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ANNÉE SCOLAIRE 2012 / 2013

Début de ma troisième année en tant que retraité d’office suite au deuxième conseil de discipline bidon, truqué et illégal manigancé par les recteurs Anne SANCIER-CHATEAU et Jean-Louis MUCCHIELLI le 1 er avril 2010 au rectorat d’Amiens [Le 1 er conseil de discipline ayant eu lieu le 21 septembre 2001 au même rectorat d’Amiens]

Bilan au 30 mai 2013

Il reste le dossier n°366506 à juger [en Conseil d’état]

Conseil d’état :

HARCELEMENT MORAL

SANCTION DISCIPLINAIRE DE MISE A LA RETRAITE D’OFFICE

Le 30 mai 2013 un mémoire complémentaire à l’appui du pourvoi n° 366506 a été déposé au Conseil d’état par mon avocat.

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Sour.dhrAbn

dcr elfalrer lurülquec dc I'onaclgngn nt rcoldrc

Burcru io conrutbüonr

ct du contcnücur nlr§fr

aril.Püio[nal3

DAJ A2 I LB, LâNdà

n'greffe,

fttatrc sÛtvte Par

Lolô BlwTnd

Tâlôphone

01 05 5S36 54

Tôlôcople 01 55 55r2'l 90

MéI

blo.blrand@

ertucatloit.eouv.fr

110. rue de Granelle

75357 Pi,h §P 07

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2 0 7,9.§r

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mrat. âaatü ' frer.wrl,,

nÉrwuqgr'rneNçÆss

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Lfzer

MtriIËTüNE

D§ I,'EN§EIGITEMDNT §IIPünIEI,R

ETDDLARBCSENCEE

I5 SE[";p

minisûe de l'éducalion nationab

ilonsieur le pésklent de la cour'adminMatlve d'appelde Douai

oblet : requêtB n'12DA@702 furmée par M. Guy Landel, proûꧧeur tttofij de sciences prrÿsiques

Réf. votre courderdu 5 juillet 2012

vous m'avez æmmunhué h requête

lugemer.rt

d'Ambns

n'10001539 l.tootgze

quia rejeté s demande

2010 sanctonnant rlntércssé

de rEtat à tuivercer ra

avoir subb.

fuméê par M.,Landel têndent à fairE ennuler le

13 mar§ 2012 rendu per le tibunal administatif

tendant à l'annuldon de !'anêté ministéiiel du 18 mal

du

d'une mise à h retnaib d'officô ainsi qu'à la oondamnafion

somme de 100 oo0 euroo en réparaüon dæ pr6iudices qu'il estime

M. Landel demande par ailteurs b condamnafron de rEEt à lui verser la somme de 3 fi)O euros au tiüe des frais lnÉpétibles'

Vous voudrez bien üoryêr, clcprès, les obseruations que cetb demande appelle de ma

part

RAPPEL DES FAITB et de la PROCEDURE

L€ 10 ocflobre 2001, M. Landel, prdesseur cêrtlfié de scienæs physiques, a été afiedé

au ællège Gérar&Philippe de Soissons'

A h suiE d'une succæsbn d'anêB de havail,

depuis te 10 ocbbrs 2001, à t'exception

du 10 as 14décembre 2(D3.

Le

de

reprlees au coura Oe ces

permethnt

M. Landel n'a plus exeré ses functions

deux périodes du 3 au I novembre 2003' et

recbur d'académie a ainsi souhaité à de nombreuses

demièrea années, qull se soumette à un e»<amdr médical

noûamment de vérlfier le bien Ondà Oe ces anètE de hâva1' Llntéressé a

bujours rfu§ê de répondre à ces convocatbns'

du 12 juln 2009,

le recüeur de t'académle d'Amiens t'a inbrmé de la

Par æunbr en date

saisine du comlté

,àl*riepartementat de fAisne afin que soit émis un avis sur son

aptifuda à exercer des functions d'enselgnement

Le 15 Juin 2ü)9, le dOcteur Mlleüe, médecin de prévenfrcn, lul a fixé un rendez'vous

auquel M. Landel ne sest pæ présenté

Le 25 juin 2009, le recteur de l,académie d,Amiens l'a mis en demeurc de se prÉsenter à

unenouvelleconvocationmédicaleentuiprécisantque,àdéfaut,uneprocédure

disciptinaire serait engagée à son encontre'

M. Landel a ultérieurement refusé de prendre contact avec le docteur Margat du centre

mêdico.psychologiquedeTergnierpuis,deseprésenteraurendez-vousfixé|e25

septembre 2009 avec

""tui*i

2009'

àinsi

qu'à

la contre-visite à laquelle

il a été convoqué par

215 counier du 23 novembre

Par letfi.e du 29 janvier 2010, le recteur de l'académie d'Amiens l'a convoqué devant le

conseilde disciPline.

