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Depuis de nombreuses années, les autorités des marchés financiers, les investisseurs et les analystes financiers souhaitent que

toutes les sociétés -notamment celles qui ouvrent leur capital au public- puissent adopter les mêmes méthodes et règles comptables partout dans le monde. Or les systèmes comptables sont quasiment tous différents malgré les avancées de certaines institutions internationales et de la globalisation de l'économie. Rien n'avait été entrepris pour harmoniser la manière de présenter les états financiers des entreprises et l'information financière en général. Au fait derrière tout système comptable, se cachent de véritables enjeux philosophiques, en effet la comptabilité est une langue nationale (régionale parfois) qui est le reflet d'une société. Elle a été construite a travers l'histoire et par conséquent, l'influence de l'environnement social, économique et culturel propre à chaque pays y est intégrée. La manière de percevoir l'environnement économique et financier diffère d'un pays à l'autre. Les outils pour l'enregistrement des activités et des transactions - les principes et les méthodes comptables généralement admis - permettent d'établir différemment les états financiers d'un pays à l'autre. Par conséquent l'interprétation des états financiers (au niveau de l'analyse et du diagnostic) peut conduire à des points de vue radicalement différents. Schéma récapitulatif1

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Source burlaud 2002

Dans un souci de comparabilité entre les états financiers d'entreprises de divers horizons, de bonne circulation de l'information financière, a été élaborée des normes au niveau international auxquelles toutes les entreprises, du moins celles ouvrant leur capital au public, sont soumises. Ces normes comptables IAS/IFRS sont établies depuis 2001, après la restructuration, par l'IASB et s'appliquent depuis 2005 aux entreprises multinationales et celles faisant appel au public de l'union européenne. Ces normes s'inspirent fortement des normes anglo saxonnes (américaines et anglaises notamment) et cependant ont eu de nombreuses difficultés de faire adopter par beaucoup de pays comme les U.S.A. et même au sein de l'union européenne, ne voulant pas converger leur comptabilité locale en une comptabilité étrangère mais plutôt l'inverse. Dans la plupart des pays de l'Afrique, ces normes ne sont pas exigées aux entreprises pour le moment, c'est plutôt la norme locale qui est pratiquée. Le Mali comme la plupart des pays de l'Afrique de l'ouest ont un même référentiel comptable. Il s'agit de celui établi par l'OHADA (organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique). Cette organisation ayant un champ d'activité assez étendu et diversifié, adopte des actes uniformes par nature (voir partie I/ chapitre II/ section I). L'objectif de ce présent travail est de voir à travers une étude de certaines normes comptables

internationales (les stocks et les immobilisations incorporelles), les différences essentielles existant avec le cadre général de la comptabilité OHADA tel que défini par « l'acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises ». Cet acte uniforme est entré en vigueur le 01 janvier 2001 pour les comptes personnels et le 01 janvier 2002 pour les comptes combinés et consolidés. Ce travail est divisé en 2 parties : la première « comprendre les normes comptables internationales » traitera dans un premier chapitre des notions générales sur les normes IFRS, leur historique, leur structure (IASB), la procédure d'élaboration des normes par cette structure et dans un second chapitre l'OHADA et son système comptable. Une deuxième partie portera sur une étude comparative entre les 2 normalisations à travers un premier chapitre sur les différences au niveau de l'analyse des stocks et un second chapitre au niveau des immobilisations incorporelles Problématique L'objectif de notre recherche est d'étudier la question de normalisation comptable internationale et voir le degré de rapprochement des principes de l'OHADA à celle-ci en se basant sur quelques critères déterminants à savoir les immobilisations et les stocks. Pour cela, il nous incombe de poser un certain nombre de questions :

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Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et divergences
par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II - Mohammedia - fsjes - licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance

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Chapitre I : La normalisation comptable internationale
Dans ce chapitre, il fera question des sections suivantes : la première section on essayera de

présenter les normes IFRS, dans une deuxième leur impact sur les normes locales et enfin les normalisateurs de quelques pays émergents. Section I : Présentation des IAS/IFRS Exemple introductif2 : Le groupe Danone annonce pour l'année 2004, un montant de capitaux propres de 4577 M d'euros en normes françaises, avec un résultat net de 560M d'euros ; de 4472 M d'euros en normes américaines et un résultat de 539M d'euros ; et de 4506 M d'euros en normes IFRS avec un résultat de 638M d'euros. Un actionnaire du groupe Danone aurait du mal à comprendre cette différence remarquable des différents soldes de la société selon que l'on applique une norme ou une autre. Dans un souci de pallier à ce fait, il incombe pour les pays de parler un même langage comptable, qui est évidemment influencé par les normes nationales des pays les puissants. Deux familles de culture opposée peuvent être identifiées parmi les principaux pays industrialisés : · Les pays dont la culture comptable est orientée par la pratique : c'est l'approche anglosaxonne qui repose sur l'utilisation des « principes comptables généralement acceptés » (GAAP, Generally Accepted Accouting Principles) ; · Les pays dont la culture comptable est plutôt basée sur la réglementation ou la loi : c'est l'approche de l'Europe continentale du japon et de l'Afrique
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Normes IFRS : applications aux états financiers. Page 8

Quelques différences entre les principes comptables anglo-saxons et européens 3

Dès leurs origines, les normes IAS et IFRS ont été préparées en tenant compte de toutes ces divergences. Cependant, la culture anglo-saxonne est largement présentée dans les

Toutes les normes sont . Les experts de l'IASC ont abattu un travail impressionnant pour mettre au point des normes.A. . L'IASC a pour vocation de contribuer au développement de normes comptables internationales et de favoriser leur application dans la présentation des états financiers.organisations et les instances comptables et financières internationales (bourse. Au cours des années quatre vingt dix.. Historique de l'IASB L'IASC (International Accouting Standart Committee) est une organisation privée créée le 29 juin 1973 par les organisations professionnelles comptables de pays industrialisés dont le siège est établi à Londres. l'IASC recueillant aussi bien l'avis des professionnels comptables que ceux des utilisateurs d'états financiers. L'IASC avait alors un rôle harmonisateur. L'IASC a publié une quarantaine de normes internationales nommées IAS (International Accouting Standards suivi du numéro de la norme) et 25 interprétations (nommées SIC).S. Page 5 I. les anglo-saxons étaient convaincus que la crise financière qui a frappé les pays asiatiques était due essentiellement à un manque de rigueur dans la présentation des états financiers du fait d'une normalisation comptable insuffisante. Le rôle de l'IASC a ainsi évolué vers celui d'innovateur. En mai 2000. agence de notation. l'IASC procédait par analyse des différentes pratiques de présentation de comptes consolidés pour retenir les meilleures d'entre elles et en assurer la promotion. Pour étudier cette section. 3 Normes IFRS : application aux états financiers. s'engageant à fournir avant la fin 1999 un « package » complet de normes permettant à une entreprise de se faire coter sur un marché financier étranger (celui des U. cabinet d'audit. mettant fréquemment leurs réflexions en commun avec celles d'organismes normalisateurs et de cabinets d'audit anglo-saxons. Les normes IFRS. L'IASC s'intéresse plus particulièrement aux comptes consolidés des grands groupes multinationaux . de la structure de l'IASB en ce jour et de sa manière d'adoption des normes. En 1995. il est opportun de parler de la transition de l'IASC à l'IASB (comme historique). l'IASC conclut des accords avec l'OICV. international financial reporting standart (anciennement appelées normes IAS. l'OICV recommandait officiellement à ses membres de permettre aux sociétés cotées d'utiliser le référentiel IASC. L'IASC regroupe une centaine d'organisations membres installées dans environ quatre vingt pays. en particulier). Les normes IAS sont largement fondées sur des principes conceptuels mais les options laissées à l'initiative des professionnels ont été progressivement réduites. La démarche adoptée est du type consensuel. Cette institution n'a pas les pouvoirs juridiques pour rendre obligatoire l'application des normes qu'elle publie. des référentiels comptables dans un cadre conceptuel innovant et cohérent. International Accouting Standart) sont des normes comptables élaborées par le bureau des standart comptables internationaux (International Accouting Standart Board).) et naturellement le cadre conceptuel des normes IFRS. Au cours des années soixante dix et quatre vingt.

France. l'IASC devait remplir deux missions : · Formuler et publier des normes comptables. mesures qui diffèrent d'un pays à l'autre. Pays-Bas. Ces problèmes techniques concernaient essentiellement : · Des points juridiques par le biais par le biais de définitions divergentes d'un pays à l'autre . D'une part. il s'est doté de trois groupes de travail indépendants : le conseil (board). Irlande. L'instance internationale profite de cette phase pour se restructurer sur le plan organisationnel entre 1997 et 1999 . Mexique. L'importance quantitative et qualitative de ces publications a fait de l'IASC l'organisme incontournable de la normalisation comptable internationale Trois étapes peuvent être identifiées dans l'histoire des normes comptables internationales : · La période 1973-1988 : ce sont des jeunes années de l'IASB. Pour cela. Il s'agit de bâtir un corps de règles sur des sujets essentiels à partir des méthodes utilisées par les grandes nations (Australie. l'avancement des normes s'est fait par l'ouverture d'options. les IFRS Etape 1 : la période de l'inventaire : 1973-1988 A sa création. période d'inventaire des pratiques comptables et menées essentiellement par les principaux pays industrialisés. · Des points liés aux mesures de résultat et de la situation financière. les normes ont été rédigées de manière suffisamment abstraite au départ pour pouvoir intégrer des pratiques fiscales et juridiques propres à un pays. une première tentative de réduction des options autorisées par les normes internationales a vu le jour . Toutes fois. Ainsi. du regroupement et de la comparaison (benchmarking). . Allemagne.susceptibles d'être réévaluées et révisées. c'est-à-dire la possibilité d'adopter une solution surmesure à un pays donné. Mais des problèmes apparaissent rapidement. le groupe consultatif (consultative group) et à partir de 1995 du conseil consultatif. cherchait à préserver ses pratiques nationales et s'efforçait que les IAS fussent compatibles avec elles et non l'inverse. les promouvoir de manière à ce qu'elles soient acceptées et utilisées partout dans le monde. · La période récente (depuis avril 2001) avec la mise en fonction de la nouvelle organisation et la publication des nouvelles normes. japon. · Améliorer et harmoniser les réglementations et les procédures comptables des différents pays. Par conséquent. un nombre important de pays (plus de 90 au début des années quatre vingt) est venu rejoindre l'IASC. Aucune comparabilité des comptes n'était recherchée. Etats-Unis) . D'autre part. Royaume uni. avec la révision des normes antérieures et la publication de nouvelles normes techniques. · La période 1988-1997 : c'est le temps du décollage mais aussi du rapprochement. les principaux points abordés lors des réunions ont soulevé des difficultés techniques.

