n° 1 31 - Décembre 201 2

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Bulletin d'information de l'Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l'Isère

Ras-la-poubelle !
Sommaire
Joyeuses fêtes Meilleurs voeux

Naissance d'un syndicat p. 7

Défense d'une convention p. 1 0

2013

Directeur de publication : Jean-Pierre Gilquin - commission paritaire : 071 6 S 05801 ISSN 0338-5701 - Impression : Imprimerie Notre Dame - Montbonnot UD FO Isère - bourse du travail - 32 avenue de l'Europe - 38030 Grenoble cedex 02 - tél. 04 76 09 76 36 - fax 04 76 22 42 55 - courriel : udfo.38@laposte.net Prix le numéro : 0.80 € - Abonnement 1 an : 3,20 €

E d it o ri a l
Ils veulent quoi les patrons ?

La Caf dans un état déplorable
Le 8 octobre, la Caisse d'Allocations familiales de l'Isère était en grève. La mobilisation était au rendez-vous. Comment ceux que d’aucuns considèrent comme des fainéants privilégiés en sont-ils arrivés là ? Melinda Cruiziat, déléguée syndicale FO : « le mouvement est vraiment parti de la base ; le ras-le-bol est général ». L'organisation a été modifiée de façon si habile que… les salariés et les allocataires trinquent ! L’accueil de ces derniers devient de plus en plus délicat. Les agressions verbales, les menaces, voire les agressions physiques se multiplient. Il faut ajouter les chantages au suicide et à l'immolation par le feu. Le nombre de cas signalé d'agressivité, parfois compréhensible, a plus que doublé. Gérer ces situations s'anticipe. Malheureusement la direction n’est pas à la hauteur. Suite à la fusion des Caf de Grenoble et Vienne, la régionalisation, l'harmonisation des procédures a pris un an. Les réorganisations internes sont fréquentes et les changements de consignes parfois quotidiens.
Des agents désemparés et une heure de grève chaque jeudi

Isère

rapport aux allocataires. D'autant que certains agents vivent eux-mêmes des situations plus dramatiques que les allocataires qu'ils reçoivent. Aux difficultés iséroises s'ajoutent des mouvements nationaux, le malaise étant global du fait des suppressions d'emplois et de l’insuffisance des salaires. La mobilisation a été forte le 8 octobre. Depuis, FO a déposé un préavis de grève illimitée d'une heure chaque jeudi. L'intersyndicale, unie et efficace au départ, a perdu un peu de son efficacité du fait de la désertion de la CGT. Mais FO ne se démonte pas. Les revendications font 3 pages ! Si elles ne triomphent pas, pour les 700 salariés de la CAF l'avenir sera compliqué, avec des conséquences inévitables pour les allocataires.
L’accueil, résumé par le personnel… Prenez un allocataire. Faites-le venir à la Caf, attendrissez-le 30 min en plein soleil ou dans le froid, laissez-le entrer à la Caf. Dirigez-le vers l'accueil en travaux depuis 2 ans. En moins de 2 min, comprenez-le, lui et son cas, et donnez-lui un rendez-vous dans 15 jours. Faites revenir l'allocataire. Vous avez alors moins de 20 minutes pour gérer son dossier. Service public disiez-vous ? Mijoté d'allocataire sauce CAF

La lente dégradation de l’emploi se poursuit dans notre département, certes un peu moins vite que dans d’autres départements de la région. Maigre consolation ! La situation, cependant, n’est pas celle de 2008/2009, avec sa cohorte de plans sociaux. Les suppressions de postes concernent plutôt les petites entreprises et dans les grandes, deux mécanismes sont actionnés : le licenciement de moins de dix sur un mois (donc pas de plan social) et le départ négocié (rupture conventionnelle). Enfin, il faut pointer le comportement moutonnier de ces dernières qui, carnets de commandes plein, diminuent les effectifs par principe puisqu’il ne faut pas désespérer l’actionnaire ! Pendant ce temps se déroulent d’âpres négociations sur le marché du travail, les retraites complémentaires et l’assurance chômage. Bien différentes sur leurs contenus, elles sont placées sous la vigilance d’un gouvernement prêt à légiférer en cas de désaccord(s). Or il n’y a rien de bon à attendre d’une intervention de l’Etat. Mais pour faire aboutir les négociations, les choses sont plus simples qu’il ne paraît et dépendent de la réponse à une question : ils veulent quoi, les patrons ? Donner la main à l’Etat ou laisser le dogme de côté ?

