Association pour le Retour de l’Eau en régie Publique dans la Communauté d’Agglomération de Mantes en Yvelines. (AREP-CAMY).

Agora. 254 Bd du Maréchal Juin. 78200 Mantes la jolie.

Des hausses régulières : + 40 % en 10 ans !

Premier meeting (29 mai 2009). 50 participants.

Interview du Maire (PCF) de Limay. (Régie publique : 2,71 € le m3. CAMY : 3,57 € !)

Fondation de l’AREP-CAMY (juillet 2009)

La CAMY sponsorise Veolia !

La CAMY sponsorise Veolia (bis) !

Tract diffusé à 13000 exemplaires

AREP-CAMY.
(Association pour le Retour de l'Eau en régie Publique dans la Communauté d'Agglomération Mantes en Yvelines). ___________________________________________________________________________________________

Vendredi 24 septembre 2010 à 20 h Cinéma « Le Chaplin » de Mantes la jolie.
(Place Pierre Mendès-France au Val Fourré). Entrée gratuite.

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Exposition réalisée par la Coordination « Eau-île de France », Projection du film « Water makes money » en sortie mondiale, suivie d'un débat.

Ce film de 90 mn., réalisé par des cinéastes allemands, dénonce l'emprise et les pratiques des multinationales françaises de l'eau (Veolia et Suez) sur la fourniture de l'eau potable et l'assainissement dans 75 % des communes françaises et leur extension à l'échelle mondiale. Initialement prévu pour être diffusé à la télévision, ce film a été « déprogrammé »... Sa sortie mondiale, à partir de septembre 2010, a donc été organisée par les Associations qui combattent pour le retour de l'eau en régie publique. A noter qu'une séquence du film a été tournée à Mantes la jolie lors du meeting de l'Agora du 27 mai 2009 organisé par l'AREP-CAMY.
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NON AU RACKET DE L'EAU !
"Bien patrimonial commun de l'humanité et ressource naturelle vitale, l'eau ne saurait être considérée comme une marchandise et exploitée selon les logiques commerciales dominées par des intérêts financiers privés (...) ". (Introduction aux "Manifestes pour l'eau publique". 2008). Ce constat d'évidence, partagé par l'immense majorité des citoyens dans le monde entier, a pourtant été systématiquement remis en cause par des logiques commerciales dont notre pays a constitué une affligeante "exception française" ! Alors que la plupart des pays développés – y compris les plus "libéraux" – ont conservé une gestion publique de l'eau (à 85 % aux Etats-Unis, par exemple), la France fait exception, puisque 74 % de la fourniture en eau potable et 60 % de l'assainissement ont été confiés à des sociétés privées qui se partagent le "marché". Que s'est-il donc passé ? Jusque dans les années 50, la gestion de l'eau et l'assainissement relevaient la plupart du temps de services municipaux publics. Mais quelques grosses collectivités (par exemple, la proche banlieue parisienne – le Sedif depuis 1923) avaient déjà confié ce secteur d'activités à des délégataires privés. A partir des années 60, ces sociétés capitalistes privées partent à la conquête de ce "marché" et ce processus va être accéléré par les lois de décentralisation (1982), puis par une série de textes adoptés en 1992, 2000 et 2006 pour se mettre en conformité avec les directives européennes qui poussent à la privatisation (DCE : DirectiveCadre sur l'Eau). C'est ainsi que les "Trois sœurs" françaises : Veolia (ex-Vivendi, ex-CGE), Suez (Lyonnaise des Eaux) et SAUR (ex-Bouygues) ont obtenu le contrôle des trois quarts de ce secteur d'activités. Or, le constat est clair : " La gestion privée se traduit par un surcoût de 27 % pour la distribution d'eau potable et de 20 % en moyenne pour l'assainissement." (Marc Laimé. "Le dossier de l'eau". Editions du Seuil. 2003). De plus, les enquêtes de "Que choisir ?" ou les témoignages de salariés qui travaillent ou qui ont travaillé pour ces sociétés privées vont tous dans le même sens : engagements non tenus pour l'entretien des réseaux, fuites payées par les consommateurs, surfacturations systématiques, emplois fictifs, corruption (Grenoble...), facturation

Location d’un cinéma pour la projection de « Water makes money » 24 septembre 2010. 80 présents.

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Tract aux salariés de Suez et de Veolia.

