Le corrigé du CAHIER D’HISTOIRE DES ARTS

Sous la direction de Corinne Chastrusse Professeur d’Histoire-Géographie et Jean-Claude Martinez Professeur d’Histoire-Géographie

Cécile Aguiar Professeur d’Histoire-Géographie Claudine Habets Professeur de Lettres modernes Julie Moreau Professeur de Lettres classiques

1 © Hatier, 2012.

The jazz Singer ● 1935 : 1 long-métrage en Technicolor 2. Charlot est happé dans les engrenages de la machine. Chaplin s’est inspiré du taylorisme. Charlot visse tout ce qui ressemble à des boulons (ex : les boutons du tailleur d’une femme). 3. il incarne les petites gens et se bat contre les grands de ce monde qu’il ridiculise. Il apparaît dans plus de 70 films tournés à Hollywood et pour la dernière fois dans Les Temps modernes. Charlie Chaplin a réalisé Les Temps modernes en 1936. 3. 5. 3. Eh bien. il est absorbé par les rouages de la machine . Sans le sou. Légende de l’image de Charlot : ● Chapeau melon ● Petite moustache ● Veste de costume étriquée ● Pantalon bouffant ● Canne ● Souliers trop grands et démarche en canard Doc. 1936 page 4 Un film sur la société industrielle 1. Charlot ramasse un drapeau et se retrouve à la tête d’une manifestation malgré lui. Frappé de folie après son passage dans la machine. […] Comment il procède ? C'est bien simple ! Il ne permet plus à l'ouvrier de penser . Les Temps modernes marquent la fin du cinéma muet pour Chaplin et la dernière apparition du personnage de Charlot. Les travailleurs sont comparés à un troupeau de moutons. page 6 Prolongement : Chaplin et le cinéma 1. les dégoûter du travail et du même coup les priver de tout idéal ! » page 5 Le film à la loupe 1. 2 © Hatier. Il travaille sur une chaîne où il resserre inlassablement des boulons. ce n’est pas réaliste. . 6. des automobiles. Charlot est d’abord un vagabond espiègle dont la naïveté et la maladresse provoquent des situations burlesques. 2. Chaplin montre la cadence infernale de la chaîne ainsi que la tâche unique et répétitive confiée à l’ouvrier dont le travail est totalement déshumanisé. avec ses vêtements troués et ses manières de vaurien. Charlot est happé dans le système d’engrenages. Voilà comment le patronat espère abaisser le niveau mental des travailleurs. il n'a qu'à exécuter rapidement et interminablement un des nombreux mouvements élémentaires dans lesquels se décompose chaque opération. Cette comparaison animale donne une image très péjorative du monde ouvrier. Il dénonce l’aliénation de l’ouvrier au travail. 2 Charlot est l’un des personnages les plus célèbres du cinéma. Chaplin réalise ce film après un voyage autour du monde durant lequel il a pu constater les conséquences inquiétantes de la crise économique de 1929. Quant à l’ouvrier. Ils se déplacent en masse et tous dans la même direction. Le premier film dans lequel apparaît le personnage de Charlot est Charlot est content de lui en 1914. 4. Charlot ressort de la machine complètement fou : il joue avec les clés à écrous. vous ferez exactement ce qu'on vous demandera du matin au soir. Ce sont sa maladresse et sa naïveté qui font de Charlot un personnage burlesque. Chevalier au grand cœur il prend toujours la défense des opprimés et se laisse conduire par ses émotions. 4. Ces plans montrent : c/ une usine (ses cheminées fumant et ses immenses bâtiments). Les quatre grandes innovations techniques à entourer sont : re er ● 1895 : 1 projection du cinématographe Lumière à Paris ● 1913 : Naissance du 1 studio de cinéma hollywoodien er er ● 1927 : Sortie du 1 film parlant aux États-Unis. De naïf et maladroit il devient sentimental et révolté. d/ le travail à la chaîne dans l’usine. son personnage gagne en profondeur. c’est-à-dire du travail à la chaîne. Par exemple : Charlot sert de cobaye pour la machine à manger qui n’est pas du tout au point. L’effet produit est comique. burlesque. « Le patronat veut introduire le système du chronométrage pour augmenter la production […] La méthode Taylor lui permet de viser plus haut. si vous êtes un ouvrier bien apprécié. Son film suivant sera parlant. 2012. 6. Charlot est le personnage principal du film. 4. 2. 5. c'est dans le bureau de chronométrage qu'on fait pour lui l'effort cérébral nécessaire. il n’est plus dans la réalité du travail. 5.1 Les Temps modernes un film de Charlie Chaplin. des poteaux électriques . Peu à peu.