les analystes financiers. réalisé en amont de la norme. . le SIC a pour objet de s'interroger sur les issues réservées aux normes IAS sur les divergences de traitement afin d'aboutir à un consensus d'interprétation. l'IASB entreprit de reformer l'organisation pour lui permettre de rivaliser avec les institutions règlementaires dans le monde. celle qui a vu naître le nouvel ensemble. La restructuration de l'IASB : 1997. Etape 3 : la période de l'application (depuis 2001) C'est la période nouvelle.) mais aussi d'autres instances comme l'OCDE. Le SWP publie plusieurs réflexions et proposa de doter l'IASB d'un nouveau comité. Mais le fait le plus significatif a été la création dès 1992. La publication d'une norme est : · Toujours précédée d'un certain nombre d'exposés sondages (Exposure Draft).. harmonisé et présentable qui va lui permettre de faire face aux autres normalisateurs. Un programme de travail fut crée..Etape2 : la période du décollage 1988-1997 Cette période marque de manière significative la percée des normes sur le plan international. composé de l'Australie . Il s'agit pour les normalisateurs de réduire le nombre d'options pour rendre les comptes crédibles et comparables entre eux afin d'avoir le soutien d'autres institutions. appelées SIC (Standart Interprétations Committee. de designer de nouveaux membres (trustees) ainsi qu'un nouveau président. l'IASC va hériter d'un référentiel comptable de qualité. etc. de la nouvelle Zélande. qui a pour objet d'exposer le cadre du problème .. ce sont les SIC et IFRIC qui coexistent. la fédération européenne des experts comptables. canada et des Etats-Unis . notamment américains. en particulier la Security exchange Committee des Etats-Unis (SEC). Un ED est un document de réflexion. Le board de l'époque a pris l'habitude de faire participer aux séances de travail les régulateurs nationaux (Financial Accouting standart board. puis aujourd'hui IFRIC International Financial Reporting Interprétation Committee). Le SIC s'interroge aussi bien sur les nouveaux projets que sur les normes existantes et portant à controverse.2000 En 1997. Le 2 avril 2001. En effet. du Royaume-Uni. etc. · Quasiment suivie d'une ou plusieurs interprétations. ce qui conduit à la restructuration de ce dernier. vit le jour le 22 mai 2000 et désigna les membres du conseil. Ce comité de nomination. Cette alliance émergente avait pour vocation de partager le même cadre conceptuel d'inspiration très anglo-saxonne et de se positionner comme un nouveau rival à l'IASB. commission européenne. d'un groupe de travail appelé G4+1 . Aujourd'hui. Créé en 1997. appelé le strategy working party (SWP) dans le but de repenser la stratégie et la structure de l'IASB à la fin de l'année 1999. le nouvel IASB prit ses nouvelles fonctions. Les six premiers mois de l'année 2000 furent l'occasion pour le nouveau comité de repenser la constitution.. qui a pris le nom de fondation de l'IASC. l'IOSCO...

7 normes IFRS ont été publiées Au 1er septembre 2005. Elle a été totalement revue à partir de 2001. 6 interprétations IFRIC ont été publiées. il n'existe plus que 11 interprétations SIC Depuis 2001. amende la constitution et décide à la majorité simple précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche .L'interprétation a un caractère obligatoire au même titre que la norme qu'elle interprète Le nouvel IASB est entré en fonction le 2 avril 2001. l'organisation actuelle L'organisation actuelle ne correspond plus à celle initialement créée. cinq des dix-neuf membres sont nommés par l'IFAC. Ils sont tous élus pour une durée de 3 ans renouvelable La fondation doit remplir plusieurs missions : · Elle désigne les membres de l'IASC. Six trustees représentent la zone Amérique du nord. les IFRIC sont aux IFRS ce que les SIC sont aux IAS II. Par conséquent. · Elle publie un rapport annuel . Il existe aujourd'hui quatre assemblées majeures : la fondation. les nouvelles interprétations portent le nom d'IFRIC Au 1er septembre 2005. · Elle supervise l'action du board. le groupe de réflexion (SAC) et le comité technique (IFRIC) II. quatre la zone Asie pacifique et trois l'ensemble des autres zones. Cette structure se charge plus particulièrement de la promotion des normes et de la diffusion auprès de la communauté financière internationale. De plus. de l'IFRIC et du SAC et approuve les procédures internes . les aspects juridiques de l'organisation et les publications . le conseil. · Elle contrôle les budgets.1 La fondation Elle se charge de l'organisation ainsi que de développer et de faire appliquer les normes comptables internationales. six autres les zones Europe. Au 1er septembre 2005.

soit un total de 14 personnes remplissant chacune une mission bien définie. · de publier les discussions et les exposés sondages .© Memoire Online 2000-2010 . avoir une expérience significative dans la préparation des états financiers et sept au moins. · de sous traiter les travaux « techniques » ou « atypiques » et de consulter le comité .Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. Le conseil a pour objet : · d'assumer la préparation. Les membres sont recrutés selon leurs expertises techniques et / ou selon leurs connaissances des affaires et des marchés.2 Le conseil Le board est composé d'un président et un vice président et de 12 membres.fsjes . Cinq de ces membres doivent exercer la fonction d'auditeur .Mohammedia .com FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II . l'émission et l'interprétation des normes et des exposés de travail .licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance précédent sommaire suivant II. trois. Ils sont nommés pour cinq ans et sont rémunérés par la fondation. avoir des responsabilités dans des institutions nationales .

standart advisory council) Il est composé de 30 membres ou plus. III. le board publie un document de discussion (Discussion Document ou DSOP. · de s'occuper des publications en anglais. · A la suite des propositions rendues par les instances techniques. international financial reporting and interpretation Committee) Crée en décembre 2001. 3 Le comité de réflexion (le SAC. élus pour 3 ans renouvelables. d'effectuer les conclusions des travaux . · il informe le board sur les différents points de vue des régulateurs comptables nationaux et des instances financières des différents pays . . · de vérifier les procédures : entendre le public. II . Ce conseil constitue le groupe de travail ou l'assemblée indispensable à l'établissement des normes puisqu'il va designer et représenter l'ensemble de l'organisation sous le nom d'IASC II.4 Le comité technique (IFRIC. c'est un comité technique de travail composé de 12 membres non salariés. d'origines diverses tant sur le plan professionnel que sur le plan géographique. · publier une note d'interpretation sur une norme sur une norme en cours de discussion . Son rôle est triple : · il donne son avis sur l'établissement des décisions et les travaux à mener en période . Leur travail consiste à : · Interpréter les normes IAS/IFRS et fournit un guide de travail sur l'établissement de reporting financier . Le comité est un groupe de réflexion qui participe à la discussion ou au processus de la normalisation. qui se réunit tout les deux mois. Draft statement of Principles) pour appel à commentaire . · il informe et conseille techniquement le conseil et la fondation. · fournir une interpretation finale sur une norme au conseil. · Assurer l'objectivité et la convergence entre les référentiels comptables internationaux et nationaux . le processus d'élaboration des normes La publication d'une norme passe par une procédure qui comporte quatre grandes étapes : · l'IASB saisit les experts techniques pour avoir leur avis sur l'étude d'un projet . faire les tests sur l'application des normes dans tous les environnements comptables. nommés pour 3 ans.technique .

Cette période est de 60 jours pour les interprétations SIC ou IFRIC.· Une fois les avis . Section II : Les organisations internationales I. Elle a pour missions : · De protéger l'intérêt public à travers le développement de normes dans l'audit. l'IASB fournit en annexe des renseignements complémentaires sur l'environnement de la norme et donne des explications sur l'application concrète de la norme. est l'organisation qui réunit la profession comptable. qui a été créée en octobre 1977 à Munich en Allemagne par le 11ème congrès mondial des experts comptables. la transparence et l'expertise . · Développer la qualité des normes internationales et de soutenir leur adoption et d'utilisation. d'un exposé sondage ou d'une interpretation SIC ou IFRIC doit être approuvée par au moins 8 des 14 membres. Chaque membre du board détient un droit de vote. Dans un second temps on parlera des acteurs de la normalisation dans certains pays émergents Au plan international. son siège est rétablit dans la ville de New york. · De développer la compétence de la profession comptable partout dans le monde et de favoriser la collaboration entre ses membres . date de création siège et missions L'IFAC. · D'établir des meilleurs usages. L'organisation internationale des bourses des valeurs. · Après avoir tenu compte des différents avis et commentaires. l'IASB propose un exposé sondage (Exposure Draft ) sur le projet soumis qui doit être approuvé par au moins 8 voix . Les autres décisions exigent simplement la majorité des membres du conseil présents lors d'une réunion Les périodes pendant lesquelles des commentaires peuvent être effectués sont de 90 jours pour les exposés sondages et les documents de discussion. c'est-à-dire qui sont composées par des représentants (adhérents) nationaux et qui seront chargées d'établir des règles ayant pour but de protéger l'intérêt public. pratiques et normes de qualité. Le processus complet est d'environ 2 ans pour une norme. Lors de la publication. L'IFAC communique sur des valeurs comme l'intégrité. Elle rassemble 155 organisations professionnelles de 113 pays. La publication d'une norme.1 L'IFAC (international federation of accountants). deux catégories d'organisation s'occupent de normalisations : La fédération internationale des auditeurs . l'éthique . la formation. . les organismes internationaux Dans un premier temps. l'IASB émet une norme IAS. arguments et commentaires reçus. appelée dorénavant IFRS. on va parler des organisations fédérales. Depuis sa création. I.

com FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et précédent sommaire suivant . Sa mission est d'établir des règles pour lutter contre la criminalité financière. International Organisation of Securities Commission Créée en 1993.· De promouvoir la convergence des normes mondiales. C'est une instance fédérative qui regroupe les autorités des marchés financiers nationaux. compte en ce jour 190 membres.2 L'IOSCO. on l'appelle également l'OICV (l'organisation internationale des commissions de valeurs mobilières). Il contribue aussi de réduire des disparités comptables existants entre les pays pour les sociétés cotées sur les grandes places financières (telles que les différences US GAAP et IFRS) et de faire en sorte que ces sociétés ne soient plus obligées de retraiter leurs états financiers dans la comptabilité du pays ou elles sont cotées. L'IFAC a perdu aujourd'hui de son influence au niveau de l'IASB car en mai 2000 elle renonce à la normalisation comptable (pour se charger de normes d'audit). transmet ainsi ses acquis à la nouvelle fondation IASC I. comme l'affaire madov en février 2009 et protéger l'épargne publique. précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 .Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline.

· de vérifier les procédures : entendre le public.divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II . Le conseil a pour objet : · d'assumer la préparation. · de sous traiter les travaux « techniques » ou « atypiques » et de consulter le comité technique .licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance II. faire les tests sur l'application des normes dans tous les environnements comptables. Ce conseil constitue le groupe de travail ou l'assemblée indispensable à l'établissement des normes puisqu'il va designer et représenter . l'émission et l'interprétation des normes et des exposés de travail . avoir des responsabilités dans des institutions nationales . · de publier les discussions et les exposés sondages . avoir une expérience significative dans la préparation des états financiers et sept au moins. Cinq de ces membres doivent exercer la fonction d'auditeur . Ils sont nommés pour cinq ans et sont rémunérés par la fondation. Les membres sont recrutés selon leurs expertises techniques et / ou selon leurs connaissances des affaires et des marchés.2 Le conseil Le board est composé d'un président et un vice président et de 12 membres.fsjes . d'effectuer les conclusions des travaux . trois.Mohammedia . · de s'occuper des publications en anglais. soit un total de 14 personnes remplissant chacune une mission bien définie.

standart advisory council) Il est composé de 30 membres ou plus. · fournir une interpretation finale sur une norme au conseil. · il informe le board sur les différents points de vue des régulateurs comptables nationaux et des instances financières des différents pays . élus pour 3 ans renouvelables. d'origines diverses tant sur le plan professionnel que sur le plan géographique. II . Leur travail consiste à : · Interpréter les normes IAS/IFRS et fournit un guide de travail sur l'établissement de reporting financier . 3 Le comité de réflexion (le SAC. c'est un comité technique de travail composé de 12 membres non salariés. Son rôle est triple : · il donne son avis sur l'établissement des décisions et les travaux à mener en période . nommés pour 3 ans. · Assurer l'objectivité et la convergence entre les référentiels comptables internationaux et nationaux . le processus d'élaboration des normes La publication d'une norme passe par une . qui se réunit tout les deux mois. III.l'ensemble de l'organisation sous le nom d'IASC II. international financial reporting and interpretation Committee) Crée en décembre 2001. · publier une note d'interpretation sur une norme sur une norme en cours de discussion . · il informe et conseille techniquement le conseil et la fondation. Le comité est un groupe de réflexion qui participe à la discussion ou au processus de la normalisation.4 Le comité technique (IFRIC.

d'un exposé sondage ou d'une interpretation SIC ou IFRIC doit être approuvée par au moins 8 des 14 membres. Lors de la publication. Draft statement of Principles) pour appel à commentaire . arguments et commentaires reçus. l'IASB émet une norme IAS. Section II : Les organisations internationales I. · Une fois les avis . Les autres décisions exigent simplement la majorité des membres du conseil présents lors d'une réunion Les périodes pendant lesquelles des commentaires peuvent être effectués sont de 90 jours pour les exposés sondages et les documents de discussion. le board publie un document de discussion (Discussion Document ou DSOP. l'IASB propose un exposé sondage (Exposure Draft ) sur le projet soumis qui doit être approuvé par au moins 8 voix . Chaque membre du board détient un droit de vote. l'IASB fournit en annexe des renseignements complémentaires sur l'environnement de la norme et donne des explications sur l'application concrète de la norme. c'est-à-dire qui sont composées par des représentants (adhérents) nationaux et qui seront chargées d'établir des . appelée dorénavant IFRS. Le processus complet est d'environ 2 ans pour une norme.procédure qui comporte quatre grandes étapes : · l'IASB saisit les experts techniques pour avoir leur avis sur l'étude d'un projet . Cette période est de 60 jours pour les interprétations SIC ou IFRIC. La publication d'une norme. · Après avoir tenu compte des différents avis et commentaires. les organismes internationaux Dans un premier temps. · A la suite des propositions rendues par les instances techniques. on va parler des organisations fédérales.