La fusion entraîne par ailleurs une mutualisation des postes. Ainsi certains postes seront désormais disponibles uniquement sur Vienne ou sur Grenoble. Charge aux agents de déménager ou de changer de poste. La palme reste cependant la création d'une cellule d'écoute psychologique gérée par l'ancienne responsable des ressources humaines... Au final, les agents sont désemparés et dans l'impossibilité de réagir correctement par

Jean-Pierre Gilquin, Secrétaire général.

Les agents en grève.

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Ouvrir le dimanche divise... les patrons
Les ouvertures de magasins le dimanche ne font pas l’unanimité du côté des patrons. Certains cèdent au credo libéral du toujours plus, tandis que d’autres expliquent, comme la Boîte à Outils, que cela ne génère pas plus de chiffre d’affaires et que la qualité de vie est essentielle. Bricorama a ouvert certains de ses magasins le dimanche. Elle a été poursuivie par la Fec (fédération des employés et cadres du commerce). La justice a sanctionné cette entreprise faisant travailler en toute illégalité des salariés le dimanche. Quoiqu’en dise le patron de l’enseigne, celle-ci n’a pas été la seule à perdre devant les tribunaux. Il y a eu LeroyMerlin, Castorama, Sephora, La Halle, Décathlon… Christophe Le Comte, secrétaire-adjoint de la FEC (section commerce) explique : "des enseignes situées dans les PUCES (périmètre de consommation exceptionnelle) où les zones et communes touristiques peuvent faire travailler les salariés le dimanche. D’autres, situées en dehors ne le pourront pas. Cela engendre une concurrence déloyale : les petites entreprises du secteur, qui n’ont ni les effectifs, ni les moyens financiers pour ouvrir 7 jours sur 7 peuvent être menacées-.
Notre action protège les TPE et les salariés

Isère

Carnet de deuil Francis Pourchi nous a quittés

Francis lors de la manif. du 7 septembre 2010

Francis Pourchi nous a quittés. Victime, à 53 ans, d'une crise cardiaque en gare de Marseille, il était arrivé à Grenoble en 1995 et travaillait à EDF. Secrétaire du syndicat et administrateur de la Caisse mutuelle complémentaire d'action sociale de Grenoble, il a exercé pendant plusieurs années la fonction d'assistant fédéral au secteur activités sociales. Il laisse le souvenir d'un militant rempli d'humanisme. Toujours présent dans les manifestations, il s'occupait du service d'ordre. Reconnaissable à son béret basque ou à son casque de chantier, il a bien souvent porté le drapeau de notre organisation. L'UD (union départementale) travaille actuellement à l'organisation d'une manifestation en hommage à Angélique Janson : "respectons le repos dominical, les jours fériés et cette syndicaliste. chômés". Lucie Baud fonda en 1902 le "Synpossible de faire du commerce autrement et la dicat des ouvriers et ouvrières en course au chiffre d’affaire pratiquée par soierie du canton de Vizille" dont d’autres, n’est qu’un prétexte pour tailler des elle devint secrétaire. Elle compta croupières aux concurrents. parmi les principales animatrices, à Vizille, de la grève des tisseuses de Angélique Janson, déléguée du personnel à la soie qui dura 104 jours. En tentant Boîte à Outils, dit que les clients le compren- de s’opposer aux cadences de tranent bien, et qu’ils viennent les jours d’avant vail de douze heures par jour impoou d’après le dimanche ! Des promos ont été sées aux ouvrières, elle fut contrainte mises en place spécialement sur ces journées de quitter Vizille pour Voiron.

