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DK NEWS

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION

3800

athlètes au 4 e marathon international d'Alger

page 24

Dimanche 4 Novembre 2012 - 19 Dhou El Hidja 1433 - N° 109 - Première année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1€

www.dknews-dz.com

Les news

Les news   WASHINGTON SELON LE HCR
 
Les news   WASHINGTON SELON LE HCR

WASHINGTON

Les news   WASHINGTON SELON LE HCR

SELON LE HCR

LA VISITE DE ROSS AUX TERRITOIRES OCCUPÉS

«Un tournant» dans la position de l'ONU vis-à-vis de la cause sahraouie

La Banque mondiale modifie sa politique des prêts d’investissement

Augmentation de 85 000 personnes déplacées enregistrée au Mali

 

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ÉLECTIONS LOCALES

DU 29 NOVEMBRE
DU 29 NOVEMBRE

La campagne électorale débute aujourd’hui

La campagne pour le double scrutin du 29 novembre pour le renouvellement des membres des 1 541 Assemblées popu- laires communales (APC) et des 48 Assemblées popu- laires de wilayas (APW) débute aujourd’hui, avec en lice 52 partis poli- tiques et des candi- dats indépendants. La campagne électo- rale sera déclarée ouverte vingt-cinq jours avant la date du

scrutin pour s'ache- ver trois jours avant la tenue de celui-ci, conformément à la loi régissant le régime électoral. En prévision du lance- ment de la campagne, les partis politiques s'attellent à finaliser leurs programmes et leurs préparatifs, au moment où les col- lectivités locales pro- cèdent à l'installation des panneaux publi- citaires pour y affi- cher les listes.

pages 3, 4 et 5

9 177 listes pour les 1541 APC et 615 pour les 48 APW

et 5 9 177 listes pour les 1541 APC et 615 pour les 48 APW SERVICE
SERVICE PUBLIC Quand la notion de «baylek» continue à hanter les esprits Abdiche S. La
SERVICE PUBLIC
Quand la notion de «baylek»
continue à hanter les esprits
Abdiche S.
La présence de l’Etat est nécessaire
pour faire régner l’ordre, la sécurité,
une parfaite cohabitation entre tous les
membres de la société. Les périodes les
plus délicates, voire les plus dange-
reuses qu’un pays peut traverser pro-
viennent traditionnellement d’un
décrochage de l’autorité qui laisse tou-
jours place à un vide politique ouvrant
droit presque automatiquement à
moults dérapages.
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SANTÉ LA MALADIE DE CROHN Des symptômes pages 12 - 13 au traitement
SANTÉ
LA MALADIE
DE CROHN
Des
symptômes
pages 12 - 13
au
traitement

ACCIDENT DE LA ROUTE

3 MORTS ET UN BLESSÉ À TÉBESSA

3 personnes d’une même famille ont trouvé la mort et une autre a été blessée dans un accident de circulation survenu dans la nuit de vendredi à samedi, entre Chréa et Tlydjen (50 km au sud de Tébessa), selon la Gendarmerie nationale.

FOOTBALL FOOTBALL LIGUE 1 - 9 e JOURNÉE L’ESS prend les commandes RÉSULTATS PARTIELS USMBA
FOOTBALL
FOOTBALL
LIGUE 1 - 9
e JOURNÉE
L’ESS
prend
les
commandes
RÉSULTATS
PARTIELS
USMBA 0 - ESS 2
JSS 1 -
USMH
ASO 2 1 match
- CAB arrêté
(70’)
1

FACE À L’OURAGAN

SANDY

Les réseaux

sociaux

facilitent

le quotidien

page 14

JUSTICE
JUSTICE

NADA TIRE

LA SONNETTE

D’ALARME

11 000

enfants

DEVANT LES TRIBUNAUX !

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NADA TIRE L A S O N N E T T E D’ALARME 11 000 enfants
2 DK NEWS D’ EIL Dimanche 4 Novembre 2012 MÉTÉO 32° à Béjaïa NADA TIRE
2
DK NEWS
D’
EIL
Dimanche 4 Novembre 2012
MÉTÉO
32° à Béjaïa
NADA TIRE LA SONNETTE D’ALARME
CLINCLIN
REGIONS NORD
11 000 enfants devant
les tribunaux !
Temps généralement voilé en cours de journée.
Les vents seront de secteur Ouest à Sud-Ouest (20/30
coopérer en vue de former
des enfants capables de
km/h).
La mer sera calme à peu agitée localement.
construire l'avenir du pays.
M. Abderrahmane Arar,
président du réseau Nada,
Soulèvement de sable sur la Saoura
REGIONS SUD
Temps partiellement voilé en cours de journée.
Les vents seront variables (20/40 Km/h) avec quelques
soulèvements de Sable sur la Saoura et le Sahara Central.
Alger
max
28°
min
18°
Oran
max
30°
min
18°
Annaba
max
31°
min
17°
Béjaïa
max
32°
min
20°
Tamanrasset
max
29°
min
16°
Le réseau Nada pour la
défense et la promotion
des droits de l'enfant et
l'Association des oulémas
musulmans algériens ont
appelé, hier à Alger, tous
les acteurs de la société à la
coopération et au dialogue
en vue de garantir «une vé-
ritable protection» des
droits de l'enfant algérien.
Les deux associations ont
appelé, lors d'une confé-
rence sur les droits de l'en-
fant dans les chartes
internationales et la charia,
tous les acteurs de la so-
ciété dont la famille et
l'école à jouer leur rôle et à
a
affirmé que la réalité de
l'enfant algérien exigeait
une grande coopération
entre les acteurs de la so-
ciété dont les intellectuels,
en vue de trouver des solu-
tions aux fléaux qui tou-
chent les enfants algériens.
L'intervenant a évoqué une
hausse du nombre des en-
fants qui comparaissent
chaque année devant la
justice, estimés cette année
rées par l'enfant algérien
en raison notamment
«de la désintégration
de la cellule fami-
liale et de la
hausse des
cas de di-
vorce».
à
11 000. Il a également tiré
la sonnette d'alarme
No Comment
quant aux souf-
frances endu-
AÏN
TÉMOUCHENT
KHENCHELA
La pêche
en toute
Une récolte
de plus de
assurance
350 000
Le secteur
de la
pêche d'Aïn
Témouchent
a
procédé
récem-
ment
à
la signature
de conven-
tions
avec
les
sociétés
d’assurances pour
«couvrir les
quintaux de
pommes
embarcations
et
les profession-
nels de la mer». Ces conventions
concerneront dans une première
étape tous
les
types
d’embarca-
tions
utilisées
par
les pêcheurs
pour s’étendre
ensuite
aux pro-

Une récolte de plus de 350 000 quintaux de pommes a été enre- gistrée dans la wilaya de Khen- chela au terme de la cueillette de la saison 2011-2012. La production de pommes dans la wilaya de Khenchela a connu une augmentation par rap- port à l’année précé- dente, soit une hausse de 20 %, a précisé la même source.

fessionnels de la mer qui béné- ficieront, entre autres, d’une

mutuelle prenant en charge les maladies touchant ces der- niers et d’autres aspects socio- profession-
mutuelle
prenant
en
charge
les
maladies
touchant
ces
der-
niers
et
d’autres
aspects
socio-
profession-
nels.

RELIZANE

M. Ghoul insiste sur la promotion des compétences algériennes

Le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, a in- sisté hier à Relizane sur la promotion des compétences al- gériennes dans l'opération de construction. Les ressources humaines et les compétences algériennes «sont considé- rées comme l'un des acquis à préserver, à promouvoir et à encadrer pour leur permettre de poursuivre la construc- tion de génération en génération», a indiqué le ministre à l’ouverture du quatrième colloque de l’Association natio- nale des ingénieurs de l’Institut national supérieur de for- mation en bâtiment. M. Ghoul a ajouté que la construction avec des «bras algériens constitue une chose vitale et très importante», déclarant, dans ce contexte, «après chaque réalisation nous acquérons un réservoir de compétences nationales capables de poursuivre la concrétisation de projets».

TIZI OUZOU

Extension du pôle universitaire de Tamda

CONSTANTINE

Deux

nouveaux

réservoirs

pour renforcer le stockage de l’eau potable

Les moyens de stockage d’eau potable seront prochaine- ment renforcés dans la wilaya de Constantine par la réalisa- tion, dans un délai de huit mois, de deux nouveaux réservoirs de 2 000 mètres cubes chacun. Les deux projets, qui néces- sitent une autorisation de programme de 65 millions de di- nars, sont destinés à secourir en eau les communes d’Ibn Ziad et de Messaoud Boudjeriou.

en eau les communes d’Ibn Ziad et de Messaoud Boudjeriou. Un délai d’un mois a été

Un délai d’un mois a été donné par le wali de Tizi Ouzou aux entreprises chargées du projet d’extension du pôle universitaire de Tamda pour le lancement de l'ensemble des travaux portant sur la réalisation de 17 000 places pédagogiques et de 13 000 lits pour un montant global de 20 milliards de dinars. Le wali, M. Abdelkader Bouaz- ghi, a insisté sur «la nécessité d’installer, dans les meilleurs délais, les bases de vie des entreprises retenues». Les directions de la Sonelgaz et de l’Algérienne des eaux (ADE) ont été également invitées à «accor- der toute la célérité voulue à la prise en charge des demandes de raccordements sol- licitées».

à «accor- der toute la célérité voulue à la prise en charge des demandes de raccordements

Dimanche 4 Novembre 2012

NATION

DK NEWS

3

ÉLECTIONS LOCALES DU 29 NOVEMBRE
ÉLECTIONS
LOCALES
DU 29 NOVEMBRE

La campagne électorale débute aujourd’hui

Quelle est la capacité de mobilisation électorale des partis politiques ?

Haddadi K.

C’est donc aujourd’hui que dé- marre la campagne électorale pour les élections locales qui verra l’entrée en lice des partis politiques ayant fait le choix d’y participer.

La première grande épreuve de campagne sera de trouver le renfort de centaines de milliers d’électeurs qui, jusque-là, ne votent pas, qu’il faudra tirer du désintérêt et de l’abs- tention. Cela étant, les partis en lice ne partent pas sur un pied d’égalité même si l’Etat vient au secours à tra- vers la pompe de financement action- née à l’occasion de chaque échéance électorale. Certains partis politiques parmi les plus en vue ont une capacité de fi- nancement de leurs activités poli- tiques, d’arbitrage des rivalités en leur sein et de quasi-certitude de qualification une fois le sprint final achevé. La particularité pour toutes les associations politiques, c’est qu’elles ont à faire à une large majo- rité d’un électorat jeune avec les in- nombrables problèmes que connaît ce segment de la population dont l’emploi constitue la préoccupation essentielle. Les possibilités limitées des collectivités locales en matière de financement du développement ont un effet bloquant chez les élus face aux revendications. Il faut y ajouter les problèmes liés à la scolarisation, au logement, dossiers particulière- ment sensibles s’il en fut et pour les- quels les collectivités locales ne disposent que d’une marge de ma- nœuvre étroite pour la satisfaction des besoins parfois durement et

pour la satisfaction des besoins parfois durement et bruyamment exprimés.Le problème qui est posé est que

bruyamment exprimés.Le problème qui est posé est que l’élu doit disposer de moyens pour assurer sa mission. Aujourd’hui, les deux grands pro- blèmes à régler pour eux, c’est d’avoir des leviers financiers pour assurer le maintien ou la création d’activités économiques, la capacité de susciter ou d’attirer les investissements eux- mêmes pourvoyeurs d’impôts et

taxes et créateurs d’emplois. L’autre problématique qui doit être impérativement réglée demeure celle d’une administration pesante qui ôte toute volonté de faire aux élus, tutelle qui s’est imposée dans les faits. Elle est aujourd’hui entrée dans les mœurs. C’est donc à un assainis- sement grandeur nature de l’envi- ronnement local qui est à entreprendre si l’on veut redonner la crédibilité nécessaire à la fonction d’élu. La distorsion est aujourd’hui considérable entre les aspirations ci- toyennes et les stratégies mises en œuvre pour aller au-devant de celles-

ci.

Quelle est la capacité de mobilisa- tion électorale des partis politiques ? Pour la plupart d’entre eux, leur or- ganisation et leur absence de pro- gramme qui trancherait sur celui de leurs concurrents, et sur les grands dossiers, les empêcheront très certai-

nement de transformer leur mara- thon électoral en victoire qui ne souf- frirait d’aucun a-priori. Globalement, il est difficile pour un parti politique de trouver des élus qui auraient une parfaite culture de ges- tion, d’afficher lui-même ses diffé- rences de projets quand ils existent. C’est sur ce qui accroît les effets d’un scepticisme ambiant maintenant que la campagne électorale est sur les rails qu’il faudra s’appesantir. Les dé- perditions peuvent à partir de cela être importantes et coûteuses à la fois pour les partis qui aspirent à travers leurs représentants à être à la barre au lendemain des élections. Même si sortir les grosses caisses n’est pas dans leurs possibilités, ils espèrent au moins mobiliser autour de quelques thèmes majeurs, laissant le soin aux électeurs de trancher. Ce qui est du domaine du souhai- table à l’orée de cette campagne, c’est qu’elle se déroule selon le vœu de tous, dans le calme et la sérénité,

dans le respect des différences, que les messages diffusés soient à la hau- teur des enjeux. Dans toutes les démocraties, les élections locales sont un moment parmi les plus forts dans la vie d’une nation, c’est dire l’effort qu’il nous reste à faire.

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION :

«Pour une saine compétition»

Le ministre de la Communication, M. Mohamed Saïd, a ap- pelé vendredi tous les Algériens à accomplir en masse leur «devoir» lors des élections lo- cales, prévues le 29 no- vembre, pour pouvoir

contribuer à asseoir l'exercice démocratique. Dans une déclaration à l'is-

sue d'une visite d'inspection dans les centres d'enre- gistrements et des transmissions des entreprises de Télévision et de Radio nationales au palais des Na- tions, Club des Pins, le ministre de la Communication

a souligné l'importance de cette échéance locale qui,

a-t-il dit, est «en relation directe avec la vie quoti- dienne du citoyen». Il a souhaité que la campagne électorale qui débute aujourd’hui soit d'un «haut ni- veau et qu'elle enregistre une saine compétition». Concernant la couverture médiatique de la campagne électorale au profit des candidats de partis et indépen- dants, M. Mohamed Saïd s'est dit «satisfait» des moyens techniques et matériels mobilisés pour «assu- rer une bonne couverture médiatique» de ce rendez- vous électoral. Il a indiqué que la Télévision et la Radio nationales s'attelleront en coordination avec la Commission nationale de surveillance des élections locales (CNSEL) à «garantir des chances égales» à toutes les listes de candidats de partis ou indépendants en terme de couverture médiatique. De son côté, le di- recteur général adjoint de la Radio nationale, M. Ba- dreddine Mohamed, a affirmé que toutes les mesures techniques et matérielles ont été mises en œuvre au niveau des cellules de transmissions de la radio pour assurer une bonne couverture médiatique des candi-

dats aux élections locales. Il a fait savoir que les enre- gistrements auraient lieu dans quatre studios numérisés réservés aux trois chaînes arabophone, francophone et amazighe. Les studios du palais des Nations transmettront à partir du siège de la radio, a- t-il ajouté. Concernant les plages horaires consacrées

à chaque intervenant, le responsable a expliqué

qu'elles seraient fixées par la CNSEL à la faveur du ti- rage au sort qui a eu lieu hier. Le directeur général ad- joint de la Télévision nationale, chargé de la couverture médiatique des élections locales, M. Fethi Saïdi, a pour sa part fait savoir que toutes les condi- tions étaient réunies pour accueillir les candidats dans les studios et plateaux de la télévision.

toutes les condi- tions étaient réunies pour accueillir les candidats dans les studios et plateaux de

1 541 APC et 48 APW à renouveler

La campagne pour le double scrutin du 29 novembre pour le renouvellement des membres des 1 541 Assemblées populaires communales (APC) et des 48 Assemblées populaires de wilayas (APW) débute au- jourd’hui, avec en lice 52 partis politiques et des candidats indépendants. La cam- pagne électorale sera déclarée ouverte vingt-cinq jours avant la date du scrutin pour s'achever trois jours avant la tenue de celui-ci, conformément à la loi régissant le régime électoral. En prévision du lance- ment de la campagne, les partis politiques s'attellent à finaliser leurs programmes et leurs préparatifs, au moment où les collec- tivités locales procèdent à l'installation des panneaux publicitaires pour y afficher les listes. Pour la réussite de ce rendez-vous électoral, le gouvernement s'est engagé à garantir sa préparation matérielle et son organisation, et à soutenir davantage les futures Assemblées populaires commu- nales. Le gouvernement mobilisera «tous les moyens nécessaires» pour la réussite de ces élections, a assuré, à ce propos,, le Pre- mier ministre M. Abdelmalek Sellal, car, a- t-il fait valoir, ««la priorité des priorités» de son plan d'action consiste à «assurer un service public à la hauteur des attentes des

citoyens». De même pour le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales M. Daho Ould Kablia, qui a assuré, de son côté, que toutes les dispositions administratives et techniques ont été prises pour assurer le bon déroulement de la campagne électo- rale au titre des élections. A cet effet, 4 313 structures, dont 2 122 salles, 943 stades, 960 espaces publics et 287 autres infrastructures ont été dégagés pour les besoins de la campagne électorale, a-t- il précisé, ajoutant que 48 000 bureaux de vote dotés de deux urnes seront mis à la dis- position des électeurs pour le scrutin. Le

nombre de listes des candidatures dépo- sées au titre de ces élections a atteint, à l'ex- piration du délai réglementaire requis le 10 octobre dernier, 9 177 listes pour les APC et

615 pour les APW. Parmi ces listes, 8 383 ont

été déposées par les 52 partis en lice et 179 par les indépendants pour les APC, alors que pour les APW, les partis ont déposé 615 listes et les indépendants 9 listes, a précisé le ministre de l'Intérieur.

M. Ould Kablia a fait état, également, de

20 673 818 inscrits sur les listes électorales

au 31 mars 2012, dont 520 128 nouveaux ins- crits, tandis que le nombre de radiés de ces listes a atteint 230 107 personnes à la même date. Par ailleurs, la Commission nationale

de supervision des élections locales a reçu de la part de la Commission nationale de surveillance des élections locales 47 sai- sines durant la phase de dépôt de candida- tures. La commission a avalisé 5 saisines en ordonnant l'acceptation de la candidature et la remise de l'accusé de réception et re- fusé 35 recours, la plupart pour conflits partisans internes, 6 autres relevant de la compétence des tribunaux administratifs et 1 décision relevant éventuellement du pénal transférée au parquet général, seul habilité à se prononcer sur le cas, a expli- qué son président , M. Slimane Boudi. Pour sa part, la Commission nationale de surveillance des élections locales (CNSEL) a organisé, mercredi, le tirage au sort relatif à la distribution des numéros

d'identification des listes électorales aux partis politiques et aux indépendants en compétition, en élaborant deux listes de numéros d'identification qui seront sou- mises au ministère de l'Intérieur, qui devra en choisir une. «La première liste com- prend 53 numéros d'identification natio-

naux et la deuxième 57 numéros après la demande formulée par l'Alliance de l'Algé- rie verte et d'autres partis qui envisagent des alliances, pour obtenir des numéros propres à eux, ce qui a nécessité un

deuxième tirage au sort», a dit son prési- dent M. Seddiki. D'autre part, le président de la CNSEL avait annoncé mardi le «gel» de l'opération d'installation des commis- sions communales et de wilaya de surveil- lance des élections à travers le territoire national. Il a expliqué que ce gel intervient pour «protester contre l'attitude des pou- voirs publics» qui n'ont pas permis la mise en place de la CNSEL à temps, «d'où toutes les contraintes qui en découlent». Il a éga- lement estimé que les pouvoirs publics ré- servent un «traitement différent à la CNSEL par rapport à celui dont bénéficie la Com- mission de supervision des élections lo- cales». M. Seddiki a souligné, en outre, que la CNSEL a été mise en place «tardive- ment», soit 47 jours après la convocation du corps électoral, estimant que sa commis- sion n'«a pas été associée notamment aux opérations de révision des listes électorales et de dépôt des dossiers de candidature». Le président de la CNSEL avait déclaré, au- paravant, que «la crédibilité des élections est à l'épreuve» et les prochaines élections constituent «une opportunité pour redon- ner confiance aux citoyens dans le scrutin», faute de quoi cette confiance sera «perdue à jamais», a-t-il dit.

APS

4 DK NEWS

NATION

Dimanche 4 Novembre 2012

ÉLECTIONS

ÉLECTIONS

 

DU

29

CARNET DE CAMPAGNE

   

8 meetings en 4 jours !

LOUDJERTNI NADIA, DÉPUTÉE RND DE CONSTANTINE

 

tiques et 197 pour les

  tiques et 197 pour les choisi la période de la campagne électorale pour déposer le

choisi la période de la

campagne électorale pour déposer le statut

choisi la période de la campagne électorale pour déposer le statut

Kamel Cherif

indépendants. S’agis- sant des APW, on dé-

«Les femmes

 

Le marathon d’Ouyahia

 

Pour ce début de campagne électorale, le secrétaire général du Rassemblement

national démocra- tique (RND), Ahmed Ouyahia, s’apprête à

se lancer dans un vé- ritable marathon. En quatre jours, Ouyahia animera huit meetings. Il se déplacera respectivement à Chlef, Tissemsilt, Tiaret, Aflou, El Bayadh, Naâma, Saïda et Sidi Bel Abbès. Ouyahia semble retrouver un second souffle avec ce périple qui le conduira à l’ouest du pays.

avec ce périple qui le conduira à l’ouest du pays. Diffusion radiotélévisée des discours de campagne

Diffusion radiotélévisée des discours de campagne dès au- jourd’hui

La diffusion des discours de cam- pagne à la radio et à la télévision na- tionales débute aujourd’hui, en même temps que la campagne élec- torale. Les responsables de ces deux entreprises ont indiqué que tous les moyens ont été mobilisés pour la réussite de la campagne et que les candidats bénéficieront d’un bon ac- cueil. Mieux encore, des équipe- ments HD (haute définition) ont été mobilisés afin d’assurer une excel- lente qualité de l’image et du son pour les candidats des différents par- tis.