· D'établir des meilleurs usages. I. l'éthique . deux catégories d'organisation s'occupent de normalisations : La fédération internationale des auditeurs . est l'organisation qui réunit la profession comptable. Dans un second temps on parlera des acteurs de la normalisation dans certains pays émergents Au plan international. · De développer la compétence de la profession comptable partout dans le monde et de favoriser la collaboration entre ses membres . qui a été créée en octobre 1977 à Munich en Allemagne par le 11ème congrès mondial des experts comptables. la transparence et l'expertise . la formation. pratiques et normes de qualité. date de création siège et missions L'IFAC. Depuis sa création. L'IFAC a perdu aujourd'hui de son influence au niveau de l'IASB car en mai 2000 elle . L'IFAC communique sur des valeurs comme l'intégrité.1 L'IFAC (international federation of accountants). L'organisation internationale des bourses des valeurs. Elle rassemble 155 organisations professionnelles de 113 pays. son siège est rétablit dans la ville de New york. Elle a pour missions : · De protéger l'intérêt public à travers le développement de normes dans l'audit. · De promouvoir la convergence des normes mondiales.règles ayant pour but de protéger l'intérêt public. · Développer la qualité des normes internationales et de soutenir leur adoption et d'utilisation.

précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 .renonce à la normalisation comptable (pour se charger de normes d'audit). International Organisation of Securities Commission Créée en 1993.2 L'IOSCO.com FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche . comme l'affaire madov en février 2009 et protéger l'épargne publique. Il contribue aussi de réduire des disparités comptables existants entre les pays pour les sociétés cotées sur les grandes places financières (telles que les différences US GAAP et IFRS) et de faire en sorte que ces sociétés ne soient plus obligées de retraiter leurs états financiers dans la comptabilité du pays ou elles sont cotées. transmet ainsi ses acquis à la nouvelle fondation IASC I. C'est une instance fédérative qui regroupe les autorités des marchés financiers nationaux.Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. Sa mission est d'établir des règles pour lutter contre la criminalité financière. on l'appelle également l'OICV (l'organisation internationale des commissions de valeurs mobilières). compte en ce jour 190 membres.

Mohammedia .Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II . Le domaine géographique dépasse donc les frontières de la zone franc. la guinée Conakry et le Comores. créée par le traité du 17 octobre 1993 à Port-Louis (ile Maurice) dont le but est d'harmoniser le système comptable et juridique de l'espace concerné. Ce Traité a pour principal objectif de remédier à l'insécurité juridique et judiciaire existant dans les Etats Parties. L'insécurité juridique s'explique notamment par la vétusté des textes juridiques en vigueur : la plupart d'entre eux datent en effet de l'époque de la colonisation et ne correspondent manifestement plus à la situation économique et aux rapports internationaux .fsjes . Le Traité est ouvert à l'adhésion de tout Etat membre de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) ainsi qu'à l'adhésion de tout autre Etat non membre de l'OUA invité à y adhérer du commun accord de tous les Etats parties.licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance précédent sommaire suivant Chapitre 2 : la présentation du SYSCOHADA L'OHADA (organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique) est une association qui réunit actuellement 16 pays dont 14 de la zone franc.

Et il est indéniable que la balkanisation juridique et l'insécurité judiciaire constituaient une entrave réelle au développement économique. Très peu de réformes ont été entreprises jusqu'alors. les opérateurs économiques avaient coutume de dénoncer une situation qui leur était préjudiciable et qui était caractérisée par : · la coexistence de textes contradictoires. Dans les États de la zone franc. · la corruption des systèmes judiciaires. A cela s'ajoute l'énorme difficulté pour les justiciables comme pour les professionnels de connaître les textes juridiques applicables. Et c'est dans ce soucis qu'au sein de l'OHADA on dispose d'institutions parmi elles.actuels. · la lenteur des procédures. · les difficultés d'exécution des décisions. · l'imprévisibilité des tribunaux. notamment en raison d'un manque de moyens matériels. chaque Etat légiférant sans tenir compte de la législation des Etats de la zone franc. condition sine qua non de la réussite des programmes de privatisation. certaines sont chargées de l'enseignement du droit . faciliter les échanges entre les pays et développer un secteur privé performant. d'une formation insuffisante des magistrats et des auxiliaires de justice. tant en droit qu'en matière de déontologie. L'insécurité judiciaire découle de la dégradation de la façon dont est rendue la justice. L'harmonisation du droit économique et l'amélioration du fonctionnement des systèmes judiciaires dans nos pays étaient donc considérés comme nécessaires pour restaurer la confiance des investisseurs.

le secrétariat permanent et l'école régionale supérieure de la magistrature.commun pour remédier à la sous formation des magistrats. sur convocation de son Président. à l'initiative de celui-ci ou du tiers des États Parties. d'adopter les budgets annuels de secrétaire permanent de la cour commune de justice et d'arbitrage I. d'élire les membres de la cour commune de justice et d'arbitrage. d'autres chargées d'élaboration des règles ou actes uniformes mais avec l'étroite collaboration d'autres institutions. La présidence est assurée à tour de rôle par chaque Etat ou partie pour une durée d'un an dans l'ordre alphabétique des pays.2 la cour commune de justice et . C'est ce conseil qui se charge de l'adoption des actes uniformes. il se réunit au moins une fois par an. Les institutions de l'OHADA I. Ainsi l'OHADA est composée de quatre institutions : le conseil des ministres de la justice et des finances. et ne peut valablement délibérer que si deux tiers au moins des États Parties sont représentés. la cour commune de justice et d'arbitrage. Ces institutions sont chargées de la mise en oeuvre des actes uniformes portant sur le droit des affaires en général et la comptabilité des entreprises (avec la création du plan comptable de l'OHADA par système comptable OHADA). Nous allons voir à présent les fonctions des différentes institutions de l'OHADA et actes uniformes établis dans une première section.1 Le conseil des ministres de la finance et des justices Composé des Ministres chargés de la Justice et des Ministres des Finances. et après entamer le SYSCOHADA dans son ensemble Section I : institutions et actes uniformes de l'OHADA I. de nommer le secrétaire permanent et le directeur de l'école régionale de la magistrature.

).. soit sur renvoi d'une juridiction nationale . constitution des Chambres.d'arbitrage (CCJA) La CCJA est composée de 7 juges élus pour 7 ans renouvelables (parmi les Etats membres) renouvelable une fois. La cour élit le président et les deux vice-présidents pour une durée de 3ans et demi non renouvelable. ainsi que les règles de procédure contentieuse est consultative. · elle est juge de cassation. Ce règlement prévoit les règles d'organisation de la Cour (élection et fonction du président. pour tout contentieux relatif au droit uniforme ... est informée du déroulement de l'instance et examine les projets de sentence. en lieu et place des cours de cassation nationales. la Cour peut être saisie soit directement par l'une des parties à une instance devant une juridiction nationale. I.3 Le secrétariat permanent . La Cour Commune de Justice et d'Arbitrage exerce les attributions suivantes : · elle est consultée pour avis sur les projets d'acte uniforme avant leur présentation et leur adoption éventuelle par le Conseil des Ministres. des juges et du greffe de la Cour. · Elle organise et contrôle le bon déroulement des procédures d'arbitrage : elle nomme ou confirme les arbitres. Le règlement de procédure de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage a été adopté par le Conseil des Ministres de la Justice et des Finances de l'OHADA le 18 avril 1996. Le siège de la Cour est à Abidjan (Côte d'Ivoire). auxquels elle ne peut proposer que des modifications de pure forme. ainsi que sur l'interprétation et l'application des Actes Uniformes.

4 L'école régionale supérieure de la magistrature L'Ecole Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA) est une institution de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Tous les Etats parties au Traité sont de droit membres de l'ERSUMA.Le Secrétaire Permanent invite les États Parties à procéder. avant les élections. Le Secrétariat Permanent est l'organe exécutif de l'OHADA. dans un délai d'au moins quatre mois. l'École Régionale Supérieure de la Magistrature I. à la présentation des candidats à la Cour. Tout Etat adhérant au Traité après son entrée en vigueur devient membre de l'ERSUMA. Le Secrétaire Permanent est nommé par le Conseil des Ministres pour une durée de quatre ans renouvelables une fois. Elle bénéficie d'un statut international. Toutefois l'ERSUMA peut accueillir . Il nomme ses collaborateurs conformément aux critères de recrutement définis par le Conseil des Ministres et dans la limite des effectifs prévus au budget. L'ERSUMA est dotée de la personnalité morale et juridique et dispose de l'autonomie administrative et financière. ses principales attributions sont: · Assister le Conseil des Ministres et coordonne les activités des institutions · Préparer et suit la procédure d'adoption des Actes Uniformes · Publier les Actes Uniformes au Journal Officiel de l'OHADA · Exercer la tutelle sur l'ERSUMA. Il dirige le Secrétariat Permanent. Le Secrétaire Permanent dresse la liste alphabétique des personnes ainsi présentées et la communique un mois au moins avant les élections aux États Parties.

ponctuellement des ressortissants d'Etats non membres, après accord du Conseil d'Administration. La finalité de l'ERSUMA est d'oeuvrer à l'amélioration de l'environnement juridique et judiciaire dans l'ensemble des Etats membres. En particulier, l'ERSUMA est chargée d'assurer la formation et le perfectionnement des magistrats et des auxiliaires de justice des Etats membres en droit harmonisé et en droit des affaires. L'ERSUMA constitue un centre de documentation et de recherche en matière juridique et judiciaire. Établie à Porto-Novo, au Bénin, l'ERSUMA a pour principales missions: · d'assurer la formation et le perfectionnement des magistrats, des auxiliaires et fonctionnaires de justice, au droit harmonisé, · d'initier, de développer et de promouvoir la recherche en droit africain, · d'oeuvrer, en liaison avec la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage et les Hautes Juridictions des Etats membres, à une harmonisation de la jurisprudence et du droit, principalement dans toutes matières relevant du Traité, · d'accomplir toute mission conforme au présent statut qui pourrait lui être assignée par le Conseil des Ministres de l'OHADA ou par le Conseil d'Administration II. Les actes uniformes de l'OHADA Signalons tout de même qu'un acte uniforme signifie les règles communes applicables dans les Etats parties de l'OHADA. A ce jour, sont déjà pris par le conseil des ministres, huit actes uniformes qui sont les suivant4 : · Droit commercial général :

