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ENIVL 2006-2007 13/04/2007

1ère année
Examen Partiel Module 3

Calculatrice autorisées. Documents de toutes natures interdits.

Exercice 1 : 5 points
1
1. Donner le développement limité à l’ordre 2 en 0 de la fonction f : x .
1 + x2
En déduire le développement limité à l’ordre 3 en 0 de la fonction arctan .
2. Puis montrer que le développement limité à l’ordre 3 en 0 de la
x 2 x3
fonction g : x earctan x est g ( x ) = 1 + x + − + x 3 .
x →0 2 6
( )
En déduire une équation de la tangente à la courbe de g au point d’abscisse 0, puis
la position de la courbe par rapport à cette tangente.
3. Donner le développement limité à l’ordre 3 en +∞ de la fonction g (on
1 π
rappelle que ∀x > 0, arctan x + arctan = ).
x 2
En déduire une équation de l’asymptote à la courbe de g en +∞ , et la position de
la courbe par rapport à cette asymptote.

Exercice 2 : 6 points
On définit P = {( x, y , z ) ∈ R 3 , x + z = 0} et D = vect ( ( 2, 0,1) ) .
1. Montrer que P est un sous espace vectoriel de R3 et donner une base de P .
2. Montrer que R 3 = P ⊕ D .
R3 → R3
3. On considère f : .
( x, y , z ) ( x − 2 z , 2 y , − x + 2 z )
a. Montrer que f est une application linéaire.
b. Déterminer une base de Ker ( f ) . f est-elle injective ?
c. Justifier que Im ( f ) = P .
d. BONUS : f est-il le projecteur de R3 sur P parallèlement à D ?

Exercice 3 : 10 points
On considère la fonction g définie sur R par g ( x) = e x − x . Pour chaque entier naturel
n ≥ 2 , on considère l’équation notée ( En ) : g ( x) = n , d’inconnue le réel x .
1.
a. Dresser le tableau des variations de la fonction g en précisant les limites
aux bornes du domaine de définition.
b. Montrer que l’équation ( En ) admet exactement deux solutions, l’une
strictement négative notée α n et l’autre strictement positive notée β n .

⎧ u0 = −1
2. Dans cette question, on note ( uk )k∈IN la suite définie par : ⎨
⎩uk +1 = e − 2, ∀k ∈ IN
uk

a. On rappelle que α 2 est le réel strictement négatif obtenu à la question


1.b. lorsque n = 2. Calculer g ( −1) et g ( −2 ) puis montrer que
−2 ≤ α 2 ≤ −1 .
b. Justifier que eα 2 − 2 = α 2 . En déduire par récurrence sur l’entier k que
pour tout entier naturel k : α 2 ≤ uk ≤ −1 .
c. En utilisant l’inégalité des accroissement finis appliquée à la fonction g ,
1
montrer que pour tous réels a ≤ b ≤ −1 , 0 ≤ eb − e a ≤ ( b − a ) .
e
d. Montrer que pour tout entier naturel k , uk +1 − α 2 = euk − eα 2 . En déduire
par récurrence sur l’entier k que pour tout entier
k
⎛1⎞
naturel k , 0 ≤ uk − α 2 ≤ ⎜ ⎟ .
⎝e⎠
e. Montrer que la suite ( uk )k∈IN est convergente et de limite α 2 .

3. On revient au cas général où n ≥ 2 .


a. Montrer que 1 ≤ g ( ln n ) ≤ n . En déduire que g ( ln ( 2n ) ) ≥ n .
b. En déduire que ln n ≤ β n ≤ ln ( 2n ) , puis établir que β n ∼ ln n
+∞

Fin du sujet.