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UFR L ETTRES ET L ANGAGES D EPARTEMENT L ETTRES MODERNES AGREGATION EXTERNE DE LETTRES

UFR LETTRES ET LANGAGES DEPARTEMENT LETTRES MODERNES

AGREGATION EXTERNE DE LETTRES MODERNES

Responsable : M. GOEURY

EXTERNE DE LETTRES MODERNES Responsable : M. GOEURY ANNEE 2012 - 2013 Réunion de rentrée :

ANNEE 2012 - 2013

Réunion de rentrée :

lundi 10 septembre (16 h)

VOUS POUVEZ CONTACTER LES PROFESSEURS AUX ADRESSES ELECTRONIQUES INDIQUEES DANS LA VITRINE DU DEPARTEMENT SITUEE DANS LE HALL ET POUR RECEVOIR DES INFORMATIONS DIVERSES EMANANT DES ENSEIGNANTS OU DU SECRETARIAT, VOUS DEVEZ CONSULTER REGULIEREMENT VOTRE MESSAGERIE UNIVERSITAIRE :

[prenom.nom@etu.univ-nantes.fr]

Concours externe de l’agrégation du second degré Section lettres modernes

Calendrier des épreuves d’admissibilité et d’admission - Consulter la page :

http://www.education.gouv.fr/cid4607/calendrier-des-concours-session-2012.html

Programme de la session 2013

Programme de littérature française :

- Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose, éd. A. Strubel, Paris, Le Livre de Poche, coll.

Lettres gothiques, 1992, pp. 41-243.

- Maurice Scève, Délie, éd. E. Parturier, Paris, S.T.F.M., 1987 (ou éd. post.).

- Madame de Sévigné, Lettres de l’année 1671, éd. R. Duchêne, Paris, Gallimard, coll. Folio,

à paraître en mai 2012.

- Rousseau, Les Confessions, livres I à VI, éd. J. Voisine, revue par J. Berchtold et Y. Séité,

Paris, Classiques Garnier, 2011, pp. 1-315.

- Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour, éd. B. Marchal, Paris, Gallimard, coll.

Folio, 2010. Il ne faut jurer de rien, éd. S. Ledda, Paris, Gallimard, coll. Folio, 2011. Il faut qu’une porte

soit ouverte ou fermée, éd. F. Duchamp, Paris, G.F., coll. Etonnants classiques, 2007.

- André Gide, Les Faux-Monnayeurs, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1996 (ou éd. post.).

Programme de Littérature générale et comparée :

I. Poétiques du récit d’enfance

- Walter Benjamin, Enfance berlinoise vers 1900 (Berliner Kindheit um 1900, 1950), in Sens

unique. Précédé de Une enfance berlinoise, trad. Jean Lacoste, Paris, Maurice Nadeau, 1988 (2e édition revue), pp. 27-135.

- Vladimir Nabokov, Autres rivages (Speak, Memory, 1951), trad. Mirène Davet et Mirèse Akar, Paris, Gallimard, 1991, coll. Folio n° 2296.

- Nathalie Sarraute, Enfance (1983), Paris, Gallimard, 1985, coll. Folio n° 1684.

II. Fictions du savoir, savoirs de la fiction - Johann Wolfgang Goethe, Les Affinités électives, trad. Pierre du Colombier, Paris, Gallimard, coll. Folio classique, 1980.

- Herman Melville, Mardi, préface de Philippe Jaworski, édition de Dominique Marçais,

Mark Niemeyer, Joseph Urbas, traduction de Rose Celli, revue par Philippe Jaworski, Paris,

Gallimard, 2011, Folio classique n° 5278.

- Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1980.

Pour l’épreuve d’étude grammaticale d’un texte antérieur à 1500 :

- Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose, éd. A. Strubel, Paris, Le Livre de Poche, coll.

Lettres gothiques, 1992, pp. 44-154, du vers 45 (« Avis m'estoit mençonge »).

») au vers 2074 (« de

Pour l’épreuve d’étude grammaticale d’un texte postérieur à 1500 :

- Maurice Scève, Délie, éd. E. Parturier, Paris, S.T.F.M., 1987 (ou éd. post.) : du début « À sa Délie » (p. 3) jusqu’à la fin de la p. 154, dizain CCXXI « Sur le printemps que les Aloses montent » (dernier vers « Ou tes mains ne peuz onc eschapper »).