Adopté par le conseil des ministres le 17 avril 1997 a été mis en oeuvre le 01 janvier 1998. Le champ d'application de l'acte est très étendu puisqu'il s'applique à tout commerçant, personne physique ou morale ainsi qu'à tout groupement d'intérêt économique dont l'établissement ou le siège social est situé sur le territoire de l'un des Etats Parties au Traité. · Droit des sociétés commerciales et du groupement d'intérêt économique : Entré en vigueur le 01 janvier 1998 et depuis le 01 janvier 2000, il prévoit les règles de fonctionnement des sociétés commerciales et des GIE et du droit des sociétés commerciales de tout les Etats parties. · Droit des sûretés : Entré en vigueur le 01 janvier 1998, L'Acte uniforme organise les sûretés (garanties juridiques accordées au créancier pour assurer l'exécution des engagements de son débiteur) et en distingue trois types : v Les sûretés personnelles : cautionnement, lettre de garantie et de contre garantie, v Les sûretés mobilières: droit de rétention, gage, nantissements et privilèges, v Les sûretés immobilières : hypothèques. Procédure simplifiée de recouvrement et des voies d'exécution : · Entrée en vigueur le 01 juillet 1998 : cet acte invoque les contraintes qu'un créancier peut exercer sur son débiteur pour qu'il puisse honorer à ses engagements. Les moyens utilisés pour contraindre un débiteur défaillant (appelés voies d'exécution) sont entre autres : saisie conservatoire, saisie vente, saisie attribution des créances, saisie et cession des rémunérations, saisie appréhension et saisie revendication des biens meubles

corporels, saisie des droits et valeurs mobilières, saisie immobilière. 4 Source : www.ohada.org/actes-uniformes · Procédure collective d'apurement du passif : Entrée en vigueur le 01 janvier 1999 organise les procédures collectives d'apurement du passif sur décision et sous contrôle judiciaires (règlement préventif ; redressement judiciaire ; liquidation de biens) et définit les sanctions patrimoniales, professionnelles et pénales, applicables au débiteur et aux dirigeants de l'entreprise (faillite personnelle et banqueroute). · Droit de l'arbitrage : entrée en vigueur le 11juin 1999 Cet Acte Uniforme adopté par le Conseil des ministres le 10 avril 1998 entrera en vigueur par dérogation aux dispositions de l'article 9 du Traité relatif à l'harmonisation du Droit des Affaires en Afrique le 1er janvier 1999. L'OHADA encourage le recours à l'arbitrage pour régler les contentieux d'ordre contractuel et l'Acte uniforme expose les principes pertinents et organise les différentes phases. · Organisation et harmonisation de la comptabilité des entreprises : Cet Acte uniforme porte organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises sises dans les Etats parties au traité. Cet Acte uniforme auquel est annexé le système comptable de l'OHADA établit les normes comptables, le plan des comptes, les règles de tenue des comptes et de présentation des états financiers et de l'information financière. Il comprend les comptes personnels des entreprises

Cet acte uniforme. intéressons nous maintenant à la partie en relation avec cette problématique de normalisation comptable donc il s'agit de mettre en exergue les principes de base de la comptabilité OHADA. des dispositions pénales et finales. Le SYSCOHADA est le système comptable des pays francophones de l'Afrique de l'ouest et de l'Afrique Centrale. Ce système initialement . les comptes consolidés et comptes combinés. de ses institutions et de ses actes uniformes. a donné naissance au système comptable de l'OHADA avec son propre plan comptable et ses règles comptables. Ces principes comptables sont connus sous le nom commun du SYSCOHADA (système comptable de l'OHADA) Section II : le SYSCOHADA Dans un soucis d'uniformiser la comptabilité sous régionale pour faciliter la lecture et la bonne compréhension par des tiers des états financiers des entreprises de différents pays de l'espace. l'OHADA a adopté un acte uniforme en ce sens : il s'agit de l'acte uniforme portant sur organisation et harmonisation de la comptabilité des entreprises.personnes physiques et morales. pour les comptes consolidés et combinés · Contrat de transport de marchandises par route Ainsi après avoir parlé en bref de l'OHADA. signé les 23 mars 2000. Entrée en vigueur le 01 janvier 2001 pour les comptes personnels et le 01 janvier 2002. Et il s'agit principalement des clauses contenues dans l'acte uniforme portant organisation et harmonisation des entreprises. il devient applicable aux entreprises établissant les comptes individuels le 01 janvier 2001 et le 01 janvier 2002 pour celles établissant les comptes consolidés.

à la présentation et à la communication des informations qu'elle a traitées. Article 6 : l'application du SYSCOHADA implique que : la règle de prudence soit en tous cas observée. se trouve aujourd'hui face aux normes comptables internationales (ayant également le même objectif. afin d'éviter de transférer sur l'avenir des risques actuels .considéré comme une révolution en ce sens que ce système a essayé de prendre en considération les faiblesses de la doctrine comptable française et de la doctrine comptable anglophone. les fondateurs du SYSCOHADA sont des praticiens de la comptabilité française et anglophone car juste avant l'adoption de cet acte. à partir d'une appréciation raisonnable des évènements et des . aux obligations de régularité. Les dispositions générales du SYSCOHADA On parlera des huit principes comptables admis par le SYSCOHADA et des articles les autorisant · Le principe de prudence5 : (article 3 et 6) Pour une appréciation raisonnable des évènements et des opérations à enregistrer. I. dans le respect de la règle de prudence. à savoir rapprocher le plus possible les différents systèmes comptables). au contrôle. de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue. En effet. Article 3 : la comptabilité doit satisfaire. la plus part des pays continuaient à utiliser le plan comptable français de 1958.

de façon à permettre leur comparaison dans le temps. le compte de résultat. et leur comparaison avec les états financiers annuels des autres entreprises dressés dans les mêmes conditions de régularité. exercice par exercice. Ils forment un tout indissociable et décrivent de façon régulière et sincère les évènements. 5 Tous ces articles sont tirés du plan comptable des entreprises SYSCOHADA. · La transparence (articles 6. 9. de la situation financière et du résultat de l'entreprise. . 10. opérations et situations liés à l'activité de l'entreprise . Ils sont établis et présentés conformément aux dispositions des articles 25 à 34. 8. 11). de fidélité et de comparabilité. ainsi que l'état annexé. opérations et situations de l'exercice pour donner une image fidèle du patrimoine. Dont la mise en oeuvre permet à l'entreprise de donner une présentation claire et loyale de l'information.opérations à enregistrer au titre de l'exercice . les informations soient présentées et communiquées clairement sans intention de dissimuler la réalité derrière l'apparence. les responsables des comptes mettent en place des procédures de contrôle interne indispensables à la connaissance qu'ils doivent normalement avoir de la réalité et de l'importance des évènements. l'entreprise se conforme aux règles et procédures en vigueur en les appliquant de bonne foi . le tableau des ressources et des emplois. Article 8 : les états financiers comprennent le bilan.

Article 9 : la régularité et la sincérité des informations regroupées dans les états financiers annuels de l'entreprise résultent d'une description adéquate. l'entreprise peut utiliser le "Système allégé". Toutefois. soumise au "Système normal" de présentation des états financiers et de tenue des comptes. La comparabilité des états financiers annuels au cours des exercices successifs nécessite la permanence dans la terminologie et dans les méthodes utilisées pour retracer les évènements. Article 10 : toute entreprise qui applique correctement le SYSCOHADA est réputée donner. en fonction de la taille des entreprises appréciée selon des critères relatifs au chiffre d'affaires et à l'effectif moyen des travailleurs de l'exercice. si le chiffre d'affaires et le nombre de travailleurs n'atteignent pas les limites fixées par le texte d'application du présent Règlement pour la mise en oeuvre du Système normal. sauf exception liée à sa taille. opérations et situations se rapportant à l'exercice. Toute entreprise est. opérations et situations présentés dans ces états. Article 11 : les états financiers annuels sont rendus obligatoires. Lorsque l'application d'une prescription comptable se révèle insuffisante ou inadaptée pour donner cette image. loyale. dans ses états financiers. des informations complémentaires ou des justifications nécessaires sont obligatoirement fournies dans l'état annexé. tout élément susceptible d'influencer le jugement que les destinataires des états financiers . en tout ou en partie. En vertu de ce principe. précise et complète des évènements. claire. l'image fidèle de sa situation et de ses opérations exigée en application de l'article 8. · L'importance significative (article 33).

· L'intangibilité du bilan (article 34). Ne peuvent être imputés sur les capitaux propres d'ouverture les incidences des changements de méthodes ainsi que les produits et les charges sur exercices antérieurs. non juridiquement fondée. Le bilan d'ouverture doit correspondre au bilan de clôture. précédemment décrits. entre postes d'actif et postes de passif dans le bilan et entre postes de charges et postes de produits dans le compte de résultat est interdite . Article 33 : les états financiers annuels. Article 34 : les états financiers de chaque entreprise respectent les dispositions ciaprès : le bilan d'ouverture d'un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l'exercice précédent . la situation financière et le résultat de l'entreprise. Toute modification dans la présentation des états financiers annuels ou dans les méthodes d'évaluation doit être signalée dans l'état annexé.peuvent porter sur le patrimoine. . sont accompagnés d'un état annexé qui est simplifié dans le cas où l'entreprise relève du Système allégé. Il en est ainsi notamment pour le montant des engagements donnés et reçus dont le suivi doit être assuré par l'entreprise dans le cadre de son organisation comptable. L'état annexé comporte tous les éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en évidence dans les autres états financiers et sont susceptibles d'influencer le jugement que les destinataires des documents peuvent porter sur le patrimoine. toute compensation. la situation financière et le résultat de l'entreprise doit leur être communiqué .

à leur coût d'acquisition exprimé en unités monétaires courantes. en cas d'échange. · Le coût historique (article 35 et 36). . la valeur d'apport pour ceux apportés par l'Etat ou les associés. la valeur actuelle pour ceux acquis à titre acquis à titre gratuit ou. c'est ce dernier qui doit être adapté. Article 36 : le coût historique des biens inscrits à l'actif du bilan est constitué par : le coût réel d'acquisition pour ceux achetés à des tiers. à la leur date d'entrée dans le patrimoine.la présentation des états financiers est identique d'un exercice à l'autre . les conditions de réévaluation légale ou libre sont précisées. Lorsque l'un des postes chiffrés d'un état financier n'est pas comparable à celui de l'exercice précédent. par la valeur de celui des deux éléments dont l'estimation est la plus sûre . il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les autorités compétentes. Par dérogation à cette convention et en vertu du concept de maintien du capital financier de l'entreprise. le coût réel de production pour ceux produits par l'entreprise pour elle-même. et dans le respect des dispositions des articles 62 à 65 ci-après. Cependant. chacun des postes des états financiers comporte l'indication du chiffre relatif au poste correspondant de l'exercice précédent. Article 35 : la méthode d'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée du coût historique et sur l'application des principes généraux de prudence et de continuité de l'exploitation. L'absence de comparabilité ou l'adaptation des chiffres est signalée dans l'état annexé. L'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique qui permet d'enregistrer les biens.

pour l'acquisition ou la production d'un bien n'a pas d'influence sur le calcul du coût du bien acquis ou produit. c'est à dire comme devant continuer à fonctionner dans un avenir raisonnablement prévisible. Cette constance dans l'application des méthodes permet d'assurer la comparabilité de l'information dans le temps et dans l'espace. Ce principe admet. toutefois. · La continuité de l'exploitation (article 39).ou d'un ensemble de biensautonome dont la continuité d'utilisation est compromise en raison notamment de l'évolution irréversible des marchés ou de la technique. Lorsqu'elle a manifesté l'intention ou quand elle se trouve dans l'obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement l'étendue de ses activités. Lorsque la continuité de l'exploitation de l'entreprise n'est plus assurée. Il en en est de même en cas de non continuité d'utilisation d'un bien.La subvention obtenue. le cas échéant. sa continuité n'est plus assurée et l'évaluation de ses biens doit être reconsidérée. l'entreprise est normalement considéré comme étant en activité. des changements motivés par la . Il en est de même quand il s'agit d'un bien . Les méthodes d'évaluation et de présentation utilisées pour l'établissement des états financiers ne doivent pas changer d'un exercice à un autre. · La permanence des méthodes (article 40). Article 39 : en application du principe de continuité de l'exploitation. L'entreprise est présumée poursuivre ses activités sur un horizon temporel prévisible. les méthodes d'évaluation doivent être reconsidérées.

il convient de lui rattacher et de lui imputer les évènements et opérations qui lui sont propres et ceux-là seulement. le système allégé est .A. le système normal de présentation est utilisé et si le chiffre d'affaire est inférieur à ce seuil. Article 40 : la cohérence des évaluations au cours des exercices successifs implique la permanence dans l'application des règles et des procédures les concernant. Source : Plan comptable général des entreprises. pour sa détermination. est supérieur à 100 000 000 FCFA. Les circonstances de telles modifications sont limitativement prévues. de la situation financière et dur résultat de l'entreprise. Cependant d'après l'article 11 et 13 du présent acte uniforme. Article 59 : le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le précède et de celui qui le suit . on peut résumer : Si le C. II.recherche d'une meilleure image du patrimoine. · La spécialisation des exercices (article 59). Il est rattaché à chaque exercice les produits et les charges qui le concernent et uniquement ceux-là. du compte de résultat du rapport financier des ressources et des emplois de l'entreprise et de l'état annexé (informations complémentaires et justifications nécessaires à la bonne compréhension des états par les tiers) L'établissement des états financiers selon le SYSCOHADA tient compte de la taille des entreprises élaborée selon le critère du chiffre d'affaire. ETAT FINANCIERS ANNUELS Les états financiers sont composés du bilan.

