages comparatifs de la Part des produits agricoles de qualité n° 7bis Part des terres La Méditerranée se positionne-t-elle sur les marchés des produits agricoles
Objectif 9 n° 7
qualité méditerranéenne. Doubler d’ici 2015 la part relative de produits agricoles avec signes agricoles utlisées par l'agriculture biologique de qualité ?
de qualité (agriculture biologique, produits typiques bénéficiant de labels).

Domaine cible
Mieux gérer les ressources et les demandes en eau
3

Objectif 10 n° 8 Demande en eau totale et par secteur


Réduire les pertes et le gaspillage pour diminuer la demande projetée de 10% en 2015 et La demande en eau se modère t-elle? La valeur ajoutée créée par mètre
augmenter de façon significative la valeur ajoutée par m3 d'eau utilisée cube d'eau utilisée augmente t-elle (notamment dans le secteur agricole)?
Valeur ajoutée de la production agricole irriguée par rapport à la
n° 8bis
consommation d'eau d'irrigation

Promouvoir la gestion intégrée des bassins hydrographiques et des écosystèmes humides et Réduit-on les pressions sur les ressources en eau naturelles renouvelables
Objectif 11 n° 9 Indice d'exploitation des ressources renouvelables d'eau
présever les ressources en eau ?

Objectif 12 n° 10 Part de la population ayant un accès à une source d’eau améliorée 13 MDG
Progresse t-on vers les objectifs du Millénaire relatifs à ce sujet (Diminuer
Atteindre les objectifs du Millénium pour l'accès à l'eau potable et à l'assainissement et réduire
de moitié, d’ici 2015, la proportion des individus n’ayant pas accès à une
Objectif 13 les pollutions hydriques n° 11 Part de la population ayant un accès à un système d’assainissement ~89 MDG
source d’eau potable et à un système d’assainissement) ?

Objectif 14 Promouvoir la participation, le partenariat et l'association active à la gestion de l'eau

Domaine cible Gérer la demande d'énergie et atténuer les effets à long terme du changement
4 climatique

Réduire l’intensité énergétique de 2 % par an pour les PNM et de 1.4 % par an pour les PSEM
Objectif 15 n° 12 Intensité énergétique Progresse t-on dans l'utilisation rationnelle de l'énergie? 64 MDG
jusqu’en 2015

Développer les énergies renouvelables pour atteindre 7 % de la demande énergétique en


Objectif 16 n° 13 Part des énergies renouvelables (ER) dans le bilan énergétique L'utilisation des énergies renouvelables progresse t-elle ? 71
2015
Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
Objectif 17 Mettre les pays méditerranéens en position favorable dans la perspective de l’après- Kyoto n° 14 Emission de CO2 par tête ~110 MDG

Développer une stratégie d’adaptation au changement climatique de certaines régions Nombre de projet et montant financé dans le cadre du Mécanisme de Les pays méditerranéens arrivent-ils à maîtriser leurs émissions de CO2 et
Objectif 18 n° 15
vulnérables du bassin méditerranéen Développement Propre (MDP) (Protocole de Kyoto) à respecter leurs engagements internationaux?

Part relative (en %) des investissements MDP des pays


n° 15bis Méditerranéens Annexe 1 dans le total des investissements MDP
réalisé dans les pays méditerranéens en développeemnt

Réduire de moitié d’ici 2015 (par rapport à 1990) la part de population n’ayant pas accès à Progresse t-on vers l'objectif de réduction de la part de la population
Objectif 19 n° 16 Taux d'électrification (urbain/rural) MDG
l’électricité en privilégiant les énergies renouvelables n'ayant pas accès à l’électricité?

Domaine cible
Assurer une mobilité durable par une gestion adaptée des transports  
5

Disposer de liaisons euro-méditerranéennes assurant une meilleure compétitivité et intégrant


Objectif 20
mieux les enjeux de la durabilité

Y-a-t-il découplage entre la mobilité motorisée des personnes et des


Objectif 21 Réussir un découplage entre l’augmentation des trafics motorisés et la croissance du PIB n° 17 Mobilité motorisée
marchandises et la croissance économique ?

Réduire la part de la route à 75 % du volume global des trafics en 2015 en organisant un


Objectif 22 n° 18 Part du transport routier Réussit-on à maîtriser le volume du transport routier ? 73
transfert vers la mer et le rail.

Domaine cible
Faire du tourisme un vecteur privilégié du développement méditerranéen durable
6

Existence d'instruments économiques et fiscaux (incitatifs et/ou Les outils permettant au tourisme de participer au maintien et à la gestion
Objectif 23 Réduire les impacts négatifs du tourisme, en particulier du tourisme côtier. n° 19
dissuasifs) orientant vers un tourisme durable (tourism payback) de l'environnement se développent-ils?

Promouvoir un tourisme durable, porteur de cohésion sociale et de développement culturel et


Objectif 24 économique, valorisant la diversité et les spécificités méditerranéennes et renforçant les n° 20 Part des lits en régions côtières par rapport au nombre total de lits Réussit-on la diversification du tourisme? ~27
synergies avec les autres secteurs économiques, en particulier l’agriculture.

n° 21 Dépenses des touristes internationaux Le tourisme (international) est-il suffisamment rémunérateur ? 81.82

Domaine cible Promouvoir une gestion durable de la mer et du littoral et de stopper d’urgence la
7 dégradation des zones côtières

Objectif 25 Promouvoir un développement équilibré et une gestion intégrée du littoral. n° 22 Linéaire côtier artificialisé / linéaire côtier total Une gestion intégrée et durable des zones côtières est-elle assurée? 27

Prévenir et lutter contre la pollution marine par les navires [...]. Réduire de ¾ les pollutions
Objectif 26 n° 23 Pollution opérationelle et accidentelle par les navires La pollution marine par les navires diminue-t-elle ?
opérationnelles d'ici 2015, avec pour objectif leur élimination totale d'ici 2025.

Prévenir et réduire les pollutions d'origine tellurique [...]. Équiper en systèmes de gestion des Villes côtières méditerranéennes de plus de 10 000 habitants équipées
Objectif 27 n° 24 La pollution tellurique urbaine diminue-t-elle? ~41
eaux usées et des déchets toutes leurs villes côtières de plus de 10.000 habitants d'ici à 2015. de stations d'épuration opérationnelles

Arrêter la perte de biodiversité marine et côtière d'ici 2010 dans les pays membres de l'UE et
Objectif 28 n° 25 Superficie des zones protégées côtières La protection du littoral est-elle assurée ? 33
la réduire substantiellement dans les autres pays […]
Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
Fonder entièrement la gestion de la pêche en Méditerranée sur une gestion durable en accord
Part de la superficie des herbiers de posédonie dans la zone infra-
Objectif 29 avec les écosystèmes et restaurer les stocks et rétablir les stocks épuisés, dans les meilleurs n° 26 La qualité de l'environnement marin littoral s'améliore-t-elle? 38
littorale
délais et si possible avant 2015 au plus tard (engagement du Sommet de Johannesburg).

III- Indicateurs de suivi de la mobilisation des acteurs et des capitaux, et de la mise en œuvre de la SMDD
Orientations/A
Un espace régional de solidarité et d’engagement
ctions

Renforcer les engagements réciproques pour la coopération méditerranéenne et euro-méditerranéenne, Evolution des financements européens en Méditerranée (CARDS, La solidarité euro-méditerranéenne est-elle à la hauteur des défis à
n°1 n° 27
les réformes internes, l'appui de l'Europe pour la mise à niveau, les coopérations Nord-Sud et Sud-Sud. MEDA, pays candidats) relever ?

Mieux intégrer les principes du développement durable et les objectifs de la Stratégie d'une part dans la
politique d'élargissement de l'UE et le programme CARDS et d'autre part dans le Partenariat euro- Part relative des investissements MEDA et CARDS servant
n°2 n° 28
méditerranéen et la politique de voisinage (accords de voisinage, ensemble des programmes régionaux directement les objectifs de la SMDD
et nationaux, évolution de la négociation agricole). [...]

Adapter les outils et mécanismes de financement du Partenariat euro-méditerranéen. Proposer des


objectifs appropriés aux pays partenaires de l'UE moyennant des réformes politiques et institutionnelles
et l'appui financier de l'UE pour y parvenir. Renforcer les engagements réciproques dans les domaines
d'intérêt commun de portée stratégique, notamment l'environnement et l'eau, la recherche et
développement, le développement agricole et rural durable et le tourisme, ainsi que les approches de
n°3 coopération décentralisées. Explorer la possibilité d'élargir au Sud et à l'Est le bénéfice de programmes
de type Interreg, Urban ou Leader. Étudier la possibilité d'élaborer un accord méditerranéen sur
l'investissement incluant des règles de durabilité. Évaluer l'efficience des programmes en termes de
développement durable. Renforcer les synergies avec le PAM, sa CMDD et les autres réseaux
méditerranéens et initier un programme spécifique pour le développement durable (pour contribuer au
financement du suivi et d'actions pilotes).

Inviter les pays méditerranéens développés à multiplier les initiatives et projets d'intérêt régional, sous
régional ou bilatéral contribuant à la mise en oeuvre de la Stratégie (" initiatives de type 2 "). Développer
Les initiatives et projets pilotes contribuant à la mise en œuvre de la
n°4 des mécanismes innovants pour traiter la question de la dette en reconvertissant celle-ci en actions de n° 29 Projets pilotes et initiatives de type 2
recherche et développement, en programmes et jumelages mobilisateurs des acteurs locaux et
stratégie se multiplient-ils?
professionnels des deux rives, et en programmes en faveur de l'environnement.

n°5 Renforcer les synergies entre les différents cadres de coopération intervenant dans la région.

Renforcer le capital humain et l’implication des acteurs : recherche, formation,


éducation, sensibilisation et participation
Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
Assurer l’éducation primaire pour tous et promouvoir l’égalité des sexes et l’intégration des femmes dans Progresse t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet :Eliminer les
Ratio fille garçon d'inscription dans l'enseignement primaire et
n°1 le développement (gender mainstreaming) pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le n° 30 disparités hommes/femmes dans l’éducation primaire et secondaire, de 7 MDG
développement.
secondaire
préférence avant 2005, et à tous les niveaux d’éducation avant 2015?

Progresse t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet :S’assurer que,


Réorienter l’offre de formation initiale et continue pour doter les jeunes et les PME des compétences leur
n°2 n° 31 Taux d'alphabétisation des jeunes de 15 à 25 ans d’ici 2015, tous les enfants, filles et garçons, seront en mesure d’effectuer MDG
permettant de s’inscrire dans le nouveau contexte de la mondialisation et du libre échange.
le cycle complet d’éducation primaire?

Donner une place appropriée à l’éducation pour le développement durable conformément à la


Déclaration de la Conférence UNESCO de Thessalonique (1997) et participer de façon active à la mise
en œuvre de la résolution des Nations Unies instituant une Décennie pour l’éducation au
développement durable (DESD) pour la période 2005/2014 à travers une application exemplaire en Progresse t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet : Créer des
n°3 n° 32 Taux de chômage des jeunes MDG
Méditerranée de la UN ECE Strategy fot Sustainable Development.. Introduire le développement durable emplois décents et productifs pour les jeunes?
dans les cursus de formation depuis l’école primaire jusqu’aux universités, et grandes écoles (formation
des économistes, ingénieurs, administrateurs, architectes et urbanistes, cadres commerciaux). Sous
l’égide de l’UNESCO, soutenir la création de chaires pour le développement durable.

Accroître en synergie avec le secteur privé les dépenses en recherche et développement afin de se
rapprocher du niveau moyen des pays à revenus équivalents d’ici 2015 en mettant l’accent sur l’usage
Dépenses de Recherche et Développement publiques et privées en %
n°4 rationnel des ressources naturelles, le développement de technologies respectueuses de n° 33 L'effort financier pour la Recherche et développement augmente-il ?
l‘environnement, la reconnaissance et la valorisation économique et sociale des savoir-faire et de la
du PIB
diversité de la Méditerranée.

Mettre en œuvre les recommandations de la CMDD relatives à l’information et à la participation du


public. Développer (PAM et Partenariat euro-méditerranéen) la coopération régionale pour soutenir les
n°5
efforts des réseaux régionaux d’ONG et des pays dans les domaines de l’information et de la
participation.

Promouvoir au niveau régional la mise en réseaux des universités et des centres de recherche et de
n°6 formation pour renforcer l’efficacité globale et la contribution de la recherche aux enjeux méditerranéens
du développement durable.

Intensifier les échanges Nord-Sud pour développer les nouvelles technologies de l’information et de la
Les pays méditerranéens deviennent-ils plus attractifs pour les
n°7 communication et pour créer de nouvelles opportunités fondées sur les activités de service et de n° 34 Flux d’IDE et stock d’IDE 40
recherche développement de « l’économie du savoir ».
investisseurs étrangers ?

Un suivi régional exemplaire des progrès et la promotion du développement durable

Pourcentage d'indicateurs renseignés. Nombre d'exemples de bonne


n°35
pratique documentés par les pays.
Financer le développement durable

Porter avant 2015 l’aide publique au développement des pays européens de l’OCDE à 0,7% de leur PNB Aide publique au développement (APD) donnée en % du PNB des Les objectifs d'APD (objectif du Millénaire) (0,7% du PIB des donnateurs)
n°1 n° 36 ~130 MDG
(objectif du Millénaire pour le développement). pays donateurs méditerranéens membre de l'OCDE sont-ils atteinds?

n° 36bis APD reçue par les pays bénéficiaires méditerranéens


Proposition d'indicateurs de suivi de la SMDD
Inviter les bailleurs de fonds à intégrer davantage la durabilité dans leurs stratégies et méthodes.
Doubler d’ici 10 ans la part relative de l’aide consacrée aux actions contribuant à la présente Stratégie. Aide publique au développement et aide au développement reçue Le développement durable est-il au cœur des décisions d'allocation de
n°2 n° 37
Faire évoluer les pratiques pour financer des programmes mobilisateurs des acteurs locaux et allouée aux actions favorables à un développement durable l'APD?
professionnels et encourager une certaine décentralisation de la coopération financière.

Rationaliser et ré-orienter les dépenses publiques domestiques pour se rapprocher des objectifs
proposés par la Stratégie. Systématiser les études coûts/bénéfices (en incluant une dimension
n°3
environnementale et sociale) et les études d’impact sur l’environnement avant tout grand programme
d’investissement public.

Promouvoir la mise en place de systèmes (micro crédit, capital risque, incitations…) permettant le Part des crédits bancaires alloués au privé-Existence de systèmes de Les entreprises privées, dont les PME, peuvent-elles bénéficier de crédits
n°4 n° 38
financement de PME pour des activités productives et innovantes. financement alternatifs au crédit bancaire pour financer leurs investissements ?

Évaluer les externalités positives et négatives des activités en terme d’environnement et de durabilité.
Mettre en place des systèmes de subventions/taxes/tarifications qui en tiennent compte pour mobiliser et
n°5 responsabiliser les acteurs vers des processus de développement durable (gestion durable des cf indicateur tourisme
ressources et des espaces, production et diffusion de nouvelles technologies, évolutions des modes de
consommation et de production).

39 Part des recettes publiques locales par rapport aux recettes


Développer des systèmes de péréquation (fiscalités, redevances, incitations) entre régions/localités Les collectivités locales ont-elles les moyens de financer un
n°6 n° 39 publiques totales. N°39 bis: Dotations du budget central aux
favorisées et zones défavorisées au profit du développement de ces dernières. développement durable ?
collectivités locales.

Poursuivre et accélérer les réformes de la fiscalité et des systèmes financiers et bancaires, en prenant
n°7 en compte, dans leurs définitions et leurs mises en place, les nécessités liées au financement d’activités
s’inscrivant dans les stratégies de développement durable.