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AREP-CAMY. (Association pour le Retour de l'Eau en régie Publique dans la CAMY.) Aux salariés de Veolia et de Suez-Lyonnaise des Eaux. A l'occasion de la sortie du film « Water makes money » - réalisé par des cinéastes allemands et qui dénonce les méthodes et les pratiques des multinationales françaises de l'eau en Europe, en Afrique et en Amérique latine – un certain nombre de salariés de vos entreprises sont venus assister aux séances de projection du film pour le critiquer et pour reprocher aux partisans du retour à la régie publique de vouloir « la suppression de leurs emplois ». Ce scénario s'est déroulé de la même manière de Marseille à Paris, de Rouen à Mantes la jolie, et ailleurs... Il s'est même trouvé des Directeurs d'Agence de Veolia pour s'adresser à des Maires et leur reprocher d'avoir autorisé la diffusion du film dans leur commune (La Roche sur Foron en Savoie, par exemple) ! A Mantes la jolie, des représentants de Veolia présents lors de la projection ont contesté certains aspects du film, comme des cas de corruption ou de pollution de rivières, alors que, pourtant, les faits sont avérés (Bruxelles) et que justice a été rendue (Grenoble) ! Une polémique s'est même engagée à propos des chiffres que nous avons cités, alors que ceux-ci émanent du très officiel « rapport annuel (2009) sur le prix et la qualité de l'eau potable et de l'assainissement » remis aux élus de la CAMY le 1 er juillet 2010. Ne pas se tromper d'adversaire ! Nous comprenons parfaitement que des salariés de quelque entreprise que ce soit veuillent défendre leur emploi, leurs conditions de travail et leur compétence professionnelle – ce que personne n'a jamais remis en cause. Mais cela doit-il conduire à défendre inconditionnellement « son entreprise », même lorsque ses pratiques les plus discutables pour acquérir ou conserver ce qu 'elles appellent le « marché de l'eau », ont été prouvées et démontrées ? En réclamant le retour de l'eau en régie publique, nous défendons l'intérêt de tous les citoyens qui constatent – sans contestation possible – que l'eau est moins chère lorsqu'elle est fournie par une régie publique (Limay : 2,71 € le m 3) que lorsqu 'elle est fournie par des sociétés privées (Veolia : 3,56 € le m 3), alors que c'est la même eau, provenant des mêmes captages et utilisant parfois les mêmes tuyaux ! La différence de prix s'expliquant par la « nécessité », pour les sociétés privées, de redistribuer des bénéfices à leurs actionnaires ( + 15 % en 2008 pour Veolia). Nous n'opposons pas les intérêts des citoyens à ceux des salariés ! Si la régie publique était rétablie dans la CAMY, la LOI oblige celle-ci à vous réemployer en priorité et aux mêmes conditions que celles dont vous bénéficiez actuellement chez Veolia ou chez Suez ! Voir ci-dessous le chapitre IV du Code du travail (*). C'est ce qui s'est passé à Paris où la régie publique a été rétablie depuis le 1 er janvier 2010. A Rouen (banlieue Sud), 58 des 60 employés de Veolia ont été réemployés aux mêmes conditions par la régie rétablie (les 2 autres personnes étant des cadres qui ont choisi de rester chez Veolia.). Les statuts de notre Association (AREP-CAMY), déposés fin 2009, sont d'ailleurs très clairs sur ce sujet : « Obtenir le retour en régie(s) publique(s) de la distribution, de la gestion et de l'assainissement de l'eau dans la CAMY. Ceci, bien entendu, sans préjudice pour les personnels travaillant aujourd’hui dans ce secteur, quels que soient leur employeur et leur statut actuels. ». ° Combattre pour le retour à la régie publique, dans l'intérêt de l'ensemble des citoyens-consommateurs. ° Lutter pour économiser la ressource et pour améliorer la qualité du service rendu. ° Obtenir une baisse significative des tarifs, c'est à dire le « juste prix » de la fourniture et du traitement de l'eau. ° Préserver les emplois, obtenir un statut qui garantisse les conditions de travail et les acquis des salariés du secteur. Tels sont les objectifs communs qui peuvent unir les salariés et les consommateurs. Comme Association, nous sommes prêts à rencontrer vos organisations syndicales afin de discuter et de définir en commun ces propositions et ces revendications qui ne nous semblent aucunement contradictoires. _____________________________

L’audit réalisé par SP 2000 (novembre 2010) – 114 pages.