Lucie Baud, héroïne syndicale

Il poursuit : "notre action protège les TPE (très petites entreprises) mais aussi les salariés à qui n’est pas systématiquement accordée la majoration des heures du dimanche". S’il fallait à FO un argument supplémentaire, elle le trouverait donc du côté de la Boîte à Outils. Jean-Jacques Chabanis, son président, condamne "le toujours plus", cette "vis sans fin". Il invite à préserver la vie de famille, les dimanches et même les jours fériés. Ouvrir 7J/7 et 24h/24 ne doit pas devenir la règle absolue. Il est

pour conserver les clients, éviter qu’ils n’aillent En savoir plus : ailleurs. Et cela dure depuis trois ans. http://www.fo38.fr.

Signalez toutes les surfaces de bricolage ouvertes le Ala préfecture de l'Isère dimanche : Le préfet de l'Isère, Richard Samuel, a udfo.38@laposte.net ou commerce@fecfo.fr reçu FO le 29 novembre.

Limiter les dégâts
Opposée au travail du dimanche, désireuse de limiter les dégâts, l’Union départementale FO a signé un accord sur les ouvertures du dimanche pour l’ameublement. Il prévoit la possibilité pour les magasins de ce secteur d’ouvrir six dimanches par an. Pourquoi avoir signé ? « Sans accord, ce sont les maires qui donnent les autorisations d’ouverture. Cette année, aucune enseigne n’a ouvert plus de trois dimanches. Ce type d’accord serait souhaitable dans les concessions automobiles », explique Jean-Pierre Gilquin, secrétaire départemental. FO a par ailleurs participé à la concertation organisée par la Métro (communauté d’agglomération de Grenoble) qui a conseillé de limiter les ouvertures dominicales à deux dimanches en décembre. Mais Carrefour, commercialement à la peine, a obtenu trois dimanches à Echirolles et quatre à Meylan. Seule la commune de Saint-Egrève a refusé d’aller au-delà de deux dimanches. FO Isère dénonce la pression organisée sur les salariés par une direction à la recherche de "volontaires" et réïtère son opposition au travail du dimanche.

Occasion d’évoquer le problème des patrons voyous de R2R, des plans sociaux et du travail du dimanche. Lors de la discussion, la question de la pérennité des secteurs industriels (Vicat) et de pointe (Trixel) a également été abordée, les inquiétudes des salariés de la Semitag (Grenoble) pour leur sécurité et la fin de la délégation actuelle de service public. L'impact sur les salariés de la coupure de la ligne SNCF Grenoble-Valence et la saturation des autres lignes desservant Grenoble ont été également mis sur la table, tout comme le chaos à La Poste, le manque d’enseignants ou les trop bas salaires des policiers.

En savoir plus : http://www.fo38.fr.
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CPAM : en amont des élections

La question

Mettre en place la politique sociale de FO dans le comité d’entreprise après les élections de mars 2013, voilà le thème de la journée de travail des militants FO de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), réunis à l’Union départementale le 4 décembre. Une dizaine a répondu présent. Les travaux se sont organisés autour des réponses du personnel (70 %) au questionnaire distribué par le syndicat. Les agents veulent conserver l’enveloppe attribuée à chaque salarié qui peut ainsi choisir : chèques vacances, ou chèques déjeuner, ou culture… etc. Mais également la mise en place d’une participation du CE à la complémentaire santé.

Le chômage partiel
Il est des pays où le chômage partiel est massivement utilisé pour amortir les conséquences de la crise économique. Il en est même où les périodes chômées sont mises à profit pour faciliter aux salariés l’acquisition de nouvelles compétences. Autant de gagné pour le salarié qui veut progresser dans son entreprise, voire se donner plus d’atouts pour trouver un autre travail le jour où ce sera devenu une nécessité. Petit point sur l’état de chômage partiel.
Quand le chômage partiel peut-il être envisagé et qui peut bénéficier de l’allocation ?

suspension d’activité dépasse six semaines.
Quid de la rémunération du salarié ?

3,84 € pour les entreprises jusqu’à 250 salariés et 3,33 € au-delà. L’indemnisation peut-être plus importante selon les dispositions conventionnelles.
Quelles sont les conséquences du chômage partiel sur le contrat de travail ?

Dans tous les cas de fermeture temporaire de l’entreprise ou de réduction du temps de travail entraînant une réduction de la rémunération des salariés.
Sylvie Rosin, déléguée syndicale.