Mises en œuvre nationales


n°40 Stratégies nationales ou sectorielles adoptées ou révisées
Comment se positionne la Méditerranée au regard des trois défis à relever énoncés dans la
SMDD ?
Un essai de mesure globale des progrès à l’aide d’indicateurs composites
Définition:
A composite indicator is formed when individual indicators are compiles into a
single index, on the basis of an underlying model of the multi-dimensional concept
that is being measured.
Context:
A composite indicator measures multi-dimensional concepts (e.g.
competitiveness, e-trade or environmental quality), which cannot be captured by a
single indicator. Ideally, a composite indicator should be based on a theoretical
framework / definition, which allows individual indicators / variables to be selected,
combined and weighted in a manner which reflects the dimensions or structure of
the phenomena being measured.
Source: OECD, Glossary of Statistical terms
Pour suivre les évolutions des huit domaines cibles, des indicateurs précis pour les secteurs concernés sont les plus
appropriés. Mais, il est largement reconnu qu’un indicateur agrégé unique permettant d’avoir une vision globale d’une
situation et des changements est très utile. Cependant, la durabilité du développement ne peut pas être mesurée
par un indicateur unique.
L’indicateur global de référence actuel des économies est le niveau ou l’évolution de la production (le Produit intérieur
brut - PIB). Il évalue, dans le cadre des méthodologies de la comptabilité nationale, la production des activités
économiques. Mais, par exemple, l’évolution du PIB ne renseigne pas sur l’évolution du bien être individuel ou
collectif, ne prend pas en compte les activités non marchandes ou pour lesquels il n’y a pas de marché (notamment
les questions environnementales) et ne renseigne pas sur la répartition des richesses entre les individus au sein d’un
2
pays . Ainsi, le PIB en lui-même n’est pas suffisant pour informer sur la durabilité du développement.
Depuis les années 90, pour palier à cet état de fait, des indicateurs composites (aussi appelés synthétiques), tentant
de prendre en compte à la fois les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement ont été
élaborés. Tout comme le niveau de PIB, ils ont l’avantage de permettre des comparaisons internationales. Ces
indicateurs ont pour caractéristique commune d’être le résultat d’une conversion dans une même unité (monétaire,
surface…) d’un ensemble d’observations qui peuvent ainsi être agrégés.
Un essai de mesure globale du DD en Méditerranée est présenté ici en utilisant 4 indicateurs composites en plus du
PIB. Il convient cependant de les utiliser avec prudence notamment du fait des limites rencontrées par tout indice
agrégé, des méthodologies compliquées qui évoluent ou encore des problèmes de continuité dans les séries. Ces
indicateurs sont présentés ici pour faire un état des lieux. Aucun objectif précisément chiffré ne saurait être proposé.
Ces indicateurs, déjà produits et/ou utilisés par des institutions internationales, sont complémentaires et visent à
répondre aux questions que posent les trois défis prioritaires pour positionner la région sur un sentier de
développement durable :
Tentative de mesure globale des défis et des progrès vers les 4 objectifs:
Défi 1· Environnement
Défi 2· Economie, démographie et social
Défi 3· Mondialisation

INDICATEURS DEFIS AUXQUELS ILS SE RAPPORTENT

PIB par tête en Parité de Pouvoir d’Achat Les écarts des revenus entre le Sud et le Nord de la Méditerranée se
i
(PPA) et à prix constants réduisent-ils? (défis 2 et 3)
Comment évolue le poids économique de la Méditerranée dans le monde
par rapport à son poids démographique? (défi 3)
Le bien être social progresse t-il en Méditerranée et par rapport aux autres
ii Indice de développement Humain (IDH)
régions du monde ? (défi 2)
iii Empreinte Ecologique Quel est l’impact des activités humaines sur l’environnement ? (défi 1)
iv Coûts de dégradation de l'environnement Combien coûte la mauvaise gestion de l’environnement ? (défi 1)
Les générations futures peuvent-elles espérer une situation meilleure ?
v Epargne nette ajustée
(défis 1,2,3)

2
Ainsi par exemple, si dans un pays, les dégradations environnementales liées aux activités sont telles que de nombreuses et coûteuses actions de
réparations sont nécessaires, ces dernières participent à faire augmenter le PIB. Or, d’un point de vue du bien être des individus en terme
d’environnement, il n’y a pas d’amélioration, il y a simplement un maintien constant du niveau de bien être.
v
Avant de passer en revue chacun des indicateurs, la mise en perspective de plusieurs d’entres eux (PIB, IDH et
3
Empreinte écologique) sur un graphique unique (ci-dessous) permet d’obtenir les informations suivantes :
- si l’on fait l’hypothèse qu’un développement durable est atteind lorsqu’un pays enregistre un Indice de
Développement Humain élevé (>0,8, tel que défini par les Nations Unis) et que son empreinte écologique par tête est
4
compatible avec la biocapacité de la terre (1,8 ha par habitant), aucun pays Méditerranéen n’est dans ce cas (zone
jaune du graphique);
- les pays à revenu élevé selon le classement Banque Mondiale (points bleus) sont ceux qui enregistrent une
empreinte écologique par tête la plus élevée;
- si l’on trace la ligne qui passe au plus
près de chaque point (pays) sur le Empreinte écologique, Indice de développement humain et
graphique (courbe noire) et que l’on niveau de revenu
considère qu’elle représente le chemin
7,0
de développement classique en

Empreinte écologique (EC) par tête 200


Méditerranée, alors il apparaît clairement FR
6,0 Pays à revenu élevé
que le mode de développement à
l’œuvre implique une hausse parallèle GR
Pays à revenu intermédiaire
de l’IDH et des impacts écologiques des 5,0 IL
activités humaines (empreinte ES
écologique) ; 4,0
- Enfin, le profil de la courbe noire LY
HR SL IT
montre que, plus l’IDH est élevé, plus sa 3,0
progression a un impact fort en LB
empreinte écologique. Ainsi, pour SY
2,0 EG TR
augmenter de 0,05 point son IDH (qui
est de 0.62) le Maroc augmentera son MA
1,0 DZ AL IDH>0,8 et EC <1,8
empreinte par tête d’environ 0,5 ha. Pour TN
augmenter du même niveau son IDH
(qui est de 0,9), la Slovénie devra 0,0
augmenter son empreinte par tête 0,60 0,65 0,70 0,75 0,80 0,85 0,90 0,95
d’environ 1,4 ha. Ceci illustre un niveau
de découplage insuffisant entre d’une Indice de Développement Humain (IDH) 2002
Sources: WWF, PNUD, Banque Mondiale.
part la croissance économique et sociale
et d’autre part la croissance des impacts
écologiques des activités humaines.

On peut conclure de ces observations que pour arriver à un développement plus durable, tous les pays ont des efforts
importants à fournir : ceux du Sud et de l’Est doivent accroître leurs IDH en prenant les mesures nécessaires pour ne
pas emplifier leurs empreintes écologiques et ceux du Nord doivent diminuer leurs empreintes écologiques tout en
maintenant des IDH élevés. Ainsi, il apparaît clairement que les chemins d’un développement durable sont multiples
(flèches en pointillées).

L’analyse de l’évolution, sur le long terme, des 5 indicateurs synthétiques sélectionnés (analysés en détail ci-après)
confirment les conclusions tirées du graphique précédent, et en particulier que :
• Les écarts économiques entre la rive Nord et la rive Sud de la Méditerranée ne se réduisent pas depuis les
30 dernières années ;
• Le poids économique de la région dans le monde diminue alors que son poids démographique est
stationnaire ;
• Le développement humain est relativement élevé par rapport aux autres régions du monde mais les écarts
rentre la rive Nord et la rive Sud sont importants ;
• L’impact écologique de l’activité humaine dépasse les capacités biologiques dans tous les pays de la zone ;
• Les estimations de coûts liés aux dégradations de l'environnement dans les PSEM sont élevées (entre 3 et
5% du PIB) ;

3
Inspirée de la représentation proposée par Aurélien Boutaud in « Développement Durable. Quelques vérités embarrassantes », Economie et
Humanisme, décembre 2002.
4
D’après A. Boutaud, aucun pays du monde répond à cette double caractéristique : IDH>0,8 et empreinte écologique<1,8 ha par tête. De plus,
selon WWF, tous les pays méditerranéens, sans exception, enregistrent un déficit écologique en 2001, ce qui signifie que le capital
environnemental de chaque pays méditerranéen est dépensé plus vite qu’il ne se renouvelle.
vi
Liste des Indicateurs composites
I Produit Intérieur Brut en parité de pouvoir d’achat (PPA) et à prix constants 2
II Indice de développement Humain (IDH) 3
III Empreinte écologique 4
IV Estimation des coûts liés aux dégradations de l'environnement 5
V Epargne nette ajustée 6

Liste des
des Indicateurs

1 Nombre de villes (de plus de 10 000 habitants) dotées d'agenda 21 ou de programme de régénération 7
2 Utilisation de sol artificialisé par tête 8
3 Production de déchets ménagers 9
5 Evolution des populations agricoles et population rurales 10
6 Pertes de "terres arables" dues à l'urbanisation 11
7 Part des produits agricoles de qualité 12
8 Demande en eau totale et par secteur - Valeur ajoutée de la production agricole irriguée par rapport à la
consommation d'eau d'irrigation 13
9 Indice d'exploitation des ressources renouvelables d'eau 14
10 Part de la population ayant un accès à une source d’eau améliorée 15
11 Part de la population ayant un accès à un système d’assainissement 16
12 Intensité énergétique 17
13 Part des énergies renouvelables (ER) dans le bilan énergétique 18
14 Emissions de CO2 par tête 19
16 Taux d'électrification 20
17 Mobilité motorisée 21
18 Part du transport routier 22
19 Existence d'instruments économiques et fiscaux orientant vers un tourisme durable (tourism payback) 23
20 Part des lits en régions côtières par rapport au nombre total de lits 24
21 Dépenses des touristes internationaux 25
22 Linéaire côtier artificialisé / linéaire côtier total 26
23 Pollution opérationnelle et accidentelle par les navires 27
24 Villes côtières méditerranéennes, de plus de 10 000 habitants, équipées de stations d'épuration opérationnelles 28
25 Superficie des zones protégées côtières 29
27 Evolution des financements européens et en Méditerranée (CARDS, MEDA, pays candidats) 30
29 Projets pilotes et initiatives de type 2 31
30 Ratio fille garçon d'inscription dans l'enseignement primaire, secondaire et tertiaire 32
31 Taux d'alphabétisation des jeunes de 15 à 25 ans 33
32 Taux de chômage des jeunes 34
33 Dépenses de Recherche et développement (publiques et privées) en % du PIB 35
34 Flux d’IDE et stock d’IDE 36
36 Aide publique au développement (APD) donnée et reçue 37
37 Aide publique au développement et aide au développement reçue allouée aux actions favorables à un
développement durable 38
38 Part des crédits bancaires alloués au secteur privé-Existence de systèmes de financement alternatifs 39
39 Part des recettes publiques locales par rapport aux recettes publiques totales 40
Tentative de mesure globale du développement durable

Les écarts des revenus entre le Sud et le Nord de la Méditerranée se


réduisent-
réduisent-ils?
Comment évolue le poids économique de la Méditerranée
Méditerranée dans le monde par
rapport à son poids démographique?

I Produit Intérieur Brut en parité de pouvoir d’achat (PPA) et à prix constants


Le PIB évalue, dans le cadre des méthodologies de la comptabilité nationale, la production des activités économiques. Exprimé en PPA, il permet
des comparaisons internationales car il prend en compte les différences de prix observées entre les pays. Nous l’utilisons ici pour estimer les
écarts de richesse entre les pays Méditerranéens. Exprimé à prix constants (ici de 1995), il permet des observations dans le temps car il prend en
compte les évolutions de prix (inflation).
Mais, par exemple, l’évolution du PIB ne renseigne pas sur l’évolution du bien être individuel ou collectif, ne prend pas en compte les activités non
marchandes ou pour lesquels il n’y a pas de marché (notamment les questions environnementales) et ne renseigne pas sur la répartition des
richesses entre les individus au sein d’un pays.
L’écart de revenu (mesuré par le PIB par tête en PPA) entre les P IB P e r C a p it a (e n U S $ P P A 9 5 ), é vo lu t io n e t é c a rt e n t re le s
pays de la rive Nord (ES,FR,IT,GR) et les autres pays p a y s U E M E D 4 (F R , IT, E S , G R ) e t le s a u t re s p a y s
m é d it e rra n é e n s (P S E M )
méditerranéens ne se réduit pas. US$
25 000
Le PIB par tête moyen des populations des PSEM est inférieur à 20 000
5000 $ en 2002 alors qu’il est supérieur à 20 000 $ dans les pays 15 000
UE-4 MED (ES,FR,IT,GR). 10 000
5 000

Les taux de croissance du PIB dans les PSEM ont été largement -
-5 000
supérieurs à ceux enregistrés dans les pays de l’UE-4 MED. -10 000
Mais, la croissance démographique dans les PSEM a été -15 000
soutenue. Il en a résulté qu’en terme de PIB par tête, la -20 000

croissance dans les PSEM a été plus faible que dans les pays 1975

1980

1985

1990

1995

2000
UE-4 MED. Les écarts de revenu par tête entre les deux zones Ec a r t PS EM/MED UE 4 PS EM MED UE4

n’ont ainsi pas pu se réduire.

Si le niveau de revenu par tête moyen dans les pays UE-4 MED
est ramené à 100, quelle est la valeur des revenus par tête
moyens dans les PSEM ? seuls les revenus par tête en Israël,
Malte, Chypre et la Slovénie (ces 3 derniers pays étant
aujourd’hui membre de l’UE-25) se rapprochent de 100. Seuls MT
et CY ont enregistré une réduction forte des disparités avec les 4
pays Méditerranéens de l’UE-15 entre 1985 et 2002.
En Croatie le revenu moyen par tête correspond à 40% de celui
de l’UE-4 Med. Il se situe entre 25 et 30% en Tunisie, Turquie et
Algérie. Il est inférieur à 20% en Syrie, Egypte, Maroc, Liban et
Albanie.

Part du PIB Méditerranéen en % du PIB mondial (prix contstants) et


part de la population Méditerranéenne en % de la population
La part du PIB de la Méditerranée dans le PIB mondial total mondiale
diminue depuis 1975, passant de 14,3% à 13% en 2002. Or dans 10 en % en % 14,5 Part du PIB Med
dans le PIB
le même temps, la population de la Méditerranée garde une part 9 mondial (échelle
14,0
constante dans la population mondiale (environ 7%), ce qui 8 de droite)

illustre que la population méditerranéenne (grâce à la rive Sud et 7 13,5


Est) a augmenté à peu près à la même vitesse que la population 6 Part de la
13,0
mondiale. En revanche, le PIB de la Méditerranée a augmenté population Med
5
moins vite que le PIB mondial. La Méditerranée perd donc du 12,5
dans la
4 population
poids, au niveau mondial, d’un point de vue économique alors mondiale
3 12,0
qu’elle maintient son poids démographique. (échelle de
1975 1978 1981 1984 1987 1990 1993 1996 1999 2002 gauche)

Series: GDP per capita, PPP (constant 1995 international $)


Definition: GDP per capita based on purchasing power parity (PPP). PPP GDP is gross domestic product converted to international dollars using purchasing power parity rates. An
international dollar has the same purchasing power over GDP as the U.S. dollar has in the United States. GDP at purchaser's prices is the sum of gross value added by all resident
producers in the economy plus any product taxes and minus any subsidies not included in the value of the products. It is calculated without making deductions for depreciation of
fabricated assets or for depletion and degradation of natural resources. Data are in constant 1995 international dollars.
Source: World Bank, International Comparison Programme database.
Source des données: Banque Mondiale. WDI 2004.
Note: Pour certaines années avant 1994, tous les pays ne sont pas inclus dans les agrégats : Territoires Palestiniens non inclus, Liban à partir de 1988, Bosnie H. à partir de 1994,
Croatie et Slovénie à partir de 1990 et Albanie de 1980.

2
Tentative de mesure globale du développement durable

Le bien être social progresse t-


t-il autant en Méditerranée que dans les autres
régions du monde ?

II Indice de développement Humain (IDH)


Origine : Indicateur publié par le PNUD tous les ans dans le Rapport sur le Développement Humain. C’est un des plus
ancien et le plus connu des indicateurs composites.
L’indice du développement humain (IDH) est un indice composite qui mesure l'évolution d'un pays selon trois critères
de base du développement humain : santé et longévité (mesuré d’après l’espérance de vie à la naissance), savoir
(mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes et les taux bruts de scolarisation combinés du primaire, du
secondaire et du supérieur), et un niveau de vie décent (mesuré par le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat en
dollars US (PPA)). Cet indice est composé à l’aide d’indicateurs qui sont actuellement disponibles pour le monde
entier, selon une méthodologie simple et transparente. Bien que le concept du développement humain soit bien plus
vaste que ne pourrait en fait le mesurer un simple indice composite, l’IDH propose une alternative fort utile à ce que
serait un simple indice lié au revenu pour mesurer approximativement le bien-être humain. Source : UNDP, HDR 2004.
Une valeur d’IDH supérieure à 0,8 est considérée comme élevé, une valeur inférieure à 0,5 est considérée comme
faible.
Cet indicateur confirme que la région méditerranéenne est globalement plutôt bien placée par rapport au reste du
monde avec un IDH moyen estimé, sur les 20 pays, à environ 0,8 en 2002. Cependant, de fortes disparités entre pays
sont observées :
9 pays ont un IDH élevé, supérieur à 0,8 : la France (16ème rang mondial sur 177), l’Espagne, l’Italie, Israël,
Grèce, Slovénie, Chypre, Malte et la Croatie (48ème rang mondial).
9 pays ont un IDH compris entre 0,7 et 0,8 : la Libye (58ème rang mondial), l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le
Liban, la Turquie, la Tunisie, les Territoires palestiniens, la Syrie et l’Algérie (108ème rang mondial).
5 pays ont un IDH compris entre 0,6 et 0,7 : l’Egypte et le Maroc (120 et 125ème rang mondial).
L’IDH est en constant progrès en valeur absolue dans tous les pays méditerranéens depuis 1975. Toutefois, les pays
à plus faible IDH ont perdu entre 10 et 20 places dans le classement mondial depuis 1994 et semblent avoir une plus
faible aptitude à convertir la croissance économique en bien être social que d’autres régions du monde.