Le3mars2010,lerapportdisciplinairedu2mars2010destinéàlacommission

administrativeparmrreacaoémhue(GAPA)siégeantenformationdiscipllnaireaété

"ir"Ve à M' Landel.

Le conseil de discipline, réuni le 1'avril 2o10, arendu à 37 voix sur 38 un avis favorable

al" ondion ae mlse à la reÛaite d'office de I'intéressé'

la sanction de mise à la retraite d'office a

Par anêté ministériel en date du 18 mai2010,

été prononcée à fenconfe àe M. f-anAJ

fiirnrl administratif d'Amiens'

qri "n a demandé l'annulation auprès du

Parunjugemerrtn.l000lS3glloolg26du13mars2012,letribunaladministratif

d'Amiens a rejeté sa demande'

I

Le requérant demande à votre cour d'annuler

disciplinaire du 18 mai2010'

DlscussloN

U Sur la réguhrité dulugement

ôREFFE

2.7 §EP. 2ot2

§eurl*Ânfulc

le Ûibunal adminiatratif d'Amiens n?urait pas statué sur cer&ains

M. Landel ni sur I'ensemble deç conclusions

{l Selon le requérant,

moyens soubvés par

Toutefois, ce moyen n'étant pas assorti de précisions suffiEantes' il ne poura qu'être

écarté.

en réptique déposé le 26 aott 2011 n'a pas

2J Le requérant

été visé et

soutent que son mémoire

qu'ainsi, te tribunal n'en a pas tenu compte'

Surcepoint,leConseild,Etatconsidèrequel,article|l42.2ducodedejustice

administrative, qui dispose que

« les ordonirnnt mentionnent

:ainsi

l,analyse des oonctusi,ons

le nom des partreO

gue les vtsas des disposlûons législafives ou

t@lementaircsdonfellesfontappllcation.(

qui ne comportent pas

de conclusions

)»'nepre§critrysdeviserlesmémoires

(cE, 6/1

SSR,

21

octobre

2009'

nour"iro

I;àrosràj. iel était le cas en I'espèce'

Le moYen sera donc æ'aftê'

3l sur le moyen ürÉ tle l'absence de moüvation du jugement rendu par le tibunal'

sdon M. Landel, le tibunat aurait omis de se prononcer sur le moyen tiré de la violation

du særet médical.

st5

Lamoüvationen'imfiffueprtelugenturwanaÿæen&tattdelenæmilede

l,agunnntagut

UarsArc, 23

aes iaites, nt æ1e de

l,enæmbb

ianvier 2007, rcq' n" 03[ûA00ffi2)'

des piâoes rcr#es au dossier »

(cAA

te tribunal administratif, qui s'est pnononcé.sur

ll résulte de h lecture du lugement

que

a suffisamment exposé les moüfs justifiant' en drclt et

!,ensemble des moyens évoqués,

en iait, !e relet du tæurs furrnê par M' Landel'

l'intéressé ayant buiours relsê da

J'aJoub qu'à défaut de dis@êr d'étéments tangibles,

se présenbr danant

le médecln de prÉvenfon, te

anl OeciOe de

comité msbalet non pas le rccteur' a'

contur l'et«amen médical de M. Lande1à un médecin agréé'

dans l'lntéêt du service' à vérirer fétat de santÉ de

r

--^lt

rÆ^-

.rlr-a

l^

L'adminisûatbn était en eftt M. Lande!, sarc que ceue

fundée,

oemanfie taduise la vobntê de nuire à sa canière nl même

que le sêcrat médical ne soit üolé'

A oet égard, te fibuna! a rappelé dans sa décision qug la §ancüon prise à l'enconüe de

M.LandelaéËjusüfiéepar«bscarâcfèresdélibéré.et.furrent»deenombretx l

;;.q;;;*

piËoonn"L or."*eu et non par un moüf m#iæ|.

Dans ces conditbns, M. Landel ne peut soubnir que le juge aurait omis de staürer sur le moyen en Gause.

