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Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074

LE BONJOUR DU «SOIR»

Nos tics bureaucratiques

Un SMS venant de «MPTIC» m'invite à faire du 19 novembre une journée sans papier «grâce à l'usage des TIC!» J'ai d'abord pensé à une blague mais si c'était un plaisantin, c'est son numéro qui se serait affiché ! On n'a pas encore inventé le moyen de cacher le numéro d'un envoyeur de SMS. Pourquoi je n'avais pas pensé tout de suite au ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication ? Simplement parce que j'ai du mal à imaginer que des Algériens vivant en Algérie puissent croire qu'il est possible de se passer de papier chez nous ! Au Mali, comme au Maroc, en Libye ou en Tunisie, ils ont déjà la 3G et pensent certainement à

la 4G ! Chez nous, c'est encore la préhistoire des TIC : 2G lamentable, ADSL très lent, monopole

Le papier était bien là ce 19 novembre et

pour ne pas l'utiliser, il aurait fallu ne rien demander à l'administration, ne pas traiter avec la Poste et ne pas encaisser d'argent à la banque ! Le papier, c'est un tic qui nous collera à la peau pour longtemps encore !

maamarfarah20@yahoo.fr

étatique

«Avant, il y avait Khalifa Airways et l'EEPAD. Et comme on voulait installer la concurrence, il n'y a plus qu'Air Algérie et Djaweb !»

(Tata Aldjia)

a plus qu'Air Algérie et Djaweb !» (Tata Aldjia) ENTRETIEN MHAND BERKOUK, PRÉSIDENT DE LA FONDATION
ENTRETIEN MHAND BERKOUK, PRÉSIDENT DE LA FONDATION DES ÉTUDES STRATÉGIQUES ET SÉCURITAIRES : «Le «Le
ENTRETIEN
MHAND BERKOUK, PRÉSIDENT DE LA FONDATION
DES ÉTUDES STRATÉGIQUES ET SÉCURITAIRES :
«Le «Le Mali Mali risque risque de de devenir devenir
un un second second Afghanistan» Afghanistan»
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Photo : DR
second Afghanistan» Afghanistan» PAGE 5 Photo : DR MARDI 20 NOVEMBRE 2012 - 6 MOHARAM 1434

MARDI 20 NOVEMBRE 2012 - 6 MOHARAM 1434 - N° 6721 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

2013 difficile pour le Maroc La loi de finances 2013 fait jaser au Maroc. Après

2013 difficile pour le Maroc

La loi de finances 2013 fait jaser au Maroc. Après la firme Imperial Tobacco Maroc — qui a estimé que si cette loi est adoptée, cela menacera non seulement les finances du Maroc mais favorisera la disparition de milliers d’emplois — de la même manière, les promoteurs immobi- liers sont insatisfaits et considèrent qu’il y a une réelle menace sur la promotion des logements pour la classe moyenne. Le prix proposé par les autorités pour le mètre carré ne répond pas aux attentes de ces pro- moteurs.

carré ne répond pas aux attentes de ces pro- moteurs. Et les deux-roues ? Le contrôle
carré ne répond pas aux attentes de ces pro- moteurs. Et les deux-roues ? Le contrôle
carré ne répond pas aux attentes de ces pro- moteurs. Et les deux-roues ? Le contrôle

Et les deux-roues ?

Le contrôle technique étant devenu obligatoire pour les voitures, les asso- ciations qui activent dans le domaine de la sécurité routière s’étonnent de voir les deux-roues dispensés de cette obli- gation. Les statistiques sont pourtant formelles :

obli- gation. Les statistiques sont pourtant formelles : les deux-roues sont de plus en plus impliqués

les deux-roues sont de plus en plus impliqués dans des acci- dents qui sont souvent mor- tels.

impliqués dans des acci- dents qui sont souvent mor- tels. P P ERISCOOP ERISCOOP S oirperiscoop@yahoo.fr

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mardi 20 novembre 2012 - Page 2

S oirperiscoop@yahoo.fr Mardi 20 novembre 2012 - Page 2 Opéra d’Alger, déjà des retards A lors

Opéra d’Alger, déjà des retards

A lors qu’on annonçait le début de la

construction de l’Opéra d’Alger pour le

1 er novembre dernier, on vient d’ap-

prendre que l’appel d’offres pour la sélection du bureau d’études et suivi des travaux de réali- sation vient d’être prorogé. A rappeler que le projet de l’Opéra, d’un coût de 30 millions d’euros, sera entièrement financé par la Chine.

Lenteurs Les associations de protection des droits de l’enfant n’arrivent pas à venir à bout

Lenteurs

Les associations de protection des droits de l’enfant n’arrivent pas à venir à bout des lenteurs administratives qui entravent l’adoption des enfants abandonnés et nés sous X. Ainsi, si les pouponnières accueillent un nombre important d’enfants et les personnes désirant adopter sont tout aussi nombreuses, le temps d’attente pour une éventuelle adoption se situe entre trois et quatre années.

Un jour, un sondage Pensez-vous que l’entraîneur de l’équipe nationale Halilhodzic doit poursuivre sa mission
Un jour, un sondage
Pensez-vous que
l’entraîneur de
l’équipe nationale
Halilhodzic doit
poursuivre sa
mission après la
CAN 2013 ?
OUI
NON
Sans opinion
RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE
Pensez-vous qu’il y a une différence entre la droite et la
et
gauche françaises en matière d’affaires étrangères
plus particulièrement pour les relations avec l’Algérie ?
OUI : 31,6 %
NON : 65,98 %
S. OPINION
: 2,42%
plus particulièrement pour les relations avec l’Algérie ? OUI : 31,6 % NON : 65,98 %

Le Soir

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Actualité

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 3

d’Algérie Actualité M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 3 APRÈS LA DÉCISION DES AVOCATS D’OBSERVER

APRÈS LA DÉCISION DES AVOCATS D’OBSERVER UNE GRÈVE GÉNÉRALE

Chorfi veut désamorcer la crise

Une tentative de désamorcer la grave crise qui oppose les avocats à la chancellerie a été entreprise, a-t-on appris de source proche des avocats. Selon ces derniers, le département de la Justice aurait proposé au bâtonnier national une entrevue en vue d’enclencher un début de dialogue à même de «régler le problème».

Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Pour rappel, les avocats ont décidé de croiser le fer avec leur tutelle. A l'origine de cette montée au créneau, l'avant-projet de loi portant organisation de la profes- sion d'avocat que les intéressés qualifient de «projet de loi libertici- de». La décision a été prise lors d'une assemblée générale des Conseils de l'ordre des avocats qui s'est tenue à l'hôtel Mazafran de Zéralda, samedi dernier et lors de laquelle, les avocats n'ont pas caché leur opposition aux proposi- tions faites par la chancellerie.

D'ailleurs, une grande partie des intervenants ont plaidé pour la radicalisation de l'action à même de «ramener la tutelle à revoir sa position». «Cela fait treize mois que nous, avocats, avons formulé des propositions mais aucune suite n'a été donnée à nos doléances et nous ne voyons rien venir», s'est exclamé l'avocat Nou- reddine Benissad, membre du Conseil de l'ordre des avocats d'Alger. Pour sa part, Khaled Bou- rayou dira que «ce projet de loi cherche à embrigader la représen- tation de la corporation des avo- cats par une mise sous tutelle de

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Les avocats montent au créneau.

la chancellerie (administration cen- trale)», en notant au passage que «le pouvoir exécutif veut astreindre l'avocat au secret de l'enquête

pour l'empêcher de dénoncer les violations des droits de la défense et l'écarter de l'enquête préliminai- re qui est menée par la police judi-

ciaire». «Le projet de loi ignore une importante recommandation de la Commission nationale de la réforme de la justice qui permet- trait à l'avocat d'assister son client au niveau de l'enquête et d'avoir un œil sur les conditions de sa garde à vue», a-t-il indiqué. Pour d'autres avocats, «il y a une volonté à travers ce texte de porter atteinte aux droits de la défense et à l'indépendance du barreau vis-à-vis du pouvoir exé- cutif». «Nous avons recensé 42 articles où le terme ministre ainsi que 7 articles où le terme ministè- re sont utilisés et qui ont de véri- tables interférences depuis l'ad- mission jusqu'aux conditions d'exercice de la profession d'avo- cat alors que la profession d'avo- cat est censée être une profession libérale et indépendante.»

A. B.

ABDELAZIZ BELAÏD À AÏN DEFLA :

«Par notre silence, nous avons été complices de la mauvaise gouvernance de notre pays»

Le président du parti El Moustakbel, Belaïd Abdelaziz, était hier à Aïn Defla où il a animé un important meeting dans la salle du cinéma Doui dans le cadre des élections du 29 novembre prochain.

C’est le candidat à l’APW, Messous Mohammed qui, en guise de préambule, a dressé un sévère réquisitoire contre la façon dont a été géré le pays et notamment ceux qui se sont succédé aux commandes de la gouvernance en déclarant «ils (les gouver- nants) ont poussé les citoyens à haïr leur pays, à détester leur Histoire. Ils nous ont tra- his, on leur doit la corruption, la concupiscen- ce, la gabegie, le clientélisme et la hogra» en ajoutant «ils nous ont gavés de discours creux, n’ont jamais fait ce qu’ils ont dit et pro- mis». Evoquant l’éventualité du boycott et l’indifférence des citoyens, il accuse les res- ponsables qui sont actuellement au pouvoir d’être les instigateurs de cette sorte de démis- sion collective. Il note que «plus grand sera le boycott plus ces responsables pourront se maintenir». Après ce préambule, c’est Belaid Abdelaziz qui se fait objectif en déclarant :

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Belaïd dresse un bilan sombre de la gestion du pays.

«Certes, ils sont responsables de la situation à laquelle les Algériens sont confrontés aujourd’hui mais nous aussi nous avons été leurs complices par notre silence et notre

démission, nous avons cautionné leurs dis- cours, nous avons applaudi les médiocres, nous leur avons permis de perdurer.» Il dres- se ensuite un tableau des plus gris de la situation socio-économique que vit le pays, «de plus en plus de jeunes sombrent dans le désespoir, se suicident, se livrent à la harga au péril de leurs vies, pourtant c’est une jeu- nesse qui ne rêve que de travail sain, d’un toit, d’une famille». Belaid pointe un doigt accusateur vers ceux qui se maintiennent aux postes de responsabilité au nom de la légiti- mité historique en leur rappelant : «Notre His- toire nous devons la connaître, certes, mais elle ne peut nous faire vivre… aujourd’hui, nous devons gérer avec les compétences, le savoir, la connaissance et la transparence.» Continuant sur sa lancée, il se demande pour- quoi on n’a jamais demandé de comptes à ceux qui ont géré. «A aucun, à tous les niveaux de la gestion, il n’a été demandé de présenter un bilan.» Il se fait ensuite très cri- tique des pratiques en vigueur de plus en plus à l’égard d’autres formations politiques, «Ia corruption continue, on a acheté les hommes

et maintenant on achète leurs voix, les voix sont devenues une marchandise négociable, on n’hésite pas à faire du chantage aux diplô- més en leur promettant des contrats de pré- emploi contre un bulletin de vote». Et d’ajou- ter : «Pire, on menace les moudjahidine de leur retirer leurs attestations communales s’ils ne leur donnent pas leurs voix». Belaid fait remarquer ensuite, «Ils (…) ne sont pas puissants car la puissance est dans les idées, dans l’espoir qu’il faut insuffler aux jeunes de pouvoir participer effectivement à la gestion du pays.» Haranguant la salle comble, Belaid les exhorte, «Il faut nous libé- rer… Nous les combattrons jusqu'à l’instaura- tion d’une véritable démocratie ; choisissez les hommes qui seront à la hauteur de vos aspirations, dignes de votre confiance.» Cependant il rectifie : «Nous n’avons pas d’ennemis, nos seuls ennemis sont ceux qui nuisent à l’épanouissement de notre pays par leurs comportements néfastes et préjudi- ciables… solidaires, nous serons plus fort que n’importe quelle puissance au monde». Karim O.

BAHBOUH DE L’UFDS À MASCARA :

«La démocratie est la seule voie pour sortir de l’impasse»

Intervenant devant une assistance assez nombreuse ce lundi à la Maison de la culture de Mascara, Nordine Bahbouh, président de l’Union des

forces démocratiques et sociales (Ufds), rappellera les circonstances de

la création de cette formation politique.

«Face aux problèmes dans lesquels se débat notre pays, nous nous sommes interdits de rester specta- teurs et voilà pourquoi a été créée l’UFDS, dira-t-il, et nous nous sommes inspirés des valeurs de Novembre qui prônent la démocratie et la justice sociale.» Oui, ajoutera-t-il, «la démo- cratie est la voie pour sortir du maras- me». Il écorchera, au passage, cer- tains partis se prévalant de celle-ci et

qui fonctionnent selon lui avec des comportements de parti unique. Stabi- lité, justice et progrès, voilà ce qui

nous anime, déclare-t-il. «Oui l’Algérie

a besoin de tous ses enfants à l’exclu-

sion des affairistes, des bandits et de ceux qui font dans l'infantilisme poli- tique», martèle-t-il. Puis il reprend,

«men haba oua daba yerkab fi siarat si yassa, aujourd’hui l’Algérie a besoin

d’une refondation politique garante de stabilité et de protection de notre pays qui est sans cesse ciblé». Puis il prô- nera la séparation des pouvoirs en

s’attardant sur cette nécessité d’avoir une justice indépendante avec un juge qui prononce la loi dans la sérénité et

à l’abri de toute pression. Il s’élévera

par la suite contre les dispositifs de l’Anem ou de l’Ansej qui seraient un leurre. «Nous devons nous investir à créer des emplois durables.» Il évo- quera aussi la réindustrialisation géné- ratrice d’emplois et à propos de sou-

tien des prix en citant celui du lait, il dira : «A qui profite-t-il ? Aux produc- teurs à l’étranger encouragés par notre surconsommation.» Côté partici- pation aux élections locales, l’UFDS a présenté des listes au niveau de

quatre commune et a fait alléance avec le PNSD pour une liste commune

à l’APW.

M. Meddeber

ILS ONT TENU UN SIT-IN AU NIVEAU DE LA TUTELLE

Les travailleurs de la formation professionnelle montent au créneau

Les travailleurs de la for- mation professionnelle ont tenu, hier, un sit-in devant le ministère de tutelle. Ils dénoncent la rupture du dia- logue avec la tutelle et

demandent la prise en char- ge de leur plate-forme de revendications.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les travailleurs de la formation professionnelle s’in- surgent contre le silence du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Pour montrer leur colère, ils ont tenu hier, un sit-in devant le ministère de tutelle. L’Union nationale des travailleurs du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels,

affiliée au Snapap, initiatrice de ce mouvement, interpelle le

premier responsable du secteur afin d’ouvrir le dialogue avec le partenaire social. «Nous avons saisi à plu- sieurs reprises le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels pour trouver des solutions à nos problèmes et écouter nos propositions, en vain», a dénoncé Omar Bour- ghoud, président de l’Union nationale des travailleurs de la formation professionnelle. Ce dernier appelle le ministre à entamer des discus- sions «dans l’immédiat» pour la prise en charge de la plate- forme de revendications des travailleurs du secteur. Les portestataires deman- dent la révision du statut parti- culier et du régime indemnitaire, l’élaboration de la liste des

maladies professionnelles aux- quelles s’exposent les tra- vailleurs du secteur et la revalo- risation de la prime du soutien pédagogique à hauteur de 15% du salaire de base. Ils réclament également la titularisation des travailleurs vacataires ainsi que l’abroga- tion de l’arrêté ministériel du 6 juillet 2012 qui exclut les ensei- gnants de la formation profes- sionnelle de la promotion au poste de directeur de centre de la formation professionnelle. L’Union nationale des tra- vailleurs de la formation profes- sionnelle menace de hausser le ton et d’aller vers des actions plus radicales si la tutelle ne répond pas à ses revendica- tions.

S. A.

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Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 4

d’Algérie Actualité M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 4 DIALOGUE INTER-MALIEN L’entame, avant la fin

DIALOGUE INTER-MALIEN

L’entame, avant la fin novembre, selon Medelci

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a dévoilé, hier lundi, sur les ondes de la Radio Chaîne I, un pan de la feuille de route tracée pour le dialogue inter- malien. Des assises nationales se tiendront à Bamako, avant la fin novembre, a-t-il affirmé.

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Tout en notant que l’in- sistance algérienne à faire valoir le dialogue comme solu- tion à la crise malienne, le ministre des Affaires étran- gères, Mourad Medelci, a indi- qué, en effet, que l’amorce du dialogue interviendra avant la fin du mois en cours avec la tenue des assises nationales à Bamako et au cours desquelles sera dégagé un comité de négociation. «A la fin du mois en cours, Bamako abritera des assises nationales durant lesquelles l’avenir du Mali sera discuté d’une manière collective. Un comité de négociation y sera dégagé pour mener les discus- sions avec les rebelles du Nord du Mali», a-t-il souligné, préci- sant que «ces négociations doi- vent être engagées en urgence pour marginaliser automatique- ment l’option militaire». Le ministre des Affaires étrangères n’est pas resté sur cette indica- tion. Il a joint un commentaire à

propos de l’intervention armée dans le Nord du Mali. Selon lui, l’option militaire «est inscrite dans des agendas» et que «aujourd’hui, il est clair que la priorité est donnée à la solution politique». Mourad Medelci a poursuivi en soutenant que l’op- tion du dialogue est également partagée par la communauté internationale. «La solution politique est la solution principale pour nous et pour la communauté internatio- nale.» Il a reconnu, cependant, qu’il faut beaucoup d’efforts pour la concrétiser. «Des efforts doivent être menés au Mali et dans le voisi- nage pour la concrétiser.» Le ministre des Affaires étrangères s’est ensuite étalé sur les répercussions de la guerre au Mali. Pour lui, la guerre pourrait démarrer sur de bonnes intentions ou alors avoir des visées inavouées, le résul- tat, a-t-il conclu, sera le renfor- cement et la propagation des hostilités et leur prolongement

Photo : DR
Photo : DR

L’avenir du Mali sera discuté d’une manière collective.

dans le temps. Aussi, a-t-il asséné, «nous ne voulons pas de guerre dans notre voisina- ge». Mourad Medelci a souligné, en outre, que l’Algérie est déjà partie prenante dans la lutte contre le terrorisme et que l’in- tervention militaire dont il est

question devra se décliner en appui à l’armée malienne pour lutter contre les groupes terro- ristes. Concernant le sort des diplo- mates algériens maintenus tou- jours otages à Gao, le ministre des Affaires étrangères a affir- mé : «J’espère qu’ils se main-

tiennent en bonne santé. Nous saluons leur courage et nous souhaitons que le dialogue poli- tique entre les Maliens se résoudra à une condamnation du phénomène des kidnap- pings, celui de nos diplomates, notamment.»

