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Mohamed ELLEUCH 2010-2011 1
Mohamed ELLEUCH
Mohamed ELLEUCH

2010-2011

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Machine Synchrone: Applications (1)
Machine Synchrone: Applications
(1)
La machine synchrone est une machine très utilisée de par sa fonctionnalité et sa réversibilité.
La machine synchrone est une machine très utilisée
de par sa fonctionnalité et sa réversibilité.
Elle est très utilisée:
dans la production d'énergie électrique (centrale) et
en traction électrique (ferroviaire : TGV Atlantique).
Pour de petites applications, on la trouve de plus en
plus à la place de moteur à courant continu.

Machine Synchrone: Applications

(2)

Elle porte le nom d'alternateur lorsqu'elle transforme de l énergie mécanique en énergie électrique. '
Elle porte le nom d'alternateur lorsqu'elle
transforme de l énergie mécanique en énergie
électrique.
'
Lorsqu'elle fonctionne en moteur, on lui donne le
nom de moteur synchrone.
Avec le développement de l'électronique de
puissance, le moteur synchrone vient remplacer le
moteur à courant continu.
De plus ne possédant pas de dispositif balais-
collecteur, on dispose d'avantage de puissance.
Alternateurs dans une Centrale hydraulique à accumulation
Alternateurs dans une Centrale
hydraulique à accumulation
Alternateurs dans une Centrale hydraulique à accumulation La Grande Dixence (800 MW, augmentation à 1'200 W
Alternateurs dans une Centrale hydraulique à accumulation La Grande Dixence (800 MW, augmentation à 1'200 W

La Grande Dixence (800 MW, augmentation à 1'200 W en cours) Ces centrales ont un excellent rendement (~90%).

Centrales hydrauliques au fil de l’eau
Centrales hydrauliques au fil de l’eau
Centrales hydrauliques au fil de l’eau Un barrage de faible hauteur retient l’eau en amont, et
Un barrage de faible hauteur retient l’eau en amont, et la contraint à s écouler
Un barrage de faible hauteur retient l’eau en amont, et la
contraint à s écouler dans les turbines
Centrale hydraulique de Verbois,-Suisse GE (100 MW) η≈90%
Centrale hydraulique de Verbois,-Suisse GE (100 MW)
η≈90%
Alternateur dans une Centrale thermoélectrique à énergie fossile
Alternateur dans une Centrale thermoélectrique
à énergie fossile
Centrale thermoélectrique à Fuel ou à gaz
Centrale thermoélectrique à Fuel ou à gaz
fossile Centrale thermoélectrique à Fuel ou à gaz Centrale de Korneuburg ( Autriche ), 270 M

Centrale de Korneuburg (Autriche), 270 MW

le rendement de ces centrales ne dépasse guère 40% environ

Ces centrales convertissent par combustion l’énergie chimique en énergie thermique, qui est ensuite convertie en
Ces centrales convertissent par combustion l’énergie chimique en énergie thermique,
qui est ensuite convertie en énergie mécanique, et finalement en énergie électrique.
Alternateurs dans une Centrale thermonucléaire
Alternateurs dans une Centrale
thermonucléaire
Turbine Réacteur Alternateur nucléaire
Turbine
Réacteur
Alternateur
nucléaire
thermonucléaire Turbine Réacteur Alternateur nucléaire Exemple : Gösgen (1'020 MW) A cause des radiations et

Exemple :

Gösgen (1'020 MW)

A cause des radiations et des prescriptions de sécurité, la température de la vapeur produite
A cause des radiations et des prescriptions de sécurité, la température de la vapeur
produite dans une telle centrale ne peut être aussi élevée que dans une centrale
thermique conventionnelle.
Pour cette raison, le rendement est encore plus bas, et ne dépasse pas 33% environ.
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Moteurs Synchrones Applications dans la traction maritime
Moteurs Synchrones
Applications
dans la traction maritime
De puis les années 80, les pa q uebots sont é quipés de moteurs de
De puis les années 80, les pa q uebots sont é quipés de moteurs de
propulsion électriques.
Il s’agit généralement de moteurs s ynchrones
autopilotées d’une puissance unitaire de l’ordre de 20 MW.
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Applications Moteurs Synchrones Les machines électriques dans la traction ferroviaire
Applications
Moteurs Synchrones
Les machines électriques
dans la traction ferroviaire

A partir des années 1990, les trains à grande vitesse (TGV) de la SNCF sont équipés de moteurs électriques qui sont des moteurs synchrones autopilotées d’une puissance unitaire de 1,1 MW. Ch aque rame TGV possèd e 8 moteurs, soi t une pui ssance max i mum d e 8,8 MW.