L’IDH est un outil synthétique de mesure du développement humain. Il chiffre le niveau moyen atteint par chaque pays sous trois aspects
essentiels :• Longévité et santé, représentées par l’espérance de vie à la naissance. • Instruction et accès au savoir, représentées par le taux
d’alphabétisation des adultes (pour deux tiers) et par le taux brut de scolarisation, tous niveaux confondus (pour un tiers). • Possibilité de disposer
d’un niveau de vie décent, représentée par le PIB par habitant (en PPA).
Avant de calculer l’IDH lui-même, il faut établir un indice pour chacune de ces dimensions. La détermination de ces indices dimensionnels – c’est-à-
dire correspondant à l’espérance de vie, au niveau d’instruction et au PIB – passe à chaque fois par la définition d’une fourchette de variation, avec
un minimum et un maximum.
Source : UNDP, RDH 2004.

3
Tentative de mesure globale du développement durable

Quel est l’impact des activités humaines sur l’environnement ?

III Empreinte écologique


Origine : Cet indicateur est diffusé par l’ONG WWF dans son rapport « Living Planet Report ».
L’empreinte écologique donne une mesure de la quantité de surface biologiquement productive (sol et eau) théorique
dont un individu, une ville, un pays, une région ou l’humanité a besoin pour produire les ressources qu’il consomme et
pour absorber les déchets qu’il génère, en utilisant les technologies et les modes de gestion en place. Le mode de
calcul de cette empreinte peut s’avérer complexe car il suppose de prendre en compte toutes les consommations
intermédiaires de ressources contenues dans les biens et de les convertir en surfaces équivalentes de sol.

Le déficit écologique
correspond au montant duquel
l’empreinte écologique d’une
population dépasse la bio-
capacité de son territoire. Si
on la compare à la bio-
capacité, on obtient le déficit
écologique. On constate alors
que tous les pays
méditerranéens, sans
exception, enregistre un
déficit écologique en 2001,
ce qui signifie que le capital
environnemental de chaque
pays méditerranéen est
dépensé plus vite qu’il ne se
renouvelle.
* différence entre l’empreinte
écologique et la biocapacité

E vo l u t i o n d e l 'e m p r e i n t e é c o l o g i q u e p a r t ê t e e n t r e 1 9 9 1 e t
L’empreinte écologique par tête 2001, en % *
à augmenter dans tous les
pays Méditerranéens sauf au 50
Maroc, en Albanie et en Bosnie
Herzégovine. 40

30
La hausse de l’empreinte
20
écologique a été
particulièrement forte en 10
Slovénie 0
BA AL MA DZ EG TR FR IT HR CS LY SY T N G R ES IL LB SL
-10

-20

* F o r c o u n t r ie s t h a t w e r e f o r m e ly p a r t o f f o r m e r Y u g o s la v ia , 2 0 0 1 c o u n t r y p e r c a p it a
f o o t p r in t s a r e c o m p a r e d w it h t h e p e r c a p it a f o o t p r in t o f t h e f o r m e r u n if ie d c o u n t r y .

L’empreinte écologique est une mesure de la pression de la demande de l’humanité sur les ressources naturelles de la
Terre. Ces informations sont cependant à prendre avec précaution car la méthodologie fait encore objet de débat et
car il est difficile de rassembler des données fiables sur l’environnement. Selon WWF, l’empreinte écologique globale
(pour la planète) en 2001 est de 13,5 milliards d’hectares, ce qui équivaut à 2,2 hectares par personne. Cette demande
totale peut être comparée avec la bio-capacité totale de la Terre. Cette dernière est estimée à 11,3 milliards
d’hectares, soit un quart de la surface terrestre, ce qui équivaut à 1,8 hectares par personne. On constate donc qu’en
2001, l’Empreinte écologique de l’humanité est supérieure à la bio-capacité terrestre de 21% ou de 0,4 hectare par
personne. Ceci signifie que le capital environnemental de la Terre est dépensé plus vite qu’il ne se régénère.
Source : WWF. Living Planet Report, 2004

4
Tentative de mesure globale du développement durable

Combien coûte la dégradation de l’environnement ?

IV Estimation des coûts liés aux dégradations de l'environnement


Origine : Banque Mondiale, projet METAP
.
L’évaluation du coût des dégradations environnementales permet de quantifier le coût économique des impacts
écologiques les plus importants. Elle donne un ordre de grandeur du manque à gagner par rapport à une situation où il
n’y aurait pas de dégradation environnementale. De plus, sa ventilation sectorielle permet d’identifier des priorités. On
peut considérer que ces chiffres représentent une partie des bénéfices qui pourraient provenir de la mise en place de
politiques limitant plus les dégradations de l’environnement.
Les résultats obtenus sont des estimations qui ne prennent pas forcément en compte l’ensemble des coûts liés aux
dégradations de l’environnement (par exemple la perte de biodiversité ou la perte de surfaces boisées) et qui reposent
sur de nombreuses simplifications et hypothèses. Ainsi, les résultats constituent seulement des ordres de grandeur.

Ces coûts atteignent entre 4,5


et 5,5% du PIB en Egypte, Coût annuel m oyen des domm ages liés à la dégradation de
Algérie, Syrie et Maroc, 4% au l'environnem ent en % du PIB
Liban et 3,7% en Tunisie.
En % du PIB
6
Si l’on prend le cas de l’Egypte, Environnement (émission de
ces coûts indiquent que les 5 CO2)
dommages les plus importants Gestion des déchets
seraient dus à la pollution de 4
l’air, qui induit notamment au Dégradation des zones côtières
3
Caire et à Alexandrie une
mortalité importante (mortalité 2 Dégradation des sols
20 000 morts) mais aussi de la
morbidité et la perte de revenu 1
potentiel du tourisme. Manque d'accès à l'eau et à
l'assainissement
0
Au Maroc, ce sont les 1999 2000 2000 2001 1999 1999 Pollution de l'air
questions relatives au manque
d’accès à l’eau et à Tunisie Liban Maroc Syrie Algérie Egypte
l’assainissement qui coûtent le
plus et en Algérie la
dégradation des sols.

L’estimation passe par trois étapes complexes :


i) l’identification des pressions anthropiques sur l’environnement,
ii) leur lien avec les impacts et
iii) l’évaluation monétaire de ces impacts. Cette dernière étape est particulièrement délicate. Si la valeur d’usage
(c’est à dire ce qui peut être retiré de l’utilisation -bois de la forêt, récréation) est relativement facile à évaluer,
il en va autrement de la valeur de non-usage du capital naturel, censée traduire la valeur qu’accorde un
individu (ou une société) à l’existence de cet actif et à la nécessité de le transmettre aux générations futures
(valeur de legs ou valeur d’existence).

Source des données et des informations : Banque Mondiale.

5
Tentative de mesure globale du développement durable

Les générations futures peuvent-


peuvent-elles espérer une situation meilleure ?

V Epargne nette ajustée


Origine : Cet indicateur a été introduit par la Banque Mondiale.
Il est parfois aussi appelé « Epargne véritable ». Il est calculé en ajoutant à l’épargne brute (utilisée pour mesurer le
bien-être social présent) les investissements en capital humain et en soustrayant les diminutions de ressources
naturelles et les dépréciations du capital physique. L’épargne nette ajustée est un indicateur de bien être futur car en
principe le bien-être des générations futures augmente si la richesse augmente dans le temps. Ainsi, le bien être des
générations futures est supposée pouvoir augmenter si l’épargne nette ajustée est positive.
Epargne nette = (Epargne brute-dépréciation du capital physique)
Epargne nette ajustée = Epargne nette + investissement en capital humain – diminutions des ressources
naturelles (minières, énergétiques, forestière, CO2 et particules)

Pour les pays Méditerranéens pour lesquels


des chiffres sont disponibles, on constate qu’en Adjusted net saving in % of GNI, 2002
2002, tous enregistrent une épargne nette
25
ajustée supérieure à zéro, sauf le Liban et la
Syrie. Au Liban cela s’explique par la faiblesse 20
de l’épargne brute et en Syrie par l’importance
15
de la diminution des ressources énergétiques et
par la faiblesse des investissements en capital 10
humain.
5
L’évolution dans le temps de l’épargne nette
ajustée peut montrer des changements 0
Syria

Lebanon

Egypt

Albania

Israel

Turkey

Italy

Greece

Tunisia

France

Spain

Slovenia

Morocco

Sub-Saharan Africa

Latin America and Caribean

East Asia & Pacific

Middle income countries

South Asia

Middle East and North Africa


importants dans le développement des pays.
-5
En Tunisie par exemple (cf. ci-dessous), la
période d’exploitation des ressources -10
pétrolières (et donc d’épuisement des
-15
ressources) entre 1975 et 1985 a fait chuter
l’épargne nette ajustée. Après 1985, elle est -20
remontée et s’est stabilisée du fait des
investissements en capital humain (dépenses
d’éducation) et de la baisse des exploitations
de ressources naturelles.
Gross Consumption Net Education Energy Mineral Net Carbon Particulate Adjusted
Epargne nette et Epargne nette ajustée en Tunisie, en % du RNB national of fixed national expenditure depletion depletion Forest Dioxide Emissions net
1976-2001 damage
25,0%
savingsa capital savings depletion amage savings

20,0% % of %of % of %of % of %of %of %of %of % of


GNI GNI GNI GNI GNI GNI GNI GNI GNI GNI
15,0% Net National Savings 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002
as % of GNI Algeria ,, 11,1 ,, 4,5 33,4 0,1 0,1 1,3 0,7 ,,
Bosnia H 7,5 8,5 -1 ,, 0,1 0 0 2,4 0,4 ,,
10,0%
Adjusted Net Croatia 21,2 11,5 9,7 ,, 0,6 0 0 0,6 0,3 ,,
Savings as % of GNI Egypt 15,1 9,5 5,6 4,4 4,6 0,1 0,2 1 1,4 2,7
5,0%
France 21,1 12,4 8,7 5,6 0 0 0 0,2 0 14
Greece 19,7 8,7 11 3,1 0,1 0 0 0,5 0,7 12,8
0,0% Israel 13,4 13,2 0,2 6,9 0 0,1 0 0,4 0 6,7
1976 1979 1982 1985 1988 1991 1994 1997 2000 Italy 19,8 13,6 6,1 4,7 0,1 0 0 0,2 0,2 10,3
Lebanon 2,1 10,3 -8,2 2,5 0 0 0 0,6 0,6 -6,8
Libya ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,,
Epargne nette et Epargne nette ajustée en Egypte, en % du RNB
Morocco 26,1 10 16,1 4,9 0 0,2 0 0,7 0,2 19,9
1976-2001
Serbia and M. ,, 9,6 ,, ,, 0,9 0,1 0 1,7 0,2 ,,
20,0%
Slovenia 25,2 11,7 13,5 5,3 0 0 0 0,5 0,2 18,2
15,0% Spain 24 12,8 11,1 4,6 0 0 0 0,3 0,4 15
Syria 24,3 10,4 13,9 2,6 27,5 0,1 0 1,7 0,8 -13,6
10,0%
Tunisia 22,7 10,1 12,6 6,6 3,6 0,5 0,1 0,7 0,3 13,9
5,0% Net National Turkey 16,7 7 9,8 2,2 0,3 0 0 0,7 1,2 9,8
Savings as % of
GNI West Bank and Gaza ,, 7,3 ,, ,, 0 0 0 0 ,, ,,
0,0%
1970 1973 1976 1979 1982 1985 1988 1996 1999
-5,0% Middle East & N, 23,4 10 13,4 5,2 26,3 0,1 0 1,3 0,9 -10
Adjusted Net
-10,0% Savings as % of Africa
GNI Europe EMU 21,1 13,8 7,4 4,8 0 0 ,, 0,3 0,2 ,,
-15,0%

-20,0% Source: 2004 World Development Indicators


a. The cutoff date for these data is February2004; later revisions are not captured in this table.

Source : Banque Mondiale.


Cet indicateur doit être utilisé avec précaution car, comme le précédent, il ne prend pas en compte l’ensemble des
pertes de richesses en ressources naturelles, dont certaines sont importantes en Méditerranée. Par exemple les pertes
en biodiversité, la dégradation des sols, de l’eau… ne sont pas incluses.
D’autre part, les valeurs pour les pays exploitants leurs ressources pétrolières sont tirées vers le bas du fait d’une forte
contribution à l’épuisement de ressources naturelles énergétiques.
En revanche, il a l’avantage de s’appuyer au départ sur des chiffres issus de la comptabilité nationale, dont les
méthodologies sont facilement accessibles et connues, bien que pour certain pays les chiffres de comptabilité
nationale restent des estimations ou ne répondent pas à tous les standards internationaux..

6
Villes

Y-a-t-il des progrès dans une mise en oeuvre d'outils de gestion durable des
villes ?

1 Nombre de villes (de plus de 10 000 habitants) dotées d'agenda 21 ou de programme de régénération
Le nombre de villes (de plus de 10 000 habitants) dotées d'agenda 21 ou de programme de régénération est significatif
la prise en compte par les acteurs locaux des problématiques de développement durable au niveau des villes et
collectivités locales.
Cet indicateur n’est pas Nombre d’initiatives liées au développement durable local
renseigné pour l’instant, la liste
précise des agendas 21 locaux
devraient permettre de le
calculer.

Le graphe ci-contre présente


le nombre d’initiatives liées au
développement durable local,
recensées principalement par
l’ICLEI (International Council
for Local Environmental
Initiatives)

Ces initiatives, concernant


également les collectivités
locales, sont très nombreuses
en Espagne et en Italie. Il
serait intéressant de distinguer
celles concernant les
communes littorales et de
pouvoir juger de leur évolution.

Source : ICLEI 2002, IFEN, Plan Bleu.

Pour permettre les comparaisons, l’indicateur devrait se concentrer sur les initiatives des villes et/ou regroupement de
villes avec une population supérieure à un plancher à fixer. (un plancher de 50 00 habitants semble opportun). Il serait
très utile d’avoir une liste exhaustive de ces initiatives, complétée par des informations sur leur mise en œuvre et les
résultats obtenus.

7
Villes

Est-
Est-il pos
possible
sible de limiter l'étalement urbain ?

2 Utilisation de sol artificialisé par tête


L’indicateur mesuré par le rapport de la surface artificialisée par population urbaine permet de d’évaluer la disponibilité
de sols artificialisés par urbain mais aussi l’extension de l’artificialisation par rapport à la population urbaine.
Au regard des rares données disponibles sur Surface artficialisée par habitant urbain
l’occupation de l’espace et à fortiori sur les surfaces (m /hab.)
2

actificialisés, il est encore difficile d’analyser cet


indicateur. 1400
Selon le graphe ci-contre sur l’évolution de la Surface
artficialisée par habitant urbain dans quelques pays 1200
méditerranéens, on peut constater une forte
1000 EG
croissance de l’artificialisation en Slovénie et en
France. 800 ES
En Espagne, la surface artificialisée par urbain FR
décroît légèrement entre 1970 et 1990. 600
LB
En Syrie, malgré un doublement des surfaces
400 SI
atificialisées en 30 ans, la forte croissance de la
population urbaine, qui a triplé, a entraîné une SY
200
décroissance de la surface artificialisée par urbain.
Les valeurs disponibles pour 2000 au Liban et en 0
Egypte montrent bien leurs fortes densités dans les 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005
2
zones urbaines. (Environ 3000 et 15000 hab./km ).
Source Eurostat New Cronos, Géopolis Plan Bleu
On peut aussi considérer cet indicateur sur le littoral Surface artficialisée par habitant urbain
méditerranéen en divisant les surfaces des
agglomérations littorales par leur population. dans le pays et sur le littoral en 1995
(m2/hab.)