Ce moyen sera écarté.

{l s,agissant du moyen tiré de la composition inÉgullère de la GAP' te

qu,en l,espèce, ns aispættons

slmptïfication et d'améllor:aüon pour l'écarter.

rylcuêEnis'"

17 mai 2011 de

de rarücle 70 dela bi n2011'525 du

de h qualité du droit ont fondé le naisonnement du Juge

Or, le tibunal a fait applir:aüon

r,eq. n.335033), au

fle laJurtep

rrudenceduConselld'Etat(23dêæmbre2011'

aprÈs un

du 17 mal2olf il a été précisé les

une procédure adminisfratlve pÉalable à

demeurant antérieure.aux faltr en cause, par laquelle,

loi

dispositions de farticb 70 de h

conditlons dans lesqtæltes un vhe affec{ant

rappel des

fédlction d'un ac:E adminlshaüf eet de

natrre à entadrer'la !égalihê dudit acte en posant

deuxcriËresaltemafiË:levicedoitêtedenafureàavoireuuneinfluencesurlesens

O" fà OeO"ion ou à priver les intéressés d'une garantie

En l,es@, auc{n vice de procédure de naturE 'subsûanti'el, au 'sens de cete

jurisprudence, n'a été commis'

En oubE, j,inSiSb bi de noweau sur te fait qu'en l'abeence.de frois membres ütulairæ de

de h possibilitê de ParüciPer au pour function de remplacer étaient

tois membres suppléantr disposaient

l,adminishaton,

que bs membres ührlaircs qu'ih âvaient

débât§ alors

préeents (cL P.J. n'1).

au décret n'82'451 du 28 mai 1982 publiée au

La circulairc du 23 avril 1999 relative

JORF du 19 iuin 1999 précise

I'administration

suppléanE du

sont banalisês et

en effet que les représentants suppléants de

que le même principe vaut pour les représentants

personnel, élus au titre du même grade et sur la même liste'

5l Sur la supposée dénahrration des faits par les premiers juges'

415 a/ S'aglssan t de ta æmposîtion de ta CAP

dans I'un des mémoires produits par

autre que celui appelé à sifuer lors de la

La circonshnce qu'il soit fait référence,

l,administration, à un commissaire paritraire

tenue de la

des

cAP constitue une slmple

ereur matérielle sans conséquence' ni sur le sens

écritures de première instance, ni sur la régularité du jugement attaqué.

â/ S'agissan t des æntifles médicaux

comme je t'ai déjà exposé en première instance' l'adminisffation est fondée à faire

procéder à des expertises médicales, en application

des disposiüons du décret no86-442

médecins agrêés', à I'organisation des

du 14 mars 1986 rclatif à la désignation'a"t

comitésmédicauxetdescommissionsderéforme|auxconditionsd,aptitudephysique

pour!'admissionauxemploispublicsetaurégimedecongésdemaladiedes

functionnaire, et notamment de son article

25'

médical sont cowertes par le secret médical' les

Je souligne que si les pièces du dossier

conclusions des expertises

permettre de s'assurer de la compatibilitê de létat de

doivent

santé du proËsseur avec

I'exercice des foncüons qu'il assume'

de la convention européenne de sauvegarde des

fondamentales a été violé et qu'ainsi' il a été privé de

f, *. ono"lconsidère que l'article

droits de l,homme et des tlbertés re@ur§ effectif.

13

Or, rien dans les écritures du

prouver que la Juridic'tlon de indépêndance et imPartialité-

ni dans les éléments du dossier' ne tend à

pr"àiet" instance n'a pa§ rendu sa décision en toute

requérant

Par ailleurs, la circonsùance que le tribunal adminlstraüf d'Amiens ait repfis partilllement

danssonjugementn'1001539certainsænsidérantsolrlej.n"loDA0o636renduparla

couradminisbatived,appeldeDouainesauraitrcndreirrégulièreladêcisiondepremière

instance.

Ce moYen sera écané.

lU §ur le blen'fond6 du fugonent et ta demande du requérant

tant de légalité exteme que de légalité interne' je ne peux que me

Sur les autres rnoyens,

référer aux écrituçs

pioduites en première instance (cf. P.J. n'1).

lll/ §ur les conclusione à fin d'indemnisatlon et au paloment de frals et dépens

En conséguence de ce qui pÉêde, les conclusions à fin de condamnation de l'Etat au

versement de dommages - intérêts et au paiement de ftais et dépens seront rejetées (cf. P.J. n"2).