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Moteurs Synchrones: Les machines électriques « perspectives dans la traction ferroviaire » ???
Moteurs Synchrones:
Les machines électriques
« perspectives dans la traction ferroviaire » ???

En traction ferroviaire, les moteurs synchrones sont de plus en

lus rem lacés ar des moteurs as nchrones

p

p

p

y

.

Exemple: L’eurostar est lancé à partir des années 1995.

Ces trains sont équipés de moteurs électriques qui sont des machines asynchrones d’une puissance unitaire de 1 MW.

Chaque train « eurostar » possède 12 moteurs as ynchrones , soit une

puissance maximum de 12,2 MW.

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LES ALTERNATEURS
LES ALTERNATEURS
Les génératrices synchrones triphasées ou alternateurs triphasés sont: • des convertisseurs électromécaniques
Les génératrices synchrones triphasées ou
alternateurs triphasés sont:
• des
convertisseurs électromécaniques qui

transforment l’énergie mécanique, fournie par un moteur ou une turbine, en énergie électrique triphasée dont le transport et l’utilisation sont plus rationnels et plus rentables que dans le cas monophasé.

Pélectrique Pmécanique ALTERNATEUR
Pélectrique
Pmécanique
ALTERNATEUR

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CONSTITUTION
CONSTITUTION

• L’alternateur comprend essentiellement un stator et un rotor ou

une roue polaire

- circuit fixe (stator),

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portant les bobinages induits: (3 enroulements triphasés à p bobines chacun). Le stator est identique à celui d'une machine asynchrone. Il est soumis à un flux tournant et doit être feuilleté.

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Stator d’alternateur
Stator d’alternateur
Stator d’alternateur 2010-2011 Mohamed ELLEUCH 13
Rotor
Rotor
circuit tournant (rotor), portant les pôles inducteurs, produisant le champ magnétique tournant et qui sont
circuit tournant (rotor), portant les pôles inducteurs, produisant le
champ magnétique tournant et qui sont à base:
• d’aimants permanents,
ou
• électroaimants alimentés en courant continu.
• Le rotor tourne à la même vitesse que le champ statorique ; Il
n'est donc pas nécessaire de le feuilleter.

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L’amélioration des caractéristiques des alternateurs Elle résulte: • d’une augmentation progressive de
L’amélioration des caractéristiques des
alternateurs
Elle résulte:
• d’une augmentation progressive de l’induction B dans les circuits
magnétiques et de la densité de courant dans les conducteurs ou
charge linéique (ampère tour par mètre).
• La masse spécifique d’un alternateur : 1.5 kg/kVA en 1950 est
passée à 0.45 kg/kVA en 1980.
• Malgré les rendements élevés de ces alternateurs (0.95 à 0.98) les
pertes, inhérentes à toute machine électrique, sont considérables.
Pour un alternateur de 1485 MW des pertes de 2% représentent
30000 KW !!
• Pour dissiper la chaleur correspondante plusieurs système de
refroidissement sont mis en jeu : par eau et par hydrogène.
• Enfin, l’alimentation en courant continu des inducteurs est assurée
par différents modes d’excitation.
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Structure des rotors
Structure des rotors
Le rotor, à aimants permanents ou à enroulement excité en courant continu, se présente sous
Le rotor, à aimants permanents ou à enroulement excité en courant continu,
se présente sous 2 formes distinctes définissant 2 familles de machines
synchrones, à savoir :
les machines à pôles lisses ou le nombre de paires de pôles p =1 ou 2.
les machines à pôles saillants pouvant comporter un très grand nombre
de pôles.

