R A P P O RT ANNUEL

2011
FONDATION LE RELAIS

Note : dans le but d’alléger le texte et d’en faciliter la lecture, le présent document utilise parfois le masculin pour désigner des personnes de l’un ou l’autre sexe.

IMPRESSUM Fondation Le Relais Grand-Rue 82 - 1110 Morges Rédaction : Direction de la Fondation Photographies : Ismaël Komi, Sonia Zanou, Valdemar Verissimo. Graphisme et mise en page : Sonia Zanou Corrections : M. Salvatore, J. Lange Imprimé à : Imprimerie Vallorbe SA Tirage : 500 exemplaires ©2012 Fondation Le Relais

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Sommaire

2 3 5 6

La Fondation

Mot du Président

Mot du Directeur

Secteur direction & coordination

10 20 28

Secteur socio-éducatif

Secteur insertion socioprofessionnelle et formation

Etats financiers

1

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Le Relais en 2011 c’est :
Foyer SPI SECTEUR SOCIOÉDUCATIF ASEMO Relais-Contact Relais 10 Rel Aids
ORGANE DE REVISION

CONSEIL DE FONDATION
BUREAU DU CONSEIL
SECTEUR FORMATION ET INSERTION SOCIOPROFESSIONNELLE

DIRECTION
COMPTABILITE

Entreprises d insertion CEFIL Impulsion ELAN

ORGANE DE REVISION

SECRETARIAT COMMUNICATION

SECTEUR COORDINATION

Rel ier

11 structures 2’200

RÉPARTIES DANS LES CANTONS DE VAUD ET GENÈVE

3 niveaux

UN FINANCEMENT DES

INSTITUTIONNELS SUISSES

COLLABORATEURS

148

PLUS DE

PERSONNES BENEFICAIRES de prestations de la Fondation

10 entreprises
14 lits

D’INSERTION QUALIFIANTES DANS 14 métiers differents

APPRENTIS

29
73

64 places
2

DE TRAVAIL DE RÉINSERTION

DANS UN FOYER RÉSIDENTIEL

APPARTEMENTS DE TRANSITION

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Jean-Pierre Lador Président du Conseil de Fondation

Au terme de mon propos figurant dans le rapport annuel 2010, je disais «que la fête soit belle». Eh bien, celle du 13 janvier dernier aura été une totale réussite, à tous points de vue : les artistes, et en particulier Grand Corps Malade, ont été formidables, les buffets délicieux et les vins plaisants. Cette soirée nous a valu de nombreux messages de félicitations et de remerciements, signe que les organisateurs, que je profite au passage de remercier très chaleureusement, avaient fort bien fait les choses. Mais nous devons aussi considérer que la présence de plus de 650 convives et autres invités est également la manifestation d’une reconnaissance pour le travail accompli depuis quarante ans. Cette soirée a de surcroît été l’occasion de rencontre des anciens directeurs ou couple de directeurs, des représentants des membres fondateurs et des organismes financeurs, de même que certains des présidents qui se sont succédés à la tête de l’institution. Mais une occasion de ce type présente un caractère indéniablement éphémère et laisse derrière elle un peu de nostalgie. En effet, la réalité de tous les jours reprend vite le dessus. Au lendemain de cette manifestation, j’ai réalisé que les fêtes se faisaient rares et je me suis demandé pourquoi, au fond, les gens oubliaient de la faire. Ou alors, ils tombent dans l’autre extrême : tout dégénère très vite en affrontements et autres agressions en tout genre. Et même au sein de beaucoup de familles, je constate qu’on ne sait plus marquer des événements qui devraient être considérés comme une sorte de rites : la fête devient surtout synonyme de consommation à outrance. C’est bien dommage dans la mesure où célébrer un anniversaire, la fin d’un apprentissage ou un premier emploi est l’occasion de passer un moment convivial, fait de retrouvailles. Elle permet de s’abstraire momentanément de la morosité ambiante et surtout de donner des repères importants, en particulier aux jeunes. En disant cela , je pense particulièrement à certains de nos usagers, véritables «cabossés de la vie», qui ont souvent été frustrés d’une fête, ne serait-ce que celle de leur anniversaire. Aussi, je suis très content que notre Fondation ait pu leur en offrir une le 13 janvier dernier.

N’oublions pas les célébrations

3

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

e nd tio Il n o ’est la n plu s po pte ssib com le d’a borde re en r notre société sans prend

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u ésea de r n ou atio bric ’im d

4

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Jean-Claude Pittet Directeur

Nous avons récemment eu l’occasion de rappeler que la Fondation Le Relais développe ses activités au cœur des politiques sociales en intégrant des éléments de politiques de la santé, du logement, mais aussi de la formation, de l’emploi et de l’économie. La croissance du recours à l’assistance et tout particulièrement celui des jeunes a amené les autorités politiques et bien d’autres encore à compléter le dispositif actuel et à resituer l’action sociale dans l’économique. Il s’en est suivi un renforcement des activités des entreprises d’insertion et des structures de formation du Relais. Aujourd’hui, tous ces efforts sont toutefois malmenés par la pénurie de logements qui caractérise notre région et rend difficile, voire impossible, l’accès à un logement, même modeste, aux adultes et jeunes adultes qui stabilisent leur situation personnelle et professionnelle ou entreprennent une formation. Comme d’autres, nous avons insisté sur le fait que l’absence d’un lieu stable où habiter compromet, tôt ou tard, le projet d’insertion des personnes. S’ils ne peuvent habiter, ils ne peuvent prendre place tant vis-à-vis des autres que dans leur for-intérieur. Nous sommes donc particulièrement satisfaits d’avoir pu développer l’offre de logements de transition et communautaire en étroite collaboration avec les autorités cantonales, régionales et communales ainsi que les régies immobilières. Car, comme nous le rappelions à l’occasion du 40ème anniversaire du Relais, les individus qui disposent des conditions sociales minimales de sécurité, d’habitat et de travail nécessaires à leur indépendance sont à l’origine du pacte qui crée une société d’individus et favorise son développement. Je conclurai donc ces quelques mots en adressant mes remerciements à nos mandants des trois niveaux institutionnels suisses ainsi qu’à nos nombreux partenaires privés pour leur confiance réitérée depuis tant d’années. J’adresse également mes remerciements aux collaboratrices et collaborateurs de la Fondation qui non seulement œuvrent au quotidien auprès des personnes en difficulté de notre société mais prennent le temps d’énoncer leurs difficultés, d’adapter leurs pratiques professionnelles et d’apporter des propositions d’intervention pour pallier aux externalités négatives de nos sociétés contemporaines.

S’habiter pour mieux s’intégrer

5

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Secteur direction & coordination
ADMINISTRATION - REL’IER - CRIAD
Comme l’an passé, notre rapport d’activité se subdivise en quatre grandes parties, soit : la direction générale et les mandats de coordination, le secteur socio-médico-éducatif et celui lié à l’insertion et, enfin, la dernière partie traite de la situation financière de l’institution. Le rapport de la Direction revient sur les éléments clés de l’année écoulée et met en lumière l’activité de Rel’ier et ses principaux mandats de coordination.
La Fondation a pu compter sur les services de 148 collaborateurs en 2011. Nous avons enregistré le départ de 9 collaborateurs et l’arrivée de 12 nouvelles personnes. Comme les années précédentes, les structures de la Fondation ont accueilli de nombreux stagiaires HES et de l’Unil, soit seize personnes. L’ensemble de nos collaborateurs a fourni des prestations à plus de deux mille deux cent cinquante personnes sur l’année. Le Conseil de Fondation est toujours constitué de 12 membres et sa composition est restée identique à celle de l’an passé. L’année 2011 a été marquée par le lancement du projet logements de transition dans les régions d’action sociale du Nord vaudois, de Nyon et de la Ville de Morges, le renforcement de l’axe action sociale de la Fondation, la consolidation des activités d’insertion, l’acquisition d’une propriété à Yverdon ainsi que la location de la maison de Peyrolaz à Morges. Notons encore les menaces de réduction de la subvention de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) sur les prestations ambulatoires de la Fondation si moins de 90 % des heures contractualisées avec l’OFAS ne sont pas réalisées par des ayant droits de l’AI. Enfin, relevons le souhait des Services de la Santé publique et de la Prévoyance et d’Aide Sociales de nous confier le mandat de coordination du dispositif cantonal d’indication et de suivi des personnes toxicodépendantes (DCIS-T) et une situation financière saine au terme de l’exercice. En effet, la masse financière sous gestion est en augmentation d’environ 1 million de francs. Elle s’établit à 21 millions et se répartit en trois grands groupes : l’exploitation des structures, la gestion de comptes individuels des usagers et le contrat de prestations de l’OFAS. Quant aux sources de financement, elles sont moins diversifiées que par le passé. A la faveur des différents transferts de charges de la confédération sur les cantons, la part du financement cantonal, et plus particulièrement celui du DSAS, dépasse les 50%. Néanmoins, le financement provient toujours des trois niveaux institutionnels suisses ainsi que des principaux régimes d’assurances sociales. Nous comptons également une part de financement de la clientèle privée des entreprises d’insertion. La courbe du nombre de collaborateurs est à la hausse également et s’établit pour 2011 à 148 collaborateurs. Les graphiques 3, 4 et 5 fournissent des informations additionnelles quant à leur répartition selon le genre et leurs fonctions au sein de la Fondation.

