UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
Département de droit privé
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Année universitaire 2025/2026
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FICHE DE TRAVAUX DIRIGES
DROIT DES CONTRATS
Licence 2 - Semestre 3
Séances n° 1 et n° 2
Equipe pédagogique :
Chargé du cours : Pr. Cheikh Abdou Wakhab NDIAYE
Coordonnateur : M. Abdou Yade SARR
Chargé.es des Travaux dirigés :
• M. Boubacar CAMARA
• M. Christian Ousmane CISS
• M. Cheikh Saadbou COLY
• M. Sidy Nar DIAGNE
• Mme Ndéye Fatou LECOR-DIAW
• M. Christian Ousmane DIOUF
• Mme Sokhna Mariama Seye FALL
• M. Cheikh Ousmane FAYE
• M. Assane MBAYE
• M. Khamad NDOUR
• M. Abdou Yade SARR
• M. Seydi Hadji Malick SALL
• Mme Fatimata KANE-SOW
© juin 2025
Sommaire
Sommaire ................................................................................................................................... 1
SEANCE N° 1 ............................................................................................................................ 2
Thème : Généralités sur le droit des contrats ............................................................................. 2
I. Exercice à faire : Dissertation ........................................................................................ 2
II. Documents ...................................................................................................................... 2
III. Pour aller plus loin ..................................................................................................... 5
SEANCE N° 2 ............................................................................................................................ 7
Thème : Les conditions de formation du contrat........................................................................ 7
I. Exercice à faire : Dissertation ........................................................................................ 7
II. Documents ...................................................................................................................... 7
III. Pour aller plus loin ................................................................................................... 10
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SEANCE N° 1
Thème : Généralités sur le droit des contrats
I. Exercice à faire : Dissertation
Sujet unique : La liberté des parties en matière contractuelle
II. Documents
✓ Document n° 1 : extrait de Jean Pierre TOSI, Le droit des obligations au Sénégal, Paris, LGDJ,
1981, pp. 113 et s.
§1. Les limites apportées à la liberté contractuelle : l'ordre public et les bonnes mœurs.
295. – Nous avons déjà rencontré la distinction des lois supplétives ou interprétatives de la
volonté manifestation – qui ne s'appliquent qu'à défaut de volonté contraire - et des lois impératives, ou
d'ordre public, qui s'imposent à la volonté des parties à un acte juridique. Il faut, maintenant, examiner
la notion de loi impérative, la notion d'ordre public, sous l'angle de son contenu.
C'est en effet une condition générale de validité du contrat – condition purement négative – que
« les parties ne peuvent (pas) porter atteinte par conventions particulières à l'ordre public et aux bonnes
mœurs » (art. 42 COCC).
Cette condition ne s'ajoute pas à celles que nous avons étudiées jusqu'ici. L'ordre public, les
bonnes mœurs, c'est soit l'objet, soit la cause du contrat qui doit les respecter. Aussi bien, ce sont les
articles 73 (relatif à l'objet du contrat V. aussi art. 74, al. 1er, et 67) et 76 (relatif à la cause du contrat)
COCC qui prévoient la nullité du contrat pour violation des « limites apportées à la liberté contractuelle
», de « l'ordre public et des bonnes mœurs ».
Il était cependant indispensable de l'étudier à part – pour ne pas d'abord, traiter à propos de
l'objet ce qui intéresse aussi la cause, et réciproquement pour pouvoir, surtout, par-delà les notions
d'objet et de cause, mieux dégager le critère général de l'illicéité et de l'immoralité.
296. – Illicéité, immoralité : la distinction que suggère cette dualité de termes est traditionnelle
mais bien artificielle. Dans les deux cas, il s'agit d'assurer le respect du primat de la société sur l’individu.
Les bonnes mœurs ne constituent qu'une catégorie descriptive de l'ordre public, elles en font partie
intégrante.
Des nuances seulement les séparent – qui sont aussi des généralités introductives. Les bonnes
mœurs n'ont pas toujours les mêmes sources, pas en pratique les mêmes caractères que l'ordre public
stricto sensu
297. – C'est le juge en effet qui détermine le contenu des bonnes mœurs aucun texte ne le définit.
Il s'agit d'une notion floue, évolutive ce sont les mœurs qu'il est d'usage, de coutume, de respecter Leur
détermination judiciaire préserve leur variabilité.
L'ordre public, en revanche, ce sont d'abord les lois expressément qualifiées d'ordre public –
ainsi qualifiées, vous le savez, parce qu'elles ne sauraient être écartées par des volontés privées. Il n'est
pas possible d'énumérer toutes les lois que leur texte même qualifie d'ordre public. C'est l'ordre public
législatif, ou textuel (V. art. 258 COCC).