Bull : un nouveau délégué

L’aide de l’Etat est exclue si le chômage est provoqué par un conflit collectif, pour les chômeurs saisonniers, pour les salariés travaillant sur la base d’un forfait annuel (heures ou jours) et dans les cas où la

Aucune ! Le salarié ne peut cependant le refuser sous peine d’être éventuellement licencié pour faute grave. Cela étant, si l’arrêt de travail se prolonge au-delà de six semaines ou si le contingent annuel d’heures indemnisable est atteint (1000 h pour l’ensemble des branches professionnelles), les salariés sont considérés comme étant à la recherche d’un emploi alors même que leur contrat n’est pas rompu. Conséquence de cette non rupture : si l’employeur veut modifier les conditions de travail ou l’un de ces éléments essentiels, un avenant au contrat est nécessaire.

Rémy s’en va, Jonathan prend le mandat de délégué syndical. Déjà impliqué au niveau local par son mandat de délégué du personnel titulaire, il souhaitait s’investir un peu plus dans la défense des salariés. « 400 salariés sur le site d’Echirolles, il y a de quoi faire » , dit Jonathan, « d’autant que la direction ne répond pas toujours aux questions, le matériel de travail n’est pas toujours adapté, les conditions de départ en mission sont souvent problématiques ».

Formation et chômage partiel
Préparer l’avenir en se formant durant les périodes de chômage partiel ? Oui, en utilisant son Droit individuel à formation (Dif) ou en recourant au Congé individuel de formation (Cif). Si le Dif se déroule hors temps de travail, il est possible de cumuler l’allocation de formation (50 % du salaire) et l’allocation chômage partiel mais le total ne doit pas dépasser le salaire lorsque l’activité est complète. La rémunération, en revanche, sera égale à la rémunération habituelle si le salarié est en Congé individuel de formation (Cif). Compte tenu des délais d’obtention d’un financement Cif, il n’est pas facile d’entrer dans ce cadre. Mais ce n’est pas impossible si l’entreprise est capable d’anticiper et de communiquer correctement en interne.

Formations 2013 en Isère
• 25 au 26 mars à Grenoble : négociation du protocole préélectoral et les élections,

• 8 au 12 avril à Bourgoin : Connaître ses droits,
• • • • • • • •

27 et 28 mai à Grenoble : Délégués du personnel, 17 au 21 juin à Voiron : prud’hommes, 24 au 28 juin à Bourgoin : découverte FO et moyens d’action du syndicat, 23 au 24 septembre à Bourgoin : conduite de réunion, 7 au 8 octobre à Grenoble : conseillers du salarié, 21 et 22 octobre à Bourgoin : communication orale, 18 et 19 novembre à Grenoble/Bourgoin : prévention, risques, sécurité dans le milieu professionnel, 25 au 29 novembre à Grenoble : Découverte FO et moyens d’action du syndicat.

Certaines formations ne sont ouvertes qu’aux salariés du secteur privé, d’autres qu’à certaines catégories de salariés. Pour le deuxième semestre les formations avec le CFMS (Centre de formation des militants syndicalistes) sont en cours de validation.

Pour en savoir plus : www.fo38.fr.
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Côté prud'hommes...

Le 22 novembre, des conseillers prud'homaux FO Isère et Savoie se sont rencontrés à l'Union locale de Voiron. Cette journée leur a permis d'échanger sur les dossiers intéressants qu'ils ont eu à traiter et les jugements rendus par leurs différents tribunaux. Ils ont également comparé les volumes d'affaires : quand le tribunal d’Aix-les-Bains traite 140 dossiers en une année, celui de Grenoble approche les 1 600.