1. Masse financière sous gestion 25'000'000
en millions
20'000'000

Fondation Le Relais Masse financière sous gestion

2. Répartition des sources de financement SPAS - APHAGI année 2011 2011
5% 5% 5% 8% 9% 10% 11% 12% 3% 1%
SPAS - AIS

6
15'000'000

6 3 12
2011 2011

CRIAD - contrat OFAS
CRIAD - contrat OFAS

3
10'000'000 5'000'000

Gestion des revenus

de nos usagers Gestion des revenus de nos usagers
Exploitation du Relais

31%

SPAS - APHAGI* SPAS AIS** Communes et associations de Service de la Santé publique communes Communes et assoc. de Mesures de l'Assurance Chômage communes (AC) Mesures de l’ass. chômage
SSP Clients Entreprises d'insertion OFAS

Clients Entreprises d’insertion OFAS Sous-location appartements

Exploitation du Relais

11
2010 2010

Sous-location appartements

Mesures AI Mesures de l'Assurances Invalidités (AI) Dons & divers Divers Autres cantons
Autres cantons

0

*Aide aux personnes handicapées et gestion des institutions ** Aide et insertion sociale

6

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

3. Evolution du nombre de collaborateurs 2007 à 2011

121 121

118 118

123 123

135 135

2007 2008 2009 2010 2007 2008 2009 2010

2011 2011

4. Répartition du taux d’activité du personnel 0% > 49% 50% > 79% 80% > 99% 100%
Taux d’activité moyen 81 %

femmes - hommes

Taux d’activité moyen 85 %

5. Répartition du nombre de collaborateurs et du nombre d’EPT par secteur d’activité en 2011

22

14

2.8

10.5

10.8

2.2

2.2

35

19

15

16

27
Intervenants externes*

Collaborateurs scientifiques

Formateurs et conseillers insertion

Responsables structures

Personnel administratif

Educateurs sociaux

Nb EPT

MSP

Nb collaborateurs

Veilleurs

Stagiaires*

Hôtellerie

Direction

16
7

3

3

4

5

5

* Le nombre d’EPT pour les intervenants externes et les stagiaires n’est pas pris en compte

1.5

3

148 148

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

ADMINISTRATION - REL’IER - CRIAD

Rel’ier
Depuis plusieurs années, un des axes principaux d’intervention développé par Rel’ier concerne la coordination d’acteurs à différents niveaux. L’objectif poursuivi est de renforcer les réseaux professionnels en développant des partenariats dans le domaine des addictions et du travail social. Il s’agit de favoriser les échanges et le transfert d’informations, de développer le travail en réseau et de coordonner les actions proposées par différents partenaires. Voici les principaux groupes pour lesquels Rel’ier intervient au niveau de l’animation et de la coordination : AU NIVEAU LOCAL : La plateforme seuil bas Lausanne Depuis plus de dix ans, Rel’ier anime la « Plateforme Seuil Bas Lausanne» (anciennement Dispositif Seuil Bas - DSB) qui réunit les institutions subventionnées par la Ville de Lausanne relevant des dispositifs communaux addiction et aide sociale d’urgence (Service Social Lausanne), ainsi que d’autres institutions (actives sur le territoire de Lausanne Région) offrant des prestations à bas seuil d’accessibilité. Un des aspects essentiels du travail vise à renforcer – sur une base volontaire - les échanges horizontaux entre des acteurs relevant de dispositifs et de sources de financements différents. En plus d’animer quatre rencontres plénières et des groupes de travail thématique, Rel’ier a mis en place, en 2011, un site internet (cf. page 33) qui facilite l’accès aux diverses informations existantes (rapports préavis, évaluations, articles de presse) et renseigne sur les services disponibles (répertoire).

AU NIVEAU CANTONAL : Le programme de prévention des maladies transmissibles - Echange de matériel stérile pour les personnes toxicodépendantes Sur mandat du Service de la Santé Publique (SSP), Rel’ier assure la gestion opérationnelle de ce programme depuis cinq ans. Afin de faciliter la gestion, un travail de simplification des procédures de commandes et de réception du matériel a été réalisé. En 2011, deux séances de coordination ont réuni les partenaires et les neuf institutions membres du programme. Lors de ces rencontres, des informations politiques et administratives ont été communiquées par le SSP. Sur la base des données relevées mensuellement par les institutions ainsi que les résultats d’une enquête, l’IUMSP (Institut universitaire de médecine sociale et préventive) a présenté la situation vaudoise en matière d’échange de matériel stérile. Les acteurs de terrain ont été associés à la réflexion sur le dispositif cantonal. Lors de ces séances, la parole est donnée aux délégués des institutions pour exposer et échanger sur une problématique. Les thèmes abordés cette année ont été: Observations des consommations de produits psychotropes par les populations migrantes, présentation de l’expérience de l’association Fleur de Pavé. La Fondation ABS a présenté l’expérience : Problèmes psychiatriques – comment travailler avec le réseau ? Plateforme TSP (Travailleurs Sociaux de Proximité) Sur mandat du SSP, Rel’ier a coordonné quatre séances de la plateforme TSP. Celle-ci a un rôle d’intervision, d’échange de pratiques et de mise en commun des ressources profession-

nelles. Elle valorise les expériences spécifiques et locales, en tenant compte de la diversité des mandats, des populations cibles et des moyens à disposition. En parallèle, Rel’ier développe d’autres activités dans : La commission Dépendances et prévention de Lausanne-région, en apportant une aide à la réflexion notamment à travers la diffusion d’informations en matière de projets mis en place au niveau fédéral et cantonal. Le projet de recherche-action NightLife Vaud, prévention et réduction des risques en milieu festif nocturne lausannois, issu d’un groupe de travail réunissant des partenaires cantonaux actifs dans le domaine des addictions et des représentants de la Ville de Lausanne. Une demande de financement a été déposée auprès du SSP en décembre. La mise à disposition de documentation et d’information; la coordination et l’animation de divers groupes de travail; la formation spécialisée et la sensibilisation du grand public sur les questions d’addiction. Et pour 2012, le SSP et le SPAS nous ont confié la gestion opérationnelle du Dispositif Cantonal d’Indication et de Suivi des personnes Toxicodépendantes (DCIS-T) afin d’assurer la coordination de ce dispositif, garantir la collaboration entre les instances d’indication et les établissements socio-éducatifs, animer les plateformes réunissant les partenaires concernés. La collecte et le traitement des données seront également assurés par Rel’ier.