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ou 2. les machines à pôles saillants pouvant comporter un très grand nombre de pôles. 2010-2011

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Rotor électroaimant
Rotor électroaimant
Rotor électroaimant 2010-2011 Mohamed ELLEUCH 17
Alimentation d’enroulements de la Roue Polaire (bagues/balais) Bague +
Alimentation d’enroulements de la
Roue Polaire (bagues/balais)
Bague
+
- Vexcitation Balais Mohamed ELLEUCH
-
Vexcitation
Balais
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Rotor à aimants permanents
Rotor à aimants permanents

Coupe transversale d’une machine synchrone: inducteur à aimants (rotor)

d’une machine synchrone: inducteur à aimants (rotor) Gauche): Pôles saillants. Droite): Pôles lisses (et à
Gauche): Pôles saillants. Droite): Pôles lisses (et à concentration de flux)
Gauche): Pôles saillants.
Droite): Pôles lisses (et à concentration de flux)

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Relation Vitesse-Dimension de la Roue Polaire
Relation Vitesse-Dimension de la
Roue Polaire
• Une augmentation de la vitesse doit correspondre à une diminution du diamètre, sinon la
• Une augmentation de la vitesse doit correspondre à une
diminution du diamètre, sinon la vitesse tangentielle atteint une
valeur telle que le rotor ne résiste pas à l'action de la force
centrifuge.
• Pour une puissance comparable, on trouve des alternateurs de
grand diamètre et de faible épaisseur (basse vitesse), ou de
faible diamètre et de grande longueur (vitesse élevée).
• Étant donné que le diamètre du rotor et son nombre de pôles
varient dans le même sens, le montage des pôles ne pose pas
de problème particulier au niveau de l'encombrement.
Alternateur à pôles lisses
Alternateur à pôles lisses
Si l ’alternateur est entraîné par une turbine à vapeur ou à gaz, il fonctionnera
Si l ’alternateur est entraîné par une turbine à vapeur ou à gaz, il
fonctionnera à vitesse élevée (3000, 1500 tours/minute).
Il doit alors avoir un diamètre faible pour résister à la force
centrifuge, d ’où une forme allongée.
Par exemple:
S =100 MVA à 3000 t/m : diamètre rotor 1 m , longueur 5 m
S = 1250 MVA ; diamètre du rotor = 1.75m ; longueur =17m et le
poids est de 200 tonnes.
Le rotor est donc un cylindre plein portant des encoches
périphérique et logeant les bobines excitatrices alimentées en
courant continu.
Exemple d’alternateur à pôles lisses
Exemple d’alternateur à pôles lisses
Exemple d’alternateur à pôles lisses Rotor d’un alternateur de centrale nucléaire (1250 MVA) L’ alternateur à
Rotor d’un alternateur de centrale nucléaire (1250 MVA)
Rotor d’un alternateur de centrale nucléaire (1250 MVA)

L’alternateur à pôles lisses est utilisé essentiellement dans les centrales thermiques ou nucléaires.

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Alternateur à pôles saillants Si la vitesse est plus faible ce qui est le cas
Alternateur à pôles saillants
Si la vitesse est plus faible ce qui est le cas avec certaines turbines
hydrauliques , on augmente le diam ètre du rotor pour garder une
vitesse périph érique suffisamment grande.
Le rapport longueur‐diamètre diminue.
Par exemple, Ω 300 tr/mn ; diam ètre 5 m , longueur 1 m.
La construction du rotor est compl è tement différente: roue formé e
d ’ une jante assurant le retour du flux magn étique des pôles sur
laquelle sont fixés les pôles, chacun avec son bobinage.
Les enroulements entourent les noyaux polaires et le nombre de
pôles minimal est fixé pratiquement à 4.