S. A. I.

GHAZA : IL TENTERA D’ARRACHER UNE TRÊVE

La mission de la dernière chance de Tony Blair

Au sixième jour de la dévastatri- ce opération «Pilier de défense» qu’Israël mène sur Ghaza, l’on a dénombré une vingtaine d’autres victimes parmi la population pales- tinienne, essentiellement des femmes et des enfants, allongeant ainsi la liste macabre à une centai- ne, depuis mercredi dernier. Un triste décompte qui ne semble pas émouvoir une communauté inter- nationale toujours indifférente face au drame de la population de Ghaza.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Les Nations unies, notamment le Conseil de sécurité qui dégainait jusque-là à la moindre manifestation dans une rue arabe, ne jugent visible- ment pas nécessaire d’intervenir cette fois pour faire cesser le pilonnage sou- tenu de Ghaza par l’aviation et la mari- ne de Tsahal. Il faut dire que la position américai- ne, celle qui compte vraiment, avait été clairement exprimée, dimanche der- nier, par Barack Obama qui affirmait à partir de Bangkok que son pays «sou- tient complètement le droit d’Israël à se défendre». Cela a été d’ailleurs ample- ment suffisant pour tétaniser l’appareil onusien et ne laisser place qu’à de timides incursions diplomatiques, sans

Photo : DR
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D’importants dégâts causés par une frappe aérienne israélienne à Ghaza.

grande incidence du reste sur le cours des événements sur le terrain. Tel cet appel de Pékin «à la rete- nue» ou alors les déclarations tapa- geuses et désormais habituelles de la Turquie dont le seul souci est de forti- fier sa position dans la région dont elle ne cesse de servir de cheval de Troie pour l’OTAN. An plan diplomatique donc, seul fait significatif enregistré hier reste la visite

annoncée du représentant du quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies), l’ancien Premier ministre britan- nique Tony Blair, qui devait se rendre d’abord chez le Premier ministre israé- lien puis chez l’Autorité palestinienne. Tony Blair saura-t-il convaincre ses interlocuteurs, israéliens surtout, de la nécessité d’accepter une trêve avec le Hamas et le Jihad islamique, les deux

groupes que l’Etat hébreu traque sans relâche depuis mercredi dernier ? L’ancien Premier ministre du Royaume-Uni, qui connaît parfaitement la région et qui maîtrise bien le dossier, pourra-t-il, pour ainsi dire, pallier l’inef- ficacité avérée de la néo-diplomatie égyptienne qui a du mal à faire sortir «quelque chose» des pourparlers qu’elle chapeaute au Caire depuis samedi entre des représentants du Hamas et du gouvernement palesti- nien ? Pas si facile, car fidèles à leur tradition en ce genre de situation, comme c’est prouvé au cours de cha- cun des conflits israélo-arabes, les diri- geants de l’Etat hébreu ne lâcheront pas avant d’atteindre tous les objectifs militaires sur le terrain. Hier lundi, d’ailleurs, l’aviation israé- lienne a pu éliminer un haut dirigeant de la brigade Jihad Islami après avoir tué, dès le premier jour, le chef militai- re du Hamas Ahmed Jaabari. Et pen- dant ce temps, la population de Ghaza continue à vivre l’enfer : des bombar- dements incessants par ciel et par mer et un non moins criminel blocus ter- restre et maritime qui frappe le territoi- re, faisant encourir le risque d’un drame humanitaire à grande échelle si les choses resteront en l’état pour quelques jours encore.

K. A.

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Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 5

A c t u a l i t é Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 5

MHAND BERKOUK, PRÉSIDENT DE LA FONDATION DES ÉTUDES STRATÉGIQUES ET SÉCURITAIRES (FAESS) :

«Le Mali risque de devenir un second Afghanistan»

LeLe présidentprésident dede FondationFondation algériennealgérienne desdes étudesétudes stratéstraté-- giquesgiques etet sécuritairessécuritaires (F(FAESS),AESS), MhandMhand Berkouk,Berkouk, nousnous livrelivre ddansans cetcet entretienentretien qu’ilqu’il nousnous aa accordéaccordé sonson analyseanalyse dede lala situationsituation auau NordNord dudu Mali.Mali. IlIl estimeestime queque lala positionposition dede l’All’Al-- gériegérie concernantconcernant l’interventionl’intervention militairemilitaire estest trèstrès maturemature etet qu’unqu’un scénarioscénario catastrophecatastrophe semblablesemblable àà celuicelui dede l’Afghal’Afgha-- nnistanistan n’estn’est paspas àà écarterécarter LLexpertexpert rejointrejoint ainsiainsi lesles voixvoix quiqui alertentalertent sursur lesles conséquencesconséquences désastreusesdésastreuses dede l’intervenl’interven-- tiontion militairemilitaire prônéeprônée parpar l’Occidentl’Occident etet entérinéeentérinée parpar l’Unionl’Union aafricaine.fricaine. CeCe qu’onqu’on retiendra,retiendra, enen substance,substance, estest queque lala vigivigi-- lancelance estest dede misemise etet queque l’Algériel’Algérie devradevra sese préparerpréparer àà uneune gguerreuerre quiqui nene vava paspas l’épargnerl’épargner avecavec lele risquerisque dudu redéredé-- ploiementploiement dudu terrorismeterrorisme sursur sonson sol.sol.

Entretien réalisé par Fatma Haouari

Le Soir d’Algérie : Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle dans le Nord du Mali ?

Mhand Berkouk : J’estime que la déci- sion de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) concernant l’entame des préparatifs pour une éventuelle intervention militaire interna- tionale au Nord du Mali met ce dernier dans une nouvelle situation géopolitique. On est en train de redistribuer les cartes non pas seulement au Mali mais dans tout le Sahel. Cette décision a été entérinée par l’Union Africaine le 13 novembre courant et préconi- se la possibilité de participation de troupes étrangères non africaines. Ce qui veut dire qu’il y a un risque que le Mali devienne un second Afghanistan. On se rappelle que les Nations Unies avaient ordonné une guerre en Afghanistan contre le terrorisme sous son égide avec les Etats-Unis comme première puissance dans un schéma interventionniste. Dans le cas du Mali, le pays échappe totale- ment au contrôle de l’Etat avec des institu- tions militaires et sécuritaires inadéquates et déstructurées et un système politique en transition très vulnérable. En termes sécuritaires, le Nord du Mali est une zone grise. Il y a un ensemble de groupes hétéroclites qui évoluent sur le ter- rain. D’abord ceux revendicatifs qui sont le MNLA et Ansar Dine, des groupes terroristes qui sont Aqmi et Mujao et enfin des groupes du crime organisé dans la vente d’armes, tra- fic de drogue et traite humaine. Dans ce contexte politique et sécuritaire désarticulé, il est complètement irréaliste de voir cette démarche d’intervention pouvoir chasser les groupes terroristes. On a vu aussi ces der- niers jours un événement tout à fait nouveau, ce sont les premiers affrontements entre le MNLA et le Mujao à Gao. C’est la première fois qu’on voit cette distinction entre un grou- pe revendicatif et un groupe terroriste. Pour ce qui est de l’intervention au Nord du Mali, tout schéma de contre-terrorisme requiert un apport en renseignements dont la première source reste les populations locales qui doivent aussi apporter leur sou- tien opérationnel. Le MNLA et Ansar Dine, bien qu’ils soient aux antipodes l’un de l’autre, se sont enga- gés dans cette optique de contre-terrorisme, leur rôle est très important. Un autre préa- lable concerne la prise en charge de l’organi- sation de l’opération non pas par le Mali ou la Cédéao mais par une force plus importante et bien entendu le financement de l’opération doit également être minutieusement calculé. Une telle opération aura un coût très élevée. Ce qui est complexe dans ce schéma est que cette zone se situe entre le terrorisme et le crime organisé. Il ne faut pas oublier que 40% des drogues dures à destination de l’Europe passent par cette zone, ce sont des milliards de dollars qui sont échangés et qui servent en partie à l’achat d’armes sophisti- quées. Un nouveau pôle a également émergé dans cette zone qui sont les ATS ou drogues synthétiques, un dossier sur lequel je tra-

vaille actuellement. Elles sont produites dans cette région et constituent un autre moyen de financement du terrorisme. Je crois qu’il y a un nombre de facteurs qui doivent être minu- tieusement pris en compte avant toute inter- vention au risque de la voir vouer à l’échec. Il faut s’assurer avant tout de l’engagement de la Cédéao, de l’Union africaine et du gou- vernement malien à respecter non seule- ment le mandat mais aussi l’agenda. En termes de mandat dévolu aux troupes d’in- tervention, on ne sait pas comment il sera défini par le Conseil de sécurité. En termes de calendrier, on a parlé d’une année mais je doute qu’une année soit suffisante pour voir un Mali stable et sécurisé. C’est de l’utopie. En raison de toutes ces incertitudes et la complexité de la crise et des acteurs qui y sont impliqués, l’éventualité que le Mali devienne le nouvel Afghanistan est réelle. Les conséquences seront désastreuses pour toute la région qui risque de sombrer dans un terrorisme sans précédent. Un terrorisme transfrontalier avec des implications très dangereuses pour la stabilité et l’unité de certains pays.

On parle des services secrets de diffé- rentes nationalités qui activent dans la région, pouvez-vous nous éclairer ? Dans toute région de conflit, il y a toujours des activités couvertes des services secrets, notamment des grandes puissances. La France a des intérêts majeurs au Mali. C’est un pays aussi qui a des visées historiques. Il faut rappeler le discours du général de Gaul- le en 1944 à Brazzaville qui palabrait sur la grandeur de la France, disant que cette gran- deur ne pourrait être réalisée que par l’apport de l’Afrique. Je crois qu’aujourd’hui, le retour en force de la France sur la scène interna- tionale a besoin d’une zone d’influence exclusive. L’ancien Soudan était une plateforme d’expansion de la colonisation française, le Niger couvre pratiquement la moitié des besoins d’uranium de la France. En outre, la bande allant du Tchad vers le Cameroun constitue une assise essentielle pour l’armée française.

Qu’en est-il des Etats-Unis ? En ce qui concerne les Etats-Unis, leurs intérêts se trouvent principalement au Nige- ria qui couvre 9% des besoins énergétiques américains. Sachant qu’en 2008, les Etats- Unis importaient 15% de leurs besoins éner- gétiques du continent africain qui sera de 25% en 2015. Cependant, l’intérêt est aussi sécuritaire pour cette puissance. L'Afghanis- tan a vu l’émergence d’Al Qaïda qui a com- mis les attentats de 2001 et qui a trouvé au Sahel une zone où elle peut se régénérer. Le Mali n’est pas non plus si loin de l’Europe où les Etats-Unis ont des intérêts très impor- tants.

L’Algérie est-elle acculée à jouer un rôle similaire à celui du Pakistan ? Je crois que notre doctrine militaire est différente de celle du Pakistan. Elle est exclusivement défensive et parfaitement

explicitée dans la Constitution. L’Histoire de l’Algérie est aussi singulière. Le Pakistan a été créé en 1947 et consti- tue une dimension essentielle dans la straté- gie occidentale. Il a été un bouclier du temps de la Guerre froide en termes d’endiguement de la présence de l’Union soviétique en Afghanistan. L’Algérie est un Etat qui se défi- nit dans ses lignes souveraines et la défense de ses frontières.

L’Algérie semble être entre l’enclume et le marteau. Le pays subit des pres- sions de la part de la France et des Etats- Unis pour qu’il joue un rôle déterminant dans la crise au Mali, est-ce que cela ne va pas participer à l’effondrement de son principe inaliénable de non-ingérence, le socle de sa diplomatie et de son système militaire national ? Il est vrai que la non-ingérence est un principe inaliénable. Cependant, si elle est sollicitée avec insistance, c’est parce que l’Algérie connaît la situation malienne mieux que tous les membres permanents qui siè- gent au Conseil de sécurité. Elle a égale- ment une grande expertise en matière de lutte antiterroriste qui nous enseigne que le terrorisme est une menace asymétrique à possibilité de déploiement tactique varié. Le contre-terrorisme a toujours besoin de l’aval, du soutien et de l’engagement des popula- tions. On comprend aisément les appréhen- sions de l’Algérie car une intervention étran- gère au Mali risque essentiellement de pro- duire un terrorisme complexe, à visages mul- tiples avec l’éventualité de voir de nouvelles recrues par Aqmi qu’elles soient maliennes, mauritaniennes ou autres.

L’Algérie, en dépit de ces pressions, continue à privilégier la voie du dialogue. La visite d’une délégation de Ansar Dine a suscité beaucoup d’interrogations. Dans quelle mesure peut-on se fier à ce groupe islamiste armé qui reste quand même un groupe radical ? Effectivement, l’Algérie est prudente et privilégie le dialogue. Je crois que le travail avec les groupes de revendication armés nécessite du temps pour arriver à construire des mécanismes de mise en confiance. Au sens purement opérationnel, le groupe Ansar Dine s’est désengagé par rapport à la violen- ce même vis-à-vis de l’application de la Cha- ria. Il s’est recentré sur Kidal et n’a plus posé cette question comme préalable. La position de l’Algérie est une position mature et rationnelle mais surtout, c’est une position de réalpolitique qui est basée sur des enseignements tirés des différentes rébellions touareg et une lecture éclairée d’un paysage où évoluent des complicités internes, ethniques, politiques et religieuses. On a également en tête ce qui s’est passé en Afghanistan et en Irak. Quand il y a une inter- vention étrangère, le terrorisme trouve une capacité à se métamorphoser en une mena- ce plus grave et plus durable, voire tentacu- laire en infiltrant par l’entrisme les différents groupes sociaux.

Pensez-vous que l’Algérie participera à l’intervention militaire au Nord du Mali ? L’Union africaine a défini le cadre norma- tif de l’intervention militaire, dans le chapitre 7 et cela devient essentiellement une obliga- tion pour les Etats africains. Mais je crois que l’Algérie ne sera pas dans l’obligation d’en- voyer des troupes au sol. Elle prodiguera notamment un soutien logistique, en termes de renseignements et de prise en charge des retombées humanitaires. Déjà, par rapport à la Libye, l’Algérie a été contre l’intervention militaire étrangère mais elle a respecté la résolution de l’ONU. C’est un acteur respon- sable.

Quelles sont les conséquences immé- diates sur l’Algérie de l’intervention mili- taire ? Les risques sont multiples et les consé-

Photo : DR
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M. Mhand Berkouk.

quences le sont tout aussi. D’abord, on verra une marée de réfugiés à nos frontières avec les menaces de sécurité humaine, d’ordre de santé et de stabilité au Sud. Il y a également la menace latente du redéploiement du terro- risme vers le Nord. Les besoins en effectifs et en moyens pour sécuriser nos frontières vont s’accroître de façon pressante. Économiquement, les budgets dédiés aux dépenses sécuritaires, alimentaires et autres devront augmenter considérablement. Financièrement, les caisses de l’Etat seront sollicitées plus que jamais.

La situation économique est peu relui- sante au Sud, notamment celle des jeunes Touaregs qui souffrent du chôma- ge. L’intervention militaire au Mali suppo- se le déplacement de populations maliennes et d’incursions terroristes. Va- t-on voir le Sud algérien se transformer en zone de trafic de tout genre et de constituer un vivier de recrues pour Aqmi ? Les Touaregs algériens sont des nationa- listes qui ont contribué à la guerre de Libéra- tion de leur pays comme tous les autres Algériens. Ils ont été à l’avant-garde de la Révolution. Ils seraient les premiers à proté- ger leur pays. Il est vrai également que les autorités doivent veiller à améliorer les condi- tions sociales et économiques des Algériens pour assurer la cohésion et la stabilité inter- ne du pays. Les Algériens du Sud sont effec- tivement directement confrontés à ce conflit qui est à nos frontières. Leur vigilance sera sollicitée. Il appartient à l’Etat de faire en sorte que le Sud ne devienne pas une poche de tension mais un rempart inexpugnable.

Y a-t-il un scénario de partition qui se prépare au Mali ? Le scénario de partition est très possible et je pense qu’une séparation du Nord du Mali peut contaminer le Nord-Ouest du Niger et cela peut constituer une situation alarman- te pour tous les pays de la région.

La situation au Nord du Mali obéit-elle à un agenda occidental, dans le sillage de ce qu’on appelle les révolutions arabes ? Ce qui se passe au Mali est une consé- quence directe de l’interventionnisme occi- dental en Libye. Des centaines, voire des milliers de Touaregs armés et bien entraînés se sont repliés au Nord du Mali. Il y a eu éga- lement un transfert d’armes lourdes et tac- tiques. En outre, la chute de Kadhafi a vu plusieurs gouvernements africains affaiblis sur le plan financier, économique et social. Ce qui se passe dans cette région répond à un schéma de déstabilisation. On commence par des revendications de droits de l’Homme et on termine par des ingérences étrangères. On l’a vu au Kosovo, au Soudan et actuelle- ment en Syrie. C’est un schéma modélisé qui est très alarmant pour tout le monde.