5/5

Pour ces relsons, et celles'présentées dans mon mémoire du 24 tévder 2011 et celui du rccteur de l'académie dAmiens du I septembre 2010, je sollicite de votse juridiction la

confirmation du jugoment enhepris et le rejet des demandes de lvl- Landel.

PJ2

Fünb

pl€cejointe6.doc

Réoublloue lnrçalse / Mlnistère de l,édrrcdon naürcnale / secréarid gâréral / Direcüon affaires lurldques personnels Bureau

dei altaireo

I sousdirdon

eur;;îËi*i,ltiî"*

luddlques de t'enseigrement scolaire I

"t Ou contentieu relaüfi aux

DÀJA2/ aott2012

Expéditeur

: ministère

3 de

d-e

l'âlucation

reol9att9.n

n1,ol3':^.

nationale

ô&in-üi;" : côur aoministrative d'appel de Douai

.^,

au mémolre en défense du ministré de l"éducation nationale dane I'instance no

iz-ôÀ«izoa formee par M. Guy Landel

1 / mémoire en défense du ministre de l'âJucation nationale en date du 24février 2011dans l'instance

n" 1001926

2 / mémoire en défense du recteur de l'académie d'Amiens en date du I septembre 2010 dans

I'instance n" 10O1539

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Secrétariat général

Directlon des affaireg

iuridiques

§ous.dlrectlon

des affalree lurldlquer de

l'ênsslgnemont rcolalrs

Bureau des consultrtions

Gil

l,ihaAt,'Eraü, . Fraurntté

RÉnlauqrr F[AI.IçNsg

Paris le

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DEIJEN§EIGNEMENT

ETDELA

2+ffi.w

'de l'éducation nationale,

et de la vie associative

§Pr@

f

de la

q

président du üibunal. administratif

ol du contentisux latatife

Obfet : demande n'fi01926-2formée par M. Guy Landel, proÈsseur certifié de sciences

aux personnels

DAJ 42, LB / Landel

physiques Réf. votre courrler du 30 juillet 2010

nogreffe

Affalre sulvie par

Loic Blwand

Téléphone

01 55 36 54

Têlécople

01 55 55 24 90

MéI

lolc.blwand@

educatlon.gouv.fr

110, rue de Grenelle

75357 Parls §P'07

1102s&i:

la demande formée par M. Landel tendant à faire annuler mai2010 infligeant à I'intéressé la sanction disciplinaire de la

Vous'm'avez communiqué l'anêté ministéiiel du 1E

mise à la retr:aib d'office.

M. Landeldemande par ailleurs ta condamnation de l'Etât à luiverser la somme de

5 000 euros au tifre des frais inépétibles.

Vous voudrez blen touver, ci-après, les observations que cette demande appelle de rna

part.

Le 10 octob re 2001, M. Landel, professeur certifié de sciences physiques, a été affecté

au collège Gérard-Philippe de Soissons'

Eu

égard.à une succes§ion d'arrêts de bavailde M

Landet,

qui n'a plus exercé ses

f.;iril;

oefuis te 10 octobre zoo1, àt'exception de deux nfriools

1u.?.".rl,no'"'of"

à.de

puis du 10 au 14 dâcembre 2003, le recteur d'académie a souhaité

2003,

nombreuses reprises au coul§ de ces demières années, qu'ilse sOumette à un examen

médical. L,intéressé précise qu'il a toujours refusé de répondre à ces convocations'

Par counier en date du 12 juin 2009, le recteur de l'académie d'Amiens l'a inbrmé de la

saisine du comitê mêdicaldépartementalde l'Aisne afln que soitémis un avis sur son aptitude à exercer des fonctions d'enseignement'

Le 15 juin 2009, le docteur Villette, médecin de prévention, tui a fixé un rendez-vous auquel M. Landel ne s'est pas présenté.

tr

ffi

2t5

Le 25 juin 2009, le recteur de t'académie d'Amiens l'a rnis en demeure de se présenter à la nouvelle convocation en lui.précisant que, à défaut, une procédure disciplinaire serait

engagée à son encontre.

Paï Ia suite, M. Landel a refusé de prendre contact avec le docteur Margat du centre

médico-psychologique de Tergnier puis, de se présenter au rendez-vous fixé le 25 septembre 2009 avec celui-ci ainsi qu'à la contre-visite à laquelle il a été convoqué par

courrier du 23 novembre 2009.