Isère

Salarié dans l'agriculture, je vote
Les salariés du secteur agricole éliront, du 15 au 21 janvier et pour six ans, leurs représentants au plan départemental, régional et national. Ces élections seront aussi l’occasion de déterminer l’audience des syndicats dans ce secteur. Comme pour les élections dans les très petites entreprises (TPE), les suffrages exprimés détermineront le droit d’un syndicat à participer ou non aux négociations de branche : un enjeu pour la FGTA-FO (fédération général des travailleurs de l’agriculture et alimentation). En Isère, FO sera présente dans le collège des salariés de la production agricole, collège 3A (salariés d’exploitations agricoles, de paysagistes, de l’horticulture, de l’élevage, entreprises de travaux agricoles ; travaux forestiers…) et celui des groupements professionnels agricoles, collège 3B (MSA, Crédit agricole, CER, Coopérative agricole…). Lors du précédent scrutin les listes FO avaient obtenu 12% des suffrages au niveau national. En 2013, c'est la première fois que notre organisation présente des listes complètes en Isère. 12 camarades

sont candidats : 4 titulaires et 2 suppléants pour chaque liste. Ces candidats porteront les revendications de FO : maintien et amélioration des conditions de travail de santé des salariés, nouvelles grilles de salaires et de classifications, encadrement de l’utilisation des pesticides, une couverture sociale efficace. La chambre d’agriculture départementale représente les intérêts du secteur et contribue au développement des territoires ruraux et des entreprises agricoles. Elle est l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et l’organe consultatif et professionnel des intérêts agricoles. A travers ses élus, la Chambre d’agriculture siège dans de très nombreuses commissions et conseils d’administration pour donner son avis et transmettre la position des professions agricoles dans des domaines aussi variés que l’enseignement agricole, la formation continue, l’urbanisme, la gestion de l’eau et des zones sensibles, la création d’ouvrages.

Progression à la Semitag

FO devient la première force syndicale à la Semitag en obtenant 36,30 % des voix exprimées (72 % de participation), en CE (comité d’entreprise) et délégués du personnel le 8 décembre. Elle devient la première force syndicale des transports urbains grenoblois qui emploie 1420 salariés. Elle obtient 6 sièges en DP et 2 en CE. Unsa : 34.60% – CGT 12.84% CFDT 11.61% - CGC 4.64%.

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Isère

Les assistantes maternelles se syndiquent
Le 22 novembre dernier, le syndicat des assistantes maternelles organisait une réunion d’information à l’Union départementale. Une cinquantaine d’entre elles ont répondu présent et ont activement participé à cette réunion, posant des questions auxquelles Véronique Delaitre, référente nationale du syndicat a répondu. Beaucoup de questions ont été posées sur divers thèmes de leur convention collective, ainsi que la mensualisation, la prévoyance, la formation… L’échange, durant trois heures, a été intense tant les assistantes maternelles sont mal informées en général et sur leurs droits en particulier. Toutes les participantes sont reparties avec les coordonnées du syndicat et pour certaines d’entre elles ont d’ores et déjà adhéré. Ainsi auront-elles une personne ressource vers qui se tourner chaque fois qu’elles seront confrontées à une difficulté. Ainsi pourront-elles échanger leurs
Le 22 novembre à la bourse du travail de Grenoble…

expériences et se soutenir en cas de difficultés. Des permanences ont par ailleurs été organisées en différentes zones géographiques du département en décembre.

Contact : syndicat national des assistantes maternelles et des salariés des particuliers employeurs : 01 40 52 85 10/ info@synam-spe.fr

Edwige Diedhiou, à Grenoble

Michelle Gouteron, à Cour-et-Buis

Quels sont, en quelques mots, les aspects positifs et négatifs de ton travail ?
Les enfants nous boostent et nous ne nous ennuyons pas ! Et nous avons la liberté de choisir avec qui nous voulons exercer, donc le choix des horaires. Pour le négatif : la précarité. Ceux qui pensent que travailler chez soi, ce n’est pas travailler se trompent !
Travailler chez soi, n’est-ce pas être isolée ?

Un beau métier que celui d’assistante maternelle ?

Je suis issue d’une famille nombreuse, j’ai donc toujours été entourée d’enfants. J’aime profondément ce que je fais, le contact avec les enfants. J’accorde également beaucoup d’importance à la relation avec les parents. Je dois dire que jusqu’à maintenant j’ai toujours eu de la chance.
Etes-vous suffisamment informée de vos droits ?

Je travaille en zone urbaine et j’échange régulièrement avec d’autres assistantes maternelles. Nous avons également le Relais des assistantes maternelles, lieu d’échange et d’information. Mais je vais me syndiquer. J’aurai ainsi toutes les informations et toujours quelqu’un pour me renseigner en cas de besoin.

