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PARTICIPARE CONCURS DE INTERVIURI – PARIS 2007 / Prof.

IULIAN UNTARU
A. INTERVIU cu doamna prof. MIU FLORENTINA
B. ANEXE
A. “Le temps des discours est passé”

Pitesti, ville de Roumanie, en bordure des Carpates,170000 habitants. Industries chimiques,


textiles; vins. Située à environ 100 km de Bucarest, la ville est industriellement bien déve-loppée.
Tout près de Pitesti, il y a les usines Dacia–Renault, un succès de la collaboration franco-
roumaine dans l’industrie de l’automobile. Les communistes ont développé beaucoup
d’industries polluantes en Roumanie, à Pitesti aussi. Il y a un énorme complexe pétro-chimique
et un autre où l’on fabrique des produits techniques en caoutchouc (en train de disparaître). En
revanche, il y a la grande forêt de Trivale, le poumon vert de la ville. Dans la gigantesque
compétition industrielle qui se joue actuellement entre les pays de du monde, le problème de la
pollution est vivement débattu au niveau planétaire. Depuis quelques années la grande peur de
l’humanité s’appelle environnement. On découvre que l’espèce humaine, après avoir depuis
toujours lutté contre la nature, doit aujourd’hui la protéger. Protéger la nature contre l’homme,
pour l’homme. L’asphyxie lente des milliards de mortels, l’intoxi-cation respiratoire et
alimentaire, la saturation de l’espace vital - voilà le grand danger de ce siècle. Le temps des
discours est passé; il s’agit aujourd’hui de faire quelque chose pour la combattre. Pour cette
interview, nous nous sommes proposé de discuter avec Florentina Miu, lectrice universitaire à
l’Université de Pitesti, présidente de l’association ‘’Junimea’’ , membre de la Société de
Géographie et de celle de Climatologie de notre pays et responsable d’ONG. Elle a rédigé une
thèse de doctorat ayant pour titre ‘’Le climat et la pollution de l’air dans la ville de Pitesti’’.
I. Untaru (I.U.) – Bonjour, Madame Miu! Je voudrais tout d’abord vous remercier vivement
pour cette interview. Pourquoi avez-vous choisi ce sujet pour votre thèse de doctorat?
F. Miu (F. M .) – A l’heure qu’il est, la pollution doit être au centre de nos préoccupations!
Cette thèse de doctorat se propose de présenter une image complexe et exacte sur les conditions
climatiques et sur leur influence en ce qui concerne la pollution dans notre ville, l’une des villes
roumaines ayant un grand nombre de sources actives de pollution.
I . U. – Parlez-nous de vos efforts et des méthodes utilisées pour l’élaboration de cette thèse!
F. M. – J’ai fait beaucoup de recherches, j’ai analysé et interprété énormément de données mété-
orologiques, (enregistrées pendant les trois dernières décennies) et environnementales (provenant
de la dernière décennie), j’ai consulté bien des sources bibliographiques et j’ai fait des investi-
gations personnelles, des recherches attentives et suivies tout en profitant du fait que j’habite
cette ville depuis 50 ans.
I. U. – Quelles sont les principales conclusions de votre thèse ?
F. M. – A voir les choses de plus près, la pollution représente un problème sérieux vu qu’il y a
beaucoup de sources polluantes, très diversifiées et que les technologies antipolluantes des usines
et des fabriques ne sont pas encore au niveau admis par les normes européennes.
I. U. – «L’homme nouveau» – syntagme cher aux communistes – est, en réalité, un homme
passif, fataliste, qui ne s’implique pas. ‘’Pour vivre heureux, il faut vivre caché’’, dit un proverbe
français. Ce proverbe était la solution idéale pour survivre pendant ‘’l’âge d’or’’ communiste. Et
aujourd’hui? Est-ce que l’esprit d’initiative nous fait toujours défaut?
F. M. – Au niveau du discours, tout le monde se met d’accord que la pollution est grave par ses
conséquences. Tout le monde est inquiet. Mais il faut rendre les gens conscients des dangers de
la pollution (la disparition des espèces rares, la pluie acide, l'effet de serre, les sécheresses, les