On le distingue de l'ordre public virtuel, ainsi qualifié parce que c'est le juge qui qualifie d'ordre
public une prescription qui ne le disposait pas expressément.
Et puis, la jurisprudence forge parfois directement des principes généraux, dont le caractère
d'ordre public ne s'appuie même pas sur un texte (exemple : principe de la liberté matrimoniale).
C'est l'ordre public proprement judiciaire. La rédaction de l'article 42 COCC (« à l'ordre public
et aux bonnes mœurs » et non « aux lois qui intéressent... ») lui ouvre une certaine carrière.
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✓ Document n° 2 : extrait de J. Jean-Louis CORREA, Droit des obligations : Théorie générale
du contrat - Régime général des obligations, L’Harmattan-Senegal, 2026, pp. 97 et s.
1. Le principe de la liberté contractuelle
Selon J.-P. TOSI, « c’est sur la seule volonté que reposent, classiquement, la formation du
contrat et ses effets ». Cette affirmation s'inscrit en droite ligne de la doctrine classique, qui fait de la
liberté contractuelle l'une des expressions majeures de l'autonomie de la volonté. Déjà, R. SALEILLES
observait que «la matière des obligations, se dégageant de plus en plus du formalisme primitif et même
des questions d'influence locale, tend à se présenter dans les législations modernes comme l'expression
idéale de la logique juridique, en harmonie avec le principe supérieur du respect absolu de la liberté des
conventions ».
Dans le même esprit, JULLIOT DE LA MORANDIÈRE, poursuivant l'œuvre de COLIN et
CAPITANT, souligne que « le Code, dans l'article 1134, fait de la liberté des conventions, de
l'autonomie de la volonté individuelle, une des pièces maîtresses, à côté de la propriété individuelle, de
toute son organisation ».
Le principe de la liberté contractuelle est expressément consacré par le COCC. Il constitue l'un des
piliers de la théorie classique de l'autonomie de la volonté. Certains auteurs vont même jusqu'à assimiler
purement et simplement la liberté contractuelle à l'autonomie de la volonté. G. RIPERT relève ainsi que
le principe de liberté constitue une véritable technique d'organisation juridique, et en déduit que l'idée
de liberté aurait été « inspirée dans la pensée des rédacteurs du Code civil par le principe de l'autonomie
de la volonté ».
La liberté contractuelle renvoie à la faculté reconnue à chacun de décider librement de s'engager, de
choisir son cocontractant et de déterminer le contenu de son engagement. Comme l'affirmait cet auteur,
« si l'on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout
système de législation, on trouvera qu'il se réduit à deux objets principaux, la liberté et l'égalité ». Cette
liberté, au cœur de l'acte contractuel, trouve un fondement textuel clair dans l'article 42 COCC, aux
termes duquel les parties sont « libres de contracter ou de ne pas contracter » et peuvent « adopter toutes
espèces de clauses de modalités ».
(…)
L'article 41 COCC consacre la liberté contractuelle, qualifiée de « pierre angulaire » du droit
des contrats. Le législateur y affirme que les parties sont « libres de contracter ou de ne pas contracter »
et d'adopter toute espèce de clauses de modalités... ». Par cette formulation, le texte reconnaît une
véritable autonomie normative. La faculté de créer, modifier ou éteindre des obligations par sa seule
volonté. Toutefois, cette liberté n'a jamais été absolue. L'article 41 COCC lui-même pose
immédiatement une limite structurelle classique : l'ordre public et les bonnes mœurs. Les parties ne
sauraient, par des conventions particulières, déroger aux valeurs fondamentales de l'ordre juridique ou
aux impératifs éthiques que la société érige en normes impératives.
Ainsi, le contrat demeure un instrument de liberté juridiquement encadré. Comme l'a souligné
GHESTIN, les restrictions à la liberté contractuelle découlent de l'extension du domaine de l'ordre
public, dont la finalité est tantôt de protéger les intérêts moraux, économiques et sociaux de la
collectivité, tantôt d'assurer la protection de catégories particulièrement vulnérables face à une partie
économiquement dominante.
Au-delà des limites textuelles, la liberté contractuelle est affaiblie par l'évolution même des
pratiques contractuelles. La standardisation de certains contrats le développement des contrats-types
établis par des organismes professionnels -laisse peu de marge de négociation aux parties, qui se
contentent souvent d'insérer des données factuelles dans des modèles préétablis. Comme l'indique
encore GHESTIN, la transformation contemporaine des relations économiques a aggravé les situations
d'inégalités contractuelles, notamment dans le cas des contrats conclus entre employeurs et employés,
ou entre professionnels et profanes. Ce type de relation produit souvent des contrats d'adhésion, marqués
par un déséquilibre structurel et une absence de négociation réelle.