8

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CRIAD
L’année 2011 a été marquée par le renouvellement du contrat de prestations selon l’article 74 et sa mise en œuvre, puis a été remise en question de façon inattendue par une lettre de l’OFAS au début du mois de juin qui laissait supposer le retrait définitif du financement fédéral à fin 2014. Une longue renégociation a débuté et a entraîné, dans la seconde partie de l’année, un travail d’analyse et de négociation aboutissant à un nouveau contrat (contrat pilote). L’événement le plus marquant de ce travail a été une séance avec la direction de l’OFAS à Berne au début du mois de novembre. Par ailleurs, un important suivi des conditions qualité demandées par l’OFAS a été assuré, de même que le suivi des modifications et des documents qui arrivaient tout au long de l’année. Un rapport spécifique à leur sujet a dû être livré à l’attention du GRAS* au mois d’avril. SEMINAIRE COROMA : Mentionnons aussi la seconde expérience de séminaire conjointement organisé par la CRIAD et le COROMA*, séminaire qui s’est tenu à la fin du mois de septembre à Lausanne. Un exposé de la gestion d’une situation de crise en milieu résidentiel (Foyer) a été fait à cette occasion. Suite à l’expérience globalement positive des deux premières rencontres, il a été décidé d’organiser une nouvelle rencontre en incluant les représentants des institutions ambulatoires. www.criad.ch * Groupement romand des chefs de service de ** Collège romand de médecine de l’addiction
l’action sociale

9

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Secteur socio-éducatif
FOYER - SPI - ASEMO - RELAIS-CONTACT - RELAIS 10 - REL’AIDS
Les prestations du secteur socio-éducatif visent la réinsertion socioprofessionnelle des bénéficiaires à travers l’accès au logement, aux revenus, au travail, à la formation et aux soins. Dans les situations complexes pour lesquelles il n’est pas envisageable de mettre en place un projet de réinsertion, les prises en charge s’orientent alors sur le maintien de la qualité de vie et de la dignité humaine. Le travail en réseau avec les autres partenaires professionnels est un des axes développé par les équipes.
Cette année, 276 personnes ont été suivies par les quatre milieux ouverts (SPI, ASEMO, Relais-Contact, Relais 10) et le Foyer, ce qui représente 114 admissions sur l’année et 74 fins de prise en charge (40 personnes supplémentaires ont donc été suivies par ces structures). Parmi ces 114 personnes, 50% étaient au bénéfice du Revenu d’Insertion (RI), 28% de l’Assurance Invalidité (AI) et seules 3% avaient un travail régulier. Les revenus des autres provenaient de diverses sources, comme l’assurance chômage ou les bourses. Plus du 60% se sont présentées notamment avec une problématique de logement et 43% souffraient d’addiction. Pour les plus jeunes, la question de la formation et du maintien dans le cursus de formation a été intensément travaillée. Ces quelques chiffres permettent de mettre en lumière la grande précarité de la majorité des bénéficiaires. Trois équipes ont pu être renforcées, soit le SPI à Morges et le Relais-Contact à Yverdon pour la mise en œuvre du projet logements et celle du Relais 10 afin de répondre aux nouvelles demandes de suivi et à la dégradation de l’état de santé de certains bénéficiaires.

Projet logements de transition
En complément du travail effectué tout au long de ces dernières années pour la recherche de logement et le maintien de celui-ci, cet axe s’est développé en 2011. En collaboration avec le Canton et les communes concernées, un projet de logements de transition a été mis en place sur trois régions. Les baux de ces appartements sont établis au nom de la Fondation et une convention de mise à disposition du logement est signée par chaque bénéficiaire. Tout en précisant les droits et devoirs de chacune des parties, elle met l’accent sur le suivi socioéducatif. Les loyers sont financés par les revenus des personnes concernées. Les logements proposés sont meublés par la Fondation et une contribution est demandée à chaque occupant. A YVERDON-LES-BAINS, le RelaisContact a débuté un projet de logements communautaires comprenant la gestion d’une maison de cinq chambres destinées à des jeunes inscrits dans un projet de formation. Après d’importants travaux de rénovation effectués par nos Entreprises d’insertion, les jeunes ont pu emménager en été 2011. Réunir et faire vivre ensemble des personnes qui ne se connaissaient pas au préalable demande un suivi intensif. Pour ce faire, l’équipe a mis en place un colloque hebdomadaire obligatoire et une permanence régulière. De plus,

des rendez-vous individuels permettent de traiter les questions administratives et financières et celles qui sont liées à la formation, à la santé et à l’apprentissage du maintien du logement. Après six mois de fonctionnement, le bilan est positif. La mise en œuvre de chacun des projets individuels est dynamique et la vie communautaire se déroule d’une façon harmonieuse. DANS LA RÉGION NYONNAISE (communes regroupées au sein de l’Association pour la Régionalisation de l’Action Sociale /ARAS) et à Morges, le développement de ce projet s’est concrétisé au cours du second semestre de l’année. Il a été confié à l’équipe socioéducative du SPI. Il s’adresse à des jeunes inscrits dans un projet de formation, à des mères avec enfants ou à des adultes en réinsertion socioprofessionnelle. La commune de Nyon ayant mis à disposition deux petits appartements et un studio, le démarrage de ce projet en a ainsi été facilité. Ces logements ont été très rapidement occupés. A MORGES, et en raison de la difficulté à trouver des appartements vacants pour lesquels le montant du loyer correspond aux normes du RI, le projet a débuté par de nombreuses recherches. Ces démarches ont largement mobilisé l’équipe du SPI. Fort heureusement, les premiers constats émis en 2012 permettent d’affirmer que ce projet prend bonne forme.

MILIEU OUVERT 50% des clients sont bénéficiaires du RI et 28% d’une rente AI

10

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

6. Origine des clients

276
PERSONNES SUIVIES*
* sans Rel’Aids
La moitié des clients suivis est de nationalité suisse. Quant aux autres, 59% ont un permis C, 29% un permis B. Pour 12%, leur situation est en cours de régularisation.

Suisse Europe de l’Ouest

50.7%
Europe de l’Est & Balkans

22.1%
Afrique subs. & Maghreb Amérique du Sud et Caraïbes

5.2%
Moyen-Orient et Asie

13.4%

1.7%

4.5%

7. Admissions par type d’orienteur

114

ADMISSIONS

Clientèle structures éducatives - Admissions 2011 par type d'
100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%

A l’exception du Relais 10, toutes les structures ont admis des jeunes orientés par le SPJ lors du passage à la majorité. C’est au Relais 10 que la plus grande part des nouveaux clients est orientée par le secteur médical. Avant toute entrée en milieu résidentiel de personnes toxicodépendantes, l’indication doit être posée par le DCIS-T depuis septembre 2010. Nous introduisons donc pour la première fois cette donnée dans ce rapport.
Propre initiative / proches Services sociaux Services de protection de la jeunesse Structures médicalisées Structures résidentielles Mesures d’insertion DCIS-T* Inst. judiciaire /pénitentiaire

Propre

Service

Service

Structu

Structu

Organis

DCIST-T

Instit. J

Total

Foyer

ASEMO

Relais-Contact

SPI

Relais 10

* Dispositif cantonal d’indication et de suivi pour les personnes toxicodépendantes 11

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

confère une place Le réseau centra le à l'u les sager onnel : il est m rofessi embre ac s interp tif du réseau, le réseau va au-delà des relation

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

FOYER - SPI - ASEMO - RELAIS-CONTACT - RELAIS 10 - REL’AIDS

Accès au revenu d’insertion
Toutes les équipes socioéducatives relèvent la complexification des démarches administratives, notamment en ce qui concerne l’accès et le maintien au RI pour les personnes en grande difficulté psychosociale. Les documents demandés régulièrement sont nombreux et doivent être déposés à des dates précises auprès des services sociaux. Parvenir à faire face à ces exigences, même si elles peuvent paraître simples, est parfois trop complexe pour certains. Les équipes doivent alors s’assurer de ce suivi, vérifier les documents et même parfois les envoyer directement aux services concernés. Les pénalités octroyées en cas de dossier incomplet ont, pour conséquences, la diminution du montant mensuel du revenu et/ou le non payement du loyer. Les personnes concernées se trouvent alors exclues d’un système sensé les aider à maintenir un niveau de vie minimum. Elles se retrouvent alors à devoir faire face à un accroissement de leurs problèmes financiers ou, en cas de perte de leur logement pour non payement du loyer, à

devoir recourir aux structures d’hébergement d’urgence. Ces dernières années, nous observons donc une augmentation des exigences et des contrôles qui ont, pour corollaire, un alourdissement du travail administratif pour les équipes et qui, parallèlement, peuvent renforcer les difficultés de certains bénéficiaires. Nous relevons que pour bon nombre d’entre eux présentant, entre autres, des troubles psychiatriques, il aurait certainement été possible, dans les années précédentes, d’obtenir une rente de l’AI. Comme on le sait, les dernières révisions ont pour but d’assainir les finances de cette assurance, notamment en diminuant le nombre de rentiers. Cette politique a pour conséquence un report sur les dispositifs cantonaux d’aide sociale avec les exigences citées ci-dessus. Parallèlement, l’accent a été mis sur les mesures de réinsertion qui ne répondent pas toujours aux besoins des bénéficiaires suivis par Le Relais. L’accès à la formation et au monde du travail peut être improbable pour certains. Nous nous devons alors de prendre en compte cette réalité et d’apporter un soutien adapté à travers des mesures individualisées.