9 000 listes de candidatures pour les APC et les APW

9 000 listes de candidatures ont été recensées pour les élections lo- cales du 29 novembre. Pour les APC, il y a eu 8 383 listes de partis poli-

nombre 607 listes de candidature et 9 pour les indépendants.

MSP : non à la politique de la chaise vide

Le Mouvement pour la société et la paix (MSP) affirme qu’il sera pré- sent «en force» aux élections locales du 29 novembre. Son

président, Bougherra

de création de son parti. Il a indiqué que le dossier sera déposé

au courant du mois de novembre auprès du ministère de l’Intérieur. Selon Tabou, son parti sera composé d’anciens dirigeants et militants du FFS, des syndicalistes et des universitaires.

Le double langage d’En Nahada

travailleuses et conductrices d’engins»

travailleuses et conductrices d’engins» Membre du bureau national et députée de Constantine, Nadia Loudjertni est

Membre du bureau national et députée de Constantine, Nadia Loudjertni est responsable du mouvement des femmes au sein du RND. Son ex- périence militante de plus de 30 ans, faite de sa- crifices et d’abnégation est mise au service des jeunes femmes et des mères de famille qui tien- nent à apporter leur contribution à la vie politique et sociale autant qu’économique et culturelle. «Nous avons, à ce jour, 30 000 militantes qui vont s’investir dans la campagne électorale pour défendre les principes et les options du RND. Nous avons 6 candidates têtes de listes. Le RND n’a pas, comme certains partis manqué de candi- dates. Nous avons un grand réservoir dans l’&électorat féminin.» Acculée sur la baisse de l’emploi féminin, Nadia Loudjertni pense que les femmes vont de plus en plus choisir des métiers manuels et même de force, comme ces ouvrières qui conduisent des engins sur la chantier de réalisation du nouveau viaduc de Constantine. Elle se félicite du fait que 60 % des effectifs à l’université sont des étudiantes, que les profes- sions dans l’administration, la justice et l’ensei- gnement se féminisent… et souhaitent que les choses aillent de mieux en mieux.

Soltani, a souligné qu’il n’est pas adepte de la politique de la chaise vide. Mieux

Soltani, a souligné qu’il n’est pas adepte

de la politique de la chaise vide. Mieux en- core, il a précisé que

son parti n’abdiquera pas au «fatalisme» et fera des élec- tions locales une occasion de «recou- vrer la confiance» de ses militants.

PT : campagne contre «l’argent sale»

Le Parti des travailleurs axera sa campagne sur «l’ar-

Le secrétaire général d’En Nahda, Fateh Rabiaï, n’a pas

écarté l’éventualité de son parti de se re- tirer des élections lo- cales. Il a fait cette menace au moment où il a annoncé que

son parti sera pré- sent dans 45 wilayas sur des listes communes avec l’Alliance de l’Algé- rie verte et dans 20 wilayas avec des listes individuelles. C’est dire que les militants et candidats d’En Nahda ne savent plus où à quel saint se vouer.

C’est dire que les militants et candidats d’En Nahda ne savent plus où à quel saint

Le FNA hors sujet

gent sale», a-t-on in- diqué auprès de la formation politique

gent sale», a-t-on in- diqué auprès de la formation politique

de Louisa Hanoune. Le PT estime que la

société algérienne est «gangrénée» par cet

«argent sale» qui touche aussi des partis politique. Un sujet déjà rabâché lors de la cam- pagne électorale des élections légis- latives du mois de mai dernier. A l’époque, des partis politiques

s’étaient accusés mutuellement sur leur financement.

Un nouveau parti pour Tabou

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati

continue de faire campagne pour la «dissolution» de l’ac- tuelle Assemblée po- pulaire nationale pour la remplacer par

une Assemblée constituante. La campagne du FNA n’a rien à voir avec les élections lo- cales, quand on sait que les autres partis politiques axeront leurs dis- cours sur les préoccupations quoti- diennes des citoyens.

on sait que les autres partis politiques axeront leurs dis- cours sur les préoccupations quoti- diennes

Le dissident du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabou, a

   

O. L.

CONFÉRENCE DE PRESSE DU RND

«Novembristes pour la citoyenneté et la démocratie participative»

Mohamed Tahar Bouze- ghoub en animateur métho- dique a retracé la démarche du RND dans la préparation de ces élections locales.

Improvisation bannie, popu- lisme balayé «notre parti œuvre pour que le citoyen, où qu’il se trouve, ait son mot à dire et pèse sur le devenir de la nation». Ce thème sera décliné par les ex-ministres Nouara Djaffar pour l’organisation générale et Harchaoui pour le programme du parti et des candidats par commune. La seule présidente d’APW (d’Oran) Ratiba Ayad in- terviendra pour préciser le rôle des femmes militantes du RND dans ces élections : «Elle milite aux côtés des autres militants et prend part à toutes les activités partisanes.»

M. Bouzeghoub a donc in-

sisté sur la méthode qui s’est imposée au RND : étudier et analyser les situations, les res- sources tant humaines que ma- térielles et adapter les objectifs du parti en tenant compte des

contraintes internationales et internes.

M. Bouzeghoub n’a évité au-

cune question gênante, comme par exemple celle de «l’achat de toute une liste de candidats par un autre parti à Aït Yahia. Cela nous permet de dire que nous sommes contre le militantisme jetable». Des candidats qui ont pris l’initiative de nouer des al- liances, il dégage la responsabi- lité des structures hiérarchiques du parti : «Ce sont des initiatives person- nelles, à Chetma et Oumache dans la wilaya de Biskra.» Interrogé sur la participation des électeurs au vote, M. Bouze- ghoub déclare que le «RND tra- vaille à ce qu’elle soit la plus élevée possible en apportant aux citoyens, au cours de la campagne, les propositions du Parti. Cela commencera par un meeting d’Ahmed Ouyahia, le 5

novembre à Chlef. M. Ouyahia couvrira 42 wilayas en plus des 6 qu’il a sillonnées avant le 4 no- vembre dont Béchar et Adrar». M me Djaffar intervient sur pro- position du conférencier pour affirmer que les candidats du RND sont armés pour aller au- devant des citoyens avec fran-

chise et esprit de partage des

idées et de l’expérience. Cette idée est développée par Nadia Loudjertni, membre du bureau national et députée qui avait fait état du travail spécifique du RND auprès des femmes, «tra- vail de proximité qui vise à don- ner aux femmes les outils de leur responsabilité citoyenne». Ce qui frappe dans la confé- rence de presse, c’est la mise en évidence «du réservoir de voix dont dispose le RND dans l’élec- torat des deux sexes et de la jeu- nesse». Il est certain que les 30 000 militantes du RND «feront leur contribution au travail col- lectif». Une question sur les points saillants du programme du RND et des 57 thèmes qui se- ront la matière des communica- tion des responsables et des candidats. M. Bouzeghoub donnera la parole à Harchoui, ancien mi- nistre qui énonce les 7 axes tous dépendants de la «situation po- litique internationale et des crises économiques qui se- couent la planète». L’Algérie doit s’insérer dans l’économie mondialisée, en dé- veloppant une base écono-

mique hors hydrocarbures. Il est fondamental de faire renaî- tre des industries et des activités productives capables de réduire les factures diverses qui grèvent les budgets du développement. S’agissant de la vie citoyenne, M. Harcahoaoui est «pour une dé- mocratie participative : le ci- toyen doit être l’artisan de sa vie sociale. La commune, la wilaya doivent de plus en plus agir pour améliorer la qualité de la vie, la sécurité et les loisirs. Nous sommes pour la créa- tion d’une police municipale et pour que les élus prennent des arrêtés allant dans le sens du dé- veloppement de la citoyenneté». Interrogé sur le point de savoir si la situation à nos frontières se- rait un sujet de mobilisation, il a cette réponse : «Les Algériens se mobilisent plus quand ils avent ce qui se passe et comment ils peuvent y apporter leur engage- ment.» Il n’y aura donc pas de ta- bous dans cette consultaton qui s’attache à se projeter «dans l’avenir proche de 5 ans pour ne pas céder au populisme et aux promesses sans lendemain.»

OL

Echo de Bordj Baji Mokhtar

Le membre du bureau natio- nal du RND venu de l’extrême sud est surpris par les questions qui l’assaillent «en rapport avec la situation aux frontières sud». «La situation est normale, la vie poursuit son cours au rythme naturel qui est le sien. Les citoyens vaquent à leurs oc- cupations sans nervosité appa- rente. A l’intérieur de nos frontières, nous sommes se- reins et en sécurité.»

NUMEROS

LE FLN organise, au- jourd’hui, une réunion des ca- dres au niveau de son siège, à Hydra. Le numéro du FLN est «le 22 en attendant les changements possibles» selon Kassa Aïssi, responsable de la communica- tion de ce parti.

LE RND a hérité du N°

29

LE FNA numéro

47

FFS

56

Hamas

44

AAV

28

Dimanche 4 Novembre 2012

NATION

DK NEWS

5

LOCALES

LOCALES

NOVEMBRE

M. LASKRI

Le FFS participera dans 319 APC et 22 APW

Le Front des forces socialistes (FFS) partici- pera dans 319 Assem- blées populaires communales (APC) et dans 22 Assemblées po- pulaires de wilaya (APW) à travers 34 wi- layas du pays aux élec- tions locales prévues le 29 novembre en cours, a indiqué samedi à Alger le premier secré- taire national du parti, M. Ali Laskri.

nationale de représenta- tion féminine sur les listes du parti était de 40 %, la moyenne d'âge de 41 ans et la composante uni- versitaire de 58 %. Il a souligné que ces chiffres «peuvent paraître modestes», expliquant ce constat par le fait que le parti ait refusé de parrai- ner des candidats et des listes de «circonstances». «Le parti s'est appuyé sur ses propres militants et s'est ouvert à la société

M. Laskri a précisé, lors d'une conférence de presse animée au siège du parti, que la moyenne

civile à travers la pré- sence de militants du mi- lieu syndical et associatif», a fait remar- quer M. Laskri.

lieu syndical et associatif», a fait remar- quer M. Laskri. Le MSP présent dans de 653

Le MSP présent dans de 653 APC et 45 APW

Le Mouvement de la société pour

la paix (MSP) participera aux pro-

chaines élections locales au niveau de 653 Assemblées populaires com- munales (APC) et 45 Assemblées de wilaya (APW), a annoncé vendredi le président du MSP, M. Bouguerra Soltani. Dans une allocution prononcée lors d'une rencontre nationale des présidents des instances électorales de wilaya du MSP, M. Soltani a pré- cisé que sa formation participera «avec force» aux prochaines élec- tions locales en dépit du peu d'en- gouement des citoyens à l'égard des élections. Le parti «n'encourage pas la po- litique de la chaise vide», d'où sa dé- cision de participer aux élections, a souligné M. Soltani qui prévoit une faible participation des citoyens aux prochaines élections. Il s'agit selon M. Soltani de «maintenir le lien entre le parti et ses partisans et de

de «maintenir le lien entre le parti et ses partisans et de faire face à la

faire face à la politique de fatalisme et qui vise à susciter des craintes vis à vis des courants islamiques». Le président du MSP a rappelé que la question relative à la révision des listes électorales a été confiée aux bureaux communaux et de wi- laya au niveau local qui décideront de la présentation de listes com- munes dans le cadre de l'Alliance de l'Algérie verte ou dans le cadre du

mouvement unique- ment. Il a ajouté que le conseil consultatif na- tional du parti a décidé de confier la révision des listes de candidature des prochaines élections des APC et APW à l'ap- préciation des prési- dents des conseils consultatifs locaux et non à la direction cen- trale du parti. Par ailleurs, M. Sol- tani a déploré le «retard» enregistré dans l'installation de la Commission nationale de surveillance des élec- tions et la Commission nationale de supervision des élections, estimant que leur installation est intervenue après l'achèvement de la révision des listes électorales. M. Soltani a saisi cette occasion pour appeler une fois encore à la nécessaire «séparation entre le pouvoir et l'argent».

SERVICE PUBLIC

Quand la notion de « baylek » continue à hanter les esprits

Abdiche S.

La présence de l’Etat est nécessaire pour faire régner l’ordre, la sécurité, une parfaite cohabitation entre tous les membres de la société. Les périodes les plus délicates, voire les plus dangereuses qu’un pays peut traverser proviennent traditionnellement d’un décrochage de l’autorité qui laisse toujours place à un vide politique ouvrant droit presque au- tomatiquement, à moults dérapages. Les situations équivoques que nous vivons, que vivent les grandes agglomérations notamment, proviennent de ce relâchement ressenti au niveau des structures de l’Etat qui

a fait la place à certaines situations devenues au fil du

temps, intolérables et insupportables à la fois. Le com- merce informel est l’exemple le plus cité parmi toutes les dérives constatées. C’est un commerce hors temps et hors normes qui a fini par profiter de conjonctures exception- nelles pour accumuler des profits. Mais il y a d’autres dé-

rives qui font mal aussi, l’incivisme, l’absence de respect de

la chose publique, la notion de « baylek », évoquée pour

marquer tout le désintérêt porté à ce qui revient à l’Etat, la violence urbaine, l’érection de parkings sauvages, sont au-

tant d’atteintes à ce qui constitue l’autorité de la puissance publique. Or, on le sait, il ne saurait y avoir de progrès social sans amélioration de l’efficacité de l’Etat, sans une mise au ser- vice des institutions relevant de celui-ci, au bénéfice des ci- toyens. Aujourd’hui, se pose avec acuité, le problème du rôle des grands corps de l’Etat, et de l’usage de l’argent pu- blic qui en est fait, les sources de gaspillage. Partout, l’appel est fait pour la mise en place à tous les niveaux, d’un nou- veau système d’allocation des ressources et de la nécessité du contrôle et en premier lieu, du contrôle parlementaire, jusque-là ignoré de tous alors qu’il est expressément prévu par la loi. C’est une étape importante qui pourrait être fran- chie et la moralisation de la vie publique remise d’actualité,

si les sources du pouvoir et de contre-pouvoirs pouvaient

s’équilibrer. La démocratie, le respect des libertés ne peu- vent s’accommoder de manquements coupables à la notion

de continuité de l’Etat. Ces manquements sont toujours à

l’origine de situations équivoques qui font le lit à la corrup- tion et au passe-droit, à l’accumulation sans cause de ri- chesses. Le Premier ministre a hérité pour cela d’une situation difficile, délicate en tout cas où beaucoup de choses sont à revoir face à la lassitude manifestée par la population. Le choix des stratégies de changement sont certes déterminés par un ensemble complexe de facteurs. Sans devoir aller à des recompositions autoritaires, le Premier ministre af- firme prendre déjà l’exacte mesure des solutions à mettre en place pour rétablir une confiance populaire passable- ment écornée par des années de non gestion. Les institu- tions publiques c’est un fait, doivent adapter leur action à

la problématique vécue aujourd’hui par la société. L’Etat

ne saurait à l’avenir se démettre de sa volonté de puissance

publique et singulièrement sur les questions et contraintes de politique immédiate dont la nécessité de répondre d’abord aux atteintes élémentaires des citoyens.

Près de 15 000 candidats représentent le PT dans 47 wilayas

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT),

M me Louisa Hanoune, a fait savoir vendredi à Alger que

sa formation participera au élections locales du 29 no-

vembre prochain avec 15 000 candidats et candidates dans 47 wilayas.

M me Hanoune qui présidait une session ordinaire du comité central du parti a fait savoir que les candidats de

sa formation politique aux prochaines élections locales

étaient des militants et des adhérents du parti conformé- ment aux résolution du comité central. Le parti a décidé de participer au scrutin bien que les conditions d'intégrité fassent défaut, a-t-elle soutenu, fai- sant valoir que cette décision obéissait au souci de pré- munir le pays contre toute menace pouvant l'entraîner dans le chaos sous couvert du prétendu «printemps

arabe». «La décision de participation à la prochaine échéance locale vise à défendre les intérêts généraux de l'Algérie contre toute pression et tentative de déstabilisa- tion», a insisté M me Hanoune. Les rapports dressés par les membres du comité cen- tral font état d'«un climat politique malsain en raison de l'argent sale qui s'est mêlé à la pratique politique» et qui constitue «un véritable danger pour le pluralisme poli-

tique et les institutions élues», a-t-elle dit. Par ailleurs, la première responsable du PT a fustigé la réduction, dans le projet de loi de finance 2013, du bud- get de certains ministères «clés» estimant que ces dépar- tements «ont des projets dont la mise en œuvre nécessite des fonds». Elle a cité les secteurs de l'agriculture, des tra- vaux publics, du tourisme, de la pêche, de la recherche

scientifique, de l'habitat, de l'urbanisme, de l'artisanat et de l'industrie. Evoquant la question de la prise en charge par la Sé- curité sociale du traitement du cancer dans les hôpitaux, M me Hanoune a estimé que cette décision était «néfaste pour le système de la sécurité sociale». Il existe déjà un fonds en charge de la lutte contre le cancer «qu'il faut fi- nancer», a-t-elle estimé. La SG du PT a en outre appelé à «ouvrir un dialogue national sérieux sur les moyens de relancer l'économie nationale». M me Hanoune a, par ailleurs, salué la position constante de l'Algérie fidèle à ses principes en matière de politique extérieure. La première responsable du PT a souligné la nécessité de «renforcer le front intérieur» afin de prémunir la nation algérienne contre les visées impé- rialistes et les pressions étrangères, notamment en lut-

rialistes et les pressions étrangères, notamment en lut- tant contre le chômage et la précarité sociale

tant contre le chômage et la précarité sociale à travers des politiques efficientes et durables. M me Hanoune a enfin appelé à répondre aux revendi- cations sociales des travailleurs et des jeunes, à respecter le droit à la grève, à encourager le dialogue et à parache- ver le processus de paix et de réconciliation nationale. APS

à la grève, à encourager le dialogue et à parache- ver le processus de paix et

6

DK NEWS

RÉGIONS

Dimanche 4 Novembre 2012

TISSEMSILT

120 millions DA pour des projets de protection contre les inondations

Une enveloppe financière de l’ordre de 120 millions DA est consacrée à la concrétisation de projets portant sur la protection de trois villes de la wilaya de Tissemsilt des inondations, a indiqué le directeur local des ressources en eau.

Dans ce cadre, les villes de Tamlaht et Sidi Lantri bénéficieront de la deuxième tranche de l’opération de protection des inondations, dont l’aménagement et le curage des abords des oueds et des berges, a pré- cisé à l'APS, M. Moussa Lebgaâ. La partie est de la ville de Khemisti verra l’aménagement de l’oued qui la traverse par la construction d'une ca- nalisation en béton sur une distance de 500 mètres, a-t-il ajouté. Il convient de noter que les villes de Tamlaht et Sidi Lantri ont bénéficié l'an dernier de la réalisation de la pre- mière tranche du projet qui a permis l’achèvement des travaux de curage des cours d’eau et la réalisation d’un mur de soutènement. Pour ce qui est de la deuxième tranche de la protection de la ville de Lardjem des inondations, le même responsable a souligné que ce projet, «le plus important et le plus grand en son genre dans la wilaya», sera lancé prochainement. Les travaux concernent l’aménage-

AÏN TÉMOUCHENT

Les travaux concernent l’aménage- AÏN TÉMOUCHENT ment de tous les oueds et les versants traversant le

ment de tous les oueds et les versants traversant le centre-ville, par la réali- sation de canalisations en béton, en plus de la correction des cours d’eau afin de réduire l'infiltration de boues aux agglomérations. Pour rappel, la première tranche du projet de protection de Lardjem a porté sur la réalisation des barrages de «Tamlaht» et «Bouzegza» afin de fa- ciliter le ruissellement des eaux plu- viales dans les oueds traversant la ville. M. Lebgaâ a indiqué que cette

commune est l'une des villes à grand risque d'inondation dans la wilaya, car traversée par de nombreux oueds et de versants, ce qui nécessite l'inscrip- tion projets importants. A noter que la direction de wilaya de l’Hydraulique a programmé pour les années 2013 et 2014 des travaux de protection de six villes contre les inon- dations, que sont Ouled Bessam, Khe- misti, Tissemsilt et le village deAin Feradja (Khemisti), Bordj Bounaâma et Sidi Abed.

Le centre de soins en toxicomanie, instrument primordial dans la prise en charge des malades

Le nouveau centre intermédiaire de soins en toxicoma- nie (CIST) d'Aïn Témouchent, est appelé à jouer un rôle dé- terminant dans la prise en charge des fumeurs occasionnels et toxicomanes, a affirmé, le médecin chef de service de ce centre. Cette infrastructure, a précisé le docteur Kedadra Nes- reddine, remplit une mission de coordination entre les toxicomanes et leurs familles en asssitant les aidants natu- rels que sont les familles pour la prise en charge de leurs enfants toxicomanes, d'une part, et entre les toxicomanes et les autres institutions de l'Etat, d'autre part. Dans ce cadre, le CIST prend en charge l'accueil et les soins des fumeurs occasionnels et les toxicomanes en leur prodiguant des conseils, de l'assistance, ainsi qu' en les orientant vers d'autres structures, a-t-il ajouté. Ouvert progressivement, depuis le 1 er juillet écoulé, et inauguré hier jeudi à l'occasion du 1er novembre2012, le CIST d'Aïn Témouchent dispose d'une cellule d'écoute composée de quatre psychologues, d'une salle de consul-

tation psychiatrique, aux côtés d'une salle de relaxation dotée de fauteuils adaptés pour la thérapie de groupe. L'infrastructure dispose également d'une salle de pro- jection de films documentaires sur la toxicomanie, d'un la- boratoire d'analyses toxicologiques et d'une salle d'observation de deux lits. «Toutefois, ce CIST n’est nullement un centre de cure»,

a tenu à préciser le D r Kedadra ajoutant que les toxico- manes concernés sont orientés vers le centre de Sidi Chahmi à Oran. «Notre mission est surtout préventive et de sensibilisation», a-t-il dit.

