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RUE DARWIN

Fiche de lecture 26 OCTOBRE 2012

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

Fiche de lecture 26 OCTOBRE 2012 BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR On ne peut pas parler de littérature
Fiche de lecture 26 OCTOBRE 2012 BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR On ne peut pas parler de littérature

On ne peut pas parler de littérature francophone sans citer cet auteur. Parcourons un peu ces bribes de biographie de l’auteur pour le situer dans le panorama littéraire et pour connaître ses idées et son idéologie

Boualem Sansal est un écrivain algérien francophone. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais, dont en particulier: Le serment des barbares (1999), son premier roman, Poste restante Alger, Lettre de colère et d'espoir à mes compatriotes (2006) Le village de l'Allemand ou le journal des frères Schiller (2008), Rue Darwin (2011), publiés aux Editions Gallimard.

Ingénieur et économiste de formation, il a fait sa carrière dans l'enseignement et dans l'administration de son pays. En 2003, il sera limogé de son poste de directeur général

au Ministère de l'Industrie en raison de ses écrits et de ses prises de position contre le

régime

algérien.

En 2011, à Francfort, il reçoit le prestigieux prix de la Paix des Libraires allemands.

Boualem Sansal vit en Algérie. Il est né en 1949.

Très populaire en France et en Allemagne, ses livres sont interdits en Algérie.

Lisons cet entretien de l’auteur :

« Le printemps arabe a complètement échoué » a déclaré Boualem Sansal dans un entretien accordé à Global Post. « C’est une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit ».

La menace qui pèse sur Boualem Sansal est probablement accentuée par son statut, lui, figure de l’élite intellectuelle algérienne. Cet homme de 62 ans, né dans une famille laïque, moderne et francophone, a vécu en Algérie depuis sa naissance et ne possède pas de double nationalité. Ingénieur et économiste, il a longtemps travaillé pour l’industrie pétrolière, et, plus tard, comme un haut fonctionnaire dans le ministère de l’Industrie.

« J’ai de nombreux ennemis » dit-il, en esquissant un sourire. « J’ai toujours détesté la manière dont les gens utilisent l’Islam, comme une arme de guerre. J’ai toujours détesté le discours anti-occidental des islamistes. Ils m’accusent d’être un ennemi de l’islamisation, mais comment pouvez-vous être un ennemi de quelque chose

que vous ne reconnaissez pas ? » Son travail, et ce depuis son premier roman, rédigé à 50 ans, s’est toujours axé sur ce rejet profond du fanatisme.

Boualem Sansal, se définit en « exil intérieur » permanent. Lui et son épouse Naziha, professeur de mathématiques, vivent dans une ville universitaire encerclés de murs et de barbelés. Sa femme et ses sœurs « font partie des gens les plus braves que je connaisse » dit-il, « car ils osent quitter le foyer en tenue occidentale régulière, et sans le voile ».

Son premier roman, publié en 2000, lui a fait perde son emploi au ministère et a provoqué le licenciement de sa femme de l’université d’Alger. Il a commencé à avoir du mal à renouveler son passeport. Il a également été la cible d’une campagne de propagande dans laquelle il a été décrit comme un ennemi de la nation arabe, de l’Islam et des traditions, à la solde des États-Unis, d’Israël et de leurs perversions. Ses deux filles, issues d’un premier mariage, vivent à Prague en République Tchèque. Il définit l’islam radical comme le « vrai problème de tous les pays arabes ». « Pendant environ une dizaine d’années après l’indépendance, les choses étaient normales en Algérie » explique-t-il. « Puis ils ont débuté un processus de nationalisme, d’islamisation, d’arabisation et ont progressivement abandonné le développement et la laïcité. C’est là que tous les problèmes ont commencé. »

Penchons-nous sur cette

PREMIÈRE PARTIE

: (Pags 17 à 214)

Commentons tout d’abord la dédicace de l’auteur.

À ma défunte mère. À mes frères et mes sœurs de par le monde.

Et arrêtons nous aussi un peu dans des intérieures :

phrases de la première des couvertures

Nous sommes faits de plusieurs vies. Mais nous n’en connaissons qu’une. C’est de cela que nous allons parler, c’est notre histoire, nous la savons sans la savoir. Voici un livre dont l’histoire est complexe et simple en même temps, avec beaucoup de personnages dont le sujet est humainement déchirant. Pour ne pas perdre les détails et ne pas dévoiler non plus la 2 ème partie, nous allons essayer de suivre un fil conducteur presque invisible.

1-

Résumé : Vous pouvez suivre ces phrases pour commencer à faire un petit résumé de la première partie :

Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt à Alger, où il a vécu son adolescence.

« Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu. Son passé est dominé par la figure de Lalla Sadia, dite Djéda, sa toute-puissante grand- mère adoptive, qui a fait fortune installée dans son fief villageois – fortune dont le point

de

Né en 1949, Yazid a été aussitôt enlevé à sa mère prostituée, elle-même expédiée à

(Alojamiento

colectivo para mucha gente )g rouillant d’enfants. Mais quand il atteint ses huit ans, sa mère parvient à l’arracher à l’emprise de la grand-mère maquerelle. C’est ainsi qu’il débarque rue Darwin, dans une famille inconnue…

familiale.

départ

fut

le

florissant

bordel

jouxtant

la

maison

Alger. Il passe une enfance radieuse au village, dans ce

phalanstère

Yazid, «écrivain- narrateur», nous fait penser à Boualem, revient sur les lieux de son enfance, Une enfance entourée de femmes, et quelles femmes. !!! Les hommes se font rares, et très petits quand ils existent ; Il ne sait pas trop d'où il vient, Yazid. Sa mère, son père….tout cela est bien flou

2-

PARLONS DE L’ALGÉRIE et le portrait que l’auteur fait de son pays, ce même pays qui a vu naître A. Camus avant les années de plomb. L’époque décrite par Sansal c’est celle de la guerre entre Algériens et Français, la guerre de l’Indépendance. On apprend beaucoup sur l’histoire de la seconde moitié du siècle sur le thème de l'émigration et des racines, de l’identité, de la religion. La situation brutale du pays, on dirait un pays arriéré ??

3-

FAISONS un arbre généalogique de « sa famille » de ses frères de par le monde, de ses parents (voir dernière feuille)

4-

L’ÉCRITURE DE L’AUTEUR . Comment l’histoire est-elle transmise, avec tout ce qu’il a vécu le narrateur. Le style : c’est une écriture fluide. Il pose un regard distant ? engagé ? passionné ? On se laisse transporter par l’histoire ? Une histoire qui marque ? Une éternelle recherche des origines ? . Appuyez vos affirmations par des phrases employées par l’auteur qui suggèrent des images. Par exemple :

Nazim était chez lui, c’est un Parisien confirmé, un 75 pur sucre. // Elle parlait si vite, sautait de l’écureuil au caribou »(pag.19)// Un billet d’avion en first (pag.23) // romantique à faire pleurer les pierres (pag.48)

Y a-t-il de l’humour, de l’ironie, de la poésie

dans ce recit ?

La phrase leimotiv et insistante du texte : Retourne à la rue Darwin… (pag.32) Cette manière de décrire les affaires de sa grand-mère nous emmène à un monde ancestrale, peut-être disparu ? Pag.49,50) Des paragraphes très visuels qui nous font plonger dans les arcanes de l’humanité (pag.51)

L’AMBIANCE des personnages, de l’histoire, des espaces : son bled, la rue Darwin, le quartier Belcourt, la ville d’Alger, Paris, le grouillement de la misère,

la manière de décrire la pauvreté (pag. 33) La description de la Rue Darwin

pleine de saveur (pag.39,40 ) // La description de l’immense phalanstère

(pag.57,58…)//Des personnages imposants comme Mankouba (pag.59), Faïza

(pag.64)

5- LES REFLEXIONS de l’auteur-narrateur à propos de la famille, la guerre, son rôle de frère aîné, ses convictions, son regard d’enfant d’un monde qui n’aurait pas dû l’appartenir . C’était une vie difficile, mais heureuse malgré tout. ? « La guerre est finalement une sacrée machine à écourter l'enfance. » Alors j’ai aimé mes frères et mes sœurs d'un amour de forçat, si fort que j'en ai oublié de vivre. » Des tirades des reflexions, (pags. 72,73 )

Des descriptions cruelles (pag. 77,78 Sur la guerre et la paix (pag. 108… )

)

d’autres sensibles (pag.90)

D’autres questions posées à l’auteur et qui peuvent nous aider à comprendre son roman et à comprendre aussi son point de vue existentiel

7

Tu n’as jamais été tenté par l’exil ?Si, si. Cela me tente tous les jours, mais je préfère rester en Algérie. Je vis à Boumerdès avec ma femme. Mes deux filles, nées d’un premier mariage avec une Tchèque, vivent à Prague. J’avais et j’ai encore la possibilité de partir, de vivre aisément ailleurs, mais j’ai choisi de rester dans mon pays. Je n’ai pas quitté l’Algérie dans les années de bruit et de fureur, je ne la quitterai pas aujourd’hui.

De quoi vit Boualem Sansal ?

Mes livres me mettent à

l’abri

du

besoin.

Je

vis

confortablement

des

revenus de mes écrits qui

sont traduits dans une

langues.

Quand j’écris, je suis dans ma bulle à la maison. Je travaille entre 10 et 12 heures sans arrêt. Quand le livre est publié, j’assure comme on dit le service- après vente. Sinon, je suis un citoyen algérien ordinaire.

vingtaine

de

----------- Cette fiche proposée n’est qu’un guide qui va émailler tous vos impressions, commentaires de points de vue de cette première partie.

n’est qu’un guide qui va émailler tous vos impressions, commentaires de points de vue de cette