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La newsletter pour décideurs
[ 29 JANVIER 2009 – N° 4 ]

De l'oxygène, pour les banques ET pour


les entreprises
pour leurs billets de trésorerie et leurs obliga- que l’assurance crédit disponible soit suffisan-
tions. La leçon que l’on peut en tirer est que te. Cet aspect pose souvent problème aujour-
lorsque les marchés financiers sont convaincus d’hui, mais le gouvernement pourrait intervenir
de l’efficacité des autorités monétaires et en instaurant une garantie complémentaire
publiques, la confiance peut se rétablir et comme en France. Cette couverture ne doit pas
l’issue de la crise est peut-être plus proche que nécessairement coûter de l’argent au contri-
beaucoup ne le pensent. Toutefois, pour assurer
une reprise durable, les banques centrales et
La semaine dernière, nous avons été à nouveau les autorités nationales doivent ouvrir d’urgence Il faut rechercher des manières de
submergés de mauvaises nouvelles : banques un nouveau front au niveau du financement des développer ou de relancer des
affichant des pertes gigantesques, chiffres de la entreprises. Quelques mesures ont déjà été alternatives aux crédits bancaires
production et des exportations en chute, pertes prises à cet égard en Belgique, notamment sous classiques.
d’emploi en hausse. l’impulsion de la FEB. Ainsi, le plan de relance
La fin de la crise financière et économique ne fédéral prévoit le paiement plus rapide des fac-
semble donc pas encore en vue, mais les tures des pouvoirs publics, la suppression de la buable. Une autre piste est le placement plus
banques centrales et les autorités nationales ont taxe sur les contrats d’assurance crédit, la resti- rapide des emprunts obligataires des entre-
démontré ces derniers mois leur volonté de tout tution accélérée des crédits de TVA, … Les prises. Ainsi, le Ducroire pourrait s’atteler à pro-
mettre en œuvre pour limiter les dégâts autant régions ont elles aussi pris un certain nombre mouvoir sa garantie financière allant jusqu’à
que possible. Elles ne craignent d’ailleurs pas de bonnes mesures. 80% des émissions obligataires ou des crédits
de prendre des décisions atypiques. Un taux On ne peut toutefois pas en rester là si l’on veut bancaires pour les investissements dans les
d’intérêt proche de 0% aux USA et au Japon, rompre la spirale descendante des problèmes de entreprises exportatrices. C’est une bonne chose
des plans de relance de plusieurs centaines de financement et de la multiplication des faillites. que ces instruments existent, mais si personne
milliards EUR, des injections massives de capi- Tout d’abord, il est essentiel que, grâce aux ne les connaît, ils ne sont pas très efficaces.
taux dans les banques : autant de mesures qui capitaux injectés par les pouvoirs publics, les Enfin, les autorités et les banques qu’elles ont
auraient été totalement impensables il y a banques continuent d’accorder des crédits à un soutenues doivent engager rapidement un dia-
quelques mois à peine, mais dont presque cha- prix acceptable. Cela concerne tant les nou- logue sur la question de savoir comment réamor-
cun s’accorde à reconnaître l’utilité aujourd’hui veaux crédits que les lignes de crédit déjà cer le marché de certains produits financiers
pour éviter le pire. ouvertes que les entreprises concernées doivent sains, comme la titrisation des créances commer-
Ces décisions commencent doucement à faire pouvoir utiliser. ciales. La FEB suit toutes ces questions de près
sentir leurs effets. Ainsi, ces dernières De plus, il faut rechercher des manières de et continuera à formuler, avec ses fédérations
semaines, l’écart sur le marché interbancaire développer ou de relancer des alternatives sectorielles, des propositions afin de mieux armer
s’est sensiblement réduit et les entreprises les (saines) aux crédits bancaires classiques. Le les entreprises dans leur “war for liquidity”.
plus solvables retrouvent souvent des clients crédit fournisseur reste une piste, mais il faut RUDI THOMAES, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ

A EPINGLER

> POLITIQUE CLIMATIQUE INTERNATIONALE > En route pour Copenhague >


> EUROPE > Une directive contre le travail illégal
> OBLIGATIONS NON CONTRACTUELLES > ‘Rome II’ entre en scène !

[ HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959 ]


>
[ INFOR FEB 4 — 29 JANVIER 2009 ]

> EUROPE pénale (dans les cas graves). L'employeur fau- OBLIGATIONS NON
tif devra payer automatiquement les arriérés de CONTRACTUELLES
Une directive contre le salaires (avec une éventuelle présomption
‘Rome II’ entre en scène !
travail illégal d’occupation de 3 mois), les charges y affé-
rentes ainsi que les frais de retour du tra- Le règlement européen n° 864/2007CE relatif
Afin de lutter contre le travail illégal, la vailleur dans son pays d’origine. Dans certains à la loi applicable aux obligations non contrac-
Commission a proposé une directive qui devrait cas, il pourrait y avoir responsabilité solidaire tuelles, dont la responsabilité, est entré en
être adoptée d’ici peu et qui impose des sanc- ou exclusive du cocontractant en cas de sous- vigueur le 11 janvier 2009. Ce règlement est
tions aux employeurs qui occupent des tra- traitance. Le texte prévoit aussi une inéligibi- plus connu sous le nom de 'règlement Rome II'
lité de l’entreprise pouvant aller par opposition au 'règlement Rome I’ qui ne
jusqu’à cinq ans aux appels concerne que la matière contractuelle. Le règle-
d’offres publiques et aux aides ment Rome II intéresse tous les secteurs
nationales ou européennes et un d’activités, en particulier les conflits ou litiges
remboursement limité des aides qui ont une incidence dans plusieurs systèmes
perçues. Les inspections sociales juridiques (donc dans plusieurs lois nationales).
devront mener un nombre suffi- La règle générale de Rome II consiste à appli-
sant de contrôles. quer la loi (nationale) de l’État dans lequel le
La FEB partage l’objectif dommage est survenu (la loi dite de 'la surve-
de la directive. Le travail illégal nance du dommage') aux obligations ou res-
est préjudiciable à l’employeur ponsabilités extracontractuelles qui naissent en
(concurrence déloyale), à la soli- matière civile et commerciale. Il s’agit donc,
darité (manque à gagner pour la dans la majorité des cas, de la loi du pays dans
sécurité sociale et les finances lequel l’entreprise lésée a son principal éta-
publiques) et au travailleur blissement. Rome II prévoit également une
(absence de protection sociale). série de règles particulières qui s’appliquent à
Elle a suivi de très près cette certaines situations ne pouvant être soumises à
directive, étant préoccupée par la la règle générale. Ainsi, en cas de responsabi-
responsabilité solidaire en cas de lité du fait des produits défectueux (produits
sous-traitance. Elle se félicite que issus de la technologie, produits chimiques,
des dérogations soient prévues à médicaments, aliments, etc.), la règle spécia-
l’application de ce principe et le applicable est la loi ‘commune’ à la victime
vailleurs émanant de pays tiers (hors UE) en que cette responsabilité ait pu finalement être du produit et au marché visé. En d’autres
séjour irrégulier dans le pays concerné. limitée au contractant direct. termes, il s’agit de la loi du pays dans lequel la
Les sanctions sont de nature administrative et Sonja Kohnenmergen – sk@vbo-feb.be victime du produit a sa résidence, à la condi-

ACTION FEB

> La commission juridique > La FEB reçoit les > Comment lutter contre la
se réjouit de la loi sur la assureurs-crédit fraude à la TVA ?
continuité des entreprises Le vendredi 23 janvier, la FEB a organisé une La fraude à la TVA affecte non seulement les
Lors de sa réunion du 21 janvier 2009, la com- réunion d’information consacrée à l’assurance- caisses des États membres, mais fausse éga-
mission juridique de la FEB a réservé un crédit. Yves Windelincx (Office national du lement la concurrence pour les entreprises qui
accueil favorable à l’approbation au Parlement ducroire, ONDD) a profité de cette occasion respectent la loi. C’est pourquoi la Commission
de la loi sur la continuité des entreprises. La pour attirer l’attention sur un certain nombre européenne a organisé, le 23 janvier dernier à
commission juridique a suivi de près les tra- de produits qui pourraient s’avérer intéressants Amsterdam, un séminaire consacré à cette pro-
vaux de réforme du concordat judiciaire depuis pour les entreprises en cette période de crise. blématique. Des administrations fiscales natio-
2004. Elle considère que l’élargissement de la Ainsi, peu d’entre elles savent que l’ONDD nales et des entreprises y ont procédé à un
palette des instruments légaux proposés pour peut apporter une aide aux PME internatio- échange de vues sur la manière de lutter contre
redresser les situations problématiques est une nales sous la forme d’une garantie financière la fraude à la TVA. Le séminaire, auquel la
bonne chose pour les entreprises en difficultés. donnée aux investisseurs qui souhaitent sous- FEB a pris part, se concentrait essentiellement
La FEB organisera prochainement un séminai- crire à une émission d’obligations privées. Vu sur trois thèmes : un plan d’action à court ter-
re concernant la loi sur la continuité des entre- les troubles actuels sur les marchés financiers, me, les possibilités des technologies digitales
prises. Le nouveau groupe de travail 'Droit cela peut constituer un avantage non négli- et l’amélioration de la collaboration entre les
comptable' a également été présenté lors de la geable pour une entreprise à la recherche d’un administrations fiscales et les entreprises.
commission juridique, les membres intéressés financement. Alain Lecocq –ale@vbo-feb.be