…et sa principale conclusion : surcoût pour la régie : de 4,3 à 6,5 M d’€ !

« La » photo !

Le mémorandum critique de l’audit du cabinet SP 2000 (6 pages)

Attaque du Président de la CAMY contre l’AREP et les élus qui sont suspectés de nous avoir fourni l’audit.

Réponse du TPG des Yvelines.

2 éme projection du film WMM par l’UFC que choisir 78 (mars 2011)

Le journal « officiel »de la CAMY (19 mai 2011)

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Abonnement passe de 66 à 18 €. Eau baisse de 30 % et même de 55 % pour les 49 premiers m 3. Economie de 110 € par an pour 120 m 3. 3,5 M d’€ déjà provisionnés pour changer les branchements au plomb. Assurance gratuite en cas de fuites. 10 000 € pour les impayés (familles en difficulté) Contrôle des effectifs et des « frais de siège ».

Le Courrier de Mantes du 25 mai 2011.

La CAMY : de 12…. à 17, puis 22… puis 35 communes en 2013 !

Tract adopté à l’AG extraordinaire du 15 juin 2011 distribué pendant l’été 2011. Pour « harmoniser » la situation des 35

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AREP-CAMY Association pour le retour de l’eau en régie publique dans la CAMY

Coordination Eau île de France.


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Veolia cède beaucoup pour ne pas tout perdre !
Au Conseil communautaire du 17 mai 2011, le Président de la CAMY a annoncé la signature d’un avenant au contrat de fourniture de l’eau potable par Veolia à 9 communes de la CAMY (1). Cet avenant prévoit principalement la baisse du prix de l’eau potable de 30 % (pour une consommation moyenne de 120 m 3 par an), la baisse du tarif de l’abonnement qui passe de 66 € à 18 €, ce qui signifie une économie de 110 € par famille et par an. (2). Ainsi, ce qui était jugé « impossible » et « démagogique » par les instances de la CAMY il y a encore 6 mois, est devenu subitement réalisable ! Alors que le prix de l’eau a augmenté de 40 % entre 1999 et 2009, voilà que Veolia accepte de baisser ses tarifs et de rendre des comptes sur plusieurs aspects discutables de sa gestion. Pourquoi un tel retournement de situation ? Que n’y a-t-il songé plus tôt ! Cela aurait sans doute évité une hausse de 40 % depuis 10 ans, ce qui ne semblait perturber aucun des élus ! Evidemment, le Président de la CAMY s’en attribue le mérite essentiel en vantant lui-même ses qualités de négociateur (voir le JTM du 19 mai et Le Courrier du 25 mai 2011). Ce qui a changé, c’est que depuis mai 2009, par la tenue d’un premier meeting à l’Agora, puis par la constitution de notre Association, les citoyens ont été tenus informés de la situation, des profits exorbitants réalisés par les multinationales de l’eau (Suez et Veolia), de leurs pratiques plus que discutables. Un tract a été diffusé à 13000 exemplaires, des articles de presse sont parus, le film « water makes money » a été projeté à deux reprises (la 2 ème fois par l’UFC Que choisir). Les habitants ont su que de très grandes villes (Rouen, Castres, Saint Malo, Digne, Cherbourg, Montbéliard… et Paris !) avaient rétabli des régies publiques. La CAMY a alors constitué un « groupe de travail sur l’eau » qui a demandé la réalisation d’un « audit » à un cabinet spécialisé (SP 2000). Cet audit a été rendu en novembre 2010. Notre Association a « décortiqué » cet audit pour en relever les anomalies, les carences et dénoncer l’orientation de ses conclusions vers la reconduction des contrats avec Suez et Veolia. Nous avons rédigé un « mémorandum » critique qui a été adressé aux élus et à la presse (3) et qui soulevait plusieurs problèmes qui, jusqu’alors, avaient « échappé » à la sagacité de la CAMY : les effectifs réels des entreprises, les frais de gestion assez « mystérieux », l’utilisation des sommes provisionnées (4,931 M d’€) mais non-utilisées par Suez et Veolia, notamment pour la réparation des fuites (14 % du volume d’eau), l’ampleur des bénéfices réalisés « sur notre dos » par Suez et Veolia, etc… Veolia rend des comptes et baisse ses tarifs… Nous constatons que c’est précisément sur ces différents points que Veolia a été amenée à rendre des comptes : les effectifs déclarés ont été contrôlés ; un plafonnement de ses frais de gestion a été négocié ; en cas de fuites, une assurance gratuite est désormais incluse dans les contrats ; 3,5 M d’€ provisionnés seront – enfin - utilisés d’ici 2013 pour changer les branchements au plomb ; et la baisse des prix est significative – ce qui confirme l’étendue des bénéfices réalisés depuis des années par Veolia qui peut se permettre de baisser ses tarifs de 30 %, tout en maintenant des marges pour ses actionnaires ! Personne n’est dupe ! Sans la campagne d’information et de mobilisation des citoyens, initiée par l’AREP-CAMY, reprise par l’UFC Que choisir, et relayée par quelques élus, rien n’aurait été possible et les choses auraient continué comme depuis des décennies : hausse régulière des prix et opacité de la gestion privée ! … Mais la bataille n’est pas terminée !