Par fettre du 29 janvie r2010,1e recteur de l'académie dAmiens l'a convoqué devant le

conseitde discipline

Le 3 mars 201A,b rapport disciplinaire du 2 mars 2010 destiné à la commission administrative paritaire académique (GAPA) siégeant en formation disciplinaire a été

envoyé à M. Landel.

Le conseil de discipline, rêuni le 1s avril2010, a rendu à 37 voix sur 38 un avis favorable à la mise à la refalte d'office de l'intéressé.

Par décision ministérielle en date du 18 mai 201A,b sanction de mise à la retraite d'office a été prononcée à l'encontre de M. Landel.

C'est la décision dont le requérant dernande I'annulation.

DISCUSSION

l- Sur la léoalité erterne dg la déclsion

dA DOUAI

OîEFFE

2:7 5gP, 2912

Counhr An{vôo

1) 9ur le moyen tiré de l'incompétencc du signataire de la décision

Le décret n"200550 du 27 juillet 2005 retatif aux délégations de signature des membrqs

du gouvemement a donné compétence aux directeurs d'administation centrale, pour

signer, au nom du minisfe et par délfuation, décrets, retatifs aux affaires taitées par les

I'ensemble des actes,

à l'exception des

services placès sous'leur autorité.

i

Or, Mme Josette Théophile, s§naEire de la décision attaquée, a été nommée directrice générale des ressources humaines du ministère de l'éducationnationale et du ministère

de l'enseignement supérieur et de la reçherche par décret du 1s octobre 2009, publié au Joumal officielde la République frangaise du 2 octobre 2009.

La direction générale des ressources humaines est notiamment chargée du traitement des affaires disciptinaires pour tes actes de compétence ministérielle en vertu du décret n"2116-572du 17 mai2006 fixant l'organisation de l'administration centrale du ministère

de l'éducation nationate, de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'arrèté

interministérieldu 17 mai2006 modifié fixant l'organisation de l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale, de t'enseignement supérieur et de la recherche.

Le moyen tiré de l'incompétence de t'auteur de t'acte manque en fait'

Z) Sur le moyen tiÉ de t'inégüafté de ta composition du conseil de discipline

En application des disposition§ de I'article 31 du décret n'82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administraüves parltaires, les suppléants « n'ont voix délibérative qu'en

3/5

l'absenæ des tifulaircs qu'ils rcmplacent ».

La circulaire du 23 ayril 1999 relative à I'application du décret n"82451du 28 mai 1982 publiée au JORF du 19 juin 1999 a précisé que tes représentants suppléanE de l'administration sont bânalisés et que le même principe vaut pour les représentants

suppléants du personnel, élus au titre du même grade et sur la même liste.

Afin de respecter la parité adminisfative en l'absence de fois membres titulalrês de

l'administration, trois membres suppléanüs, Mme Bertoux ainsique MM. Meitinger et Morgat, ont pu siéger avec voix délibérative et participer au( débats.

S'agissani des représentanE des personnets, l'administration avait été informée de

l,indisponibilité de trois représenFnts titulaires élus au titre de la F.S.U. C'est donc sans commetfe d'iltégalité que trois eprésentants suppléants élus du même grade et de la même liste, MM. Lucien Klein et Bellegueule et Mme Fore, ont été appelés à siéger avec

voix délibérative.

Ce moyen devra, en conséquence, être écarté.

S) Sur te moyen tiré de t'inégutaûté de la procédurc devant le.conseit de discipttne

Contrairement à ce que soutient le requéran[ le rapport de saisine du conseilde

discipline

portées

verbal du conseil de discipline. Par ailleurs, le dossier individuel de I'agent a été tenu à la disposition de l'ensemble des membrcs, avant et pendant la réunion du 1* avril, et

notiamment au moment du dêlibérê.

ainsi que ses observations ont été tus en séance et ainsi, néeessairement

à la connaissance'des membres de la commission ainsiqu'en atteste le procès-

_

d. oouAt

lh §uf la féqalité intqfne dg la décislon

1) §ur/es motîfsde la sancfrbn

Le requérant qouiient que la décision ministérielle par sanction de mise à la retraite d'offtce repose sur des faits.matériellement ineiacts'

- Depuis 2001, périodes de

a bénéficié de nombreux congés malâdie, excepté durant les scolaires.