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maladies respiratoires, les trous dans la couche d’ozone , les radiations…) et surtout il faut agir;
il faut sortir les gens de cette passivité et il faut les impliquer activement dans la protection de la
ville et de la nature, en général. La ville doit s’éveiller, la vie associative doit être mise sur pied,
il faut agir au vu et au su de tous.
I. U. – Vous êtes aussi présidente de l’association ‘’Junimea’’ qui se propose, entre autres, de
faire quelque chose pour limiter la pollution dans notre ville. Pourriez-vous nous parler de quel-
ques actions déroulées par ses membres pour rendre la ville plus propre?
F. M. – Nous avons démarré un projet de large envergure visant à combattre la pollution dans
notre ville, projet intitulé «La ville verte». La mairie, la direction d’exploitation et d’entretien des
forêts de notre département, les firmes PIC, Interamerican, Unita, et Lucris ont assuré le finan-
cement de ce projet. Y ont participé activement des élèves des lycées de Pitesti, 80 soldats des
deux écoles militaires de la ville de Pitesti, beaucoup d’habitants et l’administration publique
locale.Les résultats concrets du projet: on a planté 5000 arbustes et on a réussi à impliquer dans
ce projet la communauté de notre ville. Finalement, on a organisé une conférence de presse qui a
été médiatisée par les journaux locaux et par les chaînes locales de télévision. D’ailleurs, la
chaîne Terra-Sat a réalisé une heure d’émission avec les membres de notre association pendant
laquelle on a présenté les projets passés et les projets futurs.
I. U. – Nous vous savons gré de nous avoir parlé de vos activités et nous vous félicitons pour
tout ce que vous avez fait. Nous formons le vœu que tous vos projets se réalise. Pour finir cette
interview, nous voudrions citer quelques vers formidables de François Villon:
‘’Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis
Car si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous merci.’’
Ces vers seraient une sorte d’excuse pour l’homme d’aujourd’hui. Mais si nous n’agissons pas
pour protéger notre planète, il n’y aura plus de mots pour être sauvés aux yeux des enfants de ce
siècle et des siècles à venir. Pensons aussi aux enfants de ce siècle et des autres siècles qui ont
droit à une vie heureuse et auxquels nous devons transmettre une planète propre.

Prof. IULIAN UNTARU , Pitesti, Roumanie

B.
ANEXE:
FISA DE INSCRIERE
REGULAMENT CONCURS

Direction de la Promotion et de l’Enseignement de Langues

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FICHE D’INSCRIPTION

Concours
Une planète, des gestes et des hommes

Nom et prénom : UNTARU

Date de naissance : IULIAN

N° de pièce d’identité* : AS 374623


N° de passeport obligatoire pour la Rep. De Moldova* :

Fonction : professeur de français

Niveaux des classes dans lesquelles vous enseignez : Lycée (bilingue/avancés/débutants)

Nom et adresse des établissements où vous enseignez:


Colegiul National “I. C. BRATIANU” PITESTI
14, rue Armand Calinescu – code postal 0300

Adresse personnelle:
Rue Negru Voda, bl. C2, sc. E, ap. 19, Pitesti

Téléphone : 0744363227 Fax :


Courriel : i.untaru@caramail.com

*Compte tenu de la forte affluence touristique au mois d’août à Paris, afin de procéder à la réservation des billets
d’avion le plus tôt possible après la délibération du jury, nous demandons aux candidats de bien vouloir nous fournir
cette information dès l’inscription

Veuillez renvoyer cette fiche dûment complétée à la Direction de la Promotion et


Enseignement des Langues de l’Union Latine : dpel-ul@unilat.org

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Direction de la Promotion et de l’Enseignement des Langues

2007

Nouvelle version

Une planète, des gestes et des hommes

Concours international de langue française

Lorsqu’elle reçoit les rayons du soleil, la terre renvoie vers l’espace des rayons
infrarouges. Naturellement présents dans l’atmosphère, les gaz à effet de serre (GES) empêchent
une partie de ces rayons de s’échapper, provoquant ainsi une hausse des températures
indispensables à la vie sur Terre. Mais l’activité humaine augmente le taux de gaz à effet de serre
présent et provoque un réchauffement climatique anormal.

En 1972, date du Premier Sommet de la Terre à Stockholm (Suède) les dirigeants du


monde décident de se réunir régulièrement pour étudier la santé de la planète. Depuis lors, des
Sommets et des conférences sont organisés régulièrement. C’est ainsi, qu’à travers la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNCC) (1992 à Rio,

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Brésil), le Protocole de Kyoto (1997), la Conférence de Montréal (Canada 2005), la
Conférence de Nairobi (Kenya, novembre 2006), la Conférence de Paris « Citoyens de la
Terre » pour une gouvernance écologique mondiale (2-3 février 2007), les Etats s’engagent à
réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les images du film de Davis
Guggeheim « Une vérité qui dérange » et le constat établi dans son rapport par Nicholas Stern
alertent sur les conséquences du réchauffement climatique.