- Madame de Sévigné, Lettres de l’année 1671 : de la lettre 149 (À Madame de Grignan, À

Livry, mardi saint 24 mars 1671) à la lettre 190 incluse (À Madame de Grignan, Aux Rochers, dimanche 9 août 1671). - Rousseau, Les Confessions, éd. J. Voisine, revue par J. Berchtold et Y. Séité, Paris, Classiques Garnier, 2011, Livres 2 à 4 inclus, (du début p. 48) au livre quatrième inclus (p. 199 : jusqu’à « mais c’est de ne pas tout dire et de taire des vérités »).

- Alfred de Musset,

On ne badine pas avec l’amour éd. B. Marchal, Paris, Gallimard, coll. Folio, 2010, en entier.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée éd. F. Duchamp, Paris, G.F., coll. Etonnants classiques, 2007, en entier.

- André Gide, Les Faux-Monnayeurs, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1996 (ou éd. post.), «

Première partie : Paris », de la p. 13 (« Moi, dit Bernard sauvagement ») à la p. 214 incluse («je le tuerais »).

Liste des enseignants et répartition des cours

I – Littérature française :

M.A. : Elisabeth Gaucher-Rémond (rentrée le 5 décembre)

XVI e siècle : Julien Goeury (rentrée le 1 er octobre)

XVII e siècle : Nathalie Grande (rentrée le 2 octobre)

XVIII e siècle : Isabelle Ligier-Degauque (rentrée le 4 octobre)

XIX e siècle : Sylvain Ledda (rentrée le 2 octobre)

XX e siècle : Régis Tettamanzi (rentrée le 17 septembre)

Chaque intervenant assure 19 heures de cours avant le début des épreuves d’admissibilité (qui ont lieu cette année à partir du 18 mars) et 6 heures de cours dans le cadre de la préparation à l’oral, qui débute après les vacances de printemps.

II – Littérature générale et comparée :

Philippe Forest (Poétiques du récit d’enfance) : rentrée le 17 septembre Philippe Postel (Fictions du savoir, savoirs de la fiction) : rentrée le 17 septembre

Chaque intervenant assure 30 heures de cours avant le début des épreuves d’admissibilité (qui ont lieu cette année à partir du 18 mars) et 4 heures de cours dans le cadre de la préparation à l’oral, qui débute après les vacances de printemps.

III – Etude grammaticale et stylistique de textes français :

M.A. : Véronique Dominguez

XVI e siècle : Audrey Duru / Nadia Cernogora

XVII e siècle : Christian Zonza

XVIII e siècle : Christian Zonza

XIX e siècle : Georges Kliebenstein

XX e siècle : Intervenant extérieur

Chaque intervenant (ou demi intervenant) assure 10 heures de cours avant le début des épreuves d’admissibilité (qui ont lieu cette année à partir du 18 mars).

Un programme de dissertations sur table, organisées dans les locaux de la Censive le

vendredi, sera proposé peu après la rentrée universitaire.

Les

heures de grammaire et stylistique seront intégrées dans l’emploi du temps à la rentrée.

Les

intervenants extérieurs feront généralement cours le vendredi.

Outre la Bibliothèque Universitaire, la bibliothèque de section accorde une place importante à

la préparation à l’agrégation : un rayonnage y est spécialement aménagé pour les œuvres au

programme. Vous pourrez également y trouver certains articles difficiles d’accès, photocopiés

par les enseignants. Les ouvrages de la B.U. sont empruntables (même si certains prêts seront

limités dans le temps) et ceux de la bibliothèque de section consultables sur place.

I - LITTERATURE FRANCAISE

Moyen Age : Elisabeth Gaucher-Rémond

Programme :

Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose, éd. et trad. A. Strubel, Paris, Le Livre de Poche, 1992 (coll. « Lettres gothiques »), p. 41-243.