Ce point sera détaillé lors de la comparaison entre les principes généraux du SYSCOHADA et des IFRS dans la deuxième partie. · le coût réel de production pour ceux . Cependant. Dans le but d'allégement des couts de gestion des très petites entreprises. Il est à noter que la notion de coût historique renferme d'après le SYSCOHADA : · le coût réel d'acquisition pour ceux achetés à des tiers.com III. Règles d'évaluation et de détermination du résultat L'évaluation des éléments enregistrés en comptabilité est basée sur l'application des principes du coût historique. par la valeur de celui des deux éléments dont l'estimation est la plus sûre . de 30 000 000 pour les entreprises de négoce De 20 000 000 pour les entreprises artisanales et assimilées Et de 10 000 000 pour les entreprises de services 6 Voir site : www.newafrika. il peut être procédé à une réévaluation des éléments dans les conditions fixées par les autorités compétentes et dans le respect des dispositions des articles 62 à 65 du présent acte uniforme.A. de petites précisions sont émises à ce niveau6: C. la valeur d'apport pour ceux apportés par l'Etat ou les associés. Cependant. la valeur actuelle pour ceux acquis à titre gratuit ou. leur est possible le système minimal de trésorerie. en cas d'échange.autorisé. de prudence et de continuité d'exploitation.

Le coût réel d'acquisition d'un bien est formé du prix d'achat définitif. Deuxième partie Etude comparative du SYSCOHADA et des IFRS Dans cette deuxième partie. des charges directes de production. un tableau de flux de trésorerie et des notes contenant un résumé des principales . des charges accessoires rattachables directement à l'opération d'achat et des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien en état d'utilisation Le coût réel de production d'un bien est formé du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour cette production. Les états financiers sont définis par l'IASB par l'ensemble bilan. un état de variation de capitaux propres. compte de résultat. · La subvention obtenue. ainsi que des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement rattachées à la production du bien. il serait question d'étudier quelques normes spécifiques élaborées par l'IASB. Les règles comptables sont faites en respectant les normes générales de la comptabilité OHADA L'objectif principal des normes comptables est de fournir une base de présentation des états financiers à usage général pour qu'ils soient comparables tant au niveau internes de l'entité (c'est-à-dire la comparaison des états financiers dans le temps) qu'aux états financiers d'autres entités (dans l'espace). le cas échéant.produits par l'entreprise pour elle-même. Il faut noter que le SYSCOHADA n'a établit aucune norme spécifique concernant un problème donné (comme c'est le cas en IFRS). pour l'acquisition ou la production d'un bien n'a pas d'influence sur le calcul du coût du bien acquis ou produit.

Ainsi l'objet de cette partie est de parler de quelques éléments entrant dans la formation du bilan IFRS.com FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et précédent sommaire suivant . Nous allons essayer de parler du contenu de quelques normes relatif à l'actif du bilan en particulier la norme IAS 38 sur les immobilisations incorporelles. nous allons essayer d'aborder les règles qui régissent les immobilisations incorporelles d'après les 2 normalisateurs et dans un second chapitre.méthodes comptables et les notes explicatives. les stocks précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 .Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. IAS 2 sur les stocks Dans un premier chapitre de cette seconde partie.

II Les états financiers II. doivent être en mesure de comprendre les principes des IFRS. Section I : les principes comptables de base des IFRS I Champ d'application : Les normes comptables internationales sont destinées à toutes les entités qui présentent des états financiers à usage général.licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance Chapitre I : les stocks Avant d'entamer sur les immobilisations. ainsi que la plupart des utilisateurs des états financiers. On entend par état financier à usage général.fsjes . Cela n'est pas sans conséquence pour une majorité d'entre elles car jusqu'en 2004 les comptabilités nationales étaient utilisées par les entreprises. Les états financiers IFRS sont obligatoires pour toute entreprise utilisant le référentiel IFRS et sans aucune dérogation quant à son application. Quant à l'OHADA et de son système comptable. un état de variation de capitaux propres indiquant soit l'ensemble des variations de capitaux propres. Par contre les entreprises de l'espace OHADA sont classées par leur taille.Mohammedia . du compte de résultat .divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II . il convient judicieux de voir d'abord les principes comptables fondamentaux de l'IASB tels que dictés par l'IAS 1. destinés à satisfaire les besoins des utilisateurs qui ne sont pas en mesure d'exiger des rapports financiers adaptés à leurs besoins d'informations particuliers. l'adhésion du pays dans lequel l'entité prend place serait nécessaire. cotées ou présentant des états financiers consolidés ont été amenées à utiliser les normes IFRS dans sa globalité existante à partir de janvier 2005. un tableau de flux de trésorerie et des notes explicatives.1 définition Les états financiers en IFRS sont composés du bilan . Donc les services comptables des sociétés concernées. aucune loi ou acte uniforme en ce sens n'est établie pour remplacer ses normes par celles de l'IASB ou que les entreprises de sa zone utilisent les IFRS mais cependant l'organisation fournit des efforts pour rapprocher ses principes aux IAS/IFRS. Ainsi toutes les entreprises de l'Union Européenne. par la suite voir le traitement des stocks tels que définis par la norme IAS 2 et le SYSCOHADA. Cependant son application ne peut être exigée par l'IASB à une entité quelconque. Les plus petites disposent d'une disposition minimale quant au contenu de leur état financier comme nous l'avons souligné dans la première partie. . soit les variations de capitaux propres autres que celles qui résultent de transactions avec des détenteurs de parts représentatives du capital et agissant en cette qualité .

des produits et des charges exposés dans le Cadre. II. accompagnée de la présentation d'informations supplémentaires lorsque nécessaire. Des états financiers ne doivent être déclarés conformes aux IFRS que s'ils sont conformes à toutes les dispositions des IFRS. certaines dettes liées au personnel et d'autres coûts opérationnels font partie du fonds de roulement utilisé dans le cadre du cycle d'exploitation normal de l'entité. une classification des passifs en éléments courants et non courants étant faite. L'application des IFRS.. les passifs courants et non courants. Il s'agit donc des stocks. est présumée conduire à des états financiers qui donnent une image fidèle. elle doit essayer de réduire les effets résultants de l'application de la dite disposition et si le cadre réglementaire n'interdit pas à l'entité de . Dans les circonstances extrêmement rares où la direction estime que le respect d'une disposition d'une norme ou d'une Interprétation serait trompeur au point d'être contraire à l'objectif des états financiers décrit dans le Cadre. Cependant on a les actifs courants et non courants . autres événements et conditions conformément aux définitions et aux critères de comptabilisation des actifs. Une entité dont les états financiers sont conformes aux IFRS doit procéder à une déclaration explicite et sans réserve de cette conformité dans les notes. d'autres événements ou conditions sur la situation financière de l'entité et sur sa performance financière. Si le cadre réglementaire ne permet pas à l'entité de s'écarter de cette disposition. des immobilisations financières. créances. L'étude des stocks fera l'objet de la section suivante et on enchaînera directement par une étude des immobilisations incorporelles d'après les normes IFRS dans le chapitre suivant.. les dettes fournisseurs. Lorsque cette exception s'applique. les normes IFRS classent les postes du bilan par nature. le vendre ou le consommer dans le cadre du cycle normal de son exploitation ou que l'actif est détenu en fin d'être essentiellement négocié. Les actifs non courants sont subdivisés en actifs incorporels et corporels qui sont généralement respectivement des immobilisations incorporelles et corporelles. tous les actifs et passifs doivent être généralement présentés par ordre de liquidité. Cette disposition s'applique sauf lorsque une présentation selon l'ordre de liquidité apporte des informations fiables et pertinentes. des passifs. L'entité doit également fournir des informations supplémentaires lorsque le respect des dispositions spécifiques des IFRS est insuffisant pour permettre aux utilisateurs de comprendre l'incidence de transactions particulières.Tandis que le bilan selon le SYSCOHADA est établit en respectant pour le passif l'exigibilité décroissante et pour l'actif la liquidité croissante. La présentation d'une image fidèle nécessite une représentation fidèle des effets des transactions.2 Les considérations générales des états financiers · Image fidèle et conformité aux IFRS Les états financiers doivent présenter une image fidèle de la situation financière.. etc. de la performance financière et des flux de trésorerie d'une entité. De même. la trésorerie active Les actifs non courants sont donc composés actifs corporels et incorporels. Un actif est classé comme courant si l'entité s'attend à le réaliser. Ainsi les passifs courants sont entre autres.

elle peut le faire mais en respectant une procédure déterminée : Le titre de la norme ou de l'Interprétation dont l'entité s'est écartée. la nature de l'écart. Les états financiers doivent être établis sur une base de continuité d'exploitation sauf si la direction a l'intention. sauf pour les informations relatives aux flux de trésorerie 7 Paragraphe 23 et 24 de l'IAS1 tel que publié par le journal officiel de l'union européenne Règlement (CE) n°2238/2004 de la commission du 29 décembre 2004. il n'est pas nécessaire de procéder à une analyse détaillée pour conclure qu'une base de continuité d'exploitation est appropriée. suite à un changement important de la nature des activités de l'entité ou à un examen de la présentation de ses états financiers. en la circonstance. · Prééminence de la présentation : Il s'agit à ce niveau de conserver la même présentation dans le temps pour des états financiers a moins que : v Qu'il soit apparent. qui s'étale au minimum. Lorsque la direction prend conscience. que de liquider l'entité ou de cesser son activité. la direction doit évaluer la capacité de l'entité à poursuivre son exploitation. la raison pour laquelle ce traitement serait trompeur. Lorsque les états financiers ne sont pas établis sur une base de continuité d'exploitation. au point d'être contraire à l'objectif des états financiers défini dans le Cadre. · Continuité d'exploitation 7 Lors de l'établissement des états financiers. sur douze mois à compter de la date de clôture. Lorsqu'une entité a un passé d'activités bénéficiaires et d'accès sans difficulté au financement. ce fait doit être indiqué ainsi que la base sur laquelle ils sont établis et la raison pour laquelle l'entité n'est pas considérée en situation de continuité d'exploitation. Le degré de prise en compte dépend des faits dans chacun des cas. Pour évaluer si l'hypothèse de continuité d'exploitation est appropriée. y compris le traitement imposé par la norme ou l'Interprétation. ces incertitudes doivent être indiquées. aux calendriers de remboursement de ses dettes et aux sources potentielles de remplacement de son financement avant de se convaincre du caractère approprié de la base de continuité d'exploitation. la direction prend en compte toutes les informations dont elle dispose pour l'avenir. et le traitement appliqué. l'effet financier de l'écart sur chaque élément des états financiers qui aurait été présenté si la disposition avait été respectée. la direction devra peut-être considérer toute une série de facteurs relatifs à la rentabilité actuelle et attendue. à l'occasion de cette appréciation. d'incertitudes significatives liées à des événements ou à des conditions susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de l'entité à poursuivre son activité. Pour chaque période présentée. sans toutefois s'y limiter.s'écarter de cette disposition. ou n'a pas d'autre solution réaliste. Dans d'autres cas. qu'une autre présentation ou classification serait plus adéquate eu égard aux critères de sélection et d'application des . · Méthode de la comptabilité d'engagement Une entité doit établir ses états financiers selon la méthode de la comptabilité d'engagement.