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Rotor à pôles saillants
Rotor à pôles saillants

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Utilisation
Utilisation
• Ce type d’alternateur est utilisé, pour des puissances apparentes de quelques kVA jusqu'à environ
• Ce type d’alternateur est utilisé, pour des puissances
apparentes de quelques kVA jusqu'à environ 800
MW, dans :
Les centrales hydrauliques (accouplé à des turbines
Pelton, Francis ou Kaplan) produisant de l’énergie
électrique à un réseau national.
Elles utilisent généralement les chutes d’eau.
Les groupes d’usage privé, où l’entrainement se fait par
des moteurs diesel. Ce sont les groupes électrogènes
utilisés comme alimentation de secours.
Alternateurs Hydrauliques
Alternateurs Hydrauliques

Ils fournissent une partie de l’énergie du réseau national (0 2% en Tunisie)

Exemple : centrale de Rhinau sur le Rhin (France) La centrale comporte :

,

On les trouve dans les barrages sur les fleuves ou les lacs.

.

quatre alternateurs de 42 MVA; N =75 tr/mn. avec turbines Kaplan à axe vertical, débit 350 m 3 /s.

2010-2011 Mohamed ELLEUCH 26
2010-2011
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Organisation du Stator Le stator feui ll eté est constitu é par une couronne d
Organisation du Stator
Le stator feui ll eté est constitu é par une couronne d e tôl es
magnétiques d’épaisseur d’environ 0.5 mm et isolées entre elles par du
verni s afin de di m i nuer l es pertes par courant de Foucault .
Le stator est pourvu d’encoches dans lesquelles sont distribués les
conducteurs d’un bobina ge tri p hasé.
Les 3 enroulements, comprenant chacun p bobines, sont couplés en
étoile.
2010-2011 Mohamed ELLEUCH 27
2010-2011
Mohamed ELLEUCH
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Les turbos alternateurs modernes
Les turbos alternateurs modernes
Puissance allant de quelques dizaines de MW jusqu'à environ les 2 GW Tournent à la
Puissance allant de quelques dizaines de MW jusqu'à environ
les 2 GW
Tournent à la plus grande vitesse, c'est-à-dire 3 000 tr/mn.
Dans ces conditions, pour augmenter la puissance apparente
d’un alternateur, on doit augmenter la longueur du rotor,
(diamètre limité à 1.25 m)
mais au delà d’une certaine longueur, des phénomènes de
résonance mécanique peuvent causer de graves dommages.
C’est pourquoi, pour les très grosses puissances, on utilise les
alternateurs à quatre pôles qui sont entrainés à 1500 tr/mn.

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’ à à à Exemple: Turboalternateur 1 300 MW L ’ ensemble turbo‐ alternateur a
’ à à à Exemple: Turboalternateur 1 300 MW L ’ ensemble turbo‐ alternateur a
’ à à à
à
à
à

Exemple: Turboalternateur 1 300 MW Lensemble turbo‐ alternateur a une longueur totale de 70 m. Lalternateur a une longueur totale de 17.37 m et une masse de 240t.

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Plaque signalétique
Plaque signalétique
Elle porte: Le nom du constructeur et le numéro d’ordre de fabrication, Des indications techniques
Elle porte:
Le nom du constructeur et le numéro d’ordre de fabrication,
Des indications techniques telles que le nombre de phase, puissance
apparente utile, service, tension entre bornes, courant débités, facteur de
puissance, vitesse de rotation, condition d’excitation (tension et intensité
maximales).
Comme pour les transformateurs, la puissance nominale est exprimée en kVA
et non en kW; puisque le ( cos ϕ ) est une fonction de la charge.

Représentation schématique

S =

N

fonction de la charge. Représentation schématique S = N 3 U N I N a ‐

3 U

N

I

N

de la charge. Représentation schématique S = N 3 U N I N a ‐ Al

aAl ternateur tr iphasé

bMoteur sync hrone tr i phas é

c A l ternateur monophas é

’ La roue polaire d’’une g énératrice triphas ée portant p paires de pôles, tourne
La roue polaire d’’une g énératrice triphas ée portant p paires de
pôles, tourne avec la pulsation Ω.
Il aappaaraita aaux borneso es dee cesces eenrooulementse e s un ssysstèmee dee tensione s o
triphas é é quilibré׃
s un ssysstèmee dee tensione s o triphas é é quilibré׃ K p : facteur de
s un ssysstèmee dee tensione s o triphas é é quilibré׃ K p : facteur de
s un ssysstèmee dee tensione s o triphas é é quilibré׃ K p : facteur de

K p: facteur de Kapp ; f : la fréquence des fém induites, N : nombre total de conducteurs dans un enroulement M : la valeur du flux magn étique qui sort dun pole nord de la roue polaire.