En dépit des

manière

examens

aptitude à servir.

application des

des médecins

réforme, aux d'apütuàe physique pour t'admission aux emplois publics et au

régime de congés

rappels à l'ordre de t'administration, M. tanOeis'est soustrait, de et sans justifications valables, à toutes les convocationq à des

qui lui ont été adressés à t'effet de confôler son état de santé et son

, l'administration est fondée à faire exercer de tels contrÔles, en

du décret n"86442du

14 mars 1986 relatif à la désignation

à I'organisation des comités médicaux et des commissions de

matadie des bnctionnaire, et notamment de son article 25'

Au surplus, I'expOsant ne peut valablement pas faire état d'un achamement de

I'administration, d'autant plus qu'il a produit de manière récunente des cèrtificats médicaux et qu'il n'exerce plus aucun service depuis près de dix ans. ll est à cet égard

particutièrement surprenant de constrter que I'intéressé, alors même qu'il a été absent ces demière§ année§, ænteste le fait qu'il n'aurait pas éprouvé de difficultés à assumer

l'exercice de ses fonctions.

4t5

En tout étrat de cause, M. Landel n'a jamais fait état de circonstances particulières qui I'auraient empêché de se pÉsenter aux convocations de I'administraüon'

A défaut de disposer d'éléments tangibles, I'intéressé ayant toujours refusé de se présenter devant le médecin de prévention, le comité médioal et non pas le recteur, a

alors décidé de confier I'examen médicalde M. Landel à un médecin agréé'

L'àdministration était aussibndée à vérifier l'état de santé de M' Landel, sàns que cette démarche traduise la volonté de nuire à sa caruière.

J'ajoute

conclusions des expertises doivnt permettre de s'assurer de la compatibilité de l'êtat de

santé du professeur avec fexercice des ficnc{ions qu'il assume'

que si les pièces du dossier médical sont couvertes par le secret médical,.les

qui n'exerçait plus aucun service depuis de nombreuses années' fo'ndé à soutenir que les o«amens médicaux dili§entés par

n'auraient pas été motivés par l'intérêt du service'

dlspropodionné de la sanction

ffiit

au devoir d'ogissânce hiérarchique et e,ontt:evenu aux dispositions Ze de la loi n.BA€g4 du 1A iuillet 1983 portant droib et obligations des

fonctionnaires.

Compte tenu de'ta persistance de l'attifude fautive de I'intéressê, la sanction de mise à la

retraite d'office apparatt fondée.

ll sera d'ailleurs noté que cette sanctlon a fait l'objet d'un avis quasi unanime des

membres de la CAPA réunis.

Nonobstant les allfuafons contraires du requérant, le juge administatif a eu l'occasion .

de confirmer le bien-fondé d'une sanction, en l'occunence de révocation, prononcée par I'adminislration à l,enconüe d'un fonctionnaire qui s'était soustrait systématiquement et sans la moindre excuse aux contrÔles médicaux p1évus par la réglementation en vigueur

.irr" a" ,erifier son état de santé (c44 Bordeaux, I septembre 2008, req.

n"068X00289).

En l'espèce, M. Landel a toujours refusé, depuis 2001, de se soumettre âux contrôtes

médicaux.

La sanction prononcée à son encontre n'est entrachée d'aucune erreur manifeste

d'appréciation.

3) Sur/e moyen tiré du détoumement de pouwir et de prccédure

M. Landel soutient en dernier lieu que la sanction prcnoncée à son encontre.est constihrtive d'un détoumement de procédure en ce qu'elle dénote une volonté de l'administraüon de prononcer son éviction du service à défaut de pouvoir établirJon

inaptitude médicale.

5/5

Le moyen devra être écarté dès lors que la sanction est fondée sur la méconnaissance

par I'intêressé de son obtigation d'obéissance.

M. Landet qui, de fait, a cessé toute activité professionnelle depuis 2001, sur le fondement de multiptes anêts de maladie, intenompus pendant les seules périodes de

congés scolaires, a refusé de se soumettre aux contre-visites médicales ordonnées par l'administration pourvérifier la pertinence de ces arrêb maladie et, parhnt, la

compaübilité de son état avec la reprise d'un exercice efËcüf de ses fonctions.

C'est donc sans commettre de détoumement de procédure que le ministre a pu prononcer la sanction incriminée fondée sur les nouveaux refus d'obéissance de

l'intéressée.