F. H.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 6

d’Algérie Actualité Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 6 TÉLÉCOM L’État algérien ne rachètera pas Nedjma

TÉLÉCOM

L’État algérien ne rachètera pas Nedjma

Hier, en marge de la présentation du projet de loi de finances pour 2013 au Conseil de la nation, le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, a écarté la possibilité pour l’Etat algérien d’engager une procé- dure afin de prendre part dans le capital de Wataniya Telecom Algérie (WTA).

Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - La reprise par le Qatari Qtel des actions de la société mère de WTA, propriété koweitienne, ne dérange visi- blement pas le gouvernement

algérien comme c’était le cas lorsque les Russes de Vimpelcom sont devenus pro- priétaires d’Orascom Telecom holding (OTH), qui exploite la marque Djezzy à travers sa

filiale locale Orascom Telecom Algérie OTA. Interrogé, en effet, à savoir si le gouvernement va repro- duire le même «scénario» qu’avec Djezzy, du moment que l’acquisition de Wataniya par les Qataris présente beau- coup de similitudes sur le plan juridique, M. Djoudi a dit «Non !». Il a néanmoins enchaîné pour préciser que l’Etat algé- rien négocie actuellement

avec Vimpelcom pour acheter uniquement 51% des actions de sa filiale algérienne : «Les négociations portent sur l’éva- luation de 51% des actions». Le ministre des Finances a révélé, par ailleurs, que le gouvernement se penchera dans sa réunion de demain (mercredi, Ndlr), sur la révision du code des marchés publics dont il sera question d’accor- der des préférences pour les

entreprises publiques algé- riennes. «L’idée est de faciliter le rôle et la place des entre- prises publiques dans l’exécu- tion d’un certain nombre de marchés. C’est dans ce contexte qu’un dispositif parti- culier qui va émerger dans le code des marchés, sera exa- miné au prochain Conseil du gouvernement», a-t-il déclaré, en soulignant que ce nouveau dispositif au profit des entre-

prises publiques ne va pas élargir la procédure du gré à gré. Il convient enfin de signaler que le ministre des Finances répondra aux interventions des membres du Conseil de la nation, demain dans l’après- midi, lesquels seront appelés mercredi à voter la loi de Finances 2013 soit le lende- main.

L. H.

RELANCE INDUSTRIELLE ET FORMATION QUALIFIANTE

Rahmani et Mebarki se tracent une feuille de route

Le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement et le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels engagent un partenariat stratégique, une synergie fusionnelle en matière de relance indus- trielle et développement de la formation qualifiante. Sous l’égide des ministres de tutelle, M. Chérif Rahmani et Mebarki Mohamed, un groupe de travail mixte a été lancé hier. Mission de ce groupe, tracer une feuille de route concrète en matière d’amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés, résorption du déficit en matière de qualifi- cations techniques ou d’encadrement requises par les entreprises, une meilleure utilisation des infrastructures de formation et d’enseignement professionnels et la valorisation de l’élément humain. Et d’autant que l’économie algérienne a engagé un processus de relance industriel- le et développement de bassins, de pôles industriels par filières (mécanique, automo- bile, métallurgie, électronique, pharmaceu- tique, confection et stylisme et technolo- gies…) qui nécessitent des qualifications professionnelles précises. Il s’agit ainsi d’élaborer une cartogra- phie et une quantification exactes des besoins des entreprises, selon les filières d’activité industrielle et technologique, ainsi que des besoins en formations pro- fessionnelles spécialisées et des capacités existantes ou potentielles en matière de formation et d’enseignement profession- nels. De même que l’on vise à dimensionner l’appareil de formation, spécialiser certains centres d’enseignement professionnel implantés dans des bassins industriels et développer la formation par alternance et la formation de formateurs au sein des entreprises. Comme il s’agit de définir les moyens d’action selon un calendrier précis, des priorités et des objectifs optimaux, avec la finalité d’établir à terme une convention- cadre et des procès-verbaux. Chérif Bennaceur

DANS LA PERSPECTIVE DU LANCEMENT DE LA 3G

Offensive médiatico-commerciale des Chinois de ZTE

Les Chinois de ZTE passent à l’offensive. La perspective du lancement de la 3G, par le gouvernement algérien dans le domaine de la téléphonie mobile ou encore le processus de réhabilitation de cette entreprise aux yeux de ses partenaires étaient à l’origine d’une vaste opération de marketing lancée par cette entreprise depuis quelques mois.

Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Conscients de l’enjeu, les chinois de ZTE, dont le gouverne- ment chinois détient une part majo- ritaire dans le capital, ont décidé de passer à l’offensive pour rehausser leur image de marque auprès de leurs partenaires, dont l’opérateur historique de la téléphonie mobile Mobilis constitue le principal parte- naire. C’est dans ce cadre qu’une jour- née d’information sur les innova- tions et autres progrès réalisés par cette entreprise a été organisée hier à l’adresse de ses partenaires dont ceux d’Algérie Télécom et de Mobilis. Une rencontre organisée à l’hô- tel Mercure en présence du repré- sentant du ministère de tutelle et du patron de l’opérateur historique de la téléphonie mobile et de l’ambas-

sadeur chinois en Algérie. Cela dit, la rencontre de ce lundi se veut selon M. WU, le directeur général adjoint de ZTE, «comme une opportunité pour faire valoir à nos partenaires, nos innovations et autres réalisations accomplies dans tous les domaines durant ces trois dernières années». Il est clair que pour ce responsable, il s’agit d’un défi important, que ZTE doit relever au vu de la dure concurrence qui s’annonce entre les différents équi- pementiers présents en Algérie dans le domaine des télécommuni- cations. Pour rappel, cette offensive médiatico-commerciale de ZTE est intervenue quelques mois après la décision prise par la justice algé- rienne concernant une condamna- tion prononcée dans l’affaire de l’ex-conseiller d’Algérie Télécom.

En effet, les deux sociétés chi- noises ZTE Algérie et Huawei Algérie, fournisseurs et équipemen- tiers des opérateurs de téléphonie mobile, notamment, sont sous le coup d’une décision de la justice algérienne, lors du jugement de première instance, qui les a exclues des marchés publics. Le tribunal du pôle judiciaire d’Alger a, donc, prononcé, mercredi dernier, un verdict excluant les deux sociétés chinoises des marchés publics pour les deux prochaines années pour «corruption et trafic d’influence». Or, ces deux équipe- mentiers sont partenaires exclusifs de certains opérateurs publics avec qui d’importants contrats de fourni- ture et de maintenance ont été conclus. Cette situation peut s’avérer dramatique, voire même «catastro- phique», de l’avis de certains spé- cialistes, car elle pénalise encore une fois les opérateurs publics des télécoms, et compromet ainsi le lan- cement de la technologie 3G, qui a déjà pris énormément de retard. Cela sans citer les préjudices finan-

ciers et autres pertes qui en décou- leront. Les répercussions sur les diffé- rents projets lancés dans le secteur des nouvelles technologies en Algérie ne seront pas des moindres, faut-il le dire, en l’occurrence sur les activités des opérateurs publics tou- chés par cette exclusion des deux sociétés chinoises. Ce qu’il faudrait savoir égale- ment, c’est que la situation est plus grave encore, bien plus qu’elle ne peut le sembler. Ceci dans la mesu- re où, ces mêmes sociétés sont en charge de la maintenance du servi- ce Internet de Fawri et Easy, deux offres de l’entreprise publique Algérie Télécom. En cas de problème dans le réseau Internet auquel AT ne pour- ra pas faire face, il n’est pas à exclure que le pays soit, carrément, coupé du réseau Internet. La question demeure ainsi posée en attendant que le procès en appel qui devait se tenir au niveau de la cour d’Alger se tienne. Wait and see.

A. B.

PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES PAYS ARABES

La filière agroalimentaire à la recherche de partenariats

Avec un volume avoisinant 40% du produit intérieur brut (PIB) et 1,6 million d’emplois assurés, la branche agroalimen- taire a de quoi bien se porter. Les acteurs de la filière se concertent dans le cadre du programme EnACT qui regroupe l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie.

Nawal Imès - Alger (Le Soir) - En réunissant, hier, des entreprises des cinq pays membres de l’EnACT, le Centre du commerce international a ouvert le débat sur les opportunités d’échanges et de partenariats. C’est dans cet esprit que se tient le forum régional. Il offre aux entreprises activant dans le domaine de l’agroalimentaire d’explorer la possibilité d’étendre leur champ d’intervention et de se

laisser tenter par de nouveaux mar- chés. Le secrétaire général du minis- tère du Commerce, présent à cette rencontre, a rappelé que le pro- gramme EnAct de renforcement des capacités commerciales des pays arabes permettra d’examiner toutes les possibilités de partenariat rappelant qu’il était un exemple de coopération réussi au niveau régio- nal.

Le Canada, qui soutient cette initiative, a, par la voix de son ambassadeur, rappelé tous les avantages qu’offre le programme en question, soulignant toutes les opportunités qui peuvent être sai- sies puisque le Canada a des besoins en matière de fruits et de légumes, par exemple, sachant que la production au Canada n’est pos- sible que pendant quelques mois à cause du climat. L’ambassadeur du Canada croit en une possibilité de l’accroisse- ment du partenariat avec les pays de la région Mena. Depuis l’Algérie, le Canada importe déjà des eaux minérales, du sucre, des dattes et

des vins et n’écarte pas la possibili- té de rallonger cette liste. Les participants au forum régio- nal ont, quant à eux, eu deux jours pour prendre connaissance des opportunités qui s’offrent à eux à travers des discussions concrètes et pratiques notamment au sujet de la possibilité de nouer un partena- riat avec la Turquie en tant que hub régional pour la promotion des exportations vers les pays d'Asie centrale. Ils ont également pris part à un atelier sur l'adaptation des pro- duits et le marketing des produits agroalimentaires pour l'exportation vers le marché nord-américain.

N. I.

EN VUE DE FACILITER L’ADOPTION

Une base de données nationale est nécessaire selon la Forem

Les membres de la Forem ont annoncé, hier, avoir initié une réflexion en vue d’aboutir à une base de données nationale des deman- deurs d’adoption et des enfants sus- ceptibles d’être adoptés. L’objectif, selon le professeur Khiati, est d’arri- ver à zéro jour d’attente pour les nouveaux-nés en voie d’être adop- tés.

F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a choi- si de commémorer la Journée mondiale des droits de l’enfant en mettant l’accent sur la situation des enfants en Algérie et surtout sur l’épineuse problématique des enfants nés sous X et de la kafala.

Selon la Forem, «le problème des enfants nés sous X, dont le nombre est estimé entre 3 000 et 5 000 par an, fait toujours l’objet d’un traitement très discret de la part des pouvoirs publics, ce qui n’apporte aucune solution». La Forem estime ainsi qu’«il est urgent pourtant de renforcer le traitement de ce problème à ses deux extrémités : éducation sexuelle en aval et assouplissement des procédures de kafala ainsi que l’identification ADN systématique des géniteurs en amont». Pour le professeur Khiati, président de la Forem, l’organisation s’oriente vers une réflexion et de nouvelles propositions concer- nant la kafala. «Nous demandons des lois concernant la paternité. Il est ainsi nécessaire de connaître le nom biologique du père, et cela est possible actuellement grâce aux tests ADN. Grâce à cela, nous réglerons 80% des pro- blèmes de la kafala en donnant à l’enfant adop-

té le nom de son père biologique ainsi que celui des personnes qui l’ont adopté», a expliqué le professeur Khiati. L’intervenant dira aussi qu’une base de don- nées nationale sur les enfants susceptibles d’être adoptés et des personnes demandeuses d’adoption est nécessaire. Cette procédure per- mettrait, selon le président de la Forem, de réduire le temps d’attente avant l’adoption. «Nous visons comme objectif d’arriver à zéro jour passé dans une pouponnière. De cette façon, le nouveau-né pourra être adopté dans les premières heures qui suivent sa naissan- ce», a souligné le professeur Khiati. Pour sa part, Mohamed-Cherif Zerguine, auteur et militant des droits de l’enfant, évoque- ra la proposition d’un projet de texte législatif relatif à la kafala. Le texte tend à amender l’ar- ticle 125 de la loi n°84-11 du 9 juin 1984 portant Code de la famille. Il autorise aussi l’insertion

au sein du livret de famille d’une nouvelle page intitulée «kafil-mekfoul» et la transcription sur celle-ci du nom de l’enfant mekfoul. «La proposition a été envoyée aux membres de l’Assemblée populaire nationale pour lectu- re, analyse et avis, sous réserve de la constitu- tion éventuelle d’une commission spéciale dans les conditions prévues par le règlement et la loi», explique M. Zerguine. Il évoquera aussi «la traumatisante» attesta- tion de naissance délivrée par la DAS tenant lieu d’acte de naissance original. «Nous sou- haitons purement et simplement sa suppres- sion pour les enfants recueillis en kafala», dénonce notre interlocuteur. Hier, a été célébré le 23 e anniversaire de la Convention internatio- nale des droits des enfants adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989 et ratifiée en 1992 par l’Algérie.

F.-Z. B.

Le Soir

d’Algérie

Vox Populi, le quotidien des lecteurs Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 7

Ecrire à soirsat2@gmail.com

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La jungle, histoire naturelle d’une résidence universitaire algérienne

D ans beaucoup de nos villes,

il y a des lieux hors du com-

mun, des écosystèmes

spéciaux qui, au milieu des quartiers où nous vivons, redon- nent leur place aux lois de la nature. Ce sont les résidences universitaires, sortes de réserves naturelles pour étu- diants, comme on en fait pour les espèces animales mena- cées, à ceci près que dans les cités universitaires, l’étudiant est loin d’être protégé. Visitons l’une de ces cités, une que je connais bien pour y avoir résidé plusieurs années et que j’appellerai «La Jungle» pour que chaque résident uni- versitaire algérien puisse se reconnaître et reconnaître sa cité dans ce que je vais vous décrire. On entre dans La Jungle par un grand portail, massif et soigné, les plantes grimpantes sur ses grilles laté- rales, sa ferronnerie peinte en vert foncé, et son enseigne qui dit avec des lettres dorées sur

un fond noir le nom et la fonction de l’endroit, donnent au premier coup d’œil une impression de propreté et de chaleur, on ne répugne pas trop à y entrer. Ce n’est qu’en passant devant la loge du gardien qu’on commen- ce à déchanter. Selon les jours, vous pouvez entrevoir à l’inté- rieur de la loge un gardien assoupi sur son lit, ou plusieurs debout ou assis sur des chaises devant la loge, encombrant le passage, déjà étroit, réservé aux piétons.

Un immense enclos

Vous entrez donc dans ce lieu et vous vous rendez compte que vous n’avez pas été contrô- lé, que l’accès est libre, que per- sonne ne vous a inquiété alors que vous n’êtes pas étudiant et n’en avez pas l’air. Vous vous dites aussi que ces gardiens surveillent et contrôlent très peu pour des gens censés veiller à la sécurité. Cela doit être dû au fait qu’ils préfèrent observer ce

 

GG AA ZZ

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SS CC HH IISS TT EE

 

Après moi, le déluge !

Je suis un lecteur assidu du Soir d’Algérie, d'ailleurs c'est le seul journal que je lis régulièrement car je trouve qu'il donne des informations objectives et sans parti-pris, et en plus je raffole des écrits de certains de ses journalistes. Cependant,le but de cette lettre n'est pas de parler de ce for- midable quotidien, mais de poser une question à nos gouvernants et plus spécialement à ceux qui s'occupent de notre sécurité et de notre environnement. En effet, j'ai lu que notre pays a opté pour l'exploitation des gaz de schiste sans avoir réellement réfléchi aux conséquences. Je ne connais rien à la question et je ne suis même pas un néophyte dans ce domaine, mais ce qui m'a alerté, c'est ce que j'ai entendu à la télévision française de la part de M. François Hollande, prési- dent de la République française, parlant du gaz de schiste lors de

sa conférence de presse du 13/11/2012 à 18h : «(

)

aujourd'hui,

la fracturation hydraulique serait une atteinte considérable à l'envi-

ronnement et je la refuse

je dois agir comme un chef d'Etat qui

doit regarder l'avenir de son pays, et tant que je serais là, je la refu-

serais (

)

si la recherche et la recherche est possible mais aujour-

d'hui il n'y a aucune autre technique que celle de la fracturation

hydraulique

je suis responsable des intérêts de la France (

Je ne voudrais pas m'étaler sur ces paroles qui sont celles d'un homme sage, soucieux de l'avenir de son pays, mais je suis arri- vé à la conclusion suivante : ou bien les Algériens sont des génies et ont découvert une autre technique d'extraction des gaz de schiste, ou bien ce ne sont que des rigolos et des inconscients qui ne sont attirés que par l'appât du gain et se foutent pas mal de ce

qui pourrait arriver aux générations futures et à l'avenir du pays. Où sont donc nos «scientifiques» et nos «chercheurs» ? Sinon que croire ? Je crois bien que ceux qui sont chargés de ce problè- me sont des adeptes de l'adage : «Après moi, le déluge.»

 

Rezak Dalibey

qui les intéresse, les belles plantes comme l’étudiante en économie ou en droit qui, bizar- rement, ne prennent jamais raci- ne aux abords de la loge et ne font que passer en vitesse. Heu- reusement, ce ne sont pas les seules plantes qui intéressent ces botanistes accomplis, ils sont aussi passionnés par les cannabinacées qu’on fume ou les salades qu’on raconte… Une fois la loge dépassée, vous pénétrez dans un espace qui paraît tout de suite immense, cet espace est clos d’une haute clôture faite de barreaux en fer peints d’une couleur qui pourrait être la même que celle du portail si elle était plus fraîche. C’est donc un immense enclos, exac- tement comme les vraies réserves naturelles, avec des bâtiments à la place des arbres et des humains à la place des animaux.