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Caractéristique à vide
Caractéristique à vide
A vide, le stator couplé en étoile, l'induit ne débite aucun courant. Le rotor est
A vide, le stator couplé en étoile, l'induit ne débite aucun courant.
Le rotor est entraîné à la vitesse nominale Ω constante.
En dési gnant par I e l e courant d’exci tat i on d e l a roue po l a i re, l a fém
E o (I e ); représente alors, à une constante près, la courbe de
ma nétisation d ir it ma néti e analisant le fl ( is e E ~ φ )
g
u c cu
g
qu c
ux pu qu
.
o
Le point de fonctionnement se trouve généralement entre les points A et B. Sous le
Le point de fonctionnement se trouve
généralement entre les points A et B.
Sous le point A, la machine serait sous
exploitée
B
A
Au-delà du point B, la machine est saturée
(augmentation des pertes) et le réglage de la
fém devient délicat.
Compromis: Le point de fonctionnement est
choisi juste au delà du coude de saturation.
Ce qui limite aussi les variations de la fém
pour une perturbation donnée du courant
d excitation,

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Réaction Magnétique de L’induit
Réaction Magnétique de L’induit
Réaction Magnétique de L’induit Si ce t a lt erna teur débit e d ans une

Si cet a lternateur débite d ans une c h arge t rip h asé e

équilibrée provoquant un déphasage ψ, les enroulements seront parcourus par des courants exprimés par:

seron t parcourus par d es courants exprimés par: Ces courants créent un champ magnétique tournant
seron t parcourus par d es courants exprimés par: Ces courants créent un champ magnétique tournant

Ces courants créent un champ magnétique tournant de même nombre de paires de pôles et de même vitesse de rotation que le champ tournant

principal (voir théorème de Ferraris): C’est la réaction magnétique de

l’induit (R.M.I) .

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Etude de la RMI
Etude de la RMI

Le champ tournant de la RMI Φ s , d’axe OX f , se compose avec

celui de la roue polaire Φo (d axe OX), pour donner le champ magnétique glissant résultant Φ r (d’axe OX r ).

Le champ tournant résultant Φ r est le responsable des forces électromotrices E r induites dans les enroulements de l’induit.

Le déphasage entre l’axe du champ tournant résultant OX et l’axe du champ glissant créé par les courants statoriques OX f est

r

Phase 1 L Ω X r M p X O L L Phase 2 Xf
Phase 1
L
X
r
M p
X
O
L
L
Phase 2
Xf
Phase 3
Axe du champ
rotorique

défini par l angle :

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M p X O L L Phase 2 Xf Phase 3 Axe du champ rotorique ’

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Diagramme de la réactance synchrone (Behn Eschunburg)
Diagramme de la réactance synchrone
(Behn Eschunburg)
Diagramme de la réactance synchrone (Behn Eschunburg) θ e 35 E d é signe la f
θ e 35
θ
e
35

E d ésigne la fém induite à vide lorsque l'excitation est alimentée par le courant I . θ: angle interne de l’alt.

o

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Paramètres X s et R en %
Paramètres X s et R en %
Xs% = 100 Xs (Ω)/Zb(Ω) ; avec Zb(Ω) = (U n )² / Sn •
Xs% = 100 Xs (Ω)/Zb(Ω) ;
avec
Zb(Ω) = (U n )² / Sn
• Xs% est généralement entre 30 et 120% !
• Par contre, R est généralement inférieure à
1% ;
• d’où l’hypothèse souvent utilisée :
R << Xs (R est négligeable devant Xs)
Détermination de la réactance synchrone
Détermination de la réactance synchrone

On d étermine X s en relevant à fr équence constante :

- la caract éristique à vide E o (I e )

- la caractéristique de court-circuit I cc (I e ).

caractéristique de court-circuit I c c (I e ) . 37 Pour la zone non satur

37

de court-circuit I c c (I e ) . 37 Pour la zone non satur é

Pour la zone non saturée, Cette caractéristique E o (I e ) est approch ée par une droite affine:

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é e, Cette caract é ristique E o (I e ) est approch é e par

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Détermination de X s
Détermination de X s
Lors de l’essai en court-circuit, la roue polaire entrainée à Ω, est alimentée par I
Lors de l’essai en court-circuit, la roue polaire entrainée à Ω,
est alimentée par I e .
En commençant avec un courant dans la roue polaire réduit, on
obtient par variation du courant I e la caractéristique I cc (I e ).
réduit, on obtient par variation du courant I e la caractéristique I cc (I e ).
réduit, on obtient par variation du courant I e la caractéristique I cc (I e ).
Détermination de Xs
Détermination de Xs

• Connaissant la résistance R d’un enroulement (mesurée à chaud), on tire alors la valeur de Xs par la formule (comparable au transformateur) :

de Xs par la formule (comparable au trans f ormateur ) : L ors du fonctionnement
de Xs par la formule (comparable au trans f ormateur ) : L ors du fonctionnement

Lors du fonctionnement en court-circuit, l'alternateur se trouve dans les conditions d'une charge purement inductive (débitant sur X ) donc désaturé !

s

COUPLAGE D'UN ALTERNATEUR SUR UN RESEAU
COUPLAGE D'UN ALTERNATEUR SUR
UN RESEAU
• En général, les centrales productrices de l'énergie électrique sont interconnectées sur le réseau, •
• En général, les centrales productrices de l'énergie électrique
sont interconnectées sur le réseau,
• Elles reçoivent tous les jours, d'un organisme central appelé
"dispatching", un programme qui prévoit et fixe pour les
différentes heures l'énergie à fournir au réseau national.
• D'autre part, nous savons que le rendement d'un alternateur est
maximal aux environs de sa charge normale.
• Dans ces conditions, pour obtenir le meilleur rendement global
de la centrale, il faut
– mettre de nouvelles unités en service dans les périodes
chargées de la journée,
– les mettre hors service durant les périodes creuses.
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Montage de laboratoire pour le couplage de l’alternateur sur le réseau
Montage de laboratoire pour le couplage de
l’alternateur sur le réseau
Contrôle de la concordance des phasesphases Action sur la fréquencefréquence Action sur le module de
Contrôle de la
concordance des
phasesphases
Action sur la
fréquencefréquence
Action sur
le module
de V
alternateur
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V1,V2,V3

E1,E2,E3

CONDITIONS DE COUPLAGE
CONDITIONS DE COUPLAGE
il faut que les bornes homologues de l'alternateur et du réseau soient aux mêmes potentiels.
il faut que les bornes homologues de l'alternateur et du
réseau soient aux mêmes potentiels.
Pour cela, il faut s'assurer que les deux systèmes de
b
tensions étoilées triphasées V 1 , V V
3 (aux
ornes
2 ,
du réseau) et E 1 , E 2 , E 3 , (aux bornes de
l’alternateur ) satisfont aux conditions suivantes:
Ils ont même ordre de succession des phases.
Ils ont même valeur efficace des tensions.
ils sont de même fréquence.
deux tensions homologues V i et E i ont même phase.
STABILITE DE L’ALTERNATEUR ACCROCHE AU RESEAU
STABILITE DE L’ALTERNATEUR
ACCROCHE AU RESEAU

P = 3 V E o sinθ / X s

En négligeant les pertes dans l'alternateur:

X s En négligeant les pertes dans l' alternateur: θ : an g le interne de
X s En négligeant les pertes dans l' alternateur: θ : an g le interne de

θ: angle interne de l’alternateur

Condition sur l’angle interne
Condition sur l’angle interne
•

le fonctionnement est stable si et seulement si θ augmente lorsque C r augmente.

r

si θ augmen t e l orsque C r augmen t e. r P max =
P max = 3VE o /X s
P max = 3VE o /X s

C r

-C em

orsque C r augmen t e. r P max = 3VE o /X s C r
A B π/2 InstableMohamed ELLEUCH
A
B
π/2
InstableMohamed ELLEUCH