2. 3 © Hatier. Lignes 15-16 : « Je le sens pressé de mettre fin à cette première visite. il lui manque l’oreille gauche. Il tient les cartes avec son pied… b/ Le joueur du centre Plus de bras et de jambes. Il est écrit à la première personne du singulier. malaise. 4. page 9 Le tableau à la loupe 1. Ligne 3 : « détourne son regard ». Ils dénoncent tous les deux les horreurs de la guerre mais différemment. Otto Dix a lui-même vécu l’expérience de la guerre comme soldat et a été marqué par ses horreurs. sa main gauche est mutilée. 3. Il renvoie ainsi à la réalité angoissante de la guerre et s’inscrit bien dans le courant expressionniste. par les mots. posé sur un support métallique. Ligne 8 : « se met à pleurer. 7. pas de bras droit et de jambe gauche. 8. Le narrateur est Adrien. Il les exhibe sans compassion pour dénoncer les horreurs et l’absurdité de la guerre. Son ami Bonnard ne le reconnaît pas en entrant dans la chambre tant il est défiguré. Lignes 5-6 : « Alors que je lis l’horreur dans son regard et que je le crois près de repartir en espérant s’être trompé de salle ». Les mutilations sont très nombreuses et exagérées. l’homme tronc posé sur son socle. Otto Dix attire le regard sur le visage des trois personnages qui sont au centre du tableau par un jeu de lumières (technique du clair-obscur). 2012. Elle est perçue par le regard et la réaction de Bonnard. 7. Otto Dix exagère et exhibe les « gueules cassées » pour les rendre ridicules alors que Marc Dugain. Ligne 17 : « bredouille ». 5. 4. 2.2 Les Joueurs de skat une peinture d’Otto Dix. 3. Cochez la case : « scène de la vie quotidienne ». les cartes entre les dents…). Par l’image. chagrin). Il se trouve à l’hôpital du Val-de-Grâce et il est gravement blessé. Ce roman a été écrit en 1998. 6. Les postures sont ridicules (pied en l’air. Non. a/ Le joueur de gauche Main gauche artificielle. « gueule cassée ». il a de grandes cicatrices de l’œil à la bouche. En bas : 4. 9. page 10 0 Prolongement : un roman sur les « gueules cassées » 1. 2. On appelle « gueules cassées » les soldats défigurés lors des combats. à tant de confusion et d’émotion en un si court moment ». il a une mandibule artificielle. Il tient les cartes avec ses dents… c/ Le joueur de droite C’est un homme tronc. Ce sont trois mutilés de guerre qui jouent aux cartes dans un bistrot. Il veut choquer le public par le dégoût que ces hommes peuvent provoquer. il est équipé d’un sonotone. 3. Il n’a plus de nez et sa mâchoire est remplacée par une mandibule métallique. . 5. Dans ce tableau. Malgré leur état. L’auteur cherche à émouvoir le lecteur à travers les différentes réactions et sentiments de Bonnard (surprise. de gauche à droite : 2 – 3 – 1. 6. Il a une prothèse articulée au bras droit. son cerveau à nu. pas d’oreille droite . 4. submergé par un flot de larmes ». Adrien ne donne aucune description de son visage car il ne s’est pas vu. Il arbore fièrement sa Croix de fer. ils jouent aux cartes comme si de rien n’était. une partie de son crâne est à nu. On peut les comparer à des pantins désarticulés et déshumanisés. En haut. 5. 1920 page 8 Un tableau sur les mutilés de guerre 1. Il a un œil de verre. à des monstres exhibés sans pudeur au public. Otto Dix a peint ce tableau en 1920. suggère pudiquement l’horreur de la blessure pour susciter la compassion. Visage totalement défiguré : il lui manque un œil. Otto Dix utilise des couleurs vives et des traits agressifs pour accentuer les mutilations des personnages. Ligne 13 : « Je le sens bouleversé ».