Quelque 15 centres de cures, dont un à Tlemcen et un autre à Sidi Bel Abbès, sont en cours de réalisation à travers

le territoire national. Les responsables du CIST mettront

prochainement en service un numéro vert pour les contacts et ouvriront une salle de sports. Cette structure a accueilli, depuis le 1er juillet dernier, un total de 102 patients, dont 62 primaires dont deux ado- lescentes âgées de 12 et 14 ans ainsi que 40 toxicomanes.

RELIZANE

Raccordement de plus de 4 500 foyers au réseau de gaz naturel

Plus de 4 500 foyers ont été raccordés au ré- seau d’alimentation en gaz naturel dans la wi- laya de Relizane depuis le début de l’année en cours, a-t-on appris auprès de la Direction de wilaya de l’entreprise de distribution de l’élec- tricité et du gaz de l’ouest, Sonelgaz. Les opérations de raccordement ont touché 13 communes dont Yellel (479 foyers), Oued Rhiou (917), Mazouna (500) et Hmadna (355), selon la même source. La direction locale de Sonelgaz a souligné que le taux de raccordement au réseau du gaz de ville est estimé aujourd'hui dans la wilaya à 63,35 %, avant d'annoncer le raccordement d'autres zones au réseau avant la fin de l'année en cours. Le nombre de foyers raccordés au réseau de gaz naturel dans la wilaya est estimé actuelle- ment à environ 61 304 foyers, selon la direction de l'énergie et des mines. Relizane a bénéficié, au titre du plan quin- quennal 2010-2014, de plusieurs opérations de raccordement au réseau de gaz de ville au pro- fit de 15 communes restantes sur les 38 collec- tivités locales de la wilaya.

M’SILA

Concessions agricoles :

régularisation «avant fin 2012» de plus de 700 dossiers d’agriculteurs

Un total de 707 dossiers d’agriculteurs ayant postulé, dans la wilaya de M’sila au transfert du droit de jouissance en droit de concession, sera «traité et régularisé avant la fin de l’année 2012», a-t-on appris mardi au- près des services de la wilaya. Ces dossiers sont conformes aux disposi- tions prévues par la loi promulguée en 2010, fixant les conditions et les modalités d'exploi- tations des terres agricoles du domaine privé de l'Etat, a précisé la même source. L’opération de régularisation qui devrait être achevée, sur instructions du wali, avant la fin de l’année en cours, concerne une superfi- cie agricole de 4 500 hectares répartis, notam- ment, sur les communes de Boussaâda, de Khoubana et de M’cif, selon la wilaya. Une campagne d'information destinée à sensibiliser les agriculteurs à l’importance de cette opération a été menée dans la wilaya par une commission chargée de ce dossier, a-t-on ajouté, soulignant les progrès réalisés dans la région du Hodna en matière de production agricole, en particulier dans les maraîchages et l’arboriculture fruitière.

ORAN

Les sciences navales au centre d'un congrès international le 6 novembre

Les sciences navales et leurs applications dans le domaine du génie maritime seront au centre d'un congrès international prévu du 6 au 7 novembre prochain à Oran, a-t-on appris mardi auprès des organisa- teurs. «Il s'agit du 1 er congrès international sur l'aéro-hydrodynamique navale initié par l’université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf (USTO) à travers son laboratoire de recherche spécialisé en la matière», a précisé le président de la manifestation, P r Abdallah Mokh- tari. Plusieurs chercheurs algériens et étrangers ont confirmé leur par- ticipation à cette rencontre qui a pour objectif principal de «mettre en lumière les dernières avancées relatives à la compréhension du com- portement des vagues», a-t-il indiqué. La connaissance précise du com- portement des vagues trouve son utilité dans la construction navale et dans bon nombre d'opérations comme l'élaboration de l'itinéraire des navires et le forage au niveau des plateformes pétrolières off-shore, a- t-il expliqué. Les thèmes de l'environnement, de la mécanique des en- gins marins, de la gestion portuaire, de la sécurité des côtes et de la robotique sous-marine seront également abordés par les participants à ce congrès placé sous l'égide de la Direction générale de recherche scientifique et du développement technologique (DG-RSDT).

EL-BAYADH

220 foyers dans la commune de Stitten raccordés au réseau de gaz naturel

Deux cent vingt foyers ont bénéficié mardi d’un raccorde- ment au réseau de gaz naturel dans la commune de Stitten, wilaya d’El-Bayadh, a-t-on constaté. L’opération, qui intervient à la veille de la célébration du 58 e anniversaire du déclenche- ment de la Révolution du 1 er Novembre 1954, s’inscrit dans le cadre du programme de dé- veloppement des Hauts pla- teaux, pour un coût de 392 millions de dinars, selon sa fiche technique. Le projet a né- cessité la pose d’un réseau de transport long de 46,54 km, et d’un réseau de distribution d'un linéaire de 6 km, ont pré- cisé les services de la société de distribution de l’Ouest relevant de la Sonelgaz. La mise en ser-

de l’Ouest relevant de la Sonelgaz. La mise en ser- vice de ce réseau de gaz

vice de ce réseau de gaz naturel

a été accueillie avec un grand

soulagement par la population

de la commune de Stitten dont

le climat se caractérise par des

hivers rigoureux. Cette opération devra être élargie pour toucher 360 autres foyers, au niveau de la même

commune, avant la fin de jan- vier prochain, à la faveur de l’extension en cours du réseau de distribution, selon les mêmes services. La wilaya d’El-Bayadh a réa- lisé une avancée «appréciable» en matière de raccordement au réseau de gaz naturel, avec un taux de couverture avoisinant les 85 % et touchant 21 des 22 communes de la wilaya, ont in- diqué les responsables de la wi- laya. Ceci, en attendant le parachèvement de l’opération

de raccordement de la com- mune restante, à savoir celle d’El-Benoud (200 km au sud

d’El-Bayadh), dans le cadre du programme de développement quinquennal 2010-2014, ont-ils indiqué.

APS

Dimanche 4 Novembre 2012

SOCIÉTÉ

DK NEWS

7

L’UTILISATION DOMESTIQUE DE LA TOISON DU MOUTON

Une tradition en voie de disparaître

La récupération de la toison du mouton de l’Aïd El-Adha, une tradition autrefois ancrée chez les familles algériennes, est en voie de disparaître compte tenu des mutations qu’à connues la société, mais en raison aussi des conséquences nuisibles que la peau de mouton présente pour la santé.

La toison du mouton de l’Aïd a toujours été utilisée comme un pouf ou tapis. Autrefois, avoir plusieurs toisons à la maison est un signe d’aisance de la famille qui en possède, a confié à l’APS Hadja Hadda (septuagénaire). Avouant qu’elle adore toujours s’asseoir sur la peau de mouton, Hadja Hadda se rappelle que dans le temps, les toisons étaient minutieusement sé- chées, lavées et conservées. «Elles étaient réservées aux invités de marques», dit-elle avec un brin de nostalgie, se rappelant qu’«après l’Aïd, les jeunes filles montaient à la ter- rasse pour laver les toisons avec du savon de Marseille. En plus de l’ambiance, il y avait une forte concurrence entre ces jeunes filles, lesquelles exhi- baient, à la fin du lavage, cha- cune sa toison bien immaculée», ajoute-t-elle. A présent, les familles algé- riennes notamment citadines se «débarrassent» de ces toisons en raison des risques qu’elles pré- sentent pour la santé, mais aussi pour le «travail» d’entretien qu’elles exigent. Abdellah (42 ans), père de famille, a indiqué qu’à chaque Aïd, il offre sa toi- son à la personne qui égorge le

mouton car il n’en a «rien à faire». «Généralement, ceux qui égorgent le mouton refusent d’être payés, alors on leur offre la toison», a-t-il confié, ajoutant que sa femme qui est fonction- naire «répugne» de saler et de d’étaler la toison. «La peau de mouton exige un grand entretien car après l’avoir salée, il faut la tendre pour la sé- cher puis la laver à grande-eau et la tapisser», a confié Nacéra, relevant que cette «entreprise» exige plusieurs jours d’entre- tien et d’efforts. En revanche, Mohand, un habitant du quar- tier de Bouzaréah, dit qu’il garde les toisons pour les pren- dre au bled, en Kabylie où il fait très froid, reconnaissant qu’il ne se lasse pas de s’allonger, sur une toison autour d’un brasier entouré de sa famille, comme au bon vieux temps. «La toison fait partie de nos traditions. Ma mère en collectionnait et les uti- liser notamment en hiver», ajoute Mohand, estimant qu’«il n’y a pas mieux que la laine pour un lit douillé et bien chauffé». Abondant dans le même sens, Nora qui est cadre dans une en- treprise nationale, se dit «ja- louse» de «sa toison» qu’elle

tond pour récupérer la laine et la mettre soigneusement dans les oreillers et traversins. Pour sa part, Hayet de Kouba se dit plus «pragmatique» puisqu’elle récupère les toisons des voisins et cousins afin de les revendre à une personne qui travaille dans une tannerie. «Cela me permet de me faire un peu d’argent car je vends les peaux de mouton à des prix va- riant entre 300 et 500 dinars», dit-elle.

«LA TOISON, UN NID POUR LES ACARIENS» Le professeur Salim Nafti, chef du service pneumologie au Centre hospitalo-universitaire CHU Mustapha-Pacha, consi- dère que la conservation de la toison est une pratique «authen- tique et ancestrale» qui a existé depuis la nuit des temps, mais a- t-il fait observer, à l’époque les gens ignoraient les dangers qu’elle présente pour la santé humaine. Il a expliqué qu’une toison est un «véritable nid» pour les acariens qui se nourris- sent des moisissures d’origine organique, ajoutant que ces aca- riens vivent avec les humains et la toison leur permet de se mul- tiplier davantage. «Nous avons

leur permet de se mul- tiplier davantage. «Nous avons beau nettoyer la toison à l’eau chaude

beau nettoyer la toison à l’eau chaude ou à la vapeur, elle est immédiatement recolonisée par les acariens», a-t-il encore expli- qué, soulignant qu’il est «im- possible de la stériliser». P r Nafti a averti que la toison demeure un «danger» pour les gens qui

souffrent d’allergie et la qualifie de «bombe à retardement pour les enfants notamment, lesquels respirent et inhalent une quan- tité impressionnante de pous- sière», avertissant ainsi qu’il est «formellement interdit» de dor- mir sur une peau de mouton.

Les réalisations du secteur des forêts en 50 ans vues par le DGF

Les différentes réalisations du secteur des forêts, ses grands projets ainsi que ses perspectives ont été les principaux thèmes de l'interview du directeur géné- ral des forêts (DGF), M. Mohamed Seghir Noual, à l'APS à l'occasion de la célébra- tion de la journée mondiale de l'arbre coïncidant cette année avec le cinquante- naire de l'indépendance nationale.

Comment évaluez-vous les efforts déployés par l'Algérie durant ses cinquante années d'indépendance en matière de reboisement et de protection de la forêt ?

Depuis l'indépendance, l'Algérie a fait des efforts considérables en matière de protection des ressources naturelles et de lutte contre la dégradation des sols. Une priorité absolue a été accordée aux pro- grammes de reboisement sur tout le ter- ritoire national. La démarche entreprise avait pour objet de faire face aux multiples dégradations qu'a subies le patrimoine depuis la guerre de l'indépendance natio- nale, et ce faisant, permettre sa reconsti- tution progressive via le lancement de plusieurs programmes étalés sur diffé- rentes phases. A ce titre, le bilan physique des planta- tions a dépassé 1 194 108 hectares pour la période 1962 à 1999, suivis par le Plan na- tional de reboisement (PNR) qui impulsa depuis son lancement en 2000 une nou- velle dynamique aux programmes de plantation, boostant ainsi l'effort de reboi- sement à travers des réalisations an-

Directeur général des forêts (DGF), M. Mohamed Seghir Noual
Directeur général des forêts (DGF),
M. Mohamed Seghir Noual

nuelles estimées en moyenne à 50 000 ha. Durant la période 2000-2012, il a été réa- lisé 610 000 ha de plantation. Au regard des bilans successifs en matière de plan- tation, il est clair que beaucoup d'efforts ont été consentis par le pays visant la re- constitution du patrimoine forestier dans son ensemble, et ce en riposte aux di- verses formes de mutilations et autres dé- gradations profondes qui l'ont substantiellement réduit.

Etes-vous satisfait du bilan de la sauvegarde du patrimoine forestier, la reconstitution des zones touchées par les incendies et la lutte contre la désertification ? De par sa position méridionale sur le plan géographique, notre pays reste sous l’influence constante d’un climat semi-

aride au nord et quasiment saharien au sud. Cette tendance est de plus en plus exacerbée par les conditions semi perma- nentes de stress hydrique et d’aridité cy- clique qui touche une grande partie du pays engendrant toutes les formes d’aléas climatiques, causant de multiples impacts au patrimoine dans son ensemble. Par- tant de ce constat, il est clairement établi que les efforts fournis en matière de re- constitution doivent évoluer crescendo pour faire face aux multiples agressions subies par le patrimoine forestier, à l’image des incendies, leur recrudescence et leur courte rotation dans le temps et l’espace. Aussi, il ne faut pas omettre les effets induits par la dégradation des éco- systèmes naturels, particulièrement en zones semi-arides, sous les effets conju- gués du phénomène de désertification et son corollaire, la sécheresse, qui pèsent significativement sur l’intégrité des es- paces steppiques et présahariens. Ce constat impose davantage d’efforts en matière de reconstitution pour pouvoir stabiliser la tendance induite par le phé- nomène des changements climatiques qui demeure la cause fondamentale favo- risant et exacerbant toutes les formes de dégradation du milieu forestier.

Depuis l’an 2000, la DGF a lancé le PNR dont les objectifs sont fixés sur 20 ans. A quel rythme avance la réa- lisation de ce plan et quels sont les correctifs et changements qui y sont apportés pour sa réussite ? Depuis son lancement en 2000, le PNR

a permis la plantation de plus de 600 000 ha avec une moyenne annuelle qui est passée de 40 000 ha durant les six pre- mières années du PNR à 50 000 ha actuel- lement. Le rythme de réalisation de ce dernier est en progression continue grâce surtout à la dynamisation de la politique de reboisement qui prône la modernisa- tion des unités de production de plants (pépinières) ainsi que la création d’un nouvel outil de réalisation, en l’occur- rence, l’Entreprise algérienne de génie rural, qui a pour principale mission de booster le rythme de réalisation. L'objectif de la DGF est d'atteindre le seuil des 70 000 ha/an et au-delà et ce de manière progressive, en parallèle du dé- ploiement et de l’ancrage territorial de l’Entreprise algérienne de génie rural. Depuis l’adoption de la politique de Re- nouveau rural, ce Plan a connu des chan- gements d’ordre stratégique. Depuis, il est devenu, notamment pour la période 2009-2014, l’instrument de mise en œuvre de la politique du Renouveau rural qui a pour objectif la promotion d’un dévelop- pement économique du pays associant l’ensemble des intervenants sur les terri- toires ruraux. Par ailleurs, les outils et les moyens de planification ont connu une amélioration remarquable notamment à travers l’utili- sation de l’imagerie satellitaire, l'élabora- tion d'une carte de sensibilité à la désertification par zone et le recours à l’outil de télédétection.

APS

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DK NEWS

ÉCONOMIE

Dimanche 4 Novembre 2012

ALGÉRIE-ITALIE

M. Messahel co-préside à Rome la réunion du comité de suivi de la coopération entre les deux pays

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, a co-présidé vendredi à Rome, avec la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères italienne, Marta Dassu, la réunion du comité de suivi de la coopération algéro-italienne en perspective de la prochaine rencontre de haut niveau.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont évalué la coopération bilatérale dans un cadre de partena- riat renforcé, durable et mutuellement bénéfique, porteur de transfert de technologie et de savoir- faire, dans tous les do- maines, a-t-on appris auprès de la délégation al- gérienne. Dans ce contexte, les secteurs en Algérie of- frant des perspectives de partenariat tels que les PME, l'habitat, les projets industriels et les infrastruc- tures, ont été identifiés. A ce propos, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme de discus- sions pour le suivi et l'orien- tation de la coopération industrielle bilatérale. Par ailleurs, les volets liés aux secteurs sociaux, de la culture et de l'éducation ont été examinés, et il a été proposé d’élever le nombre d'étudiants algériens dans les universités italiennes. En outre, les deux parties ont évoqué le secteur de l'énergie en tant qu'«élé-

le secteur de l'énergie en tant qu'«élé- ment structurant» de la re- lation économique algéro-

ment structurant» de la re- lation économique algéro- italienne. Elles ont fait le point sur la série d'accords finalisés et prêts à être conclus entre Alger et Rome dans tous les domaines, tels que le transport maritime, l'industrie, la protection du consommateur, l'appui aux PME, les archives et la pro- tection civile, entre autres. Lors de cette réunion, les deux délégations ont passé

en revue les questions ré- gionales et internationales d'intérêt commun. Dans ce cadre, l'accent a été mis sur la situation dans la région du Sahel, selon la même source. M. Messahel a mis à profit cette opportu- nité pour exposer la posi- tion algérienne pour une sortie de crise dans cette ré- gion et la délégation ita- lienne a été «attentive» aux arguments avancés sur

cette question, a-t-on souli- gné. Au cours de cette ren- contre, les deux délégations ont également, évoqué la coopération dans sa dimen- sion humaine, notamment la circulation des personnes en tant qu'élément indis- pensable pour le renforce- ment de la coopération économique et le lance- ment de projets d’investis- sement dans les secteurs public et privé.

NORDINE AÏT LAOUSSINE, CONSULTANT INTERNATIONAL

L'Algérie a les moyens de reproduire l'expérience américaine

L'Algérie est en mesure de repro- duire l'expérience américaine réussie dans l’exploitation des gaz de schiste, mais ne doit le faire que sur le long terme, a estimé l’ancien ministre al- gérien de l’Energie et consultant in- ternational Nordine Aït Laoussine. «Reproduire actuellement le suc- cès américain dans l’industrie des gaz de schiste est possible en Algérie mais cela doit être considéré comme un objectif à long terme», lorsque les conditions techniques et écono- miques seront réunies, a-t-il indiqué dans une interview en ligne au groupe international CWC, organisa- teur d'événements énergétiques, basé à Londres. «La mise en œuvre d’un tel objectif requiert un transfert de la technolo- gie des compagnies pétrolières inter- nationales, une régulation favorable et un cadre d’investissement, ex- plique-t-il dans cet entretien diffusé sur le site Internet de CWC, qui orga- nise dimanche prochain à Alger une conférence internationale sur les perspectives énergétiques en Algérie. Le potentiel algérien en gaz de schiste est très prometteur avoisinant peut- être ses réserves en gaz convention- nel, souligne M. Aït Laoussine qui

en gaz convention- nel, souligne M. Aït Laoussine qui préside Nalcosa, un bureau de consulting en

préside Nalcosa, un bureau de consulting en énergie, basé en Suisse. Se disant favorable à l’exploitation des gaz de schiste, M. Aït Laoussine relève que le plan lancé par le gouver- nement algérien pour remplacer les réserves d'hydrocarbures, non re- nouvelables, «vise à intensifier l’in- vestissement dans les hydrocarbures conventionnels et non convention- nels, aussi bien dans les régions déjà

exploitées que dans celles encore inexplorées». Pour exécuter ce plan, le groupe Sonatrach avait porté ses prévisions d’investissement de 65 milliards de dollars à 80 milliards de dollars d'ici à 2016, rappelle à ce propos le consul- tant pétrolier. Interrogé sur le rôle des compagnies internationales dans le développement du programme al- gérien des énergies renouvelables, M. Aït Laoussine a estimé que cette col- laboration avait besoin «d’un modèle de partenariat spécifique qui intègre les compagnies locales dans un pro- cessus d’industrialisation». Ce mo- dèle requiert également, selon lui, un cadre fiscal adéquat pour les compa- gnies étrangères puisque l’essentiel de l’électricité solaire produite sera destiné au marché local. Il considère que l’Algérie est «at- tractive» en matière d’investissement énergétique que ce soit dans le do- maine de l’approvisionnement en énergie, du fait de sa proximité avec l’Europe et de ses gazoducs transmé- diterranéens, ou dans celui de la pro- duction et la distribution internes qui représentent beaucoup d’opportuni- tés pour les investisseurs sur un mar- ché en pleine croissance.

