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Propositions pour libérer les énergies de la Jeunesse Volet départemental de la démarche – Hauts-de-Seine.
Propositions pour libérer les énergies de la Jeunesse
Propositions pour libérer
les énergies de la Jeunesse

Volet départemental de la démarche – Hauts-de-Seine.

PROPOSITIONS NATIONALES - INTEGRATION DANS LA REPUBLIQUE

Le thème de l’intégration dans la République a été le plus prolifique en propositions. Cela s’explique sans doute par le fait que les règles de comportements, plus ou moins républicains, que l’on adopte en tant qu’adulte sont très fortement liés à l’éducation et aux habitudes dans les jeunes années. Notons également que de nombreux intervenants se sont accordés sur l’existence d’une cassure entre une partie de la jeunesse et la République, notamment les jeunes hommes, et plutôt plus présente encore chez les jeunes de quartiers populaires.

1. L’intégration dès l’école

Tout d’abord, l’intégration peut être favorisée dès l’école. Il a ainsi été proposé d’une part, de réajuster l’enseignement de l’éducation civique pour aborder plus longuement la question du respect de l’Etat et du respect de l’autre.

Par ailleurs, pour compléter ces cours théoriques, a émergée l’idée de l’instauration dans la scolarité, du primaire au baccalauréat, d’une nouvelle matière intitulé « Education à la citoyenneté active » consistant en la réalisation de projets pratiques à destination de la collectivité et en lien avec des associations ou des élus.

2. L’intégration par les symboles et les rites

L’appartenance à la République se développe également par l’adhésion à des symboles et des rites républicains. Ainsi plusieurs propositions ont émergées :

Il a ainsi été proposé de recréer un rite républicain de passage à l’âge adulte pour les jeunes hommes, rite perdu depuis la fin du service militaire, cela pourrait passer par exemple, au niveau national, par un service civique obligatoire. D’autre part, sur la question des symboles, plusieurs interventions ont souligné le manque de sentiment de citoyenneté et de patriotisme perçu chez une partie de la jeunesse et, plus généralement, une certaine appropriation des symboles de la république française par certains courants politiques. Pour contrer ce phénomène, il parait important de donner toute leur place aux symboles de la République lors de tout évènement national et de favoriser l’appropriation de ces symboles par la jeunesse dans son ensemble.

3. L’intégration par l’engagement

L’intégration dans la République, c’est aussi l’intégration dans un grand groupe aux intérêts communs et collectif qui nous dépasse. Suivant cette logique, tous les engagements au service des autres ont été jugés très positifs pour permettre l’intégration.

Pour soutenir l’engagement des jeunes, plusieurs propositions ont été avancées : notamment, d’une part, développer le service civique, par exemple en communiquant davantage ou en le rendant obligatoire et, d’autre part, soutenir l’engagement associatif, ce qui, au niveau national, pourrait passer par exemple par une reconnaissance plus large des associations d’utilité publique, le remboursement d’une année de cotisation associative pour les jeunes l’année de leur majorité ou encore une coopération et un soutien renforcé vers les grandes associations nationales.

4. L’intégration par la connaissance de l’autre

L’intégration dans la République, grande union aux intérêts communs, suppose aussi un sentiment d’appartenance au groupe via une connaissance de l’autre et de ses différences. Depuis la fin du service militaire, un moment de rencontre important entres différentes populations françaises a été perdu ; lorsque l’on ajoute l’enclavement et l’isolement de certains territoires ressentis de manière de plus en plus dure et la difficulté de créer de la mixité sociale au sein des territoires, on comprend bien que des marges de manœuvre existent.

Ainsi, il parait important de recréer des moments de rencontres entre français de différents territoires. Cela peut se faire, par exemple, au niveau national, par un développement des échanges scolaires au sein même du territoire français.

5. L’intégration par la preuve d’une égalité de traitement

La cohésion de la nation peut être renforcée par les différentes initiatives citées ci-dessus visant à créer un sentiment d’appartenance à un groupe ; mais elle se retrouverait très vite émaillée si dans leur quotidien, certaines populations ou certains territoires se sentaient oubliés, abandonnés, stigmatisés ou encore simplement jugeaient l’action de la République injuste. Difficile, en effet, de se vouloir partie d’un groupe qui nous ignore et la réalité prendrait toujours le pas sur les initiatives menées par ailleurs.

Ainsi, il parait indispensable de s’assurer d’une égalité de traitement des territoires et des populations et donc de lutter avec des efforts tout particuliers contre l’isolement des territoires et les différences d’accès aux services publics selon les zones et les populations.

6. Un devoir d’exemplarité du monde politique

En dernier lieu, les élus et le monde politique, en tant que représentant de la Nation et de par leur place médiatique, ont un rôle primordial à jouer ; l’image qu’ils renvoient conditionnant énormément l’image que l’on se fait de la République.

Pour aller vers une exemplarité nécessaire plusieurs propositions ont été avancées. Certaines concernaient tout d’abord une volonté de faciliter le renouvellement des élus et de leur profil pour favoriser le sentiment d’une classe politique œuvrant pour l’intérêt général et non des intérêts particuliers ou des intérêts de classe. On peut citer : la mise en place d’un non- cumul des mandats et le non-cumul des mandats dans le temps, un effort d’ouverture des partis politiques par la fixation d’un montant maximum d’adhésion, la modification des règles du financement de la vie politique pour mieux équilibrer le rapport de force au profit des petits partis, la mise en avant plus régulièrement lors d’élections de candidats femmes, jeunes, d’origine sociale modeste ou de minorités visibles ou enfin la reconnaissance du vote blanc et l’engagement d’un nouveau vote si les suffrages exprimés sont inférieurs à 65% des inscrits.

Enfin, l’exemplarité du monde politique est également souhaitée en matière morale avec la proposition de rendre imprescriptibles les crimes ou délits liés à une activité politique et en terme d’informations, via l’obligation de comptes rendus annuels de mandat.