Pas assez ! Je ne sais pas par exemple ce qu’il faut faire si je m’arrête pour maladie. J’ai fait les démarches à Pôle emploi l’an dernier après avoir perdu une garde, mais ce ne sont pas des sujets que l’on aborde souvent et qui sont nos préoccupations premières.

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Comité général le 15 novembre
Le 15 novembre s'est tenu le comité général de l'Union départementale, sous la présidence de Patrick Privat (photo ci-contre), secrétaire confédéral chargé du secteur formation syndicale. En présence de nombreux militants, le contexte économique actuel, le chômage partiel et les plans sociaux qui arrivent ont été abordés, ainsi que les élections dans les TPE (très petites entreprises) et la représentativité. Patrick Privat a évoqué l'actualité internationale et la conférence sociale en synthétisant les propositions du Medef sur la sécurisation du parcours professionnel : "Ce que veut le Medef, c'est la sécurisation du licenciement".

Isère

Ellen Grasso et Maria Guerra

Jérôme Guinot

V

V

Michel Meunier et Corinne Bouche

Marc Duret

René Picard

L te G M lo U c fe p p p g

A d li A le e v P G

C • p • c

L s
César Bejani, Greg Meret, à l'arrière-plan Sofyane Zayani. Gilbert Collin Christine Boujard, Vincent Bouche, Jean-Llouis Tourt

N n 5

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Collecte des déchets : sortie de conflit par le haut
Lundi 3 décembre une trentaine d’agents de la collecte des déchets de Grenoble étaient en grève à l’appel du syndicat FO pour protester, notamment contre le manque d’information concernant leur nouvelle affectation suite au déménagement de leur centre. La déchèterie Jacquard située à proximité du boulevard Stalingrad à Grenoble, également centre de départ des camions de collecte, a été rapidement encombrée de gravats et divers déchets lundi matin. Chérif Boutafa, des communaux de Grenoble, ainsi que Gilbert Forestier, représentant FO à la Métro, ont rencontré dans les heures qui ont suivi les responsables, dont Michel Baffert, viceprésident chargé des personnels à la Métro.
Cinquante titularisations Mardi, en fin de soirée, toutes les revendications avaient abouti : «90 % des agents ont l’assurance de se retrouver sur un site commun à l’issue du déménagement, et les

Agglomération grenoblois

Défense des consommateurs
L'Association Force Ouvrière Consommateurs (Afoc) réunit des femmes et des hommes qui agissent ensemble, en toute indépendance, pour la défense des consommateurs et des locataires. Leurs principales missions : * informer, * conseiller, * représenter les consommateurs, * défendre les locataires. Vous pouvez utilement les consulter lors de leurs perma-nences :
* Grenoble le mercredi de 14 à 17h tél. 04 76 09 97 76 * Voiron le jeudi de 14 à 17h 04 76 05 52 04

horaires de collecte ont été modifiés» souligne Chérif. Et d’ajouter : «c’est une sortie de crise par le haut.» A noter la titularisation de 50 agents dans les mois à venir.

Pour les autres permanences du département se renseigner auprès de l'Afoc de Grenoble.
Dès 4 heure du matin, les salariés présents sur le site pour manifester leur colère.

Vous êtes représentants du personnel dans une filiale d’un Groupe ?
Vous n’êtes pas à l’abri d’une fermeture … Soyez vigilants sur les signes avant-coureurs.