θ

0

2010-2011Stable

π

C r augmen t e. r P max = 3VE o /X s C r -C

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Couple synchronisant

Pour obtenir une bonne stabilité, on doit avoir un couple synchronisant C s important >0.
Pour obtenir une bonne stabilité, on doit avoir un
couple synchronisant C s important >0.
c'est à dire:
– une excitation importante (E
rande)
.
o g
– une réactance synchrone X s faible (entrefer important).
Il y aura risque de décrochage si Cs →0:
Θ tend vers π/2 (surcharge excessive)
V= 0 (court-circuit aux bornes de l'alternateur)
I e = 0 (panne de la source d'excitation).
Réversibilité de la machine synchrone
Réversibilité de la machine synchrone

Accrochée au réseau, la machine synchrone passe d'un fonctionnement générateur à un fonctionnement moteur, selon que la machine d'entraînement lui fournit un couple moteur ou un couple résistant.

X s E o ALTERNATEUR
X
s
E o
ALTERNATEUR

E

X X s s o MOTEUR
X X
s s
o
MOTEUR
2010-2011
2010-2011
-j X s I E o 46
-j X s I
E
o
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Fonctionnement en génératrice
Fonctionnement en génératrice
Fonctionnement en génératrice La roue polaire est en avance d'un écart angulaire θ sur les pôles
Fonctionnement en génératrice La roue polaire est en avance d'un écart angulaire θ sur les pôles
La roue polaire est en avance d'un écart angulaire θ sur les pôles résultants qui
La roue polaire est en avance d'un écart angulaire θ sur les pôles
résultants qui tendent à freiner celle‐ci.
L'angle interne θ >0 (E est en avance de phase sur V),
La machine fournit alors de l'énergie électrique au réseau.
o
2010-2011
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Fonctionnement en moteur
Fonctionnement en moteur

La roue polaire va être freinée par la charge mécanique. Les pôles de la roue polaire seront retardés sur les pôles résultants d'un écart angulaire

Φ r Φ o
Φ
r
Φ o
≈ E r -j X s I E o 2010-2011
≈ E r
-j X s I
E
o
2010-2011
sur les p ôles résultants d'un écart an g ulaire Φ r Φ o ≈ E

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C em = P m /Ω = -3VE O sinθ/(X s Ω)
C em = P m /Ω = -3VE O sinθ/(X s Ω)
Mohamed ELLEUCH
Mohamed ELLEUCH

2010-2011

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DEMARRAGE D' UN MOTEUR SYNCHRONE
DEMARRAGE D' UN MOTEUR SYNCHRONE

On alimente l'induit d'un moteur synchrone, la roue polaire alimentée est immobile. A cause de son inertie, la roue polaire voit défiler une succession de pôles nord et sud à la vitesse de synchronisme, d'l'action d'attraction et de répulsion exercée sur la roue polaire: le couple résultant moyen est donc nul. En conclusion, le moteur synchrone ne peut pas démarrer en direct sur son réseau d'alimentation. Cd (Moteur Synchrone) = 0

Procédés de démarrage
Procédés de démarrage

Accrochage au réseau

• On entraîne la machine en alternateur à vide grâce à un moteur auxiliaire jusqu'à sa vitesse de synchronisme. On effectue alors le couplage sur le réseau d'alimentation (comme le cas de l'alternateur).

Démarrage en asynchrone

• On démarre en moteur asynchrone (Courant dans la roue polaire nul).

• La masse de la roue polaire et l'amortisseur de Leblanc vont jouer le rôle du "rotor à cage" du moteur asynchrone.

• Quand le moteur atteint une vitesse voisine du synchronisme, on alimente alors la roue polaire.