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✓ Document n° 3 : extrait de François TERRE, Philippe SIMLER, Yves LEQUETTE et
CHENEDE François, Droit civil : Les obligations, Dalloz, 12e édition, 2019, pages 33 et s.
1) La liberté contractuelle ¸ Elle a une double dimension, de fond et de forme. Quant au fond, elle
s’exprime à travers une triple faculté : contracter ou ne pas contracter, choisir librement son
cocontractant, déterminer librement le contenu du contrat.
Il n’y a pas d’obligation juridique de contracter. Nul n’est forcé d’entrer en relations avec ses semblables
et chacun a le droit de refuser de céder les biens qui lui appartiennent ou de prendre à son service une
personne dont il ne veut pas. Le refus de contracter n’est qu’une manifestation de la liberté.
Il appartient aux contractants, à l’issue d’un libre débat, de définir ce à quoi ils s’obligent. Certes, il peut
exister des dispositions qui réglementeront le contenu de telle ou telle opération contractuelle classique.
Mais présumées supplétives de volonté, elles ne jouent qu’en l’absence de volonté contraire des parties
et sont censées traduire leur volonté tacite.
La liberté contractuelle des parties ne se heurte qu’à un seul obstacle : les règles impératives. Encore
celles-ci sont-elles exceptionnelles, le législateur ne pouvant endiguer la volonté des parties que dans la
mesure où cela est nécessaire à la sauvegarde de la liberté d’autrui.
Quant à la forme, la liberté contractuelle postule le consensualisme.
L’échange des consentements suffit à la conclusion du contrat. Peu importe la forme dans laquelle il est
constaté. La volonté ne serait plus souveraine si son efficacité était subordonnée au respect d’un certain
formalisme.
✓ Document n° 4 : extrait de Cheikh Abdou Wakhab NDIAYE, « Libres propos sur la protection
du consentement cinquante années après », in Code des obligations civiles et commerciales du
Sénégal (COCC) : cinquante ans après, I. Y. NDIAYE, J.-L. CORREA, A. A. DIOUF (Dir.),
Harmattan Sénégal, 2018, Volume 2, pp. 400 et s.
Lieu d’expression de la liberté individuelle, le contrat ne saurait déroger aux intérêts jugés « sacrés »
par la société. Elle doit composer avec les valeurs qui fondent son milieu. Ainsi, libres de contracter ou
de ne pas contracter, d'adopter toute espèce de clauses de modalités, les parties ne peuvent cependant
porter atteinte par conventions particulières à l'ordre public ou aux bonnes mœurs.
L’allusion de l’article 42 COCC aux « bonnes mœurs » que les parties se doivent de respecter dans leur
liberté de contracter fait l’objet d’une interprétation plus que restrictive en droit sénégalais. Influencés
par les interprètes du Code civil, les juristes ne voient dans cette notion que sa portée négative ; le contrat
immoral. Ce qui s’entend surtout de la morale sexuelle.
En effet, la place de la morale dans la COCC est comprise, d’abord, comme une interdiction de la
recherche de gains immoraux. Cependant, « on l’invoque, surtout, pour préserver les bonnes mœurs,
c’est-à-dire les coutumes des honnêtes gens, spécialement en matière sexuelle ». Cette lecture
minimaliste de l’article 42 COCC ne semble pas conforme à l’esprit du texte.
La précision rédactionnelle de l’article 42 ne saurait tolérer sa qualification d’article énonciatif.
Contrairement à l’article 6 Code civil qui interdit aux parties de déroger « aux lois qui intéressent…les
bonnes mœurs », le législateur sénégalais accorde une marge de manœuvre au juge. La rédaction de
l’article 42 (« à l’ordre public et aux bonnes mœurs ») installe le juge dans la posture d’un « jurislateur
». Il lui appartient de donner un contenu à la notion et de définir l’étendue de son domaine d’application.
Or, malgré sa souplesse, elle renvoie aux mœurs qu’il est d’usage, de coutume, de respecter.
C’est alors à l’aune de ce qui est considérée comme « sacré » dans la cité que le juge devra interpréter
l’article 42. « La part faite aux magistrats est (donc) singulièrement belle, souligne un des rédacteurs du
COCC.
En effet, poursuit l’auteur, le Code élimine soigneusement les énumérations qui ont tendance à devenir
limitatives et choisit délibérément les formules générales largement compréhensives susceptibles
d’interprétation…Il lui permet de tempérer ce qu’une application trop stricte du droit peut entraîner
d’iniquité »
(…)
En plus d’être limitée par les bonnes mœurs, la liberté contractuelle trouve dans l’ordre public un autre
baromètre de validité. L’initiative personnelle ne saurait menacer le vouloir-vivre de la nation ; les règles
considérées comme essentielles dans l’Etat. Même s’il ne se laisse pas enfermer dans une définition,
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l’ordre public témoigne de « la présence d’un être moral, le peuple, la société, l’Etat, dans l’espace
ouvert à la liberté des contrats ».