Ordures, gravats et rats

La cité, c’est d’abord treize bâtiments alignés sur trois ran- gées échelonnées sur le terrain pentu de la cité dans un grand souci de parallélisme. Vus de côté, on a trois taches grises en escalier. Treize bâtisses aux boiseries pourries, aux murs décrépis, aux fenêtres sans volets, souvent sans rideaux, des murs aux mille ouvertures béantes faisant de ces édifices des sifflets dont jouent les vents

violents d’automne. C’est là que sont censés vivre les étudiants. Entre les rangées de bâtiments, il y a des sortes de terrains vagues, abandonnés aux ordures, aux tas de gravats dégagés lors des travaux perpé- tuels et quelques arbres et pal- miers dont on ne saurait recon- naître l’espèce, leurs branches portent plus de détritus que de feuilles. Dans certains palmiers, des rats ont nidifié pour s’offrir des refuges à l’abri des préda- teurs et un accès aisé aux chambres vu que lesdits pal- miers ont les palmes qui tou- chent aux fenêtres des premiers étages. Puis, un bâtiment se détache des autres avec ses murs d’un blanc éclatant, trans-

percé sur toute sa hauteur de climatiseurs, son drapeau qui flotte sur la façade et son entrée, elle aussi en fer vert, et à laquelle on accède par un trot- toir impeccable, dont les bor- dures font alterner le rouge et le blanc. Ce contraste avec le reste de la cité vous rappelle quelque chose de déjà-vu et vous fait penser que ce bâtiment fait corps avec le portail et la loge des gardiens, et que le tout fait partie d’un même ensemble distinct des treize autres bâti- ments. Une dichotomie flagran- te, deux mondes, un pour les étudiants et un autre pour ceux qui sont censés les servir. (A suivre)

Hassane Saadoun

CCHHRROONNIIQQUUEE DDEE SSÉÉTTIIFF

Campagnesélectorales

Dans les coins les plus sombres, les plus éloignés de la wilaya de Sétif, se trouve mon village, Helia, commune de Boussellam ; historiquement glorieux, géographiquement splendide, mais actuellement défectueux, dédaigneux, voire même injustement écarté, néanmoins lors des campagnes électorales, il est le plus fréquenté pour la simple raison qu’il est le village le plus peuplé de la commune (plus de 1 800 habitants). Il n’ y a pas longtemps de cela, pendant que j’étais là, assis dans mon coin dans une vieille cafétéria qu’une troupe de soi-disant représentants d’un parti politique – pour ne pas le nommer – s’est permis de se présenter aux yeux des naïfs citoyens qui s’y trou- vaient d’une manière assez hypocrite pour dire des propos fallacieux et pour raconter des histoires nulles et vétustes. En effet, ces derniers planent avec leurs rêveries fantasmatiques insolubles sur des projets en plan et virtuels, tenant en balbutiant des promesses de changement immanquablement écœurantes et élu- dant toute manière démesurée de leur part pour se donner l’image de bons représentants. Certes, toutes ces foutaises mettent les gens dans un état atrabilaire suffoquant, poussant d’une manière ou d’une autre à réagir et à exprimer leur désagré- ment vis-à-vis de tout ce tapage qui se répète chaque cinq ans. De ce fait, je me suis résolu à dire que ce sont des gens instruits par l’Etat prétendant à la volon- té d’acheminer le pays vers un avenir prospère, pai- sible et favorable à tout le monde, ce sont des gens qui se pavanent dans les océans de l’illusion sempiternel- le, des gens qui faisaient pourtant un jour partie des nôtres, endurant les peines de leurs confrères, mais qui se sont échappés des mains dures du destin pour se balancer sur les trônes imaginaires du pouvoir qui finissent un jour ou un autre par tomber à l’eau. Enfin, et même si c’est absurde, je tiens à appeler mes confrères villageois d’aller voter pour celui qui leur semblera le moins mauvais et de faire un choix plus raisonnable que celui d’avant pour ne pas dire : «ne pas voter».

Yaakoub Hamidi

TT EE XX TT OO

 
 

diose, tu me donnes des ailes… Je t’ai blessée plusieurs fois et tu as su me par- donner et même si je continue de t’éner- ver par certains comportements, il faut que tu saches qu’ils sont par amour et le résultat de mes inquiétudes… Bref, je ne suis certainement pas un homme parfait mais si tu acceptes de m’épouser je te promets de t’aimer encore plus, de te ché- rir et de t’honorer dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la maladie et la bonne santé jusqu’à ce que la mort nous sépare, et je ne te demande rien en contrepartie mis à part d’être à mes côtés. Kaly pour toujours.

de me réveiller sur le magnifique son de ta voix. Chaque minute passée loin de toi est un véritable cauchemar. Le bonheur de te retrouver est un paradis, un sentiment à part. Sache que tu es un trésor unique. Un être magnifique avec une beauté angélique. Prends mon cœur, il est à toi… Je te promets de faire de toi ma reine alors fais de moi un roi et je te protégerai de ce monde cruel, de sa tristesse, de son malheur et de son froid. Pour Linda rouhiw…

Comment te répondre autrement que à travers ce journal ? Ainsi je vais te dire ce que je n’ose pas souvent avouer. Que tu es l’amie la plus incroyable que je n’au- rais jamais cru connaître. Que souvent les doutes et les idées noires m’assaillent mais sans jamais me détruire car je sais que tu seras toujours là pour me tendre la main. Surtout n’oublie pas que même si le monde venait à s’écrouler, tu me retrouve- ras à tes côtés. Ainsi, je vais peut-être prononcer ces mots interdits que je redou- te par-dessus tout pour te prouver la place que tu occupes dans mon cœur : je t’ai- me. A toi H. Ghania (n’essaye pas de me prendre dans tes bras lorsque tu liras ces quelques lignes car je refuserai catégori-

quement

avec amour bien sûr).

De la part de Zizou 11 à Kamou

De la part de B. M. 88

J’aimerais tant être à tes côtés, te parler, t’entendre, te connaître. C’est avec toi que mon espoir de vivre a pu renaître. Le temps s’arrête en ton absence et s’accélère en ta présence. J’aimerais aussi vivre pour toi et mou- rir avec toi. Mon seul désir est de m’endormir et

Notre amour est immense et ne cesse de grandir mon cœur. Je veux te dire devant tout le monde que je t'ai confié ma vie parce que tout simplement je suis faite pour toi mon âme c'est pour ça ma vie n'a pas de goût sans toi mon amour. Je t'aime profondément.

Nounou

Je ne suis pas le plus beau des mecs, ni le plus riche, encore moins le plus intelligent, mais je suis tout un autre homme dès que tu es avec moi, ce que je ressens en ta présence est tout simple- ment indescriptible tellement c’est gran-

Ecrire à : textosoir@gmail.com

CONDOLÉANCESCONDOLÉANCES

Nacer Belhadjoudja et toute sa famille, très affectés par le décès de

Guemmar Arezki

frère de leur ami Kamel, SG du ministère de la Jeunesse et des Sports, lui présentent ainsi qu’à toute sa famille leurs sincères condo- léances et prient Dieu d’accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

CONDOLÉANCESCONDOLÉANCES

Très affectés par le décès de

Guemmar Arezki

frère de leur ami Kamel, secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, Bachouch Hocine, Brahim Yousfi et Belkhodja Saâdi, lui présentent leurs sincères condo- léances et prient Dieu d'accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

Le Soir

d’Algérie

Soir de l’Est

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 10

Soir de l’Est M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 0 ILS AVAIENT PRIS LA

ILS AVAIENT PRIS LA MER SAMEDI SOIR

Annaba sans nouvelles de 21 harraga

21 jeunes des quartiers de Bormet el gaz, Djabanet Lihoud et Lauriers roses d’Annaba n’ont plus donné de leurs nouvelles depuis leur départ samedi vers 23 heures de la plage de Boukhmira, à quelques encablures de l’agglomération de Sidi Salem, dans la wilaya d’Annaba.

C’est ce que nous avons appris des proches de ces jeunes. Ils s’inquiètent for- tement quant à leur sort surtout que la mer, ce jour là, ne se prêtait guère à ce genre de traversée dans une barque tradi- tionnelle pleine à craquer, font-ils remar- quer.

D’habitude, dès leur arrivée sur les côtes de Sardaigne (Italie), la première chose que font les candidats à l’émigration clandestine est de rassurer, à l’aide de leurs téléphones portables, leurs familles sur leur arrivée à destination sains et saufs. Mais cette fois, ils n’ont donné

aucun signe de vie depuis plus de 36 heures. Sachant que la traversée entre les deux rives ne dure, en général, qu’une douzaine d’heures. Le pire est à craindre pour ces jeunes, d’autant plus que depuis l’apparition de ce phénomène au début des années 2000, plusieurs dizaines de jeunes ayant embarqué à partir des côtes d’Annaba sont toujours portés disparus. Selon certains, une bonne partie d'entre eux aurait été arrétée par les

gardes-côtes et emprisonnée en Tunisie, après leur dérive sur les côtes de ce pays voisin du temps où régnait encore le prési- dent déchu Benali. Plusieurs voyages effectués par les parents de ces derniers dans ce pays n’ont abouti à aucun résultat. Toutes les recherches n’ont pas abouti, faute d’une prise en charge efficiente par les pouvoirs publics algériens de ce dou- loureux dossier, estiment ces parents. A. Bouacha

EN ATTENDANT LA RÉALISATION D’UN MARCHÉ DE PROXIMITÉ À ZEF-ZEF (SKIKDA)

Les commerçants de l’informel paralysent la circulation

Les commerçants de l’informel sont revenus à la charge, dans la matinée d’hier, en procédant à la paralysie de la cir- culation au niveau de l’intersection du stade 20-Août-1955.

Sur le pont de l’oued de Zeramna, troncs d’arbres, pneus, blocs de pierre jonchaient la voie toute la matinée. Le «retard» dans l’aménagement d’un marché de proximité dans la localité de Zef- Zef, derrière le lycée, les a fait sor- tir de leurs gonds. Les contestataires d’un côté, les brigades anti-émeute de l’autre, dans une ambiance tendue et pro- pice à l’explosion à tout moment,

tel a été le décor planté durant toute la matinée. Cette situation a généré des encombrements sur les voies par lesquelles ont bifur- qué la plupart des véhicules et moyens de transport en commun. Dans l’après-midi, la circulation a été rétablie et chacun a repris son chemin. C’est la décision de trans- férer les commerçants de l’informel dans la localité de Hamrouche- Hamoudi, relevant de la commune

de Hamadi-Krouma, à 6 km du chef-lieu de la wilaya de Skikda, qui a été le détonateur de ce mou- vement de contestation dont une première fois devant le siège de la wilaya. Le palliatif proposé, que sont les bords de l’oued Zeramna, a été, lui aussi, mal accepté par les habitants des villas de Timgad, du 20-Août-1955 et ceux de la cité des Frères-Saker. La régularisation du marché informel dans la wilaya de Skikda est remise encore une fois, aux calendes grecques.

Zaïd Zoheir

Photo : DR
Photo : DR

CHEKFA (JIJEL)

Le transport scolaire, un calvaire au quotidien

Le transport scolaire constitue un vrai calvaire pour les élèves de plusieurs localités montagneuses et communes rurales situées à une vingtaine de kilomètres à l'est du chef-lieu de la wilaya.

Faute de bus scolaires, les élèves des localités de Bouaâsfour, Larbaâ, Dridra, El Belouta, Lazzib et Boutaleb sont contraints de parcourir à pied des kilomètres quotidiennement pour rejoindre leurs classes. Un vrai parcours du combattant pour ces élèves dont un grand nombre d'entre eux est issu des couches sociales démunies. Des parents d'élèves avec lesquels

nous nous sommes entretenus sont unanimes à dire qu'ils ont du mal par les temps qui courent à assurer une scola- rité normale pour leur progéniture, notamment pour ceux qui ont plusieurs enfants dont l'éloignement de l'établis- sement nécessite le recours à un moyen de transport. Selon nos interlocuteurs, un recours coûteux pour un père de famille qui est

souvent contraint de dépenser plus de 300 DA comme frais de transport de ses enfants sans compter d'autres dépenses. Il convient de souligner que l'Etat a consenti d'importants efforts pour prendre en charge la question du trans- port scolaire à travers l'attribution d'un nombre assez conséquent de bus desti- nés au ramassage scolaire, notamment dans les régions rurales à travers les différentes actions de solidarité natio- nales initiées par le ministère de la Solidarité nationale et les autorités

locales, ces dernières années. Cependant, ces efforts méritoires butent sur des problèmes inhérents à la ges- tion de ces bus dont entre autres le manque de chauffeurs, la gestion cou- rante de ces moyens de transport ainsi que la question de gratuité ou non des places. Des contraintes qui doivent interpeller les services compétents pour revoir le mode de fonctionnement et de gestion de ces bus dont la capacité ne répond nullement aux besoins des com- munes.

Bouhali Mohamed-Cherif

LA LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE S'INTENSIFIE À GUELMA

Plusieurs interpellations et saisie d’armes blanches, de kif et de psychotropes

La lutte contre le trafic de drogue qui perdure dans certains quartiers de Guelma est devenue une priorité pour les services de sécurité.

Les dealers sont donc dans le collimateur des élé- ments de la police judiciaire de la wilaya. Ces derniers ont arrêté cette semaine, lors d’une patrouille à

Bouchegouf et dans les cités 500 logements, Guergour et route de Sedrata dans le chef-lieu de wilaya, des dealers qui détenaient des armes blanches, a-t-on appris auprès de la cellule de com- munication de la Sûreté de wilaya. En interpellant ces individus, les policiers ont saisi une quantité importante de kif traité et de comprimés psychotropes, ainsi qu’un lot d’armes blanches prohi-

bées, précise notre source. Cinq prévenus ont été présentés au juge, qui a ordonné leur placement en détention provisoire, en attendant les suites de l’en- quête. En dépit des efforts et des progrès des élé- ments de la police judiciaire de Guelma, constatés ces derniers mois, la bataille contre le trafic de drogue et le port d’armes blanches n'est pas encore gagnée. N. Guergour

OUM-EL-BOUAGHI

Condamnation à mort pour homicide volontaire avec préméditation

La cour criminelle d’Oum El Bouaghi a, dans sa cession ordinaire d’automne en fin de semaine passée, prononcé la peine de mort contre le prévenu A. G., âgé 30 ans pour homi- cide volontaire avec préméditation. Selon le procès de renvoi, les faits de ce regrettable crime se sont déroulés au début du mois de février de l’an- née en cours, lorsqu’une dispute écla- ta entre les deux antagonistes qui habitent le même quartier à Oum El Bouaghi. La victime, un jeune enrôlé dans les rangs de l’ANP, voulant prendre la défense de son jeune frère a eu maille avec celui qui sera son assassin, les deux antagonistes en sont arrivés aux poings.Dans un geste, A. G. tira un couteau et porta plusieurs coups à la victime dont un au thorax qui lui sera fatal. Dans cette rixe, deux personnes qui ont essayé de ramener à la raison les deux jeunes ont, eux aussi, été blessés. Durant l’audience, le présumé cou- pable a reconnu les faits. Moussa Chtatha

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Soir de l’Ouest

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 10

Soir de l’Ouest M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 0 SIDI BEL-ABBÈS Graves perturbations

SIDI BEL-ABBÈS

Graves perturbations de la distribution d’eau potable

Plus d’une semaine depuis que les intempéries ont sévi sur la région de Sidi Bel-Abbès, cette dernière a dû faire face à une importante coupure d’élec- tricité, avec 17 600 foyers privés d’énergie et de distribution d’eau potable.

La majorité des quartiers de la ville de Sidi Bel-Abbès sont restés sans eau pendant plu- sieurs jours ensuite ce fut une eau de couleur

ocre qui a coulé des robinets laissant confir- mer que les canalisations ont subi de sérieux dégâts. Face à ces graves perturbations, Sidi Bel-Abbès a demandé du secours aux wilayas de Tlemcen, et de Naâma. D’après nos sources, 43 000 m 3 d’eau, pui- sés de la station de déssalement de Souk Tleta, dans la wilaya de Tlemcen, sont injectés quotidiennement dans le barrage de Sidi Abdelli qui alimente Sidi Bel-Abbès en eau potable, quelque 120 000 m 3 de la station de

dessalement de Honaine (Tlemcen) viendront incessamment au secours de Sidi Bel-Abbès pour permettre la consommation de 150 litres par jour et par personne. Enfin, pour régler ce problème de disponi- bilité d’eau potable et mettre un terme aux pénuries récurrentes ces derniers temps, Sidi Bel-Abbès va se tourner vers les eaux du Chott El Gherbi, dans la wilaya de Naâma. Il y a lieu de rappeler que Sidi Bel-Abbès vit actuellement une situation déplorable en

matière d’eau potable qui, vu son goût et sa couleur saumâtre, les populations sont obli- gées de recourir à une eau minérale pour leurs besoins quotidiens en attendant le règle- ment du problème. Après une accalmie de quatre jours, Sidi Bel-Abbès connaît depuis dimanche dernier des chutes de pluie sans répit alors qu’elle tente de devenir à bout des perturbations entraînées par les dernières intempéries. A. M.

ORAN : AFFAIRE KARIM SIAGHI, ACCUSÉ D’INJURES ENVERS LE PROPHÈTE

Confrontation avec ses accusateurs

Hier matin, Karim Siaghi, le jeune converti au christianisme et accusé d’avoir tenu des propos blasphématoires à l’encontre du prophète Mohamed (QSSSL), a comparu devant la chambre pénale pour les besoins d’un complément d'information concernant les faits qui lui sont reprochés depuis 2011. La confron- tation entre l'accusé et trois individus plus exactement l’accusateur principal (son voisin), ainsi que son jeune frère et un ami de ce dernier, serait selon nos infor- mations, favorable à l’accusé. Durant cette audition, l’on saura qu’à aucun moment le chef d’accusation d’insultes au Prophète n’a été évoqué. Pour sa part, l’accusé maintient sa défense en niant avoir tenu des propos blasphéma- toires à l’encontre du Prophète. A l’issue de cette confrontation, une date devait être décidée, ultérieurement, pour une prochaine audience, nous dit- on.