étant invités à y participer. Frederic Teerlynck – ft@vbo-feb.be

Stefaan Verhamme – sv@vbo-feb.be


[ INFOR FEB 4 — 29 JANVIER 2009 ]
> POLITIQUE CLIMATIQUE INTERNATIONALE

En route pour Copenhague


Des négociations auront lieu en 2009 sur la 'succession' du Protocole des discussions : son financement, son transfert gratuit ou non vers les
de Kyoto de 1997, qui contient des objectifs concrets en termes de pays en développement et la protection des droits de propriété intel-
réduction des émissions de CO2. La première période de ce Protocole lectuelle. Enfin, l’aspect financier sera abordé lors des négociations rela-
arrive à échéance en 2012. L’objectif est de conclure, lors de la tives à un marché international du carbone, à une éventuelle taxe
Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui aura climatique internationale ou encore à la création d’un nouveau fonds
lieu à Copenhague en décembre 2009, un accord international fixant mondial pour les changements climatiques. En adoptant le paquet
de nouveaux objectifs pour les années qui suivent. Les principaux 'Énergie et climat' européen, l’UE a pris les devants dans ce débat. Elle
thèmes à négocier sont la fixation des objectifs à long terme et la défi- œuvre très activement en faveur d’un accord international. La question
nition de nouveaux objectifs de réduction concrets pour la période pos- clé réside dans les engagements que la nouvelle administration améri-
térieure à 2012. Les négociations doivent également porter sur caine, les pays producteurs de pétrole et ceux qui connaissent un déve-
l’adaptation aux changements climatiques, et en particulier sur la ques- loppement économique important seront ou non disposés à prendre.
tion de savoir qui est responsable des dommages éventuels et qui doit Les défis inhérents à la politique climatique internationale sont
les indemniser. Par ailleurs, la technologie figure, elle aussi, au centre énormes. Pour la FEB, la conclusion d’un accord international à
Copenhague, ou lors d’une conférence
des parties prenantes (COP) ultérieure,
doit créer un 'level playing field' à
l’échelon international. Le monde des
Le monde des entreprises estime essentiel qu’il soit
entreprises estime étroitement impliqué dans ces négocia-
essentiel qu’il soit tions internationales. En effet, la gran-
étroitement impliqué de majorité des investissements et des
flux financiers proviennent des entre-
dans ces négociations
prises. La FEB adoptera une position
internationales. en la matière au cours des prochains
moins.
Michael Voordeckers – mv@vbo-feb.be

tion que le produit soit commercialisé dans ce > PROVISIONS POUR PÉCULE allouées en 2008 aux employés admis au
pays également. Des règles particulières DE VACANCES bénéfice de la législation sur les vacances
s’appliquent également aux domaines suivants : annuelles des travailleurs salariés.
Bilans au 31 décembre
la concurrence déloyale et les accords restric-
tifs de concurrence, les atteintes à la propriété 2008
• 10,27 % des 108/100 des salaires accordés
intellectuelle, les atteintes à l’environnement, en 2008 aux ouvriers et apprentis admis au
En réponse à la demande écrite de la FEB,
la grève et le lock-out. bénéfice de la même législation.
l’Administration des contributions directes a
La FEB considère que ce règlement
confirmé les taux proposés par la FEB pour les
contribue à une sécurité juridique importante Jean Baeten – jb@vbo-feb.be
provisions pour pécule de vacances comptabi-
pour toutes les entreprises. Il leur permet de
lisées dans les bilans au 31 décembre 2008
mieux résoudre des questions non contrac-
qui peuvent être admises en frais profession-
tuelles, complexes, auxquelles les entreprises
nels. Ces taux sont les suivants :
sont confrontées tous les jours.
Fleur Longfils – fl@vbo-feb.be • 18,8 % des rémunérations fixes et variables