Elles ont été placées dans la cour d’honneur de la chancellerie de Berlin. 4. la poitrine mise en avant pour symboliser l’idéal maternel de la femme allemande. en mouvement Cette œuvre est considérée comme de l’art « dégénéré » par les nazis. 1). 2012. ses trois ateliers sont détruits avec les œuvres qui s'y trouvent. Il symbolise l’esprit de conquête par la guerre. modèle de l’homme idéal pour les nazis. Justifiez votre réponse (doc. Dans les années 1930. 3. Dans sa jeunesse. Arno Breker est un sculpteur allemand. La représentation moderne et l’érotisme suggéré des corps s’opposent à la vision nazie de l’art et de la femme. Il ne fut jamais poursuivi pour ses liens avec le régime nazi. professeur à l'école d'arts plastiques de Berlin. Dans la légende. puissant et écrasant. . Dans les trois grands ateliers de sculpture alors mis à sa disposition. athlétique. il produit quantité de sculptures à la gloire de l'idéologie nazie et représentant l’homme idéal nazi. ● Le matériau : bronze ● La posture : statique ● Le glaive : glaive brandi par la lame ● Le corps : nu. fort. Statue de gauche : n° 2 et statue de droite : n° 1. Il se dégage de cet ensemble architectural un effet imposant. Cette sculpture représente un Aryen. viril… ● Citez les éléments communs avec la statue de Polyclète : la nudité. stylisés. et ce sont deux guerriers ● Source d’inspiration : Antiquité 2. ● L’expression du visage : visage fermé. Elles symbolisent le parti nazi et l’armée. 4 © Hatier. entourez « Arno Breker » et « 1938-1939 ». vigoureux. 3. figés Cette œuvre est représentative de l’art classique allemand apprécié du nazisme : les femmes sont représentées de façon réaliste. puissant. Il se dégage une impression de force. Hitler a commandé ces statues. Dans un intérieur froid Tableau d’Otto Muller À l’extérieur. prêt au combat. il est remarqué par le ministère de la Propagande du Reich qui lui passe plusieurs commandes. chaudes Corps nus. puissant. la musculature.art « classique allemand ». il étudie la sculpture antique en France et à Rome. 1939 page 12 Une œuvre au service de l’idéologie nazie 1. de combativité et de détermination. page 13 La sculpture à la loupe 1.3 Le Porte-Glaive une sculpture d’Arno Breker. 2. En 1945. musclé. dans la nature Couleurs froides Couleurs plus vives. Corps nus. agressif aux sourcils froncés. C’est la présence des gardes. réalistes. 5. d’agressivité. page 14 Prolongement : art nazi et « art dégénéré » Tableau d’Adolf Ziegler ● Dans quel décor les personnages sont-ils placés? ● Quelles sont les couleurs dominantes? ● Comment les corps sont-ils dessinés et mis en valeur ? ● Associez à chaque œuvre le qualificatif qui lui a été attribué : art « dégénéré » .