WASHINGTON

La Banque mondiale modifie sa politique des prêts d’investissement

Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé vendredi un dispositif modifiant sa politique des prêts d’investisse- ment pour «permettre d’accroître l’efficacité de ce premier instrument de financement» de la BM, a annoncé cette institution financière internationale. L’institution de Bretton Woods explique que cette nouvelle initiative, qui entrera en vi- gueur en 2013, permettra de présenter cet ins- trument de financement plus clairement aux autorités nationales des pays membres, aux services de l’institution et aux organisations de la société civile. A ce propos, elle souligne avoir rationalisé les politiques et les procé- dures régissant les prêts d’investissement, qui constituent le principal instrument pouvant être mis à la disposition des clients pour ap- puyer des investissements particuliers dans des domaines aussi divers que l’infrastruc- ture, les filets de protection sociale et la ré- forme judiciaire. Le prêt d’investissement est l’instrument qu’a utilisé la BM dans le cadre de ses activités initiales pour financer la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, vers la fin des années 1940. Sa politique de fi- nancement a évolué au cours des années, et un ensemble d’une trentaine de directives de po- litique et procédure s’est, à terme, constitué. Celles-ci ont été rationalisées et regroupées en une directive unique et cohérente. Les poli- tiques cruciales régissant la passation des marchés et les sauvegardes environnemen- tales et sociales sont considérées séparément et donnent actuellement lieu à des consulta- tions auprès du public. «Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’effort plus général mené pour moderniser la BM, recentrer son attention sur les résultats et les solutions, réduire ses processus bureau- cratiques et l’amener à rendre mieux compte à ses clients, à ses actionnaires et aux bénéfi- ciaires de ses investissements», a précisé la di- rectrice générale, Caroline Anstey. La nouvelle politique conserve le contenu des politiques et procédures opérationnelles antérieures, mais présente la politique clairement aux clients, aux agents de l’institution et à la société civile. «La responsabilisation est fondée sur des politiques claires», note Joachim von Ams- berg, vice-président de la politique opération- nelle et service aux pays auprès de la BM. «La rationalisation de notre Politique des prêts d’investissement contribue dans une mesure importante à accroître l’efficacité de cet instrument pour toute la gamme des clients de la Banque mondiale», avance-t-il. Selon lui, «elle permettra à ces derniers ainsi qu’à nos services de porter davantage leur at- tention sur la recherche de solutions, l’exécu- tion et la production de résultats et moins sur les tâches bureaucratiques». Bien qu’elle soit essentiellement le résultat d’un processus de rationalisation, la nouvelle politique donne lieu à quelques modifications qui doivent permettre à la BM de mieux répon- dre aux besoins de ses clients. L’un des chan- gements fondamentaux consiste à permettre aux petits Etats et aux pays en situation de fra- gilité de bénéficier des options d’intervention rapide utilisées lorsqu’un pays est confronté à une catastrophe naturelle ou à un conflit, ainsi que le recommande le Rapport sur le dévelop- pement dans le monde 2011 sur la fragilité et les conflits. Un autre changement concerne la manière dont sont réalisées les analyses éco- nomiques, qui maintient l’obligation de pro- céder auxdites analyses avec la même rigueur mais permet de prendre en compte des consi- dérations nationales et sectorielles. «L’analyse économique demeure une des grandes priorités de la Banque. Il est essentiel d’établir une solide base analytique», explique Aloysius Ordu, directeur des politiques opéra- tionnelles et qualité des opérations.

APS

Dimanche 4 Novembre 2012

ÉCONOMIE

DK NEWS

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ÉTATS-UNIS

Le président Obama aborde les élections avec un chômage de 7,9 % et une croissance de 2 %

Les derniers chiffres économiques à être publiés avant l’élection présidentielle du 6 novembre indiquent un taux de chômage de 7,9 % et une croissance de 2 %, alors que le président sortant, Barack Obama, est donné pratiquement à égalité avec son rival républicain Mitt Romney dans les sondages.

Si l’on fait une comparai- son des chiffres de chômage entre les élections présiden- tielles américaines, l’on ob- serve que dans le cas où le président Obama sera réélu, il aura établi un record puisque aucun président en exercice depuis Franklin Roosevelt n’a pu remporter un second mandat avec un chômage supérieur à 7,4 %. S'il perd, il se joindra alors à Jimmy Carter, George HW Bush (père) et Gerald Ford lorsque le chômage était su- périeur à 7 %. Après la pire récession depuis la Grande Dépression, le chômage est demeuré élevé tout au long de la présidence d'Obama :

récession depuis la Grande Dépression, le chômage est demeuré élevé tout au long de la présidence

il était de 7,8 % au moment où il avait pris ses fonctions avant de culminer à 10 % en octobre 2009. Mais selon les chiffres publiés vendredi par le dé- partement américain du Travail, le taux de chômage est passé, en une année, de 8,9 % en octobre 2011 à 7,9 % en octobre dernier. Par ail- leurs, les entreprises améri- caines ont accéléré leurs

taux de chômage. Alors que la campagne électorale bat son plein, les dernières sta- tistiques du chômage ont été une aubaine pour les deux candidats afin de les commenter chacun à sa manière. Lors d'un meeting tenu vendredi dans l’Ohio, un des Etats-pivots (Swing state) qui recèlerait la clé de l'élection présidentielle

moment au cours des 8 der- niers mois», a-t-il clamé. «L'industrie automobile américaine est de retour au sommet. L’immobilier est en hausse. Nous sommes moins dépendants du pé- trole étranger qu'à tout autre moment au cours des 20 dernières années. Nous avons fait de réels progrès,

recrutements en octobre, et l'amélioration de la conjoncture a incité un

américaine, le président Obama a relevé l'augmenta- tion des embauches et vanté

mais nous sommes ici au- jourd'hui parce que nous

savons que nous avons en- core du travail à faire», a en-

nombre accru de chômeurs

sa gestion pour la reprise

core déclaré

le

à reprendre leur recherche d'emploi. Selon les ana- lystes, ce sont deux signes encourageants pour la re- prise économique, mais le rythme actuel des créations d'emplois reste encore in- suffisant pour faire dimi- nuer significativement le

économique. «Nous avons créé 5,4 mil- lions de nouveaux emplois (depuis le début du mandat présidentiel), et ce matin, nous avons appris que les entreprises ont embauché des travailleurs en octobre plus qu'à n'importe quel

président-candidat. De son côté, le conseiller en chef en économie à la Maison-Blanche, Alan Krueger, a soutenu que le nouveau rapport sur l'em- ploi est «une preuve supplé- mentaire que l'économie américaine continue à se

rétablir de la pire récession depuis la Grande Dépres- sion». Donnant, évidem- ment, un avis contraire, le candidat républicain Mitt Romney a estimé, pour sa part, que le taux de chô- mage est resté élevé, consi- dérant que c’est «un triste rappel que l'économie est au point mort». Pour cet an- cien gouverneur du Massa- chusetts et homme d’affaires, «cela prouve en- core de la nécessité de chan- ger la politique économique du pays». Mais malgré une relative amélioration des chiffres du chômage et de la croissance, l’économie américaine est guettée par un risque de défaut de paie-

ment si le plafond légal de leur dette publique n’est pas relevé avant fin décembre

2012.

Fixée à 16 394 milliards de dollars, cette limite maximale de la dette fédé- rale devrait être atteinte d'ici à la fin de l’année 2012

alors que si ce plafond ne sera pas révisé à la hausse, cela signifie que les Etats- Unis seront en défaut de paiement et devront, en conséquence, opérer des coupes budgétaires auto- matiques. La dette fédérale a été évaluée à 16 200 mil- liards de dollars lundi der- nier, soit une différence de seulement 194 milliards de dollars pour toucher le pla- fond fixé par le Congrès américain.

NEW YORK

Les cours du pétrole terminent en nette baisse

Les cours du pétrole ont clôturé en nette baisse vendredi à New York, l'ac- célération des embauches aux Etats- Unis en octobre ne suffisant pas à rassurer un marché inquiet pour la demande et pénalisé par une hausse du billet vert. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en dé- cembre a chuté de 2,23 dollars à 84,86 dollars sur le New York Mercantile Ex- change (Nymex). En début d'échanges, le rapport très attendu sur l'emploi aux Etats-Unis en octobre a "donné un peu de soutien au marché", selon Andy Lipow, de Lipow Oil Asso- ciates. En effet, s'il montre un taux de chômage en légère hausse, à 7,9%, ce document fait surtout état d'une accé- lération des embauches dans le pays,

avec la création de 171.000 emplois, une statistique nettement supérieure aux attentes et en hausse de 16% par rapport à septembre. "Ces chiffres vont certainement faire plaisir au président (américain, Barack) Obama, à quatre jours de l'élection présidentielle", a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric, "mais sur le plan du marché du pé- trole, ils ne suffisent pas à le faire pas- ser en territoire positif". En effet, "s'il est encourageant, ce rapport a déclen- ché une hausse du dollar", qui reve- nait à des niveaux plus vus depuis début octobre face à l'euro, a noté John Kilduff, de Again Capital. Après une salve d'indicateurs rassurants sur le front de l'emploi et dans le secteur

manufacturier publiés cette semaine, la progression des embauches en oc- tobre renforçait l'idée que la reprise américaine reprenait de la vigueur, loin devant le Vieux continent. En outre, les courtiers sont conscients du fait qu'une partie des "mesures d'as- souplissement de la Fed (Réserve fé- dérale américaine, ndlr) finiront par prendre fin, au fil de l'amélioration de l'économie américaine, et cela pèse sur le marché", a relevé John Kilduff. Outre la stimulation de la crois- sance économique, le concours finan- cier énorme fourni par la banque centrale renforce notamment l'attrac- tivité des actifs jugés plus risqués comme les matières premières et l'or noir.

PORTUGAL

Mouvement de grève dans la première banque publique

Mouvement de grève dans la première banque publique Un mouvement de grève a paralysé par- tiellement

Un mouvement de grève a paralysé par- tiellement vendredi la première banque pu- blique portugaise, Caixa Geral de Depositos (CGD), dont une centaine d'employés ont manifesté à Lisbonne contre des baisses de salaires et un projet de privatisation. Ce mouvement de grève vise à protester

contre les coupes salariales, la suppression des primes et un projet de privatisation de la banque, a indiqué Joao Lopes, président du Syndicat des travailleurs des entreprises du groupe CGD, qui a appelé à cette mobilisa- tion. «C'est la plus grande grève qu'ait connue

la CGD», a ajouté le responsable syndical, no-

tant que plus de 200 agences étaient fermées

à travers le pays à la mi-journée sur un nom-

bre total de 800. Après l'annonce de la sup-

pression des primes de congés et de Noël au titre de cette année, le ton est monté d'un

cran au sein des salariés de la CGD qui crai- gnent également un éventuel projet de pri- vatisation de la banque. Le syndicat des travailleurs des entreprises du groupe CGD

a annoncé son adhésion à la grève générale

convoquée le 14 novembre prochain au Por- tugal à l'appel de la CGTP, principale centrale syndicale du pays. Le mécontentement social et le rejet po-

pulaire de la politique de rigueur se sont net- tement amplifiés au Portugal depuis le 15 septembre dernier, quand des centaines de milliers de personnes ont manifesté à travers

le pays contre le renforcement des mesures

d'austérité, lors du plus grand rassemble- ment depuis mai 2011 quand le Portugal a reçu une assistance financière internatio- nale.

ÉNERGIE

L'Australie devrait devenir le plus gros producteur mondial de GNL en 2017

L'Australie produira, dès 2017, 80 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié, un niveau de production qui va permettre à ce pays de de- vancer le Qatar, premier producteur mondial de GNL, a indiqué vendredi le ministre de l'Energie australien Martin Ferguson, cité par l'agence américaine Platts. Sept grands projets de GNL en cours de réalisation devraient por- ter la production de l'Australie de 24 millions de tonnes à 80 millions de tonnes en 2017, a dé- claré M. Ferguson lors de la deuxième confé- rence sur le gaz en Australie. Ces projets qui vont coûter 182 milliards de dollars devraient placer l'Australie en tête des pays producteurs de GNL dans le monde. «Mais c'est loin d'être la fin de l'histoire», a déclaré M. Ferguson au cours de cette conférence, puisque l'Australie se prépare pour lancer d'autres projets qui vont lui permettre de produire 130 millions de tonnes à l'horizon 2035.

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10 DK NEWS

CULTURE

Dimanche 4 Novembre 2012

ZABANA !

Un film sur les souffrances du chahid guillotiné projeté lors d'une cérémonie au musée El Moudjahid

Le ministère des Moudjahidine a organisé mercredi soir au musée El Moudjahid (Alger) une cérémonie
Le ministère des Moudjahidine
a organisé mercredi soir au
musée El Moudjahid (Alger) une
cérémonie en l'honneur des
moudjahidine et moudjahidate,
à l'occasion de la célébration du
58 ème anniversaire du
déclenchement de la révolution
du
1 er Novembre 1954.

La cérémonie a été marquée par la projection du film Zabana ! qui re- trace le parcours de ce martyr de la cause algérienne exécuté à la guillo- tine. Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas, a présidé cette cérémonie rehaussée par la pré- sence du président de l'Assemblée po- pulaire nationale (APN), M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, de membres du gouvernement ainsi que des person- nalités nationales et historiques, des représentants des différents corps et des étudiants. Organisée sur le thème «Novem- bre, histoire d'une nation et mémoire de générations», la cérémonie a été marquée par la présentation de poèmes sur la glorieuse révolution du

1 er novembre 1954. Le ministre des Moudjahidine a souligné à cette occa- sion dans une déclaration à la presse que le film Zabana ! témoignait des souffrances vécues par le peuple algé- rien et des combats menés par les héros de la glorieuse révolution, par- ticulièrement dans les camps de dé- tention et les prisons. Le film met également en évidence les sacrifices des condamnés à la guillotine pour le recouvrement de la souveraineté et l'indépendance natio- nales. M. Cherif Abbas a souligné la nécessité de transmettre le message du chahid aux jeunes et aux généra- tions montantes pour qu'ils accom- plissent leurs rôles dans l'édification et la réalisation de d'avantage de pro-

grès. Par ailleurs, des responsables au ministère des Moudjahidine ont indi- qué que cette cérémonie s'inscrivait dans le sillage d'une série de manifes- tations dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance nationale visant à transmettre par le son et l'image le legs culturel et histo- rique qui témoigne des épopées hé- roïques de nos chouhada. A ce propos, le chargé d'étude et de synthèse au ministère, M. Mohamed Abi Ismaïl, a indiqué que le pro- gramme du secteur des moudjahidine accordait une importance particulière à la production audio-visuelle qui re- trace les événements de la guerre de libération nationale et le parcours des chouhada.

Abtal El-Djazaïr

présentée avec succès au Théâtre d'Oran

La générale d'une nouvelle pièce théâtrale intitulée Abtal El-Djazaïr (les héros de l'Algérie), présentée mer- credi en soirée à Oran dans le cadre de la célébration du 58 ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour l'indépendance nationale, a été vivement saluée par le public du Théâtre régional Abdelkader Alloula (TRO). Cette nouvelle création, écrite et mise en scène par Mo- hamed Belfadel, se décline en épopée historique relatant les étapes les plus marquantes de la lutte de libération na- tionale, dont les batailles menées contre les forces colo- niales par d'illustres figures de la résistance à l'instar de l'émir Abdelkader, Cheikh Bouamama et Lalla Fatma N'soumer. Les massacres du 8 Mai 1945, la révolution du 1 er Novembre 1954, la sanglante répression de la marche pa- cifique du 17 octobre 1961 à Paris et l'avènement de l'indé- pendance nationale ont été mis en relief par les vingt jeunes artistes distribués dans cette pièce. Agés entre 15 et 30 ans, ces comédiens en herbe ont in- terprété avec brio les personnalités héroïques de la lutte de libération nationale, et d'autres chouhada emblématiques de la glorieuse révolution de Novembre à l'image du pre- mier martyr de la guillotine, Ahmed Zabana. Encouragés par les applaudissements fusant de la salle bondée, ils ont livré une prestation dont la qualité est à même de favoriser leur percée dans le domaine scénique, de l'avis des profes- sionnels présents. Le directeur artistique de cette nouvelle œuvre, M. Mo- hamed Mihoubi, a rappelé que la quasi-totalité de ces jeunes acteurs a été formée à l'école théâtrale de l'associa- tion culturelle «Amel» qu'il préside. Le dramaturge Mohamed Belfadel a annoncé que sa pièce, Abtal El-Djazaïr, sera présentée le 7 novembre pro- chain au Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou dans le cadre du Festival du théâtre révolutionnaire. De son côté, le directeur du TRO, M. Azri Ghaouti, a es- timé que «la satisfaction réside non seulement dans l'as- pect de la formation, mais aussi dans la fierté que procure cette pièce du fait qu'elle restitue l'histoire de la lutte de li- bération nationale entre les mains des jeunes générations pour la perpétuer auprès de tous ceux qui n'ont pas connu la période coloniale». Il a fait savoir en outre que deux

la période coloniale». Il a fait savoir en outre que deux grandes œuvres théâtrales intitulées El-Mechaal

grandes œuvres théâtrales intitulées El-Mechaal (le flam- beau) et Malhamat Wahran (l'épopée d'Oran), respective- ment écrites par Abbès Lakhdar et Temmouh Abdallah, seront produites par le TRO dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance nationale. Les répétitions seront entamées la semaine prochaine pour la première pièce (El-Mechaal) qui devra être prête avant la fin de l'année en cours, tandis que Malhamat Wah- ran sera montée au cours du premier semestre 2013, a pré- cisé M. Ghaouti.

Soirée artistique à Alger à l'occasion du 50 ème anniversaire du recouvrement de la souveraineté sur la radio et la télévision

Une soirée artistique a été organisée mercredi soir à Alger à l'occasion de la célébration du 50 ème anniversaire du recouvrement de la sou- veraineté sur la radio et la télévision nationales et le 58 ème anniversaire du déclenchement de la révolution. Organisée par l'ENTV à la coupole du Complexe olympique Mohamed Boudiaf, la soirée a été animée par de jeunes artistes qui ont repris avec brio les meilleurs chansons in- terprétées par des noms célèbres de la chanson algérienne depuis l'indépendance. Devant un public composé dans sa majorité de familles dont des journalistes et artistes, à leur tête hadj Rabah Deriassa et Seloua, ces jeunes artistes accompagnés d'un orchestre de 50 musiciens dirigé par Farid Ouamer ont repris avec brio les plus beaux chants dédiés à la révolution et à la gloire de l'Algérie. La cérémonie a débuté par un hommage rendu à la diva de la chanson arabe Warda El Djazaïria par la chanteuse Fella Ababsa qui a repris l'opérette Nidaa Eddhamir. Trois heures durant, le public a pu apprécier les différents styles de la chanson algérienne (chaoui et kabyle, oranais, sahraoui, tergui, soufi et algérois). Le 28 octobre 1962, l'Algérie a recouvré la souveraineté sur la radio et la télé- vision algériennes qui étaient regroupés en une seule institution. Un des techniciens algé- riens avait enlevé le drapeau français.

Tizi Ouzou : la guerre de libération nationale sur les planches du théâtre Kateb Yacine

Plusieurs pièces théâtrales portant sur la guerre de libération nationale seront jouées sur les planches du théâtre Kateb-Yacine de Tizi Ouzou tout au long de ce mois de novem- bre, dans le cadre d’un programme spécial in- titulé «Novembre du théâtre». Des troupes de Tizi Ouzou, Sétif, Naâma, Sidi Bel Abbès, M’sila, Blida, Oran, Laghouat et Médéa, seront à ce rendez-vous théâtral, organisé dans le cadre de la célébration du 58 e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1 er Novem- bre 1954. Il s’agit notamment des pièces Algé-

rie, voyage d’amour du théâtre régional d'El Eulma de Sétif programmée pour samedi pro- chain, Les héros de l’Algérie, une opérette de la troupe théâtrale des travailleurs d’Oran qui sera jouée mercredi prochain et «Le Testa- ment d’un martyr, pièce produite par l’asso- ciation «Les bougies culturelles» de la wilaya de Naâma. Parallèlement à ce programme spécial, quatre productions théâtrales étran- gères, qui seront jouées dans le cadre du Fes- tival international de Béjaïa, se produiront à partir de ce jeudi, et ce jusqu'à dimanche pro- chain, toujours au niveau du théâtre Kateb Ya- cine. Il s’agit de N’est pas fou qui veut des Fils Zouave de France, La Fin du monde ce n’est

que

Le train a sifflé du théâtre Enna de Tunisie, et Targuiya du théâtre Arenk de Guinée.

du ministère de la Culture de Jordanie,

BÉCHAR

Projections de films autour du thème «Cinéma et Guerre de libération nationale»

Un cycle de projection de films ayant pour thème «Cinéma et Guerre de libération nationale» a débuté mercredi à Béchar, à l'initia- tive de la maison de la Culture de la wilaya. Plusieurs films sur la guerre de libération nationale, notamment Mustapha Ben Boulaïd et La Bataille d'Alger, sont au programme de cette

manifestation qui se déroule en présence d'un public venu nom- breux. Une exposition de documents, de photographies et d'affiches autour des différentes œuvres cinémato- graphiques dédiées à la guerre de li- bération nationale a été ouverte aux visiteurs pour leur permettre de re- visiter à travers ces documents les

différentes phases des luttes poli- tique et armée du peuple algérien pour libérer son pays du joug colo- nial. Initiée à l'occasion de la célé- bration du 58 ème anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954, cette manifesta- tion de deux jours sera clôturée par une soirée musicale animée par plusieurs artistes.