Accès au logement
Comme l’année précédente, la question de l’accès au logement a largement mobilisé les équipes. De très nombreuses démarches de recherches d’appartements ont été effectuées et il a fallu parfois déposer une cinquantaine de dossiers pour obtenir un petit studio. Cette problématique ne peut, bien évidemment, pas être uniquement résolue par les acteurs du monde social. Elle nécessite l’engagement de nombreux autres partenaires, comme les responsables politiques, les propriétaires et les gérances. Un des exemples en est le projet de logements de transition cité précédemment.

79% des clients ont été orientés par le réseau socio-sanitaire 21% sur le conseil de leur famille et amis
Un important travail a été effectué cette année pour la mise en place du système qualité avec les quatre équipes des milieux ouverts. La certification est agendée pour le début de l’année 2012.

8. Répartition des clients par tranche d’âge
100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% ASEMO Foyer Relais-Contact SPI Relais 10 Total

50 ans et + 40 - 49 ans 30 - 39 ans 25 - 29 ans 18 - 24 ans
30-39 ans 40-49 ans 50 ans et plus

Le secteur socio-éducatif gère aujourd’hui 73 baux d’habitation

25-29 Nous ans assistons à un abaissement de l’âge des clients suivis 18-24 ans par l’Asemo, le Relais-Contact et le Foyer. Alors qu’au SPI, la répartition est plus nuancée. Au Relais 10, grâce notamment aux traitements antiviraux, la moyenne d’âge s’élève. Les offres de ce secteur sont diversifiées et complémentaires et permettent d’apporter des réponses adaptées aux diverses situations.

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Secteur socio-éducatif
FOYER - SPI - ASEMO - RELAIS-CONTACT - RELAIS 10 - REL’AIDS

Au Foyer
Cette année encore, l’abaissement de la moyenne d’âge des résidents s’est poursuivi. Sur les 27 personnes (18 hommes et 9 femmes) accueillies, 60% avaient moins de 24 ans et 80% des résidents avaient rencontré de grandes difficultés scolaires empêchant même certains d’entre eux d’obtenir un certificat de fin de scolarité. Seuls trois avaient réussi leur CFC avant leur entrée au Foyer. Parallèlement, le nombre de personnes toxicodépendantes a diminué par rapport aux années précédentes. Bien que 8 personnes aient été orientées par le DCIST, seules deux ont été admises en 2011. Pour les 6 autres, différents évènements se sont produits avant leur entrée, comme changements de projets personnels et non libération de prison. Tous les résidents avaient rencontré des problèmes de logement avant leur entrée au Foyer et il a fallu pour chacun effectuer de très nombreuses recherches d’appartements en vue de la sortie ; et ceci avec, pour conséquence, un allongement du temps de séjour. Afin d’ajuster la prise en charge, un travail sur le concept d’accompagnement s’est déroulé tout au long de l’année. Accueillir des jeunes adultes en conflit familial ou provenant de foyers pour mineurs, en décrochage scolaire et sans formation professionnelle, modifie les pratiques. C’est pour cette raison que le concept d’accompagnement a été retravaillé. Une première période d’observation portant sur des domaines comme le réseau primaire, la gestion des divers aspects de la vie quotidienne, le comportement et la santé permet d’établir avec la personne des objectifs ajustés et réalistes. Ces objectifs, véritables fils rouge de la prise en charge, sont évalués à intervalle régulier. Bien que la moyenne d’âge des résidents se soit abaissée, l’exigence d’avoir une activité professionnelle a été maintenue. Pour nombre de jeunes, il s’agit d’une première expérience leur permettant de se familiariser avec les contraintes inhérentes au monde du travail et surtout de s’exercer dans les différents ateliers proposés dans le cadre des Entreprises d’insertion du Relais. Des projets de formation sont également réfléchis avec eux. Toutefois, scolarité inachevée, problèmes de comportement et difficulté motivationnelle ralentissent, dans bien des cas, leur mise en œuvre.

ASEMO
Comme l’année précédente, plus de la moitié des personnes suivies par l’ASEMO a moins de 24 ans et les deux tiers sont des femmes. Nombreuses sont celles qui ont déjà un parcours institutionnel et se retrouvent peu armées pour affronter l’entrée dans la vie d’adulte. La question de la préparation à la fin du suivi assuré par le SPJ* et les partenaires du réseau « mineur » et de l’entrée dans le réseau « adulte » appelle donc à une large réflexion entre les professionnels concernés. L’année 2011 a été, entre autres, marquée par le nombre de nouvelles situations de jeunes au bord de la rupture de formation. L’équipe relève également une augmentation du nombre de demandes de personnes souffrant de pathologies psychiatriques qui n’ont pas accès ou ne veulent pas de suivi médical. Cette année a été particulièrement dynamique. En plus des bénéficiaires régulièrement suivis, 135 nouvelles personnes, pour lesquelles il a été possible d’apporter une réponse sur un à deux rendez-vous, ont sollicité l’équipe. De plus, la moitié des usagers suivis ont présenté leur première demande en 2011. Parmi les éléments marquants, citons que l’accompagnement proposé a permis à 18 personnes de trouver un logement, à 15 personnes d’accéder à une formation ou à un emploi. De plus, l’accès aux soins a été mis en place pour 16 personnes et 18 autres ont pu bénéficier du RI.

Foyer 60% des résidents ont moins de 24 ans 80% ont rencontré de grandes difficultés scolaires
14

ASEMO 75% des clients ont moins de 30 ans 60% sont des femmes 15 personnes ont pu accéder à une formation ou à un emploi

* Service de protection de la jeunesse

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Relais-Contact
L’année 2011 a été une année riche pour le Relais-Contact : mise en œuvre du projet de logements de transition communautaire pour les jeunes en formation et déménagement des bureaux de la structure. Ici aussi, le nombre de personnes suivies a augmenté et la moyenne d’âge s’est abaissée. Plus de la moitié des personnes suivies a moins de 30 ans et les jeunes femmes sont largement représentées. Ainsi, la question du suivi des jeunes mères a mobilisé l’équipe. Seul un quart des bénéficiaires ont terminé une formation qualifiante et moins de cinq ont une activité lucrative régulière. Le RI assure le revenu des deux tiers d’entre elles.

Relais 10
Le Relais 10 est au bénéfice d’une convention de subventionnement avec le SSP depuis le début de l’année 2009. Cette année, 82 personnes séropositives ou porteuses du virus de l’hépatite ont été accompagnées par l’équipe pour leur suivi médical et socioéducatif. Nous relevons donc qu’en regard de l’année précédente, le nombre de personnes suivies a augmenté, ainsi que le nombre de personnes avec enfants à charge. Les revenus de plus de la moitié des bénéficiaires proviennent de l’AI en raison de leur maladie invalidante. Les deux tiers d’entre eux sont d’ailleurs sous traitement de trithérapie et la moitié bénéfice d’un traitement de la toxicodépendance. Le Relais 10 est la structure qui suit le plus grand nombre de bénéficiaires occupant des appartements dont le bail est au nom de la Fondation. Cette situation s’explique par le fait que, pour les personnes toxicodépendantes, il est devenu impossible d’obtenir de la part des gérances un bail en son nom propre. De plus et en raison de la difficulté à trouver des logements sur la région lausannoise, des appartements ont dû être loués sur d’autres régions du canton. Nous assistons donc à une extension du territoire d’intervention de la part de l’équipe. Le nombre d’interventions en appartements a augmenté. Les 476 visites à domicile effectuées durant l’année ont permis de suivre la tenue des appartements, de vérifier l’état de santé et de traiter les diverses questions liées à la vie quotidienne. Les 119 réunions de réseau ont permis de coordonner les prises en charge. Cette année, l’équipe a reçu une dizaine de demandes d’admission provenant de personnes toxicodépendantes qui ne sont pas porteuses de maladie virale. Ne répondant pas aux critères liés à la maladie, elles n’ont pas pu être admises. Toutefois, ce type de demandes pose de nouvelles questions quant aux offres à proposer pour répondre aux besoins de ces personnes qui sont en consommation active depuis de nombreuses années, fortement marginalisées et présentant des troubles psychiatriques. Nous souhaitons initier une réflexion à ce sujet.