Le 28 février 2005, à l’initiative du président de la République française, une Charte pour


l’environnement a été ajoutée au préambule de la constitution française, complétant la
déclaration des Droits de l’Homme de 1789.
La France protège ainsi constitutionnellement « le droit à vivre dans un environnement
équilibré et respectueux de la santé ».

Comme pour la France et bien d’autres pays dont le vôtre, la protection de


l’environnement devient une préoccupation de plus en plus forte des gouvernements. Par le
respect des accords de coopération environnementale, par l’application de différents protocoles
internationaux et par l’observation des politiques favorisant le développement durable, votre
pays, aussi, cherche à garantir des niveaux élevés de protection de l’environnement et à assurer
le bien-être des générations présentes et futures.

L’Union latine, avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères à travers la Direction
générale de la Coopération internationale et du Développement, d’Air France, du réseau des
Alliances françaises, du Foyer International d’Accueil de Paris Jean Monnet, de la Fédération
internationale des professeurs de français et de la Fédération Envie, vous propose de participer
au concours : Une planète, des gestes et des hommes qui s’inscrit dans la volonté de relever le
Défi pour la Terre, lancé conjointement par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de
l’Énergie et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Ce concours a pour objectifs :

a) de favoriser l'expression en français des professeurs de français langue étrangère, sur un


thème d'actualité, en utilisant les méthodes de rédaction d’un article de presse et d’une
interview, en faisant appel à des compétences transversales dans l’activité de recherche
et de traitement de l’information,

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b) de sensibiliser les professeurs sur les causes et les conséquences du changement
climatique ainsi que sur la nécessité d’agir pour protéger l’environnement,
c) de les inciter à introduire cette sensibilisation dans leur enseignement afin de développer,
chez eux et parmi les élèves, des gestes et des comportements respectueux de
l’environnement.

Les participants au concours devront au choix :

- Rédiger un article de 800 mots environ*, en langue française, sur le thème de l’environnement
en exposant une action menée dans leur pays et en le traitant comme un sujet d’actualité.

- Rédiger un entretien, sous forme d’interview de 800 mots environ*, avec une personne
directement impliquée dans la protection de l’environnement (il peut s’agir d’une personnalité
politique, d’un responsable d’ONG, d’un agriculteur etc.

(*soit une page et demie, taille de police 12, marges du haut, du bas, de gauche et de droite : 2,5
cm)

Public :

Ce concours est ouvert aux enseignants (non français) de français langue étrangère (FLE) des
établissements d’enseignement général ainsi que des Alliances françaises et des autres
institutions d’enseignement du FLE, des pays suivants : Espagne, Italie, Principauté d’Andorre,
Principauté de Monaco, Portugal, République de Moldova, Roumanie, Saint Marin.

Chaque pays aura droit à un nombre limité de candidatures :


Espagne 25
Italie 25
Portugal 25
Principauté d’Andorre 5
Principauté de Monaco 5
République de Moldova 25
Roumanie 25
Saint Marin 5
Les professeurs de FLE doivent s’inscrire par voie électronique auprès de la Direction de la
Promotion et Enseignement des Langues de l’Union Latine ainsi que faire parvenir leur travail à
l’adresse suivante pour le 21 avril, dernier délais :
dpel-ul@unilat.org

Composition du jury :

Le jury se réunira à Paris et sera composé de représentants des institutions partenaires.

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Prix :

Les lauréats, un par pays, seront invités à passer une semaine en France du 1er au 8 août 2007,
voyage et frais de séjour compris, hormis les dépenses à titre personnel.

Dans le programme, seront prévues des visites culturelles, des rencontres autour de la protection
de l’environnement et fourniture de matériel didactique sur le sujet ainsi que des visites de sites
ou d’entreprises engagées dans ce domaine…(le programme exact reste à définir et sera
communiqué lors de la communication des résultats).

Partenariats :

ƒ Ministère des Affaires étrangères (DgCiD)

ƒ Air France

ƒ Alliance française

ƒ FIAP Jean Monnet

ƒ Fédération internationale des professeurs de français

ƒ Fondation Prince Albert II pour la protection de l’environnement et pour le


développement durable (demande en cours)

Pour information :
Les professeurs pourront trouver les indications utiles à la rédaction de l’article et de l’interview
dans les fiches pratiques du site Franc-parler.org qui est un site de l’Organisation internationale
de la Francophonie.