Outre la lecture approfondie du texte, votre travail liminaire pourra consister à lire les études suivantes, tant sur l’œuvre que sur l’écriture allégorique :

- Etudes sur le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris, textes recueillis par Jean Dufournet, Paris, Champion, 1984 (coll. « Unichamp »). - HIcks (Eric), La troublante proximité des choses lointaines, Genève, Slatkine, 2004. - Strubel (Armand), La Rose, Renart et le Graal. Etudes sur le roman allégorique en France au XIII e s., Genève/Paris, Slatkine/Champion, 1989 (coll. « Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge »), part. p.200-211. - Strubel (Armand), « Grant senefiance a ». Allégorie et littérature au Moyen Age, Paris, Champion, 2002, part. p.138-144.

Une bibliographie est disponible sur le site Arlima (Archives de Littérature du Moyen Âge).

XVI e siècle : Julien Goeury

Avec la Délie, l’agrégation de lettres renoue avec la poésie du XVI e siècle. Il me paraît nécessaire de signaler d’emblée les difficultés de lecture que recèle une telle œuvre, pour vous, comme pour moi… Le dizain de décasyllabes pratiqué par le poète lyonnais met en œuvre un art de la concision extrême, dont la compréhension des enjeux sera à coup sûr au centre de nos travaux. De façon terriblement conventionnelle, je vous conseille de vous familiariser avec le texte avant la rentrée. Un tel recueil, qui ne suppose pas une lecture forcément cursive, vous permet de passer d’un dizain à un autre avec beaucoup de liberté. Lisez et relisez ceux dont le sens se laisse (apparemment) percer et passez ensuite aux autres sans appréhension. Relevez ou soulignez les vers qui vous paraissent significatifs, comme ceux qui résistent à la lecture. Faites-le impérativement à partir de l’édition au programme (1). Vous pouvez également consulter utilement des ouvrages généraux consacrés à la poésie lyrique renaissante, de façon à mieux situer le recueil et l’auteur (2). Je vous invite enfin à parcourir des bibliographies critiques (3), qui vous permettront de cerner, avant même de vous plonger dans toutes ces lectures, les grandes questions que soulève un tel recueil. Il sera bien temps à la rentrée de définir ensemble un programme de lecture. Faut-il vous souhaiter un bon été ?

(1) Maurice Scève, Délie object de plus haulte vertu, édition critique avec introduction et notes d’E. Parturier, S.T.F.M., Paris, 1916 [Réimpr. 1931 ; 1962 ; 1987]. Réimpression avec introduction et bibliographie de C. Alduy, S.T.F.M., 2001.

(2) Rigolot, Fr., Poésie et Renaissance, Paris, Seuil, « Point », 2002.

(2) Weber, H., « La poésie amoureuse de Maurice Scève », in La Création poétique en France au XVIe siècle: de Maurice Scève à Agrippa d’Aubigné, Paris, Nizet, 1956, p. 161-

230.

(3) Alduy, C., Maurice Scève. Rome, Memini, “Bibliographie des écrivains français”, 2006. [bibliographie complète jusqu’en 2006].

(3) Alduy, C., « La réception critique de Délie au XXe siècle : du silence à la louange », in Maurice Scève, Délie object de plus haute vertu, par Eugène Parturier, Paris, S.T.F.M., 2001, p. V-XLVI.

(3) Defaux, G. [éd.], « Bibliographie » et « Note sur le texte de la présente édition », in Scève, Délie. Object de plus haute vertu, éd. G. Defaux, Genève, Droz, 2003, p. clxxxix-ccl.

Vous trouverez sur le site de la Société Française d’Etude du Seizième siècle une bibliographie complète établie par C. Alduy : http://www.sfdes.fr/

Sujets de leçon sur Délie, agrégation Lettres modernes, 1988

Le nom de Délie Structure du dizain De quelques objets Diane Emblème et langage poétique Le « bestiaire » L’œil Du jour à la nuit et de la nuit au jour Elle Le Temps Je et Tu Scève, l’obscur La rime

Sujets de leçon sur Délie, agrégation Lettres classiques, 1988

L’art du dizain dans Délie Le cosmos dans… Les destinataires des dizains dans… Le dieu Amour et Délie dans… Le je dans… Les invocations à la dame dans… Larmes et soupirs dans… Le printemps et l’automne dans… Le regard dans… La rhétorique dans… Le thème de la froideur dans… Le thème de l’harmonie dans… Etude littéraire des dizains CV à CXXII Etude littéraire des dizains CXXXIV à CXLIV

XVII e siècle : Nathalie Grande

Programme :

Madame de Sévigné, Lettres de l’année 1671, ed. R. Duchêne, préface N. Freidel, Paris, Gallimard, « Folio classique » n° 5414, 2011.