Dimanche 4 Novembre 2012

CULTURE

DK NEWS

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4 ème ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU THÉÂTRE Entretien avec Sofiane Boukemouche, BÉJAÏA directeur
4 ème ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU THÉÂTRE
Entretien avec Sofiane Boukemouche,
BÉJAÏA
directeur artistique du festival et membre du commissariat
Entretien réalisé par
Arslane Boughiden
DK News : Une fois que vous
ont été dévolues la mission et les
tâches de responsable de la di-
rection artistique de cette 4 ème
édition du Festival international
du théâtre, avez-vous eu des ap-
préhensions ou rencontré des
difficultés particulières dans
l’élaboration de votre plan de
travail et de toute l’organisation
de la dimension dont on vous a
confié la charge ?
Sofiane Boukemouche : Pas
vraiment, dès lors que j’ai eu
l’opportunité d’assumer les
tâches de régisseur principal à
l’occasion de la précédente et
3 ème édition du Festival interna-
tional du théâtre.
Cette fonction m’a beaucoup
enrichi en expérience dans le
domaine du pilotage de la di-
mension artistique, ce qui, par
conséquent, me sert au-
jourd’hui de tremplin pour at-
teindre de meilleures
performances dans la mission
qui m’ a été confiée. Pour cette
quatrième édition du festival,
mieux encore, j’ai cette chance
d’évoluer dans une nouvelle
équipe au sein de laquelle le sé-
rieux, la rigueur et la compé-
tence, fruit d’une inestimable
expérience, ont prévalu comme
unique atmosphère de travail.
Parmi mes coéquipiers, donc,
je citerai le commissaire du fes-
tival en personne, M. Omar Fet-
mouche, M. Idir Ammour,
nouveau directeur de la com-
munication du festival, qui ne
ménage aucun effort pour bien
assister, conseiller, et M. Hidher
Benhassen, en sa qualité de
conseiller technique et artis-
tique émérite, un monsieur
dont le capital expérience s’est
notamment étoffé en traversant
les trois précédentes éditions du
festival, donc depuis Alger.
M. Sofiane Boukemouche,
Directeur artistique du festival
ple, constant, abondant et divers
de M. Omar Fetmouche, com-
missaire du festival, nous a été
d’un très précieux concours.
En quoi, précisément, a
consisté la tâche de directeur ar-
tistique, autrement dit quels
sont les aspects de l’organisation
générale que vous avez eu à cer-
ner, structurer et gérer ?
Il y a, d’abord, l’élaboration
du programme, et ce depuis la
conception de l’avant-projet, je
dirai même depuis l’ébauche, la
toute première mouture de
celui-ci, en tenant, bien sûr,
compte non seulement des don-
nées objectives mises à votre
disposition, telles que le nombre
de pays participants, les confir-
mations, prévoir les éventuelles,
voire probables défections de
dernière minute, le timing, donc
les horaires, les durées de
séances à allouer à chaque acti-
vité, tout en prenant également
en considération certaines exi-
gences d’ordre organisationnel,
l’épuisement des divers acteurs
(pas seulement les acteurs ar-
tistes), etc.
Intervient ensuite la phase de
consolidation dudit programme
en concertation (collation) avec
chaque membre du commissa-
riat du festival, le suivi sur le ter-
rain, veiller avec toute la vigi-
lance, de rigueur dans ce genre
de mission, à ce que tous, abso-
lument tous les moyens maté-
riels, techniques et humains
requis soient réunis, disponi-
bles et fiables.
Quelques heures à peine
après l’ouverture sur la voie pu-
blique et ô combien grandiose
du festival, êtes-vous satisfait,
êtes-vous optimiste quant à l’is-
sue de cette manifestation d’en-
vergure ?
Spontanément et tout à fait
satisfait, optimiste, assurément
et c’est loin d’être du narcis-
sisme et de l’auto-congratula-
tion, c’est un optimisme on ne
peut plus légitime dans la me-
sure où, comme je vous l’ai dit
plus haut, le dévouement, une
certaine passion doublée de ri-
gueur et de sérieux ont prévalu
tout au long de la préparation de
cette quatrième édition.
Ne pas perdre de vue, par ail-
leurs, combien l’apport multi-
Le mot de la fin ?
Espérons que ce festival ne
fera que conforter dans leur dé-
cision les autorités qui ont placé
toute la confiance en le com-
missariat de cette quatrième
édition, et confirmer ainsi la
compétence de ce dernier.
édition, et confirmer ainsi la compétence de ce dernier. Le théâtre et ses «inconditionnels et fidèles

Le théâtre et ses «inconditionnels et fidèles complices»

théâtre et ses «inconditionnels et fidèles complices» C’est tout le monde qui l’aura constaté à

C’est tout le monde qui l’aura constaté à l’occasion, notam- ment, de l’ouverture ô combien grandiose et non moins envoû- tante de cette quatrième édition du… quatrième art, le lundi 29 octobre 2012, le Festival interna- tional du théâtre qu’abrite, dés- ormais, Béjaïa avec enthousiasme et fierté. Même les plus profanes, parmi ces milliers de citoyens des deux sexes et de tous âges accourus sur le site ex- ceptionnellement désigné pour la circonstance, la placette ainsi qu’un bon tronçon du boulevard Amirouche jouxtant le TR Béjaïa Malek Bouguermouh, comme vaste scène à l’air libre pour un délirant déploiement de sons, de couleurs chatoyantes et d’ex- pression corporelle d’une su- blime esthétique plastique se sont vite aperçus que le théâtre ce n’est pas seulement des ac- teurs sur les planches, des ti- rades, des dialogues ou des monologues… Au point où l’on sait maintenant que le théâtre c’est le frère aîné de tous les arts, ceux, en particulier, liés à l’ex-

pression physique des émotions humaines, telles la chanson, la musique, la danse. Mais égale- ment la littérature, la poésie… Ces dernières, de toute évidence, constituant les seins nourriciers de l’écriture dramatique. Ce n’est, en effet, pas par ha- sard que le riche programme de cette quatrième édition du festi- val international du théâtre est agréablement, du reste, clair- semé de colloques, de tables rondes, de thématiques litté- raires et de déclamation de poèmes. Richard de Marcy n’avait-il pas dit, l’an dernier sur ces mêmes planches du TRB, lors d’un café littéraire (suivi d’un spectacle musical), que «le théâtre entretenait un cordon ombilical aussi bien avec l’his- toire, la politique qu’avec les belles lettres, la musique et bien d’autres expressions artistique». Et Omar Fetmouche, une fois, tout à fait spontanément alors que nous déjeunions ensemble à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour présenter la première comédie musicale

du talentueux Bazou, «Akin i Lebhar» (Au-delà de la mer), avait laissé cette… vérité (qui, en fait, n’était jamais venue à l’es- prit…) jaillir de ses lèvres : «Mais, en vérité, les premiers acteurs, et à leur insu, du théâtre dans son acception générique, ce sont les spectateurs eux-mêmes quand ils commencent à affluer pour voir un … spectacle ! C’est déjà du théâtre !.» Extraordinaire comme com- mentaire, et nous nous aper- çûmes, seulement après quelques secondes de réflexion, combien c’était vrai ! Nous se- rions donc tous des acteurs, cha- cun dans son rôle… dans le hall, déjà, sans forcément camper quelconque personnage sur les planches… Comme quoi le théâ- tre, c’est multidimentionnel et absolument charnel, aussi. Et, souvent, la spontanéité pousse comme un grain de beauté sur la peau «dure» (…) mais satinée du quatrième art, si ce ne devrait pas, plutôt, être le… premier ! A. B.

INTERNATIONAL FESTIVAL OF THEATRE

THE TALE or the arts of the word

It’s not everybody who knows to seduce throughout the magic use of the words. Indeed, story-telling is more than a technique, pedagogically speaking, it is rather theatrical, a total art, as a matter of fact. Thus, among the various artistic and cultural activities contained in the program of the 4th edition of the international festival of the theatre (Bejaia 2012), that section of the “Out of the walls” program devoted to the tale and the art of the word. It started on the 30th of October and will continue till the 5th of November and consists mainly in telling tales to peo- ple, almost everywhere. Besides, a series of colloquies and other round about tables, conferences with, as a basic topic “The arts of the word” have been included as part of the li- terary “slope” of the activity, held in the “Maison de la cul- tutre of Bejaia” and also at the literary “Kheima” raised inside the “Hammadite hotel” field, sollicitating several in- tervenors from different participant countries. The story-telling show begins everyday at 5 o’clock(ex- cept Bordj Moussa, 08 o’clock) PM and finishes at 07 o’clock. About sixty tale-tellers animate this side of the cul- tural activities aspect of the global program, they are from Senegal, Tunisia, Guinea and Algeria and move from one site to another. Eight (08) sites have been chosen for story (tale) telling shows, which are : Place du 1er Novembre (Ex- Place de Gueydon), Place Ifri, Bordj Moussa, table-land of Amimoun (Plateau Amimoun),Brise de mer, La Poudrière, Stades de proximité de Sidi Ahmed et Ihadadden, The tales are told in Arabic, French and Kabyle. In parallel to this ac- tivity, four (04) magic coaches (The idea is Omar Fet- mouche’s one) drawn by cart-horses trot through the main streets of the city from 09 AM to 11, and from 02 o’clock PM to 04 o’clock. They are the source of an incredible children’s happi- ness! Those magic coaches stop, from time to time and offer very pleasant “things”: Inside them, a real small stage where people (particularly children) may enjoy magic , puppet-on-the string, clown shows and tales…The target destinations a certain number of districts, the day-nursery “Hanane”, the private schools “Les Iris”and “Les Co- lombes”, and also a few other public primary schools. For the management of the technical side of that operation (magic coaches shows), it’s Miss Samira Yahiaoui who has been entrusted with the task, whereas Mr Samy Zebila and Miss Sihem Messaoudi are responsible for the success of the watching over of the artistic aspect of the program. Good luck to all the members of the Festival commissioner- ship and also to all those other people who are admirably contributing to the success of that great cultural event.

AB.

SAN

12 DK NEWS

Dimanche 4 N

LA MALADI

Des symptôme

La maladie de Crohn est une maladie pour la vie. Actuellement, on peut en soulager les symptômes, m traitement, il est possible de continuer à mener une vie comme vous le souhaitez, sans restriction. La sirs et de fondd

vous le souhaitez, sans restriction. La sirs et de fon d d C’est le but à

C’est le but à atteindre ! Mais cela néces- site une excellente collaboration patient- médecin. Puisqu’il s’agit d’une maladie chro- nique, plusieurs personnes tentent de trou- ver une cure ou un soulagement avec des produits naturels, des diètes restrictives ou d’autres types de thérapies. La confiance en l’efficacité de ces traitements est souvent non fondée. Il faut rester prudent devant des publicités parfois trompeuses et des histoires de guérisons miraculeuses. Il est bon, avant de suivre un quelconque traite- ment, d’en parler avec son gastro-entéro- logue afin de s’assurer qu’il n’entrera pas en interaction avec les traitements prescrits et qu’il n’aggravera pas les symptômes. Cer- taines diètes restrictives, par exemple, peu- vent provoquer des déficits nutritionnels. Aussi, certaines tisanes peuvent causer des problèmes de diarrhée. Bien qu’on ne puisse guérir la maladie actuellement, il y a bon espoir qu’un jour, grâce à la recherche, on pourra y trouver un remède définitif.

LA MALADIE DE CROHN :

QU’EST-CE QUE C’EST ? La maladie de Crohn est une maladie in- flammatoire chronique du système digestif, qui évolue par poussées (ou crises). Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutri- tion peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie. En cas de maladie de Crohn, l’inflamma- tion peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent, elle s’installe à la jonction de l’intestin grêle et du côlon (gros intes- tin). La maladie peut survenir à tout âge, y compris dans l’enfance. Elle est habituelle- ment diagnostiquée au début de l’âge adulte, avant 30 ans.

MALADIE DE CROHN OU COLITE ULCÉREUSE ?

La maladie de Crohn a été décrite pour la première fois en 1932 par un chirurgien américain, le D r Burril B. Crohn. Elle ressemble en plusieurs aspects à la colite ulcéreuse, une autre maladie inflammatoire fréquente de l'intestin. Pour les distinguer, les médecins se fon- dent sur la localisation des zones d'inflam- mation. La colite ulcéreuse ne touche qu’un segment délimité du rectum et du côlon. Pour sa part, la maladie de Crohn peut at- teindre d'autres parties du tube digestif, de la bouche aux intestins (parfois en laissant des zones saines). Il arrive qu’il ne soit pas possible de distinguer ces deux maladies. On appelle alors l’affection «colite indéterminée».

CAUSES La maladie de Crohn est due à une in- flammation persistante des parois et des couches profondes du tube digestif. Cette inflammation peut entraîner un épaississe- ment des parois à certains endroits, des fis- sures et des plaies à d’autres. Les causes de l’inflammation sont inconnues et vraisem- blablement multiples, impliquant des fac- teurs génétiques, auto-immuns et environnementaux.

FACTEURS GÉNÉTIQUES Bien que la maladie de Crohn ne soit pas une maladie entièrement génétique, cer- tains gènes peuvent augmenter les risques d’en être atteint. Ces dernières années, les chercheurs ont découvert plusieurs gènes de susceptibilité, dont le gène NOD2/CARD15, qui multiplie par 4 ou 5 le risque de souffrir de la maladie. Ce gène joue un rôle dans le système de défense de l’organisme. Cependant, d’autres facteurs sont nécessaires pour que la maladie sur- vienne.

FACTEURS AUTO-IMMUNS Comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn a des caractéristiques de maladie auto-immune. Les chercheurs pensent que l’inflammation du tube digestif serait liée à une réaction immunitaire excessive de l’or- ganisme contre des virus ou des bactéries présents dans l’intestin. On ne sait pas en- core si cette réaction auto-immune est la cause ou une des conséquences de la mala- die.

FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX On remarque que l’incidence de la ma- ladie de Crohn est plus élevée dans les pays industrialisés et tend à augmenter depuis 1950. Cela laisse croire que des facteurs en- vironnementaux, probablement liés au mode de vie occidental, pourraient avoir une influence importante sur l’apparition de la maladie. Cependant, aucun facteur spécifique n’a encore été décelé. Le rôle de l’alimentation a souvent été évoqué sans pour autant être confirmé. De même, on a longtemps pensé que le stress pouvait déclencher des crises. Cependant,

les études réalisées jusqu’à présent sem- blent réfuter cette hypothèse. Aujourd’hui, les chercheurs se penchent surtout sur le rôle éventuel d’une infection par un virus ou une bactérie dans le déclen- chement de la maladie. Outre une infection par un microbe «extérieur», un déséquili- bre de la flore intestinale (c’est-à-dire des bactéries naturellement présentes dans le tube digestif ) pourrait aussi être en cause.

 

SYMPTÔMES PRINCIPAUX La maladie de Crohn peut toucher n’im- porte quelle partie du tube digestif. Les

symptômes (et leur intensité) sont variables d’un cas à l’autre :

Des douleurs et crampes abdominales

fréquentes, qui s'accentuent après les repas;

Une diarrhée chronique (qui dure plus de 2 semaines);

De la fatigue et un malaise général;

Un faible appétit et une perte de poids,

même avec un régime alimentaire équili- bré. Autres,

 

Des ulcères dans la paroi du tube diges-

Du sang dans les selles, parfois en quantité importante (hémorragies);

tif.

Des plaies autour de l'anus (des fistules,

• Des glaires dans les selles. Les glaires sont un mucus épais et filant ayant la consistance d’un blanc d’œuf;

• Des nausées et des vomissements;

• Une légère fièvre (de 38 ºC à 40 ºC);

• Des douleurs aux articulations.

LE TABAGISME ACCROÎT LE RISQUE D’ÊTRE ATTEINT DE LA MALADIE DE CROHN

Evolution de la maladie Il s’agit d’une maladie chronique qui est présente toute la vie. Le plus souvent, la ma- ladie de Crohn évolue par poussées entre- coupées de périodes de rémission qui peuvent durer plusieurs mois. Environ 10 à 20 % des personnes présentent une rémis- sion durable après la première poussée de la maladie. Les récidives (ou crises) se succèdent de façon assez imprévisible et sont d’intensité variable. Il arrive parfois que les symptômes soient tellement intenses (incapacité à s’ali- menter, hémorragies, diarrhées, etc.) qu’une hospitalisation devient nécessaire.

Complications et conséquences possibles La maladie de Crohn peut entraîner di- vers problèmes de santé. La gravité des

symptômes et des complications varie tou- tefois énormément d’une personne à l’au- tre.

• Une obstruction du tube digestif

L’inflammation chronique peut entraî- ner un épaississement de la paroi du tube digestif, pouvant conduire à un blocage par- tiel ou total du tube digestif. Cela peut en- traîner des ballonnements, de la constipation, voire des vomissements de matières fécales. Une hospitalisation d’ur- gence peut être nécessaire pour éviter une perforation de l’intestin.

des fissures profondes ou des abcès chro- niques).

• Des hémorragies du tube digestif, rares

mais parfois graves.

• Les personnes atteintes de la maladie

de Crohn au côlon ont un risque légère- ment accru d’être victimes d’un cancer du côlon, surtout après plusieurs années de maladie, et même si elles sont en traite- ment. Il est donc conseillé de subir un dé- pistage précoce et régulier du cancer du côlon.

D’AUTRES COMPLICATIONS

• Une dénutrition, car durant les crises,

les malades ont tendance à moins manger en raison des douleurs. De plus, l’inflam- mation chronique augmente la consomma-

tion de certains nutriments par l’organisme.

• Un retard de croissance et de puberté

chez les enfants et les adolescents.

• Une anémie ferriprive, en raison d’hé- morragies du tube digestif.

• D'autres problèmes de santé, comme de

l'arthrite, des affections de la peau, une in- flammation des yeux, des ulcères buccaux, des calculs rénaux ou des calculs biliaires.

• La maladie de Crohn, lorsqu’elle est en

phase «active», augmente le risque d’avor- tement spontané chez les femmes enceintes qui en sont atteintes. Elle peut rendre diffi- cile la croissance du fœtus. Il est donc im-

portant que les femmes qui souhaitent devenir enceintes contrôlent très bien leur maladie à l’aide de traitements et en discu- tent avec leur médecin.

PEUT-ON PRÉVENIR LA MALADIE DE CROHN ? Comme on ne connaît pas précisément les causes de la maladie, aucun moyen de la prévenir n'est connu.

TÉ

ovembre 2012

DK NEWS

13

E DE CROHN

s au traitement

ais on ne peut pas la guérir. Le diagnostic peut être difficile à accepter. Mais, heureusement, avec un bon maladie ne devrait donc pas empêcher les patients de manger normalement, de travailler, d’avoir des loi- der une famille.

de travailler, d’avoir des loi- der une famille. Une étude publiée en 2010, menée au- près

Une étude publiée en 2010, menée au- près de plus de 67 000 femmes en France, a toutefois montré qu’une consommation importante de protéines animales (viandes et poissons) était associée à un risque accru de souffrir de la maladie. Ces données res- tent à confirmer pour les hommes et les en- fants.

teinte de découvrir ces aliments, par exem- ple en notant dans un carnet la composition

symptômes

après chaque repas. Certains médecins sug-

«déclen-

gèrent

des

repas

et

l’intensité

d’exclure

les

des

aliments

cheurs» pendant 2 à 4 semaines pour voir si les symptômes s’atténuent ou non.

MESURES POUR PRÉVENIR L’AGGRAVATION ET LES RÉCIDIVES Suivre le traitement à la lettre : le traite- ment, s’il est adapté et bien suivi, permet de réduire la fréquence des crises et de préve- nir l’aggravation des lésions. Ne pas fumer : le tabagisme, même léger, augmente l’intensité des symptômes, le nombre de récidives et d’interventions chi- rurgicales liées à la maladie. Eviter les médicaments anti-inflamma- toires non stéroïdiens : ceux-ci sont contre- indiqués, car ils peuvent déclencher une crise ou aggraver les symptômes. Comme antidouleur, privilégier l’acétaminophène. Aux doses recommandées, l’acétamino- phène est sans danger pour le système di- gestif. L’alimentation : plusieurs études se sont

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Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Crohn. L’objectif du traitement est de contrôler l’inflammation, de corriger les insuffisances alimentaires et de soulager la douleur, la diarrhée et les au- tres symptômes. Pendant les périodes de rémission, il est souvent nécessaire de suivre un traitement d’entretien pour diminuer la fréquence des rechutes et limiter la progression des lé- sions. Dans la majorité des cas, il faut souli- gner que les traitements actuels permettent de bien contrôler la maladie. Puisque la maladie évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémissions, il est parfois difficile pour le médecin d’éva- luer l’efficacité des traitements entrepris. Pour mieux juger de l’efficacité d’un traite- ment, il est donc recommandé de tenir un journal où l’on note quotidiennement :

penchées sur l’utilité de divers change- ments du régime alimentaire pour prévenir

- le nombre de selles;

les récidives. Certaines ont testé l’effet d’un

- l'état des selles (liquides ou solides);

apport réduit en sucres raffinés et accru en oméga-3. D’autres ont testé l’exclusion de certains aliments. Ces expériences n’ont toutefois pas permis de découvrir une diète

la fréquence, la durée et l'intensité (sur une échelle de 1 à 10, par exem- ple) des douleurs abdominales ou des crampes d'estomac;

particulière qui permettrait de prolonger la

la qualité de l'appétit;

durée des périodes de rémission chez la majorité des patients.

les aliments qui aggravent les symp- tômes;

Dans la plupart des cas, il semble toute- fois que certains aliments aggravent les

les moments de la journée où les symptômes sont le plus présents;

symptômes, mais ces aliments varient

le poids (chaque semaine).

d’une personne à l’autre. Il peut s’agir de la viande rouge, des céréales (blé ou maïs),

MÉDICAMENTS

des produits laitiers, de certains fruits ou lé- gumes, etc. Il est conseillé à chaque personne at-

Anti-inflammatoires Il s’agit des traitements prescrits en pre-

Il s’agit des traitements prescrits en pre- Cependant, les antidiarrhéiques ou les laxatifs peuvent

Cependant, les antidiarrhéiques ou les laxatifs peuvent aussi irriter le tube digestif et causer des complications graves chez les personnes atteintes d’une maladie inflam- matoire intestinale. Il est impératif de demander conseil à votre médecin avant de prendre un anti- diarrhéique, un antispasmodique ou un laxatif, quel qu’il soit. Les analgésiques sou- lagent les légères douleurs abdominales. Privilégier l'acétaminophène.