Sur le paiement des frais et déPens,

Air regard des observations précédentes, il convient de rejeter'la demande de paiement des frais inépétibles sur le fundement de I'arlicle L.761-1du code de jusüce administrative

CONCLUSION

Pour ces ralsone, je sollicite de üotne juridiction le §et de la demande de M. Landel'

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Amiens, le I septembre 2010

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LE RECTEURDE LACADEMIE D'AMIENS

Chanceller des u nlversités

:

à

Monsieurle President du Tribunal adminisfatif

14, rue Lemerchier

80011AM|ENS

OBJET : Dossier n' 1ü)153$2, Monsieur Guy IâNDEL

I - Exposé des fatts

Monsleur I-ANDEL, professeur certifié de sciencqs phyæiques, étalt affecté au coltège

Gérardfhilipe de SOI§§ON§ depuis le 10 octobre 2001.

Doeslersuil par

Gérald VOYER

Le requénânt a solllcité te 18 février 2010 le versement de la somme de 100000

euros à titre de dommages et intérêts en raison du harcèlement moral dont il s'estime

Tâ.:03.2,89-§fû.

Fü;A32.82.6?,fi4

lrfl,l@€ml€lnf

20, boülgtrid

d'Abacalonaine

fllll63Am!êns

csds I

Par une requête introduc,tlve d'instiance, présentée le 2 juin 2010 devant votre

juridiction, l'intéressé a demandé l'annutation du refus de lui verser une somme de

100000 euros à tife de dommages et intérÊts pour harcèlement moral.

La présente requête appelle les observations suivantes.

HonlæcdouræÉrp:

th00 à t8h00,

du lundtauyendnü

It - Discussion

je rappellerai qu'il s'agit du second recours engagé d'obtenir le versement de dommages et intérêts

par Monsieur

en raison du

moral' qu'i[ subirait du fait de l'adminis8âtion rectorgle.

Juridiction a rejeté par une décision n"0701657-2 du 11 mars 2010 sa

au versement d'une indemnisation de 70 000 euros pour

moral.

Ce nouveau re,courc est fondé sur les mêmes éléments de faits et de droits que la

précédente requête. Seules les prétentions ffnancières de l'intéressé ont évolué.

L'article 6 quinquies de la loi n' 8334 du 13 Julllet 1983 portant droib et obligations

des fonctionnaires dispose gue « aucun fonclionnaîre ne doît suôir /es agissemenfs répéiés de harcèlement monl quî ant pour ablet ou paur effet une dégradation des ænditions de tavall susceptibte de prter atteinte â ses droits et à sa digniÉ,

dhttérer sa .sanfé physique ou mentale ou de compromette sor avenir

professlonnel».

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':m

ztg

Ainsi défini, il parait difficilement concewble que Monsieur LANDEL pulsse être

victime de harcèlement moral. En effet, il convient de rappeler que cet enseignant n'a exercé effectivement ses fonctions, en face à face avec des élèves, que du 10 au 12 décembre 2003 depuis le 2 octobre 2A01.

ll revendlque d'ailleurs dans ses oounlers ses neuf années de congés de maladie

ordinaire

De plus, ta circulaire n"2AA7,{,47 du 27 féwler 2007 précise que « {out agenf se

prétendant harceté n'esf pas lordment vlctime d'un processus de harcèlemenL Le

harcèlement moral ne dolt ête cortondu ni avec les reproches exprlmés par un

supéleur hiérarchlque sur sa manière de seruir tæsque oes derniers ænt fondés, nl

avec des bnsions interpersonnelles épigodiques ente èottègues,

d'une dfiérence d'approche d'une question d'ordre

ni avee un conflît

professlonnel, ll doft

également ête distlngué du sftassprofa ssionnet et de la pression au îavail».

Monsieur LANDEL évoque dans son mémoire que k l'avalanche de.æuniers taduît

de la part des dfuers rccleurs gui se soni sucoédés une volanté détibêrée et

manileste de nuba â lmal canlère ». Ces couniers n'ont, dans la majorlté des cas,

que seM à répondre à la déferlante dés lettres (plus de 120) et des recours

contentieux (132) déposes par I'intéressé.

Goncernant les contre-visites médicales diligentées, contrairement aux allégations du

reguérant, elles étaient destlnées à vérifier le bien-fondé de ses nombreux arêts de

bavail.

De plus,