Démarrage à fréquence progressive
Démarrage à fréquence progressive

Les problèmes de démarrage ne se posent pas dans le cas d ’un moteur alimenté par un onduleur (dispositif électronique de puissance) car on peut alors partir d ’une fréquence très faible que l’on augmente progressivement.

peut alors partir d ’une fréquence très faible que l’on augmente progressivement. 2010-2011 Mohamed ELLEUCH 52
Compensateur synchrone
Compensateur synchrone
On utilise parfois le moteur en fonctionnement à vide sur le réseau. On le surexcite
On utilise parfois le moteur en fonctionnement à vide sur le réseau.
On le surexcite pour qu'il fournisse de la puissance réactive au réseau,
ce qui permet d'améliorer le cosφ du réseau quand sa charge est fortement
inductive.
E o = V + X s I
Q = 3VI sinφ = - 3VI
Bilan des puissances Active et Réactive
Bilan des puissances
Active et Réactive

Flexibilté de la machine synchrone (MS):

1.MS Fournit de la puissance électrique (P e ): ALT

2. MS Absorbe de la puissance électrique (Q): MOT

Dans les deux cas, elle peut:

1. Fournir du réactif : surexcité (ALT); sousexcité (MOT)

2. Abosober du réactif : sousexcité (ALT);

sousexcité (ALT)

3. Fonctionner à cosφ = 1 (Q=0)

Réglage de la vitesse
Réglage de la vitesse
Un moteur synchrone ne peut fonctionner qu’au synchronisme. La vitesse de rotation étant liée à
Un moteur synchrone ne peut fonctionner
qu’au synchronisme.
La vitesse de rotation étant liée à la fréquence
d'alimentation, la caractéristique mécanique se
résume à un segment de droite vertical.
Le meilleur moyen de faire varier la vitesse
d’un moteur synchrone est de l ’alimenter à
fréquence variable.
Ns = 60 f /p
La tension du réseau est redressée, puis la
tension continue obtenue est transformée en
tension AC dans un onduleur (dispositif
électronique de puissance).

Pour pouvoir garder le contrôle du couple, on réalise un asservissement de la MS.

2010-2011

Caractéristique couple vitesse du MS
Caractéristique couple
vitesse du MS
Mohamed ELLEUCH 55
Mohamed ELLEUCH
55
Moteur synchrone: Variation de la vitesse
Moteur synchrone:
Variation de la vitesse

D’après le diagramme vectoriel, on a :

OA = E o cosψ = V cosφ

Φ o

vectoriel, on a : OA = E o cos ψ = V cos φ Φ o

o

vectoriel, on a : OA = E o cos ψ = V cos φ Φ o

π/2

ψ

φ θ

I

En plus de la variation de la fréquence, il faut asservir la position du flux
En plus de la variation de la fréquence, il faut asservir la
position du flux statorique par rapport à la roue polaire.
Selon le mode d alimentation:
On contrôle θ si l’alimentation est une source de tension
On contrôle ψ si l’alimentation est une source de courant.

E o

L’asservissement = Autopilotage

2010-2011

Mohamed ELLEUCH

Φ s

V

A

-j X s I

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Moteur synchrone autopiloté
Moteur synchrone autopiloté
Moteur synchrone autopiloté Le moteur est muni d ’un capteur de position qui permet à un
Le moteur est muni d ’un capteur de position qui permet à un régulateur électronique
Le moteur est muni d ’un capteur de position qui permet à un régulateur
électronique «d ’envoyer » au stator le courant ou la tension voulue.
Un capteur de courant permet de générer les ordres de commutation d'un
onduleur qui alimente le stator sous la fréquence f.
L ensemble obtenu s appelle moteur synchrone autopiloté. Ce système
s ’apparente à un moteur à courant continu où le collecteur électromécanique a
2010-2011
Mohamed ELLEUCH
57
été remplacé par un collecteur électronique.
Moteur Synchrone monophasé
Moteur Synchrone monophasé
Autre exemple de petit moteur synchrone monophasé : moteur à pôles saillants sans excitation qui
Autre exemple de petit moteur synchrone monophasé : moteur à pôles
saillants sans excitation qui démarre en asynchrone, un des deux sens de
rotation étant privilégié par l’artifice de « shaded-pole ».
Exemple:
horloges à moteur synchrone monophasé, avec démarrage manuel ou par
un des procédés notés ci-dessus.
Problème: L’exactitude de la fréquence moyenne du réseau n’est plus
garantie.
Parfois, ces moteurs se mettent à fonctionner en asynchrone !!!! (frottement
trop grand ou tension d’alimentation trop faible).

FIN

Machines

Synchrones