Relais-Contact plus de 50% des clients ont moins de 30 ans

Spi
En parallèle au développement du projet de logements de transition, l’équipe a poursuivi sa collaboration avec le Foyer pour la préparation des sorties et les suivis en appartements. Elle a, de plus, continué à prendre en charge des personnes orientées par les divers services de la région. Les profils des bénéficiaires, tant en âge, sexe et problématiques sont très divers. Toutefois, le plus grand groupe est celui des 18-24 ans. Les demandes formulées par le SPJ pour les jeunes atteignant leur majorité représente une part importante des nouvelles admissions. Comme dans d’autres structures du Relais, la moitié des usagers suivis ont présenté leur première demande en 2011.

plus de 50% des clients sont bénéficiaires d’une rente AI

Relais 10 : 82 personnes atteintes de maladies virales ont été suivies

Deux tiers des clients sont sous traitement de trithérapie.

15

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Le travail en

réseau

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

FOYER - SPI - ASEMO - RELAIS-CONTACT - RELAIS 10 - REL’AIDS

Rel’Aids
Les actions du Rel’aids s’adressent prioritairement à la population toxicodépendante du canton. Ponctuellement, l’équipe conduit des actions collectives avec les différents acteurs. Cette année a vu l’aboutissement de la photographie de Nyon « Climat social et espaces publics en Ville de Nyon ». Les pistes de travail proposées ont été présentées aux autorités et aux personnes concernées. Cette même question de l’occupation de l’espace public a amené deux communes de Lausanne-région à solliciter l’équipe qui a pu initier une dynamique amenant à un apaisement de la situation. Débuté l’année dernière, le café hebdomadaire réunissant des mères s’est poursuivi et le groupe a concrétisé un projet de film visant à documenter et à ouvrir le débat sur la question du soutien à la parentalité. La sortie de ce film intitulé « Mamans de choc » est prévue pour le début de l’année 2012. Parallèlement, l’équipe a poursuivi ses actions auprès de la population toxicodépendante en situation de grande précarité rencontrée sur les places publiques du canton et a accompagné 44 personnes de plus qu’en 2010. Elle relève que pour ces groupes particulièrement désinsérés, la situation a tendance à se chroniciser et que les passerelles vers le logement et l’insertion sociale et professionnelle se font rares. La politique de réduction des risques sanitaires mise en place depuis plusieurs années leur permet « de rester en vie », mais leur situation globale ne s’améliore pas. Pour ceux-ci, l’accès à des prestations de soutien socio-éducatif pour répondre à des problématiques comme les difficultés de gestion financière et du suivi des diffé-

rents documents administratifs demandés par les CSR, l’endettement, l’absence de logement, devraient être repensées. Un accompagnement à seuil-bas sous forme de permanence proche des lieux de rassemblement serait certainement une réponse adaptée. Jusqu’à ces dernières années, en faisant preuve de persévérance et d’inventivité, il a été possible de trouver des solutions d’hébergement pour palier aux difficultés majeures à obtenir un logement stable. Mais, au gré du temps, les solutions de secours (camping, hôtel,...) se sont faites rares. Cette situation a pour conséquence que des personnes nées en Suisse et au bénéfice d’un permis de séjour se retrouvent sans adresse. Il leur est alors impossible de prouver qu’elles n’ont pas quitté le pays. Elles perdent ainsi leur titre de séjour et passent dans la clandestinité et ne peuvent plus être au bénéfice du RI.

248
GENRE Femmes Hommes 81 167 ÂGE - 18 ans 18 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 49 ans 50 à 59 ans 9 46 24 80 76 13

PERSONNES SUIVIES

sur 248 personnes, 36% ont plus de 40 ans

9. District de domicile
Lausanne

89
23
7 3 3 8 4

Ouest lausannois Nyon Morges Jura - Nord vaudois Gros-de-Vaud Riviera - Pays d’Enhaut Lavaux - Oron Broye - Vully SDF / sans papiers Aigle

24
15
A l’exception du district d’Aigle, Rel’aids a dispensé des prestations sur l’ensemble des districts du Canton de Vaud.

72
17

Aucune situation en 2011

40 en scène
40 ans de la Fondation Le Relais 13 janvier 2012, théâtre de Beausobre, Morges

18

19

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Secteur insertion socioprofessionnelle et formation
CEFIL - ENTREPRISES D’INSERTION - ELAN - IMPULSION
Les structures de ce secteur ont dispensé des prestations à plus de 1800 personnes sur les 2250 accueillies dans l’ensemble de la Fondation. Elles sont au nombre de quatre et développent des activités sur les cantons de Vaud et Genève. Cette année, nous mettons en lumière quatre éclairages différents au travers des structures. Elles présentent leurs principales réalisations et préoccupations pour l’avenir.

Entreprises d’insertion
2011, une année de consolidation, une fois n’est pas coutume au Relais! En effet, cette année, bien que dynamique sur le plan du rythme de travail et des capacités d’accueil, a été menée sous le signe de la stabilisation de nos différentes activités. Tout d’abord, nous avons établi un nouvel organigramme définissant clairement les deux axes des Entreprises d’insertion : RELAIS-SERVICES champ d’action des Arts et Métiers artisanaux des domaines du bâtiment et de l’alimentation avec nos huit micro-entreprises d’insertion socioprofessionnelle. INSERTEC dans le champ de l’industrie et de la formation d’adultes appliquée au secteur des microtechniques. La mesure a accueilli 54 personnes cette année. Cette année, les Entreprises d’insertion ont soutenu le projet professionnel de 209 personnes. Pour le RelaisServices, nous comptabilisons 105 entrées-sorties pour un nombre de 64 places de travail. Le « turnover » étant de l’ordre de 1.6 personnes en moyenne par poste ; entraînement au travail et apprentissage inclus. Il n’y a pas d’expansion d’entreprise sans ajustements en termes de communication et de coordination. De l’admission, avec la définition d’un projet réaliste et évaluable du candidat, en passant par le suivi dans le cursus d’acquisition de compétences métier et sociales jusqu’à l’aide au placement, 20

les différents intervenants pluridisciplinaires de la structure se sont dotés d’outils d’évaluation et de communication appropriés. Ceci répond aux attentes de nos partenaires mandants et à celles des candidats eux-mêmes puisqu’ils nous le font connaître au travers des enquêtes de satisfaction effectuées. L’équipe de professionnels a donc été particulièrement attentive aux dimensions-clé d’un travail efficient «au plus juste» de notre mission et des objectifs pluriels définis avec le bénéficiaire et non pour lui. Côté performance de l’entreprise, l’engagement de toutes et tous, professionnels et candidats employés dans nos ateliers, nous a permis, une fois encore, d’atteindre les objectifs de rentabilité fixés d’entente avec nos financeurs dans les négociations budgétaires. C’est avec fierté et reconnaissance de la tâche accomplie auprès de nos clients

commerciaux que nous atteignons le taux d’autofinancement escompté, signe de la bonne formule du compromis économie + adaptation à la dimension sociale du travail qui permet aux personnes engagées dans ce processus de valorisation de mener à bien leur adaptation au marché de l’emploi. Toujours aussi indispensables à nos objectifs d’insertion et de formation, nous travaillons les partenariats avec les entreprises d’accueil de nos stagiaires et postulants. Nous profitons ici de remercier celles qui ont montré cette ouverture d’entreprise responsable socialement, car sans leur participation nous serions condamnés à jouer dans la cour des exclus du marché en occupant plus ou moins durablement des personnes potentiellement en voie d’insertion sociale et professionnelle permanente.