✓ Document n° 5 : extrait de Abdou Yade SARR, L’obligation d’information en droit privé
sénégalais des contrats, Thèse, FSJP-UCAD, 2021, pages 98 et s.
Le principe de la liberté contractuelle ne doit pas être une brèche pour permettre la conclusion
de n’importe quel contrat. En concluant des conventions, les parties sont tenues de respecter certaines
valeurs morales fondamentales. C’est pourquoi, les bonnes mœurs constituent, aussi, une des limites de
la volonté contractuelle. Ces bonnes mœurs, en tant qu’elles sont considérées comme un standard
juridique, sont un creuset de valeurs qui, si elles sont utilisées par le juge de façon opportune, peuvent
constituer un fondement à une obligation d’information en matière contractuelle.
(…)
143. – Etudier les bonnes mœurs en droit des contrats est une œuvre périlleuse. C’est parce
qu’elles sont glissantes et difficiles à saisir. Cette complexité conceptuelle lui a fait perdre, aujourd’hui,
ses lettres de noblesse dans certains systèmes juridiques, comme celui de la France. Du fait de son
possible inclusion dans l’ordre public, sous le prisme de l’ordre public moral, certains ont prôné son
inutilité en droit des contrats. La récente réforme du droit français des contrats a éjecté toute référence
à la notion de bonnes mœurs. Fustigeant cette suppression, certains auteurs ont été surpris de voir dans
cette réforme du droit des contrats, non pas une occasion d’affuter les instruments juridiques permettant
de vérifier que le contrat respecte les intérêts généraux de la société, mais de les émousser ou de les
éliminer. Cependant, le droit sénégalais des contrats garde toujours les bonnes mœurs qui sont un
instrument utile. Sauf que, l’essentiel de l’utilité de cette notion n’est pas encore découvert.
(…)
146. – A travers les bonnes mœurs, le législateur tente de fixer des barrières à la liberté
contractuelle. Le droit des contrats est dominé par le principe de la liberté contractuelle. Cette liberté
permet à toutes les personnes de contracter ou de ne pas contracter librement, de choisir n’importe
quelles clauses dans le contrat. Cependant, elles ne peuvent pas porter atteinte aux bonnes mœurs. Sur
ce, le juge affirme clairement que la seule limite apportée à la volonté contractuelle réside dans le respect
de l’ordre public et des bonnes mœurs. Le contrat doit composer avec ces dernières. Celles-ci sont
expressives de valeurs qui fondent notre milieu.
III. Pour aller plus loin
1. Ouvrages :
En droit sénégalais
• CORREA J. Jean-Louis, Droit des obligations : Théorie générale du contrat - Régime
général des obligations, L’Harmattan-Senegal, 2026,
• TOSI Jean Pierre, Le droit des obligations au Sénégal, Paris, LGDJ, collection «
Bibliothèque africaine et malgache », t. XXXVI, 1981.
En droit français
• TERRE François, SIMLER Philippe, LEQUETTE Yves et François CHENEDE, Droit
civil : Les obligations, Dalloz, 12e édition, 2019, pages 33 et suivantes
• MALAURIE Philippe, AYNÈS Laurent et STOFFEL-MUNCK Philippe, Droit des
obligations, LGDJ, 8e édition, 2016, pages 245 et suivantes.
• CARBONNIER Jean, Droit Civil, Les biens – les obligations, Paris, PUF Quadrige
Manuels, 2004, Vol. II, pages 1945 et suivantes.
• Tout autre manuel à votre disposition.
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2. Articles de doctrine :
En droit sénégalais
• DECOTTIGNIES Roger, « Réflexions sur le projet de Code sénégalais des obligations,
Annales africaines 1962, pages 179 et suivantes.
• BOUREL Pierre, « La formation du contrat en droit sénégalais : réflexions sur la
modernité du Code des obligations civiles et commerciales », Revue sénégalaise de
droit, n° 6, septembre 1969, pages 33 et suivantes, spécialement p. 39 et suivantes.
• RIVES Georges, « Théorie générale des Obligations au Sénégal », Revue Sénégalaise
de Droit, n° 10, 1971, pp. 18-60, spécialement n° 8, page 10.
• NDIAYE Cheikh Abdou Wakhab et SARR Abdou Yade, « Relire le code des
obligations civiles et commerciales pour une obligation générale d'information en droit
sénégalais des contrats », Revue RAMReS/SJP, n° 7, Volume 1, janvier 2026, pp. 19 et
s.