Amel Bentolba

AÏN-TÉMOUCHENT

Découverte du corps d'un sexagénaire

Suite à des informations qui leur sont parvenus faisant état de la découverte d'une personne morte dans son domicile, les services de la police, accompagnés des agents de la Protection civile, se sont rendus au boulevard du 1 er - Novembre, où ils ont découvert le corps inanimé du dénommé L. M., âgé de 59 ans. Le corps du défunt a été transporté aux UMC avant d’être déposé à la morgue de l'ho- pital Ahmed-Medeghri d’Aïn- Témouchent. Les services de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya ont ouvert une enquête pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce décès.

S. B.

HYDRAULIQUE

Une visite attendue à Mascara

M. Hocine Necib, ministre des Ressources en eau effectue, aujour- d’hui, une visite de travail et d’inspec- tion dans la wilaya de Mascara.

Chaque sortie du premier responsable du secteur de l’hydraulique est attendue dans cette région où l’eau n’en finit pas de constituer la pré- occupation citoyenne. En effet, pour l’alimenta- tion en eau potable, la pénurie est toujours pré- sente, hiver comme été, dans certaines localités. Pour l’exemple, au niveau du chef-lieu de wilaya, des quartiers sont restés sans eau durant 5 jours voire une semaine en cette mi-novembre. L’explication : la rénovation du réseau AEP, qui est en cours. La nappe phréatique elle, a pâti des forages illicites durant ces dernières décen- nies notamment dans la plaine de Ghriss où les dégâts sont considérables avec un énorme abaissement du niveau. Les saisies des sondes opérées, attestent de cette catastrophe et beau-

coup de choses ont été dites à ce sujet malgré la fermeté adoptée par les pouvoirs publics durant la fin des années 1990. Si du côté du secteur de l’agriculture, l’on s’est réjoui des dernières chutes de pluie malheureusement, pour tout ce qui est récupération des eaux, la wilaya souffre de l’insuffisance des capacités de stockage, voire de barrages. Pour cause, le triplex Ouizert, Chorfa et Bouhanifia s’avère insuffisant avec sa capacité totale d’environ 254 millions de mètres cubes alors que celui de Bouhanifia se trouve envasé à plus de 50%, portant ainsi le volume de vase contenue au niveau des quatre barrages à plus de 40 millions de mètres cubes. Le barrage de Oued Fergoug, d’un capacité de 17 millions de mètres cubes est totalement envasé. C’est pratiquement un barrage mort. Les différentes opérations de désenvasement entreprises ont été pratiquement vaines alors que le rehausse- ment de la digue ne pourrait être envisagé car risquant de provoquer des inondations de la

MOSTAGANEM

Sortie d’une nouvelle promotion des sapeurs-pompiers

route nationale et de la voie ferrée. La situation de cet ouvrage a eu des conséquences néfastes sur les périmètres de Sig et Habra où l’oliveraie et l’orangeraie se trouvent menacées. A chaque été, les irriguants de ces périmètres montent au créneau pour revendiquer un renfor- cement des quotas d’irrigation. Côté station de lagunage dans la wilaya, on en compte treize mais leur exploitation est-elle à la mesure de l’in- vestissement qui y a été consacré ? en atten- dant, les agriculteurs en profitent pratiquement sans contrepartie. Reste le cas de la station des périmètres «d’El Koayer» à Mascara, qui n’est au demeurant plus fonctionnelle et se trouve obsolète. Enfin, dans le sud de la wilaya à proximité de oued El Abtal, la réalisation du mini barrage de oued Taht longtemps attendue est en cours. L’apport de cet ouvrage d’une capacité de 7 mil- lions de mètres cubes constituera certainement

un plus.

M. Meddeber

Hier lundi 19 novembre, le directeur général de la Protection civile, Mustapha Lahbiri, a présidé la cérémonie de sortie d’une nouvelle promotion de 602 sapeurs-pompiers.

Cette promotion, la 6 e à l’échelle régionale a été baptisée aux noms des défunts Brahimi Farouk et Chaouch Tarek appartenant à l’unité de Constantine, décédés le 31 août dernier dans l’exercice de leurs fonc- tions lors d’une opération de sauveta- ge dans un puits. Agés respective- ment de 33 et 32 ans, ils ont été décorés en cette occasion, à titre

posthume, au grade de caporal. Les nouveaux sapeurs-pompiers sont issus des wilayas de M’sila, El-Oued, Médéa, Ouargla, B. B.-A. et Khenchela. Le directeur général de la Protection civile et les autorités militaires et civiles qui l’accompa- gnaient et ainsi que des invités ont assisté à des simulations et des exer- cices et à la présentation d’un maté-

riel des plus modernes utilisé par ce corps tel le simulateur de séisme. La Protection civile a modernisé son secteur à l’effet de lui permettre de prendre en charge efficacement la protection des personnes, la sauve- garde de leurs biens ainsi que leur environnement contre toutes sortes de risque. En ce qui concerne le domaine de la formation et conformé- ment au nouveau statut et aux textes réglementaires, la Protection civile a tout mis en œuvre pour former et assurer la promotion, grâce à l’ensei-

gnement dispensé au niveau des annexes régionales de la Protection civile aussi bien des agents que des

sous-officiers et des officiers. La for- mation de haut niveau est assurée exclusivement par des écoles supé- rieures et des universités. Aujourd’hui 67 spécialités sont inscrites dans les différents cursus où pas moins de 19 496 agents, tous grades confondus, ont bénéficié de la formation et 109 officiers et officiers supérieurs d’une formation de post-

graduation.

A. B.

NAÂMA

La police ouvre ses portes au public

A l’occasion de la commémoration de la Journée africaine sur la sécurité routière, la Sûreté de wilaya de Naâma a organisé des jour- nées portes ouvertes sur l’hécatombe routière, à l’effet d’une éventuelle sensibilisation des conducteurs en particulier et la société en géné- rale, sur le fléau des accidents de la route qui ne cessent d’endeuiller des familles chaque jour que Dieu fait. Ces journées ont été marquées par l’exposition de différentes photos, du systè-

me du radar, des plaques de signalisation, des statistiques et des recommandations. Dans le sillage de cette journée, les forces de sécurité relevant de la Sûreté de wilaya de Naâma ont bénéficié d’une session de formation de plu- sieurs jours. Une formation qui s’inscrit dans le cadre des directives et des engagements de la DGSN, qui a multiplié, ces derniers temps les actions de formation visant à améliorer et à moderniser le corps de la police, afin que le poli-

cier exécute parfaitement sa mission, a indiqué le responsable de la Sûreté. Programmée en plusieurs sessions, ce cursus de formation a porté sur différents thèmes, notamment la mise en valeur d’une police de proximité disciplinée qui opte pour le dialogue et l’apaisement, dans le respect des droits de l’homme, voire le rappro-

chement du policier du citoyen, en l’écoutant, en lui assurant sa sécurité et sa liberté, nous a-t-on

B. Henine

indiqué.

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Le Soir du Centre

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 10

Le Soir du Centre M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 0 JUSTICE DE BOUMERDÈS

JUSTICE DE BOUMERDÈS

18 mois de prison ferme contre des cadres supérieurs de la Wilaya

L’affaire du projet avorté de construction du grand mar- ché de distribution de produits agroalimentaires a été jugée, en première instance, par le tribunal correctionnel de Bordj-Ménaïel (wilaya de Boumerdès).

Etaient appelés, il y a une quinzaine de jours, à la barre, Yahia M., ancien secrétaire général de la Wilaya de Boumerdès ; Loucif M., ancien directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) ; Lakhdar M., ancien directeur des services agricoles (DAS) ; Kamel A., actuel directeur des domaines ; Mouloud B., ancien chef du cabinet du wali ; Kamel A. et Ali Z., fonc- tionnaires de la conservation foncière, et Ahmed M., ancien élu local. Ils sont accusés collectivement de détourne- ment de terres agricoles de leur voca- tion, faux et usage de faux et violation de la propriété foncière. L’élu se voit rajouter le grief de poursuite de mission officielle pour laquelle il aurait été sus- pendu. Pour les griefs cités plus haut, le parquet avait demandé, rappelons-le, 4 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende contre les sept accu- sés et avait aggravé son réquisitoire d’une année de prison contre l’élu. Hier

le verdict a été prononcé. L’ancien secrétaire général de la Wilaya, les directeurs exécutifs, les deux fonction- naires de la Conservation foncière de Boumerdès et l’ex-chef du cabinet du wali ont été condamnés à 18 mois de prison ferme et 10 000 dinars d’amen- de. Par contre, la juge a eu la main lour- de contre le représentant du peuple qui s’est vu infliger une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 30 000 dinars. Pour rappel, les accu- sés n’ont eu de cesse tout le long de leur procès de clamer leur bonne foi et leur innocence dans ce dossier. Il est évident que les prévenus feront appel contre leur condamnation. Première observation à retenir de ce verdict : la sentence, par rapport à la gravité des griefs retenus par l’accusa- tion et la sévérité du réquisitoire, est relativement clémente. Ceux qui ont suivi le procès se posent la question :

cette condamnation ne serait-elle pas

TIZI-OUZOU

Les écoliers du Centre de Bouzeguène ferment l’APC

Les 400 élèves de l’école de Bouzeguène-Centre, flan- qués de leurs parents, ont procédé, hier, matin à la fer- meture du siège de l’APC pour une énième protestation contre les conditions exécrables de leur scolarisation, générées par l’état de dégradation avancé de l’établisse- ment, une situation qui a dégénéré après l’hiver dernier.

La cour de la mairie s’est ainsi transformée en cour d’école d’où fusaient des slogans dénonçant cette situation qui perdure en dépit des démarches incessantes de l’APE qui a frappé à toutes les portes avant de recourir à cette action extrême. En sus de plusieurs dégradations subies par l'école, la communauté scolaire vit des situations ubuesques avec les plafonds des classes qui s’effondrent et ces hourdis qui se détachent du plafond de la cantine. Dans une déclaration remise à notre rédaction, les manifestants ont mis dos à dos l’administration et les élus accusés de laxisme vis-à-vis de «la situation alarmante et dangereuse qui prévaut au sein de l’école» considérant que leurs enfants encourent quotidiennement de multiples dangers. Les travaux d’urgence réalisés par l’APC pour parer au plus pressé, en attendant l’inscription d’un projet de réhabilitation de l’école digne de ce nom, sont assimilés à du bricolage par les parents qui s’in- quiètent pour la vie de leurs enfants avec l’hiver qui s’annonce. Une réunion a regroupé le P/APC et les parents, et promesse a été donnée par le maire, selon un parent d’élève présent aux débats, de tout faire pour régler définitivement ce problème qui perturbe la scolarité des enfants et met leur vie en danger. Rappelons que cette action musclée est intervenue suite à la récente tempête qui a endommagé la toiture de deux classes provoquant l’effon- drement du faux plafond, cela alors qu’un militant du parti gérant l’APC crie à la manipulation à la veille de l’échéance du 29 novembre 2012. S. Hammoum

seulement symbolique et n’aurait-elle pas été prononcée dans le but de satis- faire l’institution qui a déclenché cette affaire ? En tout cas, les éléments du dossier et le déroulement du procès ins- pirent cette interrogation.

Contenu du dossier

A la suite de trois plaintes déposées en 2010 par l’ancien wali de Boumerdès, Brahim Merad, la justice a ouvert une enquête. Pour rappel, l’accu- sateur, le wali en l’occurrence qui avait visité ce fameux terrain et agréé le pro- jet, estimait, dans ses plaintes, que l’at- tribution de 30 ha dans la commune de Ouled Moussa pour l’édification de ce marché était illégale. Le wali a, par ailleurs, déclenché une procédure au niveau de la Chambre administrative locale pour annuler les deux arrêtés d’expropriation des droits de jouissance des attribu- taires de deux EAC où est situé ce ter- rain et les deux actes de concession de gré à gré établis au profit de la SARL Grands Moulins Dahmani (GMD) qui devait construire et gérer ce marché. Une source nous a fait part de l’in-

tervention d’un magistrat influent et hos- tile à ce projet pour annuler les quatre actes. De son côté, la Direction généra- le des domaines a, rappelons-le, intro- duit un recours auprès du Conseil d’Etat pour annuler les décisions de la Chambre administrative de Boumerdès. Le projet né en 2006 a eu, selon les copies de nombreux documents en notre possession, en plus de l’assenti- ment des autorités de la Wilaya de Boumerdès, l’agrément des ministères du Commerce, de l’Agriculture, des Finances, du Conseil national de l’in- vestissement (CNI). Ces agréments ont été complétés par celui du Conseil inter- ministériel consacré au volet investisse- ment. Par ailleurs, une commission inter- ministérielle s’est, par deux fois, dépla- cée pour visiter les terrains ciblés. Elle a donné son accord pour le transfert de deux parcelles totalisant 30 ha et 12 centiares du secteur agricole vers les services des Domaines. Les autorités considéraient que ces terres agricoles étaient en délaissement par leurs béné- ficiaires, par conséquent, elles seraient

économiquement plus rentables en les concédant à l’investissement dans le secteur de l’agroalimentaire. Ce prélè- vement passe par l’expropriation des attributaires membres des EAC de leur droit de jouissance, avec indemnisation, avant le transfert de ce droit — à ne pas confondre avec le transfert de propriété — à l’entreprise GMD. C’est la procédu- re réglementaire en cours en Algérie. C’est par cette méthode légale que la Wilaya de Boumerdès a prélevé, depuis 2003, plus de 1 000 hectares de terres agricoles pour les affecter à l’implanta- tion de projets publics. Rejetant l’accusation de détourne- ment de terres agricoles et falsification de documents, un avocat a dit lors du procès : «Je rappelle au tribunal que le projet du marché et le choix de ces terres ont été avalisés par deux institu- tions nationales chargées de l’investis- sement et plusieurs ministres, y compris le Premier ministre lui-même. S’il y a détournement de terres et falsification dans ce dossier, il y a donc nécessaire- ment complicité de ces hauts respon- sables et de ces institutions.»

Abachi L.

ILS CONTESTENT LA DISTRIBUTION DES 100 LOGEMENTS FNPOS

Les fonctionnaires investissent la rue à El Kseur

Les fonctionnaires de la commune d’El Kseur, dans la wilaya de Béjaïa, sont sortis, hier, dans la rue pour crier leur colère et réclamer «justice» dans la distribution des 100 logements FNPOS (Fonds national de péréquation des œuvres sociales).

Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à une marche de protesta- tion appuyée d’une grève générale dans le secteur de l’éducation et de l’ad- ministration locale à l’ap- pel du Collectif des tra- vailleurs et fonction- naires de la daïra d’El Kseur. Une marche qui s’est ébranlée du siège de l’APC vers la daïra à 10h du matin, pour dénoncer «l’opacité totale» ayant entouré la distribution de ces logements. Les manifestants contestent la liste actuel- le des bénéficiaires,

revendiquent son «annu- lation» et une redistribu- tion dans une «transpa- rence totale» desdits logements, ainsi qu’un quota conséquent pour les fonctionnaires de la

commune. Au terme de cette manifestation, une délégation de protesta- taires a été reçue par le chef de la daïra qui leur a promis de prendre en charge leurs doléances après les élections locales. Dans sa déclaration- appel, tout en s’interro- geant sur le choix de la période de la campagne électorale pour «opérer

cette manœuvre vile», le Collectif des travailleurs et fonctionnaires de la daïra d’El Kseur, qui a vivement réagi à ce qu’il qualifie de «tentative de bradage des biens de la commune», a affiché son opposition «à toute utili- sation de ces logements à des fins de clientélisme au détriment des véri- tables nécessiteux». A. Kersani

Des villageois ferment le siège de l’APC de Toudja

Les villageois du village de Tlrdemt, relevant de la municipalité de Toudja, ont procédé, hier, à la fermeture du siège de leur APC. A travers cette action musclée de fermeture de leur mairie, la quatrième du genre depuis le mois d'août dernier, les protestataires entendent exiger l’alimentation en eau potable de leur village. «Nous avons

frappé vainement à toutes les portes. Le wali, le chef de daïra, les élus et les services de l’hydraulique ont été saisis mais toutes nos démarches sont res- tées à ce jour sans suite», se sont plaints les villageois qui ont affiché leur détermination à «ne pas baisser les bras pour se faire entendre».

A. K.

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Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 12

d’Algérie Sports Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 2 FOOTBALL JS KABYLIE L IGUE 2
FOOTBALL
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LIGUE 2 (11 e JOURNÉE)

RCA-MOB, le choc !

La 11 e journée du championnat d'Algérie de Ligue 2 de football, prévue aujourd’hui, sera marquée par le choc entre le leader et son poursuivant immé- diat, le RC Arbaâ et le MO Béjaïa, qu'aura pour théâtre le stade Omar-Hamadi de Bologhine. Eliminé de la coupe d'Algérie par le WA Boufarik qui lui a infligé par la même occasion sa première défaite de la saison, le RCA va, à coup sûr, jeter toutes ses forces dans le championnat pour obtenir l'accession, son premier et dernier objectif après un début de saison remarquable. La mission ne s'annonce pas cepen- dant de tout repos pour les hommes de Boudjaârane face à une bonne équipe de Béjaïa, qualifiée, elle, pour les 32 es de fina- le et joue l'accession pour la seconde année consécutive. Dans les autres rencontres de la jour- née, le CRB Aïn Fekroune (6 e ), qui se porte plutôt bien chez les professionnels de la Ligue 2, reçoit une équipe du MO Constantine mal en point (13 e ) avec l'ob- jectif de continuer de jouer les trouble- fêtes.

Sandjak rendra sa réponse ce soir

Le technicien algérien Nacer Sandjak, sollicité pour devenir l'entraîneur de la JS Kabylie, en remplace- ment de l'Italien Enrico Fabbro, «remercié», a deman- un temps de réflexion et devrait rendre sa réponse au plus tard aujourd’hui, a-t-on appris hier auprès de la direction du club kabyle.

Le président de la JSK, Moh- Chérif Hannachi, s'est réuni avec Sandjak dimanche soir à Alger et lui a formulé officiellement sa pro- position. Le président du club kabyle a eu auparavant dans la soirée une entrevue avec Kamel Mouassa, même si les chances de voir ce dernier revenir à la JSK sont minimes, selon les proches du club.