Attention : il s’agit d’une édition spécialement préparée pour répondre au programme de l’agrégation 2012-2013 : à ne pas confondre avec l’édition des Lettres choisies, également de R. Duchêne, également en « Folio classique ».

On peut aussi lire avec profit l’introduction de N. Freidel que donne l’édition au programme.

Quelques lectures estivales :

Outre le programme, qu’il convient de lire (et si possible relire) le crayon à la main pour noter et annoter le texte et commencer à vous l’approprier, on peut suggérer quelques compléments :

- pour avoir une idée de l’ampleur de l’œuvre de Mme de Sévigné, on peut se rapporter à

l’édition de la « Pléiade », trois tomes de Correspondance édités par R. Duchêne, d’où sont

extraites les lettres au programme : voir l’introduction par exemple.

- pour connaître Mme de Sévigné et son monde, on peut lire la biographie que lui a consacrée l’infatigable R. Duchêne : Mme de Sévigné ou la chance d’être femme, Paris, Fayard, 1982. (rééd, 2002).

- Enfin, pour les plus courageux, on peut commencer la lecture de :

• N. Freidel, La Conquête de l’intime. Public et privé dans la Correspondance de Mme de

Sévigné, Paris, Champion, 2009.

• F. Nies, Les Lettres de Mme de Sévigné. Conventions du genre et sociologie des publics, Paris, Champion, 2001.

Pour les articles, attendre les indications du cours.

Bon travail et bon été !

XVIII e siècle : Isabelle Ligier-Degauque

Au risque de le répéter, l’essentiel est de très bien connaître les livres 1 à 6 des Confessions (c’est-à-dire la première partie) en les lisant très attentivement. Cela ne veut pas dire que vous devez faire l’impasse sur les livres 7 à 12… Certes, pour l’agrégation 2012- 2013, seule la première partie des Confessions est au programme, mais vous êtes censés avoir lu l’ensemble de cette œuvre.

Connaître la vie de Rousseau aide à mieux comprendre la première partie des Confessions qui est centrée sur la jeunesse de Jean-Jacques. Je vous recommande par exemple la biographie de Rousseau parue chez Gallimard en 2011, dans la collection « Folio biographies », par Raymond Trousson (grand connaisseur du XVIII e siècle, auteur de Jean- Jacques Rousseau jugé par ses contemporains — où il est question des Confessions — ou encore de Jean-Jacques Rousseau raconté par ceux qui l’ont vu). Toutefois, pour vous rassurer, je vous donnerai en cours le matériau biographique nécessaire pour bien entrer dans les Confessions.

Avant toute lecture d’ouvrages critiques, il est grandement préférable de lire (ou de relire) certains textes de Rousseau, et en particulier la Lettre à d’Alembert sur les spectacles (GF ou Folio) et le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (GF ou Livre de poche). Je me chargerais de mettre en perspective les Confessions par rapport aux deux textes postérieurs où Rousseau poursuit son investigation autobiographique, à savoir les Dialogues (Rousseau juge de Jean-Jacques) et Les Rêveries du promeneur solitaire). Le premier texte peut vous rebuter par sa complexité d’écriture / de raisonnement ; parcourez-le au moins. Quant au second texte, il serait bon de l’avoir lu une fois pour pouvoir mettre en perspective les Confessions. Comme l’écrit Jacques Voisine dans la préface à l’édition des Confessions retenue pour l’agrégation 2013 (Classiques Garnier) : « Il ne faut pas oublier d’ailleurs que Les Confessions en douze livres sont inachevées, et qu’il faut envisager l’ensemble Confessions-Dialogues-Rêveries comme trois étapes du récit d’une expérience unique qui tantôt reproduit l’expérience mystique, tantôt la transpose sur le plan d’un humanisme parfois interprété aujourd’hui — mais n’est-ce pas alors trahit Rousseau ? — sans référence au divin » (nous soulignons).