APPRENTIS DIPLÔMÉS AUX ENTREPRISES D’INSERTION
9 CFC* 2 employées de commerce 1 peintre en bâtiment 1 ébéniste 1 gestionnaire en intendance 2 cuisiniers 1 agent d’exploitation 1 menuisier 3 AFP** 1 boulanger-pâtissier 1 employée en cuisine 1 employé de restauration 1 FE*** 1 ouvrier du bâtiment peinture
* Certificat Fédéral de Capacité ** Attestation fédérale de formation professionnelle *** Formation élémentaire

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10. Entreprises d’insertion : heures de travail des candidats en fonction de l’orienteur

62’000
HEURES DE TRAVAIL
L’orientation sur nos Entreprises d’insertion est toujours aussi diversifiée, on constate néanmoins que la très grande majorité relève du régime de l’aide sociale.

3% 1% 5% 13% 23%

Autorités d’application et organes délégataires
Services sociaux, organes délégataires, EVAM Organismes prestataires de mesures d'insertion

Organismes prestataires de mesures d’insertion Privé / bouche à oreille / proches Structures résidentielles Structures ambulatoire et hors murs Offices AI ORP Hôpital / clinique

Privé/bouche à oreille/proches/retour d'ancien Structures résidentielles

Structures ambulatoires et hors murs

18% 18%

19%

Offices AI ORP Hôpital/clinique

11. Insertec : heures de formation des candidats en fonction du type de mesure

HEURES DE FORMATION

7’768

2% 1% 25%

15%

LACI ORP Yverdon et Orbe

24%

Mesures LACI et RI prof. ORP Yverdon et Orbe Mesures LACI ORP Lausanne et Renens Mesures LACI ORP Morges et Nyon Mesures LACI ORP Vevey et Aigle

LACI ORP Lausanne et Renens LACI ORP Morges et Nyon LACI ORP Vevey et Aigle MIP OAI canton Vaud MR OAI canton Vaud MR OAI canton Berne

16% 7% 10%

Mesures d'intervention précoce AI VD Mesure de réinsertion AI VD

La mesure Insertec accueille des personnes aux bénéfices de l’AC et de l’AI ainsi que des bénéficiaires du RI.

Mesure de réhabilitation socioprof. AI BE Mesures d'insertion sociales

Mesure d’insertion sociale

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

CEFIL - ENTREPRISES D’INSERTION - ELAN - IMPULSION

CEFIL
Le CEFIL, qui dispense des formations sur plusieurs sites, a accueilli plus de 1400 personnes en 2011. On constate une augmentation du nombre d’heures de cours suivies, ceci est dû principalement à l’ouverture de deux nouveaux cours : travailler avec un logiciel libre et atelier rédaction et mise en forme de documents personnels et à l’élargissement du cours web & mail aux étrangers dans le cadre de la politique d’intégration des étrangers du canton. Relevons également que la formalisation de la collaboration avec le CSR Lausanne a permis d’orienter plus de monde provenant des services sociaux. SECTEUR METIERS 2011 a vu l’entrée de l’application de la nouvelle loi sur le chômage, nous avons pu observer que les apprenants en recherche d’emploi nous étaient envoyés plus tôt que par le passé et se trouvaient moins en rupture avec le marché du travail. Du côté des formations, toutes les sessions ont été ouvertes. La dernière formation proposée mise sur le marché : nettoyeur-euse qualifié-e a été un succès et répond parfaitement à l’attente des apprenants et à celles des employeurs, le cursus pédagogique étant lié à celui du CFC de nettoyeur. L’excellent partenariat avec l’entreprise Hypros a permis de maintenir un haut niveau de prestation. La formation de Responsable d’immeuble a vu le temps d’enseignement sur le nettoyage valorisé, répondant ainsi d’une part à un besoin évoqué par les entreprises et, d’autre part, aux exigences du brevet fédéral de concierge, cursus pédagogique de référence. A Genève, en partenariat avec l’Office Cantonal de l’Emploi, une mesure de 22

stage en entreprise de deux mois a été mise en place pour tous les apprenants. Cette mesure est un succès, puisqu’environ 50% des stagiaires trouvent un emploi fixe en fin de mesure. Cette dernière mesure a également été reprise en faveur des assurés de l’AI, tant sur Genève que sur Vaud. 2011 peut être taxée d’année exceptionnelle, tous les objectifs fixés ont été largement dépassés, le plus réjouissant a été la mise en place de deux formations pilotes AI à Morges avec un taux de satisfaction élevé de la part de tous les acteurs. La réussite 2011 fut sans aucun doute la reconnaissance de nos formations par les milieux économiques. Désormais, plusieurs entreprises et collectivités publiques engagent de nouveaux collaborateurs en demandant explicitement une certification préalable du CEFIL. FORMATIONS TRE* Le nombre de sessions ouvertes a augmenté cette année encore dans ce projet puisque plus de 750 personnes ont été inscrites. Ce volume important amène cependant des difficultés. Les sessions s’enchaînent à des rythmes soutenus et changent profondément la nature des échanges et interactions avec les participants. De plus, une part significative des participants rejoignant ce type de cours n’arrive pas, principalement par manque de connaissances en français, à s’inscrire dans une démarche de formation. Le formateur doit alors réaliser à la place du demandeur d’emploi le dossier de candidature : d’un acte de formation, on passe alors à un acte administratif. Les formateurs impliqués expriment des difficultés dans ce contexte et notre organisation doit veiller à diversifier leur emploi du temps afin d’augmenter les plages de respiration permettant de limiter les risques d’épuisement professionnel.
* Techniques de recherche d’emploi

CIFEA Le CEFIL a réalisé sa troisième année d’expérience des contrats de prestations conclus avec la Ville de Lausanne et a développé sa place dans le dispositif cantonal d’intégration des étrangers en faisant reconnaître sa formation de base sur Internet. La bonne participation aux formations de base en informatique (cours et ateliers) a confirmé l’augmentation importante de l’année précédente (+3% par rapport à 2010 mais +31% par rapport à 2009). Les présences aux cours ont augmenté (+15%) alors que celles aux ateliers ont diminué (-24%), retrouvant le niveau qui avait été réalisé en 2009. Les présences aux cours Web (+33%) et Traitement de Texte (+25%) se sont amplifiées, alors que la présence aux cours Tableur a nettement diminué (-56%), traduisant le fait que la plupart des participants souhaitant se former en Tableur sont suffisamment autonomes pour travailler en atelier. De nouvelles prestations ont été créées : un atelier spécifiquement destiné à accompagner la réalisation de projets et documents personnels, un cours polyvalent sur un logiciel open source et la possibilité de se préparer dans les cadres des ateliers aux examens U-CH, dont les diplômes peuvent être utiles sur le marché du travail. Au niveau de la collaboration avec le réseau, l’année 2011 a connu la formalisation des procédures d’inscription et d’échange d’information avec le CSR de Lausanne, ce qui a permis à 47 de ses clients d’intégrer les formations par des mesures d’insertion. Au niveau des résultats, 270 certifications et 102 attestations ont été remises, contre 119 interruptions dans les cours.