Photo : DR
Photo : DR

Sandjak (59 ans) pourrait effectuer son second passage à la JSK, après un premier effectué de 2000 à 2002, avec à la clé une Coupe de la Confédération africai- ne (CAF). Sandjak avait déjà eu à driver l'équipe nationale entre 1999 et 2000, avec laquelle il a atteint les quarts de finale de la CAN-2000, disputée au Ghana et au Nigeria.

MC ORAN AASSOO CChhlleeff Naftal devrait conclure jeudi Medouar régularise ses joueurs La direction du
MC ORAN
AASSOO CChhlleeff
Naftal devrait
conclure jeudi
Medouar régularise ses joueurs
La direction du MC Oran et son homologue de
Naftal ont convenu de se rencontrer au plus tard
ce jeudi, probablement à Oran, afin d'accélérer
les démarches pour le rachat par la filiale de
Sonatrach, à hauteur de 75%, des actions du
club , a-t-on appris auprès du président du MCO,
Larbi Abdalilah.
«Je me suis personnellement entendu avec le
président-directeur général de Naftal pour relan-
cer les démarches conduisant à la conclusion de
la transaction. A cet effet, nous avons programmé
une rencontre avant ce jeudi, et qui aura lieu pro-
bablement à Oran», a déclaré le premier respon-
sable du club phare de l'Ouest algérien.
«Il est question lors de cette réunion de
remettre aux représentants de Naftal les derniers
documents demandés au cours d'une précédente
réunion. Cela devrait accélérer le dossier et per-
mettre la conclusion de la transaction dans les
meilleurs délais», a-t-il ajouté.
La direction de l'ASO Chlef a entamé l'opé-
ration de régularisation de la situation finan-
cière de ses joueurs, dont certains n'ont pas
été payés depuis six mois, a-t-on appris
auprès d’Abdelkrim Medouar, porte-parole du
club de Ligue 1 algérienne de football.
«Nous avons commencé à payer les arrié-
rés des salaires des joueurs après le dénoue-
ment que vient de connaître la crise adminis-
trative ayant sévi dans le club depuis
l'intersaison», a indiqué à l'APS, le respon-
sable chélifien.
Medouar se montre, en outre, optimiste
quant à la suite du parcours de son équipe,
notamment après sa deuxième victoire en
championnat enregistrée à domicile samedi
dernier face au Co-leader, l'ES Sétif (2-1) pour
le compte de la 11e journée du championnat,
une victoire coïncidant avec l'arrivée d'un nou-
vel entraîneur à la barre technique du club, en
l'occurrence Nour Benzekri. «Je suis persua-
dé que ce succès va provoquer le déclic tant
attendu. A Chlef, on est tous convaincus que
nous avons un bon effectif, et n'étaient les
zones de turbulences que nous venons de tra-
verser, l'équipe ne se serait jamais retrouvée
en bas du tableau», a-t-il regretté.
Dans la foulée, Medouar a précisé qu'au-
cun objectif déterminé n'a été fixé au nouvel
entraîneur, censé seulement «redresser la
barre».
Il a révélé, en outre, que parmi les condi-
tions posées par Benzekri avant de donner
son accord pour succéder à Rachid Belhout,
démissionnaire de son poste à l'issue de la 7 e
journée, l’une, était de «régler la situation
financière des joueurs».
Start
(cet après-midi, 15h)
• A Annaba : USMAn - MSP Batna
• A Médéa : OM - SA Mohammadia
• A Aïn M'lila : CRBAF - MO Constantine
• A Sidi Bel-Abbès : MCS - ASM Oran à
huis clos
• A Alger Omar-Hamadi : RC Arbaâ- MO
Béjaïa
• A Aïn Témouchent : CRT - USM Blida
(18h)
• Au Khroub : ASK - ES Mostaganem
(18h)
Réunion
LFP-clubs L1, jeudi
• NAHD - ABM reporté
CR Témouchent
Instituée à l’issue du dernier conseil d’ad-
ministration de la LFP, tenu le 14 novembre,
la réunion présidents de clubs de Ligue 1 se
tiendra ce jeudi 22 novembre à partir de 10h
au siège de la FAF.
Les présidents et représentants des
clubs devront se pencher sur l’institution de
trois commissions (finances, formation et
commission des finances et celle de
l’éthique et de la déontologie) et l’élection de
leurs responsables à puiser parmi les 16
représentants de la Ligue 1.
La réunion LFP-présidents des clubs de
Ligue 2 n’a pas encore été programmée.
Selon des sources concordantes, elle
devrait se tenir le jeudi 6 décembre.
Amrouche remercié
La série des contre-performances que
le CRT a enregistrées depuis le début de
saison a contraint les dirigeants du club à
remercier l'entraîneur Arezki Amrouche
dont le bilan est de sept défaites, deux
matches nuls et une seule victoire sur dix
matches joués. Ce dernier, en dépit de sa
bonne volonté, n'a pas pu travailler dans
de bonnes conditions, du fait que le club
se débat dans de nombreux problèmes
d'ordre organisationnel et financier.
L'équipe est éliminée de la coupe.
M. B.
S. B.
MM CC SSaaïïddaa
Le nouvel entraîneur connu
aujourd’hui
Le futur entraîneur du MC Saïda (Ligue 2 ) sera désigné après le match à domicile face à
l'ASM Oran, prévu cet après-midi pour le compte de la 11 e journée du championnat, a-t-on appris
auprès du président du club, Mohamed Khaldi.
«Vu l'importance de cette rencontre, nous avons préféré reporter la désignation du nouvel
entraîneur après le rendez-vous de l'ASMO», a affirmé le premier responsable du club saïdi.
Appelé à évoquer le profil qu'il recherche, le président du MCS veut engager un «technicien de
forte personnalité». «Je veux un entraîneur qui a une forte personnalité, et des principes. Après
l'épisode de Henkouche, je n'ai plus confiance», a-t-il ajouté.
Khaldi a révélé qu'il a deux noms en tête, susceptibles de succéder à Henkouche.
«Hammouche, qui est déjà passé par le club, et Bouhellal sont mes préférés. Mais la décision
devra être tranchée avec l'ensemble du bureau dirigeant», a-t-il conclu.
Condoléances
Très affectés par le décès du frère aîné de Monsieur Guemar Kamel, secrétaire général
du ministère de la Jeunesse et des Sports, le président de la FAA, les membres du bureau
fédéral ainsi que le personnel administratif et technique présentent à sa famille leurs sincères
condoléances et l’assurent de leur profonde sympathie.
Que le Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en
Son Vaste Paradis.
«A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 13

d’Algérie Sports Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 3 FOOTBALL IL EST EN TRAIN DE
FOOTBALL
FOOTBALL

IL EST EN TRAIN DE RETROUVER LA PLÉNITUDE DE SES MOYENS PHYSIQUES

MMeessbbaahh nniirraa ppaass àà BBrruuxxeelllleess

Djamel Mesbah n’est pas encore compétitif. Remis de sa blessure, l’ancien latéral gauche de Lecce et de Sienne a entamé la semaine dernière les entraînements. Depuis, il est soumis à des séances spécifiques aux côtés des autres blessés Muntari, Abate, Bonera et Antonini. Pour le déplacement des Milanais à Bruxelles pour affronter Anderlecht en Ligue des champions, le coach du club lombard a logiquement mis une croix sur l’international algérien qui doit, en principe, reprendre le chemin des ter- rains dans une semaine.

RReevvooiillàà CCaaddaammuurroo !!

Le défenseur international Liassine Cadamuro a repris les entraînements dimanche, avec la Real Sociedad. Absent depuis trois semaines, suite à une blessure contractée à l’entraînement, Cadamuro s’est entraîné normalement avec ses coéquipiers au centre sportif du club à Zubieta.

MouradMeghni, l’autresolutionpourHalilhodzic

Après la pluie, le beau temps. Le sélectionneur national Vahid Halilhodzic, qui passe des nuits blanches pour établir la liste définitive des 23 joueurs qu’il doit communiquer à la CAF le 9 janvier prochain, semble se donner un peu d’air et d’espoir.

La blessure de nombre des cadres de son équipe mais aussi la forme moyenne affichée par leurs doublures le long du parcours de l’EN en 2012 semblaient déranger le Bosnien qui, après avoir mis la barre très haut, s’est ravisé en décla- rant à qui de droit, FAF et opinion sporti- ve, que l’objectif de l’Algérie lors de la CAN en Afrique du Sud ne saurait dépas- ser le stade des quarts de finale. Son constat s’est vérifié à l’occasion du non- match face à la Bosnie. Les joueurs locaux invités pour suppléer les absences n’ont pu se hisser au niveau des attentes de Coach Vahid. Non pas par rapport à la production fournie mercredi soir, mais surtout en raison de leur rendement glo- bal au cours du stage des locaux, une semaine auparavant, constat confirmé lors des deux jours du regroupement final avant le test amical face aux Bosniens. Ce qui a poussé le sélectionneur national à déclarer, en fin de match, qu’il doit encore chercher des profils pour com- bler certains postes. Halilhodzic a même donné un chiffre approximatif (5/6 joueurs) au sujet des besoins réels de son team. Le technicien bosnien a, d’autre part, lais- sé entendre qu’il se pourrait qu’il prenne avec lui, en Afrique du Sud, des joueurs en manque de compétition, en raison de leur retour tardif sur les terrains suite à de longues périodes de convalescence induites par leurs blessures. Il a, à ce titre, cité l’exemple de Bougherra pour dire que ce déficit physique et compétitif pourrait être compensé par l’expérience de cet élément ô combien précieuse pour une défense au sein de laquelle, dixit Halilhodzic, «Belkalem, malgré sa terrible envie, pèche par naïveté».

Et le retour annoncé à l’entraînement collectif du capitaine de Lekhwiya «à la fin de cette semaine» préside à un come- back de «Magic Bougherra» très bientôt chez les Verts. Sa participation à la CAN- 2013 est désormais du domaine des cer- titudes.

La forme de Yebda pèsera dans le choix

La seconde porte que Halilhodzic ouvre à cette catégorie de joueurs long- temps éloignés des terrains mais qui ont

l’expérience de ce genre de compétitions,

a pour nom Hassan Yebda. De retour, lui

aussi, à l’entraînement collectif depuis la semaine dernière, Yebda, éloigné des terrains depuis presque une année, devrait refaire son apparition au sein de l’équipe première du club andalou dès la prochaine journée, à Valladolid. La mau- vaise passe que traverse Granada FC en Liga (16 e avec 11 points) matérialisée par

une nouvelle défaite à domicile, dimanche, contre l’Atlético Madrid (0-1), pourrait anticiper sur le retour de celui à propos duquel Halilhodzic dit qu’il reste le véritable stabilisateur du jeu des Verts. Si son état physique et sa motivation d’aller disputer, comme Bougherra, une deuxiè- me CAN dans sa carrière internationale sont intacts, Yebda risque de souffrir sur

le plan compétitif. Son volume de jeu sera

déterminant quand Halilhodzic aura à trancher son cas. Durant sa dernière conférence de presse, le sélectionneur national a admis que, après Yebda, il dis- pose de Lemouchia comme solution de rechange mais que celle-ci n’est pas la meilleure qui soit. Le médian du Club

n’est pas la meilleure qui soit. Le médian du Club Africain n’a pas, de l’avis même

Africain n’a pas, de l’avis même de Coach Vahid, le rayonnement de Yebda. Meghni si, avec en sus un zest de techni- cité dont il détient le secret. Dimanche, lors d’un match du championnat du Qatar, l’ancien Laziale a régalé l’assistan- ce et les téléspectateurs par son niveau

technique intact, auquel il a mis une dose de combativité qu’on lui connaît plus depuis sa grave blessure, en 2007, quand il évoluait à Bologne. D’ailleurs, les spécialistes n’ont pas manqué de lui décerner le titre de meilleur joueur de cette rencontre entre Lekhwiya et Qatar SC (2-0). Une passe décisive et une prestation de premier ordre, qu’il pouvait agrémenter d’un splendide but de la tête n’était le sauvetage du portier adverse, ont fini par persuader ses entraîneurs (Gerets était absent sur le banc en raison d’un petit souci de santé) du club qatari de lui accorder plus de temps de jeu (84 minutes jouées dimanche). Au terme de cette partie, comme d’habitude, Meghni se montrera altruiste en soulignant que la

victoire face au Qatar SC était le fruit d’un travail collectif et que, lui, n’a fait que son travail. La solution «Meghni» était dans l’air déjà en avril dernier. Halilhodzic, qui revenait d’un voyage au Qatar, avait, lors d’une conférence de presse tenue à Blida, évoqué le cas de l’ancien cham- pion du monde U17 sous le maillot tricolo-

re, en 2001. Halilhodzic, qui exprimait sa satisfaction du retour à la compétition de Mourad Meghni, après une absence de plus d’une année et demie, déclarera à la presse : «Je suis content pour Mourad, qui revient de blessure. Il doit redoubler d’effort pour trouver son meilleur niveau. Il le sera sans doute avec nous d’ici six mois ou une année.» Et de préciser : «Il n’a joué que deux ou trois matches en deux ans et demi. Je veux être cohérent dans mon discours et mon approche. Je ne peux pas faire appel à un joueur qui manque de compétition. S’il revient à son meilleur niveau, là ce sera une autre paire de manches». Des propos qui avaient fait chaud au cœur au joueur et à ses admirateurs. Malgré de nouvelles blessures, moins graves, et une instabilité criante depuis qu’il a signé, en 2011, au Qatar où il a connu trois clubs (Um-Salal, Al-Khor et Lekhwiya), Meghni a prouvé qu’il reste cet élément indispensable que chaque entraîneur rêve d’avoir parmi son effectif. Halilhodzic, qui a perdu de sa cohérence à travers ses derniers discours, tiendra-t- il sa promesse de rappeler Meghni à la veille d’une CAN-2013, objectif charnière dans son contrat avec la FAF ?

M. B.

OCO

N. Belmihoub limogé

La sentence était dans l’air. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas attendu longtemps pour prendre ses responsabilités. A peine quelques jours après le tollé général provoqué par l’état de la pelouse du stade du 5-Juillet lors du match amical Algérie- Bosnie, le MJS vient de décider du limogeage du patron de l’OCO, Noureddine Belmihoub. Ce dernier assurait l’intérim depuis la mise de fin de fonctions de Rachid Zeroual, le 25 août 2008. Le successeur de Belmihoub n’est autre que Kara Youssef, directeur de l’INSFTS d’Aïn-Bénian. Il est à signaler que les services du MJS ont ouvert une enquête sur la ges- tion de l’OCO. Celle-ci devrait aboutir à des révélations concernant les respon- sables du désastre causé, depuis 1995, à la pelouse du stade du 5-Juillet.

M. B.

concernant les respon- sables du désastre causé, depuis 1995, à la pelouse du stade du 5-Juillet.

Le Soir

d’Algérie

Culture

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 14

C u l t u r e Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 14 Le coup
Le coup de bill’art du Soir Jeunesse éternelle Par Kader Bakou Max Galuppo, un étudiant
Le coup de bill’art du Soir
Jeunesse éternelle
Par Kader Bakou
Max Galuppo, un étudiant américain, a
trouvé son portrait dans un tableau du XVI e
siècle. Ce tableau de peinture intitulé Portrait
of a nobleman with dueling gauntlet se trou-
vait dans une galerie du musée d’art de la
ville de Philadelphie.
«C’est vraiment bizarre, on se trouvait
parmi les armures et il s'amusait à regarder
les casques. Je suis passée devant lui et j’ai
dit : ‘’Tu vois cette peinture ? On dirait toi !’’»,
a expliqué son amie, Nikkie Curtis, étudiante
elle-aussi à l’Université de Temple, à la chaî-
ne de télévision américaine ABC News.
Max Galuppo, le sosie de l'homme sur le
tableau, a, quant à lui, confié qu’au début, il
n’avait rien remarqué. «Et puis j’ai vu la photo
de moi à côté de lui, et je n’ai plus pu nier.»
Maintenant, il veut en savoir davantage et a
déjà entamé des recherches.
«La peinture vient d’Italie et mes grands-
parents y ont vécu plusieurs années», a-t-il
expliqué. En outre, et selon la description du
tableau, la peinture aurait été peinte dans la
région d’Emilie Romagne d’où sont origi-
naires les ancêtres du jeune américain. Main-
tenant, il se demande si l’homme du tableau
n’est pas son ancêtre. Mais, est-ce normal
d’avoir la même barbiche noire et la même
coupe de cheveux qu’un ancêtre qui avait
vécu cinq siècles auparavant ? Max Galuppo
est peut-être un highlander…
B. K.
bakoukader@yahoo.fr

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

EXPOSITION-RÉTROSPECTIVE DE LAZHAR HAKKAR AU MAMA

«Traversée de la mémoire»

Une exposition rétrospective de l'artiste peintre Lazhar Hakkar, intitulée «Traversée de la mémoire», proposant plus de 300 œuvres de diffé- rents formats et tech- niques, s'est ouverte samedi au Musée national d'art moderne et contemporain d'Alger (MaMa).