On constate en 1995 que l’artificialisation est plus


1800
étendue rapportée au nombre d’habitants sur le Pays
littoral que dans l’ensemble du territoire. 1600
Littoral
1400
En Espagne, France et Italie, les valeurs sur le littoral
2 1200
sont supérieures à 1200 m par habitant urbain. Il
serait intéressant de connaître la part du bâti et celle 1000
des infrastructures de transports 800

Les méthodes utilisées et surtout leurs différences ne 600


permettent pas une analyse plus fine. 400

200

0
ES FR IT GR MT SI SY LB PS EG

Source : Géopolis, Plan Bleu

Cet indicateur nécessite des données fiables et homogènes sur l’occupation du sol et surtout sur les espaces
artificialisés. Dans un premier temps, c’est la classe « terrains bâtis et connexes » qui a été utilisée mais ceci peut être
affiné.
Concernant la population urbaine, les définitions ne sont pas homogènes selon les pays. Dans cette fiche, c’est la
population des agglomérations de plus de 10000 habitants qui a été considérée.
Le calcul de cet indicateur nécessite l’utilisation de données issues de lé télédétection et de traitements de données
géographiques avec une classification commune de l’occupation du sol.

8
Villes

La diminution (au Nord) et la limitation (au Sud) de la production de


déchets est-
est-elle effective?

3 Production de déchets ménagers


La production des déchets ménagers est un indicateur du mode de consommation mais aussi du niveau de prise de
conscience dans ce domaine important du développement durable. La quantité totale est importante pour planifier les
décharges et les sites de traitements de déchets ainsi que les investissements nécessaires.
Le graphe ci-contre présente des chiffres estimés à Déchets municipaux par habitant
partir des données existantes pour le rapport (kg)
environnement développement. Il ne prend pas en
compte les dernières données collectées dans ce 600
domaine. 1990 1995 2000
Les quantités de déchets municipaux permettent 500
d’approcher les quantités de déchets ménagers.
Les quantités habitant ont dans les pays du Sud et
de l’Est de la Méditerranée subi une forte évolution 400
entre 1990 et 2000 pour atteindre des valeurs
comprises entre 200 et 300 kg/hab. en 2000 et 300
même entre 400 et 500 kg/hab. en Turquie et en
Israël. 200
Les évolutions ont été également très importantes
dans les pays des Balkans mais les quantités en
100
2000 ne dépassent pas 400 kg/hab.
Dans les pays méditerranéens européens, les
quantités sont supérieures à 400 kg/hab. et autour 0
MA DZ TN LY EG PS IL LB SY TR AL CS BA HR SI CY MT MC GR IT FR ES
de 500 kg/hab. en France et en Italie.
Source : diverses sources nationales, Plan Bleu
Les quantités totales de déchets municipaux à Déchets municipaux
traiter ont atteint des valeurs très importantes en (1000 tonnes)
raison de la croissance des quantités par habitants
à laquelle peut s’ajouter la croissance de la 35 000
population. 1990 1995 2000
Les quantités à traiter par la France, l’Italie et la 30 000
Turquie sont aux environs de 30 millions de tonnes
par an. 25 000

20 000

Dans la plupart des pays, ces quantités sont sous 15 000


évaluées car elles sont estimées avec les quantité
réellement collectées et mises en décharge et ne 10 000
prennent pas en compte la totalité des déchets
produits. 5 000

0
MA DZ TN LY EG PS IL LB SY TR AL CS BA HR SI CY MT GR IT FR ES

Source : diverses sources nationales, Plan Bleu

Les données sur les déchets ménagers concernent le plus souvent les déchets municipaux qui comprennent
également les déchets de la voirie, des commerces et des petites industries car les municipalités collectent ces
déchets en même temps. Les statistiques précises sur les déchets ménagers nécessitent la réalisation d’enquêtes
spécifiques qui permet d’obtenir également la composition des déchets.
Cet indicateur peut être alors complété par la composition des déchets ménagers (Indicateur dans le jeu des 130 IDD)
qui fourni une image précise des modes de consommation et qui permet de gérer au mieux les flux et les traitements
des différents types de déchets.

9
Agriculture/rural

Le développement des zones rurales se diversifie-


diversifie-t-il ?

5 Evolution des populations agricoles et population rurales


L’évolution relative des populations agricoles et des Evolution des populations agricoles
populations rurales permet de mesurer l’importance et des populations rurales
de l’agriculture dans le monde rural et indirectement (1000)
la diversification des activités économiques en zone
rurale. 180 000

En méditerranée, on a assisté (entre 1960 et 2000) à 160 000

une décroissance des populations agricoles qui 140 000


devrait se poursuivre jusqu’à 2025. 120 000 Rur Méditerranée

Tandis que les populations rurales ont crû (entre 100 000 Agr Méditerranée

1960 et 2000) et vont légèrement décroître jusqu’à 80 000


2025 60 000
40 000
Mais on se trouve en face de deux types d’évolution 20 000
différents au Nord et au Sud 0
1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020

Dans les pays du Nord de la Méditerranée, la


80 000
décroissance de la population agricole a été très forte
mais celle ci devrait se ralentir jusqu’à 2025. Les 70 000

populations rurales ne cesseront pas de décroître. 60 000


50 000
Rual PNM
Ce qui devrait entraîner une diversification 40 000
Agr PNM
économique des zones rurales 30 000
20 000
10 000
0
1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020

Dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée,


100 000
la population agricole a légèrement crû et devrait
90 000
décroître jusqu’à 2025. Les populations rurales, 80 000
après une forte croissance vont décroître légèrement. 70 000
60 000
50 000 Rur PSEM
Cette analyse peut être facilement affinée au niveau 40 000 Agr PSEM
national. 30 000
20 000
10 000
0
1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020

Source : Géopolis 1998, World Population Prospects 1998, Courbage-Attané


2001, Plan Bleu 2001 ; FAO

Les populations agricoles sont disponibles dans les pays mais aussi auprès de la FAO. Mais la définition des
populations rurales dépend de celle des populations urbaines qui peut être différente selon les pays.
Le PIB rural non agricole défini comme la valeur ajoutée des entreprises non agricoles situées en zones rurales serait
un bien meilleur indicateur qui couplé à la population active rurale non agricole donnerait une bonne image de la
diversification des activités économiques en zones rurales.

10
Agriculture/rural

Réduit
Réduit-
it-on les pertes de terres arables (de qualité) dont celles dues à
l'urbanisation ?

6 Pertes de "terres arables" dues à l'urbanisation


Pertes de terres arables
La perte de terres arables au niveau national
(%) peut être due à l’urbanisation mais elle est
aussi significative des changements dans
40% l’agriculture.
1961-1990 Les pertes des terres arables ont été
30% 1990-2000 importantes dans les années 1960 – 2000,
principalement dans les pays du Nord.
20%
A Malte, 10 % ont été perdus entre 1961 et
10% 1990 puis encore 30 % entre 1990 et 2000,
soit plus de 60 % en 40 ans.
0% La situation est très différente selon les pays
pour le sud et l’est de la Méditerranée.
-10%

-20%

-30%

-40%
ES FR IT GR MT CY SI HR BA CS AL TR SY LB IL PS EG LY TN DZ MA

Il est plus aisé d’observer les mutations significatives de l’utilisation Évolution de l'utilisation des sols à
du sol à l’échelle régionale/locale Istanbul
Dans 5 villes méditerranéennes (Marseille, Padoue-Mestre, Nicosie, 60%
Istanbul, Sfax), l’augmentation des surfaces artificialisées (surfaces
résidentielles, surfaces commerciales, infrastructures de transports, 50%
industries…) s’est traduite par des pertes importantes de terres
2
agricoles : sur quarante ans, 45 km de terres agricoles perdues à 40%
2 2
Marseille (107 ha/an), 25 km à Nicosie (62 ha/an), 116 km dans le
2
corridor Padoue/Venise-Mestre (276 ha/an), 561 km à Istanbul sur
30%
plus d’un demi-siècle (1020 ha/an) ; dans la région de Sfax, sur plus
2
de vingt ans, 89 km de jardins agricoles perdus (405 ha/an).
20%

10%

0%
1945 1969 1988 2000
residential Istanbul Istanbul
Ind/Comm/Serv 1945 2000
Transport
Other-Urban
Natural
Agriculture

Source : EU-Joint
Research Centre, Ispra
(MOLAND)

Au niveau national, cet indicateur devrait être complété par une matrice des mutations de l’occupation du sol qui
permettrait de réellement quantifier la perte de terres agricoles due à l’urbanisation.
Au niveau local, les outils géographiques pourraient être développés en coopération avec la Commission européenne
et le CAR/TDE. Des images prospectives réalisées principalement sur des zones côtières permettraient de
sensibiliser les acteurs locaux au problème de la perte de terres agricoles par l’urbanisation mais aussi aux autres
problématiques relatives à l’occupation du sol.

11
Agriculture/rural

La Méditerranée se positionne-
positionne-t-elle sur les marchés des produits agricoles
de qualité ?

7 Part des produits agricoles de qualité


La part des produits agricoles de qualité n’est pour l’instant pas disponible. Les superficies utilisées pour l’agriculture
biologique peut être un premier indicateur de la production agricole de bonne qualité.

Superficie « agriculture biologique »


L’Italie, avec 1,23 millions d’ha (soit 11,4% des terres
(% of arable land + permanent crops)
arables et cultures permanentes), est en pointe en
Europe comme en Méditerranée. 12
Les croissances sont très fortes en Espagne
(485 000 ha, 2,7%), en France méditerranéenne
10
(32 000 ha, 3,2% contre 2,1% à l’échelle nationale) et
en Slovénie (5 000 ha, 2,5%), et le développement
s’engage en Grèce (31 000 ha, soit 0,8% en 8
2001 contre 1 500ha en 1997).
6
Des progrès non négligeables sont également
constatés au Sud et à l’Est en particulier en Israël
(7 000 ha, 1,7%), en Égypte (15 000 ha, 0,5%), en 4
Tunisie (18 000, 0,4%), en Turquie (57 000 ha,
0,2%), au Maroc (12 000 ha, 0,1%), et au Liban 2
(300 ha, 0,1%).

La poursuite du développement de l’agriculture 0


biologique dépend de celle de la consommation des ES FR IT GR CY SI HR CS TR SY LB IL EG TN MA
productions biologiques, qui représentent déjà
Source : IFOAM, 2003
aujourd’hui une part significative et croissante du
marché (en France, on dénombre aujourd’hui 16,5% Sauf en Italie
Italie ou elle couvre 11% des terres
de consommateurs réguliers et 28% de arables et cultures permanentes, l’agriculture
consommateurs occasionnels). biologique ne couvre qu’environ 2% en Espagne,
France, Slovénie et Israël et moins de 1% dans les
autres pays.

Les superficies couvertes par l’agriculture biologique ne préfigurent pas de la qualité des produits, ni de la
« durabilité » économique et sociale de ce type d’agriculture.

12
Eau

La demande en eau se modère t-


t-elle ? La valeur ajoutée créée par m3 d’eau
augmente –telle ?

8 Demande en eau totale et par secteur - Valeur ajoutée de la production agricole irriguée par rapport à la
consommation d'eau d'irrigation

Cet indicateur vise à suivre l’objectif de la SMDD


correspondant à une meilleure gestion de la demande en
eau, notamment dans le secteur agricole.

La demande en eau se définit ici comme l’ensemble des


volumes d’eau nécessaires à la satisfaction des différents
usagers de l’eau, y compris les volumes « perdus » lors du
transport par exemple dans les fuites de canalisation ou par
évaporation entre le lieu de prélèvement (ou de production)
et le lieu de sa consommation finale. La demande inclut
donc les prélèvements sur les ressources naturelles, les
importations d’eau et les productions d’eau non
conventionnelles (dessalement, réutilisation,..) et se
distingue de la consommation finale de l’eau par l’usager
car elle inclut aussi toutes les pertes et non-usages liés, par
exemple, au transport de l’eau.
Stratégie nationale de gestion des demandes en eau en
Le graphique ci-dessous présente les évolutions possibles Tunisie
si les tendances observées (peu de gestion par la
demande) se poursuivent. Une meilleure gestion de la La Tunisie s’est engagée dans une stratégie nationale de
demande doit permettre de modérer l’augmentation de gestion de l’eau (GDE) tant pour les besoins urbains
cette dernière. qu’agricoles. Grâce à cette politique, la demande en eau
d’irrigation est stabilisée depuis plus de six années, bien que la
Parmi les secteurs d’activité, l’agriculture est le premier valeur ajoutée de la production irriguée ait augmenté (voir
utilisateur d’eau (pour l’irrigation) avec 65% de la demande graphique) malgré l’irrégularité des besoins et les
totale en 2000. Une meilleure gestion de la demande peut sécheresses. L’approvisionnement du secteur touristique et
aussi permettre d’obtenir un découplage entre croissance des villes ont été sécurisés. Les principes fondateurs de la
de la production irriguée et croissance de l’utilisation d’eau stratégie tunisienne de GDE sont :
d’irrigation. Si c’est le cas, la valeur ajoutée de l’agriculture - passage de mesures techniques isolées à une approche
irriguée augmente alors que la consommation d’eau intégrée ;
n’augment pas. - démarche participative et responsabilisante des usagers
(Cf l’exemple tunisien détaillé ci-contre). (960 associations d’usagers créées sur 60% de la surface
irriguée publique) ;
- progressivité des différentes réformes et adaptation aux
contextes locaux ;
- initiation de systèmes d’incitations financières pour la
promotion d’équipements et de technologies économes en eau
(subvention de 60% à l’achat d’équipement) ;
- soutien du revenu des agriculteurs permettant
l’anticipation et sécurisant l’investissement et le travail
agricoles ;
- un système de tarification alliant transparence et
souplesse, articulé avec les objectifs nationaux de sécurité
alimentaire et qui a permis un rattrapage progressif du
recouvrement des coûts.
Source : Plan Bleu, M. Hamdane, Fiuggi, 2002

13
Eau

Réduit-
Réduit-on les pressions sur les ressources en eau naturelles renouvelables ?

9 Indice d'exploitation des ressources renouvelables d'eau


Cet indicateur mesure la pression relative des prélèvements bruts annuels (y compris lorsqu’ils remobilisent des
retours d’eau) sur les ressources d’eau douce naturelles moyennes et renouvelables (Indicateur 84 dans le jeu des
130 IDD).
Bien que des transferts d’eau entre bassins versants (et entre pays) existent et peuvent être développés, il est
intéressant de calculer cet indicateur pour le bassin versant méditerranéen et pour le territoire national.
Il faut également distinguer l’indice d’exploitation des ressources renouvelables totales et des ressources
techniquement « exploitables ».
Les indices d’exploitation des ressources Indice d'exploitation (territoire national)
renouvelables exploitables sont sensiblement plus (%)
élevés que les indices d’exploitation des
ressources renouvelables totales. 250
Ceci est révélateur de situations tendues ou
Renouvelables
critiques au niveau national : 11 pays ont un
Exploitables
indice d’exploitation des ressources renouvelables
200
exploitables supérieur à 50 dont 3 pays avec un
indice supérieur à 100 (Malte 162, Israël 107 et
Libye 233).
150
Si on considère les ressources et les
prélèvements dans les bassins versants
méditerranéens, les situations sont encore plus 100
critiques dans les 10 pays qui ont un indice
d’exploitation des ressources renouvelables
exploitables à 50 dont également 3 pays avec un 50
indice supérieur à 100 (Malte 162, Israël 120 et
Libye 233).
Les pays des Balkans, la Grèce et la Turquie ont 0
des indices dans les bassins versants ES FR IT MT SI HR BA CS AL GR TR CY SY LB IL EG LY TN DZ MA
méditerranéens inférieurs aux indices nationaux.
A l’avenir, dans certains pays les indices
d’exploitation pourront diminuer avec la baisse Indice d'exploitation (Bassin versant méditerranéen)
des prélèvements due à la diversification des (%)
sources d’approvisionnement dont la
250
désalinisation.
Les indices d’exploitation qui approchent ou Renouvelables
dépassent 100 peuvent avoir plusieurs Exploitables
significations : 200
• Des surexploitations d’eau souterraine
(Malte, Libye)
• Une remobilisation des retours d’eau 150
permettant aux prélèvements bruts
d’excéder les ressources renouvelables
primaires (Egypte) 100
• La difficulté de distinguer les
prélèvements dans les ressources
renouvelables de ceux exploitant des 50
ressources non renouvelables (Libye)
Il est également possible de calculer l’indice de
consommation finale qui ne prend pas en compte
0
les retours d’eau.
ES FR IT MT SI HR BA CS AL GR TR CY SY LB IL EG LY TN DZ MA

Source : Plan Bleu, J. Margat 2004

Les volumes des ressources moyennes renouvelables et exploitables sont encore sujets à de nombreux débats dans
les pays méditerranéens, mais les situations critiques dans certains pays font l’unanimité des experts.