• NDIAYE Cheikh Abdou Wakhab, « Libres propos sur la protection du consentement
cinquante années après », in Code des obligations civiles et commerciales du Sénégal
(COCC) : cinquante ans après, I. Y. NDIAYE, J.-L. CORREA, A. A. DIOUF (Dir.),
Harmattan Sénégal, 2018, Volume 2, pp. 391-406.
• THIOYE Moussa, « Le COCC, un « Code civil des français » sous les tropiques ? », in
Le Code des obligations civiles et commerciales (COCC) : Cinq ans après, (Dir.) I. Y.
NDIAYE, J.-L. CORREA et A. A. DIOUF, Harmattan Sénégal, 2018, Volume 2, pp.
595-613.
En droit français
• LATINA Mathias, « Contrat : généralités », in Répertoire de droit civil, Dalloz, 2017
(actualisation février 2020), n° 136.
• SACCO Rodolfo, « Liberté contractuelle, volonté contractuelle », Revue internationale
de droit comparé, Volume 59 n° 4, 2007, pages 743 et suivantes.
• THIBIERGE-GUELFUCCI Catherine, « Libres propos sur la transformation du droit
des contrats », Revue trimestrielle de droit civil, n° 2, 1997, pages 357 et suivantes.
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SEANCE N° 2
Thème : Les conditions de formation du contrat
I. Exercice à faire : Dissertation
Sujet du lundi : Le consentement
Sujet du mardi : La cause
II. Documents
✓ Document n° 1 : extrait de Jean Pierre TOSI, Le droit des obligations au Sénégal, Paris, LGDJ,
1981, pages 68 et s.
Le consentement.
148. Nous prendrons ici le mot consentement non pas au sens d'accord de volonté (Concursus
voluntatum), mais de manifestation de volonté de chacun des contractants, d'adhésion de chacune des
parties à l'acte.
Ce consentement doit présenter deux caractères, dont le premier sera simplement signalé.
Premier caractère : le consentement doit d'abord exister.
149. C'est l'évidence, penserez-vous : pas de consentement, pas de contrat. L'absence de
consentement empêche le contrat de se former. C'est bien ce que semble disposer l'article 58 COCC (« il
n'y a point de contrat... »). On serait là en présence d'une condition d'existence du contrat, plus que d'une
condition de validité.
(…)
150. Un consentement doit avoir été matériellement exprimé. La volonté ne peut pas rester
purement interne, il faut qu'elle s'extériorise pour attacher :
Deuxième caractère : Le consentement doit être valable.
(…)
153. Le COCC ne dit pas quelles sont les qualités que doit présenter positivement le
consentement pour être juridiquement efficace. Il l'indique cependant de façon négative, en disposant
qu'il n'y a point de consentement valable s'(il) n'a été donné que par erreur, s'il a été surpris par qui
reprend en substance dol ou extorqué par violence » (art. 61 l'art. 1109 C. civ. français).
154. Erreur, dol, violence ce sont là trois vices de la volonté, car ils s'appliquent à tous les actes juridiques
du consentement, lorsqu'ils s'appliquent au contrat, c'est-à-dire trois caractères qui lui enlèvent sa valeur
juridique.
✓ Document n° 2 : extrait de J. Jean-Louis CORREA, Droit des obligations : Théorie générale
du contrat - Régime général des obligations, L’Harmattan-Senegal, 2026, pp. 97 et s.
Les conditions de fond exigées pour la validité du contrat sont visées à l'article 47 COCC. Sont requis
pour la validité du contrat le consentement des parties, la capacité de contracter, un objet déterminé et
licite, formant la matière du contrat et des obligations, une cause licite pour le contrat et les obligations
qui en découlent.
Para I : Le consentement
Le législateur n'a pas défini la notion de consentement, mais il importe de relever que le consentement
est la pierre angulaire du contrat, la condition sine qua non. « Il n'y a point de contrat sans consentement
émanant de l'une ou de l'autre parties ». Le terme revêt ici une double acception. Il désigne d'abord la
manifestation de volonté de chacune des parties, l'acquiescement qu'elle donne aux conditions du contrat
projeté. Le mot consentement désigne aussi l'accord, le concours de deux volontés, celle du débiteur qui
s'oblige et celle du créancier envers lequel il s'oblige. Qu'il soit pris dans le premier sens ou dans le
second, le consentement doit non seulement exister, mais il doit aussi être intègre.
7
A. L'existence du consentement
Le consentement est à la fois une manifestation de volonté et une rencontre de volontés. Ce
consentement peut être affecté de facteurs de complication et s'exprimer selon des modalités qui
conviennent aux parties. Ainsi en est-il des contrats complexes qui, supposant une élaboration
progressive de leur contenu, voient leur formation étalée dans le temps. C'est le cas également des
contrats conclus par correspondance, qui ont connu un développement considérable avec les modes de
communication modernes (téléphone, fax, puis Internet).