5. 4. photoreporter en Espagne 1. 6. ● Le soldat : il gît à terre.4 Guernica un tableau de Pablo Picasso. Robert Capa. celui du passage de la vie à la mort » et met en scène deux héros. 2. le cou tendu. R. les yeux révulsés. les yeux exorbités. On voit le soldat s’écroulant. Capa et Picasso soutiennent les Républicains espagnols dans leur combat pour la liberté et contre la dictature. domine la mère à l’enfant . Elles représentent la mort. Ces deux œuvres dénoncent la guerre et sa barbarie. il veut dénoncer la guerre et les régimes totalitaires qui n’hésitent pas à massacrer des civils innocents. 2012. après le bombardement de la ville du même nom. sous l’impact de la balle en pleine tête. le corps tordu de douleur. Picasso rend hommage aux victimes du bombardement de Guernica par les Allemands. la patrie nourricière et l’innocence assassinée La volonté de témoigner sur ce qui s’est passé Les soldats républicains morts dans un combat inégal 3. Il l’a réalisé dans le contexte de la guerre civile d’Espagne. Elle montre la mort « en direct » d’un milicien républicain. le deuil. le blanc et le gris sont les couleurs dominantes. pour la liberté de l’information. le drame. au milieu d’un paysage aride et isolé. 3. ● Le cheval : transpercé d’une lance. risquant tous deux leur vie : le soldat. . il a des cornes et des oreilles pointues. a pris ce cliché en Espagne (Andalousie) au moment de la guerre civile espagnole de 19361939. et lâchant son arme. 1937 page 16 Une dénonciation de la guerre 1. La photo est légèrement floue. Capa est mort lors d’un reportage sur la guerre d’Indochine. Il s’agit du tableau Guernica peint par Picasso en 1937. page 17 Le tableau à la loupe 1. C’est un tableau cubiste par les formes géométriques. le photographe. Par ce tableau. ● Le taureau : il détourne la tête. hurlant sa douleur. les bras tendus vers le ciel en proie aux flammes. 5 © Hatier. Capa est très proche du soldat. ● La lampe et le bras à la bougie : une lampe au plafond en forme d’œil et un bras tenant une bougie venant de l’extérieur pour éclairer la scène. car prise sur le vif. 4. page 18 Prolongement : Capa. 2. il a une patte à terre. R. 2. photoreporter. ● La mère à l’enfant : elle tient son enfant mort dans ses bras. C’est ce qui lui donne une valeur universelle. 3. sur le terrain et au plus près des combats. ● Un habitant dans la ville en flammes : il a la bouche ouverte. Cette photographie est devenue célèbre car elle capte un « moment fugitif. Le noir. Le regard du spectateur se dirige vers le cheval éclairé au centre du tableau. Les éléments du tableau L’habitant dans la ville en flammes Le taureau Le cheval La mère à l’enfant La lampe et la bougie Le soldat Ce qu’ils représentent La mort atroce des civils sans aucun espoir ou échappatoire L’Espagne traditionnelle et la brutalité des nationalistes de Franco L’idéal républicain et de liberté blessés La vie. son épée brisée à la main. 7. démembré. qui se bat pour les valeurs républicaines. la multiplication des points de vue et l’absence de perspective. Il met ainsi sa vie en danger.

13. 2. La couleur dominante est le gris. Ces couleurs symbolisent la vie : les vivres recueillis permettent aux vivants de survivre.5 Si c’est un homme récit autobiographique de Primo Levi. L’auteur exprime une menace de châtiment. 9. Il vit dans le confort et la tranquillité au milieu de ses proches. 5 et 10 / « Qui » v. « N’oubliez pas » v. puis déporté à Auschwitz. Primo Levi est arrêté en février 1944. La femme a perdu ses attributs féminins et maternels. . 7. 2. Le déporté est représenté avec un visage émacié. 5. creusé et anguleux. 6 © Hatier. Primo Levi a écrit cet ouvrage pour répondre au besoin élémentaire de raconter. 20. vers 5. Les mots et groupes de mots qui se répètent dans le texte : « Vous qui » v. Le thème du poème est la déportation. 2. 15 et « ne l’oubliez pas » v. Les barbelés et surtout les uniformes rayés des déportés évoquent les camps. « homme » désigne l’être humain en général tandis que. Il est excessivement maigre. elles ont un effet incantatoire. 21. Le mot « déportation » est imprononçable car il est porteur de trop de souffrances. 12. 4. Par opposition. 1 à 4 : Confort et quiétude des destinataires ● Partie 2 – v. 21 à 23 : menaces. ● Partie 1 – v. 1947 page 20 Un témoignage sur l’extermination des Juifs 1. il désigne un individu de sexe masculin. Le pronom personnel qui désigne le destinataire du poème est « vous ». 5. Les répétitions créent un effet d’insistance. 16 / « que » v. de la faim. 7. malédiction en cas d’oubli 3. 3. 4. 15 à 20 : Devoir de mémoire ● Partie 5 – v. de l’absurdité du système concentrationnaire. De gauche à droite : 2 – 4 – 6 – 3 – 1 – 5 – 7. Si c’est un homme paraît deux ans après sa libération. Il ramasse les vivres des morts pour assurer sa propre survie. Tous deux témoignent de l’horreur des camps d’extermination : Primo Levi par des mots. 8. 10. 15 et 16 et « Répétez-le » v. une malédiction à l’aide su subjonctif. 2012. Dans le titre. 8 et 9 / « N’oubliez pas » v. 9. 15. 7. David Olère par des images. « nous » désigne les déportés. 8. page 22 Prolongement : David Olère. 1 et 3 / « Considérez si c’est » v. 6. 3. témoin d’Auschwitz 1. Les déportés étaient désignés par un matricule et leurs cheveux étaient rasés. comme résistant juif. Les destinataires sont désignés par le pronom « tous » dans la première phrase puis par « les autres ». 10 à 14 : La femme déportée ● Partie 4 – v. de transmettre et pour se libérer du traumatisme subi. Le sac de vivres est orange vif. Soulignez « juif » et « survivant d’Auschwitz ». conjugués à l’impératif. 5 à 9 : L’homme déporté ● Partie 3 – v. « cela » : pronom démonstratif désigne la déportation. 11. La présence de la poupée et du biberon suggère que les enfants étaient aussi déportés et exterminés. 5. page 21 Le poème liminaire à la loupe 1. David Olère a dessiné et peint l’horreur des camps. Primo Levi lui assigne un devoir de mémoire et de transmission. On peut y voir la couleur de la cendre et de la fumée qui sortaient des fours crématoires. L’homme déporté souffre d’épuisement. 14. presque rouge. 4. Le retour à la ligne et les majuscules au début de chaque ligne montrent que ce texte est écrit en vers et donc que c’est un poème. 22 et 23. aux yeux exorbités. 6.