14
Eau

Progresse
Progresse t-
t-on vers les objectifs du Millénaire de diminution de moitié, d’ici
2015, la proportion des individus n’ayant pas accès à une source d’eau
potable ?

10 Part de la population ayant un accès à une source d’eau améliorée


Indicateur du Millénaire n°30:

Objectif : Diminuer de moitié, d’ici 2015, la proportion des individus n’ayant pas accès à une source d’eau potable et
à un système d’assainissement

Cet indicateur informe sur l’accès à une source Percentage of population with access to improved drinking
d’eau améliorée en faisant l’hypothèse qu’elle est à water sources
même de fournir de l’eau potable. Les eaux non
potables sont la cause directe de nombreuses total rural urban
maladies. 1990 2002 1990 2002 1990 2002
AL 97 97 95 95 99 99
La proportion de la population disposant d’un accès DZ 95 87 92 80 99 92
durable à une source d’eau améliorée est de plus
BA 98 98 96 96 100 100
de 80% dans la majorité des pays méditerranéens
CY 100 100 100 100 100 100
en 2002.
EG 94 98 92 97 97 100
La situation globale est presque similaire en Asie IL 100 100 100 100 100 100
du Sud Est et un peu moins bonne qu’en Amérique LB 100 100 100 100 100 100
latine. Cependant, quatre pays se démarquent LY 71 72 68 68 72 72
nettement en montrant de fortes disparités d’accès MT 100 100 100 100 100 100
à l’eau potable entre les zones urbaines et rurales : MC : : : : 100 100
le Maroc, la Tunisie, la Syrie et la Libye. Dans ces MA 75 80 58 56 94 99
pays, en zone rurale 56 à 68% de la population qui PS : 94 : 86 97 97
a accès à une source d’eau améliorée en 2002. CS 93 93 86 86 99 99
Ces taux restent supérieurs à ceux de l’Afrique SY 79 79 64 64 94 94
Subsaharienne (45%) mais sont inférieurs à la TN 77 82 57 60 93 94
moyenne atteinte en Asie du Sud Est ou en TR 81 93 65 87 92 96
Amérique latine en 2002 (respectivement 69 et Source: United Nations. The Millennium Indicators Database
70%).

Globalement, l’objectif à 2015 est de réduire de


moitié le pourcentage de population n’ayant pas
accès à l’eau potable. Selon les données
disponibles, l’Egypte a déjà atteint l’objectif en
2000, le Maroc, la Tunisie et la Turquie affichent
des taux encourageants. En revanche, la Libye a
très peu progressé entre 1990 et 2002.

Definition:
Water, access to improved drinking supply [code 248]
"Improved" water supply technologies are: household connection, public standpipe, borehole, protected dug well,
protected spring, and rainwater collection. "Not improved" are: unprotected well, unprotected spring, vendor-
provided water, bottled water (based on concerns about the quantity of supplied water, not concerns over the water
quality), and tanker truck-provided water. It is assumed that if the user has access to an "improved source" then
such source would be likely to provide 20 litres per capita per day at a distance no longer than 1000 metres. This
hypothesis is being tested through National Health Surveys, which are being conducted by WHO in 70 countries.
(Communication of 25 March 2003 from the WHO Water, Sanitation and Health Programme)

Reference

World Health Organization and United Nations Children's Fund. Water Supply and Sanitation Collaborative Council.
Global Water Supply and Sanitation Assessment, 2000 Report, Geneva and New York. (pp. 77- 78)
Source : United Nations, The Millennium Indicators Database, April 2005
http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp

15
Eau

Progresse t-
t-on vers les objectifs du Millénaire de diminution de moitié, d’ici
2015, la proportion des individus n’ayant pas accès à un système
d’assainissement ?

11 Part de la population ayant un accès à un système d’assainissement


Indicateur du Millénaire n°31:

Objectif : Diminuer de moitié, d’ici 2015, la proportion des individus n’ayant pas accès à une source d’eau potable et à
un système d’assainissement
Pourcentage de la population ayant accès à un
L’accès à un système d’assainissement amélioré (ce système d'assainissement
qui n’implique pas forcément le traitement des eaux Total rural Urbain
usées) est important surtout en milieu urbain où les
1990 2002 1990 2002 1990 2002
risques de contacts de la population avec les eaux
usées sont plus importants. AL : 89 : 81 99 99
DZ 88 92 76 82 99 99
En général, le pourcentage de la population BA 93 88 99 99
méditerranéenne urbaine ayant accès à un système CY 100 100 100 100 100 100
d’assainissement est proche de 100% (à l’exception EG 54 68 42 56 70 84
du Maroc qui enregistre 86%). En revanche, il existe IL : : : : 100 100
encore dans plusieurs PSEM, de fortes disparités LB 98 87 100 100
avec les zones rurales (Maroc, Tunisie, Turquie). LY 97 97 96 96 97 97
MT : : : : 100 100
MA 57 61 28 31 87 83
PS : 76 : 70 : 78
CS 87 87 77 77 97 97
SY 76 77 56 56 97 97
TN 75 80 47 62 95 90
TR 84 83 : : 96 94
Source: Nations Unies.

"Improved" sanitation technologies are: connection to a public sewer, connection to septic system, pour-flush latrine,
simple pit latrine, ventilated improved pit latrine. The excreta disposal system is considered adequate if it is private or
shared (but not public) and if hygienically separates human excreta from human contact. "Not improved" are: service
or bucket latrines (where excreta are manually removed), public latrines, latrines with an open pit.

Reference

World Health Organization and United Nations Children's Fund. Water Supply and Sanitation Collaborative Council.
Global Water Supply and Sanitation Assessment, 2000 Report, Geneva and New York. (pp. 77-78)
Source: United Nations, The Millennium Indicators Database, April 2005,
http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp

16
Energie Climat

Progresse t-
t-on dans l'utilisation rationnelle de l'énergie?

12 Intensité énergétique
Indicateur du Millénaire n°27: Énergie utilisée (kg équivalent pétrole) par 1000 USD de PIB

Objectif : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques des pays et inverser la tendance actuelle à la
déperdition des ressources naturelles

Cet indicateur permet de suivre les évolutions vers l’objectif de réduction de l’intensité énergétique affiché par la SMDD. Il permet
notamment de capter les efforts qui sont faits pour utiliser plus rationnellement les ressources énergétiques, tel que proposés par la
SMDD. L’évolution de ce ratio reflète les changements structurels dans l’économie. En principe, plus le ratio est faible plus
l’efficience énergétique est forte.

Dans plusieurs PSEM, l’intensité énergétique (énergie nécessaire pour produire 1000$ de PIB) a tendance à soit augmenter, soit à
rester à un niveau élevé. Par exemple, elle est plus élevée dans les PSEM qu’au Brésil ou au Mexique. Dans les PNM, l’intensité
énergétique est généralement moins importante que dans les PSEM et semble diminuer depuis 1995, signe d’un certain découplage
de la croissance du PIB par rapport à la croissance de la consommation d’énergie. Elle est bien souvent plus forte qu’au Japon. Les
pays Méditerranéens qui consomment le plus pour produire 1000 $ de PIB sont l’Egypte et surtout le Liban et la Syrie. Cependant,
ces deux derniers pays mis à part, tous les pays méditerranéens enregistrent une intensité énergétique plus faible que les USA ou
la Bulgarie. Il n’en reste pas moins que globalement le développement des pays méditerranéens est moins sobre en énergie que
celui du Danemark ou du Japon.

Parmi les pays méditerranéens du Consommation d'énergie (Kg équivalent pétrole) par 500
Nord, on remarque que l’Italie unité de PIB ($ PPA) dans les pays Méditerranéens et
450
comparaisons
consomme moins pour produire une 400
unité de PIB que tous les autres pays. 200
350 1990
195
190 300 2002
Total Med
185 250
180 200 Total Med
Note : les agrégats PSEM (Pays du 175 150
2002

Sud et de l’Est de la Méditerranée), 170 PSEM


100
PNM (Pays du Nord de la 165
50
Méditerranée) et total Med (tous les 160
0
155 PNM
pays méditerranéens) sont calculés

Danemark

Japon

Etats-Unis

Bulgarie
150
en faisant la moyenne des valeurs
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
des indicateurs pour chaque pays.
PS,LY,CS ne sont pas inclus. Source: Nations Unis, The Millennium Indicators Database

Consommation d'énergie (Kg équivalent pétrole) par millier de PIB ($ PPA) en 2002

350

300

250

200

150

100

50

0
MA IT TN MT GR AL ES IL FR TR DZ HR BA SL EG LB SY

Définition:
Total primary energy domestic supply (sometimes referred to as energy use) is calculated by the International Energy Agency as
production of fuels + inputs from other sources + imports - exports - international marine bunkers + stock changes. It includes coal,
crude oil, natural gas liquids, refinery feedstocks, additives, petroleum products, gases, combustible renewable and waste, electricity
and heat. Domestic supply differs from final consumption in that it does not take account of distribution losses. The supply and use
of energy commodities are converted to Kg. oil equivalent using standard coefficients for each energy source.
Source : United Nations, The Millennium Indicators Database, http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp,
April 2005
Limites:
Les changements du ratio peuvent refléter, outre les variations d’efficience, les changements structurels des économies vers des
secteurs moins intensifs en énergie.

17
Energie Climat

L'utilisation des énergies renouvelables progresse t-


t-elle ?

13 Part des énergies renouvelables (ER) dans le bilan énergétique


Cet indicateur vise à mesurer la proportion de la consommation énergétique totale d’un pays qui est assurée par les énergies
renouvelables. Le développement des ERS est un objectif opérationnel de la SMDD.

On constate depuis quelques décennies, dans le bilan énergétique, un maintien du charbon, une stabilisation du nucléaire et une
très forte progression du gaz naturel aux dépens du pétrole. Les énergies renouvelables restent marginales dans les bilans
d’énergie primaire commerciale.

Les énergies renouvelables (ERs) incluent ici l’hydraulique (petite et grande) et les autres énergies renouvelables (ENR :
géothermie, éolien, solaire). La biomasse et les déchets sont exclus (les statistiques sur leur usage sont très difficiles à obtenir).

Les ERs représentent environ 3% du bilan énergétique commercial des pays méditerranéens (mais davantage – au moins 6.6%
du bilan total énergétique, si l’on inclut la biomasse, souvent non commercialisée, (voir en bas de page)). L'essentiel de l'électricité
produite de source renouvelable est d'origine hydraulique. L’énergie d’origine hydraulique représente une part très importante
(plus d’un quart) de l’énergie totale en Albanie, ce qui explique la part importante des ERs dans le bilan énergétique de ce pays.
Globalement, en 2000, les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) dominent l’approvisionnement énergétique en
Méditerranée : plus de 75% de la consommation au nord, 96% au sud et à l’est, le reste étant principalement constitué par
l’électricité nucléaire et hydraulique.

Mais, les ERs connaissent de fortes progressions : +3.6 % par an entre 1992 et 2000 en moyenne en Méditerranée.

Comme l'a noté le sommet de Johannesburg sur le développement durable en 2002 les énergies renouvelables sont considérées
comme une des voies (avec l’utilisation rationnelle de l’énergie) les plus prometteuses pour faciliter l’accès à l’énergie au plus
grand nombre, tout en faisant face aux grands défis environnementaux de la planète.
Part desénergiesrenouvelablesdansle bilan total énergétique en 2000 (en %) Part des énergies renouvelables dans le bilan total énergétique en
2000 (en %)
30%
3,2%
25% 3,1%
3,0%
20% 2,9%
2,8%
15%
2,7%
10% 2,6%
2,5%
5% 2,4%
2,3%
0% PNM PSEM TOTAL Med
ES FR IT GR MT CY SL HR BA CS AL TR SY LB IL PS EG LY TN DZ MA

Les ER considérées ici incluent: géothermie, solaire, éolien et hydraulique (petite et grande hydraulique). Les combustibles
renouvelables (biomasse solide et produits animaux, gaz et liquides issus de biomasse, déchets municipaux et industriels) ne sont
pas inclus.

Pour des raisons de disponibilité et de comparaison de statistiques les tableaux ne concernent que les bilans d’énergie primaire
commerciale ; ils excluent l’énergie primaire non-commerciale et en particulier la bio-masse ; ils ont donc tendance à sous-estimer
les parts d’énergies renouvelables dans le bilan énergétique.

Ainsi par exemple, en 2000 la France n’aurait que 2.4% d’énergies renouvelables (ENRs+ HYDRO) dans le bilan d’énergie
primaire commerciale alors qu’avec la bio-masse, cette part atteindrait près de 6.8% du bilan d’énergie primaire totale. De même,
en incluant la biomasse dans les énergies renouvelables, la Turquie aurait en 2000 déjà plus de 12% de sa demande énergétique
primaire totale sous forme d’énergies renouvelables, alors qu’elles représentent moins de 5% de son bilan d’énergie primaire
commerciale.

Source : OME à partir de l’Agence Internationale de l’énergie de 1971 à 2000 Bilans énergétiques des pays OCDE et non-OCDE

18
Energie Climat

Les pays méditerranéens arrivent-


arrivent-ils à maîtriser leurs émissions de CO2 et à
respecter leurs engagements internationaux?

14 Emissions de CO2 par tête


Indicateur du Millénaire n°28:

Objectif : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques des pays et inverser la tendance actuelle à la
déperdition des ressources naturelles

Le CO2 est le principal gaz à effet de serre (GES) émis par les Emission de dioxyde de carbone par habitant en tonne
pays méditerranéens. Ainsi cet indicateur mesure les avancés
en ce qui concerne l’objectif de limitation des effets du 25
réchauffement climatique de la SMDD. 1990
20 1995
Le Protocole de Kyoto amendé en juillet 2001 à Bonn vise une 2000
réduction de 5.2 % des émissions mondiales de GES à 15
l’horizon 2012 par rapport à 1990. Les pays dits « de l’annexe
1 » se sont engagés à certaines réductions d’émission. L’UE 10
s’est engagé à réduire de 8% ses émissions de CO2. L’effort
global est réparti entre les Etats membres. 5

En Méditerranée, il s’agit de la France (stabilisation des


0
émissions ), de l’Italie ( - 6.5 % ), de l’Espagne (qui avait droit à

Total Med*

PSEM sauf IL

PNM et IL*

Monde

développées

développement

United States
Régions en
une augmentation de 15 % mais qui les avait déjà en 2000

Régions
augmenté de 35.33 % par rapport à 1990), de Monaco ( - 8 %),
de la Slovénie ( -8 %).
Note: les chiffres pour Total Med et PNM n'incluent pas BA, CS en 1990.

La Grèce a droit à une augmentation de 25 % alors qu’elle n’a Note : les agrégats PSEM (Pays du Sud et de l’Est de la
augmenté ses émissions de CO2 que de 15.9 % depuis 1990 Méditerranée), PNM (Pays du Nord de la Méditerranée) et total
et la Croatie devait réduire de 5 % alors que depuis 1990 ses Med (tous les pays méditerranéens) sont calculés en faisant la
émissions ont reculé de 27.2 %. moyenne des indicateurs pour chaque pays. PS non inclus.
Tous les autres pays de la région n’ont aucune obligation de . Les pays du Maghreb (hors Libye) et l’Egypte émettent
réduction d’émissions. relativement peu (entre 3,1 tonnes par habitant et 1,4). En
moyenne et en 2000, un habitant de la Méditerranée émet presque
Selon les pays, les émissions de CO2 par habitant sont très deux fois moins de CO2 qu’un habitant de l’UE-15 (5 tonnes par an
variables : Cela va de 0,9 tonnes par habitant en Albanie à contre 9 dans l’UE-15) et pratiquement 4 fois moins qu’un habitant
10,9 en Libye en 2000. Outre ce dernier pays, les états des Etats-Unis (qui émet environ 21 tonnes de CO2 par an).
membres de l’UE et ceux qui l’ont rejoint en 2004 ainsi
qu’Israël sont les plus gros émetteurs.

Emission de CO2 par habitant en tonne

12,0

10,0

8,0 1990
1995
6,0
2000
4,0
2002
2,0

0,0
AL DZ BA HR CY EG FR GR IL IT LB LY MT MA CS SL ES SY TN TR

Note : FR inclus MC. IT inclus San-Marin.