Publi-reportage

La presse économique fait tous les jours sa Une avec la fermeture du site de PSA, ou celle du site de Florange, alors que, dans le même temps, des milliers de postes sont supprimés dans le plus grand anonymat, avec notamment des fermetures pures et simples de filiales de Groupe, et ce sous couvert de difficultés économiques. Mais quelles sont ces « difficultés économiques » ? Sachez en déceler l’origine : évolution du marché, ou simple résultat d’une stratégie de long cours organisée par le Groupe pour accroître sa rentabilité ? Un exemple : votre entreprise est l’un des 4 centres de productions du Groupe dans le monde ; la distribution étant assurée par une structure commerciale, juridiquement autonome. Que les sites aient des spécificités ou que les productions soient interchangeables, le risque de fermeture n’est pas à écarter. Si les sites sont interchangeables : la production peut être délocalisée ; Si les sites sont spécialisés par production et que votre site ne bénéficie plus des investissements nécessaires pour assurer la mutation du marché vers de nouveaux produits, votre site ne pourra pas « survivre » à l’évolution du secteur. Et, quelle que soit la situation de votre site, les ventes sont réalisées au profit d’une autre société du groupe ; à des prix de cession fixés par le groupe, qui peut donc « créer » les pertes dans votre entreprise, pour générer les profits ailleurs et notamment sur la société commerciale. Autant «de bonnes raisons» économiques pour justifier des fermetures et donc des licenciements. De plus, dans certains cas le Groupe demande au tribunal de commerce de prononcer l’état de cessation des paiements, induisant ainsi uniquement des indemnités de licenciement légales prises en charge par les AGS, sans aucun accompagnement pour les salariés licenciés. A ce jour, la législation en vigueur ne prévoit aucun recours pour les salariés, même si la « banqueroute » a été organisée de longue date par le Groupe. C’est donc aux RP d’être prévoyants et de parer à toutes éventualités. Le principal moyen dont vous disposez : Le recours à un expert-comptable dans le cadre de missions légales, afin d’analyser les comptes et de comprendre comment sont formés les résultats de votre structure. Pourquoi ? Il permettra le cas échéant de démontrer avant qu’il ne soit trop tard que l’issue « fatale » n’est que la résultante d’une stratégie Groupe. Et en ce sens, démontrer la responsabilité du Groupe dans les résultats de votre structure. Comment se servir des informations mises en avant par l’expert-comptable ? • Rappeler à votre Groupe que les coûts de fermeture peuvent être très élevés, parfois au final bien plus qu’un investissement qui permettrait de trouver des relais de croissance. • Par l’intermédiaire d’un avocat, fort des démonstrations de l’expert-comptable, les RP pourront avant qu’il ne soit trop tard porter plainte contre le Groupe pour « organisation de Banqueroute ».

L’anticipation est la clé du succès. Une fois l’état de cessation des paiements prononcé il est trop tard pour tous, et notamment pour les salariés qui vous ont élus.
Natacha BERDU-GERKENS, Directeur de Mission nberdugerkens@legrand-fiduciaire.com - LD : 04.37.69.74.55 - Fax : 04.78.54.80.63 59, Bd Vivier Merle - 69003 LYON

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La Poste : zoom sur les CHSCT
Les élus FO des Comités hygiène, sécurité et conditions de travail (CHS CT) de l’Isère et Savoie de La Poste se réuniront en séminaire à Grenoble du 7 au 9 janvier 2013. L’instance est nouvelle pour ces élus qui ont découvert le CHS de droit privé voici à peine un an et qui se posent encore beaucoup de questions. Seront traités les problèmes risques comportementaux organisationnels (psychosociaux) mais aussi le fonctionnement de l’instance. Nathalie Grig, responsable nationale formation, François Lefebvre, responsable CHS, et le cabinet Technologia animeront ce colloque.

Grenoble

Jeudi 29 novembre à l’appel de FO, de la CGT et de Sud, 60 salariés du Groupe hospitalier mutualiste étaient en grève pour protester contre la mise à mort de leur convention collective. Brancardiers, personnels soignants, agents administratifs se sont mobilisés, annulant certaines opérations médicales. Rappelons que 250 000

Santé : grève pour défendre la convention
Des négociations à l'arrêt

salariés en France dépendent de cette convention.

Carton plein à Vienne Mobilités
Avec 100 % des voix exprimées au 1° collège de la délégation unique du personnel, FO peut se prévaloir d’une représentativité incontestée à Vienne Mobilités. Aucune liste au 2° collège. La société exploite le réseau urbain de la Communauté d’agglomération du Pays Viennois (18 comunes) et emploie 52 salariés.