La scène semble figée : Captain America et son ami paraissent submergés par les communistes. 4. BD. 2. Ce numéro est paru dans le contexte de la Guerre froide opposant les États-Unis et l’URSS. de gauche à droite : 3. la bulle et l’onomatopée Whaam ! 6. Electro va apparaître. Le Pop art s’inspire de la culture populaire (publicité. C’est un super-soldat doté d’une force surhumaine. 9. 2. 2. Ce comics date de 1954. Ce sont des dirigeants communistes. Son costume rappelle les couleurs du drapeau américain. 5. Cocher la case : « Accrocher le lecteur ». Pop art est une abréviation de Popular art. 6. Roy Lichtenstein est un représentant du Pop art. 3. 5. 2012. sérigraphie…). . Le héros est Steve Rogers. Le titre Whaam ! est l’onomatopée utilisée pour imiter le son de l’explosion de l’avion. Ces trois vignettes constituent le début de l’histoire et en présentent les personnages principaux.6 Captain America un comics américain. On présente les communistes comme une menace. L’œuvre est construite comme les vignettes d’une bande dessinée. La vignette unique et en grand format accentue l’effet produit et lui donne un statut d’œuvre d’art. On y retrouve d’autres éléments de comics comme les couleurs vives. 7. Ce comics s’adresse à un jeune public. En haut. page 26 Prolongement : le Pop art 1. page 25 La première planche à la loupe 1. photo. Cette bulle est différente des autres par son graphisme pour créer de la tension et du suspense. La grande vignette occupe les trois quarts de la page. 6. 3. 4. de gauche à droite : 1. Il s’agit de la couverture d’un comics américain intitulé Captain America dont les auteurs sont John Romita et Stan Lee. 8. 2. surnommé Captain America. 7 © Hatier. 5. un mouvement artistique anglo-américain. En bas. C’est un personnage monstrueux et vêtu d’un costume vert avec les symboles du communisme (la faucille et le marteau). 3. 4. télévision…) et utilise des procédés et des matériaux issus de la société de consommation (peinture acrylique. 1954 page 24 Un comics du temps de la Guerre froide 1. il est masqué et a un bouclier. Electro attaque Bucky alors que Captain America bondit pour le sauver. 4. L’utilisation de plans différents rappelle des scènes de cinéma. C’est Electro qui menace Captain America et Bucky.