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

12. CEFIL : heures suivies par les participants en fonction du type de mesure

63’270
HEURES SUIVIES
Mesures LACI / RI pro VD Mesures LACI GE Mesures d’insertion sociale SSL / hors mesure / BCI Mesures AI VD Mesures AI hors canton Autres mandats

12000 10000 8000 6000 4000 2000

TRE Qualifié

TRE Non Qualifié

CV 1 heure

Cours info base

Atelier info base

Mesure Remise Info TEMPO à niveau Tuilière secrétariat

RIM RIM RIM Morges Morges Genève LACI hors LACI

Agenda Agent Nettoyeur 21 mainten. qualifié bâtiment

TEMPO CEFIL Lausanne
Formation TRE* 50 sessions de cours organisées plus de 500 participants réalisent un dossier de candidature 200 personnes reçues en individuel pour leur CV au total plus de 750 personnes inscrites dans ce projet
La formation Tempo a accueilli cette année 39 personnes; nous constatons que cette mesure répond à un réel besoin. La reprise d’un rythme dans le quotidien est le premier objectif de cette prestation; les cours se déroulent donc tous les matins et incluent également une activité physique dans un fitness. Pour de nombreux participants, ce moment est l’occasion de renouer avec une activité sociale. Se confronter au regard des autres est un moment délicat pour la plupart. Néanmoins chacun y retire une immense satisfaction. Des situations personnelles difficiles sont évoquées tout en « ramant » ou « pédalant » à son rythme. Ces moments privilégiés permettent une approche différente des situations et débouchent régulièrement sur des idées de solutions. Au cours de cette année, nous constatons que la santé était souvent un élément central. Un gros travail est effectué lors de la mesure pour faire prendre conscience aux gens de l’importance de se prendre en charge à ce niveau : dentiste, occuliste, trouver un psychiatre font partie des réalités que nous rencontrons au quotidien. Sur un autre registre, le logement fait régulièrement partie des préoccupations de nos bénéficiaires. Ainsi, conflits avec une régie ou un propriétaire, rénovation, sous-location, augmentation de loyer appellent souvent la mise en place de tout un processus pour tenter de comprendre, diminuer ou résoudre ces problèmes. Téléphones, mail et lettres font parties des outils à maîtriser pour y parvenir.

23

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

CEFIL - ENTREPRISES D’INSERTION - ELAN - IMPULSION

ELAN
En 2011, le nombre de bénéficiaires provenant de l’aide sociale a augmenté par rapport à 2010. Le Programme ELAN a reçu 57 demandes d’admission et dispensé des prestations reconnues à 45 bénéficiaires de mesures RI et AI. Notre collaboration s’est étendue aux CSR de Moudon, Montreux, Yverdon et Payerne. Nous continuons de collaborer avec les structures thérapeutiques ambulatoires et résidentielles telles que le Centre St-Martin et la Fondation Bartimée. Notons encore qu’ELAN a participé à la recherche sur les MIS «bas seuil» réalisée par l’Institut des Sciences Sociales de l’UNIL. Dans certaines situations, nous relevons qu’il serait nécessaire d’améliorer la coordination entre les différents organismes (CSR, OAI, ORP) au risque que les situations rencontrées débouchent sur des situations «impossibles» comme nous l’avons vécu cette année. En effet, il est à relever que les exigences de différentes institutions se révèlent parfois contradictoires et peuvent nuire au processus de réinsertion de la personne. Au niveau opérationnel, nous continuons à apporter une attention particulière à la gestion du savoir avec, notamment, la réalisation d’un guide pratique pour les suivis individualisés. Nous avons également adapté nos outils de bilan aux différentes catégories de participants notamment pour les personnes présentant des difficultés de compréhension et d’expression en français ou des difficultés intellectuelles. Relevons encore que moins de 20% des personnes accueillies a une formation achevée à l’entrée dans notre mesure.

13. Insertion participants RI
4 4 3
Formation Emploi Stage longue durée En cours de réinsertion Demande AI Situation sans issue Abandon Réorientation

6
11 4

Formation Emploi Stage longue durée En cours de réinsertion Demande AI Situation sans issue Abandon Réorientation

2

Sur les 25 participants bénéficiaires du RI, 3 ont trouvé un emploi (agent d’intendance, mécan. sur vélo et chauffeurlivreur), 1 a trouvé un apprentissage (mécan. automobile), 3 ont entamé une formation (assistant technicien du son, resp. d’immeubles et opérateur en microtechnique), 2 ont trouvé des stages longue durée (aide palefrenier et éducateur social), 4 sont en cours de réinsertion, 1 a fait une demande AI, 4 ont été réorientés vers une autre mesure, 1 est arrivé à la fin dans une situation sans issue et 6 ont abandonné.

14. Insertion participants AI
3 1 3 1 3 1
Formation Emploi Emploi Stage longue durée Stage longue durée Atelier protégé Atelier protégé Aide au placement AI Aide au placement AI
Formation Inscription ORP Interruption

8

Inscription ORP Interruption

Sur les 20 bénéficiaires orientés par l’AI, 1 a trouvé un emploi (resp. de production), 4 ont trouvé un apprentissage (dess. bâtiment, empl. de comm., assistant socio-éducatif et horloger), 4 ont entamé une formation (form. d’adultes, opérateur en microtechnique, nettoyeur en bâtiment et réceptionniste-téléphoniste), 3 ont trouvé des stages longue durée (employé polyvalent dans une station-service, secrétaire dans un musée et logisticien), 3 ont pu bénéficier de l’aide au placement de l’AI (chauffeur et opérateurs de production), 1 a été orienté vers un atelier protégé en raison de limitations fonctionnelles trop importantes, 1 s’est inscrit auprès de l’ORP (chauffeur poids-lourd) et 3 ont eu une interruption de mesure en raison de l’aggravation de leur état de santé.

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

CEFIL - ENTREPRISES D’INSERTION - ELAN - IMPULSION

Impulsion
Durant l’année 2011, nous avons eu le plaisir de réaliser deux expositions qui ont permis de présenter le travail effectué dans nos différentes mesures. La première «Logements» a eu lieu au mois de juin dans notre jardin à Renens et traitait de la problématique de l’accès au logement. La seconde a pris place dans les locaux de l’association Dem’art à la fin de l’année et avait pour thème «le Temps». En ce qui concerne ACCORD : un nouveau concept de prise en charge a été élaboré afin de mieux répondre aux besoins d’insertion des jeunes en difficulté. Le renforcement du suivi individualisé et la mise en place d’un système de référence ont notamment permis d’améliorer le processus de responsabilisation et d’autonomisation de nos participants. Durant cette année, nous notons également le démarrage de plusieurs ateliers

dont celui de vidéo participative mené par un intervenant externe professionnel du domaine. Citons également les ateliers découvertes artistiques, volumes et matières ainsi que communication visuelle qui comprend, notamment, une activité d’analyse d’images. Ces ateliers sont venus compléter notre offre et renforcent notre positionnement dans l’insertion dans des métiers du domaine de la communication visuelle. Un groupe de travail s’est aussi penché sur l’élaboration d’un outil d’évaluation des compétences artistiques. Outil qui s’est avéré très utile pour fournir au participant des données un peu plus objectives sur sa capacité à s’engager dans un métier lié à la communication visuelle ainsi que sur les pistes de progrès pour y arriver. FUTURA Cet ouvrage collectif a pour thématique : «dans 20 ans» et regroupe les textes et illustrations de participants à différentes mesures du programme FORJAD. Son objectif est de faire connaître les espoirs de vie future des jeunes adultes en difficulté et donner de la visibilité aux résultats du programme FORJAD. Mandatés par le groupe de pilotage du projet, les participants ACCORD et REFLETS ont réalisé la plupart des illustrations ainsi que quelques textes, ils ont également travaillé sur le logo.

Au niveau des problématiques importantes rencontrées, mentionnons que l’accès au logement demeure un problème majeur pour nos participants et entrave bien souvent les dynamiques d’insertion. Pour la mesure REFLETS : 2011 a vu la mise en place des ateliers «analyse d’images et collages». Outre les expositions personnelles de plusieurs participants, le groupe Reflets a également participé à l’exposition « Logements ». Relevons également la mise en place d’un workshop photo argentique avec développement en laboratoire noir-blanc dont l’objectif final était la réalisation d’une exposition sur «le Temps » à la galerie Dem’art au centre de Lausanne.

AGENDA Les participants ACCORD ont produit un agenda pour l’année 2012. Le workshop s’est déroulé sur quatre mois durant l’atelier d’infographie renforcé pour l’occasion avec les compétences d’un graphiste externe. L’agenda a été distribué aux partenaires du réseau ainsi qu’aux collaborateurs du Relais. LIVRET LOGEMENT L’accès au logement constitue un objectif pour beaucoup de jeunes et spécialement pour les participants ACCORD qui ont voulu comprendre et réintérroger ce que signifie le droit d’accéder au logement. Textes et photographies regroupent témoignages, perceptions personnelles et reportages sur ce sujet très actuel.