1. L'existence du consentement en tant que manifestation de la volonté
Le consentement, en tant que manifestation de la volonté, traduit l'adhésion de chaque partie à la
conclusion du contrat. Concrètement, la volonté de contracter doit s'exprimer de manière extérieure,
attestant l’accord sur l'acte envisagé. Le législateur sénégalais illustre cette exigence à l'article 58 COCC.
Le consentement est aussi une opération mentale, une disposition intérieure. L'aspect psychologique du
consentement se traduit par son caractère réel et sérieux. C'est pourquoi le législateur sénégalais précise
que « le consentement doit émaner d'une personne jouissant de ses facultés intellectuelles ». En
conséquence, une personne dépourvue de ses facultés mentales ne peut pas consentir à la conclusion
d'un contrat Celle-ci n'est pas en mesure de comprendre la portée de son acte, notamment en cas de
troubles mentaux, d'inconscience, ou d'absence de libre arbitre. En outre, le consentement n'est pas
sérieux lorsque la personne n'a pas l'intention réelle de s'engager, par exemple s'il est donné par
plaisanterie ou avec une réserve mentale ; dans ce cas, le contrat n'est annulable que si le cocontractant
avait connaissance de cette absence de volonté réelle. L'article 60 COCC constitue le fondement de cette
exigence : « la manifestation de volonté ne doit laisser aucun doute sur l’intention de son auteur ».
Le consentement est aussi quelque chose qui se pense (c'est la volonté interne) et quelque chose qui
s'exprime (c'est la volonté déclarée).
✓ Document n° 3 : extrait de J. Jean-Louis CORREA, Droit des obligations : Théorie générale
du contrat - Régime général des obligations, L’Harmattan-Senegal, 2026, pp. 323 et s.
La règle est classique, elle est posée par l'article 47 COCC « une cause licite pour le contrat et les
obligations qui en résultent ». La cause s'est singulièrement développée, donnant lieu à d'importants
développements en droit des obligations.
La notion de cause a donné lieu à des controverses doctrinales. À la conception objective de la cause a
succédé la conception subjective Mais en réalité, dans la jurisprudence, les deux conceptions coexistent
C'est l'analyse dualiste de la cause par opposition à l'analyse moniste. La conception objective permet
de vérifier l'existence de la cause alors que sa conception subjective permet de s'assurer de sa licéité.
La notion de cause semble être familière, mais à s'en tenir au COCC, on se rend compte que le
législateur, aux articles 76 et 77, distingue la cause du contrat de la cause de l'obligation. Il s'agit là des
deux conceptions de la cause dont nous verrons les applications jurisprudentielles. (…).
À la théorie classique correspondant à la conception objective a été opposée la conception moderne dite
subjective.
(…)
Dans les contrats synallagmatiques, la cause de l'obligation de chaque partie réside dans l'obligation
corrélative de l'autre. L’obligation est dès lors dépourvue de cause lorsque cette contrepartie fait défaut
ou se révèle illusoire. Tel est le cas, en premier lieu, lorsque l'obligation n'a aucune contrepartie réelle.
Il en va ainsi lorsqu'une personne s'engage à vendre une chose qui a déjà péri au moment de la conclusion
du contrat : l'obligation de payer le prix se trouve alors privée de cause, faute de prestation possible en
retour.
La cause fait également défaut lorsque la contrepartie existe en apparence, mais se révèle inutile ou
dépourvue d'intérêt réel. La jurisprudence l'illustre à propos d'un généalogiste qui s'était engagé,
moyennant rémunération, à révéler à une héritière l'existence d'une succession qui lui était échue. Dès
lors que cette information devait normalement parvenir à la connaissance de l'héritière indépendamment
de l'intervention du généalogiste, l'obligation de rémunération a été jugée sans cause et, partant,
inexécutable.
(…)
2. illicéité de la cause
8
Pour être valable, le contrat ne doit pas être contraire à l'ordre public et aux bonnes mœurs (article 76
COCC). La cause apparait ainsi, avec l’objet, comme les instruments de contrôle de la conformité des
conventions à l'ordre public et aux bonnes mœurs. Le contrat est illicite lorsqu'il est contraire à la loi et
immoral lorsqu'elle est contraire aux bonnes mœurs.
Pour vérifier la licéité de la cause, la jurisprudence se réfère au motif déterminant poursuivi par une
partie. C'est la théorie subjective de la cause. Mais il se pose une question importante. Faut-il exiger que
le motif illicite soit connu de l'autre partie pour annuler le contrat ? L'article 76 al. 2 dispose « le caractère
déterminant du motif est établi lorsqu'il résulte des circonstances de formation du contrat que les parties
ne pouvaient ignorer la cause ». Pose-t-il ainsi une règle de fond, autrement dit exige-t-il la connaissance
du motif déterminant par toutes les parties, ou plutôt s'agit-il d'une règle de preuve, qui n'aurait pour
porter que de faciliter l'action en nullité ? L'article 76 est construit, voire rédigé, sur le modèle de l'article
62, consacré à l'erreur. Et de fait, parlant de l'erreur, le même problème se pose. Mais puisqu'il s'agit de
protéger l'intérêt général, le juge sera davantage enclin à caractériser plus facilement l'existence d'un
motif déterminant de la volonté.