D es toiles dessinées à la peinture à l'huile et autres techniques mixtes que

l'artiste a réalisées depuis le début de sa carrière, entamée dans les années 1970, sont exposées jusqu'au 10 février prochain, offrant un paysage singulier dans lequel l'art abs- trait cohabite en toute harmonie avec l'art figuratif. Des visages de femmes, tatouées pour certaines, aux mines aussi diverses qu'ex- pressives, des silhouettes humaines en différentes pos- tures, des signes et symboles puisés dans le tamazight, bai-

Photos : DR
Photos : DR

gnant dans des couleurs à la fois vives et douces, font la par- ticularité de l'ensemble des œuvres du plasticien, sorti de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts d'Alger en 1968. Le papier et la toile sont les supports préférés de peinture pour Lazhar Hakkar qui n'hésite pas à introduire dans certains de ses tableaux de nouveaux matériaux, la terre notamment, à de l'acrylique et de l'huile pour obtenir une touche artistique

personnelle réussie sans agression visuelle aucune. En parcourant l'exposition, inscrite dans le cadre de la célébration du 50 e anniversaire de l'indé- pendance de l'Algérie et dont le vernissage s'est déroulé en présence de la ministre de la Culture, M me Khalida Toumi, les toiles se déclinent sous diffé- rents formats, techniques et couleurs qui s'expriment dans un contexte harmonieux, rappe- lant l'attachement de l'artiste

aux héritages culturels sécu- laires. Des ombres d'hommes, de femmes et d'enfants, des signes et des symboles ama- zighs, représentés par de l'acrylique sur papier, toile ou sur cartoline, de l'encre et doru- re sur papier ou encore de l'acrylique et feuilles d'or sur cartoline, suscitent chez l'ob- servateur des toiles des sensa- tions difficiles à cerner de par la forte symbiose que présentent les formes et les couleurs. Les séries de tableaux ainsi qu'une imposante fresque réali- sée en 2012, dont le titre a été choisi pour intituler l'exposition, «témoignent de la passion de l'artiste pour son art, de ses ins- pirations, de ses sensations et de sa sensibilité», s'accordent à dire des critiques d'art présents au vernissage, en notant que «l'humain, le visage, le paysage et le relief sont omniprésents dans ses œuvres». Né le 13 décembre 1945 à Khenchela, Lazhar Hakkar expose en Algérie comme à l'étranger depuis 1972. Avant de se consacrer entièrement à la peinture, il travailla, dès 1975, comme responsable du service création dans une entreprise publique de tissu.

DANS L’OUVRAGE COLLECTIF CE JOUR-LÀ

Le 5 juillet 1962 raconté par des écrivains

L e 5 juillet 1962, un jeudi d'été mémo-

rable entre tous, durant lequel tout un

peuple va à la rencontre de son histoi-

re : des écrivains et des intellectuels, algé- riens ou européens nés en Algérie, s'en souviennent dans Ce jour-là, un livre- recueil paru récemment aux éditions Chi- hab à l'occasion du cinquantenaire de l'in- dépendance nationale. Par des textes littéraires, des souvenirs vécus en Algérie ou en France, ils sont dix-sept à témoigner de la joie et des espoirs suscités par ce jour historique, des traumatismes d'enfance liés à la guerre mais aussi des interrogations persistantes face aux «désillusions» et autres difficultés post-indépendance. L'ouvrage collectif, dirigé par Noureddine Saâdi, se veut surtout, lit-on dans l'introduc- tion, une manière de célébrer «un évène- ment irrémédiable», à travers le récit «d'his- toires mémorielles, personnelles et intimes»

susceptibles d'irriguer par leur «singularité» l'histoire collective. Pour certains auteurs, enfants ou adolescents à l'époque, comme l'écrivain Abdelkader Djemaï, le 5 juillet 1962 marque, au-delà de la liesse populaire, la fin d'un climat de «terreur» lié aux attentats de l'OAS (Organisation de l’armée secrète), per- pétrés dans les villes algériennes après le cessez-le-feu du 19 mars 1962. «Les casseroles, les pains de plastic et le bruit de la mitraille ne résonnaient plus dans la ville où les barrages, les contrôles et les arrestations ne servaient à présent plus à rien. On pouvait enfin circuler librement sans avoir peur d'être tué par un commando Delta

de l'OAS

juillet 1962, un peu avant-midi.

La liberté retrouvée et la fête qui l'accom-

pagne sont magnifiées dans Vertige vert, blanc, rouge de Maïssa Bey à travers le récit des préparatifs de cette journée mémorable, thème que l'on retrouve également dans les

»,

écrit-il dans un texte intitulé 5

textes de Mohamed Kacimi, Arezki Metref et Leïla Sebbar. Pour l'écrivaine française Hélène Cixous, l'indépendance de l'Algérie se confond avec un moment fondateur de son parcours personnel, ainsi qu'elle le déve- loppe dans Mon indépendance de l'Algérie. Dans ce texte poignant, Hélène Cixous évoque «l'enfermement» des Français d'Al- gérie dans «l'idéologie» colonialiste, consta- tée lors de ses années de lycée, qualifiées d'années «de cage, d'impuissance, de rage», où la pensée de L'autre Algérie, Zohra Drif est mise en lien avec l'engagement résistant de son environnement familial durant la Seconde Guerre mondiale. L'année de l'indépendance de l'Algérie marque, pour l'auteure, la fin d'une «souffrance principale» due, selon elle, à son impuissance du fait de ses ori- gines et de son âge face aux injustices de la colonisation. «En 1962, j'ai obtenu enfin ‘‘mon’’ indépendance. 62, c'est le chiffre de

mon indépendance spirituelle et donc phy-

Heureuse-

ment, l'Algérie chérie, l'Algérie qui n'était pas la mienne à laquelle tout mon être était voué, l'Algérie mon autre mère, mon enfant et mon enfance, une fois délivrée et vouée à elle, j'ai été délivrée de la clôture de mon destin», écrit-elle. D'autres, enfin, à l'exemple de Rachid Mokhtari, évoquent l'indépendance avec le recul et les événements malheureux qu'ils ont connus durant ses cinquante dernières années, comme les années de violence inté- griste ou ce que d'aucuns nommeront «le printemps noir en Kabylie».

sique, à l'égard de l'Algérie (

)

Dans un texte titré Des contes pour une quinquagénaire, adressé à «Houria» (liber- té), l'auteur évoque la tristesse de sa propre mère, endeuillée par la perte de son mari, mort au combat, et qui n'est pas sortie ce jour-là pour fêter, à l'instar des habitants du village, l'indépendance enfin retrouvée.

THÉÂTRE RÉGIONAL KATEB-YACINE DE TIZI OUZOU Mardi 20 novembre : re de l’indépendance et du
THÉÂTRE RÉGIONAL KATEB-YACINE DE TIZI
OUZOU
Mardi 20 novembre :
re de l’indépendance et du 50 e anniversaire de
l’établissement des relations diplomatiques entre
l’Algérie et l’Espagne).
A 10h : Piéce pour enfants Cours privés de
l’Association théâtrale de Fouka.
A 14h : Opérette Laghouat par l’association cul-
turelle Addarb El Assil de Laghouat.
INSTITUT FRANÇAIS D’ALGER (ALGER-
CENTRE)
Jeudi 22 novembre à 17h : Conférence «Quels
modèles pour la démocratie ?» par Barbara
Cassin, philologue et philosophe, directrice de
recherche au CNRS.
(KOUBA, ALGER)
Du 15 au 22 novembre : 4 e Festival culturel inter-
national de danse contemporaine d’Alger sous le
thème «Mouvements en liberté».
Mardi 20 novembre à partir de 18h : Spectacles
du Sofia national opéra and ballet theater
(Bulgarie), de la compagnie Amel «Fatma N’
Soumer» (Algérie), de la Dance Company «Liber
Dance» (Croatie) et de la Battery Dance
Compagny (USA).
Mercredi 21 novembre à partir de 18h :
Du 10 novembre au 31 décembre : Exposition
«Vibration» de l’artiste plasticien Farid Benyaa.
PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA
(KOUBA, ALGER)
Mercredi 21 novembre à 15h : Lecture-débat
«Le tumulte des mots».
Direction artistique : Ziani Cherif Ayad. Texte Le
mythe en héritage de Mohammed Abbou (Editions
Hikma). Comédiens : Mohamed Seghir
Bendaoud et Sofiane Attia. Musique et chant :
GALERIE D’ART AÏCHA-HADDAD (RUE
DIDOUCHE-MOURAD, ALGER)
Jusqu’au 30 novembre : Exposition de l’artiste
peintre Lakhdar El Gouizi.
Spectacles de la compagnie Les Kahinates «A
l’ombre des gestes» (Algérie), de Studio 26
(Indonésie), du Grupo de Danza de la UNSAM
(Argentine) et de la troupe de danse contemporai-
ne «Zig Zag Danza» (Espagne).
Jeudi 22 novembre à partir de 18h : Cérémonie
de clôture du festival.
GALERIE DAR EL KENZ (16, LOT HADDADI,
CHÉRAGA, ALGER)
Du 12 au 30 novembre : 12 e Salon d’automne du
petit format. Participants : 29 artistes dont Bettina
Heinen-Ayech, Souhila Belbahar, Cetherine Rossi,
Shahriar Piroozram, Mustapha Adane, Moncef
Guita, H’ssicen et Salah Hioun. La galerie est
ouverte du samedi au jeudi de 10h à 18h. Elle est
fermée le dimanche.
Nouredine Saoudi.
Jusqu’au 31 janvier 2013 : 5 e Salon d’automne
des arts plastiques, avec la participation de 58
artistes (artistes-peintres, sculpteurs et photo-
graphes).
MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE ET
CONTEMPORAIN D’ALGER (RUE LARBI-BEN-
M’HIDI, ALGER-CENTRE)
Jusqu’au 10 février 2013 : Exposition rétrospecti-
ve «Traversée de la mémoire» de l’artiste Lazhar
Hakkar.
AUDITORIUM AÏSSA-MESSAOUDI DE LA
RADIO ALGÉRIENNE ( 21, BD DES MARTYRS,
ALGER)
Jeudi 22 novembre à 19h30 :
SALLE IBN ZEYDOUN DE RIADH EL- FETH
(EL-MADANIA, ALGER)
Projection du film Sky Fall (James Bond 2012) de
Sam Mendes : Séances 13h, 16h et 19h. Durée
du film : 2h26.
Entrée : 100 DA.
COMPLEXE CULTUREL ABDELOUAHEB-
SALIM (CHENOUA, TIPASA)
Du 1 er au 30 novembre : Dans le cadre de la
célébration du 58 e anniversaire du déclenchement
de la guerre de Libération nationale, exposition
d’arts plastiques des artistes-peintres Saliha Khlifi,
Saïd Aïdi, Imene Mebarki. Exposition d’archives
photographiques (archives du ministère des
Moudjahidine).
PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA
Concert de La Troba Kung Fú (Espagne) avec la
collaboration du musicien hispano-algérien Yacine
Belahcene Bene et du musicien grecque Ioannis
Papaioannou
(dans le cadre de la célébration du 50 e anniversai-
GALERIE D’ART BENYAA (4, RUE DE
PICARDIE, LES CASTORS II, BIR-MOURAD-
RAÏS, ALGER)
SALLE EL-MOUGGAR (ALGER- CENTRE)
Jusqu’au 30 novembre : Film Zabana de Saïd
Ould Khlifa, à raison de 4 séances
pas jour à 14h, 16h, 18h et 20h, sauf les 24,
28 et 29 novembre à raison de 2 séances par jour.

Le Soir

d’Algérie

Soir Retraite

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 15

d’Algérie Soir Retraite Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 15 Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite»

Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite» — E.mail : soiretraite@hotmail.com

LIBRE DÉBAT

Mutuelles sociales, à quand la réforme ?

Les lecteurs Bahloul Man- sour et Saâdi Youcef, retrai- tés pétroliers, de Bordj-El- Bahri, ont répondu à notre appel à ouvrir le débat sur les mutuelles sociales en nous adressant une longue contribution, fournie et détaillée, que nous publions en deux parties. Cela devrait inciter d’autres lecteurs à faire de même, la situation catastrophique de la mutualité sociale en Algérie l’exige. A vos plumes !

Qu’est-ce qu’une mutuelle sociale ?

Ce terme signifie une forme de prévoyance volontaire par laquelle les membres d’un groupe, moyennant le paie- ment d’une cotisation, s’assu- rent réciproquement une pro- tection sociale : en cas de maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, retraite… La mutuelle est une société de personnes. Ses représentants sont élus par les adhérents. A la différence des sociétés commerciales, la mutuelle est à but non lucratif. Les objectifs poursuivis par la mutuelle sont la prévoyance, la solidarité et l’entraide. Ces protections couvrent la personne et non les biens. La mutuelle garantit l’égalité du traitement et l’ab- sence de sélection. La retraite complémentaire est une des prestations que pourrait prendre en charge une mutuelle, mais seulement si cela est prévu dans le contrat

mutuelle, mais seulement si cela est prévu dans le contrat qui lie le mutualiste (l’adhé- rent)

qui lie le mutualiste (l’adhé- rent) et sa mutuelle.

Différence entre la sécurité sociale et la mutuelle sociale

La sécurité sociale est obliga- toire tandis que l’adhésion à une mutuelle sociale est libre et relève de la seule volonté de l’adhérent. Les taux de coti- sations de la Sécurité sociale sont réglementés et prélevés à la source sur les revenus sou- mis. La cotisation mutuelle est négociable, elle peut être pla- fonnée, forfaitaire ou variable, retenue à la source ou versée par l’adhérent. La gestion de la Sécurité

sociale est le fait d’un conseil d’administration (CA) où siè- gent l’Etat, le patronat et les syndicats tandis que la gestion d’une mutuelle sociale est le fait d’une assemblée générale (AG) et d’un conseil d’adminis- tration (CA) dont les membres sont élus par l’assemblée des adhérents.

Principes de base de la mutualité

La solidarité. Fondement même de la mutualité, ce prin- cipe implique que chaque membre paie une cotisation qui est indépendante de son statut, de son risque person- nel. Le montant de la cotisa-

tion ne dépend ni de l’âge, ni du sexe, ni de l’état de santé du membre ; chacun bénéficie des mêmes services en cas de maladie ou d’exposition à un des risques cités plus haut, pour un même niveau de coti- sation ; le niveau de la cotisa- tion peut être déterminé en fonction des revenus des membres.

Fonctionnement démocra- tique et participatif. Tous les membres ont les mêmes droits et obligations ; tous doivent participer directement ou indi- rectement par l’intermédiaire de leurs représentants au fonctionnement de la mutuelle.

(1 re partie)

Autonomie et indépendan- ce. Une mutuelle est une orga- nisation libre vis-à-vis de l’Etat, des partis politiques et de tous groupes de pression. Cette liberté s’exerce dans le respect des lois en vigueur ; elle permet d’adapter les ser- vices offerts aux besoins des membres

But non lucratif. La recherche du profit est incom- patible avec la nature de la mutuelle sociale. Cependant, les considérations écono- miques et les principes de bonne gestion ne doivent pas être négligés, car ils contri- buent à la réalisation du bien- être collectif.

Adhésion volontaire et non discriminatoire. L’adhésion à une mutuelle est un acte volontaire, non fondé sur des considérations discrimina- toires ou d’exclusion.

Bénévolat. Les membres de l’organe dirigeant exercent leurs fonctions gratuitement.

Responsabilité des membres. Les autres principes supposent que les membres prennent leurs res- ponsabilités. L’adhérent se doit d’observer une certaine loyauté envers la mutuelle et envers les autres membres. Bahloul Mansour et Saâdi Youcef, Bordj El Bahri, wilaya d’Alger

Ancrage législatif et réglementaire

La mutuelle sociale en Algérie est régie, directement ou indirectement, par une série de textes législatifs et régle- mentaires. Loi n°83-11 du 02 juillet 1983 (JO n°28 du 5 juillet 1983) relative aux assurances sociales. Loi n°90-11 du 21 avril 1990 (JO n° 17 du 25 avril 1990) relative aux relations de travail. Loi 90-31 du 4 décembre

1990 (JO n°53 du 5 décembre 1990) relative aux associa-

tions, abrogée et remplacée par la loi n°12-06 du 12 janvier

2012 (JO n°2 du 15 janvier 2012).

Loi 90-33 du 25 décembre 1990 (JO 56 du 26 décembre 1990) relative aux mutuelles sociales, modifiée et complé- tée par l’Ordonnance n°96-20 du 6 juillet 1996 (JO n°42 du 7 juillet 1996). Décret exécutif n°91-159 du 18 mai 1991 (JO n°25 du 29 mai 1991) fixant le nombre minimum d’ad- hérents pour la constitution d’une mutuelle sociale. Décret exécutif n°97-427 du 11 novembre 1997 (JO n°75 12 novembre 1997) fixant la composition et le fonc- tionnement du Conseil national consultatif de la mutualité sociale. Décret exécutif 97-428 du 11 novembre 1997 (JO n°75 du 12 novembre 1997) fixant les modalités du contrôle par le ministre chargé de la Sécurité sociale sur l’application de la législation relative aux mutuelles sociales. Arrêté ministériel du 7 décembre 1997 (JO n°1 du 7 jan- vier 1998) fixant les taux d’affectation des ressources de la mutuelle provenant des cotisations.

B. M. et S. Y.

Organisation des mutuelles

Organes internes. Il faut se référer à l’article 11 de l’ordonnan- ce n°96-20, modifiant l’article 20 de la loi 90-33, qui définit les organes internes d’une mutuelle sociale : l’assemblée générale, le conseil d’administration, le bureau du conseil d’administration et la commission de contrôle. L’article 12 de la même ordon- nance précise les fonctions des membres des organes ci-dessus, qui s’exercent à titre bénévole. L’article 13 traite de l’assemblée qui est constituée de délégués élus et dont la composition est renouvelée tous les 4 ans. Les membres du conseil d’ad- ministration ne sont pas concer- nés par cette opération de renou- vellement de base. Selon l’article 17, la mutuelle est administrée par un conseil d’administration compo- sé de 5 à 9 membres, élus par l’assemblée générale. La commis- sion de contrôle (article 21), élue par l’AG en son sein, est compo- sée de 3 à 9 membres autres que les membres du CA.

Organe externe. Il est institué un conseil national consultatif de la mutualité. Prévu par le décret exécutif 97-427 du 11 novembre

1997 (Journal officiel n° 75 du 12

novembre 1997). Il est activé épi- sodiquement selon le bon vouloir du ministre de tutelle : il n’a pas de siège.