Sur 25 participants au progr. ACCORD
(année scolaire 2011-2012)

6 en apprentissage
(dont 2 dans la comm.visuelle)

1 est en stage longue durée 1 est en emploi 4 réorientés vers des partenaires du réseau 9 continuent la mesure 4 ont abandonné
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Le livre est consultable sur notre blog

Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

Une des problématiques importantes rencontrées cette année a été notamment la gestion de la transition entre la fin de la MIS et la formation. En effet, nous avons été confrontés à trois ou quatre reprises durant cette année à des situations où les participants nous réclamaient un suivi afin d’assurer cette transition. Ces participants, particulièrement fragilisés, ont nécessité un fort soutien de notre part pour assurer le début de leur formation (qui a eu lieu parfois 5 à 6 mois plus tard) dans de bonnes conditions. Cela a soulevé dans l’équipe des questions sur la limite de l’accompagnement qu’Impulsion peut apporter. Enfin, le programme VALORE entre dans sa troisième année d’existence, ce qui a permis de consolider sa mission de renforcement des liens sociaux par le partage d’une activité ludique et créative favorisant la reconstruction personnelle : l’atelier de création de marionnettes. Cet objet médiateur permet de nombreuses applications concrètes (modelage, peinture, couture...) et facilite les possibilités d’ouverture à l’autre et d’expression de soi : ce n’est pas la personne qui parle mais son personnage. Suite au déménagement dans une salle de la Fondation les Baumettes, l’atelier Valore accueille aujourd’hui les résidentstes des logements protégés. Ce partenariat a renforcé notre ancrage dans le paysage renanais et a pu se concrétiser grâce aux différentes rencontres qui ont eu lieu lors du diagnostic communautaire des quartiers Biondes - Baumettes – Bugnon.

Reflets : 33 personnes ont été accueillies dont 23 en MIS* et 10 en mesure AI. *mesure d’insertion sociale

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Fondation Le Relais - Rapport d’activité 2011

LE CONSEIL DE FONDATION
Président : Jean-Pierre Lador, 1 Président du Tribunal d’arrondissement, Nyon
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Relais-Contact
Julien Arnaud | Anne-Sophie Betschart | Cédric Jecker Nicole Pochon | Nicolas Roulin | Nicole Paquier | Samuel Mayor

Vice-Présidente : Claudine Wyssa, ancienne Présidente du Grand Conseil, Syndique, Bussigny Membres : Jacques Baudat, ancien Chef du Service de la Jeunesse et de la Sécurité Sociale, Morges Nicole Baudet, Municipale, Cossonay François Chanson, Avocat, Lausanne Roland Chaussedent, Agent général de la Zürich assurances, Lausanne Philippe Deriaz, Doyen au Centre d’enseignement professionel, Morges Patrick Forel, Docteur en médecine, Morges Jean-Claude Monnier, Syndic, Moiry Sylvie Morel-Podio, Municipale, Morges Chantal Resplendino, Ancienne Adjointe au Service des Assurances Sociales et de l’Hébergement, Lausanne Georges Zünd, ancien Préfet du district, Morges, Directeur de la Fédération Vaudoise des Entrepreneurs

Relais 10
Jacqueline de Heller | Telma Tapia Saldivar - Caterina Schipani Marie-Christine Kissling | Pierre-Henri Lenoir | Sabrina Müller Jonas Panchaud | Thierry Smeyers | Françoise Badarou | Mélanie Barbosa | Odile Dériaz | Cathy Tobler

Rel’ier
Christophe Al Kurdi | Valérie Dupertuis | Rachèle Féret Kim Carrasco | Barbara Weiss

Rel’Aids
Sarah Bell | Patricia Fontannaz | Jean-Jacques Marro | Lionel Vandel

ELAN
Damien Quaglia, responsable Natalie Haehlen | Estelle Panchaud | Jennifer Ducret | Raynald Deteuf Talia Levi-Mazloum Ducret | Caroline Monney

LA DIRECTION
Jean-Claude Pittet, Directeur Nathalie Christinet, Adjointe de direction Pascal Roduit, Adjoint de direction

Entreprises d’insertion
Patrik Vuillemin-Zollinger, responsable Philippe Baudère | Sandrine Billato | Jennifer Ducret | Oliver Dutoit Raquel Durrer | Laurence Frei | Jean-Philippe Anken - Sébastien Gerber | Jean-Mario Gasparetto | Bruno Kuttruff | David Luchinger Stéphane Maitin | Christophe Perrier | Francis Malo | Richard Raguin Blaise Roulet | Pierre-Alain Sandoz | Aline Sigrist | Marco Spano Claude Bonnaud | Eric Bockenmeyer | Matteo Resplendino | Mathieu Clément | Sylvain Hochstrasser | Valérie Schürch

LES COLLABORATEURS
Administration
Isabelle Berney | Eva Klutz | Giovanna Magnaterra | Monique Mischler Florence Romanzini | Noémie Rosset - Julie Lange | Maria Salvatore Nicolas Weil | Sonia Zanou |

CEFIL
Henri Desplos, coordinateur Patricia Bellido | Diane Brechbühl | Valérie Boudry | Jacques Dozio Clara Pelica Gameiro | Jean-Pierre Haenni | Kaya Kolendowski | Manuel Mathieu | Jean-Marc Quiblier | Gloria Orizales | Lucien Rey Annick Vuarnoz | Katy Ngoye Catherine Aviolat | Roxanne Bruchez-Ischi | Jean Cevey | Colin Demaurex | Christelle Deppierraz | Alain Etienne | Eric Faoro | Tony Grasso | André Grimm | Georges Ionescu | Xiména Kaiser-Morris Timotey Lachance | Maria Fernanda Munoz | Joëlle Ogay | Mario Pasqualone | Sylvain Schmidt | Aude Tinguely | Patrick Tinner | Juan Velasco Pabon

Foyer
Nathalie Christinet, Directrice Corinne Ansermoz | Séverine Beuchat | Milena Bühler | Yan-Eric Féret | Nicole Clément | Yves Della Valle - Jean Camacho | Carole Hug - Yann Dupuy | Christian Petas | Giovanna Magnaterra Julien Berguerand | Cynthia Bertholet | Julien Garcia | Elisa Leuthold Laura Ranta | Latifa Mukladzija | Béatrice Rey-Mermet

SPI
Vincent Kerneur | Olivier Graf | Sabrina Primiano | Giovanna Magnaterra

Impulsion
Damien Quaglia, responsable Mary-Jo Fahrny | Damien Huber - Gilles Noble | Loriana MercuriCasciana | Isabelle von Muralt-Rambert | Aline Sigrist | Sonia Zanou Jennifer Ducret | Manon Ajra | Vanina Giovanetti | Katia Morosini Noélie Schweizer | Sophie Waridel

ASEMO
Gilles Ansermoz | Pauline Grosset - Céline Wiedmer Sébastien Soudière | Andréa Zobel | Nicole Paquier | Ulysse Garcia

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Blog Impulsion : Impulsionmedialab. wordpress.com

Site Web : www.relais.ch

La Fondation Le Relais est une organisation d’action sociale pour adultes et jeunes adultes en difficulté active dans le canton de Vaud depuis 40 ans. Elle permet à des personnes momentanément ou durablement exclues des sphères sociale et économique d’accéder au marché du travail, au logement, à la formation, aux soins et à la culture. La Fondation partage l’expertise qu’elle possède dans ses divers domaines d’action en dispensant des conseils et des formations, en menant et publiant des études et en diffusant des informations notamment dans le domaine de l’insertion socioprofessionnelle et des dépendances.

Blog Rel’ier : seuilbaslausanne. blogspot.ch

Réseau social Facebook : Impulsion CEFIL-Lausanne CEFIL-Morges

Fondation Le Relais Grand-Rue 82 - Case Postale 1110 Morges 1 T 021 804 88 11 F 021 801 86 02 info@relais.ch www.relais.ch

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