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[ INFOR FEB 4 — 29 JANVIER 2009 ]

VBO FORUM FEB


BRUSSELS EXPO
AGENDA

20 FÉVRIER 2009
L’accord interprofessionnel 2009-2010 LIEU : FEB, Bruxelles
Laurent Sempot
Quel impact sur les entreprises ? INFO:
T 02 515 09 83
Séminaire organisé par la FEB, en collaboration F 02 515 09 15
avec le CRFRT et Beci ls@vbo-feb.be

Après des négociations intenses, les partenaires


sociaux ont adopté fin décembre dernier un accord
interprofessionnel ('exceptionnel') pour la période
2009-2010. Afin de présenter le détail des mesures qu'il contient, et leur
adéquation avec le plan de relance adopté par le gouvernement fédéral, la
FEB, Beci et le CRFRT organisent une série de séances d’informations à
l’intention des chefs d’entreprise, des représentants HR et des experts en
droit social.

FEB Social Academy 2009 26 MARS 2009 LIEU : FEB, Bruxelles


Gestion innovatrice du temps de travail INFO: Nathalie Petit
T 02 515 09 64
La FEB Social Academy est une formation qui aborde F 02 515 09 15
la concertation sociale de manière large : les aspects np@vbo-feb.be
économiques et les effets sociaux de la concertation,
les négociations, les grèves, le management innova-
teur du temps de travail, la communication et le dia-
logue social dans les PME.

Plus d’infos : www. feb.be > manifestations

> PARTENAIRES SOCIAUX accords du passé. Ils poursuivront par ailleurs également l’objet de discussions. Il sera bien
EUROPÉENS leurs négociations concernant le congé paren- entendu aussi tenu compte des initiatives
tal, l’inclusion des groupes fragilisés sur le prises par les institutions européennes.
Leur nouveau programme
marché du travail et les mesures à prendre Par leur programme autonome, les par-
Les partenaires sociaux européens ont adop- dans le domaine de l’emploi. Parmi les nou- tenaires sociaux européens réaffirment leur
té leur nouveau programme de travail pour la velles initiatives, les partenaires sociaux euro- volonté d’une approche commune pour faire
période 2009-2010. Ils entendent d’abord péens se pencheront notamment sur les face aux défis sociaux, économiques et envi-
poursuivre leurs travaux concernant leur ana- conséquences sociales des politiques relatives ronnementaux auxquels l’Europe fait face en
Graphisme et production : The Mailshop – tél. 03 771 12 30 – mail@themailshop.be

lyse commune du marché du travail, la pro- au changement climatique et sur la mise en ce moment. Ils chercheront et proposeront,
motion des instruments favorisant le dialogue œuvre des principes communs concernant la ensemble et au travers de divers instruments,
social dans les États membres ainsi que flexisécurité. Enfin, les thèmes portant sur la les politiques à suivre permettant de restau-
l’évaluation et le suivi de la mise en œuvre des mobilité et l’immigration économique feront rer la croissance économique, d’améliorer la
compétitivité, la productivité et la qualité des
emplois tout en assurant progrès social et pro-
FEB – Fédération des Entreprises de Belgique ASBL tection environnementale.
rue Ravenstein 4 – 1000 Bruxelles – tél. 02 515 08 11 – fax 02 515 09 15
Sonja Kohnenmergen – sk@vbo-feb.be
RÉDACTION : Anne Michiels – tél. 02 515 09 44 – am@vbo-feb.be
Thérèse Franckx – tél. 02 515 09 50 – tf@vbo-feb.be
ÉDITEUR RESPONSABLE : Olivier Joris – rue du Wolvenberg 17 – 1180 Bruxelles
ANNEXES PUBLICITAIRES : ADeMar bvba – tél. 03 448 07 57 – nele.brauers@ademaronline.com
CHANGEMENTS D’ADRESSE : FEB – Service mailing – tél. 02 515 09 06 – fax 02 515 09 55 – mailing@vbo-feb.be
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