Ne vous encombrez pas de lectures annexes sur l’écriture autobiographique, même s’il est bon de vous souvenir de Philippe Lejeune : l’essentiel de la théorie réside dans le texte au programme et vous pouvez confronter différentes éditions des Confessions.

Quant aux conseils bibliographiques, nombre de références sont données après la préface de Jacques Voisine, mais, je vous le redis : l’essentiel est de très bien connaître la première partie des Confessions ! Si vous ne devez pas vous ruer sur tous les articles et tous les ouvrages mentionnés par J. Voisine, en revanche, La Transparence et l’obstacle de Jean Starobinski (Gallimard, 1971, rééd. coll Tel) reste un ouvrage de référence sur Rousseau et qu’il est donc difficile de ne pas connaître. Je tâcherai d’y faire référence en cours pour ceux d’entre vous qui n’auront pas eu le temps de s’y plonger. De Starobinski, je vous recommande la lecture de L’Œil vivant II. La Relation critique (Gallimard, coll. Tel, 2008) (« L’interprète et son cercle », « Le style de l’autobiographie ») et le chapitre 5 du Remède dans le mal.

Bonne(s) lecture(s) !

XIX e siècle : Sylvain Ledda

Réunis dans le cadre du programme d’agrégation, On ne badine pas avec l’amour, Il ne faut jurer de rien et Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée sont publiés par Musset sous l’estampille « proverbe ». Et pourtant ces opus ne se ressemblent pas et semblent même à priori assez éloignés. Quels points communs peut-on déceler entre les déchirements de Camille et Perdican et la conversation spirituelle de la Marquise et du Comte ? Quels liens se tissent entre le château du Baron et celui de la Baronne, deux campagnes où l’on s’affronte dans Badine, où l’on s’ébat dans Il ne faut jurer de rien ? Comment dès lors aborder de front trois pièces de facture et de tonalité différentes, composées à des périodes distinctes de la vie littéraire de Musset ? Comment les étudier sans risquer la fragmentation monographique ou la tentation biographique ? La réponse à ces questions réside peut-être dans le genre choisi par Musset et dans sa recherche d’un langage dramatique qui, paradoxalement, innove en plongeant ses racines dans tout un patrimoine théâtral 1 .

Bibliographie d’été

Editions des œuvres au programme

- On ne badine pas avec l’amour, éd. Bertrand Marchal, Gallimard, « Folio », 2010.

- Il ne faut jurer de rien, éd. Sylvain Ledda, Gallimard, « Folio », 2010.

- Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, éd. Françoise Duchamp, GF, « Etonnants

classiques », 2003.

Autres éditions

- On ne badine pas avec l’amour, éd. Frank Lestringant, Le Livre de Poche, 1999.

Cette édition présente une préface très dense et qui fait le point sur les sources personnelles et

littéraires de Musset. De nombreuses pistes interprétatives sont suggérées.

- Il ne faut jurer de rien, éd. Frank Lestringant, Le Livre de Poche, 2008.

Cette édition met notamment en lumière la richesse intertextuelle du proverbe.

- Théâtre, éd. Bernard Masson, GF-Flammarion, 1986.

On consultera en particulier la préface à ce volume, qui propose des pistes très suggestives sur la théâtralité des pièces, l’espace et le temps, ainsi que la dimension symbolique de la dramaturgie mussétienne. Cette édition comporte On ne badine pas avec l’amour et Il ne faut jurer de rien, entre autres.

- Théâtre complet, éd. Simon Jeune, Paris, Gallimard, « Pléiade », 1990.

On consultera avec profit l’établissement des textes et les notices qui accompagnent chaque pièce. Simon Jeune est l’un des premiers à avoir « dépoussiéré » le théâtre de Musset, en en proposant une lecture théâtrale.

Théâtre du XIX e siècle

- Le Théâtre français du XIXe siècle, Hélène Laplace-Claverie, Sylvain Ledda et Florence

Naugrette dir. L’Avant-scène théâtre, 2008. Approches biographiques de Musset - Sylvain Ledda, Alfred de Musset, les fantaisies d’un enfant du siècle, Paris, Gallimard, 2010. - Frank Lestringant, Alfred de Musset, Flammarion, « Grandes biographies », 1999.