Carbon dioxide (CO2) is a colourless, odourless and non-poisonous gas formed by combustion of carbon and in the respiration of
living organisms and is considered a greenhouse gas. Emissions mean the release of greenhouse gases and/or their precursors into
the atmosphere over a specified area and period of time.

Source : United Nations, The Millennium Indicators Database, http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp, April 2005

19
Energie Climat

Progresse t-
t-on vers l'objectif de réduction de la part de la population
n'ayant pas accès à l’électricité?

16 Taux d'électrification

Cet indicateur vise à suivre les progrès en terme d’accès à l’énergie.

Le taux d’électrification présenté ici correspond au nombre d’individu


ayant accès à l’électricité en % de la population totale. C’est un Taux d'électrification en 2000
indicateur d’ordre social.

Les taux d’électrification relativement faibles dans certain pays sont SY


en effet en grande partie liés à des retards d’équipement en matière
d’électrification en zone rurale. LB

L’accès à des formes modernes d’énergie demeure, dans beaucoup IL


de zones rurales, une des composantes essentielles de
l'amélioration des conditions de vie (éclairage, télécommunications, TN
réfrigération, services de santé de base) et un facteur significatif de
réduction de la pauvreté, de l'élévation du niveau d’éducation, de la MA
limitation de l’exode vers les villes et une force motrice indispensable
aux activités économiques. LB

EG
En 2000, près de 16 millions de méditerranéens des PSEM n’ont pas
accès à l’électricité, principalement en Syrie, en Egypte et au Maroc.
DZ
Depuis lors, des efforts importants pour accroître l’accès à
l’électricité ont été menés, notamment en Syrie, pour couvrir 99% de 0 20 40 60 80 100
la population. D’après une enquête menée en 2004 (chiffres
transmis par le Ministère syrien des Administrations locales et
de l’Environnement).

There is no single internationally accepted definition for electricity access. The definition used here covers electricity access at the
household level, i.e. the number of people that have electricity in their home. It
comprises commercially sold electricity, both on-grid and off-grid. It also includes self-generated electricity, for those countries where
access to electricity has been assessed through surveys by government or government
agencies. The data do not capture unauthorised connections.

Source: World Energy Outlook 2002, Economic Analysis Division (http://www.worldenergyoutlook.org)

20
Transport

Y-a-t-il découplage entre la mobilité motorisée des personnes et des


marchandises et la croissance
croissance ?

17 Mobilité motorisée
L’évolution de la mobilité motorisée par rapport à celle du Evolution du trafic marchandises, voyageurs
PIB est mesurée avec l’évolution du trafic de voyageurs et et du PIB (base 100 en 1970)
de celle du trafic de marchandises.
On a assisté dans la période 1970-200 à une forte 700
Fret ES
augmentation du trafic voyageurs et marchandises dans
600 Voy ES
la plupart des pays méditerranéens, et donc à une VPIB ES
augmentation de la mobilité en général supérieure à celle 500
de l’économie, ce qui réfute l’hypothèse d’un découplage
400
avec la croissance économique.
300
Les profils de cette évolution au cours de la période 1970-
2000 sont néanmoins différents selon les pays, par 200

exemple : 100
En Espagne, le trafic de voyageurs et celui de
marchandises ont évolué beaucoup plus rapidement que -
la croissance. 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000

En Turquie, la croissance du trafic de marchandises a


1 400
décollé après les années 1985. Fret TR
En Egypte, alors que le trafic voyageur a crût plus 1 200 Voy TR
rapidement que le PIB, ce n’est pas le cas du trafic de VPIB TR
marchandises. 1 000

Une autre manière de montrer un éventuel découplage 800

est d’utiliser l’élasticité du trafic par rapport au PIB. (Le


600
rapport des taux de croissance inférieur à 1)
400
Il y a eu découplage entre le trafic marchandises et le PIB
en France, Grèce et Egypte. 200
Il y a eu découplage entre le trafic voyageurs et le PIB en
Syrie et en Tunisie. -
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000

Elasticité du trafic par rapport au PIB.


1 000
3.5 Fret EG
900
Voy EG
Fret Voy 800 VPIB EG
3.0
700

2.5 600

500
2.0
400

1.5 300
200
1.0
100

-
0.5
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000

0.0 Source : CEMT, Ministère des transports, Instituts statistiques nationaux, OACI, UIC
ES FR IT GR MT TR SY IL EG TN DZ MA World Bank

Les trafics voyageurs et marchandises considérés ici sont les trafics internationaux. Les résultats peuvent être
différents si on ne considère que le trafic national car ils recourent à des modes de transports différents. Mais la
plupart des données disponibles ne distinguent pas le trafic voyageurs interne du trafic voyageurs international.

21
Transport

Réussit-
Réussit-on à maîtriser le volume du transport routier ?

18 Part du transport routier


L’évolution de la part du transport routier permet Evolution de la part du transport routier (Voyageurs)
de rendre compte de ‘importance de ce mode de
transport par rapport aux autres dont le rail. 120%
1970 1990 2000
Le transport routier est le mode de transport 100%
dominant dans la majorité des pays
méditerranéens, aussi bien pour les voyageurs 80%
que les marchandises.
60%
L’évolution de la part du transport routier de
voyageurs est sensiblement différente mais la 40%
valeur moyenne en 2000 est supérieure à 80%.
20%

0%
ES FR IT GR MT CY TR SY IL EG TN DZ MA

Concernant la part du transport de marchandises Evolution de la part du transport routier (Marchandises)


par la route, la situation est plus différenciée : en
Albanie elle atteint 95% alors qu’en Tunisie, elle 120%
1990 2000
est inférieure à 30%
100%
Excepté en France, la valeur en 2000 se situe
autour de 80% dans les pays européens. 80%
Cet indicateur seul ne permet pas de vérifier la
réalité de la substitution du rail à la route. 60%

40%

20%

0%
ES FR IT GR MT CY SI HR BA CS AL TR SY IL EG TN DZ MA S
ource : CEMT, Ministère des transports, Instituts statistiques nationaux, OACI, UIC

Le graphe ci contre montre la différence de Evolution du trafic voyageurs route


l’évolution des trafics voyageurs par la route et le et rail en Turquie (base 100 en 1984)
rail en Turquie.
Le trafic routier a plus que doublé entre 1984 et 250
2000, tandis que le trafic ferroviaire a légèrement
baissé en fluctuant autour de la valeur 1984. 200
Dans les quatre pays européens méditerranéens,
le trafic routier est entre 1,5 (France) et 2,6 150
(Grèce) fois plus important en 2000 qu’en 1984.
Le trafic ferroviaire a au maximum progressé de 100
10 % et même baissé de 8% en Grèce.
50

0
1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000
Source : UIC Statistiques des chemins de fer, 2002

Les trafics voyageurs et marchandises considérés ici sont les trafics internationaux. Les résultats peuvent être
différents si on ne considère que le trafic national car ils recourent à des modes de transports différents. Mais la
plupart des données disponibles ne distinguent pas le trafic voyageurs interne du trafic voyageurs international.
Cet indicateur doit être complété par la répartition modale du transport pour pouvoir vérifier la réalité, ou non, de la
substitution du rail à la route.

22
Tourisme

Les outils permettant au tourisme de participer au maintien


maintien et à la gestion
de l'environnement se développent-
développent-ils?

19 Existence d'instruments économiques et fiscaux orientant vers un tourisme durable (tourism payback)
Cet indicateur renseigne sur l'existence d'instruments économiques et fiscaux incitatifs et/ou dissuasifs (redevances, taxes,
impôts, autres) utilisés pour faire participer financièrement le tourisme à la préservation de l’environnement et au développement
durable des zones de destinations.

Unité :

Oui / non, si oui, joindre une fiche descriptive des instruments économiques.

Les secteurs concernés sont le secteur public (administrations centrales et locales et collectivités) et le secteur privé dont les
entreprises et les ménages.
On propose de répondre à l'indicateur et de préciser la réponse selon la matrice suivante:
Secteurs: Objectif Description de l’outil Résultats obtenus

Pour chaque case, ou ensemble de cases si nécessaire, indiquer le type d'instrument économique. Il sera utile de joindre pour
chaque instrument économique sa définition sommaire et ses objectifs, car chaque pays peut avoir des concepts et des modes
d'application différents.

Sources de données identifiées et possibles :

Ministère en charge de l'Economie, de l'Environnement ou de l'Agriculture

23
Tourisme

Réussit-
Réussit-on la diversification du tourisme ?

20 Part des lits en régions côtières par rapport au nombre total de lits

Si des modes de tourismes autres que balnéaire se développent plus vite que ce dernier, sa part dans le tourisme total devrait
diminuer.
Cet indicateur renseigne donc sur l’objectif stratégique de développement de formes de tourismes autres que balnéaires (tourisme
culturel, rural, gastronomique…)

Une estimation des lits destinés au tourisme balnéaire peut être fournie en prenant le nombre de lits disponibles dans les régions
côtières par rapport au nombre de lits total dans le pays.

Les imites suivantes sont rencontrées:


- Les régions littorales telles que définies dans la classification NUTS 3 (départements) (ou les autres
délimitations de région) peuvent inclure de larges surfaces d’arrières pays.
- Les petits pays (Malte, Chypre) peuvent être couverts uniquement par des zones NUTS 3 littorales.
- Pour palier à cet inconvénient, il convient d’utiliser des données au niveau NUTS 5 mais à ce niveau de détail
les chiffres sont rarement disponibles.
Une solution pourrait consister à faire choisir par chaque pays une ou deux régions côtières critiques pour lesquelles des chiffres
détaillés au niveau NUTS 5 (communes) pourraient être collectés et analysés.

Des chiffres sont, par exemple, disponibles auprès du Comté Régional du Tourisme (PACA) sur les départements et les
communes Par exemple les 3 départements côtiers de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur rassemblent 74 % des lits
d’hébergement

24
Tourisme

Le tourisme (international) est-


est-il suffisamment rémunérateur ?

21 Dépenses des touristes internationaux


Les dépenses des touristes internationaux, en fait les Part des dépenses du tourisme international dans les exportations de
recettes du tourisme international, constituent une biens et de services (en %)
partie importante des exportations de biens et
60%%
services. Elles sont représentatives de l’importance du
tourisme international dans l’économie nationale. 1980 1990 2000 2002
Un faible taux peut indiquer un fort potentiel de 50%

développement du tourisme international, inversement


un fort taux est un indicateur d’une économie de mono- 40%
activité qui peut être très sensible au contexte
international.
30%

20%

10%

0%
ES FR IT GR MT CY SI HR BA CS AL TR SY LB IL EG TN DZ MA

La croissance en valeur absolue des dépenses des Dépenses du tourisme international


touristes internationaux dans la période 1970-2000 a
été très importante dans la plupart des pays 40 000
« touristiques » méditerranéens.
35 000
ES
Les trois pays (ES, FR ; IT) ont connu une croissance 30 000 FR
similaire, mais les évolutions de la part des IT
25 000
US$ million

exportations des biens et services sont sensiblement


différentes : Une baisse en Espagne en restant à près 20 000
de 20% en 2002, une croissance en France avec une
15 000
valeur d’environ 8 % en 2002, une valeur se situant
entre 8 et 9 % en Italie entre 1980 et 2002. 10 000

5 000

0
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005

Ont peut voir sur l’évolution des dépenses des


5 000
touristes internationaux en Egypte la sensibilité de
4 500 EG
cette activité au contexte international mais on
4 000 TN
remarque que les effets ont en général de courte MA
durée. Alors que le Maroc et la Tunisie suivaient une 3 500
US$ million

croissance similaire, les dépenses ont continué à 3 000


croître tandis qu’elles stagnent en Tunisie. 2 500
Les dépenses des touristes internationaux par nuitée 2 000
permettent de mesurer la « rentabilité » du tourisme 1 500
international par rapport à la fréquentation. Elles sont 1 000
fortement dépendantes des prix et des types de 500
touristes. Elles sont comprises majoritairement entre 0
100 US$ et 300 US$ en 2002. 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005
S
ource : OMT
Il est nécessaire d’interpréter cet indicateur en prenant en compte l’importance des exportations de biens et services. Dans certains
pays comme l’Albanie où les exportations totales de biens et services sont très faibles, un taux de 55 % en 2000 n’est pas
significatif, il baisse d’ailleurs en 2002 avec la reprise de l’économie. Cet indicateur pourrait être complété par un indicateur sur
l’importance du tourisme (international et national) dans l’économie comme la part du PIB touristique.

La rémunération des populations locales par les activités est également importante à considérer dans un objectif de développement
durable. La part des emplois dans les infrastructures touristiques occupés par les populations locales peut être un indicateur de
bonne adéquation entre développement social et développement économique.

25
Littoral / Mer

Une gestion intégrée et durable des zones côtières est-


est-elle assurée?

22 Linéaire côtier artificialisé / linéaire côtier total


Le Linéaire côtier artificialisé / linéaire côtier total ou encore taux d’artificialisation du littoral permet d’estimer à travers
son évolution celle de l’urbanisation et de la « bétonisation » des côtes. Il permet de prendre conscience de l’urgence de
limiter ce développement et souvent de protéger ce qui reste à protéger. Cet indicateur figurait dans la liste des 130 IDD
(n° 33)
Le choix de la profondeur de la bande côtière
considérée est primordiale et peut donner des
résultats différents. En plus de l’indicateur calculé sur
une bande étroite (1 km) il est intéressant de le
comparer sur des bandes littorales de différentes
profondeurs 2 km, 5 km, 10 km
Le Plan bleu a estimé que 40 à 50% des côtes
seraient articialisés en utilisant des méthodes
grossières, avec des cartes routières et des images
satellites sur la luminosité nocturne
Des traitements statistiques des données LACOAST
sur l’utilisation du sol sur la côte ont permis d’estimer
l’évolution de l’artificialisation au cours de la période
1975-1990 dans des régions côtières
méditerranéennes en Italie, France et Espagne (sur
une profondeur de 2 km et 10 km)

Cet indicateur statistique peut être complété au


niveau local (à une grande échelle) par une
cartographie des mutations de l’espace au cours du
temps permettant de visualiser l’évolution de
l’artificalisation, la nature des emprises.

Cela pourrait être également étendu à la prospective


de l’utilisation du sol dans les Programmes
d’Aménagement Côtiers.

Le calcul précis de cet indicateur nécessite :


• Une information sur l’occupation et l’utilisation du sol provenant généralement des techniques de la télédétection
• Un traitement statistique de cette information géographique avec un SIG.
Dépend beaucoup de l’information utilisée, des traitements et de la profondeur de la bande côtière considérée.
Nécessite une uniformisation des méthodes (LACOAST, EEA). Ces traitements pourraient faire l’objet d’une coopération
entre l’AEE, le CAR/TDE, le Plan Bleu et les institutions nationales méditerranéennes.

26
Littoral / Mer

La pollution marine par les navires diminue-


diminue-t-elle ?

23 Pollution opérationnelle et accidentelle par les navires


Le volume de la « Pollution accidentelle et opérationnelle par les navires » permet de connaître l’efficacité de la lutte
contre la pollution marine.

La pollution opérationnelle des navires par les Rejets de polluants marins par le trafic maritime
hydrocarbures comprend plusieurs types de rejets ( en millions de tonnes)
d’hydrocarbures et de mélanges d’hydrocarbures
produits à bord des navires, y compris les pétroliers, 3,000
au cours de leurs opérations de routine.
2,500

Le manque d’équipements de traitements des 2,000


déchets dans les ports :
1,500
Seulement 54 des 123 premiers ports 1,000
méditerranéens dotés d’équipements de traitement
des déchets liquides et solides (1997) (dossier en 0,500
cours d’actualisation).
-
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025

Source REMPEC / Plan Bleu

Depuis 1977, au sein du Plan d’Action pour la La tendance générale est à une baisse spectaculaire des
Méditerranée, le Centre régional pour l’intervention rejets des pollutions cumulées opérationnelles et accidentelles
d’urgence contre la pollution marine accidentelle
(REMPEC) recense méthodiquement les pollutions (-
(-17.6% par an entre 1985 et 2000).
accidentelles en compilant les rapports sur les Mais une augmentation globale des rejets est prévue dans les
accidents causant ou susceptibles de causer une scénarios
pollution marine par les hydrocarbures.
Des risques d’accidents : (+5% par an entre 2000 et 2025)
311 accidents à risques de pollution en 23 ans, dont
156 suivis de déversements d’hydrocarbures Une pollution accidentelle ne représentant que 0,3 à 0,5 % de
Seulement 2 accidents avec plus de 1.000 tonnes la pollution totale.
déversées en 20 ans : Cavo Cambos (1981) et le
Haven (1991)

Cet indicateur ne fait pas pour l’instant l’objet de mesures :


La pollution opérationnelle est principalement estimée en pourcentage des quantités d’hydrocarbures transportées
La pollution accidentelle est estimée à partir des enregistrements des accidents réalisés par REMPEC.
Cet indicateur ne mesure que partiellement la pollution et seul la mise en place d’un réseau de surveillance et de
monitoring performant pourrait améliorer son utilisation.