Affectation des ressources provenant des cotisations

Chapitre régi par arrêté du 7 décembre 1997 du ministre du travail (JO n°1 du 7 janvier 1998) qui fixe les taux d’affectation des ressources de la mutuelle prove- nant des cotisations. Ces ressources sont affectées à raison de 70% aux prestations individuelles, 10% aux frais de fonctionnement, 10% aux presta- tions collectives et, enfin, 10% au programme d’investissement. Les excédents sur exercice sont versés au fonds de réserves légales. Aucune mutuelle ne res- pecte ces dispositions, l’importan-

ce du dépassement des taux légaux par les taux d’affectation réels en matière de frais de fonc- tionnement s’explique par les frais qui ne sont pas maîtrisés (rému- nération illégale des membres, frais fastueux et dispendieux pour missions, locations infrastruc- tures de luxe lors des AG, pré- bendes et avantages indus.), cer- taines dépenses hors cadre sont comptabilisées dans les frais de gestion et de fonctionnement de la mutuelle. La publication des rap- ports d’activité et des comptes ne se fait pas toujours. A titre d’exemple, au niveau de la mutuelle des pétroliers, MIP, (exercice 2010), il a été constaté une faible affectation pour les prestations individuelles qui repré- sentent 43,18% au lieu de 70%, et 0,16% pour les prestations collec- tives au lieu de 10%, alors que les frais de gestion se rapprochent du taux légal de 10%, soit 8,37%. B. M. et S. Y.

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 17

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

Bon à savoir

MMMMaaaarrrrcccchhhheeeezzzz ssssaaaannnnssss mmmmooooddddéééérrrraaaattttiiiioooonnnn

Le sport est essentiel au maintien du tonus. Il existe de nombreuses manières d'en faire et vous pouvez aussi le pratiquer en dehors des salles de sport. Par exemple en marchant le plus souvent possible. La marche est un sport complet, à condition de le pratiquer à un rythme soutenu et régulier. Essayez de marcher au moins une demi-heure par jour. Comment y arriver ? En préférant la marche à la voiture, dès que le trajet le permet, en descendant du bus un ou deux arrêts avant sa destination, en montant les escaliers… Enfin, marcher dans la nature une fois par semaine, si c'est possible, vous changera les idées :

en forêt, dans la campagne, au bord de la mer… l'oxygène sera au rendez-vous !

vous changera les idées : en forêt, dans la campagne, au bord de la m er…
Beauté
Beauté

CCrrooqquueetttteess ddee rriizz

300 g de riz cuit, 1 tranche de pâté de dinde ou poulet, 4 œufs, 100 g de fromage rouge râpé, 150 g de fromage blanc, 2 pincées de safran en poudre, 100 g de chapelure, 4 cuil. à soupe de farine, 1 bain de friture.

Mélangez le riz cuit avec le safran, 2 œufs battus et le fromage rouge râpé. Assaisonnez. Formez une boule

de riz de la grosseur d’un petit œuf. Glissez-y un dé de pâté de dinde et un dé de fromage blanc, puis refermez la boule avec du riz. Roulez-la d’abord dans la farine, puis dans les œufs battus et dans la chapelure. Confectionnez autant de croquettes que possible. Faites chauffer l’huile de friture à 180°C. Mettez-y les croquettes à dorer par trois. Egouttez-les

sur du papier absorbant. Gardez-les au chaud à

l’entrée du four préchauffé à 120°C. Servez les croquettes bien chaudes. Conseils : Accompagnez les croquettes d’un coulis de tomates. Évitez l’utilisation du riz long, car il ne colle pas.

Évitez l’utilisation du riz long, car il ne colle pas. P P a a r r

PPaarreenntt :: llee rrééfflleexxee ffeerr eett mmaaggnnééssiiuumm

Veillez à assurer des

apports suffisants en fer pour éviter à vos enfants tout risque de déficit qui pourrait provoquer une anémie. Les aliments les plus riches en fer sont le foie bien cuisiné (et aussi le pâté de foie !), les moules, la viande de bœuf, le cacao et les lentilles. Et pour garder le sourire et la sérénité, rien de tel que le magnésium. Comme l'organisme ne dispose d'aucune réserve de magnésium, il est essentiel d'en consommer chaque jour et, pour cela, quelques conseils :

– inscrivez aux menus de vos enfants produits céréaliers (de préférence complets :

grillés, pain, pâtes…) et légumes secs (haricots

rouges et blancs, lentilles, pois chiches) ;

– parsemez leurs

assiettes d'un peu de

poudre de germe de blé ;

– saupoudrez leurs

tartines ou leur fromage blanc de cacao (veillez à le choisir peu sucré) ;

– déposez un carré de

chocolat noir sur leurs biscuits secs au goûter.

choisir peu sucré) ; – déposez un carré de chocolat noir sur leurs biscuits secs au

biscottes, petits pains

Afficher une bouche de star

Photos : DR
Photos : DR

Sensuelles, les lèvres font partie de notre potentiel de séduction. Découvrez comment les rendre plus douces, plus belles et masquer tous leurs petits défauts.

ADOUCIR

Pour rendre les lèvres douces et lumineuses, il faut éliminer les petites peaux mortes. L'idéal est d'utiliser un gommage spécifique qui va exfolier leur peau délicate sans les agresser. A défaut, après les avoir ramollies avec un coton imbibé d'eau tiède, on

les tartine généreusement de baume hydratant puis on peut les frotter tout doucement avec une brosse à dents souple ou un mouchoir en papier enroulé autour de l'index. Ce geste, qui stimule la micro- circulation sanguine, est irremplaçable pour regonfler légèrement la bouche et la faire rosir naturellement. Ensuite, on enlève les traces de produit avec un gant de toilette humide puis on applique en massant un baume hydratant ou une crème repulpante.

MAQUILLER

Aujourd'hui, la mode est aux bouches naturelles, discrètement mises en valeur par un rouge plus ou moins transparent ou pailleté. Pour qu'il glisse parfaitement sur les lèvres

et tienne longtemps, appliquez d'abord un baume hydratant. Vous désirez agrandir votre bouche ou la redessiner ? Une simple touche de rouge à lèvres n'est pas suffisante.

- Commencez par dessiner

le contour de votre bouche

avec un crayon à lèvres à pointe fine. Si sa forme ne vous plaît qu'à moitié, profitez de l'occasion pour l'améliorer. Vous souhaitez l'agrandir ou l'arrondir de quelques millimètres ? Tracez le trait à l'extérieur de la bouche. Attention, n'en faites pas trop, le résultat manquerait de naturel.

- Estompez avec un

mouchoir en papier ou, mieux, un pinceau à lèvres.

- Ensuite déposez au cœur

des lèvres une touche d'un rouge légèrement plus clair. Pour le soir ou pour un effet glamour, vous pouvez

ajouter une touche d'un gloss brillant au milieu de la lèvre inférieure.

- Vous trouvez votre bouche

trop volumineuse ? Sachez que les lèvres pulpeuses sont actuellement très tendance. Si vous souhaitez toutefois la réduire

- Commencez par la

recouvrir de fond de teint. Poudrez.

- Avec un crayon à pointe

fine, redessinez son contour

en travaillant très

légèrement à l'intérieur des lèvres.

- Puis appliquez un rouge mat du même ton que le crayon.

NNeeuuttrraalliisseezz lleess mmaauuvvaaiisseess oonnddeess

Ordinateur, répondeur, télévision Tous ces appareils électriques émettent des ondes susceptibles d’être nocives pour la santé. Pour atténuer leur effet négatif, placez des plantes (plus efficace que les fleurs) à proximité. Attention aussi au four à micro-ondes ! Il doit être parfaitement étanche. Pour vérifier sa qualité, plaquez une feuille d’aluminium sur l’extérieur de la porte. Si vous entendez des sortes de crépitements, cela signifie que des ondes s’en échappent et que, par conséquent, vous devez changer le joint, voire même le four s’il est ancien.

Dernier conseil : Quel que soit l’appareil électrique, ne vous placez jamais à l’arrière de celui-ci (côté moteur) pour ne pas vous exposer aux rayonnements électriques.

TTaarrttee aauu cchhooccoollaatt aammeerr

e a a u u c c h h o o c c o o l

Pâte sablée : 200 g de farine,125 g de beurre ramolli, 120g de sucre glace, 40 g de poudre d'amandes, 2 jaunes d'œufs, 2 sachets de vanille Garniture : un pot de crème fraîche, 8 cl de lait, 200 g de chocolat noir 70% de cacao coupé en petits morceaux

Mettez dans un saladier les jaunes d'œufs avec la vanille. Dans le bol d'un mixer, mélangez la poudre d'amandes avec le sucre glace. Ajoutez la farine et le sel et mixez. Ajoutez le beurre et mixez 10 sec. Ajoutez les jaunes d'œufs avec la vanille et mixer par petits coups 8 fois jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène (sans toutefois former une boule). Formez une boule et laissez-la reposer au moins une heure au frigo. Préchauffez le four à thermostat 6. Etalez la pâte sur un moule et faites cuire à blanc 15 mn. Portez à ébullition la crème et le lait dans une casserole. Retirez, ajoutez le chocolat en remuant continuellement jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Versez le mélange sur le fond de pâte froide. Faites cuire au four 12 à 15 mn thermostat 6

(190°).

Conseils : Servez tiède ou à température ambiante.

««JJ’’aaii tteessttéé ppoouurr vvoouuss»» vous parlera demain de la dernière révolution capillaire, le
««JJ’’aaii tteessttéé ppoouurr vvoouuss»» vous parlera demain de la dernière
révolution capillaire, le steampod, le premier fer à lisser à vapeur
continue haut débit, associé à l'action réparatrice de soins enrichis en
pro-kératine. Dans le salon de Djelani Maâchi, j’ai testé pour vous cette petite
merveille et vous dirai tout.
HHaayyeett BBeenn

Le Soir

d’Algérie

Détente

Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 18

d ’Algérie Détente M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 8 M OTS F LÉCHÉS

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

Par Tayeb Bouamar

Son nom ---------------- Son métier Son prénom Afin de Inespéré Ville Indurations ----------------
Son nom
----------------
Son métier
Son
prénom
Afin de
Inespéré
Ville
Indurations
----------------
----------------
allemande
----------------
Sa femme
Voies
Ville
----------------
ferrées
d’Espagne
A payer
Goal
de la JSMB
Argon
Note
----------------
----------------
Institut
Grades
----------------
----------------
Habits
Jeux
Conspua
Attacha
----------------
Coutumes
Prophète
----------------
Fin
Radium
----------------
----------------
de soirée
----------------
----------------
Europe
Orienta
Assagie
Sélénium
Habit
Os
Bord
----------------
romain
----------------
Possessif
----------------
----------------
Pourri
Souci
Lot
Pronom
----------------
Pas assez
----------------
Adverbe
Auteur
Monnaie
français
----------------
----------------
Individus
Organe
En fut
Possédais
Creusai
un des
----------------
----------------
fondateurs
Personnel
Joyeux
Existence
pièce
Saveur
----------------
----------------
----------------
Prénom
Désiré
Bagarre
Dans
Pronom
Noyau
----------------
la peine
----------------
Pars
----------------
----------------
Mise
Dormeur
Adepte
Métal
Captif
Article
Indéfini
----------------
----------------
----------------
----------------
Pars
Organisation
Direction
Argon
Possessif
internationale
Chiffrés
Shoot
Gaité
----------------
----------------
----------------
Pays
Nazis
VTT
Manger
Lents
----------------
----------------
Divinité
Isolé
(inv.)
Cour
Son grade
----------------
Transpires

ENUMÉRATION

Ces colonnes abritent les noms de 8 localités à l’est de Jijel. Une lettre ne

Ces colonnes abritent les noms de 8 localités à l’est de Jijel. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Saint à Mila»

DELAZIZBABEN BEROUANEZEBI AMNEJDLUOLAH IID GAB DDJ HMI IIE IEB SSN MJI FRBELLARAODB EUONNEKLEUZO DAHLEBIUOARU
DELAZIZBABEN
BEROUANEZEBI
AMNEJDLUOLAH
IID
GAB
DDJ
HMI
IIE
IEB
SSN
MJI
FRBELLARAODB
EUONNEKLEUZO
DAHLEBIUOARU

1- BELGHIMOUZ 2- DJEMAA BENI HBIBI 3- EL KENNOUR 4- BOURAOUI BELHADEF 5- SIDI ABDELAZIZ

6- BAZOUL 7- DJEN DJEN 8- BELLARA

MEROUANESIDI=RESTANTMOT

L ETTRES

D E : A mazone

1 A 2 M 1- VILLE 3 A 2- SA SOURCE 4 Z 5 O
1
A
2
M
1- VILLE
3
A
2- SA SOURCE
4
Z
5
O
3- AFFLUENT
6
N
4- PAYS
7
E
5- FLEUVE
6- MONTAGNES
7- AFFLUENT

SSOLUTIONSOLUTIONS…S…SOLUTIONSOLUTIONS…S…SOLUTIONSOLUTIONS

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS GÉANTSGÉANTS CASAMANCE-TAMOUL ORAGE-ARRETS-USE NE-E-STE-RC-BB-S STE-CE-VUE-RALER TE-BONNET-BADINA A-MENTIR-RAP-EST NOIRCIE-MEDINE-S TUTEUR-RETINE-ED IT-TE-LESINE-DRU NIDS-MASURE-DO-D ELU-TA-IRE-PAN-E -S-GR-ANE-HONNIS D-GROUPE-DORSALE ELBOUNI-COMTES-R LARGES-BOUEES-UT

M-DIVANS-RAVISES

DE-DALLE-RAIE-DC

ESCLAVE-RE-REE-I

E-DOREE-FUIR-PA-

NA-LIE-DENIER-PB

-NOTER-FIER-FOIN

TIGES-DEPOSE-SOL

DYNAMITE-SANREMO

-GAR-VAPEUR-EURE

COI-TOMATE-MUET-

IN-PRI-SE-DIS-IT

V-TRACAS-TUE-NOE

LETTRESLETTRES

ANGOULÈMEANGOULÈME

ANTICIPATION-ANS

----CHARENTE--

---FRANCE-----

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS -ALFRED-CHIMISTE

----ANGOUMOIS-

-SAINTOGAN----

NI-EU-AVOUE-SOU-

----FLUVIAL---

OSER-C-ETE-DO-EN

-COUPOLES-----

BEL-POSTE-BOLERO

---PAPETERIE--

ES-ROMEO-RUSES-B

L-MORT----TER-DE

----REMPART---

AV-NE-NEUTRE-LA-

-CONTE----ER-COL

BANDEDESSINEE-

BETE-BARREE-PU-P

SAIDA-----R-PAS-

--------------

RUE-RARETE-NA-CO

URNE-CM-RU-PIPES

--------------

ER-PETITS-NANTIS

ETE-HEURE-NAGE-I

--------------

Le Soir

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Détente

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d ’Algérie Détente M ardi 20 novembre 2012 - PAGE 1 9 M OTS F LÉCHÉS

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

Par Tayeb Bouamar

Démembre- ment ---------------- Note Captif Nord ---------------- du Maroc Bijoux ----------------
Démembre-
ment
----------------
Note
Captif
Nord
----------------
du Maroc
Bijoux
----------------
----------------
Pour rien
Entravées
Néon
Erbium
Négation
Arme (pho.)
----------------
----------------
----------------
Caisse
----------------
Préposition
Sport
----------------
----------------
----------------
Oriente
Chuter
Ex-OUA
Danses
Existence
Lentilles
Entrée
Cordon
----------------
----------------
de Rome
Article
Cancer
----------------
----------------
Dans le vent
----------------
----------------
----------------
Note
Maintenance
Volumes
Agence
Ville
Changer
----------------
de France
Elira
----------------
----------------
Préposition
Capitale
Individus
Carnet
----------------
----------------
Règne
Salis
Déchiré
Récipients
----------------
Comique
----------------
----------------
Pronom
Eteintes
Accès
Lettres
----------------
du Sahara
Prières
----------------
----------------
Univers
Couche
Intelligence
Iridium
Piété
----------------
----------------
Vieux do
Phoques
----------------
----------------
----------------
Posa (inv.)
Décodé
Guide
Entaché
Ternes
----------------
----------------
P/APC
Choix
Monnaie
Cacher
Rejeta
----------------
----------------
----------------
Livides
Divague
Préposition
Briser
Meitnerium
----------------
----------------
Gangs
----------------
Glucide
Maudite
Sain et sauf
Flatteur
Liaison
----------------
----------------
----------------
Malades
Equité
Cérium
Corps
Chiffres
de sécurité
----------------
----------------
Note
Possède
Disette
Souffrir
----------------
----------------
Durée
----------------
Euphorique
Danses
Péniblement
Capitale
Existe
----------------
----------------
----------------
Poissons
Fou
Part (inv.)
Condition
Institut
Trou du nez
Possessif
----------------
Libération
----------------
----------------
Substance (inv.)
----------------
----------------
Dans
Ex-
Pays
----------------
Exil
la route
assemblée
Désirée
Raconte
Substance
----------------
----------------
Rapine
Ville
Nuit
d'Espagne
Avant
Fruit
----------------
la matière
Partition
----------------
----------------
Agitée
Pierres
Sécrétas
Colère
Apprécie
----------------
----------------
----------------
Méprisée
Lettres
Ville
Regret
d’Oran
du Maroc
Ville
Sent
du Texas
----------------
----------------
Hadji
Mélodie
Baisse
Allongée
de teint
----------------
----------------
Enleva
Argon
Médicament
Femmes
----------------
----------------
Repose
----------------
Statue
Déficit
Mer
Pareil
Préfixe
----------------
----------------
----------------
Ravit
Pronom
Restitue
Approuvées
Divinité
Métro
----------------
----------------
----------------
Dans
Article
Allié
la peine
Egarai
Préposition
----------------
----------------
Divisera
----------------
Calcium
Sélénium
Dans
Région
Paliers
l’arène
de France
----------------
----------------
----------------
Plante
Eprouve
Molybdène
Région
A de
du Sénégal
l’intuition

Le Soir

d’Algérie

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Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 20

d ’Algérie Publicité Mardi 20 novembre 2012 - PAGE 20 SOIR DE LA FORMATION CHERCHE PROF

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L’INSTITUT SUPÉRIEUR D’ADMINISTRATION ET DE GESTION (ISAG) organise pour les étudiants de niveau terminale ou bac des formations de techniciens supérieurs dans les spécialités :

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