3). « camarades » (v. 2012. « les balle[s] » et le « couteau » (v. Les résistants risquent leur vie (v. les grenades » (v. « Ami » (v. 8 © Hatier. 3. On veut présenter ces résistants comme de vulgaires criminels coupables d’attentats. 14 : « si tu tombes »). le noir est la couleur de la mort. 5. « les barreaux des prisons » (v. Ces termes appartiennent tous au champ lexical des armes. 5. Le Chant des Partisans. la faim qui nous pousse ». Le blanc symbolise l’innocence des libérateurs et la pureté des libérateurs . 4. ouvriers et paysans » (v. 9. 4. 2). « partisans. 10. L’affiche cherche à provoquer « un effet de peur sur les passants » en éveillant en eux un sentiment xénophobe et antisémite. ● Premier couplet : appel à la résistance contre l’ennemi. Le Chant des Partisans est une chanson composée par Maurice Druon et Joseph Kessel en 1943 sur une musique d’Anna Marly. Sa photo est d’ailleurs placée juste au dessus des photos d’attentats. Manouchian est le chef de la bande. 8). c’est lui qui a commis le plus d’attentats. 14) suggère l’action clandestine des résistants. 6. Il s’agit donc d’un futur que l’on tient pour certain. 5). Les Allemands nazis sont les ennemis. Cet appel au rassemblement met en avant l’idée de la fraternité. Les noms à entourer sont : « ami » (v. Le slogan s’articule autour des mots « libérateurs » et « libération » qui sont de la même famille sémantique. 9. 6. 9) .7 Le Chant des Partisans 1943 page 28 Un hymne à la Résistance 1. L’incitation à l’action se fait par l’emploi de l’impératif. Le vers : « Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants » évoque l’apparence des hommes. page 30 Prolongement : l’Affiche rouge 1. 1). Le mot « crime » vient renverser l’idée positive de la libération. 7. Il a été parachuté sur les territoires occupés par la Royal Air Force et diffusé clandestinement. . 16). 8. 3. 7) . 10). 1). « l’ombre » (v. ● Deuxième couplet : incitation à la lutte armée ● Troisième couplet : les raisons de la lutte et l’espoir d’une vie meilleure ● Quatrième couplet : l’espoir de la Libération. « la haine à nos trousses ». « la misère » (v. le rouge évoque le sang versé et le communisme . Sous les médaillons sont indiqués leur nom. 6) . « la dynamite » (v. 3. 7. 2. 2. Ce chant a été composé au moment de l’unification de la Résistance française intérieure par Jean Moulin. La nouvelle Marseillaise. Soulignez Chant de la Libération. 8. Les deux derniers vers expriment l’espoir de la Libération avec l’utilisation du futur simple de l’indicatif. L’oppression subie par la France est exprimée par les mots : le « pays qu’on enchaîne » (v. Les moyens de la lutte sont : « les fusils ». page 29 Les paroles à la loupe 1. 2. 4. 14) et « compagnons » (v. 1 : Noms des auteurs ● 2 : Titre de la chanson ● 3 : Présentation du chant ● 4 : Vol de corbeaux ● 5 : Chaîne symbolisant l’Occupation ● 6 : Statue de la liberté. 5. 11. la mitraille. Cette interjection permet d’interpeller directement les partisans de la Résistance. désignés par l’image « des corbeaux » (v. Cette affiche a été réalisée par la propagande allemande pour dénoncer les agissements des résistants étrangers. leur nationalité et le nombre d’attentats qu’ils ont commis.

2012. Le Centre Pompidou est un centre culturel d’art contemporain voulu par le président de la République G. C’est une volonté du Président Pompidou de créer à Paris un centre qui soit à la fois un musée et un centre de création dans plusieurs domaines artistiques. page 34 Prolongement : un autre projet présidentiel. L’architecte a voulu par cette forme donner du volume et de la lumière à cette entrée. Il a été inauguré en 1977. la pyramide du Louvre 1. 3. Mitterrand qui est à l’origine de ce projet dans le cadre de Grands Travaux. La piazza crée le lien entre la ville et le musée. La pyramide a suscité une vive polémique en raison de son implantation au cœur du palais classique du Louvre. Il a été conçu par les architectes R. 6. R. à savoir exposer et mettre en valeur des œuvres d’art moderne. on l’a surnommé « Notre-Dame des Tuyaux »… 4. 4. 2. a suscité de nombreuses critiques. Elle se dresse dans la cour Napoléon. 9 © Hatier. C’est la civilisation égyptienne antique qui est ici évoquée. contribuent à la modernité de cette pyramide. C’est le président de la République F. 3. page 33 Le bâtiment à la loupe 1. matériaux contemporains. Ce centre a été construit sur le plateau Beaubourg afin de réhabiliter un quartier insalubre au cœur de Paris. à cause de sa structure métallique apparente et de son implantation dans un quartier ancien de Paris. Pompidou. 2. Franchini. 1977 page 32 Un projet présidentiel 1. 5. 3. et il est fait référence à l’empereur Napoléon. Rogers et G. La pyramide a pour fonction de loger l’entrée du musée du Louvre et les espaces de services. Ainsi. volontairement moderne. Il s’agissait de faire correspondre l’architecture du bâtiment à sa destination. .5 2.8 Le Centre Pompidou un centre culturel d’art contemporain. L’aluminium et le verre. De gauche à droite : 4 – 2 – 3 – 1 . Piano. L’architecture du Centre Pompidou.

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