27
Littoral / Mer

La pollution tellurique urbaine diminue-


diminue-t-elle ?

24 Villes côtières méditerranéennes, de plus de 10 000 habitants, équipées de stations d'épuration


opérationnelles
Le nombre de villes côtières (de plus de 10 000 habitants) équipées de stations d’épuration opérationnelles permet
d’estimer 1) la situation de l’assainissement des eaux usées urbaines tout autour de la méditerranée, 2) les efforts
financiers à faire pour construire les stations d’épurations et diminuer la pollution tellurique urbaine
Épuration des eaux usées des villes côtières
de plus de 10 000 habitants en 2002
En l’an 2002, on note que 6 pays a MEDPOL/Plan Bleu
une proportion de villes raccordées
importantes (Chypre, Israël, France,
Espagne, Slovénie et Croatie).

L’Albanie et la Syrie n’avaient aucun


système d’épuration des eaux usées et
les autres pays ont seulement une
petite proportion de villes raccordées

Le coût de mise à niveau des systèmes d’épuration des 32 millions


Investissements d’habitants des villes côtières de plus de 10 000 habitants des PSEM, ajouté
nécessaires 10 milliards à celui des nouvelles infrastructures nécessaires pour l’assainissement des
18 millions d’urbains littoraux supplémentaires attendus d’ici 2025 (Dans les
d’Euros
villes de plus de 10 000 hab.) a été estimé par le Plan Bleu à environ
10 milliards d’euros d’ici 2025. (Ce montant représente entre 2 et 3 % de
leur PIB). Le coût en fonctionnement pourrait lui atteindre entre 300 et
600 millions d’euros par an.
Méthode d’estimation du coût : Sur la base d’un coût moyen de
100 euros/équivalent-habitant pour la mise à niveau et 400 euros/équivalent-
habitant pour les nouvelles infrastructures. (voir Etude AEE sur les pays en
voie d’accession – et RED Chapitre eau-)

Cet indicateur est simple à calculer, et peut être actualisé à travers le programme MEDPOL, Il doit être complété par
la population à effectivement raccorder aussi bien dans les villes littorales de plus de 10 000 habitants que dans les
bassins versants méditerranéens.
Un grand nombre de villes raccordées n’est pas garant d’un taux d’épuration suffisant, conditionné par le type de
stations d’épuration et de leurs rendements.
Cet indicateur est également dépendant de la définition des villes (agglomérations, communes) qui peut être différent
selon les pays.
Un meilleur indicateur serait la population devant être effectivement raccordée, avec un bon taux d’épuration, y
compris la population saisonnière.

28
Littoral / Mer

La protection du littoral est-


est-elle assurée ?

25 Superficie des zones protégées côtières


La superficie totale des aires protégées côtières permet d’estimer la situation de la protection de l’espace littoral. Cet
indicateur figurait dans la liste des 130 IDD (n° 33)
Dans un premier temps, ce sont superficie des aires protégées côtières en Méditerranée
les zones protégées classées (1000 ha)
dans les catégories IUCN qui
ont été considérées, ce qui a 350
permis de calculer aisément
l’indicateur. 1965 1980 1995 2000
La superficie totale des aires 300
protégées côtières en
Méditerranée, regroupant toutes
250
les catégories de l’UICN,
atteignait approximativement
1,163 millions d’hectares en 200
2000.
Elle a été multipliée par 3 150
en 15 ans (entre 1980 et
1995) mais a peu progressé
ensuite. 100
Des pays utilisent des
classifications nationales non 50
compatibles avec l’IUCN et dans
d’autres pays, toutes les zones
protégées ne sont pas classées 0
selon les catégories IUCN. IL CY AL CS TN GR HR LY MA IT DZ EG FR ES TR
Ceci requiert l’extension de
l’indicateur à l’ensemble des Source : IUCN – Plan Bleu
zones protégées (IUCN ou non)
et une collecte de l’information
directement auprès des pays
(via le CAR/ASP)

En dehors des aires protégées


IUCN, il est intéressant de
s’intéresser aux aires
spécialement protéges (ASP,
objets d’un protocole ….)
On compte 152 ASP en
Méditerranée en 2003, dont 47
couvrent des zones marines.

14 ASP ont déjà été classées


dans la liste des aires
spécialement protéges d’intérêt
méditerranéen ASPIM

La première estimation utilisant les catégories IUCN ne permet d’avoir une image de la réalité de la protection du
littoral, de même du niveau de protection. Ce dernier étant très variable selon les catégories IUCN et nationales et
selon les pays.

Un information complémentaire intéressante pourrait être la longueur de côtes effectivement protégée son ratio par
rapport à la longueur de côtes « protégeables » (non artificialisées).

29
Financement

La solidarité euro-
euro-méditerranéenne est-
est-elle à la hauteur des défis à
relever dans les PSEM?

27 Evolution des financements européens et en Méditerranée (CARDS, MEDA, pays candidats)


Les défis à relever en Méditerranée du Sud et de l’Est sont au
moins aussi importants que ceux que les pays qui ont une Montants nets des principaux transferts financiers de l’UE
perspective d’adhésion ont à relever (Méditerranéen du Nord). en 2002
Via les fonds de coopération européens, les pays sont aidés (€ par hab.)
directement dans leurs efforts de développement. Les pays de la
rive Nord bénéficient de la dynamique d’adhésion (convergence
économique, politique dont environnementale), à la différence
des pays de la rive Sud et Est.

Le risque de scénarios différents entre les rives est d’accentuer


les fractures Nord/Sud.

L’alternative est de maximiser les complémentarités et les


synergies entre les deux rives dans le cadre d’un
développement durable. Pour cela, la région doit se donner les
moyens de construire un espace régional euro-méditerranéen et
faire de cette région une zone de stabilité, de libre échange, de
démocratie et de libre échange.

Les estimations des montants par tête reçus dans les PSEM de
la part de l’UE sont d’environ sept à dix fois inférieures aux
montants reçus par les habitants des PEA ou des nouveaux
Etats membres de l’UE.

Indicateur supplémentaire :
Part relative des investissements MEDA et CARDS servant
directement les objectifs de la SMDD.

Source : Plan Bleu à partir des chiffres disponibles auprès de la Commission européenne.

Espagne et Grèce : solde budgétaire « opérationnel » de 2002 par habitant (montants reçus depuis l’UE-15 pour l’agriculture, les
actions structurelles et la politique interne diminué des contributions des pays au budget de l’UE-15). Montants des programmes
Phare, ISPA, SAPARD pour les AC10, du programme CARDS pour les pays des Balkans et des fonds MEDA pour les pays
Méditerranéens : moyenne calculée sur la période 2000-2006.

30
Gouvernance

Les initiatives et projets pilotes contribuant à la mise en œuvre de la


stratégie se multiplient-
multiplient-ils?

29 Projets pilotes et initiatives de type 2


Cet indicateur vise à rassembler l’information sur les projets pilote/ initiatives de type 2 qui seront mis en place sur les thèmes
prioritaires de la stratégie tel qu’encouragés dans cette dernière.

Il s’agit des Initiatives de type 2 du sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg (SMDD)
Ces initiatives sont des partenariats volontaires de plusieurs acteurs qui contribuent à la mise en œuvre d’engagements inter-
gouvernementaux pour la mise en place de l’Agenda 21 et du plan de réalisation de Johannesburg.

Information par projet :


- Secteur d’application
- Description du projet
- Partenaires impliqués
- Budget alloué et dates de mise en oeuvre
- Résultats attendus
- Résultats obtenus

31
Gouvernance

Progresse t-
t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet :Eliminer les
disparités hommes/femmes dans l’éducation primaire
primaire et secondaire, de
préférence avant 2005, et à tous les niveaux d’éducation avant 2015?

30 Ratio fille garçon d'inscription dans l'enseignement primaire, secondaire et tertiaire


Indicateur du Millénaire n°9:

Objectif : Eliminer les disparités hommes/femmes dans l’éducation primaire et secondaire, de préférence avant 2005, et à tous les
niveaux d’éducation avant 2015.

Cet indicateur montre la disparité


de l’accès à la scolarisation entre Ratio fille/garçon d'inscription dans enseignement primaire et secondaire -
hommes et femmes. Pays Méditerranéens pour lequel le ratio est inférieur à 1 en 2001

Eliminer les disparités fille/garçon


1,2
au niveau de l’éducation ne peut
qu’aider à améliorer le statut des 1,0
femmes et augmenter leur chance
de participation future dans la vie 0,8
économique et politique.
0,6
Dans les pays méditerranéens,
des différences entre les 0,4
inscriptions des filles et des
0,2
garçons sont apparentes dans 6
pays : Maroc, Egypte, Algérie, 0,0
Tunisie, Syrie et Turquie.

Pour ces pays, le ratio entre le


nombre de filles et de garçons
inscrits dans l’enseignement primary 90 primary 01 secondary 90 secondary 01
primaire et secondaire montre que Source: Nations-Unies. * Chiffre du secondaire pour 2000 et non 2001.
les différences se sont beaucoup
atténuées entre 1990 et 2000. Même si le Maroc et la Turquie ont enregistré les meilleures progressions, ils montrent les
divergences les plus sensibles.
La Syrie, l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie ont aussi enregistré de fortes progressions et la
Tunisie a dors et déjà atteint en 2000 l’objectif d’un ratio égal à 100 en 2015.

L’évolution du ratio doit être interprétée avec précaution. En effet, ce ratio peut s’approcher de 100, non pas parce que le taux de
scolarisation des filles augmente mais parce que celui des garçons diminue.

Ratio of girls to boys in primary, secondary education (UNESCO)

Source : United Nations, The Millennium Indicators Database, http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp, April 2005

32
Gouvernance

Progresse t-
t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet :S’assurer que,
d’ici 2015, tous les enfants, filles et garçons, seront en mesure d’effectuer
le cycle complet d’éducation primaire?

31 Taux d'alphabétisation des jeunes de 15 à 25 ans


Indicateur du Millénaire n°8:
Objectif : s’assuré que, d’ici 2015, tous les enfants, filles et garçons, seront en mesure d’effectuer le cycle complet d’éducation
primaire.

Le taux d’alphabétisation des jeunes


adultes reflète le résultat de Taux d'alphabétisation des 15-25 ans (en % ) Objectif
l’éducation primaire des 10 années 2015: 100%
100
précédentes environ.
L’alphabétisation peut échoué pur 90
des raisons de qualité d’éducation, 80
de difficultés pour se rendre à l’école 70
ou d’arrêt prématuré de la 60
scolarisation. 50
40
Le taux d’alphabétisation des jeunes 30
adultes a progressé dans tous les 20
PSEM entre 1990 et 2002. Mais, en 10
2002, certains d’entre eux
0
enregistrent des taux inférieurs à
AL

DZ

BA

HR

CY

EG

IL

LB

LY

MT

MA

PS

SL

SY

TN

TR

Afrique Sub-saharienne*

Amérique latine et Caraïbe*

Asie du Sud-Est*
ceux des pays d’Asie du Sud Est ou
d’Amérique latine. C’est notamment
le cas pour le Maroc et l’Egypte dont
seulement 70 jeunes sur 100 environ
sont alphabétisés.
1990 2000-2004 (*2002-2004)

A person is literate who can with understanding both read and write a short simple statement on his everyday life. A person is
illiterate who cannot with understanding both read and write a short simple statement on his everyday life.

33
Gouvernance

Progresse t-
t-on vers l'objectif du Millénaire relatif à ce sujet : Créer des
emplois décents et productifs pour les jeunes?

32 Taux de chômage des jeunes


Indicateur du Millénaire n°45:

Objectif : En coopération avec les pays en développement, créer des emplois décents et productifs pour les jeunes

Le taux de chômage des jeunes mesure le degré d’utilisation


Taux de chômage des jeunes (% de la population
de la population active jeune dans l’économie et peut donc
mesurer les succès des stratégies visant à créer des emplois active de 15 à 25 ans)
pour les jeunes. 1990 1995 2001 2002 2003
ES 28 38 21 22 23
Le chômage (ou l’emploi) est un indicateur pertinent du FR 19 27 19 20 21
développement durable dans la mesure où un taux de IT 27 33 28 27 27
chômage bas est généralement garant de la stabilité sociale GR 22 29 28 26 26
d’un pays. Le travail est la principale source de revenu de la MO .. .. .. ..
plupart des individus et c’est le meilleur moyen pour réduire MT .. .. 19 18 19
la pauvreté. Toutefois, il n’est pas rare que des individus CY .. .. 10 10 11
travaillant soit pauvres, en raison de conditions sociales SL .. 19 16.0 15.3 15.7
particulières ou des types de relations professionnelles HR .. .. 37 37
prévalant dans leur pays, secteur, leur formation. BA .. .. 35* ..
CS .. .. .. ..
Pour les PSEM, la structure de la population par âge fait AL** .. .. .. 27
apparaître que la croissance de la population active d’ici à TR 16 16 17 20
2010 sera la plus élevée du monde. Ainsi, c’est un des défis IL 22 .. 19 21
majeurs de la région que de créer suffisamment d’emplois PS .. .. .. ..
dans les années à venir pour que le marché du travail SY .. .. .. ..
absorbe les jeunes à la recherche d’un emploi. LB .. .. .. ..
EG .. .. .. ..
En Méditerranée Les jeunes sont plus touchés par le
LY .. .. .. ..
chômage que nulle part ailleurs dans le monde. Dans les
TN .. .. 30 31
PSEM, le taux de chômage a crû plus vite qu’ailleurs dans le
MA 31 .. 19 18
monde.
DZ 39 .. 46 ..
Le taux de chômage des jeunes se situe, selon les pays Sources: Nations-Unis, Eurostat, Instituts nationaux de Statistiques
méditerranéens entre 15 et 37% en 2002, il est * de 19 à 25 ans
particulièrement élevé en Algérie, en Tunisie ou en Egypte. Il ** Source administrative
est supérieur à la moyenne des régions développées dans
pratiquement tous les pays (14,6% en 2003) . L’Amérique
latine ou l’Asie du Sud Est enregistre en 2003 des taux de 16
à 17% alors qu’en Afrique du Nord, il est de 29,4%.

Le taux de chômage des jeunes, au sens du Bureau International du Travail, mesure la part de la population active jeune (de 15 à
24 ans) qui, durant la période de référence, était « sans emploi », « disponible » et à la « recherche d’un emploi ».
Le taux de chômage des jeunes est ainsi calculé en divisant le nombre de personnes de 15 à 24 ans au chômage par le nombre de
personnes composant la population active de 15 à 24 ans.

An improved measure of the target for future years is under development by the International Labour Organization (ILO).

34
Gouvernance

L'effort financier
financier pour la Recherche et développement augmente-
augmente-il ?

33 Dépenses de Recherche et développement (publiques et privées) en % du PIB


Cet indicateur mesure le développement de mécanismes favorisant l’innovation.

Le progrès technique peut jouer un rôle décisif dans la réduction des externalités négatives générées par les activités humaines.

Les dépenses en R&D peuvent ainsi donner une estimation des efforts qui sont menés pour innover.

Dépenses de R&D en % du PIB 1999


2000
6,0
2001
5,0 2002

4,0

3,0
UE-15 2002
2,0

1,0
Pays à
0,0 revenu
intermédiaire
EG TN GR SY CY TR ES HR IT SL FR IL UE- UE- USA JP
1999
25 15

Source : Banque Mondiale, Eurostat, UNESCO

Précaution d’interprétation

Les dépenses en R&D ne sont pas forcément orientées vers des secteurs favorisant un développement durable.

35
Financement

Les pays méditerranéens deviennent-


deviennent-ils plus attractifs pour les
investisseurs étrangers ?

34 Flux d’IDE et stock d’IDE


Cet indicateur informe sur les investissements de long terme effectués par des entreprises étrangères dans une économie.
Les apports de capitaux que procurent les IDE participent au financement des économies.