Alimentation Durant les crises, afin d’alléger les ma- laises, on conseille de diminuer la consom- mation de fibres alimentaires (produits de boulangerie à la farine de blé entier, plu- sieurs fruits et légumes crus ou non pelés, etc.). Notons que ces aliments n’ont pas d’effet néfaste en soi sur le tube digestif. Mais les fibres alimentaires, en augmentant le volume des selles, font pression sur la paroi enflammée des intestins, ce qui a pour conséquence d’accroître les troubles digestifs. Quand la crise s’estompe, ces res- trictions ne sont plus nécessaires. Alimentation de soutien, bien que ce soit rare, il arrive que l’intestin trop irrité n’ar- rive plus à absorber correctement les nutri- ments. Pour éviter la dénutrition, il est alors possible d’injecter des solutions nutritives par voie intraveineuse (nutrition parenté- rale). Il s’agit de suppléments de complexes vitaminiques et de minéraux et de prépara- tions liquides hautement caloriques. Cela permet d’éviter les carences, no- tamment en protéines, en vitamines (A, acide folique, B12, C, D, E et K) et en miné- raux (calcium, cuivre, fer, magnésium, sé- lénium et zinc). La personne peut reprendre une alimen- tation normale dès que l’atténuation des symptômes le permet.

Chirurgie Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire, surtout en cas de complications (fistules, obstruction complète du tube di- gestif ou ulcère perforé). Si une section du tube digestif est trop abîmée par l’inflammation, il est possible de retirer cette section par chirurgie puis de relier les deux extrémités entre elles. La chirurgie peut donc procurer un soulage- ment.

mière ligne pour calmer l’inflammation en cas de crise. Les choix du mé- dicament et de sa voie d’administration dé- pendent de l’intensité des symptômes et de leur localisation dans le sys- tème digestif. Les aminosalicylates (ou dérivés salicylés), parmi lesquels la sulfasalazine et la mésalazine ou mé- salamine, sont administrés par voie orale, rectale (suppositoires) ou par lavement. Ils sont utilisés à la fois pour calmer les poussées et pour maintenir la rémission. Les effets secon- daires les plus courants sont les nausées, les vomissements et les maux de tête. Si les aminosalicylates intestinaux ne suffisent pas à soulager les symptômes, le médecin suggère des anti-inflammatoires plus puissants, comme les corticostéroïdes oraux, qui ont un effet anti-inflammatoire général. Les corticostéroïdes les plus communé- ment prescrits pour soigner la maladie de Crohn sont la prednisone et la predniso- lone. Ils sont habituellement employés pen- dant quelques semaines, jusqu’à ce que la rémission soit obtenue. La dose est ensuite diminuée progressivement. Dans certains cas où la maladie est localisée et modéré- ment active, un corticoïde moins puissant, le budésonide, peut être proposé.

Immunomodulateurs et biothérapies Les immunomodulateurs (dont les im- munosuppresseurs) agissent de manière très ciblée sur certains acteurs du système immunitaire pour calmer les réactions in- flammatoires. Ces médicaments sont généralement utilisés pour maintenir la rémission après le traitement «d’attaque» par aminosalicy- lates ou corticostéroïdes. Ils contribuent aussi à la guérison des fistules. Le 6-mer- captopurine et l'azathioprine sont les im- munomodulateurs les plus souvent prescrits aux personnes atteintes de la ma- ladie de Crohn. Le méthotrexate peut aussi être employé. Ces médicaments peuvent causer des ef- fets indésirables (nausées, vomissement,

diarrhée) et diminuer la résistance aux in-

fections si la dose est mal ajustée.

Les agents anti-TNF alpha, comme l’in- fliximab ou l’adalimumab, sont des médi- caments récents qui ciblent le facteur de nécrose tumoral (TNF), une substance

jouant un rôle dans l’inflammation. Ces

médicaments sont réservés aux patients qui ont des symptômes modérés à graves et

chez qui les autres médicaments sont ineffi- caces ou causent trop d’effets indésirables.

Ils peuvent aussi être utilisés comme traite- ments d’entretien.

AUTRES MÉDICAMENTS Dans certains cas, des antidiarrhéiques peuvent contribuer à réduire la diarrhée.

14 DK NEWS

À TRAVERS LE MONDE

Dimanche 4 Novembre 2012

FACE À L’OURAGAN SANDY

Les Les réseaux réseaux sociaux sociaux

facilitent facilitent le le quotidien quotidien

sociaux facilitent facilitent le le quotidien quotidien L’implication des réseaux sociaux lors du passage de

L’implication des réseaux sociaux lors du passage de Sandy, la semaine dernière sur la côte est des Etats-Unis d’Amériques, marque indéniablement un tournant dans l’appropriation de l’information de proximité au seul service de la qualité de vie des citoyens.

tage de photos Instagram pour montrer au monde, ou plus simplement à quelques amis, comment ils vivaient le passage du cyclone Sandy: près d'un mil- lion de photos ont été partagées en quelques heures. En une seule journée,

tait à toucher terre. Autre innovation tech- nologique -qui n'existait pas en 2005 quand l'ouragan Katrina avait dévasté la ville de la Nouvelle Orléans- utilisée pour traquer Sandy : les applications (appli) pour smartphones. Pour 2,99 dollars,

Le spécialiste des réseaux sociaux Jeff Sonderman du Poynter Institute, un orga- nisme spécialisé dans la recherche sur les médias, a été bien inspiré de souligner que «les catastrophes naturelles et les évènements dramatiques montrent à quel point les réseaux sociaux sont une source légitime pour montrer le monde qui change». Les réseaux sociaux ont en effet vécu un moment fort, en termes de fré- quentation et d’impact, à l’occasion du passage de l’ouragan Sandy sur la côte est des Etats-Unis d’Amériques, la dernière semaine d’octobre. Que ce soit l’agence fédérale des se- cours, la FEMA (Federal Emergency Ma- nagement Agency), le maire ou les gouverneurs des Etats touchés par la tem- pête, les autorités ont tenu informés, mi- nute par minute, leurs concitoyens de l'évolution de la situation via les réseaux sociaux. Avec des habitants évacués et des quartiers entiers privés d’électricités, les téléphones portables sont devenus un outil indispensable dans la diffusion des consignes de sécurité lors du passage de l’ouragan Sandy.Pour communiquer la liste des routes fermées,des zones sans électricité ou des numéros verts, les gou- verneurs et services d'urgence des Etats menacés par l'ouragan Sandy se sont ap- puyés sur Twitter et des applications smartphone pour faire passer leurs re- commandations. Vecteurs de communi- cation efficaces, les réseaux sociaux ont démontré leur efficience dans la gestion de cette crise majeure. «Il y a actuellement 2,4 millions de foyers sans électricité, deux fois plus que pour l’ouragan Irene», exemple de mes- sage diffusé sur le compte Twitter du gou- verneur du New Jersey, qui a envoyé de nombreux tweets dès le début de la catas- trophe afin de tenir informés les habitants du New Jersey sur l’avancée de l’ouragan Sandy dans l’Etat. Il a notamment exhorté la population, via son compte Twitter, à rester à l’abri et à être patients. Le gouverneur du New Jersey n’est pas le seul gouverneur des Etats-Unis à tenir au courant ses abonnés de la situation :

«Le pont Tappan Zee sera fermé à tous les véhicules à partir de 16h lundi jusqu’à nouvel ordre», déclarait sur Twitter An- drew Cuomo, gouverneur de New York, au moment du passage de l’ouragan. Leurs homologues du Maryland, du Connecti- cut ou de Pennsylvanie ont eux aussi re- cours au réseau social pour diffuser informations et consignes de sécurité. Les mots-clés «Sandy», «Soyez pru- dents» ou «FEMA» (Federal Emergency Management Agency) étaient ainsi en tête des sujets les plus commentés sur Twitter pendant la crise. La Croix-Rouge américaine a quant à elle rappelé sur Twitter que près de 11 000 personnes avaient passé la nuit de lundi à mardi dans 258 refuges de la Croix-Rouge dans 16 Etats, et lancé des appels aux vo- lontaires pour aider à gérer la catas- trophe. Le principal site pour observer l’évolution de la situation fut la principale

observer l’évolution de la situation fut la principale chaîne météo américaine, The Weather Channel, et son

chaîne météo américaine, The Weather Channel, et son «Hurricane Center» (Cen- tre-Ouragan) réputé dans le suivi des dif- férentes tempêtes qui frappent régulièrement l’Amérique. En plus d’un live diffusé en Streaming sur You Tube, d’un compte Twitter et d’une page spéciale, The Weather Chan- nel proposait également une page «Tacker», (traceur), permettant de voir exactement où se trouvait Sandy, le che- min déjà parcouru et sa destination pré- vue, ainsi que toutes les données météorologiques. De leur côté les citoyens américains se sont rué sur l'application dédiée au par-

Même sans Internet !

quelque 530 000 photos accompagnées du mot clé Sandy avaient été partagées sur cette application très populaire permet- tant de prendre, retoucher et partager des photos depuis son téléphone portable. Il faut y ajouter les 330 000 photos ac- compagnées du «hashtag» hurrican Sandy et encore quelques dizaines de milliers avec d'autres mots clés moins utilisés comme frankenstorm, le surnom de la tempête qui a fait près d’une centaine de morts. «La communauté Instagram a par- tagé des photos liées à l'arrivée de la tem- pête à un rythme de dix photos par seconde», écrivait l'entreprise sur son blogue, au moment où le cyclone s'apprê-

«Hurricane Tracker» offrait aux Améri- cains qui vivent dans le nord-est de suivre en direct la trajectoire de Sandy et les cartes des zones les plus menacées. L'appli de la Croix-Rouge américaine «Hurricane by American Red Cross» est restée gratuite, pour un récapitulatif des actions à entreprendre à domicile pour se préparer à l'arrivée de Sandy, diffuser alertes et cartes et proposer même un quizz pour tester la connaissance de Sandy par les utilisateurs. L'état du New Jersey s'appuyait aussi sur son appli «nj.com» pour diffuser les dernières nouvelles sur l'arrivée de Sandy. Samy Yacine

Le twitteur faussaire démissionne

La Bourse de New York est plongée sous un mètre d'eau, le gouverneur de New York est bloqué dans un immeuble, tout Manhattan est plongé dans le noir: toutes ces informations twittées étaient fausses. Mais, elles ont toutes été retwittées des centaines de fois. Et si la plupart de ces allégations ont été vé- rifiées et mises de côté, l'alerte faisant état d'une inondation dans la salle des marchés de Wall Street a par exemple été re- prise par CNN avant d'être démentie à l'antenne. Le site Internet américain Buzzfeed avait indiqué que l'homme twittant de fausses informations travaillait pour un fonds de pension et qu'il était le directeur de campagne du candidat républicain Christopher R. Wight, en piste pour les législatives. L'homme, Comfortably Smug, un supporter de Mitt Romney vivant à New York, a finalement annoncé le len- demain sur son compte twitter qu'il s'excusait après avoir «en- voyé une série de tweets erronés et irresponsables». «J'ai démissionné de l'équipe de campagne pour l'élection au congrès de Christopher Wight, avec effet immédiat», écrit-il. «Bravo à tous les demeurés qui profitent de la catastrophe pour diffuser de fausses rumeurs. Quelle bonne idée d'utiliser votre pouvoir de nuisance maintenant», s'était agacé Jonathan M. Katz, un journaliste respecté qui défend l'usage de Twitter à bon escient, dans des propos repris par l’agence AFP.

A ceux qui n’avaient pas accès à Internet, plusieurs médias ont publié de véritables petits guides pratiques permettant de se connecter aux principaux réseaux sociaux avec une simple ligne téléphonique mobile. Ainsi, comme l’indique le Washington Post, il est tout à fait possible de consulter Twitter via un système de SMS. Le site Buzzfeed informait de son côté de l’existence d’autres numéros de téléphone permettant d’utiliser certains services du web, tou- jours via des SMS, pour effecteur des recherches, ou pour consulter des notifications sur Facebook. Il y avait même possi- bilité d’envoyer des emails, selon une procédure variant en fonc- tion des opérateurs.

Des plaisantins au rendez-vous

Lors du passage de l’ouragan, des centaines de photos ont été partagées sur les réseaux sociaux. Même les gouverneurs utili- sent Twitter pour faire passer leurs consignes de sécurité. Cer- tains internautes se sont aussi amusés à diffuser des «fake», des «faux». Parmi les plus emblématiques, une image apocalyptique du ciel new-yorkais. La statue de la Liberté est bien réelle, mais le fond a été retravaillé à partir d'une ancienne photo de Mike Holligshead. Un professionnel qui a immortalisé en mai 2004 un gros orage dans le Nebraska. Mais la star incontestée du détour- nement de photos est sans doute le requin! Intégré un peu par- tout dans les images d'inondations, il a grugé de nombreux internautes.

Dimanche 4 Novembre 2012

À TRAVERS LE MONDE

DK NEWS

15

I N T E M P É R I E S

Sandy :

Les opérateurs télécoms peinent à rétablir une couverture normale

Les opérateurs télécoms américains continuaient vendredi de faire état de difficultés pour rétablir une couverture normale dans les zones les plus touchées par le passage de l'ouragan Sandy, même s'ils affirmaient faire des progrès.

Sandy, même s'ils affirmaient faire des progrès. Le numéro deux du marché, Veri- zon, a prévenu

Le numéro deux du marché, Veri- zon, a prévenu que la réparation des dégâts «pourrait prendre un certain temps» et a été le premier à reconnaî- tre que Sandy pourrait avoir un im- pact "important" sur ses résultats du quatrième trimestre, dans un avis communiqué au gendarme boursier américain, la SEC. Le groupe, dont le siège new-yor- kais a été inondé en début de semaine suite au passage de l'ouragan, a vu ses services de téléphonie fixe et mobile affectés dans le nord-est des Etats- Unis. Il dit faire «d'importants efforts de réparation pour restaurer des services de communications aux clients affec- tés, ce qui pourrait prendre un certain temps». De nombreuses personnes ont si- gnalé ces derniers jours d'importants problèmes de communication dans

les zones les plus durement frappées par Sandy, avec des réseaux très fai- bles voire inexistants dans le sud de Manhattan à New York par exemple. Verizon Wireless, la filiale de télé- phonie mobile du groupe qui occupe la deuxième place sur le marché amé- ricain derrière AT&T, a indiqué ven- dredi à la mi-journée que 97,2 % de ses stations de base étaient désormais opérationnelles dans les régions frap- pées par Sandy. La société a précisé que sa couverture «dans la plupart des zones s'approchait de son niveau d'avant la tempête». Mais elle a re- connu qu'elle n'était pas encore reve- nue à la normale «dans les zones gravement frappées, comme le bas de Manhattan», où elle assure toutefois que la couverture est «bonne». Un porte-parole d'AT&T a aussi as- suré vendredi que «la vaste majorité» des stations de base du groupe dans la

région nord-est était en état de marche. «Nous faisons des progrès dans les zones qui ont été les plus for- tement touchées, y compris New York et le New Jersey, où les inondations, les coupures d'électricité, les trans- ports et les débris posent des difficul- tés», a-t-il toutefois souligné. Le numéro 3 américain de la télé- phonie mobile, Sprint Nextel, avait déjà reconnu jeudi qu'il rencontrait des difficultés dans certaines zones, notamment dans la ville de New York où les trois quarts de son réseau étaient opérationnels, mais où il avait du mal à obtenir du courant et à accé- der à certaines stations de base. Le numéro 4 T-Mobile affirmait pour sa part jeudi avoir rétabli une couverture réseau de 85 % en moyenne pour la ville de New York, mais sans détailler son niveau pour la zone la plus touchée.

Ban Ki-moon

offre l'assistance de l'ONU aux victimes de l'ouragan Sandy

de l'ONU aux victimes de l'ouragan Sandy Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a

Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a contacté le président américain, Barack Obama, et s'est aussi entretenu avec les présidents d'Haïti et de la République dominicaine, ainsi qu'avec le maire de New York, pour offrir l'assistance des Nations unies, au besoin, à

l'effort de reconstruction après

le

passage de l'ouragan Sandy,

a

indiqué son porte-parole.

Le Bureau de la coordination

des affaires humanitaires (OCHA) est mobilisé pour prê- ter une assistance maximale, selon l’ONU. Les bâtiments de l'ONU ont aussi subi des dégâts en raison des vents violents et des inon- dations, qui ont perturbé les communications et touché d'autres infrastructures. Le Conseil de sécurité s'est réuni et les contacts avec les opérations de maintien de la paix et d'autres missions dans

le

monde ont été maintenus

sans interruption. «Quand le pays hôte est frappé par une catastrophe naturelle, les Nations unies souffrent aussi», a noté le secrétaire gé- néral.

Le courant rétabli pour plus de 100 000 personnes à Manhattan

Le courant a été rétabli vendredi après-midi pour plus de 100 000 abon- nés du sud de Manhattan qui en étaient privés depuis le passage de la tempête Sandy lundi soir, a annoncé le distribu- teur Con Edison. Ce rétablissement progressif -Con Edison avait d'abord annoncé le rétablis- sement pour 65 000 abonnés- concerne notamment le quartier de Chelsea et l'East village, a précisé Con Edison.

Au total, près de la moitié des abonnés ont ainsi retrouvé le courant dans le sud de Manhattan. Con Edison a ajouté qu'il espérait ré- tablir l'électricité pour les autres samedi au plus tard. Tout le sud de l'île était sans courant, sans chauffage, et parfois sans eau depuis le passage de Sandy lundi soir. Les magasins étaient fermés, et toute reprise avait été rendue impossible par l'absence d'électricité.

Le bilan de Sandy s'élève à au moins 102 morts aux Etats-Unis et au Canada

Le bilan de la tempête Sandy qui a ba- layé la côte nord-est des Etats-Unis et le Canada en début de semaine est passé vendredi à au moins 102 morts (101 morts aux Etats-Unis et 1 au Canada), ont annoncé des médias. Un précédent bilan a fait état de 73 morts, dont un au Canada et 72 aux Etats-Unis.

Ce bilan pourrait encore s'alourdir à

mesure que les fouilles des habitations dévastées se poursuivent. Quarante personnes sont décédées dans la seule ville de New York, et treize dans le New Jersey, où certains habitants victimes de l'ouragan commencent à se plaindre d'être oubliés par les autorités. Parmi les autres Etats les plus tou- chés, le Maryland compte onze décès et la Pennsylvanie 14. Il y a également un mort au Canada, à Toronto. Les sauveteurs ont par ailleurs arrêté de rechercher Robin Walbridge, 63 ans, le capitaine de l'équipage de la réplique du Bounty, le trois-mâts qui a coulé lundi dans l'Atlantique.

A New York, où 650 000 personnes

sont toujours privées d'électricité, des habitants se sont plaints du manque de policiers et ont dit redouter une recru- descence de la criminalité. La tempête Sandy pourrait se révéler la plus coûteuse qu'ait connue le pays après l'ouragan Katrina, qui avait dé-

connue le pays après l'ouragan Katrina, qui avait dé- vasté la région de la Nouvelle-Orléans en

vasté la région de la Nouvelle-Orléans en

2005.

La compagnie spécialisée dans l'éva- luation des catastrophes Eqecat a estimé que Sandy pourrait causer 20 milliards de dollars de dommages assurés et jusqu'à 50 milliards de dollars de pertes économiques, ce qui représente le dou- ble de sa précédente évaluation. Si ces pertes étaient vérifiées, Sandy deviendrait alors la quatrième catas- trophe la plus coûteuse pour les Etats- Unis, selon l'Institut d'information de l'assurance, après l'ouragan Katrina en 2005, les attentats du 11 septembre 2001 et l'ouragan Andrew en 1992.

NIGERIA

Un ancien général de l'armée tué par balles à Maiduguri

Un général de l'armée nigériane à la re- traite, Mohammed Shuwa, figure de la

guerre civile des années 60 au Nigeria, a été tué vendredi par des hommes armés à son domicile de Maiduguri (Nord-Est), a déclaré l'armée. «Quatre hommes qui se faisaient passer

pour des visiteurs (

)

sont entrés dans sa

maison et ont ouvert le feu sur le général et ses convives. Un des invités a été tué sur le coup et le général est mort sur le chemin» vers l'hôpital, a déclaré le lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de l'armée, dans un communiqué. «Les soldats de la JTF (force conjointe de l'armée) présents dans le secteur ont immé- diatement bouclé la zone et sont à la re- cherche des assaillants», a ajouté M. Sagir Musa. «Les insurgés qui ont tué l'ancien gé- néral seront appréhendés», a-t-il déclaré. Interviewé en mai dernier à son domicile de Maiduguri, M. Shuwa avait estimé qu'il pourrait être la prochaine cible du groupe de Boko Haram, qui ont mené des dizaines d'at- tentats dans cette ville considérée comme leur fief. M. Shuwa, 79 ans, était un des proches conseillers de l'ancien chef d'Etat militaire Yakubu Gowon, à la tête du Nigeria pendant la guerre du Biafra (1967-1970) qui a fait plus d'un million de morts. M. Shuwa a aussi oc- cupé un poste clé de l'armée pendant la junte militaire de Murtala Mohammed

(1975-1976).

Selon des témoins, des soldats ont tué des dizaines de jeunes hommes jeudi soir au cours d'une opération menée dans plusieurs quartiers de aiduguri. Boko Haram a mené des opérations de re- présailles à plusieurs reprises après des opé- rations militaires.

