CANADA Province de Québec District de Montréal NO.

500-17-074573-125

COUR SUPÉRIEURE (Chambre civile)

________________________________________ Dr. Rafik BENAISSA, domicilié et résidant au 2780 Kent, app 20, Ville et District de Montréal, Québec, H3S 1M7 Demandeur c. SNC-LAVALIN INC », compagnie légalement constituée ayant une place d’Affaires au 455 RenéLévesque Blvd. Ouest, Montréal, Québec H2Z 1Z3 Défenderesse ___________________________________________

REQUÊTE INTRODUCTIVE D’INSTANCE AU SOUTIEN DE SON ACTION, LE DEMANDEUR EXPOSE CE QUI SUIT: 1. Le Demandeur est médecin orthopédiste spécialisé en ‘Orthopedic Trauma’;

2. La Défenderesse est une compagnie internationale légalement constituée ayant une place d’Affaires au 455 René-Lévesque Blvd. Ouest, Montréal, Québec ; 3. Le ou vers le 11 février 2012, la Défenderesse congédié le frère du Demandeur, monsieur Riadh Benaissa de façon complètement discriminatoire et quai-raciste suite à des allégations de corruption à la plus haute échelle d’administration de la Défenderesse et autres accusation non fondées; 4. Or cette décision purement arbitraire et discriminatoire a eu des conséquences graves, directes et indirectes sur la vie et le bien-être du Demandeur; 5. Le Demandeur introduit la présente procédure en tant que moyens de redressement vu les dommages causés par les actes et omissions de la Défenderesse tel qu’il sera plus amplement démontré; 6. Les faits suivants sont en appui de la présente demande :

7. Le ou vers l’Année 2011, une investigation mis au grand jour des pratiques reprochables de SNC-Lavalin dans ses activités au Moyen-Orient et l’existence de millions de dollars ayant servi à positionner la compagnie défenderesse comme l’un des nouveaux grands acteurs d’ingénierie dans le Moyen-Orient, plus particulièrement en Tunisie et Libye;

8. Depuis, le Demandeur et sa famille furent sujets récent de reportages dans des articles de journaux, attaquant leur réputation, leur intégrité et leur causant d’importants dommages moraux et financiers. Ces reportages furent largement disséminés internationalement par internet; 9. La source de tous ces problèmes est le congédiement illégal du frère du Demandeur, monsieur Riadh Benaissa qui agissait selon les instructions des plus hauts responsables de SNC-LAVALIN Inc. et qui a servi de bouc émissaire suite au scandale financier qui a ébranlé la Défenderesse, dans lequel étaient clairement impliqués les plus hauts échelons de l’administration de cette dernière;

10. De façon étonnante, monsieur Riadh Benaissa croupit dans une prison suisse, accusé d’avoir été la source du scandale financier et autre. Or les investigateurs commencent à arriver à la conclusion que l’administration de SNC_Lavalin était complètement impliquée dans les décisions d’affaires et d’investissement au Moyen-Orient et que monsieur Riadh Ben Aissa ne faisait que suivre les instructions de la Défenderesse; 11. Les actions et omissions de la Défenderesse ont fait subir au Demandeur et à sa famille des dommages très importants allant jusqu’à mettre leur vie en danger; 12. Le congédiement de monsieur Riadh Benaissa qui a été choisi de façon discriminatoire et quasi-raciste pour porter le blâme du scandale financier a un lien direct avec les dommages subis par la Demandeur et et sa famille; 13. De façon étonnante, monsieur Riadh Benaissa est le seul qui a été congédié, condamné à croupir dans une geôle suisse tandis que les autres membres de l’administration impliqués recevaient des compensations de plusieurs millions de dollars; 14. Cette malencontreuse situation, ce choix très particulier d’un bouc émissaire que l’on décrit comme ‘étranger’ et de nombreux reportages ont mis notre client dans l’embarras et portèrent gravement atteinte à sa réputation et à son intégrité; 15. De par le choix de désigner de façon purement discriminatoire et arbitrairement un responsable du scandale, SNC-Lavalin a créé cette boule de neige qui menace d’emporter toute la famille Benaissa dont les membres sont aujourd’hui en danger de mort; 16. Ces dommages et reportages n’auraient jamais existé si le congédiement effectué n’avait pas été fait de la sorte, congédiement malgré le fait que SNC-Lavalin savait, autorisait sciemment et fermait les yeux sur l’utilisation de millions de dollars pour financer des lobbyistes au Moyen-Orient et obtenir des contrats très lucratifs auprès des grands dirigeants de certains pays, plus particulièrement en Libye; 17. Le Demandeur a donc subi des dommages financiers et moraux irréparables par les actions inacceptables, discriminatoires et illégales de la Défenderesse, les évènements qui ont eu lieu, les décisions arbitraires et discriminatoires, les reportages qui