Les IDE peuvent être vecteur de nouvelles technologies


qui sont généralement plus rationnelles du point de vue Flux nets entrants d'IDE, en millions d'USD
environnemental et écologique. Le transfert de ces
9000
nouvelles technologies favorise aussi le développement
de compétences des ressources humaines 8000
7000
L’importance des IDE dans une région du monde traduit 6000
la confiance des investisseurs étrangers dans l’économie 5000 PSEM
des pays et dans l’environnement des affaires. Ils 4000 PEA (SL incluse)
montrent l’ouverture des pays à l’économie mondiale.
3000 Israël
En Méditerranée, les IDE peuvent jouer un rôle très
important pour le développement des PSEM. Or, les flux 2000

d’IDE qu’ils reçoivent sont très faibles :0,8% des IDE 1000
mondiaux en moyenne sur 97-2002. On peut aussi le 0
constater si l’on compare les flux reçus par les PSEM -1000
avec ceux reçus par les PEA. Les PEA sont devenus de 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
plus en plus attractifs pour les investisseurs depuis 10
ans. Pour 25 millions d’habitants environ, ils ont reçu plus
de 3200 millions d’USD d’IDE. Les PSEM ont attiré 4500
millions d’USD alors qu’ils comptent plus de 234 millions
d’habitant.
Les pays du Nord, notamment la FR, l’IT, ont plutôt
tendance à être investisseurs nets à l’étranger, ce qui
explique l’enregistrement de flux négatifs.

Flux nets entrants d'IDE, en millions d'USD


Graph. XX - Part des pays méditerranéens (PSEM et PEA) dans
le total des IDE mondiaux en %
20000
1,40%
0
1,20% 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Iles -20000
1,00%
PEA
-40000 Espagne
0,80%
PSEM
France
0,60% - dont Israël -60000
Italie

0,40% -80000 Grèce

0,20% -100000

0,00% -120000
Moyenne 1991-96 Moyenne 1997-2002
-140000

Definition:
Un flux d’investissement direct étrangers (IDE) est un flux net entrant d’investissements effectués en vue d’acquérir un intérêt
durable (normalement 10% ou plus des actions donnant droit de vote) dans une entreprise exploitée dans un pays autre que celui
de l’investisseur (critère de la résidence).

Les IDE sont calculés en faisant la somme du capital en actions propres, du réinvestissement des revenus, de tout autre capital à
long terme, et du capital à court terme tels que contenus dans la balance des paiements.
IDE total net signifie IDE nets dans l’économie déclarante moins IDE nets effectués par l’économie déclarante. Ainsi, si un pays
investit plus à l’étranger que l’étranger n’investit chez lui, la valeur de l’indicateur est négative.

A travers les flux d’IDE, un investisseur accumule un stock d’IDE. Ce stock d’IDE peut cependant varier par rapport à
l’accumulation des flux du fait de réévaluations ( changements dans les prix et taux de change, rééchelonnement ou annulation de
prêts, …)

Source:
International Monetary Fund, Balance of Payments Statistics Yearbook and data files.
La CNUCED est une autre source possible.

Indicateurs complémentaires :
Investissements directs en provenance de l’UE, en direction des PSEM et PEA. Source : Eurostat, chiffres déclarés par l’UE.

36
Financement

Les objectifs d'APD (objectif du Millénaire) (0,7% du PIB des donateurs)


sont-
sont-ils atteints?
atteints?

36 Aide publique au développement (APD) donnée et reçue


Indicateur du Millénaire n°33: APD donnée par les pays membre de l’OCDE/CAD en % du PNB

Cet indicateur fait partie des indicateurs de suivi relatif à l’objectif du Millénaire n°8, qui vise à mettre en place un partenariat
mondial pour le développement.

La mise en place de ce partenariat passe


notamment par les apports d’aide publique au Aide publique au développement fournie par les pays Méditerranéens
développement. membres de l'OCDE/CAD, en % du PNB
Pour les pays donateurs membre du Comité
0,8
d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE, Objectif: 0,7% du PNB
l’objectif affiché depuis longue date, et réaffirmé 0,7
dans la SMDD, est un montant d’APD 0,6
France
représentant 0,7% du PNB. 0,5
Parmi les pays Méditerranéens, la France, la
Grèce, l’Italie et l’Espagne font partie du CAD. 0,4 Grèce
Depuis le début des années 90, la valeur de cet 0,3
indicateur a plutôt tendance à diminuer, mais il Italie
0,2
semble remonter depuis le début des années
0,1
2000. Espagne
A titre de comparaison, l’effort de l’ensemble des 0
membres du DAC est passé de 0,33% du PNB en 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
1990 à 0,25% en 2003.

Indicateur complémentaire : APD et AD reçue par


les pays bénéficiaires : Aide publique au développement nette et Aide publique nette totale reçue par les
pays Méditerranéens bénéficiaires (en provenance de tous les donneurs) en
Million d'US Dollars courants
Pour les pays méditerranéens bénéficiaires (tous
sauf FR, IT, GR, ES et MO), il apparaît clairement 12000 Pays de l'Est Adriatique
que de 1990 à 1997, les flux d’aide publique au Pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée
développement (APD) et d’aide publique (AP) 10000
Total
reçus ont nettement diminué, ils se sont ensuite
stabilisés avant de remonter sensiblement en 8000
2002. La répartition géographique des flux d’aide
en Méditerranée montre des évolutions très 6000
différentes. Depuis 1990, l’APD a eu plutôt
tendance à augmenter vers les pays de l’Est
4000
Adriatique (ainsi que vers Chypre) alors qu’elle a
eu tendance à diminuer vers les PSEM.
2000
Certains pays méditerranéens bénéficiaires de
l’APD ou de l’AD et non-membres du Comité 0
d’Aide au Développement fournissent aussi de 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
l’APD à des pays tiers. C’est notamment le cas de
la Turquie et d’Israël qui ont respectivement
déboursé au titre de l’APD 73 millions d’USD et
114 millions d’USD en 2002 (à titre de
comparaison, la Grèce et le Portugal ont déboursé
au titre de l’APD 322 et 171 millions d’USD en
2002) (Source : Banque Mondiale, WDI 2004).
Précaution d’interprétation
La Liste du CAD des pays bénéficiaires de l’aide, nouvellement mise au point pour tenir compte des évolutions politiques et
économiques et conçue pour servir à des fins statistiques, vise à cerner tous les apports d’aide. Toutefois, seuls les apports aux
pays en développement « traditionnels » (figurant sur la partie I de la liste) comptent comme « aide publique au développement
», laquelle devrait, selon l’objectif fixé de longue date par l’ONU représenter 0.7 pour cent du PNB des donneurs.
Les pays Méditerranéens inclus dans la partie I de la liste des pays bénéficiaires de l’OCDE/CAD sont l’Albanie, Algérie, Bosnie
H., Egypte, Maroc, Serbie et M., Syrie, Tunisie, Turquie.
L’aide aux pays en développement et aux pays d’Europe orientale « plus avancés » (figurant sur la partie II de la Liste) est
comptabilisée séparément en tant qu’« aide publique ». Cette seconde liste inclut en 2003 Chypre, Israël, Libye, Malte et
Slovénie.

Source : Source : United Nations, The Millennium Indicators Database, http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/mi_goals.asp,


April 2005 et OCDE.

37
Financement

Le développement durable est-


est-il au cœur des décisions d'allocation
d'allocation de l'APD?

37 Aide publique au développement et aide au développement reçue allouée aux actions favorables à un
développement durable
Cet indicateur vise à mesurer si les financements
Répartition de l'aide fournie par les pays du CAD aux pays
internationaux publics destinés au développement
Méditerranéens par secteur 1973-2002 (en %)
finance des activités favorisant un développement
durable.
Dans la base de données de l’OCDE, il n’existe pas de
rubrique globale incluant les montants d’AP et d’APD Environnement
9 1
favorable à un développement durable. 13
La classification de l’APD par secteur de l’OCDE
Capital humain
permet d’identifier un certain nombre d’activités 5
directement favorable à un développement durable.
A partir de cette classification, les dépenses d’APD ont 19 Soutien institutionnel
été ventilées en 7 rubriques. Trois d’entres elles sont 7
considérées comme ayant un lien direct avec le
développement durable : Rubriques « environnement », Soutien
« capital humain » et « démocratie ». Les autres macroéconomique et
financier
rubriques (« Soutien institutionnel », « Soutien Secteurs de production
Macroéconomique », « Secteurs de production ») sont
considérées comme ayant un lien indirect avec le DD.
Une analyse à un niveau de détail plus important serait Aide d'urgence
nécessaire pour appréhender le degré de durabilité des 46
actions menées sous ces rubriques.
Démocratie
Les rubriques incluses dans l’indicateur retenu ici
correspondent à celles qui sont directement en relation
avec le développement durable. Sur la période 1973-
2002, la part de ces rubriques dans l’aide totale reçue
par les pays méditerranéens est de 19%.
Aide directement favorable à un développement durable sur la période
Les autres rubriques (Soutien institutionnel, Soutien 1973-2002 :
Macroéconomique, Secteurs) sont considérées comme Environnement
ayant un lien indirect avec le DD. Une analyse à un + Capital humain
niveau de détail plus important serait nécessaire pour + Démocratie
appréhender le degré de durabilité des actions menées = 19% du total des flux d’aide
sous ces rubriques.

Source : Calculs Plan Bleu d’après données OCDE/DAC, Système de notification des pays créanciers (base de données sur les
activités d'aide). Le système de notification des pays créanciers (SNPC) -- ou base de données sur les activités d'aide du CAD --
est un système d'information comprenant des données sur l'aide publique au développement (APD) et l’aide publique (AP).
L'objectif du SNPC est d'obtenir les informations sur les engagements au titre de dons ou de prêts consentis chaque année aux
pays en développement et aux PECO/NEI (de 6000 à plus de 57000 transactions par an) par les 23 Membres du CAD et les
institutions multilatérales. Le SNPC constitue maintenant une source importante et unique de renseignements sur la ventilation
sectorielle et géographique de l'aide au développement ainsi que sur ses conditions financières et ses modalités. Il vise les
besoins des agences et institutions de coopération au développement en matière de programmation et d’analyse par pays et par
secteur.

Précaution d’interprétation :
Les chiffres concernent la ventilation de l’APD et de l’AD fournie par les pays membres du CAD uniquement.
La répartition entre les 7 rubriques telles que définies dans le cadre des travaux du Plan Bleu est disponible au Plan Bleu.
La part de l’APD directement consacrée à un développement durable est une estimation. Elle est certainement sous estimée car
en dehors des rubriques considérées comme ayant un lien direct avec le développement durable, les autres rubriques peuvent
intégrer des éléments de durabilité. Ces éléments n’ont pas pu être estimés. Une analyse plus fine au niveau des projets de
coopération eux mêmes serait nécessaire pour s’informer sur la prise en compte des nécessités du développement durable dans
leurs définitions et exécutions.

Evolution possible de l’indicateur :


Deux évolutions peuvent affiner cet indicateur :
1. Le calcul de sa valeur pour des périodes de cinq ans (le calcul annuel est biaisé par les délais entre l’engagement et le
paiement de l’aide).
2. L’indicateur peut être affiné en retenant uniquement les codes de la classification OCDE correspondant aux 7 domaines
clefs de la SMDD.

38
Financement

Les entreprises privées, dont les PME, peuvent-


peuvent-elles bénéficier
bénéficier de crédits
pour financer leurs investissements ?

38 Part des crédits bancaires alloués au secteur privé-Existence de systèmes de financement alternatifs
Part des crédits bancaires alloués au secteur privé Crédits bancaires au secteur privé en % des crédits bancaires totaux,
2002 (DZ:2001)

Cet indicateur vise à informer sur les évolutions de répartition des


crédits bancaires entre le secteur privé et le secteur publique (le 100

secteur bancaire étant en Méditerranée la principale source de


80
financement). Il informe ainsi indirectement sur la disponibilité de
crédits bancaires pour le secteur privé. 60
On remarque que la part des crédits alloués au secteur privé dans les
crédits totaux bancaires est relativement faible, particulièrement au 40

Machrek, en Turquie, Albanie et Algérie (voir graph.). Ceci montre


d’une part l’insuffisance de la mobilisation de l’épargne privée pour le 20

financement des économies et d’autre part l’accaparement des 0


ressources d’épargne par le secteur public (placements jugés plus sûrs IL BA TN ES SL MT FR IT HR CY MA GR EG LB LY SY TR AL DZ

et n’exigeant pas d’étude de risque poussée).

Indicateurs complémentaires : Investissement en capital-risque - expansion et remplacement, %


Des indicateurs permettant de capter des informations sur les mode de du PIB
financement alternatifs : 0,14
Activité de capital risque : L'investissement en capital-risque en %
0,12
du PIB
L'investissement en capital-risque est défini comme les capitaux 0,1

1995
propres privés levés pour investissement dans des entreprises. Les 0,08
1999
achats et rachats de gestion et les acquisitions d'actions cotées sont 0,06 2003

exclus. Les données sont ventilées en deux phases d'investissement : 0,04

phase préliminaire (amorçage + démarrage) et phase d'expansion et de 0,02

remplacement (capital d'expansion et capital de remplacement). 0


Source : Eurostat UE (15 pays) Grèce Espagne France Italie

Activité de micro crédit : Ce financement consiste à octroyer des Investissement en capital-risque - phase préliminaire, en % du PIB

prêts de faible montant à court terme aux exclus du système bancaire, 0,04
dans les conditions du marché. Ce prêt leur permet de créer leur 0,035
activité économique, souvent dans les services à la personne. Alors 0,03
que le micro-financement est une procédure très courante en Asie par 0,025
exemple, il est pratiquement inconnu du grand public français et peu 1995
0,02 1999
utilisé dans les pays méditerranéens en général. A l'occasion de 2003
0,015
l'année internationale du micro-crédit décrétée par l'ONU, la Fédération
0,01
nationale des Caisses d'Epargne a commandé une étude sur le sujet
qui a conclu notamment que seul 8% des Français savent exactement 0,005

ce qu'est le micro-crédit. 0
UE (15 pays) Grèce Espagne France Italie

Definition:
Domestic credit to private sector refers to financial resources provided to the private sector, such as through loans, purchases of
non-equity securities, and trade credits and other accounts receivable that establish a claim for repayment. For some countries
these claims include credit to public enterprises.
Source:
International Monetary Fund, International Financial Statistics and data files, and World Bank and OECD GDP estimates
Autres indicateurs possibles : nombre de personnes ayant accès aux services de micro finance ; Nombre d’Institutions de Micro-
finance

39
Financement

Les collectivités locales ont-


ont-elles les moyens de financer un développement
durable ?

39 Part des recettes publiques locales par rapport aux recettes publiques totales
Les politiques locales et l’approche par les territoires sont une des clefs de la mise en œuvre d’une stratégie de DD. Elles passent
par la décentralisation de certaines activités et/ou de leurs gestions. Pour se faire, les collectivités locales doivent être dotées de
moyens financiers

.
Recettes fiscales des administrations locales en % du total
Cet indicateur tente de capter l’information relative des recettes fiscales
aux ressources financières, via les recettes fiscales,
des administrations locales. Il tente aussi de capter 40,0
le développement du potentiel de fiscalité locale 35,0
dans les pays.
30,0
Sur le graphique ci-contre, on remarque que les
pays scandinaves, qui sont très avancés en matière 25,0
de DD sont aussi ceux où les ressources collectées
20,0 1995
ou affectées aux collectivités locales sont les plus
importantes. 2003
15,0

10,0

5,0

0,0
GR

CY

TR (2002)

SL

FR

IT

FI

ES

DE

eu25

eu15
Source: Eurostat. OCDE.

D o ta tio n s d u b u d g e t c e n tra l a u x c o ll e c ti v ité s lo c a le s, En %


Cet indicateur ne renseigne pas sur le degré d e l a m o y e n n e d e s d é p e n se s to ta le s d e s tro is d e rn i è re s
d’autonomie des administrations locales en terme a n n é e s (9 9 -2 0 0 1 )
de fiscalité. Par exemple, dans certain pays,
l’administration infra nationale n’a pas de pouvoir ES *
pour faire varier le taux ou la base de ces impôts. Il AL
ne renseigne pas non plus sur la qualité et l’objectif IT
des dépenses publiques locales. GR

DZ
Source : les chiffres du graphique sont issus de
FR
l’OCDE et d’Eurostat.
TN

IL

MA
Une source possible permettant d’obtenir des CY
chiffres sur davantage de pays peut être :IMF SL
Government Finance Statistics.
SY

TR
Cette base de donnée contient notamment
l’indicateur : Dotations du budget central aux HR

collectivités locales, En % de la moyenne des 0% 5% 10% 15% 20% 25%


dépenses totales , qui peut être un indicateur
complémentaire (Graphe ci-contre). S o u rc e : G o v e r n me n t Fin a n c e S ta tis tic s Y e a r b o o k, 2 0 0 2 ,
IMF,W a s h in g to n D.C.

40