une régie publique pour tous !
communes :

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Meeting le 16 septembre 2011.

La CAMY répond…Mais confirme : les nouvelles communes peuvent rester en régie si elles le souhaitent.

Assises 78 / 95 des Associations pour l’eau.

Suez baisse ses prix à son tour ! Mais moins que Veolia !

Article de « Médias Val de Seine » (décembre 2011).

Le « guide » offert aux 35 Maires de la CAMY.

Assises Régionales des Associations pour l’Eau (9/10 décembre 2011). L’AREP reçoit un prix..

Bruxelles enquête sur le marché de l'eau en France.

Suspicions de surfacturation et d’entente illicite. Janvier 2012.

Les marchés de l'eau en France dans le collimateur de la Commission européenne.
Bruxelles a officiellement ouvert une enquête aujourd'hui (18 janvier 2012) pour déterminer s'il existe une entente sur le marché de l'eau en France. La Commission soupçonne Suez Environnement, Veolia et la Saur de s'être entendues, notamment pour fixer les prix. L'enquête concerne aussi la fédération professionnelle des entreprises de l'eau. La Commission avait déclenché des inspections surprise en 2010. Bruxelles s'interrogeait sur le fait que les trois entreprises se seraient concertées pour répondre aux collectivités locales qui renouvelaient leurs contrats. Si l'entente est avérée, la commission peut infliger des amendes aux fautifs, amendes qui peuvent représenter jusqu'à 10% du chiffre d'affaires.

BRUXELLES :— La Commission européenne a ouvert mercredi une procédure formelle en matière d'ententes et d'abus de position dominante visant les entreprises françaises SAUR, Suez Environnement/Lyonnaise des Eaux et Veolia, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Le gendarme européen de la concurrence cherche à savoir si les entreprises concernées "ont coordonné leur comportement sur les marchés des services de l'eau et des eaux usées en France, en particulier en ce qui concerne des éléments du prix facturé au consommateur final". L'enquête devra notamment déterminer si ces trois entreprises, "en accord avec la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E), ont coordonné leur comportement sur les marchés français de l'eau et des eaux usées, en violation des règles de l'Union européenne sur les ententes". La Commission avait effectué des inspections surprises dans les locaux de plusieurs entreprises du secteur de la distribution d'eau et du traitement des eaux usées en France en avril 2010. Bruxelles précise, comme il est de règle, avoir informé les sociétés concernées et les autorités de concurrence des Etats membres de l'ouverture formelle d'une procédure. Ceci signifie que la Commission traitera cette affaire de façon prioritaire, mais ne préjuge en rien des conclusions de l'enquête, prend-t-elle soin de préciser. La durée de ce genre d'enquête varie en fonction de différents éléments, "dont la complexité de l'affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l'exercice des droits de la défense", rappelle-t-elle. Dépêche AFP. 18 janvier 2012. 14 h.

Conflit d’intérêts ?
Déclaration commune de Veolia-Environnement et du Syndicat National des Directeurs Généraux des Collectivités Territoriales.

Assemblée du Mouvement Européen pour l’Eau. (Florence. Novembre 2012).

Courgent (78) : le Maire signe pour 12 ans avec Suez, les prix doublent. La population se mobilise.

Les menaces de la Lyonnaise des Eaux.

• AREP-CAMY :

http://mantes.eau.publique.free.fr/ www.mantes.eaupublique.overblog.com