s’ensuivirent et les tentatives de faire un lien entre le Demandeur et sa famille et les activités de son frère qui est l’objet d’une enquête internationale de par ses activités autorisées au SNC-Lavalin ayant causés injustement au Demandeur des conséquences néfastes; 18. Non seulement une perte d’emploi quasi-certaine et de revenus s’en est suivie pour ce dernier, mais également une grave humiliation, stress et atteinte à sa réputation par des reportages bidon plein de fausses accusations non fondées, conséquence directe du congédiement de son frère et des allégations faites par la Défenderesse et ses employés. 19. Un groupe d’employés de la Défenderesse a même jeté l’huile sur le feu en se nommant les fiers et honnêtes Québécois de Lavalin qui n’approuvent pas des décisions de Riadh Benaissa, ce qui implique que Riadh Benaissa n’est pas un vrai Québécois, qu’il a pris les décisions tout seul et qui n’est rien qu’un ‘immigrant’ pas honnête; 20. Les articles des journaux qui s’ensuivirent alléguaient une implication sordide du Demandeur et de sa famille dans de nombreux scandales et activités; 21. Ce choix de bouc émissaire, tout en mettant l’accent sur les origines de monsieur Riadh Benaissa et le refus de reconnaître que toutes les activités étaient bien connus par toute l’administration de la Défenderesse ont causé les conséquences ici décrites; 22. L’on a tenté par la suite de jeter un doute sur les sociétés gérés par le demandeur et toutes les allégations peuvent mettre un doute sur les activités de médecin de ce dernier qui est plutôt impliqué ‘dans le scandale et le vol d’argent et dans la vente potentielle d'armes sophistiquées Américaines à la Libye du Colonel Kadhafi et à d’autres dictateurs’; 23. L’effet boule de neige de ce congédiement a déjà gravement affecté la réputation du demandeur, ses relations d’affaires et a même mis sa vie en danger; 24. La vie du demandeur est maintenant en danger en Tunisie où il voyage chaque mois pour voir son père malade vu la situation sécuritaire dans ce pays et la possibilité émise par les journaux de liens entre le demandeur et la famille Khadafi, tel qu’il sera plus amplement prouvé à l’audience; 25. Le demandeur a reçu des menaces de mort anonymes en Tunisie;

26. Les collègues de travail du demandeur ont changé leurs comportements auprès de lui et il y eut plusieurs altercations entre ce dernier et quelques-uns à l’hôpital après des commentaires sur les ‘amis de Khadafi’, ‘la famille qui travaille avec les dictateurs’ et les ‘millions accumulés’ par le demandeur, avec ‘l’argent de Khadafi’; 27. Tout ceci a également créé une tension entre le demandeur et son employeur qui a changé d’attitude envers lui et qui a refusé son augmentation annuelle pour la première fois en 10 ans;