Quelle que soit la solution retenue, il pourrait y avoir des inconvénients. Décider que le contrat sera nul
même si l'autre partie ignorait l'illicéité de la cause, risque de léser le contractant de bonne foi qui
ignorait cette illicéité et qui ne pourra bénéficier de l'exécution du contrat. Subordonner la nullité du
contrat à la connaissance de l'illicéité de la cause par les deux parties pourrait conduire à valider un
contrat alors que la cause est en réalité contraire à l'ordre public.
La jurisprudence avait décidé dans un premier temps que le motif devait être commun aux deux parties.
Ensuite elle a opéré un revirement en décidant qu'un contrat peut être annulé, même si l'une des parties
n'a pas eu connaissance du caractère illicite ou immoral du motif déterminant. La preuve de la cause
illicite se fait par tous moyens.
✓ Document n° 4 : extrait de François TERRE, Philippe SIMLER, Yves LEQUETTE et
CHENEDE François, Droit civil : Les obligations, Dalloz, 12e édition, 2019, pages 145 et s.
Sens du mot consentement ¸ En matière contractuelle, le terme « consentement » revêt une double
acception.
Il désigne d’abord la manifestation de volonté de chacune des parties, l’acquiescement qu’elle donne
aux conditions du contrat projeté. C’est avec cette signification que le mot consentement est employé
lorsqu’on parle de « l’échange des consentements » ou encore lorsqu’on dit d’une personne qu’« elle a
donné son consentement ».
Pris dans son sens étymologique (cum sentire), le mot consentement désigne aussi l’accord, le concours
de deux volontés, celle du débiteur qui s’oblige, celle du créancier envers lequel il s’oblige. Une thèse,
d’inspiration germanique, voit dans le contrat une simple juxtaposition de deux déclarations unilatérales
de volonté, obligatoires chacune par elle-même. Mais dans la conception française, le contrat naît non
de la juxtaposition de deux déclarations dont chacune serait isolément obligatoire, mais de la rencontre
des volontés qui fait naître une volonté nouvelle, celle de réaliser une opération commune qui est l’objet
du contrat. C’est le nœud des volontés, le courant de confiance qui passe entre les parties qui forme le
contrat.
✓ Document n° 5 : extrait de Judith ROCHFELD, « Cause », Répertoire de droit civil, Septembre
2012 (actualisation : Juillet 2022)
133. La dichotomie classique des contrôles. - Le code civil invite à un autre contrôle de la cause.
L'article 1131 dispose, en effet, que « l'obligation sans cause ou sur une fausse cause, ou sur
une cause illicite, ne peut avoir aucun effet ». Il prévoit ainsi la sanction de la cause illicite (V. par ex.
VARET, La nullité du contrat pour cause illicite, RRJ 2001. 67). Par ailleurs, précisant cette notion,
l'article 1133 affirme que « la cause est illicite quand elle est prohibée par la loi, quand elle est contraire
aux bonnes mœurs ou à l'ordre public ». Se trouvent ici introduites l'extension du contrôle à celui de
la cause immorale, ainsi que les références du contrôle de l'illicéité ou de l'immoralité : la loi, en
particulier la loi pénale (par ex. Com. 13 déc. 2005, no 03-18.002, inédit ; Rev. sociétés. 2006. 382, note
Bouloc, annulant pour cause illicite un contrat de cession d'un crédit-bail qui constituait un abus de biens
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sociaux) ; mais également des standards plus indéterminés comme l'ordre public et les bonnes mœurs
(V. Ordre public et bonnes mœurs [Civ.] ). Il faut aujourd'hui ajouter que la définition de l'illicéité peut
émaner d'une loi étrangère (Com. 16 mars 2010, no 08-21.511, Bull. civ. IV, no 54 ; D. 2010. 2323, obs.
Bollée ; D. 2011. 1374. Pan. no 2, obs. Jault-Seseke ; RTD com. 2010. 457, obs. Delebecque ; JCP
2010. 530, note Bureau et d'Avout, relatif à une vente qui violait la loi ghanéenne posant un embargo)
ou prendre source dans une fraude à une réglementation européenne (Civ. 1re, 26 sept. 2012, no 11-
12.941, à paraître au bulletin).