1 Sur le « classicisme » de Musset, voir les études rassemblées dans le volume Musset, un romantique né classique, Sylvain Ledda & Frank Lestringant dir., Littératures n° 61, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2010.

Ouvrages et articles sur le théâtre de Musset

- Léon Lafoscade, Le Théâtre d’Alfred de Musset, Hachette, 1901 ; Nizet, 1966. Ouvrage

ancien mais qui présente une vue synthétique du théâtre de Musset en fonction de grands motifs et de certaines sources. Peut être utile.

- Sylvain Ledda, Musset, ou le ravissement du proverbe, PUF, 2012. Ouvrage de synthèse sur les trois proverbes

- Lectures de Musset, Presses Universitaires de Rennes, 2012. Volume qui rassemble des études de spécialistes, et republie certains articles anciens mais fondamentaux.

- Bernard Masson, « Le masque, le double et la personne dans quelques Comédies et

proverbes », Revue des sciences humaines, octobre-décembre 1962.

- Théâtre et langage. Essai sur le dialogue dans les comédies en prose de Musset, Minard,

1977. Ouvrage essentiel.

- Robert Mauzi, « Les fantoches d’Alfred de Musset », Revue d’histoire littéraire de la France, avril-juin 1966.

Sujet de dissertation (pour les vacances)

A propos des pièces de Musset, André Lebreton écrivait :

« La comédie-proverbe est devenue sous sa plume un fragment de l’éternelle comédie humaine, quelque chose de plus que la paraphrase d’une vérité traditionnelle et que l’expression d'un lieu commun. » (Le Théâtre romantique, Bouvin, 1932, p. 211).

Vous commenterez cette analyse à la lumière de votre lecture des trois pièces de Musset au programme.

XX e siècle : Régis Tettamanzi

La bibliographie sur Gide et sur Les Faux-monnayeurs est pléthorique, vous vous en doutez. Je me limiterai donc à des conseils de bon sens. Tout d’abord, lire et relire le roman, en faisant des fiches, notamment sur les personnages : il importe de ne pas se perdre dans le réseau des relations entre eux ; bien délimiter les « arbres généalogiques », si je puis dire ! Cela vous permettra de commencer à réfléchir sur les deux aspects qui formeront la problématique du cours : quelle est l’intrigue du roman ? quel est son sujet ? D’une manière générale, pour aborder l’étude de ce roman difficile, il n’est pas inutile de lire d’autres textes de Gide, contemporains : Si le grain ne meurt, l’autobiographie publiée au même moment ; Corydon, pour l’homosexualité ; le livre sur Dostoïevski (1923), car Gide est fasciné par l’écrivain russe ; le Journal pour la période 1919-1926 ; enfin la correspondance, notamment les lettres à R. Martin du Gard, où il parle souvent des Faux-monnayeurs. Enfin, en guise de « hors d’œuvre », vous pouvez utiliser des petits ouvrages pédagogiques (un seul suffit) ; par exemple ceux de Pierre Masson (Lire Les FM, PUL, 1990), d’Alain Goulet (Les FM mode d’emploi, Sedes, 1991, ou Lire les FM de Gide, Dunod, 1994), de Pierre Chartier (Les FM d’André Gide, Foliothèque, 1991). Parmi les travaux plus ambitieux, on peut signaler la thèse d’Alain Goulet, Fiction et vie sociale dans l’œuvre d’André Gide (1986). Sur Gide en général, il existe plusieurs biographies, notamment celle de Frank Lestringant, en deux volumes : Gide l’inquiéteur (Flammarion 2011 ; le second tome avant la fin 2012). Enfin, n’oubliez pas de consulter le précieux Dictionnaire Gide de P. Masson et J.-M. Wittmann (Garnier, 2011).

II - LITTERATURE GENERALE ET COMPAREE

Philippe Forest (Poétiques du récit d’enfance)

Une lecture attentive des trois œuvres au programme doit avoir été effectuée impérativement durant l'été de manière à permettre au cours de se développer dès septembre à partir d'une connaissance déjà acquise par les étudiants des trois textes concernés.

Comme toujours, il est souhaitable, dans la mesure du possible, d'avoir lu d'autres œuvres des auteurs au programme et de ne pas être tout à fait ignorant des références littéraires essentielles sur lesquelles ces auteurs prennent appui (dans le cas présent, notamment, Proust et Tolstoï).