28. Le demandeur a été faussement impliqué dans un scandale financier, des activités illicites et des liens avec la famille Khadafi, sans aucune preuve et par le congédiement de son frère; 29. Le Demandeur lésé est en droit de demander des dommages et intérêts engendrés par le comportement fautif de la Défenderesse le Tribunal pouvant rendre toute ordonnance qu'il estime appropriée qu'elle ait ou non été demandé par le Demandeur; 30. Le Demandeur demande que la Défenderesse soit condamnée à tous les dommages liés aux faits explicités dans la présente, soit la somme de 4 000 000.00$ (quatre millions de dollars) pour dommages moraux et autres et 1 000 000.00$ (un million de dollars) pour dommages punitifs et exemplaires, en plus des intérêts au taux légal et l’indemnité additionnelle prévue par la Loi; 31. Malgré une mise en demeure adressée à la Défenderesse pour l’enjoindre à rectifier la situation et retirer ses fausses allégations, cette dernière refuse et/ou néglige de ce faire, tel qu’il appert de ladite mise en demeure, dénoncée à la Défenderesse comme Pièce P-1; 32. Le Demandeur a subi des préjudices sérieux et irréparables qui ont détruit sa famille, ont mis en doute son intégrité et professionnalisme devant le public et ses pairs et demande justice et même si les dommages semblent excessifs, le Demandeur soumet respectueusement que les actions et omissions de la Défenderesse ont indirectement mis sa vie en danger par des actions purement discriminatoires et arbitraires, en plus de menacer sa famille de destruction totale ; 33. La présente action est bien fondée en faits et en droit;

POUR CES MOTIFS, PLAISE AU TRIBUNAL : ACCUEILLIR la présente requête; CONDAMNER la Défenderesse à tous les dommages liés aux faits explicités dans la présente, soit la somme de 4 000 000.00$ (quatre millions de dollars) pour dommages moraux et autres et 1 000 000.00$ (un million de dollars) pour dommages punitifs et exemplaires, en plus des intérêts au taux légal et l’indemnité additionnelle prévue par la Loi et ce, depuis la date de la mise en demeure du mois d’octobre 2012; FAIRE toute autre ordonnance nécessaire et utile pour sauvegarder les droits du Demandeur; LE TOUT avec les entiers dépens. Montréal le 5 novembre 2012

Me Élie Chahwan Procureur du Demandeur

AVIS AUX DÉFENDEURS (Article 119 C.p.c.)

PRENEZ AVIS que la partie Demanderesse a déposé au greffe de la Cour SUPÉRIEURE du district de Montréal la présente demande. Pour répondre à cette demande, vous devez comparaître par écrit, personnellement ou par avocat, au palais de justice de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, dans les 10 jours de la signification de la présente requête. À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourra être rendu contre vous sans autre avis dès l’expiration de ce délai de 10 jours. Si vous comparaissez, la demande sera présentée devant le tribunal le jeudi 13 décembre 2012 à 9h00 en la salle 2.16 du palais de justice de Montréal et le tribunal pourra, à cette date, exercer les pouvoirs nécessaires en vue d’assurer le bon déroulement de l’instance ou procéder à l’audition de la cause, à moins de convenir par écrit avec la partie Demanderesse ou son avocat d’un calendrier des échéances à respecter en vue d’assurer le bon déroulement de l’instance, lequel devra être déposé au greffe du tribunal. Au soutien de sa requête introductive d’instance, la partie Demanderesse dénonce les pièces suivantes : PIÈCE P-1 : Mise en demeure;

Ces pièces sont disponibles sur demande. Demande de transfert relative à une petite créance Si le montant qui vous est réclamé n'excède pas 7 000 $, sans tenir compte des intérêts, et si, à titre de Demandeur, vous aviez pu présenter une telle demande à la division des petites créances, vous pouvez obtenir du greffier que la demande soit traitée selon les règles prévues au Livre VIII du Code de procédure civile (L.R.Q. c. C-25). À défaut de présenter cette demande, vous pourrez être condamné à des frais supérieurs à ceux prévus au Livre VIII de ce code. Montréal le 5 novembre 2012

Me Élie Chahwan Procureur du Demandeur

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