· Informations comparatives Sauf autorisation ou disposition contraire d'une norme ou d'une Interprétation. v Qu'une norme ou une Interprétation impose une modification de la présentation. Lors d'une modification de la présentation ou de la classification des postes dans les états financiers. les montants comparatifs doivent être reclassés sauf si ce reclassement est impraticable. passifs. Ce principe de l'importance relative dicte que pour certains postes dont les montants sont non significatifs et n'étant pas fait l'objet d'une présentation séparée dans le corps des états financiers peuvent être représentés séparément dans les notes. classer les différents postes inscrits dans le corps des états financiers ou dans les notes. Une entité ne modifie la présentation de ses états financiers que si la présentation modifiée fournit des informations fiables et plus pertinentes pour les utilisateurs des états financiers et si la structure modifiée est susceptible de perdurer. Par exemple. changements d'estimations comptables et erreurs). ou encore un examen de la présentation des états financiers. Dans certains cas. une entité doit fournir des . peuvent donner à penser qu'il faille présenter les états financiers de manière différente. des commentaires fournis dans les états financiers pour la (les) période(s) antérieure(s) continuent d'être pertinents pour la période. de manière à ne pas affecter la comparabilité · Importance relative et regroupement Il s'agit à ce niveau de coordonner. Et en outre les éléments de nature ou de fonction dissemblables doivent faire l'objet de présentation séparée sauf pour contrainte de montants. Les utilisateurs tirent avantage de l'information relative à l'existence d'incertitude à la date de clôture de la période antérieure et aux mesures prises au cours de la période pour lever cette incertitude. Une acquisition ou une cession importante. Lorsqu'elle reclasse des montants comparatifs. sont indiqués dans les états financiers de la période. La présentation des états financiers doit être faite dans le respect d'un juste minimum d'information en ce sens que la compensation entre les éléments d'actifs et les éléments de passif d'un coté et entre les éléments de produits et de charges de l'autre coté ne doit pas avoir lieu. produits et charges ne doivent pas être compensés sauf si cette compensation est imposée ou autorisée par une norme ou une Interprétation. · La compensation Les actifs. des informations comparatives au titre de la période précédente doivent être présentées pour tous les montants figurant dans les états financiers.méthodes comptables selon IAS 8 (Principes comptables. Des informations comparatives sous forme narrative et descriptive doivent être incluses lorsque cela est nécessaire à la bonne compréhension des états financiers de la période. les détails d'un litige dont le résultat était incertain à la date de clôture de la période antérieure et qui n'est pas encore réglé.

tout comme IAS 38 (immobilisations incorporelles). les stocks sont des actifs détenus pour être vendus dans le cours normal de l'activité . IAS 8 (méthodes comptables. L'amélioration de la comparabilité des informations entre périodes peut aider les utilisateurs à prendre des décisions économiques. IAS 17 (contrats de location). passifs éventuels et actifs éventuels) font parties intégrantes des normes dites d'enregistrement et d'évaluation . D'après la norme IAS 2. l'entité doit donner des informations sur: v la raison de l'impossibilité de reclassement des montants. des actifs en cours de production pour une telle vente . qu'au cours de la (des) période(s) antérieure(s). IAS 8 traite des ajustements imposés au titre de l'information comparative L'analyse des stocks fait l'objet d'une section suivante. les données n'aient pas été collectées d'une manière permettant leur reclassement et il est possible que l'on ne soit pas en mesure de reconstituer l'information. La présente norme s'applique à tous les stocks sauf8 : 8 . IAS 23 (coûts d'emprunt). IAS 7 (les flux de trésorerie). Il s'agit entre autres de la norme IAS 1 (présentation des états financiers). IAS 37 (provisions. tandis que certaines sont dites de présentation de l'information financière. La norme sur les stocks.informations sur: v la nature du reclassement. Section II : les stocks I. Il est possible. Champ d'application L'objectif de la présente section est de définir un stock d'après la norme IAS 2. changements d'estimations comptables et erreurs) et beaucoup d'autres. par exemple. IAS 19 (avantages du personnel). v la raison du reclassement Lorsqu'il est impraticable de reclasser les montants comparatifs. IAS 16 (immobilisations corporelles). Dans certaines circonstances. v la nature des ajustements qui auraient été apportés si les montants avaient fait l'objet d'un reclassement. v le montant de chaque élément ou catégorie d'éléments reclassé(e). les méthodes d'évaluation et la détermination des composantes des stocks. des actifs sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans le processus de production ou de prestation de services. de déterminer le coût des stocks. IAS 36 (dépréciation d'actifs). En cas de changement de méthode comptable ou de correction d'une erreur. il est impraticable de reclasser des informations comparatives d'une période antérieure déterminée pour aboutir à la comparabilité avec la période en cours. particulièrement en leur permettant d'apprécier les tendances qui se manifestent dans l'information financière à des fins prédictives. IAS 40 (immeubles de placement).

ou presque directement. Il . qui évaluent leurs stocks à la juste valeur. des matières premières et des services. dans la mesure où ils sont évalués à la valeur nette de réalisation conformément à des pratiques bien établies dans ces secteurs d'activités.1 Le coût des stocks Le coût des stocks doit comprendre tous les coûts d'acquisition. et les frais de gestion et d'administration de l'usine. remises et autres éléments similaires sont déduits pour déterminer les coûts d'acquisition. · les courtiers arbitragistes de marchandises. II. tels que la main d'oeuvre directe. Page 198 · les travaux en cours générés par des contrats de construction y compris les contrats directement connexes de fourniture de services (voir IAS 11 Contrats de construction). · les instruments financiers. Lorsque ces stocks sont évalués à la juste valeur diminuée des coûts de vente. Les coûts de transformation des stocks comprennent les coûts directement liés aux unités produites. de manutention et autres coûts directement attribuables à l'acquisition des produits finis. II. · les actifs biologiques relatifs à l'activité agricole et la production agricole au moment de la récolte (voir IAS 41 Agriculture). ainsi que les frais de transport. Les frais généraux de production variables sont les coûts indirects de production qui varient directement. Les autres coûts encourus permettant d'amener les stocks à l'endroit et à l'état où ils se trouvent. la production agricole après récolte. Mais cependant certains coûts ne sont pas comptabilisés dans le coût des stocks. diminuée des coûts de vente. Les frais généraux de production fixes sont les coûts indirects de production qui demeurent relativement constants indépendamment du volume de production. les droits de douane et autres taxes (autres que les taxes ultérieurement récupérables par l'entité auprès des administrations fiscales). Lorsque ces stocks sont évalués à la valeur nette de réalisation. Les coûts d'acquisition des stocks comprennent le prix d'achat. les variations de juste valeur diminuée des coûts de vente sont comptabilisées dans le résultat net de la période au cours de laquelle est intervenue la variation. Gualino éditeur. les variations de cette valeur sont comptabilisées dans le résultat net de la période au cours de laquelle la variation est intervenue. Les rabais commerciaux. tels que l'amortissement et l'entretien des bâtiments et de l'équipement industriels. La présente norme ne s'applique pas à l'évaluation des stocks détenus par: · les producteurs de produits agricoles et forestiers. ils sont comptabilisés en charge. Evaluation des stocks Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. tels que les matières premières indirectes et la main d'oeuvre indirecte. en fonction du volume de production.Les normes comptables internationales. coûts de transformation et autres coûts encourus pour amener les stocks à l'endroit et dans l'état où ils se trouvent. et les minéraux et produits d'origine minérale. Ils comprennent également l'affectation systématique des frais généraux de production fixes et variables qui sont encourus pour transformer les matières premières en produits finis.PARIS 2006. EJA .

Les coûts standards retiennent les niveaux normaux d'utilisation de matières premières et de fournitures. · frais de commercialisation. · frais généraux administratifs qui ne contribuent pas à mettre les stocks à l'endroit et dans l'état où ils se trouvent. La méthode du prix de détail est souvent utilisée dans l'activité de la distribution au détail pour évaluer les stocks de grandes quantités d'articles à rotation rapide. sera calculé en procédant à une identification spécifique de leurs coûts individuels. révisés à la lumière des conditions actuelles. le cas échéant. de main-d'oeuvre. II. Selon la méthode du coût moyen pondéré. Dans certains cas. Un pourcentage moyen pour chaque rayon est souvent utilisé. diminué des coûts estimés pour l'achèvement et des coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente.s'agit entre autres : · Les montants anormaux de déchets de fabrication. les techniques suivantes peuvent être utilisées pour évaluer les stocks. le coût de chaque élément est déterminé à partir de la moyenne pondérée du coût d'éléments similaires au début d'une période et du coût d'éléments similaires achetés ou produits au cours de la période. et qu'en conséquence. la norme n'autorise que l'utilisation de la méthode FIFO (first in-first out) encore appelée en français premier entré premier sorti ou celle du coût moyen pondéré. à moins que ces coûts soient nécessaires au processus de production préalablement à une nouvelle étape de la production. Techniques d'évaluation du coût D'une manière générale. Le coût des stocks est déterminé en déduisant de la valeur de vente des stocks le pourcentage de marge brute approprié.2 La valeur nette de réalisation Le coût des stocks peut ne pas être recouvrable si ces stocks ont été endommagés. Il s'agit de la méthode des coûts standarts et la méthode du prix de détail. de main d'oeuvre ou d'autres coûts de production. La méthode PEPS suppose que les éléments du stock qui ont été acquis ou produits les premiers sont vendus les premiers. ainsi que des biens ou services affectés à des projets déterminés. selon la situation particulière de l'entité. qui ont des marges similaires et pour lesquels il n'est pas possible d'utiliser d'autres méthodes de coûts. Cette moyenne peut être calculée périodiquement ou lors de la réception de chaque nouvelle livraison. Le coût des stocks qui ne sont pas ordinairement fongibles. · coûts de stockage. s'ils sont devenus complètement ou partiellement obsolètes ou si leur prix de vente a subi une baisse. Le pourcentage utilisé prend en considération les stocks qui ont été démarqués au-dessous de leur prix de vente initial. La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l'activité. Ils sont régulièrement réexaminés et. les éléments restant en stock à la fin de la période sont ceux qui ont été achetés ou produits le plus récemment. d'efficience et de capacité. .

Une nouvelle évaluation de la valeur nette de réalisation est effectuée lors de chaque période suivante.com FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et précédent sommaire suivant . Tel est le cas par exemple lorsqu'un élément des stocks qui est comptabilisé à la valeur nette de réalisation parce que son prix de vente a baissé est encore disponible lors d'une période ultérieure et que son prix de vente a augmenté. précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 .Le coût des stocks peut également ne pas être recouvrable si les coûts estimés d'achèvement ou les coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente ont augmenté.Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. La pratique consistant à déprécier les stocks au-dessous du coût pour les ramener à leur valeur nette de réalisation est cohérente avec le principe suivant lequel les actifs ne doivent pas figurer pour un montant supérieur au montant que l'on s'attend à obtenir de leur vente ou de leur utilisation. Lorsque les circonstances qui justifiaient précédemment de déprécier les stocks en dessous du coût n'existent plus ou lorsqu'il y a des indications claires d'une augmentation de la valeur nette de réalisation en raison d'un changement de la situation économique. le montant de la dépréciation fait l'objet d'une reprise (c'est-à-dire que la reprise est limitée au montant de la dépréciation initiale) de sorte que la nouvelle valeur comptable est le plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation révisée.