CORÉE SUD

Un éléphant en Corée du sud imite le langage humain

Un éléphant du zoo Everland à Yongin, au sud de Séoul, en Corée du Sud a appris à imi- ter le langage humain et maîtrise plusieurs mots, ont annoncé vendredi des chercheurs. Des scientifiques sud-coréens et euro- péens qui ont étudié les vocalisations de Ko- shik, un éléphant d'Asie de 22 ans, affirment que l'animal peut imiter le langage humain. Dans le zoo Everland à Yongin, au sud de Séoul, Koshik accueille ses visiteurs en an- nonçant «choah» (bien) et «nuo» (couché) et peut également prononcer, de façon appro- chante, «annyong» (salut), «anja» (assis) et «aniya» (non), selon la même source. Les éléphants sont incapables d'utiliser leurs lèvres pour émettre des sons comme les humains, leurs lèvres supérieures étant «soudées» à leur nez pour constituer la trompe. Mais Koshik forme les mots en en- roulant sa trompe et en la plongeant dans sa bouche. Il place alors le bout de sa trompe sur sa lange ou son palais pour créer divers sons. Les chercheurs ignorent la façon dont l'éléphant a développé la faculté de répéter les mots probablement prononcés par son soigneur depuis 19 ans, Kim Jong-Gap. «Les seuls liens sociaux de Koshik sont avec son soigneur et nous pensons qu'il a ap- pris et qu'il reproduit les mots afin de forger des liens de confiance avec Kim», a expliqué Oh Suk-Hun, vétérinaire d'Everland qui a étudié le comportement du pachiderme avec des scientifiques de l'université de Vienne (Autriche) et Jean (Allemagne). Koshik est né en 1990 dans un zoo près de Séoul. Il est arrivé à Everland à l'âge de trois ans. «Koshik est comme mon bébé parce que je le soigne depuis qu'il est arrivé ici», a dé- claré Kim. «J'ai dormi dans un sac de cou- chage près de Koshik pendant un mois quand j'ai commencé à m'occuper de lui et je crois que c'est pour cela que nous sommes proches au point qu'il a commencé à imiter ma voix», a-t-il expliqué. APS

16 DK NEWS

AFRIQUE

Dimanche 4 Novembre 2012

S A H A R A

O C C I D E N T A L

La visite de l'envoyé personnel du SG de l'ONU, M. Christopher Ross, aux territoires occupés constitue «un nouveau tournant» dans la position de l'ONU et de la communauté internationale vis-à-vis de la cause sahraouie, a souligné vendredi le front Polisario.

La visite de Ross aux territoires occupés constitue «un tournant» dans la position de l'ONU vis-à-vis de la cause sahraouie

Dans une interview à la radio sah- raouie, citée par l'Agence de presse sahraouie (SPS), M. M'hamed Khedad, membre du secrétariat national du Front Polisario et coordinateur avec la Minurso, a souligné que la visite de M. Christopher Ross aux territoires occu- pés «signe la fin de la politique du bras de fer engagée entre la communauté internationale, représentée par le SG de l'ONU, M. Ban Ki-moon, les mem- bres du Conseil de sécurité et le Maroc. Le Maroc, qui avait retiré la confiance de M. Ross, a voulu ainsi l'éloigner du processus de négociation et des efforts de l'ONU. Le responsable sahraoui a fait savoir que la commu- nauté internationale a contraint le Maroc à accepter que la visite de M. Ross s'effectue selon les conditions de l'ONU, précisant que l'envoyé spécial a résidé au siège de l'ONU à Layoune oc- cupée et a fixé l'agenda de ses déplace- ment lui-même. Il a souligné à ce propos que la vi-

ment lui-même. Il a souligné à ce propos que la vi- site historique de M. Ross

site historique de M. Ross à Layoune a permis aux Sahraouis d'entrer au siège de la Minurso pour la première fois depuis plus de 20 ans de la pré- sence de la Minurso au Sahara occi- dental. «La communauté internationale ne pourra s'enquérir réellement de la situation au Sahara occidental qu'après l'ouverture du ter- ritoire aux diplomates, médias et ONG», a indiqué le responsable.

L'ONU a pu ainsi constater sur le ter- rain, à la faveur de la visite de M. Ross, la lutte pacifique que mènent les Sah- raouis depuis des années. Le coordinateur sahraoui avec la Minurso a souligné que les manifesta- tions survenues jeudi dans les villes occupées de Dakhla et Layoune «ont démontré l'unité du peuple sahraoui et sa détermination à parvenir à la vic- toire».

L'association des parents des disparus sahraouis publie un rapport sur les assassinats perpétrés par le Maroc

L'association des détenus et dispa- rus sahraouis a révélé dans un rap- port, publié à la veille de la visite de l'envoyé personnel du SG de l'ONU, M. Christopher Ross, aux territoires oc- cupés, des chiffres effarants sur les dé- tentions, procès et assassinats perpétrés par les autorités marocaines tout au long de 37 ans d'occupation, a indiqué l'Agence de presse sahraouie (SPS). L'association a exprimé dans son rapport ses vives préoccupations quant à la poursuite de ces violations au Sahara occidental. Plus de 4 500 cas de disparition forcée, dont 550 cas

sont toujours portés disparus, 25 000 cas de détention abusive, 30 000 cas de torture et 1 550 procès injustes ont été enregistrés par l'association dans son rapport. Le document fait également état de plus de 1 300 cas d'assassinat de civils dont la majorité sont des femmes et des enfants. Les autorités marocaines ont pro- cédé au renforcement des agents de police dans la ville de Layoune avec 4 000 agents supplémentaires, et ce à la veille de la visite de M. Ross dans la ré- gion, a ajouté l'association. Le docu- ment a dénoncé également les harcèlements contre les observateurs

et les médias par les forces de sécurité. Par ailleurs, l'association a dénoncé avec force les violations flagrantes des droits de l'homme dans les territoires occupés. L'association a saisi la visite de M. Ross dans la région pour adresser un appel urgent à la communauté inter- nationale afin qu'elle assume ses res- ponsabilités en matière de protection des citoyens. Ella a également appelé à la libéra- tion de tous les détenus politiques sans condition, et à jeter la lumière sur le devenir des personnes dispa- rues.

Appel à la solidarité internationale avec le peuple sahraoui après les «exactions» du Maroc à El Ayoune

Le ministre sahraoui des Territoires occupés, M. Moha- med Ould Akik, a lancé vendredi à Alger, un appel aux orga- nisations et à la communauté internationale à se solidariser avec le peuple sahraoui suite aux «exactions» commises par l'occupant marocain jeudi soir à Al Ayoun occupée. «Les forces de l'occupation marocaine sont intervenues de manière féroce et brutale jeudi soir pour réprimer des ma- nifestations qui se sont produites à El Ayoune occupée», a in- diqué M. Akik dans son intervention lors de l'audience accordée par le président de la Commission nationale consultative de protection et la promotion des droits de l'homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini, à la délégation sahraouie. L'intervention «féroce et barbare» des forces d'occupation marocaines pour réprimer les manifestations des Sahraouis, «ont fait des blessés auxquels s'ajoutent plusieurs arresta- tions parmi les militants sahraouis», a fait savoir M. Akik. Il a précisé que ces manifestations coïncidaient aussi avec la tournée en Afrique du Nord de Christopher Ross, représen- tant personnel du secrétaire général de l'ONU, faisant obser- ver que cette visite intervenait également à la veille de la commémoration des évènements sanglants de Gdem Izik. Les forces marocaines avaient attaqué, le 8 novembre 2010, le camp de Gdem Izik (à l'est de la ville occupée El-Ayoune) où vivaient plus de 25 000 citoyens sahraouis, notamment des enfants, des femmes et des personnes âgées. De son côté, le président de la CNCPPDH a indiqué dans son intervention que le Sahara occidental menait «la même lutte que celle menée par l'Algérie contre l'occupant fran- çais». «La France s'était comportée avec l'Algérie comme un Etat terroriste. Actuellement le Maroc adopte la même atti- tude en se comportant tel un Etat terroriste vis-à-vis du Sa-

hara occidental», a déclaré M. Ksentini, soulignant que «la lutte des Sahraouis aboutira inéluctablement à l'indépen- dance du Sahara occidental». S'exprimant sur la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés, le président de la CNCPPDH a indiqué qu'ils sont «quotidiennement bafoués». Pour sa part, la représentante de la commission de l'Union africaine (UA) des droits de l'homme et des peuples, M me Maya Sahli, a annoncé qu'elle était en passe de finaliser un rapport sur la situation des droits de l'homme dans les terri- toires sahraouis occupés, document qu'elle remettra en jan- vier prochain au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA. Elle a expliqué que sa commission a été instruite par l'UA de mener cette enquête, déplorant toutefois le refus des autorités marocaines de lui accorder l'accès aux zones sous leurs contrôle. Elle a fait état dans son document, avec des témoignages à l'appui, a-t-elle dit, des exactions et des violations des droits de l'homme, commis par les forces marocaines dans les ter- ritoires occupés. Une série d'activités en solidarité avec le peuple sahraoui ont été organisées à Alger par le Comité na- tional algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) du 31 au 2 novembre. Ces activités avaient vu la participation d'une trentaine de militants et d’activistes sahraouis des droits de l’homme, venus des territoires occupés, de représentants de la société civile en Afrique et des participants des différents continents. Ces activités visent à «mettre l’accent sur les souffrances en- durées par le peuple sahraoui dans les territoires occupés», ainsi qu’à «amener l’ONU à assumer ses responsabilités et à appliquer les résolutions qui garantissent le droit à l’autodé- termination du peuple sahraoui», avait-on indiqué.

MALI

 

«Agir pour

éradiquer

Al-Qaïda»

 

Le président du Nigeria, Goodluck Jona-

than, a déclaré vendredi qu'il fallait «agir pour éradiquer Al-Qaïda» du nord du Mali, en rap- pelant que la Cédéao s'est engagée à restaurer la paix dans ce pays. «Nous devons agir pour éradiquer Al-Qaïda, les trafiquants de drogue, les kidnappeurs et autres éléments criminels qui sont en train de transformer le nord du Mali en foyer pour terroristes», a-t-il dit lors d'un entretien avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Le président Jonathan, qui s'est rendu récem- ment au Mali, s'est efforcé d'obtenir le soutien de l'Allemagne et de l'Union européenne, selon un communiqué de la présidence. «La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est engagée à restaurer la paix et la normalité au Mali et, dans ce but, recherche le soutien de l'Alle- magne et de l'Union européenne», a-t-il dé- claré à M. Westerwelle. Le président nigérian

ajouté que ses interlocuteurs au Mali avaient exprimé un désir de paix et un engagement à chasser les groupes armés du nord du pays. L'aide du Nigeria au Mali inclura un soutien technique à l'armée, selon le communiqué.

a

Le 12 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU

a

adopté une résolution préparant le déploie-

ment d'une force de quelque 3.000 hommes au Mali, donnant 45 jours à la Cédéao pour préciser ses plans. Le ministre allemand, venu au Nigeria en provenance du Mali pour assister à une réu- nion de la Commission bilatérale Nigeria-Al- lemagne, a déclaré que l'Allemagne s'intéressait à l'avenir de la sous-région et souhaitait aider à restaurer la paix et une si- tuation normale au Mali.

HCR Augmentation de 85 000 personnes déplacées enregistrée au Mali

 

85 000 personnes de plus ont été déplacées

à

l'intérieur des frontières du Mali, par rap-

port aux précédentes estimations, a annoncé vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). L'estimation précé-

dente s'élevait à 118 795 personnes déplacées,

a

affirmé à Genève le porte-parole du HCR

Adrian Edwards. Au moins 203 845 personnes sont déplacées, selon la Commission sur les mouvements de populations au Mali, un groupe de travail mis en place dans le cadre du groupe inter-agences sur la protection di- rigé par le HCR. Grâce au travail effectué par l'Organisation internationale pour les migra- tions, à un meilleur accès de la Commission aux régions du Nord et aussi au meilleur comptage des personnes déplacées dans la ca- pitale malienne Bamako, cette révision des chiffres a pu être en partie, menée à bien a in- diqué le porte-parole. Néanmoins, selon cer- taines sources qui font état de nouveaux déplacements de personnes, ces migrations en masse interviennent pour fuir l'insécurité générale, les abus des droits humains dans le nord du pays, par peur aussi d'une interven- tion militaire imminente, ou suite à la perte de leurs moyens de subsistance et un accès li- mité aux services essentiels. L'arrivée de nou- veaux réfugiés dans les pays frontaliers a également pue être constatée, au Niger, 3 853 réfugiés sont arrivés en septembre et octobre tandis qu'au Burkina Faso, ils étaient 1 000 le mois dernier. Pour le HCR et ses partenaires, l'accès aux réfugiés devient de plus en plus difficile au Niger, au Burkina Faso et en Mau- ritanie. Le risque d'enlèvement des travail- leurs humanitaires signifie que nos équipes doivent assurer leurs déplacements sur le ter- rain accompagnées d'escortes armées. De fré- quentes alertes de sécurité limitent notre accès aux camps et notre capacité à assister les réfugiés.

 

APS

Dimanche 4 Novembre 2012

MONDE

DK NEWS

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TURQUIE

Trois morts

dans des affrontements entre l'armée et les rebelles

Un soldat et deux rebelles kurdes ont été tués vendredi dans le sud-est de la Turquie dans des affrontements qui ont éclaté à la suite d'une attaque lancée par le Parti des travail- leurs du Kurdistan (PKK) contre une position de l'armée, ont déclaré des sources des forces de sécurité. Des membres du PKK ont tendu une embuscade à des soldats dans le district de Lice à Diyarbakir, tuant un militaire et en bles- sant cinq. Deux rebelles kurdes ont été tués lorsque les forces armées turques ont riposté, selon ces sources. Jeudi, une voiture avait ex- plosé devant une caserne dans la ville de Hatay (sud-est) près de la frontière avec la Syrie. Cette attaque avait été attribuée par les autorités lo- cales au PKK. Dimanche dernier, un policier et huit re- belles kurdes avaient été tués dans des com- bats dans la province de Sirnak. Ces affrontements surviennent après une série d'attaques des rebelles kurdes contre les forces de sécurité turques dans le sud-est de la Turquie, qui ont entraîné le lancement de vastes opérations militaires dans la région. Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est considéré comme une organisation terro- riste par Ankara, par l'Union européenne et par les Etats-Unis. Environ 45 000 personnes ont trouvé la mort depuis que le PKK a pris les armes en 1984 pour l'autonomie du sud-est de la Turquie, où les Kurdes sont majoritaires.

IRAN

Manifestation anti-américaine à Téhéran

Plusieurs milliers de personnes se sont ras- semblées vendredi dans le centre de Téhéran pour une manifestation anti-américaine à l'oc- casion du 33 e anniversaire de la prise de l'am- bassade des Etats-Unis par des étudiants iraniens, ont rapporté des médias. Rassemblés devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis en Iran, les manifestants ont scandé des slogans anti-américains et arboré des drapeaux nationaux, des portraits du guide religieux de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des banderoles anti-israéliennes. Le 4 novembre 1979, des partisans radicaux du guide religieux d'alors, l'ayatollah Kho- meini, ont envahi l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran et pris 52 diplomates américaines en otages. Ces derniers n'ont été libérés qu'en jan- vier 1981, après avoir été retenus pendant 444 jours. Cet incident a provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, qui ne sont toujours pas rétablies. Quelques jours après la prise de leur am- bassade, les Etats-Unis ont décrété des sanc- tions unilatérales contre l'Iran. Ces sanctions sont toujours en vigueur. La manifestation qui s'est déroulée ven- dredi a réuni des lycéens et des étudiants uni- versitaires, ainsi que des membres de la milice populaire Basij, formation faisant partie du Corps des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran).

ITALIE-LIBYE

Rome salue l'avènement du nouveau gouvernement libyen

L'Italie a salué, vendredi, la «méthode inclusive» qui a porté à la formation du nouveau gouvernement libyen, soulignant que l'avènement de celui-ci représente un «développement fondamental dans le processus d'affirmation d'une Libye stable et démocratique».

Le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzie, se rendra mardi prochain, en Libye pour expri- mer le soutien de son pays au proces- sus de consolidation des institutions et de la société libyennes et réaffirmer la solidité des relations bilatérales, rappelant à ce propos la «Déclaration de Tripoli» signée, le 21 janvier der- nier, à l'occasion de la visite du prési- dent du Conseil, Mario Monti. Dans un communiqué publié par son département, le chef de la diplo- matie italienne a souligné notamment que la «convergence» dont les diffé- rentes forces politiques ont fait mon- tre lors de la phase de formation du nouvel exécutif, constitue un «signe encourageant», au vu des attentes fon- dées sur ce dernier. L'Italie considère la Libye comme un partenaire clé, tant

considère la Libye comme un partenaire clé, tant sur le plan bilatéral que régional, pour la

sur le plan bilatéral que régional, pour la consolidation de la stabilité démo- cratique, de la sécurité et du dévelop- pement socio-économique de l'aire euro-méditerranéenne, a affirmé Terzi en se réjouissant également des perspectives ouvertes devant le ren- forcement du dialogue euro-méditer- ranéen. Le chef de la diplomatie italienne a, à cet égard, formulé l'es- poir que le gouvernement Zidane «puisse donner une impulsion à l'ac- tion menée pour le parachèvement du processus de réformes dans les sec- teurs de l'économie, des institutions et de la sécurité, en accord avec les at- tentes du peuple libyen dont l'Italie est particulièrement proche». Mercredi, Terzi avait déjà exprimé la détermina- tion de l'Italie à collaborer étroitement avec la Mission d'appui de l'ONU en

Libye (UNSMIL), en particulier dans les domaines de la sécurité et du contrôle des frontières. Lors d'une rencontre à Rome avec Tarek Mitri, représentant spécial du secrétaire gé- néral des Nations unies pour la Libye et chef de l'UNSMIL, le ministre italien avait appelé par ses vœux l'espoir que cette mission puisse jouer un rôle ma- jeur dans l'orientation et la coordina- tion des efforts déployés par la communauté internationale pour venir en aide aux autorités libyennes. Le même jour au soir, l'Assemblée nationale libyenne avait approuvé la composition du nouveau gouverne- ment proposé par Ali Zidane. En présentant son programme le 14 octobre, Zidane avait affirmé que la construction d'une armée et d'une po- lice serait «la priorité de ses priorités».

Les Etats-Unis saluent la formation d’un nouveau gouvernement

Les Etats-Unis ont salué vendredi la Libye pour la for- mation d’un nouveau gouvernement, tout en appelant les dirigeants de ce pays à établir «des institutions démocra- tiques et de sécurité». «Les Etats-Unis félicitent le peuple libyen pour la forma- tion d'un gouvernement. Il s'agit d'une étape cruciale dans la transition démocratique», a indiqué la porte-parole du département d’Etat américain, M me Victoria Nuland. Elle a souligné, en outre, que les Etats-Unis «encoura- gent les dirigeants libyens à édifier des institutions démo- cratiques et de sécurité et de promouvoir le développement économique et la primauté du droit». La porte-parole a aussi indiqué que «les Etats-Unis es- pèrent collaborer étroitement avec le nouveau gouverne- ment et s'engagent à soutenir le peuple libyen au cours de

cette transition historique». Il est à rappeler que le Congrès général national libyen (CGN, Parlement) a approuvé mer- credi la composition d'un nouveau gouvernement, qui comprend des membres des deux principales forces poli- tiques du pays, et avait été soumis la veille par le Premier ministre désigné, Ali Zeidane. Sur les 200 parlementaires que compte l'assemblée, 105 ont voté en faveur du gouver- nement. Le gouvernement de transition du Premier minis- tre doit remplacer l'administration intérimaire, nommée en novembre 2011 à la suite de la chute et de la mort de l'an- cien dirigeant Mouammar El Gueddafi. Ali Zeidane, 62 ans, a précisé que le nouveau gouverne- ment, qui comprend des représentants des deux princi- pales forces politiques du pays, travaillerait en priorité sur les questions de sécurité.

Des centaines de partisans du fédéralisme manifestent dans l'est de la Libye

Des centaines de partisans du fédé- ralisme ont manifesté vendredi à Ben- ghazi, dans l'est de la Libye, pour réclamer l'autonomie de cette région riche en pétrole. Plus de 1 000 manifestants récla- mant une plus grande autonomie de la région est de la Libye se sont ras- semblés devant l'hôtel Tibesti après la

prière hebdomadaire du vendredi, selon des correspondants de presse. Les manifestants ont fait circuler une déclaration appelant à un retour à la Constitution de 1951 et exprimant leur soutien au gouvernement du Pre- mier ministre Ali Zeidan, qui a été ap- prouvé mercredi par l'Assemblée nationale. «Nous déclarons notre

plein soutien au gouvernement élu, qui a obtenu la confiance du Congrès national général, afin de rédiger une Constitution sur la base de la Consti- tution légitime de 1951», selon ce texte. Le camp fédéraliste s'est fait connaître en mars dernier mais ses appels à boy- cotter les élections législatives de juil- let ont été largement ignorés.

BREVES

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BREVES

BENGHAZI (Libye) Des centaines de partisans du fédéra- lisme ont manifesté vendredi à Ben- ghazi, dans l'est de la Libye, pour réclamer l'autonomie de cette région riche en pétrole.

BOGOTA Le président colombien Juan Manuel Santos a appelé à intensifier la lutte contre deux forces rebelles jusqu'à ce que les accords de la paix soient conclus.

banque publique portugaise, Caixa Geral de Depositos (CGD), dont une centaine d'employés ont manifesté à Lisbonne contre des baisses de salaires et un projet de privatisation.

ABUJA Le président du Nigeria, Goodluck Jo- nathan, a déclaré qu'il fallait «agir pour éradiquer Al-Qaïda» du nord du Mali, en rappelant que la Cédéao s'est enga- gée à restaurer la paix dans ce pays.