Pour une introduction aux trois auteurs du programme, on peut se reporter à :

- Jacques-Olivier Bégot, Walter Benjamin, L'histoire désorientée, "Voix allemandes", Belin,

2012.

- Jean Blot, Nabokov, "Ecrivains de toujours", Seuil, 1995.

- Arnaud Rykner, Nathalie Sarraute, Seuil, 1991.

La question de l'écriture autobiographique sera, bien entendu, au centre de la réflexion conduite. Pour ceux des étudiants qui auront suivi cet enseignement, le cours d'agrégation prolongera donc la réflexion développée en Master 1 sur les écritures du Je dont une synthèse sera proposée.

Sur cette question, on rappelle les références principales exploitées en M1 :

- Philippe Forest, Le Roman, le Réel et autres essais, éditions Cécile Defaut, 2007.

- Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, Seuil, 1975.

- Jacques et Eliane Lecarme, L'autobiographie, Armand Colin, 1997.

Pour une réflexion plus spécifiquement tournée vers le récit d'enfance, la bibliographie sera précisée ultérieurement.

On attend naturellement plusieurs publications consacrées au programme. Un ouvrage est déjà disponible. Il s'agit de :

- Florence Godeau (dir), Poétiques du récit d'enfance, CNED, 2012.

Une journée d'agrégation à l'intention des enseignants chargés du programme a été organisée le 16 juin dernier sous la direction de Robert Khan et a permis de dégager les axes essentiels selon lesquels la question demandera à être traitée. J'en présenterai l'essentiel lors du premier cours.

Philippe Postel (Fictions du savoir, savoirs de la fiction)

Bibliographie

* au CIDRe ** pas au CIDRe mais à la BU

I.es œuvres au programme

- Flaubert, Gustave, Bouvard et Pécuchet, édition et introduction de Claudine Gothot- Mersh], Paris, Gallimard, « Folio », 1979. La connaissance de l’ensemble de l’œuvre de Flaubert est plus que souhaitable.

- Goethe, Wolfgang von, Les Affinités électives, trad. fr. Pierre du Colombier, Paris, Gallimard, « Folio classique », 1980. Die Wahlverwandtschaften, in Goethe Sämtliche Werke, Frankfurt am Main, Deutsche Klassiker Verlag, t. VIII, 1994. Traité des couleurs, trad. fr. Henriette Bideau, Paris, Éditions Triades, 2000. Souvenirs de ma vie. Poésie et Vérité, trad. fr. Pierre du Colombier, Paris, Aubier, 1941.

- Melville, Herman, Mardi et le Voyage qui y mena, trad. fr. Rose Celli revue par Philippe

Jarowski, préface nouvelle de Philippe Jarowski, Paris, Gallimard, « Folio Classique », 2011.

Attention se procurer cette édition, annotée, adaptée de l’édition dans la collection de la Pléiade, et non la précédente édition Folio (traduction de Rose Celli aussi, mais de 1968) Il est conseillé de lire au moins Taïpi, Omou et Moby Dick. Mardi and a Voyage Thither, in The Writings of Herman Melville, Harrison Hayford, hershel Parker and G. Thomas Tanselle (éd.), Evanston and Chicago, Northwestern University Press and The New Library, 1970, t. III. D’où viens-tu, Hawthorne ?, trad. fr. et éd. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, 1986 [Correspondance choisie de Melville].

Bibliographie secondaire

Sciences et littératures : contexte et théorie

- **Barthes, Roland, « Science et littérature », Littérature, n° 82, 1991.

- Bessière, Jean (dir.), Savoirs et littérature, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2002.

- *Coquio, Catherine et Salado, Régis (dir.), Fiction & connaissance. Essais sur le savoir à l’oeuvre et l’oeuvre de fiction, Paris, L’Harmattan, 1998. - Dahan-Gaida, Laurence, « L’épistémocritique : problèmes et perspectives », in Daniel Minary (dir.), Savoir et littérature II, Besançon, Presses universitaires Franc-Comtoises, 2001, p. 19-51.

- *Foucault, Michel, L’Archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969.

- Hallyn, Fernand, La Structure poétique du monde : Copernic, Kepler, Paris, Éditions du

Seuil, 1987.