La norme spécifie également comment évaluer la valeur comptable des immobilisations incorporelles et impose de fournir certaines informations sur les immobilisations incorporelles.licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance Chapitre II : les immobilisations incorporelles L'objectif de ce chapitre est d'étudier le traitement comptable des immobilisations incorporelles faisant l'objet de la norme IAS 38 et des règles générales du SYSCOHADA. La présente norme impose de comptabiliser une immobilisation incorporelle si certains critères sont satisfaits. Cependant elle s'applique à des immobilisations incorporelles à l'exception de9 : · Les immobilisations incorporelles dans le champ d'application d'une autre norme · Des actifs financiers tels que définis dans IAS 39 · Des droits miniers et des dépenses au titre de la prospection du développement et de l'extraction des minerais. de pétrole.Mohammedia .divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II .fsjes . de gaz naturel et autres ressources non renouvelables .

U. soit dans le cadre d'un contrat avec un actif ou un passif lié. soit de façon individuelle.. Exemple des brevets d'invention.E. contrôlée par l'entité et dont elle s'attend à recouvrer les avantages économiques futurs Un actif répond au caractère identifiable s'il est séparable de l'entité. Selon les IFRS Les immobilisations incorporelles sont traitées par l'IAS38 des normes comptables internationales et sont définies comme étant un actif non monétaire identifiable sans substance physique. Le contrôle par une entité d'un actif signifie qu'elle a le pouvoir de bénéficier les avantages économiques futurs découlant de son utilisation et de limiter l'accès à ces avantages par des tiers. droit d'auteur.O. transféré ou concédé par licence. c'est-à-dire qu'il peut être séparé de l'entité et être vendu. La capacité d'une entité à contrôler les avantages économiques futurs résulte généralement des droits légaux qu'elle peut faire appliquer par le tribunal.. toute fois la protection par de droits légaux ne constitue pas une condition nécessaire du contrôle dans 9 Paragraphe 2 : IAS 38 selon le J. loué ou échangé.similaires Section I : définitions I. .

II . les brevets d'invention. les avantages économiques attendus d'une équipe de personnel qualifiés peuvent être démontrés ou non par une entité ou par l'autre comme étant des immobilisations incorporelles. ses connaissances sont protégées par des contraintes commerciales ou l'obligation des membres du personnel à garder leur confidentialité. une immobilisation incorporelle est constituée par les éléments autres que les actifs corporels. devant servir de façon durable à l'activité de l'entreprise et susceptible de générer des avantages économiques futurs. des économies de coûts ou d'autres avantages résultant de l'utilisation de l'actif par exemple.Selon le SYSCOHADA10 Selon le SYSCOHADA. les brevets. les licences. le fonds commercial et les immobilisations incorporelles en . Les avantages économiques peuvent s'agir des produits découlant de la vente. les investissements de création. Donnons juste quelques exemples : la connaissance du marché et les connaissances techniques peuvent constituer des avantages économiques futurs et une entité contrôle ces avantages si hors mis l'utilisation des droits légaux.la mesure où l'entité peut être menée à contrôler l'actif d'une quelconque autre façon. les marques. les frais de recherches et développement. De la même manière les relations avec les clients. Leur classement se fait selon la nature et on aura : les logiciels. les concessions et franchises.

Elles ont la nature de biens acquis ou crées par l'entreprise. Aussi les projets concernés doiventils être répartis dans le temps. directement ou indirectement. modèle.cours.Logiciels enregistre les dépenses faites en vue d'acquérir le droit d'usage. S'agissant des frais de recherche et de développement. propriétés littéraire et artistique sous forme de licence ou de concessions. Le compte 213 . Sont par conséquent exclus du champ des frais de recherche et de développement visés par le compte 211 les dépenses relatives à la recherche fondamentale ainsi que les frais de lancement de la production.emonsite. dessins. auteurs ou bénéficiaires du droit d'exploitation des brevets.com/accueil. procédés. pour la réalisation des opérations professionnelles ou non. ne peuvent être immobilisées que les dépenses relatives à des projets qui ont de sérieuses chances de réalisation technique et de rentabilité commerciale en raison d'un marché potentiel. 10 www.gestion33fiscal-social. Le compte 212 enregistre les dépenses engagées pour obtenir la protection accordée sous certaines conditions aux inventeurs. non pour être vendus ou transformés. d'adaptation. mais pour être utilisés de manières durables.html Les éléments du compte 212 sont amortissables sur leur durée de vie économique au maximum égale à la durée de la protection juridique. ou encore de .

du droit au bail. Le compte 214 . acquis ou crées par l'entreprise en vue du traitement automatique des données. Le logiciel est un ensemble de programme. Est seul inscrit à ce compte le fonds commercial acquis.Marques enregistre le coût d'acquisition des « Marques » commerciales ou industrielles. de l'achalandage. de même que le coût de production d'un logiciel créé ou développé pour les besoins internes de l'entreprise. Le compte 216 .Droit au bail est . La clientèle et l'achalandage correspondent au potentiel de bénéfice représenté par l'existence d'une clientèle déterminée ou justifié par l'emplacement de l'entreprise. procédés et réglés assortis ou non de documentation. de la clientèle. Dans le cas où ces marques ne semblent pas avoir une valeur pérenne.reproduction d'un logiciel acquis. Les éléments composant le fonds commercial ne bénéficient pas toujours d'une protection juridique leur donnant une valeur pérenne. elles sont à amortir. du nom commercial et de l'enseigne. Le compte 215 .Fonds commercial est constitué par les éléments incorporels qui ne font pas l'objet d'une évaluation et d'une comptabilisation séparées au bilan et qui concourent au maintien ou au développement du potentiel d'activité de l'entreprise.

aux établissements exerçant des activités culturelles et aux industries textiles (créateurs de mode). aux entreprises de spectacle. Immobilisation corporelles en cours : le compte 219 enregistre le coût de production des brevets. Il est crédité en cas de cession de disparition. Sont donc portés au compte 217 les dépenses particulièrement élevées que la production de certains ouvrages et de certaines éditions (ouvrages de grandes collections. Le compte 21 .Investissements de création se rapporte aux fabricants producteurs. d'acquisition ou de création par l'entreprise de l'immobilisation incorporelle. dont les éléments transitent pour la plupart par le compte 211 . investissements. éditeurs et distributeurs de phonogrammes.constitué par le montant versé ou dû au locataire précédent en considération du transfert des droits résultant tant des conventions que de la législation sur la propriété commerciale. Le compte 217 . de création et logiciel élaborés par l'entreprise elle même. destruction ou mises au rebut Section II : Comptabilisation et évaluation Un actif incorporel est comptabilisé par l'entreprise .Frais de recherche et de développement. ouvrages d'art et encyclopédies) ainsi que les frais de collection exposés dans l'industrie textile.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES est débité de la valeur d'apport.

des questions s'imposent : quand faut il enregistrer l'immobilisation incorporelle et pour quel montant ? (Qu'elle soit générée en interne ou acquise autrement I. cela est plus difficile. pour les actifs que l'entreprise produit elle-même. l'actif prend de la valeur à chaque date de clôture mais n'est pas encore utilisé et ne génère pas d'avantages économiques futurs. le moment précis de la création d'un actif incorporel est difficile à déterminer. c'est très généralement la date à laquelle les risques et avantages liés à la propriété du bien sont transféré. Son existence pure et simple et son évaluation en sont d'autant plus dures à appréhender. La période de production peut s'étaler sur plusieurs années. En revanche. . L'enregistrement des actifs en cours de production est particulièrement délicat pour les actifs incorporels. Pendant cette phase. il est plus facile d'identifier la date d'enregistrement. A ce stade. Les normes IFRS (IAS 38) définissent une liste de critères qui.1 date d'enregistrement Pour les immobilisations incorporelles acquises.lorsqu'elle répond à la définition d'une immobilisation incorporelle et tout en respectant les critères de comptabilisation qui seront exposés par la suite. En effet du fait de l'absence de substance physique. Date d'enregistrement et valeur d'entrée I. la valeur des actifs en cours est généralement suivie sur une ligne à part de l'actif. Concernant la comptabilisation.

cette démonstration est souvent difficile à mener. L'entreprise doit ainsi cumulativement démontrer :11 · La faisabilité technique de l'achèvement de l'actif incorporel afin de pouvoir l'utiliser ou de le vendre · Son intention de continuer la production de l'actif pour le vendre ou l'utiliser · Sa capacité de vendre ou utiliser l'actif produit · L'aptitude de générer des avantages économiques futurs soit par la vente soit par l'utilisation en interne · Existence de ressources suffisantes pour mener à bien le projet · Sa capacité à mesurer de façon fiable les coûts liés au projet Dans la pratique.lorsqu'ils sont tous remplis. dans le cadre d'un regroupement d'entreprise.2 valeur d'entrée Concernant le critère de comptabilisation. plusieurs types d'immobilisations incorporelles selon leur nature entrent en jeu selon les IFRS. I. déclenchent l'enregistrement de l'actif incorporel crée. Il peut s'agir soit des immobilisations incorporelles acquises séparément. des acquisitions au moyen d'une subvention . Quant au SYSCOHADA l'immobilisation est comptabilisée en son acquisition ou à sa création définitive par l'entreprise.

· Tout coût directement attribuable à la préparation de l'actif en vue de son utilisation. C'est le cas en particulier lorsque la contrepartie de l'actif est 11 La gestion financière en IFRS. le coût d'une immobilisation incorporelle acquise séparément peut être identifié séparément. Le prix d'une immobilisation incorporelle acquise séparément comprend : · Son prix d'achat. Par conséquent. des honoraires et des tests de bon . Il s'agit à ce niveau du coût de personnel résultant de la mise en état de fonctionnement de l'actif. En d'autre terme l'effet de probabilité se reflète dans le coût. après déduction et remise des rabais commerciaux. cependant on ne parlera que le cas des immobilisations incorporelles acquises séparément et générées en interne. du goodwill généré en interne.. des immobilisations incorporelles générées en interne. En outre.publique. le critère de comptabilisation relatif à la probabilité des avantages économiques est toujours vérifié. page 136 sous forme d'actifs monétaires. Normalement.. y compris des droits de douane et les taxes non remboursables. le prix qu'une entité paie pour acquérir une immobilisation incorporelle reflète les attentes relatives à la probabilité que les avantages économiques futurs attendus incorporés dans l'actif ira à l'entreprise.

l'entité doit se conformer à un certain nombre de dispositions. leur coût ne peut pas être distingué de celui pour maintenir ou accroître le goodwill généré en interne ou du coût de la conduite des affaires quotidiennes de l'entité. une . telles que celles qui sont encourues pendant que se développe la demande pour la production de cet actif. · Et les pertes opérationnelles initiales. les coûts encourus dans le cadre de l'utilisation ou du redéploiement d'une immobilisation incorporelle ne sont pas inclus dans la valeur comptable de cet actif.fonctionnement de l'actif. Pour apprécier si une immobilisation incorporelle générée en interne satisfait aux critères de comptabilisation. il est beaucoup difficile d'apprécier le coût total à enregistrer dans leur valeur comptable. Dans certains cas. Par conséquent. les coûts suivants ne sont pas inclus dans la valeur comptable d'une immobilisation incorporelle12 : · Les coûts encourus alors qu'un actif capable de fonctionner de la manière prévue par la direction reste à mettre en service . Par exemple. L'intégration des coûts dans la valeur comptable d'une immobilisation incorporelle cesse lorsque l'actif se trouve dans l'état nécessaire pour être exploité de la manière prévue par la direction. Quand aux immobilisations incorporelles générées en interne. Par conséquent.