134. Or, à partir de ces dispositions, il est devenu courant d'affirmer que la cause, et le contrôle qui en
est mené, revêtent deux facettes différentes. Selon une dichotomie considérée comme classique, on
oppose en effet deux notions de cause et deux types de contrôle, selon les fonctions assignées à ce
dernier. Ainsi, aux côtés du contrôle de l'absence de cause, censé être celui de l'existence d'une
contrepartie objective venant contrebalancer le sacrifice accepté par chacun des contractants et
protégeant leurs intérêts individuels (sur les nuances à cette présentation, V. supra, nos 27 s. et nos 73 s.),
le contrôle de la cause illicite ou immorale en appellerait à l'examen d'une cause subjective et viendrait
en protection de l'intérêt général. On peut néanmoins soumettre ces affirmations à discussions, que ce
soit à l'égard des contrats à titre onéreux (V. infra, nos 135 s.) ou des libéralités (V. infra, nos 144 s.).
✓ Document n° 6 : extrait de Cheikh Abdou Wakhab NDIAYE, « Libres propos sur la protection
du consentement cinquante années après », in Code des obligations civiles et commerciales du
Sénégal (COCC) : cinquante ans après, I. Y. NDIAYE, J.-L. CORREA, A. A. DIOUF (Dir.),
Harmattan Sénégal, 2018, Volume 2, pp. 392 et s.
Malgré qu’il donne « au juge le pouvoir de tempérer ce qu’une application trop stricte du droit pourrait
entrainer d’iniquité ou d’insécurité », le COCC est interprété comme exaltant le pouvoir de la volonté
de l'homme. Les articles 4, 42 et 96 du code sont lus comme les sièges de l’exaltation du pouvoir de la
volonté de l'homme. Dans un pays où le groupe primait toujours sur l’individu, le COCC est interprété
comme « un hymne à l'individu ».
La volonté qui engage s’incarne dans le consentement. Il n'y a point de contrat sans consentement
émanant de l'une et de l'autre partie. Il faut un OUI, un OUI éclairé et libre pour être prise en compte par
le droit. Ainsi, le législateur protégera le consentement par le truchement de la sanction de ses vices. Il
n'y a point de consentement valable si le consentement n'a été donné que par erreur, s'il a été surpris par
dol ou extorqué par violence. Le temps révèlera cependant l’insuffisance de telles mesures dans la
protection du consentement.
III. Pour aller plus loin
1. Ouvrages :
En droit sénégalais
• CORREA J. Jean-Louis, Droit des obligations : Théorie générale du contrat - Régime
général des obligations, L’Harmattan-Senegal, 2026,
• TOSI Jean Pierre, Le droit des obligations au Sénégal, Paris, LGDJ, collection «
Bibliothèque africaine et malgache », t. XXXVI, 1981.
En droit français
• TERRE François, SIMLER Philippe, LEQUETTE Yves et François CHENEDE, Droit
civil : Les obligations, Dalloz, 12e édition, 2019, pages 33 et suivantes
• MALAURIE Philippe, AYNÈS Laurent et STOFFEL-MUNCK Philippe, Droit des
obligations, LGDJ, 8e édition, 2016, pages 245 et suivantes.
• CARBONNIER Jean, Droit Civil, Les biens – les obligations, Paris, PUF Quadrige
Manuels, 2004, Vol. II, pages 1945 et suivantes.
• Tout autre manuel à votre disposition.
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2. Articles de doctrine :
En droit sénégalais
• BOUREL Pierre, « La formation du contrat en droit sénégalais : réflexions sur la
modernité du Code des obligations civiles et commerciales », Revue sénégalaise de
droit, n° 6, septembre 1969, pages 50 et suivantes.
• NDIAYE Cheikh Abdou Wakhab, « Libres propos sur la protection du consentement
cinquante années après », in Code des obligations civiles et commerciales du Sénégal
(COCC): cinquante ans après, I. Y. NDIAYE, J.-L. CORREA, A. A. DIOUF (Dir.),
Harmattan Sénégal, 2018, Volume 2, pages 391 et suivantes.
• NDIAYE Cheikh Abdou Wakhab et SARR Abdou Yade, « Relire le code des
obligations civiles et commerciales pour une obligation générale d'information en droit
sénégalais des contrats », Revue RAMReS/SJP, n° 7, Volume 1, janvier 2026, pp. 19 et
s.
• RIVES Georges, « Théorie générale des Obligations au Sénégal », Revue Sénégalaise
de Droit, n° 10, 1971, pages 13 et suivantes.
En droit français
• LATINA Mathias, « Contrat : généralités », in Répertoire de droit civil, Dalloz, 2017
(actualisation février 2020), n° 136.
• ROCHFELD Judith, « Cause », Répertoire de droit civil, Septembre 2012 (actualisation
: Juillet 2022)
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