- **Hamon, Philippe, « Du savoir dans le texte », Revue des Sciences Humaines, n°160, 1975, p. 489-499.

- Levine, George, One Culture. Essays in Science and Literature, University of Wisconsin Press, 1987.

- Pierssens, Michel, Savoirs à l’œuvre. Essais d’épistémocritique, Lille, Presses universitaires de Lille, 1990,

- *Serres, Michel, Hermès III. La Traduction, Paris, Éditions de Minuit, 1974.

Études sur les auteurs au programme

Travaux consacrés à l’œuvre de Flaubert

- Cohen, Claudine, « Bouvard et Pécuchet réécrivent les sciences », Alliage, n° 37-38, 1999, p. 110-122. (www.tribunes.com/tribune/alliage/37-38/cohen.htm à la date du 10/06/2011)

- Dord-Crouslé, Stéphanie, Bouvard et Pécuchet de Flaubert : une « encyclopédie critique en farce », Paris, Belin, 2000,

- Greene, John, « Structure et épistémologie dans Bouvard et Pécuchet de Flaubert »,

Nouvelles Recherches sur Bouvard et Pécuchet de Flaubert, Paris, SEDES, 1981.

- Herschberg-Pierrot, Anne et Neefs, Jacques, « « Bouvard et Pécuchet », la crise des

savoirs », in Alain Corbin (dir.), L’Invention du XIX e siècle. Le XIX e siècle par lui-même (littérature, histoire, société), Paris, Klincksieck et Presses de la Sorbonne Nouvelle, 1999

(épuisé)

- Séginger, Gisèle, « Forme romanesque et savoir. Bouvard et Pécuchet et les sciences

naturelles », Revue Flaubert, n°4, 2004, http://flaubert.univ-

rouen.fr/revue/revue4/02seginger.php

- Vatan, Florence, « Flaubert et les sciences », Revue Flaubert, n°4, 2004, http://flaubert.univ-

rouen.fr/revue/revue4/

Travaux consacrés à l’œuvre de Goethe

- Brandstetter, Gabriele (dir.), Erzählen und Wissen. Paradigmen und Aporien ihrer

Inszenierung in Goethes « Wahlverwandtschaften », Freiburg im Brisgau, Rombach, 2003.

- Haberl, Hildegard, « Encyclopédisme littéraire et universalisme : Goethe face à l’ordre du savoir », in Jean-Christophe Abramovici (dir.), Romanesque & Encyclopédie, Valenciennes, PUV, 2010, p. 129-145.

- Lequan, Mai (dir.), Goethe et la Naturphilosophie, Paris, Klincksieck, 2007.

Travaux consacrés à l’œuvre de Melville

- **Jaworski, Philippe, Melville. Le Désert & l’Empire, Paris, Presses de l’École Normale Supérieure, 1986.

- Smith, Richard Dean, Melville’s Science, New York and London, Garland Publishing, 1993.

- Wenke, John, Melville’s Muse. Literary Creation and the Form of Philosophical Fiction, Kent and London, The Kent State University Press, 1995.

- Latin (Anne Rolet)

LANGUES

Pendant l'année de préparation, la grammaire utilisée sera la suivante (morphologie, syntaxe et métrique) :

Edmond BAUDIFFIER, Jacques GASON, René MORISSET, Auguste THOMAS, Précis de grammaire des Lettres latines (Magnard).

Les étudiants qui le souhaitent pourront faire des révisions pendant les vacances avec les deux manuels suivants (au choix), qui proposent des exercices auto-corrigés et sont à la BU :

- Jean-Michel FONTANIER, Le Latin en quinze leçons (2e édition), Rennes, PUR, 2007. - Michel DUBUISSON, Etienne FAMERIE, Arthur BODSON, Méthode de langue latine pour grands commençants et étudiants (Nathan université).

Ils pourront également lire un peu de latin avec le De uiris illustribus Vrbis Romae de Lhomond, révisé et annoté par J. Gaillard (Arles, Actes Sud, 1995), qui joint l'utile (révisions des formes et du vocabulaire) à l'agréable (survol distrayant de l'histoire romaine et de ses anecdotes, pleines de bruit et de fureur…).