Une mobilisation nationale, le 15 octobre dernier, avait permis la réouverture des négociations avec la fédération des employeurs, mais la signature d’un avenant par la CFDT et la CFE-CGC a coupé court aux discussions en permettant de valider un nouveau texte, véritable aveu de capitulation, voire de collaboration des organisations syndicales signataires.
FO maintient le cap

Le personnel motivé pour défendre sa convention.

Baisse de la prime d’ancienneté, de la majoration des heures supplémentaires, du complément technicité, de l’allocation de départ à la retraite, de l’indemnité de remplacement… FO exige la signature d’un accord de survie de la convention et la reprise des négociations.

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Farid Mahboubi

"Ne rien faire, c'est s'abaisser"
Quinze ans dans les ascenseurs, dont 9 ans chez Otis… Farid Mahboubi a d’abord assisté, sans étiquette, des salariés. Cela lui a plu. « Puis j'ai étudié les syndicats. Je voulais un syndicat qui ne soit ni pour par principe, ni contre par principe. Pragmatique, j'ai choisi FO qui m'a d'autant plus convenu qu'il n'est pas noyauté par un parti politique ». Privilégiant la cohérence avec ses idées, au confort d'un syndicat bien installé, il lui a fallu monter la section syndicale de toutes pièces. 8 % aux premières élections, 18 % 4 ans plus tard. Aujourd'hui, après un plan social et une réorganisation importante, tout est à recommencer.
Tu dis vouloir aller au charbon… « Rien n'est jamais acquis et les gens sont fréquemment ingrats. Ils ont peur tout simplement. Actuellement, si tu es trop rentre-dedans avec la direction, les gens t’évitent. Je ne suis pas un professionnel du syndicalisme. Je le fais parce que j'y crois ; même si c'est dur en 2012, car on a l'impression que le patron règle ses comptes. Les entreprises sans syndicat, c’est terrible. Dans les grandes boîtes, tout est bien défini, encadré. C'est pour me confronter au dur, là où les règles ne

sont pas respectées, que je vais devenir conseiller du salarié. Si je veux aller au charbon, c’est pour ceux qui n'ont rien. Récemment dans une petite boîte que je connais, une salariée s'est fait virer par SMS... »
Syndicaliste, est-ce une position enviable ? « On passe vite pour un glandeur. C'est pour cela que je communique beaucoup. Si les salariés ne savent pas ce que tu fais, tu alimentes le fantasme : pendant qu'il n'est pas là, il fait quoi ? La direction en joue. Les copains se disent que tu leur files ton boulot. S'ils savent pourquoi tu n'es pas là, ils ne rechignent pas. J’essaie donc de planifier mes délégations. Dans mon métier, ce n’est pas évident de poser ses heures de délégation au dernier moment. On a besoin de nos collègues ; sans eux, on n'est rien. Ils nous perçoivent comme une sorte d'assurance. » Comment gagner ? «Les croyances en un code du travail protecteur sont fausses. Seul un syndicat uni et fort protège. Rien d'autre ! On a souvent avancé sur des négociations en ayant une intersyndicale unie. Souvent FO est au milieu, d'où une grande responsabilité, d'où une action primordiale.»

Farid Mahboubi : « Seul un syndicat uni et fort protège ».

Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l’Isère site fo : www.fo38.fr Bourse du Travail - 32, avenue de l’Europe - 38030 Grenoble Cedex 02 - tél. 04.76.09.76.36 – mel : udfo.38@laposte.net NOM ___________________________________________________ Prénom ____________________________________________ Profession ___________________________________________________________________ nationalité ______________________ Date de naissance _______________________________ Lieu ________________________________________________________ Adresse complète____________________________________________________________________________________________________ code postal ________________________ ville______________________________________________________________________ Tél. perso.______________________ portable______________________ Mel ___________________________________________ Nom de l’entreprise _____________________________________________________________ Adresse ______________________ ________________________________________________________________________ Tél.________________________________ Code N.A.F. de l’entreprise _____________ Convention collective ____________________________________________________
(figurant sur le bulletin de salaire) (figurant sur le bulletin de salaire)

Bulletin d'adhésion

Date d’adhésion _____________________ Signature : A remettre à votre responsable syndical ou à adresser à FO ISERE (adresse ci-dessus)

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Alpes FO - Décembre 201 2 - n° 1 31

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