BENGHAZI (Libye)

indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur.

HOUSTON (Etats-Unis) Une personne a été tuée et une autre blessée vendredi dans une fusillade dans l'Etat de Louisiane, aux Etats- Unis, a rapporté un média local.

WASHINGTON Barack Obama et Mitt Romney, engagés dans un sprint à travers les Etats-Unis pour convaincre les derniers indécis, vont faire campagne dans la même pe- tite ville de l'Iowa (centre) à quelques

PERPIGNAN (France) Près de deux tonnes de cannabis ont été saisies vendredi au poste frontière du Perthus (Pyrénées orientales) dans un camion-citerne en provenance d'Es- pagne et conduit par un Marocain, a in- diqué une source proche de l'enquête.

NEW YORK Le courant a été rétabli vendredi après- midi pour plus de 100.000 abonnés du sud de Manhattan qui en étaient privés depuis le passage de la tempête Sandy lundi soir, a annoncé le distributeur Con Edison.

LISBONNE

 

Un imam a été assassiné vendredi dans la ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, alors qu'il se rendait à la mos- quée pour lancer l'appel à la prière, a

Un mouvement de grève a paralysé par-

tiellement

 

vendredi

la

première

heures d'intervalle samedi, trois jours avant l'élection présidentielle.

 

APS

18 DK NEWS

TÉLÉ

Dimanche 4 Novembre 2012

Programme du Dimanche 4 Novembre 2012

Programme du Dimanche 4 Novembre 2012

Programme du Dimanche 4 Novembre 2012
4 Novembre 2012 Programme du Dimanche 4 Novembre 2012 07h15 : Sabah El-Khir Tele-matin 10h00 :

07h15 : Sabah El-Khir Tele-matin 10h00 : Anna wa djadati - Programme pour enfants 10h30 : Maouz wa laimoun fi aâlem el assir - Programme pour enfants 10h45 : Nour aini - Feuilleton 11h30 : Iktichaf el afaaq - Documentaire 12h30 : Urgences - Série 13h00 : Journal télévisé (2eme Edition) 13h40 : El-Aâhde el tamin - Feuilleton 15h00 : Azizi el mouchahid 16h00 : Kaifa Souniat - Documentaire 16h30 : Bakugan - Programme pour en- fants 16h45 : Mihan lil moustaqbal 17h30 : Shamse el haqiqa - Feuilleton algé- rien 18h00 : Journal télévisé (édition Amazigh) 18h20 : Aâla aboube el madina - Documen- taire 19h00 : El chabiha - Feuilleton 20h00 : Journal télévisé (édition du 20h00) 20h45 : Documentaire 21h15 : X-Men l'affrontement final - Film 22h50 : Nodjoum Khalida 00h00 : Journal télévisé (dernière édition)

Khalida 00h00 : Journal télévisé (dernière édition) Trafic info - Magazine de services 12:00 Les douze

Trafic info - Magazine de services

12:00 Les douze coups de midi - Jeu 12:50 Météo

12:55

13:00 Journal 13:15 Du côté de chez vous - Magazine de la décoration

13:19 F1 à la une - Formule 1 - Grand Prix d'Abu Dhabi 13:55 Formule 1 - Championnat du monde 2012 - 18e manche 16:10 Les experts - Série policière - Le secret de la Joconde - Saison 3 (4/23) 17:05 Les experts - Série policière - Der- nier round - Saison 3 (7/23)

18:00

Sept à huit - Magazine de société

19:50

Là où je t'emmènerai - Magazine

de société

19:55 Météo

20:00 Journal 20:35 Du côté de chez vous - Magazine de la décoration

- Magazine de

découvertes

20:45 Météo

22:50

licière - La grippe bleue - Saison 5 (15/25) 23:40 Les experts : Manhattan - Série po- licière - Le repas des vautours - Saison 5

(16/25)

20:40

A la rencontre de

Les experts : Manhattan - Série po-

20:40 A la rencontre de Les experts : Manhattan - Série po- 12:05 Tout le monde

12:05 Tout le monde veut prendre sa place - Jeu

12:55 Paris en plus grand - Magazine de découvertes 13:00 Journal

- Magazine

d'actualité - Il était trois fois l'Amérique 14:10 Météo 2 14:15 Vivement dimanche - Divertisse- ment 16:25 Grandeurs nature – Animalier - Sur les terres du panda

13:20

13H15, le dimanche

17:30

Stade 2 - Multisports

18:45

Point route - Magazine de services

18:50

Vivement dimanche prochain -

Divertissement 20:00 Journal 20:30 20H30 Le dimanche - Magazine d'information

20:40 Emission de solutions - Magazine de l'environnement

20:41

Météo 2

22:40

Faites entrer l'accusé - Magazine

de société - Le gang des souris vertes

- Magazine de société - Le gang des souris vertes 12:00 12/13 : Journal régional 12:10

12:00 12/13 : Journal régional

12:10 12/13 Dimanche - Magazine poli- tique

12:50

30 millions d'amis - Magazine ani-

malier

13:20

Un crime oublié - Téléfilm policier

14:55

Keno - Loterie

15:00

En course sur France 3 – Tiercé -

Depuis Auteuil 15:20 Quand l'amour s'emmêle - Télé-

film humoristique 17:00 Chabada - Magazine musical - Spéciale «Salut les copains»

17:55 Questions pour un super cham- pion - Jeu 19:00 19/20 : Journal régional

19:30

19:58 Météo 20:00 Tout le sport - Multisports 20:15 Zorro - Série d'aventures - Zorro se rend à la mission - Saison 1 (3/39) 21:30 Les enquêtes de Murdoch - Série policière - Plongée dans les bas-fonds -

Saison 5 22:15 Les enquêtes de Murdoch - Série policière - Meurtre à la synagogue - Saison 2 (11/13) 23:05 Météo

23:10

19/20 : Journal national

Soir 3

(11/13) 23:05 Météo 23:10 19/20 : Journal national Soir 3 11:55 Rencontres de cinéma - Magazine

11:55 Rencontres de cinéma - Magazine

du cinéma - «Argo» 12:20 Le petit journal de la semaine - Di- vertissement 12:45 Le supplément - Magazine d'ac- tualité 13:50 La semaine des Guignols - Diver- tissement-humour

14:25

15:10

couvertes - Christophe Cousin aux USA 16:10 Prime suspect - Série policière -

Alerte enlèvement - Saison 1 (2/13)

16:55

17:00

terre - 10e journée

18:50

19:05

partie 19:35 Canal football club – Football - 2e

Plateau sport - Football Canal football club – Football - 1re

Plateau sport - Magazine sportif Football - Championnat d'Angle-

Dimanche + - Magazine politique Les nouveaux explorateurs – Dé-

partie

20:55

Plateau L1 - Football

21:00 Football - En direct Durée : 1h55 - Championnat de France Ligue 1 11e journée. Bordeaux / Toulouse. 22:55 Canal football club – Football - Le

debrief 23:15 L'équipe du dimanche - Football

- Le debrief 23:15 L'équipe du dimanche - Football 11:40 13:05 Météo 13:10 vie - Magazine

11:40

13:05 Météo

13:10

vie - Magazine de société - Virginie et Elo-

die 14:20 La France a un incroyable talent – Divertissement - Episode 2 - Saison 7 16:10 Un trésor dans votre maison - Ma-

gazine de services 17:15 66 minutes - Magazine d'actualité 18:40 66 Minutes : les histoires qui font l'actu - Magazine d'actualité 19:40 Météo

19:45

20:05 E=M6 - Magazine scientifique - Des animaux sauvages aux portes de nos villes

Nouveau look pour une nouvelle

Turbo - Magazine de l'automobile

LE 19.45

Enquête exclusive - Magazine d'in-

formation - Fêtes, opium et aventures : va-

22:45

cances à haut risque dans le Triangle d'or

La Selection

cances à haut risque dans le Triangle d'or La Selection 2 0 : 5 0 X-Men

20:50

X-Men Origins : Wolverine - Film fantastique

Durée : 2h00 - Acteur : Hugh Jackman, Liev Schreiber, Danny Huston - Réalisateur : Gavin Hood Deux mutants qui partagent le même père se promettent de veiller l'un sur l'autre. Un jour, ils acceptent d'intégrer une unité d'élite de l'armée améri- caine.

l'un sur l'autre. Un jour, ils acceptent d'intégrer une unité d'élite de l'armée améri- caine.
une unité d'élite de l'armée améri- caine. 20:45 Comme les 5 doigts de la main -

20:45

Comme les 5 doigts de la main - Film policier

Durée : 1h55 - Acteur : Patrick Bruel, Vincent Elbaz, Pascal Elbé - Réalisateur : Alexandre Arcady Elevés par leur mère, devenue veuve trop tôt, cinq frères aux personnalités très différentes s'unissent pour venger l'assas-

sinat de leur père.

trop tôt, cinq frères aux personnalités très différentes s'unissent pour venger l'assas- sinat de leur père.
pour venger l'assas- sinat de leur père. 20:45 Les enquêtes de Murdoch - Série policière

20:45

Les enquêtes de Murdoch - Série policière

Durée : 0h45 - Acteur : Yannick Bisson, Thomas Craig, Helene Joy - Réalisateur : Michael De- Carlo Plongée dans les bas-fonds - Saison 5 (7/13) Une jeune bibliothécaire est tuée. Murdoch découvre que la victime menait une double vie. Pendant ce temps, Crabtree se voit contraint d'arrêter Julia.

découvre que la victime menait une double vie. Pendant ce temps, Crabtree se voit contraint d'arrêter
ce temps, Crabtree se voit contraint d'arrêter Julia. 21:00 Football - En direct Durée : 1h55

21:00

Football -

En direct

Durée : 1h55 - Cham- pionnat de France Ligue 1 11e journée. Bordeaux / Toulouse.

21:00 Football - En direct Durée : 1h55 - Cham- pionnat de France Ligue 1 11e
pionnat de France Ligue 1 11e journée. Bordeaux / Toulouse. 20:50 Zone interdite - Magazine de

20:50

Zone interdite - Magazine de société

Durée : 1h55 - Présentateur :

Wendy Bouchard Construire ou rénover sa maison : mon combat pour éviter les ga- lères Etre propriétaire est le rêve de millions de Français. Pour y ac- céder, ils sont nombreux à se lancer dans l'aventure des tra- vaux. Qu'il s'agisse de faire construire sa maison, d'acheter du neuf ou de se lancer dans une rénovation, les Français sont sou- vent prêts à engloutir toutes leurs économies ou à s'endetter de longues années pour s'offrir un toit. Mais ce rêve peut vite tourner au cauchemar : abandons de chantier, faillites des promoteurs, mal- façons et escroqueries diverses sont monnaie courante. Chaque année, des constructeurs et des artisans malhonnêtes ou incompé- tents plongent des milliers de familles dans les ennuis. Lorsque le promoteur qui construit une maison dépose le bilan, quels sont les recours contre les entrepreneurs fautifs ?

Lorsque le promoteur qui construit une maison dépose le bilan, quels sont les recours contre les

Dimanche 4 Novembre 2012

DÉTENTE

DK NEWS

19

Mots Fléchés N°108

4 Novembre 2012 DÉTENTE DK NEWS 19 Mots Fléchés N°108 Proverbes Un oiseau dans la main,

Proverbes

Un oiseau dans la main, vaut mieux que dix dans le ciel.

Proverbe algérien

La bouche dépasse les limites et la tête paye pour

Proverbe berbère

L'amour est un caravansérail : on y trouve que ce qu'on y apporte.

proverbe arabe

Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures

Proverbe français

C’est arrivé le 4 Novembre

1950 : signature de la Convention européenne

des droits de l'homme.

1952 : élection de Dwight D. Eisenhower à la

Présidence des États-Unis.

1956

: entrée de l'armée soviétique dans Buda-

pest.

1958

: intronisation du pape Jean XXIII.

1979

: prise d'assaut de l'ambassade améri-

caine à Téhéran.

1980 : élection de Ronald Reagan à la Prési-

dence des États-Unis.

1984 : élection de Daniel Ortega à la Prési-

dence de la République du Nicaragua.

1984 : création de la chaîne de télévision fran-

çaise Canal+.

1993 : Jean Chrétien devient premier ministre

du Canada.

1995 : assassinat du Premier ministre israé-

lien Yitzhak Rabin. 2008 : élection de Barack Obama à la Prési- dence des États-Unis.

Célébrations :

- Premier jour du treizième mois du calen-

drier Bahá'í

- Italie : Commémoration de la victoire de la

Première Guerre mondiale (Giornata

dell'Unità Nazionale e delle Forze Armate).

- Panama : Fête du drapeau (Día de la Ban-

dera).

- Russie : Jour de l'Unité nationale commé-

morant la libération de Moscou occupée par la République des Deux Nations en 1612.

Samurai-sudoku N°108

Les problèmes de Sudoku Samouraï se composent de cinq grilles de sudoku entrelacées. Les règles standard du sudoku s'appliquent à chacune de ces cinq grilles. Placez les chif- fres de 1 à 9 dans les cases vides de chaque grille. Chaque ligne, chaque colonne, et chaque région 3 x 3 doit contenir une fois les chiffres de 1 à 9.

Chaque Sudoku Samouraï a une solution unique et peut être résolu par la logique pure.

solution unique et peut être résolu par la logique pure. Mots Croisés N°108 Horizontal : 1.Ambiguïté

Mots Croisés N°108

peut être résolu par la logique pure. Mots Croisés N°108 Horizontal : 1.Ambiguïté 2.Conduite assurant la

Horizontal :

1.Ambiguïté

2.Conduite assurant la circulation d'un fluide 3.Firmament - Compact, épais 4.Relatif à l'O.N. U. - Dieu solaire 5.Commis une faute d'orthographe, de français 6.Comm. de Suisse - Unité d'enseigne- ment et de recherche - Pronom person- nel 7.Immédiatement - Qui n'est pas mûr 8.Fraternité - Étoffe de soie croisée 9.Issue - Escarpé - Cousin et gendre du prophète Mohamed (QSSL) 10.Canadien National - Fallacieux

11. Lieu, situation qui procure du calme -

Furoncle

12. Prouesse - Homme d'État guinéen

Vertical :

l. Fréquentations 2.Dextre - État de l'Arabie 3.Fluxion de poitrine - Oui 4.Peintre néerlandais - Pianiste et com- positeur français - Grade universitaire 5.Pronom personnel - Conifère - Naïve et un peu sotte 6.Taillerais qqch en biseau 7.Difficulté - Gros nuage épais - Or- donne 8.Palefrenier - Tour - En plus

9.Retira - Eu égard à - Écrivain et sémio- logue italien 10.Compositeur argentin - Lutécium

11. Ile grecque - Fait de vive voix - Ri-

chesse

12. Chalcolithique

20

DK NEWS

SPORTS

Dimanche 4 Novembre 2012

SPECIAL OLYMPICS DE BASKET-BALL ET CYCLISME (RÉGION MENA) À RABAT

Deux médailles

ET CYCLISME (RÉGION MENA) À RABAT Deux médailles pour l’Algérie en cyclisme Le coureur cycliste algérien

pour l’Algérie en cyclisme

Le coureur cycliste algérien Mohamed Haroua (27 ans) a remporté vendredi deux médailles (or et bronze) au Special Olympics de la région du Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA) de cyclisme et basket-ball qui s’est déroulé de mardi à vendredi à Rabat (Maroc).

qui s’est déroulé de mardi à vendredi à Rabat (Maroc). La médaille d’or a été décrochée

La médaille d’or a été décrochée dans l’épreuve 5 km (10 tours) qui s’est dérou- lée dans le centre-ville de la capitale ma- rocaine et à laquelle ont pris part 6 coureurs. Quant à la médaille de bronze, l’athlète algérien l’a remportée dans l’épreuve 1 km (2 tours) avec la participa- tion de 8 coureurs. Le second coureur al- gérien en l’occurrence Aissa Belkhir qui devait prendre part à ces finales, n’a pas été aligné du fait qu’il était souffrant, a-t- on appris de la délégation sportive algé- rienne. A l’issue de cette consécration, son entraineur et président de l’Association El Mostakbal handisports d’Alger (secteur football) Mounir Naït-Kaci a déclaré à l'APS que «pour notre première expé- rience dans cette discipline (cyclisme), on peut dire qu’elle est encourageante». «Cette victoire nous incite à prendre en considération cette discipline et pourquoi pas créer une section dans notre associa- tion qui en possède déjà quatre (athlé- tisme, natation, basket-ball et football en salle)», a-t-il dit précisant que Mohamed Haroua «issu de la section football est un grand athlète qui a fourni beaucoup d'ef- forts pour remporter cette victoire». L’Algérie a participé avec 12 athlètes (garçons) à ce championnat (+16 ans) et auquel ont pris part des concurrents venus de huit autres pays arabes. Dans la

discipline de basket-ball, l’équipe algé- rienne composée de 10 athlètes et classée dans le groupe A, a livré deux matchs face à la Syrie (9-11) et devant le Maroc (2-7) dans le cadre de ce mini-championnat. Le troisième match entre la Syrie et le Maroc a été remporté par les Syriens (12- 7). Le groupe B regroupait l’Arabie saou- dite, les Emirats arabes unis, la Libye et le Maroc présent dans les deux groupes. M. Amrouche Okba, le chef de la délégation algérienne, composée également de deux entraîneurs de basket et d’un entraîneur de cyclisme, avait indiqué à l’APS que toutes les équipes participantes reçoivent des médailles symboliques selon le prin- cipe du Special Olympics. «La philosophie Special Olympics pri- vilégie la participation à la concurrence car l’objectif étant l’insertion sociale de ces athlètes en situation de handicap mental notamment par l’éducation, la for- mation et le divertissement», a-t-il af- firmé. Ce championnat Special Olympics a réuni les athlètes en provenance de l'Algé- rie, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, d'Irak, de Jordanie, de Libye, d’Oman, de Syrie et du Maroc (pays hôte). Par ailleurs, deux Algériennes repré- sentant le Congrès des familles algé- riennes ayant des membres en situation

de handicap ont participé mercredi et jeudi au Forum sou- régional des familles. Placé sous le thème «impact du handi- cap mental sur les liens familiaux», ce forum a été l’occasion pour les partici- pants notamment de discuter de l'effet de la déficience mentale sur les relations fa- miliales et d'échanger leurs expériences

et expertises dans les différents domaines liés au Special Olympics et au rôle des fa- milles dans l'encadrement et le suivi des joueurs et joueuses. Il a été également l’occasion d'approfondir le débat autour de l'engagement actif des familles dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de Special Olympics.

COUPE D'ALGÉRIE D'ESCRIME (JUNIORS)

Résultats de la deuxième journée

Résultats techniques

de

journée

des

vendredi

mamet (Alger).

de la Coupe d'Algérie

garçons)

salle omnisports

juniors (filles et

à la

la deuxième

d'escrime

disputée

de Ham-

Sabre féminin

1. Amir Ishakia (GS Pétroliers)

2. Boumezrak Fella (GS Pétroliers)

3. Sarah Atrous (MC Alger)

-- Atika Boulgad (GS Pétroliers)

Fleuret masculin

1. Mohamed Laâzizi

2. (CS Oran/est)

(MC

Alger)

Imad Halimi

Youcef Ladji

3. (CSA Sétif )

-- Omar Ramdani

(CSA

Sétif )

Epée féminin

1. Ikram Ben Messaoud

2.

3.

-- Yasmine Yelli (MC Alger).

(CSF Oran)

Nerdjes Allaoua (Djil Djadid Annaba)

Kamar Ben Daoud (Djil Djadid Annaba)

(Djil Djadid Annaba) Kamar Ben Daoud (Djil Djadid Annaba) CHAMPIONNAT NBA Les Knicks de New York

CHAMPIONNAT NBA Les Knicks de New York infligent une sévère défaite à Miami (104-84)

New York infligent une sévère défaite à Miami (104-84) Les Knicks de New York ont infligé

Les Knicks de New York ont infligé une sévère défaite à Miami (104-84), au lendemain du méga-tempête Sandy qui a fait 41 morts dans la ville. Les Knicks ont offert une belle vic- toire à leurs fans, qui s'étaient massés

comme à l'habitude dans l'antre du Ma- dison Square Garden, à quelques enca- blures de quartiers encore privés d'électricité sur l'île de Manhattan. Après une minute de silence en mé- moire des victimes de Sandy, les Knicks ont réussi un festival à longue distance en rentrant 19 paniers à trois points, le dernier marqué par Rasheed Wallace pour son premier match en NBA depuis plus de deux ans. Même si New York était privé d'Amara Stoudemire, l'ailier ve- dette Carmelo Anthony a fini avec 30 points, 10 rebonds et une seule perte de balle.

APS

30 points, 10 rebonds et une seule perte de balle. APS Solution Samurai-soduku N°107 BRINDEZINGUE RECOUPE

Solution Samurai-soduku N°107

seule perte de balle. APS Solution Samurai-soduku N°107 BRINDEZINGUE RECOUPE E XX IMA PINOCHET NORIA I
BRINDEZINGUE RECOUPE E XX IMA PINOCHET NORIA I ROLE QUEBRACHO LR US ACRA LYON E
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N°107CroisésMotsSolution
FLAGORNERIES AUDEMEURANT CID EVA V RN TRENTENAIRE IENA ICARE O O DROLE ELUS NUAGES TZARS
FLAGORNERIES
AUDEMEURANT
CID EVA V RN
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SUD TI TAU
AM.EINSTEIN
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RUINEE
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DU LYRISME
MotsSolution
N°107Fléchés

Dimanche 4 Novembre 2012

SPORTS

DK NEWS

21

CLASSEMENT MONDIAL DES CLUBS DE L'IFFHS

ASO Chlef 10 e africain, le Barça indéboulonnable