La phase de recherche : les dépenses lorsqu'elles sont encourues lors de la phase de recherche ne doivent pas être comptabilisés en tant qu'immobilisation car pendant cette phase. Les activités de recherche peuvent s'agir par exemple des activités visant à obtenir de nouvelles connaissances. elle traite la dépense au titre de ce projet comme si elle était encourue uniquement lors de la phase de recherche. · Son intention d'achever l'immobilisation incorporelle et . La phase de développement : si les immobilisations incorporelles sont dans la phase de développement.entité classe la création de l'immobilisation dans une phase de recherche et dans une phase de développement. elles doivent vérifier certaines conditions pour être comptabilisées dans l'actif : · La faisabilité technique nécessaire à l'achèvement de l'immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de sa vente. une entité ne peut démontrer l'existence d'une immobilisation incorporelle qui générera des avantages économiques futurs probables. La phase de recherche ne fait pas l'objet d'une comptabilisation dans l'actif .si une entité est incapable de différencier la phase de 12 Normes IFRS : IAS 38 paragraphes 30 recherche de la phase de développement d'un projet interne.

L'entité doit démontrer. produire et préparer l'immobilisation pour qu'elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. si celle-ci doit être doit être utilisée en interne. elle est la somme des dépenses encourues à partir de laquelle cette immobilisation incorporelle a satisfait pour la première fois aux critères de comptabilisation exposée ci-dessus. son utilité. l'existence d'un marché pour la production issue de l'immobilisation incorporelle ou pour l'immobilisation incorporelle elle-même ou. Le coût d'une immobilisation incorporelle générée en interne comprend tous les coûts directement attribuables nécessaires pour créer. Quand à la valeur d'entrée d'une immobilisation incorporelle générée en interne. Exemples de coûts directement . entre autres choses. appropriées pour achever le développement et utiliser ou vendre l'immobilisation incorporelle.de l'utiliser ou de le vendre · La façon dont l'immobilisation incorporelle générera des avantages économiques futurs probables. La phase de développement se situe dans un niveau plus avancé que la phase de recherche et ainsi une entité peut identifier l'immobilisation incorporelle et démontrer qu'elle générera des avantages économiques futurs durant cette phase. · La disponibilité de ressources techniques financières et autres.

une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée à son coût historique. comptabilisées en charges.1 évaluation postérieure à la comptabilisation initiale D'après les IFRS. ne doivent pas être incorporées à l'actif. tous les autres actifs de sa catégorie doivent être comptabilisés en utilisant le même modèle. Evaluation postérieure à la comptabilisation initiale et amortissement II.attribuables : · Les coûts des matériaux et services utilisés pour générer l'immobilisation incorporelle · Les coûts des avantages du personnel tels que définis dans IAS 19 (Avantages du personnel) résultant de l'immobilisation incorporelle · Les honoraires d'enregistrement d'un droit légal · L'amortissement des brevets et licences qui sont utilisés pour générer l'immobilisation incorporelle. soit le modèle de réévaluation en tant que méthode comptable. à . Mais les dépenses antérieurement encourues relatives à une immobilisation incorporelle. une entité peut choisir soit le modèle de coût. Selon le SYSCOHADA. Si une immobilisation incorporelle est comptabilisée en utilisant le modèle de réévaluation. Il s'agit à ce niveau des dépenses réalisées lors de la phase de recherche. II.

la juste valeur doit être déterminée par référence à un marché actif.moins qu'il n'existe aucun marché actif pour ces actifs. une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes13 Modèle de la réévaluation: Apres sa comptabilisation initiale. Une catégorie d'immobilisations incorporelles est un ensemble d'actifs de nature et d'utilisation similaires dans le cadre de l'activité d'une entité. une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée pour son montant réévalué correspondant à sa juste valeur à sa date de réévaluation. Pour des réévaluations effectuées selon la norme IAS 38. Modèle de coût : Apres sa comptabilisation initiale. Les différents éléments d'une catégorie d'immobilisations incorporelles sont réévaluées simultanément afin d'éviter une réévaluation sélective des actifs et la présentation dans les états financiers de montant correspondant à un mélange de coûts et de valeurs à des dates différentes. . diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur ultérieures. la valeur comptable de l'actif ne diffère pas de façon significative de sa juste valeur14. Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour qu'à la date de clôture.

Certaines immobilisations incorporelles peuvent connaître des variations importantes et volatiles de leur juste valeur. rendant nécessaire une réévaluation annuelle. Pour les immobilisations incorporelles dont la juste valeur ne connaît que des variations peu importantes. 15 L'article 35 de l'acte uniforme portant sur harmonisation et . Si la juste valeur d'un actif réévalué diffère de façon significative. une réévaluation ultérieure est nécessaire. il n'est pas nécessaire de procéder à des réévaluations aussi fréquentes. 13 Normes IAS 38 : paragraphe 74.La fréquence des réévaluations dépend de la volatilité de la juste valeur des immobilisations incorporelles qui sont réévaluées. cette variation doit être comptabilisée en passif dans le compte écart de réévaluation Selon le SYSCOHADA. 14 Normes IAS 38 : paragraphe 75. publiée au JOUE du 31/12/2004. Si la valeur comptable d'une immobilisation incorporelle augmente ou diminue à la suite d'une réévaluation. la méthode d'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique et sur l'application des principes généraux de prudence et de continuité de l'exploitation15.

à la date prise en compte pour point de départ de la réévaluation. sauf révision du plan d'amortissement. en aucun cas. dépasser sa juste valeur.fsjes . c'est-à-dire sa valeur actuelle. La valeur réévaluée des immobilisations amortissables sert de base au calcul des amortissements sur la durée d'utilisation restant à courir depuis l'ouverture de l'exercice de réévaluation.licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance précédent sommaire suivant . Le SYSCOHADA préconise également de comptabiliser l'écart de réévaluation dans le passif du bilan parmi les capitaux propres selon son article 62. en application des dispositions de l'alinéa 4 de l'article 45 de l'Acte Uniforme portant sur la comptabilité des entreprises. La valeur réévaluée d'un élément ne peut. précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II .Mohammedia .organisation des entreprises.

elle n'est amortie que lorsque la durée d'utilité est finie. si elle est finie. Le montant amortissable d'une immobilisation incorporelle à durée d'utilité finie doit être reparti systématiquement sur sa durée d'utilité. il est appliqué de façon cohérente et permanente d'une période à l'autre sauf si le rythme attendu de consommation de ces avantages économiques varie.Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. La détermination de la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle dépend de plusieurs facteurs pertinents.com . Compte tenu de la rapidité de l'évolution technologique constatée. Différents modes d'amortissement peuvent être utilisés pour repartir de façon systématique le montant d'actif sur sa durée d'utilité. si la durée d'utilité est indéterminée l'immobilisation incorporelle n'est pas amortie . il n'y a pas de limite prévisible quant à la période au cours de laquelle on s'attend à ce que l'actif génère pour l'entité des entrées nettes de trésorerie La comptabilisation d'une immobilisation incorporelle est fondée sur sa durée d'utilité. le mode dégressif et le mode des unités de production. En effet elle est correspond à la période pendant laquelle on s'attend à encaisser des entrées de trésorerie généré par la détention de l'actif. L'amortissement commence dès que l'actif est prêt à être mis en service c'est-à-dire dès qu'il se trouve à l'endroit et dans l'état nécessaire pour pouvoir l'exploiter de la manière prévue par la direction. précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 . Il est donc probable que leur durée d'utilité soit plus courte. sur la base d'une analyse de tous les facteurs pertinents. les logiciels et de nombreuses autres immobilisations incorporelles sont sujets à l'obsolescence technologique. Ces modes incluent le mode linéaire. Une immobilisation incorporelle doit être considérée par l'entité comme ayant une durée d'utilité indéterminée lorsque.II. la durée ou le nombre d'unités de production ou d'unités similaires constituant cette durée d'utilité. Le mode d'amortissement utilisé est choisi sur la base du rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs attendu représentatifs de l'actif .2 l'amortissement des immobilisations incorporelles Une entité doit apprécier si la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle est finie ou indéterminée et.

la permanence des méthodes (appelé prééminence de la présentation en IFRS). Alors que les états financiers en . sont composés de beaucoup d'éléments dont les états annexés mais la différence est que le SYSCOHADA autorise aux petites entreprises une présentation plus souple dite de « système allégé ».FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche Home | Publier un mémoire | Une page au hasard Normes comptables internationales et le syscohada: convergences et divergences par Mamadou founé TOUNKARA Université Hassan II . Ainsi on rencontre que les 2 referentiels traitent les stocks presque de la même manière que ça soit au niveau de la définition qu'au niveau de l'évaluation tandis qu'avec les immobilisations incorporelles quelques points de vue divergent. l'importance significative et la transparence (c'est le principe de l'image fidèle et conformité aux IFRS).licence en sciences économiques et gestion 2009 Dans la categorie: Economie et Finance précédent sommaire suivant Conclusion D'une manière générale. A titre d'exemple les états financiers en IFRS aussi bien qu'avec le SYSCOHADA.Mohammedia . le SYSCOHADA dit que les états financiers doivent vérifier 8 principes comptables dont certains sont soulignés aussi par les IFRS à savoir la continuité d'exploitation. Concernant les dispositions générales des 2 referentiels. la convergence ou la non convergence des 2 referentiels dépend fortement de la norme étudiée. la méthode de la comptabilité d'engagement et l'importance relative & regroupement dites par les IFRS (ne sont pas parmi les 8 principes comptables du SYSCOHADA) mais sont considérés comme une jurisprudence de la comptabilité OHADA. Certains principes de base sont acceptés avec le SYSCOHADA tel que le principe du coût historique (à noter que souvent les évaluations sont faites comme c'est le cas avec les immobilisations incorporelles ou les stocks) qui n'est pas autorisé en IFRS et est plutôt remplacé par la terminologie de la juste valeur. le principe de la spécialisation des exercices qui est considéré comme une jurisprudence IFRS. Certaines divergences sont dues que les IFRS s'adressent aux grandes entreprises donc certaines informations sont obligatoires et qui sont facultatives pour les entreprises du SYSCOHADA. l'intangibilité du bilan (c'est le principe de la compensation en IFRS).fsjes .

Par exemple. Avec le SYSCOHADA des éléments d'immobilisations sont précisés selon le plan comptable des entreprises.IFRS sont obligés de présenter des informations comparatives (entre 2 exercices).com . une entité peut arriver à démontrer qu'elle contrôle sa relation avec ses clients (par conséquent cette relation peut être considérée comme immobilisation incorporelle) par contre une autre. précédent sommaire suivant FORID:11 ISO-8859-15 Rechercher sur le site: partner-pub-2070 Recherche © Memoire Online 2000-2010 .Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline. Cependant les 2 référentiels retiennent la même méthode d'évaluation des immobilisations incorporelles qu'elles soient générées en interne ou acquises séparément. on ne peut dire que tel ou tel élément de l'actif doit etre comptabilisé comme immobilisation incorporelle. ne pourra donc pas comptabilisé sa relation clientèle comme immobilisation incorporelle. ne disposant pas de pouvoirs légaux pour protéger sa clientèle et ni de la confiance ou fidélité de ses clients. Les referentiels évaluent les stocks de la même manière : le montant le plus faible entre le coût des stocks et leur valeur nette de réalisation. En effet cela dépend de la capacité de l'entreprise à démontrer l'existence de l'immobilisation incorporelle en se referant sur la définition. D'après la définition des IFRS concernant les immobilisations incorporelles. pour les entreprises du SYSCOHADA cette information reste facultative.